
Choses à Savoir SCIENCES
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Pourquoi la Chine veut-elle bâtir une constellation de satellites autour de la Lune ?
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Pourquoi les militaires russes utilisent-ils des dauphins ?
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Pourquoi le crapaud de Sonora est-il un danger pour lui-même ?
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Quel est l'intérêt des horloges à réseau optique ?
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Pourquoi la bactérie “Conan” est-elle célèbre ?
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Combien de virus tombent du ciel chaque jour ?
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Qu'est-ce que “la zone de la mort” ?
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Ne penser à rien est-il possible ?
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Les filtres anti-lumière bleue sont-ils efficaces ?
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Que voient les aveugles quand ils rêvent ?
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Pourquoi les oiseaux sont-ils plus colorés dans les pays tropicaux ?
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Pourquoi prendre la température du nez des chimpanzés ?
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Les hommes ont-ils vraiment un meilleur sens de l'orientation ?
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Que signifie scientifiquement l'expression “au niveau de la mer” ?
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Qu'est-ce qu'un cylindre O'Neill ?
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Pourquoi se parler serait difficile sur Mars ?
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Pourquoi les Vikings ne sont-ils pas restés au Groenland ?
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Pourquoi les serpents ont-ils perdu leurs pattes ?
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Pourquoi des chinois creusent-ils un trou de 10km ?
Quand Jules Verne écrit, en 1864, l'un de ses livres les plus célèbres, "Voyage au centre de la Terre", ce type de récit relève encore clairement de la science-fiction ou du roman d'anticipation.Mais il n'en est plus de même aujourd'hui, où l'exploration des entrailles de notre planète est devenue une réalité. Déjà, en 1970, les Soviétiques avaient commencé, dans la région de Kola, à creuser un trou qui, près de 20 ans plus tard, au moment de l'abandon du projet, avait plus de 12.200 mètres de profondeur.Les Chinois veulent suivre leurs traces. L'orifice qu'ils veulent forer dans la terre, au nord-ouest du pays, ne devrait avoir que 10 kilomètres de profondeur, soit un peu moins que le trou russe. Il n'en sera pas moins le trou le plus profond creuse par les Chinois.Pour entreprendre cette opération, qui devrait durer un peu moins d'un an et demi, on a mis en place un appareil de forage de 82 mètres de hauteur.Pourquoi les Chinois se sont-ils lancés dans cette aventure ? À vrai dire, ils ont plusieurs objectifs. En premier lieu, cette entreprise n'est pas dénuée de visées scientifiques.En effet, les équipes de forage devraient, en perçant la croûte terrestre, trouver des roches datant du crétacé, vieilles d'environ 145 millions d'années. Ces découvertes devraient permettre d'en apprendre davantage sur la structure et la formation de la Terre, mais aussi sur son évolution.Une telle entreprise devrait également apporter des informations supplémentaires sur la manière dont se déclenchent des catastrophes naturelles, comme les séismes ou les éruptions volcaniques, qui touchent souvent la Chine. Ce qui permettrait de mieux les prévenir.Mais les préoccupations économiques ne sont pas absentes de ce projet, bien au contraire. Les dirigeants chinois et, en premier lieu, le Président lui-même, espèrent que ce projet permettra de trouver de nouvelles ressources, notamment du pétrole et du gaz.Même si ces ressources fossiles sont aujourd'hui décriées, en raison de leur impact écologique, elles sont toujours au cœur des grands projets chinois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi voir des coquelicots est toujours une bonne nouvelle ?
Dans une célèbre chanson, Mouloudji comparait sa bien-aimée à un "petit coquelicot". Et il est vrai que cette délicate fleur rouge, qui pousse au milieu des champs de blé, a du charme à revendre.Et aussi de nombreuses vertus. En effet, le coquelicot a une action apaisante et favorise le sommeil. Cette plante sédative calme aussi les quintes de toux. On utilise également les graines et les feuilles de coquelicot pour faire descendre la fièvre.Depuis quelques années, pourtant, cette jolie fleur se faisait plus rare. Bonne nouvelle cependant : le coquelicot refait son apparition au cœur des prairies et sur le bord des routes.Mais pourquoi est-ce une bonne nouvelle ? Pour les peintres, peut-être, qui peuvent de nouveau rehausser leurs compositions de ces petits points rouge sang.Plus sérieusement, le retour du coquelicot suggère une victoire de la biodiversité. En effet, cette fleur ne peut vraiment se développer que dans des sols préservés. Là où le béton s'avance meurt le coquelicot.Il ne supporte pas non plus les pesticides et les engrais, largement utilisés par l'agriculture intensive. La réapparition de cette fleur témoigne donc de son recul relatif et de la progression d'une agriculture plus respectueuse de l'environnement et des écosystèmes.Ainsi, nombre d'agriculteurs délaissent les engrais chimiques au profit du fumier. Ce qui ne peut que favoriser l'éclosion des coquelicots, d'autant que certains pesticides, qui leur étaient très nuisibles, sont désormais interdits.Par ailleurs, ils ont tendance à davantage espacer leurs semis, ce qui laisse plus de place aux petites fleurs rouges. Enfin, la pratique de l'agriculture biologique favorise également leur essor.Ces agriculteurs sont encore minoritaires, mais le nombre d'exploitations pratiquant ce type d'agriculture ne cesse d'augmenter. Or, ces exploitants plantent des variétés de blé qui font bon ménage avec les coquelicots.Ce retour marqué du coquelicot est donc l'un des signes de la progression d'une agriculture plus soucieuse des équilibres naturels. En ce sens, il est une excellente nouvelle pour tous ceux qui se préoccupent de l'avenir de notre planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les crises cardiaques sont-elles plus fréquentes le lundi ?
Des chercheurs irlandais ont étudié les dossiers médicaux de plus de 10.500 patients, hospitalisés, entre 2013 et 2018, à la suite d'un infarctus du myocarde. Ils se sont aperçus qu'un plus grand nombre de malades était admis à l'hôpital le lundi.D'une manière générale, les crises cardiaques les plus graves se déclencheraient plus volontiers ce jour-là. Des personnes à l'état de santé comparable auraient 13 % de risques supplémentaires de faire une crise cardiaque le lundi.Pour expliquer ce phénomène, on a d'abord invoqué le fonctionnement de notre horloge interne. Elle conditionne ce que les scientifiques appellent le rythme circadien, qui régule l'alternance entre la veille et le sommeil.Le changement de rythme, entre le repos du dimanche et la reprise du travail, ferait du lundi un jour de brusque rupture, susceptible de provoquer des troubles cardiaques.Même si les médecins ne savent pas précisément pourquoi le premier jour de la semaine est plus propice aux crises cardiaques, ils pensent que cette fréquence n'est pas liée à une cause unique.En plus du dérèglement de l'horloge interne, ils incriminent donc le comportement des patients au cours du week-end. Il se manifesterait notamment par un régime alimentaire différent, la consommation d'alcool ou un sommeil un peu perturbé.Autant d'éléments qui pourraient faciliter la survenue d'un accident cardiaque. De façon assez paradoxale, une détente excessive pourrait aussi être à l'origine de ces infarctus.En effet, pour certains médecins, une relaxation trop poussée et une absence totale de stress seraient plutôt des facteurs négatifs. Ce qui pourrait expliquer le nombre également très élevé de crises cardiaques le dimanche.La survenue, ce jour-là, de ces malaises cardiaques, pourrait aussi faire penser à une cause plus psychologique, liée à l'appréhension de reprendre un travail stressant.Quoi qu'il en soit, il paraît essentiel de poursuivre les recherches en vue de trouver la cause exacte d'un tel phénomène. Cela permettrait aux médecins et aux hôpitaux de prendre les mesures nécessaires pour offrir aux patients, en ce premier jour de la semaine, les soins que requiert leur état de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien de temps faut-il pour aller sur l'exoplanète la plus proche ?
