Les podcasts de l'ISP
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Le droit est-il une science ?
La question pourrait être philosophique, extrêmement théorique. On va essayer de la rendre pratique et concrète. D’ailleurs le point de départ de cette interrogation n’est pas philosophique mais revendicatif. Un Hors-série « Science et avenir », lu cet été, propose de revenir sur la vie et la découverte de « 34 grands scientifiques qui ont marqué l’Histoire ». Thalès, Avicenne, Einstein, Higgs, ou encore Freud et Pasteur sont évidemment cités. Les sciences dures sont majoritairement représentées. La médecine n’a pas été oubliée. Mais aucun juriste n’est cité. Kelsen n’appartient pas à cette liste malgré ses travaux d’épistémologie juridique. Avec Jacob BERREBI, professeur de droit civil à l’ISP
Le Juge financier
Le juge financier, entendu au sens de la Cour des comptes, des Chambres régionales des comptes et de la Cour de discipline budgétaire et financière, est un juge administratif spécialisé. En tant que tel, il dispose d'une compétence d'attribution. Il lui revient ainsi d’assurer le respect des règles budgétaires et de la comptabilité publique. Alors qui est ce juge méconnu de tous, y compris de la plupart des juristes. Avec Nicolas Péhau, professeur de culture générale à l’ISP
L’affaire Vincent Lambert, une saga devant les juges administratif, civil, pénal et européen
En 2008, Vincent Lambert a été victime d’un accident de la circulation, qui l’a laissé dans un état végétatif. A la suite d’une saga judiciaire et médiatique, de plus de 10 ans, il décède au CHU de Reims, le 11 juillet 2019, dans le cadre de la procédure d’accompagnement de fin de vie, prévue par la loi. Dans cette affaire, se mêlent et se confondent les considérations philosophiques, sociologiques, religieuses et juridiques. Dans ce podcast, nous nous proposons de revenir sur ces seules dernières, en relatant l’entière saga judiciaire. Avec Franck Touret, Professeur de droit civil au sein de l’ISP
La loi « anti-fessée »
Le 10 juillet 2019, a été promulguée la loi relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires. Cette loi appelée vulgairement loi « anti-fessée », modifie le Code civil afin, comme son nom l’indique, d’interdire les violences éducatives ordinaires. Autrement dit, la loi remet en cause le traditionnel droit de correction parental, c’est-à-dire le droit de punir reconnu aux parents en cas de désobéissance de l’enfant. Ce faisant, la loi remet en cause des principes éducatifs acquis depuis longtemps. Sans être un enfant battu, j’ai moi-même été corrigé, jeune, lorsque mes parents estimaient que je le méritais. Ce modèle est révolu. Pourquoi ? et comment ? Quelle liberté éducative reste-t-il aux parents ? Avec, Philippe Mazet, professeur de culture générale, et Franck Touret, professeur de droit civil
Enjeux politiques et environnementaux : l’exemple du Groenland
Depuis quelques temps, le Groenland est envisagé au travers de l’actualité médiatique, notamment lorsqu’est abordée du réchauffement climatique. Encore, la situation du Groenland est évoquée lorsqu’est traitée la question géopolitique de l’Arctique. Votre serviteur ignore tout ou presque de ces questions. Ma curiosité m’a conduit à interroger l’un des enseignants de l’ISP, spécialiste du Groenland. Par suite, mon intérêt éveillé, je l’ai sollicité pour réaliser un podcast. Avec Benoit Quennedey, énarque, fonctionnaire parlementaire, et enseignant à l’ISP.
Les finances publiques citoyennes
L’impôt est-il juste ? Tous les citoyens doivent-ils payer l’impôt ? Existe-t-il une justice fiscale ? Ces questions quasi-existentielles pour la cité sont au cœur du débat public. Selon certains, la fracture sociale se mesure aussi à l’aune du paiement de l’impôt. Par suite, peut-on critiquer l’utilisation par l’Etat de l’argent public ? Existe-t-il un réel contrôle de l’utilisation des finances publiques ? Quel rôle joue le citoyen ? Les règles modernes de transparence constituent des garanties démocratiques efficaces. Pourtant elles demeurent mal connues, tout comme la notion même de finances publiques citoyennes. Pour nous éclairer et décortiquer cette notion, nous recevons Nicolas Péhau, professeur à l’ISP
L’égalité professionnelle : mythe ou réalité ?
