
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
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Les Grecs et les Romains croyaient-ils en leurs mythes ? avec Laure de Chantal [3/3]
[Mythes gréco-romains 3/3] Dans une première partie, nous avons vu d'où viennent les mythes, comment se construisent t'ils et quelle furent leurs place dans les sociétés romaines et grecques. Ensuite, nous avons vu comment les mythes sont intimement liés à l'environnement et quels sont les liens que les Grecs entretenaient avec l'écologie. Dans une dernière partie, nous nous penchons sur la question des liens que Grecs et Romains entretenaient avec leurs mythes en reprenant à notre compte l'interrogation de Paul Veyne: les Grecs croyaient-ils en leurs mythes ? Est-ce qu’il y a des différences entre la mythologie des Grecs et celle des Romains ? Peut-on créer un mythe ? À quoi servaient les mythes ? Peut-on parler de propagande mythologique ?Notre invitée : Normalienne et agrégée de lettres classiques, Laure de Chantal dirige la collection Signets / Belles Lettres. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la langue française et la mythologie dont La Bibliothèque classique infernale (2016, 29,50€) ou encore avec Jean-Louis Poirier la Bibliothèque mythologique idéale (Belles lettres, 29€). Enfin, elle vient de lancer la collection des Petits latins qui permet d'améliorer son français grâce au... latin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Faire ses comptes au Moyen Âge, avec Julie Claustre
Bienvenue dans une boutique médiévale parisienne ! L'émission Nos Mémoires vous propose de découvrir un texte qui n’est pas en soi exceptionnel et unique en son genre, mais qui est le seul livret de comptes d’un artisan médiéval conservé aujourd’hui (BNF). Entre le mois de décembre 1420 et le mois de mars 1455. Installé rive gauche de la Seine, dans le quartier de Saint-Severin, le couturier Colin de Lormoye vend ses créations à l’élite du Paris du début XVe siècle. Il achète, fabrique, vend fait ses comptes sur des feuillets. Ces feuilles ont été retranscrites en partie, expliquées et analysées par l’historienne Julie Claustre dans un livre publié aux éditions des Belles Lettres. Notre invitée : normalienne et agrégée d'histoire, Julie Claustre est maître de conférences HDR d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en histoire économique et sociale du XIVème et XVème siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grecs ont-ils inventé l’écologie ? avec Laure de Chantal [2/3]
[Mythes gréco-romains 2/3] Dans une première partie, nous avons vu d'où viennent les mythes, comment se construisent t'ils et quelle furent leurs place dans les sociétés romaines et grecques. Avant de voir dans un dernier volet la question des liens que Grecs et Romains entretenaient avec leurs mythes, nous voyons cette semaine comment les mythes sont intimement liés à l'environnement et quels sont les liens que les Grecs entretenaient avec l'écologie. Notre invitée : Normalienne et agrégée de lettres classiques, Laure de Chantal dirige la collection Signets / Belles Lettres. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la langue française et la mythologie dont La Bibliothèque classique infernale (2016, 29,50€) ou encore avec Jean-Louis Poirier la Bibliothèque mythologique idéale (Belles lettres, 29€). Enfin, elle vient de lancer la collection des Petits latins qui permet d'améliorer son français grâce au... latin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aliénor d'Aquitaine : la reine aux deux couronnes, avec Martin Aurell
Convoitée pour son vaste héritage, qui s’étend de la Loire aux Pyrénées et de l’Atlantique à l’Auvergne, Aliénor d’Aquitaine a marqué le XIIe siècle de son empreinte. Deux fois reine, mère de onze enfants, infatigable voyageuse qui parcourt l’Occident et le Proche-Orient jusqu’en Terre sainte, active politicienne qui fomente une révolte contre son second époux, Henri II d’Angleterre, captive pendant quinze ans, son destin est en tous points hors norme. Devenue veuve, elle s’attache à défendre le pouvoir de ses fils, le célèbre Richard Cœur de Lion, puis Jean sans Terre. Si la disparition d’Aliénor d’Aquitaine signe la fin de l’empire Plantagenêt, son personnage de femme puissante et insoumise à l’exceptionnelle longévité, entouré d’une persistante légende noire, n’a jamais cessé de fasciner. Notre invité : Martin Aurell est directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale depuis 2016, directeur de la revue Cahiers de civilisation médiévale depuis 2000. Il est professeur à l’université de Poitiers depuis 1994, après avoir été maître de conférences à l’université de Rouen et à l’université Paris-Sorbonne. Il a été membre de l’Institute for Advanced Study de Princeton en 1999, et de l’Institut universitaire de France entre 2002 et 2012. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Le Chevalier lettré : savoir et conduite de l’aristocratie aux XIIe et XIIIe siècles et Des Chrétiens contre les croisades (XIIe-XIIIe siècle), tous les deux parus chez Fayard. Il est dernièrement l’auteur de Excalibur, Durandal, Joyeuse: la force de l’épée (PUF, 234 pages, 22€) et d'Aliénor d'Aquitaine (PUF, 160 pages, 14€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La naissance des mythes gréco-romains, avec Laure de Chantal [1/3]
[Mythes gréco-romains 1/3] Dans une première partie, nous comprendrons d'où viennent les mythes, comment se construisent t'ils et quelle fut leur place dans les sociétés romaines et grecques. Dans un deuxième volet, nous verrons comment les mythes sont intimement liés à l'environnement. Enfin, dans un dernier volet, nous nous poserons la question des liens que Grecs et Romains entretenaient avec leurs mythes. D’où viennent les mythes ? Qui sont les auteurs les ayant racontés? Quel rôle joue Homère dans la mythologie? - Comment connaît-on les mythes ? Quels sont les grands récits mythologiques? Du côté de l’histoire quand la mythologie s’arrête-t-elle ? Quelle est la limite ? La mythologie est-elle l’équivalent de la pré-histoire pour les Grecs et les Romains ? Notre invitée : Normalienne et agrégée de lettres classiques, Laure de Chantal dirige la collection Signets / Belles Lettres. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la langue française et la mythologie dont La Bibliothèque classique infernale (2016, 29,50€) ou encore avec Jean-Louis Poirier La Bibliothèque mythologique idéale (Belles lettres, 29€). Enfin, elle vient de lancer la collection des Petits latins qui permet d'améliorer son français grâce au... latin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La force de l'épée, avec Martin Aurell
Elles hantent notre imaginaire et se prêtent aisément au mythe. Instrument de prestige et de noblesse, elle donne la puissance et marque la distinction et même la filiation. Forgée dans l’atelier du demi-dieu germanique Völundr, elle est, comme beaucoup de choses, christianisée à l’époque médiévale. Elle est alors bénie par le prêtre, gravée parfois de versets bibliques, sa poignée, son pommeau, sa garde et sa lame forment les quatre vertus cardinales que sont la prudence, la force, la tempérance et la justice. Comment et pourquoi cet objet est-il devenu sans équivalent ? Quelles sont les techniques de forges de cet outil ? Quelles ont été ses racines mythologiques et comment s’est-elle inscrite dans la légende arthurienne ? Peut-on aussi la réduire à un instrument de domination ? Comment enfin s’est développé une théorie politique et religieuse, celle des deux glaives ?Notre invité : Martin Aurell est directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale depuis 2016, directeur de la revue Cahiers de civilisation médiévale depuis 2000. Il est professeur à l’université de Poitiers depuis 1994, après avoir été maître de conférences à l’université de Rouen et à l’université Paris-Sorbonne. Il a été membre de l’Institute for Advanced Study de Princeton en 1999, et de l’Institut universitaire de France entre 2002 et 2012. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Le Chevalier lettré : savoir et conduite de l’aristocratie aux XIIe et XIIIe siècles et Des Chrétiens contre les croisades (XIIe-XIIIe siècle), tous les deux parus chez Fayard. Il est dernièrement l'auteur de Excalibur, Durandal, Joyeuse: la force de l'épée (PUF, 234 pages, 22€).À lire aussi :“1705 : le parapluie offre enfin un coin de paradis” : https://bit.ly/3RRq7qG“Les chevaliers, des tournois aux batailles” : https://bit.ly/3VfWW3H Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Anschluss ou la mort en silence, avec Hélène de Lauzun [3/3]
