PLAY PODCASTS
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

871 episodes — Page 14 of 18

Le Corps de la Reine : représentations, situations, fonctions.

Caricaturée, moquée, traînée dans la boue, Marie-Antoinette n’inspire plus le respect à la veille de la Révolution. Les estampes, les dessins et les pamphlets montrent une reine ayant perdu toute dignité et sombré dans le déshonneur. Imprimées et distribuées, ces caricatures circulent dans les couloirs de Versailles tout comme dans les rues mal famées de la capitale. L’obscénité et la trivialité des propos, sont d’une violence rare. Le corps de la reine, dégradé, souillé, est devenu objet de moquerie. Pendant ce temps, Louis XVI propose la figure d’un roi abdiquant peu à peu, faible devant les Parlementaires. La condamnation du corps de la reine accompagne la critique noble et bourgeoise de l’autorité du roi Louis XVI, pourtant bien moins sujet aux caricatures grossières. Quels liens peut-on faire entre la bonne santé du pouvoir et la figuration du corps de la reine ? Comment comprendre alors le pouvoir politique de ces femmes et leurs rôles à travers la représentations littéraires, artistiques de leurs corps ? Qu’est-ce que ces réflexions sur la santé et l’apparence des reines nous apprennent-elles sur la vision de la féminité sous l’Ancien Régime ? Si le corps de Marie-Antoinette est autant dédaigné, c’est parce qu’on veut dire la décadence morale de la reine à travers la souillure de son corps… ou se plait-on juste dans une ambiance contestataire à bafouer l’inattaquable? Stanis Perez est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Stanis Perez est historien agrégé spécialiste de l’Ancien Régime, de l’histoire des corps et des médecins (Histoire des médecins – Artisans et artistes de la santé de l’Antiquité à nos jours, (Perrin, 2015, 24.50 €). Stanis Perez vient de publier Le Corps de la Reine (Perrin, 2019,25.00 €) dans la continuité de son ouvrage sur Le Corps du Roi (Perrin, 2018, 25.00 €) paru l'an dernier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 201954 min

Gouverner l'empire Plantagenêt

Leurs nom est synonyme de prestige et raisonnait dans toute l’Europe jusqu’aux espaces reculées de la Terre sainte. Leur propre domaine s’étendait du Nord de l’Angleterre jusqu’à la Gascogne en passant par l’Anjou. Quant à l’Irlande, l’Ecosse, le pays de Galles ou même la Bretagne, elles étaient des principautés ou des royaumes qui leur faisaient allégeance. Pour atteindre un tel prestige et une telle renommée, les Plantagenêt, puisqu’il s’agit d’eux, auront bénéficié d’un heureux hasard, celui des successions. Mais Henri II, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre cultiveront aussi un solide sens de l’opportunisme. Storiavoce vous propose de mieux comprendre comment cette grande famille et sa cour ont su tenir l'ensemble de ces territoires disparates… A cet égard, peut-on parler d’une curialisation du gouvernement des Plantagents ? Et, si oui, quelle en furent ses limites ? Comment cette cour fonctionnait au quotidien et quelles furent ses pratiques? Pourquoi enfin cet empire n’a pas su s’inscrire dans le temps? Interrogé par Christophe Dickès, Amaury Chauou répond à toutes ces questions.L'invité: Amaury Chauou est Docteur en histoire médiévale, professeur en classes préparatoires littéraires (lycée Chateaubriand, Rennes). Il est également membre associé du laboratoire Tempora et chargé de cours aux universités de Rennes 2 et de Bretagne-Occidentale. Auteur de Le Roi Arthur, (Seuil, coll. Histoire, 2009, 301 p.), Sur les pas d'Aliénor d'Aquitaine, (Ouest-France, 2005, 128 p.), L'idéologie Plantagenêt. Royauté arthurienne et monarchie politique dans l'espace Plantagenêt (XIIe-XIIIe siècles), (Presses Universitaires de Rennes, 2001, 324 p.), il vient de publier aux PUF, Les Plantagenêts et leurs cours (PUF, 420 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 10, 201949 min

Ils ont été les rois maudits (2/2) / Les règnes

Dans le cadre du programme de collège, les élèves sont amenés à étudier le pouvoir des Capétiens. Il y eut un miracle capétien, celui d'une succession de père en fils sans interruption, de la fin du Xe siècle au début du XIVe siècle. Or, cette succession fut interrompue au profit des Valois après trois ultimes règnes, ceux de Louis X le Hutin, Philippe V et Charles IV. Maurice Druon les appelait les rois maudits. Mais qui furent ces derniers capétiens? Ces rois peuvent-ils bénéficier d'une réhabilitation et les sortir de leurs légendes littéraires? Ont-il joué un rôle dans l’affirmation du pouvoir monarchique et d l'Etat moderne. Bref, peut-on se contenter de l'adjectif de maudit et voir ainsi au delà? Après avoir étudié dans une première émission l'éducation des fils de Philippe Le Bel, Christelle Balouzat-Loubet nous décrit ici leur règne. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Agrégée d’histoire, Christelle Balouzat-Loubet a soutenu une thèse sur « le gouvernement de la comtesse Mahaut en Artois (1302-1329) », menée à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est actuellement Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Lorraine (site de Nancy). Elle est l'auteur de Mahaut d'Artois (Perrin, 224 pages) et de Louis X, Philippe V, Charles IV, les derniers capétiens (Passé composé, 208 pages). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 201926 min

Les 12 Césars: Vespasien, Titus, Domitien

Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce troisième et dernier volet, elle aborde les règnes de Vespasien, Titus et Domitien. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 4, 201919 min

Une brève histoire de l'histoire...

Elle est à la fois politique mais aussi économique, elle peut être sociale tout en s’intéressant au genre, elle est aussi culturelle donc et peut se pencher sur les mentalités . Sur cette radio, elle est au centre de vos préoccupations : nous parlons bien évidemment de l’histoire. Il y a plus d’un an, dans une émission avec Michel de Jaeghere, auteur de La compagnie des ombres aux Belles Lettres, nous avions réfléchi sur ses origines dans la plus haute antiquité jusqu’à l’incontournable Hérodote qui donna tout son sens au mot Istoria. Istoria, c’est l’enquête en grec. Histôr est celui qui sait, qui tranche un différend, qui prend de la distance avec les passions pour rendre un jugement. Storiavoce vous propose de faire un bond dans l’époque moderne et de mieux saisir comment notre discipline s’est construite dans ces siècles décisifs pour l’intelligence que furent la période de la Renaissance à notre époque contemporaine. Christophe Dickès reçoit Didier Le Fur, auteur du livre: Et ils mirent Dieu à la retraite.L’invité: Historien, Didier Le Fur est l’un des meilleurs spécialistes des XVe et XVIe siècles français, sur lesquels il a publié La France en 1500, ainsi que Marignan 1515. Auteur de biographies remarquées – Louis XII, Charles VIII, Henri II –, son travail sur François Ier, aboutissement de quinze années de réflexion, a été unanimement acclamé par la critique (Perrin). Il a a publié Une autre histoire de la Renaissance et, récemment Ils mirent Dieu à la retraite... (Passé Composé, 232 pages, 19€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 201950 min

Ils ont été les rois maudits (1/2)- L'éducation des Princes

Dans le cadre du programme de collège, les élèves sont amenés à étudier le pouvoir des Capétiens. Il y eut un miracle capétien, celui d'une succession de père en fils sans interruption, de la fin du Xe siècle au début du XIVe siècle. Or, cette succession fut interrompue au profit des Valois après trois ultimes règnes, ceux de Louis X le Hutin, Philippe V et Charles IV. Maurice Druon les appelait les rois maudits. Mais qui furent ces derniers capétiens? Ces rois peuvent-ils bénéficier d'une réhabilitation et les sortir de leurs légendes littéraires? Ont-il joué un rôle dans l’affirmation du pouvoir monarchique et d l'Etat moderne. Bref, peut-on se contenter de l'adjectif de maudit et voir ainsi au delà? Dans cette première émission, Christelle Balouzat-Loubet se penche sur l'éducation des fils de Philippe Le Bel. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 201926 min

Les 12 Césars: Tibère, Caligula, Claude.

Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce deuxième volet, elle aborde les règnes de Tibère, Caligula et Claude. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 201926 min

Du nouveau sur les barbares?