L'homme a toujours envie de pousser plus loin son exploration de l'espace. Mais il est limité, dans cette entreprise, par les moyens dont il dispose. S'il est possible, du moins en théorie, de visiter les planètes de notre système solaire, par le biais d'un vaisseau habité ou d'une sonde, il est bien difficile d'aller au-delà.En effet, l'exoplanète, donc en dehors de notre système solaire, la plus près de nous, est, malgré tout, bien trop éloignée pour être accessible. De fait, les vaisseaux et les sondes actuels ne permettraient pas de l'atteindre dans des temps humainement raisonnables.L'exoplanète la plus proche de la Terre est située dans la constellation du Centaure. Cette planète, qui se nomme Proxima b, se trouve à environ 4,24 années-lumière de la Terre, soit à peu près 40.000 milliards de kilomètres.Elle est en orbite autour de l'étoile la plus proche de nous, Proxima du Centaure. Malgré cette très relative proximité, il faudrait aux sondes les plus rapides, qui se déplacent, à ce jour, à la vitesse de 15 kilomètres par seconde, environ 60.000 ans pour parvenir sur cette planète.Un autre exemple aidera à mieux comprendre l'impossibilité, du moins avec les moyens actuels, d'un tel voyage sidéral. C'est celui que nous donne la sonde Voyager 1, lancée dans l'espace en 1977.À ce jour, elle se trouve à plus de 20 milliards de kilomètres de la Terre, ce qui en fait la sonde la plus éloignée de notre planète. Pour considérable qu'elle paraisse, la distance qu'elle a parcourue ne représente pourtant que 0,002 année-lumière.On comprend, dans ces conditions, qu'une expédition vers Proxima b demeure, pour l'instant, un rêve inaccessible.Il existe cependant des technologies plus efficaces, comme le moteur ionique, qui permettrait d'arriver à une vitesse de 60 kilomètres par seconde. Mais les scientifiques ont calculé que, pour atteindre Proxima b en 40 ans, avec une cargaison d'environ une tonne, il faudrait emporter une quantité de carburant qui excéderait la masse de l'Univers ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le graphène a-t-il été découvert ?
Le graphène est un matériau issu du graphite, qui compose nos mines de crayons à papier. On en supposait l'existence depuis longtemps, sans avoir, jusqu'à ce jour, réussi à l'isoler.Extrêmement plat, il est composé d'atomes disposés selon une structure évoquant un nid d'abeilles. Il s'agit aussi d'un matériau très résistant et très dense, que le gaz le plus volatile ne réussira pas à pénétrer.Quasiment transparent et excellent conducteur d'électricité, le graphène est considéré, en raison de toutes ces propriétés, comme un matériau très prometteur. Aussi est-il utilisé à de nombreuses fins.En effet, on s'en sert pour fabriquer des panneaux lumineux et des écrans tactiles transparents. On pourrait aussi utiliser ce matériau flexible et léger pour mieux stocker l'énergie ou pour des applications biomédicales.En plus de toutes ces propriétés, le graphène peut faire office d'accélérateur de particules, les électrons circulant dans ce matériau à une vitesse prodigieuse. Il pourrait donc favoriser l'étude de certains phénomènes physiques.Le graphène étant un matériau très instable, on pensait, jusqu'à une date très récente, qu'il serait très difficile de l'isoler et de le conserver. Mais, voilà quelques années, en 2004, deux physiciens ont relevé le défi.Et ils n'ont pas eu besoin d'un matériel très sophistiqué pour arriver à leurs fins. En effet, il leur a suffi d'un crayon et d'un peu de scotch. En appliquant le scotch sur la mine du crayon à papier, et en le décollant, ils ont fini par recueillir un échantillon de graphène, le premier dont on disposait.Malgré le caractère artisanal de leurs méthodes, cette découverte a impressionné leurs pairs. Et elle a valu à ces deux scientifiques ingénieux le prix Nobel de physique pour 2010.À cette occasion, le comité Nobel, chargé d'attribuer la prestigieuse récompense, a souligné combien l'improvisation, ou même le jeu, comme dans ce cas, pouvaient faire progresser la science.Une autre équipe de scientifiques a recueilli des échantillons de graphène en faisant chauffer un autre matériau. Mais le graphène obtenu ainsi n'a pas les même propriétés que celui recueilli au moyen du ruban adhésif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les empreintes de pieds et celles des mains sont-elles identiques ?
On sait que la police et l'administration utilisent les empreintes digitales comme le moyen infaillible d'identifier une personne. En effet, ces circonvolutions particulières de la peau, qu'on remarque sur les doigts, sont particulières à chaque individu.Même les vrais jumeaux ont des empreintes digitales différentes. Apparus entre la 16e et la 25e semaine de grossesse, ces dessins sont d'origine génétique, mais ils se forment aussi durant la gestation.De tels signes n'apparaissent d'ailleurs pas seulement sur les doigts, mais aussi sur la paume des mains. Depuis 2009, la police a le droit d'utiliser ces empreintes "palmaires".Mais les empreintes digitales ne se forment pas seulement sur les doigts. Elles apparaissent aussi sur les orteils et la plante des pieds. Et celles-ci aussi sont propres à chaque individu.En théorie, rien n'empêche d'utiliser les empreintes d'orteils comme un moyen d'identification supplémentaire. En pratique, cependant, on se doute que la mise en œuvre d'une telle méthode est plus malaisée.Par ailleurs, de par leur forme, plus arrondie, les orteils donnent des empreintes moins précises. Mais l'utilisation de ces empreintes d'orteils a tout même permis d'élucider quelques affaires criminelles.Ainsi, en 1952, un voleur a laissé l'empreinte de ses orteils dans l'entrepôt qu'il venait cambrioler. Il avait retiré ses chaussures pour faire moins de bruit et, ses chaussettes étant trouées, il a laissé la marque de ses pieds sur le sol. C'est l'exploitation de ces empreintes qui a permis de le confondre.Ces empreintes uniques, qui s'inscrivent sur l'épiderme, ne sont pas propres à l'homme. Certains singes en possèdent aussi. Sur la truffe d'un chien, on trouve également des dessins singuliers, qui n'appartiennent qu'à lui. Quant au cheval, on discerne aussi des empreintes "digitales" sur le vestige d'un doigt qui a disparu au cours de l'évolution. Elles servent aussi à identifier ces animaux.D'autres parties du corps humain sont assez particulières à chaque individu pour permettre son identification. C'est notamment le cas du conduit auditif, de la forme du réseau veineux ou de celle de l'iris, qui est une partie du globe oculaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le chromosome masculin Y est-il en voie de disparition ?
On sait que les chromosomes sont légèrement différents chez l'homme et la femme. Il en va de même chez les animaux. En effet, si la femme possède deux chromosomes X, l'homme n'en a qu'un, auquel s'ajoute un chromosome Y.Ce chromosome comprend peu de gènes, mais l'un d'entre eux joue un rôle essentiel dans la détermination du sexe de l'embryon et dans l'apparition et le développement des attributs mâles.La dissymétrie entre les chromosomes X et Y, qui possède beaucoup moins de gènes, ne laisse pas d'être préoccupante. En effet, au départ, les chromosomes Y des mammifères comprenaient de très nombreux gènes.Voilà environ 300 millions d'années, en effet, ils en possédaient environ 1.400.Le problème est que le chromosome Y a peu à peu perdu ses gènes. En l'espace d'environ 160 millions d'années, il en aurait perdu 900. Et cette déperdition est telle qu'il ne lui en reste plus que 55.Et si le chromosome Y continue à se dégrader au même rythme, ses derniers gènes devraient disparaître dans 11 millions d'années environ. Pour certains spécialistes, cette situation pourrait provoquer, d'ici environ 125.000 ans, une infertilité des hommes.Alors l'espèce humaine ne pourrait que disparaître. Mais de telles spéculations, très pessimistes, ne semblent pas refléter la réalité. En effet, de récentes découvertes rendent moins sombre l'avenir de notre espèce.De fait, des scientifiques se sont aperçus que, chez deux espèces de rongeurs, les mâles étaient dépourvus de chromosome Y. Et pourtant, ces espèces ne sont pas éteintes, ce qui signifie que les mâles sont capables d'en assurer la perpétuation.Une étude plus poussée, sur l'une de ces lignées, a permis aux chercheurs de constater que ces rongeurs avaient subi une légère modification génétique. Ils ont trouvé, chez les mâles de cette espèce uniquement, un nouveau gène, capable de provoquer la détermination du sexe.D'une certaine manière, il remplacerait donc le chromosome Y dans ce rôle. Rien n'empêche de penser qu'une telle évolution pourrait aussi concerner l'espèce humaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Nasa lance-t-elle le projet « A Sign in Space » ?
