
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
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Qui était Blanche de Castille ? avec Murielle Gaude-Ferragu
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Qui était la mère de Saint Louis et la grande régente du royaume de France ? Au cours de cette émission, l'historienne Murielle Gaude-Ferragu revient sur de nombreux clichés dont a été victime l'épouse de Louis VIII. Quel rôle la lignée maternelle de Blanche de Castille, notamment sa grand-mère Aliénor d’Aquitaine, a-t-elle joué dans son éducation et sa préparation au pouvoir ? Comment Blanche de Castille a-t-elle su imposer son autorité comme régente face à l’opposition des grands seigneurs et barons après la mort de Louis VIII ? Quelles ont été ses relations avec son fils, Louis IX ? Quelle régente a-t-elle été ? Pourquoi Blanche de Castille reste-t-elle une figure marquante et parfois controversée de l’histoire de France, entre ses images de mère pieuse et de femme politique autoritaire ?Notre invitée : Murielle Gaude-Ferragu est historienne, maîtresse de conférences HDR à l’université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur le pouvoir et ses représentations au Moyen Âge. Elle est notamment l'autrice Trésor des rois. Sacré et royauté des rois maudits aux princes de la Renaissance (Perrin, 336 pages, 24.00 €). Elle vient de publier Blanche de Castille (Calype, 112 p., 11,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gambetta, le tribun de la République, avec Éric Anceau
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Gambetta est aujourd'hui l'un des noms les plus donnés à des voies publiques en France, aux côtés de Victor Hugo ou de Jules Ferry. Pourtant, comparé à ses collègues de la IIIe République, il est sans doute celui dont l'héritage est le moins connu. Léon Gambetta est issu d'un milieu social modeste de province, qui est loin de le prédestiner à prendre les rênes de l'État. Grâce à ses talents d'orateur, il devient avocat, puis journaliste et, enfin, député. Farouchement républicain, il s'oppose à Napoléon III et s'engage dans le gouvernement provisoire républicain après la défaite de Sedan. Lors du siège de Paris de 1870, il parvient à s'échapper la capitale, alors assiégée, par un vol en ballon ! Après la guerre et la Commune, son implication dans la construction d'une France républicaine concentre son action politique pour pérenniser les institutions, déployer le système scolaire, participer au projet colonial et réarmer la France face à l'Allemagne. L'invité : Éric Anceau est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine. Il est l'auteur de Histoire de la nation française. Du mythe des origines à nos jours (Tallandier, 528 p., 24.50 €) et a récemment publié Gambetta (PUF, 192 p,15€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le martyre de Georges Mandel (1940-1944), avec Antoine Mordacq
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Réalisant une véritable enquête policière et historique, Antoine Mordacq décrit avec force détails les dernières années de la vie de Georges Mandel, de son arrestation en 1940 à sa mort en 1944, dans un récit haletant et brillant. Ancien chef du cabinet de Clemenceau, Mandel s'impose comme une figure incontournable de la IIIe République. Député centriste, il devient la cible du gouvernement de Vichy en 1940. Non seulement parce qu'il était considéré comme l'un des acteurs ayant amené la défaite de la France, mais aussi et surtout parce qu'il était juif. Accusé à tort, emprisonné en France, il est ensuite déporté par les nazis et envoyé en Allemagne. Ramené en France, il est livré à la Milice, qui l'assassine dans la forêt de Fontainebleau. L'invité : commissaire de police et passionné d'histoire, Antoine Mordacq est fin connaisseur de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a présenté et annoté les mémoires du général Henri Mordacq (Le ministère Clemenceau), qui lui ont permis de trouver des documents nouveaux sur Mandel, dont Le martyre de Georges Mandel (Passés Composés, 304p., 22 €) est le résultat.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Saint Louis après Le Goff : ce que l’histoire avait encore à dire, avec Marie Dejoux
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 1996, l'historien Jacques Le Goff bouleversait l'historiographie en publiant son Saint Louis chez Gallimard. À l'époque, l'ouvrage fut considéré comme un véritable événement littéraire et scientifique. Même si ce travail avait était absolument considérable et le fruit de plus d'une décennie de recherches, le sujet n'en était pas pour autant épuisé. Dans son sillage, de nombreux historiens se sont penchés sur des aspects mis de côté par le grand médiéviste. Au cours de cette émission, nous nous intéressons avec Marie Dejoux sur ces aspects méconnus : la spiritualité du roi et la question de la modernité de ses pratiques ; son investissement guerrier en tant que roi de paix et de guerre ; enfin son son rôle déterminant en tant qu'instigateur d'une institution qui allait prendre une ampleur considérable dans les siècles suivants : le Parlement. L'invitée: Marie Dejoux est maîtresse de conférences à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne, membre du LaMop et de l'Institut universitaire de France. Ses recherches portent principalement sur la construction de l'État et sur le gouvernement à l'époque médiévale. Elle vient de publier les actes du colloque consacré à Saint Louis après Jacques Le Goff. Nouveaux regards sur le roi et son gouvernement (Presses universitaires de Rennes, 340 p., 26€). Une partie des œuvres de Jacques Le Goff sont disponibles dans la collection Quarto, chez Gallimard : Héros du Moyen Âge, le Saint et le Roi (344 p., 29,50€) et Un autre Moyen Âge (400 p., 32€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le siècle de Gênes [3/3], avec Fabien Lévy
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Marqué par les fameuses guerres d'Italie, Gênes, comme plusieurs villes italiennes, vit sous domination française, mais aussi impériale. Cependant, même s'il existe un civisme génois, la ville sait profiter de sa relation toute particulière avec le Saint Empire romain germanique, qu'elle ne va cesser de cultiver. Tant et si bien que les Génois bénéficient d'une place prépondérante dans l'entourage même de l'empereur Charles Quint. Administration, politique, économie, fiscalité... La diaspora génoise agit dans de nombreux domaines, jusque de l'autre côté de l'Atlantique où, auprès des Espagnols et des Portugais, elle sait tirer profit de ses investissements dans le Nouveau Monde.L'invité : docteur en histoire médiévale (Paris IV) et agrégé, Fabien Lévy est chargé de cours à l'université de Savoie-Mont-Blanc, membre associé du laboratoire LLSETI et enseignant au lycée international Ferney-Voltaire. Spécialiste de Gênes, et notamment de ses relations avec la France, il est l’auteur de L'Histoire de Gênes. Le souffle du capitalisme mondial (XIVe-XVIe siècles) paru chez Passés Composés (320 p., 24€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cléopâtre : un rêve de puissance, avec Maurice Sartre
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Que ce soit sous les traits d’Elizabeth Taylor ou ceux de Monica Bellucci, Cléopâtre VII est une figure d’une étonnante longévité dans la culture contemporaine. De son temps, aussi, la reine a suscité fascinations et légendes. Hier et aujourd’hui ces mythes ont surtout véhiculé l’image d’une reine égyptienne, d’une grande beauté et compagne d’illustres hommes de pouvoir romain que sont César ou Marc-Antoine.Au-delà de cette image stéréotypée, des questions demeurent : était-elle grecque ou égyptienne ? Comment a-t-elle cherché à préserver l’indépendance de son royaume face à Rome ? Ses relations amoureuses, étaient-elles aussi des alliances stratégiques ? Quelles ont été ses politiques monétaires et diplomatiques ? Quel rôle joue-t-elle dans la bataille d'Actium ? Pourquoi s’est-elle suicidée ?Pour revenir au plus proche de la vérité, Maurice Sartre retrace la vie de cette souveraine lagide en se basant sur les sources comme la monnaie, l’épigraphie ou les textes des auteurs anciens. En dépassant le récit réducteur et misogyne centré sur la séduction, cette approche permet de reconstituer le règne d’une femme politique en prise avec des enjeux internationaux complexes. L’invité : Professeur émérite d’histoire ancienne à l’université de Tours et ancien membre de l’Institut Universitaire de France, Maurice Sartre est un spécialiste du Proche-Orient gréco-romain antique. Il est l’auteur de Cléopâtre, un rêve de puissance, paru aux éditions Tallandier (384 p., 10.50€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gênes : aux origines du capitalisme mondial ? [2/3], avec Fabien Lévy
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Alors que l'individualisme a été aux origines du déclin de Gênes au XVe siècle, l'individualisme est aussi et paradoxalement à la source de son renouveau. C'est en effet dans une période de crise marquée par la fin de son débouché oriental - lié à la chute de Constantinople - qu'elle met en place les ferments d'une société capitalistique et financiarisée. Elle part aussi à la découverte de nouveaux espaces et territoires. Dans ce deuxième volet consacré à Gênes, Fabien Lévy décrit la renaissance d'une société tournée vers le monde, capable de trouver en elle les ressources afin de rayonner autrement. En s'organisant et en se rationalisant, Gênes, par son cosmopolitisme nous apparaît comme une des grandes exceptions d'une société européenne elle-même en transformation. L'invité : docteur en histoire médiévale (Paris IV) et agrégé, Fabien Lévy est chargé de cours à l'université de Savoie-Mont-Blanc, membre associé du laboratoire LLSETI et enseignant au lycée international Ferney-Voltaire. Spécialiste de Gênes, et notamment de ses relations avec la France, il est l’auteur de L'Histoire de Gênes. Le souffle du capitalisme mondial (XIVe-XVIe siècles) paru chez Passés composés (320 p., 24€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui était Pierre-Joseph Proudhon, le père de l’anarchisme ?
