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Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir SCIENCES

2,530 episodes — Page 10 of 51

Pourquoi la plaque de Pioneer a-t-elle été lancée dans l'espace ?

Rediffusion En 1972 et 1973, la NASA lance dans l'espace les deux sondes Pioneer 10 et Pioneer 11. Elles ont notamment pour mission d'explorer une partie du système solaire. Les deux engins spatiaux parviennent à franchir la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter.Puis elles survolent cette dernière planète et quittent finalement notre système solaire. Les responsables de la NASA ont alors pensé que, dans le cours de ce voyage dans l'espace sidéral, les sondes pouvaient croiser le chemin de vaisseaux extraterrestres.Dans le cas, à vrai dire bien improbable, où cette rencontre aurait lieu, il n'était pas sans intérêt que ces visiteurs d'un autre monde sachent à qui ils avaient affaire.C'est pourquoi on prend soin d'attacher aux deux sondes des plaques métalliques, sur lesquelles sont gravées des informations sur l'espèce humaine et sa place dans l'univers.Il s'agit en quelque sorte d'une "bouteille à la mer" d'un nouveau genre. Sur ces plaques, en effet, on voit un homme et une femme nus. Ils se tiennent de face et debout, certaines indications précisant leur taille.Si les sondes sont découvertes par d'éventuels voyageurs de l'espace, d'autres renseignements devraient leur permettre d'identifier notre système solaire et sa position dans l'univers. Ils pourraient ainsi savoir d'où viennent les sondes.Ils trouveraient encore, sur cette plaque, la figuration d'un atome d'hydrogène, représenté dans deux de ses états, ainsi que certains nombres.Pour l'heure, rien ne laisse supposer que ces plaques aient été découvertes par d'hypothétiques extraterrestres.Mais les responsables de la NASA ne se découragent pas. En effet, ils ont décidé d'équiper d'une nouvelle plaque la sonde Europa Clipper qui, en octobre prochain, doit s'élancer vers Jupiter, pour explorer l'un de ses satellites.Sur cette plaque, ont été inscrits les vers d'un poème, les radiofréquences émises par certaines molécules ou encore l'enregistrement du mot "eau" prononcé dans plus de 100 langues parlées sur Terre.Sur la plaque a également été fixée une puce de silicium comportant plus de deux millions de noms. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 14, 20242 min

Les cygnes restent-ils vraiment fidèles toute leur vie ?

Les couples durables, dont les partenaires demeurent fidèles l'un à l'autre, font l'objet de commentaires flatteurs. Pour beaucoup, en effet, la fidélité à long terme reste un idéal difficile à atteindre.Il en va ainsi chez les humains. Mais qu'en est-il des animaux ? Pour certains d'entre eux, la fidélité n'est pas un vain mot. En effet, nombre d'espèces sont monogames, et, chez certaines d'entre elles, les partenaires restent fidèles, parfois jusqu'à la mort.C'est notamment le cas des cygnes noirs, qui ont fini par devenir une sorte d'emblème de la fidélité animale. Il faut toutefois nuancer cette affirmation.Si ces oiseaux forment bien des couples stables, il leur arrive d'avoir des "aventures" avec d'autres cygnes. Certaines études ont en effet montré que ces infidélités sexuelles étaient relativement fréquentes. Mais un cygne revient toujours vers son partenaire de prédilection.Un partage des tâchesSi les oiseaux sont plus volontiers monogames que les mammifères, par exemple, c'est qu'ils ne sont pas trop de deux pour s'occuper des petits.Pour mener cette entreprise à bien, une femelle a tout intérêt à repérer un mâle en qui elle ait confiance et à le garder auprès d'elle le plus longtemps possible. En se répartissant les tâches, il leur sera ainsi plus facile de prendre en charge leur progéniture.Car c'est plus difficile pour un oiseau que pour un mammifère. En effet, l'embryon d'un chiot, par exemple, sera mieux protégé par le ventre de sa mère que par la fragile coquille de l'œuf qui attend d'éclore.Le couple de cygnes est donc obligé de couver ces œufs et de veiller à ce que rien ne leur arrive. Une fois les oisillons sortis de leur coquille, il faut aussi les nourrir. Et les oiseaux femelles n'ont pas de lait pour abreuver leurs petits.Il leur faut donc sans cesse quitter le nid pour aller chercher leur pitance. L'un pourra s'en charger tandis que l'autre restera au nid.D'après les spécialistes, cette constante coopération, dans les soins à donner aux petits, mais aussi dans la défense de leur territoire, renforcerait encore les liens qui unissent ces oiseaux fidèles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 14, 20241 min

Pourquoi le groupe sanguin de type O est-il si spécial ?

On le sait, le sang humain est l'objet d'une classification en groupes sanguins. Elle se fait en fonction de la présence ou de l'absence de certains antigènes à la surface des globules rouges.Les antigènes sont des substances (des protéines par exemple) reconnues par les anticorps de notre organisme et capables de déclencher une réponse immunitaire.C'est en tenant compte de ces antigènes que les scientifiques ont déterminé les groupes sanguins. Cette classification repose sur deux systèmes : le système ABO, découvert au tout début du XXe siècle, et le système Rhésus.Elle comprend quatre groupes sanguins de base, A, B, AB et O, divisés à leur tour en deux versions, positive et négative, ce qui fait au total huit groupes sanguins.Des donneurs universelsDans l'ensemble, le groupe sanguin 0 est le plus répandu, et le groupe A le plus rare. Mais la fréquence de ces groupes sanguins dépend beaucoup du patrimoine génétique des populations concernées.Ainsi, la prévalence du groupe A est plus importante en France qu'en Inde, par exemple, où le groupe B est très répandu.Très fréquent, le groupe sanguin O comporte une autre particularité. En effet, on ne trouve, dans ce cas, aucun antigène à la surface des globules rouges. On pourrait penser que, de ce fait, ce type de sang est compatible avec les autres groupes sanguins.En fait, ce n'est le cas que du groupe 0-. En effet, ce sang peut être transfusé dans les veines de n'importe quel patient, car il est compatible avec les huit groupes sanguins. Une personne de groupe 0- ne peut elle-même recevoir que du sang de ce groupe.C'est pour cette raison que les personnes de groupe sanguin 0- sont considérées comme des "donneurs universels". Par contre, les titulaires du groupe 0+ ne peuvent donner leur sang qu'à des personnes possédant un groupe sanguin de rhésus positif.Ce qui rend ce groupe tout de même très intéressant, 85 % des Français, par exemple, possédant un groupe de rhésus positif. À l'opposé, le groupe sanguin le moins compatible est le groupe AB+. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 13, 20242 min

Pourquoi Internet dépend des fonds marins ?

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le trafic sur Internet dépend très peu de l'espace. Aussi les câbles sous-marin jouent-ils à cet égard un frôle bien plus important que les satellites. La capacité de transport des premiers dépasse en effet largement celle des seconds.En effet, 99 % du réseau Internet dépend de ces câbles ! Il faut dire qu'ils sont beaucoup moins coûteux que les satellites. Il en existe plus de 400, qui s'étendent au fond des océans sur environ 1,3 million de kilomètres.Le plus long de ces câbles, qui relie l'Europe de l'Ouest à l'Asie du Sud-Est, n'a pas moins de 39.000 kilomètres de long. De nouveaux câbles ne cessent d'être installés, 36 pour la seule année 2020.Grâce à la fibre optique, les données sont ainsi transportées à la vitesse de la lumière, certains pays, comme les États-Unis ou la France, jouant un peu le rôle cde plaques tournantes.Aujourd'hui, ces câbles sont déployés sous l'eau par les États, mais aussi par les géants du web.Des équipements fragilesDes informations sensibles et d'innombrables transactions financières transitent par ces câbles sous-marins, qui sont devenus un indispensable moyen de communication.Or, ils sont assez vulnérables. Chaque année, les ancres des bateaux de pêche rompent une centaine de câbles. Le mouvement de certains navires fait d'ailleurs suspecter des entreprises délibérées de sabotage. Il faut dire que la masse croissante de données transportées renforce les convoitises et les rivalités.Certains sabotages semblent d'ailleurs avérés, comme ces arrachages de câbles destinés à isoler l'Europe du reste du monde. Ce n'est pas pour des raisons politiques que certains marins s'en prennent à ces câbles, mais simplement pour en récupérer les matériaux.Les mesures prises pour faire face à ces menaces et renforcer ces équipements semblent insuffisantes. En effet, les États semblent plus préoccupés par les dangers liés à la cybercriminalité.Ces attaques contre les câbles sous-marins ne sont pas nouvelles, notamment en temps de guerre. Ainsi, dès la Première Guerre mondiale, les Allemands se sont emparés des câbles asurant les liaisons télégraphiques de la France et du Royaume-Uni. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 12, 20241 min

Peut-on vraiment voir le Mont Blanc depuis la Tour Eiffel ?

Tous les écoliers de France le savent : du haut de ses 4.810 mètres, le mont Blanc est le plus haut sommet de l'Hexagone. Il doit donc se voir de très loin. Et, de fait, on peut parfois l'apercevoir depuis la Suisse ou même l'Alsace.Certains prétendent même qu'un visiteur parvenu au sommet de la Tour Eiffel pourrait distinguer cette montagne.Il est vrai que l'œil humain est capable de discerner des objets très éloignés. Et il les verra d'autant mieux qu'ils sont plus hauts et que l'observateur est lui-même plus grand.Ainsi, si une personne d'1,80 m peut distinguer un homme à une distance de près de 4,80 km, il pourra apercevoir la flèche de la cathédrale de Chartres, qui s'élève à plus de 110 m du sol, même s'il se trouve à 38 km de là.Une planète sphériqueAlors, est-il possible de voir le mont Blanc depuis la Tour Eiffel ? Sans répondre encore à cette question, il faut rappeler que certaines conditions doivent être réunies pour qu'un observateur distingue un objet lointain.Il faut d'abord qu'aucun obstacle n'obstrue le champ de vision de l'observateur. Par ailleurs, il verra plus loin s'il gagne en hauteur. À cet égard, la Tour Eiffel est donc un bon point d'observation.Notre planète étant sphérique, les objets que l'observateur s'efforce de voir vont finir par disparaître sous la ligne d'horizon. Pour calculer cette distance, à partir de laquelle les objets ne sont plus visibles, il faut recourir au célèbre théorème de Pythagore.Il nous enseigne que le mont Blanc est visible à 247,5 km à la ronde, alors que la Tour Eiffel, haute de 324 m peut être encore aperçue par un observateur situé à 64,2 km. Or, comme la distance de Paris au mont Blanc est d'un peu plus de 475 km, il est donc impossible de percevoir la montagne du haut du célèbre monument parisien.En altitude, enfin, la lumière ne se diffuse pas tout à fait en ligne droite, ce qui limite la perception des objets lointains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 11, 20241 min

Depuis quand portons-nous des chaussures ?

L'histoire de l'humanité est faite de petits détails significatifs. Parmi les questions que se posent les scientifiques, figure notamment celle concernant la date de l'apparition des chaussures.Certaines découvertes permettaient de penser qu'elle est très ancienne. Ainsi, des peintures rupestres, datant de 13 à 15.000 ans, faisaient apparaître des hommes chaussés de bottes en fourrure.Mais certains spécialistes pensent que l'homme aurait cessé de marcher pieds nus encore beaucoup plus tôt. En effet, des empreintes de pas particulières ont été trouvées sur trois sites d'Afrique du Sud.Ce qui a intrigué l'équipe de chercheurs, c'est l'aspect très net de ces empreintes. De fait, les bords étaient arrondis et les orteils n'y étaient pas imprimés. De plus, la découverte de petites cavités fait penser à la présence de lanières, attachées à des chaussures.D'après ces scientifiques, les roches où ont été relevées ces empreintes pourraient remonter à une période comprise entre 79.000 et 148.000 ans. Ce qui en ferait, et de loin, les plus anciennes traces de chaussures jamais trouvées à la surface de la terre.À la recherche d'indices supplémentairesLes preuves laissées par l'ichnologie, autrement dit les traces fossiles laissées par les hommes et les animaux, demandent cependant à être précisées.Pour ce faire, les chercheurs à l'origine de cette découverte ont imaginé un moyen original. Ils ont fabriqué des chaussures semblables à celles portées par un peuple autochtone, présent dans la région depuis près de 45.000 ans.Il s'agit de sandales comportant une semelle assez rigide, composée de deux couches de peau de vache. De petits orifices, destinés à faire passer des lanières, y ont été percés.Les traces laissées par ces chaussures, dans des dunes de sable humide, sont apparues très comparables à celles relevées sur les roches trouvées en Afrique du Sud.Des empreintes similaires, elles aussi très anciennes, ont été découvertes dans d'autres endroits, en France et en Grèce notamment. Pour autant, il n'est pas possible de prouver, avec certitude, qu'elles aient été faites par des chaussures, d'autant que les matériaux qui les constituaient, le cuir par exemple, ne se sont sans doute pas conservés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 8, 20242 min

Pourquoi la NASA va explorer l’astéroïde Psyché ?

