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Les rois francs : qui était le bon roi Dagobert ? [2/3], avec Laurent Theis
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Tout comme le roi Arthur, Clovis ou Barbe Bleue, Dagobert Ier est un personnage intemporel de l'histoire. Pourtant, la fameuse chanson, qui a légué à la postérité ses tribulations et ses maladresses, ne date que de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Dans les faits, le court règne du Mérovingien (629-639), arrière-arrière petit-fils de Clovis, est bien éloigné de la caricature qu'on en fit plus tard. Sachant s'entourer, Dagobert a préféré la diplomatie à la guerre. Homme de paix, moins prompt à la violence que ses prédécesseurs, il sait aussi gérer ses domaines et ne pas dilapider le trésor. En outre, il tire parti de la force montante qu'était l’Église et s'entoure de grands saints : Éloi, Arnoul, etc. Dagobert en son temps donne l'image prestigieuse d'un roi respecté, scellant l'avenir des dynasties royales à Saint-Denis, où il est enterré. L'invité : Ancien élève de l’École normale supérieure, Laurent Theis a construit une carrière d’historien, d’éditeur et de critique. Spécialiste reconnu du haut Moyen Âge, il a été plusieurs fois lauréat de l’Institut de France. Il est l’un des fondateurs du prix Provins-Moyen Âge, dont il préside le jury depuis 2019. Il vient de publier une partie de son œuvre avec plusieurs textes inédits sous le titre Rois des Francs. Le Haut Moyen Âge de Clovis à Robert le Pieux chez Bouquins (32€, 800 pages).À lire aussi :Les rois mérovingiens : la longue histoire d’un destin français : https://bit.ly/3XBF8BB« Le Bon Roi Dagobert », une chanson parodique : https://bit.ly/3JxWTvG***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les rois francs : obscurs mérovingiens ? [1/3], avec Laurent Theis
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le 27 novembre 511, Clovis laisse son royaume en partage à ses quatre fils… Or, il existe un contraste entre ce roi, avec qui tout semble commencer, et un temps d’obscurité allant jusqu'à l’époque carolingienne. Autrement dit, l'historien se demande quel objectif poursuivaient les héritiers de Clovis ? Victimes d'une vision biaisée par le XIXe siècle, les temps mérovingiens ne sont pourtant pas une période d'anarchie et d'obscurité. Mieux, ils voient apparaître le terme de Francia. Que recouvre ce nom ? Peut-on parler de pays des Francs et d'un embryon de France ? L’idée d’unité et d’un héritage tenu par une seule couronne reste-t-il un idéal ? Quelles sont aussi les permanences de la romanité ? Enfin, dans la descendance de Clovis, quelles sont sont les grandes figures qui se dégagent ?L'invité : Ancien élève de l’École normale supérieure, Laurent Theis a construit une carrière d’historien, d’éditeur et de critique. Spécialiste reconnu du haut Moyen Âge, il a été plusieurs fois lauréat de l'Institut de France. Il est l’un des fondateurs du prix Provins-Moyen Âge, dont il préside le jury depuis 2019. Il vient de publier une partie de son œuvre avec plusieurs textes inédits sous le titre Rois francs. Le Haut Moyen Âge de Clovis à Robert le Pieux, chez Bouquins (32€, 800 p.)À lire aussi :"Les rois mérovingiens : la longue histoire d'un destin français" : https://bit.ly/3r1i6Ig"« Le Bon Roi Dagobert », une chanson parodique" : https://bit.ly/46igOIY"Baptême de Clovis de France qui est devenu catholique" : https://bit.ly/3pgSWVv***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'exposition universelle de 1867 : l'apogée d'un empire, avec Édouard Vasseur
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le 1er avril 1867, à 14h, l’empereur Napoléon III inaugure, en compagnie de son épouse, l’impératrice Eugénie, l'exposition universelle en préparation depuis quatre ans. Symbole fort de l'apothéose d'un empire. Paris s'est transformé en un gigantesque musée en éloge à la modernité. Il n'y a pas moins de 52 000 exposants ! La commission impériale, constituée par Napoléon III pour la mise en place de cette exposition, est composée des meilleurs acteurs de la vie politique et économique du pays. Mais comment organiser concrètement un événement d’une telle ampleur ? Qu'y voit-on ? Comment les entreprises font-elles pour participer ? Derrière le projet commercial, quelles sont les autres raisons de la tenue de l'événement ? Le succès de l'Exposition reflète-il la prospérité d'une époque ? En ce 1er avril 1867, Napoléon III et son épouse Eugénie sont guidés parmi les stands dignes de leur être présentés. Leur sont cachés les espaces encore en chantier : on s’affaire encore en ce jour d’inauguration. Triste métaphore d’un empire dont les malheurs et les carences semblent effacés par le faste de cette exposition universelle ?L'invité : Édouard Vasseur est professeur d’archivistique, diplomatique et histoire des institutions de l’époque contemporaine. Son livre L'exposition universelle de 1867. L'apogée du Second Empire (Perrin, 2023, 368 pages, 24.00 €) est tiré de sa thèse de doctorat « L'exposition universelle de 1867 à Paris : analyse d'un phénomène français au XIXe siècle », soutenue à Sorbonne Université en 2004.À lire aussi :"Second Empire : les coulisses politiques de la fête impériale" : https://bit.ly/42YYfav"Napoléon III : un regard renouvelé sur le Second Empire" : https://bit.ly/420cmeH***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Doit-on parler de l'Italie ou des Italies ?, avec Jean Boutier
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Aux époques médiévale et moderne, la péninsule italienne est un espace géographique divisé, qui semble naviguer entre deux pôles : celui d'une histoire locale omniprésente et celui d'une histoire globale, puisque les frontières de l'influence italienne s'étendent au-delà des mers et sur l'ensemble du continent européen. Fuyant un récit national joué d'avance, un groupe d'historiens se penche sur Le Temps des Italies, du XIIe siècle au début du XIXe siècle : est-ce que l’unité italienne est un aimant inexorable au fil de ces siècles ? Peut-on dire que l’Italie oscille entre forces centrifuges et centripètes ? Européenne et méditerranéenne, l'Italie, en dépit de ses querelles communales, rayonne. Comment expliquer ce rayonnement ?Dans cet ouvrage indispensable, une trentaine de spécialistes explore ces Italies d’avant l’Italie. Ils nous invitent « à une promenade entre des histoires distinctes, mais souvent enchevêtrées, survenant dans des espaces tantôt centrés sur la Péninsule, tantôt resserrés dans les limites d’un simple village ou dans les murs d’une orgueilleuse cité, tantôt dilatés à la mesure des mers, des empires ou de l’universelle romanité.» (Le Temps des Italies. XIIe-XIXe siècles)L'invité : Jean Boutier est directeur d'études à l'EHESS et membre du Centre Norbert Elias. Il a développé dans son œuvre une histoire comparée des noblesses européennes à l'époque moderne. Avec Sandro Landi et Jean-Claude Waquet, il a dirigé Le Temps des Italies (XIIe-XIXe siècles) (Passés/Composés, 752 pages, 29€)À lire aussi :"Laurent le Magnifique : l'art florentin de la politique" : https://bit.ly/45npSLZ"La vraie vie de Nicolas Machiavel" : https://bit.ly/3BKx738"Renaissance française : Leonard de Vinci s'installe au Clos Lucé" : https://bit.ly/3OsY8Qj***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Staline : camarade et dieu vivant
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le 5 mars 1953, Staline disparaissait dans la solitude d'une bulle paranoïaque qu'il avait lui-même créée. Révolutionnaire et dictateur, idole et bourreau, vainqueur de la grande guerre patriotique, l'homme a marqué au fer rouge l'histoire de l'URSS. Et par la propagande, il a forgé de son vivant sa propre image. Une image dont les avatars ne cessent de resurgir depuis sa disparition.Cet épisode est adapté d'un entretien avec Nicolas Werth, paru dans Histoire & Civilisations en mars 2023, « Les vies et les morts de Staline ».Le jingle est extrait de l’œuvre de Keys of Moon – The Epic Hero ; Licence Creative Commons.Un texte lu par Christophe Mory.À lire aussi :"Nicolas Werth : « Le gouvernement de Staline s'apparente à celui d'un clan mafieux »" : https://bit.ly/3X73fI6"10 points historiques pour comprendre Staline" : https://bit.ly/3PcHyV0"URSS : le sombre bilan du stalinisme" : https://bit.ly/3N8uc9N***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1813 : la fin de l'empire napoléonien, avec Charles-Éloi Vial
Au début de l'année 1813, l'empire sort tout juste du désastre de la campagne de Russie et la France est exsangue, usée par des années de guerre. Napoléon tente de reprendre la main sur les événements et de sauver son empire. Il domine encore largement le continent notamment l'Italie, la Hollande et l’Allemagne via la confédération du Rhin, et il fait face à des Alliés aux intérêts divergents mais au but commun : l’abattre.Quel fut l’enchaînement des événements de cette année charnière et méconnue, faite d’affrontements titanesques et d’innombrables pourparlers, notamment la fameuse rencontre avec Metternich, qui conduit à la fin de l’Empire napoléonien ?L’invité : Charles-Éloi Vial, est docteur en histoire, conservateur à la Bibliothèque nationale de France et directeur de la collection « Bibliothèque des illustres » chez Perrin. Il s’intéresse notamment au Premier Empire et à la Restauration. Nous l’avons d’ailleurs reçu pour une émission sur la famille royale au Temple et pour sa biographie de l’impératrice Marie-Louise, et le recevons cette fois pour son dernier ouvrage : Sauver l’Empire. 1813 : la fin de l’Europe napoléonienne, aux éditions Perrin, (416 pages, 25 €).À lire aussi :"Napoléon et la bataille de la postérité" : https://bit.ly/3oW76uU"Napoléon, l'ombre et la lumière" : https://bit.ly/3PacWUa Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Démosthène : aux origines de la réthorique, avec Pierre Chiron
