
ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
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Oui, le PC est de retour, mais pour combien de temps ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le PC est de retour dans nos foyers et nos bureaux. Et pourquoi ça risque de ne pas durer. C'est une histoire de montagnes russes. Ces dernières années, les ventes de PC connaissaient un déclin progressif. Pourquoi ? Parce qu'avec l'avènement des smartphones et des tablettes, les utilisateurs préféraient la mobilité de ces produits à la puissance des bons vieux ordinateurs. Mais cela a changé avec la pandémie de coronavirus. De nombreuses personnes ont rapidement compris que si les tablettes et les smartphones sont utiles pour regarder des vidéos ou envoyer quelques messages, ils le sont beaucoup moins pour travailler ou étudier à la maison. Constat est donc fait que jusqu'à ce que nous trouvions quelque chose de mieux, la bonne vieille combinaison d'un écran et d'un clavier avec une unité centrale ou un ordinateur portable est tout simplement meilleure pour faire des tâches créatives qu'un écran de tablette ou de smartphone. En conséquence, les ventes de PC ont connu la plus forte croissance depuis une décennie dans ce contexte de pandémie. Jugez plutôt. Les ventes de PC ces derniers mois ont connu une hausse de 14 %. L'an passé, il s'est vendu 350 millions d'ordinateurs dans le monde. Dans le détail, cette croissance à deux chiffres s'explique par deux dynamiques. D'une part, nombre d'organisations ont acheté des ordinateurs portables pour remplacer les PC de bureau intransportables et coincés dans les bureaux des sociétés. D'autre part, beaucoup de familles ont acheté des appareils pour se divertir et faire l'école à la maison des enfants pendant les confinements. Au final, d'ici 2023, les fournisseurs de PC auront vendu 130 millions de PC de plus que ce qu'ils auraient pu espérer il y a quelques années. Et sans les problèmes de chaîne d'approvisionnement dont souffre l'ensemble du secteur, les fabricants de PC auraient probablement vendu encore plus. Une situation qui fait les affaires de Microsoft. Panos Panay, le big boss de Windows chez Microsoft, a récemment qualifié cette situation de nouvelle "ère du PC". Et pour cause. Le temps global passé sur Windows a augmenté de 10 % par rapport aux niveaux d'avant la pandémie. Le PC serait selon lui le pivot d'une nouvelle infrastructure hybride, qui permet de traailler, d'étudier et de se divertir. Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Tous ces nouveaux ordinateurs portables vont-ils prendre la poussière lorsque nous reviendrons à la normale ? Va t-on les mettre au rebut lorsque nous pourrons à nouveau voyager comme avant ? Et bien, peut-être pas. Parce que le télétravail et l'enseignement à distance continueront de faire partie de ce nouveau monde hybride. Ce qui est certain, c'est que l'époque où le PC était notre seul choix technologique, ou même notre principal appareil, est révolue depuis longtemps. Mais peut-être que ce retour inattendu du PC nous rappelle que nous pouvons utiliser la technologie pour créer, et pas seulement comme un moyen d'absorber tout ce qui nous est proposé sur de minuscules écrans.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi l'UE veut relocaliser la production de puces grâce à de l'argent public
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi l'UE veut relocaliser la production de puces grâce à de l'argent public. Chip Act pour loi sur les puces. C'est un texte que l'Union européenne prépare pour la semaine prochaine afin d'attirer des investisseurs et faire construire des mega fabs, des usines géantes de puces. Des usines géantes dont l'objectif, selon Thierry Breton, le commissaire européen chargé du marché intérieur, est de réduire la dépendance de l'Union européenne à l'égard des Etats-Unis et de l'Asie en matière de semi-conducteurs. « C'est la nouvelle géopolitique des chaînes d'approvisionnement », indique Thierry Breton. La pénurie de semi-conducteurs devrait durer jusqu'au début de l'année 2023, indique le cabinet Deloitte. Ce sont les puces gravées en 3, 5 et 7 nanomètres qui manquent le plus. Et l'an passé, l'UE s'est fixé pour objectif de fournir 20 % des puces du monde d'ici 2030. Il s'agit donc de garantir la sécurité de l'approvisionnement et d'investir dans des technologies de pointe. Il faut dire que les puces sont désormais utilisées dans tous les domaines, des voitures aux smartphones, en passant par les sèche-cheveux. Alors, comment attirer ces industriels ? Et bien, en leur accordant des milliards d'euros d'aides. De l'argent public ? Oui, et l'Europe n'est pas la seule à procéder ainsi. En janvier dernier, Intel annonçait la création d'un site de production de puces de quatre kilomètres carrés aux Etats-Unis. Et ce pour produire des puces de nouvelle génération. Et là aussi, les subventions publiques sont les leviers de cette politique. 52 milliards de dollars sortiront des budgets publics américains pour relocaliser l'industrie des puces. Thierry Breton a précisé que le budget de la loi européenne sur les puces serait « proportionnel » au budget américain. Mais pour quelles raisons les Etats-Unis et l'Europe ont besoin de subventions publiques pour attirer les fondeurs de puces sur leurs territoires ? Et bien, parce que le coût de fonctionnement de sites de ce genre est de 30 % supérieur à ce qui se pratique en Asie du Sud-Est. Reste que ces subventions publiques seront utilisables par les industriels à la condition qu'ils respectent certains engagements. Thierry Breton affirme que la législation européenne comprendra des « outils » pour garantir l'approvisionnement en temps de crise, là aussi « inspirés » par le Defense Production Act des Etats-Unis. Certaines sources consultées par l'agence Bloomberg assurent qu'en cas d'urgence, l'UE pourrait exiger qu'une entreprise donne la priorité à la production de certains produits touchés par une pénurie. Bruxelles envisage aussi d'imposer aux entreprises un droit de regard sur leurs stocks, leurs calendriers de livraison et leurs capacités de production. Enfin, l'UE pourrait également décider de mettre en œuvre un régime de contrôle des exportations. Et d'infliger des amendes en cas de non-respect de ces demandes. Reste que ce montant doit encore être négocié, croient savoir les sources de Bloomberg. Car cet argent public a probablement déjà été alloué à d'autres projets. Donc, une bonne partie du financement proviendra des plans de relance des pays de l'UE. L'UE doit publier sa proposition dans une semaine, le 8 février.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi les attaques DDoS sont désormais des rafales de mitraillettes
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi les attaques DDoS prennent désormais la forme de rafales de mitraillettes. Des rafales de mitraillettes. Qui font des trous énormes. Voici ce que sont devenues en 2021 les attaques DDoS qui mettent une énorme pagaille sur internet et les systèmes d'informatique du monde entier. Mais avant d'aller plus loin, il faut que je vous explique ce qu'est une attaque DDoS. DDoS ? Un acronyme anglais pour nommer une attaque par déni de service distribué. Et bien, c'est une attaque informatique qui consiste à prendre pour cible un système informatique en l’inondant de messages entrants ou de requêtes de connexion. Le but ? Le faire exploser et le mettre ainsi hors service. Et pour ce faire, les pirates détournent des ordinateurs, des objets connectés ou encore des serveurs pour diriger des milliers, voire des millions de requêtes simultanées vers la cible qu'ils veulent exploser. On parle alors de zombies informatiques. Oui, une armée de zombies à l'action coordonnée, agissant sans le consentement de leur propriétaire légitime. Et au cours du second semestre 2021, le monde a connu un niveau sans précédent d'attaques DDoS. Alethea Toh, responsable d'Azure Networking chez Microsoft, indique que l'an passé c'est l'industrie du jeu vidéo et les services de visioconférence qui ont été fortement touchés par ce type d'attaque. Alors, pourquoi une telle montée en puissance de ce type d'attaques ? Et bien, d'abord parce que les outils pour mettre sur pied et diriger des attaques DDoS sont de moins en moins chers. 300 dollars par mois seulement pour diriger de très grosses attaques, assure Microsoft. Bilan : en six mois, entre le premier et le second semestre 2021, ces attaques ont augmenté de 40 %. Et Microsoft a atténué une moyenne de 1 955 attaques par jour pour ses clients. Mais voici le gros morceau. En novembre 2021, Microsoft a atténué une attaque DDoS d'un débit de 3,47 térabits par seconde. 340 millions de paquets informatiques étaient alors envoyés par seconde vers la cible, qui était un client Azure situé en Asie. Microsoft pense qu'il s'agissait là de la plus grande attaque jamais signalée dans l'histoire. L'attaque provenait de 10 000 sources. Et de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la Chine, ou encore la Russie. Et surtout, le pic de l'attaque globale a duré environ... 15 minutes. Alors, pourquoi ces attaques durent si peu de temps ? C'est une question très intéressante. Au premier semestre 2021, les attaques duraient en moyenne 30 minutes. Elles sont désormais plus courtes. Mais plus rapprochées. La sensation de la victime, alors, c'est d'être confrontée à des salves, comme des rafales de mitraillettes, sur ses systèmes informatiques. Une concentration du feu, en quelque sorte, pour désorganiser les défenseurs. Par exemple, l'attaque record de novembre dernier était une agrégation de quatre rafales consécutives, de très courte durée.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Voici l'histoire d'un robot qui voulait découvrir le monde
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Marine Louste et ce que je vais vous raconter aujourd'hui est digne de Terminator. Ou de Wall-E, selon votre âge. Voici l'histoire d'un robot qui voulait découvrir le monde. Nous sommes à Cambridge, en Angleterre, le 20 janvier dernier. Plus précisément, à l'hôtel Travelodge, dans le charmant quartier d’Orchard Park. Un hôtel qui a adopté depuis peu une flotte de robots aspirateurs totalement autonomes. Des robots habituellement forts dociles, occupés à nettoyer le plus silencieusement possible moquettes et parquets de l'établissement. Bien sûr, ce sont des robots très bien éduqués par leur IA. Par exemple, ils font demi-tour lorsqu'ils parviennent au pas de la porte. Mais voici qu'au beau milieu de sa journée de travail, un robot aspirateur décide de s'enfuir. Oui oui, vous avez bien entendu. Il ignore les ordres de son IA, franchit le seuil de l'hôtel, et trace son chemin. 15 minutes passent avant qu'un employé remarque la disparition. Et sonne l'alarme. Le personnel pense d'abord tout naturellement à un vol. Comment pourrait-il en être autrement ? Nul n'imagine que le robot, épris de liberté, ait tout bonnement quitté son poste. Sauf que sans sa station d’accueil et de charge, restée à l'hôtel, ce robot est aussi utile pour les tâches ménagères qu'une figurine POP de BB8. Exit donc l'hypothèse du "kidnapping". Commence alors une véritable "chasse au robot". Et la traque va durer... 24 heures. Le personnel de l'hôtel partage entre-temps son enquête incongrue sur les réseaux sociaux, espérant trouver l'aide des internautes. Evidemment, il n'en fallait pas plus pour que la toile britannique s'enflamme. Les internautes s'inquiètent... ou plutôt s'amusent. Ne serait-ce pas le début de l'ère des Daleks ? Où est donc le "Doctor" ? Après tout, Cambridge est bien en Angleterre. Après maintes recherches, le robot aspirateur est finalement retrouvé. Inanimé. Le petit coquin se cachait simplement... dans un buisson, tout près de l'hôtel. Demeure la seule question vraiment intéressante. Pourquoi s'est-il fait la malle ? Une hypothèse à la Star Wars ? Et s'il avait fui pour avertir une princesse rebelle d'un danger imminent, à l'instar du célèbre R2-D2 ? Et bien non, l'histoire ne le dit pas. Vraisemblablement, le système de mapping du robot n'aura pas fonctionné correctement. Ce qui l'aura incité à prendre la tangente. Le petit robot aura donc passé la nuit caché dans une haie, certainement éreinté par sa première journée de travail. Ce robot libertaire a finalement repris son travail de servitude, dans la masse des autres robots aspirateurs, après une petite remise en état tout de même.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi la monnaie virtuelle de Facebook a du gros plomb dans l'aile
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi la monnaie virtuelle de Facebook a du gros plomb dans l'aile. Oui, le projet est à l'arrêt. En 2019, Facebook épatait son monde en annonçant un projet de stablecoins nommé Libra. Mais qu'est-ce qu'un stablecoin, me direz-vous ? Et bien, c'est une cryptomonnaie stable. C'est-à-dire que contrairement au bitcoin par exemple, dont la volatilité du cours est légendaire, l'investissement dans un stablecoin est sécurisé par un système qui garantit sa stabilité. Pour ce faire, le prix de ces cryptomonnaies est arrimé à une autre cryptomonnaie, ou bien à une monnaie fiduciaire comme le dollar ou l'euro, ou encore à un produit négocié en Bourse, comme l'or par exemple. Et les stablecoins conservent cependant les propriétés d'immutabilité et d'anonymat des cryptomonnaies. Avant que Facebook, devenu depuis Meta, ne s'entiche du concept de metaverse, le réseau social misait fort sur le développement d'une monnaie virtuelle. Le projet se nommait alors Libra, et a ensuite été renommé Diem. Mais voici que l'association qui gère le projet envisage de vendre ses actifs, dont un tiers est la propriété de Facebook, afin de restituer le capital à ses membres investisseurs. Oui, car en 2019, lorsque Facebook a lancé le projet, la société l'a fait en collaboration avec des dizaines d'autres entreprises. Alors pourquoi cet échec ? Et bien, tout d'abord parce que Facebook pâtit désormais d'une bien mauvaise image. Les péripéties de Mark Zuckerberg, notamment ses piteuses prestations lors d'auditions au Sénat américain, ont fait fuir certains des partenaires du projet. Le fondateur de l'association, David Marcus, a d'ailleurs quitté Meta l'année dernière. Ensuite et surtout, d'un point de vue réglementaire, la mise en place de la stablecoin de Facebook a été jusqu'à présent un très long chemin de croix. Le projet d'émission des Diem, qui aurait été adossé au dollar américain, s'est heurté à la résistance de la Réserve fédérale des Etats-Unis. Le coup de grâce est, semble-t-il, advenu en novembre dernier, quand les autorités américaines ont enfin précisé leur doctrine sur la question des stablecoins. Les émetteurs de stablecoins ne devraient être que des banques si les pièces virtuelles doivent être utilisées comme moyen d'acheter et de vendre des choses, précisent-ils. Pourquoi uniquement des banques ? Pour éviter que l'utilisation par les géants de la tech de leurs potentiels stablecoins ne conduise, je cite, « à une concentration excessive du pouvoir économique ». Un avertissement sans frais à destination d'Amazon, Google ou encore Microsoft. Un avertissement bien compris par Facebook, qui a expédié son projet de stablecoins aux oubliettes.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La blockchain est partie pour rester
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi nous allons probablement entendre parler de blockchain pendant encore un bon moment. C’est aujourd’hui difficile d’y échapper : tout le monde connaît au moins quelqu’un qui s’est lancé à cœur perdu dans la spéculation sur les cryptomonnaies, ou un entrepreneur qui pense révolutionner le monde avec une application de rencontres basée sur la blockchain. Mais le principe d’une blockchain (ou chaîne de bloc en français) mérite tout de même une petite explication. De manière simple, il s’agit d’une base de données distribuée entre plusieurs utilisateurs et dont les différentes transactions sont certifiées par des mécanismes cryptographiques. L’image fréquemment utilisée est celle d’un grand livre de comptes accessible à tous, sur lequel l’ensemble des transactions entre les utilisateurs seraient inscrites et vérifiables par tout un chacun. La blockchain, c’est ça : un monstrueux fichier informatique partagé entre différents utilisateurs. Il est constitué de différents "blocs" qui contiennent le détail des transactions sur le réseau : qui a transféré quoi et à qui et quand. Pour vous donner un exemple, la blockchain du bitcoin fait aujourd’hui un peu plus de 300 gigaoctets. Vous pouvez la télécharger, et retracer l’ensemble des transactions en bitcoin ayant eu lieu depuis la création de la blockchain. Si le concept avait été envisagé dès les années 90, la première blockchain effectivement implémentée fut celle du Bitcoin en 2009. Le premier objectif de la blockchain telle qu’elle était conçue alors était de rendre possible la création d’une monnaie numérique et décentralisée. Cette technologie est en effet tout indiquée pour cela. La blockchain permet de se passer d’une autorité centrale pour vérifier les transactions et de laisser cette tâche au collectif. Dans une blockchain publique, comme celle du Bitcoin par exemple, ce sont en effet les "mineurs" qui se chargent de ce rôle. Ces utilisateurs se chargent de vérifier la validité des transactions et de comparer entre eux les informations ajoutées à la blockchain afin de parvenir à un consensus. Une tâche qui nécessite une certaine puissance de calcul, et pour laquelle ils sont rétribués, en bitcoins évidemment. Si le Bitcoin a posé les premières bases, cela fait maintenant plus de 10 ans que les technophiles tentent d’améliorer le concept. La blockchain du Bitcoin, bien que fonctionnelle, présente en effet des défauts : on cite souvent la consommation énergétique importante, mais aussi les délais de validations des transactions, ou encore la gouvernance du système. Pour répondre à ces problèmes et proposer de nouvelles fonctionnalités, d’autres blockchains fonctionnant sur des modalités différentes ont donc été développées. On peut par exemple citer Ethereum, Zcash, Monero et les centaines d’autres projets similaires qui ont émergé au cours des 10 dernières années. Et si, à l’origine, la blockchain a été pensée pour développer une monnaie numérique, de nombreux utilisateurs envisagent aujourd’hui d’autres applications pour cette technologie, allant du vote en ligne au stockage de données. Une effervescence qui donne le meilleur comme le pire, mais qui ne semble pas prête de s’essouffler.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi Intel construit la plus grande usine de puces du monde aux Etats-Unis
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Guillaume Serries et je vous explique aujourd'hui pourquoi Intel construit la plus grande usine de puces du monde aux Etats-Unis. Fini la Chine, fini Taïwan ? Intel vient d'annoncer 20 milliards de dollars d'investissement pour construire sur un site de plus de 4 kilomètres carrés deux immenses usines de fabrication de semi-conducteurs. Où donc ? Dans l'Etat de l'Ohio, au centre des Etats-Unis. 3 000 emplois seront créés. Ces nouvelles fabs, c'est le nom de ces usines, sont censées dès leur ouverture, en 2025, faire face à la pénurie mondiale de puces. Et cette annonce n'est que la dernière d'une longue série. L'an passé, Intel annonçait un autre investissement de 20 milliards de dollars pour construire deux grandes usines en Arizona. En 2020, le leader mondial de la fabrication de puces, le taïwanais TSMC, annonçait 12 milliards de dollars d'investissement pour construire une usine, toujours en Arizona. Et Samsung investit 17 milliards de dollars sur un site au Texas. La fabrication des puces aux Etats-Unis est d'actualité, en raison des problèmes de chaîne d'approvisionnement mondiale. Et les analystes du secteur s'attendent justement que la pénurie de puces soit résolue par des investissements de la sorte. De quoi retourner une tendance. Si 37 % des puces étaient fabriquées aux Etats-Unis en 1990, la proportion est passée à 12 % aujourd'hui. Et si les fondeurs américains vendent 48 % des puces dans le monde, 75 % de la fabrication de puces se fait en Asie du Sud-Est. Pourquoi ? Parce que fabriquer et faire tourner une usine de semiconducteurs aux Etats-Unis coûte en moyenne 30 % de plus. Alors, comment va faire Intel pour rester compétitif ? En misant sur une forte demande d'une part. Les constructeurs automobiles américains, tels que General Motors, ont désespérement besoin de puces. Pat Gelsinger, le patron d'Intel, croit aussi que les usines autonomes et surtout les subventions publiques, aideront aussi Intel et ses petits camarades à rester compétitif. Mais Wall Street reste très sceptiques quant à cette stratégie. L'année dernière, les ventes de l'industrie des semi-conducteurs ont augmenté de 25 %, tandis que celles d'Intel ont augmenté de 1 %. Surtout, des clients historiques tels que Apple et Microsoft ont commencé à remplacer les processeurs Intel par des puces maison. Enfin, Intel est absent du plus grand marché des semi-conducteurs à ce jour : celui des smartphones.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'automatisation va-t-elle prendre votre emploi ?
