
Choses à Savoir HISTOIRE
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Qu'est-ce que le putsch d'Alger ?
Forte du soutien actif des pieds-noirs, ces Algériens d'origine française, une partie de l'armée proclame son attachement à l'Algérie française. L'indépendance de l'Algérie semblant pourtant inéluctable, des généraux fomentent un putsch à Alger, le 21 avril 1961. Mais la tentative est un fiasco.La déception d'une partie de l'arméeUne partie des officiers français, déjà humiliée par la défaite de la France en Indochine, ne supporterait pas un nouveau revers en Algérie. D'autant que le pays, occupé depuis plus longtemps, est censé faire partie intégrante de la France.Aussi l'armée a-t-elle soutenu avec enthousiasme le retour aux affaires du général de Gaulle, en juin 1958. Il est perçu comme l'homme providentiel, seul capable de conserver l'Algérie à la France.Or le général s'engage très vite dans la politique inverse. Dès septembre 1959, il parle d'autodétermination pour les Algériens. Le principe en est accepté par les Français le 8 janvier 1961.Enfin, dans une conférence de presse, tenue le 11 avril 1961, le Président de la République voit l'Algérie, à terme, comme un État souverain. Pour les partisans de l'Algérie française, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.Un putsch vite déjouéDès lors, certains officiers généraux sont convaincus que la prise du pouvoir par l'armée en Algérie est la seule manière d'empêcher l'indépendance du pays.C'est ce que pense le général Challe qui, avec trois autres généraux, prend le contrôle d'Alger dans la nuit du 21 au 22 avril 1961. Le palais d'été, où siège le délégué général du gouvernement, ainsi que les centraux téléphoniques, sont investis.Dans la journée du 22 avril, l'état de siège est décrété sur le territoire algérien. Certains régiments se rallient au nouveau pouvoir, mais d'autres restent fidèles au gouvernement. De même, la marine refuse son concours aux putschistes.Le 23 avril, le général de Gaulle, revêtu de son uniforme, fait une déclaration solennelle à la radio et à la télévision. Il ridiculise les instigateurs du soulèvement en les assimilant à "un quarteron de généraux en retraite". Le 26 avril, tout est fini. Deux des putschistes sont arrêtés, les deux autres s'enfuient et prennent la tête de l'OAS. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de la Cagoule ?
Organisation d'extrême-droite aux allures de société secrète, la Cagoule imagine un plan pour s'emparer du pouvoir au début du Front populaire. Avant d'être rapidement démantelée, elle se rend coupable de crimes et d'attentats terroristes.Une organisation secrèteL'organisation secrète d'action révolutionnaire nationale (Osarn) est mieux connue sous le nom de "Cagoule", sobriquet un rien méprisant que lui donna l'un des dirigeants de l'Action française.En effet, le groupe qui forme la Cagoule, dirigé par l'ingénieur Eugène Deloncle, est issu d'une scission de cette organisation royaliste. Il crée d'abord un parti qui, en juin 1936, se transforme en une organisation clandestine.Elle a en effet tout d'une société secrète : ses membres passent par un rituel d'initiation et prennent des pseudonymes. La Cagoule est organisée comme une armée, avec un état-major et des bureaux. On y trouve aussi des régiments et des bataillons, dont les membres sont armés.L'échec du coup de forceCraignant que le Front populaire ne fasse le lit du communisme, les dirigeants de la Cagoule ont conçu un plan pour s'emparer du pouvoir. Ils en profiteront pour se débarrasser de la République parlementaire et mettre un terme à l'influence des juifs, qu'ils considèrent tous deux come les responsables du déclin du pays.Il leur faut d'abord créer un climat de terreur, pour mettre le gouvernement de Front populaire en difficulté et l'obliger à prendre des mesures impopulaires. C'est pour y parvenir que la Cagoule organise deux attentats à la bombe, dont l'un vise, le 11 septembre 1937, la Confédération générale du patronat français.Le but est aussi de faire accuser les communistes de ces violences. En échange de subsides versés par le régime de Mussolini, la Cagoule fait aussi assassiner deux intellectuels antifascistes, les frères Rosselli.Par ailleurs, les cagoulards ont des intelligences dans l'armée et ont noué des liens avec des officiers, dont certains ont une influence certaine. Le 15 novembre 1937, ils croient leur heure venue. Les dirigeants de l'organisation préviennent les militaires qu'un coup de force communiste est imminent.Mais ces derniers, se rendant compte de l'inexistence de la menace, retirent leur soutien au coup d'État projeté par la Cagoule. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Je vous présente les deux nouveaux podcasts Choses à Savoir !
trailer#1 Choses à Savoir GastronomieApple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-voyage/id1485689141Spotify:https://open.spotify.com/show/6pxhnOnBGPXE462Dwl6Fuo?si=cSMZyQZrSLiQt4_68dW0GQDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/692332#2 Choses à Savoir PlanèteApple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-nature/id1531256576Spotify:https://open.spotify.com/show/73NxNpY0VWosZ1oiu6X2zeDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/1748492 Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'attentat du Petit-Clamart ?
Le 22 août 1962, le général de Gaulle, en route pour sa résidence de Colombey-les-Deux-Églises, échappe par miracle à un attentat sans doute perpétré à l'instigation de l'OAS. On ne peut le comprendre que dans le contexte particulier de la fin de la guerre d'Algérie.Un "traître" à la cause de l'Algérie françaiseQuand le général de Gaulle revient au pouvoir, en juin 1958, il est considéré comme l'homme providentiel par les partisans de l'Algérie française. En effet, ils ne doutent pas qu'il ne mette son immense prestige au service d'une mission qu'ils considèrent comme une cause sacrée.Or, très vite, le premier Président de la Ve République semble s'orienter dans une autre direction. Après le fameux "Je vous ai compris", lancé à Alger, en juin 1958, devant une foule surtout composée d'Algériens d'origine française, de Gaulle parle, en septembre 1959, du droit à l'"autodétermination" pour les Algériens.Cette politique le conduira aux accords d'Évian, en mars 1962, qui reconnaissent l'indépendance de l'Algérie, devenue effective le 5 juillet suivant. Pour les partisans de l'Algérie française, qui fondent l'Organisation Armée Secrète (OAS) en février 1961, le général est donc un traître.Des passagers miraculésUn peu avant 20 heures, ce 22 août 1962, deux voitures quittent l'Élysée en direction de la résidence du général de Gaulle. Dans le premier véhicule, le Président a pris place en compagnie de son épouse et de son gendre, assis à côté du chauffeur.À 20h20, le cortège arrive au carrefour du Petit-Clamart. Des rafales d'armes automatiques se font alors entendre. Le chauffeur accélère, mais la voiture présidentielle est prise en chasse par un autre véhicule.Elle parvient tout de même sans encombre à l'aéroport de Villacoublay. Par miracle, le Président et les autres passagers sortent indemnes de l'attentat.Douze hommes sont bientôt arrêtés. Neuf comparaissent, à partir de janvier 1963, devant la Cour militaire de justice. Leur chef est le lieutenant colonel Bastien-Thiry, qui reproche à de Gaulle l'abandon de l'Algérie française. Reconnu coupable, il sera passé par les armes le 11 mars 1963.Il est plus que probable que l'attentat du Petit-Clamart ait été commandité par l'OAS. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel roi de France règna seulement 5 jours ?
