
Choses à Savoir SCIENCES
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Le chromosome masculin Y est-il en voie de disparition ?
On sait que les chromosomes sont légèrement différents chez l'homme et la femme. Il en va de même chez les animaux. En effet, si la femme possède deux chromosomes X, l'homme n'en a qu'un, auquel s'ajoute un chromosome Y.Ce chromosome comprend peu de gènes, mais l'un d'entre eux joue un rôle essentiel dans la détermination du sexe de l'embryon et dans l'apparition et le développement des attributs mâles.La dissymétrie entre les chromosomes X et Y, qui possède beaucoup moins de gènes, ne laisse pas d'être préoccupante. En effet, au départ, les chromosomes Y des mammifères comprenaient de très nombreux gènes.Voilà environ 300 millions d'années, en effet, ils en possédaient environ 1.400.Le problème est que le chromosome Y a peu à peu perdu ses gènes. En l'espace d'environ 160 millions d'années, il en aurait perdu 900. Et cette déperdition est telle qu'il ne lui en reste plus que 55.Et si le chromosome Y continue à se dégrader au même rythme, ses derniers gènes devraient disparaître dans 11 millions d'années environ. Pour certains spécialistes, cette situation pourrait provoquer, d'ici environ 125.000 ans, une infertilité des hommes.Alors l'espèce humaine ne pourrait que disparaître. Mais de telles spéculations, très pessimistes, ne semblent pas refléter la réalité. En effet, de récentes découvertes rendent moins sombre l'avenir de notre espèce.De fait, des scientifiques se sont aperçus que, chez deux espèces de rongeurs, les mâles étaient dépourvus de chromosome Y. Et pourtant, ces espèces ne sont pas éteintes, ce qui signifie que les mâles sont capables d'en assurer la perpétuation.Une étude plus poussée, sur l'une de ces lignées, a permis aux chercheurs de constater que ces rongeurs avaient subi une légère modification génétique. Ils ont trouvé, chez les mâles de cette espèce uniquement, un nouveau gène, capable de provoquer la détermination du sexe.D'une certaine manière, il remplacerait donc le chromosome Y dans ce rôle. Rien n'empêche de penser qu'une telle évolution pourrait aussi concerner l'espèce humaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Nasa lance-t-elle le projet « A Sign in Space » ?
Comme beaucoup de leurs confrères, les scientifiques de la NASA croient peu probable que la Terre soit, au sein de l'immensité de l'univers, la seule planète qui ait pu abriter une vie intelligente.C'est pourquoi, depuis des décennies, ils envoient dans l'espace des messages destinés à une hypothétique civilisation extraterrestre. Dès 1969, Neil Armstrong en avait déposé un sur la Lune, dans le cadre de la mission Apollo 11.En tout, une trentaine de messages ont été transportés en dehors de notre planète, dont certains au-delà des limites de notre système solaire.Mais le nouveau message élaboré par la NASA est assez différent. Il a été conçu en collaboration avec l'Agence spatiale européenne et l'Institut SETI, dont la mission est précisément de rechercher la présence, dans l'univers, d'une vie intelligente.En effet, il ne s'agit pas, cette fois-ci, d'adresser un message de plus à d'éventuels extraterrestres, mais d'en élaborer un dont ils soient les auteurs. En effet, pour les scientifiques de la NASA, il faut aussi se préparer à l'éventualité de recevoir un message de l'espace.Ce projet original, baptisé "A sign in space", consiste donc à mettre au point un message crypté, envoyé à la Terre depuis un vaisseau placé en orbite autour de Mars en 2016, et dont la mission est d'étudier l'atmosphère de la planète rouge.Le message a d'ores et déjà été reçu par plusieurs observatoires, situés notamment aux États-Unis et en Italie. Mais une autre originalité de ce projet est de compter sur la participation du public.En effet, chacun est invité à contribuer au décodage et à l'interprétation de ce message. Il suffit pour cela de se faire connaître et de remplir un formulaire spécifique. À l'appui de leurs suggestions, les personnes intéressées sont invitées, si elles le souhaitent, à envoyer des dessins ou des croquis.Une manière d'habituer les Terriens à une éventualité qui pourrait se produire un jour. Il s'agit donc de savoir, dès maintenant, si les humains sont capables de déchiffrer un message censé provenir d'une civilisation extraterrestre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la viande artificielle pollue-t-elle davantage que la viande naturelle ?
A priori, la viande semble rencontrer moins de succès auprès des consommateurs. En effet, la vogue des régimes végétariens ou végans semble se confirmer. Mais ce n'est qu'une fausse impression, en partie du moins.En effet, d'après l'Organisation des nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la consommation de viande devrait progresser de 70 % d'ici 2050.Ce qui ne laisse pas de préoccuper les écologistes. En effet, les éleveurs, qui ont besoin de prairies pour leurs animaux, encourageraient la déforestation. Sans oublier les grandes quantités d'eau nécessaires à l'abreuvement des animaux et à la croissance des herbages. Par ailleurs, l'élevage serait à l'origine de plus de 14 % des émissions de gaz à effet de serre.C'est pourquoi la viande artificielle, produite à partir de cellules animales, traitées et fermentées en laboratoire, apparaît une solution intéressante aux défenseurs de l'environnement, mais aussi à ceux du bien-être animal.La production de viande artificielle ne serait pourtant pas sans danger pour la planète. Si l'on en croit les conclusions d'une récente étude, en effet, l'empreinte carbone liée à la culture d'un kilo de bœuf en laboratoire serait 4 à 25 fois plus importante que celle d'un kilo de viande produite dans des conditions ordinaires.En cause, les produits nécessaires à la production de cette viande artificielle. Par ailleurs, la méthode utilisée, notamment pour prévenir tout risque d'infection provenant des cellules prélevées, emploie une grande quantité d'énergie.Les auteurs de l'étude préconisent d'ailleurs l'utilisation d'énergies renouvelables, de manière à réduire l'empreinte carbone de cette activité.Les industriels doivent cependant veiller à ce que leurs efforts pour réduire l'empreinte carbone de la viande artificielle n'entraînent pas des coûts supplémentaires. Pour l'heure, en effet, son prix n'est guère comparable à celui de la viande traditionnelle.De fait, la valeur du premier steak de viande artificielle, fabriqué en 2013, était estimée à 250.000 euros ! Des progrès ont été faits depuis lors puisqu'une entreprise a réussi à produire du poulet artificiel se vendant aux environs de 14 euros le kilo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel a été le projet fou de 4 nonnes italiennes ?
Depuis la fin du XIXe siècle, un laborieux travail a permis d'enregistrer les données astronomiques de millions d'étoiles. Cette collecte d'informations fut menée dans le cadre d'un projet baptisé "carte du ciel", entrepris en 1887 sous l'impulsion d'astronomes de l'observatoire de Paris.Le projet consistait à prendre plus de 20.000 clichés du ciel. Les plaques photographiques qui en seraient tirées devraient être examinées minutieusement, avec des microscopes ou d'autres instruments de précision.Le but était de déterminer la position des étoiles figurant sur chaque plaque, en utilisant, pour cela, des astres plus notables, qui serviraient de référence.Des observatoires du monde entier devaient se partager la tâche. 18 ont répondu à l'appel, chacun devant photographier un morceau du ciel. L'observatoire du Vatican était du nombre.Pour mener sa mission à bien, son directeur fait appel, en 1909, à la supérieure d'une congrégation religieuse, l'ordre de Maria Bambina. En effet, il a besoin de deux moniales dévouées et patientes.De fait, ce travail de cartographie du ciel est une tâche répétitive et fastidieuse. Il demande aussi une bonne vue. En somme, une tâche subalterne, que les préjugés du temps réservaient aux femmes. La mère supérieure désigne donc deux religieuses, qui seront bientôt suivies de deux autres.Elles se mettent aussitôt au travail. Entre 1910 et 1921, Elles notent la localisation et la luminosité de plus de 480.000 étoiles ! L'entreprise ne passe pas inaperçue. En 1920, en effet, le pape Benoît XV reçoit les quatre nonnes en audience privée. Huit ans plus tard, elles sont même décorées par Pie XI.Malgré tout, le nom de ces religieuses est tombé dans l'oubli. L'assistant du directeur de l'observatoire du Vatican vient de les tirer de cet injuste anonymat.En effet, elles ont contribué, par leur patient travail, à la collecte des innombrables données alimentant les 254 volumes de cet atlas du ciel. On y trouve des informations précises sur plus de 4,5 millions d'étoiles.Aujourd'hui, le labeur minutieux de ces "petites mains" de l'astronomie est remplacé par de puissants ordinateurs, qui complètent cette cartographie du ciel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'une “super Terre” ?
Munis d'instruments d'observation toujours plus puissants, les astronomes ne cessent de faire des découvertes nouvelles. C'est ainsi qu'ils détectent, en dehors du système solaire, la présence de planètes qualifiées de "super terres". À quoi ressemblent-elles?Le qualificatif "super", donné à ces planètes, signifie qu'elles sont plus grosses que la Terre. Autrement dit qu'elles ont une masse plus grande que celle de notre planète. Cependant, les scientifiques ne s'accordent pas sur la mesure précise de cette masse.Pour certains, une planète ayant 5 fois la masse de la Terre serait une "super Terre", pour d'autres elle n'aurait droit à ce titre que si elle était 10 fois plus massive que la Terre.Par ailleurs, une "super Terre" est une planète rocheuse. Elle se distingue donc des planètes gazeuses qui, comme Jupiter ou Saturne, appartiennent à notre système solaire. En effet, celui-ci ne contient aucune "super Terre". C'est pourquoi les seules qui ont été décelées sont des exoplanètes, situées en dehors de notre système solaire.Appeler une planète "super Terre" ne suppose nullement qu'elle soit habitable. Et ce, même si la découverte de vapeur d'eau dans l'atmosphère d'une lointaine exoplanète, qu'on hésite d'ailleurs à qualifier de "super Terre", a soulevé quelque espoir en ce sens.Les astronomes disposent de deux techniques pour repérer la présence d'une "super Terre". Pour comprendre la première méthode, il faut se rappeler que l'exoplanète observée est en orbite autour d'une étoile.Pour mesurer la taille de l'exoplanète, on apprécie la baisse de luminosité de l'étoile quand l'exoplanète est amenée, dans sa course, à la masquer partiellement. Cette technique ne permet pas d'évaluer la masse de la planète.Pour tenter d'apprécier celle-ci, les scientifiques se fondent sur la force gravitationnelle exercée par la planète sur son étoile. Ces calculs ne proviennent pas d'une observation directe, qui n'est pas possible dans la plupart des cas.Les astronomes doivent également éviter de confondre, au cours de leurs observations, les "super Terre" avec les mini Neptune. Ces dernières planètes, gazeuses et plus petites que Neptune, peuvent être confondues, dans certains cas, avec les "super Terre". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la fraise n’est-elle pas un fruit ?
Quand, la saison venue, vous mordez dans la chair succulente d'une fraise, vous pensez vous régaler d'un de vos fruits préférés. Or, il y a là une légère erreur. En effet, la fraise n'est pas un véritable fruit.Ou plutôt, elle est composée de centaines de petits fruits. En effet, les fleurs, qui donnent généralement les fruits, sont, dans le cas du fraisier, constituées par une sorte de réceptacle, le synophore.La fraise naît en quelque sorte de l'expansion de ce réceptacle, qui provient de la fécondation de l'ovule de la fleur de fraisier.C'est sur ce réceptacle charnu, au large essor, que se fixent de petites graines, appelées "akènes". En botanique, ce terme désigne en effet un fruit sec. On voit d'ailleurs ces petites graines sur la surface de la fraise.À proprement parler, la fraise n'est donc pas un fruit, mais l'association d'une centaine de petits fruits. Ce sont donc eux que l'on mange quand on déguste une fraise.La fraise est donc un fruit complexe, ce que les botanistes appellent un "polyakène". Mais elle n'est pas la seule dans ce cas. La framboise ou la mûre sont, elles aussi, de faux fruits.Elles sont composées de sortes de graines, appelées "drupes", qui, en l'occurrence sont les vrais fruits. Ce type de faux fruits a reçu le nom de "multiples".De fait, s'il existe plusieurs catégories de faux fruits, c'est qu'ils sont finalement assez nombreux. Ainsi, on peut encore citer les faux fruits "composés", dont l'ananas fait partie.En effet, l'ananas provient en quelque sorte de la soudure de petites feuilles. Les botanistes parlent, dans ce cas, d'"infrutescence".Mais il existe encore d'autres faux fruits, et parmi les plus communs. Qui se doute que la pomme, ce fruit si consommé, en fait partie ? Seul le cœur de la pomme correspond au véritable fruit, le reste constituant le réceptacle floral.Pour être faux, aux yeux de la science, tous ces fruits n'en sont pas moins succulents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le monstre de Tully ?
