
Choses à Savoir HISTOIRE
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Quelle est la mystérieuse disparition du diplomate Benjamin Bathurst ?
En mission à Vienne, en 1809, le diplomate Benjamin Bathurst disparaît brusquement. Il ne réapparut jamais et son corps ne fut pas retrouvé. De nombreuses hypothèses tentèrent d'expliquer une disparition que certains jugent surnaturelle.Un diplomate qui disparaît brusquementNé en 1784, Benjamin Bathurst entame très tôt une carrière diplomatique. En 1809, il est envoyé à Vienne, pour réactiver l'alliance anglo-autrichienne contre Napoléon. Il doit aussi persuader l'Empereur d'Autriche, François Ier, d'entrer dans la guerre contre la France.Le jeune diplomate voyage, sous un nom d'emprunt, avec son courrier d'ambassade et un valet. Contraints de quitter Vienne à la suite de la bataille de Wagram, où Napoléon remporte une victoire décisive sur les Autrichiens, les trois hommes s'arrêtent, le 25 novembre 1809, dans la petite ville prussienne de Perleberg.C'est là que Benjamin Bathurst disparaît brusquement. Il existe plusieurs versions sur les circonstances de cette disparition. Pour les uns, il aurait disparu, vers 21 heures, en sortant de l'auberge pour monter dans la voiture qui l'attendait.Pour d'autres, il serait sorti se dégourdir les jambes, une fois la berline arrêtée. Il en aurait fait quatre fois le tour et aurait subitement disparu alors qu'il s'apprêtait à continuer sa promenade.De nombreuses hypothèsesPour expliquer la mystérieuse disparition de Benjamin Bathurst, certaines personnes, férues de science-fiction, n'ont pas manqué d'évoquer un hypothétique voyage dans le temps ou le passage de l'infortuné diplomate dans une autre dimension.Cet événement se retrouve dans plusieurs romans fantastiques, qui évoquent l'évaporation du diplomate. Selon les cas, il gagne un monde parallèle ou se retrouve dans le futur.Mais l'explication est sans doute plus prosaïque. En effet, le manteau de fourrure de Bathurst et son pantalon sont rapidement retrouvés. Le pantalon est percé de deux trous de balles, mais sans aucune trace de sang.Il est donc probable que le diplomate a été assassiné, peut-être par des brigands ou à l'instigation des Français, qui reprochaient à Bathurst son rôle dans la consolidation de l'alliance anglo-autrichienne.L'hypothèse de l'enlèvement a également été avancée. Pour l'heure, le mystère de cette disparition n'est toujours pas élucidé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la secte des Étrangleurs ?
Les Thugs, appelés parfois « Étrangleurs », sont une secte indienne, dont l'activité principale consistait à tuer ses victimes par strangulation. Se disant sectateurs de la déesse Kali, ils furent actifs, dans certaines régions de l'Inde, du XIIIe au XIXe siècle.Des adorateurs de KaliLe terme « thug » peut signifier à la fois « cacher » et « étrangler ». Les membres de cette confrérie sont des adorateurs de Kali. Cette divinité essentielle du panthéon hindouiste est souvent associée à l'idée de destruction, mais elle représente aussi l'énergie primitive et préserve les dévots.Voulant tuer un démon, elle s'arme d'une imposante épée et pourfend l'esprit mauvais.Mais, de chaque goutte de son sang, naît un nouveau démon, toujours plus redoutable.Avec sa sueur, mêlée de terre, elle aurait alors fabriqué des hommes auxquels elle aurait enseigné l'art de tuer sans répandre le sang. Elle les aurait ainsi chargés d'éliminer les démons. Tel est le mythe fondateur à l'origine de la secte des thugs.Des meurtres rituelsTuer un voyageur ou les membres d'une caravane, sans effusion de sang, puis lesdépouiller, ce n'était pas là, pour les thugs, des actions condamnables, encore moins des meurtres.Il s'agissait de sacrifices humains, en l'honneur de la déesse Kali. Les Étrangleurs étaient surtout des hindous, mais ils recrutèrent aussi des adeptes parmi les musulmans.Au cours de la cérémonie d'initiation, le nouveau membre reçoit un bain rituel, puis il est présenté à Kali, qui doit montrer, par un signe, qu'elle accepte le novice.Si c'est le cas, on lui remet la hache de fer, emblème de la secte, et il prononce des vœux auprès du gourou, qui est le guide spirituel de la secte.Les thugs tuaient leurs victimes au moyen d'une corde ou d'un foulard lesté de pierres, puis ils les enterraient. Ils formaient une communauté hiérarchisée, dont les membres se déplaçaient par petits groupes.Les Britanniques créent, pour les combattre, une force de police spéciale. Elle exerce à leur encontre une sévère répression, qui, à la fin du XIXe siècle, finit par venir à bout de cette secte d'étrangleurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel Roi de France a régné 20 minutes ?
Il est un Roi de France dont le nom est ignoré des écoliers. Et pour cause, son règne n'a duré que...20 minutes ! Il bat ainsi le record de brièveté détenu par Jean Ier le Posthume, mort quelques jours après sa naissance. Ce Roi au règne éclair, c'est Louis XIX, le fils aîné de Charles X.Une vie marquée par l'exilLouis-Antoine, futur duc d'Angoulême, naît à Versailles en 1775. C'est le fils aîné du comte d'Artois, le plus jeune frère de Louis XVI. Sa prime jeunesse se déroule sans histoires puis, dès le déclenchement de la Révolution française, le jeune prince, accompagné de son frère, le duc de Berry, suit son père en exil.En 1792, il rejoint l'armée de Condé qui regroupe de nombreux nobles émigrés. Trois ans plus tard, il essaie, sans succès, de susciter un soulèvement royaliste en Vendée.En 1799, le duc d'Angoulême épouse sa cousine, Marie-Thérèse de France, surnommée Madame Royale, qui est le seul enfant vivant de Louis XVI et Marie-Antoinette.Le prince rentre en France au moment de la Restauration et devient dauphin, en 1824, quand son père accède au trône sous le nom de Charles X.Un Roi éphémèreFils, neveu et gendre de Roi, le duc d'Angoulême devait à son tour monter sur le trône. Mais pour si peu de temps que son règne n'a laissé aucune trace dans l'Histoire.C'est en juillet 1830 que l'attendait ce destin royal. Ce mois-là, en effet, Charles X, mécontent du résultat des élections, décide de suspendre la Charte, de dissoudre la Chambre nouvellement élue, et de censurer la presse.Cette politique réactionnaire provoque la Révolution de Juillet. Paris se couvrant de barricades, le Roi décide d'abdiquer. Son fils, dauphin de France, lui succède donc sous le nom de Louis XIX.Il réfléchit puis, pensant sauver la dynastie, abdique à son tour en faveur de son jeune neveu, le duc de Bordeaux. Son règne avait duré 20 minutes !Mais le prétendant légitimiste actuel au trône de France a tenu compte de ce règne éphémère, puisqu'il a pris le nom de Louis XX. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le mystère de la Mary Céleste ?