Afin de pouvoir bien s'exprimer en public, Plutarque nous dit que Démosthène se mettait des cailloux dans la bouche. Une anecdote bien connue, qui esquisse l'image d'une personnalité remarquable, ayant vécu le déclin d'Athènes confrontée à la brutalité de la monarchie macédonienne. Pour mieux connaître cette figure d'exception, les éditions des Belles Lettres viennent de publier la totalité de ses discours dans un seul volume. Une oeuvre magistrale, incontournable pour les hellénistes et les passionnés du monde grec. Au cours de cette émission, Pierre Chiron, directeur du projet, revient sur les grandes étapes de la vie de cet homme d'état, sur ses idées politiques et sur son art oratoire, dont l'influence rayonne jusqu'au XXe siècle. Comment se caractérise son éloquence et son style ? Sait-on comment il travaillait son jeu d'acteur ? Quelles étaient ses faiblesses ? Comment expliquer le décalage entre une carrière en demi-teinte et l'incroyable destinée posthume de Démosthène ?L'invité : Pierre Chiron, helléniste, philologue, historien de la rhétorique, est professeur à l’Université Paris-Est et membre de l’Institut universitaire de France. Il a édité et traduit Du Style de Démétrios (coll. des Universités de France, Les Belles Lettres, 1993), la Rhétorique de Pseudo-Aristote (coll. des Universités de France, Les Belles Lettres, 2002), traduit et commenté les Discours I, XII, XXIV et XXXII de Lysias (coll. Commentario, Les Belles Lettres, 2015). Il est également l'auteur, toujours aux Belles Lettres, du Manuel de rhétorique (2018) et a dirigé la traduction des Discours de Démosthène (coll. Editio minor, 2023).À lire aussi : "Guerre du Péloponnèse : la désastreuse expédition d'Athènes en Sicile" : https://bit.ly/3NkwIv5"Antiquité grecque : sur les premières traces de l’« Odyssée »" : https://bit.ly/43NzcqZ"Lycurgue, le législateur mythique de Sparte" : https://bit.ly/43yM84n Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Amérique précolombienne : l'empire solaire des Aztèques [3/3], avec Carmen Bernand
Dans l'histoire de l'Amérique du Sud, les Incas et Aztèques font figure d'exception : ce sont des empires solaires qui vont susciter l'admiration des conquistadores. Au delà de leurs origines mythologiques, ces deux empires se distinguent et possèdent chacun leurs particularismes. Au cours de cette nouvelle émission qui clôt la série consacrée à la Mésoamérique et l'Amérique du Sud, Carmen Bernan présente l'empire aztèque. Quel est le fondement idéologique de leur domination impériale? Que représente Mexico Tenochtitlan ? Le polythéisme aztèque est-il un polythéisme ressemblant à celui des mondes gréco-romains ? Quelle était la place des sacrifices humains dans cette civilisation? L'invitée : Ancienne élève de Claude Lévi-Strauss, Carmen Bernan est spécialiste de l'histoire du Nouveau Monde. Elle a enseigné l'anthropologie à l'université Paris X - Nanterre et a été directrice adjointe du Centre de recherches sur les mondes américains. Auteur de plusieurs ouvrages sur l'Amérique latine et la Mésoamérique, elle vient de publier L'Amérique latine précolombienne, des premiers peuples à Tupac-Amaru (Belin, 680 pages, 49€).À lire aussi :"Mexique : une journée dans la vie des nobles Aztèques" : https://bit.ly/3BMA2IB"Aztèques : des sacrifices humains pour honorer les dieux" : https://bit.ly/3pX8JbT"À travers l'art, un point de vue sur la conquête de l'Empire aztèque" : https://bit.ly/42W6WCI Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Révolution française : le fruit d'un complot ?, avec Edmond Dziembowski
Brutale, soudaine, inouïe. Comment expliquer le caractère exceptionnel de la Révolution française ? Quelles sont les causes de l'effondrement d’un régime qui semblait destiné à toujours durer ? « Ce prodigieux et incalculable bouleversement a sans doute été destiné à punir de grands crimes », disait alors l’historien français du XVIIIe siècle Jacob-Nicolas Moreau. Dès 1789, on cherche des responsables. Des grilles de lecture complotistes tentent d'expliquer la Révolution française : des thèses les plus farfelues aux hypothèses les plus argumentées. La Révolution serait le fruit d'actions occultes et préméditées, le fait d'une "main cachée" qui aurait planifié et déterminé le cours des événements et le destin des hommes de 1789. Philosophes, francs-maçons, Anglais, ministres de Louis XVI, clercs corrompus... Qui sont les coupables désignés par les thèses complotistes ? Tout est-il faux ? Qui accordait du crédit à ces thèses ? Que nous disent-elles des contemporains de la Révolution française ? De la société post-révolutionnaire ?L'invité : L'historien Edmond Dziembowski est spécialiste de l'histoire politique et culturelle, et a soutenu sa thèse de doctorat sur Les Français face à la puissance anglaise, 1750-1770. Il vient de publier La main cachée. Une autre histoire de la Révolution française (Perrin, 2023, 368 pages, 24.00 €)À lire aussi :"Les Illuminati : des Lumières aux théories du complot" : https://bit.ly/45zSxNY"Vers la Révolution : comment la France a basculé" : https://bit.ly/3Mw3lUO"Le secret nauséabond des « Protocoles des sages de Sion »" : https://bit.ly/428UqOX Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Amérique précolombienne : le génie maya [2/3], avec Carmen Bernand
À l'origine d'une brillante civilisation précolombienne, les Mayas atteignent leur apogée entre 300 et 900 apr. J.-C, comme en témoignent leurs pyramides depuis le Yucatan jusqu'au Mexique. Aujourd’hui, nous voyons une nature exubérante autour des ruines majestueuses, mais celle-ci est trompeuse : à l'époque, la pierre dominait ce monde étonnant. Comment ont été conçus et édifiés ces temples ? Existait-il des techniques comme au temps des cathédrales, des poulies aux systèmes de levages ? Quelle était la place du sacré dans ces sociétés ? Par quel génie la civilisation maya se distingue-t-elle ? Après avoir évoqué les Olmèques, Carmen Bernand se penche sur ce peuple qui a inventé le 0 et possédait un calendrier d'une précision époustouflante. L'invitée : Ancienne élève de Claude Lévi-Strauss, Carmen Bernand est spécialiste de l'histoire du Nouveau Monde. Elle a enseigné l'anthropologie à l'université Paris X-Nanterre et a été directrice adjointe du Centre de recherches sur les mondes américains. Auteur de plusieurs ouvrages sur l'Amérique latine et la Mésoamérique, elle vient de publier L'Amérique latine précolombienne, des premiers peuples à Tupac-Amaru (Belin, 680 pages, 49€).À lire aussi :"Aguada Fénix, cité maya des origines" : https://bit.ly/3WrtFnr"Les Mayas : grandeur et déclin d’une civilisation qui fascine" : https://bit.ly/3MMCtRF"L’écriture des Mayas : un système numérique élaboré" : https://bit.ly/3Wslac7 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La séduction ou l'identité française, avec Robert Muchembled
"Mettre le diable en enfer", "de l’andouille au souper", "le pain des pauvres gens" ... Autant d'expressions qui disent les relations sexuelles et qui sont utilisées depuis le XVIe siècle. Qui dit séduction dit inévitablement amour et sexualité. Comment en parle-t-on au fil des âges ? Est-on plus pudique et moins "libéré" au XVIe siècle qu'à la cour de Louis XIV ? Dans quelle mesure les religions condamnent-elles la séduction ? Y a-t-il une grande différence entre ce qui en est dit et ce qui est pratiqué ? Si la séduction évoque avant tout l'intime, elle est aussi et surtout une clé de compréhension des sociétés. Souvent institutionnalisé, l'art de séduire s'est transformé au fil des époques, accompagnant les évolutions des relations homme/femme et reflétant les rapports de force qui structurent les dynamiques sociales et politiques des pays. "Le mythe fondateur de la séduction française postule qu’elle découle entièrement du mâle dominant exceptionnel, quasi divin, placé à la tête d’un peuple appelé à apporter son génie et sa civilisation au reste de l’humanité" : la séduction se ferait-elle alors l'interprète d'une théorie politique ? Les manières de séduire sont-elles très différentes selon les espaces géographiques (ville/campagne, par exemple) ? Peut-on véritablement parler d'une séduction "à la française" ? Notre invité : Robert Muchembled est historien moderniste, professeur émérite de l'université Paris-Cité et spécialiste de l'histoire des mentalités. Sa thèse de doctorat, soutenue en 1985, porte sur "Violence et société : comportements et mentalités populaires en Artois (1400-1660)". Il vient de publier La Séduction. Une passion française (Belles-Lettres, 2023, 328 pages, 25,00 €). À lire aussi :"Roxelane, le grand amour du sultan Soliman" : https://bit.ly/3Or9tAl"Prostitution et érotisme : l'autre visage de Pompéi" : https://bit.ly/3BKg4hE Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Amérique précolombienne : le mystère des Olmèques [1/3], avec Carmen Bernand