Vandales, Francs, Burgondes, Alamans, Ostrogoths, Wisigoths... Qui sont ces hommes venus d'ailleurs dont le nom évoque beaucoup la terreur? Comment se son-ils installés en Europe. Les Romains fréquentent depuis longtemps ceux qu'ils appellent les barbares. Certains vivent même sur leur territoire. Au IIIe siècle, la confrontation devient plus problématique. Après deux cent ans de stabilité, de richesse et de conquêtes, il se trouve soudain sur la défensive... Partenaire de Storiavoce, la revue Codex #13 consacre son numéro trimestriel aux barbares. Priscille de Lassus est interrogée par Christophe DickèsPriscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine novateur qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 201919 min

Les 12 Césars: César et Auguste

Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce premier volet d'une série qui en comptera trois, elle aborde les règnes de césar et d'Auguste. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 21, 201927 min

La fortune des Médicis

On étudie souvent la Renaissance comme un siècle de renouvellement des arts et des sciences, un moment d’effervescence et de nouveauté, une époque de progrès et d’équilibre. Aujourd’hui Storiavoce aimeraitretenir votre attention sur ces espaces et ces personnages qui ont contribué à donner à la renaissance cette image de splendeur et de renouveau: comment ne pas évoquer la Florence des Médicis? Mais tout d'abord comment une telle dynastie a-t-elle pu s’ériger en référence de la renaissance ? Quelle est la cause d’une telle ascension politique ? Par quels moyens les Médicis sont-ils parvenus à pénétrer tous les arcanes du pouvoir florentin ? La renaissance florentine est un « moment miraculeux » pour reprendre l’expression de notre invité du jour, Jean-Yves Boriaud. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Jean-Yves Boriaud est professeur émérite de langue et de littérature à l’Université de Nantes et spécialiste du XVème siècle romain. Sa biographie sur Machiavel (Perrin, 2015, 22.90 €) a reçu le prix provins Moyen-Age en 2015. il est également traducteur de grands textes antiques. Il vient de publier La fortune des Médicis (Perrin, 320 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 17, 201942 min

Quand la science entre en guerre (1939-1945)

Selon John Bernal, grand physicien britannique et ancien président du Conseil Mondial de la paix, la guerre de 39-45 « fut dès le début une guerre scientifique, et n’eut cesse de l’être de plus en plus au fil de sa progression. » Les périodes de conflit, participent toujours de la restructuration des sociétés ; des guerres puniques aux guerres mondiales. Tout semble alors dirigé vers les intérêts diplomatiques et militaire du pays. Cette réalité de l’effort de guerre est un lieu commun lorsqu’on parle de la guerre de 1939-1945. De facto, on ne peut passer outre le tournant de la recherche scientifique. Certains savants choisissent de mettre leur intelligence au service de la cause nationale et profitent des nouvelles conjonctures politiques pour se faire connaître. Ils vendent parfois leurs secrets ou cherchent à découvrir ceux des autres... Et, la guerre de 1939-1945 fut une période de grandes avancées scientifiques. Pour parler de ce phénomène d’histoire militaire, Mari-Gwenn Carichon reçoit Jean Charles Foucrier au micro de Storiavoce.L'invité: Jean-Charles Foucrier est historien, et chargé de recherche et d’enseignement au Service historique de la Défense. Il est également l’auteur d’une thèse remarquable sur les bombardements aériens publié sous le titre : La Stratégie de la destruction (éditions Vendémiaire, février 2017, 472 p. 26 euros). En février 2019, il a publié La guerre des scientifiques, 1939-1945 (Perrin, février 2019, 450 p., 24 euros). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 14, 201937 min

Rome, cette évidence...

Les mythes et les légendes ont la vie dure, surtout lorsqu'on parle de Rome. Comment distinguer le vrai du faux dans une histoire qui se confond avec la littérature ?. Pour Tite-Live il semble que c’est la finalité didactique de l’histoire qui importe : « Ce qui est le plus important et le plus profitable dans la connaissance de l’histoire, c’est qu’elle fournit des exemples instructifs que l’on peut examiner comme un monument du passé qui serait exposé en pleine lumière. » Peu importe alors l’imprécision et l’inexactitude du récit ? Peu importe la part de légende ? Il n’est pas toujours facile d’avoir une idée exacte de la réalité du monde antique. Simplement parce qu'encore aujourd’hui on a hérité de certains historiens, de certains poètes, de certains artistes d'une coutume, celle de faire de Rome une œuvre d’art : un espace d’éclosion de l’imaginaire, une tragédie dont le déroulement est tout entier déterminé par la fin, un film qui nous fait passer par toutes les émotions, une toile aux couleurs franches mais aux contours flous qui nous saisit et nous interpelle. Bref, l’antiquité et particulièrement l'antiquité romaine est un chef d’œuvre. Jean-Noël Castorio, auteur de Rome réinventée, est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Jean-Noël Castorio vient de publier Rome réinventée, l'Antiquité dans l'imaginaire occidental, de Titien à Fellini aux éditions Vendémiaire (448 pages, 24 €), qu'il introduit par le propos choc suivant: L’antiquité n’existe pas. Il est maître de conférence en histoire ancienne à l’université du havre et notamment connu pour deux biographies : Messaline, la putain impériale (Paris, Payot, 2015, 463 pages, 26,00€) et Caligula au cœur de l’imaginaire tyrannique (Paris, Ellipses, 2017, 480 pages, 24.50€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 10, 201941 min

Le terrorisme, un avatar de l'histoire occidentale?

En 1990, dans un ouvrage célèbre intitulé Fallen soldiers, l’historien américain George Mosse se proposait de revoir la mémoire des deux guerres mondiales. Dans cet ouvrage absolument essentiel, l’auteur expliquait comment la guerre, à la suite de la révolution française, était devenue un véritable mythe, une forme de religion avec ses valeurs, visant "à masquer le réel et à le légitimer". La mémoire de la guerre, ses massacres de masse, sa violence, en devinrent une sorte d’expérience sacrée au point aussi d’en être banalisée. Cependant, l’ouvrage de Mosse avait un défaut : en effet, il avait laissé de côté une nouvelle forme de guerre. Sourde, intérieure, s’attaquant autant aux civiles qu’aux autorités politiques, il s'agit du terrorisme. Les événements que le monde vit depuis le 11 septembre 2001, ajouté à la conception binaire de Samuel Huntington sur le choc des civilisations, nous feraient presque oublier une vérité historique: le terrorisme est aussi l’apanage des sociétés occidentales. De la Russie tsariste à la France de la Troisième République ou des années 1960, des Etats-Unis d’Amériques à l’Irlande du XXe siècle en passant par l’Italie ou encore l’Allemagne… Le terrorisme a été un des avatars de nos sociétés occidentales. Et c’est précisément sur ce lien entre Occident et terrorisme que Storiavoce va s’arrêter aujourd’hui avec Didier Musiedlak. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité : Agrégé d’histoire, ancien membre de l'Ecole française de Rome, Didier Musiedlak est professeur en histoire contemporaine à Nanterre Université. Il a enseigné également durant de nombreuses années à Sciences Po (Historiographie de la Seconde guerre mondiale et histoire de l’Europe) et à l’INALCO (Histoire des identités politiques et culturelles en Europe). Il a animé un cycle de conférences à l’École Polytechnique entre 1999 et 2000, sur les États fascistes et nazi. Il vient de publier chez Arkhé éditions, L’atelier occidental du terrorisme (350 pages, 21,50€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 7, 201947 min

Les archives secrètes du Vatican sont-elles... secrètes?

Depuis le livre de Dan Brown, le Da Vinci Code, le Vatican est au centre de tous les fantasmes et contre-vérités. Or, le secret de ses archives fait partie de ces mythes... Faisant la part des vérités et des légendes, l'historienne Marie Levant nous explique le monde fascinant de la recherche historique dans une des plus vieilles institutions politiques et religieuses du monde. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invitée: Marie Levant est historienne, spéicialiste d'histoire religieuse. Enseignante à la Catho, elle est aussi secrétaire scientifique et chargée de recherche à la Sorbonne Université. Elle a travaillé de nombreuses années dans différents fonds d'archives européens et américains et tout spécialement au Vatican. Co-auteur du Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège chez Robert Laffont dans la collection Bouquins, elle vient aussi de publier aux PUR: Pacelli à Berlin, Le Vatican et l’Allemagne, de Weimar à Hitler (1919-1934)(400 pages, 30€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 30, 201925 min

Dans les gammes de l'Histoire

Une des caractéristiques des temps moderne et contemporain est d’avoir donné à l’art une dimension politique, d’avoir créé un nouveau personnage, l’artiste engagé. Ce dernier, qu’il soit peintres, sculpteur ou musiciens, est naturellement un observateur du monde, il peut en être un commentateur à travers son œuvre. Il s’agit ici d’un droit fondamental. Cependant, le lien entre art et politique ne signifie pas pour autant que l’art parle systématiquement de politique. Nous l'avons vu sous l’époque totalitaire : l’art peut être inféodé à la politique et peut ainsi devenir propagande… C’est pourquoi, nous aurons une préférence pour un art dépouillé d’une finalité politique. La politique est certes un art, mais l’inverse porte en nous un sentiment de méfiance. Une fois n’est pas coutume, Storiavoce vous propose aujourd’hui de découvrir l’histoire en musique. Et quelle musique : Beethoven et Mozart, Verdi et Strauss, Chostakovic et bien d’autres… Tous ces musiciens et compositeurs ont pour particularité d’avoir vécu à une époque politiquement exceptionnelle au sens propre. Trois questions dès lors peuvent être posées… Est-ce que ces musiciens ont fait l’histoire ? Ou, au contraire, est-ce l’histoire qui a porté ces musiciens ? Une troisième option pourrait être une réponse positive à ces deux questions et c’est ce que nous allons voir avec Laure Dautriche, qui est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Laure Dautriche est journaliste à Europe 1 depuis 2009. Diplômée en musicologie et en lettres modernes, elle est également violoniste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 25, 201947 min

