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Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations

904 episodes — Page 16 of 19

Peut-on faire une théorie des révolutions françaises

Historien, Gaël Nofri entame une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrées aux "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Dans ce premier volet, il répond à la question : "Peut-on faire une théorie des révolutions françaises". Il est interrogé par Christophe Dickès.- En quoi la révolution fait-elle partie de "notre patrimoine français" ?- La France a-t-elle pour autant le monopole de la Révolution ?- Quelle différence doit-on faire entre révolution et révolte ?- La Révolution défend-elle aussi des intérêts privés ?- Il n'y a pas de révolution sans Etat… Peut on aussi affirmer qu’il n’y a pas de révolutions sans Etat fort ? Ou qu’au contraire, c’est parce que les Etats ont été faibles qu’ils se sont laissés dépasser par une révolution ?- Quand a lieu la première "révolution française" ? Et la dernière ?- La Révolution exige t'elle un transfert de souveraineté, plus qu’un changement politique ?- Le terme de "révolutions" doit-il être mis au pluriel ?- Existe t'il un lien entre réforme et révolution?- Les révolutions se font-elles inévitablement dans la violence ?- Paris joue t'elle un rôle central dans les révolutions ?L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Elu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 4, 201923 min

Intimités & passions royales

Le diable, dit on se cache dans les détails. L’histoire a d’ailleurs parfois basculé sur ces petits détails. Il faut ainsi leur porter une attention toute particulière : bien des détails peuvent nous sembler anecdotiques mais ils sont le plus souvent révélateurs d’une époque, d’un moment décisif de l’Histoire ou d’une personnalité. Il en est ainsi des passions que cultivaient les rois et les reines. Storiavoce vous propose de vous plonger dans l’intimité des hommes et des femmes d’Etat qui jalonnent notre histoire. Nulle question ici d’évoquer les maîtresses royales, les spéculations amoureuses et autre fils cachés, mais bien leur passion et donc leur goût personnels. Nous cultivons tous une passion qui se révèle parfois avec le temps comme une véritable science. Les rois et les reines cultivaient aussi leurs préférences dans leur quotidien. Mais, une personnalité royale ne s’appartient pas ou plus. En effet, en devenant roi ou reine, on abandonne sa propre vie, son propre moi : la charge doit prendre le pas sur la personnalité selon la fameuse théorie du corps du roi. C’est pour cette raison que la frontière entre l’intime et la vie publique reste ténue. Les passions personnelles n’y changent rien : elles éclairent bien au contraire la personnalité, l'intelligence, les intérêts et parfois même la politique. Elles nous offrent tout simplement des clefs de compréhension des hommes.L'invitée: Marie Petitot travaille dans la communication culturelle. Férue d’histoire, elle anime le blog Plume d’histoire qui rassemble une large communauté. Elle est également chroniqueuse dans les revues Napoléon Ier, Napoléon III et Château de Versailles. Âgée de 25 ans, elle publie ici son premier ouvrage: Royales passions (Tallandier, 320 pages, 18.90€).___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 201949 min

Sous le sable, à la recherche des civilisations.

Au sommaire de la revue Codex #10:- Au carrefour des civilisations, la construction de la Bible, 200 ans de découvertes autour de l’Ancien Testament. Avec Thomas Römer, Israël Finkelstein, l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, le département des antiquités orientales du musée du Louvre…- Enquête : Bières d’abbaye, un succès sans pression- Cahier pédagogique : L’Europe sous Napoléon III, de la guerre de Crimée à la question romaine- Voyage : Les églises peintes de Roumanie- Entretien avec Johan Ickx : « On ne pourra plus dire que Pie XII était germanophile »Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 28, 201922 min

La véritable histoire du radeau de la Méduse

« Il peignit le naufrage de la France, ce radeau sans espoir, où elle flottait ; faisant signe aux vagues, au vide, ne voyant nul secours… c’est la France elle-même c’est notre société tout entière qu’il embarqua sur ce radeau de la méduse… image si cruellement vraie que l’orignal refusa de la reconnaitre » Nous connaissons tous le célèbre tableau du peintre Géricault mais connaissons-nous vraiment la tragédie qui a inspiré cette œuvre colossale ? C’est l’histoire d’un drame effroyable qui signe l’échec d’une expédition militaire. L’œuvre de Géricault , présentée au Salon le 25 août 1819, se situe au croisement du scandale esthétique et politique. La critique est divisée, mais le tableau fait grand bruit. Il raconte les suites du naufrage de la frégate : La Méduse, survenue trois ans auparavant, le 2 juillet 1816. A ce naufrage, survit un radeau, qui va se perdre sur les flots pendant plusieurs jours, trimbalant les rescapés de la frégate entre la mort et la folie. Storiavoce vous emmène à l’envers du tableau avec Dominique Le Brun, spécialiste de l’histoire de la Marine. Il est interrogé par Maru-Gwen Caricgon. L'invité: Dominique Le Brun est journaliste historique et spécialiste de l’univers maritime. Il est lui-même navigateur depuis sa tendre enfance et membre des écrivains de la Marine. Dominique Le Brun a écrit de très nombreux ouvrages de références (roman, essai, albums…) sur l’histoire de la navigation et l’espace marin. Il vient de publier : La Méduse, les dessous d’un naufrage dans lequel il donne la parole à six survivants de ce célèbre drame.____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 23, 201943 min

Innocent III: l'apogée de la monarchie pontificale

Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce troisième et dernier volet est consacré à la personnalité incontournable qu'était Innocent III. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes:- Pourquoi avoir choisi Innocent III, qui n’est sans doute pas le personnage le plus célèbre du Moyen Âge, ni même de l’histoire de l’Église, pour un large public ?- Que dire de son parcours?- Quelle conception se fait-il de son pouvoir et de sa mission, une fois élu pape ?- Mais de quel œil les États séculiers ont-ils perçu l’affirmation de ce pouvoir ? Et plus largement quels furent les rapports d’Innocent III avec les souverains de l’époque ?- On ne peut être que frappés par la « modernité » de son gouvernement. Dans quelle mesure est-il l’inventeur d’un État et d’une administration particulièrement sophistiqués ?- Innocent III est aussi le contemporain, et même le grand orchestrateur du plus grand concile du Moyen Âge, à savoir celui de Latran IV (qui a lieu en 1215, peu de temps avant sa mort). Dans quelle mesure ce concile a-t-il littéralement transformé la société médiévale ? Et pouvez-vous revenir sur l’œuvre plus proprement religieuse et pastorale d’Innocent III ?- Qu’a-t-il laissé, voire légué, à un pape comme Boniface VIII (1294-1303), lui aussi connu pour ses élans théocratiques ? Et au-delà, son modèle de pouvoir n’a-t-il pas été remis en cause à la fin du Moyen Âge?L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 21, 201919 min

Du haut de ces pyramides...

Au mois de mai 1798, Napoléon Bonaparte s'engage dans une expédition qui participera de sa légende. En effet, la campagne d'Egypte porte avec elle un mythe qui fascine: les noms des Pyramides, du Mont Thabor ou d'Aboukir raisonnent dans l'imaginaire d'un public séduit autant par l'histoire -celle des Pharaons ou celle d'Alexandre- que par les charmes de l'Orient. Campagne militaire, mais aussi expédition scientifique, la présence française sur cette terre inconnue reste pourtant un échec. Pourquoi la France de la Révolution française s'est-elle engagée si loin de l'Europe? Comment la population arabo-musulmane va t'elle accueillir ces hommes et ces femmes. Quelles furent les grandes heures de cette campagne mais aussi ses heures sombres? Auteur de La Campagne d'Egypte, Jacques-Olivier Boudon répond à Christophe Dickès.L’invité: Jacques-Olivier Boudon, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, est professeur à Sorbonne Université, président de l’Institut Napoléon et directeur scientifique de la Bibliothèque Marmottan. Il a publié une trentaine d’ouvrages essentiellement consacrés à l’histoire napoléonienne et à l’histoire du XIXe siècle dont chez Belin Les Naufragés de la Méduse (2016) et Le plancher de Joachim. L’histoire retrouvée d’un village français (2017).Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce deuxième volet est consacré à la réforme grégorienne. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes:- Qu’est-ce que la Réforme grégorienne, quand intervient-elle et pourquoi mettre une majuscule au mot « Réforme » ?- D’où vient cette Réforme ? Quelles en sont les raisons, contextuelles, mais aussi plus structurelles ? Et quels en sont les inspirateurs ?- Cette Réforme a-t-elle rencontré des oppositions, de la part de l’empereur notamment ? Et que nous dit-elle du rôle politique de l’Église à cette époque ?- Peut-on aller jusqu’à dire qu’elle est le moment de l’instauration d’une « théocratie » pontificale à l’échelle de la Chrétienté ?- Cette Réforme n’est-elle qu’une réforme de la tête de l’Église, in capite comme on le dit à l’époque ? Ses effets se sont-ils faits sentir à d’autres échelles ou d’autres niveaux ?- Comment ont évolué les rapports entre le clergé et les fidèles suite à cette réforme ?L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 16, 201946 min

Quand l'Eglise fit sa révolution au Moyen-Âge

Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce deuxième volet est consacré à la réforme grégorienne. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes:- Qu’est-ce que la Réforme grégorienne, quand intervient-elle et pourquoi mettre une majuscule au mot « Réforme » ?- D’où vient cette Réforme ? Quelles en sont les raisons, contextuelles, mais aussi plus structurelles ? Et quels en sont les inspirateurs ?- Cette Réforme a-t-elle rencontré des oppositions, de la part de l’empereur notamment ? Et que nous dit-elle du rôle politique de l’Église à cette époque ?- Peut-on aller jusqu’à dire qu’elle est le moment de l’instauration d’une « théocratie » pontificale à l’échelle de la Chrétienté ?- Cette Réforme n’est-elle qu’une réforme de la tête de l’Église, in capite comme on le dit à l’époque ? Ses effets se sont-ils faits sentir à d’autres échelles ou d’autres niveaux ?- Comment ont évolué les rapports entre le clergé et les fidèles suite à cette réforme ?L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 13, 201921 min