Bonjour et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi nos jobs ne sont pas tous voués à disparaître au profit des robots. Et pour ce qui est du vôtre, et bien, écoutez bien cet épisode. Doit-on craindre une invasion de robots tueurs d’emplois ? Rien n’est moins sûr. Les études actuelles montrent que la disparition de la main-d'œuvre au profit de l’automatisation est à relativiser. Dans les pires scénarios catastrophes, l’avènement des robots est perçu comme une menace pour les emplois peu qualifiés. D’autres, plus optimistes, pensent que l’automatisation de tâches répétitives et difficiles est certainement un atout pour les travailleurs. Cela fait disparaître une partie de l’effort physique. Et peut mener vers des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme le travail de maintenance ou de supervision par exemple. En voici un exemple parlant. Au plus fort de la pandémie de Covid-19, des robots sur roulettes parcouraient les hôpitaux et les aéroports, comme celui de Nice, pour désinfecter et éradiquer le virus. Selon une étude de Forrester sur l’avenir du marché du travail, l’automatisation pourrait rendre 12 millions d’emplois superflus dans les 20 prochaines années. Mais qu’est-ce qu’on entend exactement par là ? Les emplois les plus menacés de disparaître sont surtout les jobs moyennement qualifiés, qui consistent en des tâches routinières. Ils représentent près de 34 % de la main-d’œuvre en France. 12 millions, cela impressionne. Mais prenons ces chiffres avec un peu de recul. L’automatisation n’est pas la source de tous les maux. Forrester prend également en compte le vieillissement de la population européenne comme facteur clé de ces disparitions d'emplois. En 2050, l'Europe comptera 30 millions de personnes en âge de travailler de moins qu’en 2020. Par ailleurs, tous les métiers directement concernés par l’automatisation ne sont pas voués à disparaître. Certains emplois vont être transformés. C’est le cas par exemple des opérateurs dans les entrepôts de logistique, qui, assistés par des machines, réalisent des tâches plus complexes. Et de nouveaux métiers vont aussi voir le jour. Forrester estime que neuf millions de nouveaux emplois seront créés en Europe d’ici 2040 dans les secteurs émergents, tels que l’énergie verte et les smart cities. Si on met tous ces éléments bout à bout, on arrive à un résultat bien moins catastrophique que la suppression de 12 millions d’emplois. 3 millions d’emplois sont réellement menacés de disparaître d’ici 20 ans au profit de l’automatisation, assure le cabinet de recherche. Trois millions, oui, cela reste un chiffre élevé. Mais le marché de l’emploi est loin d’être figé d’ici là. Pour s’adapter aux changements à venir, certaines organisations préparent le terrain de l’automatisation à coup de formations, à la fois pour recruter de nouveaux talents mais aussi pour conserver et valoriser le personnel existant. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

City manager, un nouveau métier très numérique et bien sûr très urbain
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique ce qu'est un city manager, un nouveau métier très numérique et bien sûr très urbain. C'est un nouveau métier lié à la croissance des plateformes numériques de livraison. Sa mission ? Coordonner le développement local des marchés des plateformes numériques comme Uber ou Deliveroo. Un métier qui baigne dans le numérique, donc, mais pas seulement, loin s'en faut. Car leur rôle est tout d'abord de développer le business des plateformes numériques. Et ses plateformes ont des activités multiples. Il peut s'agir de livraison, mais aussi de gestion de flotte de véhicules divers et variés, ou encore de conciergerie façon Airbnb. La recherche de partenariats et la gestion de la relation clients sont donc les missions premières du city manager. Bien sûr, la gestion au quotidien des équipes et le développement de la marque au niveau local excluent le plus souvent le télétravail. Les compétences en urbanisme, développement durable et développement commercial sont fortement appréciées, assure LinkedIn dans une toute récente étude qui évoque ce métier. La même étude mentionne que ce poste est occupé en France par une majorité de femmes. Et les candidats à ce poste sont dans une très grande majorité titulaires d'un Master. Et voici deux exemples de recrutements en cours pour mieux comprendre le rôle de ce nouveau métier. Deliveroo recrute en ce moment un City Manager parisien. Son City Manager doit définir les priorités stratégiques, élaborer les feuilles de route, et prendre des décisions financières. L'amélioration des processus est donc au coeur de la fonction indique la société. Pour Deliveroo bien sûr, il s'agit essentiellement de la relation avec les restaurants, en lien avec l'account manager. Mais le city manager doit également gérer les équipes de terrain locales, surtout pour effectuer des remontées de terrain afin d'améliorer l’application. C'est peut être là que le lien avec le numérique est le plus spécifique. Car il s'agit d'améliorer le fonctionnement de l'application pour les utilisateurs et les livreurs. Ce travail de feedback s'effectue avec les équipes Opérations et Marketing de la plateforme. Frichti recrute de son côté un City Manager à Bordeaux. Placé sous la la supervision du directeur Commercial, il doit lancer le service de livraison de repas dans la capitale girondine. Là aussi, il anime l’activité commerciale B2C et B2B, manage les équipes locales sur place en lien avec le Gestionnaire de Site. Ce nouveau métier de city manager est donc au croisement de l'activité de business developpement classique sur une zone géographique, et du lien technique et fonctionnel avec la plateforme numérique. Nul doute qu'avec la numérisation de l'économie, ce type de fonction est appelé à croître considérablement dans les mois et les années qui viennent.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La chute de Theranos en 3 minutes
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Marine Louste et, si vous n'avez pas suivi la chute de Theranos, dans 3 minutes vous aurez tout compris. Elizabeth Holmes, la fondatrice de la start-up Theranos, a été condamnée au début de l'année pour fraude. Voici quatre points pour tout comprendre sur l'affaire qui bouleverse la Silicon Valley. Et sur le parcours d'une femme qui a bouleversé la tech... mais pas comme elle l'aurait voulu. Une belle histoire... qui fera un bon film. A 19 ans, la vision d'Elizabeth Holmes est de révolutionner le secteur de la santé. Avec Theranos, elle lève plus de 700 millions de dollars en promettant de diagnostiquer tous types de maladies. Sa botte secrète : des analyses sanguines complètes en prélevant seulement quelques gouttes de sang. Le storytelling séduit : effrayée par les seringues, elle veut créer une machine miracle pour simplifier les diagnostics médicaux. Elle s'inspire de Steve Jobs pour promouvoir son entreprise, et s'entoure de grands noms pour inspirer la confiance des investisseurs. Des investisseurs qui, longtemps, ne soupçonneront rien. Fake it until you make it En français, « faites semblant jusqu'à y arriver » . Elizabeth Holmes a fait semblant, tellement semblant, qu'elle a menti à ses investisseurs. Faux rapports, comptes falsifiés... et personne n'est allé vérifier. Littéralement. Pendant plus de 10 ans, pas de contrôle des autorités financières, peu de contrôle des autorités de santé. Et toujours pas de contrôle des investisseurs. Et pourtant, le rêve d'Elizabeth Holmes n'était qu'un rêve. Sa machine miracle n'a jamais fonctionné. La presse révèle le pot aux roses Il aura fallu le travail d'enquête d'un journaliste, alerté par les soupçons d'un expert et des rumeurs de clients mécontents, pour que les autorités s'en mêlent. Et Elizabeth Holmes n'a pas échappé au tribunal. Au terme d'un long procès, elle a été reconnue coupable, notamment d’escroquerie. Elle risque désormais 20 ans de prison, mais devra encore attendre plusieurs mois pour connaître sa peine. « L'échec n'est pas un crime » C'est en tout cas ce que plaide l'avocat d'Elizabeth Holmes. Et en effet, de nombreuses start-up lèvent des fonds, parfois des sommes astronomiques... et beaucoup échouent. Mais en matière de santé, on ne fabule pas avec les investisseurs et les clients. C'est peut-être pour ça que cette affaire a eu un tel retentissement dans le monde entier. A ce jour, les levées de fonds restent fantastiques pour certaines start-up. Mais les investisseurs sont-ils plus prudents, ou verra-t-on un jour un nouveau Theranos ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

NFT : la nouvelle vitrine numérique des marques physiques
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Clarisse Treilles et aujourd'hui je vais vous expliquer pourquoi les NFT deviennent la nouvelle vitrine numérique des marques physiques. Il n’y a rien de plus immatériel et insaisissable qu’une image de marque, en théorie. Rien ? Sauf un NFT bien sûr. Cet actif numérique, aussi appelé "jeton non fongible" en version longue, donne accès à la représentation numérique d'un objet physique. A ce titre, il devient un levier à part entière de la stratégie de communication des marques. A travers cette technologie basée sur la blockchain, les enseignes puisent de nouvelles sources d’inspiration issues des univers connectés, et font grandir leur popularité auprès des consommateurs. Gap est le dernier retailer à date à s'être aventuré dans les NFT. Les fans de la marque peuvent désormais posséder virtuellement le modèle qui a fait la réputation de Gap dans le prêt-à-porter : ses sweats à capuche. Ces NFT sont vendus entre 8 et 400 dollars, selon leur rareté. Cela signifie qu'un hoodie virtuel peut coûter... jusqu'à dix fois plus cher que le hoodie que vous avez sur le dos. Cela vous semble fou ? La spéculation des NFT est telle que ces objets numériques sont en train de devenir une véritable poule aux œufs d’or pour beaucoup de marques. Avec une stratégie bien ficelée, les NFT ouvrent la voie à une source de revenus additionnelle non négligeable. A titre d’exemple, la collection de NFT signée Dolce & Gabbana a rapporté 5,65 millions de dollars à la marque italienne. La force des NFT, pour les marques, c’est aussi leur capacité à fédérer des communautés. On peut imaginer, demain, une communauté virtuelle basée sur les NFT, à l’image de ce qui se fait avec les clubs client dans les enseignes. Quand on parle d’exclusivité et de rareté, on pense évidemment au secteur du luxe, qui connaît aussi une petite révolution avec les NFT. Des projets de blockchain voient le jour, tel que le consortium Arianee. Ce "passeport" du luxe lutte contre les contrefaçons : il garantit aux marques la sûreté des transactions et donne à l’acheteur un titre de propriété numérique authentifié. La mode des NFT ne s’arrête pas aux portes des retailers, mais touche aujourd’hui de nombreux domaines, dont le gaming et le marché de l’art. En 2021, les ventes de NFT ont rapporté au niveau mondial près de 25 milliards de dollars, contre 94,9 millions de dollars l'année précédente, selon les données de DappRadar. Les NFT n’ont donc pas fini de faire parler d’eux. Mais cette montée en puissance fait aussi émerger un paradoxe : l’impact des mondes virtuels dans notre quotidien physique. Chez Gap, ce paradoxe pointe déjà le bout de son nez : alors que les clients achètent des sweats à capuche virtuels en ligne, les magasins physiques de l’enseigne américaine de prêt-à-porter sont menacés de disparaître en Europe. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi les GAFAM tissent leur toile de fibre optique
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi les GAFAM tissent leur toile de fibre optique. Oui, ce sont des géants de la tech, mais ils sont en passe de devenir des géants des telcos. Comment ? En investissant de manière massive dans les câbles sous-marins qui enserrent désormais les mers et les océans du globe. Mais pourquoi Microsoft, Alphabet – la maison mère de Google – Meta – l'ancien Facebook – et Amazon, se taillent-ils désormais de véritables royaumes 20 000 lieues sous les mers ? Et bien, parce que ces câbles transportent 95 % du trafic internet international. Et surtout, parce qu'ils relient tous les centres de données du monde via 1,3 million de kilomètres de fils de verre. Retenez bien ces deux informations, elles vont éclairer le propos qui suit. C'est ce qui provoque ce grand changement survenu ces dernières années. Jugez plutôt. Avant 2012, ces acteurs utilisaient moins de 10 % de la capacité des câbles sous-marins. Aujourd'hui, cette proportion est de deux tiers. Bref, en moins de 10 ans, les GAFAM sont devenus, et de loin, les principaux utilisateurs de la capacité des câbles sous-marins. Avec un appétit très conséquent. Trop conséquent pour se contenter d'être utilisateur de câbles qui ont une capacité de 200 térabits par seconde, pour les plus récents. En 2010, seul Google détenait une participation dans le câble Unity, qui relie le Japon et les Etats-Unis. Et selon le cabinet spécialisé TeleGeography, Google, Facebook, Microsoft et Amazon dans les trois prochaines années devraient détenir collectivement plus de 30 câbles sous-marins longue distance, reliant tous les continents du globe, à l'exception de l'Antarctique. Les entreprises de télécommunications ont dans un premier temps réagi avec méfiance à la voracité des géants tech pour leurs câbles. Et cette inquiétude est bien compréhensible. Imaginez qu'Amazon soit propriétaire des routes avec lesquelles il livre ses colis. Mais le cash proposé par ces géants a également fait baisser le coût complet, astronomique, de la transmission de données à travers les océans pour tout le monde. Même pour leurs concurrents. Ensemble, Microsoft, Alphabet, Meta et Amazon ont investi plus de 90 milliards de dollars en dépenses d'investissements pour la seule année 2020. Et leur action a augmenté la capacité de transmission de données à l'échelle internationale de... 41 % cette même année. La meilleure preuve de leur voracité, c'est... leur coopération. Car oui, la plupart des câbles financés par les géants de la tech sont des collaborations entre rivaux. Le câble transatlantique Marea, par exemple, qui relie les Etats-Unis et l'Espagne, a été achevé en 2017 et est en partie détenu par Microsoft et Facebook. Ce partage de la bande passante entre concurrents permet à chaque entreprise de disposer d'une capacité sur un plus grand nombre de câbles. Et cette redondance est essentielle pour maintenir le fonctionnement de l'internet mondial lorsqu'un câble est coupé ou endommagé. Et donc le fonctionnement des cloud publics AWS, Google Cloud et Microsoft Azure. Voilà, vous comprenez mieux l'intérêt des géants de la tech pour ces câbles. Ils sont la colonne vertébrale des cerveaux que sont désormais les datacenters mondiaux d'Amazon, Google et Microsoft. Et une colonne vertébrale, on en prend soin. Car la pose et la maintenance des câbles sous-marins coûte des centaines de millions de dollars par câble. De quoi financer une petite flotte de navires, allant des navires de surveillance aux navires spécialisés dans la pose de câbles. Un travail de haute volée réalisé en profondeur.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi la volatilité du bitcoin a une incidence sur le Salvador
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi la volatilité du bitcoin a désormais une incidence sur un tout petit pays d'Amérique centrale, le Salvador. Adossé au Bitcoin depuis septembre dernier, les finances du Salvador font désormais des montagnes russes. Certes, la volatilité du Bitcoin n'est pas une nouveauté. Mais ce qui est nouveau, c'est qu'un pays entier en subisse désormais les hauts, et surtout les bas. Avec la récente dépréciation de la plus célèbre des monnaies numériques, en quelques semaines, le Salvador aurait perdu pas moins de 12 millions de dollars selon Bloomberg. Avant de vous dire pourquoi, il faut que vous sachiez que le bitcoin est devenu majeur au Salvador. Voici pourquoi : En septembre dernier, le Salvador a adopté le bitcoin comme monnaie légale à égalité avec le dollars américain, monnaie officielle de ce pays depuis 2001. C'est une Première dans le monde. Les commerçants de ce pays d'Amérique centrale ont l’obligation depuis d’accepter des transactions dans cette cryptomonnaie. Une décision semble t-il controversée et peu populaire. Les 6,5 millions de salvadoriens utilisent un portefeuille virtuel, dénommé Chivo, pour réaliser des achats ou faire leurs courses. Par ailleurs la loi exclue les bitcoins de l'impôt sur les plus-values. Ce qui est un avantage très clair pour la pratique de la remesas. La remesas ? C'est le nom de l'argent que les émigrés salvadoriens installés aux Etats-Unis envoient à leur famille. Et cela représentait plus de 17 % du PIB de 24 milliards de dollars. Plus de 200 distributeurs automatiques de la cryptomonnaie doivent être installés dans ce pays, où la pauvreté affecte plus de 40 % de la population. Reste que le taux de connectivité du Salvador à internet s’établit à 45 %. Donc c'est tout un pan de la population qui ne peut utiliser cette nouvelle monnaie. Nayib Bukele, le président du pays, une sorte d'Emmanuel Macron local, a puisé dans les finances du Salvador pour acheter quelque 1 391 BTC. Soit environ 58,5 millions de dollars. Le bitcoin avait une valeur de 51 000 dollars en septembre 2021. Au 14 janvier 2022, le bitcoin vaut 42 000 dollars. Cet investissement a dont désormais causé plus de pertes que de gains. Certes, dans les mois qui ont suivi cet achat massif de bitcoins, le pays a profité de la hausse historique du bitcoin en octobre lorsqu'il a atteint près de 67 000 dollars. Mais la banque centrale du Salvador n'a désormais plus aucune emprise sur la régulation de cette monnaie virtuelle. Par ailleurs, le Salvador s'est coupé des ressources de la Banque mondiale, qui a refusé de financer l’opération au nom des problèmes de « transparence » liés à cet actif. L'expérimentation est également vue d'un mauvais œil par le Fonds monétaire international. Mais Nayib Bukele n'en a cure, et voit déjà plusd loin. Bien plus loin. Porté par une vision de science fiction, le président du Salvador a annoncé un projet de minage de crypto monnaie tout a fait incroyable. L'idée ? extraire du bitcoin grâce à la puissance énergétique des volcans du pays. 20 volcans sont à dénombrer sur le territoire du Salvador. La géothermie du pays pourrait pour ce faire être mise à contribution pour extraire du bitcoin. Un puit de géothermie fournissant environ 95 MW d'énergie est en train d'être équipé pour ce faire.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Elon Musk, l'homme qui veut "mourir sur Mars"
