
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
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La fin du Moyen-Age ou le temps de l’effervescence
Alors que la France connaît un répit dans la guerre de Cent ans grâce aux victoires de Du Guesclin et de Charles V le Sage, un crime traumatise le pays : l’assassinat du duc d'Orléans, frère unique du roi Charles VI, le 23 novembre 1407. Il est vengé dans le sang, le 10 septembre 1419 par les Armagnacs qui assassinent Jean sans Peur. Dans l'imaginaire, ces épisodes ont contribué à donner au Moyen-Age son image désolante et sa pale figure. La société de Charles VI, de la fin du Moyen-Age siècle est souvent brandie comme l'image d'Epinal appropriée pour illustrer l’obscurantisme des temps médiévaux, le caractère glauque et sombre de l'Ancien-régime : entre crises, pestes, guerres, révoltes paysannes et tensions princières. Ce n’est pas pour rien que Michelet parlait de cette période comme de « l’agonie du Moyen-Âge ». Mais, c’est aussi et surtout un temps de débats : théologiques, politiques mais aussi poétiques. Un temps marqué par la naissance de l’Etat moderne et la redéfinition du pouvoir. On y voit émerger sur la scène politique, de puissants acteurs spirituels et intellectuels. Alors que certains contestent les rapports de pouvoir, le gouvernement politique s'ajuste. Des crises traversent le pays et en même temps, encouragent la production littéraire et artistique. Bref, la fin du Moyen-Âge est autant une période de remise en question qu'une ère aux perspectives idéologiques et philosophiques nouvelles : un temps et une société en pleine effervescence. Joël Blanchard est interrogé par Mari-Gwenn Carichon pour nous raconter la fin du Moyen-Age loin des caricatures.Notre invité : Joël Blanchard est historien médiéviste. Egalement professeur de littérature au Mans, il a travaillé sur plusieurs figures médiévales (Saint Louis, Louis XI, Philippe de Commynes) et commenté des écrits de l'époque médiévale. Il nous propose avec La fin du Moyen-Age (janvier 2020, Perrin, 342 pages, 16.99 €) une approche renouvelée d'une période cruciale de l'histoire de France en insistant sur les sources littéraires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jouer, penser, aimer sous l'Ancien régime
Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle donne, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Après avoir abordé le rapport des Français avec le pouvoir monarchique, puis les cinq sens sous l'Ancien Régime, elle termine cette série avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Français & Amérindiens: premiers contacts.
L’année 1534 est une date fondatrice pour l’histoire de la colonisation et l’histoire des Amériques. C’est le début de la série des trois voyages entrepris par Jacques Cartier pour explorer et coloniser le Canada. Mais, on oublie souvent que ce phénomène de colonisation ne fut ni simultané ni directement consécutif à la phase de contact et de rencontres entre les Amérindiens et les Français. Cette phase de contact fut longue et diverse en fonction des époques et des ères géographiques. Comment l’appréhender aujourd’hui sinon parce qui nous en reste de plus matériel? Et notamment les objets trouvés dans les sépultures des Amérindiens et longuement évoqués dans les manuscrits de la période. L'historien Laurier Turgeon nous propose une histoire originale de la Nouvelle-France à travers celle de quatre éléments : la morue, le castor, le cuivre, et les perles de verre. Il est ici interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur Laurier Turgeon, est historien et ethnologue a l’Université de Laval (Canada), membre de la Société royale du Canada, Académie des arts, des lettres et des sciences humaines. Il est également rédacteur en chef de la revue Ethnologies. Spécialiste d'histoire culturelle et des relations entre le Canada et la France, il écrit et collabore à plusieurs ouvrages et revues. Son livre Patrimoines Métissés. Contextes coloniaux et postcoloniaux (Presses de l'Université de Laval, 2003) a été récompensé par le prix Luc-Lacourcière en 2015. Il dirige également l'encyclopédie en ligne: Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française . Avec son dernier livre, Une histoire de la Nouvelle-France, Laurier Turgeon nous propose une lecture originale de l'histoire commune de la France et de la Nouvelle-France (Belin, 2019, 286 p, 23 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Cinq sens sous l'Ancien régime
Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle entame, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Après avoir abordé le rapport des Français avec le pouvoir monarchique ainsi que la question économique, elle se penche ici sur les cinq sens sous l'Ancien Régime. La semaine prochaine, elle terminera avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bernis ou la révolution diplomatique au siècle des Lumières
Dans ses Promenades dans Rome, Stendhal constate que l’« on parle encore à Rome du cardinal de Bernis [car] ce souvenir est l’un des plus imposants qu’aient conservés les vieillards de ce pays ». Médisances ou louanges ? on est peut-être en droit de se le demander lorsque l’on lit la littérature consacrée à ce personnage du haut clergé. Poète pour servir ses projets politiques, (il est élu à l’Académie française en 1744), le cardinal de Bernis était avant tout un homme d’Etat et un fin diplomate. Il a joué un rôle majeur dans le renversement des alliances de 1756 qui enterra la rivalité entre la France et l’Autriche des Habsbourg, un conflit qui secouait l’Europe depuis Charles Quint. Puis il devient ambassadeur de la France à Rome. Qui était vraiment ce clérical à qui la littérature a prêté des relations plus ou moins suspectes avec Casanova ? Pouvait-on présager que cet ami des Lumières s’opposerait à la Constitution civile du clergé ? Quelle leçon de diplomatie le cardinal Bernis nous apprend-il en tant que responsable des relations entre le Vatican et la France ? Comment cet homme raffiné, sensible et intuitif à t-il compris ce changement de siècle, voire de civilisation ? Un collectif de grands historiens s’est réuni pour signer un ouvrage complet et fouillé sur le cardinal de Bernis et son rôle dans la diplomatie de la fin XVIIIème siècle. Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié est paru en octobre 2019 aux éditions Tallandier en partenariat avec l’École française de Rome. L’ouvrage est dirigé par Gilles Montègre ici interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L’invité: historien, maître de conférences à l’université Grenoble-Alpes et spécialiste de la diplomatie à l’époque moderne. Il notamment signé un livre sur la Rome des Français au temps des Lumières en 2011 (Publication de l’École française de Rome) et Les circulations internationales en Europe. 1680-1780, avec Albane Cogné et Stéphane Blond (Atlande, 2011). Dans son dernier ouvrage, il nous propose un tour dans l’Europe des Lumières à travers la figure du Cardinal de Bernis : Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié (2019, Tallandier/Publications de l’École française de Rome, 864 pages, 32.9 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Français et le Roi sous l'Ancien-Régime
Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle entame, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Le premier est consacré au rapport des Français avec le pouvoir monarchique ainsi qu'à la question économique et notamment des inégalités. Dans un deuxième volet, elle traitera de l'Ancien Régime à travers les cinq sens. Enfin, elle terminera avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fin de la nuit / Naissance du monde moderne
L'électricité est un des symboles de la modernité et des progrès réalisés tout au long du XIXe siècle. C’est l’époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l’avenue de l’Opéra s’illumine à l’électricité. L’époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital…Un siècle entier, le XIXe, où l’on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n’avait pas de limites, qu’il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d’effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. À travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l’univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d’histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d’aujourd’hui.Marie-Paul Virard: Journaliste économique, Marie-Paule Virard a été rédactrice en chef du mensuel économique Enjeux-Les Échos. Elle est co-auteur (avec Patrick Artus) de nombreux ouvrages sur l’économie, notamment La Folie des banques centrales et Et si les salariés se révoltaient ? (Fayard, 2016 et 2018). Elle vient de publier Les inventeurs du Monde moderne (Editions Vendémiaire, 300 pages, 23€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand il fallait choisir entre Vercingétorix et Clovis
