PLAY PODCASTS
ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

601 episodes — Page 11 of 13

Stuxnet, aux origines de la cyberguerre

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Louis Adam, et aujourd'hui je vais vous parler de Stuxnet, ce ver informatique d'un genre nouveau qui a pris le monde entier au dépourvu. Quand on parle de guerre informatique, un nom revient fréquemment : celui de Stuxnet, un ver informatique découvert en 2010. Il s'agit d'un logiciel malveillant disposant de fonctionnalités qui lui permettent de se propager automatiquement sur les systèmes qu'il infecte. Ce n'est pas exactement une nouveauté à l'époque, mais Stuxnet étonne par sa sophistication. Son analyse révèle en effet plusieurs choses : tout d'abord, il exploite quatre failles 0-day pour infecter les ordinateurs de ces cibles et se propager. Les failles de ce type sont rares et précieuses. Alors, en 2010, découvrir un logiciel malveillant qui en utilise non pas une, mais quatre, c'est une première. L'autre particularité de Stuxnet, c'est son fonctionnement. Le logiciel ne cherche pas à casser les ordinateurs qu'il infecte ou à voler des informations. Au contraire : dans la plupart des cas, il reste inactif et silencieux. Mais en étudiant le logiciel, les chercheurs comprennent que la charge utile de ce ver ne s'active que dans certains cas. Stuxnet a été conçu pour viser un certain type d'appareils : des centrifugeuses industrielles. Lorsque Stuxnet détecte qu'il a infecté un ordinateur de contrôle d'une de ces centrifugeuses, il active alors sa véritable charge malveillante. Celle-ci vise à modifier la vitesse de rotation des automates à l'insu de leur propriétaire, ce qui peut provoquer des incidents allant jusqu'à détruire la centrifugeuse. A quoi bon ? Et bien, on comprend un peu mieux l'utilité de ce malware en se penchant sur ses cibles : les centrifugeuses visées par Stuxnet sont majoritairement utilisées par l'industrie du nucléaire dans les processus visant à enrichir l'uranium. De la même manière, le ver Stuxnet s'est propagé dans de nombreux systèmes à travers le monde, mais la grande majorité de ses cibles sont situées en Iran. A l'époque de sa découverte, les spéculations vont bon train. L'Iran reconnaît rapidement qu'un ver informatique a causé des incidents sur son site de Natanz en fin d'année 2009. Le pays tente à l'époque d'accélérer son programme nucléaire, au grand dam de son voisin israélien et des Etats-Unis. Mais il faudra attendre encore quelques années pour que la presse américaine obtienne la confirmation de ce que tout le monde soupçonnait déjà : les services secrets américains et israéliens sont bien à l'origine de la création de Stuxnet. Le logiciel malveillant ultra sophistiqué a été conçu pour freiner les efforts iraniens en retardant le développement de leur programme d'enrichissement de l'uranium. A l'époque, c'est une première. Utiliser un logiciel pour venir saboter une installation industrielle d'un pays ennemi, c'est du jamais vu. Et encore aujourd'hui, il est difficile de savoir si ce programme a bien atteint le but recherché. Les centrifugeuses iraniennes infectées ont bien été détruites, mais l'Iran soutient que cela n'a pas retardé ses progrès. Mais Stuxnet a très certainement ouvert la voie en matière d'attaques informatiques menées par des Etats.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 4, 20223 min

Pourquoi l'IA n'a pas éradiqué les radiologues

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi l'intelligence artificielle n’a pas éradiqué les radiologues. En 2016, le Britannique Geoffrey Hinton, l’un des pontes de l’IA, prédisait que les progrès de l’intelligence artificielle en médecine allaient faire rapidement disparaître le métier de radiologue. Non sans une pointe de provocation, il avait déclaré, je cite : “Dans cinq ans, le deep learning sera tellement performant qu’il ne sera plus utile de former des radiologues’’ Mais cinq ans après, cela ne s’est pas produit. Bien au contraire. Le Forum économique mondial fait même remarquer dans une étude parue en pleine pandémie de Covid-19 que le nombre de radiologues connaît toujours une croissance à deux chiffres depuis des décennies. C’est donc que les humains demeurent indispensables pour diagnostiquer les fractures et les ballons de cocaïnes dans les intestins des trafiquants. Bref, l’IA n’a pas fait disparaître le métier de radiologue, et de douanier, loin de là. Mais l'IA a quand même sacrément fait évoluer la pratique. Tendez l'oreille, je vous explique comment. Déjà l’IA n’est pas exempte d'erreurs. On ne peut pas se fier à 100% à des algorithmes pour interpréter des radios et poser les bons diagnostics, surtout quand les pathologies sont complexes ou rares. Les techniques de machine learning nécessitent en effet des centaines de milliers voire des millions d’images de cas différents pour améliorer les algorithmes de détection. Et cela prend du temps. Mais l’intelligence artificielle contribue bel et bien à faire évoluer la façon dont les radiologues travaillent. Jugez plutôt. Dans un hôpital, par exemple, les algos permettent de faire le tri de premier niveau entre les cas les plus bénins et ceux qui méritent qu'un humain y jette un œil. C'est très exactement le terrain de jeu de la startup française Milvue, dont zdnet a déjà parlé l’an passé. Son IA s'occupe des radiographies de routine, ce qui permet aux radiologues de se concentrer sur des clichés qui montrent des pathologies plus complexes. Alors, comment ça marche concrètement ? Milvue a développé un algorithme qui récupère les clichés radiographiques aux urgences, les interprète, et les met à disposition soit de l'urgentiste, soit du radiologue, en les classant en trois critères : les radiographies normales, les radiographies douteuses ou les radiographies considérées comme pathologiques. Et cette IA a aussi été testée dans des spécialités bien plus pointues. Dans la détection du cancer du sein par exemple, les recherches sont prometteuses. La revue Radiology affirme que l’IA sera probablement d’une grande valeur dans l’interprétation des mammographies de dépistage. La crainte de voir l'IA tuer le métier de radiologue s'est donc en grande partie dissipée à mesure que l'on comprend mieux les capacités de l'Intelligence artificielle. Et surtout, ce qu'il faut retenir de la prédiction de Geoffrey Hinton, c’est qu’il ne faut jamais faire une confiance aveugle dans les progrès technologiques. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 1, 20223 min

Vous retournez au bureau ? Voici comment lutter contre la réunionite

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment lutter contre la réunionite, surtout si vous êtes en train de revenir au bureau. L'explosion du travail hybride ces dernières années a permis à de nombreux employeurs d'introduire une plus grande flexibilité pour leurs employés, de leur donner la liberté de travailler à domicile ou de venir au bureau comme bon leur semble. Alors attention, le retour au bureau risque d'être un peu dur. Une étude du cabinet Ascend2 objective quelque peu ces difficultés. 255 responsables RH d'entreprises américaines interrogés y évoquent des "signaux d'alarme" qui menacent d'entraver la productivité, l'engagement et la collaboration des employés sur le lieu de travail physique. Et le premier grief, c'est la persistance de la culture de la réunion. 41 % des RH interrogés la citent comme l'un des principaux obstacles à l'amélioration de l'expérience des employés. Il évoquent des réunions "trop longues, mal planifiées et peu ciblées". Alors les auteurs de l'étude donnent une formidable astuce pour améliorer l'efficacité des réunions. Attention, c'est radical, écoutez bien. "Un moyen infaillible d'améliorer les choses" disent-ils "est de donner aux gens plus d'autonomie sur les réunions auxquelles ils participent". Oui, vous avez bien entendu. Libre de participer, ou pas, aux réunions. Et vous verrez très vite les réunions importantes, ou pas. Deux tiers des RH estiment que permettre aux employés de choisir les réunions auxquelles ils participent améliorerait la productivité. Peut être parce que les RH eux même sont assez sceptiques quant à l'efficacité des réunions. 38 % d'entre eux jugent qu'il est très difficile de mesurer l'efficacité des réunions. Reste qu'un bon point de départ est d'examiner la fréquence et la durée des réunions que vous vous infligez. Une réunion d'une heure peut-elle être réduite à 30 minutes ? Une réunion quotidienne peut-elle passer à seulement deux fois par semaine ? Les réponses à ces questions peuvent vous permettre de gagner bien du temps. Autre astuce suggérée par les auteurs de l'étude, transformer les "réunions redondantes et inefficaces" en réunions individuelles. Oui, les one-to-one permettent d'avancer là ou des réunions de groupe mangent du temps souvent pour pas grand chose. Bien sûr, oubliez les réunions en dehors des heures de travail, qui provoquent désengagement et épuisement professionnel. Et là aussi, la réduction du nombre de réunions est essentielle. Pourquoi ? Parce que plus il y a de réunions pendant la journée, plus il y a de chances que d'autres soient organisées en dehors des heures de travail. Et cela concerne évidemment aussi les visioconférence. Les appels vidéo doivent être traités de la même manière que les réunions physiques, c'est-à-dire que les organisateurs doivent se concentrer sur la durée, la fréquence et la nécessité absolue de ces appels en visio. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 31, 20223 min

Stockage : va t-on devoir refroidir les SSD ?

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi les mémoires SSD chauffent de plus en plus et pourquoi il va falloir les refroidir. Quitte à y mettre des ventilateurs. Lorsque les mémoires SSD ont commencé à remplacer les disques durs mécaniques au début des années 2000, l'un des avantages était que les SSD utilisaient moins d'énergie et généraient donc beaucoup moins de chaleur dans les machines. Mais désormais, les performances des SSD sont passé de taux de transfert de megaoctet par seconde à 5 gigaoctet par seconde, voire plus. Surtout que les premiers résultats des SSD de 5 ème génération devraient permettre des taux de transfert de 10 à 12 Go/s. Sebastien Jean, le directeur technique de Phison, une entreprise taïwanaise qui fabrique et vend des contrôleurs pour les mémoires SSD, assure que pour chaque Go/s supplémentaire de vitesse de transfert exige de consommer environ un watt de puissance supplémentaire. De quoi faire exploser la température des mémoires SSD en fonctionnement. Et nuire à leurs performances. Mais alors pourquoi les SSD se mettent à chauffer tout d'un coup ? Et bien à cause de leurs contrôleurs. Alors les contrôleurs, quesaquo ? Et bien le contrôleur est une pièce placée à l’intérieur du SSD. Son but ? Gérer tout ce qui entre et sort dans le SSD, c'est à dire manager le flot de données échangées par les puces de stockage Flash et le reste du PC. Et il s'avère que ces contrôleurs deviennent toujours plus complexes pour gérer l'augmentation de la densité des cellules NAND. En gros, plus les cellules sont denses, plus les volumes de stockage sont importants, plus le contrôleur travaille. Problème, une mémoire SSD fonctionne de manière optimale entre 25 et 50°C. Et les cellules NAND embarquées dans les mémoires SSD perdent radicalement en performance au delà de 70 degrés. "Vous savez que vous avez besoin d’un meilleur refroidissement lorsque les performances commencent à 7 Go/s et descendent soudainement à 500 Mo/s" explique Sebastien Jean. "Lorsque vous constatez cette chute rapide, il est très probable que le SSD est passé en mode régulation thermique". Bien sûr, une des stratégies de l'industrie reste de toujours plus miniaturiser les éléments des mémoires SSD pour utiliser des tensions électriques plus faibles tout en déplaçant autant voire plus de données. L'idée est de passer d'une finesse de gravure de 16 à 7 nanomètres. Mais cela risque de ne pas être suffisant pour faire correctement fonctionner les futures générations de mémoires SSD. Et donc pour continuer a faire fonctionner correctement les mémoires SSD, il va falloir les refroidir. Certains SSD PCIe 5.0 devraient nécessiter pour fonctionner d'être équipés de modules de refroidissement actif. Il donc va falloir mettre de petits dissipateurs thermiques en métal autour des mémoires SSD, voire bientôt des ventilateurs.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 30, 20223 min

Anonymous, le masque de l'hacktivisme

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous expliquer qui sont les Anonymous, ce groupe aux contours flous qui revendique de nombreuses attaques informatiques. Cela fait un peu plus de dix ans que le nom d’Anonymous résonne dans les médias, et le récent conflit en Ukraine n’a pas échappé à la règle. Anonymous a revendiqué plusieurs attaques informatiques ayant visé des médias et des organisations russes, une initiative qu’ils présentent comme un soutien à l’Ukraine. Anonymous est né dans les années 2000 sur 4chan. Ce site est un imageboard, c’est-à-dire un forum conçu pour partager des images. Particulièrement populaire, il offre notamment la possibilité de publier des messages de manière anonyme. C’est une fonction très appréciée sur le site et rapidement, les utilisateurs anonymes sont désignés sous les termes « Anonymous » ou « Anons ». Derrière ce nom, on retrouve un ensemble disparate d’habitués de 4Chan aux compétences et aux opinions diverses, mais unis sous une même bannière. C’est notamment sur 4Chan que le groupe adoptera certains de ses signes distinctifs encore utilisés aujourd’hui, comme le masque de Guy Fawkes, leur costume ou encore tout un argot propre à cette communauté. C’est aussi à cette époque que les Anonymous commencent à populariser la pratique du « raid » : une invasion soudaine d’un espace numérique par leur communauté. Cela peut prendre la forme d’une avalanche de commentaires, des piratages de sites web ou un simple harcèlement en ligne. A l’époque, le groupe n’est pas particulièrement politisé. Leur principale occupation, c’est d’organiser des plaisanteries douteuses pour le plus grand bonheur de ses membres. Les choses changent cependant à partir de 2008. Cette année là, les anonymous décident de s’en prendre à l’église de la scientologie et commencent à avoir recours à des attaques ddos pour faire tomber les sites web de leurs victimes. Avec ce premier coup d’éclat, les Anonymous vont rapidement faire parler d’eux et y prendre goût. À partir de cette date, le groupe s’affiche dans de nombreux combats, allant de la lutte contre le droit d’auteur au soutien de Julian Assange en passant par des attaques informatiques contre les gouvernements qui tentent de réprimer les révolutions arabes en 2011. Au fil de ses actions, le groupe devient ainsi le porte-étendard de l’hacktivisme avec un grand H, ce courant qui prône le recours aux cyberattaques dans la lutte politique. Et la marque Anonymous a perduré, au point de la retrouver aujourd’hui impliquée dans le conflit russo-ukrainien. Mais les contours de ce groupe sont flous : sans organisation et sans dirigeant, Anonymous regroupe un ensemble de petits groupes qui se réclament de cette tradition. Et comme n’importe qui peut facilement adopter les codes d’Anonymous, certains groupes cybercriminels ou proches des services de renseignement peuvent aussi s’en servir pour mettre les enquêteurs sur une fausse piste. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 29, 20222 min

Comment l'Europe va forcer WhatsApp et iMessage à fonctionner ensemble

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment l'Europe va forcer WhatsApp et iMessage à fonctionner ensemble. Voilà, vous ouvrez votre smartphone, vous avez le choix : Messenger, iMessages, WhatsApp, Signal... les applications de messageries pullulent, et vous ne savez pas laquelle vraiment utiliser. Bref, vous utilisez celle où sont vos contacts, la plupart du temps. Mais cela va changer. Car l'Europe va bientôt obliger les éditeurs de produits de messagerie, comme Apple, Meta ou encore Google, à faire en sorte que leurs outils communiquent entre eux. C'est une des conséquences de la mise en place future de la nouvelle loi européenne sur les marchés numériques, dite DMA pour Digital Market Act en bon anglais. Une loi qui vient de trouver un accord de principe parmi les dirigeants de l'Union européenne. Le DMA exigera un changement radical dans la manière dont les géants de la technologie traitent ces outils de messagerie, qui sont devenus bien meilleurs que les SMS grâce à des fonctionnalités telles que le partage de fichiers et de vidéos. Sauf que voilà, les SMS continuent de faire une chose que ces applications ignorent superbement : n'importe qui équipé de n'importe quel téléphone peut recevoir des SMS. La proposition de loi DMA vise donc à améliorer l'interopérabilité entre l'application Messages sur Android – une application Google – iMessage sur iOS – une application Apple – et WhatsApp – de Facebook. Mais cela concerne aussi Discord, par exemple. Cette initiative est une des conséquences du nouveau rôle que l'Europe va accorder avec le DMA aux grandes plateformes du numérique. Selon les responsables politiques européens, ce sont ces plateformes qui sont, et je cite, « les plus sujettes aux pratiques commerciales déloyales ». Ils visent les réseaux sociaux et les moteurs de recherche, sans citer explicitement Facebook et Google. Et ils fixent une règle. Ces entreprises, qualifiées de « gardiens », sont celles dont la capitalisation boursière est supérieure ou égale à 75 milliards d'euros, ou qui réalisent un chiffre d'affaires annuel de 7,5 milliards. Elles doivent également rassembler au moins 45 millions d'utilisateurs mensuels dans l'UE et 10 000 utilisateurs professionnels annuels. Ces gardiens se voient donc attribuer de nouvelles responsabilités en Europe, à savoir accepter l'interopérabilité avec de plus petits acteurs. Car oui, « à grands pouvoirs, grandes responsabilités ».Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 28, 20223 min

Streaming : Quand la publicité (re)vient à la rescousse des plateformes

Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le secteur de la vidéo à la demande pourrait bien retourner à la case départ dans les prochains mois. Il y a quelques semaines, le géant américain Disney annonçait le lancement - prévu cette année - d’une offre d’abonnement à sa plateforme Disney+ financée par la publicité. Son concurrent Netflix avait lui déjà ouvert la porte au lancement d’une telle offre quelques semaines auparavant, amorçant une nouvelle révolution dans le petit monde des OTT, les acteurs de la télévision en streaming. Mais alors vous me direz qu’est-ce que ça change ? Au lieu de souscrire un abonnement pour visionner les contenus de ces acteurs sans interruption, ces offres vous permettront de profiter de tarifs réduits moyennant la présence de publicités au milieu de vos séries préférées. Pour bien prendre la mesure d’un tel changement, permettez-moi de revenir brièvement sur les modèles économiques qui régissent actuellement le secteur. Pour faire simple, les principaux OTT disponibles en France - pensez à Netflix, Salto, Disney+ ou Youtube - se basent sur deux modèles de financement distincts : la SVOD, ou vidéo à la demande par abonnement et la AVOD, c’est-à-dire la vidéo à la demande financée par la publicité. Ce premier modèle, popularisé par Netflix, permet d’accéder à un catalogue de contenus moyennant la souscription à un abonnement mensuel ou annuel, généralement sans engagement. Dans le cas de l’AVOD, il n’est plus question d’abonnement : l’utilisateur est libre de visionner ses contenus favoris et le financement du modèle se base sur des pages de publicités insérées dans les contenus eux-mêmes. Si les acteurs traditionnels de la télévision - comme TF1 ou M6 - ou du numérique - comme Youtube ou Dailymotion - ont d’abord popularisé la AVOD, les quinze dernières années ont été marquées par la consécration de la SVOD. Dans le sillage de Netflix, de nombreux acteurs - surtout américains - se sont lancés sur ce créneau, remodelant en profondeur le petit puis le grand écran. La raison est simple : la SVOD et les revenus récurrents qu’elle permet a donné aux plateformes les moyens de se constituer des catalogues suffisants pour attirer de nouveaux abonnés. Mais si les OTT consacrent des sommes de plus en plus folles pour garnir leurs offres de contenus attractifs, ces investissements peinent à être rentabilisés. De quoi rendre l’hypothèse à un retour vers une forme d’AVOD premium de plus en plus probable. Finalement, ce qu’illustrent les récentes annonces de Disney+ ou de Netflix, c’est que les modèles économiques de l’audiovisuel ne sont pas fixes et évoluent en fonction des besoins financiers des plateformes. Et oui, il faut bien ça pour continuer à faire marcher la machine à rêves !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 25, 20223 min

Peut-on compter sur les datacenters pour se chauffer ?

