
Choses à Savoir SCIENCES
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Pourquoi les cafards seraient-ils plus vieux que les dinosaures ?
Les cafards sont des hôtes plutôt gênants, qu'on ferait tout pour chasser de nos maisons. Mais même les insecticides les plus puissants ont du mal à venir à bout de ces bestioles qui s'adaptent à tout.Et c'est bien pourquoi les cafards peuplent la terre depuis si longtemps. De fait, ils y seraient apparus bien avant les dinosaures. La récente découverte d'un fossile de cafard, qui vivait dans les marais tropicaux d'Amérique du Nord, vient de le confirmer.Il s'agit d'un cafard de 9 centimètres, donc bien plus grand que l'insecte actuel. Mais il lui ressemble beaucoup et appartient bien à la même espèce. Et, d'après les spécialistes, ce fossile aurait environ 300 millions d'années. Ce qui fait du cafard l'une des espèces vivantes les plus anciennes que la terre ait portées.Non seulement les cafards étaient là bien avant les dinosaures, mais, on le sait, ils leur ont survécu. Ils ont donc résisté au cataclysme provoqué par l'astéroïde de 10 kilomètres de long qui, voilà 66 millions d'années, s'est écrasé sur la terre.Ce choc prodigieux a provoqué de très puissants séismes et des éruptions volcaniques. Le ciel, rempli de poussières, s'est voilé durant les longs mois d'un hiver sans fin. On estime qu'environ les trois quarts des plantes et des animaux, dont les dinosaures, ont péri dans cette catastrophe.Mais le cafard, lui, a survécu. Comment expliquer son extraordinaire résistance ? D'abord par sa morphologie. En effet, le corps du cafard est extrêmement plat, ce qui lui permet de s'introduire dans le moindre interstice.Il s'est donc réfugié dans une crevasse ou une anfractuosité de la roche, en attendant des jours meilleurs. Et la nourriture n'a pas non plus été un problème. En effet, cet insecte omnivore se nourrit de tout : d'un peu de graisse, des cadavres d'autres insectes ou même d'excréments.Et il aurait même pu se réfugier dans une oothèque, terme désignant la coque, très résistante, qui contient les œufs de certains insectes, comme le cafard ou la mante religieuse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne faudrait-il pas voyager avec des bananes ?
La radioactivité est avant tout un phénomène naturel. Ainsi de nombreux aliments sont radioactifs, sans que cela représente un danger pour notre santé.Cette radioactivité est associée à certains atomes instables. Le noyau d'un atome stable contient le même nombre de protons et de neutrons. Ce n'est pas le cas du noyau d'un atome instable, où ces particules sont trop nombreuses.Le noyau se débarrasse alors de protons ou de neutrons en surnombre, afin de préserver la stabilité de l'atome. Et cette éjection s'accompagne d'un rayonnement spécifique. C'est ce processus qu'on nomme "radioactivité".Elle peut être également d'origine artificielle, comme dans le cas de l'imagerie médicale.Phénomène naturel, la radioactivité est donc présente dans le monde qui nous environne, et même en nous. Il est donc normal que certains aliments, comme la banane, soient radioactifs.Elle le doit à la présence d'un isotope du potassium 40, c'est-à-dire d'un atome comprenant le même nombre d'électrons et de protons, mais un nombre différent de neutrons.Si vous transportez des bananes dans votre sac, et que vous passez au contrôle de certains aéroports, l'appareil équipant le portique de sécurité peut sonner. Mais cela ne veut pas dire que vous soyez en danger.En effet, les substances radioactives présentes dans ce fruit sont en quantités très minimes. De fait, elles représentent moins de 0,020 % de la banane. En outre, la radioactivité, dans ce cas, se manifeste par des rayonnements que leur nature et leur intensité rendent inoffensifs.De tels rayonnements naturels, dont notre corps s'accommode très bien, n'ont pas une énergie suffisante pour modifier la structure des atomes qui composent notre organisme. Ils ne sont pas "ionisants", comme disent les spécialistes. Nous pouvons donc consommer des aliments radioactifs sans aucune crainte.Car il en existe bien d'autres que la banane. On peut citer, par exemple, les épinards, le lait, les fruits de mer ou encore les champignons. D'autres aliments, comme les haricots rouges ou les pommes de terre sont même un peu plus radioactifs, tout en restant inoffensifs pour le consommateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les nuages aggravent-ils la résistance des bactéries aux antibiotiques ?
Il existe de très nombreuses bactéries résistantes aux antibiotiques. D'ordinaire, on les trouve dans le sol, sur les feuilles des arbres et même dans les cours d'eau et les océans. Mais elles seraient souvent emportées par le vent et, imprégnant les nuages, elles seraient dès lors capables de voyager sur de très longues distances.C'est ce qu'ont voulu vérifier des scientifiques canadiens et français. Pour ce faire, ils sont montés au sommet du Puy-de-Dôme, un volcan éteint du centre de la France, qui se dresse à plus de 1.400 mètres d'altitude.Parvenus à cette hauteur, ils ont prélevé des échantillons dans les nuages qui survolaient le volcan.En les analysant, ils ont trouvé de fortes concentrations de bactéries résistantes aux antibiotiques, leur nombre variant cependant selon les nuages. En effet, les scientifiques ont découvert, dans ces nuages, entre 300 et plus de 30.000 de ces bactéries par millilitre d'eau.Les bactéries trouvées n'étaient d'ailleurs pas les mêmes dans les nuages survolant les terres et dans ceux qui se formaient au-dessus des océans.En soi, une telle découverte n'avait d'ailleurs rien de surprenant. En effet, le développement de ces bactéries s'explique en partie par l'emploi très courant des antibiotiques, tant dans le domaine de la santé que dans celui de l'agriculture.Le recours systématique aux antibiotiques, notamment pour soigner certaines infections, favorise cette résistance et représente un véritable problème de santé publique. On estime en effet que ces bactéries, apparues à la suite d'une utilisation trop massive des antibiotiques, seraient responsables du décès de plus d'1,2 million de personnes dans le monde.De telles bactéries pourraient-elles présenter un danger pour les promeneurs ? D'après les spécialistes, il serait faible. En effet, ces micro-organismes ont du mal à résister aux conditions de la haute altitude.Aussi seulement 5 à 50 % des bactéries trouvées dans les nuages seraient encore actives. Malgré leur relative innocuité, certains scientifiques conseillent cependant de mieux repérer les endroits d'où proviennent ces bactéries résistantes aux antibiotiques, afin d'empêcher ou de limiter leur propagation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un taxi a-t-il perturbé les échanges entre l’ISS et la Nasa ?
Des cosmonautes russes de la Station spatiale internationale (ISS) viennent d'avoir un curieux échange avec la Terre. Ils effectuaient une sortie, pour installer un radiateur à l'extérieur de la station, quand ils ont reçu un étonnant message dans leurs écouteurs.Ce n'était pas un ingénieur de la NASA qui leur parlait...mais un chauffeur de taxi argentin ! Et c'est ainsi que des astronautes à des centaines de kilomètres de notre planète se sont vus demander la confirmation d'une adresse à Buenos Aires. Un journaliste argentin, assistant à la retransmission de la sortie, s'en est aussitôt aperçu.Pour bref qu'il ait été, puisqu'il n'a pas duré plus de trois secondes, le message avait de quoi surprendre ses auditeurs. Mais comment une telle erreur a-t-elle pu se produire ?Si les cosmonautes de la Station spatiale internationale ont pu recevoir cet étrange message, c'est pour une raison simple. Pour communiquer avec la Terre, en effet, ils utilisent, une fois par mois, une bande de fréquence UHT (ultra haute fréquence).Or, il se trouve que les chauffeurs de taxi de Buenos Aires utilisent la même. Le partage de cette bande de fréquence par des cosmonautes et un chauffeur de taxi a été facilité, dans ce cas, par le survol de l'Argentine par l'ISS.Par ailleurs, lors des sorties des astronautes, les communications avec le sol sont assurées par de simples transmissions radio, dans lesquelles il est facile de s'immiscer, si l'on peut dire.De telles interférences sont cependant très rares. Et, selon les spécialistes, elles ne mettraient pas les cosmonautes en danger. Si même elles les empêchaient d'établir un contact avec la NASA, ils interrompraient la sortie, et appliqueraient les consignes prévues en ce cas, jusqu'à la reprise de la communication.Par ailleurs, rien de confidentiel n'étant dévoilé lors de ces sorties, aucun secret ne risque d'être divulgué. En revanche, certaines conversations plus sensibles passent par une bande de fréquence sécurisée, sur laquelle les messages échangés sont codés. Aucun chauffeur de taxi, fût-il argentin, ne pourrait donc s'y inviter ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle heure est-il sur la Lune ?
La Lune continue de susciter l'intérêt des agences spatiales. Le programme Artémis, mis au point par la NASA, a prévu d'y faire à nouveau marcher des astronautes dès l'année prochaine.Mais ces missions lunaires ne seront un véritable succès que si elles sont le fruit d'une coopération entre les diverses agences spatiales. Or, elle suppose certains arrangements, comme, par exemple, un accord sur une heure commune.En effet, on peut se demander sur quelle heure les astronautes, une fois sur la Lune, devront régler leurs montres. Première solution : on pourrait, comme sur la Terre, tenir compte de la durée du jour pour définir les heures.Mais, sur notre satellite, le Soleil brille durant 14 jours. Un temps bien long pour des astronautes habitués à un rythme de 24 heures.Pour évaluer l'heure une fois sur la Lune, une référence plus commode serait le temps universel coordonné, ou UTC en anglais. En effet, il s'agit là d'un temps stable, sans rapport avec la rotation de la Terre sur elle-même.Et ce temps est d'autant plus fiable qu'il est contrôlé par des horloges astronomiques, dont on connaît la précision. Ce serait un parfait instrument si l'ensemble de notre monde était toujours régi par les lois de Newton.Or, depuis les lois d'Einstein sur la relativité restreinte, puis la relativité générale, une variable aussi capitale que le temps leur échappe en partie. Désormais, le temps n'est plus absolu, mais relatif.De fait, le temps diffère en fonction de la vitesse de celui qui le mesure, mais aussi de la proximité d'une masse, comme une planète par exemple, intervenant dans la gravitation.Or, la masse gravitationnelle de la Terre étant très différente de celle de la Lune, les heures indiquées par deux horloges installées sur l'une et l'autre ne tarderaient pas à se décaler.En effet, l'horloge présente sur la Lune gagnerait plus de 55 microsecondes toutes les 24 heures. C'est peu, à première vue, mais suffisant pour compromettre des missions qui doivent être réglées avec une très grande précision. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un kugelblitz pourrait courber l'espace temps ?
Certains objets célestes ne cessent d'intriguer les scientifiques par leur singularité. C'est le cas des trous noirs. Découverts à l'orée des années 1970, ces trous noirs sont des objets très compacts, qui se forment à la mort de certaines étoiles très massives.Leur champ gravitationnel est si grand que la masse de l'objet a fini par s'effondrer sur elle-même, se concentrant en un seul point, au centre du trou noir. Cette gravité est si intense qu'aucune lumière ne peut le traverser ni même en sortir.D'où l'appellation de "trou noir", qu'il est donc impossible d'observer. La densité est alors si intense que, pour créer un trou noir, elle courbe l'espace-temps, au point même de le "déchirer". Mais cet objet pourrait se former autrement que par cette très forte concentration de masse.En effet, on pourrait imaginer un autre mode de formation pour les trous noirs. La masse pourrait être remplacée par de l'énergie. Dans la théorie de la relativité générale, en effet, l'équivalence entre masse et énergie est exprimée par la célèbre équation E=mc2.Or, la lumière est elle-même une forme d'énergie. Donc, en théorie, si une quantité de lumière suffisante s'accumule en une région donnée, elle peut être capable de déformer l'espace-temps, et donc de créer un trou noir.C'est cet objet théorique que les astrophysiciens appellent un "kugelblitz", qu'on traduit généralement par "foudre en boule". Le trou noir se produirait donc sous l'action de l'énergie, et non de la matière, mais, une fois formés, il n'y aurait pas de différences entre ces objets.Il faut rappeler, encore une fois, que l'existence de ce "kugelblitz" n'est pour l'instant qu'une hypothèse. Elle paraît d'ailleurs improbable à certains scientifiques, qui estiment peu vraisemblable une telle concentration de lumière en un seul point.D'autres, comme le physicien John Wheeler, spécialiste de la relativité générale, qui a imaginé ce concept au milieu des années 1950, n'excluent pas l'existence de ces "kugelblitz".On ne s'étonnera pas, cependant, qu'il ait pu nourrir l'imagination des romanciers et des scénaristes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le linge séché au soleil a-t-il une si bonne odeur ?