[L'Autriche à l'époque contemporaine 3/3] Quand Hitler comment-il à faire pression sur l’Autriche afin de réaliser l’Anschluss ? L’Autriche est dirigée depuis 1932 par Engelbert Dolfuss depuis 193: qui est-il ? Dolfuss souhaite lui-même fonder un Etat fort. Est-ce qu’il existe un "austrofascisme" ? Que se passe-t-il le 25 juillet 1934, jour du coup d'Etat? - Quelles sont les réactions à l'assassinat de Dolfuss ? Par qui est-il remplacé? Le regretté Pierre Milza en faisait du Front de Stresa un moment charnière mais une occasion manquée. Que désigne ce front ? Peut-on dire que c’est l’Angleterre et la France qui pousse l’Autriche dans les bras d’Hitler ? Le 12 février 1937, comment se passe l'entrevue Hitler-Schuschnigg? Le 12 mars, l’armée allemande entre en Autriche: comment réagit la population autrichienne ? Quelles sont les réactions en Europe ? Notre invitée : Ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, major de l’agrégation d’histoire, docteur en histoire contemporaine, Hélène de Lauzun est spécialiste de l’histoire de l’Autriche, et plus précisément de ses relations avec la France. Elle enseigne à l’EPP et à l’ICES. Elle vient de publier aux éditions Perrin une Histoire de l’Autriche (440 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les reines de l'Égypte ancienne, avec Florence Quentin
L’un des mythes les plus populaires et les plus célèbres de la mythologie égyptienne raconte l’histoire d’une femme, Isis, épouse et sœur heureuse du roi Osiris. Assassiné par le maléfique Seth, son propre frère, Osiris est protégé et défendu par son épouse. Isis organise sa protection, s’unit à lui pour assurer sa descendance et conçoit Horus. Maitresse dans l’art de la métamorphose, défenseur de sa dynastie, divinité bienveillante, elle est le modèle de la reine, et de la souveraine égyptienne. Si l’histoire les a cachées derrière la figure des pharaons, elles ont eu un rôle non négligeable dans la civilisation égyptienne. Elles se nomment Hatchepsout, Néfertiti, Tiyi et la plus connue : Cléopâtre. Florence Quentin fait le point sur l’histoire de ces souveraines loin des clichés hollywoodiens. La reine d’Égypte avait-elle un rôle qui dépassait celui du symbolique et du religieux ? Était-elle définie uniquement dans sa relation au roi ? Comment la souveraine était-elle représentée ? A-t-on des traces d’une action politique menée par une femme de la famille royale ? Dans les sarcophages royaux, l’histoire se confond avec le mythe et l’archéologie s’aide de la légende.Notre invitée : Florence Quentin est égyptologue et spécialiste d’histoire de l’Égypte ancienne. Elle a publié de nombreux ouvrages sur la civilisation et le religion égyptienne : Isis l’éternelle, biographie d’un mythe féminin, Le Livre des Égypte, savoirs et imaginaires. Son dernier livre paru chez Perrin (mars 2021, 416 pages, 24.00 €), Les grandes souveraines d'Egypte propose une galerie de portraits des souveraines les plus marquantes de l'antique civilisation égyptienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fin de l'Empire d'Autriche-Hongrie (1914-1919), avec Hélène de Lauzun [2/3]
[L'Autriche à l'époque contemporaine 2/3] Dans le cadre du programme de Première et de Terminale, l’Autriche possède une place particulière: après avoir vu la semaine passée L’Autriche face à la Révolution (1790-1848), nous abordons ici La fin de l’Empire d’Autriche d’Autriche-Hongrie (1914-1919). Auteur d'une Histoire de l'Autriche, Hélène de Lauzun, répond aux questions suivantes. Un entretien avec Christophe Dickès. - Est-ce que le système d’alliances de la Triplice est naturel à l’Autriche ? - Quelle est la nature du conflit entre Autriche et Russie et qu’est-ce qui permet d’éviter le conflit ouvert jusqu’en 1914 ? - L’Autriche porte-t-elle une responsabilité dans le déclenchement du conflit de 1914 ? - On connaît peu Charles de Habsbourg qui succède à François Joseph après s amort le 21 novembre 1916. Qui est-il ? - Charles souhaite-t-il la paix en 1917? - Existe-t-il de la part de la France et des Britanniques un sentiment anti austro-hongrois ? - Est-ce que les forces intérieures contre l’Empire, forces centrifuges, sont inéluctables ? - Que décide le Traité de Saint-Germain? La restauration était-elle possible ? - Le régime pouvait-il être seul responsable et exonérer en conséquence la population autrichienne ? Notre invitée: Ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, major de l’agrégation d’histoire, docteur en histoire contemporaine, Hélène de Lauzun est spécialiste de l’histoire de l’Autriche, et plus précisément de ses relations avec la France. Elle enseigne à l’EPP et à l’ICES. Elle vient de publier aux éditions Perrin une Histoire de l’Autriche (440 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Au-delà du poète, qui était Dante Alighieri ? avec Alessandro Barbero
James Joyce disait de Dante Alighieri : « J’aime Dante presque comme la Bible. Il est ma nourriture spirituelle, le reste n’est que remplissage. » De son côté, T. S. Eliot affirmait : « Dante et Shakespeare se partagent le monde moderne : ils n’ont pas d’équivalent ». Connu dans le monde entier pour son œuvre magistrale La Divine Comédie, le poète Dante Alighieri reste pourtant un mystère. Né à Florence en 1265, quelle était sa place dans une société italienne médiévale en mutation ? De quel milieu familial était-il originaire ? Quel rang politique occupe t’il alors que sa ville était attachée au parti Guelfe, c’est-à-dire à la papauté ? Pourquoi enfin sera-t-il jugé et banni en 1302 pour vivre un exil de vingt années ? L’invité : Alessandro Barbero enseigne l’histoire médiévale à l’université du Piémont-Oriental de Vercelli. Il est l’auteur, aux éditions Flammarion, de Waterloo, Le Jour des barbares, Histoires de croisades, La Bataille des trois empires et Le marchand qui voulait gouverner Florence (Champs-Flammarion, 2017). Il vient de publier chez ce même éditeur Dante (484 pages, 28€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Autriche et la Révolution (1790-1848), avec Hélène de Lauzun [1/3]
[L'Autriche à l'époque contemporaine 1/3] Dans le cadre du programme de Première et de Terminale, l'Autriche possède une place particulière: dans une nouvelle série divisée en trois volets, nous verrons successivement: L'Autriche et la Révolution, La fin de l'Empire d'Autriche d'Autriche-Hongrie (1914-1919) et enfin l'Anschluss de 1938. Dans ce premier volet, Hélène de Lauzun, spécialiste du sujet, répond aux questions suivantes. Comment l'Autriche voit-elle la Révolution française ? Est-ce qu’il existe de la part de l’Autriche un sentiment de solidarité monarchique ? Pouvait-elle garantir la monarchie française et même intervenir ? Les guerres révolutionnaires sont liées à la réintégration des princes possessionnés. Que recouvre cette expression et pourquoi ces guerres ? Peut-on parler d’un conflit idéologique ou d’un conflit classique qui s’inscrit dans la continuité des conflits d’avant le renversement des alliances du milieu du XVIIIe siècle ? Que représente la création de la Confédération du Rhin en 1806 ? La fin de la couronne allemande donne naissance à une couronne autrichienne: est-ce à dire qu’il n’existait pas d’identité autrichienne avant ? Notre invitée : Ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, major de l’agrégation d’histoire, docteur en histoire contemporaine, Hélène de Lauzun est spécialiste de l’histoire de l’Autriche, et plus précisément de ses relations avec la France. Elle enseigne à l'EPP et à l'ICES. Elle vient de publier aux éditions Perrin une Histoire de l'Autriche (440 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1789 : l’instant où le peuple devient citoyen ? avec Patrice Gueniffey