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Clarisse Treilles et aujourd’hui je me demande si l'on peut compter sur les datacenters pour se chauffer. Mais avec quoi va t-on se chauffer ? Avec l'explosion des coûts de l'énergie, la France mise sur un plan de relance nucléaire combiné au développement des énergies renouvelables. L'Allemagne compte sur son charbon. Et bien des menaces pèsent sur l'approvisionnement en gaz russe. Et parmi toutes les options sur la table, la piste des datacenters reste à explorer. Ces immenses hangars où sont stockés des serveurs informatiques souffrent d’un double dilemme énergétique. D’une part, la chaleur dégagée par les machines n’est pas valorisée. Et d’autre part, une quantité astronomique d'énergie supplémentaire est requise pour refroidir les installations. Pour “verdir” les datacenters, les entreprises de la tech se creusent les méninges pour trouver un bon usage de toute la chaleur résiduelle qui est expulsée des datacenter. Des initiatives sont menées en France et dans le monde pour utiliser cette source de chaleur. Partons par exemple au Nord de l’Europe, où Microsoft vient d'annoncer un nouveau projet pour chauffer des habitations et des entreprises finlandaises à l’aide de ses datacenters. Microsoft fait alliance avec une société d'électricité locale qui exploite un système de chauffage souterrain. Mais l'utilisation de la chaleur dégagée par les machines informatiques peut aussi être pensée à une échelle bien plus petite que celle d'une ville ou d'un quartier. Le Français Qarnot Computing s'intéresse depuis une décennie au chauffage de simples logements grâce à la puissance informatique. La startup a sorti dès 2013 des modèles de radiateurs ordinateurs. Puis il a complété son offre avec des chaudières numériques et des systèmes de chauffage d'entrepôts basés sur le même principe. Mais tout cela n'est encore que prometteur. Car le transport de la chaleur sur de grandes distances reste un défi technique de taille. Conséquence, les projets qui sortent de terre concernent des zones relativement restreintes, comme des bâtiments d’usine ou des universités. mais surtout, les bâtiments ainsi chauffés doivent être voisins des datacenters. Un datacenter du site du Val d’Europe, en région parisienne, est par exemple «raccordé» au réseau de chaleur qui dessert le parc d’activités à proximité. Mais un second obstacle vient freiner les ambitions dans ce domaine. Les pics d'activité des datacenter, et donc de leurs émissions de chaleur, ne correspondent pas forcément aux périodes de besoins de chauffage des logements. Face à ce problème, Google a peut-être trouvé une solution. Le géant de la tech a dévoilé il y a quelques années une plateforme qui synchronise les charges de travail de ses centres de données avec les périodes de disponibilité de sources d’énergie à faible teneur en carbone. Reste qu'avant même de penser à utiliser la chaleur, les exploitants des datacenters préfèrent concentrer leurs efforts sur la maîtrise de leur propre consommation énergétique. L’objectif ? Parvenir à améliorer au maximum l’indicateur d'efficacité énergétique communément appelé “PUE”, pour Power Usage Effectiveness. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 24, 20223 min

Comment les GAN pourraient améliorer les prévisions météo locales

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment les réseaux antagonistes génératifs, les GAN, pourraient rapidement améliorer la précision des prévisions météorologiques locales. Le changement climatique augmente l'intensité et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. Et la complexité de la physique qui régit les fortes précipitations rend l'élaboration de prévisions météo locales précises très difficile. D'où l'idée de mettre une intelligence artificielle au travail, pour tenter de prévenir ces phénomènes météo dangereux. Mais bien sûr, comme l'intelligence artificielle est devenu un peut trop à la mode, je vais rentrer dans le détail pour vous en dire un peu plus. Il s'agit d'un nouveau modèle d'apprentissage automatique, dit aussi machine learning. Concrètement, avec des jeux de données, une IA est entraînée à discerner le vrai du faux. Et ce sont les data scientist et les chercheurs de la startup Climate Ai qui utilisent cette technique pour corriger les biais qui existent actuellement dans les modèles météorologiques génériques. Pour ce faire, ils utilisent des réseaux antagonistes génératifs, dits GAN en anglais pour Generative Adversarial Network. Ces GAN sont une classe d'algorithmes d'apprentissage machine non supervisé. Un GAN est composé de deux réseaux qui sont placés en compétition dans un scénario de théorie des jeux. Le premier réseau est le générateur, qui génère un échantillon de données. Son adversaire, le second réseau, dit le discriminateur, essaie de détecter si l'échantillon est réel ou bien s'il est le résultat du générateur. Ainsi, le modèle d'Intelligence artificielle affine peu à peu la précision de ses résultats, et donc de ses prévisions. De quoi apparement remplacer la puissance de calcul phénoménale nécessaire aux prévisions actuelle, calculées avec des superordinateurs gavés de processeurs. Mais surtout, ces modèles d'IA devraient à terme compléter, voire suppléer, les connaissances des météorologues experts qui interprêtent les données en résultats. Le résultat de ce travail c'est que le modèle d'IA réduit l'échelle des prévisions mondiales pour qu'elles soient aussi précises que des prévisions locales, et ce sans exiger les vastes quantités de ressources informatiques, financières et humaines qui étaient auparavant nécessaires pour faire des prévisions à une si petite échelle. Mais à quoi cela ressemble-t-il dans la pratique ? ClimateAi suggère un scénario dans lequel, plutôt que de simplement confirmer une "probabilité de 40 % de pluie cette semaine" pour toute une région, le nouveau modèle réponde à des questions telles que : Quelle est la probabilité qu'il pleuve ou qu'il ne pleuve pas demain ? Ou encore Où exactement va-t-il pleuvoir ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 23, 20223 min

SIM swapping : quand votre opérateur livre les clés du royaume

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelleLouis Adam et aujourd'hui, je vais vous expliquerpourquoi les attaques dites de "SIM Swapping" sont aussi dangereuses. "SIM Swapping", ou "échange de cartes SIM" en français, c'est le nom donné à un type d'attaque qui s'est révélée terriblement efficace au cours des dernières années. Cette technique a été employée aussi bien pour pirater des anonymes et vider leurs comptes en banque que pour se connecter au compte du patron de Twitter et publier des messages racistes. Le cœur du SIM Swapping, c'est de parvenir à récupérer une carte SIM attribuée à un abonné par un opérateur. Et pour y parvenir, tous les moyens sont bons : on peut par exemple appeler le service après-vente de l'opérateur et se faire passer pour la victime afin de demander l'envoi d'une nouvelle carte SIM. Bien sûr, il y a quelques vérifications : le SAV demande certaines informations avant d'approuver l'envoi, mais en collectant des informations sur la cible, au travers d'une recherche en source ouverte ou via un phishing réalisé en amont, on peut assez facilement contourner ces protections. Et si la manière douce ne fonctionne pas, les attaquants ont d'autres possibilités. Aux Etats-Unis, on a ainsi vu des opérateurs téléphoniques se faire pirater les comptes et les ordinateurs utilisés par leur service après-vente. L'objectif : permettre aux attaquants de lancer eux-mêmes une procédure de remplacement de carte SIM. Dans certains cas, des employés d'opérateurs téléphoniques ont même été directement corrompus par des cybercriminels afin de déclencher ce type de procédure. Pour la victime, difficile de faire face à ce type de piratage. Lors de l'activation de la nouvelle SIM par l'attaquant, elle perd l'accès à internet et au réseau mobile sur son téléphone. Et généralement, elle perd dans la foulée l'accès à ses principaux comptes en ligne – e-mail, réseaux sociaux – ceux-ci étant rapidement réinitialisés par le pirate qui souhaite en prendre le contrôle. Seule solution pour résoudre le problème : contacter son opérateur, signaler l'attaque et demander à faire bloquer la nouvelle carte SIM obtenue par les pirates. Malheureusement, cela peut prendre un peu de temps. Pour se protéger du SIM swapping, la balle est dans le camp des opérateurs plus que des abonnés. C'est en effet aux opérateurs de mettre en place des mesures de vérification d'identité robustes avant d'activer de nouvelles cartes SIM. En France, les opérateurs promettent que ce type d'attaques reste pour l'instant marginal. Pour une victime, la meilleure protection reste l'utilisation d'une clé de sécurité physique pour l'authentification multifacteurs plutôt qu'une authentification basée sur des SMS. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 22, 20222 min

Galaxy S22 : pourquoi le PDG de Samsung s'excuse

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pour quelles raisons le PDG de Sasumg a du présenter la semaine dernière ses plus plates excuses. C'est assez rare pour être souligné. Lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires du géant sud-coréen, mercredi dernier, le PDG de la division Samsung Device Experience a déclaré que l'entreprise n'avait pas tenu compte des préoccupations des clients et a présenté ses excuses. En cause ? La limitation des performances du dernier smartphone haut de gamme du géant coréen, le Galaxy S22. Des limitations dues à des applications préinstallées. Il faut dire que la pratique est très courante chez Samsung, et à le don d'énerver les utilisateurs. La marque passe des accords avec des éditeurs de logiciels et préinstalle ces solutions sur ses smartphones et télévisions connectées. De quoi inciter les clients à utiliser ces logiciels et services. De quoi aussi gacher la vie de ceux qui veulent tout simplement utiliser comme ils l'entendent les produits de la marque. Les plaintes ont atteint un point culminant au début du mois de mars. L'application Game Optimisation Service (GOS) préinstallée sur les Galaxy S22, limite la performance du smartphone quand elle détecte qu'un jeu vidéo y est exécuté. Un comble pour des smartphones haut de gamme vendus entre 860 euros et 1260 euros selon les versions. Le scandale a été tel que les autorités sud-coréennes s'en sont mêlées. Pourtant le même logiciel était déjà présent sur la génération précédente des smartphones haut de gamme de Samsung, les Galaxy S21. Une enquête a été ouverte pour déterminer si Samsung avait violé les lois sur le commerce en promettant plus de capacités au regard des performances réelles des machines ainsi bridées. Samsung avait pourtant expliqué vouloir bien faire. L'application GOS doit empêcher les appareils de surchauffer et de perdre de la batterie trop rapidement pendant l'utilisation de jeux vidéos. La pratique n’est pas nouvelle. On se souvient de l’affaire OnePlus en 2021. Le constructeur limitait lui aussi les performances d’applications spécifiques pour réduire leur impact sur l’autonomie. Face à la fronde, Samsung a annoncé prévoir d'ajouter une option pour permettre aux utilisateurs de donner la priorité aux performances même quand ils jouent, et ce par le biais d'une mise à jour logicielle.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 21, 20222 min

Pourquoi Microsoft vient d'exploser ses émissions carbone

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi Microsoft vient d'exploser ses émissions carbone. 2021 a été une année record pour Microsoft. La société a vu son chiffre d'affaires croître de 20 %. Et ses émissions de carbone ont augmenté de 23 % en un an. Et nous allons voir à quel point tout ceci est lié. Car c'est bien la croissance de l'activité de cloud computing de Microsoft, Azure, et des ventes de produits comme la Xbox, qui sont à l'origine de l'augmentation des émissions de carbone de Microsoft. Une telle explosion des émissions carbone a comme conséquence de faire renoncer Microsoft à son objectif, annoncé pour la première fois en 2020, de devenir neutre en carbone d'ici 2030. Dans le détail, Microsoft répartit ses émissions de carbone en trois catégories. D'une part les émissions directes provenant des combustibles fossiles utilisés sur les sites de l'entreprise. D'autre part les émissions indirectes provenant de l'achat d'électricité pour faire fonctionner les centres de données, les bâtiments et les campus de l'entreprise. Enfin, les achats de biens et de services, le carburant, les déchets, les voyages d'affaires, les déplacements des employés, ou encore l'utilisation des produits vendus par Microsoft. Vous vous en doutez, c'est cette dernière partie qui représente 98 % des émissions de carbone de Microsoft. Car c'est bien dans cette partie que rentre toute sa chaîne d'approvisionnement et les produits et services qu'elle vend, allant de Microsoft 365 à Azure, Xbox et aux appareils Surface. Microsoft tente de communiquer sur le fait que "ses progrès ne sont pas linéaires". Reste que la société assure que la plupart des émissions dont elle est comptable, soit 97 %, sont générées par des tiers. Ce sont ces émissions de carbone qui augmenté de 22 % en 2021 pour atteindre près de 14 millions de tonnes de CO2. Et c'est un véritable retournement de tendance pour Microsoft. Depuis 2018, les émissions de carbone de Microsoft avaient légèrement diminué d'année en année. Ce qu'illustre la croissance des ventes de cloud computng et d'appareils, c'est la conséquence de la croissance du télétravail et des cours en ligne lors de la pandémie de Covid 19. Microsoft promet des "mesures plus fermes" pour continuer à réduire ses émissions de carbone. Côté Xbox, Microsoft assure prendre des mesures pour fabriquer des appareils plus durables, notamment au niveau du mode de veille Energy Saver, qui consomme moins d'énergie que le mode veille classique. De nouveaux matériaux utilisés pour fabriquer les appareils sont aussi à l'étude, ainsi que la suppression des emballages plastiques.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 18, 20222 min

Comment la société Clearview AI redore son blason sur le dos des Russes

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment améliorer votre image de marque. Il suffit de proposer vos services à l'Ukraine, et de scanner des milliards de visages russes. C'est en tout cas ce que vient de décider de faire la société Clearview AI. C'est une nouvelle qui a fait les choux gras de la presse française cette semaine. L'Ukraine utiliserait les technologies d'intelligence artificielle (IA) de Clearview AI pour détecter les envahisseurs russes, au plus fort de l'offensive militaire de la Russie contre ce pays. Le ministère ukrainien de la Défense aurait adopté le moteur de reconnaissance faciale de Clearview AI pour « repérer les personnes d'intérêt aux points de contrôle, entre autres utilisations ». Et ce gratuitement, selon la société. Pour ceux qui sont familiers avec le sujet de la reconnaissance faciale, le simple nom de Clearview fait "tilt" tant cette société a déjà défrayé la chronique ces derniers mois. Pour les autres, c'est donc là que vous me demandez : c'est quoi Clearview AI ? Et qu'est ce que c'est que cette sombre histoire de reconnaissance faciale ? Clearview AI est une société qui développe et commercialise des technologies qui permettent de scanner des photos et des vidéos de visages de personnes, et de les reconnaître et de les identifier. Ces produits sont vendus aux forces de l'ordre de divers pays. Pour éduquer son intelligence artificielle, la société fait feu de tout bois. Photos d'identité judiciaires, visuels publiés sur les profils des médias sociaux et sur les sites d'information sont avalés pour entraîner les algorithmes de reconnaissance faciale. L'objectif ? Que n'importe quel visage capturé par un dispositif numérique soit rapidement reconnaissable, comparable, et potentiellement relié à une identité stockée sur une base de données. Concernant les belligérants russes, plus de deux milliards de photos auraient été extraites de VKontakte, le Facebook préféré des Russes. Et plus de 10 milliards de visuels seraient par ailleurs disponibles pour être utilisé par l'IA. C'est un très beau coup de communication pour Clearview. Imaginez un peu : scanner les visages des méchants Russes pour protéger les Ukrainiens ! Mais ce coup de com ne saurait masquer une réalité tout à fait sordide. Car les pratiques de Clearview AI sont assez sauvages en matière de protection de la vie privée. En décembre dernier, en France, la CNIL mettait en demeure Clearview AI de cesser la réutilisation de photographies accessibles sur internet. La manière forte pour empêcher que les photos et vidéos des citoyens français ne soient aspirées sans autorisation pour gonfler sa base de données. Et côté GAFAM, les pratiques de Clearview AI exaspèrent. Google, Microsoft et Facebook ont envoyé des lettres à l'entreprise, exigeant que Clearview arrête de scraper les images de leurs plateformes et services. D'aucuns diraient qu'il pourrait simplement s'agir de jalousie. Car face à la pression de l'opinion publique, Microsoft et Amazon, ou encore IBM, se sont engagés à ne plus vendre de logiciels de reconnaissance faciale aux forces de l'ordre, et ce pour des raisons de protection de la vie privée et de surveillance.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 17, 20223 min