Après les avoir lavés, vous pouvez placer serviettes et chemises dans un sèche-linge ou les étendre au soleil, dans le jardin. Le résultat ne sera pas le même. Le linge séché en plein air se sera imprégné d'une odeur plus agréable que celui sorti de l'appareil de séchage. Il s'en dégagera en effet une senteur fraîche très plaisante.Des chercheurs danois ont voulu savoir pourquoi un tel parfum s'exhalait du linge séché au soleil. Pour cela, ils ont lavé trois serviettes, dans une eau très pure. Chacune d'entre elles a ensuite été suspendue sur une corde située dans un endroit différent : un lieu ensoleillé, une pièce sombre et un balcon à l'ombre.Puis les serviettes ont été placées dans des sacs en plastique durant un temps suffisant pour que les composés organiques se libèrent.L'analyse de l'air contenu dans les sacs, menée au moyen d'une technique spécifique, a d'abord permis de séparer ces composés, puis de les étudier séparément.Les chercheurs ont remarqué que les serviettes séchées au soleil s'étaient imprégnées d'un plus grand nombre de composés organiques. Ils pensent que certains d'entre eux pourraient être produits au contact de l'ozone de l'air. Ce gaz réagirait en effet avec le linge humide pour l'imprégner de ces substances odorantes.Certaines, d'ailleurs, sont utilisées dans la fabrication de parfums ou l'industrie alimentaire. L'ozone aurait une autre vertu : il détruirait les bactéries responsables des odeurs désagréables qui peuvent émaner du linge séché dans un espace confiné.Quand le linge sèche dans le jardin, les arômes des plantes et des fleurs odorantes s'imprègnent également dans le tissu, dont les fibres parviennent à capter ces parfums. Ceci étant, le mécanisme exact qui préside à ces réactions n'est pas encore connu avec précision.Si une chemise ou un pantalon blancs, séchés en extérieur, sentent bon, ils ont aussi tendance à retrouver leur éclat. Du moins si le soleil est au rendez-vous.Mais ne faites pas sécher trop longtemps au soleil des vêtements colorés. En effet, ses rayons pourraient finir par les décolorer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi SpaceX parle de réussite après l'explosion de Starship ?
"Starship", la fusée conçue par la société d'Elon Musk, SpaceX, a explosé en vol, le 20 avril dernier, quelques minutes après avoir décollé de la base spatiale Starbase, située dans le sud du Texas. À première vue, on ne saurait donc considérer cet essai que comme un échec.Et pourtant Elon Musk en fait une quasi réussite. De fait, les responsables de l'essai n'ont pas parlé d'"explosion" de la fusée, mais de "désassemblage programmé". Ce qui laisse supposer qu'ils avaient prévu ce qui allait se passer.Il faut dire que le défi était de taille. En effet, Starship est la plus grosse fusée jamais construite. Réussir à la faire décoller, sans que la pression la détruise aussitôt, était déjà une gageure. En effet, la poussée au décollage était d'une puissance considérable. Malgré tout, la fusée a réussi à prendre son envol.Si le décollage s'est bien passé, c'est la séparation des étages qui, devant intervenir quelques minutes après, ne s'est pas déroulée comme prévu.En effet, la fusée a explosé quelques instants après le départ. Elle ne devait donc pas grimper jusqu'à 150 km d'altitude, avant de retomber dans l'océan Pacifique, ce qui était l'objectif initial.Pourtant, ni Elon Musk ni les ingénieurs ayant travaillé à la conception de la fusée ne se montrent déçus. Ils pensaient déjà qu'un décollage réussi serait une belle performance.Ils se sont également félicités de la capacité de la fusée à décoller malgré la panne de certains des moteurs de son premier étage. Des pannes qui se sont déjà produites lors de précédents tests sans décollage.Par ailleurs, à les en croire, le but de cet essai était de recueillir le maximum d'informations sur le décollage de cette fusée, afin d'améliorer les conditions de décollage et de vol des engins à venir.Pour l'instant, on ignore ce qui a pu provoquer l'explosion de Starship. Pour le savoir, il faudra analyser les données fournies par les nombreux capteurs qui équipent la fusée. En attendant, Elon Musk a promis un nouveau lancement d'ici quelques mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment prédire les canicules ?
Liées en partie au réchauffement de la planète, mais aussi à la résurgence de phénomènes climatiques comme "El Niño", qui se traduit par une température plus chaude d'une partie de l'océan Pacifique, les canicules sont de plus en plus fréquentes.Et, à cet égard, l'été 2023 pourrait être pire que celui de l'année précédente. Ces phénomènes climatiques extrêmes provoquent des décès et aggravent une sécheresse déjà très préoccupante dans de nombreuses parties du monde.D'où l'intérêt de prédire ces canicules. C'est le travail des prévisionnistes météo, qui alimentent des ordinateurs très puissants de données aussi variées que les températures, les précipitations ou la pression atmosphérique.Serait-il possible, cependant, de prédire les canicules avec encore plus d'avance ? Des chercheurs français répondent par l'affirmative. D'après eux, il serait possible de construire un dispositif d'intelligence artificielle capable de prévoir une canicule jusqu'à un mois à l'avance.Mais la difficulté, pour bâtir un tel système, réside dans la relative rareté des données disponibles. En effet, de telles chaleurs extrêmes ne se sont pas produites très souvent jusqu'à une date assez récente.Pour résoudre ce problème, les chercheurs ont recréé, en quelque sorte, un climat typique du début de ce XXIe siècle. L'outil ainsi mis au point a ensuite recueilli des données sur une période comparable à l'écoulement de 8.000 années.Ce modèle climatique, fondé sur ce que les spécialistes appellent le "deep learning", ou "apprentissage profond", a permis de nourrir le système d'un assez grand nombre d'informations significatives pour permettre des prévisions plus précoces.Les rapports du GIEC, qui regroupe les informations sur l'évolution du climat, sont d'ailleurs fondés sur l'utilisation de modèles comparables.Malgré tout, le manque de données relatives aux canicules restera, dans les années à venir, un problème que les chercheurs entendent résoudre tant par l'utilisation conjointe d'autres modèles climatiques que par l'intervention d'experts, pour orienter, en quelque sorte, le travail de l'IA.Quoi qu'il en soit, ce dispositif, qui nécessite encore de nombreux aménagements, ne sera pas opérationnel dans l'immédiat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le cerveau crée-t-il de faux souvenirs ?
On le sait, la mémoire est un processus très complexe. Une récente étude, menée par des chercheurs néerlandais, en fournit une nouvelle preuve. Elle porte sur la capacité du cerveau à forger de faux souvenirs.Ils s'inscriraient même dans la mémoire d'une personne tout de suite après qu'elle a été témoin d'un événement donné. Dans le cadre de leur étude, ces chercheurs ont demandé à des participants de regarder des lettres, dont l'une était surlignée, alors que d'autres étaient inversées.40 % des volontaires ont pu préciser quelle lettre était surlignée, en ajoutant qu'elle était également inversée. 10 % de cet échantillon n'ont pas été en mesure de le faire. Et certaines réponses des personnes persuadées qu'une lettre inversée ne l'était pas ont été extrêmement rapides.Cette absence d'hésitation tendrait à prouver que de faux souvenirs ont été créés dans le cerveau de ces volontaires aussitôt après la vision des lettres. Autrement dit, elles se souvenaient, non pas de ce qu'elles avaient vu, mais de ce qu'elles avaient cru voir.Les souvenirs que nous avons d'un événement ne sont donc pas toujours conformes à ce que nous avons réellement vu. En effet, on se souvient parfois de ce qu'on s'attend à voir.C'est comme si le cerveau s'adaptait au schéma mental qui est le nôtre au moment où nous sommes confrontés à un événement ou une rencontre. Le cerveau se comporte ainsi comme s'il se conformait à l'idée préconçue que nous nous en faisons.Une autre étude montre qu'il a suffi de placer la photo d'une personne dans une montgolfière pour lui faire croire qu'elle avait vraiment effectué ce vol, alors qu'il n'en était rien.Cette photo a contribué à la création d'un faux souvenir, qui a permis à la personne de décrire son baptême en montgolfière comme si elle y avait vraiment participé.Il arrive aussi que la mémoire des uns puise dans celle des autres pour fabriquer des souvenirs composites qui, là encore, ne reflètent pas fidèlement la réalité. On voit donc que la mémoire à court terme n'est pas toujours plus fiable que la mémoire à long terme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi sommes-nous de plus en plus piqués par les moustiques ?
Dans les sociétés industrialisées du monde occidental, l'activité humaine se trahit en tous temps, y compris la nuit. Avec les phares des voitures, un éclairage urbain plus performant et les lumières filtrant des appartements, la nuit est de moins en moins noire.Or, cette luminosité accrue dérange certains insectes. C'est le cas des moustiques, qui limitent leur activité durant l'hiver. Il ne s'agit pas d'une hibernation à proprement parler, mais de ce que les spécialistes appellent la dormance, ou "diapause".Durant cette période, les insectes transforment le sucre, prélevé notamment sur les fleurs, pour le transformer en graisse, sur laquelle ils vivent, de manière ralentie. Ils cherchent un endroit chaud et abrité, comme une grotte, et y passent généralement l'hiver.Mais c'était compter sans le maintien, en toute saison, de cette atmosphère lumineuse, qui empêche les moustiques de profiter, si l'on peut dire, de cette période de retrait qu'est la dormance. Ils ont donc tendance à rester actifs plus longtemps. Ils peuvent donc nous piquer même à la fin de l'été et au début de l'automne, si ce n'est au-delà.Or, c'est pendant cette période que les moustiques sont le plus susceptibles de transmettre à l'homme certaines maladies, comme le virus du Nil occidental. Ils se contaminent eux-mêmes en piquant des oiseaux.Cette pollution lumineuse ne gêne d'ailleurs pas tous les moustiques de la même façon. Durant l'hiver, en effet, chaque espèce adopte un comportement différent. Ainsi, certains moustiques restent à l'état d'œufs ou de larves pendant cette période.Cependant, même de la part des insectes dont cette luminosité nocturne prolonge l'activité, il ne faut pas attendre trop de désagréments. En effet, en hiver, les piqûres de moustique restent exceptionnelles.Cette pollution lumineuse ne gêne pas tous les moustiques, dans la mesure où certaines espèces sont actives toute l'année. C'est notamment le cas du moustique tigre. En raison du réchauffement climatique, qui augmente sa capacité à se reproduire, il est même plus actif qu'avant.Il se pourrait cependant que ces nuits moins noires puissent compromettre, sur le long terme, la survie de certaines espèces de moustiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment savoir si quelqu'un ment ?
Il vous est sans doute arrivé d'éprouver des doutes en écoutant le récit que vous faisait un ami de son dernier voyage ou de telle ou telle de ses actions. Vous avez eu l'impression qu'il vous mentait, mais vous ne savez pas comment le démontrer.Vous devriez alors vous intéresser aux travaux récents de chercheurs en psychologie néerlandais, qui en ont publié les résultats dans une revue réputée. Pour mener à bien leur étude, ils ont rassemblé plus de 1.400 volontaires.Leur mission : écouter le récit de deux groupes d'étudiants. Les membres du premier racontaient un vol qu'ils prétendaient avoir commis. Mais il n'en était rien. Quant aux autres, ils décrivaient une promenade qu'ils avaient réellement faite.Certains des participants n'avaient reçu aucune consigne particulière. Les autres, au contraire, devaient porter leur attention sur les détails donnés par les conteurs. Pour obtenir des résultats significatifs, les chercheurs n'ont pas mené moins de neuf expériences.Les volontaires se concentrant sur les détails des récits ont obtenu une proportion de réponses justes comprise entre 59 et 79 %. Des résultats bien plus satisfaisants que ceux enregistrés par les participants n'ayant pas reçu d'instructions de la part des chercheurs.Avec un taux de réussite approchant parfois de 80 %, cette méthode de détection des mensonges semble même plus efficace que les détecteurs et autres dispositifs utilisés à cet effet.Un récit détaillé, qui donne, par exemple, toutes les précisions souhaitables sur la disposition des lieux et sur le nombre et l'aspect des personnes présentes, serait le meilleur gage de vérité que pourrait donner le conteur.Il suffirait donc de repérer la présence ou l'absence de ces détails significatifs pour décider de la véracité ou de la fausseté de tel ou tel récit. La quantité, et la précision, de ces détails, donneraient, selon ces chercheurs, des indices très sûrs sur le jugement qu'il convient de porter sur un récit.Ce sont donc de tels détails qui donnent le sentiment d'un récit complet et structuré, dont, dès lors, l'aspect concret ne semble plus faire de doute. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on rôter dans l'espace ?
