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Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

904 episodes — Page 15 of 19

Comment voyageait-on au Moyen-Âge?

Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette deuxième partie, nous abordons la question des voyages et des voyageurs sur cet espace géographique. Est-ce que l'on voyage déjà au Moyen-Âge? Qui sont ces voyageurs et pourquoi voyagent-ils? Combien de temps voyage t-on? Existait-il des "guides de voyage"? Comment accueillait-on le voyageur et comment le voyageur voyait-il l'étranger qu'il rencontrait? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 16, 201922 min

Régner et gouverner au XVIIe siècle

« L’Etat c’est moi ». Cette phrase prêtée à Louis XIV devenue une image d’Épinal nous impose trop facilement l’idée d’un gouvernement louis-quatorizien exclusivement absolutiste et autoritaire. Mais, gouverner est un art, et comme tout art, il s'apprend, se perfectionne, se nourrit des critiques et s’enrichit des conseils. Louis XIV, l’un des rois les plus célèbres de l’histoire européenne, a régné 72 ans sur la France. Né en 1638 au château de Saint Germain en Laye, sa vie fut tout entière vouée à l’Etat. Régner fut son métier. Et pourtant, on retient de lui avant tout l’image d’un monarque qui estimait la fête et le luxe avant de considérer ses sujets ; on s’est habitué à l’idée d’un règne superbe par sa prestance mais quasi solitaire. Or l’histoire n’est jamais trop simpliste à moins d’avoir sacrifié à l’autel du roman national sa complexité voire sa vérité: Comment définir le terme « Etat » au XVIIe siècle ? D’où vient ce mythe du roi gouvernant seul ? Comment le roi choisit-il ses ministres ? Quelles sont les familles influentes à la Cour de Versailles ? Quelles sont les sources à privilégier pour faire l’étude des gouvernements ? Thierry Sarmant grand spécialiste de Louis XIV, est reçu au micro de Storiavoce par Mari-Gwenn Carichon, pour répondre à toutes ces questions et démêler les mythes.L'invité : Thierry Sarmant est ancien élève de l’école des Chartes, docteur en histoire, et conservateur du patrimoine. Spécialiste de numismatique, archiviste paléographe, et directeur des collections du Mobilier National il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrage Vincennes : mille ans d’histoire, Louis XIV : Homme et roi et plus récemment L’Histoire mondiale des cours, co-dirigé avec Victor Battaggion qui sont des références. Régner et gouverner, Louis XIV et ses ministres est le titre du livre co-écrit avec Mathieu Stoll, réédité aux édition Perrin. Matthieu Stoll conservateur en chef au service interministériel des Archives de France a également publié des livres sur le règne de Louis XIV.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 11, 201932 min

La Méditerranée médiévale: commerce, conflits et échanges

Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette première partie, nous aborderons le commerce, les contacts maritimes et les conflits sur cet espace géographique. Quelle était la nature du commerce médiéval et qui le pratiquait? Qui vend et achète? Quelles était les produits échangés? Existait-il une lutte pour la maîtrise du commerce? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 9, 201925 min

Barbarossa : guerre totale, bataille absolue, avec Jean Lopez [2/2]

[Opération Barbarossa 2/2] Après avoir considéré les origines de l'opération Barbarossa de 1941, Storiavoce s'arrête sur la nature de cette bataille absolue qui voit l’affrontement de la Russie soviétique et de l'Allemagne nazie. D'où vient le nom de Barbarossa ? Quelle est la nature des forces engagées ? Comment les deux armées se sont-elles préparées et quelles étaient leurs conceptions militaires ? La réalité de l'affrontement va t'elle amener les deux belligérants à abandonner leur dimension totalitaire ? Enfin, comment expliquer la défaite de l'Allemagne nazie ?L'invité : Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l'Infographie de la Seconde Guerre mondiale.  Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31 €). À lire aussi :"L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3d9y8Jr"Abetz, Jünger et von Choltitz : trois Allemands dans Paris occupé" : https://bit.ly/3U4BA8P Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 5, 201947 min

Aux origines de Barbarossa, avec Jean Lopez [1/2]

[Barbarossa 1/2] Nous sommes le 18 décembre 1940. En cette fin d’année, alors que la France a capitulé depuis six mois, Hitler signe la directive Barbarossa. Ultra-secrète, cette dernière n’est tirée qu’à seulement neuf exemplaires. Elle sera décisive dans l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale puisque, de quelque façon que l’on considère le problème, l’échec de l’opération va enlever à l’Allemagne toute chance de victoire dans le conflit mondial. Storiavoce vous propose de comprendre au cours de deux émissions un des événements les plus importants du XXe siècle. Dans un premier temps, nous démêlerons les origines de cette opération. En effet, ce serait une erreur que d’isoler l’opération Barbarossa en dehors de son contexte historique, de ne pas plonger dans les origines politiques et diplomatiques, idéologiques mais aussi historiques de cet affrontement entre la Russie soviétique et l’Allemagne nazie. Ensuite, au cours d’une deuxième émission, nous nous arrêterons sur la dimension absolue et totale de ce conflit… Nous naviguerons d’un camp à l’autre et verrons aussi comment cette dimension porte en elle l’échec de l’Allemagne et la victoire russe. Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue.L'invité : Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l'Infographie de la Seconde Guerre mondiale.  Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31 €). À lire aussi :"L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3d4FFJp"Abetz, Jünger et von Choltitz : trois Allemands dans Paris occupé" : https://bit.ly/3ByIig4 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 2, 201949 min

La Méditerranée : une mer jalousée au XVIIe siècle, avec Guillaume Calafat

En histoire, les idées les plus intéressantes sont celles qui recherchent les causes et les origines des événements. Elles en sont bien évidemment la clé essentielle : pourquoi et comment les événements se sont-ils construits ? Une fois n’est pas coutume, nous allons nous pencher sur la construction, non pas d’un événement, mais plutôt d’un concept : celui de souveraineté à travers un espace bien connu, celui de la mer Méditerranée à l’époque moderne. Les Romains l’appelaient « mare nostrum ». Mais, au XVIIe siècle, à qui appartenait cette mer ? S’agissait d’un espace libre où l’on pouvait librement naviguer et bénéficier des ressources halieutiques ? Ou, au contraire, d’un lieu sur lequel s’exerçait une juridiction, un pouvoir, une souveraineté ? Storiavoce va naviguer sur les eaux de l’histoire, du droit, de la géographie, de la philosophie à travers les âges, de l’Antiquité jusqu’au XVIIe siècle, en passant par l’époque médiévale.Notre invité : Ancien élève de l’École normale supérieure (ENS-Ulm), agrégé d’histoire, ancien membre de l’École française de Rome, Guillaume Calafat est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 depuis septembre 2014 (Institut d’histoire moderne et contemporaine). Ses recherches portent sur la Méditerranée de l’époque moderne, et notamment sur les échanges marchands et maritimes entre Europe occidentale et monde ottoman. Il est membre du comité de rédaction des revues Annales. Histoire, Sciences Sociales (2015). Pour l’année académique 2018-2019, il a été Fung Global Fellow, PIIRS, Princeton University. Il est l’auteur de Une mer jalousée, Contribution à l’histoire de la souveraineté (Méditerranée, XVIIe siècle), Seuil (456 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 29, 201947 min

Néron: esthète... et pyromane?

Né sous le nom de Lucius Domitius Ahénobarbus le 15 décembre 37 à Actium, Néron est le dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne. Homme de pouvoir cruel, personnage pervers, esthète sadique, Néron est souvent invoqué comme le symbole du mal. Déjà Pline l’Ancien au Ier siècle après J-C, en l’associant à Caligula le consacrait « fléau du genre humain ». Et pourtant, la rigueur historique et la finesse d’analyse, nous découvrent un personnage plus en relief : on ne peut comprendre Néron sans comprendre sa famille et son enfance, associer uniquement la cruauté de l’empereur à un sadisme malsain et voire en lui exclusivement un poète maudit et mauvais. Savez-vous que ce n’est pas Néron qui a brûlé Rome ? Que l’empereur que l’on voit souvent comme exclusivement cruel et avide de sang était aimé de son peuple ? Que ce souverain était raffiné et cultivé ? Nous recevons au micro de Storiavoce, Catherine Salles, qui vient nous proposer un portrait de Néron et dégrossir la vision simpliste qu’on a souvent du personnage.L'invité: Catherine Salles est agrégée de lettres classiques et grande spécialiste de l’Antiquité. Elle a enseigné les lettres et la civilisation latine à Paris X et vient de publier une très belle biographie de l’empereur romain Néron (Néron, Perrin, 2019, 228 p. Elle a déjà écrit de nombreux ouvrages consacrés à l’Antiquité et la mythologie: Le grand incendie de Rome, 64 ap. J.-C., (Tallandier, 2015, 256 p.), Lire à Rome, (Les Belles Lettres, 2008, 316 p.) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 26, 201944 min

Le sens caché des cathédrales

La nuit du 15 avril est entrée dans l’histoire. Au petit matin, la France s’est réveillée en état de choc. Depuis, nous sommes passés par toutes les étapes du deuil tel que le décrivent les psychologues : sidération, douleur, colère, résignation, espérance. Avec curiosité, chacun s’est plongé dans les souvenirs communs de la grande histoire, on regrette toujours de ne pas s’être assez intéressé aux disparus. Il s’est aussi remémoré les siens dans une introspection plus intime. Pourquoi sommes-nous touchés au plus profond de notre âme ? Notre Père ne fait pas l’unanimité. Mais Notre-Dame... Belle et rassurante, comme une mère, elle accroche sa silhouette arachnéenne aux rives de la Seine. Et ouvre ses entrailles. La cathédrale accueille ses enfants sans jugement. À tous, elle offre grâce et beauté, force et hardiesse, vie et mémoire. Ce dossier sur les cathédrales gothiques était en gestation quand le drame est survenu. Il a été étoffé pour mettre l’événement en perspective. Qu’est-ce qu’une cathédrale ? Que s’est-il passé au XIIe siècle pour que l’Europe se lance dans d’immenses chantiers de reconstruction ? Quelles sont les ambitions du gothique? Comment ces églises agrègent-elles l’histoire des hommes, jusqu’à aujourd’hui ? Les meilleurs spécialistes répondent à ces questions. Tout comme l’expérience vécue sur le terrain. Une invitation à découvrir les autres cathédrales. Rédactrice en chef, Priscille de Lassus répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 4, 201936 min

Dans l'intimité de la conscience: au plus près des âmes et des corps.

