
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
871 episodes — Page 9 of 18

Faut-il se sentir coupable de notre histoire ? avec Maroun Eddé
Depuis plusieurs années déjà, l’Occident en général, c’est-à-dire l’Europe occidentale mais aussi l'Amérique du Nord, est entrés dans une forme de culpabilité à l’égard de son histoire. Dans une société qui doute d’elle-même, nous sommes à l’ère de la repentance. La morale s’est ainsi invitée dans les débats historiques, mais aussi dans les livres de nos collégiens et lycéens. Storiavoce vous propose aujourd’hui de mieux comprendre ce sentiment de culpabilité et mieux saisir notre propre relation à l’histoire : comment expliquer tout d’abord ce phénomène de repentance ? A-t-il des aspirations légitimes ? Faut-il distinguer responsabilité juridique et responsabilité historique ? L’histoire, d’ailleurs, peut-elle être morale ? Peut-on accuser un peuple entier pour des faits qui se sont produits il y a plusieurs siècles ? Faut-il se sentir coupable de notre histoire ?L'invité : Maroun Eddé est philosophe et essayiste français, diplômé de Sciences Po et de l'École normale Supérieure. D'origine libanaise, il s'intéresse à la question de la mémoire des crimes du passé et à leur héritage dans le présent. Il vient de publier son premier essai aux éditions Bouquins, La mémoire coupable, dans lequel il analyse le poids des crimes historiques dans l'inconscient collectif européen et s'interroge sur les voies possibles pour les réparer.À lire aussi : "Esclavage : vendus sur les marchés" : https://bit.ly/3qV2G4X"Les États-Unis restituent à l’Irak 17 000 antiquités" : https://bit.ly/3DHmD71 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Contester sous l'Ancien Régime, avec Michelle Bubenicek
Les doléances ou « cahiers de doléances » restent intimement liés à la Révolution française, puisqu’ils ont été rédigés en vue de préparer les États généraux de 1789. On y faisait part de ses souhaits, de ses récriminations, autrement dit de ses vœux ou de ses doléances. On sait moins que les doléances furent en usage tant à l’époque médiévale qu’à l’époque moderne. Storiavoce vous propose de vous arrêter sur une pratique, la plainte politique, qui, sous l’Ancien Régime, visait à réguler les rapports entre les gouvernés et les gouvernants. Qui avait le pouvoir de rédiger ces doléances ? Comment s’exprimaient-t-elles ? Quelle importance le pouvoir donnait-il à ces récriminations ? Les doléances constituaient-elle une délimitation du pouvoir monarchique ?L’invitée : archiviste-paléographe et professeur des Universités, Michelle Bubenicek est directrice de l’École nationale des Chartes. Avec François Foronda, elle a dirigé l’ouvrage Doléances, la plainte politique, voie de régulation des rapports gouvernés-gouvernants (XIII-XVIIIe siècle), Coll. Études et rencontres de l’École des Chartes ( 34 €, 280 pages).À lire aussi :"La dette de l’État, poison de l’Ancien Régime" : https://bit.ly/3QzZjLg "Les États généraux : le reflet d’une société d’ordres" : https://bit.ly/3RSvyX1 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Russie et ses peuples, des origines à la révolution de 1917, avec Pierre Gonneau
"Tsar de toutes les Russies" est le titre que se donnent les souverains russes depuis Ivan le Terrible (XVIe siècle), même si le titre d’empereur a été préféré par Pierre le Grand (XVIIe siècle). Que signifie ce pluriel ? Que nous dit-il sur la mentalité politique de la Russie et plus généralement sur son histoire ? L'évènement fondateur de la Russie date de 862. Les habitants Novgorod, en proie à l'anarchie et aux conflits, auraient fait appel au peuple varègue pour les gouverner. Comment est née la Russie à partir de cet immense territoire morcelé en plusieurs entités ? Quelle unité et quelle identité pour cette mosaïque géographique de peuples, de religions, de civilisations ? Comment écrire l’histoire de ce pays souvent décrit comme incompréhensible et fascinant ? L'État fort est-il nécessaire pour échapper au chaos ?L'invité : Pierre Gonneau est historien, spécialiste de la Russie, professeur à Sorbonne Université et directeur d’études à l’EPHE. Il est l'auteur d'ouvrages de référence sur la Russie : Des Rhôs à la Russie : histoire de l’Europe Orientale (v. 730-1689) (PUF, 2012, 696 pages, 49 €), Histoire de la Russie, d’Ivan le Terrible à Nicolas II. 1547-1917 (Tallandier, 2016, 544 pages, 24.90 €), Novgorod : histoire et archéologie d’une république russe médiévale (970-1478) (CNRS éditions 2021, 248 pages, 29 €).Une émission enregistrée en partenariat avec le numéro 86 du magazine Histoire & Civilisations qui propose le dossier suivant : "L'empire russe d'Ivan le Terrible à Poutine". Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement au magazine Histoire & Civilisations en cliquant ici.À lire aussi :"Russie : l'expansion sans fin d'un empire" : https://bit.ly/3KR455K"Impérialisme soviétique : quand l’URSS étend ses frontières" : https://bit.ly/3x5eFQN Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Itinéraire d'un livre : "L'Histoire de France" de Victor Duruy, avec Jean-Charles Geslot
Tout au long du XIXe siècle, l’histoire de France est à la mode. Si elle est considérée comme un enseignement noble et nécessaire, l’édition des manuels dépend directement des enjeux économiques et financiers du monde de l’édition. L’Histoire de France écrite par Victor Duruy (1811-1894) a une place particulière dans le paysage éditorial, car son auteur devient ministre en 1863. Comment conçoit-t-il son Histoire de France ? Son contenu est-il radicalement différent de celui des manuels actuels ? Quel est le rôle de Louis Hachette, l’éditeur de Victor Duruy, dans le succès du livre ? En quoi sa réception critique nous renseigne-t-elle sur les tensions idéologiques qui divisent alors la France ? Qu’est-ce que cette Histoire de France, qui fit rêver Charles Péguy, nous apprend-elle sur l’histoire sociale et culturelle de la France dont les écoliers connurent la craie, le grand tableau sombre et l’instituteur de noir vêtu ?L’auteur : Jean-Charles Geslot est maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, spécialiste de l’histoire culturelle des XIXe et XXe siècles. Il vient de publier : Histoire d’un livre. L’Histoire de France de Victor Duruy (CNRS éditions, 400 pages, 25.00€).À lire aussi :Cinq bonnes raisons de relire Jules Michelet : https://bit.ly/3AMTl3HBaptême de Clovis : le roi de France qui est devenu catholique : https://bit.ly/3cPe1jC Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paul Deschanel : le président fou ? avec Thierry Billard
Élu le 17 janvier 1920 à la présidence de la République contre le « Tigre », Clemenceau, Paul Deschanel démissionne le 21 septembre 1920, sept mois seulement après son élection. Illustration parfaite de ce qu’écrit Maurice de Waleffe dans ses mémoires : « On ne disait pas d’un homme politique : il s’est reposé, donc il est rajeuni, on disait il s’est reposé, donc il est fini » (Quand Paris était un paradis). Ces sept mois de Deschanel à l’Élysée ont néanmoins suffi à dessiner dans les mémoires la figure d’un homme politique très sensible – ému aux larmes devant les gueules cassées de 14-18 -, fantasque – il pataugea à moitié nu dans un bassin du château de Rambouillet alors qu’il s’y trouvait pour se reposer – , et même fou, à cause de sa « chute de train » incongrue au milieu de la nuit, en 1920, qui fit croire quelques jours à sa disparition. Fou ? Ridicule ? Dépressif ? Comment cet homme politique dont on garde surtout des souvenirs de l’absurdité a-t-il pu accéder à la présidence de la République ? L’invité : Thierry Billard est directeur éditorial chez Robert Laffont et auteur de biographies. Il vient de réactualiser son travail sur Deschanel : Paul Deschanel, le président incompris, Perrin, 280 pages, 21.00 €.À lire aussi :Les communards : le prix de l’engagement : https://bit.ly/3KCBkd0Adolphe Thiers, le Rastignac de la politique : https://bit.ly/3KCBvoG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des religions romaines à la religion impériale, avec Valérie Huet [3/3]
[Les religions romaines 3/3] L’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables.Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connaît l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire, objet du 3e volet de ce cours d’Histoire.Quel est le contexte religieux romain de ce Ier siècle avant notre ère ? Que va changer l’arrivée au pouvoir d’Octave, futur Auguste, et l’établissement de son principat ? La restauration augustéenne répond-t-elle à une nécessité politique ? De quelle manière les cultes impériaux vont-ils s’inscrire dans l’espace urbain ? Le succès des religions dites « orientales » est-il compatible avec la pratique des religions traditionnelles ? L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’histoire ancienne à l’université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi :L’Empire romain devient chrétien : https://bit.ly/3dYAb33Cicéron, l’idéaliste qu’il fallait abattre : https://bit.ly/3KpSdYd Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le trésor des rois du Moyen Âge à la Renaissance, avec Murielle Gaude-Ferragu