Certains rois de France sont restés très longtemps sur le trône, comme Louis XIV, dont le règne a duré 72 ans. À l'inverse, certains ont régné très peu de temps, le roi Jean Ier, dit le Posthume, détenant à cet égard le record de brièveté.Une situation inéditeQuand Louis X le Hutin, fils aîné de Philippe le Bel, meurt le 5 juin 1316, il n'a pas d'héritier mâle. Depuis que Hugues Capet a fondé la dynastie capétienne, en 987, c'est la première fois que cette situation se produit.Mais le roi a une fille, Jeanne, future reine de Navarre. Même si la loi salique, qui exclut les femmes de la succession au trône, n'est pas encore formellement reconnue, ses partisans font valoir qu'il vaut mieux attendre la délivrance de la reine.En effet, Clémence de Hongrie, seconde épouse de Louis X, est enceinte. En attendant la naissance, l'oncle de l'enfant à venir, Philippe de Poitiers, assure la régence.L'affirmation de la loi saliqueLe 14 ou le 15 novembre 1316, la reine accouche d'un garçon. Mais le nourrisson fragile ne vit que cinq jours. Même s'il s'agit du règne le plus bref de l'histoire de France, Jean Ier est pourtant le seul roi qui régna de sa naissance à sa mort.Comme il naquit après la mort de son père, on lui donna le surnom de "Posthume". La petite Jeanne, fille de Louis X, était en théorie la plus proche du trône. Elle aurait pu devenir reine de France si la loi salique ne l'en avait empêchée.Son oncle avait mis à profit sa régence pour affermir son pouvoir et imposer cette loi, selon laquelle le trône de France ne saurait "tomber en quenouille". Après avoir fait sacrer son prédécesseur, il devint roi sous le nom de Philippe V.40 ans plus tard, un habitant de Sienne, du nom de Giannino Baglioni voulut se faire passer pour Jean Ier. Le roi de Hongrie, neveu de la reine Clémence, la mère du petit roi, le reconnaît. Il finit pourtant par mourir à Naples, en 1362, sans avoir réussi dans sa tentative. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle guerre voulut déclencher Paul Gorgulov ?
Le 6 mai 1932, le Russe Paul Gorgulov assassine le Président de la République, Paul Doumer. Il semble qu'il ait voulu, par cette action spectaculaire, se venger de la France qui, selon lui, n'a pas voulu combattre le pouvoir soviétique.Une vie mouvementéeNé en 1895, Paul Gorgulov entreprend des études de médecine, interrompues par la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est blessé.Farouche opposant des bolcheviks, il s'engage dans les armées blanches, qui les combattent. Puis il s'enfuit en Pologne, avant de se fixer en Tchécoslovaquie. Ayant achevé ses études en 1926, il ouvre un cabinet.Accusé d'avoir commis des viols et pratiqué des avortements clandestins, il est blanchi par la justice. En 1930, il s'installe à Paris, où il exerce la médecine sans en avoir le droit. Sous le coup d'un arrêté d'expulsion, il s'installe à Monaco.Une guerre pour éliminer l'URSSPaul Gorgulov est un ennemi acharné des bolcheviks, qui prennent le pouvoir en Russie lors de la révolution d'octobre, en 1917. C'est pourquoi il se range dans le camp des Russes blancs.Ce sont également ses convictions qui l'amènent à créer un parti Vert, dont le programme est très flou. Gorgulov s'affiche cependant comme un fasciste convaincu, qui ne cache pas sa nostalgie pour la "sainte Russie" d'antan.Il est donc très déçu que la France n'ait pas participé de façon plus active à la lutte contre l'URSS. Ce serait donc pour se venger de cette inaction coupable qu'il aurait décidé d'assassiner le Président de la République. Il aurait aussi reproché aux autorités françaises une politique cde réarmement clairement destinée à s'opposer aux pays fascistes.Certains ont même prétendu que, dans l'esprit de Gorgulov, cet attentat, commis par un Russe, aurait pu déclencher une guerre entre la France et l'URSS, dont cette dernière ne se serait pas relevée.Il est d'ailleurs possible qu'il n'ait pas agi seul, mais sous l'influence d'un compatriote acquis aux idées nazies. Quoi qu'il en soit, Paul Gorgulov fut reconnu pleinement responsable de son crime et guillotiné le 14 septembre 1932. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Mussolini utlisa-t-il « l'épée de l'islam » ?
Malgré les velléités anti-colonialistes du jeune fascisme, qui s'expliquent par les conditions de l'unification italienne au XIXe siècle, Mussolini, une fois au pouvoir, n'a pas manqué de conquérir, lui aussi, un Empire colonial. Or ces possessions sont en partie peuplées de musulmans qu'il lui faut ménager. D'où l'utilisation d'un objet de propagande spécifique, l'"épée de l'Islam".Des colonies à la population musulmaneL'Italie est l'un des derniers grands pays à se doter d'un Empire colonial. Dans sa quête de prestige, Mussolini ne voulait le céder en rien à l'Angleterre et à la France, les deux principales puissances coloniales du temps.Aussi le Duce s'empare-t-il de l'Éthiopie, l'un des très rares pays africains à être demeuré indépendant. Il lui adjoint bientôt ce qu'il est convent d'appeler la Somalie italienne.L'Empire mussolinien s'enrichit ensuite de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine, qui vont former la Libye italienne. Si les colons italiens sont déjà assez nombreux, ils ne forment qu'une petite minorité.En dehors de l'Éthiopie, où la tradition chrétienne remonte très haut dans le passé, les autres colonies italiennes sont surtout peuplées de musulmans. Comment s'attirer leur faveur ?Une mise en scène théâtraleLe Duce s'y entend en matière de propagande. Aussi invente-t-il, pour se gagner les masses musulmanes de la Libye, une de ces mises en scène théâtrales dont il a le secret.Les 2.000 cavaliers arabes qui, le 18 mars 1937, l'attendent, à l'entrée de Tripoli, la capitale de la Libye, voient surgir Mussolini au sommet d'une dune de sable. Il est fièrement campé sur son cheval et brandit une épée, qu'en un geste grandiloquent il pointe vers le ciel.C'est l'"épée de l'Islam". Malgré son nom, elle a été fabriquée en Italie. Mais elle lui est tendue par un Berbère. C'est donc un représentant de la population musulmane qui lui remet cette arme, symbole de la protection que, dès lors, le dictateur étend sur elle.Pour paraître en majesté aux yeux du monde, Mussolini a fait supprimer des photos prises le Libyen qui tenait la bride de son cheval. Sa présence aurait pu faire penser que le Duce était un piètre cavalier... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel exploit fut réalisé par Annie Edson Taylor ?
Annie Edson Taylor est la première personne à avoir descendu les chutes du Niagara enfermée dans un tonneau et à avoir survécu à cette chute vertigineuse. Mais elle ne tira guère de profit de son exploit.Un plongeon dans un tonneauNée en 1838, Annie Edson Taylor eut une vie assez mouvementée. Orpheline de père à 12 ans, elle perd son mari après quelques années de mariage. Institutrice puis professeur de danse, elle change souvent d'emploi.Aussi, parvenue à l'âge de la retraite, elle doit s'assurer une certaine sécurité financière en prévision de ses vieux jours. Pour cela, elle trouve une solution pour le moins originale.Elle décide, le 24 octobre 1901, de descendre les chutes du Niagara enfermée dans un tonneau. Elle en fait fabriquer un sur mesure. En chêne, le baril est renforcé par des éléments métalliques et équipé d'un matelas, pour amortir les chocs. Des trous sont ménagés, pour lui permettre de respirer.Annie prend place à l'intérieur du tonneau, dont le couvercle est vissé. Le baril est laissé sur l'eau, un peu avant les chutes. Puis il plonge dans la cataracte.Une vingtaine de minutes plus tard, le tonneau est récupéré. Annie Edson Taylor n'est pas blessée, hormis une petite coupure à la tête.Un exploit peu rentableAnnie Edson Taylor devenait ainsi la première personne à survivre à un plongeon dans les chutes du Niagara. Elle espérait donc tirer du profit de son exploit.Mais ses espoirs furent déçus. Au départ, elle fait des conférences sur son aventure et gagne un peu d'argent. Mais il lui est dérobé par l'agent qu'elle avait embauché pour promouvoir sa téméraire entreprise.Le tonneau lui-même, qu'elle pensait utiliser pour sa publicité, lui est volé. Elle dépensera une partie de ses économies pour le retrouver, avant de le perdre à nouveau.Annie Edson Taylor usera de tous les moyens possibles pour exploiter financièrement sa descente des chutes du Niagara. Elle ouvre un stand sur place, pour les touristes et entreprend de raconter son aventure dans un roman et un film. Mais rien n'y fait. Elle meurt dans la misère en 1921. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui fut le prêtre travesti de la cour de Louis XIV ?