Depuis quelques années, les projets d'exploration de l'espace fleurissent. C'est ainsi qu'en octobre de cette année, la NASA devrait lancer une mission vers l'astéroïde Psyché. Baptisé du même nom que l'astéroïde qu'il doit atteindre, le vaisseau spatial américain devrait y arriver en août 2029.Découvert en 1852, ce corps céleste fait partie de la "ceinture principale d'astéroïdes", une région située dans le système solaire, entre Mars et Jupiter.L'astéroïde Psyché, qui est trois fois plus éloigné du Soleil que la Terre, met cinq années terrestres à faire sa révolution autour de l'astre solaire. Orbitant entre Mars et Jupiter, cet astéroïde de 226 kilomètres de diamètre a la taille d'une ville.Un corps céleste très précieuxSi l'on en croit les auteurs du programme, un tel voyage d'exploration est motivé par la volonté d'étudier le noyau de cet astéroïde. Son examen attentif permettrait d'en apprendre davantage sur la formation des planètes.Et pourtant, on pourrait penser que les raisons économiques ne sont pas étrangères à la mise au point de la mission "Psyché". En effet, la nature du noyau de cet astéroïde pourrait susciter bien des convoitises, car il est fait de fer, de nickel et d'or.On a même essayé d'en estimer la valeur. Et on est arrivé à la somme, proprement astronomique, c'est le cas de le dire, de 10.000 quadrillons d'euros.Comme ce chiffre ne parle sans doute pas à grand monde, on a voulu savoir ce que chaque habitant de la Terre recevrait si l'on s'avisait de partager cette fabuleuse fortune. Le calcul a été fait : dans ce cas, chaque terrien recevrait la coquette somme d'1,4 milliard d'euros !Pour autant, il n'est pas question d'exploiter les prodigieuses ressources de l'astéroïde Psyché. pour cela, il faudrait le ramener sur Terre. Ce qui, pour des raisons tant techniques que financières, est impossible.La mission spatiale s'en tiendra donc, de manière plus classique, à l'observation et à l'exploration d'un astéroïde qui devrait nous permettre de mieux comprendre la manière dont se sont formés le système solaire et les planètes qui le composent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 7, 20242 min

Comment les Hommes auraient-ils modifié l'inclinaison de la Terre ?

L'axe de rotation de la Terre est une droite imaginaire, passant par le centre de la planète et ses deux pôles. Cet axe est incliné de 23,4 degrés par rapport à la verticale.Or, des scientifiques sud-coréens ont constaté que cet axe s'était déplacé d'environ 80 cm vers l'Est entre 1993 et 2010, période durant laquelle ils ont enregistré ces modifications. Ce qui représente un déplacement d'environ 4 cm par an.Même si cet axe de rotation est plutôt stable par rapport à celui d'autres planètes du système solaire, il a donc tout de même tendance à dériver.Ce déplacement de l'axe de rotation est dû, en premier lieu, à des phénomènes naturels, comme la fonte des glaces, et la montée des eaux qu'elle produit. Cette fonte glaciaire, notamment aux pôles, fait s'évanouir le poids de la glace dans l'océan et modifie donc la répartition de la masse.L'impact de l'activité humaineMais les phénomènes naturels ne sont pas seuls en cause dans ce déplacement de l'axe de rotation de la Terre. L'activité humaine y contribue aussi.Celle qui aurait le plus d'impact sur cette dérive serait le pompage des eaux souterraines. En effet, durant la période considérée, soit une vingtaine d'années, les hommes auraient pompé environ 2.150 gigatonnes d'eau dans le sous-sol (une gigatonne étant égale à un milliard de tonnes).Le fait de prélever cette eau, et de la déplacer à la surface de la planète, modifie la répartition de la masse d'eau que contient la Terre. C'est ce déséquilibre qui provoque, du moins en partie, le déplacement de l'axe de rotation de notre planète.Si l'homme pompe autant d'eau dans les tréfonds de la Terre, c'est qu'elle lui est très utile. Elle sert notamment à son alimentation et à l'irrigation des cultures. Ainsi, cette eau souterraine représente plus de 60 % de la consommation d'eau potable en France.Par ailleurs, ce pompage intensif des eaux souterraines contribuerait aussi à faire monter le niveau des mers, s'ajoutant ainsi aux conséquences de la fonte des glaciers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 6, 20242 min

Depuis quand l'Homme enterre-t-il ses morts ?

L'inhumation d'un mort est très différente de la simple protection d'un cadavre, enterré là où il est décédé, pour le préserver des bêtes sauvages. Cette pratique culturelle, qui s'accompagne d'une certaine ritualisation, suppose une véritable réflexion sur le sens des pratiques funéraires.Les tombes les plus anciennes que les paléontologues aient découvertes dataient, du moins jusqu'ici, d'environ 100.000 ans. Donc bien avant l'ère néolithique, qui a vu la découverte de l'agriculture et la sédentarisation des hommes. On les a trouvées au Proche-Orient.Les hommes de cette époque ne sachant pas écrire (l'écriture sera inventée voilà environ 3.500 ans), ces sépultures ne présentent aucune épitaphe ou inscription. Il n'y a pas non plus de pierre tombale.Certains indices suggèrent que les tombes ont été préparées avec soin. Des objets sont parfois placés dans la sépulture. Est-ce seulement parce que le défunt les affectionnait, ou devaient-ils l'accompagner dans un autre monde, au-delà de cette vie ? Ce sont pour l'instant des questions sans réponse.Des inhumations encore plus précoces ?Mais de récentes trouvailles, par le paléontologue américain Lee Berger, pourraient faire reculer d'au moins 100.000 ans la date de ces premières inhumations.Elles ont été faites en Afrique du Sud et concernent une espèce d'hominidés éteinte, l'homme de Naledi, découvert par Lee Berger en 2015. Si cet homme de petite taille se rattache plutôt aux australopithèques, certains de ses traits le rapprochent tout de même du genre "Homo".Cet homme de Naledi aurait vécu entre moins 335.000 ans et moins 241.000 ans. Or, le paléontologue et son équipe ont découvert, sur un site d'Afrique du Sud, des sortes de chambres, d'un accès difficile.Ils y ont retrouvé les squelettes de personnes soigneusement placées là, en position fœtale. Des trous, creusés dans le sol, ont été retrouvés dans ces chambres, sans qu'on sache s'ils devaient servir de sépultures.On peut également se demander si les gravures peintes sur les parois et les charbons brûlés, retrouvés sur place, ont un rapport avec d'éventuels rituels funéraires. Si c'était le cas, cela montrerait que ces hominidés avaient déjà de véritables capacités cérébrales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 5, 20242 min

Dans quels pays le changement climatique va-t-il faire le plus de victimes ?

Les experts s'accordent à dire que le réchauffement climatique aura un impact important sur la santé humaine. Ainsi, selon une étude de 2022, une hausse moyenne de la température de 2°C pourrait entraîner, durant les jours les plus chauds, une augmentation de plus de 40 % de la mortalité.Ainsi, les décès liés aux épisodes de canicule feraient partie des quatre principales causes de mortalité à l'horizon 2050. Mais tous les pays seront-ils affectés de la même façon ? Une très récente étude, datant de cette année, répond par la négative à cette question.En effet, les habitants des pays du Nord, qui englobent l'Europe, l'Amérique du Nord et certaines régions développées d'Asie, souffriraient moins des conséquences du réchauffement climatique que ceux des pays du Sud.Et pourtant, les pays du Nord, qui ne représentent que 14 % de la population mondiale, sont responsables de plus de 90 % des émissions de gaz à effet de serre.Les grandes métropoles pas épargnées par la caniculeDans les pays tropicaux, où règne une chaleur humide toute l'année, une légère hausse moyenne des températures se fera plus sentir que dans des pays tempérés.Par ailleurs, les effets cumulés de la chaleur et de la pauvreté font de certains pays africains, comme la Guinée équatoriale ou la République démocratique du Congo, des zones plus sensibles aux conséquences délétères du réchauffement climatiques.Les grandes métropoles ne seront pas non plus épargnées, même dans les pays du Nord. Selon certains experts, New York pourrait ainsi connaître, d'ici 2100, environ 50 jours de chaleur potentiellement mortelle.De son côté, Los Angeles en connaîtrait une trentaine et Sydney, en Australie, environ 20. Mais les habitants de Houston, au Texas, où le climat est déjà chaud et humide, devraient supporter environ 90 jours de chaleur intolérable.Bien entendu, cette chaleur n'atteint pas tout le monde de la même façon. Les personnes capables de se protéger contre des températures accablantes, en faisant notamment installer des systèmes efficaces d'air conditionné, seront moins affectées que des gens moins fortunés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 4, 20242 min

Pourquoi le miel est-il « éternel » ?

Le pot de miel est souvent présent sur la table des Français. D'abord parce qu'il a un goût délicieux et qu'il peut représenter, si on l'utilise avec modération, une intéressante alternative au sucre.Mais le miel peut être aussi considéré comme un remède. En effet, il est riche en vitamines, glucides et minéraux. Et ses vertus anti-inflammatoires et antibactériennes sont bien connues.Les apiculteurs veillent cependant à laisser suffisamment de miel aux abeilles. Fabriqué à partir du nectar des fleurs, un liquide sucré très utile aux insectes pollinisateurs, il leur sert en effet de réserve de nourriture, notamment en hiver et durant les périodes de sécheresse.Un milieu acide et très peu humideMais le miel a encore un autre avantager : il peut se conserver presque indéfiniment. D'ici à dire que le miel est "éternel", il n'y a qu'un pas.En tous cas, les archéologues en ont trouvé sur des sites vieux de plusieurs millions d'années. Mais comment expliquer cette absence d'altération du miel ? Si le miel se conserve si longtemps, c'est d'abord en raison de sa très faible humidité.En effet, le miel contient très peu d'eau. Et même si un peu d'humidité peut pénétrer votre pot de miel, elle est très vite absorbée. Or, un tel milieu est très peu propice à l'apparition et au développement de bactéries et autres micro-organismes.Ils ne peuvent pas vivre dans ce miel si peu humide, qui les "étouffe" en quelque sorte. Si le miel est si sec, c'est qu'il serait préparé d'une certaine manière par les abeilles. Durant son élaboration, en effet, leurs battements d'ailes élimineraient en grande partie l'humidité du produit.Si le miel est un milieu si hostile aux bactéries, c'est encore pour une autre raison. En effet, il présente un taux d'acidité très élevé à l'état naturel. De quoi, là encore, tuer tout micro-organisme qui voudrait s'inviter dans votre pot de miel.Enfin, une autre substance, le glucose oxydase, introduit dans le miel par les abeilles, achève de le protéger des bactéries. Vous pourrez ainsi le conserver, dans votre placard, aussi longtemps que vous voulez. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 1, 20242 min

Pourquoi Valentina Terechkova est-elle célèbre ?

Voilà 70 ans, en juin 1963, la Soviétique Valentina Terechkova s'envolait vers l'espace, dans le cadre du programme Vostok, mis au point deux ans plus tôt. C'était la première femme au monde à vivre une telle expérience.Elle devait rester plus de 70 heures en orbite basse. Seule dans sa capsule spatiale, elle fera près de 50 fois le tour de la Terre, avant d'atterrir dans un lac de l'Altaï. On ignore les raisons qui ont poussé Nikita Khrouchtchev, le dirigeant soviétique del'époque, à accepter la présence d'une femme dans l'espace.C'était peut-être une suite logique pour le responsable du programme Vostok. Mais il est également probable que, sur ce point comme sur les autres, les Russes ne voulaient pas se faire dépasser par les Américains.Deux ans plus tôt déjà, en 1961, ils avaient envoyé le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine. Ils enverraient donc aussi la première femme.Et cette pionnière devait être Valentina Terechkova. Elle venait d'un milieu modeste, son père étant conducteur de tracteurs et sa mère ouvrière. Mais comment avait-on sélectionné cette première cosmonaute ?Chez les hommes, les cosmonautes étaient choisis parmi les pilotes militaires, ce qui paraissait logique. Mais il y avait bien peu de pilotes féminins. Alors on se tourne vers les parachutistes.Par ailleurs, la future cosmonaute devait répondre à certains critères physiques : elle devait avoir moins de 30 ans, ne pas peser plus de 70 kilos et mesurer au moins 1,70 m.Satisfaisant à ces conditions, Valentina Terechkova est retenue parmi les cinq femmes finalement sélectionnées.Et c'est elle qui est choisie pour s'envoler dans l'espace. Pourtant, elle n'obtient pas les meilleurs résultats lors de la formation et elle n'est pas non plus la parachutiste la plus aguerrie.Mais son profil convient mieux à Khrouchtchev. C'est une femme simple, qui a travaillé dans une usine de pneus pour aider sa famille. Elle illustre mieux la promotion du prolétariat, chère au régime soviétique.Quoi qu'il en soit, les Soviétiques attendront 19 ans avant d'envoyer une autre femme dans l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 31, 20242 min

Pourquoi la lumière améliore-t-elle notre humeur ?