Que sait-on du contenu des trésors qui appartenaient aux rois de France ? Quelle part de notre histoire ces objets fabuleux, qui ont donné tant de matière à la littérature romanesque, nous permettent-ils de découvrir ? Les touristes du monde entier viennent à Paris pour découvrir la Sainte-Chapelle, tandis que les pèlerins vénèrent toujours de nos jours les reliques du Christ autrefois abritées dans cet édifice du XIIIe siècle édifié par Louis IX, dit Saint Louis. Sanctuaire somptueux, la Sainte-Chapelle et ses reliques si prestigieuses, meilleures pièces du trésor royal, illustrent le faste et la richesse de la monarchie française et affirment son prestige. Que révèlent ces reliques sur le lien entre sacré et royauté ? La détention d'un trésor royal est-elle nécessaire à l'affirmation du pouvoir royal ? De quoi était composé le trésor des rois et à quoi servait-il ? Quelles étaient les professions qui avent accès a ce trésor ? Comment écrire l'histoire de ces objets fabuleux, dont la légende a donné tant de matière à la littérature romanesque ?Notre invitée : Murielle Gaude-Ferragu est historienne, maîtresse de conférences HDR à l’université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur le pouvoir et ses représentations au Moyen Âge. Elle vient de publier une étude fondamentale sur le trésor des rois : Le trésor des rois, sacré et royauté des rois maudits aux princes de la Renaissance (Perrin, 336 pages, 24.00 €).À lire aussi :Les reliques, ce commerce sacré du Moyen Âge : https://bit.ly/3QPCG6eAliénor d’Aquitaine, une souveraine de tête : https://bit.ly/3pHDfDe Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les cadres des religions romaines sous la République, avec Valérie Huet [2/3]
[Les religions romaines 2/3] L’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables.Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connaît l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire.Après nous être penchés sur la genèse de ces religions à l’époque archaïque, voyons aujourd’hui quels sont les cadres qui les régissent durant les années républicaines : comment les religions structurent-elles l’espace et le temps ? Qui sont les desservants du culte ? À quelles règles obéissent les pratiques sacrificielles et divinatoires ? En quoi les conquêtes romaines de la péninsule italique, puis du bassin méditerranéen aux IIIe et IIe siècles vont-elles changer la donne ? L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’Histoire ancienne à l’université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi :À lire aussi :“À Rome, le Capitole domine le monde” : https://bit.ly/3qBA8NL“Empereurs romains : quand le pouvoir leur monte à la tête” : https://bit.ly/3U7bke4 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment abdiquer ? avec Albrecht Burkardt
Fruit de la mélancolie ou bien de la lassitude de vivre, conséquence d’une conversion mystique ou au contraire d’une ruse machiavélique, l’abdication suscite les interprétations les plus contradictoires. Charles Quint a abdiqué, mais aussi des papes comme Célestin V ou plus récemment Benoît XVI. Il faut aussi mentionner Christine de Suède en 1654, ou encore Charles de Gaulle en 1969. Pascal nous disait : « La grandeur a besoin d’être quittée pour être sentie ». Comment donc quitter le pouvoir ? L’abdication de Charles Quint est-elle un prototype ? Est-ce qu’il existe un droit de l’abdication dans les textes, une ou des théories de l’abdication ? Que nous dit l’abdication de la perception du pouvoir ? Enfin, comment lire enfin l’abdication à travers la fameuse thèse de Kantorowicz sur « les deux corps du roi » ? Notre invité : Après des études d’Histoire et de Germanistique à Berlin, Bochum, Florence et Paris, Albrecht Burkardt a soutenu sa thèse en 1998, à l’EHESS. Maître de conférences à l’université Lumière Lyon2 depuis 1999, il a soutenu l’Habilitation à diriger des recherches en 2010 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est actuellement professeur d’histoire moderne à l’université de Limoges. Il a dirigé chez Classiques Garnier Le Crépuscule du pouvoir, Destitutions et abdications de l’Antiquité au xxe siècle, (665 pages, 39€). À lire aussi : "Anne d’Autriche et Mazarin, un couple de choc au pouvoir" : https://bit.ly/3qiZf7N"Les Romanov, le récit d’une chute ": https://bit.ly/3qo9yHP Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aux origines des religions romaines, avec Valérie Huet [1/3]
[Les religions romaines 1/3] Faut-il parler de la religion ou des religions romaines ? C’est la question qui s’impose d’emblée ici. En effet, l’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables. Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connait l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire.Que sait-on des religions romaines archaïques ? Comment les Romains percevaient-ils leurs dieux et quelle était la nature de leurs relations ? Comment définir le concept même de religio pour un Romain ? Que suppose la distinction entre croyance et piété ? Quel est le but recherché par l’accomplissement scrupuleux des rites ? Ce sont autant de questions que nous poserons aujourd’hui, dans la première partie de notre cours d’Histoire. Un second volet entrera plus en profondeur dans le système religieux romain, tel qu’il se présente à l’époque de la République. Un troisième épisode s’arrêtera enfin sur les traits que revêtent les religions romaines à l’heure impériale.L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’Histoire ancienne à l’Université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi : "À Rome, le Capitole domine le monde" : https://bit.ly/3d7DsNk"Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu" : https://bit.ly/3ddloBG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Alexandre Millerand : le président des ouvriers, avec Jean-Philippe Dumas
Grand oublié de l'histoire, l'homme d'État Alexandre Millerand a pourtant suivi un impressionnant parcours, qui l'a mené jusqu'à la présidence de la République. Difficilement classable sur l'échiquier politique, il fait de la condition ouvrière l'un de ses grands combats. Entretien avec Jean-Philippe Dumas.En 1899, sous la IIIe République, le député socialiste Alexandre Millerand (1859-1943) est nommé ministre du Commerce et de l’Industrie. Le gouvernement Waldeck-Rousseau est composé d’hommes de sensibilités politiques très différentes. Avec l’arrivée de Millerand au pouvoir, c’est la première fois depuis le début de la IIIe République qu’un socialiste siège au gouvernement, et le jeune homme politique est loin de faire l’unanimité même dans sa famille politique. « J’étais hanté du souci que l’arrivée au pouvoir d’un socialiste fût marquée pour les travailleurs par une amélioration tangible de leur sort », note-il dans ses Mémoires. Brillant avocat, politique ambitieux à la carrière remarquable (député à 25 ans, ministre de la Guerre, président du Conseil, président de la République), il incarne une troisième voie entre le socialisme et le libéralisme. Comment a-t-il œuvré pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers ? Comment évolue sa pensée politique jusqu’à son élection à la présidence de la république ? Son parcours est-il particulièrement remarquable par sa réussite ?L’invité : Jean-Philippe Dumas est historien, ancien chartiste, conservateur général du patrimoine au ministère des Affaires étrangères et chercheur associé à l’École pratique des hautes études. Spécialiste d’histoire politique des XX et XXe siècles (L’État, moteur du progrès ; le ministère du commerce et de l’industrie, 1870-1914), il vient de publier Millerand, un combattant à l’Élysée (2022, CNRS éditions, 384 pages, 26,00€).À lire aussi :Adolphe Thiers, le Rastignac de la politique : https://bit.ly/3AL9FUaLes communards : le prix de l’engagement : https://bit.ly/3yYqV6Y Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le star-system nazi, avec Isabelle Mity
S’inspirant largement du modèle hollywoodien, le Troisième Reich met sur pied une véritable industrie du cinéma dès 1933. Bien conscient du pouvoir de séduction et de fascination qu’opère le Septième art et les actrices sur le peuple, le pouvoir national-socialiste produit des comédies romantiques, des mélodrames, des comédies musicales ou encore des films policiers. Comment se caractérise la politique culturelle du Troisième Reich ? Quel rôle joue le sombre Goebbels dans cette industrie cinématographique vendant du rêve et de la propagande ? Qui sont les actrices de ce véritable « star system » ? Sont-elles manipulées par le pouvoir ou, au contraire, peuvent-elles laisser libre court à leur art ? Doit-on parler du cinéma nazi ou bien du cinéma à l’époque nazie ? Comment les films tournés pendant la période vont être diffusés jusque dans les années 1990 ? L’ invitée : Isabelle Mity a étudié l’allemand et l’histoire à l’ENS Lyon et à la Humboldt-Universität Berlin. Agrégée d’allemand et docteure en études germaniques, elle enseigne la langue et la civilisation allemandes à l’université Paris-Dauphine. Chroniqueuse régulière au magazine Historia, elle préside également le Prix Historia du roman policier historique. Elle vient de publier Les actrices du Troisième Reich, splendeurs et misères des icônes du Hollywood nazi (https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-actrices-du-iiie-reich/9782262080563) (Perrin, 368 pages, 22€).À lire aussi : “Cinéma : la naissance d’une fascination” : https://bit.ly/3LezlMa“La mafia au cinéma, entre fantasme et réalité” : https://bit.ly/3Dl6gwE Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le peuple juif : trois mille ans d'une histoire infinie, avec Pierre Savy
