
Choses à Savoir HISTOIRE
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Pourquoi Balzac méprisait-il les journalistes ?
Balzac avait une attitude ambivalente à l'égard du journalisme. Si, à titre personnel, il méprisait les journalistes, il écrivit beaucoup pour les journaux et s'en servit pour défendre des causes ou faire connaître ses idées.Un portrait au noir du journaliste...Balzac se faisait une piètre idée des journalistes. Dans plusieurs de ses romans, il les décrit comme des personnages corrompus, qui n'hésitent pas à vendre leurs talents au plus offrant.Aussi voit-on certains d'entre eux mettre indifféremment leur plume au service de journaux de bords opposés. Pour Balzac, un écrivain ne saurait devenir journaliste sans que son talent en pâtît.En effet, il doit écrire vite, sans se soucier du style, pour répondre à des commandes qui n'attendent pas. Par ailleurs, le journaliste doit ménager les puissants du jour et accepter les compromissions que son métier lui impose....Qui n'empêche pas Balzac de le devenirCe mépris pour les journalistes, Balzac l'exprime surtout dans ses romans. Dans sa vie, il en va autrement. En effet, il collabore activement à nombre de journaux.Il lui semble, en effet, que, devant les défaillances de l'édition, les journaux sont la planche de salut de l'écrivain. C'est pourquoi il leur confie certains de ses romans, qui paraissent donc d'abord en feuilletons.Mais Balzac écrit aussi de nombreux articles. Il y livre son point de vue, dans de longs textes, souvent très élaborés, sur la société de son temps. Il y livre aussi ses convictions politiques, voyant peut-être dans le journalisme un tremplin pour une autre carrière que celle d'écrivain.Balzac n'a pas manqué non plus d'exercer sa verve caustique dans plusieurs journaux satiriques. Et l'écrivain a même essayé de devenir patron de presse. Preuve que, que sous le mépris littéraire qu'il affichait à l'égard des journalistes, se cachait en réalité une véritable considération pour ce moyen d'expression.Ceci dit, ses tentatives en la matière ne furent pas heureuses. En effet, la "Chronique de Paris", qu'il fonde en 1835, et qui paraît durant sept mois, et la "Revue parisienne", qui, en 1840, ne dure qu'un trimestre, connaîtront toutes deux la faillite. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la comtesse Élisabeth Báthory égorgea-t-elle 50 fillettes ?
Une noble hongroise de haut parage, Elisabeth Bathory, appelée la "comtesse sanglante", fut accusée d'avoir assassiné des dizaines de fillettes et de s'être baignée dans leur sang. Les témoignages recueillis font état d'atrocités qui font froid dans le dos.Une femme de haute lignéeLa comtesse Elisabeth Bathory est née, en 1560, au sein d'une des plus puissantes familles de Hongrie. En effet, un de ses oncles fut gouverneur de Transylvanie et un autre roi de Pologne.À peine pubère, elle épouse, à l'âge de 11 ans, le comte Ferenc Nadasdy, qui appartient, lui aussi, à une riche famille de magnats hongrois. Elisabeth s'installe au château de Cachtice, don de son mari. Elle attendra près de 10 ans pour lui donner un premier enfant.Loin de son époux, qui passe son temps à guerroyer, la jeune comtesse mène une vie oisive. Pour tromper son ennui, elle se met à tourmenter ses servantes, montrant une inquiétante propension à la cruauté.La comtesse sanglanteTrès soucieuse de son apparence physique, Elisabeth Bathory aurait appris que, pour se préserver des atteintes du temps, le mieux serait de se baigner régulièrement dans le sang d'enfants et de jeunes filles vierges.C'est ainsi qu'entre 1585 et 1610 environ, la comtesse et quatre membres de sa domesticité auraient attiré au château, puis torturé et assassiné des dizaines de jeunes victimes, appartenant souvent aux familles de paysans des environs.Le nombre exact des victimes, 50 ou peut-être même 100, est impossible à établir avec précision. Les centaines de témoignages donnent en tous cas des détails atroces. Les fillettes auraient été battues à mort, brûlées par endroits, mutilées ou laissées au froid et sans nourriture.Puis le sang des victimes aurait été récupéré par divers moyens horrifiques. Dénoncée en vain, durant plusieurs années, la comtesse est l'objet d'un procès qui, à l'issue d'une enquête s'efforçant de collecter le plus de témoignages possible, se déroule en janvier 1611.Ses serviteurs sont condamnés à mort et exécutés. En raison de son rang, Elisabeth Bathory est enfermée dans une pièce de son château jusqu'à sa mort, qui survient en 1614. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les Forts Maunsell protégeaient-ils le Royaume Uni ?
Les forts Maunsell, construits durant la Seconde Guerre mondiale, étaient des fortifications maritimes destinées à surveiller et sécuriser l'estuaire de la Tamise. Les forts qui ont été conservés sont devenus une attraction touristique.Des forts en béton armé et en métalCes forts ont été baptisés du nom de leur inventeur, l'ingénieur anglais Guy Maunsell. En fait, il y avait deux sortes de forts. Le premier groupe était composé de quatre forts, solidement construits en béton armé.Ils comprenaient une plateforme, flanquée de deux tours cylindriques. L'ensemble était construit en cale sèche, puis remorqué jusqu'au lieu choisi. Là, ils étaient amarrés sur un banc de sable.Six autres forts métalliques s'ajoutaient à cette première série de constructions. Ces forts étaient reliés entre eux et connectés à un centre de commande terrestre.Ils avaient été installés dans l'estuaire de la Tamise, sauf trois des six constructions métalliques, qui surveillaient l'estuaire de la Mersey, au nord-ouest de l'Angleterre.À quoi servaient les forts Maunsell ?Les forts Maunsell étaient des sortes de vigies avancées, destinées à prévenir une éventuelle invasion allemande. Ils étaient placés dans une zone stratégique, à l'entrée de cet estuaire de la Tamise, qui jouait un rôle essentiel dans l'approvisionnement de la capitale et du reste du pays.Ces forts étaient dotés de plusieurs canons anti-aériens de divers calibres, ce qui renforçait les défenses des batteries côtières. Par ailleurs, des radars y avaient été installés, de manière à étendre une zone de détection déjà étendue.L'un des forts métalliques avait été pourvu d'un équipement lui permettant d'éclairer le secteur, afin de faciliter le tir des canons. Une autre de ces constructions servait de centre de contrôle.Devenus sans objet, certains de ces forts ont été démantelés dans les années 1950. Il n'en reste plus que quelques-uns aujourd'hui, que les touristes visitent au cours d'excursions en bateau.L'un de ces forts est même devenu le siège, depuis 1967, d'un minuscule État autoproclamé, la principauté de Sealand, qu'aucune nation ne reconnaît. Un autre a servi de centre d'émission pour une station de radio pirate. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De quel château français la Maison Blanche serait-elle inspirée ?
Tout le monde a pu voir des images de la Maison-Blanche, la célèbre résidence officielle des présidents américains. Il se pourrait bien que ses plans se soient inspirés de ceux d'un château français.Une visite de l'ambassadeurLe château de Rastignac se trouve en Dordogne, sur le territoire de la petite commune de La Bachellerie. Le visiteur le regardant d'un peu loin ne peut qu'être frappé par la ressemblance qu'il présente avec la Maison-Blanche.On trouve en effet, dans les deux bâtiments, la même façade rectangulaire, des proportions similaires et, surtout, ce portique central, avec ses six colonnes néoclassiques.Alors les Américains ont-ils copié le château de Rastignac ? L'un des indices qui pourraient le laisser croire est la présence en France, à la fin du XVIIIe siècle, d'un certain Thomas Jefferson, qui représentait son pays à Paris.Or, en 1789, le futur président des États-Unis visite l'école d'architecture de Bordeaux. C'est là qu'il aurait eu l'occasion de voir les plans du château de Rastignac.Une question de chronologieCependant, certains éléments tendent à relativiser l'affirmation selon laquelle la Maison-Blanche aurait imité le château de Rastignac.Le premier est à rechercher dans la chronologie. En effet, la Maison-Blanche a été bâtie entre 1792 et 1800. Or l'actuel château de Rastignac, dont la construction a été retardée par la Révolution, n'a été édifié qu'entre 1811 et 1817.Dans ces conditions, ne serait-ce pas plutôt l'architecte du château français qui se serait inspiré de la résidence des présidents américains ?Par ailleurs, d'autres châteaux français de cette époque adoptaient une architecture similaire, avec notamment la fameuse rotonde. Ils auraient pu tout aussi bien inspirer les Américains, d'autant que les relations entre les deux pays étaient alors très fréquentes.Cependant, il subsiste un élément qui, malgré sa construction plus tardive, aurait pu faire du château de Rastignac un modèle pour les architectes de la Maison-Blanche.En effet, si la construction de cette dernière débute bien en 1792, celle de la rotonde centrale est bien postérieure. Si bien qu'il n'est pas impossible d'imaginer que cet élément essentiel de la demeure présidentielle n'ait été inspiré par le château de Rastignac. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Cléopatre est-elle morte ?
En l'an 30 avant J.-C, Cléopâtre, reine d'Égypte er dernière représentante de la dynastie des Ptolémée à régner sur son pays, met fin à ses jours. D'après la version la plus répandue, elle aurait utilisé, pour se suicider, un moyen original.La dernière reine d'ÉgypteCléopâtre était une souveraine ambitieuse, qui désirait éviter à son pays la dure férule des Romains. Ceux-ci, en effet, convoitaient l'Égypte comme l'ensemble du Proche-Orient, et la voyaient surtout comme un grenier à blé, propre à ravitailler leurs légions.Aussi, Cléopâtre, consciente de sa relative faiblesse militaire face à un Empire romain plus puissant que jamais, préfère-t-elle utiliser l'arme de la séduction et de la diplomatie.La reine jette d'abord son dévolu sur César, qui l'aide à se débarrasser de son frère et à asseoir son pouvoir sur l'Égypte. Puis, dans les années 40 avant J.-C., elle rencontre Marc-Antoine, qui dirige l'Orient.Cléopâtre propose alors à ce brillant général d'unir leurs forces contre leur rival commun, Octave, qui a la haute main sur l'Occident. Mais, dans l'affrontement qui les oppose, à Actium, en 31 avant J.-C., les deux amants ont le dessous. Marc-Antoine ne peut supporter son échec et se suicide.Mordue par un serpent ?Cléopâtre a perdu sur les deux tableaux, personnel et politique. Elle décide donc de suivre son amant dans la mort.Elle aurait alors demandé à deux servantes de lui apporter un panier, dans lequel elles auraient placé un serpent venimeux. Compte tenu du pays où s'est passé le drame, il s'agit peut-être d'un cobra, bien plutôt que d'une vipère aspic, comme le veut une certaine tradition.La reine aurait alors plongé la main dans le panier, et se serait laissé mordre par le serpent. Ses deux suivantes l'auraient imitée. Ce qui aurait fait douter de la présence d'un cobra, ce serpent ne pouvant pas piquer d'affilée trois personnes.Certains auteurs anciens ont soumis d'autres versions à leurs lecteurs. D'après eux, ce ne serait pas un serpent qui aurait tué la reine. Elle se serait plutôt servie d'un poison ou se serait tuée au moyen d'un objet contondant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Lindbergh n'est-il pas le premier à avoir traversé l'Atlantique en avion ?
Charles Lindbergh est resté célèbre pour avoir, en 1927, traversé le premier l'Atlantique, sur un avion dont le nom est lui aussi resté fameux, le "Spirit of Saint Louis". En fait, d'autres aviateurs avaient réussi ce périple avant lui.Le célèbre vol de Lindbergh...Les 20 et 21 mai 1927, Charles Lindbergh accomplit le vol qui devait lui laisser une place dans l'Histoire. En effet, il relie New York à Paris en exactement 33 heures et 30 minutes. Le vol est sans escale.Il a réalisé cet exploit aux commandes d'un avion, le "Spirit of Saint Louis", qui avait été spécialement construit pour permettre au pilote d'accomplir ce vol historique. Il n'avait fallu que deux mois pour mettre au point l'appareil.Quand Lindbergh atterrit au Bourget, le 21 mai 1927, une foule immense lui fait un triomphe. Cette traversée de l'Atlantique lui vaut la gloire et aussi deux prix, dont l'un est assorti du versement d'une coquette somme d'argent....N'est pas la première traversée de l'AtlantiqueEn effet, d'autres aviateurs avaient entrepris, et réussi, cette traversée de l'océan avant Lindbergh. Entre le 8 et le 31 mai 1919, des aviateurs américains s'envolent, à bord de leur hydravion, de Jamaica Bay, près de New York, pour rejoindre Plymouth, au Royaume-Uni.Les 14 et 15 juin de la même année, les Britanniques Arthur Brown et John Alcock relient Terre-Neuve, au Canada, à une vile d'Irlande.Mais, au fond, on comprend assez bien pourquoi le vol de Lindbergh est apparu aux yeux de tous, ou presque, comme une véritable première. En premier lieu, il fut direct, contrairement au vol de l'équipage parti de Jamaica Bay, qui fit des étapes, notamment entre le Labrador et les Açores.Ensuite, et c'est essentiel, Lindbergh fut le premier à traverser l'Atlantique en solitaire. Au contraire, les aviateurs qui l'avaient précédé étaient deux dans le cockpit de l'appareil.Enfin, l'aviateur relia deux villes prestigieuses, New York et Paris. En choisissant de tels lieux de départ et d'arrivée, il était plus facile de frapper les imaginations et de donner du lustre à un voyage qui fit rêver les foules. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment l'armée américaine trompa les Allemands à Plabennec ?
