
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
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Les Chevaliers de la Table ronde : histoire d'un récit, avec Martin Aurell
Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table ronde sont les protagonistes d'un imaginaire qui colore le Moyen Âge du merveilleux. Sont-ils la version romancée de véritables personnages historiques ? Quels sont les auteurs qui ont tracé les contours de cet univers romanesque ? Tous les hommes du Moyen Âge connaissaient-ils le roi Arthur, Tristan et Iseult, Merlin l'enchanteur et la quête du Graal ? À quoi ressemblent ces récits ? Dans quel contexte la légende a-t-elle été rédigée et que nous dit-elle des sociétés médiévales ? L'invité : Martin Aurell est historien médiéviste, spécialiste de l’histoire de l’Occident aux Xe-XIIIe siècles, et professeur à l'université de Poitiers. Il a publié avec Michel Pastoureau : Les Chevaliers de la Table ronde. Romans arthuriens (Gallimard, 2022, 1080 pages, 34,00 €).À lire aussi : "Bretagne : une place à la Table ronde du roi Arthur" : http://bit.ly/3moGDod"Très Riches Heures du duc de Berry : une vision ambiguë de la paysannerie" : http://bit.ly/3ISOcLw Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome et Jérusalem : la chute de Jérusalem (70 ap. J. C.) [3/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Le siège et la chute de Jérusalem furent un des événements les plus marquants de l'histoire de l'Empire romain mais aussi de l'histoire du judaïsme. Peu avant la Pâque en 70, les armées de Titus entament un siège de plusieurs mois. À la fin septembre, la ville est prise puis finalement détruite. Le dernier foyer juif, réfugié dans la fameuse forteresse de Massada, tombe à son tour en 73. Quels sont les causes de la chute de Jérusalem ? Faut-il lire l'événement sur le temps long ou au contraire au prisme de la dernière décennie des années 60 ? Quel est le récit qu'en fait l'auteur juif Flavius Josèphe ?L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).À lire aussi : -"Égypte antique : d’Abraham à Moïse, l’autre terre biblique" : bit.ly/3YS6ind-"Bar-Kokhba : le Juif qui s’est révolté contre l’Empire romain" : bit.ly/3YSpkdD-"Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : bit.ly/3YTCOVZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les hommes de Mussolini, avec Frédéric Le Moal
Les proches de Mussolini ont souvent décrit leur première rencontre avec le Duce comme fascinante voire envoutante. Alors au début de sa carrière, l'homme politique Dino Grandi décrivait le Duce comme « un génie, un magicien ou un fou ». Pourtant, le 24 juillet 1943, la chute de Benito Mussolini, a été précipitée par les hiérarques qui l'avaient servi. Pourquoi la majorité d'entre eux se retournèrent-ils contre leur maître, prenant alors le risque de tout perdre : pouvoir, situation sociale et financière ? Quelles étaient leurs ambitions ? Étaient-ils de droite ou de gauche ? Monarchistes ou républicains ? Qu'est-ce que leurs carrières disent du fascisme et révèlent de la politique italienne de la première moitié du XXe siècle ?Notre invité : Frédéric Le Moal est historien, spécialiste du fascisme (Histoire du fascisme, Victor-Emmanuel III-roi d'Italie), professeur au lycée Militaire de Saint-Cyr-l'École. Il vient de publier Les hommes de Mussolini (Perrin, 2022, 368 pages).À lire aussi : -"Marche sur Rome : en 1922, un coup de bluff signé Mussolini" : bit.ly/3IPxJc1-"10 points historiques pour comprendre Staline" : bit.ly/3ZeXwzQ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome et Jérusalem : Flavius Josèphe, le juif de Rome [2/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Sans le récit de Flavius Josèphe, deux siècles d'histoire de Rome et de Jérusalem nous seraient quasiment inconnus. Né Yosef ben Mattityahu Ha-cohen dans une grande famille de Jérusalem en l'an 37, il est mort à Rome, protégé des empereurs successifs de la dynastie flavienne, vers l'an 100. Entretemps il avait vécu en tant qu'acteur des tensions entre Rome et Jérusalem, puis témoin oculaire de la chute du Temple. Proche de Titus, la seconde partie de sa vie est romaine. Elle est entièrement consacrée à l'histoire. En effet dès le lendemain de la guerre, il fut chargé d'en écrire le récit pour la gloire des vainqueurs mais sans dissimuler son propre chagrin. À ce premier ouvrage, La Guerre des juifs contre les Romains ou Guerre de Judée (vers 75), s'ajoutèrent les Antiquités judaïques qui relatent l'histoire biblique mais aussi une précieuse Autobiographie. L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).À lire aussi : "Égypte antique : d'Abraham à Moïse, l'autre terre biblique" : http://bit.ly/3xIkcg7"Bar-Kokhba : le Juif qui s'est révolté contre l'Empire romain" : http://bit.ly/3YSpkdD"Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : https://bit.ly/3YTCOVZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'armée allemande face au débarquement du 6 juin 1944, avec Jean-Luc Leleu
Le 6 juin 1944, date du débarquement des Alliés sur les plages normandes, est l’une des dates les plus connues et les plus célébrées de l’histoire. Plus qu’un évènement, c’est un symbole. Sa commémoration est-elle le reflet de son caractère décisif ? Si le débarquement n'a pas été une surprise pour le régime nazi, était-il considéré comme une véritable menace ? Comment cet épisode nous éclaire-t-il sur l'histoire de la Wehrmacht et plus précisément sur son déclin ? Quelle est la particularité du combat en dictature ? Jean-Luc Leleu propose une nouvelle lecture du conflit à partir de l'étude de ses acteurs.Notre invité : Jean-Luc Leleu est historien, spécialiste de la Second Guerre mondiale, membre du conseil scientifique du Mémorial de Caen. Combattre en dictature 1944 - la Wehrmacht face au débarquement (2022, Perrin, 784 pages, 29.00 €) est le résultat de dix années de recherche.À lire aussi :"Marche sur Rome : en 1922, un coup de bluff signé Mussolini" : http://bit.ly/3YZQ0t7"Adolf Hitler à l'assaut de la république de Weimar" : http://bit.ly/3kfnyUL Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome et Jérusalem : amitié et inimitié antiques [1/3], avec Mireille Hadas-Lebel
Parmi les nombreux peuples soumis par Rome, seuls les Judéens nous ont laissé un témoignage cohérent sur la puissance impériale. Grâce à l’œuvre immense de Flavius Josèphe, le Juif de Rome, l’historien possède une archive d’une inestimable richesse. Les premiers liens de Rome avec les Juifs datent du IIe siècle avant J.-C. : ils sont mentionnés par le livre de Maccabées et il s’agit d'une relation d’amitié. Que modifie l’arrivée de Pompée à Jérusalem en 63 avant J.-C. ? Comment s’exprime dans les écrits la lutte contre Rome ? Que signifie être juif sous l’Empire romain ? Existe-t-il un particularisme juif ? Quels sont les abus de pouvoir dans ce coin de l'Empire ? Retour sur la naissance de l'amitié entre les deux entités, puis sur la dégradation de leur relation au fil des décennies.L’invitée : Mireille Hadas-Lebel est historienne, spécialiste de l’histoire du judaïsme et de l’hellénisme, professeur émérite à la Sorbonne. Elle a publié chez Fayard une biographie de Flavius Josèphe mais aussi d’Hérode. Elle est aussi l’auteure de Jérusalem contre Rome (CNRS éditions, 567 pages, 12 €) et vient de compiler l’œuvre de Flavius Josèphe dans la Collection Bouquins (1536 pages, 34 €).À lire aussi :"Égypte antique : d’Abraham à Moïse, l’autre terre biblique" : bit.ly/3YS6ind"Bar-Kokhba : le Juif qui s'est révolté contre l'Empire romain" : bit.ly/3I7OpKb"Bérénice, la princesse juive qui séduisit Titus" : bit.ly/3YTCOVZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'invention du travail, avec Olivier Grenouilleau
Le travail est pour l’homme un phénomène universel. Il traverse le temps et l’espace et, même si certains ont imaginé la fin du travail, il reste toujours un élément central de nos vies quotidiennes et de nos perceptions sociales. Dans L'invention du travail, Olivier Grenouilleau nous propose de découvrir un vaste panorama de se son histoire dans la pensée occidentale, depuis le Néolithique en passant par les prophètes de Jérusalem, les philosophes d’Athènes, jusqu’au monde contemporain et ses mutations technologiques. Aux anciens récits religieux ont succédé les utopies sociales modernes. Comment le travail était-il perçu au fil des millénaires ? À quels concepts s'est-il rapporté et se rapporte-t-il encore de nos jours : nature ou culture, malédiction ou rédemption, servitude ou dépassement, abondance ou misère ? L’humanité est-elle condamnée à travailler pour les dieux ou pour le progrès ? Ou le travail est-il plutôt source de justice, de bonheur et voie de l’accomplissement ?Notre invité : Olivier Grenouilleau est docteur en histoire, directeur de recherche au centre Roland-Mousnier de Sorbonne-Université, membre de l’Académie des sciences d’Outre-mer. Il est l’auteur d’une œuvre récompensée par de nombreux prix et internationalement reconnue sur l’économie maritime, le marché et l’esclavage. Nous le recevons pour L’invention du travail, aux éditions du CERF, (296 pages, 20 €), une fresque capitale sur l’idée de travail, pour penser hier et demain.À lire aussi :"Le quotidien des paysannes, compagnes de labeur" : https://bit.ly/40VCND0 "Luddisme : la première rébellion contre les machines" : https://bit.ly/3jVlh0S Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ottoman : la défense des domaines (1574-1699), avec Olivier Bouquet [3/3]