L'histoire trimillinénaire des Juifs déclinée en 80 dates : voici le pari d'un ouvrage collectif rassemblant le meilleur de la recherche sur cet objet historique complexe. Entretien avec Pierre Savy.Ce grand entretien est consacré à une histoire extrêmement riche et complexe, puisqu’elle s’étend sur 30 siècles, une histoire tourmentée, souvent tragique : celle des Juifs. Un peuple, une religion, mais une multiplicité de cultures, de modes de vie, de pratiques, de rapports au monde. En résumé, une unité et une diversité qui interpellent l’historien.Histoire des Juifs. Un voyage en 80 dates, de l’Antiquité à nos jours (https://www.puf.com/content/Histoire_des_Juifs), aux Presses universitaires de France, propose une pérégrination à travers cette histoire, en évoquant des parcours d’hommes, de femmes, de familles ; mais aussi des événements, tant sombres que lumineux, pour tenter de saisir ce qui fait l’essence de la judéité et de comprendre les ressorts de sa perpétuation.D'où vient la première mention historique connue du "peuple d'Israël" ? L'apparition de la conscience monothéiste peut-elle être déterminée dans le temps ? L' expérience diasporique est-elle constitutive de l'identité juive ? Quelle place la conflictualité entre juifs et chrétiens tient-elle dans cette longue histoire ? À côté des drames, quels sont les succès, éclatants ou méconnus, qui ont fait l'histoire des Juifs ?L' invité : Pierre Savy (https://www.efrome.it/les-personnes/les-services/directions-des-etudes/personne/pierre-savy) est historien, directeur des études médiévales à l’École française de Rome. Ses recherches portent notamment sur les relations entre Juifs et Chrétiens à la fin du Moyen Âge. Il a codirigé Histoire des Juifs. Un voyage en 80 dates, de l’Antiquité à nos jours (https://www.puf.com/content/Histoire_des_Juifs) avec les historiennes Katell Berthelot (https://www.cpaf.cnrs.fr/spip.php?article58) et Audrey Kichelewski (https://arche.unistra.fr/equipe/membres-titulaires/audrey-kichelewski). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La crise des missiles : apogée de la guerre froide ? avec Catherine Durandin
Entre le 16 et le 29 octobre 1962, la crise des missiles de Cuba, entre les États-Unis et l'Union soviétique, fait craindre au monde son anéantissement nucléaire. Quel est l'impact de cette crise sur l'évolution de la guerre froide ? Entretien avec Catherine Durandin.Le lundi 22 octobre 1962, John Kennedy, président des États-Unis depuis janvier 1960, prend la parole à la télévision. Il affirme avoir eu la confirmation en image de l’installation de missiles sur l’île de Cuba. En annonçant un blocus maritime et des représailles en cas d’attaque soviétique, il menace son adversaire en la personne de Khrouchtchev, premier Secrétaire du parti communiste de l’URSS. « Cette transformation précipitée de Cuba en importante base stratégique, par suite de la présence de ces puissantes armes offensives à long rayon d’action et qui ont des effets de destruction massive, constitue une menace précise à la paix et à la sécurité de toutes les Amériques. » Si la crise commence officiellement le 14 octobre 1962, elle atteint son paroxysme le 27 octobre avec la destruction d’un avion américain par un missile soviétique : la guerre froide se réchauffe en un instant. Le monde retient son souffle. Finalement, la troisième guerre mondiale n’a pas lieu, mais la crise cubaine a donné à la guerre froide son paroxysme et son symbole. Comment ont été menées les négociations ? Y a-t-il alors un « avant » et un « après » crise des missiles de Cuba ? Comment les populations ont-elles vécu la crainte de l’anéantissement planétaire ? Qu’est-ce que cette crise révèle de la guerre froide ? L’auteur : Catherine Durandin (https://www.diploweb.com/_Catherine-DURANDIN_.html) est historienne spécialiste d’histoire contemporaine. Elle est professeur à l’Inalco et a publié La Guerre froide (https://www.quesaisje.com/content/La_guerre_froide)dans la collection Que sais-je ? (PUF, 2019, 128 pages).Une émission enregistrée en partenariat avec le numéro 85 (https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/antiquite/les-gaulois-si-etranges-et-si-familiers-82731.php?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_guerre_froide) du magazine Histoire & Civilisations (https://www.histoire-et-civilisations.com/?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_angkor) qui propose une nouvelle rubrique : « L’air du temps (https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/antiquite/les-gaulois-si-etranges-et-si-familiers-82731.php?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_guerre_froide) » avec ce mois-ci : « La crise de Cuba : il y a 60 ans, le monde en proie au péril nucléaire ». Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement au magazine Histoire & Civilisations en cliquant ici (https://abo.histoire-et-civilisations.com/storiavoce.html?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_gaulois). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

John Churchill, premier duc de Marlborough et grand ennemi de Louis XIV, avec Clément Oury
Qui est John Churchill, duc de Marlborough, héros anglais de la guerre de Succession d'Espagne, que Voltaire a pu qualifier d'« l’homme le plus fatal à la grandeur de la France qu’on ait vu depuis plusieurs siècles » ? On connaît la chanson « Marlborough s’en va en guerre…», on connaît moins John Churchill, duc de Marlborough. Pourtant, son rôle dans la perte d’influence de la France et l’émergence de l’Angleterre comme puissance dominante de l’Europe est essentiel. Même s’il doit sa carrière au roi d’Angleterre Jacques II, il a activement participé à son renversement au profit de Guillaume d’Orange en 1688. Il devient l’un des principaux chefs des armées de la Grande Alliance, qui regroupe notamment la Hollande et l’empire des Habsbourg durant la guerre de Succession d’Espagne , contre le roi Soleil. Comment cet homme, issu de la petite noblesse anglaise, que rien ne destinait à de grandes fonctions, devint-il un homme politique majeur de l’Europe de son temps ? Faut-il se fier à sa légende noire, qui le décrit avide de pouvoir et manipulateur, ou plutôt le voir comme un héros qui sauva la liberté de l’Angleterre et de toute l’Europe face à l’hégémonie française, comme le fit plus tard son lointain descendant, Winston Churchill ?L’invité : Clément Oury (https://www.chartes.psl.eu/fr/clement-oury) est archiviste paléographe, docteur en histoire de l’université Paris-Sorbonne et directeur adjoint à la bibliothèque du Muséum national d’histoire naturelle. Spécialiste reconnu de l’histoire de la guerre sous l’Ancien Régime, il est l’auteur de La Guerre de Succession d’Espagne. La fin tragique du Grand Siècle (https://www.tallandier.com/livre/la-guerre-de-succession-despagne/) (Tallandier, 2020) et vient de publier Le Duc de Marlborough. John Churchill, le plus redoutable ennemi de Louis XIV (https://www.lisez.com/livre-grand-format/le-duc-de-marlborough/9782262086145) chez Perrin (504 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sur les traces des Gaulois, avec Laurent Olivier
Les bandes dessinées d’Astérix et Obélix nous racontent la jolie légende du peuple Gaulois. Ils sont d’infatigables bagarreurs sympathiques qui aiment manger, boire et chanter et qui vivent dans des huttes. Mais la légende sur les Celtes ne date pas de Goscinny et d'Uderzo. À partir du IVe siècle av .J.-C., les auteurs romains et grecs ont prêté à leurs voisins l'image d'un peuple grossier et peu raffiné : “Ils ont de toute antiquité la passion du brigandage, envahissant les terres d’autrui et méprisant tout le monde” affirme Diodore de Sicile au Ier siècle av. J.-C. La description caricaturale de l'autre, de celui que l'on ne comprend pas, est une tendance universelle. Ici elle est influencée par les rapports guerriers qu'entretenaient ces peuples entre eux. Avant de conquérir la Gaule, les Romains ont été envahis par les Celtes (IVe siècle av. J.-C.). Les approximations et les erreurs sur l'histoire des peuples des Gaules ont traversé l'histoire. Aujourd'hui, les recherches archéologiques confrontent l'histoire à sa légende. L'archéologie contredit-elle le récit ? Qui étaient vraiment les Celtes ? Où se trouvent les sites majeurs d'archéologie gauloise ? Existe-t-il un art gaulois ? Peut-on parler de "nos ancêtres les Gaulois ?"L'auteur : Laurent Olivier est archéologue, spécialiste de l'histoire des Gaulois (Le Pays des Celtes, Mémoires de la Gaule, 2018, Seuil, 336 pages) et conservateur au Musée d'Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye.À lire aussi : "Les Gaulois, des Celtes comme les autres ?" : https://bit.ly/3KTU5bY"Les Gaulois au combat : une fureur sacrément bien organisée" : https://bit.ly/3TRvzw8 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cumes, la plus ancienne colonie grecque d’Occident, avec Priscilla Munzi
Cette nouvelle émission nous emmène à la découverte d'un site archéologique italien d'exception. Cumes est située à la limite des champs phlégréens, à une vingtaine de kilomètres de Naples. Selon les récits mythologiques, c’est en ce lieu que Dédale arriva, après avoir fui à tire-d’aile le labyrinthe du minotaure. C’est là encore que le troyen Énée fut porté par le Destin et obtint de la Sybille l’itinéraire pour descendre aux Enfers. Cumes, c’est aussi, selon le géographe Strabon, la « plus ancienne colonie grecque en Occident ». Ce site emblématique de ce que les Anciens appelaient la Grande Grèce se révèle capital pour comprendre le processus de naissance d’une colonie, son environnement, son développement, et jusqu’à son déclin. Quelles sont les raisons qui poussent les Grecs à s’établir sur les côtes méridionales de la péninsule Italique ? À partir de quelle date Cumes devient-elle une cité à part entière ? Entretient-elle des liens avec la mère patrie et les colonies voisines ? Comment se passent les interactions avec les populations indigènes non grecques ? Quelles sont les conséquences de la domination samnite, puis romaine sur Cumes ? Que nous enseignent à ce propos les fouilles de la nécropole romaine ? Que dire de l’attractivité religieuse de la ville liée à la Sybille, prophétesse d’Apollon ? L’invitée : Priscilla Munzi est archéologue, spécialiste de la période hellénistique. Directrice-adjointe du Centre Jean Bérard de Naples, elle est chef de la mission archéologique d’Italie du Sud et coresponsable du site de Cumes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La domination macédonienne sur la Grèce (359-323 av. J.-C.), avec Catherine Grandjean [2/2]