Peu d’historiens maintiennent encore aujourd’hui que la Révolution française fut un mouvement d’émancipation du peuple à l’égard d’un roi et d’une élite corrompue. En effet, une bonne partie du peuple reste absente des décisions politiques prises par une minorité. Force aussi est de constater que la Révolution française est en partie un phénomène particulièrement violent de l’histoire de France : 1793 est-il donc la continuité ou le débordement de 1789? Cette violence n'était-elle pas le prix nécessaire pour connaître la liberté, l'égalité et la fraternité ? Là où sous l’Ancien Régime ces principes renvoyaient plutôt à des vérités philosophiques ou des principes moraux hérités du christianisme, ils deviennent les fondements de la nouvelle forme de régime : la république et la démocratie. Le suffrage est-il donc le symbole et l’heureuse conciliation des trois principes qui fondent la république ? Qu’en est-il réellement de son application pendant la Révolution ? Le 29 décembre 1789, un décret convoque les assemblées primaires de toutes leurs communes pour élire leur municipalité. En dix ans, on verra dix régimes de suffrage se succéder. Comment cette méthode politique s’est-elle mise en place ? Comment a-t-elle permis au peuple de s’exprimer concrètement ? Pourquoi le suffrage est-il un objet d’histoire ? Quelques historiens y ont consacré des travaux. Hippolyte Taine, Augustin Cochin et plus récemment Patrice Gueniffey.Notre invité: Patrice Gueniffey est directeur d’études à l’EHESS et membre du Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron, grand spécialiste de la Révolution et de l'Empire. Le nombre et la raison, la Révolution française et les élections est le titre de la thèse de Patrice Gueniffey, réédité au éditions du Cerf (novembre 2020,588 pages, 24,00€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vie et mort de Sardanapale, avec Josette Elayi [3/3]
[La civilisation assyrienne 3/3] Rendu tristement célèbre dans l’actualité avec la destruction des statues du musée de Mossoul par l’Etat islamique, l’empire assyrien est ni plus ni moins que le premier empire universel connu dans l’histoire des civilisations. Dans une nouvelle série de trois émissions, Storiavoce vous propose de partir à la découverte de cet empire méconnu. Après avoir vu l'Assyrie dans ses limites géographiques et chronologiques puis la civilisation assyrienne, notre dernier volet est consacré à l’apogée de l’empire avec cette figure Assurbanipal… plus connu en France, sous le nom de Sardanapale. Tout le monde connaît le tableau de Delacroix : la mort de Sardanapale. Alors vérité ou bien légende ?Notre invitée: Historienne, diplômée d'hébreu, d'araméen et d'akkadien, spécialiste incontestée de la Phénicie, Josette Elayi a enseigné aux universités de Beyrouth et de Bagdad avant de poursuivre ses recherches à Paris au Collège de France. Elle a dirigé de nombreux colloques sur le sujet et produit de nombreux livres spécialisés sur le sujet. En 2007, elle a été faite chevalier de la légion d'honneur pour ses travaux sur la Phénicie. Elle vient de publier L'Empire assyrien (Perrin, 560 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Brejnev : dictateur et antihéros, avec Andreï Kozovoï
Quand on demandait à Khrouchtchev s’il considérait que Léonid Brejnev pouvait être son dauphin, il répondait goguenard et moqueur : « N’importe qui, sauf cet imbécile… ». Né en Ukraine en 1906, Léonid Brejnev, succède pourtant au bouillonnant Nikita Khrouchtchev en 1964. Or, étrangement, Brejnev n’apparait pas comme une grande figure du panthéon des génies du communisme soviétique : ambitieux, fourbe, pleutre… Certains le considéraient comme « une carpette », un « beau parleur » et « une personnalité sans personnalité. » Storiavoce vous propose un autre regard sur ce personnage qui est resté pas moins de dix-huit ans au pouvoir. Brejnev était-il un vieillard sénile ? Un gendarme qui a écrasé le Printemps de Prague et occupé l’Afghanistan ? Etait-il un cynique qui a laissé prospérer la corruption, les pénuries et a plongé son pays dans la « stagnation ? Ou bien était-il un héros militaire qui a ressoudé les Russes ou bien même un diplomate rusé qui a tout simplement éloigné le spectre de la Troisième Guerre mondiale ? Notre invité : Andreï Kozovoï est maître de conférences à l’université de Lille. Historien et traducteur, il a récemment participé à l’ouvrage collectif Une journée avec (sous la direction de Franz-Olivier Giesbert et Claude Quétel) publié chez Perrin. Chez le même éditeur, il vient de publier Brejnev, l'antihéros (400 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De quoi le bonapartisme est-il le nom ? avec Arthur Chevallier
De quoi le « bonapartisme » est-il le nom ? À force d’en parler, on en oublierait presque celui qui lui a donné son nom. Les célébrations du bicentenaire de la mort de Napoléon sont l’occasion de revenir sur le destin et la doctrine politique de l’Empereur. Institutions, fonctionnement de l’État, organisation de la société… Si le bonapartisme passe aujourd’hui pour une doctrine de droite parce qu’il est dans la continuité de l’expansionnisme français, dont les lointaines origines remontent à Louis XII, il s’inscrivait au départ dans le sillage des politiques menées par les gouvernements les plus à gauche : ce sont les nostalgiques de la Révolution française qui, à partir des années 1820, ont invoqué la mémoire de Napoléon pour restaurer les idéaux de 1789. Pour autoritaire qu’il ait été, Napoléon n’en a pas moins été le fondateur de ce qu’on appelle aujourd’hui l’État de droit.L'invité : Écrivain et éditeur, Arthur Chevallier est l’auteur de livres consacrés à l’influence de la littérature, de l’art et de la culture en général sur la postérité de la Révolution et du Premier Empire, et notamment de Napoléon raconté par ceux qui l’ont connu (Grasset, 2014), Napoléon sans Bonaparte (Cerf, 2018) et Le Goût de Napoléon (Mercure de France, 2019). Il vient de publier un Que sais-je? sur le Bonapartisme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La civilisation assyrienne : politique et société, avec Josette Elayi [2/3]
[La civilisation assyrienne 2/3] Rendu tristement célèbre dans l’actualité avec la destruction des statues du musée de Mossoul par l’Etat islamique, l’empire assyrien est ni plus ni moins que le premier empire universel connu dans l’histoire des civilisations. Dans une nouvelle série de trois émissions, Storiavoce vous propose de partir à la découverte de cet empire méconnu. Après avoir vu l'Assyrie dans ses limites géographiques et chronologiques, cette deuxième émission se penche sur la civilisation assyrienne : son système politique et son administration, son économie et sa société, enfin sa culture religieuse. Un dernier volet reviendra sur l’apogée de l’empire avec la figure d'Assurbanipal, plus connu en France sous le nom de Sardanapale.Notre invitée : Historienne, diplômée d'hébreu, d'araméen et d'akkadien, spécialiste incontestée de la Phénicie, Josette Elayi a enseigné aux universités de Beyrouth et de Bagdad avant de poursuivre ses recherches à Paris au Collège de France. Elle a dirigé de nombreux colloques sur le sujet et produit de nombreux livres spécialisés sur le sujet. En 2007, elle a été faite chevalier de la légion d'honneur pour ses travaux sur la Phénicie. Elle vient de publier L'Empire assyrien (Perrin, 560 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Argent et profits en temps de guerre, avec Olivier Dard
Durant les temps de crises et les périodes de guerre, l’homme cherche des coupables et/ou des bouc-émissaires. Celui qui s’en sort, voire qui tire profit de la crise, est pointé du doigt comme profiteur. L’État, quant à lui, est la cible d’accusations et appelé comme arbitre dans le même temps. À lui de préserver la morale sans saboter les intérêts du pays. Comment les profiteurs étaient-ils vus par la société ? Quelle est la politique de l’Etat face à ceux qui font fortune de l’infortune de la société ? Comment définir l’argent immoral : est-ce celui obtenu par la corruption ou des canaux illégaux ? Celui qui échappe au contrôle de l’État ou celui de l’entrepreneur opportuniste qui sait tirer profit d'une situation? Ce nouvel entretien est consacré à une thématique d’histoire économique qui touche de près les problématiques de l’histoire politique, et de l’histoire des sociétés. L'invité : Professeur d’histoire contemporaine à la Faculté des lettres de Sorbonne-Université, Olivier Dard travaille aussi dans le cadre de l’UMR, pour le laboratoire en histoire des relations internationales contemporaines et des mondes étrangers. Auteurs de nombreux ouvrages, directeurs de nombreux travaux, il notamment publié, aux éditions du Cerf, un Dictionnaire du Conservatisme avec Frédéric Rouvillois et Christophe Boutin. Il dirigé l'ouvrage collectif L'argent immoral et les profiteurs de guerre (1870-1945) avec Jens Ivo Engels and Frédéric Monier (Peter Lang, 368 pages). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le premier Empire universel : l'Assyrie, avec Josette Elayi [1/3]