Beaucoup d'entre nous apprécient mieux une journée ensoleillée qu'un jour pluvieux et sombre. L'une des raisons de cette préférence est sans doute l'influence que la lumière exerce sur notre humeur.En effet, elle agit sur elle de plusieurs façons. En premier lieu, elle favorise la production de sérotonine. L'action de ce neurotransmetteur sur le cerveau dépend du récepteur sur lequel il se fixe.Il peut ainsi réguler notre niveau d'anxiété et, plus généralement, notre humeur. De fait, ce n'est pas un hasard si la sérotonine est appelée l'"hormone du bonheur".Son rôle est d'ailleurs plus large puisqu'elle stimule aussi la mémoire et favorise l'apparition du sommeil profond.Le déficit de lumière, à un certain moment de l'année, se traduit souvent par une certaine morosité et une sensation de fatigue. En effet, en réponse au message transmis par nos yeux, selon lequel le degré de luminosité est moindre, le cerveau produit moins de sérotonine.Cette baisse de régime, qui peut aller jusqu'à des formes de dépression saisonnière, serait ressentie par 15 à 20 % des Français. Une exposition régulière à la lumière naturelle, ou des séances de luminothérapie, permettent le plus souvent de retrouver le moral.On le sait, notre humeur dépend aussi de la qualité du sommeil. En effet, le manque de sommeil peut nous rendre un peu nerveux, ou moins patient, parce qu'il limite la capacité du cerveau à gérer nos émotions.Or, la lumière joue aussi un rôle sur le sommeil. En effet, elle agit sur l'hypothalamus, une glande située à la base de l'encéphale. Celle-ci contribue à la régulation de notre horloge interne, donc au fonctionnement du cycle circadien, ce rythme biologique, inhérent à notre organisme, qui préside à l'alternance entre le jour et la nuit.En effet, le soir, l'absence de lumière agit sur l'horloge interne, elle-même synchronisée par l'hypothalamus. En réponse à ce message, le cerveau sécrète de la mélatonine, qui favorise l'endormissement. S'exposer à une lumière artificielle, au moment d'aller se coucher, contribue donc à le retarder. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 30, 20242 min

Que vient-on de découvrir au fond des océans ?

Les scientifiques ont remarqué la présence, au large des côtes de l'Oregon, aux États-Unis, d'un fluide semblant monter du fond des océans. C'est apparemment un liquide chaud, dont la température dépasse de 9°C celle de la mer. Et cette découverte n'a pas été faite n'importe où.En effet, ce fluide a été repéré dans une zone particulière, la faille de Cascadia. Longue d'environ 1.000 kilomètres, elle s'étend depuis l'île de Vancouver, au Canada, jusqu'au nord de la Californie.Il s'agit précisément d'une zone de subduction, autrement dit une zone où une plaque océanique plonge sous une plaque continentale. Dans ce cas, c'est la plaque Juan de Fuca qui s'insère sous la plaque nord-américaine.Or, cette faille de Cascadia, qui fait partie de la «ceinture de feu », cet alignement de volcans entourant l'océan Pacifique, est une zone sismique très dangereuse. C'est là que s'est produit, au début du XVIIIe siècle, l'un des tremblements de terre les plus puissants qu'on ait jamais recensés.Or, cette faille pourrait voir naître de nouveaux séismes meurtriers, d'une magnitude supérieure à 9, accompagnés de vagues géantes et de tsunamis.La crainte d'une nouvelle catastrophe est bien sûr présente à tous les esprits. Malgré les avancées de la sismologie, il n'est cependant pas facile de prévoir, avec un certain degré de précision, la survenue d'un tel phénomène.Et c'est dans ce contexte que la découverte de ces fluides sous-marins pourrait représenter un signe avant-coureur. Par la pression qu'ils exercent, ces fluides, présents entre deux plaques, serviraient en quelque sorte de lubrifiants, évitant ou réduisant les contacts trop rudes entre elles.Dans une telle logique, la fuite de ces fluides ne serait pas une très bonne nouvelle. Elle témoignerait d'une chute de pression, qui pourrait favoriser les chocs entre les plaques, et donc d'éventuels séismes.C'est la première fois que ces fluides sont repérés dans une zone de subduction. Mais on les trouve assez souvent dans d'autres endroits, comme les zones volcaniques ou les dorsales océaniques, qui forment des reliefs sous-marins Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 29, 20241 min

Pourquoi les astronautes n'utilisent pas de crayon dans l'espace ?

RediffusionLors de leurs missions dans l'espace, et à bord de leurs vaisseaux, les astronautes ont souvent l'occasion de prendre des notes, notamment pour consigner les résultats de leurs observations.Mais avec quoi devaient-ils écrire ? Il s'agit d'un de ces petits détails de la vie quotidienne qui, dans l'espace, revêtent un aspect différent. La NASA a essayé des moyens classiques, comme le crayon à papier. Mais on s'est vite aperçu que ce n'était pas une bonne solution. En effet, comme on le sait, il n'y a pas de gravité dans l'espace.Aussi les mines de graphite des crayons se sont mises à flotter dans la cabine.Or, ce n'est pas sans danger. Ces éléments, très conducteurs, peuvent en effet s'infiltrer dans les circuits et provoquer des incidents. Toutes les parties du crayon sont d'ailleurs inflammables, et peuvent être à l'origine d'incendies aux conséquences fatales.Quant aux stylos-billes, ce n'était guère mieux. Ils résistaient mal aux conditions de pression régnant dans les vaisseaux. Et ils avaient aussi tendance à fuir, l'encre restant alors en suspension dans la cabine.Une société privée a donc eu l'idée d'élaborer un stylo spécialement conçu pour écrire dans l'espace. Plusieurs agences spatiales, dont la NASA , se sont aussitôt portées acquéreurs. Ce qui a d'ailleurs fait naître une polémique sur le coût supposé de ces stylos.De fait, l'entreprise qui les a conçus a dépensé près d'un million de dollars pour les mettre au point. Mais le prix payé par la NASA, notamment, n'aurait rien eu d'exorbitant. Aussi ne se serait-elle pas ruinée, comme on le lui a parfois reproché, pour équiper, dès 1968, ses divers équipages.Ces « space pens », comme on les a baptisés, présentaient des caractères spécifiques, qui les rendaient aptes à l'écriture dans l'espace. En premier lieu, ils étaient équipés d'une sorte de résine, qui limitait les fuites d'encre.Ils étaient par ailleurs conçus pour pouvoir écrire dans des conditions de température extrêmes. Et d'autres améliorations, depuis, ont rendu l'emploi du graphite des crayons à papier moins dangereux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 28, 20242 min

Quelle est la plus ancienne œuvre d'art figurative au monde ?

La plus ancienne œuvre d'art figurative connue au monde est effectivement une peinture rupestre représentant un cochon sauvage, découverte sur l'île de Sulawesi en Indonésie. Cette peinture a été datée d'environ 45 500 ans, bien que certaines estimations mentionnent qu'elle pourrait avoir jusqu'à 51 000 ans.La peinture représente un cochon verruqueux de Sulawesi (Sus celebensis), une espèce encore présente sur l'île aujourd'hui. La fresque montre l'animal avec des caractéristiques détaillées, notamment des poils faciaux et des verrues faciales distinctives, indiquant un niveau élevé de compétence artistique de la part des créateurs. Elle mesure environ 136 cm de long et 54 cm de haut.Cette découverte a été faite dans la grotte de Leang Tedongnge, située dans une vallée isolée entourée de falaises de calcaire abruptes. Les conditions d'accès difficiles et l'isolement géographique ont probablement contribué à la préservation de cette peinture pendant des dizaines de milliers d'années.Les archéologues ont utilisé la datation par uranium-thorium pour déterminer l'âge de la peinture. Cette méthode mesure les couches minérales qui se sont formées sur la peinture, fournissant une estimation de l'âge minimum de l'œuvre.Cette découverte est particulièrement significative car elle repousse les limites chronologiques de l'art figuratif humain, démontrant que les premiers humains anatomiquement modernes en Asie du Sud-Est possédaient déjà des capacités artistiques avancées. Elle contribue également à notre compréhension de l'évolution de l'art et de la culture humaine, indiquant que les comportements symboliques et artistiques étaient déjà développés à une époque très ancienne, indépendamment des régions géographiques.En résumé, la peinture rupestre de Sulawesi, représentant un cochon verruqueux et datée d'environ 45 500 à 51 000 ans, est actuellement la plus ancienne œuvre d'art figurative connue au monde. Cette découverte offre un aperçu précieux sur les capacités artistiques et symboliques des premiers humains dans cette région. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 25, 20242 min

Pourquoi le projet Iter est-il si unique ?

Le projet nucléaire ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) est l'une des initiatives scientifiques les plus ambitieuses du monde, visant à démontrer la faisabilité de la fusion nucléaire comme source d'énergie pratiquement illimitée, propre et sûre. Situé à Cadarache, en France, ITER est une collaboration internationale impliquant 35 pays, dont l'Union européenne, les États-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud.La fusion nucléaire est le processus qui alimente le soleil et les étoiles. Contrairement à la fission nucléaire, qui divise les atomes pour libérer de l'énergie, la fusion combine des noyaux atomiques légers, comme ceux de l'hydrogène, pour former des noyaux plus lourds, libérant ainsi une immense quantité d'énergie. Ce processus produit très peu de déchets radioactifs et utilise des combustibles abondants et largement disponibles, tels que le deutérium et le tritium.ITER vise à construire et à exploiter le plus grand tokamak du monde, un dispositif en forme de tore où des champs magnétiques puissants sont utilisés pour confiner un plasma de très haute température nécessaire à la fusion. Le but est de générer 500 mégawatts de puissance de fusion avec une entrée de seulement 50 mégawatts, démontrant ainsi un gain énergétique significatif.Le projet ITER comprend plusieurs étapes clés : la construction de l'infrastructure, l'assemblage du tokamak, la mise en service des systèmes et enfin l'exploitation expérimentale. Le premier plasma est prévu pour la seconde moitié de la décennie 2020, avec des opérations de fusion complète à suivre dans les années 2030.ITER est conçu pour répondre à de nombreux défis scientifiques et technologiques, notamment le contrôle du plasma à des températures de l'ordre de 150 millions de degrés Celsius, la gestion des matériaux soumis à des conditions extrêmes et l'intégration de systèmes complexes. Si le projet réussit, il pourrait ouvrir la voie à des réacteurs de fusion commerciale, transformant le paysage énergétique mondial en fournissant une source d'énergie durable et respectueuse de l'environnement pour les générations futures. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 24, 20242 min

Pourquoi dit-on que la Terre est à son aphélie ?

La Terre est dite à son aphélie lorsqu'elle se trouve à la plus grande distance de son orbite par rapport au Soleil. Ce terme provient des mots grecs "apo" (loin de) et "hélios" (Soleil). L'orbite de la Terre autour du Soleil est une ellipse, et non un cercle parfait, ce qui signifie que la distance entre la Terre et le Soleil varie tout au long de l'année.L'aphélie se produit généralement début juillet, environ six mois après le périhélie, qui est le point où la Terre est la plus proche du Soleil. Pendant l'aphélie, la Terre se trouve à environ 152,1 millions de kilomètres du Soleil, comparé à environ 147,1 millions de kilomètres lors du périhélie. Cette différence de 5 millions de kilomètres peut sembler significative, mais elle n'a qu'un effet mineur sur les saisons et le climat terrestre.L'effet de cette variation de distance est compensé par d'autres facteurs, notamment l'inclinaison de l'axe terrestre. L'inclinaison de 23,5 degrés de l'axe de la Terre par rapport à son plan orbital est la principale cause des saisons. En été, l'hémisphère incliné vers le Soleil reçoit plus de lumière solaire directe et donc plus de chaleur, tandis qu'en hiver, l'hémisphère incliné loin du Soleil reçoit moins de lumière solaire directe.Le fait que l'aphélie se produise en été dans l'hémisphère nord et en hiver dans l'hémisphère sud pourrait sembler paradoxal, mais c'est l'inclinaison de l'axe de la Terre qui domine l'impact sur les saisons plutôt que la distance variable au Soleil. En réalité, l'hémisphère nord bénéficie d'étés légèrement plus frais et d'hivers légèrement plus doux en raison de la Terre étant plus éloignée du Soleil pendant l'été et plus proche pendant l'hiver.L'aphélie, tout comme le périhélie, est une conséquence de la loi des orbites elliptiques de Kepler, qui stipule que les planètes suivent des trajectoires elliptiques avec le Soleil à l'un des foyers. Comprendre ces points extrêmes de l'orbite terrestre nous aide à mieux saisir la dynamique des saisons et l'interaction complexe entre les divers facteurs qui influencent le climat de notre planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 23, 20242 min

Pourquoi l'astéroïde qui a tué les dinosaures aurait favorisé l’invention du vin ?

L'astéroïde qui a frappé la Terre il y a environ 66 millions d'années, marquant la fin du Crétacé et causant l'extinction massive des dinosaures, a également favorisé l'émergence et la diversification des plantes à fleurs, y compris les ancêtres des vignes produisant du raisin. Cet événement cataclysmique, connu sous le nom d'impact de Chicxulub, a entraîné des changements environnementaux drastiques qui ont remodelé les écosystèmes terrestres.Lorsque l'astéroïde a frappé la péninsule du Yucatán, il a libéré une énergie équivalente à des milliards de bombes atomiques, provoquant des incendies mondiaux, des tsunamis et un hiver nucléaire. Ces conditions ont anéanti environ 75 % des espèces vivantes, y compris les dinosaures non aviaires, et ont conduit à un effondrement des écosystèmes dominés par les grands reptiles.Cette extinction de masse a créé des niches écologiques vacantes, ouvrant la voie à une diversification rapide des espèces survivantes et à l'apparition de nouvelles formes de vie. Parmi ces survivants figuraient les plantes à fleurs (angiospermes), qui avaient commencé à se diversifier avant l'impact, mais dont la diversification s'est accélérée après. Les angiospermes, grâce à leurs fleurs et leurs fruits, étaient particulièrement aptes à coloniser les nouveaux environnements et à établir des relations mutualistes avec les insectes pollinisateurs et les animaux frugivores.Les vignes, dont le raisin est issu, font partie de cette grande famille des angiospermes. Les conditions post-impact ont favorisé la diversification de ces plantes, qui ont pu coloniser les nouveaux habitats ouverts par la disparition des dinosaures herbivores géants. Sans ces grands consommateurs, les plantes à fleurs ont pu prospérer, se diversifier et évoluer pour produire une variété de fruits adaptés à la dispersion par les nouveaux groupes d'animaux émergents, comme les mammifères et les oiseaux.Ainsi, l'extinction des dinosaures a indirectement favorisé l'évolution et la diversification des plantes à fleurs, y compris celles produisant des fruits comme le raisin. Ce phénomène illustre comment des événements cataclysmiques peuvent remodeler la vie sur Terre, ouvrant des opportunités pour de nouvelles formes de vie et influençant la biodiversité que nous connaissons aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 22, 20242 min

Quelle espèce animale réalise des opérations chirurgicales ?