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/“La propriété, c’est le vol !” Cette formule, issue de Qu'est-ce que la propriété ? publié en 1840, est sans doute l’héritage le connu de Pierre-Joseph Proudhon. Penseur et auteur socialiste majeur du XIXe siècle, il a choisi la provocation comme arme de prédilection pour critiquer l’État, la religion et le capitalisme, en plein essor avec la révolution industrielle. D'abord admiré, puis détesté par Karl Marx, Proudhon a produit une pensée radicale, anarchiste, qui le conduit derrière les barreaux et le condamne même à l’exil sous le Second Empire.Au-delà des provocations, ses écrits, complexes et innovants, posent les prémices du mutuellisme et de l’économie politique. Il est le premier à se revendiquer anarchiste, tout en souhaitant l’ordre. Défenseur de la révolution, il s'inquiète toutefois des mouvements insurrectionnels de 1848. Il s’affirme comme socialiste, mais pas anti-bourgeois. Critique de la démocratie représentative de la IIe République, il en devient pourtant député ! Son œuvre vise l’émancipation des individus, leur liberté et leur égalité, mais comporte des propos misogynes. Pour comprendre sa pensée inclassable et à première vue contradictoire, l’historienne Anne-Sophie Chambost analyse son œuvre au regard du contexte historique que le penseur a traversé. L’invitée : Historienne de la pensée juridique, professeure des universités à Science Po Lyon, Anne-Sophie Chambost est une spécialiste de Pierre-Joseph Proudhon, auquel elle a consacré de nombreux ouvrages. Elle publie sa biographie aux éditions Dunod : Proudhon, l’enfant terrible du socialisme (400 p., 11,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gênes, la superbe et l'humiliée, avec Fabien Lévy
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Qui a dit que la croisade n'avait rien rapporté à personne ? De fait, elle est aux sources de la puissance économique génoise, située au carrefour de l'Orient et de l'Occident. C'est parce que son territoire, la Ligurie, est une terre pauvre qu'elle a cherché sur les mers ses ressources. Au cours de ce premier volet d'une nouvelle série de nos Cours d'Histoire qui lui est consacré, l'historien Fabien Lévy décrit les origines de cette puissance qui a fait dire à Pétrarque au XIVe siècle : « Tu verras une cité royale, adossée à une colline alpestre, superbe par ses hommes et par ses murs, dont le seul aspect indique qu’elle est la maîtresse de la mer. » Or, cette puissance est mise à mal, non seulement à cause des dominations étrangères, mais aussi de l'individualisme qui gangrène sa propre société.L'invité : docteur en histoire médiévale (Paris IV) et agrégé, Fabien Lévy est chargé de cours à l'université de Savoie-Mont-Blanc, membre associé du laboratoire LLSETI et enseignant au lycée international Ferney-Voltaire. Spécialiste de Gênes, et notamment de ses relations avec la France, il est l’auteur de "L'Histoire de Gênes. Le souffle du capitalisme mondial (XIVe-XVIe siècles)" paru chez Passés/Composés (320 p., 24€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le petit-fils de Louis XIV, qui ne fut jamais roi, avec Jean de la Rochefoucauld
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Se préparant à monter sur le trône de France, il participe aux négociations pour régler la Succession d'Espagne aux côtés de son grand-père, Louis XIV. Il se rend sur le champ de bataille en Flandre en 1708, mais se révèle peut habile pour le commandement militaire et peine à s'affirmer face au duc de Vendôme. Le duc de Bourgogne dispose d'une personnalité consensuelle et soucieuse d'exercer la justice, selon le modèle de Saint Louis. Cela ne lui vaut pas toujours l'admiration de la cour de Versailles, au sein de laquelle il faut employer son caractère à s'affirmer pour se faire une place. La grande dévotion du duc ne plaide pas non plus en sa faveur. On dit de lui qu'il est dévot et influençable.Le duc est marié le 7 décembre 1697 à la jeune princesse Marie-Adélaïde de Savoie, en vertu du traité qui mettait fin à la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Le couple donne naissance en 1710 au futur Louis XV, assurant ainsi la continuité dynastique.Malgré cette belle union et l'application du duc à exercer le pouvoir, la mort emporte les deux époux à quelques jours d'intervalle. La princesse meurt des suites d'une infection buccale le 12 février 1712, et il est fort probable que le duc succombe à la peine de son cœur.L'auteur : Jean de la Rochefoucauld, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il est actuellement administrateur parlementaire au Sénat. Il vient de publier Le Duc de Bourgogne. Portrait du duc qui ne fut jamais roi, (Perrin, 2025, 384 p. 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Juba II : l'Afrique au défi de l'Empire romain, avec Stéphanie Guédon
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans l'histoire de l'histoire de l'Antiquité, Juba II, roi numide, fait figure d'exception. En effet, son règne a duré pas moins de 50 années, ce qui est bien évidemment considérable. Cependant, la particularité de ce règne est qu'il fut placé sous la dépendance de Rome depuis les fameuses guerres puniques et la chute de Carthage en 146 av. J.-C. Après la guerre de Jugurtha (112-105 av. J.-C.), Rome étend son influence vers la Numidie et la Maurétanie, régions correspondant à l’est de l’Algérie et au nord du Maroc actuels. La Numidie orientale est annexée en 46 av. J.-C. par Jules César, formant la province d’Africa Nova. Dans ses bagages, César ramène le fils de Juba Ier, le jeune Juba II. Jeune captif, il est élevé en prince, s'imprégnant de la culture romaine mais aussi hellénique, aux côtés de l'empereur Auguste. Devenu adulte, Juba II revient en Numidie, dont il devient roi. L'invitée : Stéphanie Guédon est professeure d'histoire romaine à l'université de Nantes et spécialiste de l'histoire ancienne du Maghreb. Ses recherches portent sur le passé romain de l'Afrique et l'héritage de l'antiquité au Maghreb. Elle vient de publier aux Belles Lettres Juba II. L'Afrique au défi de Rome (256 p., 19,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La chute de l'Empire inca, avec Peter Eeckhout
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Véritable choc traumatique, la rencontre des Amérindiens avec les Espagnols a lieu à un moment particulier de l'histoire impériale des Incas : celui du conflit entre les deux frères Huascar et Atahualpa pour la succession de Huayna Capac. Cette guerre, qui dure trois ans (1529-1532), facilite naturellement les desseins de domination espagnols. La mort d'Atahualpa en 1537 et la prise de Cusco constituant lors dès un tournant de la conquête. Pourtant, voir dans cette conquête une rupture entre un monde d'avant et un monde d'après est une thèse remise en cause par une historiographie distinguée, au contraire, les éléments de continuité.L'invité : Peter Eeckhout est archéologue et historien de l'art, professeur à l' université libre de Bruxelles, où il enseigne les civilisations précolombiennes. Depuis plus de 30 ans, il dirige des fouilles dans le grand site de Pachacamac, au Pérou, classé sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Auteur de nombreux ouvrages de référence, il vient de publier Les Incas. XIIIe-XVIe siècle. Croyances, sacrifices, écritures...les dernières découvertes. (Tallandier, 528p., 29,50€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reines et Princesses Capétiennes, avec Gaëlle Audéon
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Invisibilisées par l’historiographie et négligées dans les sources, les reines et princesses médiévales sont longtemps restées au second plan. Pourtant, entre 1137 et 1226, dans un contexte de rivalité entre l’empire des Plantagenêts et le royaume de France, c’est bien une femme qui a inversé le rapport de force entre les deux royaumes ! Aliénor d’Aquitaine a été successivement reine de France, puis après son divorce d'avec Louis VII, reine d'Angleterre. Outre la célèbre Aliénor, qu'en est-il de la vie des autres reines et princesses oubliées ? Pouvaient-elles régner sur leur fief ? Ont-elles joué un rôle lors des croisades qui ponctuent la période ? Au micro de Storiavoce, Gaëlle Audéon fait le récit de leur vie parfois grandiose, souvent violente, pour leur redonner toute leur place dans le jeu politique médiéval des XIIe et XIIIe siècles. Le mariage des princesses est effectivement un outil diplomatique et stratégique essentiel pour renforcer une assise territoriale, forger des alliances ou mettre fin à un conflit. Engagées en noces, parfois avant même l'adolescence, ces princesses sont sommées de fournir un héritier à leur époux, alors même que les règles de succession capétiennes n’interdisent pas aux femmes de gouverner...L’invitée : Essayiste médiéviste et spécialiste de la dynastie capétienne, Gaëlle Audéon s'intéresse particulièrement à l’histoire politique des femmes de pouvoir. Elle publie aux éditions Perrin : Reines et princesses au temps des Capétiens. D’Aliénor d’Aquitaine à Blanche de Castille. (400 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gouverner l'Empire inca, avec Peter Eeckhout