Comme beaucoup de leurs confrères, les scientifiques de la NASA croient peu probable que la Terre soit, au sein de l'immensité de l'univers, la seule planète qui ait pu abriter une vie intelligente.C'est pourquoi, depuis des décennies, ils envoient dans l'espace des messages destinés à une hypothétique civilisation extraterrestre. Dès 1969, Neil Armstrong en avait déposé un sur la Lune, dans le cadre de la mission Apollo 11.En tout, une trentaine de messages ont été transportés en dehors de notre planète, dont certains au-delà des limites de notre système solaire.Mais le nouveau message élaboré par la NASA est assez différent. Il a été conçu en collaboration avec l'Agence spatiale européenne et l'Institut SETI, dont la mission est précisément de rechercher la présence, dans l'univers, d'une vie intelligente.En effet, il ne s'agit pas, cette fois-ci, d'adresser un message de plus à d'éventuels extraterrestres, mais d'en élaborer un dont ils soient les auteurs. En effet, pour les scientifiques de la NASA, il faut aussi se préparer à l'éventualité de recevoir un message de l'espace.Ce projet original, baptisé "A sign in space", consiste donc à mettre au point un message crypté, envoyé à la Terre depuis un vaisseau placé en orbite autour de Mars en 2016, et dont la mission est d'étudier l'atmosphère de la planète rouge.Le message a d'ores et déjà été reçu par plusieurs observatoires, situés notamment aux États-Unis et en Italie. Mais une autre originalité de ce projet est de compter sur la participation du public.En effet, chacun est invité à contribuer au décodage et à l'interprétation de ce message. Il suffit pour cela de se faire connaître et de remplir un formulaire spécifique. À l'appui de leurs suggestions, les personnes intéressées sont invitées, si elles le souhaitent, à envoyer des dessins ou des croquis.Une manière d'habituer les Terriens à une éventualité qui pourrait se produire un jour. Il s'agit donc de savoir, dès maintenant, si les humains sont capables de déchiffrer un message censé provenir d'une civilisation extraterrestre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la viande artificielle pollue-t-elle davantage que la viande naturelle ?
A priori, la viande semble rencontrer moins de succès auprès des consommateurs. En effet, la vogue des régimes végétariens ou végans semble se confirmer. Mais ce n'est qu'une fausse impression, en partie du moins.En effet, d'après l'Organisation des nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la consommation de viande devrait progresser de 70 % d'ici 2050.Ce qui ne laisse pas de préoccuper les écologistes. En effet, les éleveurs, qui ont besoin de prairies pour leurs animaux, encourageraient la déforestation. Sans oublier les grandes quantités d'eau nécessaires à l'abreuvement des animaux et à la croissance des herbages. Par ailleurs, l'élevage serait à l'origine de plus de 14 % des émissions de gaz à effet de serre.C'est pourquoi la viande artificielle, produite à partir de cellules animales, traitées et fermentées en laboratoire, apparaît une solution intéressante aux défenseurs de l'environnement, mais aussi à ceux du bien-être animal.La production de viande artificielle ne serait pourtant pas sans danger pour la planète. Si l'on en croit les conclusions d'une récente étude, en effet, l'empreinte carbone liée à la culture d'un kilo de bœuf en laboratoire serait 4 à 25 fois plus importante que celle d'un kilo de viande produite dans des conditions ordinaires.En cause, les produits nécessaires à la production de cette viande artificielle. Par ailleurs, la méthode utilisée, notamment pour prévenir tout risque d'infection provenant des cellules prélevées, emploie une grande quantité d'énergie.Les auteurs de l'étude préconisent d'ailleurs l'utilisation d'énergies renouvelables, de manière à réduire l'empreinte carbone de cette activité.Les industriels doivent cependant veiller à ce que leurs efforts pour réduire l'empreinte carbone de la viande artificielle n'entraînent pas des coûts supplémentaires. Pour l'heure, en effet, son prix n'est guère comparable à celui de la viande traditionnelle.De fait, la valeur du premier steak de viande artificielle, fabriqué en 2013, était estimée à 250.000 euros ! Des progrès ont été faits depuis lors puisqu'une entreprise a réussi à produire du poulet artificiel se vendant aux environs de 14 euros le kilo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel a été le projet fou de 4 nonnes italiennes ?
Depuis la fin du XIXe siècle, un laborieux travail a permis d'enregistrer les données astronomiques de millions d'étoiles. Cette collecte d'informations fut menée dans le cadre d'un projet baptisé "carte du ciel", entrepris en 1887 sous l'impulsion d'astronomes de l'observatoire de Paris.Le projet consistait à prendre plus de 20.000 clichés du ciel. Les plaques photographiques qui en seraient tirées devraient être examinées minutieusement, avec des microscopes ou d'autres instruments de précision.Le but était de déterminer la position des étoiles figurant sur chaque plaque, en utilisant, pour cela, des astres plus notables, qui serviraient de référence.Des observatoires du monde entier devaient se partager la tâche. 18 ont répondu à l'appel, chacun devant photographier un morceau du ciel. L'observatoire du Vatican était du nombre.Pour mener sa mission à bien, son directeur fait appel, en 1909, à la supérieure d'une congrégation religieuse, l'ordre de Maria Bambina. En effet, il a besoin de deux moniales dévouées et patientes.De fait, ce travail de cartographie du ciel est une tâche répétitive et fastidieuse. Il demande aussi une bonne vue. En somme, une tâche subalterne, que les préjugés du temps réservaient aux femmes. La mère supérieure désigne donc deux religieuses, qui seront bientôt suivies de deux autres.Elles se mettent aussitôt au travail. Entre 1910 et 1921, Elles notent la localisation et la luminosité de plus de 480.000 étoiles ! L'entreprise ne passe pas inaperçue. En 1920, en effet, le pape Benoît XV reçoit les quatre nonnes en audience privée. Huit ans plus tard, elles sont même décorées par Pie XI.Malgré tout, le nom de ces religieuses est tombé dans l'oubli. L'assistant du directeur de l'observatoire du Vatican vient de les tirer de cet injuste anonymat.En effet, elles ont contribué, par leur patient travail, à la collecte des innombrables données alimentant les 254 volumes de cet atlas du ciel. On y trouve des informations précises sur plus de 4,5 millions d'étoiles.Aujourd'hui, le labeur minutieux de ces "petites mains" de l'astronomie est remplacé par de puissants ordinateurs, qui complètent cette cartographie du ciel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'une “super Terre” ?