On le sait, les astronautes évoluent, en apesanteur, dans un monde qui n'est en rien comparable au nôtre. Cette situation particulière modifie les gestes les plus courants de la vie quotidienne.Ainsi, dans un vaisseau spatial, on ne mange pas ou ne va pas aux toilettes de la même façon que sur Terre. Mais il est encore d'autres fonctions de notre organismes qui sont changées par l'apesanteur.Ainsi, qu'en est-il de ces rots qui, pour peu élégants qu'ils soient, nous soulagent à l'issue d'un repas un peu copieux ? Ces éructations, comme on les appelle aussi, surviennent quand un excès d'air s'est amassé dans l'œsophage, qui relie la gorge à l'estomac.Cette question triviale n'a pas manqué d'être posée aux astronautes : peut-on roter dans l'espace ? Et la réponse est négative. On ne peut pas expulser l'air amassé de cette façon.Sur Terre, en effet, les aliments digérés s'acheminent vers le bas du corps, sous l'effet de la gravité. De leur côté, les gaz, et donc l'air, plus légers, ont tendance à remonter. Puis à s'évacuer sous forme de rots.Mais, dans l'espace, rien de tel. En effet, dans ce milieu, il n'y a pas de gravité. Aliments et gaz, qui ne sont pas séparés, comme sur Terre, flottent dans l'estomac, sous forme de bulles.Si une éructation se produit, elle ne prendra donc pas la forme du rot, telle qu'on la connaît ici-bas. Elle ressemblera plutôt à un vomissement, où tout sera rendu ensemble, gaz et aliments mêlés. De petites poches ont d'ailleurs été prévues à cet effet.Si, dans l'espace, on ne peut pas évacuer l'excès d'air par le haut, on peut heureusement l'éjecter par le bas. Autrement dit, si on ne peut pas roter, on peut toujours péter !Aucun danger pour que ces flatulences n'asphyxient les astronautes. En effet, le casque est isolé de la combinaison, ce qui permet, entre autres, de compenser les fuites d'air au niveau de cette dernière. Ne pouvant roter, les astronautes se rattrapent donc sur les pets, qui sont plus nombreux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Terre a-t-elle une deuxième Lune ?
Certaines planètes de notre système solaire ont de très nombreux satellites. Pas moins de 92 tournent ainsi autour de Jupiter. À cet égard, bien sûr, la Terre fait pâle figure. Jusqu'à présent, en effet, notre planète n'a qu'un seul satellite : la Lune.En fait, les choses sont un peu plus complexes. Si la Terre ne peut se prévaloir que d'un seul satellite, elle est entourée de quelques "quasi-satellites". Si on les appelle ainsi, c'est qu'ils semblent tourner autour de notre planète, une supposition qui semble confirmée si on les observe depuis la Terre. Mais, en réalité, ils accompagnent plutôt notre planète dans sa course autour du Soleil.Ce n'est donc pas la gravité de la Terre qui exerce la plus grande attraction sur eux, mais celle du Soleil. Parmi ces possibles "quasi-satellites", on peut citer "Kamo'oalewa", repéré en 2016.Les télescopes en avaient remarqué un autre, en 2020. Mais cet objet, de très petite taille, et dont la nature exacte n'avait pu être identifiée, n'était pas resté très longtemps dans les parages de la Terre. Au total, une dizaine d'astéroïdes pourraient revendiquer ce titre de "quasi-satellites" de la Terre.Mais les astronomes viennent de remarquer la présence d'une autre de ces "quasi-lunes". Ils lui ont donné le nom de "2023 FW 13". En soi, une telle découverte est assez rare. Il s'agit bien d'un "quasi-satellite", dans la mesure où c'est le Soleil qui joue le rôle principal dans son orbite, la gravité terrestre ne la modifiant qu'à la marge.Cette "quasi-lune" met d'ailleurs autant de temps que la Terre pour faire le tour du Soleil. D'après les astronomes, elle est dans cet état depuis des siècles et pourrait le rester encore pendant des milliers d'années.Il ne s'agit pas d'un satellite aussi volumineux que la Lune, mais d'un modeste objet d'une vingtaine de mètres. En mars dernier, les astronomes l'ont repéré à quelque 10 millions de kilomètres de notre planète, soit environ 25 fois la distance de la Terre à la Lune. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le sentiment amoureux coupe-t-il l'appétit ?
Certaines émotions provoquent une forme de boulimie chez certaines personnes. Mais ce n'est pas le cas, semble-t-il, du sentiment amoureux. Il aurait plutôt tendance à couper l'appétit.Si les amoureux ont moins faim, c'est d'abord en raison des hormones que leur organisme produit en abondance. À commencer par l'ocytocine, parfois surnommée, justement, l'hormone de l'amour.En 2015, une étude s'est intéressée à son effet sur l'appétit. Une vingtaine de participants ont été invités, les uns à inhaler de l'ocytocine, les autres un placebo. On leur a ensuite servi un copieux petit-déjeuner.Les chercheurs se sont alors aperçus que les personnes ayant inhalé de l'ocytocine avaient tendance à moins manger. Au début d'une relation amoureuse, d'autres hormones, comme la dopamine ou la sérotonine, produites elles aussi en grande quantité, tendent à réduire l'appétit. Quant à la phényléthylamine, elle serait responsable du fameux "coup de foudre" !Autrement dit, une personne amoureuse serait trop occupée à maîtriser des émotions qui la submergent pour songer à se mettre à table.Mais les hormones ne sont pas les seules en cause. Le début d'une relation amoureuse est une période exaltante mais, à d'autres égards, il peut aussi provoquer une certaine angoisse.En effet, on s'interroge sur les sentiments de l'autre et sur la durée d'une telle relation. Autant de réactions qui peuvent entraîner du stress. Et on sait que celui-ci ne fait pas bon ménage avec l'appétit.Par ailleurs, manger est souvent une occupation en soi. Surtout si l'on n'a pas grand chose à dire à son commensal. Un amoureux, au contraire, est absorbé par l'objet de sa passion. Et il en oublie souvent de manger. Ou du moins ne fait-il pas vraiment honneur au repas servi.On le voit, quand la sagesse populaire prétend qu'au début d'une relation amoureuse, on vit "d'amour et d'eau fraîche", elle n'a pas tout à fait tort. Certains médecins prétendent même que, dans les premiers mois de cette relation, on perdrait jusqu'à 5 kilos ! Une façon originale d'affiner sa silhouette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment connaître l'histoire des volcans grâce aux éclipses de Lune du Moyen-Age ?
Pour écouter mes épisodes:Quelle maladie touche tous ceux qui ont marché sur la Lune ?Quel ingrédient secret est caché dans la Joconde ?Rendez-vous sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492?mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Pensez à vous abonner ;)__________________________________Les scientifiques cherchent à mieux connaître les éruptions volcaniques qui ont eu lieu par le passé. Pour cela, ils étudient des échantillons de glace, dans lesquels ils recherchent des produits de ces éruptions.Ils savent également qu'il existe un lien entre ces événements et la luminosité des éclipses lunaires.En effet, celle-ci dépend en partie des aérosols disséminés dans l'atmosphère. Et les volcans en éruption en projettent de grandes quantités dans le ciel. C'est ce s'est passé, notamment, lors de la puissante éruption du volcan philippin Pinatubo, en 1991.Or, des textes anciens, datant des XIIe et XIIIe siècles, nous renseignent avec une certaine précision sur les 64 éclipses solaires ayant eu lieu à cette époque.Ces documents, écrits par des moines, toujours attentifs aux phénomènes célestes, décrivent environ 80 % de ces éclipses et, pour la moitié d'entre elles, précisent même leur luminosité. Il serait donc possible de faire le lien entre ces dernières éclipses et de possibles éruptions volcaniques.Les chercheurs avaient besoin d'un outil fiable pour rechercher, à travers ces textes monastiques, la trace d'éventuelles éruptions volcaniques. Ils l'ont trouvé sous la forme de l'échelle de Danjon.Mise au point par l'astronome du même nom, dans les années 1920, elle permet d'apprécier, en la classant de 0 à 4, la luminosité des éclipses de Lune. Ainsi, une éclipse affectée de la "note" 0 sera très sombre, alors que celle ayant mérité un "4" sera très lumineuse.Armés de cet outil, les scientifiques ont pu donner un chiffre à chaque éclipse décrite par les moines et comparer ensuite avec les analyses des échantillons de glace. Dans l'ensemble, les deux éléments se sont bien synchronisés.Dès lors, il était démontré que des éruptions volcaniques avaient bien accompagné les éclipses lunaires les plus sombres.L'examen de ces textes va permettre de faire progresser l'étude de ces phénomènes naturels. Ainsi, on comprendra sans doute mieux pourquoi le climat s'est refroidi à l'époque où les moines ont décrit les éclipses lunaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les mégabassines sont-elles controversées ?
Le récent projet de réserve de substitution, ou "mégabassine", devant voir le jour à sainte-Solive, dans les Deux-Sèvres, a soulevé une vive polémique et provoqué des heurts violents entre la police et les opposants à cette initiative.Ces mégabassines sont de vastes excavations, dont le fond est plastifié et imperméabilisé. Elles sont destinées à recevoir, en hiver, l'eau des nappes phréatiques. Ces réserves doivent faciliter l'irrigation estivale des cultures, au moment où les ressources en eau s'amenuisent.Le projet de sainte-Soline fait partie d'un programme plus vaste, prévoyant la construction de 16 mégabassines. Au total, elles pourront contenir quelque 6,2 millions de m3, soit de 20 à 30 % de l'eau nécessaire à l'irrigation du département des Deux-Sèvres.Les défenseurs des mégabassines ont des arguments à faire valoir. Pour eux, c'est la seule solution pour assurer la survie de l'agriculture en été, ce qui permet d'éviter des faillites et de sauver des emplois.De tels projets permettraient aussi de corriger l'inégale répartition de l'eau sur le territoire. En favorisant, durant l'ensemble de l'année, l'essor de l'agriculture, ces bassins éviteraient le recours à l'importation de produits qui, eux, auraient profité d'une meilleure irrigation.Un rapport du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a d'ailleurs montré que, si la perte de débit, pour les cours d'eau, est de 1 % au moment des prélèvements, celle-ci serait compensée par une hausse de 6 % en été, due à la baisse des prélèvements dans les cours d'eau.Mais ce rapport est contesté par les opposants aux mégabassines. Ils rappellent aussi que l'eau ainsi amassée dans ces vastes bassins est sujette à une forte évaporation. Par ailleurs, elle serait d'une moindre qualité, car sa température, plus élevée, favoriserait le développement de micro-organismes.Les détracteurs du projet en font également valoir le coût et s'inquiètent d'une menace pour l'écosystème, privé d'une partie de l'eau dont il a besoin. Enfin, en pompant cette eau à la surface, de manière artificielle, on empêcherait son infiltration naturelle dans les sols. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La vapeur d'eau est-elle un gaz à effet de serre ?
La vapeur d'eau contribue à 60 % à l'effet de serre, et même à 90 % si on y intègre celle qui est produite naturellement. Mais il s'agit, pour l'essentiel, d'un effet de serre naturel, produit par la vapeur d'eau contenue dans les nuages. C'est lui qui absorbe une partie du rayonnement solaire.Sans cette protection, la température moyenne de la Terre s'abaisserait à près de -20°C. C'est donc l'excès de gaz à effet de serre émis par l'homme qui entraîne le réchauffement climatique dont nous commençons à subir les effets.La vapeur d'eau produite par l'homme, dans les centrales nucléaires notamment, qui en rejettent, ou par le biais de l'irrigation des cultures, est donc bien un gaz à effet de serre, mais celui-ci participe de façon négligeable à ce processus de réchauffement.Et pourtant, la vapeur d'eau est bel et bien le gaz à effet de serre le plus présent dans l'atmosphère. En effet, sa concentration est de 10 à 100 fois supérieure à celle du CO2.Même si la vapeur d'eau contribue surtout à la protection de notre planète, certains pensent cependant qu'elle participe plus qu'on ne croit au réchauffement climatique.Pourtant, la vapeur d'eau se dissipe très vite, alors qu'un gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone peur rester dans l'atmosphère près d'un siècle.De son côté, la vapeur d'eau y reste d'autant moins longtemps que, sous l'effet de la condensation, elle se transforme en pluie ou se dépose, sous forme de rosée, sur le sol. Ceci étant, la concentration de vapeur d'eau dans l'air dépend aussi de sa température.Par ailleurs, elle n'est pas directement à l'origine du réchauffement du climat. Le CO2, par exemple, l'est bien davantage. Ce gaz, avec d'autres, accroissant l'effet de serre, il entraîne l'élévation des températures qui, à son tour, provoque une plus grande concentration de vapeur d'eau.En absorbant le rayonnement infrarouge, celle-ci contribue alors au réchauffement climatique. Mais elle le fait de manière indirecte, sans être à l'origine du processus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les hublots d’avion sont-ils arrondis ?
