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Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir SCIENCES

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Les éléphants se donnent-ils des noms entre eux ?

Il est des animaux qui sont dotés de plus de capacités que d'autres. Certains, comme le perroquet ou le dauphin, sont ainsi capables de s'interpeller, en se donnant des "noms". Ou plutôt, ils parviennent à imiter le cri d'un congénère, ce qui leur permet de s'adresser à lui de manière individualisée.Mais les éléphants, qui sont, comme on sait, des animaux évolués, vont plus loin. Un pachyderme sait ainsi donner à chacun de ses compagnons un nom précis, formé de sons bien particuliers. Ils sont faits de sonorités aiguës, mais aussi de grondements, sons à basse fréquence que l'oreille humaine ne peut pas toujours percevoir.Une équipe de zoologues a mené une étude au Kenya, pour tenter de recenser ces sons. Ils en ont compté plus de 600 au total. Grâce au concours de l'intelligence artificielle, ils ont pu distinguer les sons composant le nom d'un congénère de ceux par lesquels s'accueillent ces animaux.Les éléphants d'un troupeau, toujours en quête de nourriture, se séparent souvent. Ils peuvent ainsi s'appeler les uns les autres, afin de se regrouper à un endroit donné. Même les animaux éloignés entendront leur nom, car ces sons portent très loin.Une telle capacité, de la part des éléphants, les place un peu à part dans le monde animal. Elle leur permet en effet d'établir une relation entre des sons précis et un individu.Ils montrent aussi leur aptitude à relier ces sonorités avec une idée, celle de pouvoir donner une individualité, et donc une personnalité propre, à chaque membre du groupe. Autrement dit, ces pachydermes seraient en mesure de concevoir des pensées abstraites. Ce qui les rapprocherait de l'homme.Pour les scientifiques, il n'est pas exclu que les éléphants utilisent la même "méthode" pour nommer des aliments ou des lieux. Leurs similitudes avec l'espèce humaine n'en seraient que plus grandes.Grâce aux techniques modernes, les scientifiques apprendront sans doute à pénétrer toutes les subtilités de ce langage animal. Dès lors, pourquoi ne pas penser que, quelque jour, ils pourront s'en servir pour communiquer avec les éléphants ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 11, 20242 min

Pourquoi les satellites de Starlink menaceraient-ils la couche d’ozone ?

De plus en plus de satellites sont envoyés dans l'espace. Certains forment des constellations, qui ont une mission précise à remplir. C'est le cas de Starlink, une constellation de satellites appartenant à Elon Musk et destinée à améliorer la connectivité Internet.Or ces satellites ne fonctionnent que quelques années. Quand ils arrivent en fin de vie, ils quittent leur orbite et finissent par brûler dans l'atmosphère terrestre.C'est là que les choses se gâtent. En se consumant, ces satellites libèrent du dioxyde d'aluminium, ou alumine. Ainsi, un satellite de 250 kg diffuse, en brûlant dans l'atmosphère, environ 30 kg d'oxyde d'aluminium.Or, cette substance est potentiellement dangereuse. En effet, elle tend à détruire la couche d'ozone, qui protège la Terre du rayonnement ultraviolet.D'après les scientifiques, une telle menace doit être prise très au sérieux. En effet, les satellites en orbite au-dessus de la Terre sont très nombreux. À elle seule, la constellation Starlink comprendra bientôt 12 000 satellites supplémentaires.En brûlant dans l'atmosphère terrestre, ces satellites émettront 2 tonnes d'alumine. Si tout se passe comme prévu, Starlink sera composée, dans un avenir assez proche, de 45 000 satellites. De quoi amplifier un danger déjà bien présent. De fait, les rejets d'oxyde d'aluminium ont été multipliés par 8 entre 2016 et 2022.Si l'on en croit les spécialistes, les constellations de satellites en fin de vie, dont Starlink fait partie, finiront par libérer plus de 350 tonnes d'alumine dans l'atmosphère. Soit une augmentation de près de 650 %, par rapport au taux habituel d'oxyde d'aluminium !Dans ces conditions, on comprend que les scientifiques aient tiré la sonnette d'alarme. D'autant que les satellites ne sont pas les seuls en cause dans cette possible érosion de la couche d'ozone.Celle-ci est également menacée par les fusées devant mettre ces satellites en orbite. En effet, elles produisent des émissions nocives pour la couche d'ozone. On a calculé que le lancement de 1 000 fusées par an pourrait réduire son épaisseur de 5 à 6 %. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 10, 20242 min

Pourquoi le tracé du Gange a-t-il changé il y a 2500 ans ?

On sait le rôle que joue le Gange dans l'irrigation des régions alentour. Pour les Indiens, c'est aussi un fleuve sacré. C'est dire à quel point il s'intègre à leur horizon mental.Aussi cette voie d'eau leur paraît-elle immuable. Et pourtant, ce n'est pas le cas. Certes, le lit du Gange et l'immense delta auquel aboutit le fleuve n'ont pas changé de place depuis des siècles.Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Les géographes signalent au moins, dans le passé, un événement dont les effets ont déplacé le cours de ce grand fleuve du nord de l'Inde.Cet événement, c'est un puissant séisme, qui se serait produit voilà 2 500 ans. Il aurait fait sortir le Gange de son lit, le fleuve se répandant alors dans une autre région.Un tel phénomène n'est pas inconnu des scientifiques. Cette modification brutale du cours d'un fleuve porte même le nom d'"avulsion". Mais c'est la première fois qu'on en trouve des traces à propos d'un fleuve aussi long que le Gange.Les géologues néerlandais à l'origine de cette découverte s'intéressaient, au départ, au tracé d'une rivière disparue, située sur l'actuel territoire du Bangladesh. Puis ils se sont aperçus que ce cours d'eau était en fait l'ancien lit du Gange.Les scientifiques y ont retrouvé des structures dont la formation est associée à la survenue d'un tremblement de terre. Elles leur ont permis, en même temps, de dater le séisme.Si ce phénomène a eu lieu par le passé, pourquoi ne pourrait-il pas se reproduire dans l'avenir ? Dans des régions aussi densément peuplées que le nord de l'Inde, il pourrait avoir de graves conséquences.On connaît d'ailleurs au moins un cas d'avulsion meurtrière, qui s'est produit en Inde en 2008. En effet, la sortie de son lit d'un affluent du Gange, due, cette fois, aux pluies de mousson, a provoqué la mort de plus de 500 personnes et entraîné le déplacement d'un million de riverains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 9, 20241 min

Pourquoi 800 étoiles ont-elles disparu du ciel ?

Depuis les années 1950, plus de 800 étoiles ont disparu. Ce n'est pas cette disparition en elle-même qui étonne les astronomes. Ils savent que ces astres ne sont pas éternels.Ce qui les intrigue, c'est que ces étoiles se soient évaporées sans laisser de traces. D'habitude, ce n'est pas le cas. Quand certaines étoiles arrivent en fin de vie, elles s'écroulent sous l'effet de leur propre gravité. Ce phénomène, qu'on appelle une "supernova", se traduit par une formidable explosion.D'autres étoiles se réduisent jusqu'à former des naines blanches. De grandes quantités de gaz sont alors éjectées. Dans les deux cas, ces événements laissent un sillage très visible dans l'espace.Les centaines d'étoiles dont nous parlons n'entrent pas dans ces catégories. Elles se sont effacées sans laisser le moindre écho.Pour comprendre cette énigme, les astronomes du monde entier ont décidé d'unir leurs efforts. Ils ont même mis le public à contribution. Leur premier objectif est de recenser ces étoiles disparues. L'une des hypothèses avancées, pour expliquer cet engloutissement astral, est celle des trous noirs.Ces étoiles seraient tellement massives qu'en s'effondrant sur elles-mêmes, elles auraient créé un trou noir. On sait que ce dernier peut absorber toute la matière environnante, dont celle constituant l'étoile. Pour les scientifiques, cependant, cette éventualité est très peu probable. En effet, de tels événements sont très rares.Il se peut aussi que les astres en question ne soient pas vraiment des étoiles, mais fassent partie de ce que les astronomes appellent des "événements astronomiques transitoires". Comme leur nom l'indique, ils ne durent pas longtemps et disparaissent sans laisser les traces associées à la disparition des étoiles.Certains scientifiques penchent pour une explication moins naturelle. C'est le cas des astronomes participant au programme SETI, qui recherche des traces de civilisations extraterrestres dans l'univers.Ils estiment en effet que le curieux comportement de ces étoiles pourrait s'expliquer par l'intervention d'êtres intelligents. De fait, ils seraient en mesure de modifier la brillance et le cycle de vie de ces astres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 8, 20242 min

Pourquoi les sons ne vont pas tous à la même vitesse sur Mars ?

Sur Terre, la vitesse du son peut varier en fonction de certains éléments, comme l'altitude, la température ou encore la composition de l'atmosphère. Dans certains endroits, la concentration de dioxyde de carbone et des températures moins élevées modifient cette vitesse de propagation du son.De même, le son ne se diffuse pas à la même vitesse sous l'eau et sur une montagne. Ces différences, dans la vitesse du son, se retrouvent sur d'autres planètes du système solaire, comme Mars.La vitesse à laquelle le son circule sur la planète rouge a pu être étudiée grâce aux observations faites par le rover "Perseverance". Depuis février 2021, ce robot, équipé de micros spécifiques, a pu communiquer aux scientifiques des résultats très instructifs.Ils ont permis de confirmer que, sur Mars, le son progresse moins vite sur la planète rouge. En effet, il se diffuse à la vitesse moyenne de 240 mètres par seconde, contre environ 340 mètres par seconde sur Terre.Cette vitesse plus modérée s'explique en partie par la nature de l'atmosphère martienne. En effet, elle est beaucoup moins dense que sur Terre. De fait, la pression est 170 fois plus faible sur Mars que sur notre planète. Or, plus le milieu est épais, plus le son s'y propage rapidement.C'est pourquoi le son circule plus vite sur Terre, où l'atmosphère est plus dense que sur Mars. La composition de l'atmosphère joue aussi un rôle, celle de Mars comprenant beaucoup plus de dioxyde de carbone, qui influe sur le comportement du son.Mais cette vitesse du son, sur Mars, répond encore à d'autres particularités. Grâce aux données transmises par le rover, les scientifiques se sont aperçus que, du fait d'une pression très basse, les sons ne se diffusaient pas à une vitesse uniforme sur la planète rouge.En effet, les sons aigus voyagent plus vite que les sons graves. Cette singularité acoustique perturbe la tenue d'une conversation entre deux personnes. Les sons aigus ayant tendance à se perdre rapidement, le dialogue devient très difficile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 7, 20242 min

Que trouve-t-on au sommet des volcans sur Mars ?

D'imposants volcans se dressent dans certaines régions de la planète Mars, souvent inactifs depuis des millions d'années. L'un d'entre eux, Olympus Mons, a trois fois la hauteur de l'Everest.Une sonde vient de découvrir des traces de givre au sommet de certains volcans. Cette découverte a surpris les scientifiques. Ils ne s'attendaient pas à trouver du givre dans une région proche de l'équateur, même s'il n'est présent qu'en couches très minces et seulement durant les saisons froides.Ce givre n'est présent qu'en matinée, quand les températures sont encore très basses. Puis les rayons du Soleil le font fondre rapidement.De ce fait, la zone est très ensoleillée et connaît des températures élevées. Par ailleurs, cette région est marquée par une faible humidité. En outre, l'atmosphère de Mars contient un peu de vapeur d'eau, mais en quantité infiniment moindre que sur Terre. Autant d'éléments qui rendent la présence de ce givre assez inattendue.Quoi qu'il en soit, la découverte de givre sur Mars nous en apprendra davantage sur le cycle de l'eau. La présence de vallées ramifiées, se jetant parfois dans des lacs, atteste en effet la présence d'eau liquide sur la planète rouge, voilà 3,5-4 milliards d'années. Mais on ne connaît pas encore avec précision le parcours de cette eau.L'existence de givre au sommet des volcans pourra sans doute nous éclairer sue ce point. Par ailleurs, la présence éventuelle d'eau est une condition essentielle au maintien de stations habitées sur Mars.Si cette découverte est d'importance, c'est encore pour une autre raison. De fait, c'est la première fois qu'on trouve vraiment de l'eau sur Mars. On se souvient, en effet, que le givre est une forme de glace, qui se forme à partir de la vapeur d'eau.Aussi fines soient ces couches de givre, elles représentent tout de même l'équivalent de 150 000 litres d'eau par jour. Les scientifiques estiment que la formation de ce givre pourrait être due à la présence, au-dessus de ces volcans, d'un micro-climat, associé sans doute à l'humidité amenée par les vents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 4, 20241 min

Depuis quand l'Homme porte-t-il des vêtements ?