Après l'apogée de la domination ottomane, l'empire entre dans une nouvelle phases de son histoire: celle de la défense de son vaste domaine qui s'étend sur trois continents. Considérée comme une moment de déclin, la période de 1574 à 1699 est plus complexe qu'il n'y parait. Vu d’Istanbul, il existe à la fois des crises intérieures mais aussi des revers extérieurs. Que perd l’empire ottoman sur l'ensemble des deux fronts ? La période sonne-t-elle un coup d’arrêt à son extension ? Est-ce que le trône pendant cette période a été menacé ? A contrario, quels sont les éléments, notamment économique , politique ou même artistique, qui nous font dire que le déclin est relatif ? Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSM. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l’auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l’Empire ottoman? Six siècles d’histoire (Folio, 11,50€).A lire aussi :Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin bit.ly/3XnKoXPRoxelane, le grand amour du sultan Soliman bit.ly/3RNOPdeHamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque » bit.ly/3jGMnZD Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle, avec Emmanuelle Tixier du Mesnil
L’Andalousie musulmane, Al-Andalus, continue de susciter fantasmes, nostalgie et projections de toutes sortes. Erigée en haut lieu de la tolérance islamique, en paradis perdu, elle apparaît aussi comme le théâtre d’une lutte sans merci entre Islam et Chrétienté. Il s’agit ici de dépasser les mythes et de revenir sur l’histoire politique et culturelle. Au-delà de la confrontation avec les chrétiens du nord, quels sont les menaces internes de cette partie excentrée du monde musulman qui provoquent sa division puis l’avènement d’une dynastie berbère venue d’Afrique qui supplantera le pouvoir arabe ? Pourquoi malgré ces troubles, l’Andalousie est-elle le théâtre d’une très belle floraison culturelle, chaque ville ayant ses savants, sa cour et défendant son prestige ? Notre invité : Emmanuelle Tixier du Mesnil est docteur en histoire, professeur d’histoire médiévale de l’Islam à l’université de Paris Nanterre, spécialiste de l’histoire d’Al-Andalus et de la géographie arabe médiévale. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet et vient de publier Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle au Seuil (416 pages, 24.50 €).À lire aussi :"Qui est le véritable Cid, preux chevalier de l'Espagne médiévale" : https://bit.ly/3HBtf7c"Savoir et pouvoir en Al-Andalus au XIe siècle" : https://bit.ly/3jwsi8f Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ottoman : l'apogée d'un empire 1453-1574 [2/3], avec Olivier Bouquet
Ils s'appellent Mehmet II, Sélim Ier ou Soliman le Magnifique. Leur règne constitue l'apogée d'un empire qui s’étendait sur trois continents et a duré plus de six siècles. Nouvel Alexandre, Mehmet II fut tout d'abord le sultan qui emporta l'imprenable Constantinople en 1453. Conquérant audacieux et homme talentueux, il fonde Istanbul c'est-à-dire Islambol , la ville "pleine d'Islam" et inaugure une longue période de suprématie. Que représente le sultan dans le monde ottoman ? Comment le pouvoir des sultans évolue-t-il et se transforme-t-il ? Quels sont les relais de ce pouvoir ? Quelle est la place de la diplomatie dans son action ? Comment évolue le droit dans la société islamisée ? Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSMA. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l’auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l’Empire ottoman? Six siècles d’histoire (Folio, 11,50€).À lire aussi : "Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin" : https://bit.ly/3jhYv36"Roxelane, le grand amour du sultan Soliman" : https://bit.ly/3R9Ukm7 "Hamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque »" : https://bit.ly/3R8zJic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Philippe le Bel, la naissance de l'État, avec Jacques Krynen
Dans notre mémoire nationale, la figure de Philippe le Bel reste attachée à une dérive autoritaire de la monarchie capétienne. Longtemps critiqué, il fut pourtant réhabilité par les études historiques tout au long du XIXe siècle. En effet, ce roi a fait la France à plus d’un titre. Son règne s’inscrit dans un contexte de maturation institutionnelle ainsi qu’un mouvement intellectuel juridique et philosophique de grande ampleur. Qui était donc Philippe le Bel ? Quelle fut la singularité du roi par rapport à ses prédécesseurs, Saint Louis et Philippe Auguste ? Comment comprendre les motivations de sa politique à l’égard des templiers ou du pape Boniface VIII ? Quel contenu la royauté donna au droit royal et quelle place pris la religion dans l’exercice du pouvoir ?L’invité : Jacques Krynen est un historien du droit, spécialiste de l’époque médiévale et moderne. Auteur de nombreux ouvrages dont la codirection du Dictionnaire historique des juristes français, XIIe-XXe siècle paru aux PUF (2012). Professeur émérite de l’université de Toulouse Capitole, il a publié récemment : Philippe le Bel, la puissance et la grandeur (Gallimard, 160 pages, 17 €).À lire aussi :"La Sainte-Chapelle : et la lumière fut" : https://bit.ly/3YanFzs"Aliénor d'Aquitaine, une souveraine de tête" : https://bit.ly/3kXMC2o"Machiavel sonne le glas du Moyen Âge politique" : https://bit.ly/3Y7dr2F Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ottoman : l'empire des trois continents [1/3], avec Olivier Bouquet
Il s’étendait sur trois continents et a duré plus de six siècles. Il vivait aussi sous quatre climats différents et fut la dernière formation impériale du Proche-Orient. Après Rome et Byzance, l’empire Ottoman est tout simplement la seule construction politique à avoir atteint de telles dimensions dans l'histoire. Quelles sont les origines de cet Empire ? Comment définir cet espace politique mais aussi économique : est-ce un empire continental ou maritime ? Faut-il parler d'un empire colonial ? Doit-on différencier Turcs et Ottomans ou distinguer l'empire du monde arabe ? Comment le pouvoir central a-t-il assuré sa domination sur cet espace considérable ? Quelle fut enfin la place de la religion dans l'empire ? Notre invité : Olivier Bouquet est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université de Paris et chercheur au CESSMA. Il est un grand spécialiste de l’histoire ottomane. Il est notamment l'auteur de : Vie et mort d’un grand vizir, Halil Hamid Pacha (1736-1785). Biographie de l’Empire ottoman (Belles-Lettres, 2022, 640 pages, 29,00 €). Il vient de publier Pourquoi l'Empire ottoman? Six siècles d'histoire (Folio, 11,50€).À lire aussi :"Sainte-Sophie : une basilique à la gloire de Dieu... et de l'Empire byzantin" : https://bit.ly/3WKuDKa"Roxelane, le grand amour du sultan Soliman" : https://bit.ly/3R9Ukm7"Hamit Bozarslan : « La Turquie d’Erdogan, comme celle d’Atatürk, se veut essentiellement turque »" : https://bit.ly/3R8zJic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'invention du patriotisme dans la Grèce antique, avec Michel de Jaeghere
En 1949, au lendemain de la seconde guerre mondiale, la philosophe Simone Weil écrivait que la patrie est dans l’ordre temporel « le bien le plus précieux parce qu’elle est ce qui assure à l’homme à travers le présent une liaison entre le passé et l’avenir ». Ajoutant qu'elle apporte « une continuité dans le temps, par-delà les limites de son existence humaine ».La doctrine juridique nous dit, de son côté, qu’elle représente la rencontre d’un peuple, d’une terre et d’une souveraineté. Mais d'où vient le patriotisme ? Dans un essai-fleuve, Michel de Jaeghere nous dépeint ses fondements établis dans la Grèce antique. Quels rôles les guerres médiques vont-elles jouer dans cette construction ? Que nous disent les résistances des cités grecques de l'identité hellénique ? Si les Grecs n'avaient pas remporté la victoire, leur génie se serait-il malgré tout épanoui ? Quelle a été l'influence de la paideia (« l'instruction d'un bon citoyen, selon la Grèce antique ») dans la résistance ? La guerre du Péloponnèse a-t-elle symbolisé une trahison de l'idéal grec ?L’invité : Michel de Jaeghere est journaliste, directeur du Figaro Histoire et du Figaro Hors-Série. Auteur de plusieurs ouvrages, son œuvre d’historien se distingue notamment par son travail sur la chute de Rome : les Derniers Jours (Belles Lettres – Tempus). Il a publié récemment la Mélancolie d'Athéna, l'invention du patriotisme (Belles Lettres, 632 pages, 17,99 €). À lire aussi :"Grèce antique : les hilotes, ou le cruel paradoxe de Sparte" : https://bit.ly/3HmVtDO"La guerre du Péloponnèse : un conflit à la résonance universelle" : https://bit.ly/3Dvqd3h"Socrate, ce jeune philosophe de 25 siècles " : https://bit.ly/3XxDHDi Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'absolutisme fut-il un pragmatisme ? avec Pauline Valade