Munis d'instruments d'observation toujours plus puissants, les astronomes ne cessent de faire des découvertes nouvelles. C'est ainsi qu'ils détectent, en dehors du système solaire, la présence de planètes qualifiées de "super terres". À quoi ressemblent-elles?Le qualificatif "super", donné à ces planètes, signifie qu'elles sont plus grosses que la Terre. Autrement dit qu'elles ont une masse plus grande que celle de notre planète. Cependant, les scientifiques ne s'accordent pas sur la mesure précise de cette masse.Pour certains, une planète ayant 5 fois la masse de la Terre serait une "super Terre", pour d'autres elle n'aurait droit à ce titre que si elle était 10 fois plus massive que la Terre.Par ailleurs, une "super Terre" est une planète rocheuse. Elle se distingue donc des planètes gazeuses qui, comme Jupiter ou Saturne, appartiennent à notre système solaire. En effet, celui-ci ne contient aucune "super Terre". C'est pourquoi les seules qui ont été décelées sont des exoplanètes, situées en dehors de notre système solaire.Appeler une planète "super Terre" ne suppose nullement qu'elle soit habitable. Et ce, même si la découverte de vapeur d'eau dans l'atmosphère d'une lointaine exoplanète, qu'on hésite d'ailleurs à qualifier de "super Terre", a soulevé quelque espoir en ce sens.Les astronomes disposent de deux techniques pour repérer la présence d'une "super Terre". Pour comprendre la première méthode, il faut se rappeler que l'exoplanète observée est en orbite autour d'une étoile.Pour mesurer la taille de l'exoplanète, on apprécie la baisse de luminosité de l'étoile quand l'exoplanète est amenée, dans sa course, à la masquer partiellement. Cette technique ne permet pas d'évaluer la masse de la planète.Pour tenter d'apprécier celle-ci, les scientifiques se fondent sur la force gravitationnelle exercée par la planète sur son étoile. Ces calculs ne proviennent pas d'une observation directe, qui n'est pas possible dans la plupart des cas.Les astronomes doivent également éviter de confondre, au cours de leurs observations, les "super Terre" avec les mini Neptune. Ces dernières planètes, gazeuses et plus petites que Neptune, peuvent être confondues, dans certains cas, avec les "super Terre". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la fraise n’est-elle pas un fruit ?
Quand, la saison venue, vous mordez dans la chair succulente d'une fraise, vous pensez vous régaler d'un de vos fruits préférés. Or, il y a là une légère erreur. En effet, la fraise n'est pas un véritable fruit.Ou plutôt, elle est composée de centaines de petits fruits. En effet, les fleurs, qui donnent généralement les fruits, sont, dans le cas du fraisier, constituées par une sorte de réceptacle, le synophore.La fraise naît en quelque sorte de l'expansion de ce réceptacle, qui provient de la fécondation de l'ovule de la fleur de fraisier.C'est sur ce réceptacle charnu, au large essor, que se fixent de petites graines, appelées "akènes". En botanique, ce terme désigne en effet un fruit sec. On voit d'ailleurs ces petites graines sur la surface de la fraise.À proprement parler, la fraise n'est donc pas un fruit, mais l'association d'une centaine de petits fruits. Ce sont donc eux que l'on mange quand on déguste une fraise.La fraise est donc un fruit complexe, ce que les botanistes appellent un "polyakène". Mais elle n'est pas la seule dans ce cas. La framboise ou la mûre sont, elles aussi, de faux fruits.Elles sont composées de sortes de graines, appelées "drupes", qui, en l'occurrence sont les vrais fruits. Ce type de faux fruits a reçu le nom de "multiples".De fait, s'il existe plusieurs catégories de faux fruits, c'est qu'ils sont finalement assez nombreux. Ainsi, on peut encore citer les faux fruits "composés", dont l'ananas fait partie.En effet, l'ananas provient en quelque sorte de la soudure de petites feuilles. Les botanistes parlent, dans ce cas, d'"infrutescence".Mais il existe encore d'autres faux fruits, et parmi les plus communs. Qui se doute que la pomme, ce fruit si consommé, en fait partie ? Seul le cœur de la pomme correspond au véritable fruit, le reste constituant le réceptacle floral.Pour être faux, aux yeux de la science, tous ces fruits n'en sont pas moins succulents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le monstre de Tully ?
En 1950, Francis Tully, un paléontologue amateur, trouve, dans un site fossilifère de l'Illinois, aux États-Unis, le fossile d'une créature qui fera beaucoup parler d'elle. On la surnomme le "monstre de Tully".Non en raison de son apparence repoussante, mais du fait de la difficulté de la classer dans l'un des groupes définis par la taxonomie. Autrement dit, le "monstre de Tully" faisait-il partie des vertébrés ou des invertébrés ?On pencha d'abord pour la seconde solution, dans la mesure où ce petit animal marin, qui fréquentait les eaux côtières peu profondes, voilà environ 300 millions d'années, ne semblait posséder ni colonne vertébral ni système osseux.Mais, durant de longues années, les scientifiques ont poursuivi leurs recherches. Et, en 2016, une équipe de chercheurs américains est parvenue à la conclusion que le "monstre de Tully" était plutôt un vertébré.Ils ont notamment cru déceler, chez cet animal, la présence d'une notochorde, une structure précédant l'apparition de la colonne vertébrale. Pour eux, le monstre de Tully possédait d'autres éléments caractéristiques des chordés, ces animaux qu'on peut classer dans une catégorie intermédiaire, entre les invertébrés et les vertébrés.Mais les recherches plus récentes de scientifiques japonais vont dans le sens opposé. Pour eux, le monstre de Tully serait bien un invertébré. Pour arriver à ces conclusions, ils ont utilisé des techniques sophistiquées, l'une d'entre elles permettant de récréer en 3D un de ces animaux, à partir d'une radiographie aux rayons X.Une technique qui permet de voir des détails invisibles pour les chercheurs précédents. Sur la base de cet examen, les scientifiques ont montré que certains muscles du monstre de Tully ne se retrouvaient en fait ni chez les chordés ni chez les vertébrés.Quant aux "dents" repérées sur l'animal, elles seraient très différentes de celles des lamproies, avec lesquelles on avait voulu les comparer.Pour autant, ces chercheurs japonais ne savent pas encore dans quel groupe d'invertébrés classer le monstre de Tully. Certains les associent tout de même aux chordés, d'autres les reliant plutôt aux protostomiens, qui regroupent les vers ou les escargots. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment sait-on que l’Univers est en expansion ?
En 1929, l'astronome américain Edwin Hubble annonce que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à la distance qui les sépare. Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle semble s'éloigner rapidement.Cette découverte par l'observation implique que l'univers soit en expansion avec une vitesse de fuite évaluée aujourd'hui à environ 74 kilomètres par seconde et par mégaparsec.Toutefois, George Lemaître, un prêtre et physicien belge, avait prédit théoriquement cette loi de récession des galaxies, c'est à dire le fait qu'elle s'éloigne les unes des autres, dès 1927, c'est-à-dire deux années auparavant. Mais sa publication en français était passée inaperçue !Comment cette expansion a-t-elle été mise en évidence ?Grâce à l'effet Doppler. Cet effet prédit que le mouvement d’un corps affecte les ondes lumineuses, ou sonores, qu’il émet. Ce phénomène est par exemple observable lorsqu’une ambulance vous dépasse. La sirène est plus aiguë lorsqu'elle se rapproche et plus grave lorsqu'elle s’éloigne. Dans une échographie Doppler, l'image du sang qui s'éloigne de la sonde à ultrasons est colorée en rouge et celui qui s'en rapproche en bleu.De la même façon, pour évaluer la vitesse d'éloignement d'une galaxie, les astronomes mesurent le décalage vers la couleur rouge de la lumière qu'elle émet, grâce aux techniques spectroscopiques.Dans le détail, la lumière observée est décomposée en ses différentes longueurs d'onde ou couleurs à l'aide d'un spectromètre, puis les raies caractéristiques des différents éléments chimiques sont identifiées. Ensuite le décalage spectral vers le rouge est évalué en comparant la longueur d'onde observée pour un atome sur cette galaxie avec celle du même atome sur terre. On parvient de la sorte à mesurer le décalage vers le rouge.C'est ainsi que l'on a observé un décalage vers le rouge chez les objets astronomiques lointains. Et donc leur éloignement, témoin de l'expansion de l'univers.Et il y a même encore plus étonnant ! Des observations plus récentes sur des supernovæ ont permis à trois lauréats du prix Nobel de physique 2011 de prouver que l'expansion de l'univers se poursuit, mais qu'elle s'accélère aussi ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne faut-il pas toucher une météorite qui vient de tomber ?
