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Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir SCIENCES

2,555 episodes — Page 13 of 52

Pourquoi l’atmosphère du Soleil est-elle plus chaude que sa surface ?

Pour écouter l'épisode du Coin philo, La fin justifie-t-elle les moyens ? (1/2):Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/la-fin-justifie-t-elle-les-moyens-1-2/id1713311087?i=1000638140572Spotify:https://open.spotify.com/episode/2j7cf5ZRs0fR4zd5HcKbB3?si=ae5c7c612857417fDeezer:https://deezer.page.link/E3KzM1QoW3K6YMbt6-----------------Notre Soleil est, comme 10 % des étoiles de la voie lactée, une étoile de type "naine jaune", qui transforme l'hydrogène de son noyau en hélium, par un processus de fusion nucléaire.C'est ce qui explique en partie les températures infernales qui règnent sur notre astre. Dans son cœur, en effet, on peut enregistrer une température d'environ 15 millions de degrés.Puis cette température s'abaisse au fur et à mesure qu'on monte vers la surface. Là, il ne fait plus "que" 6.000°C environ. Et la température continue de "se refroidir" juste au-dessus de la surface.Une mangrove magnétiqueSi l'on s'en réfère à ce qui se passe sur Terre, on pourrait penser que cet abaissement de la température devrait se poursuivre à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère. Or, il n'en est rien. C'est même tout le contraire.En effet, plus on grimpe dans l'atmosphère, plus il fait chaud. Dans la basse atmosphère, on peut déjà enregistrer une température de l'ordre de 10.000°C. Dans la couronne solaire, la partie la plus élevée de cette atmosphère, elle peut même atteindre le million de degrés. Les scientifiques se demandaient depuis longtemps pourquoi l'atmosphère du Soleil est beaucoup plus chaude que sa surface.Des chercheurs français viennent peut-être de trouver la clef de l'énigme. Ils ont en effet identifié, à environ 1.500 kilomètres sous la surface du Soleil, une couche de plasma, cette catégorie de matière qui compose en partie notre astre.Chauffé, ce plasma produit un champ magnétique, qui remonte à la surface et crée de véritables pôles d'énergie. De ces réserves énergétiques s'élèveraient des sortes de filaments très chauds, qui iraient réchauffer l'atmosphère.Les scientifiques comparent cette "végétation" magnétique au réseau touffu de racines qui distingue les arbres des mangroves. Pour les scientifiques, ce mécanisme de réchauffement de l'atmosphère du Soleil contribue à l'apparition des vents solaires. En en comprenant mieux le fonctionnement, on pourra en apprendre davantage sur ces vents, qui parviennent jusqu'à notre planète.Lancée en 2018, la sonde Parker Solar Probe devrait bientôt apporter des informations intéressantes sur ces questions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 13, 20232 min

Qui est le « fils du Concorde » ?

La NASA songe à renouer avec l'époque des vols commerciaux supersoniques. Dans les années 70 et 80, en effet, des avions comme le Concorde transportaient des passagers à une vitesse excédant celle du son.Puis ce type de vol a été abandonné, notamment pour des raisons ayant trait aux nuisances sonores provoquées par ces appareils, à l'environnement et à la sécurité. Depuis des années, la NASA poursuivait la mise au point de son avion X-59, qui devrait inaugurer la reprise des vols supersoniques.Ce n'est donc pas sans raison qu'on appelle cet avion expérimental le "fils du Concorde". Le projet, démarré en 2016, a connu de nombreux retards. Mais des essais au sol pourraient avoir lieu dès la fin 2023, pour une possible mise en service en 2024.Un franchissement discret du mur du sonAvec son fuselage effilé, cet avion très longiligne devrait atteindre des vitesses record. Il pourrait non seulement dépasser la vitesse du son, à 1.224 km/h, mais voler deux fois plus vite que le Concorde.Or, le Concorde avait lui-même réussi à voler à 2.155 km/h, soit pas très loin de Mach 2, mesure qui représente deux fois la vitesse du son. On imagine donc à quelle vitesse les passagers seraient transportés avec un tel avion !Là où le Concorde reliait Paris à New York en 3 heures, le X-59 mettrait deux fois moins de temps. Et cet avion présente d'autres avantages notables. En premier lieu, les ingénieurs ont réussi à éliminer le "bang" très sonore qui marquait le franchissement du mur du son.En passant cette limite, en effet, le X-59 n'émettrait qu'un bruit discret, comparable au claquement de la portière d'une voiture. Lors des premiers vols d'essai, les populations survolées seront d'ailleurs invitées à donner leur avis sur le niveau sonore de l'avion.D'ores et déjà, ce nouvel avion pourrait emprunter plusieurs dizaines de trajets, identifiés par la NASA. Même s'il n'a pas été dévoilé, le prix des billets devrait réserver l'utilisation du X-59 aux passagers les plus riches. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 12, 20231 min

Quelle est la spécificité de la planète « barbapapa » ?

Le télescope spatial James Webb n'en finit pas d'explorer l'espace. Il a ainsi permis aux astronautes de mieux connaître Wasp-107b, une exoplanète qui n'avait pas révélé tous ses secrets. Découverte en 2017, cette géante gazeuse, dont le diamètre approche celui de Jupiter, restait en effet assez mal connue.Il règne, sur cette planète très peu dense, et située à quelque 200 années-lumière de la Terre, dans la constellation de la Vierge, une température de l'ordre de 1000°C. L'atmosphère est composée de vapeur d'eau et de dioxyde de soufre. Si des humains pouvaient s'en approcher, ils sentiraient donc comme une odeur d'allumette brûlée.Mais ce qui a surtout attiré l'attention des astronautes, c'est la présence, dans cette atmosphère, de très fines particules de silicate, une substance comparable au sable.Une planète très légèreCette substance forme une vapeur qui, en se condensant, produit de la pluie. On peut donc dire qu'il pleut du sable sur Wasp-107b.Par ailleurs, la très faible densité de cette grande planète gazeuse, qui la rend dix fois plus légère que Jupiter, laisse largement pénétrer la lumière. Ce qui lui donne une sorte de consistance duveteuse très particulière.Elle lui a d'ailleurs valu le surnom de planète "barbapapa", car elle se révèle aussi légère que cette friandise de fête foraine. L'aspect spécifique de l'atmosphère de cette exoplanète permet aux instruments de recherche de l'explorer bien plus facilement que l'atmosphère de Jupiter.Ce qui, bien sûr, ne la rend pas plus hospitalière pour autant. En effet, la température y est proprement infernale. Et le pied d'un éventuel astronaute ne rencontrerait aucune surface solide sur cette planète gazeuse, si ce n'est celle de son cœur, qui correspondrait à seulement quatre fois la masse de la Terre. Les scientifiques pensaient effet que de telles planètes géantes ne pouvaient avoir qu'un cœur très massif.Quoi qu'il en soit, les scientifique s'expliquent mal la formation d'une planète aussi légère. Ils se demandent aussi comment elle peut garder son enveloppe de gaz, alors qu'elle passe très près de son étoile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 11, 20231 min

Peut-on fermer les Portes de l'Enfer ?

En 1971, des scientifiques soviétiques découvrent un gisement de gaz naturel au Turkménistan. Ce gisement de Derweze, situé au centre du désert de Karakoum, a l'air prometteur.Les scientifiques installent alors les équipements nécessaires et commencent à forer. Mais voilà que le sol s'effondre soudain, faisant apparaître un cratère d'environ 70 mètres de diamètre et 30 mètres de profondeur.On s'aperçoit que de grandes quantités de méthane s'échappent du site. Craignant les conséquences que ces émanations pourraient avoir pour les populations et l'environnement, les ingénieurs soviétiques décident d'enflammer le gaz. Ils pensent ainsi brûler en quelques semaines les réserves du site.Mais, depuis lors, le cratère n'a jamais cessé de brûler, ce qui vaut à l'endroit le surnom de "Porte de l'Enfer".Une décision d'extinction toujours pas appliquéeEn 2013, le cratère est exploré par un aventurier canadien, équipé d'une combinaison spéciale. Il récolte notamment des échantillons de terre. Par ailleurs, le site est devenu une véritable attraction touristique.À plusieurs reprises, les autorités du Turkménistan ont exprimé leur souhait de fermer le cratère. En raison, d'abord, des dangers qu'il continue à présenter pour les populations voisines.Par ailleurs, ce cratère enflammé contribue au réchauffement climatique, car il rejette un gaz à effet de serre. Et, en la matière, le Turkménistan est régulièrement montré du doigt.Enfin, ces permanentes émanations de gaz représentent, aux yeux des dirigeants du pays, un véritable gaspillage. C'est du moins la version officielle, car les gisements de gaz ne manquent pas dans ce pays d'Asie centrale.Mais, si le gaz brûle toujours, c'est que l'extinction de ce cratère en feu n'est pas une mince affaire. En effet, il ne s'agit pas simplement d'éteindre les flammes, il faut aussi empêcher que ne se produisent les fortes explosions qui pourraient accompagner cette opération.Des explosions qui pourraient se révéler plus dangereuses que le cratère enflammé lui-même. Pour certains, d'ailleurs, les quantités de gaz échappées de cette "Porte de l'Enfer" seraient moins importantes que les rejets constatés sur d'autres sites. Pour eux, par conséquent, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 10, 20232 min

Les poules peuvent-elles voler ?

Il n'est pas nécessaire d'édifier des barrières très élevées autour d'un poulailler. Même si elles en avaient envie, les poules ne pourraient guère s'échapper par la voie des airs.En effet, ces volatiles ne sont pas très doués pour le vol. Elles ont pourtant des ailes, mais qui ne leur sont pas d'une grande utilité.Certes, il leur arrive de voler, mais sur une courte distance, qui n'excède pas quelques mètres. Et une poule restera alors près du sol. En effet, elle ne montera guère plus haut qu'un mètre ou un mètre cinquante. Et encore ne parvient-elle à ce résultat qu'en battant frénétiquement des ailes.Son vol s'apparente plus à une suite de bonds désordonnés qu'au vol majestueux d'un rapace.Des poules devenues trop lourdesMais pourquoi les poules ont-elles tant de mal à voler ? Parce qu'elles ne sont plus faites pour ça. En effet, elles sont issues d'une sélection qui les destine à pondre des œufs ou à finir dans nos assiettes.Elles sont donc devenues trop lourdes. Pesant entre deux et trois kilos, en moyenne, elles peuvent bien voleter sur quelques mètres, mais peinent à prendre de l'altitude. Et leurs ailes, dont la musculature est de toute façon assez peu développée, ne peuvent pas soutenir le poids de leur corps très longtemps.Par ailleurs, les poules domestiques sont à l'abri des prédateurs. Elles n'ont donc pas besoin de voler pour leur échapper, comme le font certains gallinacés sauvages.La morphologie des poules, et la sélection pratiquée par l'homme, ont donc favorisé, chez ces oiseaux, la vie au sol. En effet, les pattes des poules, solides et formées de trois doigts, leur permettent aussi bien de chercher leur nourriture dans le sol que de fuir en cas de danger. En effet, si elles volent mal, elles ont appris à courir vite.Ceci étant, il faut préciser que certaines espèces de poules sont capables, en matière de vol, de performances plus flatteuses. C'est le cas, par exemple, de la poule d'Ancône ou de la Leghorn, qui sont plus légères. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 6, 20231 min

Pourquoi l'humusation est-elle illégale ?

En France et en Europe, le corps d'une personne décédée ne peut être qu'inhumé ou incinéré. Certains responsables politiques et associatifs voudraient ajouter une autre manière de s'occuper de la dépouille mortelle : l'"humusation".Elle consiste à envelopper le corps d'un linceul biodégradable, puis à le déposer, à même le sol, sur une couche de copeaux de bois. Il est ensuite recouvert de matières végétales imbibées d'eau de pluie.Le but serait de transformer le corps humain en un humus qui viendrait fertiliser la terre où il repose.Une pratique funéraire qui diviseCette pratique funéraire vient d'être autorisée par l'État de New York, qui donne ainsi son feu vert à la suite d'autres États américains.Mais elle est, pour l'heure, interdite en France et dans les autres pays européens. Les arguments par lesquels l'Église catholique justifie cette interdiction sont repris, pour l'essentiel, par les opposants à cette méthode de l'humusation.Pour eux, en effet, elle n'assure pas le respect et la dignité avec lesquels doivent être traités des restes humains.Ce qui n'est bien sûr pas l'avis des partisans de cette pratique funéraire, dont certains font allusion à la Bible et à ce passage qui rappelle que l'homme doit "redevenir poussière".Mais ils insistent surtout sur l'aspect écologique de l'humusation. D'après eux, en effet, elle permet la réintégration du corps humain dans le cycle du vivant, sans avoir d'impact négatif sur l'environnement.Ce qui ne serait pas le cas des pratiques funéraires traditionnelles. En effet, l'incinération entraînerait l'émission de 3 % du CO2 émis par un citoyen français. Du fait des transports nécessités par l'organisation des obsèques, l'empreinte carbone de l'inhumation serait encore plus forte.Or, les promoteurs de cette méthode particulière d'inhumation s'appuient sur les souhaits des Français, dont un récent sondage révèle que près de 75 % d'entre eux désireraient avoir une "mort écologique".Forte de ces arguments, une députée appartenant au parti MoDem, présidé par François Bayrou, vient de déposer une proposition de loi visant à expérimenter l'humusation, qui suscitera sans doute de nombreuses réactions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 5, 20232 min

Pourquoi les anneaux de Saturne vont-ils disparaître en 2025 ?