Au cours d’une longue histoire, les peuples indigènes d’Amérique latine ont bâti des cités puissantes et des empires, et ont édifié une architecture monumentale sur une aire immense, allant de la Mésoamérique aux confins de la Terre de Feu. Dans une nouvelle série consacrée à l'Amérique précolombienne, l'historienne Carmen Bernand nous présente les Olmèques, peuple de la Mésoamérique. Qui était ce peuple olmèque, à l'origine de l'écriture glyphique ? Dans quel environnement vivait-il ? Comment interpréter ces têtes sculptées monumentales qu'ils nous ont léguées ? Enfin, quand disparaît la culture olmèque, et pourquoi ? L'invitée : Ancienne élève de Claude Lévi-Strauss, Carmen Bernand est spécialiste de l'histoire du Nouveau Monde. Elle a enseigné l'anthropologie à l'université Paris X - Nanterre et a été directrice adjointe du Centre de recherches sur les mondes américains. Autrice de plusieurs ouvrages sur l'Amérique latine et la Mésoamérique, elle vient de publier L'Amérique latine précolombienne. Des premiers peuples à Tupac Amaru (Belin, 680 pages, 49€). À lire aussi :"Aguada Fénix, cité maya des origines" : https://bit.ly/3WrtFnr"Le cacaco, ce divin breuvage venu du Mexique" : https://bit.ly/3MOMTQI"Le pari de Cortès : comment il a soumis les Aztèques" : https://bit.ly/3BNzVfY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1919 - 1939 : la grande solitude française, avec Gérard Araud
Victorieuse mais épuisée au lendemain de la guerre de 1914-1918, la France fait face à une Allemagne qui n'accepte pas sa défaite. De l'autre côté de la Manche, le Royaume-Uni estime que la France en demande trop, alors que les États-Unis attendent d'être remboursées pour leur investissement sur le continent européen. Dans ce jeu de dupes, la France est contrainte à l'isolement : le rêve de Clemenceau d'une entente à trois s'évanouit sur l'autel du réalisme politique et économique. Dans son livre Nous étions seuls, l'ambassadeur Gérard Araud revisite l'entre-deux-guerres de la France et ses grands enjeux : la question des réparations au centre des préoccupations, le désarmement, ainsi que les grandes étapes d'une guerre à l'autre, notamment l'occupation de la Ruhr, le traité de Locarno, la crise de 1929 et l'épanouissement des totalitarismes. Il revient enfin sur les grandes figures qui ont fait l'entre-deux-guerres. Notre invité : unanimement reconnu comme le plus grand diplomate de sa génération, Gérard Araud a été ambassadeur de France en Israël et aux États-Unis. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Passeport diplomatique (Grasset, 2019, Le Livre de poche, 2020), Histoires diplomatiques. Leçons d'hier pour le monde d'aujourd'hui (Grasset, 22€, 318 pages, 2022) et, dernièrement, Nous étions seuls. Une histoire diplomatique de la France. 1919-1939 (Tallandier, 336 pages, 22,90€). Il tient une chronique géopolitique hebdomadaire dans Le Point.À lire aussi : "1918, la paix inachevée" : https://bit.ly/3MzHn4o"Clemenceau, le « Père la victoire »" : https://bit.ly/3BBZAYZ"Gagner la guerre, perdre la paix : l’illusion du traité de Versailles" : https://bit.ly/41J2plp Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Tour de Londres et ses sombres secrets
Attraction touristique de nos jours, la tour londonienne accueille de nombreux visiteurs attirés par l'histoire de ce lieu emblématique. Au fil des siècles, la tour a eu plusieurs fonctions telles que palais royal, zoo, trésorerie du royaume, mais également prison inexpugnable, dans laquelle des événements lugubres se sont déroulés.Cet épisode est adapté d’un article de Joan Eloi Roca, paru dans le magazine Histoire & Civilisations en janvier 2023, « La Tour de Londres : les sombres secrets d'une forteresse royale ».Abonnez-vous au magazine Histoire & Civilisations à partir d’1€ par mois sur www.histoire-et-civilisations.comFacebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/StoriavoceLe jingle est extrait de l’œuvre de Keys of Moon – The Epic Hero ; Licence Creative Commons.Un texte raconté par Christophe Mory.À lire aussi :"Les sombres secrets de la Tour de Londres" : https://bit.ly/3O8zsMC"Mont-Saint-Michel : en Normandie, une merveille gothique et mystique" : https://bit.ly/3W1weN5 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Leçons d'histoire et de diplomatie, avec Gérard Araud
L'histoire est maîtresse de vie et de vérité, dit le proverbe latin. À travers l'exemple de la diplomatie, l'ancien ambassadeur Gérard Araud nous le rappelle merveilleusement bien. Dans son livre Histoires diplomatiques. Leçons d'hier pour le monde d'aujourd'hui, il retient dix tableaux de notre histoire internationale afin d'éclairer notre présent et de mieux en comprendre les enjeux. Guerre de succession d'Espagne, paix d'Amiens, dépêche d'Ems, traité de Versailles, expédition de Suez, etc. : pour chacun de ces événements, il nous donne un rappel historique des faits, définit les enjeux en présence, ainsi que les choix qui s'offraient aux différents protagonistes. Ce faisant, il souligne la gamme des obstacles inhérents aux relations internationales, les résistances et les erreurs, mais aussi les succès de la politique étrangère de la France. De fil en aiguille, il nous offre un véritable manuel de diplomatie réaliste, à l'usage aussi de l'historien.Notre invité : unanimement reconnu comme le plus grand diplomate de sa génération, Gérard Araud a été ambassadeur de France en Israël et aux États-Unis. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Passeport diplomatique (Grasset, 2019, Le Livre de poche, 2020), Histoires diplomatiques. Leçons d'hier pour le monde d'aujourd'hui (Grasset, 22€, 318 pages) et, dernièrement, Nous étions seuls. Une histoire diplomatique de la France. 1919-1939 (Tallandier, 336 pages, 22,90€). Il tient une chronique géopolitique hebdomadaire dans Le Point.À lire aussi :Louis XIV : les derniers instants d’un roi : https://bit.ly/3VTFO4o1918, la paix inachevée : https://bit.ly/42Q05KFNapoléon III : un regard renouvelé sur le Second Empire : https://bit.ly/44TQvrZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Horde : la route mongole du Nord [3/3], avec Marie Favereau
Au XIVe siècle, la Horde mongole atteint son apogée. En dehors de la route sibérienne moins connue, la Horde évolue avant tout sur la route du Sud par terre et par mer, et celle du Nord. Deux axes qui se croisent naturellement, avec leurs propres particularismes : la route de la Soie allant d'Est en Ouest, et celle de la fourrure venant du Nord. Or, tout au long de ces deux axes, se développent des villes qui profitent du Grand échange mongol. Une croissance encouragée par la Horde, notamment sous le règne d'Özbek Kan. L'historienne Marie Favereau clôture ici le troisième volet consacré à la Horde mongole en se penchant sur les aspects économiques, religieux et culturels de ce peuple méconnu. Notre invitée : Marie Favereau est actuellement maîtresse de conférences à Nanterre. Elle a été membre scientifique de l’Institut français d’archéologie orientale (2005-2009), boursière Fulbright et membre visiteur de l’Institut des études avancées de Princeton (2009-2010), chercheuse et chargée de cours à l’université de Leyde (2011-2014). Elle a obtenu son doctorat en histoire à la Sorbonne-Paris IV et à l’Università degli Studi de San Marino en 2004. Elle est l’autrice de La Horde d’Or. Les héritiers de Gengis Khan (La Flandonnière, 2014) et a coécrit la bande dessinée Gengis Khan (Fayard-Glénat, 2014). Elle vient de publier aux éditions Perrin La Horde, comment les Mongols ont changé le monde (432 pages, 25€).À lire aussi :"Les grands conquérants d’Asie centrale" : bit.ly/3Vn92Z6"La route de la soie, un mythe de 16 000 kilomètres" : bit.ly/42kEl9v Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Du prince de Galles à Charles III, avec Philip Kyle
Héritier direct de la couronne britannique pendant plus de 70 ans, Charles III reste pourtant méconnu. Qui est donc l'actuel roi d’Angleterre ou, pour être plus précis, roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ? Nous ne sommes pas nécessairement habitués à parler de lui ainsi. On pense plutôt à celui qui fut prince de Galles, au mari de Lady Di, ou encore au père de William et Harry. Quel furent la vie, l’influence et les combats jusqu’à son accession au trône d’Angleterre le 8 septembre 2022 de celui qui jusqu’ici a plutôt était vu comme « fils de », « époux de », puis « père de ».Notre invité : Philip Kyle est né en 1983 de parents britanniques émigrés en France. Diplômé en droit français et anglais à l’Université d’Exeter, il a travaillé pour la fondation du Prince Charles, The Prince’s Trust, où il a été en charge des relations avec la presse. Depuis, il a travaillé au service communication de la BBC, puis a dirigé celui de la chaîne d’information internationale Euronews. Avec Charles III, Philip Kyle signe sa première biographie, aux éditions PERRIN biographie (464 pages, 24€).À lire aussi :"La reine Victoria, souveraine du plus grand empire du monde" : https://bit.ly/425KNBt"Les Tudors : Anne Boleyn et Henri VIII, l'amour qui tue" : https://bit.ly/42s2rPF Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la bête du Gévaudan est devenue une légende
