
Choses à Savoir HISTOIRE
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Pourquoi le Roman de Fauvel est-il célèbre ?
Le Roman de Renart n'est pas le seul texte du Moyen-Âge à mettre en scène des animaux doués de la parole et d'une véritable personnalité. Plus tardif, et sans doute un peu moins connu, le Roman de Fauvel illustre également cette tradition.Pour avertir les RoisLe roman de Fauvel fut sans doute écrit à la fin du XIIIe siècle, sous le règne de Philippe le Bel. Les auteurs appartiennent à l'entourage royal. C'est notamment le cas de Gervais du Bus, le chapelain d'Enguerrand de Marigny, l'un des principaux collaborateurs du Roi.Cet ouvrage est une sorte de pamphlet, qui relève d'un genre bien codifié, l'"avertissement aux Rois". Il s'agit en effet, par le biais de la fable, de leur rappeler les principes du bon gouvernement.D'ailleurs Philippe le Bel ne s'y trompe pas, qui se sent mis en cause par le livre.L'inversion des valeursLe personnage du titre, Fauvel, est lui-même tout un programme. En effet, il s'agit d'un acronyme, dont chaque lettre représente un défaut. Le "F" signifie la fausseté, le "A", l'avarice, le "V" la vilenie etc.Mais qui est ce Fauvel ? Les auteurs nous le décrivent comme un cheval à l'intelligence aiguisée et à l'ambition non moins vive. Fourbe et sournois, il réussit à circonvenir son maître et, par la ruse, parvient à prendre sa place.Le voilà donc au pouvoir. Nobles et religieux ne manquent pas de le flatter. Animal suppléant l'homme, notre cheval arriviste assoit son pouvoir sur l'inversion des valeurs chrétiennes.Ainsi, les pauvres sont bannis et les âmes charitables sont persécutées. Ce qui était défaut devenant qualité, l'hypocrisie et la paresse sont encouragées. Et Fauvel ne s'embarrasse pas de scrupules : ne parvenant pas à obtenir la main de Fortune, il n'hésite pas à épouser Vaine Gloire.De ce couple, naîtront des enfants bien peu vertueux, qui ne songeront guère à faire le bonheur de leurs sujets. On comprend que Philippe le Bel, en lutte avec la papauté et considéré par beaucoup comme le persécuteur des Templiers, n'ait guère apprécié un tel brûlot. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le roi Jean sans Terre était-il détesté ?
Jean sans Terre est sans doute l'un des Rois d'Angleterre dont la réputation est la plus détestable. Ils n'est que de voir la manière dont il est considéré, dans la légende de Robin des Bois, comme le type même du prince félon et tyrannique.Un prince qui ne devait pas régnerNé en 1166, Jean sans Terre n'était pas destiné à régner. C'est pourquoi on ne lui avait pas prévu d'apanage, d'où son nom.En effet, il était le dernier fils d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine. Quatre frères, et même un neveu, le devançaient dans l'ordre de succession au trône.Mais le destin le servit. En effet, trois de ses frères meurent de façon prématurée, ce qui n'avait rien de surprenant à l'époque. En guerre contre leur père, ils s'attirent en plus sa colère.Cet épisode permet à Jean de regagner les faveurs d'Henri II. Révélant déjà son caractère fourbe, il essaie, en vain, de ravir le trône à son frère Ricard Cœur de Lion, parti à la Croisade. Cependant, la mort de celui-ci, en 1199, lui permet enfin de monter sur le trône.Un souverain unanimement détestéDurant ses 17 ans de règne, Jean sans Terre réussit à se faire détester de la plupart de ses sujets. Il indispose d'abord la noblesse par le peu de cas qu'il fait d'elle et son attitude tyrannique. Et il use avec ses barons de procédés qui scandalisent ses contemporains.Afin d'éviter la réunion, en une principauté rivale, des comtés d'Angoulême et de la Marche, il n'hésite pas à faire enlever la jeune Isabelle d'Angoulême, qui devait épouser Hugues de Lusignan, comte de la Marche. Puis il force la jeune fille à l'épouser.Exaspérés par le comportement du Roi, les barons lui déclarent la guerre et le forcent à signer, en 1215, la Grande Charte, première étape vers une Monarchie contrôlée. En conflit avec Rome, Jean sans Terre est même excommunié.Enfin, pour financer ses nombreuses expéditions militaires en France, le souverain alourdit sans cesse la pression fiscale, suscitant le mécontentement de l'ensemble de ses sujets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui furent les premiers hippies ?
Les hippies ne sont pas les premiers à avoir prôné une grande liberté de mœurs et un retour à la nature. Au Moyen-Âge et même avant, certaines sectes religieuses avaient été encore plus loin dans de telles revendications.Adamites...Comme leur nom le laisse supposer, les adamites se revendiquaient du premier homme, mais avant qu'il ait été chassé de l'Éden. La secte est évoquée, par certains témoignages, dès le IIe siècle, mais elle se répand surtout entre les XIIIe et XVe siècles.Pour ses zélateurs, l'homme pouvait prétendre, sur cette terre, au même bonheur qu'Adam avant la Chute. Pour eux, il fallait vivre selon l'état de nature. Les vêtements étaient donc superflus, ainsi que de tout ce qui relevait de l'organisation et des usages sociaux.C'est ainsi que le mariage ou l'État étaient rejetés. Les adamites, qui cultivaient une sorte d'innocence, proscrivaient aussi la viande.Mais de telles conceptions parurent quelque peu hérétiques, d'autant que les membres de la secte se livraient parfois au pillage. Victimes de persécutions, les adamites disparaissent donc au cours du XVe siècle....Et turlupinsCette revendication d'une sorte d'innocence originelle n'était pas l'apanage des adamites. D'autres mouvements religieux, toujours en cette fin du Moyen-Âge, s'en réclamaient aussi.Comme les adamites, les turlupins pensaient que la nature était le modèle à suivre. Rien de ce qui en provenait ne pouvait être mauvais. Il ne fallait donc pas avoir honte de se promener nus ou de céder à ses instincts charnels. Autre originalité, du moins pour l'époque, les membres de cette secte semblaient conduits par une femme, une certaine Jeanne Daubenton.L'Église ne pouvait tolérer ni ce refus du péché originel ni ces atteintes scandaleuses à la morale. Aussi les papes accusèrent-ils les turlupins d'hérésie.Jeanne Daubenton, "prêtresse" des turlupins, périt sur le bûcher en 1313. En 1372, à Paris, de nombreux sectateurs affrontèrent eux aussi les flammes. Pour bien souligner leur caractère hérétique, on les brûla avec leurs livres, même si on ne sait pas très bien de quels ouvrages il s'agissait.Comme pour les adamites, on perd ensuite rapidement la trace des turlupins. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'Allemagne a dû capituler deux fois ?
Le 9 mai dernier, le Président russe Vladimir Poutine a célébré en grande popme, comme chaque année, l'anniversaire de la capitulation de l'Allemagne en 1945. Pourtant, les autres pays, anciens vainqueurs de la guerre, commémorent cette victoire le 8 mai. Pourquoi cette différence de date ?Une capitulation signée le 8...La première capitulation allemande est signée à Reims le 7 mai 1945. Elle prévoit la cessation des hostilités pour le lendemain. Le 8 mai est donc l'une des dates qui a été retenue pour la capitulation allemande.Elle intervient au terme de négociations que le grand-amiral Dönitz, successeur désigné par Hitler, qui vient de se suicider, a demandé au général Jodl de mener.Jodl était chef d'état-major au Haut-Commandement de la Wehrmachet et, à ce titre, l'adjoint du maréchal Keitel. De telles discussions avaient pour but de gagner du temps et de convaincre les Alliés de signer une paix séparée avec les Allemands.Ils pensent que cette alliance pourrait se faire au nom d'une lutte contre un communisme qui, porté par les succès de l'Armée Rouge, paraît aussi menaçant pour les Alliés que pour les Allemands....Et le 9 maiMême si Eisenhower, le généralissime allié, repousse cette demande allemande, Staline de décolère pas. En effet, la capitulation allemande, telle qu'elle a été organisée, ne lui convient pas du tout. Et ce, à plus d'un titre.En ptremier lieu, il estime que la victoire finale est due en partie à l'armée soviétique, qui a essuyé les pertes les plus importantes. On doit donc lui réserver une place de choix dans les cérémonies marquant la reddition des troupes allemandes.Or, c'est un simple officier qui représentait l'URSS à Reims. Le choix de cette ville n'est pas non plus du goût de Staline. La capitulation de l'Allemagne ne peut avoir lieu qu'à Berlin, la capitale du Reich.Enfin, c'est Keitel, le chef véritable de l'armée allemande, et non pas Jodl, qui doit signer l'acte de reddition. Sinon il pourrait toujours être contesté. C'est bien le 8 mai que Keitel signe la capitulation, mais le document n'entre en vigueur que le lendemain 9 mai. C'est donc la date retenue par l'URSS. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que fut le “massacre du Zong” ?
Pour écouter Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D------------------------------On appelle "massacre du Zong", le meurtre, en 1781, de 132 esclaves africains par l'équipage d'un bateau négrier portant ce nom.De terribles conditions de voyageLe "Zong" est un navire britannique, qui se livre au commerce triangulaire. Cette traite négrière se déroule entre l'Afrique, l'Europe et l'Amérique, les esclaves étant échangés contre des produits manufacturés et des matières premières.Quand le navire quitte le port d'Accra (dans l'actuel Ghana), le 18 août 1781, il transporte 442 esclaves, soit beaucoup plus que n'en embarquaient les navires négriers de l'époque.Les esclaves souffrent donc d'une terrible promiscuité et d'une malnutrition qui favorise l'apparition de maladies. 62 d'entre eux meurent rapidement.Les raisons d'un massacreLe 29 novembre, le massacre des esclaves commence. 54 femmes et enfants sont jetés par dessus bord. Dans les jours suivants, 78 hommes sont, à leur tour, précipités à la mer.Cette terrible décision aurait été prise par l'ensemble de l'équipage, bien que le second du bateau, qui remplaçait le capitaine, gravement malade, ait prétendu s'y être opposé.Elle serait motivée par la pénurie d'eau qui aurait régné à bord. En effet, des marins prétendirent qu'il ne restait alors que 4 litres d'eau dans le bateau. Or, il était admis, à l'époque, qu'un capitaine puisse jeter des esclaves à la mer si la totalité de ces esclaves ne pouvait plus être nourri ou abreuvé.Et, dans ce cas, les assurances indemnisaient le capitaine et son équipage, ce qu'elles ne faisaient pas si les esclaves mouraient de maladie par exemple.Il est vrai que le navire était passé au large de plusieurs terres sans s'y arrêter pour renouveler sa provision d'eau potable. D'après une autre source, cependant, il y aurait eu près de 2.000 litres d'eau à bord.Ce massacre donne lieu à deux procès. Le premier, qui se déroule en mars 1783, prend le parti des propriétaires du bateau. Au terme du procès en appel, qui se tient peu après, aucun des membres de l'équipage du "Zong" n'est poursuivi pour ce massacre. Mais ce procès a un grand retentissement dans l'opinion publique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel fut le résultat des premières élections présidentielles françaises ?
Les premières élections présidentielles au suffrage universel ne se déroulent pas en 1962, année où fut réformée, en ce sens, la Constitution de 1958, qui fut adoptée en même temps que la Ve République. En effet, elles sont organisées en 1848.Une idée venue d'AmériqueLe régime de la Monarchie de Juillet ne résiste pas aux barricades dressées, en février 1848, dans les rues de Paris. Le Roi Louis-Philippe part en exil et cède la place à la IIe République.En avril, une Assemblée est élue. Mais le pouvoir exécutif sera-t-il confié à un Comité, comme sous la Terreur, ou à un Consulat, comme du temps de Bonaparte ?L'écrivain Tocqueville, qui revient des États-Unis, a une meilleure idée.Il connaît bien les Américains et a vu fonctionner leur démocratie. Pourquoi ne pas élire, comme eux, un Président qui puiserait sa légitimité dans le suffrage universel ?Un triompheCette suggestion est adoptée et des élections présidentielles sont organisées en décembre 1848. Le Chef de l'État sera donc élu au suffrage universel masculin, les femmes étant exclues, et pour longtemps, du vote.Plusieurs candidats se présentent. L'un d'eux retient l'attention : le prince Louis-Napoléon Bonaparte, fils de Louis, ancien Roi de Hollande, et donc neveu de l'Empereur.Parmi les autres prétendants, on relève les noms du général Cavaignac, à la tête du gouvernement au moment de l'élection, qui venait de mater l'insurrection de juin, le poète Lamartine, et des hommes de gauche, comme Raspail, alors en prison, ou Ledru-Rollin, farouche opposant à la Monarchie de Juillet.Le 10 décembre 1848, le prince Louis-Napoléon écrase ses adversaires. Il remporte en effet plus de 5,8 millions de voix, oit environ 70 % des suffrages. Cavaignac, de son côté, doit se contenter de recueillir 1,5 millions de voix.Les autres candidats obtiennent des résultats symboliques. Une campagne efficace, de nombreuses promesses, et, surtout, l'éclat d'un nom prestigieux, expliquent le triomphe du futur Napoléon III.Mais, ne voulant donner trop de poids au futur Chef de l'État, les députés n'ont prévu qu'un seul mandat présidentiel. Une disposition qui mènera tout droit au coup d'État du 2 décembre 1851. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est “l'explorateur aux pieds nus” ?