Sous le règne de Louis XIV, l'abbé François-Timolèon de Choisy défraya la chronique. Il aimait la toilette féminine et passait une partie de son temps habillé en femme. À la fin de sa vie, pourtant, il adopta un comportement tout différent.Un curieux abbéla mère du futur abbé de Choisy prit très tôt l'habitude d'habiller son fils comme une fille. Ambitieuse, elle réussit à l'introduire dans l'entourage du jeune Monsieur, le frère de Louis XIV, que sa mère, la régente Anne d'Autriche, affublait aussi d'habits féminins.Durant toute une partie de sa vie, François de Choisy continua de se travestir en femme. Même quand il devient en 1663, un abbé commendataire. Il n'est pas prêtre, mais sa nouvelle charge ne l'exige pas. Il tire les revenus de ce bénéfice ecclésiastique, sans exercer aucune des fonctions habituelles de l'abbé.À la mort de sa mère, en 1669, il hérite de sa garde-robe. Paré de ses plus beaux atours et étincelant de bijoux, il s'installe dans un quartier de Paris, où il se fait passer pour une certaine Madame de Sancy.Mais sa nouvelle identité ne trompe pas ses contemporains, qui n'y voient d'ailleurs pas malice. L'abbé en jupons va même jusqu'à simuler un mariage avec une de ses maîtresses, lui en femme, elle en homme.Plus tard, installé en province, l'abbé de Choisy prendra le nom de comtesse des Barres.Une véritable conversionMais, sous cette apparence frivole, se cachait un autre homme. En effet, l'abbé de Choisy écrivit nombre d'ouvrages sérieux, dont une copieuse histoire de l'Église.En 1683, après une maladie qui l'a rapproché de la mort, il met un terme à ses fredaines. Il décide de faire une retraite d'un an dans un couvent parisien.Deux ans plus tard, il participe à une mission diplomatique au Siam, auprès du chevalier de Chaumont. Au cours de son séjour, il se fait ordonner prêtre. À son retour, il devient chanoine et prieur d'une importante abbaye.On était loin des "Mémoires de l'abbé de Choisy habillé en femme", qu'il prétend avoir écrit, ce dont certains historiens doutent d'ailleurs. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que s'est-il passé à la falaise des Suicides ?
En juin 1944, Saipan, petite île de l'archipel des Mariannes, est le cadre de terribles combats. Elle est en effet un enjeu stratégique pour les Américains. Des milliers de civils reculent alors devant l'avance ennemie et sautent d'une falaise appelée depuis lors la "falaise des Suicides".Une bataille acharnéePour les Américains, la possession de l'île de Saipan, dans les Mariannes, est essentielle. Elle mettrait le Japon à la portée de leurs avions. C'est d'ailleurs d'une petite île voisine que décolla le bombardier qui allait larguer une bombe atomique sur Hiroshima.Les Américains ne lésinent donc pas sur les moyens pour s'emparer de l'île. Le 13 juin 1944, elle est l'objet d'un pilonnage intensif; pas moins de 165.000 obus sont tirés dans sa direction.Deux jours plus tard, les soldats américains débarquent. Ils rencontrent une résistance opiniâtre. Quand elle s'achève, le 9 juillet, environ 24.000 soldats japonais ont trouvé la mort.La falaise fataleAu nord de l'île de Saipan, se dressent de hautes falaises escarpées. Des milliers de civils fuient devant les soldats américains. Mais leur course s'arrête devant les falaises.Plutôt que de tomber aux mains des soldats ennemis, environ 8.000 civils, des hommes, des femmes et des enfants, se jettent dans le vide. D'où le nom de "falaise des Suicides" qu'on aurait donné à l'endroit où se serait déroulé le drame.Si les Japonais se sont comportés de cette manière, c'est qu'une propagande intensive dépeignait les soldats américains sous les couleurs les plus noires. D'après les autorités, ils auraient l'habitude de violer et de tuer les femmes et de manger les enfants.De son côté, l'empereur avait promis aux Japonais préférant la mort à la reddition à l'ennemi les mêmes honneurs célestes que ceux qui attendaient les soldats morts au combat.Dans des bateaux arrêtés au pied de la falaise, des interprètes munis de porte-voix essayèrent de dissuader les habitants de sauter. Mais rien n'y fit. Rien non plus ne put empêcher de très nombreux civils de participer aux attaques suicides que les Japonais menèrent contre les Américains à la fin de la bataille de Saipan. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Paris doit beaucoup à Gabriel Nicolas de La Reynie ?
À la faveur d'une réforme ambitieuse de la police, menée à bien par Colbert, à la demande de Louis XIV, Gabriel Nicolas de La Reynie devient le premier lieutenant général de police. Dans cette fonction, qu'il assume durant trente ans, il prend des mesures dont les Parisiens actuels peuvent encore lui être redevables.La centralisation de la policeIssu d'une famille de la petite noblesse limousine, La Reynie naît en 1625. Devenu maître des requêtes au Conseil d'État, il est remarqué par Colbert, le tout-puissant ministre du Roi-Soleil.En 1667, il en fait le premier titulaire d'une nouvelle charge, la lieutenance générale de police. Jusque là, la police relevait de plusieurs services. Le lieutenant civil et le lieutenant criminel, s'estimant tous deux en charge de la police parisienne, se livraient une féroce guerre d'influence.Mais d'autres organismes avaient aussi leur mot à dire : les commissaires, chacun à la tête d'un quartier, le Parlement de Paris ou encore les juridictions ecclésiastiques.Profitant de circonstances favorables, la réforme initiée par Colbert, en 1667, centralise la gestion de la police parisienne, la confiant à un seul personnage, le lieutenant général de police.Une ville plus sûre et plus salubreAu XVIIe siècle, la "police" était entendue dans un sens beaucoup plus large qu'aujourd'hui et bien plus proche de son étymologie, qui signifiait "administration d'une ville".Aussi La Reynie prend-il bien sûr des mesures pour maintenir l'ordre. Il embauche des agents plus qualifiés, crée un réseau d'indicateurs et réforme le guet, cette milice chargée d'assurer la sécurité des Parisiens.De nos jours, il est surtout connu pour avoir mis fin à la célèbres cour des miracles. Des milliers de brigands y menaient en toute impunité une vie autonome, sous l'empire de leurs propres lois.Mais le lieutenant général de police a aussi voulu faire de Paris une ville plus salubre et plus agréable à vivre. Sous son impulsion, la cité, équipée de milliers de lanternes, devint déjà la "ville lumière". Il lutte aussi contre les incendies et les inondations et nettoie les rues de la boue et des immondices qui les empuantissaient. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel acte symbolique fut réalisé par Charles Godefroy ?