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Marine Louste et aujourd’hui, je vais vous raconter quelques pépites sur celui qui veut, je cite, « mourir sur Mars, et pas à l’atterrissage ». J'ai nommé Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, entre autres. Ses déclarations sur le Dogecoin et le bitcoin font exploser et imploser le cours de ces monnaies virtuelles... et volatiles. Au point que certains l'accusent de leur avoir fait perdre des fortunes. Le Dogefather autoproclamé continue d'influencer le monde des cryptomonnaies : il affirmait même récemment avoir deviné le véritable nom du créateur du bitcoin. Mais bien avant de devenir un cryptoinfluenceur, Elon Musk a d'abord été un jeune africain. Et oui, le plus africain des milliardaires américains est né à Pretoria, en Afrique du Sud, pendant l'Apartheid. Avant de rejoindre sa "terre promise", les Etats-Unis, il s'installe au Canada. Pour être tout naturellement bûcheron. Mais sa vocation pour l'entrepreneuriat numérique avait commencé bien avant. A 10 ans, il convainc son père de lui acheter son premier ordinateur, un Commodore, et apprend le code en autodidacte. Il code son premier programme informatique à 12 ans, un jeu vidéo inspiré de Space Invaders, pour lequel il récolte 500 dollars. Pas mal pour une première paie ! Et ça, c'était bien avant d'intégrer Stanford. Car oui, Elon Musk est passé par Stanford. Un passage éclair puisqu'il y restera... deux jours. Attiré par des ambitions entrepreneuriales, il préfère créer sa première entreprise, un annuaire en ligne qu'il revend plus de 300 millions de dollars. Il crée ensuite avec une partie de ces fonds X.Com, qui deviendra par la suite PayPal. Mais alors qu'il est à sa tête, il est viré pendant ses congés. Depuis, il ne prend pratiquement plus de vacances. « Les vacances vous tueront », dira-t-il même après une sévère crise de malaria, survenue quelques mois plus tard pendant sa lune de miel. Et il applique le même régime à ses employés, à qui il prodigue ce conseil aux allures de menace : « prenez deux semaines de vacances, et je verrai si j’ai vraiment besoin de vous ». Féru de SF et de comics depuis son plus jeune âge, Elon Musk se sent l'étoffe d'un super-héros. C'est peut-être pour ça qu'il a inspiré Jon Favreau pour la version cinématographique d'Iron-Man. A l'instar du héros de Marvel, l'entrepreneur rêve de prendre son envol. C'est ainsi qu'il fonde SpaceX en 2002. Selon ses propres dires, pour palier au "manque d'ambition de la NASA". Son objectif : coloniser la planète rouge. Et y mourir tranquille... le plus tard possible bien sûr. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et ret rouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi Europol doit se débarrasser de 4 Po de données personnelles, ou pas
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi Europol doit se débarrasser de 4 Po de données personnelles, ou pas. Pour commencer, je vais vous dire ce qu'est Europol. Cet organisme européen rassemble les différentes polices des pays de l'Union européenne. Et de fait, elle rassemble aussi les données collectées dans le cadre des enquêtes de ces forces de l'ordre. Suivez bien parce que c'est là que ça devient intéressant. Car Europol, la Police de l'UE, est accusée de détenir illégalement des informations personnelles. Et pas qu'un peu. On parle de 4 pétaoctets de données. C'est l'équivalent de 3 millions de CD-Rom, si cette image vous parle. Et celui qui accuse, ce n'est pas une association de défense de la vie privée. L'accusateur, c'est le contrôleur européen de la protection des données, l'équivalent européen de la CNIL française. Le CEPD affirme qu'Europol possède des milliards de points d'information sur des individus. Des données sensibles issues de rapports criminels, de piratage de services de messagerie chiffrée, ou encore collectées à partir de dossiers de demandeurs d'asile. Ces données doivent permettre à Europol d'entraîner des algorithmes d'apprentissage automatique. Des outils d'intelligence artificielle pour lutter contre le crime et le terrorisme. Mais le risque, c'est qu'Europol devienne, si ce n'est pas déjà le cas, une agence de surveillance comme la NSA américaine. La NSA ? Oui, la très secrète agence américaine dont l'activité a été rendue publique par le lanceur d'alerte Edward Snowden. Car ces données personnelles concernent 250 000 personnes soupçonnées de terrorisme ou d'actes criminels. Mais surtout, elles portent sur une multitude de personnes qui ont été en contact avec ces individus. Elles ont été accumulées par les autorités policières nationales au cours des six dernières années. La CNIL européenne ordonne à Europol d'effacer les données détenues depuis plus de six mois dans ses systèmes. Ce conflit entre les deux organisations met en lumière les profondes divisions politiques entre décideurs européens quant aux compromis à trouver entre sécurité et vie privée. La commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, juge qu'Europol doit conserver ces données, et ce pour à accomplir la "tâche herculéenne" de les anlayser. Elle a tout fait jusqu'alors pour tempérer les ardeurs de la CNIL européenne. Au point même de proposer un changement des règles de conservation des données imposées à Europol. Evidemment, le patron actuel d'Europol, qui était auparavant le premier flic de Belgique, soutient la démarche. Mais cette belle mécanique pourrait se heurter à un point de droit. Car en 2020, Europol s'est vanté d'avoir participé au piratage du service de téléphonie chiffrée EncroChat. L'agence a copié les données extraites de 120 millions de messages EncroChat et de dizaines de millions d'enregistrements d'appels, de photos et de notes, puis les a distribuées aux forces de police nationales. Un succès de la Police européenne, assurément. Mais voici que les avocats de personnes mises en cause dans les trafics démantelés font à présent de bien étranges constatations. Les dossiers d'accusation sont constitués sur la base de preuves dont les autorités ne veulent pas révéler la provenance. Le soupçon que des données stockées illégalement par Europol aient été utilisées pour cela est évidemment très fort.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi certains pays interdisent désormais le minage de cryptomonnaies
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi certains pays interdisent désormais le minage de cryptomonnaies. C'est l'histoire d'une migration vers l'ouest. L'exode a commencé en mai 2021. Pourquoi ? Parce que la Chine commençait à y étouffer son industrie du minage de la cryptomonnaie. Partez ! disaient les autorités chinoises aux propriétaires de fermes de minage ! Allez voir ailleurs ! Jusqu'alors, la Chine était le premier pays producteur de cryptomonnaies, profitant des prix bas de l’électricité dans les zones productrices de charbon et d'hydroélectricité. Désormais, la Chine veut réduire de 90 % les capacités de minage du pays. Face à ce déluge réglementaire, les mineurs de cryptomonnaie ont donc décidé de partir pour investir le Kazakhstan voisin. Conséquence, le Kazakhstan devenait très rapidement le deuxième centre mondial d'extraction de bitcoins, après les Etats-Unis. En août 2021, le Kazakhstan représentait 18 % du "hashrate" mondial. Le hashrate ? C'est la puissance de calcul utilisée par les ordinateurs connectés au réseau bitcoin dans le jargon cryptographique. Et ce, alors qu'en avril 2021, avant les mesures drastiques prises en Chine contre l'extraction de bitcoins, ce chiffre n'était que de 8 %. Comme en Chine, les fermes d'extraction de cryptomonnaies du Kazakhstan ont été installées près de centrales à charbon vieillissantes. Et ce, alors que le gouvernement local cherche à décarboniser l'économie locale. Le ministère kazakh de l'énergie mentionnait l'an passé que l'énergie consommée par les mineurs de cryptomonnaies avoisinerait 2 Giga Watt, soit 8 % de la capacité de production totale d'électricité du Kazakhstan. Les émeutes survenues la semaine dernière dans la capitale Almaty ont provoqué des dizaines de mort. La Russie a envoyé des parachutistes pour aider a réprimer les manifestations contre l'explosion du coût de l'énergie. Les autorités ont également coupé internet. Conséquence, la puissance de calcul mondiale du réseau bitcoin a chuté d'environ 15 %. Et le bitcoin est passé sous la barre des 43 000 dollars jeudi, atteignant son plus bas niveau depuis plusieurs mois. La solution pour les cryptomineurs ? Migrer à nouveau vers l'ouest. C'est la raison pour laquelle le Kosovo vient d'interdire le minage des cryptomonnaies. Le ministre de l'Economie du Kosovo explique que cette interdiction vise tout simplement à protéger l'économie du pays. Il faut dire que le Kosovo est en état d'urgence depuis décembre dernier. Le froid a mis hors service les centrales électriques locales et obligé le gouvernement à importer plus d'énergie que d'habitude. Et cela n'empêche pas des coupures de courant et une hausse des factures d'électricité. L'an passé, c'est en Iran que l'interdiction est survenue, en réponse à une série de pannes d'électricité dans les grandes villes du pays. L'interdiction de minage porte jusqu'au 6 mars 2022. La Suède met également en place des restrictions. Les autorités suédoises estiment que les objectifs de limitation du réchauffement climatique à 1,5°C fixés par l'accord de Paris de 2015 ne peuvent être tenues avec le minage de cryptomonnaies. Pour les défenseurs de l'écosystème de la cryptomonnaie, l'affaire kazakh montre tout simplement que le réseau Bitcoin est résilient, même lorsqu'une partie importante des mineurs est mis hors ligne. Toujours plus à l'ouest, les Etats-Unis pourraient devenir la Mecque de l'extraction de cryptomonnaies. Pourquoi ? Parce que des sources d'énergie les moins chères de la planète y sont exploitées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bug bounty : Payés pour pirater
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer ce que sont les programmes de bug bounty et pourquoi des entreprises sont prêtes à verser des sommes d’argent considérables à ceux qui parviennent à les pirater. Dans la plupart des cas, pirater une entreprise peut vous causer des ennuis. Sauf si vous avez sa bénédiction ! C’est plus ou moins le principe des programmes de "bug bounty", "prime au bug" en français. L’objectif de ces programmes est de récompenser les chercheurs en sécurité externes à l’entreprise qui lui signalent des bugs ou des vulnérabilités, lui permettant ainsi de les corriger. A l’origine, le bug bounty vise à résoudre un problème rencontré par les chercheurs en sécurité et les entreprises : lorsqu’un chercheur découvre une vulnérabilité dans un logiciel, par exemple dans un système d’exploitation comme Windows, la bonne chose à faire serait de la communiquer à Microsoft afin de la corriger. Mais cela n’a rien d’évident. Tout d’abord, il faut trouver la bonne personne à contacter. Puis, s’assurer que celle-ci comprend bien la portée de la vulnérabilité. Puis il faut attendre que l’entreprise soit en capacité de produire un correctif, de préférence efficace, et qu’elle le diffuse à ses clients. Et pour leur peine, les chercheurs à l’origine de la découverte peuvent estimer mériter une récompense, qu’il faudra négocier avec l’entreprise en question. Mais on découvre des vulnérabilités tous les jours et dans tous les types de produits ! Alors, pour simplifier ce processus parfois fastidieux, la pratique du bug bounty a commencé à se démocratiser au début des années 2010. A cette époque, certaines sociétés se dotent de barèmes de récompenses et de formulaires de contacts afin de canaliser les découvertes de vulnérabilités provenant de chercheurs externes. Des sociétés comme HackerOne, ou en France YesWeHack, se spécialisent sur le sujet et proposent aux entreprises de leur fournir ce type de programme "clé en main". Pour les entreprises, disposer d’un bug bounty présente des avantages non négligeables : elles peuvent par exemple définir avec précision les programmes et les services couverts, et les sommes qui seront reversées aux chercheurs. Cela leur permet surtout de s’assurer que la vulnérabilité reste confidentielle le temps qu’un correctif soit développé. Pour les chercheurs, cela permet de faciliter la prise de contact et l’obtention d’une récompense, ce qui leur permet de passer moins de temps sur ces étapes et de se concentrer sur la recherche de vulnérabilités. C’est un premier pas, mais cela n’a rien d’une panacée : les entreprises peuvent choisir de privilégier certains bugs ou certains produits plutôt que d’autres, ce qui rend les programmes plus ou moins attractifs. Elles peuvent aussi traîner des pieds pour sortir un correctif ou payer un chercheur à un prix minimum. Mais pour ce genre de failles, la concurrence est rude. Ainsi, Apple paiera jusqu’à 1 million de dollars pour une vulnérabilité majeure dans son système d’exploitation mobile iOS. Mais les revendeurs de failles zero-day, eux, promettent le double... Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous surZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

BlackBerry, les raisons du naufrage
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui je vous invite à un voyage dans le temps pour examiner avec moi les raisons du naufrage d’une marque de téléphones qui ont marqué des générations entières. Et oui, vous avez bien deviné, nous allons évoquer le sort funeste de BlackBerry. Fut un temps – que les moins de 20 ans ne pourront malheureusement pas connaître – où votre identifiant BBM – la messagerie intégrée du constructeur BlackBerry – comptait parfois plus que votre numéro de téléphone. Entre 2003 et 2010, souvenez-vous, le fabricant canadien a connu son heure de gloire avec ses téléphones, puis ses smartphones, reconnaissables entre tous à leur clavier physique iconique. Hélas, tout empire a une fin et BlackBerry n’échappera pas à cette règle, puisque la société vient officiellement de fermer sa branche dédiée aux smartphones pour se concentrer sur l’édition de logiciels. Exit donc le BlackBerry Charm, BlackBerry Curve ou BlackBerry Bold – des modèles d’abord dédiés aux professionnels mais bientôt adoptés par le plus grand nombre – qu’il n’était vraiment pas rare de croiser voilà de cela une quinzaine d’années seulement. Mais alors, à qui la faute ? Si la société canadienne n’est certainement pas exempte de tout reproche, l’origine de son déclin remonte en réalité à 2007 et à l’irruption sur le marché des smartphones d’une marque que vous connaissez aujourd’hui parfaitement. Je veux bien sûr parler d’Apple, qui lança cette année là son désormais légendaire iPhone ! A ce stade, le glas avait déjà sonné pour le constructeur canadien. Et oui, sur ce marché, l’inertie a un coût, et BlackBerry ne l’a compris que trop tard. Malheureusement pour lui... et pour nous. Pour autant, la situation de BlackBerry n’a vraiment empiré qu’à partir de 2010. Imaginez-donc, en septembre 2010, le constructeur avait la main sur plus de 37 % du marché des smartphones, tandis qu’Apple et Google suivaient avec environ 23 % des parts de ce marché ô combien lucratif. Et pourtant, en décembre de la même année, la donne s’était déjà inversée, et BlackBerry chutait au niveau de ses concurrents. A son crédit, BlackBerry ne s'est pas laissée faire. L'entreprise a même tout tenté, depuis sa propre version d'un nouveau système d'exploitation adapté aux écrans tactiles, jusqu'à la reprise des modèles BlackBerry classiques, en passant par la décision difficile de développer des téléphones pour l'écosystème Android. Rien n’y a fait et la société, ironiquement basée à Waterloo, avait déjà – et c’est le cas de le dire – perdu la bataille. Si la marque a encore pu vivoter un temps, en étant cédée sous licence à des fabricants tiers, le sort en était jeté et il aura fallu attendre 2022 pour que la messe soit finalement prononcée pour BlackBerry. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcasts préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Va-t-on troquer nos disques durs contre des brins d’ADN ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi un jour peut-être vous troquerez vos disques durs contre des brins d’ADN. Dans une armoire de fer, au coeur des Archives nationales, on trouve de minuscules capsules qui protègent deux copies de documents historiques très très particulières. L'une est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. L'autre la déclaration des droits de la femme, rédigée par Olympe de Gouges en 1791. Au delà de la richesse historique de ces textes c'est leur support de stockage qui est tout à fait étonnant. Jugez plutôt : les deux documents sont sauvegardés sur de... l’ADN synthétique. Une prouesse réalisée par une équipe de chercheurs français du CNRS, qui a mis au point la technologie dite de “DNA Drive”. Pour lire les deux déclarations, il faut donc s'équiper... de séquenceurs d'ADN. Oui, les mêmes machines utilisées en biologie pour séquencer les génomes des êtres vivants. Dit comme ça, cela parait simple. Et pourtant, l’ADN est encore loin de remplacer nos disques durs du quotidien. L'Académie des technologies estime que cette technologie issue du vivant pourrait devenir économiquement viable entre 2025 et 2040. Alors dans le détail, comment fonctionne le stockage de données sur ADN ? L'ADN est une substance que l'on retrouve dans les cellules de tous les êtres vivants. Son rôle est de contenir leurs informations génétiques. Les chercheurs ont donc imaginé pouvoir y stocker des données numériques en lieu et place des gènes X et Y. Bien sûr tout cela est très compliqué. Mais je vais vous le décomposer en cinq étapes. Il faut d’abord coder le fichier de données numériques dans l'alphabet de l'ADN. Puis il faut les écrire, et les stocker. Ensuite, il faut être capable de décoder cet ADN si particulier, pour enfin pouvoir lire l'information. Cet exploit est le fruit de travaux entamés depuis les années 2010. Microsoft en 2019 a par exemple présenté le tout premier système de stockage ADN entièrement automatisé. Avec cette expérimentation, les ingénieurs avaient réussi à encoder le mot “hello” dans des morceaux d’ADN artificiel, et à le convertir à nouveau en donnée numérique. Reste que le principal obstacle à la démocratisation du stockage sur ADN est sa vitesse d'écriture. Elle est encore trop lente pour stocker des données au quotidien sur de l'ADN. A ce stade de la recherche, on imagine plutôt l’ADN comme une solution de stockage alternative pour des données qui sont rarement consultées. Comme pour les Archives nationales, par exemple, qui pratiquent donc surtout de l'archivage. Et l'autre difficulté que rencontre cette technologie de stockage sur ADN est son coût. Mais malgré les défis technologiques et économiques, cette innovation a de beaux jours à venir. Tout d’abord parce que la stabilité de l'ADN se compte en dizaines, voire en centaines de milliers d'années. Mais surtout parce que c’est aussi un support de stockage plus compact. L’équipe de recherche à l’origine de la technologie DNA Drive assure que l'intégralité des données mondiales pourrait tenir dans 100 grammes d'ADN. Soit le poids d'une tablette de chocolat. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ce que n'est pas le Web3