La campagne du Gévaudan, un plateau du Massif central couvert de landes broussailleuses, arrosé de pluies abondantes et baigné de brumes tenaces, fut dévastée entre 1764 et 1767 par une série d’attaques meurtrières qui fit frémir le reste de l'Europe. Traumatisée, la population les attribue très vite à une créature terrifiante. D'ailleurs, les attaques ne se réduisent pas à la province du Gévaudan, aux frontières assez floues. D'autres ont été signalées dès 1762 dans la province voisine du Dauphiné. L'étendue du terrain de chasse de la « bête », qui recouvrait de 1 600 à 2 000 km2 au début de 1765, laisse penser que ces attaques n'auraient pas été l'œuvre d'un animal isolé, mais celle d'une meute de plusieurs prédateurs.Cet épisode est adapté d'un article de Juan José Sanchez Arresiegor, paru dans le magazine Histoire & Civilisations en février 2023, "La bête du Gévaudan, du fait divers à la légende".Abonnez-vous au magazine Histoire & Civilisations à partir d'1€ par mois sur www.histoire-et-civilisations.com.À lire aussi :"La bête du Gévaudan : du fait divers à la légende" : https://bit.ly/3VowO7b"Kraken : le calamar géant qui a fait trembler les mers" : https://bit.ly/3LQ7eVs"Les vampires, des montres si naturels..." : https://bit.ly/3NuVfhpFacebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/StoriavoceLe jingle est extrait de l'œuvre de Keys of Moon - The Epic Hero (https://soundcloud.com/keysofmoon) ; Licence Creative Commons (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/deed.fr). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Horde : le grand échange mongol [2/3]
Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, la Horde mongole arrive à s’emparer des marchés les plus lucratifs de la vallée de la Volga. Dès lors, l'ensemble géographique dominé par les successeurs du grand Gengis Khan ne cesse de se développer sur le plan commercial. Afin de désigner cet essor du monde marchand, les historiens ont utilisé le terme de pax mongolica. Est-ce que ce terme est juste ? Combien de temps dure cette prospérité ? Sur quels ressorts se fonde la domination mongole ? Comment le règne de Möngke-Temür se distingue-t-il durant ce véritable âge d'or ? Quelles sont les caractéristiques et la nature des relations entre la Horde et le monde occidental ? Dans ce deuxième volet de nos Cours d'Histoire, Marie Favereau décrit l'incroyable "grand échange mongol".Notre invitée : Marie Favereau est actuellement maîtresse de conférences à Nanterre. Elle a été membre scientifique de l’Institut français d’archéologie orientale (2005-2009), boursière Fulbright et membre visiteur de l’Institut des études avancées de Princeton (2009-2010), chercheuse et chargée de cours à l’université de Leyde (2011-2014). Elle a obtenu son doctorat en histoire à la Sorbonne-Paris IV et à l’Università degli Studi de San Marino en 2004. Elle est l’autrice de La Horde d’Or. Les héritiers de Gengis Khan (La Flandonnière, 2014) et a coécrit la bande dessinée Gengis Khan (Fayard-Glénat, 2014). Elle vient de publier aux éditions Perrin La Horde, comment les Mongols ont changé le monde (432 pages, 25€).À lire aussi : "Russie : l'expansion sans fin d'un empire" : bit.ly/41127WO "Les grands conquérants d’Asie centrale" : bit.ly/3Vn92Z6"La route de la soie, un mythe de 16 000 kilomètres" : bit.ly/42kEl9v Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les pénuries alimentaires sous l'occupation allemande
Les restrictions qui ont frappé les Français ont commencé dès la déclaration de guerre en septembre 1939. Elles se sont ensuite aggravées avec l'occupation allemande à partir de juin 1940 et l'instauration du régime de Vichy le mois suivant. Le compartimentage du pays en plusieurs zones, les pillages des occupants, le marché noir, ainsi que la perte des approvisionnements internationaux de la France ont provoqué de sévères pénuries dans le pays. Les effets se font encore sentir plusieurs années après la Libération.Cet épisode est adapté d'un article d'Éric Alary, paru dans le magazine Histoire & Civilisations en mars 2023, "Le grand retour des pénuries".A lire aussi :"Occupation : la France à l'heure des pénuries": https://bit.ly/3LyZyqlFacebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInsta : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Jingle extrait de l'œuvre de Keys of Moon - The Epic Hero,Licence Creative Commons Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouveaux regards sur la Horde [1/3]
Ni empire, ni État-nation, ni État dynastique, la Horde constitue une singularité dans l'histoire eurasiatique. Longtemps déconsidérée, la structure politique créée par les conquêtes de Gengis Khan est aujourd'hui réhabilitée par l'historiographie. Comment, dans ce cas, définir la Orda ? Comment ce peuple est-il passé de quelques milliers de personnes à des centaines de milliers en l'espace de trente ans ? Quelles sont les sources qui nous permettent de mieux saisir la réalité mongole ? Quels étaient les espaces de domination de ce peuple et peut-on d'ailleurs parler de domination dans le sens classique du terme ?Au cours de cette émission, nous voyons que cet univers singulier est incompréhensible sans une vision globale, prenant en compte des dimensions à la fois politiques, économiques et sociales ; un monde en constante mutation, qui transcende la division classique entre la période médiévale et les temps modernes. Notre invitée: Marie Favereau est actuellement post-doctorante à l’université d’Oxford. Elle a été membre scientifique de l’Institut français d’archéologie orientale (2005-2009), boursière Fulbright et membre visiteur de l’Institut des études avancées de Princeton (2009-2010), chercheur et chargée de cours à l’université de Leyde (2011-2014). Elle a obtenu son doctorat en Histoire à la Sorbonne-Paris IV et à l’Università degli Studi de San Marino en 2004. Elle est l’autrice de La Horde d’Or. Les Héritiers de Gengis Khan (La Flandonnière, 2014) et a coécrit la bande dessinée Gengis Khan (Fayard-Glénat, 2014). Elle vient de publier aux éditions Perrin, La Horde, comment les Mongols ont changé le monde (432 pages, 25€).À lire aussi :Russie : l'expansion sans fin d'un empire : https://bit.ly/3Hb1vXILes grands conquérants d’Asie centrale : https://bit.ly/43SmBE1La route de la soie, un mythe de 16 000 kilomètres : https://bit.ly/41wBFFr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Petite et grande histoire de la Cité interdite, avec Bernard Brizay
Impressionnante, mystérieuse, inégalée, la Cité interdite fascine tous ceux qui la pénètrent. « Tous ceux qui sont entrés dans le Vieux palais conservent de leur première visite un souvenir impérissable, tant la magnificence des bâtiments, le raffinement de leurs proportions et le rythme savant de leur succession atteignent …la perfection » disait Gilles Béguin, ancien conservateur du Musée Cernuschi (Paris). Les secrets de la Cité interdite sont-ils à la hauteur de l’écrin qui les habite ? Qui sont ses habitants ? La Cité est-elle un palais luxueux ou une prison dorée ? Quel est le pouvoir des femmes et des eunuques qui entourent l’empereur ? Que sait-on de leur vie quotidienne ? Comment écrire l’histoire du palais le plus secret du monde ?L'invité : Bernard Brizay est historien et journaliste, grand connaisseur de l’histoire de la Chine (Les trente « empereurs » qui ont fait la Chine (Tempus, 2023, 11.00 €). Il vient de publier Petite et grande histoire de la Cité interdite (Perrin, 2023, 384 pages, 23.00 €).À lire aussi : "Le Grand Canal, l'autre merveille technique de la Chine" : bit.ly/3L7fct1"La Chine, empire des grandes inventions" : bit.ly/3MNZQLf Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Religion romaine : la mort romaine [3/3]
Même si nous possédons peu de sources sur la mort antique en dehors de celle des élites, l'historien peut retracer l'organisation des funérailles des Romains. Comment voyaient-ils la mort ? Croyaient-ils en l'au-delà ou en l'immortalité de l'âme ? Quel était le rituel des funérailles et comment la famille célébrait-elle le défunt ? Entre inhumation et incinération, existait-il des modes funéraires ? Dans ce troisième volet, John Scheid clôture la série consacrée à la piété quotidienne des Romains. L’invité : Ancien directeur d’études à l’École pratique des hautes études et professeur émérite au Collège de France, John Scheid est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages de référence dont La religion des Romains ou encore Les dieux, l’État et l’individu et La tortue et la lyre. Il vient de publier aux Editions du Cerf Les Romains et leurs religions : la piété au quotidien (329 pages, 24 €).À lire aussi :"Dionysos, le dieu sauvage de la Grèce antique" : bit.ly/40GuZEp"Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu" : bit.ly/3GdmYOY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Religion romaine : rites et pratiques dans la vie d'un Romain [2/3]