Le 7 août 1919, l'aviateur Charles Godefroy engage son avion sous la voûte de l'arc de triomphe de l'Étoile, à Paris. Cet acte symbolique devait venger l'humiliation subie par les aviateurs lors du défilé militaire du 14 juillet précédent.Pour venger un affrontLa parade militaire organisée sur les Champs-Élysées, ce 14 juillet 1919, était la première depuis la victoire de 1918. Aussi les Parisiens et les militaires désignés pour y participer attendent-ils cet événement avec impatience.Mais certains d'entre eux éprouvent une vive déception, Il s'agit des aviateurs, à qui les autorités imposent de défiler à pied. Pour ces "héros de l'air", c'est une véritable provocation.Avant le défilé, des aviateurs se concertent, cherchant un moyen de venger l'affront. Ils désignent alors l'un d'entre eux, Jean Navarre, un as de l'aviation, le chargeant de passer sous l'arc de triomphe de l'Étoile, au nez et à la barbe des autorités.Mais le pilote se tue au cous d'un vol d'essai, le 10 juillet 1919. Aviateur chevronné, titulaire de la croix de guerre, Charles Godefroy prend alors sa place.Un vol sous l'arc de triomphePasser sous l'arc de triomphe aux commandes de son avion paraissait alors un impossible exploit. Guynemer lui-même y avait renoncé, considérant qu'une fois en vue du monument, on ne distinguait plus le passage.Pourtant, Charles Godefroy tente l'aventure, ce 7 août 1919. Tôt le matin, il décolle de l'aérodrome de Villacoublay. Peu après, il aborde Paris par la porte Maillot et, enfilant l'avenue de la Grande-Armée, il arrive en vue de l'arc de triomphe.Il vole alors à 15 mètres du sol, à une vitesse d'environ 150 km/h. Il fait le tour du monument à deux reprises, puis, perdant de l'altitude, s'engage de biais sous l'étroite voûte.Effrayés par l'avion, qui vole très bas, des passants s'enfuient et les passagers d'un tramway se jettent à terre. Prévenus, des photographes et des cinéastes immortalisent l'exploit.Godefroy regagne sa base, comme après un vol ordinaire. Au total, il n'aura duré qu'une demi-heure. Bien que désapprouvant sa tentative, les autorités ne lui infligeront qu'un simple avertissement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Jeanne d'Arc s'habillait-elle en homme ?
On sait que Jeanne d'Arc conduisit son armée au combat revêtue d'une armure et habillée en tous points comme un homme, dont elle avait même adopté la coiffure. Mais pourquoi choisit-elle une tenue qui constituait l'une des principales accusations portées contre elle ?Un habit masculin plus pratiqueQuand, à un moment donné, Jeanne d'Arc réside à la Cour de Charles VII, elle porte une robe, comme toutes les femmes qui l'entourent.Mais, dès qu'elle se transforme en chef de guerre et mène ses hommes au combat, elle emprunte leur tenue. La première raison est d'ordre pratique.En effet, on ne voit pas comment la jeune fille aurait pu se mettre en selle commodément et chevaucher de longues heures si elle devait porter les longues robes qui forçaient les femmes de cette époque à monter en amazone.Par ailleurs, une tenue féminine n'aurait pas été compatible avec le port d'une épée et d'une armure. Enfin, Jeanne avait besoin d'être crédible auprès de soldats qui n'auraient pas apprécié d'être conduits par une femme arborant sa guimpe et sa houppelande sur le champ de bataille.Une grave accusationor, le fait de s'habiller en homme n'était pas du tout anodin pour Jeanne d'Arc. Ce costume constitue même, pour ses juges, l'un des principaux chefs d'accusation.En effet, chacun, au Moyen-Âge, devait rester à la place que Dieu lui avait assignée. Prendre les habits d'un homme, pour une femme, était considérée comme une tentative de bouleverser l'ordre social.Une telle audace ne pouvait lui être inspirée que par le diable. En s'habillant en homme, Jeanne d'Arc montrait aux yeux de tous qu'elle ne pouvait être qu'une sorcière.À la fin de son procès, ses juges la convainquent d'abandonner ses vêtements masculins. À ce prix, elle échappera au bûcher. Peu de temps après, pourtant, elle reprend ses habits d'homme.La voilà retombée dans son erreur, relapse comme on dit alors. Dès lors, elle est condamnée. Or, comme les Anglais avaient besoin de la voir périr sur le bûcher, comme sorcière, pour discréditer Charles VII, on a soupçonné certains de ses juges de lui avoir enlevé ses vêtements féminins. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Jean Jaurès a-t-il participé à un duel au pistolet ?
Socialiste et antidreyfusard, Jean Jaurès est aussi un pacifiste convaincu. Ce qui ne l'a pas empêché de se battre en duel, notamment contre Paul Déroulède, dont le nationalisme débridé en faisait l'un des leaders de la droite française du début du XXe siècle.Un militant socialiste souvent attaqué par la droiteLes convictions et la notoriété de Jean Jaurès l'exposaient aux attaques de la droite nationaliste. Militant socialiste depuis sa jeunesse, il participe à la fondation, en 1905, de la Section française de l'internationale ouvrière, ou SFIO.Homme de gauche et partisan de la séparation de l'Église et de l'État, il se disait aussi opposé à la guerre. De telles prises de position ne pouvaient que heurter des nationalistes pour qui la revanche contre l'Allemagne était le premier article de leur crédo politique.Aussi Jean Jaurès était-il habitué aux insultes de la droite. Mais, en 1904, les propos de Paul Déroulède, fondateur de la Ligue des Patriotes, le mettent hors de lui. Il l'accuse en effet de faire "le jeu de l'étranger".Un duel entre Jaurès et DéroulèdeJaurès répond alors aux attaques de Paul Déroulède en le provoquant en duel. Ce qui peut sembler paradoxal pour un pacifiste.Mais le militant socialiste a de plus en plus de mal à tolérer des attaques parfois calomnieuses, dont certaines s'en prennent même à sa famille. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Jean Jaurès se bat en duel.En 1894, il affronte ainsi le ministre Louis Barthou, qui l'avait traité de menteur. Ainsi, le 6 décembre 1904, Jaurès et Déroulède se retrouvent non loin de la frontière espagnole.En principe, ni la France ni l'Espagne, où Déroulède s'est exilé, n'autorisent les duels. Mais les autorités françaises ferment souvent les yeux sur ces combats d'honneur.Aussi les deux hommes se retrouvent-ils non loin de la frontière espagnole. Armés de leurs pistolets, ils se mettent en position et s'éloignent du nombre de pas requis. Deux coups de feu sont échangés, qui ne blessent aucun des duellistes. De son côté, Jean Jaurès avait tiré à terre, geste qui conciliait sa volonté de répondre aux attaques et son refus de la violence. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'hôtel Florida à Madrid fut célèbre ?
A priori, l'hôtel Florida, à Madrid, était un hôtel de luxe assez semblable aux autres. Mais, durant la guerre civile espagnole, il servit de lieu d'hébergement aux intellectuels antifascistes, souvent venus de l'étranger, et aux correspondants de guerre. D'où sa célébrité.Un hôtel de prestigeInauguré en février 1924, l'hôtel Florida s'élevait en plein centre de Madrid, non loin de la Gran Via, l'une des artères principales de la ville, dont le tracé n'était pas complètement achevé.Son architecte, à qui l'on doit de nombreuses constructions madrilènes, n'avait pas lésiné sur le marbre qui ornait la façade.En effet, l'hôtel avait tout d'un palace. Ses 200 chambres étaient, pour l'époque, à la pointe du confort. Chacune disposait d'une salle de bain, de toilettes et du téléphone. Et l'hôtel était doté du chauffage central.Cet hôtel prestigieux fut rasé en 1964. Sur son emplacement, on construisit des grands magasins.Le lieu de rendez-vous des intellectuels antifascistesLes journalistes qui couvraient la guerre civile espagnole, qui dure de 1936 à 1939, avaient coutume de descendre à l'hôtel Florida. On y trouvait aussi bien le correspondant de la "Pravda", l'organe du parti communiste soviétique, ou de journaux anglais ou américains, comme le "New York Times" ou le "Daily Telegraph".Dans les couloirs, ils croisaient des intellectuels aux sympathies antifascistes, qui se donnaient eux aussi rendez-vous à l'hôtel madrilène.On y trouvait ainsi Ernest Hemingway, qui venait là en compagnie de Martha Gellhorn, sa maîtresse et future épouse, journaliste elle aussi. Dans une nouvelle écrite à l'hôtel Florida, l'écrivain décrit le fracas des bombardements qui, à intervalles réguliers, secouaient la ville.André Malraux fréquentait aussi l'hôtel. Entre autres raisons, il était venu en Espagne pour former, avec des volontaires internationaux, la fameuse escadrille Espana, qui prit sa part dans les luttes de la guerre civile.Animé par ses convictions de gauche, George Orwell, l'auteur de "1984" ne venait pas seulement en Espagne pour écrire des articles. Les armes à la main, il participait aux combats, logeant de temps à autre, lui aussi, à l'hôtel Florida. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la guerre de l'oreille de Jenkins ?