Au XIXe siècle, nombre d’hommes et de femmes – de femmes principalement – confient le récit de leur vie personnelle, de leurs pensées et de leurs tourments les plus intimes à un directeur de conscience. Cet homme d’Église, avec qui l’on évoque ce dont on ne peut parler ailleurs, est tout à la fois un guide moral et le premier confident : si sa charge initiale est de veiller à la bonne tenue des âmes, son écoute devient souvent pour les individus dirigés une occasion de parler d’eux-mêmes et de s’observer, d’ouvrir une « chambre à soi ». Les femmes y content les pesanteurs de la vie conjugale et domestique, les hommes leur difficulté à remplir leurs devoirs : se marier, entretenir une famille. Caroline Muller a mené l’enquête sur ces hommes et ces femmes, mais aussi sur les directeurs de conscience qui les accompagnent, à une époque où la vertu thérapeutique de la parole n’est pas encore une fin en soi. Préoccupations morales et spirituelles, inquiétudes existentielles, désirs de liberté se lisent dans ces lettres, largement retranscrites ici, et qui portent bien souvent la mention « à brûler ». Caroline Muller répond aux questions de Christophe Dickès.L'invitée: Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Rennes 2, Carole Muller travaille sur la France dans la seconde moitié du XIXe siècle et particulièrement sur l'histoire du genre et du catholicisme. Elle est l'auteure du livre Au plus près des âmes et du corps, une histoire intime des catholiques au XIXe siècle (PUF, 364 pages, 23€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 2, 201946 min

Puissance, conquêtes et démesures: les Empires à l'époque médiévale

Dans les célèbres mémoires de madame de Rémusat, proche de Joséphine de Beauharnais, on peut lire un propos attribué à Napoléon Bonaparte, alors empereur des Français: « Le titre de roi est usé (…) celui que je porte est plus grand, il est encore plus vague, il sert l’imagination. » Le titre d’empereur et la notion d’empire ne renvoient pas seulement à une réalité politique et administrative mais à un ensemble de concepts et de réalités à l’imaginaire prospère : immensité d’un territoire, conquête, puissance, démesure, voire infini. Les empires impressionnent et alimentent des fantasmes et des rêves ; ils ont aussi et surtout structuré et caractérisé la période médiévale. Sylvain Gouguenheim, célèbre historien médiéviste vient de diriger la publication d’un ouvrage collectif sous le titre : Les Empires médiévaux, aux éditions Perrin. Nos invités, Carmen Bernand, grande spécialiste des sociétés et des peuples d'Amérique latine, et Florence Samsonis, qui travaille sur les relations entre le monde franc et byzantins, y ont participé. Elles répondent à Mari-Gwenn Carichon.Nos invitées: - Carmen Bernand est historienne et anthropologue, grande spécialiste des sociétés et des peuples d’Amérique latine. Elle est l'auteure du chapitre : « Les empires solaires des Amériques : les Mexicas et les Incas ». - Florence Sampsonis est historienne, docteur en histoire médiévale et notamment spécialiste des relations entre le monde franc et le monde byzantin, et l’histoire (sa thèse porte sur "L’administration de la Morée par Charles Ier d’Anjou (1267-1285). L’apport majeur d’une source délicate : les registres angevins." Elle est membre depuis 2019 du Comité Français des Études Byzantines. Elle est ici l'auteure du chapitre : « L’empire latin de Constantinople entre 1204 et 1261, l’ombre d’un Empire ».___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 27, 201936 min

Interviewer Adolf Hitler ou les entretiens oubliés.

Dans cette nouvelle émission Nos mémoires consacrée aux sources de l'Histoire, Eric Branca, journaliste et Historien, présente les entretiens oubliés d'Hitler. Depuis son émergence politique, en 1923, jusqu’à la défaite de la France, en 1940, Hitler a utilisé la presse démocratique comme nul autre dictateur ne l’avait fait avant lui. Complétant et souvent corrigeant ses innombrables discours, il accorda des entretiens à des journalistes triés sur le volet afin d’endormir les opinions publiques occidentales sur la réalité de ses desseins et le caractère impitoyable de leur mise en œuvre. Malgré les centaines de milliers de pages consacrées au Führer depuis plus de soixante-dix ans, ces interviews, accordées aux plus grands correspondants américains, britanniques et français de l’époque, n’ont pourtant jamais fait l’objet de la moindre publication, si ce n’est par le biais d’une poignée de citations. Elles sont pourtant essentielles, à la fois par ce qu’elles disent et par ce qu’elles dissimulent.L'invité: Historien et journaliste, Éric Branca a publié plusieurs ouvrages à succès, dont le très remarqué L’Ami américain. Washington contre de Gaulle (1940-1969) chez Perrin. Il vient d'éditer chez ce même éditeur: les entretiens oubliés d'Hitler 1923-1940 (260 pages, 22€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 24, 201939 min

Richelieu, Bossuet, Fénelon, Bernis... entre le Trône et l'Autel

En face de l'Eglise Saint-Suplice, dans le centre de Paris, se trouve une fontaine monumentale de douze mètres, qui date du XIXe siècle. On l’appelle parfois la Fontaine des orateurs sacrés mais aussi, non sans une certaine ironie, la Fontaine des quatre points cardinaux. Et pourtant, les personnages qu’elle représente n’ont pas accédé à la pourpre cardinalice. Ils n’en sont pas moins des grands dans notre histoire de France : Bossuet, Fénelon, Fléchier et Massillon. Ces quatre personnages symbolisent l’étroite relation qui existait entre le trône et l’autel. Naturellement, à l’époque moderne, ils ne sont pas seuls : que l’on songe à Richelieu bien évidemment, mais aussi à Bérulle au XVIe siècle ou au XVIIIe au cardinal de Bernis. Storiavoce vous propose de partir à la découverte des hommes qui servaient à la fois l’Eglise mais aussi le Roi. Quel était leur perception de l’Etat ? Quels rôles ont-ils joué à l’époque moderne ? Comment voyaient-ils la relation difficile du trône et de l’autel ? Comment ont-ils fait face aux défis non seulement politique mais aussi religieux de l’époque : le protestantisme, le jansénisme? Bref, qui étaient ces grands qui travaillaient à la fois pour Dieu et pour le Roi? C’est ce qu'évoque Marie-Joëlle Guillaume. Elle répond aux questions de Christophe Dickès.La nature et l’évolution des relations entre le Trône et l’Autel, l’Église et l’État sous l’Ancien Régime sont difficiles à comprendre pour nos contemporains. De même que les conflits religieux qui l’émaillent – guerres de Religion, jansénisme, quiétisme… – et qui ont de multiples implications au plus haut sommet de l’État. Marie-Joëlle Guillaume en livre les arcanes par le biais des portraits de douze grands prélats français, du règne d’Henri III à celui de Louis XVI.Pierre de Gondi, François de La Rochefoucauld, Pierre de Bérulle, Richelieu, Bossuet, Fénelon, Valentin-Esprit Fléchier, Louis-Antoine de Noailles, Jean-Baptiste Massillon, André-Hercule de Fleury, Christophe de Beaumont et François-Joachim de Bernis : hommes d’État, hommes d’action, noms illustres des Lettres françaises ou prédicateurs en vue, tous sont de grandes âmes aux prises avec de grands débats. La présentation fouillée de leurs fortes personnalités, l’explication de leurs œuvres et de leurs actions conduisent à une plongée passionnante dans les XVIIe et XVIIIe siècles. Alliant la rigueur de l’historien à la limpidité du style, Marie-Joëlle Guillaume éclaire un pan encore largement méconnu de l’histoire politique et religieuse de la France L'invitée: Marie-Joëlle Guillaume est agrégée de Lettres classiques. Éditorialiste à l’hebdomadaire Famille Chrétienne, elle est membre de l’Académie d’Éducation et d’Études sociales et auteur de très nombreux articles et conférences. Elle a publié deux livres d'entretiens avec le cardinal Poupard, chez Plon en 2001 et chez Perrin en 2003. Spécialiste du XVIIe siècle, elle est la biographe de Vincent de Paul et vient de publier Pour Dieu et pour le Roi (Perrin, 400 pages, 24€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 20, 201943 min

Visages de Philippe Pétain III/III - La Deuxième Guerre

Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce dernier épisode est consacré à la Deuxième Guerre mondiale et à la responsabilité du Mérchal Pétain. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes- Faut-il distinguer Laval de Pétain et en quelque sorte amoindrir la responsabilité de ce dernier ?- En 1942, vous montrez Pétain à court de solution… mais en a-t-il eu vraiment ? N’est ce pas la même incapacité du temps de son Ministère en 1934?- Fin 42, le Maréchal s’efface au profit de la seule personne Philippe Pétain. Est-ce à ce moment que Philippe Pétain cesse d’être le Maréchal ?- En dehors de l’antisémitisme d’Etat qui est un des caractères du régime, l’imprécision et la faiblesse de ces hommes n’est-elle pas dans la continuité de la faiblesse de la Troisième République ? Celle de Munich mais aussi celle de l’immobilisme face au péril hitlérien ?- Quel est son degré de responsabilité ? S’est-il trompé ou est-ce qu’il a été trompé ?- Fallait-il juger le Maréchal Pétain?- Faut-il distinguer (et non dissocier) le régime de Vichy et Philippe Pétain ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 17, 201924 min

