
Choses à Savoir SCIENCES
2,531 episodes — Page 13 of 51

Qu'est-ce que l'effet Proteus ?
Avez-vous déjà pensé à vous mettre à la place de Léonard de Vinci ? À première vue, la question peut sembler saugrenue. Et pourtant, elle a été prise au sérieux par une équipe de chercheurs français.Elle a ainsi placé des volontaires dans un environnement virtuel et les a divisés en deux groupes. Les participants du groupe témoin ont choisi un "avatar", c'est-à-dire une représentation numérique, qui leur ressemblait.Mais leurs collègues du second groupe ont été plongés dans une imitation virtuelle de l'atelier de Léonard de Vinci. Ils ont donc été invités, en quelque sorte, à se mettre dans sa peau.Tous les volontaires ont dû ensuite résoudre un problème, puis fournir, sur une question donnée, des idées et des suggestions aussi nombreuses que possible.Des imitateurs de Léonard de VinciLes résultats ont de quoi surprendre. En effet, les volontaires immergés dans l'atelier du peintre italien ont apporté 40 % d'idées en plus, en moyenne, que les membres du groupe témoin. Ainsi, ils se sont montrés plus imaginatifs dans l'utilisation d'un globe terrestre.Et pourtant, les capacités et l'esprit créatif de tous les volontaires avaient été jugés comparables. Le fait de s'identifier à un personnage dont on connaît l'intelligence ou les dons permettrait donc de décupler ses propres capacités.Cet effet psychologique porte un nom : l'effet Proteus. Les scientifiques l'ont découvert dès 2007. En fait, nous l'expérimentons tous dans notre vie quotidienne. Ne vous est-il jamais arrivé, en effet, de vous sentir plus déterminé après avoir pris la posture d'un personnage plein d'assurance ?Après s'être identifié à Superman, par exemple, on peut se sentir prêt, pendant quelques instants, à dominer le monde. Comme si la force du personnage pouvait se glisser en nous par mimétisme.Par ailleurs, cette identification à un avatar célèbre amorcerait un véritable processus de désindividualisation. Ce mécanisme, favorisé par l'irruption de la réalité virtuelle, rendrait plus facile l'appropriation des qualités ou des facultés d'autrui.Les chercheurs pourraient se servir de cet effet d'imitation, amplifié par la réalité virtuelle, pour traiter certains troubles du comportement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne faut-il pas emballer ses aliments dans du papier d’aluminium ?
Le papier d'aluminium est couramment employé en cuisine. On l'utilise pour emballer des aliments et les conserver au réfrigérateur ou faire cuire de la viande ou du poisson au four.Il semblerait pourtant que ce ne soit pas une très bonne habitude. En effet, l'aluminium est potentiellement toxique pour notre organisme, pouvant contribuer à l'apparition de maladies neurologiques ou osseuses.Mais l'aluminium n'est dangereux pour notre santé qu'à haute dose. Il reste donc à savoir si l'utilisation du papier d'aluminium pour conserver et cuire les aliments présente vraiment un risque pour les consommateurs.Un transfert d'aluminium vers les alimentsDes études ont montré que de fines parcelles d'aluminium pouvaient se transporter depuis le papier d'emballage ou de cuisson vers les aliments eux-mêmes. Et ce transfert s'opère d'autant mieux que l'aliment est conservé ou cuit plus longtemps dans du papier d'aluminium. Or, cet aluminium s'ajoute à celui que contiennent déjà de nombreux aliments.Par ailleurs, certains ingrédients accélèrent encore cette migration. C'est l'acidité de certains aliments, comme le jus de citron ou la tomate, qui en est responsable. Les épices ont le même effet.Faire cuire, enveloppé dans du papier d'aluminium, du poisson disposé sur un lit de tomates et arrosé de jus de citron n'est donc pas une très bonne idée !La cuisson accentue également le danger représenté par le papier d'aluminium. De récentes recherches ont prouvé que, selon la température de cuisson, la quantité d'aluminium présente dans un morceau de viande rouge cuite dans du papier d'aluminium pouvait augmenter de 89 % à près de 380 % !Il reste à savoir si, même dans ce cas, on peut parler d'une réelle surexposition à l'aluminium. Certaines recherches semblent le suggérer.Il faut rappeler, à cet égard, que l'OMS a fixé à 40 mg par jour, et par kilo, la dose d'aluminium qu'une personne pouvait ingérer sans mettre sa santé en danger. Ce qui représente 2.800 mg pour une personne pesant 70 kilos.Il semble donc plus prudent d'utiliser des plats en verre pour faire cuire les aliments au four. On pourra les conserver dans du papier d'aluminium, mais pour une très courte durée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les astronautes ne doivent-ils pas avoir de caries ?
Avant d'être embauchés, les astronautes, et notamment ceux de l'Agence spatiale européenne (ESA), sont soumis à des tests de sélection très rigoureux. Ils portent autant sur leurs compétences et leurs réflexes que sur leur état de santé.Dans l'espace, en effet, le corps est soumis à rude épreuve. C'est pourquoi les cosmonautes doivent être en parfaite condition physique. Leur santé fait donc l'objet d'un examen minutieux, auquel la dentition n'échappe pas.À cet égard, les astronautes doivent respecter une condition sur laquelle l'Agence spatiale ne transige pas : ils ne doivent pas avoir de caries. Mieux vaut donc avoir des dents saines pour pouvoir partir dans l'espace.Attention aux plombagesPourquoi porter une telle attention aux caries ? Si le dentiste pense, vu l'état des dents d'un cosmonaute, que des caries pourraient se former à brève échéance, on évitera de l'inclure dans une mission prochaine.En effet, si, une fois dans l'espace, une carie se forme, le cosmonauté éprouvera de vives douleurs. Or, sur place, rien n'est prévu pour le soigner. Dès lors, la mission ne peut que pâtir d'une telle détérioration de l'état de santé de l'un de ses membres.Mais le vrai problème, en fait, ce pas pas tant la carie elle-même que les plombages mis en place pour les soigner. Dans l'espace, en effet, une dépressurisation de la cabine n'est pas à exclure. Un trou dans la coque suffit à provoquer un tel phénomène.Et, dans ce cas, la pression sur le corps humain est si forte que les plombages pourraient tout simplement se décrocher et sauter hors de la bouche du cosmonaute !Si on a soigné vos caries par des plombages, il est donc inutile de vous présenter aux tests de sélection de l'ESA. Il vous faudra envisager une autre carrière, sauf si le dentiste a utilisé une autre méthode pour traiter les caries.Pour éviter tout problème, l'hygiène dentaire doit être parfaite à bord du vaisseau spatial. C'est pourquoi les astronautes se lavent régulièrement les dents. Pour ce faire, ils utilisent de préférence un dentifrice comestible, afin d'économiser l'eau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Leonard de Vinci a-t-il utilisé la plombonacrite ?
Composée au début du XVIe siècle, "La Joconde" continue de fasciner les visiteurs du Louvre. Mais elle n'a pas fini de révéler tous ses secrets. En effet, une équipe de chercheurs a réussi à isoler, dans la couche de base du célèbre tableau, un produit dont les scientifiques croyaient l'utilisation bien plus tardive.On sait que Léonard de Vinci était un génie universel. En effet, ce n'était pas seulement un artiste, mais aussi un scientifique accompli. Et cette récente découverte prouve qu'il s'intéressait aussi à la chimie.En effet, l'analyse d'une infime parcelle du tableau révèle que Léonard de Vinci utilisait, pour peindre ses toiles, un composé minéral très rare, la plombonacrite, ou plumbonacrite.Ce sous-produit de l'oxyde de plomb a reçu ce nom en raison de son aspect nacré et du plomb qu'il contient.Une peinture en trois dimensionsLa plombonacrite permet en quelque sorte d'épaissir les couches de peinture dont se sert l'artiste pour composer sa toile. Son utilisation confère donc un certain volume aux personnages ou aux paysages représentés sur le tableau.Les spécialistes parlent à cet égard de la technique de l'"impasto", qui fait presque songer à une composition en trois dimensions. Elle rend aussi la peinture plus expressive, en faisant plus de place aux jeux de lumière.On comprend ainsi pourquoi Léonard de Vinci incorpora ce produit à sa peinture. Les chercheurs ont d'ailleurs retrouvé de la plombonacrite dans un fragment tiré d'une autre composition célèbre du peintre, "La Cène".L'utilisation de ce procédé montre, une fois de plus, que le peintre avait recours, pour perfectionner sa technique picturale, aux méthodes les plus diverses.Ce qui a étonné les chercheurs, ce n'est d'ailleurs pas tant la présence même de ce produit dans les œuvres de Léonard de Vinci que son emploi précoce. En effet, on a retrouvé de la plombonacrite dans certains tableaux de Rembrandt, peints au début ou au milieu du XVIIe siècle.Une fois de plus, Léonard de Vinci, qui a ouvert la voie à tant de techniques modernes, se révèle un pionnier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le fœtus ne se noie pas dans le liquide amniotique ?
À première vue, on pourrait penser que le fœtus, plongé dans le liquide amniotique, risque de se noyer. Pour rappel, ce liquide biologique, clair et stérile, est composé à 96 % d'eau.En fait, pendant une grande partie de la grossesse, le bébé ne peut pas se noyer dans le ventre de sa mère pour la bonne raison qu'il ne respire pas vraiment. En effet, ses poumons ne sont pas encore formés.Ils commencent à se développer dès le début, mais il faut attendre le troisième trimestre de grossesse pour en voir l'achèvement. Même complètement formés, ils ne permettent pas au fœtus de respirer comme nous le faisons. La première respiration n'interviendra qu'au moment de la naissance.Comme un poisson dans l'eauSi l'embryon ne respire pas vraiment, il a cependant besoin d'oxygène. Il lui est d'abord apporté par le placenta, qui contient du sang de la mère et du fœtus et qui assure, en même temps, l'évacuation du gaz carbonique produit par le bébé.De son côté, le cordon ombilical, relié au placenta, transporte un sang riche en oxygène et, à partir de la 5e ou 6e semaine de grossesse, fournit directement cet oxygène au bébé.Placenta et cordon ombilical assurent donc au fœtus une forme de "respiration" adaptée à sa condition et s'accommodant parfaitement de la présence du liquide amniotique. De ce fait, il ne peut donc pas s'y "noyer".Il le peut d'ailleurs d'autant moins qu'il avale une quantité notable de liquide amniotique, qu'il régurgite d'ailleurs en partie et rejette quand son système urinaire est formé.Par conséquent, si le bébé a du liquide amniotique dans ses poumons, il ne peut pas se noyer dans ce milieu aqueux qui est loin de lui être hostile. En effet, il maintient une température constante dans le ventre de la mère et isole le bébé des chocs et des bruits.Ce liquide s'évacuera par la rupture des eaux, au moment de l'accouchement, et par les premiers cris du bébé. L'absence de cri, à cet instant, peut dénoter un grave problème de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment lire les papyrus carbonisés ?
La lecture d'un papyrus ancien n'est pas toujours une chose aisée, surtout quand il a été calciné par un incendie. C'est le cas des papyrus retrouvés dans les décombres de Pompéi et d'Herculanum, détruites par l'éruption du Vésuve, en 79 de notre ère.Les archéologues ont retrouvé dans ces ruines, enfouis sous la cendre, pas moins de 1.800 papyrus. L'un d'eux, vieux de 2.000 ans, a été découvert dans les vestiges de la riche bibliothèque d'un patricien qui n'était autre que le beau-frère de Jules César.Les scientifiques auraient bien aimé savoir ce que contenaient ces précieux manuscrits. Mais comment faire pour les déchiffrer ? En effet, si l'on s'était avisé de dérouler ces papyrus, ils seraient sûrement tombés en poussière.La science à la rescousseIl fallait donc trouver le moyen de lire ces manuscrits sans avoir à les déplier. C'est alors que les techniques les plus modernes de la science actuelle sont venues au secours des archéologues.En effet, les papyrus ont été passés aux rayons X. Plus précisément, on a eu recours à la technique de la tomographie. Ce procédé d'imagerie, utilisé en médecine, permet d'obtenir la coupe d'un organe et d'en reconstruire le volume.Appliqué à la lecture des papyrus, il permet d'obtenir des milliers d'images en 3D du contenu de ces manuscrits. Pour mieux les déchiffrer, des chercheurs ont alors décidé de faire appel à l'intelligence artificielle.Dans le même temps, l'un d'entre eux a lancé une sorte de concours, destiné à mettre au point, dans les plus brefs délais, l'algorithme capable de lire les papyrus. C'est un jeune étudiant américain de 21 ans qui a relevé le défi.En effet, l'algorithme élaboré par ses soins a été capable de déchiffrer des lettres grecques sur plusieurs lignes d'un manuscrit. Et il est même parvenu à lire un mot entier, qui signifie "pourpre" en grec.Une étape décisive, qui permettra peut-être d'accéder au contenu de l'ensemble de ces manuscrits et, qui sait, de découvrir les œuvres encore inédites de philosophes et de savants de l'Antiquité gréco-romaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la spécificité du cerveau des gardiens de but ?