Surnommé l'"explorateur aux pieds nus" , Auguste Pavie, fin connaisseur des civilisations indochinoises et partisan d'une colonisation respectueuse des coutumes locales, contribua notamment à l'établissement du protectorat français sur le Laos.Une fascination pour l'IndochineNé en 1847 en Bretagne, Auguste Pavie rejoint l'armée très tôt, sous le Second Empire, et intègre bientôt les rangs de l'infanterie de marine. En 1867, il est envoyé à Saïgon, en Cochinchine.Il découvre alors ce pays, qui fait partie de la péninsule indochinoise. le vif intérêt qu'il porte à cette civilisation et aux peuples indochinois ne se démentira jamais. Auguste Pavie vient de trouver sa voie.Pour l'heure, il quitte l'armée et entre dans l'administration des postes et télégraphes. En 1876, il est muté au Cambodge, à Kampot. Là encore, il est fasciné par la civilisation khmère, dont il découvre la richesse. À son contact, il commence d'ailleurs à perdre ses habitudes d'Occidental.Un explorateur doublé d'un diplomateAu début des années 1880, il est chargé de la mise en place d'une ligne télégraphique, qui doit relier Pnom Penh à Bangkok. À cette occasion, il est amené à négocier avec le Siam, future Thaïlande, sur le territoire duquel la ligne doit passer.Ses supérieurs, qui appréciaient déjà son emprise sur les hommes, remarquent alors ses talents de diplomate. Déjà jeune titulaire de la Légion d'honneur, il est nommé vice-consul au Laos.Après un bref retour en France, où il fonde l'École cambodgienne, future École coloniale, il revient en Thaïlande et décide d'explorer les régions du Haut-Laos. Il se lie d'amitié avec le Roi du pays, dont il sauve même la vie au cours d'une attaquie siamoise.C'est cette relation avec le souverain du Laos, mais aussi sa conception d'une cooinisation respectueuse des peuples locaux, qui permettent à Auguste Pavie, élevé au rang de ministre pénipotentiaire, d'obtenir, en 1889, le protectorat du Laos pour la France.En 1895, Auguste Pavie rentre en France, où il se consacre à la rédaction de livres sur son expérience d'explorateur ou les traditions du Cambodge. Il meurt en 1925. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Marion du Faouët est-elle célèbre ?
Les noms de certains bandits de grand chemin, comme Cartouche ou Mandrin, sont passés à la postérité. Mais certaines femmes ont aussi laissé le souvenir de véritables chefs de bande. C'est le cas de Marion du Faouët.Une Bretonne, fille de paysansMarie-Louise Tromel, dite Marion du Faouët, du nom d'un village près duquel elle est venue au monde, est née en 1717 en Bretagne, dans le département actuel du Morbihan. Fille d'un paysan sans terre, elle connaît la misère et se serait livrée assez tôt à de menus larcins.Elle se met en ménage avec un bandit, qui lui donne trois enfants. Il sera arrêté et pendu en 1747.Bienfaitrice ou meurtrière ?Marion du Faouët aurait commencé sa carrière de voleuse vers 1740. Elle ne manque pas de charme et s'aperçoit de son ascendant sur les hommes. Bientôt, elle en commande une quarantaine.La voilà désormais chef de bande. Une bonne manière d'échapper au destin misérable qui l'attendait, comme toutes les femmes de sa condition.Concernant Marion du Faouët, il existe deux écoles. Pour les uns, ce serait une sorte de Robin des Bois en jupons, ne détroussant que les riches étrangers et ne s'en prenant pas aux pauvres. Elle les aurait même secourus.Pour d'autres, ce serait une meurtrière, dont la terrible réputation aurait servi, bien longtemps après sa mort, à effrayer les enfants turbulents.Une carrière qui s'achève sur la potenceMarion du Faouët est arrêtée une première fois en 1746, avec certains des hommes de sa compagnie. Elle est condamnée à être "pendue et étranglée". Elle échappe pourtant à la mort, mais c'est pour être fouettée et marquée au fer rouge, du "V" infamant des voleurs.Elle est à nouveau arrêtée quelques années plus tard, en 1752, mais elle réussit à fausser compagnie à ses gardiens. Elle est alors condamnée à mort par contumace et pendue en effigie.À nouveau appréhendée en 1755, elle est soumise à la question, mais, même sous la torture, elle reste muette. Elle est finalement pendue et étranglée le 2 août 1755. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De quel mystère la mort de Mussolini est-elle entourée ?
Le 28 avril 1943, Benito Mussolini et sa maîtresse, Clara Petacci, arrêtés quelques jours plus tôt, sont fusillés par des partisans italiens. Mais les circonstances entourant cette exécution ne sont pas claires et ont suscité une vive controverse.La mort tragique de MussoliniEn cette fin d'avril 1943, la République de Salo, dernier avatar du fascisme italien, est aux abois. Le 26 avril, Mussolini, rejoint par sa maîtresse, Clara Petacci, quitte Milan, peut-être pour gagner la frontière suisse.Le lendemain, le dictateur italien, qui s'est joint à un cortège de soldats allemands en fuite, est reconnu par des résistants italiens. Il est alors emmené dans une ferme, où il est gardé à vue.Le 28 avril, le Duce et sa maîtresse sont fusillés. Puis, le lendemain, leurs dépouilles sont laissées sur une place de Milan, où des partisans avaient été exécutés.Là, les cadavres subissent de nombreux outrages et sont pratiquement réduits en bouillie, avant d'être finalement pendus par les pieds.Une fin entourée d'obscuritésNombre d'incertitudes subsistent à propos de la mort de Mussolini. Ainsi, l'identité de celui ou de ceux qui ont ordonné l'exécution continue de susciter des débats.C'est ainsi que le secrétaire général du parti communiste italien, et vice-premier ministre, Palmiro Togliatti, a revendiqué la responsabilité de l'ordre d'exécution. Ce que n'ont pas manqué de faire, de leur côté, les chefs de la résistance communiste, dont Sandro Pertini, futur Président italien.L'exécution elle-même du dictateur serait l'œuvre du résistant communiste Walter Audisio, bien que certains l'aient attribuée à Luigi Longo, futur chef du parti communiste italien.Par ailleurs, certains ont prétendu que cette exécution aurait été organisée par Churchill en personne, qui aurait ordonné aux services secrets britanniques d'éliminer le Duce et de récupérer une correspondance compromettante entre l'homme politique anglais et le dictateur italien.Dernier mystère enfin : Mussolini transportait avec lui, au moment de sa capture, un véritable trésor, qui lui aurait permis de vivre un exil doré. Or, l'or et les valeurs constituant ce magot ont disparu, sans qu'on sache vraiment qui s'en est emparé et dans quel but. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel esclave défia l'empire romain ?
Spartacus ne fut pas le seul esclave à se révolter contre les Romains. Bien avant lui, au IIe siècle avant J.-C., un certain Eunus défie le pouvoir romain et fonde un véritable État en Sicile.Un esclave peu ordinaireSans doute capturé par des pirates, Eunus avait été emmené en Sicile et acheté par un riche patricien. Les sources le décrivent comme un homme peu ordinaire. Il parlait, nous dit-on, en émettant des étincelles, un effet qu'il obtenait peut-être en plaçant dans sa bouche une noix creuse contenant du soufre et percée de trous.C'est aussi un mystique, adepte d'une religion orientale. Il se croit investi d'une mission divine et annonce aux invités de son maître, stupéfaits, qu'il fondera bientôt un royaume.Considéré comme une sorte de magicien inspiré, Eunus avait un grand ascendant sur les autres esclaves.Les esclaves contre RomeEn 140 ou 139 avant notre ère, Eunus fomente une révolte contre les Romains. Ce que les historiens appellent la Première Guerre servile durera au moins sept ans, jusqu'en 132 av. J.-C.La ville d'Henna est prise et Eunus est déclaré Roi. Il fonde alors un État et modèle son pouvoir sur celui des Séleucides, cette dynastie hellénistique issue d'un des descendants d'Alexandre le Grand.Il s'agit d'un véritable État théocratique, dans lequel le Roi, qui prend le nom d'Antiochus, se veut l'interprète de la divinité et son relais sur terre. Le nouveau souverain ne remet pas en cause le principe de l'esclavage, puisque les hommes libres demeurés dans l'île connaissent à leur tour la servitude.Très vite, Eunus, alias Antiochus, réunit une armée de 20.000 hommes, qui tient tête, entre 138 et 135, aux troupes envoyées par Rome.Et cette armée d'anciens esclaves comptera jusqu'à 200.000 hommes. Malgré tout, elle ne peut résister à l'assaut final des Romains, qui, en 132 avant J.-C., débarquent dans l'île avec une très puissante armée.Acculé par ses ennemis, Eunus, entouré du dernier carré de ses fidèles, composé de 1.000 hommes, se réfugie dans la montagne. Après leur suicide collectif, il est fait prisonnier et jeté en prison, où il meurt à une date indéterminée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gustave Eiffel a-t-il habité dans la Tour Eiffel ?
On croyait tout savoir sur la Tour Eiffel. Or, la plupart des visiteurs du célèbre monument parisien ignorent que Gustave Eiffel s'était fait aménager un appartement à l'intérieur même de la Tour. Mais y a-t-il vraiment habité ?Un appartement en haut de la Tour EiffelAu troisième étage de la Tour Eiffel, sur la plateforme supérieure, existait bel et bien un appartement, perché à 285 mètres du sol. Il s'agissait d'un logement assez vaste de 100 mètres carrés, mais une partie de sa surface était occupée par la cabine de l'ascenseur de la Tour et diverses installations techniques.Cet appartement comprenait plusieurs pièces, dont un salon, meublé notamment d'un canapé et d'une table. On y trouvait même un piano.Le logement se composait également d'une cuisine et de trois pièces assez exiguës, servant de bureaux. Enfin, une salle d'eau, avec un lavabo, et des toilettes avaient été aménagées dans ce singulier logement.Tout était décoré dans le goût de l'époque, avec de la moquette sur le sol et du papier fleuri au mur.Un logement qui n'est pas habitéSi cet appartement a bien été aménagé à l'intention de Gustave Eiffel, le constructeur de la Tour, il n'y a jamais habité à proprement parler. En effet, le logement ne comprend pas de chambre à coucher. Il n'y a donc sans doute jamais dormi.En fait, Gustave Eiffel utilisait ce logement à deux fins. En premier lieu, il y recevait certains visiteurs prestigieux, comme Thomas Edison, qui l'y rencontre en 1889, l'année même de la construction de la Tour Eiffel.Par ailleurs, Gustave Eiffel poursuivait ses travaux dans un petit laboratoire situé à côté de l'appartement. Aujourd'hui, on a aménagé, dans cet appartement, un local de service et un petit studio, doté d'une douche et réservé au personnel.Seule la reconstitution d'un des bureaux de l'appartement peut donner aux visiteurs une idée de ce qu'était ce logement. Assis dans une pièce aux murs tapissés de papier peint, des mannequins de cire évoquent Gustave Eiffel, sa fille aînée et secrétaire particulière, Claire Eiffel, et le fameux inventeur Thomas Edison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est la “Grande prostituée” ?