Il existe de nombreuses histoires de bateaux fantômes. Mais la plus troublante est sans doute celle de la Mary Celeste, dont le mystère, à ce jour, n'est toujours pas éclairci.Un équipage disparuLe 4 décembre 1872, un navire de commerce américain, le « Dei Gratia », fait une curieuse découverte. Ce jour-là, il aborde un grand voilier, qui lui semble dériver. Le vaisseau adresse alors à ce bateau désemparé, qui se nomme la "Mary Celeste", les signaux convenus, mais il ne reçoit aucune réponse.Le capitaine demande alors à quelques hommes d'équipage de monter à bord. À leur grande surprise, les matelots ne trouvent personne sur le navire. Le capitaine Briggs, sa femme, sa petite fille et tous les hommes d'équipage semblent s'être volatilisés.La coque paraît en bon état, mais le gréement est endommagé et la cale pleine d'eau. Pourtant, tout semble à sa place : les provisions sont intactes et la cargaison d'alcool, qui doit être livrée à Gênes, est toujours là.De même, les affaires du capitaine sont rangées dans ses armoires et, dans l'ensemble, on ne constate aucun désordre à bord de la Mary Celeste.Un mystère toujours pas éclairciDepuis lors, de nombreuses hypothèses ont été échafaudées pour expliquer l'insolite disparition du capitaine et de l'équipage du voilier. Il faut bien dire qu'aucune n'emporte la conviction.Une fraude à l'assurance, organisée par le copropriétaire du navire, a été évoquée. Mais ce dernier l'a vivement réfutée, et les compagnies d'assurance n'ont lancé aucune enquête.Certains ont suggéré que les deux capitaines auraient planifié le meurtre et la disparition de l'équipage, afin de toucher la prime réservée aux sauveteurs en mer.Mais Briggs possédant le bateau et sa cargaison, il aurait eu plus à perdre dans cette combine qu'en livrant la marchandise à bon port. Et, dans ce cas, comment expliquer la disparition du capitaine et de sa famille qui, au surplus, avaient laissé un fils à terre ?Pour certains, le navire aurait été endommagé par un phénomène naturel, comme une trombe d'eau ou un tremblement de terre. D'autres ont évoqué l'attaque d'une pieuvre géante ou même l'enlèvement de l'équipage par des extraterrestres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le “dauphin d'Hitler” ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Considéré comme le collaborateur le plus proche d'Hitler, Rudolf Hess s'envole pour l'Angleterre, en 1941, dans le but de négocier une paix séparée avec ce pays. Mais il échouera et sera emprisonné jusqu'à la fin de sa vie.L'adjoint du FührerNé en 1894, Rudolf Hess fait preuve de bravoure durant la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut la Croix de fer. C'est à la fin du conflit qu'il rencontre un certain caporal Hitler.Les deux hommes sympathisent aussitôt. Hess adhère au NSDAP, le petit parti d'Hitler, dès le début et participe au putsch manqué de Munich en 1923. Emprisonné avec Hitler, il l'aide à rédiger "Mein kampf".Il fait donc partie des plus anciens collaborateurs du futur Führer et appartient à son premier cercle. Dès l'accession d'Hitler au pouvoir, en 1933, il entre au gouvernement et prend une part active à la rédaction des lois antisémites de Nuremberg en 1935.Son principal titre de gloire cependant est d'être désigné, dès 1933, comme l'adjoint du Führer. Il est donc bien son dauphin officiel.Une curieuse missionLe 10 mai 1941, le destin de Rudolf Hess bascule. Il s'envole d'Allemagne, aux commandes d'un petit avion, et saute en parachute au-dessus de l'Écosse. Il serait parti sans avertir personne, pas même Hitler.Ce qui est vraisemblable, puisqu'il sera accusé de désertion dans son pays. Le but de Rudolf Hess est de négocier une paix séparée avec le Royaume-Uni, juste avant le déclenchement de l'offensive contre l'URSS.Si les négociations aboutissaient, l'Allemagne n'aurait plus à combattre sur deux fronts. Toute hasardeuse qu'elle soit, une telle tentative n'est pas forcément vouée à l'échec. En effet, malgré la présence de Churchill à la tête du gouvernement, les partisans de l'"apaisement" avec l'Allemagne sont encore actifs dans les allées du pouvoir.Mais Rudolf Hess ne sera pas pris au sérieux. Il est emprisonné jusqu'à la fin de la guerre et condamné à la prison à vie par le tribunal de Nuremberg. Après 46 années de détention, seul dans sa prison de Spandau, il se pend dans sa cellule, le 17 août 1987. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la Société de Géographie ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Existant depuis deux siècles, la Société de géographie française s'attache à mettre en avant cette discipline et encourage toutes les initiatives visant à mieux faire connaître le monde dans lequel nous vivons.La plus ancienne des Sociétés de géographieLa Société de géographie est fondée, à Paris, le 15 décembre 1821. C'est la plus ancienne au monde. Les savants travaux publiés dans le cadre de l'expédition d'Égypte de Bonaparte, en 1798, ont sans doute contribué à cet intérêt pour la géographie.D'illustres savants, comme Cuvier, Champollion, Berthollet ou le géographe Alexandre de Humboldt participent à la création de cette société savante. Elle sera présidée tour à tour par des scientifiques comme Laplace et Cuvier ou des géographes comme Élisée Reclus.Mais des écrivains, comme Chateaubriand, ou des hommes politiques, comme Decazes ou Barante, en prendront aussi la tête. Malgré un démarrage un peu lent, qui se traduit par un nombre d'adhérents assez faible, la Société de géographie finit par prendre son essor et sert de modèle à des organismes comparables, qui voient le jour à Berlin ou à Londres.Mieux faire connaître la géographieLe but premier de cette société est bien sûr de susciter l'intérêt du public pour la géographie, qu'Élisée Reclus présente comme la possibilité de "voyager à prix réduit à travers le monde".Dans ce but, la Société de géographie décerne des prix et des médailles aux gens audacieux qui explorent la planète, afin de mieux la faire connaître au public. C'est son entrée, en 1828, dans la cité interdite de Tombouctou, dans le Mali actuel, qui vaut ainsi à René Caillé d'être distingué par la Société de géographie.De même, elle appuie tous les projets de découverte, comme l'exploration du gouffre de Padirac, en 1889, ou, à la même époque, les travaux océanographiques d'Albert Ier de Monaco.La Société patronne aussi des publications visant à promouvoir la géographie et l'exploration de la planète. Elle fait connaître son action à travers le monde, notamment par le biais de congrès internationaux, dont le premier se tient en 1875.Aujourd'hui, les activités de la Société sont mises en avant sur son site ainsi que sur les réseaux sociaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Mary Cassatt ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Dans le genre impressionniste comme dans les autres, les femmes peintres ne sont pas légion. Si Berthe Morisot, par exemple, jouit d'une certaine notoriété, ce n'est pas le cas de Mary Cassatt, qui fut pourtant une artiste très douée. C'est elle aussi qui fit connaître la peinture impressionniste aux États-Unis.Une éducation d'artisteMary Cassatt naît aux États-Unis en 1844, mais, encore très jeune, accompagne sa famille à Paris, pour faire soigner un frère malade. Très attirée par la peinture, elle commence des études artistiques dans son pays natal, puis les poursuit à Paris.Elle étudie la peinture avec des artistes réputés, comme le peintre Jean-Léon Gérôme, spécialisé dans les tableaux d'histoire. En 1868, une de ses toiles est acceptée au salon de Paris, qui agrée les œuvres jugées dignes d'être exposées.Mary Cassatt voyage en Europe, où elle admire les tableaux des grands maîtres et s'initie à la gravure, qui allait devenir l'une de ses spécialités.Un peintre impressionniste à redécouvrirMais c'est la découverte de l'impressionnisme qui va donner son sens