Venise: une ville-monde au Moyen-Âge

Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette troisième et dernière partie, nous partons à la découverte de la Sérénissime, Venise la "ville monde". Quels sont les débuts de Venise et de qui parle t'on quand on évoque cette cité? Que signifie cette expression de ville-monde? Jusqu'où s'étendait sa domination? Quels étaient ses rapports avec l'Empire ottoman? Où se trouvaient les marchands vénitiens et quels étaient les effets de l'afflux des marchandises et des richesses pour la ville? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 23, 201923 min

Aux origines de Rome, avec Alexandre Grandazzi

Parfois, la littérature nous raconte l’histoire avec un grand H, les longs poèmes qui se présentent à nous comme des fragments d’archives. La naissance de Rome racontée dans les textes fondateurs, est aussi poétique qu'énigmatique. Les Anciens établissent sa fondation au 21 avril 753 av. J.-C. C’est Romulus qui en aurait posé la première pierre. Il est le descendant d’Énée, héros de la guerre de Troyes célébré par Virgile dans son Énéide, et dont le débarquement sur les rives du Tibre constitue un autre temps fort de l'histoire des origines de Rome. Mais quel crédit accorder aux textes littéraires, souvent écrits bien des années après les faits ? Pourquoi ce vif intérêt des Anciens pour la ville de Rome ? À quelles sources se référer pour dégager le vrai de la légende ? Quel est le matériau de l’archéologie ? Cette histoire de Rome aux origines est le fruit d’un travail aux carrefours de plusieurs disciplines : la mythologie, la littérature, l’histoire, l’archéologie, la philologie. De facto, cette histoire des origines de Rome ne peut s’écrire que grâce à la confrontation des hypothèses issues des différentes disciplines que nous venons d’évoquer.L’auteur : Alexandre Grandazzi est historien et professeur à Sorbonne Université, spécialiste de la Rome antique. Ses recherches s’inscrivent dans une démarche pluridisciplinaire. Il a notamment écrit : Urbs. Histoire de la ville de Rome des origines à la mort d'Auguste (Perrin, 2017, 768 p.), Une certaine idée de la Grèce avec Jacqueline de Romilly (Hachette, 2006, 352 pages) et vient de publier un Que-sais-je ? sur Les origines de Rome (PUF, 2019, 128 pages). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 19, 201950 min

Comment voyageait-on au Moyen-Âge?

Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette deuxième partie, nous abordons la question des voyages et des voyageurs sur cet espace géographique. Est-ce que l'on voyage déjà au Moyen-Âge? Qui sont ces voyageurs et pourquoi voyagent-ils? Combien de temps voyage t-on? Existait-il des "guides de voyage"? Comment accueillait-on le voyageur et comment le voyageur voyait-il l'étranger qu'il rencontrait? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 16, 201922 min

Régner et gouverner au XVIIe siècle

« L’Etat c’est moi ». Cette phrase prêtée à Louis XIV devenue une image d’Épinal nous impose trop facilement l’idée d’un gouvernement louis-quatorizien exclusivement absolutiste et autoritaire. Mais, gouverner est un art, et comme tout art, il s'apprend, se perfectionne, se nourrit des critiques et s’enrichit des conseils. Louis XIV, l’un des rois les plus célèbres de l’histoire européenne, a régné 72 ans sur la France. Né en 1638 au château de Saint Germain en Laye, sa vie fut tout entière vouée à l’Etat. Régner fut son métier. Et pourtant, on retient de lui avant tout l’image d’un monarque qui estimait la fête et le luxe avant de considérer ses sujets ; on s’est habitué à l’idée d’un règne superbe par sa prestance mais quasi solitaire. Or l’histoire n’est jamais trop simpliste à moins d’avoir sacrifié à l’autel du roman national sa complexité voire sa vérité: Comment définir le terme « Etat » au XVIIe siècle ? D’où vient ce mythe du roi gouvernant seul ? Comment le roi choisit-il ses ministres ? Quelles sont les familles influentes à la Cour de Versailles ? Quelles sont les sources à privilégier pour faire l’étude des gouvernements ? Thierry Sarmant grand spécialiste de Louis XIV, est reçu au micro de Storiavoce par Mari-Gwenn Carichon, pour répondre à toutes ces questions et démêler les mythes.L'invité : Thierry Sarmant est ancien élève de l’école des Chartes, docteur en histoire, et conservateur du patrimoine. Spécialiste de numismatique, archiviste paléographe, et directeur des collections du Mobilier National il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrage Vincennes : mille ans d’histoire, Louis XIV : Homme et roi et plus récemment L’Histoire mondiale des cours, co-dirigé avec Victor Battaggion qui sont des références. Régner et gouverner, Louis XIV et ses ministres est le titre du livre co-écrit avec Mathieu Stoll, réédité aux édition Perrin. Matthieu Stoll conservateur en chef au service interministériel des Archives de France a également publié des livres sur le règne de Louis XIV.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 11, 201932 min

La Méditerranée médiévale: commerce, conflits et échanges

Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette première partie, nous aborderons le commerce, les contacts maritimes et les conflits sur cet espace géographique. Quelle était la nature du commerce médiéval et qui le pratiquait? Qui vend et achète? Quelles était les produits échangés? Existait-il une lutte pour la maîtrise du commerce? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 9, 201925 min

Barbarossa : guerre totale, bataille absolue, avec Jean Lopez [2/2]

[Opération Barbarossa 2/2] Après avoir considéré les origines de l'opération Barbarossa de 1941, Storiavoce s'arrête sur la nature de cette bataille absolue qui voit l’affrontement de la Russie soviétique et de l'Allemagne nazie. D'où vient le nom de Barbarossa ? Quelle est la nature des forces engagées ? Comment les deux armées se sont-elles préparées et quelles étaient leurs conceptions militaires ? La réalité de l'affrontement va t'elle amener les deux belligérants à abandonner leur dimension totalitaire ? Enfin, comment expliquer la défaite de l'Allemagne nazie ?L'invité : Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l'Infographie de la Seconde Guerre mondiale.  Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31 €). À lire aussi :"L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3d9y8Jr"Abetz, Jünger et von Choltitz : trois Allemands dans Paris occupé" : https://bit.ly/3U4BA8P Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 5, 201947 min

Aux origines de Barbarossa, avec Jean Lopez [1/2]

[Barbarossa 1/2] Nous sommes le 18 décembre 1940. En cette fin d’année, alors que la France a capitulé depuis six mois, Hitler signe la directive Barbarossa. Ultra-secrète, cette dernière n’est tirée qu’à seulement neuf exemplaires. Elle sera décisive dans l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale puisque, de quelque façon que l’on considère le problème, l’échec de l’opération va enlever à l’Allemagne toute chance de victoire dans le conflit mondial. Storiavoce vous propose de comprendre au cours de deux émissions un des événements les plus importants du XXe siècle. Dans un premier temps, nous démêlerons les origines de cette opération. En effet, ce serait une erreur que d’isoler l’opération Barbarossa en dehors de son contexte historique, de ne pas plonger dans les origines politiques et diplomatiques, idéologiques mais aussi historiques de cet affrontement entre la Russie soviétique et l’Allemagne nazie. Ensuite, au cours d’une deuxième émission, nous nous arrêterons sur la dimension absolue et totale de ce conflit… Nous naviguerons d’un camp à l’autre et verrons aussi comment cette dimension porte en elle l’échec de l’Allemagne et la victoire russe. Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue.L'invité : Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l'Infographie de la Seconde Guerre mondiale.  Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31 €). À lire aussi :"L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3d4FFJp"Abetz, Jünger et von Choltitz : trois Allemands dans Paris occupé" : https://bit.ly/3ByIig4 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 2, 201949 min

La Méditerranée : une mer jalousée au XVIIe siècle, avec Guillaume Calafat

En histoire, les idées les plus intéressantes sont celles qui recherchent les causes et les origines des événements. Elles en sont bien évidemment la clé essentielle : pourquoi et comment les événements se sont-ils construits ? Une fois n’est pas coutume, nous allons nous pencher sur la construction, non pas d’un événement, mais plutôt d’un concept : celui de souveraineté à travers un espace bien connu, celui de la mer Méditerranée à l’époque moderne. Les Romains l’appelaient « mare nostrum ». Mais, au XVIIe siècle, à qui appartenait cette mer ? S’agissait d’un espace libre où l’on pouvait librement naviguer et bénéficier des ressources halieutiques ? Ou, au contraire, d’un lieu sur lequel s’exerçait une juridiction, un pouvoir, une souveraineté ? Storiavoce va naviguer sur les eaux de l’histoire, du droit, de la géographie, de la philosophie à travers les âges, de l’Antiquité jusqu’au XVIIe siècle, en passant par l’époque médiévale.Notre invité : Ancien élève de l’École normale supérieure (ENS-Ulm), agrégé d’histoire, ancien membre de l’École française de Rome, Guillaume Calafat est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 depuis septembre 2014 (Institut d’histoire moderne et contemporaine). Ses recherches portent sur la Méditerranée de l’époque moderne, et notamment sur les échanges marchands et maritimes entre Europe occidentale et monde ottoman. Il est membre du comité de rédaction des revues Annales. Histoire, Sciences Sociales (2015). Pour l’année académique 2018-2019, il a été Fung Global Fellow, PIIRS, Princeton University. Il est l’auteur de Une mer jalousée, Contribution à l’histoire de la souveraineté (Méditerranée, XVIIe siècle), Seuil (456 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 29, 201947 min

Néron: esthète... et pyromane?

