
Choses à Savoir SCIENCES
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Faut-il détruire le Pavillon des Sources ?
Le monde des sciences et de la culture s'était ému de la démolition annoncée du Pavillon des Sources, à Paris. Situé dans le Quartier latin, non loin du Panthéon, ce bâtiment était un des lieux de travail de Marie Curie.Faisant aujourd'hui partie de l'Institut Curie, cet endroit aurait notamment vu la fabrication d'un dispositif spécifique pour aseptiser les blessures et destiné aux hôpitaux durant la Première Guerre mondiale.Pour nombre de scientifiques et d'acteurs de la culture, la destruction de ce bâtiment serait une atteinte à la mémoire de Marie Curie, détentrice d'un double prix Nobel. Une commission chargée notamment de donner un avis sur les permis de démolir s'est également prononcée contre le projet.Certains voient aussi ce lieu comme un symbole de ce qu'ont apporté les femmes à la science.Mais les défenseurs du projet ont également des arguments à faire valoir. Ils rappellent d'abord que le Pavillon des Sources n'était pas le laboratoire de la célèbre scientifique, mais un lieu de stockage pour les déchets radioactifs. Le laboratoire lui-même ne serait pas menacé.Ils insistent aussi sur l'objectif poursuivi. La démolition de ce bâtiment permettrait de construire un ensemble d'environ 2.000 m2 consacré à la recherche contre le cancer. Du fait de ces spécificités, ce centre de recherches sur le cancer serait même une première en Europe.Un argument qui semble avoir convaincu l'un des descendants de Marie Curie, qui se dit, pour cette raison, favorable au projet.Quoi qu'il en soit de cette controverse, la démolition du pavillon, qui avait obtenu de nombreux avis favorables, semblait imminente en ce début d'année 2024.Juste avant de quitter le gouvernement, la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a cependant annoncé, après avoir échangé avec le responsable de l'Institut Curie, que les travaux de démolition étaient suspendus.Il s'agit, d'après la ministre, de se donner le temps de la réflexion, de manière à trouver une solution alternative. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la gueule de bois empire-t-elle avec l'âge ?
La capacité de l'organisme à se remettre d'une maladie a tendance à diminuer avec l'âge. Il en va de même de la consommation d'alcool. Ainsi, après une soirée bien arrosée, une personne jeune sera plus vite sur pieds qu'un senior, qui pourra parfois souffrir de nausées ou de migraines plusieurs jours durant.Comment expliquer que la "gueule de bois" empire avec l'âge ? La première raison est à rechercher dans la diminution des enzymes du foie.Ces protéines ont pour fonction, en effet, de décomposer et d'éliminer les toxines de l'alcool. Ce processus le rend ainsi moins nocif pour notre organisme. Avec le temps, le nombre de ces enzymes régresse, rendant ce travail du foie plus laborieux.De même, la prise de poids, avec l'âge, se traduit par une diminution du volume d'eau dans l'organisme, et donc par une montée plus rapide de l'alcoolémie.Par ailleurs, le vieillissement se traduit également par une récupération plus lente de l'organisme. Ce ralentissement du métabolisme explique notamment la moindre efficacité du système immunitaire, moins prompt à combattre les infections, et le rétablissement moins aisé des fonctions neuronales.Mais le phénomène s'applique aussi au rhume ou à la consommation d'alcool, dont un quinquagénaire, par exemple, se remet moins bien qu'un jeune homme de 20 ans.La prise de certains médicaments peut aussi rendre une gueule de bois plus difficile à endurer. En effet, de nombreux produits interagissent mal avec l'alcool et les seniors consomment, en moyenne, davantage de médicaments que des gens plus jeunes.Le mode de vie peut aussi jouer un rôle dans cette moindre capacité à supporter l'alcool. À partir d'un certain âge, en effet, les charges familiales et les responsabilités professionnelles, souvent plus lourdes, laissent moins d'opportunités et de temps pour soigner sa gueule de bois.Enfin, la gestion d'un tel désagrément passe aussi, tout simplement, par l'acceptation du vieillissement. Il est des personnes, en effet, qui n'en admettent pas les limites et qui, de ce fait, croient pouvoir "tenir" l'alcool aussi bien que dix ou vingt ans auparavant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la NASA construit-elle un ascenseur lunaire ?
La NASA continue à préparer, avec la collaboration de la société d'Elon Musk, SpaceX, la mission Artemis III, qui devrait, d'ici 2025, voir retourner l'homme sur la Lune. De fait, depuis la mission Apollo 17, en décembre 1972, il n'avait plus eu l'occasion d'en fouler le sol.Parmi les équipements spécifiques qui ont été conçus dans le cadre de ce programme Artemis, figure un ascenseur spatial. Il s'agit plutôt d'une sorte de plateforme métallique, dont la forme évoque celle d'un grand panier.Son but est de transporter les astronautes, ainsi que tout leur équipement, depuis la partie supérieure de l'atterrisseur Starship HLS, conçu par Space X, jusqu'à la surface lunaire.Et cet appareil doit bien sûr ramener les cosmonautes vers cette partie de l'atterrisseur, qui leur sert aussi d'habitation pendant la durée de la mission.Pour pouvoir utiliser cet ascenseur sans problème, une fois sur la Lune, les astronautes devant faire partie de la mission Artemis III, dont une femme, ont testé une maquette reproduisant fidèlement l'appareil.Cette expérience a permis aux cosmonautes de se familiariser avec les commandes et le fonctionnement de l'ascenseur. Ils devaient ainsi vérifier la bonne ouverture des portes, en actionnant les loquets prévus à cet effet, et le bon fonctionnement du rail permettant de faire descendre l'ascenseur le long de la paroi de l'atterrisseur.Pour se mettre dans les conditions mêmes de leur futur voyage dans l'espace, les cosmonautes avaient revêtu, pour ce test, leurs combinaisons spatiales.On voulait notamment, par cet essai, s'assurer que les astronautes, une fois dans l'ascenseur, avaient une liberté de mouvement suffisante. Il s'agissait aussi de vérifier leur confort. Les remarques des spationautes, sur ces questions, mais aussi sur l'espace de stockage permis par l'ascenseur, devraient permettre d'en améliorer encore le fonctionnement.La mise au point de cet ascenseur spatial ne sera pas la seule innovation de cette mission Artemis III. La NASA a également conçu une nouvelle combinaison, capable de protéger plus efficacement les astronautes contre les insidieuses poussières lunaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les singes sont-ils entrés dans l'âge de pierre ?
De récents articles, publiés sur les réseaux sociaux, et accompagnés de photos, prétendent que certaines espèces de singes seraient entrées dans l'"âge de pierre". Les auteurs de ces articles, pour prouver cette assertion, s'appuient sur les clichés où l'on voit des singes utiliser des pierres pour casser des noix ou des coquillages. D'autres singes, dont les gorilles et les bonobos, utilisent des outils de bois.L'emploi d'une telle expression laisse entendre que les singes suivraient, avec quelques millions d'années de retard, la même évolution que les hommes. Dans l'ensemble, les scientifiques rejettent une telle interprétation.Ils réfutent d'abord cette affirmation selon laquelle cette utilisation d'outils par les singes serait récente. En effet, des fouilles, entreprises dans la Côte-d'Ivoire actuelle, ont montré que des chimpanzés se servaient déjà de pierres pour préparer leur nourriture voilà plus de 4.000 ans.Par ailleurs, et c'est une différence essentielle, ces singes emploient les pierres qu'ils trouvent dans la nature. Ils les utilisent telles quelles et, à la différence des hommes du paléolithique, ne fabriquent jamais d'outils à partir des éléments qu'ils ramassent autour d'eux.Autrement dit, ces animaux ne conçoivent pas d'outils, à partir des pierres qu'ils trouvent, dans l'intention délibérée de les utiliser à une tâche précise. Les singes ne se projettent pas dans l'avenir, comme le faisait l'homme préhistorique, pour exploiter les potentialités de la pierre brute.Ils les connaissent d'ailleurs assez mal. En effet, les chercheurs ont constaté que, quand il arrivait à des singes d'utiliser des pierres coupantes, ils ne pensaient pas toujours à en utiliser le tranchant.Cette affirmation selon laquelle les singes entreraient dans une évolution similaire à celle de l'homme du paléolithique part d'une autre idée erronée : la filiation directe qui relierait les singes à l'homme.Or, on le sait, ces animaux ne sont pas nos ancêtres, mais plutôt nos cousins. Et si jamais ils entamaient une véritable évolution, qui se manifesterait notamment par la fabrication d'outils, rien ne dit qu'elle serait comparable à celle que l'homme a connue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la girafe a-t-elle la langue bleue ?
Si l'anatomie des girafes peut être intrigante, ce n'est pas seulement en raison du long cou de ces animaux. Le visiteur curieux qui, durant sa promenade au zoo, les voit se nourrir des feuilles d'acacia dont elles sont friandes, s'aperçoit en effet que les girafes ont une langue bleue. Dans certains cas, elle est violette ou même presque noire. Pour être plus précis, seule l'extrémité de la langue a cette coloration.Chez l'homme, ou la plupart des autres animaux, ce serait plutôt mauvais signe. Une telle coloration pourrait en effet alerter sur la présence d'une maladie. En temps normal, en effet, la langue, irriguée par de nombreux vaisseaux sanguins, est rose.Mais, bien sûr, la langue bleue des girafes, qui peut mesurer 50 cm, ne signifie pas qu'elles sont malades.Cette coloration bleue, la langue des girafes la doit à la présence de nombreuses cellules de mélanine. Or, l'une des propriétés de ce pigment naturel est sa capacité à protéger des rayons ultraviolets du soleil.Et en Afrique, où vivent les girafes, le soleil est souvent brûlant. Ainsi, quand ces animaux sont amenés, pour manger, à sortir leur langue, cet appendice charnu est préservé de ses ardeurs.En effet, les girafes consacrent pas moins de 12 heures par jour à se nourrir. Durant tout ce temps, leur langue demeure exposée aux rayons du soleil. Et ce d'autant plus que, dans les savanes où vivent souvent les girafes, l'ombre est rare.L'évolution naturelle a donc fini par doter les girafes d'une langue adaptée aux milieux où elles vivent. Pas seulement, d'ailleurs, en raison de cette coloration bleue, mais aussi parce que la langue des girafes est protégée contre les épines qui s'accrochent parfois aux feuilles d'acacia. Si elles ne la blessent pas, c'est sans doute parce que la salive de cet animal a de véritables propriétés antiseptiques.Il est à noter que cette langue bleue n'est pas l'apanage des seules girafes. D'autres animaux, comme l'okapi, le chien appelé "chow-chow" ou encore l'ours polaire en ont une aussi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi existe-t-il des fuseaux horaires ?
Inventé en 1884, le système des fuseaux horaires fut peu à peu adopté par tous les pays. Ce dispositif permet de calculer l'heure sur toute l'étendue de la planète et de prévoir une heure homogène pour un territoire donné. Mais il a subi de nombreux aménagements.Avant la fin du XIXe siècle, les autorités de nombreux pays ne se souciaient pas d'imposer la même heure sur tous les points de leur territoire. C'est ainsi qu'en France, chaque ville définissait son heure en fonction de la position du soleil. Cet usage dura jusqu'en 1891.Mais comment établir des horaires de chemin de fer avec un tel système? C'est pourquoi il fut abandonné, l'ensemble des pays se ralliant peu à peu à la division du monde en 24 fuseaux horaires.Ils ont officiellement été créées en 1884, lors de la conférence du Méridien. Dès lors, chaque État se fonde, pour déterminer son heure, sur le méridien de Greenwich, près de Londres, qui est le méridien zéro.Cette heure d'origine est appelée heure GMT ("Greenwich Mean Time"); elle correspond également à l'heure UTC, ou temps universel coordonné. À partir de ce premier fuseau, on avance ou on retarde d'une heure, selon qu'on se dirige vers l'Est ou vers l'Ouest. Chaque fuseau est délimité par deux méridiens.Certains pays ont aménagé le système de fuseaux horaires. Leur vaste superficie en contraint certains à adopter une division arbitraire en grandes zones, de manière à éviter un trop grand décalage entre l'heure légale et l'heure solaire. C'est notamment le cas des États-Unis.D'autres, comme la Chine, imposent la même heure sur tout leur territoire, malgré la présence de plusieurs fuseaux horaires.Des pays, comme la France ou l'Espagne, conservent des heures, héritées de l'histoire, qui ne correspondent pas à leur fuseau horaire. C'est ainsi que la France est restée fidèle à l'heure allemande, imposée au pays durant la Seconde Guerre mondiale.Enfin, l'adoption, par de nombreux pays, d'heures différentes selon les saisons, entraîne, à certains moments, un important décalage avec l'heure du fuseau horaire auquel ils appartiennent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Faire l'amour est-il un sport ?