L'expression de "Grande Prostituée", associée à "Babylone la Grande", se retrouve dans l'Apocalypse de saint Jean, qui est le dernier livre du Nouveau Testament. Compte tenu de la nature particulière de ce récit, qui relève des textes prophétiques, l'identification de cette "Grande Prostituée" demeure très délicate.Une femme étrangeQue nous dit exactement le texte de l'Apocalypse ? Il décrit une femme vêtue de pourpre et richement parée, assise sur une bête écarlate et possédant sept têtes et dix cornes.Sur le front de cette femme, qui tient en main une coupe contenant les "souillures de sa prostitution", un nom est tracé : "Babylone la Grande", dépeinte comme la "mère des prostituées", et, plus généralement, des "abominations de la terre".Une identité toujours en questionDepuis longtemps, ce texte obscur suscite des interprétations diverses. Il est d'autant plus difficile à interpréter que "Babylone la Grande" est indiquée, dans le texte, comme un nom "mystérieux".La question de savoir qui est cette "Grande Prostituée", associée à "Babylone la Grande", fait donc toujours débat parmi les spécialistes.Certains l'ont tout simplement assimilée à Babylone ou à Rome, la ville aux sept collines. L'Apocalypse décrit en effet la femme comme étant assise sur sept montagnes. Mais une autre partie du texte explique que ces montagnes désignent plutôt des royaumes.Ce qui n'empêche pas certains exégètes de penser que "Babylone la Grande", qui exerce son autorité sur les rois de la terre, désignerait une forme d'emprise politique, à l'image des Empires mis en place par Babylone ou Rome.Mais la relative décadence de Babylone, à l'époque de la rédaction du texte, et la nature de la domination romaine, ne cadrent guère avec la description de la "Grande Prostituée".Aussi, de nombreux auteurs voient-ils la Babylone de l'Apocalypse comme une ville symbolique, où règnent l'idolâtrie et le lucre. D'autres associent cette "Grande Prostituée" à une sorte de complot mondial, inspiré par des forces occultes diaboliques.Son but serait de manipuler les hommes à leur insu et d'établir, à la fin des temps, une sorte de royaume maléfique, privé de la présence divine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'esclave Androclès est-il célèbre ?
Dans le cadre des jeux, qui avaient lieu dans les arènes romaines, chrétiens et esclaves étaient souvent livrés aux bêtes fauves. Mais certaines auraient épargné leurs victimes. Ce fut le cas de sainte Blandine et, même si les faits sont moins avérés, de l'esclave Androclès.Un lion peu féroce...Les faits se déroulent au Ier siècle de notre ère, peut-être sous le règne de l'Empereur Caligula. Ils concernent un certain Androclès, un esclave que les mauvais traitements infligés par son maître auraient poussé à s'enfuir.Mais l'esclave en fuite est bientôt arrêté par les soldats romains. Pour le punir de son forfait, on le condamne, comme il est fréquent dans ce cas, à périr sous la dent des fauves.Jeté dans l'arène, il doit affronter des lions, dont la férocité est aiguisée par des rations de nourriture insuffisantes. Les fauves sont donc lâchés dans l'arène et se précipitent vers le malheureux esclave.Mais non seulement l'un des lions ne lui fait aucun mal, mais il le protège des assauts de ses congénères....Soigné par AndroclèsSur les gradins, les spectateurs acclament Androclès et demandent sa grâce. L'Empereur la lui accorde mais, étonné de ce prodige, le fait venir au palais et lui demande pourquoi le lion l'a épargné.Androclès lui raconte alors l'histoire suivante. Au cours de sa fuite, il se serait réfugié dans une grotte. Un lion blessé l'y aurait rejoint. En effet, une grosse écharde se serait fichée dans sa patte.Androclès aurait réussi à l'approcher et lui aurait ôté l'épine. Et l'animal aurait reconnu son bienfaiteur dans l'arène.Cette histoire édifiante est relatée par un seul écrivain, qui la tenait lui-même de l'ouvrage d'un témoin oculaire. De ce fait, elle relève peut-être plus de la légende que de l'Histoire.D'autant que cette anecdote se réfère à un genre assez codifié, dans lequel un homme soigne une bête blessée qui, en retour, lui témoigne une fidèle affection. On pourrait citer, entre bien d'autres exemples, le cas d'Elpis de Samos, rapporté par Pline l'Ancien, qui aurait retiré un os coincé dans la gueule d'un lion. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'Acqua Tofana fut si mortelle ?
De célèbres affaires, comme celle des poisons, sous Louis XIV, mirent en cause des empoisonneuses dont le nom est passé à la postérité. C'est aussi le cas d'une certaine Giulia Tofana, qui donna son nom à un poison redoutable, l'Acqua Tofana.La providence des femmes mal mariéesGiulia Tofana vécut à Palerme, dans la première moitié du XVIIe siècle. Voulant se débarrasser d'un mari gênant, elle l'empoisonne avec une substance bientôt connue sous le nom d'"Acqua Tofana" ou "manne de Saint Nicolas".La composition de ce poison demeure assez mystérieuse. Il était sans doute fait à base d'arsenic, mais comprenait peut-être d'autres extraits de plantes, comme la belladone, la cantharide ou la linaire.Au cours d'une carrière criminelle qui s'étale sur un demi siècle, l'empoisonneuse sicilienne, aidée de quelques complices, expédie de vie à trépas quelque 600 victimes.Il s'agissait surtout de maris fortunés, dont les épouses voulaient récupérer l'héritage, d'autant que certaines avaient été contraintes de les épouser, dans le cadre de mariages arrangés.Un poison indétectableSi l'Acqua Tofana eut tant de succès, c'est que ce poison avait beaucoup d'avantages. En effet, cette substance passait inaperçue. Comme elle était incolore et sans saveur, elle n'était pas décelée par celui qui l'avalait.Par ailleurs, s'il était bien mortel, ce poison agissait de manière graduelle. Si bien que son effet pouvait s'apparenter à l'action d'une maladie. De fait, la première dose ne provoquait qu'une grande lassitude.Après l'administration d'une seconde dose, le patient, en proie à des nausées, se sentait encore plus fatigué. Et une goutte supplémentaire entraînait souvent la mort. Ainsi les victimes avaient-elles le temps de mettre leurs affaires en ordre, ce qui pouvait atténuer les scrupules religieux de leurs femmes.Bien que surpris de l'inefficacité de ses traitements, le médecin ne voyait souvent, dans ce dépérissement progressif, que le cheminement normal de la maladie. D'autant qu'une autopsie ne révélait rien des ravages du poison.La carrière criminelle de Giulia Tofana prit fin en juillet 1659. Arrêtée dans une église, où elle se cachait, elle fut accusée de centaines de meurtres et exécutée avec quelques complices. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui sont les Radium Girls ?
Même si l'on connaissait le caractère dangereux de certains métaux radioactifs, comme le radium, des ouvriers les ont tout de même manipulés, pour fabriquer divers produits. Ce fut notamment le cas d'ouvrières américaines surnommées les "Radium Girls".Des ouvrières exposées au radiumDe 1917 à 1926, une usine américaine située dans le New Jersey, l'United States Radium Corporation, a utilisé du radium pour fabriquer une peinture luminescente. Elle faisait briller dans l'obscurité les objets qui en étaient revêtus.Cette usine produisait notamment des montres destinées à l'armée, dont le cadran était recouvert de peinture luminescente. Environ 70 femmes peignaient ces montres, certaines étant même amenées à manipuler le radium.Contrairement aux techniciens et chimistes de l'entreprise, elles travaillaient sans protection particulière, et pour un salaire assez dérisoire. Et leur travail était d'autant plus dangereux qu'elles avaient acquis de fâcheuses habitudes.En effet, certaines effilaient les pinceaux dont elles se servaient avec leurs lèvres. D'autres se peignaient les dents ou les ongles avec cette peinture, pour surprendre leurs amis.De graves troubles de santé n'ont pas tardé à se déclarer. En effet, le système osseux de plusieurs ouvrières s'est révélé très fragile. De nombreux cas de cancer des os et de nécrose de la mâchoire ont également été signalés.Les suites de l'affaire des "Radium Girls"Malgré les démarches entreprises par leurs employeurs, cinq plaignantes ont réussi, en 1927, à porter l'affaire en justice. Le retentissement donné au procès par les médias a permis aux ouvrières de donner plus de poids à leurs allégations.De fait, la justice leur a donné gain de cause, en accordant à chaque plaignante une indemnisation de 10.000 dollars, plus une rente annuelle.Par ailleurs, cette affaire a sans doute contribué à la reconnaissance d'une des affections causées par l'ingestion de radium comme une maladie professionnelle. Elle a également fait progresser les droits des travailleurs.En effet, les conclusions de ce procès ont fait jurisprudence, permettant aux salariés de poursuivre leur entreprise en cas de préjudice subi au travail. À la suite de cette affaire, les conditions de travail se sont d'ailleurs notablement améliorées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le colosse de Rhodes fut-il érigé ?
Édifié entre la fin du IVe siècle et le début du IIIe siècle avant notre ère, le colosse de Rhodes fit partie, durant l'Antiquité, des sept merveilles du monde. Mais pourquoi a-t-on érigé cette gigantesque statue ?Une immense statueCette impressionnante statue, qui mesurait 32 mètres de haut, fut sans doute édifiée dans le port de Rhodes, dont elle gardait en quelque sorte l'entrée. Elle était constituée de bois et de grandes plaques de cuivre. Il fallut faire venir une grande partie de ce métal d'autres régions.La statue représentait un géant aux jambes écartées, dont les pieds reposaient sur de forts piliers. Il portait une sorte de couronne et tenait en main un flambeau dirigé vers le ciel.Le colosse de Rhodes fut détruit, en 227 ou 226 avant J.-C., par un tremblement de terre.En souvenir d'une résistance victorieuseLa statue fut édifiée par les Rhodiens pour commémorer une victoire, qui eut lieu en 305 avant notre ère. Durant toute une année, en effet, les habitants de Rhodes avaient réussi à résister à la tentative de Démétrios, fils d'Antigone le Borgne, d'investir la ville.Antigone était l'un des Diadoques, ces successeurs d'Alexandre le Grand qui avaient entrepris de se partager son immense Empire. Il avait hérité d'un territoire qui comprenait notamment une partie de l'Asie Mineure.Insatisfait de son apanage, il songea à l'agrandir. C'est dans ce contexte que la prise de Rhodes lui apparut un objectif essentiel. Important carrefour commercial, situé entre l'Orient et l'Occident, la cité était alors dans l'orbite égyptienne.Le siège de Rhodes fut un des plus longs de l'Antiquité. Les assiégeants comme les assiégés déployèrent des trésors de ruse et d'ingéniosité pour contrer leurs adversaires.Démétrios y gagna même le surnom de "Poliorcète", autrement dit "le preneur de villes". Mais, malgré tout son talent, il ne put venir à bout de la résistance des Rhodiens, qui sortirent de ce siège avec tous les honneurs.En effet, sur les conseils de l'Égypte, les autorités de la cité acceptèrent de conclure un traité avec Démétrios, qui reconnaissait l'autonomie de Rhodes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles furent les implications du séisme de Lisbonne ?
Le 1er novembre 1755, la capitale du Portugal, Lisbonne, fut victime d'un terrible séisme, qui détruisit la quasi totalité de la ville. Mais elle fut très vite reconstruite, selon des normes nouvelles.Un terrible séismeLes spécialistes manquent d'informations fiables pour expliquer le séisme qui ravagea Lisbonne en 1755. Il est possible qu'il ait été produit par la poussée de la plaque africaine contre la plaque eurasiatique.Ce tremblement de terre, d'une magnitude probable de 8,5 à 9 sur l'échelle de Richter, s'accompagna d'un très puissant tsunami, avec des vagues de 5 à 15 mètres de hauteur.La conjonction des deux phénomènes entraîne la destruction d'environ 85 % des bâtiments de la ville. La plupart des maisons et les principaux édifices s'effondrent. Environ 60.000 personnes, sur les 275.000 habitants de la ville, périssent dans cette catastrophe.De nombreuses conséquencesLe Premier ministre, le futur marquis de Pombal, prend les choses en main sans attendre, avec beaucoup de sang-froid et de méthode. Il fait d'abord enterrer les cadavres, pour éviter la propagation des épidémies.De même, il maintient l'ordre grâce à des mesures énergiques. Puis, en l'espace d'un an, il préside à la reconstruction de la cité, selon de nouvelles conceptions d'urbanisme.Naissant de ses ruines, une nouvelle ville voit le jour, avec de larges avenues rectilignes et de grandes places. Tirant la leçon des événements, les architectes conçoivent des bâtiments qui, pour l'une des premières fois en Europe, sont édifiés selon des normes antisismiques.Par ailleurs, cette catastrophe a un immense retentissement en Europe, notamment chez les philosophes des Lumières et les scientifiques. Kant s'en saisit pour élaborer une théorie qui, pour la première fois, n'explique pas les séismes par l'intervention divine mais par des causes naturelles.De son côté, Voltaire souligne la manière dont une telle catastrophe frappe sans discrimination ses victimes. Il en tire argument pour contester les théories de Leibniz, selon lequel, malgré l'irruption du mal dans le monde, l'histoire a toujours un sens.Enfin, le séisme de Lisbonne fit beaucoup progresser la connaissance du temps sur les tremblements de terre.-------------------------Pour écouter mon nouveau podcast Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3DRSS:https://feeds.megaphone.fm/FODL4588439181 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le pilote russe Alexeï Maressiev est-il célèbre ?