De nombreuses météorites s'écrasent sur le sol de notre planète. D'après la NASA, pas moins de 230 météorites, pesant plus de 10 grammes et mesurant entre 2 et 10 centimètres, tombent sur terre chaque jour.Il est donc toujours possible de trouver l'un de ces petits morceaux de roche venus de l'espace, même si c'est assez rare. Le premier réflexe est de le prendre en main, surtout si on l'a vu tomber du ciel.Et pourtant, il faut se garder de le faire. En effet, vous risqueriez de vous brûler. Non par l'effet de la chaleur, mais par celui du froid. Si, lors de l'entrée dans l'atmosphère terrestre, la friction de l'air réchauffe les météorites, ce phénomène dure très peu de temps.Et surtout, il ne concerne que la surface de l'objet. Le cœur de la météorite, lui, reste glacé, aux environs de -30°C. Une température suffisamment froide pour vous causer cette sensation de brûlure.Mais il existe un autre danger, non pour vous, cette fois, mais pour la météorite. En effet, vous risqueriez d'endommager cette roche extraterrestre en la manipulant. De fait, les microbes de la peau, ou d'autres éléments, peuvent, à la longue, abîmer la surface et ternir la croûte de l'objet. Ce contact peut aussi favoriser la corrosion de la météorite.Alors que faut-il faire ? Il est recommandé de l'enrober d'un papier aluminium bien propre ou de la mettre dans un sac en plastique qui n'a pas encore servi. Bien entendu, mettez des gants de protection avant de toucher la météorite.Si vous en avez la possibilité, prenez en photo l'emplacement où vous l'avez découverte. Ce sera un précieux renseignement pour les scientifiques qui travaillent sur la question.Enfin, le mieux est de signaler votre trouvaille à Vigie-ciel. Il s'agit d'un projet de science participative, qui dépend du Muséum national d'histoire naturelle de Paris.Comme son nom le laisse supposer, ce programme invite le public à faire part aux scientifiques de ses observations concernant les météorites mais aussi les étoiles filantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'animal plus vieux que les Etats Unis ?
Dans le meilleur des cas, nos vies humaines tutoient les cent ans (et les dépassent, parfois - de manière exceptionnelle). Chez les requins, la norme est toute autre : certains d'entre eux vivent même... jusqu'à 400 ans ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les planètes gazeuses ne prennent-elles pas feu ?
On le sait, il existe deux sortes de planètes, les planètes telluriques, composées de roches et de métal, et les planètes gazeuses, composées, comme leur nom l'indique, de gaz légers, comme l'hélium ou l'hydrogène.On pourrait se demander si, du fait de leur composition, ces dernières planètes ne pourraient pas prendre feu ou même exploser. En effet, la plupart des gaz sont inflammables.D'après les spécialistes, une telle éventualité est impossible. Pourtant, il y a bien un combustible tout trouvé sur ces planètes : l'hydrogène, qu'on trouve en abondance sur Jupiter et Saturne, et sur d'autres planètes gazeuses, comme Uranus et Neptune.Ces deux dernières planètes recèlent aussi du méthane, qui peut aussi servir de combustible. Ce qui manque, en revanche sur ces planètes gazeuses, c'est le comburant, autrement dit une substance qui permet la combustion de l'hydrogène ou du méthane.Ainsi, l'oxygène est un excellent comburant, mais il n'y en a pas sur ces planètes gazeuses, sinon des quantités infimes. Faute de ce comburant, ces planètes ne peuvent donc pas exploser.Et s'il y avait un peu plus d'oxygène sur ces planètes gazeuses, que se passerait-il ? En plus d'un carburant et d'un comburant, en effet, il faut une étincelle pour mettre le feu aux poudres.Sur Saturne, par exemple, on pourrait la trouver dans les nombreux orages qui éclatent sur cette planète.Les curieux pourraient encore poser une autre question sur les planètes gazeuses : comment se fait-il que les gaz qui les composent ne se dissipent pas dans l'espace ? On sait à quel point, en effet, ils sont volatils.Prenons par exemple le cas de Jupiter, composée essentiellement d'hydrogène et d'hélium. À la place de la planète, on trouvait, au départ, un grand nuage de poussières, de gaz et de glace.Peu à peu, ces éléments se sont agglomérés pour former un agrégat plus dense, dont la gravité a commencé à attirer ce qui l'entourait, à commencer par les gaz. Et c'est la force gravitationnelle de la planète qui les retient dans son attraction, les empêchant de s'échapper dans l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la dernière découverte de Perseverance sur Mars ?
Le rover Perseverance a atterri sur Mars en février 2021. Depuis lors, il est à l'œuvre pour repérer d'éventuelles traces d'une vie ancienne sur la planète rouge. Pour les trouver, il collecte de nombreux échantillons de roches.Cette vie aurait pu se développer grâce à la présence d'eau liquide sur Mars, dont les scientifiques ne doutent plus. Le rover chinois Zhurong, posé sur Mars en mai 2021, aurait même trouvé des indices montrant que cette eau n'aurait disparu qu'à une époque relativement récente.Lancé encore plus tôt, en 2003, le rover Opportunity avait mis en évidence que les ondulations du sol d'un ancien lac provenaient sans doute du mouvement des vagues.C'est dans ce contexte que la dernière découverte faite par le rover Perseverance prend tout son poids. Des clichés pris par le robot auraient en effet démontré l'existence d'une rivière à haut débit se déversant dans le lac qui occupait, voilà plusieurs milliards d'années, le cratère Jezero.C'est la taille des cailloux transportés par la rivière qui a pu donner une idée de la force du courant. La forme précise de ce cours d'eau reste encore à déterminer.Le cratère d'impact Jezero, d'une cinquantaine de kilomètres de diamètre, a été choisi par la NASA comme site d'atterrissage dans le cadre de la mission "Mars 2020", dont fait partie le lancement de Perseverance.La présence d'eau, dans le cratère, a notamment été déduite de la découverte de roches argileuses. Il semblait aussi que le delta, repéré sur place, avait été formé par les rivières alimentant le lac.La dernière découverte du rover Perseverancve a modifié l'idée que les scientifiques se faisaient jusque là de la formation du relief de Mars. En effet, cette rivière tumultueuse devait charrier de grandes masses de débris et d'alluvions.Au fil du temps, la force de l'eau a conduit à l'empilement de ces sédiments, formant des affleurements rocheux caractéristiques, dont l'un s'élève à une vingtaine de mètres de hauteur. Ils ont ensuite été rongés par l'érosion éolienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le patient M voyait-il le monde à l'envers ?
Durant la guerre d'Espagne, à la fin des années 1930, un homme reçoit une balle dans la tête. Il survit par miracle à cette grave blessure, son état ne justifiant pas même une intervention chirurgicale.Cette personne, que les médecins appellent le "patient M", n'en sort cependant pas indemne. En effet, il perd l'usage de l'œil gauche. Et, surtout, il constate un curieux phénomène.Il se rend compte, en effet, qu'il voit le monde à l'envers. Si une personne se trouve à sa gauche, il la voit à sa droite. Et s'il déchiffre les lettres normalement, il peut aussi les lire à l'envers.Mais cette singulière perception ne s'applique pas qu'à la vision. L'ouïe et le toucher sont tout autant concernés. Ainsi, quand un son se fait entendre par la gauche, le patient M le perçoit avec son oreille droite.Et si on lui touche le bras droit, il ressent cette sensation sur le bras gauche. Mais ce singulier patient fait état de phénomènes encore plus étranges.En effet, il ne voit pas toujours les couleurs de la même manière que les autres, et il a parfois la curieuse impression qu'elles se détachent de leur objet. Il lui arrive aussi de voir des choses en triple exemplaire.Ce cas étrange, et sans doute unique, a fasciné les médecins. Il leur a semblé en effet riche d'enseignements sur le fonctionnement du cerveau. Jusque là, on le voyait plutôt comme un ensemble de compartiments.Si une lésion endommageait l'un d'eux, le fonctionnement de la partie du cerveau correspondant au secteur touché devait être altéré. Mais l'histoire du patient M a permis de considérer le cerveau comme un ensemble dynamique, dont les diverses parties communiquent entre elles.L'atteinte d'une région cérébrale entraînerait donc la rupture d'un équilibre global. Quoi qu'il en soit, voir le monde à l'envers n'a pas empêché le mystérieux patient M de vivre longtemps. Il ne décède en effet qu'à la fin des années 1990, emportant son secret avec lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont ces sons inexpliqués dans l'atmosphère ?
