
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
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Comment se construit un État, avec Michel Figeac
Aux origines de la Révolution française, le contrat social de Rousseau nous a fait oublier qu'il existait aussi sous la monarchie française une forme de contrat et de consensus autour du pouvoir en place. Comment définir cet État monarchique et comment s'est-il construit au fil des siècles ? Quelle est la place de la dynastie dans cette élaboration et quelles furent les relations entre gouvernés et gouvernants ? À travers trois nouveaux Cours d'Histoire, Michel Figeac, Thierry Dutour et Pauline Valade nous décrivent les grandes étapes la construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715. Dans ce premier volet, Michel Figeac présente le dessein visant à renforcer et à construire l’État capétien. Moderniste, il présente aussi le rôle de la noblesse sous le règne de Louis XIV. L'invité : Michel Figeac est spécialiste de la noblesse à l'époque moderne, de la Révolution françaises et des sociétés urbaines. Professeur à l'université de Bordeaux, il vient de diriger le livre pour la question du CAPES et de l'Agrégation : La construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715 (Armand Colin, 352 pages, 26€). Il est aussi l'auteur dernièrement de Helena Potocka, une princesse européenne au temps des révolutions (Vendémiaire, 329 pages, 24€).À lire aussi :"Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY"Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3vDUR5R"Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3WM8mwd Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Henri VIII ou la démesure, avec Cédric Michon
Henri VIII est le monarque anglais le plus célèbre parce que son histoire demeure l’une des meilleures que l’on puisse raconter. Si c’est un jeune roi pieux au cœur de l’Europe catholique qui monte sur le trône, c’est un prince schismatique, qui a créé une Église nationale et une nouvelle manière de régner, qui meurt en 1547. Pendant ces trente ans, il aura fait sauter les unes après les autres de multiples digues séculaires : rupture avec la papauté ; exécution de sa seconde épouse, de son principal ministre, de son chancelier, d’un cardinal, de sa cinquième épouse ; tour de vis fiscal sans précédent ; suppression de tous les monastères du royaume ; confiscation de dizaines de palais, de châteaux et de demeures nobles. Tout y est. La violence et le sexe. L’amour et la haine. Le pouvoir et la démesure. L’amitié et la trahison. Le fils écrasé par son père ; le père écrasant ses enfants. L'historien Cédric Michon nous plonge dans ce règne de la démesure. Notre invité : Cédric Michon, normalien, agrégé d’histoire, est maître de conférences à l’université du Maine et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a consacré plusieurs ouvrages à François Ier et à sa cour : Louise de Savoie (2015), Le cardinal Jean Du Bellay (2014), Les conseillers de François Ier (2011) et La crosse et le sceptre. Les prélats d’État sous François Ier et Henri VIII (2008) et a publié une cinquantaine d’articles sur le sujet. Il vient de publier Henri VIII, la démesure du pouvoir (Perrin, 416 pages, 25€).À lire aussi :"Henri VIII, amour et vengeance à la cour des Tudors" : https://bit.ly/3jA2FTt"François Ier, une Renaissance française" : https://bit.ly/3QekaF9 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Colette en guerre : confinée et occupée, avec Bénédicte Vergez-Chaignon [3/3]
[Les Français sous l'Occupation 3/3] Alors que Colette est plus que jamais au cœur de notre littérature, sa vie sous l'occupation reste empreinte d’un halo de mystère et de beaucoup de rumeurs. Que représente l'écrivain en 1939 ? Entre-t-elle en guerre en 1939 comme en 1914 ? Comment vit-elle à l'heure allemande ? Ses écrits ne font-ils pas « pâle figure dans un temps de décisions vitales et d’engagements ? » Dans son livre Colette en guerre, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon mène l'enquête. Nourrie d’archives en grande partie inédites elle nous entraîne dans le quotidien de la célébrité.L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain (Tempus, 1276 pages, 16 €) qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier Les Français dans la Guerre – Archives du quotidien 1940-1945 (Flammarion, 224 pages, 39 €) et Colette en guerre 1939-1945 (Flammarion, 334 pages, 21,90 €).À lire aussi :"L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3jwJ1I4"Documentaire : Versailles sous occupation allemande" : https://bit.ly/3I3U1qH Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le sens de la fête... au XVIIIe siècle, avec Pauline Valade
Au XVIIIe siècle, Paris célébrait chaque événement lié à la Couronne de France : naissance royale, mariage princier, victoire militaire, etc. Dès lors, la Maison du Roi, le Bureau de la Ville et le Châtelet de Paris organisaient les réjouissances pour le peuple. Feux de joie, banquets, orchestres, lâchers d'oiseaux, distribution d’argent, Te Deum... Les manifestations de joie se mettaient en branle sous le contrôle des autorités qui en régulaient les rites : « La politique est affaire de passion, de croyance, d’émotion voire d’irrationnel. » nous dit Pauline Valade. Pour les autorités, les réjouissances étaient les signes tangibles d’une communion avec les sentiments du souverain. Invitée de Storiavoce, l’historienne qui vient d’être primée par l’Académie française, nous présente ce goût de la joie qui, tout au long du XVIIIe siècle, évolue jusqu’à la Révolution : comment ces réjouissances étaient-elles organisées ? Quels en étaient ces acteurs économiques ? Quel rôle jouait la police du roi dans leurs régulations et comment la population s'appropriait l'événement ? L'invitée : Pauline Valade est spécialiste d'histoire moderne et enseignante. Elle est l'auteure de Le goût de la joie, réjouissances monarchiques et joie publique au XVIIIe siècle (Champs-Vallons, 424 pages, 26 €) et vient de co-éditer sous la direction de Michel Figeac La construction de l'Etat monarchique en France de 1380 à 1715 (Armand Colin, 26 €, 2022). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La vie quotidienne des Français sous l'occupation [2/3], avec Bénédicte Vergez-Chaignon
[Les Français sous l'Occupation 2/3] En 1940, la France est occupée par les troupes allemandes : "La convention d’armistice qui fixe les règles d’occupation est à géométrie variable [...] L’emprise n’est pas seulement militaire : elle est administrative et économique" nous dit Bénédicte Vergez-Chaignon. Peut-on dire que la France devient "allemande" en 1940 ? Quelle est la vie des Français sous l'occupation ? Comment cette présence allemande s’exprime-t-elle dans leur quotidien ? Quelles sont les formes d'expression de la propagande ? Après avoir vu la relation des Français avec le Marchal Pétain pendant l'occupation, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon présente ici le quotidien de l'occupation.L'invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain (Tempus, 1276 pages, 16 €) qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier Les Français dans la Guerre - Archives du quotidien 1940-1945 (Flammarion, 224 pages, 39€) et Colette en guerre 1939-1945 (Flammarion, 334 pages, 21,90 €).À lire aussi :"Documentaire : Versailles sous occupation allemande" : https://bit.ly/3GdhvIE"1940, l'épreuve fatale de l'armée française" : https://bit.ly/3jpBGd8"L'Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3PLvqIO Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Blanc : histoire d'une couleur, avec Michel Pastoureau
En 1124, Pierre le Vénérable, à la tête de l’abbaye de Cluny, interpelle Bernard de Clairvaux, à propos de l'évolution de la couleur de l'habit des moines cisterciens. Auparavant vêtus de gris, les moines de Cîteaux portent à présent le blanc. Habituellement couleur de la gloire, de la fête et du Christ, porter du blanc serait signe d'orgueil selon l'abbé de Cluny. Le noir, symbole d'humilité conviendrait mieux au vêtement monastique. Pour Saint Bernard porter l’habit blanc engage le pêcheur à tendre vers la pureté et la lumière. L'expression vestimentaire et corporelle doit encourager et incarner l'attitude spirituelle, or, le noir est la couleur du diable. Cette querelle chromatique fait échos à d'autres controverses : idéologiques, liturgiques et théologiques. Que révèle-t-elle de l'importance de la symbolique des couleurs, et plus précisément du blanc dans la société médiévale ? La moralité concerne-t-elle aussi les couleurs ? Comment définir une couleur et comment définir le blanc ? Au même titre que le noir, n'est-il pas une couleur à part ? Outre l'enjeu pictural, pourquoi écrire l'histoire des couleurs ? Notre invité : Michel Pastoureau est historien, spécialiste de la couleur et de la symbolique médiévale, titulaire de la chaire d’Histoire de la symbolique occidentale à l'École Pratique des Hautes Études. Blanc, histoire d'une couleur (Seuil, 240 pages, 39.90 €) est la dernière publication d'une série de six : Bleu (2000), Noir (2008),Vert (2013), Rouge (2016) et Jaune (2019).À lire aussi :"Les Chevaliers de la Table ronde. Romans arthuriens" : https://bit.ly/3BTa4nd"Archéologie : comment restituer la couleur d'origine des statues antiques" : https://bit.ly/3v5w36A Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quarante millions de pétainistes ? avec Bénédicte Vergez-Chaignon [1/3]
[Les Français sous l'Occupation 1/3] En 1977, Henri Amouroux publiait Quarante millions de Pétainistes chez l'éditeur Robert-Laffont. Cinquante ans après, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon fait le point historiographique sur les relations entre les Français et le maréchal Pétain en 1940. Comment les Français sont-ils entrés en guerre ? Quelle fut leur réaction face à la disparition de la Troisième République ? Comment a été perçue la Révolution nationale et le « redressement intellectuel et moral » voulus par les autorités de Vichy ? Les Français qui ont remis en en cause le pouvoir du maréchal Pétain étaient-ils majoritaires ? L'invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain (Tempus, 1276 pages, 16 €) qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier Les Français dans la Guerre - Archives du quotidien 1940-1945 (Flammarion, 224 pages, 39€) et Colette en guerre 1939-1945 (Flammarion, 334 pages, 21,90 €).À lire aussi : "Documentaire : Versailles sous occupation allemande" : https://bit.ly/3BLlPvM"L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3G38Zf7 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voyage des intellectuels français dans l'Allemagne nazie, avec Alexandre Saintin
