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Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

871 episodes — Page 13 of 18

Machiavel, une exégèse politique

Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Après avoir étudié dans une première émission l’ambassadeur en guerre, nous abordons ici sa pensée entre Histoire et Politique dans "Machiavel ou l’exégèse politique". Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès. Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l’auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 15, 202023 min

Machiavel: un ambassadeur en guerre(s)

Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Certes, nous reviendrons sur Le Prince et sur le penseur politique mais il nous semble important de découvrir avant tout l’homme qui fut au service de la République de Florence. Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès.Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l’auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 8, 202024 min

Otages, rançons et autres souverains captifs au Moyen-Âge

Dans ce troisième volet de nos [Cours d’Histoire] consacrés aux otages dans l’histoire, Storiavoce vous présente la place de cette pratique dans la société médiévale. Nous sommes au Ve siècle, en terre wisigothique. Apparaît dans la littérature un nouveau personnage : ce qu’on appellera plus tard le chevalier otage ou le chevalier prisonnier… Quelle est la particularité de ce personnage ? Que sont les otages conditionnels? Qui sont les souverains captifs et quand apparaît la pratique de la rançon? Gilles Ferragu est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche. Il vient de publier chez Folio Otages, une Histoire de l'antiquité à nos jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 4, 202017 min

1520 ou l'aube d'un monde nouveau

476, 1453, 1492, 1789... Autant de dates qui portent en elles de grands évènements, changements, ruptures, fractures. Autant de dates à qui l’on a confié la responsabilité de définir l’histoire et sa chronologie. Délicate épreuve que de définir celle qu'il faut choisir pour acter la fin du Moyen-Age et le début de l’ère moderne, le passage de la Chrétienté à l’Europe. Mais pour l’historien guillaume Frantzwa l’année 1520 est l’année bascule qui témoigne de cette transition : "En fait de fractures, 1520 est une année fébrile, pleine d'attentes et de tensions, comme lorsque le public guette au spectacle le trapéziste qui s'élance dans le vide (...) Après 1520 tout s'emballe, signe qu'une date peut porter un sens sans accueillir d'évènement éclatant." Guillaume Frantzwa est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur : Ancien élève de l'école des Chartes, Guillaume Frantzwa est archiviste paléographe et docteur en histoire des arts. 1520, au seuil d'un monde nouveau est son premier livre (Perrin, mars 2020, 272 pages, 20.00 €) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 1, 202038 min

Otages dans l'Antiquité

Dans ce deuxième volet de nos [Cours d’Histoire] consacrés aux otages dans l’histoire, Storiavoce vous présente la place de cette pratique dans les sociétés antiques: quelle est la place des otages dans la Bible? A quoi sert un otage dans la "diplomatie" grecque? Donne-t-on des otages aux barbares? Comment choisir un otage ? Gilles Ferragu est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche. Il vient de publier chez Folio Otages, une Histoire de l'antiquité à nos jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 28, 202016 min

Trois plumes féminines au temps des Lumières

Voyage dans les appartements parisiens du règne de Louis XV, de Louis XVI, et du temps de la Régence. Bienvenus dans les intérieurs feutrés du XVIIIème siècle où les femmes se recueillent pour écrire. La lettre rédigée sur le bonheur-du-jour de l’intimité de leur chambre continue les conversations mondaines commencées au salon, expriment leur idéalisme, leurs souhaits, leurs regrets, et redessinent leur vie. L’historienne et biographe Inès Murat situait la lettre comme un genre entre la gazette et le livre. Pour tuer l'ennui, par passion, pour peindre autrement, pour témoigner ou contester, chacune offre à son (ses) destinataire(s) le luxe de pénétrer l'intime de sa vie, le bouillonnement de son esprit, les impressions personnelles d'un monde qui finit. Cécile Berly nous propose une lecture croisée de la vie et l’œuvre de trois grandes épistolaires : madame Rolland, madame du Deffand et madame Vigée le Brun. Ces femmes se disaient-t-elles femmes de lettre ? Pourquoi le XVIIIème siècle est-il le siècle épistolaire par excellence ? La lettre est-elle vue par ses femmes comme un outil d’émancipation ? Comment et pour qui écrire ?Cécile Berly est spécialiste du XVIIIème siècle et de l’histoire des femmes. Elle a notamment travaillé sur Marie-Antoinette et la correspondance de madame de Pompadour. Dans son dernier ouvrage Trois femmes, Madame du Deffand, Madame Roland, Madame Vigée Le Brun (Passés/Composés, mars 2020, 192 pages, 17 €) Cécile Berly nous propose une lecture intime du XVIIIème siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 26, 202048 min

Otages, une histoire de la Grèce antique à Daech.

Avant d’être ces hommes ou ces femmes dont le visage s’affiche dans les médias, alors même que leur vie ne tient qu’à un fil, les otages furent, depuis la plus haute Antiquité, des rouages indispensables aux relations entre puissants, garanties vivantes de la parole du chef. Jusqu’au XVIIIe siècle, ils furent associés malgré eux à chaque alliance, chaque traité, et même utilisés pour garantir la souveraineté d’un prince, tant au regard de ses sujets qu’au regard des dieux. Si l’avènement du droit international mit progressivement un terme à cet usage, celui-ci fut réinvesti par la guerre contemporaine puis par le terrorisme. À partir du XIXe, les armées utilisent des otages sous divers prétextes, et non sans en contester l’usage chez l’adversaire, repoussant, sous une forme diplomatique, les limites de la guerre totale. Considérée comme un crime de guerre dès 1945, la prise d’otages – si elle persiste dans les relations entre États – est désormais le fait du terrorisme, qui y voit une sorte de duel.Storiavoce propose ici une nouvelle série de cours d'Histoire avec Gille Ferragu. Avant de traiter la question des otages à l'époque antique puis médiévale, il s'arrête ici sur l'histoire des otages, de l'antiquité à nos jours : Quelle est l’étymologie du mot otage? Existe-t-il un point commun entre Aetius le dernier des Romains, Vlade Tepes, Jean de Berry, Marie Antoinette et Roger Auque ? Qu’est-ce qu’un otage ? Le sens du mot évolue t’il au fil des siècles ? Est-ce qu’un otage devient un contemplatif ? L’élaboration d’un droit international va-t-il changer la nature voire le sort des otages ? Etc. Gilles Ferragu est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche. Il vient de publier chez Folio Otages, une Histoire de l'antiquité à nos jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 21, 202019 min

Quand Rome inventait le populisme

République, oligarchie, dictature, tyrannie. Même si la Grèce, mère de la civilisation, a tout inventé, Rome, de son côté, n’a pas boudé son plaisir à reprendre dans sa longue histoire politique ces formes diverses du pouvoir. Storiavoce vous propose de vous arrêter sur un des aspects de cette histoire politique, les populares c’est-à-dire les populistes. Comment définir ce mouvement politique qui apparaît sous la république au IIe siècle avant J . C. ? Faut-il d’ailleurs parler d’un parti populiste ou plutôt d’un mouvement ? Quels en ont été les figures marquantes ainsi que ses opposants ? Quel rôle ont joué enfin les populares dans la chute de la République et l’inauguration du principat ? Christophe Dickès reçoit l'historien Raphaël Doan.L'invité: Ancien élève de l’ENS et de l’ENA, Raphaël Doan agrégé de lettres classiques. Paru aux éditions du Cerf, Quand Rome inventait le populisme (180 pages, 19€) est son premier livre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 17, 202048 min

A l'Est, rien de nouveau?

Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose le dernier volet d'une série en trois parties. Dans cet ultime volet, Alexandre Vershinine se penche sur La question russe dans le nouveau système de relations internationales apparu après la Première Guerre mondiale. Il est suivi à 21'26 par Stéphane Courtois qui traite de "1918-1920, Allemagne vaincue, Pologne indépendante, Russie bolchevique : aux origines de la Deuxième Guerre mondiale".Les intervenants : Alexandre Vershinine est maître de conférences à la faculté d'histoire à l'Université Lomonossov de Moscou. Stéphane Courtois, directeur de recherche honoraire, est chargé de cours à l'ICES, CRICES. Auteur de très nombreux ouvrages sur le communisme, il a dernièrement publié chez Perrin une biographie de Lénine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 11, 202051 min

Penser Dieu au Moyen-Âge

La collection La Pléiade de Gallimard vient de rééditer un recueil d'écrits spirituels du Moyen-Age sous la direction de Cédric Giraud. Storiavoce vous propose de redécouvrir ce genre littéraire qui a eu sa première période de gloire entre le XIème et le XIVème siècle. Ces textes sacrés sont bien plus qu'une poésie qui a Dieu pour objet. Ils invitent l’âme de l’homme à rejoindre le divin et appellent à une rencontre. « La contemplation [encouragée donc par l’écrit spirituel] est une élévation en Dieu de l’esprit qui est suspendu au-dessus de lui et goûte les joies de la douceur éternelle […] La lecture recherche les douceurs de la vie bienheureuse, la méditation la trouve, la prière la demande, la contemplation le goûte » (Guigues II le chartreux, Lettre de la vie contemplative). Quelles sont les origines de la vie spirituelle occidentale ? Quels sont les grands écrits qui ont marqué la spiritualité de l'Occident médiéval ? Pourquoi la Bible ne suffit-elle pas au chrétien contemplatif ? Y-a-t'il un mode d'emploi de la lecture des écrits spirituels ? Les écrits spirituels sont-ils un genre littéraire à part ?L'auteur: Cédric Giraud est ancien élève de l'école de l'Ecole des Chartes, historien médiéviste et latiniste. Ses travaux et publications s'appuient sur une étude approfondie des textes. Il est également directeur de la Bibliothèque de l’École des Chartes. Il a publié Ecrits spirituels du Moyen-Age en novembre 2019 (n°643 de la bibliothèque de la Pléiade, 1264 pages, 63,00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 4, 202030 min

Clemenceau et la paix

Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une nouvelle série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce volet, Thierry Lentz aborde la question du retour des provinces perdues dans le giron de la République française. Ensuite, Fabienne Bock nous présente le rôle de Clemenceau dans la négociation des traités de Paix. Les intervenants : Thierry Lentz est historien, professeur à l’ICES. Il préside aussi la Fondation Napoléon. Fabienne Bock est professeur d’Histoire à l’Université Paris Est (Marne-la-Vallée). Sa thèse portait sur le parlementarisme à l’époque de la Grande Guerre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 27, 202048 min

Saint-Just, l'archange de la Révolution

"L’archange de la mort", funeste expression de Michelet pour désigner le révolutionnaire Saint-Just. Il le décrit ainsi alors qu’il arrivait à Strasbourg pour ses missions aux armées : "apparu non comme un représentant, mais comme un roi, comme un dieu armé de pouvoirs immenses sur deux armées, cinq départements, il se trouva plus grand encore par sa haute et fière nature. Dans ses écrits, ses paroles, dans ses moindres actes, en tout éclatait le héros, le grand homme d’avenir". On croirait presqu’un héros romantique. Moins connu que Robespierre, Marat, ou Danton, Saint-Just est un néanmoins une figure incontournable de la Révolution française, un élément déterminant de son déroulement. Membre du groupe des Montagnard, grand ami de Robespierre, poète, théoricien politique... Son charisme et son intelligence en font très vite un personnage influent du gouvernement révolutionnaire . A la fois fascinant, admiré, fantasmé, haï il est guillotiné en 1794 à seulement 26 ans. Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Antoine Boulant.L’invité : Antoine Boulant est un historien, spécialiste du XVIIIe siècle. Administrateur de l’Institut Napoléon, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire de l’administration et l’histoire politique du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il a écrit des ouvrages de référence dont une étude avec Arnaud de Maurepas : Les Ministres et les ministères du siècle des lumières (1715-1789), et l'an dernier un ouvrage remarquable le Tribunal révolutionnaire aux éditions Perrin. Sa biographie sur Saint-Just. L'Archange de la Révolution est parue chez Passés/Composés en janvier 2020 (352 pages, 22 €) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 20, 202047 min

Comment penser la guerre après la Grande Guerre ?

Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une nouvelle série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce volet, Frédéric Guelton aborde la question: Comment penser la guerre après la Grande Guerre ? Jean-Hugues Long, il traite de la représentation du retour à la paix dans les affiches.Les intervenants : Frédéric Guelton est colonel (er), historien et membre du CS de la Mission du Centenaire, ancien chef de département de l'armée de Terre du SHD. Il dirige encore des mémoires de stagiaires de l’École de Guerre et donne quelques cours à l'ESM de Saint-Cyr et anime un séminaire à l'Edhec. Ancien ancien chef du département de l'armée de terre du service historique de la Défense et ancien enseignant à l'IEP de Paris, il est spécialisé dans l'histoire de l'armée française et des relations entre la France et l'Est européen. Il est l'auteur du Journal du général Edmond Buat, 1914-1923 (Perrin, 2015, 1481 pages). Il prépare actuellement une Histoire des brigades russes en France au temps de la Grande Guerre. Jean-Hugues Long est lieutenant de l'armée française et conservateur du musée du sous-officier de Saint- Maixent-l’École. Travaillant sous la direction de Sous la direction de Martin Aurell et de Nicolas Prou, il prépare une thèse sur la poliorcétique à l'époque médiévale: L'évolution de la fortification dans les marches septentrionales du comté d'Anjou de 987 à la majorité de Saint Louis (Poitiers).Avec l’aimable autorisation de l’ICES. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 202037 min

Sagesses médiévales: à la racine de la modernité.

Dans le cadre de son partenariat avec les éditions Les Belles lettres, Storiavoce présente les grandes collections de la maison d'édition centenaire. Ici, nous nous arrêtons sur la collection Sagesses médiévales dirigée par Aymon de Lestrange. La collection Sagesses médiévales se propose d'explorer et de faire connaître au public cultivé et curieux, tout un pan de notre patrimoine, négligé ou peu accessible : la philosophie et l'histoire médiévale. Ici Aymon de Lestrange présente plusieurs publications: un recueil de textes historiques sur la Fondation de l'Université de Paris (1200-1260), Le livre des paraboles de la Genèse de Maître Eckhart et le Traité du Flux d'Albert le Grand. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 202034 min

Saints #OuPas

L’habit dit-on ne fait pas le moine mais est-ce qu’une auréole fait un saint ? Storiavoce vous propose aujourd’hui de lever le voile sur un pan méconnu de l’histoire du christianisme : celle de ces hommes et de ces femmes qui auraient pu être saints, qui ont pu l’être un temps, ou qui n’ont tout simplement pas franchi les dernières marches pour accéder, comme l’on dit, à la gloire des autels. Comment devient-on saint ? Existe-t-il une procédure et comment dans l’histoire cette procédure s’est-elle mise en place ? Comment l'Eglise a-t-elle aussi revu son calendrier et écarté des saints et selon quels critères? Qui sont enfin ces grands de l'histoire à qui ont refusa cet honneur suprême? Jérôme Anciberro répond aux questions de Christophe Dickès.L'invité: Jérôme Anciberro, journaliste spécialisé dans les affaires religieuses, a été rédacteur en chef de Témoignage chrétien et de La Vie. Il vient de publier Presque saints! chez Tallandier (272 pages, 19,50€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 202048 min