Faut-il encore espérer l’égalité professionnelle au XXIème siècle ? Comment expliquer la persistance des inégalités professionnelles ? Le droit peut-il résoudre cette problématique ? La réponse à cette dernière question s’articule autour de deux principes : l’égalité des droits et l’égalité des chances. Ne s’agit-il pas de chimères ? L’égalité professionnelle est un objectif de politique publique mais n’est toujours pas une réalité, malgré la prolifération des lois en la matière. Avec Grégory Portais, professeur de droit public à l’ISP
Révolte ou révolution ?
Le 14 juillet 1789, apprenant la prise de la Bastille, le Roi Louis XVI, en son Château de Versailles, aurait dit à ses proches conseillers : « C’est une révolte ! ». De son propre aveu, le Duc de la Rochefoucauld l’aurait alors repris, affirmant : « Non Sire ! C’est une révolution ». Les termes de « révolte » et de « révolution » sont aujourd’hui galvaudés, parfois assimilés, parfois dénaturés. Exagère-t-on lorsque l’on parle de révolte ou de révolution pour désigner des évènements récents et l’actualité ? Comment qualifier avec justesse les récentes évolutions de la vie politique ? Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale au sein de l’ISP.
Les violences conjugales
Selon le site du gouvernement dédié stop-violences-femmes.gouv.fr, chaque année plus de 200 000 femmes sont victimes de violences commises par leur ancien ou actuel partenaire. Moins d’1 femme sur 5 concernée déclare avoir déposé plainte à la suite de ces effets. En 2017, 130 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire. Ces chiffres déjà considérables et ahurissants ne rendent pas compte des violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives. Comment expliquer ces chiffres ? Comment expliquer la gravité et récurrence de ce phénomène ? Le Gouvernement actuel a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité de la politique nationale. Cela implique évidemment de continuer la lutte contre les violences conjugales. Alors les violences conjugales sont-elles révélatrices d’un problème de nos sociétés contemporaines ? Révèlent-elles les lacunes et carences du dispositif légal en la matière ? la réponse du droit est-elle insuffisante ? peut-elle être améliorée ? Pour répondre à ces questions, nous recevons Philippe Mazet et Franck Touret, respectivement professeurs de culture générale et de droit civil au sein de l’ISP.
Thomas Certin, Avocat en droit du dommage corporel
Dans la série des podcasts sur les métiers et les professions du Droit et à l’occasion des 35 ans de l’ISP, nous recevons Maître Thomas CERTIN, avocat au Barreau de Paris depuis 2009. Dans ce podcast, nous découvrons son quotidien de la pratique du droit du dommage corporel et du droit des assurances. Avec Franck Touret, professeur de droit civil et Me Thomas Certin, Avocat à la Cour.
La suppression de l’ENA
Le 15 avril dernier, le Président Emmanuel Macron devait annoncer un certain nombre de mesures concrètes en suite du grand débat national. Il en a été empêché par le malheureux incendie de Notre-Dame de Paris. Parmi les annonces qui devraient donc être prochainement formulées, figure celle retentissante de l’ENA. L’Ecole Nationale d’Administration, créée en 1945, accueille chaque année une petite centaine d’élèves, destinés à jouer un rôle central au sein de la société française. En sont issus les présidents Valéry Giscard D’Estaing ou encore Emmanuel Macron. Se ressent dans la suppression de l’ENA, l’idée d’une démolition populaire d’un symbole, une nouvelle prise de la Bastille, un renouveau de l’abolition des privilèges. Pour en parler, nous recevons Philippe Mazet, professeur de Culture Générale au sein de l’ISP et énarque de la promotion Marc Bloch
La déjudiciarisation du divorce. Pour le pire ou le meilleur ?