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L'empire le plus vaste de l'Amérique du Sud précolombienne avait pour centre la fameuse ville de Cuzco. Entouré d'un conseil, le souverain était considéré à la fois comme un homme et comme un dieu. Les guerres de succession étaient terribles et pouvaient affaiblir la gouvernance de l'Empire des quatre quartiers, comme on l'appelait à l'époque. Comment étaient précisément dirigés ces quatre "quartiers" ? Les régions étaient-elles autonomes ou soumises à une forte centralisation ? Dans ce cadre, la société était-elle figée, ou au contraire, en mouvement avec des échanges et des migrations ? Comment l'administration gérait-elle cet ensemble, et que nous disent les fameux "quipus" de cette administration ? Dans ce deuxième volet de nos Cours d'Histoire consacrés à l'Empire inca, l'historien Peter Eeckhout nous plonge dans cette civilisation perdue.L'invité : Peter Eeckhout est archéologue et historien de l'art, professeur à l'université libre de Bruxelles, où il enseigne les civilisations précolombiennes. Depuis plus de 30 ans, il dirige des fouilles dans le grand site de Pachacamac, au Pérou, classé sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Auteur de nombreux ouvrages de référence, il vient de publier Les Incas. XIIIe-XVIe siècle. Croyances, sacrifices, écritures...les dernières découvertes. (Tallandier, 528p., 29,50€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Philippe Égalité, le prince de la Révolution, avec Raphaël Dargent
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Issu de la branche cadette de la famille Bourbon, Louis-Philippe d'Orléans naît en 1747. Sous le règne de Louis XV, il réalise ses premières expériences en politique. Cependant, il ne trouve pas la reconnaissance souhaitée de la part de la branche aînée et cultive une forme de rancœur à son encontre, comme en témoignent ses mauvais rapports avec Marie-Antoinette.Lorsque l'on découvre plus en détail sa personnalité, Louis-Philippe, surnommé Philippe Égalité, apparaît comme un homme ambitieux et soucieux de traduire en décisions politiques son goût pour la liberté. En ce sens, il est particulièrement admiratif du libéralisme anglais. Très ouvert aux idées nouvelles, il s'engage dans la franc-maçonnerie et devient maître du Grand Orient de France. Philippe Égalité est avant tout un homme de son temps, marqué par l'avènement de la bourgeoisie comme catégorie sociale et économique désireuse de faire entendre sa voix dans la sphère politique.L'auteur : Raphaël Dargent, historien et professeur à Strasbourg, a écrit plusieurs ouvrages, dont une histoire de la reine des Français, Marie-Amélie, la dernière reine, ainsi qu'une biographie de Napoléon III. Il vient de publier Philippe Égalité. Le Prince de la Révolution, (Tallandier, Paris, 2025, 528 p. 25€90).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aux origines de l'Empire inca, avec Peter Eeckhout
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ L'Empire des quatre quartiers, ou Tahuantinsuyu : tel était le nom de l'Empire inca qui, aux XVe et XVIe siècles, domina les peuples de toute une partie de l'Amérique du Sud. Au cours de ce premier volet d'une nouvelle série de nos Cours d'Histoire, l'historien et archéologue belge Peter Eeckhout évoque les origines de cet empire où se mêlent mythologie, cosmologie et conquêtes. Comment faire précisément la part entre le mythe et la réalité ? Quelles sont les grandes étapes de cette construction impériale ? La conquête est-elle uniquement militaire ? Peut-on associer l'impérialisme inca à une forme de colonialisme ? Comment les stratégies de pouvoir s'adaptent-elles aux situations ? L'invité : Peter Eeckhout est archéologue et historien de l’art, professeur à l’université libre de Bruxelles, où il enseigne les civilisations précolombiennes. Depuis plus de 30 ans, il dirige des fouilles dans le grand site de Pachacamac, au Pérou, sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Auteur de nombreux ouvrages de référence, il vient de publier Les Incas. XIIIe-XVIe siècles. Croyances, sacrifices, écritures...les dernières découvertes chez Tallandier (528p., 29,50€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le sauvetage des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, avec Patrick Cabanel
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Au cours de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Français ont sauvé et protégé des Juifs menacés de déportation.Plus de 4 200 Français ont été reconnus "Justes parmi les nations" par l'institut israélien Yad Vashem. Il s'agit d'un titre qui récompense leurs actions, réalisées le plus souvent au péril de leur propre vie, par des hommes et des femmes d'horizons variés. Qui étaient ces "Justes" qui se sont opposés à la politique génocidaire du régime nazi ? Comment sont-ils parvenus, en pleine Occupation et dans la France du régime de Vichy, à protéger des familles et des enfants juifs ? Des membres des clergés catholiques et protestants aux instituteurs, en comptant également les commerçants et les paysans, nombreux sont les visages des acteurs qui se sont impliqués personnellement pour préserver des vies.Leur histoire met en lumière le revers de cette période, dont la mémoire retient en premier lieu les atrocités. Dans des temps troublés, les réseaux de solidarité, les diplomates, les associations et les congrégations religieuses ont su déployer leurs forces pour venir en aide aux plus menacés. Les enfants juifs ont fait l'objet de toute leur attention et ont été protégés dans de larges proportions. 86% d'entre eux ont survécu grâce à leur placement dans des familles, aux réseaux de passeurs, aux écoles dans lesquelles ils n'ont pas été dénoncés.Des lieux sont devenus emblématiques de cette solidarité, notamment Le-Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire.C'est donc la belle part de l'histoire de France que nous propose de découvrir Patrick Cabanel, historien spécialiste de l'histoire du protestantisme, directeur d'études à l'École pratique des hautes études et maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Toulouse. Il publie Histoire des Justes en France, (Armand Colin, 2012, 576 p. 11.90€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Wehrmacht, vérités et légendes, avec Jean Lopez
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Porté par de nombreux historiens depuis Jacques Benoist-Méchin, le mythe d'une Wehrmacht invincible a longtemps perduré. Certes, l’armée allemande bénéficiait d’une excellence tactique, d’un encadrement de qualité et d’une grande souplesse dans l’emploi des chars et de l’aviation. Pourtant, il est essentiel de rétablir la vérité historique en s’interrogeant sur des points fondamentaux : quelle était réellement la valeur de cette armée depuis le XVIIIe siècle ? Quelle a été la contribution de l’Allemagne à l’art militaire ? Quel rôle occupaient les officiers dans l’appareil militaire ? Et comment faut-il interpréter les victoires de la Wehrmacht en Pologne (1939) et en France (1940) ?Dans cette émission, l’historien Jean Lopez revisite ces questions et apporte un éclairage nouveau, mettant ainsi un terme à la légende de la première armée du monde.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Seconde Guerre mondiale : mythes, réalités et fractures, avec Olivier Wieviorka
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ [Rediffusion] La Seconde Guerre mondiale demeure un conflit entouré de mythes et d’interprétations multiples. Dans cet épisode, l’historien Olivier Wieviorka, auteur de Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale, propose un regard neuf sur ses origines, son ampleur et ses conséquences sociales et politiques.Tout d’abord, il interroge les racines du conflit : faut-il les chercher dans le traité de Versailles, ou s’inscrivent-elles dans une vision plus large, comme l’évoquait le général de Gaulle en parlant d’une nouvelle « guerre de Trente Ans » ? Existe-t-il une continuité entre Guillaume II et Hitler ? Quelle fut la portée réelle de la politique d’appeasement, et en quoi l’échec de la sécurité collective a-t-il rendu la guerre inévitable ? Une action préventive aurait-elle pu empêcher la catastrophe ?Au-delà de ces questions, Olivier Wieviorka explore la nature même du conflit. Peut-on réellement parler de « Seconde Guerre mondiale » ? Si l'expression s’impose aujourd’hui, son évidence est remise en question selon les perspectives nationales et géographiques. La guerre a-t-elle touché tous les continents avec la même intensité ? À partir de quel moment acquiert-elle une dimension véritablement mondiale ? Faut-il aussi la considérer comme une guerre idéologique, opposant les totalitarismes aux idéaux universalistes des Alliés ? Enfin, quelle fut la place des pays neutres dans cette conflagration planétaire ?Mais ce conflit ne se limite pas aux seuls affrontements militaires. Contrairement à la Première Guerre mondiale, où les sociétés civiles avaient largement soutenu leurs gouvernements, la Seconde Guerre mondiale révèle des fractures internes profondes : tensions sociales, montée du racisme, déclassement économique, oppositions politiques... L’unité nationale apparaît alors comme une illusion. Même face à l’extermination des Juifs par l’Allemagne nazie, les Alliés et les pays neutres restent passifs, malgré des informations confirmant les massacres dès 1941.À travers cette analyse, Olivier Wieviorka déconstruit bien des idées reçues et éclaire d’un jour nouveau l’histoire de ce conflit mondial, reprenant à son compte les mots de Raymond Aron : « Les hommes font leur histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font. »***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la France a vécu sous l'Occupation allemande, avec Eric Alary