La blessure algérienne

Régulièrement dans l’actualité, le spectre de la Guerre d’Algérie réapparaît. Sur une blessure non cicatrisée, les camps s’affrontent, les émotions prennent le dessus, les clichés idéologiques et les raccourcis refont surface… Finalement, la partialité triomphe dans un univers de passions contraires. De tous les sujets d’histoire, celui de la question algérienne est sans aucun doute un des plus difficiles à aborder et à saisir pour sa complexité. Mêlant à la fois l’histoire politique et l’histoire économique, l’histoire des idées mais aussi l’histoire des religions et même des sociétés... comprendre sans passion le drame algérien avec un regard global n’est pas une sinécure. Storiavoce vous propose de s’engager dans ce chemin en s'en tenant aux faits. Comment comprendre, sans anachronisme ni lunettes idéologiques, la guerre d’Algérie? Jean Sévillia répond à Christophe Dickès.L'invité: Journaliste, essayiste et historien, auteur de nombreux ouvrages qui ont été des succès de librairie (Zita impératrice courage, Le Terrorisme intellectuel, Historiquement correct, Historiquement incorrect, Histoire passionnée de la France), Jean Sévillia est chroniqueur au Figaro Magazine et membre du conseil scientifique du Figaro Histoire. Il vient de publier Les vérités cachées de la Guerre d'Algérie (Fayard, 416 pages, 23€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 10, 201946 min

Pouvoir des Rois vs. Pouvoir des Papes.

Dans une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l'Eglise à l'époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce premier volet est consacré à la définition même de ce pouvoir. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes:- L’Église dispose-t-elle d’un pouvoir ou exerce-t-elle un pouvoir et si oui, de quelle nature est ce dernier ?- De nombreuses doctrines du pouvoir ont ensuite vu le jour au Moyen Âge, parmi lesquelles celle du pape Gélase qui, dès le Ve siècle, distingue l’« autorité des pontifes » du « pouvoir des rois ». Que veut-il dire et quelle a été la fortune de cette distinction ?- Comment les conflits entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel se sont-ils manifestés, et parfois résolus ? Quels cas sont emblématiques du conflit entre l’Église et les États alors en formation ?- Que veut dire cette distinction entre spirituel et temporel ? Et peut-on parler d’une séparation avant l’heure de l’Église et de l’État ?- Comment définir la théocratie pontificale? S’agit-il d’un idéal ou d’une réalité ?- Le « pouvoir » de l’Église ne reposait-il pas sur sa capacité et sa légitimité à donner les sacrements ?L'invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l'Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 7, 201921 min

"Punir les ennemis du peuple!"

Il est une figure qui inspire l’effroi et qui incarne à lui-seul l’horreur et le paradoxe de la Terreur. Ce personnage, c’est Danton. S’il a été une des têtes du processus révolutionnaire à Paris, il en a aussi été la victime. Figure majeure de la Révolution française, il a inspiré le Tribunal révolutionnaire qui a fini par le condamner. Au sujet de cet appareil judiciaire, il a eu cette phrase terrifiante : « Les ennemis de la liberté lèvent un front audacieux ; partout confondus, ils sont partout provocateurs... Arrachez-les vous-mêmes à la vengeance populaire, l'humanité vous l'ordonne! Soyons terrible pour dispenser le peuple de l’être! » Pour cette raison, les chefs révolutionnaires dotent leur gouvernement d’une légitimité judiciaire, le 10 mars 1793, en créant le Tribunal révolutionnaire. S’appuyant sur les travaux les plus récents, mais également sur de nombreux documents inédits, Antoine Boulant, qui lui consacre une étude, renouvelle en profondeur notre vision du Tribunal révolutionnaire. Tout en proposant un récit détaillé des grands procès politiques, en particulier ceux de Marie-Antoinette, des Girondins et de Danton, il offre une analyse de la composition, du fonctionnement et de la logique d’une juridiction entièrement soumise au pouvoir politique, progressivement entraînée dans une spirale meurtrière. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L’invité : Antoine Boulant est un historien, spécialiste du XVIIIe siècle. Administrateur de l’Institut Napoléon, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire de l’administration et l’histoire politique du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il a écrit des ouvrages de référence dont une étude avec Arnaud de Maurepas : Les Ministres et les ministères du siècle des lumières (1715-1789). Il vient de publier une synthèse claire et précise sur le Tribunal révolutionnaire de Paris, aux éditions Perrin : Le Tribunal révolutionnaire, punir les ennemis du peuple (300 pages, 23€).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 3, 201940 min

Le livre qui changea le monde

Officier décoré pendant la Deuxième Guerre mondiale, marxiste-léniniste, Alexandre Soljenitsyne est arrêté à 27 ans le 9 février 1945 pour ses critiques contre "Le Caïd", Staline. Bien plus tard, en 1962, profitant de l'entreprise de déstalinisation, sa grande oeuvre La journée d’Ivan Dennisovitch paraît dans la revue littéraire Novy Mir. Quel est le contexte de la publication du livre? Comment une telle publication a t'elle été possible alors qu’elle dénonçait l'univers carcéral soviétique ? Quel fut le rôle de cette oeuvre dans la décrédibilisation de l'Union soviétique? Eric Picard, qui a organisé plusieurs colloques sur l'homme et son oeuvre, présente ici un texte essentiel qui déposa dans le fruit un ver qui, inéluctablement, allait ronger de l'intérieur le système totalitaire soviétique. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: agrégé d'histoire, Eric Picard a enseigné en classe Prépa et à l'ICES-CRICES. Spécialiste des questions religieuses et politique, il a été un collaborateur régulier de Histoire du Christianisme magazine et aujourd'hui de la revue Codex, partenaire de Storiavoce. Il est présente sur Radio Notre-Dame une émission consacrée à l'histoire. Il a dirigé la publication du HS de L'Homme Nouveau consacré à Alexandre Soljenitsyne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 27, 201838 min

Les Évangiles au risque de l'Histoire

Régulièrement, dans la tradition du XIXe siècle, l'historicité des Évangiles est remise en cause par des sceptiques ou des idéologues. En donnant à Jésus, son personnage central, une dimension purement mythologique, le très médiatique Michel Onfray est le dernier en date a avoir porté cette thèse dans son livre Décadence, sans avoir les compétences ni d'un bibliste, d'un exégète ou d'un historien. Or, la science historique et archéologique progresse chaque jour et révèle au contraire que ces textes décrivent sans contradiction la société palestinienne du Ier siècle. Ouvrage de foi, le Nouveau Testament composé des Évangiles, des Actes des apôtres et de plusieurs lettres n'en reste pas moins une compilation de textes essentiels dans la compréhension du Ier siècle de notre ère. Que dit l'histoire de ces textes ? Sont-ils cohérents ? Que nous apprennent-ils du contexte de l'époque et est-ce compatible avec ce que la science nous en dit désormais ? À travers un parcours historique et archéologique, l'archéologue Bruno Bioul rend accessible ces découvertes dans un tableau d'ensemble qui donnent aux Évangiles une cohérence insoupçonnée.L'invité: Bruno Bioul est historien et archéologue professionnel, diplômé de l'université catholique de Louvain. Il est chargé d'enseignement à l'université de Bourgogne, rédacteur en chef de la revue d'archéologie et d'histoire Archéothéma, auteur d'un livre sur les manuscrits de Qumran, Il a choisi de vulgariser au mieux les innombrables découvertes que les sciences historiques nous dévoilent. Il est l'auteur du livre Les Évangiles au risque de l'Histoire (Artège, 432 pages, 21,90€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 23, 201848 min

Qu'est-ce qu'une nation?

Le concept de nation remonte à l'époque médiévale mais il possèdait à l'poque un sens différent du nôtre. Ensuite, tout au long des temps modernes, le terme évolue au gré de la construction des idées politiques et sous l'effet conjugué de la monarchie absolue, des Lumières puis de la Révolution française jusqu'au second Empire. Le 11 mars 1882, Ernest Renan prononce en Sorbonne une conférence marquant l'histoire des idées politiques : «Qu’est-ce qu’une nation ?». Il la définit à la fois comme « une âme, un principe spirituel », « un riche legs de souvenirs », et comme « le désir de vivre ensemble », « un plébiscite de tous les jours ». Il en fait un organisme vivant et mortel. Cette conférence s'inscrit dans un contexte particulier: celui de la défaite allemande et de la naissance de la Troisième République. Plus d'un siècle après, cette définition rénanienne est battue en brèche par une conception supra-nationale de l'Europe mais aussi par les communautarismes qui minent la notion d'unité nationale telle qu'elle a été définie par le grand penseur du XIXe siècle. Storiavoce vous propose de mieux comprendre l'idée de nation à travers les siècles avec l'historien Eric Anceau qui a dirigé avec Henri Temple un ouvrage collectif intitulé: Qu'est-ce qu'une nation en Europe?. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’Histoire parlementaire et politique, directeur adjoint de la revue Histoire, Economie, Société et coordonnateur du double diplôme Histoire Sciences sociales entre Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Eric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe s. de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des Sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, Ville d’Ajaccio,…). Il vient de publier avec Henri Temple Qu'est-ce qu'une nation en Europe? (Presses Sorbonne université, 280 pages, 8.90€). Avec les contributions de Pascal Cauchy, Hélène Dewaele Valderrabano, Jean-Pierre Doumenge, Olivier Gohin, Silvia Marton, Jacques Sapir, Pierre-André Taguieff, Françoise Thom, Robert Tombs et Jean-Claude Werrebrouck. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 20, 201844 min