Durant la Seconde Guerre mondiale, les Américains ont parfois eu recours à des stratagèmes pour tromper les Allemands. L'un des plus ingénieux fut "l'armée fantôme", dont l'existence ne fut révélée que des décennies après la fin du conflit.Une unité pas comme les autresRendue opérationnelle en janvier 1944, la "23e Headquarters special troops" se composait d'un peu plus d'un millier de soldats.Mais son but était de faire croire à l'ennemi que ses effectifs étaient bien plus importants. Pour leurrer les Allemands, elle utilisait du matériel factice, comme des chars gonflables, et de fausses pièces d'artillerie.Elle avait aussi recours à des effets sonores persuasifs, comme le bruit d'une armée en ordre de marche. Cette unité intoxiquait également les Allemands par des émissions de radio fabriquées de toutes pièces.Tous les documents relatifs à cette unité spéciale furent classés "secret défense" jusqu'en 1996. Dans les dernières années, ils ont été progressivement portés à la connaissance des chercheurs et du public.Une opération devant BrestCette troupe spéciale fut mise en action 15 jours après le débarquement de Normandie. Elle mena en tout 22 opérations sur une durée de neuf mois.Parmi celles-ci, on peut citer une manœuvre, qui, en mars 1945, devait tromper les Allemands sur l'endroit et la date où devait avoir lieu le franchissement du Rhin par les troupes américaines.Mais c'est à Plabennec, une localité proche de Brest, que cette "armée fantôme" connut son véritable baptême du feu. Sa mission était d'accélérer la reddition des forces allemandes, qui tenaient la ville, investie par les troupes alliées.Les soldats ont alors déployé leur ruses habituelles. Les chars factices sont gonflés et les Allemands entendent la rumeur d'une armée en ordre de bataille.Il est probable que ce stratagème ait jeté le désarroi dans la ville retranchée, même si les Allemands tiennent bon encore près d'un mois. Il s'agissait aussi d'attirer les soldats allemands vers la côte.Une médaille commémorative vient d'être dévoilée, à Labennec, sur les lieux mêmes de leur action, pour rendre un hommage tardif à ces soldats peu ordinaires. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la plus vieille affaire criminelle ?
En 1991, on retrouve, dans une région des Alpes, à la frontière entre l'Italie et l'Autriche, le corps d'un homme, parfaitement conservé par la glace. Il aurait vécu voilà environ 5.300 ans. On en connaît aujourd'hui davantage sur les circonstances de la mort de celui que ses découvreurs ont nommé Ötzi.Victime d'un meurtreDès sa découverte, le corps de cet homme ayant vécu à l'âge du cuivre avait été examiné avec soin. C'était une aubaine pour les chercheurs, tant la dépouille était en bon état.Les rayons X avaient déjà révélé, dix ans après la découverte, qu'Ötzi n'avait pas péri de mort naturelle. Les examens montraient en effet une profonde entaille, au-dessous de l'épaule.La blessure semblait avoir été faite par une flèche. L'homme conservé dans la glace durant des millénaires avait donc été victime d'un meurtre. Mais, désirant en apprendre davantage sur les circonstances du drame, les chercheurs ont fait appel aux services d'un inspecteur allemand, habitué aux enquêtes criminelles.La plus vieille affaire criminellePour résoudre ce qui est, à ce jour, la plus ancienne affaire criminelle, l'inspecteur a eu recours aux classiques méthodes de la médecine légale, y ajoutant les ressources de sciences plus insolites, comme l'archéobotanique.C'est ainsi que la présence de pollens sur le cadavre lui a permis de situer la période de la mort au printemps ou au début de l'été. Pour le policier, la flèche mortelle aurait été tirée de loin, à environ trente mètres de distance.La présence d'une blessure à la main suggère à l'inspecteur qu'Ötzi serait descendu dans son village, où il aurait eu une altercation avec un des habitants. Il aurait alors décidé de prendre la fuite, pour échapper à une possible vengeance de son adversaire.L'inspecteur en verrait la preuve dans les braises et la nourriture qu'Ötzi aurait pris soin d'emporter. Il ne se serait pas affolé pour autant, car, une heure avant d'être tué, il aurait fait un copieux repas.Le meurtre serait dû à des raisons personnelles. Le vol est exclu, aucun des objets appartenant à la victime, sa hache par exemple, n'ayant été dérobé. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est l'étrange tribunal nommé Sanhédrin ?
Le Sanhédrin était l'une des institutions les plus importantes d'Israël. C'est devant ce tribunal que Jésus aurait comparu, avant d'être présenté à Ponce Pilate. Le Sanhédrin avait un fonctionnement bien particulier.L'interprète de la loi juiveSelon les Juifs, le Sanhédrin aurait été créé au temps de Moïse. Cette appellation remonterait à l'époque du Second Temple, c'est-à-dire entre le VIe siècle avant J.-C. et le Ier siècle de notre ère.À la vérité, cette institution se divisait en deux catégories : le Grand et le Petit Sanhédrin. Le premier, composé de 71 sages, avait aussi des attributions politiques. En matière judiciaire, il pouvait condamner une cité pour impiété ou mettre en accusation une tribu, un faux prophète ou même le grand prêtre, le principal dignitaire religieux des Juifs.Le rôle de ce tribunal était essentiel en matière de jurisprudence. C'est lui, en effet, qui interprétait la "halakha", la loi juive, en se fondant sur les textes ou les traditions orales recueillies dans la "Mishna".Composé de 23 membres, le petit Sanhédrin est un tribunal plutôt compétent pour les affaires criminelles ou celles liées à l'argent.Un tribunal pas comme les autresLe Sanhédrin avait un fonctionnement assez original. En effet, ses membres se répartissaient en deux groupes, les uns tenant le rôle des procureurs, donc de l'accusation, les autres des avocats, donc de la défense.Et ces fonctions n'étaient pas définies une fois pour toutes. Si, par exemple, un procureur se convainquait, au cours du procès, de l'innocence de l'inculpé, il devait passer dans l'autre camp, et devenir avocat. Il devait dès lors demander l'acquittement de la personne mise en cause. Et l'inverse était également vrai.Le Sanhédrin se distingue par une autre particularité. Ses membres ne pouvaient prendre de décision à l'unanimité. Celle-ci leur paraissait en effet des plus suspectes.En effet, elle ne pouvait que signifier à leurs yeux une entente préalable des juges pour condamner à l'avance, en quelque sorte, l'inculpé qui avait comparu devant eux. Accusé de cette façon, l'inculpé se voyait aussitôt acquitté. On ne pouvait concevoir qu'il ne se soit pas trouvé un seul sage pour le défendre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne fallait-il pas proférer d'insultes au Moyen Age ?
Durant le haut Moyen-Âge, certains recueils juridiques, comme la loi salique, s'efforçaient, entre autres choses, de policer un peu les mœurs rudes du temps. C'est ainsi qu'elle punissait les injures de lourdes amendes.Le reflet des mœurs du tempsLa loi salique aurait été composée, entre le IVe et le VIe siècles, à l'usage des Francs saliens, l'un des nombreux peuples d'origine germanique qui composaient la confédération des Francs.Elle est surtout connue pour avoir légitimé, grâce à l'interprétation très large qu'on fit d'un de ses articles, la transmission de la Couronne capétienne aux seuls mâles, à l'exclusion définitive des femmes.Mais ce code de lois, qui reflète la violence et la brutalité des mœurs du temps, consacre bien plus de place à la répression du vol ou même au châtiment des hommes dont l'une des coutumes les mieux avérées était d'enlever, sans autre forme de procès, les femmes qui leur plaisaient.Des insultes punies d'amendesLa loi salique réserve toute une partie, le titre XXXII, à la répression des injures. Chaque insulte a droit à un article particulier. On peut supposer que les insultes soigneusement répertoriées ici étaient les plus couramment employées.Contrairement à d'autres méfaits, ces injures ne sont pas punies par des châtiments corporels. En effet, les coupables doivent s'acquitter d'amendes.Dans certains cas, ces amendes sont plus élevées, ce qui prouve que l'insulte était jugée plus grave. Ainsi, un homme en traitant un autre de "dénonciateur" ou d'"infâme" devait s'acquitter d'une amende de 600 deniers ou de 15 sous d'or.À une époque où la monnaie était assez rare, il s'agissait de sommes importantes. Par contre, il n'en coûtait que 120 deniers de traiter quelqu'un de lâche ou de fourbe.La loi salique s'efforce de faire justice aux femmes, mais ne peut cacher la misogynie qui est dans l'air du temps. En effet, un homme traitant une femme de "courtisane" devait bien débourser la coquette somme de 45 sous d'or. Sauf, toutefois, s'il parvenait à démontrer que cette appellation n'était pas usurpée.Le soin mis à détailler les amendes prévues en cas d'injures prouve qu'elles étaient fréquentes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'incident du pont Marco Polo ?
L'incident du pont Marco Polo, qui se produit sur le territoire chinois, à une quinzaine de kilomètres de Pékin, semble, à première vue, une simple escarmouche. Il servit pourtant de prétexte au déclenchement de la seconde guerre sino-japonaise, qui opposa les deux pays de 1937 à 1945.Une politique expansionnisteDepuis un accord de 1901, des troupes japonaises avaient reçu le droit de s'entraîner dans le nord de la Chine. Les autorités japonaises avaient d'ailleurs des visées sur le pays.Dans le cadre d'une politique clairement expansionniste, elles avaient déjà annexé la Mandchourie en 1931, transformant la province chinoise en un État fantoche, le Mandchoukouo.Dans un tel contexte, le moindre incident entre les armées des deux pays pouvait dégénérer. C'est ce qui arrive avec l'incident dit du pont Marco Polo, survenu le 7 juillet 1937.Une affaire qui dégénèreC'est parce que Marco Polo le décrivit avec admiration dans son journal qu'on donna son nom à ce pont, bâti au XIIe siècle. En ce 7 juillet 1937, les soldats japonais manœuvrent, comme souvent, à l'une des extrémités du pont.À l'autre bout, les Chinois sont un peu nerveux. Les Japonais ne les ont pas avertis de ces exercices. Cette dissimulation cacherait-elles de coupables intentions à leur égard ?Quoi qu'il en soit, des coups de feu sont échangés, tard dans la soirée. Mais les officiers des deux bords interviennent et l'affaire semble réglée. Mais voilà qu'un soldat japonais manque à l'appel.Aussitôt, on suspecte un enlèvement ou même un assassinat. Les Japonais veulent fouiller les villages alentour, ce que les Chinois refusent. La situation dérape, et les Japonais décident de s'emparer du pont.Sur ces entrefaites le Japon déclare la guerre à la Chine le 28 juillet. Dix jours plus tard, Pékin serait pris. Certains historiens se sont demandé si cet incident n'avait pas été monté de toutes pièces, de manière à procurer au Japon un prétexte pour déclarer la guerre.Quoi qu'il en soit, le soldat manquant, au nom duquel on avait déclenché le conflit, réapparut tranquillement, après une escapade dans une maison close voisine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le cuisinier Vatel se suicida-t-il ?
Maître d'hôtel au service de Fouquet, puis du prince de Condé, François Vatel était assurément un serviteur consciencieux. Ne supportant pas la mauvaise organisation de festivités données en l'honneur de Louis XIV, il préféra en effet se suicider.Au service de Fouquet puis des CondéFrançois Vatel naît en 1631, dans une famille de paysans aisés. À partir de 1646, il fait son apprentissage chez un pâtissier renommé. Sept ans plus tard, il entre au service du surintendant Nicolas Fouquet.Son poste est alors modeste, puisqu'il fait partie du personnel de cuisine. En août 1661, Louis XIV, offusqué par le faste de son ministre, qui le reçoit dans son château de Vaux-le-Vicomte, le fait arrêter.La disgrâce de son protecteur incite Vatel à fuir en Angleterre. Mais il est finalement engagé par le Grand Condé, cousin du roi. Rien ne prouve qu'il en ait été le cuisinier.De par ses fonctions de "contrôleur général de la bouche", il était plutôt chargé des achats de vivres, de l'organisation et de la supervision des festins que donnait son maître.Pas assez de poissonsLe 23 avril 1671, Louis XIV annonce sa venue au château de Chantilly, la demeure des Condé. Il incombe à Vatel d'organiser la fête et les ripailles offertes au Roi-Soleil.Or, le maître d'hôtel semble jouer de malchance. Lors du souper, le premier soir, certaines tables se voient privées de "rôtis". Mais le pire est à venir.Le lendemain est un vendredi, où les convives doivent faire "maigre". Autrement dit, manger du poisson. Or, dès l'aube, Vatel s'aperçoit que la "marée" est insuffisante. Les arrivages suivants ne sont pas plus copieux. On manquera donc de poissons.Dès lors, Vatel se persuade qu'il ne pourra pas servir le repas avec l'abondance requise. Il monte alors dans sa chambre et se suicide au moyen d'une épée. Ses contemporains trouvèrent déjà que le geste était disproportionné.Surmené par les préparatifs de festivités qu'il voulait grandioses, le maître d'hôtel pensa sans doute que sa réputation ne survivrait pas à un repas mal organise, servi de surcroît au roi en personne. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l'origine du Champagne ?