En 1950, Francis Tully, un paléontologue amateur, trouve, dans un site fossilifère de l'Illinois, aux États-Unis, le fossile d'une créature qui fera beaucoup parler d'elle. On la surnomme le "monstre de Tully".Non en raison de son apparence repoussante, mais du fait de la difficulté de la classer dans l'un des groupes définis par la taxonomie. Autrement dit, le "monstre de Tully" faisait-il partie des vertébrés ou des invertébrés ?On pencha d'abord pour la seconde solution, dans la mesure où ce petit animal marin, qui fréquentait les eaux côtières peu profondes, voilà environ 300 millions d'années, ne semblait posséder ni colonne vertébral ni système osseux.Mais, durant de longues années, les scientifiques ont poursuivi leurs recherches. Et, en 2016, une équipe de chercheurs américains est parvenue à la conclusion que le "monstre de Tully" était plutôt un vertébré.Ils ont notamment cru déceler, chez cet animal, la présence d'une notochorde, une structure précédant l'apparition de la colonne vertébrale. Pour eux, le monstre de Tully possédait d'autres éléments caractéristiques des chordés, ces animaux qu'on peut classer dans une catégorie intermédiaire, entre les invertébrés et les vertébrés.Mais les recherches plus récentes de scientifiques japonais vont dans le sens opposé. Pour eux, le monstre de Tully serait bien un invertébré. Pour arriver à ces conclusions, ils ont utilisé des techniques sophistiquées, l'une d'entre elles permettant de récréer en 3D un de ces animaux, à partir d'une radiographie aux rayons X.Une technique qui permet de voir des détails invisibles pour les chercheurs précédents. Sur la base de cet examen, les scientifiques ont montré que certains muscles du monstre de Tully ne se retrouvaient en fait ni chez les chordés ni chez les vertébrés.Quant aux "dents" repérées sur l'animal, elles seraient très différentes de celles des lamproies, avec lesquelles on avait voulu les comparer.Pour autant, ces chercheurs japonais ne savent pas encore dans quel groupe d'invertébrés classer le monstre de Tully. Certains les associent tout de même aux chordés, d'autres les reliant plutôt aux protostomiens, qui regroupent les vers ou les escargots. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment sait-on que l’Univers est en expansion ?
En 1929, l'astronome américain Edwin Hubble annonce que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à la distance qui les sépare. Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle semble s'éloigner rapidement.Cette découverte par l'observation implique que l'univers soit en expansion avec une vitesse de fuite évaluée aujourd'hui à environ 74 kilomètres par seconde et par mégaparsec.Toutefois, George Lemaître, un prêtre et physicien belge, avait prédit théoriquement cette loi de récession des galaxies, c'est à dire le fait qu'elle s'éloigne les unes des autres, dès 1927, c'est-à-dire deux années auparavant. Mais sa publication en français était passée inaperçue !Comment cette expansion a-t-elle été mise en évidence ?Grâce à l'effet Doppler. Cet effet prédit que le mouvement d’un corps affecte les ondes lumineuses, ou sonores, qu’il émet. Ce phénomène est par exemple observable lorsqu’une ambulance vous dépasse. La sirène est plus aiguë lorsqu'elle se rapproche et plus grave lorsqu'elle s’éloigne. Dans une échographie Doppler, l'image du sang qui s'éloigne de la sonde à ultrasons est colorée en rouge et celui qui s'en rapproche en bleu.De la même façon, pour évaluer la vitesse d'éloignement d'une galaxie, les astronomes mesurent le décalage vers la couleur rouge de la lumière qu'elle émet, grâce aux techniques spectroscopiques.Dans le détail, la lumière observée est décomposée en ses différentes longueurs d'onde ou couleurs à l'aide d'un spectromètre, puis les raies caractéristiques des différents éléments chimiques sont identifiées. Ensuite le décalage spectral vers le rouge est évalué en comparant la longueur d'onde observée pour un atome sur cette galaxie avec celle du même atome sur terre. On parvient de la sorte à mesurer le décalage vers le rouge.C'est ainsi que l'on a observé un décalage vers le rouge chez les objets astronomiques lointains. Et donc leur éloignement, témoin de l'expansion de l'univers.Et il y a même encore plus étonnant ! Des observations plus récentes sur des supernovæ ont permis à trois lauréats du prix Nobel de physique 2011 de prouver que l'expansion de l'univers se poursuit, mais qu'elle s'accélère aussi ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne faut-il pas toucher une météorite qui vient de tomber ?
De nombreuses météorites s'écrasent sur le sol de notre planète. D'après la NASA, pas moins de 230 météorites, pesant plus de 10 grammes et mesurant entre 2 et 10 centimètres, tombent sur terre chaque jour.Il est donc toujours possible de trouver l'un de ces petits morceaux de roche venus de l'espace, même si c'est assez rare. Le premier réflexe est de le prendre en main, surtout si on l'a vu tomber du ciel.Et pourtant, il faut se garder de le faire. En effet, vous risqueriez de vous brûler. Non par l'effet de la chaleur, mais par celui du froid. Si, lors de l'entrée dans l'atmosphère terrestre, la friction de l'air réchauffe les météorites, ce phénomène dure très peu de temps.Et surtout, il ne concerne que la surface de l'objet. Le cœur de la météorite, lui, reste glacé, aux environs de -30°C. Une température suffisamment froide pour vous causer cette sensation de brûlure.Mais il existe un autre danger, non pour vous, cette fois, mais pour la météorite. En effet, vous risqueriez d'endommager cette roche extraterrestre en la manipulant. De fait, les microbes de la peau, ou d'autres éléments, peuvent, à la longue, abîmer la surface et ternir la croûte de l'objet. Ce contact peut aussi favoriser la corrosion de la météorite.Alors que faut-il faire ? Il est recommandé de l'enrober d'un papier aluminium bien propre ou de la mettre dans un sac en plastique qui n'a pas encore servi. Bien entendu, mettez des gants de protection avant de toucher la météorite.Si vous en avez la possibilité, prenez en photo l'emplacement où vous l'avez découverte. Ce sera un précieux renseignement pour les scientifiques qui travaillent sur la question.Enfin, le mieux est de signaler votre trouvaille à Vigie-ciel. Il s'agit d'un projet de science participative, qui dépend du Muséum national d'histoire naturelle de Paris.Comme son nom le laisse supposer, ce programme invite le public à faire part aux scientifiques de ses observations concernant les météorites mais aussi les étoiles filantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'animal plus vieux que les Etats Unis ?
Dans le meilleur des cas, nos vies humaines tutoient les cent ans (et les dépassent, parfois - de manière exceptionnelle). Chez les requins, la norme est toute autre : certains d'entre eux vivent même... jusqu'à 400 ans ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les planètes gazeuses ne prennent-elles pas feu ?
On le sait, il existe deux sortes de planètes, les planètes telluriques, composées de roches et de métal, et les planètes gazeuses, composées, comme leur nom l'indique, de gaz légers, comme l'hélium ou l'hydrogène.On pourrait se demander si, du fait de leur composition, ces dernières planètes ne pourraient pas prendre feu ou même exploser. En effet, la plupart des gaz sont inflammables.D'après les spécialistes, une telle éventualité est impossible. Pourtant, il y a bien un combustible tout trouvé sur ces planètes : l'hydrogène, qu'on trouve en abondance sur Jupiter et Saturne, et sur d'autres planètes gazeuses, comme Uranus et Neptune.Ces deux dernières planètes recèlent aussi du méthane, qui peut aussi servir de combustible. Ce qui manque, en revanche sur ces planètes gazeuses, c'est le comburant, autrement dit une substance qui permet la combustion de l'hydrogène ou du méthane.Ainsi, l'oxygène est un excellent comburant, mais il n'y en a pas sur ces planètes gazeuses, sinon des quantités infimes. Faute de ce comburant, ces planètes ne peuvent donc pas exploser.Et s'il y avait un peu plus d'oxygène sur ces planètes gazeuses, que se passerait-il ? En plus d'un carburant et d'un comburant, en effet, il faut une étincelle pour mettre le feu aux poudres.Sur Saturne, par exemple, on pourrait la trouver dans les nombreux orages qui éclatent sur cette planète.Les curieux pourraient encore poser une autre question sur les planètes gazeuses : comment se fait-il que les gaz qui les composent ne se dissipent pas dans l'espace ? On sait à quel point, en effet, ils sont volatils.Prenons par exemple le cas de Jupiter, composée essentiellement d'hydrogène et d'hélium. À la place de la planète, on trouvait, au départ, un grand nuage de poussières, de gaz et de glace.Peu à peu, ces éléments se sont agglomérés pour former un agrégat plus dense, dont la gravité a commencé à attirer ce qui l'entourait, à commencer par les gaz. Et c'est la force gravitationnelle de la planète qui les retient dans son attraction, les empêchant de s'échapper dans l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la dernière découverte de Perseverance sur Mars ?
Le rover Perseverance a atterri sur Mars en février 2021. Depuis lors, il est à l'œuvre pour repérer d'éventuelles traces d'une vie ancienne sur la planète rouge. Pour les trouver, il collecte de nombreux échantillons de roches.Cette vie aurait pu se développer grâce à la présence d'eau liquide sur Mars, dont les scientifiques ne doutent plus. Le rover chinois Zhurong, posé sur Mars en mai 2021, aurait même trouvé des indices montrant que cette eau n'aurait disparu qu'à une époque relativement récente.Lancé encore plus tôt, en 2003, le rover Opportunity avait mis en évidence que les ondulations du sol d'un ancien lac provenaient sans doute du mouvement des vagues.C'est dans ce contexte que la dernière découverte faite par le rover Perseverance prend tout son poids. Des clichés pris par le robot auraient en effet démontré l'existence d'une rivière à haut débit se déversant dans le lac qui occupait, voilà plusieurs milliards d'années, le cratère Jezero.C'est la taille des cailloux transportés par la rivière qui a pu donner une idée de la force du courant. La forme précise de ce cours d'eau reste encore à déterminer.Le cratère d'impact Jezero, d'une cinquantaine de kilomètres de diamètre, a été choisi par la NASA comme site d'atterrissage dans le cadre de la mission "Mars 2020", dont fait partie le lancement de Perseverance.La présence d'eau, dans le cratère, a notamment été déduite de la découverte de roches argileuses. Il semblait aussi que le delta, repéré sur place, avait été formé par les rivières alimentant le lac.La dernière découverte du rover Perseverancve a modifié l'idée que les scientifiques se faisaient jusque là de la formation du relief de Mars. En effet, cette rivière tumultueuse devait charrier de grandes masses de débris et d'alluvions.Au fil du temps, la force de l'eau a conduit à l'empilement de ces sédiments, formant des affleurements rocheux caractéristiques, dont l'un s'élève à une vingtaine de mètres de hauteur. Ils ont ensuite été rongés par l'érosion éolienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le patient M voyait-il le monde à l'envers ?
Durant la guerre d'Espagne, à la fin des années 1930, un homme reçoit une balle dans la tête. Il survit par miracle à cette grave blessure, son état ne justifiant pas même une intervention chirurgicale.Cette personne, que les médecins appellent le "patient M", n'en sort cependant pas indemne. En effet, il perd l'usage de l'œil gauche. Et, surtout, il constate un curieux phénomène.Il se rend compte, en effet, qu'il voit le monde à l'envers. Si une personne se trouve à sa gauche, il la voit à sa droite. Et s'il déchiffre les lettres normalement, il peut aussi les lire à l'envers.Mais cette singulière perception ne s'applique pas qu'à la vision. L'ouïe et le toucher sont tout autant concernés. Ainsi, quand un son se fait entendre par la gauche, le patient M le perçoit avec son oreille droite.Et si on lui touche le bras droit, il ressent cette sensation sur le bras gauche. Mais ce singulier patient fait état de phénomènes encore plus étranges.En effet, il ne voit pas toujours les couleurs de la même manière que les autres, et il a parfois la curieuse impression qu'elles se détachent de leur objet. Il lui arrive aussi de voir des choses en triple exemplaire.Ce cas étrange, et sans doute unique, a fasciné les médecins. Il leur a semblé en effet riche d'enseignements sur le fonctionnement du cerveau. Jusque là, on le voyait plutôt comme un ensemble de compartiments.Si une lésion endommageait l'un d'eux, le fonctionnement de la partie du cerveau correspondant au secteur touché devait être altéré. Mais l'histoire du patient M a permis de considérer le cerveau comme un ensemble dynamique, dont les diverses parties communiquent entre elles.L'atteinte d'une région cérébrale entraînerait donc la rupture d'un équilibre global. Quoi qu'il en soit, voir le monde à l'envers n'a pas empêché le mystérieux patient M de vivre longtemps. Il ne décède en effet qu'à la fin des années 1990, emportant son secret avec lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont ces sons inexpliqués dans l'atmosphère ?