La guerre de l'oreille de Jenkins, du nom du capitaine d'un navire britannique, oppose la Grande-Bretagne à l'Espagne de 1739 à 1748. Elle s'inscrit dans le cadre plus large de la guerre de Succession d'Autriche qui, de 1740 à 1748, voit s'affronter deux coalitions, dont l'Espagne et la Grande-Bretagne font partie.Une rivalité commercialeLa guerre de l'oreille de Jenkins représente l'un des épisodes de la séculaire rivalité commerciale qui oppose Anglais et Espagnols. À la tête d'un vaste Empire colonial, chacune de ces nations s'efforce en effet de contrôler les principales routes commerciales.En 1713, l'Espagne concède pourtant des facilités commerciales à sa rivale. Mais ce privilège, ou "asiento", était mal accepté en Espagne, où on l'accusait notamment de favoriser la contrebande.Son application, souvent contestée, fut ainsi l'occasion de divers conflits, qui opposèrent les deux pays, de façon sporadique, de 1718 à 1729.Une nouvelle guerre éclate en 1739. Elle devait durer jusqu'en 1748. Son prétexte fut la fâcheuse mésaventure survenue au capitaine d'un bateau anglais de contrebande, un certain Jenkins.L'officier espagnol qui avait arraisonné son navire lui coupa en effet une oreille. D'où le nom qu'on donna au conflit, déclenché quelques années plus tard :"guerre de l'oreille de Jenkins".Les épisodes marquants du conflitPlusieurs épisodes marquent ce conflit. En décembre 1739, une escadre anglaise s'empare du port de Portobelo, en Nouvelle-Grenade, aujourd'hui le Panama. Les entrepôts et les fortifications sont détruits.D'autres affrontements ont lieu en Floride, qui est alors une possession espagnole. Des combats sporadiques opposent les Espagnols à leurs voisins anglais de Géorgie, qui assiègent la ville de Saint-Augustine.D'autres actions sont encore à signaler, comme l'expédition d'Anson, qui s'en prend aux possessions espagnoles du Pacifique ou le siège de Carthagène des Indes en 1741, dans l'actuelle Colombie, que les Anglais sont obligés d'abandonner.Le traité d'Utrecht, qui, en 1713, met fin à ce conflit, comme à la guerre de Succession d'Autriche, rétablit le "statu quo ante". L'Espagne garde donc le contrôle de la mer des Caraïbes. La Grande-Bretagne n'a rien gagné à ces hostilités, sinon le maintien de l "asiento". Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Clairvius Narcisse est-il vraiment revenu à la vie ?
Les zombies font partie intégrante du folklore et de la religion haïtiens. Ces "morts-vivants", aux yeux fixes et à la démarche mécanique, sont à l'origine de nombreux récits. L'un d'eux relate l'expérience insolite du Haïtien Clairvius Narcisse.Un mort qui réapparaîtClairvius Narcisse, un citoyen haïtien, se rend dans l'hôpital de la vile de Deschapelles, à Haïti. Il est fiévreux et sent des fourmillements dans tout son corps.Le 2 mai 1962, deux jours après son admission, il succombe à sa maladie. Il est enterré dès le lendemain, dans un village voisin.Or, en 1980, soit 18 ans après ces événements, un homme se présente à la sœur de Clairvius Narcisse. Il prétend être son frère, celui-là même qu'on a enterré 18 ans plus tôt.Il aurait été la victime d'un sorcier vaudou, qui l'aurait enduit d'une "poudre de zombie". Ainsi, il aurait pu être enterré vivant, tout en restant conscient, puis déterré, avant d'être conduit à une plantation, où il aurait été contraint de travailler durant 2 ans. Il aurait pu s'évader grâce à un surveillant.L'action de la "poudre de zombie"Certains scientifiques se sont intéressés au cas de Clairvius Narcisse et, d'une manière générale, à ces récits de "morts-vivants" rapportés par le folklore haïtien.Pour eux, l'état de sidération, la perte de conscience et l'apparente paralysie qui seraient le propre des morts-vivants seraient dus aux effets de la fameuse "poudre de zombie".Elle serait composée de végétaux, d'os humains broyés et de produits animaux, prélevés notamment sur le poisson-globe. Mais le composant essentiel est un puissant paralysant, la tétrodotoxine, qu'on trouve dans le corps de certains animaux. Il agirait avec infiniment plus de force que la cocaïne ou même le cyanure.Imprégnant ses chaussures et ses vêtements, le poison, exactement dosé, aurait pénétré peu à peu dans l'organisme de Clairvius Narcisse. C'est son action qui expliquerait en partie la perte de mémoire et l'obéissance mécanique de ce zombie et des autres morts-vivants.Mais l'administration d'autres drogues et la crainte du "bokor", le sorcier vaudou, joueraient aussi un rôle dans le maintien de cet état particulier. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Subhas Chandra Bose s'est allié avec Hitler ?
Leader nationaliste, membre et dirigeant du Congrès national indien, le parti de Gandhi et Nehru, Subhas Chandra Bose n'hésite pas, durant la Seconde Guerre mondiale, à s'allier aux puissances de l'Axe. Mais pourquoi cet homme politique, encore honoré dans son pays aujourd'hui, a-t-il pris une telle décision ?Le combat pour l'indépendance de l'IndeNé, en 1897, au sein d'une famille aisée, Subhas Chandra Bose fait de bonnes études, qui le vouent à une carrière de haut fonctionnaire au sein de l'administration coloniale britannique.Mais, très vite, le jeune homme décide de se consacrer à une cause qui lui tient à cœur : l'indépendance de son pays. Dès lors, ses actions le conduisent plusieurs fois en prison, où il contracte la tuberculose.Il intègre également le parti du Congrès, qui réclame le départ des Anglais et l'indépendance de l'Inde. Mais la non violence prônée par Gandhi ne lui paraît pas suffisante pour chasser les Britanniques.Il s'oppose donc au mahatma et doit quitter le parti. Dès lors, une seule chose compte pour lui : trouver le moyen de mettre fin à ce qu'il considère comme l'occupation de son pays.L'allié de l'Allemagne nazie et du JaponIl recherche donc des alliés pour l'aider à débarrasser l'Inde de la présence étrangère. Et la nature de leur régime lui importe peu.S'échappant de sa prison, en janvier 1941, il réussit ainsi à gagner l'Allemagne nazie. Avec l'aide d'Himmler, le bras droit d'Hitler, il crée la Légion SS de l'Inde Libre, dont les membres sont des prisonniers de guerre indiens et pakistanais.Le but de cette milice était de combattre les Anglais. Devant les réticences d'Hitler, cependant, l'initiative tourne court. Avec la complicité des Allemands, Subhas Chandra Bose réussit alors à gagner le Japon.Faisant mine de lutter contre le colonialisme occidental, ce pays lui paraît en effet un allié tout indiqué. Avec son aide, il constitue un Gouvernement provisoire de l'Inde libre, ainsi qu'une armée, avec laquelle il participe à des combats contre les Alliés.Le nationaliste indien aurait trouvé la mort dans un accident d'avion, le 18 août 1945, mais son corps n'a jamais été formellement identifié. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la véritable histoire des Dalton ?