Associé à un terroir bien précis, le vin de Champagne n'est pas tout à fait un vin comme les autres. Et sSi les grands de ce monde l’apprécient depuis le Moyen-Âge, la technique d’élaboration du Champagne mousseux n’est pas maîtrisée avant la fin du XVIIè siècle. Un vin mousseuxSachez tout d'abord que c'est entre les Ier et IVe siècles que le vignoble champenois commence à se former. Comme dans les autres régions viticoles, on le trouve surtout dans le domaine des abbayes et monastères. Le vin est en effet un élément central de la liturgie chrétienne.L’assemblage était pratiqué naturellement par les moines, qui pressuraient ensemble les raisins de différents cépages, livrés par les vignerons en paiement de la dîme.Certains moines cellériers, comme le célèbre Dom Pierre Pérignon de l’abbaye d’Hautvilé, transformèrent l’assemblage en un savoir-faire précis. Ce dernier sélectionnait soigneusement les raisins de provenances différentes pour obtenir des vins mieux équilibrés.Certains crus, comme le vin d'Ailli ou de Sillery, jouissent déjà d’une flatteuse réputation. Ces vins se remarquent alors par leur effervescence, sans qu'on comprenne encore comment elle se produit.Ce n'est qu'à la fin du XVIIe siècle qu’on commence à les appeler « vins de Champagne ».Le vin de la fêteDès le début de son histoire, le Champagne est le privilège des élites. Et oui ! Et non des moindres ! Par exemple, depuis le baptême de Clovis, au Ve siècle, le sacre des rois de France a lieu à Reims, en Champagne, le vin de la région, encore tranquille, coulant à flots lors du banquet qui suit cet événement solennel.Des siècles plus tard, le champagne est le vin préféré de Louis XIV, puis de Louis XV et de la cour de Versailles, ce qui contribua à sa renommée, au point qu'il devienne rapidement le vin des Célébrations et des événements d’importance. En 1717, le tsar Pierre le Grand, alors en visite à Fontainebleau, l’apprécie tellement qu’il demande qu’on lui apporte 4 bouteilles supplémentaires dans sa suite après un diner. Philippe V d’Espagne dit ne boire que ce vin, Frédéric II de Prusse se passionne pour son élaboration et Casanova l’utilise pour séduire ses conquêtes vénitiennes. Grâce à eux et à d’autres, le Champagne devient le plus célèbre des vins.Cependant à cette époque, le vin de Champagne est encore, et pour longtemps, réservé à une mince frange de la société. Ses conditions de production, assez délicates, ainsi que la relative exiguïté du vignoble, expliquent l’exclusivité de sa consommation.Mais peu à peu il apparait moins élitiste, permettant ainsi au plus grand nombre de créer des moments d’exception au quotidien. Si les baptêmes/ mariages/ diplômes restent incontournables, le champagne peut aussi donner un caractère privilégié à d’autres moments : des retrouvailles, un repas romantique, une dégustation, ou encore du temps pour soi… Que ce soit en famille, entre amis ou en amoureux, le champagne est aujourd’hui LE vin symbolisant l’esprit de fête et l’élégance à la française à travers le monde.L'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la mort de François Reichelt fut-elle filmée ?
François Reichelt passa sa vie à concevoir et perfectionner une sorte de costume-parachute destiné aux aviateurs. Mais l'un des essais de cette tenue, qu'il réalisa lui-même, lui fut fatal.Un costume-parachuteFranz Reichelt naît en 1878 dans l'Empire austro-hongrois. En 1900, il émigre en France et s'installe à Paris. Une dizaine d'années plus tard, il obtient la nationalité française et décide de franciser son prénom.Il ouvre alors une boutique de tailleur, que fréquentent volontiers les Autrichiens exilés à Paris. C'est alors qu'il s'intéresse aux parachutes. De fait, cet équipement serait bien utile aux pilotes qui, en ces débuts de l'aviation, ne disposent d'aucune protection en cas d'accident.François Reichelt, s'inspirant du vol des chauves-souris, conçoit, à grande renfort de toile caoutchoutée, une tenue réservée aux aviateurs. Elle est maintenue par un système de tringles et de courroies et doit se déployer comme des ailes.Le tailleur fait des essais sur des mannequins, lancés, depuis sa fenêtre, dans la cour de son immeuble. Lui-même saute une foid dans le vide, sans succès. Sa chute est amortie par des bottes de paille.Une mort filméeFrançois Reichelt ne se satisfait pas de ces quelques tests. Il voudrait sauter de plus haut, pour montrer l'efficacité de son invention. À plusieurs reprises, il demande l'autorisation de s'élancer de la Tour Eiffel.Après de nombreux refus, la préfecture de police lui donne enfin le feu vert. L'essai doit avoir lieu le 4 février 1912. En fait, l'autorisation ne concernait que le lancement d'un mannequin.C'est du moins ce que prétendront les services de la préfecture. Quoi qu'il en soit, Reichelt, revêtu de son costume, arrive sur les lieux en début de matinée. Il fait très froid.Après avoir parlementé avec un agent de police, peu désireux de le laisser monter, le tailleur parvient au premier étage de la Tour. Les spectateurs, et les caméras, qui ne perdent rien de l'événement, le voient sauter de la plateforme.Le costume commence à se déployer, puis il se replie. Dès lors c'est une chute mortelle. Aujourd'hui encore, le petit film montrant le saut fatal fait froid dans le dos. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dietrich von Choltitz est-il le sauveur de Paris ?
Durant l'été 1944, la situation de l'armée allemande, menacée par la double avancée des Anglo-américains à l'Ouest et de l'Armée rouge à l'Est, devient très difficile. Poussé dans ses retranchements, Hitler prend des décisions radicales, comme celle de détruire Paris. Le général Dietrich von Choltitz, gouverneur militaire de la capitale, lui a-t-il évité le pire ?Un militaire disciplinéDietrich von Choltitz n'est gouverneur militaire du "Grand Paris" que depuis le 7 août 1944. C'est un soldat discipliné, qui exécute sans états d'âme apparents les ordres qu'il reçoit d'Hitler.Il n'a pas hésité à faire raser Sébastopol, en 1942, et a participé, selon toutes les apparences, à la politique d'extermination des juifs mise en place par les nazis. De surcroît, le général n'apprécie pas les Français.Le Führer lui a donc ordonné de réduire Paris à un "champ de ruines" s'il ne parvenait pas à résister aux assauts des Alliés. Il fit donc poser des explosifs sous certains ponts ou dans des monuments comme les Invalides ou le château de Vincennes. Pas de quoi faire sauter tout Paris !Pourquoi von Choltitz n'ordonna pas la destruction ?Mais les mines posées n'explosèrent jamais. Von Choltitz y est-il pour quelque chose ? De fait, il ne donna jamais l'ordre de déclencher les explosifs. Mais ce n'était pas pour épargner Paris, comme il voulut le faire croire après la guerre, pour se faire une réputation flatteuse.En fait, il n'avait tout simplement pas assez d'hommes pour tenir la ville et mener à bien une opération d'une aussi grande ampleur. Par ailleurs, il jugeait qu'elle n'avait aucun sens sur le plan militaire et qu'elle gênerait la progression des troupes allemandes refluant de Normandie.En outre, il est probable que le consul de Suède Raoul Nordling, qui faisait la liaison avec la Résistance, l'ait persuadé, à un moment où la guerre paraissait perdue pour les Allemands, de ne pas associer son nom à la destruction de la capitale française.Le général allemand savait qu'il serait probablement jugé après la guerre. Il semble que les Alliés l'aient averti, que, s'il donnait l'ordre de détruire Paris, le jugement serait sans doute plus sévère. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est la mystérieuse Mauresse de Moret ?
En raison de son origine supposée, la présence d'une religieuse noire, dans un couvent de Moret-sur-Loing, dans le département actuel de Seine-et-Marne, demeure l'une des grandes énigmes de l'Histoire de France.Des visites prestigieusesDe son temps même, le mystère planait autour de sœur Louise Marie de Sainte Thérèse, née vers 1658. En raison de la couleur de sa peau, on appelait cette religieuse noire la "Mauresse de Moret", du nom du couvent où elle résidait.Ses contemporains, et les historiens après eux, furent surpris de la qualité des visiteurs qui se pressaient au parloir du monastère pour lui rendre visite.On y vit en effet la reine Marie-Thérèse en personne, épouse de Louis XIV, et son fils, le Grand Dauphin, ou encore Marie-Adélaïde de Savoie, la future dauphine. Le roi lui-même vint la voir une fois.Une fille de la reine...D'après une première hypothèse, La Mauresse de Moret serait une fille illégitime de Marie-Thérèse. La reine aurait eu une liaison avec le nain Nabo, un page noir de la Cour.Le 16 novembre 1664, Marie-Thérèse aurait ainsi accouché d'une petite fille noire, la princesse Marie-Anne, son troisième enfant. Consterné par cette découverte, son entourage l'aurait convaincue de déclarer l'enfant morte, avant de l'emmener, dans la plus grande discrétion, vers le couvent de Moret.Cette hypothèse se heurte à bien des invraisemblances : le caractère public des couches des reines de France, l'absence de toute mention de la naissance d'une petite princesse noire, enfin la jeunesse du père putatif, qui était encore un enfant....Ou du roi ?Contemporains et historiens ont aussi supposé que la religieuse pouvait être la fille que Louis XIV aurait eue d'une femme noire.En effet, on trouva à la moniale une certaine ressemblance avec le monarque qui, en outre, lui versait une pension officielle. Il se peut aussi que la marquise de Maintenon, gouvernante des Enfants de France, ait pris soin de la religieuse.Enfin, certains penchent pour l'hypothèse d'une jeune orpheline parrainée par le roi. Pour l'heure, cependant, la question n'est toujours pas tranchée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

D'où vient l'expression du « Tonneau de Diogène » ?
On emploie parfois l'image du "tonneau de Diogène" pour faire référence à une vie solitaire ou à une existence austère. Mais sait-on au juste d'où vient cette expression ?Un philosophe austèreLe fameux tonneau aurait appartenu à un philosophe grec du nom de Diogène de Sinope. Il est né vers 413 avant J.-C., à Sinope, une ville de l'actuelle Turquie, au bord de la mer Noire.Son père, un magistrat aisé, lui fait donner une éducation soignée. Ce qui n'empêche pas Diogène de devenir le disciple du philosophe Antisthène, le fondateur de l'école cynique. Pour les cyniques, la sagesse, but suprême de tout philosophe, ne peut être atteinte que par la pratique de la liberté.Or celle-ci, pour être complète, suppose un mépris radical des conventions sociales. Le philosophe cynique doit mener une vie simple, et même austère, le plus près possible de la nature.Or Diogène sera le représentant le plus connu de l'école cynique. Il mène une existence conforme à ses préceptes. Il vit dans la rue, vêtu d'un simple manteau. Il n'a pour tous biens qu'une écuelle et une besace.Une jarre prise pour un tonneauFidèle à son exigence d'austérité, Diogène de Sinope aurait vécu dans un tonneau. C'est ce comble de la simplicité qui aurait donné naissance à l'expression de "tonneau de Diogène".Seulement voilà, le philosophe n'a jamais habité dans un tonneau. Pour la simple raison que les Grecs de cette époque n'en maîtrisaient pas la technique de fabrication.L'erreur semble venir d'une mauvaise traduction. Et c'est Boileau qui en serait l'auteur. En 1668, en effet, il traduit un ouvrage du poète et biographe Diogène Laërce, qui vécut au IIIe siècle. Dans ce livre, il relate des anecdotes concernant son homonyme, Diogène de Sinope.Il nous dit que Diogène vivait dans un "pithos". Boileau traduit par "muid", qui désigne une unité de mesure et, par extension, un tonneau. Sans vérifier plus avant, tous les traducteurs successifs emploieront ce mot de "tonneau".Or, "pithos" ne veut pas dire "tonneau" mais "jarre". Diogène dormait donc dans une grande jarre, couchée sur le sol. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les nains étaient-ils traités dans l'Egypte Antique ?
On sait qu'en Occident, au Moyen-Âge, les nains servaient souvent de bouffons aux seigneurs ou étaient exposés dans les foires, comme des anomalies de la nature. Mais dans certaines civilisations, comme celle de l'Égypte ancienne, ils étaient considérés avec beaucoup de respect.Des nains respectésLes anciens Égyptiens ne voyaient pas le nanisme comme une tare. Certains textes recommandent même d'intégrer dans la société les individus atteints d'infirmités, physiques ou mentales.Ce respect pour les nains se traduit d'ailleurs par l'existence de dieux qui avaient leur apparence. Ainsi, on peut citer Bès, le dieu du foyer, et Ptah, le dieu des artisans et des architectes.Les sculpteurs les représentaient bien comme des êtres de petite taille, ce qui prouve qu'un tel aspect n'était pas incompatible avec leur statut divin.Seneb, un nain qui a réussiDans l'Égypte antique, le nanisme n'était pas non plus un obstacle à l'ascension sociale. En effet, certains nains ont occupé des postes importants dans l'entourage des pharaons, dont ils ont parfois été de proches collaborateurs.Ce fut le cas d'un certain Seneb, qui vécut vers 2.500 avant notre ère. On a conservé de lui une sculpture, où on le voit croisant ses petites jambes en tailleur, à côté d'une femme de taille normale. À la place où auraient dû se trouver ses jambes, sont représentés ses enfants.Il est possible que Seneb ait commencé sa carrière en s'occupant des animaux domestiques ou du linge royal. En tous cas, il gravit rapidement les échelons et collectionne les titres prestigieux.Celui de "bien aimé du seigneur" en dit long sur la faveur dont il jouissait auprès du pharaon. Il était également prêtre et, en cette qualité, il eut le privilège d'assister aux funérailles de deux pharaons.Cette réussite sociale fit de Seneb un homme riche et considéré. En effet, on sait, grâce aux inscriptions et reliefs de sa tombe, qu'il possédait un troupeau de plusieurs milliers de bovins.De même, ce haut fonctionnaire apprécié du pharaon ne pouvait se déplacer qu'en litière ou mollement allongé sur le pont d'un bateau descendant le Nil. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

D'où le Dollar vient-il ?