L'homme n'est pas près de percer tous les mystères de l'univers. L'origine de bien des phénomènes venant de l'espace lui échappe encore, à commencer par celle de certains sons.Ils ont été perçus par des ballons pourvus de micros, et envoyés dans la stratosphère, une zone de l'atmosphère comprise entre 10 et 50 kilomètres d'altitude. La société américaine à l'origine du projet, et spécialisée dans l'acoustique, a ainsi lancé dans l'espace, depuis 2016, une cinquantaine de ces ballons.Ce n'est pas la première fois qu'on envoie des ballons dans l'espace pour enregistrer des sons. Ainsi, à la fin des années 1940, un projet américain, destiné à rester secret, devait détecter, à l'aide de ballons, les éventuels sons produits par les essais nucléaires.Les sons qui viennent d'être recueillis sont trop graves pour être perçus par l'oreille humaine. Ils ressemblent à des grondements bas et se produisant à intervalles réguliers. Pour l'instant, ces sons demeurent inexpliqués.De nombreux sons circulent dans cette partie de l'atmosphère terrestre. L'origine en est très diverse, mais ces sons proviennent le plus souvent de la Terre, et se propagent dans l'espace sous une forme très atténuée.Il peut s'agir de sons naturels, comme ceux qui sont produits par les orages, le choc des vagues ou les éruptions volcaniques. L'activité humaine est à l'origine d'autres bruits circulant dans l'atmosphère.Ces sons peuvent se diffuser dans l'espace quand tournent des éoliennes, par exemple, ou à l'occasion du lancement d'une fusée. Il peut aussi s'agir d'explosions ou de la rumeur qui émane des grandes villes, et notamment de la circulation automobile.Mais les grondements sourds et réguliers que viennent de capter ces ballons demeurent inexpliqués. Bien sûr, des hypothèses ont été émises. Pour les uns, il pourrait s'agir de la trace sonore laissée par des événements climatiques non encore repérés.Pour d'autres, ces sons étranges pourraient être simplement des bruits terrestres très déformés. Pour l'heure, aucune de ces explications n'est vraiment convaincante. Des recherches plus approfondies devront donc être menées, toujours à l'aide de ces ballons chasseurs de sons. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les aliments ont-ils moins de goût en avion ?
Si vous pensez rompre la monotonie du vol par la dégustation d'un bon repas, vous vous faites peut-être des illusions. Non que la nourriture servie dans les avions soit mauvaise. Certains plateaux repas sont même appétissants.Si la nourriture vous paraît plus fade, c'est à cause des conditions mêmes du vol. En effet, l'air est bien plus sec dans un avion. De fait, malgré les systèmes de conditionnement d'air, la pressurisation de la cabine et la grande sécheresse de l'air extérieur font régner dans l'appareil une atmosphère trop peu humide.En effet, le taux d'humidité de l'air flottant dans la cabine n'est que de 12 % en moyenne. Et cet air a tendance à assécher les parois nasales, ce qui réduit l'efficacité de nos récepteurs olfactifs.Or, on le sait, l'odorat joue un rôle notable dans la perception du goût des aliments. Selon une récente étude, cet assèchement de l'air entraînerait une diminution de 20 % de la perception du sucre, alors que la sensation d'un goût salé serait réduite de près d'un tiers.Dans ces conditions, le passager ne perçoit guère plus la saveur de son repas que s'il était enrhumé.En vol, un autre élément contribue à affadir la nourriture : le bruit. Une cabine d'avion est en effet assez bruyante, le niveau sonore correspondant à peu près à celui produit par certains aspirateurs.Or, ce bruit, en brouillant notre ouïe, a tendance à affaiblir certains arômes, notamment ceux qui sont légers et flottent dans l'air. C'est le goût salé qui est le premier affecté, rendant le repas d'autant plus terne.Pour relever un peu la saveur de leurs plats, les compagnies rajoutent souvent du sucre et du sel. Voilà qui ne plaira pas forcément à tous les habitués de l'avion qui surveillent leur santé de près.Elles favorisent aussi des aliments comme la tomate ou les champignons, qui sont moins altérés par les conditions de vol. On préserverait aussi le goût de la viande en la faisant cuire plus lentement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les européens ont-ils longtemps mangé des momies ?
Certaines pratiques du passé ne laissent pas de nous étonner aujourd'hui. Ainsi, les hommes de l'Antiquité et du Moyen-Âge n'hésitaient pas à tirer certains de leurs remèdes...du corps humain !On parle à ce sujet d'un véritable cannibalisme médical. Ainsi, le sang des gladiateurs était réputé pour calmer les crises d'épilepsie et on utilisait la graisse humaine à des fins curatives. Le corps humain était même parfois réduit en une poudre que vendaient certains apothicaires.Embaumé ou réduit à l'état de momie, il était également considéré comme un excellent remède. On pouvait prescrire cet étrange médicament en cas de maux de tête, de douleurs gastriques, de problèmes cardiaques ou même de cancer.En fait, l'utilisation des momies à des fins médicales résulte d'une méprise. En effet, quand, aux XIe et XIIe siècles, les traducteurs de textes arabes ont voulu donner un équivalent français du mot "mumia", ils ont aussitôt pensé à une "momie".Or, ce terme ne s'appliquait nullement aux cadavres enserrés de bandelettes, mais à une substance tirée d'une roche noire et découverte dans une montagne de Perse. On en tirait un remède rare et coûteux. En fait, il s'agissait d'asphalte naturel.Dès lors, on fut persuadé d'avoir trouvé un nouveau remède miracle. On pensait qu'il s'agissait d'une substance visqueuse, qui suintait des cadavres embaumés. On pilla donc les anciens tombeaux égyptiens, à la recherche de ces momies, qui représentaient désormais une excellente source de revenus.Seulement le contenu de ces tombes n'était pas inépuisable. Et la demande ne cessait de grandir. Les vraies momies venant à manquer, on se mit à en fabriquer des fausses. Des voleurs, avides de profits faciles, se mettent alors à la recherche de cadavres que personne n'allait réclamer : ceux des esclaves ou des criminels.Embaumés à la hâte, et entourés de bandelettes, ils faisaient des momies très présentables. On les découpa donc en petits morceaux et les malades n'y virent que du feu. Malgré l'interdiction de vendre des antiquités égyptiennes, cet engouement pour la "mumia" dura jusqu'au XIXe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De quoi est composé l'intérieur de la Lune ?
Pour écouter le podcast Cosmique:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454Spotify:https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412eDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/6083765----------------------------------On s'est longtemps interrogé sur la composition de la Lune et on se demande toujours de quoi elle est faite. Mais notre connaissance en la matière s'est enrichie de toutes les données recueillies par les missions Apollo.Ainsi, des instruments laissés sur la Lune ont pu enregistrer de très nombreux séismes, qui nous en ont appris davantage sur la structure interne de notre satellite. On a ainsi pu se rendre compte qu'il se composait sans doute d'une croûte, d'un manteau et d'un noyau, une composition très comparable à celle de la Terre.Des travaux récents, exploitant de nouvelles données, ont permis de conclure à la présence d'un noyau interne solide, composé d'un métal aussi dense que le fer. Selon les calculs des scientifiques, il aurait environ 500 kilomètres de diamètre, soit environ 15 % du diamètre total de la Lune.Ce noyau interne serait enveloppé d'un noyau externe liquide.Les scientifiques en savent aussi davantage sur le manteau, qui est l'un des éléments internes de la Lune. Il devait être composé, à l'origine, d'un magma liquide, qui se serait peu à peu solidifié.Des mouvements s'y seraient déclenchés. Ils auraient favorisé la montée de matériaux, et notamment de fer, qui, à la faveur d'éruptions volcaniques, survenues à une période comprise entre 3,5 et 3 milliards d'années, se seraient déposés sur la surface de notre satellite. Ce qui montre que le manteau lunaire comprend davantage de fer que celui de la Terre.Une fois sur la surface lunaire, ces matériaux auraient progressivement refroidi. En se figeant peu à peu à la surface de la Lune, ils auraient formé la croûte de notre satellite.Au cours de cette phase de solidification, qui a vu l'apparition de la croûte, seuls les éléments légers sont restés à la surface. D'autres matériaux, comme l'ilménite, contenant du fer et du titane, seraient alors descendus au niveau de la limite entre le noyau et le manteau. Un phénomène en partie responsable de la production, à cette époque de la formation de la Lune, d'un important champ magnétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel mystère entoure certaines toiles de Pierre soulages ?
Pour écouter le podcast Cosmique:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454Spotify:https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412eDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/6083765----------------------------------Une fois peinte, une toile ne reste pas forcément figée pour l'éternité. Ses couleurs peuvent varier avec le temps. Mais d'autres modifications peuvent encore apparaître. C'est ce qui s'est produit pour certains tableaux du peintre Pierre Soulages, mort centenaire en octobre dernier.En effet, des coulures sont apparues sur certaines de ses toiles. En vérité, le phénomène est très limité, puisqu'il ne concerne que trois tableaux sur les quelque 1.900 qu'a peints cet artiste très prolifique.Mis au courant de cette altération de certaines de ses œuvres, il avait d'ailleurs décidé de collaborer avec l'équipe de restauration chargée d'en comprendre les causes et de lui trouver des remèdes.Ces coulures ne sont pas seulement apparues sur des tableaux de Soulages. On les retrouve sur les toiles dues à d'autres peintres, comme Paul Klee par exemple, qui appartenait au courant artistique du Bauhaus.Les toiles concernées auraient été peintes à Paris, vers la fin des années 1950. Il est probable que les artistes se fournissaient chez le même marchand de couleurs. Pour les scientifiques, l'origine de ces coulures est sans doute à rechercher dans la composition de cette peinture.Et plus précisément dans l'huile qui lui servait de liant. Le problème viendrait donc de là, et non pas des pigments de la peinture.Ensuite, certains artistes parisiens faisaient sécher les toiles sur leur balcon, les exposant ainsi à l'air pollué de la capitale. Le mode de chauffage des ateliers de peinture n'est peut-être pas non plus sans rapport avec ce ramollissement de la peinture.Il se pourrait aussi que le transport de ces toiles vers les musées qui devaient les abriter, juste après leur exécution, puisse expliquer en partie le phénomène. Comme aussi la couche de vernis appliquée sur les tableaux juste avant leur départ vers les lieux d'exposition.Quoi qu'il soit, ces toiles devraient faire l'objet de soins attentifs, de manière à éviter qu'elles ne s'altèrent davantage. Il faudra notamment choisir le mode et le lieu de conservation les plus propres à en préserver l'état d'origine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un bébé peut-il avoir trois parents ?
Au Royaume-Uni, une nouvelle technique thérapeutique est tentée, depuis quelques années, pour empêcher la transmission de certaines maladies génétiques. Ces graves affections peuvent atteindre le cerveau ou le cœur et entraîner des convulsions, des troubles cognitifs et même la perte de la vue ou de l'ouïe.Ces maladies génétiques sont transmises par le biais de l'ADN mitochondrial de la mère, contenu dans l'ovocyte, la cellule reproductrice féminine.Cette nouvelle méthode thérapeutique consiste à remplacer, dans l'ovule de la mère, l'ADN mitochondrial défectueux par celui d'une donneuse.Puis cet ovule est fécondé in vitro par le sperme du père. Ce qui fait que l'embryon porte l'ADN de ses deux parents, mais aussi celui de la donneuse. C'est en somme comme s'il avait trois parents. Ceci étant, l'enfant est surtout porteur des gènes de ses parents, qui représentent 99,8 % de son matériel génétique.Au Royaume-Uni, le premier enfant conçu de la sorte est né en 2016, après le vote, l'année précédente, d'une loi autorisant le recours à cette technique. L'enfant né dans ces conditions était en bonne santé, débarrassé de la maladie que, sans l'utilisation de cette technique, il aurait héritée de sa mère. Depuis cette date, d'autres bébés, cinq au total, sont nés dans ces conditions, avec le même succès.Cette méthode de soins suppose une manipulation génétique. C'est la raison pour laquelle de nombreux pays l'interdisent encore. D'autres, comme le Royaume-Uni, les États-Unis ou le Mexique, l'autorisent, rappelant que les bénéfices, pour les enfants, sont plus grands que les risques éventuels.En effet, environ un enfant sur 6.000 naît avec ces maladies génétiques, qui affectent gravement la santé de ces bébés. Cette technique thérapeutique représenterait donc l'un des meilleurs moyens de les en préserver.Pourtant, si cette technique réduit beaucoup les risques de transmission de ces maladies génétiques, elle ne les élimine pas complètement.Il n'en demeure pas moins que cette technique représente le principal espoir de préserver les enfants de ces maladies génétiques dont aucun autre traitement ne peut venir à bout. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Suggestion pour ce week-end
Pour découvrir le podcast Cosmique:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454Spotify:https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412eDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/6083765----------------------------------Pour écouter le podcast Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Soleil émet-il des sons ?