à la vie de Mary Cassatt. Elle avait déjà pu admirer des toiles de Manet. Mais c'est la rencontre avec Edgar Degas, en 1875, qui devait être décisive.Un de ses tableaux venant d'être refusé par le Salon, Mary Cassatt se laisse convaincre par Degas de participer à la quatrième exposition que les peintres impressionnistes organisent en 1877.Il ne faut pas oublier qu'à cette époque, ils sont encore considérés avec dédain par les peintres officiels. Mary Cassatt noue un véritable lien d'amitié avec Degas, pour lequel elle accepte de poser.Certes, le peintre impressionniste a joué un rôle notable dans l'évolution artistique de sa consœur. En réalité, entre les deux peintres, l'influence est réciproque. En effet, Degas s'inspire de son sens des couleurs et de son art du portrait.Influencée par l'art de l'estampe japonaise, Mary Cassatt est surtout connue par les tableaux où elle peint une mère et son enfant. Et elle se sert de son entregent et de sa connaissance de l'Amérique pour faire connaître l'impressionnisme aux États-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'affaire Soleilland déchaina-t-elle la presse ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------En 1907, le meurtre et le viol d'une fillette par un ouvrier, reconnu coupable du crime, provoquent une intense campagne de presse et repoussent, pour très longtemps, l'examen de l'abolition de la peine de mort.Une petite fille assassinéeNé en 1881, Albert So 1907leilland travaille dans une usine parisienne fabriquant des sièges de voitures. Il s'est lié d'amitié avec les époux Erbelding, dont la femme travaille dans un atelier de couture.Le 31 janvier 1907, le patron de celle-ci lui impose de terminer un travail urgent, ce qui l'empêche d'emmener sa fille Marthe à un spectacle de café-concert.Albert Soleilland se propose d'y accompagner la fillette, âgée de 11 ans. Mais il rentre seul du spectacle. Il croyait que, comme la petite fille est allée aux toilettes mais n'est pas revenue, elle était tout simplement rentrée chez elle.Mais des incohérences dans le récit de l'ouvrier le font vite soupçonner. Il finit par avouer son forfait. Et, sur ses indications, on retrouve le corps de la fillette à la consigne d'une gare parisienne. Elle a été violée, puis étranglée et poignardée.Le 23 juillet 1907, Albert Soleilland est condamné à mort, mais il est gracié par le Président Fallières.Une campagne de presseLa grâce accordée à Soleilland, condamné dès lors aux travaux forcés à perpétuité, provoque la fureur de l'opinion publique. Cette indignation est à la fois relayée et attisée par une presse qui, dans l'ensemble, dénonce avec virulence la grâce accordée au condamné.Certains journaux, comme "Le Petit Parisien", qui revendique le plus important tirage au monde, prennent la tête de cette campagne de presse. Le journal organise même un sondage auprès de ses nombreux lecteurs.Il reçoit en effet pas moins de 1,5 million de réponses. Et il ressort de cette consultations que près des trois quarts des personnes interrogées sont favorables au maintien de la peine de mort.Cette affaire, et les remous qu'elle suscite, provoquera l'arrêt des débats qui avaient lieu au Parlement, à ce moment précis, sur une éventuelle abolition de la peine de mort. On sait que celle-ci ne sera votée qu'en 1981. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Charles Martel a-t-il vraiment repoussé les Arabes à Poitiers ?
Certains événements de l'Histoire de France ont fini par acquérir un statut légendaire. C'est le cas de la bataille de Poitiers, en 732, qui aurait permis à Charles Martel d'arrêter l'avancée des Arabes. Mais que s'est-il vraiment passé lors de ce combat ?Ce n'est pas la France qui a été sauvéeTous les écoliers de France, du moins à une certaine époque, ont appris que Charles Martel avait sauvé la France en arrêtant, à Poitiers, les hordes arabes qui déferlaient sur le pays en ce début du VIIIe siècle.Or, il faut s'entendre sur le sens des mots. Charles Martel n'a pu épargner une invasion à la "France" car, à ce moment-là, elle n'existait pas à proprement parler. En effet, la zone géographique correspondant à la France actuelle était divisée en plusieurs entités, comme l'Austrasie ou la Neustrie.Charles Martel était lui-même le maire du palais du Roi d'Austrasie, autrement dit le détenteur effectif du pouvoir. Quant au terme "Arabes", qui désigne ses adversaires musulmans, il est bien sûr réducteur.De fait, ces guerriers ne sont pas originaires de la péninsule arabique, mais d'Al-Andalus, l'Espagne sous domination musulmane, ou d'Afrique du Nord, où des Berbères, convertis à l'Islam, se sont engagés dans l'armée de l'émir Abd er-Rahman.Que s'est-il passé à Poitiers ?Par ailleurs, cette bataille ne se serait pas déroulée à Poitiers, mais à Moussais, entre Vienne et Poitiers. Et il ne semble pas que les musulmans avaient pour ambition de conquérir l'Austrasie ou la Neustrie.Le but principal de leur expédition était plutôt de s'emparer des richesses du célèbre sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Ils s'en seraient probablement retournés chez eux après les avoir pillées.La bataille dite de Poitiers n'aurait donc pas été ce bouclier défendant la civilisation chrétienne contre les "barbares" musulmans. D'autant qu'elle n'était même pas, dans ce domaine, la bataille la plus décisive.Celle où le duc Eudes d'Aquitaine arrête l'avance des musulmans à Toulouse, en 721, mériterait sans doute davantage ce titre. En fait, la bataille de Poitiers fait partie d'un certain récit national, quelque peu simpliste et orienté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les secessio plebis ?
Comme dans de nombreuses sociétés, la vie de la cité est marquée, dans la Rome antique, par une opposition récurrente entre le peuple et les élites. Pour défendre ses droits, le peuple eut notamment recours à la "secessio plebis".Des conflits entre la plèbe et le patriciatDans la Rome ancienne, la société était grossièrement divisée en deux parties. D'un côté, on trouve la plèbe, qui est en quelque sorte le "peuple" de Rome, composé des gens les plus modestes.Mais ce sont tout de même des citoyens romains, distincts en cela des esclaves. Face à eux se dressent les patriciens, qui monopolisent le pouvoir économique et politique et jouissent de certains privilèges.Entre l'instauration de la République, en 509 avant J.-C., et le début des guerres puniques, en 264 avant notre ère, le conflit latent entre la plèbe et le patriciat débouche parfois sur des crises ouvertes.Les plébéiens critiquent l'omnipotence des patriciens et réclament notamment la définition claire et la limitation des attributions des consuls, qui sont les plus importants des magistrats romains.Une grève civiqueÀ chaque fois que le différend entre la plèbe et le patriciat s'envenime, les plébéiens décident de cesser leurs activités et de faire une sorte de grève civique. Ils se retirent alors sur l'une des collines de Rome. Ce geste est vu comme un moyen de pression sur les patriciens.La première "secessio plebis" a lieu en 494 avant J.-C. La plèbe est notamment mécontente de la dureté des lois sur les dettes. En effet, les créanciers, le plus souvent des patriciens, peuvent réduire leurs débiteurs en esclavage et même les mettre à mort.La plèbe se retire alors sur l'Aventin. Elle obtient quelques concessions, comme la création des tribuns du peuple, magistrats indépendants des consuls et chargés de protéger les intérêts des plébéiens.En 449 avant J.-C, la plèbe se réfugie sur le Mont Sacré, pour protester contre le despotisme des décemvirs, magistrats auteurs des premières lois écrites de Rome.Enfin, en 287 avant J.-C., la plèbe se retire sur le Janicule pour protester contre l'attribution exclusive de nouvelles terres aux patriciens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui a reçu le tout premier permis de conduire ?
