
ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
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L'informatique quantique au chevet du climat !
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre et, aujourd'hui, je vais vous expliquer comment l'informatique quantique pourrait se révéler un allié extrêmement précieux dans la prévention contre les aléas climatiques. Au mois de juillet dernier, la startup française Pasqal, spécialisée dans l'informatique quantique, concluait un partenariat de grande ampleur avec BASF. Le but, indique alors la jeune pousse française, est d'aider le groupe allemand à prédire les tendances météorologiques. Pour ce faire, la société entend mettre à contribution ses processeurs quantiques d'atomes neutres pour simplifier les simulations informatiques de BASF. L'enjeu est de taille pour le géant de la chimie : grâce à l'informatique quantique, ce dernier espère en effet améliorer ses modèles météorologique pour simuler les rendements et les stades de croissance des cultures avec davantage de précision, mais aussi pour prévoir plus efficacement les dérives pouvant subvenir lors de l'application de produits phytosanitaires par exemple. Avant d'aller plus loin sur ce sujet, peut-être avez-vous besoin d'une petite piqure de rappel sur ce qu'est l'informatique quantique. Pour faire simple, disons que l'informatique quantique exploite le comportement étrange que les scientifiques observent depuis des décennies à l'échelle de l'infiniment petit, où les lois classiques de la physique cessent de s'appliquer. Si le monde quantique nous est en grande partie inconnu, nous savons en revanche que les particules quantiques qui le peuplent ont un immense potentiel en ce qui concerne le traitement d'énormes quantités d'informations. C'est bien simple, réussir à maîtriser ces particules dans un ordinateur quantique déboucherait, selon les spécialistes du secteur, sur une explosion de la puissance de calcul, une chose vous l'imaginez bien utile dans de nombreux domaines nécessitant des calculs complexes... Et oui, vous me voyez venir : la modélisation du climat fait partie des applications possibles pour l'informatique quantique, au même titre que la découverte de nouveaux médicaments, l'optimisation financière ou encore la logistique. Si le partenariat entre Pasqal et BASF promet des avancées immenses dans le domaine de la science, celles-ci ne seront toutefois pas immédiates. Reste qu'il y a là un grand boulevard dans ce domaine pour les deux sociétés, puisque seuls 5% des investissements mondiaux en calcul haute performance sont aujourd'hui consacrés à la modélisation météorologique. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcasts favorites.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi le prochain USB-C va exploser vos débits
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast de ZDNet, qui, après un peu plus d’un mois d’absence, revient pour une nouvelle saison. Je m’appelle Clarisse Treilles et aujourd’hui, je vous explique pourquoi le futur de l'USB-C va doubler votre capacité à transférer des données. Accrochez vous, c'est pas simple. Le groupe industriel chargé du développement du protocole USB vient d'annoncer la version 2.0 de l'USB 4. Oui, la seconde version de la quatrième version de la norme de transfert USB. Bon, pour tenter de mieux vous expliquer, sachez que l'USB 4, c'est grosso modo l'USB-C, c'est-à-dire le nouveau port USB, avec un embout ovale. Apparu en 2019, il peut être utilisé dans n'importe quel sens. A contrario, l'USB ne fonctionnait jusqu'alors que dans un sens, ce qui a d'ailleurs provoqué pas mal d'accidents. Et cette version 2 contient une sacrée promesse. En effet, cette nouvelle spécification doit permettre de doubler la vitesse de transmission des informations. Actuellement, la limite maximale de transmission des données avec un port USB-C est de 40 Gigabit par seconde. La nouvelle version doit permettre d'atteindre 80 Gigabit par seconde. Comment ? En utilisant des câbles actifs en lieu et place de câbles passifs. A noter aussi que cette seconde version de l'USB 4 est compatible avec la version 1, ce qui est plutôt attendu, mais aussi avec les versions USB 3.2, USB 2.0 et Thunderbolt 3. Mais bien sûr ces performances ne seront pas tout de suite sur vos bureaux et dans vos poches. Car il appartient désormais aux fabricants de smartphones, d'ordinateurs portables, ... et de câbles USB de mettre en œuvre la technologie. D'ailleurs fort opportunément, les promoteurs de l'USB 4 version 2 n'ont pas encore indiqué quand les premiers produits équipés de cette technologie seront disponibles. Il est toutefois prévu que pour bien distinguer l'USB 4 version 2 de la première version une mention "USB 80 Gbps" soit inscrite sur les câbles et les produits équipés de cette nouvelle technologie. Cette évolution renforce l'importance de l'USB dans le domaine de la connectique. Car déjà l'Europe a décidé d'en faire un port standard pour l'ensemble du matériel électronique. En mai dernier, l'agence Bloomberg rapportait qu'Apple testait ses futurs modèles d'iPhone avec des ports USB-C en lieu et place des classiques ports Lightning de la marque à la pomme. Mais il est peu probable que l'iPhone 14, qui doit être annoncé par Apple ce mercredi, embarque un port USB-C. Un iPhone équipé de l'USB-C pourrait arriver au plus tôt en 2023, soit un an avant que l'Europe ne l'exige de manière concrète. Rien n'est moins sûr cependant parce qu'Apple pourrait aussi proposer uniPhone sans port de charge, uniquement avec un système de recharge sans fil. Et voila, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr, et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les premiers élus de la cryptographie post quantique
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis ADAM et aujourd’hui, je vais vous expliquer comment les États Unis entendent définir les normes de la cryptographie post quantique. L’institut américain des standards technologiques, le NIST, a annoncé cette semaine les quatre premiers algorithmes de cryptographie post quantique sélectionnés par ses soins. Pour ceux qui ne comprennent pas tous les enjeux, je vous renvoie à un précédent podcast et à nos articles sur les défis de la cryptographie post quantique. Cette annonce du NIST est l’aboutissement d’un challenge initié en 2016. L’institut a invité les spécialistes de la cryptographie à proposer de nouveaux algorithmes de chiffrement conçu pour résister aux attaques menées à l’aide d’un ordinateur quantique. A chaque round, les algorithmes candidats ont été soumis à des tests visant à éprouver leur fiabilité face aux attaques. Après plusieurs années d’échange, le NIST dévoile une première série de quatre algorithmes : pour le chiffrement général, l’institut a ainsi sélectionné un algorithme baptisé CRYSTALS Kyber. Pour les signatures électronique, le Nist a retenu trois algorithmes : CRYSTALS Dilithium, FALCON et SPHINX Plus. Ces quatre algorithmes feront donc partie de la norme en cours d’élaboration par l’institut américain des standards visant à proposer des outils de chiffrement post quantique. Celle ci devrait être finalisée en 2024. Et d’autres viendront : le NIST indique ainsi que quatre autres algorithmes sont actuellement à l’étude pour se faire une place au sein de la norme américaine. Plusieurs entreprises, comme Cloudflare ou Amazon, ont déjà commencé à travailler sur des produits expérimentaux reposant sur ces nouveaux outils. Et le NIST invite les experts en sécurité à se pencher sur ces propositions et à les tester. Mais l’institut rappelle qu’ils ne sont pas encore finalisés. Il serait donc hasardeux de les utiliser dans des systèmes en production. Une certaine prudence s’impose donc, même à l’égard des algorithmes sélectionnés par les États Unis. Dans une note publiée en début d’année, l’agence française de cybersécurité a rappelé sa position sur le sujet. Si les outils proposés par le NIST peuvent être tentants, l’agence rappelle que le domaine de la cryptographie post quantique est encore jeune. Et donc qu’un algorithme sélectionné par le NIST aujourd’hui pourrait bien être finalement écarté dans quelques années. Mais ils sont une excellente occasion pour tester ces nouveaux types d’algorithmes et anticiper les difficultés à venir pour la transition qui s’annonce. Et voila, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr. Mais n’attendez pas de nouvel épisode du ZD Tech lundi prochain, c'était le dernier de la saison. Merci beaucoup de nous avoir écoutés, on espère que vous avez apprécié, et rendez-vous en septembre pour la suite ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Metaverse : ne vous inquiétez pas, la police est déjà sur place
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique que la police officie déjà sur le metaverse, et ce alors que oui, le metaverse, nul ne sait ce qu'il en est pour l'instant. Ce sont des nouvelles bien étranges qui nous parviennent à l'instant du Brésil. Une opération de police se serait déroulée dans le métaverse, où encore métavers, c'est selon. Une opération de grande ampleur, nommée Opération 404, oui, on parle bien de suppression de pages web, qui a impliqué selon les autorités brésiliennes la fermeture de 324 sites hébergés dans ce pays, mais aussi au Royaume-Uni et aux États-Unis. Oui, il s'agit en fait d'une opération de lutte contre les diffuseurs de contenus protégés par les droits d'auteur, et ce via des plateformes de streaming vidéo et musicales. C'est la première fois que des enquêtes en lignes se déroulent dans le métavers" claironnent les autorités brésiliennes. Donc là, avant d'aller plus loin, vous me demandez forcément qu'est ce que c'est que cette histoire de metaverse ? Et bien sachez que le metaverse est un monde virtuel numérique. Une des premières expérience concrète date de 25003 avec la création de du jeu en ligne massivement multijoueur « Second Life ». Il permettait à ses utilisateurs d'incarner des personnages virtuels. Et avec la démocratisation de la technologie de réalité virtuelle et la popularité des univers virtuels comme Fortnite ou Roblox, le concept de metavers renaît ces derniers mois. Facebook a d'ailleurs été renommé Meta en octobre dernier avec pour objectif d'aller dans la direction du metaverse. Bref, le metaverse est à la mode, et il est donc bien compréhensible que la police s'en préoccupe. Sauf que là, à l'étude de l'affaire, il semble bien que les autorités utilisent ce concept de metaverse pour médiatiser leur action. Car au fond, de quoi parle t-on ici ? La fameuse opération 404 est une très classique opération de suppression de contenu en ligne et de blocage de plateforme de diffusion. D'ailleurs, l'opération 404 en est désormais à sa quatrième mouture, la première ayant débuté en 2019. Et l'enjeu de ces opérations est très clair : lutter contre le piratage de contenu en ligne. Mais d'où vient alors cette folle idée d'enquête dans le metavers ? Et bien selon un communiqué des autorités brésiliennes, les pirates créaient des événements sur des plateformes de jeu comme Roblox pour commercialiser leurs services et inviter les personnes intéressées sur leurs plateformes vidéo. Bref, il s'agirait de publicité dans des jeux en ligne. Voilà, c'est un peu maigre, vous en conviendrez.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Quand le bug bounty tourne mal
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis ADAM et aujourd’hui, je vais vous expliquer comment les programmes de bug bounty peuvent parfois mal tourner. Nous avons déjà parlé des bug bounty. Ces programmes permettent à des chercheurs en sécurité de signaler des vulnérabilités informatiques à des entreprises contre des primes, qui peuvent parfois atteindre des sommes importantes. Sur le papier, c’est une excellente idée : cela permet aux entreprises de corriger les vulnérabilités, et aux chercheurs indépendants de se faire payer. Malheureusement, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Il y a tout d’abord les questions épineuses liées à ce qu’on appelle « le scope », c’est à dire le champ d’application du programme de bug bounty. Lorsqu’une entreprise décide de lancer un bug bounty, elle tente bien souvent de cadrer les choses. Elle annonce que les primes ne sont versées que pour certaines de ses applications ou services, ou encore que certain types de failles ne donnent pas lieu à une rémunération. Et l’interprétation de ce cadre peut parfois conduire à des déconvenues. C’est la mésaventure qu’un chercheur en sécurité a rencontré en 2019, après avoir signalé des failles dans l’application Steam édité par la société Valve. Le chercheur avait décelé une faille permettant une élévation de privilège au travers de Steam. Il a donc tenté de signaler cette faille au travers du programme de bug bounty de Valve, géré à l’époque par la société américaine leader du secteur, HackerOne. Simplement Valve n’avait pas prévu de payer pour ce type de vulnérabilité. Sans avoir réussi à convaincre la société de la gravité de la faille, le chercheur a donc choisi de la dévoiler en public, sans que celle ci ne soit corrigée en amont par la société. En réponse, Valve a banni le chercheur, provoquant un petit scandale dans la communauté de la sécurité informatique. Et Valve a finalement fait amende honorable : en réintégrant le chercheur à son programme, en corrigeant les failles découvertes et en modifiant le champ d’application de son bug bounty. Mais ça aurait pu être pire. Parfois les bug bounty sont utilisés pour dissimuler de vraies attaques. C’est plus ou moins ce qu’a tenté de faire l’ex responsable de la sécurité d’Uber en 2016. A l’époque, deux cybercriminels parviennent à accéder aux données de 57 millions de conducteurs et de passagers utilisant l’application. Une mauvaise nouvelle pour le tout nouveau directeur sécurité du groupe. Mais celui ci a une idée. Il entre en contact avec les cybercriminels et leur propose d’acheter leur silence contre une prime de 100 000 dollars en bitcoin. Un détournement des programmes de bug bounty de l’entreprise, qui lui a coûté son poste et des ennuis sérieux avec la justice. Mais la méthode a fait des émules : parmi les nombreux services de finance décentralisée qui se sont fait pirater au cours des derniers mois, certains n’hésitent pas à proposer une prime à l’attaquant si celui ci accepte de restituer les fonds volés. On l’a vu chez Akropolis, mais aussi chez Wormhole, ou encore chez QuBit Finance. Et voila, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr, et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comment les données personnelles de plus d'un milliard de personnes ont été mises en vente sur le dark web
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique comment les données personnelles de plus d'un milliard de personnes ont été mises en vente sur le dark web. Des noms, des adresses, des numéros de carte d'identité et des numéros de téléphone portable... Des informations personnelles sensibles concernant plus d'un milliard de personnes ont été dérobées et mises en vente sur le dark web. Il s'agit très certainement du vol de données le plus important de l'histoire. Et là vous me dites, "mais qu'est ce que c'est que le dark web" dont on parle à tors et à travers ? Et bien le dark web n'est pas accessibles à tous. C'est un ensemble de sites web qui sont seulement accessibles via des logiciels, des configurations ou des protocoles spécifiques. Et surtout, ces sites ne sont pas indexés par les moteurs de recherche comme Google. Donc si vous voulez aller sur ces sites, il faut en connaître l'adresse, bref, il faut que quelqu'un vous l'ait communiqué. Donc l'utilisation de ces sites procurent aussi un cerain anonymat où se traitent des ventes et échanges de biens et services à l'abri des regards. Et cela va de la vente de drogue à l'échange de communications de journalistes et militants de droits de l'homme qui travaillent dans des zones où domine la censure. Mais revenons à ce vol de données. Reuters affirme que la base de donnée en vente contient plus de 23 téraoctets d'informations personnelles appartenant à des "milliards" de citoyens chinois. Toujours selon l'agence de presse, le pirate affirme que ces informations ont été extraites de la base de données de la police de la ville de Shanghai. Les données sont en vente pour 10 bitcoins, soit environ 200 000 dollars. Signe de l'importance de ce leak, le hashtag « fuite de données » a été bloqué sur le réseau social chinois Weibo le dimanche 3 juillet 2022. L'année dernière, la Chine a adopté deux lois sur la façon dont les données personnelles doivent être traitées, et ce suite à une multitude de scandales récents. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le bilan numérique (chargé) de l'UE sous présidence française
