
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
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Les guerres puniques : les débuts de l'impérialisme romain, avec Catherine Virlouvet [1/3]
[La République romaine 1/3] C'est en 509 avant notre ère que les historiens romains situent la fin de la période monarchique et l'établissement d'un régime républicain libre (libera res publica), garant des libertés publiques et du respect des droits de tous ses citoyens. Mises en place dans un contexte de fortes tensions internes et externes, les institutions républicaines ne se stabilisèrent que vers le milieu du IVe siècle et ne subirent aucune modification avant la crise finale du Ier siècle avant notre ère et l'avènement d'Octave Auguste. Impossible ici de retracer l'intégralité de cette histoire longue et complexe. Aussi, avons-nous choisi de nous concentrer sur trois moments-clefs de cette période. Nous évoquerons, dans un premier temps, le duel de près d'un siècle entre Rome et Carthage, lequel marque les débuts de l’impérialisme romain ; nous retracerons ensuite l’épisode crucial des frères Gracques, prémices d’un long temps de crise pour la République qui atteindra son apogée avec la première guerre civile et la confrontation entre Marius et Sylla. *** De 264 à 146, les trois guerres puniques opposèrent la République romaine et la redoutable Carthage pour le contrôle de la Méditerranée occidentale. Le premier affrontement (264-241), qui se concentre autour de la Sicile et se conclut par la victoire de Rome, aboutit à la création des premières provinces romaines ; la seconde guerre (218-202) voit le général carthaginois Hannibal porter la guerre en Italie et infliger de cuisantes défaites à Rome, avant d'être vaincu par le général Scipion l'Africain, en Afrique du nord ; même si la cité punique ne représentera plus aucune menace sérieuse, Rome décidera de la détruire complètement, au cours du 3e et dernier conflit (149-146). Cette ultime victoire viendra parachever la soumission de l'ensemble du bassin méditerranéen à la République romaine, alors au faîte de sa puissance et tout entière tournée vers son expansion. Interrogée par Manuella Affejee, Catherine Virlouvet reparcourt les années de cet affrontement immortalisé par les plumes de Tite-Live et de Polybe. Notre invitée : Catherine Virlouvet est spécialiste de l'Histoire sociale et économique romaine (fin de la République et Haut-Empire), professeure émérite d'Histoire antique à l'Université d'Aix-Marseille, rattachée au centre Camille Jullian et ancienne directrice de l'École française de Rome (2011-2019). Elle a récemment publié avec Stéphane Bourdin, Rome, naissance d'un empire : De Romulus à Pompée (753 - 70 av. JC) dans la collection "Mondes anciens" de Belin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Louis de Bonald : nostalgie ou modernité ? avec Flavien Bertran de Balanda
Considéré comme l'intellectuel qui a inspiré toute la pensée réactionnaire, Louis de Bonald est réputé comme un penseur rétrograde et moralisateur. Né en 1754 et mort en 1840, on le dissocie rarement de son contemporain Joseph de Maistre (1753-1821). Louis de Bonald n'est pas seulement philosophe. Maire de Millau à l'aube de la Révolution, il suit une carrière politique active durant toute la première moitié du XIXème siècle et expose son analyse du monde qui va dans de nombreux journaux. Était-il vraiment le nostalgique que l'on décrit ? De quelle monarchie souhaite-t-il le rétablissement ? Sa pensée est-elle plus philosophique qu'idéologique ? Comment le moraliste conjugue-t-il ses idéaux philosophique et sa carrière politique ? Mari-Gwenn Carichon reçoit l'historien Flavien Bertrand de Balanda. L’invité : Flavien Bertran de Balanda est chercheur à l’École Pratique des Hautes Études et chercheur associé au centre d’histoire du XIXème siècle. Louis de Bonald, Philosophe et homme politique (1754-1840) est le fruit de sa thèse de doctorat soutenue en 2016 et qui a reçu le prix du Jury de la Fondation Napoléon 2021 et le prix de thèse de la maison Auguste Comte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1300-1450 : un Moyen Âge (vraiment) en crise ? avec Joël Chandelier [3/3]
[Qu'est-ce que le Moyen Âge 3/3] “Epoque Moyenne” selon Pétrarque (1304-1374), “Temps moyen” pour le chroniqueur Schedel (1440-1514), “Âge du milieu” d’après Rhenanus (1486-1547)… l’époque du Moyen âge n’a pas bonne presse depuis Voltaire. Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Storiavoce se penche sur une période victime de nombreuses idées reçues, de raccourcis historiques et d’anachronismes. Après deux volets visant à définir ce qu’est le Moyen Âge et les dynamiques de la période, nous nous posons la question de la réalité de la crise à la fin du Moyen âge. Joël Chandelier, notre invité, répond aux questions de Christophe Dickès.D’où vient cette idée d’une crise du Moyen âge ? Doit on parler de crise structurelle ou bien de changements brutaux conjoncturels qui ont biaisée notre vision sur un temps plus long ?La crise est d’abord démographique, conséquence de la peste noire… que sait-on des causes de cet événement ?Vous expliquez bien qu’il faut sortir d’une vision un peu romantique des comportements irrationnels à la suite de la peste… les flagellants ne doivent pas cachés l’idée que les contemporains savent analyser froidement et rationnellement ce qu’il se passe devant eux ? La peste intervient telle dans un moment de crise existant, la renforçant en quelque sorte, ou n’est-elle qu’un accident ?Vous écrivez que les effets de la peste sur le monde du travail sont révélateurs ou emblématiques de la complexité de la période… pourriez-vous nous décrire cette complexité ? Il n’y a donc pas d’uniformité de la crise ? Ni de généralisation ?Au-delà de la démographie et de l’économie vous décrivez un monde politique, des Etats européens en voie de consolidation. Est-ce que ce sont des Etats en crises? L’Etat moderne se met en place ?Vous soulignez par ailleurs l’interaction entre l’Etat et la société : comment se caractérise-t-elle et s’agit-il d’une originalité de la période ? Cette imbrication crée-t-elle le sentiment national ?Vous évoquez le foisonnement de la littérature avec Dante mais est-ce que Dante n’est pas une exception? Est-ce que l’Italie n’est pas l’arbre qui cache la forêt ? Faut-il voir au-delà de l’Italie ?L’invité: Joël Chandelier, archiviste paléographe, agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire des sciences et de l’histoire culturelle et intellectuelle, dans l’espace latin médiéval et dans le monde islamique, il est notamment l’auteur de l’ouvrage Avicenne et la médecine en Italie. Le Canon dans les universités, 1200-1350 (Champion, 2017). Il vient de publier chez Belin L’Occident médiéval (700 pages, coll. Mondes anciens, 49€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La terre était-elle plate au Moyen Âge ? avec Violaine Giacomotto-Charra et Sylvie Nony
De toutes les idées reçues ou de tous les lieux communs concernant le Moyen âge, celui qui vient sans nul doute en tête de liste est l’affirmation que les hommes du Moyen âge croyaient que la terre était plate. Il aurait donc fallu attendre la Renaissance et son génie pour que l’on redécouvre $, dans le sillage de l’antiquité, que la terre était bien ronde. Storiavoce vous propose de mettre fin à un des plus grands mythes médiévaux. Quel est précisément l’apport du savoir antique aux sociétés médiévales ? Comment cet apport est-il transmis ? Quels en sont ses vecteurs notamment dans l'antiquité tardive ? Que nous disent les textes des hommes de l'époque médiéval à ce propos ? Et surtout, comment va se construire cette légende ? Nos invités: Violaine Giacomotto-Charra est professeur d’histoire des savoirs et de langue et littérature de la Renaissance à l’Université Bordeaux Montaigne. Elle est spécialiste de l’écriture et de la circulation des savoirs de la nature à la fin de la Renaissance. Sylvie Nony est professeur agrégée de sciences physiques et chercheuse associée à l’UMR 7219 SPHere. Elle est spécialiste de la physique arabe médiévale et a produit notamment Les variations du mouvement, Abū al-Barakāt, un physicien à Bagdad (VIe/XIIe siècle). Elles viennent de publier aux Belles Lettres La terre plate, généalogie d'une idée fausse (280 pages, 17.80€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dynamismes et... renaissances à l'époque médiévale ? avec Joël Chandelier [2/3]
[Qu'est-ce que le Moyen Âge 2/3] “Epoque Moyenne” selon Pétrarque (1304-1374), “Temps moyen” pour le chroniqueur Schedel (1440-1514), “Âge du milieu” d’après Rhenanus (1486-1547)… l’époque du Moyen âge n’a pas bonne presse depuis Voltaire. Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Storiavoce se penche sur une période victime de nombreuses idées reçues, de raccourcis historiques et d’anachronismes. Après un premier volet visant à définir ce qu’est-ce que le Moyen Âge, nous abordons ici les dynamiques de la période. Peut-on à cet égard parler de renaissances médiévales ? Joël Chandelier, notre invité, répond aux questions de Christophe Dickès. -Peut-on parler de renaissance à l’époque médiévale ? Comment se caractérise cette renaissance globalement ? Existe-t-il une conscience de ce progrès ? - On parle toujours du temps des cathédrales en oubliant qu’il existe aussi un temps des villes… et une croissance démographique. Qui dit ville aussi, dit commerce et échanges ? La ville est-elle le reflet d’une nouvelle société ? - Le monde guerrier n’est pas en reste : peut-on associer cette renaissance à l’idée d’une expansion militaire et de croisade ? - Que peut-on dire du monde scolaire et des universités ? - Peut-on parler d’une révolution des savoirs ? L’invité : Joël Chandelier, archiviste paléographe, agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire des sciences et de l’histoire culturelle et intellectuelle, dans l’espace latin médiéval et dans le monde islamique, il est notamment l’auteur de l’ouvrage Avicenne et la médecine en Italie. Le Canon dans les universités, 1200-1350 (Champion, 2017). Il vient de publier chez Belin L’Occident médiéval (700 pages, coll. Mondes anciens, 49€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La basilique Saint-Marc : naissance d'un mythe vénitien, avec Frederick Lauritzen
