
Choses à Savoir SCIENCES
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Quelle surprenante cargaison a été retrouvée à bord d'un navire coulé il y a 500 ans ?
Après des plongées effectuées entre 1960 et 1970, de nouvelles explorations ont permis de mettre au jour l'épave d'un navire coulé dans la mer Baltique en 1495. Elle appartient au "Gribshunden", un navire affrété par le Roi scandinave Jean Ier.Les chercheurs ont en effet découvert l'épave étonnamment bien conservée d'un bateau de plus de 30 mètres de long, construit avec le bois de chênes provenant des bords de la Meuse. Un peu comparable aux caravelles qui, en cette fin du XVe siècle, commençaient à sillonner les mers du Nouveau monde, le "Gribshunden" était donc un navire de prestige.Le bateau n'était pas le seul à avoir résisté aux assauts du temps. Sa cargaison, elle aussi, se signalait par un exceptionnel état de conservation. Il s'explique par la faible salinité de la Baltique et la température glaciale de ses eaux.La cargaison se composait d'un vaste ensemble de légumes, de fruits, de plantes médicinales et d'épices provenant du monde entier. Un véritable trésor en soi !À côté des noisettes, des amandes ou des framboises, les chercheurs ont aussi découvert, dans les cales du navire, du gingembre, des clous de girofle, du poivre, de la moutarde ou encore de l'aneth.La présence de ces marchandises exotiques, dans la cargaison de ce bateau scandinave, prouve, s'il en était besoin, que des échanges commerciaux, sur de longues distances, avaient déjà lieu à l'époque.Quand, en cette année 1495, Jean Ier, Roi de Danemark et de Norvège, quitte les rivages de son pays pour gagner ceux de la Suède, ce n'est pas seulement pour faire du commerce.En effet, en venant vers lui à bord de ce superbe vaisseau, il veut impressionner le régent de Suède, Sten Sture l'Ancien. Et le convaincre d'ajouter la Suède à cette union de Kalmar qui, depuis 1397, regroupe en principe les trois royaumes scandinaves.Mais la tentative d'intimidation est manquée. En effet, le régent de Suède ne paraît pas et le bateau, peut-être victime d'une explosion, sombre au fond de la mer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les personnes les plus riches sont-elles les plus intelligentes ?
Dans nos sociétés occidentales, le mérite, comme vecteur de réussite professionnelle, joue un rôle essentiel. On considère souvent que, dans ces conditions, l'intelligence est le principal moteur de l'ascension sociale, et donc de l'accès à des professions mieux rémunérées.En résumé, les personnes intelligentes sont plus riches que les autres. Or une récente étude vient contredire, du moins en partie, une telle affirmation.Elle a porté sur plus de 59.000 Suédois, qui ont tous subi un test d'aptitudes cognitives. Il s'agit donc d'un échantillon assez large, qui se signale aussi par la diversité des professions exercées et des rémunérations perçues.Cependant, cette recherche ne concerne que des hommes, issues d'une seule nationalité. c'est là une limite à prendre en compte.Les auteurs de l'étude ne remettent pas en cause le lien entre les capacités intellectuelles d'un individu et sa réussite professionnelle. Cette corrélation a d'ailleurs été mise en évidence par de précédentes recherches.Cette étude, cependant, tend à la relativiser. En effet, ses résultats montrent qu'au-delà d'un certain niveau de salaire, les aptitudes de la personne qui le gagnent semblent stagner. Comme si elles atteignaient un seuil, impossible à dépasser.De fait, cette étude indique qu'au-delà d'un salaire annuel de 60.000 euros, gagné par 1 % des participants, les résultats de ces derniers aux tests étaient inférieurs à ceux des personnes gagnant un peu moins d'argent qu'eux.Ce qui tendrait à prouver que l'accès à ces postes très bien rémunérés ne dépend pas seulement des aptitudes intellectuelles. D'autres facteurs expliqueraient le succès d'un parcours professionnel.L'appartenance à certains milieux sociaux serait l'un d'entre eux. Dans ce cas, les relations que peut faire jouer la famille, et l'éducation soignée qu'elle ne manque pas de donner aux enfants, peuvent faire avancer une carrière plus sûrement que la seule possession de capacités intellectuelles.Certains traits de personnalité ne sont pas non plus sans influence sur un parcours professionnel. Mais la chance peut aussi jouer un rôle, offrant, à certains moments, des opportunités de carrière à ceux qui savent les saisir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la pollution affecte-t-elle les performances des joueurs d'échecs ?
Par temps calme, l'air que nous respirons est encore plus envahi par des particules extrêmement fines. Elles se logent facilement dans les poumons et augmenteraient le risque de faire un infarctus ou un AVC.Mais ces particules à la taille infime pourraient aussi perturber le fonctionnement du cerveau. Elles auraient ainsi un impact sur nos fonctions cognitives.D'après une étude menée par des chercheurs américains et allemands, cette pollution de l'air pourrait ainsi gêner les joueurs d'échecs de haut niveau. On sait en effet que, pour gagner une partie, ils doivent faire preuve d'une grande concentration, propre à leur faire anticiper les coups de leurs adversaires.Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont étudié pas moins de 609 parties d'échecs, qui ont eu lieu à l'occasion de compétitions organisées entre 2017 et 2019. Elles ont impliqué 121 joueurs, dont 30.000 mouvements ont été scrutés par une intelligence artificielle.Quant à la qualité de l'air, dans les salles qui réunissaient les joueurs, elle était analysée par des capteurs. Les résultats ont montré que 10 microgrammes supplémentaires de particules fines par m3 entraînaient une hausse de 26,3 % du risque de faire une erreur.Et l'influence d'une telle pollution sur ce risque d'erreur serait encore plus grande dans les premières phases du jeu. Pour effectuer ces premiers mouvements, en effet, les joueurs disposent d'un temps limité, durant lequel ils ressentent une pression plus intense.Durant cette période, la pollution aux particules fines aurait également tendance à émousser la concentration de ces joueurs. Entre les mouvements 30 er 40, quand la tension augmente encore d'un cran, le risque de se tromper serait encore accru de 27,6 % par le seul effet de cette forme de pollution de l'air.En revanche, d'autres facteurs, comme la température ou la présence de CO2 dans l'air, ne semblent pas gêner ces joueurs d'échecs. En effet, ces éléments, ainsi que les bruits ambiants dans la salle, ont été pris en compte pour réaliser cette étude. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les abeilles réussissent-elles à passer l'hiver ?
La plupart des insectes ont une activité très réduite en hiver. C'est notamment le cas des abeilles. Durant la saison hivernale, elles se réfugient dans la ruche, qu'elles ne quittent plus jusqu'au retour des beaux jours.Si elles s'aventuraient à l'extérieur, elles ne trouveraient guère de fleurs à butiner. Ce qui les priverait de l'essentiel de leur nourriture. Et puis ces insectes, comme d'autres, craignent beaucoup le froid. En effet, ce sont des animaux à sang froid qui, contrairement aux mammifères, ne peuvent maintenir leur température corporelle durant l'hiver.Durant la saison froide, les abeilles restent donc dans la ruche. Elles diminuent leurs activités et ralentissent leur métabolisme. Elles sont donc plus en léthargie qu'en hibernation à proprement parler.La reine elle-même est beaucoup moins active. Au lieu de pondre environ 2.000 œufs par jour, elle se contente d'une centaine.Une fois réfugiées dans la ruche, l'activité principale des abeilles consiste à lutter contre le froid. En effet, si elles ne réussissent pas à y maintenir une température d'au moins 10°C, la colonie entière peut mourir.Pour faire entrer un peu de chaleur dans la ruche, les insectes emploient plusieurs moyens. Elles évitent d'abord de battre des ailes, pour ne pas dépenser trop d'énergie.Ensuite, la contraction régulière de leurs muscles thoraciques leur procure un peu de chaleur. Pour mieux résister au froid, les abeilles se regroupent pour former ce que les apiculteurs appellent une "grappe hivernale".Pour éviter les déplacements individuels, qui feraient perdre aux insectes une partie de la chaleur emmagasinée, c'est cet amas d'insectes qui se déplace. Ce qui permet aux abeilles de se nourrir du miel et du pollen entreposés avant l'hiver ou du sucre déposé dans la ruche par les apiculteurs. On estime ainsi qu'une réserve d'une vingtaine de kilos de miel est nécessaire à la survie d'une ruche durant l'hiver.Habiles ouvrières, les abeilles savent aussi boucher les orifices qui laissent passer le froid et l'humidité, mais aussi certains parasites. Pour cela, elles se servent du propolis, une substance résineuse produite par ces insectes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Leonard de Vinci a-t-il découvert la gravité ?
Leonard de Vinci représente bien le type même de ces humanistes de la Renaissance dont les connaissances encyclopédiques et l'intarissable curiosité touchaient à tous les domaines du savoir.En effet, le peintre célèbre laisse aussi la place au dessinateur, à l'architecte et même au savant. De fait, Leonard de Vinci excelle aussi dans le domaine scientifique.Il a rempli de ses inventions des dizaines de cahiers, sur lesquels il a dessiné des croquis et des esquisses, agrémentés de calculs divers et de commentaires. Ces cahiers auraient regroupé, au total, plus de 13.000 pages, dont moins d'un tiers nous est parvenu.Des chercheurs américains se sont récemment intéressés à l'un des recueils composés par Leonard de Vinci. Il s'agit du codex Arundel, rédigé par le peintre italien entre 1480 et 1518.Parmi les traités scientifiques qui forment cet ensemble, l'un d'eux a retenu l'attention des chercheurs. Il relate une expérience dans laquelle un broc d'eau est déplacé par un utilisateur, tandis que de l'eau s'écoule du récipient.Cette expérience, réalisée au tout début du XVIe siècle, aurait mis en lumière le lien entre la gravité et l'accélération. Autrement dit, Leonard de Vinci aurait découvert, avec beaucoup d'avance, ce que les scientifiques appellent le principe d'équivalence.Selon ce principe, deux corps lâchés en même temps dans le vide tombent à la même vitesse, et donc avec la même accélération, et ce quelle que soit leur masse.Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, Leonard de Vinci est donc un précurseur. Ses calculs annoncent la théorie de Galilée, énoncée en 1604, selon laquelle des masses tombent à la même vitesse en l'absence de résistance à l'air.Une théorie complétée par la loi de l'attraction universelle, définie par Newton en 1687. Et c'est en partant de ces théories qu'Einstein a mis au point le principe d'équivalence, en 1907, selon lequel la gravité et l'accélération sont identiques.On le voit, Leonard de Vinci, qui avait pressenti cette correspondance entre gravité et accélération, avait quatre siècles d'avance sur le célèbre savant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles espèces éteintes pourraient revoir le jour ?