De la naissance à la mort, les Romains pratiquaient de multiples rites qui jalonnaient leur existence. Ils nous disent la nature du culte domestique et privé dans la vie quotidienne de l’Urbs. L’entrée dans la famille du nouveau-né donnait-elle lieu à des rites ? La majorité constituait-t-elle un moment aussi religieux ? Acte public, le mariage avait-il une portée aussi religieuse ou spirituelle ? Quels étaient les moments de la journée pendant lesquels les Romains priaient ? Existait-il des sacrifices privés ? Dans ce deuxième volet de nos Cours d'Histoire, le grand historien John Scheid évoque la relation au divin des Romains et leur piété. L’invité : Ancien directeur d’études à l’École pratique des hautes études et professeur émérite au Collège de France, John Scheid est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages de référence dont La religion des Romains ou encore Les dieux, l’État et l’individu et La tortue et la lyre. Il vient de publier aux Editions du Cerf Les Romains et leurs religions : la piété au quotidien (329 pages, 24 €).À lire aussi :"Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu" : http://bit.ly/3zVlB3T"Dionysos, le dieu sauvage de la Grèce antique" : http://bit.ly/3o1Z4Qn Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Crécy : la bataille des cinq rois, avec David Fiasson
La fameuse bataille de Crécy (26 août 1346) aurait dû en toute logique marquer la fin précoce de la Guerre de Cent ans… Il n'en fut rien. Quel était l’état des forces en présence ? Le royaume de France était-il vulnérable ? Après avoir débarqué en Normandie, les Anglais pouvaient-ils être repoussés par les Français ? Pourquoi et comment le contingent anglais s'est-il déplacé vers le Nord ? En quoi surtout la supériorité des Français s'est-elle retournée contre eux à Crécy ? Dans un livre qui fera date, l'historien David Fiasson reprend les derniers éléments de la recherche historiographique sur un des événements les plus importants de la Guerre de Cent ans. L'invité : David Fiasson est chercheur associé au laboratoire Héritages UMR 9022 de Lille et membre associé temporaire de la Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public. Membre du Centre européen d’études bourguignonnes, il vient de publier Crécy 1346, chez Perrin dans la collection « champs de bataille » (301 p, 25€).À lire aussi :"1358 : la révolte populaire qui fit trembler la France" : http://bit.ly/3Mkhm9w"Gilles de Rais, le grand seigneur serial killer" : http://bit.ly/439hn6k "Jeanne d’Arc, la sorcière devenue sainte" : http://bit.ly/3GihMti Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Religion romaine : vénérer les dieux au quotidien à Rome [1/3]
Nous faisons de la religion romaine une religion d'État, en oubliant presque qu'il existait aussi un culte domestique et privé dans la vie quotidienne de l'Urbs (« ville » dans la Rome antique). Dans le film Gladiator, le héros Maximus rend grâce aux dieux après sa victoire sur les barbares et il leur demande de protéger sa femme et son fils. Scène totalement inédite dans l'histoire du cinéma, elle est visiblement proche de la réalité décrite par l'historien John Scheid dans son dernier ouvrage. Faut-il distinguer sphère et cultes publics et sphère et cultes privés ? L'individu, détaché du groupe, rend-il un culte individuel ? Peut-on avoir une prédilection sentimentale et personnelle pour une divinité ? Les Romains croyaient-ils au salut éternel ? L'invité : Ancien directeur d'études à l'École pratique des hautes études et professeur émérite au Collège de France, John Scheid est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages de référence dont La religion des Romains ou encore Les dieux, l'État et l'individu et La tortue et la lyre. Il vient de publier aux éditions du Cerf Les Romains et leurs religions : la piété au quotidien (329 pages, 24 €).À lire aussi : "Dionysos, le dieu sauvage de la Grèce antique" : http://bit.ly/40GuZEp"Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu" : http://bit.ly/3GdmYOY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Histoire mondiale des impôts, avec Éric Anceau
« L’impôt est comme le salaire que vous devez à la patrie en échange des services qu’elle vous rend » écrit Gabriel Compayré à la fin du XIXe siècle, une période où l’idée de consentement à l’impôt est en plein essor. Pourquoi et depuis quand l’impôt existe ? De quelles façons y résiste-t-on ? Comment obtenir le consentement des populations ? À quoi sert-il ? Peut-on taxer l’air que nous respirons ? Nous vous invitons à parcourir l’histoire universelle et millénaire de l’impôt, de l’antiquité à nos jours, avec ses machines fiscales, ses révoltes et ses transformations au fil de l’histoire.L’invité : Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’histoire parlementaire et politique et coordonnateur du double diplôme Histoire-Sciences sociales de Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Éric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe siècle de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, prix du Mémorial de la ville d’Ajaccio…). Déjà interviewé pour l’ouvrage collectif Qu’est-ce qu’une nation en Europe? (Sorbonne université presses, 280 pages, 8.90 €) et pour Ils ont fait et défait le Second Empire (Tallandier, 384 pages, 21,90 €), Éric Anceau vient de publier avec Jean-Luc Bordron Histoire mondiale des impôts, de l’antiquité à nos jours aux éditions Passés composés (448 pages, 25 €).À lire aussi : "La chute de l'Empire romain : quand la machine s’enraie" : http://bit.ly/40udebj"République de Weimar : de l'hyperinflation à la dépression, une économie ébranlée" : http://bit.ly/3M34Nj1 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les grands enjeux du XXe siècle [3/3], avec Florian Louis
[Histoire du XXe siècle 3/3] Dernier volet du cours d'histoire sur le XXe siècle au travers de ses principaux enjeux. Raymond Aron soulignait le phénomène de « guerres en chaîne » lorsqu’il parlait de ce siècle. Peut-on dire que c'est une époque plus violente que les autres ? Le XXe siècle est-il le temps des démocraties ? Les empires ont-ils disparu au profit d’une mosaïque d’États-nations ? Est-ce la fin des croyances et du religieux, du moins en Europe ? La question de l’environnement et de la préservation de la planète commence-t-elle au XXe siècle ?L'invité : Florian Louis est historien, spécialiste d'histoire contemporaine et enseignant en CPGE. Il a codirigé avec Nicolas Beaupré une Histoire mondiale du XXe siècle (2022, PUF, 1152 pages, 39.00 € ).À lire aussi : "La riche et mouvante historiographie des croisades" : bit.ly/3ncFbWj"Menace nucléaire : la crise de Cuba, apogée de la guerre froide" : bit.ly/3JQMQl3 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome : aux origines de la domination méditerranéenne, avec Pierre-Luc Brisson
Grâce à la puissance de son armée, et au terme d’une série de guerres menées contre Carthage et les royaumes gréco-macédoniens héritiers d’Alexandre le Grand, Rome étend sa domination sur l’ensemble de la mer Méditerranée, au IIe siècle avant notre ère. Phénomène inédit : la République romaine est devenue ce que les théoriciens des relations internationales contemporaines qualifient de « puissance unipolaire ». Tout se joue entre la paix d'Apamée (188 avant J.-C.), qui met fin à l’affrontement romano-syrien, et la chute de Carthage en 146 avant J.-C. À la suite de cette courte période, Rome devient la seule puissance méditerranéenne. Au moyen d'une grille d'analyse contemporaine, l'historien Pierre-Luc Brisson revient sur ce moment charnière de l'histoire romaine impériale. L'invité : Pierre-Luc Brisson, docteur en histoire ancienne, est chercheur postdoctoral Banting au département d’histoire et d’études classiques de l’université McGill de Montréal. Il enseigne l’histoire aux niveaux collégial et universitaire. Il vient de publier Le moment unipolaire : Rome et la Méditerranée hellénistique (188 - 146 avant J.-C). (L'Harmattan, 496 pages, 55 €).À lire aussi :"Les aigles des mers : Rome déploie sa marine" : bit.ly/3Z4jntm"Naufrage antique : en Méditerranée, la découverte de l’épave « Bou Ferrer »" : bit.ly/3lDQ0R2 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les espaces et les lieux du XXe siècle [2/3], avec Florian Louis
[Histoire du XXe siècle 2/3] En s'appuyant sur les thématiques et les notions développées dans l'Histoire mondiale du XXe siècle, cet entretien revient sur les lieux et les espaces où s'est joué le XXe siècle. Quels en sont les plus emblématiques ? L'inconnu existe-t-il encore ? La conquête spatiale renvoie-t-elle aux mêmes enjeux que les conquêtes terrestres ? Peut-on parler de chaque continent au singulier ? L'histoire a-t-elle changé d'échelle au XXe siècle ?L'invité : Florian Louis est historien, spécialiste d'histoire contemporaine et enseignant en CPGE. Il a codirigé avec Nicolas Beaupré une Histoire mondiale du XXe siècle (2022, PUF, 1152 pages, 39,00 €).À lire aussi : "La riche et mouvante historiographie des croisades" : bit.ly/40p8vr7"Menace nucléaire : la crise de Cuba, apogée de la guerre froide" : bit.ly/3YUMy1S Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'âge d'or de la Perse, avec Yves Bomati