Sur un terrain de football, la tâche d'un gardien de but n'est pas simple. Il doit en effet anticiper, en un temps record, les actions des joueurs et la position du ballon. Il doit donc prendre, dans un délai très court, de nombreuses décisions.Il doit perdre d'autant moins de temps qu'il lui faut environ 500 millisecondes pour arrêter un tir, soit une demi-seconde. Pour ne pas être surpris, et être capable de protéger ses buts en un laps de temps aussi bref, le gardien doit donc anticiper sur ce qui va se passer.S'il s'en montre capable, c'est peut-être en raison de capacités cognitives plus affinées. Et, de fait, une étude, menée avec 60 gardiens de but professionnels et d'autres joueurs, a montré que les premiers étaient en mesure d'évaluer plus rapidement les signaux, visuels et sonores, qu'ils recevaient.Le gardien de but, cependant, a tendance à traiter séparément ces signaux plutôt que de les intégrer dans le cadre d'une information unique. Et cette analyse des stimuli, qui prépare leurs réactions, est non seulement plus rapide, mais aussi plus précise que celle menée par les autres joueurs.Un fonctionnement cérébral particulierCette capacité à analyser plus vite les informations reçues témoigne sans doute d'un fonctionnement cérébral spécifique. Et, de fait, d'autres études ont montré qu'avant même qu'une quelconque action soit engagée, le gardien de but était capable de mobiliser son attention d'une manière particulière.En effet, des mécanismes cérébraux spécifiques lui permettent de neutraliser tout ce qui pourrait le distraire, comme des bruits ou des pensées. Environ 70 millisecondes avant le tir, le gardien prépare déjà son corps à l'arrêter, alors même que les joueurs adverses sont encore loin de la cage des buts.Il se base, pour cela, sur leur position, qui lui dicte, à la manière d'un réflexe, la posture adéquate. Puis, jusqu'à l'accomplissement de cette demi-seconde, qui verra le ballon se diriger vers lui, son cerveau met au point une stratégie de défense, qui mobilise les muscles et, pour finir, le geste d'arrêt lui-même. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les chiens mangent-ils parfois leurs excréments ?
Si vous avez un chien, vous l'avez peut-être vu manger ses propres excréments. Cette habitude alimentaire répugnante, appelée "coprophagie", est pourtant assez fréquente dans la nature. Du moins chez certaines espèces.En effet, les lapins, les souris, certains primates et herbivores dévorent leurs crottes, ou parfois celles des autres. Les chiens s'ajoutent donc à cette liste. Mais pas tous.En effet, un sondage réalisé auprès de 1.500 propriétaires de chiens a révélé que seuls 16 % d'entre eux avaient vu leurs animaux manger leurs déjections au moins 6 fois. Et 23 % n'avaient été témoins qu'une seule fois de ce curieux festin.Une seconde étude montre cependant que, parmi les personnes ayant vu leurs chiens avaler leurs excréments, 62 % estimaient que leurs animaux étaient devenus coprophages.Un comportement très ancienChez certains animaux, comme les lapins, l'ingestion de certains types de selles facilite la digestion. Ce n'est pas le cas des chiens, qui n'ont pas besoin de cet aliment pour être en bonne santé.Chez cet animal, une coprophagie régulière peut donc révéler certains problèmes. Il peut ainsi souffrir d'une irritation de l'estomac ou de certaines carences. Un tel comportement peut aussi résultat d'un apprentissage déficient de la propreté.Mais, à vrai dire, les scientifiques ignorent les raisons profondes d'une telle attitude. Cependant, ils se sont aperçus que les chiens avaient tendance à consommer, de préférence, leurs crottes les plus récentes.Ils en ont déduit que ce comportement pouvait être lié à l'histoire évolutive de l'espèce. Manger leurs selles aurait été un moyen, pour ces animaux, de débarrasser leur territoire des parasites qui pouvaient infester ces déjections.Les ancêtres des chiens, les loups, mangeaient déjà leurs déjections pour éviter que ces parasites ne contaminent les petits. C'était donc une façon de faciliter la survie de l'espèce. Une habitude qui s'est transmise à leurs lointains descendants.Quoi qu'il en soit, une autre étude montre qu'il est très difficile de combattre cette habitude. Seules 1 à 4 % des personnes interrogées avaient plus ou moins réussi à modifier le comportement de leurs chiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi du verre est tombé du ciel en Antarctique ?
L'éruption du volcan Taupo, en Nouvelle-Zélande, qui ravagea un secteur de plus de 20.000 km2, est l'une des plus puissantes jamais enregistrée. D'après les experts, elle se serait produite voilà environ 1.800 ans.Les scientifiques ont fait une découverte permettant d'en apprendre davantage sur cet événement, qui aurait duré plusieurs jours, ou même plus longtemps encore. En prélevant des carottes de glace, dans l'Antarctique, ils ont trouvé des morceaux d'obsidienne.Ils étaient enfouis à près de 280 mètres sous la surface du sol. L'obsidienne est en fait du verre volcanique, qui se forme lors d'une éruption. Projetés du volcan à une température très élevée, les fragments d'obsidienne se refroidissent très vite, ne laissant pas aux minéraux le temps de se cristalliser. Ils prennent alors l'apparence et la consistance du verre.Des débris retrouvés dans les glaces de l'AntarctiqueEn examinant ces échantillons d'obsidienne, les chercheurs ont conclu que la quasi totalité d'entre eux provenaient de l'éruption du Taupo, qu'ils dataient de l'an 232 de notre ère. Une date confirmée par la datation au radiocarbone effectuée sur des arbres présents autour du volcan au moment de l'éruption.En effet, on sait que, lors d'une éruption volcanique, les gaz, les cendres et les débris éjectés du volcan sont poussés par les vents et voyagent parfois sur des distances considérables.C'est bien ce qui s'est produit avec l'éruption du Taupo. En effet, ces éclats de verre auraient parcouru 5.000 kilomètres avant de se ficher sur le sol gelé de l'Antarctique.Un des débris de verre retrouvés sur place provenait d'une éruption beaucoup plus ancienne, et encore plus violente, qui se serait produite au même endroit, à l'emplacement de l'actuel lac Taupo. Cette éruption Oruanui, comme l'appellent les spécialistes, aurait eu lieu voilà environ 25.500 ans.Comme tous les éclats de verre ont été retrouvés à la même profondeur, il faut croire que ceux provenant de l'éruption la plus ancienne ont d'abord été enfouis à proximité du volcan, puis déterrés et poussés par un vent violent vers l'Antarctique des milliers d'années plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

D'où vient la puissance des « superbolts » ?
Quand un orage se déclare, des éclairs ne tardent pas à se produire. Ces décharges électriques, qui s'accompagnent de l'explosion sonore de la foudre et se manifestent par des flashs de lumière éblouissants, relient le nuage au sol.L'intensité de ces éclairs dépend notamment du taux d'humidité régnant dans le nuage et du nombre de cristaux de glace qu'il contient. Leur puissance s'exprime en ampères. Elle peut aller de 10.000 à 50.000 ampères, l'intensité moyenne étant de 30.000 ampères.Mais il existe des éclairs encore plus puissants, les "superbolts". En effet, leur intensité peut aller de 150.000 à 300.000 ampères, soit 10 fois la puissance d'un éclair moyen.Et les superbolts contiendraient même 1.000 fois plus d'énergie que des éclairs classiques. On imagine donc à quel point ils sont dangereux. Ils provoquent en effet des dégâts impressionnants. Cette colossale énergie s'accompagne aussi d'une luminosité beaucoup plus forte que celle d'un impact de foudre traditionnel.Le superbolt se présente sous la forme d'un trait lumineux très net. Ce n'est donc pas un éclair ramifié, dans lequel l'énergie a tendance à se disperser.Pourquoi une si grande intensité ?Se produisant surtout entre novembre et février, majoritairement dans l'hémisphère Nord, ces super éclairs, qui se forment surtout au-dessus des océans, sont très rares. On en trouverait en effet un sur 250.000 éclairs. Ils sont assez fréquents sur le littoral français.L'hiver est donc plus propice à la formation des superbolts. En effet, l'air froid, moins humide, s'amasse plus lentement dans le nuage. Il finit par contenir une très grande quantité d'énergie, ce qui favorise, à la longue, le déclenchement d'une décharge électrique plus puissante.Les scientifiques ont également constaté que la puissance d'un éclair était en partie liée à la distance qui le séparait du sol. Plus cette distance est courte, plus l'éclair sera puissant.Les superbolts se déclenchent donc plus près du sol. Par ailleurs, des chercheurs ont remarqué que ce type d'éclair se produisait quand les nuages étaient chargés positivement. Dans un orage "ordinaire", si l'on peut dire, les nuages sont, au contraire, chargés négativement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la pollution spatiale est-elle sanctionnée ?
Le podcast Choses à Savoir Histoire est disponible sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/les-dessous-de-lhistoire/id1408994486Spotify:https://open.spotify.com/show/3fzY4N4YOJ9nQvcArB6xE8Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/58035---------------------------Les milieux concernés tirent la sonnette d'alarme : l'espace serait devenu une gigantesque poubelle à ciel ouvert. En effet, plus de 35.000 objets de plus de 10 cm, dont 5.000 satellites inactifs, et environ 700.000 débris de plus d'un centimètre, y circuleraient.Quant aux plus petits objets, de plus d'un millimètre, ils seraient environ 150 millions à tournoyer au-dessus de nos têtes. Or, ces débris, même les plus minuscules, peuvent causer de graves dégâts aux satellites.Ils peuvent même remettre en cause la sécurité des astronautes occupant des engins spatiaux habités, comme la station spatiale internationale.Une politique plus fermeIl semblerait qu'une nouvelle étape vienne d'être franchie dans la lutte contre cette pollution spatiale. En effet, une amende a été infligée, pour la première fois, à un organisme ne respectant pas ses obligations en la matière.C'est une entreprise américaine de télécommunications qui fait les frais de cette nouvelle politique de fermeté. Elle vient d'être condamnée, par la commission américaine des communications, à payer une amende de 150.000 dollars, soit environ 143.000 euros.Elle est accusée d'avoir laissé l'épave d'un satellite, lancé en 2002, sur une orbite qui pourrait l'amener à heurter des engins spatiaux. Une telle action est jugée d'autant plus répréhensible que la société s'était engagée, en conformité d'ailleurs à la loi, à placer le satellite en question sur une orbite jugée moins dangereuse.Elle est considérée par les spécialistes comme une sorte d'"orbite cimetière", placée au-dessus de l'orbite commerciale réservée à la circulation des engins spatiaux.Mais cette entreprise y avait renoncé, estimant ne pas avoir des réserves de carburant suffisantes pour mener une telle opération.Cette application plus stricte de la législation américaine en la matière pourrait inciter les entreprises concernées à se montrer plus vigilantes quant au destin de leurs satellites en fin de vie.Ce durcissement des pratiques peut paraître nécessaire au moment où le nombre de lancements se multiplie. À elle seule, par exemple, la société Starlink, d'Elon Musk, gère 5.000 satellites. Reste à savoir si cette politique suffira à réduire l'encombrement du ciel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Depuis quand les professeurs utilisent-ils de l'encre rouge ?
Quand un enseignant rend une copie ou un devoir à un élève, les corrections apparaissent en rouge sur la feuille. Elles sont ainsi plus visibles. Du moins est-ce l'usage général. Et il ne date pas d'hier !On vient en effet de retrouver une tablette d'écriture égyptienne, datant d'un peu moins de 2.000 ans avant notre ère et portant des traces de correction en rouge.Ces tablettes sont en bois ou en ivoire et sont recouvertes d'une substance appelée "gesso", destinée à rendre la surface propre à l'écriture. Sur cette petite planche, conservée dans un musée de New York, un apprenti scribe a écrit à l'aide d'un roseau dont, muni d'un couteau, il a effilé le bout.Après en avoir mâché l'extrémité, on pouvait d'ailleurs tout aussi bien se servir de ce roseau comme d'un pinceau.Les "devoirs" de l'apprenti scribeOn ne retrouve pas les hiéroglyphes traditionnels sur cette tablette. Cette écriture, d'un maniement difficile, n'était guère commode pour des scribes, qui devaient rédiger chaque jour des lettres et des documents administratifs.Aussi les Égyptiens ont-ils mis au point, notamment pour les besoins quotidiens de l'administration, un système moins complexe, l'écriture hiératique. Cette écriture cursive a été inventée environ 3.000 ans avant notre ère.C'est elle qu'on retrouve sur la tablette. Elle convenait parfaitement aux exercices quotidiens auxquels devaient s'astreindre les élèves. En effet, la surface de la planche, enduite de "gesso", comme on l'a vu, pouvait être grattée. On voit d'ailleurs sur cette tablette les traces d'un ancien texte.Et le maître pouvait inscrire sur la tablette des inscriptions en rouge. L'"encre" utilisée était fabriquée à partir de certains pigments. Les inscriptions portées sur cette planche rectifient apparemment des fautes d'orthographe commises par l'élève.L'exercice auquel il s'est soumis se présente sous la forme d'une lettre, écrite par l'apprenti scribe, dont on connaît même le nom, à son frère. En fait, la lettre ne devait pas être remise à son destinataire. Elle était conçue comme une sorte de "brouillon", destiné à entraîner l'élève. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les oiseaux des villes ont-ils des yeux de plus en plus petits ?
