
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
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Proche-Orient: la conquête romaine
En 64 avant J. C., Pompée s'empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Dans une série de trois volets, Storiavoce vous propose de découvrir l'histoire du Proche Orient sous domination romaine. Dans cette première émission, nous définirons ce qu'est le Proche-Orient et les guerres auxquels la République puis l'Empire font face. Existe-t-il une unité et une spécificité du Proche-Orient? Comment Rome a réussi à vaincre l'empire séleucide puis résister à l'empire parthe? Au delà de la province de Syrie, quelles sont les autres provinces romaines de la région? Spécialiste d'histoire romaine, Catherine Saliou répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeur : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bossuet l'Homère biblique
Alors que depuis plus d'un siècle, plusieurs écrits de Bossuet étaient indisponibles, les éditions des Belles Lettres nous offre la réédition de ses œuvres en deux volumes dans un magnifique coffret : Œuvres historiques, philosophiques et politiques (3868 pages, 95€). Ce travail d’édition a été réalisé par Maxence Caron, philosophe, poète et romancier et le père Renaud Silly théologien dominicain et exégète. L'émission Nos mémoires qui met en valeur les sources de l'histoire reçoit ce dernier. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Renaud Silly est dominicain et doctorant en Écriture Sainte. Il enseigne l’exégèse au Studium de théologie de la Province de Toulouse et à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Toulouse. Il est enfin chercheur à l'École archéologique et biblique de Jérusalem. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les diplomates de la République (1871-1914)
Dans un livre de Marcel Proust, il fait figure de dilettante. Certes légendaire mais terriblement inefficace pour ne pas dire inutile. Ce personnage, ambassadeur de son état, n'est autre que le marquis de Norpoix dans Le Côté de Guermantes. La Littérature, nous le savons, peut dépeindre une réalité mais elle sait aussi prendre des libertés avec l'Histoire. Le marquis de Norpoix et son corps en ont fait ici les frais. Pourtant, le corps de corps diplomatique sous la Troisième République laisse des noms prestigieux. Ils s'appellent Albert de Broglie ou Gabriel Hanotaux, le comte de Saint-Aulaire ou les frères Cambon... Qui sont ces diplomates de la Troisième République? Quelles sont leurs origines? Comment, issus de la noblesse, s'accommodent-t-ils du régime républicain? A contrario, comment la République elle-même va t'elle faire évoluer le corps? Surtout, est-ce que ces hommes ne faisaient pas partie d'un passé révolu alors que le monde et ses techniques de communication ont évolué? Isabelle Dasque est l'invitée de Christophe Dickès.L'invitée: Isabelle Dasque est maître de conférence à Paris Sorbonne Université et Sciences Po. Son livre Les diplomates de la République (1871-1914) est tiré de sa thèse de doctorat. Il a été publié chez Sorbonne Université Presses (771 pages, 35€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un nouveau regard sur Jeanne d'Arc?
Symbole de multiples causes, prétexte politique, emblème, Jeanne d’Arc, est souvent, réduite à un porte étendard : ornement des armées de Charles VIII puis figure de la nation et des partis conservateurs. Or, « Jeanne dans tous ses faits en dehors du fait de guerre, était simple et jeune ; mais sur le fait de la guerre elle était très experte, tant dans le port de la lance que pour rassembler l’armée en ordre de bataille et pour préparer l’artillerie ; et de cela tous s’émerveillaient qu’elle agissait de façon si prudente et avisée sur le fait de guerre, comme l’eut fait un capitaine qui aurait pratiqué vingt ou trente années » (Jean d'Alençon). Jeanne d'Arc a eu une réelle influence militaire et politique en son temps et surtout, elle a été soutenue par des milliers de Français. « Jeanne fille du peuple a été un personnage secondaire pour les grands du royaume, mais elle toujours vénérées par ceux de son milieu ». C'est pourquoi l'un des personnages les plus mythifiés de l'histoire de France est l'un des plus documentés. Valérie Toureille propose de redécouvrir Jeanne à travers de nouvelles archives dont les témoignages de son entourage et l'histoire de la Lorraine. Elle est interrogée par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur: Valerie Toureille est historienne, maître de conférences d'histoire du Moyen Age à l'Université de Cergy-Pontoise. Elle vient de publier une biographie de Jeanne d'Arc au éditions Perrin (431 pages, 24.00 €) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Isabelle de France, l'aimée des Anglais.
Croire que les femmes ont un travail, une liberté, un pouvoir seulement depuis les années 60 est un fantasme qui foule au pied des siècles d’histoire de France. A ce sujet, on accuse souvent le Moyen-Age d’être une époque sclérosée, enfermée dans des schémas rigides qui, si elle distingue l’homme et la femme, c’est forcément pour instaurer un rapport de domination, de désintérêt, de mépris et de rejet. C'est oublier la vie et l'influence de bon nombre de femmes, comme les reines ou princesses de France, souvent caricaturées en vilaine sorcières ou en apparition angélique. Elles ont eu un pouvoir, une carrière et une place dans la société . Storiavoce vous propose d'aborder la reine d'Angleterre, Isabelle de France (1295_1358), reine d’Angleterre, au parcours politique et diplomatique mais aussi personnel des plus fascinants. Comment une descendante de saint Louis est-elle devenue si aimée par le peuple anglais ? Comment gouverner lorsque les intérêts des deux membres d'un couple royal diffèrent ? Une femme pouvait-elle faire de la diplomatie au XIVe siècle ? Que sait-on de la beauté et du caractère d'Isabelle de France ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Sophie Brouquet.L'invitée : Sophie Brouquet est historienne médiéviste, auteur de nombreux ouvrage d'histoire sociale et d'histoire des femmes (Chevaleresses, une chevalerie au féminin) . Sa biographie sur Isabelle de France vient d'être publiée chez Perrin (380 pages, 23.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Achille, Ulysse... où est votre victoire?
Il existe de très nombreux livres sur la guerre mais très peu sur la victoire comme si ce concept ne faisait pas recette…. Comment expliquer ce décalage et que signifie au fond « gagner une guerre »? Dans un ouvrage qui fera date, Gaïdz Minassian propose une réflexion aussi subtile que novatrice, sur la nature de la victoire des textes homériques jusqu'à nos jours. Une réflexion concentrique qui s’ouvre sur "un dialogue entre Achille, incarnation de la force, et Ulysse, personnalisation de la ruse, en présence d’Hector venu en observateur les voir s’invectiver sur les ambivalences de la victoire du Néolithique à nos jours" : comment définir la guerre et la victoire? Quelles sont les dynamiques religieuses mises en branle à l'époque médiévale? Que va apporter à l'Europe et au monde le modèle westphalien? Est-ce que les XXe et XXIe siècles sonnent le glas de la victoire? Gaïdz Minassian est interrogé par Christophe Dickès au cours des Rendez-vous de l'Histoire de la ville de Blois. L'invité : Journaliste au Monde, docteur en Sciences politiques et enseignant à Sciences Po Paris, Gaïdz Minassian est aussi expert international associé au CERI-Sciences Po. il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont l'Eurasie, au cœur de la sécurité mondiale et des Sentiers de la Victoire, Peut-on encore gganer une guerre? (Passé composé, 713 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les plus grandes batailles en montagne!