Anne de Bretagne, duchesse et reine

A Nantes, place Marc-Elder, à l’entrée du château des duc de Bretagne , il est une jolie statue d'Anne de Bretagne, duchesse et reine. Oeuvre du sculpteur nantais Jean Fréour (1919-2010) ce monument marque selon son auteur « la réalité de l'appartenance culturelle et historique de Nantes à la Bretagne. » La statue est appréciée de tous les visiteurs de la cité ducale. Une autre statue de la duchesse érigée en 1911 à Rennes et figurant la soumission de la Bretagne à la France fit moins l'unanimité en son temps. Le 7 août 1932, des nationalistes bretons détruisent à l'explosif ce "monument de la honte" représentant Anne agenouillée devant le roi de France. Alors, reine de France ou duchesse de Bretagne ? Mariée de force au roi de France et humiliée ? ou épouse consciente et libre de Charles VIII puis de Louis XII ? Femme soumise et obligée, ou homme de pouvoir en jupon ? Né à Nantes en janvier 1477, Anne de Bretagne a eu une vie riche et passionnante. Elle a gouvernée et a témoigné d’une dignité, d’une force de caractère, et d’une volonté exemplaire. Elle a su marier, durant toute sa vie, l'art de gouverner sa patrie d’adoption et son dévouement pour celle qui l’a vue naître. Sa vie nous en apprend également sur l'histoire du grand duché de Bretagne que se sont disputé longtemps, les grands princes européens. Claire L'Hoër est interrogée par Mari-Gwenn Carichon.L'invitée : Claire L'Hoër est normalienne et agrégée d’histoire. Sa démarche historique s'attache à rendre l'histoire accessible à tous. Elle écrit régulièrement des articles historiques et culturels (Valeurs Actuelles, Historia) et est l'auteur de Les paradoxes de l'histoire (2010, Editions du Cherche-Midi). Elle vient de publier une belle biographie d'Anne de Bretagne aux éditions Fayard (2020, 304 pages,22.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 202049 min

Regards sur la vie quotidienne au Moyen-Âge (Musée de Cluny)

Comment vivaient les femmes et les hommes au Moyen Âge ? À travers une sélection d’œuvres provenant des collections du musée de Cluny, une exposition donne un regard sur la vie quotidienne au Moyen-Âge. Du Moyen Âge à nos jours, les besoins quotidiens n’ont guère changé ! Manger, se loger, prendre soin de son corps, telles sont les préoccupations quotidiennes, mais aussi nourrir son esprit et sa spiritualité, mesurer le temps, les distances ou les quantités… À rebours des idées reçues sur un Moyen Âge sale et inculte, cette présentation montre toute l’attention portée à la toilette comme à la parure ; ou à l’apprentissage, sous la forme de jeux d’imitation ou d’ouvrages savants.Notre invitée: Isabelle Bardiès-Fronty est conservateur en chef au Musée de Cluny et une des commissaires de l'exposition Regards sur la vie quotidienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 18, 202022 min

La fin du Moyen-Age ou le temps de l’effervescence

Alors que la France connaît un répit dans la guerre de Cent ans grâce aux victoires de Du Guesclin et de Charles V le Sage, un crime traumatise le pays : l’assassinat du duc d'Orléans, frère unique du roi Charles VI, le 23 novembre 1407. Il est vengé dans le sang, le 10 septembre 1419 par les Armagnacs qui assassinent Jean sans Peur. Dans l'imaginaire, ces épisodes ont contribué à donner au Moyen-Age son image désolante et sa pale figure. La société de Charles VI, de la fin du Moyen-Age siècle est souvent brandie comme l'image d'Epinal appropriée pour illustrer l’obscurantisme des temps médiévaux, le caractère glauque et sombre de l'Ancien-régime : entre crises, pestes, guerres, révoltes paysannes et tensions princières. Ce n’est pas pour rien que Michelet parlait de cette période comme de « l’agonie du Moyen-Âge ». Mais, c’est aussi et surtout un temps de débats : théologiques, politiques mais aussi poétiques. Un temps marqué par la naissance de l’Etat moderne et la redéfinition du pouvoir. On y voit émerger sur la scène politique, de puissants acteurs spirituels et intellectuels. Alors que certains contestent les rapports de pouvoir, le gouvernement politique s'ajuste. Des crises traversent le pays et en même temps, encouragent la production littéraire et artistique. Bref, la fin du Moyen-Âge est autant une période de remise en question qu'une ère aux perspectives idéologiques et philosophiques nouvelles : un temps et une société en pleine effervescence. Joël Blanchard est interrogé par Mari-Gwenn Carichon pour nous raconter la fin du Moyen-Age loin des caricatures.Notre invité : Joël Blanchard est historien médiéviste. Egalement professeur de littérature au Mans, il a travaillé sur plusieurs figures médiévales (Saint Louis, Louis XI, Philippe de Commynes) et commenté des écrits de l'époque médiévale. Il nous propose avec La fin du Moyen-Age (janvier 2020, Perrin, 342 pages, 16.99 €) une approche renouvelée d'une période cruciale de l'histoire de France en insistant sur les sources littéraires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 11, 202040 min

Jouer, penser, aimer sous l'Ancien régime

Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle donne, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Après avoir abordé le rapport des Français avec le pouvoir monarchique, puis les cinq sens sous l'Ancien Régime, elle termine cette série avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 202026 min

Français & Amérindiens: premiers contacts.

L’année 1534 est une date fondatrice pour l’histoire de la colonisation et l’histoire des Amériques. C’est le début de la série des trois voyages entrepris par Jacques Cartier pour explorer et coloniser le Canada. Mais, on oublie souvent que ce phénomène de colonisation ne fut ni simultané ni directement consécutif à la phase de contact et de rencontres entre les Amérindiens et les Français. Cette phase de contact fut longue et diverse en fonction des époques et des ères géographiques. Comment l’appréhender aujourd’hui sinon parce qui nous en reste de plus matériel? Et notamment les objets trouvés dans les sépultures des Amérindiens et longuement évoqués dans les manuscrits de la période. L'historien Laurier Turgeon nous propose une histoire originale de la Nouvelle-France à travers celle de quatre éléments : la morue, le castor, le cuivre, et les perles de verre. Il est ici interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur Laurier Turgeon, est historien et ethnologue a l’Université de Laval (Canada), membre de la Société royale du Canada, Académie des arts, des lettres et des sciences humaines. Il est également rédacteur en chef de la revue Ethnologies. Spécialiste d'histoire culturelle et des relations entre le Canada et la France, il écrit et collabore à plusieurs ouvrages et revues. Son livre Patrimoines Métissés. Contextes coloniaux et postcoloniaux (Presses de l'Université de Laval, 2003) a été récompensé par le prix Luc-Lacourcière en 2015. Il dirige également l'encyclopédie en ligne: Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française . Avec son dernier livre, Une histoire de la Nouvelle-France, Laurier Turgeon nous propose une lecture originale de l'histoire commune de la France et de la Nouvelle-France (Belin, 2019, 286 p, 23 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 202050 min

Les Cinq sens sous l'Ancien régime

Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle entame, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Après avoir abordé le rapport des Français avec le pouvoir monarchique ainsi que la question économique, elle se penche ici sur les cinq sens sous l'Ancien Régime. La semaine prochaine, elle terminera avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 202029 min

Bernis ou la révolution diplomatique au siècle des Lumières

Dans ses Promenades dans Rome, Stendhal constate que l’« on parle encore à Rome du cardinal de Bernis [car] ce souvenir est l’un des plus imposants qu’aient conservés les vieillards de ce pays ». Médisances ou louanges ? on est peut-être en droit de se le demander lorsque l’on lit la littérature consacrée à ce personnage du haut clergé. Poète pour servir ses projets politiques, (il est élu à l’Académie française en 1744), le cardinal de Bernis était avant tout un homme d’Etat et un fin diplomate. Il a joué un rôle majeur dans le renversement des alliances de 1756 qui enterra la rivalité entre la France et l’Autriche des Habsbourg, un conflit qui secouait l’Europe depuis Charles Quint. Puis il devient ambassadeur de la France à Rome. Qui était vraiment ce clérical à qui la littérature a prêté des relations plus ou moins suspectes avec Casanova ? Pouvait-on présager que cet ami des Lumières s’opposerait à la Constitution civile du clergé ? Quelle leçon de diplomatie le cardinal Bernis nous apprend-il en tant que responsable des relations entre le Vatican et la France ? Comment cet homme raffiné, sensible et intuitif à t-il compris ce changement de siècle, voire de civilisation ? Un collectif de grands historiens s’est réuni pour signer un ouvrage complet et fouillé sur le cardinal de Bernis et son rôle dans la diplomatie de la fin XVIIIème siècle. Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié est paru en octobre 2019 aux éditions Tallandier en partenariat avec l’École française de Rome. L’ouvrage est dirigé par Gilles Montègre ici interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L’invité: historien, maître de conférences à l’université Grenoble-Alpes et spécialiste de la diplomatie à l’époque moderne. Il notamment signé un livre sur la Rome des Français au temps des Lumières en 2011 (Publication de l’École française de Rome) et Les circulations internationales en Europe. 1680-1780, avec Albane Cogné et Stéphane Blond (Atlande, 2011). Dans son dernier ouvrage, il nous propose un tour dans l’Europe des Lumières à travers la figure du Cardinal de Bernis : Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié (2019, Tallandier/Publications de l’École française de Rome, 864 pages, 32.9 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 202043 min