Ransomware-as-a-Service : les nouveaux syndicats du cybercrime

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Louis Adam et aujourd'hui, je vais vous parler du Ransomware-as-a-Service et de la façon dont ces groupes ont changé le visage du cybercrime. Aujourd'hui, on parle beaucoup d'informatique « as-a-service », que ce soit pour du logiciel, de l'infrastructure ou des données. Le monde cybercriminel n'échappe pas à la tendance. Ces dernières années, le concept de Ransomware-as-a-Service (RaaS) a émergé afin de décrire les nouvelles organisations cybercriminelles spécialisées dans le ransomware. Un ransomware (ou rançongiciel en bon français) est un logiciel malveillant qui va chiffrer les données de la victime et rendre l'appareil inutilisable. Seul le paiement d'une rançon permet d'obtenir la clé de déchiffrement et de récupérer l'accès aux données. Depuis le début des années 2010, ce type de logiciel est devenu une manne financière considérable pour les cybercriminels. Mais développer et maintenir un rançongiciel n'est pas à la portée de n'importe qui. Alors, assez naturellement, les cybercriminels se sont réparti les tâches. Ceux qui étaient en capacité de développer des logiciels de ransomware ont proposé à d'autres groupes de les utiliser. C'est ce modèle qui a fait le succès de groupes connus, comme Conti, REvil ou encore Lockbit. Le groupe initial se concentre sur la conception, le développement et la maintenance du rançongiciel. Celui-ci doit être mis à jour régulièrement afin de contourner les protections des antivirus, et il faut aussi s'assurer que les outils de chiffrement et de déchiffrement fonctionnent comme prévu. Dans certains cas, le groupe s'occupe également de négocier les rançons avec les victimes et de diffuser d'éventuelles données volées pour accentuer la pression. Autour de ces groupes gravitent d'autres cybercriminels qui viennent louer l'utilisation du rançongiciel : on les appelle généralement les « affiliés ». Ils se chargent d'infiltrer les cibles, de se déplacer dans le réseau pour prendre le contrôle des appareils les plus intéressants et ensuite d'activer le rançongiciel. Et si au passage, ils peuvent mettre la main sur des données confidentielles, c'est toujours ça de pris. Ce mode de fonctionnement a commencé à voir le jour aux alentours de 2016, avant de se populariser largement au cours des deux dernières années. Et c'est un business florissant pour les développeurs de ransomwares. Différents modèles économiques sont proposés par les acteurs de ce type : certains proposent une simple location du ransomware à l'usage, tandis que d'autres passent des accords plus poussés avec leurs affiliés, prévoyant un partage des rançons récupérées. Et ce modèle rend les choses plus compliquées pour les forces de l'ordre : ce sont les affiliés qui prennent l'essentiel des risques et qui sont le plus souvent arrêtés par les policiers. Les concepteurs du rançongiciel, eux, restent généralement à l'abri et se contentent de trouver de nouveaux volontaires pour faire tourner leur business.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 16, 20223 min

Santé : des hologrammes pour remplacer des soignants

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment Cisco compte remplacer médecins et infirmières par... des hologrammes. Vous connaissez certainement Webex, l'outil de visioconférence de Cisco, très utilisé en entreprise. Tout comme Meet, Zoom oui encore Teams, l'utilisation de ces outils a tout bonnement explosé pendant les confinements de ces deux dernières années. Mais voici que le géant américain Cisco fait désormais le pari de Webex Hologram. Présenté en octobre dernier, Webex Hologram est un service qui apporte la réalité augmentée à sa plate-forme de collaboration. L'an passé, Facebook a lancé sa propre initiative de collaboration en réalité mixte. Le produit s'appelle Oculus Horizon Workrooms. Mais Facebook présente les participants sous forme d'avatars et non d'hologrammes photoréalistes. Pour Cisco, les premiers cas d'usages de cette technologie seraient à rechercher dans le domaine de la santé. L'idée ? rendre certaines expériences plus immersives. Cisco part du principe que nombre de téléconsultations entre médecins et patients pendant le confinement ont été réalisée avec des plateformes vidéo comme Webex. Et dans le même temps, les médecins communiquaient aussi entre eux virtuellement en utilisant ces outils. Dès lors, pourquoi ne pas se reposer sur des hologrammes et non plus sur des écrans pour mieux communiquer ? Car oui, les hologrammes de Cisco n'apparaissent pas sur les écrans de votre ordinateur ou de votre smartphone. Hors de question donc de gacher un tel exploit technique avec un écran 8 pouces. Car l'entreprise a mis sur pied des hologrammes qui réagissent en temps réel. Webex Hologram utilise donc des casques de réalité augmentée, comme le Magic Leap et le Microsoft HoloLens. Le premier cas d'usage décrit par Cisco est celui de la formation à distance. Concrètement, des étudiants en médecine peuvent regarder un modèle 3D d'une partie du corps humain tout en observant des simulations d'une procédure médicale. Hé mais attendez ! J'ai déjà vu ça ! C'était il y a quelques années lors de la démonstration qui accompagnait la première version du casque Hololens de Microsoft ! Là aussi, un cours de médecine était dispensé avec un hologramme 3D du corps humain ! Oui donc Cisco fait du neuf avec du déjà ancien. Mais il le fait mieux jure t-il. Cisco utilise une technique de rendu dite de champs lumineux. De quoi procurer une qualité holographique exceptionnelle sur les objets brillants et réfléchissants, comme les yeux par exemple. Pourquoi ? Parce que les champs lmumineux permettent de représenter un point donné du monde réel dans une scène sous différentes couleurs lorsqu'il est vu sous différents angles. La vidéo volumétrique, une technique concurrente, limite la représentation virtuelle à la même couleur. Pour réaliser cet exploit, sous le capot, Cisco Hologram abrite une technique de rendu hébergée et propulsée partiellement dans le cloud. L'hologramme est ainsi rendu pour partie dans le cloud, et les ajustements finaux sont eux calculés avec le processeur du casque de réalité augmentée. C'est cette technique qui permet d'optimiser la puissance de calcul en déchargeant les casques de la majeure partie du calcul. De quoi contourner les limites techniques des casques actuels, le tout avec une connexion sans fil 4G. Bien sûr, des algorithmes de compression Cisco - spécialiste historique des réseaux - sont aussi mis à contribution.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 15, 20223 min

Romance scams, quand l'amour en ligne coûte très cher

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Précilia Ahissou et aujourd’hui je vous explique comment vous méfier des escrocs à la romance qui sévissent en ligne. Les arnaques sur internet sont légion. Tous les jours, on entend parler de phishing et de ransomwares. Mais les arnaques à la romance, romance scams en anglais, sont un peu moins connues. Certes, récemment, un documentaire Netflix nommé L'arnaqueur de Tinder a mis en lumière cette pratique très lucrative. Mais méfiez-vous, le sulfureux Simon est loin d'être seul... Alors pour commencer, qu'est-ce qu'une arnaque à la romance, que l'on nomme aussi fraude à la romance ? Le principe est toujours le même : un escroc se fait passer pour quelqu'un d'autre pour extorquer de l'argent à sa victime. Et les sommes détournées sont colossales. Rien qu'aux Etats-Unis, pas moins de 1,3 milliard de dollars ont été récoltés par les criminels ces cinq dernières années. Vous vous demandez comment ces cybercriminels procèdent ? Voici leur modus operandi. Sur un réseau social, un site ou une application de rencontre, l'escroc sélectionne sa victime. Ensuite, il entre en contact et commence à nouer une relation avec elle. Son but est de lui parler suffisamment longtemps et de se comporter en parfait partenaire pour créer une relation virtuelle et gagner sa confiance. C'est là qu'il faut que je vous parle de la technique du catfish. Cette technique consiste à se faire passer pour un ou une autre. Et ce, soit en créant de toutes pièces un faux profil, soit en usurpant l'identité d'une personne réelle. Cela permet de rassurer la victime avec des informations vraisemblables, des fausses photos et de mauvaise coordonnées, qui servent à brouiller les pistes. Le cas de Simon Leviev, de son vrai nom Shimon Hayut, le protagoniste du documentaire de Netflix, est un peu particulier. Mais certainement encore plus effrayant. S'il se fait passer pour quelqu'un d'autre, et s'invente une histoire compliquée, il rencontre ses victimes et leur fait vivre la grande vie pour gagner leur confiance. Sachez que dans la plupart des arnaques à la romance, la relation reste virtuelle. Une fois la victime en confiance, l'arnaqueur invente alors des problèmes personnels ou financiers, et demande de l'argent à sa victime. Les moyens utilisés pour récolter ces sommes sont divers. Mais ils sont généralement rapides et anonymes. Certains utilisent même les cryptomonnaies pour se couvrir. Les romance scams peuvent toucher des profils très variés. Alors, méfiez-vous des inconnus rencontrés sur internet. Ne communiquez pas vos informations personnelles et vos codes de carte bancaire. N'envoyez jamais d'argent. Et prenez votre temps, car comme le chantaient Les Supremes, You can't hurry love. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 14, 20222 min

Quand la DSI devient un véritable nid d'espion

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique ce qui se passe quand la DSI devient le nid d'espion d'une société. Un rôle qui explose avec la mise en place du télétravail. C'est malheureux mais c'est un fait. Plus nous nous appuyons sur la technologie, plus nous nous tournons vers la logique de surveillance. Un exemple ? L'an passé une entreprise était épinglée sur le réseau social Reddit. Elle mettait a disposition de ses employés une messagerie instantanée qui permettait de configurer trois statuts possibles : inactif, disponible ou en réunion. Sauf que le système de messagerie enregistrait en sous main un employé comme "inactif" s'il ne touchait pas son clavier pendant... cinq minutes. Génial non ? On pourrait penser que ce type de comportement de la part des employeurs est ultra minoritaire. Et idiot. Le fait de ne pas utiliser un clavier ne signifie pas que vous ne travaillez pas, ne réfléchissez pas, de produisez pas. Mais détrompez-vous. L'explosion du télétravail a entraîné l'explosion des outils de surveillance à distance des collaborateurs. Prenez l'entreprise américaine CoStar, qui compte 4900 employés. Un article de Business Insider fin février rapportait une "exode massif" hors de cette entreprise spécialisée dans l'analyse de données dans l'immobilier commercial. Rien que de très banal au premier coup d'oeil. Bien des gens choisissent de quitter des entreprises de la tech tout le temps, pour de muiltiples raisons, surtout dans le contexte actuel de tension extrême dans les emplois de développeurs par exemple. Chez CoStar, cependant, le malaise des employés venait de la transformation de la DSI de l'entreprise en véritable... nid d'espion. 37 % des employés sont partis l'an passé de l'entreprise. Pourquoi ? Parce que du jour au lendemain, les 154 employés de la DSI ont reçu la consigne d'appeler chacun une centaine de télétravailleurs de la société. Le prétexte ? Vérifier que les VPN des fonctionnaient correctement. Mais surtout, ces membres de la DSI devaient noter la rapidité du décroché de l'employé, s'il activait ou non sa webcam pendant la discussion. Ils devaient aussi détecter dans quel lieu travaillait l'employé, et si il était habillé de manière professionnelle. C'st à dire pas en short et en tong. Si l'employé ne répondait pas à l'appel trois fois, il était mis sur une liste noire. Et certains ont depuis été licenciés. Oui, trop souvent la technologie est utilisée comme un substitut à d'autres compétences qui devraient être mises en oeuvre dans l'entreprise. Comme la gestion, par exemple. Dans ce contexte, est-il si surprenant que certaines entreprises aient soudainement du mal à recruter de bons employés - ou n'importe quel employé, en fait ? Sans compter que l'on peut se demander ce qu'il advient des employés de la DSI chargés de cette surveillance. Je connais quelques informaticiens. Et bien sûr sous le sceau du secret ils m'ont aussi parlé de demandes occasionnelles de la part de la direction pour surveiller les employés. Des demandes qui leur retournent l'estomac. Lorsque je leur demande comment ils gèrent cela, ils haussent les épaules, comme si cela faisait simplement partie de leur travail quotidien. Maintenir le réseau informatique, et espionner de temps à autres.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 11, 20223 min

Soli, une technologie pour passer du toucher au geste

Bonjour et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique comment un jour les machines comprendront notre langage corporel. Un geste vaut parfois mieux qu’un long discours. C'est le pari de Google, ou plus précisément de sa division Advanced Technology and Products, à l'origine d'un capteur baptisé Soli. L'équipe de Google a conçu ce système radar pour détecter et interpréter les mouvements humains. Aux oubliettes, donc, l'écran tactile, ce sont vos gestes qui dictent vos commandes sur l’appareil. Même si l’idée semble innovante, elle ne date pas tout à fait d’hier. Google travaille depuis plusieurs années sur ce capteur radar. Une première version de la technologie avait été intégrée au smartphone Pixel 4 de Google. Il permettait par exemple de mettre en pause une musique d'un geste de la main. Abandonné ensuite sur le Pixel 5, Soli a été recyclé en outil d'analyse du sommeil pour l'écran connecté Nest Hub. Petit à petit, Google a voulu passer d'une logique d'interaction gestuelle active à passive. Je m'explique : Avant, à chaque fonction correspondait un mouvement précis. Aujourd’hui, le radar interprète le langage corporel de l’utilisateur, et agit en conséquence. Imaginez : vous êtes en train de regarder un film. Et là, quelqu’un sonne à la porte. Et bien, alors que vous vous levez pour ouvrir, Soli met votre film en pause. Mais pour cela, Soli doit détecter les faits et gestes des personnes dans la pièce. Comment fait-il ? Il utilise des ondes électromagnétiques pour balayer la pièce et détecter tout ce qui se trouve dans son faisceau. Grâce au retour du signal, le capteur rassemble des informations sur la taille, la forme, la vitesse ou encore la distance. Et par le truchement d'algorithmes de machine learning qui traitent les données, Soli affine les informations qu'il reçoit pour comprendre avec plus de précision l'orientation du corps et la direction du regard. Et prédire ainsi à quel moment une personne souhaite engager une interaction avec la machine. L'équipe de Google travaille depuis un an sur le projet. Au gré des confinements, ses membres ont eu l’occasion d’entraîner l’algorithme à éviter certains pièges depuis chez eux. Le capteur radar peut par exemple faire la différence entre quelqu'un qui s'approche de l'appareil volontairement et quelqu'un qui ne fait que passer devant sans s'arrêter. L’ordinateur affiche ensuite les informations adaptées sur l’écran selon le cas de figure. C’est vrai, Google en est encore au stade de la recherche. Mais cette technologie laisse entrevoir une nouvelle manière de communiquer avec les machines. Et peut-être l’avenir de l’expérience client. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 10, 20223 min

Attention ! La ruée vers le cloud dépasse la capacité d'adaptation de la DSI

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi la ruée vers le cloud dépasse la capacité d'adaptation de la DSI. Rien ne semble freiner désormais la course effrénée des entreprises vers le cloud computing. Rien ? Sauf peut-être les maux de tête de la DSI et des directions métiers quand il s'agit de migrer vers le cloud. Et de le faire fonctionner. Oui, la ruée vers le "cloud" risque bien de devancer la capacité des organisations à suivre le rythme. C'est ce qui ressort en tout cas d'une récente enquête menée auprès de 300 responsables informatiques par la Harvard Business Review. L'enjeu est de taille. A l'heure actuelle, la plupart des entreprises possèdent encore la majorité de leurs systèmes informatique en interne, c'est à dire sous la forme de serveurs stockés dans des salles informatiques, dites aussi datacenter. Mais le tsunami du cloud computing, c'est à dire la migration de ces serveurs vers des acteurs externes, et spécialisés, arrive. D'ici deux ans, la plupart des entreprises fonctionneront principalement à partir du cloud prédit l'enquête. Un chiffre pour éclairer la tendance : 65 % des DSI prévoient que plus de 60 % de leur portefeuille informatique résidera dans le cloud d'ici deux ans. Reste que ce phénomène massif ne doit pas cacher une réalité qui demeure. Oui, personne ne va tout mettre dans le cloud. Le monde qui se dessine est un monde hybride. "La plupart des personnes interrogées utilisent le cloud en plus de leurs systèmes sur site" assurent les auteurs de l'étude. "Et ils prévoient de maintenir une telle infrastructure hybride dans un avenir proche". Et c'est là, précisement, que ça se gâte. Car la la gestion des environnements hybrides est particulièrement complexe. Mais le rush vers le cloud pose surtout la question de la pénurie des compétences. Recruter la bonne équipe pour gérer les environnements hybrides est devenue le problème numéro un de la DSI. Déjà plus de 60 % des responsables informatiques déclarent avoir des difficultés à suivre l'évolution rapide des rôles et responsabilités technologiques nécessaires pour l'adoption du cloud. Les auteurs de l'étude conseillent de ne pas se reposer dans ce contexte sur la solution de facilité de l'externalisation. Surtout auprès des fournisseurs de services de cloud. Pourquoi ? C'est très simple. L'enquête révèle que seuls 21 % des responsables informatiques disent que leurs fournisseurs de cloud fournissent tous les outils et processus nécessaires pour gérer et optimiser leurs environnements de cloud computing.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 9, 20222 min

