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Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir SCIENCES

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Qu'est-ce que la théorie microbienne ?

La théorie microbienne considère que la survenue de certaines maladies est due à la contamination du patient par des micro-organismes appelés "microbes". Jusqu'à la fin du XIXe siècle, et aux travaux décisifs de Pasteur en la matière, les médecins ne refusaient pas forcément le principe même de cette théorie.Mais, pour la plupart d'entre eux, les micro-organismes responsables de la contamination ne provenaient pas de la reproduction, d'insectes par exemple. Pour ces médecins, en effet, ils apparaissaient plutôt par génération spontanée. Autrement dit, ils naissaient de la matière inerte.L'un des premiers à apporter une preuve expérimentale de l'absence de génération spontanée fut le médecin italien Francesco Redi, à la fin du XVIIe siècle. Ayant laissé de la viande dans des bocaux, dont les uns étaient laissés ouverts et les autres fermés, il montra que les asticots n'étaient apparus que dans des endroits accessibles aux mouches.En parallèle à cette réfutation de la génération spontanée, s'affirme de plus en plus le rôle joué par des micro-organismes dans la transmission des maladies. D'abord parce qu'on peut les voir, notamment grâce aux travaux du savant hollandais Leewenhoek qui, à la fin du XVIIe siècle, apporte des perfectionnements décisifs aux microscopes.Plus tard, au milieu du XIXe siècle, les observations empiriques d'un obstétricien hongrois, Ignace Semmelweis, contribuent à préciser le rôle de ces agents pathogènes dans le processus de contamination.En effet, il remarque que la mortalité des femmes accouchées par des médecins qui venaient de pratiquer des autopsies était nettement plus élevée que celle des femmes ayant fait appel à une sage-femme. Il en déduit que des micro-organismes, présents dans les cadavres autopsiés, et responsables des fièvres puerpérales mortelles, ont été transmis aux patientes par les mains des médecins.À la fin du XIXe siècle, Louis Pasteur démontre, de manière définitive, la théorie microbienne. En prouvant que les micro-organismes apparus dans des bouillons de culture ne pouvaient provenir que de l'extérieur, il montrait l'inanité de la thèse de la génération spontanée, qu'aucun scientifique sérieux ne défendra plus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 20231 min

Quel pourcentage d'humains échappent à la pollution ?

Les résultats d'une étude très inquiétante viennent d'être publiés par des chercheurs australiens. Selon ce travail, en effet, la quasi totalité des humains seraient exposés à un risque de pollution, notamment par des particules fines.De fait, seul 0,001 % de l'humanité respirerait un air pur. Autrement dit, un air satisfaisant aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en la matière.La minorité bénéficiant, selon l'étude, d'un air non vicié, semble tellement minime qu'on peut se demander s'il existe encore, sur terre, un endroit préservé de toute pollution.Pour les chercheurs, nous passerions, en moyenne, plus de 70 % de nos journées à respirer un air trop chargé en particules fines. Or, celles-ci sont, on le sait, dangereuses pour la santé, car elles peuvent provoquer des crises d'asthme ou favoriser la survenue d'un cancer des poumons ou de certaines maladies cardiovasculaires.Si l'humanité est de plus en plus en proie à la pollution, elle ne l'est pas partout au même degré. C'est du moins ce que révèle cette étude.En effet, au cours des deux dernières décennies, les jours d'exposition à un air pollué auraient eu tendance à augmenter pour certaines parties du monde, comme l'Océanie, l'Asie du Sud-Est ou l'Amérique du Sud.Cette évolution est sans doute liée au développement économique, et donc à l'essor de la production industrielle, de ces zones, ou du moins de certaines d'entre elles. La probable insuffisance des mesures prises pour limiter cette pollution peut aussi l'expliquer.À l'inverse, d'autres secteurs, comme l'Amérique du Nord ou l'Europe, ont vu diminuer le nombre de ces jours d'exposition à un air pollué. Des politiques de préservation de l'air plus efficaces et parfois, comme en France, sous la tutelle des pouvoirs publics, sont en partie à l'origine de ces progrès.Pour certains, toutefois, ces mesures ne se traduiraient que par la diminution de particules d'une certaine taille. Un tel dispositif, incomplet, ne serait donc pas de nature, à leurs yeuux, à régler le problème de la pollution de l'air. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 20231 min

Que révèle l'analyse ADN de Beethoven ?

Un récent article, publié dans une prestigieuse revue scientifiques, fait état de travaux originaux. Leur but était, en effet, d'examiner l'ADN d'un des plus célèbres musiciens de tous les temps, Ludwig van Beethoven.Le compositeur n'aurait pas été opposé à une telle investigation. Dans une lettre à ses frères, datée de 1802, il leur demande de convaincre son médecin de faire la description publique de la maladie qui, en 1827, devait entraîner sa mort.Pour mener leur enquête, les scientifiques disposaient de huit mèches de cheveux, fournies par des collectionneurs privés et des musées. Ils n'en ont cependant retenu que cinq qui, par leurs caractères et leur similitude, leur ont paru authentiques.L'étude attentive de l'ADN extrait de ces mèches de cheveux s'est révélée très instructive. En premier lieu, elle nous en apprend davantage sur la nature de la maladie qui, survenue six ans avant sa mort, a sans doute provoqué le décès de Beethoven.Cette analyse permet en effet de penser que le compositeur serait mort d'une maladie du foie. Le musicien lui-même, d'ailleurs, avait parlé, dans sa correspondance notamment, d'accès de jaunisse.Les chercheurs pensent que la cirrhose du foie, souvent évoquée à propos de Beethoven, pourrait être cette maladie fatale. Sa survenue serait due à la fois à des prédispositions génétiques et à une consommation excessive d'alcool, notée par les contemporains du musicien.Par contre, la présence du virus de l'hépatite B, qui aurait contaminé le compositeur à la fin de sa vie, ne serait pas le responsable direct d'une éventuelle cirrhose du foie.Par ailleurs, l'ADN du compositeur présentait des différences avec celui de certains de ses collatéraux, qui a été examiné pour cette occasion. Ce qui voudrait dire que l'un de ses ascendants aurait pu commettre une infidélité. Beethoven serait donc, en quelque sorte, un rejeton illégitime.Par contre, ces analyses ADN n'ont pas permis de faire la lumière sur la surdité de Beethoven qui, survenue assez tôt dans sa vie, l'empêcha sans doute de donner toute la mesure de son génie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 20231 min

Comment expliquer l'accélération de Oumuamua ?

La rapide traversée du ciel, en 2017, par un étrange objet stellaire, a suscité l'étonnement des scientifiques. Que pouvait bien être et d'où pouvait venir ce mystérieux objet, surnommé "Oumuamua", ce qui, en langue hawaïenne, veut dire "éclaireur".Les astronomes décrivent un objet d'environ 100 mètres de large, qui les a d'abord intrigués par son aspect brillant. D'après leurs observations, il produit en effet un très vif éclat, qui se modifie selon le moment.Ces changements de luminosité donnaient un peu l'impression d'un objet qui se retournerait sur lui-même. Mais ce qui a surpris plus encore les scientifiques, c'est le changement soudain de trajectoire d'Oumuamua.En effet, après avoir effectué une révolution autour du Soleil, l'objet stellaire à brusquement accéléré et s'est échappé de notre système solaire. Enfin, il y a pénétré avec une telle vitesse qu'il devait probablement venir d'un autre système stellaire.Intrigués par ce curieux objet stellaire, les scientifiques n'ont pas manqué d'élaborer des hypothèses pour en expliquer l'origine et le comportement.Ils ont d'abord pensé qu'il pouvait s'agir d'une comète. Mais Omuamua était dépourvu de l'une des caractéristiques essentielles des comètes, le halo da gaz et de poussières qui se forme à l'approche du Soleil.Pour beaucoup de scientifiques, l'absence de cette traîne spécifique règle la question : Oumuamua ne saurait être une comète. D'autres, au contraire, pensent que cet objet serait bel et bien une comète, trop petite pour avoir une queue.Par ailleurs, le comportement étonnant d'Omuamua, et notamment son accélération brusque, suivi d'un changement de trajectoire, a pu faire supposer qu'il s'agissait d'un vaisseau extraterrestre.Mais une autre explication, plus prosaïque, vint d'être donnée à cet étrange phénomène. Les grandes quantités d'eau présentes dans cet objet auraient été atteintes par des rayons cosmiques. L'eau se serait alors transformée en hydrogène, dès lors piégé à l'intérieur de l'objet.Quand, dans sa course autour du Soleil, il s'est approché de l'astre, la chaleur aurait alors libéré de l'hydrogène. Un phénomène qui aurait fait office de propulsion. Une hypothèse qui, en l'absence de l'objet, parti vers d'autres cieux, ne pourra pas être vérifiée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 20232 min

Qu'est-ce que la supraconductivité ?

La supraconductivité désigne l'une des propriétés les plus étonnantes de la matière. En effet, quand on parvient à refroidir certains matériaux, à une température extrêmement basse, proche du zéro absolu (-273,15°C), l'électricité y circule alors sans aucune résistance.Habituellement, en effet, une partie de l'énergie produite est transformée en chaleur et se perd alors dans le matériau même.Au contraire, quand ce matériau est suffisamment refroidi, le courant électrique se déplace sans aucune perte d'énergie. Cette étonnante particularité fut découverte, en 1911, par un médecin hollandais qui, parvenu à refroidir suffisamment le mercure, s'était alors aperçu de ce qu'on devait nommer sa supraconductivité.C'est dans le domaine de la physique quantique, qui rend compte du comportement de la matière à une échelle extrêmement petite, qu'on peut trouver l'explication de ce phénomène.En effet, à cette échelle, quand le matériau est suffisamment refroidi, les électrons s'associent par deux, formant alors des paires, dites de Cooper, qui ont la faculté de circuler sans rencontrer aucune résistance.Cette particularité de la matière refroidie est d'une grande importance, car elle a de nombreuses applications concrètes. En effet, la supraconductivité permet de transporter de l'électricité sur de longues distances sans aucune perte d'énergie.Elle crée aussi de puissants aimants, là encore sans aucune dissipation d'énergie. À une température suffisamment basse, en effet, certains matériaux rejettent, en quelque sorte, un champ magnétique.Parmi les techniques utilisant aujourd'hui la supraconductivité, on peut citer l'imagerie à résonance médicale ou IRM. Cette technologie utilise en effet un champ magnétique d'une certaine puissance.La supraconductivité permet de mettre en œuvre des techniques encore plus spectaculaires. C'est notamment le cas des accélérateurs de particules, mécanismes qui, utilisant aussi des champs électriques ou magnétiques, portent certaines particules à des vitesses très élevées.Mais c'est aussi cette particularité de la matière qui permet de mouvoir certains trains à grande vitesse japonais. Semblant suspendus au-dessus des rails, ils se servent en fait de la supraconductivité d'un certain type d'aimants. Ces trains en lévitation filent à plus de 500 km/h ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 20232 min

Pourquoi un brevet déposé par Ford inquiète-t-il ?

Le constructeur automobile Ford vient de déposer un brevet dont la nature même peut soulever de véritables questions éthiques. En effet, il s'agirait, en somme, de prendre en main, de manière progressive, les véhicules des conducteurs qui ne paieraient pas leurs mensualités.Le dispositif imaginé n'est pas conçu pour priver, de manière soudaine, le mauvais payeur de sa voiture. En effet, le brevet prévoit un processus progressif.Dans un premier temps, l'automobiliste ne pourra plus utiliser certaines fonctionnalités. Le but, clairement affiché, est de rendre la conduite moins agréable. Et de persuader le conducteur de payer ses dettes.Si la désactivation de ces fonctionnalités ne suffit pas à convaincre le conducteur de payer ses factures, Ford a prévu d'autres "punitions". Ainsi, sa voiture serait alors programmée pour ne pouvoir rouler que dans une certaine zone, autour du domicile de l'automobiliste.De même, le véhicule pourrait être bloqué le week-end, mais resterait utilisable la semaine, pour permettre au conducteur de se rendre à son travail. Si l'automobiliste récalcitrant ne se décide toujours pas à payer ce qu'il doit, le dispositif mis en place peut aller plus loin.En effet, le système installé sur la voiture peut totalement la bloquer. Autrement dit, le conducteur ne pourra plus l'utiliser. Rendant le véhicule autonome, ce dispositif peut même le conduire, à l'insu de son propriétaire, jusqu'à l'endroit prévu par le concessionnaire.Même les caméras présentes à bord sont utilisées pour veiller à ce que ce dispositif ne soit pas désactivé par un garagiste ou un conducteur ingénieux.On conçoit qu'un tel brevet puisse susciter des inquiétudes. Mais Ford s'est voulu rassurant. Il n'aurait pas l'intention de mettre vraiment en œuvre un tel système.Ce brevet ne serait en quelque sorte qu'un document de travail dans le cadre de la recherche que mènent les constructeurs automobiles pour fabriquer des véhicules de plus en plus connectés.Seul l'avenir permettra de savoir si ce brevet doit rester à l'état de projet ou si de telles voitures seront mises en circulation un jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 20231 min

Qu'est-ce que le « zéro absolu » ?

Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------Le zéro absolu est la température la plus basse possible. Il s'agit d'une température théorique, fixée à -273,15 degrés Celsius et -459,67 degrés Fahrenheit. La température correspondant au désordre d'un système, ce qu'on appelle son entropie, le zéro absolu mesure donc, dans ce système, l'absence d'agitation des atomes qui le constituent.La mise au point de cette température, et donc du zéro absolu, s'est en partie faite par le biais de la liquéfaction de certains gaz. En effet, ce passage de la phase gazeuse à la phase liquide se fait à des températures très basses, qui ont pu donner une idée précise de ce qu'était le zéro absolu.Ainsi, l'azote se liquéfie à une température d'environ -200°C. De même, la température de liquéfaction de l'hydrogène est également très basse. Mais, c'est l'hélium qui, en se liquéfiant à -270°C, se rapproche le plus du zéro absolu.Dès le début du XVIIIe siècle, les travaux de certains scientifiques, comme le physicien français Guillaume Amontons, ont établi une relation entre ces températures très basses et la liquéfaction de certains gaz.Au milieu du XIXe siècle, lord Kelvin, qui a travaillé sur la liquéfaction de gaz plus légers que l'azote, a établi une unité de mesure qui porte son nom, le Kelvin. Elle a la particularité de prendre pour base le zéro absolu. Autrement dit, 0°K (zéro degré Kelvin)= -273,15°C.Il est impossible, dans l'état actuel de nos connaissances, d'atteindre le zéro absolu, qui demeure donc, comme nous l'avons vu, une mesure théorique. Même le fond diffus cosmologique, ce vestige d'un rayonnement émis très peu de temps après le Big Bang, conserve une température moyenne de 2,73°K.Certaines techniques, comme le refroidisseur cryogénique, permettent d'approcher de très près le zéro absolu, sans toutefois l'atteindre. Cependant, une expérience, menée à Brême, en Allemagne, dans un équipement appelé "tour de chute libre", a permis de frôler le zéro absolu. En effet, on a atteint la température incroyablement basse de 0,000000000038°K ! Une véritable performance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 20232 min

Quelle est l'altitude maximale du ciel ?

Vous vous êtes peut-être demandé, en levant les yeux, jusqu'où montait ce que nous appelons le "ciel". Il n'existe pas, en fait, de limite précise entre l'atmosphère terrestre, qui représente, en quelque sorte, le ciel, et l'espace.Faute de véritables seuils physiques, il existe une limite conventionnelle, appelée "ligne de Karman", du nom d'un physicien américain d'origine hongroise.Cette ligne de Karman est fixée à 100 kilomètres au-dessus de la Terre. Cette altitude, adoptée par la Fédération aéronautique internationale, ne sépare donc pas vraiment le "ciel" de l'espace qui le prolonge.Elle correspond plutôt à l'altitude au-delà de laquelle un avion ne peut plus vraiment voler. Il s'agit d'ailleurs d'une limite théorique, puisque, dans la réalité, les avions commerciaux ne montent guère au-delà de 12 kilomètres, les jets privés pouvant s'élever un peu plus haut.En effet, les moteurs de ces avions ne sont pas assez puissants pour leur donner une portance propre à leur faire dépasser une telle altitude. La portance étant, rappelons-le, la force exercée par le vent sur les ailes de l'avion.À bord de leurs vaisseaux spatiaux, les cosmonautes peuvent cependant distinguer une autre limite à notre ciel. Vue d'en haut, elle est composée d'une sorte de halo bleu, qui entoure notre planète.Les scientifiques l'appellent la "géocouronne". Elle est composée d'un nuage d'hydrogène d'origine terrestre. Il forme bien ce que nous nommons le "ciel". Seulement il monte plus haut que ce que l'on pensait.C'est une analyse plus approfondie des données transmises par le satellite Soho, en 1998, qui a permis de conclure à une plus grande altitude de ce nuage d'hydrogène.À mesure qu'on s'élève, il devient cependant de plus en plus ténu. En effet, on compte 50 millions d'atomes d'hydrogène par cm3 à une altitude de 100 kilomètres, 70 atomes par cm3 à 60.0000 kilomètres et seulement 0,05 atome par cm3 à 630.000 kilomètres de la Terre.Ce qui veut dire, dans ce cas, que le "ciel" s'élèverait même au-dessus de la Lune. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 4, 20231 min

Où l'ISS va-t-elle s'écraser ?

La Station spatiale internationale (ISS), lancée en 1998, ne devrait pas aller au-delà de la décennie actuelle. En effet, les pays qui sont parties prenantes dans ce projet se sont entendus pour mettre fin à son existence en janvier 2031.Dans ce vaste laboratoire de recherche qu'est la Station internationale, les expériences, réalisées en apesanteur, se sont multipliées. On a appris à faire pousser des légumes dans l'espace, ce qui rendra de grands services aux futures missions habitées, on a fait des recherches sur le cancer ou la physique des fluides.Mais, désormais, la fin de la mission est programmée. Il faut donc, d'ores et déjà, en prévoir les modalités.En premier lieu, il faudra compter sur un vaisseau capable de remorquer la station, qui pèse plus de 400 tonnes. Ainsi, les Canadiens, Japonais et européens, partenaires de la NASA dans cette aventure, sont invités à réfléchir à la mise au point de ce "tracteur" de l'espace.Ce qui ne veut pas dire que les Russes, qui ont eux aussi participé au lancement de l'ISS, sont laissés de côté. Cette coopération spatiale est même devenue, depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le seul terrain d'entente entre les Russes et leurs partenaires.L'ISS doit tomber en mer, au beau milieu de l'océan Pacifique. Cet amerrissage sera surveillé de près. En effet, l'entrée dans l'atmosphère désagrège les objets en provenance de l'espace.Aussi les débris peuvent-ils tomber dans un large périmètre. Il faut donc s'assurer qu'ils ne causent aucun dégât. C'est pourquoi la zone choisie, une fois encore, pour recevoir les morceaux de la station spatiale, est le point Némo, le secteur le plus éloigné des terres émergées.Pour plus de sûreté encore, les autorités du Chili et de la Nouvelle-Zélande, les pays les plus concernés par cette chute de l'ISS, demanderont aux navires d'éviter cette zone durant un certain temps.Les débris de l'ISS viendront rejoindre, dans ce véritable cimetière marin, les épaves de plus de 260 objets spatiaux, qui ont sombré dans ces eaux depuis 1971. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 20231 min

Quelles sont les innovations de la nouvelle combinaison lunaire ?

Les missions habitées sur la Lune font à nouveau partie des priorités de la NASA. Elle a donc planifié, à cet égard, d'ambitieux projets jusqu'à l'horizon 2028. Et, dès la fin 2024, la mission Artemis III devrait voir revenir des hommes sur la Lune, 52 ans après le dernier vol qui a vu atterrir une fusée sur notre satellite.Et, cette fois, une femme devrait faire partie de l'équipage. Comme les autres cosmonautes, elle revêtira une combinaison qui devrait lui permettre de se déplacer sur la Lune en toute sécurité.Aussi la finition de cette nouvelle combinaison lunaire requiert-elle tous les soins de la NASA. Ce scaphandre lunaire nouvelle génération, dont la confection a été confiée à une société privée, vient d'être présenté à la presse par la NASA.Ses concepteurs ont prévenu l'assistance, il ne faut pas s'arrêter à son aspect sombre. En effet, une couche isolante de couleur blanche sera ajoutée plus tard. Elle permettra de capter le plus possible de lumière solaire.Cette combinaison doit permettre aux cosmonautes de se mouvoir plus facilement sur la Lune. Pour ce faire, elle comporte de nouvelles articulations, notamment à la hanche, aux épaules et aux genoux.Par ailleurs, la combinaison a été conçue pour résister à des écarts de températures extrêmes, qui peuvent aller de - 120 à + 120°C. Tout a été fait, également, pour que le cosmonaute ne puisse ingérer ces poussières lunaires, qui ne pourront pas non plus, malgré leur pouvoir abrasif, endommager la combinaison.Les systèmes de communication ont également été améliorés. En effet, des micros ont été placés dans le haut de la combinaison et des écouteurs intégrés au casque. Par ailleurs, la charge transportée par le cosmonaute, qui comporte notamment l'oxygène, sera allégée.Cette nouvelle combinaison a été conçue pour s'adapter le mieux possible à la morphologie de chaque cosmonaute. Et on a même prévu un dispositif spécifique, qui lui permette, lors de ses déplacements sur la Lune, de satisfaire ses besoins naturels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 2, 20231 min

Les gauchers sont-ils plus créatifs que les droitiers ?

Aristote, Einstein, Freud ou encore Beethoven avaient un point commun : ils étaient gauchers. En effet, cette particularité, qui ne concerne qu'environ 10 % de la population, se retrouve plus souvent chez les artistes et les créateurs.D'ici à prétendre que les gauchers sont plus créatifs que les droitiers, il n'y a qu'un pas. Qu'on peut franchir, semble-t-il, car, en effet, les gauchers semblent avoir un esprit plus créatif.Les scientifiques l'expliquent d'abord par une latéralisation cérébrale différente. Celle-ci désigne l'utilisation des deux hémisphère du cerveau.Les droitiers utilisent surtout l'hémisphère gauche, qui est notamment associé à la parole, au langage et à la compréhension. De leur côté, les gauchers ont plus souvent recours à l'hémisphère droit du cerveau, à la source de l'imagination, de l'intuition et de la créativité.Pour ne prendre qu'un exemple, moins de 1 % des gens utiliseraient surtout leur hémisphère droit en matière de langage, et, parmi eux, une très grande majorité de gauchers.Si les gauchers semblent manifester, dans leur ensemble, un esprit créatif plus développé que les droitiers, ce serait surtout en raison de cette latéralisation cérébrale particulière.En effet, ils utiliseraient davantage l'hémisphère droit du cerveau là où les droitiers, en majorité, vont s'appuyer sur l'hémisphère gauche. Par ailleurs, des études montrent que, chez les gauchers, les deux hémisphères du cerveau seraient reliés par une meilleure connexion.Mais il existerait une autre raison, plus prosaïque. Si les gauchers font preuve de plus de créativité, c'est qu'ils vivent dans un monde qui n'est pas fait pour eux. De fait, tout est organisé, dans la vie quotidienne, pour des droitiers qui représentent la très grande majorité de la population.Aussi, les gauchers doivent-ils manifester une plus grande inventivité pour s'acquitter de nombreuses tâches quotidiennes. Ce serait cette nécessité de s'adapter à un monde non conçu pour eux qui aurait développé la créativité des gauchers.Il est d'ailleurs à noter qu'ils semblent supérieurs aux droitiers dans d'autres domaines. Ils auraient ainsi plus de facilité à s'exprimer en public et seraient capables de meilleures performances sportives. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 20231 min

Un astéroide va-t-il percuter la Terre en 2046 ?

Les spécialistes considèrent en général comme faible le risque de voir s'écraser sur Terre un objet céleste. Mais, sans remonter à la catastrophe qui causa la disparition des dinosaures, la chose s'est déjà produite.En effet, en 1908, un astéroïde libérant, dans sa chute, une énergie comparable à un millier de bombes d'Hiroshima, s'est écrasé près de la rivière Toungouska, en Sibérie centrale.Le choc a détruit 2.200 km2 de forêts et des ondes sismiques ont été ressenties jusqu'en Angleterre. Or, il existe, comme cet astéroïde, de nombreux objets susceptibles de heurter notre planète.L'Agence spatiale européenne en recense même 1.500. En fonction de la probabilité, plus ou moins forte, qu'ils s'écrasent sur terre, ils sont classés sur une échelle allant de 0 à 10, dite "échelle de Turin".L'objet céleste repéré, depuis février dernier, par les télescopes de l'Agence spatiale, ne semble pas, pour l'instant, présenter un trop grand danger, puisqu'il est classé 1 sur l'échelle de Turin.À l'heure actuelle, cet astéroïde, nommé 2023 DW, qui mesure près de 50 mètres, se trouve à environ 18 millions de kilomètres de notre planète. Et il tourne autour du soleil, à une vitesse d'environ 90.000 km/h, en 271 jours.Les scientifiques n'excluent pas totalement que cet astéroïde, qui a à peu près la taille d'un terrain de handball, puisse s'écraser sur Terre le 14 février 2046. Mais l'éventualité qu'un tel événement se produise est très peu probable.En effet, il y aurait plus de 99,80 % de chances pour que cet astéroïde ne heurte pas la terre. Et encore ces calculs pourraient être affinés, rendant encore plus incertaine une telle éventualité.Si, malgré tout, cet objet céleste finissait par s'écraser sur notre planète, il s'abîmerait probablement au beau milieu de l'océan Pacifique. Et c'est encore une chance car, s'il tombait sur terre, il pourrait anéantir une ville comme Lyon.On le voit, le risque est mince, ce qui n'empêche pas les scientifiques de surveiller de très près le parcours de cet astéroïde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 29, 20231 min

Quel est le métal le plus cher du monde ?

Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------On pense généralement que le métal le plus précieux, et donc le plus cher, est l'or. Aussi coûteux que soit ce métal, ce n'est pourtant pas lui qui détient le record en ce domaine.En effet, le métal le plus précieux est le rhodium. Il a été découvert, en 1803, par le chimiste anglais William Hyde Wollaston, qui l'a déniché en examinant un morceau de platine, qui est de la même famille que le rhodium.Ce nouveau métal, dont le degré de fusion est très élevé, était d'un blanc argenté. Pourtant, Wollaston lui a donné un nom qui vient du grec "rhodon", qui veut dire "rose". La couleur que donnait le rhodium à une solution obtenue par le chimiste.Le rhodium est donc le métal le plus cher qui soit. En effet, sa valeur, en mars 2023, est de près de 278.000 euros le kilo. À titre de comparaison, celle de l'or, à la même date, est d'environ 55.000 euros le kilo.Si ce métal est aussi coûteux, c'est parce qu'il est très rare et très demandé. En effet, le rhodium ne représente que 0,000037 partie par million dans la croûte terrestre, contre 0,0013 pour l'or.Du fait de cette rareté, on n'extrait qu'environ 16 tonnes de ce métal chaque année. Ceci étant, les réserves sont estimées à environ 3.000 tonnes, et, au rythme actuel, la demande pourra être satisfaite pendant très longtemps.Le principal gisement de rhodium se trouve en Afrique du Sud, mais on en trouve aussi dans d'autres pays, comme la Russie ou le Canada, mais en moins grande quantité.Une opération de raffinage, qui permet d'enlever les impuretés du métal, doit être pratiquée avant de pouvoir l'utiliser. Si ce métal est si cher, c'est qu'il est rare mais, aussi, que sa demande est très forte.En effet, il est surtout utilisé pour réduire l'émission des gaz d'échappement des voitures. Pour l'instant, les besoins restent donc très importants. On s'en sert aussi, mais dans une bien moindre proportion, à d'autres fins, comme la fabrication des bijoux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 28, 20232 min

Pourquoi l'eau serait-elle plus ancienne que le Soleil ?

Les scientifiques s'accordent à penser que l'eau qui forme nos océans et nos rivières aurait été apportée à la Terre par des comètes. En effet, au début de son histoire, entre 4 et 3,8 milliards d'années, notre planète a été heurtée par nombre d'entre elles.Mais d'où vient l'eau que ces comètes transportaient et qu'elles ont en quelque sorte déversée sur la Terre. Les scientifiques croient avoir trouvé la réponse. Et celle-ci ne manque pas de surprendre : en effet, l'origine cde cette eau remonterait plus loin que la création même du Soleil, apparu voilà environ 4,5 milliards d'années..Pour arriver à ces conclusions, les astronomes ont étudié un disque protoplanétaire, nommé V883 Orionis et situé à environ 1.300 années-lumière de la Terre.Ce disque se compose d'une jeune étoile, entourée d'un épais nuage de gaz et de poussières. Ce sont ces particules qui, en s'agrégeant, finiront par former, au terme d'un processus s'étalant sur des millions d'années, un certain nombre de planètes.C'est dans le cœur de tels nuages que la Terre a fini par se former. C'est pour cela que ce disque protoplanétaire présente un tel intérêt pour les scientifiques. Il nous en apprend en effet beaucoup sur le processus de formation des planètes.Mais il présente un avantage supplémentaire. En effet, ce système renferme de l'eau. En temps ordinaire, il est difficile de s'en apercevoir, dans la mesure où, en principe, la plus grande partie de cette eau est figée sous forme de glace.Or, celle-ci est peu détectable par les instruments qu'utilisent les astronomes. Mais voilà qu'en 2016, un événement, survenu au sein de cette jeune étoile, a changé la donne.En effet, une éruption s'y est produite. Tout en rendant plus vive la luminosité de l'étoile, elle a transformé une partie de la glace en vapeur d'eau, plus facilement repérable depuis la Terre.La preuve était donc faite que ces molécules d'eau existaient à ce stade très précoce. L'eau transportée par les comètes, et apportée sur Terre, existait donc dans ces nuages protoplanétaires avant même l'apparition du Soleil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 27, 20231 min

Pourquoi le gyroptère est-il un singulier aéronef ?

Les pionniers de l'aviation, comme Clément Ader, se sont inspirés du vol des oiseaux, ou de leur faculté à planer sur les couches d'air, pour concevoir leurs premiers engins.Mais on doit l'invention d'un autre appareil volant, plus singulier, à deux ingénieurs français, Alphonse Papin et Didier Rouilly. En 1910, ils présentent en effet, devant les membres de l'Académie des sciences, le projet d'un engin qu'ils ont baptisé le "gyroptère".Cet appareil ne s'inspire pas des oiseaux, mais du monde végétal. Le modèle du gyroptère, en effet, est la samare, qui est le nom donné à la graine d'une espèce d'érable. Elle est dotée d'une excroissance en forme d'aile, qui permet au fruit de se disséminer plus facilement.Or, cette aile unique assure à la graine une descente lente et régulière. En tombant, en effet, elle tournoie en suivant une trajectoire très stable.Nos deux ingénieurs vont donc reprendre les caractères de ce vol pour en doter leur gyroptère. Celui-ci n'aura donc qu'une seule pale, et non pas de deux à huit comme dans un hélicoptère.L'appareil était pourvu d'une turbine, qui propulsait de l'air à l'autre extrémité de l'aile. Mise en mouvement, celle-ci tournait alors autour de la cabine du pilote. Par ailleurs, la manière dont tournait la pale, en repoussant l'air vers le bas, devait assurer la stabilité de l'appareil.Muni de moteurs puissants, cet engin pouvait décoller et atterrir de manière verticale, et se poser lentement en cas de panne.Retardé par le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le premier essai du gyroptère n'a lieu qu'en mars 1915. Mais les choses ne se passent pas comme prévu.En effet, le moteur utilisé n'est pas assez puissant et la pale se révèle trop lourde. Aussi l'appareil, déséquilibré, finit-il par s'abîmer dans les eaux du lac au-dessus duquel on avait procédé à cet essai.Si l'armée ne donne pas suite au projet, les recherches n'en continuent pas moins. Et aujourd'hui, des drones fonctionnant sur le même principe pourraient voir le jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 26, 20231 min

Dans quelle ville les habitants n'ont-ils pas grandi depuis deux millénaires ?

En principe, la stature d'une population évolue au cours du temps. Cette évolution est liée à des facteurs génétiques, mais elle tient aussi à l'environnement social et économique dans lequel vivent les individus considérés.Les historiens ont constaté que l'évolution de la stature des populations européennes suivait souvent une courbe dite en U. En effet, les adultes sont plutôt de grande taille dans l'Antiquité romaine et jusqu'au début de la période médiévale.Puis, cette stature a tendance à se tasser au cours du Moyen-Âge, avant que que les individus ne reprennent à nouveau un peu de hauteur à partir du début du XXe siècle.Or, des chercheurs n'ont rien trouvé de tel en étudiant les 549 squelettes d'une collection appartenant à l'université d'État de Milan. Ils ont été trouvés dans des lieux de sépulture plutôt réservés à des populations peu aisées.Ces restes humains, couvrant une période d'environ 2.000 ans, montrent en effet une remarquable stabilité de la taille des adultes, la stature moyenne des hommes étant d'1,68 m et celle des femme d'1,58 m.Comment expliquer que les Milanais aient conservé à peu près la même taille au cours des âges ? La première explication tient à l'unité de lieu. Ces restes humains, en effet, ont été découverts dans une zone relativement peu étendue et bien circonscrite.L'influence des variations climatiques, avec leurs conséquences sur les sources de nourriture, y est donc moins sensible. Grand centre commercial dès l'époque médiévale, Milan était par ailleurs une ville riche, au centre d'un territoire agricole prospère.L'approvisionnement y étant donc relativement facile et abondant, les habitants y ont rarement souffert de disettes ou de malnutrition. Dans un tel contexte, même les habitants plus pauvres étaient le plus souvent à l'abri de la faim.Capitale de l'Empire romain d'Occident pendant un siècle, puis centre du duché du même nom, Milan était en outre une ville bien défendue, où ses habitants étaient protégés par ses épaisses murailles. Maintenues durant toute la période, ces bonnes conditions expliquent sans doute la permanence des caractéristiques physiques des Milanais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 20232 min

Pourquoi les mouches ne trouvent-elles jamais la sortie ?

L'été venu, les mouches se font plus nombreuses. Si leur bourdonnement vous agacent, vous n'avez qu'une envie, les faire sortir de la pièce. Et pour cela, vous ouvrez un des battants de la fenêtre.Mais voilà qu'à votre grande surprise, les mouches se heurtent au carreau. Certaines vont parvenir à s'envoler à l'air libre, mais d'autres n'arrivent toujours pas à trouver le chemin de la sortie.Si ces insectes se cognent à la vitre, c'est d'abord parce qu'elles la voient mal. Leurs yeux, composés de milliers de facettes indépendantes, leur offrent un large champ de vision et leur permettent de capter les mouvements beaucoup mieux que nous.Autant de facultés qui leur permettent souvent d'échapper à leurs prédateurs. Mais cet organe visuel n'est pas conçu pour s'accommoder en fonction de la distance et pour se concentrer sur un seul objet.Par ailleurs, la mouche se dirige essentiellement en fonction de la lumière. C'est donc la lumière du soleil qui la guide à l'extérieur de votre logement. Mais que la fenêtre soit ouverte ou fermée, cela ne fait aucune différence pour elle.Attiré par la lumière, l'insecte fonce vers sa source, sans savoir qu'une vitre, invisible à ses yeux, l'empêche d'aller vers elle.Quand elle s'élance vers les rayons lumineux, la mouche évolue dans leur direction, d'un vol uniforme. Mais quand elle pénètre dans un appartement, attirée par la lumière de l'ampoule, elle se met à voler en rond. Ce phénomène s'explique par le déploiement de l'émission lumineuse dans toutes les directions.On peut se demander pourquoi les mouches ne ressortent pas tout simplement par où elles sont entrées. Si elles en sont incapables, c'est qu'elles sont dotées d'un minuscule cerveau et d'une mémoire imparfaite. En effet, elles ne se souviennent pas de la manière dont elles sont entrées chez vous.Une astuce simple pour aider une mouche à trouver la sortie : fermez les rideaux sur toutes les vitres, sauf sur celle que vous laissez ouverte. La mouche y percevra une source lumineuse plus intense et se laissera guider par elle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 22, 20231 min

Les complotistes avaient-ils raison sur les origines du Covid ?

Alors que l'épidémie de Covid tend à s'atténuer dans de nombreuses régions du monde, l'origine de la maladie n'est toujours pas connue. De nombreux scientifiques considèrent que l'hypothèse la plus crédible est celle d'une origine animale.Mais, pour l'instant, on ne parvient pas à découvrir l'animal qui serait vraiment impliqué dans la transmission du virus. C'est pourquoi l'hypothèse d'une fuite du virus d'un laboratoire de Wuhan, la ville chinoise d'où est partie l'épidémie, est remise à l'honneur par les rapports de deux organismes officiels américains.L'un émane du ministère de l'Énergie, l'autre du FBI.Il faut dire que de nouveaux éléments, repris par les médias, semblent appuyer cette thèse. On a en effet découvert qu'en 2012 un virus très semblable à celui du virus du Covid s'était manifesté dans une mine chinoise, entraînant le décès de trois personnes.Des spécimens de ce virus avaient ensuite été collectés, puis transportés à l'institut de virologie de Wuhan, à des fins d'analyse. Infectés par le virus, des scientifiques seraient alors tombés malades, au point d'être hospitalisés à la fin de l'année 2019.Le FBI se fonde notamment sur ces éléments pour indiquer que l'origine la plus probable de l'épidémie serait à rechercher dans la fuite accidentelle du virus depuis un laboratoire chinois.Des allégations que continuent à nier des autorités chinoises qui, par ailleurs, se montrent peu coopératives et refusent toujours l'accès à certaines données.Si cette thèse d'une fuite du virus d'un laboratoire chinois n'est exprimée qu'avec une certaine prudence, c'est qu'elle risque de relancer les idées complotistes en la matière.En effet, pour le FBI, par exemple, il s'agirait bien d'une fuite accidentelle. Pour les complotistes, au contraire, un virus dangereux pour l'homme aurait été sciemment créé, puis répandu intentionnellement dans la population.Cette hypothèse d'une fuite accidentelle du virus, d'ailleurs contestée par d'autres organismes officiels, et énoncée avec un "faible niveau de confiance", serait donc de nature à renforcer les soupçons des tenants d'un complot machiavélique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 21, 20231 min

Sommes-nous vraiment capables de dérouter un astéroide ?