Il est des détails auxquels on ne prête plus guère attention, tant on y est habitué. Ainsi, prenez l'exemple des hublots d'avion. Ils sont ronds ou ovales. On est tellement accoutumé à cette forme arrondie qu'on ne la remarque plus vraiment.Et pourtant, ces fenêtres d'avion n'ont pas toujours été ovales. En effet, dans les premiers temps de l'aviation commerciale, les hublots étaient plutôt carrés ou rectangulaires.Mais, au début des années 1950, trois avions "Comet", fabriqués par le constructeur de Havilland, se désintègrent littéralement en vol. On déplore des dizaines de victimes. Et les enquêtes révéleront que ces hublots carrés ou rectangulaires seraient à l'origine de ces accidents mortels.On sait qu'à partir d'une certaine altitude, les avions subissent une très forte pression. Et les experts chargés de l'enquête ont déterminé que les angles formés par les hublots carrés de ces "Comet" représentaient autant de points faibles en matière de pression.Autrement dit, la pression se concentrerait sur ces parties des hublots, devenant deux ou trois fois plus forte que sur le reste de l'appareil. À la longue, elle finirait par provoquer de petites fissures qui, en s'élargissant, peuvent détériorer le fuselage de l'appareil et faire exploser les vitres des hublots, entraînant alors la dépressurisation de la cabine.C'est ce défaut aux conséquences tragiques que les avionneurs ont voulu éliminer sans retard. Pour le corriger, ils ont remplacé ces fenêtres rectangulaires, aux angles dangereux, par des hublots arrondis.En effet, cette forme permet de mieux répartir les contraintes de pression, ce qui permet d'éviter les graves inconvénients des précédents hublots.C'est pourquoi tous les avions sont équipés aujourd'hui de hublots arrondis. Les risques d'accidents en sont beaucoup réduits, sans disparaître totalement. En effet, même ovales, les hublots représentent toujours une zone de fragilité.L'idéal serait de les proscrire, comme dans certains avions cargos, spécialisés dans le transport des marchandises. Mais, privés de toute vue sur l'extérieur, les passagers seraient sans doute déçus, sans parler de la sensation de claustrophobie qu'ils pourraient éprouver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel cri les plantes stressées émettent-elles ?
Les scientifiques pensent, depuis longtemps déjà, que les plantes ne sont pas des organismes inertes. Ainsi, elles seraient capables de signaler à d'autres végétaux l'imminence d'une attaque.Certaines études suggèrent aussi qu'elles pourraient réagir, à leur manière, à ce qu'elles "considèrent" comme des agressions. Ainsi, des végétaux montreraient des signes de "fébrilité" devant l'approche de la pluie.Si vous les touchez, ce qu'elles ne semblent pas apprécier, elles auraient aussi une façon bien à elles de "protester".Une nouvelle étude vient confirmer cette capacité de réaction des végétaux. Elle montre que, face à une source de stress, les plantes pourraient émettre des sons.Il est des situations qui, en effet, provoquent une certaine "panique" de la part des plantes : une sécheresse persistante ou le fait d'être coupée ou arrachée du sol, par la main de l'homme notamment.Les chercheurs ont donc installé des micros spécifiques non loin de plants de tomates et de tabac. Les uns étaient dans des caisses insonorisées, les autres dans des serres.Certaines de ces plantes avaient été coupées ou privées d'eau, contrairement aux autres. Ces instruments très sensibles ont pu enregistrer des sons, dont la fréquence était trop élevée pour être perçus par l'oreille humaine. En revanche, ils pourraient être entendus par des insectes ou d'autres animaux, même éloignés des plantes de trois à cinq mètres.Ces "cris" provenaient de la formation de bulles de vapeur à l'intérieur de la plante "stressée". D'après les scientifiques, ils ressemblent un peu au son émis par le froissement du papier bulle.La fréquence de ces signaux de détresse varie selon les plantes et le degré de stress qu'elles subissent. Ainsi, les plants de tomates déshydratés auraient émis, dans une heure, jusqu'à 40 de ces "cris". Alors qu'une plante en bonne sante n'en pousserait qu'un par heure environ.Certains dispositifs d'intelligence artificielle pourraient percevoir jusqu'à 80 % des sons de détresse émis par les plantes. Ce qui pourrait permettre, par exemple, de mieux connaître l'état de déshydratation d'une plante et de modifier les programmes d'arrosage en conséquence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle mission va chercher un objet extraterrestre ?
La recherche des traces d'une hypothétique civilisation extraterrestre fait toujours partie des objectifs que se fixe l'exploration de l'espace. Et certains scientifiques consacrent une bonne partie de leur temps à cette mission.C'est le cas du chef du département d'astronomie de la prestigieuse université d'Harvard. Il s'est en effet spécialisé dans la recherche des preuves d'une éventuelle intelligence extraterrestre.Et il croit les avoir trouvées sous la forme d'un objet qui a percuté la Terre, en 2014, et dont les débris se sont abîmés au fond de l'océan Pacifique. Selon cet astrophysicien, il proviendrait d'un autre système solaire.Mais, toujours d'après ce scientifique, il ne s'agirait pas d'un simple météore, mais d'un objet fabriqué par des êtres intelligents. En effet, il serait composé d'une roche ou d'un métal qui le rendraient plus résistant que tous les météores déjà répertoriés par la NASA.Voulant en avoir le cœur net, l'astronome a décidé d'aller repêcher des fragments de cet objet, qui a reçu le nom scientifique de "CNEOSI 2014-01-08". Grâce aux satellites militaires, et à quelques autres indications, il a pu se faire une idée de l'endroit où a pu tomber l'objet.Ses morceaux ont dû se répandre dans une zone assez étendue, située au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Pour mener à bien ses recherches, le scientifique va monter une véritable expédition, qui devrait durer deux semaines.Grâce à un financement d'environ 1,5 million de dollars, il a pu recruter une équipe et acquérir un bateau doté d'équipements spécifiques, comme un traîneau magnétique.Malgré tout, la recherche ne sera pas facile. En effet, le périmètre à explorer est vaste, et l'objet, en atteignant l'atmosphère terrestre, a été pulvérisé en très nombreux fragments.Ce qui rend cette quête encore plus délicate, c'est que la plupart de ces morceaux sont minuscules. Il y en aurait ainsi environ un millier ne dépassant pas le millimètre. Seuls quelques dizaines mesureraient plus d'un centimètre. Pour compliquer encore les choses, les fragments seraient enfouis à près de 2 kilomètres de profondeur.Dans ces conditions, autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand a-t-il plu pendant deux millions d'années ?
Au cours de sa longue histoire, notre planète a connu de longues périodes de sécheresse ou de glaciations. Mais aucun épisode climatique n'a duré plus longtemps que ce que les spécialistes appellent l'événement pluvial du Carnien.Il se situe voilà environ 232 millions d'années, durant l'époque géologique du Trias. Durant cet épisode du Carnien, la pluie serait tombée pendant deux millions d'années.De puissantes éruptions volcaniques, qui se sont produites dans le Canada actuel, seraient à l'origine de cette longue période pluvieuse. En effet, ces volcans auraient alors émis de grandes quantités de gaz à effet de serre, qui auraient durablement perturbé la circulation océanique et les courants atmosphériques.Autant de phénomènes qui, à leur tour, auraient déclenché un cycle de pluies d'une exceptionnelle durée.L'existence et la durée de cet épisode du Carnien ont pu être établies grâce à l'examen de nombreux échantillons de roches sédimentaires et de certains des fossiles qu'elles contenaient.Des prélèvements de sols, ainsi que des pollens, ont été également analysés. Toutes ces recherches ont permis de conclure à la présence, durant ces 2 millions d'années, d'un climat tropical humide et de la végétation luxuriante qui lui est propre.Ceci étant, les scientifiques ne s'accordent pas sur la durée continue de ces précipitations ni sur les régions qu'elles ont touchées. Ces pluies seraient surtout tombées sur les régions tropicales et subtropicales de notre planète, mais le périmètre concerné pourrait être plus vaste que prévu.De même, certains indices laissent supposer que cet épisode pluvieux aurait pu être ponctué de périodes de sécheresse.Que ces pluies aient été continues ou non, elles ont eu un impact sur la faune et la flore des régions arrosées. Ainsi, elles ont joué, semble-t-il, un rôle indéniable dans l'essor des dinosaures.Ces derniers, apparus au début du Trias, voilà environ 245 millions d'années, étaient beaucoup moins nombreux avant le début de l'épisode pluvieux du Carnien. Par ailleurs, de nombreuses espèces d'arbres et de plantes à fleurs ont profité de ces abondantes précipitations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle sera la population mondiale en 2100 ?
Très peu nombreuse, et concentrée dans quelques îlots de peuplement, durant la Préhistoire, la population mondiale a commencé à augmenter de manière significative avec l'invention de l'agriculture et de l'élevage, qui ont permis la sédentarisation des communautés humaines.Jusqu'à l'époque contemporaine, cette population n'a progressé que par à-coups, avec des pics de mortalité dus aux guerres, aux disettes et aux maladies.Au XXe siècle, l'amélioration des conditions de vie, liée notamment aux progrès de la médecine et de l'hygiène, ainsi qu'une alimentation plus abondante et équilibrée, ont entraîné une hausse bien plus marquée de la population mondiale.C'est ainsi qu'elle est passée de 1,6 milliard d'habitants en 1900 à 2,6 milliards en 1950 et environ 7,7 milliards en 2020.Le seuil de 8 milliards d'êtres humains a été atteint l'année dernière. La population mondiale va-t-elle continuer à augmenter à ce rythme ? Les avis sont très partagés à ce sujet.Les experts de l'ONU croient à une progression continue de la population mondiale. Selon leurs estimations, elle devrait atteindre 8,5 milliards d'habitants en 2030 et 9,7 milliards en 2050.À l'orée du XXIIe siècle, en 2100, cette population pourrait franchir le cap des 10 milliards, voire des 11 milliards d'êtres humains. Mais tous les démographes ne sont pas d'accord avec une telle analyse.En effet, non seulement certains scénarios ne prévoient pas une telle progression de la population mondiale, mais ils envisagent même sa décrue. Selon les hypothèses, cette population pourrait se situer, en 2100, autour de 7,3 milliards d'habitants, voire aux environs de 4 milliards.Cette baisse de la population serait due, pour l'essentiel, à un fléchissement encore plus net de la fécondité qui, rappelons-le, est déjà passée de 5 enfants par femme en 1950 à 2,3 en 2021.Une telle évolution s'explique aussi bien par l'augmentation du travail féminin et la généralisation des pratiques de limitation des naissances que par un meilleur accès aux soins ou à l'éducation. Moins nombreuse, la population mondiale devrait être aussi plus âgée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manger du mammouth est-il possible ?
Le mammouth était l'un des gibiers de prédilection des hommes de la Préhistoire. Ils l'utilisaient de bien des façons et ne manquaient pas de consommer sa chair, qu'ils devaient trouver à leur goût.Nous pourrons peut-être bientôt les imiter. Sans avoir besoin, pour cela, de partir en chasse. En effet, des chercheurs australiens sont peut-être en passe de mettre de la viande de mammouth dans nos assiettes.De fait, des restes de mammouth laineux, trouvés dans les régions glaciales de l'Arctique, leur ont permis de reconstituer le génome de l'animal. Puis, en servant de l'ADN de l'éléphant d'Afrique, le parent le plus proche du mammouth, ils ont recrée en laboratoire une boulette de viande.Même si ces boulettes de mammouth ne sont sans doute pas près d'envahir les rayons de nos supermarchés, cette expérience s'inscrit, à sa façon, dans le cadre d'une recherche essentielle en matière alimentaire.En effet, de nombreux scientifiques s'efforcent de fabriquer de la viande en laboratoire. Un mode de production qui permettrait, à terme, de faire face à une consommation de viande qui, malgré un certain changement dans les goûts alimentaires, devrait augmenter d'environ 70 % d'ici 2050.Un mode de production moins nuisible à l'environnement que l'élevage, responsable de près de 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il existe encore une autre solution pour faire face aux besoins, la viande d'origine végétale.Si l'expérience est concluante, ces boulettes de mammouth pourraient être élaborées par une entreprise australienne, spécialisée dans la fabrication de la viande cde synthèse.Pour se démarquer de ses concurrents, elle a imaginé de recréer de la viande de crocodile ou même de dodo. Mais, faute de restes de cet oiseau, disparu depuis des siècles, ce dernier projet n'a pu aboutir.Cette viande de mammouth sera soumise à des tests de sécurité. En effet, les scientifiques ignorent si la protéine qui a permis de la reconstituer ne présente pas des dangers pour la santé humaine. Il faudra donc patienter avant de mettre la viande de mammouth à son menu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la théorie microbienne ?