Bien qu'on ne puisse le regarder en face, le Soleil illumine nos journées de sa lumière. C'est grâce à elle que nos yeux peuvent voir le spectacle du monde. Mais qu'en est-il de nos oreilles ?Ont-elles la moindre chance de capter le plus infime son en provenance de notre étoile ? À cette question, les scientifiques répondent par l'affirmative. Même si cela peut nous sembler étonnant, le Soleil n'est pas silencieux.Des instruments perfectionnész ont donc été mis au service de cette écoute de notre étoile. Ainsi, l'observatoire solaire et héliosphérique de la NASA et l'Agence spatiale européenne ont été mis à contribution.De leur côté, les techniciens d'un laboratoire de l'université de Stanford, aux États-Unis, ont fait en sorte de nettoyer ces bruits solaires de toute interférence et, surtout, de les amplifier de manière considérable. C'était en effet la seule façon de les rendre audibles à une oreille humaine.Dans quelles circonstances est-il possible d'"entendre" le Soleil ? D'après les spécialistes, ces sons se produisent au moment des éruptions solaires.Il s'agit de phénomènes très violents, au cours desquels, en effet, des millions de tonnes de matière solaire sont éjectées dans l'espace, à la vitesse prodigieuse de 1.000 kilomètres par seconde.On se doute que des mouvements d'une telle ampleur puissent se traduire par l'émission de sons, même si nous ne pouvons pas les percevoir.Le Soleil fait aussi du "bruit" durant les tempêtes solaires. Il s'agit d'une projection de plasma solaire, composé d'hydrogène et d"hélium. Ce phénomène, lui aussi très intense, contribue à brouiller les systèmes de communication des satellites et l'ensemble des systèmes électriques.Mais un autre phénomène, observé en 2020 par une sonde spatiale, produit également des sons : les vents solaires. Il s'agit d'un flux de particules, propulsées dans l'espace depuis la haute atmosphère du Soleil. Et les sons produits à cette occasion semblent très variés. Une fois adaptés à l'ouïe humaine, ils pourraient aller d'un doux gazouillis à des grincements moins agréables à entendre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sur quel point le film Interstellar a-t-il parfaitement raison ?
On le sait, la science-fiction n'est parfois que la préfiguration de la réalité. C'est en tous cas ce que pourraient penser les spectateurs du film "Interstellar", réalisé en 2014 par Christopher Nolan.Ce film, dont l'action se situe en 2067, nous présente une Terre dont les ressources alimentaires s'épuisent. On monte donc une expédition chargée de trouver une planète pouvant accueillir les Terriens en détresse.Et les astronautes en découvrent une, en effet, la planète Miller, recouverte par un océan. Or, on vient de déceler la présence d'une planète qui, sur ce point, ressemble à celle décrite dans le film. En effet, l'eau, à l'état liquide, y occupe une très grande place.Il s'agit d'une exoplanète, qui se trouve donc en dehors de notre système solaire. Cette planète, baptisée TOI-1452b, est située dans la constellation du Dragon, à une centaine d'années-lumière de la Terre. Ce qui, dans l'espace, ne représente pas une trop grande distance.TOI-1452b fait partie de ce que les astronomes appellent un "système binaire". On le nomme ainsi parce qu'il se compose de deux étoiles semblables, tournant autour d'une autre étoile beaucoup plus petite que notre Soleil.Les observations faites par les scientifiques montrent que cette exoplanète a une masse environ cinq fois plus importante que celle de la Terre, dont environ le tiers pourrait être constitué par l'eau qui la recouvre. Elle apparaît aussi 70 % plus grande que notre planète.Par ailleurs, la température régnant à sa surface permet à l'eau, dont les astronomes pensent qu'elle recouvre la totalité de la planète, de se maintenir à l'état liquide.Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont utilisé un télescope de la NASA mis sur orbite, et destiné à la recherche d'exoplanètes, ainsi qu'une caméra à très haute résolution installée sur un télescope canadien.Relativement proche et observable tous les jours de l'année, en raison de sa position dans le ciel, cette nouvelle exoplanète pourrait être observée, avec le plus grand profit, par le grand télescope James Webb, lancé en 2021. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'un des créateurs de l'IA a-t-il des remords ?
Geoffrey Hinton est l'un des pères de l'intelligence artificielle. Dès les années 1970, il s'intéresse aux réseaux de neurones humains, dont il pense pouvoir reproduire le fonctionnement dans des systèmes d'intelligence artificielle.Une décennie plus tard, il enseigne dans la prestigieuse université privée Carnegie Mellon, spécialisée dans la recherche.En 2012, Geoffrey Hinton fonde, avec deux collaborateurs, la société DNNResearch, rachetée par Google l'année suivante. C'est dans ce cadre qu'il approfondit ses recherches sur le concept de "deep learning", une variété d'intelligence artificielle capable, selon un processus semblable à celui mis en œuvre par des neurones humains, d'assimiler des connaissances.Ses recherches seront tout aussi essentielles pour la mise au point des premiers "chatbots", ces programmes informatiques capables de mener une conversation avec un être humain.Les travaux décisifs de Geoffrey Hinton en matière d'intelligence artificielle, seront couronnés, en 2018, par le prestigieux prix Turing, qu'il partage avec deux scientifiques également très réputés.Mais aujourd'hui Geoffrey Hinton est un homme désenchanté. Il vient de quitter Google et ne craint pas de faire part publiquement de ses regrets et de ses inquiétudes au sujet de l'avenir de l'intelligence artificielle.De son point de vue, en effet, elle pourrait être mal utilisée. Ainsi, l'intelligence artificielle remplace déjà de nombreux salariés et pourrait bientôt en priver beaucoup d'autres de leurs emplois.Selon certaines estimations, environ 300 millions de personnes pourraient ainsi, à terme, perdre leur travail. Sans que la création d'emplois, générés par la mise en place et la maintenance de ces nouveaux dispositifs, soit suffisante pour compenser une telle perte.Par ailleurs, ces nouveaux dispositifs pourraient être utilisés à des fins militaires, ce que redoute aussi Geoffrey Hinton. Il déplore également la concurrence que se livrent, dans ce domaine, des géants du secteur comme Google et Microsoft.Elle pourrait aboutir, selon lui, au déversement sur la toile d'un flot d'informations, entre lesquelles les internautes auront du mal à séparer le bon grain de l'ivraie. En effet, de fausses informations, d'apparence très crédible, pourraient être créées par le biais de l'intelligence artificielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les daltoniens sont-ils souvent des hommes ?
Le daltonisme est une anomalie qui provoque, chez les personnes qui en sont atteintes, une vision altérée de certaines couleurs, comme le rouge et le vert, ou, plus rarement, le bleu et le jaune.D'une manière générale, les daltoniens distinguent mal les nuances de couleurs et ont de la peine à percevoir les teintes vives.Cette affection est le plus souvent d'origine génétique, mais elle peut aussi provenir d'un accident, qui a provoqué une lésion oculaire ou cérébrale. Enfin, elle peut être liée à la consommation de certaines substances.En principe, le daltonisme n'entraîne pas de problèmes de santé particuliers. Le daltonien doit cependant aménager sa vie quotidienne pour ne pas être gêné par cette mauvaise vision des couleurs.Le daltonisme touche de manière très inégale les hommes et les femmes. En effet, si 8 % des hommes seraient daltoniens, seulement 0,4 % des femmes seraient touchées par cette anomalie.Cet écart provient de la structure génétique de chaque sexe. En effet, les hommes n'ont qu'un chromosome X, qui contient, comme les autres chromosomes, des gènes contenant eux-mêmes ce que les spécialistes appellent des "allèles".Ces allèles sont à l'origine de certains caractères physiques, comme la couleur des yeux ou l'apparence des cheveux par exemple. Ils jouent également un rôle dans la perception de certaines couleurs. Ainsi, les gènes du chromosomes X contiennent les allèles responsables de la perception du rouge et du vert.Les hommes possèdent, sur ce chromosome X, deux allèles permettant la bonne vision de ces couleurs. Si l'un de ces deux allèles fonctionne mal, il devient daltonien.De leur côté, les femmes possèdent deux chromosomes X, provenant du père et de la mère. Pour qu'elles deviennent daltoniennes, il faut que deux allèles responsables de la vision de ces couleurs, un sur chaque chromosome, soient défaillants. Ce qui est beaucoup plus rare.Il se peut que d'autres chromosomes aient subi une mutation, comme le chromosome 7, responsable de la vision du bleu. Mais il n'y a pas, dans ce cas, de différences notables entre les sexes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le sel de l’Himalaya est-il rose ?
Le sel de l'Himalaya est très apprécié dans le monde entier. S'il est connu sous ce nom, il n'est pas extrait dans la chaîne de l'Himalaya, mais dans une mine du Pakistan, qui en est assez proche.Ces salines sont apparues à la suite de l'évaporation d'une mer intérieure, voilà 800 millions d'années. Il semble que le sel de la région soit exploité depuis des siècles. Il l'est aujourd'hui dans la mine de Khewra, qui a été ouverte en 1872.Située à près de 300 mètres d'altitude, cette mine, dont les galeries descendent jusqu'à 600 mètres de profondeur, est la deuxième plus grande mine de sel du monde. Plusieurs centaines de mineurs, qui se répartissent dans les 40 kilomètres de tunnels que comprend la mine, en extraient chaque année environ 400.000 tonnes de sel.Ce sel de l'Himalaya se présente sous la forme de cristaux dont l'épaisseur les fait ressembler à du gros sel. Il est très apprécié dans le monde entier.D'abord pour sa couleur particulière. Le sel que nous consommons le plus souvent, en effet, est de couleur blanche. Alors que celui-ci est rose. S'il affiche cette teinte, c'est qu'il contient beaucoup d'oxyde de fer.Les gourmets en sont friands, car sa saveur est réputée pour être plus subtile que celle du sel marin. Il est pourtant un peu plus salé que le sel classique. Par ailleurs, il contient, mais en très petites quantités, des minéraux bénéfiques à la santé, comme le potassium ou le magnésium, qu'on ne trouve pas dans le sel de table.C'est en outre un produit plus naturel. En effet, il n'a pas été exposé à la pollution de l'air ni à celle qu'on peut trouver en milieu marin. Par ailleurs, il ne subit aucun traitement particulier. Il s'agit donc d'un produit brut, donc non raffiné, et auquel on n'ajoute pas d'additifs.Même s'il est concurrencé, aujourd'hui, par la production d'autres pays, le sel de l'Himalaya sert aussi à fabriquer des lampes de sel, utilisées comme purificateurs d'air. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Notre nouveau podcast: La rumeur
Pour écouter le podcast La rumeur:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bGoogle Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3DDeezer:https://deezer.com/show/3871907 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les cafards seraient-ils plus vieux que les dinosaures ?
