
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
871 episodes — Page 5 of 18

Qu’est-ce qu’une religion ? avec Rémi Brague
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Qu’est-ce qu’une religion ? Storiavoce vous propose de sortir quelque peu du sillon de l’histoire, sans l’abandonner tout à fait, en se posant cette question qui peut paraître simple mais qui, au regard précisément de l’histoire mais aussi de la philosophie est bien plus complexe. Comment peuvent s’articuler la foi et la raison que, pendant longtemps, une vision positiviste de l’histoire a souhaité séparer ? Mais plus encore, est-ce que la religion est dans l’histoire, et notamment dans le récit biblique, source de liberté ou au contraire de soumission? De violence ou bien de paix ?Notre invité : Rémi Brague***Facebook : www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui était Vercingétorix ? avec Jean-Louis Brunaux
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] le nom de Vercingétorix nous apparaît comme un nom de légende qui, jusqu’à nos jours, donne aux défaites françaises une forme de noblesse et de grandeur. En son temps, Jules César plaça le personnage au centre de son œuvre de propagande La Guerre des Gaules. Pourtant, pendant des siècles, le vaincu d’Alésia ne fut guère au centre de l’attention, bien au contraire. En effet, le caractère légendaire du célèbre Arverne est né dans les têtes romantiques du XIXe siècle. Or le romantisme n’est pas l’histoire. Storiavoce vous propose de revenir à une réalité plus prosaïque : qui était Vercingétorix, fils de roi ? Dans quelle société a-t-il vécu ? Quels étaient ses rapports avec le monde romain et, tout particulièrement, avec Jules César dont il fut un temps l’otage? Comment enfin naquit la rébellion des Gaules ? Notre invité : Jean-Louis Brunaux***Facebook : www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'histoire de l'empire Romain expliquée par la monnaie, avec Donatien Grau
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Nous écrivons l’histoire politique de l’Empire romain avec des lambeaux de texte. Nous nous fondons sur une bibliothèque lacunaire pour tisser les récits de notre civilisation. Et pourtant, nous avons à notre disposition un texte quasi intégral et qui émane directement de l’autorité impériale : la monnaie. Que nous disent les monnaies de cette histoire politique ? Comment et où frappait-on monnaie sous l’empire ? Les monnaies d’Auguste sont-elles comparables à celles de Constantin trois siècles plus tard ? La même monnaie était-elle utilisée dans l’ensemble des provinces impériales ? Ces monnaies sont-elles enfin le reflet de ce que nous appellerions une civilisation ?Notre invité : Donatien Grau***Facebook : www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le moyen âge imaginaire, avec William Blanc
Faites un don et recevez un cadeau : don.storiavoce.com[Rediffusion] Le Moyen Âge est bien plus qu'une période historique : c'est un livre d'images foisonnant où artistes, créateurs et cultures populaires n'ont eu de cesse de puiser, réinventant inlassablement selon leur goût et celui de leur temps enluminures, donjons et cathédrales. Si Notre-Dame de Paris est une cathédrale médiévale, elle a été en partie revisitée par le XIXe siècle. Les chimères, monstres caricaturant le Moyen Âge, sortent tout droit de l’imagination de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879). Quand on les regarde, le Moyen Âge nous apparaît sublime, grandiose, fascinant tout autant que monstrueux, fantastique et effrayant. Eugène Viollet-Le-Duc en architecture, Umberto Ecco et Walter Scott en littérature, Games of Thrones à l’écran et le Puy du fou dans ses spectacles. Chacun réinvente le Moyen Âge à sa manière. On parle alors de médiévalisme. Quand est né ce mouvement et comment-a-t-il évolué ? Qui sont les stars du médiévalisme ? Sert-il ou dessert-il l’histoire ? Notre invité : William Blanc.***Facebook : www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’histoire du Portugal, avec Yves Léonard
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] La nation portugaise est riche de son passé et de ses héros. Des premiers Lusitaniens, en passant par les grands navigateurs comme Vasco de Gamma, l’histoire du Portugal ne manque pas de zones d’ombre entre la brutalité de la colonisation, la traite atlantique ou la dictature de Salazar.L’historien Yves Léonard analyse la construction de la nation portugaise, ses socles communs, ses références historiques, mais aussi ses fractures politiques et culturelles. Il nous emmène, à travers l’histoire, la vie politique, l’économie, la littérature ou le sport, au cœur d’un pays dont la cohésion agrège une large diaspora. Notre invité : Yves Léonard***Facebook : www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le monde Viking, avec Lucie Malbos
[Rediffusion] Qui étaient les Vikings ? À travers quatorze portraits d’hommes et de femmes connus et inconnus, l’historienne Lucie Malbos nous offre une description des sociétés scandinaves du IXe au XIe siècles, un monde si particulier et passionnant. Notre invitée : Lucie Malbos.***Facebook : www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aux origines des jeux Olympiques : le sport dans l'Antiquité, avec Jean-Manuel Roubineau
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Les racines du sport plongent dans l'époque archaïque. En ces temps reculés où se mêlent les mythes de l'Iliade et la réalité grecque, on n'utilisait guère le terme moderne de "sport" mais celui d'âgon, ce qui signifie affrontement, compétition ou joute. Il s'agit pourtant bien de sport, à savoir une activité motrice, codifiée, institutionnalisée et faisant l'objet de compétition. Alors que les historiens modernes estimaient que la pratique antique se distinguait par sa violence, les chercheurs livrent désormais un tout autre récit. Au cours de cette émission, l'historien Jean-Manuel Roubineau revient sur ses origines et sa nature : quand le sport apparaît-il dans les textes et l'archéologie ? Comment les athlètes deviennent-ils des figures sociales ? Quelles étaient les disciplines exercées ? Les jeux existaient-ils uniquement à Olympie ? Pourquoi le sport antique a-t-il disparu dans l'Antiquité tardive ?L'invité : Spécialiste de l'Antiquité, Jean-Manuel Roubineau est maître de conférences à l'université Rennes 2. Ses travaux portent essentiellement sur les hiérarchies sociales et le sport : explorant les conditions d'apparition de la figure sociale de l'athlète, de la diététique athlétique, de l'articulation entraînement-compétition, et plus largement de la raison sportive, il a publié A poings fermés. Une histoire de la boxe antique (PUF, 2022), une biographie de Diogène (PUF, 2020) et, dernièrement, Le Sport. Récit des premiers temps (PUF, 2024).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les imaginaires paysans face aux phénomènes climatiques extrêmes, avec Jean-Pierre Devroey
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Au cours de la période médiévale, l’économie paysanne est centrée sur les productions agricoles, l’élevage et la viticulture.La perception des épisodes météorologiques se trouve particulièrement influencée par la proximité de l’homme avec la nature, mais également par les institutions politiques et religieuses mises en place par les Carolingiens. Ainsi, l’éloignement ou la proximité avec les seigneurs laïcs et ecclésiastiques influencent le type de réponse face aux menaces du ciel. Le Traité sur la grêle et le tonnerre d’Agobard de Lyon permet de mieux comprendre le terreau politique et religieux sur lequels se développent les imaginaires paysans. De multiples aspects culturels, psychologiques et sociaux apparaissent, ce qui nous éclaire sur les manières d’appréhender le climat au cours du haut Moyen Âge. Tempestaires, rites païens, sorcières sont ainsi analysés sous le regard d’un religieux du IXe siècle.L’invité : Professeur émérite à l’université libre de Bruxelles et membre de l’Académie royale de Belgique, Jean-Pierre Devroey est l’un des plus grands spécialistes des sociétés du haut Moyen Âge. Après avoir publié La Nature et le Roi. Environnement, pouvoir et société à l’âge de Charlemagne (740-820) (Albin Michel, 2019, 592 p. 25€), il vient de faire paraître De la grêle et du tonnerre. Histoire médiévale des imaginaires paysans, (Seuil, 2024, 448 p. 26 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les traités de Westphalie : un tournant des relations internationales ? [3/3], avec Claire Gantet