[Le Grèce et l'Orient 2/2] Après la guerre de Péloponnèse et l’âge d’or d’Athènes, la Grèce semble entrer dans une période de déclin. Storiavoce vous propose de comprendre dans ce nouvel épisode comment la Macédoine profite de cette situation afin d'étendre son empire au delà même de la Perse : quelle fut la politique de Philippe II de Macédoine puis de son fils Alexandre ? Comment réagissent les cités grecques face à cette domination ? Quelles oppositions les Perses vont-ils susciter face à cette avancée ? Alexandre ne prend-il pas le risque de la démesure et donc de la fragilité ? L’invitée : Catherine Grandjean, professeure d’histoire grecque à l’université de Tours, est spécialiste de numismatique et d’histoire de la Grèce continentale classique et hellénistique. Elle appartient à l’équipe de recherche CeTHiS (université de Tours) et codirige la Revue numismatique. Elle vient de diriger La Grèce classique (Belin, 528 pages, 44€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le marquis de Bonnay : père oublié de la Déclaration des droits de l'homme, avec François Duluc
Page de Louis XV, député des États généraux, ministre de Louis XVIII, le marquis de Bonnay est une figure majeure de la Révolution française. Retour sur ce parcours politique méconnu avec François Duluc. Malgré son parcours oublié aujourd'hui, Charles-François de Bonnay a été au plus près du pouvoir politique sous l'Ancien Régime. Page de Louis XV puis garde du corps de Louis XVI, ce militaire, qui n’a jamais combattu, devient célèbre en tant qu’élu de la noblesse aux États généraux. À ce titre, il préside plusieurs fois l’Assemblée constituante et s’oppose régulièrement à Mirabeau. Monarchiste parlementaire influencé par le modèle anglais, il joue un rôle politique indéniable à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Il est l'un des élaborateurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Pendant la Révolution française, il s'exile et parcourt les villes et les cours d’Europe pendant près de 30 ans avant de devenir l'un des ministres de Louis XVIII. Retour sur la carrière mouvementée d'un aristocrate des Lumières au cœur de la Révolution française. L'invité : François Duluc est directeur des services de l’Assemblée nationale, où il a travaillé 35 ans. Professeur d’histoire des idées politiques à Science-Po Paris, il vient de publier un ouvrage très documenté et vivant, Le marquis de Bonnay, le père oublié de la Déclaration des droits de l’homme (Passés / Composés, 2022, 476 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Grèce au lendemain de la guerre du Péloponnèse, avec Catherine Grandjean [1/2]
[Le Grèce et l'Orient 1/2] Après la guerre du Péloponnèse et l'âge d'or d'Athènes, la Grèce semble entrer dans une période de déclin. Storiavoce vous propose de comprendre les bouleversements politiques, économiques et sociaux qu’elle a vécus et de porter son regard au-delà de la péninsule. Comment la Perse mais aussi la Macédoine vont-elles profiter de ce nouvel état de faits ? La période constitue-t-elle une rupture ou s’inscrit-elle dans la continuité de l’époque classique ? Comment le "pacifisme" va-t-il intégrer l'identité hellénistique ? Autant de questions abordées au cours de deux grandes parties : une première, consacrée à la Grèce au lendemain de la guerre, et une seconde, dédiée à la domination macédonienne.Notre invitée : Catherine Grandjean, professeure d’histoire grecque à l’université de Tours, est spécialiste de numismatique et d’histoire de la Grèce continentale classique et hellénistique. Elle appartient à l’équipe de recherche CeTHiS (université de Tours) et codirige la Revue numismatique. Elle vient de diriger La Grèce classique chez Belin (528 pages, 44 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Femmes illustres du Grand Siècle, avec Marie-Joëlle Guillaume
Lorsque l'on parle du Grand Siècle, on pense à l’art de la sociabilité, à la vie élégante, au faste incarné par Versailles, aux chefs-d'œuvres dramatiques de Corneille et de Racine, mais aussi aux œuvres caritatives, aux réformes monastiques, au développement des nouvelles spiritualités. Les femmes jouent un rôle indéniable dans ce renouveau politique, religieux et artistique qui caractérise le XVIIe siècle français. Ce sont elles qui donnent le la aux conversations qui se tiennent dans le salon des hôtels particuliers. Elles s’inspirent des méditations de l’oratoire et des nouveaux titres à la mode qui garnissent les bibliothèques. Qui sont les femmes illustres du Grand Siècle ? Qu’est-ce que leurs œuvres nous permettent de comprendre sur le règne de Louis XIV ? Peut-on dire que le Grand Siècle est féminin ? L' invitée : Marie-Joëlle Guillaume est agrégée de Lettres classiques et auteur de nombreux livres sur le Grand Siècle et sur l'histoire de la spiritualité (Vincent de Paul (Perrin, 2015), Pour Dieu et pour le Roi (Perrin, 2019)). Elle vient d'écrire : Le Grand Siècle au féminin, Femmes de foi, de culture et de gouvernement (Perrin, 2022, 382 pages, 16.99 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gambetta : fondateur de la République ? avec Gérard Unger
Le 3 décembre 1851, le député Alphonse Baudin meurt sur une barricade, élevée pour contester coup d’état du 2 décembre 1851 du futur Napoléon III. Des journalistes hostiles au pouvoir lancent une souscription en 1868 pour l’érection d’un monument à la mémoire de celui qu’il voit comme un héros républicain. Un procès est ouvert contre les agitateurs. À cette occasion, un jeune avocat méconnu galvanise l’auditoire de sa verve impertinente et enflammée. La plaidoirie du jeune avocat se remarque, son éloquence devient légendaire. C’est ainsi que Léon Gambetta, « entre par effraction sur la scène du monde ». C’est en défendant des accusés républicains qu’il entame sa conquête de la République. Quelle a été sa véritable participation à la chute du Second Empire ? Que dire de son évolut ion politique ? A-t-il le parcours "classique" d'un homme politique de la Troisième République ? Peut-on définir la gauche à partir de la figure de Gambetta ? Peut-on le voir comme le père de la Troisième République, voire le père de la République française ? Notre invité : Gérard Unger a mené une carrière dans le monde de l'entreprise et dans la publicité. Administrateur de l'INA, il est l'auteur d'ouvrages de référence sur l'histoire du Second Empire et de la Troisième République (Histoire du Second Empire (Perrin, 2018), Aristide Briand (Fayard, 2005), Lamartine : poète et homme d'État (Flammarion, 1998)). Il signe une grande biographie sur Gambetta aux éditions Perrin (2022, 480 pages, 25.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'identité française avant la nation ? avec Thierry Dutour
À quoi renvoie la doulce France de la Chanson de Roland ? Quand utilise-t-on pour la première fois l’adjectif « français » à l’époque médiévale ? Que signifie cet adjectif ? Quels sont les rapports entre langue, territoire et histoire ? Avant l’histoire de France, nous devrions-nous pas parler de l’histoire des Français ? Les historiens savent bien que le grand danger et le grand ennemi de l’histoire s’appelle : l’anachronisme. Le dictionnaire Le Grand Robert nous dit que le mot est apparu au début du XVIIe siècle, en 1625. « Anachronique » vient de ana en grec, qui signifie en arrière et de Kronos qui signifie le temps. L’anachronisme désigne la confusion des dates mais aussi l’attribution à une époque de ce qui appartient à une autre. Or Storiavoce se penche aujourd’hui sur un anachronisme : la nation France. En écho de l’émission « Quand la France commence-t-elle ? », cet entretien propose une réflexion sur la notion de nation et d’identité à l’époque médiévale. Thierry Dutour est maître de conférences HDR à Sorbonne Université. Il est notamment l’auteur de La Ville médiévale. Origines et triomphe de l’Europe urbaine (Odile Jacob, 2003) et Sous l’empire du bien. « Bonnes gens » et pacte social (XIIIe -XVe siècle) (Classiques Garnier, 2015). IL vient de publier La France hors la France, l’identité avant la nation (Vendémiaire, 372 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Être entrepreneur au Moyen Âge : l'histoire d'un cordier d'Avignon, avec Mélanie Dubois-Morestin