[La civilisation assyrienne 1/3] Rendu tristement célèbre dans l’actualité avec la destruction des statues du musée de Mossoul par l’Etat islamique, l’empire assyrien est ni plus ni moins que le premier empire universel connu dans l’histoire des civilisations. Dans une nouvelle série de trois émissions, Storiavoce vous propose de partir à la découverte de cet empire méconnu. Dans un premier temps, nous verrons ce qu'est l'Assyrie et l'Assyriologie. Une deuxième émission se penchera sur la civilisation assyrienne. Enfin, un dernier volet reviendra sur l’apogée de l’empire avec la figure d'Assurbanipal, plus connu en France sous le nom de Sardanapale. Notre invitée: Historienne, diplômée d'hébreu, d'araméen et d'akkadien, spécialiste incontestée de la Phénicie, Josette Elayi a enseigné aux universités de Beyrouth et de Bagdad avant de poursuivre ses recherches à Paris au Collège de France. Elle a dirigé de nombreux colloques sur le sujet et produit de nombreux livres spécialisés sur le sujet. En 2007, elle a été faite chevalier de la légion d'honneur pour ses travaux sur la Phénicie. Elle vient de publier L'Empire assyrien (Perrin, 560 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le peuple à l'assaut du pouvoir (1789-1795), avec Antoine Boulant
Dans ses mémoires consacrées à la Révolution française, le baron Paul-Charles Thiébault disait de la capitale qu’elle était un « sol volcanique dont les torrents de feu s’échappaient à la moindre secousse. » Or, une des expressions de ces torrents de feu est la fameuse journée révolutionnaire. Nous connaissons tous ce moment si particulier de la prise de la Bastille qui fu dans les faits une reddition… Il n’empêche, la prise de la Bastille est devenue un symbole dès les premiers jours mais est-elle pour autant l’archétype de la journée révolutionnaire ? D’ailleurs, combien existe-t-il de journées révolutionnaires et comment naissent ces moments si particuliers de cette période? Qui en sont les meneurs et qui en sont les organisateurs ? Comment les autorités, les élus, le pouvoir réagissent-ils ? Quels sont enfin les conséquences de ces journées ? L'invité : Docteur en histoire, Antoine Boulant est l’auteur de nombreux travaux relatifs à l’histoire politique, institutionnelle et militaire du XVIIIe siècle, de la Révolution et du Premier Empire. Il a notamment publié une biographie de Saint-Just. L’archange de la Révolution, saluée par la critique, et La Journée révolutionnaire. Le peuple à l'assaut du pouvoir, 1789-1795 (Passés / Composés, 224 pages, 18€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eugène de Beauharnais, le fils adoptif méconnu de Napoléon, avec Michel Kerautret
On méconnaît ou on mésestime la rôle et la place d'une figure qui a évolué dans l’ombre de Napoléon Bonaparte : Eugène de Beauharnais. "Au Milieu de tous ces personnages étranges qu'avait fait éclore la révolution, et en qui l'esprit d'aventure, l'ambition la plus illimitée, l'ignorance de tous les principes se trouvaient trop souvent uni a de grands talents à une rare énergie et au plus héroïque courage, Eugène se faisait remarquer par une intelligence froide et calme, par une bravoure égale et chevaleresque, supérieure peut être dans son principe a l'impétuosité brillante et irréfléchie de tel de ses compagnons d'armes, par le goût de la règle, le sentiment du devoir enfin par une disposition constante à se contenter de la situation qu'il occupait sans aspirer à de nouveaux agrandissements." (Louis de Viel Castel en 1861). Rien ne prédestinait Eugène de Beauharnais, né à la fin de l’Ancien Régime, à devenir le fils adoptif d’un empereur. Il aura fallu une révolution, la mort de son père, le remariage de sa mère et l’affection de Napoléon. Il y a quelque chose de balzacien dans son parcours et pourtant la citation va à l'encontre de l'idée d’opportunisme qu’aurait pu cultiver le fils adoptif de l'empereur. Qui était-il vraiment ? Son rôle auprès de Napoléon fut-il autre que celui de l'ami fidèle ? Quelle politique a-t-il mise en place en tant que vice roi d'Italie ? Quelle attitude choisit-il après le divorce de sa mère ? Notre invité : L'auteur Michel Kerautret est historien spécialiste de la période napoléonienne. Il a également dirigé le service le service des comptes rendus de l’Assemblée nationale. Il vient de publier une biographie d'Eugène de Beauharnais (Tallandier, 23.9 €, 400 pages). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Antiquité en détresse, avec Jean-Louis Poirier
Les catastrophes naturelles ne sont pas, dans l’Antiquité, très différentes de ce qu’elles sont de nos jours. Ce qui change, ce sont les façons, différentes, d’habiter la nature et de l’exploiter, si bien que les mêmes catastrophes peuvent être aujourd’hui beaucoup plus dangereuses et beaucoup plus meurtrières. Dans un petit recueil de textes, Jean-Louis Poirier nous plonge dans les épidémies et les catastrophes du monde gréco-romain: tremblements de terre, éruptions volcaniques, raz-de-marée, aléas climatiques. Notre invité : Jean-Louis Poirier est philosophe et spécialiste de l’Antiquité, collaborateur de l’édition des Présocratiques et des Épicuriens à la Bibliothèque de la Pléiade, auteur de nombreux articles et d’ouvrages publiés aux Belles Lettres. Il vient de publier chez cet éditeur Ainsi parlent les dieux, Comment les Grecs et Romains pensaient leurs mythes (216 pages, 21€) et L'Antiquité en détresse (304 pages, 15€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'écriture et le pouvoir, avec Nicolas Schapira [2/2]
[Les secrétaires à l'époque moderne 2/2] Existe-t-il un âge d’or des secrétaires ? La première qualité du secrétaire est-elle de garder les secrets de son maître ? Qui sont ces hommes de l'ombre qui travaillent pour un maître ? Dans ce deuxième volet de nos Cours d'Histoire, Nicolas Schapira présente la réalité des relations entre maîtres et secrétaires à l'époque moderne.Notre invité : Professeur à l’Université Paris Nanterre, Nicolas Schapira est spécialiste de l’histoire politique de l’écrit et du phénomène littéraire au XVIIe siècle. Il participe aux travaux du Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur l'Histoire du Littéraire de l'EHESS. Il vient de publier chez Albin Michel : Maîtres et secrétaires (XVIe-XVIIIe siècles), l'exercice du pouvoir dans la France d'Ancien Régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La villa Bonaparte : entre histoire, art et diplomatie, avec l'ambassadrice Elisabeth Beton-Delègue
Dans le cadre du centième anniversaire du rétablissement des relations diplomatiques entre la République française et le Saint-Siège (1920-2020), Storiavoce a été reçu par Madame l'ambassadrice Elisabeth Beton-Delègue, première femme dans l'histoire à occuper un tel poste, à la Villa Bonaparte. Acquise après guerre par la France il y a 70 ans, la villa appelée aussi Villa Paolina, du nom de la sœur de l'empereur, est un lieu chargé d'art et d'histoire. Au cours de cette émission, Elisabeth Beton-Delègue évoque les origines de la Villa mais aussi la diplomatie française près le Saint-Siège.Notre invité: Diplômée en droit et de l'IEP, Elisabeth Beton-Delègue est passée par l'ENA et entre au Quai d'Orsay en 1982. Elle sert ensuite en Irak, en Ethipie puis en Turquie. Après avoir été conseillère au cabinet du ministre des Affaires étrangères Michel Barnier en 2004-2005, elle devient devient ambassadrice de France au Chili de 2005 à 2008, puis directrice des Amériques et des Caraïbes au Quai d'Orsay. Elle est ensuite ambassadrice au Mexique de 2012 à 2014, inspectrice générale adjointe des Affaires étrangères en 2014-2015, puis ambassadrice en Haïti de 2015 à 2018. Depuis avril 2019, elle est la première femme à occuper le poste d'ambassadrice près le Saint-Siège. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une écriture dans l'ombre : les secrétaires à l'époque moderne, avec Nicolas Schapira [1/2]
[Les secrétaires à l'époque moderne 1/2] Qui sont les secrétaires des XVIe-XVIIIe siècles ? De quels milieux viennent-ils ? Que nous disent-ils de l’évolution administrative de la France ? Peut on d’ailleurs les inclure dans cette vision administrative ? Nicolas Schapira est l'invité de Christophe Dickès dans une émission divisée en deux parties. Dans ce premier volet, l'auteur situe cette charge dans le temps et l'espace, explique d'où vient le mot "secretarii" et présente ce socle commun qu'est l'écriture tout en soulignant la diversité de leurs fonctions. Notre invité : Professeur à l’Université Paris Nanterre, Nicolas Schapira est spécialiste de l’histoire politique de l’écrit et du phénomène littéraire au XVIIe siècle. Il participe aux travaux du Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur l'Histoire du Littéraire de l'EHESS. Il vient de publier chez Albin Michel : Maîtres et secrétaires (XVIe-XVIIIe siècles), l'exercice du pouvoir dans la France d'Ancien Régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Olave Baden-Powell : femme de l'ombre et féministe, avec Philippe Maxence