Faire revenir à la vie des espèces éteintes, comme les dinosaures de "Jurassic Park", ne devrait plus relever de la science-fiction. Dans un avenir assez proche, en effet, des scientifiques pourraient "ressusciter" des animaux disparus de la surface de la terre.Plusieurs sociétés se sont lancées dans ces projets de "désextinction". Elles y consacrent des sommes importantes; ainsi, 150 millions de dollars sont dévolus à la "renaissance" du dodo.En plus du dodo, exterminé par les Hollandais débarquant à l'île Maurice, voilà quatre siècles, deux autres espèces sont concernées par ces projets : le mammouth laineux, disparu depuis des milliers d'année, et le tigre de Tasmanie, éteint au siècle dernier.Pour ramener à la vie ces espèces disparues, les scientifiques prélèvent des fragments d'ADN sur des spécimens bien conservés. Ils en découpent une partie, grâce à des "ciseaux génétiques", une technique spécifique, et la fixent, en quelque sorte, sur un ruban de l'espèce vivante la plus proche génétiquement.Pour le dodo, il s'agit du pigeon de Nicobar et de l'éléphant d'Asie pour le mammouth laineux. Cet ADN composite sera ensuite implanté dans un œuf ou dans l'utérus de l'animal.L'animal obtenu ne sera donc pas un dodo ou un mammouth laineux, mais un être hybride qui en sera l'équivalent le plus proche.Les sociétés à l'origine de ces ambitieux projets mettent en avant une plus grande richesse de la biodiversité et de probables avancées scientifiques, bénéfiques pour la santé humaine.Cependant, tous les scientifiques ne voient pas d'un bon œil de telles manipulations génétiques, qui ne sont pas sans poser certains problèmes éthiques.Par ailleurs, ces espèces, si elles étaient ramenées à la vie, reviendraient dans des milieux qui n'ont plus rien à voir avec ceux qu'elles ont connus. Elles auraient donc du mal à s'en accommoder et pourraient même en bouleverser l'équilibre.Enfin, de nombreuses voix s'élèvent pour déplorer que l'argent consacré à la "désextinction" de ces espèces ne soit pas plutôt consacré à la conservation de toutes celles qui sont menacées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui a inventé la bombe atomique ?
Alors que, dans le cadre de la guerre en Ukraine, le Président Poutine ne cesse de brandir la menace nucléaire, on peut se demander quand fut mise au point la première bombe atomique.Durant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne avait réussi à procéder à la fission de l'uranium, une étape essentielle dans la mise au point de l'arme nucléaire, et l'URSS avait entrepris des recherches prometteuses en la matière.Mais les Américains les coifferont au poteau. En effet, ils mettront au point la première bombe atomique, élaborée dans le cadre du projet Manhattan.Ce projet est mis en route en janvier 1943. Dès le départ, il s'agit d'un programme scientifique ultra-secret, dont aucun élément ne doit filtrer. Aussi tous les articles y faisant allusion sont-ils censurés.Le projet est confié au général Groves, qui fait appel au physicien Robert Oppenheimer pour en assurer la direction scientifique. Celui-ci réunit autour de lui une brillante équipe de savants, dans laquelle on compte notamment quatre prix Nobel.Le projet Manhattan bénéficie d'infrastructures adaptées à son objet. Ainsi, le centre nucléaire de Los Alamos, au Nouveau-Mexique, fut conçu, en janvier 1943, comme un lieu secret, destiné à centraliser les recherches sur la bombe atomique.Par ailleurs, c'est dans les installations d'Oak Ridge, dans l'État du Tennessee, que furent menées les expériences conduisant à la séparation de l'uranium, un autre pas capital dans la réalisation de l'arme nucléaire.Dans l'ensemble, environ 130.000 personnes travaillèrent au projet Manhattan, qui bénéficia, pour sa mise en œuvre, d'une mise de fonds équivalente à deux milliards de dollars.Après seulement deux ans et demi de recherches, en juillet 1945, la première bombe atomique voit le jour. Un premier essai est réalisé à Alamogordo, au Nouveau-Mexique, le 16 juillet 1945.Il n'y en aura pas d'autres. En effet, le test est jugé suffisamment concluant pour que, le 6 août 1945, une bombe atomique soit lâchée sur la ville d'Hiroshima, au Japon. Une autre sera larguée sur Nagasaki, trois jours plus tard.Plus de 200.000 personnes sont tuées, ce qui pousse le Japon à capituler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la poussière lunaire pourrait aider à lutter contre le réchauffement climatique ?
Les projets visant à limiter les effets du réchauffement climatique ne manquent pas. Ils relèvent de ce que l'on appelle désormais la géoingéniérie, un ensemble de techniques, testées à l'échelle de la planète, et visant à remédier au changement climatique.Le dernier en date vient d'être annoncé par une équipe de chercheurs, qui lui ont consacré un article dans une revue spécialisée. Il consiste à envoyer dans l'espace de grandes quantités de poussière lunaire, destinées à faire écran entre la lumière du Soleil et la Terre.Pour ces scientifiques, en effet, ce serait l'un des meilleurs moyens de faire baisser les températures sur notre planète. D'autant que, comme le rappellent ces chercheurs, la poussière, qui recouvre la surface de notre satellite, ne risque pas de s'épuiser de sitôt.Il reste encore à résoudre, pour mener à bien un tel projet, un certain nombre de problèmes. À commencer par la quantité de poussière à larguer ainsi dans l'atmosphère.La question de l'endroit depuis lequel on devrait lancer cette poussière lunaire dans l'espace se pose aussi. À cet égard, les auteurs de l'article ont envisagé plusieurs solutions. La première consisterait à disséminer cette poussière depuis une plateforme spatiale située à un endroit de l'espace où la gravite entre la Terre et le Soleil s'équilibrent.Mais recourir à un tel moyen poserait des problèmes. En effet, les poussières, lancées d'un tel endroit, auraient tendance à se dissiper assez vite. Ce qui obligerait à procéder assez rapidement à un nouveau largage.Mais cela n'arriverait pas, selon ces chercheurs, si la poussière à disperser dans l'espace était chargée dans des fusées décollant de la Lune elle-même. Les scientifiques ont pris soin de repérer les orbites permettant à la poussière de tamiser au maximum la lumière du Soleil.Ils soulignent encore un autre avantage : partant de la Lune, les fusées dépenseraient moins de carburant. Ils précisent enfin que, pour constituer un écran efficace, ces particules de poussière lunaire doivent être bien choisies, avec notamment une taille adéquate. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel mystérieux satellite russe s'est désintégré en orbite ?
Puissance spatiale de premier plan, la Russie envoie, entre autres engins, de nombreux satellites dans l'espace. Certains d'entre eux demeurent assez mystérieux, même aux yeux des spécialistes.C'est notamment le cas de l'un de ces satellites, nommé Cosmos 2.499. les Russes l'ont lancé dans l'espace en 2014, en même temps que trois satellites de communication militaire.Or, selon l'organisme de l'armée américaine chargé de l'observation des objets spatiaux, ce satellite russe se serait désintégré au début du mois de janvier dernier. Cette destruction se serait produite à environ 1.200 kilomètres au-dessus de nos têtes.On l'a dit, ce satellite russe est entouré de mystère. Il plane d'abord sur sa fonction. En effet, on ne sait pas vraiment à quoi sert Cosmos 2499. Les Américains l'ont d'abord pris pour un débris spatial.Puis ils ont remarqué des mouvements en direction du lanceur, toujours en orbite. Un simple débris n'aurait pu effectuer de telles manœuvres. Les militaires américains en sont venus à penser que cet engin pouvait être utilisé par les Russes pour détruire d'autre satellites.Les débris occasionnés par la désintégration de Cosmos 2.499 sont venus s'ajouter à tous ceux qui tournent déjà dans l'espace. Il n'y en aurait pas moins de 85. Ce qui n'est rien en comparaison des quelque 36.500 débris spatiaux de plus de 10 cm qui flottent dans la haute atmosphère.Quant aux plus petits débris, entre un millimètre et un centimètre, il y en aurait pas moins de 130 millions ! Il faut parfois des dizaines d'années pour que ces débris se désintègrent d'eux-mêmes.On conçoit, dès lors, la gêne, et même le danger, qu'ils peuvent représenter, non seulement pour les satellites, mais aussi pour la Station spatiale internationale. Les astronautes doivent toujours y être sur le qui-vive, pour effectuer à temps les manœuvres qui permettent d'éviter la collision avec les plus gros débris.La destruction de Cosmos 2.499 ne fera qu'ajouter à cet embarras croissant de l'espace, qui pose un véritable problème de sécurité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la foudre de Catatumbo est-elle unique au monde ?
Un phénomène météorologique singulier se produit au-dessus du las de Maracaibo, au Venezuela. Il s'agit d'une intense activité orageuse, nommée "foudre de Catatumbo" en référence au nom de l'un des affluents du lac.Ces orages sont si fréquents et si durables que cet endroit est connue comme la "capitale mondiale de la foudre". En effet, de puissants éclairs y zèbrent le ciel jusqu'à 300 jours par an.Au plus fort du phénomène orageux, on observerait environ 280 éclairs par heure. Ce qui représente environ 250 impacts au kilomètre carré, soit 1,6 million de décharges par an.Ce qui frappe aussi, c'est l'exceptionnelle durée de ces orages, qui ont généralement lieu après le coucher du soleil. Ces puissants éclairs, aperçus à des centaines de kilomètres à la ronde, éclairent en effet le ciel une dizaine d'heures.La puissance de ces éclairs est telle, et le phénomène est si prolongé, que cette "foudre de Catatumbo" éclaire le paysage comme en plein jour. Elle a même servi de phare naturel aux navigateurs.La fréquence et la puissance exceptionnelles de ces orages sont dues, d'après les spécialistes, à la circulation des vents soufflant dans la région.En effet, les vents, venus de la mer des Caraïbes, pénètrent dans le lac de Maracaibo. Ces vents charrient un air chaud et humide, qui est poussé vers les contreforts montagneux entourant le lac.Soufflant plus fort en fin de journée, les vents soulèvent ces masses d'air chaud, qui entrent en contact avec des courants plus frais venus des montagnes. Cette conjonction entraîne une instabilité propre à la formation de phénomènes orageux.Cette rencontre des masses d'air, ajoutée à la conformation particulière des lieux, explique la faculté que semblent avoir ces orages de se régénérer sans cesse.D'autres hypothèses ont cependant été émises pour expliquer le phénomène. Ainsi, la présence d'uranium dans le sous-sol favoriserait le déclenchement de ces violents orages. On a également parlé du méthane provenant des marécages voisins. Autant d'hypothèses qui n'ont pas été confirmées pour l'instant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les « pierres zen » se forment-elles ?