Les cafards sont des hôtes plutôt gênants, qu'on ferait tout pour chasser de nos maisons. Mais même les insecticides les plus puissants ont du mal à venir à bout de ces bestioles qui s'adaptent à tout.Et c'est bien pourquoi les cafards peuplent la terre depuis si longtemps. De fait, ils y seraient apparus bien avant les dinosaures. La récente découverte d'un fossile de cafard, qui vivait dans les marais tropicaux d'Amérique du Nord, vient de le confirmer.Il s'agit d'un cafard de 9 centimètres, donc bien plus grand que l'insecte actuel. Mais il lui ressemble beaucoup et appartient bien à la même espèce. Et, d'après les spécialistes, ce fossile aurait environ 300 millions d'années. Ce qui fait du cafard l'une des espèces vivantes les plus anciennes que la terre ait portées.Non seulement les cafards étaient là bien avant les dinosaures, mais, on le sait, ils leur ont survécu. Ils ont donc résisté au cataclysme provoqué par l'astéroïde de 10 kilomètres de long qui, voilà 66 millions d'années, s'est écrasé sur la terre.Ce choc prodigieux a provoqué de très puissants séismes et des éruptions volcaniques. Le ciel, rempli de poussières, s'est voilé durant les longs mois d'un hiver sans fin. On estime qu'environ les trois quarts des plantes et des animaux, dont les dinosaures, ont péri dans cette catastrophe.Mais le cafard, lui, a survécu. Comment expliquer son extraordinaire résistance ? D'abord par sa morphologie. En effet, le corps du cafard est extrêmement plat, ce qui lui permet de s'introduire dans le moindre interstice.Il s'est donc réfugié dans une crevasse ou une anfractuosité de la roche, en attendant des jours meilleurs. Et la nourriture n'a pas non plus été un problème. En effet, cet insecte omnivore se nourrit de tout : d'un peu de graisse, des cadavres d'autres insectes ou même d'excréments.Et il aurait même pu se réfugier dans une oothèque, terme désignant la coque, très résistante, qui contient les œufs de certains insectes, comme le cafard ou la mante religieuse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne faudrait-il pas voyager avec des bananes ?
La radioactivité est avant tout un phénomène naturel. Ainsi de nombreux aliments sont radioactifs, sans que cela représente un danger pour notre santé.Cette radioactivité est associée à certains atomes instables. Le noyau d'un atome stable contient le même nombre de protons et de neutrons. Ce n'est pas le cas du noyau d'un atome instable, où ces particules sont trop nombreuses.Le noyau se débarrasse alors de protons ou de neutrons en surnombre, afin de préserver la stabilité de l'atome. Et cette éjection s'accompagne d'un rayonnement spécifique. C'est ce processus qu'on nomme "radioactivité".Elle peut être également d'origine artificielle, comme dans le cas de l'imagerie médicale.Phénomène naturel, la radioactivité est donc présente dans le monde qui nous environne, et même en nous. Il est donc normal que certains aliments, comme la banane, soient radioactifs.Elle le doit à la présence d'un isotope du potassium 40, c'est-à-dire d'un atome comprenant le même nombre d'électrons et de protons, mais un nombre différent de neutrons.Si vous transportez des bananes dans votre sac, et que vous passez au contrôle de certains aéroports, l'appareil équipant le portique de sécurité peut sonner. Mais cela ne veut pas dire que vous soyez en danger.En effet, les substances radioactives présentes dans ce fruit sont en quantités très minimes. De fait, elles représentent moins de 0,020 % de la banane. En outre, la radioactivité, dans ce cas, se manifeste par des rayonnements que leur nature et leur intensité rendent inoffensifs.De tels rayonnements naturels, dont notre corps s'accommode très bien, n'ont pas une énergie suffisante pour modifier la structure des atomes qui composent notre organisme. Ils ne sont pas "ionisants", comme disent les spécialistes. Nous pouvons donc consommer des aliments radioactifs sans aucune crainte.Car il en existe bien d'autres que la banane. On peut citer, par exemple, les épinards, le lait, les fruits de mer ou encore les champignons. D'autres aliments, comme les haricots rouges ou les pommes de terre sont même un peu plus radioactifs, tout en restant inoffensifs pour le consommateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les nuages aggravent-ils la résistance des bactéries aux antibiotiques ?
Il existe de très nombreuses bactéries résistantes aux antibiotiques. D'ordinaire, on les trouve dans le sol, sur les feuilles des arbres et même dans les cours d'eau et les océans. Mais elles seraient souvent emportées par le vent et, imprégnant les nuages, elles seraient dès lors capables de voyager sur de très longues distances.C'est ce qu'ont voulu vérifier des scientifiques canadiens et français. Pour ce faire, ils sont montés au sommet du Puy-de-Dôme, un volcan éteint du centre de la France, qui se dresse à plus de 1.400 mètres d'altitude.Parvenus à cette hauteur, ils ont prélevé des échantillons dans les nuages qui survolaient le volcan.En les analysant, ils ont trouvé de fortes concentrations de bactéries résistantes aux antibiotiques, leur nombre variant cependant selon les nuages. En effet, les scientifiques ont découvert, dans ces nuages, entre 300 et plus de 30.000 de ces bactéries par millilitre d'eau.Les bactéries trouvées n'étaient d'ailleurs pas les mêmes dans les nuages survolant les terres et dans ceux qui se formaient au-dessus des océans.En soi, une telle découverte n'avait d'ailleurs rien de surprenant. En effet, le développement de ces bactéries s'explique en partie par l'emploi très courant des antibiotiques, tant dans le domaine de la santé que dans celui de l'agriculture.Le recours systématique aux antibiotiques, notamment pour soigner certaines infections, favorise cette résistance et représente un véritable problème de santé publique. On estime en effet que ces bactéries, apparues à la suite d'une utilisation trop massive des antibiotiques, seraient responsables du décès de plus d'1,2 million de personnes dans le monde.De telles bactéries pourraient-elles présenter un danger pour les promeneurs ? D'après les spécialistes, il serait faible. En effet, ces micro-organismes ont du mal à résister aux conditions de la haute altitude.Aussi seulement 5 à 50 % des bactéries trouvées dans les nuages seraient encore actives. Malgré leur relative innocuité, certains scientifiques conseillent cependant de mieux repérer les endroits d'où proviennent ces bactéries résistantes aux antibiotiques, afin d'empêcher ou de limiter leur propagation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un taxi a-t-il perturbé les échanges entre l’ISS et la Nasa ?
Des cosmonautes russes de la Station spatiale internationale (ISS) viennent d'avoir un curieux échange avec la Terre. Ils effectuaient une sortie, pour installer un radiateur à l'extérieur de la station, quand ils ont reçu un étonnant message dans leurs écouteurs.Ce n'était pas un ingénieur de la NASA qui leur parlait...mais un chauffeur de taxi argentin ! Et c'est ainsi que des astronautes à des centaines de kilomètres de notre planète se sont vus demander la confirmation d'une adresse à Buenos Aires. Un journaliste argentin, assistant à la retransmission de la sortie, s'en est aussitôt aperçu.Pour bref qu'il ait été, puisqu'il n'a pas duré plus de trois secondes, le message avait de quoi surprendre ses auditeurs. Mais comment une telle erreur a-t-elle pu se produire ?Si les cosmonautes de la Station spatiale internationale ont pu recevoir cet étrange message, c'est pour une raison simple. Pour communiquer avec la Terre, en effet, ils utilisent, une fois par mois, une bande de fréquence UHT (ultra haute fréquence).Or, il se trouve que les chauffeurs de taxi de Buenos Aires utilisent la même. Le partage de cette bande de fréquence par des cosmonautes et un chauffeur de taxi a été facilité, dans ce cas, par le survol de l'Argentine par l'ISS.Par ailleurs, lors des sorties des astronautes, les communications avec le sol sont assurées par de simples transmissions radio, dans lesquelles il est facile de s'immiscer, si l'on peut dire.De telles interférences sont cependant très rares. Et, selon les spécialistes, elles ne mettraient pas les cosmonautes en danger. Si même elles les empêchaient d'établir un contact avec la NASA, ils interrompraient la sortie, et appliqueraient les consignes prévues en ce cas, jusqu'à la reprise de la communication.Par ailleurs, rien de confidentiel n'étant dévoilé lors de ces sorties, aucun secret ne risque d'être divulgué. En revanche, certaines conversations plus sensibles passent par une bande de fréquence sécurisée, sur laquelle les messages échangés sont codés. Aucun chauffeur de taxi, fût-il argentin, ne pourrait donc s'y inviter ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle heure est-il sur la Lune ?
La Lune continue de susciter l'intérêt des agences spatiales. Le programme Artémis, mis au point par la NASA, a prévu d'y faire à nouveau marcher des astronautes dès l'année prochaine.Mais ces missions lunaires ne seront un véritable succès que si elles sont le fruit d'une coopération entre les diverses agences spatiales. Or, elle suppose certains arrangements, comme, par exemple, un accord sur une heure commune.En effet, on peut se demander sur quelle heure les astronautes, une fois sur la Lune, devront régler leurs montres. Première solution : on pourrait, comme sur la Terre, tenir compte de la durée du jour pour définir les heures.Mais, sur notre satellite, le Soleil brille durant 14 jours. Un temps bien long pour des astronautes habitués à un rythme de 24 heures.Pour évaluer l'heure une fois sur la Lune, une référence plus commode serait le temps universel coordonné, ou UTC en anglais. En effet, il s'agit là d'un temps stable, sans rapport avec la rotation de la Terre sur elle-même.Et ce temps est d'autant plus fiable qu'il est contrôlé par des horloges astronomiques, dont on connaît la précision. Ce serait un parfait instrument si l'ensemble de notre monde était toujours régi par les lois de Newton.Or, depuis les lois d'Einstein sur la relativité restreinte, puis la relativité générale, une variable aussi capitale que le temps leur échappe en partie. Désormais, le temps n'est plus absolu, mais relatif.De fait, le temps diffère en fonction de la vitesse de celui qui le mesure, mais aussi de la proximité d'une masse, comme une planète par exemple, intervenant dans la gravitation.Or, la masse gravitationnelle de la Terre étant très différente de celle de la Lune, les heures indiquées par deux horloges installées sur l'une et l'autre ne tarderaient pas à se décaler.En effet, l'horloge présente sur la Lune gagnerait plus de 55 microsecondes toutes les 24 heures. C'est peu, à première vue, mais suffisant pour compromettre des missions qui doivent être réglées avec une très grande précision. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un kugelblitz pourrait courber l'espace temps ?
Certains objets célestes ne cessent d'intriguer les scientifiques par leur singularité. C'est le cas des trous noirs. Découverts à l'orée des années 1970, ces trous noirs sont des objets très compacts, qui se forment à la mort de certaines étoiles très massives.Leur champ gravitationnel est si grand que la masse de l'objet a fini par s'effondrer sur elle-même, se concentrant en un seul point, au centre du trou noir. Cette gravité est si intense qu'aucune lumière ne peut le traverser ni même en sortir.D'où l'appellation de "trou noir", qu'il est donc impossible d'observer. La densité est alors si intense que, pour créer un trou noir, elle courbe l'espace-temps, au point même de le "déchirer". Mais cet objet pourrait se former autrement que par cette très forte concentration de masse.En effet, on pourrait imaginer un autre mode de formation pour les trous noirs. La masse pourrait être remplacée par de l'énergie. Dans la théorie de la relativité générale, en effet, l'équivalence entre masse et énergie est exprimée par la célèbre équation E=mc2.Or, la lumière est elle-même une forme d'énergie. Donc, en théorie, si une quantité de lumière suffisante s'accumule en une région donnée, elle peut être capable de déformer l'espace-temps, et donc de créer un trou noir.C'est cet objet théorique que les astrophysiciens appellent un "kugelblitz", qu'on traduit généralement par "foudre en boule". Le trou noir se produirait donc sous l'action de l'énergie, et non de la matière, mais, une fois formés, il n'y aurait pas de différences entre ces objets.Il faut rappeler, encore une fois, que l'existence de ce "kugelblitz" n'est pour l'instant qu'une hypothèse. Elle paraît d'ailleurs improbable à certains scientifiques, qui estiment peu vraisemblable une telle concentration de lumière en un seul point.D'autres, comme le physicien John Wheeler, spécialiste de la relativité générale, qui a imaginé ce concept au milieu des années 1950, n'excluent pas l'existence de ces "kugelblitz".On ne s'étonnera pas, cependant, qu'il ait pu nourrir l'imagination des romanciers et des scénaristes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le linge séché au soleil a-t-il une si bonne odeur ?