Né sous le nom de Lucius Domitius Ahénobarbus le 15 décembre 37 à Actium, Néron est le dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne. Homme de pouvoir cruel, personnage pervers, esthète sadique, Néron est souvent invoqué comme le symbole du mal. Déjà Pline l’Ancien au Ier siècle après J-C, en l’associant à Caligula le consacrait « fléau du genre humain ». Et pourtant, la rigueur historique et la finesse d’analyse, nous découvrent un personnage plus en relief : on ne peut comprendre Néron sans comprendre sa famille et son enfance, associer uniquement la cruauté de l’empereur à un sadisme malsain et voire en lui exclusivement un poète maudit et mauvais. Savez-vous que ce n’est pas Néron qui a brûlé Rome ? Que l’empereur que l’on voit souvent comme exclusivement cruel et avide de sang était aimé de son peuple ? Que ce souverain était raffiné et cultivé ? Nous recevons au micro de Storiavoce, Catherine Salles, qui vient nous proposer un portrait de Néron et dégrossir la vision simpliste qu’on a souvent du personnage.L'invité: Catherine Salles est agrégée de lettres classiques et grande spécialiste de l’Antiquité. Elle a enseigné les lettres et la civilisation latine à Paris X et vient de publier une très belle biographie de l’empereur romain Néron (Néron, Perrin, 2019, 228 p. Elle a déjà écrit de nombreux ouvrages consacrés à l’Antiquité et la mythologie: Le grand incendie de Rome, 64 ap. J.-C., (Tallandier, 2015, 256 p.), Lire à Rome, (Les Belles Lettres, 2008, 316 p.) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 26, 201944 min

Le sens caché des cathédrales

La nuit du 15 avril est entrée dans l’histoire. Au petit matin, la France s’est réveillée en état de choc. Depuis, nous sommes passés par toutes les étapes du deuil tel que le décrivent les psychologues : sidération, douleur, colère, résignation, espérance. Avec curiosité, chacun s’est plongé dans les souvenirs communs de la grande histoire, on regrette toujours de ne pas s’être assez intéressé aux disparus. Il s’est aussi remémoré les siens dans une introspection plus intime. Pourquoi sommes-nous touchés au plus profond de notre âme ? Notre Père ne fait pas l’unanimité. Mais Notre-Dame... Belle et rassurante, comme une mère, elle accroche sa silhouette arachnéenne aux rives de la Seine. Et ouvre ses entrailles. La cathédrale accueille ses enfants sans jugement. À tous, elle offre grâce et beauté, force et hardiesse, vie et mémoire. Ce dossier sur les cathédrales gothiques était en gestation quand le drame est survenu. Il a été étoffé pour mettre l’événement en perspective. Qu’est-ce qu’une cathédrale ? Que s’est-il passé au XIIe siècle pour que l’Europe se lance dans d’immenses chantiers de reconstruction ? Quelles sont les ambitions du gothique? Comment ces églises agrègent-elles l’histoire des hommes, jusqu’à aujourd’hui ? Les meilleurs spécialistes répondent à ces questions. Tout comme l’expérience vécue sur le terrain. Une invitation à découvrir les autres cathédrales. Rédactrice en chef, Priscille de Lassus répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 4, 201936 min

Dans l'intimité de la conscience: au plus près des âmes et des corps.

Au XIXe siècle, nombre d’hommes et de femmes – de femmes principalement – confient le récit de leur vie personnelle, de leurs pensées et de leurs tourments les plus intimes à un directeur de conscience. Cet homme d’Église, avec qui l’on évoque ce dont on ne peut parler ailleurs, est tout à la fois un guide moral et le premier confident : si sa charge initiale est de veiller à la bonne tenue des âmes, son écoute devient souvent pour les individus dirigés une occasion de parler d’eux-mêmes et de s’observer, d’ouvrir une « chambre à soi ». Les femmes y content les pesanteurs de la vie conjugale et domestique, les hommes leur difficulté à remplir leurs devoirs : se marier, entretenir une famille. Caroline Muller a mené l’enquête sur ces hommes et ces femmes, mais aussi sur les directeurs de conscience qui les accompagnent, à une époque où la vertu thérapeutique de la parole n’est pas encore une fin en soi. Préoccupations morales et spirituelles, inquiétudes existentielles, désirs de liberté se lisent dans ces lettres, largement retranscrites ici, et qui portent bien souvent la mention « à brûler ». Caroline Muller répond aux questions de Christophe Dickès.L'invitée: Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Rennes 2, Carole Muller travaille sur la France dans la seconde moitié du XIXe siècle et particulièrement sur l'histoire du genre et du catholicisme. Elle est l'auteure du livre Au plus près des âmes et du corps, une histoire intime des catholiques au XIXe siècle (PUF, 364 pages, 23€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 2, 201946 min

Puissance, conquêtes et démesures: les Empires à l'époque médiévale

Dans les célèbres mémoires de madame de Rémusat, proche de Joséphine de Beauharnais, on peut lire un propos attribué à Napoléon Bonaparte, alors empereur des Français: « Le titre de roi est usé (…) celui que je porte est plus grand, il est encore plus vague, il sert l’imagination. » Le titre d’empereur et la notion d’empire ne renvoient pas seulement à une réalité politique et administrative mais à un ensemble de concepts et de réalités à l’imaginaire prospère : immensité d’un territoire, conquête, puissance, démesure, voire infini. Les empires impressionnent et alimentent des fantasmes et des rêves ; ils ont aussi et surtout structuré et caractérisé la période médiévale. Sylvain Gouguenheim, célèbre historien médiéviste vient de diriger la publication d’un ouvrage collectif sous le titre : Les Empires médiévaux, aux éditions Perrin. Nos invités, Carmen Bernand, grande spécialiste des sociétés et des peuples d'Amérique latine, et Florence Samsonis, qui travaille sur les relations entre le monde franc et byzantins, y ont participé. Elles répondent à Mari-Gwenn Carichon.Nos invitées: - Carmen Bernand est historienne et anthropologue, grande spécialiste des sociétés et des peuples d’Amérique latine. Elle est l'auteure du chapitre : « Les empires solaires des Amériques : les Mexicas et les Incas ». - Florence Sampsonis est historienne, docteur en histoire médiévale et notamment spécialiste des relations entre le monde franc et le monde byzantin, et l’histoire (sa thèse porte sur "L’administration de la Morée par Charles Ier d’Anjou (1267-1285). L’apport majeur d’une source délicate : les registres angevins." Elle est membre depuis 2019 du Comité Français des Études Byzantines. Elle est ici l'auteure du chapitre : « L’empire latin de Constantinople entre 1204 et 1261, l’ombre d’un Empire ».___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 27, 201936 min

Interviewer Adolf Hitler ou les entretiens oubliés.

Dans cette nouvelle émission Nos mémoires consacrée aux sources de l'Histoire, Eric Branca, journaliste et Historien, présente les entretiens oubliés d'Hitler. Depuis son émergence politique, en 1923, jusqu’à la défaite de la France, en 1940, Hitler a utilisé la presse démocratique comme nul autre dictateur ne l’avait fait avant lui. Complétant et souvent corrigeant ses innombrables discours, il accorda des entretiens à des journalistes triés sur le volet afin d’endormir les opinions publiques occidentales sur la réalité de ses desseins et le caractère impitoyable de leur mise en œuvre. Malgré les centaines de milliers de pages consacrées au Führer depuis plus de soixante-dix ans, ces interviews, accordées aux plus grands correspondants américains, britanniques et français de l’époque, n’ont pourtant jamais fait l’objet de la moindre publication, si ce n’est par le biais d’une poignée de citations. Elles sont pourtant essentielles, à la fois par ce qu’elles disent et par ce qu’elles dissimulent.L'invité: Historien et journaliste, Éric Branca a publié plusieurs ouvrages à succès, dont le très remarqué L’Ami américain. Washington contre de Gaulle (1940-1969) chez Perrin. Il vient d'éditer chez ce même éditeur: les entretiens oubliés d'Hitler 1923-1940 (260 pages, 22€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 24, 201939 min