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi le Web3 est à la mode, et surtout ce qu'il n'est pas. Alors voilà, voici que 2022 commence à peine et que tout le monde parle de l'avènement du Web3. Mais le Web3, c'est quoi ? Le terme a été utilisé pour la première fois en 2014 par le britannique Gavin Wood, le cofondateur de la cryptomonnaie Ethereum. Il a ensuite créé la Web3 Foundation. L'ambition de cette fondation ? « Financer les équipes de recherche et de développement qui construisent les bases du web décentralisé » peut-on lire sur le site de la fondation. Pour résumer, le Web 3 est défini par ses promoteurs comme l'anti-modèle du Web 2.0. Donc il faut que je vous parle du Web 2.0. Le Web 2.0 est un concept forgé au milieu des années 2000, et qui recouvre le web tel que nous le connaissons encore aujourd'hui. Il permet de distinguer dans l'histoire du web la montée en puissance de l'interaction des internautes via les plates-formes, qu'il s'agisse des réseaux sociaux ou des sites de ecommerce. Et une des conséquences de la montée en puissance des plateformes, c'est la perte de contrôle des internautes sur leurs données personnelles. A contrario, le Web3, selon ses promoteurs, permettrait grâce à une architecture plus décentralisée aux utilisateurs de reprendre la main sur leurs données. Et sur la gouvernance du web. En bref, le Web3 est un futur Internet possible où toutes les données et tous les contenus sont enregistrés sur des blockchains, tokénisés, gérés et accessibles sur des réseaux distribués en vue de démocratiser l'Internet. Et comment cela serait possible ? Et bien grâce à la... blockchain. Car oui avec les NFT par exemple, tout un chacun deviendrait acteur et propriétaire du web. Car oui, avec de nouvelles communautés basées sur ces micro propriétés virtuelles, des décisions pourraient être prises en commun entre micro acteurs, sans tenir compte des intérêts des GAFAM. Car oui avec l'utilisation de la blockchain, les règles de fonctionnement seraient connues de tous, consultables par tous. Pourtant l’idée d’un web décentralisé n’est pas neuve. Le succès de la technologie pair à pair - peer-to-peer an anglais - il y a quelques années, a montré que la décentralisation fonctionnait. Mais BitTorrent et eMule ont depuis quasiment disparu. La faute au piratage. Pour ne rien arranger à l'appréhension du sujet, le Web3 n'est pas le Web 3.0, appelé aussi « Web sémantique », et mise en avant par Tim Berners Lee, le père du Web. « Les plateformes et les applications ne seront pas détenues par un acteur central, mais par les usagers, qui gagneront leur part de propriété en contribuant au développement et à la maintenance de ces services » prophétise Gavin Wood le principal promoteur du concept. D'où la remarque cinglante de Jack Dorsey, ex boss de Twitter, à propos du Web3 : "Vous ne possédez pas le web3" dit-il. "Ce sont les sociétés de capital risque qui possèdent le web". Et le fait qu'une grande partie de la ‘décentralisation’ dans le monde du Web3 repose sur le cloud d'Amazon Web Services semble aussi lui donner raison. Car c'est une chose d'avoir des services web basés sur la blockchain et la tokénisation. C'en est une toute autre de remplacer l'infrastructure existante. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr, et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Des NFT Macron, Pécresse ou Hidalgo, ça vous tente ?
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment les partis politiques vont se financer avec des NFT. Des tokens Macron, Pécresse ou Hidalgo, ça vous tente ? En Corée du Sud, le parti au pouvoir se lance dans l'aventure. Avant de vous imaginer avec un NFT de Zemmour ou de Poutou dans les poches, il faut bien sûr que je vous explique ce qu'est un NFT. Et à quoi ça sert. Les NFT sont des jetons virtuels uniques, en anglais "Non Fungible Token". Des jetons non fongibles ? Oui, et "non fongible" signifie dans ce contexte "unique". Car les NFT permettent de rendre une œuvre unique et authentifiable. Pour faire court, quand on achète un NFT, on achète la propriété exclusive de l'œuvre originale liée à ce NFT. Ensuite, en cas de revente de cette œuvre, le token enregistre la transaction grâce à la technologie de la blockchain. En clair, ces jetons numériques permettent d'authentifier des fichiers numériques. Leur authentification permet ensuite leur échange, avec la certitude que ces fichiers sont authentiques, et non des copie numériques. Et bien, le Parti démocratique de Corée, parti au pouvoir en Corée du Sud, va devenir le premier parti politique au monde à émettre des jetons non fongibles. Le but pour ce parti politique ? Collecter des fonds en vue d'une campagne électorale pour l'élection présidentielle à venir. Alors, comment les dirigeants du parti vont-ils faire pour se financer de la sorte ? Et bien, le Parti démocratique de Corée enverra des images numériques uniques comportant des photos des dirigeants du parti à ses partisans. Ceux-ci feront alors en échange un don pour financer la campagne électorale. Le parti explique que ses NFT serviront en quelque sorte d'obligations, relate le Korea Times. Et leurs détenteurs pourront ensuite échanger ces actifs numériques avec d'autres personnes. Dans le même temps, le Parti démocratique de Corée a annoncé qu'il accepterait les dons en cryptomonnaies à partir de la mi-janvier, et qu'il délivrera des reçus pour les dons en échange de NFT. Et la commission électorale sud-coréenne a confirmé le mois dernier que la collecte de fonds à l'aide de NFT était légale dans ce pays. Une cadre du parti – ancienne ministre – affirme avoir déjà tenté l'expérience. Elle a apposé un NFT sur un de ses messages Facebook publié en 2018, et a réussi à le vendre... 2 300 euros. Alors, faut-il s'attendre à pourvoir acheter en France des NFT Le Pen, Jadot ou Mélenchon ? Et bien non, ce n'est pas pour tout de suite en France, aucune législation n'existe en ce sens. Mais qui sait ? Un jour, vous pourrez financer la campagne de votre candidat préféré avec des NFT. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Max Schrems, le fossoyeur du Safe Harbour et du Privacy Shield
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous parler de Max Schrems, un étudiant autrichien qui a fait bouger les lignes du droit européen en matière de protection des données. Schrems 1 et Schrems 2 : ce sont les noms donnés à deux arrêts majeurs de la cour de justice européenne, rendus en 2015 et 2020. Ces deux décisions de justice sont venues rebattre les cartes en matière de cadre légal permettant d’exporter des données personnelles. Elles ont mis fin au Safe Harbour et au Privacy Shield, deux accords passés entre les Etats-Unis et l’Europe afin de simplifier les échanges de données personnelles transatlantiques. Et comme leur nom l’indique, on doit ces deux arrêts à l’action en justice de Max Schrems. En 2011, l'étudiant autrichien en droit n’est pas tout à fait un inconnu mais peu de gens en Europe ont entendu parler de lui. Il s’engage à l'époque dans la lutte pour la vie privée et la protection des données personnelles. Et rapidement, il va s’attaquer à un très gros morceau : Facebook. Le début d’une longue guerre juridique avec le réseau social, qui se poursuit toujours aujourd’hui. Commençons par Schrems 1. En 2013, Max Schrems attaque Facebook en s’appuyant sur les révélations d’Edward Snowden. Les documents publiés montrent que Facebook collabore avec les services du renseignement américain, et que les données de ses utilisateurs ne sont donc pas aussi protégées et confidentielles que le prétend le réseau social. Après plusieurs allers-retours devant les cours de justice irlandaises, l’affaire atterrit devant les juges de la CJUE, la cour de justice européenne. Celle-ci tranche le sujet et donne raison à Max Schrems. Avec une conséquence non négligeable : elle invalide par la même décision le Safe Harbour, un texte qui encadrait jusqu’alors l'échange de données personnelles entre l’europe et les Etats-Unis. Cette décision de 2015 est un petit séisme en matière de droit des données personnelles. Mais ce n’est pas le dernier. Rapidement, la Commission européenne et le gouvernement américain parviennent à un nouvel accord encadrant les échanges de données, baptisé Privacy Shield. Le texte propose une version remaniée, avec de nouveaux engagements pour les deux parties en matière de protection des données personnelles. Mais de nombreuses zones d’ombre subsistent, notamment sur la question de l’accès du renseignement américain aux données d’Européens traitées par des entreprises américaines. Max Schrems attaque donc le nouveau texte, toujours dans le cadre de sa procédure l’opposant à Facebook. Et il s’appuie sensiblement sur les mêmes arguments que pour le Safe Harbour. On aurait pu croire que les rédacteurs du nouveau texte auraient retenu la leçon, mais non : en juillet 2020, la CJUE rend son avis et invalide à son tour le Privacy Shield. C’est la décision Schrems 2. Depuis, on attend toujours un nouveau texte pour encadrer les échanges de données entre l’Europe et les Etats-Unis. Et Max Schrems attend toujours une décision dans son conflit avec Facebook. Lui-même n’est pas sûr de l’obtenir un jour, mais en chemin, il peut déjà se vanter d’avoir obtenu deux décisions majeures pour le droit européen. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi les puces de vos smartphones deviennent des gratte-ciel
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi la loi de Moore passe désormais par des puces verticales, conçues comme des gratte-ciel pour vos smartphones. Enoncée en 1965 par Gordon Moore, la loi de Moore prévoit le doublement de la densité des composants informatiques à coût identique. Et ce tous les deux ans. Par densité, on parle ici du nombre de transistors par unité de surface. Reste que si la loi de la gravité est implacable, la loi de Moore, elle, est plus aléatoire. Concrètement, pour que cette loi de Moore continue d'être vraie pendant encore quelques années, industriels et chercheurs disposent de trois leviers d’action. La découverte de nouveaux matériaux d'une part, de nouvelles conceptions de transistor d'autre part, et enfin la miniaturisation des procédés de gravure. Pour la miniaturisation, nous allons y revenir un peu plus tard. Intéressons-nous tout d'abord aux nouvelles conceptions. Ce sont les entreprises IBM et Samsung qui travaillent sur des transistors verticaux. L'idée de ces transistors d'un nouveau genre est de réduire la consommation d'énergie de 85 % par rapport aux transistors utilisés dans les puces actuelles, qui sont plutôt plates. Comment ? Et bien la verticalité permet de placer toujours plus de puissance dans les puces, de l'empiler en quelque sorte. Les transistors ne sont plus les uns à côté des autres, mais bien les uns au-dessus des autres. De quoi proposer toujours plus de densité sur un espace donné. Car avec une architecture classique horizontale, l'espace physique occupé par les entretoises entre les transistors limite le nombre de transistors pouvant être embarqués. Dans une conception verticale, les transistors sont positionnés perpendiculairement à la puce plutôt qu'horizontalement. Chez IBM et Samsung, cette conception verticale est appelée transistors à effet de champ à transport vertical. A noter que dans le monde du stockage, l'architecture verticale n'est pas tout à fait une nouveauté. Dès 2017, Western Digital et Toshiba proposaient une technologie de stockage nommée flash 3D. 3D pour signifier bien sûr la verticalité de ces puces de stockage composée de 96 couches de cellules de stockage. Car ici aussi, les cellules flash sont empilées les unes sur les autres, comme de minuscules gratte-ciel. Mais ces efforts de conception ne seraient rien sans un travail conséquent sur la finesse de gravure des composants. Samsung travaille depuis cinq ans sur des puces gravées en 5 nanomètres. Ce sont ces puces qui équipent les derniers smartphones de Samsung, les Galaxy S21 par exemple. Mais IBM teste une finesse de gravure plus de deux fois plus fine. Oui, le géant de l'informatique mise sur une puce à conception verticale et gravée en 2 nanomètres. Un test est en cours, avec une puce de la dimension d'un ongle, et qui contient 50 milliards de transistors. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr , et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Heartbleed, l'électrochoc qui secouait l'open source dès 2014
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous parler de la faille Heartbleed, et de la façon dont celle-ci a posé à grande échelle la question de la sécurisation de l’open source. Alors, Heartbleed, qu’est-ce que c’est ? C’est le nom donné à une faille de sécurité découverte dans le projet OpenSSL. Et OpenSSL, c’est un logiciel libre fournissant des outils essentiels dans la mise en place du chiffrement des données sur internet. Créé en 1998, OpenSSL voit sa popularité grandir à mesure qu’internet se développe et que les échanges sécurisés prennent de l’importance. Au début des années 2010, tout le monde ou presque utilise OpenSSL. Le logiciel permet d’éviter par exemple que votre mot de passe ou vos données bancaires circulent en clair et sans protection sur le réseau. Mais, en 2014, un grain de sable vient faire dérailler cette belle machine. Des chercheurs découvrent une faille affectant OpenSSL depuis plus de trois ans. Identifiée officiellement comme CVE 20140160, elle écope du surnom de Heartbleed et d’un logo dédié. Un effort de marketing qui vise à attirer l’attention sur cette faille, jugée très grave par les chercheurs à l’origine de la découverte. Cette vulnérabilité permet à l’attaquant de récupérer des informations confidentielles sur les sites et services affectés. Dans la liste des concernés, on retrouve des sites web, des applications, des systèmes d’exploitation et autres firmwares utilisés par des équipements réseau. Ce genre de vulnérabilité, qui affecte un composant très populaire, n’est pas toujours facile à corriger. En 2019, soit un peu plus de cinq ans après la découverte de la faille, on trouve encore sur internet des systèmes vulnérables à Heartbleed. L’électrochoc Heartbleed a néanmoins poussé l’écosystème à s’interroger sur les origines du problème. De nombreux experts et journalistes ont ainsi rappelé que, malgré son immense popularité, le projet OpenSSL était un petit logiciel libre. En 2014, il ne pouvait compter que sur deux employés à plein temps et un peu moins de 2 000 dollars de dons annuels pour assurer son fonctionnement. Difficile dans ces conditions d’assurer un code dépourvu de bugs. Cette prise de conscience a poussé l’industrie du logiciel à réagir. C’est ainsi qu’est née la Core Infrastructure Initiative, aujourd’hui devenue l’Open Source Security Foundation. L’objectif de cette structure est d’empêcher l’arrivée du prochain Heartbleed : elle tente de sécuriser les projets open sources jugés essentiels, en s’appuyant sur les financements fournis par les géants du numérique tels que Google, Amazon ou Microsoft. Plus facile à dire qu’à faire : les moyens de ce type d’initiative restent maigres face à la profusion de petits projets qui reposent sur des ressources limitées et le bon vouloir de développeurs bénévoles. Et aujourd’hui, les projets open source peuvent rapidement devenir des briques essentielles pour de nombreux services majeurs. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr, et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'arme secrète de l'IA : la formation des talents
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi, en France, on se prépare à affronter une véritable bataille pour les talents dans le secteur de l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle s’invite aujourd’hui dans de nombreux secteurs d’activité, des services financiers aux soins de santé, en passant par les transports. Les entreprises sont d’ailleurs très friandes des cas d’usages autour de l’IA. Certains par exemple au bénéfice de la relation client, comme la banque Société Générale, notamment, qui déploie depuis trois ans des chatbots. Mais derrière chacune de ces innovations, des experts en IA sont à la manœuvre. Si leur popularité ne tarit pas, leur nombre devrait augmenter encore ces prochaines années. On prédit que d’ici 2023, 7 500 postes seront à pourvoir en France dans les métiers liés à l’IA. Une aubaine pour ceux qui possèdent un diplôme d’ingénieur en robotique, de data analyst ou encore de data scientist. En revanche, les recruteurs ont plus de souci à se faire, car on voit d’ores et déjà que la demande excède l’offre. Et cela ne va pas en s’améliorant. Dans son plan stratégique sur l’intelligence artificielle, le gouvernement français a bien identifié ce problème. Pour l’Etat, le coupable idéal, c’est bien le manque de formations. Alors que faut-il faire ? Dans cette bataille pour les talents, le gouvernement veut d’abord se concentrer sur les professions qui manquent le plus de main-d'œuvre en France, comme les data engineer. Le gouvernement veut aussi développer les enseignements pluridisciplinaires à tous les niveaux. Le plan cible au moins 2 000 étudiants en premier cycle (c’est-à-dire BTS, DUT et licence), 1 500 étudiants au niveau master et 200 thèses supplémentaires par an. Certaines initiatives vont déjà dans ce sens. Les écoles IA by Simplon de Microsoft délivrent par exemple un titre professionnel de développeur en IA, équivalent bac+3, aux personnes en reconversion professionnelle ou aux décrocheurs scolaires. On compte aujourd’hui 24 formations de ce type dans 9 régions de France, chacune avec ses spécificités locales. D’autres initiatives plus académiques ont aussi fait parler d’elles, comme le partenariat entre l’Ecole polytechnique et Google. En 2018, l’école a lancé une chaire internationale d’enseignement et de recherche en intelligence artificielle, domaine de convergence entre informatique et mathématiques appliquées. L’objectif affiché était alors d’attirer des talents internationaux et former les chercheurs de demain… Un défi bien ambitieux, quand on sait que les conséquences du déficit de formations sont exacerbées par la fuite des cerveaux à l’étranger. Tant que les bons éléments partiront à l’étranger en quête de meilleures opportunités de carrière, c’est tout l’écosystème qui en pâtira. Le ministre Cédric O a résumé « la bataille pour l'IA » comme ni plus ni moins, « une bataille pour les talents ». Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le sésame pour ouvrir votre chambre d'hôtel est dans votre Apple Watch