Certains militaires ont connu un destin exceptionnel. Ce fut le cas du pilote soviétique Alexei Maressiev, qui devait devenir un Héros de l'Union soviétique.Un pilote remarquéAlexei Maressien est né en 1916, dans le sud-ouest de la Russie. Il est d'abord ouvrier, puis s'initie à l'aviation avant d'entrer dans l'armée en 1937.Il devient pilote de chasse en août 1941, peu après l'invasion de l'URSS par l'Allemagne nazie. Il se montre déjà un pilote hors pair puisqu'en l'espace de deux mois il totalise six victoires.Ces succès lui valent une promotion au grade de lieutenant et sa mutation dans une unité de chasse aérienne.Héros de l'Union soviétiqueMais la chance semble alors abandonner Alexei Maressiev. En effet, le 24 avril 1942, son avion est abattu par les Allemands. Il parvient à s'éjecter de l'appareil mais se blesse lors de sa réception au sol.En effet, il se casse les deux jambes. Malgré la douleur, il parvient à se traîner jusqu'aux lignes soviétiques. Durant près de trois semaines, il se nourrit d'insectes et de lézards. De plus, ses jambes blessées se couvrent d'engelures.Transporté à l'hôpital, il doit être amputé des deux jambes. On lui pose des prothèses, avec lesquelles il réapprend à marcher. Mais Alexei Maressiev ne veut pas retourner à la vie civile.Il veut redevenir pilote. Ses camarades sont sceptiques, craignant que cet infirme ne soit incapable, au moment de l'action, de les seconder avec efficacité. Maressiev n'en intègre pas moins une unité de chasse, au printemps 1943.Il participe à des batailles aériennes décisives et, en août 1943, abat trois avions allemands. Au total, il remporte onze victoires et réalise 86 sorties.Maressiev quitte l'armée avec le grade de major et, prenant des responsabilités politiques, devient membre du Soviet suprême, qui était, toutes proportions gardées, le Parlement soviétique.Dès lors, les honneurs pleuvent sur le pilote. Il est d'abord déclaré Héros de l'Union soviétique, la plus haute distinction militaire. Puis il reçoit, entre autres décorations, l'ordre de Lénine et l'ordre du Drapeau rouge du Travail. Il meurt en 2001, auréolé d'une réputation légendaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De quoi Louis Renault a-t-il été accusé ?
À la tête d'un des plus grands groupes automobiles français, Louis Renault, né en 1877, a été accusé, après la guerre, d'avoir collaboré avec les Allemands et son entreprise a été nationalisée en 1945. Que peut-on penser, aujourd'hui, de l'attitude de cet industriel face à l'occupant ?Un industriel compromis avec les Allemands pour certains...Installées depuis 1929 sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt, les usines Renault, dirigées par Louis Renault depuis 1909, emploient environ 33.000 personnes en 1939. Au moment de la déclaration de guerre, cette même année, Renault est l'un des premiers fournisseurs de matériel de guerre pour l'armée française.Le rôle de Louis Renault durant l'Occupation demeure une question controversée. Personne ne conteste que, comme beaucoup d'autres entreprises françaises, Renault ait produit du matériel pour les Allemands.Pour certains historiens, il s'agit bien de matériel de guerre, de chars d'assaut notamment. Par ailleurs, à l'issue des bombardements alliés de mars 1942, c'est Louis Renault qui aurait décidé de reconstruire l'entreprise, dans le but de fournir à nouveau les Allemands.Or, il s'agirait bien d'une décision personnelle, dans la mesure où l'industriel, possédant la quasi totalité des actions de son entreprise, aurait possédé le pouvoir de décision réel....Injustement accusé pour d'autresD'autres historiens ne partagent pas ce point de vue. Pour eux, Louis Renault n'aurait pas cherché à collaborer sciemment avec les Allemands. En effet, les négociations avec l'occupant n'auraient pas été conduites par Louis Renault, mais par son neveu par alliance, François Lehideux, qui sera ministre du maréchal Pétain.Par ailleurs, d'après ces historiens, Renault, sous l'impulsion de son dirigeant, aurait livré des camions aux Allemands, mais pas de matériel militaire. Ses usines auraient réparé des chars allemands, sans jamais en fabriquer.Cette vision des choses est parfois mise au service d'une volonté de réhabilitation de l'industriel, incarcéré en septembre 1944, et décédé en prison peu après. Par ailleurs, son entreprise avait fait l'objet, en 1945, d'une nationalisation considérée alors comme une sanction.Dans l'état actuel des archives, dont certaines ont disparu et d'autres sont encore inaccessibles, il est impossible de trancher ce débat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment j'ai bâti un empire, mon nouveau podcast !
Pour écouter Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3DRSS:https://feeds.megaphone.fm/FODL4588439181 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on du “milliard ennuyeux” ?
Les recherches conduites par les scientifiques, depuis le milieu des années 1990, les ont conduits à définir la période comprise entre -1,8 et -0,8 milliard d'années comme une sorte de pause dans l'évolution de notre planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'accident “Crash at Crush” est-il entré dans l'histoire ?
Certains événements ne se déroulent pas comme prévu. C'est le cas d'un accident ferroviaire, conçu comme une opération de publicité, qui eut lieu au Texas à la fin du XIXe siècle.Un faux accident...En ce 15 septembre 1896, entre 30.000 et 40.000 personnes se sont donné rendez-vous près de la ville de West, au Texas. Tout d'un coup, ce rassemblement a donné naissance à la seconde agglomération du Texas.Tous ces gens sont venus assister à un accident ferroviaire mis en scène par un certain William Crush, chargé des intérêts d'une compagnie de chemin de fer.Esprit ingénieux, il a imaginé une opération publicitaire originale. Deux trains lancés l'un contre l'autre vont se heurter sous les yeux des spectateurs ravis. Un grand spectacle en perspective.William Crush n'a pas lésiné sur les moyens pour assurer la réussite de ce "crash at crush", comme on a surnommé ce faux accident. En effet, l'entrée est gratuite, et les spectateurs venus par le train n'ont déboursé qu'une somme très modique pour se rendre sur place....Qui devient une vraie catastropheAutour de l'endroit où doit avoir lieu la collision, une tribune est érigée et des tentes sont dressées. Pour l'occasion, on décide de sacrifier deux locomotives qui, après l'accident, sont destinées à la ferraille.Pour être mieux vues des spectateurs, elles sont peintes de couleurs vives. William Crush a même demandé que les locomotives empruntent une voie spéciale, afin d'éviter tout risque de collision avec de vrais trains.Á l'heure dite, les deux locomotives, tractant chacune six wagons, s'élancent à toute vapeur l'une sur l'autre. Peu avant l'impact, les conducteurs s'éjectent des machines.Mais, sous la violence du choc, les chaudières des locomotives explosent. Des débris, parfois volumineux, sont projetés en l'air et certains retombent sur les spectateurs. Plusieurs personnes sont tuées, d'autres sont blessées, comme ce journaliste qui, atteint par un boulon, perd un œil.Organisateur de cet accident qui a mal tourné, William Crush est aussitôt renvoyé. Mais il sera bientôt réintégré car, contrairement à ce qu'on pouvait attendre, cette catastrophe n'entraîne pas de conséquences négatives pour la compagnie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'Opération Cottage fut-elle un désastre ?
Durant la Seconde Guerre mondiale, certaines offensives alliées se sont soldées par un échec cuisant. C'est le cas de l'opération Cottage, lancée en août 1943.Une île à reprendreDurant le second conflit mondial, certaines îles de l'archipel des Aléoutiennes, au sud-ouest de l'Alaska, sont prises par les Japonais. C'est notamment le cas de l'île de Kiska, dont ils s'emparent en juin 1942.Pour des raisons stratégiques, et aussi parce que l'île fait partie du territoire des États-Unis, les Américains décident de la reprendre. De leur point de vue, l'opération Cottage, montée à cette fin, ne sera pas une simple promenade militaire.En effet, ils estiment la garnison japonaise à 7 ou 8.000 hommes. Ils savent également que des défenses anti-aériennes ont été placées aux points stratégiques de l'île.Une opération désastreuseLes stratèges américains s'attendent donc à une forte résistance. C'est pourquoi ils conçoivent un plan d'attaque destiné à limiter les pertes au maximum. Ainsi, entre juin et août 1943, l'île de Kiska essuie des bombardements quotidiens.Après cette intensive préparation d'artillerie, l'île est envahie par des milliers de soldats américains et canadiens, qui débarquent sur des points opposés de l'île. En réalité, Kiska, jugée indéfendable par les Japonais, avait été évacuée à partir du mois de juin 1943.Certains signes auraient dû alerter les Américains sur ce retrait : le silence des canons anti-aériens, tandis que des avions sillonnent le ciel, le départ de certaines barges ou encore la destruction de bâtiments par les Japonais.À vrai dire, ces signes ne passent pas inaperçus, mais le commandement américain n'y voit qu'une feinte de ses adversaires. Les soldats alliés débarquent donc sur l'île et subissent des pertes. Plus de 20 soldats trouvent la mort et on relève de très nombreux blessés.Ce n'est pas le fait des Japonais, qui ont quitté Kiska. Trompés par l'épais brouillard qui s'étend sur l'île, Américains et Canadiens ont échangé des tirs meurtriers. D'autres soldats ont été victimes des mines laissées par les Japonais.Au large de l'île, une mine marine fait sombrer un navire américain, entraînant dans la mort 70 hommes d'équipage. L'opération Cottage se solde par un véritable fiasco. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le 18ème siècle est-il le siècle des Lumières ?
Les Lumières sont le nom donné à un mouvement intellectuel qui, au XVIIIe siècle, met en avant l'usage de la raison et revendique, pour les individus, une large liberté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les français ont-ils massacré les rats à Hanoi ?
Comme Gouverneur général de l'Indochine, au carrefour des XIXe et XXe siècle, Paul Doumer transforme la ville d'Hanoï. Il y fait notamment installer un réseau moderne d'égouts. Mais, revers de la médaille, il doit ordonner de faire la chasse aux milliers de rats ayant élu domicile dans les canalisations.Un urbanisme à la françaiseEnglobant plusieurs territoires, l'Indochine française est officiellement créée en 1887. Le Gouverneur Général qui y laissa la plus forte empreinte est sans doute Paul Doumer, futur Président de la République.À la tête de la colonie entre 1897 et 1902, il crée de nombreuses infrastructures et modifie profondément l'urbanisme d'Hanoï, qui devient la capitale de l'Indochine en 1902.Sur son initiative, le quartier européen de la ville se dote de larges avenues rectilignes, au bord desquelles s'alignent des maisons coloniales cossues, agrémentées de jardins bien tenus.Mais Paul Doumer fait aussi construire un réseau d'égouts moderne. Il permettra d'installer des toilettes pourvues de chasses d'eau, qui sont à la fois un véritable symbole de la "civilisation" et un moyen de lutter contre une possible épidémie de peste noire.Un ingénieux stratagèmeMais ce qui n'avait peut-être pas été anticipé, c'est que des milliers de rats élisent domicile dans les canalisations des égouts. En plus de transporter le bacille de la peste, ces rongeurs n'avaient pas leur place dans la nouvelle cité bâtie par le Gouverneur.On embauche alors des Vietnamiens pour faire la chasse aux rats. On leur promet même des primes. L'opération semble être un succès; ils en tuent en effet jusqu'à 20.000 par jour.Mais les autorités doivent déchanter : les rats sont encore très présents dans les rues. Les chasseurs avaient en effet trouvé un stratagème pour s'enrichir à peu de frais.Pour preuve de leur travail, ils devaient seulement montrer la queue des rongeurs qu'ils étaient censés avoir abattu. Alors ils se contentaient de leur couper la queue et de les laisser repartir.Les descendants de ces rats, auxquels on se contentait toujours de sectionner la queue, représentaient donc, pour leurs chasseurs, autant de primes à gagner. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le programme nucléaire russe doit-il beaucoup à George Koval ?