Certaines inventions essentielles ont permis aux hommes préhistoriques de survivre dans des environnements parfois hostiles. C'est le cas pour la découverte du feu, mais aussi pour celle des vêtements.Il est difficile de dire avec précision à partir de quel moment nos lointains ancêtres ont décidé de se couvrir. Cette décision aurait pu être prise à l'époque où ils ont perdu l'abondante toison de poils qui les protégeait du froid.Selon les spécialistes, cela pourrait remonter à une période comprise entre 1,2 et 3 millions d'années. Par ailleurs, certains indices laissent à penser que des hominidés auraient pu se vêtir de peaux de bêtes voilà 800 000 ans.L'étude de l'ADN de poux contemporains de certains hommes préhistoriques s'est également révélée instructive. Certains de ces insectes logeant plutôt dans les vêtements, les scientifiques ont pu en conclure que, dans une période comprise entre 170 000 et 83 000 ans, les hommes abritant ces poux étaient sans doute vêtus.Si les hommes préhistoriques se sont mis à porter des vêtements, c'est surtout pour lutter contre les rigueurs du climat. La nécessité de se préserver du froid s'est imposée au fur et à mesure des migrations qui ont mené les hominidés vers des contrées moins chaudes.Ces vêtements primitifs étaient faits de peaux et de fourrures d'animaux. D'abord simplement jetées sur les épaules, ces peaux furent ensuite percées à l'aide de poinçons puis cousues avec des aiguilles d'ivoire ou d'os. Les premières remontent à environ 20 000 ans.Toutefois, ces vêtements n'avaient pas qu'une fonction utilitaire. Nos ancêtres les concevaient aussi comme des parures, au même que certains bijoux primitifs.Des archéologues ont en effet retrouvé des sortes de ficelles, fabriquées avec des fibres de lin sauvage. Datant d'environ 30 000 ans, elles servaient notamment à coudre des vêtements. Or, certaines d'entre elles étaient colorées.Quant au plus ancien vêtement tissé que l'on ait jamais découvert, il s'agit d'une tenue féminine. Retrouvée en Égypte, la "robe Tarkhan" date en effet de 5 000 ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 3, 20241 min

Pourquoi creuser un trou de 5 km de profondeur sur la Lune ?

La Lune devient un champ d'expérimentation privilégié. Se livrant à une concurrence plus vive que jamais, les agences spatiales ne manquent pas de projets. Dernière en date, la mission chinoise Chang'e 6 vient de déployer un drapeau de pierre sur la face cachée de notre satellite.Mais les Américains ne sont pas en reste. Des chercheurs proposent en effet de creuser un trou de 5 kilomètres de profondeur sur la Lune. Le but n'est pas d'y trouver de nouvelles ressources.L'objectif premier de cette mission serait d'ordre scientifique. Ce forage lunaire permettrait d'en apprendre davantage sur les protons.On sait que ces particules subatomiques, chargées positivement, forment, avec les neutrons, le noyau des atomes. Les protons sont présentés comme des particules stables et à la durée de vie indéfinie.Or, selon certains scientifiques, ces particules peuvent se désintégrer. Et ils pensent en trouver la preuve dans les profondeurs du sol lunaire. Les traces de cette désintégration ont dû provoquer des modifications chimiques, toujours visibles dans l'altération de certaines roches.Une telle observation serait rendue possible par la densité particulière des roches lunaires. Par ailleurs, l'absence d'atmosphère limiterait la survenue de phénomènes propres à brouiller ces traces.Les scientifiques ne se cachent pas les difficultés du projet. Il sera en effet difficile de transporter sur la Lune le matériel nécessaire et d'y creuser un trou aussi profond.Ces forages ne concernent pas seulement la Lune. Voilà longtemps que les hommes creusent le sol de leur planète. Le trou le plus profond jamais creusé l'a été par les Russes, en 1989. Il avait 12 kilomètres de profondeur.Mais le trou que les Chinois creusent actuellement, dans la province du Xinjiang, évoque davantage le projet lunaire. En effet, le creusement de cet orifice de 10 kilomètres, qui devrait prendre plus de 450 jours, a un double objectif.Il devrait permettre de trouver du pétrole et du gaz, mais il a aussi, comme le projet lunaire, une visée scientifique, même si les Chinois restent discrets sur ce point. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 2, 20242 min

Qu'est-ce qu'une batterie gravitaire ?

En stockant de l'énergie dans des batteries, on constitue des réserves, qui peuvent être injectées dans le réseau en cas de besoin. On connaît notamment les batteries au lithium ou les batteries nickel-cadmium.Mais des entreprises innovantes ont mis au point une nouvelle sorte de batteries, fonctionnant sur le principe de la gravité. D'où leur nom de batteries gravitaires. L'une d'entre elles a été construite à Shanghai en 2023. Et six autres devraient voir le jour en Chine.À première vue, cette immense batterie ressemble à un immeuble. En réalité, elle est composée d'une série de gros blocs. La batterie édifiée en Chine est associée à des éoliennes.Quand tous les besoins en électricité ne sont pas couverts, ou que l'absence de vent immobilise les éoliennes, la batterie gravitaire entre en action.De puissantes grues soulèvent alors ces lourds blocs. Puis ces derniers sont relâchés par un mécanisme contrôlant la vitesse de chute. Ainsi, l'énergie cinétique perdue, du fait du ralentissement de ces blocs, peut être transformée en électricité.On voit que le terme "gravitaire" fait allusion à la gravité, cette force universelle qui attire tout objet vers la Terre. En tombant, les blocs libèrent une énergie transformée en électricité par des turbines.Ces nouveaux dispositifs n'ont pas besoin d'être alimentés en eau, comme certains types de batteries classiques. En outre, elles sont très robustes et peuvent même résister à des ouragans ou à des séismes d'une certaine magnitude.Cette idée du stockage de l'énergie par gravité a inspiré un autre dispositif. Il a pour cadre les nombreuses mines abandonnées.Une fois la mine choisie, on installe des ascenseurs dans le puits désaffecté. Puis on les remplit de sable. On libère ensuite ces charges, à une vitesse déterminée, qui ralentit la chute.Comme dans le cas des batteries gravitaires, c'est ce système de freinage qui produit de l'électricité. Une partie sert à faire face à l'augmentation de la demande, l'autre permettant d'assurer la remontée des ascenseurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 1, 20241 min

Pourquoi faut-il le redémarrer une fois par semaine ?

Les escrocs rivalisent d'imagination pour pirater ordinateurs et smartphones. Voilà quelques années, L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), chargée de la surveillance des communications électroniques, avait publié, à cet égard, un code de bonne conduite destiné aux utilisateurs.Les conseils qu'il contient doivent leur permettre de déjouer certaines attaques. Ce petit vade-mecum leur recommande notamment d'éteindre et de redémarrer leur téléphone portable une fois par semaine.Cette bonne pratique permettrait d'éviter les cyberattaques appelées "zéro-click". Elles ne requièrent aucune intervention de la part de l'utilisateur. Par contre, le "hacker" peut écouter vos conversations et récolter des informations sensibles.Selon la NSA, le simple fait de réinitialiser régulièrement le smartphone complique la tâche des "hackers". En effet, l'escroquerie repose souvent sur une suite d'actions. Les pirates sont alors contraints de tout reprendre de zéro. Certains appareils sont d'ailleurs programmés pour redémarrer tous les jours.Ce réflexe peut aussi préserver les utilisateurs contre ce que les spécialistes appellent le "spear phishing", qu'on peut traduire par "hameçonnage". Cela consiste à tromper la personne visée au moyen d'un message à caractère personnel.L'agence tient tout de même à préciser qu'il ne s'agit pas là d'une protection infaillible. Le geste peut cependant s'avérer efficace. Il représente en tous cas une sauvegarde de plus contre des attaques informatiques toujours plus nombreuses.Il s'agit en tous cas d'un conseil utile, car peu de possesseurs de smartphones pensent à l'éteindre complètement et à le redémarrer. Il est également assez rare d'attendre que l'appareil soit totalement déchargé.Et pourtant, les mobiles requièrent un haut degré de protection. C'est en effet dans ces appareils qu'est stockée la plus grande quantité de données personnelles. Ils offrent donc un champ d'action idéal aux pirates.La NSA recommande aussi d'utiliser un code PIN ou un mot de passe suffisamment complexes pour déverrouiller l'écran du smartphone. Elle suggère aussi de désactiver certaines applications quand elles ne sont pas utilisées et d'éviter de se brancher sur des réseaux wifi publics. Autant de conseils qui devraient permettre de rendre votre smartphone plus sûr. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 30, 20242 min

Que devient le téléscope Hubble ?

Les images reçues du télescope Hubble, lancé en 1990, ont permis d'améliorer notre connaissance du système solaire et de la manière dont naissent et meurent les étoiles. Grâce à ce télescope, les astronomes savent également que toutes les galaxies renferment, en leur centre, un trou noir.Après plus de 30 ans de bons et loyaux services, il verra son activité un peu réduite. L'ancienneté du télescope et la survenue d'un petit problème technique ont conduit la NASA à prendre cette décision.En effet, l'un des trois gyroscopes de l'appareil, qui contrôlent la direction vers laquelle il est dirigé, fonctionne moins bien. Pour éviter tout problème, le télescope n'utilisera, à l'avenir, qu'un seul des trois gyroscopes.Ces appareils ont toujours causé des soucis à la NASA. En 2009, des astronautes ont même été envoyés dans l'espace pour les remplacer. Mais cette nouvelle défaillance contraint l'agence spatiale à revoir le fonctionnement du télescope.Désormais, Hubble ne fera que 74 orbites hebdomadaires autour de notre planète, contre 85 aujourd'hui. Ce qui devrait entraîner une réduction de 12 % de ses observations. Rappelons que le télescope survole la Terre à plus de 500 kilomètres d'altitude.Ce qui ne signifie pas pour autant une mise à la retraite anticipée du télescope. En effet, d'après l'agence spatiale américaine, il a de bonnes chances de rester en activité jusqu'en 2035.Même si Hubble voit son champ d'action limité, il lui sera toujours possible d'observer les régions reculées de l'univers. Par contre, il ne pourra pas prendre d'images d'objets plus proches que la planète Mars. Des observations de la Lune, par exemple, ne seront donc plus possibles jusqu'à nouvel ordre.Le télescope Hubble a donc encore de beaux jours devant lui, même si son fonctionnement devrait être plus lent. Nul doute qu'il ne puisse encore apporter des révélations décisives sur l'univers. À l'image de la découverte, en 2022, de l'étoile la plus ancienne que l'homme ait jamais observée. La lumière de cette étoilé, nommée Earendel, avait mis près de 13 milliards d'années pour nous parvenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 27, 20241 min

Qu'a-t-on découvert sous la calotte glaciaire ?

Des scientifiques danois viennent de découvrir, sur la calotte glaciaire du Groenland, les traces d'ADN de virus géants. Ils se mesurent en millionièmes de mètres, ce qui peut paraître bien peu, mais qui est, cependant, beaucoup plus grand que des virus ordinaires, pour lesquels l'unité de mesure employée est plutôt le milliardième de mètre.On a déjà découvert de tels virus dans les sols et les océans, notamment l'océan Arctique. Mais c'est la première fois qu'on en trouve à la surface de la calotte glaciaire.Les scientifiques se sont aperçus que ces virus géants avaient colonisé les algues microscopiques qui, au printemps, tapissent la surface des glaces.Les virus découverts au Groenland sont bien actifs. Mais les chercheurs ignorent en grande partie la nature et le fonctionnement de ces micro-organismes. Ils ne savent pas précisément quelles espèces d'algues ils infectent.Ils se demandent également si d'autres virus se sont logés dans telle ou telle sorte d'algue, ou si ces virus géants en sont les seuls hôtes.Quoi qu'il en soit, ces virus pourraient se montrer très utiles. En effet, ils tendent à limiter la prolifération des algues. Or, celles-ci, en assombrissant la surface de la glace, en atténuent l'albédo, c'est-à-dire sa capacité à réfléchir la lumière du Soleil.Au lieu de réfléchir les rayons solaires, cette glace plus sombre a tendance à l'absorber, ce qui accélère la fonte des glaces. En régulant la propagation de ces algues, ces virus géants contribueraient donc à ralentir la fonte des glaces.Cette diffusion des algues sur la glace n'est pas seulement freinée par les virus géants qu'on vient de découvrir. D'autres micro-organismes, comme des bactéries, ou des protistes, qui s'en nourrissent, tendent à ralentir l'expansion de ces algues.Dans l'avenir, les scientifiques auront donc à se pencher sur tout un écosystème. En étudiant de plus près les interactions entre ces différents organismes, ils comprendront mieux le mécanisme naturel de contrôle de ces algues. Ce qui permettrait peut-être de mieux saisir le rôle de cet écosystème dans le relatif ralentissement de la fonte des glaces. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 24, 20241 min

Pourquoi la Corée du sud a-t-elle créé un « soleil artificiel » ?

Plusieurs projets de réacteurs nucléaires sont actuellement à l'étude pour reproduire le processus de fusion nucléaire qui se déroule au cœur des étoiles, et donc du Soleil. D'où le nom de "soleils artificiels" donnés à ces réacteurs.Si l'homme maîtrise la fission nucléaire, qui consiste à casser les noyaux de certains atomes, il n'est pas encore parvenu à opérer la fusion nucléaire, dans laquelle des noyaux d'atomes fusionnent. Comme la fission, la fusion nucléaire libère une énergie considérable.Mais le processus est en bonne voie. Les ingénieurs sud-coréens viennent de franchir, dans ce domaine, une étape décisive. Pour comprendre de quoi il s'agit, il faut rappeler que la meilleure manière de réaliser cette fusion nucléaire, c'est de créer un plasma.Il s'agit d'un état de la matière dans lequel les électrons sont libres. Dans ce cas, les noyaux des atomes peuvent circuler sans entraves et se rencontrer plus facilement.Mais, pour obtenir ce résultat, le plasma doit être chauffé à des températures extrêmes. C'est que viennent de réussir les Sud-Coréens, en maintenant à 100 millions de degrés Celsius, durant 48 secondes, le plasma présent dans leur réacteur expérimental, KSTAR, construit en 2008.Cette température phénoménale est sept fois plus élevée que celle qui règne dans le noyau du Soleil. Il s'agit là d'une réussite majeure, mais qui ne suffit pourtant pas à assurer la fusion nucléaire.Pour y parvenir, il faudrait maintenir la température atteinte pendant au moins cinq minutes. Le Soleil n'a pas besoin de telles températures pour assurer la fusion nucléaire. En effet, la très forte densité de son noyau favorise les chocs, et la fusion, entre les noyaux d'atomes.La technique humaine, qui ne bénéficie pas de cet avantage, doit y suppléer par le maintien d'une chaleur très élevée du plasma durant quelques minutes.Si la science parvient à maîtriser la fusion nucléaire, elle permettra la production d'une énorme quantité d'énergie propre. Elle est par ailleurs pratiquement sans limites et ne génère pas de déchets radioactifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 16, 20242 min

Qu'est-ce que le phénomène météo de la « goutte froide » ?