Richelieu, Bossuet, Fénelon, Bernis... entre le Trône et l'Autel

En face de l'Eglise Saint-Suplice, dans le centre de Paris, se trouve une fontaine monumentale de douze mètres, qui date du XIXe siècle. On l’appelle parfois la Fontaine des orateurs sacrés mais aussi, non sans une certaine ironie, la Fontaine des quatre points cardinaux. Et pourtant, les personnages qu’elle représente n’ont pas accédé à la pourpre cardinalice. Ils n’en sont pas moins des grands dans notre histoire de France : Bossuet, Fénelon, Fléchier et Massillon. Ces quatre personnages symbolisent l’étroite relation qui existait entre le trône et l’autel. Naturellement, à l’époque moderne, ils ne sont pas seuls : que l’on songe à Richelieu bien évidemment, mais aussi à Bérulle au XVIe siècle ou au XVIIIe au cardinal de Bernis. Storiavoce vous propose de partir à la découverte des hommes qui servaient à la fois l’Eglise mais aussi le Roi. Quel était leur perception de l’Etat ? Quels rôles ont-ils joué à l’époque moderne ? Comment voyaient-ils la relation difficile du trône et de l’autel ? Comment ont-ils fait face aux défis non seulement politique mais aussi religieux de l’époque : le protestantisme, le jansénisme? Bref, qui étaient ces grands qui travaillaient à la fois pour Dieu et pour le Roi? C’est ce qu'évoque Marie-Joëlle Guillaume. Elle répond aux questions de Christophe Dickès.La nature et l’évolution des relations entre le Trône et l’Autel, l’Église et l’État sous l’Ancien Régime sont difficiles à comprendre pour nos contemporains. De même que les conflits religieux qui l’émaillent – guerres de Religion, jansénisme, quiétisme… – et qui ont de multiples implications au plus haut sommet de l’État. Marie-Joëlle Guillaume en livre les arcanes par le biais des portraits de douze grands prélats français, du règne d’Henri III à celui de Louis XVI.Pierre de Gondi, François de La Rochefoucauld, Pierre de Bérulle, Richelieu, Bossuet, Fénelon, Valentin-Esprit Fléchier, Louis-Antoine de Noailles, Jean-Baptiste Massillon, André-Hercule de Fleury, Christophe de Beaumont et François-Joachim de Bernis : hommes d’État, hommes d’action, noms illustres des Lettres françaises ou prédicateurs en vue, tous sont de grandes âmes aux prises avec de grands débats. La présentation fouillée de leurs fortes personnalités, l’explication de leurs œuvres et de leurs actions conduisent à une plongée passionnante dans les XVIIe et XVIIIe siècles. Alliant la rigueur de l’historien à la limpidité du style, Marie-Joëlle Guillaume éclaire un pan encore largement méconnu de l’histoire politique et religieuse de la France L'invitée: Marie-Joëlle Guillaume est agrégée de Lettres classiques. Éditorialiste à l’hebdomadaire Famille Chrétienne, elle est membre de l’Académie d’Éducation et d’Études sociales et auteur de très nombreux articles et conférences. Elle a publié deux livres d'entretiens avec le cardinal Poupard, chez Plon en 2001 et chez Perrin en 2003. Spécialiste du XVIIe siècle, elle est la biographe de Vincent de Paul et vient de publier Pour Dieu et pour le Roi (Perrin, 400 pages, 24€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 20, 201943 min

Visages de Philippe Pétain III/III - La Deuxième Guerre

Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce dernier épisode est consacré à la Deuxième Guerre mondiale et à la responsabilité du Mérchal Pétain. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes- Faut-il distinguer Laval de Pétain et en quelque sorte amoindrir la responsabilité de ce dernier ?- En 1942, vous montrez Pétain à court de solution… mais en a-t-il eu vraiment ? N’est ce pas la même incapacité du temps de son Ministère en 1934?- Fin 42, le Maréchal s’efface au profit de la seule personne Philippe Pétain. Est-ce à ce moment que Philippe Pétain cesse d’être le Maréchal ?- En dehors de l’antisémitisme d’Etat qui est un des caractères du régime, l’imprécision et la faiblesse de ces hommes n’est-elle pas dans la continuité de la faiblesse de la Troisième République ? Celle de Munich mais aussi celle de l’immobilisme face au péril hitlérien ?- Quel est son degré de responsabilité ? S’est-il trompé ou est-ce qu’il a été trompé ?- Fallait-il juger le Maréchal Pétain?- Faut-il distinguer (et non dissocier) le régime de Vichy et Philippe Pétain ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 17, 201924 min

Une histoire des "Gauches" depuis 1789 avec Michel Winock

En 1789, l’Assemblée constituante vote un projet constitutionnel au sujet de la place du pouvoir royal dans les institutions. Tout naturellement, les députés se regroupent par affinités idéologiques, sensibilités politiques, et plus largement conception de la France et de son gouvernement. A droite du président les partisans du pouvoir royal, à gauche, ses opposants. C’est ainsi que naît la gauche ou plutôt, les gauches. Le clivage d’abord topographique prend ensuite un sens plus large jusqu’à devenir un référent incontournable de la politique française. Aussi opposés soient-elles la droite et la gauche alimentent leur existence dans les idées qui les opposent l’une à l’autre, mais pas seulement. La bataille des idées n’est effective que grâce à la campagne de ses émissaires et de ses initiateurs: qui furent ces figures de la Gauche française? Pour les évoquer, Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce Michel Winock.Michel Winock est le plus grand spécialiste de la République française et de ses mouvements intellectuels. Il a publié des dizaines d’ouvrages qui sont aujourd’hui des références pour étudier et l’époque contemporaine : Le siècle des intellectuels (928 pages, 90,00 euros), récompensé par le prix Médicis essai en 1997, Le 20e siècle idéologique et politique (544 pages, 11,00 euros) ou encore L’histoire de la France républicaine, histoire politique XIXe-XXIe siècle (1 290 pages, 32 euros) paru en 2017. Historien des idées, des mouvements politiques et des dynamique institutionnelles, il s’est également rendu célèbre avec des grandes biographies : Madame de Staël (Prix Goncourt de la biographie)(672 pages, 11,00 euros), ou encore Clemenceau (584 pages, 35,00 euros) (Prix Aujourd’hui en 2008) . Régulièrement sollicité pour apporter son expertise d’historien pour commenter l’actualité politique et sociale française, il connaît la gauche mieux que personne. L’ ouvrage collectif qu’il vient de diriger et publier chez Perrin rassemble des plumes brillantes et des historiens talentueux : Les figures de proue de la gauche depuis 1789 (480 pages, 24, 90 euros) dans lequel Michel Winock a signé deux chapitres: l’un sur Proudhon et l’autre sur Victor Hugo.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 12, 20191h 1m

Visages de Pétain II/III - L'entre-deux Guerres

Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce deuxième épisode est consacré à la période de l'entre-deux guerres jusqu'à la défaite de 1940. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes :- Entre les deux Guerres, Pétain est-il un homme qui veut se mettre en retrait avec les honneurs ou au contraire un homme actif ?- Quelles seront ses responsabilités militaires?- A posteriori, peut-on le charger de l’impréparation militaire qui mènera à la défaite de 1940 ?- Quel sera son rôle ministériel aux armées en 1934? Qu’a fait le Maréchal pendant ces neuf mois ?- Pourquoi fait-il un bilan négatif de cette expérience? Pourquoi refuse t'il un nouveau maroquin dans les gouvernements de Pierre-Etienne Flandin ou Sarraut en 1936?- Le discours au dîner annuel de la Revue des Deux Monde préfigure son programme de 1940. Peut-on dire que Vichy a été préparé dans un contexte de crise international dans les années 1930 ? Ou que les choses se sont faites dans l’improvisation ?- Comment expliquer sa nomination en Espagne en tant qu'ambassadeur?- Pourquoi est-il appelé en 1940? A t’il eu raison de prendre le pouvoir en 1940 ?- Peut-on en faire un pessimiste?- L’armistice était donc le bon choix pour lui ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 10, 201921 min

Une histoire incorrecte de la Révolution

Plus qu’un simple objet d’histoire, la Révolution Française est pour certains un mythe, un fantasme, une idole. Un mythe aux contours flous qu’il faut sans cesse réinventer et adapter, un mythe populaire écrit par des intellectuels, un fantasme qui ensorcelle et qui fascine. Mais la Révolution française est aussi une idole, qui semble pourtant chanceler depuis 1789 dans son sanctuaire. Elle est une idole ébréchée mais dont les débris semblent toujours replacés dans le saint des saints du temple de l’histoire. L’historiographie semble le montrer : étudier la Révolution française ne peut-être qu’un pèlerinage ou une guerre sainte. Une chose est sûre, la salle capitulaire ne se désemplit pas même si tout le monde ne semble pas avoir le droit au chapitre. Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce, l’historien Claude Quétel, qui vient de publier aux éditions Tallandier et Perrin, l’ouvrage : Crois ou meurs, une histoire incorrecte de la Révolution française.L'invité: Claude Quétel est un historien tout d’abord spécialiste du 18ème siècle Directeur de recherche honoraire au CNRS, il est spécialiste de la folie et de la psychiatrie. On lui doit, entre autres une Histoire de la folie, de l’Antiquité à nos jours (624 pages, 12,5 euros) chez Tallandier et une Histoire des murs (320 pages, 9 euros) chez Perrin. Reconnu comme un fin connaisseur de la Seconde Guerre mondiale, il a également été directeur scientifique du mémorial de Caen avec La Seconde Guerre mondiale (Perrin, 480 pages, 24,9 euros), L’Impardonnable Défaite (Tempus, 480 pages, 11 euros). Son Crois ou meurs est le récit historique de la période la plus controversée de l’histoire de France et l’aboutissement d’un travail de plusieurs années. Il a été coédité par Perrin et Tallandier (512 pages, 21,90€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 5, 201953 min