Des chercheurs américains ont étudié la taille du corps et des yeux de 500 espèces d'oiseaux vivant en permanence dans divers quartiers de la ville de San Antonio, au Texas, et dans sa périphérie.Ils n'ont pas constaté de différences significatives, quant aux dimensions du corps, entre les oiseaux des villes et ceux des champs. En revanche, ils ont remarqué que les premiers avaient de plus petits yeux que leurs congénères.Ils étaient, en moyenne, 5 % plus petits que ceux des oiseaux vivant en dehors de la ville. Par contre, l'étude de deux espèces d'oiseaux migrateurs, qui ne vivent pas toute l'année en ville, n'a pas permis de repérer une telle diminution de la taille des yeux.Une adaptation à l'éclairage urbainD'après les scientifiques, les humains seraient responsables du phénomène. En effet, la réduction de la taille des yeux de ces oiseaux serait une réponse évolutive à un éclairage urbain toujours plus envahissant. D'ailleurs ce changement morphologique ne serait constaté que chez les oiseaux fréquentant les quartiers les plus éclairés des villes.Ces petits yeux empêcheraient les oiseaux d'être aveuglés par ces lumières trop vives. Sans cette adaptation, ils auraient le plus grand mal à trouver le sommeil et ne manqueraient pas de dépérir.Cette modification graduelle de la taille de leurs yeux permettrait donc aux oiseaux de mieux s'accommoder de l'environnement urbain. Ce qui contribuerait à leur conservation, dans un contexte où beaucoup d'oiseaux disparaissent.En effet, depuis 1970, près de 30 % des oiseaux présents aux États-Unis et au Canada ont été perdus. Ce qui représente environ trois milliards de volatiles.Si, en revanche, les yeux des oiseaux migrateurs ne subissent pas de changement particulier, c'est que, dans les zones rurales où ils passent une petite partie de l'année, ils ne sont pas confrontés à un éclairage aussi intense.Les oiseaux n'ont d'ailleurs pas seulement à subir les lumières, mais aussi les bruits de la ville. D'autres études révèlent en effet qu'ils peuvent avoir un impact non négligeable sur la nature et la fréquence de leur chant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'âge des punaises de lit ?
Plus de 10 % des foyers français auraient été infestés par les punaises de lit entre 2017 et 2022. Le phénomène tend à devenir un véritable enjeu de santé publique. Et il n'est sûrement pas près d'être réglé.En effet, ces minuscules insectes en ont vu d'autres ! De fait, ils sont encore plus vieux qu'on ne le croyait, surmontant ainsi bien des épreuves au cours du temps. Des recherches récentes montrent qu'ils sont apparus sur Terre voilà au moins 115 millions d'années.Cette découverte est l'aboutissement de longues et difficiles recherches, durant lesquelles les scientifiques ont réussi à étudier l'ADN de 34 espèces différentes de punaises de lit.Elles auraient donc cohabité avec les dinosaures. Et elles auraient survécu au cataclysme qui a provoqué leurs extinction.Un premier hôte inconnuLes scientifiques pensaient jusque ici que les chauves-souris avaient pu être les premiers hôtes des punaises de lit. Or, des chercheurs ont trouvé un spécimen fossilisé de cet insecte beaucoup plus vieux, de 30 ou même 50 millions d'années, que les plus anciens restes de chauves-souris connus.En fait, les punaises de lit, présentes depuis 115 millions d'années, comme on l'a dit, seraient deux fois plus âgées que les chauves-souris, dont les plus anciens spécimens ont près de 65 millions d'années.Dans l'état actuel des recherches, on ne sait pas quel animal a abrité, pour la première fois, ces insectes aux piqûres irritantes. Ce qui est sûr, c'est qu'ils se sont attaqués très tôt à nos ancêtres.On croyait jusque ici que les deux espèces suçant le sang de l'homme s'étaient différenciées une fois leurs proies humaines repérées. En fait, il semble qu'elles se soient séparées beaucoup plus tôt, voilà environ 47 millions d'années.Chacune de ces espèces a alors privilégié soit l'Homo erectus soit l'Home sapiens. Depuis lors, au moins une autre espèce de punaise de lit s'est attaquée à l'homme. En effet, les scientifiques ont calculé qu'une nouvelle espèce de cet insecte s'en prendrait à nous tous les 500.000 ans environ. Un rythme qui pourrait d'ailleurs s'accélérer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi certaines personnes sont incapables de produire une image mentale ?
Certaines personnes sont incapables de créer des images mentales. Elles souffrent d'un trouble neurologique rare, l'"aphantasie", un mot tiré du grec "phantasia", qui signifie apparence ou imagination. Il s'agirait donc d'un défaut d'imagination.De fait, ces patients ne peuvent produire, en pensée, des images des situations qu'ils ont vécues, d'un objet ou encore d'un paysage. Il ne leur est pas non plus possible de se représenter le visage de leurs proches.Des difficultés qui les empêchent de se souvenir avec précision de certains épisodes de leur passé. Ils ont d'ailleurs tout autant de mal à se représenter, au moyen d'images mentales, des événements futurs.Mais cette incapacité ne concerne pas seulement les images et donc la vision. Elle s'étend aussi aux sons. Ainsi, les personnes concernées ne sont pas en mesure d'"entendre" une mélodie dans leur tête.Elles mettent aussi plus de temps à assimiler des informations visuelles. Mais elles finissent tout de même par y parvenir. Ce trouble est peu fréquent puisqu'il ne toucherait que 2 à 5 % de la population.Il peut être provoqué par une intervention chirurgicale mais, le plus souvent, il est présent dès la naissance.Un trouble encore mal connuL'aphantasie a été découverte dès la fin du XIXe siècle, mais, jusqu'à une étude récente, publiée en 2015, elle a peu retenu l'attention des scientifiques. Aussi connaît-on mal les mécanismes de ce trouble.L'une des raisons de cette relative méconnaissance vient sans doute des patients eux-mêmes. En effet, beaucoup d'entre eux ne se rendent même pas compte qu'ils sont atteints d'aphantasie.Avec le temps, ils ont développé des mécanismes de substitution, un peu similaires à ceux mis en place par les aveugles de naissance. Ces personnes voient donc le monde d'une autre manière, mais sans toujours le savoir.Même si elle est mal connue, l'aphantasie est très probablement liée à un mauvais fonctionnement du cerveau. À cet égard, certains scientifiques pensent que les patients concernés auraient du mal à activer leur cortex visuel, dont le rôle est précisément de traiter les informations visuelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Lune tremble-t-elle tous les matins ?
Les tremblements de terre ne sont pas l'apanage de notre planète. Ils se produisent aussi sur notre satellite. Il serait donc plus exact de les appeler des "tremblements de lune". Ces séismes sont même très fréquents, puisqu'on les enregistre chaque jour, matin et soir.Les chercheurs pensaient qu'ils étaient dus aux très importantes variations de températures qui affectent la Lune. En effet, la température, sur la Lune, peut passer de +120°C, durant la journée, à -248°C pendant la nuit!De tels changements provoquent une succession de dilatations et de contractions qui expliquent en effet certaines secousses. Mais pas toutes.Des séismes d'origine humaineDe fait, les scientifiques ont remarqué que les tremblements de terre (ou de lune) du matin n'avaient pas la même signature sismique que ceux se produisant le soir. Ils devaient donc avoir une autre origine. Ils ont fini par s'apercevoir que les secousses enregistrées sur la Lune le matin seraient le fait, non de la nature, mais de l'homme.Au cours de leurs différents voyages sur la Lune, les astronautes y ont abandonné du matériel. Ainsi, en 1972, à la fin de la mission Apollo 17, la dernière à avoir transporté des hommes sur la Lune, on a laissé l'atterrisseur lunaire et des sismographes à la surface de notre satellite.Le responsable de ces secousses serait l'atterrisseur lunaire. Quand, après une nuit plus que glaciale, le Soleil réchauffe l'engin, les matériaux métalliques qui le composent se dilatent, ce qui entraîne l'émission de légères vibrations dans le sol. Elles sont alors enregistrées par les sismographes se trouvant près de l'engin. Leur intensité est d'ailleurs si faible qu'un astronaute marchant sur la Lune ne les sentirait pas.Cette découverte n'est pas aussi anecdotique qu'elle peut paraître au premier abord. En effet, elle permet de mieux comprendre la nature et les effets de ces tremblements de lune.En étudiant la manière dont les ondes sismiques se propagent, en fonction des matériaux concernés, les scientifiques pourront également en apprendre davantage sur la composition du sous-sol de la Lune mais aussi de la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un « dogxim » ?
En 2021, on amène à des vétérinaires brésiliens un animal qui les surprend ; il vient de provoquer un accident de la circulation. En effet, ils n'en avaient jamais vu de semblable.Avec sa fourrure à la fois épaisse et dure, son long museau et ses grandes oreilles pointues, il, ou plutôt elle, car il s'agit d'une femelle, tient à la fois du chien et du renard. Même si, à première vue, il ressemble davantage au premier de ces animaux.Son comportement est aussi un compromis entre l'attitude de ces deux animaux : plus craintif que celui du chien domestique et cependant moins farouche que celui du renard.Décidément intrigués par ce curieux animal, les scientifiques décident de procéder à une analyse génétique. Ses résultats sont clairs : cet animal étonnant est bien né d'une renarde de la pampa et d'un chien domestique. Ils le baptisent "dogxim", un nom tiré autant de l'anglais que du portugais.Un cas d'hybridation unique en son genreOr, cet animal est, pour l'instant du moins, unique en son genre. Les zoologues avaient déjà observé le résultat du croisement entre un chien et un loup ou entre le même chien et un dingo.Mais ce "dogxim" est le premier cas connu d'hybridation entre un chien domestique et un renard de la pampa. Autrement dit entre un chien domestique et un canidé sauvage.La découverte est d'importance, car elle prouve qu'un accouplement entre deux espèces de genres distincts peut être fécond. Les scientifiques avaient espéré en apprendre davantage sur cet animal énigmatique, notamment sur ses habitudes et son mode de reproduction.Et ce d'autant plus que l'animal, d'abord effarouché par l'homme, commençait à s'apprivoiser. On avait pu l'approcher et même s'enhardir à le caresser, sans que l'animal proteste. Mais les zoologues ne pourront pas le connaître davantage, car il vient de mourir, malgré tous les soins qu'on a pu lui donner. La raison de ce décès subit reste inconnue.Les scientifiques se demandent désormais si, au cours de leurs expéditions dans la nature, ils pourront trouver d'autres spécimens de "dogxims". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fonte du permafrost est-elle un vrai danger pour la planète ?
Le réchauffement climatique n'en finit pas de faire sentir ses effets délétères sur notre planète. Les scientifiques viennent en effet de lui découvrir un autre méfait : il provoquerait un dégel plus rapide que prévu du permafrost, appelé aussi "pergélisol".Présent notamment dans les régions arctiques, en Alaska et en Sibérie, le permafrost désigne un sol dont la température se maintient au-dessous de 0°C durant plus de deux années consécutives.Des recherches menées notamment dans le grand Nord suédois et dans les îles arctiques du Canada semblent bien montrer que le permafrost fond à un rythme plus soutenu que prévu. Des étés de plus en plus chauds ont contribué à précipiter un phénomène que certains experts ne prévoyaient que pour la fin du siècle !De graves conséquences pour la planèteLes conséquences de cette fonte accélérée du permafrost sont à prendre au sérieux. Et ce d'autant plus que ce sous-sol gelé s'étend sur une très vaste superficie. Il recouvre en effet près du quart de l'hémisphère Nord et on le retrouve sur 80 % de la surface de l'Alaska.Or, ce dégel prématuré du permafrost, serait, d'après les scientifiques, une véritable "bombe à retardement". En effet, ce sol gelé emprisonne de grandes quantités de gaz à effet de serre, du carbone mais aussi du méthane, à l'action encore plus puissante.Le pergélisol renfermerait ainsi quelque 1.700 milliards de tonnes de carbone. En se dégelant, la terre libère ces gaz, qui accentueront, de manière très marquée, le réchauffement climatique.Mais ce dégel du permafrost a encore d'autres effets néfastes. Il ne laisse pas s'enfuir seulement des gaz, mais aussi des virus millénaires. D'après les scientifiques, certains de ces virus, rendus à la vie, pourraient encore présenter des dangers pour la faune et la flore, réduisant ainsi la biodiversité, mais aussi pour l'homme.Ce phénomène accentue également l'érosion des côtes, qui reculent désormais de près de quatre mètres par an. Enfin, libérée par le dégel du permafrost, l'eau salée circule plus facilement et altère les points d'eau douce. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le navire “Pyxis Ocean” est-il unique ?