Alors que l'église dominait l'enseignement avant 1789, la Révolution française change la donne. Dès lors, deux principes s'opposent. Partenaire de Storiavoce, la revue Codex revient dans son numéro #14 sur la querelle scolaire: comment l'église va réagir face au monopole d'Etat? Comment l'Etat va t'il lui-même réagir face au renouveau spectaculaire du catholicisme au XIXe siècle? quel rôle vont jouer les écoles communales dans l'enseignement républicain? Comment l'opposition s'incarne-t-elle dans les manuels scolaires? Comment enfin la liberté d'enseignement va-t-elle se construire? Rédactrice en chef de Codex, Priscille de Lassus répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine novateur qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Tudors ou l'âge d'or de l'Angleterre
En 1845, la couronne du souverain d’Angleterre Richard III est retrouvée dans la plaine boueuse d’un champ de bataille, sinistre symbole de la chute d’un roi. Les armées du dernier monarque de la maison d’York sont écrasées par celle d’Henri, comte de Richmond. Bosworth signe la fin de la guerre des Deux-Roses, ouvre l’ère d’une nouvelle dynastie. Richard III meurt laissant le trône d’Angleterre à son rival : Henri VII, dit Henri Tudor. Le conflit dynastique s’est conclu dans le sang, après 30 ans de rivalités entre les deux maisons. Mais d’où viennent les Tudors ? Certains voient dans cet évènement, la fin du Moyen-Age anglais et le début de la modernité. Quel crédit accorder alors à cette conception du passé ? Comment expliquer la postérité des Tudors notamment grâce aux films, aux œuvre littéraires, à tous ces arts qui créent la légende et qui nous incitent aujourd’hui à démêler le vrai du faux. Bernard Cottret vient nous parler de cette "dynastie qui a fait l'Angleterre".L’invité: Bernard Cottret est professeur émérite de civilisation des îles Britanniques et de l’Amérique coloniale de l’Université de Versailles-Saint-Quentin. Membre honoraire senior de l’Institut universitaire de France, il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux mondes anglo-saxons: Calvin, Henry VIII, Cromwell. Publié en 2015, La Révolution anglaise, une rébellion britannique 1603-1660 (Perrin, 2015). Il vient de publier l'histoire de "la dynastie qui a fait l'Angleterre": Les Tudors (Perrin, 2019). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Empire islamique à l'époque médiévale, avec Gabriel Martinez-Gros
"Tout empire périra." Cette sentence bien connue de Jean-Baptiste Duroselle, qui n’est autre que le titre d’un de ses livres, traduit cette permanence de l’histoire à travers les siècles. De son côté, Paul Valéry considérait que c’étaient les civilisations qui étaient mortelles. Pourtant, si on se penche sur la question de l’Islam, il ne sera pas difficile de conclure que l’Empire islamique médiéval a été évincé par le sultanat turc après cinq siècles d’existence, donnant ainsi raison à Jean-Baptiste Duroselle. En revanche, la civilisation islamique s'est maintenue. Elle est même plus que jamais présente dans notre actualité, mais aussi dans la réalité quotidienne de nombreux États et nations. Storiavoce vous propose de partir sur les traces d’un empire, celui de l’Empire islamique… Et de le faire non pas tant dans le cadre d’une approche chronologique que plutôt conceptuelle : que signifie l’expression d’Empire islamique médiéval ? Comment cet empire s’est-il constitué ? Comment la religion islamique s’est-elle inscrite dans cette construction politique et dans les sociétés ? Quelle est la place de ce qu’on appellerait l’État impérial ? Mais, peut être et avant tout, comment l’historiographie a-t-elle abordé cette période au cours du XXe siècle ?L'invité : Agrégé d'histoire, Gabriel Martinez-Gros est professeur émérite d'histoire médiévale du monde musulman à l'Université de Paris-X. Il a codirigé avec Lucette Valensi l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman jusqu'en 2002. Pour l'année 2012-2013, il a donné des cours à l’École du Louvre dans le cadre du cours "Les dynasties berbères et le Maroc impérial (XIe-XIIIe siècles)" dans la spécialité histoire des arts de l'Islam. Grand spécialiste de l'œuvre de l'historien arabe Ibn Khaldûn, il vient de publier chez Passés / Composés L' Empire islamique (VIIe-XIe siècle). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Révolution française du côté de la Rose.
En 1989, l’Europe entière célèbre le bicentenaire de la Révolution française. En France, contre-révolutionnaires et adeptes de 1789 s’affrontent à nouveau dans les champs culturels, politiques, historiques. Rien de nouveau. Si ce n’est que le débat semble opposer violemment et diviser profondément deux France. La portée de cette révolution qui se voulait universelle a débordé des frontières. A l’étranger aussi, et surtout en 1989, on parle de Robespierre et de Marie-Antoinette, du sans culotte et du vendéen, des Droits de l’homme et des droits de Dieu. A Londres, le British Museum commémore l’évènement par une exposition au titre pour le moins explicite quant à la teneur idéologique de ladite exposition : L’ombre de la guillotine. L’influence de la Révolution outre-Manche ne s’est pourtant pas arrêtée aux polémiques ou à la contemplation. Sur tout le territoire du royaume, mais surtout en Écosse et en Irlande, les événements de France ont déclenché des réactions profondes, menant parfois les opposants à la couronne d’Angleterre au bord de l’insurrection, voire de la sécession. En réalité, 1789 a bouleversé l’ensemble de la société britannique, l’obligeant à se positionner, de manière radicale et identitaire, vis-à-vis d’un voisin qu’elle avait appris, depuis un siècle, à admirer autant qu’à redouter. Pascal Dupuy est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Les auteurs : Pascal Dupuy est professeur à l’université de Rouen spécialiste de l'histoire des représentations, et de la Révolution française. Il vient de co-écrire avec Harry T.Dickinson : Le Temps des cannibales, la Révolution française vue des îles britanniques (Vendémiaire, 2019, 25 €). Harry T Dickinson est spécialiste de l’histoire de l’Angleterre et professeur émérite à l’université d’Edimbourg. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Courbe doucement la tête, ô Sicambre!
La scène se passe un 24 décembre à la charnière des Ve et VIe siècles, elle est décrite par le chroniqueur Grégoire, évêque de Tours, quelques décennies plus tard : Remi de Reims a fait préparer la piscine nous dit son récit. Les places sont ombragées de voiles de couleur, les églises ornées de tentures blanches ; le baptistère est apprêté, des parfums sont répandus, des cierges odoriférants brillent… « Nous sommes continue Grégoire comme au milieu des parfums du paradis. Puis le roi s’avance, tel un Nouveau Constantin », pour le baptême. Remi l’interpelle et lui dit : « Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. » Storiavoce vous propose de revenir sur une des images les plus connues de notre histoire de France, celle du baptême de Clovis : qui était Clovis ? quel était à la fois le contexte politique mais aussi religieux de son époque ? Son choix fut-il un choix politique ou bien le roi s’est-il réellement converti comme en son temps Constantin ? Enfin, et surtout, de quand dater ce baptême ? C’est ce que nous allons demander à Bruno Dumézil.L'invité : Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1996 Lettres)1, il devient agrégé d'histoire en 1999. En 2003, il soutient une thèse de doctorat sur le thème Conversion et liberté dans les royaumes barbares : ve – viiie siècles sous la direction de Michel Rouche. Il est professeur d'histoire médiévale à Sorbonne Université après avoir été maître de conférences à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense entre 2005 et 2017. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, récemment, Le Baptême de Clovis. 24 décembre 505 ? (Gallimard, 2019). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La dernière impératrice
Rien ne distingue en apparence le village de Chabrignac, établi en Corrèze, des autres villages français. Il apparaît d’ailleurs bien moins fascinant que la célèbre ville de Brive-la-Gaillarde qui lui fait de l’ombre. Un court d’eau : la Tournerie, une petite mairie, une église romane et son cimetière. Et pourtant, si l’envie vous prend de flâner dans ses ruelles vous pourrez découvrir la tombe d’une impératrice, la dernière impératrice du Vietnam : Nam Phuong. Comment ne pas s’interroger alors sur la présence de cette mystérieuse princesse ? Qui est Nam Phuong ? Quels liens entre la France et le Vietnam expliquent-ils cette sépulture ? François Joyaux nous propose une histoire de « l’Indochine française vue au travers de l’existence de Nuam Phong » . Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : François Joyaux est historien spécialiste de l’Extrême-Orient. Il est professeur émérite de civilisation à l'Institut national des langues et civilisations orientales mais également fin connaisseur de numismatique. Il est membre de la Société asiatique. Auteur de nombreux ouvrages sur la Chine et l’Asie (Géopolitique de l'Extrême-Orient, Espaces et politiques (éditions Complexe, 1991), La Tentation impériale. Politique extérieure de la Chine depuis 1949 (éditions Actes Sud, 1994) il signe avec Nam Phuong (2019, Perrin, 23.00 €), la première biographie, en français, dédiée à l'impératrice. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les champs de l'horreur