Sa silhouette colossale est devenue à elle seule le symbole de Venise et ses mosaïques d’or éblouissent ceux qui les contemplent depuis des siècles. Édifiée au IXe siècle pour accueillir les reliques de l’évangéliste saint Marc, elle est réduite en cendres par un incendie en 976 lors d'une révolte, avant d’être ensuite reconstruite, agrandie, réagencée. Depuis près de mille ans, la Basilique Saint Marc, joyau architectural byzantin, fait l'orgueil de la cité lacustre. C'est en grande partie autour d'elle que s'est bâti tout l'imaginaire politico-religieux de la Sérénissime. En parcourant les longues années de sa construction et de ses enrichissements successifs, nous explorerons les thématiques à l'œuvre derrière ce monument emblématique : les relations complexes qu'entretint la République du Lion avec le monde byzantin et le rapport original des Vénitiens à la religion. Pour évoquer l'ensemble de ce spoints, Frederick Lauritzen est interrogé par Manuella Affejee. Notre invité : Frederick Lauritzen est historien, byzantiniste, membre de la Scuola Grande di San Marco à Venise. Il est l'auteur de Theandrites Studies on Byzantine Philosophy and Christian Platonism (284-1453). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mais qu'est-ce donc que le Moyen Âge ? avec Joël Chandelier [1/3]
[Qu'est-ce que le Moyen Âge 1/3] "Epoque Moyenne" selon Pétrarque (1304-1374), "Temps moyen" pour le chroniqueur Schedel (1440-1514), "Âge du milieu" d'après Rhenanus ((1486-1547)... l'époque du Moyen âge n'a pas bonne presse depuis Voltaire. Dans une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire], Storiavoce se penche sur une période victime de nombreuses idées reçues, de raccourcis historiques et d'anachronismes. Ce premier volet se penche sur une question simple mais à la réponse complexe : qu’est-ce donc au fond que le Moyen Âge ? Nous verrons ensuite la semaine prochaine quelles furent les dynamiques de la période parce que dynamiques il y eut… Enfin, nous terminerons sur ce qu’on appelle peut-être à tort le bas Moyen âge et particulièrement sur les années 1300-1450 avec une question : la période correspond-t-elle à un temps de crise, une longue suite de difficultés comme elle est présentée le plus souvent ou au contraire à une autre modernité. Dans une nouvelle série de [Cours d'Histoire], Joël Chandelier, notre invité, répond aux questions de Christophe Dickès.L'invité: Joël Chandelier, archiviste paléographe, agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire des sciences et de l’histoire culturelle et intellectuelle, dans l’espace latin médiéval et dans le monde islamique, il est notamment l’auteur de l’ouvrage Avicenne et la médecine en Italie. Le Canon dans les universités, 1200-1350 (Champion, 2017). Il vient de publier chez Belin L'Occident médiévale (700 pages, 49€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mazarin ou l'art de gouverner, avec Olivier Poncet
Sur Mazarin, Madame de Motteville, proche de la reine Anne d'Autriche écrivait ces mots : « Il était capable de plaire par son esprit adroit, fin et habile à l'intrigue, et par une manière d'agir pleine de douceur, fort éloigné de la rigueur du règne précédent, et fort accommodant à la bonté de la reine ». Si dans cette citation, Mazarin paraît arrangeant et diplomate. Il renvoie également l’image d’un homme intriguant et séducteur. Ce portrait peu valorisant a été enrichi par la plume des romanciers notamment depuis le XIXe siècle, mais également par les cours dispensés sous la IIIè République: « menteur », « avare », « séducteur convaincu de rien mais plaisant à tous… » Pourtant les archives que nous possédons sur le cardinal Jules Mazarin sont abondantes et prouvent la pertinence de son action politique. D'abord soldat de l'armée pontificale, il s'illustre vite par ses talents de négociateurs et devient indispensable à la cour du roi de France. Peut-on interpréter son parcours comme celui d'un opportuniste ? La Fronde ne symbolise-t-elle pas l'échec de sa politique ? Au nom de quels principes soumet-il ses entreprises de guerre ou de négociation paix ? Comment gouvernait l'homme qui a permis la transition de règne entre Louis XIII et XIV, qui a connu trois papes et aimé deux rois de France ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Olivier Poncet.Notre invité : Ancien membre de l’Ecole française de Rome, Olivier Poncet est professeur à l’Ecole nationale des Chartes où il enseigne l’histoire des institutions et des archives de l’époque moderne. Après son Mazarin l’Italien (Tallandier), Olivier Poncet publie dans "Bibliothèque des Illustres" (collection partenariat entre Perrin et la BnF) Mazarin ou l'art de gouverner (octobre 2021, 256 pages, 24.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand les nazis et les fascistes pensaient l'Europe, avec Georges-Henri Soutou
Des puissances européennes de l’Axe, nous retenons généralement leur idéologie mortifère, leur volonté de domination mais aussi, comme nous l’avons encore vu récemment au cours des RDV de l’histoire de Blois, leur volonté d’extermination. Pour l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste, il s’agissait d’annexer certains territoires, d’établir aussi des colonies de peuplement ou bien de créer des Etats vassaux à l’Ouest de l’Europe. Nous savons moins en revanche que Rome et Berlin préparaient un ordre nouveau européen. Totalitaire, autarcique mais avec une union géopolitique, une union économique du continent, un projet culturel et même social. Quelles sont les origines intellectuelles de ces projets ? Quelle en sont leur nature ? S’agissait-il de doux rêves restés à l’état de propagande ou au contraire de projets politiques identifiés et effectifs dans le temps, avec des hommes chargés de le mettre en place ? Georges-Henri Soutou est l'invité de Christophe Dickès. Notre invité : Georges-Henri Soutou est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Grand spécialiste de la Grande Guerre et de la Guerre froide, il a dirigé de nombreux travaux sur ces questions et a publié plusieurs ouvrages (La Guerre de cinquante ans, 2001; La Grande illusion, quand la France perdait la guerre, 2015), La Guerre froide de la France 1941-1990. Il vient de publier aux éditions Tallandier, Europa! Les projets européens de l'Allemagne nazie et de l'Italie fasciste (544 pages, 24,90€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La perle des Valois : Marguerite de Navarre, avec Patricia Lojkine
Un « Corps féminin, un cœur d’homme, et tête d’ange ». C'est ainsi que le poète Clément Marot voit Marguerite de Navarre. Princesse, duchesse par son mariage, puis reine de Navarre, Marguerite est surtout la sœur du roi François Ier. Entourée par les plus grands hommes de son temps, qu'ils soient rois (François Ier, Henri IV), savants (Guillaume Briçonnet) ou poètes (Clément Marot) sa vie tend à s'effacer derrière celles des illustres qui l'entourent. Pourtant, cette femme au caractère bien trempé a participé à la politique de son temps et ce, dans tout ce qu’elle implique : guerre avec l’empire de Charles Quint, Grandes Découvertes, réformes religieuses etc... Marguerite de Navarre est une femme instruite et une artiste qui contribue au "tournant" de la Renaissance. Mari-Gwenn Carichon reçoit Patricia Lojkine biographe de Marguerite de Navarre aux éditions Perrin. Notre invitée : Normalienne et agrégée de Lettres modernes, Patricia Lojkine est professeur des universités en littérature française du XVIe siècle à l'Université du Mans. Spécialiste de la Renaissance française et italienne, elle propose une biographie de Marguerite de Navarre à la fois comme femme politique et comme poète et auteur de renom (Marguerite de Navarre, perle de la Renaissance, 2021, 350 pages, 24.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Catherine de Médicis, la survivante, avec Marcello Simonetta [3/3]
[Les Médicis 3/3] Tout ou presque a déjà été dit sur les Médicis, famille de banquiers et maîtres de Florence, dont la richesse, l’influence et la quête de pouvoir marquèrent de leur empreinte ce remarquable Quattrocentro italien. Mais l’étincelant vernis des arts, du faste et des idées humanistes ne peut masquer les tourments d’une Italie déchirée entre intérêts politiques et territoriaux contraires, dont sauront profiter les puissances européennes voisines. Deux premiers grands entretiens ont retracé l'irrésistible ascension de cette famille, à partir de Laurent de Médicis, en suivant ses fils et neveux - dont certains portèrent la tiare pontificale. Place aujourd'hui à Catherine, arrière-petite-fille du "Magnifique" et sa dernière héritière directe ; elle deviendra reine d'une France lacérée par les Guerres de religion. Si son règne tumultueux a fait l'objet de nombreuses études fouillées, son enfance florentine et romaine, ainsi que ses premiers pas à la Cour de France l'ont peut-être moins été. Ces années s'avèrent pourtant déterminantes dans la compréhension de la personnalité de Catherine, de sa vision du pouvoir et de son action à la tête de l'État. L’historien italien Marcello Simonetta les a explorées, archives à l'appui. Il est interrogé par Manuella Affejee.Notre invité : Diplômé de l’Université La Sapienza (Rome) et de l’Université de Yale (États-Unis), Marcello Simonetta est historien, spécialiste de la Renaissance et de Machiavel. Il est l’auteur d’une trilogie consacrée aux Médicis, publiée en plusieurs langues, dont le français, aux éditions Albin Michel : L’énigme Montefeltro (2018), Des renards et des lions (2019), et Catherine de Médicis (2020). Il est également chercheur au sein du Medici Archive Project, basé à Florence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Crimes et violences sexuels au siècle des Lumières, avec Énora Peronneau Saint-Jalmes