La curiosité scientifique ne laisse de côté aucune question. Ainsi, la question de l'acte sexuel considéré, ou non, comme une forme de pratique sportive, est au centre des recherches.A priori, les pratiques actuelles ne semblent pas vraiment assimiler l'amour à un sport. En effet, la durée d'un rapport sexuel est estimée très précisément à 7,3 minutes et les Français feraient l'amour un peu plus d'une fois par semaine.Les amants n'atteignent donc pas, et de loin, les 2h30 hebdomadaires d'activité physique modérée ou même les 1h15 d'efforts plus intenses nécessaires, si l'on en croit la science, pour rester en bonne santé.Si le sexe, à lui seul, ne suffit pas à nous maintenir en bonne condition, peut-il du moins être considéré comme une activité physique à part entière ?Des équipes de chercheurs ont voulu le savoir. Ainsi, les ébats amoureux de 700 hommes et femmes, dont l'âge allait de 18 à 89 ans, ont donné lieu, après plus d'une décennie de recherches, à des résultats publiés en 1966.Ils ont conclu notamment à une augmentation de la fréquence respiratoire et à une élévation du rythme cardiaque, porté à 110-180 battements par minutes, durant l'acte sexuel.Une autre étude s'est intéressée au comportement physique d'amants invités d'abord à courir sur un tapis roulant. Après un tel effort, ils pouvaient atteindre, durant l'acte sexuel, 75 % de leurs capacités cardiaques maximales, la plupart des participants ne dépassant pas, cependant, la moitié de cette amplitude cardiaque.Faire l'amour sollicite en effet beaucoup le cœur. Aussi, avoir des relations sexuelles trois ou quatre fois par semaine ferait courir deux fois moins de risques d'être atteint par une crise cardiaque ou une attaque cérébrale.Mais les ébats sous la couette ne s'apparentent pourtant pas à un sport intense. Ils sont certes plus efficaces qu'une marche rapide, à 5 km/h, mais cependant moins qu'un jogging modéré, où le coureur ne dépasse pas 8 km/h. Et l'acte sexuel ferait brûler, en moyenne, 100 calories à un homme et 70 à une femme. Ce qui, on le voit, reste modéré. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le noyau de la Terre oscille tous les 8,5 ans ?
Composé d'un alliage de fer et de nickel, le noyau interne de la Terre, épais d'environ 35 kilomètres, affecte la forme d'une boule, d'un rayon d'environ 1.220 kilomètres. Malgré les températures très élevées qui y règnent, ce noyau interne, du fait des très fortes pressions qui s'exercent sur lui, est bien composé, contrairement au noyau externe, d'éléments solides.Des études précédentes ont déjà révélé le comportement particulier de cette partie centrale de notre planète. Tout comme la Terre, son noyau interne, qu'on appelle parfois "graine", tourne sur lui-même. Mais, comme l'ont montré ces études, il ne tourne pas à la même vitesse que les autres composantes de la Terre, comme le manteau ou le noyau externe, composé de métaux en fusion animés de mouvements rapides.De nouvelles recherches viennent confirmer la singularité du noyau interne. En effet, les chercheurs ont constaté que ce noyau se mettait à osciller autour de son axe de rotation, un peu à la manière d'une toupie.Et il le ferait par périodes, selon un cycle d'environ 8 ans et demi.Ces recherches ont également mis en évidence un léger décalage dans l'alignement des axes de rotation du manteau et du noyau interne de la Terre. On croyait plutôt, jusque là, à un alignement de ces deux axes de rotation.L'oscillation périodique de la "graine" dont nous avons parlé est sans doute due, selon les scientifiques, à ce léger décalage dans le mouvement du manteau et du noyau interne. Un phénomène qui explique sans doute aussi les légères différences de densité à l'intérieur même du noyau interne. Il serait notamment plus dense dans sa partie nord-ouest.Ces découvertes permettront d'en apprendre davantage sur ce cœur solide de notre planète et sur la manière dont il fonctionne. Il serait ainsi possible de mieux comprendre les liens qui unissent sans doute le comportement du noyau interne et certains phénomènes, comme les variations du champ magnétique terrestre et le déclenchement des tremblements de terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le chameau a-t-il une double paupière ?
Le chameau, qui, comme chacun sait, a deux bosses, le dromadaire, lui, n'en ayant qu'une, est un animal particulièrement adapté aux milieux arides où il vit. On parle toujours, à cet égard, de l'eau qu'il peut stocker dans ses bosses, qui lui permet notamment de rester longtemps sans boire. On sait aussi qu'il résiste à de grandes variations de températures.Mais on évoque plus rarement l'adaptation des yeux de cet animal à cet environnement particulier. En effet, les chameaux sont dotés d'une double paupière, que les zoologistes appellent une "membrane nictitante".Une particularité qu'ils partagent d'ailleurs avec d'autres animaux, comme certaines espèces d'oiseaux, de reptiles ou de mammifères. Mais à quoi peut bien servir cette double paupière ?Cette membrane nictitante préserve d'abord l'œil du chameau des grains de sable en suspension dans l'air. Même dans les pires tempêtes, cette seconde paupière empêche le sable de pénétrer dans les yeux de l'animal, tout en ne l'empêchant pas de voir autour de lui.En effet, les paupières du chameau sont pourvues de longs cils entrelacés, présents au-dessus et au-dessous de l'œil. En se rejoignant, ils sont ainsi capables de recouvrir l'ensemble de l'œil, le préservant des particules de sable, même quand elles sont soulevées par de violentes rafales de vent.La double paupière limite aussi les effets du rayonnement solaire. En effet, elle préserve l'œil du chameau des rayons UV et l'empêche d'être ébloui. Très fournis, les sourcils du chameau maintiennent également ses yeux dans une ombre propice, contribuant aussi à les protéger des ardeurs du soleil.Mais la double paupière du chameau a encore une autre fonction, tout aussi essentielle dans le désert. Il s'agit en effet d'un environnement très sec, qui pourrait favoriser, chez ces animaux, une certaine sécheresse oculaire. Or, d'après les spécialistes, la double paupière contribuerait à maintenir l'humidité nécessaire des yeux.Elle agirait notamment en aidant à une meilleure répartition des larmes sur toute la surface de l'œil. Tout en assurant au chameau une meilleure santé oculaire, une telle fonction lui permettrait également d'avoir une vision plus claire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi certains astronautes perdent-ils leurs ongles ?
Les sorties dans l'espace ne sont pas sans conséquences sur le corps humain. Les cosmonautes peuvent souffrir, en effet, d'une certaine congestion de la tête, d'une perte de la masse musculaire ou encore d'une fragilisation des os.S'y ajoute un autre désagrément possible, la perte des ongles. En retirant leurs gants, après une sortie dans l'espace ou un entraînement intensif sur terre, certains astronautes ont les mains en sang. Ils s'aperçoivent alors que leurs ongles sont tombés.Comment expliquer cette onycholyse, le nom scientifique de la perte des ongles ?Si les ongles peuvent tomber, au cours d'une sortie dans l'espace, c'est à cause de la faible pression atmosphérique qui règne alors. Pour rendre la sortie possible malgré tout, il faut revêtir une combinaison pressurisée.Cet équipement, très lourd et incommode, gêne les mouvements, notamment au niveau des mains. L'utilisation des gants, pressurisés comme le reste de la combinaison, entraîne une forte pression et de nombreux frottements.Cette friction du bout des doigts contre la matière assez rude du gant, ajoutée à la transpiration et à une forte chaleur, finit parfois par provoquer le détachement des ongles. Et ce d'autant plus que la sortie ou l'exercice se prolongent.Le majeur, doigt plus allongé, est plus souvent concerné par ce type de blessures. De même, les femmes, qui ont souvent des ongles plus longs, les perdent plus volontiers que leurs collègues masculins.Après avoir étudié, entre autres blessures, de nombreux cas d'onycholyse chez les cosmonautes, des chercheurs ont signalé les problèmes posés par les gants dont ils sont équipés. Si ce n'est pas la seule cause de ce douloureux désagrément, ces gants mal étudiés y contribueraient de manière notable.Ils notent que ces gants sont rigides et souvent mal adaptés à la largeur des doigts. Ils ralentissent donc la circulation sanguine, ce qui augmente les risques de blessures, et notamment celui de perdre ses ongles.Cependant, les agences spatiales réfléchiraient d'ores et déjà à la conception d'équipements plus appropriés. Ils devraient être prêts pour la mission Artémis, qui devrait ramener des astronautes sur la Lune dès 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel bouclier vivant protège la Grande muraille de Chine ?
Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, la Grande Muraille de chine est une construction impressionnante. S'étendant sur plus de 20.000 kilomètres, elle est le résultat d'une construction continue, qui s'étend du IIIe siècle avant notre ère au XVIIe siècle.Bâtie avec des briques ou du pisé, un matériau de construction comprenant de la terre battue, à laquelle on ajoute du gravier, des cailloux ou de la paille, cette muraille est rongée par l'action de la pluie et du vent et le travail d'érosion associé au gel suivi du dégel.Mais, ce qui est surprenant, c'est l'étonnante résistance d'une construction vieille, dans ses parties les plus anciennes, de plus de deux millénaires.Si la Grande Muraille de Chine résiste aussi bien aux assauts du temps, ce n'est pas seulement dû aux actions de sauvegarde mises en œuvre par les hommes. En effet, cette construction emblématique est protégée par un véritable bouclier vivant. Il est formé par ce que les spécialistes appellent des "biocroûtes".Il s'agit d'une sorte de formation organique, composée notamment de lichens, de bactéries et de champignons, qui recouvre une grande partie de l'édifice, surtout les zones construites en pisé. Ces biocroûtes couvriraient en effet près de 70 % de la construction.D'après les scientifiques, cette couverture végétale jouerait un grand rôle dans la stabilité de la muraille. Les études entreprises ont montré qu'elle limiterait, de près de 50 % parfois, les risques d'érosion et d'infiltration d'eau. L'édifice resterait ainsi à l'abri de l'humidité.Compte tenu de la longueur de la muraille, et des matériaux divers utilisés dans sa construction, la composition des biocroûtes n'est pas toujours la même. Son rôle protecteur, qui n'a cependant été étudié que sur une partie de l'édifice, varie donc en fonction de la nature de cette couverture végétale.Cependant, cette protection naturelle n'empêche pas le monument de rester vulnérable. On sait que les sections les plus anciennes ont déjà disparu et que celles qui restent ne sont pas seulement menacées par l'érosion. En effet, l'agriculture et le tourisme de masse ne cessent d'en fragiliser la structure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi certaines personnes sont-elles matinales ?
Certaines personnes ont l'habitude de se lever plus tôt que d'autres. Une étude datant de 2019 avait déjà identifié plus de 300 gènes supplémentaires, en plus de ceux déjà connus, impliqués dans le fonctionnement de notre horloge interne.Ils régulent des mécanismes comme la sécrétion de certaines hormones ou la perception de lumière par la rétine qui influent sur la structure du rythme circadien, ce cycle de 24 heures à partir duquel s'organise la vie d'un être humain.Mais une nouvelle étude suggère que cette tendance à se lever tôt, inscrite dans nos gènes, nous viendrait de l'homme de Néandertal ! Il est aujourd'hui admis, en effet, que l'homme moderne, ou Homo Sapiens, et l'homme de Néandertal ont dû se croiser voilà environ 45.000 ans, donc plus tôt qu'on ne le croyait jusque là.Et ils ont, de ce fait, partagé certains de leurs gènes. Ainsi, le patrimoine génétique de l'homme moderne comprendrait, selon les auteurs, un peu plus ou un peu moins de 2 % de gènes venant de l'homme cde Néandertal.Les Néandertaliens auraient en effet transmis à certains d'entre nous plusieurs de leurs caractères. Certains de nos contemporains leur devraient ainsi la forme de leur nez.D'autres auraient hérité de ces lointains ancêtres leur tendance à sortir plus tôt de leur lit. En effet, les scientifiques ont constaté que la part d'ADN héritée de l'homme de Néandertal influait, dans de nombreux cas, sur le fonctionnement de l'horloge biologique de l'homme moderne, en l'occurrence sur sa propension à se lever plus tôt.Les Néandertaliens vivaient en Eurasie, dans des régions où la durée des journées dépendait de la saison. Ils ont donc pris l'habitude de se lever plus tôt, notamment en été, afin de profiter d'une journée plus longue, donc plus propice à la chasse.Arrivés d'Afrique, les Homo Sapiens se sont mélangés aux Néandertaliens, qui leur ont légué, entre autres caractères, cette tendance à se lever tôt, que certains humains ont conservée jusqu'à aujourd'hui dans leur patrimoine génétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les champignons communiquent-ils entre eux ?