Écrivain à la réputation sulfureuse, Pierre Drieu la Rochelle confie dans Récit secret, rédigé en 1944 : "J'ai toujours voulu rapprocher et mêler les soucis contradictoires : nation et Europe, socialisme et aristocratie, liberté de pensée et autorité, mysticisme et anticléricalisme." Face à ces idéaux irréconciliables, l’enthousiasme des débuts semble laisser la place à l’aveu d’échec. Drieu la Rochelle fait partie de ces écrivains français qui ont été séduit par la nazisme. Certains intellectuels l'ont vu comme une idéologie qui aurait réconcilié les paradoxes et répondu aux aspirations idéologiques, politiques et spirituelles des lendemains de la Grande Guerre. Qui sont ces intellectuels voyageurs qui ont voulu découvrir le national socialisme “sur place” ? Pourquoi cette fascination ? Qui sont-ils et de quel bord politique se revendiquent-ils ? Ces voyageurs ont-ils préparé le terrain de la collaboration ? Comment appréhender leurs écrits ?L'auteur : Alexandre Saintin est historien, spécialiste de l'histoire des intellectuels français de l’entre-deux-guerres. Son livre Le vertige nazi, voyages des intellectuels français dans l’Allemagne nationale-socialiste (Passés/Composés, 2022, 320 pages, 23 €) est tiré de sa thèse, Tristes tropismes : voyages des intellectuels français en Italie fasciste et en Allemagne nazie 1922-1939, soutenue en 2015.À lire aussi :"Adolf Hitler à l’assaut de la république de Weimar" : https://bit.ly/3Yw9fun Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Histoire de la rue, de l’Antiquité à nos jours, avec Joël Cornette
Depuis les rues droites de l’Antiquité en passant par les rues sinueuses et étroites du Moyen Âge, jusqu’aux percées et aux rationalisations du XIXe siècle, quelle est l'évolution de la rue au fil des époques ? Comment y circule-t-on ? Aucun historien n’avait écrit l’étude de ce « lieu de vie, de circulations, de sociabilité, de pouvoir » avant aujourd’hui.Théâtre du pouvoir, espace de fêtes et de violence : quel est le rôle politique et idéologique de la rue, qui se trouve au cœur de la ville ? Étienne Gros reçoit Joël Cornette, l'un des auteurs de L'Histoire de la rue, de l’Antiquité à nos jours, le récit inédit, passionnant et foisonnant d'un espace urbain méconnu. L'invité : Joël Cornette est un historien moderniste, reconnu pour ses travaux et ses publications sur la France de l’Ancien Régime. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence (Le Roi de guerre (Payot, 1993, réed, 2000)). Son Histoire de la rue, de l’Antiquité à nos jours (Tallandier 2022, 528 pages, 34,9€), co-écrit avec Catherine Saliou, Claude Gauvard et Emmanuel Fureix sous la direction de Danielle Tartakowsky, est appelé à faire date.À lire aussi : "La Commune de Paris, dernière des révolutions" : https://bit.ly/3UQRsLo"Le client, roi des grands magasins" : https://bit.ly/3PivmA2 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revisiter le Moyen Âge, avec William Blanc
Si Notre-Dame de Paris est une cathédrale médiévale, elle a été en partie revisitée par le XIXe siècle. Les chimères, monstres caricaturant le Moyen Âge, sortent tout droit de l’imagination de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879). Moins connus que sa flèche, que ses trésors ou que son architecture, les chimères font tout autant partie de l'identité de Notre-Dame de Paris. Quand on les regarde, le Moyen Âge nous apparaît sublime, grandiose, fascinant tout autant que monstrueux, fantastique et effrayant. Eugène Viollet-Le-Duc en architecture, Umberto Ecco et Walter Scott en littérature, Games of Thrones à l'écran et le Puy du fou dans ses spectacles... Chacun réinvente le Moyen Âge à sa manière. On parle alors de médiévalisme. Quand est né ce mouvement et comment-a-t-il évolué ? Qui sont les stars du médiévalisme ? Sert-il ou dessert-il l'histoire ? L'invité : William Blanc est historien médiéviste spécialiste de la fantasy (Le Roi Arthur, un mythe contemporain (Libertalia, 2016) et Winter is coming, une brève histoire politique de la fantasy (Libertalia, 2019)), co-directeur du dictionnaire du Dictionnaire du Moyen Âge imaginaire, Le médiévalisme, hier et aujourd’hui (2022, Vendémiaire, 464 pages, 30 €). Il a travaillé avec Anne Besson, professeur en littérature générale et comparée à l'université d'Artois (Arras) et Vincent Ferré professeur de littérature à l’université Sorbonne nouvelle. À lire aussi :«Très Riches Heures du duc de Berry : une vision ambiguë de la paysannerie » : https://bit.ly/3H6M97j« "Le Bon Roi Dagobert", une chanson parodique » : https://bit.ly/3HbxXd3 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voyages en Afrique médiévale, avec François-Xavier Fauvelle
En 1932, un jeune explorateur nommé Jerry Van Graan, trouva une tombe située sur une colline non loin du fleuve Limpopo (Afrique du Sud). Il y découvrit un rhinocéros entièrement recouvert d’or, et avec lui une partie de l'histoire de l'Afrique. Le rhinocéros d’or mesurait environ 15 cm. Sa tête était baissée, comme posée au sol, son corps imposant et son allure compacte qui lui donnaient une attitude grave renvoient indéniablement à l’idée de puissance. Il ne possède qu'une seule corne, ce qui peut paraître étrange car le rhinocéros africain en possède deux. Il semblait dormir dans la tombe depuis des siècles avec les autres objets qui l'entouraient : des bijoux en or, d’autres figurines elles aussi recouvertes d'or, des perles de verre… Depuis combien de temps était-il là ? S'il n’a qu’une corne, vient-il vraiment d’Afrique ? À qui tenait-il compagnie dans la tombe ? Que peut-il nous raconter sur la région ? La découverte de l’Afrique par ceux qui viennent d’ailleurs est-elle le point de départ de l’histoire de ce grand continent ?Notre invité : François-Xavier Fauvelle est professeur au Collège de France. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il est l’un des spécialistes mondiaux de l’histoire des sociétés africaines anciennes. Son livre Le Rhinocéros d'or, Histoire du Moyen Âge africain nouvellement réédité a été salué unanimement par le public et la critique.À lire aussi :- "Lalibela, les églises creusées dans la pierre d’Éthiopie" : https://bit.ly/3Fh4u0g- "Arménie, le dur désir de durer" : https://bit.ly/3AWQoyy Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la France a gagné la guerre de Cent Ans, avec Amable Sablon du Corail [3/3]
[La guerre de Cent Ans 3/3] Après des décennies de conflits et la bataille de Castillon (1453), la France remporte la fameuse guerre de Cent Ans. Cependant, il faut attendre le traité de Picquigny de 1475 et Louis XI pour que le conflit prenne définitivement fin. Comment la France a-t-elle remportée cette victoire ? Quel a été le rôle de la communication politique mais aussi l'importance de la volonté des Valois ? Peut-on parler de révolution militaire au cours de la période ? Quels sont les grands tournants du conflit et quelle a été la place réelle de Jeanne d'Arc dans la victoire finale ?L’invité : Ancien élève de l’École nationale des chartes, docteur en histoire, Amable Sablon du Corail est conservateur général du patrimoine aux Archives nationales, où il est responsable du département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime. Il est par ailleurs l’auteur d’une biographie de Louis XI et de 1515, Marignan. Il vient de publier chez Passés / Composés : La guerre de Cent Ans, Apprendre à vaincre (464 pages, 25 €).À lire aussi :"Jeanne d’Arc, fille de la frontière" : https://bit.ly/3gGbme7"Non, Jeanne d’Arc n’était pas bergère à Domrémy" : https://bit.ly/3GW8apg Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Louis XV, côté cour, côté jardin, avec Hélène Delalex
Pour la première fois depuis des décennies, le château de Versailles organise une exposition consacrée à Louis XV à l'occasion du tricentenaire de son sacre. L'occasion pour Storiavoce de revenir sur celui qui était qualifié de "bien aimé". Le duc de Luynes ajoutait à son endroit : « C’est un caractère caché, non seulement impénétrable dans son secret, mais encore très souvent dans les mouvements qui se passent dans son âme. Le tempérament du roi n’est ni vif ni gai ; il y aurait même plutôt de l’atrabilaire." nous dit le Duc de Luynes. Qu'est ce que les objets exposés à Versailles nous révèlent sur règne de Louis XV ? Pourquoi la mort est-elle une obsession du roi dès sa prime jeunesse ? Quel sont les différentes influences de Madame de Pompadour ? Quel est le rapport de Louis XV avec les sciences, les livres et les arts ? Quels sont les derniers jours de Louis XV ? L'invitée : Hélène Delalex est, avec Yves Carlier, commissaire de l'exposition "Louis XV : passions d'un roi" (jusqu'au 19 février 2023). Conservatrice du patrimoine au musée du château et historienne, elle est sans nul doute la meilleure spécialiste de la reine Marie-Antoinette. Elle est enfin co-auteur du catalogue d'exposition Louis XV Passions d'un roi(Co-édition In Fine et Château de Versailles, 496 pages, 49 €).À lire aussi :"Louis XV, le roi méconnu" : https://bit.ly/3UZcQPi"Deux petites princesses échangées pour une alliance" : https://bit.ly/3UZFlMY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La guerre de Cent Ans : matrice de la modernité ? avec Amable Sablon du Corail [2/3]
