Show overview
Les podcasts de l'ISP has been publishing since 2018, and across the 8 years since has built a catalogue of 326 episodes. That works out to roughly 210 hours of audio in total. Releases follow a fortnightly cadence.
Episodes typically run thirty-five to sixty minutes — most land between 29 min and 46 min — though episode length varies meaningfully from one episode to the next. None of the episodes are flagged explicit by the publisher. It is catalogued as a FR-language Education show.
The show is actively publishing — the most recent episode landed 2 days ago, with 22 episodes already out so far this year. The busiest year was 2025, with 55 episodes published.
From the publisher
ISP - Prépa d'excellence aux concours juridiques et administratifs : ENM ; CRFPA ; police ; DGSE ; douanes ; DSGJ ; greffiers ; pénitentiaire ; pjj ; Commissaire de justice ; Haute Fonction publique.
Latest Episodes
View all 326 episodesLa chronique juridique à l’ère des médias et des réseaux sociaux
La culture est-elle une affaire d'Etat
10 questions sur les français de l'étranger
La sécurité privée en France
10 questions sur la nouvelle DGAP
Les cryptomonnaies
Les conférences des parties (COP)
La vie privée, peau de chagrin de l'ère numérique

10 questions sur les terres rares
En février 2026, la question des terres rares est revenue au cœur des tensions géopolitiques mondiales. Le Premier ministre chinois Li Qiang a visité des sites stratégiques d’extraction et a souligné l’importance croissante de ces minerais pour l’industrie, la transition énergétique et la défense, dans un contexte de rivalité accrue avec les États-Unis. Dans le même temps, plusieurs puissances cherchent à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine. Par exemple, le Japon a décidé d’augmenter ses importations de terres rares depuis l’Australie afin de sécuriser ses approvisionnements en métaux essentiels aux technologies avancées, notamment les aimants utilisés dans les équipements électroniques et médicaux. Plus largement, la compétition mondiale pour les minerais critiques, dont les terres rares, s’intensifie, poussant les États à constituer des alliances, à sécuriser des chaînes d’approvisionnement et à stocker ces ressources stratégiques. Les terres rares constituent un enjeu politique, géopolitique, militaire, économique, écologique, etc. Derrière ce sujet au premier abord abscons, se dessinent des interrogations essentielles pour le monde contemporain. Pour répondre à ces interrogations, je reçois Jérôme Calauzènes, professeur d’histoire et de géopolitique, responsable de formations au sein de la Prépa ISP.

10 questions sur l'excuse de minorité
En février, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin se sont tous les deux prononcés pour cette suppression au vu de la multiplication des infractions commises par les mineurs, de leur toujours plus grande gravité et de leur recrutement toujours plus important par les réseaux de criminalité organisée. Le débat sur la responsabilité pénale des mineurs et notamment sur l’excuse de minorité qui permet une atténuation de la peine, n’est pas nouveau. Déjà en 2008, le rapport Varinard proposait d’abaisser le seuil de la responsabilité à 12 ans. Ce débat a rebondi ces dernières années à la suite d’affaires graves impliquant des mineurs à peine entrés dans l’adolescence. Le législateur a tenté, sans succès, plusieurs fois de modifier les seuils. Est-ce une piste de réflexion efficace pour faire reculer la délinquance des mineurs ? Est-il juste de penser que celle-ci a récemment fortement augmenté ? Faut-il supprimer l’excuse de minorité ? Pour répondre à ces questions, je reçois Morgane Daury-Fauveau, professeur de droit pénal et procédure pénale au sein de la Prépa ISP.

Faut-il recruter les fonctionnaires par concours ?
« Mon père était fonctionnaire et ma mère ne travaillait pas non plus ». Cette plaisanterie de l’immense Coluche est aussi amusante qu’elle semble intemporelle, la fonction publique présentant encore trop souvent, aux yeux du grand public, tantôt l’image d’une administration sclérosée et lente tantôt d’une bureaucratie jugée odieuse, administrée par des technocrates hors-sol. L’accès à la fonction publique se fait principalement par concours. Alors même que le contexte budgétaire est particulièrement préoccupant, très peu d’économies de personnel ont pourtant été annoncée par le Gouvernement, alors que l’on peut même constater, spécifiquement dans le milieu territorial, une légère augmentation des emplois. Plus encore nous en manquons parfois, dans certains secteurs, afin de pouvoir recruter suffisamment d’enseignants, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé avoir baissé le niveau requis du concours de recrutement de professeurs des écoles. Ces éléments rendent légitime, d’un point de vue économique mais aussi social et démocratique de s’interroger sur la pertinence de continuer à recruter les fonctionnaires par concours. Pour aborder la question nous accueillons Vincent Mazzocchi, Avocat inscrit au Barreau de Paris et Docteur en droit public.