Depuis le début du mois de mars, le temps est très perturbé sur la France. Cette météo maussade est notamment marquée, sur une bonne partie du pays, par des pluies soutenues et des orages à répétition. Comment expliquer que le printemps tarde autant à s'installer dans notre pays ?Le responsable de ce temps dégradé est un phénomène météorologique appelé "goutte froide". Comme son nom l'indique, il s'agit d'une poche d'air froid, qui se maintient au-dessus de nos têtes, à une altitude d'environ 5 400 mètres. Il y règne des températures très basses, comprises généralement entre -20 et -36°C.Cette zone d'air froid se détache de la masse nuageuse à laquelle elle appartient, se séparant en quelque sorte de la circulation d'air générale. D'où son nom de "goutte". Sa présence entraîne un conflit de masses d'air entre le sol er les courants d'altitude. C'est dans ce conflit qu'il faut rechercher, en partie, l'origine du mauvais temps qui stagne sur une partie du pays.Par ailleurs, ces "gouttes froides" sont des zones de basse pression, associées à un temps très perturbé. Elles attirent les nuages, qui s'enroulent autour de ces poches d'air froid et s'immobilisent. Ainsi bloquées, ces masses d'air génèrent des orages et de fortes précipitations.La goutte froide peut surplomber des secteurs très vastes ou s'immobiliser sur une zone beaucoup plus limitée. En fonction de son altitude et de son étendue, ce phénomène peut perturber le temps quelques jours ou plusieurs semaines.Le déplacement très aléatoire de ces masses d'air froides rend les prévisions très difficiles. En effet, leur circulation dépend largement du comportement des courants d'air chaud qui les environnent.Les habitants des régions concernées ne sont donc pas forcément avertis de la survenue de phénomènes climatiques brefs mais destructeurs, comme de puissantes rafales de vent ou des averses de grêle.Même en l'absence de tels événements, une goutte froide peut provoquer d'importants dégâts. En effet, Si elle se maintient longtemps au-dessus d'une région, elle peut se traduire par d'intenses précipitations et même des inondations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 13, 20242 min

Pourquoi un miel turc rend « fou » ?

D'ordinaire, le miel est considéré comme une substance aux vertus curatives. Ainsi, il est recommandé d'en absorber en cas de toux ou de mal de gorge. Parmi les autres bienfaits qu'on lui attribue, figurent la protection contre les caries ou l'accélération de la cicatrisation.Mais il est au moins un miel qui n'améliore pas la santé de ceux qui le consomment. Au contraire, il la menace. Ce miel de printemps, récolté en Turquie, provient des fleurs de certaines espèces de rhododendrons.Leurs fleurs contiennent une puissante toxine. Le poison contenu dans ces fleurs est d'autant plus violent que, dans cette région de monoculture, les abeilles n'en ont pas d'autres à polliniser.Si on consomme ce miel en trop grande quantité, il peut donner des hallucinations. D'où sa réputation de produit qui rend "fou". Mais il peut aussi compromettre gravement la santé de celui qui l'absorbe.En effet, le gourmand pourrait rapidement se mettre à transpirer d'abondance et ressentir des nausées. Si elle n'est pas modérée, l'ingestion de ce produit peut également entraîner des vertiges, une faiblesse musculaire, de la tachycardie et même la mort dans les cas les plus graves.Dans l'Antiquité, on se servait d'ailleurs de ce "miel fou" pour rendre les soldats ennemis plus vulnérables. Experte en matière de poisons, Agatha Christie fait même de ce miel de rhododendrons l'arme du crime, dans l'un de ses romans.Mais les vertus de ce miel turc sont aussi bien connues. C'est d'ailleurs pourquoi sa culture et sa récolte ne sont pas interdites. Le tout est de bien savoir le doser.Pris en toute petite quantité, ce miel ralentirait le rythme cardiaque et la pression artérielle. Certains en conseillent donc l'usage aux personnes souffrant d'hypertension.Dans un autre domaine, le "miel fou" est considéré comme une forme d'aphrodisiaque, qui stimule les performances sexuelles. Beaucoup d'hommes d'un certain âge achètent donc ce miel, même s'il coûte cher. Il se vend en effet à plus de 50 euros le kilo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 5, 20241 min

Quand les compagnies pétrolières ont-elles compris leur impact sur le climat ?

L'impact de l'exploitation des ressources fossiles, comme le charbon ou le pétrole, sur les dérèglements du climat, et notamment sur le réchauffement de la planète, fait aujourd'hui l'objet d'un très large accord.Et les industriels eux-mêmes sont obligés d'en convenir. Mais ça n'a pas toujours été le cas. En effet, selon un récent rapport américain, les responsables des grandes compagnies pétrolières américaines, comme Exxon, Shell ou BP America, savaient que l'utilisation de ces ressources pouvait détraquer le climat.Une constatation qui ressort de la longue investigation à laquelle se sont livrés les membres d'une commission d'enquête de la Chambre des Représentants.Pour les élus démocrates à l'origine de ce rapport, il ne fait aucun doute que les patrons des "Big Oil", comme on nomme les six plus grosses compagnies pétrolières mondiales, ont sciemment dissimulé les informations dont ils disposaient.Tout en sachant que le pétrole était une source d'énergie très polluante, et qu'elle pouvait dérégler le climat, ils ont continué à en vanter les mérites. Pour eux, le pétrole était un moteur de la croissance économique et donc un facteur de prospérité pour les Américains.Cette campagne de désinformation avait un objectif clair : tromper les dirigeants et l'opinion publique, à seule fin de rendre le pays dépendant du pétrole.Face à cette enquête de longue haleine, qui a débuté en 2021, les responsables des grands groupes pétroliers ont commencé par minimiser la réalité du changement climatique.Certains ont également tenté de nier toute implication dans ce phénomène. Les auteurs du rapport dénoncent aussi la pratique du double langage. Les compagnies pétrolières reconnaîtraient ainsi, dans les discours officiels, la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique.Des propos qui seraient démentis par des actions allant dans le sens contraire, et sur lesquelles la plus discrétion est de mise. Ce qui n'empêcherait pas les géants pétroliers de préparer, si on les en croit, des technologies plus respectueuses de l'environnement, comme celles permettant de capter le CO2 ou d'utiliser l'hydrogène. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 29, 20242 min

Qu'est-ce que la biopiraterie ?

Ce ne sont pas seulement des tableaux ou des sculptures que certains peuples se font voler par des conquérants peu scrupuleux. Des ressources naturelles peuvent aussi faire partie du butin.Il s'agit notamment de plantes ou d'animaux, qui servent ensuite à mettre au point de nouveaux produits. De nombreux secteurs, comme les industries pharmaceutique ou cosmétique, ou celles des semences ou des compléments alimentaires, les utilisent ensuite.Mais les brevets déposés à l'occasion de la mise au point de ces produits et de certaines inventions ne tiennent pas toujours compte du lieu d'origine des plantes ou des animaux, ni des droits que peuvent avoir, à cet égard, les peuples autochtones concernés.En effet, ces derniers peuvent mettre en œuvre, aussi bien dans les façons culturales que dans l'utilisation des plantes, par exemple, un savoir-faire traditionnel que les brevets, souvent déposés par de grands groupes, ne reconnaissent pas.De tels procédés, qui peuvent menacer la biodiversité et méconnaître les droits des populations indigènes, ont reçu le nom de "biopiraterie".C'est pour mettre fin à de telles dérives que l'ONU s'efforce de faire aboutir un traité international sur la question. Pour l'heure, les 190 pays membres de l'Agence onusienne de la propriété intellectuelle (Ompi) ont entrepris des négociations qui devraient durer jusqu'au 24 mai.Le projet d'accord stipule que les demandes de brevets devront s'accompagner de la mention du pays dans lequel les ressources nécessaires à la mise au point d'un produit ou d'une invention ont été prélevées.Si les peuples locaux ont fourni, à cet égard, des savoirs utiles, ils devront être également associés à ce dépôt de brevet. Les partisans du texte en attendent plus de transparence et une meilleure reconnaissance des droits des peuples concernés.Quant à ses détracteurs, ils y voient plutôt une entrave à la recherche et à l'innovation. Pour l'instant, des désaccords persistent, notamment sur la présence et la nature des sanctions à prévoir pour les contrevenants. D'où la crainte de certains que le traité n'ait qu'une portée symbolique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 28, 20241 min

D'où viennent les « araignées » sur le sol martien ?

L'Agence spatiale européenne (ESA) a créé un certain émoi en laissant entendre que des araignées avaient envahi le sol de la planète Mars. Et, de fait, sur les photos publiées par l'Agence, on aperçoit des myriades de taches sombres, en forme d'étoiles, qui ressemblent à s'y méprendre à des colonies d'araignées.En fait, aucun insecte n'a été repéré sur Mars. L'ESA a seulement voulu présenter de manière plaisante un phénomène naturel parfaitement explicable. Il serait lié aux variations climatiques qui affectent la planète rouge.Pour comprendre la formation de ces taches, il faut d'abord rappeler que Mars, comme la Terre, connaît quatre saisons, même si, du fait de la nature de son orbite et de l'inclination de son axe de rotation, elles ont des caractéristiques un peu différentes.l'Agence spatiale européenne évoque d'abord le dépôt, au cours de l'hiver, de couches de dioxyde de carbone, autrement dit de CO2, transformées, sous l'effet du froid, en glace carbonique. Le printemps venu, les rayons du Soleil les réchauffent, transformant ce dioxyde de carbone en gaz.De ce gaz qui s'amasse durant le printemps martien, finissent par sortir des colonnes de poussière et de sable qui, en retombant, forment ces taches qu'on pourrait prendre pour des araignées.Il s'agirait alors d'insectes géants puisque chacune de ces taches ne mesure pas moins de 45 mètres, pour un kilomètre de diamètre. Ces clichés si précis sont dus à la caméra haute résolution embarquée à bord de "Mars Express", une sonde spatiale lancée en juin 2023 pour étudier de plus près la planète rouge.Ces "araignées" martiennes ne sont d'ailleurs pas les seules à évoquer la vie sur Terre. En effet, Mars Express a pu également photographier d'étranges rides sur le sol martien, qui font penser à des murs.D'où le surnom de "cité inca" donné à ces énigmatiques structures, qui n'ont pourtant rien à voir avec des remparts bâtis par des êtres intelligents. Il s'agirait tout bonnement de dunes de sable qui, avec le temps, se seraient solidifiées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 23, 20241 min

Quels sont les différents types de volcans ?

Il existe de nombreux volcans de par le monde, dont beaucoup sont encore très actifs. Si l'on se fonde sur les types d'éruptions qu'ils provoquent, il en existe deux grandes catégories.On trouve d'abord des volcans effusifs. Ils se caractérisent surtout par le comportement de la lave, qui dévale rapidement, en coulées abondantes et fluides, les pentes du volcan.Un volcan effusif ne produit donc pas d'explosion et très peu de cendres. Il est généralement en forme de cône et présente, à son sommet, un large cratère. Ces volcans ont reçu d'autres appellations, comme "laviques", ou "hawaïens", en raison de la présence, à Hawaï, de spécimens caractéristiques.Comme leur nom l'indique, les volcans explosifs se signalent par de violentes explosions. Elles projettent des cendres et des matériaux à des kilomètres à la ronde, rendant ces éruptions plus spectaculaires mais aussi plus dangereuses.Ces volcans explosifs sont eux mêmes divisés en plusieurs catégories. On trouve ainsi des volcans "vulcaniens", qui se signalent par de puissantes expulsions de cendres et de matériaux incandescents. Comme souvent avec les volcans explosifs, la lave est trop visqueuse pour provoquer des coulées.Elle est tout aussi épaisse dans le cas d'une éruption "plinienne". Celle-ci se manifeste par une explosion très violente et l'éjection de nuages de cendres et de nuées ardentes à des hauteurs impressionnantes.De son côté, une éruption "péléenne" se caractérise aussi par l'apparition du nuées ardentes et la projection de roches à de grandes distances. Enfin les éruptions "stromboliennes", qui présentent une explosion, avec éjection de cendres, mais aussi des coulées de lave, sont une sorte de compromis entre les deux sortes d'éruptions.Mais les volcans terrestres ne sont pas les seuls. En effet, il existe des volcans sous-marins, qui sont même plus nombreux. Dans ce cas, l'éruption, dite "surtseyenne", présente des caractères spécifiques.En effet, la lave s'échappe d'abord du volcan puis, au contact de l'eau, se vaporise, pour se transformer notamment en gaz carbonique. On peut classer ces volcans dans la catégorie explosive, puisque, même dans ce cas, des explosions spécifiques se produisent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 20, 20242 min

Vivons-nous dans une simulation ?