Une histoire des "Gauches" depuis 1789 avec Michel Winock

En 1789, l’Assemblée constituante vote un projet constitutionnel au sujet de la place du pouvoir royal dans les institutions. Tout naturellement, les députés se regroupent par affinités idéologiques, sensibilités politiques, et plus largement conception de la France et de son gouvernement. A droite du président les partisans du pouvoir royal, à gauche, ses opposants. C’est ainsi que naît la gauche ou plutôt, les gauches. Le clivage d’abord topographique prend ensuite un sens plus large jusqu’à devenir un référent incontournable de la politique française. Aussi opposés soient-elles la droite et la gauche alimentent leur existence dans les idées qui les opposent l’une à l’autre, mais pas seulement. La bataille des idées n’est effective que grâce à la campagne de ses émissaires et de ses initiateurs: qui furent ces figures de la Gauche française? Pour les évoquer, Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce Michel Winock.Michel Winock est le plus grand spécialiste de la République française et de ses mouvements intellectuels. Il a publié des dizaines d’ouvrages qui sont aujourd’hui des références pour étudier et l’époque contemporaine : Le siècle des intellectuels (928 pages, 90,00 euros), récompensé par le prix Médicis essai en 1997, Le 20e siècle idéologique et politique (544 pages, 11,00 euros) ou encore L’histoire de la France républicaine, histoire politique XIXe-XXIe siècle (1 290 pages, 32 euros) paru en 2017. Historien des idées, des mouvements politiques et des dynamique institutionnelles, il s’est également rendu célèbre avec des grandes biographies : Madame de Staël (Prix Goncourt de la biographie)(672 pages, 11,00 euros), ou encore Clemenceau (584 pages, 35,00 euros) (Prix Aujourd’hui en 2008) . Régulièrement sollicité pour apporter son expertise d’historien pour commenter l’actualité politique et sociale française, il connaît la gauche mieux que personne. L’ ouvrage collectif qu’il vient de diriger et publier chez Perrin rassemble des plumes brillantes et des historiens talentueux : Les figures de proue de la gauche depuis 1789 (480 pages, 24, 90 euros) dans lequel Michel Winock a signé deux chapitres: l’un sur Proudhon et l’autre sur Victor Hugo.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 12, 20191h 1m

Visages de Pétain II/III - L'entre-deux Guerres

Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce deuxième épisode est consacré à la période de l'entre-deux guerres jusqu'à la défaite de 1940. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes :- Entre les deux Guerres, Pétain est-il un homme qui veut se mettre en retrait avec les honneurs ou au contraire un homme actif ?- Quelles seront ses responsabilités militaires?- A posteriori, peut-on le charger de l’impréparation militaire qui mènera à la défaite de 1940 ?- Quel sera son rôle ministériel aux armées en 1934? Qu’a fait le Maréchal pendant ces neuf mois ?- Pourquoi fait-il un bilan négatif de cette expérience? Pourquoi refuse t'il un nouveau maroquin dans les gouvernements de Pierre-Etienne Flandin ou Sarraut en 1936?- Le discours au dîner annuel de la Revue des Deux Monde préfigure son programme de 1940. Peut-on dire que Vichy a été préparé dans un contexte de crise international dans les années 1930 ? Ou que les choses se sont faites dans l’improvisation ?- Comment expliquer sa nomination en Espagne en tant qu'ambassadeur?- Pourquoi est-il appelé en 1940? A t’il eu raison de prendre le pouvoir en 1940 ?- Peut-on en faire un pessimiste?- L’armistice était donc le bon choix pour lui ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 10, 201921 min

Une histoire incorrecte de la Révolution

Plus qu’un simple objet d’histoire, la Révolution Française est pour certains un mythe, un fantasme, une idole. Un mythe aux contours flous qu’il faut sans cesse réinventer et adapter, un mythe populaire écrit par des intellectuels, un fantasme qui ensorcelle et qui fascine. Mais la Révolution française est aussi une idole, qui semble pourtant chanceler depuis 1789 dans son sanctuaire. Elle est une idole ébréchée mais dont les débris semblent toujours replacés dans le saint des saints du temple de l’histoire. L’historiographie semble le montrer : étudier la Révolution française ne peut-être qu’un pèlerinage ou une guerre sainte. Une chose est sûre, la salle capitulaire ne se désemplit pas même si tout le monde ne semble pas avoir le droit au chapitre. Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce, l’historien Claude Quétel, qui vient de publier aux éditions Tallandier et Perrin, l’ouvrage : Crois ou meurs, une histoire incorrecte de la Révolution française.L'invité: Claude Quétel est un historien tout d’abord spécialiste du 18ème siècle Directeur de recherche honoraire au CNRS, il est spécialiste de la folie et de la psychiatrie. On lui doit, entre autres une Histoire de la folie, de l’Antiquité à nos jours (624 pages, 12,5 euros) chez Tallandier et une Histoire des murs (320 pages, 9 euros) chez Perrin. Reconnu comme un fin connaisseur de la Seconde Guerre mondiale, il a également été directeur scientifique du mémorial de Caen avec La Seconde Guerre mondiale (Perrin, 480 pages, 24,9 euros), L’Impardonnable Défaite (Tempus, 480 pages, 11 euros). Son Crois ou meurs est le récit historique de la période la plus controversée de l’histoire de France et l’aboutissement d’un travail de plusieurs années. Il a été coédité par Perrin et Tallandier (512 pages, 21,90€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 5, 201953 min

Visages de Pétain I/III - La Grande Guerre

Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce premier épisode est consacré aux origines de Pétain, de Cauchy-La-Tour (Pas-de-Calais) jusqu’à la fin de la Grande Guerre. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes :- Que sait-on de Pétain avant 1914 ? Quelles sont ses origines, sa formation ?- Comment voit-il la défaite de 1870 ?- Il a un avancement anormalement lent, « une carrière sans éclat mais régulière » ? Pétain lui-même se voulait être un homme ordinaire ?- Quels sont ses principes en matière militaire ?- Le général Laure dit de lui en 1904 qu’il a « Une fermeté de caractères et d’idées qui lui permet de n’être l’esclave d’aucun milieu ». Quel est son caractère ?- Comment expliquer son ascension fulgurante et sa progression?- D’où vient sa réputation d’homme proche de ses soldats ?- Quel est le rôle de Pétain à Verdun en février 1916 ? Pourquoi a-t-il été choisi ?- Des détracteurs ont souhaité réévaluer son rôle en le minimisant. Qu’en dire ? Quelle était la nature de son différend avec Joffre ?- Pétain Verdun, est-ce l’homme providentiel ?- Quel est le rôle de Pétain en 1917-1918 ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 3, 201923 min

Comment Homère a dominé le monde

Au cours de cette deuxième partie consacrée à la Grèce archaïque, Maria-Cécilia d'Ercole évoque le tournant et même la révolution que constitue le VIIIe siècle avant J.-C. Comment se caractérise cette révolution? Quel rôle joue la religion dans la société? Peut-on parler d'un pan-hellénisme à cette période ? Au delà de ce moment essentiel qui préside à la naissance de la Grèce, d'Ercole évoque par ailleurs le rôle de l'oeuvre homérique: que sait-on exactement d’Homère ? Comment les textes de l’Iliade et l’Odyssée ont-ils été écrits et sait-on exactement les dater ? Peut-on parler de sociétés homériques et quelle est la frontière entre réalité et littérature ? Quels sont les liens entre Homère et l’autre poète grec, Hésiode ? Comment enfin expliquer la postérité de l'oeuvre et surtout, comment l'oeuvre va t'elle participer à l'émergence d'une culture et d'une intelligence grecque? Autant de questions auxquelles Maria Cecilia d’Ercole répond. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invitée: Maria Cécilia D'Ercole est historienne et archéologue et directrice d'études à l'EHESS. Elle dirige aussi l'’UMR 8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Spécialiste de l'histoire des échanges économiques et culturels dans la Méditerranée antique, Maria Cécilia d'Ercole a notamment écrit Ambres gravés. La collection du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre (Louvre Editions, 2013). Elle a co-écrit avec Julien Zurbach et sous la direction de Brigitte Le Guen La Naissance de la Grèce, De Minos à Solon (3200 à 510 avt J.-C.) (Belin, 688 pages, 49€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 30, 201939 min

La naissance de la Grèce: de Minos à Solon

Nous sommes au VIe siècle avant JC, dans le fameux palais de Crésus, roi de Lydie et bien évidemment, comme chacun le sait : l’homme le plus riche de la terre. Or, en ce jour, Solon, le sage archonte, visite le fameux roi qui lui demande de lui décerner le titre de « personne la plus heureuse au monde. » C’était sans compter sur la sagesse de Solon qui, après avoir feint de ne pas comprendre la question, se mit à expliquer au roi que le plus heureux des hommes était un certain Thelos. Thelos, obscur athénien mais qui a vu naître, qui a vu grandir ses enfants, qui les a élevé dans la droiture et la sagesse, qui les a vu eux-mêmes devenir père et mère… Thélos qui enfin bénéficia d’une mort heureuse en luttant pour sa patrie, les armes à la main. Une belle mort, une mort héroïque qui place le plus obscur des citoyens dans « l’éternité du souvenir et la reconnaissance publique. » Storiavoce vous propose de remonter le temps et de découvrir un vaste monde, celui de la Grèce archaïque avec ses héros, ses mythes mais aussi ses citoyens obscurs : monde complexe s’il en est couvrant pas moins de 2500 ans d’histoire. Alors, comment embrasser au sens propre une telle période ? Comment faire la part des mythes, des légendes et de l’histoire ? Comment les pierres parlent-elles à l’archéologue et les poèmes homériques à l’historien? C’est ce que présente Maria Cecilia d’Ercole dans une émission en deux parties: la première consacrée à la Grèce archaïque; la seconde à Homère. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invité: Maria Cécilia D'Ercole est historienne et archéologue et directrice d'études à l'EHESS. Elle dirige aussi l'’UMR 8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Spécialiste de l'histoire des échanges économiques et culturels dans la Méditerranée antique, Maria Cécilia d'Ercole a notamment écrit Ambres gravés. La collection du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre (Louvre Editions, 2013). Elle a co-écrit avec Julien Zurbach et sous la direction de Brigitte Le Guen La Naissance de la Grèce, De Minos à Solon (3200 à 510 avt J.-C.) (Belin, 688 pages, 49€.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 26, 201941 min