Les fourmis Matabele (Megaponera analis) sont une espèce fascinante, principalement connue pour leur comportement remarquable de soins aux blessés, souvent comparé à des opérations chirurgicales. Ces fourmis se nourrissent principalement de termites, qu'elles chassent lors de raids organisés. Ces expéditions peuvent être dangereuses, et il n'est pas rare que certaines fourmis soient blessées par les soldats termites.Lorsqu'une fourmi Matabele est blessée, elle sécrète une phéromone de détresse pour alerter ses congénères. Les fourmis non blessées répondent en transportant la fourmi blessée de retour au nid. Une fois dans le nid, commence ce que l'on pourrait appeler des "soins chirurgicaux".Le traitement des blessures chez les fourmis Matabele implique principalement le léchage intensif des plaies. Ce comportement de léchage sert plusieurs fonctions cruciales. D'abord, il nettoie la plaie, enlevant ainsi les débris et les particules potentiellement infectieuses. Ensuite, il aide à désinfecter la blessure grâce aux enzymes et aux substances antimicrobiennes présentes dans la salive des fourmis.Ce processus de léchage peut durer des minutes, voire des heures, en fonction de la gravité de la blessure. Les études ont montré que les fourmis blessées qui reçoivent ce traitement ont une bien meilleure chance de survie que celles qui ne reçoivent pas de soins. En effet, la probabilité de survie passe de 20% pour les fourmis non soignées à environ 90% pour celles qui sont léchées et nettoyées.Ce comportement complexe de soins aux blessés illustre non seulement l'ingéniosité des fourmis Matabele, mais aussi l'importance de la coopération et de l'altruisme au sein de leur société. En soignant les membres blessés de leur colonie, les fourmis Matabele augmentent la survie globale de la colonie, démontrant une stratégie évolutive efficace et sophistiquée pour faire face aux dangers inhérents à leur mode de vie prédateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 21, 20241 min

Combien d'exticntion de masse la Terre a-t-elle subi ?

La plupart des espèces apparues sur la Terre ont une durée de vie limitée, certaines résistant plus longtemps que d'autres. De fait, plus de 99 % des organismes vivants ayant vécu sur notre planète ont cessé d'exister.Mais certaines disparitions sont plus brutales et concernent davantage d'espèces. On les appelle, pour cette raison, des "extinctions de masse".Les scientifiques en recensent cinq en tout. À chaque fois, des catastrophes naturelles ont précipité, en un temps record, la fin de 75 à 90 %¨des espèces présentes sur la Terre. L'extinction la plus connue, qui s'est produite voilà environ 66 millions d'années, a provoqué la disparition des dinosaures. La chute d'une énorme météorite serait en partie responsable de ce destin tragique.D'autres extinctions de masse sont liées à des changements climatiques. Ainsi, l'extinction massive la plus ancienne, celle de l'Ordovicien-Silurien, qui s'est produite voilà environ 444 millions d'années, est due à une glaciation de grande ampleur.La calotte glaciaire s'est beaucoup accrue, emprisonnant ainsi d'importantes quantités d'eau. Ce qui a entraîné une baisse sensible du niveau des océans. Le retrait de la mer et le refroidissement du climat entraînent alors la disparition d'environ 85 % des espèces vivant sur Terre.Une autre extinction massive, dite du Dévonien, a commencé il y a environ 380 millions d'années. En une vingtaine d'années, elle a provoqué l'anéantissement des trois quarts des espèces présentes sur notre planète.D'après les spécialistes, elle est due à la baisse brutale du niveau d'oxygène dans les mers. Le volcanisme serait peut-être à l'origine de ce phénomène.Si l'on en croit certains scientifiques, nous serions à l'aube d'une sixième extinction de masse, plus rapide encore que les précédentes. Cette fois-ci, elle ne serait pas liée à des événements naturels, mais à l'action de l'homme.D'après une étude récente, le taux de disparition des espèces serait cent fois plus élevé que lors des autres extinctions massives. Et encore ces chiffres alarmants ne portent-ils que sur les espèces connues par l'homme. De quoi inquiéter l'espèce humaine sur son propre devenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 18, 20242 min

Qu'est ce que la parthénogenèse ?

L'homme et la plupart des animaux connaissent un mode de reproduction sexué. L'accouplement du mâle et de la femelle permet la fécondation de l'ovule par un spermatozoïde.Mais il n'en va pas de même avec la "parthénogenèse". Le nom même de ce mode de reproduction, tiré des mots grecs "parthenos", qui veut dire "vierge", et "genesis", qui signifie "naissance", en souligne toute la singularité.Dans ce cas, en effet, l'embryon se forme dans le ventre de sa mère sans l'intervention d'un mâle. Il s'agit donc d'une forme de reproduction asexuée. Dans la parthénogenèse, les gènes habituellement fournis par les spermatozoïdes sont produits par un processus très complexe.La plupart du temps, les rejetons nés de cette manière sont des femelles, parfaitement identiques à leur mère. Dans quelques cas, cependant, la parthénogenèse peut aboutir à la naissance de mâles fertiles.Si la parthénogenèse est fréquente dans le monde végétal, on la rencontre beaucoup moins souvent dans le règne animal.Ce mode de reproduction est plus courant chez les insectes, comme les fourmis, les abeilles ou encore les pucerons. Mais de nombreux vertébrés se reproduisent pourtant de cette façon.Parmi les quelque 80 espèces concernées, on trouve d'abord des reptiles et des poissons. Ainsi, certains lézards ou des serpents à sonnette ont recours à la parthénogenèse.Il est rare qu'elle soit choisie par des animaux plus volumineux. On cite notamment le cas de plusieurs requins femelles, élevés en captivité. En 2016, des bébés requins sont nés dans l'aquarium d'une ville d'Australie, alors que le bassin n'abritait que des femelles. Plus récemment, d'autres bébés requins sont nés de cette façon dans un aquarium de Sardaigne.Le zoo de Louisville, aux États-Unis, a également été témoin d'une de ces naissances singulières. En effet, un python réticulé, un immense serpent de plus de 4 mètres de long, a pondu des œufs sans jamais avoir été approché par un mâle. En 2006, un dragon de Komodo, pensionnaire d'un zoo anglais, a fait la même chose. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 17, 20242 min

La rotation de la Terre affecte-t-elle les vols ?

Chacun sait que la Terre tourne sur elle-même en une journée. Sa vitesse de rotation est de 1670 km/h. On pourrait alors se demander si la rotation de notre planète exerce une quelconque influence sur un trajet en avion.Autrement dit, la vitesse de l'avion sera-t-elle accélérée par ce mouvement ? À cette question, il faut répondre par la négative. En effet, la vitesse de rotation n'augmente pas du seul fait qu'on se trouve en altitude.Dans l'avion, la vitesse de rotation de la Terre est la même que si les passagers se trouvaient au sol. Ils ne s'en aperçoivent pas, dans la mesure où tout, autour de nous, se déplace à la même vitesse, y compris l'air qui porte l'avion.Ce déplacement de tous les objets, joint à la constance de la vitesse de rotation et à la prédominance de la force de gravitation, qui l'emporte sur la force centrifuge, explique aussi que nous soyons insensibles à ce phénomène de rotation.Et pourtant, selon la direction qu'il prend, un avion ne va pas toujours aussi vite. Il est en effet soumis à la force des vents. Or, ces vents sont eux-mêmes influencés par la force de Coriolis, une force inertielle, liée à la rotation de la Terre, qui influence les trajectoires de façon différente, selon qu'il s'agit de l'hémisphère Nord ou de l'hémisphère Sud.Du fait de l'action de cette force, les vents soufflent plutôt d'ouest en est dans les régions tempérées et dans l'autre sens dans les régions tropicales.Dans les régions tempérées, par conséquent, certains de ces vents, comme le jet-stream, soufflent d'ouest en est. Aussi tendent-ils à accélérer la vitesse de l'avion. Ainsi, un vol New-York-Paris, donc d'ouest en est, sera plus rapide, du fait de l'action de ces vents, qu'un vol dans le sens inverse.La rotation de la Terre ne joue donc pas un rôle direct dans l'accélération de l'avion. Elle donne naissance à la force de Coriolis, qui a elle-même une influence sur la direction des courants aériens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 16, 20241 min

Pourquoi les scribes égyptiens souffraient-ils d'arthrose ?

Dans l'Égypte antique, les scribes jouaient un rôle essentiel. En effet, ces fonctionnaires, capables de manier la complexe écriture égyptienne, devaient recopier et classer tous les documents administratifs.Cette maîtrise de l'écriture permettait aux scribes de faire partie de l'élite de la société. En effet, on estime que seulement 1 à 5 % de la population était alphabétisée.Pour accomplir leur travail, ils s'asseyaient dans la position dite du tailleur, avec les jambes croisées. Ils posaient ensuite une tablette sur leurs cuisses, destinée à recevoir le papyrus sur lequel ils écrivaient. Il leur arrivait également d'écrire sur des tessons de poterie.Certains scribes écrivaient aussi accroupis ou même debout, la position adoptée dépendant des circonstances. Pour écrire, ils utilisaient un calame, un roseau taillé en pointe.Or, même si ces fonctionnaires ne faisaient pas un travail de force, ils étaient sujets à ce que nous appellerions aujourd'hui des maladies professionnelles. C'est du moins la conclusion à laquelle est parvenue une équipe de scientifiques tchèques.Ils ont étudié les ossements d'une trentaine de scribes, enterrés dans une nécropole entre 2700 et 2180 avant notre ère. Ils ont alors comparé ces ossements avec ceux d'un groupe d'hommes appartenant à un autre milieu.Ils ont remarqué, sur les ossements appartenant aux scribes, des atteintes osseuses plus prononcées, dues à l'arthrose. Certaines régions du squelette, comme les vertèbres cervicales, l'épaule, le genou ou encore la main, étaient plus touchées que d'autres.Pour les chercheurs, la présence d'arthrose, dans ces zones précises, serait due à l'activité même des scribes. Elle se caractérisait en effet par des tâches répétitives, effectuées dans une position immobile.Pour écrire, le scribe devait légèrement pencher la tête, ce qui entraînait un fléchissement de la colonne vertébrale. La pression exercée devait provoquer les maux de dos que nombre de nos contemporains ressentent toujours dans l'exercice de leur activité professionnelle.Pour apprécier la nature du travail des scribes, les scientifiques se sont fondés sur les statues ou les illustrations qui les représentent en train d'écrire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 15, 20242 min

Le koala peut-il vraiment prédire la météo ?

Les facultés de certains animaux n'en finissent pas de nous étonner. Dans une récente étude, des scientifiques révèlent ainsi que les koalas seraient capables de prévoir le temps à venir.Ces animaux, observés dans la nature, n'ont pas besoin des prévisions météo pour savoir que des jours chauds les attendent. Selon les zoologues, il s'y préparent en abaissant leur température corporelle.Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont observé ces marsupiaux dans leur habitat naturel, en Australie. Durant deux semaines, ils ont étudié leur comportement, notamment dans les jours les plus chauds.Les scientifiques ont noté que, dans des conditions climatiques ordinaires, la température corporelle des koalas se maintenant à un peu plus de 36°C.Ils furent surpris de constater que, par un jour de canicule, où le thermomètre avait grimpé à près de 41°C, ces petits animaux avaient, dès le lever du jour, abaissé leur température à 32,4°C. Jamais une température corporelle aussi basse n'avait été constatée.Les marsupiaux avaient donc "senti" à l'avance que ce jour connaîtrait une véritable canicule. Et ils avaient adapté leur température en conséquence. Selon les zoologues, la température corporelle des koalas dépend donc étroitement de celle de l'air.Ainsi, leur température corporelle pourrait-elle lentement augmenter avec la chaleur ambiante, sans que les koalas soient obligés de se rafraîchir régulièrement, afin que la sudation permette d'évacuer la chaleur. Une technique qui permet à ces animaux d'économiser une eau toujours assez rare dans ces régions sèches.Les koalas seraient donc capables d'autoréguler leur température en fonction des conditions climatiques. Ce qui leur serait plus utile, pour survivre aux jours caniculaires, que d'autres techniques déjà observées.En effet, les koalas ont l'habitude, durant les périodes chaudes, de se serrer contre les arbres, afin de rafraîchir leur corps.Même si ces méthodes révèlent la faculté d'adaptation de ces animaux, elles ne suffiront peut-être pas à les protéger des conséquences du réchauffement climatiques. En effet, si des températures supérieures à 40 °C deviennent fréquentes, ces marsupiaux seront alors en danger. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 14, 20241 min

Les éléphants se donnent-ils des noms entre eux ?