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Rédigés dans les villes de Munster et d'Osnabrück, les traités de Westphalie sont des classiques de l'histoire des relations internationales. Ils sont l'aboutissement d'un long processus qui vise à restaurer la paix en Allemagne après trente années de conflit. Dans ce long travail, la papauté souhaite proposer ses bons offices, mais sans succès. Il faut dire que les belligérants voient avec intérêt la poursuite des hostilités jusqu'à la défaite impériale de Jankau le 6 mars 1645. Les négociations sont donc longues, parce que les représentations diplomatiques nombreuses. Une véritable course qui évolue entre les bovins et les ballets. Pourquoi ces traités ont-ils été une réussite ? Comment seront désormais gérées les questions religieuses au sein de l'Empire et de 'l'Europe ? Peut-on surtout parler d'un tournant westphalien dans l'histoire des relations internationales ? L'invitée: Claire Gantet est professeur d'histoire moderne à l'université de Fribourg en Suisse et présidente de la Société suisse pour l'étude du XVIIIe siècle. Auteure de nombreuses ouvrages, elle a entre autre publié avec Christine Lebeau, elle a codirigé une Le Saint-Empire, 1500-1800 (Armand Colin, 272 p., 23,99€) et Une histoire du rêve – Les faces nocturnes de l’âme (Allemagne, 1500-1800), (PUR, 326 p., 25€). Son livre La Guerre de Trente ans 1618-1648 a été co-édité par les éditions Tallandier et le Ministère des Armées (634 p., 26,90€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Marie-Antoinette, l'inconnue la plus célèbre de l'histoire
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Mille fois représentée et analysée, Marie-Antoinette semble indémodable. Figure mouvante selon les inclinaisons politiques, elle est tantôt dévote, tantôt frivole. Présentée comme une femme banale confrontée à la tragédie sous la plume de Stephan Zweig, elle acquiert un statut d’icône glamour dans le film de Sofia Coppola de 2006. Face à cette profusion de visages, est-il seulement possible d’approcher la véritable personnalité de la souveraine ?Au micro de Storiavoce, Charles-Éloi Vial propose de renouveler le portrait de la dernière reine de France. Grâce à une méthodologie quiemploie exclusivement des sources primaires, l’historien et paléographe parvient à faire émerger une Marie-Antoinette qui formule une pensée politique propre et qui ne se résume pas à une caricature.L’invité : Docteur en histoire, archiviste paléographe et conservateur à la Bibliothèque nationale de France, Charles-Éloi Vial est un spécialiste de l’Empire et de la Restauration. Déjà invité au micro de Storiavoce au sujet de sa biographie de Marie-Louise (Perrin, 2017, 24€) et de La Famille royale au Temple (Perrin, 2022, 10€), il vient de publier Marie-Antoinette (Perrin, 2024, 28 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La guerre de Trente Ans : l'enlisement du conflit [2/3], avec Claire Gantet
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dès le lendemain du conflit qui déchira l'Allemagne puis l'Europe entre 1618 et 1648, la guerre est appelée par les contemporains "Guerre de Trente Ans". Un affrontement hors du commun pendant lequel les épidémies font plus de morts que les champs de bataille. À la fois guerre d'usure et guerre révolutionnaire par ses conceptions militaires nouvelles, le conflit atteint une violence paroxystique avec le sac de Magdebourg par la Ligue catholique le 20 mai 1631. La guerre fait par ailleurs l'objet d'un traitement bien particulier dans les gazettes de l'époque, mêlant à la fois le récit factuel des hostilités et la propagande. Quelles sont donc les grandes phases de la guerre ? Comment l'intervention de la Suède puis celle de la France pérennisent le conflit ? Peut-on dire qu’il s’agit du conflit le plus meurtrier dans l’histoire de l’Europe ? L'invitée : Claire Gantet est professeur d'histoire moderne à l'université de Fribourg en Suisse et présidente de la Société suisse pour l'étude du XVIIIe siècle. Auteure de nombreuses ouvrages, elle a entre autre publié avec Christine Lebeau, elle a codirigé une Le Saint-Empire, 1500-1800 (Armand Colin, 272 p., 23,99 €) et Une histoire du rêve – Les faces nocturnes de l’âme (Allemagne, 1500-1800), (PUR, 326 p., 25 €). Son livre La Guerre de Trente ans 1618-1648 a été co-édité par les éditions Tallandier et le Ministère des Armées (634 p., 26,90 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voyager en Europe au temps des Lumières, avec Gilles Montègre
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, le tourisme de masse s’est imposé comme une industrie nocive pour les humains et l’environnement. À cette modalité du voyage, on pourrait opposer le Grand Tour, pratique élitiste des aristocrates européens, qui cherchent à enrichir leur culture gréco-latine en Italie. Or, cette dichotomie ne cache-t-elle pas une réalité plus riche ? Au micro de Storiavoce, Gilles Montègre propose de revaloriser le voyage comme un objet d’étude historique complexe avec une perspective transnationale. Femmes, érudits, domestiques, aventuriers ou diplomates : une foule hétéroclite parcourt le vieux continent à la poursuite d’objectifs variés. Passion de l'Antiquité, désir d’accumuler un savoir encyclopédique ou de découvrir les confins de la Laponie, comme le modèle politique d’un pays frontalier, le voyage est une expérience révélatrice des préoccupations de l‘Ancien Régime. Parfois synonyme d’émancipation, il permet de penser le lien entre le temps des Lumières et le siècle des Révolutions.L’invité : Agrégé d’histoire et maître de conférences HDR à l’université Grenoble Alpes, Gilles Montègre est un spécialiste du XVIIIe siècle, de l’histoire du voyage, de la diplomatie et des émotions. Il a publié Le Cardinal de Bernis. Le pouvoir de l’amitié (Tallandier, 2019). Il vient de publier Voyager en Europe au temps des Lumières. Les émotions de la liberté (Tallandier, 2024, 656 pages, 26.90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La guerre de Trente Ans : les racines du conflit [1/3], avec Claire Gantet
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Entre 1618 et 1648, l'Europe se déchire dans le conflit le plus meurtrier de son histoire. Dans cette nouvelle série de nos Cours d'Histoire, l'historienne franco-allemande Claire Gantet aborde les origines de la fameuse guerre de Trente Ans. Tout commence le 23 mai 1618 avec la défenestration des représentants de l'empereur du Saint Empire romain germanique. Que se passe-t-il au cours de cette curieuse affaire, dont les conséquences seront dramatiques ? Pourquoi faut-il replacer cet événement sur le temps long ? Comment le protestantisme s'est-il développé dans la seconde moitié du XVIe siècle, et quelle est sa force à la veille du conflit ? Faut-il voir la guerre de Trente Ans comme un conflit avant tout politique, ou bien religieux, remettant en cause l’équilibre fragile du Saint Empire ?L'invitée: Claire Gantet est professeur d'histoire moderne à l'université de Fribourg, en Suisse, et présidente de la Société suisse pour l'étude du XVIIIe siècle. Autrice de nombreux ouvrages, elle a notamment publié avec Christine Lebeau, Le Saint Empire, 1500-1800 (Armand Colin, 272 p., 23,99€) et Une histoire du rêve. Les faces nocturnes de l’âme (Allemagne, 1500-1800), (PUR, 326 p., 25 €). Son livre La Guerre de Trente Ans 1618-1648 a été coédité par les éditions Tallandier et le Ministère des Armées (634 p., 26,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Illuminati : des Lumières aux théories du complot
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le mythe des Illuminati est largement présent dans la culture populaire et nourrit les fantasmes des théoriciens du complot. Pourtant, les racines de cette société secrète sont issues d’un temps perçu comme celui du triomphe de la raison : le siècle des Lumières. Projetant de lutter contre l'obscurantisme, ceux qu’on appelle aujourd’hui les Illuminati sont d’abord un groupe d’anciens jésuites. La secte, prenant exemple sur les méthodes franc-maçonnes, parvient peu à peu à recruter des membres dans les élites européennes. Rapidement interdite et accusée d’avoir précipité la Révolution Française, l’assemblée des “illuminés” se pare d’une aura sulfureuse. Au début du XIXe siècle, le mythe se teinte d’antisémite, composante aujourd’hui présente dans la plupart des théories du complot.Cet épisode est adapté d’un article de Pierre-Yves Beaurepaire, professeur d’histoire moderne, « Les Illuminati : des Lumières aux théories du complot », paru dans Histoire & Civilisations en février 2023.Le jingle est extrait de l’œuvre de Keys of Moon – The Epic Hero ; Licence Creative Commons.Un texte raconté par Christophe Mory.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Napoléon II, le roi éphémère, avec Laetitia de Witt