Nul ne peut prendre le volant d'une voiture sans posséder un permis de conduire, délivré par la préfecture de son département de résidence. Mais à quand remonte cette autorisation et qui en fut le premier titulaire ?Un premier document allemandL'apparition des premières automobiles, à la fin du XIXe siècle, a provoqué une certaine gêne pour les passants, notamment en raison du bruit ou de l'odeur. Mais elles n'ont pas tardé non plus à provoquer des accidents.Chaque pays a donc élaboré sa propre législation, destinée à mettre une automobile dans les mains d'un conducteur capable de la conduire sans danger. À cet égard, il semble que le tout premier certificat de capacité ait été délivré à Karl Benz, inventeur, en 1885, du "Motorwagen", la toute première voiture, dotée d'un moteur à explosion.Trois ans plus tard, en 1888, les autorités du grand duché de Bade, où il réside, délivrent à Karl Benz un document l'autorisant à piloter sa machine. Il s'agit donc sans doute du tout premier permis de conduire.Le premier permis de conduire françaisEn France, le premier document autorisant à conduire une automobile est délivré, en 1889, à l'industriel Léon Serpollet, inventeur d'un tricycle à vapeur. Il est considéré comme la première automobile fabriquée de manière industrielle.Ce papier est remis à l'inventeur après qu'il eut démontré sa capacité à conduire son engin. En 1891, il obtient un permis de circulation à Paris, où il ne peut dépasser la vitesse de 16 km/h. On peut donc considérer ce document comme le premier permis de conduire français.La première femme à obtenir ce certificat de capacité, en 1898, sera la duchesse d'Uzès, qui fut l'une des fondatrices de l'Automobile club féminin de France.En 1899, ce certificat de capacité devient obligatoire pour tous les conducteurs. Il change de nom en 1922, pour devenir le "permis de conduire", ouvert désormais à tous les conducteurs âgés d'au moins 18 ans.À cette époque, il y a déjà près de 300.000 voitures en circulation. Le permis de conduire, tel que nous le connaissons, fête donc son centenaire cette année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de “la diplomatie du ping-pong” ?
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Qu'est-ce que la “Journée des Dupes” ?
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Qu'est-ce que l'escroquerie de La Grande Thérèse ?
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Pourquoi Churchill n'était peut-être pas Churchill ?
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Qu'est-ce que le putsch d'Alger ?
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Pourquoi parle-t-on de la Cagoule ?
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Qu'est-ce que l'attentat du Petit-Clamart ?
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Quel roi de France règna seulement 5 jours ?
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Quelle guerre voulut déclencher Paul Gorgulov ?
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Pourquoi Mussolini utlisa-t-il « l'épée de l'islam » ?
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Quel exploit fut réalisé par Annie Edson Taylor ?
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Qui fut le prêtre travesti de la cour de Louis XIV ?
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Que s'est-il passé à la falaise des Suicides ?
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Pourquoi Paris doit beaucoup à Gabriel Nicolas de La Reynie ?
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Quel acte symbolique fut réalisé par Charles Godefroy ?
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Pourquoi Jeanne d'Arc s'habillait-elle en homme ?
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Pourquoi Jean Jaurès a-t-il participé à un duel au pistolet ?
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Pourquoi l'hôtel Florida à Madrid fut célèbre ?
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Qu'est-ce que la guerre de l'oreille de Jenkins ?
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Clairvius Narcisse est-il vraiment revenu à la vie ?
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Pourquoi Subhas Chandra Bose s'est allié avec Hitler ?
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Quelle est la véritable histoire des Dalton ?
Quelle est la véritable histoire des Dalton ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'expédition Franklin est-elle restée célèbre ?
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Qu'est-ce que la flûte de la honte ?
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Au programme cet été !
Tout l'été, écoutez le meilleur de Choses à Savoir ! Je vous retrouverai le lundi 29 août pour des épisodes inédits, au rythme habituel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le massacre de Pantin ?
Une affaire criminelle, appelée le "massacre de Pantin" tient en haleine, en cette fin du Second Empire, les journaux et l'opinion publique. Il s'agit de l'horrible meurtre d'une famille entière.Une ambition dévoranteL'auteur de cet épouvantable assassinat est un certain Jean-Baptiste Troppmann. Né en Alsace, en 1849, il se signale par un caractère taciturne, qui révèle en fait une étrange absence d'émotion, et une véritable cupidité.Son père dirige une petite entreprise de filature. Esprit ingénieux, il est l'inventeur de procédés techniques tendant à améliorer la production.Mais la perspective de succéder à son père à la tête de l'usine ne suffit pas à Jean-Baptiste. Dépensier et souvent sous l'emprise de l'alcool, il a d'autres ambitions.En 1868, il monte à Paris, mandaté par son père pour s'occuper de certaines de ses affaires. Il s'installe à Pantin, dans la banlieue de Paris.Des meurtres abominablesC'est là qu'il fait la connaissance de Jean Kinck. C'est un filateur, comme le père de Jean-Baptiste. Laborieux et intelligent, il a commencé au bas de l'échelle pour devenir, à la force du poignet, le patron de sa propre entreprise.Kinck est marié et père de six enfants. Comme il exprime le souhait de se retirer en Alsace, Troppmann propose de lui trouver un endroit où se fixer. Il veut aussi convaincre son père de lui laisser exploiter ses brevets à l'étranger.Pour cela, il a besoin d'argent. Il a décidé que Kinck le lui fournirait. Il l'attire donc dans un guet-apens et l'assassine. Mais, dépité, il s'aperçoit que l'industriel n'avait pas sur lui la somme convenue.Se faisant passer pour Jean Kinck, dont il n'avait bien sûr pas révélé le meurtre, il écrit à sa femme pour se faire remettre l'argent par le fils aîné. Mais l'adolescent n'ayant pas de procuration, il est assassiné à son tour par Troppmann.Puis il attire dans un piège la mère et ses jeunes enfants, qu'il massacre sauvagement, toujours dans l'espoir de récupérer l'argent. Finalement arrêté, notamment grâce aux lettres échangées avec la famille Kinck, Troppmann est condamné à mort et guillotiné le 19 janvier 1870. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui fut le secret ami indien de la reine Victoria ?