Les romans et films de science-fonction présentent parfois notre univers comme une sorte de jeu vidéo. Mais cette idée un peu folle n'a pas seulement germé dans l'esprit fertile des romanciers et des scénaristes.Un physicien britannique, Melvin Vopson, soutient, lui aussi, que notre monde ne serait en fait qu'une simulation informatique, dans lequel nous ne serions que de simples pions.Pour énoncer cette stupéfiante théorie, le scientifique s'appuie sur la seconde loi de la thermodynamique. Elle postule que l'entropie d'un système fermé, autrement dit l'état d'agitation qui le caractérise, ne peut que croître ou stagner. En tout cas, elle ne peut pas diminuer.Cette loi démontre donc le caractère irréversible de toute création d'entropie. Les phénomènes qu'elle concerne sont donc à sens unique.Or, pour Melvin Vopson, cette loi, pourtant essentielle à la compréhension de notre univers, n'est pas toujours observée. Elle ne le serait pas, notamment, dans le domaine de l'information.Ce que le physicien appelle ainsi, ce sont, par exemple, les informations nécessaires aux relations que doivent entretenir les particules subatomiques pour former un atome. Pour le scientifique, ces informations ont une masse, aussi infime soit-elle.Au sein de notre univers, l'information ferait donc partie de la matière. Melvin Vopson aurait démontré que, dans le cas des systèmes d'information, l'entropie pourrait rester constante ou même diminuer. C'est sur la base d'un tel constat qu'il a créé ce qu'il appelle la "deuxième loi de l'infodynamique", un néologisme forgé à partir du mot "thermodynamique".Un tel phénomène, qui contredit la seconde loi de thermodynamique, s'expliquerait cependant très bien si notre monde n'était qu'une simulation informatique. En effet, cette diminution de l'entropie informationnelle, si l'on peut dire, serait l'équivalent de la compression des données à laquelle on doit procéder, dans un système informatique, pour économiser la mémoire d'un ordinateur.Cette "seconde loi de l'infodynamique" jouerait d'ailleurs un rôle dans d'autres domaines, comme la biologie. Elle tendrait ainsi à prouver, pour le physicien britannique, que les mutations génétiques ne se font pas au hasard, mais pour réduire l'entropie de l'information. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 19, 20242 min

Quelle est la nouvelle arme nommée Meteor ?

La guerre en Ukraine illustre bien la place prise par de nouvelles armes. C'est notamment le cas des drones. Ces petits engins, qui servaient plutôt d'instruments de reconnaissance, sont devenus, au fil du temps, des armes offensives.Aujourd'hui, en effet, certains drones militaires sont équipés de bombes et de missiles. La légèreté et la manœuvrabilité de ces engins les rendent redoutables. Et n'étant pas dirigés par des pilotes, leur destruction n'implique pas de pertes humaines.Le danger représenté par ces nouvelles armes, qui attaquent souvent en groupes, est encore renforcé par l'emploi de l'intelligence artificielle. Devenus beaucoup plus autonomes, les drones de nouvelle génération pourraient alors prendre eux-mêmes certaines décisions, adaptées à la nature du terrain.Face à cette nouvelle menace, les moyens classiques de défense anti-aérienne ne sont pas toujours adaptés. C'est pourquoi l'armée américaine a mis au point un nouveau programme de défense, le projet "Meteor", dont le but est la destruction des drones.Il prévoit le développement d'une nouvelle arme, qui émettrait des faisceaux d'énergie électromagnétique. L'intérêt majeur d'une telle arme est qu'elle pourrait détruire de très petits drones et anéantir simultanément une grande quantité de ces engins volants. Or, on le sait, les drones sont souvent lancés en essaims serrés sur les cibles ennemies. Ce qui permet de viser, en une seule offensive, des objectifs multiples.De manière plus précise, les micro-ondes lancées par ces nouvelle armes sont censées dérégler les systèmes électroniques des drones. Ce qui les rendrait inoffensifs.Par ailleurs, cette arme à micro-ondes aurait un autre avantage : son coût relativement modéré. Surtout si on le compare à celui des missiles, une arme bien plus onéreuse. Pour l'instant, l'arme mise au point par le projet "Meteor" n'en est qu'au stade expérimental. Mais la nouvelle arme pourrait être testée dès 2026.Les États-Unis ne sont pas les seuls à chercher une parade contre les drones. En effet, les Anglais ont mis au point une nouvelle arme de défense, le "Dragonfire". Elle projette un laser capable d'atteindre une cible de très peite taille. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 6, 20242 min

Les inondations à Dubai ont-elles été causées par l'ensemencement des nuages ?

Le climat de l'émirat de Dubaï est plutôt aride. La sécheresse y est donc plus souvent au rendez-vous que la pluie. Les épisodes pluvieux n'y sont cependant pas si rares, même si les précipitations qui, en ce mois d'avril 2024, se sont abattues sur le pays, et plus généralement sur le Moyen-Orient, ont été particulièrement abondantes. Elles ont en effet provoqué de véritables inondations.Ainsi, les rues de la ville de Dubaï ont été noyées sous un véritable déluge. Il n'en fallait pas plus pour que resurgissent, dans les médias et les réseaux sociaux, certaines théories pas toujours étayées d'un point de vue scientifique.Selon ces thèses, en effet, ces précipitations exceptionnelles auraient été déclenchées, ou du moins favorisées, par l'ensemencement des nuages. On sait que certains pays au climat aride, comme Dubaï, recourent à cette technique, qui consiste à favoriser la pluie en déversant dans les nuages des substances comme l'iodure d'argent.Or, selon les météorologues, cette méthode ne serait pour rien dans le déclenchement des pluies torrentielles tombées sur Dubaï. Ils considèrent en effet que, dans le cas présent, les masses d'air en cause étaient tellement chargées d'humidité que l'ensemencement, s'il avait été pratiqué, n'aurait rien ajouté au phénomène.En effet, il aurait plu de toute façon, et en grande quantité. Par ailleurs, ces spécialistes insistent sur le fait que l'ensemencement des nuages n'accroît pas l'intensité des précipitations. En effet, cette technique se borne à les déclencher.Selon les experts, cet épisode pluvieux, pour inhabituel qu'il soit, peut s'expliquer de manière naturelle, sans qu'une intervention extérieure soit nécessaire. Il faudrait même s'attendre à ce que le réchauffement climatique, notamment, favorise plus souvent de telles conditions climatiques.Ce phénomène pluvieux a d'ailleurs été amplifié par l'importance du ruissellement, qui a transformé ces averses en véritables inondations. Ce qui s'explique notamment, dans cette grande métropole recouverte d'asphalte et de béton, par une imperméabilisation croissante des sols.Faute de systèmes d'évacuation suffisants, l'eau ne peut s'infiltrer dans le sol et reste donc en surface. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 5, 20242 min

Galilée a-t-il le premier prouvé que la Terre tourne autour du Soleil ?

On entend souvent dire que Galilée, né à Pise en 1564, a découvert que la Terre tournait autour du Soleil. En fait, il fut un fervent défenseur de cette thèse, appelée "héliocentrisme", au point d'avoir subi les foudres de l'Église catholique, qui lui a intenté un célèbre procès.Mais ce n'est pas Galilée qui s'est aperçu que la Terre n'était pas au centre de l'univers et que les autres planètes ne tournaient pas autour d'elle.Le premier à avoir dénoncé cette théorie, baptisée "géocentrisme", est un astronome polonais, Nicolas Copernic. Vers 1510, en effet, il précise les bases de son nouveau système, qui lui permet d'expliquer bien plus clairement le mouvement des astres.Galilée ne fut pas même le premier à défendre les idées de Copernic. En effet, l'astronome allemand Johannes Kepler, né en 1571, y adhère avant lui et améliore même le système de Copernic.En effet, Kepler précise que les planètes tournent autour du Soleil selon une orbite, non pas circulaire, mais elliptique. Ce que l'on appelle aujourd'hui les "lois de Kepler" décrivent justement les mouvements des planètes autour du Soleil.On lui doit d'autres travaux d'une grande importance, dont ceux qui ont permis à Newton d'élaborer sa théorie de la gravitation universelle.Mais aucun de ces savants n'a vraiment démontré, de manière expérimentale, que les planètes, et donc la Terre, tournaient autour du Soleil. Galilée, Copernic et Kepler fondent en effet leur conviction sur des calculs qui leur paraissent établir la vérité.Le premier à avoir apporté la preuve de l'héliocentrisme est l'astronome britannique James Bradley, né en 1693. Ses observations lui permettent en effet de découvrir, en 1727, le phénomène de l'"aberration de la lumière".Celui-ci met en évidence le déplacement apparent des étoiles, ce qui ne peut s'expliquer que par la rotation de la Terre autour du Soleil. L'héliocentrisme, découvert par Copernic et défendu par Kepler et Galilée, venait enfin de recevoir un fondement expérimental. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 25, 20242 min

Pourquoi tous les Japonais pourraient-ils s’appeler « Sato » dans quelques siècles ?

Le Japon est, dans certains aspects, une nation moderniste. Mais la société reste encore marquée par des valeurs patriarcales et conservatrices.C'est ainsi qu'une loi impose aux couples d'adopter un nom de famille unique. C'est le seul pays au monde à l'imposer. Dans plus de 9 cas sur 10, c'est la femme qui abandonne son nom au profit de celui de son époux.Une mesure qui pourrait, dans un lointain avenir il est vrai, avoir des effets gênants. D'après une étude réalisée en mars 2023, cette politique, qui limite le nombre de noms possibles, pourrait conduire, dans quelques siècles, à une totale uniformité patronymique des Japonais.En effet, le nom "Sato" pourrait devenir dominant. C'est déjà le nom le plus porté par les Japonais, devant celui de Suzuki. D'ores et déjà, 1,5 % de la population s'appelle ainsi. Et cette proportion aurait augmenté de près de deux points en une seule année, entre 2022 et 2023.À ce rythme, les auteurs de l'étude ont calculé qu'en 2531, très précisément, tous les Japonais auraient adopté le nom de Sato.La raréfaction du nombre de noms de famille disponibles, jointe à la faible natalité, expliquent en grande partie une telle perspective.On imagine aisément les confusions sans nombre et les complications quotidiennes engendrées par une telle situation. Cette absence de distinction, entre les noms de famille, pourrait aussi conduire à gommer les différences individuelles.Il en résulterait une société uniformisée, dans laquelle la défense des droits individuels passerait au second plan.Une évolution d'autant plus inquiétante que, pour distinguer les individus, on pourrait ajouter des numéros à ce nom unique, ou même remplacer les noms par des chiffres. Ce qui serait le prélude à une véritable déshumanisation de la société.Même si l'opinion publique reste divisée sur cette question, les Japonaises sont de plus en plus nombreuses à réclamer le droit de pouvoir conserver leur nom de naissance après le mariage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 23, 20241 min

L’expansion de l’univers ralentit-elle ?

À la fin des années 1920, les astronomes Georges-Henri Lemaître et Edwin Hubble mettent au point deux théories qui sont à la base de notre conception actuelle de l'univers : le Big-Bang et l'expansion de cet univers.Depuis cette époque, les spécialistes, forts de connaissances plus approfondies sur la composition de l'univers, ont affiné ces notions.Ils ont pu ainsi apporter de très intéressantes précisions sur la croissance de l'univers, qui n' a pas cessé de s'agrandir depuis le Big-Bang, voilà environ 13,8 milliards d'années.Ce qui est nouveau, d'après les recherches des astronomes, ce n'est pas l'expansion, qui semble confirmée par les observations, mais la vitesse à laquelle elle se produit.Ces travaux se fondent donc sur une étude plus précise de la composition de l'univers, et de son rôle dans le rythme de l'expansion.En effet, l'univers ne serait composé que de 5 % de matière "baryonique", autrement dit la matière telle que nous la concevons. Le quart serait fait d'une "matière noire", dont l'existence n'a jamais été constatée.En fait, la présence de cette matière hypothétique est nécessaire pour expliquer certains calculs faits par les astronomes. Le reste de l'univers, soit environ 70 %, serait composé d'une "énergie sombre", qu'on ne connaît guère mieux et dont l'existence n'est, là encore, que supposée.Or, la matière baryonique et la matière noire tendraient à ralentir l'expansion de l'univers, tandis que l'énergie sombre contribuerait à l'accélérer. Or, on le voit, c'est cette dernière qui remplit le plus l'univers.Est-ce à dire que l'univers va grandir plus vite ? Ce n'est pas aussi simple. Grâce aux données fournies par un instrument très sophistiqué, installé en Arizona, et qui étudie la fuite des galaxies, on peut plutôt conclure à une différence de rythme dans l'expansion de l'univers.D'après ces observations, en effet, l'univers aurait grandi très vite environ six milliards d'années après le Big-Bang, puis cette expansion se serait ralentie à une époque récente. Ce qui tendrait à prouver, comme le disent les spécialistes, le "comportement dynamique" de l'énergie sombre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 22, 20242 min

Comment les rayons cosmiques peuvent-ils fausser les élections ?