Hedy Lamarr, le glamour d'Hollywood et l'inventrice visionnaire

Bonjour et bienvenue dans le ZD Tech. Je m'appelle Marine Louste et aujourd'hui je vous raconte l'histoire tout à fait extraordinaire d'Hedy Lamarr, icône d'Hollywood et inventrice visionnaire, mais totalement méconnue pour cela. « N'importe quelle femme peut avoir l'air glamour », disait Hedy Lamarr, « il suffit de se tenir tranquille et d'avoir l'air idiote ». Et pourtant, idiote, elle était loin de l'être. Car c'est en partie grâce à elle qu'on peut aujourd'hui utiliser Google Maps pour trouver son chemin, ou encore se connecter à un réseau sans fil. Voici pourquoi cette femme a révolutionné le monde des télécommunications. Certains d'entre vous la connaissent peut-être pour sa filmographie, ou encore pour sa vie sulfureuse. Car Hedy Lamarr, de son vrai nom Hedwig Kiesler, est pour la postérité une célèbre actrice d'Hollywood. Pour son premier film, Extase, diffusé en 1933, elle a à peine 18 ans. Elle tourne nue et simule un orgasme. Une première sur grand écran. Mais Hedy Lamarr n'a pas seulement explosé les convenances sociales. Et son attirance pour les armes l'amène sur le terrain de la recherche scientifique. La Seconde Guerre mondiale bat son plein. Avec un ami, elle invente un système de chiffrement des communications pour éviter que les torpilles de l'armée américaine ne soient repérées et détruites par l'ennemi. Cette invention, c'est l'étalement de spectre par saut de fréquence, toujours utilisé aujourd'hui. Et bien, c'est le fait de transmettre des signaux par ondes radio en utilisant plusieurs canaux répartis dans une bande de fréquences. La séquence est aléatoire, et seulement connue de l'émetteur et du récepteur. De quoi rendre le signal indétectable par l'ennemi, tout comme la torpille. Dans le cadre des réseaux sans fil modernes, cette technologie permet aussi de partager des bandes de fréquence, et ainsi d'optimiser l'utilisation de la bande passante. Mais Hedy Lamarr était trop visionnaire. Le brevet de cette technologie est déposé en 1941, mais la Marine américaine la considère tout bonnement inutilisable. Sauf que quand l'invention tombe dans le domaine public dans les années 60, les fabricants de matériels de transmission se jettent dessus. Aujourd'hui, elle est utilisée dans les GPS, les liaisons chiffrées militaires, la téléphonie mobile ou encore le Wi-Fi et le Bluetooth. Et Hedy Lamarr ne sera jamais remerciée... de son vivant. En 2014, à titre posthume, elle est finalement admise au National Inventors Hall of Fame des Etats-Unis.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 8, 20223 min

Logiciel open source / logiciel propriétaire : qui est le mieux sécurisé ?

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique qui des logiciels open source ou des logiciels propriétaires sont les mieux sécurisés. C'est un débat aussi ancien que l'Internet. Les logiciels open source sont-ils aussi sûr que les logiciels propriétaires ? 89 % des responsables informatiques pensent que les logiciels libres sont aussi sûrs que les logiciels propriétaires, selon une enquête menée par Red Hat, une société appartenant à IBM, et qui édite la distribution Linux Red Hat Enterprise Linux. Et pour quelle raison ? Et bien parce que ces responsables informatiques jugent qu'ils sont arrivés à maturité. Oui, je suis d'accord avec vous, cela demande d'aller un peu plus dans les détails. Selon les partisans des logiciels open source, ces logiciels sont plus sécurisés que les logiciels propriétaires car un plus grand nombre de personnes vérifient le code source. Un code source qui est disponible publiquement. De quoi entraîner des corrections plus rapides. "Le problème c'est qu'il n'y a parfois pas beaucoup d'yeux" pour regarder le code, note toutefois un expert de RedHat, qui appuie là où ça fait mal. "Ces yeux sont parfois peu qualifiés, et n'ont pas de processus rigoureux" poursuit-il. Mais ce n'est pas la raison première pour laquelle les responsables informatiques font confiance aux logiciels open source. De même, la possibilité d'auditer le code de ces logiciels n'est pas la raison principale de la préférence pour l'open source selon l'étude. "L'open source d'entreprise est de plus en plus considéré comme ayant les mêmes avantages que les logiciels propriétaires, tout en offrant en plus la flexibilité des licences open source et du modèle de développement open source" assure RedHat. A contrario, les logiciels propriétaires fonctionnent sur un modèle de "sécurité par l'obscurité". C'est à dire que les bases de code ne peuvent être vérifiées, et corrigées, que par les employés de la société. Mais aujourd'hui, le débat porte davantage sur le financement des projets de logiciels libres. La question de leur sécurité est en jeu de manière cruciale. La découverte récente de la faille Log4Shell montre bien que l'utilisation des briques open source dans la chaîne d'approvisionnement de logiciels très utilisés pose, selon les autorités américaines, un "problème de sécurité nationale". Aujourd'hui, les projets de logiciels open source ont besoin de plus de financement pour trouver et corriger les bugs. Car oui, cela coûte du temps et de l'argent. Et le volontariat originel des développeurs semble atteindre ses limites. Et ce alors même que la plupart de l'infrastructure Internet mondiale repose encore sur ces projets basés sur le volontariat. Mais ce temps semble révolu. Google par exemple contribue désormais au financement de projets open source pour améliorer les processus de correction des failles de sécurité. La Fondation Linux, qui est soutenue par Microsoft, Intel, Oracle ou encore Facebook, travaille également sur ce sujet capital.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 7, 20222 min

Pourquoi nous utilisons toujours les mêmes mots de passe, même quand ils ont été volés

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi nous utilisons toujours les mêmes mots de passe, même quand ils ont été volés. Le casse tête des mots de passe demeure un énorme problème pour les grandes entreprises, les moyennes entreprises, les petites entreprises, et les particuliers. Il faut les créer, avec des critères toujours plus sélectifs, les conserver, les changer, en trouver de nouveaux. Et ce de plus en plus fréquemment avec de plus en plus de services en ligne et ailleurs. Et vous comme moi, nous choisissons la solution de facilité. Même si vous savez que votre mot de passe a été volé, et peut être utilisé pour usurper votre identité, vous continuez à l'utiliser tant que l'on ne vous empêche par de le faire. Pire, vous utilisez toujours le même mot de passe périmé pour accéder à plusieurs sites. SpyCloud, une société de sécurité, souligne dans une nouvelle étude que 64 % d'entre nousd utilisent le même mot de passe, mot de passe qui a déjà été volé. Ces mots de passe réutilisés sont un énorme problème de sécurité. Car si un mot de passe a été compromis une fois, les pirates peuvent l'utiliser pour accéder à d'autres comptes s'il a été utilisé comme identifiant pour un autre site. Enfin, les gens choisissent encore et toujours de mauvais mots de passe. "123456", "awerty", "admin" ou encore "password" sont des mots de passe toujours autant utilisés assure SpyCloud. Face à cette attitude tout à fait délétaire, l'étude mentionne deux nouvelle tendance qui pourraient améliorer la situation. Le constat est simple : les gens ont désormais tellement de comptes en ligne qu'ils ne se souviennent plus des bons mots de passe. Donc un partie de plus en plus importante de la population utilise des gestionnaires de mots de passe, comme LastPass et Dashlane. Ces gestionnaires de mot de passe stockent gèrent l'ensemble des mots de passe de l'utilisateur. Seconde tendance, l'utilisation de plus en plus importante de l'authentification multifactorielle - dite AMF. Comment ça marche l'AMF ? Pour se connecter a un service, il faut non seulement rentrer un mot de passe, mais surtout entrer un second code, souvent un code PIN provisoire, reçu depuis un autre appareil, comme un smartphone. Ce sont des outils comme Okta par exemple, qui proposent ce type de solution.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 4, 20222 min

Hack back, la meilleure défense est-elle l’attaque ?

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous parler du hack back. Le hack back est un terme anglophone qui recouvre un phénomène finalement assez simple, mais aux implications parfois complexes. Cela désigne le fait pour une organisation privée victime d’attaque informatique de répliquer à son tour avec une cyberattaque visant ses agresseurs. Un genre de légitime défense du cyber. Et si parfois la tentation est grande, la pratique est illégale à peu près partout. En France, l’Anssi s’est prononcée à plusieurs reprises contre l’idée, au nom du maintien de l’ordre dans le cyberespace. L’agence de cybersécurité française a déjà bien du mal avec les espions et les cybercriminels et ne se réjouit pas à l’idée de voir internet se transformer en Far West numérique. Seules les forces de l’ordre disposent d’exceptions légales leur permettant de s’infiltrer dans un système d’information à l’insu de son propriétaire. Et ces dispositions sont généralement très encadrées. La position est à peu près la même en Europe, mais aux Etats-Unis l’approche est un peu plus... nuancée. Les Américains sont moins fermés à l’idée d’autoriser la pratique et deux projets de loi, en 2017 et 2019, visaient à ouvrir la voie à cette possibilité. Pour l’instant, ils n’ont jamais été approuvés et le hack back reste donc illégal. Et c’est peut-être tant mieux ! De nombreux arguments plaident en défaveur du hack back. D’une part, l’attribution des attaques informatiques est difficile. On a déjà consacré un épisode du ZD Tech à la question, mais le risque de victimes collatérales d’un hack back mal maîtrisé est grand. D’autre part, rares sont les entreprises à disposer des capacités techniques permettant d’identifier l’auteur d’une attaque informatique, et plus rares encore sont celles qui seraient en capacité de répliquer face à une attaque. En face de ça, le bénéfice escompté du hack back reste maigre. On peut éventuellement envisager un hypothétique effet dissuasif pour les attaquants. Il y a peut-être la satisfaction de ne pas être resté passif face à l’agression. Mais c’est à peu près tout. Il y a pourtant une zone grise. Celle-ci touche à un secteur assez particulier, celui du renseignement sur les menaces. De nombreuses entreprises de cybersécurité se spécialisent aujourd’hui sur la collecte de renseignements concernant les attaquants et leurs pratiques. Et dans certains cas, les chercheurs en sécurité ne se privent pas d’infiltrer les serveurs des cybercriminels afin de récolter des informations. La pratique n’est pas légale, mais cela arrive de temps en temps : les cybercriminels ne portent pas plainte et les informations ainsi glanées peuvent permettre d’aider les forces de l’ordre à démanteler certains réseaux. Et tant qu’aucune victime collatérale n’est à déplorer, tout le monde laisse faire.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 3, 20222 min

A la poursuite des coupeurs de réseau

Bonjour et bienvenue dans le ZD Tech. Je m'appelle Marine Louste et aujourd'hui je vous raconte comment de simples voisins, peut-être les vôtres, coupent les connexions internet d'un quartier, d'une ville, voire plus, pour a priori de bonnes raisons. Ce n'est pas une évidence, mais c'est sur le très institutionnel site de l'ANFR, l'Agence nationale des fréquences, que l'on trouve les enquêtes les plus trépidantes de notre ère numérique. Des affaires qui révèlent qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Car quand on a un brouilleur d'ondes dans les mains, on ne peut plus faire n'importe quoi. Ainsi, dans le petit village de Messanges, dans les Landes, des habitants signalaient d'étranges baisses de signal réseau. Etranges parce que très régulières, tous les jours entre minuit et trois heures du matin. Passé minuit, plus d'internet, plus de téléphone. Une équipe de l'ANFR est dépêchée sur place. Ce soir-là, aux 12 coups de minuit, l'analyseur de spectre s'éclaire près d'une habitation du village. L'origine du problème est localisée. L'explication, elle, survient le lendemain. L'habitant avoue : oui, il utilise un brouilleur multibande, et il est à bout. Son plan machiavélique ? Nuire à ses voisins ? Couper l'Internet mondial ? Non. Simplement empêcher ses enfants de se connecter lorsqu’ils sont couchés. Depuis le début de la pandémie, ils sont "devenus accros", ajoute-t-il. "En voulant bannir l’internet dans son habitation, il a appliqué la même sentence à tout son voisinage", mentionnent les enquêteurs dans leur rapport. Oui, un grand pouvoir, brouiller les ondes en l'espèce, implique de grandes responsabilités. C'est aussi ce qu'aurait dû savoir cet habitant de Clermont-Ferrand. L'an passé, lui aussi excédé, il décide d'allumer un brouilleur multibande pour... empêcher ses voisins de se connecter à son Wi-Fi. Alors qu'il lui aurait suffit de couper le wi-fi sur sa box, bien sûr. Dans ces deux cas, le gendarme des fréquences précise que posséder et utiliser illégalement un brouilleur peut vous faire risquer jusqu'à 6 mois de prison et 30 000 euros d'amende. Sans compter la taxe d'intervention de l'ANFR, de 450 euros. Mais parfois, les coupeurs de réseaux détruisent les ondes à leur corps défendant. Au pays de Galles, un village a été régulièrement coupé de l'internet mondial pendant 18 mois. Ici, pas de brouilleur, et un mystère insoluble. Jusqu’à ce que l'on s'aperçoive que les coupures coïncidaient avec le moment où un habitant allumait sa vieille télévision. Un antique objet qui perturbait le réseau. Moralité : que ce soit pour profiter de votre programme télévisé préféré, vous protéger de vos voisins pirates ou éduquer vos enfants... évitez de perturber les fréquences ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 2, 20223 min

La e-résidence estonienne : pourquoi et pour qui ?

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Clarisse Treilles et aujourd'hui, je vous explique ce qu'est le programme de e-résidence estonien, et pourquoi il plaît autant aux nomades numériques et aspirants entrepreneurs. L'Estonie compte à peine 1,3 million d'habitants. Et pourtant, ce pays européen accueille "virtuellement" près de 90 000 résidents numériques depuis 2014, année de lancement de son programme de e-résidence. De quoi remplir une ville entière dans le metaverse. Ces e-résidents viennent des quatre coins du monde. Les citoyens russes constituent la majorité des e-résidents, suivis de près par les citoyens finlandais et allemands. Même si la France n'est pas le pays le plus représenté, on notera que près de 3 700 citoyens français ont tout de même rejoint le programme. Pour bien comprendre ce statut, évoquons d'abord ce qu'il n'est pas. Ce statut virtuel ne permet ni d'avoir une résidence fiscale en Estonie, ni d'accéder à la citoyenneté estonienne. Ce statut offre la possibilité aux ressortissants étrangers d'obtenir une identité numérique afin de lancer leur business en Europe. Ainsi, 20 000 nouvelles entreprises ont été créées par ce biais. Au cours des sept dernières années, le programme a ciblé les entrepreneurs, les freelances et les nomades numériques. L'informatique, le marketing en ligne et le commerce électronique font partie des domaines les plus populaires. Qu'est-ce que ce "passeport virtuel" a de si spécial ? Passons en revue les autres avantages. Tout d'abord, les aspirants entrepreneurs peuvent utiliser tout un tas de services dématérialisés pour simplifier la gestion de leur entreprise. L'Estonie, dans ce domaine, n'est pas en reste, puisque la quasi-totalité des services du pays se trouvent sur internet. Dans le même temps, les procédures administratives sont relativement simples. Il vous faudra une photocopie de votre passeport et quelques documents. Moyennant une centaine d'euros, la demande implique une vérification des antécédents par la Police et les gardes-frontières estoniens. Ce processus est suivi d'un déplacement du demandeur à l'ambassade d'Estonie pour fournir ses empreintes digitales. Une fois cette procédure terminée, les candidats reçoivent leur "kit" de résidence électronique. Dans celui-ci, une carte d'identité numérique, un lecteur de cartes et des codes pin permettront aux e-résidents de signer, chiffrer et envoyer des documents par voie électronique. Du reste, une adresse légale, ainsi qu'une personne de contact en Estonie seront également demandées aux e-résidents qui souhaitent par la suite enregistrer leur société en ligne. Pour l'Estonie, c'est l'assurance d'attirer des investisseurs étrangers et de faire travailler son écosystème local. A ce titre, les entreprises créées par le biais de ce programme sont soumises à l'impôt sur les sociétés lorsque les bénéfices sont distribués. En 2021, 32,5 millions d'euros de recettes fiscales sont ainsi entrés dans les caisses de l'Etat.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 1, 20223 min