Le "Pyxis ocean" est un cargo qui, à première vue, ressemble à beaucoup d'autres. Long de 229 mètres et large de 32, il peut transporter jusqu'à 81.000 tonnes de marchandises.Sa singularité est dans son mode de propulsion. En effet, c'est le vent qui fait en partie avancer ce navire. Ce qui ne veut pas dire qu'on en revient à la marine à voile. Le "Pyxis ocean" est équipé, non pas de voiles, mais plutôt, de grandes "ailes".En fait, ce sont de véritables éoliennes, appelées "windwings", fabriquées dans le même matériau que les éoliennes. Si le cargo n'était poussé que par ces grandes voiles rigides de 37,50 mètres de hauteur, il irait déjà à une vitesse de 10 km/h. Avec l'apport du moteur, il atteint les 24 km/h. Le "Pyxis ocean" est le premier bateau "éolien".Une réduction de l'empreinte carbonePour son premier voyage, le cargo, parti de Singapour le 21 août dernier, devrait atteindre sa destination, un port du Brésil, dans six semaines. La mise en circulation de ce nouveau type de navires marchands vise à réduire l'empreinte carbone du transport maritime.Ce secteur est en effet responsable de près de 3 % de l'émission de gaz à effet de serre. Elle devrait être sensiblement réduite si les bateaux "éoliens" se généralisent.En effet, les spécialistes estiment que la propulsion éolienne devrait permettre au "Pyxix ocean" de réduire de près d'un tiers sa consommation de carburant. Une excellente manière de diminuer son empreinte carbone.Si tout se passe comme prévu, ce prototype devrait être suivi par de nombreux navires similaires. En effet, d'ici 2025, environ la moitié des nouveaux navires devraient être équipés de ce nouveau mode de propulsion. Une prévision qui peut paraître un peu ambitieuse dans un secteur qui peine à réduire son empreinte carbone.En attendant, ces voiles d'un nouveau genre devraient être améliorées, de manière à leur donner encore plus de prise au vent. On peut espérer que, dans un avenir proche, elles équiperont une partie de la flotte commerciale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle chaleur maximale le corps peut-il supporter?
Les canicules, de plus en plus fréquentes, ne sont pas la conséquence la moins dangereuse du réchauffement climatique qu'endurent les habitants de la planète. Le problème des chaleurs extrêmes, et de leurs effets sur l'organisme, se pose donc plus que jamais.C'est pourquoi les scientifiques cherchent à mesurer la résistance du corps humain à des températures très élevées. C'est le but que s'est assigné une mission scientifique qui, partie en décembre 2022, a affronté la touffeur du climat guyanais avant de subir les chaleurs extrêmes des déserts de la péninsule arabique.Une question d'humiditéMême si la thermomètre peut afficher, dans ces régions, jusqu'à 50°C, les membres de l'expédition auront sans doute moins de mal à l'endurer que les températures, en apparence plus modérées, qui règnent dans la forêt guyanaise.C'est que tout est une question d'humidité. En effet, pour réguler la température du corps, qui ne doit pas dépasser un certain seuil, et pour évacuer la chaleur, la transpiration joue un rôle essentiel.Or, cette sudation se fait beaucoup moins facilement quand l'air est très humide. En effet, la sueur, qui évacue la chaleur de notre corps, aura plus de mal à s'évaporer dans un environnement humide.Aussi les spécialistes fixent-ils à 35°C de température humide le seuil au-dessus duquel le corps se refroidit difficilement. À partir de cette température, qui correspond à un taux d'humidité de 100 %, les fonctions corporelles commencent à s'altérer.Malgré les apparences, il s'agit bien d'une température extrême. Rappelons, à titre de comparaison, que les canicules de 2003, aux conséquences si funestes, correspondaient à une température humide d'environ 28°C. Mais on a relevé, au printemps 2022, une température humide de plus de 33°C au Pakistan.À l'inverse, le corps humain peut supporter, durant un certain temps, une température aussi élevée que 60°C, à condition que l'air soit très sec.Bien entendu, il ne s'agit là que de moyennes. En fonction de son âge et de son état de santé, chaque personne a une tolérance plus ou moins grande à la chaleur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi dit-on que les trous noirs « rotent » ?
Les trous noirs sont parmi les objets les plus intrigants de l'univers. On le sait, leur champ gravitationnel est tel que rien ne peut s'en échapper, pas même la lumière. D'où leur nom.Mais ils ont à l'origine d'un autre phénomène tout aussi curieux. Quand une étoile s'approche trop près d'un trou noir supermassif, elle est déformée puis déchirée, avant d'être littéralement "avalée" par lui.L'étoile subit alors ce que les astronomes appellent les "forces de marée". Ces forces, qui se produisent au sein du trou noir, sont dues à la différence d'attraction gravitationnelle qui s'y manifeste.Cette mise en pièces de l'étoile, suivie de son absorption, est plus précisément liée à ce que les spécialistes nomment une "perturbation par effet de marée", qui se traduit par l'acronyme TDE en anglais.Un rayonnement tardifCe phénomène se signale par l'émission d'un jet de rayonnement cosmique. Un puissant flash lumineux qu'il est possible de détecter.Or, les astronomes ont fait une curieuse découverte. En principe, le flux de rayonnement émis par le trou noir, quand se produit un TDE, cesse rapidement. Mais ce n'est pas le cas de tous les TDE.En effet, sur 40 % des 24 TDE observés par les chercheurs, un autre rayonnement, plus tardif, a été remarqué. Mais il s'agit cette fois d'ondes radio. Ce retard dans l'expulsion du matériau stellaire, comme si le trou noir avait du mal à le digérer, a fait comparer cette sortie tardive à un "rot".On peut donc dire, de ce fait, que les trous noirs "rotent". Et l'émission de ces ondes radio se produit parfois très longtemps après l'absorption de l'étoile. Dans le cas de l'un des TDE observés, on a pu constater que le flux d'ondes radio se manifestait 180 jours après l'événement, puis s'apaisait au bout de 550 jours, avant de reprendre de plus belle vers le 1.400e jour.L'origine de ce phénomène provient peut-être de l'emplacement du disque d'accrétion qui, en cas de TDE, se forme autour du trou noir et qui est composé de matière stellaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le contraire de la sensation de « dèjà vu » ?
Peut-être avez-vous déjà expérimenté ce que l'on appelle d'ordinaire la sensation de "déjà-vu". Confronté à une situation que vous n'avez jamais vécue, ou un lieu que vous n'avez jamais visité, vous avez pourtant l'impression que vous les connaissez l'un et l'autre.Comme si vous étiez déjà passé dans cet endroit où, pourtant, vous êtes sûr de n'être jamais venu. Ce qui ne veut pas dire que vous éprouvez la réminiscence d'un événement déjà vécu dans une vie antérieure.C'est du moins ce que prétendent les scientifiques, qui y voient plutôt une particularité du fonctionnement du cerveau....Mais aussi de "jamais-vu"Il existe une sensation contraire au déjà-vu, le "jamais-vu". C'est un phénomène tout aussi curieux, mais moins fréquent.Il se produit quand vous êtes confronté à un quelque chose de très familier, et même de quotidien, et que, pourtant, vous ne reconnaissez pas. Il peut s'agir du visage d'un de vos proches, qui vous apparaît, tout à coup, comme celui d'un étranger.Les conducteurs éprouvent parfois cette étrange impression. À un moment donné, les voilà incapables de passer une vitesse ou de déclencher les essuie-glaces, comme s'ils n'avaient jamais appris à le faire.Au milieu d'un morceau qu'il a joué des centaines de fois, un musicien peut avoir du mal à déchiffrer un passage. Comme s'il n'avait jamais vu la partition.Les scientifiques ont voulu mieux comprendre ce phénomène. Aussi ont-ils demandé à un groupe formé de 92 personnes de recopier plusieurs fois des mots assez simples. Ils avaient le droit de s'arrêter.Et, de fait, 70 % de ces volontaires ont cessé d'écrire parce qu'ils éprouvaient une curieuse sensation, proche de celle du jamais-vu. Ils ont déclaré avoir eu le sentiment de perdre le contrôle de leur main.Pour les scientifiques, l'explication réside sûrement dans le caractère répétitif d'un geste ou dans la trop grande familiarité d'une sensation. C'est un peu comme si le cerveau, confronté à l'aspect trop mécanique d'un geste, voulait ramener le sujet à la réalité. Ce serait en quelque sorte comme une reprise de contrôle de sa part. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Y a-t-il de la vie sur Europe ?
Les astronomes sont toujours à la recherche de la vie dans l'univers et, pour commencer, dans notre système solaire. Mars paraît un candidat sérieux, mais c'est aussi le cas d'Europe, un des satellites de Jupiter que, de ce fait, on appelle aussi une "lune".Grâce au puissant télescope James Webb, les scientifiques ont détecté, à la surface d'Europe, la présence de dioxyde de carbone. Il s'agit là d'un des éléments nécessaires à l'apparition de la vie, du moins telle que nous la connaissons sur Terre.Les chercheurs se sont demandé si ce dioxyde de carbone ne pouvait pas provenir d'une météorite. Après avoir examiné cette hypothèse, finalement rejetée, ils ont conclu de leurs observations que la source de ce CO2 venait bien du satellite lui-même.Un océan souterrainPour les astronomes, en effet, ce dioxyde de carbone s'échapperait d'un océan souterrain. De fait, il s'étendrait sous l'épaisse couche de glace qui constitue la surface du satellite, à plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur. Et les scientifiques ajoutent qu'il s'agit d'eau chaude et salée.Cet océan serait très vaste, puisqu'il se situe, d'après les astronomes, dans une région large de pas moins de 1.800 kilomètres. Il s'agit d'une zone au relief très tourmenté, dont les fissures et les crêtes pourraient avoir été provoquées, du moins en partie, par la remontée des eaux chaudes de l'océan souterrain.En remontant, l'océan aurait laissé du sel à la surface, donnant à la région une coloration jaune inhabituelle.De la vie aurait-elle pu se développer dans l'océan souterrain d'Europe ? Pour l'instant, nul ne sait s'il contient tous les éléments nécessaires à son apparition. Pour en apprendre davantage, les scientifiques devront être patients.Le temps qu'arrivent sur place les deux sondes envoyées sur Jupiter. L'une, lancée par l'Agence spatiale européenne, est partie en avril dernier, l'autre, qui dépend du programme de la NASA, doit prendre son envol en 2024.Il leur faudra huit ans pour arriver à destination. D'ici là, il est vrai, le télescope James Webb aura peut-être livré d'autres informations précieuses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le télétravail aide-t-il à lutter contre le réchauffement climatique ?
La récente pandémie de Covid a contribué à un changement des modes de travail. Ainsi, la part du télétravail n'a cessé de progresser, notamment dans les pays anglo-saxons. Les salariés concernés travaillent à distance toute la semaine ou seulement quelques jours.Dans ce dernier cas, on parle d'une organisation du travail "hybride". Qu'il travaille à domicile de manière permanente ou seulement de temps à autre, l'adapte du télétravail fait du bien à la planète. Il participerait en effet, à sa manière, à la lutte contre le réchauffement climatique.C'est en tous cas la conclusion d'une récente étude. Elle révèle que les activités des salariés recourant à plein temps au télétravail émettent 54 % de gaz à effet de serre en moins que celles d'une personne se rendant chaque jour sur son lieu de travail.Et cette diminution serait de 29 % pour les salariés s'adonnant au télétravail quelques jours par semaine. Cet affaiblissement significatif de l'empreinte carbone est lié en grande parie à la réduction des trajets professionnels.Un bilan à relativiserMais les auteurs de l'étude relativisent toutefois ces résultats encourageants. En effet, le bilan ne serait pas aussi positif qu'il peut paraître au premier abord.En effet, les salariés choisissant la forme hybride du télétravail profitent parfois de cette nouvelle organisation, qui leur donne davantage de temps libre, pour s'installer plus loin de leur lieu de travail. Ils élisent alors domicile dans des villages où la vie leur semble plus agréable.Mais s'ils se rendent moins souvent à leur bureau, le trajet qui les en sépare est plus long. En termes d'émission de gaz à effet de serre, l'économie est alors négligeable. D'autant que ces salariés ont tendance à se déplacer plus souvent, pour des raisons personnelles.Par ailleurs, les appareils utilisés par ces travailleurs à domicile ne sont pas toujours équipés de dispositifs réduisant leur consommation d'énergie. On a ainsi calculé qu'une imprimante à usage domestique est plus énergivore que les appareils utilisés dans les entreprises.Par conséquent, il n'est pas certain que le bilan écologique du télétravail doit être nuancé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les hommes ont-ils des tétons ?