Le parcours d'Olave Baden-Powell est à lui seul une leçon d’histoire. Elle a 23 ans lorsqu'elle rencontre Robert Baden-Powell alors âgé de 55 ans. Peu de temps auparavant ce vieux général à la retraite fonde le scoutisme, un mouvement de jeunes qui conquit l'Angleterre et très vite toutes les régions du monde. Olave n'est pas pas seulement la femme de l’ombre du conquérant de la jeunesse, avec l'homme, elle épouse l'aventure et devient son premier soutien. Par ses engagements scouts elle s'oppose à la société victorienne de son temps. Sportive, aventurière, débrouillarde Olave favorise le scoutisme féminin. L'invité : Philippe Maxence est journaliste et auteur d'une biographie remarquée sur Robert Baden-Powell (Tempus, 2106, 11 euros). Il vient de consacrer un nouvel ouvrage à Olave Baden-Powell, son épouse, paru chez Artège (320 pages, 20,90€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les Grecs et les Romains pensaient leurs mythes, avec Jean-Louis Poirier
Dans la mythologie grecque, le centaure Nessus tente d’abuser de la femme d’Hercule, Déjanire. Ce dernier décoche alors une flèche empoisonnée pour l’empêcher de commettre son forfait. Blessé, le centaure donne à Déjanire sa fameuse tunique ensanglantée afin, dit-il, de protéger leur amour. Or, revêtant la tunique, Hercule sent sa peau se brûler. Voyant son mari dans la douleur, Déjanire se suicide alors qu’Hercule, à son tour, meurt incinéré. Si bien que, depuis des siècles, la tunique de Nessus désigne communément un cadeau empoisonné. Storiavoce vous propose de partir à la découverte non pas des mythes, mais de la façon dont les mondes grecs et romains pensaient leurs mythes. Quelles significations leur donnaient-ils? Etaient-ils touchés par ces récits venus de la nuit des temps ou, au contraire, les critiquaient-ils ? Comment poètes, philosophes, historiens et même théologiens les évoquaient dans leurs œuvres ? Notre invité : Jean-Louis Poirier est philosophe et spécialiste de l’Antiquité, collaborateur de l’édition des Présocratiques et des Épicuriens à la Bibliothèque de la Pléiade, auteur de nombreux articles et d’ouvrages publiés aux Belles Lettres. Il vient de publier chez cet éditeur Ainsi parlent les dieux, Comment les Grecs et Romains pensaient leurs mythes (216 pages, 21€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Modèle ou rêve de l'assimilation française ? avec Raphaël Doan [2/2]
[Histoire de l'assimilation 2/2] Au cours de deux émissions spéciales, l’historien Raphaël Doan se penche sur l’histoire de l’assimilation. Dans ce second volet, il présente le cas français : Louis XIV est le premier à vouloir que « tout devienne Français ». Une assimilation qui ne concerne pas l’étranger mais les Français eux-mêmes ? Quand les premières colonies européennes apparaissent dans le monde et quel est est le mécanisme assimilateur s'il existe ? Existe-t-il un modèle Français et un modèle anglais ? L’expression de France d’Outre-Mer traduit cette volonté assimilatrice: de quand date t’elle ? De manière générale, l’assimilation coloniale est imprégnée de contradictions, quelles sont-elles ?L’invité : Ancien élève de l’ENS et de l’ENA, Raphaël Doan agrégé de lettres classiques. Paru aux éditions du Cerf, Quand Rome inventait le populisme (180 pages, 19€) est son premier livre. Il vient de publier aux éditions Passés/Composés : Le rêve de l’assimilation, de la Grèce antique à nos jours (352 pages, 22€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De la fin des Empires à Cléopâtre, avec Pierre Tallet [3/3]
[L'Égypte pharaonique 3/3] Après avoir évoqué les débuts de l'Égypte, sa géographie et les débuts de son unification, puis, dans un second temps l'histoire de ses premiers empires, ce troisième volet de nos [Cours d'Histoire] porte sur le temps où l'Égypte était grecque. Quels sont les rapports de l’Égypte avec les civilisations qui l’entourent ? Qu'appelle-t-on la conquête d'Alexandre ? Quelles sont les traces de la résistance culturelle ? Qui est Cléopâtre ? Notre invité : Pierre Tallet est égyptologue et agrégé d'histoire. Il a dirigé de nombreux chantiers de fouilles archéologiques (Daklha, Bahariya, Sinaï etc.) Président de la Société française d’Egyptologie, il vient de publier L’Égypte pharaonique, histoire, société, culture (480 pages, 26.50 €) avec Frédéric Peyraudau, Chloé Ragazzoli, et Claire Somaglino aux éditions Armand Colin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Napoléon à Sainte-Hélène : l'espérance malgré tout ? avec Pierre Branda
Dans un ouvrage qui fera date, l'historien Pierre Branda nous fait revivre les dernières années de Napoléon, de son abdication, le 22 juin 1815, jusqu'à sa mort sur l'île de Sainte-Hélène en 1821. Un récit vif, admirablement bien écrit, foisonnant de multiples anecdotes. En sortant des sentiers battus par un Las Cases qui connaît la fin de l'histoire, l'auteur nous fait comprendre que Napoléon, en dépit de son exil, garde sa soif de gloire et cultive une espérance. Il décrit enfin comment les autorités britanniques jouent un rôle essentiel dans cette captivité exceptionnelle. De nouvelles perspectives fondées sur un travail considérable dans les sources faisant de cet ouvrage une étude définitive. L'invité : Pierre Branda est historien, spécialiste du Consulat et de l'Empire. Il a tout particulièrement étudié le financement de la guerre et ses conséquences politiques ou diplomatiques. Il est actuellement Directeur du patrimoine de la Fondation Napoléon. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur la période, il vient de publier aux Editions Perrin Napoléon à Sainte-Hélène (27€, 652 pages). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les premiers empires égyptiens, avec Pierre Tallet [2/3]
[L'Égypte pharaonique 2/3] Dans ce deuxième volet Mari-Gwenn Carichon reçoit l'archéologue et historien Pierre Tallet et fait un point sur les premiers empires : Qui met en place le premier Empire ? Comment fonctionne son administration ? Peut-on définir les différents groupes sociaux de la civilisation ? Le pharaon a-t-il toujours été considéré comme divin ? Notre invité : Pierre Tallet est égyptologue et agrégé d'histoire. Il a dirigé de nombreux chantiers de fouilles archéologiques (Daklha, Bahariya, Sinaï etc.) Président de la Société française d’Egyptologie, il vient de publier L’Égypte pharaonique, histoire, société, culture (480 pages, 26.50 €) avec Frédéric Peyraudau, Chloé Ragazzoli, et Claire Somaglino aux éditions Armand Colin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Assimiler l'étranger dans l'Antiquité, avec Raphaël Doan [1/2]
[Histoire de l'assimilation 1/2] Au cours de deux émissions spéciales, l'historien Raphaël Doan se penche sur l'histoire de l'assimilation. Dans ce premier volet, il présente spécifiquement l'assimilation dans les sociétés antiques après avoir défini le concept. Quel est le rapport des Grecs avec l’assimilation ? Le "synoecisme" des cités grecs est-il un vecteur d'assimilation ? Quand apparaît le panhellénisme ? Existe-t-il une force d'assimilation romaine que l'on ne retrouve pas dans d'autres civilisations? La romanisation est-elle un terme que l'on peut utiliser dans l'étude historiographique des processus d'assimilation ? Quelles sont les institutions romaines qui permettent l'assimilation ?L'invité : Ancien élève de l’ENS et de l’ENA, Raphaël Doan agrégé de lettres classiques. Paru aux éditions du Cerf, Quand Rome inventait le populisme (180 pages, 19€) est son premier livre. Il vient de publier aux éditions Passés/Composés Le rêve de l'assimilation, de la Grèce antique à nos jours (352 pages, 22€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Égypte pharaonique : aux origines, avec Pierre Tallet [1/3]
[L'Égypte pharaonique 1/3] Ce premier volet est consacré aux cultures néolithiques qui ont précédées les empires : des premières cultures à l'avènement de la dynastie (5500 av. J. -C. à 2700 av. J. -C.).Quand commence l'Égypte ?En quoi le milieu géographique et climatique influence-t-il la démographie ?Quelles sont les civilisations qui précèdent l'unité de l'Égypte ?Quels sont les premiers fondement de son économie ?Notre invité : Pierre Tallet est égyptologue et agrégé d'histoire. Il a dirigé de nombreux chantiers de fouilles archéologiques (Daklha, Bahariya, Sinaï) Président de la Société française d’Egyptologie, il vient de publier L’Égypte pharaonique, histoire, société, culture (480 pages, 26.50 €) avec Frédéric Peyraudau, Chloé Ragazzoli, et Claire Somaglino aux éditions Armand Colin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Entre Séparation et Ralliement : le cas Albert de Mun, avec Édouard Coquet