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Napoléon rêvait de fonder une dynastie, mais rien ne s'est passé comme il l'avait voulu. Titré roi de Rome, le fils de l'empereur et de Marie Louise d'Autriche ne fut Napoléon II que quelques jours. Il n'avait pas quatre ans que les armées étrangères foulaient le sol français. Quasiment kidnappé sur ordre de son grand-père maternel, il ne devait jamais revoir son père. Élevé comme un Autrichien sous la très lointaine tutelle de Marie-Louise, privé peu à peu de son entourage français, celui qui allait devenir duc de Reichstadt allait passer à Vienne plus d'une quinzaine d'années avant de mourir en 1832 de la « poitrine », otage impuissant et souvent inconscient de manœuvres voire de complots sur fond de relations internationales. Notre invitée : Laetitia de Witt.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Munich 1938 : la paix impossible
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Symbole de la capitulation des démocraties françaises et anglaises face au totalitarisme allemand, les accords de Munich du mois de septembre 1938, qui interviennent quelques semaines après l'Anschluss, précipitent l'Europe dans l'abîme. Dans un livre magistral, Maurizio Serra revient d'abord sur les conséquences politiques de la Grande Guerre. Il s'attarde ensuite sur les différents acteurs de ce drame, dont la Tchécoslovaquie est la victime expiatoire. Qui était Chamberlain ? Est-il le seul père de la politique dite d'apaisement avec l'Allemagne ? Quel rôle joue la France de Daladier, et comment Mussolini va savoir tirer profit de l'événement, au point d'en faire son dernier succès diplomatique ? Comment Hitler va abandonner le plan extrémiste de Ribbentrop, afin de mieux poursuivre ses desseins machiavéliques ? L’invité : Maurizio Serra de l’Académie française, diplomate de profession, est aussi historien. Avec Le Mystère Mussolini (Perrin, 500 pages, 25 €), il a complété sa fresque magistrale publiée chez Grasset de grands auteurs italiens du XXe siècle, commencée avec Malaparte, vie et légendes (couronné en 2011 par le Goncourt de la biographie et le prix Casanova), poursuivie avec Italo Svevo ou l’antivie et D’Annunzio le Magnifique (Prix Chateaubriand 2018 et Prix du Livre incorrect 2018), ouvrages qui ont remporté l’adhésion de la critique et du public, déjà traduits en plusieurs langues. Son dernier livre s'intitule Munich 1938. La paix impossible (Perrin, 389 p., 24€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La France sous l'Occupation, avec Éric Alary
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le 14 juin 1940, les troupes de l'armée allemande entrent dans Paris. Pendant quatre ans, la France vit sous le régime de l'Occupation. Vue du côté allemand, l'Occupation commence par une forme de rêve fait de profits, d'abondance et d'évasions culturelles. Cependant, avec le temps, les Allemands tombent dans l'obsession du contrôle et finissent par sombrer dans un jusqu'au-boutisme meurtrier sur fond de défaites militaires. Du coté français, la peur domine pendant toutes ces années. Après la terrible période de l'exode, la population est très vite soumise à une série de restrictions, alors que des pans entiers de son économie sont pillés par l'occupant. Même si la collaboration politique est un échec, la collaboration économique, elle, tourne à plein au seul profit de l'Allemagne nazie. L’invitée : Agrégé d’histoire, docteur de l’Institut d’études politiques de Paris, Eric Alary est professeur de chaire supérieure en khâgne et hypokhâgne. Spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, de la gendarmerie et de l’histoire sociale des Français au XXe siècle, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont une Histoire des enfants. Des années 1890 à nos jours (Passés composés, 2022). Après sa Nouvelle Histoire de l'Occupation parue chez Perrin en 2019, il vient de publier chez le même éditeur Joseph Darnand. De la gloire à l'opprobre (384 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui étaient les druides ? avec Jean-Louis Brunaux
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Depuis la Renaissance, nous avons une image biaisée des druides : alors que les humanistes redécouvraient l'Antiquité gréco-romaine, le XVIe siècle a comme définitivement attaché le monde gaulois à la Préhistoire. Il avait tort. En effet, dès le IVe siècle av. J.-C., les druides étaient considérés comme des savants. Le mot possède ainsi une racine indo-européenne : drui et vid, ce qui signifie "celui qui voit très loin, celui qui possède la connaissance dans ce qu'elle a de plus puissant". Mieux, ces hommes de savoir étaient les "amis des Grecs" et cultivaient une vision du monde comparable à celle des pythagoriciens. Les druides sont surtout à l'origine de la civilisation gauloise, que l'on doit considérer dans son unité. Il s'agissait de leur dessein depuis toujours : "faire de la Gaule une seule cité" (J.-L. Brunaux). Une réalité politique et religieuse dont va bénéficier un certain César...L’invité : Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d’archéologie de l’ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, à Gournay-sur-Aronde, Saint-Maur, La Chaussée-Tirancourt et Montmartin. Jean-Louis Brunaux a rédigé plusieurs monographies sur les résultats de ses recherches archéologiques et des ouvrages de synthèse. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Alésia (Gallimard, 2012), Vercingétorix dans la collection "Biographies" de chez Gallimard, Les Gaulois. Vérités et Légendes (Perrin, 2019) et dernièrement La Cité des druides. Bâtisseurs de l'ancienne Gaulle (Gallimard, 247 p., 20,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Histoire économique de la France, avec Charles Serfaty
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le Français vivait-il mieux à la Renaissance qu’au Moyen Âge, comme l’image d’Épinal le suggère ? Une lecture économique de l'Histoire permet de mettre à mal certaines idées reçues. Mais comment juger de la bonne santé économique d'un pays et de la richesse de sa population ? Coïncident-elles ? Le rayonnement d'un pays est-il conditionné par sa prospérité ? La situation géographique - et démographique - de la France, « une contrée sise au rapprochement des deux mers », soulignée par le géographe Paul Vidal de La Blache, a indéniablement influencé son évolution économique. Peut-on alors parler de spécificité française ? La synthèse de Charles Serfaty permet de considérer autrement les temps forts et les périodicités de l'histoire de France. L'auteur : Charles Serfaty est docteur en économie et économiste à la Banque de France. À seulement 31 ans, il publie son premier livre Histoire économique de la France. De la Gaule à nos jours, Passés Composés, 2024, 528 p., 27 €.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Justice de Saint Louis. Dans l’ombre du chêne, avec Marie Dejoux
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Petit-fils de Philippe Auguste, roi Très Chrétien, Louis IX occupe une grande place dans l’historiographie. Mais que sait-on réellement de son rôle dans le renforcement de la dynastie capétienne par l’exercice de la justice ? Saint Louis a été porté à la postérité par les écrits de Joinville le décrivant en train de rendre la justice sous un chêne, tout près du château de Vincennes, mais également par les images d’Épinal présentes dans les manuels scolaires sous la IIIe République. Perpétuant l’héritage de son grand-père, Philippe Auguste, en matière d’administration et d’expansion du royaume, créant par lui-même de nouvelles institutions, Saint Louis a véritablement incarné la figure du roi sacré, garant de la justice. La politique de Saint Louis fut guidée par un principe hérité du droit romain : « Il est de l’intérêt de la chose publique que les méfaits ne restent pas impunis. » C’est en 1239 que se tient la première réunion de la curia regis en Parlement, fondant ainsi l’un des principaux organes du pouvoir royal. On assiste alors au renforcement de l’autorité capétienne, dont les fondements idéologiques reposent sur l’exercice de la justice, guidé par la notion de bon gouvernement et la pensée chrétienne du XIIIe siècle.L’invitée : Ancienne élève de l’École Normale supérieure de Paris et actuellement maîtresse de conférence en Histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Marie Dejoux a réalisé une thèse intitulée Gouverner par l’enquête au XIIIe siècle. Les restitutions de Louis IX (1247-1270). Elle vient de publier un ouvrage collectif, La Justice de Saint Louis. Dans l’ombre du chêne (PUF, 2024, 304 p. 28 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La véritable histoire des mousquetaires du roi, avec Julien Wilmart