Quand l'imprimerie bouleversa le monde

Mouvement intellectuel majeur de l’histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce dernier volet la révolution de l'imprimerie. Elle répond aux questions suivantes:- En quoi l’apparition de l’imprimerie en Europe au milieu du XVe siècle bouleverse-t-elle le monde des lettres ?- Quels ont été les premiers grands centres de l’imprimerie et les premiers grands imprimeurs ?- Pourquoi Alde Manuce est-il célèbre au point qu’Erasme ait souhaité lui rendre visite ?- L’Angleterre ne possède donc pas de grands centres d’imprimerie : comment circulaient les livres ?- Quels sont les publics visés et les matières de prédilection de cette production imprimée ?- Quels furent les premiers grands phénomènes médiatiques du XVIe engendrés par l’imprimé ?- Cette production imprimée, qui constitue un pouvoir qui peut être inquiétant pour les autorités établies, a-t-elle donné lieu à des tentatives de régulation, de contrôle de la part des autorités qui se sentaient menacées?L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française. Elle avait déjà évoqué Erasme, personnage incontournable, dans une précédente émission. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 17, 201821 min

La Bretagne, une histoire mondiale

C'est l'histoire d'une région française dont la renommée dépasse les frontières nationales. C'est l'histoire d'un peuple venu d'ailleurs, d’une religion faite de mythes et de légendes, d'une langue qui fascine et qui se chante... La Bretagne est une énigme et un mystère pour ceux qui veulent la découvrir, mais c'est aussi et surtout une histoire réelle et une aventure vécue. Pourquoi les Bonnets rouges ? Et pourquoi en Bretagne ? Qui est réellement la duchesse Anne ? Peut-on parler d’une identité bretonne ? La Bretagne en France :est-elle synonyme d'un destin malheureux ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Joël Cornette pour nous présenter une région aux multiples facettes et nous initier à une histoire qui a l’allure d’une épopée mondiale. L’invité : Joël Cornette (https://www.franceculture.fr/personne/joel-cornette) est historien moderniste, reconnu pour ses travaux et publications sur la France de l'Ancien Régime. Il est surtout LE spécialiste de la Bretagne. En 2015 son Histoire de la Bretagne et des Bretons a reçu le Grand prix d'histoire de l'Académie française. Il vient de publier un ouvrage collectif aux éditions Tallandier : La Bretagne, une aventure mondiale. Dans cet ouvrage collectif, de brillants chercheurs (Olivier Chaline, Jean Kerhervé, Christian Bougeard, Roger Dupuy, Jean-Clément Martin, Éva Guillorel, et la« Bretonne et républicaine » Mona Ozouf), mais aussi Donatien Laurent, ethnologue en quête des traditions orales, sont ici réunis pour nous faire découvrir et partager les secrets d'un territoire original et nous aider à comprendre l'irréductible et forte personnalité de cette singulière Armorique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 13, 201845 min

Thomas More, au delà d'Utopia

Mouvement intellectuel majeur de l’histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce deuxième volet la figure de Thomas More. Personnage le plus souvent “réduit” à son martyr et à son ouvrage Utopia, qui était véritablement le conseiller d’Henri VIII?. Interrogée par Christophe Dickès, Marie Barral-Baron répond aux questions suivantes:- Qui était Thomas More ?- Quelle a été sa contribution à la pensée humaniste ?- On sait qu’il fut très proche d’Erasme. Qu’est ce qui rapprochait et éloignait les deux hommes ?- Quelle fut sa réaction par rapport à la Réforme ?- Dans le contexte religieux très particulier de l’Angleterre, comment a-t-il réagi à la rupture d’Henri VIII avec le pape ?- Pourquoi sa mort a-t-elle donné naissance à une légende ?- Pourquoi la figure de More a-t-elle été récupérée par les marxistes?L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 10, 201821 min

Figures de la Bible

Best-seller intemporel, source inépuisable d’inspiration des arts, tableau poétique souverain, texte le plus commenté au monde, référent et légitimité intellectuels et spirituels majeurs des religions et des sociétés, roman du mystère, poésie des révélations... à la fois chantée et récitée, peinte et imaginée, étudiée et contemplée, la Bible est une galerie de portraits dans laquelle tout homme est à la fois créateur et admirateur. Elle se veut comme la plus universelle histoire du monde. Elle a pour objet Dieu et les hommes, elle est l’histoire d’une symbiose. Par l’étroite union d’une horizontalité : les rapports des hommes entre eux, et d’une verticalité : le lien tissé de Dieu et des hommes, la Bible est comme un roman aux multiples rebondissements et aux personnages pluriels. Raconter 20 figures majeures de l’Ancien et du Nouveau Testament, pour donner l’envie au lecteur de se plonger à nouveau dans le plus grand catéchisme du monde : le pari qu’ont fait Marie Noëlle Thabut et Jean Marie Guénois en publiant un ouvrage co-écrit : Les Grandes figures de la bible, aux Editions Tallandier (https://www.tallandier.com/livre/les-grandes-figures-de-la-bible/). Marie-Noëlle Thabut est interrogée par Mari-Gwenn Carichon.L'invitée: Marie-Noëlle Thabut est bibliste, professeur d'hébreu. Elle travaille pour KTOTV et Radio Notre-Dame. Elle est l'auteur notamment de la série L'intelligence des Ecritures (Artège) et de Aux sources de l'Eglise, lecture des Actes des apôtres (Salvator, 2015). Elle vient de diriger avec Jean-Marie Guénois Les Grandes Figures de la Bible, une co-édition du Figaro et des éditions Tallandier (352 pages, 21€).____________________________________Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 6, 201845 min

La République des Lettres ou le rêve d'un nouvel âge d'or

Mouvement intellectuel majeur de l'histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce premier volet la naissance du mouvement et ses figures principales. Elle avait déjà évoqué la figure incontournable d'Erasme dans une précédente émission. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes:- Qu’appelle-t-on la République des Lettres ?- Est-ce que les sources permettent de dater son apparition ?- Quels sont les personnages-clés, les nœuds de ce réseau qui structurent cette République des Lettres ? -Est-ce que ces humanistes qui s’écrivent se connaissent et se sont déjà rencontrés ?- Comment cette République des Lettres fonctionne-t-elle concrètement ? Comment font ces intellectuels pour s’adresser autant de lettres et d’objets ?- Est-ce que ce groupe de lettrés était suffisamment cohérent pour poursuivre des objectifs communs ? Quels étaient-ils ?- Au delà du XVIe siècle, cette République des lettres a-t-elle des prolongements ?L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française.-------------------------------------Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 4, 201819 min

La Grande Tueuse

Elle a fait plus de morts que la Grande Guerre et peut être même la Deuxième Guerre mondiale réunies. Plus de 500 millions d’êtres humains en furent infectés. C'est pourquoi il s’agit sûrement de la plus grande pandémie que l’Histoire de l’humanité ait connu. Elle fut d’autant plus surprenante qu’elle a été circonscrite dans le temps, la fin de l’année 1918 et le début de l'année 1919. Pourtant, on ne l’évoque pas ou peu dans les livres d’Histoire. Certes, elle est présente dans notre culture générale mais elle ne s’inscrit pas vraiment dans notre mémoire collective comme les grands événements du XXe siècle. Nous ne savons pas trop au fond de quoi nous parlons. Une fois n’est pas coutume, Storiavoce vous propose une émission consacrée à un virus, la fameuse grippe espagnole! Pourquoi d’ailleurs l’avoir qualifié comme telle alors qu’elle toucha L’Alaska et la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud mais aussi la France et donc l’Espagne? Qui fut touché par le virus? Comment la médecine a-t'elle fait face?Enfin, quelles furent les conséquences politiques de ce fléau? Laura Spinney répond à toutes ces questions. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invité: Journaliste, scientifique et romancière, Laura Spinney collabore à de nombreuses revues scientifiques. Elle a notamment publié de nombreux articles dans National Geographic, Nature, The Economist et le Daily Telegraph.________________________________________________Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 29, 201848 min

De la Grèce au classicisme: l'esthétisme chez Maurras.