10 questions sur les relations entre la Chine et les Etats-Unis
N’en déplaise, à bien des égards, la relation entre les États Unis et la Chine constitue aujourd’hui l’axe central de la géopolitique mondiale. Cette relation façonne les équilibres stratégiques, économiques et technologiques du XXIe siècle, alors que Washington et Pékin alternent entre coopération contrainte et rivalité structurelle. Leur interdépendance économique, soit 40 % du PIB mondial à eux deux, impose un dialogue permanent, même dans les périodes de tension. Depuis quinze ans, la compétition s’est intensifiée : guerres commerciales, contrôle des exportations, luttes d’influence dans l’Indo Pacifique, confrontation technologique autour des semi conducteurs ou de l’intelligence artificielle. Les États Unis voient dans l’ascension chinoise une remise en cause de leur leadership économique et normatif, tandis que la Chine dénonce l’« hégémonisme » américain tout en affirmant ses ambitions globales. Cette rivalité s’étend désormais à des régions-clés comme l’Amérique latine, l’Afrique ou le Moyen Orient, où chaque puissance cherche à renforcer son influence et ses débouchés économiques. Dans ce contexte, les décisions politiques prises à Washington comme à Pékin ont des répercussions directes sur l’Europe, contrainte de naviguer entre pression américaine et dépendance économique chinoise. Comprendre les dynamiques de cette relation, ses risques, ses opportunités, ses cycles d’escalade ou d’apaisement y compris au sein de l’opinion est essentiel pour anticiper les transformations de l’ordre mondial et les choix auxquels devront répondre les entreprises, les institutions et les États.

L'influence des grandes affaires pénales sur le droit
Nombre de juristes et de commentateurs critiquent régulièrement les lois prises sous le coup de l’émotion suscitée par le retentissement médiatique de certaines affaires criminelles. Ils les caricaturent parfois par cette expression « un fait divers = une loi » et considèrent qu’elle est en parfaite contradiction avec cette pensée très juste de Montesquieu selon laquelle « il ne faut toucher aux lois que d’une main tremblante ». Il est pourtant indéniable que certaines grandes affaires pénales exercent parfois une influence très directe sur l’évolution de notre droit, qu’il s’agisse du droit pénal ou de la procédure pénale. L’ampleur de la couverture médiatique, l’horreur des faits, leurs conséquences politiques ont interpellés nos gouvernants et les ont conduits à agir. Comment ces grandes affaires pénales ont-elles modifié notre droit ? Quelles sont-elles ? Quelle peut-être leur influence réelle ? Est-ce de nature à répondre à certains dysfonctionnements ou difficultés de notre système judiciaire et à favoriser les nécessaires évolutions sociétales ? L’influence de ces grandes affaires répond-elle à cette nécessité citée par Maîtres Vouland et Bonnifay, avocats : « quand la justice vacille, le droit se réinvente ? » Ce podcast est inspiré par l’ouvrage collectif « l’influence des grandes affaires criminelles sur le droit » édité par Lefebvre Dalloz, dans lequel sont évoquées notamment les affaires du petit Grégory, Michel Fourniret, Cahuzac, Outreau, ou encore le procès de Bobigny, le naufrage de l’Erika ou les attaques terroristes djihadistes, Sarah Halimi … un ouvrage très riche donc Et nous recevons pour en parler Francis Nachbar, qui nous fait une nouvelle fois l’amitié de participer aux podcasts de l’ISP

10 questions sur la marine française, le porte-avion CDG et l’Europe de la défense
Aujourd’hui, nous vous proposons un épisode consacré à un sujet stratégique au cœur de l’actualité internationale. Puissance navale, projection de force, dissuasion nucléaire : la France dispose d’un outil militaire unique en Europe. Mais que représente réellement la marine nationale dans l’équilibre des puissances mondiales ? Pourquoi le Charles de Gaulle est-il un atout stratégique majeur, et quelles sont ses capacités concrètes ? Comment fonctionne un groupe aéronaval, et quels sont ses enjeux opérationnels ? Dans un contexte de tensions internationales croissantes, la question d’une Europe de la défense crédible se pose avec acuité. La France peut-elle en être le moteur ? Pour répondre à ces questions, j’ai le plaisir de recevoir l’amiral Richard Wilmot-Roussel Amiral Wilmot-Roussel, merci de votre participation aux podcasts de l’ISP. C’est un véritable honneur de vous recevoir.