Ils ont fait et défait le Second Empire

« L’Impératrice est légitimiste ; le prince Napoléon est républicain ; Morny est orléaniste ; moi-même, je suis socialiste ; il n’y a que Persigny qui soit bonapartiste, et il est fou ». Cette phrase attribuée à Napoléon III mais aujourd’hui jugée apocryphe, illustre le Second Empire. Retour sur une grande époque aux personnalités légendaires ; une époque charnière, parcourue par de nombreux courants de pensée apparemment contradictoires et de grands personnages. Même les sensibilités politiques des proches du gouvernement de Napoléon III semblent désaccordées. Le Second Empire est un gouvernement, une société, une période, tiraillés entre les souvenirs du Premier Empire, dans ses gloires et ses défaites, et l’aspiration au progrès et au renouveau. De facto, le Second Empire n’est pas seulement l’histoire d’une dynastie et de son peuple. De grands personnages l’ont traversé : ils lui ont donné son éclat, éveillé son idée ou pensé son renouvellement, consolidé ses fondements ou fissuré sa structure, pleuré sa chute ou précipité sa fin. Auteur de Ils ont fait et défait le Second Empire, Eric Anceau revient sur vingt-cinq grands personnages qui ont marqué la période. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’Histoire parlementaire et politique, directeur adjoint de la revue Histoire, Economie, Société et coordonnateur du double diplôme Histoire Sciences sociales entre Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Eric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe s. de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des Sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, Ville d’Ajaccio,…). Déjà interviewé pour l'ouvrage collectif Qu'est-ce qu'une nation en Europe? (Presses Sorbonne université, 280 pages, 8.90€), Eric Anceau vient de publier: Ils ont fait et défait le Second Empire (Tallandier, 384 pages, 21,90€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 23, 201951 min

La vie quotidienne des esclaves dans les colonies françaises (XVIIe-XVIIIe Sc.)

Au programme de la classe de quatrième et de Seconde, l’ouverture Atlantique, la colonisation et l’esclavage engagent à la fois la mémoire et l’histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent continue ici un [Cours d’Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette troisième partie sur le vie quotidienne des esclaves dans les îles du XVIIe au XVIIIe siècles, il répond aux questions suivantes:- Comment les esclaves se logeaient-ils? Que portaient-ils comme vêtements?- Une vie conjugale était-elle possible?- De quelle manière les esclaves survivent-ils au quotidien ?- De l’Afrique aux colonies, ils entrent dans un monde nouveau: est-ce que cela entraîne leur acculturation ? Que reste t’il de leur passé africain ? - Vous évoquez la créolisation encadrée d’ailleurs par l’Eglise catholique: comment la définir?- Existe-t-il une résistance ou des résistances à l’esclavage ?- L’affranchissement est-il une utopie ou un doux rêve pour ces hommes ?- Il existe des libres de couleur: quelle était leur proportion ? Leur liberté signifiait-elle une égalité?- Quelles étaient leur place dans l'économie coloniale?- Quel rôle leur statut va jouer dans l’abolition?Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté – La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d’esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 20, 201915 min

1969: abdication ou révolution gaulliste?

Pour nous Français, les abdications ont toujours une saveur de renoncement et d’échec. A u moment où nous avons enregistré cette émission, l'empereur du Japon Akihito a renoncé au trône au profit de son fils Nahurito dans une forme de scepticisme général. Il en fut de même pour Benoît XVI au profit de François : d’ailleurs, pour la monarchie pontificale élective, on ne parle pas d’abdication mais de renoncement à la charge. Un renoncement codifié. Pour notre république française, les choses sont bien différentes : d’abord parce que les présidents élus exercent un mandat dans le temps. Mais on le sait, la décision par exemple de François Hollande de ne pas se représenter à l’élection présidentielle fut entre autres le résultat d’un constat : celui d’un échec après un quinquennat trop court pour ce qu’il avait de long, trop long pour ce qu’il avait de court. Or, en cette année 2019, nous commémorons la démission d’un autre président de la République, celle du Général de Gaulle après l’échec du référendum du 27 avril 1969. Nous gardons de cette renonciation une série de photos en noir et blanc, un peu floues, prises en Irlande . Une représentation presque romantique : celle d’un retraité, comme perdu sur cette plage dans la froidure irlandaise, un homme en décalage avec son temps, ruminant sur son passé et les occasions manquées. Mais les images peuvent mentir : Storiavoce vous propose de découvrir au cours de cette émission un autre de Gaulle : un de Gaulle qui, au contraire, avait parfaitement conscience des changements qui s’opéraient devant lui; un De Gaulle même disons-le révolutionnaire, prêt à répondre aux nécessités de son époque. C’est ce que nous propose de comprendre l’historien Arnaud Teyssier. Il est interrogé par Christophe Dickès. L’invité: Ancien élève de l’Ecole normale et de l’ENA, Arnaud Teyssier a collaboré avec Philippe Séguin et été le directeur du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Intérieur de 2003 à 2008. Professeur à Paris I de 2006 à 2014, il est depuis 2015 professeur à l’École normale supérieure et co-directeur de la Prép’ENA Paris I-ENS, où il enseigne la culture générale ; également inspecteur général de l’Administration et administrateur de l’Institut d’études avancées de Nantes et conseiller scientifique de Futuribles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont un Charles Péguy, un Richelieu, et un Philippe Séguin, le remords de la droite. Il vient de publier aux éditions Perrin De Gaulle 1969: l'autre révolution.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 16, 201946 min

Maîtres et Esclaves XVII-XVIIIe Sc.

Au programme de la classe de 4è et de Seconde, l’ouverture Atlantique, la colonisation et l’esclavage engagent à la fois la mémoire et l’histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent continue ici un [Cours d’Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette première partie sur le rapport entre maître et esclaves dans les îles du XVIIe au XVIIIe siècle, il répond aux questions suivantes:- Qui sont les premiers esclaves sur le territoire français ?- Comment se fait-il que l’esclavage soit interdit en France à l’époque et autorisé sur ces terres ?- D’où viennent ces esclaves ? Pourquoi l’esclave africain s’impose ? - - En Afrique, qui organise ces marchés d’esclaves ?- Quelle est la réalité des rapports entre maître et esclaves?- Existe-t-il une condition juridique de l’esclave ? Où le fait précède t’il le droit?- Existe-t-il des cadres juridiques différents d’un endroit à l’autre ?- Qui sont les maîtres ?- Existe-t-il des hommes de couleur libres ? Et ces hommes ont-ils eux-mêmes des esclaves ?- Les maîtres ont-ils un pouvoir absolu ? Vous évoquez des relations non en droit mais dans le cadre d’une entente tacite !Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté – La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d’esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 13, 201925 min

Le sabordage de la noblesse au XVIIIe siècle

Faste, luxe, oisiveté, décadence, excès. Pour la majorité du peuple français du XVIIIe siècle, le noblesse se renie dans l’insouciance : elle piétine les fondements de son institution, les causes de sa création et le motif de son établissement. Bref, la noblesse se saborde. Mieux, elle expire sur scène, à l’acte V d’une tragi-comédie, après au moins un siècle d’agonie mise en scène par elle-même. Lors de la nuit du 4 Août, les aristocrates votent la fin de leurs privilèges. Comment et pourquoi les évolutions morales et sociales de la noblesse ont-elles provoqué sa chute, et celle de l’Ancien Régime tout entier ? Storiavoce vous fait découvrir une facette peu connue de l’élite nobiliaire, excellant dans l’art de l’autocritique et de l’autodérision : entre mythes et réalités. Interrogée par Mari-Gwenn Carichon, Fadi El Hage est l'auteur du livre : Le Sabordage de la noblesse, Mythe et réalité d’une décadence aux éditions Passés Composé.L’auteur : Fadi El Hage est historien moderniste, chercheur associe à l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine et l’auteur d’ouvrages remarqués sur l’histoire militaire : Histoire des Maréchaux de France à l’époque moderne, Napoléon historien (préfacé par Jean Tulard), La guerre de succession d’Autriche (1740-1748). Le sabordage de la noblesse, Mythe et réalité d’une décadence est le titre de son dernier livre publié aux éditions Passé composés (252 pages, 22€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 9, 201942 min

Histoire d'une conquête & d'une révolution: l'économie sucrière des Caraïbes

Au programme de la classe de 4è et de Seconde, l'ouverture Atlantique, la colonisation et l'esclavage engagent à la fois la mémoire et l'histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent entame ici un [Cours d'Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette première partie sur la conquête des îles sucrières aux XVIe - XVIIe siècles, il répond aux questions suivantes:- L’idée coloniale est très souvent associée à l’époque des XIXe et XXe siècles. Or cette idée coloniale date de la fin du XVe et du début du XVIe siècle. Peut-on comparer le colonialisme contemporain avec celui de l’époque moderne et les mettre sur un même pied d’égalité ?- La colonisation française démarre fortuitement : elle est la conséquence des rivalités anglaises, espagnoles et hollandaises. Est-ce que cela signifie qu'aux origines, il y a pas de projet colonial français à proprement parler ?- Quand est-ce que s’installe les Français et où s’installent-ils ?- Quel rôle a joué Pierre Belain d’Esnambuc? Quel est le rôle de Richelieu dans cette conquête coloniale ?- Quel rôle jouent la Compagnie de Saint Christophe puis la Compagnie des îles ?- Qui étaient les premiers colons?- Le commerce négrier est illégal mais dans les faits, il était toléré... comment expliquer cette contradiction?- Comment les colons gèrent-ils leurs relations avec les autochtones mais aussi la menace extérieure étrangère?- Existe-t-il à l’origine un esclavage blanc ?- Au commencement, il y l’économie du tabac qui doit faire face à une crise de surproduction. Comment l'économie sucrière supplante t'elle celle du tabac? Peut-on parler de révolution sucrière?Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté - La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d'esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 6, 201918 min

Savoir parler en public... au Moyen-Âge.