[La guerre de Cent Ans 2/3] Considérée à tort comme une guerre féodale, la guerre de Cent Ans préfigure au contraire l'État moderne et pose les bases de l'absolutisme : quel rôle jouent le roi Charles V puis Charles VII dans cette évolution ? Comment la réforme de la fiscalité et la création d'une armée permanente changent-elles l'exercice de l'État ? Peut-on parler véritablement d'un "absolutisme" au XVe siècle ? Comment l'administration évolue-t-elle sur un territoire marqué par la guerre et la division du royaume ?L'invité : Ancien élève de l’École nationale des chartes, docteur en histoire, Amable Sablon du Corail est conservateur général du patrimoine aux Archives nationales, où il est responsable du département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime. Il est par ailleurs l’auteur d’une biographie de Louis XI et de 1515, Marignan. Il vient de publier chez Passés / Composés La guerre de Cent Ans Apprendre à vaincre (464 pages, 25 €).À lire aussi :"Non, Jeanne d’Arc n’était pas bergère à Domrémy" : https://bit.ly/3VdYOch"1358 : la révolte populaire qui fit trembler la France" : https://bit.ly/3hOr9HJ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manger de la viande du paléolithique à nos jours, avec Florent Quellier
Dans son roman primé par le prix Goncourt, Les racines du ciel, Romain Gary voit dans la consommation de la viande, un instinct vital plus puissant que l'instinct sexuel : "Besoin de viande - la besoin ancestral de viande de l’homme africain et l’homme tout court…c’était un rêve, une nostalgie, une aspiration de tous les instants - un cri physiologique de l’organisme plus puissant que l’instinct sexuel. La viande ! c’était l’aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l’humanité". Si de nos jours, les pays occidentaux tendent vers une alimentation de moins en moins carnée - et ce pour diverses raisons : sanitaires, écologiques, économiques, idéologiques, religieuses - qu'en était-il des sociétés qui les ont précédées ? La viande a-t-elle toujours été un aliment à part ? Était-elle un élément de distinction sociale ? Sa consommation résulte-t-elle d'un besoin vital ? L'invité : Florent Quellier est professeur d’histoire moderne à l’Université d’Angers, spécialisé dans l’histoire des cultures et de l’alimentation a dirigé une Histoire de l’alimentation chez Belin. À lire aussi : "Pomme de terre : le triomphe d’un aliment mondialisé" : https://bit.ly/3XkZiiB"Épices : l'Europe à la conquête des routes commerciales" : https://bit.ly/3EsPHO3 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Définir la guerre de Cent Ans, avec Amable Sablon du Corail [1/3]
[La guerre de Cent Ans 1/3] Deux siècles durant, deux dynasties françaises, les Plantagenêt et les Valois, placées l’une à la tête de l’Angleterre, l’autre sur le trône des fleurs de lys, se sont livré une lutte à mort. Cette "guerre de Cent Ans", comme le XIXe siècle l'a qualifiée, a été comme boudée par l'historiographie. Elle suscite pourtant de nombreuses questions : était-elle une guerre féodale ou un conflit de souveraineté ? Peut-on la considérer comme une guerre de nations ? Quelle fut aussi la part de la guerre civile dans cet affrontement ? Était-elle enfin une guerre nouvelle et globale ? Invité de Storiavoce, Amable Sablon du Corail entame une série de trois cours d'histoire sur le sujet. Après avoir défini la guerre de Cent Ans, la semaine prochaine, il verra en quoi cette guerre est une préfiguration de l'État moderne. Dans un dernier volet, il se penchera sur les causes de la victoire française. L'invité : Ancien élève de l’École nationale des chartes, docteur en histoire, Amable Sablon du Corail est conservateur général du patrimoine aux Archives nationales, où il est responsable du département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime. Il est par ailleurs l’auteur d’une biographie de Louis XI et de 1515, Marignan. Il vient de publier chez Passés / Composés La guerre de Cent Ans Apprendre à vaincre (464 pages, 25 €).À lire aussi :"Jeanne d’Arc, fille de la frontière" : https://bit.ly/3V3msIo"1358 : la révolte populaire qui fit trembler la France" : https://bit.ly/3ghX2bc Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Émile Combes et le combisme, avec Julien Bouchet
Le Larousse publié en 1929 définit l’anticléricalisme comme « la caractéristique du combisme » qui est « l’ensemble des opinions et tendances politiques du ministre Combes et ses partisans ». Peut-on réduire la politique du sénateur Émile Combes (1835-1921) à l’anticléricalisme ? Le combisme est-il une idéologie ou doit-il être identifié à un moment politique précis ? Quelle est la singularité du parcours d’Émile Combes ? Quel est le rôle du sénateur dans l’exil des congrégations suite à la loi sur les associations de 1901, dans la séparation de l’Église et de l’État (1905) et dans la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican (1904) ? Peut-il être considéré comme le père de la laïcité française ? L’affrontement de mémoire entretenu par une gauche anticléricale et une droite catholique hantée par le souvenir de « persécutions » a-t-il nui à l’histoire de cette personnalité ?L'invité : Julien Bouchet est historien spécialiste d'histoire politique. Il a soutenu, en 2013, une thèse sur Le combisme dans la France du début du XXème siècle : pratiques de pouvoir, réceptions et dissensions. Il a dirigé avec Pierre Triomphe, la publication des actes d’un colloque sur Émile Combes organisé au Sénat et à Pons en mai et juin 2021 : Émile Combes et le combisme (2022, éditions Atlande, 390 pages, 21,00 €).À lire aussi :"Clemenceau, le « Père la victoire »" : bit.ly/3WO7VC7"La tour Eiffel, ou la naissance d’un colosse de fer" : bit.ly/3TnmNEw Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La médecine au temps des Lumières, Philip Rieder
En 1773, le jeune médecin suisse Louis Odier considère que : « le gros des médecins particulièrement hors de la Grande-Bretagne est presque entièrement composé d’ignorants charlatans et de malhonnêtes fourbes ». Louis Odier n’est ni un médecin ordinaire, ni une célébrité, mais il est emblématique d’une génération qui veut renouveler la pratique de la médecine. Elle doit être guidée par la raison et les Lumières. Comment cette démarche se traduit-elle concrètement ? En quoi s'oppose-t-elle aux anciennes pratiques ? À travers le parcours de Louis Odier, nous découvrons le monde médical au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Quelles sont les motivations de cette génération ? Comment est-elle formée ? Que nous apprend l'histoire de la médecine sur celle des sociétés des XVIII et XIXème siècles ?Notre invité : Philip Rieder est titulaire d'un doctorat ès-lettres, il a enseigné l'histoire de la médecine et l’histoire de la Suisse à la l’université de Genève. Auteur d'un ouvrage sur l'histoire de la formation médicale, il a écrit de nombreux articles sur l'histoire du savoir médical, sur l'histoire sociale du patient et des soignants. Il répond à nos questions à la suite de la parution de son ouvrage Le monde médical des Lumières, Louis Odier (1748-1817), aux éditions Presses Universitaires François Rabelais (352 pages, 26 €).À lire aussi :"Explorateurs des Lumières" : https://bit.ly/3hqsm7S"La quinine : un antidote venu d’Amérique" : https://bit.ly/3Uz86Qt Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Portugal : une nation entre l’Espagne et le grand large, avec Yves Léonard
Au XXe siècle, le triple F incarne les "valeurs" du Portugal, comme les définit le régime salazariste : "Foot", "Fatima", haut lieu d’apparition mariale et symbole de l’importance et de l’ancrage du catholicisme portugais, et "Fado", genre musical portugais. Comment le Portugal s'est-il construit avant le triple F ? Quels sont les liens entre une certaine vision de l'histoire et la fabrication de la nation ? Était-ce parce qu'il se sentait à l'étroit, bloqué à la périphérie de l’Europe, que le Portugal s'est lancé à la conquête des mers ? Quelle est la place de l'histoire des Lusitaniens parmi celle des peuples européens ? Quelles sont les dates clefs de l'histoire du Portugal ?L'invité : Yves Léonard est spécialiste de l'histoire du Portugal. Membre du Centre d’histoire de Sciences Po et chercheur-associé à l’université de Rouen-Normandie, sa thèse portait sur Salazarisme, nationalisme et idée coloniale au Portugal. Il vient de publier une Histoire de la nation portugaise aux éditions Tallandier (2022, 400 pages, 24.90 €) dans la collection "Histoire d'une nation" dirigée par Éric Anceau.À lire aussi :"Lalibela, les églises creusées dans la pierre d’Éthiopie" : https://bit.ly/3SZNFKT"Arménie, le dur désir de durer" : https://bit.ly/3Wsolji Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'alchimie : une passion florentine, avec Alfredo Perifano
Cet entretien propose de plonger dans un univers assez particulier : celui de l’alchimie. Cette science occulte, très en vogue à l’époque médiévale, évoque tout à la fois la fameuse pierre philosophale, l’élixir de jouvence, la transmutation des métaux, mais aussi les textes codés, un certain mysticisme, voire la magie. Au-delà de ces réalités souvent fantasmées, rappelons que l’alchimie occupe une place importante dans l’histoire des idées, durant le Moyen Âge donc, mais aussi pendant la Renaissance. Elle habite ainsi les grandes cours princières d’Europe, notamment celle de Florence où règne en maître Côme Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane. Quelles sont les spécificités du fait alchimique à la Renaissance ? Côme Ier est-il le premier des Médicis à s'intéresser à cette science ? L’alchimie, qui est une activité privée, implique-t-elle toutefois des conséquences dans l’espace public et sur la collectivité ? Quel rapport établir entre alchimie et religion ? Où s'arrête l'alchimie et où commence la magie ? Comment le fait alchimique, intégré dans une politique culturelle, est-il mis au service du pouvoir médicéen ?L'invité : Alfredo Perifano est professeur émérite de littérature et civilisation de la Renaissance à l’Université de Franche-Comté. Il est l'auteur de L’alchimie à la cour de Côme Ier de Médicis : savoirs, culture et politique (Rééd, Classique Garnier, 248 p, 32,00 €).À lire aussi :"Alchimistes à la poursuite de la pierre philosophale" : https://bit.ly/3sI4gbl"Paracelse, le combat d’un médecin visionnaire" : https://bit.ly/3TVfwNq Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les tirailleurs sénégalais, avec Anthony Guyon