Plusieurs expériences ont montré que les plantes sont capables de communiquer entre elles. Il se pourrait que les champignons en fassent autant. Pour s'en assurer, des chercheurs britanniques ont récemment examiné le comportement de différentes espèces de champignons, sur lesquels des électrodes avaient été fixées.Ils se sont aperçus qu'ils semblaient en contact les uns avec les autres. En effet, les électrodes ont enregistré la présence de signaux électriques, qui circulaient à travers ce que les botanistes appellent des hyphes. Celles-ci, qui se composent d'un réseau souterrain de filaments très ramifiés, forment le mycélium, qui constitue l'appareil végétatif des champignons.Ces signaux électriques seraient organisés comme des sortes de "mots", le "vocabulaire" des champignons en comprenant une cinquantaine. D'après les chercheurs, ils se grouperaient même comme les mots le feraient dans un langage humain.Pour les scientifiques, les hyphes enterrées dans le sol auraient, dans la transmission des informations, un rôle comparable à celui des cellules nerveuses chez l'homme.Les chercheurs considèrent que, grâce à ce langage électrique, les champignons seraient capables, par exemple, de signaler leur présence à d'autres végétaux, ou de les renseigner sur l'approche d'un prédateur ou l'existence d'une substance toxique.Il s'agirait donc de se protéger d'un éventuel danger, mais aussi de signaler la présence de nourriture. Autrement dit, il s'agirait d'un "langage" purement utilitaire.Pour les scientifiques, cette étude n'est qu'un début. D'autres recherches devraient en apprendre davantage sur la manière dont s'agencent ces "mots" et donc sur la structure de ce "langage" végétal.Les chercheurs ont également constaté que toutes les espèces de champignons étudiées ne communiquaient pas de la même façon. Certaines, en effet, semblent avoir davantage de "vocabulaire". De futures recherches permettront de comprendre les mécanismes mis en œuvre, à cet égard, par chaque sorte de champignon.Aussi surprenants soient-ils, ces résultats ne devraient pas se traduire, du moins dans l'immédiat, par la transcription d'une "langue" des champignons. Mais la découverte de ce mécanisme pourrait ouvrir la voie à certaines applications pratiques, comme l'utilisation de champignons dans certains circuits électroniques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les radars Meta-Fusion 2 sont-ils redoutables ?
Le contrôle des automobilistes ne cesse de gagner en efficacité. Il repose notamment sur la mise en service de radars toujours plus performants. C'est le cas des radars Meta-Fusion 2, installés sur les routes françaises depuis 2019.Il était prévu de déployer environ 1.200 "radars tourelles", comme on appelle aussi ces équipements. Ils sont fixés sur des mâts qui peuvent atteindre quatre mètres de hauteur. Leur antenne est capable de suivre et contrôler plus de 30 véhicules en même temps.Et ces radars sont capables de distinguer une voiture d'un camion ou d'une moto.Ce qui distingue ces radars Meta-Fusion 2, ce n'est pas seulement leur puissance, mais aussi leur polyvalence. En effet, ils sont capables de repérer plusieurs types d'infractions en même temps.Ainsi, ils peuvent enregistrer les excès de vitesse, comme les radars classiques, mais aussi le franchissement d'un feu rouge ou le non respect de la distance de sécurité entre deux véhicules.Mais ces nouveaux radars sont aussi capables de signaler un conducteur conduisant sans sa ceinture de sécurité, parlant au téléphone ou roulant trop doucement sur une autoroute. De même, ces nouveaux appareils, d'une portée moyenne de 100 mètres, sont en mesure de contrôler huit voies en même temps.Pour l'heure, cependant, ce radar n'est pas utilisé dans toute l'étendue de sa capacité. En effet, certains appareils détectent les excès de vitesse, d'autres le franchissement d'un feu rouge, mais pas les deux en même temps. Quant aux autres infractions, les modèles de radars mis en service actuellement ne sont pas conçus pour les repérer.Le contrôle de vitesse des radars Meta-Fusion 2 ne se traduit pas par la délivrance d'un flash lumineux, ce qui les rend plus difficiles à repérer. Par ailleurs, de nombreux faux radars ont été placés au bord des routes.Le rôle de ces leurres, très bien imités, est double : inciter les automobilistes à ralentir et tromper ceux qui voudraient les détruire. Ils auraient de toute façon du mal à en venir à bout, car ils sont plus robustes que leurs devanciers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

3 recommandations pour ce week-end
1/ Pourquoi le "y" est-il grec ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-le-y-est-il-grec/id1048372492?i=1000640425090Spotify:https://open.spotify.com/episode/7177g2059O7XKzFMdhPUKy?si=8d9ce9e0d3ed412c2/ Qu'est-ce qu'une « impasse mexicaine » au cinéma ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/quest-ce-quune-impasse-mexicaine-au-cin%C3%A9ma/id1048372492?i=1000640229543Spotify:https://open.spotify.com/episode/5ZkjGDh6dODYbvgOv16fSe?si=5ea0d2ff459545353/ Pourquoi Richelieu serait-il à l'origine des couteaux ronds ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-richelieu-serait-il-%C3%A0-lorigine-des-couteaux-ronds/id1048372492?i=1000640311625Spotify:https://open.spotify.com/episode/4XeBb49bZH8Eq4K7Eqxvsz?si=0cfca48730ca4eb7 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment produire de l'électricité avec des plumes ?
Les voies de l'innovation scientifique sont parfois curieuses. Ainsi des chercheurs ont récemment mis au point une technique permettant de produire de l'électricité à partir de plumes de poulet !En effet, ces scientifiques ont réussi à créer une membrane composée de kératine, une protéine qu'on trouve dans les plumes des poulets. Cette fine membrane est ensuite transformée en ce que les scientifiques appellent des "fibrilles amyloïdes".Ces fibrilles sont un des composants de la pile à combustible, un dispositif permettant de produire de l'électricité à partir d'hydrogène et d'oxygène, et ce sans aucune émission de CO2.D'ordinaire, ces fibrilles sont constituées de produits chimiques, les substances per-et polyfluoroalkylées ou PFAS. En plus de coûter très cher, ces substances toxiques sont très polluantes. En effet, elles ne sont pas biodégradables.D'après les inventeurs de ce procédé, fabriquer des piles à combustible avec des plumes de poulet coûterait trois fois moins cher. Et ces plumes seraient très rentables, dans la mesure où elles sont composées à 90 % de kératine, la substance nécessaire à la fabrication des piles.En plus de l'économie réalisée, cette méthode serait doublement écologique. En effet, elle éviterait non seulement la pollution engendrée par les PFAS, mais aussi celle générée par la destruction des plumes de poulet.En effet, celles-ci sont brûlées. Or, en se consumant, elles dégagent de grandes quantités de CO2 et de gaz souvent toxiques. Il s'agit, on le voit, d'une technique très vertueuse : les plumes produiraient une électricité "verte" tout en se prêtant plus à la libération de gaz à effet de serre.Il reste cependant des progrès à accomplir pour perfectionner ce procédé innovant. Ils portent notamment sur l'hydrogène, nécessaire au fonctionnement de la pile, et dont la production demande encore beaucoup d'énergie, et sur l'amélioration de la membrane de kératine.Tout en cherchant à peaufiner cette méthode originale de production d'électricité, les scientifiques qui l'ont découverte ont déposé un brevet et recherchent des bailleurs de fonds susceptibles de financer leurs recherches. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vieillissons-nous plus vite à cause des dinosaures ?
On sait que les dinosaures ont disparu voilà environ 65 millions d'années, peut-être à la suite de l'écrasement, sur le sol de notre planète, d'une énorme météorite.Une bonne nouvelle, d'une certaine manière, pour les petits mammifères qui, durant 100 millions d'années, ont vécu dans la terreur de certains de ces redoutables prédateurs, qui en faisaient volontiers leur pitance quotidienne.Une ère nouvelle commence pour certains ce ces mammifères qui, en évoluant, vont donner naissance aux premier hominidés et à l'homme moderne.Mais, avant de vivre dans un environnement débarrassé des dinosaures, ils ont dû développer des comportements défensifs. L'auteur d'une récente étude, un scientifique britannique spécialiste du vieillissement humain, souligne que notre manière de vieillir serait due, en partie, à l'adaptation de nos très lointains ancêtres au danger représenté par les dinosaures.Ce chercheur rappelle en effet que les humains vieillissent plus vite que d'autres animaux. Ou, plus exactement, ils sont davantage atteints par les signes de vieillissement que des espèces animales comme les reptiles ou les amphibiens.C'est ainsi qu'ils ne bénéficient pas, comme certains animaux, de certains processus de régénération des tissus ou de réparation de l'ADN. L'organisme de certains animaux, en effet, est capable de mettre en place un mécanisme physiologique spécifique, qui les protège des dommages causés par les rayons UV.De même, les humains ont peu à peu perdu la capacité de se reproduire à un certain âge. Ils sont encore atteints par d'autres signes de sénescence, qui ne touchent pas certains animaux.Pour ce scientifiques britannique, ces "défauts génétiques", comme il les appelle, seraient un lointain héritage des petits mammifères qui devaient tout mettre en œuvre pour échapper à la dent de certains dinosaures.Dans cette hypothèse, ils ne se seraient pas encombrés, au fil du temps, d'informations génétiques liées à la réparation des tissus ou à la reproduction à tout âge, simplement parce qu'elles ne leur étaient guère utiles dans la lutte quotidienne qui les opposait à leurs prédateurs.D'autres chercheurs soulignent aussi la plus grande créativité des personnes âgées. L'évolution génétique aurait donc été dans le sens d'un vieillissement plus marqué. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

D'où vient le maïs ?
Le maïs est la céréale la plus produite dans le monde. En effet, environ 1,2 milliard de tonnes de maïs est récolté chaque année, les principaux pays producteurs étant les États-Unis, la Chine ou encore le Brésil.Le maïs fait partie de nos menus quotidiens mais est aussi intégré dans l'alimentation animale. Cette céréale est originaire d'Amérique centrale, où elle a été domestiquée par l'homme voilà environ 10.000 ans.Découvert par Christophe Colomb, à Cuba, au cours de son premier voyage en Amérique, en 1492, le maïs s'est peu à peu diffusé dans l'Europe méridionale et le pourtour méditerranéen, avant de s'introduire en Afrique.Cette céréale a joué un rôle certain dans la stabilité de certaines civilisations précolombiennes, comme celles des Aztèques, des Mayas ou des Olmèques. Elle était en effet à la base de leur alimentation.Les scientifiques s'interrogent depuis longtemps sur l'origine du maïs. La majorité d'entre eux pensaient que cette céréale était issue d'une herbe sauvage, la "téosinte", que l'homme aurait cultivée dans les basses terres du Mexique actuel et utilisée dans son alimentation environ 9.000 ans avant notre ère.On a d'ailleurs découvert des grains de maïs remontant à quelque 7.000 ans. Mais de nombreux spécialistes considèrent aujourd'hui que le maïs ne proviendrait pas de cette seule herbe sauvage.En effet, une étude d'ADN a montré qu'une seconde plante sauvage, poussant dans les hautes terres d'Amérique centrale, aurait été greffée sur la téosinte. D'après les chercheurs, elle aurait apporté au maïs environ 20 % de son patrimoine génétique.Cette céréale serait donc une plante hybride. Cette hybridation aurait eu lieu voilà environ 4.000 ans. C'est seulement à partir de là que le maïs aurait vraiment pris son essor.Reste à savoir dans quelles conditions elle s'est produite. Certains chercheurs pensent que cette hybridation ne résulte pas d'une action délibérée. Pour eux, elle serait purement accidentelle.Elle serait le résultat d'un processus analogue à celui qui voit le maïs sauvage profiter, aujourd'hui encore, de sa proximité avec des champs cultivés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le bitcoin est-il une monstruosité écologique ?
Les cryptomonnaies ont le vent en poupe, et notamment la plus connue d'entre elles, le bitcoin. Au début de cette année, près de 20 millions étaient en circulation. Cependant, si ces cryptomonnaies présentent de notables avantages, elles ont aussi des faiblesses.La forte volatilité ou les délais de transaction sont souvent cités parmi les principaux inconvénients de ces monnaies virtuelles. Mais il en est un autre, moins souvent mis en avant : leur nocivité écologique.En effet, la validité des transactions et, in fine, la sécurité de ces cryptomonnaies, dont le bitcoin, sont assurés par des "mineurs", qui utilisent de puissants ordinateurs très énergivores.L'empreinte carbone du minage, comme on appelle cette opération, est donc très forte. Elle entraîne aussi la consommation d'énormes quantités d'eau, nécessaires au refroidissement des centrales électriques alimentant les équipements informatiques utilisés par les mineurs.Les chiffres cités donnent en effet une idée du coût écologique des opérations nécessaires au fonctionnement des bitcoins. Ils varient selon les sources, mais s'accordent sur les effets dévastateurs du bitcoin sur l'environnement;Selon la plateforme Digiconomist, l'utilisation et le fonctionnement du bitcoin auraient entraîné, en 2021, la consommation de 134 térawatt-heures, cette unité de mesure équivalant à 1.000 milliards de watt-heures. Ce qui représente à peu près la consommation annuelle d'énergie d'un pays comme l'Argentine.D'après cette étude, cette consommation, liée au bitcoin, aurait augmenté de près de 90 % par rapport à 2020. Elle précise également que, durant la même période, l'activité associée à cette cryptomonnaie aurait généré l'émission de 64 mégatonnes de CO2 dans l'atmosphère.De son côté, une étude de l'ONU chiffre à plus de 173 térawatt-heures la consommation d'électricité due au bitcoin entre 2020 et 2021, soit plus que la consommation du Pakistan, un pays de plus de 230 millions d'habitants.Selon la même étude, les besoins en eau nécessaires au fonctionnement de cette cryptomonnaie serait équivalent au contenu de 660.000 piscines olympiques. Ce qui représente les besoins d'environ 300 millions de personnes dans des zones d'Afrique subsaharienne où l'eau manque souvent.Les spécialistes s'interrogent donc aujourd'hui sur la possibilité de modifier les procédés de minage actuels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des animaux peuvent-ils réussir le test du miroir ?