Nous sommes le 5 octobre 1941, le secrétaire de police originaire de Vienne, Walter Mattner rédige une lettre destinée à son épouse. Dans cette missive, il décrit des événements qui ont eu lieu l’avant-veille, à l’Est de la Biélorussie, dans la ville de Moguilev : « A l’arrivée des premiers véhicules, dit-il, ma main a tremblé quand j’ai tiré, mais on s’y habitue. Au dixième convoi, je visais calmement et tirais de manière assurée sur de nombreux nourrissons, enfants et femmes. » Walter Mattener était, lui-même, père de deux enfants. Il continue sa lettre en expliquant que la mort donnée aux juifs est une « belle mort (…) en comparaison avec les infernales tortures » de la police politique soviétique. Plus loin, il ajoute : « Ici aussi, je comprends pour la première fois les mots du poète Theodor Mörner : « Aucun enfant dans le ventre de sa mère ne sera épargné. Diable ! Tant de sang, de boue, de corne et de chair n’ai-je pas encore vu. Maintenant, je peux comprendre l’expression l’ivresse de sang. » A l'heure que nous commémorons le 75e anniversaire de la découverte des camps d’Auschwitz, Storiavoce vous propose un voyage dans l’horreur : celui du front de l’Est pendant la Deuxième Guerre mondiale. Avec Jean Lopez, nous vous en avons donné les clés et les ressorts politiques et militaires dans deux émissions consacrées à l’opération Barbarossa. Aujourd’hui, nous allons aborder une question peut être trop méconnue. On croyait avoir tout dit sur le génocide, or le mouvement historiographique qui montre l’importance du front de l’Est pendant le conflit mondial nous révèle aussi les « massacres de masse qui touchèrent la population juive. » Alors que l'on connaissait bien le travail macabre des Einsatzgruppen, Marie Moutier-Bitan, elle, est partie à la recherche des victimes. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L"invitée: Doctorante en histoire contemporaine, Marie Moutier-Bitan travaille sous la direction d'Edouard Husson, sur "L'organisation locale des fusillades des Juifs sur les territoires soviétiques occupés par les nazis. 1941-1944". Chercheuse et responsable des archives au sein de l'association Yahad-in Unum depuis 2009, elle a effectué de nombreux séjours de recherche en Allemagne et en Europe de l'Est, ainsi qu'a l'United States Holocaust Memorial Museum. Elle est déjà l'auteur des Lettres de la Wehrmacht (Perrin). Elle vient de publier chez Passés / Composés Les champs de la Shoah (480 pages, 24€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jacques de Molay, le dernier Templier
Le soir du 19 mars 1314, se consume la fin du plus prestigieux ordre de chevalerie, celui des Templiers. Son grand-maître, Jacques de Molay est condamné par Philippe le Bel, et l’ordre aboli par le pape Clément V. Objet des fantasmes mais également figure tombée dans l’oubli, Jacques de Molay semble appartenir à la légende et désintéresser l’histoire : Que sait-on réellement de ce chevalier ? Qui en a fait un héros tragique ? Pourquoi la persistance des mythes ? Quelle crise politique cache l'affaire des Templiers ? L'ordre n'est-il pas tombé parce qu'il avait perdu sa raison d'être ? Déconstruire les mythes qui ont façonné et créé Jacques de Molay pour retrouver son vrai visage, c’est l’ambition de Philippe Josserand qui a publié une biographie de Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Philippe Josserand est historien, spécialiste des croisades et des ordres militaires. Il a publié plusieurs ouvrages sur le sujet et notamment : Prier et combattre, Le dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Age (Fayard, 2009) avec Nicole Bériou. Son ouvrage sur Jacques de Molay (Belles-Lettres, 2019) vient de recevoir le Prix Daniel Ligou d’Histoire politique, sociale et maçonnique, 2019. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Constantin de la Tétrarchie à la Grandeur
Dans un ouvrage essentiel et richement illustré, Claire Sotinel revient non pas tant sur les causes de la chute de l’empire mais plutôt sur ses mutations entre 212 et la fin du Ve siècle, de Caracalla à Théodoric. Or, c'est sur cette longue période que se situe le règne de Constantin le Grand. Dans quel contexte arrive t'il au pouvoir? Quel rôle joue la tétrarchie dans cette ascension? Quelle était la nature de l'instabilité politique, militaire et économique de l'époque? Comment Constantin s'impose-t-il? Quel rôle joue la bataille du Pont Milvius? Enfin, quelle place accorder à sa fameuse conversion puis à sa politique religieuse? Enfin, quel type de gouvernement va t'il exeercer? L'historienne Claire Sotinel répond à Christophe Dickès.Notre professeur : Claire Sotinel est professeur d’histoire romaine à l’Université Paris Est Créteil et dirige le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée. Spécialiste de l’Antiquité tardive, elle s’intéresse particulièrement à l’impact des changements religieux sur les sociétés de la Méditerranée occidentale entre le IIIe et le VIe siècle. Elle vient de publier Rome la Fin d’un empire De Caracalla à Théodoric (212-fin du Ve siècle) chez Belin dans la Collection Mondes anciens de Joël Cornette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La tragédie d'un tsar fou
Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1754, la Russie a enfin un nouvel héritier. Catherine Alexeïneva et le futur empereur Pierre III ont attendu 9 ans pour présenter au peuple russe le petit Paul Pétrovitch. L'enfant, est néanmoins issu d'une union illégitime de Catherine et de l'un de ses amants. Arraché à sa mère à la naissance, il comprend l'assassinat de son père à sept ans. « Enfant il contracte des idées, des sentiments et des ambitions auxquels ne répondra jamais la capacité d’un cerveau où les facultés émotives l’emporteront toujours sur les autres » aura dit historien russe à son sujet. Hanté par la peur du complot et du meurtre, souffrant d’une mauvaise santé, impulsif et misanthrope, Paul Ier n’avait pas l'étoffe d’un empereur. Il vit 42 ans à l'ombre de la splendide et terrible Catherine II. Il est ensuite un tsar mal aimé, un ami abandonné, un mari trahi, ne manquant pourtant pas d’ambition pour la Russie. A sa mort, la mémoire de son règne est une fois de plus éclipsée par celui de sa mère. Storiavoce vous invite à vous attarder sur le tsar mal-aimé, dans l'ombre de Catherine II. Alain Blondy est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur : Alain Blondy est l'auteur de la biographie de Paul Ier, la folie d'un tsar paru aux éditions Perrin (janvier 2020). Professeur au CELSA, il est historien, spécialiste de l’Ordre de Malte, et des états méditerranéens. Il a écrit notamment Le monde méditerranéen 15 000 ans d'histoire (Perrin, 2018), Bibliographie du monde méditerranéen. Relations et échanges (1453-1835) (Paris, PUPS, 2003) et Chrétiens et Ottomans de Malte et d'ailleurs (Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 2013). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'empire ou la recherche d'une gloire passée? (212-Fin Ve sc)
La fin de l'empire romain a fait couler beaucoup d'encre... Dans un ouvrage essentiel richement illustré, Claire Sotinel revient non pas tant sur les causes de la chute de l'empire mais plutôt sur ses mutations entre 212 et la fin du Ve siècle, de Caracalla à Théodoric. La période concernée enviait-elle l'époque précédente? Était-elle à la recherche d'une gloire passée? Quelles était la réalité de l'unité et de la sécurité de l'empire? Quelles en sont ses mutations? Peut-on parler de fin d'un monde et comment définir le concept d'antiquité tardive? L'auteur répond aux questions de Christophe Dickès dans ce premier volet de nos [Cours d'Histoire] antique qui en comptera deux.Notre professeur: Claire Sotinel est professeur d’histoire romaine à l’Université Paris Est Créteil et dirige le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée. Spécialiste de l’Antiquité tardive, elle s’intéresse particulièrement à l’impact des changements religieux sur les sociétés de la Méditerranée occidentale entre le IIIe et le VIe siècle. Elle vient de publier Rome la Fin d’un empire De Caracalla à Théodoric (212-fin du Ve siècle) chez Belin dans la Collection Mondes anciens de Joël Cornette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1914-1918 : une histoire méconnue?