L’épopée des Safavides aux XVIe et XVIIe siècles en Iran a contribué à l’âge d’or de la Perse. Mieux, l’Iran d’aujourd’hui serait incompréhensible sans la prise en compte du rôle de cette dynastie dans la création du premier État chiite de l’histoire. À quel moment précisément assumera-t-elle, sans équivoque, ses liens avec le chiisme ? En quoi l’année 1501 fut-elle déterminante ?Prince inattendu et même oublié, l’empereur Shah Abbas Ier, le cinquième des shahs safavides, a marqué l’histoire de la dynastie. Grand diplomate, il a ouvert son pays à l’Occident, facilité les échanges par la création de réseaux de communication et fondé la plus belle perle de l’Orient, Ispahan. Quelles politiques intérieures et étrangères a-t-il menées ? Pourquoi l’Iran s’est-elle tournée vers l’Occident, et même la papauté ? Comment distinguer la réalité des mythes autour de ce personnage qui domine l’histoire iranienne ?L'invité : Yves Bomati, docteur ès lettres et sciences humaines, diplômé de l'École pratique des hautes études, est spécialiste d'histoire des religions et s'intéresse de près aux civilisations orientales et moyen-orientales. Il est en outre l'auteur de nombreux ouvrages sur la littérature et la langue françaises. Avec Houchang Nahavandi, ils ont écrit Shah Abbas, empereur de Perse, 1587-1629, couronné en 1999 par le prix Eugène-Colas de l'Académie française et, récemment, Mohammad Réza Pahlavi, le dernier shah, 1919-1980. Yves Bomati vient de publier L'âge d'or de la Perse. L'épopée des Safavides : 1501 - 1722 (Perrin, 444 pages, 25€).À lire aussi :"De la tradition à l'audace, la culture face à la censure en Iran" : bit.ly/40ehBGP"La révolution de 1979 : quand les religieux prennent le pouvoir en Iran" : bit.ly/3YR0SbI"Iran : à Jiroft, la découverte d’une civilisation oubliée" : bit.ly/3Lsl5kY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La France, l'amie du monde arabe ? Avec Jean-François Figeac
L'Orient est victime d'une double vision erronée : celle du mythe oriental entretenue par le XIXe siècle français mais aussi, à l'extrême opposé, celle post-coloniale défendue par Edward Saïd dans son livre Orientalism (1978). Dans les faits, l'histoire des relations de l'Orient et de la France est bien plus complexe. Comment tout d'abord définir l’Orient Français géographiquement ? Est-il ainsi différent de l’Orient britannique ? À l'époque moderne, quelles sont les conceptions politiques orientales du Ministre des Affaires étrangères ? En quoi Vergennes, un de ses meilleurs représentants, se distingue à ce sujet ? Que représente ensuite le moment révolutionnaire pour l’Orient ? La campagne d’Égypte est-elle un retour au réel pour la France ? De l'époque moderne à la Troisième République, l'historien Jean-François Figeac nous dit au fond si la France a vraiment été l'amie du monde oriental. L'invité : Agrégé d’histoire, Jean-François Figeac a consacré sa thèse à la question d’Orient dans l’opinion publique française (1789-1861) sous la direction de J'. O. Boudon. Il est membre du Centre de Recherche du XIXe siècle de Paris Panthéon-Sorbonne. La France et l’Orient (Passés / Composés, 288 pages, 22€) est son premier livre.À lire aussi :"Ali Bey, l’espion qui explora La Mecque" : bit.ly/3mIeF6Z"Lawrence d’Arabie, l’agent secret du désert" : bit.ly/3YGOniY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment écrire l'histoire du XXe siècle ? [1/3], avec Florian Louis
[Histoire du XXe siècle 1/3] Comment écrire l’histoire du XXe siècle qui nous est presque contemporain ? Siècle des guerres mondiales et des conférences de paix, des dictatures et de l’expansion de la démocratie, des révolutions et des décolonisations, des nationalismes et des impérialismes, le XXe siècle est le temps des paradoxes. Quand et où commence-t-il ? Quelle méthode pour écrire l’histoire d’un siècle à l’échelle planétaire ? Peut-on parler de déseuropéanisation du monde ?L'invité : Florian Louis est historien, spécialiste d'histoire contemporaine et enseignant en CPGE. Il a codirigé avec Nicolas Beaupré une Histoire mondiale du XXe siècle (2022, PUF, 1152 pages, 39,00 €).À lire aussi : "La riche et mouvante historiographie des croisades" : bit.ly/3ZQQKAK"Menace nucléaire : la crise de Cuba, apogée de la guerre froide" : bit.ly/3ZLtmok Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Chevaliers de la Table ronde : histoire d'un récit, avec Martin Aurell
Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table ronde sont les protagonistes d'un imaginaire qui colore le Moyen Âge du merveilleux. Sont-ils la version romancée de véritables personnages historiques ? Quels sont les auteurs qui ont tracé les contours de cet univers romanesque ? Tous les hommes du Moyen Âge connaissaient-ils le roi Arthur, Tristan et Iseult, Merlin l'enchanteur et la quête du Graal ? À quoi ressemblent ces récits ? Dans quel contexte la légende a-t-elle été rédigée et que nous dit-elle des sociétés médiévales ? L'invité : Martin Aurell est historien médiéviste, spécialiste de l’histoire de l’Occident aux Xe-XIIIe siècles, et professeur à l'université de Poitiers. Il a publié avec Michel Pastoureau : Les Chevaliers de la Table ronde. Romans arthuriens (Gallimard, 2022, 1080 pages, 34,00 €).À lire aussi : "Bretagne : une place à la Table ronde du roi Arthur" : http://bit.ly/3moGDod"Très Riches Heures du duc de Berry : une vision ambiguë de la paysannerie" : http://bit.ly/3ISOcLw Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome et Jérusalem : la chute de Jérusalem (70 ap. J. C.) [3/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Le siège et la chute de Jérusalem furent un des événements les plus marquants de l'histoire de l'Empire romain mais aussi de l'histoire du judaïsme. Peu avant la Pâque en 70, les armées de Titus entament un siège de plusieurs mois. À la fin septembre, la ville est prise puis finalement détruite. Le dernier foyer juif, réfugié dans la fameuse forteresse de Massada, tombe à son tour en 73. Quels sont les causes de la chute de Jérusalem ? Faut-il lire l'événement sur le temps long ou au contraire au prisme de la dernière décennie des années 60 ? Quel est le récit qu'en fait l'auteur juif Flavius Josèphe ?L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).À lire aussi : -"Égypte antique : d’Abraham à Moïse, l’autre terre biblique" : bit.ly/3YS6ind-"Bar-Kokhba : le Juif qui s’est révolté contre l’Empire romain" : bit.ly/3YSpkdD-"Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : bit.ly/3YTCOVZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les hommes de Mussolini, avec Frédéric Le Moal
Les proches de Mussolini ont souvent décrit leur première rencontre avec le Duce comme fascinante voire envoutante. Alors au début de sa carrière, l'homme politique Dino Grandi décrivait le Duce comme « un génie, un magicien ou un fou ». Pourtant, le 24 juillet 1943, la chute de Benito Mussolini, a été précipitée par les hiérarques qui l'avaient servi. Pourquoi la majorité d'entre eux se retournèrent-ils contre leur maître, prenant alors le risque de tout perdre : pouvoir, situation sociale et financière ? Quelles étaient leurs ambitions ? Étaient-ils de droite ou de gauche ? Monarchistes ou républicains ? Qu'est-ce que leurs carrières disent du fascisme et révèlent de la politique italienne de la première moitié du XXe siècle ?Notre invité : Frédéric Le Moal est historien, spécialiste du fascisme (Histoire du fascisme, Victor-Emmanuel III-roi d'Italie), professeur au lycée Militaire de Saint-Cyr-l'École. Il vient de publier Les hommes de Mussolini (Perrin, 2022, 368 pages).À lire aussi : -"Marche sur Rome : en 1922, un coup de bluff signé Mussolini" : bit.ly/3IPxJc1-"10 points historiques pour comprendre Staline" : bit.ly/3ZeXwzQ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome et Jérusalem : Flavius Josèphe, le juif de Rome [2/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Sans le récit de Flavius Josèphe, deux siècles d'histoire de Rome et de Jérusalem nous seraient quasiment inconnus. Né Yosef ben Mattityahu Ha-cohen dans une grande famille de Jérusalem en l'an 37, il est mort à Rome, protégé des empereurs successifs de la dynastie flavienne, vers l'an 100. Entretemps il avait vécu en tant qu'acteur des tensions entre Rome et Jérusalem, puis témoin oculaire de la chute du Temple. Proche de Titus, la seconde partie de sa vie est romaine. Elle est entièrement consacrée à l'histoire. En effet dès le lendemain de la guerre, il fut chargé d'en écrire le récit pour la gloire des vainqueurs mais sans dissimuler son propre chagrin. À ce premier ouvrage, La Guerre des juifs contre les Romains ou Guerre de Judée (vers 75), s'ajoutèrent les Antiquités judaïques qui relatent l'histoire biblique mais aussi une précieuse Autobiographie. L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).À lire aussi : "Égypte antique : d'Abraham à Moïse, l'autre terre biblique" : http://bit.ly/3xIkcg7"Bar-Kokhba : le Juif qui s'est révolté contre l'Empire romain" : http://bit.ly/3YSpkdD"Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : https://bit.ly/3YTCOVZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'armée allemande face au débarquement du 6 juin 1944, avec Jean-Luc Leleu