De très nombreux astéroïdes voguent dans les parages de la Terre. De multiples fragments tombent au sol, mais ils sont de trop petite taille pour représenter un danger. Pour l'instant, aucun astéroïde plus volumineux ne paraît en mesure de menacer notre planète.Les scientifiques, qui n'excluent pas pour autant une telle perspective, préfèrent prendre les devants. C'est ainsi que la NASA a mis au point la mission DART, élaborée dans le cadre des programmes de défense planétaire.La mission consistait à dévier la trajectoire d'un astéroïde nommé Dimorphos, qui tournait autour d'un corps céleste plus gros, du nom de Didymos. L'astéroïde visé était à peu près de la taille d'un terrain de football.L'astéroïde choisi avait été repéré et étudié de plus près grâce à des images prises par des télescopes installés au sol. Le but de la mission était plus précisément de modifier l'orbite de Dimorphos.Pour y parvenir, une sonde de près de 600 kilos devait être envoyée vers l'astéroïde et s'écraser à sa surface. Avant l'impact, elle aurait le temps de recueillir des informations supplémentaires sur le corps céleste.Cette mission "kamikaze" , lancée en septembre dernier, s'est soldée par un succès allant au-delà des espérances des scientifiques. Ils pensaient bien que l'impact provoqué par le crash de la sonde parviendrait à raccourcir l'orbite de l'astéroïde.Mais ils comptaient sur une modification de l'ordre de 73 secondes, voire un peu plus. Or, c'est un changement d'orbite de 32 minutes qui s'est produit. La preuve expérimentale était donc faite qu'il était possible de modifier la trajectoire d'un objet céleste menaçant de s'écraser sur notre planète.De quoi encourager les scientifiques, qui comptent élaborer d'autres projets similaires et organiser, d'ici 2029, une conférence mondiale consacrée à la défense planétaire.En attendant, les informations apportées par la sonde ont permis d'en apprendre davantage sur la composition de Dimorphos. Par ailleurs, le lancement prochain d'un vaisseau de contrôle devrait permettre de mieux analyser les conséquences de l'impact provoqué par l'écrasement de la sonde à la surface de l'astéroïde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 20232 min

A qui appartiennent les météorites ?

Chaque année, de nombreuses météorites, souvent de petite taille, s'écrasent sur Terre. La NASA en estime le nombre à plus de 80.000. Malgré tout, il est assez rare d'en trouver des fragments.En principe, ils sont revêtus d'une couche noire, qui vient de la combustion partielle de la météorite pénétrant dans l'atmosphère terrestre.Certains ont tout de même la chance de tomber sur un morceau de météorite. C'est ce qui est arrivé à un Indonésien, qui, en 2020, en a trouvé un dans son jardin. Cette trouvaille a d'ailleurs fait sa fortune, car un acheteur lui en a donné une forte somme. Plus récemment, une étudiante française a fait une découverte semblable.Une question se pose cependant. À qui appartiennent ces morceaux de météorites tombés du ciel ? En France, la loi est très floue à ce sujet. L'usage le plus courant veut néanmoins que le fragment de météorite appartienne à celui qui le trouve.C'est d'ailleurs ce qui se passe dans d'autres pays, comme le Royaume-Uni ou les États-Unis. Dans le premier de ces pays, le morceau de météorite étant considéré comme un fossile, celui qui le trouve peut l'emporter chez lui et en faire ce que bon lui semble.Voilà quelques années cependant, un député avait proposé de confier ces objets tombés du ciel aux centres de recherche. Le but étant de faire progresser la connaissance des météorites et donc d'en apprendre davantage sur le cosmos.Il était donc proposé de mettre en place une sorte de propriété partagée des fragments de météorites. Les scientifiques pourraient alors les étudier à loisir, sans pour autant léser les personnes qui les avaient découverts.Pour l'instant, les pouvoirs publics se sont refusés à aller dans ce sens, en rappelant que de telles dispositions ne pouvaient être prises que dans le cadre européen.Les choses en étant là pour l'instant, la personne découvrant un morceau de météorite est censée en avoir la propriété. Elle peut donc garder cet objet sans avoir à prévenir qui que ce soit de sa découverte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 19, 20231 min

Que vient-on de découvrir sur l'île de Pâques ?

Possession du Chili, l'île de Pâques, située dans le sud-est de l'océan Pacifique, est l'un des lieux les plus isolés du monde. Découverte au XVIIIe siècle, l'île est surtout connue pour les statues monumentales qui s'y dressent.Elles ont été sculptées, sans doute entre le XIIIe et le XVIIIe siècles, par le peuple "Rapa Nui", l'ethnie polynésienne qui avait pris pied sur l'île. Ces immenses statues en tuf ou en basalte, qu'on appelle des "Moaïs", ont une apparence humaine et tournent le dos à la mer.Certaines sont achevées, d'autres à peine ébauchées. Malgré toutes les recherches entreprises pour mieux les connaître, elles n'ont pas encore livré tous leurs secrets.L'apparence de ces blocs de pierre sculptés, ainsi que la présence d'ossements et d'offrandes, à proximité des statues, laissent penser qu'elles étaient au centre d'un culte, rendu à des dieux locaux ou à des ancêtres déifiés.Ces statues, qui atteignent quatre mètres de hauteur, en moyenne, et dépassent 10 mètres pour les plus grandes, sont déjà très nombreuses. On en a en effet trouvé plus de mille sur l'île.Et pourtant, elles n'ont pas toutes été mises au jour. En effet, une équipe d'archéologues vient d'en découvrir une nouvelle. La trouvaille a été faite dans le cratère d'un volcan où s'était formé un lac.Cet endroit était aussi l'un des principaux gisements de roches volcaniques de l'île, où les habitants venaient puiser de quoi sculpter leurs immenses statues.Or, depuis quelques années, les activités humaines et le réchauffement climatique ont entraîné la baisse du niveau du lac, laissant une partie de son lit accessible. C'est là que les archéologues ont trouvé un nouveau "Moaï".Il s'agit d'une statue un peu moins grande que les autres. Les scientifiques devront faire appel à la méthode de datation au carbone 14 pour connaître l'époque où cette nouvelle statue a été sculptée.Les archéologues pensent que l'assèchement du lac devrait leur permettre de trouver d'autres "Moaïs". Ce qui permettrait de compenser la perte des 80 statues détruites par les incendies de 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20231 min

L'IA va-t-elle remplacer les pilotes d'avion ?

Les dispositifs d'intelligence artificielle ne cessent de faire des progrès. On fabrique aujourd'hui des robots, propres à de nombreux usages, et la voiture sans pilote ne relève plus seulement du domaine de la science-fiction.Mais ce ne sont pas les seuls engins qui pourront se passer de la direction humaine. Des projets très avancés comptent faire voler des avions sans pilote. Un mécanisme d'intelligence artificielle prendrait les commandes à la place de l'homme.Le programme le plus élaboré, en la matière, est sans doute celui de l'armée de l'air américaine. Elle voudrait en effet, dans un avenir assez proche, faire piloter ses avions de chasse par une intelligence artificielle.C'est pour vérifier le bon fonctionnement et l'efficacité du dispositif imaginé par les spécialistes de l'armée de l'air qu'un test inédit a été réalisé à la fin de l'année dernière.L'essai a été concluant puisque l'avion choisi a pu être piloté sans incident, et durant 17 heures, par une intelligence artificielle. Un vol autonome d'une telle durée constitue un record.Les militaires chargés du suivi de ce vol d'essai ont précisé que cet appareil, piloté par une intelligence artificielle, avait effectué des "manœuvres militaires" et volé dans une zone d'une étendue telle qu'elle ne permettait pas de maintenir un contact visuel.On a installé ce dispositif, non sur un appareil ordinaire, mais sur un avion utilisé pour les essais en vol. Cet avion d'entraînement est conçu pour pouvoir changer à volonté ses paramètres de vol. Il permet donc de reproduire les caractéristiques de vol de plusieurs types d'avions de chasse.Le dispositif installé à bord de cet avion a donc montré que l'intelligence artificielle était en mesure de piloter l'ensemble des appareils possédés par l'armée de l'air américaine.Des mécanismes d'intelligence artificielle pourraient donc équiper, dans un proche avenir, les avions de chasse américains et être utilisés dans le cadre de missions délicates.Ces tests grandeur nature, seuls capables de démontrer la réelle efficience de ces dispositifs, ont pris la suite des diverses modélisations effectuées par les spécialistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 15, 20231 min

Qu'est-ce que le projet européen IRIS ?

Le contrôle de l'espace devient un enjeu crucial, non seulement pour des sociétés qui entendent rentabiliser leurs investissement, mais aussi pour des États ou des instances internationales qui y voient un moyen de renforcer leur indépendance.Or le contrôle de l'espace passe en partie par le lancement de satellites. De nos jours, les groupes comme les États ne mettent plus seulement en orbite des satellites isolés. Au contraire, ils les regroupent pour augmenter leur puissance.Ces "constellations" de satellites, comme on les appelle, ont été mises en place par des sociétés comme SpaceX, le groupe d'Elon Musk, qui a baptisé "Starlink" son ensemble de satellites, ou encore Amazon, qui a développé le projet "Kuiper".De même, certains pays ont mis en orbite leur propre constellation de satellites. C'est le cas de la Chine, dont l'ensemble compte près de 13.000 satellites.Dans cette compétition pour le contrôle de l'espace, l'Europe n'a pas voulu être en reste. Aussi vient-elle de se doter de sa propre constellation de satellites. Elle a été baptisée IRISS, ce qui veut dire "Infrastructures pour la résilience, l'interconnexion et la sécurité par satellite".Cet ensemble n'aura pas l'ampleur de certains de ses concurrents. En effet, IRISS ne serait composé que de 170 satellites, déployés en orbite basse. Ils devraient âtre lancés, de manière progressive, entre 2025 et 2027.L'objectif de cette constellation européenne de satellites est double. Il s'agit d'abord de renforcer le système de communication et éviter autant que possible toute dépendance de l'Europe aux données collectées par des sociétés ou d'autres États.En effet, la guerre en Ukraine montre qu'en cas de crise internationale un système de communication fiable, basé sur les informations recueillies par satellite, revêt une importance majeure.Mais ce nouveau système satellitaire, qui devrait coûter 2,4 milliards d'euros, ne sera pas seulement utile aux États. Les particuliers y trouveront aussi leur compte. Il devrait en effet leur permettre de profiter d'une connexion Internet à haut débit, qui couvrirait l'ensemble du territoire européen et s'étendrait même à l'Afrique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 14, 20231 min

Pourquoi les nounours sont-ils réconfortants ?

Qui d'entre nous n'a pas eu, dans son enfance, un nounours auquel il était si attaché qu'il le préférait souvent à ses autres jouets ? Le nounours est sans doute le "doudou" favori des enfants, au pouvoir apaisant désormais bien connu.Mais des chercheurs ont voulu en savoir plus sur le pouvoir réconfortant de ce nounours. Aussi ont-ils demandé à un groupe de participants pourquoi ils aimaient tant leur peluche.Ce millier de volontaires, venus de plusieurs villes, étaient âgés de 3 à 72 ans. Ce qui montre bien que les nounours ne sont pas l'apanage des enfants. Ils peuvent aussi être appréciés des adultes.Chaque personne, enfant ou adulte, devait apporter son nounours et donner son sentiment sur les peluches qu'on lui montrait.Les réactions et les réponses des volontaires ont permis de dresser le portait type du nounours idéal. Première constatation : le meilleur nounours est toujours le sien. Quelle que soit son apparence, il est toujours préféré aux autres.En effet, cette peluche est intimement associée à tout un pan de la vie de son propriétaire. Elle a accompagné des moments de joie et soutenu l'enfant quand il était en proie au chagrin.C'est cet irréductible attachement au nounours de son enfance qui explique d'ailleurs que bien des adultes le conservent tout au long de leur vie.Par delà la préférence des participants pour leurs nounours, d'autres facteurs entrent en ligne de compte. Le nounours idéal doit être assez gros pour être manipulé et pris dans les bras. Le pouvoir apaisant d'une telle peluche vient de ce qu'on peut la câliner, comme un enfant.Par ailleurs, la fourrure du nounours doit avoir une certaine consistance et n'être ni trop courte ni trop longue. Enfin, la peluche doit être agréable à regarder, ce qui ne veut pas forcément dire qu'elle doit être souriante.Grâce à ce portait robot, il sera possible de choisir les nounours qui accueilleront les enfants, dans les crèches ou les hôpitaux. Ils pourront ainsi les calmer et les réconforter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 20231 min

Depuis quand les hommes tirent-ils à l'arc ?