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Près de deux siècles après la publication des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, la devise “Tous pour un, un pour tous" résonne encore dans les esprits. Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan occupent une place de choix dans le panthéon littéraire et cinématographique français. En témoigne la récente adaptation de l’épopée de cape et d'épée réalisée par Martin Bourboulon, dont le deuxième opus est sorti en salles en décembre 2023. Honneur, bravoure, combats et intrigues rocambolesques sur fond historique, voilà la recette du succès de la figure du mousquetaire. Mais au-delà de la fiction, que savons-nous vraiment de la réalité de ces soldats œuvrant pour la Couronne ? Au micro de Storiavoce, Julien Wilmart prouve que la véritable histoire des mousquetaires n’a rien à envier à la fiction…L’invité : Professeur agrégé et docteur en histoire moderne et contemporaine, Julien Wilmart est un spécialiste de l’histoire politique et militaire de l’Ancien Régime. Auteur d’une thèse remarquée sur les mousquetaires du roi en 2022, il a été conseiller scientifique pour le cinéma, notamment pour Les Trois Mousquetaires de Martin Bourboulon (2023). Il vient de publier Les Mousquetaires du roi. Une troupe d'élite au cœur du pouvoir (Tallandier, 2023, 607 pages, 27 €), en lice pour le Prix château de Versailles du livre d'Histoire 2024.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Crise et fin des troupes coloniales [3/3], avec Julie d’Andurain
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L'année 1923 constitue une rupture dans l'histoire des troupes coloniales : elle inaugure un long déclin jusqu'à la période de la décolonisation au début des années 1960. Or, paradoxalement, l’indigène, grâce à la Grande Guerre, a gagné un statut : celui de soldat. Ce dernier est valorisé et on voit même son visage sur les publicités de l'entre-deux Guerres. Il n'empêche, tout cela se fait dans un contexte de démobilisation. La France est devenue pacifique et cultive une forme d'antimilitarisme. Après l'occupation de la Ruhr précisément en 1923, l'arrivée de la gauche au pouvoir acte ce changement. Dans les années qui suivent, les troupes coloniales vivent dans l'incertitude : doivent-elles fusionner avec l'armée métropolitaine ou préserver leur autonomie ? Le manque des crédits et la crise économique des années 1930 aggrave leur situation. Pourtant, l'occupation allemande va leur permettre d'incarner une autre France : la France libre. L'invitée : Julie d’Andurain est professeure en histoire contemporaine à l’université de Lorraine (Metz). Agrégée et docteure en histoire, membre de l’Académie des sciences d’outre-mer, elle est spécialiste des questions coloniales et des phénomènes guerriers. Autrice de plusieurs ouvrages, elle vient de publier Les Troupes coloniales. Une histoire politique et militaire (Passés/Composés, 400 p., 23,50€)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Hitler est devenu le Führer ?
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le soir du 8 novembre 1923, Adolf Hitler participe à un putsch dans une brasserie à Munich. Chef du NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands) depuis 1921, il est fortement inspiré par la marche sur Rome de Mussolini, et souhaite imposer une “révolution nationale” par la violence. Rapidement maîtrisés, Hitler et ses hommes échouent à s’emparer du pouvoir et sont conduits derrière les barreaux. Ce qui pourrait signer la fin du parcours politique d’Hitler marque plutôt le début d’une décennie de formation idéologique et de structuration de son parti. Ce temps de captivité est notamment mis à profit pour l’écriture de Mein Kampf, son manifeste antisémite et nationaliste, qui sera la clef de voûte du programme politique mis à exécution à son accession au titre de chancelier en 1933.Cet épisode est adapté d’un article paru dans Histoire & Civilisations de janvier 2023 de Claude Quétel, historien, ancien directeur de recherche au CNRS, « Portrait : comment Hitler est devenu le Führer ». Le jingle est extrait de l’œuvre de Keys of Moon – The Epic Hero ; Licence Creative Commons.Un texte raconté par Christophe Mory.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'apogée des troupes coloniales [2/3], avec Julie d’Andurain
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Au mois de juillet 1900, les troupes coloniales voient le jour grâce à un décret les rattachant au ministère de la Guerre. Afin de pouvoir rayonner dans le cadre d'un travail de propagande, un plan de communication est établi et une revue est créée. Toute une littérature populaire se développe par ailleurs autour du personnage central de la coloniale : le "marsouin". La période voit l'apogée de ce corps si spécifique de l'armée française. A la suite de divers abus (affaires Gaud et Tauqué, Voulet-Chanoine) , le discours colonialiste des socialistes radicaux évolue avec une part d'utopie. Une partie du monde politique pense ainsi que les coloniaux vont pouvoir répondre aux besoins militaires de la métropole. Il est vrai que la Grande Guerre bouleverse les conceptions militaires françaises. Une guerre à laquelle les troupes coloniales participent pleinement. L'invitée : Julie d’Andurain est professeure en histoire contemporaine à l’université de Lorraine (Metz). Agrégée et docteure en histoire, membre de l’Académie des sciences d’outre-mer, elle est spécialiste des questions coloniales et des phénomènes guerriers. Autrice de plusieurs ouvrages, elle vient de publier Les Troupes coloniales. Une histoire politique et militaire (Passés/Composés, 400 p., 23,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le débarquement : vérités et légendes
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Immortalisé par Robert Capa, Le débarquement est devenu l’une des opérations les plus emblématiques de la Seconde Guerre mondiale. Les plages de Normandie, devenues lieux de commémoration et de tourisme mémoriel, témoignent de l’engouement des amateurs comme des plus érudits pour le jour le plus long. Cette renommée s’accompagne aussi de légendes et de récits parfois aussi tenaces qu'inexacts. Dans son livre, Nicolas Aubin propose de confronter la mythologie qui entoure la bataille de Normandie avec l'historiographie la plus récente et pointue sur le sujet. La bataille a‐t‐elle été une étape décisive dans la victoire ? Staline a‐t‐il facilité « Overlord » ? Le mur de l’Atlantique était‐il de papier ? Hitler faisait-il la grasse matinée pendant l’arrivée des Alliés ? Avec une grande pédagogie, Nicolas Aubin répond méthodiquement à chacune des questions pour faire connaître l’exactitude du déroulement du débarquement hors du cercle des experts, et surtout au-delà de son récit romancé. L’invité : Agrégé d'histoire et spécialiste de la Deuxième Guerre mondiale, Nicolas Aubin est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, comme La Course au Rhin. 25 juillet-15 décembre 1944 : pourquoi la guerre ne s'est pas finie à Noël (Economica, 2018, 512 pages, 29 €). Il participe régulièrement à la revue Guerres et Histoire dirigée par Jean Lopez, avec qui il a écrit Infographie de la Seconde Guerre mondiale (Perrin, 2021, 200 pages, 30 €). Il vient de publier Le Débarquement dans la collection Vérités et légendes (Perrin , 2024, 304 pages, 13 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aux origines des troupes coloniales françaises [1/3], avec Julie d'Andurain
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Étonnamment, aucune synthèse de l'histoire des troupes coloniales n'était disponible. Avec son livre Les Troupes coloniales. Une histoire politique et militaire, Julie d'Andurain comble ainsi une lacune historiographique. Au cours de ce premier volet, elle s'attache à en décrire les origines de 1857, date de la création des fameux tirailleurs sénégalais, à 1900, qui voit l'officialisation de ce corps d'armée. La période correspond à la conquête des territoires africains (Sénégal, Dahomey, Madagascar), mais aussi à celle de l'Asie (Tonkin). Au fil de ces quatre décennies, l’idée d’une formation militaire spécifique s’accélère, pour finalement s'imposer : chargés de représenter la souveraineté française outre-mer, les "marsouins" et les "bigors" sont l'illustration des liens entre le monde militaire et la politique intérieure et extérieure de la France.L'invitée : Julie d’Andurain est professeure en histoire contemporaine à l’université de Lorraine (Metz). Agrégée et docteure en histoire, membre de l’Académie des sciences d’outre-mer, elle est spécialiste des questions coloniales et des phénomènes guerriers. Autrice de plusieurs ouvrages, elle vient de publier Les Troupes coloniales. Une histoire politique et militaire (Passés/Composés, 400 p., 23,50 €)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les grands diplomates qui ont changé le monde, avec Hubert Védrine ancien ministre des Affaires étrangères