Les Français et le Roi sous l'Ancien-Régime

Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle entame, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Le premier est consacré au rapport des Français avec le pouvoir monarchique ainsi qu'à la question économique et notamment des inégalités. Dans un deuxième volet, elle traitera de l'Ancien Régime à travers les cinq sens. Enfin, elle terminera avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 24, 202030 min

La fin de la nuit / Naissance du monde moderne

L'électricité est un des symboles de la modernité et des progrès réalisés tout au long du XIXe siècle. C’est l’époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l’avenue de l’Opéra s’illumine à l’électricité. L’époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital…Un siècle entier, le XIXe, où l’on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n’avait pas de limites, qu’il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d’effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. À travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l’univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d’histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d’aujourd’hui.Marie-Paul Virard: Journaliste économique, Marie-Paule Virard a été rédactrice en chef du mensuel économique Enjeux-Les Échos. Elle est co-auteur (avec Patrick Artus) de nombreux ouvrages sur l’économie, notamment La Folie des banques centrales et Et si les salariés se révoltaient ? (Fayard, 2016 et 2018). Elle vient de publier Les inventeurs du Monde moderne (Editions Vendémiaire, 300 pages, 23€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 19, 202048 min

Quand il fallait choisir entre Vercingétorix et Clovis

Alors que l'église dominait l'enseignement avant 1789, la Révolution française change la donne. Dès lors, deux principes s'opposent. Partenaire de Storiavoce, la revue Codex revient dans son numéro #14 sur la querelle scolaire: comment l'église va réagir face au monopole d'Etat? Comment l'Etat va t'il lui-même réagir face au renouveau spectaculaire du catholicisme au XIXe siècle? quel rôle vont jouer les écoles communales dans l'enseignement républicain? Comment l'opposition s'incarne-t-elle dans les manuels scolaires? Comment enfin la liberté d'enseignement va-t-elle se construire? Rédactrice en chef de Codex, Priscille de Lassus répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine novateur qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 202021 min

Les Tudors ou l'âge d'or de l'Angleterre

En 1845, la couronne du souverain d’Angleterre Richard III est retrouvée dans la plaine boueuse d’un champ de bataille, sinistre symbole de la chute d’un roi. Les armées du dernier monarque de la maison d’York sont écrasées par celle d’Henri, comte de Richmond. Bosworth signe la fin de la guerre des Deux-Roses, ouvre l’ère d’une nouvelle dynastie. Richard III meurt laissant le trône d’Angleterre à son rival : Henri VII, dit Henri Tudor. Le conflit dynastique s’est conclu dans le sang, après 30 ans de rivalités entre les deux maisons. Mais d’où viennent les Tudors ? Certains voient dans cet évènement, la fin du Moyen-Age anglais et le début de la modernité. Quel crédit accorder alors à cette conception du passé ? Comment expliquer la postérité des Tudors notamment grâce aux films, aux œuvre littéraires, à tous ces arts qui créent la légende et qui nous incitent aujourd’hui à démêler le vrai du faux. Bernard Cottret vient nous parler de cette "dynastie qui a fait l'Angleterre".L’invité: Bernard Cottret est professeur émérite de civilisation des îles Britanniques et de l’Amérique coloniale de l’Université de Versailles-Saint-Quentin. Membre honoraire senior de l’Institut universitaire de France, il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux mondes anglo-saxons: Calvin, Henry VIII, Cromwell. Publié en 2015, La Révolution anglaise, une rébellion britannique 1603-1660 (Perrin, 2015). Il vient de publier l'histoire de "la dynastie qui a fait l'Angleterre": Les Tudors (Perrin, 2019). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 12, 202045 min

L'Empire islamique à l'époque médiévale, avec Gabriel Martinez-Gros

"Tout empire périra." Cette sentence bien connue de Jean-Baptiste Duroselle, qui n’est autre que le titre d’un de ses livres, traduit cette permanence de l’histoire à travers les siècles. De son côté, Paul Valéry considérait que c’étaient les civilisations qui étaient mortelles. Pourtant, si on se penche sur la question de l’Islam, il ne sera pas difficile de conclure que l’Empire islamique médiéval a été évincé par le sultanat turc après cinq siècles d’existence, donnant ainsi raison à Jean-Baptiste Duroselle. En revanche, la civilisation islamique s'est maintenue. Elle est même plus que jamais présente dans notre actualité, mais aussi dans la réalité quotidienne de nombreux États et nations. Storiavoce vous propose de partir sur les traces d’un empire, celui de l’Empire islamique… Et de le faire non pas tant dans le cadre d’une approche chronologique que plutôt conceptuelle : que signifie l’expression d’Empire islamique médiéval ? Comment cet empire s’est-il constitué ? Comment la religion islamique s’est-elle inscrite dans cette construction politique et dans les sociétés ? Quelle est la place de ce qu’on appellerait l’État impérial ? Mais, peut être et avant tout, comment l’historiographie a-t-elle abordé cette période au cours du XXe siècle ?L'invité : Agrégé d'histoire, Gabriel Martinez-Gros est professeur émérite d'histoire médiévale du monde musulman à l'Université de Paris-X. Il a codirigé avec Lucette Valensi l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman jusqu'en 2002. Pour l'année 2012-2013, il a donné des cours à l’École du Louvre dans le cadre du cours "Les dynasties berbères et le Maroc impérial (XIe-XIIIe siècles)" dans la spécialité histoire des arts de l'Islam. Grand spécialiste de l'œuvre de l'historien arabe Ibn Khaldûn, il vient de publier chez Passés / Composés L' Empire islamique (VIIe-XIe siècle). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 20201h 2m

La Révolution française du côté de la Rose.

En 1989, l’Europe entière célèbre le bicentenaire de la Révolution française. En France, contre-révolutionnaires et adeptes de 1789 s’affrontent à nouveau dans les champs culturels, politiques, historiques. Rien de nouveau. Si ce n’est que le débat semble opposer violemment et diviser profondément deux France. La portée de cette révolution qui se voulait universelle a débordé des frontières. A l’étranger aussi, et surtout en 1989, on parle de Robespierre et de Marie-Antoinette, du sans culotte et du vendéen, des Droits de l’homme et des droits de Dieu. A Londres, le British Museum commémore l’évènement par une exposition au titre pour le moins explicite quant à la teneur idéologique de ladite exposition : L’ombre de la guillotine. L’influence de la Révolution outre-Manche ne s’est pourtant pas arrêtée aux polémiques ou à la contemplation. Sur tout le territoire du royaume, mais surtout en Écosse et en Irlande, les événements de France ont déclenché des réactions profondes, menant parfois les opposants à la couronne d’Angleterre au bord de l’insurrection, voire de la sécession. En réalité, 1789 a bouleversé l’ensemble de la société britannique, l’obligeant à se positionner, de manière radicale et identitaire, vis-à-vis d’un voisin qu’elle avait appris, depuis un siècle, à admirer autant qu’à redouter. Pascal Dupuy est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Les auteurs : Pascal Dupuy est professeur à l’université de Rouen spécialiste de l'histoire des représentations, et de la Révolution française. Il vient de co-écrire avec Harry T.Dickinson : Le Temps des cannibales, la Révolution française vue des îles britanniques (Vendémiaire, 2019, 25 €). Harry T Dickinson est spécialiste de l’histoire de l’Angleterre et professeur émérite à l’université d’Edimbourg. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 202045 min

Courbe doucement la tête, ô Sicambre!