Brandi comme un symbole de liberté, un élément majeur pour l’apaisement de la République face à une Église hargneuse et antisémite, pourtant creuset de l’invention de la laïcité, l’histoire de la séparation de l’Église et de l’Etat fait figure de légende nationale réinventée qui, parfois, sert de support assez facile aux arguments politiques. Mais l’histoire est compliquée et nuancée, périlleuse dans son écriture. C’est surtout le cas de l’histoire de ce début du XXe siècle marquée par la Troisième république, l’affaire Dreyfus, l’affaire des Fiches, les tensions entre l’Église romaine et la République, la guerre scolaire, la colonisation et la Séparation de l’église et de l’État. Pour mieux comprendre la laïcité, qui souffre de beaucoup de clichés et auxquels on en adjoint d’autres sur la liberté de culte, Storiavoce vous propose un retour aux sources à travers le parcours d’une personnalité catholique de ce début du XXe et en particulier son attitude et son action face au Ralliement et à la Séparation de l’Église et de l’État : Albert de Mun.Notre invité : Édouard Coquet, agrégé d'histoire, a publié son mémoire de master aux éditions Cerf Patrimoines sous le titre : Albert de Mun et la séparation de l’Église et de l’État (1904-1907), "soldat vaincu d'une cause invincible". Il vient de soutenir sa thèse de doctorat sur La France coloniale et l'Église. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apaiser les guerres féodales, avec Dominique Barthélemy
[Guerres féodales] Dans un [Cours d'Histoire] hors série, le grand médiéviste Dominique Barthélemy revient sur la place de la Trêve de Dieu et de la Paix de Dieu à l'époque médiévale: ses origines, son champ d'application juridique et dans les faits.Comment définir la trêve de Dieu ?Quand apparaît-elle ?Que dit-elle du pouvoir de l'Eglise à l'époque médiévale ?Quel rôle joue l'ordalie dans son application ?Existait-il aussi des paix séculières ?Notre invité : Dominique Barthélemy est médiéviste, membre de l’Académie des Inscriptions et de Belle Lettres. Il a été reçu sur Storiavoce pour son livre consacré à la bataille de Bouvines (Perrin, 2018). Il vient de diriger avec Rolf Grosse Allemagne et France au coeur du Moyen-âge (Passés/Composés, 144 pages, 29€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Chartes pour guide, avec Michelle Bubenicek
L'école des Chartes a deux cents ans et forme les cadres de la conservation du patrimoine. Une école prestigieuse où « la variété de son enseignement justifie les chaires d’excellences qu’elle accueille en son sein et la diversité de ses enseignements ». Elle a vécu et participé aux grands évènements de notre époque contemporaine : des révolutions du XIXe siècle à l’affaire Dreyfus, de la Grande Guerre à Mai 68, en passant par les années 40. Pourtant, son nom est associé au monde médiéval. Or, il ne saurit se réduire à la période. Aux jeunes pensionnaires qui inauguraient l’école, Isaac Etienne de La Rue disait : « Tout historien qui ne prend pas les chartes pour guide dans le dédale des temps s’expose à s’égarer. » Storiavoce célèbre l'anniversaire de l'Ecole des Chartes et reçoit Michelle Bubenicek.Notre invitée : Archiviste paléographe née en 1971, Michelle Bubenicek a intégré en 1990 l’École nationale des chartes ; elle en est sortie en 1994 major de promotion. Après une scolarité à l’École nationale du patrimoine, dans la spécialité « archives » (1994-1995), elle a débuté sa carrière professionnelle comme conservateur du patrimoine en administration centrale au sein de la Direction des archives de France (1995-1999). En 1999, elle a été élue maître de conférences d’histoire médiévale à l’Université de Franche-Comté. Élue professeur d’histoire médiévale dans cette même université en 2011, elle y a dirigé le département d’histoire de 2011 à 2013. De 2011 à 2015, elle a coordonné le groupe de recherches international Doléances. Depuis le 1er septembre 2016, elle est directrice de l’École nationale des chartes. Historienne médiéviste spécialiste du politique, des femmes, de la noblesse, Michelle Bubenicek est l'auteur de Entre rébellion et obéissance (Genève, Droz) et Meurtre au donjon (Paris, PUF). Elle poursuit actuellement ses recherches sur les divers modèles de construction étatique et leurs contre-modèles, à la fin du Moyen Âge (France, État bourguignon). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le pouvoir impérial à Rome : une monarchie qui ne dit pas son nom ? avec Stéphane Benoist [3/3]
[Le pouvoir à Rome 3/3] Auteur d'un ouvrage consacré au pouvoir à Rome, l'historien Stéphane Benoist entame ici le troisième volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à la trilogie : l'espace du pouvoir, le temps du pouvoir et les figures du pouvoir. Peut-on utiliser l'expression de "métier" d'empereur ?Quelle est la dimension de la magistrature dans ce pouvoir impérial ?Est-ce qu'il existe un modèle augustéen du pouvoir ?Le pouvoir impérial est-il une monarchie qui ne dit pas son nom ?La figure impériale était-elle autocrate ou monarque absolu ?Quelle est la place de la mémoire dans la représentation du pouvoir ?Notre invité : Stéphane Benoist est professeur d'histoire romaine à l'Université de Lille III et fut directeur de l’équipe HALMA (UMR8164) de 2015 à 2019. Il est entre l'auteur de Rome. Des origines au VIe siècle de notre ère, « Une histoire personnelle » (Puf, 2016) et de Le pouvoir à Rome (CNRS Editions, 336 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Clemenceau : une jeunesse américaine, avec Patrick Weil
Partir de ce qui a été écrit pour comprendre ce qui a été, est l’ambition des émissions "Nos mémoires" qui proposent de découvrir l’histoire de États-Unis à travers l'étonnante correspondance de Georges Clemenceau. Homme d’Etat français, président du conseil, radical et anticlérical de la Troisième république, sa posture de journaliste est bien moins connue que son action politique en France. Ancien étudiant en médecine, Clemenceau part à 24 ans découvrir l'Amérique de Tocqueville. Il devient correspondant pour le journal Le Temps à partir de 1864, dès la fin de la guerre de Sécession. Cette correspondance inédite a fait l’objet d’une édition aux Etats-Unis dès les années 1928. Les éditions Passés / Composés (464 pages, 24€) nous en propose la découverte sous la direction de Thomas Macé et de Patrick Weil.Notre invité : Patrick Weil est historien, spécialiste français des questions d’immigration et de de citoyenneté. Il est directeur depuis 1994 de recherches au CNRS rattaché au Centre d’histoire sociale du XXe siècle de l’Université de Paris1 - Panthéon-Sorbonne. Professeur à l’École d’économie de Paris et professeur invité à l’université de Yale. Il vient de diriger l'édition des Lettres d'Amérique avec Thomas Macé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand les empereurs s'appropriaient le temps avec Stéphane Benoist [2/3]
[Le pouvoir à Rome 2/3] Auteur d’un ouvrage consacré au pouvoir à Rome, l’historien Stéphane Benoist continue la série de nos [Cours d’Histoire] consacrée à la trilogie : l’espace du pouvoir, le temps du pouvoir et les figures du pouvoir.Que nous dit le calendrier romain du découpage du temps ?En quoi l’analyse du temps est essentielle dans la perspective de notre compréhension des liens tissés entre le prince, les institutions et le peuple ?L’empereur souhaite-t-il s’approprier le temps ? Existe-il une volonté politique de s’inscrire dans la durée ?Quelle place prend la réforme julienne dans cette appropriation ?Le temps calendaire légitime-t-il la tradition de la Cité et le régime ?Peut-on parler parler de romanisation du temps ?Est-ce que les échelles du temps local ont été supprimées ?La consécration n’est-elle pas un moyen de sortir du temps afin d’atteindre le royaume des dieux et s’installer dans l’éternité ?Notre invité : Stéphane Benoist est professeur d’histoire romaine à l’Université de Lille III et fut directeur de l’équipe HALMA (UMR8164) de 2015 à 2019. Il est entre l’auteur de Rome. Des origines au VIe siècle de notre ère, (Puf, 2016) et de Le pouvoir à Rome (CNRS Editions, 336 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

France et Allemagne au Moyen-âge: un affrontement national?
