
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
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Apaiser les guerres féodales, avec Dominique Barthélemy
[Guerres féodales] Dans un [Cours d'Histoire] hors série, le grand médiéviste Dominique Barthélemy revient sur la place de la Trêve de Dieu et de la Paix de Dieu à l'époque médiévale: ses origines, son champ d'application juridique et dans les faits.Comment définir la trêve de Dieu ?Quand apparaît-elle ?Que dit-elle du pouvoir de l'Eglise à l'époque médiévale ?Quel rôle joue l'ordalie dans son application ?Existait-il aussi des paix séculières ?Notre invité : Dominique Barthélemy est médiéviste, membre de l’Académie des Inscriptions et de Belle Lettres. Il a été reçu sur Storiavoce pour son livre consacré à la bataille de Bouvines (Perrin, 2018). Il vient de diriger avec Rolf Grosse Allemagne et France au coeur du Moyen-âge (Passés/Composés, 144 pages, 29€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Chartes pour guide, avec Michelle Bubenicek
L'école des Chartes a deux cents ans et forme les cadres de la conservation du patrimoine. Une école prestigieuse où « la variété de son enseignement justifie les chaires d’excellences qu’elle accueille en son sein et la diversité de ses enseignements ». Elle a vécu et participé aux grands évènements de notre époque contemporaine : des révolutions du XIXe siècle à l’affaire Dreyfus, de la Grande Guerre à Mai 68, en passant par les années 40. Pourtant, son nom est associé au monde médiéval. Or, il ne saurit se réduire à la période. Aux jeunes pensionnaires qui inauguraient l’école, Isaac Etienne de La Rue disait : « Tout historien qui ne prend pas les chartes pour guide dans le dédale des temps s’expose à s’égarer. » Storiavoce célèbre l'anniversaire de l'Ecole des Chartes et reçoit Michelle Bubenicek.Notre invitée : Archiviste paléographe née en 1971, Michelle Bubenicek a intégré en 1990 l’École nationale des chartes ; elle en est sortie en 1994 major de promotion. Après une scolarité à l’École nationale du patrimoine, dans la spécialité « archives » (1994-1995), elle a débuté sa carrière professionnelle comme conservateur du patrimoine en administration centrale au sein de la Direction des archives de France (1995-1999). En 1999, elle a été élue maître de conférences d’histoire médiévale à l’Université de Franche-Comté. Élue professeur d’histoire médiévale dans cette même université en 2011, elle y a dirigé le département d’histoire de 2011 à 2013. De 2011 à 2015, elle a coordonné le groupe de recherches international Doléances. Depuis le 1er septembre 2016, elle est directrice de l’École nationale des chartes. Historienne médiéviste spécialiste du politique, des femmes, de la noblesse, Michelle Bubenicek est l'auteur de Entre rébellion et obéissance (Genève, Droz) et Meurtre au donjon (Paris, PUF). Elle poursuit actuellement ses recherches sur les divers modèles de construction étatique et leurs contre-modèles, à la fin du Moyen Âge (France, État bourguignon). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le pouvoir impérial à Rome : une monarchie qui ne dit pas son nom ? avec Stéphane Benoist [3/3]
[Le pouvoir à Rome 3/3] Auteur d'un ouvrage consacré au pouvoir à Rome, l'historien Stéphane Benoist entame ici le troisième volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à la trilogie : l'espace du pouvoir, le temps du pouvoir et les figures du pouvoir. Peut-on utiliser l'expression de "métier" d'empereur ?Quelle est la dimension de la magistrature dans ce pouvoir impérial ?Est-ce qu'il existe un modèle augustéen du pouvoir ?Le pouvoir impérial est-il une monarchie qui ne dit pas son nom ?La figure impériale était-elle autocrate ou monarque absolu ?Quelle est la place de la mémoire dans la représentation du pouvoir ?Notre invité : Stéphane Benoist est professeur d'histoire romaine à l'Université de Lille III et fut directeur de l’équipe HALMA (UMR8164) de 2015 à 2019. Il est entre l'auteur de Rome. Des origines au VIe siècle de notre ère, « Une histoire personnelle » (Puf, 2016) et de Le pouvoir à Rome (CNRS Editions, 336 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Clemenceau : une jeunesse américaine, avec Patrick Weil
Partir de ce qui a été écrit pour comprendre ce qui a été, est l’ambition des émissions "Nos mémoires" qui proposent de découvrir l’histoire de États-Unis à travers l'étonnante correspondance de Georges Clemenceau. Homme d’Etat français, président du conseil, radical et anticlérical de la Troisième république, sa posture de journaliste est bien moins connue que son action politique en France. Ancien étudiant en médecine, Clemenceau part à 24 ans découvrir l'Amérique de Tocqueville. Il devient correspondant pour le journal Le Temps à partir de 1864, dès la fin de la guerre de Sécession. Cette correspondance inédite a fait l’objet d’une édition aux Etats-Unis dès les années 1928. Les éditions Passés / Composés (464 pages, 24€) nous en propose la découverte sous la direction de Thomas Macé et de Patrick Weil.Notre invité : Patrick Weil est historien, spécialiste français des questions d’immigration et de de citoyenneté. Il est directeur depuis 1994 de recherches au CNRS rattaché au Centre d’histoire sociale du XXe siècle de l’Université de Paris1 - Panthéon-Sorbonne. Professeur à l’École d’économie de Paris et professeur invité à l’université de Yale. Il vient de diriger l'édition des Lettres d'Amérique avec Thomas Macé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand les empereurs s'appropriaient le temps avec Stéphane Benoist [2/3]
[Le pouvoir à Rome 2/3] Auteur d’un ouvrage consacré au pouvoir à Rome, l’historien Stéphane Benoist continue la série de nos [Cours d’Histoire] consacrée à la trilogie : l’espace du pouvoir, le temps du pouvoir et les figures du pouvoir.Que nous dit le calendrier romain du découpage du temps ?En quoi l’analyse du temps est essentielle dans la perspective de notre compréhension des liens tissés entre le prince, les institutions et le peuple ?L’empereur souhaite-t-il s’approprier le temps ? Existe-il une volonté politique de s’inscrire dans la durée ?Quelle place prend la réforme julienne dans cette appropriation ?Le temps calendaire légitime-t-il la tradition de la Cité et le régime ?Peut-on parler parler de romanisation du temps ?Est-ce que les échelles du temps local ont été supprimées ?La consécration n’est-elle pas un moyen de sortir du temps afin d’atteindre le royaume des dieux et s’installer dans l’éternité ?Notre invité : Stéphane Benoist est professeur d’histoire romaine à l’Université de Lille III et fut directeur de l’équipe HALMA (UMR8164) de 2015 à 2019. Il est entre l’auteur de Rome. Des origines au VIe siècle de notre ère, (Puf, 2016) et de Le pouvoir à Rome (CNRS Editions, 336 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

France et Allemagne au Moyen-âge: un affrontement national?