Maladroits et malchanceux, les Dalton sont les acolytes bien connus de Lucky Luke, le célèbre cow-boy du Far West imaginé par Morris. Pour créer ses personnages, le dessinateur s'est inspiré de la vie des vrais frères Dalton.Une famille ordinaireLes quatre Dalton qui vont défrayer la chronique de l'Ouest américain, Bob, Grat, Bill et Emmett, sont nés dans une fratrie de 15 enfants. Mariés en 1851, les parents sont laborieux. Le père tient un bar et les deux époux, aidés de leurs nombreux enfants, cultivent la terre, d'abord dans le Missouri puis dans l'Oklahoma.Puisée dans les préceptes de la Bible, l'éducation donnée à leur progéniture est rigoureuse. Elle semble porter ses fruits, puisque deux des fils font des études supérieures, tandis qu'un autre, Frank, devient un marshall, autrement dit un officier de police fédéral.Mais le sort s'acharne bientôt sur la famille. Le père, alcoolique, quitte le foyer conjugal, laissant sa femme dans la pauvreté. En 1887, le frère shérif est abattu par un voleur de chevaux.Une vie de hors-la-loiCe meurtre fait vaciller la foi des frères Dalton en la justice. Dans un premier temps, Grat reprend pourtant le poste de son frère et s'adjoint les services d'Emmett. De son côté, Bob dirige la police d'une tribu indienne.Il semblerait que les frères Dalton, payés de manière irrégulière par le gouvernement, aient rançonné quelques commerçants ou aient même volé des chevaux.Sans doute attirés par l'appât du gain, ils désertent définitivement le camp de la loi. Entre 1890 et 1892, Bob, Grat et Emmett sévissent d'abord au Nouveau-Mexique puis en Californie, tandis que leur frère Bill forme sa propre bande.Il détroussent d'abord les joueurs d'un saloon, puis sont accusés, sans preuves formelles, de l'attaque d'un train, dont ils auraient tué le conducteur. C'est d'ailleurs dans cette activité qu'ils se spécialisent, renseignés par une informatrice.Recherchés activement par la police, trois des frères Dalton décident, en octobre 1892, de braquer des banques dans la petite ville de Coffeyville, dans le Kansas. Mais les bandits sont reconnus par des habitants, qui abattent dans la rue Bob et Grat. Seul Emmett en réchappe. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ce week-end, j'ai deux choses à vous dire !
trailerCe week-end, j'ai deux choses à vous dire ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'expédition Franklin est-elle restée célèbre ?
Comme d'autres avant elle, l'expédition Franklin, partie d'Angleterre en 1845, devait explorer le fameux passage du Nord-Ouest. Il s'agissait d'ouvrir une nouvelle voie maritime, plus rapide, qui, en passant par l'océan Arctique, relierait l'Atlantique au Pacifique. Mais l'expédition connut un destin tragique.Une expédition piégée par la glaceL'expédition Franklin se compose de deux navires à vapeur, spécialement conçus pour affronter les glaces de l'Arctique. En effet, leur coque est renforcée par un gainage métallique.Les bateaux sont dotés des instruments de navigation les plus perfectionnés de l'époque. Les 133 marins de l'équipage sont solides et aguerris, et les vivres prévues pour trois ans.Bref, tout est réuni pour que l'expédition soit un succès. Pourtant, elle tourne rapidement au désastre. En septembre 1846, les deux navires sont bloqués par la glace au large de l'île du Roi-Guillaume, qui fait partie du territoire canadien du Nunavut.L'équipage est donc obligé d'hiverner dans des conditions très rudes. En avril 1848, 24 hommes manquent déjà à l'appel. Les autres se dirigent à pied vers la rivière Back, pour renouveler leurs vivres ou trouver un hypothétique secours. Mais ils ne donneront plus aucun signe de vie.Le destin incertain de l'équipageSi les recherches entamées ne permettent pas de retrouver des rescapés, elles mettent au jour les traces de leur passage. On découvre en effet des ossements humains, des débris de vêtements et des objets divers ayant sans doute appartenu aux marins.Mais il faudra attendre le début des années 2010 pour retrouver les deux vaisseaux, qui avaient fait naufrage. L'un d'eux est d'ailleurs dans un état de conservation étonnant.Entretemps, des recherches avaient été entreprises sur place dans les années 1980 et 1990. Elles attirent l'attention des chercheurs sur une possible intoxication au plomb des marins, due en partie à l'usage d'une vaisselle en étain. D'autres indices laissent penser qu'ils auraient pu se livrer au cannibalisme.Les scientifiques, qui ont réussi, grâce à l'ADN, à identifier de nombreux marins, pensent aujourd'hui que plusieurs d'entre eux avaient réussi à regagner les bateaux et à naviguer plus au sud. Certains auraient encore survécu quelques années. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la flûte de la honte ?
Les hommes ont toujours fait preuve d'une imagination fertile pour inventer des instruments de torture originaux. C'est le cas de cette "flûte de la honte", qui nous vient du Moyen-Âge.Des gens intolérantsLes hommes du Moyen-Âge manifestaient moins d'indulgence que leurs descendants pour les petits défauts de leurs semblables.Si, par la fenêtre ouverte, vous entendez les sons discordants produits par un musicien maladroit, vous prendrez votre mal en patience. Ou vous fermerez la fenêtre.Mais il n'en allait pas de même au Moyen-Âge. Les auditeurs ou les voisins ne toléraient pas les fausses notes. En effet, leur auteur pouvait être affublé d'un instrument de musique particulier, connu sous le nom de "flûte de la honte".Un véritable instrument de tortureEn fait, cette flûte, surtout en usage aux Pays-Bas, n'avait qu'un rapport lointain avec la musique. En effet, elle ne produisait aucun son. Elle n'avait pas été conçue pour cela, mais pour tourmenter les mauvais musiciens.Avec son embout évasé, la flûte de la honte ressemblait plus à une clarinette qu'à une flûte. À l'une de ses extrémités, elle était composée d'un cercle en fer, qu'on passait au cou de l'exécutant maladroit.On coinçait ensuite les doigts du malheureux dans des orifices conçus à cet usage. Ces doigts broyés le faisaient beaucoup souffrir. Dans cette posture, le condamné avait l'air de jouer de son instrument, alors qu'en réalité il endurait une douloureuse torture.Il s'agissait donc de le punir par où il avait péché. Et aussi de l'humilier. Car le Moyen-Àge ne concevait guère de châtiment sans y mêler cet aspect dégradant. Qu'on se souvienne par exemple de la peine du pilori, où le condamné était livré aux quolibets des passants.C'était aussi ce qui attendait le musicien rivé à la flûte de la honte. En effet, on le promenait à travers la ville dans cet humiliant équipage. Il devait subir les lazzi de la foule, qui lui lançait au visage des fruits pourris ou des légumes.De nos jours, on trouve des exemplaires de cette flûte de la honte dans certains musées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi certains moines brassent-ils de la bière ?