On sait que les hommes de la préhistoire tiraient leur subsistance de la cueillette et de la chasse. Pour tuer le gibier, ils avaient besoin d'armes, come les javelots ou les arcs.En effet, des fouilles ont montré que l'arc était déjà utilisé, voilà environ 70.000 ans, par des chasseurs. Mais cette technique de chasse n'est attestée, pour une époque aussi ancienne, que pour l'Afrique.En Europe, au contraire, les découvertes effectuées par les spécialistes ne faisaient remonter la pratique du tir à l'arc qu'à 12.000 ans environ. Il est vrai que, par la nature même de l'équipement utilisé pour la chasse à l'arc, les traces de cette activité sont difficiles à trouver.En effet, les chasseurs utilisaient alors, pour fabriquer leurs arcs, des matières périssables, comme du bois, des tendons d'animaux, du cuir ou encore des fibres végétales.Les découvertes faites dans une grotte de la Drôme permettent cependant de faire reculer la pratique du tir à l'arc en Europe d'environ 40.000 ans. Sur ce site, que des hommes de Néandertal ont commencé d'occuper voilà environ 80.000 ans, on a trouvé des centaines de petites pointes de silex.Elles auraient été taillées par des Homo Sapiens voilà environ 54.000 ans. L'homme moderne serait donc arrivé plus tôt qu'on ne le croit en Eurasie. Nul ne sait s'il a pu rencontrer des néandertaliens dans cette grotte.Mais la découverte de ces pointes de silex prouve que, sur le continent européen, des hommes chassaient avec un arc il y a environ 54.000 ans. Les scientifiques ont relevé, sur ces pointes, des traces de fractures qui ont probablement été faites par un impact.Par ailleurs, un os de cheval, retrouvé sur le site, montrait des marques qui avaient pu être faites par l'enfoncement d'une pointe en pierre. De toute façon, ces pointes semblent trop petites pour avoir servi à autre chose qu'à confectionner des flèches.Des copies de ces pointes ont été utilisées pour faire des flèches lancées, de manière concluante, sur des animaux morts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 20231 min

Nouveau podcast: Choses à Savoir Actu

Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 20231 min

Quelle surprenante cargaison a été retrouvée à bord d'un navire coulé il y a 500 ans ?

Après des plongées effectuées entre 1960 et 1970, de nouvelles explorations ont permis de mettre au jour l'épave d'un navire coulé dans la mer Baltique en 1495. Elle appartient au "Gribshunden", un navire affrété par le Roi scandinave Jean Ier.Les chercheurs ont en effet découvert l'épave étonnamment bien conservée d'un bateau de plus de 30 mètres de long, construit avec le bois de chênes provenant des bords de la Meuse. Un peu comparable aux caravelles qui, en cette fin du XVe siècle, commençaient à sillonner les mers du Nouveau monde, le "Gribshunden" était donc un navire de prestige.Le bateau n'était pas le seul à avoir résisté aux assauts du temps. Sa cargaison, elle aussi, se signalait par un exceptionnel état de conservation. Il s'explique par la faible salinité de la Baltique et la température glaciale de ses eaux.La cargaison se composait d'un vaste ensemble de légumes, de fruits, de plantes médicinales et d'épices provenant du monde entier. Un véritable trésor en soi !À côté des noisettes, des amandes ou des framboises, les chercheurs ont aussi découvert, dans les cales du navire, du gingembre, des clous de girofle, du poivre, de la moutarde ou encore de l'aneth.La présence de ces marchandises exotiques, dans la cargaison de ce bateau scandinave, prouve, s'il en était besoin, que des échanges commerciaux, sur de longues distances, avaient déjà lieu à l'époque.Quand, en cette année 1495, Jean Ier, Roi de Danemark et de Norvège, quitte les rivages de son pays pour gagner ceux de la Suède, ce n'est pas seulement pour faire du commerce.En effet, en venant vers lui à bord de ce superbe vaisseau, il veut impressionner le régent de Suède, Sten Sture l'Ancien. Et le convaincre d'ajouter la Suède à cette union de Kalmar qui, depuis 1397, regroupe en principe les trois royaumes scandinaves.Mais la tentative d'intimidation est manquée. En effet, le régent de Suède ne paraît pas et le bateau, peut-être victime d'une explosion, sombre au fond de la mer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 20231 min

Les personnes les plus riches sont-elles les plus intelligentes ?

Dans nos sociétés occidentales, le mérite, comme vecteur de réussite professionnelle, joue un rôle essentiel. On considère souvent que, dans ces conditions, l'intelligence est le principal moteur de l'ascension sociale, et donc de l'accès à des professions mieux rémunérées.En résumé, les personnes intelligentes sont plus riches que les autres. Or une récente étude vient contredire, du moins en partie, une telle affirmation.Elle a porté sur plus de 59.000 Suédois, qui ont tous subi un test d'aptitudes cognitives. Il s'agit donc d'un échantillon assez large, qui se signale aussi par la diversité des professions exercées et des rémunérations perçues.Cependant, cette recherche ne concerne que des hommes, issues d'une seule nationalité. c'est là une limite à prendre en compte.Les auteurs de l'étude ne remettent pas en cause le lien entre les capacités intellectuelles d'un individu et sa réussite professionnelle. Cette corrélation a d'ailleurs été mise en évidence par de précédentes recherches.Cette étude, cependant, tend à la relativiser. En effet, ses résultats montrent qu'au-delà d'un certain niveau de salaire, les aptitudes de la personne qui le gagnent semblent stagner. Comme si elles atteignaient un seuil, impossible à dépasser.De fait, cette étude indique qu'au-delà d'un salaire annuel de 60.000 euros, gagné par 1 % des participants, les résultats de ces derniers aux tests étaient inférieurs à ceux des personnes gagnant un peu moins d'argent qu'eux.Ce qui tendrait à prouver que l'accès à ces postes très bien rémunérés ne dépend pas seulement des aptitudes intellectuelles. D'autres facteurs expliqueraient le succès d'un parcours professionnel.L'appartenance à certains milieux sociaux serait l'un d'entre eux. Dans ce cas, les relations que peut faire jouer la famille, et l'éducation soignée qu'elle ne manque pas de donner aux enfants, peuvent faire avancer une carrière plus sûrement que la seule possession de capacités intellectuelles.Certains traits de personnalité ne sont pas non plus sans influence sur un parcours professionnel. Mais la chance peut aussi jouer un rôle, offrant, à certains moments, des opportunités de carrière à ceux qui savent les saisir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 8, 20232 min

Comment la pollution affecte-t-elle les performances des joueurs d'échecs ?

Par temps calme, l'air que nous respirons est encore plus envahi par des particules extrêmement fines. Elles se logent facilement dans les poumons et augmenteraient le risque de faire un infarctus ou un AVC.Mais ces particules à la taille infime pourraient aussi perturber le fonctionnement du cerveau. Elles auraient ainsi un impact sur nos fonctions cognitives.D'après une étude menée par des chercheurs américains et allemands, cette pollution de l'air pourrait ainsi gêner les joueurs d'échecs de haut niveau. On sait en effet que, pour gagner une partie, ils doivent faire preuve d'une grande concentration, propre à leur faire anticiper les coups de leurs adversaires.Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont étudié pas moins de 609 parties d'échecs, qui ont eu lieu à l'occasion de compétitions organisées entre 2017 et 2019. Elles ont impliqué 121 joueurs, dont 30.000 mouvements ont été scrutés par une intelligence artificielle.Quant à la qualité de l'air, dans les salles qui réunissaient les joueurs, elle était analysée par des capteurs. Les résultats ont montré que 10 microgrammes supplémentaires de particules fines par m3 entraînaient une hausse de 26,3 % du risque de faire une erreur.Et l'influence d'une telle pollution sur ce risque d'erreur serait encore plus grande dans les premières phases du jeu. Pour effectuer ces premiers mouvements, en effet, les joueurs disposent d'un temps limité, durant lequel ils ressentent une pression plus intense.Durant cette période, la pollution aux particules fines aurait également tendance à émousser la concentration de ces joueurs. Entre les mouvements 30 er 40, quand la tension augmente encore d'un cran, le risque de se tromper serait encore accru de 27,6 % par le seul effet de cette forme de pollution de l'air.En revanche, d'autres facteurs, comme la température ou la présence de CO2 dans l'air, ne semblent pas gêner ces joueurs d'échecs. En effet, ces éléments, ainsi que les bruits ambiants dans la salle, ont été pris en compte pour réaliser cette étude. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 20231 min

Comment les abeilles réussissent-elles à passer l'hiver ?

La plupart des insectes ont une activité très réduite en hiver. C'est notamment le cas des abeilles. Durant la saison hivernale, elles se réfugient dans la ruche, qu'elles ne quittent plus jusqu'au retour des beaux jours.Si elles s'aventuraient à l'extérieur, elles ne trouveraient guère de fleurs à butiner. Ce qui les priverait de l'essentiel de leur nourriture. Et puis ces insectes, comme d'autres, craignent beaucoup le froid. En effet, ce sont des animaux à sang froid qui, contrairement aux mammifères, ne peuvent maintenir leur température corporelle durant l'hiver.Durant la saison froide, les abeilles restent donc dans la ruche. Elles diminuent leurs activités et ralentissent leur métabolisme. Elles sont donc plus en léthargie qu'en hibernation à proprement parler.La reine elle-même est beaucoup moins active. Au lieu de pondre environ 2.000 œufs par jour, elle se contente d'une centaine.Une fois réfugiées dans la ruche, l'activité principale des abeilles consiste à lutter contre le froid. En effet, si elles ne réussissent pas à y maintenir une température d'au moins 10°C, la colonie entière peut mourir.Pour faire entrer un peu de chaleur dans la ruche, les insectes emploient plusieurs moyens. Elles évitent d'abord de battre des ailes, pour ne pas dépenser trop d'énergie.Ensuite, la contraction régulière de leurs muscles thoraciques leur procure un peu de chaleur. Pour mieux résister au froid, les abeilles se regroupent pour former ce que les apiculteurs appellent une "grappe hivernale".Pour éviter les déplacements individuels, qui feraient perdre aux insectes une partie de la chaleur emmagasinée, c'est cet amas d'insectes qui se déplace. Ce qui permet aux abeilles de se nourrir du miel et du pollen entreposés avant l'hiver ou du sucre déposé dans la ruche par les apiculteurs. On estime ainsi qu'une réserve d'une vingtaine de kilos de miel est nécessaire à la survie d'une ruche durant l'hiver.Habiles ouvrières, les abeilles savent aussi boucher les orifices qui laissent passer le froid et l'humidité, mais aussi certains parasites. Pour cela, elles se servent du propolis, une substance résineuse produite par ces insectes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 20231 min

Leonard de Vinci a-t-il découvert la gravité ?

Leonard de Vinci représente bien le type même de ces humanistes de la Renaissance dont les connaissances encyclopédiques et l'intarissable curiosité touchaient à tous les domaines du savoir.En effet, le peintre célèbre laisse aussi la place au dessinateur, à l'architecte et même au savant. De fait, Leonard de Vinci excelle aussi dans le domaine scientifique.Il a rempli de ses inventions des dizaines de cahiers, sur lesquels il a dessiné des croquis et des esquisses, agrémentés de calculs divers et de commentaires. Ces cahiers auraient regroupé, au total, plus de 13.000 pages, dont moins d'un tiers nous est parvenu.Des chercheurs américains se sont récemment intéressés à l'un des recueils composés par Leonard de Vinci. Il s'agit du codex Arundel, rédigé par le peintre italien entre 1480 et 1518.Parmi les traités scientifiques qui forment cet ensemble, l'un d'eux a retenu l'attention des chercheurs. Il relate une expérience dans laquelle un broc d'eau est déplacé par un utilisateur, tandis que de l'eau s'écoule du récipient.Cette expérience, réalisée au tout début du XVIe siècle, aurait mis en lumière le lien entre la gravité et l'accélération. Autrement dit, Leonard de Vinci aurait découvert, avec beaucoup d'avance, ce que les scientifiques appellent le principe d'équivalence.Selon ce principe, deux corps lâchés en même temps dans le vide tombent à la même vitesse, et donc avec la même accélération, et ce quelle que soit leur masse.Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, Leonard de Vinci est donc un précurseur. Ses calculs annoncent la théorie de Galilée, énoncée en 1604, selon laquelle des masses tombent à la même vitesse en l'absence de résistance à l'air.Une théorie complétée par la loi de l'attraction universelle, définie par Newton en 1687. Et c'est en partant de ces théories qu'Einstein a mis au point le principe d'équivalence, en 1907, selon lequel la gravité et l'accélération sont identiques.On le voit, Leonard de Vinci, qui avait pressenti cette correspondance entre gravité et accélération, avait quatre siècles d'avance sur le célèbre savant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 20232 min

Quelles espèces éteintes pourraient revoir le jour ?

Faire revenir à la vie des espèces éteintes, comme les dinosaures de "Jurassic Park", ne devrait plus relever de la science-fiction. Dans un avenir assez proche, en effet, des scientifiques pourraient "ressusciter" des animaux disparus de la surface de la terre.Plusieurs sociétés se sont lancées dans ces projets de "désextinction". Elles y consacrent des sommes importantes; ainsi, 150 millions de dollars sont dévolus à la "renaissance" du dodo.En plus du dodo, exterminé par les Hollandais débarquant à l'île Maurice, voilà quatre siècles, deux autres espèces sont concernées par ces projets : le mammouth laineux, disparu depuis des milliers d'année, et le tigre de Tasmanie, éteint au siècle dernier.Pour ramener à la vie ces espèces disparues, les scientifiques prélèvent des fragments d'ADN sur des spécimens bien conservés. Ils en découpent une partie, grâce à des "ciseaux génétiques", une technique spécifique, et la fixent, en quelque sorte, sur un ruban de l'espèce vivante la plus proche génétiquement.Pour le dodo, il s'agit du pigeon de Nicobar et de l'éléphant d'Asie pour le mammouth laineux. Cet ADN composite sera ensuite implanté dans un œuf ou dans l'utérus de l'animal.L'animal obtenu ne sera donc pas un dodo ou un mammouth laineux, mais un être hybride qui en sera l'équivalent le plus proche.Les sociétés à l'origine de ces ambitieux projets mettent en avant une plus grande richesse de la biodiversité et de probables avancées scientifiques, bénéfiques pour la santé humaine.Cependant, tous les scientifiques ne voient pas d'un bon œil de telles manipulations génétiques, qui ne sont pas sans poser certains problèmes éthiques.Par ailleurs, ces espèces, si elles étaient ramenées à la vie, reviendraient dans des milieux qui n'ont plus rien à voir avec ceux qu'elles ont connus. Elles auraient donc du mal à s'en accommoder et pourraient même en bouleverser l'équilibre.Enfin, de nombreuses voix s'élèvent pour déplorer que l'argent consacré à la "désextinction" de ces espèces ne soit pas plutôt consacré à la conservation de toutes celles qui sont menacées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 20231 min

Qui a inventé la bombe atomique ?