La question de savoir si le mariage est un contrat ou une institution semble dépassée, dès lors que le mariage se rompt désormais comme un contrat, par un contrat. Le mouvement de déjudiciarisation du divorce semble inexorable. Il s’accentue depuis la loi « Justice du XXième siècle » du 21 novembre 2016, et prend davantage d’ampleur avec la loi de programmation 2018-2022 de réforme de la Justice en date du 23 mars 2019. Pour le pire ou pour le meilleur ? Avec Franck Touret, professeur de droit civil
Benjamin Cabagno, Avocat en droit du sport
Dans la suite de notre série de podcasts sur les métiers du droit et dans le cadre des 35 ans de l’ISP, nous recevons Benjamin Cabagno, avocat à la Cour depuis 2012 et spécialisé en droit du sport. Avec Benjamin Cabagno, Avocat et Franck Touret, professeur de droit civil et de droit des affaires.
Valérie Dervieux, Procureure de la République adjointe
Dans la suite de notre série de podcasts sur les métiers du droit et dans le cadre des 35 ans de l’ISP, nous recevons aujourd’hui Madame Valérie Dervieux, procureure de la République adjointe près le TGI de Versailles. Valérie Dervieux est également l’auteur de nombreuses publications dans des revues et périodiques d’importance en matière d’organisation judiciaire, de droits fondamentaux, de laïcité, de droit de la famille, de droit de la consommation. Encore, Valérie Dervieux joue un rôle essentiel dans la communication du droit et entre les acteurs du droit. Notamment au travers de son blog « Gens de Justice ». Valérie Dervieux est chargée d’enseignement à Paris I, Panthéon Sorbonne, ainsi qu’à Paris 10, Nanterre. Vous êtes jury pour le CRFPA et le CAPA. Elle est aussi Directrice de session de formation continue à l’ENM, ainsi que formatrice. Vous dirigez notamment la session sur la Justice restaurative et vous intervenez dans le cadre de formation sur « Les violences au sein du couple ». Et cette rapide présentation est loin d’être exhaustive et ne reprend que très sommairement l’ensemble de ses activités. Avec Valérie Dervieux et Julie Haberman, directrice de l’ISP.
Spécial 35 ans de l’ISP : que sont-ils devenus ? Lionel Spizzichino, avocat associé chez Wilkie Farr
En cette année 2019, l’ISP fête ses 35 ans : nous recevons tout au long de l’année des anciens de l’ISP pour découvrir ce qu’ils sont devenus. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de recevoir Maître Lionel SPIZZICHINO, 46 ans, ancien élève de l’ISP. Il a préparé le CRFPA avec nous. Aujourd’hui, il est un avocat réputé, spécialisé en restructuring. Précisément, Lionel SPIZZICHINO est associé-monde dans le Cabinet américan Wilkie Farr. Il va nous raconter son quotidien, son activité et prodiguer quelques conseils aux futures générations d’avocat.
Les hommes politiques peuvent-ils dire n'importe quoi ?
Certaines personnes de l’opposition, y compris des responsables importants de partis politiques, ont affirmé que le Président de la République Emmanuel Macron a vendu l’Alsace à Allemagne en signant le Traité d’Aix-la-Chapelle avec la Chancelière Angela Merkel. Evidemment, il n’en est rien et l’information est fausse. Mais le mal a été fait auprès d’une partie de la population. Comment concevoir que des responsables politiques puissent ainsi dire n’importe quoi, volontairement propager de fausses informations ? La question peut apparaître naïve ; afin d’éviter un discours utopiste ou simplement moralisateur, revenons plus généralement sur la liberté d’expression des hommes et femmes politiques ainsi que sur leur responsabilité. Avec Matthieu Thaury et Laurent Malka, professeurs de droit public et libertés fondamentales.
La dépense publique
Les manifestations des gilets jaunes se poursuivent. Les foulards rouges veulent faire entendre leur voix. Les débats se politisent à l’approche des prochaines élections européennes. Le grand débat national est un succès populaire et démocratique. Dans cet environnement, le Ministère de l’Economie et des Finances, « Bercy », a diffusé un tableau intitulé « Ce que financent 1000 euros de dépenses publiques ». Objet d’information et/ou de communication politique, ce tableau et les chiffres qu’il récapitule, interpellent. Décrivons-le et commentons-le avec Philippe Mazet, Professeur de culture générale au sein de l’ISP, et ancien administrateur du Ministère des finances.