À partir de la découverte, de l'étude et de l'analyse d'un livre de raison d'un cordier avignonnais, l'historienne Mélanie Dubois-Morestin nous ouvre les portes du monde de l'entrepreneuriat médiéval. Qui sont les entrepreneurs au Moyen Âge ? Comment gèrent-ils leurs affaires ? Grâce à une source inédite, l’auteur nous plonge au XIVème, après la période de la grande peste, au cœur de la cité des papes, pour suivre l’aventure entrepreneuriale de l’artisan cordier Jean Teisseire. « Veuille toujours te souvenir de bien écrire tes affaires ; afin qu’elles ne te sortent de la tête , écris-les aussitôt » dit un proverbe génois. Et c’est ainsi que Jean Teisseire conserve avec minutie les traces de son activité dans son « livre de raisons » riche de plusieurs centaines d’actes notariés. Ce livre de raison nous introduit dans l’intimité de ses boutiques et de ses ateliers, et nous fait entrevoir entrevoir la réalité d’un homme au travail au XIVème siècle. Nous découvrons la carrière d’un gestionnaire, ses réseaux professionnels et ses réseaux d’amitiés à l’échelle d’un quartier, d’une région et d’un continent, l’Europe. L’invitée : Mélanie Dubois-Morestin est ancienne élève de l’École Normale supérieure de Paris (ULM), agrégée d’histoire, docteur en histoire médiévale et professeure en CPGE littéraire au lycée Gambetta Carnot d’Arras. Elle vient de publier Être entrepreneur au Moyen Âge, Jean Teisseire, artisan cordier d’Avignon (Presses Universitaires du Septentrion, 404 pages, 30€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La chute de Babylone (539 av. J. C.), avec Francis Joannès
Le 12 janvier 539 avant JC, en à peine une seule nuit, l’antique et splendide cité de Babylone tombe aux mains du roi perse Cyrus le Grand : c'est la fin aussi soudaine qu’inattendue de l’Empire néo-babylonien et de son roi Nabonide. Bien des récits de l’époque insistent d’ailleurs sur l’effet de surprise de l’événement : Comment expliquer la chute de ce magnifique empire au pied d’argile ? Qui était Nabonide, successeur du grand Nabuchodonosor mais usurpateur du trône ? Quelle était la situation intérieure et militaire de ce grand empire néo-babylonien ? La découverte de tablettes cunéiformes nous permet de saisir un évènement qui bouleversé le monde entier : la chute de Babylone. Francis Joannès nous aide à les décrypter. L'invité : Francis Joannès est professeur émérite d’histoire ancienne à l’université Paris-1. Spécialiste de l’histoire économique, sociale et intellectuelle de Babylone, il est notamment coauteur de La Mésopotamie, de Gilgamesh à Artaban (2017). Il vient de publier La Chute de Babylone, 12 octobre 539 avant J.-C (Tallandier, 384 pages, 23.5 €).À lire aussi :“Sémiramis, une reine assyrienne de légende” : https://bit.ly/3QIJfa7“Astrologie : de Babylone à la Grèce antique” : https://bit.ly/3qDzoYi Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Épouses de ministres sous Louis XIV, avec Pauline Ferrier-Viaud
Colbert, Louvois ou Pontchartrain: les noms des plus proches conseillers du roi Louis XIV sont bien connus, autant que leur personnalité et leurs œuvres politiques. Leur histoire conjugale et familiale l’est nettement moins, tant pour les historiens que pour le grand public. Storiavoce vous propose un portrait dynamique des épouses de ministres du le règne personnel de Louis XIV, en envisageant leur place dans leur couple, dans leur famille, dans l’entourage du roi et dans la société française du XVIIème siècle. Ces femmes étaient-elles uniquement des femmes de l’ombre ? Retour sur le véritable rôle de ces épouses loin de l’idée caricaturale selon laquelle elles n’auraient été que « d’éternelles mineures », ou de « tendres demeurées », pour paraphraser l’historien Daniel Dessert. Quelle a été leur capacité d’action et leur influence dans la société ? Pauline Ferrier-Viaud est docteur en histoire, maître de conférences à l’Université d’Artois et membre du laboratoire Centre de Recherche et d’Études Histoire et Société (CREHS). Elle vient de publier Épouses de ministres, une histoire sociale du pouvoir féminin au temps de Louis XIV, (Champ Vallon, 336 pages, 25€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Violette Szabo : une espionne de Londres à Ravensbrück, avec Guillaume Zeller
Figure de la résistance et de la lutte clandestine contre l’occupant nazi, Violette Szabo eut un destin hors du commun. Aussi belle que volontaire, mariée à 19 ans, mère à 20 ans, veuve à 21, agent des services secrets britannique à 22 ans, déportée puis assassinée à 23 ans dans le camp de Ravensbrück… Violette Szabo est malheureusement peu connue de ce côté de la Manche. Étonnamment, aucun biographie n’était disponible en langue française. L'invité : Guillaume Zeller est journaliste et auteur. Il a été directeur de la rédaction d’i-Télé et de Direct 8. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il est titulaire d’un DEA d’histoire contemporaine. Aux éditions Tallandier, il a déjà publié Oran, 5 juillet 1962. Un massacre oublié (2012) et La Baraque des prêtres. Dachau, 1938-1945 (2015). Dans son nouveau livre consacré à Violette Szabo, il brosse le portrait d’une magnifique figure de la résistance et de la lutte clandestine. On découvre le parcours hors du commun d’une femme de l’ombre, un modèle de courage et de détermination (Tallandier, 340 pages, 20,90€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Empire romain expliqué par le sesterce, avec Donatien Grau
Au milieu du XXe siècle, l’historien britannique Arnold Hugh Martin Jones affirmait dans un texte consacré à la numismatique et à l’histoire qu’il était peut être mieux pour les numismates de prendre moins au sérieux les pièces anciennes, leurs types ainsi que leur légende. Storiavoce vous propose aujourd’hui de faire mentir cette affirmation en nous transportant à l’époque romaine. Et si la monnaie était plus qu’une histoire économique mais bien une histoire politique, autant qu’une histoire de réception et de représentations ? Que nous disent les monnaies de cette histoire politique ? Comment et où frappait-on monnaie sous l’empire ? Les monnaies d’Auguste sont-elles comparables à celles de Constantin trois siècles plus tard ? La même monnaie était-elle utilisée dans l’ensemble des provinces impériales ? Ces monnaies sont-elles enfin le reflet de ce que nous appellerions une civilisation ? Notre invité : Depuis dix ans, Donatien Grau exerce des fonctions universitaires (Ecole Normale Supérieure, Sorbonne) et muséales (Getty, musée d'Orsay, musée du Louvres). Docteur en littérature française et comparée, en littérature moderne et histoire de l'art, et en sciences historiques et philologiques, il est l'auteur à la fois de travaux savants (Néron en Occident, 2015, Le Roman romain, 2018), et d'écrits contemporains (Plato in L. A., 2018, Le Musée transitoire, avec Emanuele Coccia, 2018). Il co-dirige la collection Figures aux éditions Grasset et vient de publier aux Belles Lettres : La Mémoire numismatique de l'Empire romain (518 pages, 43€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avicenne ou l’islam des Lumières ? avec Omar Merzoug
On connaît l’influence du philosophe Avicenne, de son vrai nom Ibn Sina, sur les penseurs et théologiens de l’Occident chrétien. Médecin de renom, qui était-il réellement ? Au tournant des Xème et XIème siècle, il a un parcours étonnant, errant de principauté en principauté (entre l'Ouzbékistan et l'Iran actuels) connaissant autant d'heures de gloire que de disgrâces. Philosophe aristotélicien, Avicenne est confronté au rigorisme et au littéralisme des docteurs de la loi et régulièrement accusé d’athéisme par son entourage. A travers cette biographie Avicenne, ou l’islam des lumières, parue au édition Flammarion, Omar Merzoug tente de répondre à cette question cruciale : peut-on être croyant et exercer son esprit critique sur le livre sacré de l’Islam ? L'invité : Omar Merzoug est docteur en philosophie, spécialiste de la pensée au Moyen Age et a publié récemment, Existe-t-il une philosophie islamique ? Pendant 7 ans, il a enseigné la philosophie et la civilisation islamique à l’institut Al-Ghazali de la Grande Mosquée de Paris. Il vient de publier Avicenne, ou l’islam des lumières (Flammarion, 416 pages, 25€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une autre histoire du siège de Paris (1870-1871), avec Thibault Montbazet
🎙️Cette émission propose de découvrir l'histoire du siège de Paris, moment clé de la guerre de 1870, à travers le regard d'un parisien enfermé dans la capitale au moment du siège. Il ne s'agit pas ici de revenir sur la chronologie des événements mais de découvrir de l'intérieur un drame national qui fut également un drame familial et personnel pour beaucoup de Français. L'historien Thibault Montbazet propose le récit intime d'un évènement marquant de l'histoire de France. Il s'appuie sur les écrits de Léon Lescœur (157 lettres écrites entre 1870 et 1871 mais aussi des mémoires écrites rétrospectivement des années après), inspecteur de l’éducation nationale, premier acteur et spectateur « du début d’une décadence et d’un drame français ». Notre invité : Thibault Montbazet est agrégé d'histoire et enseignant au lycée. Il signe ici son premier livre : Une année terrible, histoire biographie du siège de Paris 1870-1871 (Passés/Composés, 288 pages, 20 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vie et mort d'un grand vizir désavoué, avec Olivier Bouquet
Personnage de roman, la vie et la mort du vizir Halil Hamid Pacha (1736-1785), raconte l’histoire de l’Empire ottoman du XVIIIe siècle. « Le grand vizir est une lune qui ne brille qu’autant qu’il reçoit la lumière du soleil de l’État, c’est-à-dire le sultan » (Joseph von Hammer-Purgstall, diplomate et orientaliste du XIXème siècle). Cette formule en dit long, à la fois sur le prestige de la fonction de grand vizir et sur sa dépendance considérable à l’égard de son maître: le sultan. Jusqu'où va le pouvoir du sultan ? Comment Halil Hamid Pacha devient-il le second de l'Empire ottoman ? S'est-il distingué par sa politique ? Le vizir Halil Hamid Pacha est démis de ses fonctions, exilé puis exécuté par le maître qu’il a servi pendant deux ans. Pour appréhender l'histoire de l'Empire ottoman, il est aussi important de considérer le parcours brillant du vizir que les conditions tragiques de sa mort. Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l'Université de Paris et chercheur au CESSMA. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. La biographie qu'il vient de publier est le fruit de quinze ans de recherches : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nuremberg : la bataille des images, avec Sylvie Lindeperg