Nous avons tendance à imaginer la société d’avant les années 1960 comme gangrenée par la patriarcat et dans laquelle les femmes n’auraient eu ni la parole, ni le droit à la justice… Qu'en était-il alors de la fin de l’Ancien Régime ? Contrairement aux idées reçues, les crimes sexuels et en particulier le viol n'étaient pas impunis et constituaient une faute morale et sociale grave. Comment étaient-ils alors jugés ? Punis ? Que devenaient les criminels et les victimes ? Quelles étaient leur répercussion sociale ? Si les traces qui nous en restent sont principalement judiciaires, l'étude du crime sexuel nous apprend beaucoup sur la société d'Ancien Régime sur sa structure, ses mentalités et sur son quotidien. Notre invitée : Enora Peronneau Saint-Jalmes, archiviste paléographe (prom. 2020 de l'Ecole des Chartes), est lauréate de la première édition de la bourse Victor Baubet, lancée en 2020 par l’École et les Éditions Perrin. Elle publie dans ce cadre un ouvrage intitulé Crimes sexuels et société à la fin de l’Ancien Régime, aux Éditions Perrin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Être musicien dans la Rome du XVIIIe siècle, avec Élodie Oriol [2/2]
[Rome et la musique au XVIIIe siècle 2/2] A la croisée des histoires sociale et économique, ce cours d'histoire en deux parties s'essaie à brosser un panorama musical de ce flamboyant XVIIIe siècle, à comprendre ce qui le caractérise, ce qu’il apporte comme transformations artistiques et sociales au sein de la société romaine de cette époque. Après une première partie ayant posé les cadres du sujet, ce deuxième épisode s'interroge sur ce qui fait ce monde de la musique, en explorant ses pratiques, ses institutions, ses dynamiques, notamment au travers de parcours et de carrières individuels. Comment l'artiste du XVIIIe siècle vit-il de son art? Quelles sont les possibilités et les difficultés? Existe-t-il une hiérarchie des métiers de la musique? Quels sont les liens qui unissent les artistes aux familles nobiliaires romaines ? La mobilité du musicien est-elle un gage de succès et de célébrité? Les femmes ont-elles leur place au sein de cet univers musical ?Notre invitée : Élodie Oriol est docteure en Histoire moderne, membre de la section Époques moderne et contemporaine de l’École française de Rome. Elle est également chercheuse associée au laboratoire TELEMMe et membre du LIA MediterraPolis. Elle publie Vivre de la musique à Rome au XVIIIe siècle dans la collection de l’École française de Rome. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rome, capitale européenne de la musique au XVIIIe siècle, avec Élodie Oriol [1/2]
[Rome et la musique au XVIIIe siècle 1/2] À la croisée des histoires sociale et économique, ce cours d'histoire en deux parties s'essaie à brosser un panorama musical de ce flamboyant XVIIIe siècle, à comprendre ce qui le caractérise, ce qu’il apporte comme transformations artistiques et sociales au sein de la société romaine de cette époque. Que représente le XVIIIe siècle dans l’histoire de la musique en Italie et surtout à Rome ? De quelle manière l'évolution des goûts musicaux se manifeste-t-elle ? Quels sont les principaux lieux de spectacles ? Quel rôle les grandes familles aristocratiques romaines jouent-elles dans cette effervescence musicale ? Rome est-elle comparable aux éblouissantes capitales européennes de la musique que sont Venise et Naples ? Autant de questions qui figurent au cœur de ce premier cours d'histoire ; une seconde partie sera consacrée aux métiers de la musique, aux artistes et aux conditions d'exercice de leur profession. Notre invitée : Élodie Oriol est docteure en Histoire moderne, membre de la section Époques moderne et contemporaine de l'École française de Rome. Elle est également chercheuse associée au laboratoire TELEMMe et membre du LIA MediterraPolis. Elle publie Vivre de la musique à Rome au XVIIIe siècle dans la collection de l'École française de Rome. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Danton et Robespierre, avec Loris Chavanette
Danton et Robespierre sont deux géants de la Révolution française. Leurs noms seuls évoquent la Terreur. Avocats tous les deux, patriotes et républicains, ils se sont donnés corps et âmes pour la cause révolutionnaire. Camarades de lutte, puis adversaires, leur parcours et leurs actions témoignent de deux idées de la révolution, deux conceptions du politique qu’on ne peut comprendre sans étudier leur jeunesse, leur caractère et même leur physique. Un peu comme Plutarque et ses Vies parallèles, qui compare des itinéraires d’hommes illustres, Loris Chavanette parle de Danton à la lumière de Robespierre et de Robespierre à celle de Danton. Mais, contrairement aux héros de Plutarque qui ne croisaient que dans les écrits du biographe grec, les deux révolutionnaires se sont connus, appréciés, puis trahis. L'auteur : Loris Chavanette est spécialiste de la Révolution française et de l'Empire. Sa thèse, publiée sous le titre Repenser le pouvoir après la Terreur (1794-1797) a reçu le pris de l'Assemblée nationale. Danton et Robespierre, le choc de la Révolution est paru aux éditions Passés/Composés (480 pages, 25 €) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Henri IV : pacificateur moderne, avec Jean-Christian Petitfils
La légende dit qu’Henri IV souhaitait que tous les Français puisse déguster une poule au pot le dimanche. Rien n’atteste de la véracité de ses propos mais derrière cette formule on devine la mise en place d’un mythe autour du "bon roi Henri IV", mythe qui perdure jusqu’à nos jours : celui d’un roi proche du peuple, d’un souverain qui se préoccupe du sort de ses paysans ; un roi populaire et aimé par ses sujets… « Le roi, disait sa belle-sœur Éléonore de Médicis est un homme à se faire aimer par les pierres elles-mêmes » Tout avait pourtant assez mal commencé dans une France déchiré par les guerres de religions. Comment le roi protestant a-t-il conquis sa légitimité ? Henri IV a-t-il réussi à pacifier une France déchirée par le conflit religieux ? Que dit la postérité sur la réalité de son règne ? L'invité : Jean-Christian Petitfils est un historien moderniste, membre du conseil scientifique du Figaro histoire. Il a écrit une vingtaine d'ouvrages dont des biographies devenues incontournables : Louis XIV, Louis XV, Louis XVI. Il vient de publier la biographie d'Henri IV (700 pages). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les maîtres de la manipulation (de masse), avec David Colon
« La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses, joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays, nous sommes, pour une large part, gouverné par des hommes dont nous ignorons tous, qui modèle notre esprit, forge nos goûts, nous souffle nos idées » (Edward Bernays). Cette citation, issue de Propaganda (1928) fait froid dans le dos. Elle est aussi à nuancer: dans quel pays commence la révolution de l’art de la persuasion ? Quelle fut la stratégie de Ivy lee au profit de Rockfeller ? Comment Georges Creel a-t-il vendu la guerre aux Américains en 1917 ? Invité d'Etienne gros, David Colon qui enseigne notamment l’histoire de la propagande et des techniques de communication persuasives, répond à l'ensemble de ces questions. Plongée dans la propagande et la manipulation de masse. L'invité: Professeur agrégé d’histoire à l’IEP de Paris. David Colon est membre de l’administration de Sciences Po depuis 2003, je s'occupe de la préparation aux agrégations d’histoire et de géographie. Il dirige également une collection de manuels scolaires aux éditions Belin. Il est l'auteur du livre Les maîtres de la Manipulation paru chez Tallandier (362 pages, 21,50€). Il dirige un blog à l'adresse suivante: https://david-colon.fr/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les maîtres de la manipulation (de masse)
« La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses, joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays, nous sommes, pour une large part, gouverné par des hommes dont nous ignorons tous, qui modèle notre esprit, forge nos goûts, nous souffle nos idées » (Edward Bernays). Cette citation, issue de Propaganda (1928) fait froid dans le dos. Elle est aussi à nuancer: dans quel pays commence la révolution de l’art de la persuasion? Quelle fut la stratégie de Ivy lee au profit de Rockfeller? Comment Georges Creel a-t-il vendu la guerre aux Américains en 1917? Invité d'Etienne gros, David Colon qui enseigne notamment l’histoire de la propagande et des techniques de communication persuasives, répond à l'ensemble de ces questions. Plongée dans la propagande et la manipulation de masse.L'invité: Professeur agrégé d’histoire à l’IEP de Paris. David Colon est membre de l’administration de Sciences Po depuis 2003, je s'occupe de la préparation aux agrégations d’histoire et de géographie. Il dirige également une collection de manuels scolaires aux éditions Belin. Il est l'auteur du livre Les maîtres de la Manipulation paru chez Tallandier (362 pages, 21,50€). Il dirige un blog à l'adresse suivante: https://david-colon.fr/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Atlantique a-t-il bouleversé le monde aux XVIIe-XVIIIe Sc. ? avec Eric Schnakenbourg [3/3]