Certains produits élaborés par des communautés monastiques ont acquis une certaine renommée. C'est le cas de la bière, fabriquée depuis le Moyen-Âge par des moines bénédictins.Les moines et la bièrePour comprendre pourquoi certains moines fabriquaient de la bière, il faut étudier la règle de saint Benoît, qui date du VIe siècle et régit la vie de nombreuses communautés monastiques.Elle impose aux moines de consacrer leurs journées à la prière et au travail. Pour respecter cette obligation, certaines abbayes, situées dans les régions du nord, où la vigne ne venait pas, ont choisi le brassage de la bière.En outre, cette activité leur permettait de subvenir à leurs besoins. Mais aussi de satisfaire à une autre injonction de la règle : accueillir les hôtes de passage. Au Moyen-Âge, où sévissait la peste, il était par ailleurs plus sain de se désaltérer avec de la bière, élaborée avec de l'eau bouillie, que de boire l'eau souillée des puits.Ce sont donc les moines qui ont perfectionné le brassage, introduisant notamment le houblon dans le processus de fabrication de la bière. C'est d'ailleurs l'ajout de cette plante qui distingue la cervoise, l'ancêtre de la boisson actuelle, de la bière proprement dite. Reconnaissant leur expertise, Charlemagne confie aux moines le monopole de la fabrication de la bière.Les bières d'abbayeDès le XIIIe siècle, cependant, des brasseurs laïcs concurrencent cette production monastique. En France, les mesures édictées par la Révolution de 1789 lui portent un coup fatal.De nos jours, un seul monastère bénédictin, en Normandie, continue la tradition du brassage monastique. Dans d'autres pays, comme la Belgique, la "bière d'abbaye" est devenue une marque officielle.Elle ne signifie pas, la plupart du temps, que la bière est fabriquée dans l'enceinte du monastère. Mais le produit a un lien reconnu avec l'abbaye, qui touche de l'argent sur la vente de la bière et conserve un droit de regard sur son élaboration.De leur côté, certaines bières se voient délivrer un label indiquant que la boisson a été élaborée selon la recette des moines trappistes, qui appartiennent à la grande famille bénédictine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Alice Kyteler s'echappa d'Irlande ?
Née à la fin du XIIIe siècle, dans une famille de la noblesse irlandaise, Alice Kyteler est connue pour être la première personne, en Irlande, à avoir été condamnée au bûcher pour sorcellerie. C'est la raison pour laquelle elle quitta l'Irlande, sans doute pour se réfugier en Angleterre.Une femme peu appréciéeEnfant unique, Alice Kyteler descendait de ces seigneurs normands qui avaient envahi l'Irlande à la fin du XIIe siècle. Il s'agissait donc d'une famille noble, bien étable dans la région.Ce qui frappe dans sa biographie, ce sont ses unions successives. En effet, Alice Kyteler ne se marie pas moins de quatre fois. Ce comportement matrimonial lui est d'ailleurs reproché.Des rumeurs courent au sujet de l'assassinat de son premier mari, qu'elle aurait manigancé avec la complicité du second. De son côté, son dernier époux formule des accusations d'empoisonnement à son encontre.Par ailleurs, les héritiers de ses différents maris accusent Alice d'avoir cherché à les spolier. Et pour ne rien arranger, elle pratique l'usure, ce qui lui vaut l'animosité de ses voisins.La première "sorcière" d'IrlandeC'est dans ce contexte de rumeurs et de malveillance qu'en 1324 les enfants des maris d'Alice Kyteler accusent leur belle-mère de sorcellerie. Ils font appel à l'évêque du lieu, qui dirige le diocèse d'Ossory.Celui-ci écrit alors aux autorités compétentes, demandant l'arrestation d'Alice. Non seulement il essuie un refus, mais il est arrêté par un officier local, frère d'Alice.L'évêque est finalement libéré par un juge venu d'Angleterre, qui diligente une enquête. C'est à cette occasion qu'on retrouve au domicile d'Alice Kyteler des bougies qu'on croit faites de graisse humaine, des potions suspectes et des rognures d'ongles.Ces éléments sont jugés suffisants pour la condamner à être brûlée vive. C'est la première "sorcière", en Irlande, à être vouée au feu. Mais Alice a le temps de s'enfuir, dans doute en Angleterre. On perd ensuite sa trace.C'est sa servante, Petronella de Meath, qui périt à sa place sur le bûcher. Torturée, avant de mourir, elle reconnaît que sa maîtresse était bien une sorcière. Et elle avoue tous les crimes qu'on lui impute. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le « serment de Koufra » ?
Prononcé le 2 mars 1941 par le colonel Leclerc, à une époque où les Allemands semblaient encore invincibles, le serment de Koufra représente la première étape de la longue marche qui conduira à la libération de la France.Une victoire inespéréeFait prisonnier durant la campagne de France, le capitaine Philippe de Hautecloque, qui prendra bientôt le pseudonyme de Leclerc, s'évade et rejoint de Gaulle à Londres dès la fin de juillet 1940.Le général, qui manque d'officier, lui confie la tâche de rallier l'Afrique-Équatoriale française à la France Libre. S'étant acquitté de sa mission, il se dirige vers la Libye, où les troupes italiennes, alliées des nazis, menaçaient l'Égypte.Au terme d'une marche harassante de 1.700 kilomètres, Leclerc, devenu colonel entretemps, parvient à l'oasis de Koufra, au sud-est de la Libye. Il n'a pas 500 hommes sous ses ordres, face à des troupes italiennes bien plus nombreuses.Après un premier combat, les Français assiègent le fort de Koufra. Par le déplacement fréquent du seul canon qu'il possède, et un va-et-vient constant des véhicules, Leclerc parvient à tromper les Italiens sur le nombre des assiégeants.Persuadés qu'ils ont affaire à forte partie,ces derniers capitulent finalement le 1er mars 1941. On ne déplore, du côté français, que 4 morts et 21 blessés.Le serment de KoufraAu lendemain de cette victoire inattendue, le 2 mars 1941, le colonel Leclerc rassemble ses hommes dans la cour du fort. Il y prononce un discours qui devait rester mémorable.Il le termine en effet par une affirmation qui sera connue plus tard sous le nom de serment de Koufra. Il annonce que la marche victorieuse des troupes françaises vient de commencer et qu'elle ne s'arrêtera que lorsque "le drapeau français flottera sur la cathédrale de Strasbourg".Ces mots parurent sans doute bien audacieux à une époque où l'Axe multipliait les victoires. D'autant qu'ils étaient prononcés par un officier d'une France Libre qui ne pouvait encore aligner que des troupes insignifiantes.Mais ils devaient se révéler prémonitoires. Le 23 novembre 1944, Leclerc entre dans Strasbourg libérée et fait hisser le drapeau national sur la flèche de la cathédrale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle célèbre note de frais fut présentée par Buzz Aldrin ?
Dans tous les pays du monde, l'administration a la réputation de ne pas badiner avec le règlement. Et ce ne sont pas les documents que Buzz Aldrin, le deuxième homme à avoir marché sur la Lune, a publiés 45 ans après cette mission historique, qui permettront d'affirmer le contraire.Une curieuse note de fraisEn 2015, Buzz Aldrin publie sur son compte Facebook deux documents étonnants. Tous deux émanent de son employeur, à savoir la NASA.Le premier est une note de frais, qui lui rembourse les dépenses qu'il a dû consentir pour se déplacer, en voiture, depuis son domicile jusqu'à la base de Houston, au Texas, qui abrite le centre de contrôle des missions habitées.Cette note prévoit le remboursement à l'astronaute de 33,31 dollars, ce qui correspond à peu près à 215 dollars actuels. Il est heureux qu'il n'ait pas eu à avancer les frais nécessaires à son voyage sur la Lune! Auquel cas, c'est en milliards de dollars que ces dépenses se seraient chiffrées.La Lune, objectif final du voyage, est mentionnée dans le document comme s'il s'agissait d'une destination comme les autres.Des formulaires de douane à remplirMais l'équipage d'Apollo 11, qui fut le premier à fouler le sol lunaire, n'en avait pas fini avec les formalités. Aldrin publie en effet un second document, dont l'objet paraît lui aussi en total décalage avec le caractère exceptionnel d'une mission spatiale, et de celle-là en particulier.D'après ce document, les astronautes ont dû en effet remplir des formulaires destinés à la douane. C'est qu'ils n'étaient pas rentrés les mains vides de leur séjour sur la Lune.De fait, ils ramenaient dans leurs bagages 22 kilos de roches lunaires ainsi que des échantillons de poussières. Premiers hommes à avoir marché sur la Lune, les membres de l'équipage d'Apollo 11 ont dû ainsi se plier aux mêmes règles que des voyageurs en provenance du Canada ou du Brésil.Et en allant sur la Lune, les astronautes avaient droit aux même facilités qu'en se rendant dans la ville voisine. Dans les deux cas, le gouvernement fournissait le couchage! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les “examens impériaux” ?