En 2003, des élections législatives se déroulent en Belgique. Dans une ville du pays, les personnes chargées du décompte des voix s'étonnent du résultat donné par une machine à voter. En effet, elle attribue à une candidate 4096 voix de plus que ne lui en donnait le décompte manuel.D'où pouvait provenir une telle erreur ? D'après les spécialistes, il ne pouvait y avoir qu'un seul coupable : un rayon cosmique. Les spécialistes parlent alors d'une perturbation par une particule isolée (PPI). Ce rayon fait partie de ce qu'on appelle les particules subatomiques, parmi lesquelles des neutrons ou des protons.Certaines proviennent des puissantes explosions marquant la fin de vie de ces énormes étoiles qu'on appelle des supernovas. Ce sont des rayons galactiques. Les autres sont issues du Soleil.La plupart de ces rayons sont arrêtés par l'atmosphère terrestre. Aussi bien peu d'entre eux finissent par arriver jusqu'à nous. Il en va autrement en altitude. En effet, un avion peut être bombardé, à son altitude habituelle, par environ 10.000 neutrons par cm2 et par heure.Ce sont surtout ces rayons galactiques qui perturbent à l'occasion nos appareils informatiques. Si vous prenez l'avion, ils peuvent provoquer des bugs sur votre ordinateur.Même si beaucoup moins de particules subatomiques parviennent au sol, leur pouvoir de nuisance existe. Et il a même tendance à s'accentuer. En raison de la conception actuelle des appareils électroniques, la charge électrique parasite causée par la collision avec l'une de ces particules se révèle plus nuisible.Si les conséquences ne sont pas trop graves quand il s'agit d'une machine à voter, les effets d'une telle perturbation peuvent être dramatiques quand elle vient altérer le fonctionnement normal d'un train ou d'un pacemaker.Des mesures de protection ont été prises. Elles consistent notamment à renforcer les circuits existants. Si elles peuvent facilement s'appliquer à des satellites ou des avions, elles paraissent peu envisageables pour les équipements de tous les jours.De fait, les fabricants de téléphones portables, par exemple, reculent devant le coût occasionné par l'installation de circuits supplémentaires sur des centaines de millions de smartphones. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 21, 20242 min

Quel est le médicament le plus cher du monde ?

À partir du 31 mars 2024, les médicaments vont coûter plus cher. En effet, la franchise prélevée sur chaque boîte passe, à partir de cette date de 50 centimes à un euro.Ce qui n'empêche pas la plupart de ces produits pharmaceutiques de rester accessibles. Ce n'est pas le cas de certains médicaments. Certains ont même un coût exorbitant, comme le Lenmeldy.À environ 4,25 millions de dollars la dose, c'est même le médicament le plus cher au monde. Il est utilisé pour traiter une maladie infantile rare, la leucodystrophie métachromatique (LDM).Cette maladie, qui touche environ, à la naissance, un enfant sur 45.000, est une affection neurologique, qui peut se manifester notamment par des retards mentaux et une perte de l'ouïe et de la vue. L'espérance de vie des enfants atteints de cette terrible maladie dépasse rarement l'âge de sept ans.Le Lenmeldy fait partie de ce que les médecins appellent les thérapies géniques. Comme leur nom le laisse supposer, elles consistent à identifier des gènes qui, une fois introduits dans les cellules malades d'un patient, sont capables de les éliminer et d'amener une guérison.Mieux connues grâce au Téléthon, ces traitements révolutionnaires sont souvent fondés sur une méthode curative faite pour susciter l'espoir. En effet, dans de nombreux cas, l'amélioration de l'état de santé du patient, ou même sa guérison, se manifestent après une seule injection du produit.Mais l'inconvénient de ce type de médicament, et notamment du Lenmeldy, est son coût astronomique. De son côté, la société qui fabrique le médicament invoque des frais très importants.Ils seraient notamment liés à la recherche nécessaire à la découverte du produit, à des essais cliniques permettant de s'assurer de son efficacité, et à des dépenses notables de fabrication.Face à des coûts qui, pour employer un euphémisme, peuvent paraître excessifs, les industriels soulignent également le caractère presque miraculeux d'un médicament qui peut permettre de soigner avec succès une maladie terrible et le plus souvent mortelle. De fait, les patients traités avec ce produit semblent connaître une rémission durable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 18, 20242 min

Pourquoi certains milliardaires portent-ils une tenue unique ?

Certaines personnes passent un long moment, la veille ou le jour même, pour choisir leur tenue. D'autres ont fait le pari inverse. En effet, elles ont décidé de toujours s'habiller de la même façon.Pour cela, elles réduisent au minimum la variété de leurs vêtements. La simplification porte donc sur le type de tenues, pas forcément sur la quantité.En décidant de ne porter que des costumes bleus ou gris, l'ancien Président Obama voulait ainsi éviter de perdre son temps à s'interroger sur ce qu'il allait manger ou porter.Cette réduction de sa garde-robe n'est pas une question d'argent, ou pas seulement. En effet, certains des hommes les plus riches de la planète ont adopté ce minimalisme vestimentaire.C'est le cas du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg. En effet, il ne porte que des jeans, des t-shirts gris et ces vêtements que leur poche de devant a fait appeler des "kangourous". Il est vrai que, si les circonstances l'exigent, il peut aussi revêtir un smoking.Tout comme Obama, le milliardaire évite ainsi d'avoir à résoudre tous ces petits problèmes quotidiens qui encombrent notre vie. De fait, Mark Zuckerberg préfère dépenser son énergie ailleurs que dans le choix de sa tenue du jour.Un autre milliardaire était partisan de cette tenue simplifiée. En effet, Steve Jobs, le dirigeant d'Apple, était presque toujours vêtu d'un jean et d'un col roulé noir, dont il possédait une centaine d'exemplaires. Un véritable uniforme en somme, peut-être inspiré de celui porté, dans les années 1980, par les employés de la société japonaise Sony.Autre adepte de la tenue unique, ou presque, Elon Musk, le patron de SpaceX. En effet, le milliardaire arbore toujours une chemise blanche et une veste sombre. Seul le choix de la cravate vient parfois rompre cette monotonie vestimentaire.Il est vrai que les milliardaires ne sont pas les seuls à simplifier leur tenue. La plupart des hommes politiques ont adopté, eux aussi, un uniforme officieux, composé d'un complet et d'une cravate bleu foncé, portés sur une chemise blanche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 17, 20241 min

Pourquoi les requins sont-ils obligés de nager en permanence ?

Aujourd'hui menacés d'extinction, les requins n'ont pas changé depuis plus de 400 millions d'années. Aussi donnent-ils le sentiment d'être entraînés dans une ronde aquatique incessante, la gueule toujours entrouverte, comme à la recherche de nouvelles proies.De fait, ce n'est pas qu'une impression : les requins nagent sans arrêt. Ils ne sont jamais au repos, même durant leur sommeil.Mais pourquoi ces gros poissons cartilagineux sont-ils toujours en mouvement ? Et pourquoi gardent-ils toujours la bouche ouverte en nageant ?En fait, cette nage perpétuelle est une question de survie pour le requin. Elle produit un flux d'eau suffisant qui, en pénétrant dans sa bouche, atteint les branchies de l'animal.Selon les espèces, les requins possèdent entre 5 et 7 branchies, davantage que la plupart des autres poissons. On sait que les branchies sont un peu l'équivalent des poumons pour les poissons.Cet appareil respiratoire, situé à l'arrière du crâne, extrait l'oxygène dissous dans l'eau et élimine le gaz carbonique. C'est ainsi que le requin peut respirer. Il faut donc que l'eau pénètre constamment dans ses branchies.S'il reste au repos, l'eau n'est plus animée du mouvement nécessaire à l'irrigation constante des branchies. Dans ce cas, l'animal ne tarderait pas à s'étouffer et à mourir. On le verrait dès lors couler au fond de l'océan.Il peut cependant arriver que des requins se posent au fond de l'eau et se placent face à un courant marin. Le flux est alors suffisant pour que l'animal, même immobile, absorbe assez d'eau pour alimenter ses branchies en oxygène. Il y gagne alors un court répit.Certaines espèces de requins peuvent donc respirer sans bouger. C'est notamment le cas du requin dormeur, dont le nom indique bien la capacité à se reposer dans se déplacer, et donc sans nager en permanence.Si la plupart des requins gardent toujours leur gueule entrouverte, c'est donc surtout pour pouvoir respirer normalement. On le voit, la réputation de férocité que traîne après lui le requin, indissociable de cette bouche béante, est donc en partie usurpée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 16, 20241 min

Quelle est l'odeur des adolescents ?

Chaque personne dégage une odeur particulière. Mais cette signature olfactive n'est pas le propre des individus, elle signalerait aussi des groupes. Ainsi, les enfants auraient une odeur spécifique, qui tiendrait du parfum d'un savon ou de certaines fleurs.Les effluves diffusés par les adolescents seraient moins agréables. D'après les scientifiques, ils évoqueraient plutôt l'odeur d'une chèvre, des senteurs de fromage ou même de moisi. Il s'agirait donc plus d'un remugle que d'un parfum délicat.Ces odeurs diffèrent d'un adolescent à l'autre, certains fleurant le bois de santal, alors que d'autres diffusent des odeurs moins plaisantes, de sueur ou même d'urine.Pour arriver à de telles conclusions, des chercheurs allemands ont réuni une vingtaine de très jeunes enfants et autant d'adolescents, âgés de 14 à 18 ans. Puis ils ont analysé les odeurs de pièces de coton cousues sur des t-shirts portés durant une nuit par ces jeunes volontaires et en contact avec leurs aisselles.L'analyse de ces morceaux de tissu a bien révélé les différences d'odeurs évoquées.Un parfum est toujours un mélange subtil de nombreux composés. Les odeurs un peu fortes émanant du corps des adolescents, qui peuvent gêner leurs parents, ne sont pas liées à une absence d'hygiène. En fait, elles proviendraient de la production plus abondante de sébum, provoquée par la puberté.Or, le sébum contient notamment des acides carboxyliques. Certains de ces acides aromatiques ont une odeur un peu prononcée. Ainsi, l'un d'entre eux est l'un des composants principaux du vinaigre.Les chercheurs ont également noté la présence de stéroïdes dans la sueur des adolescents. Ces hormones naturelles, qui interviennent notamment dans le développement musculaire, ont une signature olfactive assez prononcée, qui peut aussi bien évoquer le musc que l'urine. Enfin, le mélange de sueur et de sébum jouerait aussi un rôle dans la diffusion de ces odeurs.Les scientifiques ignorent quelle peut être leur utilité. Certains suggèrent qu'elles seraient assez répulsives pour des parents porteurs du même patrimoine génétique. En d'autres termes, ces odeurs corporelles auraient été sélectionnées par l'évolution, dans le but d'éviter la consanguinité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 15, 20242 min

Pourquoi le réchauffement climatique peut-il modifier le calcul du temps ?

Il existe diverses manières de mesurer le temps. Ainsi, depuis 1967, le temps universel coordonné (UTC) est calculé à partir d'horloges atomiques extrêmement précises.C'est cette mesure d'une grande stabilité qui définit l'heure de toutes les horloges, dans le monde entier. La prise en compte de l'UTC est nécessaire pour assurer le bon fonctionnement de certains systèmes, comme la navigation par satellite par exemple.Or, ce temps universel coordonné est différent de ce que les spécialistes appellent le "temps universel" (TU), ou temps astronomique. En effet, le calcul du TU dépend de la vitesse de rotation de la Terre, ce qui n'est pas le cas de l'UTC. Et cette vitesse de rotation n'est pas constante.Il n'est donc pas étonnant que ces deux types de temps ne coïncident pas toujours. Pour éviter un décalage entre l'UTC et le TU, on a donc décidé, en 1972, d'ajouter une seconde, dite "intercalaire", au temps atomique.On le fait à chaque fois qu'on remarque un retard de l'ordre de 0,9 seconde du temps atomique. Ainsi, l'ajout de la dernière seconde intercalaire remonte à 2016.Mais un élément nouveau vient gripper ce mécanisme. En effet, le réchauffement climatique provoque la fonte accélérée des glaces, qui modifie elle-même la vitesse de rotation de la Terre.Résultat, le temps astronomique, qui dépend de cette vitesse de rotation, va peu à peu dépasser le temps atomique. Pour faire coïncider ces deux mesures du temps, il faudrait donc envisager, non pas d'ajouter mais de retrancher une seconde.D'après les météorologistes, le recours à cette seconde négative pourrait intervenir dès 2029.Qu'elle soit positive ou négative, l'avenir de cette seconde intercalaire est de toute façon menacé. En effet, la Conférence générale des poids et mesures, réunie en 2022, a décidé de la supprimer en 2035.De fait, la difficulté de sa programmation, dans l'ensemble des horloges, mais aussi des systèmes informatiques et des dispositifs de navigation, comme le GPS par exemple, pourrait, à terme, en altérer le fonctionnement. D'où sa suppression prévue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 20242 min

Où le Point Nemo se trouve-t-il sur Terre ?

Le point "Nemo", calculé en 1992, a été nommé ainsi en référence au célèbre héros de "Vingt mille lieues sous les mers", le roman de Jules Verne. Cet endroit, situé au cœur du Pacifique Sud, est considéré comme le lieu de notre planète le plus éloigné de toute terre.En effet, le navigateur à la recherche d'un havre pour son bateau ne trouverait aucune terre à moins de 2.700 kilomètres. Les lieux les plus proches sont, au Nord, l'île Ducie, qui fait partie des îles ¨Pitcairn et Moto Nui, un îlot proche de l'île de Pâques.Et la terre la plus proche, au Sud, est l'île Maher, située dans l'Antarctique. Et encore ces trois îles sont-elles inhabitées. S'il en avait besoin, notre navigateur n'y trouverait aucun secours.Si, à partir du point Nemo, il voulait trouver une terre habitée, il devrait naviguer encore plus longtemps. En effet, en allant vers l'ouest, il pourrait rallier l'île Chatham, qui appartient à la Nouvelle-Zélande, mais, pour cela il lui faudrait prévoir environ 4.000 kilomètres.Il devrait en parcourir un peu moins, autour de 3.400, pour rejoindre, en se dirigeant vers l'est, la côte sud du Chili.Contrairement à ce que pourrait laisser supposer son nom, le point Nemo désigne une veste étendue marine, près de 35 fois plus vaste que la France. La faune sous-marine, sans doute peu développée, aurait pâti de cet éloignement et de la faiblesse des courants marins qui circulent dans cette région de l'océan.Cette zone à l'écart de toute terre est, de ce fait, peu fréquentée par les bateaux. Mais elle n'est pas pour autant délaissée par tout le monde. Depuis longtemps, en effet, elle suscite l'intérêt des agences spatiales.De fait, cette vaste étendue marine, à l'écart de tout lieu habité, et très peu fréquentée par les navires, est l'endroit idéal pour prévoir l'amerrissage des stations et sondes spatiales en fin de mission. Le point Nemo est même considéré, à cet égard, comme un véritable cimetière spatial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 20241 min

Pourquoi le projet Sanctuary on the moon est-il ambitieux ?