Le fait de se regarder dans un miroir, et d'y apercevoir une image qu'on reconnaît comme un reflet de soi-même, exprime la faculté de l'homme de s'identifier comme un être singulier. Autrement dit, cette reconnaissance dans une glace manifeste sa conscience de soi.Mais elle n'est pas propre à l'être humain. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, certains animaux sont capables de se reconnaître dans un miroir. Ils ont passé avec succès le "test du miroir", mis au point, dans les années 1970, par un psychologue américain.C'est notamment le cas de certains singes. Non seulement les chimpanzés ou les orangs-outans reconnaissent leur image dans la glace, mais ils sont capables d'utiliser le miroir pour observer certaines parties de leur corps. Ils font aussi des gestes, à seule fin de les voir reproduits dans la glace.D'autres animaux comprennent que ce qu'ils voient dans la glace, c'est bien eux-mêmes. Pour s'assurer qu'ils en ont bien conscience, des chercheurs ont disposé des marques colorées sur leurs corps.Ces expériences se sont souvent montrées concluantes. En effet, des animaux aussi divers que des éléphants ou des pies ont essayé d'enlever ces marques, aperçues dans le miroir. Preuve que, pour eux, le reflet entrevu dans la glace, était bien une image d'eux-mêmes.D'autres animaux encore ont passé ce test du miroir avec succès. Certains oiseaux, comme les pies, les corbeaux ou les pigeons, montrent, à cet égard, une remarquable intelligence.Les chevaux, ou même certains poissons, sont également capables de se reconnaître dans un miroir. Une expérience a également été réalisée sur des souris. En effet, des chercheurs ont inscrit une tache blanche sur leur front, puis ont placé un miroir dans la boîte où ils avaient mis les rongeurs.Confrontées à leur image, les souris se sont alors efforcées d'effacer la tache. Tous les animaux, cependant, n'ont pas cette faculté. Face à leur image dans un miroir, certains, comme de nombreux animaux de compagnie, se montrent indifférents ou agressifs, prenant le reflet pour un congénère. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonnes fêtes de fin d'année !
Rendez-vous le 1er janvier pour la reprise ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le tonnerre dure plus longtemps que l'éclair ?
Quand un orage éclate, des éclairs zèbrent le ciel tandis que le tonnerre se fait entendre. Mais le son et la lumière ne semblent pas en parfaite concordance. En effet, alors que la vive lumière de l'éclair s'est déjà éteinte, le tonnerre gronde encore.Cet écart, dans la perception des deux phénomènes, est due à une vitesse de propagation différente. En effet, tandis que la lumière circule à 300.000 km/s, le son ne se diffuse qu'à raison de 0,34 km/s.De ce fait, quand nous voyons un éclair, parfois long de plusieurs kilomètres, le son qu'il émet ne nous parvient qu'avec quelques secondes de retard.Un son perçu de manières différentesLe son lié aux éclairs n'est d'ailleurs pas toujours le même. Ainsi, les températures, plus faibles en altitude, ont tendance à attirer la déflagration vers le haut, et à en atténuer la puissance.Les vents, souvent plus intenses dans cette partie de l'atmosphère, jouent dans le même sens. Ainsi, au-delà d'une certaine distance, le tonnerre n'est plus audible depuis le sol. Un observateur au sol, éloigné de plus de 20 kilomètres d'un éclair, verra son filament lumineux mais n'entendra aucun son.De même, la température de l'air modifie la manière dont se déplacent les ondes sonores. En effet, elles circulent plus vite si l'air est chaud, leur vitesse étant un peu freinée par de l'air plus froid.Par ailleurs, la position de l'observateur par rapport à l'éclair peut modifier la perception de ce bruit.Ainsi, un éclair vu de profil produira une décharge brève et violente, alors que si l'observateur est placé dans la direction de l'éclair, il entendra plutôt un bruit sourd, qui semble se propager lentement dans l'atmosphère.Si le tonnerre n'est pas perçu de la même manière au fur et à mesure que l'on s'en éloigne, c'est aussi en raison de l'absorption, avec la distance, de certaines catégories d'ondes sonores.Enfin, le bruit du tonnerre n'est pas toujours le même non plus si l'orage éclate le jour ou la nuit ou si les éclairs se manifestent au-dessus d'un lac par exemple. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne déssale-t-on pas davantage l'eau de mer ?
Liées en partie, comme d'autres phénomènes climatiques, au réchauffement du climat, l'intensité et la durée des épisodes de sécheresse ne cessent d'augmenter partout dans le monde. De ce fait, les nappes phréatiques ont du mal à se remplir et l'eau potable vient à manquer dans certains pays.Face à la recrudescence de ce phénomène, certains se demandent pourquoi on ne recourt pas davantage, en France, à la désalinisation de l'eau de mer.Certains pays, comme l'Arabie saoudite ou l'Iran, emploient massivement cette technique. Environ 60 % des besoins en eau potable des pays du Golfe persique sont couverts de cette façon.Les pays du pourtour méditerranéens, comme l'Égypte ou le Maroc, l'utilisent aussi volontiers. En France, cependant, on ne compte que de petites unités de dessalement, installées en Corse ou en Bretagne.Des solutions énergivores et polluantesSi les autorités françaises se montrent réticentes à l'égard de la désalinisation de l'eau de mer, c'est que les procédés existants présentent des inconvénients notables.En effet, les méthodes employées sont, dans l'ensemble, très gourmandes en énergie. C'est le cas du procédé qui consiste à distiller l'eau de mer en la faisant bouillir dans une chaudière.Les spécialistes estiment qu'il faut consommer entre 7 et un peu plus de 27 kilowatts-heures (kWh) pour assurer le désalinisation d'un seul m3 d'eau de mer.La seconde méthode, appelée "osmose inversée", n'est pas plus économe en énergie. Elle consiste à filtrer l'eau de mer grâce à une membrane spécifique. Soumise à une forte pression, l'eau passe par cette membrane en y laissant son sel.Mais ce dessalement de l'eau de mer pose u autre problème : il s'avère très polluant. En effet, ce sont des énergies fossiles, responsables de l'émission de gaz à effet de serre, qui sont largement utilisées pour dessaler l'eau de mer.Par ailleurs, ce dessalage laisse, en fin d'opération, un résidu très salé. Or, ces solutions salines, très concentrées, sont rejetées dans la mer, ce qui ne peut que nuire à la flore et à la faune marines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la résonnance orbitale ?
Grâce aux nouveaux instruments d'exploration mis à leur disposition, les astronomes ne cessent de découvrir de nouvelles portions de l'univers. Ils viennent ainsi de mettre au jour un nouveau système solaire, dont le fonctionnement ne manque pas de les intriguer.Dissimulé dans la Chevelure de Bérénice, une constellation située au pôle nord galactique, ce système se trouve à une centaine d'années-lumière de la Terre, ce qui, à l'échelle de l'univers, le rend très proche de nous.La première singularité de ce système solaire est sa composition. En effet, il comprend 6 planètes, nommées, en fonction des lettres de l'alphabet, de a à g. Une telle disposition est déjà très rare. Les scientifiques n'auraient identifié, dans tout l'univers, qu'une dizaine de systèmes semblables.Par ailleurs, ces planètes sont très peu éloignées de leur étoile, appelée "HD 110067".Les astronomes s'intéressent à une autre particularité de ce système solaire. En effet, les orbites de ces planètes seraient en "résonance". Autrement dit, ces planètes exerceraient, les unes sur les autres, une influence gravitationnelle sensible.De fait, quand une planète fait un tour autour de son étoile, une autre en fait exactement deux. Mais le nombre de tours entraînés par l'orbite d'une des planètes peut être aussi de trois ou quatre tours complets.Il s'agit en quelque sorte de résonances imbriquées, dans lesquelles les planètes, groupées par couples, influent sur les orbites des autres. La résonance n'est pourtant pas parfaite, mais étonnamment stable dans le temps. L'harmonie de cet étrange ballet céleste dure donc depuis des millions d'années.Et c'est précisément cette continuité dans le fonctionnement d'un système qui n'a pratiquement pas changé depuis son origine qui expliquerait la perfection de cette mécanique.Son observation permettrait en tous cas d'en apprendre davantage sur la formation et l'évolution des systèmes solaires, et donc sur l'origine et l'histoire du nôtre.Braqué sur cette étoile HD 110067 très brillante, le télescope spatial James Webb pourrait ainsi apporter une ample moisson d'informations sur la température et la composition chimique de l'atmosphère de ces exoplanètes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la trace laissée par la foudre sur la peau ?
Sur les quelque 240.000 personnes qui, chaque année, sont frappées par la foudre, environ 10 % trouvent la mort. Les autres souffrent de brûlures plus ou moins graves, ou d'atteintes plus légères.Mais, dans de nombreux cas, la foudre laisse sa marque sur la peau. Elle trace en effet, sur l'épiderme, des figures ramifiées, qui peuvent évoquer le réseau formé par les racines ou les branches d'un arbre.Ce dessin particulier, qui produit toujours les mêmes formes, a reçu le nom de "figure de Lichtenberg", du nom du physicien allemand qui a observé ce phénomène, pour la première fois, à la fin du XVIIIe siècle.Ces traces rougeâtres, apparaissant souvent sur le tronc, les jambes ou les épaules, sont sans doute dues à l'atteinte, par la décharge électrique libérée par la foudre, des petits vaisseaux capillaires courant sous la peau.Généralement indolores, ces petites lésions cutanées disparaissent en principe au bout de quelques jours.La foudre comme auxiliaire de l'artisteMais la foudre n'imprime pas seulement ces curieuses traces sur la peau. Elle laisse aussi cette empreinte spécifique sur des matériaux isolants, comme le verre, le bois ou le plastique.Frappé par la foudre, le verre se fend ainsi, sans se briser, en d'étonnantes arborescences. Le dessin, qui suit des lignes sinueuses et complexes, n'est pas le même selon qu'il s'agit d'une charge électrique positive ou négative.D'après les scientifiques, la foudre provoquerait une ionisation de l'air, ce qui se traduit par l'émission de ions négatifs, particules chargées électriquement et composées d'atomes ayant perdu ou gagné un ou plusieurs électrons.Ce phénomène permettrait en quelque sorte à la décharge électrique de se frayer un chemin au sein même de la matière.Cette action particulière de l'électricité est mise à profit par des artistes soucieux de reproduire la beauté de ces étranges figures. D'autant qu'elles peuvent se former sur une surface plane mais apparaitre aussi en 3D.Toutefois, la réalisation de telles œuvres d'art, qui suppose la manipulation de charges électriques puissantes, ne peut être entreprise qu'avec la plus grande prudence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Êtes-vous certain de maîtriser la langue française ?
Pour écouter le nouveau podcast "Franc-parler":Apple: https://podcasts.apple.com/us/podcast/franc-parler/id1719737952Spotify: https://open.spotify.com/show/4ebaP6J0tjC8QTJaYHiUbuDeezer: https://deezer.com/show/1000488492 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l’atmosphère du Soleil est-elle plus chaude que sa surface ?