[L'Atlantique 3/3] Espace imaginé, réalité colonisée, lieu de transferts et d'échanges, le monde atlantique est au coeur des bouleversements des sociétés qui l'entourent et le parcourent. Quels y sont les principaux flux ? Quel sont les impacts économiques et civilisationnels des activités liées au monde atlantique ? (commerce, esclavage, mission). Peut-on penser les évolutions européennes sans penser leurs rapports à l'océan ? L'Europe moderne est-elle la fille de l'Atlantique ? Peut-on parle d'une identité atlantique ? L’invité : Eric Schnakenbourg est professeur d’histoire moderne à l’université de Nantes et directeur du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Spécialiste d'histoire moderne, ses travaux portent principalement sur l'histoire des colonisations et l'histoire de l'Europe moderne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Venise : la fascination, le mythe et l'imaginaire, avec Elisabeth Crouzet-Pavan
Quatrième et dernier volet de notre série enregistrée aux Rendez-vous de l'histoire de Blois 2021 avec la grande historienne Elisabeth Crouzet-Pavan, auteure d'une somme magistrale consacrée à l'histoire de Venise. Pourquoi Venise nous fascine autant ? Pourquoi Venise semble avoir un avantage sur Rome et Florence ? Est-ce par son histoire, par sa géographie si particulière ? Faut-il déconstruire le mythe de la glorieuse République de Venise et revoir l’histoire d’une République construite sur les décombres de l’empire byzantin, mise à mal par l’empire Ottoman pour finalement disparaître au XVIIIe sc ? Faut-il voir dans le fameux Stato da mar une colonisation vénitienne ? Quelle est la place de l'imaginaire dans l'histoire médiévale et moderne de Venise ? Notre invitée : Professeure d’histoire du Moyen Âge à Sorbonne Université, Élisabeth Crouzet-Pavan est l’auteure de nombreux ouvrages sur l’Italie de la fin du Moyen Âge et de la première Renaissance dont Venise. VIe-XXIe siècle, « Références », Éditions Belin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les travaux et les jours de l'historien, avec Florence Quentin, Francine-Dominique Liechtenhan et Patrice Gueniffey
Dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire 2021, Storiavoce a interrogé trois historiens sur leur travail et leur métier. D'où vient leur vocation d'historien ? Quelle est la vocation de l'historien? Tout objet, tout évènement est-il objet d'histoire ? Quelle est la place des archives? Quel est le fait historique qui a posé le plus de difficultés dans leurs recherches ? Florence Quentin est égyptologue et spécialiste d’histoire de l’Égypte ancienne. Elle a publié de nombreux ouvrages sur la civilisation et le religion égyptienne : Isis l’éternelle, biographie d’un mythe féminin, Le Livre des Égypte, savoirs et imaginaires. Son dernier livre paru chez Perrin (mars 2021, 416 pages, 24.00 €)/ Les grandes souveraines d’Egypte propose une galerie de portraits des souveraines les plus marquantes de l’antique civilisation égyptienne. Francine-Dominique Liechtenhan est chargée de recherche au CNRS. Spécialiste de l'histoire de Russie, elle enseigne à l'Université de Paris Sorbonne (Paris IV) et à l'Institut catholique de Paris. Elle vient de publier chez Perrin Catherine II de Russie. Patrice Gueniffey est directeur d’études à l’EHESS et membre du Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron. Il a notamment écrit un Bonaparte, qui a été unanimement salué par la critique et qui a reçu le Grand Prix de la Fondation Napoléon, et a dirigé (avec Thierry Lentz) l’ouvrage collectif La Fin des Empires (Perrin/ Le Figaro Histoire). Il vient de publier Napoléon et De Gaulle, deux héros français aux éditions Perrin. Le nombre et la raison, la Révolution française et les élections est le titre de la thèse de Patrice Gueniffey, réédité dernièrement aux éditions du Cerf (novembre 2020,588 pages, 24,00€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouveaux regards sur la Shoah, avec Alexandre Bande et Marie Moutier-Bitan
Dans le cadre des Rendez-vous de l'Histoire de Blois, Storiavoce a invité plusieurs historiens afin qu'ils présentent leur travail quotidien. Ici, nous nous arrêtons sur l'histoire de la Shoah : s'il fallait résumer les évolutions historiographiques et les nouveaux champs de recherches, quels seraient-ils ? L’approche moralisante du sujet est-elle une bonne ou une mauvaise approche ? Que représente le programme T4 dans l'histoire de la Shoah? Peut-on comparer les génocides et comment doit-on enseigner ce moment de l'histoire européenne? Nos invités : Alexandre Bande est professeur en classes préparatoires littéraires au Lycée Jeanson-de-Sailly et à Sciences Po (Saint-Germain-en-Laye). Expert auprès de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, il vient de diriger avec Pierre-Jérôme Biscarat et Olivier Lalieu une Nouvelle Histoire de la Shoah (Passés : Composés, 413 pages, 24€). Doctorante en histoire contemporaine à l'EHESS, Marie Moutier-Bitan travaille sous la direction de Denis Peschanski sur “L’organisation locale des fusillades des Juifs sur les territoires soviétiques occupés par les nazis. 1941-1944”. Elle a publié chez Passés / Composés Les Champs de la Shoah et a participé dernièrement à la Nouvelle Histoire de la Shoah. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Récit national ou récits nationaux ? avec Sébastien Ledoux
Comment définir le terme de récit national ? Faut-il distinguer le terme de récit national avec celui de roman national ? Comment définir cette nation elle-même ? Dans son nouveau livre, Sébastien Ledoux, spécialiste de la mémoire dans l'histoire, s'interroge sur la place du récit national dans les champs politiques, médiatiques mais aussi éducatifs. Comment se construit ce récit national au XIXe siècle ? Comment va-t-il évoluer ? Quel rôle la décolonisation puis la shoah vont le transformer? L'invité : Sébastien Ledoux est chercheur en histoire contemporaine à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et enseignant à Sciences Po Paris. Spécialiste des enjeux de mémoire, il a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur le sujet. Son dernier livre, Le Devoir de mémoire, une formule et son histoire, a paru en 2016 chez CNRS éditions. Il vient de publier Une nation en récit (Belin, 348 ages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ostie : archéologie d'une cité romaine, avec Paolo Tomassini [2/2]
[Ostie 2/2] Parlant de sites archéologiques de l’époque romaine en Italie, nous viennent spontanément à l’esprit Pompéi et Herculanum. Les conditions tragiques de la disparition de leurs habitants ont assuré leur postérité et les ont entourées d’une aura toute spéciale. Sans oublier leur état de conservation, le raffinement de leurs villas, la beauté de leurs fresques qui les rendent si vivantes à leurs visiteurs. La ville d’Ostie ne le cède en rien à ses brillantes collègues, au contraire ; située à une trentaine de kilomètres de Rome, elle se présente aussi à nous dans un état exceptionnel de conservation. Ses rues, ses édifices publics, ses maisons, ses tavernes, ses entrepôts et ses temples nous parlent d’une ville qui fut florissante, grâce à son port, au centre du plus grand trafic commercial de l’Antiquité. Une première émission a retracé l'histoire d'Ostie, depuis les travaux de l’empereur Claude, puis ceux de Trajan, en passant par son âge d’or, jusqu’à son déclin et son abandon. Cette seconde partie que nous vous proposons s'intéresse de plus près aux fouilles archéologiques qui, à partir du XVIIIe siècle, ont permis de redécouvrir le site antique et d'en comprendre l'importance.Notre invité : Docteur en Histoire, art et archéologie de l’Université catholique de Louvain, titulaire d’un PhD European Label (anglais, français, italien), Paolo Tomassini est archéologue, membre de la section Antiquité de l'École française de Rome. Il est entre autres l'auteur avec Sarah Béthume de Fantastic Beasts in Antiquity: Looking for the Monster, Discovering the Human. Fantastic Beasts in Antiquity, May 2018, Louvain-la-Neuve, Belgium. Il prépare un ouvrage à paraître: Ostie. Fenêtres sur cour. Le Caseggiato delle Taberne Finestrate : reconstruire cinq siècles de vie ostienne, Peeters, Babesch. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ostie, port et vitrine de la Rome antique, avec Paolo Tomassini [Ostie 1/2]
[Ostie 1/2] Parlant de sites archéologiques de l’époque romaine en Italie, nous viennent spontanément à l’esprit Pompéi et Herculanum. Les conditions tragiques de la disparition de leurs habitants ont assuré leur postérité et les ont entourées d’une aura toute spéciale ; sans oublier leur état de conservation, le raffinement de leurs villas, la beauté de leurs fresques qui les rendent si vivantes à leurs visiteurs. La ville d’Ostie ne le cède en rien à ses brillantes collègues, au contraire ; située à une trentaine de kilomètres de Rome, elle se présente aussi à nous dans un état exceptionnel de conservation. Ses rues, ses édifices publics, ses maisons, ses tavernes, ses entrepôts et ses temples nous parlent d’une ville qui fut florissante - grâce à son port, au centre du plus grand trafic commercial de l’Antiquité -, et constituent de précieux témoignages sur la vie quotidienne de ses habitants. Cette première émission retrace l'histoire d'Ostie, depuis les travaux de l’empereur Claude, puis ceux de Trajan, en passant par son âge d’or, jusqu’à son déclin et son abandon. Notre invité : Docteur en Histoire, art et archéologie de l’Université catholique de Louvain, titulaire d’un PhD European Label (anglais, français, italien), Paolo Tomassini est archéologue, membre de la section Antiquité de l'École française de Rome. Il est entre autres l'auteur avec Sarah Béthume de Fantastic Beasts in Antiquity: Looking for the Monster, Discovering the Human. Fantastic Beasts in Antiquity, May 2018, Louvain-la-Neuve, Belgium. Il prépare un ouvrage à paraître: Ostie. Fenêtres sur cour. Le Caseggiato delle Taberne Finestrate : reconstruire cinq siècles de vie ostienne, Peeters, Babesch Supplements Series,. Pour en savoir plus : www.ostia-antica.org Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Atlantique aux temps modernes : soumettre ou échanger ? avec Éric Schnakenbourg [2/3]