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ [Rediffusion] Le 14 juin 1940, l'armée allemande entre dans Paris, marquant le début de quatre longues années d’Occupation. Vue du côté allemand, cette période commence comme un rêve de puissance, nourri par les profits, l’abondance et un certain engouement pour les évasions culturelles. Pourtant, au fil du temps, l’obsession du contrôle s’installe, conduisant les occupants à un jusqu’au-boutisme meurtrier, accentué par l’enchaînement des défaites militaires. Côté français, la peur s’impose dès les premiers jours. Après le traumatisme de l’exode, la population se retrouve soumise à des restrictions sévères, tandis que l’économie du pays est méthodiquement pillée par l’occupant. Si la collaboration politique s’avère un échec, la collaboration économique, elle, fonctionne à plein régime, ne servant que les intérêts du Reich. Dans cette émission, l’historien Éric Alary revient sur cette sombre période, entre oppression, résistance et survie. ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jérusalem 1900 : la ville sainte à l'âge des possibles, avec Vincent Lemire
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Pour qualifier la Palestine ottomane, l’historien Tom Segev décrit “une province reculée, sans loi ni administration. La vie s’y déroulait au ralenti, dans le carcan de la tradition et au rythme du chameau.” Pourtant, comme le reste de l'Empire ottoman, elle s'inscrit dans un mouvement de modernisation. À Jérusalem, les institutions politiques pluri-confessionnelles veillent au développement des infrastructures publiques : hôpital, pharmacie, et même une gare depuis 1892. Loin d’être une ville éternellement fragmentée depuis les croisades, Jérusalem abrite une communauté citadine dont les catégories sont fluides, mouvantes et complexes. La ville sainte vers 1900 est faite d’équilibre et de conflictualité, mais pas forcément selon les lignes de fractures actuelles. Comment les différentes communautés religieuses, culturelles et nationales coexistent-elles et administrent-elles ensemble la vie publique ? Quel a été l'impact de la révolution des jeunes-turcs sur la ville sainte ? Comment les débuts de l'idéologie sioniste sont-ils reçu par les citadins ? Pourquoi le nationalisme palestinien émerge-t-il en opposition à l'ottomanisme ? Au micro de Storiavoce, l’historien Vincent Lemire dévoile une histoire renouvelée de Jérusalem sans fatalisme, à un moment où tout était encore possible. L’invité : Historien spécialiste de Jérusalem et professeur à l’université Paris-est Gustave-Eiffel, Vincent Lemire travaille à la diffusion de l’histoire de la ville sainte par la publication d’une bande dessinée Histoire de Jérusalem (Les Arènes, 256 p., 27€) et par le projet européen “Open Jerusalem”, qui partage ses archives municipales en libre accès. Il a écrit Jérusalem 1900. La ville sainte à l’âge des possibles (Dunod poche, 336 p., 9€90). *** Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand a eu lieu la fin de l'Antiquité ? avec Sylvain Destephen
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Depuis que l'histoire est découpée en tranches, la date de 476 marque généralement la fin de l'Antiquité. En effet, le 4 septembre, le chef hérulien Odoacre dépose l'empereur Romulus Augustule, âgé de 14 ans, à Ravenne. Ironiquement, ce dernier porte les noms de Romulus (fondateur légendaire de Rome) et d'Auguste (premier empereur). Cette date constitue donc la fin institutionnelle de l'Empire romain : Odoacre renvoie les insignes impériaux à Constantinople, reconnaissant l'autorité unique de l'empereur d'Orient, Zénon. Or, la date de 542, à bien des égards, semble bien plus pertinente pour illustrer le passage d'une époque à l'autre. Historien de l'Antiquité, Sylvain Destephen nous décrit ce tournant à la fois politique, militaire, diplomatique, religieux et culturel.L'invité : Sylvain Destephen est historien de l'Antiquité tardive. Il enseigne à l'université Caen-Normandie. Il vient de publier 542. La fin de l'Antiquité (PUF, 23 p., 16€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Munich 1938 : le prologue d'une tragédie mondiale, avec Maurizio Serra
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ [Rediffusion] Symbole de la capitulation des démocraties française et britannique face à la montée du totalitarisme allemand, les accords de Munich, signés en septembre 1938, scellent le sort de l’Europe à la veille du chaos. Conclues quelques semaines seulement après l’Anschluss, ces négociations précipitent le continent dans l’abîme. Dans son ouvrage magistral, Munich 1938, la paix impossible, Maurizio Serra revient d’abord sur l’héritage politique laissé par la Grande Guerre. Il dresse ensuite le portrait des principaux acteurs de ce drame, dont la Tchécoslovaquie fut la victime expiatoire.Qui était vraiment Neville Chamberlain ? Peut-on le considérer comme l’unique artisan de la politique d’apaisement envers l’Allemagne ? Quel rôle a joué la France sous la direction d’Édouard Daladier ? Comment Mussolini a-t-il su tirer parti de cette crise pour en faire son dernier succès diplomatique ? Enfin, pourquoi Hitler a-t-il abandonné le plan radical de Ribbentrop, préférant une approche plus insidieuse pour mener à bien ses ambitions expansionnistes ?Dans cette émission, l’auteur éclaire ces questions avec une analyse fine et nuancée, offrant une nouvelle lecture de ce moment clé de l’histoire contemporaine.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui était Anne d'Autriche ? avec Joël Cornette
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Née en Espagne en 1601, peu de jours avant la naissance de Louis XIII, Anne d'Autriche est partie à l'âge de 14 ans épouser le jeune prince afin d'entretenir les liens entre les deux royaumes de part et d'autre des Pyrénées. Sa vocation était alors de donner un héritier à la couronne de France. Le destin en décida autrement : la vie d'Anne d'Autriche est tellement riche qu'elle aurait pu être l'héroïne de plusieurs romans. Elle fut à la fois une femme rejetée par son mari, une reine soupçonnée d'intelligence avec l'ennemi, une régente absolue selon l'expression de Voltaire, et une mère aimante qui donna tout pour son fils Louis XIV dans un temps de crise : la Fronde. Le grand historien Joël Cornette lui consacre une biographie qui, "par-delà les polémiques et les dénigrements dont on l’a souvent accablée, la restitue telle qu’elle fut. En majesté."L'invité : Professeur émérite à l'université Paris 8-Vincennes, Joël Cornette est l’auteur de nombreux ouvrages sur la France d’Ancien Régime, dont La Mort de Louis XIV (Gallimard, 2015) et une récente biographie d’Anne de Bretagne (Gallimard, 2021). Il a reçu le grand prix d’histoire de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Il vient de publier Anne d'Autriche. La régente absolue chez Gallimard, (496 p., 25,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Philippe le Bon contre Jeanne d'Arc, avec Bertrand Schnerb
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ 1430 : au cours du siège de Compiègne, Jeanne d'Arc est capturée alors qu'elle tentait de repousser les Anglo-Bourguignons qui assiégeaient la ville. Quel est le rôle de Philippe le Bon dans cette capture ? Est-ce que le duc avait déjà eu un contact avec la Pucelle et, à la suite de cette capture, l'a-t-il d'ailleurs rencontrée ? Pour nous, Français, le fameux duc est éternellement attaché à un acte contre la volonté de la Providence. Pourtant, Philippe le Bon fut un dévot et un grand prince catholique. Homme bienveillant en société et charitable, il fut l'un des fervents partisans d'une nouvelle croisade. En outre, alors que le grand schisme d'Occident touchait à sa fin, Philippe a été un défenseur des prérogatives du pape. L'invité : Bertrand Schnerb est professeur émérite de l'université de Lille. Médiéviste, il est spécialiste de l'État bourguignon. Auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, il vient de publier un magistral et définitif Philippe le Bon, le duc de Bourgogne qui ne voulut pas être roi chez Tallandier (974 p., 31,90€). *** Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Bourgogne dans la guerre guerre de Cent Ans, avec Bertrand Schnerb [2/3]