Impératrice des Indes, la Reine Victoria éprouvait un vif intérêt pour le "Raj", cet Empire indien considéré come la perle de la Couronne britannique. C'est en raison de cette prédilection pour l'Inde qu'elle prit à son service, à la fin de son règne, un serviteur indien qu'elle couvrit d'honneurs.L'assistant d'un directeur de prisonMohammed Abdul Karim est né en 1863, dans une ville de l'État indien d'Uttar Pradesh. Son père travaille d'abord à l'hôpital de la ville, puis à la prison d'Agra, où Karim trouvera lui-même un emploi.C'est ainsi qu'il aide le directeur de la prison à organiser le voyage d'anciens prisonniers devant exposer leurs créations (ils fabriquent des tapis) à l'Exposition coloniale qui se tient à Londres en 1886.Lors de la visite de la souveraine, le directeur de la prison lui remet des bracelets choisis par Karim. La Reine en profite pour lui demander de lui envoyer deux employés indiens, qu'elle prendra à son service pour un certain temps.Secrétaire de la ReineKarim est choisi, avec un autre Indien, pour devenir un serviteur de la Reine. Il perfectionne d'abord son anglais et se familiarise avec les usages de la Cour. Puis les deux Indiens arrivent à Windsor, où séjourne Victoria, en juin 1887.Très vite, ils servent la Reine à table chaque jour. Elle remarque tout de suite Karim, qu'elle trouve plus à son goût. Elle apprend même un peu sa langue, pour pouvoir lui parler plus facilement.La souveraine l'appréciant de plus en plus, elle en fait son secrétaire personnel, avec le titre de "munshi". Des photos de l'époque le montrent, se tenant debout auprès de la Reine, en train de consulter ses papiers d'État.Une telle promotion, et la proximité qu'elle implique auprès de la souveraine, provoque bien des jalousies, parmi les autres serviteurs de la Reine, mais aussi dans sa propre famille.À la mort de la Reine Victoria, en 1901, son fils, le Roi Edouard VII, qui n'appréciait guère le "munshi", le renvoie chez lui. Karim se retire alors dans le domaine que lui a donné la Reine, où il meurt en 1909. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Toutankhamon a-t-il épousé sa soeur ?
Comme bien d'autres pharaons, le célèbre Toutankhamon a pris sa propre sœur Ankhesenamon pour épouse. Et il semble être, lui-même, le fruit d'un inceste royal. Comment expliquer de telles pratiques ?Imiter les dieuxLe mariage du pharaon avec l'une de ses sœurs n'était pas seulement une possibilité, mais une quasi obligation. Ainsi, la plupart des souverains égyptiens se sont livrés à ce que nous appelons un inceste.Mais ce tabou social ne l'a pas toujours été. Non seulement, les pharaons n'avaient pas l'impression de commettre un délit, mais ils pensaient préserver leur dynastie par ce moyen.En effet, les souverains égyptiens, issus des dieux, sont considérés eux-mêmes comme des dieux. Pour conserver cette qualité divine, il leur fallait épouser des membres de leur propre famille.Et, ce faisant, ils ne pouvaient mieux faire que d'imiter les usages des dieux qui, comme Osiris ou Geb, le dieu de la terre, avaient épousé leurs sœurs, Isis pour le premier, et Nout pour le second.Un pharaon issu d'un inceste royalComme il est très fréquent que les pharaons épousent leurs sœurs, on se doutait que Toutankhamon lui-même pouvait être issu d'une telle union. Mais les égyptologues n'en avaient pas la preuve formelle.Grâce aux avancées de la science, c'est désormais chose faite. En effet, des tests ADN, pratiqués sur la momie d'Akhénaton, le dixième pharaon de la XVIIIe dynastie, ont prouvé que le souverain était bien le père de Toutankhamon.Alors que la momie du pharaon a été découverte depuis un siècle, il a donc fallu attendre très longtemps cette preuve irréfutable. Mais les découvertes ne s'arrêtent pas là.En effet, d'autres tests ADN ont été pratiqués sur une autre momie, celle de la "young lady" retrouvée dans la Vallée des Rois, la principale nécropole royale. Ils ont montré que cette femme au nom encore inconnu était bien la mère de Toutankhamon, mais aussi la sœur d'Akhénaton, qui avait d'abord épousé la belle Néfertiti.En épousant sa sœur aînée, Toutankhamon, lui-même issu d'un inceste royal, s'est donc inscrit tout naturellement dans les traditions de sa famille et de sa dynastie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Crassus ?
Marcus Licinius Crassus est l'un des hommes politiques les plus influents de la fin de la République romaine. Il est aussi connu pour avoir amassé une immense fortune.Une carrière politique exemplaireCrassus fait partie de l'élite sénatoriale de Rome. Son père avait été lui-même consul et gouverneur d'une partie de l'Espagne. Il trouve la mort au cours de la guerre civile qui, à la fin du Ier siècle avant J.-C., oppose deux hommes d'État influents, Marius et Sylla.Crassus lui-même est obligé de se cacher en Espagne. Il se met alors aux ordres de Sylla et commence une carrière exemplaire, qui le mènera aux sommets du pouvoir. C'est lui qui, entre 73 et 71, est chargé de réprimer la grande révolte des esclaves conduite par Spartacus.En 70, à la suite de cette victoire, il accède, conjointement avec Pompée, à la plus haute dignité de la République romaine, le consulat. Enfin, vers 59 avant notre ère, il parvient au faîte du pouvoir en concluant, avec César et Pompée, les hommes d'État les plus influents de cette époque, une alliance qu'on a appelée le "premier triumvirat".Une immense fortuneCrassus n'oublia pas d'amasser, au cours de sa carrière politique, une immense fortune qui fait de lui, selon certains historiens, l'homme le plus riche que Rome ait jamais connu.Ses contemporains l'appelaient d'ailleurs le "dives", c'est-à-dire le riche. Crassus hérita d'abord d'un patrimoine considérable, légué par son père. Sous la dictature de Sylla, il profita aussi des proscriptions frappant ses opposants pour s'emparer de certaines terres et faire de la spéculation immobilière.Mais Crassus était un homme plein d'imagination, qui multiplia les sources de revenus. C'est ainsi qu'il s'enrichit dans le trafic des esclaves, qu'il formait à des tâches diverses, puis qu'il revendait à un tarif bien supérieur au prix d'achat.Il possédait aussi des mines d'argent et même des maisons closes. On reprochait à Crassus de recourir à tous les moyens pour s'enrichir. Ainsi, on l'accusait de provoquer des incendies, afin de pouvoir racheter à bas prix les maisons proches du sinistre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le massacre de Wassy ?