Admiré par Proust, Malraux, Gide ou encore Apollinaire, l'oeuvre de Charles Maurras est généralement réduite à sa part antisémite. Pourtant, il existe un kaléidoscope Maurras, "des polémiques les plus ignobles aux méditations les plus élevées" (J. L. Barré). Toujours commentée, très rarement lue, son oeuvre vient d'être en partie rééditée dans la collection Bouquins (Robert Laffont). Directeur du projet, Martin Motte, interrogé par Christophe Dickès, présente ici un Maurras peu connu: celui qui, amoureux de l'universalisme grec, développa un esthétisme fait de classicisme dont les racines se forment au pied de l'Acropole. On découvre ainsi un personnage aux multiples facettes: poète métaphysique, philosophe de la relation amoureuse, régionaliste porteur de la nation... L'invité: Martin Motte est directeur d’études à la Section des Sciences historiques et philologiques de l’École pratique des Hautes Études. Spécialiste de géopolitique et de stratégie, il a notamment publié avec Olivier Zajec et Jérôme de Lespinois un manuel de Stratégie: La Mesure de la Force (Tallandier). En 2008, avec le professeur Georges-Henri Soutou, il a dirigé le colloque consacré à la politique étrangère chez Maurras: Entre la vieille Europe et la seule France (Economica, 2009). Il vient de rééditer une partie de l'oeuvre de Maurras dans la collection Bouquins des éditions Robert Laffont sous le titre Charles Maurras: l'avenir de l'intelligence et autres textes (1280 pages, 32€). Un ouvrage préfacé par J. C. Buisson._____________________________Soutenez Storiavoce: https://storiavoce.com/soutenez-storiavoce-en-faisant-un-don/Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 201834 min

Heure et malheur d'une famille juive européenne

Parce que la modernité contemporaine a permis de voyager plus rapidement et de s’installer facilement dans une ville étrangère, il est d’usage de considérer le cosmopolitisme comme un fait spécifique de notre époque. C’est pourtant oublier, qu’à travers les siècles de l’histoire européenne, la noblesse voyageait bien plus qu’on ne le croit. La noblesse n’était pas sédentaire: elle savait s’accommoder des mœurs nationales variés et de tous les pays… Storiavoce vous propose de partir à la découverte d’une de ces grandes familles qui vécut entre Paris et Saint-Pétersbourg. Cette famille a un nom: il s’agit de la grande dynastie russe des barons de Günzburg qui, dans l’Europe des XIXe et XXe siècles, a tenu une place considérable tant d’un point de vue économique que philanthropique, mais aussi artistique et politique dans un empire russe qui, pourtant, ne reconnaissait pas l'égalité des droits. Une famille hétérogène mêlant à la fois rabbin, propriétaire et savant, banquier et aventurier, peintre et même impressario… Historienne, Lorraine de Meaux nous emmène à la découverte de cette dynastie dont le destin se conjugua avec la "grande" Histoire, entre fortune et tragédie, félicité et haine antisémite. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Agrégée et docteur en histoire, Lorraine de Meaux est spécialiste de la Russie. Elle a notamment publié La Russie et la tentation de l'Orient (Fayard, 2010) et comme maître d'ouvrage : Saint-Pétersbourg, Histoire Promenades Anthologie Dictionnaire, (Robert Laffont, « Bouquins », 2003) ; Intelligentsia. Archives inédites du XXe siècle, (avec Véronique Jobert), (Beaux-Arts Editions, 2012) ; et récemment, avec Patrice Gueniffey,Les couples illustres de l’histoire de France, (Perrin-Figaro Histoire), 2017. Elle est enfin l'auteur de Une grande famille russe: les Günzburg, Paris-Saint-Petersbourg XIXe-XXe sc, (Perrin, 400 pages, 27€). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 22, 201841 min

Saint-Simon: une oeuvre pour notre temps?

En ce 22 mai 1825, un cortège funéraire se dirige vers le cimetière du père Lachaise de l'est parisien. L'intimité du convoi laisse difficilement imaginer que l'homme qui vient de s'éteindre illuminera de sa pensée, tout le XIXème siècle français. Olindes Rodriguès, Auguste Comte, Augustin Thierry, Prosper Enfantin entourent le cortège. Ce sont eux qui vont développer la notoriété de leur ami. Le crépuscule de la vie du comte Henri Claude de Saint-Simon entraîne l'aurore et le rayonnement de ses idées, mais également la mise en pratique des méthodes sociales et industrielles issues de ses réflexions. Cette école de pensée sera nommée le Saint-Simonisme. Moins de cent ans plus tard, un peintre belge, Charles Houry, imagine les derniers instants de saint-Simon, comme un triomphe: Saint-Simon est un maître pour l'élite de son temps et... pour toute sa société? Au même moment, Sébastien Charléty, un célèbre historien, membre de l'Institut, président de la Commission supérieure des archives nationales estime suffisamment le cours de ces idées pour en écrire l'histoire. Nous sommes en 1896. Le comte Henri Claude de Saint-Simon, né en 1760, cousin du mémorialiste de la cour de Louis XIV, penseur, économiste, philosophe est bien moins connu de son temps que post mortem. Aujourd'hui, on n'évoque peu Saint-Simon. Un fou? Un exalté? L'idole spirituelle d'un mouvement qui lui échappe ? L'inventeur du socialisme? Et pourtant Saint-Simon est plus qu'un théoricien soutenu et prêché par un collectif d'amis. Il est à l'origine d'une philosophie, le germe d'une conception de la société et du politique, d'une école de pensée. Jean Le Brun le présente au cours de cette émission. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Notre invité: Jean Lebrun est agrégé d'histoire. Il anime La Marche de l'histoire sur France Inter et nous faire re-découvrir le Saint Simonisme en dirigeant une nouvelle édition de l'ouvrage de Sébastien Charléty : Histoire du Saint Simonisme, aux éditions Perrin._____________________Botre site: www.storiavoce.comNotre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 19, 201828 min

Jean sans Terre ou l'éternel mal aimé

La semaine passée, Storiavoce vous proposait de découvrir un personnage assez sombre de l’histoire impériale qui eut un destin cinématographique fameux avec le film Gladiator de Ridley Scott. Dans cette émission, nous allons remonter un peu moins loin dans le temps en nous arrêtant sur un autre personnage dont la mémoire est tout aussi sombre : Jean sans Terre, le roi d’Angleterre. Le personnage est bien connu: parce que nous avons tous vu au moins une interprétation de Robin des Bois. En effet, on recense pas moins de quarante-quatre interprétations du héros de la forêt de Sherwood, le prince des voleurs qui narguait l’autorité du roi Jean en volant aux riches pour redistribuer aux pauvres…Mais, comme souvent, notre vision a été biaisée par le cinéma ou la fameuse fiction animée de Walt Disney. Notre regard n'est-il pas, encore, tributaire d’une vision romantique qui remonte au XIXe siècle? Storiavoce vous propose de laisser de côté le romantisme et de démêler toute la complexité de ce personnage qui fut chef de guerre, politique, administrateur… bref un roi, qui n’a certes pas épargné par les chroniqueurs de son temps, mais dont la faiblesse reste finalement et paradoxalement attachée à la fameuse Charte de 1215, à l’origine de nos démocraties modernes. Frédérique Lachaud lui a consacré une biographie. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invité: Frédérique Lachaud est ancienne élève de l’ENS Paris, agrégée d’histoire et docteur de l’Université d’Oxford. Elle a été maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (1993-2010), puis professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lorraine (Metz) de 2010 à 2017, avant de rejoindre l’Université Paris-Sorbonne en septembre 2017. Elle est Fellow de la Royal Historical Society. Ses recherches portent sur l’histoire des îles Britanniques au Moyen Âge. Après des travaux dans le domaine de l’histoire de la culture matérielle, elle s’intéresse aujourd’hui à l’histoire des systèmes politiques médiévaux (délégation de pouvoir, office) et à la pensée politique, avec une référence particulière à l’Angleterre. Elle vient de publier aux éditions Perrin la première biographie consacrée à Jean sans Terre (450 pages, 24.90€)____________________________________________Notre compte Twitter: twitter.com/StoriavoceNotre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 201847 min

Quand l'Eglise dominait la société médiévale...

Fin de la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la Chrétienté médiévale (Programmes de Cinquième et Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier présente dans ce troisième volet la place de l'Eglise dans la société médiévale. Il répond aux questions suivantes:- Quel était l'ancrage réel de l'Eglise dans la société médiévale?- Comment caractériser l'action de l'Eglise dans la société médiévale? Par quel moyen se manifeste-t'elle?- La prédication et le culte rassemblent de larges foules dans des lieux qui leur sont dédiés : les églises, les cathédrales, parfois les abbayes, autant d’édifices qui, pour nous, aujourd’hui, symbolisent et matérialisent l’importance de l’héritage chrétien dans toute l’Europe. Quand ont-ils été construits ? Et quelles étaient leurs fonctions ? Avaient-ils d’autres fonctions que strictement cultuelles et liturgiques ?- Le clergé est-il aussi le détenteur de toute la culture ?- Mais la religion chrétienne régnait-elle sans partage ? Pour le dire autrement, pouvait-on ne pas être chrétien dans l’Occident médiéval ?- Quel est donc le statut de ceux qui ne sont pas chrétiens, mais qui vivent en Chrétienté ? - Peut-on dire que la société chrétienne s’est construite sur l’exclusion, voire sur la persécution de ses ennemis ? La persécution était-elle un instrument politique? Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets.____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 201824 min

Commode : l'empereur gladiateur, avec Éric Teyssier

Notre représentation de l’histoire est très voir trop souvent liée à des œuvres de fictions. Mais le cinéma, tout comme la littérature, prend des libertés avec notre passé. Tout en respectant un verni historique, le spectateur ou le lecteur est assez rapidement confronté à des raccourcis, des simplifications voire des erreurs historiques. Un des exemples les plus emblématiques de ces vingt dernières années est sans nul doute le personnage de Commode. Nous avons tous en tête l’image de cet empereur, qui dans le film de Ridley Scott Gladiator, défie le Général Maximus Decimus, en trichant dans le fameux cirque romain. Storiavoce vous propose de partir à la découverte de ce personnage énigmatique. Qui était le fils de Marc Aurèle et de Faustine la Jeune? Mais aussi qui était sa sœur Lucilla admirablement interprétée dans le film par Connie Nielsen ? Est-ce que d’ailleurs Maximus a existé, tout comme les conjurations des sénateurs ? Interrogé par Christophe Dickès, Eric Teyssier nous fait découvrir un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire romaine. L'invité: Spécialiste de la Rome antique, Eric Teyssier est maître de conférences à l’université de Nîmes, où il dirige le département d’histoire. Il a publié le livre référence sur les gladiateurs, La Mort en face. Le dossier gladiateurs, ainsi que des biographies particulièrement remarquées : Spartacus et Pompée. Il vient de publier aux éditions Perrin une biographie de Commode (380 pages, 23€).À lire aussi : “Caligula, l’empereur qui voulait être un dieu” : https://bit.ly/3Lbzlwv“Empereurs romains : quand le pouvoir leur monte à la tête” : https://bit.ly/3DqUpgI Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 8, 201852 min

Quand les moines dirigeaient le monde....