🎙️Au crépuscule de l’année 1944, les Alliés décidèrent d’un procès exemplaire contre les criminels de guerre nazis. Véritable mise en scène américaine mais aussi soviétique, le procès de Nuremberg devint avec le temps un procès spectacle : quelle fut la ligne de démarcation entre le judiciaire et l’extra judiciaire ? Comment s’est organisée la recherche des preuves ? Quel rôle les images vont-elles jouer dans ce moment judiciaire ? Comment ce procès va-t-il s’organiser notamment sur le plan logistique ? Quels en sont ses grandes étapes médiatiques et enfin, quel en fut sa réception? L'invitée : Sylvie Lindeperg est professeure d’histoire du cinéma à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est l’auteure entre autres de «La Voie des images »; « «Nuit et brouillard » : un film dans l'histoire »; «Clio de 5 à 7 »; «Les Écrans de l'ombre.» Elle a co-dirigé avec Annette Wieviorka «Le Moment Eichmann »et co-écrit avec Jean-Louis Comolli le film« Face aux fantômes.» Elle vient de publier Nuremberg, la bataille des images (Payot, 528 pages, 25 euros). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Angkor, cité de l'art khmer, avec Thierry Zéphir
🎙️Au XIXème siècle, les Européens ré-découvrent ces temples envahis par la végétation tropicale et s’intéressent à l’histoire khmère. «À la vue de ces temples, l'esprit se sent écrasé, l'imagination surpassée ; on regarde, on admire, et, saisi de respect, on reste silencieux ; car où trouver des paroles pour louer une œuvre qui n'a peut être pas son équivalent sur le globe …. qu'il était élevé le génie de ce Michel-Ange de L’Orient qui a conçu une pareille œuvre … » (Notes du naturaliste Henri Mouhot dans Le Tour du Monde, 1863). Ancienne capitale de l’empire khmer, Angkor fascine et passionne par ces oeuvres d’art majestueuses qui se situent au carrefour des différentes influences religieuses de l’Inde. Que représente les visages imposants des tours des temples d'Angkor ? Quelles en sont les caractéristiques architecturales ? Angkor est-il un site exclusivement religieux ? Peut-on véritablement parler d'une "disparition d'Angkor ? 👨🏫Notre invité : Thierry Zéphir est enseignant à l'école du Louvre et ingénieur d'études au Musée national des Art asiatiques-Guimet. Il a écrit de nombreux ouvrages sur l'art asiatique et notamment khmer : L'empire des rois khmers (Gallimard, 1997), L'âge d'or de l'Inde classique (Gallimard, 2007). Il a participé à la mise en place de nombreuses expositions sur Angkor : "Angkor et dix siècles d'art khmer" (du 28 janvier au 26 mai 1997, Grand Palais) "Angkor, naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" (https://www.guimet.fr/sites/angkor/) (du 16 octobre 2013 au 13 janvier 2014, musée national des arts asiatiques-Guimet). 🗞️Une émission enregistrée en partenariat avec le numéro 83 du magazine Histoire et Civilisations, qui a consacré son dossier à "Quand la capitale khmère révèle ses mystères". Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement à la revue Histoire et Civilisations : abo.histoire-et-civilisations.com/storiavoce.html. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jugements et assassinats politiques dans la Grèce ancienne, avec Danielle Jouanna [2/2]
🎙️[La politique en Grèce ancienne 2/2] La politique dans la Grèce ancienne était-elle une activité dangereuse ? Après avoir abordé les cadres de la politique et de l'exercice démocratique dans les cités comme Sparte ou Athènes, l'historienne Danielle Jouanna se penche sur une réalité prosaïque : le danger à exercer une telle activité. Existait-il des procédures judiciaires contre les politiques ? Quels étaient les motifs de condamnation d'un homme politique ? Les auteurs comiques se moquaient-t-ils du monde politique ? Quelle était la place de l'assassinat politique ? La peine de mort pour des raisons politiques existait-elle en Grèce ancienne ? Pourquoi donc faire de la politique s'ils s'agissait d'une activité si dangereuse ? 👩🏫L'invitée: Danielle Jouanna, helléniste et historienne, a déjà publié plusieurs essais : Aspasie de Milet (2005, prix Diane Potier-Boès de l’Académie Française), L’Europe est née en Grèce (2009), ainsi que, aux Belles Lettres, Les Grecs aux Enfers (2015), Rire avec les Anciens (2016) et L’Enfant grec au temps de Périclès (2017) et Le Monde comme le voyaient les Grecs (2018). Elle vient de publier La politique : une activité dangereuse en Grèce ancienne ? (Belles Lettres, 307 pages, 21,50€).À lire aussi :Comprendre la Grèce antique : https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/antiquite/comprendre-la-grece-antique-74385.php. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'absolutisme : une histoire française, avec Joël Cornette
Celui qui se qualifiait lui-même comme « le plus grand roi du monde » a donné à la France l’un de ses plus beaux emblèmes : le château de Versailles. Il donne à la monarchie française son apparence fastueuse, puissante, centralisée. « Par sa perfection architecturale et rituelle, il incarne l’absolutisme louis quatorzien »; absolutisme auquel on réduit souvent le règne du grand roi à travers cette phrase qu’il n’a probablement jamais prononcée : « L’État c’est moi ». Cette formule semble être l'aboutissement d'un long processus d'instauration de l'absolutisme. Cette notion existe-elle avant Louis XIV ? Que nous dit cette expression de la réalité de l’identification du souverain à l’État ? Quelles sont les origines de l’absolutisme ? Le cas français est-il réellement original ? Notre invité : Joël Cornette est un historien moderniste, reconnu pour ses travaux et publications sur la France de l’Ancien Régime. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence (Le Roi de guerre (Payot, 1993, réed, 2000)). Avec Le Roi absolu, Une obsession française 1515-1715 (Tallandier, 2021, 432 pages, 22.50 €) l'auteur nous invite à relire l'histoire de France à travers l'évolution absolutiste de son pouvoir. Joël Cornette est aussi le spécialiste de l'histoire de la Bretagne (Histoire de la Bretagne et des Bretons (2015), La Bretagne, une aventure mondiale (Tallandier), Anne de Bretagne (Gallimard, 2021). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Parler politique dans la Grèce ancienne, avec Danielle Jouanna [1/2]
[La politique en Grèce ancienne 1/2] La grande helléniste Danielle Jouanna évoque la politique et l'exercice démocratique dans la Grèce ancienne et aborde la question de la parole politique, intimement mêlée à l'expression démocratique. Comment définir l'oligarchie ? Donnait-on la parole au peuple en oligarchie ? L’oligarchie varie-t-elle selon que l’on se trouve à Sparte ou à Athènes ? Quel sens donner au mot peuple dans la démocratie athénienne ? Quelle est la place du peuple dans la constitution athénienne ? Peut-on comparer la démocratie athénienne à notre démocratie ? Comment se passaient les réunions à l’assemblée et les prises de paroles concrètement ? Qui pouvait vraiment parler ? Qui assistait à ces assemblées ? Qui sont les grands orateurs de la période classique et leur professeur de rhétoriques ? Parlait-on politique ailleurs, en dehors des assemblées ? Quelle est la place de la parole des femmes ? Pouvait-on réussir en politique sans être riche ?L'invitée: Danielle Jouanna, helléniste et historienne, a déjà publié plusieurs essais : Aspasie de Milet (2005, prix Diane Potier-Boès de l’Académie Française), L’Europe est née en Grèce (2009), ainsi que, aux Belles Lettres, Les Grecs aux Enfers (2015), Rire avec les Anciens (2016) et L’Enfant grec au temps de Périclès (2017) et Le Monde comme le voyaient les Grecs (2018). Elle vient de publier La politique : une activité dangereuse en Grèce ancienne ? (Belles Lettres, 307 pages, 21,50€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paul Doumer : la République audacieuse, avec Amaury Lorin
La Troisième République incarne souvent l’âge d’or du régime. On l’invoque souvent comme modèle pour évoquer la méritocratie républicaine. Sur les images d’Epinal, les hussards noirs de la République, célébrés par Péguy, ouvrent les portes des ministères aux enfants d’ouvriers. Le président Paul Doumer, mieux connu aujourd’hui grâce aux rues auxquelles il a donné son nom que pour la singularité de son parcours, incarne parfaitement cette ascension sociale et professionnelle. Né le 23 mars 1875 à Aurillac, rien ne destinait ce fils de cheminot à une si longue carrière politique (50 ans) au cœur des moments clefs et fondateurs de la Troisième République. Qui est Paul Doumer, ce président français assassiné en 1932 qui a été oublié des livres d'histoire ? Pourquoi un tel oubli dans l'historiographie ? Peut-on véritablement voir dans l'école de la Troisième République le tremplin de la réussite professionnelle de Paul Doumer ? Quels sont ses réseaux ? Quel est l'impact de la Grande Guerre sur son parcours politique et sa légitimité ? Paul Doumer était-il de gauche ou de droite ? Notre invité : Amaury Lorin est docteur en histoire contemporaine, spécialiste d'histoire politique et coloniale. Après avoir soutenu une thèse consacrée à Paul Doumer, Amaury Lorin en tire une biographie enrichie par la découverte de nouvelles archives inédites. Paul Doumer, la République audacieuse (Champ Vallon, 2022, 424 pages, 27 €) est la première biographie écrite sur ce président oublié. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ep 3Représenter la Révolution française, avec Jean-Clément Martin [3/3]