Visages de Pétain I/III - La Grande Guerre

Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce premier épisode est consacré aux origines de Pétain, de Cauchy-La-Tour (Pas-de-Calais) jusqu’à la fin de la Grande Guerre. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes :- Que sait-on de Pétain avant 1914 ? Quelles sont ses origines, sa formation ?- Comment voit-il la défaite de 1870 ?- Il a un avancement anormalement lent, « une carrière sans éclat mais régulière » ? Pétain lui-même se voulait être un homme ordinaire ?- Quels sont ses principes en matière militaire ?- Le général Laure dit de lui en 1904 qu’il a « Une fermeté de caractères et d’idées qui lui permet de n’être l’esclave d’aucun milieu ». Quel est son caractère ?- Comment expliquer son ascension fulgurante et sa progression?- D’où vient sa réputation d’homme proche de ses soldats ?- Quel est le rôle de Pétain à Verdun en février 1916 ? Pourquoi a-t-il été choisi ?- Des détracteurs ont souhaité réévaluer son rôle en le minimisant. Qu’en dire ? Quelle était la nature de son différend avec Joffre ?- Pétain Verdun, est-ce l’homme providentiel ?- Quel est le rôle de Pétain en 1917-1918 ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 3, 201923 min

Comment Homère a dominé le monde

Au cours de cette deuxième partie consacrée à la Grèce archaïque, Maria-Cécilia d'Ercole évoque le tournant et même la révolution que constitue le VIIIe siècle avant J.-C. Comment se caractérise cette révolution? Quel rôle joue la religion dans la société? Peut-on parler d'un pan-hellénisme à cette période ? Au delà de ce moment essentiel qui préside à la naissance de la Grèce, d'Ercole évoque par ailleurs le rôle de l'oeuvre homérique: que sait-on exactement d’Homère ? Comment les textes de l’Iliade et l’Odyssée ont-ils été écrits et sait-on exactement les dater ? Peut-on parler de sociétés homériques et quelle est la frontière entre réalité et littérature ? Quels sont les liens entre Homère et l’autre poète grec, Hésiode ? Comment enfin expliquer la postérité de l'oeuvre et surtout, comment l'oeuvre va t'elle participer à l'émergence d'une culture et d'une intelligence grecque? Autant de questions auxquelles Maria Cecilia d’Ercole répond. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invitée: Maria Cécilia D'Ercole est historienne et archéologue et directrice d'études à l'EHESS. Elle dirige aussi l'’UMR 8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Spécialiste de l'histoire des échanges économiques et culturels dans la Méditerranée antique, Maria Cécilia d'Ercole a notamment écrit Ambres gravés. La collection du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre (Louvre Editions, 2013). Elle a co-écrit avec Julien Zurbach et sous la direction de Brigitte Le Guen La Naissance de la Grèce, De Minos à Solon (3200 à 510 avt J.-C.) (Belin, 688 pages, 49€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 30, 201939 min

La naissance de la Grèce: de Minos à Solon

Nous sommes au VIe siècle avant JC, dans le fameux palais de Crésus, roi de Lydie et bien évidemment, comme chacun le sait : l’homme le plus riche de la terre. Or, en ce jour, Solon, le sage archonte, visite le fameux roi qui lui demande de lui décerner le titre de « personne la plus heureuse au monde. » C’était sans compter sur la sagesse de Solon qui, après avoir feint de ne pas comprendre la question, se mit à expliquer au roi que le plus heureux des hommes était un certain Thelos. Thelos, obscur athénien mais qui a vu naître, qui a vu grandir ses enfants, qui les a élevé dans la droiture et la sagesse, qui les a vu eux-mêmes devenir père et mère… Thélos qui enfin bénéficia d’une mort heureuse en luttant pour sa patrie, les armes à la main. Une belle mort, une mort héroïque qui place le plus obscur des citoyens dans « l’éternité du souvenir et la reconnaissance publique. » Storiavoce vous propose de remonter le temps et de découvrir un vaste monde, celui de la Grèce archaïque avec ses héros, ses mythes mais aussi ses citoyens obscurs : monde complexe s’il en est couvrant pas moins de 2500 ans d’histoire. Alors, comment embrasser au sens propre une telle période ? Comment faire la part des mythes, des légendes et de l’histoire ? Comment les pierres parlent-elles à l’archéologue et les poèmes homériques à l’historien? C’est ce que présente Maria Cecilia d’Ercole dans une émission en deux parties: la première consacrée à la Grèce archaïque; la seconde à Homère. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invité: Maria Cécilia D'Ercole est historienne et archéologue et directrice d'études à l'EHESS. Elle dirige aussi l'’UMR 8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Spécialiste de l'histoire des échanges économiques et culturels dans la Méditerranée antique, Maria Cécilia d'Ercole a notamment écrit Ambres gravés. La collection du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre (Louvre Editions, 2013). Elle a co-écrit avec Julien Zurbach et sous la direction de Brigitte Le Guen La Naissance de la Grèce, De Minos à Solon (3200 à 510 avt J.-C.) (Belin, 688 pages, 49€.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 26, 201941 min

Ils ont fait et défait le Second Empire

« L’Impératrice est légitimiste ; le prince Napoléon est républicain ; Morny est orléaniste ; moi-même, je suis socialiste ; il n’y a que Persigny qui soit bonapartiste, et il est fou ». Cette phrase attribuée à Napoléon III mais aujourd’hui jugée apocryphe, illustre le Second Empire. Retour sur une grande époque aux personnalités légendaires ; une époque charnière, parcourue par de nombreux courants de pensée apparemment contradictoires et de grands personnages. Même les sensibilités politiques des proches du gouvernement de Napoléon III semblent désaccordées. Le Second Empire est un gouvernement, une société, une période, tiraillés entre les souvenirs du Premier Empire, dans ses gloires et ses défaites, et l’aspiration au progrès et au renouveau. De facto, le Second Empire n’est pas seulement l’histoire d’une dynastie et de son peuple. De grands personnages l’ont traversé : ils lui ont donné son éclat, éveillé son idée ou pensé son renouvellement, consolidé ses fondements ou fissuré sa structure, pleuré sa chute ou précipité sa fin. Auteur de Ils ont fait et défait le Second Empire, Eric Anceau revient sur vingt-cinq grands personnages qui ont marqué la période. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’Histoire parlementaire et politique, directeur adjoint de la revue Histoire, Economie, Société et coordonnateur du double diplôme Histoire Sciences sociales entre Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Eric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe s. de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des Sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, Ville d’Ajaccio,…). Déjà interviewé pour l'ouvrage collectif Qu'est-ce qu'une nation en Europe? (Presses Sorbonne université, 280 pages, 8.90€), Eric Anceau vient de publier: Ils ont fait et défait le Second Empire (Tallandier, 384 pages, 21,90€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 23, 201951 min

La vie quotidienne des esclaves dans les colonies françaises (XVIIe-XVIIIe Sc.)

Au programme de la classe de quatrième et de Seconde, l’ouverture Atlantique, la colonisation et l’esclavage engagent à la fois la mémoire et l’histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent continue ici un [Cours d’Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette troisième partie sur le vie quotidienne des esclaves dans les îles du XVIIe au XVIIIe siècles, il répond aux questions suivantes:- Comment les esclaves se logeaient-ils? Que portaient-ils comme vêtements?- Une vie conjugale était-elle possible?- De quelle manière les esclaves survivent-ils au quotidien ?- De l’Afrique aux colonies, ils entrent dans un monde nouveau: est-ce que cela entraîne leur acculturation ? Que reste t’il de leur passé africain ? - Vous évoquez la créolisation encadrée d’ailleurs par l’Eglise catholique: comment la définir?- Existe-t-il une résistance ou des résistances à l’esclavage ?- L’affranchissement est-il une utopie ou un doux rêve pour ces hommes ?- Il existe des libres de couleur: quelle était leur proportion ? Leur liberté signifiait-elle une égalité?- Quelles étaient leur place dans l'économie coloniale?- Quel rôle leur statut va jouer dans l’abolition?Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté – La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d’esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 20, 201915 min

1969: abdication ou révolution gaulliste?