De tous les clichés sur l'époque médiévale, celui d'un affrontement franco-allemand a la vie dure. Produit par l'historiographie du XIXe siècle et du début du XXe siècle, cette image a été largement nuancée par les travaux historiographiques les plus récents. Dans un ouvrage couvrant une large période (843-1214), plusieurs historiens se penchent sur la réalité du conflit. Invité de Christophe Dickès, le grand médiéviste Dominique Barthélemy répond aux questions suivantes:- Peut on parler de France et d'Allemagne au IXe siècle, puis de nations dans les siècles suivants?- Quelles sont les dates charnières de la construction des ensembles franco-allemand?- Quelles ont été les prétentions du royaume de France?- Existe-t-il des échanges culturels et économiques entre les deux ensembles?- Un des symboles de l’opposition franco-allemande est le geste de Lothaire de Francie occidentale qui s’empare du palais de Charlemagne en 978 et retourne l’aigle d’airain du palais. Ce fait a-t-il été surévalué par la postérité ?- Peut-on dire que la victoire de Philippe Auguste à Bouvines fut une victoire "nationale"?Notre invité: Dominique Barthélemy est médiéviste, membre de l'Académie des Inscriptions et de Belle Lettres. Il a été reçu sur Storiavoce pour son livre consacré à la bataille de Bouvines (Perrin, 2018). Il vient de diriger avec Rolf Grosse Allemagne et France au coeur du Moyen-âge (Passés/Composés, 144 pages, 29€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les espaces de pouvoir à Rome, avec Stéphane Benoist [1/3]
[Le pouvoir à Rome 1/3] Auteur d'un ouvrage consacré au pouvoir à Rome, l'historien Stéphane Benoist entame une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la trilogie de son livre : l'espace du pouvoir, le temps du pouvoir et les figures du pouvoir.L’urbs c’est un espace sacré qui a un nom : le poemerium. Que recoupe ce terme ?L’espace romain est-il l'objet d'une attention d’une attention particulière des princes ? Comment s’exprime cette attention ?En quoi les cérémonies impériales à Rome participent-elles de cette « commémoration régulière des destins unis des princes et de la cité ?L’entrée ou le triomphe légitime-t-il le pouvoir impérial ?Une cité sans son prince est-elle une cité abandonnée ?Saint Ambroise disait "ubi papa, ubi Roma". Peut on dire la même chose de l’empereur qui en quelque sorte aurait absorbé l’espace ?Notre invité: Stéphane Benoist est professeur d'histoire romaine à l'Université de Lille III et fut directeur de l’équipe HALMA (UMR8164) de 2015 à 2019. Il est entre l'auteur de Rome. Des origines au VIe siècle de notre ère, (Puf, 2016) et de Le pouvoir à Rome (CNRS Editions, 336 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Blasons, couleurs et symboles : comprendre l'héraldique médiévale
On les retrouve au-dessus des cheminées de nos châteaux, sur les frontons de nos églises, dans les maisons et les abbayes. Ils sont en pierre ou apparaissent sur les vitraux. Is sont minutieusement peints sur les pages des manuscrits ou bien sur des tableaux, parfois des lettres… Les décors héraldiques, sans nul doute, nourrissent notre imaginaire peuplé de chevaliers et de princes médiévaux, de cris de guerres et de devises. Instruments de communication, ils nous déroutent pourtant par leur complexité. L'invité : Directeur d’études à l’École pratiques des hautes études (EPHE), Section des Sciences Historiques et Philologiques (EA 4116 Savoirs et Pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle, Laurent Hablot est un grand spécialiste de l'héraldique médiévale. Il vient de publier Manuel d’héraldique et d’emblématique médiévale aux Presses universitaires François Rabelais (336 pages, 29 €) et a participé à Héraldique et papauté - Moyen Âge -Temps modernes aux Presses universitaires de Rouen et du Havre (290 pages, 29 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Elie Decazes ou le héros balzacien
Qui était Élie Decazes, favori du roi Louis XVIII ? Dans son Histoire de la Restauration, Lamartine nous dit de lui : « Son nom restera dans l’histoire au-dessus des noms des favoris vulgaires qui ne représentent que les caprices des rois. M. Decazes représente une idée juste : la réconciliation d’une révolution et d’une royauté. Il fut l’homme d’Etat de la concorde, de l’impartialité et de la charte. » Les travaux historiques sur Élie Decazes, pourtant ministre de la Police, ministre de l’intérieur mais aussi penseur politique et industriel, sont peu nombreux au regard de sa carrière et de ce qu’il peut nous apprendre sur la France du début du XIXème siècle. L’invité : D’abord journaliste, François de Coustin est conseiller pour le patrimoine et l’histoire d’une grande institution publique. Il est l’auteur de Gens de noblesse (Flammarion, 1989). Il vient de publier chez Perrin une biographie d'Elie Decazes (480 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paul von Hindenburg : l'homme qui a conduit Hitler au pouvoir, avec Jean-Paul Bled
Voltaire disait de la retraite qu’elle était "le port où il faut se réfugier après les orages de la vie". Si cette citation convient à une majorité, Paul von Hindenburg nous apparaît comme un incroyable et parfait contre-exemple. En effet, alors qu’il aurait pu rester dans l’anonymat et profiter de sa retraite, Hindenburg bénéficia de la déclaration de guerre en 1914 et des déconvenues sur le front de l’Est des généraux von Waldersee et Prittwitz. En somme, la Guerre de 1914-1918 remit en selle un retraité. Et quel retraité, puisqu’il devient maréchal président en 1925, alors qu’il a 77 ans, et qu'il est réélu en 1932 contre un certain Adolf Hitler. Qui fut le fameux vainqueur de Tannenberg ? Quelles étaient ses origines ? Avait-il une vision politique à côté de ses conceptions militaires ? Quel rôle a-t-il joué dans la fameuse théorie du "coup de poignard dans le dos" et ultimement, dans l’accession d’Hitler au pouvoir ?L’invité : Professeur émérite à la Sorbonne, Jean-Paul Bled est unanimement considéré comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. Son ouvrage, Les Hommes d’Hitler (Perrin, 2015), a rencontré un large public et le soutien unanime des critiques. Il vient de publier chez Tallandier, Hindenburg, l'homme qui a conduit Hitler au pouvoir (336 pages, 22.50 €).À lire aussi : “1940, l’épreuve fatale de l’armée française” : https://bit.ly/3xfyrcs“La Deuxième Guerre mondiale sous psychotropes” : https://bit.ly/3qwKWMX Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans la cour des lions, avec Cédric Michon
Au début du XVIe siècle, quatre jeunes princes hors du commun montent sur les principaux trônes d’Europe. Henri VIII en Angleterre ; François Ier en France ; Charles Quint en Espagne puis dans l’Empire ; Soliman le Magnifique dans l’Empire ottoman. Ces quatre lions dominent la scène européenne pendant un demi-siècle. Or, lorsque l’on regarde de plus près le quotidien des affaires de ces empires et de ces royaumes, c’est toute une meute de conseillers qui apparaît, pas moins féroce que le chef du clan, tant il est vrai que le jeu politique est peut être violent. Dans le monde ultra-concurrentiel des entourages princiers, un monde rendu incertain par le règne de la faveur, ce sont l’honneur, le pouvoir, la richesse et le prestige social qui est en jeu. Bienvenu dans le monde des cours de la Renaissance, où tous les coups semblent permis, où des ascensions extraordinaires côtoient des disgrâces éclatantes. Notre invité : Cédric Michon, normalien, agrégé d'histoire, est maître de conférences à l'université du Maine et membre junior de l'Institut universitaire de France. Il a consacré plusieurs ouvrages à François Ier et à sa cour : Louise de Savoie (2015), Le cardinal Jean Du Bellay (2014), Les conseillers de François Ier (2011) et La crosse et le sceptre. Les prélats d'État sous François Ier et Henri VIII (2008) et a publié une cinquantaine d'articles sur le sujet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Aiglon ou l'otage de l'histoire, avec Laetitia de Witt
Il n’avait même pas quatre ans quand les armées étrangères ont envahi le sol français. Pourtant, son père, Napoléon, avait souhaité faire de lui un héritier au trône impérial. Il fut ainsi une légende sûrement née trop tard : un rêve brisé sans nul doute, le rêve de trop de Napoléon ? Qui fut l’Aiglon, le fils de Marie Louise d’Autriche, éphémère Napoléon II? Était-il une légende malgré lui ? Comment l'enfant puis le jeune homme va-t-il ressentir l'absence de son père ? Quel regard va-t-il porter sur l'œuvre impériale ? Notre invitée : Titulaire d’un doctorat d’histoire, Laetitia de Witt, descendante de la famille Bonaparte, a publié en 2007 une biographie très remarquée sur le prince Victor-Napoléon (Fayard). Elle vient de publier L'Aiglon, le rêve brisé de Napoléon (Tallandier, 496 pages, 24,90€). Le livre a reçu le Grand Prix de la Fondation Napoléon 2020. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Russie, ce rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme, avec Jean-Pierre Arrignon