Les femmes dans l'histoire de l'espionnage
Bienvenue dans ce nouvel épisode consacré à un sujet à la fois ancien, souvent mal compris, et pourtant toujours d’actualité : les femmes dans l’histoire de l’espionnage. Lorsqu’on parle d’espionnes, une image s’impose presque immédiatement : celle de la femme fatale, dangereuse, séduisante, manipulatrice. Une image puissante, largement façonnée par la littérature, le cinéma et quelques figures emblématiques, mais une image profondément réductrice. Car cette représentation masque une réalité : les femmes ont toujours été au cœur du renseignement, non comme une exception, mais comme un rouage essentiel, parfois discret, mais souvent décisif. Pour explorer cette histoire, je reçois Antoine Neufman. Merci d’être avec nous.

Interview de Yves Saint-Geours
C’est un invité exceptionnel que nous recevons aujourd’hui à l’ISP en la personne d’Yves Saint-Geours. Yves Saint-Geours bonjour. Les mots manquent pour décrire votre parcours. Vous êtes diplomate, ancien ambassadeur et actuel président du Conseil d’administration de l’institut pasteur. Emmanuel Macron vous a par ailleurs nommé l’année dernière co-président de la commission franco-haïtienne sur la double dette haïtienne. Tout au long de votre parcours, qui a débuté dans l’enseignement, vous avez multiplié les expériences jusqu’à acquérir une connaissance unique du fonctionnement de l’Etat. Vous avez notamment été conseiller au cabinet de deux ministres des affaires étrangères, mais aussi ambassadeur en Bulgarie, au Brésil et en Espagne. Vous avez également présidé l’établissement public du Grand Palais des Champs-Elysées. Agrégé d’histoire et diplômé d’études approfondies ibériques et ibéro-américaines, vous êtes par ailleurs un fin connaisseur de l’Amérique latine. Vous avez notamment écrit « La vie quotidienne en Amérique du Sud au temps de Bolivar : 1809-1830 » chez Hachette, ainsi que « L'Amérique latine de l'Indépendance à nos jours », chez PUF. Cependant, c’est une autre de vos multiples casquettes qui nous vaut de vous recevoir aujourd’hui. En effet, vous connaissez bien le monde judiciaire puisque vous avez été désigné par le président de la République comme membre du Conseil supérieur de la magistrature, fonction que vous avez exercée entre 2019 et 2022. Pendant quatre années, vous avez donc participé à la nomination des plus hauts magistrats du monde judiciaire, sillonné la France pour aller à la rencontre des juges et procureurs dans leurs tribunaux, participé activement à la déontologie et à la discipline des magistrats et surtout – car il s’agit de la mission première du Conseil – assisté le président de la République dans la préservation de l’indépendance de l’autorité judiciaire. Encore, un autre point de votre parcours hors norme nous intéresse particulièrement et intéressera tout particulièrement ceux de nos auditeurs qui passent les concours. En effet, à l’issue de votre passage au CSM, vous avez été pendant plusieurs années le référent de l’épreuve de connaissance et compréhension du monde contemporain du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la magistrature. Dit plus prosaïquement, la dissertation de culture générale du concours de l’ENM, c’est vous ! Vous êtes la personne qui se cache notamment derrière le sujet de 2023 « être citoyenne et citoyen aujourd’hui » et celui de 2025 « Les océans et les mers ». Yves Saint-Geours, nous avons mille questions à vous poser, en vous remerciant tout d’abord à nouveau d’avoir accepté de répondre à l’invitation de l’ISP.

Scrutin proportionnel et scrutin majoritaire
Le droit de vote est une exigence démocratique, mais comment les électeurs sont-ils représentés ? Quels sont les différents modes de scrutin, leurs avantages et inconvénients ? Dans le scrutin proportionnel, les sièges sont répartis en proportion du nombre de voix obtenus par chaque liste, alors que dans le scrutin majoritaire la liste en tête remporte tous les sièges. Par principe, le débat sur le mode de scrutin se focalise sur les élections législatives. Mais il concerne aussi les autres scrutins : aux élections municipales c'est un scrutin mixte, proportionnel avec une prime majoritaire, qui prévaut depuis les élections de 1973 ; aux élections régionales, après la proportionnelle intégrale à partir de 1986, une prime majoritaire s'applique depuis le scrutin de 2004. Si la proportionnelle a toujours prévalu aux européennes, elle ne s'est pas toujours exercée dans le cadre d'une unique circonscription nationale. Quant aux départementales, le scrutin est certes majoritaire, mais pour élire non plus un mais deux candidats (un homme et une femme, parité oblige) depuis 2015... Bref, en matière de mode de scrutin, les multiples objectifs poursuivis (représentation des minorités, majorités stables) se traduisent par des évolutions particulièrement fréquentes, et tout particulièrement en France. Comment caractériser ces différents modes de scrutin ? Quelle est leur utilisation en France ? Parviennent-ils à concilier l’idéale représentation des différents courants d'opinion et la nécessaire stabilité gouvernementale ? et donc on connaît la fragilité ou le caractère désormais utopique. Pour traiter ces différentes questions et revenir une nouvelle fois sur un sujet donné dans le cadre des grands oraux des concours, je reçois aujourd'hui Benoît Quennedey, enseignant de droit public et de culture générale à la Prépa ISP.