Pour écouter l'épisode du Coin philo, La fin justifie-t-elle les moyens ? (1/2):Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/la-fin-justifie-t-elle-les-moyens-1-2/id1713311087?i=1000638140572Spotify:https://open.spotify.com/episode/2j7cf5ZRs0fR4zd5HcKbB3?si=ae5c7c612857417fDeezer:https://deezer.page.link/E3KzM1QoW3K6YMbt6-----------------Notre Soleil est, comme 10 % des étoiles de la voie lactée, une étoile de type "naine jaune", qui transforme l'hydrogène de son noyau en hélium, par un processus de fusion nucléaire.C'est ce qui explique en partie les températures infernales qui règnent sur notre astre. Dans son cœur, en effet, on peut enregistrer une température d'environ 15 millions de degrés.Puis cette température s'abaisse au fur et à mesure qu'on monte vers la surface. Là, il ne fait plus "que" 6.000°C environ. Et la température continue de "se refroidir" juste au-dessus de la surface.Une mangrove magnétiqueSi l'on s'en réfère à ce qui se passe sur Terre, on pourrait penser que cet abaissement de la température devrait se poursuivre à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère. Or, il n'en est rien. C'est même tout le contraire.En effet, plus on grimpe dans l'atmosphère, plus il fait chaud. Dans la basse atmosphère, on peut déjà enregistrer une température de l'ordre de 10.000°C. Dans la couronne solaire, la partie la plus élevée de cette atmosphère, elle peut même atteindre le million de degrés. Les scientifiques se demandaient depuis longtemps pourquoi l'atmosphère du Soleil est beaucoup plus chaude que sa surface.Des chercheurs français viennent peut-être de trouver la clef de l'énigme. Ils ont en effet identifié, à environ 1.500 kilomètres sous la surface du Soleil, une couche de plasma, cette catégorie de matière qui compose en partie notre astre.Chauffé, ce plasma produit un champ magnétique, qui remonte à la surface et crée de véritables pôles d'énergie. De ces réserves énergétiques s'élèveraient des sortes de filaments très chauds, qui iraient réchauffer l'atmosphère.Les scientifiques comparent cette "végétation" magnétique au réseau touffu de racines qui distingue les arbres des mangroves. Pour les scientifiques, ce mécanisme de réchauffement de l'atmosphère du Soleil contribue à l'apparition des vents solaires. En en comprenant mieux le fonctionnement, on pourra en apprendre davantage sur ces vents, qui parviennent jusqu'à notre planète.Lancée en 2018, la sonde Parker Solar Probe devrait bientôt apporter des informations intéressantes sur ces questions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le « fils du Concorde » ?
La NASA songe à renouer avec l'époque des vols commerciaux supersoniques. Dans les années 70 et 80, en effet, des avions comme le Concorde transportaient des passagers à une vitesse excédant celle du son.Puis ce type de vol a été abandonné, notamment pour des raisons ayant trait aux nuisances sonores provoquées par ces appareils, à l'environnement et à la sécurité. Depuis des années, la NASA poursuivait la mise au point de son avion X-59, qui devrait inaugurer la reprise des vols supersoniques.Ce n'est donc pas sans raison qu'on appelle cet avion expérimental le "fils du Concorde". Le projet, démarré en 2016, a connu de nombreux retards. Mais des essais au sol pourraient avoir lieu dès la fin 2023, pour une possible mise en service en 2024.Un franchissement discret du mur du sonAvec son fuselage effilé, cet avion très longiligne devrait atteindre des vitesses record. Il pourrait non seulement dépasser la vitesse du son, à 1.224 km/h, mais voler deux fois plus vite que le Concorde.Or, le Concorde avait lui-même réussi à voler à 2.155 km/h, soit pas très loin de Mach 2, mesure qui représente deux fois la vitesse du son. On imagine donc à quelle vitesse les passagers seraient transportés avec un tel avion !Là où le Concorde reliait Paris à New York en 3 heures, le X-59 mettrait deux fois moins de temps. Et cet avion présente d'autres avantages notables. En premier lieu, les ingénieurs ont réussi à éliminer le "bang" très sonore qui marquait le franchissement du mur du son.En passant cette limite, en effet, le X-59 n'émettrait qu'un bruit discret, comparable au claquement de la portière d'une voiture. Lors des premiers vols d'essai, les populations survolées seront d'ailleurs invitées à donner leur avis sur le niveau sonore de l'avion.D'ores et déjà, ce nouvel avion pourrait emprunter plusieurs dizaines de trajets, identifiés par la NASA. Même s'il n'a pas été dévoilé, le prix des billets devrait réserver l'utilisation du X-59 aux passagers les plus riches. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la spécificité de la planète « barbapapa » ?
Le télescope spatial James Webb n'en finit pas d'explorer l'espace. Il a ainsi permis aux astronautes de mieux connaître Wasp-107b, une exoplanète qui n'avait pas révélé tous ses secrets. Découverte en 2017, cette géante gazeuse, dont le diamètre approche celui de Jupiter, restait en effet assez mal connue.Il règne, sur cette planète très peu dense, et située à quelque 200 années-lumière de la Terre, dans la constellation de la Vierge, une température de l'ordre de 1000°C. L'atmosphère est composée de vapeur d'eau et de dioxyde de soufre. Si des humains pouvaient s'en approcher, ils sentiraient donc comme une odeur d'allumette brûlée.Mais ce qui a surtout attiré l'attention des astronautes, c'est la présence, dans cette atmosphère, de très fines particules de silicate, une substance comparable au sable.Une planète très légèreCette substance forme une vapeur qui, en se condensant, produit de la pluie. On peut donc dire qu'il pleut du sable sur Wasp-107b.Par ailleurs, la très faible densité de cette grande planète gazeuse, qui la rend dix fois plus légère que Jupiter, laisse largement pénétrer la lumière. Ce qui lui donne une sorte de consistance duveteuse très particulière.Elle lui a d'ailleurs valu le surnom de planète "barbapapa", car elle se révèle aussi légère que cette friandise de fête foraine. L'aspect spécifique de l'atmosphère de cette exoplanète permet aux instruments de recherche de l'explorer bien plus facilement que l'atmosphère de Jupiter.Ce qui, bien sûr, ne la rend pas plus hospitalière pour autant. En effet, la température y est proprement infernale. Et le pied d'un éventuel astronaute ne rencontrerait aucune surface solide sur cette planète gazeuse, si ce n'est celle de son cœur, qui correspondrait à seulement quatre fois la masse de la Terre. Les scientifiques pensaient effet que de telles planètes géantes ne pouvaient avoir qu'un cœur très massif.Quoi qu'il en soit, les scientifique s'expliquent mal la formation d'une planète aussi légère. Ils se demandent aussi comment elle peut garder son enveloppe de gaz, alors qu'elle passe très près de son étoile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on fermer les Portes de l'Enfer ?
En 1971, des scientifiques soviétiques découvrent un gisement de gaz naturel au Turkménistan. Ce gisement de Derweze, situé au centre du désert de Karakoum, a l'air prometteur.Les scientifiques installent alors les équipements nécessaires et commencent à forer. Mais voilà que le sol s'effondre soudain, faisant apparaître un cratère d'environ 70 mètres de diamètre et 30 mètres de profondeur.On s'aperçoit que de grandes quantités de méthane s'échappent du site. Craignant les conséquences que ces émanations pourraient avoir pour les populations et l'environnement, les ingénieurs soviétiques décident d'enflammer le gaz. Ils pensent ainsi brûler en quelques semaines les réserves du site.Mais, depuis lors, le cratère n'a jamais cessé de brûler, ce qui vaut à l'endroit le surnom de "Porte de l'Enfer".Une décision d'extinction toujours pas appliquéeEn 2013, le cratère est exploré par un aventurier canadien, équipé d'une combinaison spéciale. Il récolte notamment des échantillons de terre. Par ailleurs, le site est devenu une véritable attraction touristique.À plusieurs reprises, les autorités du Turkménistan ont exprimé leur souhait de fermer le cratère. En raison, d'abord, des dangers qu'il continue à présenter pour les populations voisines.Par ailleurs, ce cratère enflammé contribue au réchauffement climatique, car il rejette un gaz à effet de serre. Et, en la matière, le Turkménistan est régulièrement montré du doigt.Enfin, ces permanentes émanations de gaz représentent, aux yeux des dirigeants du pays, un véritable gaspillage. C'est du moins la version officielle, car les gisements de gaz ne manquent pas dans ce pays d'Asie centrale.Mais, si le gaz brûle toujours, c'est que l'extinction de ce cratère en feu n'est pas une mince affaire. En effet, il ne s'agit pas simplement d'éteindre les flammes, il faut aussi empêcher que ne se produisent les fortes explosions qui pourraient accompagner cette opération.Des explosions qui pourraient se révéler plus dangereuses que le cratère enflammé lui-même. Pour certains, d'ailleurs, les quantités de gaz échappées de cette "Porte de l'Enfer" seraient moins importantes que les rejets constatés sur d'autres sites. Pour eux, par conséquent, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les poules peuvent-elles voler ?
Il n'est pas nécessaire d'édifier des barrières très élevées autour d'un poulailler. Même si elles en avaient envie, les poules ne pourraient guère s'échapper par la voie des airs.En effet, ces volatiles ne sont pas très doués pour le vol. Elles ont pourtant des ailes, mais qui ne leur sont pas d'une grande utilité.Certes, il leur arrive de voler, mais sur une courte distance, qui n'excède pas quelques mètres. Et une poule restera alors près du sol. En effet, elle ne montera guère plus haut qu'un mètre ou un mètre cinquante. Et encore ne parvient-elle à ce résultat qu'en battant frénétiquement des ailes.Son vol s'apparente plus à une suite de bonds désordonnés qu'au vol majestueux d'un rapace.Des poules devenues trop lourdesMais pourquoi les poules ont-elles tant de mal à voler ? Parce qu'elles ne sont plus faites pour ça. En effet, elles sont issues d'une sélection qui les destine à pondre des œufs ou à finir dans nos assiettes.Elles sont donc devenues trop lourdes. Pesant entre deux et trois kilos, en moyenne, elles peuvent bien voleter sur quelques mètres, mais peinent à prendre de l'altitude. Et leurs ailes, dont la musculature est de toute façon assez peu développée, ne peuvent pas soutenir le poids de leur corps très longtemps.Par ailleurs, les poules domestiques sont à l'abri des prédateurs. Elles n'ont donc pas besoin de voler pour leur échapper, comme le font certains gallinacés sauvages.La morphologie des poules, et la sélection pratiquée par l'homme, ont donc favorisé, chez ces oiseaux, la vie au sol. En effet, les pattes des poules, solides et formées de trois doigts, leur permettent aussi bien de chercher leur nourriture dans le sol que de fuir en cas de danger. En effet, si elles volent mal, elles ont appris à courir vite.Ceci étant, il faut préciser que certaines espèces de poules sont capables, en matière de vol, de performances plus flatteuses. C'est le cas, par exemple, de la poule d'Ancône ou de la Leghorn, qui sont plus légères. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'humusation est-elle illégale ?
En France et en Europe, le corps d'une personne décédée ne peut être qu'inhumé ou incinéré. Certains responsables politiques et associatifs voudraient ajouter une autre manière de s'occuper de la dépouille mortelle : l'"humusation".Elle consiste à envelopper le corps d'un linceul biodégradable, puis à le déposer, à même le sol, sur une couche de copeaux de bois. Il est ensuite recouvert de matières végétales imbibées d'eau de pluie.Le but serait de transformer le corps humain en un humus qui viendrait fertiliser la terre où il repose.Une pratique funéraire qui diviseCette pratique funéraire vient d'être autorisée par l'État de New York, qui donne ainsi son feu vert à la suite d'autres États américains.Mais elle est, pour l'heure, interdite en France et dans les autres pays européens. Les arguments par lesquels l'Église catholique justifie cette interdiction sont repris, pour l'essentiel, par les opposants à cette méthode de l'humusation.Pour eux, en effet, elle n'assure pas le respect et la dignité avec lesquels doivent être traités des restes humains.Ce qui n'est bien sûr pas l'avis des partisans de cette pratique funéraire, dont certains font allusion à la Bible et à ce passage qui rappelle que l'homme doit "redevenir poussière".Mais ils insistent surtout sur l'aspect écologique de l'humusation. D'après eux, en effet, elle permet la réintégration du corps humain dans le cycle du vivant, sans avoir d'impact négatif sur l'environnement.Ce qui ne serait pas le cas des pratiques funéraires traditionnelles. En effet, l'incinération entraînerait l'émission de 3 % du CO2 émis par un citoyen français. Du fait des transports nécessités par l'organisation des obsèques, l'empreinte carbone de l'inhumation serait encore plus forte.Or, les promoteurs de cette méthode particulière d'inhumation s'appuient sur les souhaits des Français, dont un récent sondage révèle que près de 75 % d'entre eux désireraient avoir une "mort écologique".Forte de ces arguments, une députée appartenant au parti MoDem, présidé par François Bayrou, vient de déposer une proposition de loi visant à expérimenter l'humusation, qui suscitera sans doute de nombreuses réactions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les anneaux de Saturne vont-ils disparaître en 2025 ?