Banania, chéchia et coupe-coupe… La trilogie autour des tirailleurs sénégalais remporte sans nul doute la palme des clichés historiques. Fuyant ces images simplistes, reprises d’ailleurs dans la propagande de guerre, le livre d’Anthony Guyon retrace l’histoire complexe et étonnante d’un corps d’armée de ses origines à sa disparition en 1960. Les tirailleurs étaient-ils tous sénégalais ? Quel rôle joue Louis Faidherbe dans la création de ce corps africain ? Quelles seront les forces et les limites de l’analyse de Charles Mangin sur la « force noire » ? Pourquoi les Anglais et les Allemands estimaient-ils l’envoi d’un corps de couleur comme un scandale ? Quels fut le rôle de ces soldats pendant la Grande Guerre et la deuxième Guerre mondiale ? L’invité : Enseignant agrégé et docteur en Histoire, Anthony Guyon a consacré sa thèse aux tirailleurs sénégalais durant l’entre-deux-guerres. Il participe au site à Nonfiction.fr, le quotidien des livres et des idées depuis 2013. Il y coordonne l’histoire contemporaine et anime les entretiens du Regard du Chercheur. Il vient de publier chez Perrin en co-édition avec le Ministère des Armées : Les tirailleurs sénégalais, de l’indigène au soldat de 1857 à nos jours (380 pages, 22 €).À lire aussi :"Première Guerre mondiale : les as de l’aviation font leur numéro" : https://bit.ly/3Wfbdy2"1918, la France se couvre de monuments aux morts" : https://bit.ly/3zxUOel Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'État français au chevet des déserts médicaux au XIXe siècle, avec Olivier Faure
Le désert médical n’est pas une problématique nouvelle. Au début du XIXème siècle, la France a mis en place pour y faire face, un métier aujourd’hui oublié : celui d’officier de santé. Ces médecins de second ordre du XIXème siècle, ou de seconde zone selon l’avis de leurs détracteurs, ont largement participé à fournir aux campagnes et petites agglomérations les soins médicaux auparavant inaccessibles. Pendant que les docteurs en médecine, moquent leur incompétence et les assimilent à des charlatans, les officiers de santé sont pourtant encouragés par l’État français. Ont-ils eu un réel impact sur l’accessibilité au soin ? D’où venaient-ils et pourquoi ont-ils disparu ? Peuvent-ils nous inspirer aujourd’hui ?L’invité : Olivier Faure est professeur émérite à l’université de Lyon et membre du LARHRA, spécialiste d’une histoire de la médecine qu’il aborde principalement par les marges et du point de vue des patients. Il a, entre autres, publié Les Français et leur médecine (Belin, 1993), La longue histoire de l’homéopathie (Aubier 2015) et une collection d’articles Aux marges de la médecine (PUP 2015). Il vient de publier Contre les déserts médicaux, Les officiers de santé en France dans le premier XIXe siècle, aux presses universitaires François-Rabelais (280 pages, 24 €). À lire aussi :"Anesthésie : en 1844, l’opération de la première chance" : https://bit.ly/3DnXiNA"La quinine : un antidote venu d’Amérique" : https://bit.ly/3DMStyy Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une histoire du spiritisme, avec Philippe Charlier
Le XIXe siècle, considéré comme le siècle de la science, fut aussi celui de l’occultisme : de nombreux savants s'adonnaient alors aux pratiques du spiritisme. Que nous dit le spiritisme des sociétés dans lesquelles il se développe ? Comment définir cette doctrine et cette pratique ? Car le travail de l’historien ne consiste pas à dire si les fantômes existent ou à démontrer la véracité du surnaturel ; il en étudie le discours, il analyse les croyances qui lui sont rattachées, il tente d'en comprendre les acteurs et contextualise le phénomène. En apparence hors du domaine de recherche de l’historien et du scientifique, les contrées du surnaturel bordent pourtant le champ de certaines de nos connaissances. Quelle science peut s’intéresser à l’invisible ? L'invité : Médecin, anthropologue, archéologue, Philippe Charlier a publié de nombreux livres sur l’histoire du spiritisme, des croyances occultes et des rituels qui entourent la mort (Autopsie des fantômes, Une histoire du surnaturel, Tallandier, 2021, 321 pages). Il est actuellement directeur du département de la recherche et de l’enseignement au musée du quai Branly-Jacques Chirac.À lire aussi :"Camille Flammarion : un astronome en quête de mondes parallèles" : https://bit.ly/3DgNzZa"Paranormal : quand le spiritisme envoûte l'Occident" : https://bit.ly/3DP7nVm Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combattre dans l'Atlantique aux XVIe et XVIIe siècles, avec Alexandre Jubelin
Rendre compte au plus près des navires et des hommes de la réalité du combat sur mer entre le début du XVIe et le milieu du XVIIe siècle, tel est le pari du livre d'Alexandre Jubelin : comment ont évolué les techniques navales ?Quelle était la vie à bord de ces vaisseaux de guerre ? Qui étaient ces hommes qui se battaient et ne pouvaient fuir une fois l'abordage engagé ? Quel est le rôle de l'artillerie dans les combats? Est-elle une révolution ou au contraire un long moment de transformation des techniques de combat ? Dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire consacrés à la mer (Edition 2022), Alexandre Jubelin est notre invité. Notre invité : Agrégé et docteur en histoire, Alexandre Jubelin est professeur d'histoire-géographie en région parisienne et vient de publier Par le fer et par le feu. Combattre dans l'Atlantique (XVIe-XVIIe siècles) (Passés composés, 2022). Ayant collaboré régulièrement à France Culture et l'Obs, il a notamment publié en 2018 une longue enquête dans La Revue du Crieur sur l'état et les perspectives des War studies en France. Il est aussi le producteur du podcast Le Collimateur et le Rétroviseur.À lire aussi :"La Mary Celeste, vaisseau fantôme de l’Atlantique" : https://bit.ly/3T70B1D"Pirates et corsaires, les écumeurs des mers" : https://bit.ly/3NjmcTb Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pillage et commerce dans le monde viking, avec Lucie Malbos
Quand apparaît le mot Viking et que désigne-t-il ? Peut-on parler d’une époque viking comme on parle d’une époque carolingienne ? Le monde viking est-il inséparable du voyage et quels sont les liens entre le pillage et le commerce ? Les Vikings ont-ils eu des contacts avec les habitants d’Amérique du Nord ? À travers quatorze portraits d’hommes et de femmes connus et inconnus, l’historienne Lucie Malbos nous offre une réflexion approfondie et renouvelée sur ce monde si particulier et passionnant. Une émission enregistrée à à l’occasion des Rendez-vous de l’Histoire (2022) consacrés à la Mer.Notre invitée : Ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégée et docteure en histoire, Lucie Malbos est maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Poitiers et membre du CESCM. Elle est l’auteure d’une thèse remarquée, publiée sous le titre Les Ports des mers nordiques à l’époque viking (VIIe-Xe siècle). Elle a publié chez Passés/Composés : Harald à la Dent bleue, viking, roi, chrétien (288 pages, 22€) et Le Monde Viking, portraits de femmes et d’hommes de l’ancienne Scandinavie chez Tallandier (352 pages, 21,90€).À lire aussi :Groenland : quand les Vikings s’installèrent en Amérique du Nord : https://bit.ly/3yL86UwVikings : aux origines d’un mot : https://bit.ly/3EPfaU0 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Existe-t-il une identité méditerranéenne ? avec David Abulafia
Mare Nostrum pour les Romains, mer Blanche pour les Turcs, mer du Milieu pour les Allemands : les noms de la Méditerranée nous disent l'extrême richesse de cet espace et de ses perceptions. Dans un entretien exclusif enregistré aux Rendez-Vous de l'Histoire de Blois, le grand historien David Abulafia explique en quoi il se démarque des travaux de Fernand Braudel. Comment écrire une histoire de la Méditerranée ? Quelles sont les grandes périodes de cette histoire ? La Méditerranée est-elle un monde avant tout masculin ? Existe-t-il une identité méditerranéenne ? Ou bien l’identité méditerranéenne est-elle le reflet d’une utopie, tant sa diversité et sa pluralité (ethnique, linguistique, religieuse et politique) sont réelles ?Notre invité : Professeur émérite d’histoire méditerranéenne à l’université de Cambridge, David Abulafia en a présidé la faculté d’histoire. Son travail porte sur l’Espagne, l’Italie et la Méditerranée médiévales. La Grande mer. Une Histoire de la Méditerranée et des Méditerranéens a reçu le prix de la British Academy ainsi que le Mountbatten Maritime Award. Le livre vient d'être publié aux Belles Lettres (35 €, 744 pages).À lire aussi :"Les aigles des mers : Rome déploie sa marine" : https://bit.ly/3TuN30v"Christophe Colomb : itinéraire d’un monarque des océans" : https://bit.ly/3TfU98X Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voyager dans l'Antiquité, avec Claude Sintès
Pourquoi voyage-t-on dans l’Antiquité ? Les hommes de l’Antiquité étaient-ils fascinés par le « lointain » ou au contraire, en avaient-ils peur ? Quelle était la relation de l’homme à la mer ? « Ce qui frappe dans les premières descriptions de voyages lointains, c’est l’absence de pathos, d’émerveillement devant des choses et des êtres si différents. » nous dit l’historien Claude Sintès, auteur d’une anthologie consacrée aux voyages dans l’Antiquité. Il est l’invité de Storiavoce qui, dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire de Blois, réalise une série de podcasts consacrés au thème de l’édition 2022 : la Mer.L'invité : Claude Sintes, conservateur en chef du patrimoine honoraire, archéologue, ancien directeur du musée de l’Arles antique, est membre de la mission archéologique française de Libye où il a conduit les fouilles sous-marines du port d’Apollonia de Cyrénaïque. Aux Belles Lettres, il a publié Sur la mer violette (2009), Les Pirates contre Rome (2016) et une Bibliothèque idéale des Odyssées (2022).À lire aussi :- Bataille d’Alalia : quand les Grecs convoitaient la Corse : https://bit.ly/3fWaC3C- Archéologie sous-marine : comment les vestiges de l'Antiquité refont surface : https://bit.ly/3yyEU2N Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Libre-échangistes et protectionnistes français (XIXe-XXe siècles), avec Francis Démier