"Un trait particulier de l’esprit russe est une absence de notion de limite. Il est probable que la vaste étendue de notre pays s’est imprimé dans notre cerveau". C’est ainsi que le philosophe et légiste Boris Tchitcherine explique l’esprit russe teinté d'idéalisme et d'excès. Comment ne pas comprendre les évènements de cet incroyable pays, de cette fascinante structure politique à l’aune de son immensité ? Comment écrire les récits de plusieurs peuples en une seule histoire ? Par leur attachement à une terre ? Une langue ? Une religion? Quand commence la Russie ? Quel crédit accorder à ses chroniques légendaires ? Qui sont ses grands gouvernants ? La révolution de 1917 a-t-elle profondément changé son rapport au passé ? L'auteur : Jean-Pierre Arrignon est l'un des plus grands spécialiste du monde slave et russe (La Russie médiévale (Belles-Lettres), Chronique de Nestor, naissance des mondes russes (Anacharsis)). Il vient de publier : Une histoire de la Russie, aux éditions Perrin (500 pages, 28.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cultures et religions au Proche-Orient antique, avec Catherine Saliou [3/3]
[Proche-Orient 3/3] En 64 avant J. C., Pompée s’empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Quelle est la place de l’hellénisme dans la région ?Le monde proche-oriental se distingue t’il par son cosmopolitisme ? Sommes-nous à un carrefour de cultures ?Quelle langue parle-t-on au Proche Orient ? Quelle est la place du Grec et du Latin ?La région adopte t’elle des formes romaines et grecques de culte ?La région se distingue parce qu’elle est le foyer du judaïsme et le berceau du christianisme.L’orient influence t-il l’occident en matière religieuse?L'invité : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voler dans les airs... au Moyen Âge, avec Nicolas Weill-Parot
Nos auditeurs le savent, Storiavoce a entre autres pour vocation de réhabiliter le Moyen-Âge, de mieux en saisir sa complexité et ses richesses. Or, de toutes les disciplines, celle des sciences nous semble difficilement liée à la période… Pourtant, nous aurions tort de considérer l'époque médiévale comme totalement étrangère à la science : l’exemple de l’architecture des cathédrales nous rappelle ainsi les qualités des hommes de ce temps à penser les poids et mesures, la grandeur et les forces. Il n’est pas le seul exemple : le Moyen Âge "pense" aussi les éléments naturels tout comme les éléments surnaturels. Dans cette nouvelle émission, Storiavoce vous propose de vous pencher sur ce qui peut nous apparaître une utopie : celle du vol dans les airs aux temps médiévaux. Les hommes du Moyen Âge étudiaient-ils le vol des animaux ? Quelle place faisaient-ils à ce que nous appellerions les sciences expérimentales ? Ont-ils inventé des machines volantes ? Qui sont et que font les anges et démons volants ? Quand distingue-t-on la science expérimentale des récits légendaires et des images mythiques comme celle du vol d’Alexandre ? L’invité : Nicolas Weill-Parot est directeur d’études à l’École pratique des hautes études (Section des sciences historiques et philologiques), titulaire de la chaire « Histoire des sciences dans l’Occident médiéval », et membre du laboratoire Savoirs et Pratiques du Moyen-Âge (EA 4116). Avec Véronique Sales il a dirigé Le Vrai visage du Moyen Âge, au delà des idées reçues (Vendémiaire). Avec Joël Chandelier et Catherine Verna, il a organisé le colloque consacré à Science et technique au Moyen-Âge (XIIe-XVe siècle) et dont les actes ont été publié aux Presses universitaires de Vincennes. Il vient de publier dernièrement aux éditions Les Belles Lettres : Le vol dans les airs au Moyen Âge (240 pages, 24,50 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Au carrefour des civilisations: le Proche-Orient antique
En 64 avant J. C., Pompée s'empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Dans une série de trois volets, Storiavoce vous propose de découvrir l'histoire du Proche Orient sous domination romaine. Après une première émission sur la définition du Proche-Orient antique, son histoire romaine, nous nous penchons ici sur son administration et son économie. Spécialiste d'histoire romaine, Catherine Saliou répond aux questions de Christophe Dickès.- Comment sont gérées ces provinces romaines proche-orientales : celle de Syrie, Syrie Palestine et d’Arabie ?- Sont-elles particulières dans la gestion administrative par la république puis de l’Empire ?- Est-ce que la création de Constantinople et d’un empire bicéphale va avoir des conséquences pour ces provinces ?- L'Etat romain est-il un prédateur sur le plan fiscal? - Sur le plan économique, existe-t-il une spécificité économique du Proche-Orient ?- Le Proche Orient est à un carrefour : profite t’il à plein de cette position idéale ?- On est surpris de voir les richesses de la région : nous sommes sur ce qu’on appelle un croissant fertile !- Que produit-on ? Quelles sont les ressources ?- Est-ce que cette croissance est portée par une démographie élevée ?- Se conjugue à la fois une économie locale mais cette économie est au centre d’un nœud mondiale. Faut il distinguer les deux univers, le local et le mondial ou sont-ils étroitement imbriqués? Notre professeur : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La gloire de l'écrit: une histoire du livre
Naissance de l’écriture et naissance de l’imprimerie : deux évènements fondateurs de l’histoire du monde et en particulier de l’Occident. L’un commence l’Histoire (avec un grand "H"), l’autre signe le début de l’époque que l’on nomme Renaissance. L’histoire de ces évènements que l’on réduit souvent à un point dans une frise chronologique, est certes simplifiée; mais ils ont le mérite de prêter à l’histoire, des repères… Peu importe leur schématisation, ils en disent long sur l’importance de l’écrit, l’impact du livre sur les destinées humaines. Cette émission Nos mémoires revient sur L'histoire du livre en Occident, titre d'un ouvrage de Frédéric Barbier.L'invité: Frédéric Barbier est ancien élève de l'Ecole des Chartes, directeur de recherches honoraire au CNRS et directeur d'études émérite à l'EPHE. Il publie L'histoire du livre en Occident aux éditions Armand Colin Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Proche-Orient: la conquête romaine
En 64 avant J. C., Pompée s'empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Dans une série de trois volets, Storiavoce vous propose de découvrir l'histoire du Proche Orient sous domination romaine. Dans cette première émission, nous définirons ce qu'est le Proche-Orient et les guerres auxquels la République puis l'Empire font face. Existe-t-il une unité et une spécificité du Proche-Orient? Comment Rome a réussi à vaincre l'empire séleucide puis résister à l'empire parthe? Au delà de la province de Syrie, quelles sont les autres provinces romaines de la région? Spécialiste d'histoire romaine, Catherine Saliou répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeur : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bossuet l'Homère biblique
Alors que depuis plus d'un siècle, plusieurs écrits de Bossuet étaient indisponibles, les éditions des Belles Lettres nous offre la réédition de ses œuvres en deux volumes dans un magnifique coffret : Œuvres historiques, philosophiques et politiques (3868 pages, 95€). Ce travail d’édition a été réalisé par Maxence Caron, philosophe, poète et romancier et le père Renaud Silly théologien dominicain et exégète. L'émission Nos mémoires qui met en valeur les sources de l'histoire reçoit ce dernier. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Renaud Silly est dominicain et doctorant en Écriture Sainte. Il enseigne l’exégèse au Studium de théologie de la Province de Toulouse et à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Toulouse. Il est enfin chercheur à l'École archéologique et biblique de Jérusalem. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les diplomates de la République (1871-1914)
Dans un livre de Marcel Proust, il fait figure de dilettante. Certes légendaire mais terriblement inefficace pour ne pas dire inutile. Ce personnage, ambassadeur de son état, n'est autre que le marquis de Norpoix dans Le Côté de Guermantes. La Littérature, nous le savons, peut dépeindre une réalité mais elle sait aussi prendre des libertés avec l'Histoire. Le marquis de Norpoix et son corps en ont fait ici les frais. Pourtant, le corps de corps diplomatique sous la Troisième République laisse des noms prestigieux. Ils s'appellent Albert de Broglie ou Gabriel Hanotaux, le comte de Saint-Aulaire ou les frères Cambon... Qui sont ces diplomates de la Troisième République? Quelles sont leurs origines? Comment, issus de la noblesse, s'accommodent-t-ils du régime républicain? A contrario, comment la République elle-même va t'elle faire évoluer le corps? Surtout, est-ce que ces hommes ne faisaient pas partie d'un passé révolu alors que le monde et ses techniques de communication ont évolué? Isabelle Dasque est l'invitée de Christophe Dickès.L'invitée: Isabelle Dasque est maître de conférence à Paris Sorbonne Université et Sciences Po. Son livre Les diplomates de la République (1871-1914) est tiré de sa thèse de doctorat. Il a été publié chez Sorbonne Université Presses (771 pages, 35€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un nouveau regard sur Jeanne d'Arc?