La nature ne cesse pas de susciter notre étonnement. Ce serait sûrement le sentiment qu'éprouverait le promeneur qui, marchant sur les rives du lac Baïkal, en Sibérie, serait témoin d'un phénomène surprenant.Certains jours d'hiver, quand les conditions météorologiques s'y prêtent, il pourrait voir, sur la surface gelée du lac, des galets, jetés là par quelque passant, tenir subitement en équilibre sur de fins piédestaux de glace. Et le soubassement de glace est si ténu que les pierres ont l'air de flotter au-dessus de la surface du lac.On a donné à ces galets, qui semblent se maintenir, comme par miracle, sur leurs doigts de glace, le nom de pierres zen, en référence à ces pierres empilées qui ornent les jardins japonais. Mais comment un tel phénomène est-il possible ?On a longtemps pensé que c'était le piédestal glacé qui soulevait le galet. Or les chercheurs semblent avoir trouvé une autre explication au phénomène, qui paraît plus convaincante.Si les "pierres zen" tiennent ainsi en équilibre sur leur mince pied de glace, ce serait à cause de la sublimation de la glace. De quoi s'agit-il ?Quand le ciel est bien dégagé, certains jours, et que le soleil darde ses rayons sur la glace du lac, une fine parie, à la surface, se vaporise directement, sans passer par l'état liquide.Du fait de cette sublimation, la surface glacée du lac s'abaisse insensiblement. Mais pas partout de la même manière. L'ombre des galets, qui met obstacle à la lumière, limite la fonte de la glace se trouvant sous la pierre.C'est donc cette érosion différente de la glace, produite par l'ombre des galets, qui est à l'origine du phénomène des "pierres zen".C'est une expérience, menée en laboratoire, qui a conduit à cette découverte. Un cylindre de métal y a été posé sur un bloc de glace, puis celle-ci a été sublimée grâce à une technique spécifique. Au bout de quelques heures, l'objet se trouvait soutenu, comme les galets du lac Baïkal, par un piédestal de glace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A-t-on déjà momifié des corps en Europe ?
On sait que les anciens Égyptiens momifiaient les corps de leurs défunts, ou du moins de certains d'entre eux. Mais cette pratique existait-elle aussi en Europe ?Des découvertes, faites dans les années 1960 par une équipe de scientifiques sur un site portugais, font état de pratiques de momification qui remonteraient à environ 8.000 ans. On a en effet trouvé, dans cet endroit, les restes momifiés de 13 individus.La découverte de ces momies de chasseurs-cueilleurs laisserait supposer que la pratique de la momification durant la Préhistoire était plus courante qu'on ne le dit généralement.Des analyses récentes de ces restes humains ont montré que ces corps, avant d'être inhumés, avaient subi un processus de dessèchement. Ce qui aurait permis de plier les jambes de ces défunts sans que les os soient désarticulés.Les corps momifiés étaient maintenus dans cette position fléchie par des bandages ou des cordes. La momification se faisait donc en plusieurs étapes, qui se déroulaient sur un espace de temps assez long.Une autre découverte, assez insolite, laisse deviner un autre type de momification. La trouvaille a été faite en Écosse. Les chercheurs ont exhumé là deux squelettes, datant d'environ 3.000 ans.Ils n'avaient pas été momifiés par la main de l'homme, mais par l'action de la nature. Ces restes humains étaient en effet conservés dans une tourbière, composée notamment de mousses qui, en se décomposant, empêchent le passage de l'oxygène.Les cadavres y sont donc particulièrement bien conservés. Mais ce n'est pas tant cet état de conservation qui a attiré l'attention des chercheurs qu'un autre fait, très singulier.En effet, l'examen des mâchoires, notamment, a révélé que ces squelettes étaient composés des restes de six individus. Ils auraient été assemblés, pour former ce cadavre composite, entre 1.440 et 1.130 avant notre ère.Les spécialistes pensent que ces squelettes ont fait l'objet de plusieurs manipulations, séparées par un certain laps de temps. L'origine de ces pratiques n'est pas connue avec certitude. Ces squelettes auraient pu servir de "documents", servant à attester la possession de la terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le champignon créateur de zombies de "The Last Of Us" existe-t-il vraiment ?
Dans une série récente, "The last of us", promise à un grand succès, un champignon toxique, du nom de "cordyceps", transforme les humains en zombies violents. Or, il se trouve que ce champignon existe vraiment !Pourrait-il, dès lors, infecter le corps humain au point de transformer les hommes en morts-vivants ? Heureusement pour l'avenir de l'humanité, la réalité est tout autre. Non, d'ailleurs, que ce champignon ne soit pas dangereux.Mais il ne s'en prend pas aux hommes. En effet, il ne s'attaque qu'aux insectes. Les fourmis, notamment, sont souvent ses victimes. Si certains de ces insectes, souvent des individus isolés, respirent les spores du cordyceps, qui sont en quelque sorte ses graines, ils commencent à tituber et à perdre leur équilibre.Bientôt, les spores du champignon prennent le contrôle de la fourmi. Sur son corps, le parasite se met à repousser, libérant de nouvelles spores, qui contaminent à leur tour d'autres insectes.Pour les scientifiques, le cordyceps ne serait pas un champignon dangereux pour l'homme. D'abord parce qu'il ne s'attaque qu'aux insectes. Et encore pas à tous. Il ne s'en prend en effet qu'aux individus isolés et affaiblis, dont le système immunitaire est moins efficace.Ensuite, l'une des espèces les plus toxiques de ce champignon, celle qui s'attaque aux fourmis, est très rare. Ce qui relativise la menace qu'il pourrait représenter, même pour les insectes.Par ailleurs, ce champignon ne peut se développer que dans des conditions très précises. Ainsi, il a besoin d'une certaine température, autour de 18°C. Avec ses 37°C, le corps humain ne serait donc pas un hôte convenable pour le cordyceps.Il lui faut aussi beaucoup d'humidité. C'est pour cette raison qu'on le trouve dans les forêts tropicales ou, en automne, dans les zones humides d'Europe.Enfin, le patrimoine génétique de ce champignon est fragile. S'il pouvait contaminer un homme, celui-ci pourrait en infecter un autre, qui, à la rigueur, pourrait en contaminer un troisième. Mais la contamination ne s'étendrait pas au-delà, le génome du cordyceps se dégradant au cours du processus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le « vortex polaire » ?
En ce début février, une vague de froid inédite continue de frapper le Canada et fait baisser le thermomètre dans des proportions jamais atteintes dans les États américains de Nouvelle-Angleterre.Les températures s'y sont en effet abaissées en deçà de - 40°C, avec une température ressentie voisine de - 70°C. Avec des rafales de vents très fortes, ces températures ressenties pourraient même descendre jusqu'à -80°C.D'ores et déjà, des records de froid sont battus aux États-Unis. Plus au sud, ces températures, toujours glaciales mais un peu atténuées, devraient s'afficher à Boston et New York, où le thermomètre pourrait descendre jusqu'à - 15 °C.Mais les habitants de ces deux villes pourraient endurer des températures encore plus basses, atteignant jusqu'à - 20°C à New York et - 30 ou même - 40°C à Boston. Des températures extrêmes, qui peuvent provoquer des engelures en quelques minutes et même, dans certains cas, se révéler mortelles.Pourquoi ce froid sibérien touche-t-il l'Amérique du Nord ? Le responsable de ces températures extrêmes est un phénomène climatique que les météorologues appellent un "vortex polaire".De quoi s'agit-il ? Le mot "vortex" est employé notamment pour désigner un tourbillon, de nuages ou d'eau. Quand il est polaire, ce vortex est une vaste dépression, qui se forme près des pôles géographiques de la Terre.Cette dépression s'installe en grande partie dans la haute atmosphère, à une altitude d'environ 30 kilomètres. Cette dépression est le plus souvent maintenue dans la région des pôles par des vents circulaires, qui l'emprisonnent et l'empêchent de déborder plus au sud.Mais un réchauffement subit peut modifier la circulation de ces vents, qui, dès lors, ne contiennent plus le vortex polaire, libre de s'échapper vers des régions plus méridionales.C'est la différence de température entre l'équateur et les pôles qui entraîne la formation de ce vortex polaire. Ces écarts étant plus grands en hiver, les vortex qui apparaissent à cette saison sont plus massifs.Il est à noter que des vortex polaires ont été observés sur d'autres planètes que la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La singularité technologique va-t-elle bientôt être atteinte ?
On a parlé de "singularité technologique", ou de "singularité" tout court, dès les années 1950. Puis le concept a été enrichi dans la décennie suivante et discuté jusqu'à nos jours.Pour les partisans de cette idée, l'intelligence artificielle, sous tous ses aspects, prendrait de plus en plus de place dans nos sociétés. Plus le temps passe, plus les progrès enregistrés lui seraient dus.Le rapide enchaînement de ces progrès déclencherait une sorte d'emballement, qui se traduirait lui-même par une évolution technologique que la société humaine, réduite à ses seuls moyens, n'aurait pu produire.Au terme de cette évolution apparaîtrait une "superintelligence", qui, malgré ou peut-être à cause de sa nature artificielle, se révélerait supérieure à l'intelligence humaine.On aurait alors atteint cette "singularité technologique", dont certains prédisent l'arrivée à l'horizon 2030, d'autres la prévoyant plutôt vers 2045.Si certains croient cette "intelligence générale artificielle", comme on appelle aussi la "singularité", près de se manifester, c'est qu'elle semble en mesure, dans un avenir proche, de relever un défi difficile.En effet, l'un des problèmes les plus délicats à résoudre, pour une intelligence artificielle, c'est celui des mécanismes du langage humain. Quand elle pourra comprendre comment il fonctionne, l' IA sera prête à égaler, voire à surpasser, l'intelligence humaine.C'est du moins l'avis de certains spécialistes de la question. Et ils pensent que cette capacité à percer les secrets du langage humain se manifeste notamment par la manière dont une IA traduit un texte complexe.Ainsi, une entreprise, spécialisée dans la traduction de textes, et utilisant l'IA, a voulu mesurer le temps passé par les traducteurs à corriger les erreurs commises par cet outil.Des données recueillies auprès de plus de 135.000 traducteurs ont été collectées. Or, leur analyse montre que, sur une période d'une dizaine d'années, le temps nécessaire à la correction des textes traduits par l'IA serait passé de 3,5 à 2 secondes par mot, soit un gain de 30 %. Pour cette société, pas de doute, la "singularité" sera une réalité avant la fin de la décennie actuelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l’horloge de l’apocalypse ?
Certaines périodes paraissent plus propices à des dangers qui peuvent menacer l'ensemble de la planète. Des scientifiques ont voulu mesurer cette menace de manière plus précise.Pour ce faire, ils collaborent au "Bulletin of atomic scientists", créé, en 1945, sous l'égide d'Albert Einstein. Cette publication informe notamment ses lecteurs sur les dangers auxquels s'expose la planète, du fait notamment de la mise en place, et de l'utilisation possible, des armes nucléaires.La mise en exergue de la menace nucléaire s'explique par le contexte dans lequel la revue a vu le jour. En effet, elle a été fondée l'année de l'explosion des bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki.Et elle a ensuite paru pendant la guerre froide, une période de vive tension entre le camp soviétique et le bloc occidental.Les scientifiques réunis dans le cadre du "Bulletin of atomic scientists" ont imaginé un moyen original pour marquer, de manière concrète, la menace qui, d'après eux, pèse sur la terre.Ils ont en effet inventé une horloge particulière, qu'on s'est empressé de baptiser "horloge de l'apocalypse". Ses aiguilles marqueraient en effet le temps qui nous sépare de la fin du monde.La gamme des dangers qui sont pris en compter pour faire avancer, ou reculer, les aiguilles de cette singulière horloge, s'est un peu élargie. La menace d'une guerre nucléaire de grande ampleur, déjà très présente au début de la guerre froide, date de création de l'horloge, est revenue sur le devant de l'actualité avec la guerre en Ukraine.Mais, désormais, les catastrophes naturelles, liées notamment au réchauffement climatique, sont considérées, par les savants de la revue scientifique, comme des dangers pouvant nous rapprocher de la fin du monde.En 1947, à l'époque de sa création, l'horloge avait été réglée à 23h53. Depuis, elle a été mise à jour plus de 20 fois. Et, depuis quelques jours, 23h58 et 30 secondes s'affichent à son cadran. Plus qu'une minute et demie avant la fin du monde... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que disent vos yeux de vos préférences ?