Les circuits photoniques : passer de l'électricité à la lumière

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vais vous expliquer comment les circuits photoniques vont utiliser de la lumière, et non plus de l'électricité, dans les cartes cartes mères de vos serveurs. Et peut-être de vos ordinateurs. Nombre d'entre vous connaissent la différence fondamentale entre le bon vieux protocole ADSL et la fibre optique, entre le haut débit et le très haut débit. Oui, dans un cas c'est l'électricité qui transmet l'information, et dans l'autre cas, c'est la lumière. Et voici que cette technique, utiliser la lumière pour transporter de l'information, est en passe de débarquer dans les puces de nos serveurs, et peut-être de nos ordinateurs. Et ce, grâce à des puces dites photoniques. Le but, comme dans le domaine des télécoms, est de déplacer les données sur la carte mère d'une machine beaucoup plus rapidement qu'avec les interconnexions métalliques traditionnelles. L’histoire des circuits intégrés photoniques ou puces optiques a commencé il y a plusieurs dizaines d’années. C’est en septembre 1969 qu'un premier article scientifique évoque le sujet. Mais ensuite, de l'eau va couler sous les ponts. Le pionnier de ce secteur, l'américain Infinera Corporation, commercialise ses premières puces en 2004. Et ce n'est qu'en 2011 que des puces photoniques au débit de 500 Gbits par seconde voient le jour. De là, le marché décolle, porté par les réseaux de fibre optique. Ensuite, ce sont les acteurs du datacenter qui s'emparent de cette technologie. L'augmentation rapide du volume de données pour effectuer des calculs de haute performance ou des calculs d'intelligence artificielle devient insoluble avec les techniques traditionnelles. Concrètement, il n'y a plus assez de bande passante. Ayar Labs, une entreprise qui collabore avec HPE sur le sujet, affirme que sa technologie photonique peut désormais offrir une bande passante 1 000 fois supérieure à celle des circuits électriques tout en consommant 1/10e de la puissance utilisée actuellement. En clair, la transmission de flux de données serait alors de 1 térabit par seconde. Et surtout, les photons ont la particularité de ne pas créer d’interférence magnétique, ni de générer de chaleur. Récemment, Intel a réussi à intégrer une puce photonique dans un serveur. Reste que cette technique est déjà connue dans le monde de la recherche. Des puces photoniques intégrées françaises, conçues à Grenoble, sont par exemple utilisées dans le Very Large Telescope du mont Paranal au Chili. Mais l'utilisation des photons pour transporter de l'information fait également évoluer le matériau utilisé pour fabriquer des puces. L'historique silicium est peu à peu remplacé par le nitrure de silicium. Ce dernier a des propriétés plus intéressantes, notamment en matière de propagation et de coefficient d'absorption. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 28, 20223 min

Cyberattaques : pourquoi le BTP est une cible facile

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi le secteur du BTP est une cible facile pour les pirates informatiques. Qui est donc la victime préférée des pirates par les temps qui courent ? Les coiffeurs ? Les grands magasins ? Les concessionnaires automobiles ? Non. Pour le NCSC, l'équivalent de l'Anssi outre-Manche, les cibles les plus faciles pour les pirates informatiques sont les entrepreneurs dans le domaine du bâtiment et de la construction. Oui, le secteur du BTP est un régal pour les pirates. Au point que cette agence vient de publier un guide à destination spécifique des acteurs du BTP, histoire de faire comprendre les enjeux et les risques de la cybersécurité aux maçons, carreleurs et autres plombiers zingueurs. Alors pourquoi les entreprises de ce secteur sont elles particulièrement exposées aux attaques des pirates informatiques ? D'abord parce que les motivations des pirates qui s'attaquent aux pros du BTP sont multiples. Le secteur de la construction est confronté aux menaces des cybercriminels qui vont tenter de leur extorquer de l'argent via des ransomwares, des rançongiciels si vous préférez. Mais ils vont aussi devoir faire face à des personnes infiltrées dans leurs organisations. Comprenez par là que les employés indélicats, ou en froid avec leur patron, qui vont tenter de partir avec des données sensibles sont nombreux. Enfin, les pros du BTP font face à des attaques d'ampleur financées par des Etats quand ils participent à des chantiers cruciaux pour le développement économique de pays. Pensez centrales nucléaires et barrages hydrauliques par exemple. Mais surtout, les entreprises du BTP sont considérées par les cybercriminels comme une "cible facile" car beaucoup d'entre elles ont des flux de trésorerie importants. Pourquoi ? Parce que le recours intensif à des sous-traitants et à des fournisseurs implique un grand nombre de paiements. Donc les attaques de hameçonnages, dites aussi de phishing, où les pirates envoient des e-mails en apparence honnêtes avec des pièces jointes infectées, sont monnaie courante. Difficile en effet pour un comptable d'une de ces entreprises de vérifier l'authenticité de centaines de pièces jointes, devis, factures, demande d'acompte d'une société au quotidien. Et cela n'arrive pas qu'aux autres. En janvier 2020, l'entreprise Bouygues Construction avait subi en France une importante attaque de ransomware. Selon les pirates, 237 postes de travail avaient été chiffrés par le ransomware. L'entreprise avait alors eu pour fierté de n'avoir arrêté aucun chantier pendant cette période troublée. Elle avait aussi en fin de crise tenu à remercier le travail de ses équipes et « l’élan de solidarité » venant des partenaires, clients et fournisseurs qui avaient alors « détaché des experts en renfort ». « A mesure que les entreprises de construction adoptent des méthodes de travail numériques, il est essentiel qu'elles mettent en place des mesures de protection pour rester en sécurité en ligne – et ce de la même manière que vous porteriez un casque de sécurité sur le chantier », illustre le rapport britannique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 24, 20223 min

Emotet, qu'est-ce que c'est ?

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer ce qu’est Emotet, l’un des botnets les plus redoutables de ces dernières années. Tout d’abord, commençons par le commencement : Emotet est à la fois le nom d’un logiciel malveillant et celui d’un botnet, un réseau d’ordinateurs infectés par ce logiciel. Si le concept ne vous est pas familier, je vous renvoie vers un précédent épisode du ZD tech consacré aux botnets pour plus de détails. Mais à l’origine, Emotet était conçu pour des objectifs bien différents. Apparu pour la première fois en 2014, le malware Emotet était un logiciel malveillant bancaire. Celui-ci infectait les ordinateurs pour leur voler des identifiants d’accès à des sites de banque en ligne, afin de permettre aux cybercriminels de siphonner les comptes des victimes. Mais au fil des années, les créateurs de ce logiciel ont fait évoluer ses fonctionnalités, jusqu’à le transformer complètement. En 2017, le fonctionnement d’Emotet a changé pour en faire un cheval de Troie modulaire disposant d’importantes capacités de propagation. Le caractère modulaire d’Emotet lui permet d’évoluer rapidement. Ses capacités lui ont permis d’infecter un peu plus d’1,6 million d’ordinateurs à travers le monde, ce qui a fait d’Emotet l’un des botnets les plus importants. A partir de 2017, l’objectif principal d’Emotet est de constituer un réseau d’ordinateurs afin de pouvoir louer les accès aux machines infectées à d’autres groupes cybercriminels. Emotet est ensuite utilisé pour diffuser d’autres logiciels malveillants, comme des ransomwares ou d’autres. Alors forcément, une telle activité ne passe pas inaperçue auprès des chercheurs en sécurité ou des forces de l’ordre. Dans la communauté de la sécurité informatique, le groupe informel Cryptolaemus rassemble des chercheurs qui répertorient et suivent les évolutions de ce monstrueux botnet. Et du côté des forces de l’ordre, les efforts se sont multipliés pour mettre fin aux activités de ce réseau. Au mois de janvier 2021, on a même cru que le coup final avait été donné. Une vaste opération policière en Europe a permis aux forces de l’ordre de prendre le contrôle des serveurs de commande du botnet et de diffuser une mise à jour visant à désinfecter les appareils contrôlés par Emotet. Malheureusement, désinfecter en masse les machines ne suffit pas. Si les serveurs ont effectivement été saisis, seules deux arrestations ont été annoncées en Ukraine. Et il ne s’agissait visiblement pas des têtes pensantes : moins d’un an après l’annonce du démantèlement, une nouvelle version d’Emotet a fait son apparition sur le réseau. Ce n’est pas pour autant un coup dans l’eau : cette nouvelle version du logiciel malveillant doit repartir de zéro. Mais Emotet semble bien parti pour continuer d’inquiéter les responsables de la sécurité informatique et les cyberpoliciers. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 23, 20223 min

Facebook est-il un média comme les autres ?

Bonjour et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi Facebook a décidé de tendre la main aux médias en leur consacrant un fil d’information dédié. Si vous-même vous utilisez Facebook, alors vous avez peut-être déjà remarqué un nouvel onglet dédié à l’information dans votre fil d’actualité. Après l'Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’Australie, Facebook News se décline désormais en France. A la manière d’un Google Actualités, cet onglet permet de mettre en valeur les contenus journalistiques réputés comme fiables et vérifiés. In fine, l’objectif est de séparer les articles issus des médias des publications de vos proches. La fonction sociale de la plateforme reste ainsi préservée. Et d’une pierre deux coups, Facebook redessine la frontière entre les contenus d’information vérifiés et les publications susceptibles de contenir des approximations, voire des mensonges éhontés. Car oui, il s’agit bien d’une stratégie pour tenter de séparer le bon grain de l’ivraie. Facebook a souvent été taxée de contribuer à la désinformation. Et à juste titre. Facebook est accusée d'avoir notamment menti au sujet des efforts menés pour lutter contre la désinformation sur le changement climatique et la Covid-19. Mark Zuckerberg a toujours publiquement salué les initiatives pour créer des systèmes de modération plus efficaces. Mais il estime dans le même temps qu’il est difficile, voire impossible, de faire la chasse à tous les contenus problématiques, sur les centaines de millions de messages publiés chaque jour. Ce double discours est intrinsèquement lié au statut du réseau social. Car là est le véritable nœud du problème : Facebook se voit comme un hébergeur et non un éditeur de contenus. Sa responsabilité est donc limitée en ce qui concerne les contenus publiés par des tiers. Mais cette distinction suscite toujours des débats. Les législations pourraient bien être amenées à changer la donne. Le texte du Digital Services Act devrait notamment imposer une transparence plus grande sur la politique de modération mise en œuvre par les plateformes. Pour l’heure, en France, il y a bien des avancées qui sont faites. A l’instar du service Viginum, chargé de la vigilance et de la protection contre les ingérences numériques étrangères. Et dans le cadre de la loi de 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l'information, les plateformes doivent désormais décrire à l’Arcom (Ex- Conseil supérieur de l’audiovisuel) les mesures qu’elles mettent en place pour faire la chasse aux infox. Ces efforts de transparence, s'ils ont déjà le mérite d’exister, doivent toutefois être pris pour ce qu’ils sont : ni plus ni moins que des déclarations qui n’engagent que les plateformes.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 22, 20223 min

Ca y est, Intel débarque vraiment dans le monde des cartes graphiques

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi Intel débarque vraiment dans le monde des cartes graphiques. Une carte graphique Intel dans votre prochain ordinateur portable ? Oui c'est possible. Intel prévoit en tout cas de livrer 4 millions de GPU embarquées dans des ordinateurs portables en 2022. Et c'est nouveau parce que le géant des puces Intel est un novice sur le marché des cartes graphiques, dites GPU pour Graphics Processing Unit. La carte graphique est jusqu'à présent la chasse gardée de Nvidia, et depuis quelque temps d'AMD. Alors oui les plus connaisseurs d'entre vous savent bien qu'Intel commercialise des cartes graphiques embarquées depuis des années. Je pense a la série HD Graphics par exemple. Mais ces cartes graphiques sont destinées à faire tourner des logiciels de productivité, en aucun cas des jeux vidéos ou des solutions de montage vidéo. Intel travaille donc dur depuis des trimestres sur cette nouvelle offre de carte graphique, nommée Intel Arc, qui doit aller chatouiller Nvidia et plaire aux gamers. L'idée est de fournir des fonctions de ray tracing et d’upscaling par IA par exemple.Et 2022 devrait être l'année d'Intel dans ce domaine. Intel la semaine dernière a expliqué que les premières cartes graphiques seraient destinées aux ordinateurs portable. Elles seront livrées dès ce premier trimestre 2022. Ensuite, le fondeur va livrer des cartes graphiques pour les ordinateurs de bureau, au deuxième trimestre 2022, et des cartes graphiques pour les stations de travail, au troisième trimestre 2022. Au total, Intel prévoit de livrer plus de 4 millions de GPU en 2022. Mais ce n'est pas tout. Car Intel a également l'intention de mettre sur pied un nouveau service en ligne pour utiliser ses carte graphiques. L'idée est d'accéder aux GPU Intel Arc via le cloud. Pour ce faire, Intel mettrait des GPU Intel Arc dans des fermes de serveurs pour proposer un service de cloud computing « toujours accessible » et « à faible latence ». Peu de détails ont pour l'instant filtré. Le projet se nomme Endgame, et devrait cependant être disponible dans le courant de l'année. De quoi se positionner en frontal vis à vis du service GeForce Now de Nvidia. Mais ce service pourrait intéresser d'autres populations que celle des gamers. L’utilisation de GPU dans le cloud peut aussi appuyer des entreprises dans des tâches assez lourdes, d'intelligence artificielle notamment. Il pourrait aussi tout bonnement s’agir d’une bonne démonstration auprès du grand public de la puissance d’Intel Arc.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 21, 20222 min

Les Bonnie and Clyde de la cryptomonnaie

Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire rocambolesque d’Ilya Lichtenstein et de sa compagne Heather Morgan, désormais présentés comme les Bonnie and Clyde de la cryptomonnaie. Début février, les autorités américaines lâchent une véritable bombe en annonçant avoir résolu un mystère planant depuis 2016 et le casse de la place de marché de cryptomonnaie Bitfinex. A l’époque, ce sont pas moins de 4,5 milliards de dollars en crypto-monnaies qui s’évaporent dans la nature suite à ce braquage sans arme ni violence. Et si deux frères ont bien été arrêtés en 2019 pour leur implication dans cette attaque, une grande partie du butin, elle, semblait avoir tout simplement disparu. Du moins, jusqu’au 8 février dernier, lorsque le FBI annonce l’arrestation d’un couple au profil pour le moins déroutant. Il faut dire qu’Ilya Lichtenstein et Heather Morgan, deux trentenaires plus branchés Instagram qu’armes à feu, n’ont pas vraiment la tête de l’emploi. Si le premier est certes développeur, sa compagne elle se présente comme rappeuse, artiste surréaliste et investisseuse tech. Les faits qui leur sont reprochés sont pourtant lourds. Très lourds. Rendez-vous compte : le duo est accusé d’avoir tenté de blanchir pas moins de 119 754 bitcoins volés liés à l'attaque sur Bitfinex. Pour la procureure en charge de l'affaire, il s’agit ni plus, ni moins que de la "plus importante saisie financière jamais effectuée par le département américain de la justice". Mais alors comment ces Bonnie and Clyde 2.0 ont-ils été démasqués ? Eh bien comme souvent dans les affaires de ce type, c’est l’étape du blanchiment du butin qui s’est révélée fatale à nos deux malfaiteurs présumés. Pressé de convertir leur magot en monnaie sonnante et trébuchante, le couple aurait ainsi initié plus de 2 000 transactions non autorisées au cours des cinq dernières années… De quoi mettre la puce à l’oreille des autorités américaines. Celles-ci accusent aujourd’hui nos deux comparses d'avoir utilisé de fausses identités pour blanchir des fonds sur plusieurs places d'échange de cryptomonnaie via un processus compliqué nommé "chain hopping". Les autorités américaines chiffrent à 2 000 les adresses de portefeuilles de cryptomonnaies trouvés sur le cloud de Lichtenstein, dont la quasi-totalité était liées aux fonds volés. Si Heather Morgan est aujourd’hui libre, après avoir été libérée moyennant le règlement d’une caution, son compagnon, lui, dort en cellule en attendant leur jugement. Leur histoire n’est pourtant pas sans avoir attiré l’oeil d’Hollywood. Selon certaines rumeurs, Netflix se serait ainsi mis sur le coup et une série tournant autour du duo serait d’ores et déjà en préparation. Quant aux propriétaires des bitcoins subtilisés, ceux-ci n’ont toujours pas revu trace de leur argent depuis 2016.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 17, 20223 min