Symbole de multiples causes, prétexte politique, emblème, Jeanne d’Arc, est souvent, réduite à un porte étendard : ornement des armées de Charles VIII puis figure de la nation et des partis conservateurs. Or, « Jeanne dans tous ses faits en dehors du fait de guerre, était simple et jeune ; mais sur le fait de la guerre elle était très experte, tant dans le port de la lance que pour rassembler l’armée en ordre de bataille et pour préparer l’artillerie ; et de cela tous s’émerveillaient qu’elle agissait de façon si prudente et avisée sur le fait de guerre, comme l’eut fait un capitaine qui aurait pratiqué vingt ou trente années » (Jean d'Alençon). Jeanne d'Arc a eu une réelle influence militaire et politique en son temps et surtout, elle a été soutenue par des milliers de Français. « Jeanne fille du peuple a été un personnage secondaire pour les grands du royaume, mais elle toujours vénérées par ceux de son milieu ». C'est pourquoi l'un des personnages les plus mythifiés de l'histoire de France est l'un des plus documentés. Valérie Toureille propose de redécouvrir Jeanne à travers de nouvelles archives dont les témoignages de son entourage et l'histoire de la Lorraine. Elle est interrogée par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur: Valerie Toureille est historienne, maître de conférences d'histoire du Moyen Age à l'Université de Cergy-Pontoise. Elle vient de publier une biographie de Jeanne d'Arc au éditions Perrin (431 pages, 24.00 €) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Isabelle de France, l'aimée des Anglais.
Croire que les femmes ont un travail, une liberté, un pouvoir seulement depuis les années 60 est un fantasme qui foule au pied des siècles d’histoire de France. A ce sujet, on accuse souvent le Moyen-Age d’être une époque sclérosée, enfermée dans des schémas rigides qui, si elle distingue l’homme et la femme, c’est forcément pour instaurer un rapport de domination, de désintérêt, de mépris et de rejet. C'est oublier la vie et l'influence de bon nombre de femmes, comme les reines ou princesses de France, souvent caricaturées en vilaine sorcières ou en apparition angélique. Elles ont eu un pouvoir, une carrière et une place dans la société . Storiavoce vous propose d'aborder la reine d'Angleterre, Isabelle de France (1295_1358), reine d’Angleterre, au parcours politique et diplomatique mais aussi personnel des plus fascinants. Comment une descendante de saint Louis est-elle devenue si aimée par le peuple anglais ? Comment gouverner lorsque les intérêts des deux membres d'un couple royal diffèrent ? Une femme pouvait-elle faire de la diplomatie au XIVe siècle ? Que sait-on de la beauté et du caractère d'Isabelle de France ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Sophie Brouquet.L'invitée : Sophie Brouquet est historienne médiéviste, auteur de nombreux ouvrage d'histoire sociale et d'histoire des femmes (Chevaleresses, une chevalerie au féminin) . Sa biographie sur Isabelle de France vient d'être publiée chez Perrin (380 pages, 23.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Achille, Ulysse... où est votre victoire?
Il existe de très nombreux livres sur la guerre mais très peu sur la victoire comme si ce concept ne faisait pas recette…. Comment expliquer ce décalage et que signifie au fond « gagner une guerre »? Dans un ouvrage qui fera date, Gaïdz Minassian propose une réflexion aussi subtile que novatrice, sur la nature de la victoire des textes homériques jusqu'à nos jours. Une réflexion concentrique qui s’ouvre sur "un dialogue entre Achille, incarnation de la force, et Ulysse, personnalisation de la ruse, en présence d’Hector venu en observateur les voir s’invectiver sur les ambivalences de la victoire du Néolithique à nos jours" : comment définir la guerre et la victoire? Quelles sont les dynamiques religieuses mises en branle à l'époque médiévale? Que va apporter à l'Europe et au monde le modèle westphalien? Est-ce que les XXe et XXIe siècles sonnent le glas de la victoire? Gaïdz Minassian est interrogé par Christophe Dickès au cours des Rendez-vous de l'Histoire de la ville de Blois. L'invité : Journaliste au Monde, docteur en Sciences politiques et enseignant à Sciences Po Paris, Gaïdz Minassian est aussi expert international associé au CERI-Sciences Po. il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont l'Eurasie, au cœur de la sécurité mondiale et des Sentiers de la Victoire, Peut-on encore gganer une guerre? (Passé composé, 713 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les plus grandes batailles en montagne!
Tout le monde connaît le coup de génie d’Hannibal Barca qui lors des guerres puniques, en 218 av. J.-C. surprit son ennemi, en défiant les Alpes. Ce n’est peut-être pas l’armée des éléphants qui impressionna le plus les Romains mais l’audace dont le général punique fit preuve en voulant traverser les montagnes avec ses armées. Cet épisode guerrier est resté si mémorable, que c’est souvent le seul qui rappelle à notre mémoire l’existence de ces guerres puniques. Les batailles dans les Alpes, et plus généralement en montagne donnent à l’histoire de l’art de beaux sujets, colorent la guerre d’esthétisme et de panache (bataille des Thermopyles le 11 août 480, embuscade de Roncevaux en 778, bataille de Tuckheim, conflit au Cachemire en 1999, campagne du Rif en 1926) et illustrent à merveille le génie tactique de tel ou tel général (Hannibal, Turenne, Napoléon). Pour l’historien et stratège militaire Antoine de Jomini, proche de Napoléon, « jusqu'à présent nous n’avons considéré les pays de montagnes que comme des zones accessoires. Si nous les considérons comme l’échiquier principal de toute la guerre, les questions changent un peu de face, et les combinaisons stratégiques semblent se compliquer ». Y a-t-il une façon particulière de faire la guerre en montagne ? Comment l'appréhender ? Quels en sont les risques, les dangers et les opportunités ? Chaque armée a-t-elle une unité spécialisée pour la bataille en montagne ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Cyrille Becker.L'invité : Cyrille Becker est docteur en histoire, spécialiste de l’alpinisme militaire et du combat en montagne. Il est actuellement chef d’état major du service militaire volontaire et ancien chef de corps du 13eme bataillon de chasseur alpin. Les grandes batailles en montagne (mai 2020, 238 pages, 26,90 €) est le titre de son dernier livre paru aux éditions Pierre de Taillac. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mondes en Guerre (1870-1945): une violence inédite?