Depuis toujours, la sagesse populaire prétend que nos yeux sont le reflet de notre esprit. Il se pourrait que la science valide en partie cette affirmation.Si, comme le croient les scientifiques, les mouvements de nos yeux traduisent certaines de nos préférences ou laissent deviner les décisions que nous allons prendre, nous n'en avons pas conscience.En effet, ces mouvements oculaires très rapides, appelés "saccades", échappent souvent à notre contrôle. Ils seraient néanmoins révélateurs de certaines de nos réactions.Ainsi, des études récentes ont montré que la dilatation des pupilles pouvait être interprétée d'une certaine façon. Elle montrerait qu'une personne est peu sûre d'elle, hésitante sur la décision à prendre. Cette incertitude provoquerait une certaine tension, qui se traduirait elle-même par la dilatation des pupilles.D'autres expériences, portant toujours sur les mouvements oculaires, ont été menées. Ainsi, des chercheurs suisses ont demandé à des volontaires de regarder une liste de 40 chiffres.Ils se sont aperçus qu'il était possible de savoir à quel chiffre pensait tel participant rien qu'au mouvement de ses yeux. En effet, celui-ci se modifiait en fonction du chiffre considéré.Ainsi, les yeux se déplaçaient vers le haut et la droite s'il s'agissait d'un plus grand chiffre que celui qui venait avant dans la liste.Les mouvements oculaires seraient également de nature à révéler nos préférences. Ainsi, des volontaires ont été amenés à choisir entre deux trajets sur tapis roulant : l'un assez court mais comportant une pente et un autre plus long mais plus plat.Les chercheurs ont alors constaté que les mouvements oculaires devenaient plus accentués en direction du tapis qui avait la préférence du participant. Cette vigueur des saccades oculaires permettait donc de le deviner avant même qu'il exprime cette préférence.Tentant encore une autre expérience, des chercheurs ont demandé à des volontaires de répondre à une affirmation, couplée à une image. Les résultats de ceux dont le regard pouvait aller à sa guise étaient supérieurs à ceux qui devaient fixer une croix des yeux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'effet de l’éruption du Hunga Tonga sur le climat ?
D'ordinaire, les éruptions volcaniques se traduisent plutôt par un refroidissement des températures. Mais ce n'est pas ce qui s'est produit avec celle du volcan Hunga Tonga, qui a eu lieu, le 15 janvier 2022, au large de l'île Hunga Tonga Ha'apai. Celle-ci, qui se trouve dans le Pacifique, appartient au royaume des Tonga.Il s'agit sans doute de l'éruption volcanique la plus violente jamais encore enregistrée au XXIe siècle. Elle a provoqué une énorme explosion dans l'atmosphère, la plus violente, selon certains experts, depuis celle produite par l'éruption du Krakatoa en 1883. Sa puissance serait équivalente, en effet, à plusieurs centaines de fois celle de la bombe atomique d'Hiroshima.Mais ce qui fait la particularité de ce phénomène, c'est qu'il s'agit de l'éruption d'un volcan sous-marin.Cette éruption inhabituelle s'est traduite par la propulsion dans l'atmosphère d'une énorme quantité de vapeur d'eau, mélangée à de la lave. Ce qui se produit très rarement.Entre 140 et 150 mégatonnes de vapeur d'eau auraient ainsi été expulsées par le volcan. Un chiffre qui donne le vertige quand on sait qu'une mégatonne correspond à un million de tonnes.Or la vapeur d'eau peut être considérée comme un gaz à effet de serre. Son effet sur le réchauffement climatique est d'autant plus significatif que la haute atmosphère en contient peu.Au lieu de faire baisser les températures, comme la plupart des autres phénomènes volcaniques, l'éruption du Hunga Tonga devrait donc plutôt les faire monter. Des chercheurs ont même estimé que, du fait de cette éruption, la probabilité que le seuil de 1,5°C soit dépassé au moins une fois d'ici 2026 passerait de 50 à 57 %.Rappelons que ce seuil de 1,5°C a été fixé par le récent accord de Paris comme la limite à atteindre pour le réchauffement climatique. Les chercheurs rappellent cependant que ces chiffres sont atteints dans le cas d'une égale répartition de la vapeur d'eau projetée par le volcan.Or celle-ci s'étant plutôt amassée dans l'hémisphère Sud, ils sont à relativiser légèrement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le noyau de la Terre suscite-t-il des interrogations ?
L'étude des ondes provoquées par les séismes a permis aux scientifiques de préciser, dès les années 1930, la composition du noyau, la partie centrale de notre planète.En réalité, ce noyau est lui-même composé de deux parties, le noyau interne et le noyau externe. La partie la plus centrale, le noyau interne, est solide. Elle est surtout composée de fer, à hauteur de 80 %, et, pour le reste, de nickel.Le noyau interne est entouré d'un noyau externe, toujours composé, en majorité, de fer et de nickel, mais, cette fois-ci, à l'état liquide.Ainsi constitué, le noyau interne tourne par rapport au manteau, cette zone située entre la croûte et le noyau externe. Cette rotation est liée à la fois au champ magnétique terrestre, produit lui-même par les mouvements du noyau externe, et à l'influence du manteau.Or l'étude des ondes sismiques suggère que ce mouvement de rotation du noyau interne n'est pas toujours semblable. Il semble parfois s'accélérer, on parle alors de super-rotation, ou ralentir, dans des périodes qualifiées de sous-rotation.Pour certains scientifiques, cette rotation serait réglée selon un mode alternatif. La sous-rotation succéderait ainsi à la super-rotation, et vice versa. Chaque état durerait plusieurs décennies.Certaines analyses portent à croire que le noyau interne de la Terre aurait tourné plus vite, par rapport au manteau, surtout depuis 1971. Puis un changement majeur aurait eu lieu en 2009.Cette année-là, en effet, la rotation du noyau interne se serait ralentie. On aurait donc pu passer, dès cette époque, d'une super-rotation à un nouvel état de sous-rotation.Il est à noter que tous les scientifiques ne sont pas d'accord avec cette hypothèse. Certains pensent en effet que les modifications de vitesse de propagation des ondes sismiques, sur lesquelles se basent les scientifiques tenants d'une rotation rapide du noyau interne, ne seraient pas dues à ces mouvements du noyau interne mais à des changements physiques qui s'y produiraient.Il sera sans doute nécessaire, pour trancher le débat, de recueillir des données plus nombreuses, notamment sur le comportement des ondes sismiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment rejoindre Mars en seulement un mois et demi ?
Conduire des hommes sur Mars, dans un avenir proche, fait toujours partie des ambitions de la NASA. Les agences spatiales ne sont d'ailleurs pas les seules intéressées par de tels projets.À la tête de Space X, Elon Musk prévoit lui aussi d'envoyer une mission habitée vers Mars dès 2024 ou 2026. Pour sa part, la NASA annonce un vol vers la planète rouge à l'horizon 2027.Nouveauté de cette future mission, le mode de propulsion de la fusée. Au lieu d'un combustible classique, on emploierait l'énergie nucléaire pour faire décoller la fusée.À vrai dire, un tel projet n'est pas vraiment nouveau. La NASA l'avait déjà envisagé voilà un demi siècle, au début des années 1970. Mais les contraintes de la guerre froide et des restrictions budgétaires avaient conduit à son abandon.La mise au point de cette fusée à propulsion nucléaire profiterait de la collaboration de l'armée, qui a déjà de nombreuses innovations à son actif.La nature de la propulsion reste la même. En effet, comme avec une fusée classique, le réacteur nucléaire produit de la chaleur, elle-même transférée à un combustible liquide, qui se transforme en gaz et produit la poussée nécessaire au décollage.Il s'agit donc d'une différence de degré. En effet, le réacteur nucléaire est capable de produire des températures beaucoup plus élevées. Ce qui rend une telle fusée nucléaire trois ou quatre fois plus efficace qu'une fusée conventionnelle.Le voyage vers Mars serait donc bien plus rapide. Pour parcourir les 225 millions de kilomètres qui séparent la planète rouge de la Terre, il ne faudrait pas neuf mois, comme c'est le cas aujourd'hui, avec une fusée classique, mais seulement un mois et demi.Ce nouveau type de lanceur, à propulsion nucléaire, serait d'abord utilisé pour convoyer du matériel sur la Lune, puis, dans un second temps, pour envoyer des astronautes sur Mars.Ce projet de fusée nucléaire permet à la NASA de prendre de l'avance sur ses concurrents, la Chine et l'agence spatiale européenne, dont les projets de vols vers Mars sont mis entre parenthèses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la neige peut-elle être rouge ?
La neige peut parfois perdre sa couleur immaculée, dans certains endroits, comme si du sang y avait coulé. le phénomène est connu au moins depuis l'Antiquité.On peut surtout l'observer sur des glaciers d'une altitude comprise entre 3.000 et 3.700 mètres. D'où le nom de "sang des glaciers" qu'on lui donne parfois. Cette neige rouge se trouve partout dans le monde, au Groenland ou dans l'Antarctique, mais aussi sous des latitudes plus tempérées, dans les Alpes ou dans la Sierra Nevada, en Californie.Cette teinte sanglante de la neige s'explique par la présence d'algues microscopiques. Il en existe d'ailleurs plusieurs espèces. Leur coloration est due à la présence d'un pigment qu'on trouve aussi dans les tomates. Il sert à protéger les algues des rayons du soleil.Ces algues ne sont pas visibles l'hiver, quand le soleil est peu actif. Elles se mettent alors en repos. Elles se réveillent au printemps en quelque sorte, où elles sont transportées par l'eau des glaciers en fonte. Durant cette période active, elles s'alimentent des minéraux trouvés dans le sol.L'éveil printanier de ces algues des sommets, avant leur sommeil hivernal, est appelé "bloom" par les spécialistes.Elles semblent plus abondantes en ce moment. Ce qui n'est pas de bon augure. En effet, le réchauffement climatique, qui accélère la fonte des glaciers, et abrège la saison hivernale, profite à ces algues, qui se multiplient.Mais leur présence, qui réduit celle de la neige, a un autre effet négatif : elle limite l'albédo, c'est-à-dire la quantité d'énergie solaire réfléchie vers l'espace. On constate, rn effet, une diminution de 13 % de ce réfléchissement.De ce fait, la chaleur est davantage absorbée par le sol et moins renvoyée vers l'espace. Ce qui accentue encore la fonte de la neige et des glaciers.Malgré tout, le fonctionnement exact de ces micro-organismes est encore assez mal connu. Les scientifiques pensent d'ailleurs qu'il reste encore des espèces à découvrir. C'est pourquoi un projet de recherche de grande ampleur a été lancé en 2021. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la particularité de la météorite découverte en Antarctique ?