Si l'URSS a pu faire exploser sa première bombe atomique en 1949, elle le doit en partie aux renseignements fournis par ses espions. L'un d'eux, George Koval, a livré, à cet égard, des informations cruciales.Un parfait profil d'espionGeorge Koval est né aux États-Unis, en 1913. Ses parents sont des immigrants juifs. Les conséquences de la crise économique les poussent à quitter le pays en 1932. Ils se fixent à nouveau en Russie, dans un territoire autonome administré par des Juifs.En 1934, George Koval entre à l'université, où il entame des études de chimie. Peu après, il est repéré par la GRU, le service soviétique de renseignements. En effet, ses connaissances scientifiques et sa parfaite maîtrise de l'anglais, qu'il parle sans accent, le destinent à une carrière d'espion.Il est donc recruté comme agent secret et, à ce titre, revient s'installer aux États-Unis en 1940.Des informations capitalesGeorge Koval poursuit sa formation à l'université de l'Iowa, où il enrichit ses connaissances sur les rayons X. Considéré comme un étudiant très prometteur, il est engagé à Oak Ridge avant la fin de la Seconde Guerre mondiale.Cette base de recherche a été créée en 1942, dans le cadre du projet Manhattan, chargé de mettre au point la bombe atomique américaine. Rien ne doit filtrer de ces installations secrètes, dont les employés dont triés sur le volet.C'est le cas de George Koval, qui, durant tout son séjour à Oak Ridge, ne suscite aucune soupçon. Il parle parfaitement l'anglais er se comporte comme un employé modèle.Et pourtant il transmet aux Soviétiques des informations capitales sur les travaux des scientifiques américains. Il les renseigne ainsi sur l'utilisation de polonium dans la fabrication de la bombe et sur la mise au point d'un dispositif spécifique pour la faire exploser.Ces renseignements seront très utiles à la mise au point de la première bombe soviétique, en 1949. Pourtant George Koval ne sera jamais inquiété.Il quitte sans encombre les États-Unis, en 1948, et il se verra décerner à titre posthume, en 2007, le titre de "Héros de la Russie". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-il arrivé aux hommes du Néolithique ?
Quelque chose de singulier se serait produit durant une bonne partie de la période néolithique, qui dure de 7000 à 4000 ans avant J.-C. En effet, les hommes seraient devenus beaucoup moins nombreux que les femmes.Des hommes moins capables de transmettre leur ADNLes scientifiques qui se sont penchés sur cette raréfaction de la gent masculine estiment en effet que, durant cette période, il y aurait eu environ 17 femmes pour un seul homme.Les principales informations permettant d'aboutir à cette singulière découverte sont d'ordre génétique. Elles indiquent que, pour 17 femmes ayant réussi à transmettre leur ADN, un seul homme serait parvenu au même résultat.Une telle constatation ne signifie pas forcément que la population du Néolithique a baissé, ou même que le nombre d'hommes a diminué. Cela veut seulement dire que le nombre d'hommes capables de transmettre leur ADN, caractérisé par la présence du chromosome Y, et d'avoir une progéniture, a beaucoup régressé.Des explications diversesLes scientifiques qui se sont intéressés à cette question ont écarté une explication d'ordre environnemental. Dans ce cas, l'ensemble de la population aurait été touché.Certains relient cette diminution du nombre d'hommes capables de transmettre leur ADN à l'introduction progressive de l'agriculture, le fait marquant de l'ère néolithique. L'agriculture, et la sédentarisation qu'elle entraîne, aurait favorisé l'apparition de sociétés plus hiérarchisées.L'activité agricole se serait ainsi accompagnée de la mise en place d'une élite. Dotés du pouvoir et de la supériorité économique, ses membres auraient été mieux armés pour se reproduire avec efficacité que le reste de la population.Mais cette explication ne fait pas l'unanimité. En effet, certains scientifiques pensent que cette raréfaction des hommes en mesure de transmettre leur patrimoine génétique serait plutôt due aux guerres récurrentes entre clans.Et ces conflits auraient surtout opposé des clans patrilinéaires, dans lesquels le nom et les divers privilèges sont transmis par le père à ses enfants. Contrairement aux femmes, les hommes devaient rester au sein de ces clans. Par conséquent, les guerres les auraient touchés dans une bien plus grande proportion que les femmes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel fut le premier navire à avoir été coulé par un sous-marin ?
Le premier navire coulé par un sous-marin ne l'a pas été durant la Seconde Guerre mondiale, ni même durant la guerre de 1914-1918. C'est en 1864, au cours de la guerre de Sécession, qu'il fut envoyé par le fond.Un sous-marin à propulsion humaineLe premier sous-marin à avoir coulé un navire est le H.L. Hunley. Il fut construit, au début de la guerre de Sécession, sur les conseils d'un homme d'affaires sudiste.Ce petit submersible mesurait un peu plus de 12 mètres de long et pesait environ 8 tonnes. Il ne pouvait accueillir qu'un modeste équipage de 8 hommes, qui actionnait le sous-marin à la main, au moyen d'une simple manivelle. Le submersible était équipé d'une charge explosive placée au bout d'une sorte de harpon.Après quelques essais réussis, le sous-marin coule à deux reprises, entraînant la mort de plusieurs marins. Après de tels échecs, un officier sudiste s'exclame que le Hunley sera sans doute plus dangereux pour ceux qui l'utilisent que pour leurs adversaires.Un double naufrageMalgré ses évidents défauts, les Sudistes décident d'utiliser le sous-marin pour briser le blocus de Charleston, dans le sud des États-Unis.Le 17 février 1864, le Hunley repère donc sa cible, le Housatonic, ancré dans le port de Charleston. À la force du poignet, le sous-marin fonce vers le navire et le heurte de son bélier.La charge explose comme prévu. Le navire sombre, entraînant 5 hommes d'équipage dans la mort. Le Housatonic est donc le premier bateau à être coulé par un sous-marin. Mais le même sort attendait le submersible.En effet, celui-ci se met à dériver, puis sombre à son tour. Tous les marins périssent dans le naufrage. Dans l'épave du Hunley, repérée dès 1995 et remontée à la surface en 2000, on a retrouvé les squelettes des membres d'équipage. Ils n'avaient donc pas eu le temps de quitter leurs postes.D'après les spécialistes, qui se sont livrés à une série d'essais, avec un sous-marin miniature, l'explosion aurait produit une onde de choc assez puissante pour détruire les poumons des sous-mariniers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les robes de mariées sont-elles blanches ?
De nos jours, la robe blanche est l'attribut principal des mariées. Se marier en blanc est donc un usage respecté par la plupart des femmes. Mais on ne sait pas toujours que cette mode a été lancée par la Reine Victoria.Un mariage royalNous sommes le 10 février 1840. La jeune Reine Victoria s'apprête à épouser son cousin, Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, avec lequel elle devait vivre une grande histoire d'amour.Quand la souveraine apparait dans la chapelle royale du palais Saint James, les personnes présentes ne peuvent dissimuler leur surprise. La longue robe en satin qu'elle arbore, cintrée à la taille et très évasée, est blanche.Il se peut d'ailleurs que la Reine ait elle-même participé à la conception de cette tenue d'apparat, qui comporte une longue traîne.Or ce n'était pas la couleur habituelle d'une robe de mariée. On préférait des coloris plus vifs, comme le rouge. Dans les années qui suivent, l'exemple de la Reine Victoria est suivi par de nombreuses mariées et l'usage finit par se généraliser.Si la souveraine n'est pas, à proprement parler, la première à s'être mariée en blanc, c'est elle qui, sans conteste, en a lancé la mode.Les dentelles à l'honneurMais quel sens donner à cette robe nuptiale immaculée ? Avec les années, elle s'est mise à symboliser, avec les fleurs d'oranger qui couronnent la tête de la mariée, la pureté et même la virginité des jeunes filles prêtes à franchir le pas du mariage.Elle a pu aussi, avec d'autres symboles, marquer la spécificité du mariage religieux, cérémonie bien distincte de l'union civile qui le complète.Mais, au départ, la couleur de la robe de mariée n'avait pas cette signification. À vrai dire, cette couleur avait une utilité toute pragmatique. Le blanc, en effet, était censé mieux mettre en valeur les dentelles qui ornaient la robe.C'est pourquoi le haut de la robe est agrémenté de dentelles de Honiton, un village du Devon dont l'activité sera grandement stimulée par le mariage royal. Cet événement est donc l'occasion de mettre à l'honneur les réalisations de l'artisanat anglais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi ont servi les pontons ?
Selon les pays, les pratiques carcérales sont très variées. C'est ainsi qu'au Royaume-Uni et en France, aux XVIIIe et XIXe siècles, certains prisonniers furent incarcérés dans ce qu'on appela des "pontons".Des prisons flottantesAu XVIIIe siècle, l'Angleterre est confrontée à une véritable surpopulation carcérale. Pour éviter l'engorgement des prisons, les autorités décident de déporter les condamnés vers l'Amérique du Nord puis, après l'indépendance des États-Unis, vers l'Australie.Mais le départ de nombreux prisonniers vers les colonies ne suffit pas à régler le problème. Beaucoup sont alors regroupés dans des navires désarmés, amarrés sur la Tamise. Certains condamnés y purgent toute leur peine, d'autres y attendant leur transfert vers l'Amérique ou l'Australie.Connues sous le nom de "pontons", ces prisons flottantes ont également existé en France. En effet, de nombreux prisonniers, et notamment des prêtres réfractaires, sont enfermés sur des bateaux, à Nantes ou Rochefort, durant la Révolution française.On utilise aussi ce mode d'incarcération durant la répression qui suit la Commune de Paris.Des conditions de vie épouvantablesLes prisonniers incarcérés dans ces épaves sont souvent condamnés aux travaux forcés. Ils participent ainsi au dragage de la Tamise et au développement des arsenaux.La vie à bord de ces navires prisons était très dure. En été, une odeur pestilentielle s'en dégageait. Les prisonniers y vivaient dans une promiscuité qui favorisait la propagation de maladies comme la dysenterie ou le typhus.Elles se répandaient d'autant plus vite que les malades, qu'on ne prenait même pas la peine d'isoler, n'étaient pas soignés. Aussi la mortalité était-elle très forte. On estime ainsi qu'en l'espace de 20 ans, entre 1776 et 1795, environ 2.000 prisonniers périssent dans ces bagnes flottants de la Tamise.Il faut attendre 1779 pour qu'un philanthrope anglais, John Howard, dénonce les conditions de vie dans les pontons. Il milite pour la construction de vastes prisons, dans lesquelles les détenus bénéficieraient d'une cellule individuelle.Cette campagne porte ses fruits, puisque la prison de Millbank est bâtie en 1816. Mais il faudra encore patienter 40 ans avant que ces prisons flottantes soient définitivement abandonnées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui Mussolini envoya-t-il sur l'île de San Domino ?
On le sait, il ne faisait pas bon être homosexuel dans des régimes totalitaires comme l'Allemagne nazie ou l'Italie fasciste. Dans ce dernier pays, les personnes convaincues d'homosexualité étaient exilées dans une petite île de l'Adriatique.Les homosexuels : une "menace pour la race"Le nouveau code pénal italien, publié en 1930, ne comprit finalement aucune disposition contre les homosexuels. Mussolini en personne l'avait exigé. Au motif qu'une telle mesure serait inutile dans un pays où les tous les hommes ne pouvaient que faire preuve de virilité.Vers la fin des années 1930, au moment où l'Italie se rapproche de l'Allemagne nazie, le dictateur dut pourtant se rendre à l'évidence. Les homosexuels existaient bel et bien dans le pays.Dans l'esprit des dirigeants fascistes, qui s'étaient alignés sur les thèses nazies en la matière, ces individus représentaient donc une menace pour "l'intégrité de la race". Et un obstacle à la forte natalité que le dictateur italien voulait promouvoir.Aussi, en 1939, se décida-t-on, après des procès expéditifs, à exiler les homosexuels sur une petite île de l'Adriatique, au large des Pouilles.Une liberté paradoxaleLes condamnés sont donc conduits en barque dans l'île de San Domino, une ancienne colonie pénitentiaire. À leur arrivée, ils reçoivent un petit pécule, mais qui ne suffit pas pour vivre.Ils peuvent donc exercer un métier, qui s'ajoute aux travaux auxquels ils sont tenus de se livrer. De façon assez paradoxale, leur situation est plutôt favorable. En effet, ils sont bien accueillis par la population et ils jouissent d'une liberté dont ils ne pourraient profiter dans aucune autre partie du pays.Pourtant, la petite île est trop peuplée et la situation sanitaire se dégrade. On envisage un temps de les transférer dans un autre lieu, mais, avec l'entrée en guerre, les autorités ont d'autres soucis. C'est pourquoi, en 1940, ces homosexuels sont tout bonnement renvoyés chez eux et assignés à résidence.Isolés et parfois abandonnés par leur famille, soumis aux vexations du voisinage, ils se retrouvent alors dans une situation plus difficile que lors de leur séjour à San Domino. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui sont les onna-bugeisha ?