Suite de la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée ici à la Chrétienté médiévale (Programmes de Cinquième et Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier présente dans ce second volet le rôle des moines à l'époque médiévale. Ce que Georges Duby a appelé le temps des moines avant le fameux temps des cathédrales. Il répond aux questions suivantes:- Qu'est-ce qu'un moine?- L’un des paradoxes est que ces hommes qui vivent en retrait du monde vont très vite acquérir, en Occident, un poids politique énorme. Pourquoi ?- Peut-on dire que ces hommes dirigeaient le monde?- Quels sont les rapports des moines avec le reste de la société ?Comment expliquer que les moines, en théorie hors du « siècle », aient contribué à la naissance du système féodal ?- Le meilleur exemple de cette insertion des moines dans le système féodal, n’est-il pas celui de Cluny, d’abord simple abbaye, devenue deux siècles après sa fondation en 912 la plus grande congrégation religieuse du monde chrétien ?- Par la suite, les moines clunisiens ont été « corrompus » par l’afflux de richesses et le goût du pouvoir… N’y-a-t-il eu aucune résistance à cette évolution du monachisme ? Une volonté de remettre la spiritualité au centre de la vie monastique ?- Au XIIIe siècle, le monachisme traditionnel semble donc en panne, comme désarmé face aux initiatives d’un laïcat plus éduqué, qui n’a plus de raisons de s’en remettre uniquement aux moines. C’est aussi le moment où des Ordres religieux d’un genre nouveau font leur apparition que l’on appelle les Mendiants. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Et peut-on dire qu’ils ont supplanté les moines ?Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets.____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 201821 min

Napoléon et Les Siens

« Les hommes sont comme des chiffres, ils n'acquièrent de la valeur que par leur position » (Napoléon). Empereur des Français entre 1804 et 1814, chef de guerre remarquable Napoléon Bonaparte semble surplomber avec majesté le terrain diplomatique et le champ militaire européen. Il n'a pourtant jamais agi seul. Fin stratège, Napoléon est également un diplomate clairvoyant. En élevant sa famille au rang de dynastie, en élaborant un vaste système de réseaux aux dimensions politiques, diplomatiques et militaires, il illustre l'idée suivante : le rôle et le pouvoir d'un homme sont profondément dépendants du système auquel il se rattache. Napoléon a créé ce système à sa mesure. On ne peut de facto comprendre le triomphe de Napoléon sans comprendre celui des Bonaparte. La conquête d'un empire ne s'arrête pas sur le champ de bataille mais se confirme dans les Salons européens. Loin des clichés, Vincent Haegele nous présente le système de cette famille hors norme dont le destin a fait basculer l'Europe de ce début du XIXème siècle. Il est interrogé par Marie-Gwen Carichon.L'invité: Ancien élève de l’École Nationale des Chartes Vincent Haegele est conservateur des Bibliothèques de Versailles. Spécialiste de la dynastie napoléonienne, il est connu pour sa biographie des frères de Napoléon et de Murat et pour avoir publié la correspondance intégrale de Napoléon et Joseph Bonaparte. Il revient, dans cette émission sur le thèse de son ouvrage nouvellement paru : Napoléon et les siens, Un système de famille (Perrin, 450 pages, 24.90€).____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 1, 201848 min

Qu'est-ce que la Chrétienté médiévale (avec une majuscule)?

Nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée ici à la Chrétienté médiévale (Programme de Cinquième et de Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier nous donne dans ce premier volet une définition de la Chrétienté médiévale. Un deuxième volet sera consacré au Temps de moines et un troisième à la société médiévale chrétienne. Au cours de ce premier volet, Arnaud Fossier répond aux questions suivantes:- Comment définir la Chrétienté médiévale?- Comment les frontières de la Chrétienté se sont-elles dessinées et comment l'Europe fut christianisée? - La Chrétienté se limite t'elle à l'Europe?- Quel était la relation entre Islam et Chrétienté?- Existe t'il un lien entre civilisation chrétienne et colonisation ou universalisme?- Qu'est-ce que la modernité doit à la Chrétienté médiévale?Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets.____________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 201822 min

L'absolutisme ou le glas de la monarchie?

Après 1789, comme pour mieux traduire la rupture entre le monde d’avant et le monde d’après, les révolutionnaires qualifièrent la monarchie d’ancien régime. Ce n’était pas la première fois que l’on assistait à une volonté de rupture ou de coupure avec le passé : ainsi la Renaissance avait qualifié la période entre la fin de l’Empire romain et le XVIe siècle d’ "âge moyen" et donc de "Moyen-Âge". La Renaissance étant là en quelque sorte pour renouveler son temps. Au XIXe siècle, Tocqueville, pour l’Ancien Régime a montré ce que cette coupure pouvait avoir d’artificiel. Quant à la Renaissance, nous savons depuis quelques décennies que l’époque médiévale en a vécu au moins deux ou trois… Pourtant, les images restent comme gravée dans un marbre idéologique. Pour s’en tenir à l’Ancien Régime, il serait d’abord judicieux de distinguer l’époque des Valois, de celle des Bourbons. En effet, la monarchie bourbonnienne correspond à un nouvel exercice du pouvoir, un pouvoir que l’on a dit absolu. Comment ce pouvoir se caractérise t’il ? Pourquoi, quelques décennies après son apogée va-t-il tomber sous des forces centripètes ? A cet égard, Chateaubriand disait de la journée du 17 juin 1789, le jour où les Etats généraux se transformèrent en une Assemblée nationale souveraine : « C’est une erreur de croire que [la Révolution] a renversé la monarchie : elle n’a fait qu’en disperser les ruines. » Précisément, sans tomber dans l’uchronie, ce pouvoir monarchique aurait-il pu se renouveler ? Une question posée à l'historien moderniste Guy Chaussinand-Nogaret. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Guy Chaussinand-Nogaret est historien, spécialiste de l'histoire des élites au XVIIIe siècle. Directeur d’études honoraire à l’École des hautes études en sciences sociales, il est l’auteur de nombreux ouvrages fondamentaux. Il est bien connu du grand public pour ses nombreux ouvrages sur le XVIIIe siècle français, comme La Noblesse au XVIIIe siècle (prix de l’Académie française 1976) et ses biographies de Mirabeau, Casanova et D'Alembert, une vie d'intellectuel au siècle des Lumières (Fayard, 2007). Il a été lauréat du prix de l’Académie française en 1979 pour La vie quotidienne des Français sous Louis XV et en 2001 pour Le Cardinal Dubois. Il vient de publier aux Editions Vendémiaire: Variations sur l'Ancien Régime (168 pages, 19€)._______________________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 201841 min

Qui a (vraiment) résisté?

"Qui était (vraiment) résistant?" constitue le troisième et dernier volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à la Résistance (Programme de Troisième et de Première). Dans cette émission, l'historien Olivier Wieviorka répond aux questions suivantes:- Possède-t'on des chiffres sur la Résistance?- Y-a t'il des milieux sociaux plus représentés que d'autres?- Existe t'il un déterminisme social dans la Résistance?- Quelle est la place des partis et des institutions dans la Résistance?- Quelle est la place des confessions religieuses?- La résistance est-elle uniquement une affaire de jeunes hommes? Quelle est la place des femmes?L’invité: Membre de l’Institut universitaire de France et professeur des universités à l’Ecole normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka, est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale auxquelles il a consacré plusieurs livres qui font autorité, dont une Histoire du Débarquement et une Histoire de la Résistance. Il a publié avec Jean Lopez Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et co-dirigé une Histoire militaire de la France avec Hervé Drévillon (Perrin-Ministère des Armées)._______________________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 201821 min

Quand un pape nettoyait les écuries d'Augias du Vatican

Pour les catholiques, le nom de saint Pie V est généralement associé à la messe en latin. Pour les autres, ce nom nous renvoie aux pires heures de l’Eglise : à la persécution des juifs, à l’inquisition bien évidemment mais aussi à la croisade. Or l’historien se doit avant tout de se replacer dans une époque. Il ne doit pas juger le passé avec des lunettes anachroniques, mais au contraire comprendre les faits à travers les mentalités et les conceptions du temps. Or si nous nous replaçons précisément dans cette époque du XVIe siècle, nous observons que l’Eglise est à une charnière de son histoire. Elle opère même une mutation majeure grâce à une réforme en profondeur. Pour l’Eglise, cette idée de réforme n’est pas anodine. Il y eut par le passé de nombreuses réformes : que l’on songe à Grégoire le Grand au VIe siècle, à la réforme grégorienne du XIe siècle ou encore à celle du Concile de Latran IV au XIIIe siècle. La réforme vise à retrouver la pureté des origines. Il s’agit de « re » former et de renouer les liens avec les valeurs évangéliques. Dans ce mouvement, le rôle de Pie V au XVIe siècle est essentiel et même historique puisque son empreinte va durer pas moins de quatre siècles… Pourtant, le pontificat n'a duré que six ans. Philippe Verdin o. p. lui consacre un essai historique. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Philippe Verdin est dominicain. Il est l’un des animateurs du site Internet Retraite dans la Ville. Il a publié une douzaine de romans, essais, livres d’entretiens. Il est l'auteur entre autres de Saint Pie V, le pape intempestif paru aux Editions du Cerf (226 pages, 18€.- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 18, 201849 min

Les trois légendes de la Résistance

“Les trois légendes de la Résistance” constitue le deuxième volet de nos [Cours d’Histoire] consacrés à la Résistance (Programme de Troisième et de Première). Dans cette, l’historien Olivier Wieviorka répond aux questions suivantes:- Comment définir le résistant au lendemain de la Guerre? Quel est son statut?- Quelle était la vision gaulliste de la Résistance? Faut-il opposer la vision d’une résistance civile à la vision militaire?- La Résistance était-elle apolitique?- Quelles sont les trois légendes de la Résistance? Comment se sont-elles construites puis déconstruites?- La résistance fut-elle hantée par le sauvetage des juifs?- Quel a été le rôle de l’Eglise? Qui sont les vichyso-résistants?- Comment est-on passé de la mémoire du héros à la mémoire de la victime? A l’ère du soupçon?L’invité: Membre de l’Institut universitaire de France et professeur des universités à l’Ecole normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka, est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale auxquelles il a consacré plusieurs livres qui font autorité, dont une Histoire du Débarquement et une Histoire de la Résistance. Il a publié avec Jean Lopez Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et co-dirigé une Histoire militaire de la France avec Hervé Drévillon (Perrin-Ministère des Armées). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 15, 201822 min

Penser la machine révolutionnaire.