La théorie microbienne considère que la survenue de certaines maladies est due à la contamination du patient par des micro-organismes appelés "microbes". Jusqu'à la fin du XIXe siècle, et aux travaux décisifs de Pasteur en la matière, les médecins ne refusaient pas forcément le principe même de cette théorie.Mais, pour la plupart d'entre eux, les micro-organismes responsables de la contamination ne provenaient pas de la reproduction, d'insectes par exemple. Pour ces médecins, en effet, ils apparaissaient plutôt par génération spontanée. Autrement dit, ils naissaient de la matière inerte.L'un des premiers à apporter une preuve expérimentale de l'absence de génération spontanée fut le médecin italien Francesco Redi, à la fin du XVIIe siècle. Ayant laissé de la viande dans des bocaux, dont les uns étaient laissés ouverts et les autres fermés, il montra que les asticots n'étaient apparus que dans des endroits accessibles aux mouches.En parallèle à cette réfutation de la génération spontanée, s'affirme de plus en plus le rôle joué par des micro-organismes dans la transmission des maladies. D'abord parce qu'on peut les voir, notamment grâce aux travaux du savant hollandais Leewenhoek qui, à la fin du XVIIe siècle, apporte des perfectionnements décisifs aux microscopes.Plus tard, au milieu du XIXe siècle, les observations empiriques d'un obstétricien hongrois, Ignace Semmelweis, contribuent à préciser le rôle de ces agents pathogènes dans le processus de contamination.En effet, il remarque que la mortalité des femmes accouchées par des médecins qui venaient de pratiquer des autopsies était nettement plus élevée que celle des femmes ayant fait appel à une sage-femme. Il en déduit que des micro-organismes, présents dans les cadavres autopsiés, et responsables des fièvres puerpérales mortelles, ont été transmis aux patientes par les mains des médecins.À la fin du XIXe siècle, Louis Pasteur démontre, de manière définitive, la théorie microbienne. En prouvant que les micro-organismes apparus dans des bouillons de culture ne pouvaient provenir que de l'extérieur, il montrait l'inanité de la thèse de la génération spontanée, qu'aucun scientifique sérieux ne défendra plus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel pourcentage d'humains échappent à la pollution ?
Les résultats d'une étude très inquiétante viennent d'être publiés par des chercheurs australiens. Selon ce travail, en effet, la quasi totalité des humains seraient exposés à un risque de pollution, notamment par des particules fines.De fait, seul 0,001 % de l'humanité respirerait un air pur. Autrement dit, un air satisfaisant aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en la matière.La minorité bénéficiant, selon l'étude, d'un air non vicié, semble tellement minime qu'on peut se demander s'il existe encore, sur terre, un endroit préservé de toute pollution.Pour les chercheurs, nous passerions, en moyenne, plus de 70 % de nos journées à respirer un air trop chargé en particules fines. Or, celles-ci sont, on le sait, dangereuses pour la santé, car elles peuvent provoquer des crises d'asthme ou favoriser la survenue d'un cancer des poumons ou de certaines maladies cardiovasculaires.Si l'humanité est de plus en plus en proie à la pollution, elle ne l'est pas partout au même degré. C'est du moins ce que révèle cette étude.En effet, au cours des deux dernières décennies, les jours d'exposition à un air pollué auraient eu tendance à augmenter pour certaines parties du monde, comme l'Océanie, l'Asie du Sud-Est ou l'Amérique du Sud.Cette évolution est sans doute liée au développement économique, et donc à l'essor de la production industrielle, de ces zones, ou du moins de certaines d'entre elles. La probable insuffisance des mesures prises pour limiter cette pollution peut aussi l'expliquer.À l'inverse, d'autres secteurs, comme l'Amérique du Nord ou l'Europe, ont vu diminuer le nombre de ces jours d'exposition à un air pollué. Des politiques de préservation de l'air plus efficaces et parfois, comme en France, sous la tutelle des pouvoirs publics, sont en partie à l'origine de ces progrès.Pour certains, toutefois, ces mesures ne se traduiraient que par la diminution de particules d'une certaine taille. Un tel dispositif, incomplet, ne serait donc pas de nature, à leurs yeuux, à régler le problème de la pollution de l'air. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que révèle l'analyse ADN de Beethoven ?
Un récent article, publié dans une prestigieuse revue scientifiques, fait état de travaux originaux. Leur but était, en effet, d'examiner l'ADN d'un des plus célèbres musiciens de tous les temps, Ludwig van Beethoven.Le compositeur n'aurait pas été opposé à une telle investigation. Dans une lettre à ses frères, datée de 1802, il leur demande de convaincre son médecin de faire la description publique de la maladie qui, en 1827, devait entraîner sa mort.Pour mener leur enquête, les scientifiques disposaient de huit mèches de cheveux, fournies par des collectionneurs privés et des musées. Ils n'en ont cependant retenu que cinq qui, par leurs caractères et leur similitude, leur ont paru authentiques.L'étude attentive de l'ADN extrait de ces mèches de cheveux s'est révélée très instructive. En premier lieu, elle nous en apprend davantage sur la nature de la maladie qui, survenue six ans avant sa mort, a sans doute provoqué le décès de Beethoven.Cette analyse permet en effet de penser que le compositeur serait mort d'une maladie du foie. Le musicien lui-même, d'ailleurs, avait parlé, dans sa correspondance notamment, d'accès de jaunisse.Les chercheurs pensent que la cirrhose du foie, souvent évoquée à propos de Beethoven, pourrait être cette maladie fatale. Sa survenue serait due à la fois à des prédispositions génétiques et à une consommation excessive d'alcool, notée par les contemporains du musicien.Par contre, la présence du virus de l'hépatite B, qui aurait contaminé le compositeur à la fin de sa vie, ne serait pas le responsable direct d'une éventuelle cirrhose du foie.Par ailleurs, l'ADN du compositeur présentait des différences avec celui de certains de ses collatéraux, qui a été examiné pour cette occasion. Ce qui voudrait dire que l'un de ses ascendants aurait pu commettre une infidélité. Beethoven serait donc, en quelque sorte, un rejeton illégitime.Par contre, ces analyses ADN n'ont pas permis de faire la lumière sur la surdité de Beethoven qui, survenue assez tôt dans sa vie, l'empêcha sans doute de donner toute la mesure de son génie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment expliquer l'accélération de Oumuamua ?
La rapide traversée du ciel, en 2017, par un étrange objet stellaire, a suscité l'étonnement des scientifiques. Que pouvait bien être et d'où pouvait venir ce mystérieux objet, surnommé "Oumuamua", ce qui, en langue hawaïenne, veut dire "éclaireur".Les astronomes décrivent un objet d'environ 100 mètres de large, qui les a d'abord intrigués par son aspect brillant. D'après leurs observations, il produit en effet un très vif éclat, qui se modifie selon le moment.Ces changements de luminosité donnaient un peu l'impression d'un objet qui se retournerait sur lui-même. Mais ce qui a surpris plus encore les scientifiques, c'est le changement soudain de trajectoire d'Oumuamua.En effet, après avoir effectué une révolution autour du Soleil, l'objet stellaire à brusquement accéléré et s'est échappé de notre système solaire. Enfin, il y a pénétré avec une telle vitesse qu'il devait probablement venir d'un autre système stellaire.Intrigués par ce curieux objet stellaire, les scientifiques n'ont pas manqué d'élaborer des hypothèses pour en expliquer l'origine et le comportement.Ils ont d'abord pensé qu'il pouvait s'agir d'une comète. Mais Omuamua était dépourvu de l'une des caractéristiques essentielles des comètes, le halo da gaz et de poussières qui se forme à l'approche du Soleil.Pour beaucoup de scientifiques, l'absence de cette traîne spécifique règle la question : Oumuamua ne saurait être une comète. D'autres, au contraire, pensent que cet objet serait bel et bien une comète, trop petite pour avoir une queue.Par ailleurs, le comportement étonnant d'Omuamua, et notamment son accélération brusque, suivi d'un changement de trajectoire, a pu faire supposer qu'il s'agissait d'un vaisseau extraterrestre.Mais une autre explication, plus prosaïque, vint d'être donnée à cet étrange phénomène. Les grandes quantités d'eau présentes dans cet objet auraient été atteintes par des rayons cosmiques. L'eau se serait alors transformée en hydrogène, dès lors piégé à l'intérieur de l'objet.Quand, dans sa course autour du Soleil, il s'est approché de l'astre, la chaleur aurait alors libéré de l'hydrogène. Un phénomène qui aurait fait office de propulsion. Une hypothèse qui, en l'absence de l'objet, parti vers d'autres cieux, ne pourra pas être vérifiée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la supraconductivité ?
La supraconductivité désigne l'une des propriétés les plus étonnantes de la matière. En effet, quand on parvient à refroidir certains matériaux, à une température extrêmement basse, proche du zéro absolu (-273,15°C), l'électricité y circule alors sans aucune résistance.Habituellement, en effet, une partie de l'énergie produite est transformée en chaleur et se perd alors dans le matériau même.Au contraire, quand ce matériau est suffisamment refroidi, le courant électrique se déplace sans aucune perte d'énergie. Cette étonnante particularité fut découverte, en 1911, par un médecin hollandais qui, parvenu à refroidir suffisamment le mercure, s'était alors aperçu de ce qu'on devait nommer sa supraconductivité.C'est dans le domaine de la physique quantique, qui rend compte du comportement de la matière à une échelle extrêmement petite, qu'on peut trouver l'explication de ce phénomène.En effet, à cette échelle, quand le matériau est suffisamment refroidi, les électrons s'associent par deux, formant alors des paires, dites de Cooper, qui ont la faculté de circuler sans rencontrer aucune résistance.Cette particularité de la matière refroidie est d'une grande importance, car elle a de nombreuses applications concrètes. En effet, la supraconductivité permet de transporter de l'électricité sur de longues distances sans aucune perte d'énergie.Elle crée aussi de puissants aimants, là encore sans aucune dissipation d'énergie. À une température suffisamment basse, en effet, certains matériaux rejettent, en quelque sorte, un champ magnétique.Parmi les techniques utilisant aujourd'hui la supraconductivité, on peut citer l'imagerie à résonance médicale ou IRM. Cette technologie utilise en effet un champ magnétique d'une certaine puissance.La supraconductivité permet de mettre en œuvre des techniques encore plus spectaculaires. C'est notamment le cas des accélérateurs de particules, mécanismes qui, utilisant aussi des champs électriques ou magnétiques, portent certaines particules à des vitesses très élevées.Mais c'est aussi cette particularité de la matière qui permet de mouvoir certains trains à grande vitesse japonais. Semblant suspendus au-dessus des rails, ils se servent en fait de la supraconductivité d'un certain type d'aimants. Ces trains en lévitation filent à plus de 500 km/h ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi un brevet déposé par Ford inquiète-t-il ?
Le constructeur automobile Ford vient de déposer un brevet dont la nature même peut soulever de véritables questions éthiques. En effet, il s'agirait, en somme, de prendre en main, de manière progressive, les véhicules des conducteurs qui ne paieraient pas leurs mensualités.Le dispositif imaginé n'est pas conçu pour priver, de manière soudaine, le mauvais payeur de sa voiture. En effet, le brevet prévoit un processus progressif.Dans un premier temps, l'automobiliste ne pourra plus utiliser certaines fonctionnalités. Le but, clairement affiché, est de rendre la conduite moins agréable. Et de persuader le conducteur de payer ses dettes.Si la désactivation de ces fonctionnalités ne suffit pas à convaincre le conducteur de payer ses factures, Ford a prévu d'autres "punitions". Ainsi, sa voiture serait alors programmée pour ne pouvoir rouler que dans une certaine zone, autour du domicile de l'automobiliste.De même, le véhicule pourrait être bloqué le week-end, mais resterait utilisable la semaine, pour permettre au conducteur de se rendre à son travail. Si l'automobiliste récalcitrant ne se décide toujours pas à payer ce qu'il doit, le dispositif mis en place peut aller plus loin.En effet, le système installé sur la voiture peut totalement la bloquer. Autrement dit, le conducteur ne pourra plus l'utiliser. Rendant le véhicule autonome, ce dispositif peut même le conduire, à l'insu de son propriétaire, jusqu'à l'endroit prévu par le concessionnaire.Même les caméras présentes à bord sont utilisées pour veiller à ce que ce dispositif ne soit pas désactivé par un garagiste ou un conducteur ingénieux.On conçoit qu'un tel brevet puisse susciter des inquiétudes. Mais Ford s'est voulu rassurant. Il n'aurait pas l'intention de mettre vraiment en œuvre un tel système.Ce brevet ne serait en quelque sorte qu'un document de travail dans le cadre de la recherche que mènent les constructeurs automobiles pour fabriquer des véhicules de plus en plus connectés.Seul l'avenir permettra de savoir si ce brevet doit rester à l'état de projet ou si de telles voitures seront mises en circulation un jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le « zéro absolu » ?
Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------Le zéro absolu est la température la plus basse possible. Il s'agit d'une température théorique, fixée à -273,15 degrés Celsius et -459,67 degrés Fahrenheit. La température correspondant au désordre d'un système, ce qu'on appelle son entropie, le zéro absolu mesure donc, dans ce système, l'absence d'agitation des atomes qui le constituent.La mise au point de cette température, et donc du zéro absolu, s'est en partie faite par le biais de la liquéfaction de certains gaz. En effet, ce passage de la phase gazeuse à la phase liquide se fait à des températures très basses, qui ont pu donner une idée précise de ce qu'était le zéro absolu.Ainsi, l'azote se liquéfie à une température d'environ -200°C. De même, la température de liquéfaction de l'hydrogène est également très basse. Mais, c'est l'hélium qui, en se liquéfiant à -270°C, se rapproche le plus du zéro absolu.Dès le début du XVIIIe siècle, les travaux de certains scientifiques, comme le physicien français Guillaume Amontons, ont établi une relation entre ces températures très basses et la liquéfaction de certains gaz.Au milieu du XIXe siècle, lord Kelvin, qui a travaillé sur la liquéfaction de gaz plus légers que l'azote, a établi une unité de mesure qui porte son nom, le Kelvin. Elle a la particularité de prendre pour base le zéro absolu. Autrement dit, 0°K (zéro degré Kelvin)= -273,15°C.Il est impossible, dans l'état actuel de nos connaissances, d'atteindre le zéro absolu, qui demeure donc, comme nous l'avons vu, une mesure théorique. Même le fond diffus cosmologique, ce vestige d'un rayonnement émis très peu de temps après le Big Bang, conserve une température moyenne de 2,73°K.Certaines techniques, comme le refroidisseur cryogénique, permettent d'approcher de très près le zéro absolu, sans toutefois l'atteindre. Cependant, une expérience, menée à Brême, en Allemagne, dans un équipement appelé "tour de chute libre", a permis de frôler le zéro absolu. En effet, on a atteint la température incroyablement basse de 0,000000000038°K ! Une véritable performance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l'altitude maximale du ciel ?
Vous vous êtes peut-être demandé, en levant les yeux, jusqu'où montait ce que nous appelons le "ciel". Il n'existe pas, en fait, de limite précise entre l'atmosphère terrestre, qui représente, en quelque sorte, le ciel, et l'espace.Faute de véritables seuils physiques, il existe une limite conventionnelle, appelée "ligne de Karman", du nom d'un physicien américain d'origine hongroise.Cette ligne de Karman est fixée à 100 kilomètres au-dessus de la Terre. Cette altitude, adoptée par la Fédération aéronautique internationale, ne sépare donc pas vraiment le "ciel" de l'espace qui le prolonge.Elle correspond plutôt à l'altitude au-delà de laquelle un avion ne peut plus vraiment voler. Il s'agit d'ailleurs d'une limite théorique, puisque, dans la réalité, les avions commerciaux ne montent guère au-delà de 12 kilomètres, les jets privés pouvant s'élever un peu plus haut.En effet, les moteurs de ces avions ne sont pas assez puissants pour leur donner une portance propre à leur faire dépasser une telle altitude. La portance étant, rappelons-le, la force exercée par le vent sur les ailes de l'avion.À bord de leurs vaisseaux spatiaux, les cosmonautes peuvent cependant distinguer une autre limite à notre ciel. Vue d'en haut, elle est composée d'une sorte de halo bleu, qui entoure notre planète.Les scientifiques l'appellent la "géocouronne". Elle est composée d'un nuage d'hydrogène d'origine terrestre. Il forme bien ce que nous nommons le "ciel". Seulement il monte plus haut que ce que l'on pensait.C'est une analyse plus approfondie des données transmises par le satellite Soho, en 1998, qui a permis de conclure à une plus grande altitude de ce nuage d'hydrogène.À mesure qu'on s'élève, il devient cependant de plus en plus ténu. En effet, on compte 50 millions d'atomes d'hydrogène par cm3 à une altitude de 100 kilomètres, 70 atomes par cm3 à 60.0000 kilomètres et seulement 0,05 atome par cm3 à 630.000 kilomètres de la Terre.Ce qui veut dire, dans ce cas, que le "ciel" s'élèverait même au-dessus de la Lune. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Où l'ISS va-t-elle s'écraser ?
La Station spatiale internationale (ISS), lancée en 1998, ne devrait pas aller au-delà de la décennie actuelle. En effet, les pays qui sont parties prenantes dans ce projet se sont entendus pour mettre fin à son existence en janvier 2031.Dans ce vaste laboratoire de recherche qu'est la Station internationale, les expériences, réalisées en apesanteur, se sont multipliées. On a appris à faire pousser des légumes dans l'espace, ce qui rendra de grands services aux futures missions habitées, on a fait des recherches sur le cancer ou la physique des fluides.Mais, désormais, la fin de la mission est programmée. Il faut donc, d'ores et déjà, en prévoir les modalités.En premier lieu, il faudra compter sur un vaisseau capable de remorquer la station, qui pèse plus de 400 tonnes. Ainsi, les Canadiens, Japonais et européens, partenaires de la NASA dans cette aventure, sont invités à réfléchir à la mise au point de ce "tracteur" de l'espace.Ce qui ne veut pas dire que les Russes, qui ont eux aussi participé au lancement de l'ISS, sont laissés de côté. Cette coopération spatiale est même devenue, depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le seul terrain d'entente entre les Russes et leurs partenaires.L'ISS doit tomber en mer, au beau milieu de l'océan Pacifique. Cet amerrissage sera surveillé de près. En effet, l'entrée dans l'atmosphère désagrège les objets en provenance de l'espace.Aussi les débris peuvent-ils tomber dans un large périmètre. Il faut donc s'assurer qu'ils ne causent aucun dégât. C'est pourquoi la zone choisie, une fois encore, pour recevoir les morceaux de la station spatiale, est le point Némo, le secteur le plus éloigné des terres émergées.Pour plus de sûreté encore, les autorités du Chili et de la Nouvelle-Zélande, les pays les plus concernés par cette chute de l'ISS, demanderont aux navires d'éviter cette zone durant un certain temps.Les débris de l'ISS viendront rejoindre, dans ce véritable cimetière marin, les épaves de plus de 260 objets spatiaux, qui ont sombré dans ces eaux depuis 1971. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sont les innovations de la nouvelle combinaison lunaire ?
Les missions habitées sur la Lune font à nouveau partie des priorités de la NASA. Elle a donc planifié, à cet égard, d'ambitieux projets jusqu'à l'horizon 2028. Et, dès la fin 2024, la mission Artemis III devrait voir revenir des hommes sur la Lune, 52 ans après le dernier vol qui a vu atterrir une fusée sur notre satellite.Et, cette fois, une femme devrait faire partie de l'équipage. Comme les autres cosmonautes, elle revêtira une combinaison qui devrait lui permettre de se déplacer sur la Lune en toute sécurité.Aussi la finition de cette nouvelle combinaison lunaire requiert-elle tous les soins de la NASA. Ce scaphandre lunaire nouvelle génération, dont la confection a été confiée à une société privée, vient d'être présenté à la presse par la NASA.Ses concepteurs ont prévenu l'assistance, il ne faut pas s'arrêter à son aspect sombre. En effet, une couche isolante de couleur blanche sera ajoutée plus tard. Elle permettra de capter le plus possible de lumière solaire.Cette combinaison doit permettre aux cosmonautes de se mouvoir plus facilement sur la Lune. Pour ce faire, elle comporte de nouvelles articulations, notamment à la hanche, aux épaules et aux genoux.Par ailleurs, la combinaison a été conçue pour résister à des écarts de températures extrêmes, qui peuvent aller de - 120 à + 120°C. Tout a été fait, également, pour que le cosmonaute ne puisse ingérer ces poussières lunaires, qui ne pourront pas non plus, malgré leur pouvoir abrasif, endommager la combinaison.Les systèmes de communication ont également été améliorés. En effet, des micros ont été placés dans le haut de la combinaison et des écouteurs intégrés au casque. Par ailleurs, la charge transportée par le cosmonaute, qui comporte notamment l'oxygène, sera allégée.Cette nouvelle combinaison a été conçue pour s'adapter le mieux possible à la morphologie de chaque cosmonaute. Et on a même prévu un dispositif spécifique, qui lui permette, lors de ses déplacements sur la Lune, de satisfaire ses besoins naturels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les gauchers sont-ils plus créatifs que les droitiers ?
Aristote, Einstein, Freud ou encore Beethoven avaient un point commun : ils étaient gauchers. En effet, cette particularité, qui ne concerne qu'environ 10 % de la population, se retrouve plus souvent chez les artistes et les créateurs.D'ici à prétendre que les gauchers sont plus créatifs que les droitiers, il n'y a qu'un pas. Qu'on peut franchir, semble-t-il, car, en effet, les gauchers semblent avoir un esprit plus créatif.Les scientifiques l'expliquent d'abord par une latéralisation cérébrale différente. Celle-ci désigne l'utilisation des deux hémisphère du cerveau.Les droitiers utilisent surtout l'hémisphère gauche, qui est notamment associé à la parole, au langage et à la compréhension. De leur côté, les gauchers ont plus souvent recours à l'hémisphère droit du cerveau, à la source de l'imagination, de l'intuition et de la créativité.Pour ne prendre qu'un exemple, moins de 1 % des gens utiliseraient surtout leur hémisphère droit en matière de langage, et, parmi eux, une très grande majorité de gauchers.Si les gauchers semblent manifester, dans leur ensemble, un esprit créatif plus développé que les droitiers, ce serait surtout en raison de cette latéralisation cérébrale particulière.En effet, ils utiliseraient davantage l'hémisphère droit du cerveau là où les droitiers, en majorité, vont s'appuyer sur l'hémisphère gauche. Par ailleurs, des études montrent que, chez les gauchers, les deux hémisphères du cerveau seraient reliés par une meilleure connexion.Mais il existerait une autre raison, plus prosaïque. Si les gauchers font preuve de plus de créativité, c'est qu'ils vivent dans un monde qui n'est pas fait pour eux. De fait, tout est organisé, dans la vie quotidienne, pour des droitiers qui représentent la très grande majorité de la population.Aussi, les gauchers doivent-ils manifester une plus grande inventivité pour s'acquitter de nombreuses tâches quotidiennes. Ce serait cette nécessité de s'adapter à un monde non conçu pour eux qui aurait développé la créativité des gauchers.Il est d'ailleurs à noter qu'ils semblent supérieurs aux droitiers dans d'autres domaines. Ils auraient ainsi plus de facilité à s'exprimer en public et seraient capables de meilleures performances sportives. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un astéroide va-t-il percuter la Terre en 2046 ?
Les spécialistes considèrent en général comme faible le risque de voir s'écraser sur Terre un objet céleste. Mais, sans remonter à la catastrophe qui causa la disparition des dinosaures, la chose s'est déjà produite.En effet, en 1908, un astéroïde libérant, dans sa chute, une énergie comparable à un millier de bombes d'Hiroshima, s'est écrasé près de la rivière Toungouska, en Sibérie centrale.Le choc a détruit 2.200 km2 de forêts et des ondes sismiques ont été ressenties jusqu'en Angleterre. Or, il existe, comme cet astéroïde, de nombreux objets susceptibles de heurter notre planète.L'Agence spatiale européenne en recense même 1.500. En fonction de la probabilité, plus ou moins forte, qu'ils s'écrasent sur terre, ils sont classés sur une échelle allant de 0 à 10, dite "échelle de Turin".L'objet céleste repéré, depuis février dernier, par les télescopes de l'Agence spatiale, ne semble pas, pour l'instant, présenter un trop grand danger, puisqu'il est classé 1 sur l'échelle de Turin.À l'heure actuelle, cet astéroïde, nommé 2023 DW, qui mesure près de 50 mètres, se trouve à environ 18 millions de kilomètres de notre planète. Et il tourne autour du soleil, à une vitesse d'environ 90.000 km/h, en 271 jours.Les scientifiques n'excluent pas totalement que cet astéroïde, qui a à peu près la taille d'un terrain de handball, puisse s'écraser sur Terre le 14 février 2046. Mais l'éventualité qu'un tel événement se produise est très peu probable.En effet, il y aurait plus de 99,80 % de chances pour que cet astéroïde ne heurte pas la terre. Et encore ces calculs pourraient être affinés, rendant encore plus incertaine une telle éventualité.Si, malgré tout, cet objet céleste finissait par s'écraser sur notre planète, il s'abîmerait probablement au beau milieu de l'océan Pacifique. Et c'est encore une chance car, s'il tombait sur terre, il pourrait anéantir une ville comme Lyon.On le voit, le risque est mince, ce qui n'empêche pas les scientifiques de surveiller de très près le parcours de cet astéroïde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le métal le plus cher du monde ?
Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------On pense généralement que le métal le plus précieux, et donc le plus cher, est l'or. Aussi coûteux que soit ce métal, ce n'est pourtant pas lui qui détient le record en ce domaine.En effet, le métal le plus précieux est le rhodium. Il a été découvert, en 1803, par le chimiste anglais William Hyde Wollaston, qui l'a déniché en examinant un morceau de platine, qui est de la même famille que le rhodium.Ce nouveau métal, dont le degré de fusion est très élevé, était d'un blanc argenté. Pourtant, Wollaston lui a donné un nom qui vient du grec "rhodon", qui veut dire "rose". La couleur que donnait le rhodium à une solution obtenue par le chimiste.Le rhodium est donc le métal le plus cher qui soit. En effet, sa valeur, en mars 2023, est de près de 278.000 euros le kilo. À titre de comparaison, celle de l'or, à la même date, est d'environ 55.000 euros le kilo.Si ce métal est aussi coûteux, c'est parce qu'il est très rare et très demandé. En effet, le rhodium ne représente que 0,000037 partie par million dans la croûte terrestre, contre 0,0013 pour l'or.Du fait de cette rareté, on n'extrait qu'environ 16 tonnes de ce métal chaque année. Ceci étant, les réserves sont estimées à environ 3.000 tonnes, et, au rythme actuel, la demande pourra être satisfaite pendant très longtemps.Le principal gisement de rhodium se trouve en Afrique du Sud, mais on en trouve aussi dans d'autres pays, comme la Russie ou le Canada, mais en moins grande quantité.Une opération de raffinage, qui permet d'enlever les impuretés du métal, doit être pratiquée avant de pouvoir l'utiliser. Si ce métal est si cher, c'est qu'il est rare mais, aussi, que sa demande est très forte.En effet, il est surtout utilisé pour réduire l'émission des gaz d'échappement des voitures. Pour l'instant, les besoins restent donc très importants. On s'en sert aussi, mais dans une bien moindre proportion, à d'autres fins, comme la fabrication des bijoux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'eau serait-elle plus ancienne que le Soleil ?