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 1648, les traités de Westphalie et de Munster font entrer l'Europe dans une nouvelle ère, celle de l'équilibre des puissances. Aux rêves hégémoniques de la papauté en crise se substitue la recherche d'équilibres afin de maintenir la paix en Europe. Visionnaire génial, le cardinal de Richelieu est le précurseur de ce nouvel âge selon les termes d'Henry Kissinger, à la fois père de l'Etat moderne et vulgarisateur de la raison d'Etat. Mazarin et Kaunitz, Choiseul et Pitt, Metternich et Bismarck sont ainsi les fils spirituels de "l'homme rouge". Au service du prince, ils ont promu une vision politique réaliste de la politique étrangère. Dans ce Grand entretien, Hubert Védrine nous présente les caractéristiques de ce nouvel âge politique, la grandeur de la diplomatie et ce qui, aujourd'hui, contribue à une remise en cause de son efficacité. L'invité : L'engagement d'Hubert Védrine sur la scène internationale a été et reste considérable. Il a été successivement conseiller diplomatique, porte-parole et secrétaire général de l’Élysée durant les deux septennats de François Mitterrand. Conseiller d'Etat en 1986, il devient ministre des Affaires étrangères (1997-2002) sous la présidence de Jacques Chirac. Aujourd'hui, Hubert Védrine mène des activités de conseil en géopolitique. Auteur de nombreux ouvrages sur la question, il vient aussi de publier Camus, notre rempart (Plon, 128 p., 18€) et de diriger Grands diplomates. Les maîtres des relations internationales de Mazarin à nos jours (Perrin, 416 p., 25€). Ce dernier ouvrage rassemble les contributions de vingt historiens et journalistes sur les grands négociateurs et diplomates de l'époque moderne et contemporaine. ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Robert le Pieux : l'enracinement dynastique, avec Yves Sassier
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Successeur d’Hugues Capet, Robert le Pieux est le roi de l’an mil. Associé au pouvoir par son père dans la tradition carolingienne, il est un dirigeant aux choix politiques audacieux, bien loin de l’image d’un homme dirigé par ses passions amoureuses, comme le présenta le XIXe siècle ! Il est vrai que la politique matrimoniale a été l'un des aspects les plus complexes du règne. Cependant, la France de Robert le Pieux est une France sans État : quelle est alors la réalité du pouvoir du Capétien ? Peut-on parler d’une faiblesse de l’institution royale ? Est-ce que l’on assiste à une mutation soudaine et rapide des structures politiques et sociales à la charnière de l’an mil ? Yves Sassier, dans une nouvelle biographie, nous offre pour la première fois un regard chronologique du règne de Robert le Pieux.L'invité : Docteur en droit et spécialiste de l’histoire politique et institutionnelle des Xe-XIIe siècles, professeur émérite à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), Yves Sassier a été professeur à la Faculté de droit de Lille, puis à celle de Rouen. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont, chez Fayard, Hugues Capet (1987) ou Louis VII (1991). Il vient de publier dernièrement Robert le Pieux. L'enracinement dynastique (Fayard, 352 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Henri VIII, amour et vengeance à la cour des Tudors
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans l'Angleterre du XVIe siècle, Henri VIII, héritier des Tudor, règne en maître sur son royaume comme sur sa vie maritale. Il annule son premier mariage avec Catherine d’Aragon, fautive de n’avoir pas engendré un héritier mâle. Cette décision, contraire au dogme religieux, le conduira à l'excommunication par l'Église catholique. Qu’importe ! L’inflexible souverain est prêt au schisme pour assouvir ses objectifs de descendance. Le fondateur de l'Église anglicane ne connaîtra pas moins de six noces différentes au cours de sa vie. Divorcées, décapitées, décédées en couches, les épouses se succèdent au bras du vorace monarque. Les destins tragiques de ces reines éphémères marquent cependant durablement l’histoire de la monarchie anglaise. Cet épisode est adapté d’un article paru dans Histoire & Civilisations de septembre 2016 de Glyn Redworth, professeur à l’Université d’Oxford, « Henri VIII, amour et vengeance à la cour des Tudors ».Le jingle est extrait de l’œuvre de Keys of Moon – The Epic Hero ; Licence Creative Commons.Un texte raconté par Christophe Mory.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Natchez, autopsie d'un massacre en Nouvelle-France, avec Gilles Havard
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Aujourd’hui méconnue, l’histoire coloniale de la Nouvelle-France a pourtant fait l’objet de romans. Celui de Chateaubriand, intitulé les Natchez, dépeint un événement spectaculaire au cœur de la Louisiane du XVIIIe siècle. Le 28 novembre 1729, 600 guerriers amérindiens du peuple Natchez tuent plus de 200 colons français. Cette nation est pourtant alliée des Français, qui admirent son organisation hiérarchisée perçue comme un miroir de leur monarchie natale. S'il a longtemps été analysé seulement sous le prisme de la révolte, Gilles Havard mène lui une véritable enquête historique et ethnographique haletante pour comprendre les motivations derrière cet assaut meurtrier.L’invité : Gilles Havard est historien, directeur de recherche au CNRS au sein du laboratoire Mondes américains. Spécialiste de l’histoire des relations entre Amérindiens et Européens en Amérique du Nord, il a écrit plusieurs ouvrages de référence sur le sujet comme Histoire des coureurs de bois (Les Indes savantes, 2016, 904 pages, 35 €), qui a reçu le Grand prix des rendez-vous de l’histoire de Blois, ou l’Amérique Fantôme, les aventuriers francophones du Nouveau Monde (Flammarion, 2019, 656 pages, 26 €). Il vient de publier les Natchez, une histoire coloniale de la violence (Tallandier/Flammarion, 2024, 608 pages, 26,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'autre bataille de Poitiers : quand la Narbonnaise était arabe, avec Philippe Sénac
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La date de la reprise de Poitiers en 732 par Charles Martel tient une place particulière dans le roman national en France depuis le XIXe siècle. La présence arabe dans la province romaine de Narbonnaise, quant à elle, est très peu abordée. Pourtant, en 719, « Sema, roi des sarrasins, assiège et prend Narbonne », nous dit la chronique de Moissac qui rapporte les faits du point de vue des vaincus. Narbonne devient dès lors une tête de pont de l’expansion arabe dans le royaume des Francs. Les raids et les razzias se multiplient, aboutissant à la prise de butins et de captifs. Mais dès 721, les Arabes sont défaits par le duc d’Aquitaine Eudes à Toulouse. Cependant, ils continuent d’être présents en Narbonnaise jusqu’en 793. Les sources archéologiques, les pièces de monnaies, les sceaux et les sépultures sont les éléments les plus parlants pour comprendre la nature de cette présence arabe qui pose question : Pourquoi la bataille de Poitiers tient-elle une place si importante dans l’imaginaire, alors qu’elle n’est pas la première victoire sur les Arabes et ne marque pas non plus leur départ du royaume des Francs ? L’auteur : Philippe Sénac est professeur émérite à Sorbonne Université et ancien membre de la Casa Velasquez. Il vient de publier L’autre bataille de Poitiers. Quand la Narbonnaise était Arabe (VIIIe siècle) (Armand Colin, 160 p., 23,90€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fin de la route de la soie [3/3], avec Etienne de la Vaissière
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le déclin puis la fin de la route de la soie (738-840) est le résultat d'un processus complexe, marqué principalement par la disparition du pouvoir turc, la révolution abbasside et l'affaiblissement chinois. Dès lors, un processus d'islamisation se met en marche sur l'ensemble de l'Asie centrale. Comment les institutions et les pratiques transforment les sociétés ? Quelles sont les nouvelles normes religieuses et sociales ? Quel est le rôle et la place des élites régionales vis-à-vis de ce nouveau pouvoir en place ? Comment la conjonction entre géopolitique, commerce et appartenance religieuse change l'espace eurasiatique ? L'invité : Historien, Étienne de la Vaissière enseigne à l’EHESS sur la chaire « sociétés centre-asiatiques médiévales : migrations et acculturations ». Après avoir travaillé sur les réseaux caravaniers, il s’est intéressé aux relations de pouvoir et d’identité des nomades, notamment lors des grandes migrations, ainsi qu’aux processus d’intégration au monde musulman. Il a participé à de nombreuses fouilles et prospections archéologiques notamment en Ouzbékistan (1996-2008), en Afghanistan (2010-2013), et maintenant en Mongolie. Il vient de publier Asie centrale 300-850. Des routes et des royaumes, aux Belles Lettres (648 p., 33 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Février 1934 : une menace fasciste ? , avec Olivier Dard