« L'historien le plus méconnu de la Révolution française... » C'est ainsi que François Furet, salue Augustin Cochin dans son ouvrage mémorable : Penser la Révolution française. De son côté, Patrice Gueniffey écrit: « Si un historien fut longtemps ignoré, et pour de mauvaises raisons, c’est bien Augustin Cochin. On peut même dire que l’homme et l’oeuvre seraient tombés dans un oubli complet si François Furet ne les avait tirés du sépulcre où l’historiographie révolutionnaire de la Révolution les avait ensevelis. À l’heure où l’on se gargarise de mots, [...] le retour aux grandes œuvres, originales et puissantes, est toujours comme un bain de Jouvence. » Augustin Cochin, né en 1876, est originaire d'une des plus illustres familles parisiennes de son temps. Considéré comme un historien- sociologue, voire un philosophe, on le connaît surtout, pour sa lecture conceptuelle originale de la Révolution française. Ancien élève de l’École des Chartes il a cherché à comprendre et mettre en lumière, le rôle des sociétés de pensée dans le mécanisme de la Révolution française. Il adopte une démarche historique originale, et soutient une thèse singulière, se distinguant de la pensée universitaire républicaine de son temps et des thèses complotistes chères aux milieux contre-révolutionnaires. Mort en héros à 39 ans, ses écrits, inachevés pour la plupart, n'ont été que peu publiés et étudiés. Mari-Gwenn Carrichon vous propose de redécouvrir ce grand penseur en interrogeant Denis Sureau qui vient de diriger la publication de ses œuvres aux éditions Tallandier. Elles sont préfacées par l'historien Patrice Gueniffey. L'invité : Denis Sureau est théologien, essayiste, journaliste, éditeur. Il dirige la lettre d'informations Chrétiens dans la Cité et a écrit plusieurs ouvrages spirituels, théologiques et philosophiques. Il vient de diriger la publication des travaux d'Augustin Cochin aux éditions Tallandier : La machine révolutionnaire, œuvres, Augustin Cochin (688 pages, 29,90 euros)xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 10, 201842 min

Définir la Résistance

"Comment définir la Résistance" constitue le premier volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à la Résistance (Programme de Troisième et de Première). Dans cette première émission, l'historien Olivier Wieviorka répond aux questions suivantes:- Faut il parler de la Résistance ou des Résistances?- La Résistance se définit-elle par son action, par une pratique ou bien par une idée?- La transgression est-elle la composante essentielle de la Résistance?- Quelle est la différence entre la Résistance organisation et la Résistance mouvement?- Faut-il expliquer ou émouvoir? Sortir du mythe et prendre des "Bastille mémorielles"?- La Résistance doit-elle redouter son historisation?L’invité: Membre de l’Institut universitaire de France et professeur des universités à l’Ecole normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka, est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale auxquelles il a consacré plusieurs livres qui font autorité, dont une Histoire du Débarquement et une Histoire de la Résistance. Il a publié avec Jean Lopez Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et co-dirigé une Histoire militaire de la France avec Hervé Drévillon (Perrin-Ministère des Armées).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 7, 201813 min

Quand les Arabes imaginaient l'Europe.

A la fin du XVIIe siècle, dans son « Dictionnaire universel contenant tout ce qui regarde la connoissance des peuples de l'Orient », Barthélémy d’Herbelot écrivait à l’entrée "Roum" : « C’est le nom que les Arabes et autres orientaux ont donné aux pays et aux peuples que les Romains et ensuite les Grecs et les Turcs ont soumis à leur obéissance » Cependant, le mot de Roum peut avoir une signification plus précise chez les Arabes et désigner un espace géographique plus ou moins restreint. A l’entrée "Afrangiah", d’Herbelot nous dit : « C’est ainsi que les Arabes appellent l’Europe du nom de la nation françoise, qui leur a été plus connue qu’aucune autre, à cause des Guerres d’Egypte et de la Palestine. Afrangi signifie donc non seulement un François, mais encore un Européen ou, comme ils le nomment aussi, un Latin. » A lui seul, ce Dictionnaire universel sur le monde oriental de d’Herbelot prouve la considération que les auteurs arabes anciens et même plus précisément les géographes portaient à l’égard de l’Europe. Storiavoce vous propose aujourd’hui de revenir aux origines des représentations : comment le monde arabo-musulman voyait-il notre vieux continent ? Qui étaient ces auteurs et ces géographes qui, dès le deuxième quart du VIIe siècle, pensaient le monde ? Comment ce regard a t-il évolué ? S’est-il affiné ou au contraire perdu dans des généralités acquises ? Pourquoi aussi représenter l’espace qui nous entoure ? Existe t'il des raisons et des motivations politiques ou bien est-ce simplement le fruit d’une volonté, celle de réunir des connaissances dans un cadre encyclopédique ? C’est que Storiavoce vous propose de découvrir dans cette émission avec l'historien et philologue Jean-Charles Ducène. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes où il enseigne la géographie et les sciences naturelles arabes médiévales, l'historien et philologue Jean-Charles Ducène est aussi un spécialiste de l'Islam. Il est maître de conférence à l'Université Libre de Bruxelles. Il est l'auteur de très nombreux articles scientifiques et du livre L'Europe et les géographes arabes du Moyen-Âge (CNRS Editions, 504 pages, 27€).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 4, 201848 min

Soljénitsyne: du Goulag au prix Nobel / Codex#9

"Avec ses yeux rusés et son sourire formidable, sa stature de géant et sa pugnacité, Soljénitsyne (1918-2008) a surgi des profondeurs de l’U.R.S.S. pour apporter au monde une grande bouffée d’air pur. Ce fils de la révolution était un communiste romantique avant d’expérimenter dans sa chair l’arrestation arbitraire et la dure réalité des camps (1945-1953). C’est là qu’il conquiert sa liberté intérieure, ouvrant les yeux sur l’envers du système. En 1962, il publie Une journée d’Ivan Denissovitch mais se voit bientôt contraint de poursuivre son travail de façon clandestine. Livre après livre, l’écrivain génial déploie une écriture novatrice et une critique de plus en plus radicale du régime, jusqu’à L’Archipel du Goulag en 1973. Sûr de sa mission, il sait que la force du verbe peut ébranler des empires et réveiller des consciences endormies. L’art ne ment pas. Par delà les mots, il dévoile des réalités spirituelles, la dignité de l’homme et la primauté de Dieu. Au terme d’un éprouvant duel avec les autorités soviétiques, Alexandre Issaïevitch est expulsé en 1974. Il s’exile en Suisse puis aux États-Unis où il se consacre à la rédaction de La Roue rouge qui sonde les origines du drame russe. Très critique envers l’Occident consumériste, Soljénitsyne n’a pas peur de porter une parole de contradiction, sans compromission avec la vérité. Une oeuvre savoureuse, subtile et stimulante qui jaillit des entrailles mêmes de la vie". Dans cet entretien, Priscille de Lassus, rédactrice en chef de la revue Codex, nous présente le dernier numéro trimestriel consacré à Soljéntsyne. Elle répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 1, 201828 min