Cybersécurité : le loup, l'ours, le panda et... l'ocelot

Bonjour et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi le loup et l'ocelot rejoignent le panda et l'ours dans le bestiaire des pays qui seraient des menaces pour la cybersécurité mondiale. Quels sont les nouveaux pays qui constituent une menace pour la cybersécurité ? Ces nouveaux pays qui viennent concurrencer la Chine et la Russie sur l'échiquier des puissances gouvernementales qui usent et abusent d'armes offensives en matière de cybersécurité. Pour le spécialiste de la cybersécurité CrowdStrike, la Chine c'est le panda ; la Russie, c'est l'ours. Et dans son dernier rapport sur l'état de la cybersécurité dans le monde, l'entreprise pointe la Turquie et la Colombie comme deux des nouveaux pays qui pointent le bout de leur nez dans le domaine des vols de données. Alors, quels animaux totem pour ces nouveaux pays ? Et bien pour les chercheurs de CrowdStrike, les attaques des groupes de pirates liés à la Turquie sont décrites comme des attaques de loup. Et celles en provenance de Colombie d'ocelot. L'ocelot ? Un félin d'Amérique du Sud qui a beaucoup à voir avec les chats sauvages. Mais le bestiaire ne s'arrête pas là. Les pirates qui travaillent pour le Vietnam sont qualifiés de buffles, ceux du Pakistan de léopards, et on trouve des lynx en Géorgie. Alors, pourquoi assiste-t-on à l'émergence de nouveaux acteurs étatiques sur la scène de la cybercriminalité ? D'abord parce que les cybercampagnes financées par les Etats sont désormais plus faciles à mener que l'espionnage traditionnel. Et surtout, il est beaucoup plus facile de nier la responsabilité d'une attaque informatique que si l'on se fait prendre la main dans le sac sur un lieu de travail. Ensuite, parce que l'impact de la pandémie mondiale de coronavirus a fait que ces pays augmentent leurs capacités cybernétiques offensives. Pourquoi ? Parce que les mesures de confinement et les contrôles stricts des déplacements ont rendu encore plus difficile l'espionnage traditionnel. D'où la montée en puissance des cyberopérations. Enfin, le passage aux applications et aux services informatiques en mode cloud a également joué un rôle involontaire dans la facilitation des cyberattaques, assurent les chercheurs. L'essor du travail hybride et du télétravail fait que nombre de professionnels se connectent à distance via des applications collaboratives, des VPN et d'autres services – en utilisant un nom d'utilisateur et un mot de passe. Et cela simplifie la tâche des pirates, qui peuvent accéder aux réseaux avec un nom d'utilisateur et un mot de passe volés ou devinés. Reste une question de taille. CrowdStrike n'a trouvé aucun totem animalier pour des pays tels que les Etats-Unis, Israël ou encore la France. Des pays qui eux aussi pratiquent l'espionnage cybernétique. Pourquoi ? Et bien, peut-être parce que CrowdStrike est un prestataire du gouvernement américain sur les sujets de cybersécurité. Et que l'on n'affuble pas de noms d'animaux ses clients et leurs alliés. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 16, 20223 min

Pourquoi et comment un pays a été privé d'internet à cause d'un tournoi Minecraft

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Marine Louste et aujourd’hui, je vous expliquepourquoi et comment un pays entier a été privé d'internet à cause d'un tournoi de Minecraft qui a très mal tourné. Dans Minecraft comme dans Squid Game, tous les coups sont permis. Même les cyberattaques. Nous sommes en Andorre, la principauté coincée entre la France et l'Espagne, le samedi 22 janvier dernier. Les Squidcraft Games battent leur plein. Mais voici qu'une coupure internet tout à fait intentionnelle éjecte plusieurs joueurs de la compétition. Alors pour commencer, c’est quoi les Squidcraft games ? Inspiré par la série à succès Squid Game, ce tournoi en ligne se déroule dans l'univers du célèbre jeu Minecraft. Et comme dans la série Netflix, les épreuves suivent le mode Battle Royale. Non, rassurez-vous, il n'y a pas de morts. Mais toute élimination est définitive. Plus de 150 streamers s'affrontent pour une récompense finale de 100 000 dollars. L'événement dure six jours, et plus de deux millions de spectateurs le suivent sur Twitch. Et tous les coups sont permis entre joueurs, même les plus répréhensibles. Suite à l'attaque DDoS qui coupera Andorre d'internet pendant plusieurs heures, un porte-parole d'Andorra Telecom, le seul et unique opérateur de la principauté, jugera qu'il s'agissait certainement de la « plus grande attaque informatique » subie par son pays. Jugez plutôt : les flux DDoS dirigés contre Andorre ont atteint 10 Gigabits par seconde. Plus de trois millions de machines, situées dans plus de 50 pays différents, auraient été utilisées pour mettre hors service le réseau. Si l’attaque n’a pas été revendiquée, son timing semble indiquer que les compétiteurs andorrans étaient les cibles véritables de cette attaque. Le but ? Saturer l'internet du pays pour les éjecter de la compétition. Et ça a marché. Huit joueurs habitant dans la principauté sont immédiatement déconnectés, et de fait éliminés de la partie. Mais les participants ne seront pas les seules victimes de cette grosse cyberattaque. C'est toute la principauté qui se retrouve soit totalement privée d’internet, soit avec une connexion très ralentie. L'histoire ne dit pas si de rage les huit joueurs furieux ont ressorti les Lego du placard ! Mais c'est peut-être l'une des premières fois que le réseau internet d'un pays entier devient la victime collatérale d'un tournoi de eSport qui tourne mal.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 15, 20222 min

Pourquoi le marché de l'occasion explose en ligne

Bonjour et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi le marché de l’occasion explose en ligne. Qui ? Oui, qui n'a jamais acheté ou vendu sur Vinted, Le Bon Coin ou encore eBay ? Et bien de moins en moins de monde. C'est ce qui ressort de la dernière étude de la Fevad, la fédération du e-commerce et de la vente à distance. L'étude affirme d'une part que le e-commerce atteint désormais près de 14 % du chiffre d'affaires du commerce en France. Mais dans ce marché très dynamique, une catégorie de produits sort particulièrement son épingle du jeu : les produits d’occasion. De fait, Vinted et Leboncoin ont fait irruption dans le top 5 des plateformes de e-commerce les plus visitées en France. Et elles tutoient les acteurs les plus installés dans le monde du e-commerce français. Jugez plutôt. Vinted, qui propose des vêtements d’occasion, revendique 17 millions d’adeptes en France par mois. Le site de la Fnac rassemble, lui, 19 millions de visiteurs mensuels. Plus qu’un effet de mode, c’est donc une véritable tendance qui émerge. Et elle semble partie pour rester puisque la montée en puissance du e-commerce s’est particulièrement accélérée depuis le début de la crise de la Covid-19 en 2020. Résultat ? Près de la moitié des cyberacheteurs français ont déjà craqué pour de la seconde main en ligne. Mais alors, qu’est ce qui motive les cyberacheteurs à se détourner du neuf ? Les raisons sont principalement économiques, bien sûr. Pourquoi acheter plus cher un produit dont on sait que d'occasion il restera très qualitatif ? Reste que cela ne fait pas tout. Les internautes achètent surtout un prix. En clair, le déclencheur de l'achat d'occasion est un prix significativement plus bas que le prix du neuf. Et la dimension écoresponsabilité joue également, semble-t-il. Mais il reste aussi des freins importants au développement du marché de l'occasion. La peur de se faire arnaquer, ou l’absence de garantie sur certains produits, sont évoquées par les réfractaires. Il n'empêche que désormais le marché de l’occasion attire bien au-delà des pure players. L’enseigne Boulanger vient, à ce titre, de mettre le grappin sur la société Recommerce, spécialisée dans les appareils reconditionnés. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 14, 20222 min

L'IA aura-t-elle la peau des développeurs ?

Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Pierre Benhamou et aujourd'hui, je vais vous parler d'un outil de Google qui pourrait bien remplacer un jour les développeurs et faire entrer la programmation dans une nouvelle ère. Nombreux sont aujourd'hui les étudiants à s'orienter vers des filières d'informatique, alléchés à la fois par un domaine passionnant, mais aussi rémunérateur. Les entreprises s'en frottent les mains, alors que les métiers du développement informatique font actuellement l'objet d'une demande croissante bien supérieure à l'offre disponible sur le marché du travail. Confrontés à une pénurie chronique de talents, les géants de la tech n'ont pour leur part pas attendu pour s'attaquer au problème en mettant sur pieds des modèles d'intelligence artificielle qui pourraient bien un jour assurer à elles seules les tâches qui incombent aujourd'hui aux développeurs. Des chercheurs de DeepMind, l'unité de Google spécialisée dans l'IA, viennent ainsi de jeter une nouvelle pierre dans le jardin de ces derniers en affirmant qu'Alphacode, leur système de programmation assisté par l'IA, s'est amélioré tant et si bien qu'il est désormais capable d'obtenir un score médian aux différents concours de programmation organisés pour les développeurs en herbe. C'est bien simple, le système de DeepMind s'est ainsi classé parmi les 54,3 % de participants les mieux placés dans 10 concours comptant plus de 5 000 participants organisés récemment. Dans ces concours, chaque participant doit analyser la description d'une énigme et développer rapidement un programme destiné à la résoudre. Confronté à ses concurrents humains, Alphacode a dû créer un algorithme puis le mettre en œuvre de manière efficace en optant pour des langages divers et variés afin de surmonter les difficultés. Rien de plus facile pour Alphacode, dont les connaissances s'étalent sur pas moins de 715 Go de code provenant de fichiers issus de dépôts GitHub écrits en langage C++, JavaScript, Python, PHP, Ruby, Rust, Scala, et j'en passe. Rien de plus facile pour Alphacode, dont les connaissances s'étalent sur pas moins de 715 Go de code provenant de fichiers issus de dépôts GitHub écrits en langage C++, JavaScript, Python, PHP, Ruby, Rust, Scala et j'en passe. Se pose alors la question de l'avenir des développeurs, dont l'activité pourrait un jour être automatisée par Alphacode et d'autres systèmes d'IA. Ces derniers auront-ils la peau des développeurs ? Et bien, rassurez-vous, ce n'est pas encore prêt d'arriver, car la nouvelle percée de DeepMind n'est pas sans défauts. Le modèle même d'Alphacode, qui se base sur des programmes existants pour s'entraîner, fait que ce dernier n'est pas sans générer du code comprenant des faiblesses exploitables. On s'en doute, en se basant sur des programmes écrits par des humains pour s'améliorer, Alphacode va logiquement reproduire les biais et les failles de ses professeurs. Reste également un problème pour l'heure insoluble à résoudre pour faire d'Alphacode et consorts des concurrents de taille aux développeurs humains. Il s'agit bien évidemment de l'impact environnemental de tels systèmes, dont l'entraînement a nécessité, dans le cas du système de DeepMind, des « centaines de jours pétaFLOPS » dans les centres de données de Google. De quoi rassurer pour le moment les développeurs en herbe et leurs aînés ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 10, 20223 min

Pourquoi Meta ne fermera pas Facebook et Instagram en Europe

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi Meta ne fermera pas Facebook et Instagram en Europe de sitôt, malgré les gros titres de nos confrères. Rassurez-vous, vous pourrez toujours vous injecter vos doses quotidiennes de Facebook et d'Instagram dans les mois qui viennent. Allez, je vous dis tout sur le coup de pression de Mark Zuckerberg. Tremblez internautes, tremblez ! Dans son rapport annuel remis à la SEC, le régulateur financier des Etats-Unis, l'entreprise Meta, oui c'est le nouveau nom de Facebook, indique envisager la fermeture de ses applications en Europe. Diantre ! Pourquoi Meta débrancherait Facebook, Instagram ou encore WhatsApp ? Et bien, il y a deux raisons à cela. Et je vais vous les expliquer en détail. D'une part, Meta pointe les problèmes légaux qui touchent le transfert de données entre l'Europe et les Etats-Unis. Sans entrer dans les détails, la localisation des données des utilisateurs européens des services de l'entreprise est l'objet d'une controverse juridique. Meta avertit que sans possibilité de localiser ces données aux Etats-Unis, il lui deviendra difficile de travailler en Europe. D'autre part, Meta indique que les limitation induites par le RGPD sur le consentement des utilisateurs à l'emploi de leurs données personnelles nuit à son bénéfice financier. La publicité numérique représente 98 % des revenus de Meta et 81 % de ceux d'Alphabet, ce qui signifie que les deux entreprises sont particulièrement sensibles à toute réinitialisation réglementaire de la circulation des données publicitaires. A ce jour, quand vous ne lisez pas les conditions générales d'utilisation de Facebook, mais que vous cochez la case mentionnant que vous les acceptez, vous vous engagez par contrat à recevoir de la publicité. Le loi européenne sur les données précise que c'est illégal, et que vous devriez au contraire y consentir. Alors, Facebook est-il vraiment sur le départ ? Et bien, rassurez-vous, la menace a déjà été brandie à l'automne 2020 par Mark Zuckerberg. Il s'agirait plus d'un coup de pression, alors que des échéances juridiques, tant sur le transfert de données que sur le RGPD, approchent. Et Facebook met dans la balance d'éventuels investissements en Europe. Dont des emplois très qualifiés dans le domaine du metaverse, le grand dada actuel de Meta après son renoncement sur sa monnaie virtuelle, le Diem. Reste que si Meta se retire de l'Europe, le groupe, qui a perdu un quart de sa valorisation la semaine dernière à Wall Street, se priverait des revenus publicitaires en provenance de 430 millions d'utilisateurs. « Il n'y a aucune menace », s'empressait de préciser un porte-parole France de Facebook en début de semaine. « Juste la mention des risques que font peser les incertitudes autour du cadre juridique encadrant les transferts de données entres les Etats-Unis et l'Europe. » Et de préciser que ces éléments ont également été mis en avant par plus de 70 entreprises lors de la présentation de leurs résultats annuels. Bref, pas d'inquiétude, vous pourrez toujours continuer à vous abreuver au quotidien aux sources de Facebook et d'Instagram. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 9, 20223 min

Cybersécurité : Qu'est ce que le Zero Trust ?

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique ce qu'est le Zero Trust. En ce début d'année 2022, le concept de confiance Zero Trust est confrontée à une étrange dichotomie. D'une part, il est sur le point de devenir l'approche de facto de la cybersécurité. Et d'autre part, de nombreux spécialiste de cybersécurité le critiquent. Alors, pourquoi tant de divergence sur cette question centrale ? Mais tout d'abord je me dois de vous expliquer ce qu'est le concept de Zero Trust. Le Zero Trust est un modèle de sécurité de l'information qui refuse par défaut l'accès aux applications et aux données. Oui, vous avez bien entendu. l'accès n'est pas autorisé, par défaut. Donc pour permettre aux utilisateurs des systèmes et des données de travailler, une politique spécifique est mise en place. Et cette politique est basée sur deux critères. D'une part, la DSI met en place une vérification continue des accès. Cela signifie qu'un utilisateur d'un logiciel par exemple sera toujours confronté à des demandes d'identification, et ce même s'il utilise cette solution depuis longtemps. Ce qui a bien sûr le don d'énerver les utilisateurs. Imaginez que toutes les semaines on vous demande le même mot de passe. Ah oui tiens, vous le faites déjà pour accéder à l'application mobile de votre banque. Oui mais là, on vous demande un dode pour votre mail. Donc bon c'est un peu plus énervant. Ensuite, cette vérification est contextuelle. Oui, les critères de vérification dépendent du contexte d'utilisation de la solution. La zone géographique de connexion à la solution, si elle est nouvelle, est un indicateur de sécurité à vérifier. De même, une connexion depuis un nouvel appareil est facteur de vérification. Alors, si cela est si formidable, pourquoi critique t-on le concept de Zero Trust ? Et bien le concept Zero Trus ignore totalement l'éducation des utilisateurs à la cybersécurité et à l'hygiène numérique. Oui le Zero Trust prend les utilisateurs pour des imbéciles, et se préoccupe peu du fait qu'ils le demeurent. Et ce alors que de nombreux experts en cybersécurité tentent d'éduquer les utilisateurs aux bonnes pratiques en la matière. Et même si les utilisateurs ne connaissent pas le concept même de Zero Trust, peu importe. Ils seront forcés de se plier à la règle, de gré ou de force. Et voila, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 8, 20222 min

Wash trading et NFT, comment les escrocs font monter les prix

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment les escrocs font monter les prix en utilisant la technique du wash trading pour vendre des NFT. Avant de commencer, il faut bien sûr que je vous explique ce que sont les NFT. Bon en fait non. Après tout, je n'ai que trois minutes. Donc, pour en savoir plus sur les NFT, écoutez l'épisode du ZD tech sur le sujet, et allez sur le site, nous avons tout un tas d'articles consacrés à la question. Donc, direction le wash trading. Qu'est-ce que le wash trading ? C'est une technique vieille comme le monde du commerce. Mais c'est une technique de fraude qui prospère particulièrement dans le domaine des cryptomonnaies et des NFT, ces fameux non-fungible tokens qui provoquent hystérie et effarement ces dernières semaines sur la toile. Pourquoi ? Parce que les échanges de monnaie virtuelle et de NFT sont anonymes par principe, puisque la blockchain garantit l'anonymat des utilisateurs. Chainalysis, une société qui analyse le secteur et la technologie de la blockchain, vient de publier une étude sur le sujet. Et ses chercheurs définissent le "wash trading" comme des transactions où le vendeur se trouve des deux côtés de la transaction. Acheteur et vendeur donc. Mais pourquoi donc ? Pour brosser un tableau trompeur de la valeur et de la liquidité d'un actif, comme un NFT par exemple. Allez, voici un exemple. J'ai un beau NFT d'un dessin de singe maussade. Je le vends cher, mais je veux le vendre plus cher encore. Allez, hop ! Je crée un compte acheteur et je l'achète. Et je donne l'impression à tous les observateurs que mon dessin gagne en valeur. Oui, c'est vieux comme le monde comme technique. La cote de certains peintres est maintenue ou développée artificiellement depuis des années par cette technique qui existe évidemment dans les salles de vente. Mais sur le web, c'est encore plus facile à faire. Car de nombreuses plateformes d'échange de NFT permettent aux utilisateurs d'effectuer des transactions en connectant simplement leur portefeuille à la plateforme, sans avoir besoin de s'identifier, expliquent les chercheurs. Chainalysis a suivi l'an passé un volume de 44,2 milliards de dollars de cryptomonnaies échangées pour acquérir des NFT en 2021. Et dans le lot, Chainalysis assure avoir trouvé de nombreux cas de wash trading. Les chercheurs ont trouvé 262 utilisateurs qui ont vendu un NFT à une adresse autofinancée plus de 25 fois. Mais plus de la moitié ont perdu de l'argent en raison des frais de commission. Les 110 vendeurs qui ont réalisé un bénéfice ont perçu un total d'environ 8,9 millions de dollars de bénéfices. Les autres ont perdu un total de 416 000 dollars. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 7, 20222 min