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous résume le bilan numérique de l’Europe depuis le 1er janvier 2022, sous présidence française. Le jeudi 30 juin 2022, la présidence française de l’Union européenne a touché à sa fin après un mandat de 6 mois. Sur le volet numérique, le moins que l’on puisse dire, c’est que la plupart des objectifs que le gouvernement français s’était fixés ont été atteints. Une décision historique a fait grande impression auprès du grand public : je veux bien sûr parler de l’adoption du chargeur universel. A compter de 2024, tous vos smartphones, tablettes, appareils photos et autres appareils électroniques seront équipés du port USB-C. Et tendez l’oreille, l’exécution de cette mesure fera économiser 10 000 tonnes de déchets électroniques chaque année. Autre sujet sensible, les dossiers législatifs du Digital services act et du Digital Markets Act, portant respectivement sur les services et les régulations des plateformes, se sont aussi accélérés ces derniers mois, après de longs mois de négociation. Un accord sur le DMA a d’abord été conclu le 24 mars entre le Conseil et le Parlement. Ce texte vise à mieux encadrer les activités économiques des grandes plateformes, celles considérées comme des “gatekeepers”. Quant au DSA, un accord politique a été passé un mois plus tard, en avril 2022. Sur le volet sécurité, le semestre n’a pas été de tout repos non plus. Le 13 mai 2022, en effet, le Parlement et le Conseil sont parvenus à un accord politique sur la révision de la directive NIS-2. Derrière cet acronyme, on retrouve la révision de la directive sur les réseaux des systèmes d’information. Ce texte renforce le niveau de sécurité informatique au sein de l’Union européenne. Il instaure aussi des mécanismes de coopération pour mieux gérer les risques cyber. Du reste, les Etats membres de l’Union européennes ont aussi dialogué sur la double transition numérique et environnementale. Ils se sont notamment engagés à réduire l’empreinte carbone des infrastructures comme les datacenters, et à réduire les dépendances européennes à l’égard des géants étrangers dans le secteur numérique. Ce sera désormais à la République Tchèque de prendre le flambeau pour les six prochains mois. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Routeurs, des cibles privilégiées pour les pirates
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis ADAM et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi les routeurs sont devenus une cible privilégiée pour les pirates informatiques. Les pirates ont les routeurs dans le viseur. Ces appareils sont utilisés pour rediriger le trafic de différents ordinateurs et objets connectés au sein d’un réseau local, par exemple un réseau wifi. En France, la plupart des routeurs déployés chez les particuliers sont proposés par les fournisseurs d’accès à Internet sous forme de « box ». Celles ci proposent d’associer un routeur à un modem afin de jouer le rôle de passerelle entre l’ensemble des équipements de la maison et le réseau Internet. Mais ce n’est pas systématiquement le cas : de nombreux internautes et petites entreprises peuvent faire le choix d’un routeur personnalisé qui réponde mieux à leurs besoins, par exemple pour étendre la portée d’un réseau wifi. Et pour les pirates informatiques, ces routeurs constituent une cible de choix. Tout d’abord parce que ces appareils sont fréquemment exposés sur Internet. Mais surtout parce que l’écosystème des routeurs comprend de nombreux fabricants, chacun proposant ses propres appareils avec leur lot de vulnérabilités et de défauts faciles à exploiter. En 2020, une étude réalisée par un institut allemand avait ainsi mené une analyse sur une centaine de firmware déployés dans des routeurs commercialisés par sept marques différentes. Les chercheurs estimaient alors qu’en moyenne, chaque appareil était vulnérable à une cinquantaines de failles de sécurité. La faute aux constructeurs, qui diffusent les mises à jour à un rythme peu élevé. Les failles découvertes en 2018 dans les routeurs Mikrotik par exemple, ont largement été exploitées par les opérateurs du botnet Meris pour gonfler le nombre d’appareils infectés. Mais sans même parler de vulnérabilités logicielles, on constate aussi fréquemment que les routeurs comportent des comptes d’administration dont les mots de passe par défaut sont souvent simplistes et connus, quand ils ne sont pas tout simplement codé en dur. C’était l’une des techniques employés par le logiciel malveillant Mirai et par les nombreuses variantes qui ont suivi ses pas. Celui ci testait une liste d’identifiants et de mots de passe connus sur toutes les machines qu’il voyait connectées. Et quand il parvenait à y accéder, il infectait l’appareil. L’intérêt des cybercriminels pour les routeurs ne date pas d’hier, après tout Mirai, c’était en 2016. Mais en 2020, la pandémie de Covid 19 a remis les routeurs au goût du jour pour beaucoup de particuliers contraints de travailler de chez eux pendant le confinement. Pour s’éviter de mauvaises surprises, mieux vaut donc prendre quelques précautions avant d’activer un nouveau routeur : modifier la configuration et les mots de passe par défaut, s’assurer que les dernières mises à jour de sécurité ont bien été installées, vérifier que le chiffrement du trafic et que le pare feu sont activées et prier pour que cela suffise. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La prochaine version du noyau Linux sera t-elle rouillée ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi le langage de programmation Rust, rouille en anglais, pourrait rapidement intégrer le noyau du système d'exploitation Linux. Linus Torvalds, le créateur de Linux, aimerait voir le langage de programmation Rust intégré au noyau du système d'exploitation lors de la prochaine version majeure. Mais ce n'est pas tout à fait gagné. Car cet atterrissage du langage de programmation Rust sur Linux serait tout bonnement révolutionnaire. Depuis plus de trois décennies, Linux est écrit à l'aide du langage de programmation C. Linux est même certainement la réalisation logicielle la plus remarquable écrite en langage C. Mais ces dernières années, de plus en plus de développeurs utilisent le langage de développement Rust pour faire évoluer Linux. Au point que Rust est désormais le deuxième langage de Linux. "J'aimerais que la fusion avec Rust soit lancée dans la prochaine version, mais nous verrons" a confié a ZDNet le père de Linux à l'occasion du tout récent Open Source Summit qui vient de se tenir à Austin, au Texas. Il faut dire que le calendrier est serré. Linus Torvalds et les autres mainteneurs du noyau Linux sont actuellement en train de travailler sur la version Linux 5.19, qui doit être mise à disposition des utilisateurs au début du mois d'août. Et le délai moyen entre les nouvelles versions du noyau principal est de 9 à 10 semaines. Donc Rust pourrait être intégré au noyau dans sa version 5.20, qui devrait arriver fin octobre ou début novembre 2022. Alors à ce moment du podcast vous vous dites, "ok, mais pourquoi est-il si important de passer de C à Rust ?" Et bien le langage de programmation Rust, proposé par Mozilla depuis 2010, se prête plus facilement à l'écriture de logiciels sécurisés. Et par ailleurs, ses performances sont comparables à celles de C en ce qui concerne la vitesse d'exécution. Pour Samartha Chandrashekar, chef de produit AWS, Rust "permet d'assurer la sécurité des threads et d'éviter les erreurs liées à la mémoire, comme les débordements de tampon qui peuvent conduire à des failles de sécurité." Et cet avis semble partagé par un nombre important de développeurs, dont Linus Torvalds. Mais ce qui est clair d'ors et déjà, c'est que personne ne va réécrire la totalité des quelques 30 millions de lignes du noyau Linux en Rust. Seules les évolutions du noyau sont concernées par cette évolution de langage de programmation. Et ces évolutions sont l'utilisation des API existantes dans le noyau, le support de l'architecture et la compatibilité de l'interface binaire d'application entre Rust et C. Donc, si tout se passe bien, vous pouvez vous attendre à voir du Rust dans le noyau Linux avant la fin de l'année. Ensuite, il commencera à apparaître dans les principales distributions Linux telles que Debian, Ubuntu, SUSE Linux Enterprise Server et Red Hat Enterprise Linux, d'ici 2023.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vote en ligne : l'éternel débat
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vous explique pourquoi le vote en ligne provoque un si vif débat. Les élections sont passées, et le constat est toujours le même : le taux d’abstention est au plus haut. Pour lutter contre cette tendance, certains ont une solution toute trouvée : instaurer la possibilité de voter en ligne. Elire son député ou son président depuis son canapé, sur son smartphone, c’est une perspective qui semble aujourd’hui évidente. Après tout, on déclare et paye ses impôts en ligne, et de nombreuses formalités administratives sont réalisables via internet. Mais pour le vote, c’est un peu plus compliqué. Pour être tout à fait honnête : le vote en ligne existe déjà dans certains pays, et en France pour certains cas spécifiques. Les Français de l’étranger ont ainsi pu expérimenter cette année la possibilité de voter à distance, directement depuis un service en ligne. Cette option a notamment été ouverte pour les élections consulaires et législatives. Mais l’élection américaine de 2016 est venue remettre en question ces premières expérimentations. Dans un contexte de doute sur les élections, les autorités ont préféré restreindre cette possibilité. Le vote en ligne pose des problèmes similaires à ceux du vote électronique. Le vote électronique consiste à enregistrer les votes des électeurs sur un ordinateur dédié. Le vote en ligne fonctionne de la même manière, mais en proposant en plus aux électeurs d’interagir avec le logiciel d’enregistrement des votes à distance, directement depuis leurs propres appareils. Malheureusement, dans les deux cas, la question de la confiance dans les machines est centrale. Pour les électeurs, il est difficile d’accorder sereinement sa confiance à une machine ou à un logiciel chargé d’enregistrer les suffrages. Si n’importe quel électeur peut décider d’aller assister au dépouillement des urnes à la fin d’une journée d’élection, le vote électronique et le vote en ligne n’offrent pas cette possibilité. Outre cette question de la confiance, le vote en ligne doit également faire ses preuves en matière de sécurité. Il est compliqué de garantir que les appareils d’enregistrement des votes sont dépourvus de failles de sécurité permettant à un tiers de modifier le résultat des suffrages exprimés. Toutes les machines connaissent des failles, et les hackers réunis à la conférence américaine DEF CON s’amusent fréquemment à démontrer les faiblesses de ces appareils. Face au débat, la France opte donc pour l’instant pour la plus grande prudence. Certains pays comme l’Estonie ou la Suisse ont de leur côté choisi d’avancer sur ce sujet et multiplient les expérimentations. D’autres pistes sont envisagées pour réhabiliter le vote électronique, notamment l’emploi de la technologie blockchain. Mais le système présente d’autres difficultés, notamment lorsqu’il s’agit de passer un vote à l’échelle nationale. On le réserve pour l’instant principalement à des votes de moindre importance, par exemple au sein des entreprises.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Retour sur l'échec du premier chat vidéo de l'histoire
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi la première solution de visioconférence de l’histoire a connu un échec cuisant sur le plan commercial. Alors que le chat vidéo semble aujourd’hui parfaitement naturel et intégré à notre routine au travail comme à la maison, cela n’a pas toujours été le cas. Son ancêtre dans les années 60 peut en témoigner. Nous allons voir pourquoi une invention techniquement si brillante pour l’époque a échoué à devenir l’outil populaire du quotidien qu’il est à présent. On parle là du Picturephone, la célèbre invention de Bell Labs, une division de l’opérateur américain AT&T. Cette invention a fait son apparition en 1964, lors de l’exposition universelle de New York. Techniquement, l’idée était brillante. Le Picturephone devait permettre aux familles et aux amis de s’entendre et de se voir, le tout à distance, par écran interposé. Bell utilisait le matériel du réseau téléphonique existant pour produire une vidéo en noir et blanc d’une dizaine de centimètres carrés environ. Le petit plus : la possibilité d’ajuster la taille et la hauteur de l’image, sans avoir à déplacer le picturephone lui-même. En clair, cela ressemblait à un FaceTime avec un écran un peu plus grand. A une différence près : le service était loin d’être accessible au plus grand nombre. Après la démonstration en public de 1964, Bell Labs avait installé des cabines de Picturephones dans quelques grandes villes américaines : pour la modique somme de 27 dollars, on pouvait passer un appel téléphonique de 3 minutes entre New York et Chicago. Cela restait une expérience luxueuse pour des utilisateurs curieux. A ce moment, les ingénieurs d’AT&T y croyaient pourtant dur comme fer. En 1970, ils ont lancé la deuxième version du Picturephone, le premier appareil de visioconférence destiné à être installé dans les entreprises. Plusieurs options étaient alors proposées pour améliorer l’expérience : il était par exemple possible de passer en mode “privé”, en coupant le son ou l’image, et même de partager un document à l’écran grâce à un miroir amovible placé au-dessus de la caméra. Mais facturé à 160 dollars, ce service de chat vidéo en face à face n’a pas rencontré son public. Seule une poignée d’entreprises se sont montrées intéressées par le produit, si bien que le service a fermé quelques années plus tard. Le picture phone était tout bonnement hors de prix. Il a fallu 40 ans pour que le rêve de Bell Labs devienne réalité : créer le premier téléphone fabriqué en masse pour le chat vidéo. Pendant la pandémie, la visioconférence a atteint son heure de gloire chez les entreprises où les collaborateurs ne pouvaient plus se réunir en physique dans les bureaux. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

5G : Des coeurs de réseau très attendus
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi les coeurs de réseaux et leur mise à niveau vers la 5G s’impose comme une question cruciale pour les opérateurs... Mais pas que ! A la mi-juin, Bouygues Telecom a misé sur l’équipementier suédois Ericsson pour fabriquer son coeur de réseau 5G courant 2023. Auparavant, son concurrent Orange avait lui opté pour Nokia, chargeant le géant finlandais de lui confectionner son propre coeur de réseau 5G, là encore d’ici 2023. Si cette décision vous semble anodine, détrompez-vous ! Elle est en réalité extrêmement structurante pour les opérateurs, ces derniers comptant sur cette mise à niveau pour étoffer leurs offres mobiles de nouvelle génération et pouvoir enfin offrir les débits tant vantés par les promoteurs de la 5G ces dernières années. Si ces partenariats sont dictés par des logiques économiques et technologiques, la géopolitique y joue également un grand rôle. Comme nombre de pays occidentaux, la France a oeuvré ces dernières années à limiter l’implication des géants chinois des télécoms, à savoir Huawei et ZTE, dans les coeurs de réseaux des opérateurs hexagonaux. Pour les pouvoirs publics, il s’agit avant tout de limiter le poids de ces entreprises chinoises, régulièrement suspectées de collusion avec Pékin, dans un contexte de fortes tensions entre le bloc occidental et l’Empire du Milieu. Mais la position des autorités françaises dans ce dossier tient également au rôle critique joué par les coeurs de réseaux dans l’infrastructure des réseaux fixe et mobile. Pour simplifier, décomposons un réseau de télécommunications. On y trouve tout d’abord le réseau d’accès, qui désigne l’ensemble des moyens permettant de relier nos terminaux au réseau. Ce réseau d’accès peut emprunter la voie des ondes radioélectriques dans le cas des réseaux sans-fil mais aussi la fibre ou le cuivre dans le cas des réseaux fixes ou filaires. Pour gérer l’exploitation et la gestion des réseaux, les opérateurs s’en remettent à des systèmes d’information dédiés. Pour tout le reste ces derniers comptent sur les coeurs de réseaux, qui comme leur nom l’indique, font office de noyau central des réseaux de télécommunications. A eux de gérer les accès et leur sécurité, mais aussi l’authentification des abonnés, le bon acheminement des appels vers leur destination ou encore l’interconnexion avec les autres réseaux. De quoi en faire un élément critique pour les opérateurs qui comptent bien sur leur modernisation et l’ajout de technologies propres à la 5G pour rendre la nouvelle génération de technologies mobiles incontournables.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Spam, spam, spam !