Pour écouter l'épisode: D'où vient l'expression "à un de ces quatre":Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/do%C3%B9-vient-lexpression-%C3%A0-un-de-ces-quatre/id1719737952?i=1000650841144Spotify:https://open.spotify.com/episode/0YJ39KAFUm7h61LRzcjvRe?si=a6a83b18f19747ca-------------------------Nous ne sommes peut-être pas seuls dans l'univers. Cette conviction, partagée par de nombreux scientifiques, les incite à mettre à la disposition d'éventuels visiteurs de l'espace des informations sur l'espèce humaine.C'est en tous cas ce qui explique en partie l'initiative de cet ingénieur français et de son équipe. Il a en effet conçu, dans le cadre du projet "Sanctuary", une capsule temporelle contenant de nombreux renseignements sur l'humanité.Si tout se passe comme prévu, elle doit être déposée sur la surface de la Lune en 2027, dans le cadre du programme Artémis de la NASA. le concepteur de cette capsule la conçoit comme une "salutation cosmique", adressée à d'éventuels extraterrestres ou aux humains du futur.La capsule qui doit être laissée sur le sol lunaire contient 24 disques en saphir, d'un millimètre d'épaisseur. Cette finesse leur permettra de loger dans le petit conteneur en aluminium qui doit les abriter.Chaque disque n'a que 10 centimètres de diamètre, mais contient une quantité impressionnante de données. Suffisante, en tous cas, pour donner un aperçu détaillé de l'évolution et des réalisations de l'Homme.En effet, les disques contiennent des informations sur la manière dont la vie puis l'espèce humaine sont apparues sur Terre. Le génome complet d'un homme et d'une femme figurent également parmi ces données.De même, on peut trouver dans ces disques un condensé des principales connaissances acquises par l'Homme tout au long de son histoire, aussi bien en science que dans le domaine des arts.Nombre d'exemples du génie humain, qu'il s'agisse d'œuvres artistiques ou de textes en diverses langues, font également partie des documents insérés dans ces disques.Il s'agit donc d'un véritable résumé des connaissances humaines. Les auteurs de cet ambitieux projet pensent en tous cas que cette capsule représente un lien possible avec les générations futures.Cette bouteille à la mer d'un genre particulier pourrait permettre de "parler à nos descendants", comme le dit l'un des auteurs du projet. Ou de piquer la curiosité d'éventuels visiteurs sidéraux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 8, 20242 min

Pourquoi s'embrasser a pu être dangereux ?

Les hommes préhistoriques vivaient dans des conditions très précaires. Il leur fallait affronter les rigueurs du climat et les attaques de redoutables prédateurs.Mais ils devaient aussi se prémunir, avec des moyens dérisoires, contre les effets de maladies très graves. Or une nouvelle étude suédoise nous en apprend davantage sur la nature de ces affections et leur mode de propagation.Les chercheurs ont étudié le microbiome de 35 hommes préhistoriques. Ce terme désigne l'ensemble des micro-organismes logeant dans leur organisme. Les ossements analysés dataient de l'ère mésolithique, qui débute voilà environ 11.700 ans en Europe, et du Néolithique, la période suivante, marquée par l'apparition progressive de l'agriculture et de l'élevage.En étudiant ces restes humains, les scientifiques ont découvert les traces de 660 espèces microbiennes, surtout des bactéries. Or un certain nombre d'entre elles sont potentiellement pathogènes.Elles ont donc pu provoquer des affections comme la méningite ou la gonorrhée. D'autres microbes ont sans doute entraîné de la fièvre, des maux de tête ou de graves intoxications alimentaires. Certains individus, moins bien protégés par leur système immunitaire, ont sans doute davantage succombé à ces attaques.Les chercheurs se font également une idée plus précise de la manière dont ces maladies se transmettaient. On peut alors tomber malade après avoir consommé une viande souillée ou pas assez cuite.Mais les pratiques sociales jouent aussi, à cet égard, un rôle essentiel. Ainsi, les rapprochements entre individus auraient favorisé la propagation de ces affections.Ce qui expliquerait la présence de maladies sexuellement transmissibles, comme la gonorrhée. Mais les rapports sexuels ne sont pas la seule cause de transmission. Le simple baiser aurait pu faire passer ces microbes dangereux d'un individu à l'autre.En effet, ils se diffusent par la salive, ce qui inclut aussi bien les éternuements ou la toux que les baisers. S'embrasser en ces temps lointains aurait donc été une pratique dangereuse.D'autant que les hommes de cette époque étaient fort démunis face à des maladies dont certaines sont, aujourd'hui, aisément soignées par des antibiotiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 20242 min

Qu'est-ce que le projet du CNRS commé « Egout » ?

Pendant une semaine du mois de mars 2024, le CNRS a mené, dans le XXe arrondissement de Paris, une expérience originale. Elle a été baptisée "Égout". Comme son nom le laisse supposer, elle consiste à analyser les eaux usées.En examinant les eaux circulant dans les égouts, on peut en apprendre beaucoup sur les habitudes alimentaires des gens. En effet, les déjections humaines, en se mêlant à ces eaux, apportent de précieux renseignements sur notre consommation.On peut y repérer la présence de certains aliments et même des médicaments que nous prenons.Mais les techniciens du CNRS cherchent à affiner cette analyse. Ils voudraient notamment savoir si un changement dans les habitudes alimentaires pourrait se retrouver dans les eaux usées.C'est pourquoi ils ont demandé aux passants rencontrés dans les rues du XXe arrondissement de bien vouloir se prêter à un test. S'ils sont d'accord, ils s'engagent, durant une semaine, à consommer davantage de fruits et légumes.Les chercheurs procèderont ensuite à divers prélèvements, dans les eaux des égouts, pour voir si ce changement dans les habitudes alimentaires se retrouve dans leurs échantillons.Si l'expérience s'avère concluante, elle démontrera tout l'intérêt d'une analyse régulière des eaux usées. Elle peut en effet se révéler un outil efficace, non seulement pour identifier les pratiques alimentaires, mais aussi pour mettre en évidence d'éventuelles différences dans ces habitudes de consommation.Cette analyse permettrait même d'en établir une véritable cartographie, quartier par quartier. Ce qui pourrait contribuer à convaincre les décideurs politiques de prendre certaines mesures en matière de politique alimentaire.Quoi qu'il en soit, les habitants de ce quartier de Paris semblent décidés à jouer le jeu. Ils paraissent heureux de faire avancer la science. D'autant plus qu'un tel changement dans leurs habitudes alimentaires ne peut que profiter à leur santé. Et même les convaincre de manger plus sainement à l'avenir.Dans la semaine du 11 au 18 mars, un échantillon sera prélevé chaque jour. Mais les résultats ne seront pas connus avant le mois de mai. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 20241 min

Pourquoi le botox pourrait aider à soigner la dépression ?

On connaît le "botox", nom donné d'ordinaire à la toxine botulique, pour ses effets sur les rides d'expression, qu'il tend à gommer. En effet, cette substance paralyse en partie certains nerfs.C'est pourquoi elle n'est pas seulement employée en médecine esthétique. Il s'agit en fait d'un véritable médicament, utilisé notamment pour traiter les spasmes musculaires, le torticolis ou certaines formes de migraines.Mais le botox pourrait soulager une autre affection, et non des moindres, puisqu'il s'agit de la dépression. C'est du moins ce qui ressort de deux études, l'une publiée dans la prestigieuse revue "Nature", l'autre dans une autre publication spécialisée, "Scientific Reports".La première a été réalisée à partir de l'examen des données médicales d'environ 45.000 patients. Tous avaient reçu des injections de toxine botulique, soit à des fins esthétiques, soit pour apaiser certaines douleurs.Les résultats de cette recherche montrent que l'occurrence de la dépression, chez ces personnes, aurait été réduite de 40 et 88 % par rapport à d'autres patients.De son côté, la seconde étude aboutit à des résultats comparables. Elle s'appuie sur des informations recueillies auprès de 40.000 patients ayant reçu, eux aussi, des injections de botox, pour des raisons médicales ou esthétiques.Les chercheurs ont alors constaté que le risque de ressentir de l'anxiété était de 22 à 72 % moindre que pour des patients n'ayant pas été traités avec de la toxine botulique.Un tel constat concerne aussi bien les injections pratiquées dans les muscles du visage, de la tête, du cou ou des membres supérieurs ou inférieurs. Pour les auteurs de ces études, la toxine botulique pourrait agir sur des zones du système nerveux central impliquées dans la régulation de l'humeur.Mais ils pensent aussi que le fait de soulager certaines douleurs, comme des maux de tête insistants ou des spasmes musculaires, peut également améliorer l'humeur des patients concernés. En diminuant l'anxiété liée à l'apparition et à la persistance de ces maux, les injections de toxine botulique pourraient ainsi réduire les symptômes dépressifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 25, 20242 min

Pourquoi y a-t-il de nombreux cratères sur la Lune ?

Depuis que la Terre et son satellite, la Lune, sont apparus, voilà plus de 4,5 milliards d'années, de nombreuses météorites se sont écrasées à leur surface, formant des cratères de tailles diverses.Le plus imposant, sur la face cachée de la Lune, a un diamètre de plus de 2.500 kilomètres. Beaucoup d'autres sont plus petits.Grands ou petits, ces cratères sont beaucoup plus nombreux sur la Lune que sur la Terre. Et ils continuent à cribler la surface de notre satellite. Depuis 2009, une sonde a inventorié pas moins de 200 cratères nouveaux.Si les cratères sont bien plus visibles sur la Lune que sur la Terre, c'est d'abord parce que notre satellite est dépourvu d'atmosphère. De ce fait, les météorites qui s'en approchent, ne rencontrant aucun obstacle, s'écrasent toutes sur la surface de la Lune.Alors que, au contact de l'atmosphère terrestre, la plupart d'entre elles commencent à brûler et finissent par se consumer avant d'atteindre le sol.Par ailleurs, en l'absence d'atmosphère, il n'y a pas de vent sur notre satellite. Sans atmosphère, et avec de très hautes températures, l'eau liquide ne peut s'y frayer un chemin. On n'y trouve donc pas le moindre ruisseau.Or, le vent et l'eau ont tendance à éroder les roches et à modifier les paysages. Rien de tel ne se produisant sur la Lune, les cratères demeurent inchangés.Par ailleurs, il n'existe pas non plus, sur cette planète, de mouvements liés à la tectonique des plaques, qui bouleversent aussi l'apparence de régions entières. On n'y trouve pas non plus de volcans, dont les éruptions et les écoulements de lave auraient pu, comme sur Terre, effacer ou recouvrir de nombreux cratères.Enfin, comme on sait, la vie n'est pas apparue sur la Lune. Ou, du moins, aucun être, qu'il s'agisse d'un animal ou d'un homme, n'y a, comme sur Terre, transformé le paysage par sa seule activité. Ainsi, sur notre planète, l'agriculture ou l'urbanisation ont dû effacer les traces de bien des cratères. Ce qui, bien sûr, est impossible sur la Lune. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 20242 min

Pourquoi les bulles de champagne montent-elles en file indienne ?

L'aspect festif du champagne doit beaucoup au pétillement de ses bulles. Il y en aurait jusqu'à 80 millions dans une bouteille. Formées lors de la seconde fermentation du vin, ces bulles sont composées, pour l'essentiel, du dioxyde de carbone produit par les levures introduites dans le breuvage.Or, le comportement de ces bulles est atypique. Vous avez peut-être remarqué qu'elles remontent en file indienne vers le haut de la coupe. Elles forment ce que les scientifiques appellent des "chaînes stables". Dans un verre d'eau gazeuse, au contraire, elles se déplacent dans tous les sens.Les bulles ne se diffusent pas non plus de la même manière dans un verre de soda ou de bière, même si, dans ce dernier cas, leur comportement est moins erratique. Pourquoi le champagne ne pétille-t-il pas de la même façon que les autres liquides ?Des chercheurs français semblent avoir percé le mystère de ces bulles de champagne. Si elles remontent vers le haut de la flûte en un ordre si parfait, ce serait à cause de certaines molécules.Appelés "tensioactifs", ces composés sont en fait des molécules aromatiques. Elles donnent leur saveur inimitable au champagne. Mais elles ont aussi pour effet de limiter la tension existant entre les bulles et le liquide. Elles favorisent donc la montée harmonieuse des bulles.Par ailleurs, les tensioactifs dégageraient en quelque sorte l'espace entre deux bulles, permettant à celle du dessous de monter facilement dans le sillage de la bulle placée au-dessus d'elle. De sorte que toutes les bulles s'inscrivent dans la même trajectoire.Si l'on ajoute ces molécules aux autres liquides gazeux, on s'aperçoit d'ailleurs que les chaînes de bulles deviennent beaucoup plus stables.Les chercheurs se sont également aperçus que la taille des bulles pouvait modifier leur comportement. Ainsi, de grosses bulles ont naturellement tendance à être plus stables.Ces découvertes sur les bulles de champagne pourraient avoir des applications pratiques dans d'autres domaines. Comme, par exemple, celui du fonctionnement de certains bassins d'aération dans les stations d'épuration. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 21, 20242 min

L'Europe va-t-elle geler ?