Il est des animaux qui sont dotés de plus de capacités que d'autres. Certains, comme le perroquet ou le dauphin, sont ainsi capables de s'interpeller, en se donnant des "noms". Ou plutôt, ils parviennent à imiter le cri d'un congénère, ce qui leur permet de s'adresser à lui de manière individualisée.Mais les éléphants, qui sont, comme on sait, des animaux évolués, vont plus loin. Un pachyderme sait ainsi donner à chacun de ses compagnons un nom précis, formé de sons bien particuliers. Ils sont faits de sonorités aiguës, mais aussi de grondements, sons à basse fréquence que l'oreille humaine ne peut pas toujours percevoir.Une équipe de zoologues a mené une étude au Kenya, pour tenter de recenser ces sons. Ils en ont compté plus de 600 au total. Grâce au concours de l'intelligence artificielle, ils ont pu distinguer les sons composant le nom d'un congénère de ceux par lesquels s'accueillent ces animaux.Les éléphants d'un troupeau, toujours en quête de nourriture, se séparent souvent. Ils peuvent ainsi s'appeler les uns les autres, afin de se regrouper à un endroit donné. Même les animaux éloignés entendront leur nom, car ces sons portent très loin.Une telle capacité, de la part des éléphants, les place un peu à part dans le monde animal. Elle leur permet en effet d'établir une relation entre des sons précis et un individu.Ils montrent aussi leur aptitude à relier ces sonorités avec une idée, celle de pouvoir donner une individualité, et donc une personnalité propre, à chaque membre du groupe. Autrement dit, ces pachydermes seraient en mesure de concevoir des pensées abstraites. Ce qui les rapprocherait de l'homme.Pour les scientifiques, il n'est pas exclu que les éléphants utilisent la même "méthode" pour nommer des aliments ou des lieux. Leurs similitudes avec l'espèce humaine n'en seraient que plus grandes.Grâce aux techniques modernes, les scientifiques apprendront sans doute à pénétrer toutes les subtilités de ce langage animal. Dès lors, pourquoi ne pas penser que, quelque jour, ils pourront s'en servir pour communiquer avec les éléphants ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 11, 20242 min

Pourquoi les satellites de Starlink menaceraient-ils la couche d’ozone ?

De plus en plus de satellites sont envoyés dans l'espace. Certains forment des constellations, qui ont une mission précise à remplir. C'est le cas de Starlink, une constellation de satellites appartenant à Elon Musk et destinée à améliorer la connectivité Internet.Or ces satellites ne fonctionnent que quelques années. Quand ils arrivent en fin de vie, ils quittent leur orbite et finissent par brûler dans l'atmosphère terrestre.C'est là que les choses se gâtent. En se consumant, ces satellites libèrent du dioxyde d'aluminium, ou alumine. Ainsi, un satellite de 250 kg diffuse, en brûlant dans l'atmosphère, environ 30 kg d'oxyde d'aluminium.Or, cette substance est potentiellement dangereuse. En effet, elle tend à détruire la couche d'ozone, qui protège la Terre du rayonnement ultraviolet.D'après les scientifiques, une telle menace doit être prise très au sérieux. En effet, les satellites en orbite au-dessus de la Terre sont très nombreux. À elle seule, la constellation Starlink comprendra bientôt 12 000 satellites supplémentaires.En brûlant dans l'atmosphère terrestre, ces satellites émettront 2 tonnes d'alumine. Si tout se passe comme prévu, Starlink sera composée, dans un avenir assez proche, de 45 000 satellites. De quoi amplifier un danger déjà bien présent. De fait, les rejets d'oxyde d'aluminium ont été multipliés par 8 entre 2016 et 2022.Si l'on en croit les spécialistes, les constellations de satellites en fin de vie, dont Starlink fait partie, finiront par libérer plus de 350 tonnes d'alumine dans l'atmosphère. Soit une augmentation de près de 650 %, par rapport au taux habituel d'oxyde d'aluminium !Dans ces conditions, on comprend que les scientifiques aient tiré la sonnette d'alarme. D'autant que les satellites ne sont pas les seuls en cause dans cette possible érosion de la couche d'ozone.Celle-ci est également menacée par les fusées devant mettre ces satellites en orbite. En effet, elles produisent des émissions nocives pour la couche d'ozone. On a calculé que le lancement de 1 000 fusées par an pourrait réduire son épaisseur de 5 à 6 %. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 10, 20242 min

Pourquoi le tracé du Gange a-t-il changé il y a 2500 ans ?

On sait le rôle que joue le Gange dans l'irrigation des régions alentour. Pour les Indiens, c'est aussi un fleuve sacré. C'est dire à quel point il s'intègre à leur horizon mental.Aussi cette voie d'eau leur paraît-elle immuable. Et pourtant, ce n'est pas le cas. Certes, le lit du Gange et l'immense delta auquel aboutit le fleuve n'ont pas changé de place depuis des siècles.Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Les géographes signalent au moins, dans le passé, un événement dont les effets ont déplacé le cours de ce grand fleuve du nord de l'Inde.Cet événement, c'est un puissant séisme, qui se serait produit voilà 2 500 ans. Il aurait fait sortir le Gange de son lit, le fleuve se répandant alors dans une autre région.Un tel phénomène n'est pas inconnu des scientifiques. Cette modification brutale du cours d'un fleuve porte même le nom d'"avulsion". Mais c'est la première fois qu'on en trouve des traces à propos d'un fleuve aussi long que le Gange.Les géologues néerlandais à l'origine de cette découverte s'intéressaient, au départ, au tracé d'une rivière disparue, située sur l'actuel territoire du Bangladesh. Puis ils se sont aperçus que ce cours d'eau était en fait l'ancien lit du Gange.Les scientifiques y ont retrouvé des structures dont la formation est associée à la survenue d'un tremblement de terre. Elles leur ont permis, en même temps, de dater le séisme.Si ce phénomène a eu lieu par le passé, pourquoi ne pourrait-il pas se reproduire dans l'avenir ? Dans des régions aussi densément peuplées que le nord de l'Inde, il pourrait avoir de graves conséquences.On connaît d'ailleurs au moins un cas d'avulsion meurtrière, qui s'est produit en Inde en 2008. En effet, la sortie de son lit d'un affluent du Gange, due, cette fois, aux pluies de mousson, a provoqué la mort de plus de 500 personnes et entraîné le déplacement d'un million de riverains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 9, 20241 min

Pourquoi 800 étoiles ont-elles disparu du ciel ?

Depuis les années 1950, plus de 800 étoiles ont disparu. Ce n'est pas cette disparition en elle-même qui étonne les astronomes. Ils savent que ces astres ne sont pas éternels.Ce qui les intrigue, c'est que ces étoiles se soient évaporées sans laisser de traces. D'habitude, ce n'est pas le cas. Quand certaines étoiles arrivent en fin de vie, elles s'écroulent sous l'effet de leur propre gravité. Ce phénomène, qu'on appelle une "supernova", se traduit par une formidable explosion.D'autres étoiles se réduisent jusqu'à former des naines blanches. De grandes quantités de gaz sont alors éjectées. Dans les deux cas, ces événements laissent un sillage très visible dans l'espace.Les centaines d'étoiles dont nous parlons n'entrent pas dans ces catégories. Elles se sont effacées sans laisser le moindre écho.Pour comprendre cette énigme, les astronomes du monde entier ont décidé d'unir leurs efforts. Ils ont même mis le public à contribution. Leur premier objectif est de recenser ces étoiles disparues. L'une des hypothèses avancées, pour expliquer cet engloutissement astral, est celle des trous noirs.Ces étoiles seraient tellement massives qu'en s'effondrant sur elles-mêmes, elles auraient créé un trou noir. On sait que ce dernier peut absorber toute la matière environnante, dont celle constituant l'étoile. Pour les scientifiques, cependant, cette éventualité est très peu probable. En effet, de tels événements sont très rares.Il se peut aussi que les astres en question ne soient pas vraiment des étoiles, mais fassent partie de ce que les astronomes appellent des "événements astronomiques transitoires". Comme leur nom l'indique, ils ne durent pas longtemps et disparaissent sans laisser les traces associées à la disparition des étoiles.Certains scientifiques penchent pour une explication moins naturelle. C'est le cas des astronomes participant au programme SETI, qui recherche des traces de civilisations extraterrestres dans l'univers.Ils estiment en effet que le curieux comportement de ces étoiles pourrait s'expliquer par l'intervention d'êtres intelligents. De fait, ils seraient en mesure de modifier la brillance et le cycle de vie de ces astres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 8, 20242 min

Pourquoi les sons ne vont pas tous à la même vitesse sur Mars ?

Sur Terre, la vitesse du son peut varier en fonction de certains éléments, comme l'altitude, la température ou encore la composition de l'atmosphère. Dans certains endroits, la concentration de dioxyde de carbone et des températures moins élevées modifient cette vitesse de propagation du son.De même, le son ne se diffuse pas à la même vitesse sous l'eau et sur une montagne. Ces différences, dans la vitesse du son, se retrouvent sur d'autres planètes du système solaire, comme Mars.La vitesse à laquelle le son circule sur la planète rouge a pu être étudiée grâce aux observations faites par le rover "Perseverance". Depuis février 2021, ce robot, équipé de micros spécifiques, a pu communiquer aux scientifiques des résultats très instructifs.Ils ont permis de confirmer que, sur Mars, le son progresse moins vite sur la planète rouge. En effet, il se diffuse à la vitesse moyenne de 240 mètres par seconde, contre environ 340 mètres par seconde sur Terre.Cette vitesse plus modérée s'explique en partie par la nature de l'atmosphère martienne. En effet, elle est beaucoup moins dense que sur Terre. De fait, la pression est 170 fois plus faible sur Mars que sur notre planète. Or, plus le milieu est épais, plus le son s'y propage rapidement.C'est pourquoi le son circule plus vite sur Terre, où l'atmosphère est plus dense que sur Mars. La composition de l'atmosphère joue aussi un rôle, celle de Mars comprenant beaucoup plus de dioxyde de carbone, qui influe sur le comportement du son.Mais cette vitesse du son, sur Mars, répond encore à d'autres particularités. Grâce aux données transmises par le rover, les scientifiques se sont aperçus que, du fait d'une pression très basse, les sons ne se diffusaient pas à une vitesse uniforme sur la planète rouge.En effet, les sons aigus voyagent plus vite que les sons graves. Cette singularité acoustique perturbe la tenue d'une conversation entre deux personnes. Les sons aigus ayant tendance à se perdre rapidement, le dialogue devient très difficile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 7, 20242 min

Que trouve-t-on au sommet des volcans sur Mars ?

D'imposants volcans se dressent dans certaines régions de la planète Mars, souvent inactifs depuis des millions d'années. L'un d'entre eux, Olympus Mons, a trois fois la hauteur de l'Everest.Une sonde vient de découvrir des traces de givre au sommet de certains volcans. Cette découverte a surpris les scientifiques. Ils ne s'attendaient pas à trouver du givre dans une région proche de l'équateur, même s'il n'est présent qu'en couches très minces et seulement durant les saisons froides.Ce givre n'est présent qu'en matinée, quand les températures sont encore très basses. Puis les rayons du Soleil le font fondre rapidement.De ce fait, la zone est très ensoleillée et connaît des températures élevées. Par ailleurs, cette région est marquée par une faible humidité. En outre, l'atmosphère de Mars contient un peu de vapeur d'eau, mais en quantité infiniment moindre que sur Terre. Autant d'éléments qui rendent la présence de ce givre assez inattendue.Quoi qu'il en soit, la découverte de givre sur Mars nous en apprendra davantage sur le cycle de l'eau. La présence de vallées ramifiées, se jetant parfois dans des lacs, atteste en effet la présence d'eau liquide sur la planète rouge, voilà 3,5-4 milliards d'années. Mais on ne connaît pas encore avec précision le parcours de cette eau.L'existence de givre au sommet des volcans pourra sans doute nous éclairer sue ce point. Par ailleurs, la présence éventuelle d'eau est une condition essentielle au maintien de stations habitées sur Mars.Si cette découverte est d'importance, c'est encore pour une autre raison. De fait, c'est la première fois qu'on trouve vraiment de l'eau sur Mars. On se souvient, en effet, que le givre est une forme de glace, qui se forme à partir de la vapeur d'eau.Aussi fines soient ces couches de givre, elles représentent tout de même l'équivalent de 150 000 litres d'eau par jour. Les scientifiques estiment que la formation de ce givre pourrait être due à la présence, au-dessus de ces volcans, d'un micro-climat, associé sans doute à l'humidité amenée par les vents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 4, 20241 min

Depuis quand l'Homme porte-t-il des vêtements ?