L'utilité de certains de nos organes ne saute pas aux yeux. Ainsi, les médecins s'accordent à dire que l'appendice ne sert à rien, du moins pour les adultes. Aussi peut-on le leur retirer sans dommages.Il en va de même des tétons chez les hommes. On ne voit pas très bien ce qu'ils peuvent en faire. Dans la mesure où ils n'allaitent pas, ils pourraient tout aussi bien s'en passer.Mais ce n'est pas tout à fait vrai. De fait, la lactation, chez l'homme, n'est pas impossible. On rapporte le cas de pygmées d'Afrique centrale qui, à force de s'occuper de leurs nourrissons, ont réussi à les allaiter. Ce qui prouve que les hommes en sont capables.Et dans le règne animal, on trouve des mâles, chez certaines espèces de chauves-souris notamment, qui possèdent des mamelles donnant du lait. Même si du lait n'en coule pas, la succion d'un téton peut calmer momentanément un bébé assoiffé.Une affaire de chromosomesCeci étant, les hommes donnant le sein à leurs enfants ne courent pas les rues. Alors pourquoi la nature les a-t-elle dotés de ces tétons qui ne leur servent à rien ?C'est la génétique qui nous donne la réponse. On sait que le chromosome X est possédé par les hommes comme par les femmes, mais qu'il est contenu dans deux paires différentes, XX pour les femmes et XY pour les hommes.Jusqu'à six ou huit semaines, c'est le chromosome X qui pilote le développement du fœtus. On sait qu'il est à l'origine de la formation des organes sexuels féminins et de la libération d'hormones femelles comme les œstrogènes.Sous l'impulsion de ce chromosome, les seins commencent donc à se former. Mais, chez les garçons, le processus est arrêté par le chromosome Y, qui devient actif au bout de six à huit semaines.Ce chromosome reprend donc ses droits et met fin à ce début de féminisation de l'embryon. Mais les tétons étant déjà formés, il ne peut les supprimer. Ils sont donc le vestige de cette première phase du développement du fœtus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quelle vitesse une balle d'arme à feu se déplace-t-elle ?
Si vous vous intéressez aux armes à feu, vous vous êtes peut-être déjà demandé à quelle vitesse se déplaçaient les balles tirées.Cette vitesse dépend de nombreux éléments. À commencer par les caractéristiques de l'arme et des munitions utilisées. C'est ce que les spécialistes appellent la balistique interne.C'est ainsi que, pour mesurer la vitesse du projectile, il faut prendre en compte la puissance du propulseur, qui expulse la balle de l'arme. La longueur et la forme du canon du revolver ou du fusil comptent aussi, de même que les frottements qui peuvent s'y exercer.Mais il ne faut pas négliger non plus, bien au contraire, le poids de la balle placée dans le fusil. Il dépend en grande partie de sa masse. Si le projectile est conçu avec des matériaux lourds, il ira plus loin et plus vite. Et sa force de pénétration en sera accrue d'autant.Le rôle du vent et de la gravitéMais pour apprécier la vitesse d'une balle, il faut aussi tenir compte de la balistique externe. Cette partie de la balistique étudie la trajectoire du projectile, entre le moment où celui-ci est projeté hors de l'arme et celui où il atteint sa cible.Or, cette trajectoire peut être déviée, ce qui modifie la vitesse de la balle. Celle-ci peut être ralentie par la force de la gravité, qui attire le projectile vers le bas. Le vent peut aussi modifier le trajet de la balle.En tenant compte de ces paramètres, les experts en balistique, qui utilisent des logiciels spécifiques, parviennent à reconstituer la trajectoire d'une balle et donc à en évaluer la vitesse.Compte tenu de tous ces éléments, les spécialistes estiment que la vitesse d'une balle de pistolet est comprise entre 250 et 500 m/s. De son côté, une balle de fusil, généralement plus rapide, peut atteindre, en moyenne, une vitesse comprise entre 600 et 1.300 m/s.Bien entendu, cette vitesse dépend, pour une bonne part, du modèle et du calibre de l'arme utilisée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la « black mass » ?
La circulation automobile est responsable d'une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre. C'est pourquoi les pouvoirs publics encouragent la production de véhicules électriques, beaucoup plus respectueux de l'environnement.La fabrication de ces voitures se heurte pourtant à certains problèmes, comme des prix encore assez élevés ou la relative rareté des points de recharge.Mais il en est encore un autre. Les véhicules électriques fonctionnent grâce à des batteries de grande taille. Or, elles sont notamment fabriquées avec des métaux rares, comme le lithium, le cobalt ou le nickel, importés de pays souvent lointains.Si rien n'est fait pour limiter leur utilisation, ces métaux pourraient finir par manquer. Une telle pénurie ne pourrait que freiner, sinon arrêter, la production de véhicules électriques, dont les batteries utilisent une grande quantité de métaux rares.Un nouveau matériau prometteurConfrontés à ce risque très sérieux, les industriels ont cherché des solutions. Et ils en ont peut-être trouvé une. Ce remède miracle porte un nom : la "black mass".En fait, il n'a pas fallu chercher bien loin pour découvrir cette poudre noire. En effet, elle est issue du recyclage même des batteries équipant les voitures électriques. C'est en les broyant qu'on obtient cette fine poudre.Et ce qui a attiré l'attention des fabricants, c'est la composition de cette "black mass". En effet, elle est faite en partie de nickel, de cobalt et de lithium. Précisément ce dont les industriels ont besoin pour fabriquer leurs batteries.L'utilisation de cette "black mass" pourrait réduire de façon significative la dépendance de l'Europe à l'égard de la Chine, qui demeure le premier producteur mondial de batteries électriques.Mais une telle ressource ne sera pas si simple à exploiter. Le nombre de véhicules en fin de vis n'est pas encore assez important pour procurer une quantité suffisante de poudre noire.Par ailleurs, le recyclage de ces batteries coûte très cher. En outre, ce nouveau matériau ne fait pas l'objet, en Europe, d'une appropriation commune, ce qui ne facilite pas sa production. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les animaux à l'espérance de vie la plus courte ?
L'homme voit son espérance de vie augmenter sans cesse. En France, par exemple, elle dépasse aujourd'hui les 80 ans. Dans le monde animal, la tortue des Galapagos vit plus de 150 ans et le requin du Groenland dépasse même l'âge vénérable de 400 ans.Mais, à l'inverse, certains animaux ont une vie très fugace. Ce sont surtout les insectes qui, sur Terre, vivent le moins longtemps. Ainsi le moucheron ne vit qu'une petite semaine, alors que la mouche, avec laquelle il ne faut pas le confondre, ne dépasse pas 17 jours s'il s'agit d'un mâle.De leur côté, les abeilles n'ont qu'un mois et demi pour faire leur récolte de pollen. Plus chanceuses, les gracieuses libellules volètent durant quatre mois au-dessus des étangs.Quant aux fourmis, leur espérance de vie dépend des espèces. Dans certaines d'entre elles, les insectes meurent au bout de quelques mois, alors que d'autres peuvent vivre des dizaines d'années.Une existence encore plus fugaceMais il est un insecte qui passe encore moins de temps sur Terre. Cet insecte, c'est l'éphémère. Son nom dit assez à quel point sa vie est courte.Tout dépend, cependant, de ce que l'on entend par là. L'affirmation est exacte s'il s'agit de l'insecte sous sa forme achevée. Elle l'est moins si l'on prend en compte les diverses phases de son existence.Comme nombre d'insectes, en effet, l'éphémère subit des transformations. Il est d'abord une larve, puis devient une nymphe, un état intermédiaire entre la larve et l'insecte lui-même.Or, ces nymphes, qui restent immobiles et ne se nourrissent pas, peuvent ainsi rester sous l'eau des mois durant et même jusqu'à deux ans. Les ailes de l'insecte se forment aussi durant cette période.Devenus des insectes à part entière, les éphémères ne vivent que quelques heures, voire quelques minutes pour certains d'entre eux. Il est vrai que, dépourvus de bouche et de tube digestif, ils sont incapables de s'alimenter.La nature leur a assigné une autre mission, celle de se reproduire. Aussi laissent-ils des milliers d'œufs afin d'assurer la survie de l'espèce. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le PhénylThioCarbamide a été utilisé comme test de paternité ?
Le PhénylThioCarbamide, abrégé en PTC, est un composé organique qu'élaborent certaines plantes, comme le brocoli, pour repousser les herbivores. Cette substance leur donne en effet un goût amer.En 1931, un certain Arthur Fox, chimiste travaillant pour la société DuPont, fait une curieuse découverte à propos du PTC. Au cours d'une expérience, pendant laquelle cette substance était vaporisée, il remarque qu'un de ses collègues ressent un goût amer dans la bouche.Lui, de son côté, ne sent rien. Intrigué par cette différence de ressenti, Arthur Fox poursuit ses recherches. Et il constate alors que la sensibilité à cette saveur amère du PTC est liée à la présence d'un gène.On le trouve davantage chez certaines populations, comme les Amérindiens. L'homme de Néandertal en était lui aussi fréquemment porteur.Un gène héréditaireLe scientifique découvre que ce gène a une particularité : il est héréditaire. Autrement dit, il se transmet, dans la grande majorité des cas, des parents aux enfants.Il n'en fallait pas plus pour inclure ce gène dans les preuves permettant d'établir la paternité d'un individu. Il rejoint alors d'autres éléments, fréquemment utilisés, comme le groupe sanguin ou la couleur des yeux.La recherche de paternité a donc souvent recours au PTC avant la mise au point des tests ADN.Une méthode abandonnéeL'apparition de ces tests n'explique pas, à elle seule, l'abandon du PTC comme preuve de paternité. En effet, deux personnes peuvent posséder ce gène sans que cela prouve, de manière certaine, l'existence d'une parenté entre elles.Par ailleurs, la preuve de paternité fournie par ce gène a finalement paru trop fragile. En effet, elle ne portait que sur un seul gène. Une telle base a semblé d'autant moins suffisante que, pour mettre en évidence la paternité d'un individu, on utilise aujourd'hui plus de vingt éléments différents.On ne pouvait donc se contenter d'un seul marqueur qui, pris isolément, ne constitue pas une preuve assez solide.En revanche, cette sensibilité au goût amer du PTC, plus grande chez les gros fumeurs, pourrait les aider à moins fumer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle « bulle » vient d'être découverte ?
Une récente découverte vient encore d'améliorer notre connaissance de l'univers. À vrai dire, ce n'est pas vraiment une surprise pour les astronomes. En effet, on soupçonnait, depuis les années 1970, la présence de cette "bulle de galaxies" dont l'existence est désormais confirmée.Cette structure, qui se trouve à environ 820 millions d'années-lumière de notre galaxie, se présente comme une sorte de coquille, dont le cœur, constitué d'un super amas de galaxies, semble entouré d'un grand vide. Et la Voie lactée, 10.000 fois moins large, fait piètre figure face à cette masse d'un milliard d'années-lumière de diamètre.Cette bulle de galaxies sphérique daterait d'environ 13,8 milliards d'années. Il s'agirait donc d'un vestige des premiers temps de l'univers, apparu voilà environ 14 milliards d'années.Elle a été baptisée Ho'oleilana, une expression tirée d'un chant hawaïen, qui signifie "murmures de l'éveil". Une manière poétique d'évoquer les commencements du monde.Des vibrations acoustiquesPour les spécialistes, cette formation, en forme de bulle, aurait pu apparaître, dès les premiers âges de l'univers, sous l'impulsion de sortes de vibrations sonores. Le phénomène aurait cessé environ 380.000 ans après le Big Bang.L'arrêt de ces vibrations aurait en quelque sorte figé ces bulles, dont la taille se serait accrue avec l'expansion de l'univers.Cette découverte permettra d'étoffer nos connaissances sur les débuts de l'univers, mais aussi sur son expansion. En observant la manière dont cette bulle de galaxies continue de gonfler, on devrait en apprendre davantage sur la vitesse à laquelle les galaxies s'éloignent toujours les unes des autres.L'un des auteurs de l'étude révélant l'existence de Ho'oleilana avait déjà découvert, voilà près de 10 ans, un super amas comprenant environ 100.000 galaxies. La nôtre s'y trouve d'ailleurs comprise.Ainsi, les chercheurs remplissent sans cesse l'espace interstellaire de nouvelles galaxies, certaines nous permettant en plus de remonter aux tout premiers temps de l'univers.Mais une telle quête est loin d'être terminée. Grâce à la mise en service de nouveaux instruments, comme le télescope spatial Euclid, lancé en juillet dernier, d'autres bulles de galaxies devraient être découvertes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle t-on de l'effet Mandela ?