Tout le monde connaît le coup de génie d’Hannibal Barca qui lors des guerres puniques, en 218 av. J.-C. surprit son ennemi, en défiant les Alpes. Ce n’est peut-être pas l’armée des éléphants qui impressionna le plus les Romains mais l’audace dont le général punique fit preuve en voulant traverser les montagnes avec ses armées. Cet épisode guerrier est resté si mémorable, que c’est souvent le seul qui rappelle à notre mémoire l’existence de ces guerres puniques. Les batailles dans les Alpes, et plus généralement en montagne donnent à l’histoire de l’art de beaux sujets, colorent la guerre d’esthétisme et de panache (bataille des Thermopyles le 11 août 480, embuscade de Roncevaux en 778, bataille de Tuckheim, conflit au Cachemire en 1999, campagne du Rif en 1926) et illustrent à merveille le génie tactique de tel ou tel général (Hannibal, Turenne, Napoléon). Pour l’historien et stratège militaire Antoine de Jomini, proche de Napoléon, « jusqu'à présent nous n’avons considéré les pays de montagnes que comme des zones accessoires. Si nous les considérons comme l’échiquier principal de toute la guerre, les questions changent un peu de face, et les combinaisons stratégiques semblent se compliquer ». Y a-t-il une façon particulière de faire la guerre en montagne ? Comment l'appréhender ? Quels en sont les risques, les dangers et les opportunités ? Chaque armée a-t-elle une unité spécialisée pour la bataille en montagne ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Cyrille Becker.L'invité : Cyrille Becker est docteur en histoire, spécialiste de l’alpinisme militaire et du combat en montagne. Il est actuellement chef d’état major du service militaire volontaire et ancien chef de corps du 13eme bataillon de chasseur alpin. Les grandes batailles en montagne (mai 2020, 238 pages, 26,90 €) est le titre de son dernier livre paru aux éditions Pierre de Taillac. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mondes en Guerre (1870-1945): une violence inédite?
Il y a un peu plus d’un an sortait aux éditions Passés/Composés, en lien avec le Ministère des Armées, un ouvrage intitulé Mondes en guerres. Ce texte volumineux, dirigé par Giusto Traina, professeur d’histoire romaine à la Sorbonne, présentait une histoire de la guerre, de la préhistoire au Moyen-Âge portée par un récit scientifique et plus de cent-cinquante documents. Le mois suivant, le deuxième tome dirigé par Hervé Drévillon (directeur du S.H.A.T), était lui consacré à l’âge classique, du XVe au XIXe siècle. Un an plus tard, et après la crise du Covid qui en a retardé sa publication, le tome III, qui couvre la période 1870-1945, est désormais disponible.Des nombreux thèmes abordés dans l'ouvrage, cette émission s'arrête sur la question de la violence. Au regard des massacres et des exterminations de masse, des tueries collectives et autres armes de destruction massives, cette violence est-elle inédite dans l'histoire de l'humanité? Comment expliquer cette violence et peut-on la « comprendre » ? Doit-on avoir une approche globale et sur le temps long du phénomène ou, au contraire, une approche locale? Quelles sont aussi les autres disciplines qui se sont engagées afin de décortiquer la violence? Invité de Storiavoce, André Loez répond aux questions de Christophe Dickès.L'invité: André Loez est docteur en histoire contemporaine et professeur agrégé en classes préparatoires (Lettres Supérieures). Il est chargé de cours pour le 1er cycle à Sciences Po Paris. Coanimateur du séminaire de recherche "la guerre des sciences sociales" (ENS/Jourdan). Il anime le site de podcasts Paroles d'Histoire. Il vient de diriger le troisième tome de Mondes en Guerre - Guerres mondiales et impériales, 1870-1945 (Passés/Composés, 760 pages, 39€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gouverner l'Etat (II/II): Waresquiel, Teyssier, Guigo.
Dans le cadre de la XXIIIe édition des Rendez-Vous de l'Histoire à Blois, Storiavoce a interrogé depuis le salon plusieurs historiens sur le thème de l'année "Gouverner." Retrouvez Emmanuel de Waresquiel, auteur de Sept Jours, la France entre en Révolution (Tallandier) ; Pierre-Emmanuel Guigo, auteur d'une biographie de Michel Rocard chez Perrin ; Arnaud Teyssier, auteur de nombreux ouvrages dont Richelieu, De Gaulle, 1969 (Perrin). Ils répondent à quinze questions de Mari-Gwenn Carichon et Christophe Dickès dont:- Au regard des personnages ou de la période que vous avez étudié, comment définir le bon gouvernement- L'audace est-elle la plus grande qualité d'un homme d'Etat?- Quelle est l'erreur la plus classique ou la faute la plus lourde d'un gouvernement? -Peut-on avoir des sentiments nobles dans le gouvernement de l'Etat?- Trop d'amour propre met-il en péril le bon gouvernement?- Le véritable défi en politique est-il de durer? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eugeneia ou la belle naissance du premier athénien.
Notre sensibilité moderne et contemporaine sépare mythes et histoire. Elle cantonne aussi le plus souvent le mythe au rite. Dans ce deuxième volet consacré à la cité antique Athènes, Storiavoce vous propose de donner tort à cette sensibilité et de partir à la découverte de ces mythes qui sont omniprésents et foisonnants, parfois même réactualisés ou réinventés. Le nom d’Athéna est ainsi associé à la naissance mythique du premier citoyen: il s'agit du mythe d’autochtonie. D’où vient ce terme d’autochtone ? Quel est le récit de la naissance d’Érichthonios, premier athénien ? Comment la citée s'approprie aussi le héros Thésée? Sonia Darthou est l’invitée de Christophe Dickès.Notre invitée: Membre de l’EHESS et maître de conférences à l’université d’Evry-val-d’Essonne, Sonia Darthou est spécialiste de l’histoire des religions antiques. Elle est déja l’auteur des Dieux de l’Olympe (Perrin) et d’Athènes: histoire d’une cité entre mythe et politique (Passés/Composés). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gouverner l'Etat (Partie I)
Dans le cadre de la 23e édition des Rendez-Vous de l'Histoire à Blois, Storiavoce a interrogé depuis le salon plusieurs historiens sur le thème de l'année "Gouverner." Retrouvez Guillaume Frantzwa, auteur de 1520 (Perrin), Jean-Louis Fournel, co-auteur de Machiavel (Passés/Composés) et Cédric Michon, auteur de Dans la Cour des Lions (Passés/Composés). ls répondent à quinze questions de Mari-Gwenn Carichon dont:- Au regard des personnages ou de la période que vous avez étudié, comment définir le bon gouvernement- L'audace est-elle la plus grande qualité d'un homme d'Etat?- Quelle est l'erreur la plus classique ou la faute la plus lourde d'un gouvernement?- Peut-on avoir des sentiments nobles dans le gouvernement de l'Etat?- Trop d'amour propre met-il en péril le bon gouvernement?- Le véritable défi en politique est-il de durer? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Athéna: entre la Chouette et l'Olivier.