La prison d'un roi, le tombeau d'une famille

Dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand écrivait: « La monarchie des Capet finissait par une scène de château du Moyen Âge; les rois du passé avaient remonté dans leurs siècles pour mourir. » Longtemps fantasmé et imaginé, il est difficile de démêler le vrai du faux au sujet de l’enfermement de la famille royale au Temple. Et pourtant, ce drame est un bouleversement dont les échos dépassent largement les murs de la prison et dont la réalité ne peut être appréhendée qu'au sein d'un organisme plus vaste : celui de la Révolution française. Après avoir été déchu, le roi fut incarcéré avec ses proches : son épouse, la reine Marie-Antoinette, sa sœur Madame Élisabeth ainsi que sa fille, Madame Royale, et le jeune dauphin Louis-Charles, le 13 août 1792. Le Temple devint la prison royale et du même coup le témoin de la fin d'une dynastie et d'une monarchie. Derrière ces murs épais : le mystère de la souffrance des derniers jours, l'effacement silencieux et discret de ceux qui régnaient encore quelques mois auparavant sur le trône de France. Le Temple fut il simplement une prison lugubre ou un élément déterminant dans le déroulé des événements révolutionnaires? Décor ou acteur de l'histoire ? Objet de littérature ou pierre angulaire de l'architecture révolutionnaire ? Comment pouvons-nous aujourd'hui, et à partir de quelles archives, interroger le quotidien d'une prison pour comprendre l'inédit d'une Révolution ? Charles-Éloi Vial répond à toutes ces questions dans un entretien mené par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur : Diplômé de l’École Nationale des Chartes et de l'Université Paris-Sorbonne, Charles-Éloi Vial est conservateur à la Bibliothèque nationale de France au département des Manuscrits (XVIII-XIX ème siècle) et secrétaire général de l'Institut Napoléon. Il est spécialiste de l'histoire des monarchies européennes du début du XIXème siècle. Il s'est notamment rendu célèbre avec son ouvrage Les derniers feux de la monarchie : la cour au siècle des révolutions et sa biographie sur Marie-Louise (couronnée par le prix premier empire de la fondation Napoléon). Après avoir écrit certains ouvrages et articles de référence, et participé à de nombreux colloques et expositions, il publie aujourd'hui La famille royale au Temple, Le remords de la Révolution, aux éditions Perrin (500 pages, 25 euros).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 27, 201842 min

L'art d'aimer d'Ovide

L'art d'aimer d'Ovide n'est pas un livre comme les autres. En effet, l'auteur offre à ses lecteurs un ars de la séduction qui reste d'une profonde actualité. Pourtant, Ovide était avant tout un homme du droit puisqu'il fut juge. Mais sa carrière ne le passionne guère. Il consacre son temps de l'otium à l'écriture. L'art d'aimer est une de ses oeuvres les plus connues. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous la présente. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes:- Qui était Ovide?- Qu'est-ce que l'Otium à l'époque antique?- Quel a été sa vie conjugale et amoureuse?- Pourquoi a t'il été assigné à résidence par Auguste?- Son oeuvre était-elle dérangeante pour l'époque?- Existe t'il un art de séduire chez Ovide?- Quelle est la place de la femme dans son oeuvre?Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. L'Art d'aimer est disponible dans une édition des Belles Lettres intitulée de l'amour et comprenant aussi Les Amours et Les remèdes de l'Amour.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 24, 201821 min

Le sous-marin d'Alexandre - La mer au Moyen-Âge

Au XIIe siècle, dans le Roman d’Alexandre, un chroniqueur mettait en scène l’ancien roi de Macédoine, prêt à explorer les fonds marins. A cette époque, Alexandre le Grand bénéficiait d’une grande popularité: il était le héros de nombreuses fictions médiévales relatant autant son parcours que ses conquêtes orientales. La figure du chevalier vertueux mais aussi belliqueux. Si bien que le monde connu, c’est-à-dire le monde terrestre, le monde horizontal, n’avait plus de secret pour lui. Il s’agissait donc désormais de transgresser les espaces par une descente cette fois verticale, vers le fond des mers. Alexandre est ainsi représenté dans ce que nous appellerions un bathyscaphe ou un sous-marin aux parois translucides. Mais quand nos yeux contemporains pourraient voir en lui une sorte de préfiguration de Jules Verne, le regard médiéval considérait lui que la curiosité était aussi un moyen de réfléchir sur soi-même, la possibilité d’acquérir autant le savoir que la sagesse. Alexandre, dans son sous marin translucide éclairait le milieu qui l’entourait mais, personnage d’exception, il était par ailleurs le seul capable de discerner la réalité de ce nouveau monde… Storiavoce vous propose de découvrir comment la mer était perçue à l’époque médiévale. Présente dès les premières pages de la Genèse, elle est un espace central dans la géographie et dans l’économie de cette époque. Mais elle reste aussi un univers fantasmé avec ses monstres, ses mystères et ses secrets… tant et si bien qu’elle devient un personnage incontournable de la littérature médiévale. Le groupe de chercheurs en Histoire médiévale Questes s'est penché sur ces perceptions, ces représentations mais aussi sur la réalité du monde maritime dans Le Bathyscaphe d'Alexandre. Pauline Guéna, un des auteurs de l'ouvrage, répond ici aux questions de Christophe Dickès.L’invitée: doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 20, 201847 min

Tacite était-il un romancier inavoué?

Pendant des siècles, Tacite a été considéré comme le plus grand historien de l'époque romaine. Si bien que la perfection littéraire de son oeuvre a fait passer celle de Suétone et de ses Douze Césars comme bien fade. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous explique comment Tacite et ses fameuses Annales sont aujourd'hui reconsidérés par les historiens. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes:- Qui était Cornélius Tacite?- D'où vient le titre des Annales?- En quoi Tacite reste t'il un des plus grands historiens de l'Antiquité?- Existe t'il une part de dramaturgie dans l'oeuvre de Tacite?- En quoi la mort d'Agrippine est un exemple d'une mise en scène théâtrale?- A t'il favorisé la beauté du texte au détriment des faits?Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Les émissions avec Virginie Girod sont accessibles ICI. L’édition des Annales est disponible aux Belles Lettres.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez-nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 17, 201815 min

Vrais escrocs et faux Napoléon

Depuis les débuts de Storiavoce, nous nous employons entre autres choses à expliquer les permanences de l’Histoire. Par exemple, nous avons reçu à ce micro la jeune historienne Pauline Guéna du groupe Actuel Moyen Age qui vise précisément à révéler ces permanences entre l’histoire médiévale et notre époque contemporaine, dans le but évident de sortir la période des clichés habituels dont elle pâtit. Nous souhaiterions aujourd’hui emprunter le même chemin mais à travers un exemple plus récent: celui de Napoléon. Depuis le développement des réseaux sociaux, l’information sur Internet a produit un phénomène nouveau que l’on appelle communément les fakenews. Or, les années 1815 et suivantes eurent aussi leur lot de fausses informations et surtout de vrais escrocs. Storiavoce vous propose aujourd’hui de partir à la découverte de ces Faux Napoléon qui, dans les mois suivants l’exil à Sainte-Hélène, apparurent dans la France de la Restauration. Qui furent d’abord ces hommes qui se firent passer pour l’ancien empereur ? Comment expliquer la crédulité de la population à leur égard ? Surtout, que va faire le nouveau régime face à ce phénomène ? Et enfin, comment interpréter ce phénomène afin de mieux saisir la réalité politique et sociologique de la Restauration, c’est ce que nous propose de voir l'historienne Nathalie Pigault. Elle est interrogée par Christophe Dickès.______________________________________L'invité: Historienne de formation, ancienne élève de l'université Paris IV-Sorbonne, Nathalie Pigault est aussi diplômée de Sciences politique. Elle est l'auteur du livre Les Faux Napoléon 1815-1823, préface de Jean Tulard, CNRS Editions (237 pages, 20€).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 12, 201845 min

Suétone ou l'art du biographe

A l'ombre du grand Tacite, Suétone et ses douze Césars ont longtemps était déconsidérés par la critique. Depuis plusieurs années maintenant, l'historien est réhabilité et bénéficie d'un regard renouvelé. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous explique comment les historiens ont su retrouver dans les Douze Césars une source incomparable. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes:- Qui était Caius Suétonius Tranquillus? Quel fut son parcours à Rome?- En quoi ses écrits différents-il de ceux de Tacite?- Quelle fut la méthode de travail de Suétone?- Pourquoi a t'on tant attendu avant de poser un regard nouveau sur les textes de Suétone?- Quelle est la place de la superstition dans son oeuvre et chez le personnage?- Quel est l'apport essentiel de son oeuvre?------------------------------Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l'impératrice Théodora.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 10, 201820 min

Massacre à la Romaine

A la fin de l’année 43 avant Jésus Christ, en entrant dans Rome, les triumvirs Octave, Marc-Antoine et Lépide édictèrent une proscription qui inaugura l’exécution de centaines de citoyens romains. A cette époque, le fameux Cicéron dont le nom fut inscrit très tôt sur les listes de condamnés à mort, ne résidait pas à Rome. Après avoir échappé à ses poursuivants, il fut finalement trahi et égorgé. Sa main coupée fut envoyée à Marc-Antoine, tout comme sa tête qui fut exposée avec toutes les autres sur le forum, là même où Cicéron avait prononcé des discours dont plusieurs Philippiques. La proscription de 43 fait partie de ce qu’on appelle les massacres de la République. Un mot anachronique puisque issu de l’ancien français, il ne prend tout son sens que bien plus tard, pendant les Guerres de religion de la France du XVIe siècle. D’ailleurs, ce sont Machiavel mais aussi Nietzsche qui ont sollicité l’expérience romaine afin "d’élaborer leurs réflexions sur la férocité, source d’une énergie conquérante, stimulée par la nécessité… " Qu’ils soient réalisés dans le cadre d’un conflit militaire ou d’une guerre civile, ces moments de férocité offrent les mêmes spectacles de désolation, de trahison, de délation parfois, de peur, jusqu’à l’horreur parfois. Avec l'historienne Nathalie Barrandon, Storiavoce vous propose de découvrir comment l’histoire se construit aussi dans la violence à une époque bien particulière, celle de la République romaine. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invité: Maître de conférences en histoire romaine à l'université de Nantes et membre du CRHIA, Nathalie Barrandon est spécialiste de la République romaine. Elle a publié plusieurs livres sur le gouvernement de l'Empire romain, dont De la pacification à l'intégration des Hispaniques (133-27 a.C.) en 2011. Elle étudie également la vie politique au dernier siècle de la République romaine, entre crises politiques et guerres civiles. Elle travaille actuellement sur la transgression en temps de guerre. Elle est l'auteur du livre Les massacres de la République romaines (Fayard).xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 3, 201849 min

Nicolas II: journal intime d'un condamné.