En 1562, le massacre de Wassy, dans le département actuel de la Haute-Marne, marque le début de la première de ces terribles guerres de religion, qui, jusqu'à la publication de l'édit de Nantes, en 1598, ensanglantent la France.Un office protestant à WassyLe massacre de Wassy est né d'un incident fortuit. Le 1er mars 1562, le duc de Guise, accompagné de son escorte, se rend à Paris. C'est le chef incontesté des catholiques. En effet, depuis que la Réforme protestante a commencé, sous François Ier, de s'étendre en France, le pays est séparé en deux "partis", les catholiques et les protestants.Le trajet du prince passe sur ses terres de Champagne, non loin de la petite ville de Wassy. Il apprend alors qu'un office protestant se tient en ville, dans une grange. Or, c'est contraire aux prescriptions de l'édit de janvier 1562, qui autorisait le culte protestant, mais seulement en dehors des cités.Un assaut qui tourne au massacreEn tant que chef du parti catholique, Guise veut faire cesser ce culte illégal. Il envoie donc sur place des hommes de son escorte, chargés de mettre fin à la cérémonie. Mais ils sont insultés et reçus à coups de pierres.Le duc lui-même, venu à la rescousse avec son entourage, est atteint par l'une d'elles. La grange, où se sont retranchés les protestants, est alors prise d'assaut. Et l'engagement tourne au massacre.Environ 50 protestants y laissent la vie, dont des femmes et des enfants, et 150 personnes sont blessées. Par ailleurs, des notables protestants sont condamnés à la prison ou à l'exil par le Parlement de Paris.Au terme de ce sanglant épisode, la Régente Catherine de Médicis, qui s'efforce pourtant de mener une politique de conciliation, fait entrer le duc de Guise au gouvernement.De son côté, le chef du parti protestant, le prince de Bourbon, qui appartient à la prestigieuse famille des Condé, prend ses dispositions. Les deux camps sont prêts à s'affronter dans cette première guerre de religion, prélude à bien d'autres, qui durera jusqu'à l'année suivante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le Roman de Fauvel est-il célèbre ?
Le Roman de Renart n'est pas le seul texte du Moyen-Âge à mettre en scène des animaux doués de la parole et d'une véritable personnalité. Plus tardif, et sans doute un peu moins connu, le Roman de Fauvel illustre également cette tradition.Pour avertir les RoisLe roman de Fauvel fut sans doute écrit à la fin du XIIIe siècle, sous le règne de Philippe le Bel. Les auteurs appartiennent à l'entourage royal. C'est notamment le cas de Gervais du Bus, le chapelain d'Enguerrand de Marigny, l'un des principaux collaborateurs du Roi.Cet ouvrage est une sorte de pamphlet, qui relève d'un genre bien codifié, l'"avertissement aux Rois". Il s'agit en effet, par le biais de la fable, de leur rappeler les principes du bon gouvernement.D'ailleurs Philippe le Bel ne s'y trompe pas, qui se sent mis en cause par le livre.L'inversion des valeursLe personnage du titre, Fauvel, est lui-même tout un programme. En effet, il s'agit d'un acronyme, dont chaque lettre représente un défaut. Le "F" signifie la fausseté, le "A", l'avarice, le "V" la vilenie etc.Mais qui est ce Fauvel ? Les auteurs nous le décrivent comme un cheval à l'intelligence aiguisée et à l'ambition non moins vive. Fourbe et sournois, il réussit à circonvenir son maître et, par la ruse, parvient à prendre sa place.Le voilà donc au pouvoir. Nobles et religieux ne manquent pas de le flatter. Animal suppléant l'homme, notre cheval arriviste assoit son pouvoir sur l'inversion des valeurs chrétiennes.Ainsi, les pauvres sont bannis et les âmes charitables sont persécutées. Ce qui était défaut devenant qualité, l'hypocrisie et la paresse sont encouragées. Et Fauvel ne s'embarrasse pas de scrupules : ne parvenant pas à obtenir la main de Fortune, il n'hésite pas à épouser Vaine Gloire.De ce couple, naîtront des enfants bien peu vertueux, qui ne songeront guère à faire le bonheur de leurs sujets. On comprend que Philippe le Bel, en lutte avec la papauté et considéré par beaucoup comme le persécuteur des Templiers, n'ait guère apprécié un tel brûlot. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le roi Jean sans Terre était-il détesté ?
Jean sans Terre est sans doute l'un des Rois d'Angleterre dont la réputation est la plus détestable. Ils n'est que de voir la manière dont il est considéré, dans la légende de Robin des Bois, comme le type même du prince félon et tyrannique.Un prince qui ne devait pas régnerNé en 1166, Jean sans Terre n'était pas destiné à régner. C'est pourquoi on ne lui avait pas prévu d'apanage, d'où son nom.En effet, il était le dernier fils d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine. Quatre frères, et même un neveu, le devançaient dans l'ordre de succession au trône.Mais le destin le servit. En effet, trois de ses frères meurent de façon prématurée, ce qui n'avait rien de surprenant à l'époque. En guerre contre leur père, ils s'attirent en plus sa colère.Cet épisode permet à Jean de regagner les faveurs d'Henri II. Révélant déjà son caractère fourbe, il essaie, en vain, de ravir le trône à son frère Ricard Cœur de Lion, parti à la Croisade. Cependant, la mort de celui-ci, en 1199, lui permet enfin de monter sur le trône.Un souverain unanimement détestéDurant ses 17 ans de règne, Jean sans Terre réussit à se faire détester de la plupart de ses sujets. Il indispose d'abord la noblesse par le peu de cas qu'il fait d'elle et son attitude tyrannique. Et il use avec ses barons de procédés qui scandalisent ses contemporains.Afin d'éviter la réunion, en une principauté rivale, des comtés d'Angoulême et de la Marche, il n'hésite pas à faire enlever la jeune Isabelle d'Angoulême, qui devait épouser Hugues de Lusignan, comte de la Marche. Puis il force la jeune fille à l'épouser.Exaspérés par le comportement du Roi, les barons lui déclarent la guerre et le forcent à signer, en 1215, la Grande Charte, première étape vers une Monarchie contrôlée. En conflit avec Rome, Jean sans Terre est même excommunié.Enfin, pour financer ses nombreuses expéditions militaires en France, le souverain alourdit sans cesse la pression fiscale, suscitant le mécontentement de l'ensemble de ses sujets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui furent les premiers hippies ?
Les hippies ne sont pas les premiers à avoir prôné une grande liberté de mœurs et un retour à la nature. Au Moyen-Âge et même avant, certaines sectes religieuses avaient été encore plus loin dans de telles revendications.Adamites...Comme leur nom le laisse supposer, les adamites se revendiquaient du premier homme, mais avant qu'il ait été chassé de l'Éden. La secte est évoquée, par certains témoignages, dès le IIe siècle, mais elle se répand surtout entre les XIIIe et XVe siècles.Pour ses zélateurs, l'homme pouvait prétendre, sur cette terre, au même bonheur qu'Adam avant la Chute. Pour eux, il fallait vivre selon l'état de nature. Les vêtements étaient donc superflus, ainsi que de tout ce qui relevait de l'organisation et des usages sociaux.C'est ainsi que le mariage ou l'État étaient rejetés. Les adamites, qui cultivaient une sorte d'innocence, proscrivaient aussi la viande.Mais de telles conceptions parurent quelque peu hérétiques, d'autant que les membres de la secte se livraient parfois au pillage. Victimes de persécutions, les adamites disparaissent donc au cours du XVe siècle....Et turlupinsCette revendication d'une sorte d'innocence originelle n'était pas l'apanage des adamites. D'autres mouvements religieux, toujours en cette fin du Moyen-Âge, s'en réclamaient aussi.Comme les adamites, les turlupins pensaient que la nature était le modèle à suivre. Rien de ce qui en provenait ne pouvait être mauvais. Il ne fallait donc pas avoir honte de se promener nus ou de céder à ses instincts charnels. Autre originalité, du moins pour l'époque, les membres de cette secte semblaient conduits par une femme, une certaine Jeanne Daubenton.L'Église ne pouvait tolérer ni ce refus du péché originel ni ces atteintes scandaleuses à la morale. Aussi les papes accusèrent-ils les turlupins d'hérésie.Jeanne Daubenton, "prêtresse" des turlupins, périt sur le bûcher en 1313. En 1372, à Paris, de nombreux sectateurs affrontèrent eux aussi les flammes. Pour bien souligner leur caractère hérétique, on les brûla avec leurs livres, même si on ne sait pas très bien de quels ouvrages il s'agissait.Comme pour les adamites, on perd ensuite rapidement la trace des turlupins. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'Allemagne a dû capituler deux fois ?