La planète Saturne ne vas pas sans ses anneaux. Découverts dès le XVIIe siècle, par Galilée, ils sont composés de glace, certaines de ses composantes étant minuscules, alors que d'autres sont des blocs de plusieurs mètres.Les débris formant ces anneaux sont donc surtout composés d'eau gelée, même si elle se mêle d'un peu de métal et de poussière de roches. Ils sont formés de plusieurs parties, dont certaines sont plus brillantes que d'autres.Les scientifiques s'interrogent depuis des siècles sur la formation de ces anneaux, d'ailleurs assez récente, puisqu'elle ne remonterait qu'à environ 400 millions d'années. Sont-ils les vestiges d'un corps céleste détruit par l'attraction de Saturne ou résultent-ils d'une collision entre des objets gravitant dans l'orbite de la planète ?...Qui disparaissent de temps en tempsQuoi qu'il en soit de leur origine, les anneaux de Saturne disparaissent de temps en temps. Non qu'ils soient détruits. En effet, ils continuent bien de tourner autour de Saturne.Mais c'est l'œil humain qui n'est pratiquement plus capable de les apercevoir. De fait, à certains moments, ils ne réfléchissent pas assez de lumière du Soleil pour que nous puissions les admirer.Ce phénomène est dû au changement de l'axe d'inclinaison de la planète. Durant sa très lente rotation autour du Soleil, qui lui prend en effet plus de 29 ans, les positions respectives de Saturne et de la Terre par rapport à notre astre empêchent la vision de ces anneaux depuis notre planète.À un certain moment, la position des anneaux devient perpendiculaire à notre champ de vision. On ne peut alors pas plus les distinguer que si on essayait de voir une lointaine feuille de papier par la tranche.Cette disparition se produit de façon régulière, suivant une périodicité de 13 à 15 ans. Il s'agit donc d'un véritable cycle. Et la prochaine disparition de ces anneaux est prévue pour 2025.Ils s'estomperont alors d'autant mieux qu'ils forment une couche de matériaux finalement assez mince. Et, du fait de leur composition, ce sont de toute façon des formations très instables, qui perdraient plusieurs tonnes de matière chaque seconde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 4, 20231 min

Nos deux narines sentent-elles de la même façon ?

Ces dernières années, le sens de l'odorat a fait l'objet de plusieurs études, tant chez les humains que chez les animaux. Des chercheurs américains se sont ainsi demandé si nos deux narines percevaient les odeurs de la même façon.Pour ce faire, ils ont fait appel à une dizaine de patients souffrant d'épilepsie, dans le cerveau desquels des électrodes avaient déjà été implantées.On a alors diffusé trois parfums différents dans l'une et l'autre narines de ces patients, puis dans les deux en même temps. On a ensuite demandé à ces personnes si elles avaient reconnu ces effluves et, dans l'affirmative, quelle narine avait permis cette identification.Chaque narine fonctionne à partLes scientifiques ont recueilli les réponses des participants, puis les ont comparées aux résultats fournis par les électrodes. Ils se sont alors aperçus que l'activité cérébrale liée à la perception des odeurs par chacune des narines était très proche.Mais il y avait tout de même une différence qui, si minime soit-elle, permettait d'identifier un fonctionnement propre de chaque narine. Un phénomène encore plus présent si le même parfum était d'abord présenté à une narine, puis à l'autre.Les chercheurs ont notamment remarqué que, dans un premier temps, chaque narine percevait l'odeur d'une façon particulière. Ce n'est qu'au bout d'un court délai que les deux narines s'accordent à l'identifier de la même manière.Aussi bref que soit ce laps de temps, il témoigne de l'individualisation de chaque narine. Cette découverte a été mise en relation avec des travaux précédents, sur des rats, tendant à montrer que ces animaux étaient également pourvus d'une telle faculté.Selon les scientifiques, cette manière de sentir, avec une perception différente de chaque narine, rendrait notre sens olfactif plus performant.Les chercheurs pensent que cette différenciation de la perception des odeurs entre les deux narines se fait dans une zone du cerveau responsable du fonctionnement de notre odorat. En tous cas, et même si d'autres études sont encore nécessaires, de telles recherches ne peuvent que nous en apprendre davantage sur nos facultés olfactives. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 3, 20231 min

Quel volcan cracherait des cubes de glace ?

Pluton, considéré aujourd'hui, non pas comme une planète à part entière, mais plutôt comme une planète naine, fait la une de l'actualité scientifique.On y a en effet découvert la présence d'un immense volcan, dont la superficie serait comparable à celle de l'île de Chypre. Mais ce super-volcan n'est pas seulement remarquable par sa taille.Il a en effet une autre particularité qui le distingue des autres. Il cracherait des cubes de glace, ou plutôt des blocs formés d'une eau glacée composée en partie d'ammoniaque. D'où l'appellation de "cryovolcan" que lui ont donnée les spécialistes.Et le volume de glace éjecté est impressionnant. Environ 1.000 kilomètres cubes de glace auraient déjà été expulsés du volcan, au cours d'une ou plusieurs éruptions passées. Pour l'heure, en effet, on ne décèle aucune activité volcanique. Mais les scientifiques ne savent pas si ce volcan est éteint ou simplement endormi.Ce volcan est apparu dans une région de 44 km de diamètre, appelée cratère de Kiladze. Elle aurait été formée, non par l'impact d'une météorite, comme on aurait pu le croire, mais par des mouvements du sol de la planète liés à une activité sismique.Ce cratère serait de formation assez récente, puisqu'il ne daterait que de quelques millions d'années. Autour du cratère glacé, les astronomes ont repéré la présence d'eau chargée en ammoniaque.Mais cette eau aurait dû se trouver à une plus grande profondeur. Ce qui suggère qu'elle aurait pu être éjectée par le volcan voilà quelques millions d'années, c'est-à-dire assez récemment, si l'on se réfère à la mesure des temps géologiques.Cette eau chargée d'ammoniaque gèle à une température plus basse que de l'eau ordinaire. C'est ce point de congélation plus bas qui permettrait la circulation d'un véritable "magma glacé" dans les profondeurs de Pluton.Mais ce phénomène s'expliquerait aussi par un certain réchauffement du noyau de cette planète naine. Elle est actuellement l'objet d'autres recherches, notamment pour savoir si Pluton pourrait renfermer, en son centre, de l'eau glacée ou même un océan souterrain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 30, 20232 min

Les oiseaux ont-ils un odorat ?

On sait que le sens de la vue et celui de l'ouïe sont très souvent mis à contribution par les oiseaux pour leur permettre de communiquer entre eux. Mais on a longtemps nié que ces volatiles possédaient un odorat.Des études récentes ont permis d'en apprendre davantage sur ce point. Elles ont confirmé que certaines espèces, comme les vautours d'Afrique et d'Asie, sont bien dépourvues d'odorat.Mais beaucoup d'autres oiseaux sont capables de percevoir les odeurs. Certains, comme le kiwi ou l'urubu à tête rouge, un oiseau charognard, ont même le nez assez fin, si l'on peut dire.C'est aussi le cas d'oiseaux marins comme l'albatros ou le pétrel des neiges, dont l'appareil olfactif occuperait le tiers du cerveau.Si la plupart des oiseaux possèdent un odorat, c'est que ce sens doit leur être utile. Et c'est bien le cas. Ils s'en servent en effet à bien des fins.Chez certaines espèces de canards, ou chez le le pétrel bleu, le choix du partenaire se fait à l'odeur. De leur côté, certains oiseaux, comme le pigeon voyageur, utilisent les odeurs, parmi d'autres indices, pour retrouver leur chemin.Par ailleurs, des études ont montré que des oisillons, comme les poussins ou les canetons, pouvaient garder en mémoire les effluves qui ont accompagné leurs premiers mois. Par la suite, ils montrent une prédilection particulière pour ces odeurs.De même, le choix des végétaux composant le nid peut être dicté par le parfum qu'ils dégagent. C'est ainsi que procèdent les mésanges bleues, qui parsèment leurs nids de brins de lavande ou de menthe, dont l'odeur permettrait de combattre les parasites.C'est aussi à l'odeur que certains oiseaux détectent leur nourriture. De nombreux oiseaux marins "sentent" ainsi les poissons de loin.Les odeurs de leurs prédateurs avertissent aussi certains oiseaux, comme les cailles, de l'approche du danger. On le voit, ce sens de l'odorat, que l'on s'accordait à refuser, il n'y a pas si longtemps, à tous les oiseaux, se révèle pour eux un précieux allié. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 29, 20231 min

Pourquoi des galaxies fraichement découvertes étonnent-elles ?

Les astrophysiciens essaient toujours de percer les mystères entourant la naissance de l'univers. Ils s'efforcent, pour cela, de remonter à ses débuts et d'observer les premières galaxies qui se sont formées.Ils sont aidés, dans leur recherche, par des instruments toujours plus perfectionnés. C'est notamment le cas du télescope spatial James Webb, dont l'un des objectifs est précisément de sonder les zones les plus reculées, et doc les plus anciennes, de l'univers.Et le télescope vient justement de délivrer des résultats surprenants, à propos de l'observation de deux galaxies qui se seraient formées seulement 350 à 400 millions d'années après le Big Bang.Contrairement à ce qu'on supposait, ces premières galaxies observées par le télescope sont environnées de nuages de gaz très brillants. Ils ont même un éclat encore plus vif que les étoiles qu'ils entourent.Et cette brillance exceptionnelle concernerait 90 % de ces galaxies initiales.Comment expliquer cette intense luminosité des premières galaxies de l'univers ? On ne s'attend pas, a priori, à constater un tel éclat pour des objets célestes datant des débuts de l'univers. Ou alors, il faudrait que ces objets soient particulièrement massifs.Mais les astronomes penchent plutôt pour une autre explication. Ils pensent en effet que cette intense luminosité est due en partie aux puissants rayons lumineux émis par des étoiles d'un genre particulier, que les astrophysiciens nomment des étoiles de "population III".Ces étoiles, qui n'ont pas encore été observées, seraient extrêmement massives et lumineuses. Elles seraient les premières à apparaître dans l'univers, environ 400 millions d'années après le Big Bang. Ce qui correspond bien aux observations du télescope James Webb.Cette lumière très énergétique provoquerait, en entrant en contact avec les particules composant les nuages de gaz, des réactions spécifiques, qui accentueraient l'éclat de ces galaxies initiales.Si cette théorie est exacte, cela voudrait dire que les âges sombres de l'univers, période au cours de laquelle aucune étoile ni aucun rayonnement ne se sont formés, se seraient terminés plus tôt que ce que pensaient les scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 28, 20232 min

Pourquoi la naissance d'un singe chimérique est-elle remarquable ?

Le nouveau podcast Le coin philo est disponible sur:Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/us/podcast/le-coin-philo/id1713311087Spotify:https://open.spotify.com/show/09CceBeXcjCF1I3DlxT0ZEDeezer:https://deezer.com/show/1000376661--------------------------------------Une équipe de scientifiques chinois vient de mener à bien une expérience qu'on aurait crue réservée à un film de science-fiction. Ils ont réussi à faire naître un singe "chimérique".En effet, cet animal n'a pas été conçu dans des conditions ordinaires. Il est issu d'un embryon dans lequel on a implanté des cellules souches, capables de se transformer en n'importe quelle cellule de l'organisme.Or ces cellules souches ont été elles-mêmes génétiquement modifiées, de telle sorte qu'elles permettent l'émission d'une fluorescence verte. Les embryons ainsi modifiés ont été implantés dans l'utérus de singes femelles.12 d'entre elles se sont retrouvées enceintes, les grossesses aboutissant à 6 naissances. Mais un seul de ces singes est né vivant, même s'il n'a vécu qu'une dizaine de jours.On pouvait s'attendre à ce qu'il présente des caractéristiques particulières. Et, de fait, ce bébé singe avait un teint et des yeux un peu verdâtres. Et, du fait de la manipulation génétique dont l'embryon avait fait l'objet, une fluorescence verte apparaissait au bout de ses doigts.À première vue, une telle expérience pourrait paraître choquante, surtout d'un point de vue éthique. Mais il semble que toutes les règles en la matière aient été respectées.Et l'on est d'autant plus enclin à la cautionner qu'elle peut être l'occasion de réelles avancées en matière médicale. Elle permet en effet d'en apprendre davantage, et, qui plus est, sur un organisme vivant, sur ce que les scientifiques appellent la "pluripotence".Il s'agit de la faculté qu'ont les cellules souches de donner naissance à plusieurs tissus cellulaires. Ce qui leur permettrait peut-être de contribuer à la régénération de certains organes.La naissance de ce singe chimérique offre aussi le moyen de mieux maîtriser les expériences de génie génétique. Cette manipulation contrôlée des gènes d'un organisme a de nombreuses applications médicales, dans les domaines de la transplantation d'organes ou la préparation de nouveaux médicaments notamment.Mais elle ouvre aussi des perspectives de recherche intéressantes pour la mise au point de nouveaux traitements pour certaines affections, comme les maladies neurologiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 20232 min

Pourquoi l'effet Purkinje modifie notre perception des couleurs ?