La période la Renaissance voit une véritable mise en scène de la monarchie. Celle-ci ne cesse de se développer à l'époque moderne pour s'épanouir dans l'absolutisme bourbonnien. Paradoxalement, à la conception contractuelle médiévale - celle du droit - se substitue une conception consensuelle autour de la dynastie et de l'État qui ne cesse de se sacraliser et de se centraliser. Les moteurs de cette accélération sont la fiscalité, le religieux, le contrôle social et l'armée mais, contrairement à l'idée reçue, Louis XIV sait composer : il agit même dans une forme de pragmatisme de tous les instants. Dans ce troisième volet consacré à la construction de l'État monarchique, Pauline Valade nous décrit cette évolution majeure au cours des temps modernes. L’invitée : Pauline Valade est spécialiste d’histoire moderne et enseignante. Elle est l’auteure de Le goût de la joie, réjouissances monarchiques et joie publique au XVIIIe siècle (Champs-Vallons, 424 pages, 26 €) et vient de coéditer sous la direction de Michel Figeac La construction de l’État monarchique en France de 1380 à 1715 (Armand Colin, 26 €, 2022). À lire aussi : "Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3D3ZfPI"Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3QQzsAl"Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3iPxW4Z Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1870 : l'année décisive qui provoque la chute de Napoléon III, avec Thierry Lentz
1870 marque sans contexte un des tournants de l'histoire de France et de l'Europe. Alors qu'en 1852, Napoléon III déclarait « L'Empire, c'est la paix » , sa politique étrangère au cours de son règne va bouleverser l'ordre du Congrès de Vienne de 1815, jusqu'à précipiter sa chute lors du désastre de Sedan, le 1er septembre 1870. Moqueur, le premier ministre anglais disait du neveu de Napoléon : « Ses idées se multiplient comme des lapins dans une garenne ! ». Quels furent les principes qui portèrent sa politique étrangère ? Quel influence aura dans ses décisions le journal d'exil de son oncle le Mémorial de Sainte-Hélène écrit par son secrétaire Emmanuel de Las Cases ? Comment les grandes étapes guerrières du Nouvel Empire aboutirent au conflit franco-prussien de 1870 ? Enfin, quels ont été au fond les manquements et, disons-le, les erreurs de Napoléon III qui menèrent à l'année décisive ? L'invité : Directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz s’est imposé comme un des maîtres de l’histoire napoléonienne. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il a été distingué en 2019 par l’Institut de France pour l’ensemble de son œuvre. Il avait été invité par Storiavoce pour son remarquable Joseph Bonaparte. Il vient de publier Napoléon III, la modernité inachevée (Coédition Perrin - BNF, 256 pages, 25 €). À lire aussi :"Eugénie, la belle Espagnole qui a conquis Napoléon" : https://bit.ly/3Xue9qi"Bataille d'Alésia : la découverte qui alimenta les polémiques" : https://bit.ly/3ZQFi94"Les Habsbourg dans l'ombre du Saint Empire" : https://bit.ly/3GLonff Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’État avant la nation, avec Thierry Dutour
Le grand historien Marc Bloch rappelait que les institutions politiques en général ne peuvent se comprendre qu’en prenant en compte les courant d’idées et la relation. Évoquer les institutions, c’est donc aussi évoquer une communauté politique. L’État monarchique en France renvoie donc à cette idée d'une communauté. Médiéviste, Thierry Dutour nous décrit la construction de cet État alors que le droit n'est pas encore unifié. À quelles réalités renvoient les idées de nations et d’État ? Quelles étaient les limites du pouvoir et les devoirs du roi ? Quelle était la place faite au consentement et au consensus mais aussi à l'opinion publique dans la société ? Quelle est enfin la part de la fiscalité dans la construction de l’État ? Notre invité : Thierry Dutour est maître de conférences HDR à Sorbonne Université. Il est notamment l’auteur de La Ville médiévale. Origines et triomphe de l’Europe urbaine (Odile Jacob, 2003) et Sous l’empire du bien. « Bonnes gens » et pacte social (XIIIe -XVe siècle) (Classiques Garnier, 2015). Il vient de publier La France hors la France, l’identité avant la nation (Vendémiaire, 372 pages, 24 €). Il est enfin coauteur de La construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715 (Armand Colin, 352 pages, 26 €).À lire aussi : "Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY"Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3vDUR5R"Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3vYmG9b Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La femme dans les textes du Moyen Âge, avec François-Marie Portes
L'injonction biblique "Femmes soyez soumises à vos maris" (Paul, 3.18) est probablement aujourd'hui l'une des plus provocantes et des plus choquantes de la littérature chrétienne. Elle vient appuyer l'idée selon laquelle les sociétés structurées par la religion catholique, et notamment les sociétés médiévales, étaient misogynes. Or la pensée chrétienne sur la femme était loin d'être uniforme en fonction des lieux et des époques. La femme a-t-elle véritablement été considérée comme l'inférieure de l'homme ? Comment en parlait-on et la définissait-on au Moyen Âge ? Les auteurs chrétiens s’appuyaient-ils d'abord sur la Bible ou sur l'héritage gréco-latin ? Si la femme était considérée comme inférieure de l'homme, comment expliquer les reines, les régentes, les abbesses, les femmes d'influence etc. ? Existe-t-il une cohérence entre les écrits sur la femme et sa place dans la société ? Notre invité : François-Marie Portes est enseignant et historien de la philosophie. Sa récente publication La femme au Moyen Âge : Aristote contre l’Évangile (2022, Éditions du Cerf, 480 pages, 34,00 €) est le fruit de sa thèse de doctorat Parler de "la Femme" au Moyen-Age. Comparaison épistémologique entre corpus d'auteurs universitaires du XIIIe et XVIe siècle soutenue en 2019.À lire aussi :"Violences faites aux femmes. Un regard sur le Moyen Âge" : https://bit.ly/3XhnJwF"Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment se construit un État, avec Michel Figeac
Aux origines de la Révolution française, le contrat social de Rousseau nous a fait oublier qu'il existait aussi sous la monarchie française une forme de contrat et de consensus autour du pouvoir en place. Comment définir cet État monarchique et comment s'est-il construit au fil des siècles ? Quelle est la place de la dynastie dans cette élaboration et quelles furent les relations entre gouvernés et gouvernants ? À travers trois nouveaux Cours d'Histoire, Michel Figeac, Thierry Dutour et Pauline Valade nous décrivent les grandes étapes la construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715. Dans ce premier volet, Michel Figeac présente le dessein visant à renforcer et à construire l’État capétien. Moderniste, il présente aussi le rôle de la noblesse sous le règne de Louis XIV. L'invité : Michel Figeac est spécialiste de la noblesse à l'époque moderne, de la Révolution françaises et des sociétés urbaines. Professeur à l'université de Bordeaux, il vient de diriger le livre pour la question du CAPES et de l'Agrégation : La construction de l’État monarchique en France entre 1380 et 1715 (Armand Colin, 352 pages, 26€). Il est aussi l'auteur dernièrement de Helena Potocka, une princesse européenne au temps des révolutions (Vendémiaire, 329 pages, 24€).À lire aussi :"Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3Irn6MY"Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3vDUR5R"Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3WM8mwd Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Henri VIII ou la démesure, avec Cédric Michon
Henri VIII est le monarque anglais le plus célèbre parce que son histoire demeure l’une des meilleures que l’on puisse raconter. Si c’est un jeune roi pieux au cœur de l’Europe catholique qui monte sur le trône, c’est un prince schismatique, qui a créé une Église nationale et une nouvelle manière de régner, qui meurt en 1547. Pendant ces trente ans, il aura fait sauter les unes après les autres de multiples digues séculaires : rupture avec la papauté ; exécution de sa seconde épouse, de son principal ministre, de son chancelier, d’un cardinal, de sa cinquième épouse ; tour de vis fiscal sans précédent ; suppression de tous les monastères du royaume ; confiscation de dizaines de palais, de châteaux et de demeures nobles. Tout y est. La violence et le sexe. L’amour et la haine. Le pouvoir et la démesure. L’amitié et la trahison. Le fils écrasé par son père ; le père écrasant ses enfants. L'historien Cédric Michon nous plonge dans ce règne de la démesure. Notre invité : Cédric Michon, normalien, agrégé d’histoire, est maître de conférences à l’université du Maine et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a consacré plusieurs ouvrages à François Ier et à sa cour : Louise de Savoie (2015), Le cardinal Jean Du Bellay (2014), Les conseillers de François Ier (2011) et La crosse et le sceptre. Les prélats d’État sous François Ier et Henri VIII (2008) et a publié une cinquantaine d’articles sur le sujet. Il vient de publier Henri VIII, la démesure du pouvoir (Perrin, 416 pages, 25€).À lire aussi :"Henri VIII, amour et vengeance à la cour des Tudors" : https://bit.ly/3jA2FTt"François Ier, une Renaissance française" : https://bit.ly/3QekaF9 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Colette en guerre : confinée et occupée, avec Bénédicte Vergez-Chaignon [3/3]