La planète Saturne ne vas pas sans ses anneaux. Découverts dès le XVIIe siècle, par Galilée, ils sont composés de glace, certaines de ses composantes étant minuscules, alors que d'autres sont des blocs de plusieurs mètres.Les débris formant ces anneaux sont donc surtout composés d'eau gelée, même si elle se mêle d'un peu de métal et de poussière de roches. Ils sont formés de plusieurs parties, dont certaines sont plus brillantes que d'autres.Les scientifiques s'interrogent depuis des siècles sur la formation de ces anneaux, d'ailleurs assez récente, puisqu'elle ne remonterait qu'à environ 400 millions d'années. Sont-ils les vestiges d'un corps céleste détruit par l'attraction de Saturne ou résultent-ils d'une collision entre des objets gravitant dans l'orbite de la planète ?...Qui disparaissent de temps en tempsQuoi qu'il en soit de leur origine, les anneaux de Saturne disparaissent de temps en temps. Non qu'ils soient détruits. En effet, ils continuent bien de tourner autour de Saturne.Mais c'est l'œil humain qui n'est pratiquement plus capable de les apercevoir. De fait, à certains moments, ils ne réfléchissent pas assez de lumière du Soleil pour que nous puissions les admirer.Ce phénomène est dû au changement de l'axe d'inclinaison de la planète. Durant sa très lente rotation autour du Soleil, qui lui prend en effet plus de 29 ans, les positions respectives de Saturne et de la Terre par rapport à notre astre empêchent la vision de ces anneaux depuis notre planète.À un certain moment, la position des anneaux devient perpendiculaire à notre champ de vision. On ne peut alors pas plus les distinguer que si on essayait de voir une lointaine feuille de papier par la tranche.Cette disparition se produit de façon régulière, suivant une périodicité de 13 à 15 ans. Il s'agit donc d'un véritable cycle. Et la prochaine disparition de ces anneaux est prévue pour 2025.Ils s'estomperont alors d'autant mieux qu'ils forment une couche de matériaux finalement assez mince. Et, du fait de leur composition, ce sont de toute façon des formations très instables, qui perdraient plusieurs tonnes de matière chaque seconde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nos deux narines sentent-elles de la même façon ?
Ces dernières années, le sens de l'odorat a fait l'objet de plusieurs études, tant chez les humains que chez les animaux. Des chercheurs américains se sont ainsi demandé si nos deux narines percevaient les odeurs de la même façon.Pour ce faire, ils ont fait appel à une dizaine de patients souffrant d'épilepsie, dans le cerveau desquels des électrodes avaient déjà été implantées.On a alors diffusé trois parfums différents dans l'une et l'autre narines de ces patients, puis dans les deux en même temps. On a ensuite demandé à ces personnes si elles avaient reconnu ces effluves et, dans l'affirmative, quelle narine avait permis cette identification.Chaque narine fonctionne à partLes scientifiques ont recueilli les réponses des participants, puis les ont comparées aux résultats fournis par les électrodes. Ils se sont alors aperçus que l'activité cérébrale liée à la perception des odeurs par chacune des narines était très proche.Mais il y avait tout de même une différence qui, si minime soit-elle, permettait d'identifier un fonctionnement propre de chaque narine. Un phénomène encore plus présent si le même parfum était d'abord présenté à une narine, puis à l'autre.Les chercheurs ont notamment remarqué que, dans un premier temps, chaque narine percevait l'odeur d'une façon particulière. Ce n'est qu'au bout d'un court délai que les deux narines s'accordent à l'identifier de la même manière.Aussi bref que soit ce laps de temps, il témoigne de l'individualisation de chaque narine. Cette découverte a été mise en relation avec des travaux précédents, sur des rats, tendant à montrer que ces animaux étaient également pourvus d'une telle faculté.Selon les scientifiques, cette manière de sentir, avec une perception différente de chaque narine, rendrait notre sens olfactif plus performant.Les chercheurs pensent que cette différenciation de la perception des odeurs entre les deux narines se fait dans une zone du cerveau responsable du fonctionnement de notre odorat. En tous cas, et même si d'autres études sont encore nécessaires, de telles recherches ne peuvent que nous en apprendre davantage sur nos facultés olfactives. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel volcan cracherait des cubes de glace ?
Pluton, considéré aujourd'hui, non pas comme une planète à part entière, mais plutôt comme une planète naine, fait la une de l'actualité scientifique.On y a en effet découvert la présence d'un immense volcan, dont la superficie serait comparable à celle de l'île de Chypre. Mais ce super-volcan n'est pas seulement remarquable par sa taille.Il a en effet une autre particularité qui le distingue des autres. Il cracherait des cubes de glace, ou plutôt des blocs formés d'une eau glacée composée en partie d'ammoniaque. D'où l'appellation de "cryovolcan" que lui ont donnée les spécialistes.Et le volume de glace éjecté est impressionnant. Environ 1.000 kilomètres cubes de glace auraient déjà été expulsés du volcan, au cours d'une ou plusieurs éruptions passées. Pour l'heure, en effet, on ne décèle aucune activité volcanique. Mais les scientifiques ne savent pas si ce volcan est éteint ou simplement endormi.Ce volcan est apparu dans une région de 44 km de diamètre, appelée cratère de Kiladze. Elle aurait été formée, non par l'impact d'une météorite, comme on aurait pu le croire, mais par des mouvements du sol de la planète liés à une activité sismique.Ce cratère serait de formation assez récente, puisqu'il ne daterait que de quelques millions d'années. Autour du cratère glacé, les astronomes ont repéré la présence d'eau chargée en ammoniaque.Mais cette eau aurait dû se trouver à une plus grande profondeur. Ce qui suggère qu'elle aurait pu être éjectée par le volcan voilà quelques millions d'années, c'est-à-dire assez récemment, si l'on se réfère à la mesure des temps géologiques.Cette eau chargée d'ammoniaque gèle à une température plus basse que de l'eau ordinaire. C'est ce point de congélation plus bas qui permettrait la circulation d'un véritable "magma glacé" dans les profondeurs de Pluton.Mais ce phénomène s'expliquerait aussi par un certain réchauffement du noyau de cette planète naine. Elle est actuellement l'objet d'autres recherches, notamment pour savoir si Pluton pourrait renfermer, en son centre, de l'eau glacée ou même un océan souterrain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les oiseaux ont-ils un odorat ?
On sait que le sens de la vue et celui de l'ouïe sont très souvent mis à contribution par les oiseaux pour leur permettre de communiquer entre eux. Mais on a longtemps nié que ces volatiles possédaient un odorat.Des études récentes ont permis d'en apprendre davantage sur ce point. Elles ont confirmé que certaines espèces, comme les vautours d'Afrique et d'Asie, sont bien dépourvues d'odorat.Mais beaucoup d'autres oiseaux sont capables de percevoir les odeurs. Certains, comme le kiwi ou l'urubu à tête rouge, un oiseau charognard, ont même le nez assez fin, si l'on peut dire.C'est aussi le cas d'oiseaux marins comme l'albatros ou le pétrel des neiges, dont l'appareil olfactif occuperait le tiers du cerveau.Si la plupart des oiseaux possèdent un odorat, c'est que ce sens doit leur être utile. Et c'est bien le cas. Ils s'en servent en effet à bien des fins.Chez certaines espèces de canards, ou chez le le pétrel bleu, le choix du partenaire se fait à l'odeur. De leur côté, certains oiseaux, comme le pigeon voyageur, utilisent les odeurs, parmi d'autres indices, pour retrouver leur chemin.Par ailleurs, des études ont montré que des oisillons, comme les poussins ou les canetons, pouvaient garder en mémoire les effluves qui ont accompagné leurs premiers mois. Par la suite, ils montrent une prédilection particulière pour ces odeurs.De même, le choix des végétaux composant le nid peut être dicté par le parfum qu'ils dégagent. C'est ainsi que procèdent les mésanges bleues, qui parsèment leurs nids de brins de lavande ou de menthe, dont l'odeur permettrait de combattre les parasites.C'est aussi à l'odeur que certains oiseaux détectent leur nourriture. De nombreux oiseaux marins "sentent" ainsi les poissons de loin.Les odeurs de leurs prédateurs avertissent aussi certains oiseaux, comme les cailles, de l'approche du danger. On le voit, ce sens de l'odorat, que l'on s'accordait à refuser, il n'y a pas si longtemps, à tous les oiseaux, se révèle pour eux un précieux allié. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi des galaxies fraichement découvertes étonnent-elles ?
Les astrophysiciens essaient toujours de percer les mystères entourant la naissance de l'univers. Ils s'efforcent, pour cela, de remonter à ses débuts et d'observer les premières galaxies qui se sont formées.Ils sont aidés, dans leur recherche, par des instruments toujours plus perfectionnés. C'est notamment le cas du télescope spatial James Webb, dont l'un des objectifs est précisément de sonder les zones les plus reculées, et doc les plus anciennes, de l'univers.Et le télescope vient justement de délivrer des résultats surprenants, à propos de l'observation de deux galaxies qui se seraient formées seulement 350 à 400 millions d'années après le Big Bang.Contrairement à ce qu'on supposait, ces premières galaxies observées par le télescope sont environnées de nuages de gaz très brillants. Ils ont même un éclat encore plus vif que les étoiles qu'ils entourent.Et cette brillance exceptionnelle concernerait 90 % de ces galaxies initiales.Comment expliquer cette intense luminosité des premières galaxies de l'univers ? On ne s'attend pas, a priori, à constater un tel éclat pour des objets célestes datant des débuts de l'univers. Ou alors, il faudrait que ces objets soient particulièrement massifs.Mais les astronomes penchent plutôt pour une autre explication. Ils pensent en effet que cette intense luminosité est due en partie aux puissants rayons lumineux émis par des étoiles d'un genre particulier, que les astrophysiciens nomment des étoiles de "population III".Ces étoiles, qui n'ont pas encore été observées, seraient extrêmement massives et lumineuses. Elles seraient les premières à apparaître dans l'univers, environ 400 millions d'années après le Big Bang. Ce qui correspond bien aux observations du télescope James Webb.Cette lumière très énergétique provoquerait, en entrant en contact avec les particules composant les nuages de gaz, des réactions spécifiques, qui accentueraient l'éclat de ces galaxies initiales.Si cette théorie est exacte, cela voudrait dire que les âges sombres de l'univers, période au cours de laquelle aucune étoile ni aucun rayonnement ne se sont formés, se seraient terminés plus tôt que ce que pensaient les scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la naissance d'un singe chimérique est-elle remarquable ?
Le nouveau podcast Le coin philo est disponible sur:Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/us/podcast/le-coin-philo/id1713311087Spotify:https://open.spotify.com/show/09CceBeXcjCF1I3DlxT0ZEDeezer:https://deezer.com/show/1000376661--------------------------------------Une équipe de scientifiques chinois vient de mener à bien une expérience qu'on aurait crue réservée à un film de science-fiction. Ils ont réussi à faire naître un singe "chimérique".En effet, cet animal n'a pas été conçu dans des conditions ordinaires. Il est issu d'un embryon dans lequel on a implanté des cellules souches, capables de se transformer en n'importe quelle cellule de l'organisme.Or ces cellules souches ont été elles-mêmes génétiquement modifiées, de telle sorte qu'elles permettent l'émission d'une fluorescence verte. Les embryons ainsi modifiés ont été implantés dans l'utérus de singes femelles.12 d'entre elles se sont retrouvées enceintes, les grossesses aboutissant à 6 naissances. Mais un seul de ces singes est né vivant, même s'il n'a vécu qu'une dizaine de jours.On pouvait s'attendre à ce qu'il présente des caractéristiques particulières. Et, de fait, ce bébé singe avait un teint et des yeux un peu verdâtres. Et, du fait de la manipulation génétique dont l'embryon avait fait l'objet, une fluorescence verte apparaissait au bout de ses doigts.À première vue, une telle expérience pourrait paraître choquante, surtout d'un point de vue éthique. Mais il semble que toutes les règles en la matière aient été respectées.Et l'on est d'autant plus enclin à la cautionner qu'elle peut être l'occasion de réelles avancées en matière médicale. Elle permet en effet d'en apprendre davantage, et, qui plus est, sur un organisme vivant, sur ce que les scientifiques appellent la "pluripotence".Il s'agit de la faculté qu'ont les cellules souches de donner naissance à plusieurs tissus cellulaires. Ce qui leur permettrait peut-être de contribuer à la régénération de certains organes.La naissance de ce singe chimérique offre aussi le moyen de mieux maîtriser les expériences de génie génétique. Cette manipulation contrôlée des gènes d'un organisme a de nombreuses applications médicales, dans les domaines de la transplantation d'organes ou la préparation de nouveaux médicaments notamment.Mais elle ouvre aussi des perspectives de recherche intéressantes pour la mise au point de nouveaux traitements pour certaines affections, comme les maladies neurologiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'effet Purkinje modifie notre perception des couleurs ?