Notre perception des couleurs varie selon la luminosité. Cette particularité de la vision humaine a été mise en évidence, au XIXe siècle, par l'anatomiste tchèque Jan Evangelista Purkinje, dont les contributions, en matière médicale, sont d'ailleurs des plus variées.Ainsi, ce qu'on appelle l'effet, ou le décalage, Purkinje désigne l'accommodation de notre vision, et spécialement de notre perception des couleurs, à la lumière. Il a ainsi contribué à l'établissement de ce que les spécialistes appellent des "domaines de vision".Chacun d'entre eux correspond à une certaine manière de percevoir les couleurs, en fonction de la quantité de lumière.Un décalage vers le bleuAinsi, la vision "photopique" est celle que l'on expérimente le jour, ou quand les conditions de luminosité sont optimales. Dans une telle situation, ce sont les nuances de rouge qui vont le mieux ressortir.Si l'on regarde un géranium en plein jour, par exemple, ses fleurs, se détachant sur le vert sombre des feuilles, apparaissent en rouge vif.Cependant, l'effet Purkinje opère plutôt dans le cadre de la vision mésopique, quand la lumière du jour commence à baisser, et scotopique, qui désigne la vision nocturne. En effet, dans des conditions de faible éclairage, la vision humaine se décale vers l'autre extrémité du spectre de couleurs, c'est-à-dire vers le bleu.C'est donc en vertu de cet effet Purkinje que, plus la lumière baisse, plus l'on percevra en bleu ces fleurs de géranium qui, en plein soleil, nous semblaient d'un rouge éclatant.Le feuillage de la plante, qui, au grand jour, paraissait plus terne que les fleurs, est perçu comme plus clair quand s'installe une relative obscurité.Cet effet Purkinje peut rendre plus difficile, en astronomie, la mesure de la luminosité de certaines étoiles, dont l'éclat varie à intervalles plus ou moins réguliers.Cette particularité de la vision humaine s'explique par le fonctionnement de l'œil. En effet, cette perception des couleurs tient notamment à la présence des bâtonnets, des cellules responsables de la vision nocturne.Présents dans la rétine, ces bâtonnets contiennent notamment de la rhodopsine, un pigment spécifique qui permet de voir dans la pénombre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 20232 min

Que se passerait-il si un humain mourait dans l'espace ?

Même s'ils font rêver les enfants, les vols dans l'espace ne sont pas des voyages d'agrément. Dans ce milieu particulier, les cosmonautes, aussi bien entraînés soient-ils, sont en effet exposés à de multiples dangers.Il peut ainsi se produire un incendie ou une dépressurisation de la cabine. On ne peut pas exclure non plus qu'un problème survienne lors d'une sortie dans l'espace ou que, tout simplement, un astronaute tombe gravement malade.Les missions spatiales exposent donc les cosmonautes à bien des périls, dont certains peuvent leur coûter la vie. Or, que doit-on faire du corps d'un astronaute décédé dans l'espace ?Des protocoles particuliersLes agences spatiales, dont la NASA, ont déjà réfléchi à cette question. Dans tous les cas, un spationaute décédé ne peut rester dans la même pièce que ses camarades en vie. D'abord pour des raisons psychologiques bien compréhensibles.Ensuite pour éviter la contamination du vaisseau par les bactéries qui pourraient se trouver sur le cadavre. Si le cosmonaute a succombé durant une sortie hors du module spatial, il pourra être laissé dans sa combinaison.On le placera alors dans une pièce dont les conditions de température et d'humidité sont propres à assurer la conservation du corps. Des conditions aisées à maintenir, en principe, à bord d'un vaisseau spatial.La Nasa a envisagé une autre solution, pour le cas où l'astronaute mourrait dans le vaisseau même. Il s'agirait alors de mettre le corps dans un sac hermétique, et de le congeler en l'exposant à la température extérieure. Par vibration, il serait ensuite réduit en plusieurs morceaux.Le rapatriement de la dépouille étant impossible dans le cas d'une mission sur Mars, bien trop éloigné de la Terre, il faudrait se garder d'enterrer le cadavre, à cause d'une contamination toujours possible. L'incinération serait alors la meilleure solution.Quant à laisser le corps dériver dans l'espace, c'est là une pratique strictement interdite par la règlementation internationale en la matière. Pour des raisons tenant au respect de la dignité humaine, mais aussi pour éviter que la dépouille ne heurte un satellite ou un autre objet spatial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 23, 20232 min

Pourquoi voit-on parfois une lumière bleue avant un séisme ?

Sur les réseaux sociaux, des vidéos très regardées ont montré l'apparition de lumières bleues et blanches sur les lieux du très puissant séisme qui, en septembre dernier, a fait plus de 5.500 morts au Maroc.Ces lumières avaient surgi quelques minutes avant le début du tremblement de terre. Ce n'est pas la première fois que l'apparition de lumières précède le déclenchement d'un séisme.Chacun y est allé de son explication. Certaines hypothèses, comme l'intervention d'hypothétiques extraterrestres, ou la mise en cause d'un programme américain chargé de l'étude de la couche supérieure de l'atmosphère, sont plus la preuve d'une imagination débordante que d'une réflexion sérieuse.Un phénomène provoqué par le séisme ?En revanche, d'autres explications semblent plus rationnelles. Pour certains scientifiques, ces lumières pourraient provenir d'une perturbation du réseau électrique, liée au séisme.Ils rappellent ainsi qu'un tremblement de terre, qui s'est produit au Mexique, en 2021, a détruit un transformateur électrique. Ce qui s'est traduit par le surgissement de lumières bleues.Mais l'explication la plus souvent avancée, par certains scientifiques, est l'existence de ce qu'ils appellent une "lumière de séisme". Elle serait produite par l'irruption soudaine de charges électriques, provoquée par la rupture des failles. C'est le contact avec l'air qui les transformerait en lumières.Les tenants de cette thèse remarquent que ces "lumières sismiques" surgissent plus volontiers au-dessus de failles verticales et lorsque les roches impliquées sont de nature cristalline. Or, le récent séisme du Maroc peut être placé dans cette catégorie.Ces spécialistes ont d'ailleurs repéré plusieurs sortes de lumières, les unes très fugaces, les autres visibles plus loin et plus longtemps. De même, certaines de ces lumières ne bougent pas, alors que d'autres sont en mouvement. Il en est même qui ressemblent à des flammes, mais sans dégager de chaleur.Cette théorie des "lumières de séisme" ne fait pas l'unanimité dans la communauté scientifique. Pour l'heure, en effet, très peu d'études ont été consacrées à ce phénomène, qui n'a fait l'objet d'aucune vérification expérimentale. D'autres recherches seront donc nécessaires pour élucider un phénomène qui, pour l'instant, reste inexpliqué. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 22, 20232 min

Comment la Polynésie s'est-elle peuplée ?

L'origine et la nature du peuplement de la Polynésie intéressent d'autant plus les archéologues qu'il s'agit sans doute de la dernière terre que l'Homo sapiens occupa, aux environs de 1.500 ans avant J.-C.Et, en la matière, les hypothèses n'ont pas manqué, celles notamment qui faisaient venir d'Amérique du Sud les premiers habitants de ces îles. Certains éléments, comme la culture de la patate douce en Polynésie, ou l'existence de vents favorables entre ces deux lieux, ont pu inciter certains scientifiques à le croire.Aujourd'hui, cependant, la théorie qui semble la plus solide fait de certains peuples asiatiques les ancêtres des Polynésiens.Des embarcations très bien conçuesEn effet, les langues parlées en Polynésie appartiennent à la famille linguistique austronésienne, dont le berceau est l'Asie du Sud-Est et l'île de Taïwan. Par ailleurs, en dehors de la patate douce, la plupart des plantes à usage alimentaire, ainsi que des animaux familiers, comme le chien, le cochon ou le poulet, sont originaires de cette partie du monde.Si des hommes aventureux sont partis de l'Asie du Sud-Est, voilà environ 3.000 ans, pour peupler ces îles lointaine, c'est qu'ils étaient d'excellents navigateurs.Ils utilisaient en effet de vastes pirogues à voile, dotées de deux balanciers, entre lesquels une plateforme était construite. Elles ressemblaient donc à nos catamarans modernes.Très stables, ces embarcations étaient bien adaptées à la navigation en haute mer. Par ailleurs, elles étaient assez vastes pour abrier une cinquantaine de passagers, mais aussi les végétaux et les animaux nécessaires à une implantation pérenne dans les terres où ils devraient vivre.On a longtemps cru que ces hommes, perdus dans l'immensité de l'océan, avaient découvert par hasard les îles qu'on appellerait plus tard la Polynésie. or, même s'ils n'avaient pas d'instruments de navigation, ces habiles marins se servaient comme guide de la course des étoiles qui, dans cette partie du monde, se lèvent à l'Est et se couchent à l'Ouest.La direction des vents et les mouvements de la houle constituaient aussi des repères commodes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 21, 20231 min

La Terre contient-elle des restes d'une autre planète ?

Les scientifiques se sont longtemps demandé comment la Lune avait pu se former. Une hypothèse débattue depuis des années semble se confirmer.Notre satellite serait né de l'agrégation de gros morceaux de matière qui se seraient détachés de la Terre à la suite d'une collision. Ce choc se serait produit, voilà environ 4,5 milliards d'années, avec Theia, une planète en formation de la taille de Mars.Il s'agirait d'un événement cataclysmique, puisque cette planète aurait heurté la Terre à une vitesse de plus de 36.000 km/h. Il ne fournirait pas seulement une explication plausible à la formation de la Lune. Il nous apporterait aussi de nouvelles connaissances sur celle de notre propre planète.Des morceaux d'une autre planète au cœur de la TerreLes scientifiques ont en effet découvert l'existence de deux immenses taches, enfouies sous les profondeurs de la Terre. Elles se trouveraient à environ 2.900 kilomètres de la surface, donc à proximité du noyau de notre planète. Elles se situeraient plus précisément sous le continent africain et l'océan Pacifique.Ces taches correspondraient à des amas rocheux s'étendant sur plusieurs milliers de kilomètres. Or les scientifiques ont constaté que la densité de ces masses rocheuses était différente de celle des roches alentour.On peut dès lors en déduire que ces roches ne sont pas constituées du même matériau que ceux qui composent le reste du manteau terrestre. Et, de fait, de nombreuses recherches, menées avec les techniques les plus modernes, montrent que l'incrustation de ces amas rocheux dans le cœur de notre planète pourrait résulter de cette collision originelle entre la Terre et Theia.De larges blocs rocheux appartenant à la planète Theia se seraient introduits dans la partie supérieure, en fusion, du manteau terrestre. D'autres auraient pénétré plus profondément, jusqu'aux environs du noyau. Cette descente aurait été facilitée par la présence importante d'oxyde de fer, qui aurait rendu ces morceaux de roches plus lourds.Rien n'est définitivement prouvé pour l'instant. La comparaison des roches censées appartenir à Theia et de matériaux prélevés sur la Lune en apprendra sans doute davantage aux scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 20232 min

Pourquoi observe-t-on de plus en plus d'aurores boréales ?

Les aurores boréales se produisent normalement dans l'Arctique. Si ces aurores se manifestent dans l'hémisphère Sud, on les verra dans les parages de l'Antarctique. Et on parlera, dans ce cas, d'aurores australes. Mais, depuis quelque temps, ces phénomènes sont signalés à des latitudes anormalement basses.Ainsi nombre de nos compatriotes ont pu en apercevoir dans le ciel français. Comment expliquer cette anomalie ?Pour le comprendrez, il faut d'abord rappeler comment se forment les aurores boréales. Elles sont issues de la confrontation entre des jets de particules électriquement chargées, émises à l'occasion des tempêtes solaires, et des gaz présents dans la haute atmosphère.De cette rencontre, naissent des éclats lumineux, qui s'agrègent en longs filaments. Ce sont les gaz qui leur donnent les magnifiques couleurs qui font de ces aurores un spectacle de toute beauté.C'est le champ magnétique de la Terre qui, en quelque sorte, capture ces particules et les dirige vers les pôles.Des phénomènes plus intensesSi des aurores boréales ont été récemment aperçues en France, mais aussi en Angleterre ou aux États-Unis, c'est en raison de la puissance accrue des tempêtes solaires. Ce phénomène s'explique par les variations d'activité du Soleil qui suit, en la matière, des cycles de 11 ans.Or, d'après les spécialistes, notre astre est entré dans un tel cycle en 2019, et il est désormais dans une phase d'activité plus forte, qui devrait culminer en 2025. Cette recrudescence des tempêtes se manifeste dans certaines zones de l'astre, où l'activité est plus intense. Aussi doit-on s'attendre à des tempêtes solaires à la fois plus nombreuses et plus intenses.Les météorologues citent, à cet égard, l'exemple d'une récente tempêté, classée 4 sur une échelle de mesure qui compte 5 degrés. Observée en avril dernier, elle s'est manifestée par des jets de particules atteignant la Terre à la vitesse prodigieuse de 3,2 millions de km/h.La masse de particules éjectées de la surface du Soleil a été telle que les aurores boréales formées à cette occasion ont largement débordé les régions où elles apparaissent d'habitude. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 19, 20231 min

Pourquoi faudrait-il tenir un journal intime en vieillissant ?