[Les Français sous l'Occupation 3/3] Alors que Colette est plus que jamais au cœur de notre littérature, sa vie sous l'occupation reste empreinte d’un halo de mystère et de beaucoup de rumeurs. Que représente l'écrivain en 1939 ? Entre-t-elle en guerre en 1939 comme en 1914 ? Comment vit-elle à l'heure allemande ? Ses écrits ne font-ils pas « pâle figure dans un temps de décisions vitales et d’engagements ? » Dans son livre Colette en guerre, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon mène l'enquête. Nourrie d’archives en grande partie inédites elle nous entraîne dans le quotidien de la célébrité.L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain (Tempus, 1276 pages, 16 €) qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier Les Français dans la Guerre – Archives du quotidien 1940-1945 (Flammarion, 224 pages, 39 €) et Colette en guerre 1939-1945 (Flammarion, 334 pages, 21,90 €).À lire aussi :"L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3jwJ1I4"Documentaire : Versailles sous occupation allemande" : https://bit.ly/3I3U1qH Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le sens de la fête... au XVIIIe siècle, avec Pauline Valade
Au XVIIIe siècle, Paris célébrait chaque événement lié à la Couronne de France : naissance royale, mariage princier, victoire militaire, etc. Dès lors, la Maison du Roi, le Bureau de la Ville et le Châtelet de Paris organisaient les réjouissances pour le peuple. Feux de joie, banquets, orchestres, lâchers d'oiseaux, distribution d’argent, Te Deum... Les manifestations de joie se mettaient en branle sous le contrôle des autorités qui en régulaient les rites : « La politique est affaire de passion, de croyance, d’émotion voire d’irrationnel. » nous dit Pauline Valade. Pour les autorités, les réjouissances étaient les signes tangibles d’une communion avec les sentiments du souverain. Invitée de Storiavoce, l’historienne qui vient d’être primée par l’Académie française, nous présente ce goût de la joie qui, tout au long du XVIIIe siècle, évolue jusqu’à la Révolution : comment ces réjouissances étaient-elles organisées ? Quels en étaient ces acteurs économiques ? Quel rôle jouait la police du roi dans leurs régulations et comment la population s'appropriait l'événement ? L'invitée : Pauline Valade est spécialiste d'histoire moderne et enseignante. Elle est l'auteure de Le goût de la joie, réjouissances monarchiques et joie publique au XVIIIe siècle (Champs-Vallons, 424 pages, 26 €) et vient de co-éditer sous la direction de Michel Figeac La construction de l'Etat monarchique en France de 1380 à 1715 (Armand Colin, 26 €, 2022). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La vie quotidienne des Français sous l'occupation [2/3], avec Bénédicte Vergez-Chaignon
[Les Français sous l'Occupation 2/3] En 1940, la France est occupée par les troupes allemandes : "La convention d’armistice qui fixe les règles d’occupation est à géométrie variable [...] L’emprise n’est pas seulement militaire : elle est administrative et économique" nous dit Bénédicte Vergez-Chaignon. Peut-on dire que la France devient "allemande" en 1940 ? Quelle est la vie des Français sous l'occupation ? Comment cette présence allemande s’exprime-t-elle dans leur quotidien ? Quelles sont les formes d'expression de la propagande ? Après avoir vu la relation des Français avec le Marchal Pétain pendant l'occupation, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon présente ici le quotidien de l'occupation.L'invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain (Tempus, 1276 pages, 16 €) qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier Les Français dans la Guerre - Archives du quotidien 1940-1945 (Flammarion, 224 pages, 39€) et Colette en guerre 1939-1945 (Flammarion, 334 pages, 21,90 €).À lire aussi :"Documentaire : Versailles sous occupation allemande" : https://bit.ly/3GdhvIE"1940, l'épreuve fatale de l'armée française" : https://bit.ly/3jpBGd8"L'Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3PLvqIO Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Blanc : histoire d'une couleur, avec Michel Pastoureau
En 1124, Pierre le Vénérable, à la tête de l’abbaye de Cluny, interpelle Bernard de Clairvaux, à propos de l'évolution de la couleur de l'habit des moines cisterciens. Auparavant vêtus de gris, les moines de Cîteaux portent à présent le blanc. Habituellement couleur de la gloire, de la fête et du Christ, porter du blanc serait signe d'orgueil selon l'abbé de Cluny. Le noir, symbole d'humilité conviendrait mieux au vêtement monastique. Pour Saint Bernard porter l’habit blanc engage le pêcheur à tendre vers la pureté et la lumière. L'expression vestimentaire et corporelle doit encourager et incarner l'attitude spirituelle, or, le noir est la couleur du diable. Cette querelle chromatique fait échos à d'autres controverses : idéologiques, liturgiques et théologiques. Que révèle-t-elle de l'importance de la symbolique des couleurs, et plus précisément du blanc dans la société médiévale ? La moralité concerne-t-elle aussi les couleurs ? Comment définir une couleur et comment définir le blanc ? Au même titre que le noir, n'est-il pas une couleur à part ? Outre l'enjeu pictural, pourquoi écrire l'histoire des couleurs ? Notre invité : Michel Pastoureau est historien, spécialiste de la couleur et de la symbolique médiévale, titulaire de la chaire d’Histoire de la symbolique occidentale à l'École Pratique des Hautes Études. Blanc, histoire d'une couleur (Seuil, 240 pages, 39.90 €) est la dernière publication d'une série de six : Bleu (2000), Noir (2008),Vert (2013), Rouge (2016) et Jaune (2019).À lire aussi :"Les Chevaliers de la Table ronde. Romans arthuriens" : https://bit.ly/3BTa4nd"Archéologie : comment restituer la couleur d'origine des statues antiques" : https://bit.ly/3v5w36A Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quarante millions de pétainistes ? avec Bénédicte Vergez-Chaignon [1/3]
[Les Français sous l'Occupation 1/3] En 1977, Henri Amouroux publiait Quarante millions de Pétainistes chez l'éditeur Robert-Laffont. Cinquante ans après, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon fait le point historiographique sur les relations entre les Français et le maréchal Pétain en 1940. Comment les Français sont-ils entrés en guerre ? Quelle fut leur réaction face à la disparition de la Troisième République ? Comment a été perçue la Révolution nationale et le « redressement intellectuel et moral » voulus par les autorités de Vichy ? Les Français qui ont remis en en cause le pouvoir du maréchal Pétain étaient-ils majoritaires ? L'invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain (Tempus, 1276 pages, 16 €) qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier Les Français dans la Guerre - Archives du quotidien 1940-1945 (Flammarion, 224 pages, 39€) et Colette en guerre 1939-1945 (Flammarion, 334 pages, 21,90 €).À lire aussi : "Documentaire : Versailles sous occupation allemande" : https://bit.ly/3BLlPvM"L’Occupation vue par les Allemands" : https://bit.ly/3G38Zf7 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voyage des intellectuels français dans l'Allemagne nazie, avec Alexandre Saintin
Écrivain à la réputation sulfureuse, Pierre Drieu la Rochelle confie dans Récit secret, rédigé en 1944 : "J'ai toujours voulu rapprocher et mêler les soucis contradictoires : nation et Europe, socialisme et aristocratie, liberté de pensée et autorité, mysticisme et anticléricalisme." Face à ces idéaux irréconciliables, l’enthousiasme des débuts semble laisser la place à l’aveu d’échec. Drieu la Rochelle fait partie de ces écrivains français qui ont été séduit par la nazisme. Certains intellectuels l'ont vu comme une idéologie qui aurait réconcilié les paradoxes et répondu aux aspirations idéologiques, politiques et spirituelles des lendemains de la Grande Guerre. Qui sont ces intellectuels voyageurs qui ont voulu découvrir le national socialisme “sur place” ? Pourquoi cette fascination ? Qui sont-ils et de quel bord politique se revendiquent-ils ? Ces voyageurs ont-ils préparé le terrain de la collaboration ? Comment appréhender leurs écrits ?L'auteur : Alexandre Saintin est historien, spécialiste de l'histoire des intellectuels français de l’entre-deux-guerres. Son livre Le vertige nazi, voyages des intellectuels français dans l’Allemagne nationale-socialiste (Passés/Composés, 2022, 320 pages, 23 €) est tiré de sa thèse, Tristes tropismes : voyages des intellectuels français en Italie fasciste et en Allemagne nazie 1922-1939, soutenue en 2015.À lire aussi :"Adolf Hitler à l’assaut de la république de Weimar" : https://bit.ly/3Yw9fun Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Histoire de la rue, de l’Antiquité à nos jours, avec Joël Cornette
Depuis les rues droites de l’Antiquité en passant par les rues sinueuses et étroites du Moyen Âge, jusqu’aux percées et aux rationalisations du XIXe siècle, quelle est l'évolution de la rue au fil des époques ? Comment y circule-t-on ? Aucun historien n’avait écrit l’étude de ce « lieu de vie, de circulations, de sociabilité, de pouvoir » avant aujourd’hui.Théâtre du pouvoir, espace de fêtes et de violence : quel est le rôle politique et idéologique de la rue, qui se trouve au cœur de la ville ? Étienne Gros reçoit Joël Cornette, l'un des auteurs de L'Histoire de la rue, de l’Antiquité à nos jours, le récit inédit, passionnant et foisonnant d'un espace urbain méconnu. L'invité : Joël Cornette est un historien moderniste, reconnu pour ses travaux et ses publications sur la France de l’Ancien Régime. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence (Le Roi de guerre (Payot, 1993, réed, 2000)). Son Histoire de la rue, de l’Antiquité à nos jours (Tallandier 2022, 528 pages, 34,9€), co-écrit avec Catherine Saliou, Claude Gauvard et Emmanuel Fureix sous la direction de Danielle Tartakowsky, est appelé à faire date.À lire aussi : "La Commune de Paris, dernière des révolutions" : https://bit.ly/3UQRsLo"Le client, roi des grands magasins" : https://bit.ly/3PivmA2 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revisiter le Moyen Âge, avec William Blanc