L'homme n'est pas près de percer tous les mystères de l'univers. L'origine de bien des phénomènes venant de l'espace lui échappe encore, à commencer par celle de certains sons.Ils ont été perçus par des ballons pourvus de micros, et envoyés dans la stratosphère, une zone de l'atmosphère comprise entre 10 et 50 kilomètres d'altitude. La société américaine à l'origine du projet, et spécialisée dans l'acoustique, a ainsi lancé dans l'espace, depuis 2016, une cinquantaine de ces ballons.Ce n'est pas la première fois qu'on envoie des ballons dans l'espace pour enregistrer des sons. Ainsi, à la fin des années 1940, un projet américain, destiné à rester secret, devait détecter, à l'aide de ballons, les éventuels sons produits par les essais nucléaires.Les sons qui viennent d'être recueillis sont trop graves pour être perçus par l'oreille humaine. Ils ressemblent à des grondements bas et se produisant à intervalles réguliers. Pour l'instant, ces sons demeurent inexpliqués.De nombreux sons circulent dans cette partie de l'atmosphère terrestre. L'origine en est très diverse, mais ces sons proviennent le plus souvent de la Terre, et se propagent dans l'espace sous une forme très atténuée.Il peut s'agir de sons naturels, comme ceux qui sont produits par les orages, le choc des vagues ou les éruptions volcaniques. L'activité humaine est à l'origine d'autres bruits circulant dans l'atmosphère.Ces sons peuvent se diffuser dans l'espace quand tournent des éoliennes, par exemple, ou à l'occasion du lancement d'une fusée. Il peut aussi s'agir d'explosions ou de la rumeur qui émane des grandes villes, et notamment de la circulation automobile.Mais les grondements sourds et réguliers que viennent de capter ces ballons demeurent inexpliqués. Bien sûr, des hypothèses ont été émises. Pour les uns, il pourrait s'agir de la trace sonore laissée par des événements climatiques non encore repérés.Pour d'autres, ces sons étranges pourraient être simplement des bruits terrestres très déformés. Pour l'heure, aucune de ces explications n'est vraiment convaincante. Des recherches plus approfondies devront donc être menées, toujours à l'aide de ces ballons chasseurs de sons. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les aliments ont-ils moins de goût en avion ?
Si vous pensez rompre la monotonie du vol par la dégustation d'un bon repas, vous vous faites peut-être des illusions. Non que la nourriture servie dans les avions soit mauvaise. Certains plateaux repas sont même appétissants.Si la nourriture vous paraît plus fade, c'est à cause des conditions mêmes du vol. En effet, l'air est bien plus sec dans un avion. De fait, malgré les systèmes de conditionnement d'air, la pressurisation de la cabine et la grande sécheresse de l'air extérieur font régner dans l'appareil une atmosphère trop peu humide.En effet, le taux d'humidité de l'air flottant dans la cabine n'est que de 12 % en moyenne. Et cet air a tendance à assécher les parois nasales, ce qui réduit l'efficacité de nos récepteurs olfactifs.Or, on le sait, l'odorat joue un rôle notable dans la perception du goût des aliments. Selon une récente étude, cet assèchement de l'air entraînerait une diminution de 20 % de la perception du sucre, alors que la sensation d'un goût salé serait réduite de près d'un tiers.Dans ces conditions, le passager ne perçoit guère plus la saveur de son repas que s'il était enrhumé.En vol, un autre élément contribue à affadir la nourriture : le bruit. Une cabine d'avion est en effet assez bruyante, le niveau sonore correspondant à peu près à celui produit par certains aspirateurs.Or, ce bruit, en brouillant notre ouïe, a tendance à affaiblir certains arômes, notamment ceux qui sont légers et flottent dans l'air. C'est le goût salé qui est le premier affecté, rendant le repas d'autant plus terne.Pour relever un peu la saveur de leurs plats, les compagnies rajoutent souvent du sucre et du sel. Voilà qui ne plaira pas forcément à tous les habitués de l'avion qui surveillent leur santé de près.Elles favorisent aussi des aliments comme la tomate ou les champignons, qui sont moins altérés par les conditions de vol. On préserverait aussi le goût de la viande en la faisant cuire plus lentement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les européens ont-ils longtemps mangé des momies ?
Certaines pratiques du passé ne laissent pas de nous étonner aujourd'hui. Ainsi, les hommes de l'Antiquité et du Moyen-Âge n'hésitaient pas à tirer certains de leurs remèdes...du corps humain !On parle à ce sujet d'un véritable cannibalisme médical. Ainsi, le sang des gladiateurs était réputé pour calmer les crises d'épilepsie et on utilisait la graisse humaine à des fins curatives. Le corps humain était même parfois réduit en une poudre que vendaient certains apothicaires.Embaumé ou réduit à l'état de momie, il était également considéré comme un excellent remède. On pouvait prescrire cet étrange médicament en cas de maux de tête, de douleurs gastriques, de problèmes cardiaques ou même de cancer.En fait, l'utilisation des momies à des fins médicales résulte d'une méprise. En effet, quand, aux XIe et XIIe siècles, les traducteurs de textes arabes ont voulu donner un équivalent français du mot "mumia", ils ont aussitôt pensé à une "momie".Or, ce terme ne s'appliquait nullement aux cadavres enserrés de bandelettes, mais à une substance tirée d'une roche noire et découverte dans une montagne de Perse. On en tirait un remède rare et coûteux. En fait, il s'agissait d'asphalte naturel.Dès lors, on fut persuadé d'avoir trouvé un nouveau remède miracle. On pensait qu'il s'agissait d'une substance visqueuse, qui suintait des cadavres embaumés. On pilla donc les anciens tombeaux égyptiens, à la recherche de ces momies, qui représentaient désormais une excellente source de revenus.Seulement le contenu de ces tombes n'était pas inépuisable. Et la demande ne cessait de grandir. Les vraies momies venant à manquer, on se mit à en fabriquer des fausses. Des voleurs, avides de profits faciles, se mettent alors à la recherche de cadavres que personne n'allait réclamer : ceux des esclaves ou des criminels.Embaumés à la hâte, et entourés de bandelettes, ils faisaient des momies très présentables. On les découpa donc en petits morceaux et les malades n'y virent que du feu. Malgré l'interdiction de vendre des antiquités égyptiennes, cet engouement pour la "mumia" dura jusqu'au XIXe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De quoi est composé l'intérieur de la Lune ?
Pour écouter le podcast Cosmique:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454Spotify:https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412eDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/6083765----------------------------------On s'est longtemps interrogé sur la composition de la Lune et on se demande toujours de quoi elle est faite. Mais notre connaissance en la matière s'est enrichie de toutes les données recueillies par les missions Apollo.Ainsi, des instruments laissés sur la Lune ont pu enregistrer de très nombreux séismes, qui nous en ont appris davantage sur la structure interne de notre satellite. On a ainsi pu se rendre compte qu'il se composait sans doute d'une croûte, d'un manteau et d'un noyau, une composition très comparable à celle de la Terre.Des travaux récents, exploitant de nouvelles données, ont permis de conclure à la présence d'un noyau interne solide, composé d'un métal aussi dense que le fer. Selon les calculs des scientifiques, il aurait environ 500 kilomètres de diamètre, soit environ 15 % du diamètre total de la Lune.Ce noyau interne serait enveloppé d'un noyau externe liquide.Les scientifiques en savent aussi davantage sur le manteau, qui est l'un des éléments internes de la Lune. Il devait être composé, à l'origine, d'un magma liquide, qui se serait peu à peu solidifié.Des mouvements s'y seraient déclenchés. Ils auraient favorisé la montée de matériaux, et notamment de fer, qui, à la faveur d'éruptions volcaniques, survenues à une période comprise entre 3,5 et 3 milliards d'années, se seraient déposés sur la surface de notre satellite. Ce qui montre que le manteau lunaire comprend davantage de fer que celui de la Terre.Une fois sur la surface lunaire, ces matériaux auraient progressivement refroidi. En se figeant peu à peu à la surface de la Lune, ils auraient formé la croûte de notre satellite.Au cours de cette phase de solidification, qui a vu l'apparition de la croûte, seuls les éléments légers sont restés à la surface. D'autres matériaux, comme l'ilménite, contenant du fer et du titane, seraient alors descendus au niveau de la limite entre le noyau et le manteau. Un phénomène en partie responsable de la production, à cette époque de la formation de la Lune, d'un important champ magnétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel mystère entoure certaines toiles de Pierre soulages ?