La scène se passe un 24 décembre à la charnière des Ve et VIe siècles, elle est décrite par le chroniqueur Grégoire, évêque de Tours, quelques décennies plus tard : Remi de Reims a fait préparer la piscine nous dit son récit. Les places sont ombragées de voiles de couleur, les églises ornées de tentures blanches ; le baptistère est apprêté, des parfums sont répandus, des cierges odoriférants brillent… « Nous sommes continue Grégoire comme au milieu des parfums du paradis. Puis le roi s’avance, tel un Nouveau Constantin », pour le baptême. Remi l’interpelle et lui dit : « Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. » Storiavoce vous propose de revenir sur une des images les plus connues de notre histoire de France, celle du baptême de Clovis : qui était Clovis ? quel était à la fois le contexte politique mais aussi religieux de son époque ? Son choix fut-il un choix politique ou bien le roi s’est-il réellement converti comme en son temps Constantin ? Enfin, et surtout, de quand dater ce baptême ? C’est ce que nous allons demander à Bruno Dumézil.L'invité : Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1996 Lettres)1, il devient agrégé d'histoire en 1999. En 2003, il soutient une thèse de doctorat sur le thème Conversion et liberté dans les royaumes barbares : ve – viiie siècles sous la direction de Michel Rouche. Il est professeur d'histoire médiévale à Sorbonne Université après avoir été maître de conférences à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense entre 2005 et 2017. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, récemment, Le Baptême de Clovis. 24 décembre 505 ? (Gallimard, 2019). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 202048 min

La dernière impératrice

Rien ne distingue en apparence le village de Chabrignac, établi en Corrèze, des autres villages français. Il apparaît d’ailleurs bien moins fascinant que la célèbre ville de Brive-la-Gaillarde qui lui fait de l’ombre. Un court d’eau : la Tournerie, une petite mairie, une église romane et son cimetière. Et pourtant, si l’envie vous prend de flâner dans ses ruelles vous pourrez découvrir la tombe d’une impératrice, la dernière impératrice du Vietnam : Nam Phuong. Comment ne pas s’interroger alors sur la présence de cette mystérieuse princesse ? Qui est Nam Phuong ? Quels liens entre la France et le Vietnam expliquent-ils cette sépulture ? François Joyaux nous propose une histoire de « l’Indochine française vue au travers de l’existence de Nuam Phong » . Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : François Joyaux est historien spécialiste de l’Extrême-Orient. Il est professeur émérite de civilisation à l'Institut national des langues et civilisations orientales mais également fin connaisseur de numismatique. Il est membre de la Société asiatique. Auteur de nombreux ouvrages sur la Chine et l’Asie (Géopolitique de l'Extrême-Orient, Espaces et politiques (éditions Complexe, 1991), La Tentation impériale. Politique extérieure de la Chine depuis 1949 (éditions Actes Sud, 1994) il signe avec Nam Phuong (2019, Perrin, 23.00 €), la première biographie, en français, dédiée à l'impératrice. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 202051 min

Les champs de l'horreur

Nous sommes le 5 octobre 1941, le secrétaire de police originaire de Vienne, Walter Mattner rédige une lettre destinée à son épouse. Dans cette missive, il décrit des événements qui ont eu lieu l’avant-veille, à l’Est de la Biélorussie, dans la ville de Moguilev : « A l’arrivée des premiers véhicules, dit-il, ma main a tremblé quand j’ai tiré, mais on s’y habitue. Au dixième convoi, je visais calmement et tirais de manière assurée sur de nombreux nourrissons, enfants et femmes. » Walter Mattener était, lui-même, père de deux enfants. Il continue sa lettre en expliquant que la mort donnée aux juifs est une « belle mort (…) en comparaison avec les infernales tortures » de la police politique soviétique. Plus loin, il ajoute : « Ici aussi, je comprends pour la première fois les mots du poète Theodor Mörner : « Aucun enfant dans le ventre de sa mère ne sera épargné. Diable ! Tant de sang, de boue, de corne et de chair n’ai-je pas encore vu. Maintenant, je peux comprendre l’expression l’ivresse de sang. » A l'heure que nous commémorons le 75e anniversaire de la découverte des camps d’Auschwitz, Storiavoce vous propose un voyage dans l’horreur : celui du front de l’Est pendant la Deuxième Guerre mondiale. Avec Jean Lopez, nous vous en avons donné les clés et les ressorts politiques et militaires dans deux émissions consacrées à l’opération Barbarossa. Aujourd’hui, nous allons aborder une question peut être trop méconnue. On croyait avoir tout dit sur le génocide, or le mouvement historiographique qui montre l’importance du front de l’Est pendant le conflit mondial nous révèle aussi les « massacres de masse qui touchèrent la population juive. » Alors que l'on connaissait bien le travail macabre des Einsatzgruppen, Marie Moutier-Bitan, elle, est partie à la recherche des victimes. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L"invitée: Doctorante en histoire contemporaine, Marie Moutier-Bitan travaille sous la direction d'Edouard Husson, sur "L'organisation locale des fusillades des Juifs sur les territoires soviétiques occupés par les nazis. 1941-1944". Chercheuse et responsable des archives au sein de l'association Yahad-in Unum depuis 2009, elle a effectué de nombreux séjours de recherche en Allemagne et en Europe de l'Est, ainsi qu'a l'United States Holocaust Memorial Museum. Elle est déjà l'auteur des Lettres de la Wehrmacht (Perrin). Elle vient de publier chez Passés / Composés Les champs de la Shoah (480 pages, 24€) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 27, 202045 min

Jacques de Molay, le dernier Templier

Le soir du 19 mars 1314, se consume la fin du plus prestigieux ordre de chevalerie, celui des Templiers. Son grand-maître, Jacques de Molay est condamné par Philippe le Bel, et l’ordre aboli par le pape Clément V. Objet des fantasmes mais également figure tombée dans l’oubli, Jacques de Molay semble appartenir à la légende et désintéresser l’histoire : Que sait-on réellement de ce chevalier ? Qui en a fait un héros tragique ? Pourquoi la persistance des mythes ? Quelle crise politique cache l'affaire des Templiers ? L'ordre n'est-il pas tombé parce qu'il avait perdu sa raison d'être ? Déconstruire les mythes qui ont façonné et créé Jacques de Molay pour retrouver son vrai visage, c’est l’ambition de Philippe Josserand qui a publié une biographie de Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Philippe Josserand est historien, spécialiste des croisades et des ordres militaires. Il a publié plusieurs ouvrages sur le sujet et notamment : Prier et combattre, Le dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Age (Fayard, 2009) avec Nicole Bériou. Son ouvrage sur Jacques de Molay (Belles-Lettres, 2019) vient de recevoir le Prix Daniel Ligou d’Histoire politique, sociale et maçonnique, 2019. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 22, 202048 min

Constantin de la Tétrarchie à la Grandeur

Dans un ouvrage essentiel et richement illustré, Claire Sotinel revient non pas tant sur les causes de la chute de l’empire mais plutôt sur ses mutations entre 212 et la fin du Ve siècle, de Caracalla à Théodoric. Or, c'est sur cette longue période que se situe le règne de Constantin le Grand. Dans quel contexte arrive t'il au pouvoir? Quel rôle joue la tétrarchie dans cette ascension? Quelle était la nature de l'instabilité politique, militaire et économique de l'époque? Comment Constantin s'impose-t-il? Quel rôle joue la bataille du Pont Milvius? Enfin, quelle place accorder à sa fameuse conversion puis à sa politique religieuse? Enfin, quel type de gouvernement va t'il exeercer? L'historienne Claire Sotinel répond à Christophe Dickès.Notre professeur : Claire Sotinel est professeur d’histoire romaine à l’Université Paris Est Créteil et dirige le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée. Spécialiste de l’Antiquité tardive, elle s’intéresse particulièrement à l’impact des changements religieux sur les sociétés de la Méditerranée occidentale entre le IIIe et le VIe siècle. Elle vient de publier Rome la Fin d’un empire De Caracalla à Théodoric (212-fin du Ve siècle) chez Belin dans la Collection Mondes anciens de Joël Cornette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 20, 202043 min