Tout est parti de la découverte faite par une chercheuse américaine. En effet, elle a longtemps cru que Nelson Mandela était mort en prison dans les années 1980.Elle a fini par apprendre que le célèbre opposant à l'apartheid était encore bien vivant à cette époque-là. En effet, libéré en 1990, il est élu à la tête de l'Afrique du Sud quatre ans plus tard, et meurt nonagénaire en 2013.Or, cette chercheuse, spécialisée dans les études sur le paranormal, s'est aperçue qu'elle était loin d'être la seule à croire au décès prématuré de Nelson Mandela. En partant de cette anecdote, elle s'est rendu compte que de nombreuses personnes partageaient ainsi de faux souvenirs.Elle a dès lors appelé ce phénomène l'"effet Mandela".Une expérience significativeLes scientifiques ont voulu s'assurer qu'il avait un quelconque fondement scientifique. Pour ce faire, ils ont tenté une petite expérience.Ils ont réuni un groupe de volontaires d'une centaine de personnes. À chacune, ils ont montré 40 images, qui montraient notamment des logos ou des personnages. Chaque image se présentait sous trois versions, dont une seule était correcte, les deux autres ayant subi des modifications.Les participants étaient ensuite amenés à reconnaître la version authentique. Ce faisant, ils devaient indiquer, par une note de 1 à 5, à quel point ils avaient confiance dans la décision prise.Les résultats tendraient à démontrer que l'"effet Mandela" existe bel et bien. En effet, deux participants sur trois ont opté pour la version incorrecte de l'image et ont persévéré dans leur choix.La chose est d'autant plus étonnante que ces volontaires ne l'avaient jamais vue. Et pour cause, elle n'existe pas ! C'est le cas, par exemple, de l'emblème du Monopoly, le célèbre petit bonhomme à moustaches et en chapeau claque.Ils étaient certains qu'il arborait un monocle, alors qu'il n'en porte pas. De très nombreux participants partageaient donc ce faux souvenir. Il semblerait alors que les gens aient tendance à engranger les mêmes images, même si elles ne correspondent pas à la réalité Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le silence est-il un son ?
Depuis longtemps, les philosophes essaient de déterminer la nature du silence. N'existe-t-il que par rapport au son, dont il serait en quelque sorte l'opposé ? Ou constitue-t-il un son en lui-même, qu'il serait possible d'entendre ?Des chercheurs ont voulu en avoir le cœur net. Pour mieux comprendre la manière dont peut être ou non perçu le silence, ils ont étudié quelques illusions sonores.Comme leur nom l'indique, il s'agit de sons que nous ne percevons pas correctement. Ainsi, les auditeurs auront souvent l'impression qu'un signal sonore long se prolonge plus longtemps que deux signaux courts. Et pourtant, la durée des deux "bips" courts et du "bip" long est identique.Le silence comme un son ?Des chercheurs se sont alors demandé si on ne pouvait pas se servir de ces illusions sonores pour mieux comprendre la nature du silence. Pour ce faire, un millier de volontaires a été invité à écouter des enregistrements.On leur a fait entendre l'environnement sonore d'un marché ou d'une gare, mais en ménageant, au milieu de tout ce bruit, des temps de silence. Puis, on a demandé à ces auditeurs d'indiquer quels moments de silence leur avaient paru les plus longs.De nombreux participants ont indiqué qu'à un moment donné, ils ont cru percevoir un temps de silence plus long, qui leur paraissait durer deux fois plus longtemps que deux courts intervalles de silence. Autrement dit, on retrouvait le schéma des illusions sonores.En réalité, tous les moments de silence insérés dans les enregistrements avaient la même durée. Aucun n'était plus court ou plus long qu'un autre. Mais, le fait que des participants aient cru remarquer des différences entre ces temps de silence, montre bien qu'ils les ont perçus de façon distincte, comme ils l'auraient fait pour des sons.Cette perception du silence comme une expérience auditive à part entière expliquerait pourquoi nous sommes tellement frappés par le contraste entre un environnement bruyant et le silence qui lui succède.Si, par conséquent, les scientifiques pensent que le silence pourrait être perçu comme une sorte de "son", ils ignorent encore comment le cerveau traite cette information. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sommes-nous vraiment des poussières d’étoiles ?
Je vous propose d'écouter un épisode de mon autre podcast, Cosmique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les cygnes restent-ils vraiment fidèles toute leur vie ?
Les couples durables, dont les partenaires demeurent fidèles l'un à l'autre, font l'objet de commentaires flatteurs. Pour beaucoup, en effet, la fidélité à long terme reste un idéal difficile à atteindre.Il en va ainsi chez les humains. Mais qu'en est-il des animaux ? Pour certains d'entre eux, la fidélité n'est pas un vain mot. En effet, nombre d'espèces sont monogames, et, chez certaines d'entre elles, les partenaires restent fidèles, parfois jusqu'à la mort.C'est notamment le cas des cygnes noirs, qui ont fini par devenir une sorte d'emblème de la fidélité animale. Il faut toutefois nuancer cette affirmation.Si ces oiseaux forment bien des couples stables, il leur arrive d'avoir des "aventures" avec d'autres cygnes. Certaines études ont en effet montré que ces infidélités sexuelles étaient relativement fréquentes. Mais un cygne revient toujours vers son partenaire de prédilection.Un partage des tâchesSi les oiseaux sont plus volontiers monogames que les mammifères, par exemple, c'est qu'ils ne sont pas trop de deux pour s'occuper des petits.Pour mener cette entreprise à bien, une femelle a tout intérêt à repérer un mâle en qui elle ait confiance et à le garder auprès d'elle le plus longtemps possible. En se répartissant les tâches, il leur sera ainsi plus facile de prendre en charge leur progéniture.Car c'est plus difficile pour un oiseau que pour un mammifère. En effet, l'embryon d'un chiot, par exemple, sera mieux protégé par le ventre de sa mère que par la fragile coquille de l'œuf qui attend d'éclore.Le couple de cygnes est donc obligé de couver ces œufs et de veiller à ce que rien ne leur arrive. Une fois les oisillons sortis de leur coquille, il faut aussi les nourrir. Et les oiseaux femelles n'ont pas de lait pour abreuver leurs petits.Il leur faut donc sans cesse quitter le nid pour aller chercher leur pitance. L'un pourra s'en charger tandis que l'autre restera au nid.D'après les spécialistes, cette constante coopération, dans les soins à donner aux petits, mais aussi dans la défense de leur territoire, renforcerait encore les liens qui unissent ces oiseaux fidèles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle t-on de l'effet Mandela ?
Tout est parti de la découverte faite par une chercheuse américaine. En effet, elle a longtemps cru que Nelson Mandela était mort en prison dans les années 1980.Elle a fini par apprendre que le célèbre opposant à l'apartheid était encore bien vivant à cette époque-là. En effet, libéré en 1990, il est élu à la tête de l'Afrique du Sud quatre ans plus tard, et meurt nonagénaire en 2013.Or, cette chercheuse, spécialisée dans les études sur le paranormal, s'est aperçue qu'elle était loin d'être la seule à croire au décès prématuré de Nelson Mandela. En partant de cette anecdote, elle s'est rendu compte que de nombreuses personnes partageaient ainsi de faux souvenirs.Elle a dès lors appelé ce phénomène l'"effet Mandela".Une expérience significativeLes scientifiques ont voulu s'assurer qu'il avait un quelconque fondement scientifique. Pour ce faire, ils ont tenté une petite expérience.Ils ont réuni un groupe de volontaires d'une centaine de personnes. À chacune, ils ont montré 40 images, qui montraient notamment des logos ou des personnages. Chaque image se présentait sous trois versions, dont une seule était correcte, les deux autres ayant subi des modifications.Les participants étaient ensuite amenés à reconnaître la version authentique. Ce faisant, ils devaient indiquer, par une note de 1 à 5, à quel point ils avaient confiance dans la décision prise.Les résultats tendraient à démontrer que l'"effet Mandela" existe bel et bien. En effet, deux participants sur trois ont opté pour la version incorrecte de l'image et ont persévéré dans leur choix.La chose est d'autant plus étonnante que ces volontaires ne l'avaient jamais vue. Et pour cause, elle n'existe pas ! C'est le cas, par exemple, de l'emblème du Monopoly, le célèbre petit bonhomme à moustaches et en chapeau claque.Ils étaient certains qu'il arborait un monocle, alors qu'il n'en porte pas. De très nombreux participants partageaient donc ce faux souvenir. Il semblerait alors que les gens aient tendance à engranger les mêmes images, même si elles ne correspondent pas à la réalité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le groupe sanguin de type O est-il si spécial ?
Pour découvrir toutes les réponses aux questions citées en fin d'épisode:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cDovL2Nob3Nlc2FzYXZvaXIubGlic3luLmNvbS9yc3M%3D------------------------------------------------------On le sait, le sang humain est l'objet d'une classification en groupes sanguins. Elle se fait en fonction de la présence ou de l'absence de certains antigènes à la surface des globules rouges.Les antigènes sont des substances (des protéines par exemple) reconnues par les anticorps de notre organisme et capables de déclencher une réponse immunitaire.C'est en tenant compte de ces antigènes que les scientifiques ont déterminé les groupes sanguins. Cette classification repose sur deux systèmes : le système ABO, découvert au tout début du XXe siècle, et le système Rhésus.Elle comprend quatre groupes sanguins de base, A, B, AB et O, divisés à leur tour en deux versions, positive et négative, ce qui fait au total huit groupes sanguins.Des donneurs universelsDans l'ensemble, le groupe sanguin 0 est le plus répandu, et le groupe A le plus rare. Mais la fréquence de ces groupes sanguins dépend beaucoup du patrimoine génétique des populations concernées.Ainsi, la prévalence du groupe A est plus importante en France qu'en Inde, par exemple, où le groupe B est très répandu.Très fréquent, le groupe sanguin O comporte une autre particularité. En effet, on ne trouve, dans ce cas, aucun antigène à la surface des globules rouges. On pourrait penser que, de ce fait, ce type de sang est compatible avec les autres groupes sanguins.En fait, ce n'est le cas que du groupe 0-. En effet, ce sang peut être transfusé dans les veines de n'importe quel patient, car il est compatible avec les huit groupes sanguins. Une personne de groupe 0- ne peut elle-même recevoir que du sang de ce groupe.C'est pour cette raison que les personnes de groupe sanguin 0- sont considérées comme des "donneurs universels". Par contre, les titulaires du groupe 0+ ne peuvent donner leur sang qu'à des personnes possédant un groupe sanguin de rhésus positif.Ce qui rend ce groupe tout de même très intéressant, 85 % des Français, par exemple, possédant un groupe de rhésus positif. À l'opposé, le groupe sanguin le moins compatible est le groupe AB+. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Internet dépend des fonds marins ?
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le trafic sur Internet dépend très peu de l'espace. Aussi les câbles sous-marin jouent-ils à cet égard un frôle bien plus important que les satellites. La capacité de transport des premiers dépasse en effet largement celle des seconds.En effet, 99 % du réseau Internet dépend de ces câbles ! Il faut dire qu'ils sont beaucoup moins coûteux que les satellites. Il en existe plus de 400, qui s'étendent au fond des océans sur environ 1,3 million de kilomètres.Le plus long de ces câbles, qui relie l'Europe de l'Ouest à l'Asie du Sud-Est, n'a pas moins de 39.000 kilomètres de long. De nouveaux câbles ne cessent d'être installés, 36 pour la seule année 2020.Grâce à la fibre optique, les données sont ainsi transportées à la vitesse de la lumière, certains pays, comme les États-Unis ou la France, jouant un peu le rôle cde plaques tournantes.Aujourd'hui, ces câbles sont déployés sous l'eau par les États, mais aussi par les géants du web.Des équipements fragilesDes informations sensibles et d'innombrables transactions financières transitent par ces câbles sous-marins, qui sont devenus un indispensable moyen de communication.Or, ils sont assez vulnérables. Chaque année, les ancres des bateaux de pêche rompent une centaine de câbles. Le mouvement de certains navires fait d'ailleurs suspecter des entreprises délibérées de sabotage. Il faut dire que la masse croissante de données transportées renforce les convoitises et les rivalités.Certains sabotages semblent d'ailleurs avérés, comme ces arrachages de câbles destinés à isoler l'Europe du reste du monde. Ce n'est pas pour des raisons politiques que certains marins s'en prennent à ces câbles, mais simplement pour en récupérer les matériaux.Les mesures prises pour faire face à ces menaces et renforcer ces équipements semblent insuffisantes. En effet, les États semblent plus préoccupés par les dangers liés à la cybercriminalité.Ces attaques contre les câbles sous-marins ne sont pas nouvelles, notamment en temps de guerre. Ainsi, dès la Première Guerre mondiale, les Allemands se sont emparés des câbles asurant les liaisons télégraphiques de la France et du Royaume-Uni. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on vraiment voir le Mont Blanc depuis la Tour Eiffel ?