Après les avoir lavés, vous pouvez placer serviettes et chemises dans un sèche-linge ou les étendre au soleil, dans le jardin. Le résultat ne sera pas le même. Le linge séché en plein air se sera imprégné d'une odeur plus agréable que celui sorti de l'appareil de séchage. Il s'en dégagera en effet une senteur fraîche très plaisante.Des chercheurs danois ont voulu savoir pourquoi un tel parfum s'exhalait du linge séché au soleil. Pour cela, ils ont lavé trois serviettes, dans une eau très pure. Chacune d'entre elles a ensuite été suspendue sur une corde située dans un endroit différent : un lieu ensoleillé, une pièce sombre et un balcon à l'ombre.Puis les serviettes ont été placées dans des sacs en plastique durant un temps suffisant pour que les composés organiques se libèrent.L'analyse de l'air contenu dans les sacs, menée au moyen d'une technique spécifique, a d'abord permis de séparer ces composés, puis de les étudier séparément.Les chercheurs ont remarqué que les serviettes séchées au soleil s'étaient imprégnées d'un plus grand nombre de composés organiques. Ils pensent que certains d'entre eux pourraient être produits au contact de l'ozone de l'air. Ce gaz réagirait en effet avec le linge humide pour l'imprégner de ces substances odorantes.Certaines, d'ailleurs, sont utilisées dans la fabrication de parfums ou l'industrie alimentaire. L'ozone aurait une autre vertu : il détruirait les bactéries responsables des odeurs désagréables qui peuvent émaner du linge séché dans un espace confiné.Quand le linge sèche dans le jardin, les arômes des plantes et des fleurs odorantes s'imprègnent également dans le tissu, dont les fibres parviennent à capter ces parfums. Ceci étant, le mécanisme exact qui préside à ces réactions n'est pas encore connu avec précision.Si une chemise ou un pantalon blancs, séchés en extérieur, sentent bon, ils ont aussi tendance à retrouver leur éclat. Du moins si le soleil est au rendez-vous.Mais ne faites pas sécher trop longtemps au soleil des vêtements colorés. En effet, ses rayons pourraient finir par les décolorer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi SpaceX parle de réussite après l'explosion de Starship ?
"Starship", la fusée conçue par la société d'Elon Musk, SpaceX, a explosé en vol, le 20 avril dernier, quelques minutes après avoir décollé de la base spatiale Starbase, située dans le sud du Texas. À première vue, on ne saurait donc considérer cet essai que comme un échec.Et pourtant Elon Musk en fait une quasi réussite. De fait, les responsables de l'essai n'ont pas parlé d'"explosion" de la fusée, mais de "désassemblage programmé". Ce qui laisse supposer qu'ils avaient prévu ce qui allait se passer.Il faut dire que le défi était de taille. En effet, Starship est la plus grosse fusée jamais construite. Réussir à la faire décoller, sans que la pression la détruise aussitôt, était déjà une gageure. En effet, la poussée au décollage était d'une puissance considérable. Malgré tout, la fusée a réussi à prendre son envol.Si le décollage s'est bien passé, c'est la séparation des étages qui, devant intervenir quelques minutes après, ne s'est pas déroulée comme prévu.En effet, la fusée a explosé quelques instants après le départ. Elle ne devait donc pas grimper jusqu'à 150 km d'altitude, avant de retomber dans l'océan Pacifique, ce qui était l'objectif initial.Pourtant, ni Elon Musk ni les ingénieurs ayant travaillé à la conception de la fusée ne se montrent déçus. Ils pensaient déjà qu'un décollage réussi serait une belle performance.Ils se sont également félicités de la capacité de la fusée à décoller malgré la panne de certains des moteurs de son premier étage. Des pannes qui se sont déjà produites lors de précédents tests sans décollage.Par ailleurs, à les en croire, le but de cet essai était de recueillir le maximum d'informations sur le décollage de cette fusée, afin d'améliorer les conditions de décollage et de vol des engins à venir.Pour l'instant, on ignore ce qui a pu provoquer l'explosion de Starship. Pour le savoir, il faudra analyser les données fournies par les nombreux capteurs qui équipent la fusée. En attendant, Elon Musk a promis un nouveau lancement d'ici quelques mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment prédire les canicules ?
Liées en partie au réchauffement de la planète, mais aussi à la résurgence de phénomènes climatiques comme "El Niño", qui se traduit par une température plus chaude d'une partie de l'océan Pacifique, les canicules sont de plus en plus fréquentes.Et, à cet égard, l'été 2023 pourrait être pire que celui de l'année précédente. Ces phénomènes climatiques extrêmes provoquent des décès et aggravent une sécheresse déjà très préoccupante dans de nombreuses parties du monde.D'où l'intérêt de prédire ces canicules. C'est le travail des prévisionnistes météo, qui alimentent des ordinateurs très puissants de données aussi variées que les températures, les précipitations ou la pression atmosphérique.Serait-il possible, cependant, de prédire les canicules avec encore plus d'avance ? Des chercheurs français répondent par l'affirmative. D'après eux, il serait possible de construire un dispositif d'intelligence artificielle capable de prévoir une canicule jusqu'à un mois à l'avance.Mais la difficulté, pour bâtir un tel système, réside dans la relative rareté des données disponibles. En effet, de telles chaleurs extrêmes ne se sont pas produites très souvent jusqu'à une date assez récente.Pour résoudre ce problème, les chercheurs ont recréé, en quelque sorte, un climat typique du début de ce XXIe siècle. L'outil ainsi mis au point a ensuite recueilli des données sur une période comparable à l'écoulement de 8.000 années.Ce modèle climatique, fondé sur ce que les spécialistes appellent le "deep learning", ou "apprentissage profond", a permis de nourrir le système d'un assez grand nombre d'informations significatives pour permettre des prévisions plus précoces.Les rapports du GIEC, qui regroupe les informations sur l'évolution du climat, sont d'ailleurs fondés sur l'utilisation de modèles comparables.Malgré tout, le manque de données relatives aux canicules restera, dans les années à venir, un problème que les chercheurs entendent résoudre tant par l'utilisation conjointe d'autres modèles climatiques que par l'intervention d'experts, pour orienter, en quelque sorte, le travail de l'IA.Quoi qu'il en soit, ce dispositif, qui nécessite encore de nombreux aménagements, ne sera pas opérationnel dans l'immédiat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le cerveau crée-t-il de faux souvenirs ?
On le sait, la mémoire est un processus très complexe. Une récente étude, menée par des chercheurs néerlandais, en fournit une nouvelle preuve. Elle porte sur la capacité du cerveau à forger de faux souvenirs.Ils s'inscriraient même dans la mémoire d'une personne tout de suite après qu'elle a été témoin d'un événement donné. Dans le cadre de leur étude, ces chercheurs ont demandé à des participants de regarder des lettres, dont l'une était surlignée, alors que d'autres étaient inversées.40 % des volontaires ont pu préciser quelle lettre était surlignée, en ajoutant qu'elle était également inversée. 10 % de cet échantillon n'ont pas été en mesure de le faire. Et certaines réponses des personnes persuadées qu'une lettre inversée ne l'était pas ont été extrêmement rapides.Cette absence d'hésitation tendrait à prouver que de faux souvenirs ont été créés dans le cerveau de ces volontaires aussitôt après la vision des lettres. Autrement dit, elles se souvenaient, non pas de ce qu'elles avaient vu, mais de ce qu'elles avaient cru voir.Les souvenirs que nous avons d'un événement ne sont donc pas toujours conformes à ce que nous avons réellement vu. En effet, on se souvient parfois de ce qu'on s'attend à voir.C'est comme si le cerveau s'adaptait au schéma mental qui est le nôtre au moment où nous sommes confrontés à un événement ou une rencontre. Le cerveau se comporte ainsi comme s'il se conformait à l'idée préconçue que nous nous en faisons.Une autre étude montre qu'il a suffi de placer la photo d'une personne dans une montgolfière pour lui faire croire qu'elle avait vraiment effectué ce vol, alors qu'il n'en était rien.Cette photo a contribué à la création d'un faux souvenir, qui a permis à la personne de décrire son baptême en montgolfière comme si elle y avait vraiment participé.Il arrive aussi que la mémoire des uns puise dans celle des autres pour fabriquer des souvenirs composites qui, là encore, ne reflètent pas fidèlement la réalité. On voit donc que la mémoire à court terme n'est pas toujours plus fiable que la mémoire à long terme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi sommes-nous de plus en plus piqués par les moustiques ?
Dans les sociétés industrialisées du monde occidental, l'activité humaine se trahit en tous temps, y compris la nuit. Avec les phares des voitures, un éclairage urbain plus performant et les lumières filtrant des appartements, la nuit est de moins en moins noire.Or, cette luminosité accrue dérange certains insectes. C'est le cas des moustiques, qui limitent leur activité durant l'hiver. Il ne s'agit pas d'une hibernation à proprement parler, mais de ce que les spécialistes appellent la dormance, ou "diapause".Durant cette période, les insectes transforment le sucre, prélevé notamment sur les fleurs, pour le transformer en graisse, sur laquelle ils vivent, de manière ralentie. Ils cherchent un endroit chaud et abrité, comme une grotte, et y passent généralement l'hiver.Mais c'était compter sans le maintien, en toute saison, de cette atmosphère lumineuse, qui empêche les moustiques de profiter, si l'on peut dire, de cette période de retrait qu'est la dormance. Ils ont donc tendance à rester actifs plus longtemps. Ils peuvent donc nous piquer même à la fin de l'été et au début de l'automne, si ce n'est au-delà.Or, c'est pendant cette période que les moustiques sont le plus susceptibles de transmettre à l'homme certaines maladies, comme le virus du Nil occidental. Ils se contaminent eux-mêmes en piquant des oiseaux.Cette pollution lumineuse ne gêne d'ailleurs pas tous les moustiques de la même façon. Durant l'hiver, en effet, chaque espèce adopte un comportement différent. Ainsi, certains moustiques restent à l'état d'œufs ou de larves pendant cette période.Cependant, même de la part des insectes dont cette luminosité nocturne prolonge l'activité, il ne faut pas attendre trop de désagréments. En effet, en hiver, les piqûres de moustique restent exceptionnelles.Cette pollution lumineuse ne gêne pas tous les moustiques, dans la mesure où certaines espèces sont actives toute l'année. C'est notamment le cas du moustique tigre. En raison du réchauffement climatique, qui augmente sa capacité à se reproduire, il est même plus actif qu'avant.Il se pourrait cependant que ces nuits moins noires puissent compromettre, sur le long terme, la survie de certaines espèces de moustiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment savoir si quelqu'un ment ?
Il vous est sans doute arrivé d'éprouver des doutes en écoutant le récit que vous faisait un ami de son dernier voyage ou de telle ou telle de ses actions. Vous avez eu l'impression qu'il vous mentait, mais vous ne savez pas comment le démontrer.Vous devriez alors vous intéresser aux travaux récents de chercheurs en psychologie néerlandais, qui en ont publié les résultats dans une revue réputée. Pour mener à bien leur étude, ils ont rassemblé plus de 1.400 volontaires.Leur mission : écouter le récit de deux groupes d'étudiants. Les membres du premier racontaient un vol qu'ils prétendaient avoir commis. Mais il n'en était rien. Quant aux autres, ils décrivaient une promenade qu'ils avaient réellement faite.Certains des participants n'avaient reçu aucune consigne particulière. Les autres, au contraire, devaient porter leur attention sur les détails donnés par les conteurs. Pour obtenir des résultats significatifs, les chercheurs n'ont pas mené moins de neuf expériences.Les volontaires se concentrant sur les détails des récits ont obtenu une proportion de réponses justes comprise entre 59 et 79 %. Des résultats bien plus satisfaisants que ceux enregistrés par les participants n'ayant pas reçu d'instructions de la part des chercheurs.Avec un taux de réussite approchant parfois de 80 %, cette méthode de détection des mensonges semble même plus efficace que les détecteurs et autres dispositifs utilisés à cet effet.Un récit détaillé, qui donne, par exemple, toutes les précisions souhaitables sur la disposition des lieux et sur le nombre et l'aspect des personnes présentes, serait le meilleur gage de vérité que pourrait donner le conteur.Il suffirait donc de repérer la présence ou l'absence de ces détails significatifs pour décider de la véracité ou de la fausseté de tel ou tel récit. La quantité, et la précision, de ces détails, donneraient, selon ces chercheurs, des indices très sûrs sur le jugement qu'il convient de porter sur un récit.Ce sont donc de tels détails qui donnent le sentiment d'un récit complet et structuré, dont, dès lors, l'aspect concret ne semble plus faire de doute. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on rôter dans l'espace ?