Notre sensibilité moderne et contemporaine sépare mythes et histoire. Elle cantonne aussi le plus souvent le mythe au rite. Storiavoce vous propose de donner tort à cette sensibilité et de partir à la découverte de ces mythes qui, au sein de la fameuse cité grecque, sont omniprésents et foisonnants, parfois même réactualisés ou réinventés. Comment définir tout d'abord un mythe et comment les mythes ont-ils nourri le quotidien des Athéniens? Quels rôle joue Athéna dans cette mythologie? Que symbolisent l'olivier et la fameuse chouette? Sonia Darthou est l'invitée de Christophe Dickès.Notre invitée: Membre de l'EHESS et maître de conférences à l’université d’Evry-val-d’Essonne, Sonia Darthou est spécialiste de l’histoire des religions antiques. Elle est déja l'auteur des Dieux de l'Olympe (Perrin) et d'Athènes: histoire d'une cité entre mythe et politique (Passés/Composés). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le stoïque Marc Aurèle pouvait-il devenir chrétien?
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Empereur philosophe, on peut se demander si le stoïque qu'il fut aurait pu s'accommoder du christianisme et même le rejoindre. A cette question, Benoît Rossignol, biographe de Marc Aurèle, estime que non. Il répond aux questions de Christophe Dickès:- Que s'est il passé à Lyon en 177?- Qu'est-ce que l'empereur Trajan a apporté à la jurisprudence concernant les chrétiens?- Quelle était la logique des condamnations ? - Les Chrétiens étaient-ils des bouc-émissaires du pouvoir ?- La violence contre les Chrétiens était-elle localisée ou généralisée? - Le stoïcisme de Marc pouvait-il créer des ponts avec les Chrétiens? L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ecrire l'histoire: l'historien et les langues
Dans le cadre de nos émissions « Pourquoi tant d’histoires », retour sur l’art délicat de l’écriture de cette science. La revue Ecrire l’histoire (n°19) propose de réfléchir sur « la double dimension du rapport de l’historien aux langues, pensées à la fois comme outils et comme objets ». Cette science de l’histoire a de profondes racines en littérature. Chaque peuple, chaque civilisation revendique son récit de la création, son mythe fondateur comme départ de son histoire. L’histoire n’est-elle alors que littérature ? Peut-on réfléchir sur l’histoire de ce récit, sur la langue de ce récit ? Peut-on définir des concepts linguistiques qui déterminent l’histoire ? Le langage peut-il alors être un terrain d’investigation ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Fabien Simon.L'invité: Fabien Simon est maître de conférences en histoire moderne (Université Paris-Diderot) spécialiste d’histoire des représentations et des savoirs. Il a travaillé sur les langues universelles avec un thèse de doctorat portant sur le thème suivant : Sortir de Babel. Une République des Langues en quête d’une « langue universelle » à la Renaissance et à l’Age classique ? Fabien Simon qui a coordonnée l’écriture du numéro 19 de la revue Ecrire l'histoire: L'historien et les langues, avec Paule Petitier et Claude Millet (novembre 2019, CNRS éditions, 284 pages, 25,00€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Marc Aurèle: la grande pestilence ou la crise des années 160.
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Son propre règne, entamé en 161, fut difficile, marqué tant par les guerres, qui l’ont entraîné de longues années aux frontières de son empire, que par les épidémies. Dans ce deuxième volet qui lui est consacré, Storiavoce s'arrête sur la grande crise des années 160 marquée par la "pestilence". Benoît Rossignol, biographe de Marc Aurèle, répond aux questions de Christophe Dickès:- Où apparaît la « pestilence » ? D’où vient d’ailleurs ce mot de Pestilence? - Pestilence… on pense à la peste… pourtant il s’agirait d’une autre maladie : la variole. Peut-on parler de pandémie? Quels sont les territoires touchés ? A-t-on une idée des conséquences démographiques ?- Disettes, famines… Est-ce qu’il est difficile d’établir les causes de la mortalité à l’époque ?- Quelle est la place du divin dans cette crise? Comment conjurer le mal : faut-il chercher la paix des dieux ?- Plus concrètement, que décident et que font Marc Aurèle et Vérus ? Quelles sont les conséquences économiques du développement de la maladie ?- Quelle est l’importance du phénomène ? Est-ce que la crise dure les années suivantes ? Est-ce le début de la fin : la peste cause t’elle un retard irrattrapable pour l'Empire?L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maurice Genevoix ou la mémoire d'une guerre
Storiavoce vous a proposé toute une programmation consacrée à la Grande Guerre notamment à ses conséquences politiques et économiques, internationales et géopolitiques… Or, il est un domaine que nous avons oublié à tort, il s’agit de la littérature. Nous vous proposons aujourd’hui d’évoquer une des plus grandes plumes de cette époque, l’histoire d’un homme qui a été marqué de plein fouet par cet orage d’acier. Un homme de lettre qui, après des études brillantes jusqu’à Normal sup, s’est retrouvé sur le champ de bataille : Maurice Genevoix, l'auteur de Ceux de 14. Coauteure d'un livre qui lui est consacré, Aurélie Luneau répond aux questions de Christophe Dickès. L'invitée : Historienne de la radio, Aurélie Luneau est auteure et productrice de l'émission "De cause à effets, le magazine de l'environnement" sur France Culture. Docteure en histoire et diplômée de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, elle est la meilleure spécialiste française des médias pendant la Deuxième Guerre mondiale. Elle a notamment publié avec Jacques Tassin, une biographie illustrée de Maurice Genevoix (Flammarion, 308 pages, 24.90€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Marc Aurèle (Partie I): un empire à deux têtes!
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Son propre règne, entamé en 161, fut difficile, marqué tant par les guerres, qui l’ont entraîné de longues années aux frontières de son empire, que par les épidémies. A la surprise de beaucoup, Marc décida d'associer à son règne son frère adoptif Lucius Vérus. C'est cette association que Storiavoce vous présente au cours de ce premier volet de nos Cours d'Histoire consacré à ce grand personnage de l'histoire romaine. Benoît Rossignol, son biographe, répond aux questions de Christophe Dickès: - Qui est Vérus ? Faut-il le réhabiliter?- Marc Aurèle fait figure de sage et de philosophe stoïcien… est-ce que l’un se sent plus empereur que l’autre ? Est-ce que l’un bénéficie d’une préséance ?- Faut-il les opposer les deux hommes?- Quelle était la nature de leur pouvoir : est-ce une monarchie à deux têtes ?- Les deux empereurs se partageaient il la responsabilité des relations avec le Sénat, l'armée et la plèbe?- On a longtemps qualifié leur alliance comme celle du vice et de la vertu. Cette image est-elle juste ?- La bonté de Marc Aurèle était-elle une faiblesse ? Etc.L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De Wagner à Hitler: un "opéra" antisémite
Il y a un an, nous recevions au micro de Storiavoce Laure Dautriche avec qui nous avons évoqué les liens entre politique et musique. Nous nous sommes arrêtés sur plusieurs grands compositeurs indissociables de leurs temps. Nous souhaiterions aujourd’hui nous pencher plus particulièrement sur l’un d’entre eux, Richard Wagner. Bien connu pour son génie musical, il l'est peut-être moins pour son œuvre en prose profondément antisémite. La question étant de savoir si l'oeuvre de Wagner a été à la racine de l'idéologie nazie. Pour mieux cerner la place du compositeur dans l’idéologie nazie et la pensée du Führer, Fanny Chassain-Pichon croise les parcours des deux hommes. Faut-il donc mettre un cordon sanitaire entre les deux hommes ou au contraire les réunir ? Existe-t-il une troisième voie à ces deux alternatives ? Comment l’un a inspiré l’autre? Fanny Chassain-Pichon est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Docteure en histoire contemporaine de Paris IV Sorbonne, Fanny Chassain-Pichon a travaillé au Mémorial de la Shoah avant de rejoindre l’association Yahad – In Unum du Père Patrick Desbois en tant que chercheuse, puis l’université Paris Sciences et Lettres. Elle est actuellement responsable éditoriale du programme Game – In Lab de l’Innovation Factory. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Amérindiens et Français au XVIIe: des relations complexes.