Pour écouter l'épisode "Pourquoi l'inceste n'est pas un crime ?":Apple Podcasts:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298-----------------------------L'altération des fonctions cognitives, avec l'âge, n'est pas une fatalité. De nombreuses études montrent en effet que la stimulation du cerveau, par des activités adaptées, retarde ou même empêche ce déclin. Ce serait aussi la meilleure manière de prévenir la survenue d'une forme ou d'une autre de démence sénile.De telles activités sont nombreuses. Ainsi, un senior peut contribuer à la préservation de ses facultés intellectuelles en jouant aux cartes, en envoyant des textos à ses amis ou en suivant les cours d'une faculté du temps libre, plus spécialement réservée aux retraités. Les mots croisés ou les puzzles sont aussi, dans ce domaine, d'excellents exercices.C'est en tout cas ce qu'a constaté une équipe de chercheurs en suivant, durant 10 ans, 10.000 Australiens de plus de 70 ans, s'adonnant régulièrement à ce type d'activités. Les scientifiques ont alors remarqué que le risque de perte des capacités cognitives baissait de 11 %, par rapport à une population similaire ne se livrant à aucune de ces activités.Une activité qui mobilise plusieurs fonctions du cerveauLes retraités désireux de conserver tous leurs moyens intellectuels ont tout intérêt à prendre une autre habitude. Celle de tenir leur journal intime.Cette pratique nous amènerait à faire plusieurs choses à la fois, donc à mobiliser des zones différentes du cerveau. En effet, pour tenir son journal, il faut d'abord se souvenir des faits qu'on va consigner.C'est donc un excellent stimulant de la mémoire. Il faut aussi bâtir un texte cohérent, et aussi bien écrit que possible, ce qui suppose une certaine réflexion. Enfin, l'acte même d'écrire, sur un feuille de papier ou un écran d'ordinateur, implique la mobilisation de certaines compétences.Et il est même prouvé que ce type d'activités, s'il est pratiqué de façon régulière, peut donner une nouvelle jeunesse au cerveau. Ainsi, l'écriture de son journal intime, jour après jour, peut entraîner, dans certains cas, la création de nouveaux neurones, impliqués dans de nouvelles connexions. C'est le moyen, pour une personne vieillissante, de conserver toute sa fraîcheur intellectuelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 16, 20232 min

La Terre se trouve-t-elle dans un trou noir ?

Les trous noirs n'en finissent pas de susciter la curiosité des scientifiques et du grand public. On le sait, ils se forment à la suite de l'effondrement sur elle-même d'une étoile très massive.La gravité est alors si puissante que rien, pas même la lumière, ne peut sortir de ce trou noir. On en compte une énorme quantité dans l'univers. Mais certains astrophysiciens vont jusqu'à imaginer que cet univers lui-même, donc notre galaxie, et la Terre avec elle, ferait partie d'un trou noir.Pour comprendre cette curieuse théorie, il faut d'abord rappeler que, pour certains scientifiques, l'univers qui abrite notre galaxie, et des myriades d'autres, ne serait pas le seul. Il y en aurait plusieurs, que les scientifiques appellent des multivers.Des passages d'un univers à l'autreLes tenants de cette théorie postulent que le trou noir servirait en quelque sorte de passage entre deux univers. En effet, la matière attirée au fond du trou noir atteint un tel degré de compacité et de petitesse qu'elle ne peut pas s'effondrer davantage.La matière en cet état s'appelle une "singularité". Mais elle n'est pas seulement infiniment petite et dense. D'après les scientifiques, elle serait aussi tordue par l'effet de la rotation du trou noir.Si l'on en croit cette théorie, cette minuscule "graine", grosse de tout un univers, et de ses milliards de galaxies, serait prête à se détendre brusquement, comme mue par un puissant ressort. On retrouve là une explication du Big Bang.Autrement dit, ce que nous appelons le "Big Bang" ne serait rien d'autre que l'expansion subite de la singularité d'un trou noir, qui aurait existé dans un autre univers. Notre univers serait donc né dans un trou noir, au sein duquel il se développerait toujours.Les univers seraient donc emboîtés les uns dans les autres, un peu à la manière des poupées russes. Et les trous noirs seraient les ponts qui les relieraient. Perdus à l'intérieur de cet immense trou noir, les Terriens ne pourront jamais mettre en évidence l'existence d'un éventuel univers parallèle. Tout juste certains d'entre eux peuvent-ils l'imaginer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 15, 20231 min

Les femelles chimpanzés connaissent-elles la ménopause ?

Les scientifiques ont pu se demander si la ménopause était un phénomène réservé à l'espèce humaine. En effet, il est très peu observé dans la nature, où, dans la très grande majorité des cas, sauf chez certains cétacés, comme les narvals ou les orques, les femelles ont des petits jusqu'à la fin de leur vie.Or, les zoologues ont découvert que la ménopause existe chez une nouvelle espèce animale, celle des chimpanzés. Du moins a-t-elle été constatée chez certaines populations.C'est notamment le cas d'un groupe de chimpanzés vivant dans un parc national d'Ouganda. Les scientifiques ont observé là, entre 1995 et 2016, plus de 180 femelles. Et ils ont remarqué qu'elles cessent de se reproduire à un certain moment.D'après leurs calculs, ces femelles vivent le cinquième de leur vie adulte après le moment où elles n'ont plus de petits. Et cette fin de leur vie reproductive ne serait pas due à des maladies ayant entraîné leur stérilité.Limiter la concurrence entre femelles ?Les zoologues se demandent pourquoi la ménopause interrompt la vie reproductive de ces chimpanzés femelles. Il se pourrait que l'homme ait joué un rôle dans l'apparition de ce phénomène.En effet, dans ce vaste parc national, les singes n'ont pas à craindre leurs prédateurs naturels. Une telle protection pourrait entraîner une plus grande longévité chez ces femelles et mettre en évidence une vie après la ménopause qu'on ne soupçonnait pas.Pour certains chercheurs, cependant, la ménopause chez les chimpanzés existe en dehors de toute intervention humaine. La piste de la "grand-mère", qui permettrait aux femelles ménopausées de mieux s'occuper de leurs petits-enfants, pourrait se révéler prometteuse pour les femmes, mais pas pour les chimpanzés.En effet, les femelles de cette espèce quittent le groupe dans lequel elles naissent et grandissent. Elles ne connaissent donc pas leurs "petits-enfants". L'hypothèse la plus souvent retenue par les chercheurs est que l'existence de cette ménopause permettrait de contenir la rivalité pouvant naître entre les femelles les plus jeunes et les plus âgées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 20231 min

Pourquoi les femmes ont-elles souvent plus froid que les hommes ?

Vous l'avez sans doute remarqué dans votre propre entourage, les femmes ont tendance à être plus frileuses que les hommes. Et, de fait, la température jugée satisfaisante pour les hommes serait, en moyenne, de 21°C, alors que les femmes auraient besoin de 25°C.Ces différences s'expliquent par des raisons physiologiques. Ainsi, le mécanisme de contraction des vaisseaux sanguins qui, en cas de baisse de la température, limite les déperditions de chaleur, notamment aux extrémités, est moins efficace chez les femmes.Par ailleurs, une masse musculaire plus dense permet aux hommes de produire davantage de calories, et donc de chaleur. Et ce d'autant que la peau, plus froide, est séparée des muscles, source de chaleur, par une couche de graisse moins épaisse chez les hommes.Une question d'hormones...Les hormones sexuelles jouent aussi un rôle notable dans l'impression de froid souvent ressentie par les femmes. Des études ont en effet montré que la testostérone, une hormone mâle, limitait l'action d'une protéine captant le froid.Le taux de testostérone diminuant avec l'âge, les hommes plus vieux sont souvent plus frileux que leurs cadets. À l'inverse, les œstrogènes, hormones féminines, ont tendance à épaissir le sang. Ce qui rend moins fluide la circulation sanguine vers les doigts ou les orteils, les rendant dès lors plus sensibles au froid.Des expériences sur des souris ont permis de vérifier ces éléments. Ainsi, des mâles privés de testostérone se sont montrés plus vulnérables au froid....Mais aussi de sociétéMais cette frilosité des femmes ne s'explique pas seulement par des raisons physiologiques. En effet, des études ont montré que les systèmes de chauffage sont le plus souvent conçus pour satisfaire les besoins masculins.Autrement dit, ces appareils ne seraient pas adaptés au métabolisme particulier des femmes. Et si la température préconisée dans les bureaux, de l'ordre de 20 ou 21°C, convient très bien à la majorité des hommes, elle fait moins l'affaire des femmes, qui auraient besoin, en moyenne, de 4 degrés supplémentaires pour se sentir à l'aise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 20231 min

La mémoire du poisson rouge est-elle vraiment très limitée ?

Dire de quelqu'un qu'il a une "mémoire de poisson rouge" n'est pas précisément un compliment. On sous-entend par là que la personne en question ne retient pas grand chose de ce qu'elle voit ou de ce qu'on lui dit.C'est, pense-t-on, en raison de cette mémoire défaillante que le poisson rouge a l'air tout frétillant dans un petit bocal dont il oublierait sans cesse l'exiguïté. Une manière, pour les propriétaires de poissons rouges, de se déculpabiliser à peu de frais.Mais cette réputation faite au poisson rouge est un mythe. Dans la réalité, il a une mémoire que même l'éléphant, pourtant réputé pour sa capacité à se souvenir, pourrait lui envier.Une mémoire assez élaboréeEn effet, de nombreuses études ont été menées sur cette question. Un ouvrage a même été consacré aux facultés mnésiques des poissons. Ils montrent que non seulement le poisson rouge a de la mémoire, mais qu'il peut se souvenir de certains faits jusqu'à cinq mois après qu'ils se sont produits.Certains sont capables de se rappeler l'emplacement d'un levier qui, s'ils le poussent, leur fournit de la nourriture. D'autres poissons rouges se sont révélés capables de mémoriser de la musique.Là encore, ces sons étaient associés à la délivrance de nourriture. Des chercheurs ont donc diffusé de la musique dans l'aquarium, puis ont relâché les poissons dans la mer. Cinq mois plus tard, ils font entendre la même mélodie.Aussitôt, les poissons rouges qui l'ont déjà entendue semblent la reconnaître et se dirigent vers l'aquarium. Les scientifiques ont également placé un objet dans l'aquarium, auprès duquel ils ont mis de la nourriture.Ils ont alors constaté que la plupart des poissons rouges se dirigeaient vers ce objet, dont ils se souvenaient sans doute qu'il était associé à la nourriture. D'autres recherches ont montré que les poissons rouges étaient également capables de retrouver leur chemin dans un labyrinthe.Ces animaux ne semblent pas seulement en mesure de mémoriser des faits. Cette mémoire leur donnerait une véritable capacité d'apprentissage, qui leur permettrait de mieux s'adapter à leur environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 20231 min

Combien d'heures peut-on survivre dans de l'eau très froide ?

Combien de temps un nageur plongé dans une eau très froide peut-il survivre ? Il faut d'abord savoir ce que l'on entend par là. On estime généralement qu'une eau est froide quand sa température s'abaisse au-dessous de 19°C.On pourra la considérer comme glaciale quand elle est à environ 3°C. La durée de survie sera bien sûr fonction de la température de l'eau.Les spécialistes l'estiment à environ 3 heures dans une eau à 15°C. Mais une personne immergée dans une eau à 3°C ne survivrait pas plus de trois quarts d'heure. Une durée qui s'abaisse à 30 minutes dans une eau à 0°C.Ce sont là des durées maximales. En effet, plusieurs facteurs peuvent limiter le temps de survie dans une eau très froide ou glacée. Il peut se produire un choc thermique ou une hydrocution.Par ailleurs, l'épuisement consécutif à la nage, surtout si les mouvements sont désordonnés, peut provoquer un décès prématuré du nageur. En effet, une forte hypothermie, suivie d'un collapsus, c'est-à-dire d'une chute brutale de la pression artérielle, peuvent alors survenir, parfois même après le sauvetage de la personne.Adaptation du corps et choix de la positionSi une personne plongée dans de l'eau très froide peut survivre un certain temps, c'est en raison de l'adaptation du corps humain à ces conditions extrêmes.Dans ce cas, en effet, les vaisseaux sanguins ont tendance à se contracter, ce qui diminue leur calibre. Ce phénomène réduit la circulation sanguine à la surface de la peau, limitant ainsi les déperditions de chaleur. Une température corporelle normale peut ainsi se maintenir quelque temps.Des frissons vont aussi se produire. Ils augmentent le rythme cardiaque et la chaleur corporelle, mais pour peu de temps.La personne plongée dans cette eau glacée peut aussi augmenter son temps de survie. Ainsi, elle doit nager le moins possible et se laisser flotter, en évitant les gestes amples et saccadés.La meilleure posture à adopter, si cela est possible, est la position fœtale, les jambes serrées et les cuisses relevées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 9, 20232 min

Qu'est-ce que l'effet Proteus ?

Avez-vous déjà pensé à vous mettre à la place de Léonard de Vinci ? À première vue, la question peut sembler saugrenue. Et pourtant, elle a été prise au sérieux par une équipe de chercheurs français.Elle a ainsi placé des volontaires dans un environnement virtuel et les a divisés en deux groupes. Les participants du groupe témoin ont choisi un "avatar", c'est-à-dire une représentation numérique, qui leur ressemblait.Mais leurs collègues du second groupe ont été plongés dans une imitation virtuelle de l'atelier de Léonard de Vinci. Ils ont donc été invités, en quelque sorte, à se mettre dans sa peau.Tous les volontaires ont dû ensuite résoudre un problème, puis fournir, sur une question donnée, des idées et des suggestions aussi nombreuses que possible.Des imitateurs de Léonard de VinciLes résultats ont de quoi surprendre. En effet, les volontaires immergés dans l'atelier du peintre italien ont apporté 40 % d'idées en plus, en moyenne, que les membres du groupe témoin. Ainsi, ils se sont montrés plus imaginatifs dans l'utilisation d'un globe terrestre.Et pourtant, les capacités et l'esprit créatif de tous les volontaires avaient été jugés comparables. Le fait de s'identifier à un personnage dont on connaît l'intelligence ou les dons permettrait donc de décupler ses propres capacités.Cet effet psychologique porte un nom : l'effet Proteus. Les scientifiques l'ont découvert dès 2007. En fait, nous l'expérimentons tous dans notre vie quotidienne. Ne vous est-il jamais arrivé, en effet, de vous sentir plus déterminé après avoir pris la posture d'un personnage plein d'assurance ?Après s'être identifié à Superman, par exemple, on peut se sentir prêt, pendant quelques instants, à dominer le monde. Comme si la force du personnage pouvait se glisser en nous par mimétisme.Par ailleurs, cette identification à un avatar célèbre amorcerait un véritable processus de désindividualisation. Ce mécanisme, favorisé par l'irruption de la réalité virtuelle, rendrait plus facile l'appropriation des qualités ou des facultés d'autrui.Les chercheurs pourraient se servir de cet effet d'imitation, amplifié par la réalité virtuelle, pour traiter certains troubles du comportement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 8, 20232 min

Pourquoi ne faut-il pas emballer ses aliments dans du papier d’aluminium ?