La tragédie d'un tsar fou

Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1754, la Russie a enfin un nouvel héritier. Catherine Alexeïneva et le futur empereur Pierre III ont attendu 9 ans pour présenter au peuple russe le petit Paul Pétrovitch. L'enfant, est néanmoins issu d'une union illégitime de Catherine et de l'un de ses amants. Arraché à sa mère à la naissance, il comprend l'assassinat de son père à sept ans. « Enfant il contracte des idées, des sentiments et des ambitions auxquels ne répondra jamais la capacité d’un cerveau où les facultés émotives l’emporteront toujours sur les autres » aura dit historien russe à son sujet. Hanté par la peur du complot et du meurtre, souffrant d’une mauvaise santé, impulsif et misanthrope, Paul Ier n’avait pas l'étoffe d’un empereur. Il vit 42 ans à l'ombre de la splendide et terrible Catherine II. Il est ensuite un tsar mal aimé, un ami abandonné, un mari trahi, ne manquant pourtant pas d’ambition pour la Russie. A sa mort, la mémoire de son règne est une fois de plus éclipsée par celui de sa mère. Storiavoce vous invite à vous attarder sur le tsar mal-aimé, dans l'ombre de Catherine II. Alain Blondy est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur : Alain Blondy est l'auteur de la biographie de Paul Ier, la folie d'un tsar paru aux éditions Perrin (janvier 2020). Professeur au CELSA, il est historien, spécialiste de l’Ordre de Malte, et des états méditerranéens. Il a écrit notamment Le monde méditerranéen 15 000 ans d'histoire (Perrin, 2018), Bibliographie du monde méditerranéen. Relations et échanges (1453-1835) (Paris, PUPS, 2003) et Chrétiens et Ottomans de Malte et d'ailleurs (Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 2013). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 16, 202041 min

L'empire ou la recherche d'une gloire passée? (212-Fin Ve sc)

La fin de l'empire romain a fait couler beaucoup d'encre... Dans un ouvrage essentiel richement illustré, Claire Sotinel revient non pas tant sur les causes de la chute de l'empire mais plutôt sur ses mutations entre 212 et la fin du Ve siècle, de Caracalla à Théodoric. La période concernée enviait-elle l'époque précédente? Était-elle à la recherche d'une gloire passée? Quelles était la réalité de l'unité et de la sécurité de l'empire? Quelles en sont ses mutations? Peut-on parler de fin d'un monde et comment définir le concept d'antiquité tardive? L'auteur répond aux questions de Christophe Dickès dans ce premier volet de nos [Cours d'Histoire] antique qui en comptera deux.Notre professeur: Claire Sotinel est professeur d’histoire romaine à l’Université Paris Est Créteil et dirige le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée. Spécialiste de l’Antiquité tardive, elle s’intéresse particulièrement à l’impact des changements religieux sur les sociétés de la Méditerranée occidentale entre le IIIe et le VIe siècle. Elle vient de publier Rome la Fin d’un empire De Caracalla à Théodoric (212-fin du Ve siècle) chez Belin dans la Collection Mondes anciens de Joël Cornette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 13, 202043 min

1914-1918 : une histoire méconnue?

« L’histoire est la mémoire du monde » nous dit Henri Lacordaire. Quelle responsabilité alors que celle de l’historien, dépositaire, et transmetteur du passé! L’histoire n’existant bien entendu que si on nous la raconte. Pourquoi choisit-il d’estimer tel ou tel événement ? Comment peindre la fresque du passé avec relief pour que s’en dégage les instants fondateurs de l’histoire ? Pourquoi lorsqu’on parle de la Première Guerre mondiale on évoque avant tout Verdun, les taxis de la Marne et l'attentat de Sarajevo et l'on s’attarde trop peu sur le Moyen-Orient ou le front russe ? C’est pour mettre en relief tous ces faits méconnus que nous recevons aujourd’hui, Jean Philippe Renault, historien de formation, spécialiste de la Grande Guerre. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Jean-Philippe Renault s'est fait connaître par ses travaux publiés sur le blog Acier et tranchées avant d’entreprendre la rédaction du livre 1914 – 1918 : batailles et campagnes méconnues (19,00€) publié aux éditions Maia en octobre 2019. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 9, 202053 min

Le siècle des révolutions (III/III): Le choc des modèles (1770-1780)

Troisième partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. Peut-être plus encore que par les mouvements de révolte en tant que tels, la pensée révolutionnaire a été inspirée par les représentations idéalisées des manifestations contestataires. Comment la France perçoit-elle l'Indépendance des Etats-Unis ? Quelles sont les causes politiques réelles qui ont entraîné tout au long du XVIIème siècle, la chute de la monarchie ? Peut-on dire que la Révolution française se voulait universelle contrairement aux révolutions britanniques et ce dès ses origines ? Après avoir rêvé et idéalisé le phénomène révolutionnaire, la France passe de la fascination à la réalisation d'une Révolution qu'elle souhaite ériger en modèle universel.L'invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment d'une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi qu'un ouvrage sur la Guerre de sept ans (Perrin, 2015), couronné par le Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 6, 202022 min

Penser l'universel

Le nom de Rome raisonne à nos oreilles comme un modèle d’universalité. Au temps des Césars et de l’empire tout d’abord mais ensuite bien après, dans la construction, siècle après siècle, de la papauté. Le pape étant souverain pontife de l’Eglise universelle. La vocation de Rome trouve ses origines dans un double martyr : ceux de Pierre puis de Paul dans les années 60. Alors que les Évangiles vont se répandre grâce à l’universalité de la langue grecque, le voyage à Rome constitue pour les deux apôtres l’ultime étape de cette universalité. Le christianisme est apparu et s’est développé dans le judaïsme puis dans un contexte culturel à la fois latin et hellénique. Mais il faudra encore quelques siècles pour que les chrétiens convertissent la romanité, dans laquelle ils retrouveront cet élément essentiel de leur religion : l’universalisme. Il s’agit même d’un caractère commun fondamental : l’Eglise et l’empire ayant été les deux seules structures de l’antiquité à avoir intégré dans leur représentation intellectuelle, la mondialisation. Storiavoce vous propose de comprendre avec l'historien Thomas Tanase ce double concept : celui d’universalité associé à la réalité du pouvoir des papes. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Thomas Tanase est professeur agrégé et docteur en histoire, ancien école de l'Ecole française de Rome. Il est spécialiste de l’expansion occidentale et des voyageurs médiévaux. Il est notamment l'auteur de Histoire de la papauté en Occident, Paris, Gallimard/Folio Histoire; Marco Polo, Paris, Éditions Ellipses, 2016 qui a reçu le Prix Bordin 2017 de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ; « Jusqu’aux limites du monde ». La papauté et la mission franciscaine, de l’Asie de Marco Polo à l’Amérique de Christophe Colomb, Rome, Éditions de l’École française de Rome, 2013. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 2, 202043 min

Le Siècle Des Révolutions (II/III) : concevoir l'impossible (1750-1770)

Deuxième partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. Si les révolutions anglaises ont donné un nouveau souffle aux institutions britanniques, elles ont aussi été invoquées comme modèle politique et idéologique en Amérique du Nord et en Europe dans les dernières décennies du XVIIIème siècle. Comment sont-elles réinventées par les penseurs de l'Europe des Lumières ? Comment le souffle d'une révolte peut-il inspirer un mouvement révolutionnaire ? Que dit la Déclaration d'Indépendance (1776) sur la culture politique des Etats-Unis d'Amérique et plus largement de l'Europe de la fin du XVIIIème siècle ? Concevoir l'impossible peut-il conduire à un monde des possibles ? Edmond Dziembowski est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L’invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi que la Guerre de sept ans (Perrin, 2015), ouvrage couronné du Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 29, 201921 min