« L’histoire est la mémoire du monde » nous dit Henri Lacordaire. Quelle responsabilité alors que celle de l’historien, dépositaire, et transmetteur du passé! L’histoire n’existant bien entendu que si on nous la raconte. Pourquoi choisit-il d’estimer tel ou tel événement ? Comment peindre la fresque du passé avec relief pour que s’en dégage les instants fondateurs de l’histoire ? Pourquoi lorsqu’on parle de la Première Guerre mondiale on évoque avant tout Verdun, les taxis de la Marne et l'attentat de Sarajevo et l'on s’attarde trop peu sur le Moyen-Orient ou le front russe ? C’est pour mettre en relief tous ces faits méconnus que nous recevons aujourd’hui, Jean Philippe Renault, historien de formation, spécialiste de la Grande Guerre. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Jean-Philippe Renault s'est fait connaître par ses travaux publiés sur le blog Acier et tranchées avant d’entreprendre la rédaction du livre 1914 – 1918 : batailles et campagnes méconnues (19,00€) publié aux éditions Maia en octobre 2019. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le siècle des révolutions (III/III): Le choc des modèles (1770-1780)
Troisième partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. Peut-être plus encore que par les mouvements de révolte en tant que tels, la pensée révolutionnaire a été inspirée par les représentations idéalisées des manifestations contestataires. Comment la France perçoit-elle l'Indépendance des Etats-Unis ? Quelles sont les causes politiques réelles qui ont entraîné tout au long du XVIIème siècle, la chute de la monarchie ? Peut-on dire que la Révolution française se voulait universelle contrairement aux révolutions britanniques et ce dès ses origines ? Après avoir rêvé et idéalisé le phénomène révolutionnaire, la France passe de la fascination à la réalisation d'une Révolution qu'elle souhaite ériger en modèle universel.L'invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment d'une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi qu'un ouvrage sur la Guerre de sept ans (Perrin, 2015), couronné par le Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Penser l'universel
Le nom de Rome raisonne à nos oreilles comme un modèle d’universalité. Au temps des Césars et de l’empire tout d’abord mais ensuite bien après, dans la construction, siècle après siècle, de la papauté. Le pape étant souverain pontife de l’Eglise universelle. La vocation de Rome trouve ses origines dans un double martyr : ceux de Pierre puis de Paul dans les années 60. Alors que les Évangiles vont se répandre grâce à l’universalité de la langue grecque, le voyage à Rome constitue pour les deux apôtres l’ultime étape de cette universalité. Le christianisme est apparu et s’est développé dans le judaïsme puis dans un contexte culturel à la fois latin et hellénique. Mais il faudra encore quelques siècles pour que les chrétiens convertissent la romanité, dans laquelle ils retrouveront cet élément essentiel de leur religion : l’universalisme. Il s’agit même d’un caractère commun fondamental : l’Eglise et l’empire ayant été les deux seules structures de l’antiquité à avoir intégré dans leur représentation intellectuelle, la mondialisation. Storiavoce vous propose de comprendre avec l'historien Thomas Tanase ce double concept : celui d’universalité associé à la réalité du pouvoir des papes. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Thomas Tanase est professeur agrégé et docteur en histoire, ancien école de l'Ecole française de Rome. Il est spécialiste de l’expansion occidentale et des voyageurs médiévaux. Il est notamment l'auteur de Histoire de la papauté en Occident, Paris, Gallimard/Folio Histoire; Marco Polo, Paris, Éditions Ellipses, 2016 qui a reçu le Prix Bordin 2017 de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ; « Jusqu’aux limites du monde ». La papauté et la mission franciscaine, de l’Asie de Marco Polo à l’Amérique de Christophe Colomb, Rome, Éditions de l’École française de Rome, 2013. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Siècle Des Révolutions (II/III) : concevoir l'impossible (1750-1770)
Deuxième partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. Si les révolutions anglaises ont donné un nouveau souffle aux institutions britanniques, elles ont aussi été invoquées comme modèle politique et idéologique en Amérique du Nord et en Europe dans les dernières décennies du XVIIIème siècle. Comment sont-elles réinventées par les penseurs de l'Europe des Lumières ? Comment le souffle d'une révolte peut-il inspirer un mouvement révolutionnaire ? Que dit la Déclaration d'Indépendance (1776) sur la culture politique des Etats-Unis d'Amérique et plus largement de l'Europe de la fin du XVIIIème siècle ? Concevoir l'impossible peut-il conduire à un monde des possibles ? Edmond Dziembowski est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L’invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi que la Guerre de sept ans (Perrin, 2015), ouvrage couronné du Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le siècle des révolutions (I/III) : le laboratoire anglais (1660-1750)
Première partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. En 1689: Guillaume d’Orange et sa femme Marie deviennent les symboles d'une nouvelle ère politique et idéologique : l’Angleterre devient une monarchie constitutionnelle. Un retournement politique qualifié de "révolution" qui inspirera de nombreux pays. Quelles définitions recouvrent alors le terme "révolution"? Peut-on réellement associer les révolutions réformatrices britanniques à la Révolution française de 1789 ? Quelles sont les solutions mises en avant par les Britanniques pour "sortit ennoblie, politiquement, moralement et intellectuellement de l'épisode révolutionnaire" ? Quel modèle ont-ils voulu offrir aux monarchies d'Europe et notamment à la France ? Edmond Dziembowski est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi que la Guerre de Sept ans (Perrin, 2015), ouvrage couronné du Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Vikings ou la fin d'un monde
Saviez-vous qu'au VIIIème siècle, les raids vikings ont en grande partie favorisé la christianisation du monde viking? Dépeints avec effroi par les chroniques des Clercs du IXème siècle, les raids vikings sont souvent vus comme une page violente et traumatisante de l'histoire de France. Et pourtant, ces incursions accompagnent l'essor de l'évangélisation et de la christianisation des pays scandinaves (Suède, Danemark, Norvège). Stéphane Coviaux revient sur cette christianisation, loin de caricatures et des mythes, loin de l’image d’Épinal d’un missionnaire oppresseur, imposant sa foi au mépris des us et coutumes du pays. La christianisation doit être progressive et s’intégrer aux civilisations préexistantes. Ce phénomène était d'ailleurs bien plus lié à un processus interne aux sociétés vikings qu’à une entreprise de domination des populations occidentales : un acte diplomatique et une opportunité pour la plupart des chefs scandinave.L'auteur : Stéphane Coviaux est historien, spécialiste des mondes nordiques et enseignant en langues et civilisations scandinaves. Il a déjà publié : Le Moyen Age en Occident (avec Romain Teillier, Armand Colin, 2019) et contribué à la traduction et au commentaire du Discours contre les évêques (Éditions de la Sorbonne, 2013). Son ouvrage La fin du monde vikings vient de paraître aux éditions Passés-Composés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Grandeur & misères d'une victoire : l'armée française et la question italienne
Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce dernier volet, François Cochet traite de la reconstruction de l'armée française au lendemain de la victoire tandis que Frédéric Le Moal aborde la question italienne: Mythes et réalités d'une paix mutilée.Les intervenants : François Cochet est spécialiste d’histoire militaire, professeur émérite à l'université de Lorraine-Metz, auteur de plusieurs ouvrages dont avec PORTE Rémy : L’Armée française dans la Grande Guerre, Paris, Tallandier, 2016; 1914-1918 : La Grande Guerre : fin d’un monde, début d’un siècle , Paris, Éditions Perrin, janvier 2014, qui a reçu le prix Louis Marin de l’Académie des Sciences morales et politiques (2015) et le prix de l’UNOR (union nationale des organismes de réserve), 2015; Être soldat en France, de la Révolution à nos jours. Paris, Armand Colin, avril 2013; Armes en guerres. 19e-21e siècles. Mythes, symboles, réalités. Paris, CNRS-éditions, janvier 2012. Frédéric Le Moal : Docteur en Histoire (Paris-IV-Sorbonne), Frédéric Le Moal est spécialiste de l’Italie et des Balkans. Il enseigne à l’Ecole militaire de Saint-Cyr, à l’Institut Catholique de Paris et à l’IRCOM. Il a publié plusieurs ouvrages dont une biographie du roi Victor-Emmanuel III (Perrin, 2014) et une Histoire du fascisme (Perrin, 2018). Il a été l’invité de Storiavoce pour évoquer le Vatican face aux totalitarismes et vient de publier aux éditions du Cerf, Pie XII, un pape pour la France (Editions du Cerf, 413 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment l'Europe a découvert le Coran.