Alors que, dans le cadre de la guerre en Ukraine, le Président Poutine ne cesse de brandir la menace nucléaire, on peut se demander quand fut mise au point la première bombe atomique.Durant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne avait réussi à procéder à la fission de l'uranium, une étape essentielle dans la mise au point de l'arme nucléaire, et l'URSS avait entrepris des recherches prometteuses en la matière.Mais les Américains les coifferont au poteau. En effet, ils mettront au point la première bombe atomique, élaborée dans le cadre du projet Manhattan.Ce projet est mis en route en janvier 1943. Dès le départ, il s'agit d'un programme scientifique ultra-secret, dont aucun élément ne doit filtrer. Aussi tous les articles y faisant allusion sont-ils censurés.Le projet est confié au général Groves, qui fait appel au physicien Robert Oppenheimer pour en assurer la direction scientifique. Celui-ci réunit autour de lui une brillante équipe de savants, dans laquelle on compte notamment quatre prix Nobel.Le projet Manhattan bénéficie d'infrastructures adaptées à son objet. Ainsi, le centre nucléaire de Los Alamos, au Nouveau-Mexique, fut conçu, en janvier 1943, comme un lieu secret, destiné à centraliser les recherches sur la bombe atomique.Par ailleurs, c'est dans les installations d'Oak Ridge, dans l'État du Tennessee, que furent menées les expériences conduisant à la séparation de l'uranium, un autre pas capital dans la réalisation de l'arme nucléaire.Dans l'ensemble, environ 130.000 personnes travaillèrent au projet Manhattan, qui bénéficia, pour sa mise en œuvre, d'une mise de fonds équivalente à deux milliards de dollars.Après seulement deux ans et demi de recherches, en juillet 1945, la première bombe atomique voit le jour. Un premier essai est réalisé à Alamogordo, au Nouveau-Mexique, le 16 juillet 1945.Il n'y en aura pas d'autres. En effet, le test est jugé suffisamment concluant pour que, le 6 août 1945, une bombe atomique soit lâchée sur la ville d'Hiroshima, au Japon. Une autre sera larguée sur Nagasaki, trois jours plus tard.Plus de 200.000 personnes sont tuées, ce qui pousse le Japon à capituler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 20232 min

Comment la poussière lunaire pourrait aider à lutter contre le réchauffement climatique ?

Les projets visant à limiter les effets du réchauffement climatique ne manquent pas. Ils relèvent de ce que l'on appelle désormais la géoingéniérie, un ensemble de techniques, testées à l'échelle de la planète, et visant à remédier au changement climatique.Le dernier en date vient d'être annoncé par une équipe de chercheurs, qui lui ont consacré un article dans une revue spécialisée. Il consiste à envoyer dans l'espace de grandes quantités de poussière lunaire, destinées à faire écran entre la lumière du Soleil et la Terre.Pour ces scientifiques, en effet, ce serait l'un des meilleurs moyens de faire baisser les températures sur notre planète. D'autant que, comme le rappellent ces chercheurs, la poussière, qui recouvre la surface de notre satellite, ne risque pas de s'épuiser de sitôt.Il reste encore à résoudre, pour mener à bien un tel projet, un certain nombre de problèmes. À commencer par la quantité de poussière à larguer ainsi dans l'atmosphère.La question de l'endroit depuis lequel on devrait lancer cette poussière lunaire dans l'espace se pose aussi. À cet égard, les auteurs de l'article ont envisagé plusieurs solutions. La première consisterait à disséminer cette poussière depuis une plateforme spatiale située à un endroit de l'espace où la gravite entre la Terre et le Soleil s'équilibrent.Mais recourir à un tel moyen poserait des problèmes. En effet, les poussières, lancées d'un tel endroit, auraient tendance à se dissiper assez vite. Ce qui obligerait à procéder assez rapidement à un nouveau largage.Mais cela n'arriverait pas, selon ces chercheurs, si la poussière à disperser dans l'espace était chargée dans des fusées décollant de la Lune elle-même. Les scientifiques ont pris soin de repérer les orbites permettant à la poussière de tamiser au maximum la lumière du Soleil.Ils soulignent encore un autre avantage : partant de la Lune, les fusées dépenseraient moins de carburant. Ils précisent enfin que, pour constituer un écran efficace, ces particules de poussière lunaire doivent être bien choisies, avec notamment une taille adéquate. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 28, 20231 min

Quel mystérieux satellite russe s'est désintégré en orbite ?

Puissance spatiale de premier plan, la Russie envoie, entre autres engins, de nombreux satellites dans l'espace. Certains d'entre eux demeurent assez mystérieux, même aux yeux des spécialistes.C'est notamment le cas de l'un de ces satellites, nommé Cosmos 2.499. les Russes l'ont lancé dans l'espace en 2014, en même temps que trois satellites de communication militaire.Or, selon l'organisme de l'armée américaine chargé de l'observation des objets spatiaux, ce satellite russe se serait désintégré au début du mois de janvier dernier. Cette destruction se serait produite à environ 1.200 kilomètres au-dessus de nos têtes.On l'a dit, ce satellite russe est entouré de mystère. Il plane d'abord sur sa fonction. En effet, on ne sait pas vraiment à quoi sert Cosmos 2499. Les Américains l'ont d'abord pris pour un débris spatial.Puis ils ont remarqué des mouvements en direction du lanceur, toujours en orbite. Un simple débris n'aurait pu effectuer de telles manœuvres. Les militaires américains en sont venus à penser que cet engin pouvait être utilisé par les Russes pour détruire d'autre satellites.Les débris occasionnés par la désintégration de Cosmos 2.499 sont venus s'ajouter à tous ceux qui tournent déjà dans l'espace. Il n'y en aurait pas moins de 85. Ce qui n'est rien en comparaison des quelque 36.500 débris spatiaux de plus de 10 cm qui flottent dans la haute atmosphère.Quant aux plus petits débris, entre un millimètre et un centimètre, il y en aurait pas moins de 130 millions ! Il faut parfois des dizaines d'années pour que ces débris se désintègrent d'eux-mêmes.On conçoit, dès lors, la gêne, et même le danger, qu'ils peuvent représenter, non seulement pour les satellites, mais aussi pour la Station spatiale internationale. Les astronautes doivent toujours y être sur le qui-vive, pour effectuer à temps les manœuvres qui permettent d'éviter la collision avec les plus gros débris.La destruction de Cosmos 2.499 ne fera qu'ajouter à cet embarras croissant de l'espace, qui pose un véritable problème de sécurité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 20231 min

Pourquoi la foudre de Catatumbo est-elle unique au monde ?

Un phénomène météorologique singulier se produit au-dessus du las de Maracaibo, au Venezuela. Il s'agit d'une intense activité orageuse, nommée "foudre de Catatumbo" en référence au nom de l'un des affluents du lac.Ces orages sont si fréquents et si durables que cet endroit est connue comme la "capitale mondiale de la foudre". En effet, de puissants éclairs y zèbrent le ciel jusqu'à 300 jours par an.Au plus fort du phénomène orageux, on observerait environ 280 éclairs par heure. Ce qui représente environ 250 impacts au kilomètre carré, soit 1,6 million de décharges par an.Ce qui frappe aussi, c'est l'exceptionnelle durée de ces orages, qui ont généralement lieu après le coucher du soleil. Ces puissants éclairs, aperçus à des centaines de kilomètres à la ronde, éclairent en effet le ciel une dizaine d'heures.La puissance de ces éclairs est telle, et le phénomène est si prolongé, que cette "foudre de Catatumbo" éclaire le paysage comme en plein jour. Elle a même servi de phare naturel aux navigateurs.La fréquence et la puissance exceptionnelles de ces orages sont dues, d'après les spécialistes, à la circulation des vents soufflant dans la région.En effet, les vents, venus de la mer des Caraïbes, pénètrent dans le lac de Maracaibo. Ces vents charrient un air chaud et humide, qui est poussé vers les contreforts montagneux entourant le lac.Soufflant plus fort en fin de journée, les vents soulèvent ces masses d'air chaud, qui entrent en contact avec des courants plus frais venus des montagnes. Cette conjonction entraîne une instabilité propre à la formation de phénomènes orageux.Cette rencontre des masses d'air, ajoutée à la conformation particulière des lieux, explique la faculté que semblent avoir ces orages de se régénérer sans cesse.D'autres hypothèses ont cependant été émises pour expliquer le phénomène. Ainsi, la présence d'uranium dans le sous-sol favoriserait le déclenchement de ces violents orages. On a également parlé du méthane provenant des marécages voisins. Autant d'hypothèses qui n'ont pas été confirmées pour l'instant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 20231 min

Comment les « pierres zen » se forment-elles ?

La nature ne cesse pas de susciter notre étonnement. Ce serait sûrement le sentiment qu'éprouverait le promeneur qui, marchant sur les rives du lac Baïkal, en Sibérie, serait témoin d'un phénomène surprenant.Certains jours d'hiver, quand les conditions météorologiques s'y prêtent, il pourrait voir, sur la surface gelée du lac, des galets, jetés là par quelque passant, tenir subitement en équilibre sur de fins piédestaux de glace. Et le soubassement de glace est si ténu que les pierres ont l'air de flotter au-dessus de la surface du lac.On a donné à ces galets, qui semblent se maintenir, comme par miracle, sur leurs doigts de glace, le nom de pierres zen, en référence à ces pierres empilées qui ornent les jardins japonais. Mais comment un tel phénomène est-il possible ?On a longtemps pensé que c'était le piédestal glacé qui soulevait le galet. Or les chercheurs semblent avoir trouvé une autre explication au phénomène, qui paraît plus convaincante.Si les "pierres zen" tiennent ainsi en équilibre sur leur mince pied de glace, ce serait à cause de la sublimation de la glace. De quoi s'agit-il ?Quand le ciel est bien dégagé, certains jours, et que le soleil darde ses rayons sur la glace du lac, une fine parie, à la surface, se vaporise directement, sans passer par l'état liquide.Du fait de cette sublimation, la surface glacée du lac s'abaisse insensiblement. Mais pas partout de la même manière. L'ombre des galets, qui met obstacle à la lumière, limite la fonte de la glace se trouvant sous la pierre.C'est donc cette érosion différente de la glace, produite par l'ombre des galets, qui est à l'origine du phénomène des "pierres zen".C'est une expérience, menée en laboratoire, qui a conduit à cette découverte. Un cylindre de métal y a été posé sur un bloc de glace, puis celle-ci a été sublimée grâce à une technique spécifique. Au bout de quelques heures, l'objet se trouvait soutenu, comme les galets du lac Baïkal, par un piédestal de glace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 20231 min

A-t-on déjà momifié des corps en Europe ?

On sait que les anciens Égyptiens momifiaient les corps de leurs défunts, ou du moins de certains d'entre eux. Mais cette pratique existait-elle aussi en Europe ?Des découvertes, faites dans les années 1960 par une équipe de scientifiques sur un site portugais, font état de pratiques de momification qui remonteraient à environ 8.000 ans. On a en effet trouvé, dans cet endroit, les restes momifiés de 13 individus.La découverte de ces momies de chasseurs-cueilleurs laisserait supposer que la pratique de la momification durant la Préhistoire était plus courante qu'on ne le dit généralement.Des analyses récentes de ces restes humains ont montré que ces corps, avant d'être inhumés, avaient subi un processus de dessèchement. Ce qui aurait permis de plier les jambes de ces défunts sans que les os soient désarticulés.Les corps momifiés étaient maintenus dans cette position fléchie par des bandages ou des cordes. La momification se faisait donc en plusieurs étapes, qui se déroulaient sur un espace de temps assez long.Une autre découverte, assez insolite, laisse deviner un autre type de momification. La trouvaille a été faite en Écosse. Les chercheurs ont exhumé là deux squelettes, datant d'environ 3.000 ans.Ils n'avaient pas été momifiés par la main de l'homme, mais par l'action de la nature. Ces restes humains étaient en effet conservés dans une tourbière, composée notamment de mousses qui, en se décomposant, empêchent le passage de l'oxygène.Les cadavres y sont donc particulièrement bien conservés. Mais ce n'est pas tant cet état de conservation qui a attiré l'attention des chercheurs qu'un autre fait, très singulier.En effet, l'examen des mâchoires, notamment, a révélé que ces squelettes étaient composés des restes de six individus. Ils auraient été assemblés, pour former ce cadavre composite, entre 1.440 et 1.130 avant notre ère.Les spécialistes pensent que ces squelettes ont fait l'objet de plusieurs manipulations, séparées par un certain laps de temps. L'origine de ces pratiques n'est pas connue avec certitude. Ces squelettes auraient pu servir de "documents", servant à attester la possession de la terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 22, 20231 min

Le champignon créateur de zombies de "The Last Of Us" existe-t-il vraiment ?