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Dans nos représentations, la Bourgogne est intimement liée à l'Angleterre dans la guerre de Cent Ans. Pourtant, les relations entre les deux protagonistes sont loin d'être apaisées, tandis que celles entre la France et la Bourgogne ne forment pas une suite ininterrompue d'affrontements. Le règne de Philippe le Bon nous révèle ainsi cette complexité et cette nuance propre à tous les événements qui s'inscrivent sur le temps long. Pourtant, l'avènement de Philippe le Bon a lieu à la suite de l'assassinat de son père, Jean sans Peur, par des partisans du dauphin, futur Charles VII, en 1419. Comment ce moment politique influence-t-il l'action du nouveau duc de Bourgogne ? Quelle est la place des liens familiaux dans les rapports entre le roi de France et Philippe de Bourgogne ? Comment l'alliance anglaise permet-elle au duc d'asseoir sa domination sur son duché ? Quels sont les éléments qui amènent Philippe à signer la paix d'Arras en 1435 ? L'invité : Bertrand Schnerb est professeur émérite de l'université de Lille. Médiéviste, il est spécialiste de l'État bourguignon. Auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, il vient de publier un magistral et définitif Philippe le Bon, le duc de Bourgogne qui ne voulut pas être roi chez Tallandier ( 974 p., 31,90€). *** Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Guerre en Ukraine : l'historien face au présent, avec Michel Goya
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Février 2022 : sous le regard interdit des observateurs internationaux, la Russie envahissait l'Ukraine. Depuis plus de 3 ans, le conflit s'enlise et bouleverse les équilibres géopolitiques et économiques à l’échelle du globe. Comment comprendre ce basculement d’une invasion éclair vers une guerre de position ? Comment l’histoire est-elle manipulée par les deux belligérants comme mobilisation interne et justification à l’adresse de la communauté internationale ? Quelles sont les racines du conflit dans l’histoire russo-ukrainienne ? Et, surtout, quel est le rôle de l'historien face à des événements encore en cours ? Au micro de Storiavoce, Michel Goya, ancien colonel de marine et historien spécialiste du fait militaire, propose de raconter une histoire immédiate du conflit. La méthodologie de l’historien devient alors un outil précieux pour traiter l’abondance de sources qui caractérise les conflits contemporains. Sa perspective historique permet aussi de contextualiser et d'analyser les opérations militaires en cours par une approche comparative avec d’autres conflits du passé. Conjuguant son expérience d’historien et de militaire, il propose une analyse éclairante des raisons de l’enlisement du conflit et témoigne du rôle décisif de l’historien face au présent. L’invité : Ancien colonel des troupes de marine et docteur en histoire, Michel Goya est un spécialiste de l’histoire militaire. Il a coécrit, avec Jean Lopez, historien de l'Armée rouge, et publié aux éditions Perrin L’Ours et le renard. Histoire immédiate de la guerre en Ukraine (320 p., 21€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui était Philippe le Bon, le duc qui ne voulait pas être roi ? [1/3]
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Grand duc d’Occident, Philippe le Bon (1396-1467) porta l’État bourguignon à son apogée après l’avoir consolidé et renforcé. Petit-fils de Philippe le Hardi et fils de Jean sans Peur, il fut également le fondateur de l’ordre de la Toison d’or. Entouré d’une cour brillante, il fit construire ou embellir ses résidences, de Dijon à Bruges, de Lille à Bruxelles, jusqu’à Gand. Quelle fut son éducation ? Pourquoi ne connut-il les champs de bataille que si tardivement ? Peut-on dire qu’il fit preuve d’imprudence lors des combats ? Quelle fut la place de son conseil dans le gouvernement du duché, et quel rôle joua sa troisième épouse, Isabelle de Portugal ? Dans ce premier volet de notre nouvelle série des Cours d’histoire, Bertrand Schnerb nous présente ce duc qui ne voulut pas être roi.L'invité : Bertrand Schnerb est professeur émérite de l'université de Lille. Médiéviste, il est spécialiste de l'État bourguignon. Auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, il vient de publier un magistral et définitif Philippe le Bon, le duc de Bourgogne qui ne voulut pas être roi chez Tallandier (974 p., 31,90€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pavie 1525 : l'honneur perdu de François Ier, avec Jean-Marie Le Gall
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Après 1515, le roi se doit d'affirmer la puissance du royaume de France face à l'empereur Charles Quint, maître de vastes territoires qui s'étendent de la péninsule Ibérique aux Pays-Bas. Les guerres d'Italie en sont le moyen le plus direct. La question successorale prend alors une dimension d'affirmation monarchique.Pavie n'est donc pas qu'une cinglante défaite. Il s'agit d'une bataille européenne, au cours de laquelle se nouent des alliances stratégiques qui marquent un soutien ou une opposition à l'empire des Habsbourg.Fait prisonnier de Charles Quint le 24 février 1525, le souverain est conduit à Madrid. C'est dans cette même ville qu'est signé le traité qui met fin au conflit et oblige le roi à renoncer aux territoires bourguignons.L'auteur : Jean-Marie Le Gall, professeur d'histoire moderne à l'université Paris I Sorbonne, est spécialiste de la Renaissance, en particulier des questions religieuses et de la symbolique. Après Comment la confiance vient aux princes. Les rencontres princières 1495-1788, il vient de publier L' honneur perdu de François Ier. (Pavie, 1525, Puf, 2025, 556 p., 26 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De Gaulle a-t-il modernisé la France ? [3/3], avec Arnaud Teyssier
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/"On me reproche de ne pas m'intéresser à l'économie alors que j'y consacre plus de la moitié de mon temps" Cette phrase du général de Gaulle dit, s'il en est, l'importance qu'il accordait autant au secteur économique qu'à l'industrie en général. Sa vision va même bien au-delà puisqu'elle inclut une politique sociale et éducative. De Gaulle, en quelque sorte, entretenait une vision holistique du bien commun. Tout en héritant de la IVe République, la Ve République ouvre une nouvelle ère, qui ne sera pas exempte d'échecs, mais aussi de paradoxes voire de contradictions qui s'exprimeront dans la rue en 1968.L'invité : Ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, Arnaud Teyssier a collaboré avec Philippe Séguin et a été le directeur du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Intérieur de 2003 à 2008. Professeur à Paris I de 2006 à 2014, il est depuis 2015 professeur à l’École normale supérieure et codirecteur de la Prép’ENA Paris I-ENS, où il enseigne la culture générale ; il est également inspecteur général de l’Administration, administrateur de l’Institut d’études avancées de Nantes et conseiller scientifique de Futuribles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Charles Péguy, Richelieu, Philippe Séguin. Le remords de la droite. Il vient de publier aux éditions Perrin De Gaulle. L'angoisse et la grandeur (656 p., 26 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jésus at-il vraiment existé ?, avec Bruno Bioul
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Encore de nos jours, l'historicité de Jésus est remise en cause, alors que l'on peut très bien croire en son historicité, sans adhérer au message de foi du christianisme. Le dernier exemple en date est celui bien connu de Michel Onfray, qui, dans son ouvrage Théorie sur Jésus , reprend une thèse ancienne présentant Jésus comme un personnage mythologique, et donc un pur concept. Cette thèse mythiste est ici expliquée par l'archéologue et historien Bruno Bioul, auteur d'un livre intitulé Contre-théorie de Jésus, qui explique aussi pourquoi cette théorie n'est plus peu reconnue par la très grande majorité des historiens.L'invité : Bruno Bioul est agrégé et chargé d'enseignement à l'université de Bourgogne. Il a été pendant plus de 25 ans rédacteur en chef de plusieurs revues d'histoire et d'archéologie, comme Archéologia ou Archéothéma. Il vient de publier chez L'Harmattan Contre-théorie de Jésus. Réfutation ciblée de la théorie mythiste de M. Onfray (216 pages, 23 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1958-1962 : l'angoisse du général De Gaulle [2/3], avec Arnaud Teyssier
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 1958, un jeune haut fonctionnaire, Michel Massenet, publie un livre au titre révélateur : L'angoisse au pouvoir. En effet, voir en De Gaulle un homme porté par les certitudes, notamment celle d'une réussite évidente dès son arrivée au pouvoir, serait une erreur. De fait, la réalité des événements et du caractère même du général laisse entrevoir que tout fut plus complexe. Il existe dans l'histoire une part d'imprévisibilité, et l'homme du 18-juin le sait trop bien. En outre, De Gaulle était convaincu qu'il arrivait beaucoup trop tard. Dans cette émission, nous suivons le général dans l'élaboration d'une nouvelle constitution, mais aussi dans le règlement de la guerre d'Algérie. L'invité : Ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, Arnaud Teyssier a collaboré avec Philippe Séguin et a été le directeur du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Intérieur de 2003 à 2008. Professeur à Paris I de 2006 à 2014, il est depuis 2015 professeur à l’École normale supérieure et codirecteur de la Prép’ENA Paris I-ENS, où il enseigne la culture générale ; il est également inspecteur général de l’Administration, administrateur de l’Institut d’études avancées de Nantes et conseiller scientifique de Futuribles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Charles Péguy, Richelieu, Philippe Séguin. Le remords de la droite. Il vient de publier aux éditions Perrin De Gaulle. L'angoisse et la grandeur (656 p., 26 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment l'Histoire éclaire notre présent, avec Guillaume Perrault