L’Europe découvre l’islam lors de la conquête de l’Espagne au VIIIe siècle, mais c’est avec les croisades du XIIe siècle que s’améliore la connaissance de la culture arabe. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l’on appelle à l’époque l’Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l’adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se rendent en Orient. Malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L’arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu’à susciter une véritable fascination au XIXe siècle, à travers l’orientalisme. Comment les Européens ont-ils appris l’existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l’arabe en Europe avant le XXe siècle? Autant de questions auxquels Olivier Hanne répond au cours de cette émission présentée par Christophe Dickès. L’invité: spécialiste d’histoire médiévale, Olivier Hanne est agrégé et docteur en Histoire. Médiéviste, sa thèse était consacrée à Lothaire de Segni avant son élection au pontificat sous le nom d'Innocent III (Belin, 2012). Islamologue, il est chercheur-associé à l'université d'Aix-Marseille. Auteur de nombreux autres ouvrages, il a publié aux éditions L’homme Nouveau Le génie historique du catholicisme. Il vient de publier AlCoran, Comment l'Europe a découvert le Coran (Belin, 2019). Il écrit régulièrement pour les revues Conflits, Moyen-Orient, Diplomatie, DSI, Défense nationale, Géostratégiques, Res militaris... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La chute des Empires ottomans et austro-hongrois 1919-1920
Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Après avoir traité du rôle du Président Wilson dans l'élaboration des traités et de la critique de la paix par John-Maynard Keynes, cette deuxième partie est consacrée aux empires austro-hongrois et ottoman. Hélène de Lauzun, ancienne élève de l'ENS et docteur en Histoire, présente le Traité de Saint-Germain et la succession de la Double Monarchie. Trancrède Josseran aborde, quant à lui, le Traité de Sèvres et la question ottomane.Les intervenants : Hélène de LAUZUN est ancienne élève de l’ENS Ulm et agrégée d’Histoire. Docteur en Histoire, elle a consacré sa thèse à la question autrichienne en France dans les années trente. Tancrède Josseran est diplômé en Histoire de Paris-IV Sorbonne et attaché de recherche à l’Institut de Stratégie Comparée (ISC). Spécialiste de la Turquie, il est auteur de La Nouvelle puissance turque… L’adieu à Mustapha Kemal (Ellipses, 2010). Il a reçu pour cet ouvrage le prix Anteois du festival de géopolitique et de géoéconomie de Grenoble. Il est aussi co-auteur d'une Géopolitique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (PUF, 2012) et l'auteur de plusieurs articles sur l'empire ottoman; la Turquie et la Syrie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des hommes d'honneur!
En 1989, Arlette Farge signe un essai tout à fait délicieux sur le charme de l’archive et le sens de la minutieuse quête de l’historien. Cherchant à recoller les morceaux d’une vie (ou plutôt de plusieurs vies), le chercheur est toujours tracassé par un vieux document tellement jauni par le temps qu’il en est devenu quasi illisible; le chercheur est souvent hésitant à ouvrir ce carton sans importance apparente mais qui constitue peut-être l’écrin d’un trésor dont seul lui percevra la valeur. Décrypter pour reconstituer. Chaque peuple, chaque civilisation, chaque société, chaque époque est un croisement d’individualités, de passions humaines, d’aspirations particulières, de codes institutionnels. Étudier un personnage c’est toujours l’étudier dans le carrefour où plusieurs histoires d’entremêlent. Le chercheur est à l’avant-garde de l’histoire. Il découvre et fait connaître des vies qui ont appartenues au passé et dont les traces sont bien petites par rapport à la richesse de leurs existences. Mis bouts à bout, ces fragments de vie participent à constituer mais souvent des années plus tard, la grande histoire, celle qu’on apprend dans les manuels. Un historien sans archives n’est peut-être alors qu’un romancier. Vincent Haegele, vient d'écrire trois histoires, trois vies d'Ancien Régime à partir de fonds d'archives inédits. Il nous propose de découvrir ces trois personnalités derrière le prisme de la question de l'honneur. Il est interrogé par Mari-Gwenn CarichonL'invité: Vincent Haegele est directeur des bibliothèques de la ville de Versailles. Ancien élève de l’École Nationale des Chartes, Vincent Haegele est spécialiste de la dynastie napoléonienne ( il est connu pour sa biographie des frères de Napoléon et de Murat et pour avoir publié la correspondance intégrale de Napoléon et Joseph Bonaparte; Il a déjà été reçu sur Storiavoce pour son livre Napoléon et les siens, Un système de famille (Perrin, 450 pages, 24.90€)). Il vient de publier aux éditions Passés composés Des hommes d’honneur, trois destins d'Ancien Régime (2019, 352 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les traités de 1919 : paix imparfaite ou paix avantageuse?
Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions.Cette première partie est consacrée à la place de Wilson dans l’élaboration des Traités de paix et à la réception des Traités par l'économiste John-Maynard Keynes. Ces interventions sont respectivement de Serge Schweitzer, enseignant chercheur à l'Université Aix-Marseille, chargé de cours à l'ICES et Charles Zorgbibe, recteur honoraire de l'académie d'Aix-Marseille, professeur émérite à la Sorbonne et auteur de très nombreux ouvrages dont une biographie du président américain: Wilson: un croisé à la Maison Blanche (Presses de Sciences Po, 1998).Avec l'aimable autorisation de l'ICES : https://ices.fr/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Conversations sur l'Iliade et l'Odyssée
Depuis 1919, les éditions Les Belles Lettres s'emploient à éditer le patrimoine littéraire des civilisations anciennes : les civilisations grecques et latines mais aussi chinoise ou encore indienne avec le sanskrit. Un patrimoine accessible grâce à un immense travail de traduction et d’édition tant et si bien, qu'à ce jour, le catalogue des Belles Lettres recense plus de 1000 ouvrages recouvrant de nombreuses disciplines: la philosophie et les religions, la philologie et les sciences, la poésie et le théâtre mais aussi l’histoire de l’Orient à l’Occident. Pour saluer ce travail et surtout ce centenaire, Storiavoce vous propose quatre émissions, une par trimestre, afin de mieux découvrir ses collections et ses travaux. A tout seigneur, tout honneur, nous commençons cette série avec Homère, au centre d’un événement littéraire puisque l’ensemble de son œuvre est désormais disponible en un seul volume. Hélène Monsacré, qui a dirigé ce travail d'édition, est notre invitée. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invitée: Hélène Monsacré est helléniste. Elle est notamment l’auteur du livre Les larmes d’Achille (Editions du Félin, 2011). Elle est en charge de la collection Classique poche des éditions des Belles Lettres et travaille également comme éditrice chez Albin-Michel. Elle vient de diriger Tout Homère, un co-édition des Belles Lettres et d'Albin Michel. Cette édition a été réalisée avec les contributions de Victor Bérard, Manon Brouillet, Eva Cantarella, Michel Casevitz, Adrian Faure, Xavier Gheerbrant, Giulio Guidorizzi, Jean Humbert et Christine Hunzinger. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rupture ou continuité coloniale aux XIXe-XXe siècles?