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis ADAM et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi le spam persiste, plus de quarante ans après son invention. Le spam est presque aussi vieux qu’Internet, et n’est pas près de s’arrêter. Le spam, c’est le nom que l’on donne généralement aux emails indésirables qui polluent nos boîtes mail. Le nom vient d’un célèbre sketch des Monty Python parodiant les techniques publicitaires un peu lourdes d’une marque de jambon britannique. La contraction de « Spiced Ham » donne SPAM. La première occurrence d’un spam est généralement datée de la fin des années 70. À l’époque, Internet n’existe pas encore, enfin, pas sous sa forme actuelle. Une première version du réseau connue sous le nom d’ARPANET connecte néanmoins plusieurs milliers d’ordinateurs, généralement détenus par des universités et des centres de recherche académique. Mais l’informatique est déjà un business et la possibilité d’envoyer des e-mails donne des idées à un responsable marketing de la société DEC, qui vend des modèles d’ordinateurs. En mai 1978, il décide d’envoyer un message à 400 utilisateurs du réseau afin de les inviter tous à une présentation de la nouvelle gamme d’ordinateurs de sa société. Un même mail envoyé à un grand nombre d’utilisateurs, pour vanter les mérites d’un produit dont les destinataires se fichent probablement : les réactions sont plutôt négatives, mais la méthode permet tout de même à la société de vendre quelques machines. Et c’est là tout le paradoxe du spam : si celui-ci est généralement vu comme une nuisance, l’envoi massif de mails marketing à des utilisateurs permet bien souvent de générer des ventes, pour un coût tout à fait minime. Au fil des années, Internet va progressivement éclipser ARPANET et de plus en plus d’utilisateurs vont se connecter au réseau. Et le spam va gagner en importance à mesure que le nombre d’internautes grandit : en 2020, Kaspersky estimait ainsi que 50 % des emails envoyés sur le réseau pouvaient être qualifié de spam. Une estimation prudente, d’autres sources évoquant plutôt un taux de spam proche des 80 %. Les techniques de lutte contre cette nuisance ont pourtant évolué depuis les années 80. Les fournisseurs de service mails comme Gmail ont développé des filtres puissants capables d’identifier et de bloquer les mails en amont, avant même qu’ils atteignent votre boîte mail. Des associations, comme Spamhaus ou en France Signal Spam, travaillent également à identifier et à bloquer les organisations diffusant des mails indésirables. Mais face à cela, les cybercriminels développent aussi de nouveaux outils pour envoyer du spam et contourner les filtres mis en place. Le spam reste rentable : il permet de diffuser de la publicité pour des services et des produits réglementés, comme des médicaments, des casinos en ligne ou la pornographie. Le spam est aussi utilisé pour diffuser des escroqueries, des tentatives de phishing ou dans certains cas des logiciels malveillants. Et tant que cela continuera à rapporter, le jeu du chat et de la souris continuera. D’autant qu'aujourd'hui, le spam ne se limite plus aux mails : les techniques du spam peuvent également être déclinées pour les SMS, les logiciels de messagerie, ou directement sur le web. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un vent syndical souffle sur les Gafam
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi le vent syndical qui souffle sur les Gafam est encore très mesuré. Samedi 18 juin 2022, voilà une date que l'État major d’Apple n’est pas près d’oublier. C’est en effet le jour qu’ont choisi les employés d’un Apple Store de Baltimore pour voter leur adhésion à un syndicat. Et c’est une première aux Etats-Unis pour la marque à la pomme ! Pour comprendre le contexte, il faut revenir un peu en arrière. La pandémie et l’inflation touchent durement les salariés depuis plusieurs mois. Conséquence : une vague de syndicalisme gagne les entreprises américaines de la tech. Les revendications des employés contestataires ? Des salaires plus élevés, et une plus grande force de négociation avec leurs employeurs. Apple n’est pas un cas isolé, et les entrepôts d’Amazon sont aussi sur le front. Souvenez-vous, c’était au printemps dernier, des employés d’un centre de tri new-yorkais créaient le premier syndicat de l’histoire du géant de Seattle. Mais si ces deux victoires sont symboliques, elles restent des exceptions. Il faut rappeler que les salariés d’Apple n’en étaient en rien à leur coup d’essai : plus tôt dans l’année, une tentative avait en effet échoué dans un Apple Store d’Atlanta. Et sur les 270 magasins que compte Apple aux Eats-Unis , il n’est pas exagéré de dire que le chemin sera long… et semé d'embûches ! D’autant plus que ce n’est pas la direction qui va les aider ! Son but ? Décourager les équipes qui tentent d’organiser un vote syndical. Ses arguments ? Un intermédiaire compliquerait les rapports entre Apple et ses salariés. Le géant de Cupertino préfère mettre l’accent sur la confiance et l’évitement des conflits. Chez Amazon aussi, la bataille promet d’être rude. Ces deux derniers mois, deux tentatives de formation d’un syndicat ont déjà échoué. Pourtant, la victoire retentissante de l’Amazon Labor Union à New York était prometteuse ! Mais elle n’a pas été suivie d’effets. Et les tensions se cristallisent entre le syndicat et Amazon. Le géant du e-commerce essaye même de faire annuler l’élection. La raison ? Les employés auraient été intimidés par les organisateurs pour voter oui. La bataille s’annonce longue pour les salariés des Gafam. Mais qui sait, la brise syndicale pourrait devenir un ouragan contestataire… Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comment Ubuntu passe au temps réel en modifiant son noyau
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique comment Ubuntu passe au temps réel et à à l'IoT en modifiant son noyau. La plupart d'entre vous connaissent Ubuntu en tant que système d'exploitation pour ordinateur. C'est en effet l'une des distribution phare de Linux pour les postes de travail. D'autres connaissent Ubuntu pour sa version Server, ou encore pour sa version cloud. Mais Canonical, la société mère d'Ubuntu, est également un acteur très sérieux dans le domaine de l'Internet des objets, c'est à dire l'IoT pour Internet of Things en bon anglais. Et c'est sur cette dimension d'Ubuntu que nous nous penchons aujourd'hui. Ecoutez bien, ça vaut le détour. Car avec sa dernière version IoT, Ubuntu Core 22, Canonical met le traitement en temps réel sur la table. Alors là attention ! Le terme traitement en temps réel est devenu tellement à la mode que l'on trouve n'importe quoi sous le capot. Donc soyez prudent quand vous entendez parler de temps réel. Le traitement en temps réel, c'est lorsqu'un programme ou un système d'exploitation est suffisamment rapide pour garantir une réaction aux données dans un délai très serré. Généralement, le traitement en temps réel fournit des résultats allant de la microseconde, soit un millionième de seconde, à la milliseconde, soit un millième de seconde. Et pour vous donner une comparaison, sachez que les êtres humains ont un temps de réaction moyen d'environ 250 millisecondes. Alors, à quoi ça sert ? Et bien certaines applications informatiques ont besoin de faible latence pour être performante. Et donc donnent des résultat à la microseconde. C'est le cas des des applications de négociation boursière à haute fréquence, dites high frequency trading en anglais. Le traitement en temps réel à la milliseconde, beaucoup plus courant, est lui utilisé dans les applications bancaires et de télécommunications, les réseaux publicitaires numériques et les voitures à conduite autonome. Pour mettre du traitement temps réel dans Ubuntu, Canonical a modifié le noyau d'Ubuntu. Concrètement, l'ordonnanceur temps réel peut désormais préempter des threads dans le noyau, pour le rendre plus réactif. Bien qu'il ne soit encore qu'en version bêta, le noyau en temps réel Ubuntu Core 22 vous permet de commencer à travailler sur des applications IoT, dans le domaine industriel, télécom, automobile ou encore robotique. Au-delà de la promesse de temps réel, Ubuntu Core décompose l'image monolithique Ubuntu Linux en paquets ou conteneurs connus sous le nom de snaps. Cela inclut le noyau, le système d'exploitation en tant que tel et les applications. Chaque Snap s'exécute dans un sandbox qui inclut les dépendances de l'application afin de le rendre entièrement portable et fiable. Chaque appareil fonctionnant sous Ubuntu Core dispose ainsi de son propre magasin d'applications IoT dédié. Les utilisateurs et développeurs peuvent donc avoir le contrôle des applications exécutées sur leurs appareils. Ubuntu Core garantit également des mises à jour OTA (over-the-air) de tous les composants, du noyau aux applications et inversement. De quoi améliorer la sécurité des objets connectés.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

iPhone : la mort lente du port Lightning
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique comment le port Lightning est en train de mourir de sa belle mort. Le port Lightning d'Apple est menacé depuis un certain temps. Mais le coup de grâce est bien venu récemment du législateur européen, qui a mis sur la table le port USB-C pour recharger l'ensemble des smartphones, ordinateurs portables et autres appareils informatiques. En clair, l'avenir de l'iPhone passera par le port USB-C, que cela plaise à Apple ou non. Ce qui est remarquable dans la décision européenne, c'est sa portée. Elle couvre tous les smartphones, les tablettes, les liseuses électroniques, les écouteurs, les appareils photo numériques, les casques et les écouteurs, les consoles de jeux vidéo portables et les haut-parleurs portables. Curieusement, les montres connectées ne figurent pas dans cette liste. Mais avant d'aller plus loin, voici un petit rappel de ce qu'à été le port Lightning. Car oui, l'iPhone date de bien avant le port Lightning. Ce port a été embarqué dans les iPhones en septembre 2012 avec l'iPhone 5. Avant le connecteur Lightning à 8 broches, existait un connecteur à 30 broches, qui était utilisé sur les iPhones et les iPods. Et à part quelques problèmes d'oxydation, le port Lightning a plutôt fait le job. C'est un connecteur solide, bien conçu, qui a su résister à l'épreuve du temps. Alors, que va faire Apple face à l'interdiction européenne. Plusieurs options se présentent au géant américain. D'une part, Apple pourrait cesser de vendre ses produits en Europe. Oui, c'est une option irréaliste. Donc il reste deux options. L'une d'elle serait de passer à l'USB-C. Et c'est une option fort envisageable. Car Apple utilise déjà l'USB-C sur certains de ses appareils. Et passer de Lightning à l'USB-C serait plutôt indolore pour Apple et ses clients. Cela pourrait permettre à l'iPhone de conserver une rétrocompatibilité avec l'énorme écosystème d'appareils et d'accessoires existants en proposant un dongle pour ceux qui en ont besoin. L'autre option serait de supprimez complètement le port. C'est à dire de passez au tout sans fil pour la recharge et le transfert de données. C'est une solution très séduisante. Imaginez un monde sans fil. Et il est préférable de passer au sans fil dès maintenant. Ce sera moins douloureux pour les clients sur le long terme. Surtout, Apple aime simplifier. Et si l'entreprise ne peut plus générer de revenus à partir des licences du connecteur Lightning, je pense qu'Apple abandonnera complètement le port. Le problème donc est de savoir ce qu'il adviendra des très nombreux accessoires qui dépendent d'un connecteur Lightning. Je ne vois pas, d'un autre côté, Apple tirer un trait sur tous ces appareils et les envoyer à la décharge. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus rendez vous sur ZDNet.fr et retrouvez tous les jours un épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La NASA veut percer le mystère des OVNI
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous parle de la mission de la NASA consacrée à l’étude des OVNI. Ils planent, changent de direction à une vitesse vertigineuse, et pourtant ce ne sont ni des avions, ni des drones. Ce phénomène aérien est toujours un sujet de fascination. Rien que l’an dernier, 140 objets volants non identifiés ont été observés dans le ciel américain. Après le renseignement américain, c’est au tour de la NASA de s’attaquer à ce mystère, en recourant à l'analyse massive de données. L’agence spatiale américaine va mettre sur pied à l’automne une étude inédite sur les OVNI. Elle sera pilotée par l’astrophysicien David Spergel, ancien président du département d’astrophysique de l’Université de Princeton. Dotée d’un budget de 100 000 dollars, l’étude aura pour objectif d’analyser pendant 9 mois toutes les données vidéo disponibles ainsi que les témoignages recueillis jusqu’à présent. La NASA mettra à profit sa capacité de croiser les données déjà existantes avec les connaissances scientifiques. L’étude se concentrera aussi sur la meilleure façon de collecter les données futures et la manière d’étudier comment la NASA peut utiliser ces données pour faire avancer la compréhension scientifique. Certains des plus grands scientifiques, experts en aéronautique et spécialistes des données américains vont participer à l’étude. A travers cette étude, la NASA espère examiner l’impact des OVNI sur la sécurité nationale et la sûreté aérienne A défaut de satisfaire les fans de science fiction, la NASA n’entend pas prouver l’existence des “petits hommes verts”. Car selon l’agence spatiale, rien n’indique pour le moment que les OVNI sont d’origine extra-terrestre. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cyberattaques : sortez couvert !
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Marine Louste et aujourd'hui, je vous explique comment vous protéger des cyberattaques, chez vous comme au bureau. Ransomware, phishing, attaque sur la supply chain... vous n'êtes pas familier avec ces termes ? Pourtant, ils peuvent mettre un coup d’arrêt à votre activité. Même si vous êtes une petite entreprise. Alors oui, les cyberattaques qui font la Une des journaux ciblent souvent de grosses organisations. Mais être une PME, ou même une TPE, ne vous protège pas des cybercriminels. D'une part, parce qu'il est souvent plus facile d'attaquer une petite entreprise, qui n'a pas toujours de personnel dédié à sa cybersécurité. D'autre part, parce que la petite entreprise peut parfois permettre d'accéder à la grosse... Mais pas de panique ! La plupart des cyberattaques peuvent être évitées avec des astuces simples. Voici donc quelques conseils pour bâtir un cyber-rempart. Pour commencer, oubliez les mots de passe simples. 123456, le nom de votre chat, ou "password" sont à bannir, car trop facile à deviner. Une autre règle, c'est : un mot de passe pour un compte. Ainsi, vous limitez la casse si vous avez un compte compromis. Et si vous avez peur de ne pas retenir tous vos mots de passe (on vous comprend !) les gestionnaires de mots de passe sont là pour vous faciliter la vie. Ensuite, activez l’authentification multifactorielle sur tous vos comptes. Peu utilisée, elle permet pourtant de limiter les risques. Car même si un attaquant arrive à deviner votre mot de passe, il ne pourra pas accéder à votre compte sans votre accord. Parlons maintenant des mises à jour de sécurité. On a tous un jour procrastiné pour les installer. Pourtant, il faut les appliquer dès qu'elles sont disponibles. Je vous explique : lorsqu'un correctif est publié, le problème qu'il corrige est révélé. Les cybercriminels s'engouffrent alors dans la faille pour l'exploiter. Si vous patchez, vous êtes protégés ! Passons aux conseils spécifiques aux entreprises maintenant. Tout d'abord, formez vos employés à avoir les bons réflexes. Par exemple, apprenez-leur à reconnaître un e-mail de phishing ou une pièce jointe suspecte. Mais surtout, expliquez-leur la marche à suivre et qui contacter en cas de suspicion d'attaque. Ensuite, pensez à sauvegarder vos données ! Prévoyez des sauvegardes régulières, stockez-les hors ligne et testez-les. Cela vous permettra, si votre réseau est compromis,de reprendre du service rapidement. Pour finir, préparez-vous au pire et essayez d'avoir un plan clair pour réagir face à une attaque. Comme ça, si malgré tout cela des cyberattaquants passent votre bouclier, vous pourrez agir avec calme et sang-froid. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La véritable histoire du premier câble sous-marin français
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui je vous invite à un voyage dans l’histoire des télécommunications à la découverte du premier câble sous-marin reliant l’Europe à l’Amérique. Une histoire dans laquelle vous le verrez, la France a joué un rôle de premier plan. Avec Alcatel Submarine Networks (ASN) et Orange Marine, la France peut aujourd’hui se targuer de compter dans ses rangs deux fleurons de l’industrie des câbles sous-marins de fibre optique, ces dorsales soutenant l’internet mondial depuis les fonds marins. Et si l’hexagone fait aujourd’hui figure de destination de choix pour les réseaux de câbles internationaux, l’histoire d’amour entre la France et ces câbles sous-marins ne datent pas d’hier. L’idylle remonte en réalité à la deuxième moitié du 19e siècle. Après une première tentative réussie de liaison transatlantique en 1869, la Compagnie Française du Télégraphe de Paris à New York est fondée dix ans plus tard dans le but de poser un câble bleu blanc rouge entre le Nouveau et le Vieux Continent. Conçu sous l’égide d’une filiale de la compagnie allemande Siemens et posé en 1879 par le navire Faraday, premier navire câblier de l’histoire, le câble relie Deolen, à dix kilomètres de Brest, à Saint-Pierre et Miquelon pour finir à Cape Cod, dans le Massachusetts. En 1897, un troisième câble transatlantique français, baptisé Le Direct, va lui relier sans escale la France aux Etats-Unis. Fabriqué et posé par la Société Industrielle des Téléphones, il sera, avec ses 3 173 miles nautiques, le plus long câble à une seule portée posé jusqu'alors. Désormais considéré comme un symbole de l’histoire des télécommunications, il sera opéré jusqu’en 1940 et l’invasion allemande de la France, avant d’être remis en service en 1952 puis d’être finalement fermé en novembre 1959. Si les câbles sous-marins avaient à l’origine une capacité de transfert de données infimes, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les dorsales de l’internet mondial ne portent pas ce nom pour rien, puisqu’elle soutiennent de nos jours 99 % des échanges mondiaux de données et sont à ce titre largement préemptés par les GAFAM, en pointe dans ce domaine. Quant à la France, elle profite toujours de sa géographie avantageuse pour demeurer la porte d’entrée privilégiée des câbles sous-marins sur le Vieux Continent. En atteste les atterrages récents ou à venir de différents réseaux internationaux emmenés par des géants du numérique bien connus comme Facebook et Google.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Internet Explorer, c'est fini