Le 9 mai dernier, le Président russe Vladimir Poutine a célébré en grande popme, comme chaque année, l'anniversaire de la capitulation de l'Allemagne en 1945. Pourtant, les autres pays, anciens vainqueurs de la guerre, commémorent cette victoire le 8 mai. Pourquoi cette différence de date ?Une capitulation signée le 8...La première capitulation allemande est signée à Reims le 7 mai 1945. Elle prévoit la cessation des hostilités pour le lendemain. Le 8 mai est donc l'une des dates qui a été retenue pour la capitulation allemande.Elle intervient au terme de négociations que le grand-amiral Dönitz, successeur désigné par Hitler, qui vient de se suicider, a demandé au général Jodl de mener.Jodl était chef d'état-major au Haut-Commandement de la Wehrmachet et, à ce titre, l'adjoint du maréchal Keitel. De telles discussions avaient pour but de gagner du temps et de convaincre les Alliés de signer une paix séparée avec les Allemands.Ils pensent que cette alliance pourrait se faire au nom d'une lutte contre un communisme qui, porté par les succès de l'Armée Rouge, paraît aussi menaçant pour les Alliés que pour les Allemands....Et le 9 maiMême si Eisenhower, le généralissime allié, repousse cette demande allemande, Staline de décolère pas. En effet, la capitulation allemande, telle qu'elle a été organisée, ne lui convient pas du tout. Et ce, à plus d'un titre.En ptremier lieu, il estime que la victoire finale est due en partie à l'armée soviétique, qui a essuyé les pertes les plus importantes. On doit donc lui réserver une place de choix dans les cérémonies marquant la reddition des troupes allemandes.Or, c'est un simple officier qui représentait l'URSS à Reims. Le choix de cette ville n'est pas non plus du goût de Staline. La capitulation de l'Allemagne ne peut avoir lieu qu'à Berlin, la capitale du Reich.Enfin, c'est Keitel, le chef véritable de l'armée allemande, et non pas Jodl, qui doit signer l'acte de reddition. Sinon il pourrait toujours être contesté. C'est bien le 8 mai que Keitel signe la capitulation, mais le document n'entre en vigueur que le lendemain 9 mai. C'est donc la date retenue par l'URSS. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que fut le “massacre du Zong” ?
Pour écouter Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D------------------------------On appelle "massacre du Zong", le meurtre, en 1781, de 132 esclaves africains par l'équipage d'un bateau négrier portant ce nom.De terribles conditions de voyageLe "Zong" est un navire britannique, qui se livre au commerce triangulaire. Cette traite négrière se déroule entre l'Afrique, l'Europe et l'Amérique, les esclaves étant échangés contre des produits manufacturés et des matières premières.Quand le navire quitte le port d'Accra (dans l'actuel Ghana), le 18 août 1781, il transporte 442 esclaves, soit beaucoup plus que n'en embarquaient les navires négriers de l'époque.Les esclaves souffrent donc d'une terrible promiscuité et d'une malnutrition qui favorise l'apparition de maladies. 62 d'entre eux meurent rapidement.Les raisons d'un massacreLe 29 novembre, le massacre des esclaves commence. 54 femmes et enfants sont jetés par dessus bord. Dans les jours suivants, 78 hommes sont, à leur tour, précipités à la mer.Cette terrible décision aurait été prise par l'ensemble de l'équipage, bien que le second du bateau, qui remplaçait le capitaine, gravement malade, ait prétendu s'y être opposé.Elle serait motivée par la pénurie d'eau qui aurait régné à bord. En effet, des marins prétendirent qu'il ne restait alors que 4 litres d'eau dans le bateau. Or, il était admis, à l'époque, qu'un capitaine puisse jeter des esclaves à la mer si la totalité de ces esclaves ne pouvait plus être nourri ou abreuvé.Et, dans ce cas, les assurances indemnisaient le capitaine et son équipage, ce qu'elles ne faisaient pas si les esclaves mouraient de maladie par exemple.Il est vrai que le navire était passé au large de plusieurs terres sans s'y arrêter pour renouveler sa provision d'eau potable. D'après une autre source, cependant, il y aurait eu près de 2.000 litres d'eau à bord.Ce massacre donne lieu à deux procès. Le premier, qui se déroule en mars 1783, prend le parti des propriétaires du bateau. Au terme du procès en appel, qui se tient peu après, aucun des membres de l'équipage du "Zong" n'est poursuivi pour ce massacre. Mais ce procès a un grand retentissement dans l'opinion publique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel fut le résultat des premières élections présidentielles françaises ?
Les premières élections présidentielles au suffrage universel ne se déroulent pas en 1962, année où fut réformée, en ce sens, la Constitution de 1958, qui fut adoptée en même temps que la Ve République. En effet, elles sont organisées en 1848.Une idée venue d'AmériqueLe régime de la Monarchie de Juillet ne résiste pas aux barricades dressées, en février 1848, dans les rues de Paris. Le Roi Louis-Philippe part en exil et cède la place à la IIe République.En avril, une Assemblée est élue. Mais le pouvoir exécutif sera-t-il confié à un Comité, comme sous la Terreur, ou à un Consulat, comme du temps de Bonaparte ?L'écrivain Tocqueville, qui revient des États-Unis, a une meilleure idée.Il connaît bien les Américains et a vu fonctionner leur démocratie. Pourquoi ne pas élire, comme eux, un Président qui puiserait sa légitimité dans le suffrage universel ?Un triompheCette suggestion est adoptée et des élections présidentielles sont organisées en décembre 1848. Le Chef de l'État sera donc élu au suffrage universel masculin, les femmes étant exclues, et pour longtemps, du vote.Plusieurs candidats se présentent. L'un d'eux retient l'attention : le prince Louis-Napoléon Bonaparte, fils de Louis, ancien Roi de Hollande, et donc neveu de l'Empereur.Parmi les autres prétendants, on relève les noms du général Cavaignac, à la tête du gouvernement au moment de l'élection, qui venait de mater l'insurrection de juin, le poète Lamartine, et des hommes de gauche, comme Raspail, alors en prison, ou Ledru-Rollin, farouche opposant à la Monarchie de Juillet.Le 10 décembre 1848, le prince Louis-Napoléon écrase ses adversaires. Il remporte en effet plus de 5,8 millions de voix, oit environ 70 % des suffrages. Cavaignac, de son côté, doit se contenter de recueillir 1,5 millions de voix.Les autres candidats obtiennent des résultats symboliques. Une campagne efficace, de nombreuses promesses, et, surtout, l'éclat d'un nom prestigieux, expliquent le triomphe du futur Napoléon III.Mais, ne voulant donner trop de poids au futur Chef de l'État, les députés n'ont prévu qu'un seul mandat présidentiel. Une disposition qui mènera tout droit au coup d'État du 2 décembre 1851. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est “l'explorateur aux pieds nus” ?