Certaines inventions essentielles ont permis aux hommes préhistoriques de survivre dans des environnements parfois hostiles. C'est le cas pour la découverte du feu, mais aussi pour celle des vêtements.Il est difficile de dire avec précision à partir de quel moment nos lointains ancêtres ont décidé de se couvrir. Cette décision aurait pu être prise à l'époque où ils ont perdu l'abondante toison de poils qui les protégeait du froid.Selon les spécialistes, cela pourrait remonter à une période comprise entre 1,2 et 3 millions d'années. Par ailleurs, certains indices laissent à penser que des hominidés auraient pu se vêtir de peaux de bêtes voilà 800 000 ans.L'étude de l'ADN de poux contemporains de certains hommes préhistoriques s'est également révélée instructive. Certains de ces insectes logeant plutôt dans les vêtements, les scientifiques ont pu en conclure que, dans une période comprise entre 170 000 et 83 000 ans, les hommes abritant ces poux étaient sans doute vêtus.Si les hommes préhistoriques se sont mis à porter des vêtements, c'est surtout pour lutter contre les rigueurs du climat. La nécessité de se préserver du froid s'est imposée au fur et à mesure des migrations qui ont mené les hominidés vers des contrées moins chaudes.Ces vêtements primitifs étaient faits de peaux et de fourrures d'animaux. D'abord simplement jetées sur les épaules, ces peaux furent ensuite percées à l'aide de poinçons puis cousues avec des aiguilles d'ivoire ou d'os. Les premières remontent à environ 20 000 ans.Toutefois, ces vêtements n'avaient pas qu'une fonction utilitaire. Nos ancêtres les concevaient aussi comme des parures, au même que certains bijoux primitifs.Des archéologues ont en effet retrouvé des sortes de ficelles, fabriquées avec des fibres de lin sauvage. Datant d'environ 30 000 ans, elles servaient notamment à coudre des vêtements. Or, certaines d'entre elles étaient colorées.Quant au plus ancien vêtement tissé que l'on ait jamais découvert, il s'agit d'une tenue féminine. Retrouvée en Égypte, la "robe Tarkhan" date en effet de 5 000 ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 3, 20241 min

Pourquoi creuser un trou de 5 km de profondeur sur la Lune ?

La Lune devient un champ d'expérimentation privilégié. Se livrant à une concurrence plus vive que jamais, les agences spatiales ne manquent pas de projets. Dernière en date, la mission chinoise Chang'e 6 vient de déployer un drapeau de pierre sur la face cachée de notre satellite.Mais les Américains ne sont pas en reste. Des chercheurs proposent en effet de creuser un trou de 5 kilomètres de profondeur sur la Lune. Le but n'est pas d'y trouver de nouvelles ressources.L'objectif premier de cette mission serait d'ordre scientifique. Ce forage lunaire permettrait d'en apprendre davantage sur les protons.On sait que ces particules subatomiques, chargées positivement, forment, avec les neutrons, le noyau des atomes. Les protons sont présentés comme des particules stables et à la durée de vie indéfinie.Or, selon certains scientifiques, ces particules peuvent se désintégrer. Et ils pensent en trouver la preuve dans les profondeurs du sol lunaire. Les traces de cette désintégration ont dû provoquer des modifications chimiques, toujours visibles dans l'altération de certaines roches.Une telle observation serait rendue possible par la densité particulière des roches lunaires. Par ailleurs, l'absence d'atmosphère limiterait la survenue de phénomènes propres à brouiller ces traces.Les scientifiques ne se cachent pas les difficultés du projet. Il sera en effet difficile de transporter sur la Lune le matériel nécessaire et d'y creuser un trou aussi profond.Ces forages ne concernent pas seulement la Lune. Voilà longtemps que les hommes creusent le sol de leur planète. Le trou le plus profond jamais creusé l'a été par les Russes, en 1989. Il avait 12 kilomètres de profondeur.Mais le trou que les Chinois creusent actuellement, dans la province du Xinjiang, évoque davantage le projet lunaire. En effet, le creusement de cet orifice de 10 kilomètres, qui devrait prendre plus de 450 jours, a un double objectif.Il devrait permettre de trouver du pétrole et du gaz, mais il a aussi, comme le projet lunaire, une visée scientifique, même si les Chinois restent discrets sur ce point. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 2, 20242 min

Qu'est-ce qu'une batterie gravitaire ?

En stockant de l'énergie dans des batteries, on constitue des réserves, qui peuvent être injectées dans le réseau en cas de besoin. On connaît notamment les batteries au lithium ou les batteries nickel-cadmium.Mais des entreprises innovantes ont mis au point une nouvelle sorte de batteries, fonctionnant sur le principe de la gravité. D'où leur nom de batteries gravitaires. L'une d'entre elles a été construite à Shanghai en 2023. Et six autres devraient voir le jour en Chine.À première vue, cette immense batterie ressemble à un immeuble. En réalité, elle est composée d'une série de gros blocs. La batterie édifiée en Chine est associée à des éoliennes.Quand tous les besoins en électricité ne sont pas couverts, ou que l'absence de vent immobilise les éoliennes, la batterie gravitaire entre en action.De puissantes grues soulèvent alors ces lourds blocs. Puis ces derniers sont relâchés par un mécanisme contrôlant la vitesse de chute. Ainsi, l'énergie cinétique perdue, du fait du ralentissement de ces blocs, peut être transformée en électricité.On voit que le terme "gravitaire" fait allusion à la gravité, cette force universelle qui attire tout objet vers la Terre. En tombant, les blocs libèrent une énergie transformée en électricité par des turbines.Ces nouveaux dispositifs n'ont pas besoin d'être alimentés en eau, comme certains types de batteries classiques. En outre, elles sont très robustes et peuvent même résister à des ouragans ou à des séismes d'une certaine magnitude.Cette idée du stockage de l'énergie par gravité a inspiré un autre dispositif. Il a pour cadre les nombreuses mines abandonnées.Une fois la mine choisie, on installe des ascenseurs dans le puits désaffecté. Puis on les remplit de sable. On libère ensuite ces charges, à une vitesse déterminée, qui ralentit la chute.Comme dans le cas des batteries gravitaires, c'est ce système de freinage qui produit de l'électricité. Une partie sert à faire face à l'augmentation de la demande, l'autre permettant d'assurer la remontée des ascenseurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 1, 20241 min

Pourquoi faut-il le redémarrer une fois par semaine ?

Les escrocs rivalisent d'imagination pour pirater ordinateurs et smartphones. Voilà quelques années, L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), chargée de la surveillance des communications électroniques, avait publié, à cet égard, un code de bonne conduite destiné aux utilisateurs.Les conseils qu'il contient doivent leur permettre de déjouer certaines attaques. Ce petit vade-mecum leur recommande notamment d'éteindre et de redémarrer leur téléphone portable une fois par semaine.Cette bonne pratique permettrait d'éviter les cyberattaques appelées "zéro-click". Elles ne requièrent aucune intervention de la part de l'utilisateur. Par contre, le "hacker" peut écouter vos conversations et récolter des informations sensibles.Selon la NSA, le simple fait de réinitialiser régulièrement le smartphone complique la tâche des "hackers". En effet, l'escroquerie repose souvent sur une suite d'actions. Les pirates sont alors contraints de tout reprendre de zéro. Certains appareils sont d'ailleurs programmés pour redémarrer tous les jours.Ce réflexe peut aussi préserver les utilisateurs contre ce que les spécialistes appellent le "spear phishing", qu'on peut traduire par "hameçonnage". Cela consiste à tromper la personne visée au moyen d'un message à caractère personnel.L'agence tient tout de même à préciser qu'il ne s'agit pas là d'une protection infaillible. Le geste peut cependant s'avérer efficace. Il représente en tous cas une sauvegarde de plus contre des attaques informatiques toujours plus nombreuses.Il s'agit en tous cas d'un conseil utile, car peu de possesseurs de smartphones pensent à l'éteindre complètement et à le redémarrer. Il est également assez rare d'attendre que l'appareil soit totalement déchargé.Et pourtant, les mobiles requièrent un haut degré de protection. C'est en effet dans ces appareils qu'est stockée la plus grande quantité de données personnelles. Ils offrent donc un champ d'action idéal aux pirates.La NSA recommande aussi d'utiliser un code PIN ou un mot de passe suffisamment complexes pour déverrouiller l'écran du smartphone. Elle suggère aussi de désactiver certaines applications quand elles ne sont pas utilisées et d'éviter de se brancher sur des réseaux wifi publics. Autant de conseils qui devraient permettre de rendre votre smartphone plus sûr. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 30, 20242 min

Que devient le téléscope Hubble ?

Les images reçues du télescope Hubble, lancé en 1990, ont permis d'améliorer notre connaissance du système solaire et de la manière dont naissent et meurent les étoiles. Grâce à ce télescope, les astronomes savent également que toutes les galaxies renferment, en leur centre, un trou noir.Après plus de 30 ans de bons et loyaux services, il verra son activité un peu réduite. L'ancienneté du télescope et la survenue d'un petit problème technique ont conduit la NASA à prendre cette décision.En effet, l'un des trois gyroscopes de l'appareil, qui contrôlent la direction vers laquelle il est dirigé, fonctionne moins bien. Pour éviter tout problème, le télescope n'utilisera, à l'avenir, qu'un seul des trois gyroscopes.Ces appareils ont toujours causé des soucis à la NASA. En 2009, des astronautes ont même été envoyés dans l'espace pour les remplacer. Mais cette nouvelle défaillance contraint l'agence spatiale à revoir le fonctionnement du télescope.Désormais, Hubble ne fera que 74 orbites hebdomadaires autour de notre planète, contre 85 aujourd'hui. Ce qui devrait entraîner une réduction de 12 % de ses observations. Rappelons que le télescope survole la Terre à plus de 500 kilomètres d'altitude.Ce qui ne signifie pas pour autant une mise à la retraite anticipée du télescope. En effet, d'après l'agence spatiale américaine, il a de bonnes chances de rester en activité jusqu'en 2035.Même si Hubble voit son champ d'action limité, il lui sera toujours possible d'observer les régions reculées de l'univers. Par contre, il ne pourra pas prendre d'images d'objets plus proches que la planète Mars. Des observations de la Lune, par exemple, ne seront donc plus possibles jusqu'à nouvel ordre.Le télescope Hubble a donc encore de beaux jours devant lui, même si son fonctionnement devrait être plus lent. Nul doute qu'il ne puisse encore apporter des révélations décisives sur l'univers. À l'image de la découverte, en 2022, de l'étoile la plus ancienne que l'homme ait jamais observée. La lumière de cette étoilé, nommée Earendel, avait mis près de 13 milliards d'années pour nous parvenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 27, 20241 min

Qu'a-t-on découvert sous la calotte glaciaire ?

Des scientifiques danois viennent de découvrir, sur la calotte glaciaire du Groenland, les traces d'ADN de virus géants. Ils se mesurent en millionièmes de mètres, ce qui peut paraître bien peu, mais qui est, cependant, beaucoup plus grand que des virus ordinaires, pour lesquels l'unité de mesure employée est plutôt le milliardième de mètre.On a déjà découvert de tels virus dans les sols et les océans, notamment l'océan Arctique. Mais c'est la première fois qu'on en trouve à la surface de la calotte glaciaire.Les scientifiques se sont aperçus que ces virus géants avaient colonisé les algues microscopiques qui, au printemps, tapissent la surface des glaces.Les virus découverts au Groenland sont bien actifs. Mais les chercheurs ignorent en grande partie la nature et le fonctionnement de ces micro-organismes. Ils ne savent pas précisément quelles espèces d'algues ils infectent.Ils se demandent également si d'autres virus se sont logés dans telle ou telle sorte d'algue, ou si ces virus géants en sont les seuls hôtes.Quoi qu'il en soit, ces virus pourraient se montrer très utiles. En effet, ils tendent à limiter la prolifération des algues. Or, celles-ci, en assombrissant la surface de la glace, en atténuent l'albédo, c'est-à-dire sa capacité à réfléchir la lumière du Soleil.Au lieu de réfléchir les rayons solaires, cette glace plus sombre a tendance à l'absorber, ce qui accélère la fonte des glaces. En régulant la propagation de ces algues, ces virus géants contribueraient donc à ralentir la fonte des glaces.Cette diffusion des algues sur la glace n'est pas seulement freinée par les virus géants qu'on vient de découvrir. D'autres micro-organismes, comme des bactéries, ou des protistes, qui s'en nourrissent, tendent à ralentir l'expansion de ces algues.Dans l'avenir, les scientifiques auront donc à se pencher sur tout un écosystème. En étudiant de plus près les interactions entre ces différents organismes, ils comprendront mieux le mécanisme naturel de contrôle de ces algues. Ce qui permettrait peut-être de mieux saisir le rôle de cet écosystème dans le relatif ralentissement de la fonte des glaces. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 24, 20241 min

Pourquoi la Corée du sud a-t-elle créé un « soleil artificiel » ?