Le 6 juin 1944, date du débarquement des Alliés sur les plages normandes, est l’une des dates les plus connues et les plus célébrées de l’histoire. Plus qu’un évènement, c’est un symbole. Sa commémoration est-elle le reflet de son caractère décisif ? Si le débarquement n'a pas été une surprise pour le régime nazi, était-il considéré comme une véritable menace ? Comment cet épisode nous éclaire-t-il sur l'histoire de la Wehrmacht et plus précisément sur son déclin ? Quelle est la particularité du combat en dictature ? Jean-Luc Leleu propose une nouvelle lecture du conflit à partir de l'étude de ses acteurs.Notre invité : Jean-Luc Leleu est historien, spécialiste de la Second Guerre mondiale, membre du conseil scientifique du Mémorial de Caen. Combattre en dictature 1944 - la Wehrmacht face au débarquement (2022, Perrin, 784 pages, 29.00 €) est le résultat de dix années de recherche.À lire aussi :"Marche sur Rome : en 1922, un coup de bluff signé Mussolini" : http://bit.ly/3YZQ0t7"Adolf Hitler à l'assaut de la république de Weimar" : http://bit.ly/3kfnyUL Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome et Jérusalem : amitié et inimitié antiques [1/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Parmi les nombreux peuples soumis par Rome, seuls les Judéens nous ont laissé un témoignage cohérent sur la puissance impériale. Grâce à l’œuvre immense de Flavius Josèphe, le Juif de Rome, l’historien possède une archive d’une inestimable richesse. Les premiers liens de Rome avec les Juifs datent du IIe siècle avant J.-C. : ils sont mentionnés par le livre de Maccabées et il s’agit d'une relation d’amitié. Que modifie l’arrivée de Pompée à Jérusalem en 63 avant J.-C. ? Comment s’exprime dans les écrits la lutte contre Rome ? Que signifie être juif sous l’Empire romain ? Existe-t-il un particularisme juif ? Quels sont les abus de pouvoir dans ce coin de l'Empire ? Retour sur la naissance de l'amitié entre les deux entités, puis sur la dégradation de leur relation au fil des décennies.L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).À lire aussi :"Égypte antique : d’Abraham à Moïse, l’autre terre biblique" : bit.ly/3YS6ind"Bar-Kokhba : le Juif qui s'est révolté contre l'Empire romain" : bit.ly/3I7OpKb"Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : bit.ly/3YTCOVZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'invention du travail, avec Olivier Grenouilleau
Le travail est pour l’homme un phénomène universel. Il traverse le temps et l’espace et, même si certains ont imaginé la fin du travail, il reste toujours un élément central de nos vies quotidiennes et de nos perceptions sociales. Dans L'invention du travail, Olivier Grenouilleau nous propose de découvrir un vaste panorama de se son histoire dans la pensée occidentale, depuis le Néolithique en passant par les prophètes de Jérusalem, les philosophes d’Athènes, jusqu’au monde contemporain et ses mutations technologiques. Aux anciens récits religieux ont succédé les utopies sociales modernes. Comment le travail était-il perçu au fil des millénaires ? À quels concepts s'est-il rapporté et se rapporte-t-il encore de nos jours : nature ou culture, malédiction ou rédemption, servitude ou dépassement, abondance ou misère ? L’humanité est-elle condamnée à travailler pour les dieux ou pour le progrès ? Ou le travail est-il plutôt source de justice, de bonheur et voie de l’accomplissement ?Notre invité : Olivier Grenouilleau est docteur en histoire, directeur de recherche au centre Roland-Mousnier de Sorbonne-Université, membre de l’Académie des sciences d’Outre-mer. Il est l’auteur d’une œuvre récompensée par de nombreux prix et internationalement reconnue sur l’économie maritime, le marché et l’esclavage. Nous le recevons pour L’invention du travail, aux éditions du CERF, (296 pages, 20 €), une fresque capitale sur l’idée de travail, pour penser hier et demain.À lire aussi :"Le quotidien des paysannes, compagnes de labeur" : https://bit.ly/40VCND0 "Luddisme : la première rébellion contre les machines" : https://bit.ly/3jVlh0S Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ottoman : la défense des domaines (1574-1699), avec Olivier Bouquet [3/3]
Après l'apogée de la domination ottomane, l'empire entre dans une nouvelle phases de son histoire: celle de la défense de son vaste domaine qui s'étend sur trois continents. Considérée comme une moment de déclin, la période de 1574 à 1699 est plus complexe qu'il n'y parait. Vu d’Istanbul, il existe à la fois des crises intérieures mais aussi des revers extérieurs. Que perd l’empire ottoman sur l'ensemble des deux fronts ? La période sonne-t-elle un coup d’arrêt à son extension ? Est-ce que le trône pendant cette période a été menacé ? A contrario, quels sont les éléments, notamment économique , politique ou même artistique, qui nous font dire que le déclin est relatif ? Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSM. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l’auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l’Empire ottoman? Six siècles d’histoire (Folio, 11,50€).A lire aussi :Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin bit.ly/3XnKoXPRoxelane, le grand amour du sultan Soliman bit.ly/3RNOPdeHamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque » bit.ly/3jGMnZD Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle, avec Emmanuelle Tixier du Mesnil
L’Andalousie musulmane, Al-Andalus, continue de susciter fantasmes, nostalgie et projections de toutes sortes. Erigée en haut lieu de la tolérance islamique, en paradis perdu, elle apparaît aussi comme le théâtre d’une lutte sans merci entre Islam et Chrétienté. Il s’agit ici de dépasser les mythes et de revenir sur l’histoire politique et culturelle. Au-delà de la confrontation avec les chrétiens du nord, quels sont les menaces internes de cette partie excentrée du monde musulman qui provoquent sa division puis l’avènement d’une dynastie berbère venue d’Afrique qui supplantera le pouvoir arabe ? Pourquoi malgré ces troubles, l’Andalousie est-elle le théâtre d’une très belle floraison culturelle, chaque ville ayant ses savants, sa cour et défendant son prestige ? Notre invité : Emmanuelle Tixier du Mesnil est docteur en histoire, professeur d’histoire médiévale de l’Islam à l’université de Paris Nanterre, spécialiste de l’histoire d’Al-Andalus et de la géographie arabe médiévale. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet et vient de publier Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle au Seuil (416 pages, 24.50 €).À lire aussi :"Qui est le véritable Cid, preux chevalier de l'Espagne médiévale" : https://bit.ly/3HBtf7c"Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle" : https://bit.ly/3jwsi8f Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ottoman : l'apogée d'un empire 1453-1574 [2/3], avec Olivier Bouquet
Ils s'appellent Mehmet II, Sélim Ier ou Soliman le Magnifique. Leur règne constitue l'apogée d'un empire qui s’étendait sur trois continents et a duré plus de six siècles. Nouvel Alexandre, Mehmet II fut tout d'abord le sultan qui emporta l'imprenable Constantinople en 1453. Conquérant audacieux et homme talentueux, il fonde Istanbul c'est-à-dire Islambol , la ville "pleine d'Islam" et inaugure une longue période de suprématie. Que représente le sultan dans le monde ottoman ? Comment le pouvoir des sultans évolue-t-il et se transforme-t-il ? Quels sont les relais de ce pouvoir ? Quelle est la place de la diplomatie dans son action ? Comment évolue le droit dans la société islamisée ? Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSMA. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l’auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l’Empire ottoman? Six siècles d’histoire (Folio, 11,50€).À lire aussi : "Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin" : https://bit.ly/3jhYv36"Roxelane, le grand amour du sultan Soliman" : https://bit.ly/3R9Ukm7 "Hamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque »" : https://bit.ly/3R8zJic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Philippe le Bel, la naissance de l'État, avec Jacques Krynen
Dans notre mémoire nationale, la figure de Philippe le Bel reste attachée à une dérive autoritaire de la monarchie capétienne. Longtemps critiqué, il fut pourtant réhabilité par les études historiques tout au long du XIXe siècle. En effet, ce roi a fait la France à plus d’un titre. Son règne s’inscrit dans un contexte de maturation institutionnelle ainsi qu’un mouvement intellectuel juridique et philosophique de grande ampleur. Qui était donc Philippe le Bel ? Quelle fut la singularité du roi par rapport à ses prédécesseurs, Saint Louis et Philippe Auguste ? Comment comprendre les motivations de sa politique à l’égard des templiers ou du pape Boniface VIII ? Quel contenu la royauté donna au droit royal et quelle place pris la religion dans l’exercice du pouvoir ?L’invité : Jacques Krynen est un historien du droit, spécialiste de l’époque médiévale et moderne. Auteur de nombreux ouvrages dont la codirection du Dictionnaire historique des juristes français, XIIe-XXe siècle paru aux PUF (2012). Professeur émérite de l’université de Toulouse Capitole, il a publié récemment : Philippe le Bel, la puissance et la grandeur (Gallimard, 160 pages, 17 €).À lire aussi :"La Sainte-Chapelle : et la lumière fut" : https://bit.ly/3YanFzs"Aliénor d'Aquitaine, une souveraine de tête" : https://bit.ly/3kXMC2o"Machiavel sonne le glas du Moyen Âge politique" : https://bit.ly/3Y7dr2F Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ottoman : l'empire des trois continents [1/3], avec Olivier Bouquet