De tout temps l’art oratoire a été pratiqué afin de persuader un auditoire sur un sujet donné : avec l’historien Jean-Louis Brunaux par exemple, nos auditeurs ont pu découvrir que Vercingétorix pratiquait l’exercice et aimait parler en public. Il fut ce qu'on appelle communément un grand orateur. L’exercice de la rhétorique est né dans la Grèce antique : tout le monde a en tête le tableau de David représentant la mort de Socrate discourant devant ses élèves. La rhétorique était avant tout un moyen d’enseigner mais aussi un outil politique. Elle concerne autant la littérature que le théâtre ou bien encore donc la philosophie… Le Moyen-Âge de son côté n’a pas boudé l’exercice : bien au contraire. En 1988, Hervé Martin a décrit dans un ouvrage paru aux Editions du Cerf le métier de prédicateur à la fin de l’époque médiévale. Mais que transmettaient ces prédicateurs, dans leur grande majorité des hommes de Dieu ? A qui s’adressaient-ils et quel était donc leur auditoire ? Parlaient-ils le latin ou bien utilisaient-ils la langue vernaculaire ? Dans le discours, quelle place aussi pouvaient avoir les images dans le discours ? Surtout, quels étaient les thèmes abordés par ces hommes qui cherchaient le divin et en transmettaient la saveur? C'est ici le sujet abordé dans le dernier livre de Nicole Bériou, Religion et Communication. Elle est l'invitée de Christophe Dickès.L'invitée de Storiavoce: Nicole Bériou est médiéviste. Ses champs de recherche, couverts par une bibliographie de plus de 80 titres, sont l’Histoire religieuse, l’Histoire culturelle et l’Histoire des pratiques de la communication. Ses principaux travaux, empreints d’une érudition exigeante, abordent la prédication médiévale comme un système de communication. Elle vient de publier Religion et communication, un autre regard sur la prédication médiévale (Droz, 563 pages, 24€) Elle a été élue au mois de novembre dernier à l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 2, 201947 min

La France moderne: entre jacobinisme et girondinisme

La France entre jacobinisme et girondinisme : qu’est-ce que le territoire national à l’époque moderne et contemporaine ? est le dernier volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à l'absolutisme français avec Michel-vergé Franceschi. Interrogé par Christophe Dickès, l'historien moderniste répond aux questions suivantes:- L’absolutisme est considéré comme un pouvoir centralisateur. Peut-on le voir comme tel en qui concerne la France des XVIIe et XVIIIe siècles ?- Quel était la place des régions dans la France d’Ancien Régime ? - Existait-il des pouvoirs intermédiaires dans la France d’ Ancien-Régime ?- On distingue généralement les pays d’Etats et les pays d’élection… A quoi renvoient ces deux réalités administratives ?- On connaît les Etats généraux de 1789, moins ceux de 1614. On ne connaît quasiment pas les Etats provinciaux… quels étaient leur rôle ?- Le jacobinisme est il un pur produit de la Révolution ou bien faut-il, comme le fait Tocqueville, considérer une forme de continuité entre les XVIIe, XVIIIe et XIX siècles ?- Peut-on considérer le girondinisme comme la recherche d’un partage du pouvoir dans la tradition par exemple de la Charte anglaise de 1215 ?- Qui exprime la mieux ce girondinisme ? La noblesse ou la bourgeoisieL’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l’invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 29, 201920 min

Le premier mythe complotiste de l'Histoire

La Compagnie de Jésus naît dans un monde en mutation rapide et dans un espace religieux déchiré par la Réforme protestante. Conformément au vœu d'Ignace de Loyola, elle est une réponse à la crise que traverse le christianisme occidental. Ses succès sont nombreux. Mais elle collectionne, aussi, de féroces ennemis. Ces derniers, très variés, sont, au fil des siècles, protestants, jansénistes, gallicans, royalistes, bonapartistes, républicains, libéraux ou socialistes… Les combats menés par l’Ordre s'y prêtaient. Ses spécificités aussi. Ni vraiment moines ni vraiment clercs séculiers, membres d’une congrégation internationale hiérarchisée, soudés par l’obéissance à un « général » et liés au pape par un vœu spécifique, les jésuites brouillent les repères traditionnels. Ils fascinent au moins autant qu’on les déteste. Au point d’alimenter un imaginaire conspirationniste. Mais le mythe ne surgit pas ex nihilo d’un cerveau dérangé. Il est le résultat d’un faisceau d’attaques et de rumeurs provenant d’horizons et d’intérêts différents. Dès le XVIe siècle, ces dernières créent un climat d'accusations et de rejets, une légende noire qui bascule dans un système d’explication globale sans rapport avec l’activité réelle de la Compagnie. Encore moins avec ses buts religieux que ses adversaires s’appliquent à gommer. Le mythe antijésuite est d’abord un mythe politique. Il fait des jésuites les premiers boucs émissaires d’un monde en gestation et pose le cadre psychologique et conceptuel des futures théories du complot. Ce mythe est présenté dans la revue Codex, partenaire de Storiavoce.Aussi sommaire de la revue Codex #11Excursion dans la Vallée de la Qadisha,Viande, poisson, citron, crêpes et chocolat… Notre culture alimentaire est-elle d'influence catholique?Vivre la Semaine Sainte en ColombieEtc.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 25, 201921 min

Monarchie absolue ou monarchie administrative?

Le mot apparaît au XIXe siècle et fait figure de repoussoir: mais comment définir la réalité de l'absolutisme? Dans ce deuxième volet de nos [Cours d'Histoire] consacré au Grand Siècle et au pouvoir, l'historien Michel Vergé Franceschi présente un régime bien éloigné des clichés habituels. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Comment définir l’absolutisme ? Peut-on le définir par opposition à un pouvoir aristocratique, oligarchique ou bien même démocratique ?- Le roi fait-il les choses "selon son bon vouloir", libre de toute contrainte ?- Le pouvoir du roi est-il arbitraire, illimité, ni lié par des lois ? Le roi absolu se distingue par le fait qu’il contrôle le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Existe-t-il des contre-pouvoirs à l’absolutisme ?- Est-ce que l'absolutisme est une particularité française ? Le roi, dit-on, est « empereur en son royaume »… que signifie cette expression ?- Peut-on considérer le pouvoir de Louis XIV comme une forme d’autoritarisme ?- Que signifie la phrase: "Le peuple en ses Etats, le roi en son conseil"?L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 22, 201920 min

Existe t'il un libéralisme français dans l'histoire?

Le libéralisme français connut son heure de gloire sous la monarchie de Juillet, entre 1830 et 1848. Louis-Philippe est alors au pouvoir et s’entoure d’hommes de valeur dont François Guizot, Casimir Perier, Jacques Laffitte ou encore le duc de Broglie. Ils sont imprégnés de la pensée d’intellectuels tels que Frédéric Bastiat, Alexis de Tocqueville et Jean-Baptiste Say. Sous leur houlette, en dix-huit ans, la France rattrape une partie du retard économique qu’elle avait accumulé sur l’Angleterre. Les grandes banques voient le jour, la sidérurgie, le textile, les activités minières se développent. Le pays se dote d’infrastructures telles que le chemin de fer, qui commence à relier les grandes villes, et les canaux. Ce que Louis-Philippe réalisa, dans une France épuisée par les guerres et les changements de régime, fut le dépassement des clivages politiques pour gouverner au centre et moderniser le pays en impulsant du mouvement tout en préservant sa stabilité. Jean-Baptiste Noé nous présente ces dix-huit années dans ce Cours d'Histoire. il est interrogé par Christophe Dickès.L’invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme et notamment: La parenthèse libérale, dix-huit années qui ont changé la France (Calmann Lévy, 174 pages, 17€). Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L’Opinion, 222 pages, 18€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 18, 201921 min

Faut-il brûler Colbert au Collège et au Lycée?

Sa statue monumentale est en face du Palais Bourbon, aux côtés de Michel de L’Hospital, de Henri-François d’Aguesseau et du duc de Sully. Au centre d'une polémique fin 2017, le personnage domine pourtant son siècle. L'historien Michel Vergé-Franceschi nous dit pourquoi. Il répond à Christophe Dickès.- Qui était Colbert ? Quel était le niveau d'entente et de confiance entre Louis XIV et son ministre?- Est-ce que la confiance de Louis XIV à Colbert inaugure le règne de la bourgeoisie comme le dit Saint-Simon ? La bourgeoisie qui commerçait se met à la politique ?- Colbert représente t'il la reprise en main des finances au détriment de Fouquet?- Peut-on voir en lui un des plus grands réformateurs de l’époque moderne ?- Est-ce que ce modèle de rigueur est une légende dorée ? Daniel Dessert, par exemple, estime que son rôle était limité.- Colbert est aujourd’hui critiqué pour le fameux Code noir, un édit publié en 1685 touchant je cite : « La discipline des esclaves nègres des îles de l’Amérique française ». Notre regard contemporain ne peut comprendre un tel texte. Comment faut-il le lire et l'interpréter?L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 201917 min