Devenir conseiller de Tribunal Administratif par concours (accès direct)
Conseiller de Tribunal Administratif et Cour Administrative d’Appel est un métier qui n’a plus de secret pour les auditeurs de l’ISP suite à notre podcast précédent à ce sujet. Reste le concours. Il s’agit d’un concours qui nous semble spécifique, car il n’a pas d’équivalent. Il permet d’accéder à un corps de l’ENA de façon directe, c’est-à-dire sans faire l’ENA, et il s’est imposé comme une des voies principales d’accès au corps de conseiller de TA. Avec Anne Villette, conseillère au Tribunal Administratif de Versailles, issue de ce concours.
Le métier de conseiller de Tribunal Administratif
Lorsque l’on parle de magistrat, de juge, on songe spontanément au juge judiciaire avec sa robe. C’est oublier que la France repose sur un principe de dualité des juridictions. A côté de la juridiction judiciaire, elle dispose aussi de la juridiction administrative. La juridiction administrative reste néanmoins mystérieuse. Pas de série télé, par de film américain, pas de crime, finalement on ne sait pas grand-chose des femmes et des hommes qui œuvrent au sein des juridictions administratives. Pour mieux connaitre le métier de conseiller de Tribunal Administratif, nous avons avec nous M. Benjamin Rohmer, 1er conseiller au Tribunal Administratif de Paris.
La réforme de la justice
Le 15 janvier, les avocats, les magistrats et les greffiers ont une nouvelle fois manifesté contre la réforme annoncée de la Justice, menée par Madame la Garde des Sceaux Nicole Belloubet. Particulièrement suivie, cette journée « Justice morte » intervient alors que le texte revient à l’Assemblée Nationale pour une deuxième lecture. La position du Gouvernement et de la majorité parlementaire semble faite et définitive. La Justice n’est pas même un thème du Grand Débat National. Pour tous les professionnels de la Justice, la réforme est synonyme de déshumanisation de la Justice, moindre qualité et diminution de ses moyens. Pour le Gouvernement, il s’agit d’une évolution placée sous l’égide de la modernisation. Avec Olivier Bachelet, magistrat et enseignant en droit pénal et Franck Touret, enseignant en droit civil.
Le grand débat national
La crise des Gilets jaunes a surpris tout le monde. Elle perdure, ce qui témoigne d’un mal démocratique et sociétale aussi réel que profond. Le Président et le Gouvernement entendent enfin y répondre… par un grand débat national. S’il devait être organisé par la CNDP (la Commission Nationale du Débat Public), il sera en réalité mené par le Gouvernement, précisément par deux de ses ministres. Le grand débat national est engagé sur tout le territoire entre janvier et mars. Des propositions concrètes devront en découler en avril. Alors le grand débat national constitue-t-il un renouveau démocratique ? Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale
La future réforme des concours de la magistrature
Alors que la précédente réforme des 1er, 2ème et 3ème concours de l’entrée à l’École Nationale de la Magistrature a 10 ans, voilà que s’annonce une nouvelle réforme. Elle était attendue, des bruits de couloir se faisaient toujours plus audibles, à l’ISP nous en parlions depuis maintenant un moment. La réforme arrive, elle devrait entrer en vigueur pour les concours 2020. La réforme est d’importance et pour nous la présenter nous recevons aujourd’hui Julie Haberman, directrice de l’ISP et Jacob Berrebi, professeur de droit civil.
Terrorisme et fichier S
Le 11 décembre 2018, un homme de 29 ans, fichier S radicalisé, nommé Cherif Chekatt a tiré dans la foule au marché de Noël de Strasbourg. L’actualité médiatique politique récente était centrée sur les revendications des gilets jaunes et, sans les assimiler, sur les exactions et autres qui les ont accompagnées. La triste nouvelle de l’attentat de Strasbourg, rappelons qu’il y a eu des morts et des blessés, et nous associons immédiatement nos pensées à leurs familles, remet au premier plan le spectre terroriste. Au vrai, soulignons que le terrorisme n’avait que partiellement quitté les préoccupations quotidiennes des français. Au cours des derniers mois, comme des dernières années, de nombreux attentats ont été déjoués par les forces de l’ordre françaises. Cette malheureuse actualité conduit à nombre de commentaires tous plus extravagants, peu juridiques et peu sérieux, les uns que les autres. Que cela soit quant à l’emploi de la notion même de terrorisme, quant au fameux fichier S et à son utilisation, sans parler des multiples théories complotistes qui ont émergées dans l’actualité récente. Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale et Matthieu Thaury, professeur de droits et libertés fondamentaux, à l’ISP.