Les scientifiques s'accordent à penser que l'eau qui forme nos océans et nos rivières aurait été apportée à la Terre par des comètes. En effet, au début de son histoire, entre 4 et 3,8 milliards d'années, notre planète a été heurtée par nombre d'entre elles.Mais d'où vient l'eau que ces comètes transportaient et qu'elles ont en quelque sorte déversée sur la Terre. Les scientifiques croient avoir trouvé la réponse. Et celle-ci ne manque pas de surprendre : en effet, l'origine cde cette eau remonterait plus loin que la création même du Soleil, apparu voilà environ 4,5 milliards d'années..Pour arriver à ces conclusions, les astronomes ont étudié un disque protoplanétaire, nommé V883 Orionis et situé à environ 1.300 années-lumière de la Terre.Ce disque se compose d'une jeune étoile, entourée d'un épais nuage de gaz et de poussières. Ce sont ces particules qui, en s'agrégeant, finiront par former, au terme d'un processus s'étalant sur des millions d'années, un certain nombre de planètes.C'est dans le cœur de tels nuages que la Terre a fini par se former. C'est pour cela que ce disque protoplanétaire présente un tel intérêt pour les scientifiques. Il nous en apprend en effet beaucoup sur le processus de formation des planètes.Mais il présente un avantage supplémentaire. En effet, ce système renferme de l'eau. En temps ordinaire, il est difficile de s'en apercevoir, dans la mesure où, en principe, la plus grande partie de cette eau est figée sous forme de glace.Or, celle-ci est peu détectable par les instruments qu'utilisent les astronomes. Mais voilà qu'en 2016, un événement, survenu au sein de cette jeune étoile, a changé la donne.En effet, une éruption s'y est produite. Tout en rendant plus vive la luminosité de l'étoile, elle a transformé une partie de la glace en vapeur d'eau, plus facilement repérable depuis la Terre.La preuve était donc faite que ces molécules d'eau existaient à ce stade très précoce. L'eau transportée par les comètes, et apportée sur Terre, existait donc dans ces nuages protoplanétaires avant même l'apparition du Soleil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le gyroptère est-il un singulier aéronef ?
Les pionniers de l'aviation, comme Clément Ader, se sont inspirés du vol des oiseaux, ou de leur faculté à planer sur les couches d'air, pour concevoir leurs premiers engins.Mais on doit l'invention d'un autre appareil volant, plus singulier, à deux ingénieurs français, Alphonse Papin et Didier Rouilly. En 1910, ils présentent en effet, devant les membres de l'Académie des sciences, le projet d'un engin qu'ils ont baptisé le "gyroptère".Cet appareil ne s'inspire pas des oiseaux, mais du monde végétal. Le modèle du gyroptère, en effet, est la samare, qui est le nom donné à la graine d'une espèce d'érable. Elle est dotée d'une excroissance en forme d'aile, qui permet au fruit de se disséminer plus facilement.Or, cette aile unique assure à la graine une descente lente et régulière. En tombant, en effet, elle tournoie en suivant une trajectoire très stable.Nos deux ingénieurs vont donc reprendre les caractères de ce vol pour en doter leur gyroptère. Celui-ci n'aura donc qu'une seule pale, et non pas de deux à huit comme dans un hélicoptère.L'appareil était pourvu d'une turbine, qui propulsait de l'air à l'autre extrémité de l'aile. Mise en mouvement, celle-ci tournait alors autour de la cabine du pilote. Par ailleurs, la manière dont tournait la pale, en repoussant l'air vers le bas, devait assurer la stabilité de l'appareil.Muni de moteurs puissants, cet engin pouvait décoller et atterrir de manière verticale, et se poser lentement en cas de panne.Retardé par le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le premier essai du gyroptère n'a lieu qu'en mars 1915. Mais les choses ne se passent pas comme prévu.En effet, le moteur utilisé n'est pas assez puissant et la pale se révèle trop lourde. Aussi l'appareil, déséquilibré, finit-il par s'abîmer dans les eaux du lac au-dessus duquel on avait procédé à cet essai.Si l'armée ne donne pas suite au projet, les recherches n'en continuent pas moins. Et aujourd'hui, des drones fonctionnant sur le même principe pourraient voir le jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans quelle ville les habitants n'ont-ils pas grandi depuis deux millénaires ?
En principe, la stature d'une population évolue au cours du temps. Cette évolution est liée à des facteurs génétiques, mais elle tient aussi à l'environnement social et économique dans lequel vivent les individus considérés.Les historiens ont constaté que l'évolution de la stature des populations européennes suivait souvent une courbe dite en U. En effet, les adultes sont plutôt de grande taille dans l'Antiquité romaine et jusqu'au début de la période médiévale.Puis, cette stature a tendance à se tasser au cours du Moyen-Âge, avant que que les individus ne reprennent à nouveau un peu de hauteur à partir du début du XXe siècle.Or, des chercheurs n'ont rien trouvé de tel en étudiant les 549 squelettes d'une collection appartenant à l'université d'État de Milan. Ils ont été trouvés dans des lieux de sépulture plutôt réservés à des populations peu aisées.Ces restes humains, couvrant une période d'environ 2.000 ans, montrent en effet une remarquable stabilité de la taille des adultes, la stature moyenne des hommes étant d'1,68 m et celle des femme d'1,58 m.Comment expliquer que les Milanais aient conservé à peu près la même taille au cours des âges ? La première explication tient à l'unité de lieu. Ces restes humains, en effet, ont été découverts dans une zone relativement peu étendue et bien circonscrite.L'influence des variations climatiques, avec leurs conséquences sur les sources de nourriture, y est donc moins sensible. Grand centre commercial dès l'époque médiévale, Milan était par ailleurs une ville riche, au centre d'un territoire agricole prospère.L'approvisionnement y étant donc relativement facile et abondant, les habitants y ont rarement souffert de disettes ou de malnutrition. Dans un tel contexte, même les habitants plus pauvres étaient le plus souvent à l'abri de la faim.Capitale de l'Empire romain d'Occident pendant un siècle, puis centre du duché du même nom, Milan était en outre une ville bien défendue, où ses habitants étaient protégés par ses épaisses murailles. Maintenues durant toute la période, ces bonnes conditions expliquent sans doute la permanence des caractéristiques physiques des Milanais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les mouches ne trouvent-elles jamais la sortie ?
L'été venu, les mouches se font plus nombreuses. Si leur bourdonnement vous agacent, vous n'avez qu'une envie, les faire sortir de la pièce. Et pour cela, vous ouvrez un des battants de la fenêtre.Mais voilà qu'à votre grande surprise, les mouches se heurtent au carreau. Certaines vont parvenir à s'envoler à l'air libre, mais d'autres n'arrivent toujours pas à trouver le chemin de la sortie.Si ces insectes se cognent à la vitre, c'est d'abord parce qu'elles la voient mal. Leurs yeux, composés de milliers de facettes indépendantes, leur offrent un large champ de vision et leur permettent de capter les mouvements beaucoup mieux que nous.Autant de facultés qui leur permettent souvent d'échapper à leurs prédateurs. Mais cet organe visuel n'est pas conçu pour s'accommoder en fonction de la distance et pour se concentrer sur un seul objet.Par ailleurs, la mouche se dirige essentiellement en fonction de la lumière. C'est donc la lumière du soleil qui la guide à l'extérieur de votre logement. Mais que la fenêtre soit ouverte ou fermée, cela ne fait aucune différence pour elle.Attiré par la lumière, l'insecte fonce vers sa source, sans savoir qu'une vitre, invisible à ses yeux, l'empêche d'aller vers elle.Quand elle s'élance vers les rayons lumineux, la mouche évolue dans leur direction, d'un vol uniforme. Mais quand elle pénètre dans un appartement, attirée par la lumière de l'ampoule, elle se met à voler en rond. Ce phénomène s'explique par le déploiement de l'émission lumineuse dans toutes les directions.On peut se demander pourquoi les mouches ne ressortent pas tout simplement par où elles sont entrées. Si elles en sont incapables, c'est qu'elles sont dotées d'un minuscule cerveau et d'une mémoire imparfaite. En effet, elles ne se souviennent pas de la manière dont elles sont entrées chez vous.Une astuce simple pour aider une mouche à trouver la sortie : fermez les rideaux sur toutes les vitres, sauf sur celle que vous laissez ouverte. La mouche y percevra une source lumineuse plus intense et se laissera guider par elle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les complotistes avaient-ils raison sur les origines du Covid ?
Alors que l'épidémie de Covid tend à s'atténuer dans de nombreuses régions du monde, l'origine de la maladie n'est toujours pas connue. De nombreux scientifiques considèrent que l'hypothèse la plus crédible est celle d'une origine animale.Mais, pour l'instant, on ne parvient pas à découvrir l'animal qui serait vraiment impliqué dans la transmission du virus. C'est pourquoi l'hypothèse d'une fuite du virus d'un laboratoire de Wuhan, la ville chinoise d'où est partie l'épidémie, est remise à l'honneur par les rapports de deux organismes officiels américains.L'un émane du ministère de l'Énergie, l'autre du FBI.Il faut dire que de nouveaux éléments, repris par les médias, semblent appuyer cette thèse. On a en effet découvert qu'en 2012 un virus très semblable à celui du virus du Covid s'était manifesté dans une mine chinoise, entraînant le décès de trois personnes.Des spécimens de ce virus avaient ensuite été collectés, puis transportés à l'institut de virologie de Wuhan, à des fins d'analyse. Infectés par le virus, des scientifiques seraient alors tombés malades, au point d'être hospitalisés à la fin de l'année 2019.Le FBI se fonde notamment sur ces éléments pour indiquer que l'origine la plus probable de l'épidémie serait à rechercher dans la fuite accidentelle du virus depuis un laboratoire chinois.Des allégations que continuent à nier des autorités chinoises qui, par ailleurs, se montrent peu coopératives et refusent toujours l'accès à certaines données.Si cette thèse d'une fuite du virus d'un laboratoire chinois n'est exprimée qu'avec une certaine prudence, c'est qu'elle risque de relancer les idées complotistes en la matière.En effet, pour le FBI, par exemple, il s'agirait bien d'une fuite accidentelle. Pour les complotistes, au contraire, un virus dangereux pour l'homme aurait été sciemment créé, puis répandu intentionnellement dans la population.Cette hypothèse d'une fuite accidentelle du virus, d'ailleurs contestée par d'autres organismes officiels, et énoncée avec un "faible niveau de confiance", serait donc de nature à renforcer les soupçons des tenants d'un complot machiavélique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sommes-nous vraiment capables de dérouter un astéroide ?
De très nombreux astéroïdes voguent dans les parages de la Terre. De multiples fragments tombent au sol, mais ils sont de trop petite taille pour représenter un danger. Pour l'instant, aucun astéroïde plus volumineux ne paraît en mesure de menacer notre planète.Les scientifiques, qui n'excluent pas pour autant une telle perspective, préfèrent prendre les devants. C'est ainsi que la NASA a mis au point la mission DART, élaborée dans le cadre des programmes de défense planétaire.La mission consistait à dévier la trajectoire d'un astéroïde nommé Dimorphos, qui tournait autour d'un corps céleste plus gros, du nom de Didymos. L'astéroïde visé était à peu près de la taille d'un terrain de football.L'astéroïde choisi avait été repéré et étudié de plus près grâce à des images prises par des télescopes installés au sol. Le but de la mission était plus précisément de modifier l'orbite de Dimorphos.Pour y parvenir, une sonde de près de 600 kilos devait être envoyée vers l'astéroïde et s'écraser à sa surface. Avant l'impact, elle aurait le temps de recueillir des informations supplémentaires sur le corps céleste.Cette mission "kamikaze" , lancée en septembre dernier, s'est soldée par un succès allant au-delà des espérances des scientifiques. Ils pensaient bien que l'impact provoqué par le crash de la sonde parviendrait à raccourcir l'orbite de l'astéroïde.Mais ils comptaient sur une modification de l'ordre de 73 secondes, voire un peu plus. Or, c'est un changement d'orbite de 32 minutes qui s'est produit. La preuve expérimentale était donc faite qu'il était possible de modifier la trajectoire d'un objet céleste menaçant de s'écraser sur notre planète.De quoi encourager les scientifiques, qui comptent élaborer d'autres projets similaires et organiser, d'ici 2029, une conférence mondiale consacrée à la défense planétaire.En attendant, les informations apportées par la sonde ont permis d'en apprendre davantage sur la composition de Dimorphos. Par ailleurs, le lancement prochain d'un vaisseau de contrôle devrait permettre de mieux analyser les conséquences de l'impact provoqué par l'écrasement de la sonde à la surface de l'astéroïde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A qui appartiennent les météorites ?