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le mot de Cicéron sur l'histoire maîtresse de vie et de vérité est bien connu. Il a traversé les âges et a été repris, adapté, reformulé par de nombreux penseurs. Descartes affirmait ainsi : "Je ne vois pas que l'histoire puisse servir à autre chose qu'à nous apprendre à bien juger du présent et à prévoir l'avenir." Voltaire, de son côté, estimait que l'histoire était une philosophie de l'action. Quant à Kierkegaard, il mettait en lumière la complémentarité entre la projection vers l'avenir et la compréhension du passé : "La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se retournant vers le passé." Au cours de cette émission, le journaliste et historien Guillaume Perrault évoque le rôle de l'histoire dans nos sociétés : comment contribue-t-elle à forger une identité collective ? Dans quelle mesure nous permet-elle de comprendre les structures et les dynamiques de notre société actuelle ? L'histoire est-elle un antidote contre les idéologies ? L'invité : Diplômé de Sciences Po Paris, école où il enseigne désormais aujourd'hui, Guillaume Perrault est journaliste au Figaro en charge des questions historiques. Il vient de publier Voyages dans l'histoire de France (Tempus, 352 p., 10 €), qui constitue un recueil d'articles historiques en lien avec notre propre actualité. ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'entre-deux-guerres du colonel De Gaulle [1/3], avec Arnaud Teyssier
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans ses Mémoires de guerre, le général De Gaulle évoque très brièvement la période de l'entre-deux-guerres. Celle-ci est pourtant essentielle pour comprendre l'homme et surtout son destin qui se joue en 1939-1940. De Gaulle est un homme qui a besoin d'action. Persuadé que la France va devoir se battre prochainement, il estime que la préparation d'un nouvel affrontement doit être la priorité de la France. Dans cette émission, nous découvrons quels furent les liens du colonel de Gaulle avec le maréchal Pétain, les différentes affectations qui lui permettent d'écrire et de parfaire sa pensée à la fois militaire, politique et historique. En effet, Charles de Gaulle n'est pas simplement un homme issu des rangs de l'armée, il cultive aussi une vision de la France et de son destin qui se dessine pendant toute cette période.L'invité : Ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, Arnaud Teyssier a collaboré avec Philippe Séguin et a été le directeur du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Intérieur de 2003 à 2008. Professeur à Paris I de 2006 à 2014, il est depuis 2015 professeur à l’École normale supérieure et codirecteur de la Prép’ENA Paris I-ENS, où il enseigne la culture générale ; il est également inspecteur général de l’Administration, administrateur de l’Institut d’études avancées de Nantes et conseiller scientifique de Futuribles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Charles Péguy, Richelieu, Philippe Séguin. Le remords de la droite. Il vient de publier aux éditions Perrin De Gaulle. L'angoisse et la grandeur (656 p., 26 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui était Nabuchodonosor, roi de Babylone ? avec Josette Elayi
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Rare sont les souverains babyloniens dont l’héritage a su se frayer un chemin jusqu’à nous. Aux côtés d’Hammurabi, Nabuchodonosor fait partie de ces figures qui peuplent encore l’imaginaire collectif plusieurs millénaires après leur règne.La porte d’Ishtar, les jardins suspendus de Babylone ou encore la ziggurat colossale dédiée au dieu Marduk - inspirant la tour de Babel - ont contribué à la longévité de la légende d’un roi bâtisseur et puissant. L’envers de cette légende dorée s’incarne dans les sources bibliques, qui dépeignent un tyran cruel et orgueilleux responsable de la déportation des Judéens et de la destruction du temple de Jérusalem.Dans cet épisode des Grands Entretiens, l’historienne Josette Elayi confronte Nabuchodonosor II à sa légende afin de retracer, au plus près de la vérité historique, le règne de ce roi du Proche-Orient. Était-il particulièrement cruel et tyrannique par rapport aux autres souverains de son temps ? Peut-on qualifier sa politique militaire expansionniste ? Sa capitale était-elle le reflet d’un orgueil démesuré ? Comment son action politique a-t-elle apporté la prospérité économique en Babylonie tout en condamnant l’empire à sa chute après son règne ? L’invitée : Josette Elayi est historienne de l’Antiquité, chercheuse honoraire au CNRS et spécialiste de la Phénicie et du Proche-Orient ancien. Au micro de Storiavoce, elle présente son dernier livre Nabuchodonosor, roi de Babylone entre histoire et légende (Perrin, 320 p., 22€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours, avec Emmanuel de Waresquiel
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/« Les mots ! Les mots ! On a brûlé au nom de la charité, on a guillotiné au nom de la fraternité. Sur le théâtre des choses humaines, l’affiche est presque toujours le contraire de la pièce ». Tels sont les termes de Jules et Edmond de Goncourt dans un ouvrage publié en 1866, un demi-siècle après la Révolution.La Révolution française est-elle le point de départ d'un mythe fondateur de la nation ? La mémoire a retenu le serment du Jeu de Paume, la prise de la Bastille, la guillotine et la Marseillaise. Mais cet héritage nécessite un éclairage historique. Entre le foisonnement des idées des Lumières et la Terreur, événement après événément, comment construire une mémoire juste, la plus proche possible de la réalité ?L’analyse des mythes de la Révolution, c’est d’abord la mise en relief des choix de ce qui devait être retenu pour construire un nouveau modèle d’État, où la souveraineté revient de droit au peuple. C’est l’avènement du citoyen. En parallèle, une mémoire de la personnalité et de la politique de Louis XVI s'est construite, parfois bien différente en fonction des orientations politiques de ses observateurs. Le procès de la reine Marie-Antoinette, entre le 14 et le 16 octobre 1793, a également marqué un tournant dans la symbolique révolutionnaire. Il interroge sur les limites à ne pas dépasser pour construire la nation française. Qu’est-ce que l’histoire a retenu de la manière dont la Révolution a mis fin à l’Ancien Régime, après plus de 1 000 ans de monarchie de droit divin ?L'auteur : Emmanuel de Waresquiel, historien spécialiste du XVIIIe siècle, est l'auteur de nombreux ouvrages sur Fouché, le procès de Marie-Antoinette et les Sept Jours qui ont fait la Révolution. Il est actuellement ingénieur de recherche à l’École pratique des hautes études en sciences sociales. Spécialiste reconnu de la Révolution et de l’Empire, il vient de publier Il nous fallait des mythes. La révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours, (Tallandier, Paris, 2025, 448 p. 24.60 €.)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La sélection médicale des soldats : 1900 - 1918, avec Aude-Marie Lalanne-Berdouticq
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/À l'aube du XXe siècle, les besoins en hommes au sein de l'armée vont croissant. Les deux guerres mondiales qui jalonnent ce siècle provoquent une moisson d'hommes d'une ampleur inégalée.L'étude des sources des administrations militaires nous apprend quels étaient les principaux critères des médecins et de quelle manière la médecine a été influencée par cette pratique.Les médecins mesurent les bustes, pèsent et toisent les hommes. Ils cherchent en particulier à détecter les potentiels malades de la tuberculose, fléau de cette époque.Aude-Marie Lalanne-Berdouticq s'est particulièrement intéressée à la manière dont les hommes vivaient cette étape, en France et en Angleterre.L'auteur : Aude-Marie Lalanne-Berdouticq, diplômée de l'ENS, docteur en histoire contemporaine, elle vient de publier Des hommes pour la guerre. La sélection médicale des soldats, CNRS Editions, Paris, 2025, 464 p. 26 €.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Homme de Tautavel : notre plus vieux cousin européen, avec Amélie Vialet