Il y a un peu plus d’un an sortait aux éditions Passés/Composés, en lien avec le Ministère des Armées, un ouvrage intitulé Mondes en guerres. Ce texte volumineux, dirigé par Giusto Traina, professeur d’histoire romaine à la Sorbonne, présentait une histoire de la guerre, de la préhistoire au Moyen-Âge portée par un récit scientifique et plus de cent-cinquante documents. Le mois suivant, le deuxième tome dirigé par Hervé Drévillon (directeur du S.H.A.T), était lui consacré à l’âge classique, du XVe au XIXe siècle. Un an plus tard, et après la crise du Covid qui en a retardé sa publication, le tome III, qui couvre la période 1870-1945, est désormais disponible.Des nombreux thèmes abordés dans l'ouvrage, cette émission s'arrête sur la question de la violence. Au regard des massacres et des exterminations de masse, des tueries collectives et autres armes de destruction massives, cette violence est-elle inédite dans l'histoire de l'humanité? Comment expliquer cette violence et peut-on la « comprendre » ? Doit-on avoir une approche globale et sur le temps long du phénomène ou, au contraire, une approche locale? Quelles sont aussi les autres disciplines qui se sont engagées afin de décortiquer la violence? Invité de Storiavoce, André Loez répond aux questions de Christophe Dickès.L'invité: André Loez est docteur en histoire contemporaine et professeur agrégé en classes préparatoires (Lettres Supérieures). Il est chargé de cours pour le 1er cycle à Sciences Po Paris. Coanimateur du séminaire de recherche "la guerre des sciences sociales" (ENS/Jourdan). Il anime le site de podcasts Paroles d'Histoire. Il vient de diriger le troisième tome de Mondes en Guerre - Guerres mondiales et impériales, 1870-1945 (Passés/Composés, 760 pages, 39€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gouverner l'Etat (II/II): Waresquiel, Teyssier, Guigo.
Dans le cadre de la XXIIIe édition des Rendez-Vous de l'Histoire à Blois, Storiavoce a interrogé depuis le salon plusieurs historiens sur le thème de l'année "Gouverner." Retrouvez Emmanuel de Waresquiel, auteur de Sept Jours, la France entre en Révolution (Tallandier) ; Pierre-Emmanuel Guigo, auteur d'une biographie de Michel Rocard chez Perrin ; Arnaud Teyssier, auteur de nombreux ouvrages dont Richelieu, De Gaulle, 1969 (Perrin). Ils répondent à quinze questions de Mari-Gwenn Carichon et Christophe Dickès dont:- Au regard des personnages ou de la période que vous avez étudié, comment définir le bon gouvernement- L'audace est-elle la plus grande qualité d'un homme d'Etat?- Quelle est l'erreur la plus classique ou la faute la plus lourde d'un gouvernement? -Peut-on avoir des sentiments nobles dans le gouvernement de l'Etat?- Trop d'amour propre met-il en péril le bon gouvernement?- Le véritable défi en politique est-il de durer? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eugeneia ou la belle naissance du premier athénien.
Notre sensibilité moderne et contemporaine sépare mythes et histoire. Elle cantonne aussi le plus souvent le mythe au rite. Dans ce deuxième volet consacré à la cité antique Athènes, Storiavoce vous propose de donner tort à cette sensibilité et de partir à la découverte de ces mythes qui sont omniprésents et foisonnants, parfois même réactualisés ou réinventés. Le nom d’Athéna est ainsi associé à la naissance mythique du premier citoyen: il s'agit du mythe d’autochtonie. D’où vient ce terme d’autochtone ? Quel est le récit de la naissance d’Érichthonios, premier athénien ? Comment la citée s'approprie aussi le héros Thésée? Sonia Darthou est l’invitée de Christophe Dickès.Notre invitée: Membre de l’EHESS et maître de conférences à l’université d’Evry-val-d’Essonne, Sonia Darthou est spécialiste de l’histoire des religions antiques. Elle est déja l’auteur des Dieux de l’Olympe (Perrin) et d’Athènes: histoire d’une cité entre mythe et politique (Passés/Composés). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gouverner l'Etat (Partie I)
Dans le cadre de la 23e édition des Rendez-Vous de l'Histoire à Blois, Storiavoce a interrogé depuis le salon plusieurs historiens sur le thème de l'année "Gouverner." Retrouvez Guillaume Frantzwa, auteur de 1520 (Perrin), Jean-Louis Fournel, co-auteur de Machiavel (Passés/Composés) et Cédric Michon, auteur de Dans la Cour des Lions (Passés/Composés). ls répondent à quinze questions de Mari-Gwenn Carichon dont:- Au regard des personnages ou de la période que vous avez étudié, comment définir le bon gouvernement- L'audace est-elle la plus grande qualité d'un homme d'Etat?- Quelle est l'erreur la plus classique ou la faute la plus lourde d'un gouvernement?- Peut-on avoir des sentiments nobles dans le gouvernement de l'Etat?- Trop d'amour propre met-il en péril le bon gouvernement?- Le véritable défi en politique est-il de durer? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Athéna: entre la Chouette et l'Olivier.
Notre sensibilité moderne et contemporaine sépare mythes et histoire. Elle cantonne aussi le plus souvent le mythe au rite. Storiavoce vous propose de donner tort à cette sensibilité et de partir à la découverte de ces mythes qui, au sein de la fameuse cité grecque, sont omniprésents et foisonnants, parfois même réactualisés ou réinventés. Comment définir tout d'abord un mythe et comment les mythes ont-ils nourri le quotidien des Athéniens? Quels rôle joue Athéna dans cette mythologie? Que symbolisent l'olivier et la fameuse chouette? Sonia Darthou est l'invitée de Christophe Dickès.Notre invitée: Membre de l'EHESS et maître de conférences à l’université d’Evry-val-d’Essonne, Sonia Darthou est spécialiste de l’histoire des religions antiques. Elle est déja l'auteur des Dieux de l'Olympe (Perrin) et d'Athènes: histoire d'une cité entre mythe et politique (Passés/Composés). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le stoïque Marc Aurèle pouvait-il devenir chrétien?
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Empereur philosophe, on peut se demander si le stoïque qu'il fut aurait pu s'accommoder du christianisme et même le rejoindre. A cette question, Benoît Rossignol, biographe de Marc Aurèle, estime que non. Il répond aux questions de Christophe Dickès:- Que s'est il passé à Lyon en 177?- Qu'est-ce que l'empereur Trajan a apporté à la jurisprudence concernant les chrétiens?- Quelle était la logique des condamnations ? - Les Chrétiens étaient-ils des bouc-émissaires du pouvoir ?- La violence contre les Chrétiens était-elle localisée ou généralisée? - Le stoïcisme de Marc pouvait-il créer des ponts avec les Chrétiens? L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ecrire l'histoire: l'historien et les langues
Dans le cadre de nos émissions « Pourquoi tant d’histoires », retour sur l’art délicat de l’écriture de cette science. La revue Ecrire l’histoire (n°19) propose de réfléchir sur « la double dimension du rapport de l’historien aux langues, pensées à la fois comme outils et comme objets ». Cette science de l’histoire a de profondes racines en littérature. Chaque peuple, chaque civilisation revendique son récit de la création, son mythe fondateur comme départ de son histoire. L’histoire n’est-elle alors que littérature ? Peut-on réfléchir sur l’histoire de ce récit, sur la langue de ce récit ? Peut-on définir des concepts linguistiques qui déterminent l’histoire ? Le langage peut-il alors être un terrain d’investigation ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Fabien Simon.L'invité: Fabien Simon est maître de conférences en histoire moderne (Université Paris-Diderot) spécialiste d’histoire des représentations et des savoirs. Il a travaillé sur les langues universelles avec un thèse de doctorat portant sur le thème suivant : Sortir de Babel. Une République des Langues en quête d’une « langue universelle » à la Renaissance et à l’Age classique ? Fabien Simon qui a coordonnée l’écriture du numéro 19 de la revue Ecrire l'histoire: L'historien et les langues, avec Paule Petitier et Claude Millet (novembre 2019, CNRS éditions, 284 pages, 25,00€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Marc Aurèle: la grande pestilence ou la crise des années 160.