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis ADAM et aujourd’hui je vais revenir sur la longue histoire d’Internet explorer qui touche à sa fin. Lancé en 1995, Internet Explorer est le nom du navigateur web conçu par Microsoft. La première version d’Internet Explorer a été développé pour Windows 95. En 27 ans de carrière, Internet Explorer a connu un quasi monopole avant d’être finalement éclipsé L’heure de gloire d’Internet Explorer, ce sont les années 2000. Porté par la démocratisation d’Internet et la popularité de Windows XP, dont il est le navigateur par défaut, Internet Explorer devient rapidement le logiciel le plus commun pour les premiers internautes qui souhaitent découvrir le web. En 2004, il représente plus de 90 % des parts de marché des navigateurs web. Mais ce quasi monopole suscite également les critiques : dès 1998 aux États Unis, des poursuites sont engagées à l’égard de Microsoft accusés de favoriser son propre navigateur au détriment de la concurrence. Dix ans plus tard, la commission européenne lancera une procédure similaire, aboutissant à une amende record infligée à Microsoft. Et les critiques ne touchent pas qu’à l’aspect concurrentiel. Si Internet Explorer est incontournable au début des années 2000, les libertés prises par le navigateur avec les standards du W3C, l’organisme qui édicte les standards des technologies web, lui valent de nombreux ennemis. C’est l’un des arguments avancés par Firefox, son principal concurrent à la fin des années 2000, pour lui tenir tête. Le navigateur de la Mozilla Foundation met un point d’honneur à respecter les standards quand Internet Explorer profite de sa position dominante pour s’en affranchir. La guerre aurait pu continuer longtemps, si Google n’était pas finalement venu rebattre les cartes en s’imposant comme le navigateur le plus populaire dans les années 2010. Le déclin est amorcé avec l’arrivée d’Internet Explorer 11. Cette dernière version du navigateur, lancée en 2013, est principalement maintenue pour des raisons de compatibilité. Microsoft planche déjà à l’époque sur un nouveau projet de navigateur, Edge, qui doit prendre la suite d’Internet Explorer. Les premières annonces sur la fin de support des anciennes versions d’Internet Explorer arrivent aux alentours de 2015, mais Internet Explorer 11 continue de fonctionner en parallèle de Edge, afin d’assurer une transition sereine. Parce que ce n’est pas facile de remettre au placard un navigateur comme Internet Explorer : nombre d’applications web ont été développées spécifiquement pour fonctionner avec ce navigateur et le supprimer d’une façon un peu trop abrupte mettrait de nombreux utilisateurs dans l’embarras. Mais en 2020, Microsoft annonce la fin du support d’Internet Explorer 11 pour le 15 juin 2022. Quelques solutions de repli subsistent encore : Edge dispose par exemple d’un mode Internet Explorer afin d’assurer la compatibilité. Mais le navigateur en tant que tel ne sera plus proposé au téléchargement par Microsoft, et les utilisateurs seront redirigés vers Edge. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Auracast, le même son sur plusieurs appareils en Bluetooth
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique ce qu'est Auracast, un système de diffusion du même son en mode Bluetooth. C'est une nouvelle marque, nommée Auracast, basée sur le protocole sans fil Bluetooth. Son but ? Alimenter un nombre illimité de casques sans fil avec le même signal dans les espaces publics. Le Bluetooth Special Interest Group, l'association qui gère le protocole Bluetooth, a crée cette nouvelle marque pour développer et promouvoir cette technologie qui permet à un émetteur audio de transmettre le son à un nombre "illimité" d'écouteurs situés à proximité. C'est assez contre-intuitif, difficile à saisir, parce que la plupart des connexions Bluetooth utilisées aujourd'hui comportent un seul émetteur et un seul récepteur. Et il s'agit généralement d'un ordinateur portable qui envoie du son à une paire d'écouteurs ou d'un smartphone qui émet du son via un haut-parleur externe. Auracast promet lui d'alimenter un grand nombre de casques et d'autres appareils par le Bluetooth en utilisant un seul émetteur. Oui, c'es tun peu le principe de la radio, appliqué à une toute petite échelle. Et l'émetteur pourra être un smartphone, un ordinateur portable ou encore un téléviseur. Un des cas d'usage mis en avant est de permettre aux propriétaires de lieux et gérants d'espaces publics de proposer des expériences audio qui améliorent la satisfaction des visiteurs et l'accessibilité. De quoi révolutionner par exemple le systèmes des audioguides dans les musées, qui pourrait se résumer alors à connecter vos écouteurs sans fil au réseau du musée. Le Bluetooth SIG mentionne comme autre exemple d'usage le partage de la sortie audio des écrans à domicile entre amis et membres d'une même famille. Ou encore l'amélioration de la qualité audio pour les personnes malentendantes en leur fournissant un canal direct vers le son diffusé dans un espace public, comme une gare ou une salle de conférence. Attention toutefois, les spécifications d'Auracast nécessiteront pour fonctionner l'utilisation d'appareils compatibles. Et ces spécifications devraient être publiées dans les prochains mois. Et surtout, aucun délai n'a été fixé pour la commercialisation des premiers produits compatibles. Reste que les développeurs peuvent déjà se renseigner sur cette technologie en visitant la page Web officielle d'Auracast.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pi : nouveau record de calcul pour Google
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique comment Google vient d'établir le nouveau record du calcul du nombre Pi. 3,141592, et la suite... Combien de temps faut-il pour calculer 100 trillions de chiffres derrière la virgule du nombre Pi ? Demandez à Google. Emma Haruka Iwao, employée par Google Cloud, la filiale cloud computing de Google, a établi un nouveau record mondial pour le calcul du plus grand nombre de chiffres de Pi. Il s'agissait bien évidemment au delà du record de démontrer la puissance des systèmes de calcul en mode cloud de Google. Depuis 4000 ans, mathématiciens et scientifiques s'efforcent de calculer les chiffres de Pi. Une des plus anciennes approximations de Pi se trouve sur un papyrus égyptien. En moins 1800 avant notre ère, son auteur était parvenu à calculer deux décimales après la virgule, c'est à dire 3,15. Au 14ème siècle, l'astronome perse de Samarkand Jemshid al Kashi utilise la fameuse méthode d'Archimède pour calculer une valeur approchée à 14 décimales exactes. Et cela devrait durer éternellement puisque Pi est un nombre irrationnel, c'est à dire qu'il s'écrit avec un nombre infini de décimales sans suite logique. Mais à ce jour, nous connaissons désormais au moins les 100 premiers trillions de chiffres de Pi, et ce grâce à ce projet de Google. Google ne précise pas dans le détail la puissance de calcul nécessaire pour établir ce nouveau record. Mais le calcul a pris un peu moins de 158 jours. Au delà de la puissance informatique, Google vante avec cette expérience la fiabilité de ses produits. De fait, le programme a fonctionné pendant plus de cinq mois sans défaillance de nœud et a traité correctement chaque bit des 82 Petaoctet d'entrée et sortie de disque. Google a utilisé l'outil open-source Terraform pour tester différentes options d'infrastructure et choisir les paramètres optimaux. Et le code utilisé pour calculer les 100 000 milliards de chiffres est disponible sur GitHub. Si vous avez le temps, la séquence complète des chiffres calculés par Google est disponible en ligne. Ce nouveau record bat celui établi en 2021 par des scientifiques suisses, qui étaient parvenu à calculer la constante mathématique à 62,8 trillions de décimales. En 2019, l'antépénultième record était de 31,4 trillions de chiffres, et le calcul avait pris 121 jours. Donc le calcul de Google a pris deux fois moins de temps. Pour finir sachez que la 100 trillionième décimale de pi est 0. Merci Google.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Paypal, le dinosaure qui passe aux crypto
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi Paypal, un des dinosaures du paiement en ligne, passe aux crypto-monnaies. C'est un véritable dinosaure du web. Paypal est né en 1998, et s'appelait alors Confinity. L'idée de génie ? Servir grâce au web d'alternative au paiement par chèque ou par carte bancaire. Évidemment une petite révolution à une époque, où les banques ne proposaient pas de service en ligne, et où le paiement différé, nouvelle lubie du secteur de la fintech, n'existait pas. Première plateforme de paiement de renom, PayPal a également été un des premiers services à assurer des virements entre personnes. Et voici que désormais, Paypal passe à l'ère du web3 et de la cryptomonnaie en intégrant un service de transfert, d'envoi et de réception des Bitcoin, Ethereum et autres Litecoin. Bien sûr, les utilisateurs qui transfèrent leurs actifs numériques d'un portefeuille crypto ou d'une plateforme d'échange externe vers PayPal peuvent ensuite les utiliser pour effectuer des achats. Mais il faut bien sûr pour cela que l'e-commerçant accepte les paiements en crypto. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Mais attention toutefois. Si vous voulez transférer des crypto-monnaies d'un portefeuille externe vers PayPal, il faut placer l'adresse PayPal unique de réception dans votre portefeuille, puis lancer le transfert. Mais vérifiez avant que l'adresse est correcte. Car une adresse incorrecte entraînera la perte irrémédiable du montant de la transaction. PayPal ne facture pas de frais pour le transfert de crypto, qu'il s'agisse d'envoi ou de réception. Reste que des frais d'utilisation du réseau s'appliquent dans les deux cas. Cette annonce n'est pas la première initiative de Paypal dans le domaine des crypto. En mars 2021, Paypal assurait qu'il était possible de payer en cryptomonnaie sur sa plateforme avec une nouvelle fonctionnalité, nommée "Checkout with Crypto". Dans le même temps, PayPal rachètait la start-up Curv, spécialisée dans le stockage de cryptomonnaies. Ces évolutions sont bien évidemment des tentatives pour Paypal de rester au goût du jour, et des utilisateurs, dans un environnement très très concurrentiel. Autre initiative, en septembre 2021, PayPal mettait la main sur Paidy, le spécialiste japonais du paiement différé. Une opération à 2,7 milliards de dollars sur un marché porteur. Ces services de paiement différé représentaient 2,1 % des paiements du commerce électronique mondial en 2020, et devrait atteindre 4,2 % en 2024. Reste que dans les mois qui viennent le contexte économique mondial - marqué par l'augmentation des taux et de l'inflation - risque de fortement toucher tant le secteur des crypto-monnaies que celui du "buy now, pay later". Mais Paypal peut se reposer, à la différence de nombre de ces concurrents de la fintech, sur une base client mondiale déjà très fidélisée.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi l'informatique pro va résister au crash de la tech
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi pourquoi l'informatique professionnelle va résister au crash de la tech. Hausse des taux d'intérêt, inflation galopante, incertitude économique, ... Oui, la pointe de l'aiguille s'approche méchamment de la bulle tech, les startups licencient désormais à tour de bras, et les investisseurs fuient les valeurs des entreprises technologique. Mais dans ce début de marasme, certaines entreprises technologiques font de la résistance. Pas toutes, bien sûr, mais un petit segment d'entre elles tirent leur épingle du jeu. Et elles ont deux points communs. D'une part elles font du cloud, et d'autre part elles vendent leurs produits et services à des entreprises, pas au grand public. Allez, voici donc deux exemples éclairants. Amazon a affiché sa première perte trimestrielle en sept ans. Mais les ventes de sa branche "cloud", AWS, ont grimpé de 37 % pour atteindre 18,4 milliards de dollars. En avril, Microsoft a publié un chiffre d'affaires cloud de 23,4 milliards de dollars de recettes pour le premier trimestre 2021, en hausse de 32 % sur un an. IBM, HPE, ou encore Oracle font également preuve de résilience. Ces trois entreprises américaines surperforment même dans un contexte de marché à la baisse. Et la velléité de Broadcom, qui a annoncé il y a deux semaines vouloir racheter VMware, un acteur du monde de l'entreprise, pour 61 milliards de dollars, valide l'analyse. Alors pourquoi une telle résistance ? Et bien parce que les investisseurs considèrent que l'informatique d'entreprise est plus sûre que la technologie grand public expliquent les analystes. Et ce n'est pas nouveau. Lorsque la bulle Internet a éclaté au début des années 2000, ce sont les acteurs du B2C qui ont été dévasté. Pas les entreprises du secteur du B2B. Par ailleurs, la crise du Covid a mis en évidence le fait que la technologie est capitale pour que les entreprises continuent à fonctionner. Et que par conséquent les investissements dans le cloud computing, qui permet de faire fonctionner des services de communication et des applications à distance, continuent de payer. Pour Gartner, les dépenses mondiales en services de cloud computing public devraient cette année croître de plus de 20 % par rapport à l'année dernière. La bonne nouvelle donc, c'est que certains DSI vont pouvoir continuer a investir pour renforcer les capacités numériques de leurs entreprises.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Netflix à la chasse aux contenus "maison"
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui je vais vous raconter pourquoi la course aux contenus propriétaires semble désormais en bonne passe d’être remportée par Netflix. C’est peu dire que les derniers mois ont été semés d’embûches pour Netflix. Confrontée à une concurrence de plus en plus féroce, la plateforme de SVoD accusait le coup début 2022, après avoir enregistré sa première perte sèche d'abonnés en plus de 10 ans. Une véritable douche froide pour l’état-major de la championne du streaming, qui multiplie désormais les pistes pour se sortir de l’ornière. Et d’évoquer l’idée de proposer une version moins chère de son service financée par des encarts publicitaires, tout en annonçant un serrage de vis à venir sur le partage de comptes. La lumière au bout du tunnel pourrait bien venir d’un pari de longue haleine en passe d’être remporté par la plateforme. Je veux bien sûr parler de l’ambition maintes fois affichée par Netflix de distribuer un catalogue reposant majoritairement sur des contenus produits en interne. Selon des données compilées par la société Ampere, en mars 2022, le nombre de titres originaux et exclusifs dans le catalogue américain de Netflix a représenté plus de 50 % de l'ensemble des programmes disponibles sur la plateforme. Une première pour l'entreprise, qui dépense sans compter pour se doter d’un catalogue propriétaire, érigé en priorité stratégique pour pérenniser son activité. En 2021, Netflix a ainsi investi 6,2 milliards de dollars dans ses productions originales. Une somme colossale, très loin devant les 2,8 milliards de dollars injectés par Disney pour booster le catalogue de sa propre plateforme de SVoD Disney+. Mais alors à quoi tout cela rime ? Eh bien le pari de Netflix consiste principalement à en finir avec sa dépendance vis-à-vis des grandes majors du cinéma et leurs licences acquises à prix d’or, à l’heure où ces dernières se lancent à leur tour sur le marché de la SVoD. Netflix n’entend d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin. Toujours selon Ampere, 75 % des films et des séries disponibles sur Netflix seront soit des originaux, soit des exclusivités d'ici à la fin de 2024. Reste à voir si cela sera suffisant pour permettre aux résultats financiers de la plateforme de passer au vert, ce qui est encore loin d’être dit !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi les entreprises tech US aident l'Ukraine contre la Russie sans le dire
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi les entreprises américaines de la tech aident l'Ukraine contre la Russie, sans le dire. "Nous avons une guerre en Europe et pour la toute première fois des entreprises américaines viennent au secours d'un état, Microsoft et Alphabet prennent position" Mikko Hyppönen, le responsable de la recherche de l'entreprise de cybersécurité F-Secure. Et d'enfoncer le clou. "Au début du mois j'ai rencontré le directeur de la cybersécurité en Europe" ajoute t-il. "il m'a dit qu'il ne faisait qu'aider des clients de Microsoft en Ukraine. Mais je ne le crois pas". Et si cela est une première, c'est peut être parce que les entreprises américaines sont confortées par le fait qu'il est désormais de notoriété publique que les hackers de l'armée américaine mènent des opérations offensives en soutien à l'Ukraine. C'est même le chef du Cyber Command américain qui le dit depuis Tallin, la capitale estonienne, à quelques kilomètres de la frontière russe. Le général Paul Nakasone, qui est par ailleurs le directeur de la NSA, a en effet confirmé pour la première fois que les États-Unis combattaient de manière proactive les forces russes dans le cyber espace. Mais avec quels objectifs ? Et bien le général américain a aussi expliqué qu'il s'agissait pour partie de rechercher les hackers qui travaillent pour les forces russes et d'identifier leurs outils. Bref, on parle ici d'une chasse à l'homme. C'est pour cela que des spécialistes militaires américains du cyber étaient présents en Ukraine à une date très proche de celle de l'invasion indique le général. "Nous sommes allés en décembre 2021 à l'invitation du gouvernement de Kiev faire la chasse au hacker russe. Nous y sommes restés pendant une période de près de 90 jours", a déclaré le général. Et la précision des informations des agences de renseignement américaines qui avaient prévues et annoncées l'invasion, ne seraient certainement pas étrangères à cela. "Notre capacité à partager ces informations, à nous assurer qu'elles sont exactes, opportunes et exploitables à plus grande échelle, a été très, très puissante dans cette crise" admet le général quatre étoile. Et nul doute que dans cette lutte l'appui des organisations privées américaines, qui continuent à opérer en Russie, est capital. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les outils pour identifier les contenus en ligne se suivent et ne se ressemblent pas