Les gilets jaunes, un sursaut démocratique
La mobilisation des gilets jaunes a, sans nul doute possible, eu une ampleur que l’on ne soupçonnait pas au premier abord. Un mouvement qui s’est voulu détaché des conceptions partisanes, bien que des élans de récupération aient eu lieu. Une mobilisation qui en toute hypothèse interroge. Qui sont les gilets jaunes ? Est-ce comme certains le disent avec condescendance un mouvement de beaufs, de ringards, des plus pauvres, voir des anarchistes, des populeux, ou au contraire, son ampleur révèle-t-il une concorde démocratique ? Que veulent les gilets jaunes ? Assurément la fin des taxes, voir un référendum, un plébiscite présidentiel. En tous cas, une remise en cause des institutions. Que peuvent-ils réellement espérer ? Augure-t-on un changement de la vie politique ? Certains annoncent, sans doute un peu trop rapidement, que la 6ème république va naître sur la base de ce phénomène. Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale à l’ISP.
Fallait-il rendre hommage au Maréchal Pétain ?
Entre l’histoire et la mémoire, faut-il choisir ? La question est volontairement polémique. Le bon sens incline naturellement à une réponse négative. Si la question mérite néanmoins d’être posée, c’est en raison des propos tenus par le Président Emmanuel Macron, le 7 novembre dernier. Quatre jours avant de fêter le centenaire de l’Armistice, quatre jours avant de rendre un hommage bienheureux à tous les soldats de la première guerre, à tous les chefs militaires de la Grande Guerre, du caporal au général, le Président a déclaré que « le Maréchal Pétain a été un grand soldat pendant la première Guerre. On peut avoir été un grand soldat et avoir conduit à des choix funestes. C’est une réalité de notre pays ». Face à la polémique qui s’en est suivie, aucun hommage particulier n’a été fait en l’honneur du Maréchal Pétain. Comment analyser les propos du Président ? A-t-il raison ? Quels sont ses torts ? Comment comprendre la réaction épidermique du plus grand nombre ? Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale à l’ISP.
L’anglais, une épreuve dans les concours professionnels et juridiques
Il y a quelques semaines les candidats admissibles aux concours de l’ENM 2018 passaient l’épreuve orale d’anglais souvent considérées comme la plus difficile des épreuves d’admission de ces concours. Dans quelques jours, c’est au tour des candidats à l’admission au Barreau de se confronter à l’oral anglais. L’une des élèves de l’ISP concernés me confiait sa hantise, une quasi-phobie, à l’idée de se soumettre à la notation d’un examinateur dans la langue de Shakespeare. Ce sentiment est trop souvent partagé par les candidats aux concours professionnels, notamment aux concours juridiques. Pourquoi l’épreuve d’anglais a-t-elle une place si spéciale dans le cadre de ces examens et concours ? Pourquoi une telle phobie ? Comment y remédier ? Avec Axel Delmotte, professeur d’anglais à l’ISP.
BABY LOUP : où en est-on de la liberté religieuse dans l’entreprise ?
L’affaire Baby Loup fait l’actualité des prétoires depuis une dizaine d’années. Elle est le symbole de l’épineux thème de la liberté religieuse dans l’entreprise. La dimension juridique de la question se confronte aux prismes socio-économique et médiatique. L’affaire Baby Loup met également en évidence les oppositions qui peuvent naître entre les juridictions interne et européennes. La question devient juridiquement universelle lorsque l’on constate que le mystérieux Comité onusien d’experts des droits de l’Homme s’est intéressé à l’affaire. Dressons un bilan (peut-être seulement provisoire) de l’affaire Baby Loup et de la liberté religieuse dans l’entreprise. Avec Franck Touret, professeur de droit civil.
La société civile a-t-elle réellement sa place en politique ?