Si Notre-Dame de Paris est une cathédrale médiévale, elle a été en partie revisitée par le XIXe siècle. Les chimères, monstres caricaturant le Moyen Âge, sortent tout droit de l’imagination de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879). Moins connus que sa flèche, que ses trésors ou que son architecture, les chimères font tout autant partie de l'identité de Notre-Dame de Paris. Quand on les regarde, le Moyen Âge nous apparaît sublime, grandiose, fascinant tout autant que monstrueux, fantastique et effrayant. Eugène Viollet-Le-Duc en architecture, Umberto Ecco et Walter Scott en littérature, Games of Thrones à l'écran et le Puy du fou dans ses spectacles... Chacun réinvente le Moyen Âge à sa manière. On parle alors de médiévalisme. Quand est né ce mouvement et comment-a-t-il évolué ? Qui sont les stars du médiévalisme ? Sert-il ou dessert-il l'histoire ? L'invité : William Blanc est historien médiéviste spécialiste de la fantasy (Le Roi Arthur, un mythe contemporain (Libertalia, 2016) et Winter is coming, une brève histoire politique de la fantasy (Libertalia, 2019)), co-directeur du dictionnaire du Dictionnaire du Moyen Âge imaginaire, Le médiévalisme, hier et aujourd’hui (2022, Vendémiaire, 464 pages, 30 €). Il a travaillé avec Anne Besson, professeur en littérature générale et comparée à l'université d'Artois (Arras) et Vincent Ferré professeur de littérature à l’université Sorbonne nouvelle. À lire aussi :«Très Riches Heures du duc de Berry : une vision ambiguë de la paysannerie » : https://bit.ly/3H6M97j« "Le Bon Roi Dagobert", une chanson parodique » : https://bit.ly/3HbxXd3 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voyages en Afrique médiévale, avec François-Xavier Fauvelle
En 1932, un jeune explorateur nommé Jerry Van Graan, trouva une tombe située sur une colline non loin du fleuve Limpopo (Afrique du Sud). Il y découvrit un rhinocéros entièrement recouvert d’or, et avec lui une partie de l'histoire de l'Afrique. Le rhinocéros d’or mesurait environ 15 cm. Sa tête était baissée, comme posée au sol, son corps imposant et son allure compacte qui lui donnaient une attitude grave renvoient indéniablement à l’idée de puissance. Il ne possède qu'une seule corne, ce qui peut paraître étrange car le rhinocéros africain en possède deux. Il semblait dormir dans la tombe depuis des siècles avec les autres objets qui l'entouraient : des bijoux en or, d’autres figurines elles aussi recouvertes d'or, des perles de verre… Depuis combien de temps était-il là ? S'il n’a qu’une corne, vient-il vraiment d’Afrique ? À qui tenait-il compagnie dans la tombe ? Que peut-il nous raconter sur la région ? La découverte de l’Afrique par ceux qui viennent d’ailleurs est-elle le point de départ de l’histoire de ce grand continent ?Notre invité : François-Xavier Fauvelle est professeur au Collège de France. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il est l’un des spécialistes mondiaux de l’histoire des sociétés africaines anciennes. Son livre Le Rhinocéros d'or, Histoire du Moyen Âge africain nouvellement réédité a été salué unanimement par le public et la critique.À lire aussi :- "Lalibela, les églises creusées dans la pierre d’Éthiopie" : https://bit.ly/3Fh4u0g- "Arménie, le dur désir de durer" : https://bit.ly/3AWQoyy Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la France a gagné la guerre de Cent Ans, avec Amable Sablon du Corail [3/3]
[La guerre de Cent Ans 3/3] Après des décennies de conflits et la bataille de Castillon (1453), la France remporte la fameuse guerre de Cent Ans. Cependant, il faut attendre le traité de Picquigny de 1475 et Louis XI pour que le conflit prenne définitivement fin. Comment la France a-t-elle remportée cette victoire ? Quel a été le rôle de la communication politique mais aussi l'importance de la volonté des Valois ? Peut-on parler de révolution militaire au cours de la période ? Quels sont les grands tournants du conflit et quelle a été la place réelle de Jeanne d'Arc dans la victoire finale ?L’invité : Ancien élève de l’École nationale des chartes, docteur en histoire, Amable Sablon du Corail est conservateur général du patrimoine aux Archives nationales, où il est responsable du département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime. Il est par ailleurs l’auteur d’une biographie de Louis XI et de 1515, Marignan. Il vient de publier chez Passés / Composés : La guerre de Cent Ans, Apprendre à vaincre (464 pages, 25 €).À lire aussi :"Jeanne d’Arc, fille de la frontière" : https://bit.ly/3gGbme7"Non, Jeanne d’Arc n’était pas bergère à Domrémy" : https://bit.ly/3GW8apg Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Louis XV, côté cour, côté jardin, avec Hélène Delalex
Pour la première fois depuis des décennies, le château de Versailles organise une exposition consacrée à Louis XV à l'occasion du tricentenaire de son sacre. L'occasion pour Storiavoce de revenir sur celui qui était qualifié de "bien aimé". Le duc de Luynes ajoutait à son endroit : « C’est un caractère caché, non seulement impénétrable dans son secret, mais encore très souvent dans les mouvements qui se passent dans son âme. Le tempérament du roi n’est ni vif ni gai ; il y aurait même plutôt de l’atrabilaire." nous dit le Duc de Luynes. Qu'est ce que les objets exposés à Versailles nous révèlent sur règne de Louis XV ? Pourquoi la mort est-elle une obsession du roi dès sa prime jeunesse ? Quel sont les différentes influences de Madame de Pompadour ? Quel est le rapport de Louis XV avec les sciences, les livres et les arts ? Quels sont les derniers jours de Louis XV ? L'invitée : Hélène Delalex est, avec Yves Carlier, commissaire de l'exposition "Louis XV : passions d'un roi" (jusqu'au 19 février 2023). Conservatrice du patrimoine au musée du château et historienne, elle est sans nul doute la meilleure spécialiste de la reine Marie-Antoinette. Elle est enfin co-auteur du catalogue d'exposition Louis XV Passions d'un roi(Co-édition In Fine et Château de Versailles, 496 pages, 49 €).À lire aussi :"Louis XV, le roi méconnu" : https://bit.ly/3UZcQPi"Deux petites princesses échangées pour une alliance" : https://bit.ly/3UZFlMY Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La guerre de Cent Ans : matrice de la modernité ? avec Amable Sablon du Corail [2/3]
[La guerre de Cent Ans 2/3] Considérée à tort comme une guerre féodale, la guerre de Cent Ans préfigure au contraire l'État moderne et pose les bases de l'absolutisme : quel rôle jouent le roi Charles V puis Charles VII dans cette évolution ? Comment la réforme de la fiscalité et la création d'une armée permanente changent-elles l'exercice de l'État ? Peut-on parler véritablement d'un "absolutisme" au XVe siècle ? Comment l'administration évolue-t-elle sur un territoire marqué par la guerre et la division du royaume ?L'invité : Ancien élève de l’École nationale des chartes, docteur en histoire, Amable Sablon du Corail est conservateur général du patrimoine aux Archives nationales, où il est responsable du département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime. Il est par ailleurs l’auteur d’une biographie de Louis XI et de 1515, Marignan. Il vient de publier chez Passés / Composés La guerre de Cent Ans Apprendre à vaincre (464 pages, 25 €).À lire aussi :"Non, Jeanne d’Arc n’était pas bergère à Domrémy" : https://bit.ly/3VdYOch"1358 : la révolte populaire qui fit trembler la France" : https://bit.ly/3hOr9HJ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manger de la viande du paléolithique à nos jours, avec Florent Quellier
Dans son roman primé par le prix Goncourt, Les racines du ciel, Romain Gary voit dans la consommation de la viande, un instinct vital plus puissant que l'instinct sexuel : "Besoin de viande - la besoin ancestral de viande de l’homme africain et l’homme tout court…c’était un rêve, une nostalgie, une aspiration de tous les instants - un cri physiologique de l’organisme plus puissant que l’instinct sexuel. La viande ! c’était l’aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l’humanité". Si de nos jours, les pays occidentaux tendent vers une alimentation de moins en moins carnée - et ce pour diverses raisons : sanitaires, écologiques, économiques, idéologiques, religieuses - qu'en était-il des sociétés qui les ont précédées ? La viande a-t-elle toujours été un aliment à part ? Était-elle un élément de distinction sociale ? Sa consommation résulte-t-elle d'un besoin vital ? L'invité : Florent Quellier est professeur d’histoire moderne à l’Université d’Angers, spécialisé dans l’histoire des cultures et de l’alimentation a dirigé une Histoire de l’alimentation chez Belin. À lire aussi : "Pomme de terre : le triomphe d’un aliment mondialisé" : https://bit.ly/3XkZiiB"Épices : l'Europe à la conquête des routes commerciales" : https://bit.ly/3EsPHO3 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Définir la guerre de Cent Ans, avec Amable Sablon du Corail [1/3]