Chaque jour, de nombreuses météorites traversent l'atmosphère de notre planète et tombent sur terre. La plupart, de très petite taille, ne provoquent pas de dégâts notables. D'autant qu'une bonne partie sombre au fond des océans.Les scientifiques sont intéressés par ces météorites, qui peuvent leur livrer de précieuses informations. Encore faut-il parvenir à les trouver.En effet, en plus de toutes celles qui s'abîment en mer, beaucoup de météorites atterrissent dans des régions, en Amérique du Sud par exemple, où la végétation luxuriante ne permet pas de les distinguer.Mais il existe au moins deux sortes de régions, dans le monde, où il est plus facile de déceler la présence de météorites : les déserts et les régions glacées. En effet, sur le sable ou la glace de ces zones dépourvues de végétation, elles se repèrent au premier coup d'œil.À cet égard, l'Antarctique est un terrain privilégié pour les chasseurs de météorites. En effet, au siècle dernier, on en a retrouvé pas moins de 45.000.C'est donc avec l'espoir de ne pas rentrer bredouilles que des chercheurs sont récemment partis dans ces étendues désolées, en quête des précieuses météorites. Et leurs vœux ont été comblés, au-delà même de leurs espérances.En effet, parmi les météorites découvertes, se trouvait un spécimen exceptionnel. De fait, cette météorite pesait plus de 7 kilos. Elle était donc beaucoup plus lourde que la plupart de celles qui s'écrasent sur les glaces de l'Antarctique. Seule une centaine de météorites comparables ont été découvertes par le passé.D'ordinaire, en effet, elles ne pèsent guère plus de 50 ou 100 grammes. Ce spécimen pourrait se révéler une mine d'informations pour les scientifiques. De fait, d'après les premières analyses, cette grosse météorite se serait formée durant les premiers temps de notre système solaire.Elle pourrait donc nous en apprendre davantage sur la manière dont il s'est constitué. Et plus la taille de la météorite est imposante, plus elle est susceptible d'apporter de précieux renseignements sur l'histoire du système solaire et, au-delà, sur celle de notre galaxie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi faut-il fermer la cuvette des toilettes avant de tirer la chasse ?
Vous ne manquez pas, bien entendu, de tirer la chasse d'eau après avoir été aux toilettes. Mais vous ne pensez pas toujours à rabattre la cuvette. C'est pourtant une précaution à prendre.Une nouvelle étude américaine vient le confirmer. Elle pourrait prêter à sourire si elle ne comportait un véritable enjeu de santé publique.Les chercheurs ont donc placé des toilettes au milieu de leur laboratoire. Puis ils ont tiré la chasse, qui, il faut le préciser, ne contenait que de l'eau. Pour observer ce qui se passait, ils ont placé des lasers au-dessus des toilettes. Des caméras à haute résolution complétaient cet équipement sophistiqué.Voilà ce que les scientifiques ont pu constater après qu'ils ont tiré la chasse. Ils ont remarqué que des gouttelettes étaient alors expulsées des toilettes. Les plus grosses d'entre elles retombaient assez vite.Mais ce n'était pas le cas des plus petites. En effet, ces gerbes de minuscules gouttelettes se propageaient, sous forme d'aérosols, jusqu'à une altitude d'environ 1,5 m et, même, d'après ces scientifiques, jusqu'au plafond de leur laboratoire.Et ces particules étaient propulsées à la vitesse de 2 mètres par seconde. La puissance de ce jet a d'ailleurs surpris les chercheurs. Elles restent ensuite en suspension dans l'air de la pièce. Et c'est là qu'un danger peut se présenter.En effet, les selles peuvent contenir des virus et des bactéries, potentiellement pathogènes, qui subsistent un certain temps dans la cuvette et qui, projetées hors des toilettes, peuvent s'infiltrer dans les poumons.Le virus du Covid-19 pourrait-il être transmis de cette façon ? D'après les scientifiques, c'est possible, mais rien ne le prouve pour l'instant. Il faudra, pour cela, mener d'autres recherches.On le voit, il vaut donc mieux penser, pour éviter de tels désagréments, à rabattre le couvercle des toilettes avant de tirer la chasse d'eau. Quoi qu'il en soit, cette étude pourrait permettre de modifier l'installation des toilettes publiques, de manière à éviter, ou du moins à limiter, les risques de contamination. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est ce que le palimpseste d'Archimède ?
D'Archimède, ce célèbre savant de l'Antiquité, qui vécut au IIIe siècle avant J.-C., et à qui l'on doit notamment la vis et la poussée auxquelles il a donné son nom, on ne connaît les travaux que par un seul manuscrit. Les autres documents le concernant ne sont en effet que des copies.Ce manuscrit se présente sous la forme d'un "codex", c'est-à-dire une sorte de cahier, dont les pages manuscrites sont reliées. C'est en quelque sorte l'ancêtre du livre tel que nous le connaissons.Ce manuscrit, qui comporte 177 pages, fut découvert en 1899, par un érudit grec. Mais il comporte une autre particularité.En effet, il s'agit de ce qu'on appelle un "palimpseste". C'est un parchemin que des copistes, du Moyen-Âge le plus souvent, ont gratté pour en effacer le texte. Ils pouvaient ainsi le réutiliser pour en copier un autre.Une telle pratique était courante, En effet, ces parchemins, élaborés à partir d'une peau de mouton ou d'agneau, étaient rares et donc coûteux. Il était donc fréquent qu'un exemplaire servît plusieurs fois.La plupart du temps, cependant, le texte original n'était pas si bien effacé qu'on ne pût encore le distinguer. C'est ce qui s'est passé pour ces écrits d'Archimède. En effet, un philologue danois qui se rend à Constantinople, en 1906, pour consulter le manuscrit, ne s'y trompe pas.Sous le texte des prières byzantines qui recouvrent les pages, il en distingue un autre. Et il reconnaît bientôt des œuvres d'Archimède, dont certaines inédites.Il s'agit notamment d'un traité sur les "corps flottants", où le savant démontre son fameux principe, d'un écrit intitulé "La Méthode", très précieux pour savoir comment Archimède travaillait, et du "Stomachion", dont on ne connaissait que quelques fragments. Au début du XXe siècle, le savant inclura ces textes dans son édition des œuvres complètes d'Archimède.Depuis, des techniques plus modernes, utilisant notamment les rayons X, ont permis de déchiffrer, avec plus d'exactitude, la majeure partie de ce précieux manuscrit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les pays qui ne possèdent pas de centrale nucléaire ?
Si de nombreux pays ont fait le choix du nucléaire, pour la production d'électricité, mais aussi, dans certains cas, pour la propulsion navale, c'est que cette forme d'énergie ne manque pas d'avantages.En premier lieu, elle ne rejette pas de CO2 dans l'atmosphère, mais de la vapeur d'eau. Ce qui, dans la période de réchauffement que connaît le climat, représente un atout notable.Par ailleurs, le coût de production de l'électricité n'est pas très élevé et cette énergie est disponible toute l'année. Enfin, une centrale nucléaire peut rester en service plusieurs décennies.Aussi des pays comme les États-Unis, la France ou la Chine, qui sont les trois principales puissances nucléaires, font-ils confiance à ce type d'énergie.Mais les centrales nucléaires sont souvent décriées. Certains leur trouvent en effet de sérieux inconvénients. De fait, elles produisent des déchets radioactifs, qu'on ne sait pas toujours très bien gérer et qui peuvent être nocifs pour la santé.Par ailleurs, les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, qui sont dans toutes les mémoires, posent avec encore plus d'acuité le problème de la sécurité des populations en cas d'accident nucléaire.C'est en raison de ces inconvénients que certains pays ont décidé de renoncer progressivement au nucléaire. On peut notamment citer le cas de l'Italie, de l'Autriche, de l'Allemagne ou encore de la Belgique.D'autres pays, cependant, n'ont pas à prendre une telle décision. Et ce pour une raison simple : ils n'ont jamais possédé de centrales nucléaires.On trouve de tels pays sur tous les continents, même si certains sont plus concernés que d'autres. C'est notamment le cas de l'Afrique, où, faute de ressources et de personnel qualifié, les centrales nucléaires n'existent qu'en Afrique du Sud.Elles sont également assez rares en Amérique du Sud, où on ne les trouve guère qu'au Brésil ou en Argentine. En Europe même, des pays comme le Portugal, l'Irlande, la Pologne, la Norvège ou le Danemark ne possèdent pas de centrales nucléaires.Il n'y en a pas davantage en Australie, en Nouvelle-Zélande ou dans les pays d'Asie du Sud-Est. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Lune est-elle parfois visible en plein jour ?
Nous avons l'habitude d'associer la Lune à la nuit. Aussi est-on toujours un peu étonné d'apercevoir cet astre durant la journée. Et pourtant, certains jours, la Lune est bien visible dans le ciel diurne. En fait, elle est présente aussi bien le jour que la nuit, mais, dans le premier cas, nous ne la voyons pas toujours.Il faut d'abord rappeler que notre satellite n'émet pas de lumière par lui-même; en effet, c'est la lumière du Soleil qui se reflète sur sa surface.Par ailleurs, pour que la Lune soit visible le jour, deux conditions doivent être réunies. En premier lieu, elle doit être assez éloignée du Soleil. Sinon, les rayons du Soleil seraient trop puissants pour que la lumière solaire, reflétée sur la surface de la Lune, soit visible en plein jour. Par ailleurs, la Lune doit se trouver au-dessus de notre horizon.Ces conditions sont réunies en fonction des diverses phases de la Lune. Durant la phase dite de la pleine Lune, cet astre se trouve à l'opposé du Soleil, la Terre se trouvant entre les deux.Dans ce cas, la Lune se trouve assez éloignée du Soleil pour en refléter les rayons sans qu'ils soient trop éclatants pour nous empêcher de voir notre satellite en plein jour.De son côté, la Lune gibbeuse est encore assez loin du Soleil pour qu'on puisse toujours l'apercevoir dans le ciel diurne, surtout celui du matin. La Lune se rapprochant du Soleil, on n'en entrevoit alors qu'un croissant, peu de temps avant le lever du Soleil.En raison de la rotation de la Terre, la Lune se trouve au-dessus de l'horizon environ 12 heures par jour, mais n'est vraiment visible le jour que la moitié de ce temps en moyenne.Si notre satellite apparaît dans le ciel du matin, il s'agit de ce qu'on appelle la Lune décroissante, qui se place en quelque sorte entre la pleine Lune et la nouvelle Lune. Si l'on voit la Lune l'après-midi, c'est la Lune croissante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les enfants apprennent-ils plus vite que les adultes ?