Après une première émission consacrée aux débuts de l'aventure en Atlantique, Storiavoce vous propose un second cours d'histoire sur le commerce maritime aux XIXème et XXème siècles. La Révolution provoqua-t-elle une rupture dans le système colonial ? Comment évolue le commerce maritime pendant le constitution de l'Empire colonial ? Pourquoi le divorce entre l'empire colonial et le capitalisme français selon l'expression de Jacques Marseille? Olivier Grenouilleau est interrogé par Mari-Gwenn Carichon au cours de cette émission enregistrée avec le concours de l'association Outre-Mer Développement.L'invité : Olivier Grenouilleau est historien, membre du centre Roland Mousnier, connu pour être grand spécialiste de l’esclavage et de l’histoire maritime et coloniale. Son essai sur Les traites négrières en 2004 a été couronné de nombreux prix. Il vient de publier chez CNRS éditions Fortunes des mers et sirènes coloniales (24,00€).>>> Nous vous prions d'excuser la qualité de l'enregistrement, indépendant ici de notre volonté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'affaire Dreyfus : les ressorts d'une affaire moderne.
« La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera » signe Émile Zola le 25 novembre 1897 dans le Figaro au sujet de l'Affaire qui a secoué la Troisième République. L’Affaire, c’est celle avec un grand A, celle qui a bouleversé tous les dîners de familles comme le montre la caricature si connue de Caran d’Ache parue dans le Figaro en 1898 et qui a aujourd’hui toute sa place dans les manuels scolaires. L’Affaire c’est au départ une erreur judiciaire qui s’est transformé en scandale politique, diplomatique et en objet intellectuel. Fondée sur une erreur, alimentée par la légende, enjolivée par la littérature, et aujourd'hui mis en scène par le cinéma, l'Affaire Dreyfus n’a pas fini de faire parler d’elle. Celui qui disait vouloir n’être qu’un « simple officier français » est devenu un symbole pour les uns, un bouc émissaire pour les autres. Pour l'évoquer, Mari-Gwenn Carichon a invité Alain Pagès.L'invité: Alain Pagès est professeur émérite à l’université de Sorbonne-nouvelle, grand spécialiste de l'écrivain Émile Zola (Zola et le groupe de Médan (Perrin, 2014, 480 pages) ; Le Paris d’Émile Zola, (Éditions Alexandrines, 2016, 128 pages), Lettres à Jeanne Rozerot (1892-1902) (avec Brigitte Émile-Zola, Gallimard, 2004, 400 pages). Il vient de publier chez Perrin : L’Affaire Dreyfus, Vérités et légendes (Perrin, 2019,13.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'ouverture Atlantique: fortunes de mers et sirènes coloniales
Première émission d'un cours d'histoire consacré à l'ouverture Atlantique et l'Outre-Mer consacrée aux débuts de l'aventure en Atlantique : sa découverte, son exploration, son exploitation, du XVIe siècle jusqu’à la Révolution française. C’est vers 1660 que la France entre dans le grand commerce atlantique et colonial, notamment avec le port de Saint-Malo. Mais l’essor du négoce colonial au siècle suivant, avec la production antillaise de canne à sucre, d’indigo et de café, et le développement de la traite négrière, occulte souvent l’émergence de ce premier système capitaliste maritime au XVIIe. Et fait oublier que le commerce colonial se poursuit, sous d’autres formes, avec le vaste empire que la France se constitue à partir du XIXe siècle. Grâce au recul du temps long (des années 1660 à 1914, voire 1940) et à une approche combinant des méthodes rarement connectées : étude quantitative, culture des acteurs du jeu économique, rôle de l’État…, se dessine un panorama complet du grand capitalisme maritime français, de ses forces et de ses faiblesses, ainsi que de ses acteurs.Qui furent les premiers intéressés par l'aventure transatlantique? Existe t'il entre l'Etat et les commerçants : concurrence ou collaboration ? La traite était-elle inévitable ? Olivier Grenouilleau est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Olivier Grenouilleau est historien, membre du centre Roland Mousnier, connu pour être grand spécialiste de l’esclavage et de l’histoire maritime et coloniale. Son essai sur Les traites négrières en 2004 a été couronné de nombreux prix. Il vient de publier chez CNRS éditions Fortunes des mers et sirènes coloniales (24,00€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Corps de la Reine : représentations, situations, fonctions.
Caricaturée, moquée, traînée dans la boue, Marie-Antoinette n’inspire plus le respect à la veille de la Révolution. Les estampes, les dessins et les pamphlets montrent une reine ayant perdu toute dignité et sombré dans le déshonneur. Imprimées et distribuées, ces caricatures circulent dans les couloirs de Versailles tout comme dans les rues mal famées de la capitale. L’obscénité et la trivialité des propos, sont d’une violence rare. Le corps de la reine, dégradé, souillé, est devenu objet de moquerie. Pendant ce temps, Louis XVI propose la figure d’un roi abdiquant peu à peu, faible devant les Parlementaires. La condamnation du corps de la reine accompagne la critique noble et bourgeoise de l’autorité du roi Louis XVI, pourtant bien moins sujet aux caricatures grossières. Quels liens peut-on faire entre la bonne santé du pouvoir et la figuration du corps de la reine ? Comment comprendre alors le pouvoir politique de ces femmes et leurs rôles à travers la représentations littéraires, artistiques de leurs corps ? Qu’est-ce que ces réflexions sur la santé et l’apparence des reines nous apprennent-elles sur la vision de la féminité sous l’Ancien Régime ? Si le corps de Marie-Antoinette est autant dédaigné, c’est parce qu’on veut dire la décadence morale de la reine à travers la souillure de son corps… ou se plait-on juste dans une ambiance contestataire à bafouer l’inattaquable? Stanis Perez est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Stanis Perez est historien agrégé spécialiste de l’Ancien Régime, de l’histoire des corps et des médecins (Histoire des médecins – Artisans et artistes de la santé de l’Antiquité à nos jours, (Perrin, 2015, 24.50 €). Stanis Perez vient de publier Le Corps de la Reine (Perrin, 2019,25.00 €) dans la continuité de son ouvrage sur Le Corps du Roi (Perrin, 2018, 25.00 €) paru l'an dernier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gouverner l'empire Plantagenêt
Leurs nom est synonyme de prestige et raisonnait dans toute l’Europe jusqu’aux espaces reculées de la Terre sainte. Leur propre domaine s’étendait du Nord de l’Angleterre jusqu’à la Gascogne en passant par l’Anjou. Quant à l’Irlande, l’Ecosse, le pays de Galles ou même la Bretagne, elles étaient des principautés ou des royaumes qui leur faisaient allégeance. Pour atteindre un tel prestige et une telle renommée, les Plantagenêt, puisqu’il s’agit d’eux, auront bénéficié d’un heureux hasard, celui des successions. Mais Henri II, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre cultiveront aussi un solide sens de l’opportunisme. Storiavoce vous propose de mieux comprendre comment cette grande famille et sa cour ont su tenir l'ensemble de ces territoires disparates… A cet égard, peut-on parler d’une curialisation du gouvernement des Plantagents ? Et, si oui, quelle en furent ses limites ? Comment cette cour fonctionnait au quotidien et quelles furent ses pratiques? Pourquoi enfin cet empire n’a pas su s’inscrire dans le temps? Interrogé par Christophe Dickès, Amaury Chauou répond à toutes ces questions.L'invité: Amaury Chauou est Docteur en histoire médiévale, professeur en classes préparatoires littéraires (lycée Chateaubriand, Rennes). Il est également membre associé du laboratoire Tempora et chargé de cours aux universités de Rennes 2 et de Bretagne-Occidentale. Auteur de Le Roi Arthur, (Seuil, coll. Histoire, 2009, 301 p.), Sur les pas d'Aliénor d'Aquitaine, (Ouest-France, 2005, 128 p.), L'idéologie Plantagenêt. Royauté arthurienne et monarchie politique dans l'espace Plantagenêt (XIIe-XIIIe siècles), (Presses Universitaires de Rennes, 2001, 324 p.), il vient de publier aux PUF, Les Plantagenêts et leurs cours (PUF, 420 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ils ont été les rois maudits (2/2) / Les règnes
Dans le cadre du programme de collège, les élèves sont amenés à étudier le pouvoir des Capétiens. Il y eut un miracle capétien, celui d'une succession de père en fils sans interruption, de la fin du Xe siècle au début du XIVe siècle. Or, cette succession fut interrompue au profit des Valois après trois ultimes règnes, ceux de Louis X le Hutin, Philippe V et Charles IV. Maurice Druon les appelait les rois maudits. Mais qui furent ces derniers capétiens? Ces rois peuvent-ils bénéficier d'une réhabilitation et les sortir de leurs légendes littéraires? Ont-il joué un rôle dans l’affirmation du pouvoir monarchique et d l'Etat moderne. Bref, peut-on se contenter de l'adjectif de maudit et voir ainsi au delà? Après avoir étudié dans une première émission l'éducation des fils de Philippe Le Bel, Christelle Balouzat-Loubet nous décrit ici leur règne. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Agrégée d’histoire, Christelle Balouzat-Loubet a soutenu une thèse sur « le gouvernement de la comtesse Mahaut en Artois (1302-1329) », menée à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est actuellement Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Lorraine (site de Nancy). Elle est l'auteur de Mahaut d'Artois (Perrin, 224 pages) et de Louis X, Philippe V, Charles IV, les derniers capétiens (Passé composé, 208 pages). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les 12 Césars: Vespasien, Titus, Domitien
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce troisième et dernier volet, elle aborde les règnes de Vespasien, Titus et Domitien. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une brève histoire de l'histoire...