On le sait, les astronautes évoluent, en apesanteur, dans un monde qui n'est en rien comparable au nôtre. Cette situation particulière modifie les gestes les plus courants de la vie quotidienne.Ainsi, dans un vaisseau spatial, on ne mange pas ou ne va pas aux toilettes de la même façon que sur Terre. Mais il est encore d'autres fonctions de notre organismes qui sont changées par l'apesanteur.Ainsi, qu'en est-il de ces rots qui, pour peu élégants qu'ils soient, nous soulagent à l'issue d'un repas un peu copieux ? Ces éructations, comme on les appelle aussi, surviennent quand un excès d'air s'est amassé dans l'œsophage, qui relie la gorge à l'estomac.Cette question triviale n'a pas manqué d'être posée aux astronautes : peut-on roter dans l'espace ? Et la réponse est négative. On ne peut pas expulser l'air amassé de cette façon.Sur Terre, en effet, les aliments digérés s'acheminent vers le bas du corps, sous l'effet de la gravité. De leur côté, les gaz, et donc l'air, plus légers, ont tendance à remonter. Puis à s'évacuer sous forme de rots.Mais, dans l'espace, rien de tel. En effet, dans ce milieu, il n'y a pas de gravité. Aliments et gaz, qui ne sont pas séparés, comme sur Terre, flottent dans l'estomac, sous forme de bulles.Si une éructation se produit, elle ne prendra donc pas la forme du rot, telle qu'on la connaît ici-bas. Elle ressemblera plutôt à un vomissement, où tout sera rendu ensemble, gaz et aliments mêlés. De petites poches ont d'ailleurs été prévues à cet effet.Si, dans l'espace, on ne peut pas évacuer l'excès d'air par le haut, on peut heureusement l'éjecter par le bas. Autrement dit, si on ne peut pas roter, on peut toujours péter !Aucun danger pour que ces flatulences n'asphyxient les astronautes. En effet, le casque est isolé de la combinaison, ce qui permet, entre autres, de compenser les fuites d'air au niveau de cette dernière. Ne pouvant roter, les astronautes se rattrapent donc sur les pets, qui sont plus nombreux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Terre a-t-elle une deuxième Lune ?
Certaines planètes de notre système solaire ont de très nombreux satellites. Pas moins de 92 tournent ainsi autour de Jupiter. À cet égard, bien sûr, la Terre fait pâle figure. Jusqu'à présent, en effet, notre planète n'a qu'un seul satellite : la Lune.En fait, les choses sont un peu plus complexes. Si la Terre ne peut se prévaloir que d'un seul satellite, elle est entourée de quelques "quasi-satellites". Si on les appelle ainsi, c'est qu'ils semblent tourner autour de notre planète, une supposition qui semble confirmée si on les observe depuis la Terre. Mais, en réalité, ils accompagnent plutôt notre planète dans sa course autour du Soleil.Ce n'est donc pas la gravité de la Terre qui exerce la plus grande attraction sur eux, mais celle du Soleil. Parmi ces possibles "quasi-satellites", on peut citer "Kamo'oalewa", repéré en 2016.Les télescopes en avaient remarqué un autre, en 2020. Mais cet objet, de très petite taille, et dont la nature exacte n'avait pu être identifiée, n'était pas resté très longtemps dans les parages de la Terre. Au total, une dizaine d'astéroïdes pourraient revendiquer ce titre de "quasi-satellites" de la Terre.Mais les astronomes viennent de remarquer la présence d'une autre de ces "quasi-lunes". Ils lui ont donné le nom de "2023 FW 13". En soi, une telle découverte est assez rare. Il s'agit bien d'un "quasi-satellite", dans la mesure où c'est le Soleil qui joue le rôle principal dans son orbite, la gravité terrestre ne la modifiant qu'à la marge.Cette "quasi-lune" met d'ailleurs autant de temps que la Terre pour faire le tour du Soleil. D'après les astronomes, elle est dans cet état depuis des siècles et pourrait le rester encore pendant des milliers d'années.Il ne s'agit pas d'un satellite aussi volumineux que la Lune, mais d'un modeste objet d'une vingtaine de mètres. En mars dernier, les astronomes l'ont repéré à quelque 10 millions de kilomètres de notre planète, soit environ 25 fois la distance de la Terre à la Lune. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le sentiment amoureux coupe-t-il l'appétit ?
Certaines émotions provoquent une forme de boulimie chez certaines personnes. Mais ce n'est pas le cas, semble-t-il, du sentiment amoureux. Il aurait plutôt tendance à couper l'appétit.Si les amoureux ont moins faim, c'est d'abord en raison des hormones que leur organisme produit en abondance. À commencer par l'ocytocine, parfois surnommée, justement, l'hormone de l'amour.En 2015, une étude s'est intéressée à son effet sur l'appétit. Une vingtaine de participants ont été invités, les uns à inhaler de l'ocytocine, les autres un placebo. On leur a ensuite servi un copieux petit-déjeuner.Les chercheurs se sont alors aperçus que les personnes ayant inhalé de l'ocytocine avaient tendance à moins manger. Au début d'une relation amoureuse, d'autres hormones, comme la dopamine ou la sérotonine, produites elles aussi en grande quantité, tendent à réduire l'appétit. Quant à la phényléthylamine, elle serait responsable du fameux "coup de foudre" !Autrement dit, une personne amoureuse serait trop occupée à maîtriser des émotions qui la submergent pour songer à se mettre à table.Mais les hormones ne sont pas les seules en cause. Le début d'une relation amoureuse est une période exaltante mais, à d'autres égards, il peut aussi provoquer une certaine angoisse.En effet, on s'interroge sur les sentiments de l'autre et sur la durée d'une telle relation. Autant de réactions qui peuvent entraîner du stress. Et on sait que celui-ci ne fait pas bon ménage avec l'appétit.Par ailleurs, manger est souvent une occupation en soi. Surtout si l'on n'a pas grand chose à dire à son commensal. Un amoureux, au contraire, est absorbé par l'objet de sa passion. Et il en oublie souvent de manger. Ou du moins ne fait-il pas vraiment honneur au repas servi.On le voit, quand la sagesse populaire prétend qu'au début d'une relation amoureuse, on vit "d'amour et d'eau fraîche", elle n'a pas tout à fait tort. Certains médecins prétendent même que, dans les premiers mois de cette relation, on perdrait jusqu'à 5 kilos ! Une façon originale d'affiner sa silhouette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment connaître l'histoire des volcans grâce aux éclipses de Lune du Moyen-Age ?
Pour écouter mes épisodes:Quelle maladie touche tous ceux qui ont marché sur la Lune ?Quel ingrédient secret est caché dans la Joconde ?Rendez-vous sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492?mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Pensez à vous abonner ;)__________________________________Les scientifiques cherchent à mieux connaître les éruptions volcaniques qui ont eu lieu par le passé. Pour cela, ils étudient des échantillons de glace, dans lesquels ils recherchent des produits de ces éruptions.Ils savent également qu'il existe un lien entre ces événements et la luminosité des éclipses lunaires.En effet, celle-ci dépend en partie des aérosols disséminés dans l'atmosphère. Et les volcans en éruption en projettent de grandes quantités dans le ciel. C'est ce s'est passé, notamment, lors de la puissante éruption du volcan philippin Pinatubo, en 1991.Or, des textes anciens, datant des XIIe et XIIIe siècles, nous renseignent avec une certaine précision sur les 64 éclipses solaires ayant eu lieu à cette époque.Ces documents, écrits par des moines, toujours attentifs aux phénomènes célestes, décrivent environ 80 % de ces éclipses et, pour la moitié d'entre elles, précisent même leur luminosité. Il serait donc possible de faire le lien entre ces dernières éclipses et de possibles éruptions volcaniques.Les chercheurs avaient besoin d'un outil fiable pour rechercher, à travers ces textes monastiques, la trace d'éventuelles éruptions volcaniques. Ils l'ont trouvé sous la forme de l'échelle de Danjon.Mise au point par l'astronome du même nom, dans les années 1920, elle permet d'apprécier, en la classant de 0 à 4, la luminosité des éclipses de Lune. Ainsi, une éclipse affectée de la "note" 0 sera très sombre, alors que celle ayant mérité un "4" sera très lumineuse.Armés de cet outil, les scientifiques ont pu donner un chiffre à chaque éclipse décrite par les moines et comparer ensuite avec les analyses des échantillons de glace. Dans l'ensemble, les deux éléments se sont bien synchronisés.Dès lors, il était démontré que des éruptions volcaniques avaient bien accompagné les éclipses lunaires les plus sombres.L'examen de ces textes va permettre de faire progresser l'étude de ces phénomènes naturels. Ainsi, on comprendra sans doute mieux pourquoi le climat s'est refroidi à l'époque où les moines ont décrit les éclipses lunaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les mégabassines sont-elles controversées ?
Le récent projet de réserve de substitution, ou "mégabassine", devant voir le jour à sainte-Solive, dans les Deux-Sèvres, a soulevé une vive polémique et provoqué des heurts violents entre la police et les opposants à cette initiative.Ces mégabassines sont de vastes excavations, dont le fond est plastifié et imperméabilisé. Elles sont destinées à recevoir, en hiver, l'eau des nappes phréatiques. Ces réserves doivent faciliter l'irrigation estivale des cultures, au moment où les ressources en eau s'amenuisent.Le projet de sainte-Soline fait partie d'un programme plus vaste, prévoyant la construction de 16 mégabassines. Au total, elles pourront contenir quelque 6,2 millions de m3, soit de 20 à 30 % de l'eau nécessaire à l'irrigation du département des Deux-Sèvres.Les défenseurs des mégabassines ont des arguments à faire valoir. Pour eux, c'est la seule solution pour assurer la survie de l'agriculture en été, ce qui permet d'éviter des faillites et de sauver des emplois.De tels projets permettraient aussi de corriger l'inégale répartition de l'eau sur le territoire. En favorisant, durant l'ensemble de l'année, l'essor de l'agriculture, ces bassins éviteraient le recours à l'importation de produits qui, eux, auraient profité d'une meilleure irrigation.Un rapport du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a d'ailleurs montré que, si la perte de débit, pour les cours d'eau, est de 1 % au moment des prélèvements, celle-ci serait compensée par une hausse de 6 % en été, due à la baisse des prélèvements dans les cours d'eau.Mais ce rapport est contesté par les opposants aux mégabassines. Ils rappellent aussi que l'eau ainsi amassée dans ces vastes bassins est sujette à une forte évaporation. Par ailleurs, elle serait d'une moindre qualité, car sa température, plus élevée, favoriserait le développement de micro-organismes.Les détracteurs du projet en font également valoir le coût et s'inquiètent d'une menace pour l'écosystème, privé d'une partie de l'eau dont il a besoin. Enfin, en pompant cette eau à la surface, de manière artificielle, on empêcherait son infiltration naturelle dans les sols. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La vapeur d'eau est-elle un gaz à effet de serre ?
La vapeur d'eau contribue à 60 % à l'effet de serre, et même à 90 % si on y intègre celle qui est produite naturellement. Mais il s'agit, pour l'essentiel, d'un effet de serre naturel, produit par la vapeur d'eau contenue dans les nuages. C'est lui qui absorbe une partie du rayonnement solaire.Sans cette protection, la température moyenne de la Terre s'abaisserait à près de -20°C. C'est donc l'excès de gaz à effet de serre émis par l'homme qui entraîne le réchauffement climatique dont nous commençons à subir les effets.La vapeur d'eau produite par l'homme, dans les centrales nucléaires notamment, qui en rejettent, ou par le biais de l'irrigation des cultures, est donc bien un gaz à effet de serre, mais celui-ci participe de façon négligeable à ce processus de réchauffement.Et pourtant, la vapeur d'eau est bel et bien le gaz à effet de serre le plus présent dans l'atmosphère. En effet, sa concentration est de 10 à 100 fois supérieure à celle du CO2.Même si la vapeur d'eau contribue surtout à la protection de notre planète, certains pensent cependant qu'elle participe plus qu'on ne croit au réchauffement climatique.Pourtant, la vapeur d'eau se dissipe très vite, alors qu'un gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone peur rester dans l'atmosphère près d'un siècle.De son côté, la vapeur d'eau y reste d'autant moins longtemps que, sous l'effet de la condensation, elle se transforme en pluie ou se dépose, sous forme de rosée, sur le sol. Ceci étant, la concentration de vapeur d'eau dans l'air dépend aussi de sa température.Par ailleurs, elle n'est pas directement à l'origine du réchauffement du climat. Le CO2, par exemple, l'est bien davantage. Ce gaz, avec d'autres, accroissant l'effet de serre, il entraîne l'élévation des températures qui, à son tour, provoque une plus grande concentration de vapeur d'eau.En absorbant le rayonnement infrarouge, celle-ci contribue alors au réchauffement climatique. Mais elle le fait de manière indirecte, sans être à l'origine du processus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les hublots d’avion sont-ils arrondis ?