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d’Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. Nous entamons ici le troisième volet de la série consacrée aux Amérindiens et à la colonisation française. L’historien Benoît Roux est interrogé par Christophe Dickès. La colonisation des Antilles par les Français débute au XVIIe siècle, pour autant l’histoire des relations franco-amérindiennes débute bien avant: que savons nous de ces relations? Français et Kalínago ne parlent évidemment pas la même langue. Par quels biais parviennent-ils à communiquer ? À partir des années 1620, quelle est la place des Kalínago dans le projet colonial français ? Assiste-t-on, comme ailleurs en Amérique, à des mariages franco-amérindiens ? Existe-t-il un équivalent des “coureurs des bois” — ces Français qui parcouraient les territoires autochtones de Nouvelle-France notamment le commerce des peaux de castor avec les Amérindiens — dans les îles ? Si les Français voyagent dans la Caraïbe, des Kalínago sont-ils venus en Europe au XVIIe siècle ? En 1660, le traité de paix de Basse-Terre ne reconnaît plus aux Indiens que des droits sur les îles de Saint-Vincent et de la Dominique. Est-ce la fin de l’influence des Kalinago sur l’histoire coloniale française ?L’invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eglises en ruines...
L'image de l’église en ruine accompagne l’histoire des civilisations et des espaces marqués par le christianisme. Elle inscrit dans la mémoire la trace des persécutions, des catastrophes, des abandons, depuis vingt siècles. Elle se révèle une part essentielle d’une aventure qui prend les dimensions du monde. Des déserts des monastères d’Orient aux champs de bataille d’Occident, en passant par le Sahel, le Paraguay ou le Japon, elle montre comment le patrimoine chrétien a parfois rencontré des oppositions ou des indifférences. Mathieu Lours dévoile la manière dont ces églises sont devenues des images culturelles incontournables. Il en dresse ici la fresque, confrontant les mots des littérateurs aux images des peintres, des photographes et des cinéastes. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Agrégé et docteur en histoire, Mathieu Lours est enseignant en histoire moderne et en histoire de l’architecture à l’université de Cergy. Ses travaux, publiés dans L’autre temps des cathédrales (2010), portent sur les espaces sacrés à l’époque post-tridentine. Il est un des contributeurs de la fameuse série La Grâce d'une cathédrale et vient de publier Eglises en ruine, des invasions barbares à NOtre-Dame de Paris (Editions du Cerf, 320 pages 22€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vie quotidienne des Amérindiens des Petites Antilles (XVIIe)
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d’Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. L’historien Benoît Roux répond aux questions suivantes: Que savons-nous des principaux aspects de la vie quotidienne des Indiens des Petites Antilles au XVIIe siècle ?Les récits de voyages des XVI-XVIIe siècles insistent tous sur la forte dimension guerrière des sociétés amérindiennes des Petites Antilles. N’est-ce pas là une vision orientée et déformée des Européens ?Faut-il comprendre que la société kalínago est une société sans chef ?La plupart des témoignages coloniaux font des femmes amérindiennes les esclaves des hommes. Est-ce que ces textes traduisent un véritable déséquilibre dans la société kalínago ?A-t-on une idée de l’état des connaissances et des savoirs autochtones — même si leur transmission est strictement orale — au XVIIe siècle ?Les Indiens ont donc une pleine maîtrise de leur environnement. Quel est leur rapport à la mer ?L’image contemporaine des sociétés amérindiennes est souvent celle de groupes autarciques et isolés. Qu’en est-il du système économique des sociétés kalínago ?Quel a été l’impact de l’arrivée des Européens sur les sociétés amérindiennes des Petites Antilles ?L’invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sortir de la Grande Guerre: une illusion?
On ne mesure pas la liesse qui s’empara du peuple français à l’annonce de l’armistice le 11 novembre 1918. Tout semble terminé. L’ère de la paix et de la stabilité est arrivée. Illusion. Cette joie nationale n’atteint pas Clemenceau. « Nous avons gagné la guerre, il nous faut maintenant gagner la paix et ce sera plus dur encore ». Pourquoi s’entendre avec les alliés est-il plus difficile encore, que de s’imposer aux vaincus ? Le conflit est-il véritablement arrêté en 1919 ? Comment repenser l’Allemagne après la défaite ? Qui est gagnant du traité de Versailles ? Les causes du deuxième conflit mondial sont-elle en partie, les mauvaises négociations de 1919 ? Jean-Yves Le Naour est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Jean-Yves Le Naour est historien spécialiste de la Grande Guerre. Il a écrit une vingtaines d'ouvrage dont Les soldats de la honte qui a reçu le Grand-Prix du livre d’histoire 2011. Outre ses activités d'écriture, Jean-Yves Le Naour est également réalisateur de films sur le XXème siècle. Il vient de publier 1919-1921 Sortir de la Guerre, aux éditions Perrin (février 2020, 544 pages, 25 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Indiens des Petites Antilles, entre fantasmes et réalité.
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d'Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. Qui étaient ces populations avant les découvertes de Christophe Colomb? Comment s’opère le contact entre ces sociétés autochtones des Petites Antilles et les Européens à la fin du XVe siècle ? Sait-on comment les Indiens eux-mêmes se percevaient et se désignaient ? De quelles sources l’historien dispose-t-il aujourd’hui pour aborder cette civilisation de l'oralité ? L'historien Benoît Roux répond à Christophe Dickès.L'invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fin du Grand Siècle - La Guerre de Succession d'Espagne
Le 1er novembre 1700 s’éteint le roi Charles II d’Espagne, souverain d’un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. À la surprise générale, il désigne comme héritier le jeune Philippe, duc d’Anjou, petit-fils du Roi-Soleil. Cette décision arrime le royaume d’Espagne, immense mais à bout de souffle, à celui de France, première puissance du continent. Pour les autres États d’Europe, cette alliance est inacceptable. Le conflit qui s’ensuit représente la plus longue et la plus difficile épreuve du règne de Louis XIV.Clément Oury est diplômé de l’École des Chartes et docteur de l’université de Paris- Sorbonne. Avec cet ouvrage, il propose la première synthèse en français sur ce conflit majeur de l’histoire européenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les voyages d'Hadrien
De tous les règnes impériaux, celui d'Hadrien fait figure d'exception. En effet, le successeur de Trajan fut un grand voyageur. A la fois pour des raisons politiques et militaires mais aussi religieuses et culturelles ou même "touristique", il parcourt un empire à son apogée. Prince érudit et curieux, il nous invite à redécouvrir les pyramides d’Égypte, à nous émerveiller des splendeurs de la Grèce ou à contempler les ruines de l’antique cité de Troie. Historien, Dimitri Tilloi d'Ambrosi nous emmène sur les pas de cet empereur nomade en nous donnant à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d’un homme exceptionnel. Il est interrogé par Christophe Dickès. Agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l’Antiquité, Dimitri Tilloi-D’Ambrosi est chargé de cours à l’université Lyon III. Ses recherches portent sur l’alimentation, la diététique et la médecine à l’époque romaine. Il a publié aux éditions Arkhé: L’Empire romain par le menu (Prix Anthony Rowley). Chez le même éditeur, il vient de consacrer une étude sur les voyages d'Hadrien: Les Voyages d'Hadrien, sur les traces d'un empereur nomade (224 pages, 12.99€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La terre d'Israël au temps de Jésus
Rédactrice en chef de la revue Codex, Priscille de Lassus présente le tome #15 de la revue trimestrielle consacrée ici à la Terre sainte et à Israël au temps de Jésus: des bords du lac de Tibériade où se trouve le village de Capharnaüm à Jérusalem en passant par la Samarie. Une livraison entre Histoire, géographie et archéologie.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine novateur qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ariès ou l'historien du Dimanche...