Tous les écoliers de France le savent : du haut de ses 4.810 mètres, le mont Blanc est le plus haut sommet de l'Hexagone. Il doit donc se voir de très loin. Et, de fait, on peut parfois l'apercevoir depuis la Suisse ou même l'Alsace.Certains prétendent même qu'un visiteur parvenu au sommet de la Tour Eiffel pourrait distinguer cette montagne.Il est vrai que l'œil humain est capable de discerner des objets très éloignés. Et il les verra d'autant mieux qu'ils sont plus hauts et que l'observateur est lui-même plus grand.Ainsi, si une personne d'1,80 m peut distinguer un homme à une distance de près de 4,80 km, il pourra apercevoir la flèche de la cathédrale de Chartres, qui s'élève à plus de 110 m du sol, même s'il se trouve à 38 km de là.Une planète sphériqueAlors, est-il possible de voir le mont Blanc depuis la Tour Eiffel ? Sans répondre encore à cette question, il faut rappeler que certaines conditions doivent être réunies pour qu'un observateur distingue un objet lointain.Il faut d'abord qu'aucun obstacle n'obstrue le champ de vision de l'observateur. Par ailleurs, il verra plus loin s'il gagne en hauteur. À cet égard, la Tour Eiffel est donc un bon point d'observation.Notre planète étant sphérique, les objets que l'observateur s'efforce de voir vont finir par disparaître sous la ligne d'horizon. Pour calculer cette distance, à partir de laquelle les objets ne sont plus visibles, il faut recourir au célèbre théorème de Pythagore.Il nous enseigne que le mont Blanc est visible à 247,5 km à la ronde, alors que la Tour Eiffel, haute de 324 m peut être encore aperçue par un observateur situé à 64,2 km. Or, comme la distance de Paris au mont Blanc est d'un peu plus de 475 km, il est donc impossible de percevoir la montagne du haut du célèbre monument parisien.En altitude, enfin, la lumière ne se diffuse pas tout à fait en ligne droite, ce qui limite la perception des objets lointains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Depuis quand portons-nous des chaussures ?
L'histoire de l'humanité est faite de petits détails significatifs. Parmi les questions que se posent les scientifiques, figure notamment celle concernant la date de l'apparition des chaussures.Certaines découvertes permettaient de penser qu'elle est très ancienne. Ainsi, des peintures rupestres, datant de 13 à 15.000 ans, faisaient apparaître des hommes chaussés de bottes en fourrure.Mais certains spécialistes pensent que l'homme aurait cessé de marcher pieds nus encore beaucoup plus tôt. En effet, des empreintes de pas particulières ont été trouvées sur trois sites d'Afrique du Sud.Ce qui a intrigué l'équipe de chercheurs, c'est l'aspect très net de ces empreintes. De fait, les bords étaient arrondis et les orteils n'y étaient pas imprimés. De plus, la découverte de petites cavités fait penser à la présence de lanières, attachées à des chaussures.D'après ces scientifiques, les roches où ont été relevées ces empreintes pourraient remonter à une période comprise entre 79.000 et 148.000 ans. Ce qui en ferait, et de loin, les plus anciennes traces de chaussures jamais trouvées à la surface de la terre.À la recherche d'indices supplémentairesLes preuves laissées par l'ichnologie, autrement dit les traces fossiles laissées par les hommes et les animaux, demandent cependant à être précisées.Pour ce faire, les chercheurs à l'origine de cette découverte ont imaginé un moyen original. Ils ont fabriqué des chaussures semblables à celles portées par un peuple autochtone, présent dans la région depuis près de 45.000 ans.Il s'agit de sandales comportant une semelle assez rigide, composée de deux couches de peau de vache. De petits orifices, destinés à faire passer des lanières, y ont été percés.Les traces laissées par ces chaussures, dans des dunes de sable humide, sont apparues très comparables à celles relevées sur les roches trouvées en Afrique du Sud.Des empreintes similaires, elles aussi très anciennes, ont été découvertes dans d'autres endroits, en France et en Grèce notamment. Pour autant, il n'est pas possible de prouver, avec certitude, qu'elles aient été faites par des chaussures, d'autant que les matériaux qui les constituaient, le cuir par exemple, ne se sont sans doute pas conservés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la NASA va explorer l’astéroïde Psyché ?
Depuis quelques années, les projets d'exploration de l'espace fleurissent. C'est ainsi qu'en octobre de cette année, la NASA devrait lancer une mission vers l'astéroïde Psyché. Baptisé du même nom que l'astéroïde qu'il doit atteindre, le vaisseau spatial américain devrait y arriver en août 2029.Découvert en 1852, ce corps céleste fait partie de la "ceinture principale d'astéroïdes", une région située dans le système solaire, entre Mars et Jupiter.L'astéroïde Psyché, qui est trois fois plus éloigné du Soleil que la Terre, met cinq années terrestres à faire sa révolution autour de l'astre solaire. Orbitant entre Mars et Jupiter, cet astéroïde de 226 kilomètres de diamètre a la taille d'une ville.Un corps céleste très précieuxSi l'on en croit les auteurs du programme, un tel voyage d'exploration est motivé par la volonté d'étudier le noyau de cet astéroïde. Son examen attentif permettrait d'en apprendre davantage sur la formation des planètes.Et pourtant, on pourrait penser que les raisons économiques ne sont pas étrangères à la mise au point de la mission "Psyché". En effet, la nature du noyau de cet astéroïde pourrait susciter bien des convoitises, car il est fait de fer, de nickel et d'or.On a même essayé d'en estimer la valeur. Et on est arrivé à la somme, proprement astronomique, c'est le cas de le dire, de 10.000 quadrillons d'euros.Comme ce chiffre ne parle sans doute pas à grand monde, on a voulu savoir ce que chaque habitant de la Terre recevrait si l'on s'avisait de partager cette fabuleuse fortune. Le calcul a été fait : dans ce cas, chaque terrien recevrait la coquette somme d'1,4 milliard d'euros !Pour autant, il n'est pas question d'exploiter les prodigieuses ressources de l'astéroïde Psyché. pour cela, il faudrait le ramener sur Terre. Ce qui, pour des raisons tant techniques que financières, est impossible.La mission spatiale s'en tiendra donc, de manière plus classique, à l'observation et à l'exploration d'un astéroïde qui devrait nous permettre de mieux comprendre la manière dont se sont formés le système solaire et les planètes qui le composent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les Hommes auraient-ils modifié l'inclinaison de la Terre ?
L'axe de rotation de la Terre est une droite imaginaire, passant par le centre de la planète et ses deux pôles. Cet axe est incliné de 23,4 degrés par rapport à la verticale.Or, des scientifiques sud-coréens ont constaté que cet axe s'était déplacé d'environ 80 cm vers l'Est entre 1993 et 2010, période durant laquelle ils ont enregistré ces modifications. Ce qui représente un déplacement d'environ 4 cm par an.Même si cet axe de rotation est plutôt stable par rapport à celui d'autres planètes du système solaire, il a donc tout de même tendance à dériver.Ce déplacement de l'axe de rotation est dû, en premier lieu, à des phénomènes naturels, comme la fonte des glaces, et la montée des eaux qu'elle produit. Cette fonte glaciaire, notamment aux pôles, fait s'évanouir le poids de la glace dans l'océan et modifie donc la répartition de la masse.L'impact de l'activité humaineMais les phénomènes naturels ne sont pas seuls en cause dans ce déplacement de l'axe de rotation de la Terre. L'activité humaine y contribue aussi.Celle qui aurait le plus d'impact sur cette dérive serait le pompage des eaux souterraines. En effet, durant la période considérée, soit une vingtaine d'années, les hommes auraient pompé environ 2.150 gigatonnes d'eau dans le sous-sol (une gigatonne étant égale à un milliard de tonnes).Le fait de prélever cette eau, et de la déplacer à la surface de la planète, modifie la répartition de la masse d'eau que contient la Terre. C'est ce déséquilibre qui provoque, du moins en partie, le déplacement de l'axe de rotation de notre planète.Si l'homme pompe autant d'eau dans les tréfonds de la Terre, c'est qu'elle lui est très utile. Elle sert notamment à son alimentation et à l'irrigation des cultures. Ainsi, cette eau souterraine représente plus de 60 % de la consommation d'eau potable en France.Par ailleurs, ce pompage intensif des eaux souterraines contribuerait aussi à faire monter le niveau des mers, s'ajoutant ainsi aux conséquences de la fonte des glaciers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Depuis quand l'Homme enterre-t-il ses morts ?
L'inhumation d'un mort est très différente de la simple protection d'un cadavre, enterré là où il est décédé, pour le préserver des bêtes sauvages. Cette pratique culturelle, qui s'accompagne d'une certaine ritualisation, suppose une véritable réflexion sur le sens des pratiques funéraires.Les tombes les plus anciennes que les paléontologues aient découvertes dataient, du moins jusqu'ici, d'environ 100.000 ans. Donc bien avant l'ère néolithique, qui a vu la découverte de l'agriculture et la sédentarisation des hommes. On les a trouvées au Proche-Orient.Les hommes de cette époque ne sachant pas écrire (l'écriture sera inventée voilà environ 3.500 ans), ces sépultures ne présentent aucune épitaphe ou inscription. Il n'y a pas non plus de pierre tombale.Certains indices suggèrent que les tombes ont été préparées avec soin. Des objets sont parfois placés dans la sépulture. Est-ce seulement parce que le défunt les affectionnait, ou devaient-ils l'accompagner dans un autre monde, au-delà de cette vie ? Ce sont pour l'instant des questions sans réponse.Des inhumations encore plus précoces ?Mais de récentes trouvailles, par le paléontologue américain Lee Berger, pourraient faire reculer d'au moins 100.000 ans la date de ces premières inhumations.Elles ont été faites en Afrique du Sud et concernent une espèce d'hominidés éteinte, l'homme de Naledi, découvert par Lee Berger en 2015. Si cet homme de petite taille se rattache plutôt aux australopithèques, certains de ses traits le rapprochent tout de même du genre "Homo".Cet homme de Naledi aurait vécu entre moins 335.000 ans et moins 241.000 ans. Or, le paléontologue et son équipe ont découvert, sur un site d'Afrique du Sud, des sortes de chambres, d'un accès difficile.Ils y ont retrouvé les squelettes de personnes soigneusement placées là, en position fœtale. Des trous, creusés dans le sol, ont été retrouvés dans ces chambres, sans qu'on sache s'ils devaient servir de sépultures.On peut également se demander si les gravures peintes sur les parois et les charbons brûlés, retrouvés sur place, ont un rapport avec d'éventuels rituels funéraires. Si c'était le cas, cela montrerait que ces hominidés avaient déjà de véritables capacités cérébrales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans quels pays le changement climatique va-t-il faire le plus de victimes ?
Les experts s'accordent à dire que le réchauffement climatique aura un impact important sur la santé humaine. Ainsi, selon une étude de 2022, une hausse moyenne de la température de 2°C pourrait entraîner, durant les jours les plus chauds, une augmentation de plus de 40 % de la mortalité.Ainsi, les décès liés aux épisodes de canicule feraient partie des quatre principales causes de mortalité à l'horizon 2050. Mais tous les pays seront-ils affectés de la même façon ? Une très récente étude, datant de cette année, répond par la négative à cette question.En effet, les habitants des pays du Nord, qui englobent l'Europe, l'Amérique du Nord et certaines régions développées d'Asie, souffriraient moins des conséquences du réchauffement climatique que ceux des pays du Sud.Et pourtant, les pays du Nord, qui ne représentent que 14 % de la population mondiale, sont responsables de plus de 90 % des émissions de gaz à effet de serre.Les grandes métropoles pas épargnées par la caniculeDans les pays tropicaux, où règne une chaleur humide toute l'année, une légère hausse moyenne des températures se fera plus sentir que dans des pays tempérés.Par ailleurs, les effets cumulés de la chaleur et de la pauvreté font de certains pays africains, comme la Guinée équatoriale ou la République démocratique du Congo, des zones plus sensibles aux conséquences délétères du réchauffement climatiques.Les grandes métropoles ne seront pas non plus épargnées, même dans les pays du Nord. Selon certains experts, New York pourrait ainsi connaître, d'ici 2100, environ 50 jours de chaleur potentiellement mortelle.De son côté, Los Angeles en connaîtrait une trentaine et Sydney, en Australie, environ 20. Mais les habitants de Houston, au Texas, où le climat est déjà chaud et humide, devraient supporter environ 90 jours de chaleur intolérable.Bien entendu, cette chaleur n'atteint pas tout le monde de la même façon. Les personnes capables de se protéger contre des températures accablantes, en faisant notamment installer des systèmes efficaces d'air conditionné, seront moins affectées que des gens moins fortunés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le miel est-il « éternel » ?