Ce nouveau format de fichier réduit par 30 le temps d'analyse de l'ADN

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi un nouveau format de fichier permet de réduire le temps d'analyse de l'ADN. Oui, nous allons parler de calculs simultanés. Le traitement des données produites par le séquençage de l'ADN est chronophage. Comptez en général deux semaines. Mais voici qu'un nouveau format de données permet de passer à une demi-journée de traitement. Comment et pourquoi ? Et bien écoutez ce qui suit. Ce nouveau format de fichier informatique accélère l'analyse du séquençage par nanopore. Et allez ! Encore un terme incompréhensible. Voilà, je vous explique ce qu'est le séquençage nanopore. Cette méthode de séquençage de l'ADN est utilisée depuis 1995. Pour ce faire les laborantins utilisent des trous d'un diamètre de l'ordre du nanomètre, d'où le terme nanopore. Et le séquençage par nanopore permet d'améliorer les traitements de patients atteints de cancer par exemple. Problème, le processus d'analyse du séquençage prend beaucoup de temps. Mais voici que des chercheurs australiens ont mis au point un nouveau format de fichier informatique qui permet d'accélérer l'analyse du séquençage. Oui, un format de fichier qui a une incidence sur le temps de traitement. Les résultats de ces chercheurs ont été publiés dans la revue Nature Biotechnology. Le format SLOW5 permet de traiter le séquençage de l'ADN par nanopore "plus de 30 fois plus vite" que le format de fichier précédent. Ne riez pas, ce format de fichier un peu lent s'appelle lui FAST5. Jusqu'à présent, les données produites par le processus de séquençage d'ADN sont systématiquement enregistrées dans des formats de fichiers FAST5. Le résultat d'un séquençage d'ADN est contenu dans un fichier informatique d'un volume d'environ 1,3 téraoctet. Soit l'équivalent de 650 heures de vidéo haute définition. Et pour traiter plus d'un Teraoctet de données, il faut environ deux semaines aux ordinateurs. Avec le format de fichier SLOW5, on passe à une demi-journée pour le même volume d'information. Et voici pourquoi. Contrairement au format FAST5, le format SLOW5 permet le calcul parallèle. C'est-à-dire que plusieurs processeurs peuvent exécuter simultanément de multiples analyses à partir du même fichier. D'où ce gain de temps très conséquent. "C'est comme si vous essayiez de creuser un très grand trou avec 10 personnes" explique un chercheur. "S'il n'y a qu'une seule pelle, vous devez la partager. C'est comme ça que ça se passe avec FAST5". "Mais avec SLOW5" poursuit-il, "chacun a sa propre pelle, et ils peuvent tous creuser en même temps et faire le travail beaucoup plus rapidement". Le format FAST5 est lent parce que les données ne sont pas accessibles en parallèle. Il est basé sur le format de données hiérarchique qui a été conçu dans les années 1990 pour fonctionner sur des machines qui, à l'époque, n'avaient qu'un seul processeur. Les machines modernes, elles, embarquent plusieurs processeurs. Inventer un format de fichier qui permette de tirer parti de la simultanéité de la puissance de calcul de ces machines.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 3, 20223 min

Oui, le PC est de retour, mais pour combien de temps ?

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le PC est de retour dans nos foyers et nos bureaux. Et pourquoi ça risque de ne pas durer. C'est une histoire de montagnes russes. Ces dernières années, les ventes de PC connaissaient un déclin progressif. Pourquoi ? Parce qu'avec l'avènement des smartphones et des tablettes, les utilisateurs préféraient la mobilité de ces produits à la puissance des bons vieux ordinateurs. Mais cela a changé avec la pandémie de coronavirus. De nombreuses personnes ont rapidement compris que si les tablettes et les smartphones sont utiles pour regarder des vidéos ou envoyer quelques messages, ils le sont beaucoup moins pour travailler ou étudier à la maison. Constat est donc fait que jusqu'à ce que nous trouvions quelque chose de mieux, la bonne vieille combinaison d'un écran et d'un clavier avec une unité centrale ou un ordinateur portable est tout simplement meilleure pour faire des tâches créatives qu'un écran de tablette ou de smartphone. En conséquence, les ventes de PC ont connu la plus forte croissance depuis une décennie dans ce contexte de pandémie. Jugez plutôt. Les ventes de PC ces derniers mois ont connu une hausse de 14 %. L'an passé, il s'est vendu 350 millions d'ordinateurs dans le monde. Dans le détail, cette croissance à deux chiffres s'explique par deux dynamiques. D'une part, nombre d'organisations ont acheté des ordinateurs portables pour remplacer les PC de bureau intransportables et coincés dans les bureaux des sociétés. D'autre part, beaucoup de familles ont acheté des appareils pour se divertir et faire l'école à la maison des enfants pendant les confinements. Au final, d'ici 2023, les fournisseurs de PC auront vendu 130 millions de PC de plus que ce qu'ils auraient pu espérer il y a quelques années. Et sans les problèmes de chaîne d'approvisionnement dont souffre l'ensemble du secteur, les fabricants de PC auraient probablement vendu encore plus. Une situation qui fait les affaires de Microsoft. Panos Panay, le big boss de Windows chez Microsoft, a récemment qualifié cette situation de nouvelle "ère du PC". Et pour cause. Le temps global passé sur Windows a augmenté de 10 % par rapport aux niveaux d'avant la pandémie. Le PC serait selon lui le pivot d'une nouvelle infrastructure hybride, qui permet de traailler, d'étudier et de se divertir. Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Tous ces nouveaux ordinateurs portables vont-ils prendre la poussière lorsque nous reviendrons à la normale ? Va t-on les mettre au rebut lorsque nous pourrons à nouveau voyager comme avant ? Et bien, peut-être pas. Parce que le télétravail et l'enseignement à distance continueront de faire partie de ce nouveau monde hybride. Ce qui est certain, c'est que l'époque où le PC était notre seul choix technologique, ou même notre principal appareil, est révolue depuis longtemps. Mais peut-être que ce retour inattendu du PC nous rappelle que nous pouvons utiliser la technologie pour créer, et pas seulement comme un moyen d'absorber tout ce qui nous est proposé sur de minuscules écrans.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 2, 20223 min

Pourquoi l'UE veut relocaliser la production de puces grâce à de l'argent public

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi l'UE veut relocaliser la production de puces grâce à de l'argent public. Chip Act pour loi sur les puces. C'est un texte que l'Union européenne prépare pour la semaine prochaine afin d'attirer des investisseurs et faire construire des mega fabs, des usines géantes de puces. Des usines géantes dont l'objectif, selon Thierry Breton, le commissaire européen chargé du marché intérieur, est de réduire la dépendance de l'Union européenne à l'égard des Etats-Unis et de l'Asie en matière de semi-conducteurs. « C'est la nouvelle géopolitique des chaînes d'approvisionnement », indique Thierry Breton. La pénurie de semi-conducteurs devrait durer jusqu'au début de l'année 2023, indique le cabinet Deloitte. Ce sont les puces gravées en 3, 5 et 7 nanomètres qui manquent le plus. Et l'an passé, l'UE s'est fixé pour objectif de fournir 20 % des puces du monde d'ici 2030. Il s'agit donc de garantir la sécurité de l'approvisionnement et d'investir dans des technologies de pointe. Il faut dire que les puces sont désormais utilisées dans tous les domaines, des voitures aux smartphones, en passant par les sèche-cheveux. Alors, comment attirer ces industriels ? Et bien, en leur accordant des milliards d'euros d'aides. De l'argent public ? Oui, et l'Europe n'est pas la seule à procéder ainsi. En janvier dernier, Intel annonçait la création d'un site de production de puces de quatre kilomètres carrés aux Etats-Unis. Et ce pour produire des puces de nouvelle génération. Et là aussi, les subventions publiques sont les leviers de cette politique. 52 milliards de dollars sortiront des budgets publics américains pour relocaliser l'industrie des puces. Thierry Breton a précisé que le budget de la loi européenne sur les puces serait « proportionnel » au budget américain. Mais pour quelles raisons les Etats-Unis et l'Europe ont besoin de subventions publiques pour attirer les fondeurs de puces sur leurs territoires ? Et bien, parce que le coût de fonctionnement de sites de ce genre est de 30 % supérieur à ce qui se pratique en Asie du Sud-Est. Reste que ces subventions publiques seront utilisables par les industriels à la condition qu'ils respectent certains engagements. Thierry Breton affirme que la législation européenne comprendra des « outils » pour garantir l'approvisionnement en temps de crise, là aussi « inspirés » par le Defense Production Act des Etats-Unis. Certaines sources consultées par l'agence Bloomberg assurent qu'en cas d'urgence, l'UE pourrait exiger qu'une entreprise donne la priorité à la production de certains produits touchés par une pénurie. Bruxelles envisage aussi d'imposer aux entreprises un droit de regard sur leurs stocks, leurs calendriers de livraison et leurs capacités de production. Enfin, l'UE pourrait également décider de mettre en œuvre un régime de contrôle des exportations. Et d'infliger des amendes en cas de non-respect de ces demandes. Reste que ce montant doit encore être négocié, croient savoir les sources de Bloomberg. Car cet argent public a probablement déjà été alloué à d'autres projets. Donc, une bonne partie du financement proviendra des plans de relance des pays de l'UE. L'UE doit publier sa proposition dans une semaine, le 8 février.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 1, 20223 min

Pourquoi les attaques DDoS sont désormais des rafales de mitraillettes

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi les attaques DDoS prennent désormais la forme de rafales de mitraillettes. Des rafales de mitraillettes. Qui font des trous énormes. Voici ce que sont devenues en 2021 les attaques DDoS qui mettent une énorme pagaille sur internet et les systèmes d'informatique du monde entier. Mais avant d'aller plus loin, il faut que je vous explique ce qu'est une attaque DDoS. DDoS ? Un acronyme anglais pour nommer une attaque par déni de service distribué. Et bien, c'est une attaque informatique qui consiste à prendre pour cible un système informatique en l’inondant de messages entrants ou de requêtes de connexion. Le but ? Le faire exploser et le mettre ainsi hors service. Et pour ce faire, les pirates détournent des ordinateurs, des objets connectés ou encore des serveurs pour diriger des milliers, voire des millions de requêtes simultanées vers la cible qu'ils veulent exploser. On parle alors de zombies informatiques. Oui, une armée de zombies à l'action coordonnée, agissant sans le consentement de leur propriétaire légitime. Et au cours du second semestre 2021, le monde a connu un niveau sans précédent d'attaques DDoS. Alethea Toh, responsable d'Azure Networking chez Microsoft, indique que l'an passé c'est l'industrie du jeu vidéo et les services de visioconférence qui ont été fortement touchés par ce type d'attaque. Alors, pourquoi une telle montée en puissance de ce type d'attaques ? Et bien, d'abord parce que les outils pour mettre sur pied et diriger des attaques DDoS sont de moins en moins chers. 300 dollars par mois seulement pour diriger de très grosses attaques, assure Microsoft. Bilan : en six mois, entre le premier et le second semestre 2021, ces attaques ont augmenté de 40 %. Et Microsoft a atténué une moyenne de 1 955 attaques par jour pour ses clients. Mais voici le gros morceau. En novembre 2021, Microsoft a atténué une attaque DDoS d'un débit de 3,47 térabits par seconde. 340 millions de paquets informatiques étaient alors envoyés par seconde vers la cible, qui était un client Azure situé en Asie. Microsoft pense qu'il s'agissait là de la plus grande attaque jamais signalée dans l'histoire. L'attaque provenait de 10 000 sources. Et de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la Chine, ou encore la Russie. Et surtout, le pic de l'attaque globale a duré environ... 15 minutes. Alors, pourquoi ces attaques durent si peu de temps ? C'est une question très intéressante. Au premier semestre 2021, les attaques duraient en moyenne 30 minutes. Elles sont désormais plus courtes. Mais plus rapprochées. La sensation de la victime, alors, c'est d'être confrontée à des salves, comme des rafales de mitraillettes, sur ses systèmes informatiques. Une concentration du feu, en quelque sorte, pour désorganiser les défenseurs. Par exemple, l'attaque record de novembre dernier était une agrégation de quatre rafales consécutives, de très courte durée.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 31, 20223 min

Voici l'histoire d'un robot qui voulait découvrir le monde

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Marine Louste et ce que je vais vous raconter aujourd'hui est digne de Terminator. Ou de Wall-E, selon votre âge. Voici l'histoire d'un robot qui voulait découvrir le monde. Nous sommes à Cambridge, en Angleterre, le 20 janvier dernier. Plus précisément, à l'hôtel Travelodge, dans le charmant quartier d’Orchard Park. Un hôtel qui a adopté depuis peu une flotte de robots aspirateurs totalement autonomes. Des robots habituellement forts dociles, occupés à nettoyer le plus silencieusement possible moquettes et parquets de l'établissement. Bien sûr, ce sont des robots très bien éduqués par leur IA. Par exemple, ils font demi-tour lorsqu'ils parviennent au pas de la porte. Mais voici qu'au beau milieu de sa journée de travail, un robot aspirateur décide de s'enfuir. Oui oui, vous avez bien entendu. Il ignore les ordres de son IA, franchit le seuil de l'hôtel, et trace son chemin. 15 minutes passent avant qu'un employé remarque la disparition. Et sonne l'alarme. Le personnel pense d'abord tout naturellement à un vol. Comment pourrait-il en être autrement ? Nul n'imagine que le robot, épris de liberté, ait tout bonnement quitté son poste. Sauf que sans sa station d’accueil et de charge, restée à l'hôtel, ce robot est aussi utile pour les tâches ménagères qu'une figurine POP de BB8. Exit donc l'hypothèse du "kidnapping". Commence alors une véritable "chasse au robot". Et la traque va durer... 24 heures. Le personnel de l'hôtel partage entre-temps son enquête incongrue sur les réseaux sociaux, espérant trouver l'aide des internautes. Evidemment, il n'en fallait pas plus pour que la toile britannique s'enflamme. Les internautes s'inquiètent... ou plutôt s'amusent. Ne serait-ce pas le début de l'ère des Daleks ? Où est donc le "Doctor" ? Après tout, Cambridge est bien en Angleterre. Après maintes recherches, le robot aspirateur est finalement retrouvé. Inanimé. Le petit coquin se cachait simplement... dans un buisson, tout près de l'hôtel. Demeure la seule question vraiment intéressante. Pourquoi s'est-il fait la malle ? Une hypothèse à la Star Wars ? Et s'il avait fui pour avertir une princesse rebelle d'un danger imminent, à l'instar du célèbre R2-D2 ? Et bien non, l'histoire ne le dit pas. Vraisemblablement, le système de mapping du robot n'aura pas fonctionné correctement. Ce qui l'aura incité à prendre la tangente. Le petit robot aura donc passé la nuit caché dans une haie, certainement éreinté par sa première journée de travail. Ce robot libertaire a finalement repris son travail de servitude, dans la masse des autres robots aspirateurs, après une petite remise en état tout de même.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 28, 20222 min

Pourquoi la monnaie virtuelle de Facebook a du gros plomb dans l'aile

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi la monnaie virtuelle de Facebook a du gros plomb dans l'aile. Oui, le projet est à l'arrêt. En 2019, Facebook épatait son monde en annonçant un projet de stablecoins nommé Libra. Mais qu'est-ce qu'un stablecoin, me direz-vous ? Et bien, c'est une cryptomonnaie stable. C'est-à-dire que contrairement au bitcoin par exemple, dont la volatilité du cours est légendaire, l'investissement dans un stablecoin est sécurisé par un système qui garantit sa stabilité. Pour ce faire, le prix de ces cryptomonnaies est arrimé à une autre cryptomonnaie, ou bien à une monnaie fiduciaire comme le dollar ou l'euro, ou encore à un produit négocié en Bourse, comme l'or par exemple. Et les stablecoins conservent cependant les propriétés d'immutabilité et d'anonymat des cryptomonnaies. Avant que Facebook, devenu depuis Meta, ne s'entiche du concept de metaverse, le réseau social misait fort sur le développement d'une monnaie virtuelle. Le projet se nommait alors Libra, et a ensuite été renommé Diem. Mais voici que l'association qui gère le projet envisage de vendre ses actifs, dont un tiers est la propriété de Facebook, afin de restituer le capital à ses membres investisseurs. Oui, car en 2019, lorsque Facebook a lancé le projet, la société l'a fait en collaboration avec des dizaines d'autres entreprises. Alors pourquoi cet échec ? Et bien, tout d'abord parce que Facebook pâtit désormais d'une bien mauvaise image. Les péripéties de Mark Zuckerberg, notamment ses piteuses prestations lors d'auditions au Sénat américain, ont fait fuir certains des partenaires du projet. Le fondateur de l'association, David Marcus, a d'ailleurs quitté Meta l'année dernière. Ensuite et surtout, d'un point de vue réglementaire, la mise en place de la stablecoin de Facebook a été jusqu'à présent un très long chemin de croix. Le projet d'émission des Diem, qui aurait été adossé au dollar américain, s'est heurté à la résistance de la Réserve fédérale des Etats-Unis. Le coup de grâce est, semble-t-il, advenu en novembre dernier, quand les autorités américaines ont enfin précisé leur doctrine sur la question des stablecoins. Les émetteurs de stablecoins ne devraient être que des banques si les pièces virtuelles doivent être utilisées comme moyen d'acheter et de vendre des choses, précisent-ils. Pourquoi uniquement des banques ? Pour éviter que l'utilisation par les géants de la tech de leurs potentiels stablecoins ne conduise, je cite, « à une concentration excessive du pouvoir économique ». Un avertissement sans frais à destination d'Amazon, Google ou encore Microsoft. Un avertissement bien compris par Facebook, qui a expédié son projet de stablecoins aux oubliettes.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 27, 20222 min