Plusieurs projets de réacteurs nucléaires sont actuellement à l'étude pour reproduire le processus de fusion nucléaire qui se déroule au cœur des étoiles, et donc du Soleil. D'où le nom de "soleils artificiels" donnés à ces réacteurs.Si l'homme maîtrise la fission nucléaire, qui consiste à casser les noyaux de certains atomes, il n'est pas encore parvenu à opérer la fusion nucléaire, dans laquelle des noyaux d'atomes fusionnent. Comme la fission, la fusion nucléaire libère une énergie considérable.Mais le processus est en bonne voie. Les ingénieurs sud-coréens viennent de franchir, dans ce domaine, une étape décisive. Pour comprendre de quoi il s'agit, il faut rappeler que la meilleure manière de réaliser cette fusion nucléaire, c'est de créer un plasma.Il s'agit d'un état de la matière dans lequel les électrons sont libres. Dans ce cas, les noyaux des atomes peuvent circuler sans entraves et se rencontrer plus facilement.Mais, pour obtenir ce résultat, le plasma doit être chauffé à des températures extrêmes. C'est que viennent de réussir les Sud-Coréens, en maintenant à 100 millions de degrés Celsius, durant 48 secondes, le plasma présent dans leur réacteur expérimental, KSTAR, construit en 2008.Cette température phénoménale est sept fois plus élevée que celle qui règne dans le noyau du Soleil. Il s'agit là d'une réussite majeure, mais qui ne suffit pourtant pas à assurer la fusion nucléaire.Pour y parvenir, il faudrait maintenir la température atteinte pendant au moins cinq minutes. Le Soleil n'a pas besoin de telles températures pour assurer la fusion nucléaire. En effet, la très forte densité de son noyau favorise les chocs, et la fusion, entre les noyaux d'atomes.La technique humaine, qui ne bénéficie pas de cet avantage, doit y suppléer par le maintien d'une chaleur très élevée du plasma durant quelques minutes.Si la science parvient à maîtriser la fusion nucléaire, elle permettra la production d'une énorme quantité d'énergie propre. Elle est par ailleurs pratiquement sans limites et ne génère pas de déchets radioactifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 16, 20242 min

Qu'est-ce que le phénomène météo de la « goutte froide » ?

Depuis le début du mois de mars, le temps est très perturbé sur la France. Cette météo maussade est notamment marquée, sur une bonne partie du pays, par des pluies soutenues et des orages à répétition. Comment expliquer que le printemps tarde autant à s'installer dans notre pays ?Le responsable de ce temps dégradé est un phénomène météorologique appelé "goutte froide". Comme son nom l'indique, il s'agit d'une poche d'air froid, qui se maintient au-dessus de nos têtes, à une altitude d'environ 5 400 mètres. Il y règne des températures très basses, comprises généralement entre -20 et -36°C.Cette zone d'air froid se détache de la masse nuageuse à laquelle elle appartient, se séparant en quelque sorte de la circulation d'air générale. D'où son nom de "goutte". Sa présence entraîne un conflit de masses d'air entre le sol er les courants d'altitude. C'est dans ce conflit qu'il faut rechercher, en partie, l'origine du mauvais temps qui stagne sur une partie du pays.Par ailleurs, ces "gouttes froides" sont des zones de basse pression, associées à un temps très perturbé. Elles attirent les nuages, qui s'enroulent autour de ces poches d'air froid et s'immobilisent. Ainsi bloquées, ces masses d'air génèrent des orages et de fortes précipitations.La goutte froide peut surplomber des secteurs très vastes ou s'immobiliser sur une zone beaucoup plus limitée. En fonction de son altitude et de son étendue, ce phénomène peut perturber le temps quelques jours ou plusieurs semaines.Le déplacement très aléatoire de ces masses d'air froides rend les prévisions très difficiles. En effet, leur circulation dépend largement du comportement des courants d'air chaud qui les environnent.Les habitants des régions concernées ne sont donc pas forcément avertis de la survenue de phénomènes climatiques brefs mais destructeurs, comme de puissantes rafales de vent ou des averses de grêle.Même en l'absence de tels événements, une goutte froide peut provoquer d'importants dégâts. En effet, Si elle se maintient longtemps au-dessus d'une région, elle peut se traduire par d'intenses précipitations et même des inondations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 13, 20242 min

Pourquoi un miel turc rend « fou » ?

D'ordinaire, le miel est considéré comme une substance aux vertus curatives. Ainsi, il est recommandé d'en absorber en cas de toux ou de mal de gorge. Parmi les autres bienfaits qu'on lui attribue, figurent la protection contre les caries ou l'accélération de la cicatrisation.Mais il est au moins un miel qui n'améliore pas la santé de ceux qui le consomment. Au contraire, il la menace. Ce miel de printemps, récolté en Turquie, provient des fleurs de certaines espèces de rhododendrons.Leurs fleurs contiennent une puissante toxine. Le poison contenu dans ces fleurs est d'autant plus violent que, dans cette région de monoculture, les abeilles n'en ont pas d'autres à polliniser.Si on consomme ce miel en trop grande quantité, il peut donner des hallucinations. D'où sa réputation de produit qui rend "fou". Mais il peut aussi compromettre gravement la santé de celui qui l'absorbe.En effet, le gourmand pourrait rapidement se mettre à transpirer d'abondance et ressentir des nausées. Si elle n'est pas modérée, l'ingestion de ce produit peut également entraîner des vertiges, une faiblesse musculaire, de la tachycardie et même la mort dans les cas les plus graves.Dans l'Antiquité, on se servait d'ailleurs de ce "miel fou" pour rendre les soldats ennemis plus vulnérables. Experte en matière de poisons, Agatha Christie fait même de ce miel de rhododendrons l'arme du crime, dans l'un de ses romans.Mais les vertus de ce miel turc sont aussi bien connues. C'est d'ailleurs pourquoi sa culture et sa récolte ne sont pas interdites. Le tout est de bien savoir le doser.Pris en toute petite quantité, ce miel ralentirait le rythme cardiaque et la pression artérielle. Certains en conseillent donc l'usage aux personnes souffrant d'hypertension.Dans un autre domaine, le "miel fou" est considéré comme une forme d'aphrodisiaque, qui stimule les performances sexuelles. Beaucoup d'hommes d'un certain âge achètent donc ce miel, même s'il coûte cher. Il se vend en effet à plus de 50 euros le kilo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 5, 20241 min

Quand les compagnies pétrolières ont-elles compris leur impact sur le climat ?

L'impact de l'exploitation des ressources fossiles, comme le charbon ou le pétrole, sur les dérèglements du climat, et notamment sur le réchauffement de la planète, fait aujourd'hui l'objet d'un très large accord.Et les industriels eux-mêmes sont obligés d'en convenir. Mais ça n'a pas toujours été le cas. En effet, selon un récent rapport américain, les responsables des grandes compagnies pétrolières américaines, comme Exxon, Shell ou BP America, savaient que l'utilisation de ces ressources pouvait détraquer le climat.Une constatation qui ressort de la longue investigation à laquelle se sont livrés les membres d'une commission d'enquête de la Chambre des Représentants.Pour les élus démocrates à l'origine de ce rapport, il ne fait aucun doute que les patrons des "Big Oil", comme on nomme les six plus grosses compagnies pétrolières mondiales, ont sciemment dissimulé les informations dont ils disposaient.Tout en sachant que le pétrole était une source d'énergie très polluante, et qu'elle pouvait dérégler le climat, ils ont continué à en vanter les mérites. Pour eux, le pétrole était un moteur de la croissance économique et donc un facteur de prospérité pour les Américains.Cette campagne de désinformation avait un objectif clair : tromper les dirigeants et l'opinion publique, à seule fin de rendre le pays dépendant du pétrole.Face à cette enquête de longue haleine, qui a débuté en 2021, les responsables des grands groupes pétroliers ont commencé par minimiser la réalité du changement climatique.Certains ont également tenté de nier toute implication dans ce phénomène. Les auteurs du rapport dénoncent aussi la pratique du double langage. Les compagnies pétrolières reconnaîtraient ainsi, dans les discours officiels, la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique.Des propos qui seraient démentis par des actions allant dans le sens contraire, et sur lesquelles la plus discrétion est de mise. Ce qui n'empêcherait pas les géants pétroliers de préparer, si on les en croit, des technologies plus respectueuses de l'environnement, comme celles permettant de capter le CO2 ou d'utiliser l'hydrogène. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 29, 20242 min

Qu'est-ce que la biopiraterie ?

Ce ne sont pas seulement des tableaux ou des sculptures que certains peuples se font voler par des conquérants peu scrupuleux. Des ressources naturelles peuvent aussi faire partie du butin.Il s'agit notamment de plantes ou d'animaux, qui servent ensuite à mettre au point de nouveaux produits. De nombreux secteurs, comme les industries pharmaceutique ou cosmétique, ou celles des semences ou des compléments alimentaires, les utilisent ensuite.Mais les brevets déposés à l'occasion de la mise au point de ces produits et de certaines inventions ne tiennent pas toujours compte du lieu d'origine des plantes ou des animaux, ni des droits que peuvent avoir, à cet égard, les peuples autochtones concernés.En effet, ces derniers peuvent mettre en œuvre, aussi bien dans les façons culturales que dans l'utilisation des plantes, par exemple, un savoir-faire traditionnel que les brevets, souvent déposés par de grands groupes, ne reconnaissent pas.De tels procédés, qui peuvent menacer la biodiversité et méconnaître les droits des populations indigènes, ont reçu le nom de "biopiraterie".C'est pour mettre fin à de telles dérives que l'ONU s'efforce de faire aboutir un traité international sur la question. Pour l'heure, les 190 pays membres de l'Agence onusienne de la propriété intellectuelle (Ompi) ont entrepris des négociations qui devraient durer jusqu'au 24 mai.Le projet d'accord stipule que les demandes de brevets devront s'accompagner de la mention du pays dans lequel les ressources nécessaires à la mise au point d'un produit ou d'une invention ont été prélevées.Si les peuples locaux ont fourni, à cet égard, des savoirs utiles, ils devront être également associés à ce dépôt de brevet. Les partisans du texte en attendent plus de transparence et une meilleure reconnaissance des droits des peuples concernés.Quant à ses détracteurs, ils y voient plutôt une entrave à la recherche et à l'innovation. Pour l'instant, des désaccords persistent, notamment sur la présence et la nature des sanctions à prévoir pour les contrevenants. D'où la crainte de certains que le traité n'ait qu'une portée symbolique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 28, 20241 min

D'où viennent les « araignées » sur le sol martien ?

L'Agence spatiale européenne (ESA) a créé un certain émoi en laissant entendre que des araignées avaient envahi le sol de la planète Mars. Et, de fait, sur les photos publiées par l'Agence, on aperçoit des myriades de taches sombres, en forme d'étoiles, qui ressemblent à s'y méprendre à des colonies d'araignées.En fait, aucun insecte n'a été repéré sur Mars. L'ESA a seulement voulu présenter de manière plaisante un phénomène naturel parfaitement explicable. Il serait lié aux variations climatiques qui affectent la planète rouge.Pour comprendre la formation de ces taches, il faut d'abord rappeler que Mars, comme la Terre, connaît quatre saisons, même si, du fait de la nature de son orbite et de l'inclination de son axe de rotation, elles ont des caractéristiques un peu différentes.l'Agence spatiale européenne évoque d'abord le dépôt, au cours de l'hiver, de couches de dioxyde de carbone, autrement dit de CO2, transformées, sous l'effet du froid, en glace carbonique. Le printemps venu, les rayons du Soleil les réchauffent, transformant ce dioxyde de carbone en gaz.De ce gaz qui s'amasse durant le printemps martien, finissent par sortir des colonnes de poussière et de sable qui, en retombant, forment ces taches qu'on pourrait prendre pour des araignées.Il s'agirait alors d'insectes géants puisque chacune de ces taches ne mesure pas moins de 45 mètres, pour un kilomètre de diamètre. Ces clichés si précis sont dus à la caméra haute résolution embarquée à bord de "Mars Express", une sonde spatiale lancée en juin 2023 pour étudier de plus près la planète rouge.Ces "araignées" martiennes ne sont d'ailleurs pas les seules à évoquer la vie sur Terre. En effet, Mars Express a pu également photographier d'étranges rides sur le sol martien, qui font penser à des murs.D'où le surnom de "cité inca" donné à ces énigmatiques structures, qui n'ont pourtant rien à voir avec des remparts bâtis par des êtres intelligents. Il s'agirait tout bonnement de dunes de sable qui, avec le temps, se seraient solidifiées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 23, 20241 min

Quels sont les différents types de volcans ?

Il existe de nombreux volcans de par le monde, dont beaucoup sont encore très actifs. Si l'on se fonde sur les types d'éruptions qu'ils provoquent, il en existe deux grandes catégories.On trouve d'abord des volcans effusifs. Ils se caractérisent surtout par le comportement de la lave, qui dévale rapidement, en coulées abondantes et fluides, les pentes du volcan.Un volcan effusif ne produit donc pas d'explosion et très peu de cendres. Il est généralement en forme de cône et présente, à son sommet, un large cratère. Ces volcans ont reçu d'autres appellations, comme "laviques", ou "hawaïens", en raison de la présence, à Hawaï, de spécimens caractéristiques.Comme leur nom l'indique, les volcans explosifs se signalent par de violentes explosions. Elles projettent des cendres et des matériaux à des kilomètres à la ronde, rendant ces éruptions plus spectaculaires mais aussi plus dangereuses.Ces volcans explosifs sont eux mêmes divisés en plusieurs catégories. On trouve ainsi des volcans "vulcaniens", qui se signalent par de puissantes expulsions de cendres et de matériaux incandescents. Comme souvent avec les volcans explosifs, la lave est trop visqueuse pour provoquer des coulées.Elle est tout aussi épaisse dans le cas d'une éruption "plinienne". Celle-ci se manifeste par une explosion très violente et l'éjection de nuages de cendres et de nuées ardentes à des hauteurs impressionnantes.De son côté, une éruption "péléenne" se caractérise aussi par l'apparition du nuées ardentes et la projection de roches à de grandes distances. Enfin les éruptions "stromboliennes", qui présentent une explosion, avec éjection de cendres, mais aussi des coulées de lave, sont une sorte de compromis entre les deux sortes d'éruptions.Mais les volcans terrestres ne sont pas les seuls. En effet, il existe des volcans sous-marins, qui sont même plus nombreux. Dans ce cas, l'éruption, dite "surtseyenne", présente des caractères spécifiques.En effet, la lave s'échappe d'abord du volcan puis, au contact de l'eau, se vaporise, pour se transformer notamment en gaz carbonique. On peut classer ces volcans dans la catégorie explosive, puisque, même dans ce cas, des explosions spécifiques se produisent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 20, 20242 min

Vivons-nous dans une simulation ?