Le siècle des révolutions (I/III) : le laboratoire anglais (1660-1750)

Première partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. En 1689: Guillaume d’Orange et sa femme Marie deviennent les symboles d'une nouvelle ère politique et idéologique : l’Angleterre devient une monarchie constitutionnelle. Un retournement politique qualifié de "révolution" qui inspirera de nombreux pays. Quelles définitions recouvrent alors le terme "révolution"? Peut-on réellement associer les révolutions réformatrices britanniques à la Révolution française de 1789 ? Quelles sont les solutions mises en avant par les Britanniques pour "sortit ennoblie, politiquement, moralement et intellectuellement de l'épisode révolutionnaire" ? Quel modèle ont-ils voulu offrir aux monarchies d'Europe et notamment à la France ? Edmond Dziembowski est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi que la Guerre de Sept ans (Perrin, 2015), ouvrage couronné du Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 23, 201932 min

Les Vikings ou la fin d'un monde

Saviez-vous qu'au VIIIème siècle, les raids vikings ont en grande partie favorisé la christianisation du monde viking? Dépeints avec effroi par les chroniques des Clercs du IXème siècle, les raids vikings sont souvent vus comme une page violente et traumatisante de l'histoire de France. Et pourtant, ces incursions accompagnent l'essor de l'évangélisation et de la christianisation des pays scandinaves (Suède, Danemark, Norvège). Stéphane Coviaux revient sur cette christianisation, loin de caricatures et des mythes, loin de l’image d’Épinal d’un missionnaire oppresseur, imposant sa foi au mépris des us et coutumes du pays. La christianisation doit être progressive et s’intégrer aux civilisations préexistantes. Ce phénomène était d'ailleurs bien plus lié à un processus interne aux sociétés vikings qu’à une entreprise de domination des populations occidentales : un acte diplomatique et une opportunité pour la plupart des chefs scandinave.L'auteur : Stéphane Coviaux est historien, spécialiste des mondes nordiques et enseignant en langues et civilisations scandinaves. Il a déjà publié : Le Moyen Age en Occident (avec Romain Teillier, Armand Colin, 2019) et contribué à la traduction et au commentaire du Discours contre les évêques (Éditions de la Sorbonne, 2013). Son ouvrage La fin du monde vikings vient de paraître aux éditions Passés-Composés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 18, 201941 min

Grandeur & misères d'une victoire : l'armée française et la question italienne

Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce dernier volet, François Cochet traite de la reconstruction de l'armée française au lendemain de la victoire tandis que Frédéric Le Moal aborde la question italienne: Mythes et réalités d'une paix mutilée.Les intervenants : François Cochet est spécialiste d’histoire militaire, professeur émérite à l'université de Lorraine-Metz, auteur de plusieurs ouvrages dont avec PORTE Rémy : L’Armée française dans la Grande Guerre, Paris, Tallandier, 2016; 1914-1918 : La Grande Guerre : fin d’un monde, début d’un siècle , Paris, Éditions Perrin, janvier 2014, qui a reçu le prix Louis Marin de l’Académie des Sciences morales et politiques (2015) et le prix de l’UNOR (union nationale des organismes de réserve), 2015; Être soldat en France, de la Révolution à nos jours. Paris, Armand Colin, avril 2013; Armes en guerres. 19e-21e siècles. Mythes, symboles, réalités. Paris, CNRS-éditions, janvier 2012. Frédéric Le Moal : Docteur en Histoire (Paris-IV-Sorbonne), Frédéric Le Moal est spécialiste de l’Italie et des Balkans. Il enseigne à l’Ecole militaire de Saint-Cyr, à l’Institut Catholique de Paris et à l’IRCOM. Il a publié plusieurs ouvrages dont une biographie du roi Victor-Emmanuel III (Perrin, 2014) et une Histoire du fascisme (Perrin, 2018). Il a été l’invité de Storiavoce pour évoquer le Vatican face aux totalitarismes et vient de publier aux éditions du Cerf, Pie XII, un pape pour la France (Editions du Cerf, 413 pages, 24€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 16, 201940 min

Comment l'Europe a découvert le Coran.

L’Europe découvre l’islam lors de la conquête de l’Espagne au VIIIe siècle, mais c’est avec les croisades du XIIe siècle que s’améliore la connaissance de la culture arabe. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l’on appelle à l’époque l’Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l’adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se rendent en Orient. Malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L’arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu’à susciter une véritable fascination au XIXe siècle, à travers l’orientalisme. Comment les Européens ont-ils appris l’existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l’arabe en Europe avant le XXe siècle? Autant de questions auxquels Olivier Hanne répond au cours de cette émission présentée par Christophe Dickès. L’invité: spécialiste d’histoire médiévale, Olivier Hanne est agrégé et docteur en Histoire. Médiéviste, sa thèse était consacrée à Lothaire de Segni avant son élection au pontificat sous le nom d'Innocent III (Belin, 2012). Islamologue, il est chercheur-associé à l'université d'Aix-Marseille. Auteur de nombreux autres ouvrages, il a publié aux éditions L’homme Nouveau Le génie historique du catholicisme. Il vient de publier AlCoran, Comment l'Europe a découvert le Coran (Belin, 2019). Il écrit régulièrement pour les revues Conflits, Moyen-Orient, Diplomatie, DSI, Défense nationale, Géostratégiques, Res militaris... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 11, 201948 min

La chute des Empires ottomans et austro-hongrois 1919-1920

Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Après avoir traité du rôle du Président Wilson dans l'élaboration des traités et de la critique de la paix par John-Maynard Keynes, cette deuxième partie est consacrée aux empires austro-hongrois et ottoman. Hélène de Lauzun, ancienne élève de l'ENS et docteur en Histoire, présente le Traité de Saint-Germain et la succession de la Double Monarchie. Trancrède Josseran aborde, quant à lui, le Traité de Sèvres et la question ottomane.Les intervenants : Hélène de LAUZUN est ancienne élève de l’ENS Ulm et agrégée d’Histoire. Docteur en Histoire, elle a consacré sa thèse à la question autrichienne en France dans les années trente. Tancrède Josseran est diplômé en Histoire de Paris-IV Sorbonne et attaché de recherche à l’Institut de Stratégie Comparée (ISC). Spécialiste de la Turquie, il est auteur de La Nouvelle puissance turque… L’adieu à Mustapha Kemal (Ellipses, 2010). Il a reçu pour cet ouvrage le prix Anteois du festival de géopolitique et de géoéconomie de Grenoble. Il est aussi co-auteur d'une Géopolitique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (PUF, 2012) et l'auteur de plusieurs articles sur l'empire ottoman; la Turquie et la Syrie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 8, 201936 min

Des hommes d'honneur!