Le XIXe siècle est le siècle des transformations, et notamment des transformations économiques. Or, ces évolutions sont toujours les fruits, directs ou indirects, voulus ou non, des décisions humaines, politiques ou non. Qui sont les hommes qui pensent l'économie et définissent les lois du négoce ? Quels sont les corps sociaux responsables de l’évolution du commerce ? Dans quelle mesure la définition de la nation détermine-t-elle les contours du marché ? La ligne de douane est-elle un obstacle au libéralisme ? De la même manière que le XIXe siècle semble tiraillé entre son héritage monarchique et son passé révolutionnaire, il donne l’impression de balancer entre deux modèles économiques : le libre échange et le protectionnisme. Ces lois dépendent-elles de l'idéologie des régimes en place ? Qu'est-ce que les pratiques commerciales nous disent-elles de l'attachement des Français à leur territoire ? Car étudier le dynamisme économique d'une nation, c'est comprendre la politique de toute une société.L'invité : Francis Démier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Nanterre, est spécialiste de l’histoire de la France du premier XIXe siècle : La France de la Restauration. L’impossible retour du passé (Gallimard, 2012), La France du XIXe siècle. 1814-1914 (Points Seuil, 2014). Il vient de publier La nation, frontière du libéralisme, libre-échangistes et protectionnistes français (CNRS éditions, 2022, 464 pages, 26,00 €).À lire aussi :"Le client, roi des grands magasins" : https://bit.ly/3hXhWNq"Eugénie, la belle Espagnole qui a conquis Napoléon III" : https://bit.ly/3EQWWRG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Savoirs et sciences en Mésopotamie, avec Philippe Clancier [3/3]
[La Mésopotamie 3/3] Peut-on parler de sciences en Mésopotamie ? Existait-il des disciplines "scientifiques" et comment étaient-elles associées les unes aux autres ? Les Mésopotamiens souhaitaient-ils inscrire le passé dans le présent en l’écrivant et rédigeaient-ils des chroniques ? Des auteurs et grands savants se distinguent-ils au sein de cette civilisation ? Peut-on enfin parler d'une influence mésopotamienne, tout comme il existe une influence hellénistique ou romaine ? Dans ce troisième volet d'une série consacrée à la civilisation mésopotamienne après la chute de Babylone, l’historien Philippe Clancier évoque les savoirs et les sciences de la région. Un premier volet a été consacré aux tablettes cunéiformes, puis un deuxième, à la situation politique, économique et sociale de la province impériale. L’invité : Philippe Clancier est maître de conférences à l’université Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire mésopotamienne du Ier millénaire av. J.-C d’un point de vue politique, culturel et économique. Il est est le porteur du programme NimRoD : bibliothèques de l’Antiquité, financé par le Labex Les Passés dans le présent. Il assure la coordination scientifique de l’ensemble du programme. Il est un des co-auteurs chez Belin (collection Mondes anciens) du volume consacré à La Mésopotamie (1040 pages, 58 €)À lire aussi :"Darius III : la Perse s’effondre face à Alexandre" : https://bit.ly/3CpK8Ao"Les éléphants d’Hannibal : des géants redoutables au combat" : https://bit.ly/3ycykyZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Formation au travail et apprentissage au XXe siècle, avec Stéphane Lembré
Le début du XXe siècle traverse une « crise de l’apprentissage ». D’un côté certains patrons affirment qu’« un ouvrier maçon n’a pas besoin de connaître la géographie », de l’autre le monde syndicale dénonce une exploitation des enfants alors que leur grande majorité intègre le monde du travail à la sortie de l’école, alors obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans. Comment doit être organisée la formation au travail de la jeunesse ? L’apprentissage, encore conçu comme une relation assez traditionnelle de maître à apprenti, peut-il répondre aux défis du temps : l’extension du domaine de la scolarité, l’affirmation de la relation salariale et l’innovation technique avec l’essor du machinisme ? L’État est attendu dans son rôle de régulation, et c’est ainsi qu’en 1919, la loi relative à l’organisation de l’enseignement technique industriel et commercial, dite loi Astier, est votée. Alors, quelles furent les conditions de sa rédaction ? Comment s’est organisée la formation au travail au cours du XXe siècle ? Quel fut l’impact de cette loi sur l’extension de la scolarité et son allongement ? Doit-on parler d’enseignement technique, d’enseignement industriel et commercial, d’enseignement vocationnel ou d’apprentissage ?L’invité : Stéphane Lembré est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Lille, chercheur au CREHS de l’université d’Artois. Ses recherches portent sur l’histoire de l’éducation et l'histoire du travail au XXe siècle. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment d'une Histoire de l’enseignement technique (La Découverte, 2016) et vient de publier Une formation au travail pour tous ? La loi Astier, un projet pour le XXe siècle, aux éditions Classique Garnier (416 pages, 35 €).À lire aussi :"Cinq bonnes raisons de lire Michelet""Vercingétorix contre Clovis : les Gaulois face au passé national" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Babylonie, province impériale de l’Empire perse, avec Philippe Clancier [2/3]
[La Mésopotamie 2/3] Que devient Babylone après sa chute en 539 av. J.-C. ? Quelles sont les grandes périodes de son histoire sous la domination impériale perse jusqu'à la conquête d'Alexandre en 331 ? Comment les grands rois achéménides, dont le fameux Xerxès Ier, vont-ils l'administrer ? Pendant près de deux siècles, la Mésopotamie est comme écartelée par un double phénomène : celui de l’insertion dans un empire monde, mais aussi celui d'un mouvement identitaire. Dans une nouvelle série de nos Cours d’Histoire, l’historien Philippe Clancier nous propose une découverte de la Mésopotamie au lendemain de la chute de Babylone. Après un premier volet consacré aux tablettes cunéiformes, il décrit pour nous la situation politique, économique et sociale de la province impériale. Avant de voir, la semaine prochaine, s'il existe des sciences et un savoir en Mésopotamie, au même titre qu’il existe une science et un savoir hellénistiques.L’invité : Philippe Clancier est maître de conférences à l’Université Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire mésopotamienne du Ier millénaire d’un point de vue politique, culturel et économique. Il est est le porteur du programme NimRoD : bibliothèques de l’Antiquité, financé par le Labex Les Passés dans le présent. Il assure la coordination scientifique de l’ensemble du programme. Il est un des co-auteurs chez Belin (collection Mondes anciens) du volume consacré à La Mésopotamie (1040 pages, 58 €).À lire aussi :"Darius III : la Perse s’effondre face à Alexandre" : https://bit.ly/3dJfNDj"Les éléphants d’Hannibal : des géants redoutables au combat" : https://bit.ly/3LMLEje Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Italie fascinée par l'Égypte : à la découverte du Musée égyptologique de Turin, avec Cédric Gobeil
Le succès des "expositions-événements" sur l'Égypte ancienne, notamment sur Toutankhamon en 2019, parle de lui-même : la terre des Pharaons nous fascine toujours autant. Comment en effet ne pas se sentir appelé par les rives sacrées du Nil, ne pas s’émerveiller devant ses pyramides, ses temples et l’habileté de ceux qui les ont construits ? Comment ne pas être troublé par cette civilisation hantée par l’éternité ? Mais sait-on que la route qui mène à Thèbes ou à Memphis passe par… Turin ? C’est ce qu’affirmait en tous cas Jean-François Champollion. La capitale du Piémont, en Italie, abrite en effet le plus ancien musée des antiquités égyptiennes et le plus important au monde après celui du Caire. Sarcophages, momies, statues monumentales, papyrus et objets usuels : pas moins de 40 000 pièces exceptionnelles dans ce musée créé dans le sillage de la campagne d'Égypte (1798-1801) s'y trouvent, dont le célèbre Canon royal de Turin - étudié par Champollion -, le temple rupestre d'Ellesiya ou la tombe de Kha et Merit.L'invité : Cédric Gobeil est conservateur au Musée des antiquités égyptiennes de Turin, archéologue de la vie quotidienne et de la culture matérielle durant la période du Nouvel Empire. Il est également professeur d'égyptologie à l'Université américaine du Caire et professeur associé au département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Cette émission est enregistrée en partenariat avec le numéro 87 du magazine Histoire & Civilisations qui propose le dossier suivant : "Pourquoi l'Égypte nous fascine-t-elle". Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement au magazine Histoire & Civilisations en cliquant ici.À lire aussi :"Toutankhamon : quand l’Égypte fascine le monde" : https://bit.ly/3Su3c5A"Égypte antique : d’Abraham à Moïse, l’autre terre biblique": https://bit.ly/3Sg22uU Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce qu’une tablette cunéiforme ? avec Philippe Clancier [1/3]
[La Mésopotamie 1/3] Quand apparaissent les tablettes cunéiformes ? Comment se présentent-elles physiquement et comment étaient-elles confectionnées ? Est-ce que les historiens possèdent un fonds important de tablettes ? Sait-on comment elles étaient conservées et stockées ? Est-ce que la civilisation mésopotamienne possédait des archives et des bibliothèques comme nous l’entendons aujourd’hui ? Dans une nouvelle série de nos Cours d’Histoire, l’historien Philippe Clancier nous propose une découverte de la Mésopotamie au lendemain de la chute de Babylone en 539 av. J.-C. Dans un premier volet, il se penche sur les tablettes cunéiformes. La semaine prochaine, nous partirons à la découverte de la Babylonie, province impériale de l’Empire perse. Enfin, nous verrons s’il existe des sciences et un savoir en Mésopotamie, au même titre qu’il existe une science et un savoir hellénistiques. L’invité : Philippe Clancier est maître de conférences à l’Université Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire mésopotamienne du Ier millénaire d’un point de vue politique, culturel et économique. Il est est le porteur du programme NimRoD : bibliothèques de l’Antiquité, financé par le Labex Les Passés dans le présent. Il assure la coordination scientifique de l’ensemble du programme. Il est un des co-auteurs chez Belin(collection Mondes anciens) du volume consacré à La Mésopotamie (1040 pages, 58€).À lire aussi :"Mésopotamie : des loisirs pour oublier les difficultés du quotidien" : https://bit.ly/3qTMYae"Comment les cunéiformes de Mésopotamie ont-ils été déchiffrés" : https://bit.ly/3BUa2f7 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Faut-il se sentir coupable de notre histoire ? avec Maroun Eddé