Il s’étendait sur trois continents et a duré plus de six siècles. Il vivait aussi sous quatre climats différents et fut la dernière formation impériale du Proche-Orient. Après Rome et Byzance, l’empire Ottoman est tout simplement la seule construction politique à avoir atteint de telles dimensions dans l'histoire. Quelles sont les origines de cet Empire ? Comment définir cet espace politique mais aussi économique : est-ce un empire continental ou maritime ? Faut-il parler d'un empire colonial ? Doit-on différencier Turcs et Ottomans ou distinguer l'empire du monde arabe ? Comment le pouvoir central a-t-il assuré sa domination sur cet espace considérable ? Quelle fut enfin la place de la religion dans l'empire ? Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSMA. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l'auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l'Empire ottoman? Six siècles d'histoire (Folio, 11,50€).À lire aussi :"Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin" : https://bit.ly/3WKuDKa"Roxelane, le grand amour du sultan Soliman" : https://bit.ly/3R9Ukm7"Hamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque »" : https://bit.ly/3R8zJic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'invention du patriotisme dans la Grèce antique, avec Michel de Jaeghere
En 1949, au lendemain de la seconde guerre mondiale, la philosophe Simone Weil écrivait que la patrie est dans l’ordre temporel « le bien le plus précieux parce qu’elle est ce qui assure à l’homme à travers le présent une liaison entre le passé et l’avenir ». Ajoutant qu'elle apporte « une continuité dans le temps, par-delà les limites de son existence humaine ».La doctrine juridique nous dit, de son côté, qu’elle représente la rencontre d’un peuple, d’une terre et d’une souveraineté. Mais d'où vient le patriotisme ? Dans un essai-fleuve, Michel de Jaeghere nous dépeint ses fondements établis dans la Grèce antique. Quels rôles les guerres médiques vont-elles jouer dans cette construction ? Que nous disent les résistances des cités grecques de l'identité hellénique ? Si les Grecs n'avaient pas remporté la victoire, leur génie se serait-il malgré tout épanoui ? Quelle a été l'influence de la paideia (« l'instruction d'un bon citoyen, selon la Grèce antique ») dans la résistance ? La guerre du Péloponnèse a-t-elle symbolisé une trahison de l'idéal grec ?L’invité : Michel de Jaeghere est journaliste, directeur du Figaro Histoire et du Figaro Hors-Série. Auteur de plusieurs ouvrages, son œuvre d’historien se distingue notamment par son travail sur la chute de Rome : les Derniers Jours (Belles Lettres – Tempus). Il a publié récemment la Mélancolie d'Athéna, l'invention du patriotisme (Belles Lettres, 632 pages, 17,99 €). À lire aussi :"Grèce antique : les hilotes, ou le cruel paradoxe de Sparte" : https://bit.ly/3HmVtDO"La guerre du Péloponnèse : un conflit à la résonance universelle" : https://bit.ly/3Dvqd3h"Socrate, ce jeune philosophe de 25 siècles " : https://bit.ly/3XxDHDi Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'absolutisme fut-il un pragmatisme ? avec Pauline Valade
La période la Renaissance voit une véritable mise en scène de la monarchie. Celle-ci ne cesse de se développer à l'époque moderne pour s'épanouir dans l'absolutisme bourbonnien. Paradoxalement, à la conception contractuelle médiévale - celle du droit - se substitue une conception consensuelle autour de la dynastie et de l'État qui ne cesse de se sacraliser et de se centraliser. Les moteurs de cette accélération sont la fiscalité, le religieux, le contrôle social et l'armée mais, contrairement à l'idée reçue, Louis XIV sait composer : il agit même dans une forme de pragmatisme de tous les instants. Dans ce troisième volet consacré à la construction de l'État monarchique, Pauline Valade nous décrit cette évolution majeure au cours des temps modernes. L’invitée : Pauline Valade est spécialiste d’histoire moderne et enseignante. Elle est l’auteure de Le goût de la joie, réjouissances monarchiques et joie publique au XVIIIe siècle (Champs-Vallons, 424 pages, 26 €) et vient de coéditer sous la direction de Michel Figeac La construction de l’État monarchique en France de 1380 à 1715 (Armand Colin, 26 €, 2022). À lire aussi : "Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3D3ZfPI"Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3QQzsAl"Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3iPxW4Z Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1870 : l'année décisive qui provoque la chute de Napoléon III, avec Thierry Lentz
1870 marque sans contexte un des tournants de l'histoire de France et de l'Europe. Alors qu'en 1852, Napoléon III déclarait « L'Empire, c'est la paix » , sa politique étrangère au cours de son règne va bouleverser l'ordre du Congrès de Vienne de 1815, jusqu'à précipiter sa chute lors du désastre de Sedan, le 1er septembre 1870. Moqueur, le premier ministre anglais disait du neveu de Napoléon : « Ses idées se multiplient comme des lapins dans une garenne ! ». Quels furent les principes qui portèrent sa politique étrangère ? Quel influence aura dans ses décisions le journal d'exil de son oncle le Mémorial de Sainte-Hélène écrit par son secrétaire Emmanuel de Las Cases ? Comment les grandes étapes guerrières du Nouvel Empire aboutirent au conflit franco-prussien de 1870 ? Enfin, quels ont été au fond les manquements et, disons-le, les erreurs de Napoléon III qui menèrent à l'année décisive ? L'invité : Directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz s’est imposé comme un des maîtres de l’histoire napoléonienne. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il a été distingué en 2019 par l’Institut de France pour l’ensemble de son œuvre. Il avait été invité par Storiavoce pour son remarquable Joseph Bonaparte. Il vient de publier Napoléon III, la modernité inachevée (Coédition Perrin - BNF, 256 pages, 25 €). À lire aussi :"Eugénie, la belle Espagnole qui a conquis Napoléon" : https://bit.ly/3Xue9qi"Bataille d'Alésia : la découverte qui alimenta les polémiques" : https://bit.ly/3ZQFi94"Les Habsbourg dans l'ombre du Saint Empire" : https://bit.ly/3GLonff Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’État avant la nation, avec Thierry Dutour
Le grand historien Marc Bloch rappelait que les institutions politiques en général ne peuvent se comprendre qu’en prenant en compte les courant d’idées et la relation. Évoquer les institutions, c’est donc aussi évoquer une communauté politique. L’État monarchique en France renvoie donc à cette idée d'une communauté. Médiéviste, Thierry Dutour nous décrit la construction de cet État alors que le droit n'est pas encore unifié. À quelles réalités renvoient les idées de nations et d’État ? Quelles étaient les limites du pouvoir et les devoirs du roi ? Quelle était la place faite au consentement et au consensus mais aussi à l'opinion publique dans la société ? Quelle est enfin la part de la fiscalité dans la construction de l’État ? Notre invité : Thierry Dutour est maître de conférences HDR à Sorbonne Université. Il est notamment l’auteur de La Ville médiévale. Origines et triomphe de l’Europe urbaine (Odile Jacob, 2003) et Sous l’empire du bien. « Bonnes gens » et pacte social (XIIIe -XVe siècle) (Classiques Garnier, 2015). Il vient de publier La France hors la France, l’identité avant la nation (Vendémiaire, 372 pages, 24 €). Il est enfin coauteur de La construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715 (Armand Colin, 352 pages, 26 €).À lire aussi : "Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY"Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3vDUR5R"Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3vYmG9b Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La femme dans les textes du Moyen Âge, avec François-Marie Portes
L'injonction biblique "Femmes soyez soumises à vos maris" (Paul, 3.18) est probablement aujourd'hui l'une des plus provocantes et des plus choquantes de la littérature chrétienne. Elle vient appuyer l'idée selon laquelle les sociétés structurées par la religion catholique, et notamment les sociétés médiévales, étaient misogynes. Or la pensée chrétienne sur la femme était loin d'être uniforme en fonction des lieux et des époques. La femme a-t-elle véritablement été considérée comme l'inférieure de l'homme ? Comment en parlait-on et la définissait-on au Moyen Âge ? Les auteurs chrétiens s’appuyaient-ils d'abord sur la Bible ou sur l'héritage gréco-latin ? Si la femme était considérée comme inférieure de l'homme, comment expliquer les reines, les régentes, les abbesses, les femmes d'influence etc. ? Existe-t-il une cohérence entre les écrits sur la femme et sa place dans la société ? Notre invité : François-Marie Portes est enseignant et historien de la philosophie. Sa récente publication La femme au Moyen Âge : Aristote contre l’Évangile (2022, Éditions du Cerf, 480 pages, 34,00 €) est le fruit de sa thèse de doctorat Parler de "la Femme" au Moyen-Age. Comparaison épistémologique entre corpus d'auteurs universitaires du XIIIe et XVIe siècle soutenue en 2019.À lire aussi :"Violences faites aux femmes. Un regard sur le Moyen Âge" : https://bit.ly/3XhnJwF"Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.