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Parmi les lointains ancêtres et cousins d’Homo Sapiens, Néandertal est sans doute celui dont nous sommes le plus familier. Pourtant, l’histoire humaine européenne est bien plus ancienne, comme en témoigne Arago 21, le crâne le plus vieux retrouvé en France, à Tautavel, qui date de un demi million d'années. Représentants du genre Homo Heidelbergensis, Arago 21 et ses contemporains vivaient en Europe à une époque où le climat pouvait être polaire. Comment ces groupes vivaient-ils dans ces conditions extrêmes, alors qu'ils n'avaient pas encore la maîtrise du feu ? En plus de l’apparence physique et des habitudes alimentaires, peut-on connaître leur culture et leur organisation sociale ? Avaient-ils un sens esthétique et un langage ? Les groupes d’individus étaient-ils régis par la violence et le cannibalisme, ou bien par la solidarité et l’entraide ?Dans cet épisode des Grands Entretiens, la paléoanthropologue Amélie Vialet reconstitue le quotidien de ces humains ancestraux, tout en offrant un éclairage passionnant sur les méthodes scientifiques de l’archéologie préhistorique.L’invité : Amélie Vialet est paléoanthropologue, maîtresse de conférence au Muséum national d’Histoire naturelle et spécialiste de l’évolution des premiers “Homo”. Au micro de Storiavoce, elle présente son dernier livre coécrit avec la documentariste Emma Baus : Origines.Tautavel, notre longue histoire avant Néandertal (Albin Michel,192 p., 24,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sparte contre Athènes (510-354), avec Manuel Rodrigues de Oliveira
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Sparte et Athènes apparaissent comme les deux grandes cités de l'Antiquité grecque, l'une étant présentée comme violente et sanguinaire, l'autre comme un modèle politique, capable d'imposer son hégémonie de manière démocratique.Sur le terrain, les vestiges de la prestigieuse Athènes semblent confirmer cette vision proposée par l'historiographie. Car Sparte a connu des phases de destruction de ses monuments, notamment lors du tremblement de terre de 464 av. J-C. L'opposition entre Sparte et Athènes aux Ve-IVe siècles av. J.-C. a été telle que la comparaison avec la guerre froide semble révéler au mieux l'ampleur de cette rivalité, pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de ces deux cités aujourd'hui. Des guerres médiques à la guerre du Péloponnèse, l'affrontement n'a cessé, ne permettant pas pour autant à l'une ou l'autre des cités de s'affirmer définitivement. La victoire d'Aigos Potamos en 405 av. J.-C. marque l'apogée de la puissance de Sparte. Cependant, à l'issue de la période classique, les deux cités se trouvent affaiblies. Elles laissent le champ libre au Macédonien Philippe II, père d'Alexandre le Grand.L'auteur : Manuel Rodrigues de Oliveira est historien et archéologue, spécialiste des Péloponnésiens et de Sparte, responsable de la logistique et de la régie des collections pour l'École française d'Athènes à Delphes. Il enseigne en classes préparatoires au lycée Malherbe de Caen. Il vient de publier Sparte contre Athènes. 510-354 (Passés Composés, Paris, 2024, 368 p., 23 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les mythes grecs donnaient-ils un sens à l'existence ? avec Pierre Sauzeau
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Comment définir le mythe dans la Grèce antique ? À partir de quand un mythe devient-il vraisemblable, et faut-il d'ailleurs distinguer le vraisemblable de l’incroyable dans la mythologie ? Haletante et foisonnante, la mythologie grecque constitue un véritable labyrinthe peuplé de dieux et de demi-dieux, de passions et de violences. Quel était alors le sens que les Grecs donnaient à ces récits révolus, mais cultivés par la mémoire des poètes ? Au cours de cette émission enregistrée dans le cadre du partenariat entre Storiavoce et la 7ème édition du Festival des langues classiques de Versailles, Pierre Sauzeau nous explique quelle était la portée des mythes dans la Grèce ancienne.L'invité : Professeur émérite de grec ancien à l'université Paul-Valéry de Montpellier, Pierre Sauzeau est l'auteur de livres érudits sur l'hellénisme. Il vient de publier Le Grand Livre des mythes grecs (Les Belles Lettres, 570 p., 29,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Robin des Bois, de Sherwood à Hollywood, avec Justine Breton, William Blanc et Johnathan Fruoco
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Tout le monde connaît plus ou moins l'histoire de Robin des Bois, le bandit au grand cœur qui vole aux riches pour donner aux pauvres. De la genèse des premiers récits, comme celui de Pierre le Laboureur au Moyen Âge, jusqu'à nos jours, avec le dessin animé de Walt Disney ou encore les productions d'Hollywood, un imaginaire s'est créé autour de ce personnage. Justine Breton nous explique quelle a été la portée historique de cette fiction littéraire.Cette figure de conte s'inscrit dans un discours qui se prête à l'utilisation politique. Car Robin des Bois et ses Joyeux Compagnons font figure de justiciers, qui s'opposent au Sherif de Nottingham, représentant du roi d'Angleterre, Richard, en l'absence de celui-ci. Quelle a été la part de réalité historique de ce personnage, et l'imaginaire n'a-t-il pas fini par dépasser la fiction ? Le médiévalisme, étude des représentations médiévales au cours de l'histoire, est un concept qui permet de répondre au mieux à cette interrogation.Les auteurs : Justine Breton, William Blanc et Jonathan Fruoco nous permettent de mieux comprendre la portée de ce récit au cours de l'histoire, grâce à leur travail sur les sources littéraires ainsi que les productions hollywoodiennes. Ils publient Robin des Bois, de Sherwood à Hollywood (Libertalia, Montreuil, 2024, 432 p. 13 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les Grecs tenaient à leurs mythes ? avec Pierre Judet de La Combe
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Contrairement à une idée reçue, les mythes grecs étaient évolutifs : leur récit déclamé par les aèdes pouvait ainsi varier selon les cités et les époques. Il existait donc une liberté du poète, que notre imagination a du mal à se représenter. En effet, aujourd'hui, le seul témoignage que nous possédons de ces récits nous renvoie non pas à l'oralité, mais à une forme écrite, celle de la source historique. Au cours de cette émission enregistrée dans le cadre du partenariat entre Storiavoce et la 7ème édition du Festival des langues classiques de Versailles, Pierre Judet de La Combe, grand spécialiste de la Grèce ancienne, évoque pour nous la représentation de ces récits mythologiques par les Grecs eux-mêmes et les raisons pour lesquelles la Grèce y était attachée. L'invité : Pierre Judet de La Combe est helléniste, agrégé de grammaire, et directeur de recherches à l'EHESS. Spécialiste des dramaturges grecs, il est l'auteur de Les tragédies grecques sont-elles tragiques ? Théâtre et théorie (Bayard Éditions, 2010), et a traduit Médée d’Euripide (2012) et Les Grenouilles d’Aristophane (2012) pour la collection des Classiques en poche aux Belles Lettres. Il vient de publier Quand les dieux rôdaient sur la Terre (Les Belles Lettres - France Inter - Albin Michel, 608 p., 25€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jules Ferry : républicain, instituteur et colonisateur, avec Paul Baquiast
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ En 2024, Jules Ferry est le nom le plus porté par les écoles publiques. Malgré cet héritage, peut-on vraiment dire que Jules Ferry est le fondateur de l’école telle qu’on la connaît aujourd’hui ?En réalité, son action s’inscrit dans la continuité des efforts amorcés depuis la Révolution française. Mais là où il a profondément marqué l’instruction publique, c’est par l’introduction de la laïcité dans les programmes et parmi le corps enseignant. Convaincu que l’éducation devait forger des esprits critiques, Jules Ferry voulait aussi enraciner la République et le patriotisme. Sa réforme du système scolaire, bien que révolutionnaire, était moins égalitaire qu’on pourrait le croire, avec des programmes distincts selon la classe sociale.Ferry est aussi un représentant du colonialisme à la française, puisqu’il applique une politique d’expansion coloniale, au nom d’une “mission civilisatrice” qui sert un impérialisme républicain.Dans cet épisode des Grands Entretiens, Paul Baquiast analyse sa politique éducative, son rôle dans la stabilisation de la République et son action coloniale dans un contexte de tensions entre la droite monarchiste et la gauche plus radicale, incarnée par Clemenceau.L’invité : Paul Baquiast est docteur en histoire et proviseur de lycée. Spécialiste dans l'histoire de l’éducation, il est également co-auteur, avec Bertrand Sabot, de plusieurs biographies des pères fondateurs de la République. Au micro de Storiavoce il présente son dernier livre, également écrit avec Bertrand Sabot : Jules Ferry (Ellipses, 304 pages, 26€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maïmonide : entre judaïsme, islam et christianisme, avec Alberto Manguel
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Considéré comme l'un des plus grands intellectuels de l'époque médiévale, Maïmonide fut à la fois un philosophe, un théologien et un médecin réputé dans le monde arabe. Né à Cordoue en 1138, il a tout d'abord vécu au carrefour des trois cultures islamique, juive et chrétienne d'Al-Andalus. Cependant, le rabbin qu'il fut dut emprunter à plusieurs reprises les routes de l'exil : de Cordoue au Caire, en passant par Fès et la Palestine. Il eut ainsi une vie aussi agitée et douloureuse que riche sur le plan intellectuel, tant et si bien que son influence rayonne jusqu'à nos jours. Dans le cadre de son partenariat avec la VIIe édition du Festival des Langues classiques de Versailles et les éditions Les Belles Lettres, Storiavoce reçoit l'écrivain argentino-canadien Alberto Manguel, auteur de Maïmonide. La foi dans la Raison.L'invité : auteur de nombreux ouvrages, dont une célèbre Histoire de la lecture, Alberto Manguel est écrivain, traducteur et éditeur. Véritable esprit encyclopédique, il vient de publier Maïmonide. La foi dans la Raison (Les Belles Lettres, 257 p., 15,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mémoire de la Grande Guerre : traumatismes et appréhensions [3/3], avec Antoine Prost