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Son propre règne, entamé en 161, fut difficile, marqué tant par les guerres, qui l’ont entraîné de longues années aux frontières de son empire, que par les épidémies. Dans ce deuxième volet qui lui est consacré, Storiavoce s'arrête sur la grande crise des années 160 marquée par la "pestilence". Benoît Rossignol, biographe de Marc Aurèle, répond aux questions de Christophe Dickès:- Où apparaît la « pestilence » ? D’où vient d’ailleurs ce mot de Pestilence? - Pestilence… on pense à la peste… pourtant il s’agirait d’une autre maladie : la variole. Peut-on parler de pandémie? Quels sont les territoires touchés ? A-t-on une idée des conséquences démographiques ?- Disettes, famines… Est-ce qu’il est difficile d’établir les causes de la mortalité à l’époque ?- Quelle est la place du divin dans cette crise? Comment conjurer le mal : faut-il chercher la paix des dieux ?- Plus concrètement, que décident et que font Marc Aurèle et Vérus ? Quelles sont les conséquences économiques du développement de la maladie ?- Quelle est l’importance du phénomène ? Est-ce que la crise dure les années suivantes ? Est-ce le début de la fin : la peste cause t’elle un retard irrattrapable pour l'Empire?L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maurice Genevoix ou la mémoire d'une guerre
Storiavoce vous a proposé toute une programmation consacrée à la Grande Guerre notamment à ses conséquences politiques et économiques, internationales et géopolitiques… Or, il est un domaine que nous avons oublié à tort, il s’agit de la littérature. Nous vous proposons aujourd’hui d’évoquer une des plus grandes plumes de cette époque, l’histoire d’un homme qui a été marqué de plein fouet par cet orage d’acier. Un homme de lettre qui, après des études brillantes jusqu’à Normal sup, s’est retrouvé sur le champ de bataille : Maurice Genevoix, l'auteur de Ceux de 14. Coauteure d'un livre qui lui est consacré, Aurélie Luneau répond aux questions de Christophe Dickès. L'invitée : Historienne de la radio, Aurélie Luneau est auteure et productrice de l'émission "De cause à effets, le magazine de l'environnement" sur France Culture. Docteure en histoire et diplômée de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, elle est la meilleure spécialiste française des médias pendant la Deuxième Guerre mondiale. Elle a notamment publié avec Jacques Tassin, une biographie illustrée de Maurice Genevoix (Flammarion, 308 pages, 24.90€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Marc Aurèle (Partie I): un empire à deux têtes!
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Son propre règne, entamé en 161, fut difficile, marqué tant par les guerres, qui l’ont entraîné de longues années aux frontières de son empire, que par les épidémies. A la surprise de beaucoup, Marc décida d'associer à son règne son frère adoptif Lucius Vérus. C'est cette association que Storiavoce vous présente au cours de ce premier volet de nos Cours d'Histoire consacré à ce grand personnage de l'histoire romaine. Benoît Rossignol, son biographe, répond aux questions de Christophe Dickès: - Qui est Vérus ? Faut-il le réhabiliter?- Marc Aurèle fait figure de sage et de philosophe stoïcien… est-ce que l’un se sent plus empereur que l’autre ? Est-ce que l’un bénéficie d’une préséance ?- Faut-il les opposer les deux hommes?- Quelle était la nature de leur pouvoir : est-ce une monarchie à deux têtes ?- Les deux empereurs se partageaient il la responsabilité des relations avec le Sénat, l'armée et la plèbe?- On a longtemps qualifié leur alliance comme celle du vice et de la vertu. Cette image est-elle juste ?- La bonté de Marc Aurèle était-elle une faiblesse ? Etc.L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De Wagner à Hitler: un "opéra" antisémite
Il y a un an, nous recevions au micro de Storiavoce Laure Dautriche avec qui nous avons évoqué les liens entre politique et musique. Nous nous sommes arrêtés sur plusieurs grands compositeurs indissociables de leurs temps. Nous souhaiterions aujourd’hui nous pencher plus particulièrement sur l’un d’entre eux, Richard Wagner. Bien connu pour son génie musical, il l'est peut-être moins pour son œuvre en prose profondément antisémite. La question étant de savoir si l'oeuvre de Wagner a été à la racine de l'idéologie nazie. Pour mieux cerner la place du compositeur dans l’idéologie nazie et la pensée du Führer, Fanny Chassain-Pichon croise les parcours des deux hommes. Faut-il donc mettre un cordon sanitaire entre les deux hommes ou au contraire les réunir ? Existe-t-il une troisième voie à ces deux alternatives ? Comment l’un a inspiré l’autre? Fanny Chassain-Pichon est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Docteure en histoire contemporaine de Paris IV Sorbonne, Fanny Chassain-Pichon a travaillé au Mémorial de la Shoah avant de rejoindre l’association Yahad – In Unum du Père Patrick Desbois en tant que chercheuse, puis l’université Paris Sciences et Lettres. Elle est actuellement responsable éditoriale du programme Game – In Lab de l’Innovation Factory. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Amérindiens et Français au XVIIe: des relations complexes.
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d’Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. Nous entamons ici le troisième volet de la série consacrée aux Amérindiens et à la colonisation française. L’historien Benoît Roux est interrogé par Christophe Dickès. La colonisation des Antilles par les Français débute au XVIIe siècle, pour autant l’histoire des relations franco-amérindiennes débute bien avant: que savons nous de ces relations? Français et Kalínago ne parlent évidemment pas la même langue. Par quels biais parviennent-ils à communiquer ? À partir des années 1620, quelle est la place des Kalínago dans le projet colonial français ? Assiste-t-on, comme ailleurs en Amérique, à des mariages franco-amérindiens ? Existe-t-il un équivalent des “coureurs des bois” — ces Français qui parcouraient les territoires autochtones de Nouvelle-France notamment le commerce des peaux de castor avec les Amérindiens — dans les îles ? Si les Français voyagent dans la Caraïbe, des Kalínago sont-ils venus en Europe au XVIIe siècle ? En 1660, le traité de paix de Basse-Terre ne reconnaît plus aux Indiens que des droits sur les îles de Saint-Vincent et de la Dominique. Est-ce la fin de l’influence des Kalinago sur l’histoire coloniale française ?L’invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eglises en ruines...