Le Saint-Siège dans le Concert des Nations

Depuis des siècles, la papauté et le Saint-Siège jouent un rôle majeur sur la scène internationale: en tant que puissance européenne d'abord puis en tant que puissance morale. Depuis la fin du XIXe siècle, elle multiplie les interventions à la demande des Etats en conflits et joue un rôle d'arbitre et de médiateur. Elle propose ce qu'on appelle communément dans la langue de la diplomatie ses bons offices. Par ailleurs, elle entretient avec de nombreux Etats des relations diplomatiques afin de défendre la liberté religieuse et, surtout, de protéger les catholiques là où ils se trouvent dans le monde. Elle signe ainsi des concordats ou des accords avec ces états délimitant "les" libertés de l'Eglise: liberté de culte, liberté scolaire, etc. Storiavoce vous propose de découvrir ce rôle international avec Roberto Regoli. Il est interrogé par Christophe Dickès. L’invité: Roberto Regoli est professeur d’histoire contemporaine à l’Université pontificale Grégorienne de Rome dont il dirige le département d’Histoire de l’Eglise. Il est spécialisé dans l’histoire de la papauté, la curie romaine et la diplomatie pontificale du XIXe au XXIe siècles. A cet égard, il dirige la prestigieuse revuue internationale : Archivum Historiae Pontificiae. Dans le cadre de ses recherches, il a travaillé sur le Secrétaire d’Etat Consalvi (1757-1824) mais il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, Dernièrement, il a dirigé en collaboration avec Marie Levant, et en lien avec l’Ecole française de Rome et le LabEx (Paris Sorbonne), un colloque consacré à la politique concordataire du Saint-Siège des XIXe siècles à nos jours.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 201942 min

René Rémond ou comment sortir de sa Tour d'Ivoire

Pourquoi tant d’histoire est une émission qui a pour vocation de mettre en valeur des historiens, leurs parcours et leur œuvre. En quoi cette œuvre a marqué l’intelligence ainsi que la recherche? Qu’ils soient vivants ou disparus, l’idée est aussi de souligner quel est le rapport que nous pouvons entretenir avec l’histoire. •Comment vivre l’histoire ? •Comment évoluer dans "l’atelier de l’historien" pour reprendre l’expression de François Furet?•Comment entretenir le goût de l’histoire et le sens qu’elle donne à notre existence et à nos quêtes?•Alors que l’enseignement est marquée par l’utilitarisme et la question du comment, en quoi les historiens nous amènent à comprendre le pourquoi des événements.Storiavoce vous propose aujourd'hui de découvrir un des plus grands universitaires de son temps. Un chercheur tout d’abord, mais aussi un homme qui s’est investi dans le monde scolaire et universitaire : à Sciences Po, à Nanterre dans la période difficile de la fin des années 60. Un homme qui a surtout su créer un pont entre la recherche d'une part et le monde médiatique d’autre part. Qui a su sortir de sa tour d’ivoire en s’investissant lui-même sur les plateaux de télévision, de radio mais aussi dans les colonnes des journaux : il s’agit de René Rémond. Il est présenté par Charles Mercier, interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Charles Mercier est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a consacré sa thèse à l’engagement universitaire de René Rémond au lendemain de Mai 68. Son livre consacré à René Rémond (Salvator, 416 pages, 22€) a été préfacé par Pierre Nora. ___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 8, 201947 min

Louis XIV... à la rencontre des Français.

Qui n’a jamais imaginé Louis XIV cantonné à son château de Versailles dont les seuls déplacements étaient ceux qu’il effectuait entre la salle du trône et le théâtre, dans le faste et le confort le plus absolu? Rien n’est plus faux ! Louis XIV est un grand voyageur ! Défini généralement comme un génie de l’institutionnalisation voire l’inventeur de la bureaucratie française, Louis XIV serait un roi stable. Il n’y a qu’un pas pour l’imaginer figé dans un immobilisme spatial. À partir de cette idée, on peut aisément deviner toutes celles qui ont pu en découler sur Louis XIV et plus globalement sur son règne… Et pourtant, selon La Gazette de Théophraste Renaudot, il a « préféré ainsi les fatigues des voyages aux délices de la cour ». Louis XIV n’est pas seulement un roi guerrier, il est aussi un roi qui aime se déplacer et qui fait de ses voyages un élément constitutif voire essentiel de son art de gouverner. Il est même le seul Bourbon qui ait franchi les limites de son royaume. C’est sur la silhouette d’un roi soleil voyageur, persévérant, que nous allons nous arrêter aujourd’hui grâce à la lecture du dernier ouvrage de l’historien Christophe Levantal. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.- Pourquoi l’image d’un roi-soleil voyageur est-elle si méconnue ?- Qu’entendons-nous par « voyage » de Louis XIV ?- Où loge le roi lorsqu’il se déplace ?- Quels moyens de locomotion la cour utilise-t-elle pour se déplacer ?- Comment le roi gouvernait-il pendant ses longs déplacements ?L'invité: Christophe Levantal est historien des institutions et de la noblesse et surtout grand spécialiste de Louis XIV. Il a publié de nombreux ouvrages de référence : Louis XIV. Chronographie d’un règne, le règne de Louis XIV au jour le jour et un Dictionnaire biographique des Ducs et Pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790). Il vient de publier un livre très riche et détaillé sur les voyages de Louis XIV: Louis XIV, voyageur (28,00 €) chez CNRS éditions.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 201946 min

Maillotins, bonnets rouges, canuts et gilets jaunes...

Nous sommes en 1482, dans cette France médiévale prête à entrer dans la Renaissance. Alors que le roi Louis XI est à l’agonie, le Rouennais Pierre Choinet, "médecin et astrologien" du roi écrit Le Livre des Trois Âges, destiné à son souverain. Sorte de bilan du règne, le texte vise à redonner la santé et la fierté d’une vie écoulée à un roi à l'agonie. Or, dans ce texte, une des enluminures présente un berger en train de tondre un mouton. A ses côtés un panier rempli de laine, ainsi qu’un chien hiératique portant un collier de fer. Le berger est évidemment le roi et l’enseignement est intemporel : le roi doit imposer ses sujets mais avec modération. A sa façon, Pierre Choinet anticipe le fameux mot: "Trop d’impôts tue l’impôt". Quant au panier, il symbolise le trésor royal tandis que le chien représente, lui, l’armée parce que le premier devoir d’un roi est de défendre ses sujets. Cependant, régulièrement dans notre histoire, l’imposition a suscité colères, indignations et parfois même révoltes. Storiavoce vous propose de faire une petite histoire de ces révoltes à travers les âges : des Maillotins aux Bonnets rouges (qui étaient aussi bleus), de la Fronde aux Gilets jaunes… Quelques soient leurs expressions, ces révoltes révèlent une permanence de l’histoire. Docteur en Histoire économique, Jean-Baptiste Noé nous en décrit ses ressorts. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme. Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L'Opinion, 222 pages, 18€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 201945 min

Panem et Circenses?

Tout le monde connaît le fameux mot de Juvénal sur la satisfaction des besoins romains: Panem et Circenses. "Le peuple qui jadis octroyait des commandements, des consulats, des légions et tout le reste, ne désire ardemment aujourd'hui que deux choses : du pain et des jeux." Tout au long de ses années de recherche, Catherine Virlouvet dévoile une réalité plus complexe de la plèbe romaine en soulignant son hétérogénéité. A t'on une idée précise précise du nombre d'habitants à Rome au Ier siècle? Comment faire vivre une ville de cette taille? Quels étaient les circuits d'acheminements des denrées alimentaires et notamment du blé? Comment se conservait ces denrées et où étaient-elles entreposées? Interrogé par Christophe Dickès, Catherine Virlouvet nous ouvre les portes du quotidien des Romains. Dans une seconde partie, elle présente l'Ecole française de Rome qu'elle dirige: son histoire, son rôle scientifique, ses spécialités et ses liens institutionnels qui participent du rayonnement de la France à l'étranger.Notre invité: Élève de Claude Nicolet, Catherine Virlouvet s'est spécialisée en histoire antique et a travaillé sur les procédures de distribution du blé public à Rome de la fin de la République au Haut-Empire, ainsi que sur les famines et les émeutes. Après une carrière universitaire (Rouen, Aix-Marseille), elle a été la première femme à occuper la direction de l'Ecole française de Rome. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 28, 201945 min

Un empereur très chrétien?

De tous les livres d’histoire que nous recevons à Storiavoce, Napoléon possède une place bien particulière. Le sujet paraît en effet inépuisable et il ne se passe pas un mois sans qu’un auteur ait la gentillesse de nous faire parvenir un ouvrage en lien direct ou indirect avec l’Empire. Mais, dans cette masse, peu de livres se distinguent vraiment… Si bien que quand nous avons reçu « Napoléon et le sacré », notre première réaction a été de dire: « Enfin ». Enfin un livre sur un sujet délaissé et pourtant essentiel du règne de l’Empereur. En effet, bien des interrogations subsistent: Napoléon fut-il d’abord éduqué religieusement ? Et si oui que va-t-il garder de cet enseignement ? Entretenait-il une religiosité et ou une spiritualité ? Quel est l’objectif de son concordat de 1802 ? Comment son entourage va t’il réagir à ce concordat ? Son administration va-t-elle l'appliquer correctement ? Pourquoi en dépit de ce concordat, le pape Pie VII v’ a t’il être fait prisonnier ? Autant de questions que nous posons à Marie Courtemanche. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invité: Marie Courtemanche est une jeune historienne qui a travaillé sous la direction du professeur Jacques-Olivier Boudon. Napoléon et le sacré est son tout premier livre. Il est paru aux Editions du Cerf (384 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 201940 min

Benoît ou la naissance d'une civilisation?