[La guerre de Cent Ans 1/3] Deux siècles durant, deux dynasties françaises, les Plantagenêt et les Valois, placées l’une à la tête de l’Angleterre, l’autre sur le trône des fleurs de lys, se sont livré une lutte à mort. Cette "guerre de Cent Ans", comme le XIXe siècle l'a qualifiée, a été comme boudée par l'historiographie. Elle suscite pourtant de nombreuses questions : était-elle une guerre féodale ou un conflit de souveraineté ? Peut-on la considérer comme une guerre de nations ? Quelle fut aussi la part de la guerre civile dans cet affrontement ? Était-elle enfin une guerre nouvelle et globale ? Invité de Storiavoce, Amable Sablon du Corail entame une série de trois cours d'histoire sur le sujet. Après avoir défini la guerre de Cent Ans, la semaine prochaine, il verra en quoi cette guerre est une préfiguration de l'État moderne. Dans un dernier volet, il se penchera sur les causes de la victoire française. L'invité : Ancien élève de l’École nationale des chartes, docteur en histoire, Amable Sablon du Corail est conservateur général du patrimoine aux Archives nationales, où il est responsable du département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime. Il est par ailleurs l’auteur d’une biographie de Louis XI et de 1515, Marignan. Il vient de publier chez Passés / Composés La guerre de Cent Ans Apprendre à vaincre (464 pages, 25 €).À lire aussi :"Jeanne d’Arc, fille de la frontière" : https://bit.ly/3V3msIo"1358 : la révolte populaire qui fit trembler la France" : https://bit.ly/3ghX2bc Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Émile Combes et le combisme, avec Julien Bouchet
Le Larousse publié en 1929 définit l’anticléricalisme comme « la caractéristique du combisme » qui est « l’ensemble des opinions et tendances politiques du ministre Combes et ses partisans ». Peut-on réduire la politique du sénateur Émile Combes (1835-1921) à l’anticléricalisme ? Le combisme est-il une idéologie ou doit-il être identifié à un moment politique précis ? Quelle est la singularité du parcours d’Émile Combes ? Quel est le rôle du sénateur dans l’exil des congrégations suite à la loi sur les associations de 1901, dans la séparation de l’Église et de l’État (1905) et dans la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican (1904) ? Peut-il être considéré comme le père de la laïcité française ? L’affrontement de mémoire entretenu par une gauche anticléricale et une droite catholique hantée par le souvenir de « persécutions » a-t-il nui à l’histoire de cette personnalité ?L'invité : Julien Bouchet est historien spécialiste d'histoire politique. Il a soutenu, en 2013, une thèse sur Le combisme dans la France du début du XXème siècle : pratiques de pouvoir, réceptions et dissensions. Il a dirigé avec Pierre Triomphe, la publication des actes d’un colloque sur Émile Combes organisé au Sénat et à Pons en mai et juin 2021 : Émile Combes et le combisme (2022, éditions Atlande, 390 pages, 21,00 €).À lire aussi :"Clemenceau, le « Père la victoire »" : bit.ly/3WO7VC7"La tour Eiffel, ou la naissance d’un colosse de fer" : bit.ly/3TnmNEw Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La médecine au temps des Lumières, Philip Rieder
En 1773, le jeune médecin suisse Louis Odier considère que : « le gros des médecins particulièrement hors de la Grande-Bretagne est presque entièrement composé d’ignorants charlatans et de malhonnêtes fourbes ». Louis Odier n’est ni un médecin ordinaire, ni une célébrité, mais il est emblématique d’une génération qui veut renouveler la pratique de la médecine. Elle doit être guidée par la raison et les Lumières. Comment cette démarche se traduit-elle concrètement ? En quoi s'oppose-t-elle aux anciennes pratiques ? À travers le parcours de Louis Odier, nous découvrons le monde médical au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Quelles sont les motivations de cette génération ? Comment est-elle formée ? Que nous apprend l'histoire de la médecine sur celle des sociétés des XVIII et XIXème siècles ?Notre invité : Philip Rieder est titulaire d'un doctorat ès-lettres, il a enseigné l'histoire de la médecine et l’histoire de la Suisse à la l’université de Genève. Auteur d'un ouvrage sur l'histoire de la formation médicale, il a écrit de nombreux articles sur l'histoire du savoir médical, sur l'histoire sociale du patient et des soignants. Il répond à nos questions à la suite de la parution de son ouvrage Le monde médical des Lumières, Louis Odier (1748-1817), aux éditions Presses Universitaires François Rabelais (352 pages, 26 €).À lire aussi :"Explorateurs des Lumières" : https://bit.ly/3hqsm7S"La quinine : un antidote venu d’Amérique" : https://bit.ly/3Uz86Qt Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Portugal : une nation entre l’Espagne et le grand large, avec Yves Léonard
Au XXe siècle, le triple F incarne les "valeurs" du Portugal, comme les définit le régime salazariste : "Foot", "Fatima", haut lieu d’apparition mariale et symbole de l’importance et de l’ancrage du catholicisme portugais, et "Fado", genre musical portugais. Comment le Portugal s'est-il construit avant le triple F ? Quels sont les liens entre une certaine vision de l'histoire et la fabrication de la nation ? Était-ce parce qu'il se sentait à l'étroit, bloqué à la périphérie de l’Europe, que le Portugal s'est lancé à la conquête des mers ? Quelle est la place de l'histoire des Lusitaniens parmi celle des peuples européens ? Quelles sont les dates clefs de l'histoire du Portugal ?L'invité : Yves Léonard est spécialiste de l'histoire du Portugal. Membre du Centre d’histoire de Sciences Po et chercheur-associé à l’université de Rouen-Normandie, sa thèse portait sur Salazarisme, nationalisme et idée coloniale au Portugal. Il vient de publier une Histoire de la nation portugaise aux éditions Tallandier (2022, 400 pages, 24.90 €) dans la collection "Histoire d'une nation" dirigée par Éric Anceau.À lire aussi :"Lalibela, les églises creusées dans la pierre d’Éthiopie" : https://bit.ly/3SZNFKT"Arménie, le dur désir de durer" : https://bit.ly/3Wsolji Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'alchimie : une passion florentine, avec Alfredo Perifano
Cet entretien propose de plonger dans un univers assez particulier : celui de l’alchimie. Cette science occulte, très en vogue à l’époque médiévale, évoque tout à la fois la fameuse pierre philosophale, l’élixir de jouvence, la transmutation des métaux, mais aussi les textes codés, un certain mysticisme, voire la magie. Au-delà de ces réalités souvent fantasmées, rappelons que l’alchimie occupe une place importante dans l’histoire des idées, durant le Moyen Âge donc, mais aussi pendant la Renaissance. Elle habite ainsi les grandes cours princières d’Europe, notamment celle de Florence où règne en maître Côme Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane. Quelles sont les spécificités du fait alchimique à la Renaissance ? Côme Ier est-il le premier des Médicis à s'intéresser à cette science ? L’alchimie, qui est une activité privée, implique-t-elle toutefois des conséquences dans l’espace public et sur la collectivité ? Quel rapport établir entre alchimie et religion ? Où s'arrête l'alchimie et où commence la magie ? Comment le fait alchimique, intégré dans une politique culturelle, est-il mis au service du pouvoir médicéen ?L'invité : Alfredo Perifano est professeur émérite de littérature et civilisation de la Renaissance à l’Université de Franche-Comté. Il est l'auteur de L’alchimie à la cour de Côme Ier de Médicis : savoirs, culture et politique (Rééd, Classique Garnier, 248 p, 32,00 €).À lire aussi :"Alchimistes à la poursuite de la pierre philosophale" : https://bit.ly/3sI4gbl"Paracelse, le combat d’un médecin visionnaire" : https://bit.ly/3TVfwNq Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les tirailleurs sénégalais, avec Anthony Guyon
Banania, chéchia et coupe-coupe… La trilogie autour des tirailleurs sénégalais remporte sans nul doute la palme des clichés historiques. Fuyant ces images simplistes, reprises d’ailleurs dans la propagande de guerre, le livre d’Anthony Guyon retrace l’histoire complexe et étonnante d’un corps d’armée de ses origines à sa disparition en 1960. Les tirailleurs étaient-ils tous sénégalais ? Quel rôle joue Louis Faidherbe dans la création de ce corps africain ? Quelles seront les forces et les limites de l’analyse de Charles Mangin sur la « force noire » ? Pourquoi les Anglais et les Allemands estimaient-ils l’envoi d’un corps de couleur comme un scandale ? Quels fut le rôle de ces soldats pendant la Grande Guerre et la deuxième Guerre mondiale ? L’invité : Enseignant agrégé et docteur en Histoire, Anthony Guyon a consacré sa thèse aux tirailleurs sénégalais durant l’entre-deux-guerres. Il participe au site à Nonfiction.fr, le quotidien des livres et des idées depuis 2013. Il y coordonne l’histoire contemporaine et anime les entretiens du Regard du Chercheur. Il vient de publier chez Perrin en co-édition avec le Ministère des Armées : Les tirailleurs sénégalais, de l’indigène au soldat de 1857 à nos jours (380 pages, 22 €).À lire aussi :"Première Guerre mondiale : les as de l’aviation font leur numéro" : https://bit.ly/3Wfbdy2"1918, la France se couvre de monuments aux morts" : https://bit.ly/3zxUOel Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'État français au chevet des déserts médicaux au XIXe siècle, avec Olivier Faure