Pour nous Français, les abdications ont toujours une saveur de renoncement et d’échec. A u moment où nous avons enregistré cette émission, l'empereur du Japon Akihito a renoncé au trône au profit de son fils Nahurito dans une forme de scepticisme général. Il en fut de même pour Benoît XVI au profit de François : d’ailleurs, pour la monarchie pontificale élective, on ne parle pas d’abdication mais de renoncement à la charge. Un renoncement codifié. Pour notre république française, les choses sont bien différentes : d’abord parce que les présidents élus exercent un mandat dans le temps. Mais on le sait, la décision par exemple de François Hollande de ne pas se représenter à l’élection présidentielle fut entre autres le résultat d’un constat : celui d’un échec après un quinquennat trop court pour ce qu’il avait de long, trop long pour ce qu’il avait de court. Or, en cette année 2019, nous commémorons la démission d’un autre président de la République, celle du Général de Gaulle après l’échec du référendum du 27 avril 1969. Nous gardons de cette renonciation une série de photos en noir et blanc, un peu floues, prises en Irlande . Une représentation presque romantique : celle d’un retraité, comme perdu sur cette plage dans la froidure irlandaise, un homme en décalage avec son temps, ruminant sur son passé et les occasions manquées. Mais les images peuvent mentir : Storiavoce vous propose de découvrir au cours de cette émission un autre de Gaulle : un de Gaulle qui, au contraire, avait parfaitement conscience des changements qui s’opéraient devant lui; un De Gaulle même disons-le révolutionnaire, prêt à répondre aux nécessités de son époque. C’est ce que nous propose de comprendre l’historien Arnaud Teyssier. Il est interrogé par Christophe Dickès. L’invité: Ancien élève de l’Ecole normale et de l’ENA, Arnaud Teyssier a collaboré avec Philippe Séguin et été le directeur du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Intérieur de 2003 à 2008. Professeur à Paris I de 2006 à 2014, il est depuis 2015 professeur à l’École normale supérieure et co-directeur de la Prép’ENA Paris I-ENS, où il enseigne la culture générale ; également inspecteur général de l’Administration et administrateur de l’Institut d’études avancées de Nantes et conseiller scientifique de Futuribles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont un Charles Péguy, un Richelieu, et un Philippe Séguin, le remords de la droite. Il vient de publier aux éditions Perrin De Gaulle 1969: l'autre révolution.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 16, 201946 min

Maîtres et Esclaves XVII-XVIIIe Sc.

Au programme de la classe de 4è et de Seconde, l’ouverture Atlantique, la colonisation et l’esclavage engagent à la fois la mémoire et l’histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent continue ici un [Cours d’Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette première partie sur le rapport entre maître et esclaves dans les îles du XVIIe au XVIIIe siècle, il répond aux questions suivantes:- Qui sont les premiers esclaves sur le territoire français ?- Comment se fait-il que l’esclavage soit interdit en France à l’époque et autorisé sur ces terres ?- D’où viennent ces esclaves ? Pourquoi l’esclave africain s’impose ? - - En Afrique, qui organise ces marchés d’esclaves ?- Quelle est la réalité des rapports entre maître et esclaves?- Existe-t-il une condition juridique de l’esclave ? Où le fait précède t’il le droit?- Existe-t-il des cadres juridiques différents d’un endroit à l’autre ?- Qui sont les maîtres ?- Existe-t-il des hommes de couleur libres ? Et ces hommes ont-ils eux-mêmes des esclaves ?- Les maîtres ont-ils un pouvoir absolu ? Vous évoquez des relations non en droit mais dans le cadre d’une entente tacite !Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté – La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d’esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 13, 201925 min

Le sabordage de la noblesse au XVIIIe siècle

Faste, luxe, oisiveté, décadence, excès. Pour la majorité du peuple français du XVIIIe siècle, le noblesse se renie dans l’insouciance : elle piétine les fondements de son institution, les causes de sa création et le motif de son établissement. Bref, la noblesse se saborde. Mieux, elle expire sur scène, à l’acte V d’une tragi-comédie, après au moins un siècle d’agonie mise en scène par elle-même. Lors de la nuit du 4 Août, les aristocrates votent la fin de leurs privilèges. Comment et pourquoi les évolutions morales et sociales de la noblesse ont-elles provoqué sa chute, et celle de l’Ancien Régime tout entier ? Storiavoce vous fait découvrir une facette peu connue de l’élite nobiliaire, excellant dans l’art de l’autocritique et de l’autodérision : entre mythes et réalités. Interrogée par Mari-Gwenn Carichon, Fadi El Hage est l'auteur du livre : Le Sabordage de la noblesse, Mythe et réalité d’une décadence aux éditions Passés Composé.L’auteur : Fadi El Hage est historien moderniste, chercheur associe à l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine et l’auteur d’ouvrages remarqués sur l’histoire militaire : Histoire des Maréchaux de France à l’époque moderne, Napoléon historien (préfacé par Jean Tulard), La guerre de succession d’Autriche (1740-1748). Le sabordage de la noblesse, Mythe et réalité d’une décadence est le titre de son dernier livre publié aux éditions Passé composés (252 pages, 22€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 9, 201942 min

Histoire d'une conquête & d'une révolution: l'économie sucrière des Caraïbes

Au programme de la classe de 4è et de Seconde, l'ouverture Atlantique, la colonisation et l'esclavage engagent à la fois la mémoire et l'histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent entame ici un [Cours d'Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette première partie sur la conquête des îles sucrières aux XVIe - XVIIe siècles, il répond aux questions suivantes:- L’idée coloniale est très souvent associée à l’époque des XIXe et XXe siècles. Or cette idée coloniale date de la fin du XVe et du début du XVIe siècle. Peut-on comparer le colonialisme contemporain avec celui de l’époque moderne et les mettre sur un même pied d’égalité ?- La colonisation française démarre fortuitement : elle est la conséquence des rivalités anglaises, espagnoles et hollandaises. Est-ce que cela signifie qu'aux origines, il y a pas de projet colonial français à proprement parler ?- Quand est-ce que s’installe les Français et où s’installent-ils ?- Quel rôle a joué Pierre Belain d’Esnambuc? Quel est le rôle de Richelieu dans cette conquête coloniale ?- Quel rôle jouent la Compagnie de Saint Christophe puis la Compagnie des îles ?- Qui étaient les premiers colons?- Le commerce négrier est illégal mais dans les faits, il était toléré... comment expliquer cette contradiction?- Comment les colons gèrent-ils leurs relations avec les autochtones mais aussi la menace extérieure étrangère?- Existe-t-il à l’origine un esclavage blanc ?- Au commencement, il y l’économie du tabac qui doit faire face à une crise de surproduction. Comment l'économie sucrière supplante t'elle celle du tabac? Peut-on parler de révolution sucrière?Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté - La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d'esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 6, 201918 min

Savoir parler en public... au Moyen-Âge.

De tout temps l’art oratoire a été pratiqué afin de persuader un auditoire sur un sujet donné : avec l’historien Jean-Louis Brunaux par exemple, nos auditeurs ont pu découvrir que Vercingétorix pratiquait l’exercice et aimait parler en public. Il fut ce qu'on appelle communément un grand orateur. L’exercice de la rhétorique est né dans la Grèce antique : tout le monde a en tête le tableau de David représentant la mort de Socrate discourant devant ses élèves. La rhétorique était avant tout un moyen d’enseigner mais aussi un outil politique. Elle concerne autant la littérature que le théâtre ou bien encore donc la philosophie… Le Moyen-Âge de son côté n’a pas boudé l’exercice : bien au contraire. En 1988, Hervé Martin a décrit dans un ouvrage paru aux Editions du Cerf le métier de prédicateur à la fin de l’époque médiévale. Mais que transmettaient ces prédicateurs, dans leur grande majorité des hommes de Dieu ? A qui s’adressaient-ils et quel était donc leur auditoire ? Parlaient-ils le latin ou bien utilisaient-ils la langue vernaculaire ? Dans le discours, quelle place aussi pouvaient avoir les images dans le discours ? Surtout, quels étaient les thèmes abordés par ces hommes qui cherchaient le divin et en transmettaient la saveur? C'est ici le sujet abordé dans le dernier livre de Nicole Bériou, Religion et Communication. Elle est l'invitée de Christophe Dickès.L'invitée de Storiavoce: Nicole Bériou est médiéviste. Ses champs de recherche, couverts par une bibliographie de plus de 80 titres, sont l’Histoire religieuse, l’Histoire culturelle et l’Histoire des pratiques de la communication. Ses principaux travaux, empreints d’une érudition exigeante, abordent la prédication médiévale comme un système de communication. Elle vient de publier Religion et communication, un autre regard sur la prédication médiévale (Droz, 563 pages, 24€) Elle a été élue au mois de novembre dernier à l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 2, 201947 min

La France moderne: entre jacobinisme et girondinisme

La France entre jacobinisme et girondinisme : qu’est-ce que le territoire national à l’époque moderne et contemporaine ? est le dernier volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à l'absolutisme français avec Michel-vergé Franceschi. Interrogé par Christophe Dickès, l'historien moderniste répond aux questions suivantes:- L’absolutisme est considéré comme un pouvoir centralisateur. Peut-on le voir comme tel en qui concerne la France des XVIIe et XVIIIe siècles ?- Quel était la place des régions dans la France d’Ancien Régime ? - Existait-il des pouvoirs intermédiaires dans la France d’ Ancien-Régime ?- On distingue généralement les pays d’Etats et les pays d’élection… A quoi renvoient ces deux réalités administratives ?- On connaît les Etats généraux de 1789, moins ceux de 1614. On ne connaît quasiment pas les Etats provinciaux… quels étaient leur rôle ?- Le jacobinisme est il un pur produit de la Révolution ou bien faut-il, comme le fait Tocqueville, considérer une forme de continuité entre les XVIIe, XVIIIe et XIX siècles ?- Peut-on considérer le girondinisme comme la recherche d’un partage du pouvoir dans la tradition par exemple de la Charte anglaise de 1215 ?- Qui exprime la mieux ce girondinisme ? La noblesse ou la bourgeoisieL’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l’invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 29, 201920 min