Le papier d'aluminium est couramment employé en cuisine. On l'utilise pour emballer des aliments et les conserver au réfrigérateur ou faire cuire de la viande ou du poisson au four.Il semblerait pourtant que ce ne soit pas une très bonne habitude. En effet, l'aluminium est potentiellement toxique pour notre organisme, pouvant contribuer à l'apparition de maladies neurologiques ou osseuses.Mais l'aluminium n'est dangereux pour notre santé qu'à haute dose. Il reste donc à savoir si l'utilisation du papier d'aluminium pour conserver et cuire les aliments présente vraiment un risque pour les consommateurs.Un transfert d'aluminium vers les alimentsDes études ont montré que de fines parcelles d'aluminium pouvaient se transporter depuis le papier d'emballage ou de cuisson vers les aliments eux-mêmes. Et ce transfert s'opère d'autant mieux que l'aliment est conservé ou cuit plus longtemps dans du papier d'aluminium. Or, cet aluminium s'ajoute à celui que contiennent déjà de nombreux aliments.Par ailleurs, certains ingrédients accélèrent encore cette migration. C'est l'acidité de certains aliments, comme le jus de citron ou la tomate, qui en est responsable. Les épices ont le même effet.Faire cuire, enveloppé dans du papier d'aluminium, du poisson disposé sur un lit de tomates et arrosé de jus de citron n'est donc pas une très bonne idée !La cuisson accentue également le danger représenté par le papier d'aluminium. De récentes recherches ont prouvé que, selon la température de cuisson, la quantité d'aluminium présente dans un morceau de viande rouge cuite dans du papier d'aluminium pouvait augmenter de 89 % à près de 380 % !Il reste à savoir si, même dans ce cas, on peut parler d'une réelle surexposition à l'aluminium. Certaines recherches semblent le suggérer.Il faut rappeler, à cet égard, que l'OMS a fixé à 40 mg par jour, et par kilo, la dose d'aluminium qu'une personne pouvait ingérer sans mettre sa santé en danger. Ce qui représente 2.800 mg pour une personne pesant 70 kilos.Il semble donc plus prudent d'utiliser des plats en verre pour faire cuire les aliments au four. On pourra les conserver dans du papier d'aluminium, mais pour une très courte durée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 20232 min

Pourquoi les astronautes ne doivent-ils pas avoir de caries ?

Avant d'être embauchés, les astronautes, et notamment ceux de l'Agence spatiale européenne (ESA), sont soumis à des tests de sélection très rigoureux. Ils portent autant sur leurs compétences et leurs réflexes que sur leur état de santé.Dans l'espace, en effet, le corps est soumis à rude épreuve. C'est pourquoi les cosmonautes doivent être en parfaite condition physique. Leur santé fait donc l'objet d'un examen minutieux, auquel la dentition n'échappe pas.À cet égard, les astronautes doivent respecter une condition sur laquelle l'Agence spatiale ne transige pas : ils ne doivent pas avoir de caries. Mieux vaut donc avoir des dents saines pour pouvoir partir dans l'espace.Attention aux plombagesPourquoi porter une telle attention aux caries ? Si le dentiste pense, vu l'état des dents d'un cosmonaute, que des caries pourraient se former à brève échéance, on évitera de l'inclure dans une mission prochaine.En effet, si, une fois dans l'espace, une carie se forme, le cosmonauté éprouvera de vives douleurs. Or, sur place, rien n'est prévu pour le soigner. Dès lors, la mission ne peut que pâtir d'une telle détérioration de l'état de santé de l'un de ses membres.Mais le vrai problème, en fait, ce pas pas tant la carie elle-même que les plombages mis en place pour les soigner. Dans l'espace, en effet, une dépressurisation de la cabine n'est pas à exclure. Un trou dans la coque suffit à provoquer un tel phénomène.Et, dans ce cas, la pression sur le corps humain est si forte que les plombages pourraient tout simplement se décrocher et sauter hors de la bouche du cosmonaute !Si on a soigné vos caries par des plombages, il est donc inutile de vous présenter aux tests de sélection de l'ESA. Il vous faudra envisager une autre carrière, sauf si le dentiste a utilisé une autre méthode pour traiter les caries.Pour éviter tout problème, l'hygiène dentaire doit être parfaite à bord du vaisseau spatial. C'est pourquoi les astronautes se lavent régulièrement les dents. Pour ce faire, ils utilisent de préférence un dentifrice comestible, afin d'économiser l'eau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 20231 min

Pourquoi Leonard de Vinci a-t-il utilisé la plombonacrite ?

Composée au début du XVIe siècle, "La Joconde" continue de fasciner les visiteurs du Louvre. Mais elle n'a pas fini de révéler tous ses secrets. En effet, une équipe de chercheurs a réussi à isoler, dans la couche de base du célèbre tableau, un produit dont les scientifiques croyaient l'utilisation bien plus tardive.On sait que Léonard de Vinci était un génie universel. En effet, ce n'était pas seulement un artiste, mais aussi un scientifique accompli. Et cette récente découverte prouve qu'il s'intéressait aussi à la chimie.En effet, l'analyse d'une infime parcelle du tableau révèle que Léonard de Vinci utilisait, pour peindre ses toiles, un composé minéral très rare, la plombonacrite, ou plumbonacrite.Ce sous-produit de l'oxyde de plomb a reçu ce nom en raison de son aspect nacré et du plomb qu'il contient.Une peinture en trois dimensionsLa plombonacrite permet en quelque sorte d'épaissir les couches de peinture dont se sert l'artiste pour composer sa toile. Son utilisation confère donc un certain volume aux personnages ou aux paysages représentés sur le tableau.Les spécialistes parlent à cet égard de la technique de l'"impasto", qui fait presque songer à une composition en trois dimensions. Elle rend aussi la peinture plus expressive, en faisant plus de place aux jeux de lumière.On comprend ainsi pourquoi Léonard de Vinci incorpora ce produit à sa peinture. Les chercheurs ont d'ailleurs retrouvé de la plombonacrite dans un fragment tiré d'une autre composition célèbre du peintre, "La Cène".L'utilisation de ce procédé montre, une fois de plus, que le peintre avait recours, pour perfectionner sa technique picturale, aux méthodes les plus diverses.Ce qui a étonné les chercheurs, ce n'est d'ailleurs pas tant la présence même de ce produit dans les œuvres de Léonard de Vinci que son emploi précoce. En effet, on a retrouvé de la plombonacrite dans certains tableaux de Rembrandt, peints au début ou au milieu du XVIIe siècle.Une fois de plus, Léonard de Vinci, qui a ouvert la voie à tant de techniques modernes, se révèle un pionnier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 20232 min

Pourquoi le fœtus ne se noie pas dans le liquide amniotique ?

À première vue, on pourrait penser que le fœtus, plongé dans le liquide amniotique, risque de se noyer. Pour rappel, ce liquide biologique, clair et stérile, est composé à 96 % d'eau.En fait, pendant une grande partie de la grossesse, le bébé ne peut pas se noyer dans le ventre de sa mère pour la bonne raison qu'il ne respire pas vraiment. En effet, ses poumons ne sont pas encore formés.Ils commencent à se développer dès le début, mais il faut attendre le troisième trimestre de grossesse pour en voir l'achèvement. Même complètement formés, ils ne permettent pas au fœtus de respirer comme nous le faisons. La première respiration n'interviendra qu'au moment de la naissance.Comme un poisson dans l'eauSi l'embryon ne respire pas vraiment, il a cependant besoin d'oxygène. Il lui est d'abord apporté par le placenta, qui contient du sang de la mère et du fœtus et qui assure, en même temps, l'évacuation du gaz carbonique produit par le bébé.De son côté, le cordon ombilical, relié au placenta, transporte un sang riche en oxygène et, à partir de la 5e ou 6e semaine de grossesse, fournit directement cet oxygène au bébé.Placenta et cordon ombilical assurent donc au fœtus une forme de "respiration" adaptée à sa condition et s'accommodant parfaitement de la présence du liquide amniotique. De ce fait, il ne peut donc pas s'y "noyer".Il le peut d'ailleurs d'autant moins qu'il avale une quantité notable de liquide amniotique, qu'il régurgite d'ailleurs en partie et rejette quand son système urinaire est formé.Par conséquent, si le bébé a du liquide amniotique dans ses poumons, il ne peut pas se noyer dans ce milieu aqueux qui est loin de lui être hostile. En effet, il maintient une température constante dans le ventre de la mère et isole le bébé des chocs et des bruits.Ce liquide s'évacuera par la rupture des eaux, au moment de l'accouchement, et par les premiers cris du bébé. L'absence de cri, à cet instant, peut dénoter un grave problème de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 2, 20231 min

Comment lire les papyrus carbonisés ?

La lecture d'un papyrus ancien n'est pas toujours une chose aisée, surtout quand il a été calciné par un incendie. C'est le cas des papyrus retrouvés dans les décombres de Pompéi et d'Herculanum, détruites par l'éruption du Vésuve, en 79 de notre ère.Les archéologues ont retrouvé dans ces ruines, enfouis sous la cendre, pas moins de 1.800 papyrus. L'un d'eux, vieux de 2.000 ans, a été découvert dans les vestiges de la riche bibliothèque d'un patricien qui n'était autre que le beau-frère de Jules César.Les scientifiques auraient bien aimé savoir ce que contenaient ces précieux manuscrits. Mais comment faire pour les déchiffrer ? En effet, si l'on s'était avisé de dérouler ces papyrus, ils seraient sûrement tombés en poussière.La science à la rescousseIl fallait donc trouver le moyen de lire ces manuscrits sans avoir à les déplier. C'est alors que les techniques les plus modernes de la science actuelle sont venues au secours des archéologues.En effet, les papyrus ont été passés aux rayons X. Plus précisément, on a eu recours à la technique de la tomographie. Ce procédé d'imagerie, utilisé en médecine, permet d'obtenir la coupe d'un organe et d'en reconstruire le volume.Appliqué à la lecture des papyrus, il permet d'obtenir des milliers d'images en 3D du contenu de ces manuscrits. Pour mieux les déchiffrer, des chercheurs ont alors décidé de faire appel à l'intelligence artificielle.Dans le même temps, l'un d'entre eux a lancé une sorte de concours, destiné à mettre au point, dans les plus brefs délais, l'algorithme capable de lire les papyrus. C'est un jeune étudiant américain de 21 ans qui a relevé le défi.En effet, l'algorithme élaboré par ses soins a été capable de déchiffrer des lettres grecques sur plusieurs lignes d'un manuscrit. Et il est même parvenu à lire un mot entier, qui signifie "pourpre" en grec.Une étape décisive, qui permettra peut-être d'accéder au contenu de l'ensemble de ces manuscrits et, qui sait, de découvrir les œuvres encore inédites de philosophes et de savants de l'Antiquité gréco-romaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 1, 20231 min

Quelle est la spécificité du cerveau des gardiens de but ?

Sur un terrain de football, la tâche d'un gardien de but n'est pas simple. Il doit en effet anticiper, en un temps record, les actions des joueurs et la position du ballon. Il doit donc prendre, dans un délai très court, de nombreuses décisions.Il doit perdre d'autant moins de temps qu'il lui faut environ 500 millisecondes pour arrêter un tir, soit une demi-seconde. Pour ne pas être surpris, et être capable de protéger ses buts en un laps de temps aussi bref, le gardien doit donc anticiper sur ce qui va se passer.S'il s'en montre capable, c'est peut-être en raison de capacités cognitives plus affinées. Et, de fait, une étude, menée avec 60 gardiens de but professionnels et d'autres joueurs, a montré que les premiers étaient en mesure d'évaluer plus rapidement les signaux, visuels et sonores, qu'ils recevaient.Le gardien de but, cependant, a tendance à traiter séparément ces signaux plutôt que de les intégrer dans le cadre d'une information unique. Et cette analyse des stimuli, qui prépare leurs réactions, est non seulement plus rapide, mais aussi plus précise que celle menée par les autres joueurs.Un fonctionnement cérébral particulierCette capacité à analyser plus vite les informations reçues témoigne sans doute d'un fonctionnement cérébral spécifique. Et, de fait, d'autres études ont montré qu'avant même qu'une quelconque action soit engagée, le gardien de but était capable de mobiliser son attention d'une manière particulière.En effet, des mécanismes cérébraux spécifiques lui permettent de neutraliser tout ce qui pourrait le distraire, comme des bruits ou des pensées. Environ 70 millisecondes avant le tir, le gardien prépare déjà son corps à l'arrêter, alors même que les joueurs adverses sont encore loin de la cage des buts.Il se base, pour cela, sur leur position, qui lui dicte, à la manière d'un réflexe, la posture adéquate. Puis, jusqu'à l'accomplissement de cette demi-seconde, qui verra le ballon se diriger vers lui, son cerveau met au point une stratégie de défense, qui mobilise les muscles et, pour finir, le geste d'arrêt lui-même. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 20231 min

Pourquoi les chiens mangent-ils parfois leurs excréments ?