Le désert médical n’est pas une problématique nouvelle. Au début du XIXème siècle, la France a mis en place pour y faire face, un métier aujourd’hui oublié : celui d’officier de santé. Ces médecins de second ordre du XIXème siècle, ou de seconde zone selon l’avis de leurs détracteurs, ont largement participé à fournir aux campagnes et petites agglomérations les soins médicaux auparavant inaccessibles. Pendant que les docteurs en médecine, moquent leur incompétence et les assimilent à des charlatans, les officiers de santé sont pourtant encouragés par l’État français. Ont-ils eu un réel impact sur l’accessibilité au soin ? D’où venaient-ils et pourquoi ont-ils disparu ? Peuvent-ils nous inspirer aujourd’hui ?L’invité : Olivier Faure est professeur émérite à l’université de Lyon et membre du LARHRA, spécialiste d’une histoire de la médecine qu’il aborde principalement par les marges et du point de vue des patients. Il a, entre autres, publié Les Français et leur médecine (Belin, 1993), La longue histoire de l’homéopathie (Aubier 2015) et une collection d’articles Aux marges de la médecine (PUP 2015). Il vient de publier Contre les déserts médicaux, Les officiers de santé en France dans le premier XIXe siècle, aux presses universitaires François-Rabelais (280 pages, 24 €). À lire aussi :"Anesthésie : en 1844, l’opération de la première chance" : https://bit.ly/3DnXiNA"La quinine : un antidote venu d’Amérique" : https://bit.ly/3DMStyy Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une histoire du spiritisme, avec Philippe Charlier
Le XIXe siècle, considéré comme le siècle de la science, fut aussi celui de l’occultisme : de nombreux savants s'adonnaient alors aux pratiques du spiritisme. Que nous dit le spiritisme des sociétés dans lesquelles il se développe ? Comment définir cette doctrine et cette pratique ? Car le travail de l’historien ne consiste pas à dire si les fantômes existent ou à démontrer la véracité du surnaturel ; il en étudie le discours, il analyse les croyances qui lui sont rattachées, il tente d'en comprendre les acteurs et contextualise le phénomène. En apparence hors du domaine de recherche de l’historien et du scientifique, les contrées du surnaturel bordent pourtant le champ de certaines de nos connaissances. Quelle science peut s’intéresser à l’invisible ? L'invité : Médecin, anthropologue, archéologue, Philippe Charlier a publié de nombreux livres sur l’histoire du spiritisme, des croyances occultes et des rituels qui entourent la mort (Autopsie des fantômes, Une histoire du surnaturel, Tallandier, 2021, 321 pages). Il est actuellement directeur du département de la recherche et de l’enseignement au musée du quai Branly-Jacques Chirac.À lire aussi :"Camille Flammarion : un astronome en quête de mondes parallèles" : https://bit.ly/3DgNzZa"Paranormal : quand le spiritisme envoûte l'Occident" : https://bit.ly/3DP7nVm Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combattre dans l'Atlantique aux XVIe et XVIIe siècles, avec Alexandre Jubelin
Rendre compte au plus près des navires et des hommes de la réalité du combat sur mer entre le début du XVIe et le milieu du XVIIe siècle, tel est le pari du livre d'Alexandre Jubelin : comment ont évolué les techniques navales ?Quelle était la vie à bord de ces vaisseaux de guerre ? Qui étaient ces hommes qui se battaient et ne pouvaient fuir une fois l'abordage engagé ? Quel est le rôle de l'artillerie dans les combats? Est-elle une révolution ou au contraire un long moment de transformation des techniques de combat ? Dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire consacrés à la mer (Edition 2022), Alexandre Jubelin est notre invité. Notre invité : Agrégé et docteur en histoire, Alexandre Jubelin est professeur d'histoire-géographie en région parisienne et vient de publier Par le fer et par le feu. Combattre dans l'Atlantique (XVIe-XVIIe siècles) (Passés composés, 2022). Ayant collaboré régulièrement à France Culture et l'Obs, il a notamment publié en 2018 une longue enquête dans La Revue du Crieur sur l'état et les perspectives des War studies en France. Il est aussi le producteur du podcast Le Collimateur et le Rétroviseur.À lire aussi :"La Mary Celeste, vaisseau fantôme de l’Atlantique" : https://bit.ly/3T70B1D"Pirates et corsaires, les écumeurs des mers" : https://bit.ly/3NjmcTb Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pillage et commerce dans le monde viking, avec Lucie Malbos
Quand apparaît le mot Viking et que désigne-t-il ? Peut-on parler d’une époque viking comme on parle d’une époque carolingienne ? Le monde viking est-il inséparable du voyage et quels sont les liens entre le pillage et le commerce ? Les Vikings ont-ils eu des contacts avec les habitants d’Amérique du Nord ? À travers quatorze portraits d’hommes et de femmes connus et inconnus, l’historienne Lucie Malbos nous offre une réflexion approfondie et renouvelée sur ce monde si particulier et passionnant. Une émission enregistrée à à l’occasion des Rendez-vous de l’Histoire (2022) consacrés à la Mer.Notre invitée : Ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégée et docteure en histoire, Lucie Malbos est maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Poitiers et membre du CESCM. Elle est l’auteure d’une thèse remarquée, publiée sous le titre Les Ports des mers nordiques à l’époque viking (VIIe-Xe siècle). Elle a publié chez Passés/Composés : Harald à la Dent bleue, viking, roi, chrétien (288 pages, 22€) et Le Monde Viking, portraits de femmes et d’hommes de l’ancienne Scandinavie chez Tallandier (352 pages, 21,90€).À lire aussi :Groenland : quand les Vikings s’installèrent en Amérique du Nord : https://bit.ly/3yL86UwVikings : aux origines d’un mot : https://bit.ly/3EPfaU0 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Existe-t-il une identité méditerranéenne ? avec David Abulafia
Mare Nostrum pour les Romains, mer Blanche pour les Turcs, mer du Milieu pour les Allemands : les noms de la Méditerranée nous disent l'extrême richesse de cet espace et de ses perceptions. Dans un entretien exclusif enregistré aux Rendez-Vous de l'Histoire de Blois, le grand historien David Abulafia explique en quoi il se démarque des travaux de Fernand Braudel. Comment écrire une histoire de la Méditerranée ? Quelles sont les grandes périodes de cette histoire ? La Méditerranée est-elle un monde avant tout masculin ? Existe-t-il une identité méditerranéenne ? Ou bien l’identité méditerranéenne est-elle le reflet d’une utopie, tant sa diversité et sa pluralité (ethnique, linguistique, religieuse et politique) sont réelles ?Notre invité : Professeur émérite d’histoire méditerranéenne à l’université de Cambridge, David Abulafia en a présidé la faculté d’histoire. Son travail porte sur l’Espagne, l’Italie et la Méditerranée médiévales. La Grande mer. Une Histoire de la Méditerranée et des Méditerranéens a reçu le prix de la British Academy ainsi que le Mountbatten Maritime Award. Le livre vient d'être publié aux Belles Lettres (35 €, 744 pages).À lire aussi :"Les aigles des mers : Rome déploie sa marine" : https://bit.ly/3TuN30v"Christophe Colomb : itinéraire d’un monarque des océans" : https://bit.ly/3TfU98X Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voyager dans l'Antiquité, avec Claude Sintès
Pourquoi voyage-t-on dans l’Antiquité ? Les hommes de l’Antiquité étaient-ils fascinés par le « lointain » ou au contraire, en avaient-ils peur ? Quelle était la relation de l’homme à la mer ? « Ce qui frappe dans les premières descriptions de voyages lointains, c’est l’absence de pathos, d’émerveillement devant des choses et des êtres si différents. » nous dit l’historien Claude Sintès, auteur d’une anthologie consacrée aux voyages dans l’Antiquité. Il est l’invité de Storiavoce qui, dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire de Blois, réalise une série de podcasts consacrés au thème de l’édition 2022 : la Mer.L'invité : Claude Sintes, conservateur en chef du patrimoine honoraire, archéologue, ancien directeur du musée de l’Arles antique, est membre de la mission archéologique française de Libye où il a conduit les fouilles sous-marines du port d’Apollonia de Cyrénaïque. Aux Belles Lettres, il a publié Sur la mer violette (2009), Les Pirates contre Rome (2016) et une Bibliothèque idéale des Odyssées (2022).À lire aussi :- Bataille d’Alalia : quand les Grecs convoitaient la Corse : https://bit.ly/3fWaC3C- Archéologie sous-marine : comment les vestiges de l'Antiquité refont surface : https://bit.ly/3yyEU2N Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Libre-échangistes et protectionnistes français (XIXe-XXe siècles), avec Francis Démier
Le XIXe siècle est le siècle des transformations, et notamment des transformations économiques. Or, ces évolutions sont toujours les fruits, directs ou indirects, voulus ou non, des décisions humaines, politiques ou non. Qui sont les hommes qui pensent l'économie et définissent les lois du négoce ? Quels sont les corps sociaux responsables de l’évolution du commerce ? Dans quelle mesure la définition de la nation détermine-t-elle les contours du marché ? La ligne de douane est-elle un obstacle au libéralisme ? De la même manière que le XIXe siècle semble tiraillé entre son héritage monarchique et son passé révolutionnaire, il donne l’impression de balancer entre deux modèles économiques : le libre échange et le protectionnisme. Ces lois dépendent-elles de l'idéologie des régimes en place ? Qu'est-ce que les pratiques commerciales nous disent-elles de l'attachement des Français à leur territoire ? Car étudier le dynamisme économique d'une nation, c'est comprendre la politique de toute une société.L'invité : Francis Démier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Nanterre, est spécialiste de l’histoire de la France du premier XIXe siècle : La France de la Restauration. L’impossible retour du passé (Gallimard, 2012), La France du XIXe siècle. 1814-1914 (Points Seuil, 2014). Il vient de publier La nation, frontière du libéralisme, libre-échangistes et protectionnistes français (CNRS éditions, 2022, 464 pages, 26,00 €).À lire aussi :"Le client, roi des grands magasins" : https://bit.ly/3hXhWNq"Eugénie, la belle Espagnole qui a conquis Napoléon III" : https://bit.ly/3EQWWRG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Savoirs et sciences en Mésopotamie, avec Philippe Clancier [3/3]