Elle est à la fois politique mais aussi économique, elle peut être sociale tout en s’intéressant au genre, elle est aussi culturelle donc et peut se pencher sur les mentalités . Sur cette radio, elle est au centre de vos préoccupations : nous parlons bien évidemment de l’histoire. Il y a plus d’un an, dans une émission avec Michel de Jaeghere, auteur de La compagnie des ombres aux Belles Lettres, nous avions réfléchi sur ses origines dans la plus haute antiquité jusqu’à l’incontournable Hérodote qui donna tout son sens au mot Istoria. Istoria, c’est l’enquête en grec. Histôr est celui qui sait, qui tranche un différend, qui prend de la distance avec les passions pour rendre un jugement. Storiavoce vous propose de faire un bond dans l’époque moderne et de mieux saisir comment notre discipline s’est construite dans ces siècles décisifs pour l’intelligence que furent la période de la Renaissance à notre époque contemporaine. Christophe Dickès reçoit Didier Le Fur, auteur du livre: Et ils mirent Dieu à la retraite.L’invité: Historien, Didier Le Fur est l’un des meilleurs spécialistes des XVe et XVIe siècles français, sur lesquels il a publié La France en 1500, ainsi que Marignan 1515. Auteur de biographies remarquées – Louis XII, Charles VIII, Henri II –, son travail sur François Ier, aboutissement de quinze années de réflexion, a été unanimement acclamé par la critique (Perrin). Il a a publié Une autre histoire de la Renaissance et, récemment Ils mirent Dieu à la retraite... (Passé Composé, 232 pages, 19€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ils ont été les rois maudits (1/2)- L'éducation des Princes
Dans le cadre du programme de collège, les élèves sont amenés à étudier le pouvoir des Capétiens. Il y eut un miracle capétien, celui d'une succession de père en fils sans interruption, de la fin du Xe siècle au début du XIVe siècle. Or, cette succession fut interrompue au profit des Valois après trois ultimes règnes, ceux de Louis X le Hutin, Philippe V et Charles IV. Maurice Druon les appelait les rois maudits. Mais qui furent ces derniers capétiens? Ces rois peuvent-ils bénéficier d'une réhabilitation et les sortir de leurs légendes littéraires? Ont-il joué un rôle dans l’affirmation du pouvoir monarchique et d l'Etat moderne. Bref, peut-on se contenter de l'adjectif de maudit et voir ainsi au delà? Dans cette première émission, Christelle Balouzat-Loubet se penche sur l'éducation des fils de Philippe Le Bel. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les 12 Césars: Tibère, Caligula, Claude.
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce deuxième volet, elle aborde les règnes de Tibère, Caligula et Claude. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Du nouveau sur les barbares?
Vandales, Francs, Burgondes, Alamans, Ostrogoths, Wisigoths... Qui sont ces hommes venus d'ailleurs dont le nom évoque beaucoup la terreur? Comment se son-ils installés en Europe. Les Romains fréquentent depuis longtemps ceux qu'ils appellent les barbares. Certains vivent même sur leur territoire. Au IIIe siècle, la confrontation devient plus problématique. Après deux cent ans de stabilité, de richesse et de conquêtes, il se trouve soudain sur la défensive... Partenaire de Storiavoce, la revue Codex #13 consacre son numéro trimestriel aux barbares. Priscille de Lassus est interrogée par Christophe DickèsPriscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine novateur qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les 12 Césars: César et Auguste
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce premier volet d'une série qui en comptera trois, elle aborde les règnes de césar et d'Auguste. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fortune des Médicis
On étudie souvent la Renaissance comme un siècle de renouvellement des arts et des sciences, un moment d’effervescence et de nouveauté, une époque de progrès et d’équilibre. Aujourd’hui Storiavoce aimeraitretenir votre attention sur ces espaces et ces personnages qui ont contribué à donner à la renaissance cette image de splendeur et de renouveau: comment ne pas évoquer la Florence des Médicis? Mais tout d'abord comment une telle dynastie a-t-elle pu s’ériger en référence de la renaissance ? Quelle est la cause d’une telle ascension politique ? Par quels moyens les Médicis sont-ils parvenus à pénétrer tous les arcanes du pouvoir florentin ? La renaissance florentine est un « moment miraculeux » pour reprendre l’expression de notre invité du jour, Jean-Yves Boriaud. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Jean-Yves Boriaud est professeur émérite de langue et de littérature à l’Université de Nantes et spécialiste du XVème siècle romain. Sa biographie sur Machiavel (Perrin, 2015, 22.90 €) a reçu le prix provins Moyen-Age en 2015. il est également traducteur de grands textes antiques. Il vient de publier La fortune des Médicis (Perrin, 320 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand la science entre en guerre (1939-1945)
Selon John Bernal, grand physicien britannique et ancien président du Conseil Mondial de la paix, la guerre de 39-45 « fut dès le début une guerre scientifique, et n’eut cesse de l’être de plus en plus au fil de sa progression. » Les périodes de conflit, participent toujours de la restructuration des sociétés ; des guerres puniques aux guerres mondiales. Tout semble alors dirigé vers les intérêts diplomatiques et militaire du pays. Cette réalité de l’effort de guerre est un lieu commun lorsqu’on parle de la guerre de 1939-1945. De facto, on ne peut passer outre le tournant de la recherche scientifique. Certains savants choisissent de mettre leur intelligence au service de la cause nationale et profitent des nouvelles conjonctures politiques pour se faire connaître. Ils vendent parfois leurs secrets ou cherchent à découvrir ceux des autres... Et, la guerre de 1939-1945 fut une période de grandes avancées scientifiques. Pour parler de ce phénomène d’histoire militaire, Mari-Gwenn Carichon reçoit Jean Charles Foucrier au micro de Storiavoce.L'invité: Jean-Charles Foucrier est historien, et chargé de recherche et d’enseignement au Service historique de la Défense. Il est également l’auteur d’une thèse remarquable sur les bombardements aériens publié sous le titre : La Stratégie de la destruction (éditions Vendémiaire, février 2017, 472 p. 26 euros). En février 2019, il a publié La guerre des scientifiques, 1939-1945 (Perrin, février 2019, 450 p., 24 euros). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome, cette évidence...