Les parents aidant leurs enfants à faire leurs devoirs ont parfois le sentiment qu'ils retiennent certaines notions plus vite et plus facilement qu'eux. En fait, ce n'est pas seulement une impression.C'est ce que vient de démontrer une nouvelle étude allemande. Pour comprendre les mécanismes en jeu dans l'apprentissage, les auteurs de l'étude ont soumis deux groupes, l'un composé d'enfants et l'autre d'adultes, à des examens spécifiques, menés au moyen de techniques d'imagerie conçues à cet effet.Elles ont permis d'étudier le comportement du cerveau avant, pendant et après la phase d'apprentissage à laquelle se sont pliés les participants. Une autre étude, américaine celle-ci, s'est fixé les mêmes objectifs, mais en s'intéressant surtout à l'apprentissage visuel.Soumis à ces tests, les enfants, comme souvent, se sont révélés plus prompts à apprendre de nouvelles notions. Et aussi plus doués pour les retenir. Les chercheurs croient savoir pourquoi.Pour eux, le responsable de cette plus grande facilité à apprendre et à retenir des informations serait un neurotransmetteur au nom assez compliqué. Il s'agit en effet de l'acide gamma-aminobutyrique, qu'on appelle plus simplement GABA.Cette substance chimique joue un grand rôle dans le mécanisme d'apprentissage ainsi que dans la consolidation des connaissances acquises. Les études citées ont montré qu'au moment de l'apprentissage, la concentration de GABA était plus importante dans le cerveau des enfants que dans celui des adultes.Et le niveau plus élevé de cette substance se maintenait même, chez les enfants, à l'issue de la phase d'apprentissage proprement dite, alors que, tout au long de ce processus, ce neurotransmetteur ne subissait aucune transformation chez les adultes.Plus encore, ce haut niveau de GABA permettait aux enfants d'engranger de nouvelles connaissances, sans pour autant oublier les précédentes, au bout d'un intervalle de temps de seulement dix minutes. Alors qu'il fallait une heure aux adultes pout parvenir au même résultat.De telles découvertes devraient ouvrir de nouvelles perspectives dans le domaine de l'enseignement et dans la manière dont on conçoit l'apprentissage destiné à de jeunes enfants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel était l'intelligence d'un T-Rex ?
Le Tyrannosaurus Rex, communément appelé "T-Rex", est l'un des dinosaures les plus connus. Disparu, comme l'ensemble de ses congénères, voilà 65 millions d'années, il se signale par sa taille imposante, 12 mètres de long pour 6 mètres de haut, et sa redoutable efficacité à la chasse.Mais on le croyait pas très intelligent. En effet, on lui attribuait généralement un tout petit cerveau, à l'image de celui des oiseaux, qui comptent parmi ses descendants.Or, une récente étude américaine prend le contrepied de cette croyance. Elle a pris pour base le volume osseux du cerveau d'un T-Rex et, en se servant d'une méthode mathématique, a établi une corrélation entre ce cerveau et celui d'oiseaux comme l'autruche ou l'émeu.La sottise supposée du T-Rex était donc associée à la taille minuscule de son cerveau, surtout si on la rapportait aux proportions de son corps. La même remarque était d'ailleurs faite pour les oiseaux.Mais cette étude montre que, en la matière, la taille du cerveau n'est pas le seul élément à prendre en compte. En effet, il faut aussi prendre en considération le nombre de neurones.Or, si l'on en croit les résultats de ce travail, le cerveau d'un T-Rex comprendrait, malgré sa petite taille, plus de neurones que celui d'un primate ou d'un mammifère. Ainsi, le cerveau d'un T-Rex comprendrait plus de 3 milliards de neurones, soit autant que celui d'un babouin.On aurait donc beaucoup sous-estimé l'intelligence de ce redoutable carnivore, dont l'habileté à la chasse ne viendrait pas seulement de son odorat très développé. Maus serait-il intelligent au point de développer des relations sociales ou même d'utiliser des outils ?Cette question fait débat au sein de la communauté scientifique. Certains spécialistes contestent la méthode utilisée par les auteurs de l'étude. D'autres remettent en cause l'éventuelle utilisation d'outils par le T-Rex.Ils rappellent en effet qu'un tel comportement n'est pas seulement lié au nombre de neurones que contient le cerveau. Par ailleurs, le maniement d'outils ne leur semble guère compatible avec la taille très réduite des membres supérieurs de ce dinosaure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les chiens ont-ils la truffe humide ?
La truffe des chiens est souvent humide. Cela peut être un indicateur de leur bonne santé. Mais, surtout, cette humidité est en rapport avec l'odorat de cet animal.On sait qu'il est beaucoup plus développé que celui des humains. Il est en effet doté de 300 millions de récepteurs olfactifs. C'est ce qui permet au chien d'avoir un odorat 10.000 fois supérieur à celui de l'homme.C'est pourquoi ce flair canin si développé n'est pas seulement utilisé par les chasseurs. En effet, on sait que les chiens sont capables, grâce à leur odorat, de repérer des personnes ensevelies sous les décombres de leur maison ou de détecter de la drogue cachée dans une valise.Certains chiens, dressés à cet exercice, sont même capables, par leur seul flair, de reconnaître, chez une personne, la présence d'une maladie.Si le chien a un flair aussi fin, c'est en partie grâce à l'humidité de sa truffe. Elle provient d'une couche de mucus, qui recouvre la truffe elle-même mais aussi les muqueuses olfactives.Elle permet au chien de mieux capter les molécules olfactives, qui donnent naissance aux différentes odeurs. C'est aussi grâce à ce mucus que ces molécules sont acheminées vers les muqueuses olfactives, puis transmises aux terminaisons nerveuses.Cette humidité est entretenue en permanence par la sécrétion de mucus, qui circule de la cavité nasale jusqu'à l'extérieur de la truffe. Les chiens ont d'ailleurs tendant à lécher cette truffe, pour en augmenter l'humidité et mieux la répartir.On entend souvent dire qu'une truffe sèche est synonyme de mauvaise santé pour un chien. Cela est parfois vrai, mais pas toujours. La truffe sèche d'un chien ne signifie pas forcément qu'il a contracté une maladie, mais, plus simplement, qu'il s'est endormi au soleil.Il faudra penser à consulter un vétérinaire quand cette sécheresse de la truffe s'accompagne d'autres symptômes, comme de la fièvre ou un écoulement nasal. Par ailleurs, la truffe est souvent sèche chez les chiens appartenant à certaines espèces. L'humidité de la truffe n'est donc pas, chez le chien, un baromètre de santé infaillible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que vient-on de découvrir dans de la poussière lunaire ?
L'atterrisseur chinois Chang'e 5, posé voilà deux ans sur la Lune, était notamment chargé de prélever des échantillons du sol lunaire et de les ramener sur Terre.Parmi ces échantillons, figure plus d'1,7 kg de régolithe, cette fine poussière qui recouvre le sol de notre satellite. Elle provient de toutes les météorites qui se sont écrasées sur la Lune. Les prélèvements de régolithe ont eu lieu dans l'une des plus vastes mers lunaires, présente sur la face visible de notre satellite.Si cette poussière intéresse tant les scientifiques, c'est qu'elle semble contenir des molécules d'eau. Ce n'est pas la première fois qu'on détecte la présence de l'eau sur la Lune. On la trouverait ainsi, sou forme de glace, dans des cratères qui ne seraient jamais éclairés par les rayons du soleil. Mais cette découverte de molécules d'eau dans le régolithe lunaire nous en apprend davantage sur l'origine de l'eau sur la Lune.Les scientifiques ont essayé de comprendre pourquoi de l'eau se trouvait dans ce régolithe. Pour eux, l'origine de ces molécules d'eau serait à chercher dans les vents solaires qui atteignent la Lune.Ces vents se composent d'un flux de particules, propulsées dans l'espace à partir de la haute atmosphère du Soleil. Ils comprennent des électrons et des ions, molécules chargées électriquement et ayant perdu ou gagné un ou plusieurs électrons.Or, certains des ions transportés par les vents solaires contiennent de l'hydrogène, qui, se combinant avec l'oxygène trouvé sur place, notamment dans les oxydes minéraux, donnerait naissance à des molécules d'eau.Mais la mission de Chang'e 5 a permis de découvrir une autre origine de cette eau lunaire. En effet, sa présence, en assez grande quantité, a été détectée dans un rocher assez léger, situé non loin de l'endroit où se trouvait l'atterrisseur.Criblé de petites cavités, ce rocher serait d'origine souterraine. De fait, il serait issu d'une éruption volcanique. Ce qui prouverait qu'une source d'eau pourrait exister au cœur de notre satellite. Elle s'ajouterait ainsi à l'eau trouvée dans la poussière lunaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le « tombeau de Salomé » est-il célèbre ?
Découverte par des pilleurs, voilà 40 ans, et fouillée récemment par une équipe d'archéologues, une grotte funéraire, située au sud-ouest de Jérusalem, retient toute l'attention des spécialistes.En effet, il ne s'agit pas d'un lieu de sépulture anonyme, mais d'une grotte associée à Salomé. D'après un Évangile apocryphe, non reconnu par le Canon de l'Église, c'était une sage-femme, qui aurait assisté à la naissance de Jésus.Ne voulant croire que Marie était vierge, elle l'aurait auscultée. La main dont elle s'était servie pour cet examen aurait été brûlée, puis guérie au moment de la naissance du Christ.Cependant, le nom de Salomé était très courant dans la Judée de cette époque. Il est donc possible que ce nom, retrouvé sur des reliques aujourd'hui disparues, ait été attribué plus tard à la sage-femme ayant assisté à la délivrance de la Vierge Marie.Si les archéologues pensent qu'il peut y avoir un lieu entre cette Salomé, canonisée ensuite par l'Église, et la grotte funéraire, c'est que son nom figure parmi les inscriptions retrouvées sur les parois.On relève aussi de nombreuses croix, qui permettent de penser que, dès les débuts de l'ère chrétienne, et sans doute jusqu'au IXe siècle de notre ère, le site fut un lieu de pèlerinage.Mais cette grotte servait déjà de tombeau environ un millénaire avant la naissance du Christ. Il semble qu'elle était le lieu de sépulture d'une famille juive de notables.Ce lieu de pèlerinage se serait composé de la grotte elle-même et d'un autre endroit, qui était peut-être une sorte de parvis. Entourée par des murs épais, cette vaste pièce, au sol recouvert de dalles et de mosaïques, ne faisait pas moins de 350 m2.Les archéologues y ont retrouvé de très nombreuses lampes à huile, qui étaient peut-être vendues aux pèlerins. Si elles permettaient sans doute de s'éclairer, dans ce lieu sombre, elles avaient peut-être aussi une fonction rituelle.On a également mis à jour, à l'entrée et à l'intérieur de la grotte, des sculptures aux motifs végétaux, assez représentatifs de l'art juif de cette époque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la NASA teste-t-elle un bouclier thermique gonflable ?