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Au lendemain de la Grande Guerre, il existe une mémoire nationale, mais aussi une mémoire familiale vive. D'autres mémoires se mettent en place grâce à la littérature et au cinéma, jouant ainsi le rôle de catharsis. L'entre-deux-guerres est dominé par le souvenir du conflit, entretenu au sein des fratries, mais aussi l'appréhension d'un nouvel affrontement. Toutefois, en dépit des crises à la fois gouvernementales, internationales ou même économiques, la politique ne cesse de susciter un réel engouement dans la société française : la participation aux élections reste élevée, et l'importance des extrêmes dans la vie politique est réelle. La France vit ainsi une forme de paradoxe : alors que, chaque jour, on souhaite oublier la guerre, les années 1930 ne laissent guère d'illusions sur l'avenir, tant et si bien que la France entre dans une nouvelle guerre en 1939 avec l'esprit de la défaite.L'invité : spécialiste de l'histoire des sociétés, de l'histoire de l'éducation et de la Grande Guerre, Antoine Prost est l'auteur de très nombreux ouvrages. Il vient de publier Les Français d'une guerre à l'autre (Gallimard, 448 p., 24,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paix et diplomatie féminine à la Renaissance, avec Sylvie le Clech
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 1529, le moment est venu de rétablir la paix. François Ier a été capturé et emprisonné à la suite de sa défaite de Pavie en 1525. Le traité de Madrid de 1526 contient des clauses que la France ne peut accepter plus longtemps. Il est nécessaire de rétablir l'équilibre diplomatique et de mettre fin aux guerres d'Italie.C'est ainsi que deux Dames, Louise de Savoie et Marguerite d'Autriche, représentant respectivement la France et le Saint Empire, se retrouvent à Cambrai pour signer un traité de paix. L'appareil diplomatique qui se déploie dans cette ville, le personnel, les clauses du traité et les protocoles mis en place nous renseignent sur la manière de faire la paix à la Renaissance.Les princesses à cette période jouent généralement un rôle lors des régences ou par les alliances matrimoniales contractées. Mais au traité de Cambrai, c'est toute la finesse et la connaissance politique des princesses, décrites notamment par Christine de Pizan dans la Cité des Dames en 1405, qui sont mises en pratique.L'invitée : Sylvie le Clech, archiviste paléographe, directrice adjointe des Archives du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, est l'autrice d'une thèse intitulée Chancellerie et culture au XVIe siècle. Les notaires et secrétaires du roi de 1515 à 1547. Elle s'est spécialisée dans l'histoire des femmes à la Renaissance, Femmes de la Renaissance. Elles ont lutté pour leur liberté, (Tallandier, août 2021, 320 p. 20,90 €).Les auteurs : Guillaume Frantzwa, Sylvie Le Clech, Caroline Bornet et Nicolas Chibaeff viennent de publier La paix des Dames (1529). Faire la paix à la Renaissance (Éditeur Direction des archives-ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et CTHS, Paris, 2024, 220 p. 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1919-1939 : la vie quotidienne des français après la Grande Guerre, avec Antoine Prost
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans l'entre-deux-guerres, la société française dominée par la ruralité ne cesse d'évoluer. Le monde urbain, lui aussi, se transforme au gré des politiques publiques, qui intègrent dans le paysage un nouvel élément transformant la vie des Français : l'automobile. La France est alors à la "portée des Français", tant et si bien que le tourisme, encouragé par les congés payés, se développe.Dans ce deuxième volet consacré à la vie des Français entre les deux guerres, l'historien Antoine Prost souligne les transformations de notre société : de la pratique religieuse à celle du sport, en passant par notre rapport au corps ou même à l'enfance.L'invité : spécialiste de l'histoire des sociétés, de l'histoire de l'éducation et de la Grande Guerre, Antoine Prost est l'auteur de très nombreux ouvrages. Il vient de publier Les Français d'une guerre à l'autre (Gallimard, 448 p., 24,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Thomas Jefferson, le président américain francophile, avec Laurent Zecchini
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Thomas Jefferson accède à la présidence des États-Unis en 1800, peu de temps après des années de révolution et de guerre, en particulier la guerre d’Indépendance, qui s’est déroulée de 1775 à 1783. Il ouvre par son mandat le XIXe siècle, période de croissance et de construction des États-Unis. Lui-même, au début de sa carrière politique, est chargé de rédiger la Déclaration d'indépendance des États-Unis, promulguée en 1776.En homme érudit originaire de Virginie, Jefferson cultive tout au long de sa vie un goût pour la France et ses idées révolutionnaires, qui se concrétisent en 1789. Dans le même temps, il entretient un rapport direct avec la question de l'esclavage, en considérant qu'il est prématuré, en son temps, de l'abolir. De fait, lorsque l'on s'intéresse à la vie privée de Thomas Jefferson, celui-ci apparaît comme un personnage ambivalent, tant dans sa vie personnelle que dans ses choix politiques. Il est certain qu'il a entretenu une relation avec une esclave, Sally Hemmings, dont il a eu plusieurs enfants. Ses nombreuses lettres permettent de connaître en détail sa pensée, ses intérêts et les idées politiques qu'il défend.L'auteur : Laurent Zecchini, journaliste au Monde, a été correspondant à Washington de 1994 à 1998. Il est spécialiste des questions internationales, diplomatiques et de défense. Il vient de publier Thomas Jefferson. Le président américain francophile (Perrin, 2025, 376 p. 24 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la guerre de 1914 a changé la société française, avec Antoine Prost [1/3]
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ La Grande Guerre met fin à la période de relative insouciance de la Belle Epoque, celle de tous les possibles. Le tragique de l'Histoire a repris ses droits, marquant durablement une société française qui ne cesse d'évoluer : l'inflation ruine les rentiers, tandis que le monde ouvrier se structure peu à peu. Entre classes riches aisées et populations vivant dans la précarité, la masse de la classe moyenne, dont il est difficile de définir les contours, se distingue par son extrême diversité et son hétérogénéité.Dans son dernier ouvrage Les Français d'une guerre à l'autre, l'historien Antoine Prost nous décrit l'évolution d'un monde au-delà des deux repères que sont les deux guerres mondiales, en prolongeant sa réflexion au début de la guerre froide. Il montre ainsi que la chronologie politique et internationale n'épouse pas vraiment celle des évolutions de la société française.L'invité : Spécialiste de l'histoire sociale, de l'histoire de l'éducation et de la Première Guerre mondiale, Antoine Prost a mené une carrière universitaire et politique remarquable. Il vient de publier Les Français d'une guerre à l'autre (Gallimard, 448 p., 24,50€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Malplaquet, la défaite qui sauve le royaume, avec Clément Oury
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le règne du Roi-Soleil atteint une phase de déclin en 1709. La puissance du monarque est mise en péril par la guerre de Succession d'Espagne, ainsi que par le grand hiver qui s'abat sur la France. Une Grande Alliance se met en place entre le royaume d'Angleterre et l'Empire pour ne pas laisser toute la puissance politique aux mains de la famille de Bourbon, en France et en Espagne. Le défunt roi Charles II avait désigné en 1700 Philippe V de Bourbon, petit-fils de Louis XIV, pour lui succéder. Mais une telle puissance territoriale française n'était pas envisageable pour le reste des puissances européennes. C'est dans ce contexte que se déroule, le 11 septembre 1709, la bataille de Malplaquet. Les forces françaises, menées par le maréchal de Villars, sont mises en déroute par le prince Eugène et le duc de Marlborough. Pourtant, en étudiant la portée de cette défaite, il apparaît bien vite que les vaincus tirent parti de leur défaite. La retraite en bon ordre des vaincus et la déroute des vainqueurs invitent à s'interroger sur ce qui fait qu'une défaite est considérée comme telle.L'invité : Clément Oury, ancien élève de l'École des Chartes et directeur adjoint de la bibliothèque du Muséum d'Histoire naturelle, est un spécialiste reconnu de la guerre sous l'Ancien Régime. Il est l'auteur d'une thèse sur Les Défaites françaises de la guerre de Succession d'Espagne (1704-1708) dirigée par Olivier Chaline, ainsi que d'une biographie du duc de Marlborough. Il vient de publier Malplaquet 1709. La défaite qui sauve le royaume, (Champs de bataille, Perrin, 2024, 368 p. 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.