Si vous avez un chien, vous l'avez peut-être vu manger ses propres excréments. Cette habitude alimentaire répugnante, appelée "coprophagie", est pourtant assez fréquente dans la nature. Du moins chez certaines espèces.En effet, les lapins, les souris, certains primates et herbivores dévorent leurs crottes, ou parfois celles des autres. Les chiens s'ajoutent donc à cette liste. Mais pas tous.En effet, un sondage réalisé auprès de 1.500 propriétaires de chiens a révélé que seuls 16 % d'entre eux avaient vu leurs animaux manger leurs déjections au moins 6 fois. Et 23 % n'avaient été témoins qu'une seule fois de ce curieux festin.Une seconde étude montre cependant que, parmi les personnes ayant vu leurs chiens avaler leurs excréments, 62 % estimaient que leurs animaux étaient devenus coprophages.Un comportement très ancienChez certains animaux, comme les lapins, l'ingestion de certains types de selles facilite la digestion. Ce n'est pas le cas des chiens, qui n'ont pas besoin de cet aliment pour être en bonne santé.Chez cet animal, une coprophagie régulière peut donc révéler certains problèmes. Il peut ainsi souffrir d'une irritation de l'estomac ou de certaines carences. Un tel comportement peut aussi résultat d'un apprentissage déficient de la propreté.Mais, à vrai dire, les scientifiques ignorent les raisons profondes d'une telle attitude. Cependant, ils se sont aperçus que les chiens avaient tendance à consommer, de préférence, leurs crottes les plus récentes.Ils en ont déduit que ce comportement pouvait être lié à l'histoire évolutive de l'espèce. Manger leurs selles aurait été un moyen, pour ces animaux, de débarrasser leur territoire des parasites qui pouvaient infester ces déjections.Les ancêtres des chiens, les loups, mangeaient déjà leurs déjections pour éviter que ces parasites ne contaminent les petits. C'était donc une façon de faciliter la survie de l'espèce. Une habitude qui s'est transmise à leurs lointains descendants.Quoi qu'il en soit, une autre étude montre qu'il est très difficile de combattre cette habitude. Seules 1 à 4 % des personnes interrogées avaient plus ou moins réussi à modifier le comportement de leurs chiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 20232 min

Pourquoi du verre est tombé du ciel en Antarctique ?

L'éruption du volcan Taupo, en Nouvelle-Zélande, qui ravagea un secteur de plus de 20.000 km2, est l'une des plus puissantes jamais enregistrée. D'après les experts, elle se serait produite voilà environ 1.800 ans.Les scientifiques ont fait une découverte permettant d'en apprendre davantage sur cet événement, qui aurait duré plusieurs jours, ou même plus longtemps encore. En prélevant des carottes de glace, dans l'Antarctique, ils ont trouvé des morceaux d'obsidienne.Ils étaient enfouis à près de 280 mètres sous la surface du sol. L'obsidienne est en fait du verre volcanique, qui se forme lors d'une éruption. Projetés du volcan à une température très élevée, les fragments d'obsidienne se refroidissent très vite, ne laissant pas aux minéraux le temps de se cristalliser. Ils prennent alors l'apparence et la consistance du verre.Des débris retrouvés dans les glaces de l'AntarctiqueEn examinant ces échantillons d'obsidienne, les chercheurs ont conclu que la quasi totalité d'entre eux provenaient de l'éruption du Taupo, qu'ils dataient de l'an 232 de notre ère. Une date confirmée par la datation au radiocarbone effectuée sur des arbres présents autour du volcan au moment de l'éruption.En effet, on sait que, lors d'une éruption volcanique, les gaz, les cendres et les débris éjectés du volcan sont poussés par les vents et voyagent parfois sur des distances considérables.C'est bien ce qui s'est produit avec l'éruption du Taupo. En effet, ces éclats de verre auraient parcouru 5.000 kilomètres avant de se ficher sur le sol gelé de l'Antarctique.Un des débris de verre retrouvés sur place provenait d'une éruption beaucoup plus ancienne, et encore plus violente, qui se serait produite au même endroit, à l'emplacement de l'actuel lac Taupo. Cette éruption Oruanui, comme l'appellent les spécialistes, aurait eu lieu voilà environ 25.500 ans.Comme tous les éclats de verre ont été retrouvés à la même profondeur, il faut croire que ceux provenant de l'éruption la plus ancienne ont d'abord été enfouis à proximité du volcan, puis déterrés et poussés par un vent violent vers l'Antarctique des milliers d'années plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 20231 min

D'où vient la puissance des « superbolts » ?

Quand un orage se déclare, des éclairs ne tardent pas à se produire. Ces décharges électriques, qui s'accompagnent de l'explosion sonore de la foudre et se manifestent par des flashs de lumière éblouissants, relient le nuage au sol.L'intensité de ces éclairs dépend notamment du taux d'humidité régnant dans le nuage et du nombre de cristaux de glace qu'il contient. Leur puissance s'exprime en ampères. Elle peut aller de 10.000 à 50.000 ampères, l'intensité moyenne étant de 30.000 ampères.Mais il existe des éclairs encore plus puissants, les "superbolts". En effet, leur intensité peut aller de 150.000 à 300.000 ampères, soit 10 fois la puissance d'un éclair moyen.Et les superbolts contiendraient même 1.000 fois plus d'énergie que des éclairs classiques. On imagine donc à quel point ils sont dangereux. Ils provoquent en effet des dégâts impressionnants. Cette colossale énergie s'accompagne aussi d'une luminosité beaucoup plus forte que celle d'un impact de foudre traditionnel.Le superbolt se présente sous la forme d'un trait lumineux très net. Ce n'est donc pas un éclair ramifié, dans lequel l'énergie a tendance à se disperser.Pourquoi une si grande intensité ?Se produisant surtout entre novembre et février, majoritairement dans l'hémisphère Nord, ces super éclairs, qui se forment surtout au-dessus des océans, sont très rares. On en trouverait en effet un sur 250.000 éclairs. Ils sont assez fréquents sur le littoral français.L'hiver est donc plus propice à la formation des superbolts. En effet, l'air froid, moins humide, s'amasse plus lentement dans le nuage. Il finit par contenir une très grande quantité d'énergie, ce qui favorise, à la longue, le déclenchement d'une décharge électrique plus puissante.Les scientifiques ont également constaté que la puissance d'un éclair était en partie liée à la distance qui le séparait du sol. Plus cette distance est courte, plus l'éclair sera puissant.Les superbolts se déclenchent donc plus près du sol. Par ailleurs, des chercheurs ont remarqué que ce type d'éclair se produisait quand les nuages étaient chargés positivement. Dans un orage "ordinaire", si l'on peut dire, les nuages sont, au contraire, chargés négativement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 26, 20232 min

Comment la pollution spatiale est-elle sanctionnée ?

Le podcast Choses à Savoir Histoire est disponible sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/les-dessous-de-lhistoire/id1408994486Spotify:https://open.spotify.com/show/3fzY4N4YOJ9nQvcArB6xE8Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/58035---------------------------Les milieux concernés tirent la sonnette d'alarme : l'espace serait devenu une gigantesque poubelle à ciel ouvert. En effet, plus de 35.000 objets de plus de 10 cm, dont 5.000 satellites inactifs, et environ 700.000 débris de plus d'un centimètre, y circuleraient.Quant aux plus petits objets, de plus d'un millimètre, ils seraient environ 150 millions à tournoyer au-dessus de nos têtes. Or, ces débris, même les plus minuscules, peuvent causer de graves dégâts aux satellites.Ils peuvent même remettre en cause la sécurité des astronautes occupant des engins spatiaux habités, comme la station spatiale internationale.Une politique plus fermeIl semblerait qu'une nouvelle étape vienne d'être franchie dans la lutte contre cette pollution spatiale. En effet, une amende a été infligée, pour la première fois, à un organisme ne respectant pas ses obligations en la matière.C'est une entreprise américaine de télécommunications qui fait les frais de cette nouvelle politique de fermeté. Elle vient d'être condamnée, par la commission américaine des communications, à payer une amende de 150.000 dollars, soit environ 143.000 euros.Elle est accusée d'avoir laissé l'épave d'un satellite, lancé en 2002, sur une orbite qui pourrait l'amener à heurter des engins spatiaux. Une telle action est jugée d'autant plus répréhensible que la société s'était engagée, en conformité d'ailleurs à la loi, à placer le satellite en question sur une orbite jugée moins dangereuse.Elle est considérée par les spécialistes comme une sorte d'"orbite cimetière", placée au-dessus de l'orbite commerciale réservée à la circulation des engins spatiaux.Mais cette entreprise y avait renoncé, estimant ne pas avoir des réserves de carburant suffisantes pour mener une telle opération.Cette application plus stricte de la législation américaine en la matière pourrait inciter les entreprises concernées à se montrer plus vigilantes quant au destin de leurs satellites en fin de vie.Ce durcissement des pratiques peut paraître nécessaire au moment où le nombre de lancements se multiplie. À elle seule, par exemple, la société Starlink, d'Elon Musk, gère 5.000 satellites. Reste à savoir si cette politique suffira à réduire l'encombrement du ciel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 20232 min

Depuis quand les professeurs utilisent-ils de l'encre rouge ?

Quand un enseignant rend une copie ou un devoir à un élève, les corrections apparaissent en rouge sur la feuille. Elles sont ainsi plus visibles. Du moins est-ce l'usage général. Et il ne date pas d'hier !On vient en effet de retrouver une tablette d'écriture égyptienne, datant d'un peu moins de 2.000 ans avant notre ère et portant des traces de correction en rouge.Ces tablettes sont en bois ou en ivoire et sont recouvertes d'une substance appelée "gesso", destinée à rendre la surface propre à l'écriture. Sur cette petite planche, conservée dans un musée de New York, un apprenti scribe a écrit à l'aide d'un roseau dont, muni d'un couteau, il a effilé le bout.Après en avoir mâché l'extrémité, on pouvait d'ailleurs tout aussi bien se servir de ce roseau comme d'un pinceau.Les "devoirs" de l'apprenti scribeOn ne retrouve pas les hiéroglyphes traditionnels sur cette tablette. Cette écriture, d'un maniement difficile, n'était guère commode pour des scribes, qui devaient rédiger chaque jour des lettres et des documents administratifs.Aussi les Égyptiens ont-ils mis au point, notamment pour les besoins quotidiens de l'administration, un système moins complexe, l'écriture hiératique. Cette écriture cursive a été inventée environ 3.000 ans avant notre ère.C'est elle qu'on retrouve sur la tablette. Elle convenait parfaitement aux exercices quotidiens auxquels devaient s'astreindre les élèves. En effet, la surface de la planche, enduite de "gesso", comme on l'a vu, pouvait être grattée. On voit d'ailleurs sur cette tablette les traces d'un ancien texte.Et le maître pouvait inscrire sur la tablette des inscriptions en rouge. L'"encre" utilisée était fabriquée à partir de certains pigments. Les inscriptions portées sur cette planche rectifient apparemment des fautes d'orthographe commises par l'élève.L'exercice auquel il s'est soumis se présente sous la forme d'une lettre, écrite par l'apprenti scribe, dont on connaît même le nom, à son frère. En fait, la lettre ne devait pas être remise à son destinataire. Elle était conçue comme une sorte de "brouillon", destiné à entraîner l'élève. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 20231 min

Pourquoi les oiseaux des villes ont-ils des yeux de plus en plus petits ?

Des chercheurs américains ont étudié la taille du corps et des yeux de 500 espèces d'oiseaux vivant en permanence dans divers quartiers de la ville de San Antonio, au Texas, et dans sa périphérie.Ils n'ont pas constaté de différences significatives, quant aux dimensions du corps, entre les oiseaux des villes et ceux des champs. En revanche, ils ont remarqué que les premiers avaient de plus petits yeux que leurs congénères.Ils étaient, en moyenne, 5 % plus petits que ceux des oiseaux vivant en dehors de la ville. Par contre, l'étude de deux espèces d'oiseaux migrateurs, qui ne vivent pas toute l'année en ville, n'a pas permis de repérer une telle diminution de la taille des yeux.Une adaptation à l'éclairage urbainD'après les scientifiques, les humains seraient responsables du phénomène. En effet, la réduction de la taille des yeux de ces oiseaux serait une réponse évolutive à un éclairage urbain toujours plus envahissant. D'ailleurs ce changement morphologique ne serait constaté que chez les oiseaux fréquentant les quartiers les plus éclairés des villes.Ces petits yeux empêcheraient les oiseaux d'être aveuglés par ces lumières trop vives. Sans cette adaptation, ils auraient le plus grand mal à trouver le sommeil et ne manqueraient pas de dépérir.Cette modification graduelle de la taille de leurs yeux permettrait donc aux oiseaux de mieux s'accommoder de l'environnement urbain. Ce qui contribuerait à leur conservation, dans un contexte où beaucoup d'oiseaux disparaissent.En effet, depuis 1970, près de 30 % des oiseaux présents aux États-Unis et au Canada ont été perdus. Ce qui représente environ trois milliards de volatiles.Si, en revanche, les yeux des oiseaux migrateurs ne subissent pas de changement particulier, c'est que, dans les zones rurales où ils passent une petite partie de l'année, ils ne sont pas confrontés à un éclairage aussi intense.Les oiseaux n'ont d'ailleurs pas seulement à subir les lumières, mais aussi les bruits de la ville. D'autres études révèlent en effet qu'ils peuvent avoir un impact non négligeable sur la nature et la fréquence de leur chant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 20231 min

Quel est l'âge des punaises de lit ?