Les conséquences du réchauffement climatique sont en train de modifier profondément le climat de la planète. Mais elles pourraient encore provoquer un autre changement majeur.En effet, d'après une récente étude danoise, la fonte accélérée de la calotte glaciaire pourrait perturber ce que les scientifiques appellent la "circulation méridienne de retournement atlantique" (AMOC en anglais).Ce terme un peu sibyllin désigne en fait les courants marins de l'Atlantique, dont le fameux Gulf Stream. Ils apportent vers le Nord les eaux chaudes et salées du Sud, et aussi de l'oxygène et des nutriments.C'est cette circulation qui explique, pour l'essentiel, la relative douceur des climats européens.Mais les courants marins ne s'arrêtent pas là. Arrivée vers le Nord, cette eau chaude et salée se refroidit, devient plus dense et descend dans les profondeurs de l'océan. Elle retourne alors vers le Sud, où elle se radoucit, et le cycle reprend.Cette circulation océanique régulière est donc essentielle à la régulation des températures, notamment dans l'Europe du Nord-Ouest et l'Amérique du Nord, mais aussi dans d'autres régions du globe.Mais ce cycle vertueux peut se gripper, notamment sous l'effet de la fonte des glaces. En effet, celle-ci libère une grande quantité d'eau douce, qui limite la salinité de l'eau charriée par les courants marins. Moins salée, elle devient moins dense et reste davantage en surface, ce qui tend à perturber l'ensemble du cycle.Le débit de ces courants deviendrait alors plus faible. Les conséquences ne se feraient pas attendre, avec une baisse des températures de l'ordre de 5°C, aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord.Mais ce qui surprend les spécialistes, ce n'est pas tant le phénomène lui-même, qui est connu, que le moment où il pourrait se manifester. En effet, cet "effondrement" de l'AMOC, comme l'appellent les climatologues, pourrait survenir beaucoup plus tôt que prévu.De fait, les spécialistes pensent que le "point de bascule", qui marquera un changement radical de climat, peut se produire dans une période très proche, comprise entre 2025 et 2095. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 19, 20242 min

Quelle arme nucléaire spatiale serait en développement ?

Alors que le contexte international demeure très tendu, et que certains observateurs n'excluent pas la possibilité d'une attaque russe contre des pays membres de l'OTAN, les préparatifs militaires de Moscou sont scrutés de près par les responsables américains.Or, une récente déclaration de Michael Turner, le Président de la commission du Renseignement de la Chambre des Représentants américaine, ne pourra qu'inquiéter aussi bien les milieux officiels que l'opinion publique.Il a en effet précisé, sur les réseaux sociaux, qu'une grave menace mettait en cause la sécurité nationale. Elle provenait d'une puissance étrangère décidée à déstabiliser le pays.Le danger serait si grave que l'élu demandait au Président Biden de déclassifier les informations relatives à cette menace.On le voit, Michael Turner est volontairement resté dans le vague, ne voulant pas révéler d'emblée des informations hautement confidentielles. Mais il n'a pas fallu longtemps aux médias pour avoir vent des dessous de l'affaire.Ils ont en effet réussi à apprendre que la puissance étrangère en question était la Russie. Ce qui, compte tenu de la situation internationale, n'était guère difficile à deviner.Quant au grave danger censé menacer le pays, il prendrait l'aspect d'une nouvelle arme nucléaire. Elle pourrait être envoyée dans l'espace, avec comme mission de détruire les satellites militaires américains.Il s'agirait d'un nouvel élément dans le terrible arsenal de guerre que le dirigeant russe est soupçonné de constituer. Les responsables et les militaires américains se sont étonnés de la divulgation de ces informations, qu'ils jugent prématurée.Ils ne nient pas le déploiement possible d'une telle arme. Mais, pour l'heure, elle serait loin d'être opérationnelle. En tout état de cause, elle ne devrait pas l'être avant longtemps.C'est pourquoi, si cette menace est jugée "sérieuse", elle n'est pourtant pas considérée comme "urgente". Pour l'instant, ces informations ne seront pas rendues publiques, mais le comité composé des huit membres du Congrès américain habilité à examiner les questions de sécurité nationale devait se réunir. Mais ses débats resteront sans doute confidentiels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 18, 20242 min

Quelles sont les sources d'exposition à la radioactivité naturelle en France ?

Pour écouter mes podcasts:1/ Dans un lavabo, l’eau s’écoule-t-elle toujours dans le même sens ? Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/dans-un-lavabo-leau-s%C3%A9coule-t-elle-toujours-dans-le-m%C3%AAme-sens/id1048372492?i=1000649151744Spotify:https://open.spotify.com/episode/7AQpMjrDi2WoSLm8orRmaj?si=922a9173b2274d402/ Quelle est la différence entre la tutelle et la curatelle ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/quelle-est-la-diff%C3%A9rence-entre-la-tutelle-et-la-curatelle/id1048372492?i=1000648907196Spotify:https://open.spotify.com/episode/6ZTmV8hDFpCog9hrAyyrqF?si=250c9d3ec54441663/ Pourquoi les avocats portent-ils une robe noire ? Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-les-avocats-portent-ils-une-robe-noire/id1048372492?i=1000647931088Spotify:https://open.spotify.com/episode/0J7DDFCJaSQL70LiTVrLkP?si=302773ddfd2948c14/ Pourquoi le Vatican est-il protégé par des gardes suisses ? Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3?si=3d75e97cfbb14681-------------------------------------La radioactivité a été découverte en 1896 par le physicien français Henri Becquerel. Il s'agit d'un phénomène physique, dans lequel les noyaux de certains atomes instables se transforment pour revenir à un état plus stable.Cette transformation se traduit par la diffusion d'un rayonnement. C'est ce qu'on appelle la radioactivité. Certaines techniques médicales, comme la radiothérapie, ou les centrales nucléaires ont recours à une forme artificielle de radioactivité.Mais la radioactivité a surtout une origine naturelle. Elle est en effet très présente dans notre environnement et représente environ les deux tiers des rayonnements radioactifs auxquels sont exposés les êtres humains et aussi les animaux.L'exposition à la radioactivité est mesurée en millisievert (mSv). Aujourd'hui, un Français, par exemple, reçoit une dose annuelle de radioactivité d'environ 3,9 mSv.Cette radioactivité naturelle se trouve à peu près partout. Dans le sol et le sous-sol pour commencer. Il en émane en effet un gaz découvert par Marie Curie, le radon. Elle a repéré ce gaz incolore et inodore au cours de ses recherches sur le radium, car il provient de la désintégration de cet élément radioactif.Le radon peut se diffuser dans les logements à partir des caves. Il vaut donc mieux aérer ses pièces, car il est reconnu, depuis une trentaine d'années, comme un gaz cancérigène.Une autre source de radioactivité naturelle se trouve notamment dans les roches. Elle provient d'un type d'atomes radioactifs qui, en se désintégrant, produisent ce que les scientifiques appellent le "rayonnement tellurique".Il existe également un rayonnement cosmique. Il est surtout composé de protons et de noyaux atomiques, qui se diffusent dans l'espace et finissent par atteindre la Terre. Il est plus sensible en altitude, sur le sommet d'une montagne par exemple, ou aux deux pôles.Il faut aussi rappeler que certains aliments contiennent des éléments radioactifs, comme le potassium par exemple. C'est notamment le cas de la viande, de l'eau minérale ou encore de certains légumes ou fruits.Enfin, il ne faut pas oublier que le corps humain lui-même émet une radioactivité naturelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 20242 min

Pourquoi le cyclone a-t-il un « œil » ?

Sur le passage d'un cyclone, des vents d'une grande intensité se déchaînent. Devant ces éléments en furie, les gens se calfeutrent chez eux. Et pourtant, au centre de cette violente tempête, règne un calme étonnant. Nous sommes dans l'œil du cyclone.Dans cette zone entourée de vents tempétueux, où des pluies torrentielles s'abattent sur le sol, ne souffle qu'une légère brise. Le ciel est bleu, la température est douce et tout semble apaisé. Cet œil du cyclone est une zone circulaire, d'un diamètre variant généralement entre 30 et 60 kilomètres.Elle est isolée par un véritable mur de nuages. Le promeneur qui passerait, sans transition, de la zone de turbulences à cette oasis de tranquillité, aurait vraiment l'impression de connaître deux climats radicalement différents.Si l'œil est une zone d'apparence calme, c'est d'abord en raison d'un comportement différent des masses d'air. Dans le mur de nuages qui l'entoure, appelé parfois "mur de l'œil", l'air entame un mouvement ascendant, qui se traduit par la formation de tourbillons de vents violents et d'intenses précipitations.C'est cette zone qui connaît le temps le plus perturbé. En revanche, les vents ont tendance à descendre dans l'œil du cyclone. Ce mouvement descendant, appelé "subsidence", explique en partie le calme qui règne au cœur de la tempête.Si les températures y sont également plus élevées, c'est parce que les masses d'air, en descendant, ont tendance à se réchauffer. Ces vents ne touchent d'ailleurs pas le sol, mais restent bloqués entre un et trois kilomètres d'altitude.Une autre raison expliquerait encore le calme de cette zone centrale du cyclone. Pour les spécialistes, en effet, elle serait due à un état d'équilibre entre deux forces antagonistes, l'une poussant vers l'extérieur du cyclone, l'autre exerçant une pression inverse.Une petite partie de l'air contenu dans le mur de nuages s'échapperait d'ailleurs vers l'œil, mais y serait aussitôt asséchée.Quoi qu'il en soit, les météorologues ont du pain sur la planche, car les mécanismes de formation de l'œil d'un cyclone sont encore assez mal connus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 20241 min

Que vient-on de découvrir au fond de la Méditerranée ?

Des scientifiques israéliens viennent de faire une découverte étonnante au fond de la Méditerranée. Ce n'est pas un trésor enfoui depuis des siècles qu'ils ont localisé, mais un canyon sous-marin d'une taille imposante.À environ 120 kilomètres au sud de Chypre, ils ont en effet repéré, à 500 mètres de profondeur, un canyon en forme de U mesurant environ 10 kilomètres de largeur.Cette formation géologique sous-marine daterait d'environ 6 millions d'années. Elle serait en effet apparue, à cette époque, à l'occasion de ce que les spécialistes nomment la "crise de salinité messinienne".Peut-être d'origine tectonique, cet événement se serait traduit par le resserrement, au niveau de Gibraltar, du détroit reliant la Méditerranée à l'Atlantique. Cet isolement de la Méditerranée aurait entraîné un relatif assèchement et une salinité accrue de la mer.En effet, l'évaporation a dès lors été plus importante que les apports en eau douce, ce qui s'est traduit par une augmentation du taux de sel dans la mer.Moins bien alimentée par l'Atlantique, elle s'est également mise à baisser. Cette diminution du niveau de la Méditerranée se serait accompagnée de puissants courants marins qui auraient creusé le fond de la mer.Non contente de modifier l'aspect des fonds marins, cette "crise de salinité messinienne" aurait eu de graves conséquences sur la faune et la flore marines.Depuis les années 1970, d'autres canyons sous-marins ont été découverts. Celui qu'on vient de localiser, et qui se distingue par sa taille, fait partie d'un ensemble de formations sous-marines similaires, qui s'étendent des rivages syriens à la bande de Gaza. Elles forment le bassin du Levant.Les spécialistes ignorent si ce nouveau canyon est apparu en quelques milliers d'années ou s'il a fallu, pour cela, une période beaucoup plus longue, de l'ordre d'un demi million d'années. Il est possible que ce canyon se soit formé au début de la phase d'assèchement de la Méditerranée.Quoi qu'il en soit, on l'a baptisé Ératosthène, du nom d'une montagne sous-marine voisine. C'est aussi celui d'un astronome et mathématicien grec, qui vécut au IIIe siècle avant J.-C. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 20242 min

Pourquoi l'écart d'espérance de vie entre hommes et femmes baisse-t-il ?

On le sait, l'espérance de vie à la naissance, qui mesure le nombre d'années qu'une personne peut espérer vivre entre sa naissance et sa mort, ne cesse de progresser, et ce dans la plupart des pays du monde.Cependant, les femmes peuvent toujours espérer vivre plus longtemps que les hommes. Mais cet écart tend à se resserrer. En France, tout d'abord, les hommes ont gagné 2,2 ans de vie supplémentaire entre 2006 et 2016.Ce supplément n'est, durant la même période, que d'1,2 an pour les femmes. En 2016, l'âge moyen au décès est de 85,6 ans pour une femme et de 79,3 ans pour un homme.Dans les pays pauvres, où l'espérance de vie est la plus faible, les hommes ont gagné près de 15 ans supplémentaires entre 1990 et 2010, contre à peine un an pour les femmes. Et, dans les pays les plus riches, l'écart entre hommes et femmes est passé de 4,84 ans en 1990 à 4,77 ans en 2010.Et il devrait encore se resserrer, pour se situer autour de 3,4 ans à l'horizon 2030.La réduction de cette inégalité d'espérance de vie, entre les hommes et les femmes, peut s'expliquer, en partie, par les progrès de la médecine, notamment dans les pays les moins développés. Mais, la plupart du temps, elle concerne aussi bien les hommes que les femmes.La modification de certains comportements joue, à cet égard, un rôle plus important. Ainsi, la consommation d'alcool et de tabac, traditionnellement plus marquée chez les hommes, tend à baisser et à se rapprocher de celle des femmes.Aussi ces dernières sont-elles davantage touchées qu'auparavant, en moyenne, par les maladies cardiovasculaires et certaines formes de cancer.Par ailleurs, certains métiers plus pénibles et peu qualifiés, dans le secteur des services notamment, sont plus souvent exercés par des femmes. Si les hommes se rapprochent de la durée de vie moyenne des femmes, c'est aussi, sans doute, parce que leurs fonctions dans la société, si elles ne sont pas encore interchangeables, tendent à devenir similaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 11, 20241 min

Quel ingénieur a voulu brûler tout le charbon du monde ?