Devenue, le 4 avril 1792, la monnaie officielle des États-Unis d'Amérique, le dollar devrait son origine, avec bien d'autres monnaies, au thaler autrichien.Une nouvelle monnaie d'argentLe thaler est sans doute le lointain ancêtre du dollar américain. Cette monnaie est née, au XVIe siècle, dans une vallée bohémienne du nom de Joachimsthaler, près du village de Saint-Joachimsthal.Dès le début du XVIe siècle, des pièces d'argent sont frappées dans cette contrée qui allait passer sous la domination des Habsbourg. Leur fabrication est rendue possible par la présence d'un important gisement d'argent.Et c'est en référence au nom du vallon, Joachimsthaler, dont on ne garde que la fin, que la nouvelle monnaie finit par recevoir le nom de "thaler".Du thaler au dollarLa taille et le poids du thaler ne varient guère, ce qui évite les manipulations monétaires et facilite les échanges commerciaux. C'est cette stabilité qui explique en grande partie l'étonnant succès de la monnaie.Dans un premier temps, le thaler circule surtout dans les possessions des Habsbourg, en Autriche et en Bohème, et dans les États du Saint-Empire. Mais il sera peu à peu adopté, sous des formats divers, par d'autres pays.Le thaler y sera d'ailleurs connu sous d'autres noms. Les Anglais le baptisent "crown", ce qui veut dire "couronne", tandis que les Danois le nomment "rigsdaler".Mais le thaler et ses épigones ne se limitent pas au continent européen. On le repère ainsi en Éthiopie, où il circule jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et dans certains pays d'Amérique du Sud, alors colonies de l'Espagne.C'est par l'intermédiaire du "rixdale" hollandais que le thaler serait devenu, sous le nom de "dollar", la monnaie officielle des États-Unis. Par une déformation comme le mot en avait déjà connu beaucoup, le "thaler" devient donc le "continental dollar", durant la guerre d'indépendance américaine, puis le "dollar" proprement dit.La mesure fut prise officiellement par Alexander Hamilton, le secrétaire au Trésor de George Washington, le premier président des États-Unis, en application d'une décision adoptée par les délégués des États américains. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel fut l'incroyable destin de Yang Kyoungjong ?
L'Histoire n'est pas avare de destins singuliers. C'est le cas de ce soldat coréen, que les hasards de la Seconde Guerre mondiale amènent à servir trois pays, dont certains sont dans des camps opposés.Au service du JaponYang Kyoungjong naît en 1920 dans l'actuelle Corée du Nord. la Corée vit sous la domination sans partage de l'Empire nippon, qui l'a annexée en 1910.Il est donc naturel que Yang Kyoungjong soit enrôlé dans l'armée japonaise. En 1938, son régiment est envoyé dans le nord de la Mandchourie. Depuis 1932, cette ancienne province chinoise a été transformée en un État fantoche, le Mandchoukouo, qui est en réalité un protectorat du Japon.Le jeune soldat coréen participe aux combats qui opposent les troupes japonaises aux soldats soviétiques, qui convoitent le territoire. Il se trouve notamment engagé dans la bataille de Khalkhin Gol qui, de mai à septembre 1939, voit les deux armées s'affronter.Sous les uniformes russe et allemandC'est au cours de cette bataille, qui voit la défaite japonaise, que Yang Kyoungjong est fait prisonnier par les Russes. Il est envoyé dans l'un de ces camps de travail qu'on désignera bientôt par le terme générique de "Goulag".Il y reste jusqu'en 1942. À cette date, son destin prend encore un autre cours. Depuis le déclenchement de l'offensive allemande, en juin 1941, les Soviétiques sont aux abois.Pour résister à cette nouvelle mouture de la guerre éclair, ils doivent faire feu de tout bois. Aussi intègrent-ils certains de leurs prisonniers dans leurs unités. Notre soldat coréen en fait partie.C'est donc sous l'uniforme russe qu'il participe à la troisième bataille de Kharkov, en février-mars 1943, qui voit le succès de l'armée allemande. Et Yang Kyoungjong est à nouveau fait prisonnier.Et le voilà qui, une fois de plus, intègre les rangs d'une nouvelle armée ! Soldat de la Wehrmacht, il est envoyé en Normandie, où les Allemands craignent une invasion. Et c'est là qu'en juin 1944, il est capturé par des soldats américains, qui le prennent pour un combattant japonais.Retiré aux États-Unis, Yang Kyoungjong s'y éteint en 1992. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est sainte Hildegarde de Bingen ?
Canonisée en 2012 et, à cette occasion, proclamée Docteur de l'Église, sainte Hildegarde de Bingen fut une célèbre mystique, dont les visions assurèrent la renommée de son vivant. Mais cette femme étonnante, qui écrivit une œuvre abondante, fit aussi des incursions remarquée dans la musique, la peinture et même la médecine.Une mystique...Née vers 1098 près de Bingen, la petite Hildegarde est le dixième enfant d'une famille de la noblesse rhénane. Selon son propre témoignage, elle aurait eu des visions dès l'âge de trois ans.Quand elle atteint ses huit ans, ses parents la confient à un monastère voisin. Elle y reçoit une solide instruction, qui fait d'elles l'une des femmes les plus cultivées de son temps.Hildegarde prononce ses vœux vers l'âge de 14 ou 15 ans. En 1136, elle est élue abbesse du monastère.Continuant de recevoir des visions mystiques, la moniale commence à en dicter le récit à son entourage. En 1148, le pape Eugène III l'incite à persévérer dans son témoignage. Dès lors, elle consigne l'ensemble de ses visions dans une série de livres majeurs, comme le "Livre des mérites de la vie" ou le "Livre des œuvres de Dieu".Fondant d'autres abbayes, Hildegarde de Bingen n'hésitera pas à sillonner les routes de l'Allemagne pour devenir une prêcheuse convaincue....Et une femme aux talents éclectiquesSes visions inspirent à Hildegarde de Bingen un système théologique centré sur l'Homme, créé par Dieu à son image et objet de l'incarnation de son fils.Mais cette femme d'une érudition exceptionnelle pour son époque explora d'autres champs du savoir. Musicienne accomplie, elle composa en effet des dizaines d'hymnes er d'antiennes, ainsi que d'autres pièces liturgiques.Inspirées elles aussi par ses visions, ces œuvres furent groupées sous le nom évocateur de "Symphonie de l'harmonie des révélations célestes".Par ailleurs, les ouvrages d'Hildegarde de Bingen sont illustrés de somptueuses enluminures, qui font d'elle un grand peintre. Ne craignant pas de s'aventurer dans le domaine de la médecine, la religieuse écrit même un livre où elle recherche les causes des maladies et propose des remèdes pour les soigner. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Iqbal Masih est-il mort à seulement 12 ans ?
Le 16 avril 1995, un jeune garçon de 12 ans est assassiné à Lahore, au Pakistan. Lui-même enfant esclave, il avait dénoncé le traitement inhumain des enfants qui, comme lui, étaient forcés de travailler, notamment en Inde et au Pakistan.Un enfant qui a vécu l'enferIqbal Masih est né en 1983, dans un hameau près de Lahore. Très pauvres, ses parents ne peuvent payer les soins nécessités par l'état de santé de la mère. Peu à peu, les dettes s'accumulent.Alors le petit Iqbal, qui n'a que 4 ans, est vendu par ses parents. Son salaire est censé permettre à ses parents de rembourser leurs dettes. Mais, comme la somme est amputée des frais de nourriture et de logement, elle est trop faible pour les en libérer. C'est ce que permet à leurs employeurs de garder ces enfants indéfiniment.Comme ses compagnons, Iqbal travaille dans des conditions épouvantables. Enchaîné du matin au soir, il est rivé à sa tâche 12 heures par jour.En 1992, Iqbal Masih parvient à s'enfuir. Il réussit à rencontrer le président d'une association luttant contre le travail des enfants. Peu à peu, il en devient le porte-parole et dénonce, dans le monde entier, le sort tragique réservé à des millions d'entre eux.Il est assassiné, en 1995, dans des conditions qui n'ont pas été éclaircies.Des millions d'enfants esclavesLe meurtre du jeune Iqbal Masih met à nouveau en lumière la question du travail forcé des enfants dans certains pays. L'association dont il était devenu le porte-voix estime leur nombre à environ 80 millions sur l'ensemble du continent asiatique.À elle seule, l'Inde en compterait 20 millions. C'est bien la preuve qu'elle ne cherche pas à faire appliquer la loi qui, pourtant, interdit le travail des enfants de moins de 14 ans.En 2000, Iqbal Masih a reçu, à titre posthume, un prix récompensant ceux qui, comme lui, luttent pour la reconnaissance des droits des enfants. Un prix annuel, décerné par le Congrès américain, porte son nom, ainsi qu'un collectif, qui s'efforce de faire respecter la Convention internationale des droits de l'enfant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Napoléon a-t-il indirectement inventé la boite de conserve ?
Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la conservation défectueuse des aliments provoquait de graves maladies, comme le scorbut. Ce ne sera plus le cas après l'invention de la boîte de conserve, en 1795, par Nicolas Appert. Le procédé connaîtra un succès notable grâce à l'intervention de Napoléon.Conserver les aliments par la chaleurDurant l'Ancien Régime, les procédés de conservation des aliments, comme le salage ou le fumage, coûtaient cher et ne permettaient qu'une conservation partielle des aliments.Nicolas Appert, originaire cde Châlons-sur-Marne et confiseur de son état, s'intéresse à la question. Après plusieurs années de recherche, il met au point une nouvelle technique de conservation des aliments, fondée sur l'action de la chaleur.Elle consiste à enfermer l'aliment à conserver dans une bouteille en verre. Fier de ses origines, Appert choisira une bouteille de Champagne, remplacée plus tard par un bocal de verre. Il faut ensuite boucher hermétiquement ce récipient, puis le plonger dans l'eau bouillante un certain temps.Pour Nicolas Appert, cette exposition à la chaleur permet de tuer les germes pathogènes. Cette méthode de stérilisation prendra, comme il se doit, le nom d'"appertisation".Mais c'est l'inventeur anglais Peter Durand qui, en 1810, dépose le brevet d'une boîte métallique devant conserver les aliments selon la méthode imaginée par Nicolas Appert.Un procédé adopté par les autoritésComme tous les chefs militaires, Napoléon était préoccupé par la ravages que le scorbut provoquait dans les rangs de son armée. Or, cette maladie était due à la difficulté de conserver aux aliments toutes leurs propriétés nutritives.Avant Napoléon, le Directoire avait déjà promis une récompense à qui pourrait inventer un procédé capable de conserver des aliments frais pour l'usage des soldats.C'est le procédé de Nicola Appert, déjà testé dans la marine depuis 1803, qui est distingué. Sur proposition de l'Empereur, il reçoit une forte somme d'argent et s'engage à faire éditer à compte d'auteur un ouvrage où il décrirait sa méthode.Transmis à tous les préfets, le livre fera beaucoup pour populariser la technique de l'appertisation. Et, on le voit, Napoléon y est bien pour quelque chose. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on du “coup d'État de Malet” ?
Durant son règne, Napoléon fut victime de plusieurs tentatives d'assassinat ou de coups d'État. C'est ainsi qu'en 1812, le général Malet essaya de renverser l'Empereur.Napoléon donné pour mortIssu d'une famille noble de Franche-Comté, Claude-François de Malet accueille avec enthousiasme la Révolution française et sert un temps dans les armées révolutionnaires, jusqu'à devenir général de brigade en 1799.Mais l'avènement de Napoléon heurte ses convictions républicaines. Conspirateur né, il trame, sans succès, deux complots contre l'empereur. Elles lui valent la prison, puis l'internement dans une maison médicale.Le 23 octobre 1812, il récidive et fomente un coup d'État. Profitant de l'absence de Napoléon qui, en guerre contre la Russie, se trouve à Moscou, Malet se présente en uniforme au commandant d'une cohorte de la Garde nationale.Il lui tend un faux décret du Sénat, qui affirme que l'Empereur est mort et que l'Empire est renversé. Impressionné, le militaire se met à son service. De toute façon, compte tenu de la lenteur des communications, il ne peut pas vérifier l'information.Les soldats occupent certains points névralgiques de la capitale, tandis que des complices de Malet, libérés de prison, arrêtent des membres du gouvernement, comme le ministre de la Police.L'échec du coup d'ÉtatJusque ici, le général Malet a surtout eu affaire à des subalternes, qui n'osent discuter les ordres d'un officier supérieur ni remettre en doute les décisions du Sénat.Mais les choses se gâtent quand Malet essaie de convaincre le général Hulin, qui commande la place militaire de Paris, de donner son concours au coup d'État. L'officier se montre méfiant et demande à voir le décret du Sénat.Sentant la réticence d'Hulin, Malet s'affole et tire soudain sur lui, le blessant à la mâchoire. De son côté, le général Doucet, chef d'état-major de la 1ère région militaire, a connaissance d'une lettre écrite par Napoléon après le 7 octobre, date à laquelle il aurait trouvé la mort d'après Malet.Le complot est donc éventé de toutes parts. Malet et ses complices sont arrêtés. Condamnés à mort par le tribunal militaire, Malet et deux de ses comparses sont fusillés le 29 octobre 1812. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les serveurs parisiens ont-ils fait grève pour porter la moustache ?
Quand on pense aux garçons de café, on imagine des serveurs bien habillés, souvent vêtus de noir et arborant un élégant nœud papillon. Mais saviez-vous que jusqu'en 1907, où ils firent grève pour l'obtenir, ils n'avaient pas le droit de porter de moustache ?Une moustache réservée à certainsJusqu'au début du XXe siècle, un garçon de café, à Paris comme ailleurs, se devait d'avoir le visage glabre. Le port d'une moustache ne paraissait pas seulement incongru, il leur était carrément interdit.C'est que cet attribut capillaire était réservé à d'autres. Seuls les membres des couches supérieures de la société, les militaires et les gendarmes pouvaient porter une moustache. Et, pour ces derniers, ce fut même une obligation jusqu'en 1933 !Cet usage s'était imposé dans l'aristocratie, les milieux politiques et la haute bourgeoisie au moins depuis Napoléon III. Sa fameuse barbe à l'impériale, composée d'une moustache aux extrémités effilées et d'une petite barbiche, avait définitivement placé la moustache du côté des puissants.Les serveurs parisiens font grèveAu début du XXe siècle, la moustache, symbole traditionnel de virilité, était donc devenue un véritable marqueur social. Elle en disait autant sur le rang de l'individu qui l'arborait qu'un col cassé ou un chapeau haut de forme.Dans ces conditions, comment un garçon de café aurait-il osé porter cet emblème de distinction sociale ? S'il avait arboré une moustache, il aurait en quelque sorte voulu devenir l'égal de ses clients distingués. Chacun à sa place, c'était encore le maître mot de l'époque.Et pourtant, les garçons de café parisiens ne l'entendent pas de cette oreille. En 1907, ils revendiquent le droit de porter la moustache s'ils en ont envie. Et, pour marquer leur détermination, ils n'hésitent pas à faire grève.Il est vrai qu'ils réclament aussi l'octroi d'un jour de repos hebdomadaire. En effet, ils demandent à bénéficier, eux aussi, du droit qui venait d'être reconnu aux employés et aux ouvriers, par la loi du 13 juillet 1906, de faire relâche le dimanche.Il faut donc croire que, pour les garçons de café, le droit de porter la moustache était aussi important que celui de ne pas travailler un jour par semaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'accident nucléaire de Palomares ?