Il est des détails auxquels on ne prête plus guère attention, tant on y est habitué. Ainsi, prenez l'exemple des hublots d'avion. Ils sont ronds ou ovales. On est tellement accoutumé à cette forme arrondie qu'on ne la remarque plus vraiment.Et pourtant, ces fenêtres d'avion n'ont pas toujours été ovales. En effet, dans les premiers temps de l'aviation commerciale, les hublots étaient plutôt carrés ou rectangulaires.Mais, au début des années 1950, trois avions "Comet", fabriqués par le constructeur de Havilland, se désintègrent littéralement en vol. On déplore des dizaines de victimes. Et les enquêtes révéleront que ces hublots carrés ou rectangulaires seraient à l'origine de ces accidents mortels.On sait qu'à partir d'une certaine altitude, les avions subissent une très forte pression. Et les experts chargés de l'enquête ont déterminé que les angles formés par les hublots carrés de ces "Comet" représentaient autant de points faibles en matière de pression.Autrement dit, la pression se concentrerait sur ces parties des hublots, devenant deux ou trois fois plus forte que sur le reste de l'appareil. À la longue, elle finirait par provoquer de petites fissures qui, en s'élargissant, peuvent détériorer le fuselage de l'appareil et faire exploser les vitres des hublots, entraînant alors la dépressurisation de la cabine.C'est ce défaut aux conséquences tragiques que les avionneurs ont voulu éliminer sans retard. Pour le corriger, ils ont remplacé ces fenêtres rectangulaires, aux angles dangereux, par des hublots arrondis.En effet, cette forme permet de mieux répartir les contraintes de pression, ce qui permet d'éviter les graves inconvénients des précédents hublots.C'est pourquoi tous les avions sont équipés aujourd'hui de hublots arrondis. Les risques d'accidents en sont beaucoup réduits, sans disparaître totalement. En effet, même ovales, les hublots représentent toujours une zone de fragilité.L'idéal serait de les proscrire, comme dans certains avions cargos, spécialisés dans le transport des marchandises. Mais, privés de toute vue sur l'extérieur, les passagers seraient sans doute déçus, sans parler de la sensation de claustrophobie qu'ils pourraient éprouver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel cri les plantes stressées émettent-elles ?
Les scientifiques pensent, depuis longtemps déjà, que les plantes ne sont pas des organismes inertes. Ainsi, elles seraient capables de signaler à d'autres végétaux l'imminence d'une attaque.Certaines études suggèrent aussi qu'elles pourraient réagir, à leur manière, à ce qu'elles "considèrent" comme des agressions. Ainsi, des végétaux montreraient des signes de "fébrilité" devant l'approche de la pluie.Si vous les touchez, ce qu'elles ne semblent pas apprécier, elles auraient aussi une façon bien à elles de "protester".Une nouvelle étude vient confirmer cette capacité de réaction des végétaux. Elle montre que, face à une source de stress, les plantes pourraient émettre des sons.Il est des situations qui, en effet, provoquent une certaine "panique" de la part des plantes : une sécheresse persistante ou le fait d'être coupée ou arrachée du sol, par la main de l'homme notamment.Les chercheurs ont donc installé des micros spécifiques non loin de plants de tomates et de tabac. Les uns étaient dans des caisses insonorisées, les autres dans des serres.Certaines de ces plantes avaient été coupées ou privées d'eau, contrairement aux autres. Ces instruments très sensibles ont pu enregistrer des sons, dont la fréquence était trop élevée pour être perçus par l'oreille humaine. En revanche, ils pourraient être entendus par des insectes ou d'autres animaux, même éloignés des plantes de trois à cinq mètres.Ces "cris" provenaient de la formation de bulles de vapeur à l'intérieur de la plante "stressée". D'après les scientifiques, ils ressemblent un peu au son émis par le froissement du papier bulle.La fréquence de ces signaux de détresse varie selon les plantes et le degré de stress qu'elles subissent. Ainsi, les plants de tomates déshydratés auraient émis, dans une heure, jusqu'à 40 de ces "cris". Alors qu'une plante en bonne sante n'en pousserait qu'un par heure environ.Certains dispositifs d'intelligence artificielle pourraient percevoir jusqu'à 80 % des sons de détresse émis par les plantes. Ce qui pourrait permettre, par exemple, de mieux connaître l'état de déshydratation d'une plante et de modifier les programmes d'arrosage en conséquence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle mission va chercher un objet extraterrestre ?
La recherche des traces d'une hypothétique civilisation extraterrestre fait toujours partie des objectifs que se fixe l'exploration de l'espace. Et certains scientifiques consacrent une bonne partie de leur temps à cette mission.C'est le cas du chef du département d'astronomie de la prestigieuse université d'Harvard. Il s'est en effet spécialisé dans la recherche des preuves d'une éventuelle intelligence extraterrestre.Et il croit les avoir trouvées sous la forme d'un objet qui a percuté la Terre, en 2014, et dont les débris se sont abîmés au fond de l'océan Pacifique. Selon cet astrophysicien, il proviendrait d'un autre système solaire.Mais, toujours d'après ce scientifique, il ne s'agirait pas d'un simple météore, mais d'un objet fabriqué par des êtres intelligents. En effet, il serait composé d'une roche ou d'un métal qui le rendraient plus résistant que tous les météores déjà répertoriés par la NASA.Voulant en avoir le cœur net, l'astronome a décidé d'aller repêcher des fragments de cet objet, qui a reçu le nom scientifique de "CNEOSI 2014-01-08". Grâce aux satellites militaires, et à quelques autres indications, il a pu se faire une idée de l'endroit où a pu tomber l'objet.Ses morceaux ont dû se répandre dans une zone assez étendue, située au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Pour mener à bien ses recherches, le scientifique va monter une véritable expédition, qui devrait durer deux semaines.Grâce à un financement d'environ 1,5 million de dollars, il a pu recruter une équipe et acquérir un bateau doté d'équipements spécifiques, comme un traîneau magnétique.Malgré tout, la recherche ne sera pas facile. En effet, le périmètre à explorer est vaste, et l'objet, en atteignant l'atmosphère terrestre, a été pulvérisé en très nombreux fragments.Ce qui rend cette quête encore plus délicate, c'est que la plupart de ces morceaux sont minuscules. Il y en aurait ainsi environ un millier ne dépassant pas le millimètre. Seuls quelques dizaines mesureraient plus d'un centimètre. Pour compliquer encore les choses, les fragments seraient enfouis à près de 2 kilomètres de profondeur.Dans ces conditions, autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quand a-t-il plu pendant deux millions d'années ?
Au cours de sa longue histoire, notre planète a connu de longues périodes de sécheresse ou de glaciations. Mais aucun épisode climatique n'a duré plus longtemps que ce que les spécialistes appellent l'événement pluvial du Carnien.Il se situe voilà environ 232 millions d'années, durant l'époque géologique du Trias. Durant cet épisode du Carnien, la pluie serait tombée pendant deux millions d'années.De puissantes éruptions volcaniques, qui se sont produites dans le Canada actuel, seraient à l'origine de cette longue période pluvieuse. En effet, ces volcans auraient alors émis de grandes quantités de gaz à effet de serre, qui auraient durablement perturbé la circulation océanique et les courants atmosphériques.Autant de phénomènes qui, à leur tour, auraient déclenché un cycle de pluies d'une exceptionnelle durée.L'existence et la durée de cet épisode du Carnien ont pu être établies grâce à l'examen de nombreux échantillons de roches sédimentaires et de certains des fossiles qu'elles contenaient.Des prélèvements de sols, ainsi que des pollens, ont été également analysés. Toutes ces recherches ont permis de conclure à la présence, durant ces 2 millions d'années, d'un climat tropical humide et de la végétation luxuriante qui lui est propre.Ceci étant, les scientifiques ne s'accordent pas sur la durée continue de ces précipitations ni sur les régions qu'elles ont touchées. Ces pluies seraient surtout tombées sur les régions tropicales et subtropicales de notre planète, mais le périmètre concerné pourrait être plus vaste que prévu.De même, certains indices laissent supposer que cet épisode pluvieux aurait pu être ponctué de périodes de sécheresse.Que ces pluies aient été continues ou non, elles ont eu un impact sur la faune et la flore des régions arrosées. Ainsi, elles ont joué, semble-t-il, un rôle indéniable dans l'essor des dinosaures.Ces derniers, apparus au début du Trias, voilà environ 245 millions d'années, étaient beaucoup moins nombreux avant le début de l'épisode pluvieux du Carnien. Par ailleurs, de nombreuses espèces d'arbres et de plantes à fleurs ont profité de ces abondantes précipitations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle sera la population mondiale en 2100 ?
Très peu nombreuse, et concentrée dans quelques îlots de peuplement, durant la Préhistoire, la population mondiale a commencé à augmenter de manière significative avec l'invention de l'agriculture et de l'élevage, qui ont permis la sédentarisation des communautés humaines.Jusqu'à l'époque contemporaine, cette population n'a progressé que par à-coups, avec des pics de mortalité dus aux guerres, aux disettes et aux maladies.Au XXe siècle, l'amélioration des conditions de vie, liée notamment aux progrès de la médecine et de l'hygiène, ainsi qu'une alimentation plus abondante et équilibrée, ont entraîné une hausse bien plus marquée de la population mondiale.C'est ainsi qu'elle est passée de 1,6 milliard d'habitants en 1900 à 2,6 milliards en 1950 et environ 7,7 milliards en 2020.Le seuil de 8 milliards d'êtres humains a été atteint l'année dernière. La population mondiale va-t-elle continuer à augmenter à ce rythme ? Les avis sont très partagés à ce sujet.Les experts de l'ONU croient à une progression continue de la population mondiale. Selon leurs estimations, elle devrait atteindre 8,5 milliards d'habitants en 2030 et 9,7 milliards en 2050.À l'orée du XXIIe siècle, en 2100, cette population pourrait franchir le cap des 10 milliards, voire des 11 milliards d'êtres humains. Mais tous les démographes ne sont pas d'accord avec une telle analyse.En effet, non seulement certains scénarios ne prévoient pas une telle progression de la population mondiale, mais ils envisagent même sa décrue. Selon les hypothèses, cette population pourrait se situer, en 2100, autour de 7,3 milliards d'habitants, voire aux environs de 4 milliards.Cette baisse de la population serait due, pour l'essentiel, à un fléchissement encore plus net de la fécondité qui, rappelons-le, est déjà passée de 5 enfants par femme en 1950 à 2,3 en 2021.Une telle évolution s'explique aussi bien par l'augmentation du travail féminin et la généralisation des pratiques de limitation des naissances que par un meilleur accès aux soins ou à l'éducation. Moins nombreuse, la population mondiale devrait être aussi plus âgée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manger du mammouth est-il possible ?
Le mammouth était l'un des gibiers de prédilection des hommes de la Préhistoire. Ils l'utilisaient de bien des façons et ne manquaient pas de consommer sa chair, qu'ils devaient trouver à leur goût.Nous pourrons peut-être bientôt les imiter. Sans avoir besoin, pour cela, de partir en chasse. En effet, des chercheurs australiens sont peut-être en passe de mettre de la viande de mammouth dans nos assiettes.De fait, des restes de mammouth laineux, trouvés dans les régions glaciales de l'Arctique, leur ont permis de reconstituer le génome de l'animal. Puis, en servant de l'ADN de l'éléphant d'Afrique, le parent le plus proche du mammouth, ils ont recrée en laboratoire une boulette de viande.Même si ces boulettes de mammouth ne sont sans doute pas près d'envahir les rayons de nos supermarchés, cette expérience s'inscrit, à sa façon, dans le cadre d'une recherche essentielle en matière alimentaire.En effet, de nombreux scientifiques s'efforcent de fabriquer de la viande en laboratoire. Un mode de production qui permettrait, à terme, de faire face à une consommation de viande qui, malgré un certain changement dans les goûts alimentaires, devrait augmenter d'environ 70 % d'ici 2050.Un mode de production moins nuisible à l'environnement que l'élevage, responsable de près de 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il existe encore une autre solution pour faire face aux besoins, la viande d'origine végétale.Si l'expérience est concluante, ces boulettes de mammouth pourraient être élaborées par une entreprise australienne, spécialisée dans la fabrication de la viande cde synthèse.Pour se démarquer de ses concurrents, elle a imaginé de recréer de la viande de crocodile ou même de dodo. Mais, faute de restes de cet oiseau, disparu depuis des siècles, ce dernier projet n'a pu aboutir.Cette viande de mammouth sera soumise à des tests de sécurité. En effet, les scientifiques ignorent si la protéine qui a permis de la reconstituer ne présente pas des dangers pour la santé humaine. Il faudra donc patienter avant de mettre la viande de mammouth à son menu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.