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’huije passe en revue les différentes techniques d’identification des fichiers audios, vidéos et images. Au musée, une œuvre originale est généralement signée de la main de l’artiste. Sur internet, le principe est le même, mais les outils employés divergent. On trouve sur certaines plateformes des systèmes de reconnaissance dit de “fingerprinting”, par empreintes numériques, ou sur d’autres encore des “tatouages” numériques. A l’instar de YouTube, et son système nommé “Content ID”, ou encore Facebook qui a développé l’outil Rights Manager, les techniques par empreintes (dites de “fingerprinting” en anglais) sont les plus répandues sur internet. Ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est qu’une empreinte est distincte de l'œuvre elle-même. La technique se base sur une représentation numérique unique d’un contenu. Pour générer une telle empreinte, les méthodes consistent à réduire ou simplifier un contenu entier pour n’en conserver que des éléments caractéristiques. A noter que ce procédé n’est pas réversible : il est donc impossible de recréer le contenu d’origine en entier à partir de son empreinte. Pour vérifier l’authenticité d’un document par ce biais, il faut disposer d’un système de reconnaissance de contenu. Il se compose généralement d’une base de données où sont stockées les empreintes de tous les documents à identifier. Une fois cette base créée, le système est utilisé comme moteur de recherche. Reste que la technique de l’empreinte a bien un défaut : elle doit être alimentée par une grosse base de référence. Cela demande des capacités importantes de stockage, ce qui peut représenter un coût élevé, en particulier pour les petits producteurs. A côté de cela, il existe aussi la technique dite du “hachage”. Par ce biais, n’importe quel fichier ou donnée peut être représenté par une chaîne de caractères alphanumérique unique, que l’on nomme le hash. C’est un petit peu la signature unique d’une œuvre numérique. Ainsi, deux fichiers strictement identiques auront toujours le même hash. Ce hash est certes pratique, mais pas très flexible : cette technique ne fonctionne que lorsque deux fichiers sont parfaitement identiques. Ainsi, le moindre changement dans un fichier de départ - comme le simple fait de changer le format d’une image par exemple - créera un hash distinct. Comparer les hashs ne permet donc pas d’identifier toutes les copies d’une image, uniquement les copies exactes. Enfin, la dernière méthode dont nous allons parler est celle du “watermarking”, ou tatouage numérique. Contrairement aux deux autres méthodes, le watermarking implique une modification du contenu. Cela consiste à intégrer dans un fichier une marque, qu’il sera ensuite possible de retrouver. Pour réaliser cela, il faut deux choses : d’abord un marqueur pour “tatouer le contenu”, puis un détecteur pour retrouver un tatouage numérique. Ce marqueur peut être visible, comme par exemple un logo sur une image ou une vidéo, et il peut aussi invisible à l'œil nu. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Active Directory : mieux vaut prévenir que guérir
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous expliquer le rôle central que joue Active Directory dans la sécurité d’une entreprise. Active Directory est un service d’annuaire développé par Microsoft et largement utilisé dans les entreprises. Des alternatives existent, mais Active Directory reste la solution la plus évidente pour administrer un parc d’ordinateurs fonctionnant sur des systèmes d’exploitation Windows – ce qui est souvent le cas en entreprise. Cet outil est utilisé notamment pour répertorier l’ensemble des appareils d’une organisation et les administrer à distance : c’est par exemple grâce à Active Directory que votre ordinateur est capable de se connecter aux imprimantes, serveurs et postes de travail du reste de l’entreprise. Mais c’est surtout au travers d’Active Directory que les administrateurs fixent les autorisations et les permissions des différents utilisateurs du réseau : le service permet de centraliser l’identification et l’authentification sur un réseau d’appareils fonctionnant sous Windows. Sans grande surprise, le contrôle d'Active Directory est donc aujourd’hui un enjeu de premier ordre pour les cyberattaquants comme pour les défenseurs. Pour des attaquants ayant réussi à compromettre un utilisateur et qui souhaitent par exemple déployer un ransomware sur l’ensemble du parc informatique de l’entreprise, prendre la main sur ce service est une priorité. L’objectif principal : devenir administrateur du domaine, une positon à haut privilège qui donne beaucoup de pouvoirs sur l’ensemble du système informatique. Un attaquant capable de prendre le contrôle de ce service est donc en position de force pour réaliser des opérations malveillantes tout en dissimulant sa présence aux défenseurs. La complexité de l’annuaire est telle que dans certains cas, le seul moyen de s’assurer qu’un attaquant ayant pris pied sur le système est bien hors d’état de nuire, c’est de reconstruire l’annuaire de zéro. Une mesure de dernier recours généralement coûteuse pour une entreprise. Sécuriser Active Directory est donc une priorité que l’Anssi, l’agence de cybersécurité française, rappelle régulièrement aux entreprises. Mais l’agence publie aussi des outils, guides et documents visant à aider les entreprises à gagner en maturité sur le sujet. L’idée générale est d’identifier clairement les comptes disposant de privilèges importants et de sécuriser au mieux l’accès à ces comptes. Mais dans une entreprise disposant d’un parc informatique conséquent, la tâche consistant à sécuriser Active Directory peut rapidement se révéler complexe et délicate. C’est pour cela que de nombreux services tiers et logiciels se spécialisent dans l’accompagnement des administrateurs pour durcir l’accès à cette ressource. Ce n’est pas toujours gratuit, mais comme souvent, mieux vaut prévenir que guérir. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Authentification : le mot de passe ne suffit plus
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi l’authentification ne peut plus se contenter du seul mot de passe pour protéger un compte. L’authentification, c’était mieux avant. Dans les années 80 par exemple, lorsqu’on voulait se connecter à un compte utilisateur, on pouvait se contenter d’un simple identifiant et d’un mot de passe. Les plus paranoïaques pouvaient opter pour un mot de passe long et complexe et c’était une mesure de sécurité jugée suffisante pour décourager un tiers qui tenterait de se connecter au compte en devinant le mot de passe. Mais cela ne suffit plus aujourd’hui. L’évolution de la puissance informatique des ordinateurs conjuguée avec les multiples fuites de mots de passe permet maintenant aux attaquants de deviner sans trop de peine les mots de passe les plus simples. Plusieurs types d’attaques visent à deviner ou à voler les mots de passe pour accéder à un compte en ligne, et celles-ci sont perfectionnées par les cybercriminels depuis des dizaines d’années maintenant. Pour faire face à ce défi, l’authentification cherche donc de nouvelles pistes afin de garantir une sécurité suffisante. La méthode fréquemment recommandée est celle de l’authentification multifacteurs, qui peut prendre plusieurs formes. Plutôt que de faire reposer la vérification d’accès sur un seul mot de passe, on va demander plusieurs preuves d’identité à l’utilisateur avant d’autoriser son accès. En plus de son mot de passe, on va par exemple lui demander d’entrer un code à usage unique envoyé par SMS sur son téléphone. Ou de connecter à l’ordinateur une clé USB de sécurité, type Yubikey ou Google Titan. Enfin, on peut également renforcer l’authentification par l’utilisation d’un facteur biométrique : par exemple un capteur d’empreinte digitale ou d’empreinte rétinienne. Pour retenir les différents types de facteurs d’authentification, on peut les résumer ainsi : ce que je sais, ce que j’ai, ou ce que je suis. La combinaison de ces différents facteurs permet une authentification plus sûre que celle du simple mot de passe. A ces éléments peuvent s’ajouter des données contextuelles liées à la connexion : la personne se connecte-t-elle depuis un nouvel appareil ou depuis un appareil connu ? L’heure de connexion ou la géolocalisation de l’adresse IP est elle inhabituelle ? Autant de paramètres qui peuvent être pris en compte pour estimer la fiabilité d’une connexion et déclencher des mesures de vérification supplémentaires. Aujourd’hui, les géants du numérique comme Google et Microsoft aimeraient démocratiser autant que possible ces nouvelles méthodes d’authentification afin de limiter le piratage des comptes utilisateurs et de mieux sécuriser les accès à des services parfois critiques. Mais ces méthodes ne sont pas à toute épreuve : une empreinte digitale peut se copier, un SMS contenant un mot de passe à usage unique peut être intercepté, une clé de sécurité peut être volée, voire clonée. En matière d’authentification, il n’y a donc pas de solution miracle. On peut simplement rendre la tâche des attaquants plus difficile, jusqu’à les décourager d’essayer. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le cloud français écrasé par trois géants américains
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi le cloud computing français est écrasé par trois géants américains. A l'heure des grandes annonces sur la souveraineté numérique, oui nous avons désormais un ministre pour ça, il faut rappeler un constat. Selon une toute récente étude du cabinet Markess, Amazon détient 46 % du marché français du IaaS et du PaaS en France, avec sa filiale de cloud computing AWS. Suivent Microsoft et Google avec respectivement 17% et 8% de part de marché en France/ Bref, à eux trois, Amazon, Microsoft et Google s'arrogent 71% de ce marché. Et la tendance est très loin de s'inverser. L'an passé, les trois "hyperscalers" ont capté 80% de la croissance du marché, soit 400 millions d'euros de revenus supplémentaires. Dans le détail, c'est Microsoft Azure qui enregistre la croissance la plus forte, avec 53%, suivi par Google Cloud, avec 48% et enfin AWS avec 36%. Et ce dans un contexte où le marché global est lui en croissance de 35%. "Rarement un marché du numérique n’avait été si concentré", constate Markess. Les autres fournisseurs, qu'il s'agisse de OVHcloud, de Kyndril, d'Oracle, d'Orange Business Services, de Scaleway, ou encore de 3D Outscale tentent donc de survivre en misant sur les besoins spécifiques de clients qui ne peuvent ou ne veulent aller voir les trois géants. Et surtout, la croissance de ces acteurs est moins forte que celle du marché global. Donc elle ralenti. Alors pourquoi une telle concentration ? Certaines DSI répondront par leurs besoins de connectivité partout dans le monde, ce que seuls les hyperscalers proposent. D'autres mettront en avant les services proposés par ces géants, à la pointe de l'innovation, notamment en matière d'intelligence artificielle. Enfin, les plus terre à terre mettront en avant la politique de prix de ces géants, particulièrement attractive, car orientée par une conquête de base client toujours à l'oeuvre. Reste que si rien ne change, le marché du cloud, qui pèse aujourd'hui 16 milliards d'euros et devrait passer à 27 milliards d'ici 2025, sera toujours dominé par ces trois géants. Bref, la souveraineté numérique est encore loin. Mais en creux, c'est un énorme défi à relever.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

DPO, l'œil de la CNIL ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi les entreprises se dotent d’un Data Protection Officer. L’entrée en application du RGPD (règlement général sur la protection des données) en 2018 a changé la donne pour le traitement des données personnelles en Europe. Pour les organisations dont c’est le cœur d’activité, cela s’est notamment traduit par l’apparition d’un nouveau rôle : celui de Data Protection Officer, délégué à la protection des données, ou DPO pour les intimes. Le sigle anglais sonne étrangement mieux que son équivalent français et c’est donc le terme le plus souvent utilisé. La fonction de DPO vise à remplir plusieurs missions fixées par le RGPD : il est par exemple chargé de conseiller l’entreprise sur les obligations en matière de traitement des données et de contrôler le respect de la réglementation. Il est aussi le point de contact privilégié des autorités de protection des données – en France la CNIL – avec l’entreprise. Si la CNIL s’intéresse à votre organisation, le DPO sera probablement le premier à être au courant. En France, l’ancêtre du DPO était le correspondant informatique et libertés, qui assurait des missions plus ou moins similaires depuis 2004. Mais ce rôle n’était pas obligatoire. Avec l’arrivée du RGPD, plusieurs catégories d’entreprises sont obligées de se doter d’un DPO : c’est notamment le cas des organismes publics, mais aussi les entreprises dont l’activité consiste à suivre des personnes à grande échelle ou certains types de données jugées sensibles. Le caractère obligatoire de cette fonction a donc forcé les entreprises à nommer des DPO et à trouver des solutions pour remplir leurs obligations sans forcément embaucher des hordes de juristes spécialisés. Selon la CNIL, on dénombre près de 29 000 DPO en 2021, contre environ 21 000 en 2018. C’est donc une belle progression, mais il faut se pencher sur le détail pour mieux comprendre ce que cela représente. La plupart des DPO sont des salariés de l’entreprise, qui assurent parfois cette fonction aux côtés d’autres responsabilités. On voit aussi des postes DPO mutualisés entre plusieurs organisations, ou encore des DPO externes, qui agissent comme prestataires pour assumer ce rôle dans plusieurs organisations. Tous les moyens sont donc bons pour se doter d’un délégué à la protection des données, mais cela ne signifie que tout va bien dans le meilleur des mondes. Dans une récente enquête de l’AFPA, l’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes, relève ainsi que plus d’un tiers des DPO sondés n’ont reçu aucune formation concernant le RGPD ou la loi informatique et libertés. Et ce, alors que plus en plus des employés qui assument ce rôle ne sont ni juristes ni informaticiens. Ce manque de formation interroge, alors que les amendes infligées par la CNIL pour non-respect de la réglementation sur les données personnelles se multiplient et deviennent conséquentes. L’autorité rappelle que les entreprises ont également pour obligation de former leurs DPO.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les licornes licencient, la bulle à deux doigts d'exploser ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi les plus importantes des startups, les licornes, se mettent à licencier, et pourquoi cela peut être le premier symptôme d'une bulle toute prête à exploser. En quelques jours les annonces de levées de fonds records ont été remplacé par des plans de licenciement dans le petit monde des startups de poids, les licornes. Au point de parler de mini-crash. Prenez le suédois Klarna, géant tout beau tout neuf du paiement fractionné. Et bien Klarna va licencier 10% de ses effectifs, soit environ 500 personnes, en Europe et aux Etats-Unis. La raison ? Le retournement de conjoncture économique, qui a fait chuter sa valorisation. Pourtant la société, qui a levé 1,6 milliard de dollars en 2021, est un leader de cette nouvelle activité en passe de concurrencer le monde traditionnel du crédit à la consommation. Oui mais voilà, si Klarna est un des premiers géant du numérique a être touché par le retournement économique, c'est parce que son activité de crédit est très consommatrice de capital. Et que le capital, avec le relèvement des taux d'intérêt, est devenu bien plus cher qu'il y a quelques semaines. Les banques centrales ferment les robinets de l'argent gratuit, et la chute des bourses, à commencer par le Nasdaq, entraîne un recul des capitalisations des acteurs de la tech. Un double effet Kiss Cool qui pilonne tout particulièrement les entreprises du secteur du BNPL, pour buy now pay later. Sebastian Siemiatkowski, le big boss de Klarna, reconnaît dans un courrier envoyé à ses employés que le monde de mai 2022 est très très différent de celui de novembre 2021, moment où la stratégie de développement de Klarna avait été échafaudé. Reste que les acteurs du crédit ne sont pas les seuls a toucher le fond, à défaut d'en lever. Getir, la startup de livraison turque, prévoit elle aussi de licencier 14 % de son personnel dans le monde. Valorisée à 12 milliards de dollars, ce petit géant âgé désormais de 7 ans, livre des produits d'épicerie en quelques minutes dans les grandes villes européennes. Elle emploie près de 32 000 personnes. 4 480 employés devraient rapidement se retrouver dehors. Là aussi, faire tourner une boite comme Getir exige de grosses dépenses de trésorerie. Pour le dire tout net, Getir ne gagne pas d'argent et dépense ses levées de fonds en acquisition de base utilisateur. Les 768 millions de dollars que Getir a levé jusqu'alors ont été dépensés en ce sens. Et il est bien difficile de savoir, d'un oeil externe, combien il reste de ce trésor de guerre pour fonctionner. Hier l'un des grands rivaux de Getir en Europe, Gorillas, a annoncé lui aussi le licenciement de 300 personnes. Klarna et Getir n'ont peut être pas de point commun du point de vue de leur activité. Mais toutes deux sont soutenues par un tout puissant fonds d'investissement, nommé Sequoia. Et ce célèbre fonds de capital-risque tiré cette semaine la sonnette d'alarme à l'intention des entreprises qui sont dans son portefeuille. Attention, la tempête arrive explique le fonds, préparez vous, ça va secouer. Une slide de la présentation était intitulée, je cite, "La croissance à tout prix n'est plus récompensée". Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oubliez la voiture autonome, le vaisseau spatial autonome débarque !