Chaque année, de nombreuses météorites, souvent de petite taille, s'écrasent sur Terre. La NASA en estime le nombre à plus de 80.000. Malgré tout, il est assez rare d'en trouver des fragments.En principe, ils sont revêtus d'une couche noire, qui vient de la combustion partielle de la météorite pénétrant dans l'atmosphère terrestre.Certains ont tout de même la chance de tomber sur un morceau de météorite. C'est ce qui est arrivé à un Indonésien, qui, en 2020, en a trouvé un dans son jardin. Cette trouvaille a d'ailleurs fait sa fortune, car un acheteur lui en a donné une forte somme. Plus récemment, une étudiante française a fait une découverte semblable.Une question se pose cependant. À qui appartiennent ces morceaux de météorites tombés du ciel ? En France, la loi est très floue à ce sujet. L'usage le plus courant veut néanmoins que le fragment de météorite appartienne à celui qui le trouve.C'est d'ailleurs ce qui se passe dans d'autres pays, comme le Royaume-Uni ou les États-Unis. Dans le premier de ces pays, le morceau de météorite étant considéré comme un fossile, celui qui le trouve peut l'emporter chez lui et en faire ce que bon lui semble.Voilà quelques années cependant, un député avait proposé de confier ces objets tombés du ciel aux centres de recherche. Le but étant de faire progresser la connaissance des météorites et donc d'en apprendre davantage sur le cosmos.Il était donc proposé de mettre en place une sorte de propriété partagée des fragments de météorites. Les scientifiques pourraient alors les étudier à loisir, sans pour autant léser les personnes qui les avaient découverts.Pour l'instant, les pouvoirs publics se sont refusés à aller dans ce sens, en rappelant que de telles dispositions ne pouvaient être prises que dans le cadre européen.Les choses en étant là pour l'instant, la personne découvrant un morceau de météorite est censée en avoir la propriété. Elle peut donc garder cet objet sans avoir à prévenir qui que ce soit de sa découverte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que vient-on de découvrir sur l'île de Pâques ?
Possession du Chili, l'île de Pâques, située dans le sud-est de l'océan Pacifique, est l'un des lieux les plus isolés du monde. Découverte au XVIIIe siècle, l'île est surtout connue pour les statues monumentales qui s'y dressent.Elles ont été sculptées, sans doute entre le XIIIe et le XVIIIe siècles, par le peuple "Rapa Nui", l'ethnie polynésienne qui avait pris pied sur l'île. Ces immenses statues en tuf ou en basalte, qu'on appelle des "Moaïs", ont une apparence humaine et tournent le dos à la mer.Certaines sont achevées, d'autres à peine ébauchées. Malgré toutes les recherches entreprises pour mieux les connaître, elles n'ont pas encore livré tous leurs secrets.L'apparence de ces blocs de pierre sculptés, ainsi que la présence d'ossements et d'offrandes, à proximité des statues, laissent penser qu'elles étaient au centre d'un culte, rendu à des dieux locaux ou à des ancêtres déifiés.Ces statues, qui atteignent quatre mètres de hauteur, en moyenne, et dépassent 10 mètres pour les plus grandes, sont déjà très nombreuses. On en a en effet trouvé plus de mille sur l'île.Et pourtant, elles n'ont pas toutes été mises au jour. En effet, une équipe d'archéologues vient d'en découvrir une nouvelle. La trouvaille a été faite dans le cratère d'un volcan où s'était formé un lac.Cet endroit était aussi l'un des principaux gisements de roches volcaniques de l'île, où les habitants venaient puiser de quoi sculpter leurs immenses statues.Or, depuis quelques années, les activités humaines et le réchauffement climatique ont entraîné la baisse du niveau du lac, laissant une partie de son lit accessible. C'est là que les archéologues ont trouvé un nouveau "Moaï".Il s'agit d'une statue un peu moins grande que les autres. Les scientifiques devront faire appel à la méthode de datation au carbone 14 pour connaître l'époque où cette nouvelle statue a été sculptée.Les archéologues pensent que l'assèchement du lac devrait leur permettre de trouver d'autres "Moaïs". Ce qui permettrait de compenser la perte des 80 statues détruites par les incendies de 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'IA va-t-elle remplacer les pilotes d'avion ?
Les dispositifs d'intelligence artificielle ne cessent de faire des progrès. On fabrique aujourd'hui des robots, propres à de nombreux usages, et la voiture sans pilote ne relève plus seulement du domaine de la science-fiction.Mais ce ne sont pas les seuls engins qui pourront se passer de la direction humaine. Des projets très avancés comptent faire voler des avions sans pilote. Un mécanisme d'intelligence artificielle prendrait les commandes à la place de l'homme.Le programme le plus élaboré, en la matière, est sans doute celui de l'armée de l'air américaine. Elle voudrait en effet, dans un avenir assez proche, faire piloter ses avions de chasse par une intelligence artificielle.C'est pour vérifier le bon fonctionnement et l'efficacité du dispositif imaginé par les spécialistes de l'armée de l'air qu'un test inédit a été réalisé à la fin de l'année dernière.L'essai a été concluant puisque l'avion choisi a pu être piloté sans incident, et durant 17 heures, par une intelligence artificielle. Un vol autonome d'une telle durée constitue un record.Les militaires chargés du suivi de ce vol d'essai ont précisé que cet appareil, piloté par une intelligence artificielle, avait effectué des "manœuvres militaires" et volé dans une zone d'une étendue telle qu'elle ne permettait pas de maintenir un contact visuel.On a installé ce dispositif, non sur un appareil ordinaire, mais sur un avion utilisé pour les essais en vol. Cet avion d'entraînement est conçu pour pouvoir changer à volonté ses paramètres de vol. Il permet donc de reproduire les caractéristiques de vol de plusieurs types d'avions de chasse.Le dispositif installé à bord de cet avion a donc montré que l'intelligence artificielle était en mesure de piloter l'ensemble des appareils possédés par l'armée de l'air américaine.Des mécanismes d'intelligence artificielle pourraient donc équiper, dans un proche avenir, les avions de chasse américains et être utilisés dans le cadre de missions délicates.Ces tests grandeur nature, seuls capables de démontrer la réelle efficience de ces dispositifs, ont pris la suite des diverses modélisations effectuées par les spécialistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le projet européen IRIS ?
Le contrôle de l'espace devient un enjeu crucial, non seulement pour des sociétés qui entendent rentabiliser leurs investissement, mais aussi pour des États ou des instances internationales qui y voient un moyen de renforcer leur indépendance.Or le contrôle de l'espace passe en partie par le lancement de satellites. De nos jours, les groupes comme les États ne mettent plus seulement en orbite des satellites isolés. Au contraire, ils les regroupent pour augmenter leur puissance.Ces "constellations" de satellites, comme on les appelle, ont été mises en place par des sociétés comme SpaceX, le groupe d'Elon Musk, qui a baptisé "Starlink" son ensemble de satellites, ou encore Amazon, qui a développé le projet "Kuiper".De même, certains pays ont mis en orbite leur propre constellation de satellites. C'est le cas de la Chine, dont l'ensemble compte près de 13.000 satellites.Dans cette compétition pour le contrôle de l'espace, l'Europe n'a pas voulu être en reste. Aussi vient-elle de se doter de sa propre constellation de satellites. Elle a été baptisée IRISS, ce qui veut dire "Infrastructures pour la résilience, l'interconnexion et la sécurité par satellite".Cet ensemble n'aura pas l'ampleur de certains de ses concurrents. En effet, IRISS ne serait composé que de 170 satellites, déployés en orbite basse. Ils devraient âtre lancés, de manière progressive, entre 2025 et 2027.L'objectif de cette constellation européenne de satellites est double. Il s'agit d'abord de renforcer le système de communication et éviter autant que possible toute dépendance de l'Europe aux données collectées par des sociétés ou d'autres États.En effet, la guerre en Ukraine montre qu'en cas de crise internationale un système de communication fiable, basé sur les informations recueillies par satellite, revêt une importance majeure.Mais ce nouveau système satellitaire, qui devrait coûter 2,4 milliards d'euros, ne sera pas seulement utile aux États. Les particuliers y trouveront aussi leur compte. Il devrait en effet leur permettre de profiter d'une connexion Internet à haut débit, qui couvrirait l'ensemble du territoire européen et s'étendrait même à l'Afrique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les nounours sont-ils réconfortants ?
Qui d'entre nous n'a pas eu, dans son enfance, un nounours auquel il était si attaché qu'il le préférait souvent à ses autres jouets ? Le nounours est sans doute le "doudou" favori des enfants, au pouvoir apaisant désormais bien connu.Mais des chercheurs ont voulu en savoir plus sur le pouvoir réconfortant de ce nounours. Aussi ont-ils demandé à un groupe de participants pourquoi ils aimaient tant leur peluche.Ce millier de volontaires, venus de plusieurs villes, étaient âgés de 3 à 72 ans. Ce qui montre bien que les nounours ne sont pas l'apanage des enfants. Ils peuvent aussi être appréciés des adultes.Chaque personne, enfant ou adulte, devait apporter son nounours et donner son sentiment sur les peluches qu'on lui montrait.Les réactions et les réponses des volontaires ont permis de dresser le portait type du nounours idéal. Première constatation : le meilleur nounours est toujours le sien. Quelle que soit son apparence, il est toujours préféré aux autres.En effet, cette peluche est intimement associée à tout un pan de la vie de son propriétaire. Elle a accompagné des moments de joie et soutenu l'enfant quand il était en proie au chagrin.C'est cet irréductible attachement au nounours de son enfance qui explique d'ailleurs que bien des adultes le conservent tout au long de leur vie.Par delà la préférence des participants pour leurs nounours, d'autres facteurs entrent en ligne de compte. Le nounours idéal doit être assez gros pour être manipulé et pris dans les bras. Le pouvoir apaisant d'une telle peluche vient de ce qu'on peut la câliner, comme un enfant.Par ailleurs, la fourrure du nounours doit avoir une certaine consistance et n'être ni trop courte ni trop longue. Enfin, la peluche doit être agréable à regarder, ce qui ne veut pas forcément dire qu'elle doit être souriante.Grâce à ce portait robot, il sera possible de choisir les nounours qui accueilleront les enfants, dans les crèches ou les hôpitaux. Ils pourront ainsi les calmer et les réconforter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Depuis quand les hommes tirent-ils à l'arc ?
On sait que les hommes de la préhistoire tiraient leur subsistance de la cueillette et de la chasse. Pour tuer le gibier, ils avaient besoin d'armes, come les javelots ou les arcs.En effet, des fouilles ont montré que l'arc était déjà utilisé, voilà environ 70.000 ans, par des chasseurs. Mais cette technique de chasse n'est attestée, pour une époque aussi ancienne, que pour l'Afrique.En Europe, au contraire, les découvertes effectuées par les spécialistes ne faisaient remonter la pratique du tir à l'arc qu'à 12.000 ans environ. Il est vrai que, par la nature même de l'équipement utilisé pour la chasse à l'arc, les traces de cette activité sont difficiles à trouver.En effet, les chasseurs utilisaient alors, pour fabriquer leurs arcs, des matières périssables, comme du bois, des tendons d'animaux, du cuir ou encore des fibres végétales.Les découvertes faites dans une grotte de la Drôme permettent cependant de faire reculer la pratique du tir à l'arc en Europe d'environ 40.000 ans. Sur ce site, que des hommes de Néandertal ont commencé d'occuper voilà environ 80.000 ans, on a trouvé des centaines de petites pointes de silex.Elles auraient été taillées par des Homo Sapiens voilà environ 54.000 ans. L'homme moderne serait donc arrivé plus tôt qu'on ne le croit en Eurasie. Nul ne sait s'il a pu rencontrer des néandertaliens dans cette grotte.Mais la découverte de ces pointes de silex prouve que, sur le continent européen, des hommes chassaient avec un arc il y a environ 54.000 ans. Les scientifiques ont relevé, sur ces pointes, des traces de fractures qui ont probablement été faites par un impact.Par ailleurs, un os de cheval, retrouvé sur le site, montrait des marques qui avaient pu être faites par l'enfoncement d'une pointe en pierre. De toute façon, ces pointes semblent trop petites pour avoir servi à autre chose qu'à confectionner des flèches.Des copies de ces pointes ont été utilisées pour faire des flèches lancées, de manière concluante, sur des animaux morts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouveau podcast: Choses à Savoir Actu
Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.