Le rôle de l'Etat et du droit dans la lutte contre les défaillances des entreprises
Longtemps le failli a été considéré comme indigne, indigne de poursuivre une activité commerciale. Ce temps est révolu, non seulement les défaillances d’entreprises ne sont plus honnies, sauf banqueroute, mais en sus notre économie prend en charge ces défaillances pour en limiter les effets sur l’entreprise en difficulté, ses salariés, ses partenaires et clients, voire sur la société en général. Ici, le droit devient un vecteur de l’économie et de la politique. Derrière ce mouvement, se dessine une idée portée par l’économie libérale de marché mais aussi une facette de l’état providence. L'Etat veille et doit veiller à la "santé des entreprises" parce que la santé des entreprises est souvent synonyme de santé de l’économie française en général. Un constat qui se fait dans des temps exceptionnels comme pendant l’état d’urgence sanitaire instauré en raison de l’épidémie de Covid-19, mais aussi dans des temps plus communs, comme présentement. Constamment, l’on ambitionne d’améliorer la prise en charge des défaillances d’entreprises par le droit et l’Etat. Les réformes législatives se multiplient sans satisfaire. Pour envisager donc la difficile question du rôle du droit et de l'État dans la lutte contre les défaillances des entreprises, j’ai le plaisir de recevoir Jacob BERREBI, l’habituel animateur des podcasts de l’ISP, qui pour une fois sera l’interviewé.

10 questions sur l'office du juge administratif
En 2023, les tribunaux administratifs fêtaient leurs 70 ans d'existence. En 2029, le Conseil d’Etat fêtera les 230 ans de sa création depuis qu’il a été créé en 1799 par Napoléon Bonaparte. Que d’évolutions depuis lors ! Le magistrat de l’ordre judiciaire est un personnage connu du monde du droit et au-delà. Nous le connaissons bien au sein de la Prépa ISP évidemment. Mais le rôle, les missions, les compétences et les pratiques du juge administratif nous sont moins familiers, malgré l’importance prise en droit français par le droit public, et par celui qui en est le premier artisan. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité vous proposer ce podcast sur l’office du juge administratif et ses évolutions récentes. Et pour ce faire, nous avons le plaisir de recevoir Michaël Poyet, magistrat administratif, et auteur d’ouvrages en droit administratif et en procédure administrative contentieuse et modes amiables de résolution des différends, édités chez Lextenso-LGDJ, et enseignant dans ces matières au sein de la Prépa ISP.

La Cour des comptes a-t-elle encore une utilité ?
Quel point commun existe-t-il entre François Barbé-Marbois, Pierre Joxe, Philippe Seguin, Didier Migaud ou encore Pierre Moscovici ? Tous ont occupé les fonctions de Premier Président de la Cour des comptes. Une institution traditionnellement considérée comme essentielle bien que le plus souvent méconnue du grand public, si ce n’est des juristes et économistes eux-mêmes. Son rôle, ses compétences et pouvoirs, il est vrai, ne sont connus que de certains spécialistes, de quelques connaisseurs des sciences politiques et des acteurs de l’Etat. Pourtant, régulièrement, l’on cite dans les médias et le discours politique le rapport annuel de la Cour des comptes, souvent pour dénoncer l’utilisation, la mauvaise utilisation des deniers de l’Etat et l’état pathologique de nos finances publiques. Dans le débat public, ses détracteurs sont plus nombreux que ses admirateurs. La Cour des comptes serait une institution qualifiée de poussiéreuse ; ses recommandations seraient sans effets. Elle ne serait qu’un instrument politique, une antichambre destinée à préparer et justifier en amont les réformes du Gouvernement. Sa partialité serait connue, comme son absence d’indépendance nuirait à son objectivité. Face à cette opinion commune, la question de l’utilité de la Cour des comptes peut légitimement se poser notamment dans ce contexte budgétaire actuel particulièrement dégradé que nous avons déjà évoqué. Pour aborder la question nous accueillons Vincent Mazzocchi, Avocat inscrit au Barreau de Paris, Docteur en droit public et intervenant au sein de la Prépa ISP.