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En ce matin du 6 février 1934, Paris se réveille en colère. Ses habitants découvrent, placardés aux murs et dans les pages de leur journaux, des appels à manifester. « La dictature du sectarisme veut s’implanter chez vous ! » «Ton parlement est pourri», «À bas les voleurs ! » Et le soir même, sur la place de la Concorde à Paris, la manifestation tourne à l’émeute. On compte vingt morts et des centaines de blessés. Reste le souvenir de la violence. On a souvent interprété cette manifestation comme un coup d’État fasciste ou du moins, une tentative de prise de pouvoir par l’extrême droite. La veille de son exécution, l’intellectuel fasciste Robert Brasillach faisait mémoire des morts du 6 février : "Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres ? Je pense à vous, ce soir, ô morts de février". L'émeute n’a-t-elle été portée que par les fascistes ? Cet épisode dramatique a-t-il véritablement constitué une menace pour la IIIe République ? Derrière les slogans, quelles sont les revendications des manifestants ? Quels sont les différents éléments déclencheurs de cette manifestation qui a marqué l’Histoire ?L'auteur : Olivier Dard est professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université, spécialiste d’histoire politique. Il est l'auteur de biographies de référence consacrées à Bertrand de Jouvenel (Perrin, 2008, 527 p., 27 €) et à Charles Maurras. Le nationaliste intégral (Dunod, 2023, 432 p., 11,90 €). Il publie avec Jean-Philippet : Février 34. L'affrontement (Fayard, 752 pages, 34 €). Grâce à la mobilisation de nombreuses archives, le livre replace la manifestation du 6 février dans une plus large séquence. ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Commercer sur les routes de la soie [2/3], avec Etienne de la Vaissière
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le réseau commercial asiatique, appelé communément la route de la soie, s'inscrit au cœur de nos représentations littéraires. Pourtant, la réalité de ce monde est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. Mêlant sédentarisme et nomadisme, hiérarchies et administrations, affrontements guerriers et pillages, l'univers eurasiatique offre pourtant la particularité d'une stabilité économique à travers les siècles. Quels étaient les temps de parcours entre la Chine et Byzance ? Que transportaient les fameuses caravanes ? Comment étaient-elles organisées, et pourquoi faut-il les distinguer des marchands ? Quelle était enfin la place de l'État dans ce monde économique ? L'invité : Historien, Étienne de la Vaissière enseigne à l’EHESS sur la chaire « sociétés centre-asiatiques médiévales : migrations et acculturations ». Après avoir travaillé sur les réseaux caravaniers, il s’est intéressé aux relations de pouvoir et d’identité des nomades, notamment lors des grandes migrations, ainsi qu’aux processus d’intégration au monde musulman. Il a participé à de nombreuses fouilles et prospections archéologiques, notamment en Ouzbékistan (1996-2008), en Afghanistan (2010-2013), et maintenant en Mongolie. Il vient de publier Asie centrale 300-850. Des routes et des royaumes, aux Belles Lettres (648 p., 33€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La bataille de l'Atlantique 1939-1945, avec Olivier Wieviorka
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Véritable tempête d'acier, la bataille de l'Atlantique est sans nul doute la plus longue de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. L'enjeu de cet affrontement est simple : isoler les îles Britanniques et contraindre Churchill à capituler. Du côté allemand, tandis que le chef de la Kriegsmarine, Erich Raeder, souhaite engager la flotte de haute mer, Karl Dönitz plaide, lui, pour une guerre sous-marine. La défaite du Bismarck, coulé le 27 mai 1941, donne raison à ce dernier. Dès lors s'engage une véritable "guerre de course", dont l'enjeu est d'arrêter les convois de navires marchands entre le continent américain et les territoires alliés. La nouvelle revue L'Histoire en guerre décrit ce moment dantesque que furent la guerre hauturière et la guerre sous-marine. L’invité : Membre de l’Institut universitaire de France et professeur des universités à l’École normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale, auxquelles il a consacré plusieurs livres qui font autorité, dont une Histoire du Débarquement dernièrement réédité au Seuil, accompagné d'infographies. Il a publié avec Jean Lopez Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et codirigé une Histoire militaire de la France avec Hervé Drévillon (Perrin-Ministère des Armées). Il est enfin l'auteur aux éditions Perrin d'une Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale (1072 pages, 29 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vivre sur les routes de la soie [1/3], avec Etienne de la Vaissière
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le réseau commercial asiatique, appelé communément la route de la soie, Sur cette route mythique se croisent caravanes et conquérants, moines et artistes. Ils passent par Samarcande, Dunhuang ou Bactres, pour aller de la Chine à Byzance, ou de l’Iran et l’Inde à la steppe. Il s'agit d'un espace considérable, préfigurant une forme de globalisation des échanges. Or, cet espace immense composé en grande partie de déserts, est avant tout sujet aux aléas d'un climat que l'homme doit savoir dompter. Un monde fragile, à la fois sédentaire et nomade, qu'Étienne de la Vaissière nous présente à travers une somme magistrale et inédite dans son approche pluridisciplinaire. L'invité : Historien, Étienne de la Vaissière enseigne à l’EHESS sur la chaire « sociétés centre-asiatiques médiévales : migrations et acculturations ». Après avoir travaillé sur les réseaux caravaniers, il s’est intéressé aux relations de pouvoir et d’identité des nomades, notamment lors des grandes migrations, ainsi qu’aux processus d’intégration au monde musulman. Il a participé à de nombreuses fouilles et prospections archéologiques notamment en Ouzbékistan (1996-2008), en Afghanistan (2010-2013), et maintenant en Mongolie. Il vient de publier Asie centrale 300-850. Des routes et des royaumes, aux Belles Lettres (648 p., 33 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui était Charlemagne ? avec Bruno Dumézil
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Oubliez tout ce que vous savez sur Charlemagne - la barbe fleurie, la couronne du Saint Empire dont on lui orne souvent la tête, et même son nom, car Charlemagne ne s’appelait pas Charlemagne. Plus surprenant encore, celui que France Gall accusait dans sa chanson Sacré Charlemagne d'avoir inventé l'école ne savait lui-même pas écrire. Cela l'aurait-il empêché d'inventer l'école ? Quelles archives nous reste-il du règne de ce monarque ? Né dans les années 740, Charlemagne est le fils de Pépin le Bref, fondateur de la dynastie des Carolingiens, et le petit-fils de Charles Martel, maire du palais. Comment est-il parvenu à devenir empereur, alors que son grand-père n'était même pas roi ? À quoi ressemblait le royaume franc, sur lequel Charlemagne régnait ? Quels étaient ses projets politiques ? L'auteur : Bruno Dumézil est professeur d'histoire médiévale à Sorbonne Université, grand spécialiste du Haut Moyen Âge. Il est l'auteur d'ouvrages de référence sur la période : Le baptême de Clovis. 24 décembre 505 ? (Gallimard, 2019, 320 p. 22 €), L'Empire mérovingien Ve – VIIIe siècles (Passés Composés, 2023, 352 p., 23 €) Charlemagne (PUF, 2024, 228 p. 15 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pirates et corsaires, les écumeurs des mers
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Si les pirates sont généralement associés à la période moderne, l’activité est en réalité millénaire. Depuis le développement du commerce maritime durant l'antiquité, des hommes se sont affranchis des règles pour mener une vie de crimes et d'aventures. Ce sont d’ailleurs les Grecs qui donnèrent leur nom aux voyous des mers : les pirates, littéralement « ceux qui osent ». Figures historiques incontournables, les pirates et leurs alter égos institutionnels, les corsaires, ont acquis une place de choix dans les mémoires et les récits. Barbe-Noire, Mary Read ou encore Jack Rackham sont devenus les symboles d'une période d'exploration et de commerce.Depuis son archétype du XVIIIe jusqu'à son avatar informatique contemporain, le pirate ne cesse de fasciner et de se jouer de la légalité. Cet épisode est adapté d’un article d'Alain Blondy, professeur émérite, spécialiste de l’histoire du monde méditerranéen, paru dans Histoire & Civilisations de juin 2022, « Pirates et corsaires, les écumeurs des mers ».Le jingle est extrait de l’œuvre de Keys of Moon – The Epic Hero ; Licence Creative Commons.Un texte raconté par Christophe Mory.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Armagnacs et Bourguignons : la fabrique de la guerre civile, avec Joël Blanchard