[Révolution française, épisode 3/3] Après un premier volet sur la définition de la Révolution, un deuxième volet s'était penché sur l'exécution de Louis XVI. Cette troisième partie est consacrée à l’enseignement et à la modélisation graphique de la Révolution à travers le travail graphique remarquable de Jean-Clément Martin et Julien Peltier : La Révolution n’est pas terminée. Existe-t-il une singularité de l’exercice infographique ? Peut-on résumer l’exercice a de l’histoire quantitative ? On est saisi par ce foisonnement de données, de modélisations : la première infographie évoque la révolution universelle qui replace la France dans une perspective globale… Comment sort-on d'une perspective chronologique ? Que nous dit l'histoire des objets de la Révolution? Pourquoi la Révolution française est-elle souvent associée au triptyque Robespierre, Terreur, Guillotine ? Notre invité : Jean-Clément Martin est professeur émérite de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l'institut d'Histoire de la Révolution française. Il a consacré de nombreux livres à la Révolution française comme à la Contre-Révolution et à leurs mémoires dont dernièrement La Révolution française n'est pas terminée (Passés /Composés, 208 pages, 17€), Infographie de la Révolution (Passés / Composés, 128 pages, 27€)) et de L'Exécution du roi (Perrin, 300 pages, 21€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Anne d'Autriche : intimité et carrière, avec Jean-François Solnon
“La vigueur avec laquelle cette princesse avait soutenu ma couronne dans les temps où je ne pouvais encore agir, m’était une marque de son affection et de vertu” (Louis XIV au sujet de sa mère Anne d'Autriche). La fille du roi d’Espagne arrive en France en 1615 pour devenir la femme de Louis XIII; elle a seulement quatorze ans. Délaissée par son mari, vue comme une rivale par sa belle-mère Marie de Médicis, mal considérée par Richelieu, elle est tenue à l’écart du pouvoir. De plus, elle tombe enceinte de Louis XIV vingt-trois après son mariage. Avant de devenir une mère dévouée et une régente ambitieuse, Anne d’Autriche a été une femme délaissée sur le plan personnel comme sur le plan politique. A travers cette émission nous chercherons à dénouer les liens complexes qui unissent la vie intime et la carrière politique de la régente. Quel est l'impact de sa difficile vie conjugale sur son exclusion du pouvoir ? Quelle est la véritable nature du couple qu'elle forme avec Mazarin pendant le régence (1643-1651) ? Comment son dévouement pour son fils Louis XIV détermine-t-il sa politique ? Notre invité : Jean-François Solnon est professeur émérite d'histoire moderne à l'université de Franche-Comté. Il est un grand spécialiste de l'Ancien régime (Histoire des favoris (Perrin)) et de l'Empire ottoman (L'Empire ottoman et l'Europe). Dans son dernier livre Anne d'Autriche, reine de France "au rang des plus grands rois" (Perrin, 2022, 420 pages, 24.00 €), il propose “de mettre à jour sa psychologie, de mettre à jour les faits grands et petits, de son existence”.Cette émission est enregistrée en partenariat avec le numéro 82 de la revue Histoire et Civilisations, qui a consacré son dossier à "Anne d'Autriche, mère de Louis XIV, une grande femme d'Etat" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'exécution de Louis XVI, avec Jean-Clément Martin [2/3]
[Révolution française, épisode 2/3] Pourquoi le mot exécution est-il plus approprié que régicide ou celui de mort par exemple ? La mort est-elle une cassure entre deux époques ? Sur quels fondements repose la condamnation ? La condamnation du roi était-elle une évidence ? Dans ce procès, la Défense avait-elle une marge de manœuvre ? La peine de mort était-elle aussi une évidence ? Faut-il voir la responsabilité du roi, sa personnalité ou bien les querelles et les rapports de forces entre groupes révolutionnaires ? S’agit-il d’une cérémonie sacrificielle, d’un baptême républicain accompli dans le sang royal ou bien d’un acte purement politique et même politicien ? Faut-il distinguer Révolution et république : en somme est-ce ici la victoire de la République, de la révolution ou des deux ? Notre invité : Jean-Clément Martin est professeur émérite de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l'institut d'Histoire de la Révolution française. Il a consacré de nombreux livres à la Révolution française comme à la Contre-Révolution et à leurs mémoires dont La Révolution française n'est pas terminée (Passés /Composés, 208 pages, 17€) et de L'Exécution de Louis XVI (Perrin, 300 pages, 21€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une histoire des enfants de 1890 à nos jours, avec Éric Alary
L’enfant laissant peu de traces est longtemps resté un grand absent de l’histoire contemporaine. Pourtant, pour qui voudrait lire entre les lignes, les plus jeunes en disent long sur la société bâtie par leurs aînés. Les parties de billes, de cache-cache et de marelle sont le reflet de leur temps, des enjeux politiques, des progrès médicaux et industriels, en somme de l’évolution de la société. Au sortir du XIXe siècle, le régime républicain se penche avec intérêt sur le sort des petits français : il s’agit d’affermir la République et les enfants bénéficient alors d’un apprentissage scolaire, d’où l’enjeu est hautement politique. Deux guerres mondiales viennent cependant rompre le cours de leur vie. Puis les enfants du baby-boom profitent des Trente glorieuses, et plongent au cœur de la société de consommation: il est alors soumis aux valeurs et aux idées d'une époque. L’invitée : Agrégé d’histoire, docteur de l’Institut d’études politiques de Paris, professeur de chaire supérieure en khâgne et hypokhâgne. Eric Alary est spécialiste de la Seconde Guerre Mondiale, de la gendarmerie et de l’histoire sociale des Français au XXème siècle, il vient de publier une Histoire des enfants, des années 1890 à nos jours (Passés composés, 336 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Définir la Révolution française, avec Jean-Clément Martin [1/3]
[Révolution française, épisode 1/3] Quelles sont les limites chronologiques de la révolution? Pourquoi la Révolution est-elle devenue la révolution modèle ? Comment expliquer que la Révolution française soit toujours au cœur de bien des débats ? Clemenceau disait que la Révolution est un bloc quand Raymond Aron disait que la Révolution est tout sauf un bloc. Qui croire? Comment définir cette révolution française ? Existe-t-il une machine révolutionnaire sans créateur ou plutôt avec de multiples créateurs, de multiples ouvriers pour l’entretenir ? - La révolution est-elle condamnée à une interprétation continue ? - Est-ce l’apanage de la Révolution française que d’être au centre de la simplification ? L'invité : Jean-Clément Martin est professeur émérite de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l'institut d'Histoire de la Révolution française. Il a consacré de nombreux livres à la Révolution française comme à la Contre-Révolution et à leurs mémoires dont La Révolution française n'est pas terminée (Passés /Composés, 208 pages, 17€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Faire la guerre au Moyen Âge (XVe sc), avec Valérie Toureille [3/3]
[La guerre au Moyen Âge 3/3] Dans cette série de Cours d'Histoire, l'historienne médiéviste Valérie Toureille présente le Traité de Troyes de 1420 : après avoir vu sa dimension politique et la façon dont les sociétés et les populations vivaient en guerre, elle termine cette série avec les techniques guerrières médiévales du début du XVe siècle. Notre invitée : Valerie Toureille est historienne, professeur d’histoire du Moyen Age à l’Université de Cergy-Pontoise. Elle a publié une biographie de Jeanne d’Arc aux éditions Perrin (431 pages, 24.00 €) et La bataille d'Azincourt (Albin Michel). Elle a organisé en 2020 l'exposition consacrée au Traité de Troyes et la parution du magnifique catalogue d'exposition Un roi pour deux couronnes Troyes 1420 (Snoeck, 432 pages, 30€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le progressisme ? avec Olivier Dard
Qu'est ce-que le progressisme ? Comment un élan vers le progrès scientifique s'est-il transformé en une idéologie politique ? Qui sont ses penseurs et ses théoriciens ? La notion renvoie à la fois à une théorie, à un élan politique et idéologique et à un mode d’action. Peut-on définir un courant de pensée progressiste en tant que tel ou la notion est-elle transversale ? Renvoie-t-elle avant tout à une idéologie ou à une mentalité ? Peut-on opposer de manière tranchée le progressisme et le conservatisme ? Ou du moins mettre ces grilles de lecture au même niveau ? Notre invité : Professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Universités, Olivier Dard est rattaché à l'UMR (laboratoire en histoire des relations internationales contemporaines et des mondes étrangers). Après avoir dirigé avec Frédéric Rouvillois et Christophe Boutin le Dictionnaire du Conservatisme (Le Cerf, 2017), et le Dictionnaire des populismes (Le Cerf, 2019), il co-dirige aujourd'hui le Dictionnaire du progressisme proposant plus de 200 notices (Le Cerf, 2022, 1232 pages, 39,00€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vivre en guerre au début du XVe siècle, avec Valérie Toureille [2/3]