Plus de 10 % des foyers français auraient été infestés par les punaises de lit entre 2017 et 2022. Le phénomène tend à devenir un véritable enjeu de santé publique. Et il n'est sûrement pas près d'être réglé.En effet, ces minuscules insectes en ont vu d'autres ! De fait, ils sont encore plus vieux qu'on ne le croyait, surmontant ainsi bien des épreuves au cours du temps. Des recherches récentes montrent qu'ils sont apparus sur Terre voilà au moins 115 millions d'années.Cette découverte est l'aboutissement de longues et difficiles recherches, durant lesquelles les scientifiques ont réussi à étudier l'ADN de 34 espèces différentes de punaises de lit.Elles auraient donc cohabité avec les dinosaures. Et elles auraient survécu au cataclysme qui a provoqué leurs extinction.Un premier hôte inconnuLes scientifiques pensaient jusque ici que les chauves-souris avaient pu être les premiers hôtes des punaises de lit. Or, des chercheurs ont trouvé un spécimen fossilisé de cet insecte beaucoup plus vieux, de 30 ou même 50 millions d'années, que les plus anciens restes de chauves-souris connus.En fait, les punaises de lit, présentes depuis 115 millions d'années, comme on l'a dit, seraient deux fois plus âgées que les chauves-souris, dont les plus anciens spécimens ont près de 65 millions d'années.Dans l'état actuel des recherches, on ne sait pas quel animal a abrité, pour la première fois, ces insectes aux piqûres irritantes. Ce qui est sûr, c'est qu'ils se sont attaqués très tôt à nos ancêtres.On croyait jusque ici que les deux espèces suçant le sang de l'homme s'étaient différenciées une fois leurs proies humaines repérées. En fait, il semble qu'elles se soient séparées beaucoup plus tôt, voilà environ 47 millions d'années.Chacune de ces espèces a alors privilégié soit l'Homo erectus soit l'Home sapiens. Depuis lors, au moins une autre espèce de punaise de lit s'est attaquée à l'homme. En effet, les scientifiques ont calculé qu'une nouvelle espèce de cet insecte s'en prendrait à nous tous les 500.000 ans environ. Un rythme qui pourrait d'ailleurs s'accélérer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 20231 min

Pourquoi certaines personnes sont incapables de produire une image mentale ?

Certaines personnes sont incapables de créer des images mentales. Elles souffrent d'un trouble neurologique rare, l'"aphantasie", un mot tiré du grec "phantasia", qui signifie apparence ou imagination. Il s'agirait donc d'un défaut d'imagination.De fait, ces patients ne peuvent produire, en pensée, des images des situations qu'ils ont vécues, d'un objet ou encore d'un paysage. Il ne leur est pas non plus possible de se représenter le visage de leurs proches.Des difficultés qui les empêchent de se souvenir avec précision de certains épisodes de leur passé. Ils ont d'ailleurs tout autant de mal à se représenter, au moyen d'images mentales, des événements futurs.Mais cette incapacité ne concerne pas seulement les images et donc la vision. Elle s'étend aussi aux sons. Ainsi, les personnes concernées ne sont pas en mesure d'"entendre" une mélodie dans leur tête.Elles mettent aussi plus de temps à assimiler des informations visuelles. Mais elles finissent tout de même par y parvenir. Ce trouble est peu fréquent puisqu'il ne toucherait que 2 à 5 % de la population.Il peut être provoqué par une intervention chirurgicale mais, le plus souvent, il est présent dès la naissance.Un trouble encore mal connuL'aphantasie a été découverte dès la fin du XIXe siècle, mais, jusqu'à une étude récente, publiée en 2015, elle a peu retenu l'attention des scientifiques. Aussi connaît-on mal les mécanismes de ce trouble.L'une des raisons de cette relative méconnaissance vient sans doute des patients eux-mêmes. En effet, beaucoup d'entre eux ne se rendent même pas compte qu'ils sont atteints d'aphantasie.Avec le temps, ils ont développé des mécanismes de substitution, un peu similaires à ceux mis en place par les aveugles de naissance. Ces personnes voient donc le monde d'une autre manière, mais sans toujours le savoir.Même si elle est mal connue, l'aphantasie est très probablement liée à un mauvais fonctionnement du cerveau. À cet égard, certains scientifiques pensent que les patients concernés auraient du mal à activer leur cortex visuel, dont le rôle est précisément de traiter les informations visuelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 19, 20231 min

Pourquoi la Lune tremble-t-elle tous les matins ?

Les tremblements de terre ne sont pas l'apanage de notre planète. Ils se produisent aussi sur notre satellite. Il serait donc plus exact de les appeler des "tremblements de lune". Ces séismes sont même très fréquents, puisqu'on les enregistre chaque jour, matin et soir.Les chercheurs pensaient qu'ils étaient dus aux très importantes variations de températures qui affectent la Lune. En effet, la température, sur la Lune, peut passer de +120°C, durant la journée, à -248°C pendant la nuit!De tels changements provoquent une succession de dilatations et de contractions qui expliquent en effet certaines secousses. Mais pas toutes.Des séismes d'origine humaineDe fait, les scientifiques ont remarqué que les tremblements de terre (ou de lune) du matin n'avaient pas la même signature sismique que ceux se produisant le soir. Ils devaient donc avoir une autre origine. Ils ont fini par s'apercevoir que les secousses enregistrées sur la Lune le matin seraient le fait, non de la nature, mais de l'homme.Au cours de leurs différents voyages sur la Lune, les astronautes y ont abandonné du matériel. Ainsi, en 1972, à la fin de la mission Apollo 17, la dernière à avoir transporté des hommes sur la Lune, on a laissé l'atterrisseur lunaire et des sismographes à la surface de notre satellite.Le responsable de ces secousses serait l'atterrisseur lunaire. Quand, après une nuit plus que glaciale, le Soleil réchauffe l'engin, les matériaux métalliques qui le composent se dilatent, ce qui entraîne l'émission de légères vibrations dans le sol. Elles sont alors enregistrées par les sismographes se trouvant près de l'engin. Leur intensité est d'ailleurs si faible qu'un astronaute marchant sur la Lune ne les sentirait pas.Cette découverte n'est pas aussi anecdotique qu'elle peut paraître au premier abord. En effet, elle permet de mieux comprendre la nature et les effets de ces tremblements de lune.En étudiant la manière dont les ondes sismiques se propagent, en fonction des matériaux concernés, les scientifiques pourront également en apprendre davantage sur la composition du sous-sol de la Lune mais aussi de la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 18, 20231 min

Qu'est-ce qu'un « dogxim » ?

En 2021, on amène à des vétérinaires brésiliens un animal qui les surprend ; il vient de provoquer un accident de la circulation. En effet, ils n'en avaient jamais vu de semblable.Avec sa fourrure à la fois épaisse et dure, son long museau et ses grandes oreilles pointues, il, ou plutôt elle, car il s'agit d'une femelle, tient à la fois du chien et du renard. Même si, à première vue, il ressemble davantage au premier de ces animaux.Son comportement est aussi un compromis entre l'attitude de ces deux animaux : plus craintif que celui du chien domestique et cependant moins farouche que celui du renard.Décidément intrigués par ce curieux animal, les scientifiques décident de procéder à une analyse génétique. Ses résultats sont clairs : cet animal étonnant est bien né d'une renarde de la pampa et d'un chien domestique. Ils le baptisent "dogxim", un nom tiré autant de l'anglais que du portugais.Un cas d'hybridation unique en son genreOr, cet animal est, pour l'instant du moins, unique en son genre. Les zoologues avaient déjà observé le résultat du croisement entre un chien et un loup ou entre le même chien et un dingo.Mais ce "dogxim" est le premier cas connu d'hybridation entre un chien domestique et un renard de la pampa. Autrement dit entre un chien domestique et un canidé sauvage.La découverte est d'importance, car elle prouve qu'un accouplement entre deux espèces de genres distincts peut être fécond. Les scientifiques avaient espéré en apprendre davantage sur cet animal énigmatique, notamment sur ses habitudes et son mode de reproduction.Et ce d'autant plus que l'animal, d'abord effarouché par l'homme, commençait à s'apprivoiser. On avait pu l'approcher et même s'enhardir à le caresser, sans que l'animal proteste. Mais les zoologues ne pourront pas le connaître davantage, car il vient de mourir, malgré tous les soins qu'on a pu lui donner. La raison de ce décès subit reste inconnue.Les scientifiques se demandent désormais si, au cours de leurs expéditions dans la nature, ils pourront trouver d'autres spécimens de "dogxims". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 17, 20231 min

La fonte du permafrost est-elle un vrai danger pour la planète ?

Le réchauffement climatique n'en finit pas de faire sentir ses effets délétères sur notre planète. Les scientifiques viennent en effet de lui découvrir un autre méfait : il provoquerait un dégel plus rapide que prévu du permafrost, appelé aussi "pergélisol".Présent notamment dans les régions arctiques, en Alaska et en Sibérie, le permafrost désigne un sol dont la température se maintient au-dessous de 0°C durant plus de deux années consécutives.Des recherches menées notamment dans le grand Nord suédois et dans les îles arctiques du Canada semblent bien montrer que le permafrost fond à un rythme plus soutenu que prévu. Des étés de plus en plus chauds ont contribué à précipiter un phénomène que certains experts ne prévoyaient que pour la fin du siècle !De graves conséquences pour la planèteLes conséquences de cette fonte accélérée du permafrost sont à prendre au sérieux. Et ce d'autant plus que ce sous-sol gelé s'étend sur une très vaste superficie. Il recouvre en effet près du quart de l'hémisphère Nord et on le retrouve sur 80 % de la surface de l'Alaska.Or, ce dégel prématuré du permafrost, serait, d'après les scientifiques, une véritable "bombe à retardement". En effet, ce sol gelé emprisonne de grandes quantités de gaz à effet de serre, du carbone mais aussi du méthane, à l'action encore plus puissante.Le pergélisol renfermerait ainsi quelque 1.700 milliards de tonnes de carbone. En se dégelant, la terre libère ces gaz, qui accentueront, de manière très marquée, le réchauffement climatique.Mais ce dégel du permafrost a encore d'autres effets néfastes. Il ne laisse pas s'enfuir seulement des gaz, mais aussi des virus millénaires. D'après les scientifiques, certains de ces virus, rendus à la vie, pourraient encore présenter des dangers pour la faune et la flore, réduisant ainsi la biodiversité, mais aussi pour l'homme.Ce phénomène accentue également l'érosion des côtes, qui reculent désormais de près de quatre mètres par an. Enfin, libérée par le dégel du permafrost, l'eau salée circule plus facilement et altère les points d'eau douce. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 16, 20231 min

Pourquoi le navire “Pyxis Ocean” est-il unique ?

Le "Pyxis ocean" est un cargo qui, à première vue, ressemble à beaucoup d'autres. Long de 229 mètres et large de 32, il peut transporter jusqu'à 81.000 tonnes de marchandises.Sa singularité est dans son mode de propulsion. En effet, c'est le vent qui fait en partie avancer ce navire. Ce qui ne veut pas dire qu'on en revient à la marine à voile. Le "Pyxis ocean" est équipé, non pas de voiles, mais plutôt, de grandes "ailes".En fait, ce sont de véritables éoliennes, appelées "windwings", fabriquées dans le même matériau que les éoliennes. Si le cargo n'était poussé que par ces grandes voiles rigides de 37,50 mètres de hauteur, il irait déjà à une vitesse de 10 km/h. Avec l'apport du moteur, il atteint les 24 km/h. Le "Pyxis ocean" est le premier bateau "éolien".Une réduction de l'empreinte carbonePour son premier voyage, le cargo, parti de Singapour le 21 août dernier, devrait atteindre sa destination, un port du Brésil, dans six semaines. La mise en circulation de ce nouveau type de navires marchands vise à réduire l'empreinte carbone du transport maritime.Ce secteur est en effet responsable de près de 3 % de l'émission de gaz à effet de serre. Elle devrait être sensiblement réduite si les bateaux "éoliens" se généralisent.En effet, les spécialistes estiment que la propulsion éolienne devrait permettre au "Pyxix ocean" de réduire de près d'un tiers sa consommation de carburant. Une excellente manière de diminuer son empreinte carbone.Si tout se passe comme prévu, ce prototype devrait être suivi par de nombreux navires similaires. En effet, d'ici 2025, environ la moitié des nouveaux navires devraient être équipés de ce nouveau mode de propulsion. Une prévision qui peut paraître un peu ambitieuse dans un secteur qui peine à réduire son empreinte carbone.En attendant, ces voiles d'un nouveau genre devraient être améliorées, de manière à leur donner encore plus de prise au vent. On peut espérer que, dans un avenir proche, elles équiperont une partie de la flotte commerciale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 15, 20231 min

Quelle chaleur maximale le corps peut-il supporter?

Les canicules, de plus en plus fréquentes, ne sont pas la conséquence la moins dangereuse du réchauffement climatique qu'endurent les habitants de la planète. Le problème des chaleurs extrêmes, et de leurs effets sur l'organisme, se pose donc plus que jamais.C'est pourquoi les scientifiques cherchent à mesurer la résistance du corps humain à des températures très élevées. C'est le but que s'est assigné une mission scientifique qui, partie en décembre 2022, a affronté la touffeur du climat guyanais avant de subir les chaleurs extrêmes des déserts de la péninsule arabique.Une question d'humiditéMême si la thermomètre peut afficher, dans ces régions, jusqu'à 50°C, les membres de l'expédition auront sans doute moins de mal à l'endurer que les températures, en apparence plus modérées, qui règnent dans la forêt guyanaise.C'est que tout est une question d'humidité. En effet, pour réguler la température du corps, qui ne doit pas dépasser un certain seuil, et pour évacuer la chaleur, la transpiration joue un rôle essentiel.Or, cette sudation se fait beaucoup moins facilement quand l'air est très humide. En effet, la sueur, qui évacue la chaleur de notre corps, aura plus de mal à s'évaporer dans un environnement humide.Aussi les spécialistes fixent-ils à 35°C de température humide le seuil au-dessus duquel le corps se refroidit difficilement. À partir de cette température, qui correspond à un taux d'humidité de 100 %, les fonctions corporelles commencent à s'altérer.Malgré les apparences, il s'agit bien d'une température extrême. Rappelons, à titre de comparaison, que les canicules de 2003, aux conséquences si funestes, correspondaient à une température humide d'environ 28°C. Mais on a relevé, au printemps 2022, une température humide de plus de 33°C au Pakistan.À l'inverse, le corps humain peut supporter, durant un certain temps, une température aussi élevée que 60°C, à condition que l'air soit très sec.Bien entendu, il ne s'agit là que de moyennes. En fonction de son âge et de son état de santé, chaque personne a une tolérance plus ou moins grande à la chaleur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 12, 20231 min

Pourquoi dit-on que les trous noirs « rotent » ?