Pour écouter le podcast Cosmique:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454Spotify:https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412eDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/6083765----------------------------------Une fois peinte, une toile ne reste pas forcément figée pour l'éternité. Ses couleurs peuvent varier avec le temps. Mais d'autres modifications peuvent encore apparaître. C'est ce qui s'est produit pour certains tableaux du peintre Pierre Soulages, mort centenaire en octobre dernier.En effet, des coulures sont apparues sur certaines de ses toiles. En vérité, le phénomène est très limité, puisqu'il ne concerne que trois tableaux sur les quelque 1.900 qu'a peints cet artiste très prolifique.Mis au courant de cette altération de certaines de ses œuvres, il avait d'ailleurs décidé de collaborer avec l'équipe de restauration chargée d'en comprendre les causes et de lui trouver des remèdes.Ces coulures ne sont pas seulement apparues sur des tableaux de Soulages. On les retrouve sur les toiles dues à d'autres peintres, comme Paul Klee par exemple, qui appartenait au courant artistique du Bauhaus.Les toiles concernées auraient été peintes à Paris, vers la fin des années 1950. Il est probable que les artistes se fournissaient chez le même marchand de couleurs. Pour les scientifiques, l'origine de ces coulures est sans doute à rechercher dans la composition de cette peinture.Et plus précisément dans l'huile qui lui servait de liant. Le problème viendrait donc de là, et non pas des pigments de la peinture.Ensuite, certains artistes parisiens faisaient sécher les toiles sur leur balcon, les exposant ainsi à l'air pollué de la capitale. Le mode de chauffage des ateliers de peinture n'est peut-être pas non plus sans rapport avec ce ramollissement de la peinture.Il se pourrait aussi que le transport de ces toiles vers les musées qui devaient les abriter, juste après leur exécution, puisse expliquer en partie le phénomène. Comme aussi la couche de vernis appliquée sur les tableaux juste avant leur départ vers les lieux d'exposition.Quoi qu'il soit, ces toiles devraient faire l'objet de soins attentifs, de manière à éviter qu'elles ne s'altèrent davantage. Il faudra notamment choisir le mode et le lieu de conservation les plus propres à en préserver l'état d'origine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un bébé peut-il avoir trois parents ?
Au Royaume-Uni, une nouvelle technique thérapeutique est tentée, depuis quelques années, pour empêcher la transmission de certaines maladies génétiques. Ces graves affections peuvent atteindre le cerveau ou le cœur et entraîner des convulsions, des troubles cognitifs et même la perte de la vue ou de l'ouïe.Ces maladies génétiques sont transmises par le biais de l'ADN mitochondrial de la mère, contenu dans l'ovocyte, la cellule reproductrice féminine.Cette nouvelle méthode thérapeutique consiste à remplacer, dans l'ovule de la mère, l'ADN mitochondrial défectueux par celui d'une donneuse.Puis cet ovule est fécondé in vitro par le sperme du père. Ce qui fait que l'embryon porte l'ADN de ses deux parents, mais aussi celui de la donneuse. C'est en somme comme s'il avait trois parents. Ceci étant, l'enfant est surtout porteur des gènes de ses parents, qui représentent 99,8 % de son matériel génétique.Au Royaume-Uni, le premier enfant conçu de la sorte est né en 2016, après le vote, l'année précédente, d'une loi autorisant le recours à cette technique. L'enfant né dans ces conditions était en bonne santé, débarrassé de la maladie que, sans l'utilisation de cette technique, il aurait héritée de sa mère. Depuis cette date, d'autres bébés, cinq au total, sont nés dans ces conditions, avec le même succès.Cette méthode de soins suppose une manipulation génétique. C'est la raison pour laquelle de nombreux pays l'interdisent encore. D'autres, comme le Royaume-Uni, les États-Unis ou le Mexique, l'autorisent, rappelant que les bénéfices, pour les enfants, sont plus grands que les risques éventuels.En effet, environ un enfant sur 6.000 naît avec ces maladies génétiques, qui affectent gravement la santé de ces bébés. Cette technique thérapeutique représenterait donc l'un des meilleurs moyens de les en préserver.Pourtant, si cette technique réduit beaucoup les risques de transmission de ces maladies génétiques, elle ne les élimine pas complètement.Il n'en demeure pas moins que cette technique représente le principal espoir de préserver les enfants de ces maladies génétiques dont aucun autre traitement ne peut venir à bout. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Suggestion pour ce week-end
Pour découvrir le podcast Cosmique:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454Spotify:https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412eDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/6083765----------------------------------Pour écouter le podcast Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Soleil émet-il des sons ?
Bien qu'on ne puisse le regarder en face, le Soleil illumine nos journées de sa lumière. C'est grâce à elle que nos yeux peuvent voir le spectacle du monde. Mais qu'en est-il de nos oreilles ?Ont-elles la moindre chance de capter le plus infime son en provenance de notre étoile ? À cette question, les scientifiques répondent par l'affirmative. Même si cela peut nous sembler étonnant, le Soleil n'est pas silencieux.Des instruments perfectionnész ont donc été mis au service de cette écoute de notre étoile. Ainsi, l'observatoire solaire et héliosphérique de la NASA et l'Agence spatiale européenne ont été mis à contribution.De leur côté, les techniciens d'un laboratoire de l'université de Stanford, aux États-Unis, ont fait en sorte de nettoyer ces bruits solaires de toute interférence et, surtout, de les amplifier de manière considérable. C'était en effet la seule façon de les rendre audibles à une oreille humaine.Dans quelles circonstances est-il possible d'"entendre" le Soleil ? D'après les spécialistes, ces sons se produisent au moment des éruptions solaires.Il s'agit de phénomènes très violents, au cours desquels, en effet, des millions de tonnes de matière solaire sont éjectées dans l'espace, à la vitesse prodigieuse de 1.000 kilomètres par seconde.On se doute que des mouvements d'une telle ampleur puissent se traduire par l'émission de sons, même si nous ne pouvons pas les percevoir.Le Soleil fait aussi du "bruit" durant les tempêtes solaires. Il s'agit d'une projection de plasma solaire, composé d'hydrogène et d"hélium. Ce phénomène, lui aussi très intense, contribue à brouiller les systèmes de communication des satellites et l'ensemble des systèmes électriques.Mais un autre phénomène, observé en 2020 par une sonde spatiale, produit également des sons : les vents solaires. Il s'agit d'un flux de particules, propulsées dans l'espace depuis la haute atmosphère du Soleil. Et les sons produits à cette occasion semblent très variés. Une fois adaptés à l'ouïe humaine, ils pourraient aller d'un doux gazouillis à des grincements moins agréables à entendre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sur quel point le film Interstellar a-t-il parfaitement raison ?