Bien avant 2017, bien avant le présent gouvernement, des personnes issues de la société civile ont trouvé place avec, plus ou moins, de succès, au sein des institutions républicaines, accédant à des responsabilités en général monopolisées par des hommes politiques de carrière. Si ce n’est donc pas un simple effet de mode, ce mouvement s’est néanmoins accentué au cours du XXIème siècle et dans les gouvernements récents. Le mouvement séduit, particulièrement les citoyens et les électeurs et pourtant l’actualité récente révèle des couacs : la démission de N. HULOT, le signal d’alarme de S. BERN, etc. Avec un peu de recul, posons-nous la question de savoir si « la société civile a réellement sa place en politique ? » Avec Philipe Mazet, professeur de culture générale à l’ISP.
Une présidence jupitérienne
En mai dernier, les Français élisaient le plus jeune Président de l’histoire de la Vème République. Installé à l’Élysée, Emmanuel Macron a pourtant très vite souhaité s’inscrire dans une histoire longue, en revenant aux sources de la Constitution de 1958. Pour cela, il a théorisé ce que devait être sa présidence : « une présidence jupitérienne ». De quoi s’agit-il vraiment ? Pour ses partisans, le président jupitérien c’est un président qui prend de la hauteur, du recul, qui fixe un cap, conformément à ce que doit être un chef de l’État dans une démocratie. Pour ses détracteurs au contraire, cette notion traduirait une immodestie dans la pratique du pouvoir. Alors, qu’est-ce que la présidence jupitérienne ? Avec Samir Hammal, chargé de cours à Sciences po et professeur de culture générale à l’ISP.
Google condamné à payer une amende de 4, 3 milliards d’euros
Le 18 juillet 2018, la Commission européenne a condamné Google à payer une amende de 4.3 milliards d’euros. La plus importante amende jamais prononcée par la Commission européenne. Le précédent record datait de juin 2017 ; l’amende était alors de 2.42 milliards d’euros et avait d’ores et déjà été prononcée à l’encontre de Google. En un peu plus d’un an, Google a donc été condamné à plus de 6.7 milliards d’euros d’amende pour abus de position dominante, c’est-à-dire condamné pour son comportement anti-concurrentiel sur le marché européen. Comment expliquer cet étonnant constat, celui d’un droit européen de la concurrence aussi sévère ? Avec Jacob Berrebi, professeur de droit civil.
La jurisprudence
Le terme de « jurisprudence » est connu de tous, mais il est régulièrement mal employé, galvaudé. C’est sur la scène médiatique qu’il est le plus souvent employé à tort et à travers. On emprunte sa conception en droit anglo-saxon pour la plaquer sur une justice française qui n’a pourtant rien à voir dans son fonctionnement et sa philosophie avec son homologue outre-Atlantique. L’exemple-type de cette inadéquation est relatif à l’emploi récurrent de l’expression « Faire jurisprudence », dénuée de toute pertinence en droit français. La présente émission s’adresse tant à des juristes qu’à des non-juristes pour saisir le sens véritable de la jurisprudence et son importance dans notre système juridique. Avec Jacob Berrebi, professeur de droit civil.
Le projet de loi constitutionnelle 2018
Ce projet pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace est examiné en première lecture à l’Assemblée Nationale depuis le 10 juillet. Son contenu est disparate, l’ambition affirmée est grande. Les médias relayent les nombreux avis pro et contre le texte. Mais sait-on exactement ce qu’implique une révision constitutionnelle ? Ce qu’implique cette révision constitutionnelle ? Avec Matthieu Thaury, professeur de droit public.
La victoire de l’équipe de France de football 2018
La coupe du monde de 2018 et la victoire de la France, il y a une semaine, ont manifestement davantage enthousiasmé le peuple français que celle de 1998. L’engouement pendant la coupe du monde, particulièrement depuis la victoire, n’a pas cessé de croître. Les joueurs français sont devenus des héros. La France a tout simplement l’air d’aller mieux grâce à cette conquête sportive du monde. Alors merci à nos joueurs et leurs entraîneurs ! Essayons d’expliquer ce phénomène avec Jean-Paul Gelin, Philippe Mazet, Stéphane Zambon et Vincent Louisfert, tous quatre figurent emblématiques de l’ISP, qui ont un regard bien différent sur cette victoire historique.
La gestation pour autrui
La révision programmée des lois « bioéthique » suscite de nouvelles interrogations éthiques et juridiques. Si l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation aux couples de femmes semble actée, qu’en est-il de la gestation pour autrui ? Où en est-on de l’interdiction de la gestation pour autrui en France ? Quelles sont les perspectives d’avenir d’une pratique si controversée ? Avec Franck Touret, professeur de droit civil.