Le 17 janvier 1966, un accident nucléaire se produit autour de Palomares, un petit village d'Andalousie. Il provoque des victimes, l'équipage des avuions impliqués dans l'accident, et la contamination de centaines d'hectares de terre.Un tragique accidentL'accident de Palomares survient au cours de la manœuvre de deux avions militaires américains. L'un est un bombardier, l'autre un avion ravitailleur chargé de remplir son réservoir d'essence en vol.Soudain, le ravitailleur heurte le bombardier et prend feu aussitôt. Le choc provoque le largage de la cargaison de l'avion ravitaillé, soit quatre bombes nucléaires. Plusieurs des membres de l'équipage des deux avions trouvent la mort dans l'accident.L'une des bombes, dont le parachute s'ouvre, se pose sans provoquer de dégâts. Leur parachute n'ayant pas fonctionné, deux autres bombes heurtent violemment le sol, libérant des substances radioactives, de l'uranium et du plutonium notamment. Fort heureusement, aucune explosion nucléaire n'est à déplorer. Enfin, la dernière bombe s'abîme dans les profondeurs de la mer.Des bombes retrouvées mais une terre toujours contaminéeAussitôt, les Américains déploient un impressionnant dispositif de recherche. Durant près de trois mois, 3.000 hommes passent la zone au peigne fin. Trois bombes sont rapidement retrouvées.La découverte du dernier engin prendra plus de temps. Sur les indications d'un pêcheur, qui a vu la bombe plonger dans les eaux, les militaires finissent par la retrouver, à près de 900 mètres de profondeur.Bien qu'aucun accord entre les deux pays ne prévoie la résolution de ce type d'incidents, les États-Unis acceptent de rapatrier la terre contaminée. En attendant, les autorités espagnoles s'efforcent de rassurer les touristes.À cette occasion, on voit même le ministre du Tourisme prendre un bain, mais à un endroit éloigne d'une quinzaine de kilomètres du lieu de l'accident.Parmi les habitants examinés, un sur sept environ présente un taux de plutonium dans les urines supérieur à la norme. Et la zone où s'est déroulée l'accident est déclarée inconstructible.Pressés, depuis des années, par les autorités espagnoles, les États-Unis s'engagent, en 2015, à assainir le secteur. Mais, trois ans plus tard, le gouvernement américain revient sur son engagement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de “la diplomatie du ping-pong” ?
Le 10 avril 1971, des joueurs de ping-pong américains se rendent en Chine, à l'invitation des autorités. Ce voyage marque le dégel des relations sino-américaines, ouvrant la voie, dès l'année suivante, à la visite du président Nixon à Pékin.La rencontre de deux joueursCette "diplomatie du ping-pong" a été inaugurée à Nagoya, au Japon. C'est dans cette ville qu'au début de l'année 1971 se tiennent les 31e championnats du monde de tennis de table.Un soir, l'un des membres de l'équipe américaine, le pongiste Glenn Cowan, échange des balles avec un joueur chinois dans la salle d'entraînement. Mais, au bout d'un quart d'heure, le centre est fermé.En sortant, Glenn Cowan s'aperçoit que le bus de l'équipe américaine a déjà quitté les lieux. Son partenaire lui propose alors de monter dans celui qui transporte les joueurs chinois.Il accepte et, dans l'autocar, fait la connaissance de Zhuang Zedong, triple champion du monde. Ils s'entretiennent quelques instants et échangent de menus cadeaux. À l'arrivée, les deux joueurs sont pris en photo par des journalistes qui avaient eu vent de la rencontre.La nouvelle, très commentée, parvient aux oreilles des dirigeants chinois, qui profitent de l'occasion pour inviter l'équipe américaine de ping-pong en Chine.Une réception chaleureuseSi la Chine accueille à bras ouverts l'équipe de ping-pong américaine, c'est qu'elle veut se rapprocher des États-Unis, à un moment où ses relations avec l'URSS se refroidissent. De leur côté, les Américains voyaient dans les Chinois des alliés en puissance dans le cadre de futures négociations de paix au Vietnam.Le 10 avril 1971, les joueurs américains sont reçus comme des hôtes de marque. On les emmène visiter la muraille de Chine, mais aussi des usines qui sont comme la vitrine des succès économiques de la République populaire.Le 14 avril, l'équipe américaine est même reçue, avec d'autres délégations, par le Premier ministre chinois en personne. Tout sourire, Zhou Enlai considère cette visite comme une "nouvelle page" dans les rapports entre les deux pays.Sans cette "diplomatie du ping-pong", la visite du président Nixon en Chine, l'année suivante, n'aurait peut-être pas eu lieu. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi servit le “galvanisme” ?
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les travaux de Luigi Galvani et Alessandro Volta sur l'électricité permettent d'en mieux comprendre les mécanismes. Ils débouchent également sur le "galvanisme", dont l'un des buts n'était rien de moins que de ressusciter des cadavres !Des expériences sur l'électricitéComme tous les naturalistes de cette fin du XVIIIe siècle, l'anatomiste Luigi Galvani a l'habitude de disséquer des grenouilles pour mieux comprendre certains mécanismes corporels.Au cours de l'une de ces expériences, il place la patte du batracien, qui est reliée à un crochet de cuivre, sur un objet métallique. En touchant la patte de la grenouille, il s'aperçoit qu'elle est agitée de vives contractions.Il est persuadé qu'il vient de démontrer, par hasard, l'existence de l'électricité animale. Mais, pour le physicien Alessandro Volta, cette électricité ne provient pas de la grenouille.Elle est produite par le contact entre deux métaux, le cuivre du crochet et le fer de l'objet sur lequel la grenouille a été déposée. En 1800, pour prouver que la source de l'électricité est bien métallique, il confectionne une pile. Autrement dit des disques de métal empilés les uns sur les autres, qui produisent bien de l'électricité.Une tentative pour ressusciter les mortsCes expériences sur l'électricité font germer une idée, a priori saugrenue, dans l'esprit de certains scientifiques. Si une décharge électrique peut provoquer des contractions musculaires, ne peut-on utiliser cette technique pour ranimer un mort ?Aussitôt dit aussitôt fait. Ainsi, un scientifique italien, Giovanni Aldini obtient l'autorisation de faire une expérience sur des condamnés à la décapitation. On pensait en effet que, pour être efficace, la méthode du "galvanisme" devait s'appliquer sur des cadavres encore chauds.Aldini place alors deux fils métalliques dans les oreilles du supplicié, reliés à une pile. La tête s'anime alors de contractions qui s'emparent des muscles du visage, formant de sinistres grimaces.La même expérience, mais sur un cadavre de pendu, entraîne des contractions dans tout le corps. Le galvanisme suscite l'engouement du public, mais, contrairement aux attentes, il ne ramène pas les cadavres à la vie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la “Journée des Dupes” ?
"Tel est pris qui croyait prendre" : le fameux proverbe pourrait s'appliquer à la reine Marie de Médicis qui, croyant se débarrasser de Richelieu, doit prendre elle-même le chemin de l'exil. C'est ce que l'histoire a appelé la "Journée des Dupes".Une alliance avec les princes protestantsPrincipal ministre de Louis XIII depuis 1624, le cardinal de Richelieu s'efforce de restaurer l'autorité royale en mettant au pas la noblesse et en combattant avec succès les protestants.À l'extérieur, son objectif principal est d'abaisser les Habsbourg qui, en gouvernant à la fois leurs possessions autrichiennes et l'Espagne, risquent de prendre la France dans un étau.Pour mener à bien sa politique, Richelieu est prêt à se rapprocher des princes protestants d'Allemagne, qui, dans le cadre de la guerre de Trente ans, combattent l'empereur d'Autriche.Un tel projet n'est pas du goût du parti dévot qui, autour de la reine mère, Marie de Médicis, et de son fils cadet, Gaston d'Orléans, soutient les puissances catholiques, et donc les Habsbourg.Le cardinal échappe à la disgrâceMarie de Médicis ne doute pas de son ascendant sur son fils aîné, le roi Louis XIII. Elle veut en profiter pour le convaincre de renvoyer Richelieu, qui lui doit pourtant sa carrière.Elle ne doute pas que son fils, timide et réservé, ne cède à ses arguments. Aussi, le 10 novembre 1630, profite-t-elle de la présence du roi au palais du Luxembourg, résidence de la reine mère, pour lui faire la leçon.Elle a ordonné de faire condamner toutes les portes, afin d'empêcher le cardinal d'assister à l'entrevue. Mais Richelieu s'introduit par une porte dérobée et fait irruption dans la pièce.Il se jette aux pieds des souverains et implore leur indulgence. Sans mot dire, Louis XIII quitte la pièce et se retire dans soin relais de chasse de Versailles. Pour les courtisans, l'affaire est entendue : la disgrâce du cardinal ne fait aucun doute.Pourtant, peu de temps après, le monarque convoque Richelieu et lui renouvelle sa confiance. Jusqu'à la mort de son ministre, en 1642, il ne la lui retirera jamais. En revanche, il demande à sa mère de quitter la Cour. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'escroquerie de La Grande Thérèse ?
Thérèse Humbert, surnommée la Grande Thérèse, défraya la chronique de son temps. À la fin du XIXe siècle, cette aventurière de haut vol imagina une escroquerie de grande ampleur qui lui permit de mener grand train, au nez et à la barbe de ses créanciers. En 1903, son procès fut un véritable événement.D'audacieux mensongesThérèse Humbert est née en 1855, près de Toulouse. S'inventant un oncle à héritage, son père peut acheter un manoir et se parer d'un titre nobiliaire de fantaisie. Nul doute que Thérèse ne se soit inspirée de l'exemple paternel pour mettre au point ses stratagèmes.Pour pouvoir épouser, en 1878, un étudiant en droit dont le père est sénateur, elle prétend être l'unique héritière d'une riche cousine à l'article de la mort. Découvrant la supercherie, le beau-père ne retire pourtant pas sa confiance à sa bru.Puis Thérèse Humbert se découvre un parrain en Amérique. Son immense fortune a toutes les chances de lui revenir, une fois réglée la procédure juridique qui l'oppose aux neveux du parrain.Tombant dans le panneau, de riches bienfaiteurs lui prêtent des sommes considérables. Le couple vit sur un grand pied et reçoit beaucoup. Quand les créanciers murmurent, elle les rembourse en partie, avec l'argent qu'on lui prête par ailleurs.L'escroquerie démasquéeNe rentrant toujours pas dans leurs fonds, les créanciers commencent à hausser le ton. Certains commencent à parler d'escroquerie, demandant que l'affaire d'héritage soit enfin tranchée.Averti de ces rumeurs, le couple s'enfuit en Espagne. Mais il est arrêté et extradé en France. À son arrivée à Paris, il est accueilli par une foule curieuse, avide d'apercevoir la Grande Thérèse. Son procès débute le 8 août 1903.Défendue par un célèbre avocat, Thérèse Humbert fait front. Elle prétend que son parrain américain existe bel et bien et que son héritage n'est pas une invention.Mais rien n'y fait. Le tribunal condamne le couple à cinq ans de prison ferme. À sa sortie, Thérèse Humbert mène une vie beaucoup plus modeste. Elle sombre peu à peu dans l'oubli, au point qu'on ne connaît avec certitude pas la date de sa mort. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Churchill n'était peut-être pas Churchill ?
La voix un peu bourrue de Churchill, aux accents volontiers lyriques, était bien connue des Anglais. C'est elle qui les avait encouragés à tenir bon aux heures les plus sombres du Blitz. Et pourtant, un comédien britannique, Norman Shelley, prétendit avoir prononcé à la radio plusieurs des discours de Churchill.Une doublure de Churchill ?Né en 1903, le comédien Norman Shelley est surtout connu pour son travail à la radio. Il y prêta sa voix à Winnie l'Ourson et incarna le docteur Watson, le célèbre acolyte de Sherlock Holmes.Mais il aurait également pris la place, durant la guerre, du plus illustre des Britanniques, le Premier ministre en personne. Et il n'aurait pas remplacé Churchill, à plusieurs reprises, pour dire des banalités.Il lui aurait notamment prêté sa voix pour prononcer deux fameux discours, qui allaient rester dans les annales du pays. Celui où il ne promettait à ses compatriotes que "du sang, des larmes et de la sueur" et celui où il les exhortait à sa battre sur "les plages, dans les champs, les rues et les collines".De nombreux indicesS'il est difficile d'apporter des preuves formelles de cette substitution, certains indices, cependant, ne laissent pas d'être troublants.À commencer par la voix même de Norman Shelley, très comparable à celle de Churchill. Par ailleurs, des recherches dans les archives de la BBC montrent que, si le Premier ministre signait d'ordinaire le registre correspondant aux enregistrements de ses discours, ce n'était pas toujours le cas.Un historien a également relevé que, d'après son agenda, Churchill n'avait pu se trouver dans les studios de la BBC pour prononcer certains de ses discours. Un auditeur attentif a aussi décelé, dans la voix prêtée à Churchill, des intonations qui n'auraient pas été celles du dirigeant britannique.Des analyses très poussées, menées aux États-Unis et utilisant des techniques d'acoustique sophistiquées, auraient conclu que certains des discours les plus fameux de Churchill n'auraient pas été prononcés par lui.Enfin, le petit-fils de Shelley aurait découvert, sur un disque des discours de Churchill, le nom de son père, crédité comme lecteur. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le putsch d'Alger ?