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi les vaisseaux spatiaux autonomes débarquent à bord de l'ISS, la station spatiale internationale. Grosse actu la semaine dernière, où l'on apprenait via une kyrielle d'articles que Uber Eats passait à la livraison autonome dans la bonne ville de Los Angeles. Et petite actu, en tout cas en matière de nombre d'articles, la station spatiale internationale était ravitaillée pour la première fois par un module autonome. Oui, un vaisseau spatial autonome qui ravitaille l'ISS avec 400 kilos de fret. Son doux nom est Starliner, et son concepteur est tout simplement le géant de l'aéronautique Boeing. Vendredi soir dernier donc, le vaisseau spatial CST-100 Starliner, dépourvu de tout équipage, s'est amarré presque tout seul à la station spatiale internationale. Le vaisseau Starliner avait quitté la Terre quelques heures plus tôt, propulsé par une fusée Atlas V tirée depuis Cap Canaveral, en Floride. Mais pas question de laisser Starliner se planter tout seul, surtout dans cette mission qui reste un test. Starliner a donc avant tout effectué une série de démonstrations de systèmes afin de vérifier que le vaisseau spatial était "sain" et pouvait manœuvrer en toute sécurité. Puis les contrôleurs au sol à Houston, au Texas, ont utilisé les systèmes autonomes du Starliner pour guider le vaisseau spatial sur l'orbite. Et dans la station spatiale, les astronautes surveillaient scrupuleusement le module, prêts à prendre son contrôle en cas de souci. Mais il s'avère que tout s'est bien passé. Pour le dire clairement, Starliner s'est amarré tout seul. Le système d'amarrage utilisé par Starliner est le même que celui de la capsule Crew Dragon de SpaceX. Il permet le transfert d'énergie, de données, de commandes, d'air, de communications et potentiellement d'eau, d'oxygène et de gaz pressurisant. La réussite de cette manœuvre n'était pas écrite. Le vol automatisé de Starliner vers ISS est l'aboutissement de huit années de travail. Il s'agit du second vol sans équipage du Starliner. Le premier vol avait été effectué en 2019, mais le vaisseau spatial avait dû revenir sur Terre avant de s'amarrer à la station spatiale en raison de problèmes de logiciel. Cet essai en vol a surtout permis de recueillir des données pour certifier le vaisseau spatial pour des missions avec équipage. Car oui, Starliner peut transporter jusqu'à quatre membres d'équipage. En clair, les passagers n'auront pas à piloter le module. Sinon, Starliner doit revenir sur Terre cette semaine. Tout seul comme un grand.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'iconique iPod tire sa révérence
Bonjour et bienvenue dans le ZD Tech. Je m'appelle Marine Louste et aujourd'hui je vous raconte l’iPod, de ses débuts glorieux dans les années 2000 à sa fin annoncée il y a quelques jours. We love music ! C'est avec ce slogan que Steve Jobs a lancé le premier iPod... il y a 21 ans. Mais le monde a bien changé, et l'iPod semble aujourd'hui anachronique. Si dépassé, qu’Apple a décidé de ne plus le fabriquer. Lorsque les stocks seront écoulés, l'iPod ne sera plus. RIP. Pourtant, en 2001, c'était une petite révolution. Après les walkman, Discman et autres baladeurs MP3 – des objets que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître – l'iPod permettait de transporter toute sa musique dans sa poche. Oui, TOUTE sa musique. Alors oui, vous allez me dire que 5 Go, ça paraît dérisoire. Mais à l'époque, cela représentait 1 000 chansons, soit effectivement « toute votre bibliothèque musicale dans votre poche », selon la promesse de la marque. Exit donc les compilations maison... vous savez, ces fameuses "mix tapes" que l'on s'échangeait ? Exit aussi les mallettes pleines de CD, pas très pratiques pour se balader. L'arrivée de l'iPod, c'est aussi l'arrivée d'iTunes, et avec lui la possibilité d'acheter ses titres en numérique. Plus besoin d'aller chez le disquaire pour acheter son CD, et ensuite le transférer vers son baladeur. On assiste aux débuts de la musique dématérialisée. Pour reprendre les mots de Steve Jobs, Apple a « révolutionné l'industrie musicale ». Fin 2007, l’iPod devient tactile. Pour imiter le nouveau-né d’Apple, l’iPhone, sorti au début de l’année. En fait, l’iPod Touch devient un iPhone... sans téléphone. Pas de carte SIM, donc pas de numéro et pas de réseau cellulaire, mais le même système d'exploitation. Une fois connecté en Wi-Fi, vous avez donc accès à l'App Store comme sur votre iPhone. Mais ce n’est pas un iPhone. Et c’est peut-être ça le problème. Oui, c’est le début de la fin. Car l'iPhone démocratise le smartphone. Et bientôt, tout le monde en a un. En même temps, les usages changent et la musique numérique devient omniprésente. Les services de streaming comme Spotify et Deezer dominent le paysage musical. Mais ces services, vous y avez accès sur n'importe quel smartphone. Résultat, l'iPod ne trouve plus son public. Et Apple renouvelle de moins en moins sa gamme. Jusqu'à programmer sa fin. L'annonce de sa fin relancera peut-être les ventes de cet appareil iconique. Un dernier sursaut avant l'extinction ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le télétravail ne nous rend pas moins productif
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi le télétravail promet un gain de productivité à long terme chez les entreprises qui optent pour un mode hybride. Pour ceux qui en doutent encore : non, le télétravail ne rend pas les salariés moins productifs. C’est même l’inverse qui se produit, selon le conseil national de la productivité, un organisme rattaché à Matignon. Les économistes prédisent que la généralisation du télétravail engendrera une hausse de la productivité une fois la période Covid terminée. Ainsi, le passage à une proportion de télétravailleurs de 5% avant le Covid à 25% à plus long terme pourrait générer un gain de productivité de 5 à 9% en moyenne, selon les chiffres officiels. Pourtant, le télétravail était loin de faire l’unanimité il y a encore deux ans. Il s’était imposé en mars 2020 comme une solution de secours dans un contexte pandémique angoissant, et un peu à la hâte, il faut bien l’avouer. Mais en 2022, force est de constater que le travail à distance est rentré dans les habitudes. Et aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises optent pour des organisations hybrides. Les salariés qui le peuvent se voient proposer des emplois du temps qui alternent entre le bureau et la maison. Le conseil national de la productivité encourage d’ailleurs l’installation d’un rythme de travail hybride. En effet, selon les analystes, 2 ou 3 jours de télétravail par semaine est optimal pour garantir la productivité et le bien-être des salariés, sans perdre les interactions. Trop de télétravail n’est en revanche pas idéal, nous disent les experts. Même si les collaborateurs ont appris à communiquer sur Slack et via Zoom à longueur de journée, il reste très difficile de garantir une coordination étroite et fréquente entre les équipes via ces seuls canaux de communication. Reste que l’argument majeur en faveur du télétravail, c’est la suppression des temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail. Selon le conseil national de la productivité, ce temps retrouvé est aussi favorable à la productivité. Les travailleurs sont plus libres d’organiser leur temps comme ils l’entendent, sans les mêmes contraintes qu’au bureau. Reste que pour bien travailler chez soi, certaines règles s’imposent. Il est recommandé, par exemple, d’instaurer une routine pour éviter de prendre de mauvaises habitudes pendant la journée. Pour être performant chez soi, avoir un bureau et du bon matériel sont aussi des prérequis. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Louer une trottinette libre service : simple ? Pas pour tout le monde
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Précilia Ahissou et aujourd'hui je vous explique pourquoi louer une trottinette libre service doit être très simple pour l'utilisateur, mais est d'une complexité folle côté technique. De nos jours, voyager en ville, c'est simple. Vous débloquez une trottinette, une voiture, ou un vélo electrique en libre service depuis votre smartphone, et c'est parti. Mais bien sûr, vous ne vous doutez pas de l'incroyable complexité technique derrière ces simples gestes. Tout d'abord, les sociétés de location doivent définir leur zone d'opération. C'est à dire quels sont les endroits de la ville où seront déposés et loués les véhicules pour gagner de l'argent. Et pour faire cela, l'analyse de données et l'intelligence artificielle sont fortement mises à contribution. Côté données, plusieurs critères sont analysés, comme le profil sociodémographique de la zone, la fréquentation, ou encore le nombre de restaurants, de musées, d'entreprises, bref, de destinations potentielles pour les clients. Côté intelligence artificielle, la technologie permet de prédire la demande afin de s'assurer que les véhicules disponibles se trouvent dans des quartiers où il seront loués rapidement. Et si ce n'est pas le cas, les algorithmes doivent ajuster les tarifs de location pour rendre la zone ou le véhicule est garé plus attrayants. C'est capital parce que cela permet d'optimiser le service bien sûr, mais aussi de réduire les coûts de fonctionnement. Oui car cela évite qu'un technicien se déplace en personne pour relocaliser le véhicule. Mais là ou la technologie est encore plus cruciale, c'est du côté de l'expérience client. Car oui, l'expérience client est certainement le facteur le plus important du succès d'un service de mobilité partagée. De la réservation sur smartphone à la prise en main du véhicule, le service doit être fluide, et surtout instantané. Durée de location, enregistrement des documents administratifs, ergonomie de l'application et du parcours client, l'instantanéité du service est l’un des atouts majeurs assure dans une tribune publiée sur ZDNet Olivier Reppert, le PDG de Share Now, une société spécialisée dans l'autopartage en free-floating. Surtout que pour la location de voitures, l'expérience clients est jalonnée de multiples étapes. Comme l'évaluation de l'état de fonctionnement et de la propreté du véhicule. Enfin, l'entretien des flottes de véhicules est lui aussi nourri à la technologie. Ce sont des algorithmes de machine learning qui permettent d'avoir une visibilité complète sur l'état des véhicules afin d'adopter des mesures de maintenance prédictive. Ces algorithmes utilisent des données du véhicule, l'heure du dernier nettoyage, le modèle de véhicule, mais aussi les commentaires laissés par les utilisateurs sur la propreté du véhicule. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Qu'est ce que le RCS, le nouveau SMS prôné par Google ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique ce qu'est le RCS, le nouveau SMS prôné par Google. C'est un protocole de messagerie utilisé chaque jour par plus de 500 millions de personnes. RCS, pour Rich Communication System, est la version moderne de la norme SMS. Elle est prise en charge par Google via son système d'exploitation modèle Android, mais pas par iMessage d'Apple, qui lui prend toujours en charge les SMS. La popularité du RCS vient donc du fait que ce protocole est activé par défaut dans Google Messages. Mais la plus grande différence entre le RCS et le SMS, c'est que le RCS s'appuie sur le réseau data et non pas sur le réseau cellulaire. Et c'est grâce à la data que le RCS embarque son système de communication riche. Riche car il est possible par exemple de transférer des messages et leur contenu d'un utilisateur à l'autre. Riche aussi car les visuels qui transitent via RCS sont bien moins compressés que dans les SMS. C'est aussi le protocole RCS qui permet de savoir à quelle heure votre destinataire a ouvert votre message ou encore quand celui-ci commence à vous répondre. Oui, cela existe déjà dans les messageries instantanées comme Facebook Messenger ou Skype. Mais face au RCS se dresse surtout Apple et son application iMessage. En janvier dernier, Google se plaignait d'ailleurs du fait que Apple freinait l'adoption du RCS avec iMessage. "Nous ne demandons pas à Apple de rendre iMessage disponible sur Android" indiquait Google. "Nous demandons à Apple de prendre en charge la norme RCS dans iMessage, tout comme ils prennent en charge les anciennes normes SMS et MMS". Alors pourquoi Apple refuse d'intégrer le protocole RCS à ses produits ? Et bien il semble que RCS soit tellement bien qu'il puisse inciter les jeunes utilisateurs et leurs familles à basculer vers l'écosystème Android, moins onéreux. C'est en tout cas se qu'ont révélé des documents internes d'Apple rendus publics dans le cadre d'un procès récent. Apple de son côté, se borne a dire que le protocole RCS n'est pas assez sécurisé pour être digne d'intégrer les iPhones et les iPads. Mais il n'est pas impossible que les régulateurs dans les années qui viennent obligent au nom de l'interopérabilité des services à porter le protocole RCS sur l'ensemble des smartphones. Affaire à suivre donc.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

France Identité, pour prouver son identité en ligne
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique ce qu'est France Identité, l'application mobile qui doit permettre bientôt à tous de prouver son identité en ligne. Oui, bientôt, vous aller scanner votre carte d'identité avec votre smartphone. C'est en tout cas ce que vous demandera de faire l'application mobile France Identité, qui pour l'heure peut être utilisée par quelques beta testeurs, et ce uniquement sur Android. Mais comme France Identité doit rentrer dans les smartphones de tous les français dans les mois qui viennent, autant savoir ce que l'avenir vous réserve en la matière. Tout d'abord, voici l'objectif final : France Identité doit permettre d'utiliser sa carte d'identité biométrique et son smartphone afin de prouver son identité en ligne. Oui, vous avez bien entendu, vous pourrez justifier de votre identité directement depuis votre smartphone. De quoi en finir avec les scans de carte d'identité, mais aussi justifier sa majorité sans pour autant dévoiler son identité" mentionne le site du gouvernement consacré à France Identité. Et les occasions de prouver son identité en ligne vont devenir de plus en plus nombreuses. Vous pourrez ainsi prochainement faire une procuration pour un vote, ou encore ouvrir un compte en banque en ligne. Dans le détail, le smartphone équipé de l'application, et d'une puce NFC, va scanner la puce de la carte d'identité, et l'application France Identité permettra de valider l'opération, après vous avoir demandé de rentrer un code PIN dédié. Attention, il ne s'agit toutefois pas de la carte d'identité classique. Seuls les détenteurs de la nouvelle carte nationale d'identité biométrique, une carte au format carte de crédit et équipée d'une puce électronique, pourront utiliser ce système. Cette puce embarque des données d'identité telles que les données d'état civil, une photographie, la date de délivrance ou encore deux empreintes digitales. Mais le gouvernement assure que cette puce ne contient aucune données de géolocalisation. Et que les données personnelles ne peuvent pas être commercialisées. A ce jour, on ne trouve que 4,5 millions de détenteurs de ces nouvelles cartes qui sont distribuées depuis l'été 2021. Mais l'application France Identité doit déjà permettre dès cet été d'accéder à France Connect, le portail utilisé par plus de 37 millions de personnes pour payer leurs impôts, consulter leurs droits à la retraite ou le solde des points de leur permis de conduire. Alors bien sûr, la question de la sécurisation de cette application se pose. Surtout que le projet France Identité succède à Alicem, un chantier initié en 2013 qui prévoyait d'utiliser la reconnaissance faciale. Mais Alicem a été abandonné suite aux critiques de la Cnil. Le gouvernement français assure qu'en se passant de biométrie, et en utilisant un code personnel, les risques qui pèsent sur la vie privée sont limités.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aramco dépasse Apple en bourse, symbole d'un retournement économique mondial
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi Aramco dépasse Apple en bourse, et pourquoi cela est un symbole d'un retournement économique mondial. Le secteur de la tech, et Apple en premier lieu, est miné par la pénurie mondiale de semi-conducteurs. Une pénurie qui oblige à réduire la production d'appareils connectés. Et l'une des conséquences de cette situation, c'est que la marque à la pomme n’est plus l’entreprise la plus chère du monde depuis la semaine dernière. Evidemment, ce n'est pas la seule raison. Et nous allons entrer dans le détail pour mieux comprendre. Oui, c'est le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco qui est redevenu l'entreprise la plus valorisée au monde, passant devant Apple. Et Microsoft, première entreprise du classement des sociétés les mieux valorisées en 2019, arrive en troisième position désormais. L'agence Bloomberg assure que l'entreprise pétrolière saoudienne a désormais une valorisation estimée à 2 430 milliards de dollars. Alors pourquoi ce changement ? Oui, Apple souffre du fait des semi-conducteurs, mais Aramco grimpe grâce à la récente flambée des cours du pétrole brut. Bien sûr, la valorisation d'Apple reste plus que conséquente. La capitalisation de l'entreprise californienne est de 2 370 milliards de dollars à date. Mais cette capitalisation s'est effritée depuis le début de l'année. En janvier dernier, l'entreprise de Cupertino était la première société à dépasser la barre des 3 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Mais depuis, la valorisation d'Apple a chuté de près de 20% et ce alors même que la capitalisation d'Aramco était en hausse de 28%. Il faut noter que la correction est brutale pour les valeurs de la tech, et touche tout le Nasdaq. Cet indice boursier de la tech a ainsi perdu plus de 25% depuis le début de l'année, et ce dans le sillage d'un changement de politique monétaire de la Banque centrale américaine, la Fed, face à l'inflation et la guerre en Ukraine. On l'a donc bien compris, l'appréciation du secteur de l'énergie et le ralentissement d'activité dans le secteur de la tech ont provoqué un retournement de situation. Un retournement que Bloomberg juge durable. "Même si le mouvement s'avère de courte durée et qu'Apple reprend la première place, l'inversion des rôles souligne la puissance des forces majeures qui traversent l'économie mondiale", note l'agence. Le chassé croisé entre Apple et Aramco n'est cependant pas une affaire nouvelle. Apple avait dépassé Aramco juillet 2020, durant la crise du Covid-19, et ce alors que le groupe saoudien était lui pénalisé par la chute des cours et la baisse de la demande, allant de pair avec le ralentissement de l'activité économique. En France, on note que c'est l'opérateur Orange qui arrive en seconde place du classement hexagonal, avec une valorisation de plus de 16 milliards d'euros. Et la première place est occupée par Louis Vuitton. Le géant du luxe revendique une valorisation de plus de 20 milliards d'euros.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ukraine : quels risques pour les dorsales de l'Internet en Mer Noire ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Anne Mignard et aujourd’hui je vous explique quels sont les risques pour les dorsales de l'Internet en Mer Noire. On le sait Moscou a fait des moyens de communication une de ses cibles favorites. Sur la toile tout d’abord via le piratage ou la destruction de serveur. Comme ce fut le cas dès le début du conflit en Ukraine avec la cyberattaque de l’operateur Viasat. Pour rappel, cette attaque avait paralysé l’accès à ce réseau pour de nombreux utilisateurs européens, le jour de l’invasion russe. Les attaques de moyens de communications par Moscou se font aussi sur terre. La Russie n’a d’ailleurs attendu qu’une semaine après le début de l’offensive en Ukraine pour détruire la tour de télévision de Kiev. Mais Moscou viserait aussi les fonds marins, où se trouvent l'essentiel des réseaux internationaux de fibre optique qui forment ce que l'on appelle "les dorsales de l'internet mondial". En 2008 par exemple, rappelle Asma Mhalla, la spécialiste des enjeux de l'économie numérique… la Russie avait en pleine crise avec la Georgie coupé le câble de fibre optique qui reliait en mer noire la Géorgie à ses voisins, histoire de mettre le pays totalement sous cloche. Moscou avait fait de même aussi en 2014 lors de la guerre en Crimée et là c’était l’Ukraine qui avait vu ses câbles sectionnés. Alors faut-il s’attendre à cette fois-ci encore à des coupures dans cette mer enclavée ? C’est techniquement possible selon Camille Morel, de l'Institut d'études de stratégie et de défense. Elle explique qu’aujourd’hui seule une dizaine d’état dont la Russie, sont dotés de navires qui peuvent descendre au-delà de plus de 6000 mètres de profondeur. Des navires qui sont capables de couper les câbles par grands fonds, là où ils sont les moins protégés puisqu’ils font seulement la taille d’un poignet. Toute la question est donc de savoir quel intérêt aurait aujourd’hui Moscou à mener cette opération ? Ce geste serait un geste fort pour Asma Mhalla mais uniquement symbolique. Car ces câbles ne relient aujourd’hui que la Géorgie à la Bulgarie. De plus les dégâts pour ces deux pays ne seraient que limités puisque chacun est relié par d’autres voies de communications à l’étranger, via des voies de transit alternatif. Mais l’acte pourrait tout de même déstabiliser la région selon la chercheuse, avec les risques d’une réponse occidentale. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Facture écologique des opérateurs : une baisse en trompe-l'oeil ?