La NASA continue de préparer un futur vol habité vers Mars, qui pourrait avoir lieu à l'horizon 2030 ou un peu plus tard. Pour ce faire, elle vient de mettre au point un nouvel engin, qui pourrait se révéler très utile pour les astronautes s'apprêtant à fouler le sol de la planète rouge.Il s'agit d'un bouclier thermique gonflable, que les scientifiques ont nommé "Loftid". Il a été placé dans une fusée Atlas V, lancée elle-même dans l'espace le 10 novembre 2022.Le bouclier thermique s'est alors placé en orbite, durant un certain temps, avant d'amorcer sa descente sur terre. Il s'agissait de savoir si, lors de cette descente, le bouclier pourrait se gonfler de façon autonome.Les scientifiques ont pu s'apercevoir que le bouclier s'est bien déployé de la manière prévue. Il a pu ensuite amerrir au large d'Hawaï et être récupéré.L'avantage principal de cette technique innovante, c'est que Loftid ne fait qu'un peu plus de 2 mètres quand il est plié. Mais, quand il se gonfle, son envergure passe à 6 mètres. Ce nouveau type de bouclier thermique permet donc d'emporter dans l'espace une charge plus légère et moins volumineuse.Le rôle de ce bouclier thermique gonflable est de faciliter l'atterrissage du matériel sur Mars. En effet, l'atmosphère de cette planète, plus fine que celle de la Terre, ne freine pas suffisamment les atterrisseurs utilisés par la NASA.Aussi, pour faire atterrir un rover, par exemple, des parachutes ne suffisent pas. Dotées de rétrofusées, les grues mises au point par les techniciens de la NASA se sont révélées plus efficaces. Mais on ne peut pas s'en servir pour faire atterrir des charges trop lourdes.On voit alors tout l'intérêt d'utiliser ce type de bouclier thermique gonflable, capable d'assurer l'atterrissage d'un matériel plus important, mais aussi de transporter les astronautes eux-mêmes.Ce bouclier, qui devrait se déployer lors de sa descente sur Mars, sera tout de même équipé de parachutes, pour renforcer encore la sécurité de l'équipage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment une voile solaire fonctionne-t-elle ?
La voile solaire est dans l'air du temps. En effet, l'une d'entre elles, conçue par une société française, vient d'être envoyée dans l'espace, sous l'égide de SpaceX, le groupe d'Elon Musk. Une autre, élaborée par une entreprise américaine, devrait prendre son envol en mars prochain.La voile solaire française a pris place, avec un petit satellite, à bord d'une fusée qui, en ce début d'année 2023, vient de décoller. Mise en place en partie à la main, elle est composée de quatre panneaux en forme de trapèzes qui, quand la voile est déployée, représentent une surface de 73 m2.Cette voile solaire doit être envoyée en orbite basse, à environ 550 kilomètres d'altitude. Avec ses huit panneaux et ses 600 m2, la voile américaine est plus vaste.Le principe de propulsion est le même pour les deux voiles. En effet, à cette altitude, il ne faut pas compter sur les mouvements de l'air pour assurer leur déplacement.Ce sont donc les particules échappées du soleil qui, en frappant les panneaux de ces voiles, les font bouger. Non seulement un tel mode de propulsion est économique, mais il évite de doter la voile d'un système électrique, ou d'un autre dispositif destiné à le faire avancer.La voile solaire est donc plus légère et sûrement plus durable. La société française à l'origine de cette première voile solaire nourrit d'ores et déjà d'autres projets. Ainsi, dès cette année ou en 2024, une nouvelle voile devrait être déployée, mais cette fois-ci en orbite haute.Et ces nouveaux engins spatiaux devraient s'enfoncer plus loin dans l'espace. Des voyages vers la Lune ou Mars sont d'ores et déjà prévus. Mieux encore, une voile solaire bien plus ample, de 300 à 400 m2, pourrait s'envoler pour Vénus dès 2025.Si de telles missions lointaines sont envisageables, c'est notamment en raison de leur coût. Avec une voile solaire, en effet, elles reviendraient 10 à 20 fois moins cher qu'un projet classique.Il serait même question d'explorer, par ce moyen, le nuage d'Oort, situé à près d'une année-lumière de la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le niveau de la mer Méditerranée monte-t-il uniformément ?
Le réchauffement climatique se traduit, entre autres conséquences, par la fonte des glaces. Et ce phénomène entraîne lui-même une élévation du niveau des mers et des océans.C'est ainsi que la Méditerranée, qui s'ouvre sur l'océan Atlantique, par le détroit de Gibraltar, voit ses eaux monter de manière régulière, surtout depuis la fin des années 1980. Cette élévation succède à la relative baisse du niveau qui était constatée depuis les années 1960.D'après une étude menée par des océanographes anglais et américains, le niveau de la mer augmenterait de 3,6 mm par an.Mais, comme toutes les moyennes, ce chiffre cache des disparités. En effet, le niveau de la Méditerranée ne s'élèverait pas de manière uniforme. Il monterait plus dans certaines régions que dans d'autres.Ce serait notamment le cas de la Costa del Sol, qui désigne le littoral du sud de l'Espagne, et de la côte amalfitaine, au sud de l'Italie. De même, le niveau de la mer Égée et de la mer Adriatique aurait progressé d'environ 8 mm par an.Les spécialistes constatent l'élévation du niveau de la Méditerranée, sans pouvoir l'expliquer de manière certaine. Ils émettent cependant des hypothèses.Cette inégale élévation de la mer pourrait être due à des différences de densité des eaux. La circulation des bateaux, dont l'importance n'est pas la même dans toutes les régions, pourrait aussi l'expliquer en partie.Les auteurs de l'étude suggèrent que les autorités prennent des mesures pour limiter l'impact de cette élévation du niveau de la mer sur les paysages et les activités humaines.Elles pourraient ainsi faire construire des digues, une solution sans doute efficace mais coûteuse. De même, il conviendrait de mettre au point des outils de mesure permettant d'apprécier l'élévation du niveau de la mer dans chaque région. Ce qui permettrait de mieux adapter la réponse à la nature de la menace.La mise en place d'une telle politique de prévention s'impose d'autant plus que, dans les décennies à venir, le niveau des mers et des océans devrait encore s'élever. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Depuis quand les Hommes portent-ils de la fourrure ?
Les hommes préhistoriques devaient se protéger du froid, surtout durant les diverses périodes glaciaires que la Terre a connues. On supposait qu'ils devaient s'habiller des peaux prélevées sur les animaux qu'ils chassaient.Mais, jusque-là, on n'en avait guère de preuves. Désormais c'est chose faite. En effet, des scientifiques viennent de trouver, dans un site préhistorique allemand, des ossements d'animaux très intéressants.Ils datent de plus de 300.000 ans et appartiennent à des ours des cavernes, une espèce qui pouvait atteindre trois mètres de haut et a disparu voilà environ 24.000 ans. Cet animal était certainement chassé pour sa viande, mais pas seulement.En effet, certains de ces os ont attiré l'attention des spécialistes. Ils présentaient de petites stries, très fines, qui montraient que l'animal avait été dépecé de manière minutieuse.Or, il s'agissait notamment d'os du pied et de la patte. Des endroits où la viande était peu abondante. Les scientifiques en ont donc déduit que ce qui intéressait les hommes, ici, ce n'était pas la nourriture, mais la fourrure de ces ours.Elle était particulièrement chaude et revêtue, en hiver, d'une sous-couche isolante. Il est donc vraisemblable que cette fourrure était utilisée comme vêtement, à une époque, voilà plus de 300.000 ans, où le climat commençait à nouveau à se refroidir.Ces hommes se servaient sans doute aussi de ces fourrures comme couvertures, pour se préserver du froid durant la nuit. On ne connaît pas la technique qu'ils utilisaient pour dépecer ces animaux.Mais elle devait déjà être élaborée. En effet, la découpe devait être très soigneuse, de manière à obtenir une grande pièce de fourrure, d'un seul tenant. Par ailleurs, il fallait débarrasser la fourrure des lambeaux de chair qui s'y accrochaient. Faute de quoi elle aurait pu s'altérer.Enfin, il fallait procéder au tannage de ces peaux. Autant d'étapes qui demandaient un travail minutieux et la maîtrise d'un véritable savoir-faire. Sans la protection de ces chaudes fourrures, il n'est pas sûr que les hommes préhistoriques aient pu résister au froid très vif qui commençait à régner alors sur une partie de l'Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les selles flottent ou coulent-elles ?
Les scientifiques se posent parfois des questions qui peuvent nous sembler singulières : celle de savoir, par exemple, pourquoi nos déjections flottent ou, au contraire, coulent à pic.On pensait jusque-là que les selles flottantes étaient le résultat d'une alimentation plutôt grasse. En effet, un corps gras, moins dense que l'eau, a tendance à se maintenir à sa surface.Cependant, des chercheurs américains ont voulu tester une autre hypothèse. Ils ont d'abord choisi une souris dépourvue de microbiote, composé par l'ensemble des micro-organismes d'un milieu donné, en l'occurrence l'intestin.Dans l'estomac de cette souris, ils ont notamment injecté les bactéries contenues dans les excréments d'une autre souris qui, elle, possédait un microbiote.Le résultat de cette expérience a été assez net : les fèces de cette souris ont presque toutes flotté. Alors qu'auparavant, elles avaient tendance à s'enfoncer dans l'eau. Ils avaient d'ailleurs remarqué le même phénomène avec d'autres souris dépourvues de microbiote intestinal.Comment expliquer qu'après cette injection de bactéries les déjections de ces souris se mettent à flotter ? L'explication réside dans la nature des bactéries introduites dans l'organisme des souris sans microbiote.En effet, ces bactéries produisent des gaz apparentés au méthane. Ce qui explique d'ailleurs, du moins en partie, pourquoi elles produisent aussi des flatulences chez certaines personnes. C'est d'ailleurs de cette manière qu'une partie de ces gaz est évacuée; mais une autre partie peut se retrouver à l'intérieur des selles.Ce sont donc ces gaz qui font flotter les déjections. Ceci étant, on peut se demander si les scientifiques se sont penchés sur une autre question : le fait que les selles s'enfoncent dans l'eau de la cuvette ou flottent à sa surface a-t-il un rapport quelconque avec la santé de celui qui les produit ?Pour l'instant, ils ne font pas de lien entre la santé d'une personne et la nature de ses selles. Mais ils comptent bien poursuivre leurs recherches dans ce sens. Il existerait cependant une relation possible entre des déjections flottantes et le syndrome du côlon irritable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une crise économique peut-elle laisser une trace dans nos gènes ?