Les trous noirs sont parmi les objets les plus intrigants de l'univers. On le sait, leur champ gravitationnel est tel que rien ne peut s'en échapper, pas même la lumière. D'où leur nom.Mais ils ont à l'origine d'un autre phénomène tout aussi curieux. Quand une étoile s'approche trop près d'un trou noir supermassif, elle est déformée puis déchirée, avant d'être littéralement "avalée" par lui.L'étoile subit alors ce que les astronomes appellent les "forces de marée". Ces forces, qui se produisent au sein du trou noir, sont dues à la différence d'attraction gravitationnelle qui s'y manifeste.Cette mise en pièces de l'étoile, suivie de son absorption, est plus précisément liée à ce que les spécialistes nomment une "perturbation par effet de marée", qui se traduit par l'acronyme TDE en anglais.Un rayonnement tardifCe phénomène se signale par l'émission d'un jet de rayonnement cosmique. Un puissant flash lumineux qu'il est possible de détecter.Or, les astronomes ont fait une curieuse découverte. En principe, le flux de rayonnement émis par le trou noir, quand se produit un TDE, cesse rapidement. Mais ce n'est pas le cas de tous les TDE.En effet, sur 40 % des 24 TDE observés par les chercheurs, un autre rayonnement, plus tardif, a été remarqué. Mais il s'agit cette fois d'ondes radio. Ce retard dans l'expulsion du matériau stellaire, comme si le trou noir avait du mal à le digérer, a fait comparer cette sortie tardive à un "rot".On peut donc dire, de ce fait, que les trous noirs "rotent". Et l'émission de ces ondes radio se produit parfois très longtemps après l'absorption de l'étoile. Dans le cas de l'un des TDE observés, on a pu constater que le flux d'ondes radio se manifestait 180 jours après l'événement, puis s'apaisait au bout de 550 jours, avant de reprendre de plus belle vers le 1.400e jour.L'origine de ce phénomène provient peut-être de l'emplacement du disque d'accrétion qui, en cas de TDE, se forme autour du trou noir et qui est composé de matière stellaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 11, 20231 min

Quel est le contraire de la sensation de « dèjà vu » ?

Peut-être avez-vous déjà expérimenté ce que l'on appelle d'ordinaire la sensation de "déjà-vu". Confronté à une situation que vous n'avez jamais vécue, ou un lieu que vous n'avez jamais visité, vous avez pourtant l'impression que vous les connaissez l'un et l'autre.Comme si vous étiez déjà passé dans cet endroit où, pourtant, vous êtes sûr de n'être jamais venu. Ce qui ne veut pas dire que vous éprouvez la réminiscence d'un événement déjà vécu dans une vie antérieure.C'est du moins ce que prétendent les scientifiques, qui y voient plutôt une particularité du fonctionnement du cerveau....Mais aussi de "jamais-vu"Il existe une sensation contraire au déjà-vu, le "jamais-vu". C'est un phénomène tout aussi curieux, mais moins fréquent.Il se produit quand vous êtes confronté à un quelque chose de très familier, et même de quotidien, et que, pourtant, vous ne reconnaissez pas. Il peut s'agir du visage d'un de vos proches, qui vous apparaît, tout à coup, comme celui d'un étranger.Les conducteurs éprouvent parfois cette étrange impression. À un moment donné, les voilà incapables de passer une vitesse ou de déclencher les essuie-glaces, comme s'ils n'avaient jamais appris à le faire.Au milieu d'un morceau qu'il a joué des centaines de fois, un musicien peut avoir du mal à déchiffrer un passage. Comme s'il n'avait jamais vu la partition.Les scientifiques ont voulu mieux comprendre ce phénomène. Aussi ont-ils demandé à un groupe formé de 92 personnes de recopier plusieurs fois des mots assez simples. Ils avaient le droit de s'arrêter.Et, de fait, 70 % de ces volontaires ont cessé d'écrire parce qu'ils éprouvaient une curieuse sensation, proche de celle du jamais-vu. Ils ont déclaré avoir eu le sentiment de perdre le contrôle de leur main.Pour les scientifiques, l'explication réside sûrement dans le caractère répétitif d'un geste ou dans la trop grande familiarité d'une sensation. C'est un peu comme si le cerveau, confronté à l'aspect trop mécanique d'un geste, voulait ramener le sujet à la réalité. Ce serait en quelque sorte comme une reprise de contrôle de sa part. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 10, 20231 min

Y a-t-il de la vie sur Europe ?

Les astronomes sont toujours à la recherche de la vie dans l'univers et, pour commencer, dans notre système solaire. Mars paraît un candidat sérieux, mais c'est aussi le cas d'Europe, un des satellites de Jupiter que, de ce fait, on appelle aussi une "lune".Grâce au puissant télescope James Webb, les scientifiques ont détecté, à la surface d'Europe, la présence de dioxyde de carbone. Il s'agit là d'un des éléments nécessaires à l'apparition de la vie, du moins telle que nous la connaissons sur Terre.Les chercheurs se sont demandé si ce dioxyde de carbone ne pouvait pas provenir d'une météorite. Après avoir examiné cette hypothèse, finalement rejetée, ils ont conclu de leurs observations que la source de ce CO2 venait bien du satellite lui-même.Un océan souterrainPour les astronomes, en effet, ce dioxyde de carbone s'échapperait d'un océan souterrain. De fait, il s'étendrait sous l'épaisse couche de glace qui constitue la surface du satellite, à plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur. Et les scientifiques ajoutent qu'il s'agit d'eau chaude et salée.Cet océan serait très vaste, puisqu'il se situe, d'après les astronomes, dans une région large de pas moins de 1.800 kilomètres. Il s'agit d'une zone au relief très tourmenté, dont les fissures et les crêtes pourraient avoir été provoquées, du moins en partie, par la remontée des eaux chaudes de l'océan souterrain.En remontant, l'océan aurait laissé du sel à la surface, donnant à la région une coloration jaune inhabituelle.De la vie aurait-elle pu se développer dans l'océan souterrain d'Europe ? Pour l'instant, nul ne sait s'il contient tous les éléments nécessaires à son apparition. Pour en apprendre davantage, les scientifiques devront être patients.Le temps qu'arrivent sur place les deux sondes envoyées sur Jupiter. L'une, lancée par l'Agence spatiale européenne, est partie en avril dernier, l'autre, qui dépend du programme de la NASA, doit prendre son envol en 2024.Il leur faudra huit ans pour arriver à destination. D'ici là, il est vrai, le télescope James Webb aura peut-être livré d'autres informations précieuses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 9, 20231 min

Le télétravail aide-t-il à lutter contre le réchauffement climatique ?

La récente pandémie de Covid a contribué à un changement des modes de travail. Ainsi, la part du télétravail n'a cessé de progresser, notamment dans les pays anglo-saxons. Les salariés concernés travaillent à distance toute la semaine ou seulement quelques jours.Dans ce dernier cas, on parle d'une organisation du travail "hybride". Qu'il travaille à domicile de manière permanente ou seulement de temps à autre, l'adapte du télétravail fait du bien à la planète. Il participerait en effet, à sa manière, à la lutte contre le réchauffement climatique.C'est en tous cas la conclusion d'une récente étude. Elle révèle que les activités des salariés recourant à plein temps au télétravail émettent 54 % de gaz à effet de serre en moins que celles d'une personne se rendant chaque jour sur son lieu de travail.Et cette diminution serait de 29 % pour les salariés s'adonnant au télétravail quelques jours par semaine. Cet affaiblissement significatif de l'empreinte carbone est lié en grande parie à la réduction des trajets professionnels.Un bilan à relativiserMais les auteurs de l'étude relativisent toutefois ces résultats encourageants. En effet, le bilan ne serait pas aussi positif qu'il peut paraître au premier abord.En effet, les salariés choisissant la forme hybride du télétravail profitent parfois de cette nouvelle organisation, qui leur donne davantage de temps libre, pour s'installer plus loin de leur lieu de travail. Ils élisent alors domicile dans des villages où la vie leur semble plus agréable.Mais s'ils se rendent moins souvent à leur bureau, le trajet qui les en sépare est plus long. En termes d'émission de gaz à effet de serre, l'économie est alors négligeable. D'autant que ces salariés ont tendance à se déplacer plus souvent, pour des raisons personnelles.Par ailleurs, les appareils utilisés par ces travailleurs à domicile ne sont pas toujours équipés de dispositifs réduisant leur consommation d'énergie. On a ainsi calculé qu'une imprimante à usage domestique est plus énergivore que les appareils utilisés dans les entreprises.Par conséquent, il n'est pas certain que le bilan écologique du télétravail doit être nuancé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 8, 20231 min

Pourquoi les hommes ont-ils des tétons ?

L'utilité de certains de nos organes ne saute pas aux yeux. Ainsi, les médecins s'accordent à dire que l'appendice ne sert à rien, du moins pour les adultes. Aussi peut-on le leur retirer sans dommages.Il en va de même des tétons chez les hommes. On ne voit pas très bien ce qu'ils peuvent en faire. Dans la mesure où ils n'allaitent pas, ils pourraient tout aussi bien s'en passer.Mais ce n'est pas tout à fait vrai. De fait, la lactation, chez l'homme, n'est pas impossible. On rapporte le cas de pygmées d'Afrique centrale qui, à force de s'occuper de leurs nourrissons, ont réussi à les allaiter. Ce qui prouve que les hommes en sont capables.Et dans le règne animal, on trouve des mâles, chez certaines espèces de chauves-souris notamment, qui possèdent des mamelles donnant du lait. Même si du lait n'en coule pas, la succion d'un téton peut calmer momentanément un bébé assoiffé.Une affaire de chromosomesCeci étant, les hommes donnant le sein à leurs enfants ne courent pas les rues. Alors pourquoi la nature les a-t-elle dotés de ces tétons qui ne leur servent à rien ?C'est la génétique qui nous donne la réponse. On sait que le chromosome X est possédé par les hommes comme par les femmes, mais qu'il est contenu dans deux paires différentes, XX pour les femmes et XY pour les hommes.Jusqu'à six ou huit semaines, c'est le chromosome X qui pilote le développement du fœtus. On sait qu'il est à l'origine de la formation des organes sexuels féminins et de la libération d'hormones femelles comme les œstrogènes.Sous l'impulsion de ce chromosome, les seins commencent donc à se former. Mais, chez les garçons, le processus est arrêté par le chromosome Y, qui devient actif au bout de six à huit semaines.Ce chromosome reprend donc ses droits et met fin à ce début de féminisation de l'embryon. Mais les tétons étant déjà formés, il ne peut les supprimer. Ils sont donc le vestige de cette première phase du développement du fœtus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 5, 20231 min

A quelle vitesse une balle d'arme à feu se déplace-t-elle ?

Si vous vous intéressez aux armes à feu, vous vous êtes peut-être déjà demandé à quelle vitesse se déplaçaient les balles tirées.Cette vitesse dépend de nombreux éléments. À commencer par les caractéristiques de l'arme et des munitions utilisées. C'est ce que les spécialistes appellent la balistique interne.C'est ainsi que, pour mesurer la vitesse du projectile, il faut prendre en compte la puissance du propulseur, qui expulse la balle de l'arme. La longueur et la forme du canon du revolver ou du fusil comptent aussi, de même que les frottements qui peuvent s'y exercer.Mais il ne faut pas négliger non plus, bien au contraire, le poids de la balle placée dans le fusil. Il dépend en grande partie de sa masse. Si le projectile est conçu avec des matériaux lourds, il ira plus loin et plus vite. Et sa force de pénétration en sera accrue d'autant.Le rôle du vent et de la gravitéMais pour apprécier la vitesse d'une balle, il faut aussi tenir compte de la balistique externe. Cette partie de la balistique étudie la trajectoire du projectile, entre le moment où celui-ci est projeté hors de l'arme et celui où il atteint sa cible.Or, cette trajectoire peut être déviée, ce qui modifie la vitesse de la balle. Celle-ci peut être ralentie par la force de la gravité, qui attire le projectile vers le bas. Le vent peut aussi modifier le trajet de la balle.En tenant compte de ces paramètres, les experts en balistique, qui utilisent des logiciels spécifiques, parviennent à reconstituer la trajectoire d'une balle et donc à en évaluer la vitesse.Compte tenu de tous ces éléments, les spécialistes estiment que la vitesse d'une balle de pistolet est comprise entre 250 et 500 m/s. De son côté, une balle de fusil, généralement plus rapide, peut atteindre, en moyenne, une vitesse comprise entre 600 et 1.300 m/s.Bien entendu, cette vitesse dépend, pour une bonne part, du modèle et du calibre de l'arme utilisée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 4, 20231 min