Les spécialistes du climat ne cessent de tirer la sonnette d'alarme : si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites de manière significative, le réchauffement de la planète continuera de provoquer des événements climatiques extrêmes.Mais au XIXe siècle et au début du siècle suivant, la majorité des scientifiques ne voyaient pas les choses ainsi. Pour eux, le principal danger auquel était confrontée l'humanité était le refroidissement de la Terre.Il fallait donc trouver d'urgence des moyens pour la réchauffer et rendre ainsi la vie plus supportable sur notre planète. C'était notamment la conviction d'un certain William Lamont Abbott.Cet ingénieur respecté, membre du conseil de l'université d'Illinois, n'était pas un fantaisiste ni un illuminé. Pourtant, ce qu'il proposait, à la fin des années 1920, pour assurer l'avenir de la planète, ferait bondir d'indignation les écologistes d'aujourd'hui.En effet, pour réchauffer la planète, il préconisait de brûler toutes ses réserves de charbon. La combustion de toutes ces ressources fossiles ferait aussitôt remonter les températures moyennes. Ce serait la meilleure manière d'éviter cet inéluctable refroidissement de la planète qui, selon les contemporains de l'ingénieur, représentait, pour l'avenir de l'humanité, le péril le plus grave.Objet de toutes nos craintes, ce réchauffement de la planète était alors vu comme un moyen d'accroître la surface cultivable de la Terre. Même les régions polaires, devenues plus tempérées, se mettraient à produire du blé ou des légumes.Brûler toutes les réserves de charbon aurait encore une autre vertu. Elle permettrait d'éviter le spectre de la faim, dans un contexte de très forte augmentation de la population mondiale.William Lamont Abbott exhortait donc tous les gouvernements à recenser les ressources de leur sous-sol et à mettre le feu sans tarder à tout le charbon découvert.Si quelques scientifiques ont tenté d'alerter sur les dangers d'une telle théorie, d'autres, comme le physicien suédois Svante Arrhenius, ont également fait un lien entre l'émission de C02 et l'amélioration du sort de l'humanité. Ses travaux lui ont même valu un prix Nobel en 1903. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 20242 min

Que dit la règle de Cope sur la taille des animaux ?

Bien que sa formulation emprunte aux travaux d'autres scientifiques, la règle dite de "Cope" a été baptisée ainsi, au début du XXe siècle, en référence au paléontologue américain Edward Drinker Cope.Elle postule que la taille d'une espèce d'animaux tend à augmenter au cours du temps. Si les animaux voient leur taille augmenter, c'est parce qu'ils profitent d'avantages évolutifs.Ils trouveraient ainsi, au fur et à mesure de l'évolution, une nourriture plus variée et apprendraient à mieux résister aux changements climatiques et aux attaques des prédateurs.Un exemple souvent cité de ce phénomène est la croissance de la taille des chevaux, ou du moins de la plupart de leurs espèces. Au départ guère plus gros qu'un chien, ils ont grandi peu à peu, pour mesurer, aujourd'hui, environ 1,70 m au garrot.L'augmentation de la taille des animaux les soumet également à certains inconvénients. Elle a en effet entraîné une augmentation de leurs besoins en eau et en nourriture.Cette plus grande taille a également entraîné un temps de gestation plus long et une plus faible fécondité.Par ailleurs, l'évolution ne semble pas toujours favoriser l'augmentation de la taille. En effet, il existe, à cet égard, un certain nombre d'exceptions. Les spécialistes citent ainsi le cas des poissons osseux, dont la taille semble diminuer avec le temps.Loin de profiter de certains avantages évolutifs, ces animaux subissent des contraintes auxquelles ils répondent par une réduction de volume. En effet, ils doivent affronter une véritable compétition pour l'accès à des ressources alimentaires plus limitées. Ces poissons la perdraient sûrement s'ils étaient plus volumineux.On peut encore citer certaines espèces de tortues ou même de chevaux qui, loin de voir leur taille augmenter, auraient subi une diminution de gabarit. On peut s'appuyer, pour expliquer ce phénomène, sur la règle de Bergmann, d'après laquelle les animaux sont en général plus petits dans les régions chaudes.En effet, une petite taille leur permettrait plus facilement d'évacuer la chaleur. Il s'agirait donc d'une meilleure adaptation au milieu naturel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 20241 min

Pourquoi parle-t-on de l'effet Julien Lepers ?

Pendant des années, l'animateur Julien Lepers a présidé aux destinées d'un jeu télévisé très populaire, "Questions pour un champion". Quand une question laissait un candidat sans voix, il lui donnait toujours une réponse très complète.Le brio et l'assurance de l'animateur ont fini par lui valoir une flatteuse réputation. Les fidèles de l'émission ne pouvaient douter de son intelligence et de l'étendue de sa culture générale.En fait, ils ne tenaient compte, dans leur appréciation, que de ce que les spécialistes appellent des caractéristiques externes, à savoir, ici, le comportement de l'animateur, et non des facteurs internes, autrement dit des faits propres à chaque situation.Or, celle qui nous occupe est caractérisée par un fait principal, dont les téléspectateurs n'ont pas assez tenu compte : Julien Lepers tirait l'essentiel de ses réponses des fiches qu'on lui avait remises.En d'autres termes, les adeptes du jeu étaient victimes d'une "erreur fondamentale d'attribution".Ce biais psychologique nous conduit, dans la vie quotidienne, à attribuer plus de compétences à certaines personnes, non en raison de faits objectifs, mais du simple fait de leur position particulière.À cet égard, une expérience très éclairante a été faite, à la fin des années 1970, par un chercheur américain. Deux volontaires devaient jouer, l'un le rôle de l'interrogateur, l'autre celui du candidat.Le premier devait mettre au point des questions, qu'il poserait au second, devant un public composé d'autres participants. Au terme de cet exercice, les spectateurs devaient évaluer le niveau de culture générale des deux volontaires.C'est celui de la personne tenant le rôle de l'interrogateur qui a été jugé le plus élevé. On a donc davantage tenu compte de la position de l'examinateur, qui lui donne une supériorité visible sur celui qu'il interroge, que des faits, l'interrogateur connaissant forcément les réponses aux questions qu'il avait lui-même imaginées.En raisonnant de la sorte, on a tendance à faire des raccourcis. On part ainsi d'un fait isolé, non replacé dans son contexte global, pour qualifier, d'une manière péremptoire, la personne qui en est l'auteur.Ainsi, le passant qui me bouscule dans la rue est forcément un malappris. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 20242 min

Par quel hasard Goodyear a-t-il découvert « son » caoutchouc ?

Certains procédés, très utilisés aujourd'hui, ne sont pas seulement dus à l'ingéniosité de leurs inventeurs. En effet, le hasard a tenu une grande place dans leur mise au point. C'est le cas du type de caoutchouc inventé par Charles Goodyear.Né en 1800, ce chimiste américain s'intéresse très tôt au caoutchouc, un produit issu du latex. Il croit dans les potentialités de cette gomme, mais joue de malchance. Dans les années 1830, la fabrication d'une valve en caoutchouc devant équiper les gilets de sauvetage est un échec.Tout comme la mise au point de sacs postaux, qu'il fabrique en ajoutant de l'acide nitrique au caoutchouc. Mais le soleil fait fondre les sacs !Ces tentatives infructueuses s'expliquent en partie par la nature même du caoutchouc. Quand il fait chaud, il a tendance à devenir mou, alors que le froid le durcit. Et puis les produits finis ont un autre défaut : ils collent aux doigts. Tant que Goodyear ne sera pas parvenu à stabiliser le caoutchouc, et à en éliminer le caractère collant, il n'arrivera à rien.Alors il cherche. Et croit trouver la solution. Il entend parler des travaux de certains de ses collègues chimistes qui, en ajoutant du soufre au caoutchouc, auraient obtenu un produit qui ne colle plus.Alors aussitôt dit aussitôt fait. Mais, même avec l'addition d'un peu de soufre, le résultat n'est pas satisfaisant. Un jour, cependant, le hasard vient enfin à son secours.Un soir, il laisse du caoutchouc près du poêle allumé. Voilà que le produit s'enflamme. Exaspéré, il jette le morceau de caoutchouc par la fenêtre. Tombé dans la neige, car nous sommes en hiver, il se refroidit rapidement.En allant le ramasser, le lendemain, Goodyear est tout étonné de constater son élasticité. Il avait inventé, sans le savoir, un procédé nouveau : la vulcanisation. Elle consiste à chauffer un mélange de caoutchouc et de soufre, ce qui permet d'obtenir un matériau résistant et insensible aux variations de températures.C'est cette technique qui est employée aujourd'hui pour la fabrication des objets en caoutchouc, et notamment des pneus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 4, 20242 min

Quelle loi universelle les flocons de neige suivent-ils ?

On sait que les flocons de neige forment d'étonnants motifs, souvent très complexes. Une récente étude américaine nous permet d'en apprendre davantage sur ces formations neigeuses.Pour effectuer leur recherche, ces scientifiques ont mis au point un matériel très sophistiqué, qui permet notamment de mesurer la taille et le poids de ces flocons. Ce qui n'est pas une mince affaire, dans la mesure où ils sont extrêmement légers. En effet, ils pèsent environ dix microgrammes. Mais il ne s'agit que d'une moyenne, certains flocons étant 20 fois plus denses que d'autres.Pour information, un microgramme est l'équivalent de 0,001 milligramme ! C'est dire la difficulté de l'entreprise. Pour la mener à bien, les chercheurs ont réussi à examiner pas moins de 500.000 flocons de neige.Pour conduire leur analyse, ils se sont servis d'un paramètre mathématique, qui permet d'étudier le comportement d'une particule, ici le flocon de neige, dans un fluide et face à un obstacle. La question étant de savoir si la particule pourra on non contourner cet obstacle.Et le résultat de leur recherche est assez surprenant. En effet, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que la chute des flocons de neige semblait suivre une loi universelle.De fait, leur manière de tomber au sol semble la même. Leur accélération, à un moment donné, et leur chute finale, semblent en tous points semblables. Et ce quelle que soit la taille de ces flocons.Les conditions atmosphériques, qu'il s'agisse de la température, du taux d'humidité ou de l'orientation du vent, ne paraissent pas non plus modifier ce comportement identique.C'est pourquoi les scientifiques soupçonnent l'existence d'une loi universelle, dont ils ne discernent pas encore les contours. D'autres recherches seront nécessaires pour la mettre en évidence.Si elles aboutissaient, elles pourraient permettre des avancées très concrètes. En effet, une meilleure connaissance des mouvements internes qui animent les flocons de neige pourrait amener à mieux comprendre comment certaines tempêtes se forment et évoluent.Loin d'être anecdotiques, ces travaux sur la chute des flocons de neige contribueraient donc à affiner les prévisions météorologiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 20241 min

Pourquoi parle-t-on d’anisotropie ?

L’anisotropie désigne le fait, pour un matériau, de présenter des propriétés différentes selon la direction ou l’orientation. Cette particularité se retrouve en physique et dans de nombreux autres domaines.Dans le domaine physique, l’anisotropie peut se manifester de diverses façons. C’est ainsi que la conduction électrique peut être modifiée par l’orientation de certains matériaux. Le transport de chaleur peut être également influencé par ce phénomène.De même, le bois n’a pas les mêmes propriétés en fonction de la direction de ses fibres. C’est également vrai des matériaux composites, dont le comportement, le plus souvent, diffère des matériaux métalliques. Ces derniers, qui sont isotropes, présentent les mêmes propriétés dans toutes les directions.Le phénomène d’anisotropie se manifeste également en optique. Au sein de certains matériaux, la lumière se comporte parfois de manière anisotrope. Sa réfraction dépendra alors de la direction de l’onde lumineuse.Les corps solides n’ont pas l’apanage de l’anisotropie. En effet, elle peut aussi concerner les cristaux liquides ou même les gaz.L’anisotropie se manifeste en effet dans d’autres domaines. C’est ainsi qu’en informatique, les surfaces de certains écrans plats se modifient en fonction de l’endroit d’où on les regarde.De même, certains filtres de confidentialité reposent sur le principe de l’anisotropie pour protéger les données des utilisateurs. Par ailleurs, les chirurgiens savent que les os n’ont pas le même comportement en fonction de la direction des contraintes qu’ils subissent.L’anisotropie intervient également dans le domaine de la minéralogie. La vitesse de la lumière, dans un cristal anisotrope, dépend ainsi de la direction dans laquelle elle se propage.L’intensité des mouvements de la croûte terrestre peut aussi varier en fonction de leur direction. La notion d’anisotropie peut être utilisée de manière plus imagée, notamment dans le domaine des transports.Dans ce cas, elle peut manifester la modification apportée, dans la durée ou le coût du trajet, par la création d’un nouvel axe de transport. Pour un même itinéraire, la mise en place d’une autoroute, par exemple, va modifier ces paramètres par rapport à un autre point du trajet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 29, 20241 min