De tous les clichés sur l'époque médiévale, celui d'un affrontement franco-allemand a la vie dure. Produit par l'historiographie du XIXe siècle et du début du XXe siècle, cette image a été largement nuancée par les travaux historiographiques les plus récents. Dans un ouvrage couvrant une large période (843-1214), plusieurs historiens se penchent sur la réalité du conflit. Invité de Christophe Dickès, le grand médiéviste Dominique Barthélemy répond aux questions suivantes:- Peut on parler de France et d'Allemagne au IXe siècle, puis de nations dans les siècles suivants?- Quelles sont les dates charnières de la construction des ensembles franco-allemand?- Quelles ont été les prétentions du royaume de France?- Existe-t-il des échanges culturels et économiques entre les deux ensembles?- Un des symboles de l’opposition franco-allemande est le geste de Lothaire de Francie occidentale qui s’empare du palais de Charlemagne en 978 et retourne l’aigle d’airain du palais. Ce fait a-t-il été surévalué par la postérité ?- Peut-on dire que la victoire de Philippe Auguste à Bouvines fut une victoire "nationale"?Notre invité: Dominique Barthélemy est médiéviste, membre de l'Académie des Inscriptions et de Belle Lettres. Il a été reçu sur Storiavoce pour son livre consacré à la bataille de Bouvines (Perrin, 2018). Il vient de diriger avec Rolf Grosse Allemagne et France au coeur du Moyen-âge (Passés/Composés, 144 pages, 29€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les espaces de pouvoir à Rome, avec Stéphane Benoist [1/3]
[Le pouvoir à Rome 1/3] Auteur d'un ouvrage consacré au pouvoir à Rome, l'historien Stéphane Benoist entame une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la trilogie de son livre : l'espace du pouvoir, le temps du pouvoir et les figures du pouvoir.L’urbs c’est un espace sacré qui a un nom : le poemerium. Que recoupe ce terme ?L’espace romain est-il l'objet d'une attention d’une attention particulière des princes ? Comment s’exprime cette attention ?En quoi les cérémonies impériales à Rome participent-elles de cette « commémoration régulière des destins unis des princes et de la cité ?L’entrée ou le triomphe légitime-t-il le pouvoir impérial ?Une cité sans son prince est-elle une cité abandonnée ?Saint Ambroise disait "ubi papa, ubi Roma". Peut on dire la même chose de l’empereur qui en quelque sorte aurait absorbé l’espace ?Notre invité: Stéphane Benoist est professeur d'histoire romaine à l'Université de Lille III et fut directeur de l’équipe HALMA (UMR8164) de 2015 à 2019. Il est entre l'auteur de Rome. Des origines au VIe siècle de notre ère, (Puf, 2016) et de Le pouvoir à Rome (CNRS Editions, 336 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Blasons, couleurs et symboles : comprendre l'héraldique médiévale
On les retrouve au-dessus des cheminées de nos châteaux, sur les frontons de nos églises, dans les maisons et les abbayes. Ils sont en pierre ou apparaissent sur les vitraux. Is sont minutieusement peints sur les pages des manuscrits ou bien sur des tableaux, parfois des lettres… Les décors héraldiques, sans nul doute, nourrissent notre imaginaire peuplé de chevaliers et de princes médiévaux, de cris de guerres et de devises. Instruments de communication, ils nous déroutent pourtant par leur complexité. L'invité : Directeur d’études à l’École pratiques des hautes études (EPHE), Section des Sciences Historiques et Philologiques (EA 4116 Savoirs et Pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle, Laurent Hablot est un grand spécialiste de l'héraldique médiévale. Il vient de publier Manuel d’héraldique et d’emblématique médiévale aux Presses universitaires François Rabelais (336 pages, 29 €) et a participé à Héraldique et papauté - Moyen Âge -Temps modernes aux Presses universitaires de Rouen et du Havre (290 pages, 29 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Elie Decazes ou le héros balzacien
Qui était Élie Decazes, favori du roi Louis XVIII ? Dans son Histoire de la Restauration, Lamartine nous dit de lui : « Son nom restera dans l’histoire au-dessus des noms des favoris vulgaires qui ne représentent que les caprices des rois. M. Decazes représente une idée juste : la réconciliation d’une révolution et d’une royauté. Il fut l’homme d’Etat de la concorde, de l’impartialité et de la charte. » Les travaux historiques sur Élie Decazes, pourtant ministre de la Police, ministre de l’intérieur mais aussi penseur politique et industriel, sont peu nombreux au regard de sa carrière et de ce qu’il peut nous apprendre sur la France du début du XIXème siècle. L’invité : D’abord journaliste, François de Coustin est conseiller pour le patrimoine et l’histoire d’une grande institution publique. Il est l’auteur de Gens de noblesse (Flammarion, 1989). Il vient de publier chez Perrin une biographie d'Elie Decazes (480 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paul von Hindenburg : l'homme qui a conduit Hitler au pouvoir, avec Jean-Paul Bled
Voltaire disait de la retraite qu’elle était "le port où il faut se réfugier après les orages de la vie". Si cette citation convient à une majorité, Paul von Hindenburg nous apparaît comme un incroyable et parfait contre-exemple. En effet, alors qu’il aurait pu rester dans l’anonymat et profiter de sa retraite, Hindenburg bénéficia de la déclaration de guerre en 1914 et des déconvenues sur le front de l’Est des généraux von Waldersee et Prittwitz. En somme, la Guerre de 1914-1918 remit en selle un retraité. Et quel retraité, puisqu’il devient maréchal président en 1925, alors qu’il a 77 ans, et qu'il est réélu en 1932 contre un certain Adolf Hitler. Qui fut le fameux vainqueur de Tannenberg ? Quelles étaient ses origines ? Avait-il une vision politique à côté de ses conceptions militaires ? Quel rôle a-t-il joué dans la fameuse théorie du "coup de poignard dans le dos" et ultimement, dans l’accession d’Hitler au pouvoir ?L’invité : Professeur émérite à la Sorbonne, Jean-Paul Bled est unanimement considéré comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. Son ouvrage, Les Hommes d’Hitler (Perrin, 2015), a rencontré un large public et le soutien unanime des critiques. Il vient de publier chez Tallandier, Hindenburg, l'homme qui a conduit Hitler au pouvoir (336 pages, 22.50 €).À lire aussi : “1940, l’épreuve fatale de l’armée française” : https://bit.ly/3xfyrcs“La Deuxième Guerre mondiale sous psychotropes” : https://bit.ly/3qwKWMX Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans la cour des lions, avec Cédric Michon
Au début du XVIe siècle, quatre jeunes princes hors du commun montent sur les principaux trônes d’Europe. Henri VIII en Angleterre ; François Ier en France ; Charles Quint en Espagne puis dans l’Empire ; Soliman le Magnifique dans l’Empire ottoman. Ces quatre lions dominent la scène européenne pendant un demi-siècle. Or, lorsque l’on regarde de plus près le quotidien des affaires de ces empires et de ces royaumes, c’est toute une meute de conseillers qui apparaît, pas moins féroce que le chef du clan, tant il est vrai que le jeu politique est peut être violent. Dans le monde ultra-concurrentiel des entourages princiers, un monde rendu incertain par le règne de la faveur, ce sont l’honneur, le pouvoir, la richesse et le prestige social qui est en jeu. Bienvenu dans le monde des cours de la Renaissance, où tous les coups semblent permis, où des ascensions extraordinaires côtoient des disgrâces éclatantes. Notre invité : Cédric Michon, normalien, agrégé d'histoire, est maître de conférences à l'université du Maine et membre junior de l'Institut universitaire de France. Il a consacré plusieurs ouvrages à François Ier et à sa cour : Louise de Savoie (2015), Le cardinal Jean Du Bellay (2014), Les conseillers de François Ier (2011) et La crosse et le sceptre. Les prélats d'État sous François Ier et Henri VIII (2008) et a publié une cinquantaine d'articles sur le sujet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Aiglon ou l'otage de l'histoire, avec Laetitia de Witt