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd'hui je vais vous expliquer pourquoi les efforts consentis par les opérateurs pour faire fondre leurs émissions de gaz à effet de serre peinent à porter leur fruit. Vous n'êtes certainement pas sans savoir que le numérique, au même titre que nombre d'industries est aujourd'hui pointé du doigt pour sa contribution au réchauffement climatique. Alors que le secteur pèse actuellement pour 2 % de l’empreinte carbone générée chaque année en France, cette proportion pourrait bien grimper à 6,7 % d'ici 2060, si rien n'est fait pour la contenir. Comme les autres acteurs de ce marché, les opérateurs télécoms sont pressés de faire baisser leur facture environnementale et multiplient ces dernières années les actions pour assainir leurs activités. C'est du moins ce que constate l'Arcep, le régulateur du secteur, dans la première édition annuelle de son enquête dédiée sur le sujet, publié à la fin du mois d'avril. L'Autorité y relève notamment que les émissions de gaz à effet de serre des quatre principaux opérateurs français ont beau avoir diminué pour atteindre 362 000 tonnes équivalent Co2 en 2020, cette belle performance s'apparente en réalité à une "illusion d'optique". Comme le relève le gendarme des télécoms, la baisse observée ne concerne en réalité que les émissions directes de gaz à effet de serre des opérateurs, c'est-à-dire celles générées par exemple par leurs flottes de véhicules, la consommation de leurs parcs immobiliers ou de leurs boutiques. Hélas, il ne s'agit là que d'une goutte d'eau comparée à l'océant des émissions indirectes des opérateurs, celles liées à la consommation électrique de leurs réseaux fixes et mobiles. C'est bien là que le bât blesse. Alors que le déploiement de la fibre sur le fixe et de la 5G sur le mobile s'accélère, l'Arcep relève que les réseaux des opérateurs se montrent de plus en plus énergivores. Cela s'observe dans les faits : entre 2016 et 2020 la consommation énergétique des réseaux fixes et mobiles n’a cessé de croître, de l'ordre de 6 % par an. A notez que si les réseaux fixes se montrent nettement moins voraces en énergie que les réseaux mobiles, ils le doivent notamment à la généralisation de la fibre. C'est peut-être d'ailleurs de cette technologie très haut débit que viendra la lumière. Pour réduire la facture environnementale du numérique, l'Arcep recommande ainsi aux utilisateurs finaux - c'est-à-dire vous et moi - de privilégier le Wi-Fi aux réseaux cellulaires et de passer à la fibre... Quand cela est possible.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Groupes APT, une menace patiente et déterminée
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis ADAM et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi certains groupes malveillants sont désignés par le sigle APT. Fancy Bear, Animal Farm, Hafnium : chaque société de cybersécurité dispose de sa propre nomenclature pour designer ces groupes. Mais tous sont généralement regroupés sous la même ombrelle, celle des groupes APT. APT pour Advanced Persistent Threat, ou Menace persistante avancée : l’acronyme existe depuis le début des années 2000 et nous vient d’outre atlantique, plus particulièrement du monde de la défense américaine. Le terme a depuis gagné en popularité dans le monde de la sécurité informatique et vise à décrire un certains type d’attaquants. Derrière cet acronyme, il n’est pas question d’une technique particulière ou d’outils spécifique, mais plutôt d’un mode opératoire particulier. Les groupes désignés par le sigle APT sont des groupes organisés et patients. Le terme « Avancé » qui leur colle à la peau est souvent mal interprété. Il ne s’agit pas forcement d’attaquants disposant d’outils, de vulnérabilités ou de logiciels malveillants sophistiqués, mais plutôt de leur capacité à exploiter tout un panel d’attaques pour infiltrer les réseaux qu’ils ciblent et s’y maintenir. En d’autre terme, on peut parfaitement trouver des exemples de groupes APT exploitant des vulnérabilités connues, des logiciels malveillants communs et des techniques d’attaques, comme le phishing, tout à fait traditionnelles. Le qualificatif « Persistant » est en revanche plus adapté : contrairement aux groupes cybercriminels traditionnels, les groupes APT peuvent prendre leur temps pour attaquer une cible. Ils peuvent ainsi effectuer plusieurs reconnaissances avant d’identifier les vulnérabilités à exploiter, contourner les défenses de la cible et ensuite déployer des moyens visant à se maintenir dans le réseau de la cible sans être repéré pendant des périodes très longues, parfois plusieurs mois. Enfin, l’objectif de ces groupes est souvent très spécifique : les chercheurs en sécurité associent plus généralement ce sigle à des groupes spécialisés dansl’espionnage et le vol d’informations souvent sensibles. Il n’est donc pas surprenant de voir que derrière de nombreux groupes APT se trouvent des unités encadrées parles services de renseignement de plusieurs pays. Mais l’espionnage n’est pas forcement leur seule mission : certains groupes APT se livrent ainsi parfois à la diffusion de désinformation ou de sabotage de systèmes informatiques. Et les cibles de ces groupes sont de tous types. Si les secteurs les plus stratégiques, comme ceux ayant trait à la défense ou l’aéronautique, sont fréquemment considérés comme des cibles de choix, n’importe quelle organisation ou personne détenant des informations stratégiques peut être visé par ce type de groupe. Contrairement aux cybercriminels « classiques », les groupes APT opèrent donc avecméthode. Ils ont des objectifs précis, fixés par un commanditaire, des équipes constituées de spécialistes et des procédures souvent rodées visant à atteindre leurs cibles en restant sous le radar.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Orange sonne le glas de son horloge parlante
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd'hui je vais vous expliquer pourquoi Orange a finalement décidé de dire stop à son horloge parlante plus de trente ans après l'avoir lancé. La nouvelle ne va faire râler que les nostalgiques. Qu'à cela ne tienne, sachez tout de même qu'Orange a bel et bien décidé de sonner le glas de son service d'horloge parlante... Pour les auditeurs qui l'ignoraient, vous voilà informés : oui, l'opérateur historique commercialise encore aujourd'hui un service d'horloge parlante disponible au 3699. Et ça ne date d'ailleurs pas d'hier : le service a en effet été lancé dès 1991 dans sa forme actuelle par l'opérateur, alors connu sous le nom de France Télécom. Moyennant la modique somme de 1,50 euros par appel, le service vous donnait jusqu'à maintenant accès à l'heure donnée par l'Observatoire de Paris, avec la garantie d'une précision de l'ordre de 10 millisecondes grâce à l'ensemble d'horloges atomiques de l'observatoire. Hélas pour nous autres amateurs de toquantes bien rodées, cela ne sera pas éternel. Il y a quelques semaines, Orange a ainsi indiqué à ses clients que son horloge parlante cessera de tourner à compter du 1er juillet prochain. Si l'information ne vous bouleverse pas : sachez tout de même qu'avec l'arrêt du service, c'est une page qui se tourne pour l'histoire des sciences françaises. En effet l'horloge de l'observatoire de Paris a été le premier service d'horloge parlante à être automatisé dans le monde. Mieux que ça, son inventeur est lui-même français. Il s'agit d'Ernest Esclangon, directeur de l’Observatoire de Paris dans les années 30. Pour permettre au plus grand nombre d'avoir accès à une heure précise, ce dernier eut l'idée, en 1933, d'automatiser le service, alors uniquement disponible via un standard téléphonique surchargé. Ce n'est finalement qu'au début des années 1990 que le système d'Esclangon a été connecté pour la première fois à une horloge atomique ultra-précise grâce à une infrastructure reposant sur des commutateurs MT20, aujourd'hui en voie de disparition. Hélas toute histoire à une fin, et l’avènement des smartphones, qui ont permis la démocratisation de l’accès à une heure précise, a finalement eu la peau de l’horloge parlante d’Orange. L’opérateur ne s’en est d’ailleurs pas caché, invoquant la “baisse régulière et significative” des appels au 3699 et la ”fin de vie programmée” de son infrastructure pour justifier l’arrêt du service. Sachez tout de même que l’observatoire de Paris continue à fournir une heure on ne peut plus précise via ses différents portails à retrouver sur la toile.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bitcoin : pourquoi MicroStrategy joue avec le feu
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le vénérable éditeur de logiciel MicroStrategy joue avec le feu à coup de Bitcoin. MicroStrategy est une très respectable société américaine, qui édite des progiciels de Business Intelligence. Et voici que pour ses 33 ans d'existence, elle pourrait connaître cette année la mort ou la résurrection. Et tout ceci est une affaire de Bitcoin. Je vous explique. Son fondateur, Michael Saylor, croit depuis deux ans que l'avenir est au Bitcoin. Au point d'avoir utilisé une partie du capital de son entreprise côtée pour acheter de cette monnaie virtuelle fort volatile. Et pas qu'un peu ! L'homme a effectué son premier achat de bitcoins au nom de sa société en août 2020. A l'époque, il rafle 21 500 bitcoin au cours de l'époque de 11 650 dollars. Ravi de l'appréciation continue de cette monnaie, il récidive dans les mois qui suivent. De quoi à ce jour posséder un portefeuille avec plus de 129 000 bitcoins dont le prix moyen d'achat est de 30 700 dollars chacun. Au total, MicroStrategy détient environ 4 milliards de dollars en Bitcoin. De quoi en faire le premier investisseur de ce type avant Tesla, qui aurait 1 milliard de dollars en Bitcoin dans ses réserves. Oui mais voilà que vient la catastrophe. Car hier lundi fut une journée particulièrement noire pour les crypto, avec une chute de 8% de la valeur du Bitcoin. Son cours frôle désormais les 30 000 dollars. Première conséquence, l'action de MicroStrategy a chuté de 25 % ces dernières heures. Mais il y a bien pire. Car oui, vous l'aurez compris, la gamelle de ce début de semaine efface l'ensemble des bénéfices que MicroStrategy espérait réalisé avec sa stratégie de spéculation sur cette monnaie virtuelle. Cela va t-il provoquer chez Michael Saylor un changement de posture ? Et bien rien n'est moins sûr. Car en avril dernier, alors que le cours des crypto s'affaissait déjà grandement, le PDG de l'entreprise annonçait fièrement à ses actionnaires que MicroStrategy avait l’intention de « poursuivre vigoureusement » sa stratégie d’actifs de réserve en achetant et en détenant toujours plus de Bitcoin. A l'époque, MicroStrategy assurait que sa stratégie d'achat de crypto lui avait permis de dégager une marge bénéficiaire potentielle de... 1,2 milliard de dollars. Une marge qui désormais est réduite à... 0. La société doit donc présenter pour le trimestre finissant une perte d'exploitation de 178 millions de dollars, en grande partie à cause de charges comptables sur ses avoirs en bitcoins. MicroStrategy affirme cependant disposer de suffisamment de liquidités provenant de ses activités de vente de logiciels pour couvrir ses obligations en matière de dette. Néanmoins, les investisseurs pourraient être de plus en plus nerveux à l'idée que Michael Saylor s'entête. Surtout qu'avec la hausse des taux, l'entreprise devra faire face à des frais d'intérêts plus élevés à l'avenir. Mais au delà du cas symptomatique de MicroStrategy, comment expliquer cette chute ? Déjà ce n'est pas un retournement. Le cours du Bitcoin est en tendance baissière depuis novembre dernier, où son cours le plus élevé l'avait porté à 64400 dollars l'unité. Ensuite, l'ensemble des valeurs boursières de la tech sont à la baisse, ce qui a une incidence sur les crypto-monnaies. Par ailleurs, les inquiétudes liées à la faible croissance et à la possible récession dans le monde font que personne semble t-il ne souhaite investir désormais dans ces monnaies encore très mal, voire pas du tout, régulées. Enfin, nous l'avons vu la semaine dernière dans un épisode du ZD Tech, les NFT, les petits cousins des cryptomonnaies, basés eux aussi sur la technologie blockchain, s'essoufflent aussi.