L'émission Pourquoi tant d'Histoire s'arrête aujourd'hui sur l'oeuvre d'un homme qui se qualifiait lui-même d'historien du dimanche: Philippe Ariès. Spécialiste de l'histoire des mentalités, originaire d'un milieu maurrassien, il s'impose pourtant dans le milieu universitaire comme une référence pour ses travaux sur la mort et l'enfance. Guillaume Gros, spécialiste de son oeuvre, a sélectionné une série de ses principaux articles parue aux Editions du Cerf. Cette édition inédite se divise en deux parties. La première, « Rajeunir l’histoire », rassemble des textes de Philippe Ariès à propos des civilisations, où il évoque les religions depuis l’Antiquité jusqu’à la Révolution, la Méditerranée, Byzance, l’Afrique du Nord, l’histoire des Parisiens au xixe siècle ou encore le syndicalisme français. L’occasion pour l’historien de dessiner des portraits savoureux de Charlemagne, Charles Quint, Machiavel, Louis XIII et même Marc Bloch. La seconde partie, « Cheminements », permet de comprendre les origines de ses théories en redécouvrant trois thèmes essentiels de ses travaux : l’égo-histoire, où il revient sur sa vocation, la place de l’enfant dans la famille, et enfin le rapport de nos sociétés à la mort. Interrogé par Christophe Dickès, Guillaume Gros présente ici sa vie et son oeuvre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la Russie moderne est-elle entrée dans le Concert des Nations?
Dans l’histoire des nations, Pierre le Grand (1672-1725), sans nul doute, fait figure d’exception. Il possède cet immense privilège au même titre que ces grands personnages qui jalonnent notre histoire tant ils donnent l’impression de la dominer : ainsi le nom de Pierre ler est à placer aux côtés de ceux Alexandre le Grand et de Jules César, de Charlemagne ou Charles Quint et naturellement de Louis XIV, son contemporain. Tout comme ce dernier d’ailleurs, il a suscité un nombre absolument incalculable d’études, de monographies et de biographies… Il existe même une pétrologie, pétrovédénié en russe ! Storiavoce vous propose deux émissions sur ce personnage qui fascine autant qu’il effraie, tant « il est difficile de l’aimer, mais qu’il est tout aussi difficile de ne pas l’admirer quelque peu. » : après avoir abordé dans une première émission, l'homme, son ascension mais aussi à sa politique intérieure et sa révolution culturelle, nous nous arrêtons aujourd'hui sur sa politique étrangère qui va permettre à la Russie d'entrer dans le Concert des Nations et de devenir une grande puissance. Thierry Sarmant est interrogé par Christophe Dickès.Notre invité : Thierry Sarmant, archiviste paléographe, docteur habilité de l’université Paris I, est directeur des collections du Mobilier national. Il a notamment publié Louis XIV. Homme et roi et, chez Perrin, 1715. La France et le monde. Il a été l’un des commissaires de l’exposition qui s’est tenue au Grand Trianon en 2017, Pierre le Grand. Un tsar en France, 1717. Il vient de publier Pierre Ier Grand, la Russie et le Monde (500 pages, 26€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'or de Guyane ou la mémoire d'un mythe
Au début des années 1980, Michèle-Baj Strobel est allée à la rencontre des orpailleurs du Maroni, en Guyane française. Elle en a tiré un récit: « Les gens de l’Or ». Un texte dense sur cette société créole, dont le mode de vie a aujourd’hui presque disparu : « Ces gens n’ont pas d’archives, leur mémoire collective et individuelle gît condensée dans des souvenirs, des paroles, des attitudes et des gestes, remise au jour, plus ou moins maladroitement, par mes questions et mes regards sur leur vie quotidienne. » En rééditant son ouvrage, l’auteure fait œuvre de mémoire mais aussi d’histoire et nous ouvre les portes d’une véritable mythologie liée à un environnement culturel d’une diversité fascinante. Elle vient d’obtenir le prix du livre d’histoire des Outre-Mer, partenaire de Storiavoce. Elle est ici interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Ethnologue, docteur en ethnologie, Michèle Baj Strobel a aussi passé une maîtrise d'histoire de l'art et de lettres modernes. Elle a été enseignante dans les écoles d'art de Dakar, de Martinique et de Guadeloupe… Elle est l'auteur de Les gens de l'or - Mémoire des orpailleurs créoles du Maroni (Guyane)paru chez Plon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pierre le Grand: une révolution russe
Dans l’histoire des nations, Pierre le Grand (1672-1725), sans nul doute, fait figure d’exception. Il possède cet immense privilège au même titre que ces grands personnages qui jalonnent notre histoire tant ils donnent l’impression de la dominer : ainsi le nom de Pierre ler est à placer aux côtés de ceux Alexandre le Grand et de Jules César, de Charlemagne ou Charles Quint et naturellement de Louis XIV, son contemporain. Tout comme ce dernier d’ailleurs, il a suscité un nombre absolument incalculable d’études, de monographies et de biographies… Il existe même une pétrologie, pétrovédénié en russe ! Storiavoce vous propose deux émissions sur ce personnage qui fascine autant qu’il effraie, tant « il est difficile de l’aimer, mais qu’il est tout aussi difficile de ne pas l’admirer quelque peu. » : une première sur l'homme, son ascension mais aussi à sa politique intérieure et sa révolution culturelle. Un deuxième volet consacré, lui, à la politique étrangère : le temps des Guerres. Thierry Sarmant est interrogé par Christophe Dickès.Notre invité : Thierry Sarmant, archiviste paléographe, docteur habilité de l’université Paris I, est directeur des collections du Mobilier national. Il a notamment publié Louis XIV. Homme et roi et, chez Perrin, 1715. La France et le monde. Il a été l’un des commissaires de l’exposition qui s’est tenue au Grand Trianon en 2017, Pierre le Grand. Un tsar en France, 1717. Il vient de publier Pierre Ier Grand, la Russie et le Monde (500 pages, 26€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les détestables frères Goncourt...