On le sait, la science-fiction n'est parfois que la préfiguration de la réalité. C'est en tous cas ce que pourraient penser les spectateurs du film "Interstellar", réalisé en 2014 par Christopher Nolan.Ce film, dont l'action se situe en 2067, nous présente une Terre dont les ressources alimentaires s'épuisent. On monte donc une expédition chargée de trouver une planète pouvant accueillir les Terriens en détresse.Et les astronautes en découvrent une, en effet, la planète Miller, recouverte par un océan. Or, on vient de déceler la présence d'une planète qui, sur ce point, ressemble à celle décrite dans le film. En effet, l'eau, à l'état liquide, y occupe une très grande place.Il s'agit d'une exoplanète, qui se trouve donc en dehors de notre système solaire. Cette planète, baptisée TOI-1452b, est située dans la constellation du Dragon, à une centaine d'années-lumière de la Terre. Ce qui, dans l'espace, ne représente pas une trop grande distance.TOI-1452b fait partie de ce que les astronomes appellent un "système binaire". On le nomme ainsi parce qu'il se compose de deux étoiles semblables, tournant autour d'une autre étoile beaucoup plus petite que notre Soleil.Les observations faites par les scientifiques montrent que cette exoplanète a une masse environ cinq fois plus importante que celle de la Terre, dont environ le tiers pourrait être constitué par l'eau qui la recouvre. Elle apparaît aussi 70 % plus grande que notre planète.Par ailleurs, la température régnant à sa surface permet à l'eau, dont les astronomes pensent qu'elle recouvre la totalité de la planète, de se maintenir à l'état liquide.Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont utilisé un télescope de la NASA mis sur orbite, et destiné à la recherche d'exoplanètes, ainsi qu'une caméra à très haute résolution installée sur un télescope canadien.Relativement proche et observable tous les jours de l'année, en raison de sa position dans le ciel, cette nouvelle exoplanète pourrait être observée, avec le plus grand profit, par le grand télescope James Webb, lancé en 2021. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'un des créateurs de l'IA a-t-il des remords ?
Geoffrey Hinton est l'un des pères de l'intelligence artificielle. Dès les années 1970, il s'intéresse aux réseaux de neurones humains, dont il pense pouvoir reproduire le fonctionnement dans des systèmes d'intelligence artificielle.Une décennie plus tard, il enseigne dans la prestigieuse université privée Carnegie Mellon, spécialisée dans la recherche.En 2012, Geoffrey Hinton fonde, avec deux collaborateurs, la société DNNResearch, rachetée par Google l'année suivante. C'est dans ce cadre qu'il approfondit ses recherches sur le concept de "deep learning", une variété d'intelligence artificielle capable, selon un processus semblable à celui mis en œuvre par des neurones humains, d'assimiler des connaissances.Ses recherches seront tout aussi essentielles pour la mise au point des premiers "chatbots", ces programmes informatiques capables de mener une conversation avec un être humain.Les travaux décisifs de Geoffrey Hinton en matière d'intelligence artificielle, seront couronnés, en 2018, par le prestigieux prix Turing, qu'il partage avec deux scientifiques également très réputés.Mais aujourd'hui Geoffrey Hinton est un homme désenchanté. Il vient de quitter Google et ne craint pas de faire part publiquement de ses regrets et de ses inquiétudes au sujet de l'avenir de l'intelligence artificielle.De son point de vue, en effet, elle pourrait être mal utilisée. Ainsi, l'intelligence artificielle remplace déjà de nombreux salariés et pourrait bientôt en priver beaucoup d'autres de leurs emplois.Selon certaines estimations, environ 300 millions de personnes pourraient ainsi, à terme, perdre leur travail. Sans que la création d'emplois, générés par la mise en place et la maintenance de ces nouveaux dispositifs, soit suffisante pour compenser une telle perte.Par ailleurs, ces nouveaux dispositifs pourraient être utilisés à des fins militaires, ce que redoute aussi Geoffrey Hinton. Il déplore également la concurrence que se livrent, dans ce domaine, des géants du secteur comme Google et Microsoft.Elle pourrait aboutir, selon lui, au déversement sur la toile d'un flot d'informations, entre lesquelles les internautes auront du mal à séparer le bon grain de l'ivraie. En effet, de fausses informations, d'apparence très crédible, pourraient être créées par le biais de l'intelligence artificielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les daltoniens sont-ils souvent des hommes ?
Le daltonisme est une anomalie qui provoque, chez les personnes qui en sont atteintes, une vision altérée de certaines couleurs, comme le rouge et le vert, ou, plus rarement, le bleu et le jaune.D'une manière générale, les daltoniens distinguent mal les nuances de couleurs et ont de la peine à percevoir les teintes vives.Cette affection est le plus souvent d'origine génétique, mais elle peut aussi provenir d'un accident, qui a provoqué une lésion oculaire ou cérébrale. Enfin, elle peut être liée à la consommation de certaines substances.En principe, le daltonisme n'entraîne pas de problèmes de santé particuliers. Le daltonien doit cependant aménager sa vie quotidienne pour ne pas être gêné par cette mauvaise vision des couleurs.Le daltonisme touche de manière très inégale les hommes et les femmes. En effet, si 8 % des hommes seraient daltoniens, seulement 0,4 % des femmes seraient touchées par cette anomalie.Cet écart provient de la structure génétique de chaque sexe. En effet, les hommes n'ont qu'un chromosome X, qui contient, comme les autres chromosomes, des gènes contenant eux-mêmes ce que les spécialistes appellent des "allèles".Ces allèles sont à l'origine de certains caractères physiques, comme la couleur des yeux ou l'apparence des cheveux par exemple. Ils jouent également un rôle dans la perception de certaines couleurs. Ainsi, les gènes du chromosomes X contiennent les allèles responsables de la perception du rouge et du vert.Les hommes possèdent, sur ce chromosome X, deux allèles permettant la bonne vision de ces couleurs. Si l'un de ces deux allèles fonctionne mal, il devient daltonien.De leur côté, les femmes possèdent deux chromosomes X, provenant du père et de la mère. Pour qu'elles deviennent daltoniennes, il faut que deux allèles responsables de la vision de ces couleurs, un sur chaque chromosome, soient défaillants. Ce qui est beaucoup plus rare.Il se peut que d'autres chromosomes aient subi une mutation, comme le chromosome 7, responsable de la vision du bleu. Mais il n'y a pas, dans ce cas, de différences notables entre les sexes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le sel de l’Himalaya est-il rose ?
Le sel de l'Himalaya est très apprécié dans le monde entier. S'il est connu sous ce nom, il n'est pas extrait dans la chaîne de l'Himalaya, mais dans une mine du Pakistan, qui en est assez proche.Ces salines sont apparues à la suite de l'évaporation d'une mer intérieure, voilà 800 millions d'années. Il semble que le sel de la région soit exploité depuis des siècles. Il l'est aujourd'hui dans la mine de Khewra, qui a été ouverte en 1872.Située à près de 300 mètres d'altitude, cette mine, dont les galeries descendent jusqu'à 600 mètres de profondeur, est la deuxième plus grande mine de sel du monde. Plusieurs centaines de mineurs, qui se répartissent dans les 40 kilomètres de tunnels que comprend la mine, en extraient chaque année environ 400.000 tonnes de sel.Ce sel de l'Himalaya se présente sous la forme de cristaux dont l'épaisseur les fait ressembler à du gros sel. Il est très apprécié dans le monde entier.D'abord pour sa couleur particulière. Le sel que nous consommons le plus souvent, en effet, est de couleur blanche. Alors que celui-ci est rose. S'il affiche cette teinte, c'est qu'il contient beaucoup d'oxyde de fer.Les gourmets en sont friands, car sa saveur est réputée pour être plus subtile que celle du sel marin. Il est pourtant un peu plus salé que le sel classique. Par ailleurs, il contient, mais en très petites quantités, des minéraux bénéfiques à la santé, comme le potassium ou le magnésium, qu'on ne trouve pas dans le sel de table.C'est en outre un produit plus naturel. En effet, il n'a pas été exposé à la pollution de l'air ni à celle qu'on peut trouver en milieu marin. Par ailleurs, il ne subit aucun traitement particulier. Il s'agit donc d'un produit brut, donc non raffiné, et auquel on n'ajoute pas d'additifs.Même s'il est concurrencé, aujourd'hui, par la production d'autres pays, le sel de l'Himalaya sert aussi à fabriquer des lampes de sel, utilisées comme purificateurs d'air. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Notre nouveau podcast: La rumeur
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