Forte du soutien actif des pieds-noirs, ces Algériens d'origine française, une partie de l'armée proclame son attachement à l'Algérie française. L'indépendance de l'Algérie semblant pourtant inéluctable, des généraux fomentent un putsch à Alger, le 21 avril 1961. Mais la tentative est un fiasco.La déception d'une partie de l'arméeUne partie des officiers français, déjà humiliée par la défaite de la France en Indochine, ne supporterait pas un nouveau revers en Algérie. D'autant que le pays, occupé depuis plus longtemps, est censé faire partie intégrante de la France.Aussi l'armée a-t-elle soutenu avec enthousiasme le retour aux affaires du général de Gaulle, en juin 1958. Il est perçu comme l'homme providentiel, seul capable de conserver l'Algérie à la France.Or le général s'engage très vite dans la politique inverse. Dès septembre 1959, il parle d'autodétermination pour les Algériens. Le principe en est accepté par les Français le 8 janvier 1961.Enfin, dans une conférence de presse, tenue le 11 avril 1961, le Président de la République voit l'Algérie, à terme, comme un État souverain. Pour les partisans de l'Algérie française, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.Un putsch vite déjouéDès lors, certains officiers généraux sont convaincus que la prise du pouvoir par l'armée en Algérie est la seule manière d'empêcher l'indépendance du pays.C'est ce que pense le général Challe qui, avec trois autres généraux, prend le contrôle d'Alger dans la nuit du 21 au 22 avril 1961. Le palais d'été, où siège le délégué général du gouvernement, ainsi que les centraux téléphoniques, sont investis.Dans la journée du 22 avril, l'état de siège est décrété sur le territoire algérien. Certains régiments se rallient au nouveau pouvoir, mais d'autres restent fidèles au gouvernement. De même, la marine refuse son concours aux putschistes.Le 23 avril, le général de Gaulle, revêtu de son uniforme, fait une déclaration solennelle à la radio et à la télévision. Il ridiculise les instigateurs du soulèvement en les assimilant à "un quarteron de généraux en retraite". Le 26 avril, tout est fini. Deux des putschistes sont arrêtés, les deux autres s'enfuient et prennent la tête de l'OAS. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de la Cagoule ?
Organisation d'extrême-droite aux allures de société secrète, la Cagoule imagine un plan pour s'emparer du pouvoir au début du Front populaire. Avant d'être rapidement démantelée, elle se rend coupable de crimes et d'attentats terroristes.Une organisation secrèteL'organisation secrète d'action révolutionnaire nationale (Osarn) est mieux connue sous le nom de "Cagoule", sobriquet un rien méprisant que lui donna l'un des dirigeants de l'Action française.En effet, le groupe qui forme la Cagoule, dirigé par l'ingénieur Eugène Deloncle, est issu d'une scission de cette organisation royaliste. Il crée d'abord un parti qui, en juin 1936, se transforme en une organisation clandestine.Elle a en effet tout d'une société secrète : ses membres passent par un rituel d'initiation et prennent des pseudonymes. La Cagoule est organisée comme une armée, avec un état-major et des bureaux. On y trouve aussi des régiments et des bataillons, dont les membres sont armés.L'échec du coup de forceCraignant que le Front populaire ne fasse le lit du communisme, les dirigeants de la Cagoule ont conçu un plan pour s'emparer du pouvoir. Ils en profiteront pour se débarrasser de la République parlementaire et mettre un terme à l'influence des juifs, qu'ils considèrent tous deux come les responsables du déclin du pays.Il leur faut d'abord créer un climat de terreur, pour mettre le gouvernement de Front populaire en difficulté et l'obliger à prendre des mesures impopulaires. C'est pour y parvenir que la Cagoule organise deux attentats à la bombe, dont l'un vise, le 11 septembre 1937, la Confédération générale du patronat français.Le but est aussi de faire accuser les communistes de ces violences. En échange de subsides versés par le régime de Mussolini, la Cagoule fait aussi assassiner deux intellectuels antifascistes, les frères Rosselli.Par ailleurs, les cagoulards ont des intelligences dans l'armée et ont noué des liens avec des officiers, dont certains ont une influence certaine. Le 15 novembre 1937, ils croient leur heure venue. Les dirigeants de l'organisation préviennent les militaires qu'un coup de force communiste est imminent.Mais ces derniers, se rendant compte de l'inexistence de la menace, retirent leur soutien au coup d'État projeté par la Cagoule. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Je vous présente les deux nouveaux podcasts Choses à Savoir !
trailer#1 Choses à Savoir GastronomieApple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-voyage/id1485689141Spotify:https://open.spotify.com/show/6pxhnOnBGPXE462Dwl6Fuo?si=cSMZyQZrSLiQt4_68dW0GQDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/692332#2 Choses à Savoir PlanèteApple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-nature/id1531256576Spotify:https://open.spotify.com/show/73NxNpY0VWosZ1oiu6X2zeDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/1748492 Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'attentat du Petit-Clamart ?
Le 22 août 1962, le général de Gaulle, en route pour sa résidence de Colombey-les-Deux-Églises, échappe par miracle à un attentat sans doute perpétré à l'instigation de l'OAS. On ne peut le comprendre que dans le contexte particulier de la fin de la guerre d'Algérie.Un "traître" à la cause de l'Algérie françaiseQuand le général de Gaulle revient au pouvoir, en juin 1958, il est considéré comme l'homme providentiel par les partisans de l'Algérie française. En effet, ils ne doutent pas qu'il ne mette son immense prestige au service d'une mission qu'ils considèrent comme une cause sacrée.Or, très vite, le premier Président de la Ve République semble s'orienter dans une autre direction. Après le fameux "Je vous ai compris", lancé à Alger, en juin 1958, devant une foule surtout composée d'Algériens d'origine française, de Gaulle parle, en septembre 1959, du droit à l'"autodétermination" pour les Algériens.Cette politique le conduira aux accords d'Évian, en mars 1962, qui reconnaissent l'indépendance de l'Algérie, devenue effective le 5 juillet suivant. Pour les partisans de l'Algérie française, qui fondent l'Organisation Armée Secrète (OAS) en février 1961, le général est donc un traître.Des passagers miraculésUn peu avant 20 heures, ce 22 août 1962, deux voitures quittent l'Élysée en direction de la résidence du général de Gaulle. Dans le premier véhicule, le Président a pris place en compagnie de son épouse et de son gendre, assis à côté du chauffeur.À 20h20, le cortège arrive au carrefour du Petit-Clamart. Des rafales d'armes automatiques se font alors entendre. Le chauffeur accélère, mais la voiture présidentielle est prise en chasse par un autre véhicule.Elle parvient tout de même sans encombre à l'aéroport de Villacoublay. Par miracle, le Président et les autres passagers sortent indemnes de l'attentat.Douze hommes sont bientôt arrêtés. Neuf comparaissent, à partir de janvier 1963, devant la Cour militaire de justice. Leur chef est le lieutenant colonel Bastien-Thiry, qui reproche à de Gaulle l'abandon de l'Algérie française. Reconnu coupable, il sera passé par les armes le 11 mars 1963.Il est plus que probable que l'attentat du Petit-Clamart ait été commandité par l'OAS. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel roi de France règna seulement 5 jours ?
Certains rois de France sont restés très longtemps sur le trône, comme Louis XIV, dont le règne a duré 72 ans. À l'inverse, certains ont régné très peu de temps, le roi Jean Ier, dit le Posthume, détenant à cet égard le record de brièveté.Une situation inéditeQuand Louis X le Hutin, fils aîné de Philippe le Bel, meurt le 5 juin 1316, il n'a pas d'héritier mâle. Depuis que Hugues Capet a fondé la dynastie capétienne, en 987, c'est la première fois que cette situation se produit.Mais le roi a une fille, Jeanne, future reine de Navarre. Même si la loi salique, qui exclut les femmes de la succession au trône, n'est pas encore formellement reconnue, ses partisans font valoir qu'il vaut mieux attendre la délivrance de la reine.En effet, Clémence de Hongrie, seconde épouse de Louis X, est enceinte. En attendant la naissance, l'oncle de l'enfant à venir, Philippe de Poitiers, assure la régence.L'affirmation de la loi saliqueLe 14 ou le 15 novembre 1316, la reine accouche d'un garçon. Mais le nourrisson fragile ne vit que cinq jours. Même s'il s'agit du règne le plus bref de l'histoire de France, Jean Ier est pourtant le seul roi qui régna de sa naissance à sa mort.Comme il naquit après la mort de son père, on lui donna le surnom de "Posthume". La petite Jeanne, fille de Louis X, était en théorie la plus proche du trône. Elle aurait pu devenir reine de France si la loi salique ne l'en avait empêchée.Son oncle avait mis à profit sa régence pour affermir son pouvoir et imposer cette loi, selon laquelle le trône de France ne saurait "tomber en quenouille". Après avoir fait sacrer son prédécesseur, il devint roi sous le nom de Philippe V.40 ans plus tard, un habitant de Sienne, du nom de Giannino Baglioni voulut se faire passer pour Jean Ier. Le roi de Hongrie, neveu de la reine Clémence, la mère du petit roi, le reconnaît. Il finit pourtant par mourir à Naples, en 1362, sans avoir réussi dans sa tentative. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle guerre voulut déclencher Paul Gorgulov ?
Le 6 mai 1932, le Russe Paul Gorgulov assassine le Président de la République, Paul Doumer. Il semble qu'il ait voulu, par cette action spectaculaire, se venger de la France qui, selon lui, n'a pas voulu combattre le pouvoir soviétique.Une vie mouvementéeNé en 1895, Paul Gorgulov entreprend des études de médecine, interrompues par la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est blessé.Farouche opposant des bolcheviks, il s'engage dans les armées blanches, qui les combattent. Puis il s'enfuit en Pologne, avant de se fixer en Tchécoslovaquie. Ayant achevé ses études en 1926, il ouvre un cabinet.Accusé d'avoir commis des viols et pratiqué des avortements clandestins, il est blanchi par la justice. En 1930, il s'installe à Paris, où il exerce la médecine sans en avoir le droit. Sous le coup d'un arrêté d'expulsion, il s'installe à Monaco.Une guerre pour éliminer l'URSSPaul Gorgulov est un ennemi acharné des bolcheviks, qui prennent le pouvoir en Russie lors de la révolution d'octobre, en 1917. C'est pourquoi il se range dans le camp des Russes blancs.Ce sont également ses convictions qui l'amènent à créer un parti Vert, dont le programme est très flou. Gorgulov s'affiche cependant comme un fasciste convaincu, qui ne cache pas sa nostalgie pour la "sainte Russie" d'antan.Il est donc très déçu que la France n'ait pas participé de façon plus active à la lutte contre l'URSS. Ce serait donc pour se venger de cette inaction coupable qu'il aurait décidé d'assassiner le Président de la République. Il aurait aussi reproché aux autorités françaises une politique cde réarmement clairement destinée à s'opposer aux pays fascistes.Certains ont même prétendu que, dans l'esprit de Gorgulov, cet attentat, commis par un Russe, aurait pu déclencher une guerre entre la France et l'URSS, dont cette dernière ne se serait pas relevée.Il est d'ailleurs possible qu'il n'ait pas agi seul, mais sous l'influence d'un compatriote acquis aux idées nazies. Quoi qu'il en soit, Paul Gorgulov fut reconnu pleinement responsable de son crime et guillotiné le 14 septembre 1932. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Mussolini utlisa-t-il « l'épée de l'islam » ?
Malgré les velléités anti-colonialistes du jeune fascisme, qui s'expliquent par les conditions de l'unification italienne au XIXe siècle, Mussolini, une fois au pouvoir, n'a pas manqué de conquérir, lui aussi, un Empire colonial. Or ces possessions sont en partie peuplées de musulmans qu'il lui faut ménager. D'où l'utilisation d'un objet de propagande spécifique, l'"épée de l'Islam".Des colonies à la population musulmaneL'Italie est l'un des derniers grands pays à se doter d'un Empire colonial. Dans sa quête de prestige, Mussolini ne voulait le céder en rien à l'Angleterre et à la France, les deux principales puissances coloniales du temps.Aussi le Duce s'empare-t-il de l'Éthiopie, l'un des très rares pays africains à être demeuré indépendant. Il lui adjoint bientôt ce qu'il est convent d'appeler la Somalie italienne.L'Empire mussolinien s'enrichit ensuite de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine, qui vont former la Libye italienne. Si les colons italiens sont déjà assez nombreux, ils ne forment qu'une petite minorité.En dehors de l'Éthiopie, où la tradition chrétienne remonte très haut dans le passé, les autres colonies italiennes sont surtout peuplées de musulmans. Comment s'attirer leur faveur ?Une mise en scène théâtraleLe Duce s'y entend en matière de propagande. Aussi invente-t-il, pour se gagner les masses musulmanes de la Libye, une de ces mises en scène théâtrales dont il a le secret.Les 2.000 cavaliers arabes qui, le 18 mars 1937, l'attendent, à l'entrée de Tripoli, la capitale de la Libye, voient surgir Mussolini au sommet d'une dune de sable. Il est fièrement campé sur son cheval et brandit une épée, qu'en un geste grandiloquent il pointe vers le ciel.C'est l'"épée de l'Islam". Malgré son nom, elle a été fabriquée en Italie. Mais elle lui est tendue par un Berbère. C'est donc un représentant de la population musulmane qui lui remet cette arme, symbole de la protection que, dès lors, le dictateur étend sur elle.Pour paraître en majesté aux yeux du monde, Mussolini a fait supprimer des photos prises le Libyen qui tenait la bride de son cheval. Sa présence aurait pu faire penser que le Duce était un piètre cavalier... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel exploit fut réalisé par Annie Edson Taylor ?