Durant la plus grande partie de l'histoire de la Chine, le système des examens impériaux a permis de sélectionner, en principe sur le seul critère du mérite, les candidats aux différentes postes de l'administration. Mais cette vénérable institution, abolie au début du XXe siècle, a cependant suscité des critiques.Des examens très difficilesSi l'on peut retrouver la trace des examens impériaux dès le IIe siècle avant J.-C., sous la dynastie Han, il faut attendre le début du VIIe siècle de notre ère pour les voir instaurés de manière officielle.Ce système d'examens, ou "keju", était organisé de manière pyramidale. En effet, seuls les candidats ayant réussi à passer l'examen local pouvaient passer le concours régional puis, s'ils étaient reçus, l'examen national.Fondés sur l'étude de neuf grandes œuvres de la la littérature et de la philosophie chinoises, ces épreuves étaient très sélectives. Elles pouvaient durer trois jours d'affilée, que le candidat passait dans une pièce individuelle.Ses vêtements et son matériel étaient soigneusement inspectés, de manière à éviter les tentatives de fraude. L'examen réussi, le postulant devenait un mandarin. La forme et la couleur de sa robe et de son couvre-chef indiquaient son rang.De nombreuses critiquesCe système des examens impériaux a suscité des critiques au cours du temps. Trouvant trop nombreux les candidats originaires du sud du pays, certains lettrés ont proposé que des quotas régionaux soient instaurés.Mais d'autres mandarins ont réclamé le maintien du seul critère du mérite. Ainsi, les candidats devraient leurs succès à leurs seules connaissances et non à leur origine géographique. Ce sont eux qui ont finalement eu gain de cause.De ce fait, la prédominance des candidats méridionaux devint de plus en plus nette, surtout à partir du début de la dynastie Ming, à la fin du XIVe siècle.Le "keju" fut aussi contesté pour la très grande difficulté des épreuves, qui provoquait l'échec de la grande majorité des candidats. On critiqua aussi son inégalité, seules les familles de lettrés ayant les moyens, à la fois financiers et intellectuels, de préparer leurs membres à des examens aussi exigeants. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Richelieu fut-il décapité 150 ans après son décès ?
De son vivant, le cardinal de Richelieu a suscité, par sa politique fiscale et sa volonté de contrôler la noblesse, une haine à peu près unanime. Mais cette aversion se manifeste encore un siècle et demi après la disparition du principal ministre de Louis XIII!Un cadavre décapitéEmportés par leur animosité contre la monarchie et l'Ancien Régime, les révolutionnaires se sont livrés à de nombreuses profanations. En 1793, ils ont ainsi envahi la basilique Saint-Denis, la nécropole royale, et exhumé les dépouilles des rois de France, jetées pêle-mêle dans des fosses communes.C'est la même année qu'ils s'en prennent aux restes de Richelieu, mort en 1642. Le 5 décembre 1793, des révolutionnaires font irruption dans la chapelle de la Sorbonne, où est inhumé le cardinal.Ils saccagent son monument funéraire et en extirpent les ossements du ministre. Ivres de rage, ils ne s'en tiennent pas là. Ils lui font subir un châtiment post mortem, le même qu'ils appliquent, en ces temps de Terreur, à tous les condamnés. La dépouille de Richelieu est en effet décapitée!Une tête qui passe de main en mainMais que sont devenus les restes du cardinal après cette profanation? La tête, qui était en partie momifiée, aurait été emportée par un commerçant. Les révolutionnaires avaient l'habitude de prélever des reliques sur les cadavres qu'ils exhumaient.Au fil des années, la tête de Richelieu est ensuite passée de main en main. À la fin du XIXe siècle, un député, qui en a hérité, la montre volontiers à ses collègues. Désireux de faire un portrait de Richelieu, un peintre emprunte même le chef du cardinal!L'illustre tête ne retrouve finalement la chapelle de la Sorbonne qu'en 1866, au terme d'une errance de 73 ans! Elle changera d'emplacement pour retrouver son lieu d'inhumation originel en 1971.Quant au reste de la dépouille du cardinal, on ignore ce qu'il est devenu. Il est possible que les révolutionnaires aient jeté les ossements de Richelieu dans la Seine. Une fosse commune, à la Sorbonne même, a pu aussi les recueillir.D'autres reliques du cardinal ont également circulé, sans qu'on puisse se prononcer sur leur authenticité. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Bucéphale fut si important pour Alexandre le Grand ?
Certains animaux ont conquis, dans l'Histoire, une célébrité que pourraient leur envier bien des hommes. C'est le cas de Bucéphale, le cheval d'Alexandre le Grand. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle fut la tentative d'assassinat de Louis XV ?
Comme d'autres rois avant lui, Louis XV fut victime, en 1757, d'une tentative d'attentat. Mais, contrairement à Henri III ou Henri IV, il en réchappa. L'auteur du coup de couteau, un certain François Damiens, subit l'horrible supplice de l'écartèlement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le Machu Picchu fut-il découvert ?
En 1911, un archéologue et explorateur américain, Hiram Bingham, découvre, sur un sommet de la Cordillère des Andes péruvienne, des ruines ensevelies sous une luxuriante végétation. Les vestiges de l'ancienne cité inca de Machu Picchu allaient être révélés au monde. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Lady Babushka ?
Après l'assassinat du président Kennedy, en novembre 1963, les enquêteurs se sont lancés dans la recherche de tous les éléments qui auraient pu permettre d'élucider une affaire qui est loin d'avoir révélé tous ses secrets. Parmi les témoins de l'événement qu'on n'a pu retrouver figure une femme nommée "Lady Babushka". Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C'est la rentrée !
trailerJe suis très heureux de vous retrouver ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui sont les martyrs de Vingré ?
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Que s'est-il passé au château de Sigmaringen ?
Que s'est-il passé au château de Sigmaringen ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel fut le premier génocide du 20e siècle ?
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Qui est la fille sauvage de Songy ?
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Qui étaient les acousmaticiens ?
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Que sont les "Ugly Laws" ?
Que sont les "Ugly Laws" ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un Hermès et l'affaire des Hermocopides ?
Qu'est-ce qu'un Hermès et l'affaire des Hermocopides ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la Révolution monégasque ?
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Pourquoi l'évasion de D.B. Cooper est-elle restée célèbre ?
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Pourquoi dit-on une "pêche Melba" ?
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Quelle est la plus célèbre photo d'iceberg ?
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Quel est le mystère du tableau de St-Fargeau ?
Quel est le mystère du tableau de St-Fargeau ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Marie Marvingt fut une femme d'exception ?
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Qu'est-ce que la mutinerie du camp de Balata ?
Qu'est-ce que la mutinerie du camp de Balata ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi "Le Camp des Saints" est si célèbre ?
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Qu'est-ce que l'Ordre 270 de Staline ?
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Pourquoi a-ton confiné le village d'Eyam ?
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