Avant d’être un prix et une académie, les Goncourt étaient deux frères : cyniques, critiques, brillants et détestables, célèbres et misanthropes, infréquentables et pourtant très fréquentés. Voici ce que disait Taine au sujet du groupe d'amis qui les entourait: « Quand je causais avec vous et devant vous, c’était sub rosa, comme disait notre pauvre Sainte-Beuve, en tout petit comité, portes closes; aucune de ces paroles exagérées, improvisées n’était dite pour la publicité. » Et pourtant, aujourd'hui, tout le monde a au moins entendu parler de ces paroles exagérées des Goncourt sur tel ou tel artiste, poète, mondain, politique, de renom. Écrivains de génie et critiques acerbes les Goncourt s'amusaient notamment à distinguer en littérature le plat de pâtes de l’assiette raffiné parfumée à la truffe. « Certains livres ressemblent à la cuisine italienne : ils bourrent, mais ne remplissent pas.» Infréquentables mais tellement connus, les frères Goncourt on laissé leurs noms partout. Qui les connait réellement ? Savez-vous qu'un bon nombre de mots employés aujourd'hui est le seul fruit de la fantaisie de ces deux amoureux de la langue (réécriture, américanisation, scatologique, talentueux etc.) ? Ecrivaient-ils réellement à quatre mains ? N'est-pas paradoxal que le prix qui symbolise l'apogée de la réussite littéraire ait le nom de ceux qui trainaient dans la boue les plus grands écrivains du XIXème siècle ? "Deux hérétiques en littérature, qui sont sont aux dictionnaires ce que les champignons sont à la botanique : une espèce inclassable" (Sainte Beuve). Pierre Ménard, auteur des Infréquentables frères Goncourt est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Notre invité : Pierre Ménard est écrivain et biographe. Les infréquentables frères Goncourt (Tallandier, 416 p, 21.9 €) est son quatrième ouvrage. On lui doit notamment une admirable biographie d'Antoine Crozat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Machiavel, le verbe et l'action
Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, Le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Après avoir étudié dans une première émission l’ambassadeur en guerre, puis sa pensée entre Histoire et Politique, nous terminons cette série avec une analyse du style de l'écrivain, entre verbe et action. Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès.Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l'auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mais qui a entendu l'appel du 18 juin?
Dans l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, l’appel du 18 juin fait figure de mythe. Reproduit dans les livres d’histoire de nos enfants, il est aussi placardé sur les murs de nos villes, généralement pour rappeler qu’à un endroit donné des résistants ont été fusillés Mais connaît-on la véritable histoire de cet appel du 18 juin ? Qui était d’ailleurs le général de Gaulle au mois de juin 1940 et que représentait-il ? Comment va-t-il écrire son discours ? Surtout, qui va l’entendre et comment ce discours va traverser la guerre mais aussi les générations? Pour le quatre vingtième anniversaire du fameux appel du 18 juin, l’émission Nos mémoires vous propose de découvrir ce document essentiel de notre histoire avec l'historienne Aurélie Luneau. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invité: Aurélie Luneau est historienne, spécialiste de l'histoire de la radio et auteur de Radio Londres. Les voix de la liberté. 1940-1944 (Perrin, 2005; réédité en collection Poche Tempus en 2010). Productrice à France Culture elle vient de publier chez Flammarion L'appel du 18 juin (358 pages, 21,90€). Elle est aussi l'auteur de d'une biographie de Maurice Genevoix, l’auteur de Ceux de 14 sur lequel nous reviendrons dans une autre émission. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Machiavel, une exégèse politique
Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Après avoir étudié dans une première émission l’ambassadeur en guerre, nous abordons ici sa pensée entre Histoire et Politique dans "Machiavel ou l’exégèse politique". Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès. Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l’auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Machiavel: un ambassadeur en guerre(s)
Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Certes, nous reviendrons sur Le Prince et sur le penseur politique mais il nous semble important de découvrir avant tout l’homme qui fut au service de la République de Florence. Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès.Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l’auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Otages, rançons et autres souverains captifs au Moyen-Âge
Dans ce troisième volet de nos [Cours d’Histoire] consacrés aux otages dans l’histoire, Storiavoce vous présente la place de cette pratique dans la société médiévale. Nous sommes au Ve siècle, en terre wisigothique. Apparaît dans la littérature un nouveau personnage : ce qu’on appellera plus tard le chevalier otage ou le chevalier prisonnier… Quelle est la particularité de ce personnage ? Que sont les otages conditionnels? Qui sont les souverains captifs et quand apparaît la pratique de la rançon? Gilles Ferragu est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche. Il vient de publier chez Folio Otages, une Histoire de l'antiquité à nos jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1520 ou l'aube d'un monde nouveau
476, 1453, 1492, 1789... Autant de dates qui portent en elles de grands évènements, changements, ruptures, fractures. Autant de dates à qui l’on a confié la responsabilité de définir l’histoire et sa chronologie. Délicate épreuve que de définir celle qu'il faut choisir pour acter la fin du Moyen-Age et le début de l’ère moderne, le passage de la Chrétienté à l’Europe. Mais pour l’historien guillaume Frantzwa l’année 1520 est l’année bascule qui témoigne de cette transition : "En fait de fractures, 1520 est une année fébrile, pleine d'attentes et de tensions, comme lorsque le public guette au spectacle le trapéziste qui s'élance dans le vide (...) Après 1520 tout s'emballe, signe qu'une date peut porter un sens sans accueillir d'évènement éclatant." Guillaume Frantzwa est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur : Ancien élève de l'école des Chartes, Guillaume Frantzwa est archiviste paléographe et docteur en histoire des arts. 1520, au seuil d'un monde nouveau est son premier livre (Perrin, mars 2020, 272 pages, 20.00 €) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Otages dans l'Antiquité
Dans ce deuxième volet de nos [Cours d’Histoire] consacrés aux otages dans l’histoire, Storiavoce vous présente la place de cette pratique dans les sociétés antiques: quelle est la place des otages dans la Bible? A quoi sert un otage dans la "diplomatie" grecque? Donne-t-on des otages aux barbares? Comment choisir un otage ? Gilles Ferragu est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche. Il vient de publier chez Folio Otages, une Histoire de l'antiquité à nos jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Trois plumes féminines au temps des Lumières
Voyage dans les appartements parisiens du règne de Louis XV, de Louis XVI, et du temps de la Régence. Bienvenus dans les intérieurs feutrés du XVIIIème siècle où les femmes se recueillent pour écrire. La lettre rédigée sur le bonheur-du-jour de l’intimité de leur chambre continue les conversations mondaines commencées au salon, expriment leur idéalisme, leurs souhaits, leurs regrets, et redessinent leur vie. L’historienne et biographe Inès Murat situait la lettre comme un genre entre la gazette et le livre. Pour tuer l'ennui, par passion, pour peindre autrement, pour témoigner ou contester, chacune offre à son (ses) destinataire(s) le luxe de pénétrer l'intime de sa vie, le bouillonnement de son esprit, les impressions personnelles d'un monde qui finit. Cécile Berly nous propose une lecture croisée de la vie et l’œuvre de trois grandes épistolaires : madame Rolland, madame du Deffand et madame Vigée le Brun. Ces femmes se disaient-t-elles femmes de lettre ? Pourquoi le XVIIIème siècle est-il le siècle épistolaire par excellence ? La lettre est-elle vue par ses femmes comme un outil d’émancipation ? Comment et pour qui écrire ?Cécile Berly est spécialiste du XVIIIème siècle et de l’histoire des femmes. Elle a notamment travaillé sur Marie-Antoinette et la correspondance de madame de Pompadour. Dans son dernier ouvrage Trois femmes, Madame du Deffand, Madame Roland, Madame Vigée Le Brun (Passés/Composés, mars 2020, 192 pages, 17 €) Cécile Berly nous propose une lecture intime du XVIIIème siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Otages, une histoire de la Grèce antique à Daech.