Les mythes et les légendes ont la vie dure, surtout lorsqu'on parle de Rome. Comment distinguer le vrai du faux dans une histoire qui se confond avec la littérature ?. Pour Tite-Live il semble que c’est la finalité didactique de l’histoire qui importe : « Ce qui est le plus important et le plus profitable dans la connaissance de l’histoire, c’est qu’elle fournit des exemples instructifs que l’on peut examiner comme un monument du passé qui serait exposé en pleine lumière. » Peu importe alors l’imprécision et l’inexactitude du récit ? Peu importe la part de légende ? Il n’est pas toujours facile d’avoir une idée exacte de la réalité du monde antique. Simplement parce qu'encore aujourd’hui on a hérité de certains historiens, de certains poètes, de certains artistes d'une coutume, celle de faire de Rome une œuvre d’art : un espace d’éclosion de l’imaginaire, une tragédie dont le déroulement est tout entier déterminé par la fin, un film qui nous fait passer par toutes les émotions, une toile aux couleurs franches mais aux contours flous qui nous saisit et nous interpelle. Bref, l’antiquité et particulièrement l'antiquité romaine est un chef d’œuvre. Jean-Noël Castorio, auteur de Rome réinventée, est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Jean-Noël Castorio vient de publier Rome réinventée, l'Antiquité dans l'imaginaire occidental, de Titien à Fellini aux éditions Vendémiaire (448 pages, 24 €), qu'il introduit par le propos choc suivant: L’antiquité n’existe pas. Il est maître de conférence en histoire ancienne à l’université du havre et notamment connu pour deux biographies : Messaline, la putain impériale (Paris, Payot, 2015, 463 pages, 26,00€) et Caligula au cœur de l’imaginaire tyrannique (Paris, Ellipses, 2017, 480 pages, 24.50€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le terrorisme, un avatar de l'histoire occidentale?
En 1990, dans un ouvrage célèbre intitulé Fallen soldiers, l’historien américain George Mosse se proposait de revoir la mémoire des deux guerres mondiales. Dans cet ouvrage absolument essentiel, l’auteur expliquait comment la guerre, à la suite de la révolution française, était devenue un véritable mythe, une forme de religion avec ses valeurs, visant "à masquer le réel et à le légitimer". La mémoire de la guerre, ses massacres de masse, sa violence, en devinrent une sorte d’expérience sacrée au point aussi d’en être banalisée. Cependant, l’ouvrage de Mosse avait un défaut : en effet, il avait laissé de côté une nouvelle forme de guerre. Sourde, intérieure, s’attaquant autant aux civiles qu’aux autorités politiques, il s'agit du terrorisme. Les événements que le monde vit depuis le 11 septembre 2001, ajouté à la conception binaire de Samuel Huntington sur le choc des civilisations, nous feraient presque oublier une vérité historique: le terrorisme est aussi l’apanage des sociétés occidentales. De la Russie tsariste à la France de la Troisième République ou des années 1960, des Etats-Unis d’Amériques à l’Irlande du XXe siècle en passant par l’Italie ou encore l’Allemagne… Le terrorisme a été un des avatars de nos sociétés occidentales. Et c’est précisément sur ce lien entre Occident et terrorisme que Storiavoce va s’arrêter aujourd’hui avec Didier Musiedlak. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité : Agrégé d’histoire, ancien membre de l'Ecole française de Rome, Didier Musiedlak est professeur en histoire contemporaine à Nanterre Université. Il a enseigné également durant de nombreuses années à Sciences Po (Historiographie de la Seconde guerre mondiale et histoire de l’Europe) et à l’INALCO (Histoire des identités politiques et culturelles en Europe). Il a animé un cycle de conférences à l’École Polytechnique entre 1999 et 2000, sur les États fascistes et nazi. Il vient de publier chez Arkhé éditions, L’atelier occidental du terrorisme (350 pages, 21,50€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les archives secrètes du Vatican sont-elles... secrètes?
Depuis le livre de Dan Brown, le Da Vinci Code, le Vatican est au centre de tous les fantasmes et contre-vérités. Or, le secret de ses archives fait partie de ces mythes... Faisant la part des vérités et des légendes, l'historienne Marie Levant nous explique le monde fascinant de la recherche historique dans une des plus vieilles institutions politiques et religieuses du monde. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invitée: Marie Levant est historienne, spéicialiste d'histoire religieuse. Enseignante à la Catho, elle est aussi secrétaire scientifique et chargée de recherche à la Sorbonne Université. Elle a travaillé de nombreuses années dans différents fonds d'archives européens et américains et tout spécialement au Vatican. Co-auteur du Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège chez Robert Laffont dans la collection Bouquins, elle vient aussi de publier aux PUR: Pacelli à Berlin, Le Vatican et l’Allemagne, de Weimar à Hitler (1919-1934)(400 pages, 30€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans les gammes de l'Histoire
Une des caractéristiques des temps moderne et contemporain est d’avoir donné à l’art une dimension politique, d’avoir créé un nouveau personnage, l’artiste engagé. Ce dernier, qu’il soit peintres, sculpteur ou musiciens, est naturellement un observateur du monde, il peut en être un commentateur à travers son œuvre. Il s’agit ici d’un droit fondamental. Cependant, le lien entre art et politique ne signifie pas pour autant que l’art parle systématiquement de politique. Nous l'avons vu sous l’époque totalitaire : l’art peut être inféodé à la politique et peut ainsi devenir propagande… C’est pourquoi, nous aurons une préférence pour un art dépouillé d’une finalité politique. La politique est certes un art, mais l’inverse porte en nous un sentiment de méfiance. Une fois n’est pas coutume, Storiavoce vous propose aujourd’hui de découvrir l’histoire en musique. Et quelle musique : Beethoven et Mozart, Verdi et Strauss, Chostakovic et bien d’autres… Tous ces musiciens et compositeurs ont pour particularité d’avoir vécu à une époque politiquement exceptionnelle au sens propre. Trois questions dès lors peuvent être posées… Est-ce que ces musiciens ont fait l’histoire ? Ou, au contraire, est-ce l’histoire qui a porté ces musiciens ? Une troisième option pourrait être une réponse positive à ces deux questions et c’est ce que nous allons voir avec Laure Dautriche, qui est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Laure Dautriche est journaliste à Europe 1 depuis 2009. Diplômée en musicologie et en lettres modernes, elle est également violoniste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Venise: une ville-monde au Moyen-Âge
Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette troisième et dernière partie, nous partons à la découverte de la Sérénissime, Venise la "ville monde". Quels sont les débuts de Venise et de qui parle t'on quand on évoque cette cité? Que signifie cette expression de ville-monde? Jusqu'où s'étendait sa domination? Quels étaient ses rapports avec l'Empire ottoman? Où se trouvaient les marchands vénitiens et quels étaient les effets de l'afflux des marchandises et des richesses pour la ville? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aux origines de Rome, avec Alexandre Grandazzi
Parfois, la littérature nous raconte l’histoire avec un grand H, les longs poèmes qui se présentent à nous comme des fragments d’archives. La naissance de Rome racontée dans les textes fondateurs, est aussi poétique qu'énigmatique. Les Anciens établissent sa fondation au 21 avril 753 av. J.-C. C’est Romulus qui en aurait posé la première pierre. Il est le descendant d’Énée, héros de la guerre de Troyes célébré par Virgile dans son Énéide, et dont le débarquement sur les rives du Tibre constitue un autre temps fort de l'histoire des origines de Rome. Mais quel crédit accorder aux textes littéraires, souvent écrits bien des années après les faits ? Pourquoi ce vif intérêt des Anciens pour la ville de Rome ? À quelles sources se référer pour dégager le vrai de la légende ? Quel est le matériau de l’archéologie ? Cette histoire de Rome aux origines est le fruit d’un travail aux carrefours de plusieurs disciplines : la mythologie, la littérature, l’histoire, l’archéologie, la philologie. De facto, cette histoire des origines de Rome ne peut s’écrire que grâce à la confrontation des hypothèses issues des différentes disciplines que nous venons d’évoquer.L’auteur : Alexandre Grandazzi est historien et professeur à Sorbonne Université, spécialiste de la Rome antique. Ses recherches s’inscrivent dans une démarche pluridisciplinaire. Il a notamment écrit : Urbs. Histoire de la ville de Rome des origines à la mort d'Auguste (Perrin, 2017, 768 p.), Une certaine idée de la Grèce avec Jacqueline de Romilly (Hachette, 2006, 352 pages) et vient de publier un Que-sais-je ? sur Les origines de Rome (PUF, 2019, 128 pages). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.