En 1989, Arlette Farge signe un essai tout à fait délicieux sur le charme de l’archive et le sens de la minutieuse quête de l’historien. Cherchant à recoller les morceaux d’une vie (ou plutôt de plusieurs vies), le chercheur est toujours tracassé par un vieux document tellement jauni par le temps qu’il en est devenu quasi illisible; le chercheur est souvent hésitant à ouvrir ce carton sans importance apparente mais qui constitue peut-être l’écrin d’un trésor dont seul lui percevra la valeur. Décrypter pour reconstituer. Chaque peuple, chaque civilisation, chaque société, chaque époque est un croisement d’individualités, de passions humaines, d’aspirations particulières, de codes institutionnels. Étudier un personnage c’est toujours l’étudier dans le carrefour où plusieurs histoires d’entremêlent. Le chercheur est à l’avant-garde de l’histoire. Il découvre et fait connaître des vies qui ont appartenues au passé et dont les traces sont bien petites par rapport à la richesse de leurs existences. Mis bouts à bout, ces fragments de vie participent à constituer mais souvent des années plus tard, la grande histoire, celle qu’on apprend dans les manuels. Un historien sans archives n’est peut-être alors qu’un romancier. Vincent Haegele, vient d'écrire trois histoires, trois vies d'Ancien Régime à partir de fonds d'archives inédits. Il nous propose de découvrir ces trois personnalités derrière le prisme de la question de l'honneur. Il est interrogé par Mari-Gwenn CarichonL'invité: Vincent Haegele est directeur des bibliothèques de la ville de Versailles. Ancien élève de l’École Nationale des Chartes, Vincent Haegele est spécialiste de la dynastie napoléonienne ( il est connu pour sa biographie des frères de Napoléon et de Murat et pour avoir publié la correspondance intégrale de Napoléon et Joseph Bonaparte; Il a déjà été reçu sur Storiavoce pour son livre Napoléon et les siens, Un système de famille (Perrin, 450 pages, 24.90€)). Il vient de publier aux éditions Passés composés Des hommes d’honneur, trois destins d'Ancien Régime (2019, 352 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 5, 201941 min

Les traités de 1919 : paix imparfaite ou paix avantageuse?

Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions.Cette première partie est consacrée à la place de Wilson dans l’élaboration des Traités de paix et à la réception des Traités par l'économiste John-Maynard Keynes. Ces interventions sont respectivement de Serge Schweitzer, enseignant chercheur à l'Université Aix-Marseille, chargé de cours à l'ICES et Charles Zorgbibe, recteur honoraire de l'académie d'Aix-Marseille, professeur émérite à la Sorbonne et auteur de très nombreux ouvrages dont une biographie du président américain: Wilson: un croisé à la Maison Blanche (Presses de Sciences Po, 1998).Avec l'aimable autorisation de l'ICES : https://ices.fr/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 2, 201952 min

Conversations sur l'Iliade et l'Odyssée

Depuis 1919, les éditions Les Belles Lettres s'emploient à éditer le patrimoine littéraire des civilisations anciennes : les civilisations grecques et latines mais aussi chinoise ou encore indienne avec le sanskrit. Un patrimoine accessible grâce à un immense travail de traduction et d’édition tant et si bien, qu'à ce jour, le catalogue des Belles Lettres recense plus de 1000 ouvrages recouvrant de nombreuses disciplines: la philosophie et les religions, la philologie et les sciences, la poésie et le théâtre mais aussi l’histoire de l’Orient à l’Occident. Pour saluer ce travail et surtout ce centenaire, Storiavoce vous propose quatre émissions, une par trimestre, afin de mieux découvrir ses collections et ses travaux. A tout seigneur, tout honneur, nous commençons cette série avec Homère, au centre d’un événement littéraire puisque l’ensemble de son œuvre est désormais disponible en un seul volume. Hélène Monsacré, qui a dirigé ce travail d'édition, est notre invitée. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invitée: Hélène Monsacré est helléniste. Elle est notamment l’auteur du livre Les larmes d’Achille (Editions du Félin, 2011). Elle est en charge de la collection Classique poche des éditions des Belles Lettres et travaille également comme éditrice chez Albin-Michel. Elle vient de diriger Tout Homère, un co-édition des Belles Lettres et d'Albin Michel. Cette édition a été réalisée avec les contributions de Victor Bérard, Manon Brouillet, Eva Cantarella, Michel Casevitz, Adrian Faure, Xavier Gheerbrant, Giulio Guidorizzi, Jean Humbert et Christine Hunzinger. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 201949 min

Rupture ou continuité coloniale aux XIXe-XXe siècles?

Après une première émission consacrée aux débuts de l'aventure en Atlantique, Storiavoce vous propose un second cours d'histoire sur le commerce maritime aux XIXème et XXème siècles. La Révolution provoqua-t-elle une rupture dans le système colonial ? Comment évolue le commerce maritime pendant le constitution de l'Empire colonial ? Pourquoi le divorce entre l'empire colonial et le capitalisme français selon l'expression de Jacques Marseille? Olivier Grenouilleau est interrogé par Mari-Gwenn Carichon au cours de cette émission enregistrée avec le concours de l'association Outre-Mer Développement.L'invité : Olivier Grenouilleau est historien, membre du centre Roland Mousnier, connu pour être grand spécialiste de l’esclavage et de l’histoire maritime et coloniale. Son essai sur Les traites négrières en 2004 a été couronné de nombreux prix. Il vient de publier chez CNRS éditions Fortunes des mers et sirènes coloniales (24,00€).>>> Nous vous prions d'excuser la qualité de l'enregistrement, indépendant ici de notre volonté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 25, 201930 min

L'affaire Dreyfus : les ressorts d'une affaire moderne.

« La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera » signe Émile Zola le 25 novembre 1897 dans le Figaro au sujet de l'Affaire qui a secoué la Troisième République. L’Affaire, c’est celle avec un grand A, celle qui a bouleversé tous les dîners de familles comme le montre la caricature si connue de Caran d’Ache parue dans le Figaro en 1898 et qui a aujourd’hui toute sa place dans les manuels scolaires. L’Affaire c’est au départ une erreur judiciaire qui s’est transformé en scandale politique, diplomatique et en objet intellectuel. Fondée sur une erreur, alimentée par la légende, enjolivée par la littérature, et aujourd'hui mis en scène par le cinéma, l'Affaire Dreyfus n’a pas fini de faire parler d’elle. Celui qui disait vouloir n’être qu’un « simple officier français » est devenu un symbole pour les uns, un bouc émissaire pour les autres. Pour l'évoquer, Mari-Gwenn Carichon a invité Alain Pagès.L'invité: Alain Pagès est professeur émérite à l’université de Sorbonne-nouvelle, grand spécialiste de l'écrivain Émile Zola (Zola et le groupe de Médan (Perrin, 2014, 480 pages) ; Le Paris d’Émile Zola, (Éditions Alexandrines, 2016, 128 pages), Lettres à Jeanne Rozerot (1892-1902) (avec Brigitte Émile-Zola, Gallimard, 2004, 400 pages). Il vient de publier chez Perrin : L’Affaire Dreyfus, Vérités et légendes (Perrin, 2019,13.00 €). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 201936 min

L'ouverture Atlantique: fortunes de mers et sirènes coloniales

Première émission d'un cours d'histoire consacré à l'ouverture Atlantique et l'Outre-Mer consacrée aux débuts de l'aventure en Atlantique : sa découverte, son exploration, son exploitation, du XVIe siècle jusqu’à la Révolution française. C’est vers 1660 que la France entre dans le grand commerce atlantique et colonial, notamment avec le port de Saint-Malo. Mais l’essor du négoce colonial au siècle suivant, avec la production antillaise de canne à sucre, d’indigo et de café, et le développement de la traite négrière, occulte souvent l’émergence de ce premier système capitaliste maritime au XVIIe. Et fait oublier que le commerce colonial se poursuit, sous d’autres formes, avec le vaste empire que la France se constitue à partir du XIXe siècle. Grâce au recul du temps long (des années 1660 à 1914, voire 1940) et à une approche combinant des méthodes rarement connectées : étude quantitative, culture des acteurs du jeu économique, rôle de l’État…, se dessine un panorama complet du grand capitalisme maritime français, de ses forces et de ses faiblesses, ainsi que de ses acteurs.Qui furent les premiers intéressés par l'aventure transatlantique? Existe t'il entre l'Etat et les commerçants : concurrence ou collaboration ? La traite était-elle inévitable ? Olivier Grenouilleau est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Olivier Grenouilleau est historien, membre du centre Roland Mousnier, connu pour être grand spécialiste de l’esclavage et de l’histoire maritime et coloniale. Son essai sur Les traites négrières en 2004 a été couronné de nombreux prix. Il vient de publier chez CNRS éditions Fortunes des mers et sirènes coloniales (24,00€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 18, 201940 min