Notre perception des couleurs varie selon la luminosité. Cette particularité de la vision humaine a été mise en évidence, au XIXe siècle, par l'anatomiste tchèque Jan Evangelista Purkinje, dont les contributions, en matière médicale, sont d'ailleurs des plus variées.Ainsi, ce qu'on appelle l'effet, ou le décalage, Purkinje désigne l'accommodation de notre vision, et spécialement de notre perception des couleurs, à la lumière. Il a ainsi contribué à l'établissement de ce que les spécialistes appellent des "domaines de vision".Chacun d'entre eux correspond à une certaine manière de percevoir les couleurs, en fonction de la quantité de lumière.Un décalage vers le bleuAinsi, la vision "photopique" est celle que l'on expérimente le jour, ou quand les conditions de luminosité sont optimales. Dans une telle situation, ce sont les nuances de rouge qui vont le mieux ressortir.Si l'on regarde un géranium en plein jour, par exemple, ses fleurs, se détachant sur le vert sombre des feuilles, apparaissent en rouge vif.Cependant, l'effet Purkinje opère plutôt dans le cadre de la vision mésopique, quand la lumière du jour commence à baisser, et scotopique, qui désigne la vision nocturne. En effet, dans des conditions de faible éclairage, la vision humaine se décale vers l'autre extrémité du spectre de couleurs, c'est-à-dire vers le bleu.C'est donc en vertu de cet effet Purkinje que, plus la lumière baisse, plus l'on percevra en bleu ces fleurs de géranium qui, en plein soleil, nous semblaient d'un rouge éclatant.Le feuillage de la plante, qui, au grand jour, paraissait plus terne que les fleurs, est perçu comme plus clair quand s'installe une relative obscurité.Cet effet Purkinje peut rendre plus difficile, en astronomie, la mesure de la luminosité de certaines étoiles, dont l'éclat varie à intervalles plus ou moins réguliers.Cette particularité de la vision humaine s'explique par le fonctionnement de l'œil. En effet, cette perception des couleurs tient notamment à la présence des bâtonnets, des cellules responsables de la vision nocturne.Présents dans la rétine, ces bâtonnets contiennent notamment de la rhodopsine, un pigment spécifique qui permet de voir dans la pénombre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que se passerait-il si un humain mourait dans l'espace ?
Même s'ils font rêver les enfants, les vols dans l'espace ne sont pas des voyages d'agrément. Dans ce milieu particulier, les cosmonautes, aussi bien entraînés soient-ils, sont en effet exposés à de multiples dangers.Il peut ainsi se produire un incendie ou une dépressurisation de la cabine. On ne peut pas exclure non plus qu'un problème survienne lors d'une sortie dans l'espace ou que, tout simplement, un astronaute tombe gravement malade.Les missions spatiales exposent donc les cosmonautes à bien des périls, dont certains peuvent leur coûter la vie. Or, que doit-on faire du corps d'un astronaute décédé dans l'espace ?Des protocoles particuliersLes agences spatiales, dont la NASA, ont déjà réfléchi à cette question. Dans tous les cas, un spationaute décédé ne peut rester dans la même pièce que ses camarades en vie. D'abord pour des raisons psychologiques bien compréhensibles.Ensuite pour éviter la contamination du vaisseau par les bactéries qui pourraient se trouver sur le cadavre. Si le cosmonaute a succombé durant une sortie hors du module spatial, il pourra être laissé dans sa combinaison.On le placera alors dans une pièce dont les conditions de température et d'humidité sont propres à assurer la conservation du corps. Des conditions aisées à maintenir, en principe, à bord d'un vaisseau spatial.La Nasa a envisagé une autre solution, pour le cas où l'astronaute mourrait dans le vaisseau même. Il s'agirait alors de mettre le corps dans un sac hermétique, et de le congeler en l'exposant à la température extérieure. Par vibration, il serait ensuite réduit en plusieurs morceaux.Le rapatriement de la dépouille étant impossible dans le cas d'une mission sur Mars, bien trop éloigné de la Terre, il faudrait se garder d'enterrer le cadavre, à cause d'une contamination toujours possible. L'incinération serait alors la meilleure solution.Quant à laisser le corps dériver dans l'espace, c'est là une pratique strictement interdite par la règlementation internationale en la matière. Pour des raisons tenant au respect de la dignité humaine, mais aussi pour éviter que la dépouille ne heurte un satellite ou un autre objet spatial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi voit-on parfois une lumière bleue avant un séisme ?
Sur les réseaux sociaux, des vidéos très regardées ont montré l'apparition de lumières bleues et blanches sur les lieux du très puissant séisme qui, en septembre dernier, a fait plus de 5.500 morts au Maroc.Ces lumières avaient surgi quelques minutes avant le début du tremblement de terre. Ce n'est pas la première fois que l'apparition de lumières précède le déclenchement d'un séisme.Chacun y est allé de son explication. Certaines hypothèses, comme l'intervention d'hypothétiques extraterrestres, ou la mise en cause d'un programme américain chargé de l'étude de la couche supérieure de l'atmosphère, sont plus la preuve d'une imagination débordante que d'une réflexion sérieuse.Un phénomène provoqué par le séisme ?En revanche, d'autres explications semblent plus rationnelles. Pour certains scientifiques, ces lumières pourraient provenir d'une perturbation du réseau électrique, liée au séisme.Ils rappellent ainsi qu'un tremblement de terre, qui s'est produit au Mexique, en 2021, a détruit un transformateur électrique. Ce qui s'est traduit par le surgissement de lumières bleues.Mais l'explication la plus souvent avancée, par certains scientifiques, est l'existence de ce qu'ils appellent une "lumière de séisme". Elle serait produite par l'irruption soudaine de charges électriques, provoquée par la rupture des failles. C'est le contact avec l'air qui les transformerait en lumières.Les tenants de cette thèse remarquent que ces "lumières sismiques" surgissent plus volontiers au-dessus de failles verticales et lorsque les roches impliquées sont de nature cristalline. Or, le récent séisme du Maroc peut être placé dans cette catégorie.Ces spécialistes ont d'ailleurs repéré plusieurs sortes de lumières, les unes très fugaces, les autres visibles plus loin et plus longtemps. De même, certaines de ces lumières ne bougent pas, alors que d'autres sont en mouvement. Il en est même qui ressemblent à des flammes, mais sans dégager de chaleur.Cette théorie des "lumières de séisme" ne fait pas l'unanimité dans la communauté scientifique. Pour l'heure, en effet, très peu d'études ont été consacrées à ce phénomène, qui n'a fait l'objet d'aucune vérification expérimentale. D'autres recherches seront donc nécessaires pour élucider un phénomène qui, pour l'instant, reste inexpliqué. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la Polynésie s'est-elle peuplée ?
L'origine et la nature du peuplement de la Polynésie intéressent d'autant plus les archéologues qu'il s'agit sans doute de la dernière terre que l'Homo sapiens occupa, aux environs de 1.500 ans avant J.-C.Et, en la matière, les hypothèses n'ont pas manqué, celles notamment qui faisaient venir d'Amérique du Sud les premiers habitants de ces îles. Certains éléments, comme la culture de la patate douce en Polynésie, ou l'existence de vents favorables entre ces deux lieux, ont pu inciter certains scientifiques à le croire.Aujourd'hui, cependant, la théorie qui semble la plus solide fait de certains peuples asiatiques les ancêtres des Polynésiens.Des embarcations très bien conçuesEn effet, les langues parlées en Polynésie appartiennent à la famille linguistique austronésienne, dont le berceau est l'Asie du Sud-Est et l'île de Taïwan. Par ailleurs, en dehors de la patate douce, la plupart des plantes à usage alimentaire, ainsi que des animaux familiers, comme le chien, le cochon ou le poulet, sont originaires de cette partie du monde.Si des hommes aventureux sont partis de l'Asie du Sud-Est, voilà environ 3.000 ans, pour peupler ces îles lointaine, c'est qu'ils étaient d'excellents navigateurs.Ils utilisaient en effet de vastes pirogues à voile, dotées de deux balanciers, entre lesquels une plateforme était construite. Elles ressemblaient donc à nos catamarans modernes.Très stables, ces embarcations étaient bien adaptées à la navigation en haute mer. Par ailleurs, elles étaient assez vastes pour abrier une cinquantaine de passagers, mais aussi les végétaux et les animaux nécessaires à une implantation pérenne dans les terres où ils devraient vivre.On a longtemps cru que ces hommes, perdus dans l'immensité de l'océan, avaient découvert par hasard les îles qu'on appellerait plus tard la Polynésie. or, même s'ils n'avaient pas d'instruments de navigation, ces habiles marins se servaient comme guide de la course des étoiles qui, dans cette partie du monde, se lèvent à l'Est et se couchent à l'Ouest.La direction des vents et les mouvements de la houle constituaient aussi des repères commodes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Terre contient-elle des restes d'une autre planète ?
Les scientifiques se sont longtemps demandé comment la Lune avait pu se former. Une hypothèse débattue depuis des années semble se confirmer.Notre satellite serait né de l'agrégation de gros morceaux de matière qui se seraient détachés de la Terre à la suite d'une collision. Ce choc se serait produit, voilà environ 4,5 milliards d'années, avec Theia, une planète en formation de la taille de Mars.Il s'agirait d'un événement cataclysmique, puisque cette planète aurait heurté la Terre à une vitesse de plus de 36.000 km/h. Il ne fournirait pas seulement une explication plausible à la formation de la Lune. Il nous apporterait aussi de nouvelles connaissances sur celle de notre propre planète.Des morceaux d'une autre planète au cœur de la TerreLes scientifiques ont en effet découvert l'existence de deux immenses taches, enfouies sous les profondeurs de la Terre. Elles se trouveraient à environ 2.900 kilomètres de la surface, donc à proximité du noyau de notre planète. Elles se situeraient plus précisément sous le continent africain et l'océan Pacifique.Ces taches correspondraient à des amas rocheux s'étendant sur plusieurs milliers de kilomètres. Or les scientifiques ont constaté que la densité de ces masses rocheuses était différente de celle des roches alentour.On peut dès lors en déduire que ces roches ne sont pas constituées du même matériau que ceux qui composent le reste du manteau terrestre. Et, de fait, de nombreuses recherches, menées avec les techniques les plus modernes, montrent que l'incrustation de ces amas rocheux dans le cœur de notre planète pourrait résulter de cette collision originelle entre la Terre et Theia.De larges blocs rocheux appartenant à la planète Theia se seraient introduits dans la partie supérieure, en fusion, du manteau terrestre. D'autres auraient pénétré plus profondément, jusqu'aux environs du noyau. Cette descente aurait été facilitée par la présence importante d'oxyde de fer, qui aurait rendu ces morceaux de roches plus lourds.Rien n'est définitivement prouvé pour l'instant. La comparaison des roches censées appartenir à Theia et de matériaux prélevés sur la Lune en apprendra sans doute davantage aux scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi observe-t-on de plus en plus d'aurores boréales ?
Les aurores boréales se produisent normalement dans l'Arctique. Si ces aurores se manifestent dans l'hémisphère Sud, on les verra dans les parages de l'Antarctique. Et on parlera, dans ce cas, d'aurores australes. Mais, depuis quelque temps, ces phénomènes sont signalés à des latitudes anormalement basses.Ainsi nombre de nos compatriotes ont pu en apercevoir dans le ciel français. Comment expliquer cette anomalie ?Pour le comprendrez, il faut d'abord rappeler comment se forment les aurores boréales. Elles sont issues de la confrontation entre des jets de particules électriquement chargées, émises à l'occasion des tempêtes solaires, et des gaz présents dans la haute atmosphère.De cette rencontre, naissent des éclats lumineux, qui s'agrègent en longs filaments. Ce sont les gaz qui leur donnent les magnifiques couleurs qui font de ces aurores un spectacle de toute beauté.C'est le champ magnétique de la Terre qui, en quelque sorte, capture ces particules et les dirige vers les pôles.Des phénomènes plus intensesSi des aurores boréales ont été récemment aperçues en France, mais aussi en Angleterre ou aux États-Unis, c'est en raison de la puissance accrue des tempêtes solaires. Ce phénomène s'explique par les variations d'activité du Soleil qui suit, en la matière, des cycles de 11 ans.Or, d'après les spécialistes, notre astre est entré dans un tel cycle en 2019, et il est désormais dans une phase d'activité plus forte, qui devrait culminer en 2025. Cette recrudescence des tempêtes se manifeste dans certaines zones de l'astre, où l'activité est plus intense. Aussi doit-on s'attendre à des tempêtes solaires à la fois plus nombreuses et plus intenses.Les météorologues citent, à cet égard, l'exemple d'une récente tempêté, classée 4 sur une échelle de mesure qui compte 5 degrés. Observée en avril dernier, elle s'est manifestée par des jets de particules atteignant la Terre à la vitesse prodigieuse de 3,2 millions de km/h.La masse de particules éjectées de la surface du Soleil a été telle que les aurores boréales formées à cette occasion ont largement débordé les régions où elles apparaissent d'habitude. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi faudrait-il tenir un journal intime en vieillissant ?