La société japonaise reste patriarcale dans son essence. Longtemps, la place de la femme y a été limitée à l'espace domestique. Et pourtant, quelques rares femmes ont réussi, dans ce monde d'hommes, à s'imposer comme combattantes.Des femmes dans la batailleDans le Japon médiéval, ces femmes guerrières étaient désignées sous le nom d'"onna-bugeisha". Ce que l'on traduit parfois en français, de façon un peu abusive, par "femmes samouraïs".En effet, en dehors de quelques rares exceptions, ces femmes ne combattaient pas sur le champ de bataille. Elles étaient le plus souvent chargées de défendre, en période de guerre, leur maison et leur famille.Pour assumer ces tâches, elles suivaient un véritable entraînement militaire. Elles utilisaient de préférence des armes leur permettant de combattre à distance, de manière à compenser leur relative infériorité physique.C'est le cas de l'arc et des flèches, mais surtout du "naginata". Il s'agit d'un très long sabre à bout recourbé, qui pouvait mesurer jusqu'à deux mètres de long.Quelques exemples de guerrièresLa vie de certaines "onna-bugeisha" tient plus de la légende que de la réalité. C'est le cas de l'impératrice Jingu, qui aurait envahi la Corée au début du IIIe siècle.De même, l'existence de Tomoe Gozen, qui aurait vécu au XIIIe siècle, n'est pas attestée avec certitude. Femme d'un général, elle aurait participé, à ses côtés, aux nombreux combats qui, au cours d'une guerre civile, ravagèrent certaines régions du japon.La littérature médiévale attribue de nombreuses prouesses à cette femme intrépide. Nommée chef de l'armée par son époux, elle est devenue le modèle par excellence des "onna-bugeisha".Plus près de notre époque, on peut encore citer le cas de Nakano Takeko. C'est au cours d'une autre guerre civile que cette femme eut l'occasion de montrer ses talents guerriers.Mais les conceptions très patriarcales des militaires nippons ne lui permirent pas de combattre dans les mêmes conditions que les hommes. Elle dut se contenter de diriger une troupe exclusivement féminine, qui ne put d'ailleurs prendre part qu'à de rares combats.Il existe une photo de cette jeune femme, revêtue de sa tenue guerrière. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est l'abbé Suger ?
L'abbé Suger est une des grandes figures de l'Histoire de France. Conseiller du Roi et régent du Royaume, il est surtout connu pour avoir fait de la basilique Saint-Denis le premier joyau de l'architecture gothique.Un moine très influentSuger est né, en 1080 ou 1081, dans un village de l'actuelle Île-de-France. Selon certains historiens, il serait issu d'une famille de paysans pauvres.Vers 1190, il est donné, comme oblat, à l'abbaye de Saint-Denis, fondée au VIIe siècle. C'est dans ce lieu qu'il rencontre le fils du Roi Louis VI le Gros, le futur Louis VII, avec lequel il va se lier d'amitié.Un peu plus tard, Suger, devenu moine, participe, à l'invitation de Louis VI, à des ambassades auprès du pape. Élu abbé de Saint-Denis en 1122, il devient le principal conseiller du Roi entre 1130 et 1137, tout en veillant sur l'éducation de son fils.Une fois sur le trône, en 1137, ce dernier maintient sa confiance à son ami Suger. Et quand il part en croisade, dix ans plus tard, c'est à l'abbé de Saint-Denis qu'il confie la régence du Royaume.L'initiateur du style gothiquePour Suger, l'œuvre de sa vie, avant même la conduite des affaires, c'est la basilique Saint-Denis. Et ce à un double titre. En premier lieu, il décide de reconstruire l'édifice, qui date de la période carolingienne.Il commence, en 1135, par la construction du chœur, qu'il fera bâtir dans un style nouveau, qui se distingue notamment par la hauteur des voûtes et la pose de somptueux vitraux en forme de rosace.L'abbé Suger venait d'inventer le style gothique, qui connaîtra un spectaculaire essor dans tout le pays, et plus encore dans les régions au nord de la Loire.Mais Suger veut aussi faire de Saint-Denis le tombeau des Rois de France. En effet, plusieurs Rois mérovingiens, dont Dagobert Ier, y sont déjà inhumés. Son vœu sera finalement exaucé par Saint-Louis, au siècle suivant.En attendant, l'abbé obtient que les symboles du pouvoir royal, le sceptre, la main de justice, la couronne et l'épée, soient conservés dans l'abbaye. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Richelieu fit détruire des milliers de châteaux-forts ?
Principal ministre de Louis XIII à partir de 1624, le cardinal de Richelieu eut pour principal souci de restaurer l'autorité de l'État. C'est dans le cadre de cette politique qu'il ordonna, à partir de 1626, de démanteler de très nombreux châteaux-forts.La déclaration de NantesRichelieu n'est pas le premier à prévoir la destruction de certaines forteresses. Depuis le Moyen-Âge, cette pratique, très courante, sanctionnait la défaite d'un vassal face à son suzerain.Par ailleurs, les États-Généraux de 1614 avaient déjà préconisé d'abattre les murailles de nombreux châteaux. Mais, par la déclaration de Nantes, que le Roi approuve le 31 juillet 1626, le cardinal-ministre prend une mesure générale.En effet, il prescrit la destruction de tous les châteaux ne présentant pas d'utilité pour la défense du pays. Les forteresses situées sur les frontières ne sont donc pas concernées par la déclaration de Nantes.On estime qu'au total Richelieu fit abattre environ 2.000 châteaux-forts.Les raisons du cardinalRichelieu avait plusieurs raisons pour agir de la sorte. La première était la volonté d'affirmer l'autorité du Roi, et donc de l'État, face aux entreprises de grands seigneurs souvent révoltés contre elle.Or, ces nobles se servaient de leurs châteaux comme refuges et points d'appui pour contrôler des régions entières. En démantelant leurs forteresses, Richelieu réussit également à amoindrir la puissance des protestants, qu'il considérait également comme une menace pour le pouvoir royal.Mais la destruction des châteaux obéit aussi à des motifs matériels. En effet, l'entretien de ces forteresses, notamment dans les places royales, coûtait cher. En effet, il fallait payer la garnison et prévoir de fréquents travaux de réparation.De telles dépenses paraissaient d'autant plus inutiles que ces châteaux médiévaux ne répondaient plus aux exigences de la guerre moderne.Enfin, Richelieu pouvait s'appuyer sur les doléances des populations. Pour elles aussi, l'entretien des châteaux était très dispendieux. Par ailleurs, les États de province, ceux de Bretagne notamment, réclamaient depuis longtemps la destruction de certains châteaux.Ce souci d'économie et de rationalisation de la défense du Royaume a sans doute autant d'importance, dans l'esprit de Richelieu, que celui de l'affirmation de l'autorité royale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Amazones ont-elles existé ?
Les Amazones occupent une place importante dans la mythologie grecque. Mais ces farouches guerrières, qui se battent aussi bien que les hommes, auraient été inspirées par de véritables combattantes.Des guerrières mythiques...Dans les récits des anciens Grecs, les Amazones portent le pantalon et sont des cavalières accomplies. Elles tirent à l'arc avec dextérité, mais manient aussi bien la hache et l'épée.Elle se seraient même brûlé le sein droit, pour être plus à l'aise au combat. Ces guerrières redoutées sont donc les égales des hommes, au contraire des femmes grecques, dont la place traditionnelle est au foyer.Aussi les Grecs leur attribuent-ils bien des prouesses. C'est ainsi qu'Hercule, pour l'un de ses fameux travaux, doit rapporter la ceinture de la reine des Amazones, Hippolyte. De son côté, le fondateur d'Athènes, Thésée, affronte Antiope, une valeureuse Amazone, en combat singulier.Achille eut aussi à se battre contre Penthésilée, la fille d'Arès et la sœur d'Hippolyte, qui règne sur ces farouches combattantes....Inspirées par de véritables combattantesMais les Amazones ne sont pas seulement issues de l'imagination des anciens Grecs. Elles auraient été inspirées par des combattantes en chair et en os. Elles vivaient dans la Scythie, une vaste région que les Grecs faisaient aller de la Mongolie à la mer Noire.Les archéologues ont retrouvé, sur ses rivages, plusieurs de leurs tombes, datant du VIIe au IIe siècles avant J.-C. Les squelettes de femmes qu'elles contenaient étaient accompagnés de leurs armes et parfois même de leurs armures.Dans leurs constants déplacements, ces nomades scythes rencontraient des tribus adverses, souvent hostiles. De ce fait, tous les Scythes, filles comme garçons, devaient apprendre à se battre pour assurer la sécurité du groupe.Une telle conception, dictée par la nécessité, supposait donc une véritable égalité entre les sexes, y compris au combat. Sur son cheval, une archère était en effet aussi redoutable qu'un homme.Au Ve siècle avant notre ère, Hérodote décrit ces femmes, qui montent à cheval et se battent aux côtés des hommes. Ces fières combattantes ont été, sans nul doute, les modèles des Amazones. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'absinthe a-t-elle été interdite ?
À la fin du XIXe siècle, l'absinthe est une boisson très populaire. Vers 1870, elle représente environ 90 % des apéritifs consommés dans le pays. Mais, accusée d'être dangereuse, la boisson est interdite en 1915. Mais on sait aujourd'hui que ce qui la rendait telle c'était surtout son taux d'alcool.Une boisson qui rend fou ?C'est au tournant des XVIIIe et XIXe siècles que l'absinthe commence à être distillée, pour devenir une boisson alcoolisée, consommée d'abord en Suisse puis en France. C'est au retour de l'expédition d'Algérie, en 1830, que les soldats français en populariseront l'usage.mais, après une longue campagne des associations antialcooliques, les boissons à base d'absinthe sont interdites en 1915. Si la "fée verte", comme on appelle aussi l'absinthe, a été proscrite, c'est en raison des graves effets qu'elle produirait.Parmi les principes actifs de l'absinthe, figure la thuyone. Or, cette substance provoquerait des hallucinations et des crises d'épilepsie. Autrement dit, l'absinthe rendrait fous ceux qui la consomment.Les méfaits de l'alcoolismeEn 1988, un décret lève l'interdiction de l'absinthe et permet d'en fabriquer à nouveau. Et en 2010, une loi autorise les fabricants à utiliser l'appellation "absinthe".En effet, cette boisson à la réputation sulfureuse fait l'objet de nouvelles recherches au début des années 2.000. On rappelle alors que, pour justifier l'interdiction de l'absinthe, les autorités s'étaient appuyées sur les conclusions de l'Académie de médecine.Or celle-ci avait procédé à des essais sur les animaux, au cours desquels on leur avait administré des doses de thuyone dix fois supérieures à celles équivalant à la consommation normale d'un homme.Si l'absinthe faisait vraiment des ravages, ce n'est pas parce qu'elle rendait fou, mais parce que c'était une boisson très alcoolisée et souvent fabriquée, qui plus est, avec des alcools de mauvaise qualité.Avant son interdiction, l'absinthe servie aux consommateurs titrait souvent à plus de 70°. De plus, elle était fréquemment mélangée avec de l'eau-de-vie ou du vin blanc. Les méfaits imputables aux 36 millions de litres d'absinthe bus, chaque année, par les amateurs de boissons fortes, étaient donc bien ceux de l'alcoolisme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Eddie Slovik fut-il éxecuté en France en 1945 ?
Eddie Slovik fut le seul soldat américain exécuté pour désertion. Son sort peut paraître d'autant plus injuste que bien d'autres combattants avaient faussé compagnie à leur régiment durant la guerre.Un délinquant à l'arméeNé en 1920, Eddie Slovik, dont les parents étaient d'origine polonaise, tombe très vite dans la délinquance. Il est arrêté plusieurs fois pour vol. En avril 1942, quelques mois après l'entrée en guerre des États-Unis, il est libéré sur parole.Or, si l'armée américaine incorporait parfois des hommes ayant eu affaire à la justice, elle n'enrôlait pas de personnes en période de probation, comme c'était le cas d'Eddie Slovik.Il est donc tranquille pour un temps. Mais sa période de libération sur parole se termine en octobre 1943 et il est mobilisé en janvier de l'année suivante. En juillet, il est envoyé en Europe et, le mois d'après, se retrouve en France, où il est incorporé au sein d'une division d'infanterie.Le seul soldat américain exécuté pour désertionEddie Slovik n'aime guère l'armée et ne trouve pas sa place enviable. Dès lors, il cherche une manière d'échapper à ses devoirs militaires. Peu après son arrivée en France, il s'abrite des tirs ennemis, au cours d'une bataille, et se trouve séparé de son régiment.Il est alors recueilli par la police militaire canadienne, qui l'affecte à d'autres tâches puis lui fait réintégrer son unité en octobre. C'est alors qu'il fait passer à ses supérieurs un message dans lequel il prétend avoir essayé de déserter.Il est aussitôt mis aux arrêts. On lui propose, à plusieurs reprises, de ne retenir aucune charge contre lui s'il accepte de reprendre son poste. Mais, devant son refus, il comparaît, à partir du 11 novembre 1944, devant une cour martiale.Le silence obstiné du prisonnier, la présence de témoins à charge et la faiblesse de la défense conduisent le tribunal à condamner le prévenu à la peine de mort pour désertion. La sentence est exécutée le 31 janvier 1945.Slovik pensait qu'on avait voulu faire un exemple. De fait, il fut le seul soldat américain exécuté pour désertion, alors que plus de 2.000 de ses camarades avaient été reconnus coupables du même délit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le brouillard a changé l'histoire des Etats Unis ?