Bonjour à tous et bienvenu dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique pourquoi le sésame pour ouvrir votre chambre d'hôtel se trouve désormais dans votre Apple Watch. Apple vient de s'associer au groupe hôtelier Hyatt afin de rajouter des clés d'hôtel dématérialisée à l'application Cartes d'Apple, Apple Wallet en anglais. Jusqu'à présent cette application n'enregistrait que des cartes bancaires ou des cartes de transport pour l'avion où le train. Bon, ça commence tout doucement. Six établissements du groupe Hyatt aux États-Unis sont pour l'instant concernés par cette innovation. Et pour fonctionner iOS 15 ou WatchOS 8 sont nécessaires sur les appareils Apple. Mais ce type d'initiative est bien pratique en temps de Covid. Le système fonctionne grace à la puce NFC des appareils mobviles. Pour le reste, l'idée est la même qu'une carte-clé traditionnelle, que l'on trouve désormais dans presque tous les hôtels du monde pour ouvrir les chambres. Les utilisateurs doivent toutefois toujours s'enregistrer à la réception de l'hôtel pour que leurs clés soient activées. Une fois cela fait, l'iPhone permet aussi d'accéder à des espaces communs comme des salles de sport, des spas, ou encore des piscines d'hôtel. A noter que ces clés numériques peuvent également être modifiées après coup. Le personnel de l'hôtel peut donc changer à distance l'affectation des chambres, accepter des prolongations de réservation ou encore ajouter des options de départ tardif. Ces nouvelles clés de chambre Hyatt prennent en charge le mode express de l'application Cartes d'Apple. Ce mode permet d'accéder aux clés et de les utiliser sans avoir besoin de FaceID ou de toute autre méthode de déverrouillage. Une option bien pratique avec le port actuel des masques chirurgicaux en tout circonstance. A noter que si l'iPhone a besoin d'être rechargé, les utilisateurs peuvent toujours utiliser leur appareil pour déverrouiller leur chambre pendant cinq heures après l'arrêt de l'appareil. Comment ? Grâce à la réserve d'énergie de l'iPhone. Le groupe Hyatt proposait déjà une clé numérique disponible via son application mobile. Mais ce système utilise la technologie Bluetooth. Bien sûr, pour qu'il fonctionne, il faut que le Bluetooth soit activé, et que la batterie de l'appareil ne soit pas à plat. Et Apple ne compte pas s'arrêter à la porte des hôtels. L'application Cartes doit également intégrer à terme les cartes d'identité et les permis de conduire américains. De quoi par exemple faciliter l'enregistrement dans les aéroports. Mais aucune date de disponibilité de ce service n'est pour l'instant communiquée.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sentry-II, l'algorithme qui doit éviter l'Armageddon
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui, je vous explique comment la précision algorithmique nous rassure contre le danger des astéroïdes géocroiseurs. Oui, parce que c'est l'un deux qui a exterminé tous les dinosaures. Fin novembre la Nasa faisait décoller DART - fléchette en anglais - un petit vaisseau spatial chargé de percuter un astéroïde géocroiseur situé à 11 millions de kilomètres de la Terre. Le choc doit se produire dans 10 mois, à la vitesse effrayante de 24 000 km/h. « Pour la première fois, l'humanité va changer le mouvement d'un corps céleste naturel dans l'espace » fanfaronne la Nasa. Ce jeu d'adresse doit donc prouver qu'il est possible de détourner un astéroïde de sa course. Pourquoi ? Pour ne pas qu'il s'écrase sur Terre. Et ne provoque un cataclysme comparable à celui qui a exterminé les dinosaure voici 65 millions d'années. Tout est donc bien qui finit bien ? Et bien non. Car les experts estiment n'avoir connaissance que de 40 % des astéroïdes mesurant plus de 140 mètres, ceux là même capables de provoquer de gros dégâts sur Terre. Ce sont eux les astéroïdes géocroiseurs. Pour trouver les 60 % restants, et surtout connaître la probabilité qu'ils prennent la Terre pour cible, la Nasa annonce de nouveaux satellites de reconnaissance. Mais surtout l'agence vient de sortir la V2 d'un algorithme nommé Sentry. Mais avant d'aller plus loin, il faut que je vous en dise un peu plus sur la trajectoire des astéroïdes géocroiseurs. Ces derniers suivent des trajectoires orbitales connaissables, c'est à dire prévisibles par des calculs. Mais parfois, quand ces trajectoires s'approchent très près de la position future de la Terre, en raison de petites incertitudes de calcul, "un futur impact terrestre ne peut être complètement exclu" assure la Nasa. La nouvelle version de Sentry fait donc la chasse à ces petites incertitudes. Comment ? Et bien la première version de Sentry, sorti en 2002, prenait en compte la force de gravitation exercée par le soleil et les planètes voisines sur les astéroïdes pour calculer leur trajectoire future. Mais son algorithme faisait l'impasse sur les forces non gravitationnelles qui jouent sur la trajectoire des astéroïdes. La chaleur du soleil par exemple. Attention, c'est assez complexe à comprendre, mais accrochez-vous, ça vaut le détour. "Lorsqu'un astéroïde tourne, la lumière du soleil chauffe la face diurne de l'objet" explique la Nasa. Ensuite, cette surface chaude se refroidit et de l’énergie infrarouge est alors libérée, générant une poussée minuscule, mais continue sur l'astéroïde. Ce phénomène est connu sous le nom d'effet Yarkovsky. Et l'effet Yarkovsky modifie considérablement la trajectoire d'un astéroïde sur des décennies et des siècles. De quoi fausser les calculs actuels. La nouvelle version de Sentry améliore donc très fortement la précision de ces calculs. De quoi éviter les coups de chauds quand un astéroïde géocroiseur passe à portée de la planète Terre. Et envoyer DART à bon escient.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cybersécurité : La pingrerie de votre patron le fera divorcer de son assureur
Bonjour à tous et bienvenu dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique pourquoi la pingrerie de votre patron côté cybersécurité le mènera probablement à sa perte. Et à un divorce avec son assureur. Vous êtes dans une entreprise où les mots de passe sont affichés aux murs ? Où les sauvegardes n'ont pas été faites depuis cinq ans ? Où l'expert cybersécurité s'occupe aussi de l'éclairage ? C'est normal. Car pour de nombreux chefs d'entreprise, la cybersécurité est avant tout un coût financier qu'il convient de minimiser le plus possible. C'est pourquoi ils investissent au minimum dans la formation et dans la prévention. Pourtant, et c'est quelque chose qui devrait les faire réfléchir, les coûts pour se relever d'une attaque informatique sont bien plus importants que les dépenses pour se protéger des attaques. Prenons un exemple récent. Le roi du pipeline américain, Colonial Pipeline, a dû au printemps dernier payer une énorme rançon de 4,4 millions de dollars pour débloquer son outil de travail, composé de 8 800 kilomètres de tuyaux. Des tuyaux dont les vannes ont été soudainement bloquées. Oui, car des pirates avaient chiffré les systèmes informatiques de l'entreprise en y infiltrant un rançongiciel, dit aussi ransomware. De quoi figer tout le réseau de distribution de carburant. Le prix de la clé de déchiffrement ? Oui, 4,4 millions de dollars, pour débloquer les vannes. Sans compter bien sûr les coûts supplémentaires liés à l'enquête, à la correction et à la restauration de l'infrastructure informatique de toute l'entreprise après ce très fâcheux incident. « Je sais que c’était une décision très controversée (...) J’admets que je n’étais pas à l’aise avec le fait de voir de l’argent s’évaporer et aller vers de telles personnes », se désespérait alors le responsable de l'entreprise, Joseph Blount. Ces négligences font même désormais reculer les assureurs qui, depuis quelques années, tentent de développer des produits qui couvrent les dommages informatiques des entreprises. Quand ils ne renoncent pas, ils exigent des montants de polices de plus en plus élevés. « Certains manquements dans le domaine de la cybersécurité ne sont plus tolérés par les assureurs », explique Diego Sainz, référent technique cyber chez Verspieren. « Dans le passé, un assureur pouvait couvrir une entreprise qui ne mettait pas en place une segmentation systématique de son réseau. Mais dans la situation actuelle, ce type de manquement est plus compliqué à faire passer ». Surtout que l’arrivée des ransomwares a changé la donne. Les assureurs sont de plus en plus perdants sur le rapport sinistre / prime. Une situation tendue qui fait aussi renoncer nombre de clients, évidemment les plus fragiles. « Les primes d’aujourd’hui ont considérablement augmenté par rapport à leur niveau d’il y a trois ans. C’est donc difficile pour de petites entreprises de s’assurer maintenant, même si elles en ont besoin », explique Diego Sainz. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comment la Cnil est devenue le gendarme des données numériques
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer comment la Cnil, née bien avant Internet, est devenue le gendarme français qui inflige des millions d'euros d'amende aux géants du numérique. Mais commençons par ses modestes débuts. A l’origine de la CNIL, il y a un scandale, celui du fichier SAFARI. Rien à voir avec Apple. SAFARI, cela signifie Système Automatisé pour les Fichiers Administratifs et le Répertoire des Individus. Cette base de données gouvernementale devait recenser l’ensemble des citoyens français. Alerté par les informaticiens qui travaillaient sur le projet, le journal Le Monde publie un article en 1974 qui déclenche un débat national sur le fichage des citoyens. Le projet tombe à l'eau. Mais quatre ans plus tard, la loi Informatique et Libertés est promulguée. Elle encadre pour la première fois le traitement informatique des données personnelles en France, et créée la CNIL dans la foulée. Cette autorité administrative indépendante doit veiller à l'application de la loi. Son acronyme ? Commission Nationale de l’Informatique et des libertés. Elle devient instantanément l’autorité de référence pour la protection des données en France. A l'époque, tout ceci est encore assez confidentiel. Mais quarante ans plus tard, Internet est passé par là. Facebook, Google ou encore le français Criteo, dont les modèles économiques sont basés sur le pistage des internautes et l’exploitation de leurs données personnelles, donnent bien du travail à la Commission. Et l'évolution majeure ces dernières années est le pouvoir de sanction de la Cnil, devenu considérable. L’évolution de la loi informatique et liberté et l’adoption en 2016 au niveau européen du RGPD, le règlement général sur la protection des données, fait de la CNIL un gendarme très dissuasif. Jusqu'alors, l'amende maximale que pouvait distribuer la Cnil était de 150 000 euros. De quoi faire rire Google et consorts. Avec le RGPD, les amendes sont indexées sur le chiffre d'affaire des entreprises sanctionnées, à hauteur de 4 % maximum. En 2020, la CNIL a ainsi infligé une amende de 2,2 millions d’euros à Carrefour pour avoir enfreint plusieurs règles en matière de protection des données. Mais pour les dossiers touchant plusieurs pays, la CNIL doit désormais coopérer avec les autres autorités de protection des données européennes. On parle ici de dossier touchant Facebook, Google et autres géants américains. Et cette coopération n’est pas toujours évidente. Parvenir à un consensus entre 27 autorités n’a rien de facile. Surtout quand certains pays, comme l'Irlande, n’ont aucun intérêt à sanctionner les GAFA installés confortablement chez eux. Mais ça c'est encore une autre histoire, dont je vous parlerai dans un autre épisode.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Botnet, le couteau suisse cybercriminel
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer ce que sont les botnets et comment ces outils sont devenus des éléments centraux dans l’arsenal des cybercriminels. Tout d’abord, un botnet, c’est quoi ? De manière imagée, on décrit souvent les botnets comme un réseau d’ordinateurs zombies. C'est-à-dire un réseau d'ordinateurs infectés par un même logiciel malveillant, et contrôlés par une personne. Cela permet au cybercriminel à la tête du botnet d’utiliser les appareils compromis pour des buts généralement illégaux. Ce contrôle se fait via un serveur de commande et de contrôle avec lequel toutes les machines infectées communiquent. Une précision néanmoins : les botnets ne concernent pas uniquement les ordinateurs de bureau personnel, mais potentiellement tout ce qui dispose d’une puissance de calcul. Donc des serveurs, des ordinateurs, des routeurs, des smartphones ou des objets connectés comme des caméras de sécurité. Tout est bon, tant que cela peut être infecté facilement ! Et certains botnets comportent parfois des dizaines, voire des centaines de milliers d’appareils infectés. Mais, en dehors du plaisir un peu maléfique de se savoir à la tête d’une armée d’ordinateurs zombies, à quoi servent exactement les botnets ? Et bien... à peu près à tout ce que vous voulez. L’intérêt du botnet, ce sont les nombreuses opportunités qu’il offre aux cybercriminels. On a par exemple vu des botnets être utilisés dans le cadre d'attaques en déni de service distribué : les machines infectées sont utilisées pour envoyer du trafic malveillant à une cible afin de surcharger sa capacité réseau. C’était notamment le cas du botnet Mirai, qui infectait des routeurs mal sécurisés. Mais on peut aussi utiliser des botnets pour miner de la cryptomonnaie : si un mineur de cryptomonnaie sur une machine seule a peu de chances d’être rentable, la donne est différente quand vous pouvez le déployer sur 60 000 machines. Surtout si vous ne payez pas l’électricité ! C’était l’activité principale du botnet Retadup, démantelé par la gendarmerie française en 2019. On peut aussi utiliser les botnets pour diffuser des e-mails, de spam ou de phishing, ou encore des messages contenant des pièces jointes malveillantes. Le botnet Emotet est de ceux-là, et avant son démantèlement au mois de février 2021, il était l’un des botnets les plus importants en activité. Enfin, les botnets représentent également une manne financière non négligeable pour les cybercriminels. Il est en effet courant pour les opérateurs de monnayer les services de leurs botnets à d’autres groupes cybercriminels. Cela peut aller de la simple revente d’identifiants volés sur les machines, à l’hébergement de fichiers en passant par la vente d’accès aux ordinateurs compromis. Les prix varient selon la prestation, mais pour un cybercriminel, disposer d’un botnet conséquent est un bon moyen de s’assurer une source de revenu. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le LiDAR aéroporté, l'allié des cartographes
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro du ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Clarisse Treilles et je vais vous expliquer pourquoi la technologie LiDAR devient le nouvel allié des cartographes. Le LiDAR constitue une méthode de télédétection et de télémétrie qui émet des impulsions de lumière infrarouge. On entend parler le plus souvent de cette technologie avec les systèmes de véhicules autonomes, pour repérer les distances et aider à la détection des obstacles. L'IGN s'est lancé dans un projet titanesque : modéliser en 3D le territoire français à l'aide d’un LiDAR aéroporté. Pourquoi les cartographes s’intéressent-ils aussi au LiDAR ? Attachez vos ceintures, car nous allons prendre de la hauteur. L’IGN et ses partenaires vont quadriller, pendant cinq ans, tout le ciel de France à l’aide de cette technologie embarquée à bord d’un avion. Tout l’Hexagone sera concerné, ainsi que les DOM-TOM, à l’exception toutefois de la Guyane, où la forêt occupe une grande partie du territoire. Ce programme est donc inédit par son ampleur et par le volume des données qu’il va générer. On parle de 7 000 heures de vol pour 3 pétaoctets de données amassées. Pour accélérer le processus, les acquisitions Lidar se feront tout au long de l’année. L'objectif ? Recréer une sorte de "jumeau numérique" de la France. Cette modélisation 3D du territoire national pourra être réutilisée dans de nombreux domaines de l'action publique. C’est ce qu’espère en tout cas l’IGN. La prévention des risques est notamment un enjeu fort du LiDAR. Les départements de l’arc méditerranéen s’en servent pour surveiller les cours d’eau et prévenir des risques d’inondation. Avec le LiDAR aéroporté, les cartographes espèrent aussi étudier plus finement les forêts, ou encore cartographier les infrastructures en milieu urbain, grâce à un nuage de points plus précis. On parle ici de 10 points au mètre carré. Une densité déjà impressionnante. Et plus le nuage de points est dense, plus la description du territoire sera fine. Une fois que les nuages de point sont récupérés en vol, ils sont ensuite vérifiés et traités pour produire des modèles numériques de terrain. Pour ne pas s’éparpiller, l'IGN procédera à la couverture de l'Hexagone par étapes. Une bonne partie du quart sud-est de l'Hexagone étant déjà couverte, la période hivernale sera dédiée à des prises de vue sur les Vosges et la zone de Rambouillet. Et à partir du printemps 2022, les acquisitions se poursuivront dans le Sud et l’Est de la France. Le coût du projet est estimé à 60 millions d’euros. Un investissement conséquent, en partie soutenu par le Fonds pour la transformation de l’action publique et le Plan de Relance de l'Etat. C'est dire tous les espoirs qui reposent sur le LiDAR pour repousser les limites de la cartographie. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

God save the red phone boxes !