Dans une série récente, "The last of us", promise à un grand succès, un champignon toxique, du nom de "cordyceps", transforme les humains en zombies violents. Or, il se trouve que ce champignon existe vraiment !Pourrait-il, dès lors, infecter le corps humain au point de transformer les hommes en morts-vivants ? Heureusement pour l'avenir de l'humanité, la réalité est tout autre. Non, d'ailleurs, que ce champignon ne soit pas dangereux.Mais il ne s'en prend pas aux hommes. En effet, il ne s'attaque qu'aux insectes. Les fourmis, notamment, sont souvent ses victimes. Si certains de ces insectes, souvent des individus isolés, respirent les spores du cordyceps, qui sont en quelque sorte ses graines, ils commencent à tituber et à perdre leur équilibre.Bientôt, les spores du champignon prennent le contrôle de la fourmi. Sur son corps, le parasite se met à repousser, libérant de nouvelles spores, qui contaminent à leur tour d'autres insectes.Pour les scientifiques, le cordyceps ne serait pas un champignon dangereux pour l'homme. D'abord parce qu'il ne s'attaque qu'aux insectes. Et encore pas à tous. Il ne s'en prend en effet qu'aux individus isolés et affaiblis, dont le système immunitaire est moins efficace.Ensuite, l'une des espèces les plus toxiques de ce champignon, celle qui s'attaque aux fourmis, est très rare. Ce qui relativise la menace qu'il pourrait représenter, même pour les insectes.Par ailleurs, ce champignon ne peut se développer que dans des conditions très précises. Ainsi, il a besoin d'une certaine température, autour de 18°C. Avec ses 37°C, le corps humain ne serait donc pas un hôte convenable pour le cordyceps.Il lui faut aussi beaucoup d'humidité. C'est pour cette raison qu'on le trouve dans les forêts tropicales ou, en automne, dans les zones humides d'Europe.Enfin, le patrimoine génétique de ce champignon est fragile. S'il pouvait contaminer un homme, celui-ci pourrait en infecter un autre, qui, à la rigueur, pourrait en contaminer un troisième. Mais la contamination ne s'étendrait pas au-delà, le génome du cordyceps se dégradant au cours du processus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 20231 min

Qu'est-ce que le « vortex polaire » ?

En ce début février, une vague de froid inédite continue de frapper le Canada et fait baisser le thermomètre dans des proportions jamais atteintes dans les États américains de Nouvelle-Angleterre.Les températures s'y sont en effet abaissées en deçà de - 40°C, avec une température ressentie voisine de - 70°C. Avec des rafales de vents très fortes, ces températures ressenties pourraient même descendre jusqu'à -80°C.D'ores et déjà, des records de froid sont battus aux États-Unis. Plus au sud, ces températures, toujours glaciales mais un peu atténuées, devraient s'afficher à Boston et New York, où le thermomètre pourrait descendre jusqu'à - 15 °C.Mais les habitants de ces deux villes pourraient endurer des températures encore plus basses, atteignant jusqu'à - 20°C à New York et - 30 ou même - 40°C à Boston. Des températures extrêmes, qui peuvent provoquer des engelures en quelques minutes et même, dans certains cas, se révéler mortelles.Pourquoi ce froid sibérien touche-t-il l'Amérique du Nord ? Le responsable de ces températures extrêmes est un phénomène climatique que les météorologues appellent un "vortex polaire".De quoi s'agit-il ? Le mot "vortex" est employé notamment pour désigner un tourbillon, de nuages ou d'eau. Quand il est polaire, ce vortex est une vaste dépression, qui se forme près des pôles géographiques de la Terre.Cette dépression s'installe en grande partie dans la haute atmosphère, à une altitude d'environ 30 kilomètres. Cette dépression est le plus souvent maintenue dans la région des pôles par des vents circulaires, qui l'emprisonnent et l'empêchent de déborder plus au sud.Mais un réchauffement subit peut modifier la circulation de ces vents, qui, dès lors, ne contiennent plus le vortex polaire, libre de s'échapper vers des régions plus méridionales.C'est la différence de température entre l'équateur et les pôles qui entraîne la formation de ce vortex polaire. Ces écarts étant plus grands en hiver, les vortex qui apparaissent à cette saison sont plus massifs.Il est à noter que des vortex polaires ont été observés sur d'autres planètes que la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 20231 min

La singularité technologique va-t-elle bientôt être atteinte ?

On a parlé de "singularité technologique", ou de "singularité" tout court, dès les années 1950. Puis le concept a été enrichi dans la décennie suivante et discuté jusqu'à nos jours.Pour les partisans de cette idée, l'intelligence artificielle, sous tous ses aspects, prendrait de plus en plus de place dans nos sociétés. Plus le temps passe, plus les progrès enregistrés lui seraient dus.Le rapide enchaînement de ces progrès déclencherait une sorte d'emballement, qui se traduirait lui-même par une évolution technologique que la société humaine, réduite à ses seuls moyens, n'aurait pu produire.Au terme de cette évolution apparaîtrait une "superintelligence", qui, malgré ou peut-être à cause de sa nature artificielle, se révélerait supérieure à l'intelligence humaine.On aurait alors atteint cette "singularité technologique", dont certains prédisent l'arrivée à l'horizon 2030, d'autres la prévoyant plutôt vers 2045.Si certains croient cette "intelligence générale artificielle", comme on appelle aussi la "singularité", près de se manifester, c'est qu'elle semble en mesure, dans un avenir proche, de relever un défi difficile.En effet, l'un des problèmes les plus délicats à résoudre, pour une intelligence artificielle, c'est celui des mécanismes du langage humain. Quand elle pourra comprendre comment il fonctionne, l' IA sera prête à égaler, voire à surpasser, l'intelligence humaine.C'est du moins l'avis de certains spécialistes de la question. Et ils pensent que cette capacité à percer les secrets du langage humain se manifeste notamment par la manière dont une IA traduit un texte complexe.Ainsi, une entreprise, spécialisée dans la traduction de textes, et utilisant l'IA, a voulu mesurer le temps passé par les traducteurs à corriger les erreurs commises par cet outil.Des données recueillies auprès de plus de 135.000 traducteurs ont été collectées. Or, leur analyse montre que, sur une période d'une dizaine d'années, le temps nécessaire à la correction des textes traduits par l'IA serait passé de 3,5 à 2 secondes par mot, soit un gain de 30 %. Pour cette société, pas de doute, la "singularité" sera une réalité avant la fin de la décennie actuelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 19, 20232 min

Qu'est-ce que l’horloge de l’apocalypse ?

Certaines périodes paraissent plus propices à des dangers qui peuvent menacer l'ensemble de la planète. Des scientifiques ont voulu mesurer cette menace de manière plus précise.Pour ce faire, ils collaborent au "Bulletin of atomic scientists", créé, en 1945, sous l'égide d'Albert Einstein. Cette publication informe notamment ses lecteurs sur les dangers auxquels s'expose la planète, du fait notamment de la mise en place, et de l'utilisation possible, des armes nucléaires.La mise en exergue de la menace nucléaire s'explique par le contexte dans lequel la revue a vu le jour. En effet, elle a été fondée l'année de l'explosion des bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki.Et elle a ensuite paru pendant la guerre froide, une période de vive tension entre le camp soviétique et le bloc occidental.Les scientifiques réunis dans le cadre du "Bulletin of atomic scientists" ont imaginé un moyen original pour marquer, de manière concrète, la menace qui, d'après eux, pèse sur la terre.Ils ont en effet inventé une horloge particulière, qu'on s'est empressé de baptiser "horloge de l'apocalypse". Ses aiguilles marqueraient en effet le temps qui nous sépare de la fin du monde.La gamme des dangers qui sont pris en compter pour faire avancer, ou reculer, les aiguilles de cette singulière horloge, s'est un peu élargie. La menace d'une guerre nucléaire de grande ampleur, déjà très présente au début de la guerre froide, date de création de l'horloge, est revenue sur le devant de l'actualité avec la guerre en Ukraine.Mais, désormais, les catastrophes naturelles, liées notamment au réchauffement climatique, sont considérées, par les savants de la revue scientifique, comme des dangers pouvant nous rapprocher de la fin du monde.En 1947, à l'époque de sa création, l'horloge avait été réglée à 23h53. Depuis, elle a été mise à jour plus de 20 fois. Et, depuis quelques jours, 23h58 et 30 secondes s'affichent à son cadran. Plus qu'une minute et demie avant la fin du monde... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 20231 min

Que disent vos yeux de vos préférences ?

Depuis toujours, la sagesse populaire prétend que nos yeux sont le reflet de notre esprit. Il se pourrait que la science valide en partie cette affirmation.Si, comme le croient les scientifiques, les mouvements de nos yeux traduisent certaines de nos préférences ou laissent deviner les décisions que nous allons prendre, nous n'en avons pas conscience.En effet, ces mouvements oculaires très rapides, appelés "saccades", échappent souvent à notre contrôle. Ils seraient néanmoins révélateurs de certaines de nos réactions.Ainsi, des études récentes ont montré que la dilatation des pupilles pouvait être interprétée d'une certaine façon. Elle montrerait qu'une personne est peu sûre d'elle, hésitante sur la décision à prendre. Cette incertitude provoquerait une certaine tension, qui se traduirait elle-même par la dilatation des pupilles.D'autres expériences, portant toujours sur les mouvements oculaires, ont été menées. Ainsi, des chercheurs suisses ont demandé à des volontaires de regarder une liste de 40 chiffres.Ils se sont aperçus qu'il était possible de savoir à quel chiffre pensait tel participant rien qu'au mouvement de ses yeux. En effet, celui-ci se modifiait en fonction du chiffre considéré.Ainsi, les yeux se déplaçaient vers le haut et la droite s'il s'agissait d'un plus grand chiffre que celui qui venait avant dans la liste.Les mouvements oculaires seraient également de nature à révéler nos préférences. Ainsi, des volontaires ont été amenés à choisir entre deux trajets sur tapis roulant : l'un assez court mais comportant une pente et un autre plus long mais plus plat.Les chercheurs ont alors constaté que les mouvements oculaires devenaient plus accentués en direction du tapis qui avait la préférence du participant. Cette vigueur des saccades oculaires permettait donc de le deviner avant même qu'il exprime cette préférence.Tentant encore une autre expérience, des chercheurs ont demandé à des volontaires de répondre à une affirmation, couplée à une image. Les résultats de ceux dont le regard pouvait aller à sa guise étaient supérieurs à ceux qui devaient fixer une croix des yeux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 15, 20231 min

Quel est l'effet de l’éruption du Hunga Tonga sur le climat ?

D'ordinaire, les éruptions volcaniques se traduisent plutôt par un refroidissement des températures. Mais ce n'est pas ce qui s'est produit avec celle du volcan Hunga Tonga, qui a eu lieu, le 15 janvier 2022, au large de l'île Hunga Tonga Ha'apai. Celle-ci, qui se trouve dans le Pacifique, appartient au royaume des Tonga.Il s'agit sans doute de l'éruption volcanique la plus violente jamais encore enregistrée au XXIe siècle. Elle a provoqué une énorme explosion dans l'atmosphère, la plus violente, selon certains experts, depuis celle produite par l'éruption du Krakatoa en 1883. Sa puissance serait équivalente, en effet, à plusieurs centaines de fois celle de la bombe atomique d'Hiroshima.Mais ce qui fait la particularité de ce phénomène, c'est qu'il s'agit de l'éruption d'un volcan sous-marin.Cette éruption inhabituelle s'est traduite par la propulsion dans l'atmosphère d'une énorme quantité de vapeur d'eau, mélangée à de la lave. Ce qui se produit très rarement.Entre 140 et 150 mégatonnes de vapeur d'eau auraient ainsi été expulsées par le volcan. Un chiffre qui donne le vertige quand on sait qu'une mégatonne correspond à un million de tonnes.Or la vapeur d'eau peut être considérée comme un gaz à effet de serre. Son effet sur le réchauffement climatique est d'autant plus significatif que la haute atmosphère en contient peu.Au lieu de faire baisser les températures, comme la plupart des autres phénomènes volcaniques, l'éruption du Hunga Tonga devrait donc plutôt les faire monter. Des chercheurs ont même estimé que, du fait de cette éruption, la probabilité que le seuil de 1,5°C soit dépassé au moins une fois d'ici 2026 passerait de 50 à 57 %.Rappelons que ce seuil de 1,5°C a été fixé par le récent accord de Paris comme la limite à atteindre pour le réchauffement climatique. Les chercheurs rappellent cependant que ces chiffres sont atteints dans le cas d'une égale répartition de la vapeur d'eau projetée par le volcan.Or celle-ci s'étant plutôt amassée dans l'hémisphère Sud, ils sont à relativiser légèrement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 14, 20231 min

Pourquoi le noyau de la Terre suscite-t-il des interrogations ?