L'image de l’église en ruine accompagne l’histoire des civilisations et des espaces marqués par le christianisme. Elle inscrit dans la mémoire la trace des persécutions, des catastrophes, des abandons, depuis vingt siècles. Elle se révèle une part essentielle d’une aventure qui prend les dimensions du monde. Des déserts des monastères d’Orient aux champs de bataille d’Occident, en passant par le Sahel, le Paraguay ou le Japon, elle montre comment le patrimoine chrétien a parfois rencontré des oppositions ou des indifférences. Mathieu Lours dévoile la manière dont ces églises sont devenues des images culturelles incontournables. Il en dresse ici la fresque, confrontant les mots des littérateurs aux images des peintres, des photographes et des cinéastes. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Agrégé et docteur en histoire, Mathieu Lours est enseignant en histoire moderne et en histoire de l’architecture à l’université de Cergy. Ses travaux, publiés dans L’autre temps des cathédrales (2010), portent sur les espaces sacrés à l’époque post-tridentine. Il est un des contributeurs de la fameuse série La Grâce d'une cathédrale et vient de publier Eglises en ruine, des invasions barbares à NOtre-Dame de Paris (Editions du Cerf, 320 pages 22€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vie quotidienne des Amérindiens des Petites Antilles (XVIIe)
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d’Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. L’historien Benoît Roux répond aux questions suivantes: Que savons-nous des principaux aspects de la vie quotidienne des Indiens des Petites Antilles au XVIIe siècle ?Les récits de voyages des XVI-XVIIe siècles insistent tous sur la forte dimension guerrière des sociétés amérindiennes des Petites Antilles. N’est-ce pas là une vision orientée et déformée des Européens ?Faut-il comprendre que la société kalínago est une société sans chef ?La plupart des témoignages coloniaux font des femmes amérindiennes les esclaves des hommes. Est-ce que ces textes traduisent un véritable déséquilibre dans la société kalínago ?A-t-on une idée de l’état des connaissances et des savoirs autochtones — même si leur transmission est strictement orale — au XVIIe siècle ?Les Indiens ont donc une pleine maîtrise de leur environnement. Quel est leur rapport à la mer ?L’image contemporaine des sociétés amérindiennes est souvent celle de groupes autarciques et isolés. Qu’en est-il du système économique des sociétés kalínago ?Quel a été l’impact de l’arrivée des Européens sur les sociétés amérindiennes des Petites Antilles ?L’invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sortir de la Grande Guerre: une illusion?
On ne mesure pas la liesse qui s’empara du peuple français à l’annonce de l’armistice le 11 novembre 1918. Tout semble terminé. L’ère de la paix et de la stabilité est arrivée. Illusion. Cette joie nationale n’atteint pas Clemenceau. « Nous avons gagné la guerre, il nous faut maintenant gagner la paix et ce sera plus dur encore ». Pourquoi s’entendre avec les alliés est-il plus difficile encore, que de s’imposer aux vaincus ? Le conflit est-il véritablement arrêté en 1919 ? Comment repenser l’Allemagne après la défaite ? Qui est gagnant du traité de Versailles ? Les causes du deuxième conflit mondial sont-elle en partie, les mauvaises négociations de 1919 ? Jean-Yves Le Naour est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Jean-Yves Le Naour est historien spécialiste de la Grande Guerre. Il a écrit une vingtaines d'ouvrage dont Les soldats de la honte qui a reçu le Grand-Prix du livre d’histoire 2011. Outre ses activités d'écriture, Jean-Yves Le Naour est également réalisateur de films sur le XXème siècle. Il vient de publier 1919-1921 Sortir de la Guerre, aux éditions Perrin (février 2020, 544 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Indiens des Petites Antilles, entre fantasmes et réalité.
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d'Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. Qui étaient ces populations avant les découvertes de Christophe Colomb? Comment s’opère le contact entre ces sociétés autochtones des Petites Antilles et les Européens à la fin du XVe siècle ? Sait-on comment les Indiens eux-mêmes se percevaient et se désignaient ? De quelles sources l’historien dispose-t-il aujourd’hui pour aborder cette civilisation de l'oralité ? L'historien Benoît Roux répond à Christophe Dickès.L'invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fin du Grand Siècle - La Guerre de Succession d'Espagne
Le 1er novembre 1700 s’éteint le roi Charles II d’Espagne, souverain d’un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. À la surprise générale, il désigne comme héritier le jeune Philippe, duc d’Anjou, petit-fils du Roi-Soleil. Cette décision arrime le royaume d’Espagne, immense mais à bout de souffle, à celui de France, première puissance du continent. Pour les autres États d’Europe, cette alliance est inacceptable. Le conflit qui s’ensuit représente la plus longue et la plus difficile épreuve du règne de Louis XIV.Clément Oury est diplômé de l’École des Chartes et docteur de l’université de Paris- Sorbonne. Avec cet ouvrage, il propose la première synthèse en français sur ce conflit majeur de l’histoire européenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les voyages d'Hadrien
De tous les règnes impériaux, celui d'Hadrien fait figure d'exception. En effet, le successeur de Trajan fut un grand voyageur. A la fois pour des raisons politiques et militaires mais aussi religieuses et culturelles ou même "touristique", il parcourt un empire à son apogée. Prince érudit et curieux, il nous invite à redécouvrir les pyramides d’Égypte, à nous émerveiller des splendeurs de la Grèce ou à contempler les ruines de l’antique cité de Troie. Historien, Dimitri Tilloi d'Ambrosi nous emmène sur les pas de cet empereur nomade en nous donnant à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d’un homme exceptionnel. Il est interrogé par Christophe Dickès. Agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l’Antiquité, Dimitri Tilloi-D’Ambrosi est chargé de cours à l’université Lyon III. Ses recherches portent sur l’alimentation, la diététique et la médecine à l’époque romaine. Il a publié aux éditions Arkhé: L’Empire romain par le menu (Prix Anthony Rowley). Chez le même éditeur, il vient de consacrer une étude sur les voyages d'Hadrien: Les Voyages d'Hadrien, sur les traces d'un empereur nomade (224 pages, 12.99€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La terre d'Israël au temps de Jésus
Rédactrice en chef de la revue Codex, Priscille de Lassus présente le tome #15 de la revue trimestrielle consacrée ici à la Terre sainte et à Israël au temps de Jésus: des bords du lac de Tibériade où se trouve le village de Capharnaüm à Jérusalem en passant par la Samarie. Une livraison entre Histoire, géographie et archéologie.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine novateur qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ariès ou l'historien du Dimanche...
L'émission Pourquoi tant d'Histoire s'arrête aujourd'hui sur l'oeuvre d'un homme qui se qualifiait lui-même d'historien du dimanche: Philippe Ariès. Spécialiste de l'histoire des mentalités, originaire d'un milieu maurrassien, il s'impose pourtant dans le milieu universitaire comme une référence pour ses travaux sur la mort et l'enfance. Guillaume Gros, spécialiste de son oeuvre, a sélectionné une série de ses principaux articles parue aux Editions du Cerf. Cette édition inédite se divise en deux parties. La première, « Rajeunir l’histoire », rassemble des textes de Philippe Ariès à propos des civilisations, où il évoque les religions depuis l’Antiquité jusqu’à la Révolution, la Méditerranée, Byzance, l’Afrique du Nord, l’histoire des Parisiens au xixe siècle ou encore le syndicalisme français. L’occasion pour l’historien de dessiner des portraits savoureux de Charlemagne, Charles Quint, Machiavel, Louis XIII et même Marc Bloch. La seconde partie, « Cheminements », permet de comprendre les origines de ses théories en redécouvrant trois thèmes essentiels de ses travaux : l’égo-histoire, où il revient sur sa vocation, la place de l’enfant dans la famille, et enfin le rapport de nos sociétés à la mort. Interrogé par Christophe Dickès, Guillaume Gros présente ici sa vie et son oeuvre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la Russie moderne est-elle entrée dans le Concert des Nations?