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd’hui, je vais vous présenter le plan d’urgence concocté par nos amis britanniques pour sauver les bijoux de la Reine... je veux bien sûr parler de ces cabines téléphoniques rouges qui font la gloire du Royaume-Uni ! On le sait tous, il existe des emblèmes qui font la renommée d’un pays. Si la France peut compter sur ses baguettes, nos voisins britanniques ont pour leur part leurs célèbres cabines téléphoniques rouges, les fameuses "red phones boxes", devenues depuis leur création en 1935 un symbole incontournable du Royaume-Uni. Seulement voilà, l’émergence de la téléphonie mobile est passée par là pour permettre aujourd’hui à 96 % de la population outre-Manche d’être équipée d’un smartphone. Résultat : ces cabines téléphoniques ne servent plus à grand-chose, hormis à faire le décorum pour les touristes et autres aficionados d’Instagram. La débâcle se retrouve d’ailleurs dans les données livrées par le gouvernement. Londres chiffre ainsi à 150 000 le nombre d’appels passés depuis une cabine britannique entre mai 2019 et mai 2020. Pire encore, ces appels ont chuté de 800 millions de minutes en 2002 à 7 millions de minutes en 2020. La situation est d’autant plus critique pour nos chères cabines téléphoniques que nos voisins britanniques sont engagés – tout comme nous – dans un grand plan de décommissionnement de leur réseau cuivre vieillissant, qui sera théoriquement remplacé d’ici 2025 par la fibre. Pour BT, le principal opérateur britannique, il s’agit désormais de mettre à niveau les téléphones publics pour les passer à des services de voix sur IP. De quoi rendre encore plus funeste le destin qui s’annonce pour les cabines téléphoniques iconiques du Royaume-Uni. Fort heureusement, les autorités britanniques sont bien conscientes du risque de mort cérébrale qui pèse sur ce patrimoine inestimable de leur mobilier urbain. Alors qu’il ne reste désormais que 21 000 cabines sur le territoire britannique, Londres entend tout faire pour en sauver à minima 5 000. Mais alors, comment opérer le grand tri qui s’annonce ? Les autorités britanniques proposent de conserver les cabines situées en zone blanche ou à proximité d’une zone accidentogène. Pour accroître l’attractivité des survivantes, Londres souhaite également les doter de bornes de Wi-Fi gratuit et y permettre la recharge des téléphones portables, comme c'est déjà le cas dans les "street hubs" du Royaume-Uni. Mais alors, quid de la France ? Alors que l’Hexagone comptait environ 300 000 cabines téléphoniques en état de marche dans les années 90, elles ne seraient plus que 26 en avril 2021. Tandis qu’Orange procède au décommissionnement du réseau cuivre, sur lequel s’appuient ces équipements, autant dire que le destin des rescapées est d’ores et déjà scellé. Au contraire, espérons-le, de leurs homologues britanniques... Et voilà, on a fait le tour de la question. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr . Vous pouvez également retrouver tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes d'écoute de podcast favorites.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'attribution des cyberattaques, un art délicat
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi retrouver et dénoncer les auteurs de cyberattaques est un sujet complexe et délicat. En effet, remonter jusqu’aux auteurs d’une attaque informatique, c’est compliqué. Mais pas impossible. En enquêtant sur les caractéristiques de l’attaque, il est possible de collecter certains indices. Par exemple, l’utilisation d’adresses IP, de noms de domaines ou encore de certaines métadonnées laissées par les cybercriminels donne des pistes intéressantes. Et ces indices permettent, parfois, à force d’investigation et de patience, de retrouver les groupes ou les personnes à l’origine de l’attaque. Mais ce n’est pas une science exacte. Et ce, pour deux bonnes raisons. Tout d’abord, parce que les cybercriminels prennent généralement soin d’effacer leurs traces. Pour cela, ils utilisent des techniques visant à effacer les indices qu’ils laissent derrière eux. Par exemple, ils peuvent utiliser un fournisseur d'accès à internet qui ne répond pas aux injonctions des forces de l’ordre. Ou utiliser des techniques de chiffrement. Ou encore des outils pour protéger leur anonymat, comme Tor ou Tails. Mais, dans certains cas, les pirates peuvent aussi usurper des identités afin de se faire passer pour d’autres. Une affaire récente le montre. En 2019, des chercheurs en sécurité informatique se sont ainsi rendu compte qu’un groupe de cybercriminels, connu sous le nom de Turla, avait piraté les outils informatiques d’un autre groupe de pirates, baptisé OilRig. Pourquoi faire ? Pour créer un magnifique écran de fumée ! Pour les enquêteurs, les indices laissés par les pirates pointaient vers Oilrig. Mais dans certains cas, c’était en réalité le groupe Turla qui tirait les ficelles. D'où la difficulté d'attribuer avec certitude la paternité d'une attaque à tel ou tel groupe. Ce genre de manipulations est généralement l’apanage d’attaquants très sophistiqués. Le genre de groupe qui travaille pour le compte de gouvernements dans des affaires d’espionnage ou sur des cyberattaques de très haut vol. Et ça, c'est un point crucial. Car ces difficultés incitent certains pays à la prudence quand il s’agit de dénoncer publiquement les actions de leurs ennemis. Ainsi, dans le cas présenté un peu plus tôt, le groupe Turla est généralement associé à la Russie. Et le groupe OilRig serait plutôt lié à l’Iran. Donc, pointer hâtivement du doigt un groupe alors qu’un autre est en réalité à la manœuvre peut conduire à un incident diplomatique. Le genre d’incident dont on préférerait se passer. Reste que les Etats-Unis, par exemple, ne s’embarrassent pas toujours de ces subtilités. Ils se sont fait une spécialité de dénoncer publiquement les responsables d’attaques informatiques. Il s’agit le plus souvent de la Chine, de la Russie et de la Corée du Nord. Le plus souvent des ennemis sur le plan géopolitique. La conséquence de cette politique, c'est que les accusés ont toujours la possibilité de se dédouaner. Il leur suffit de rappeler que l’attribution des attaques n’est pas une science exacte. Et que les faits rapportés par les enquêteurs ne sont pas des preuves irréfutables, mais de simples spéculations. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Voyagez dans le temps avec Internet Archive
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Marine Louste et aujourd’hui, je vous fais découvrir la mémoire de l'internet mondial. J'ai nommé Internet Archive. Allons-y ! Que vous soyez plutôt Tardis ou Delorean, je suis sûre que vous rêvez de voyager dans le temps. Et bien, Internet Archive a la solution avec son formidable outil, la "wayback machine". De quoi revivre les meilleurs (et les pire) moments de l'internet mondial depuis... 1996. Donc maintenant, vous vous dites, Internet Archive qu'est-ce que c'est ? Internet Archive, c'est un organisme à but non lucratif. Son objectif ? Comme son nom l'indique, archiver l'internet au fil du temps. Ce projet titanesque dure depuis 25 ans. Son fondateur, Brewster Kahle, se définit à la fois comme informaticien, bibliothécaire et militant de la propriété intellectuelle. Il compare tout simplement ce projet à la bibliothèque d'Alexandrie. Mais en version web, évidemment. On y trouve donc tout ce qui fait internet. Jugez plutôt : le site regroupe 475 milliards de pages web, 28 millions de textes et 14 millions d'enregistrements audio. Et oui, ça pèse. 30 pétaoctets de données, au minimum, pour être précis. La bibliothèque d'Alexandrie des temps modernes, effectivement. Mais, à Alexandrie, on se posait certainement moins qu'aujourd'hui la question du copyright. Et oui, l'an dernier, au plus fort de la pandémie et des confinements, Internet Archive a mis à disposition du public des œuvres protégées par le droit d'auteur. Résultat : quatre grands éditeurs américains ont porté plainte. Le procès est en cours. Vous allez me dire : mais... et le voyage dans le temps dans tout ça ? Et bien, la "wayback machine", ou "machine à revenir en arrière" en français, permet de revenir à un instant T sur un site donné. Cet outil est disponible depuis 2001. Alors, comment ça fonctionne ? Je vous rassure, pas besoin d'attendre une nuit d'orage ou de chercher une police box. Il vous suffit d'aller sur le site archive.org/web. Un site à l'ergonomie, je l'avoue, un peu vintage. Comme ça, vous êtes déjà dans l'ambiance ! Bon, je l'ai testé pour vous. Avec ZDNet.fr, bien sûr. Et bien, sachez qu'il y a un peu plus de 20 ans, en septembre 2001, on attendait Windows XP avec impatience... et oui, le dernier bon Windows pointait le bout de son nez. On est loin de Windows 11 ! Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La révolution silencieuse de la VoLTE
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique une révolution bien silencieuse, mais qui change la vie de ceux qui passent leur vie à jongler sur leur smartphone. J'ai nommé la VoLTE. Ce fut longtemps une règle intangible pour les utilisateurs de smartphone. Pour téléphoner, il fallait utiliser le réseau cellulaire vocal de votre téléphone. Mais si vous vouliez regarder la météo ou envoyer un e-mail, vous passiez alors par les réseaux sans fil 2G, 3G, puis 4G, et désormais 5G. Puis vint la VoLTE . La VoLTE ? Une technologie qui transporte les appels voix par le réseau data des opérateurs télécoms. C'est Bouygues Telecom qui innova en France en 2015 en proposant cette option à ses abonnés, suivi par Orange et SFR quelques mois plus tard. Free de son côté a résisté... six ans à cette mode. Et ce, avant d'annoncer tout récemment l'arrivée de la VoLTE sur ses réseaux 4G et 5G. Mais avant d'aller plus loin, il faut que je vous dise ce que signifie l'acronyme VoLTE. C'est l'acronyme de "Voice Over LTE", soit faire passer la voix sur la 4G. Oui, car LTE est lui l'acronyme de Long Term Evolution, c'est-à-dire la 4G pour les Américains. Et bien sûr, tout cela vous rappelle quelque chose. Car sur les ordinateurs, cela fait très longtemps que nombre d'entre vous utilisent des logiciels comme l'antédiluvien Skype, par exemple, ou Hangout, pour communiquer sans passer par le réseau téléphonique classique. Ces applications utilisent la technologie de VoIP, c'est-à-dire de "Voice Over IP", pour faire elles aussi transiter de la voix par de l'ADSL ou de la fibre optique. Et bien, la VoLTE est tout simplement une cousine de la VoIP. La VoLTE est même précisément une technique de VoIP, optimisée pour les réseaux mobiles. Sauf que, et c'est là où ça devient très intéressant, sauf que la VoLTE priorise le transport de la voix par rapport aux autres flux de données qui transitent sur le modem 4G ou 5G de votre smartphone. C'est ce que les experts telcos appellent la qualité de service. Et ça, c'est très important. Car cela permet de supprimer les micro-coupures que nous avons tous malheureusement expérimenté avec des solutions de VoIP classiques. De quoi préserver la qualité des appels avec un son haute définition. Surtout que, par ailleurs, l'utilisateur passe de neuf secondes en moyenne pour initier un appel à... deux secondes. Enfin, la VoLTE permet d'appeler et de continuer à utiliser des services datas en même temps. Un lecteur de ZDNet nous a écrit à ce sujet. Et son témoignage est fort instructif. « Client SFR, cette évolution a révolutionné mon usage pro en déplacement », dit-il. « Avant la VoLTE, j'étais obligé d'avoir deux cartes SIM, l'une dans mon téléphone, l'autre dans un boîtier 4G pour recréer un réseau Wi-Fi local. Désormais, il me suffit avec un seul appareil de faire un partage de connexion pour accéder à internet avec mon ordinateur tout en communiquant par téléphone avec mes clients. » A noter qu'il faut pour cela un smartphone compatible. Mais pas de souci a priori, les iPhone, Samsung Galaxy, Sony Xperia, mais aussi les Huawei, Honor, Xiaomi, ou encore OPPO, prennent en charge la VoltE. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi l'informatique quantique fait trembler les cryptographes
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi l’arrivée imminente d’un ordinateur quantique fait trembler le monde de la cryptographie. La cryptographie, cela n’a rien de sorcier. C’est l’ensemble des techniques qui permettent de dissimuler un message et de s’échanger des données de manière confidentielle. La technique la plus utilisée pour cela, c’est le chiffrement. L'émetteur fait passer son message à travers un algorithme mathématique plus ou moins complexe. Cela permet de s’assurer que seules les personnes autorisées sauront le lire. Aujourd’hui, on sait que la puissance de calcul nécessaire pour casser ce chiffrement dépasse largement les capacités des supercalculateurs traditionnels. On peut donc considérer que ces algorithmes de chiffrement offrent une protection suffisante contre les attaques. Mais l’arrivée d'ici cinq ans d’un ordinateur quantique fiable et fonctionnel pourrait changer la donne. Microsoft, IBM et consorts travaillent d’arrache-pied sur le sujet. L’idée n’est pas de produire un ordinateur plus puissant qu’un ordinateur traditionnel. Il s’agit plutôt d’un ordinateur particulièrement efficace pour réaliser certaines tâches bien précises. Et l’un des points forts de l’ordinateur quantique, c’est sa capacité à casser les algorithmes de chiffrement actuels. Dans les années 90, des chercheurs ont mis au point des algorithmes quantiques capables de casser la protection des outils de chiffrement traditionnels. Si vous êtes curieux, les algorithmes de Shor et de Grover sont les plus souvent cités en exemple. La seule chose qui manque à ces algorithmes, c’est un ordinateur quantique capable de les faire tourner. Et cette perspective devient de plus en plus concrète. Alors que faire ? Faut-il tirer définitivement un trait sur la cryptographie ? Pas tout à fait. Plutôt que d’attendre sagement la fin du monde, les chercheurs se penchent sur l’élaboration de la cryptographie post quantique. Ils développent des outils de cryptographie capables de résister à une attaque menée par un ordinateur quantique. Clarifions un aspect important. Il ne s’agit pas d’outils cryptographiques qui auraient besoin d’un ordinateur quantique pour fonctionner. Ces algorithmes pourront être exécutés sur une ordinateur classique. Simplement, ces nouveaux algorithmes de cryptographie utilisent des fonctions mathématiques différentes. Des fonctions mathématiques que l’ordinateur quantique n’est pas en mesure de casser facilement. En 2017, l’institut des standards technologiques américains a lancé un challenge mondial pour identifier et tester ces nouveaux algorithmes qui résistent aux attaques de ce type. L’objectif est de disposer d’outils pour protéger des données face à un attaquant qui aurait accès à un ordinateur quantique. C'est donc une course contre la montre qui a lieu, entre les cryptographes d'un côté, et les chercheurs en informatique quantique de l'autre. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Informatique quantique : suprématie ou avantage ? (2/2)
Bonjour à tous et bienvenue dans ce second numéro un peu spécial du ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Clarisse Treilles et je vous explique ce qu'est l'informatique quantique. Au précédent épisode, nous avons débroussaillé le concept de qubit, qui est à la base de cette révolution informatique. Et aujourd'hui, je vous révèle ce qui se cache sous les termes d'avantage quantique et de suprématie quantique. Accrochez-vous, c'est parti. C'est donc dans environ cinq ans, quand les chercheurs seront capables de mettre suffisamment de qubits dans un ordinateur quantique, que nous pourrons commencer à comparer les ordinateurs classiques et les ordinateurs quantiques. Si vous n'êtes pas au clair sur ça, replongez vous dans le premier épisode du ZD Tech consacré à l'informatique quantique. Et c'est à ce moment-là que l'on pourra vraiment évaluer la pertinence concrète de deux concepts fondamentaux, qui sont encore très théoriques à ce jour. Je veux parler de la suprématie quantique et de l'avantage quantique. IBM et Google entretiennent une querelle sur ces concepts, érigés en marqueurs de performance de l'informatique quantique. Là encore, ouvrez bien les oreilles, c'est assez ardu à comprendre. L'avantage quantique, c'est quand la vitesse d’exécution d'un algorithme sur un ordinateur quantique sera plus rapide qu' un ordinateur classique. Mais, et le "mais" a son importance, aussi quand l'exécution de cet algorithme reste possible à une échelle humaine, soit au pire en quelques semaines, sur un ordinateur classique. En clair, c'est le moment où l'informatique quantique deviendra plus avantageuse à être utilisée que les bon gros supercalculateurs actuels. Alors qu'en est-il maintenant de ce fameux concept de suprématie quantique ? La suprématie quantique, c'est lorsqu'un ordinateur quantique sera capable d’exécuter un algorithme donné qu’il sera impossible de faire tourner sur un supercalculateur classique dans un temps d’échelle humaine. Donc, on ne parle pas ici d'une suprématie sur l'ensemble des usages d'un ordinateur, mais bien dans un domaine particulier. Dans le secteur de la finance, par exemple, la banque Goldman Sachs a déjà créé des algorithmes quantiques pour fixer les prix des actifs financiers. Guillaume Serries détaille ce point dans un épisode du ZD Tech sur les premiers cas d'usage de l'informatique quantique. Parions que le jour où la suprématie quantique sera atteinte, bon nombre d'ordinateurs classiques partiront immédiatement à la poubelle. Ces deux concepts, avantage et suprématie quantique, permettent donc de fixer les étapes de la montée en puissance de l'informatique quantique par rapport à l'informatique à base de bits que nous connaissons aujourd'hui. Une fois ces deux étapes franchies, les qubits auront enfin gagné sur les bits. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Informatique quantique : la bataille entre bits et qubits (1/2)
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro un peu spécial du ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Clarisse Treilles et je vais vous expliquer ce qu'est l'informatique quantique. C'est un concept bien mystérieux pour le commun des mortels. Donc je vais y aller en deux étapes, parce que c'est assez complexe. Aujourd'hui, je vous dévoile la bataille entre bits et qubits qui se cache derrière cette révolution informatique. Accrochez-vous, c'est parti. Plongeons tout d’abord aux racines de la mécanique quantique. L’informatique quantique exploite ce que les scientifiques observent dans les plus petits atomes que l'on trouve dans la nature. A cette échelle, les lois classiques de la physique cessent de s'appliquer. Et nous passons alors aux règles quantiques. Les particules quantiques que l'on trouve dans ces atomes ont un immense potentiel pour contenir et traiter de grandes quantités d’information. L’enjeu est donc de maîtriser ces particules dans un ordinateur quantique. Et ce pour résoudre des problèmes jusqu’alors hors de portée de l’informatique dite “classique”. Quelle est alors la différence fondamentale entre un ordinateur quantique et un ordinateur classique ? Les systèmes classiques sont basés sur des petits morceaux, des bits en anglais. Cette unité, la plus simple dans un système de numération, ne peut prendre que deux valeurs, 0 ou 1. Les bits permettent de représenter et de transmettre les informations pour effectuer les calculs. Et au cœur d'un ordinateur quantique, les bits sont remplacés par des qubits, dont les propriétés sont bien différentes. Tendez l'oreille, parce que là je vais vous parler de superposition et d'intrication, et bien sûr ce sont des concepts nouveaux pour vous. Alors commençons par la superposition. Cela signifie que les particules quantiques possèdent plusieurs états en même temps. Contrairement au bit, un qubit ne doit pas nécessairement être égal à 1 ou à 0. Il peut être les deux en même temps. Autre particularité des qubits, ils peuvent aussi être physiquement reliés les uns aux autres. C’est le phénomène d’intrication. Pour faire simple, chaque qubit ajouté à un système augmente les capacités du dispositif de manière exponentielle. Avec ces deux principes quantiques en tête - la superposition et l’intrication, si vous suivez bien - les chercheurs prévoient une puissance de calcul extravagante. Et donc des gains de temps de calcul très importants. Seulement voilà, pour que les qubits commencent à effectuer des calculs significatifs, il en faut des milliers, voire des millions. Et on est encore loin du compte. En 2019, un des premiers ordinateurs quantiques comptait à peine 30 qubits. IBM espère pour 2023 assembler 1 000 qubits dans une machine. Donc on est encore très loin du compte. Ces limites matérielles expliquent pourquoi nous sommes encore au début de l’ère quantique. En clair, les ordinateurs quantiques actuels possèdent trop peu de qubits pour assurer des résultats cohérents. Les scientifiques travaillent dur, mais tout le monde attend encore concrètement qu'un ordinateur quantique universel efficace soit prêt. Les plus optimistes pensent que cela va arriver dans cinq ans. Et c'est donc vers 2026 que nous saurons si les ordinateurs quantiques peuvent dépasser en puissance les ordinateurs classiques. Mais ça, je vous en parlerai dans notre prochain épisode du ZD Tech consacré à l'informatique quantique. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet pour aujourd'hui. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Métaverse, le serpent de mer numérique revient, voici pourquoi