Certains facteurs traumatisants, comme la faim ou le stress, pourraient laisser des traces sur les gènes d'une personne, des années après sa mort. D'ailleurs, une nouvelle science, l'épigénétique, s'occupe de la manière dont certains événements peuvent modifier l'expression des gènes, sans, toutefois, en bouleverser la structure.Les scientifiques sont nombreux à s'intéresser désormais à cette nouvelle discipline. C'est le cas de deux chercheuses américaines, qui viennent de publier une nouvelle étude.Elle a porté sur 800 personnes, toutes nées pendant les années 1930. Le but de cette étude était de mesurer, chez ces volontaires, un éventuel impact, sur leurs gènes, de la grande crise économique qui, on le sait, a débuté aux États-Unis en octobre 1929.Elle s'est traduite, on s'en souvient, par un chômage considérable et la paupérisation d'une partie notable de la population.D'après les chercheuses, l'examen des cellules des participants à cette étude aurait montré des signes de vieillissement accéléré. Ce qui veut dire que ces personnes seraient plus vulnérables face à certaines maladies et qu'elles seraient plus susceptibles de mourir prématurément.Des études du même ordre avaient d'ailleurs été menées. Ainsi, des chercheurs néerlandais avaient essayé de mesurer l'impact possible, sur la santé d'un groupe de participants, d'une famine s'étant déclarée peu de temps après la Seconde Guerre mondiale.On peut penser, cependant, que le temps qui s'écoule entre la grossesse et l'arrivée à l'âge adulte de l'enfant à naître est un temps bien court pour apprécier l'éventuelle répercussion d'un événement sur les gènes de celui qui le subit.Pourtant, certaines recherches, et notamment celles que nous avons citées, semblent déjà concluantes à cet égard. Et elles ont le mérite d'attirer l'attention sur la nécessité de prévenir, par des mesures appropriées, les effets négatifs que pourraient avoir, sur la santé des enfants, puis des adultes, l'impact éventuel de certains événements sur leurs gènes.Si cet impact était avéré, il pourrait créer, dès le début de la vie, une inégalité entre ces enfants moins bien armés pour la vie et les autres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la composition de l'eau du robinet ?
Dans un sondage réalisé en 2018, environ les deux tiers des Français déclaraient boire quotidiennement l'eau du robinet. Les consommateurs lui font donc confiance, ce qui ne les empêche pas de s'interroger sur sa composition.Ils se rassurent, tout d'abord, en apprenant que l'eau du robinet est sans doute le produit le plus surveillé. En effet, il subit de très nombreux contrôles, destinés à vérifier pas moins de 70 points, concernant tant son goût que sa composition.L'eau du robinet vient en partie des eaux de surface, comme les rivières ou les fleuves, mais plus encore des sources et des nappes profondes.C'est au contact des roches rencontrées sur son passage que l'eau du robinet se charge de minéraux et d'oligoéléments, des éléments métalliques indispensables à la vie. De même, le magnésium, le cuivre, le fer ou le sodium contenus dans l'eau ont des effets positifs sur notre santé.Les doses présentes dans l'eau sont variables selon les endroits. C'est également le cas du fluor, tout aussi bénéfique pour l'organisme, à condition de ne pas dépasser certains seuils.De même, on sait que le calcium est bon pour la santé. L'eau du robinet est plus ou moins calcaire, en fonction de la proportion de calcium qu'elle contient. Si une eau calcaire n'est pas mauvaise pour la santé, elle peut l'être pour les appareils électroménagers. Et son goût est souvent altéré.De son côté, la dose de chlore ne doit pas dépasser un certain niveau. Il est utilisé pour éliminer les virus et bactéries qui, malgré tous les contrôles, peuvent subsister dans l'eau du robinet.Malgré toute la surveillance dont elle est l'objet, cette eau peut contenir des traces de pesticides ou de résidus de produits pétroliers. Certaines associations soupçonnent également la présence, dans l'eau du robinet, de substances potentiellement cancérigènes et de perturbateurs endocriniens.Dans certaines régions agricoles, comme la Bretagne par exemple, une proportion de nitrates plus élevée que la moyenne rend l'eau du robinet impropre aux nourrissons et aux femmes enceintes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le Climate Shift Index ?
Sécheresses, inondations et canicules semblent devenir plus fréquentes qu'auparavant. Ces événements souvent extrêmes donnent bien l'impression que le climat évolue. Mais on peut se demander si de tels changements sont liés au réchauffement climatique.C'est pour mesurer cette éventuelle influence qu'un nouvel indice climatique vient d'être mis au point. Il s'agit du "Climate Shift Index" ou CSI. Il a été élaboré par le "Climate Central", une Organisation non gouvernementale composée de scientifiques et de journalistes.Cet indice climatique relève, chaque jour, des milliers de températures, dans toutes les contrées du globe, et les compare à des données plus anciennes.Le CSI indique donc si les écarts de températures constatés, par rapport à la moyenne des relevés antérieurs, peuvent être attribués au réchauffement climatique, et, dans l'affirmative, dans quelle proportion.Pour rendre cet indice plus parlant, il est figuré par une échelle, qui va de -5 à +5. Plus l'on se rapproche du sommet de l'échelle, plus il est probable que l'anomalie remarquée est liée au réchauffement climatique.Ainsi, si une zone donnée est affectée d'un indice +4, par exemple, on peut raisonnablement penser que les écarts de température qu'on y relève sont dus à l'action du réchauffement climatique. Le chiffre attribué signifie que la température constatée est relevée quatre fois plus souvent qu'auparavant, et qu'elle est liée au réchauffement climatique.Pour rendre les choses encore plus claires, on a associé cette échelle à une carte. Sur celle-ci, des couleurs correspondent aux chiffres. Ainsi, le rouge foncé accompagne l'indice maximal, +5.Muni de ces chiffres et de ces cartes en couleurs, l'observateur peut repérer plus facilement les changements opérés par le réchauffement climatique. Ainsi, les chercheurs à l'origine de ce nouvel indice ont pu mesurer à quel point ce réchauffement modifiait, d'ores et déjà, le climat de la planète.En effet, ils ont constaté que les modifications de températures induites par le réchauffement climatique concernaient 96 % de la population du globe. Autrement dit, la très grande majorité des habitants de la planète est déjà touchée par ce phénomène. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Depuis quand le chien est-il un animal domestique ?
La question de la domestication du chien suscite de nombreux débats chez les spécialistes. Le premier concerne l'ancêtre de cet animal. Aujourd'hui, les paléozoologues pensent que le chien descend de certaines espèces de loups, et non du coyote.Il semble également avéré que l'ancêtre du chien domestique vivait sur le continent européen. Mais à quelle date ? Cette question, plus délicate, n'est pas encore tranchée. Même si les spécialistes s'accordent à dire que le chien fut domestiqué plus tôt qu'on ne le pensait.Ainsi l'humérus d'un animal, trouvé dans une grotte espagnole, que diverses analyses ont permis d'attribuer à un chien, remonterait à environ 17.000 ans avant notre ère. Soit au début de l'époque magdalénienne, comprise entre 18.000 et 10.000 ans avant J.-C.Certaines trouvailles récentes permettent cependant de repousser encore plus loin dans le passé l'époque de la domestication du chien.En effet, on a retrouvé, en République tchèque, les restes d'un chien datant d'environ 26.000 ans. Une autre découverte a encore permis de reculer l'horloge du temps. Elle a été faite en Sibérie.On y a notamment trouvé une dent de ce "chien de l'Altaï", comme on l'a surnommé. Son analyse a permis de dater cette découverte d'environ 33.000 ans. Par ailleurs, on y a trouvé, comme dans d'autres ossements, de l'ADN que des technologies plus modernes ont permis d'exploiter.L'étude de ce patrimoine génétique est essentielle, car elle permet, comme dans le cas du "chien de l'Altaï", de savoir que l'on a bien affaire, non à un loup, mais à un chien. Ou du moins à un animal qui ressemble plus à un chien moderne qu'à un loup.Les ossements découverts dans une grotte belge seraient encore plus vieux. En effet, ils pourraient avoir 36.000 ans. Mais, malgré les avancées scientifiques dus à l'analyse de l'ADN, tous les scientifiques ne s'accordent pas sur l'identité de l'animal dont les restes ont été trouvés dans cette grotte.Pour les spécialistes, il est d'ailleurs possible que la domestication du chien n'ait pas réussi du premier coup et soit le résultat de plusieurs tentatives. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Petit problème technique
On se retrouve dès ce dimanche (15 janvier 2023) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les humains peuvent-ils naître avec une queue ?
En 2021, une information surprenante fait la une des journaux : un bébé brésilien serait né avec une queue. Pourtant, ce n'est pas une première dans l'Histoire de la médecine. Depuis le 19ème siècle, plusieurs cas de présence d'une queue sur des humains ont été relevés et documentés.Pourquoi l'Homme n'a-t-il normalement pas de queue ?La question parait incongrue, mais il faut se souvenir que l'Homme partage des ancêtres communs avec les singes, lesquels sont, à l'exception des grands singes, dotés de queues. C'est lorsque l'espèce humaine a divergé des primates qu'elle a connu la perte de cet appendice, dont il ne reste normalement que le coccyx.Les chercheurs ne savent pas exactement pourquoi l'Homme a perdu sa queue. L'évolution pourrait avoir favorisé cette disparition pour faciliter la marche debout, ou bien pour rendre la reproduction plus aisée. Dans tous les cas, si l'Homme se retrouve aujourd'hui exempté de queue, c'est parce qu'elle ne lui sert pas à survivre dans son environnement.Tous les bébés ont une queue avant la naissanceIl faut remonter bien avant la naissance, dans les premières semaines suivant la conception, pour découvrir que tous les foetus disposent d'une queue. Celle-ci apparait entre 4 et 6 semaines de grossesse, et est présente chez tous les foetus de mammifères.Vers la fin de la 8ème semaine de grossesse, l'appendice régresse chez l'humain jusqu'à ne former plus qu'un os court situé à l'extrémité de la colonne vertébrale, le coccyx. Mais, dans de très rares cas, le foetus conserve sa queue jusqu'à la naissance.Vraie queue ou pseudo-queue ?Au travers des quelques centaines de cas reportés de présence d'une queue sur un être humain, les médecins ont établi une différence entre les queues véritables et les pseudo-queues. La vraie queue correspond à celle présente chez les animaux comme les souris, les singes ou les chats. Elle contient des graisses, des muscles, est innervée et peut même bouger. Elle se développe de façon saine, comme n'importe quel membre, et son ablation ne pose donc pas de problème.La pseudo-queue résulte d'une malformation dans les vertèbres. Elle se compose principalement de tissus graisseux, mais elle peut parfois prendre la forme d'une touffe de poils. Son ablation nécessite davantage de précautions, car elle est souvent située dans la continuité de la moelle épinière, ce qui implique une chirurgie de haute précision. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le gaz sent-il mauvais ?
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Où en est le projet NeuraLink d'Elon Musk ?
Où en est le projet NeuraLink d'Elon Musk ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi certaines momies ont une langue en or ?
Pourquoi certaines momies ont une langue en or ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le taux de “retour énergétique” ?
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Un ascenseur spatial va-t-il voir le jour dans une vingtaine d'années?
Un ascenseur spatial va-t-il voir le jour dans une vingtaine d'années? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonnes fêtes de fin d'année !
Rendez-vous le 3 janvier pour la reprise ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Depuis quand l'atmosphère est-elle polluée ?
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Qu'est-ce que la “maladie du Nobel” ?
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