[La Mésopotamie 3/3] Peut-on parler de sciences en Mésopotamie ? Existait-il des disciplines "scientifiques" et comment étaient-elles associées les unes aux autres ? Les Mésopotamiens souhaitaient-ils inscrire le passé dans le présent en l’écrivant et rédigeaient-ils des chroniques ? Des auteurs et grands savants se distinguent-ils au sein de cette civilisation ? Peut-on enfin parler d'une influence mésopotamienne, tout comme il existe une influence hellénistique ou romaine ? Dans ce troisième volet d'une série consacrée à la civilisation mésopotamienne après la chute de Babylone, l’historien Philippe Clancier évoque les savoirs et les sciences de la région. Un premier volet a été consacré aux tablettes cunéiformes, puis un deuxième, à la situation politique, économique et sociale de la province impériale. L’invité : Philippe Clancier est maître de conférences à l’université Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire mésopotamienne du Ier millénaire av. J.-C d’un point de vue politique, culturel et économique. Il est est le porteur du programme NimRoD : bibliothèques de l’Antiquité, financé par le Labex Les Passés dans le présent. Il assure la coordination scientifique de l’ensemble du programme. Il est un des co-auteurs chez Belin (collection Mondes anciens) du volume consacré à La Mésopotamie (1040 pages, 58 €)À lire aussi :"Darius III : la Perse s’effondre face à Alexandre" : https://bit.ly/3CpK8Ao"Les éléphants d’Hannibal : des géants redoutables au combat" : https://bit.ly/3ycykyZ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Formation au travail et apprentissage au XXe siècle, avec Stéphane Lembré
Le début du XXe siècle traverse une « crise de l’apprentissage ». D’un côté certains patrons affirment qu’« un ouvrier maçon n’a pas besoin de connaître la géographie », de l’autre le monde syndicale dénonce une exploitation des enfants alors que leur grande majorité intègre le monde du travail à la sortie de l’école, alors obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans. Comment doit être organisée la formation au travail de la jeunesse ? L’apprentissage, encore conçu comme une relation assez traditionnelle de maître à apprenti, peut-il répondre aux défis du temps : l’extension du domaine de la scolarité, l’affirmation de la relation salariale et l’innovation technique avec l’essor du machinisme ? L’État est attendu dans son rôle de régulation, et c’est ainsi qu’en 1919, la loi relative à l’organisation de l’enseignement technique industriel et commercial, dite loi Astier, est votée. Alors, quelles furent les conditions de sa rédaction ? Comment s’est organisée la formation au travail au cours du XXe siècle ? Quel fut l’impact de cette loi sur l’extension de la scolarité et son allongement ? Doit-on parler d’enseignement technique, d’enseignement industriel et commercial, d’enseignement vocationnel ou d’apprentissage ?L’invité : Stéphane Lembré est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Lille, chercheur au CREHS de l’université d’Artois. Ses recherches portent sur l’histoire de l’éducation et l'histoire du travail au XXe siècle. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment d'une Histoire de l’enseignement technique (La Découverte, 2016) et vient de publier Une formation au travail pour tous ? La loi Astier, un projet pour le XXe siècle, aux éditions Classique Garnier (416 pages, 35 €).À lire aussi :"Cinq bonnes raisons de lire Michelet""Vercingétorix contre Clovis : les Gaulois face au passé national" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Babylonie, province impériale de l’Empire perse, avec Philippe Clancier [2/3]
[La Mésopotamie 2/3] Que devient Babylone après sa chute en 539 av. J.-C. ? Quelles sont les grandes périodes de son histoire sous la domination impériale perse jusqu'à la conquête d'Alexandre en 331 ? Comment les grands rois achéménides, dont le fameux Xerxès Ier, vont-ils l'administrer ? Pendant près de deux siècles, la Mésopotamie est comme écartelée par un double phénomène : celui de l’insertion dans un empire monde, mais aussi celui d'un mouvement identitaire. Dans une nouvelle série de nos Cours d’Histoire, l’historien Philippe Clancier nous propose une découverte de la Mésopotamie au lendemain de la chute de Babylone. Après un premier volet consacré aux tablettes cunéiformes, il décrit pour nous la situation politique, économique et sociale de la province impériale. Avant de voir, la semaine prochaine, s'il existe des sciences et un savoir en Mésopotamie, au même titre qu’il existe une science et un savoir hellénistiques.L’invité : Philippe Clancier est maître de conférences à l’Université Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire mésopotamienne du Ier millénaire d’un point de vue politique, culturel et économique. Il est est le porteur du programme NimRoD : bibliothèques de l’Antiquité, financé par le Labex Les Passés dans le présent. Il assure la coordination scientifique de l’ensemble du programme. Il est un des co-auteurs chez Belin (collection Mondes anciens) du volume consacré à La Mésopotamie (1040 pages, 58 €).À lire aussi :"Darius III : la Perse s’effondre face à Alexandre" : https://bit.ly/3dJfNDj"Les éléphants d’Hannibal : des géants redoutables au combat" : https://bit.ly/3LMLEje Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Italie fascinée par l'Égypte : à la découverte du Musée égyptologique de Turin, avec Cédric Gobeil
Le succès des "expositions-événements" sur l'Égypte ancienne, notamment sur Toutankhamon en 2019, parle de lui-même : la terre des Pharaons nous fascine toujours autant. Comment en effet ne pas se sentir appelé par les rives sacrées du Nil, ne pas s’émerveiller devant ses pyramides, ses temples et l’habileté de ceux qui les ont construits ? Comment ne pas être troublé par cette civilisation hantée par l’éternité ? Mais sait-on que la route qui mène à Thèbes ou à Memphis passe par… Turin ? C’est ce qu’affirmait en tous cas Jean-François Champollion. La capitale du Piémont, en Italie, abrite en effet le plus ancien musée des antiquités égyptiennes et le plus important au monde après celui du Caire. Sarcophages, momies, statues monumentales, papyrus et objets usuels : pas moins de 40 000 pièces exceptionnelles dans ce musée créé dans le sillage de la campagne d'Égypte (1798-1801) s'y trouvent, dont le célèbre Canon royal de Turin - étudié par Champollion -, le temple rupestre d'Ellesiya ou la tombe de Kha et Merit.L'invité : Cédric Gobeil est conservateur au Musée des antiquités égyptiennes de Turin, archéologue de la vie quotidienne et de la culture matérielle durant la période du Nouvel Empire. Il est également professeur d'égyptologie à l'Université américaine du Caire et professeur associé au département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Cette émission est enregistrée en partenariat avec le numéro 87 du magazine Histoire & Civilisations qui propose le dossier suivant : "Pourquoi l'Égypte nous fascine-t-elle". Offre promotionnelle exclusive pour un abonnement au magazine Histoire & Civilisations en cliquant ici.À lire aussi :"Toutankhamon : quand l’Égypte fascine le monde" : https://bit.ly/3Su3c5A"Égypte antique : d’Abraham à Moïse, l’autre terre biblique": https://bit.ly/3Sg22uU Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce qu’une tablette cunéiforme ? avec Philippe Clancier [1/3]
[La Mésopotamie 1/3] Quand apparaissent les tablettes cunéiformes ? Comment se présentent-elles physiquement et comment étaient-elles confectionnées ? Est-ce que les historiens possèdent un fonds important de tablettes ? Sait-on comment elles étaient conservées et stockées ? Est-ce que la civilisation mésopotamienne possédait des archives et des bibliothèques comme nous l’entendons aujourd’hui ? Dans une nouvelle série de nos Cours d’Histoire, l’historien Philippe Clancier nous propose une découverte de la Mésopotamie au lendemain de la chute de Babylone en 539 av. J.-C. Dans un premier volet, il se penche sur les tablettes cunéiformes. La semaine prochaine, nous partirons à la découverte de la Babylonie, province impériale de l’Empire perse. Enfin, nous verrons s’il existe des sciences et un savoir en Mésopotamie, au même titre qu’il existe une science et un savoir hellénistiques. L’invité : Philippe Clancier est maître de conférences à l’Université Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire mésopotamienne du Ier millénaire d’un point de vue politique, culturel et économique. Il est est le porteur du programme NimRoD : bibliothèques de l’Antiquité, financé par le Labex Les Passés dans le présent. Il assure la coordination scientifique de l’ensemble du programme. Il est un des co-auteurs chez Belin(collection Mondes anciens) du volume consacré à La Mésopotamie (1040 pages, 58€).À lire aussi :"Mésopotamie : des loisirs pour oublier les difficultés du quotidien" : https://bit.ly/3qTMYae"Comment les cunéiformes de Mésopotamie ont-ils été déchiffrés" : https://bit.ly/3BUa2f7 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.