[L'Atlantique 2/3] Après avoir parlé de la "découverte" du monde atlantique par les Européens, Eric Schnakenbourg revient sur la réalité de la colonisation que l’on ne doit pas concevoir comme un phénomène figé et unilatéral mais qui connaît des évolutions tout au long de la période. L’atlantique est avant tout un espace en mouvement, en tension, un lieu d’échange et d’interactions. Comment l'Europe se partage-t-elle les terres qui bordent l'Atlantique ? Quelles sont les obstacles que rencontrent les puissances européennes pour gouverner outre-mer ? Quelle est la nature des échanges entre les différentes populations qui se côtoient dans le monde atlantique ? L’invité : Eric Schnakenbourg est professeur d’histoire moderne à l’université de Nantes et directeur du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Spécialiste d'histoire moderne, ses travaux portent principalement sur l'histoire des colonisations et l'histoire de l'Europe moderne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le mystère Mussolini, avec Maurizio Serra
Dans un rapport de police destiné au président du Conseil Vitorio Emanuele Orlando, on pouvait lire à propos de Mussolini : « Il est très intelligent, circonspect, calculateur, indifférent à l’argent si ce n’est pour corrompre ; mais également sensuel, émotif, vindicatif, dévoré par l’ambition. Il veut dominer, convaincu de représenter une force essentielle dans le destin de l’Italie, et n’acceptera jamais de jouer les seconds rôles. » Storiavoce vous propose de comprendre une des personnalités les plus complexes du XXe siècle : existe-t-il un mystère, une énigme Mussolini ? Qui était cet homme à l’ambition démesurée ? Quelle est l’articulation entre le personnage et le fascisme ? Quels furent ses rapports avec l’Allemagne et bien évidemment Hitler ?L'invité : Maurizio Serra de l'Académie française, diplomate de profession, complète avec Le mystère Mussolini (Perrin, 500 pages, 25 €) sa fresque magistrale publiée chez Grasset de grands auteurs italiens du XXe siècle, commencée avec Malaparte, vie et légendes (couronné en 2011 par le Goncourt de la biographie et le prix Casanova), poursuivie avec Italo Svevo ou l'antivie et D'Annunzio le Magnifique (Prix Chateaubriand 2018 et Prix du Livre incorrect 2018), ouvrages, déjà traduits en plusieurs langues, qui ont remporté l'adhésion de la critique et du public.À lire aussi :“Une guerre pas si drôle” : https://bit.ly/3RHCd6w“La Deuxième Guerre mondiale sous psychotropes” : https://bit.ly/3QECVAl Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le monde atlantique : l'imaginaire et la réalité, avec Éric Schnakenbourg [1/3]
[L'Atlantique 1/3] Premier cours d’histoire d’une série consacrée à l’Atlantique. Vu comme le symbole de l’infini et l’espace de l’aventure, l’Atlantique devient une réalité au XVème siècle, un espace à contrôler et à gouverner. Comment définir les frontières du monde atlantique ? Quel est l'impact des représentations et de l'imaginaire dans la réalité des échanges ? Les Européens sont-ils à l'origine des grandes mutations du monde atlantique ? Comment se déroule la découverte puis le partage de l'Atlantique ? Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Eric Schnakenbourg, auteur de Le monde Atlantique, un espace en mouvement, XVème-XVIIIème siècle paru aux éditions Armand Colin. L’invité : Éric Schnakenbourg est professeur d’histoire moderne à l’université de Nantes et directeur du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Spécialiste d'histoire moderne, ses travaux portent principalement sur l'histoire des colonisations et l'histoire de l'Europe moderne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Médicis à la conquête de Rome, avec Marcello Simonetta [2/3]
[Les Médicis 2/3] Tout ou presque a déjà été dit sur les Médicis, famille de banquiers et maîtres de Florence, dont la richesse, l’influence et la quête de pouvoir marquèrent de leur empreinte ce remarquable Quattrocentro italien. Mais l’étincelant vernis des arts, du faste et des idées humanistes ne peut masquer les tourments d’une Italie déchirée entre intérêts politiques et territoriaux contraires, dont sauront profiter les puissances européennes voisines. Après un premier entretien consacré à la figure incontournable de Laurent de Médicis, dont le « règne » correspond à l’apogée de Florence (1449-1492), ce deuxième épisode s'intéresse aux héritiers du « Magnifique », ses fils et neveux, qui chercheront, tant bien que mal, à maintenir la domination médicéenne sur Florence, tout en la portant aussi à Rome et au Vatican. Deux d'entre eux occuperont d'ailleurs le trône pontifical dans une période troublée (1492 à 1527). Le troisième épisode, enfin, se penchera sur la dernière descendante directe de Laurent, Catherine, qui, par son mariage avec le fils de François Ier, deviendra ensuite reine de France. Notre invité : Diplômé de l’Université La Sapienza (Rome) et de l’Université de Yale (États-Unis), Marcello Simonetta est historien, spécialiste de la Renaissance et de Machiavel. Il est l’auteur d’une trilogie consacrée aux Médicis, publiée en plusieurs langues, dont le français, aux éditions Albin Michel : L’énigme Montefeltro (2018), Des renards et des lions (2019), et Catherine de Médicis (2020). Il est également chercheur au sein du Medici Archive Project, basé à Florence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rendre la justice aux temps carolingiens, avec Bruno Lemesle
Storiavoce vous propose aujourd’hui de vous transporter entre les années 830 et les années précédant l’an mil. Nous sommes à l’époque carolingienne et, comme à toutes les époques, des procès mettent en scène les grands acteurs du temps : les rois bien évidemment, les papes et les prélats qu’ils soient archevêques ou évêques. Dans le box des accusés, des hommes doivent faire face à de multiples accusations qui parfois se cumulent. Lèse majesté, remise en cause de la doctrine de l’Eglise ou encore sédition et avarice. Comment se constituaient les dossiers à charge ? Quelle était le place de la défense ? Comment se déroulaient les procès ? Que nous disent aussi ces procès de cette époque, ceci sans anachronisme ? Bruno Lemesle est l'auteur de Procès en récit. Sept affaires et procès entre les années 830 et l’an mil sont révélés par de multiples récits qui n’en forment finalement qu’un grâce au réemploi d’épisodes antérieurs. Ils sont les ancêtres des procès politiques et ecclésiastiques des derniers siècles du Moyen Âge. L'invité : Bruno Lemesle est professeur d'histoire médiévale à l'université de Bourgogne. Spécialiste d'histoire judiciaire, il est l'auteur de Conflits et justice au Moyen Âge (PUF, 344 pages, 28,50€) et dernièrement de Procès en récit (Garnier, 294 pages, 31€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le duc du Maine : la quête insatiable de légitimité, avec Pierre-Louis Lentes
Qui n’a jamais entendu parler de Louise de la Vallière, madame de Montespan, madame de Maintenon dont le rôle au siècle de Louis XIV est fortement lié à leur relation amoureuse avec le roi ? Or qui dit maîtresses dit indéniablement bâtards. Le duc du Maine est l’un de ces enfants : fils du Roi-Soleil et de madame de Montespan, né dans le secret, au château de saint Germain en Laye, le 31 mars 1670. A peine emmailloté, le duc de Lauzun confie le duc du Maine à madame de Maintenon. Chéri de son père, le roi Louis XIV, il est marié à Anne-Louise-Bénédicte de Bourbon. A sa mort, Louis XIV bouscule les règles du Royaume pour donner à son fils illégitime un rôle dans sa succession. Jalousé, détesté, envié, le duc du Maine évolue au cœur des luttes de pouvoir qui agitent la cour. Sa vie romanesque est en réalité l'histoire d'une quête de légitimité. L'invité : Le duc du Maine, le fils préféré de Louis XIV (600 pages, 25.00 €) est la première grande biographie de Pierre-Louis Lensel. Il collabore aux émissions Au Cœur de l'Histoire sur Europe 1, et Franck Ferrand Raconte sur Radio Classique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'autre Dumas : premier général africain, avec Claude Ribbe
Son fils Alexandre nous dit que son père, général, était capable, suspendu à une poutre et à la seule force de ses bras, de soulever un cheval serré entre ses cuisses... L’auteur de sa biographie, se demande s’il faut dans ce propos la célébration de la puissance paternelle ou une insidieuse reprise de très ancien poncif raciste. Car à travers la carrière de ce général hors du commun, on voit à la fois son intégration dans la société de son temps mais aussi les difficultés qu’il a pu rencontrer en tant que métis au cours de la période révolutionnaire et impériale. Storiavoce se penche sur la vie du général Alexandre Dumas de la Pailleterie, vainqueur du Saint Bernard et du Mont-Cenis et père du romancier. L'invité: Ancien élève de l'École normale supérieure (Ulm), agrégé de philosophie, originaire de Guadeloupe par son père et de la Creuse par sa mère, Claude Ribbe se penche dans son œuvre sur le passé esclavagiste français et certaines figures qui en sont issues. Il vient de publier Le Général Dumas, né esclave, rival de Bonaparte et père d’Alexandre Dumas (Tallandier, 240 pages, 19.90€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La noblesse médiévale : une élite parmi d'autres ? avec Philippe Contamine