Le déroulement de certains événements historiques tient parfois à peu de chose. Ainsi, il suffit que le temps change pour que le destin des hommes bascule. C'est ce qui arriva à l'armée de Washington au cours de la guerre d'Indépendance.Une bataille de la guerre d'IndépendancePour comprendre en quoi la météo changera le cours de cette guerre qui consacra l'indépendance des États-Unis, il faut d'abord replacer l'événement en question dans son contexte.Il se déroule le 29 août 1776, durant la bataille de Long Island, qui se déroule au sud de New York. Washington, placé à la tête de l'armée continentale, avait renforcé les défenses de la ville.Le 29 juin, les Anglais investissent la baie de New York. Le général Howe, commandant en chef, a 32.000 hommes sous ses ordres. En face, les américains sont beaucoup moins nombreux, 7.000 hommes environ, ou un peu plus.Un brouillard providentielLa bataille commence vraiment le 26 août. Les Anglais parviennent, ce jour-là, à contourner la première ligne de défense des Américains, qui sont pris en tenaille. Ces derniers commencent alors à se replier, tandis que les Anglais fortifient leurs positions.Et c'est à ce moment que le temps commence à jouer un rôle important. En effet, le 28 août, la pluie tombe à verse toute la journée, empêchant les combats de se poursuivre. Le lendemain, c'est le brouillard qui a envahi le champ de bataille.Les Anglais savent que leurs adversaires ne pourront sans doute pas résister à l'assaut qui va suivre. Avant de partir à l'attaque, ils attendent que la brume se dissipe. Comme on est en été, cela ne devrait guère tarder.Mais, contre toute attente, un brouillard épais se maintient toute la journée. Et c'est à la faveur de cette brume providentielle que Washington va pouvoir évacuer ses milliers de soldats depuis Long Island jusqu'à Manhattan.Pour cela, il ordonne de mettre à l'eau tout ce qui flotte. C'est donc sur une flottille composée de petites embarcations improvisées que ces troupes sont évacuées durant la nuit. Le brouillard a donc sauvé les Américains d'une défaite presque certaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel fut le seul tableau vendu par Van Gogh de son vivant ?
L'œuvre de Vincent van Gogh ne fut vraiment connue et appréciée qu'après sa mort. Il est vrai que, dans la mesure où le peintre ne vendit, de son vivant, qu'un seul tableau, les éventuels amateurs n'avaient guère l'occasion de mieux la connaître.Un seul tableau venduDurant sa vie, Vincent van Gogh ne vendit qu'une seule toile. Il s'agit de "La Vigne rouge", dont le titre complet est "La vigne rouge à Montmajour".Le tableau représente des vignerons en train de vendanger dans la campagne arlésienne. Il se distingue par le contraste de ses couleurs, le jaune de l'horizon et le rouge de la vigne, qui préfigure le fauvisme. Ce travail sur les couleurs fait partie des préoccupations majeures de l'artiste à cette période de sa vie.Cette œuvre date de 1888, deux ans avant le suicide de van Gogh. Elle ne sera vendue que 400 francs de l'époque. Il est probable que le peintre l'ait cédée en partie pour des motifs financiers, bien que son frère Théo ait largement subvenu à ses besoins.Le destin d'un tableau célèbreMais une autre raison, sans doute plus décisive, explique que l'artiste se soit défait de cette unique toile. En effet, il ne la vend pas à n'importe qui. C'est Anna Boch qui, en février 1890, acquiert le tableau par l'intermédiaire d'un marchand d'art parisien.Or Anna Boch est la sœur de Fernand Boch, un ami de van Gogh. Le frère et la sœur ont rencontré van Gogh car ils sont peintres eux-mêmes. En 1888, Van Gogh a d'ailleurs fait le portrait d'Eugène Boch, un tableau appelé aussi "le peintre aux étoiles", en raison de la nuit étoilée qui lui sert d'arrière-fond.En 1909, le tableau est acquis par un galeriste parisien, avant d'être acheté par Sergeï Shchukin, un célèbre amateur d'art et collectionneur russe, surtout intéressé par l'impressionnisme et les tendances picturales qui l'ont immédiatement suivi.Après la Révolution russe de 1917, "La vigne rouge" est confisquée par les bolchevique. Le tableau intègre ensuite le musée Pouchkine, à Moscou, où l'on peut toujours l'admirer aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Je prends une semaine de vacances ;)
On se retrouve lundi 2 mai. D'ici là, je vous invite à découvrir toute la gamme des podcasts Choses à savoir sur www.chosesasavoir.com ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dorothy Eady s'est-elle réincarnée ?
Certaines personnes ont l'impression d'avoir vécu des vies antérieures. À cet égard, l'un des cas les plus curieux est celui d'une Anglaise, Dorothy Eady, qui prétendait être la réincarnation d'une prêtresse de l'Égypte antique.Un comportement étrangeNée à Londres, en 1904, dans un milieu modeste, Dorothy Eady manifeste très tôt un comportement étrange. Très jeune, elle est victime du "syndrome de l'accent étranger"; elle s'exprime bien dans sa langue, mais comme le ferait une étrangère.Toute petite, elle demande à "rentrer à la maison", comme si elle ne se sentait pas chez elle. L'Égypte ancienne prend très vite une grande place dans sa vie. Devant ses camarades d'école, elle compare le christianisme à la religion égyptienne.Lors d'une visite au British Museum, avec ses parents, elle est fascinée par la photographie du temple du pharaon Séthi Ier, le père de Ramsès II. Elle prétend que c'est là qu'elle vécut, dans une autre vie, mais qu'on a fait disparaître les jardins qui entouraient le temple.Plus tard, la jeune femme, victime de cauchemars récurrents, est internée à plusieurs reprises. En 1931, elle commence à travailler pour un magazine égyptien.Une prêtresse d'IsisCette même année 1931, elle s'installe en Égypte avec son mari. Un fils naît bientôt, qu'on nomme Séthi, comme le pharaon. Dorothy Eady continue à avoir un comportement étrange.Elle prétend sortir parfois de son corps et recevoir la visite nocturne d'un personnage qu'elle appelle Hor-Ra. Celui-ci lui révèle alors l'existence qu'elle aurait vécue dans l'ancienne Égypte.Elle se serait appelée Bentreshyt. D'humble origine, elle perd sa mère très tôt. Elle est alors élevée dans un temple, pour devenir prêtresse. Mais, remarquée par Séthi Ier, elle a une liaison avec le pharaon et tombe enceinte.Pour éviter le déshonneur et même la mort, elle se suicide. Telle est le récit qu'Hor-Ra aurait lui-même dicté à Dorothy Eady. Quoi qu'on puisse penser d'une telle histoire, il est indéniable que cette femme, qui se faisait appeler "Omm Sety", avait acquis une réelle compétence en égyptologie, alors qu'elle n'avait pas fait d'études en ce sens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui a construit le canal de la mer Blanche ?
Achevé en 1933, le canal reliant la mer Blanche à la mer Baltique, appelé le "Belomorkanal", fut construit par des détenus du Goulag, dont beaucoup y laissèrent la vie. Jusqu'à nous jours, l'utilité de ce canal demeure assez problématique.Un projet pharaoniqueEn 1931, Staline demande qu'un canal soit creusé pour relier la mer Blanche à la mer Baltique. Ce projet gigantesque n'était pas pourtant pas prévu par le dernier plan quinquennal.On ignore les motifs qui ont poussé le dictateur soviétique à se lancer dans une telle entreprise. Il se peut que, dans ce domaine aussi, le "petit père des peuples" ait voulu rivaliser avec l'un de ses modèles, le tsar Pierre le Grand, qui fit creuser en deux mois, dans la même région, une route de 180 kilomètres de long.Ce canal lui aurait aussi permis de transférer sa flotte de la mer Baltique à la mer de Barents et, de là, dans l'océan Pacifique, sans passer au large de la Norvège.Un véritable enferPour Staline, la main-d'œuvre nécessaire est toute trouvée. En effet, les prisonniers politiques, les paysans victimes de la collectivisation et les populations déplacées ont rempli les camps du Goulag, dont la direction est confiée à la police politique, la sinistre Guépéou.On estime qu'environ 170.000 détenus ont creusé ce canal, dans des conditions épouvantables. Durant le long hiver régnant dans ces régions, ils devaient travailler par un froid polaire.Par ailleurs, la ration de nourriture était conditionnée au travail effectué. Enfin, les outils sont rudimentaires, ce qui rend le travail encore plus épuisant.On ne s'étonne pas que, dans de telles conditions, au moins 30.000 prisonniers aient péri durant le creusement du canal. Cet ouvrage long d'environ 225 mètres et comportant 19 écluses et 5 barrages est pourtant achevé en un temps record.En juillet 1933, Staline inaugure le canal, mais il n'est pas satisfait. Il le trouve trop étroit et pas assez profond. Malgré des travaux accomplis dans les années 1970, ce canal transporte aujourd'hui à peine 500.000 tonnes de marchandises par an. Les détenus du Goulag étaient vraiment morts en vain ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un mot “ultraconservé” ?
Depuis longtemps, les spécialistes du langage essaient de retrouver les racines des langues parlées aujourd'hui dans le monde. La découverte faite par une équipe de chercheurs anglais devrait apporter de l'eau à leur moulin.Des mots très anciensCes chercheurs auraient en effet identifié 23 mots un peu différents des autres. Ils seraient si anciens que les hommes préhistoriques les auraient déjà utilisés voilà plus de 15.000 ans.Jusque ici, les linguistes pensaient qu'un mot ne pouvait être utilisé plus de 8.000 ou 9.000 ans. Si l'hypothèse des chercheurs anglais se vérifie, il faudrait donc réviser ce postulat.En raison de leur exceptionnelle longévité, ces vocables ont été appelés des mots "ultraconservés". Parmi eux, on trouve les mots "tu", "mère", "cendre", "homme" ou encore "vieux".Une proto-langue commune ?Si ces mots étaient employés par les hommes du Paléolithique, voilà plus de 15.000 ans, cela voudrait dire qu'ils étaient utilisés avant même la formation des grandes familles de langues eurasiatiques.Et, de fait, on trouve ces mots, sous des formes assez proches, aussi bien dans les langues indo-européennes, parlées surtout en Europe, altaïques, qu'on trouve au Japon ou en Corée, dravidiennes, pour le sud de l'Inde, ou encore tchouktches-kamtchadales, parlées dans le Nord-Est de la Sibérie.Ainsi "tu" serait présent, sous la forme "tu" ou "te", dans les langues indo-européennes, sous la forme "t'i" dans les langues altaïques, et sous la forme "turi" dans les langues tchouktches.Les chercheurs auraient retrouvé ces mots très anciens dans au moins quatre des sept grandes langues eurasiatiques parlées encore aujourd'hui. S'ils ont vu juste, cela signifie qu'une langue commune aurait existé avant que ne se forment les grandes familles de langues que nous connaissons aujourd'hui.Mais tous les spécialistes du langage ne sont pas convaincus par l'hypothèse de cette proto-langue eurasiatique, qui serait en quelque sorte l'ancêtre des langues parlées actuellement en Europe comme en Asie.Ils signalent d'abord le petit nombre de ces mots très anciens. Ensuite, il leur semble qu'il existe au moins autant de probabilités pour que l'existence de ces mots soit due au hasard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est “Césarion” ?