Nous ne connaissons de sa vie que ce que le pape Grégoire le Grand, qui régna au VIe siècle, a bien voulu nous transmettre. Nous avons aussi une règle écrite de 73 chapitres qui, en dépit de l’exercice littéraire, peut nous renseigner sur son existence… Pourtant, même si les sources nous apparaissent bien maigres, le personnage de Benoît de Nursie fait figure de géant dans l’histoire du Christianisme. Tant et si bien que pas moins de seize papes ont souhaité porter ce nom. Figure patriarcale, Benoît est considéré comme le fondateur du monachisme occidental : « Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. » nous disait encore récemment un pape. C’est parce qu’il rayonne jusqu’à nos jours qu’un autre pape, Paul VI, décida en 1964, d’en faire le patron de l’Europe. D'ailleurs, dans son livre sur la naissance de l’Europe au Moyen-Âge, le grand historien Jacques le Goff le place aux côtés aux côtés de Boèce, de Cassiodore, d’Isidore de Séville ou bien encore de Bède le Vénérable qu’il considère comme je cite « les fondateurs culturels du Moyen-Âge » … Mais l’histoire n’est-elle pas trop bien écrite ici ? Que savons-nous réellement de ce personnage ? Storiavoce vous propose de vous transporter à la fin du Ve siècle, dans un monde en crise, alors que l’Empire romain d’Occident vient de sombrer. Dans ce contexte, un homme va promouvoir un idéal : il s’agit de Benoît de Nursie.L'invité: Directeur de recherche au CNRS, directeur-adjoint du Laboratoire d'études sur les monothéismes, Odon Hurel est spécialiste du monachisme bénédictin. Il est notamment l'auteur de Cluny. De l'abbaye à l'ordre clunésien (2010, avec Denyse Riche), de Prières des bénédictins (2010), de Les Secrets des abbayes et des monastères (2013) et de Solesmes. Prieuré médiéval, abbaye contemporaine (2016, avec dom Thierry Barbeau). Il vient de publier une étude sur saint Benoît (Perrin, 450 pages, 23€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 201943 min

Le Pacifique, une histoire à la croisée des empires, avec Bernard Lavallé

Storiavoce propose une vaste fresque historique sur le Pacifique ! Exploré par les Européens au XVIe siècle, à l’heure des grandes expéditions maritimes et des découvertes ambitieuses, cet océan est un univers maritime à l’histoire mouvementée : longtemps ignoré des Européens, il a pourtant constitué une plaque tournante pour les opérations militaires, diplomatiques et commerciales.Qui a découvert le Pacifique ?Magellan l’a-t-il atteint pour démontrer que la terre était ronde ?Comment s’est fait le partage des espaces du Pacifique entre les puissances occidentales ?Quel est le rôle clef du Pacifique dans la Seconde Guerre mondiale ?L'invité : Bernard Lavallé est historien chercheur, professeur émérite de civilisation hispano-américaine à la Sorbonne (Paris III) et spécialiste de l’histoire de la découverte du Nouveau Monde. Il est l'auteur, entre autres, de L’Amérique espagnole de Colomb à Bolivar, L’ Amérique en projet. Utopies, controverses et réformes dans l'empire espagnol (XVIe-XVIIIe siècle) (coécrit avec Nejma Kermele). Il vient de publier aux éditions Vendémiaire : Pacifique, à la croisée des empires (360 pages, 23 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 201945 min

Une histoire mondiale des cours

Proche de Louis XVIII, le duc de Lévis écrivait: « Un monarque sans cour est un grand arbre déraciné que le moindre coup de vent renverse ». Ecrin d’un pouvoir, reflet d’une puissance, vitrine d’un pays, une cour est une structure qui s’apprête en fonction du souverain qu’elle auréole. Elle se redéfinit et évolue sans cesse mais toujours sur les vestiges des dynasties passées et en fonction des autres cours avec lesquelles elle est en interdépendance. Si les différentes révolutions semblent avoir brisé ou du moins épuisé ces systèmes curiaux, ils ont pourtant été la réalité de bien des contrées pendant bien des époques… Storiavoce vous propose aujourd’hui, un tour du monde du faste, du luxe, du politique. Partez à la rencontre des dynasties les plus légendaires, des rois les plus fantasques, des reines les plus capricieuses et des royaumes les plus merveilleux en étudiant la cour dans sa logique mondiale à partir de l’ouvrage co-dirigé par Thierry Sarmant et Victor Battaggion : L’Histoire mondiale des Cours, de l’Antiquité à nos jours, aux éditions Perrin (448 pages, 25.00 €).L'invité: Thierry Sarmant est historien, spécialiste de numismatique, archiviste paléographe, et directeur des collections du Mobilier National. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur l’histoire moderne et l’histoire du patrimoine dont Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres (co-écrit avec Matthieu Stoll), Vincennes : mille ans d'histoire de France. Victor Battaggion est journaliste culturel et rédacteur en chef adjoint du magazine Historia. Il a publié entre autres : Ridicules ! Les dossiers inavoués des grands personnages de l’histoire et Les Figures du Mal.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 201943 min

Qu'est ce qu'une puissance à l'époque contemporaine?

Historien, Gilles Ferragu continue la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée aux nouvelles conflictualités dans le monde. Au cours de ce deuxième volet, il aborde la question de la puissance à l'époque contemporaine: Chine, Etats-Unis, URSS... Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Comment définir la notion de puissance à l'époque contemporaine?- Existe t'il une théorie de la puissance?- Que signifient les concepts de soft power, de smart power, de hard power?- Le Saint-Siège est il une puissance?- En quoi les Etats-Unis conjuguent-ils plusieurs types de puissances?- Quelle rôle joue le nucléaire dans l'idée de puissance?- Une puissance peut-elle être totale?- Quelle différence entre un empire et une puissance? L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche (à paraître le 21 mars prochain).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 11, 201930 min

L'énigme des 75: survie et sauvetage des juifs de France

Au mois de juillet 1942, Annette et Léa, deux jeunes filles de 12 et 14 ans sont arrêtées avec leur mère à l'occasion de la rafle du Vel d'Hiv'. Transférées dans un wagon à bestiaux au camp de Pithiviers, les enfants sont séparés de leur mère déportée à Auschwitz le 3 août 1942. Transférées à nouveau, cette fois à Drancy, les deux jeunes filles bénéficient d’une chance extraordinaire: en effet, une cousine de leur mère, assistante du commandant juif du camp, efface à plusieurs reprises leurs deux noms sur les listes de la mort. Après maintes péripéties, elles finiront par être libérées du camp et reprendront même leur scolarité en octobre 1942, à Paris. Cette histoire s’inscrit dans des milliers d’autres récits qui aboutissent à un constat : 75% des juifs ont échappé à la mort en France sous l’occupation. Ce chiffre constituait pour l’histoire comme une énigme et un mystère. Auteur de La Survie des juifs en France 1940-1944, Jacques Semelin lui donne des clés d'explication. Contrairement aux travaux de Paxton, il remet en cause l'idée d'une France antisémite en distinguant d'une part l'opinion publique touchée par la déportation des femmes et des enfants, et d'autre l'Etat français. Dans cet ouvrage aux multiples nuances, il propose de comprendre comment les juifs de France vont se débrouiller pour survivre. Comment face aux arrestations et aux lois antisémites, ces derniers se sont fondus dans la population, en jouant parfois d’une double personnalité. Enfin et surtout, comment, ils vont bénéficier d’une entraide spontanée grâce à des passeurs, des faussaires, de simples hôtes ou bien même des "anges gardiens" qui, par des petits gestes dans le quotidien ou bien des actes d'héroïsme, vont faire de la France une exception dans le dessein meurtrier du nazisme. Jacques Semelin est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Historien et psychologue, Jacques Semelin est spécialiste des génocides et des violences extrêmes. Directeur de recherche émérite au CNRS, il donne des cours à Sciences Po. Il a fondé et dirigé l’Online Encyclopedia of Mass Violence, dont il est président depuis janvier 2011. Il est membre des comités scientifiques des revues European Review of History, Journal of Genocide Research et Vingtième siècle. Il est aussi membre de l’International Association of Genocide Scholars. Il vient de publier La Survie des juifs en France 1940-1944 (CNRS Editions, 372 pages, 25€). Un livre préfacé par Serge Klarsfeld.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 201945 min

Faire l'histoire du terrorisme

Historien, Gilles Ferragu entame une série de nos [Cours d'Histoire] consacrée aux nouvelles conflictualités dans le monde. Au cours de ce premier volet, il aborde la question épineuse du terrorisme. S’il ne répond à aucune définition satisfaisante, le terrorisme a indéniablement une histoire ancienne et complexe qui ne saurait se réduire à une succession d’attentats, de revendications et de procès. Gilles Ferragu explore ce passé pluriséculaire et dresse la première synthèse de la violence politique qui frappe le monde occidental comme oriental. Loin des stéréotypes et des reconstructions idéologiques, il s’attache à étudier le poids réel du phénomène depuis la fin du XVIIIe siècle ainsi que les réponses que s’efforcent d’apporter les sociétés ou les pouvoirs qui en sont les victimes. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche (à paraître le 21 mars prochain).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 4, 201922 min

La conquête romaine : l'exemple gaulois, avec Jean-Louis Bruneaux

Dans le cadre de son partenariat avec l'Académie du Professorat, Storiavoce met exceptionnellement en ligne l'intervention du professeur Jean-Louis Brunaux. L'Académie du professorat a pour vocation de créer un lien entre l'université et le monde du secondaire. Chaque intervention recoupe donc les programmes du Collège et du Lycée.L’invité : Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d’archéologie de l’ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, à Gournay-sur-Aronde, Saint-Maur, La Chaussée-Tirancourt et Montmartin. Jean-Louis Brunaux a rédigé plusieurs monographies sur les résultats de ses recherches archéologiques et des ouvrages de synthèse. Il est l’auteur d’une monographie consacrée à Alésia (Gallimard, 2012) et il vient de publier Vercingétorix dans la collection biographies de chez Gallimard.À lire aussi : “Gaulois, ces étranges et familiers « ancêtres »” : https://bit.ly/3BcKCrL“Les aigles des mers : Rome déploie sa marine” : https://bit.ly/3qERSb8 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 28, 20191h 13m