« La chevalerie impose des engagements que l'on prend par serment, on accepte de défendre impérativement les armes à la main les lieux consacrés au saints, de le faire toujours de toutes ses forces et partout. Même devoir à l'égard des jeunes orphelins et de leur mère éplorée que frappe le malheur (…). La vertu seule fait la gloire des chevaliers celle-ci n'a pas besoin de brillantes armures, elle ne leur fait pas tourner les yeux vers les panaches et les décorations, elle se contente de l'éclat qui lui est propre. » Ce propos du clerc, homme de lettres et humaniste du XVème siècle, Pierre de Blaru souligne le lien étroit entre l'aspect social et l'aspect moral et vertueux auquel renvoie le terme de "chevalerie" et de "noblesse". Si on imagine souvent la noblesse comme un groupe social homogène et figé, c'était pourtant loin d'être le cas. La noblesse a beaucoup évolué dans sa réalité et dans son idée. Un noble digne de son nom est-il avant tout noble par sa naissance ? Y-a-t-il une hiérarchie au sein de la noblesse ? Toute la noblesse faisait-elle partie de l'élite ? Peut-on définir un mode de vie noble ? Quelles sont les particularités de la noblesse française par rapport aux autres noblesses européennes ? L'invité : Philippe Contamine est l'un des plus grands médiévistes français, professeur et maître de toute une génération d’historiens. Professeur d’histoire du Moyen Âge à Paris X puis à Paris IV-Sorbonne, il est élu à l’Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres en 1990. Auteur d’une oeuvre importante, il vient de publier chez CNRS éditions un livre qui remet à plat les idées fausses sur la noblesse au Moyen Âge : Nobles et noblesse de France (1300-1500) (2021, 400 pages, 25 euros). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les empires éphémères des Steppes, avec Arnaud Blin
Les civilisations chinoises, indiennes ou bien encore perse auraient pu vivre paisiblement… « Leur tourment disait Fernand Braudel, sous la forme de fléaux bibliques, est venu des vastes déserts et steppes […] Sur ces terres inhumaines, une population de pasteurs : Turcs, turkmènes, Kirghiz, Mongols… des nuées de cavaliers. Dès que l’histoire permet de les apercevoir, ils sont déjà tels qu’ils se maintiendront –violents, pillards, cruels, d’une bravoure folle – jusqu’à la fin de leur grandeur historique, c’est-à-dire, en gros, jusqu’au milieu du XVIIe siècle. » Storiavoce vous propose de partir à la découverte des conquérants de la Steppe ou, mieux, des conquérants de l’éphémère… Leurs chefs ont pour nom Attila, Gengis Khan, Kubilaï ou encore Tamerlan… Qui étaient ces peuples nomades insaisissables aux puissants réseaux ? Comment construisaient-ils leur légitimité sur les terres conquises ? Quel rôle ont-ils joué dans l’histoire géopolitique des grands ensembles civilisationnels : l'Extrême-Orient bien sûr mais aussi l’Orient jusqu’à l’Occident ? Comment définir cet empire de 1000 ans, un empire qui n’a rien de commun avec nos perceptions politiques ? L'invité : Arnaud Blin est spécialiste de l'histoire du terrorisme, des relations internationales et de la politique étrangère des Etats-Unis. Chercheur associé à l'Institut Français d'Analyse Stratégique, il a co-dirigé avec G. Chaliand : Histoire du terrorisme de l'Antiquité à Al Quaeda. Il vient de publier chez Passés/Composés Les Conquérants des Steppes, D’Attila au khanat de Crimée Ve-XVIIIe siècle (368 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Laurent de Médicis, "Il Magnifico", avec Marcello Simonetta [1/3]
[Les Médicis 1/3] Tout ou presque a déjà été dit sur les Médicis, famille de banquiers et maîtres de Florence, dont la richesse, l’influence et la quête de pouvoir marquèrent de leur empreinte ce remarquable Quattrocentro italien. Mais l’étincelant vernis des arts, du faste et des idées humanistes ne peut masquer les tourments d’une Italie déchirée entre intérêts politiques et territoriaux contraires, dont sauront profiter les puissances européennes voisines. Trois grands entretiens sont au programme : le premier d'entre eux est consacré à la figure incontournable de Laurent de Médicis, dont le « règne » correspond à l’apogée de Florence (1449-1492) ; le second, aux héritiers du « Magnifique », dont deux occuperont le trône pontifical dans une période troublée (1492 à 1527) ; le troisième épisode, enfin, se penchera sur la dernière descendante directe de Laurent, Catherine, qui, par son mariage avec le fils de François Ier, deviendra ensuite reine de France. Notre invité : Diplômé de l’Université La Sapienza (Rome) et de l’Université de Yale (États-Unis), Marcello Simonetta est historien, spécialiste de la Renaissance et de Machiavel. Il est l’auteur d’une trilogie consacrée aux Médicis, publiée en plusieurs langues, dont le français, aux éditions Albin Michel : L’énigme Montefeltro (2018), Des renards et des lions (2019), et Catherine de Médicis (2020). Il est également chercheur au sein du Medicis Archive Project, basé à Florence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Hitler pouvait-il gagner la guerre ? avec Jean Lopez
Directeur du nouveau mook De la Guerre, Jean Lopez présente le dossier consacré aux chances qu’a eues Hitler de remporter la guerre. Pourquoi De la guerre ?Pourquoi ne peut-on réduire l'histoire de la guerre à l'histoire-bataille ?Le numéro 1 est placé sous le signe de l’uchronie : Hitler a-t-il eu une chance de l’emporter ? Le principal conseiller d'Hitler, Alfred Jodl, disait que dès 1941, Hitler savait qu’il ne pouvait gagner la guerre : quel crédit peut-on apporter à cette phrase ?Est-ce que l’armée allemande de 1939 est surévaluée ? Quels sont ses avantages mais aussi ses lacunes et ses difficultés ?Munich et le pacte germano-soviétique cachent-ils une succession de succès diplomatiques sans lendemain ?Quel est le rôle de Churchill ?Peut-on dire que Hitler a perdu la guerre en Russie comme Napoléon ?Sans les États-Unis, la victoire aurait-elle été possible ?L’invité : Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l’Infographie de la Seconde Guerre mondiale. Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l’auteur d’une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31€). Il dirige désormais le mook De la Guerre, une coédition Perrin et Guerres et Histoire.À lire aussi:"Brest libérée, Brest polluée" : https://bit.ly/3QnThwU"1940, l’épreuve fatale de l’armée française" https://bit.ly/3BkBUsy Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui écrivait et qui lisait au Moyen Âge ? avec Paul Bertrand [2/2]
[L'écriture au Moyen Âge 2/2] L’historien Paul Bertrand évoque les hommes de l'écrit dans la société du bas Moyen Âge, ainsi que la lecture : son apprentissage ainsi que ses usages. Peut-on lier le développement de l’écrit avec l’émergence de l’individualisme ? Quelle est la place des clercs dans le monde de l’écriture ? Comment apprenait-on à écrire ? Est-ce qu'il existait des ateliers d’écritures ? Qu’est-ce que lire veut dire au bas Moyen-Âge ? Est-ce que lire signifie forcément comprendre le texte? Quel est donc le but de la lecture ? La définition du savoir lire est-elle la même au XIIe et de nos jours ? Existe-t-il différents modèles de lectures ? Comment et où apprend-t-on à lire au Moyen Âge ? La lecture va-t-elle participer au changement des mentalités? Au Moyen Âge, les femmes avaient-elles accès à la lecture autant que les hommes ? Puisqu’on parle de la lecture, on pourrait parler de la mémoire et revenir à la fonction de l’écriture : la révolution de l’écriture témoigne d’un souci de la préservation ?L’invité : Paul Bertrand a été directeur adjoint de l’Institut de recherche et d’histoire des textes, CNRS. Il est professeur en histoire médiévale à l’Université catholique de Louvain. Il s’intéresse aux cultures graphiques et textuelles médiévales, en ce qu’elles révèlent les rythmes, les dynamiques et les constantes sociales et culturelles. Paul Bertrand mène des recherches en histoire médiévale, du Xe au XVe siècle, en empruntant de nombreux axes. Son cœur de recherches actuel s’organise autour de l’histoire des cultures graphiques médiévales (appelée aussi, de manière plus restrictive, histoire de la scripturalité ou histoire des pratiques de l’écrit), dans une perspective à la fois d’histoire sociale, matérielle et d’histoire comparée. Il a initié ce courant de recherche dédié à l’histoire des documents d’archives en tant qu’acteurs de l’histoire et non plus seulement en tant que sources, dès sa thèse en 1998. Spécialiste de diplomatique, il a notamment étudié récemment Les écritures ordinaires (Publications de la Sorbonne, 440 pages, 32€) qui font la spécificité des XIIIe et XIVe siècles européens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand la France entre en révolution, avec Emmanuel de Waresquiel
Peu d’œuvre d’art sont aussi populaires que Le serment du jeu de paume du peintre Jacques-Louis David. Géniale quoiqu’inachevée, cette peinture est avant tout un monument d’histoire qui a illustré pour beaucoup d’écoliers la Révolution française et son commencement. Cette toile incite ceux qui l’admirent à épouser l'unanimité, l'enthousiasme, l'indivisibilité du groupe qui compose la tableau. La Révolution Française semble naître dans la concorde. L’acte de naissance du monde nouveau, prend ces sources dans un évènement que David voulait fixer. « On n’ouvre jamais la porte d’un monde nouveau, sans que celle-ci ne grince un peu » pense Emmanuel de Waresquiel. Quelles sont les raisons politiques et idéologiques qui font que la toile légendaire soit restée inachevée ? Pourquoi un serment dans cette salle du jeu de paume ? Pour Emmanuel de Waresquiel, ce serment est l'un des trois moments fondateurs de la Révolution française, qui s'est jouée en sept jours. L'invité : Emmanuel de Waresquiel est historien de renom, spécialiste du début du XIXe siècle, de la fin de l’Ancien Régime, de la Restauration et de l’Empire, professeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Son livre Sept jour, 17-23 juin 1789. La France entre en révolution est parue en septembre dernier chez Tallandier (480 pages, 22,9 euros). Il vient de publier un essai historique chez le même éditeur : Tout est calme, seules les agitations travaillent (256 pages, 17, 9 euros). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La révolution de l'écrit au Moyen Âge, avec Paul Bertrand [1/2]