L'étude des ondes provoquées par les séismes a permis aux scientifiques de préciser, dès les années 1930, la composition du noyau, la partie centrale de notre planète.En réalité, ce noyau est lui-même composé de deux parties, le noyau interne et le noyau externe. La partie la plus centrale, le noyau interne, est solide. Elle est surtout composée de fer, à hauteur de 80 %, et, pour le reste, de nickel.Le noyau interne est entouré d'un noyau externe, toujours composé, en majorité, de fer et de nickel, mais, cette fois-ci, à l'état liquide.Ainsi constitué, le noyau interne tourne par rapport au manteau, cette zone située entre la croûte et le noyau externe. Cette rotation est liée à la fois au champ magnétique terrestre, produit lui-même par les mouvements du noyau externe, et à l'influence du manteau.Or l'étude des ondes sismiques suggère que ce mouvement de rotation du noyau interne n'est pas toujours semblable. Il semble parfois s'accélérer, on parle alors de super-rotation, ou ralentir, dans des périodes qualifiées de sous-rotation.Pour certains scientifiques, cette rotation serait réglée selon un mode alternatif. La sous-rotation succéderait ainsi à la super-rotation, et vice versa. Chaque état durerait plusieurs décennies.Certaines analyses portent à croire que le noyau interne de la Terre aurait tourné plus vite, par rapport au manteau, surtout depuis 1971. Puis un changement majeur aurait eu lieu en 2009.Cette année-là, en effet, la rotation du noyau interne se serait ralentie. On aurait donc pu passer, dès cette époque, d'une super-rotation à un nouvel état de sous-rotation.Il est à noter que tous les scientifiques ne sont pas d'accord avec cette hypothèse. Certains pensent en effet que les modifications de vitesse de propagation des ondes sismiques, sur lesquelles se basent les scientifiques tenants d'une rotation rapide du noyau interne, ne seraient pas dues à ces mouvements du noyau interne mais à des changements physiques qui s'y produiraient.Il sera sans doute nécessaire, pour trancher le débat, de recueillir des données plus nombreuses, notamment sur le comportement des ondes sismiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 20232 min

Comment rejoindre Mars en seulement un mois et demi ?

Conduire des hommes sur Mars, dans un avenir proche, fait toujours partie des ambitions de la NASA. Les agences spatiales ne sont d'ailleurs pas les seules intéressées par de tels projets.À la tête de Space X, Elon Musk prévoit lui aussi d'envoyer une mission habitée vers Mars dès 2024 ou 2026. Pour sa part, la NASA annonce un vol vers la planète rouge à l'horizon 2027.Nouveauté de cette future mission, le mode de propulsion de la fusée. Au lieu d'un combustible classique, on emploierait l'énergie nucléaire pour faire décoller la fusée.À vrai dire, un tel projet n'est pas vraiment nouveau. La NASA l'avait déjà envisagé voilà un demi siècle, au début des années 1970. Mais les contraintes de la guerre froide et des restrictions budgétaires avaient conduit à son abandon.La mise au point de cette fusée à propulsion nucléaire profiterait de la collaboration de l'armée, qui a déjà de nombreuses innovations à son actif.La nature de la propulsion reste la même. En effet, comme avec une fusée classique, le réacteur nucléaire produit de la chaleur, elle-même transférée à un combustible liquide, qui se transforme en gaz et produit la poussée nécessaire au décollage.Il s'agit donc d'une différence de degré. En effet, le réacteur nucléaire est capable de produire des températures beaucoup plus élevées. Ce qui rend une telle fusée nucléaire trois ou quatre fois plus efficace qu'une fusée conventionnelle.Le voyage vers Mars serait donc bien plus rapide. Pour parcourir les 225 millions de kilomètres qui séparent la planète rouge de la Terre, il ne faudrait pas neuf mois, comme c'est le cas aujourd'hui, avec une fusée classique, mais seulement un mois et demi.Ce nouveau type de lanceur, à propulsion nucléaire, serait d'abord utilisé pour convoyer du matériel sur la Lune, puis, dans un second temps, pour envoyer des astronautes sur Mars.Ce projet de fusée nucléaire permet à la NASA de prendre de l'avance sur ses concurrents, la Chine et l'agence spatiale européenne, dont les projets de vols vers Mars sont mis entre parenthèses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 12, 20231 min

Pourquoi la neige peut-elle être rouge ?

La neige peut parfois perdre sa couleur immaculée, dans certains endroits, comme si du sang y avait coulé. le phénomène est connu au moins depuis l'Antiquité.On peut surtout l'observer sur des glaciers d'une altitude comprise entre 3.000 et 3.700 mètres. D'où le nom de "sang des glaciers" qu'on lui donne parfois. Cette neige rouge se trouve partout dans le monde, au Groenland ou dans l'Antarctique, mais aussi sous des latitudes plus tempérées, dans les Alpes ou dans la Sierra Nevada, en Californie.Cette teinte sanglante de la neige s'explique par la présence d'algues microscopiques. Il en existe d'ailleurs plusieurs espèces. Leur coloration est due à la présence d'un pigment qu'on trouve aussi dans les tomates. Il sert à protéger les algues des rayons du soleil.Ces algues ne sont pas visibles l'hiver, quand le soleil est peu actif. Elles se mettent alors en repos. Elles se réveillent au printemps en quelque sorte, où elles sont transportées par l'eau des glaciers en fonte. Durant cette période active, elles s'alimentent des minéraux trouvés dans le sol.L'éveil printanier de ces algues des sommets, avant leur sommeil hivernal, est appelé "bloom" par les spécialistes.Elles semblent plus abondantes en ce moment. Ce qui n'est pas de bon augure. En effet, le réchauffement climatique, qui accélère la fonte des glaciers, et abrège la saison hivernale, profite à ces algues, qui se multiplient.Mais leur présence, qui réduit celle de la neige, a un autre effet négatif : elle limite l'albédo, c'est-à-dire la quantité d'énergie solaire réfléchie vers l'espace. On constate, rn effet, une diminution de 13 % de ce réfléchissement.De ce fait, la chaleur est davantage absorbée par le sol et moins renvoyée vers l'espace. Ce qui accentue encore la fonte de la neige et des glaciers.Malgré tout, le fonctionnement exact de ces micro-organismes est encore assez mal connu. Les scientifiques pensent d'ailleurs qu'il reste encore des espèces à découvrir. C'est pourquoi un projet de recherche de grande ampleur a été lancé en 2021. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 20231 min

Quelle est la particularité de la météorite découverte en Antarctique ?

Chaque jour, de nombreuses météorites traversent l'atmosphère de notre planète et tombent sur terre. La plupart, de très petite taille, ne provoquent pas de dégâts notables. D'autant qu'une bonne partie sombre au fond des océans.Les scientifiques sont intéressés par ces météorites, qui peuvent leur livrer de précieuses informations. Encore faut-il parvenir à les trouver.En effet, en plus de toutes celles qui s'abîment en mer, beaucoup de météorites atterrissent dans des régions, en Amérique du Sud par exemple, où la végétation luxuriante ne permet pas de les distinguer.Mais il existe au moins deux sortes de régions, dans le monde, où il est plus facile de déceler la présence de météorites : les déserts et les régions glacées. En effet, sur le sable ou la glace de ces zones dépourvues de végétation, elles se repèrent au premier coup d'œil.À cet égard, l'Antarctique est un terrain privilégié pour les chasseurs de météorites. En effet, au siècle dernier, on en a retrouvé pas moins de 45.000.C'est donc avec l'espoir de ne pas rentrer bredouilles que des chercheurs sont récemment partis dans ces étendues désolées, en quête des précieuses météorites. Et leurs vœux ont été comblés, au-delà même de leurs espérances.En effet, parmi les météorites découvertes, se trouvait un spécimen exceptionnel. De fait, cette météorite pesait plus de 7 kilos. Elle était donc beaucoup plus lourde que la plupart de celles qui s'écrasent sur les glaces de l'Antarctique. Seule une centaine de météorites comparables ont été découvertes par le passé.D'ordinaire, en effet, elles ne pèsent guère plus de 50 ou 100 grammes. Ce spécimen pourrait se révéler une mine d'informations pour les scientifiques. De fait, d'après les premières analyses, cette grosse météorite se serait formée durant les premiers temps de notre système solaire.Elle pourrait donc nous en apprendre davantage sur la manière dont il s'est constitué. Et plus la taille de la météorite est imposante, plus elle est susceptible d'apporter de précieux renseignements sur l'histoire du système solaire et, au-delà, sur celle de notre galaxie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 20231 min

Pourquoi faut-il fermer la cuvette des toilettes avant de tirer la chasse ?

Vous ne manquez pas, bien entendu, de tirer la chasse d'eau après avoir été aux toilettes. Mais vous ne pensez pas toujours à rabattre la cuvette. C'est pourtant une précaution à prendre.Une nouvelle étude américaine vient le confirmer. Elle pourrait prêter à sourire si elle ne comportait un véritable enjeu de santé publique.Les chercheurs ont donc placé des toilettes au milieu de leur laboratoire. Puis ils ont tiré la chasse, qui, il faut le préciser, ne contenait que de l'eau. Pour observer ce qui se passait, ils ont placé des lasers au-dessus des toilettes. Des caméras à haute résolution complétaient cet équipement sophistiqué.Voilà ce que les scientifiques ont pu constater après qu'ils ont tiré la chasse. Ils ont remarqué que des gouttelettes étaient alors expulsées des toilettes. Les plus grosses d'entre elles retombaient assez vite.Mais ce n'était pas le cas des plus petites. En effet, ces gerbes de minuscules gouttelettes se propageaient, sous forme d'aérosols, jusqu'à une altitude d'environ 1,5 m et, même, d'après ces scientifiques, jusqu'au plafond de leur laboratoire.Et ces particules étaient propulsées à la vitesse de 2 mètres par seconde. La puissance de ce jet a d'ailleurs surpris les chercheurs. Elles restent ensuite en suspension dans l'air de la pièce. Et c'est là qu'un danger peut se présenter.En effet, les selles peuvent contenir des virus et des bactéries, potentiellement pathogènes, qui subsistent un certain temps dans la cuvette et qui, projetées hors des toilettes, peuvent s'infiltrer dans les poumons.Le virus du Covid-19 pourrait-il être transmis de cette façon ? D'après les scientifiques, c'est possible, mais rien ne le prouve pour l'instant. Il faudra, pour cela, mener d'autres recherches.On le voit, il vaut donc mieux penser, pour éviter de tels désagréments, à rabattre le couvercle des toilettes avant de tirer la chasse d'eau. Quoi qu'il en soit, cette étude pourrait permettre de modifier l'installation des toilettes publiques, de manière à éviter, ou du moins à limiter, les risques de contamination. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 7, 20231 min

Qu'est ce que le palimpseste d'Archimède ?

D'Archimède, ce célèbre savant de l'Antiquité, qui vécut au IIIe siècle avant J.-C., et à qui l'on doit notamment la vis et la poussée auxquelles il a donné son nom, on ne connaît les travaux que par un seul manuscrit. Les autres documents le concernant ne sont en effet que des copies.Ce manuscrit se présente sous la forme d'un "codex", c'est-à-dire une sorte de cahier, dont les pages manuscrites sont reliées. C'est en quelque sorte l'ancêtre du livre tel que nous le connaissons.Ce manuscrit, qui comporte 177 pages, fut découvert en 1899, par un érudit grec. Mais il comporte une autre particularité.En effet, il s'agit de ce qu'on appelle un "palimpseste". C'est un parchemin que des copistes, du Moyen-Âge le plus souvent, ont gratté pour en effacer le texte. Ils pouvaient ainsi le réutiliser pour en copier un autre.Une telle pratique était courante, En effet, ces parchemins, élaborés à partir d'une peau de mouton ou d'agneau, étaient rares et donc coûteux. Il était donc fréquent qu'un exemplaire servît plusieurs fois.La plupart du temps, cependant, le texte original n'était pas si bien effacé qu'on ne pût encore le distinguer. C'est ce qui s'est passé pour ces écrits d'Archimède. En effet, un philologue danois qui se rend à Constantinople, en 1906, pour consulter le manuscrit, ne s'y trompe pas.Sous le texte des prières byzantines qui recouvrent les pages, il en distingue un autre. Et il reconnaît bientôt des œuvres d'Archimède, dont certaines inédites.Il s'agit notamment d'un traité sur les "corps flottants", où le savant démontre son fameux principe, d'un écrit intitulé "La Méthode", très précieux pour savoir comment Archimède travaillait, et du "Stomachion", dont on ne connaissait que quelques fragments. Au début du XXe siècle, le savant inclura ces textes dans son édition des œuvres complètes d'Archimède.Depuis, des techniques plus modernes, utilisant notamment les rayons X, ont permis de déchiffrer, avec plus d'exactitude, la majeure partie de ce précieux manuscrit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 20231 min