Fils de Jules César et de Cléopâtre, Ptolémée XV, familièrement surnommé "Césarion", unissait dans sa personne l'Orient et l'Occident. Mais sa vie reste très mal connue.Un fils pour César et CléopâtreAprès sa victoire, à Pharsale, en 48 avant J.-C., César pénètre en Égypte. Cléopâtre VII, chassée du pouvoir par son jeune frère Ptolémée XIII, demande l'appui du vainqueur. César accepte, et la rétablit sur son trôle, en compagnie d'un autre de ses frères, qui prend le nom de Ptolémée XIV.La Reine égyptienne et le dictateur romain deviennent amants et, sans doute en 47 avant notre ère, Cléopâtre donne naissance à un garçon, qu'on surnomme aussitôt "Césarion", en référence à son illustre père.Dans les années suivantes, l'enfant accompagne sa mère au cours des deux voyages qu'elle fait à Rome, à l'invitation de César. Mais la venue de la souveraine est mal vue.En effet, César est déjà marié et les Romains ne plaisantent pas avec la morale. Il ne peut donc reconnaître l'enfant et se résout à adopter son petit-neveu Octave.Un destin funesteMais voilà qu'en 44 avant J.-C., César, victime d'une conjuration, périt assassiné. Cléopâtre, qui n'est déjà pas la bienvenue à Rome, retourne aussi tôt en Égypte. Dès son arrivée, elle se débarrasse de Ptolémée XIV, et le remplace par son fils qui, sous le nom de Ptolémée XV, règne avec elle.Après la mort de César, Octave, bientôt connu sous le nom d'Auguste, partage le pouvoir avec Marc-Antoine et un autre triumvir. Il ne reconnaît pas la nouvelle situation en Égypte.Mais la Reine réussit à séduire le nouveau proconsul pour l'Orient, Marc-Antoine, qui associe bientôt son destin au sien. En 34 avant notre ère, il reconnaît Cléopâtre comme Reine d'Égypte et donne à Césarion le titre de "Roi des Rois". Qui plus est, il voit dans Césarion le fils légitime de César.C'est plus que n'en peut tolérer Auguste, qui déclare la guerre à Marc-Antoine et Cléopâtre. Ils sont battus à Actium, en 31, et se suicident tous deux. Quant à Césarion, il est probable que, l'année suivante, il ait été exécuté sur l'ordre d'Auguste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Episode bonus !
Pour écouter Choses à Savoir Culture Générale:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492?mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298Autre:https://chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'attaque Taran ?
Les kamikazes japonais ne furent pas les seuls pilotes à accepter de se sacrifier pour s'assurer de la victoire. D'autres aviateurs eurent recours à un autre mode de combat aussi périlleux, l'"attaque Taran".Une attaque directeCette attaque "Taran" vient d'un mot russe signifiant "bélier". Elle consiste, pour un pilote, à aborder directement un autre avion, dans le but de l'endommager et de provoquer sa destruction.Ce mode de combat aérien peut se dérouler de plusieurs manières. Le pilote peut d'abord placer une des ailes de son avion sous une de celles de l'appareil ennemi. Ceci fait, il lui donne une impulsion qui le déséquilibre et lui fait perdre de l'altitude.Le pilote peut aussi détruire, avec les pales de son hélice, des parties vitales d'un autre avion, comme le gouvernail. Il peut encore simplement précipiter son avion sur celui de son adversaire, sans user d'une tactique bien définie.Il va sans dire qu'une telle attaque se soldait souvent par la mort de l'assaillant.Un mode de combat souvent utiliséSi ce type de combat aérien a été baptisé d'un nom d'origine russe, c'est qu'il a été utilisé pour la première fois, pendant la guerre de 1914-1918, par un pilote de cette nationalité.Durant la Seconde Guerre mondiale, nombre d'aviateurs lancèrent leurs avions contre ceux de leurs ennemis. Et d'abord les pilotes soviétiques. Ils furent en effet des centaines à utiliser l'"attaque Taran" pour abattre les avions adverses.Ce mode de combat ne dénotait pas forcément, de leur part, un esprit suicidaire. En effet, les Soviétiques avaient remarqué la vulnérabilité de certaines parties des avions allemands, comme les ailerons de direction, qui étaient en bois.En exploitant cette fragilité, les pilotes russes parvenaient, avec beaucoup d'habileté, à éperonner les appareils allemands sans forcément y perdre la vie.Durant ce conflit, d'autres pilotes eurent recours à l'"attaque Taran". Ainsi, des aviateurs grecs, allemands ou polonais l'utilisèrent avec succès pour abattre leurs adversaires.En 1973, un pilote soviétique ayant échoué à détruire un avion iranien soupçonné d'espionnage, décida de l'attaquer directement, ce qui provoqua sa mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel fut le siège le plus long de l'histoire ?
Les Turcs assiègent la ville de Candie, en Crète, de 1648 à 1669. Ce siège de 21 ans, qui oppose les Ottomans aux Vénitiens et aux troupes envoyées par plusieurs puissances catholiques, est sans doute le plus long de l'Histoire.L'avancée turque en mer ÉgéeIl faut d'abord replacer ce siège dans le contexte de l'avancée turque en Occident, et notamment en mer Égée. Entre autres succès, les Ottomans ont repris aux Vénitiens certaines de leurs possessions du Péloponnèse et ils s'attaquent à la Crète, qui appartient également à Venise.Entre 1645 et 1648, l'ensemble de l'île passe aux mains des Ottomans, sauf certaines cités, comme Candie, l'actuelle Héraklion.Les Turcs commencent même à occuper Chypre. Le pape Pie V ne parvient pas à les en déloger, mais il réussit à conclure une Sainte Ligue, qui regroupe des pays catholiques comme l'Espagne ou plusieurs États italiens.En 1577, cette coalition remportera la bataille navale de Lépante, qui met fin, du moins pour un temps, à l'avance turque.Pourquoi un siège si long ?C'est dans ce contexte que se déroule le siège de Candie. On peut trouver plusieurs explications à son exceptionnelle durée.En premier lieu, les Ottomans sont aux prises avec une guerre dans les Balkans, qui les empêche, jusqu'en 1664, d'envoyer à Candie les renforts qui auraient pu amener la supériorité, du moins numérique, des assiégeants.Et les troupes turques sont d'autant moins suffisantes à assurer leur succès que les Ottomans perdent environ 20.000 hommes dans les premiers mois du siège.Si ce siège a traîné en longueur, c'est aussi en raison des troupes qu'envoient sur place plusieurs pays. En effet, la République de Venise a réussi à les intéresser à sa cause.Ilo est vrai qu'elles n'ont pas plus intérêt que Venise à voir se poursuivre l'expansion turque. Ainsi, l'Espagne envoie des navires et la France des milliers d'hommes.Malgré tout, il faut attendre août 1669 pour voir les négociations débuter entre les deux camps. Les assiégés se rendent le mois suivant et la population chrétienne est autorisée à quitter la ville. Désormais, Venise ne possède plus que quelques places mineures en Crète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel roi faillit mourir au Bal des Ardents ?
Le 28 janvier 1393, un bal organisé à la cour de Charles VI se termine par la mort tragique de plusieurs personnes. Le Roi lui-même en réchappe par miracle.Un bal qui tourne malEn cette fin de janvier 1393, la Reine Isabeau de Bavière a décidé de donner un bal à l'occasion du mariage de l'une de ses dames d'honneur. L'événement doit avoir lieu à l'hôtel Saint-Pol, l'une des résidences parisiennes préférées des souverains.Mais le Roi, qui, à 25 ans, aime s'amuser, et son entourage de jeunes seigneurs, ont décidé d'organiser un charivari. Ce rituel festif, un peu comparable au carnaval, accompagne souvent le remariage des veufs ou des veuves, comme c'est le cas ici.Au cours de la soirée, voilà que font irruption dans la pièce le Roi et ses compagnons, déguisés en bêtes fauves. Le masque et le costume très ajusté, qui est cousu sur eux, évoquent en effet des sortes de "sauvages".Mais, quand le duc d'Orléans, le jeune frère du Roi, s'approche, avec sa torche, pour reconnaître l'un des participants, il met le feu à son costume très inflammable. Et l'incendie se propage aux autres danseurs déguisés.Quatre d'entre eux en meurent. Quant à Charles VI, il ne doit d'être sauvé que grâce à la présence d'esprit de la duchesse de Berry, qui l'enfouit sous ses amples jupes.Un épisode qui impressionne le RoiCe "bal des Ardents", comme on l'appela par la suite, ne fut pas sans conséquences, notamment sur la santé du Roi. En effet, elle était déjà fragile. L'année précédente, il avait été pris d'un premier accès de démence.Cet épisode le marque profondément et fait vaciller un peu plus sa raison déjà chancelante. Terrifié par cette vision de ses compagnons en feu, le Roi a l'impression qu'il est devenu aussi fragile que du verre.De son côté, la population parisienne se montre très mécontente de l'incident. Elle critique les conseillers du Roi d'avoir exposé sa santé déjà fragile. Pour apaiser la colère, et éviter une possible révolte, Charles VI se rend à Notre-Dame et se montre à la foule, entouré de ses conseillers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Ignace Semmelweis sauva-t-il des millions de personnes ?
La pandémie de Covid a rappelé l'importance de certaines mesures d'hygiène, comme le lavage soigneux et régulier des mains. Dès la première moitié du XIXe siècle, un médecin hongrois avait déjà découvert que ce simple geste pouvait éviter de nombreuses infections.Le lavage des mains contre les infectionsEn 1847, Ignace Philippe Semmelweis travaille, comme médecin assistant, dans le service d'obstétrique de l'hôpital général de Vienne. Là, il est consterné par le taux de mortalité des femmes enceintes et des nouveau-nés.En effet, il atteint 18 % en 1847. La fièvre puerpérale, une infection qui atteint certaines femmes après l'accouchement, fait des ravages.C'est alors que le décès de l'un de ses amis, un médecin qui, au cours de la dissection d'un cadavre, s'était blessé au doigt avec un scalpel, lui ouvre les yeux. Son autopsie révèle en effet qu'il avait été victime d'une infection comparable à celle qui terrassait les femmes en couches.Semmelweis conseille alors aux médecins devant accoucher des femmes ou pratiquer des autopsies de se laver soigneusement les mais, avec une solution spécifique, et de désinfecter leurs instruments.Dans la clinique de Budapest où il exerce ensuite, cette méthode fait merveille. Entre 1851 et 1855, seules 8 femmes sur plus de 900 décèdent de la fièvre puerpérale.Un précurseur incomprisMais le milieu scientifique de l'époque n'est pas prêt à accepter une avancée médicale qui préfigure la découverte de la théorie microbienne par Pasteur.Fidèles aux préceptes de la médecine traditionnelle, les médecins de l'époque attribuaient en effet la fièvre puerpérale au déséquilibre de l'une des quatre humeurs qui étaient censées imprégner le corps humain.L'ensemble du corps médical rejette les idées de Semmelweis et l'institution ne facilite pas le déroulement de sa carrière. Le médecin hongrois attend 1861 pour décrire sa découverte dans un gros volume de 500 pages.Les critiques acerbes qu'il provoque accroissent encore son amertume. Semmelweis sombre peu à peu dans la dépression. Il est alors interné, en juillet 1865, dans un hôpital psychiatrique. Il y aurait succombé, un mois après, aux mauvais traitements infligés par ses gardiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la “Grande famine” irlandaise ?
Entre 1845 et 1851, beaucoup d'Irlandais meurent littéralement de faim. Une maladie de la pomme de terre provoque en effet ce que les historiens ont appelé la Grande famine.Une culture exclusiveDu fait notamment du partage des terres entre tous les fils, quand il s'agit d'une famille catholique, beaucoup d'exploitations agricoles ont une faible superficie. Aussi la plupart des paysans irlandais ont-ils adopté la culture de la pomme de terre. Ce tubercule demande en effet peu de place et il est très nourrissant.Cette culture est également encouragée par les propriétaires de la terre, les agriculteurs irlandais étant surtout des métayers. En effet, ces "landlords", qui vivent souvent en Angleterre, favorisent l'élevage sur leurs domaines, laissant peu de place aux cultures.La pomme de terre s'est très bien adaptée à la nature de la terre et au climat irlandais. Chaque années, 10 millions de tonnes sont récoltées. Et 3 millions de personnes font de ce tubercule leur aliment principal.Un million de mortsSans doute transporté par des navires en provenance d'Amérique du Nord, le mildiou, un champignon parasitaire, commence à s'attaquer aux récoltes de pommes de terre en septembre 1845.Un tiers de la production est détruit. Les récoltes des années suivantes, et notamment celles de 1846, 1848 et 1849, sont également très faibles. Cette maladie n'étant pas connue à l'époque, les causes de la catastrophe ne sont pas identifiées.Les autorités se contentent de préconiser des mesures dérisoires, comme la ventilation des récoltes. Le bilan humain est épouvantable : un million de personnes périssent. C'est la faim qui entraîne la mort des deux tiers d'entre eux, les autres succombant au typhus, au choléra ou à la tuberculose.À ces victimes, il faut ajouter les deux millions d'Irlandais qui fuient le pays. Fidèle au "laissez faire", le gouvernement anglais refuse d'intervenir directement, de peur de fausser les lois du marché.Le Premier ministre se borne à acheter secrètement du maïs américain. En pleine famine, l'Irlande continue d'exporter des denrées alimentaires. Peuplé de 8,5 millions d'habitants en 1845, le pays n'en a plus que 4,4 millions en 1911. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.