Depuis plusieurs années déjà, l’Occident en général, c’est-à-dire l’Europe occidentale mais aussi l'Amérique du Nord, est entrés dans une forme de culpabilité à l’égard de son histoire. Dans une société qui doute d’elle-même, nous sommes à l’ère de la repentance. La morale s’est ainsi invitée dans les débats historiques, mais aussi dans les livres de nos collégiens et lycéens. Storiavoce vous propose aujourd’hui de mieux comprendre ce sentiment de culpabilité et mieux saisir notre propre relation à l’histoire : comment expliquer tout d’abord ce phénomène de repentance ? A-t-il des aspirations légitimes ? Faut-il distinguer responsabilité juridique et responsabilité historique ? L’histoire, d’ailleurs, peut-elle être morale ? Peut-on accuser un peuple entier pour des faits qui se sont produits il y a plusieurs siècles ? Faut-il se sentir coupable de notre histoire ?L'invité : Maroun Eddé est philosophe et essayiste français, diplômé de Sciences Po et de l'École normale Supérieure. D'origine libanaise, il s'intéresse à la question de la mémoire des crimes du passé et à leur héritage dans le présent. Il vient de publier son premier essai aux éditions Bouquins, La mémoire coupable, dans lequel il analyse le poids des crimes historiques dans l'inconscient collectif européen et s'interroge sur les voies possibles pour les réparer.À lire aussi : "Esclavage : vendus sur les marchés" : https://bit.ly/3qV2G4X"Les États-Unis restituent à l’Irak 17 000 antiquités" : https://bit.ly/3DHmD71 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Contester sous l'Ancien Régime, avec Michelle Bubenicek
Les doléances ou « cahiers de doléances » restent intimement liés à la Révolution française, puisqu’ils ont été rédigés en vue de préparer les États généraux de 1789. On y faisait part de ses souhaits, de ses récriminations, autrement dit de ses vœux ou de ses doléances. On sait moins que les doléances furent en usage tant à l’époque médiévale qu’à l’époque moderne. Storiavoce vous propose de vous arrêter sur une pratique, la plainte politique, qui, sous l’Ancien Régime, visait à réguler les rapports entre les gouvernés et les gouvernants. Qui avait le pouvoir de rédiger ces doléances ? Comment s’exprimaient-t-elles ? Quelle importance le pouvoir donnait-il à ces récriminations ? Les doléances constituaient-elle une délimitation du pouvoir monarchique ?L’invitée : archiviste-paléographe et professeur des Universités, Michelle Bubenicek est directrice de l’École nationale des Chartes. Avec François Foronda, elle a dirigé l’ouvrage Doléances, la plainte politique, voie de régulation des rapports gouvernés-gouvernants (XIII-XVIIIe siècle), Coll. Études et rencontres de l’École des Chartes ( 34 €, 280 pages).À lire aussi :"La dette de l’État, poison de l’Ancien Régime" : https://bit.ly/3QzZjLg "Les États généraux : le reflet d’une société d’ordres" : https://bit.ly/3RSvyX1 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Russie et ses peuples, des origines à la révolution de 1917, avec Pierre Gonneau
"Tsar de toutes les Russies" est le titre que se donnent les souverains russes depuis Ivan le Terrible (XVIe siècle), même si le titre d’empereur a été préféré par Pierre le Grand (XVIIe siècle). Que signifie ce pluriel ? Que nous dit-il sur la mentalité politique de la Russie et plus généralement sur son histoire ? L'évènement fondateur de la Russie date de 862. Les habitants Novgorod, en proie à l'anarchie et aux conflits, auraient fait appel au peuple varègue pour les gouverner. Comment est née la Russie à partir de cet immense territoire morcelé en plusieurs entités ? Quelle unité et quelle identité pour cette mosaïque géographique de peuples, de religions, de civilisations ? Comment écrire l’histoire de ce pays souvent décrit comme incompréhensible et fascinant ? L'État fort est-il nécessaire pour échapper au chaos ?L'invité : Pierre Gonneau est historien, spécialiste de la Russie, professeur à Sorbonne Université et directeur d’études à l’EPHE. Il est l'auteur d'ouvrages de référence sur la Russie : Des Rhôs à la Russie : histoire de l’Europe Orientale (v. 730-1689) (PUF, 2012, 696 pages, 49 €), Histoire de la Russie, d’Ivan le Terrible à Nicolas II. 1547-1917 (Tallandier, 2016, 544 pages, 24.90 €), Novgorod : histoire et archéologie d’une république russe médiévale (970-1478) (CNRS éditions 2021, 248 pages, 29 €).Une émission enregistrée en partenariat avec le numéro 86 du magazine Histoire & Civilisations qui propose le dossier suivant : "L'empire russe d'Ivan le Terrible à Poutine". Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement au magazine Histoire & Civilisations en cliquant ici.À lire aussi :"Russie : l'expansion sans fin d'un empire" : https://bit.ly/3KR455K"Impérialisme soviétique : quand l’URSS étend ses frontières" : https://bit.ly/3x5eFQN Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Itinéraire d'un livre : "L'Histoire de France" de Victor Duruy, avec Jean-Charles Geslot
Tout au long du XIXe siècle, l’histoire de France est à la mode. Si elle est considérée comme un enseignement noble et nécessaire, l’édition des manuels dépend directement des enjeux économiques et financiers du monde de l’édition. L’Histoire de France écrite par Victor Duruy (1811-1894) a une place particulière dans le paysage éditorial, car son auteur devient ministre en 1863. Comment conçoit-t-il son Histoire de France ? Son contenu est-il radicalement différent de celui des manuels actuels ? Quel est le rôle de Louis Hachette, l’éditeur de Victor Duruy, dans le succès du livre ? En quoi sa réception critique nous renseigne-t-elle sur les tensions idéologiques qui divisent alors la France ? Qu’est-ce que cette Histoire de France, qui fit rêver Charles Péguy, nous apprend-elle sur l’histoire sociale et culturelle de la France dont les écoliers connurent la craie, le grand tableau sombre et l’instituteur de noir vêtu ?L’auteur : Jean-Charles Geslot est maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, spécialiste de l’histoire culturelle des XIXe et XXe siècles. Il vient de publier : Histoire d’un livre. L’Histoire de France de Victor Duruy (CNRS éditions, 400 pages, 25.00€).À lire aussi :Cinq bonnes raisons de relire Jules Michelet : https://bit.ly/3AMTl3HBaptême de Clovis : le roi de France qui est devenu catholique : https://bit.ly/3cPe1jC Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paul Deschanel : le président fou ? avec Thierry Billard
Élu le 17 janvier 1920 à la présidence de la République contre le « Tigre », Clemenceau, Paul Deschanel démissionne le 21 septembre 1920, sept mois seulement après son élection. Illustration parfaite de ce qu’écrit Maurice de Waleffe dans ses mémoires : « On ne disait pas d’un homme politique : il s’est reposé, donc il est rajeuni, on disait il s’est reposé, donc il est fini » (Quand Paris était un paradis). Ces sept mois de Deschanel à l’Élysée ont néanmoins suffi à dessiner dans les mémoires la figure d’un homme politique très sensible – ému aux larmes devant les gueules cassées de 14-18 -, fantasque – il pataugea à moitié nu dans un bassin du château de Rambouillet alors qu’il s’y trouvait pour se reposer – , et même fou, à cause de sa « chute de train » incongrue au milieu de la nuit, en 1920, qui fit croire quelques jours à sa disparition. Fou ? Ridicule ? Dépressif ? Comment cet homme politique dont on garde surtout des souvenirs de l’absurdité a-t-il pu accéder à la présidence de la République ? L’invité : Thierry Billard est directeur éditorial chez Robert Laffont et auteur de biographies. Il vient de réactualiser son travail sur Deschanel : Paul Deschanel, le président incompris, Perrin, 280 pages, 21.00 €.À lire aussi :Les communards : le prix de l’engagement : https://bit.ly/3KCBkd0Adolphe Thiers, le Rastignac de la politique : https://bit.ly/3KCBvoG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des religions romaines à la religion impériale, avec Valérie Huet [3/3]
[Les religions romaines 3/3] L’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables.Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connaît l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire, objet du 3e volet de ce cours d’Histoire.Quel est le contexte religieux romain de ce Ier siècle avant notre ère ? Que va changer l’arrivée au pouvoir d’Octave, futur Auguste, et l’établissement de son principat ? La restauration augustéenne répond-t-elle à une nécessité politique ? De quelle manière les cultes impériaux vont-ils s’inscrire dans l’espace urbain ? Le succès des religions dites « orientales » est-il compatible avec la pratique des religions traditionnelles ? L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’histoire ancienne à l’université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi :L’Empire romain devient chrétien : https://bit.ly/3dYAb33Cicéron, l’idéaliste qu’il fallait abattre : https://bit.ly/3KpSdYd Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le trésor des rois du Moyen Âge à la Renaissance, avec Murielle Gaude-Ferragu