Le premier mythe complotiste de l'Histoire

La Compagnie de Jésus naît dans un monde en mutation rapide et dans un espace religieux déchiré par la Réforme protestante. Conformément au vœu d'Ignace de Loyola, elle est une réponse à la crise que traverse le christianisme occidental. Ses succès sont nombreux. Mais elle collectionne, aussi, de féroces ennemis. Ces derniers, très variés, sont, au fil des siècles, protestants, jansénistes, gallicans, royalistes, bonapartistes, républicains, libéraux ou socialistes… Les combats menés par l’Ordre s'y prêtaient. Ses spécificités aussi. Ni vraiment moines ni vraiment clercs séculiers, membres d’une congrégation internationale hiérarchisée, soudés par l’obéissance à un « général » et liés au pape par un vœu spécifique, les jésuites brouillent les repères traditionnels. Ils fascinent au moins autant qu’on les déteste. Au point d’alimenter un imaginaire conspirationniste. Mais le mythe ne surgit pas ex nihilo d’un cerveau dérangé. Il est le résultat d’un faisceau d’attaques et de rumeurs provenant d’horizons et d’intérêts différents. Dès le XVIe siècle, ces dernières créent un climat d'accusations et de rejets, une légende noire qui bascule dans un système d’explication globale sans rapport avec l’activité réelle de la Compagnie. Encore moins avec ses buts religieux que ses adversaires s’appliquent à gommer. Le mythe antijésuite est d’abord un mythe politique. Il fait des jésuites les premiers boucs émissaires d’un monde en gestation et pose le cadre psychologique et conceptuel des futures théories du complot. Ce mythe est présenté dans la revue Codex, partenaire de Storiavoce.Aussi sommaire de la revue Codex #11Excursion dans la Vallée de la Qadisha,Viande, poisson, citron, crêpes et chocolat… Notre culture alimentaire est-elle d'influence catholique?Vivre la Semaine Sainte en ColombieEtc.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 25, 201921 min

Monarchie absolue ou monarchie administrative?

Le mot apparaît au XIXe siècle et fait figure de repoussoir: mais comment définir la réalité de l'absolutisme? Dans ce deuxième volet de nos [Cours d'Histoire] consacré au Grand Siècle et au pouvoir, l'historien Michel Vergé Franceschi présente un régime bien éloigné des clichés habituels. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Comment définir l’absolutisme ? Peut-on le définir par opposition à un pouvoir aristocratique, oligarchique ou bien même démocratique ?- Le roi fait-il les choses "selon son bon vouloir", libre de toute contrainte ?- Le pouvoir du roi est-il arbitraire, illimité, ni lié par des lois ? Le roi absolu se distingue par le fait qu’il contrôle le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Existe-t-il des contre-pouvoirs à l’absolutisme ?- Est-ce que l'absolutisme est une particularité française ? Le roi, dit-on, est « empereur en son royaume »… que signifie cette expression ?- Peut-on considérer le pouvoir de Louis XIV comme une forme d’autoritarisme ?- Que signifie la phrase: "Le peuple en ses Etats, le roi en son conseil"?L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 22, 201920 min

Existe t'il un libéralisme français dans l'histoire?

Le libéralisme français connut son heure de gloire sous la monarchie de Juillet, entre 1830 et 1848. Louis-Philippe est alors au pouvoir et s’entoure d’hommes de valeur dont François Guizot, Casimir Perier, Jacques Laffitte ou encore le duc de Broglie. Ils sont imprégnés de la pensée d’intellectuels tels que Frédéric Bastiat, Alexis de Tocqueville et Jean-Baptiste Say. Sous leur houlette, en dix-huit ans, la France rattrape une partie du retard économique qu’elle avait accumulé sur l’Angleterre. Les grandes banques voient le jour, la sidérurgie, le textile, les activités minières se développent. Le pays se dote d’infrastructures telles que le chemin de fer, qui commence à relier les grandes villes, et les canaux. Ce que Louis-Philippe réalisa, dans une France épuisée par les guerres et les changements de régime, fut le dépassement des clivages politiques pour gouverner au centre et moderniser le pays en impulsant du mouvement tout en préservant sa stabilité. Jean-Baptiste Noé nous présente ces dix-huit années dans ce Cours d'Histoire. il est interrogé par Christophe Dickès.L’invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme et notamment: La parenthèse libérale, dix-huit années qui ont changé la France (Calmann Lévy, 174 pages, 17€). Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L’Opinion, 222 pages, 18€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 18, 201921 min

Faut-il brûler Colbert au Collège et au Lycée?

Sa statue monumentale est en face du Palais Bourbon, aux côtés de Michel de L’Hospital, de Henri-François d’Aguesseau et du duc de Sully. Au centre d'une polémique fin 2017, le personnage domine pourtant son siècle. L'historien Michel Vergé-Franceschi nous dit pourquoi. Il répond à Christophe Dickès.- Qui était Colbert ? Quel était le niveau d'entente et de confiance entre Louis XIV et son ministre?- Est-ce que la confiance de Louis XIV à Colbert inaugure le règne de la bourgeoisie comme le dit Saint-Simon ? La bourgeoisie qui commerçait se met à la politique ?- Colbert représente t'il la reprise en main des finances au détriment de Fouquet?- Peut-on voir en lui un des plus grands réformateurs de l’époque moderne ?- Est-ce que ce modèle de rigueur est une légende dorée ? Daniel Dessert, par exemple, estime que son rôle était limité.- Colbert est aujourd’hui critiqué pour le fameux Code noir, un édit publié en 1685 touchant je cite : « La discipline des esclaves nègres des îles de l’Amérique française ». Notre regard contemporain ne peut comprendre un tel texte. Comment faut-il le lire et l'interpréter?L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 201917 min

Le Saint-Siège dans le Concert des Nations

Depuis des siècles, la papauté et le Saint-Siège jouent un rôle majeur sur la scène internationale: en tant que puissance européenne d'abord puis en tant que puissance morale. Depuis la fin du XIXe siècle, elle multiplie les interventions à la demande des Etats en conflits et joue un rôle d'arbitre et de médiateur. Elle propose ce qu'on appelle communément dans la langue de la diplomatie ses bons offices. Par ailleurs, elle entretient avec de nombreux Etats des relations diplomatiques afin de défendre la liberté religieuse et, surtout, de protéger les catholiques là où ils se trouvent dans le monde. Elle signe ainsi des concordats ou des accords avec ces états délimitant "les" libertés de l'Eglise: liberté de culte, liberté scolaire, etc. Storiavoce vous propose de découvrir ce rôle international avec Roberto Regoli. Il est interrogé par Christophe Dickès. L’invité: Roberto Regoli est professeur d’histoire contemporaine à l’Université pontificale Grégorienne de Rome dont il dirige le département d’Histoire de l’Eglise. Il est spécialisé dans l’histoire de la papauté, la curie romaine et la diplomatie pontificale du XIXe au XXIe siècles. A cet égard, il dirige la prestigieuse revuue internationale : Archivum Historiae Pontificiae. Dans le cadre de ses recherches, il a travaillé sur le Secrétaire d’Etat Consalvi (1757-1824) mais il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, Dernièrement, il a dirigé en collaboration avec Marie Levant, et en lien avec l’Ecole française de Rome et le LabEx (Paris Sorbonne), un colloque consacré à la politique concordataire du Saint-Siège des XIXe siècles à nos jours.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 201942 min

René Rémond ou comment sortir de sa Tour d'Ivoire

Pourquoi tant d’histoire est une émission qui a pour vocation de mettre en valeur des historiens, leurs parcours et leur œuvre. En quoi cette œuvre a marqué l’intelligence ainsi que la recherche? Qu’ils soient vivants ou disparus, l’idée est aussi de souligner quel est le rapport que nous pouvons entretenir avec l’histoire. •Comment vivre l’histoire ? •Comment évoluer dans "l’atelier de l’historien" pour reprendre l’expression de François Furet?•Comment entretenir le goût de l’histoire et le sens qu’elle donne à notre existence et à nos quêtes?•Alors que l’enseignement est marquée par l’utilitarisme et la question du comment, en quoi les historiens nous amènent à comprendre le pourquoi des événements.Storiavoce vous propose aujourd'hui de découvrir un des plus grands universitaires de son temps. Un chercheur tout d’abord, mais aussi un homme qui s’est investi dans le monde scolaire et universitaire : à Sciences Po, à Nanterre dans la période difficile de la fin des années 60. Un homme qui a surtout su créer un pont entre la recherche d'une part et le monde médiatique d’autre part. Qui a su sortir de sa tour d’ivoire en s’investissant lui-même sur les plateaux de télévision, de radio mais aussi dans les colonnes des journaux : il s’agit de René Rémond. Il est présenté par Charles Mercier, interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Charles Mercier est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a consacré sa thèse à l’engagement universitaire de René Rémond au lendemain de Mai 68. Son livre consacré à René Rémond (Salvator, 416 pages, 22€) a été préfacé par Pierre Nora. ___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 8, 201947 min