Avant d’être ces hommes ou ces femmes dont le visage s’affiche dans les médias, alors même que leur vie ne tient qu’à un fil, les otages furent, depuis la plus haute Antiquité, des rouages indispensables aux relations entre puissants, garanties vivantes de la parole du chef. Jusqu’au XVIIIe siècle, ils furent associés malgré eux à chaque alliance, chaque traité, et même utilisés pour garantir la souveraineté d’un prince, tant au regard de ses sujets qu’au regard des dieux. Si l’avènement du droit international mit progressivement un terme à cet usage, celui-ci fut réinvesti par la guerre contemporaine puis par le terrorisme. À partir du XIXe, les armées utilisent des otages sous divers prétextes, et non sans en contester l’usage chez l’adversaire, repoussant, sous une forme diplomatique, les limites de la guerre totale. Considérée comme un crime de guerre dès 1945, la prise d’otages – si elle persiste dans les relations entre États – est désormais le fait du terrorisme, qui y voit une sorte de duel.Storiavoce propose ici une nouvelle série de cours d'Histoire avec Gille Ferragu. Avant de traiter la question des otages à l'époque antique puis médiévale, il s'arrête ici sur l'histoire des otages, de l'antiquité à nos jours : Quelle est l’étymologie du mot otage? Existe-t-il un point commun entre Aetius le dernier des Romains, Vlade Tepes, Jean de Berry, Marie Antoinette et Roger Auque ? Qu’est-ce qu’un otage ? Le sens du mot évolue t’il au fil des siècles ? Est-ce qu’un otage devient un contemplatif ? L’élaboration d’un droit international va-t-il changer la nature voire le sort des otages ? Etc. Gilles Ferragu est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche. Il vient de publier chez Folio Otages, une Histoire de l'antiquité à nos jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand Rome inventait le populisme
République, oligarchie, dictature, tyrannie. Même si la Grèce, mère de la civilisation, a tout inventé, Rome, de son côté, n’a pas boudé son plaisir à reprendre dans sa longue histoire politique ces formes diverses du pouvoir. Storiavoce vous propose de vous arrêter sur un des aspects de cette histoire politique, les populares c’est-à-dire les populistes. Comment définir ce mouvement politique qui apparaît sous la république au IIe siècle avant J . C. ? Faut-il d’ailleurs parler d’un parti populiste ou plutôt d’un mouvement ? Quels en ont été les figures marquantes ainsi que ses opposants ? Quel rôle ont joué enfin les populares dans la chute de la République et l’inauguration du principat ? Christophe Dickès reçoit l'historien Raphaël Doan.L'invité: Ancien élève de l’ENS et de l’ENA, Raphaël Doan agrégé de lettres classiques. Paru aux éditions du Cerf, Quand Rome inventait le populisme (180 pages, 19€) est son premier livre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A l'Est, rien de nouveau?
Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose le dernier volet d'une série en trois parties. Dans cet ultime volet, Alexandre Vershinine se penche sur La question russe dans le nouveau système de relations internationales apparu après la Première Guerre mondiale. Il est suivi à 21'26 par Stéphane Courtois qui traite de "1918-1920, Allemagne vaincue, Pologne indépendante, Russie bolchevique : aux origines de la Deuxième Guerre mondiale".Les intervenants : Alexandre Vershinine est maître de conférences à la faculté d'histoire à l'Université Lomonossov de Moscou. Stéphane Courtois, directeur de recherche honoraire, est chargé de cours à l'ICES, CRICES. Auteur de très nombreux ouvrages sur le communisme, il a dernièrement publié chez Perrin une biographie de Lénine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Penser Dieu au Moyen-Âge
La collection La Pléiade de Gallimard vient de rééditer un recueil d'écrits spirituels du Moyen-Age sous la direction de Cédric Giraud. Storiavoce vous propose de redécouvrir ce genre littéraire qui a eu sa première période de gloire entre le XIème et le XIVème siècle. Ces textes sacrés sont bien plus qu'une poésie qui a Dieu pour objet. Ils invitent l’âme de l’homme à rejoindre le divin et appellent à une rencontre. « La contemplation [encouragée donc par l’écrit spirituel] est une élévation en Dieu de l’esprit qui est suspendu au-dessus de lui et goûte les joies de la douceur éternelle […] La lecture recherche les douceurs de la vie bienheureuse, la méditation la trouve, la prière la demande, la contemplation le goûte » (Guigues II le chartreux, Lettre de la vie contemplative). Quelles sont les origines de la vie spirituelle occidentale ? Quels sont les grands écrits qui ont marqué la spiritualité de l'Occident médiéval ? Pourquoi la Bible ne suffit-elle pas au chrétien contemplatif ? Y-a-t'il un mode d'emploi de la lecture des écrits spirituels ? Les écrits spirituels sont-ils un genre littéraire à part ?L'auteur: Cédric Giraud est ancien élève de l'école de l'Ecole des Chartes, historien médiéviste et latiniste. Ses travaux et publications s'appuient sur une étude approfondie des textes. Il est également directeur de la Bibliothèque de l’École des Chartes. Il a publié Ecrits spirituels du Moyen-Age en novembre 2019 (n°643 de la bibliothèque de la Pléiade, 1264 pages, 63,00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Clemenceau et la paix
Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une nouvelle série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce volet, Thierry Lentz aborde la question du retour des provinces perdues dans le giron de la République française. Ensuite, Fabienne Bock nous présente le rôle de Clemenceau dans la négociation des traités de Paix. Les intervenants : Thierry Lentz est historien, professeur à l’ICES. Il préside aussi la Fondation Napoléon. Fabienne Bock est professeur d’Histoire à l’Université Paris Est (Marne-la-Vallée). Sa thèse portait sur le parlementarisme à l’époque de la Grande Guerre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Saint-Just, l'archange de la Révolution
"L’archange de la mort", funeste expression de Michelet pour désigner le révolutionnaire Saint-Just. Il le décrit ainsi alors qu’il arrivait à Strasbourg pour ses missions aux armées : "apparu non comme un représentant, mais comme un roi, comme un dieu armé de pouvoirs immenses sur deux armées, cinq départements, il se trouva plus grand encore par sa haute et fière nature. Dans ses écrits, ses paroles, dans ses moindres actes, en tout éclatait le héros, le grand homme d’avenir". On croirait presqu’un héros romantique. Moins connu que Robespierre, Marat, ou Danton, Saint-Just est un néanmoins une figure incontournable de la Révolution française, un élément déterminant de son déroulement. Membre du groupe des Montagnard, grand ami de Robespierre, poète, théoricien politique... Son charisme et son intelligence en font très vite un personnage influent du gouvernement révolutionnaire . A la fois fascinant, admiré, fantasmé, haï il est guillotiné en 1794 à seulement 26 ans. Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Antoine Boulant.L’invité : Antoine Boulant est un historien, spécialiste du XVIIIe siècle. Administrateur de l’Institut Napoléon, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire de l’administration et l’histoire politique du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il a écrit des ouvrages de référence dont une étude avec Arnaud de Maurepas : Les Ministres et les ministères du siècle des lumières (1715-1789), et l'an dernier un ouvrage remarquable le Tribunal révolutionnaire aux éditions Perrin. Sa biographie sur Saint-Just. L'Archange de la Révolution est parue chez Passés/Composés en janvier 2020 (352 pages, 22 €) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment penser la guerre après la Grande Guerre ?
Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une nouvelle série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce volet, Frédéric Guelton aborde la question: Comment penser la guerre après la Grande Guerre ? Jean-Hugues Long, il traite de la représentation du retour à la paix dans les affiches.Les intervenants : Frédéric Guelton est colonel (er), historien et membre du CS de la Mission du Centenaire, ancien chef de département de l'armée de Terre du SHD. Il dirige encore des mémoires de stagiaires de l’École de Guerre et donne quelques cours à l'ESM de Saint-Cyr et anime un séminaire à l'Edhec. Ancien ancien chef du département de l'armée de terre du service historique de la Défense et ancien enseignant à l'IEP de Paris, il est spécialisé dans l'histoire de l'armée française et des relations entre la France et l'Est européen. Il est l'auteur du Journal du général Edmond Buat, 1914-1923 (Perrin, 2015, 1481 pages). Il prépare actuellement une Histoire des brigades russes en France au temps de la Grande Guerre. Jean-Hugues Long est lieutenant de l'armée française et conservateur du musée du sous-officier de Saint- Maixent-l’École. Travaillant sous la direction de Sous la direction de Martin Aurell et de Nicolas Prou, il prépare une thèse sur la poliorcétique à l'époque médiévale: L'évolution de la fortification dans les marches septentrionales du comté d'Anjou de 987 à la majorité de Saint Louis (Poitiers).Avec l’aimable autorisation de l’ICES. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sagesses médiévales: à la racine de la modernité.
Dans le cadre de son partenariat avec les éditions Les Belles lettres, Storiavoce présente les grandes collections de la maison d'édition centenaire. Ici, nous nous arrêtons sur la collection Sagesses médiévales dirigée par Aymon de Lestrange. La collection Sagesses médiévales se propose d'explorer et de faire connaître au public cultivé et curieux, tout un pan de notre patrimoine, négligé ou peu accessible : la philosophie et l'histoire médiévale. Ici Aymon de Lestrange présente plusieurs publications: un recueil de textes historiques sur la Fondation de l'Université de Paris (1200-1260), Le livre des paraboles de la Genèse de Maître Eckhart et le Traité du Flux d'Albert le Grand. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Saints #OuPas
L’habit dit-on ne fait pas le moine mais est-ce qu’une auréole fait un saint ? Storiavoce vous propose aujourd’hui de lever le voile sur un pan méconnu de l’histoire du christianisme : celle de ces hommes et de ces femmes qui auraient pu être saints, qui ont pu l’être un temps, ou qui n’ont tout simplement pas franchi les dernières marches pour accéder, comme l’on dit, à la gloire des autels. Comment devient-on saint ? Existe-t-il une procédure et comment dans l’histoire cette procédure s’est-elle mise en place ? Comment l'Eglise a-t-elle aussi revu son calendrier et écarté des saints et selon quels critères? Qui sont enfin ces grands de l'histoire à qui ont refusa cet honneur suprême? Jérôme Anciberro répond aux questions de Christophe Dickès.L'invité: Jérôme Anciberro, journaliste spécialisé dans les affaires religieuses, a été rédacteur en chef de Témoignage chrétien et de La Vie. Il vient de publier Presque saints! chez Tallandier (272 pages, 19,50€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Anne de Bretagne, duchesse et reine
A Nantes, place Marc-Elder, à l’entrée du château des duc de Bretagne , il est une jolie statue d'Anne de Bretagne, duchesse et reine. Oeuvre du sculpteur nantais Jean Fréour (1919-2010) ce monument marque selon son auteur « la réalité de l'appartenance culturelle et historique de Nantes à la Bretagne. » La statue est appréciée de tous les visiteurs de la cité ducale. Une autre statue de la duchesse érigée en 1911 à Rennes et figurant la soumission de la Bretagne à la France fit moins l'unanimité en son temps. Le 7 août 1932, des nationalistes bretons détruisent à l'explosif ce "monument de la honte" représentant Anne agenouillée devant le roi de France. Alors, reine de France ou duchesse de Bretagne ? Mariée de force au roi de France et humiliée ? ou épouse consciente et libre de Charles VIII puis de Louis XII ? Femme soumise et obligée, ou homme de pouvoir en jupon ? Né à Nantes en janvier 1477, Anne de Bretagne a eu une vie riche et passionnante. Elle a gouvernée et a témoigné d’une dignité, d’une force de caractère, et d’une volonté exemplaire. Elle a su marier, durant toute sa vie, l'art de gouverner sa patrie d’adoption et son dévouement pour celle qui l’a vue naître. Sa vie nous en apprend également sur l'histoire du grand duché de Bretagne que se sont disputé longtemps, les grands princes européens. Claire L'Hoër est interrogée par Mari-Gwenn Carichon.L'invitée : Claire L'Hoër est normalienne et agrégée d’histoire. Sa démarche historique s'attache à rendre l'histoire accessible à tous. Elle écrit régulièrement des articles historiques et culturels (Valeurs Actuelles, Historia) et est l'auteur de Les paradoxes de l'histoire (2010, Editions du Cherche-Midi). Elle vient de publier une belle biographie d'Anne de Bretagne aux éditions Fayard (2020, 304 pages,22.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Regards sur la vie quotidienne au Moyen-Âge (Musée de Cluny)
Comment vivaient les femmes et les hommes au Moyen Âge ? À travers une sélection d’œuvres provenant des collections du musée de Cluny, une exposition donne un regard sur la vie quotidienne au Moyen-Âge. Du Moyen Âge à nos jours, les besoins quotidiens n’ont guère changé ! Manger, se loger, prendre soin de son corps, telles sont les préoccupations quotidiennes, mais aussi nourrir son esprit et sa spiritualité, mesurer le temps, les distances ou les quantités… À rebours des idées reçues sur un Moyen Âge sale et inculte, cette présentation montre toute l’attention portée à la toilette comme à la parure ; ou à l’apprentissage, sous la forme de jeux d’imitation ou d’ouvrages savants.Notre invitée: Isabelle Bardiès-Fronty est conservateur en chef au Musée de Cluny et une des commissaires de l'exposition Regards sur la vie quotidienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.