Que sait-on du contenu des trésors qui appartenaient aux rois de France ? Quelle part de notre histoire ces objets fabuleux, qui ont donné tant de matière à la littérature romanesque, nous permettent-ils de découvrir ? Les touristes du monde entier viennent à Paris pour découvrir la Sainte-Chapelle, tandis que les pèlerins vénèrent toujours de nos jours les reliques du Christ autrefois abritées dans cet édifice du XIIIe siècle édifié par Louis IX, dit Saint Louis. Sanctuaire somptueux, la Sainte-Chapelle et ses reliques si prestigieuses, meilleures pièces du trésor royal, illustrent le faste et la richesse de la monarchie française et affirment son prestige. Que révèlent ces reliques sur le lien entre sacré et royauté ? La détention d'un trésor royal est-elle nécessaire à l'affirmation du pouvoir royal ? De quoi était composé le trésor des rois et à quoi servait-il ? Quelles étaient les professions qui avent accès a ce trésor ? Comment écrire l'histoire de ces objets fabuleux, dont la légende a donné tant de matière à la littérature romanesque ?Notre invitée : Murielle Gaude-Ferragu est historienne, maîtresse de conférences HDR à l’université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur le pouvoir et ses représentations au Moyen Âge. Elle vient de publier une étude fondamentale sur le trésor des rois : Le trésor des rois, sacré et royauté des rois maudits aux princes de la Renaissance (Perrin, 336 pages, 24.00 €).À lire aussi :Les reliques, ce commerce sacré du Moyen Âge : https://bit.ly/3QPCG6eAliénor d’Aquitaine, une souveraine de tête : https://bit.ly/3pHDfDe Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les cadres des religions romaines sous la République, avec Valérie Huet [2/3]
[Les religions romaines 2/3] L’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables.Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connaît l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire.Après nous être penchés sur la genèse de ces religions à l’époque archaïque, voyons aujourd’hui quels sont les cadres qui les régissent durant les années républicaines : comment les religions structurent-elles l’espace et le temps ? Qui sont les desservants du culte ? À quelles règles obéissent les pratiques sacrificielles et divinatoires ? En quoi les conquêtes romaines de la péninsule italique, puis du bassin méditerranéen aux IIIe et IIe siècles vont-elles changer la donne ? L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’Histoire ancienne à l’université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi :À lire aussi :“À Rome, le Capitole domine le monde” : https://bit.ly/3qBA8NL“Empereurs romains : quand le pouvoir leur monte à la tête” : https://bit.ly/3U7bke4 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment abdiquer ? avec Albrecht Burkardt
Fruit de la mélancolie ou bien de la lassitude de vivre, conséquence d’une conversion mystique ou au contraire d’une ruse machiavélique, l’abdication suscite les interprétations les plus contradictoires. Charles Quint a abdiqué, mais aussi des papes comme Célestin V ou plus récemment Benoît XVI. Il faut aussi mentionner Christine de Suède en 1654, ou encore Charles de Gaulle en 1969. Pascal nous disait : « La grandeur a besoin d’être quittée pour être sentie ». Comment donc quitter le pouvoir ? L’abdication de Charles Quint est-elle un prototype ? Est-ce qu’il existe un droit de l’abdication dans les textes, une ou des théories de l’abdication ? Que nous dit l’abdication de la perception du pouvoir ? Enfin, comment lire enfin l’abdication à travers la fameuse thèse de Kantorowicz sur « les deux corps du roi » ? Notre invité : Après des études d’Histoire et de Germanistique à Berlin, Bochum, Florence et Paris, Albrecht Burkardt a soutenu sa thèse en 1998, à l’EHESS. Maître de conférences à l’université Lumière Lyon2 depuis 1999, il a soutenu l’Habilitation à diriger des recherches en 2010 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est actuellement professeur d’histoire moderne à l’université de Limoges. Il a dirigé chez Classiques Garnier Le Crépuscule du pouvoir, Destitutions et abdications de l’Antiquité au xxe siècle, (665 pages, 39€). À lire aussi : "Anne d’Autriche et Mazarin, un couple de choc au pouvoir" : https://bit.ly/3qiZf7N"Les Romanov, le récit d’une chute ": https://bit.ly/3qo9yHP Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aux origines des religions romaines, avec Valérie Huet [1/3]
[Les religions romaines 1/3] Faut-il parler de la religion ou des religions romaines ? C’est la question qui s’impose d’emblée ici. En effet, l’historiographie et les approches du phénomène religieux romain ont beaucoup évolué depuis un certain nombre d’années, battant en brèche l’image d’un système rigide, fait de pratiques uniformes et immuables. Une certitude demeure : à Rome, la religio est née avec la cité. De là son imbrication avec le politique. Et, de fait, elle évolue avec les différents régimes que connait l’Urbs, de la royauté à la République, jusqu’à l’Empire.Que sait-on des religions romaines archaïques ? Comment les Romains percevaient-ils leurs dieux et quelle était la nature de leurs relations ? Comment définir le concept même de religio pour un Romain ? Que suppose la distinction entre croyance et piété ? Quel est le but recherché par l’accomplissement scrupuleux des rites ? Ce sont autant de questions que nous poserons aujourd’hui, dans la première partie de notre cours d’Histoire. Un second volet entrera plus en profondeur dans le système religieux romain, tel qu’il se présente à l’époque de la République. Un troisième épisode s’arrêtera enfin sur les traits que revêtent les religions romaines à l’heure impériale.L’invitée : Valérie Huet est directrice du centre Jean-Bérard à Naples, professeure d’Histoire ancienne à l’Université de Bretagne occidentale, spécialiste d’anthropologie des images et des religions romaines.À lire aussi : "À Rome, le Capitole domine le monde" : https://bit.ly/3d7DsNk"Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu" : https://bit.ly/3ddloBG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Alexandre Millerand : le président des ouvriers, avec Jean-Philippe Dumas
Grand oublié de l'histoire, l'homme d'État Alexandre Millerand a pourtant suivi un impressionnant parcours, qui l'a mené jusqu'à la présidence de la République. Difficilement classable sur l'échiquier politique, il fait de la condition ouvrière l'un de ses grands combats. Entretien avec Jean-Philippe Dumas.En 1899, sous la IIIe République, le député socialiste Alexandre Millerand (1859-1943) est nommé ministre du Commerce et de l’Industrie. Le gouvernement Waldeck-Rousseau est composé d’hommes de sensibilités politiques très différentes. Avec l’arrivée de Millerand au pouvoir, c’est la première fois depuis le début de la IIIe République qu’un socialiste siège au gouvernement, et le jeune homme politique est loin de faire l’unanimité même dans sa famille politique. « J’étais hanté du souci que l’arrivée au pouvoir d’un socialiste fût marquée pour les travailleurs par une amélioration tangible de leur sort », note-il dans ses Mémoires. Brillant avocat, politique ambitieux à la carrière remarquable (député à 25 ans, ministre de la Guerre, président du Conseil, président de la République), il incarne une troisième voie entre le socialisme et le libéralisme. Comment a-t-il œuvré pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers ? Comment évolue sa pensée politique jusqu’à son élection à la présidence de la république ? Son parcours est-il particulièrement remarquable par sa réussite ?L’invité : Jean-Philippe Dumas est historien, ancien chartiste, conservateur général du patrimoine au ministère des Affaires étrangères et chercheur associé à l’École pratique des hautes études. Spécialiste d’histoire politique des XX et XXe siècles (L’État, moteur du progrès ; le ministère du commerce et de l’industrie, 1870-1914), il vient de publier Millerand, un combattant à l’Élysée (2022, CNRS éditions, 384 pages, 26,00€).À lire aussi :Adolphe Thiers, le Rastignac de la politique : https://bit.ly/3AL9FUaLes communards : le prix de l’engagement : https://bit.ly/3yYqV6Y Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le star-system nazi, avec Isabelle Mity
S’inspirant largement du modèle hollywoodien, le Troisième Reich met sur pied une véritable industrie du cinéma dès 1933. Bien conscient du pouvoir de séduction et de fascination qu’opère le Septième art et les actrices sur le peuple, le pouvoir national-socialiste produit des comédies romantiques, des mélodrames, des comédies musicales ou encore des films policiers. Comment se caractérise la politique culturelle du Troisième Reich ? Quel rôle joue le sombre Goebbels dans cette industrie cinématographique vendant du rêve et de la propagande ? Qui sont les actrices de ce véritable « star system » ? Sont-elles manipulées par le pouvoir ou, au contraire, peuvent-elles laisser libre court à leur art ? Doit-on parler du cinéma nazi ou bien du cinéma à l’époque nazie ? Comment les films tournés pendant la période vont être diffusés jusque dans les années 1990 ? L’ invitée : Isabelle Mity a étudié l’allemand et l’histoire à l’ENS Lyon et à la Humboldt-Universität Berlin. Agrégée d’allemand et docteure en études germaniques, elle enseigne la langue et la civilisation allemandes à l’université Paris-Dauphine. Chroniqueuse régulière au magazine Historia, elle préside également le Prix Historia du roman policier historique. Elle vient de publier Les actrices du Troisième Reich, splendeurs et misères des icônes du Hollywood nazi (https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-actrices-du-iiie-reich/9782262080563) (Perrin, 368 pages, 22€).À lire aussi : “Cinéma : la naissance d’une fascination” : https://bit.ly/3LezlMa“La mafia au cinéma, entre fantasme et réalité” : https://bit.ly/3Dl6gwE Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le peuple juif : trois mille ans d'une histoire infinie, avec Pierre Savy