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le métaverse suscite de nouvelles convoitises du côté des géants du numérique. Imaginez un monde virtuel où tout serait possible. Participer à une réunion, faire son shopping ou même assister au concert de sa chanteuse favorite, le tout dans des conditions d’un réalisme jamais atteint jusqu’alors. Et bien, tout cela est rendu possible grâce au métaverse, un univers virtuel que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, présente tout simplement comme le successeur de l’internet mobile. La formule résume bien les attentes du dirigeant, qui entend capitaliser sur ce métaverse pour faire pivoter son entreprise. D’emblée, la question se pose : pourquoi un tel virage pour un groupe qui compte plus de trois milliards et demi d’utilisateurs ? Et bien, pour deux raisons très précises sur lesquelles nous allons bientôt revenir. Auparavant, notons que Microsoft n’est pas en reste. La firme de Redmond vient en effet d’annoncer sa propre plateforme collaborative de réalité mixte, nommée Mesh. Et désormais, tout le monde s’y met. HTC, Sony, ou même Apple s’emparent du sujet via des appareils déjà disponibles ou bientôt annoncés… Mais avant d’aller plus loin, tentons de voir ce qui se cache derrière ce concept un peu fourre-tout de métaverse. Et bien, le métaverse désigne un monde en ligne immersif accessible via des casques de réalité virtuelle ou des lunettes de réalité augmentée. Ce Second Life 2.0 promet d’inventer une nouvelle vie numérique dans un univers où tout, je dis bien tout, est à construire. Le concept ne vient d’ailleurs pas de nulle part. Son origine remonte à des ouvrages de science-fiction d’auteurs reconnus, à l’instar de l’américain Neal Stephenson. On l’a compris, si le concept remonte déjà un peu, il est aujourd’hui sur toutes les bouches. Y compris chez Facebook, renommé Meta pour l’occasion. Cela fait cependant un long moment que le groupe planche sur le sujet. Dès 2017, le réseau social lançait ainsi une application nommée Spaces, dont l’objectif était de mettre en scène un avatar virtuel. Si l’expérience s’est soldée par un échec commercial, cela n’empêche pas Facebook de persister dans les mondes persistants. Avec sa plateforme de réalité virtuelle Horizons, la société propose un nouveau portail d’entrée dans son métaverse. Celui-ci proposera de créer son propre espace domestique virtuel et permettra aux professionnels d’organiser ou de participer à des réunions virtuelles, à l’instar de ce que propose Microsoft avec son propre métaverse. Enfin, une fonction "monde" transportera qui le souhaite dans des univers créés par d’autres utilisateurs. Alors, l’objectif est double pour Facebook. Le réseau social veut en effet créer de toutes pièces un nouvel écosystème dont il serait à la fois le maître des horloges et des finances. Au-delà du volet sonnant et trébuchant, il s’agit également pour le réseau social de s’attirer les faveurs d’un public jeune aujourd’hui capté par son concurrent chinois TikTok. S’il s’agit d’un pari risqué pour Mark Zuckerberg et ses troupes, nul doute que les prochains mois nous permettront d’avoir de nouvelles indications sur ses chances de réussite. Et voilà, on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes d'écoute de podcast favorites.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Excel, des API pour aller au-delà du tableur
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro un peu spécial du ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Guillaume Serries et aujourd'hui je vais vous expliquer comment le tableur Excel, commercialisé depuis 1985, passe du statut de feuille de calcul à celui de boîte à outils pour analyser des données de toute nature. Bref, les chiffres et les lettres, c'est fini. Ils sont nombreux, les logiciels et progiciels qui ont tenté en plus de 35 ans de mettre au rebut les feuilles de calcul d'Excel. Mais, à l'heure du cloud et des bases de données Graph, l'antédiluvienne brique bureautique de Microsoft fait plus que s'adapter à la concurrence. Elle montre le chemin. Lors de la dernière conférence Ignite, Microsoft a clairement expliqué que les comptables et autres chefs de projets n'étaient plus la cible favorite d'Excel. Les experts de la cellule de demain sont... les concepteurs d'applications professionnelles, qu'ils soient développeurs informatiques ou non. C'est en effet pour eux que Microsoft a mis à jour Excel. Désormais, ce ne sont plus seulement du texte ou des chiffres qui seront manipulés avec les formules du tableur. Les types de données personnalisées et les métadonnées vont être affichés dans les lignes et les colonnes des feuilles de calcul. Visuels, coordonnées géographiques, éléments chimiques, structures anatomiques, ou encore minéraux, pourront être embasés dans Excel. De quoi utiliser désormais l'antique logiciel pour créer de nouvelles solutions pour les professionnels, et l'extirper pour de bon des cabinets comptables. Car ces nouvelles possibilités permettent à présent d'envisager Excel comme une base solide pour développer des applications low code et no code, la grande mode du moment. Mais pour réaliser ce tour de force, Microsoft a dû aller un peu plus loin que les très classiques macros et les liens avec Access. Microsoft connecte depuis quelque temps des interfaces JavaScript sous la forme d'API à Excel. Cela révèle à quel point Excel est désormais tourné vers les applications de nouvelle génération, qui fonctionnent avec des données qui peuvent être stockées ailleurs que dans les serveurs de votre entreprise, et dans des formats très différents de ceux que nous utilisons habituellement. De feuille de calcul, Excel est en passe de devenir une boîte à outils pour analyser des données de toute nature. Et nul doute que la concurrence, à commencer par Google, saura rapidement se mettre à niveau. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet pour aujourd'hui. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr . Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Attaques sur la supply chain : le coup de poignard dans le dos
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui je vais vous expliquer ce que sont les attaques sur la « supply chain » et pourquoi celles-ci sont tant redoutées. Si vous êtes une entreprise, vous avez tout intérêt à prendre la cybersécurité au sérieux. Mais vous aurez beau configurer au mieux tous vos firewalls, appliquer tous les correctifs de sécurité et réinitialiser les mots de passe de vos employés toutes les trois semaines, il y aura toujours une variable sur laquelle vous n’avez aucun contrôle. Cette variable, c'est la sécurité de vos fournisseurs logiciels. Et ça, les attaquants l’ont bien compris. C’est sur ce ressort que reposent les attaques sur la chaîne d’approvisionnement, ou supply chain attacks en anglais. Je vous parle ici de la chaîne d’approvisionnement logicielle. L'enjeu, c’est de savoir à quel point vous pouvez faire confiance, non pas en votre propre sécurité, mais dans la sécurité des éditeurs de logiciels que votre entreprise utilise. Les exemples de ce genre d’attaques sont légion. Parmi les plus connues, on peut citer l’attaque Solarwinds, ou celle ayant visé Kaseya. Les spécificités des attaques sont différentes à chaque fois. Mais la logique est toujours la même. Plutôt que de s’attaquer directement à sa cible, le cybercriminel va chercher à compromettre un partenaire ou un fournisseur de celle-ci. L’objectif : exploiter le lien de confiance entre les deux entités pour atteindre sa victime finale. Un bon exemple de ce type d’attaque, c’est l’attaque ayant visé CCleaner. CCleaner est un utilitaire de désinfection des PC très populaire. En 2017, des attaquants sont parvenus à pirater le système de mise à jour de CCleaner. Leur objectif était de diffuser une mise à jour du logiciel contenant du code malveillant. Et cette mise à jour corrompue a été téléchargée par un peu plus d’un million d’utilisateurs. Normal, vu qu’elle apparaissait comme une mise à jour tout à fait authentique. Mais le malware ne s’activait au final que sur certains appareils sélectionnés avec soin par les pirates. Donc les ordinateurs réellement visés par cette attaque n'appartenaient qu'à des entreprises comme Sony, Vmware, Samsung ou encore Intel. Les véritables cibles de l’attaque sur CCleaner, c’était eux. Et CCleaner n’était qu’un moyen de les atteindre. C’est tout le vice des attaques sur la chaîne d’approvisionnement. Pour vous protéger des attaques informatiques, l’une des recommandations principales c’est d’appliquer les mises à jour de sécurité des éditeurs de logiciel. Mais lorsque le danger provient précisément de ces mises à jour, comment faire ? Et bien pour l’instant, il n’y a pas vraiment de solution. On peut envisager de renforcer la sécurité des fournisseurs, mais il y aura toujours un chaînon moins sécurisé au sein de la chaîne d’approvisionnement logicielle. Et c’est ce chaînon que les cybercriminels tentent de viser pour parvenir à leurs fins. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et ret rouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Votre portable 13 pouces ? Poubelle ! Place au PC de 2 kilos, avec un écran 16 pouces
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique pourquoi vous allez mettre à la poubelle votre ultraportable 13 pouces et vous laisser tenter par un PC portable de 2 kilos, doté d'un écran de 16 pouces. Longtemps, la tendance en matière d'ordinateur portable fut de proposer toujours plus puissant, toujours plus petit, et donc toujours plus léger. Alors, toujours plus puissant, c'est toujours le cas. Plus léger, c'est encore peut-être le cas. Mais plus petit, c'est fini. Et c'est à cause, ou grâce, à la mise en place massive du télétravail. On va y revenir. Mais voici tout d'abord quelques preuves de ce que j'avance. Le nouveau portable MacBook Pro M1 Max d'Apple est proposé avec une option 16 pouces. Bien sûr, il coute très cher, plus de 2 700 €. Et il pèse 2 kilos. Mais ce nouvel ordinateur portable illustre une tendance forte. En effet, les autres constructeurs se mettent rapidement au diapason du 16 pouces. HP vient de lancer une déclinaison de son modèle phare pour les professionnels, le portable 2-en-1 Spectre x360, en 16 pouces. Idem pour Dell et Lenovo. Ces trois marques ne proposaient jusqu'alors du 16 pouces que pour les passionnés de jeux vidéos. Désormais, ce sont les professionnels qui sont visés avec ces ordinateurs portables grand format. Mais pourquoi donc les fabricants d'ordinateur s'entichent de portables plus volumineux ? Et bien parce que de plus en plus de clients utilisent leurs machines pour travailler et se divertir à la maison. Et s'ils se déplacent toujours avec un ordinateur portable, c'est de moins en moins souvent. Oui, cette tendance est une des conséquences de la mise en place massive du télétravail dans le monde entier. En clair, vous voulez plus de confort pour lire des informations à l'écran, quitte à déplacer une machine plus lourde, de temps en temps. Alors, allez-vous vous déplacer quelques vertèbres en transportant un âne mort dans les transports en commun, direction le bureau ? Pas forcément explique Jason Chen, le PDG d'Acer. Oui, la taille des écrans augmente, dit-il. Mais les châssis des machine deviennent aussi de plus en plus fins, et de plus en plus légers. Les fabricants d'ordinateurs portables utilisent souvent d'ailleurs des chassis d'ordinateurs 15 pouces pour y positionner des écrans 16 pouces. Et vous prendrez tellement gout aux grands écrans que vous adopterez peut-être d'ici deux ans un ordinateur portable de... 17 pouces. Le PDG d'Acer assure que la demande de Chromebook 17 pouces est en forte hausse. Un facteur de forme jusqu'ici réservé aux stations de travail. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comment l'IA Megatron-Turing peut déduire et fabriquer des textes vraisemblables
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment et pourquoi l'intelligence artificielle Megatron-Turing peut déduire, et donc fabriquer des textes vraisemblables. Oui, nous ne sommes plus très très loin du T800 de Terminator. Pour commencer, donnons son nom complet. "Megatron-Turing NLG 530B". Ce patronyme, composé en partie de celui du père des ordinateurs, c'est celui d'une toute nouvelle intelligence artificielle présentée la semaine dernière par Nvidia et Microsoft. Elle est capable de fabriquer des textes d'apparence réaliste et de réaliser divers tests linguistiques tels que la capacité à terminer des phrases. Mais ! Oui, car il y a un gros mais. Car Microsoft nous avait déjà fait le coup il y a un an, avec l'intelligence artificielle nommée elle 1T, censée elle aussi produire des textes vraisemblables. Dans les faits, plusieurs journalistes avaient pu tester la bête, et ils étaient parvenus à la conclusion que cette IA était plus que boiteuse. Surtout, 1T utilisait 1 000 milliards de poids neuronaux, soit presque deux fois plus que sa comparse Megatron-Turing. Alors, par quel miracle cette dernière serait-elle parvenue à devenir plus efficace, avec deux fois moins de puissance ? Et bien, nous explique Nvidia, parce que Megatron Turing est entraînée à la convergence. Et pas 1T. Alors, qu'est-ce que la convergence dans le monde de l'Intelligence artificielle ? Et bien, cela signifie que l'IA effectue des inférences, disent les spécialistes. Ok. Mais qu'est-ce que sont les inférences alors ? demandent un poil agacé les néophytes. Les inférences sont les étapes de l'intelligence artificielle à partir desquelles il devient possible de faire... des déductions, et donc des prédictions. Oui, l'inférence, un terme qui remonte à la période de la Renaissance, est chez les robots la capacité de déduire. Prenons un exemple simple. Vous pouvez reconnaître le mot "bonjour" sans avoir à réapprendre à lire ou à disséquer soigneusement chaque lettre quand vous le lisez. C'est cela la déduction. L’inférence en matière d'IA fait référence à la même compétence... pour les robots. Une intelligence artificielle n'aura donc pas besoin d’apprendre à identifier des visages humains, des chats, ou encore des voitures chaque fois qu’un humain, un chat, ou une voiture, ou tout autre objet pour lequel l’IA est entraînée, passe devant ses caméras et ses capteurs. Au lieu de cela, l’IA utilise l’inférence. Et donc, tout comme vous pouvez lire instantanément un mot ou identifier une voiture, l’inférence permet aux applications d’IA de fournir des résultats instantanés. Bref, l’IA utilise les compétences qu’elle a déjà acquises pour tirer des conclusions, et donc déduire, à partir des données qu’elle reçoit. C'est cette capacité que possède désormais Megatron-Turing, en dépit d'une puissance moindre par rapport à 1T. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Banque, médicaments, batteries : ce qui change avec l'informatique quantique
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique comment l'informatique quantique commence à changer les métiers de la banque, de la pharmacie, ou encore de la conception des batteries électriques. Vous en avez certainement déjà entendu parler. Les plus grandes entreprises du monde et les gouvernements injectent des fonds considérables dans la recherche en informatique quantique. Pourquoi ? Pas question de vous expliquer ici en 3 minutes le concept d'informatique quantique. Nous verrons cela une autre fois. Sachez simplement que les ordinateurs quantiques peuvent réaliser en quelques minutes certains calculs qui prendraient des années, voire des siècles, aux systèmes informatiques classiques. Et voici trois exemples qui montrent que si l'on en est encore à l'aube de cette nouvelle ère, cette technologie change déjà la donne. Dans la découverte de nouveaux médicaments par exemple. Trouver de nouveaux médicaments repose en partie sur un domaine scientifique appelé « simulation moléculaire ». Cela consiste à modéliser la manière dont les particules interagissent à l'intérieur d'une molécule pour créer une configuration capable de combattre une maladie. Ces interactions sont incroyablement complexes. Une prédiction précise du comportement d'une molécule nécessite d'énormes quantités de calculs. Il est bien sûr impossible de le faire manuellement. Mais même pour un ordinateur lambda, c'est compliqué. La modélisation d'une molécule de seulement 70 atomes devrait prendre jusqu'à 13 milliards d'années à un ordinateur classique. C'est la raison pour laquelle la découverte de nouveaux médicaments prend autant de temps. Faute de modélisation, les scientifiques testent des milliers de molécules contre une maladie cible. Les ordinateurs quantiques peuvent simuler toutes les interactions entre les particules qui composent les molécules. De quoi trouver plus rapidement des médicaments efficaces. Début 2021, le laboratoire suisse Roche a annoncé un partenariat avec Cambridge Quantum Computing, depuis racheté par Honeywell Quantum, pour entamer des recherches sur la maladie d'Alzheimer. Dans le monde des batteries électriques aussi, la révolution quantique tape à la porte. La recherche de meilleures propriétés pour construire les batteries de demain commence aujourd'hui. Et là aussi, il s'agit de simulation moléculaire. Cette fois, il s'agit de modéliser le comportement de molécules pour trouver de nouveaux matériaux de batterie. Le constructeur automobile allemand Daimler s'est associé à IBM pour construire des batteries au lithium-soufre plus performantes, plus durables et moins coûteuses que les batteries au lithium-ion actuelles. Enfin, dans le monde de la banque et de la finance, l'informatique quantique met aussi le pied dans la porte. Elle pourrait révolutionner une procédure connue sous le nom de méthode de Monte-Carlo. La méthode de Monte-Carlo consiste à fixer le prix des actifs financiers en fonction de l'évolution dans le temps du prix d'autres actifs, comme celui des actions, des devises ou encore des matières premières. La procédure se résume donc à prédire l'évolution du marché, à grand renfort de volumes extravagants de données. Et de calculs surpuissants. Les ordinateurs quantiques pourraient accélérer jusqu'à 1 000 fois les calculs de la méthode de Monte-Carlo, selon des recherches menées par les banques Goldman Sachs et JP Morgan. Les ingénieurs de Goldman Sachs ont déjà modifié leurs algorithmes pour pouvoir exécuter la simulation de Monte-Carlo sur du matériel quantique qui pourrait être disponible d'ici à cinq ans. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.