Annie Edson Taylor est la première personne à avoir descendu les chutes du Niagara enfermée dans un tonneau et à avoir survécu à cette chute vertigineuse. Mais elle ne tira guère de profit de son exploit.Un plongeon dans un tonneauNée en 1838, Annie Edson Taylor eut une vie assez mouvementée. Orpheline de père à 12 ans, elle perd son mari après quelques années de mariage. Institutrice puis professeur de danse, elle change souvent d'emploi.Aussi, parvenue à l'âge de la retraite, elle doit s'assurer une certaine sécurité financière en prévision de ses vieux jours. Pour cela, elle trouve une solution pour le moins originale.Elle décide, le 24 octobre 1901, de descendre les chutes du Niagara enfermée dans un tonneau. Elle en fait fabriquer un sur mesure. En chêne, le baril est renforcé par des éléments métalliques et équipé d'un matelas, pour amortir les chocs. Des trous sont ménagés, pour lui permettre de respirer.Annie prend place à l'intérieur du tonneau, dont le couvercle est vissé. Le baril est laissé sur l'eau, un peu avant les chutes. Puis il plonge dans la cataracte.Une vingtaine de minutes plus tard, le tonneau est récupéré. Annie Edson Taylor n'est pas blessée, hormis une petite coupure à la tête.Un exploit peu rentableAnnie Edson Taylor devenait ainsi la première personne à survivre à un plongeon dans les chutes du Niagara. Elle espérait donc tirer du profit de son exploit.Mais ses espoirs furent déçus. Au départ, elle fait des conférences sur son aventure et gagne un peu d'argent. Mais il lui est dérobé par l'agent qu'elle avait embauché pour promouvoir sa téméraire entreprise.Le tonneau lui-même, qu'elle pensait utiliser pour sa publicité, lui est volé. Elle dépensera une partie de ses économies pour le retrouver, avant de le perdre à nouveau.Annie Edson Taylor usera de tous les moyens possibles pour exploiter financièrement sa descente des chutes du Niagara. Elle ouvre un stand sur place, pour les touristes et entreprend de raconter son aventure dans un roman et un film. Mais rien n'y fait. Elle meurt dans la misère en 1921. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui fut le prêtre travesti de la cour de Louis XIV ?
Sous le règne de Louis XIV, l'abbé François-Timolèon de Choisy défraya la chronique. Il aimait la toilette féminine et passait une partie de son temps habillé en femme. À la fin de sa vie, pourtant, il adopta un comportement tout différent.Un curieux abbéla mère du futur abbé de Choisy prit très tôt l'habitude d'habiller son fils comme une fille. Ambitieuse, elle réussit à l'introduire dans l'entourage du jeune Monsieur, le frère de Louis XIV, que sa mère, la régente Anne d'Autriche, affublait aussi d'habits féminins.Durant toute une partie de sa vie, François de Choisy continua de se travestir en femme. Même quand il devient en 1663, un abbé commendataire. Il n'est pas prêtre, mais sa nouvelle charge ne l'exige pas. Il tire les revenus de ce bénéfice ecclésiastique, sans exercer aucune des fonctions habituelles de l'abbé.À la mort de sa mère, en 1669, il hérite de sa garde-robe. Paré de ses plus beaux atours et étincelant de bijoux, il s'installe dans un quartier de Paris, où il se fait passer pour une certaine Madame de Sancy.Mais sa nouvelle identité ne trompe pas ses contemporains, qui n'y voient d'ailleurs pas malice. L'abbé en jupons va même jusqu'à simuler un mariage avec une de ses maîtresses, lui en femme, elle en homme.Plus tard, installé en province, l'abbé de Choisy prendra le nom de comtesse des Barres.Une véritable conversionMais, sous cette apparence frivole, se cachait un autre homme. En effet, l'abbé de Choisy écrivit nombre d'ouvrages sérieux, dont une copieuse histoire de l'Église.En 1683, après une maladie qui l'a rapproché de la mort, il met un terme à ses fredaines. Il décide de faire une retraite d'un an dans un couvent parisien.Deux ans plus tard, il participe à une mission diplomatique au Siam, auprès du chevalier de Chaumont. Au cours de son séjour, il se fait ordonner prêtre. À son retour, il devient chanoine et prieur d'une importante abbaye.On était loin des "Mémoires de l'abbé de Choisy habillé en femme", qu'il prétend avoir écrit, ce dont certains historiens doutent d'ailleurs. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que s'est-il passé à la falaise des Suicides ?
En juin 1944, Saipan, petite île de l'archipel des Mariannes, est le cadre de terribles combats. Elle est en effet un enjeu stratégique pour les Américains. Des milliers de civils reculent alors devant l'avance ennemie et sautent d'une falaise appelée depuis lors la "falaise des Suicides".Une bataille acharnéePour les Américains, la possession de l'île de Saipan, dans les Mariannes, est essentielle. Elle mettrait le Japon à la portée de leurs avions. C'est d'ailleurs d'une petite île voisine que décolla le bombardier qui allait larguer une bombe atomique sur Hiroshima.Les Américains ne lésinent donc pas sur les moyens pour s'emparer de l'île. Le 13 juin 1944, elle est l'objet d'un pilonnage intensif; pas moins de 165.000 obus sont tirés dans sa direction.Deux jours plus tard, les soldats américains débarquent. Ils rencontrent une résistance opiniâtre. Quand elle s'achève, le 9 juillet, environ 24.000 soldats japonais ont trouvé la mort.La falaise fataleAu nord de l'île de Saipan, se dressent de hautes falaises escarpées. Des milliers de civils fuient devant les soldats américains. Mais leur course s'arrête devant les falaises.Plutôt que de tomber aux mains des soldats ennemis, environ 8.000 civils, des hommes, des femmes et des enfants, se jettent dans le vide. D'où le nom de "falaise des Suicides" qu'on aurait donné à l'endroit où se serait déroulé le drame.Si les Japonais se sont comportés de cette manière, c'est qu'une propagande intensive dépeignait les soldats américains sous les couleurs les plus noires. D'après les autorités, ils auraient l'habitude de violer et de tuer les femmes et de manger les enfants.De son côté, l'empereur avait promis aux Japonais préférant la mort à la reddition à l'ennemi les mêmes honneurs célestes que ceux qui attendaient les soldats morts au combat.Dans des bateaux arrêtés au pied de la falaise, des interprètes munis de porte-voix essayèrent de dissuader les habitants de sauter. Mais rien n'y fit. Rien non plus ne put empêcher de très nombreux civils de participer aux attaques suicides que les Japonais menèrent contre les Américains à la fin de la bataille de Saipan. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Paris doit beaucoup à Gabriel Nicolas de La Reynie ?
À la faveur d'une réforme ambitieuse de la police, menée à bien par Colbert, à la demande de Louis XIV, Gabriel Nicolas de La Reynie devient le premier lieutenant général de police. Dans cette fonction, qu'il assume durant trente ans, il prend des mesures dont les Parisiens actuels peuvent encore lui être redevables.La centralisation de la policeIssu d'une famille de la petite noblesse limousine, La Reynie naît en 1625. Devenu maître des requêtes au Conseil d'État, il est remarqué par Colbert, le tout-puissant ministre du Roi-Soleil.En 1667, il en fait le premier titulaire d'une nouvelle charge, la lieutenance générale de police. Jusque là, la police relevait de plusieurs services. Le lieutenant civil et le lieutenant criminel, s'estimant tous deux en charge de la police parisienne, se livraient une féroce guerre d'influence.Mais d'autres organismes avaient aussi leur mot à dire : les commissaires, chacun à la tête d'un quartier, le Parlement de Paris ou encore les juridictions ecclésiastiques.Profitant de circonstances favorables, la réforme initiée par Colbert, en 1667, centralise la gestion de la police parisienne, la confiant à un seul personnage, le lieutenant général de police.Une ville plus sûre et plus salubreAu XVIIe siècle, la "police" était entendue dans un sens beaucoup plus large qu'aujourd'hui et bien plus proche de son étymologie, qui signifiait "administration d'une ville".Aussi La Reynie prend-il bien sûr des mesures pour maintenir l'ordre. Il embauche des agents plus qualifiés, crée un réseau d'indicateurs et réforme le guet, cette milice chargée d'assurer la sécurité des Parisiens.De nos jours, il est surtout connu pour avoir mis fin à la célèbres cour des miracles. Des milliers de brigands y menaient en toute impunité une vie autonome, sous l'empire de leurs propres lois.Mais le lieutenant général de police a aussi voulu faire de Paris une ville plus salubre et plus agréable à vivre. Sous son impulsion, la cité, équipée de milliers de lanternes, devint déjà la "ville lumière". Il lutte aussi contre les incendies et les inondations et nettoie les rues de la boue et des immondices qui les empuantissaient. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel acte symbolique fut réalisé par Charles Godefroy ?
Le 7 août 1919, l'aviateur Charles Godefroy engage son avion sous la voûte de l'arc de triomphe de l'Étoile, à Paris. Cet acte symbolique devait venger l'humiliation subie par les aviateurs lors du défilé militaire du 14 juillet précédent.Pour venger un affrontLa parade militaire organisée sur les Champs-Élysées, ce 14 juillet 1919, était la première depuis la victoire de 1918. Aussi les Parisiens et les militaires désignés pour y participer attendent-ils cet événement avec impatience.Mais certains d'entre eux éprouvent une vive déception, Il s'agit des aviateurs, à qui les autorités imposent de défiler à pied. Pour ces "héros de l'air", c'est une véritable provocation.Avant le défilé, des aviateurs se concertent, cherchant un moyen de venger l'affront. Ils désignent alors l'un d'entre eux, Jean Navarre, un as de l'aviation, le chargeant de passer sous l'arc de triomphe de l'Étoile, au nez et à la barbe des autorités.Mais le pilote se tue au cous d'un vol d'essai, le 10 juillet 1919. Aviateur chevronné, titulaire de la croix de guerre, Charles Godefroy prend alors sa place.Un vol sous l'arc de triomphePasser sous l'arc de triomphe aux commandes de son avion paraissait alors un impossible exploit. Guynemer lui-même y avait renoncé, considérant qu'une fois en vue du monument, on ne distinguait plus le passage.Pourtant, Charles Godefroy tente l'aventure, ce 7 août 1919. Tôt le matin, il décolle de l'aérodrome de Villacoublay. Peu après, il aborde Paris par la porte Maillot et, enfilant l'avenue de la Grande-Armée, il arrive en vue de l'arc de triomphe.Il vole alors à 15 mètres du sol, à une vitesse d'environ 150 km/h. Il fait le tour du monument à deux reprises, puis, perdant de l'altitude, s'engage de biais sous l'étroite voûte.Effrayés par l'avion, qui vole très bas, des passants s'enfuient et les passagers d'un tramway se jettent à terre. Prévenus, des photographes et des cinéastes immortalisent l'exploit.Godefroy regagne sa base, comme après un vol ordinaire. Au total, il n'aura duré qu'une demi-heure. Bien que désapprouvant sa tentative, les autorités ne lui infligeront qu'un simple avertissement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Jeanne d'Arc s'habillait-elle en homme ?
On sait que Jeanne d'Arc conduisit son armée au combat revêtue d'une armure et habillée en tous points comme un homme, dont elle avait même adopté la coiffure. Mais pourquoi choisit-elle une tenue qui constituait l'une des principales accusations portées contre elle ?Un habit masculin plus pratiqueQuand, à un moment donné, Jeanne d'Arc réside à la Cour de Charles VII, elle porte une robe, comme toutes les femmes qui l'entourent.Mais, dès qu'elle se transforme en chef de guerre et mène ses hommes au combat, elle emprunte leur tenue. La première raison est d'ordre pratique.En effet, on ne voit pas comment la jeune fille aurait pu se mettre en selle commodément et chevaucher de longues heures si elle devait porter les longues robes qui forçaient les femmes de cette époque à monter en amazone.Par ailleurs, une tenue féminine n'aurait pas été compatible avec le port d'une épée et d'une armure. Enfin, Jeanne avait besoin d'être crédible auprès de soldats qui n'auraient pas apprécié d'être conduits par une femme arborant sa guimpe et sa houppelande sur le champ de bataille.Une grave accusationor, le fait de s'habiller en homme n'était pas du tout anodin pour Jeanne d'Arc. Ce costume constitue même, pour ses juges, l'un des principaux chefs d'accusation.En effet, chacun, au Moyen-Âge, devait rester à la place que Dieu lui avait assignée. Prendre les habits d'un homme, pour une femme, était considérée comme une tentative de bouleverser l'ordre social.Une telle audace ne pouvait lui être inspirée que par le diable. En s'habillant en homme, Jeanne d'Arc montrait aux yeux de tous qu'elle ne pouvait être qu'une sorcière.À la fin de son procès, ses juges la convainquent d'abandonner ses vêtements masculins. À ce prix, elle échappera au bûcher. Peu de temps après, pourtant, elle reprend ses habits d'homme.La voilà retombée dans son erreur, relapse comme on dit alors. Dès lors, elle est condamnée. Or, comme les Anglais avaient besoin de la voir périr sur le bûcher, comme sorcière, pour discréditer Charles VII, on a soupçonné certains de ses juges de lui avoir enlevé ses vêtements féminins. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Jean Jaurès a-t-il participé à un duel au pistolet ?