Dans l’histoire des nations, Pierre le Grand (1672-1725), sans nul doute, fait figure d’exception. Il possède cet immense privilège au même titre que ces grands personnages qui jalonnent notre histoire tant ils donnent l’impression de la dominer : ainsi le nom de Pierre ler est à placer aux côtés de ceux Alexandre le Grand et de Jules César, de Charlemagne ou Charles Quint et naturellement de Louis XIV, son contemporain. Tout comme ce dernier d’ailleurs, il a suscité un nombre absolument incalculable d’études, de monographies et de biographies… Il existe même une pétrologie, pétrovédénié en russe ! Storiavoce vous propose deux émissions sur ce personnage qui fascine autant qu’il effraie, tant « il est difficile de l’aimer, mais qu’il est tout aussi difficile de ne pas l’admirer quelque peu. » : après avoir abordé dans une première émission, l'homme, son ascension mais aussi à sa politique intérieure et sa révolution culturelle, nous nous arrêtons aujourd'hui sur sa politique étrangère qui va permettre à la Russie d'entrer dans le Concert des Nations et de devenir une grande puissance. Thierry Sarmant est interrogé par Christophe Dickès.Notre invité : Thierry Sarmant, archiviste paléographe, docteur habilité de l’université Paris I, est directeur des collections du Mobilier national. Il a notamment publié Louis XIV. Homme et roi et, chez Perrin, 1715. La France et le monde. Il a été l’un des commissaires de l’exposition qui s’est tenue au Grand Trianon en 2017, Pierre le Grand. Un tsar en France, 1717. Il vient de publier Pierre Ier Grand, la Russie et le Monde (500 pages, 26€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'or de Guyane ou la mémoire d'un mythe
Au début des années 1980, Michèle-Baj Strobel est allée à la rencontre des orpailleurs du Maroni, en Guyane française. Elle en a tiré un récit: « Les gens de l’Or ». Un texte dense sur cette société créole, dont le mode de vie a aujourd’hui presque disparu : « Ces gens n’ont pas d’archives, leur mémoire collective et individuelle gît condensée dans des souvenirs, des paroles, des attitudes et des gestes, remise au jour, plus ou moins maladroitement, par mes questions et mes regards sur leur vie quotidienne. » En rééditant son ouvrage, l’auteure fait œuvre de mémoire mais aussi d’histoire et nous ouvre les portes d’une véritable mythologie liée à un environnement culturel d’une diversité fascinante. Elle vient d’obtenir le prix du livre d’histoire des Outre-Mer, partenaire de Storiavoce. Elle est ici interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Ethnologue, docteur en ethnologie, Michèle Baj Strobel a aussi passé une maîtrise d'histoire de l'art et de lettres modernes. Elle a été enseignante dans les écoles d'art de Dakar, de Martinique et de Guadeloupe… Elle est l'auteur de Les gens de l'or - Mémoire des orpailleurs créoles du Maroni (Guyane)paru chez Plon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pierre le Grand: une révolution russe
Dans l’histoire des nations, Pierre le Grand (1672-1725), sans nul doute, fait figure d’exception. Il possède cet immense privilège au même titre que ces grands personnages qui jalonnent notre histoire tant ils donnent l’impression de la dominer : ainsi le nom de Pierre ler est à placer aux côtés de ceux Alexandre le Grand et de Jules César, de Charlemagne ou Charles Quint et naturellement de Louis XIV, son contemporain. Tout comme ce dernier d’ailleurs, il a suscité un nombre absolument incalculable d’études, de monographies et de biographies… Il existe même une pétrologie, pétrovédénié en russe ! Storiavoce vous propose deux émissions sur ce personnage qui fascine autant qu’il effraie, tant « il est difficile de l’aimer, mais qu’il est tout aussi difficile de ne pas l’admirer quelque peu. » : une première sur l'homme, son ascension mais aussi à sa politique intérieure et sa révolution culturelle. Un deuxième volet consacré, lui, à la politique étrangère : le temps des Guerres. Thierry Sarmant est interrogé par Christophe Dickès.Notre invité : Thierry Sarmant, archiviste paléographe, docteur habilité de l’université Paris I, est directeur des collections du Mobilier national. Il a notamment publié Louis XIV. Homme et roi et, chez Perrin, 1715. La France et le monde. Il a été l’un des commissaires de l’exposition qui s’est tenue au Grand Trianon en 2017, Pierre le Grand. Un tsar en France, 1717. Il vient de publier Pierre Ier Grand, la Russie et le Monde (500 pages, 26€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les détestables frères Goncourt...
Avant d’être un prix et une académie, les Goncourt étaient deux frères : cyniques, critiques, brillants et détestables, célèbres et misanthropes, infréquentables et pourtant très fréquentés. Voici ce que disait Taine au sujet du groupe d'amis qui les entourait: « Quand je causais avec vous et devant vous, c’était sub rosa, comme disait notre pauvre Sainte-Beuve, en tout petit comité, portes closes; aucune de ces paroles exagérées, improvisées n’était dite pour la publicité. » Et pourtant, aujourd'hui, tout le monde a au moins entendu parler de ces paroles exagérées des Goncourt sur tel ou tel artiste, poète, mondain, politique, de renom. Écrivains de génie et critiques acerbes les Goncourt s'amusaient notamment à distinguer en littérature le plat de pâtes de l’assiette raffiné parfumée à la truffe. « Certains livres ressemblent à la cuisine italienne : ils bourrent, mais ne remplissent pas.» Infréquentables mais tellement connus, les frères Goncourt on laissé leurs noms partout. Qui les connait réellement ? Savez-vous qu'un bon nombre de mots employés aujourd'hui est le seul fruit de la fantaisie de ces deux amoureux de la langue (réécriture, américanisation, scatologique, talentueux etc.) ? Ecrivaient-ils réellement à quatre mains ? N'est-pas paradoxal que le prix qui symbolise l'apogée de la réussite littéraire ait le nom de ceux qui trainaient dans la boue les plus grands écrivains du XIXème siècle ? "Deux hérétiques en littérature, qui sont sont aux dictionnaires ce que les champignons sont à la botanique : une espèce inclassable" (Sainte Beuve). Pierre Ménard, auteur des Infréquentables frères Goncourt est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Notre invité : Pierre Ménard est écrivain et biographe. Les infréquentables frères Goncourt (Tallandier, 416 p, 21.9 €) est son quatrième ouvrage. On lui doit notamment une admirable biographie d'Antoine Crozat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Machiavel, le verbe et l'action
Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, Le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Après avoir étudié dans une première émission l’ambassadeur en guerre, puis sa pensée entre Histoire et Politique, nous terminons cette série avec une analyse du style de l'écrivain, entre verbe et action. Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès.Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l'auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mais qui a entendu l'appel du 18 juin?
Dans l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, l’appel du 18 juin fait figure de mythe. Reproduit dans les livres d’histoire de nos enfants, il est aussi placardé sur les murs de nos villes, généralement pour rappeler qu’à un endroit donné des résistants ont été fusillés Mais connaît-on la véritable histoire de cet appel du 18 juin ? Qui était d’ailleurs le général de Gaulle au mois de juin 1940 et que représentait-il ? Comment va-t-il écrire son discours ? Surtout, qui va l’entendre et comment ce discours va traverser la guerre mais aussi les générations? Pour le quatre vingtième anniversaire du fameux appel du 18 juin, l’émission Nos mémoires vous propose de découvrir ce document essentiel de notre histoire avec l'historienne Aurélie Luneau. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invité: Aurélie Luneau est historienne, spécialiste de l'histoire de la radio et auteur de Radio Londres. Les voix de la liberté. 1940-1944 (Perrin, 2005; réédité en collection Poche Tempus en 2010). Productrice à France Culture elle vient de publier chez Flammarion L'appel du 18 juin (358 pages, 21,90€). Elle est aussi l'auteur de d'une biographie de Maurice Genevoix, l’auteur de Ceux de 14 sur lequel nous reviendrons dans une autre émission. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.