Les romans et films de science-fonction présentent parfois notre univers comme une sorte de jeu vidéo. Mais cette idée un peu folle n'a pas seulement germé dans l'esprit fertile des romanciers et des scénaristes.Un physicien britannique, Melvin Vopson, soutient, lui aussi, que notre monde ne serait en fait qu'une simulation informatique, dans lequel nous ne serions que de simples pions.Pour énoncer cette stupéfiante théorie, le scientifique s'appuie sur la seconde loi de la thermodynamique. Elle postule que l'entropie d'un système fermé, autrement dit l'état d'agitation qui le caractérise, ne peut que croître ou stagner. En tout cas, elle ne peut pas diminuer.Cette loi démontre donc le caractère irréversible de toute création d'entropie. Les phénomènes qu'elle concerne sont donc à sens unique.Or, pour Melvin Vopson, cette loi, pourtant essentielle à la compréhension de notre univers, n'est pas toujours observée. Elle ne le serait pas, notamment, dans le domaine de l'information.Ce que le physicien appelle ainsi, ce sont, par exemple, les informations nécessaires aux relations que doivent entretenir les particules subatomiques pour former un atome. Pour le scientifique, ces informations ont une masse, aussi infime soit-elle.Au sein de notre univers, l'information ferait donc partie de la matière. Melvin Vopson aurait démontré que, dans le cas des systèmes d'information, l'entropie pourrait rester constante ou même diminuer. C'est sur la base d'un tel constat qu'il a créé ce qu'il appelle la "deuxième loi de l'infodynamique", un néologisme forgé à partir du mot "thermodynamique".Un tel phénomène, qui contredit la seconde loi de thermodynamique, s'expliquerait cependant très bien si notre monde n'était qu'une simulation informatique. En effet, cette diminution de l'entropie informationnelle, si l'on peut dire, serait l'équivalent de la compression des données à laquelle on doit procéder, dans un système informatique, pour économiser la mémoire d'un ordinateur.Cette "seconde loi de l'infodynamique" jouerait d'ailleurs un rôle dans d'autres domaines, comme la biologie. Elle tendrait ainsi à prouver, pour le physicien britannique, que les mutations génétiques ne se font pas au hasard, mais pour réduire l'entropie de l'information. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 19, 20242 min

Quelle est la nouvelle arme nommée Meteor ?

La guerre en Ukraine illustre bien la place prise par de nouvelles armes. C'est notamment le cas des drones. Ces petits engins, qui servaient plutôt d'instruments de reconnaissance, sont devenus, au fil du temps, des armes offensives.Aujourd'hui, en effet, certains drones militaires sont équipés de bombes et de missiles. La légèreté et la manœuvrabilité de ces engins les rendent redoutables. Et n'étant pas dirigés par des pilotes, leur destruction n'implique pas de pertes humaines.Le danger représenté par ces nouvelles armes, qui attaquent souvent en groupes, est encore renforcé par l'emploi de l'intelligence artificielle. Devenus beaucoup plus autonomes, les drones de nouvelle génération pourraient alors prendre eux-mêmes certaines décisions, adaptées à la nature du terrain.Face à cette nouvelle menace, les moyens classiques de défense anti-aérienne ne sont pas toujours adaptés. C'est pourquoi l'armée américaine a mis au point un nouveau programme de défense, le projet "Meteor", dont le but est la destruction des drones.Il prévoit le développement d'une nouvelle arme, qui émettrait des faisceaux d'énergie électromagnétique. L'intérêt majeur d'une telle arme est qu'elle pourrait détruire de très petits drones et anéantir simultanément une grande quantité de ces engins volants. Or, on le sait, les drones sont souvent lancés en essaims serrés sur les cibles ennemies. Ce qui permet de viser, en une seule offensive, des objectifs multiples.De manière plus précise, les micro-ondes lancées par ces nouvelle armes sont censées dérégler les systèmes électroniques des drones. Ce qui les rendrait inoffensifs.Par ailleurs, cette arme à micro-ondes aurait un autre avantage : son coût relativement modéré. Surtout si on le compare à celui des missiles, une arme bien plus onéreuse. Pour l'instant, l'arme mise au point par le projet "Meteor" n'en est qu'au stade expérimental. Mais la nouvelle arme pourrait être testée dès 2026.Les États-Unis ne sont pas les seuls à chercher une parade contre les drones. En effet, les Anglais ont mis au point une nouvelle arme de défense, le "Dragonfire". Elle projette un laser capable d'atteindre une cible de très peite taille. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 6, 20242 min

Les inondations à Dubai ont-elles été causées par l'ensemencement des nuages ?

Le climat de l'émirat de Dubaï est plutôt aride. La sécheresse y est donc plus souvent au rendez-vous que la pluie. Les épisodes pluvieux n'y sont cependant pas si rares, même si les précipitations qui, en ce mois d'avril 2024, se sont abattues sur le pays, et plus généralement sur le Moyen-Orient, ont été particulièrement abondantes. Elles ont en effet provoqué de véritables inondations.Ainsi, les rues de la ville de Dubaï ont été noyées sous un véritable déluge. Il n'en fallait pas plus pour que resurgissent, dans les médias et les réseaux sociaux, certaines théories pas toujours étayées d'un point de vue scientifique.Selon ces thèses, en effet, ces précipitations exceptionnelles auraient été déclenchées, ou du moins favorisées, par l'ensemencement des nuages. On sait que certains pays au climat aride, comme Dubaï, recourent à cette technique, qui consiste à favoriser la pluie en déversant dans les nuages des substances comme l'iodure d'argent.Or, selon les météorologues, cette méthode ne serait pour rien dans le déclenchement des pluies torrentielles tombées sur Dubaï. Ils considèrent en effet que, dans le cas présent, les masses d'air en cause étaient tellement chargées d'humidité que l'ensemencement, s'il avait été pratiqué, n'aurait rien ajouté au phénomène.En effet, il aurait plu de toute façon, et en grande quantité. Par ailleurs, ces spécialistes insistent sur le fait que l'ensemencement des nuages n'accroît pas l'intensité des précipitations. En effet, cette technique se borne à les déclencher.Selon les experts, cet épisode pluvieux, pour inhabituel qu'il soit, peut s'expliquer de manière naturelle, sans qu'une intervention extérieure soit nécessaire. Il faudrait même s'attendre à ce que le réchauffement climatique, notamment, favorise plus souvent de telles conditions climatiques.Ce phénomène pluvieux a d'ailleurs été amplifié par l'importance du ruissellement, qui a transformé ces averses en véritables inondations. Ce qui s'explique notamment, dans cette grande métropole recouverte d'asphalte et de béton, par une imperméabilisation croissante des sols.Faute de systèmes d'évacuation suffisants, l'eau ne peut s'infiltrer dans le sol et reste donc en surface. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 5, 20242 min

Galilée a-t-il le premier prouvé que la Terre tourne autour du Soleil ?

On entend souvent dire que Galilée, né à Pise en 1564, a découvert que la Terre tournait autour du Soleil. En fait, il fut un fervent défenseur de cette thèse, appelée "héliocentrisme", au point d'avoir subi les foudres de l'Église catholique, qui lui a intenté un célèbre procès.Mais ce n'est pas Galilée qui s'est aperçu que la Terre n'était pas au centre de l'univers et que les autres planètes ne tournaient pas autour d'elle.Le premier à avoir dénoncé cette théorie, baptisée "géocentrisme", est un astronome polonais, Nicolas Copernic. Vers 1510, en effet, il précise les bases de son nouveau système, qui lui permet d'expliquer bien plus clairement le mouvement des astres.Galilée ne fut pas même le premier à défendre les idées de Copernic. En effet, l'astronome allemand Johannes Kepler, né en 1571, y adhère avant lui et améliore même le système de Copernic.En effet, Kepler précise que les planètes tournent autour du Soleil selon une orbite, non pas circulaire, mais elliptique. Ce que l'on appelle aujourd'hui les "lois de Kepler" décrivent justement les mouvements des planètes autour du Soleil.On lui doit d'autres travaux d'une grande importance, dont ceux qui ont permis à Newton d'élaborer sa théorie de la gravitation universelle.Mais aucun de ces savants n'a vraiment démontré, de manière expérimentale, que les planètes, et donc la Terre, tournaient autour du Soleil. Galilée, Copernic et Kepler fondent en effet leur conviction sur des calculs qui leur paraissent établir la vérité.Le premier à avoir apporté la preuve de l'héliocentrisme est l'astronome britannique James Bradley, né en 1693. Ses observations lui permettent en effet de découvrir, en 1727, le phénomène de l'"aberration de la lumière".Celui-ci met en évidence le déplacement apparent des étoiles, ce qui ne peut s'expliquer que par la rotation de la Terre autour du Soleil. L'héliocentrisme, découvert par Copernic et défendu par Kepler et Galilée, venait enfin de recevoir un fondement expérimental. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 25, 20242 min

Pourquoi tous les Japonais pourraient-ils s’appeler « Sato » dans quelques siècles ?

Le Japon est, dans certains aspects, une nation moderniste. Mais la société reste encore marquée par des valeurs patriarcales et conservatrices.C'est ainsi qu'une loi impose aux couples d'adopter un nom de famille unique. C'est le seul pays au monde à l'imposer. Dans plus de 9 cas sur 10, c'est la femme qui abandonne son nom au profit de celui de son époux.Une mesure qui pourrait, dans un lointain avenir il est vrai, avoir des effets gênants. D'après une étude réalisée en mars 2023, cette politique, qui limite le nombre de noms possibles, pourrait conduire, dans quelques siècles, à une totale uniformité patronymique des Japonais.En effet, le nom "Sato" pourrait devenir dominant. C'est déjà le nom le plus porté par les Japonais, devant celui de Suzuki. D'ores et déjà, 1,5 % de la population s'appelle ainsi. Et cette proportion aurait augmenté de près de deux points en une seule année, entre 2022 et 2023.À ce rythme, les auteurs de l'étude ont calculé qu'en 2531, très précisément, tous les Japonais auraient adopté le nom de Sato.La raréfaction du nombre de noms de famille disponibles, jointe à la faible natalité, expliquent en grande partie une telle perspective.On imagine aisément les confusions sans nombre et les complications quotidiennes engendrées par une telle situation. Cette absence de distinction, entre les noms de famille, pourrait aussi conduire à gommer les différences individuelles.Il en résulterait une société uniformisée, dans laquelle la défense des droits individuels passerait au second plan.Une évolution d'autant plus inquiétante que, pour distinguer les individus, on pourrait ajouter des numéros à ce nom unique, ou même remplacer les noms par des chiffres. Ce qui serait le prélude à une véritable déshumanisation de la société.Même si l'opinion publique reste divisée sur cette question, les Japonaises sont de plus en plus nombreuses à réclamer le droit de pouvoir conserver leur nom de naissance après le mariage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 23, 20241 min

L’expansion de l’univers ralentit-elle ?

À la fin des années 1920, les astronomes Georges-Henri Lemaître et Edwin Hubble mettent au point deux théories qui sont à la base de notre conception actuelle de l'univers : le Big-Bang et l'expansion de cet univers.Depuis cette époque, les spécialistes, forts de connaissances plus approfondies sur la composition de l'univers, ont affiné ces notions.Ils ont pu ainsi apporter de très intéressantes précisions sur la croissance de l'univers, qui n' a pas cessé de s'agrandir depuis le Big-Bang, voilà environ 13,8 milliards d'années.Ce qui est nouveau, d'après les recherches des astronomes, ce n'est pas l'expansion, qui semble confirmée par les observations, mais la vitesse à laquelle elle se produit.Ces travaux se fondent donc sur une étude plus précise de la composition de l'univers, et de son rôle dans le rythme de l'expansion.En effet, l'univers ne serait composé que de 5 % de matière "baryonique", autrement dit la matière telle que nous la concevons. Le quart serait fait d'une "matière noire", dont l'existence n'a jamais été constatée.En fait, la présence de cette matière hypothétique est nécessaire pour expliquer certains calculs faits par les astronomes. Le reste de l'univers, soit environ 70 %, serait composé d'une "énergie sombre", qu'on ne connaît guère mieux et dont l'existence n'est, là encore, que supposée.Or, la matière baryonique et la matière noire tendraient à ralentir l'expansion de l'univers, tandis que l'énergie sombre contribuerait à l'accélérer. Or, on le voit, c'est cette dernière qui remplit le plus l'univers.Est-ce à dire que l'univers va grandir plus vite ? Ce n'est pas aussi simple. Grâce aux données fournies par un instrument très sophistiqué, installé en Arizona, et qui étudie la fuite des galaxies, on peut plutôt conclure à une différence de rythme dans l'expansion de l'univers.D'après ces observations, en effet, l'univers aurait grandi très vite environ six milliards d'années après le Big-Bang, puis cette expansion se serait ralentie à une époque récente. Ce qui tendrait à prouver, comme le disent les spécialistes, le "comportement dynamique" de l'énergie sombre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 22, 20242 min