Socialiste et antidreyfusard, Jean Jaurès est aussi un pacifiste convaincu. Ce qui ne l'a pas empêché de se battre en duel, notamment contre Paul Déroulède, dont le nationalisme débridé en faisait l'un des leaders de la droite française du début du XXe siècle.Un militant socialiste souvent attaqué par la droiteLes convictions et la notoriété de Jean Jaurès l'exposaient aux attaques de la droite nationaliste. Militant socialiste depuis sa jeunesse, il participe à la fondation, en 1905, de la Section française de l'internationale ouvrière, ou SFIO.Homme de gauche et partisan de la séparation de l'Église et de l'État, il se disait aussi opposé à la guerre. De telles prises de position ne pouvaient que heurter des nationalistes pour qui la revanche contre l'Allemagne était le premier article de leur crédo politique.Aussi Jean Jaurès était-il habitué aux insultes de la droite. Mais, en 1904, les propos de Paul Déroulède, fondateur de la Ligue des Patriotes, le mettent hors de lui. Il l'accuse en effet de faire "le jeu de l'étranger".Un duel entre Jaurès et DéroulèdeJaurès répond alors aux attaques de Paul Déroulède en le provoquant en duel. Ce qui peut sembler paradoxal pour un pacifiste.Mais le militant socialiste a de plus en plus de mal à tolérer des attaques parfois calomnieuses, dont certaines s'en prennent même à sa famille. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Jean Jaurès se bat en duel.En 1894, il affronte ainsi le ministre Louis Barthou, qui l'avait traité de menteur. Ainsi, le 6 décembre 1904, Jaurès et Déroulède se retrouvent non loin de la frontière espagnole.En principe, ni la France ni l'Espagne, où Déroulède s'est exilé, n'autorisent les duels. Mais les autorités françaises ferment souvent les yeux sur ces combats d'honneur.Aussi les deux hommes se retrouvent-ils non loin de la frontière espagnole. Armés de leurs pistolets, ils se mettent en position et s'éloignent du nombre de pas requis. Deux coups de feu sont échangés, qui ne blessent aucun des duellistes. De son côté, Jean Jaurès avait tiré à terre, geste qui conciliait sa volonté de répondre aux attaques et son refus de la violence. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'hôtel Florida à Madrid fut célèbre ?
A priori, l'hôtel Florida, à Madrid, était un hôtel de luxe assez semblable aux autres. Mais, durant la guerre civile espagnole, il servit de lieu d'hébergement aux intellectuels antifascistes, souvent venus de l'étranger, et aux correspondants de guerre. D'où sa célébrité.Un hôtel de prestigeInauguré en février 1924, l'hôtel Florida s'élevait en plein centre de Madrid, non loin de la Gran Via, l'une des artères principales de la ville, dont le tracé n'était pas complètement achevé.Son architecte, à qui l'on doit de nombreuses constructions madrilènes, n'avait pas lésiné sur le marbre qui ornait la façade.En effet, l'hôtel avait tout d'un palace. Ses 200 chambres étaient, pour l'époque, à la pointe du confort. Chacune disposait d'une salle de bain, de toilettes et du téléphone. Et l'hôtel était doté du chauffage central.Cet hôtel prestigieux fut rasé en 1964. Sur son emplacement, on construisit des grands magasins.Le lieu de rendez-vous des intellectuels antifascistesLes journalistes qui couvraient la guerre civile espagnole, qui dure de 1936 à 1939, avaient coutume de descendre à l'hôtel Florida. On y trouvait aussi bien le correspondant de la "Pravda", l'organe du parti communiste soviétique, ou de journaux anglais ou américains, comme le "New York Times" ou le "Daily Telegraph".Dans les couloirs, ils croisaient des intellectuels aux sympathies antifascistes, qui se donnaient eux aussi rendez-vous à l'hôtel madrilène.On y trouvait ainsi Ernest Hemingway, qui venait là en compagnie de Martha Gellhorn, sa maîtresse et future épouse, journaliste elle aussi. Dans une nouvelle écrite à l'hôtel Florida, l'écrivain décrit le fracas des bombardements qui, à intervalles réguliers, secouaient la ville.André Malraux fréquentait aussi l'hôtel. Entre autres raisons, il était venu en Espagne pour former, avec des volontaires internationaux, la fameuse escadrille Espana, qui prit sa part dans les luttes de la guerre civile.Animé par ses convictions de gauche, George Orwell, l'auteur de "1984" ne venait pas seulement en Espagne pour écrire des articles. Les armes à la main, il participait aux combats, logeant de temps à autre, lui aussi, à l'hôtel Florida. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la guerre de l'oreille de Jenkins ?
La guerre de l'oreille de Jenkins, du nom du capitaine d'un navire britannique, oppose la Grande-Bretagne à l'Espagne de 1739 à 1748. Elle s'inscrit dans le cadre plus large de la guerre de Succession d'Autriche qui, de 1740 à 1748, voit s'affronter deux coalitions, dont l'Espagne et la Grande-Bretagne font partie.Une rivalité commercialeLa guerre de l'oreille de Jenkins représente l'un des épisodes de la séculaire rivalité commerciale qui oppose Anglais et Espagnols. À la tête d'un vaste Empire colonial, chacune de ces nations s'efforce en effet de contrôler les principales routes commerciales.En 1713, l'Espagne concède pourtant des facilités commerciales à sa rivale. Mais ce privilège, ou "asiento", était mal accepté en Espagne, où on l'accusait notamment de favoriser la contrebande.Son application, souvent contestée, fut ainsi l'occasion de divers conflits, qui opposèrent les deux pays, de façon sporadique, de 1718 à 1729.Une nouvelle guerre éclate en 1739. Elle devait durer jusqu'en 1748. Son prétexte fut la fâcheuse mésaventure survenue au capitaine d'un bateau anglais de contrebande, un certain Jenkins.L'officier espagnol qui avait arraisonné son navire lui coupa en effet une oreille. D'où le nom qu'on donna au conflit, déclenché quelques années plus tard :"guerre de l'oreille de Jenkins".Les épisodes marquants du conflitPlusieurs épisodes marquent ce conflit. En décembre 1739, une escadre anglaise s'empare du port de Portobelo, en Nouvelle-Grenade, aujourd'hui le Panama. Les entrepôts et les fortifications sont détruits.D'autres affrontements ont lieu en Floride, qui est alors une possession espagnole. Des combats sporadiques opposent les Espagnols à leurs voisins anglais de Géorgie, qui assiègent la ville de Saint-Augustine.D'autres actions sont encore à signaler, comme l'expédition d'Anson, qui s'en prend aux possessions espagnoles du Pacifique ou le siège de Carthagène des Indes en 1741, dans l'actuelle Colombie, que les Anglais sont obligés d'abandonner.Le traité d'Utrecht, qui, en 1713, met fin à ce conflit, comme à la guerre de Succession d'Autriche, rétablit le "statu quo ante". L'Espagne garde donc le contrôle de la mer des Caraïbes. La Grande-Bretagne n'a rien gagné à ces hostilités, sinon le maintien de l "asiento". Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Clairvius Narcisse est-il vraiment revenu à la vie ?
Les zombies font partie intégrante du folklore et de la religion haïtiens. Ces "morts-vivants", aux yeux fixes et à la démarche mécanique, sont à l'origine de nombreux récits. L'un d'eux relate l'expérience insolite du Haïtien Clairvius Narcisse.Un mort qui réapparaîtClairvius Narcisse, un citoyen haïtien, se rend dans l'hôpital de la vile de Deschapelles, à Haïti. Il est fiévreux et sent des fourmillements dans tout son corps.Le 2 mai 1962, deux jours après son admission, il succombe à sa maladie. Il est enterré dès le lendemain, dans un village voisin.Or, en 1980, soit 18 ans après ces événements, un homme se présente à la sœur de Clairvius Narcisse. Il prétend être son frère, celui-là même qu'on a enterré 18 ans plus tôt.Il aurait été la victime d'un sorcier vaudou, qui l'aurait enduit d'une "poudre de zombie". Ainsi, il aurait pu être enterré vivant, tout en restant conscient, puis déterré, avant d'être conduit à une plantation, où il aurait été contraint de travailler durant 2 ans. Il aurait pu s'évader grâce à un surveillant.L'action de la "poudre de zombie"Certains scientifiques se sont intéressés au cas de Clairvius Narcisse et, d'une manière générale, à ces récits de "morts-vivants" rapportés par le folklore haïtien.Pour eux, l'état de sidération, la perte de conscience et l'apparente paralysie qui seraient le propre des morts-vivants seraient dus aux effets de la fameuse "poudre de zombie".Elle serait composée de végétaux, d'os humains broyés et de produits animaux, prélevés notamment sur le poisson-globe. Mais le composant essentiel est un puissant paralysant, la tétrodotoxine, qu'on trouve dans le corps de certains animaux. Il agirait avec infiniment plus de force que la cocaïne ou même le cyanure.Imprégnant ses chaussures et ses vêtements, le poison, exactement dosé, aurait pénétré peu à peu dans l'organisme de Clairvius Narcisse. C'est son action qui expliquerait en partie la perte de mémoire et l'obéissance mécanique de ce zombie et des autres morts-vivants.Mais l'administration d'autres drogues et la crainte du "bokor", le sorcier vaudou, joueraient aussi un rôle dans le maintien de cet état particulier. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Subhas Chandra Bose s'est allié avec Hitler ?
Leader nationaliste, membre et dirigeant du Congrès national indien, le parti de Gandhi et Nehru, Subhas Chandra Bose n'hésite pas, durant la Seconde Guerre mondiale, à s'allier aux puissances de l'Axe. Mais pourquoi cet homme politique, encore honoré dans son pays aujourd'hui, a-t-il pris une telle décision ?Le combat pour l'indépendance de l'IndeNé, en 1897, au sein d'une famille aisée, Subhas Chandra Bose fait de bonnes études, qui le vouent à une carrière de haut fonctionnaire au sein de l'administration coloniale britannique.Mais, très vite, le jeune homme décide de se consacrer à une cause qui lui tient à cœur : l'indépendance de son pays. Dès lors, ses actions le conduisent plusieurs fois en prison, où il contracte la tuberculose.Il intègre également le parti du Congrès, qui réclame le départ des Anglais et l'indépendance de l'Inde. Mais la non violence prônée par Gandhi ne lui paraît pas suffisante pour chasser les Britanniques.Il s'oppose donc au mahatma et doit quitter le parti. Dès lors, une seule chose compte pour lui : trouver le moyen de mettre fin à ce qu'il considère comme l'occupation de son pays.L'allié de l'Allemagne nazie et du JaponIl recherche donc des alliés pour l'aider à débarrasser l'Inde de la présence étrangère. Et la nature de leur régime lui importe peu.S'échappant de sa prison, en janvier 1941, il réussit ainsi à gagner l'Allemagne nazie. Avec l'aide d'Himmler, le bras droit d'Hitler, il crée la Légion SS de l'Inde Libre, dont les membres sont des prisonniers de guerre indiens et pakistanais.Le but de cette milice était de combattre les Anglais. Devant les réticences d'Hitler, cependant, l'initiative tourne court. Avec la complicité des Allemands, Subhas Chandra Bose réussit alors à gagner le Japon.Faisant mine de lutter contre le colonialisme occidental, ce pays lui paraît en effet un allié tout indiqué. Avec son aide, il constitue un Gouvernement provisoire de l'Inde libre, ainsi qu'une armée, avec laquelle il participe à des combats contre les Alliés.Le nationaliste indien aurait trouvé la mort dans un accident d'avion, le 18 août 1945, mais son corps n'a jamais été formellement identifié. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la véritable histoire des Dalton ?
Maladroits et malchanceux, les Dalton sont les acolytes bien connus de Lucky Luke, le célèbre cow-boy du Far West imaginé par Morris. Pour créer ses personnages, le dessinateur s'est inspiré de la vie des vrais frères Dalton.Une famille ordinaireLes quatre Dalton qui vont défrayer la chronique de l'Ouest américain, Bob, Grat, Bill et Emmett, sont nés dans une fratrie de 15 enfants. Mariés en 1851, les parents sont laborieux. Le père tient un bar et les deux époux, aidés de leurs nombreux enfants, cultivent la terre, d'abord dans le Missouri puis dans l'Oklahoma.Puisée dans les préceptes de la Bible, l'éducation donnée à leur progéniture est rigoureuse. Elle semble porter ses fruits, puisque deux des fils font des études supérieures, tandis qu'un autre, Frank, devient un marshall, autrement dit un officier de police fédéral.Mais le sort s'acharne bientôt sur la famille. Le père, alcoolique, quitte le foyer conjugal, laissant sa femme dans la pauvreté. En 1887, le frère shérif est abattu par un voleur de chevaux.Une vie de hors-la-loiCe meurtre fait vaciller la foi des frères Dalton en la justice. Dans un premier temps, Grat reprend pourtant le poste de son frère et s'adjoint les services d'Emmett. De son côté, Bob dirige la police d'une tribu indienne.Il semblerait que les frères Dalton, payés de manière irrégulière par le gouvernement, aient rançonné quelques commerçants ou aient même volé des chevaux.Sans doute attirés par l'appât du gain, ils désertent définitivement le camp de la loi. Entre 1890 et 1892, Bob, Grat et Emmett sévissent d'abord au Nouveau-Mexique puis en Californie, tandis que leur frère Bill forme sa propre bande.Il détroussent d'abord les joueurs d'un saloon, puis sont accusés, sans preuves formelles, de l'attaque d'un train, dont ils auraient tué le conducteur. C'est d'ailleurs dans cette activité qu'ils se spécialisent, renseignés par une informatrice.Recherchés activement par la police, trois des frères Dalton décident, en octobre 1892, de braquer des banques dans la petite ville de Coffeyville, dans le Kansas. Mais les bandits sont reconnus par des habitants, qui abattent dans la rue Bob et Grat. Seul Emmett en réchappe. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.