Le pot de miel est souvent présent sur la table des Français. D'abord parce qu'il a un goût délicieux et qu'il peut représenter, si on l'utilise avec modération, une intéressante alternative au sucre.Mais le miel peut être aussi considéré comme un remède. En effet, il est riche en vitamines, glucides et minéraux. Et ses vertus anti-inflammatoires et antibactériennes sont bien connues.Les apiculteurs veillent cependant à laisser suffisamment de miel aux abeilles. Fabriqué à partir du nectar des fleurs, un liquide sucré très utile aux insectes pollinisateurs, il leur sert en effet de réserve de nourriture, notamment en hiver et durant les périodes de sécheresse.Un milieu acide et très peu humideMais le miel a encore un autre avantager : il peut se conserver presque indéfiniment. D'ici à dire que le miel est "éternel", il n'y a qu'un pas.En tous cas, les archéologues en ont trouvé sur des sites vieux de plusieurs millions d'années. Mais comment expliquer cette absence d'altération du miel ? Si le miel se conserve si longtemps, c'est d'abord en raison de sa très faible humidité.En effet, le miel contient très peu d'eau. Et même si un peu d'humidité peut pénétrer votre pot de miel, elle est très vite absorbée. Or, un tel milieu est très peu propice à l'apparition et au développement de bactéries et autres micro-organismes.Ils ne peuvent pas vivre dans ce miel si peu humide, qui les "étouffe" en quelque sorte. Si le miel est si sec, c'est qu'il serait préparé d'une certaine manière par les abeilles. Durant son élaboration, en effet, leurs battements d'ailes élimineraient en grande partie l'humidité du produit.Si le miel est un milieu si hostile aux bactéries, c'est encore pour une autre raison. En effet, il présente un taux d'acidité très élevé à l'état naturel. De quoi, là encore, tuer tout micro-organisme qui voudrait s'inviter dans votre pot de miel.Enfin, une autre substance, le glucose oxydase, introduit dans le miel par les abeilles, achève de le protéger des bactéries. Vous pourrez ainsi le conserver, dans votre placard, aussi longtemps que vous voulez. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Valentina Terechkova est-elle célèbre ?
Voilà 70 ans, en juin 1963, la Soviétique Valentina Terechkova s'envolait vers l'espace, dans le cadre du programme Vostok, mis au point deux ans plus tôt. C'était la première femme au monde à vivre une telle expérience.Elle devait rester plus de 70 heures en orbite basse. Seule dans sa capsule spatiale, elle fera près de 50 fois le tour de la Terre, avant d'atterrir dans un lac de l'Altaï. On ignore les raisons qui ont poussé Nikita Khrouchtchev, le dirigeant soviétique del'époque, à accepter la présence d'une femme dans l'espace.C'était peut-être une suite logique pour le responsable du programme Vostok. Mais il est également probable que, sur ce point comme sur les autres, les Russes ne voulaient pas se faire dépasser par les Américains.Deux ans plus tôt déjà, en 1961, ils avaient envoyé le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine. Ils enverraient donc aussi la première femme.Et cette pionnière devait être Valentina Terechkova. Elle venait d'un milieu modeste, son père étant conducteur de tracteurs et sa mère ouvrière. Mais comment avait-on sélectionné cette première cosmonaute ?Chez les hommes, les cosmonautes étaient choisis parmi les pilotes militaires, ce qui paraissait logique. Mais il y avait bien peu de pilotes féminins. Alors on se tourne vers les parachutistes.Par ailleurs, la future cosmonaute devait répondre à certains critères physiques : elle devait avoir moins de 30 ans, ne pas peser plus de 70 kilos et mesurer au moins 1,70 m.Satisfaisant à ces conditions, Valentina Terechkova est retenue parmi les cinq femmes finalement sélectionnées.Et c'est elle qui est choisie pour s'envoler dans l'espace. Pourtant, elle n'obtient pas les meilleurs résultats lors de la formation et elle n'est pas non plus la parachutiste la plus aguerrie.Mais son profil convient mieux à Khrouchtchev. C'est une femme simple, qui a travaillé dans une usine de pneus pour aider sa famille. Elle illustre mieux la promotion du prolétariat, chère au régime soviétique.Quoi qu'il en soit, les Soviétiques attendront 19 ans avant d'envoyer une autre femme dans l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la lumière améliore-t-elle notre humeur ?
Beaucoup d'entre nous apprécient mieux une journée ensoleillée qu'un jour pluvieux et sombre. L'une des raisons de cette préférence est sans doute l'influence que la lumière exerce sur notre humeur.En effet, elle agit sur elle de plusieurs façons. En premier lieu, elle favorise la production de sérotonine. L'action de ce neurotransmetteur sur le cerveau dépend du récepteur sur lequel il se fixe.Il peut ainsi réguler notre niveau d'anxiété et, plus généralement, notre humeur. De fait, ce n'est pas un hasard si la sérotonine est appelée l'"hormone du bonheur".Son rôle est d'ailleurs plus large puisqu'elle stimule aussi la mémoire et favorise l'apparition du sommeil profond.Le déficit de lumière, à un certain moment de l'année, se traduit souvent par une certaine morosité et une sensation de fatigue. En effet, en réponse au message transmis par nos yeux, selon lequel le degré de luminosité est moindre, le cerveau produit moins de sérotonine.Cette baisse de régime, qui peut aller jusqu'à des formes de dépression saisonnière, serait ressentie par 15 à 20 % des Français. Une exposition régulière à la lumière naturelle, ou des séances de luminothérapie, permettent le plus souvent de retrouver le moral.On le sait, notre humeur dépend aussi de la qualité du sommeil. En effet, le manque de sommeil peut nous rendre un peu nerveux, ou moins patient, parce qu'il limite la capacité du cerveau à gérer nos émotions.Or, la lumière joue aussi un rôle sur le sommeil. En effet, elle agit sur l'hypothalamus, une glande située à la base de l'encéphale. Celle-ci contribue à la régulation de notre horloge interne, donc au fonctionnement du cycle circadien, ce rythme biologique, inhérent à notre organisme, qui préside à l'alternance entre le jour et la nuit.En effet, le soir, l'absence de lumière agit sur l'horloge interne, elle-même synchronisée par l'hypothalamus. En réponse à ce message, le cerveau sécrète de la mélatonine, qui favorise l'endormissement. S'exposer à une lumière artificielle, au moment d'aller se coucher, contribue donc à le retarder. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que vient-on de découvrir au fond des océans ?
Pour écouter ActuApple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoPour écouter La RumeurApple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483b________________________Les scientifiques ont remarqué la présence, au large des côtes de l'Oregon, aux États-Unis, d'un fluide semblant monter du fond des océans. C'est apparemment un liquide chaud, dont la température dépasse de 9°C celle de la mer. Et cette découverte n'a pas été faite n'importe où.En effet, ce fluide a été repéré dans une zone particulière, la faille de Cascadia. Longue d'environ 1.000 kilomètres, elle s'étend depuis l'île de Vancouver, au Canada, jusqu'au nord de la Californie.Il s'agit précisément d'une zone de subduction, autrement dit une zone où une plaque océanique plonge sous une plaque continentale. Dans ce cas, c'est la plaque Juan de Fuca qui s'insère sous la plaque nord-américaine.Or, cette faille de Cascadia, qui fait partie de la «ceinture de feu », cet alignement de volcans entourant l'océan Pacifique, est une zone sismique très dangereuse. C'est là que s'est produit, au début du XVIIIe siècle, l'un des tremblements de terre les plus puissants qu'on ait jamais recensés.Or, cette faille pourrait voir naître de nouveaux séismes meurtriers, d'une magnitude supérieure à 9, accompagnés de vagues géantes et de tsunamis.La crainte d'une nouvelle catastrophe est bien sûr présente à tous les esprits. Malgré les avancées de la sismologie, il n'est cependant pas facile de prévoir, avec un certain degré de précision, la survenue d'un tel phénomène.Et c'est dans ce contexte que la découverte de ces fluides sous-marins pourrait représenter un signe avant-coureur. Par la pression qu'ils exercent, ces fluides, présents entre deux plaques, serviraient en quelque sorte de lubrifiants, évitant ou réduisant les contacts trop rudes entre elles.Dans une telle logique, la fuite de ces fluides ne serait pas une très bonne nouvelle. Elle témoignerait d'une chute de pression, qui pourrait favoriser les chocs entre les plaques, et donc d'éventuels séismes.C'est la première fois que ces fluides sont repérés dans une zone de subduction. Mais on les trouve assez souvent dans d'autres endroits, comme les zones volcaniques ou les dorsales océaniques, qui forment des reliefs sous-marins Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les astronautes n'utilisent pas de crayon dans l'espace ?
Lors de leurs missions dans l'espace, et à bord de leurs vaisseaux, les astronautes ont souvent l'occasion de prendre des notes, notamment pour consigner les résultats de leurs observations.Mais avec quoi devaient-ils écrire ? Il s'agit d'un de ces petits détails de la vie quotidienne qui, dans l'espace, revêtent un aspect différent. La NASA a essayé des moyens classiques, comme le crayon à papier. Mais on s'est vite aperçu que ce n'était pas une bonne solution. En effet, comme on le sait, il n'y a pas de gravité dans l'espace.Aussi les mines de graphite des crayons se sont mises à flotter dans la cabine.Or, ce n'est pas sans danger. Ces éléments, très conducteurs, peuvent en effet s'infiltrer dans les circuits et provoquer des incidents. Toutes les parties du crayon sont d'ailleurs inflammables, et peuvent être à l'origine d'incendies aux conséquences fatales.Quant aux stylos-billes, ce n'était guère mieux. Ils résistaient mal aux conditions de pression régnant dans les vaisseaux. Et ils avaient aussi tendance à fuir, l'encre restant alors en suspension dans la cabine.Une société privée a donc eu l'idée d'élaborer un stylo spécialement conçu pour écrire dans l'espace. Plusieurs agences spatiales, dont la NASA , se sont aussitôt portées acquéreurs. Ce qui a d'ailleurs fait naître une polémique sur le coût supposé de ces stylos.De fait, l'entreprise qui les a conçus a dépensé près d'un million de dollars pour les mettre au point. Mais le prix payé par la NASA, notamment, n'aurait rien eu d'exorbitant. Aussi ne se serait-elle pas ruinée, comme on le lui a parfois reproché, pour équiper, dès 1968, ses divers équipages.Ces « space pens », comme on les a baptisés, présentaient des caractères spécifiques, qui les rendaient aptes à l'écriture dans l'espace. En premier lieu, ils étaient équipés d'une sorte de résine, qui limitait les fuites d'encre.Ils étaient par ailleurs conçus pour pouvoir écrire dans des conditions de température extrêmes. Et d'autres améliorations, depuis, ont rendu l'emploi du graphite des crayons à papier moins dangereux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi pourrait-il y a avoir finalement de la vie sur la Lune ?
Jusqu'à aujourd'hui, la Lune n'était pas considérée comme un milieu propice à l'apparition et au développement de la vie. De fait, les conditions qui y règnent sont très difficiles. Il existe en effet de très grands écarts de température sur notre satellite, ce qui est lié en partie à l'absence d'atmosphère.Par ailleurs, le sol aride, dépourvu de végétation, semble un milieu très hostile. La recherche de traces de vie est pourtant l'une des missions assignées au programme Artémis, mis au point par la NASA.Utilisant un vaisseau SpaceX, la société d'Elon Musk, la mission Artémis devrait d'abord comporter un vol d'essai, prévu pour la fin de l'été. Son rôle est de préparer, d'ici 2025, le retour de l'homme sur la Lune, après 50 ans d'absence. Une femme devrait même faire partie de l'équipage du vaisseau.Cette mission, plus ambitieuse que les précédentes, devrait explorer une plus grande surface de notre satellite, dont la fameuse face cachée. Elle doit aussi établir sur la Lune un poste permanent, qui doit servir de base à son étude, mais aussi de relais pour une future exploration martienne.Des microbes très robustesLes secteurs qui attirent l'attention des scientifiques, comme étant les plus susceptibles d'avoir vu se développer la vie, sont des cratères, situés au pôle Sud. La position de ces zones, et l'ombre qui les recouvre en permanence, expliquent les rudes conditions climatiques qu'on y trouve, ainsi que la présence d'eau gelée.C'est dans ces endroits a priori inhospitaliers que, si l'on en croit les scientifiques, des microbes très résistants auraient pu trouver refuge et se développer. Ils pourraient croître dans ce milieu sans air, à condition d'être protégés du rayonnement solaire. Ils ne seraient pas nés sur place mais viendraient d'ailleurs.Ainsi, ces micro-organismes auraient pu voyager sur des météorites ou de petits morceaux de la Terre qui, après quelque collision cosmique, auraient pu atterrir sur notre satellite. Mais il est plus probable que ces microbes aient été apportés sur la Lune par les astronautes qui en ont foulé le sol. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les bâches limitent-elles la fonte des glaciers ?
Cet été, je vous fais écouter ou réécouter les meilleurs épisodes de Choses à Savoir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.