Il n’avait même pas quatre ans quand les armées étrangères ont envahi le sol français. Pourtant, son père, Napoléon, avait souhaité faire de lui un héritier au trône impérial. Il fut ainsi une légende sûrement née trop tard : un rêve brisé sans nul doute, le rêve de trop de Napoléon ? Qui fut l’Aiglon, le fils de Marie Louise d’Autriche, éphémère Napoléon II? Était-il une légende malgré lui ? Comment l'enfant puis le jeune homme va-t-il ressentir l'absence de son père ? Quel regard va-t-il porter sur l'œuvre impériale ? Notre invitée : Titulaire d’un doctorat d’histoire, Laetitia de Witt, descendante de la famille Bonaparte, a publié en 2007 une biographie très remarquée sur le prince Victor-Napoléon (Fayard). Elle vient de publier L'Aiglon, le rêve brisé de Napoléon (Tallandier, 496 pages, 24,90€). Le livre a reçu le Grand Prix de la Fondation Napoléon 2020. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Russie, ce rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme, avec Jean-Pierre Arrignon
"Un trait particulier de l’esprit russe est une absence de notion de limite. Il est probable que la vaste étendue de notre pays s’est imprimé dans notre cerveau". C’est ainsi que le philosophe et légiste Boris Tchitcherine explique l’esprit russe teinté d'idéalisme et d'excès. Comment ne pas comprendre les évènements de cet incroyable pays, de cette fascinante structure politique à l’aune de son immensité ? Comment écrire les récits de plusieurs peuples en une seule histoire ? Par leur attachement à une terre ? Une langue ? Une religion? Quand commence la Russie ? Quel crédit accorder à ses chroniques légendaires ? Qui sont ses grands gouvernants ? La révolution de 1917 a-t-elle profondément changé son rapport au passé ? L'auteur : Jean-Pierre Arrignon est l'un des plus grands spécialiste du monde slave et russe (La Russie médiévale (Belles-Lettres), Chronique de Nestor, naissance des mondes russes (Anacharsis)). Il vient de publier : Une histoire de la Russie, aux éditions Perrin (500 pages, 28.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cultures et religions au Proche-Orient antique, avec Catherine Saliou [3/3]
[Proche-Orient 3/3] En 64 avant J. C., Pompée s’empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Quelle est la place de l’hellénisme dans la région ?Le monde proche-oriental se distingue t’il par son cosmopolitisme ? Sommes-nous à un carrefour de cultures ?Quelle langue parle-t-on au Proche Orient ? Quelle est la place du Grec et du Latin ?La région adopte t’elle des formes romaines et grecques de culte ?La région se distingue parce qu’elle est le foyer du judaïsme et le berceau du christianisme.L’orient influence t-il l’occident en matière religieuse?L'invité : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voler dans les airs... au Moyen Âge, avec Nicolas Weill-Parot
Nos auditeurs le savent, Storiavoce a entre autres pour vocation de réhabiliter le Moyen-Âge, de mieux en saisir sa complexité et ses richesses. Or, de toutes les disciplines, celle des sciences nous semble difficilement liée à la période… Pourtant, nous aurions tort de considérer l'époque médiévale comme totalement étrangère à la science : l’exemple de l’architecture des cathédrales nous rappelle ainsi les qualités des hommes de ce temps à penser les poids et mesures, la grandeur et les forces. Il n’est pas le seul exemple : le Moyen Âge "pense" aussi les éléments naturels tout comme les éléments surnaturels. Dans cette nouvelle émission, Storiavoce vous propose de vous pencher sur ce qui peut nous apparaître une utopie : celle du vol dans les airs aux temps médiévaux. Les hommes du Moyen Âge étudiaient-ils le vol des animaux ? Quelle place faisaient-ils à ce que nous appellerions les sciences expérimentales ? Ont-ils inventé des machines volantes ? Qui sont et que font les anges et démons volants ? Quand distingue-t-on la science expérimentale des récits légendaires et des images mythiques comme celle du vol d’Alexandre ? L’invité : Nicolas Weill-Parot est directeur d’études à l’École pratique des hautes études (Section des sciences historiques et philologiques), titulaire de la chaire « Histoire des sciences dans l’Occident médiéval », et membre du laboratoire Savoirs et Pratiques du Moyen-Âge (EA 4116). Avec Véronique Sales il a dirigé Le Vrai visage du Moyen Âge, au delà des idées reçues (Vendémiaire). Avec Joël Chandelier et Catherine Verna, il a organisé le colloque consacré à Science et technique au Moyen-Âge (XIIe-XVe siècle) et dont les actes ont été publié aux Presses universitaires de Vincennes. Il vient de publier dernièrement aux éditions Les Belles Lettres : Le vol dans les airs au Moyen Âge (240 pages, 24,50 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Au carrefour des civilisations: le Proche-Orient antique
En 64 avant J. C., Pompée s'empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Dans une série de trois volets, Storiavoce vous propose de découvrir l'histoire du Proche Orient sous domination romaine. Après une première émission sur la définition du Proche-Orient antique, son histoire romaine, nous nous penchons ici sur son administration et son économie. Spécialiste d'histoire romaine, Catherine Saliou répond aux questions de Christophe Dickès.- Comment sont gérées ces provinces romaines proche-orientales : celle de Syrie, Syrie Palestine et d’Arabie ?- Sont-elles particulières dans la gestion administrative par la république puis de l’Empire ?- Est-ce que la création de Constantinople et d’un empire bicéphale va avoir des conséquences pour ces provinces ?- L'Etat romain est-il un prédateur sur le plan fiscal? - Sur le plan économique, existe-t-il une spécificité économique du Proche-Orient ?- Le Proche Orient est à un carrefour : profite t’il à plein de cette position idéale ?- On est surpris de voir les richesses de la région : nous sommes sur ce qu’on appelle un croissant fertile !- Que produit-on ? Quelles sont les ressources ?- Est-ce que cette croissance est portée par une démographie élevée ?- Se conjugue à la fois une économie locale mais cette économie est au centre d’un nœud mondiale. Faut il distinguer les deux univers, le local et le mondial ou sont-ils étroitement imbriqués? Notre professeur : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La gloire de l'écrit: une histoire du livre
Naissance de l’écriture et naissance de l’imprimerie : deux évènements fondateurs de l’histoire du monde et en particulier de l’Occident. L’un commence l’Histoire (avec un grand "H"), l’autre signe le début de l’époque que l’on nomme Renaissance. L’histoire de ces évènements que l’on réduit souvent à un point dans une frise chronologique, est certes simplifiée; mais ils ont le mérite de prêter à l’histoire, des repères… Peu importe leur schématisation, ils en disent long sur l’importance de l’écrit, l’impact du livre sur les destinées humaines. Cette émission Nos mémoires revient sur L'histoire du livre en Occident, titre d'un ouvrage de Frédéric Barbier.L'invité: Frédéric Barbier est ancien élève de l'Ecole des Chartes, directeur de recherches honoraire au CNRS et directeur d'études émérite à l'EPHE. Il publie L'histoire du livre en Occident aux éditions Armand Colin Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.