L'histoire trimillinénaire des Juifs déclinée en 80 dates : voici le pari d'un ouvrage collectif rassemblant le meilleur de la recherche sur cet objet historique complexe. Entretien avec Pierre Savy.Ce grand entretien est consacré à une histoire extrêmement riche et complexe, puisqu’elle s’étend sur 30 siècles, une histoire tourmentée, souvent tragique : celle des Juifs. Un peuple, une religion, mais une multiplicité de cultures, de modes de vie, de pratiques, de rapports au monde. En résumé, une unité et une diversité qui interpellent l’historien.Histoire des Juifs. Un voyage en 80 dates, de l’Antiquité à nos jours (https://www.puf.com/content/Histoire_des_Juifs), aux Presses universitaires de France, propose une pérégrination à travers cette histoire, en évoquant des parcours d’hommes, de femmes, de familles ; mais aussi des événements, tant sombres que lumineux, pour tenter de saisir ce qui fait l’essence de la judéité et de comprendre les ressorts de sa perpétuation.D'où vient la première mention historique connue du "peuple d'Israël" ? L'apparition de la conscience monothéiste peut-elle être déterminée dans le temps ? L' expérience diasporique est-elle constitutive de l'identité juive ? Quelle place la conflictualité entre juifs et chrétiens tient-elle dans cette longue histoire ? À côté des drames, quels sont les succès, éclatants ou méconnus, qui ont fait l'histoire des Juifs ?L' invité : Pierre Savy (https://www.efrome.it/les-personnes/les-services/directions-des-etudes/personne/pierre-savy) est historien, directeur des études médiévales à l’École française de Rome. Ses recherches portent notamment sur les relations entre Juifs et Chrétiens à la fin du Moyen Âge. Il a codirigé Histoire des Juifs. Un voyage en 80 dates, de l’Antiquité à nos jours (https://www.puf.com/content/Histoire_des_Juifs) avec les historiennes Katell Berthelot (https://www.cpaf.cnrs.fr/spip.php?article58) et Audrey Kichelewski (https://arche.unistra.fr/equipe/membres-titulaires/audrey-kichelewski). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La crise des missiles : apogée de la guerre froide ? avec Catherine Durandin
Entre le 16 et le 29 octobre 1962, la crise des missiles de Cuba, entre les États-Unis et l'Union soviétique, fait craindre au monde son anéantissement nucléaire. Quel est l'impact de cette crise sur l'évolution de la guerre froide ? Entretien avec Catherine Durandin.Le lundi 22 octobre 1962, John Kennedy, président des États-Unis depuis janvier 1960, prend la parole à la télévision. Il affirme avoir eu la confirmation en image de l’installation de missiles sur l’île de Cuba. En annonçant un blocus maritime et des représailles en cas d’attaque soviétique, il menace son adversaire en la personne de Khrouchtchev, premier Secrétaire du parti communiste de l’URSS. « Cette transformation précipitée de Cuba en importante base stratégique, par suite de la présence de ces puissantes armes offensives à long rayon d’action et qui ont des effets de destruction massive, constitue une menace précise à la paix et à la sécurité de toutes les Amériques. » Si la crise commence officiellement le 14 octobre 1962, elle atteint son paroxysme le 27 octobre avec la destruction d’un avion américain par un missile soviétique : la guerre froide se réchauffe en un instant. Le monde retient son souffle. Finalement, la troisième guerre mondiale n’a pas lieu, mais la crise cubaine a donné à la guerre froide son paroxysme et son symbole. Comment ont été menées les négociations ? Y a-t-il alors un « avant » et un « après » crise des missiles de Cuba ? Comment les populations ont-elles vécu la crainte de l’anéantissement planétaire ? Qu’est-ce que cette crise révèle de la guerre froide ? L’auteur : Catherine Durandin (https://www.diploweb.com/_Catherine-DURANDIN_.html) est historienne spécialiste d’histoire contemporaine. Elle est professeur à l’Inalco et a publié La Guerre froide (https://www.quesaisje.com/content/La_guerre_froide)dans la collection Que sais-je ? (PUF, 2019, 128 pages).Une émission enregistrée en partenariat avec le numéro 85 (https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/antiquite/les-gaulois-si-etranges-et-si-familiers-82731.php?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_guerre_froide) du magazine Histoire & Civilisations (https://www.histoire-et-civilisations.com/?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_angkor) qui propose une nouvelle rubrique : « L’air du temps (https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/antiquite/les-gaulois-si-etranges-et-si-familiers-82731.php?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_guerre_froide) » avec ce mois-ci : « La crise de Cuba : il y a 60 ans, le monde en proie au péril nucléaire ». Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement au magazine Histoire & Civilisations en cliquant ici (https://abo.histoire-et-civilisations.com/storiavoce.html?utm_source=storiavoce&utm_medium=article_podcast&utm_campaign=podcast_gaulois). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

John Churchill, premier duc de Marlborough et grand ennemi de Louis XIV, avec Clément Oury
Qui est John Churchill, duc de Marlborough, héros anglais de la guerre de Succession d'Espagne, que Voltaire a pu qualifier d'« l’homme le plus fatal à la grandeur de la France qu’on ait vu depuis plusieurs siècles » ? On connaît la chanson « Marlborough s’en va en guerre…», on connaît moins John Churchill, duc de Marlborough. Pourtant, son rôle dans la perte d’influence de la France et l’émergence de l’Angleterre comme puissance dominante de l’Europe est essentiel. Même s’il doit sa carrière au roi d’Angleterre Jacques II, il a activement participé à son renversement au profit de Guillaume d’Orange en 1688. Il devient l’un des principaux chefs des armées de la Grande Alliance, qui regroupe notamment la Hollande et l’empire des Habsbourg durant la guerre de Succession d’Espagne , contre le roi Soleil. Comment cet homme, issu de la petite noblesse anglaise, que rien ne destinait à de grandes fonctions, devint-il un homme politique majeur de l’Europe de son temps ? Faut-il se fier à sa légende noire, qui le décrit avide de pouvoir et manipulateur, ou plutôt le voir comme un héros qui sauva la liberté de l’Angleterre et de toute l’Europe face à l’hégémonie française, comme le fit plus tard son lointain descendant, Winston Churchill ?L’invité : Clément Oury (https://www.chartes.psl.eu/fr/clement-oury) est archiviste paléographe, docteur en histoire de l’université Paris-Sorbonne et directeur adjoint à la bibliothèque du Muséum national d’histoire naturelle. Spécialiste reconnu de l’histoire de la guerre sous l’Ancien Régime, il est l’auteur de La Guerre de Succession d’Espagne. La fin tragique du Grand Siècle (https://www.tallandier.com/livre/la-guerre-de-succession-despagne/) (Tallandier, 2020) et vient de publier Le Duc de Marlborough. John Churchill, le plus redoutable ennemi de Louis XIV (https://www.lisez.com/livre-grand-format/le-duc-de-marlborough/9782262086145) chez Perrin (504 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sur les traces des Gaulois, avec Laurent Olivier
Les bandes dessinées d’Astérix et Obélix nous racontent la jolie légende du peuple Gaulois. Ils sont d’infatigables bagarreurs sympathiques qui aiment manger, boire et chanter et qui vivent dans des huttes. Mais la légende sur les Celtes ne date pas de Goscinny et d'Uderzo. À partir du IVe siècle av .J.-C., les auteurs romains et grecs ont prêté à leurs voisins l'image d'un peuple grossier et peu raffiné : “Ils ont de toute antiquité la passion du brigandage, envahissant les terres d’autrui et méprisant tout le monde” affirme Diodore de Sicile au Ier siècle av. J.-C. La description caricaturale de l'autre, de celui que l'on ne comprend pas, est une tendance universelle. Ici elle est influencée par les rapports guerriers qu'entretenaient ces peuples entre eux. Avant de conquérir la Gaule, les Romains ont été envahis par les Celtes (IVe siècle av. J.-C.). Les approximations et les erreurs sur l'histoire des peuples des Gaules ont traversé l'histoire. Aujourd'hui, les recherches archéologiques confrontent l'histoire à sa légende. L'archéologie contredit-elle le récit ? Qui étaient vraiment les Celtes ? Où se trouvent les sites majeurs d'archéologie gauloise ? Existe-t-il un art gaulois ? Peut-on parler de "nos ancêtres les Gaulois ?"L'auteur : Laurent Olivier est archéologue, spécialiste de l'histoire des Gaulois (Le Pays des Celtes, Mémoires de la Gaule, 2018, Seuil, 336 pages) et conservateur au Musée d'Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye.À lire aussi : "Les Gaulois, des Celtes comme les autres ?" : https://bit.ly/3KTU5bY"Les Gaulois au combat : une fureur sacrément bien organisée" : https://bit.ly/3TRvzw8 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cumes, la plus ancienne colonie grecque d’Occident, avec Priscilla Munzi
Cette nouvelle émission nous emmène à la découverte d'un site archéologique italien d'exception. Cumes est située à la limite des champs phlégréens, à une vingtaine de kilomètres de Naples. Selon les récits mythologiques, c’est en ce lieu que Dédale arriva, après avoir fui à tire-d’aile le labyrinthe du minotaure. C’est là encore que le troyen Énée fut porté par le Destin et obtint de la Sybille l’itinéraire pour descendre aux Enfers. Cumes, c’est aussi, selon le géographe Strabon, la « plus ancienne colonie grecque en Occident ». Ce site emblématique de ce que les Anciens appelaient la Grande Grèce se révèle capital pour comprendre le processus de naissance d’une colonie, son environnement, son développement, et jusqu’à son déclin. Quelles sont les raisons qui poussent les Grecs à s’établir sur les côtes méridionales de la péninsule Italique ? À partir de quelle date Cumes devient-elle une cité à part entière ? Entretient-elle des liens avec la mère patrie et les colonies voisines ? Comment se passent les interactions avec les populations indigènes non grecques ? Quelles sont les conséquences de la domination samnite, puis romaine sur Cumes ? Que nous enseignent à ce propos les fouilles de la nécropole romaine ? Que dire de l’attractivité religieuse de la ville liée à la Sybille, prophétesse d’Apollon ? L’invitée : Priscilla Munzi est archéologue, spécialiste de la période hellénistique. Directrice-adjointe du Centre Jean Bérard de Naples, elle est chef de la mission archéologique d’Italie du Sud et coresponsable du site de Cumes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.