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/À sa mort en 1380, le roi Charles V laisse place à un équilibre fragile. Charles VI, qui lui succède, gouverne aux côtés des anciens conseillers de son père, les marmousets. Mais bientôt, le souverain est atteint d’un mal étrange. Les crises de folie de Charles VI favorisent la montée en puissance des princes Louis d’Orléans et Jean sans Peur. Deux clans se forment autour d’eux, les Armagnacs et les Bourguignons. Fort de l’assassinat de Louis d’Orléans en 1407, Jean sans Peur s’allie avec les Anglais et se place sur le terrain de la réforme, aux côtés de Simon Caboche. Les intellectuels s’interrogent dès lors sur la notion de crime de lèse-majesté, jusqu’au drame ultime : l’assassinat de Jean sans Peur à Montereau en 1419. L’arrivée de Jeanne d’Arc, personnage dont le mythe naît de son vivant même, met un terme aux ambitions anglaises de conquête du royaume de France. Au traité d’Arras, en 1435, le roi Charles VII, successeur de Charles VI, a retrouvé toute sa légitimité.L’auteur : Joël Blanchard, professeur émérite à l’université du Mans, est spécialiste du Moyen Âge tardif. Il vient de publier Armagnacs et Bourguignons, la fabrique de la guerre civile (1407-1435) aux éditions Perrin (448 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La mort de la IIIé République : La liquidation de la IIIe République [3/3], avec Hugo Coniez
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le 22 juin 1940, l'armistice est signé entre la France et l'Allemagne. La première conséquence de la suspension des hostilités entre les deux pays est la rupture entre la France et l'Angleterre, rupture consommée par l'attaque de la Royale Navy sur le port français de Mers el-Kébir, en Algérie. En outre, une fois l’armistice signé, un véritable programme visant à renverser la IIIe République est mis en place pour le futur. Plusieurs hommes, dont le général Weygand, jouent un rôle clé dans ce projet. Il s'agit d'empêcher les Chambres de relever la tête sur le plan politique et de convaincre le président de la République Lebrun de soutenir le projet de Laval, visant à donner les pleins pouvoirs à Pétain. Le 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale donne tout pouvoir au gouvernement de la République sous l'autorité du maréchal Pétain pour rédiger une nouvelle Constitution.L'invité : Agrégé d’histoire, ancien élève de l’ENA et de l’ENS, Hugo Coniez est rédacteur de débats au Sénat. Auteur de nombreux ouvrages de sciences humaines et de culture générale, il est l'auteur de La Mort de la IIIe République (Perrin, 368 p., 23 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gouverner le Japon : des origines à la fin des samourais
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Malgré la diffusion de certains éléments culturels japonais (les mangas, les sushis, les bonsaïs) et par la même occasion la popularisation de certaines anciennes réalités (les geishas, les samouraïs), l'histoire globale de l'archipel reste méconnue. Quels sont les événements qui ont structuré l'histoire du Japon ? Comment s'est mis en place l'État japonais ? Quelle forme de gouvernement a prédominé ? Comment définir une culture proprement japonaise malgré l'influence de la Chine ? L'histoire du Japon peut-elle se lire indépendamment des événements continentaux ? Qui étaient les samuraïs et quel a été leur véritable rôle dans l'histoire du Japon ? L'auteur : Pierre-François Souyri est historien spécialiste du Japon médiéval, ancien directeur de la maison franco-japonaise de Tokyo et professeur honoraire à l’université de Genève. Ses ouvrages ont largement contribué à populariser cette histoire encore méconnue. Il vient de publier avec Laurent Nespoulous, Le Japon ancien. Des chasseurs-cueilleurs à Heian (- 36 000 à l'an mille) (Belin, coll. « Mondes anciens », 560.p, 49 €) et sa Nouvelle histoire du Japon vient d'être rééditée (Perrin, 2023, 640 p., 29 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La mort de la IIIe République : révolution de palais [2/3], avec Hugo Coniez
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Alors que la France de 1940 s'enfonce lentement dans un climat de défaite, une révolution de palais change la donne politique. Groupe beaucoup trop hétérogène, le gouvernement est incapable de répondre à l'urgence du moment et se replie en Touraine puis à Bordeaux. Deux tendances se dessinent : la première regroupe ceux qui sont appelés les "flanchards". Ils estiment l'armistice inéluctable. Pétain fait partie de ces derniers, en se gardant bien de le dire publiquement. La seconde tendance, dont fait partie un certaine colonel de Gaulle, souhaite continuer à se battre, même dans un "réduit breton". L'Afrique du Nord est envisagée, par les uns comme par les autres comme une solution, sans emporter l'adhésion du général en chef des armées, Weygand. Le 13 juin, Pétain abat son jeu : il dit très officiellement que l’armistice est la condition de la pérennité de la France. L'invité : Agrégé d’histoire, ancien élève de l’ENA et de l’ENS, Hugo Coniez est rédacteur de débats au Sénat. Auteur de nombreux ouvrages de sciences humaines et de culture générale, il est l'auteur de La Mort de la IIIe République (Perrin, 368 p., 23 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le comte de Mirabeau dans la Révolution, avec Loris Chavanette
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le 14 juillet 1789, il souffle sur Paris un vent de révolution. Au sommet de l’une des tours de la Bastille, un homme "fort gros" - dira Chateaubriand -, "laid comme Satan" - dira son propre père -, donne un coup de pioche aux murs de l’édifice déjà tombé. Il s'agit de Mirabeau. Ancienne prison d’État, la Bastille était quasiment vide lorsqu’elle a été prise d’assaut. Mais Mirabeau, qui lui assène le coup de grâce, venge ses nombreuses années d’ancien détenu qu'il a subies ailleurs. Ce coup de pioche immortalise plus qu’aucun autre l’insurrection. Comment le comte Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau est-il devenu député du tiers état ? Pourquoi a-t-il rejoint l'insurrection ? Quelle est sa part de responsabilité dans la chute de l'Ancien Régime ? Quelle direction voulait-il donner à la Révolution française ? L’auteur : Loris Chavanette est docteur en histoire, spécialiste de la Révolution française et de l’Empire et auteur de romans (Fantasia, 2020, Albin Michel, 288 p. 19,90 €). Sa thèse, publiée sous le titre Repenser le pouvoir après la Terreur (1794-1797) a reçu le prix de l’Assemblée nationale. Après Danton et Robespierre, le choc de la Révolution (2021, Passés composés, 480 p., 25 €), il publie dans un style très enlevé Le 14 juillet de Mirabeau, la revanche du prisonnier (Tallandier, 2023, 400 p. 23.5 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La mort de la Troisième République: vers la débâcle [1/3]
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Tout se joue entre une vingtaine de personnes qui se connaissent et se côtoient depuis plusieurs années : ils sont les acteurs consentants ou non de la mort de la IIIe République et ont pour nom Reynaud, Lebrun, Gamelin, Weygand, Pétain, De Gaulle, Mandel, Laval... Le vendredi 10 mai 1940, Hitler joue le tout pour le tout et surprend la France en passant par les Ardennes : la progression jusqu'à Dunkerque est foudroyante. Comment expliquer l’hécatombe à la fois française et anglaise ? Quelles sont les articulations entre le monde politique et le monde militaire sur ces quelques semaines ? Quel rôle joue l'Angleterre, notamment Churchill, dans ce drame ? Dans ce premier volet de cette nouvelle série de nos Cours d'Histoire, la défaite n'est pas encore là, mais les premières semaines de la débâcle préparent une révolution de palais, puis la fin du régime républicain.L'invité : Agrégé d’histoire, ancien élève de l’ENA et de l’ENS, Hugo Coniez est rédacteur de débats au Sénat. Auteur de nombreux ouvrages de sciences humaines et de culture générale, il est l'auteur de La Mort de la IIIe République (Perrin, 368 p., 23 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les images médiévales avec Jean-Claude Schmitt