Le controversé loto du patrimoine
Le loto du patrimoine serait, selon certains, un impôt détourné, selon d’autres, une nouvelle forme de mécénat populaire. Cette loterie est destinée à financer la restauration de certains monuments du patrimoine français. L’objectif est de récupérer 15 à 20 millions d’euros. Demeure que la question d’un financement du patrimoine culturel français par un jeu suscitant l’espoir d’un gain a de quoi étonner. Le concept suscite des polémiques multiples. Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale.
Le coaching, miroir de la société ?
Qu’est-ce que le coaching ? S’agit-il d’un simple phénomène de mode ? Ou s’agit-il d’un réel phénomène sociologique d’ampleur ? L’individu a-t-il besoin d’être coaché ? Comment et pourquoi ? Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale.
L’opposition entre la liberté d’expression et la dignité est-elle inéluctable ?
Peut-on tout dire ? Peut-on rire de tout ? Peut-on « tout chanter » ? La liberté d’expression et la liberté artistique autorisent-elles le manque de décence ? Aussi classiques soient-elles, ces questions demeurent d’actualité à l’aune du brouhaha médiatique autour du concert du chanteur Medine au Bataclan, programmé le vendredi 19 octobre. Des voix, nombreuses, s’élèvent pour interdire le concert de ce rappeur, aux textes controversés. Avec Jean-Paul Gelin, professeur de droit public
La procédure des « arrêts pilotes »
Qu’est-ce qu’un arrêt pilote ? S’agit-il réellement d’une évolution du droit ? Cette procédure affecte-t-elle notre conception traditionnelle de la jurisprudence ? Avec Franck Touret, professeur de procédure civile.
L’ARJEL
L’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne est une AAI méconnue du grand public, dont les missions sont pourtant essentielles dans son domaine d’activité. Présentation de l’ARJEL par Frédéric Guerchoun, Directeur juridique de l’ARJEL.
L’hospitalisation sous contrainte
L’hospitalisation sous contrainte, également appelée hospitalisation psychiatrique sans consentement, est une question au carrefour de la médecine et du droit. Elle fait également l’objet de débats sociétaux toujours plus médiatisés. Quels sont les enjeux de l’hospitalisation sous contrainte ? Quelles sont les problématiques sociétales, juridiques et judiciaires qui sous-tendent à l’hospitalisation sous contrainte ? Avec Julie Haberman, directrice de l’ISP
La démocrature
La démocrature est un mot valise qui associe les termes « démocratie » et « dictature ». Il s’agit aussi d’un néologisme politique. Mais sait-on seulement ce que ce terme, désormais communément employé, désigne ? Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale.
Interview d’un capitaine de police
Le capitaine Rodolphe Maté travaille aujourd’hui au sein des services de la police judiciaire, dans la brigade économique et financière. Il revient sur son parcours, puis, ancien examinateur dans le cadre du concours d’officier de police, il fournit quelques conseils aux futurs candidats. Avec le capitaine de police, Rodolphe Maté.
Facebook, les réseaux sociaux et la vie privée
La question des réseaux sociaux anime aujourd'hui la scène juridique. Faut-il avoir peur des réseaux sociaux ? Faut-il avoir peur de notre présence volontaire sur Facebook notamment ? Que reste-t-il de notre vie privée ? Avec Franck Touret, professeur de droit civil.
Le Président Emmanuel Macron et l'Eglise
Le 9 avril 2018, devant les représentants de l'Eglise catholique, le Président de la République, Emmanuel Macron, a déclaré que le lien entre l'Etat français et l'Eglise était "abîmé" et qu'il fallait le "réparer". Comment appréhender ces déclarations ? Faut-il réellement y voir une atteinte au principe de laïcité ? Avec Matthieu Thaury, professeur de droit public.
Les prochaines élections européennes de 2019
Les prochaines élections européennes auront lieu en mai 2019. Les français vont élire 74 députés européens. Quels sont les enjeux de ces élections ? Quelles sont les tendances attendues alors que ne cessent de monter les courants populistes ? Avec Philippe Mazet, professeur de culture générale.