La blockchain est partie pour rester

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi nous allons probablement entendre parler de blockchain pendant encore un bon moment. C’est aujourd’hui difficile d’y échapper : tout le monde connaît au moins quelqu’un qui s’est lancé à cœur perdu dans la spéculation sur les cryptomonnaies, ou un entrepreneur qui pense révolutionner le monde avec une application de rencontres basée sur la blockchain. Mais le principe d’une blockchain (ou chaîne de bloc en français) mérite tout de même une petite explication. De manière simple, il s’agit d’une base de données distribuée entre plusieurs utilisateurs et dont les différentes transactions sont certifiées par des mécanismes cryptographiques. L’image fréquemment utilisée est celle d’un grand livre de comptes accessible à tous, sur lequel l’ensemble des transactions entre les utilisateurs seraient inscrites et vérifiables par tout un chacun. La blockchain, c’est ça : un monstrueux fichier informatique partagé entre différents utilisateurs. Il est constitué de différents "blocs" qui contiennent le détail des transactions sur le réseau : qui a transféré quoi et à qui et quand. Pour vous donner un exemple, la blockchain du bitcoin fait aujourd’hui un peu plus de 300 gigaoctets. Vous pouvez la télécharger, et retracer l’ensemble des transactions en bitcoin ayant eu lieu depuis la création de la blockchain. Si le concept avait été envisagé dès les années 90, la première blockchain effectivement implémentée fut celle du Bitcoin en 2009. Le premier objectif de la blockchain telle qu’elle était conçue alors était de rendre possible la création d’une monnaie numérique et décentralisée. Cette technologie est en effet tout indiquée pour cela. La blockchain permet de se passer d’une autorité centrale pour vérifier les transactions et de laisser cette tâche au collectif. Dans une blockchain publique, comme celle du Bitcoin par exemple, ce sont en effet les "mineurs" qui se chargent de ce rôle. Ces utilisateurs se chargent de vérifier la validité des transactions et de comparer entre eux les informations ajoutées à la blockchain afin de parvenir à un consensus. Une tâche qui nécessite une certaine puissance de calcul, et pour laquelle ils sont rétribués, en bitcoins évidemment. Si le Bitcoin a posé les premières bases, cela fait maintenant plus de 10 ans que les technophiles tentent d’améliorer le concept. La blockchain du Bitcoin, bien que fonctionnelle, présente en effet des défauts : on cite souvent la consommation énergétique importante, mais aussi les délais de validations des transactions, ou encore la gouvernance du système. Pour répondre à ces problèmes et proposer de nouvelles fonctionnalités, d’autres blockchains fonctionnant sur des modalités différentes ont donc été développées. On peut par exemple citer Ethereum, Zcash, Monero et les centaines d’autres projets similaires qui ont émergé au cours des 10 dernières années. Et si, à l’origine, la blockchain a été pensée pour développer une monnaie numérique, de nombreux utilisateurs envisagent aujourd’hui d’autres applications pour cette technologie, allant du vote en ligne au stockage de données. Une effervescence qui donne le meilleur comme le pire, mais qui ne semble pas prête de s’essouffler.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 26, 20223 min

Pourquoi Intel construit la plus grande usine de puces du monde aux Etats-Unis

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Guillaume Serries et je vous explique aujourd'hui pourquoi Intel construit la plus grande usine de puces du monde aux Etats-Unis. Fini la Chine, fini Taïwan ? Intel vient d'annoncer 20 milliards de dollars d'investissement pour construire sur un site de plus de 4 kilomètres carrés deux immenses usines de fabrication de semi-conducteurs. Où donc ? Dans l'Etat de l'Ohio, au centre des Etats-Unis. 3 000 emplois seront créés. Ces nouvelles fabs, c'est le nom de ces usines, sont censées dès leur ouverture, en 2025, faire face à la pénurie mondiale de puces. Et cette annonce n'est que la dernière d'une longue série. L'an passé, Intel annonçait un autre investissement de 20 milliards de dollars pour construire deux grandes usines en Arizona. En 2020, le leader mondial de la fabrication de puces, le taïwanais TSMC, annonçait 12 milliards de dollars d'investissement pour construire une usine, toujours en Arizona. Et Samsung investit 17 milliards de dollars sur un site au Texas. La fabrication des puces aux Etats-Unis est d'actualité, en raison des problèmes de chaîne d'approvisionnement mondiale. Et les analystes du secteur s'attendent justement que la pénurie de puces soit résolue par des investissements de la sorte. De quoi retourner une tendance. Si 37 % des puces étaient fabriquées aux Etats-Unis en 1990, la proportion est passée à 12 % aujourd'hui. Et si les fondeurs américains vendent 48 % des puces dans le monde, 75 % de la fabrication de puces se fait en Asie du Sud-Est. Pourquoi ? Parce que fabriquer et faire tourner une usine de semiconducteurs aux Etats-Unis coûte en moyenne 30 % de plus. Alors, comment va faire Intel pour rester compétitif ? En misant sur une forte demande d'une part. Les constructeurs automobiles américains, tels que General Motors, ont désespérement besoin de puces. Pat Gelsinger, le patron d'Intel, croit aussi que les usines autonomes et surtout les subventions publiques, aideront aussi Intel et ses petits camarades à rester compétitif. Mais Wall Street reste très sceptiques quant à cette stratégie. L'année dernière, les ventes de l'industrie des semi-conducteurs ont augmenté de 25 %, tandis que celles d'Intel ont augmenté de 1 %. Surtout, des clients historiques tels que Apple et Microsoft ont commencé à remplacer les processeurs Intel par des puces maison. Enfin, Intel est absent du plus grand marché des semi-conducteurs à ce jour : celui des smartphones.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 25, 20222 min

L'automatisation va-t-elle prendre votre emploi ?

Bonjour et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi nos jobs ne sont pas tous voués à disparaître au profit des robots. Et pour ce qui est du vôtre, et bien, écoutez bien cet épisode. Doit-on craindre une invasion de robots tueurs d’emplois ? Rien n’est moins sûr. Les études actuelles montrent que la disparition de la main-d'œuvre au profit de l’automatisation est à relativiser. Dans les pires scénarios catastrophes, l’avènement des robots est perçu comme une menace pour les emplois peu qualifiés. D’autres, plus optimistes, pensent que l’automatisation de tâches répétitives et difficiles est certainement un atout pour les travailleurs. Cela fait disparaître une partie de l’effort physique. Et peut mener vers des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme le travail de maintenance ou de supervision par exemple. En voici un exemple parlant. Au plus fort de la pandémie de Covid-19, des robots sur roulettes parcouraient les hôpitaux et les aéroports, comme celui de Nice, pour désinfecter et éradiquer le virus. Selon une étude de Forrester sur l’avenir du marché du travail, l’automatisation pourrait rendre 12 millions d’emplois superflus dans les 20 prochaines années. Mais qu’est-ce qu’on entend exactement par là ? Les emplois les plus menacés de disparaître sont surtout les jobs moyennement qualifiés, qui consistent en des tâches routinières. Ils représentent près de 34 % de la main-d’œuvre en France. 12 millions, cela impressionne. Mais prenons ces chiffres avec un peu de recul. L’automatisation n’est pas la source de tous les maux. Forrester prend également en compte le vieillissement de la population européenne comme facteur clé de ces disparitions d'emplois. En 2050, l'Europe comptera 30 millions de personnes en âge de travailler de moins qu’en 2020. Par ailleurs, tous les métiers directement concernés par l’automatisation ne sont pas voués à disparaître. Certains emplois vont être transformés. C’est le cas par exemple des opérateurs dans les entrepôts de logistique, qui, assistés par des machines, réalisent des tâches plus complexes. Et de nouveaux métiers vont aussi voir le jour. Forrester estime que neuf millions de nouveaux emplois seront créés en Europe d’ici 2040 dans les secteurs émergents, tels que l’énergie verte et les smart cities. Si on met tous ces éléments bout à bout, on arrive à un résultat bien moins catastrophique que la suppression de 12 millions d’emplois. 3 millions d’emplois sont réellement menacés de disparaître d’ici 20 ans au profit de l’automatisation, assure le cabinet de recherche. Trois millions, oui, cela reste un chiffre élevé. Mais le marché de l’emploi est loin d’être figé d’ici là. Pour s’adapter aux changements à venir, certaines organisations préparent le terrain de l’automatisation à coup de formations, à la fois pour recruter de nouveaux talents mais aussi pour conserver et valoriser le personnel existant. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 24, 20223 min

City manager, un nouveau métier très numérique et bien sûr très urbain

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique ce qu'est un city manager, un nouveau métier très numérique et bien sûr très urbain. C'est un nouveau métier lié à la croissance des plateformes numériques de livraison. Sa mission ? Coordonner le développement local des marchés des plateformes numériques comme Uber ou Deliveroo. Un métier qui baigne dans le numérique, donc, mais pas seulement, loin s'en faut. Car leur rôle est tout d'abord de développer le business des plateformes numériques. Et ses plateformes ont des activités multiples. Il peut s'agir de livraison, mais aussi de gestion de flotte de véhicules divers et variés, ou encore de conciergerie façon Airbnb. La recherche de partenariats et la gestion de la relation clients sont donc les missions premières du city manager. Bien sûr, la gestion au quotidien des équipes et le développement de la marque au niveau local excluent le plus souvent le télétravail. Les compétences en urbanisme, développement durable et développement commercial sont fortement appréciées, assure LinkedIn dans une toute récente étude qui évoque ce métier. La même étude mentionne que ce poste est occupé en France par une majorité de femmes. Et les candidats à ce poste sont dans une très grande majorité titulaires d'un Master. Et voici deux exemples de recrutements en cours pour mieux comprendre le rôle de ce nouveau métier. Deliveroo recrute en ce moment un City Manager parisien. Son City Manager doit définir les priorités stratégiques, élaborer les feuilles de route, et prendre des décisions financières. L'amélioration des processus est donc au coeur de la fonction indique la société. Pour Deliveroo bien sûr, il s'agit essentiellement de la relation avec les restaurants, en lien avec l'account manager. Mais le city manager doit également gérer les équipes de terrain locales, surtout pour effectuer des remontées de terrain afin d'améliorer l’application. C'est peut être là que le lien avec le numérique est le plus spécifique. Car il s'agit d'améliorer le fonctionnement de l'application pour les utilisateurs et les livreurs. Ce travail de feedback s'effectue avec les équipes Opérations et Marketing de la plateforme. Frichti recrute de son côté un City Manager à Bordeaux. Placé sous la la supervision du directeur Commercial, il doit lancer le service de livraison de repas dans la capitale girondine. Là aussi, il anime l’activité commerciale B2C et B2B, manage les équipes locales sur place en lien avec le Gestionnaire de Site. Ce nouveau métier de city manager est donc au croisement de l'activité de business developpement classique sur une zone géographique, et du lien technique et fonctionnel avec la plateforme numérique. Nul doute qu'avec la numérisation de l'économie, ce type de fonction est appelé à croître considérablement dans les mois et les années qui viennent.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 21, 20223 min

La chute de Theranos en 3 minutes

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Marine Louste et, si vous n'avez pas suivi la chute de Theranos, dans 3 minutes vous aurez tout compris. Elizabeth Holmes, la fondatrice de la start-up Theranos, a été condamnée au début de l'année pour fraude. Voici quatre points pour tout comprendre sur l'affaire qui bouleverse la Silicon Valley. Et sur le parcours d'une femme qui a bouleversé la tech... mais pas comme elle l'aurait voulu. Une belle histoire... qui fera un bon film. A 19 ans, la vision d'Elizabeth Holmes est de révolutionner le secteur de la santé. Avec Theranos, elle lève plus de 700 millions de dollars en promettant de diagnostiquer tous types de maladies. Sa botte secrète : des analyses sanguines complètes en prélevant seulement quelques gouttes de sang. Le storytelling séduit : effrayée par les seringues, elle veut créer une machine miracle pour simplifier les diagnostics médicaux. Elle s'inspire de Steve Jobs pour promouvoir son entreprise, et s'entoure de grands noms pour inspirer la confiance des investisseurs. Des investisseurs qui, longtemps, ne soupçonneront rien. Fake it until you make it En français, « faites semblant jusqu'à y arriver » . Elizabeth Holmes a fait semblant, tellement semblant, qu'elle a menti à ses investisseurs. Faux rapports, comptes falsifiés... et personne n'est allé vérifier. Littéralement. Pendant plus de 10 ans, pas de contrôle des autorités financières, peu de contrôle des autorités de santé. Et toujours pas de contrôle des investisseurs. Et pourtant, le rêve d'Elizabeth Holmes n'était qu'un rêve. Sa machine miracle n'a jamais fonctionné. La presse révèle le pot aux roses Il aura fallu le travail d'enquête d'un journaliste, alerté par les soupçons d'un expert et des rumeurs de clients mécontents, pour que les autorités s'en mêlent. Et Elizabeth Holmes n'a pas échappé au tribunal. Au terme d'un long procès, elle a été reconnue coupable, notamment d’escroquerie. Elle risque désormais 20 ans de prison, mais devra encore attendre plusieurs mois pour connaître sa peine. « L'échec n'est pas un crime » C'est en tout cas ce que plaide l'avocat d'Elizabeth Holmes. Et en effet, de nombreuses start-up lèvent des fonds, parfois des sommes astronomiques... et beaucoup échouent. Mais en matière de santé, on ne fabule pas avec les investisseurs et les clients. C'est peut-être pour ça que cette affaire a eu un tel retentissement dans le monde entier. A ce jour, les levées de fonds restent fantastiques pour certaines start-up. Mais les investisseurs sont-ils plus prudents, ou verra-t-on un jour un nouveau Theranos ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 20, 20222 min

NFT : la nouvelle vitrine numérique des marques physiques

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Clarisse Treilles et aujourd'hui je vais vous expliquer pourquoi les NFT deviennent la nouvelle vitrine numérique des marques physiques. Il n’y a rien de plus immatériel et insaisissable qu’une image de marque, en théorie. Rien ? Sauf un NFT bien sûr. Cet actif numérique, aussi appelé "jeton non fongible" en version longue, donne accès à la représentation numérique d'un objet physique. A ce titre, il devient un levier à part entière de la stratégie de communication des marques. A travers cette technologie basée sur la blockchain, les enseignes puisent de nouvelles sources d’inspiration issues des univers connectés, et font grandir leur popularité auprès des consommateurs. Gap est le dernier retailer à date à s'être aventuré dans les NFT. Les fans de la marque peuvent désormais posséder virtuellement le modèle qui a fait la réputation de Gap dans le prêt-à-porter : ses sweats à capuche. Ces NFT sont vendus entre 8 et 400 dollars, selon leur rareté. Cela signifie qu'un hoodie virtuel peut coûter... jusqu'à dix fois plus cher que le hoodie que vous avez sur le dos. Cela vous semble fou ? La spéculation des NFT est telle que ces objets numériques sont en train de devenir une véritable poule aux œufs d’or pour beaucoup de marques. Avec une stratégie bien ficelée, les NFT ouvrent la voie à une source de revenus additionnelle non négligeable. A titre d’exemple, la collection de NFT signée Dolce & Gabbana a rapporté 5,65 millions de dollars à la marque italienne. La force des NFT, pour les marques, c’est aussi leur capacité à fédérer des communautés. On peut imaginer, demain, une communauté virtuelle basée sur les NFT, à l’image de ce qui se fait avec les clubs client dans les enseignes. Quand on parle d’exclusivité et de rareté, on pense évidemment au secteur du luxe, qui connaît aussi une petite révolution avec les NFT. Des projets de blockchain voient le jour, tel que le consortium Arianee. Ce "passeport" du luxe lutte contre les contrefaçons : il garantit aux marques la sûreté des transactions et donne à l’acheteur un titre de propriété numérique authentifié. La mode des NFT ne s’arrête pas aux portes des retailers, mais touche aujourd’hui de nombreux domaines, dont le gaming et le marché de l’art. En 2021, les ventes de NFT ont rapporté au niveau mondial près de 25 milliards de dollars, contre 94,9 millions de dollars l'année précédente, selon les données de DappRadar. Les NFT n’ont donc pas fini de faire parler d’eux. Mais cette montée en puissance fait aussi émerger un paradoxe : l’impact des mondes virtuels dans notre quotidien physique. Chez Gap, ce paradoxe pointe déjà le bout de son nez : alors que les clients achètent des sweats à capuche virtuels en ligne, les magasins physiques de l’enseigne américaine de prêt-à-porter sont menacés de disparaître en Europe. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 19, 20223 min