Pour écouter l'épisode "Pourquoi l'inceste n'est pas un crime ?":Apple Podcasts:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298-----------------------------L'altération des fonctions cognitives, avec l'âge, n'est pas une fatalité. De nombreuses études montrent en effet que la stimulation du cerveau, par des activités adaptées, retarde ou même empêche ce déclin. Ce serait aussi la meilleure manière de prévenir la survenue d'une forme ou d'une autre de démence sénile.De telles activités sont nombreuses. Ainsi, un senior peut contribuer à la préservation de ses facultés intellectuelles en jouant aux cartes, en envoyant des textos à ses amis ou en suivant les cours d'une faculté du temps libre, plus spécialement réservée aux retraités. Les mots croisés ou les puzzles sont aussi, dans ce domaine, d'excellents exercices.C'est en tout cas ce qu'a constaté une équipe de chercheurs en suivant, durant 10 ans, 10.000 Australiens de plus de 70 ans, s'adonnant régulièrement à ce type d'activités. Les scientifiques ont alors remarqué que le risque de perte des capacités cognitives baissait de 11 %, par rapport à une population similaire ne se livrant à aucune de ces activités.Une activité qui mobilise plusieurs fonctions du cerveauLes retraités désireux de conserver tous leurs moyens intellectuels ont tout intérêt à prendre une autre habitude. Celle de tenir leur journal intime.Cette pratique nous amènerait à faire plusieurs choses à la fois, donc à mobiliser des zones différentes du cerveau. En effet, pour tenir son journal, il faut d'abord se souvenir des faits qu'on va consigner.C'est donc un excellent stimulant de la mémoire. Il faut aussi bâtir un texte cohérent, et aussi bien écrit que possible, ce qui suppose une certaine réflexion. Enfin, l'acte même d'écrire, sur un feuille de papier ou un écran d'ordinateur, implique la mobilisation de certaines compétences.Et il est même prouvé que ce type d'activités, s'il est pratiqué de façon régulière, peut donner une nouvelle jeunesse au cerveau. Ainsi, l'écriture de son journal intime, jour après jour, peut entraîner, dans certains cas, la création de nouveaux neurones, impliqués dans de nouvelles connexions. C'est le moyen, pour une personne vieillissante, de conserver toute sa fraîcheur intellectuelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Terre se trouve-t-elle dans un trou noir ?
Les trous noirs n'en finissent pas de susciter la curiosité des scientifiques et du grand public. On le sait, ils se forment à la suite de l'effondrement sur elle-même d'une étoile très massive.La gravité est alors si puissante que rien, pas même la lumière, ne peut sortir de ce trou noir. On en compte une énorme quantité dans l'univers. Mais certains astrophysiciens vont jusqu'à imaginer que cet univers lui-même, donc notre galaxie, et la Terre avec elle, ferait partie d'un trou noir.Pour comprendre cette curieuse théorie, il faut d'abord rappeler que, pour certains scientifiques, l'univers qui abrite notre galaxie, et des myriades d'autres, ne serait pas le seul. Il y en aurait plusieurs, que les scientifiques appellent des multivers.Des passages d'un univers à l'autreLes tenants de cette théorie postulent que le trou noir servirait en quelque sorte de passage entre deux univers. En effet, la matière attirée au fond du trou noir atteint un tel degré de compacité et de petitesse qu'elle ne peut pas s'effondrer davantage.La matière en cet état s'appelle une "singularité". Mais elle n'est pas seulement infiniment petite et dense. D'après les scientifiques, elle serait aussi tordue par l'effet de la rotation du trou noir.Si l'on en croit cette théorie, cette minuscule "graine", grosse de tout un univers, et de ses milliards de galaxies, serait prête à se détendre brusquement, comme mue par un puissant ressort. On retrouve là une explication du Big Bang.Autrement dit, ce que nous appelons le "Big Bang" ne serait rien d'autre que l'expansion subite de la singularité d'un trou noir, qui aurait existé dans un autre univers. Notre univers serait donc né dans un trou noir, au sein duquel il se développerait toujours.Les univers seraient donc emboîtés les uns dans les autres, un peu à la manière des poupées russes. Et les trous noirs seraient les ponts qui les relieraient. Perdus à l'intérieur de cet immense trou noir, les Terriens ne pourront jamais mettre en évidence l'existence d'un éventuel univers parallèle. Tout juste certains d'entre eux peuvent-ils l'imaginer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les femelles chimpanzés connaissent-elles la ménopause ?
Les scientifiques ont pu se demander si la ménopause était un phénomène réservé à l'espèce humaine. En effet, il est très peu observé dans la nature, où, dans la très grande majorité des cas, sauf chez certains cétacés, comme les narvals ou les orques, les femelles ont des petits jusqu'à la fin de leur vie.Or, les zoologues ont découvert que la ménopause existe chez une nouvelle espèce animale, celle des chimpanzés. Du moins a-t-elle été constatée chez certaines populations.C'est notamment le cas d'un groupe de chimpanzés vivant dans un parc national d'Ouganda. Les scientifiques ont observé là, entre 1995 et 2016, plus de 180 femelles. Et ils ont remarqué qu'elles cessent de se reproduire à un certain moment.D'après leurs calculs, ces femelles vivent le cinquième de leur vie adulte après le moment où elles n'ont plus de petits. Et cette fin de leur vie reproductive ne serait pas due à des maladies ayant entraîné leur stérilité.Limiter la concurrence entre femelles ?Les zoologues se demandent pourquoi la ménopause interrompt la vie reproductive de ces chimpanzés femelles. Il se pourrait que l'homme ait joué un rôle dans l'apparition de ce phénomène.En effet, dans ce vaste parc national, les singes n'ont pas à craindre leurs prédateurs naturels. Une telle protection pourrait entraîner une plus grande longévité chez ces femelles et mettre en évidence une vie après la ménopause qu'on ne soupçonnait pas.Pour certains chercheurs, cependant, la ménopause chez les chimpanzés existe en dehors de toute intervention humaine. La piste de la "grand-mère", qui permettrait aux femelles ménopausées de mieux s'occuper de leurs petits-enfants, pourrait se révéler prometteuse pour les femmes, mais pas pour les chimpanzés.En effet, les femelles de cette espèce quittent le groupe dans lequel elles naissent et grandissent. Elles ne connaissent donc pas leurs "petits-enfants". L'hypothèse la plus souvent retenue par les chercheurs est que l'existence de cette ménopause permettrait de contenir la rivalité pouvant naître entre les femelles les plus jeunes et les plus âgées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les femmes ont-elles souvent plus froid que les hommes ?
Vous l'avez sans doute remarqué dans votre propre entourage, les femmes ont tendance à être plus frileuses que les hommes. Et, de fait, la température jugée satisfaisante pour les hommes serait, en moyenne, de 21°C, alors que les femmes auraient besoin de 25°C.Ces différences s'expliquent par des raisons physiologiques. Ainsi, le mécanisme de contraction des vaisseaux sanguins qui, en cas de baisse de la température, limite les déperditions de chaleur, notamment aux extrémités, est moins efficace chez les femmes.Par ailleurs, une masse musculaire plus dense permet aux hommes de produire davantage de calories, et donc de chaleur. Et ce d'autant que la peau, plus froide, est séparée des muscles, source de chaleur, par une couche de graisse moins épaisse chez les hommes.Une question d'hormones...Les hormones sexuelles jouent aussi un rôle notable dans l'impression de froid souvent ressentie par les femmes. Des études ont en effet montré que la testostérone, une hormone mâle, limitait l'action d'une protéine captant le froid.Le taux de testostérone diminuant avec l'âge, les hommes plus vieux sont souvent plus frileux que leurs cadets. À l'inverse, les œstrogènes, hormones féminines, ont tendance à épaissir le sang. Ce qui rend moins fluide la circulation sanguine vers les doigts ou les orteils, les rendant dès lors plus sensibles au froid.Des expériences sur des souris ont permis de vérifier ces éléments. Ainsi, des mâles privés de testostérone se sont montrés plus vulnérables au froid....Mais aussi de sociétéMais cette frilosité des femmes ne s'explique pas seulement par des raisons physiologiques. En effet, des études ont montré que les systèmes de chauffage sont le plus souvent conçus pour satisfaire les besoins masculins.Autrement dit, ces appareils ne seraient pas adaptés au métabolisme particulier des femmes. Et si la température préconisée dans les bureaux, de l'ordre de 20 ou 21°C, convient très bien à la majorité des hommes, elle fait moins l'affaire des femmes, qui auraient besoin, en moyenne, de 4 degrés supplémentaires pour se sentir à l'aise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La mémoire du poisson rouge est-elle vraiment très limitée ?
Dire de quelqu'un qu'il a une "mémoire de poisson rouge" n'est pas précisément un compliment. On sous-entend par là que la personne en question ne retient pas grand chose de ce qu'elle voit ou de ce qu'on lui dit.C'est, pense-t-on, en raison de cette mémoire défaillante que le poisson rouge a l'air tout frétillant dans un petit bocal dont il oublierait sans cesse l'exiguïté. Une manière, pour les propriétaires de poissons rouges, de se déculpabiliser à peu de frais.Mais cette réputation faite au poisson rouge est un mythe. Dans la réalité, il a une mémoire que même l'éléphant, pourtant réputé pour sa capacité à se souvenir, pourrait lui envier.Une mémoire assez élaboréeEn effet, de nombreuses études ont été menées sur cette question. Un ouvrage a même été consacré aux facultés mnésiques des poissons. Ils montrent que non seulement le poisson rouge a de la mémoire, mais qu'il peut se souvenir de certains faits jusqu'à cinq mois après qu'ils se sont produits.Certains sont capables de se rappeler l'emplacement d'un levier qui, s'ils le poussent, leur fournit de la nourriture. D'autres poissons rouges se sont révélés capables de mémoriser de la musique.Là encore, ces sons étaient associés à la délivrance de nourriture. Des chercheurs ont donc diffusé de la musique dans l'aquarium, puis ont relâché les poissons dans la mer. Cinq mois plus tard, ils font entendre la même mélodie.Aussitôt, les poissons rouges qui l'ont déjà entendue semblent la reconnaître et se dirigent vers l'aquarium. Les scientifiques ont également placé un objet dans l'aquarium, auprès duquel ils ont mis de la nourriture.Ils ont alors constaté que la plupart des poissons rouges se dirigeaient vers ce objet, dont ils se souvenaient sans doute qu'il était associé à la nourriture. D'autres recherches ont montré que les poissons rouges étaient également capables de retrouver leur chemin dans un labyrinthe.Ces animaux ne semblent pas seulement en mesure de mémoriser des faits. Cette mémoire leur donnerait une véritable capacité d'apprentissage, qui leur permettrait de mieux s'adapter à leur environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien d'heures peut-on survivre dans de l'eau très froide ?
Combien de temps un nageur plongé dans une eau très froide peut-il survivre ? Il faut d'abord savoir ce que l'on entend par là. On estime généralement qu'une eau est froide quand sa température s'abaisse au-dessous de 19°C.On pourra la considérer comme glaciale quand elle est à environ 3°C. La durée de survie sera bien sûr fonction de la température de l'eau.Les spécialistes l'estiment à environ 3 heures dans une eau à 15°C. Mais une personne immergée dans une eau à 3°C ne survivrait pas plus de trois quarts d'heure. Une durée qui s'abaisse à 30 minutes dans une eau à 0°C.Ce sont là des durées maximales. En effet, plusieurs facteurs peuvent limiter le temps de survie dans une eau très froide ou glacée. Il peut se produire un choc thermique ou une hydrocution.Par ailleurs, l'épuisement consécutif à la nage, surtout si les mouvements sont désordonnés, peut provoquer un décès prématuré du nageur. En effet, une forte hypothermie, suivie d'un collapsus, c'est-à-dire d'une chute brutale de la pression artérielle, peuvent alors survenir, parfois même après le sauvetage de la personne.Adaptation du corps et choix de la positionSi une personne plongée dans de l'eau très froide peut survivre un certain temps, c'est en raison de l'adaptation du corps humain à ces conditions extrêmes.Dans ce cas, en effet, les vaisseaux sanguins ont tendance à se contracter, ce qui diminue leur calibre. Ce phénomène réduit la circulation sanguine à la surface de la peau, limitant ainsi les déperditions de chaleur. Une température corporelle normale peut ainsi se maintenir quelque temps.Des frissons vont aussi se produire. Ils augmentent le rythme cardiaque et la chaleur corporelle, mais pour peu de temps.La personne plongée dans cette eau glacée peut aussi augmenter son temps de survie. Ainsi, elle doit nager le moins possible et se laisser flotter, en évitant les gestes amples et saccadés.La meilleure posture à adopter, si cela est possible, est la position fœtale, les jambes serrées et les cuisses relevées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.