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L’homme, dit le livre de la Genèse dans la Bible, est à l’image de Dieu. Cependant, dans le judaïsme, la Torah dit « Tu ne feras pas d’image », tout comme, plus tard, l'islam verra les représentations comme une idolâtrie. Entre les deux, le christianisme se distingue par leur utilisation dans le monde domestique, cultuel ou littéraire. Paradoxalement, l'Église, dont on dit qu'elle a critiqué et rejeté le corps, le représente rapidement dans l'histoire. À l'époque médiévale, et plus particulièrement au XIIIe siècle, nous assistons même à une prolifération d'images. Que dit cet essor de la société médiévale ? Existait-il des oppositions à ce mouvement ? Pourquoi le christianisme oriental se distingue-t-il du monde occidental dans la fameuse crise de l'iconoclasme ? Enfin, comment l'image figurative évolue au profit du naturalisme à la fin du Moyen Âge ?L'invité : Jean-Claude Schmitt, directeur d'études à l'EHESS, étudie depuis de nombreuses années la place des images dans l'histoire européenne. Son dernier ouvrage, intitulé Les images médiévales. La figure et le corps (Gallimard, 364 p., 29,50€), est un recueil de ses articles et conférences sur le sujet. Il est par ailleurs l'auteur de nombreux autres ouvrages, notamment Les Rythmes au Moyen Âge (2016) et Le Cloître des ombres (2021, en collaboration avec Gisèle Besson).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Scipion l'Africain (235-183 av J.-C.) : le sauveur de Rome, avec Laurent Gohary
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 201 av. J.-C., une foule en liesse célèbre un homme, le visage peint en rouge, qui se tient debout sur un char. Devant lui, les magistrats, les sénateurs, toute l’élite de la République romaine. Derrière eux, les Carthaginois vaincus, humiliés, trainent leur défaite et leur honte. L'homme acclamé entre alors dans l'enceinte sacrée de Rome, le pomerium. Cet homme, est Scipion l’Africain, le chef militaire romain qui a gagné la paix après après dix-huit ans de conflit avec les armées puniques. Entre 264 et 146 av. J.-C. Rome et Carthage s'affrontent durant trois périodes de conflits ; en 201 av. J.-C s'achève, grâce à Scipion, la deuxième guerre punique. Qui est le vainqueur de Carthage bien moins connu que l'adversaire qu'il a combattu, Hannibal Barca ? Dans le cortège, derrière Scipion, comme pour le préserver de l'orgueil démesuré qu'il pourrait tirer de sa gloire, ses légionnaires lui chantent des vers moqueurs. Un esclave porte au-dessus de la tête du héros une couronne de laurier en lui répétant à l’oreille : « Souviens toi que tu es mortel .» Scipion s’en est-il souvenu ou a-t-il, à cause de ses succès, cédé à l’hybris ?L'auteur : Laurent Gohary, enseignant au lycée et à l’université Panthéon-Sorbonne, est spécialiste d'histoire romaine. Il vient de publier l'une des premières biographies françaises de Scipion l'Africain : Scipion l'Africain, Belles Lettres, 2023, 416 p., 25.90 €.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Histoire des épices à l'époque médiévale, avec Michel Balard
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L’époque médiévale connaît une véritable mutation gustative : les épices s’invitent sur les tables de toutes les têtes couronnées de l’Occident chrétien. Venues des confins du monde connu, les épices sont les premiers produits d’une économie qui se mondialise. Dans son livre, Michel Balard dresse l’inventaire de ces marchandises précieuses, auxquelles on prête des vertus miraculeuses. À travers les inventaires des apothicaires, il met à jour l’extraordinaire diversité des épices, dont les usages sont extrêmement variés. Condiment alimentaire, remède médicinal, utile pour l’artisanat, la cosmétique ou encore la parfumerie, l’épice est présente dans tous les aspects de la vie.Michel Balard questionne les causes de cet engouement médiéval pour ce produit global et propose une réponse à la question : les épices sont-elles le moteur de l’Histoire ?L’invité : Michel Balard, ancien membre de l’École française de Rome, professeur émérite d’histoire du Moyen ge à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages parmi lesquels Les Latins en Orient (XIe-XVe siècle) (Presse Universitaires de France) et La Méditerranée médiévale. Espaces, itinéraires et comptoirs (Éditions Picard). Il vient de publier Histoire des épices au Moyen Âge (Perrin , 2023, 480 pages, 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des monarques en exil, avec Hélène Becquet
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Louis XVIII, Louis-Napoléon Bonaparte, Charles X, Louis XIX, Henri V... Une des particularités du XIXe siècle français est l'incroyable liste des princes et monarques en exil, parfois chassés de France, souvent prétendants au trône ou à la couronne impériale. Issus de trois dynasties différentes, ces hommes bénéficiant d'un réseau en France, mais aussi au-delà de nos frontières, voyagent dans toute l'Europe au gré de l'instabilité politique. Ils entretiennent l'espoir de leur retour tout en prenant des noms et des titres improbables. L'historiographie s'est trop souvent attardée sur la douleur de l'exil, sans considérer le fait que ces hommes et leur cour constituaient un des « rouages essentiels de l’histoire politique de leur temps ». Hélène Becquet nous explique pourquoi. L'invitée : Ancienne élève de l'École nationale des chartes, Hélène Becquet est agrégée d’histoire et docteur en histoire de l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne. Elle enseigne comme maître de conférences à l’IEP Sciences-Po Paris et vient de diriger L'Exil des monarques. Entre abdications et désirs de conquêtes (Armand Colin, 312 p., 23 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Parcours et oeuvre d'Henri Pirenne, un médiéviste iconoclaste.
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Ouvrage posthume, Mahomet et Charlemagne d'Henri Pirenne (1868-1935) constitue un des classiques des études historiques. Certes remis en cause, cet ouvrage n'en reste pas moins indispensable pour les médiévistes et les passionnés d'histoire. On sait moins qu'Henri Pirenne fut aussi un historien des villes et du rôle déterminant des marchands. Précurseur et pionnier de l'histoire économique et sociale, l'historien belge a ainsi développé au cours des années 1920 une nouvelle vision de l'histoire de l'Europe et de la Méditerranée. Il est surtout l'un des premiers à remettre en cause l'idée d'une chute de la romanité au Ve siècle. Cultivant l'art de la synthèse, Pirenne prône une méthode comparative en dehors de tout déterminisme et idéologie. Au cours de cette émission, Geneviève Warland, qui vient de diriger la réédition d'une partie de l'oeuvre de Pirenne chez Gallimard dans la collection Quarto, évoque son parcours, ses amitiés et ses idées.L'invitée : Geneviève Warland est professeure en historiographie et histoire publique à l’Université catholique de Louvain. Ses recherches s’inscrivent dans la perspective transnationale des transferts culturels sur la période allant de 1870 jusqu’à l’entre-deux-guerres. Elle vient de diriger Henri Pirenne. Histoire de l'Europe. Œuvres choisies (Gallimard, collection Quarto, 1500 p., 35 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Russie et la guerre. D'Ivan le Terrible à la Guerre froide, avec Pierre Gonneau
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L'histoire de la Russie est celle de nombreux peuples et d'une multiplicité de territoires. Sur quels espaces l'État russe revendique-t-il, depuis ses origines, la légitimité de gouvernement ? Si la construction et l'affirmation de l'identité d'un pays font rarement l'économie de la guerre, peut-on affirmer que la Russie est par nature plus belliciste que ses voisins ? Combat-on de la même manière en Russie et en Europe ? L'Église orthodoxe est-elle un relai de l’expansionnisme ? Les guerres de l'Empire soviétique obéissent-elles aux mêmes logiques géopolitiques que celles des tsars ? Dans le cas de la Russie, il y a absolue nécessité de remonter aux origines pour comprendre le présent.L’invité : Pierre Gonneau est historien, spécialiste de la Russie, professeur à Sorbonne Université et directeur d’études à l’EPHE. Il est l’auteur d’ouvrages de référence sur la Russie : Des Rhôs à la Russie. Histoire de l’Europe orientale (v. 730-1689) (PUF, 2012, 696 p., 49 €), Histoire de la Russie, d’Ivan le Terrible à Nicolas II. 1547-1917 (Tallandier, 2016, 544 p., 24.90 €), Novgorod. Histoire et archéologie d’une république russe médiévale (970-1478) (CNRS éditions 2021, 248 p., 29 €), La guerre russe. Ou le prix de l'Empire. D’Ivan le Terrible à Poutine (Tallandier, 2023, 544 p., 26 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.