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, vers trois heures du matin, le tsar Nicolas II, son jeune fils Alexis et l'ensemble de la famille impériale sont assasinés sauvagement au sous-sol de la maison Ipatiev, dans la ville d'Iekaterinbourg en Russie orientale. Leurs corps sont ensuite transportés, démembrés, brûlés et passés à l'acide pour être finalement ensevelis, pour une partie dans un puit de mine et pour l'autre dans la forêt... "Le monde ne saura jamais ce que nous avons fait d'eux" se vanta le camarade Voïkov, du groupe des Tchékistes chargés par Moscou d'exécuter les Romanov. Cent ans après les événements, les éditions Perrin rééditent le Journal intime de Nicolas II (Décembre 1016-Juillet 1918). Présenté et annoté par Jean- Christophe Buisson, ce témoignage révèle un personnage étonnamment détaché des bouleversements qui touchent la Russie. I est interrogé par Christophe Dickès. A noter que, parallèlement, les éditions des Syrtes ont publié "Ils ont tué le tsar, les bourreaux racontent". Présenté par Nicolas Ross, ce livre restitue le témoignage l'intégralité des assassins de la famille impériale.Notre invité: Journaliste et historien, Jean-Christophe Buisson est rédacteur en chef du service culture du Figaro magazine. Il présente depuis 2016 l'émission Historiquement show sur la chaîne Histoire (Groupe TF1). Spécialiste du monde slave, il a publié plusieurs ouvrages sur le sujet dont une histoire de Belgrade et une biographie de Mihailovic, 1893-1946, héros trahi par les Alliés (Perrin, 1999) qui a été primé par l'Académie française et l'Académie des Sciences morales et politiques. Il est venu au micro de Storiavoce évoquer l'année 1917 et vient de publier chez Perrin Le journal intime de Nicolas II.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 3, 201837 min

Vivre ensemble al-Andalus

Dans sa dernière livraison trimestrielle #8, la revue Codex enquête sur al-Andalus. On les nomme mozarabes (chrétiens arabisés) ou mullawadun (converti à l’islam). Ils sont Arabes, Berbères ou Hispano-Wisigoths, juifs, chrétiens, musulmans, hommes libres ou esclaves... Ensemble, ils façonnent l’Espagne musulmane médiévale: une mosaïque ethnique et religieuse qui vit sous la loi de l’islam. Al-Andalus est d'abord une société hiérarchisée qu'animent des critères hérités de l’Antiquité. Au sommet de la hiérarchie, on trouve les « vieux musulmans » (les hommes libres de l’Antiquité), ensuite viennent les convertis à l’islam (les affranchis), en bas de l’échelle, il y a les chrétiens et les juifs, les « protégés », et, enfin, les esclaves. Cette diversité est une source de rencontres et échanges, mais elle est aussi une source de conflits et de violences.Contrairement à ce que l’on imagine, le centre de gravité de la société andalouse, n'est pas le Nord chrétien mais l’Orient. Au temps du califat, Bagdad est la référence des élites andalouses. Et pourtant, vue des capitales arabes, al-Andalus n’est qu’une périphérie, une lointaine « province », dont la diversité inquiète et l’orthodoxie interroge. Enfin, al-Andalus n'est pas un bloc mais une réalité mouvante dans l’espace comme dans le temps. Pendant les huit siècles que dure la présence musulmane en Espagne, al-Andalus reste un territoire disputé qui se dilate puis se rétrécit au fil des guerres civiles fratricides et des avancées ou des reculs des troupes chrétiennes. Seul le califat omeyyade parvient, pendant à peine un siècle, à imposer un modèle unitaire. Dans cet entretien, Priscille de Lassus, rédactrice en chef de la revue, répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 9, 201824 min

Des Gaulois au Sénat romain?!....

“L’empereur romain: pouvoirs et puissance” constitue la deuxième série de nos cours d’Histoire antique (programme de 6è: “Rome : du mythe à l’histoire” & “L’Empire romain dans le monde antique”). Dans ce troisième et dernier volet, l’historien Dimitri Tilloi d’Ambrosi présnete la table claudienne, réponse au Conseil des Trois Gaules lui demandant d'ouvrir les magistratures ainsi que le Sénat romain aux notables de la Gaule chevelue. Interrogé par Christophe Dickès, Dimitri Tilloi d'Ambrosi répond aux questions suivantes:- Qui est l’empereur Claude ?- Qu’est-ce qu'on appelle la table claudienne ?- Qui est concerné par ce discours ?- Que peut-on dire de la Gaule romaine à l’époque de Claude ?- Pourquoi ce discours est-il important ?Spécialiste de l’Antiquité, Dimitri Tilloi-D’Ambrosi est chargé de cours à l’université Lyon III. Ses recherches portent sur l’alimentation, la diététique et la médecine à l’époque romaine. Il vient de publier aux éditions Arkhé: L’Empire romain par le menu.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 5, 201816 min

L'Edit de Nantes: un édit de tolérance?

L'Edit de Nantes: un édit de tolérance? by Storiavoce Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 2, 201815 min

Vercingétorix: la force et le verbe

En son temps, Jules César plaça le personnage au centre de son œuvre de propagande La Guerre des Gaules. Bien des siècles plus tard, sous le Second Empire puis sous la Troisième République, il devînt une sorte de héros national à l’heure où pourtant la nation n’existait pas encore. Au centre de nombreuses hagiographies, le nom de Vercingétorix nous apparaît comme un nom de légende qui, jusqu’à nos jours, donne aux défaites françaises une forme de noblesse et de grandeur. Pourtant, pendant des siècles, le vaincu d’Alésia ne fut guère au centre de l’attention, bien au contraire. En effet, le caractère légendaire du célèbre Arverne est né dans les têtes romantiques du XIXe siècle. Or le romantisme, fut-il révolutionnaire, fut-il nationaliste ou bien encore les deux, n’est pas l’histoire. Storiavoce vous propose de revenir à une réalité plus prosaïque : qui fut Vercingétorix, fils de roi ? Dans quelle société a-t-il vécu ? Quels étaient ses rapports avec le monde romain et, tout particulièrement, avec Jules César dont il fut un temps l’otage? Comment enfin naquit la rébellion des Gaules ? D’ailleurs, faut-il parler des Gaules ou bien de la Gaule ? Autant de questions auxquels l'historien Jean-Louis Brunaux répond. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d'archéologie de l'ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, à Gournay-sur-Aronde, Saint-Maur, La Chaussée-Tirancourt et Montmartin. Jean-Louis Brunaux a rédigé plusieurs monographies sur les résultats de ses recherches archéologiques et des ouvrages de synthèse. Il est l'auteur d'une monographie consacrée à Alésia (Gallimard, 2012) et il vient de publier Vercingétorix dans la collection biographies de chez Gallimard.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 28, 201847 min

Comment gérer un empire?

"L'empereur romain: pouvoirs et puissance" constitue la deuxième série de nos cours d'Histoire antique (programme de 6è: "Rome : du mythe à l'histoire" & "L'Empire romain dans le monde antique"). Dans ce deuxième, l'historien Dimitri Tilloi d'Ambrosi traite de l'organisation de l'Empire durant la période du Haut-Empire. Il répond aux questions suivantes:- Comment l'empire est-il organisé de façon générale?- Quel est le rôle joué par les gouverneurs?- Quels sont les différents types de cités qui existent?- Comment les cités sont-elles administrées?- Comment l'empire est-il protégé?- La domination de Rome est-elle bien acceptée?Spécialiste de l’Antiquité, Dimitri Tilloi-D’Ambrosi est chargé de cours à l’université Lyon III. Ses recherches portent sur l’alimentation, la diététique et la médecine à l’époque romaine. Il vient de publier aux éditions Arkhé: L’Empire romain par le menu.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 24, 201818 min

La nuit maudite de la Saint-Barthélemy

La nuit de la Saint-Barthelémy constitue le deuxième volet de la série de nos Cours d'Histoire consacrés aux Guerres de religion (Collège, programme de 5ème). Dans cette émission, l’historien Hugues Daussy décrit la nuit du 24 août 1572, ses origines et ses conséquences. Surtout, il présente les différentes courants historiographiques qui ont souhaité expliquer cet événement majeur des guerres de religion. Il répond aux questions suivantes:- Que s’est-il passé le 24 août 1572 ?- Pourquoi ce massacre peut-il sembler déconcertant si on le replace dans le contexte chronologique étroit des premiers mois de l’année 1572 ?- Ce massacre a donné naissance, dans l’historiographie et ensuite dans la littérature, à une véritable légende noire. Pourtant cette légende noire possède un fond romanesque... D'où vient cette légende?- Si cette version des faits ne reflète pas la réalité, que s’est-il réellement passé ?- Quelles ont été les hypothèses sur lesquelles ont travaillé les historiens ?- Quelles ont été les conséquences immédiates du massacre parisien ?- A court terme, quelle réaction le massacre a-t-elle suscité dans le camp protestant ?- En quoi peut-on considérer que cet événement dramatique a-t-il marqué un tournant dans l’histoire des guerres de religion ?Notre professeur d’Histoire: Hugues Daussy est un historien moderniste, spécialisé dans l’histoire politique du protestantisme. Il est actuellement professeur à l’Université de Franche-Comté, membre honoraire de l’Institut de France, président de la Société Henri IV et président de la Société Française d’Etude du Seizième Siècle. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le parti huguenot. Chronique d’une désillusion (1557-1572) (Genève, Droz, 2014) qui a reçu le prix Chateaubriand 2014.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 20, 201815 min