[L'écriture au Moyen Âge 1/2] Paul Bertrand est l'auteur du livre Les écritures ordinaires qui présentent les interactions entre écrit et société médiévale durant le long XIIIe siècle. Essai autant que synthèse, ce livre original s'appuie sur une documentation richement illustrée et commentée. Il se propose de dégager les grandes lignes d'un moment clé de la révolution documentaire qui transforme le Moyen Âge, par des analyses codicologiques, diplomatiques et paléographiques. De plus en plus investis de valeur juridique, les documents du XIIIe siècle deviennent aussi bien des instruments porteurs d'autorité que des écrits ordinaires, dégagés des formalismes, affranchis des cadres structurels diplomatiques, des normes et des règles. Cette masse grouillante d'écritures jette un éclairage nouveau sur la foule d'hommes et de femmes qui s'en emparent. Dans cette première émission, Paul Bertrand décrit la Révolution de l'écrit. La semaine prochaine, il présentera les hommes de l'écrit et la place de la lecture dans la société médiévale. L'invité : Paul Bertrand a été directeur adjoint de l'Institut de recherche et d'histoire des textes, CNRS. Il est professeur en histoire médiévale à l'Université catholique de Louvain. Il s’intéresse aux cultures graphiques et textuelles médiévales, en ce qu’elles révèlent les rythmes, les dynamiques et les constantes sociales et culturelles. Paul Bertrand mène des recherches en histoire médiévale, du Xe au XVe siècle, en empruntant de nombreux axes. Son cœur de recherches actuel s’organise autour de l’histoire des cultures graphiques médiévales (appelée aussi, de manière plus restrictive, histoire de la scripturalité ou histoire des pratiques de l’écrit), dans une perspective à la fois d’histoire sociale, matérielle et d’histoire comparée. Il a initié ce courant de recherche dédié à l’histoire des documents d’archives en tant qu’acteurs de l’histoire et non plus seulement en tant que sources, dès sa thèse en 1998. Spécialiste de diplomatique, il a notamment étudié récemment Les écritures ordinaires (Publications de la Sorbonne, 440 pages, 32€) qui font la spécificité des XIIIe et XIVe siècles européens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1940 : Paris allemand, avec Dominique Veillon
Souvent résumée à deux dates, juin 1940 et juin 1944, l’occupation allemande n’est pas seulement un phénomène militaire et politique. L’idéalisation de l’histoire porte souvent à croire que toute la France fut alors résistante, et ce au nom de ses idéaux humanistes. La raison du rejet de l'occupation par les Parisiens est avant tout lié au fait qu'elle s'accompagne de conditions de vie particulièrement éprouvantes pour un pays en sortie de guerre. Les restrictions compressent la vie des Parisiens. Pour beaucoup de Français, il devient difficile de se nourrir, de se chauffer et de s'habiller. Le visage de l’ancienne capitale change, mais son identité est conservée. Malgré la pénurie, les français tiennent à leur café en terrasse et les Allemands fascinés profitent de la ville lumière. Étrange cohabitation… L'Occupation est-elle vécue différemment par les Parisiens que par les Français qui n'habitent pas la capitale ? Qui sont les Parisiens qui profitent de l'occupation ? Comment s'organise la résistance ? Comment la Libération est-elle attendue ? Quelle vision les Allemands ont-ils de Paris ? Que nous disent les registres des différents commissariats parisiens et les rapports hebdomadaires des Renseignements généraux ? L'invitée : Dominique Veillon, directrice de recherche honoraire au CNRS, spécialiste de la Résistante publie un ouvrage très documenté sur le quotidien des Parisiens sous l'occupation : Paris allemand, entre refus et soumission aux éditions Tallandier (386 pages, 22 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'histoire de Notre-Dame de Paris (XIIe-XIVe siècle), avec Dany Sandron
Deux tours monumentales, une majestueuse galerie des rois, des voûtes aériennes portées par une structure d’une légèreté inédite : Notre-Dame, monument-clé de l’histoire de France, est aussi un parangon de l’art gothique. Une cathédrale dont le terrible incendie du 15 avril 2019 a ému la terre entière. Pour saisir sa profonde singularité, Dany Sandron, familier du monument depuis plus de vingt ans, nous livre les clefs des premiers siècles de cet édifice. Dans cette passionnante synthèse, il nous en offre une étude globale, à la fois historique, artistique et sociale. Revenant sur sa construction, ses acteurs, notamment les artistes et artisans, et les ressources mobilisées, il nous introduit dans les différents mondes qu’elle domine : le palais épiscopal de Maurice de Sully, le cloître des chanoines et l’hôtel-Dieu. Il souligne aussi, en spécialiste du Paris médiéval, les liens étroits de la cathédrale avec la ville et au-delà avec le diocèse dont elle est l’église-mère. Notre-Dame entretient également des relations privilégiées avec la royauté capétienne qu’elle magnifie dans une savante mise en scène. Elle sert enfin de référence majeure à l’action édilitaire des souverains et de leurs alliés jusqu’au début du règne de Saint Louis. Dans ce réseau complexe qui associe la cathédrale à tous les niveaux de la société médiévale, c’est l’esprit de Notre-Dame qui nous est révélé. L'auteur : Professeur d'Histoire de l'art et d'Archéologie du Moyen Âge à Sorbonne Université (Centre André Chastel), Dany Sandron a publié de nombreux ouvrages sur l’architecture médiévale, Paris et Notre-Dame. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand l'histoire antique se conjugue au présent, avec François Lefèvre
Il y a trois ans, nous recevions la médiéviste Pauline Guéna qui, avec un groupe d’amis, s’était penché dans un livre sur l’actualité du Moyen Âge. L’idée était pour ce groupe de faire entendre "la résonnance résolument actuelle de l’époque et de mettre en perspective les débats qui agitent notre société". Nous vous proposons aujourd’hui de faire le même exercice mais avec l’antiquité. A l’heure où des universitaires américains qui enseignent eux-mêmes l’histoire ancienne, mènent une croisade pour limiter l’enseignement de l’héritage gréco-romain, nous allons voir que l’histoire antique n’est absolument pas une histoire à ranger aux oubliettes. À travers des exemples riches en anecdotes, curiosités et révélations, François Lefèvre fait revivre d’une plume alerte le monde antique et nous invite à réfléchir sur le nôtre, tant il est vrai que le passé, fût-il aussi reculé, éclaire le présent. L'invité : Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de Lettres classiques et ancien membre de l’École française d’Athènes, François Lefèvre est professeur d’histoire grecque à Sorbonne Université. Il est l’auteur d’une Histoire du Monde grec antique traduite dans plusieurs langues et vendue à des milliers d’exemplaires chaque année depuis sa parution. Il est dernièrement l'auteur de Histoire antique, histoire ancienne ? (Passés / Composés, 272 pages, 19€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La diversité ouvrière : les immigrés et les femmes, avec Xavier Vigna [3/3]
[Monde ouvrier au XXe siècle 3/3] Dans le cadre du programme d'agrégation, Storiavoce vous propose une série de trois épisodes consacrée aux ouvriers dans la France du XXe siècle. Un premier volet expliquait comment la monde à ouvrier a pesé sur l’histoire de notre pays au XXe siècle. Nous avons ensuite abordé la vie des ouvriers au fil des grands évènements du siècle. Nous terminons cette série en étudiant la place des femmes et des immigrés dans le monde ouvrier. Etienne Gros reçoit Xavier Vigna. Il répond aux questions suivantes: - Quelles sont les sources sur la diversité ouvrière? - D’où viennent les ouvriers immigrés au début du XXe siècle ? - Comment sont-ils perçus par les ouvriers français ? - Quel fut l’impact du Front populaire sur les travailleurs immigrés ? Les femmes ? - La Seconde Guerre mondiale met-elle fin à l’immigration au sein de la classe ouvrière ? - Dans les 1950-70, un nombre croissant de fils d'ouvrier échappe à la condition ouvrière. Comment expliquer ce phénomène? - Comment évolue la présence féminine au sein de la classe ouvrière? - Quel sont les conséquences de la guerre d’Algérie au sein du monde ouvrier ? - Les femmes jouent-t-elles un rôle nouveau dans la mobilisation de mai 68 ?L'invité : Xavier Vigna est professeur d’histoire contemporaine à l'université de Nanterre. Spécialiste de l'histoire de ouvriers, il a entre autres publié une Histoire des ouvriers en France au XXe siècle (Collection Tempus, 480 pages, 10€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'énigme Louis XI, avec Lydwine Scordia
Un historien ne referme jamais ses dossiers. Invitée au tout début de Storiavoce afin d'évoquer le règne de Louis XI, l'historienne médiéviste Lydwine Scordia vient de publier Onze énigmes de Louis XI chez Vendémiaire. Elle poursuit ainsi sa réflexion sur ce personnage au centre de l'historiographie du XIXe siècle et répond aux questions de Christophe Dickès. - Louis XI était-il un moderne avant tout le monde, mieux un précurseur ? - L’argent était-il au centre de ses considérations ? - Peut-on dire que ce roi fut contre les féodalités ? - Ce roi avait de grandes capacités: or ces capacités font peur à l'époque. Pourquoi cela? - Peut-on parler à son endroit d'une préfiguration de Louis XIV mais sans le concept d’absolutisme ? - Était-il un homme simple, un indifférent aux apparences ou un désinvolte? - Bavard, est-il aussi un beau parleur ? Est-ce qu’il joue la comédie ? - Que représente la chasse pour cet homme? L'invitée: Lydwine Scordia, agrégée et docteur en histoire, enseignant-chercheur en histoire médiévale à l’université de Rouen, a reçu le Prix Provins Moyen Âge (2010) pour l’édition du Livre des trois âges. Elle est l’auteur de Louis XI. Mythes et réalités (2015) et a codirigé Images, pouvoirs et normes. Exégèse visuelle de la fin du Moyen Âge (2018) et Le Cœur politique à la Renaissance (2019). Elle vient de publier Onze énigmes sur Louis XI (Vendémiaire, 192 pages, 21€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des vies ouvrières : origines, organisations, luttes, Xavier Vigna [2/3]