Comment faire la fête... au XVIIIe siècle

Un vent de révolte souffle sur cette France du XVIIIe finissant : les tensions politiques entre le pouvoir royal et les élites nobiliaires se font de plus en plus vives, la misère grandit dans la capitale, l’esprit religieux et royaliste déserte les villes… et pourtant, la fin de l’Ancien-Régime est marquée par le foisonnement des amusements et des fêtes en tous genre. La frénésie festive embrase tous les esprits et colore tous les milieux sociaux: "Dans l’Europe moderne, les fêtes récréatives ont été de tout temps le meilleur moyen de charmer la multitude comme les gens du grand monde : c’est le luxe des Etats et ce qui dénote leur splendeur ; c’est aussi ce qui contribue à la richesse des cités populeuses" nous dit Claude Fortuné Ruggieri, célèbre artificier du XVIIIe siècle. La fête comme outil et phénomène politique ? La fête comme vecteur de cohésion sociale et symbole du pouvoir ? Oui mais pas seulement… La fête au XVIIIe siècle s’inscrit dans de nouvelles perspectives. En privé, elle glisse vers le culte de l’extravagance ; les innovations techniques matérialisent la recherche de l’extraordinaire ; on célèbre le luxe et le raffinement à travers des lieux et des architectures nouvelles, tout à la fois refuges de l’interdit et vitrines de la transgression. Comment interpréter cette soif dévorante de l’amusement, cette incessante mise en scène de l’illusion, cette célébration du plaisir si ce n’est comme une peur partagée d’un avenir incertain qui se dessine au creux de la crise que traverse la société française ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Didier Masseau qui vient de publier Fêtes et folies en France à la Fin de l’Ancien Régime.L’auteur : Didier Masseau est historien moderniste, spécialiste des pratiques culturelles. Professeur des universités, il a écrit de nombreux ouvrages de référence sur les Lumières et la pensée philosophique du XVIIIème siècle (L’Invention de l’intellectuel dans l’Europe du XVIIIe siècle, Une histoire du bon goût. Son ouvrage Les Ennemis des Philosophes a reçu le Prix Biguet de l’Académie française et a ouvert de nouvelles perspectives de recherches sur un mouvement intellectuel et une époque, souvent mal appréhendés. Il vient de publier Fêtes et folies en France à la Fin de l’Ancien Régime (CNRS Editions, 304 pages, 24€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 25, 201936 min

Tardieu, entre Clemenceau, Poincaré... et De Gaulle

Nous commémorons cette année un des traités les plus importants de l’histoire diplomatique française, le Traité de Versailles. Cent ans après les négociations de paix qui mirent fin à la Grande Guerre, le fameux texte pourtant, a du mal à être entendu. Il bénéficie cependant d’une certaine réhabilitation… L’historien Georges-Henri Soutou, grand spécialiste des relations que l’on a reçu à ce micro à plusieurs reprises dit du traité : « La paix écrit il aurait pu être meilleure, elle aurait aussi pu être pire, et elle n’aurait pas pu être radicalement différente sur l’essentiel. » Or cet essentiel, fut le travail d’une équipe. Tout le monde connaît le rôle de Clemenceau dans l’affaire, beaucoup moins celui d’André Tardieu. Storiavoce vous propose de découvrir un homme oublié parce que peut-être incompris. Qui fut André Tardieu, un des hommes les plus brillants de sa génération? Quel rôle joua t’il auprès du Tigre mais aussi de celui qui sauva la France de la faillite, Raymond Poincaré ? Surtout, quelle fut la réalité de cette personnalité qui, à plusieurs reprises, préféra renoncer à un maroquin, et nous apparaît à posteriori comme bien éloigné de la médiocrité politique des années 30… Maxime Tandonnet répond aux questions de Christophe Dickès.L'invité: Haut fonctionnaire, Maxime Tandonnet est l’auteur de nombreux ouvrages historiques et d’actualité, dont Une Histoire des Présidents de la République (2013), 1940 : un autre 11 Novembre (2009) et Les Parias de la République (2017). Il vient de publier aux éditions Perrin: André Tardieu L'incompris (400 pages, 23.50€). Les éditions ont réédité parallèlement le livre d'André Tardieu, La Paix, présenté par le professeur G. H. Soutou.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 201946 min

Nos révolutions françaises: d'Etienne Marcel à Mai 68.

Historien, Gaël Nofri présente une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la place de la Révolution dans l'Histoire de France. Dans ce troisième et dernier volet, il évoque les "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Qui était Etienne Marcel? Peut-on lire cette révolution avec la grille du XIXe siècle ?- Quelle fut la nature des Etats généraux à l'époque médiévale? Etienne Marcel était-il un réactionnaire? - On retrouve cette volonté de retour aux bons usages dans la révolte de Caboche quelques décennies plus tard... d’où vient l’expression de Caboche ?- Peut-on parler de terreur à cette époque? - 1789, 1830, 1848, 1870… n’est-ce pas ici pour reprendre la thèse de François Furet qui lui-même s’inspirait de Tocqueville : une seule et même révolution ?- Le XIXe siècle n'est-il pas un siècle qui se recherche, qui tente, qui essaie, oscillant entre mythes, idéalismes et réalités?- Paradoxalement, c’est en 1870 que la Révolution se pose la question de l’Etat dont elle se méfie… Le système révolutionnaire de la Commune, la Révolution pour la Révolution apparaissent… Pourtant, les années 70 permettent une stabilisation de la République ?- Pourquoi avoir mis le 6 février 1934 comme une révolution ? N’est-ce pas un coup d’Etat éphémère ?- Pourquoi ne pas avoir retenu le régime du Maréchal Pétain qui se qualifie lui-même de Révolution nationale? L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Élu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 18, 201927 min

Symbolisme animalier, pouvoir & autres caricatures des papes

Nous sommes au IVe siècle. A cette époque, le pape Sylvestre vient de guérir l’empereur Constantin de la lèpre. Converti, Constantin refusa désormais de sacrifier au dragon. En effet, aux calendes de chaque mois, des Vestales descendaient au temple de Vesta sur le Forum afin d’offrir au monstre de la farine de céréales. Inquiets, les prêtres païens ainsi que le préfet de Rome mirent au défi le pape Sylvestre : en effet, ils lui demandèrent de convaincre le dragon qui, chaque jour et pour se venger, dévorait près de trois cents innocents… Le pape ne se déroba pas. Il répondit à ce défi. Il partit à la rencontre du fameux dragon et lui demanda d’interrompre son dessein mortifère, ce qui permit finalement la conversion des païens. Qu’ils soient légendaires ou vecteurs d’un symbole, objet de curiosité ou tout simplement utiles, les animaux peuplent l’histoire de la papauté médiévale : Colombe, brebis, agneaux, dragons et basilics, ânes et chevaux, lions et griffons… Chaque animal possède une voire plusieurs caractéristiques d’une époque à l’autre. Qu’ils soient sur les frontons des monuments, ou bien sur le blason des élus, voire sur des caricatures, chaque animal porte en lui un message qui parvient jusqu’à nous. Storiavoce vous propose de partir à leur découverte et d’ouvrir le bestiaire des papes avec Agostino Paravicini Bagliani qui est interrogé par Christophe Dickès. L"invité: Agostino Paravicini Bagliani est professeur honoraire de l’Université de Lausanne, membre associé étranger de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et président de la Sismel (Florence), où il dirige la revue "Micrologus. Nature, Sciences and Medieval Societies". Parmi ses ouvrages : La Cour des papes au XIIIe siècle (1995) ; Le Corps du pape (1997) ; Le Speculum astronomiae, une énigme ? Une enquête sur les manuscrits (2001) ; Boniface VIII. Un pape hérétique ? (2003). Il vient de publier aux belles lettres Le bestiaire du pape. ___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 14, 201945 min

Qu'est-ce qu'une révolution?

Historien, Gaël Nofri présente une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée aux "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Dans ce deuxième volet, il définit la nature de la révolution. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Le mot de révolution possède un sens scientifique. Ce sens peut-il être appliqué au domaine politique ?- La révolution est-elle un retour en arrière vers un âge d’or idéalisé ou une tabula rasa ?- Quand commence t’on à considérer la révolution comme la volonté de créer ex-nihilo ?- Deux lectures semblent être faites de la Révolution : la classique et la moderne. Existe-t-il une troisième voie ? -Dans l’histoire, y a t’il davantage de points de convergences entre les différentes révolutions que de points de divergences ?- La place des minorités est-elle au centre des révolutions ? N’est-ce pas là le machiavélisme des révolutions : de faire croire qu’elles sont voulues par une majorité alors qu’elles ne sont conduites que par des minorités ?- Les révolutions sont-elles idéalistes ?- Une révolution pour se terminer doit-elle être systématiquement confisquée ?- Faut-il distinguer l’instant révolutionnaire du système révolutionnaire ?- Quels sont les critères permettant de dire qu’une révolution est réussie ?L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Élu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 11, 201923 min

Les coulisses de Versailles

Avec ses 7 millions de visiteurs par an, Versailles est l’un des sites les plus fréquentés au monde. Véritable emblème de la monarchie et de l’histoire de France d’avant la Révolution, c’est aussi un lieu qui regorge de mystères et d’intrigues. Charles Perrault l’évoquait ainsi: « Ce n’est pas un palais, c’est une ville entière. / Superbe en sa grandeur, superbe en sa matière». Témoin de plus de cent ans de règne, vitrine du rayonnement de la monarchie française et refuge des plus secrètes affaires du gouvernement royal, Versailles est sans doute le château qui a le plus interrogé les historiens. Était-il véritablement un modèle pour les autres châteaux européens ? Constituait-il un chantier permanent ? Qui avait le droit d’habiter ce palais pharaonique? Existe-il des passages secrets à Versailles ? Le château était-il chauffé? Comment se nourrissaient les souverains ? Versailles se visitait-il au temps des rois ? Pour répondre à toutes ces questions, Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Mathieu da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles.L'invité: Docteur en histoire moderne et ingénieur de recherche, Mathieu da Vinha est directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur Louis XIV et Versailles: Le Versailles de Louis XIV : Le fonctionnement d'une résidence royale au XVIIe siècle; Au service du roi. Dans les coulisses de Versailles (Tallandier); Alexandre Bontemps, Premier valet de chambre de Louis XIV. Il a également co-dirigé un Dictionnaire sur le sujet avec Raphaël Masson. Il a publié en novembre dernier : Vivre à la cour de Versailles en 100 questions (352 pages, 15,90€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 7, 201945 min