La mode des Chromebook, c'est fini
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique pourquoi la mode des Chromebook, c'est fini. Et pourquoi cela ravit les fabricants d’ordinateurs. On les prédisait révolutionnaires, et voici qu'ils patinent. Les ordinateurs Chromebook ne sont subitement plus à la mode. Mais avant d'aller plus loin, il faut que je vous explique la spécificité de ces ordinateurs vraiment pas comme les autres. Ces ordinateurs sont équipés du système d'exploitation Chrome OS, et non pas de Windows, MacOS ou encore d'une distribution Linux. Par ailleurs, les logiciels et applications que vous utilisez habituellement sur votre ordinateur ne sont pas forcément disponibles sur un Chromebook. Ou en tout cas pas de la même manière. Par exemple, la suite bureautique Office ne peut être installée sur cet ordinateur. Vous devez utiliser obligatoirement Office 365, la version web de cet outil très populaire, accessible uniquement via un navigateur. Enfin, ces ordinateurs sont généralement vendus moins chers que des ordinateurs portables classiques. Et ça, c'est très important pour comprendre la suite. Il faut dire que c'est le secteur de l'éducation qui est le plus friand de Chromebook. Avec la mise en place des cours a distance du fait de la pandémie, la demande a explosé depuis deux ans. Mais après cinq trimestres de croissance continue, les ventes de Chromebook sont désormais en chute libre. Des six fabricants d'ordinateurs qui proposent ces modèles, seul Samsung assure désormais avoir des ventes en croissance. HP, Acer ou encore Lenovo voient leurs ventes de Chromebook sombrer. Selon l'analyste IDC, les livraisons de Chromebook ont chuté de 29,8 % au troisième trimestre 2021, par rapport à l'année dernière. La raison ? Les principaux marchés arrivent à saturation. Ce trimestre, il ne s'est vendu que 6,5 millions de Chromebook de par le monde. Mais la saturation n'explique pas tout. IDC pointe également la pénurie actuelle de composants pour expliquer une réduction de l'offre de la part des fabricants. Oui, car les fabricants d'ordinateurs ne perdent pas le nord. Car la production de Chromebook tire les marges vers le bas. Ce sont des ordinateurs qui sont vendus peu chers, on l'a vu. Et donc, les fabricants d'ordinateurs préfèrent utiliser les quelques semi-conducteurs dont ils disposent en ce moment pour vendre à des prix bien plus élevés des PC classiques, dont la demande ne s’essouffle toujours pas. Le plafond de verre des Chromebook est donc en partie entretenu par les fabricants d'ordinateurs, enchantés d’améliorer leurs marges avec d’autres ordinateurs, vendus bien plus chers. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les débit et latence (théoriques) de la 6G
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd’hui je mets la charrue avant les bœufs pour vous parler débit et latence de la 6G... Mais aussi de la genèse bien compliquée du successeur désigné de la 5G. Alors, je sais, vous me direz certainement qu’il est un peu tôt pour évoquer la 6G. Non sans raison, alors que l’infrastructure 5G commence tout juste à être déployée sur une partie du territoire français. C’est pourtant méconnaître la temporalité des acteurs du marché. Rappelons en effet que des groupes comme Ericsson, Huawei ou Orange travaillent comme il est d’usage par tranche décennale pour concevoir les futures générations de technologies mobiles. A l’image d’ailleurs de Nokia, chargé par l’Union européenne de donner naissance aux premiers standards européens de la 6G. Dans un récent livre blanc, l’équipementier scandinave a brossé une première ébauche des caractéristiques de la 6G. Alors accrochez-vous bien, en ce qui concerne d’abord la latence, les délais de réponse prévus pour la 6G devraient tomber sous la barre des 0,1 milliseconde. Niveau débits, Nokia évoque un débit théorique allant au-delà de la barre des 100 Gb/s. Pour parvenir à ces performances, l’IA et le machine learning devraient automatiser la gestion du trafic 6G, y compris dans le cœur de réseau. Comment ? Et bien, en optimisant la formation de faisceaux dans la couche radio. Tout devrait aussi changer niveau fréquences. La 6G utilisera des bandes moyennes de 7 à 20 GHz et des bandes basses de 460 à 694 MHz pour assurer la couverture outdoor et indoor. Autre nouveauté, la 6G s’appuiera sur les bandes térahertz, déjà utilisées pour des applications de météorologie ou d’astronomie. Alors la 6G, une rupture technologique ? Et bien, contrairement aux apparences, pas vraiment. Nokia admet, je cite, que « la 6G s'appuiera sur la 5G en ce qui concerne de nombreux aspects technologiques et cas d'utilisation ». Car oui, ce sont les même cas d’usage dont on entend parler depuis des lustres. Communications vidéo en temps réel, expériences holographiques, jumeaux numériques ; autant d’exemples déjà cités par les promoteurs de la 5G, de la 4G, voire même de la 3G. Mais contrairement à ses aînés, la gestation de la 6G s’écrit dans un contexte géopolitique bien plus complexe qu’auparavant. Alors que les tensions entre Washington et Pékin sont au plus haut, exit toute idée de collaboration sur un standard mondial. D’un côté, Huawei et les acteurs chinois se sont regroupés pour élaborer une 6G à la chinoise. De l’autre, les acteurs occidentaux planchent également sur leur propre conception du futur des technologies mobiles. Ces derniers s’entendent tout de même sur un calendrier commun. Le travail de normalisation de cette 6G devrait débuter aux alentours de 2025, pour une commercialisation prévue à compter de 2030. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comment la filiale électronique ressuscite en Centre Val-de-Loire
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro du ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Clarisse Treilles et aujourd'hui je vais vous expliquer comment la filiale électronique française ressuscite dans la région du Centre Val-de-Loire, à l’abri des aléas de la chaîne d’approvisionnement mondiale. 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un millier d’entreprises. Ca, c’est le poids du secteur électronique dans l’Hexagone, selon le conseil national de l’industrie. Dans cet ensemble, le groupe Lacroix est un acteur historique dans l’électronique à destination des industries de l’automobile, de la domotique ou encore de la santé. Grâce à un partenariat scellé avec la start-up française Ledger, il ajoute dorénavant les cryptomonnaies à sa palette. De quoi s’agit-il concrètement ? Lacroix va produire les cartes électroniques des portefeuilles sécurisés de Ledger. Baptisées Nano, ce sont des clés USB qui contiennent les fortunes numériques des possesseurs de cryptomonnaies telles que le fameux Bitcoin, mais aussi le Ripple, ou encore le Monero. Face à l’envolée des ventes de ses appareils, Ledger avait déménagé en 2017 ses sites de production en Chine, avant de changer de stratégie et de tout rapatrier deux ans plus tard à Vierzon, au siège de l’entreprise. Le bouclage d’une nouvelle levée de fonds record de 380 millions de dollars en juin dernier lui permet désormais d’envisager beaucoup plus gros. A deux heures de route de Vierzon, la nouvelle usine flambant neuf de Lacroix va permettre à Ledger de changer de braquet en dopant sa capacité de production de portefeuille crypto. Une usine 4.0, connectée et automatisée, de 16 000 mètres carrés, qui coche toutes les cases exigées par Ledger. Sécurité, agilité, qualité et volume. Voici les quatre priorités soulignées par Pascal Gauthier, le PDG de Ledger, à propos de cet accord régional. Car il s’agit bien là d’une intégration verticale d’acteurs locaux situés dans la même région française, le Centre Val-de-Loire. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast preferées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi la qualification SecNumCloud devient capitale
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous expliquer ce qu’est la qualification SecNumCloud de l’Anssi, et pourquoi elle prend une telle importance. Alors SecNumCloud, c’est quoi ? C’est le nom donné à une qualification décernée par l’Anssi, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, pour attester des bonnes pratiques de sécurité techniques et juridiques des hébergeurs de cloud. Ça, c’est la version courte. On va la reprendre un peu dans le détail. Tout d’abord, qu’est-ce qu’une qualification ? Une qualification de l’Anssi, cela signifie que le produit ou le service a été testé et éprouvé. Et qu’il est donc recommandé par l’Etat français. Parmi ces qualifications, il y a le très fameux SecNumCloud. Une qualification réservée aux hébergeurs de cloud. Des acteurs français comme Oodrive ou Outscale ont été les premiers à l’obtenir. Et d’autres comme Amazon Web Services ou Azure de Microsoft pourraient y prétendre. Même si, dans les faits, c’est un peu plus compliqué pour ces deux là. Mais on va y revenir. SecNumCloud garantit donc que l’hébergeur respecte l’état de l’art en matière de sécurité informatique. C’est une validation technique importante, car de nombreuses entreprises déportent leurs données et applications chez ces hébergeurs cloud. Si un attaquant parvient à compromettre l’hébergeur, il disposera d’un accès privilégié aux données des clients. Donc, pour vous convaincre d’aller stocker vos données chez ces hébergeurs, le tampon SecNumCloud est une garantie non négligeable, voire obligatoire dans certains cas. Depuis 2016, SecNumCloud était une qualification purement technique. L’Anssi se contentait de vérifier que les conditions techniques étaient réunies par l’hébergeur en matière de sécurité. Théoriquement, des acteurs américains comme Azure, de Microsoft, ou Amazon Web Services pouvaient donc prétendre à la qualification. Mais en fait, c’est bien plus compliqué. Car aux Etats-Unis, la loi permet aux autorités judiciaires et de renseignement d’accéder aux données hébergées par un fournisseur de cloud américain. Une menace que l’on désigne sous le terme de « loi extraterritoriale ». Ici, le risque n’est donc pas technique, mais juridique. La simple existence de ce type de loi empêche les gros acteurs américains d’obtenir la qualification SecNumCloud. Reste que plutôt que de réserver le marché du cloud sécurisé à une poignée d’acteurs français validés SecNumCloud, le gouvernement a choisi de revoir sa copie et de lancer le label Cloud de confiance. Ce label introduit en plus plusieurs conditions juridiques visant à protéger les données des clients des risques liés aux lois extraterritoriales. Cette évolution va permettre de proposer des offres basées sur des technologies Azure ou Google Cloud, mais en s’assurant que les données restent hébergées sur le territoire européen. Et qu’elles ne sont donc pas soumises aux lois extraterritoriales. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes de podcast preferées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La cybersécurité va mettre le pied dans la porte des conseils d’administration
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Guillaume Serries et aujourd’hui je sors ma boule de voyante pour expliquer comment la cybersécurité va mettre le pied dans la porte des conseils d’administration des entreprises. Si jusqu’alors les attaques informatiques décimaient les ordinateurs, elles vont tuer des êtres humains de chair et d’os d'ici 2025. C’est en tout cas une des prévisions du cabinet d’analyse Gartner, qui fait le point sur ce qui va arriver dans le domaine de la cybersécurité dans les mois qui viennent. Déjà cette année, des hôpitaux et des usines ont été bloqués ou perturbés par des malwares et des ransomwares. Pas incroyable donc de s’attendre à ce que malheureusement des victimes soient prochainement à déplorer du fait des attaques informatiques. L’autre tendance lourde de ce secteur, c’est l’encadrement de la cybersécurité par des textes de loi. Gartner s'attend justement à ce qu'au moins 30 % des pays du monde adoptent une forme de législation sur les ransomwares. Une manière peut-être de réguler un phénomène jusqu’à présent totalement hors de contrôle. Et, par ailleurs, 75 % de la population mondiale sera couverte d'une manière ou d'une autre par une loi sur la protection de la vie privée, dit le Gartner. Oui, c’est bien le RGPD pour tous dont nous parlons ici. Le règlement général sur la protection des données, une initiative européenne, va contaminer le monde d’ici 2023. Ce sont ces nouveaux cadres juridiques et l’augmentation des risques qui auront des conséquences cruciales sur la gouvernance des entreprises. En clair, la cybersécurité va pousser les portes du conseil d’administration. D'ici 2025, 40 % de ces instances dirigeantes disposeront de comités dédiés à la cybersécurité, ou d'au moins un membre qualifié chargé de superviser la cybersécurité. Enfin, dernière prévision, l’atomisation des acteurs de l’écosystème de la cybersécurité, c’est terminé. Une consolidation massive est à l’œuvre. Au point que 30 % des clients finiront par utiliser le même fournisseur de services de sécurité de cloud et de edge computing d'ici 2024. Des services qui seront non plus installés sur des serveurs ou des ordinateurs, mais fournis sous la forme de solutions en mode SaaS. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes d'écoute de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comment un port USB-C s'est retrouvé sur un iPhone suisse
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vais vous expliquer comment un port USB-C s'est retrouvé sur un iPhone suisse. Oui, il existe un iPhone qui fonctionne avec un port USB-C. Et non, vous ne pouvez pas l'acheter. Cet iPhone si particulier se trouve au pays du Gruyère, dans les mains de Ken Pillonel, un tout jeune étudiant en master de robotique à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. C'est lui qui a bricolé ce smartphone mutant, débarrassé du célèbre port propriétaire Lightning de la marque à la pomme. Son iPhone X permet désormais à la fois de charger et de transférer des données via le protocole USB-C. "L’idée m’est venue à la suite de ma frustration", dit l'étudiant au quotidien suisse Le Temps. Après un an et demi de travail, il prévoit de publier sa trouvaille sous licence open source dans les semaines à venir. Déjà plus de 17 000 personnes se sont abonnées à sa chaîne YouTube créée pour l'occasion. "J’imagine que d’autres personnes se baseront sur mes plans pour les reproduire ou même les modifier", dit-il. Théoriquement, son schéma électronique fonctionne sur tous les iPhone qui ont un port Lightning, iPhone 13 inclus. Au delà du petit exploit technique, ce projet mené à bien par le jeune helvète met en lumière la face sombre d'Apple. L'entreprise verrouille littéralement son matériel dans le seul but de préserver ses marges sur les accessoires tels que les câbles de recharge. Apple est sur ce point le seul fabricant à imposer son port Lightning aux utilisateurs et à l'industrie, alors que tous les autres fabricants adoptent le standard USB-C. A présent, donc, Ken Pillonel peut utiliser le même chargeur pour tous ses appareils électroniques. "Cela simplifie le quotidien", précise t-il, ajoutant que cela va également réduire la quantité de déchets électroniques. C'est d'ailleurs très exactement sur la base de cet argument écologique et de celui de l'interopérabilité que la Commission européenne souhaite imposer l'USB-C à tous les fournisseurs de smartphones. Un texte doit prochainement voir le jour pour forcer Apple à passer à l'USB-C pour ses iPhone. Cela ne devrait pas être très compliqué techniquement, puisque les ordinateurs de la marque sont déjà équipés de cette technologie. Et si Tim Cook ne sait toujours pas comment faire, il pourra demander à Ken Pillonel. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD Tech sur vos plateformes d'écoute de podcast préférées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.