Surnommé l'"explorateur aux pieds nus" , Auguste Pavie, fin connaisseur des civilisations indochinoises et partisan d'une colonisation respectueuse des coutumes locales, contribua notamment à l'établissement du protectorat français sur le Laos.Une fascination pour l'IndochineNé en 1847 en Bretagne, Auguste Pavie rejoint l'armée très tôt, sous le Second Empire, et intègre bientôt les rangs de l'infanterie de marine. En 1867, il est envoyé à Saïgon, en Cochinchine.Il découvre alors ce pays, qui fait partie de la péninsule indochinoise. le vif intérêt qu'il porte à cette civilisation et aux peuples indochinois ne se démentira jamais. Auguste Pavie vient de trouver sa voie.Pour l'heure, il quitte l'armée et entre dans l'administration des postes et télégraphes. En 1876, il est muté au Cambodge, à Kampot. Là encore, il est fasciné par la civilisation khmère, dont il découvre la richesse. À son contact, il commence d'ailleurs à perdre ses habitudes d'Occidental.Un explorateur doublé d'un diplomateAu début des années 1880, il est chargé de la mise en place d'une ligne télégraphique, qui doit relier Pnom Penh à Bangkok. À cette occasion, il est amené à négocier avec le Siam, future Thaïlande, sur le territoire duquel la ligne doit passer.Ses supérieurs, qui appréciaient déjà son emprise sur les hommes, remarquent alors ses talents de diplomate. Déjà jeune titulaire de la Légion d'honneur, il est nommé vice-consul au Laos.Après un bref retour en France, où il fonde l'École cambodgienne, future École coloniale, il revient en Thaïlande et décide d'explorer les régions du Haut-Laos. Il se lie d'amitié avec le Roi du pays, dont il sauve même la vie au cours d'une attaquie siamoise.C'est cette relation avec le souverain du Laos, mais aussi sa conception d'une cooinisation respectueuse des peuples locaux, qui permettent à Auguste Pavie, élevé au rang de ministre pénipotentiaire, d'obtenir, en 1889, le protectorat du Laos pour la France.En 1895, Auguste Pavie rentre en France, où il se consacre à la rédaction de livres sur son expérience d'explorateur ou les traditions du Cambodge. Il meurt en 1925. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Marion du Faouët est-elle célèbre ?
Les noms de certains bandits de grand chemin, comme Cartouche ou Mandrin, sont passés à la postérité. Mais certaines femmes ont aussi laissé le souvenir de véritables chefs de bande. C'est le cas de Marion du Faouët.Une Bretonne, fille de paysansMarie-Louise Tromel, dite Marion du Faouët, du nom d'un village près duquel elle est venue au monde, est née en 1717 en Bretagne, dans le département actuel du Morbihan. Fille d'un paysan sans terre, elle connaît la misère et se serait livrée assez tôt à de menus larcins.Elle se met en ménage avec un bandit, qui lui donne trois enfants. Il sera arrêté et pendu en 1747.Bienfaitrice ou meurtrière ?Marion du Faouët aurait commencé sa carrière de voleuse vers 1740. Elle ne manque pas de charme et s'aperçoit de son ascendant sur les hommes. Bientôt, elle en commande une quarantaine.La voilà désormais chef de bande. Une bonne manière d'échapper au destin misérable qui l'attendait, comme toutes les femmes de sa condition.Concernant Marion du Faouët, il existe deux écoles. Pour les uns, ce serait une sorte de Robin des Bois en jupons, ne détroussant que les riches étrangers et ne s'en prenant pas aux pauvres. Elle les aurait même secourus.Pour d'autres, ce serait une meurtrière, dont la terrible réputation aurait servi, bien longtemps après sa mort, à effrayer les enfants turbulents.Une carrière qui s'achève sur la potenceMarion du Faouët est arrêtée une première fois en 1746, avec certains des hommes de sa compagnie. Elle est condamnée à être "pendue et étranglée". Elle échappe pourtant à la mort, mais c'est pour être fouettée et marquée au fer rouge, du "V" infamant des voleurs.Elle est à nouveau arrêtée quelques années plus tard, en 1752, mais elle réussit à fausser compagnie à ses gardiens. Elle est alors condamnée à mort par contumace et pendue en effigie.À nouveau appréhendée en 1755, elle est soumise à la question, mais, même sous la torture, elle reste muette. Elle est finalement pendue et étranglée le 2 août 1755. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De quel mystère la mort de Mussolini est-elle entourée ?
Le 28 avril 1943, Benito Mussolini et sa maîtresse, Clara Petacci, arrêtés quelques jours plus tôt, sont fusillés par des partisans italiens. Mais les circonstances entourant cette exécution ne sont pas claires et ont suscité une vive controverse.La mort tragique de MussoliniEn cette fin d'avril 1943, la République de Salo, dernier avatar du fascisme italien, est aux abois. Le 26 avril, Mussolini, rejoint par sa maîtresse, Clara Petacci, quitte Milan, peut-être pour gagner la frontière suisse.Le lendemain, le dictateur italien, qui s'est joint à un cortège de soldats allemands en fuite, est reconnu par des résistants italiens. Il est alors emmené dans une ferme, où il est gardé à vue.Le 28 avril, le Duce et sa maîtresse sont fusillés. Puis, le lendemain, leurs dépouilles sont laissées sur une place de Milan, où des partisans avaient été exécutés.Là, les cadavres subissent de nombreux outrages et sont pratiquement réduits en bouillie, avant d'être finalement pendus par les pieds.Une fin entourée d'obscuritésNombre d'incertitudes subsistent à propos de la mort de Mussolini. Ainsi, l'identité de celui ou de ceux qui ont ordonné l'exécution continue de susciter des débats.C'est ainsi que le secrétaire général du parti communiste italien, et vice-premier ministre, Palmiro Togliatti, a revendiqué la responsabilité de l'ordre d'exécution. Ce que n'ont pas manqué de faire, de leur côté, les chefs de la résistance communiste, dont Sandro Pertini, futur Président italien.L'exécution elle-même du dictateur serait l'œuvre du résistant communiste Walter Audisio, bien que certains l'aient attribuée à Luigi Longo, futur chef du parti communiste italien.Par ailleurs, certains ont prétendu que cette exécution aurait été organisée par Churchill en personne, qui aurait ordonné aux services secrets britanniques d'éliminer le Duce et de récupérer une correspondance compromettante entre l'homme politique anglais et le dictateur italien.Dernier mystère enfin : Mussolini transportait avec lui, au moment de sa capture, un véritable trésor, qui lui aurait permis de vivre un exil doré. Or, l'or et les valeurs constituant ce magot ont disparu, sans qu'on sache vraiment qui s'en est emparé et dans quel but. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.