[Monde ouvrier au XXe siècle 2/3] Dans le cadre du programme d'agrégation, Storiavoce vous propose une série de trois épisodes consacrée aux ouvriers dans la France du XXe siècle. Un premier volet expliquait comment la monde à ouvrier a pesé sur l’histoire de notre pays au XXe siècle. Avant de voir la place des femmes et des immigrés dans le monde ouvrier, nous voyons cette semaine la vie des ouvriers au fil des grands évènements du siècle. - En 1900, d’où viennent les hommes et les femmes de la classe ouvrière au début du siècle ? - Peut-on dire qu’ils constituent un groupe cohérent et stable ? - Quand commence la diffusion du taylorisme dans les entreprises? - - Quelles sont ses conséquences sur les ouvriers au fil du XXème siècle? - Comment s’organise la solidarité ouvrière? - Dans les années 1950 à 1970, quelles sont les grands acquis pour le monde ouvrier pendant cette période ? - Peut-on parler d'une amélioration des conditions de travail dans les usines? - Quels sont les loisirs des ouvrières ? - Dans les années 1970 à 1990, comment se traduit la crise de la reproduction de la subculture ouvrière? L'invité : Xavier Vigna est professeur d’histoire contemporaine à l'université de Nanterre. Spécialiste de l'histoire de ouvriers, il a entre autres publié une Histoire des ouvriers en France au XXe siècle (Collection Tempus, 480 pages, 10€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand la France commence-t-elle ? avec Bertrand Lançon
Brûlante d'actualité, la question des origines de la France alimente bien des débats historiographiques. Dans cette émission Nos mémoires, Bertrand Lançon, interrogé par Mari-Gwenn Carichon, fait le point sur ce qu'on sait réellement de ses origines. Peut-on en dater fermement la naissance d'un pays ? Qui sont nos premiers ancêtres ? Quels sont les éléments qui déterminent une nation et la définissent? Où situer la limite entre le Français et l'Étranger? Comment écrire une histoire nationale d'un pays qui est né d'une multitude d'identités ? Que renferme le terme "racines" et identité" ? Quels sont les liens entre les sociétés et l'image que les Français ont de leur identité ?L'auteur : Bertrand Lançon est historien professeur émérite d'Histoire romaine à l'Université de Limoges (Constantin (306-337, Théodose). Il vient de publier un essai sur les origines de la France aux éditions Perrin : Quand la France commence-t-elle ? (256 pages, 18.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les ouvriers du siècle, avec Xavier Vigna [1/3]
[Monde ouvrier au XXe siècle 1/2] Dans le cadre du programme d'agrégation, Storiavoce vous propose une série de trois épisodes consacrée aux ouvriers dans la France du XXe siècle. Un premier volet explique comment la monde à ouvrier a pesé sur l’histoire de notre pays au XXe siècle. Un deuxième se penchera sur la vie des ouvriers au fil des grands évènements du siècle. Un dernier verra la place des femmes et des immigrés dans le monde ouvrier. Etienne Gros reçoit Xavier Vigna. Il répond aux questions suivantes: - Quel est le paysage politique et syndical à la veille de la Grande Guerre? - La guerre mobilise les ouvriers sur le front et dans les usines. Quelles sont les raisons de la nouvelle mobilisation ouvrière à partir de 1917 qui va culminer en 1919 ? - Dans quelle mesure les communistes dominent-il le monde ouvrier au début des années 1920? - Quel est le poids du monde ouvrier dans l’arrivée du Front populaire en 1936? Est-ce que les mesures prises par le Font populaire apaisent le monde ouvrier ? - Quelles sont les raisons du mouvement de contestation qui culmine après-guerre, en 1947? Le parti communiste et les syndicats (CGT) ressortent-ils renforcés de cette crise? - Est-ce que l’électorat ouvrier est acquis à la gauche? - Mai 68 représente-il une rupture dans l’histoire des mobilisations ouvrières? - Quelles seront les conséquences de la victoire de 1981 pour le monde ouvrier ? L'invité: Xavier Vigna est professeur d’histoire contemporaine à l'université de Nanterre. Spécialiste de l'histoire de ouvriers, il a entre autres publié une Histoire des ouvriers en France au XXe siècle (Collection Tempus, 480 pages, 10€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'arme inattendue de Rome : le tribut, avec Jérôme France
Pour celui qui ouvre les Evangiles, il est un personnage qui n’est guère apprécié dans le récit : il possède une mauvaise réputation, est impopulaire et mal vu. Considéré comme un agent du pouvoir romain dans la Palestine du Ier siècle, il s’agit du publicain, c’est-à-dire du collecteur d’impôt. Dans les récits évangéliques, il s’agit d’employés subalternes à l’exception de Zachée qui est présenté par saint Luc comme chef des collecteurs d’impôts mais aussi comme un homme riche… Au même titre qu’il existe une armée romaine, nous pouvons dire qu’il existe aussi à l’époque impériale une autre arme : l’arme fiscale. Or, la dimension fiscale de l'Empire romain, bien que tout à fait essentielle, n’a jamais donné lieu à une étude particulière et approfondie. C’est chose faite avec le livre de Jérôme France. Comment Rome a-t-elle fait de la fiscalité un instrument de domination? Quel a été le coût de cette conquête ? Peut-on aussi considérer que les Romains n’ont fait que mener une opération de pillage à grande échelle ? Bref, quelle était la fiscalité romaine mais surtout quel rôle politique cette fiscalité va-t-elle jouer dans la construction impériale? Notre invité: Jérôme France est professeur d’histoire romaine à l’Université Bordeaux Montaigne. Il a récemment publié Finances publiques, intérêts privés dans le monde romain. Il est aussi l'auteur de Tribut, une histoire fiscale de la conquête romaine (Les Belles Lettres, 542 pages, 25,50€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Philanthropes de tous les pays unissez-vous ! avec Christian Topalov
Plus qu'une simple démarche charitable, la philanthropie est une action politique complémentaire de celle des États à l'aube du XXème siècle. « Tout ce que je puis dire à l’éternel honneur de ce Paris futile, vaniteux, prévaricateur, c’est qu’en matière de charité il est admirable » (Maxime Du Camp, 1885). Cette émission Storiavoce s'intéresse au "printemps de la charité". Le terme ne s'entend pas ici comme la vertu en tant que telle, mais comme phénomène social, politique, institutionnel, sociologique. En 1900, le Manuel des oeuvres notait : « Jamais à aucune époque le sort de ceux qui souffrent n'a été l'objet d'une sollicitude plus ardente qu'elle ne l'est de nos jours ; jamais les œuvres destinées à les secourir n'ont été plus nombreuses et jamais en même temps la misère croissante n'a fait plus vivement sentir la nécessité d'une intervention immédiate éclairée et dévouée ». À l’aube du XXème siècle, le philanthropie est à la mode. L'auteur : Christian Topalov est chercheur en sciences humaines et sociales, directeur d'études à l'EHESS. Il vient de diriger la publication d'une importante enquête sur le monde de la philanthropie au début du siècle dernier : Philanthropes en 1900, Londres, New-York, Paris, Genève (édition Creaphis, janvier 2020, 680 pages, 35 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Enfants du soleil : à la découverte de la religion des Incas, avec Carmen Bernand
Storiavoce part sur la trace de l’empire inca et tout particulièrement de sa religion. Le religieux, comme nous allons le voir ici, n’est absolument pas un savoir fermé, ni d’un corpus de dogmes mais plutôt d’un univers complexe, mêlant à la fois le surnaturel mais aussi le naturel, des villes et des peuples avec leurs généalogies et, surtout, de multiples symboles. Existe-t-il une mythologie Inca ? A-t-on affaire à un polythéisme ? Est-ce qu’il existe des dieux dans la religion inca ? Quelle est la place de la nature dans les représentations religieuses ? A-t-on affaire à un animisme ? - Où se pratiquait-le culte ? Quelle est la frontière entre la mythologie inca et la réalité historique ? Comment les sociétés vivaient-elles leur religion au quotidien ? Notre invitée : Anthropologue et historienne, professeur émérite de l'université Paris-X, membre de l'EHESS, Carmen Bernand a étudié l'anthropologie à l'Université de Buenos Aires et s'est interessée aux populations andines lors de ses premiers travaux en Argentine et au Pérou. Au centre de ses observations figurent les représentations du malheur et du corps, ainsi que les métissages culturels. Depuis la fin des années 1980, elle se consacre à l'anthropologie historique de l'Amérique latine. Avec Serge Gruzinski, Carmen Bernand a publié De l'idolâtrie, (Seuil, 1988), et deux tomes d'Histoire du Nouveau Monde, (Fayard, 1991 et 1993). Elle est par ailleurs l'auteur d'une Histoire de Buenos Aires, (Fayard, 1997). Plus récemment, on lui doit Un Inca platonicien : Garcilaso de la Vega, (Fayard, 2006) et Genèse des musiques d'Amérique latine. Passion, subversion et déraison, (Fayard, 2013) et enfin La religion des Incas (Editions du Cerf, 2021). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Nuevo Mundo Mundos Nuevos. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.