La neutralité du net, un débat qui n'en finit pas
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam, et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le débat sur la neutralité du net est loin d’être une affaire classée. La neutralité du net est un principe fondateur de la gestion du réseau internet. Si celui ci existe dans les faits depuis bien longtemps, le terme « neutralité du net » a fait son apparition au début des années 2000 sous la plume de Tim Wu, un professeur de droit américain. Dans un article portant sur le sujet, le professeur définir la neutralité du net comme « un réseau qui ne favorise pas une application plutôt qu’une autre. » En d’autres termes, sur un internet neutre, tout les acteurs sont placés sur un pied d’égalité d’un point de vue technique. Le fait d’être chez Free ou chez Orange vous offre en théorie le même accès aux services proposés sur Internet, sans que le fournisseur d’accès ne favorise Netflix ou Youtube au détriment d’autres solutions par exemple. De la même manière, un internet neutre devrait vous garantir que votre fournisseur d’accès ne regarde pas les données que vous consultez, ne les modifie pas et ne donne pas la priorité à certains contenus plus qu’à d’autre. Tous les paquets sont libres et égaux en droit. La neutralité du net est le principe qui a façonné le réseau internet depuis les années 70. Et au cours des dix dernières années, cette idée est parvenu à se faire une place dans la loi française ainsi que dans les textes européens, tout comme dans les politiques des régulateurs des télécoms américains. Mais ce principe compte aussi ses détracteurs, notamment les fournisseurs d’accès internet eux même. En effet, de nombreux opérateurs contestent le bien fondé de la neutralité du net, en avançant plusieurs arguments. Cette politique leur interdit en théorie de proposer des offres de type « zero rating » sur l’internet mobile. Ces offres visent à proposer aux utilisateurs de ne pas décompter le trafic lié à certaines applications de leur forfait data, afin de le rendre plus attractif pour les consommateurs. Dans la même logique, certains opérateurs aimeraient que les plus gros consommateurs de bande passante, comme Youtube ou Netflix, paient une partie des frais d’infrastructure assumés par les opérateurs. Enfin, certains opérateurs aimeraient pouvoir proposer des services « prioritaires » pour certaines applications et certaines données, par exemple les données de santé. Et ce débat est loin d’être clos. Les États Unis avaient ainsi instauré en 2015 le principe de neutralité du net comme principe de la gestion du réseau. Mais en 2016, Donald Trump nomme un fervent opposant à la neutralité du net à la tête de l’autorité américaine des télécommunications et celui ci s’empresse de revenir sur cette politique. En Europe, on a pu penser que l’affaire était pliée : depuis 2016, les textes de loi européens garantissent le principe de neutralité du réseau en aménageant quelques exceptions. Mais dans une récente interview, le commissaire Européen Thierry Breton a fait part de sa volonté de remettre le sujet sur la table. Autant dire que l’on risque d’entendre à nouveau parler de neutralité du net dans les années à venir.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La revanche des BATX dans l’Empire du Milieu
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi la politique zéro Covid en Chine contribue à redorer leblason des acteurs de la tech. Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi : Vous les reconnaissez, ce sont les équivalents chinois des “GAFAM”… renommés pour faire court, les “BATX”. Ces mastodontes se partagent un marché énorme : plus d’un milliard d’habitants. Mais depuis plusieurs mois, Pékin est bien décidé à leur rendre la vie dure. Nouveaux règlements, amendes en cascade… La Chine redouble de surveillance pour ces entreprises de la tech tant pour leur exploitation locale qu’à l’étranger. Mais depuis l’arrivée du variant Omicron, cette politique hostile vacille. Pourquoi ? A cause des confinements. Depuis plusieurs semaines, 19 provinces chinoises se retrouvent en effet sous cloche, dont l’agglomération de Shanghai et ses 26 millions d’habitants. Politique zéro covid oblige, les confinements sont très stricts : pas question de remplir une attestation pour sortir prendre l’air. Et par conséquent, les chaînes d’approvisionnement souffrent. Pourtant, si l’économie du pays est durement touchée, une filière tient bon : les applications de livraison à domicile. Pour nourrir la population confinée, les plateformes ont mis au point des systèmes de distributions efficaces. D'abord en s’approvisionnant en produits frais auprès des agriculteurs. Puis en recrutant des armées de travailleurs pour livrer les commandes. En fin de compte, le gouvernement de Pékin est en bien forcé de l’admettre : les Alibaba, Meituan et autres plateformes numériques sont bien utiles en temps de crise. Le Covid sauvera-t-il les BATX de cette bataille livrée par Pékin ? A en croire certains analystes, oui ! D’après eux, le gouvernement chinois serait prêt à assouplir les réglementations contre la Big Tech. Le Wall Street Journal avance, par exemple, que Pékin pourrait repousser les nouvelles règles visant à limiter le temps que passent les jeunes sur les applications mobiles. Mais attention : qui dit assouplissement, dit aussi contreparties. Le gouvernement pourrait demander une participation de 1% au capital de certaines entreprises, comme Tencent et Meituan, un peu comme avec ByteDance, la maison mère de TikTok. En prenant une petite participation au capital, l’Etat s’assurerait ainsi d’avoir son mot à dire dans les décisions des entreprises. Une manière sans équivoque de s’assurer que les entreprises de la tech sont alignées sur ses politiques générales. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi les ventes de NFT s'effondrent
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi les ventes de NFT s'effondrent. Le volume de vente de jetons non fongibles, ou NFT pour Non Fungible Token en anglais, est tombée à une moyenne quotidienne d'environ 19 000 cette semaine. Soit une baisse de 92 % par rapport à un son plus haut pic de septembre 2021, où environ 225 000 NFT étaient alors échangés. C'est un papier du Wall Street Journal qui lève le voile ce qui s'apparente désormais à une gigantesque pyramide de Ponzi. Bref, une arnaque. En parallèle de ce volume des ventes qui plongent, le nombre de portefeuilles actifs sur le marché des NFT a chuté de 88 %. On en dénombre désormais 14 000, alors qu'ils étaient 119 000 en novembre dernier. Pour expliquer le phénomène, le quotidien économique mentionne que “la hausse des taux d’intérêt a porté un coup aux paris risqués sur tous les marchés financiers – et les NFT figurent parmi les actifs les plus spéculatifs”. Et d’ajouter : “Le déséquilibre entre l’offre et la demande est aussi préjudiciable au marché du NFT. Il existe environ cinq NFT pour chaque acheteur.” Pourtant l'idée même du NFT pouvait paraître séduisante. Les NFT sont des jetons numériques qui sont utilisés comme certificat de propriété, et ils sont créés et administrés sur des technologies de type blockchain. La conséquence directe de ce ralentissement de l'activité d'échange de NFT est bien sûr une baisse de leur valeur nominale. Concrètement, de nombreux propriétaires de NFT constatent à présent que leurs investissements valent désormais beaucoup moins que lorsqu'ils les ont acheté. L'exemple le plus parlant de ce phénomène est certainement le NFT du premier tweet de Jack Dorsey, le cofondateur de Twitter Inc, qui avait été vendu en mars 2021 pour 2,9 millions de dollars. Le propriétaire l'a mis aux enchères en début d'année. Il n'a alors pas reçu d'offres supérieures à 14 000 dollars. Et il s'est donc résolu à conserver son bien. Pour se consoler, et tenter de conserver la confiance des investisseurs sur ce nouveau marché bien nébuleux, le propriétaire, par ailleurs possesseur d'une blockchain, a déclaré que cet échec n'était pas un signe que le marché du NFT se détériore. Rien de plus qu'une fluctuation normale selon lui, qui peut se produire sur n'importe quel marché. "Je ne regretterai jamais de l'avoir acheté, car ce NFT est mon capital", assure t-il encore aujourd'hui. Et bien sûr, d'autres partisans des NFT remettent en question les chiffres du Wall Street Journal. Ils questionnent surtout le nombre d'utilisateurs et de transactions NFT, qui selon d'autres sources seraient beaucoup plus élevé. Et ils parient sur l'innovation, affirmant que toute une série de nouveaux NFT sont en train de décoller.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mais que va donc faire Spotify chez Roblox ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi Spotify s'acoquine avec la plateforme de jeu vidéo Roblox. Oui c'est sûr, vous connaissez Spotify. Mais peut-être ne connaissez-vous pas - encore - Roblox. Alors qu'est ce que Roblox ? Et bien demandez à votre gamin ! Bon ok je vous explique. Roblox est depuis 2005 une plateforme de jeu vidéo en ligne free-to-play destinée aux enfants et adolescents. De quoi jouer bien sûr donc, mais aussi créer des jeux. La plateforme regroupe au quotidien 40 milions de joueurs. Et bien Spotify a décidé qu'il serait le premier streamer de musique, et de podcast, à avoir une présence officielle dans Roblox. Pour ce faire, le suédois vient de lancer dans Roblox "Spotify Island", un lieu virtuel où les artistes et les fans peuvent jouer en ligne, débloquer du contenu exclusif et acheter des produits dérivés des artistes. Dans le détail, Spotify Island se présente sous la forme d'un continent virtuel entouré d'une multitude d'îles à thème, que les joueurs pourront explorer. Comment ? Ils pourront interagir en marchant, en courant, en sautant, en touchant et en ramassant divers objets. On trouvera également dans cet univers une bande sonore alimentée par Soundtrap, l'un des outils de création audio de Spotify. Rassurez-vous, vous pourrez mettre en pause la musique, et sauter des pistes. Alors, que vient donc faire Sportify dans l'univers Roblox ? Et bien il s'agit d'un sacré pari. "Nous donnons aux joueurs la possibilité d'être des créateurs et d'avoir vraiment l'impression d'être l'artiste qui se produit lui-même" assure Spotify. Les joueurs pourront donc créer des sons sur machine de beat-maker virtuelles alimentées par Soundtrap. Ils pourront aussi se déplacer sur une "scène" virtuelle pour interagir avec des objets virtuels. Surtout, le lancement de l'univers Spotify dans Roblox intervient à un moment où la musique est devenu un avantage concurrentiel important pour les plateformes de jeux en ligne. Oui vous avez bien compris, de plus en plus de joueurs choisissent leurs jeux en fonction de la musique et de la présence des artistes. Une tendance qui devrait se renforcer avec l'arrivée prochaine des métaverses sur les écrans et les casques de VR. Un exemple ? Fortnite dès 2020 a ouvert la voie avec son concert virtuel de Travis Scott, suivi par un concert d'Ariana Grande l'année dernière. Et cette année c'est le festival de musique de Coachella qui était mis à l'honneur sur sa plateforme. Roblox n'est pas en reste. La plateforme de jeu a organisé son premier concert virtuel en 2020 avec, excusez du peu, Lil Nas X en tête de gondole. Et l'année dernière, Roblox a tissé un partenariat avec Sony Music. Enfin il faut noter que Spotify héberge déjà plus de 2,2 millions de listes de lecture liées aux jeux vidéos sur sa plateforme. Et avec ce partenariat, le géant suédois cherche à toucher une jeune génération.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comment Airbnb révolutionne sa politique RH
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment Airbnb révolutionne sa politique RH. Le big boss d'Airbnb, Brian Chesky, croit dur comme fer au télétravail. Au point de signifier à ses employés qu'ils peuvent désormais travailler à domicile indéfiniment. Ou bien déménager n'importe où dans leur pays sans que leur salaire soit ajusté en conséquence. "Cela signifie que vous pouvez déménager de San Francisco à Nashville, ou de Paris à Lyon. Vous aurez la flexibilité de faire ce qui est le mieux pour votre vie - que ce soit de rester sur place, de vous rapprocher de votre famille ou de vivre dans un endroit dont vous avez toujours rêvé" mentionne Brian Chesky. Oui, vous avez bien entendu. La mesure est donc aussi destinée à gommer le problème des entreprises qui autorisent leurs employés à travailler à distance de façon permanente, mais qui ajustent aussi leur salaire à la baisse s'ils déménagent dans une région où le coût de la vie est moins élevés. Bien sûr, ceux qui veulent déménager devront d'abord discuter avec leurs managers des attentes en matière de travail, des fuseaux horaires et de la disponibilité pour les réunions Zoom. Mais reste que toute raison pour déménager est valable. Dans le détail, à partir de juin prochain, Airbnb va mettre en place des "paliers de rémunération uniques" déterminés par pays, tant pour le salaire que pour la participation au capital de l'entreprise. C'est une bonne nouvelle pour certains employés, qui verront leur rémunération augmenter. Mais Airbnb n'a pas précisé l'impact que cette mesure aurait sur le personnel dont le salaire actuel est plus plus élevé que le niveau qui va être déterminé en juin prochain par Airbnb. Le personnel d'Airbnb pourra également se déplacer n'importe où dans le monde jusqu'à 90 jours par an. Mais il devra avoir une adresse permanente pour payer des impôts et domicilier le salaire. Alors pourquoi Airbnb procède t-il de la sorte ? Tout simplement pour attirer et retenir les meilleurs talents affirme le PDG de l'entreprise. "Si nous limitions notre vivier de talents à un rayon de quelques kilomètres autour de nos bureaux, nous serons fortement désavantagés. Les meilleures personnes vivent partout, elles ne sont pas concentrées dans une seule zone. Et en recrutant dans un ensemble diversifié de communautés, nous deviendrons une entreprise plus diversifiée" indique Airbnb. Mais bien que cette stratégie soit mondiale, elle concerne surtout le marché de l'emploi aux Etats-Unis, touché par ce que l'on appelle la "grande résignation". Un phénomène qui touche moins l'Europe. Et comment Airbnb fait-il pour financer ce bouleversement RH ? Et bien grâce aux récents bénéfices records de l'entreprise, qui a su surmonter la crise du Covid, et a réalisé une introduction en bourse en décembre 2020.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Qui remportera la course aux robots-taxis ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous parle des prétendants au podium dans la course aux robots-taxis. Imaginez des taxis aux allures presque fantomatiques errer en ville, entre deux courses. Ces voitures sans chauffeur s’arrêtent aux feux rouges, mettent leur clignotant pour tourner et s’arrêtent à votre hauteur pour vous conduire à votre destination. Comme des chauffeurs humains. Sauf que le siège conducteur est bel et bien vide ! Cela vous semble être encore de la science-fiction ? La course aux robots-taxis est pourtant lancée depuis plusieurs années. Aux Etats-Unis et en Chine, plusieurs entreprises ont pris le départ de la course. Waymo est la première entreprise à avoir attaqué le virage. Depuis 2018, la filiale de Google a testé ses modèles de taxis autonomes à Phoenix puis à San Francisco, où elle est talonnée par son concurrent Cruise, filiale de General Motors. Même Elon Musk est sur les starting-blocks. L’entrepreneur a déclaré récemment que l’essor des taxis autonomes devrait assurer la prospérité de Tesla. Après avoir promis la généralisation de robots-taxis sur les routes d'ici 2020, le patron de Tesla aspire maintenant à atteindre la production en volume de ces véhicules en 2024. En Chine, plusieurs prétendants, dont le géant de la tech Baidu, sont également au coude à coude. Avec une législation plus favorable, les licences de taxis autonomes sont très convoitées dans l’Empire du Milieu. Pas plus tard qu’à la mi-avril, la startup Pony.ai a obtenu la sienne dans le sud du pays. L’entreprise va devoir recruter des “chauffeurs de sécurité” dans un premier temps pour rassurer la clientèle et, sans doute, prouver la robustesse de sa technologie. Le Vieux Continent semble quant à lui plus mesuré. Seule l’Allemagne a pris une longueur d’avance : Intel et sa filiale Mobileye lanceront dès 2023 un service de robot-taxi à Munich, en coopération avec le loueur Sixt. Ces essais sont largement encouragés par la législation allemande, qui permet de faire circuler des véhicules sans chauffeur pour du transport à la demande. Qui de la France ? Et bien dans l’Hexagone, les taxis autonomes ne sont pas encore à l’ordre du jour. Des projets de navettes sans chauffeur sortent des cartons ici et là. Ces modes de transport sont pensés pour parcourir de petites distances, les fameux “derniers kilomètres” qui séparent deux destinations stratégiques, comme des gares ou des aéroports. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.