[La guerre au Moyen Âge 2/3] Dans cette série de Cours d'Histoire, l'historienne médiéviste Valérie Toureille présente le Traité de Troyes de 1420 : après avoir vu sa dimension politique, elle aborde cette semaine la question sociale et la façon dont les sociétés et les populations vivaient en guerre au début du XVe siècle à travers l'exemple de la Champagne, au coeur du conflit. Elle verra dans une troisième partie la semaine prochaine les techniques guerrières médiévales du début du XVe siècle. Notre invitée : Valerie Toureille est historienne, professeur d’histoire du Moyen Age à l’Université de Cergy-Pontoise. Elle a publié une biographie de Jeanne d’Arc aux éditions Perrin (431 pages, 24.00 €) et La bataille d'Azincourt (Albin Michel). Elle a organisé en 2020 l'exposition consacrée au Traité de Troyes et la parution du magnifique catalogue d'exposition Un roi pour deux couronnes Troyes 1420 (Snoeck, 432 pages, 30€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Guerre de Sécession : cataclysme fondateur, avec Vincent Bernard
La France a la Révolution française ; l’Amérique, la guerre de Sécession. Deux guerres civiles dans un pays qui se (re)définit, deux débats historiographiques, deux querelles idéologiques fondées souvent sur une appréhension simpliste des événements, deux fresques en couleur, idéales pour inspirer la littérature, la peinture, le cinéma. Si on oppose souvent les héros du bien et de la liberté au Nord, et les riches esclavagistes au Sud, il y a quelques années le Sud avait l’héroïsme et le romantisme de son côté (en témoigne par exemple le succès extraordinaire du roman puis du film « Autant en emporte le vent »). Une autre lecture manichéenne des événements, qui prend de l’importance aujourd’hui, tend à réduire les causes et les enjeux du conflit à la question de l’esclavage et des rapports de domination entre les Blancs et les Afro-Américains. Face à cette difficulté, Vincent Bernard nous propose une lecture chronologique et factuelle de la guerre la plus meurtrière des États-Unis. Quand commence véritablement le conflit ? Comment les armées sont-elles recrutées ? Quels sont les grands fronts du combat ? Comment les Afro-Américains ont-ils œuvré pour leur propre émancipation ? Pourquoi ne doit-on pas réduire la guerre de Sécession à une lutte « pour » ou « contre » l’esclavage ? Au delà de la question de l’esclavage, la guerre de Sécession oppose surtout deux modes de vie et deux visions des États-Unis. Notre invité : Vincent Bernard est historien, spécialiste de la guerre de Sécession et rédacteur en chef adjoint de la revue Guerres & Histoire. Il est aussi l’auteur de deux biographies de grandes figures de la guerre de Sécession : Ulysses.S Grant, l’étoile du Nord (Perrin, 2018), Robert.E Lee, la légende sudiste (Perrin, 2014) ainsi que d’un essai Le sud pouvait il gagner la guerre de Secession ? (2017). La guerre de Sécession, la « grande guerre » américaine (1861-1865) est publié aux éditions Passés-Composés (448 pages, 24 €).À lire aussi :“L’esclavage : de la traite atlantique à l’abolition” : https://bit.ly/3RD820d“Abraham Lincoln, le républicain abolitionniste” : https://bit.ly/3qyq0Ft Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1420, le traité de Troyes : un roi pour deux couronnes, avec Valérie Toureille [1/3]
[La guerre au Moyen Âge 1/3] Le 21 mai 1420 est conclu en la cathédrale de Troyes, entre les rois de France et d’Angleterre, le traité instituant la réunion de leurs deux royaumes sous une seule couronne. Cet accord reconnaît le souverain Lancastre comme l’héritier légitime du royaume des lis au détriment du Dauphin, réfugié à Bourges. Il prévoit également le mariage d’Henri V avec Catherine de France, l’une des filles de Charles VI et d’Isabelle de Bavière. Présenté par ses partisans comme « la paix finale et générale », le traité sera plus tard dénoncé comme « honteux » par ses détracteurs. Loin de mettre un terme à la guerre de Cent Ans (1337-1453), cet acte diplomatique consacre la suprématie anglaise sur une grande partie de la France, cinq ans après la bataille d’Azincourt. La reconquête progressive du royaume, grâce à l’action conjuguée des capitaines restés fidèles et à l’intervention providentielle de Jeanne d’Arc, rend alors le traité caduc. La fin de la guerre civile, entérinée à Arras en 1435, permet à Charles VII d’engager la pacification des territoires et de devenir finalement le « Victorieux ». Dans une nouvelle série de nos Cours d'Histoire, l'historienne médiéviste présente le Traité de Troyes : sa dimension politique (Partie I), mais aussi sociale (Partie II) et enfin guerrière (Partie III). Notre invitée : Valerie Toureille est historienne, maître de conférences d’histoire du Moyen Âge à l’Université de Cergy-Pontoise. Elle a publié une biographie de Jeanne d’Arc au éditions Perrin (431 pages, 24.00 €) et La bataille d'Azincourt (Albin Michel). Elle a organisé en 2020 l'exposition consacrée au Traité de Troyes et la parution du magnifique catalogue d'exposition Un roi pour deux couronnes Troyes 1420 (Snoeck, 432 pages, 30€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand les dieux païens s'effacent..., avec Sylvain Gouguenheim
Les habitants de l’espace balte actuel avaient quitté depuis longtemps le stade de la prédation lorsque les Européens de l’Ouest, les Scandinaves ou les Rus’ les rencontrèrent, du IXe au XIIIe siècle. Ce peuple dépourvu d’écritures se laisse appréhender par l’archéologie et les récits de ses voisins. Dans une approche fine et novatrice, Sylvain Gouguenheim s’emploie ici à reconstituer leurs mythes, leurs croyances et leur histoire fascinante et méconnue. Il s’intéresse à la christianisation des Prusses, Lives, Estoniens et Lituaniens, ainsi qu'au rôle central des chevaliers teutoniques et à leurs luttes souvent violentes. Jusqu'à la création d’un puissant État païen en Lituanie, dominant une population majoritairement orthodoxe entre la Baltique et la mer Noire. Enfin, l'auteur revient sur le lent effacement des dieux et la survie du paganisme dans la culture populaire. L’invité : Agrégé d’histoire et professeur à l’ENS (LSH) de Lyon, Sylvain Gouguenheim est l’auteur de plusieurs ouvrages qui font autorité. Fin connaisseur de l’espace germanique au Moyen Âge, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les chevaliers Teutoniques. Nous l’avons reçu à plusieurs reprises, notamment pour son livre Ce que l’Europe doit à la Grèce et à Byzance et Frédéric II la stupeur du monde. Il vient de publier Les derniers païens : les Baltes face aux Chrétiens (XIIIe-XVIIIe siècles) (Passés / Composés (448 pages, 24€)). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paganini : le violoniste du diable, avec Laure Dautriche
En 1818, le futur roi de Savoie Carlos Felice écoute Niccolò Paganini (1782-1840) lors d’un concert à Turin. Subjugué par sa virtuosité, il lui demande, alors, de rejouer un morceau que le musicien vient d’interpréter. Avec la fierté et l’audace qu’on lui connaît, Paganini, maître dans l’art de l’improvisation répond alors : « Paganini ne répète pas ». On dit que cet incident lui interdit par la suite de jouer son dernier concert prévu la ville italienne. Aujourd’hui, lorsqu’un italien refuse de se répéter, il cite cette phrase attribuée à Niccolò Paganini. Que cette répartie soit vraie ou fausse, elle en dit long sur la popularité du musicien jusqu'à nos jours. Paganini, le maître violoniste ! A son nom et même à la phonétique de son nom, on entend aussitôt une harmonie enlevée, un rythme efficace et des notes qui dansent presto sur un violon énergique. Sa vie est à l’image de sa musique, pleine de rebondissements et d’impétuosité. Notre invitée : Laure Dautriche est journaliste à Europe 1 depuis 2009. Diplômée en musicologie et en lettres modernes, elle est également violoniste. Après avoir publié Ces musiciens qui ont fait l’histoire (256 pages, 19.90€), elle publie Paganini le violoniste du diable (Tallandier, 304 pages, 20.90 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Harald Bluetooth : viking et roi du Danemark, avec Lucie Malbos
Ses initiales en runes sont sur les téléphones mobiles du monde entier et sont ainsi devenues un logo faisant désormais partie de notre quotidien. Et pourtant, peu savent que ce logo qui indique l’usage de la technologie du Bluetooth renvoie au premier roi chrétien danois : Harald à la Dent bleue. Son règne, dans la seconde moitié du Xe siècle, a marqué des changements profonds en terre scandinave : artisan de l’unification du royaume des Danois, Harald fut également celui qui le convertit au christianisme. Le roi viking étendit même son influence à la Norvège et à la Suède. Par son action et les liens qu’il entretint avec l’Empire ottonien, le Danemark intégra pleinement un monde européen alors engagé dans une période de transition majeure, à tel point que Harald apparaît aujourd’hui comme le symbole d’une société de plus en plus connectée. Qui était-il? Pourquoi s’est-il converti ? Quels sont les conséquences politiques et religieuses de cette conversion ? Assiste-t-on à ce que nous appellerions une occidentalisation du pouvoir scandinave ? Que nous dit aussi la fameuse pierre de Jelling ? Lucie Malbos est la seule biographe de ce personnage de l'histoire scandinave. Notre invitée : Ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégée et docteure en histoire, Lucie Malbos est maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Poitiers et membre du CESCM. Elle est l’auteure d’une thèse remarquée, publiée sous le titre Les Ports des mers nordiques à l’époque viking (VIIe-Xe siècle). Elle vient de publier chez Passés/Composés : Harald à la Dent bleue, viking, roi, chrétien (288 pages, 22€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.