
Choses à Savoir HISTOIRE
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Pourquoi le stakhanovisme est-il né d'un mensonge ?
Méthode de propagande mise au point durant l'ère stalinienne, le stakhanovisme conduit à une forte augmentation de la production, tout en ayant des effets pervers. Mais il est probable que l'exploit qui en est à l'origine fut en partie arrangé pour les besoins de la cause.Les prouesses d'un mineurNé en 1906, le mineur Alekseï Stakhanov commence à travailler, en 1927, dans une mine de charbon du Donbass. Le 31 août 1935, il aurait extrait, en six heures de travail, 102 tonnes de charbon. Soit environ 14 fois plus que le norme d'extraction fixée pour ce minerai.Quelques mois plus tard, en septembre, il bat son propre record, en parvenant à extraire, à lui seul, 227 tonnes de charbon. La propagande soviétique s'empare aussitôt de ces prouesses.Elle encourage l'émulation des autres travailleurs, l'exploit du mineur du Donbass devenant une véritable méthode d'exploitation, le "stakhanovisme".Des concours sont organisés et, dans tous les secteurs de l'économie, chacun essaie de rivaliser avec Stakhanov. Ces efforts individuels ne sont sans doute pas étrangers à la forte augmentation de la productivité qu'on enregistra à la fin des années 1930.Fêté par le régime et montré en exemple, Stakhanov est décoré et promu à la direction d'une mine.Un exploit arrangéIl apparaît aujourd'hui que l'exploit de Stakhanov doit être relativisé. En effet, il est probable que le régime a monté de toutes pièces cette prétendue prouesse.De fait, elle ne repose que sur l'action individuelle de Stakhanov. Or, il semble bien qu'il ait été aidé, dans sa tâche, par des mineurs qui soutenaient les parois et d'autres qui ont participé à l'évacuation du charbon.Pourtant, le travail d'un mineur russe, à cette époque, comportait bien toutes ces tâches. Quoi qu'il en soit, le stakhanovisme n'eut pas que des effets positifs.Ainsi, le rythme intensif de travail qu'il supposait aurait conduit à une usure prématurée des matériels. Il se serait aussi traduit par une détérioration des conditions de travail, avec des journées plus lourdes et des sanctions pour les travailleurs ne dépassant pas les quotas de production. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-gaming/id1614359335Spotify:https://open.spotify.com/show/5BzWe50r3lOSY5cOsFj5oj?si=2e765f85c9e7482eDeezer:https://deezer.com/show/3505927Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vY2hvc2VzYXNhdm9pcmdhbWluZw%3D%3D Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le scandale des avions renifleurs ?
L'affaire des "avions renifleurs", révélée par "Le canard enchaîné", provoqua, à partir de 1983, un véritable scandale politico-financier, dans lequel furent impliquées des responsables de haut rang.Un avion qui a du flairLe stratagème qui donnera naissance à cette affaire est imaginé par un réparateur de télévisions italien, Aldo Bonassoli, et un ingénieur belge, Alain de Villegas. C'est dans le château de celui-ci que les deux hommes mèneront de supposées recherches.Vers le milieu des années 1970, les deux compères prétendent avoir mis au point un avion d'un genre particulier. En effet, le simple survol d'une zone par cet appareil lui permettrait de repérer les gisements pétrolifères qu'elle pourrait receler.Le résultat s'afficherait aussitôt sur un tableau. Les deux hommes prétendent que leur avion peut aussi détecter des nappes phréatiques et même des sous-marins.Aussi ne tardent-ils pas à intéresser le groupe Elf à leur invention. Elle semble très intéressante à ses responsables à un moment où, après le premier choc pétrolier, il devient urgent de trouver d'autres sources d'approvisionnement.Les deux inventeurs trouvent également des soutiens dans les milieux politique et bancaire. En juillet 1976, un contrat est signé, avec l'aval, semble-t-il, du Président Giscard d'Estaing et du Premier ministre Raymond Barre.Une supercherie vite éventéeMais des doutes vont très vite se faire jour. En effet, d'après les indications de Bonassoli et Villegas, Elf entreprend des forages en Afrique du Sud. Mais ils ne révèlent aucune trace de pétrole.Par ailleurs, on apprendra que les gisements prétendument découverts en survolant la rase de Brest l'auraient été grâce à des renseignements que possédaient déjà les deux inventeurs. En outre, on s'aperçoit que le tableau censé révéler la présence des gisements est truqué.Le scandale éclate au grand jour en 1983, révélé par un journaliste du "Canard enchaîné". Comme l'affaire semble d'importance, le gouvernement réunit une commission d'enquête.Elle blanchit Valéry Giscard d'Estaing, mais épingle Raymond Barre, qu'elle accuse d'avoir cherché à étouffer l'affaire. Quant aux inventeurs, ils ressortent ruinés de ce scandale. Aldo Bonassoli reprendra même son activité de réparateur de télévisions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un carnet de bal ?
Le carnet de bal était l'accessoire indispensable des bals mondains du XIXe et du début du XXe siècle. Devenu, avec le temps, un véritable objet d'art, il a revêtu plusieurs formes.Un aide-mémoire très utileLes bals organisés par les grandes familles de l'aristocratie ou de la bourgeoisie étaient des événements mondains où il fallait se montrer. Ils permettaient d'assurer son rang dans la société et de marquer les débuts "dans le monde" des jeunes filles à marier.Les danseuses ne se séparaient pas de leur carnet de bal. Apparu vers 1820, cet accessoire leur servait en quelque sorte d'aide-mémoire.Le bal était organisé avec soin, et le programme de danses qui le composait était publié à l'avance, dans l'ordre de leur déroulement. Ainsi, la danseuse pouvait inscrire, en regard de chaque danse, le nom du cavalier qu'elle avait agréé.Certains carnets de bal avaient une autre utilité pour les danseuses novices. Ils reprenaient en effet les principales figures de certaines danses.Un véritable objet d'artAu début, le carnet de bal n'est pas vraiment un accessoire en soi. En effet, la danseuse se sert de son éventail, au dos duquel elle inscrit le nom de son cavalier.Mais, au fil du temps, le carnet de bal devient un véritable objet d'art, fabriqué et décoré avec beaucoup de soin. Il est confectionné dans des matières précieuses, comme la nacre, l'argent, l'ivoire ou l'écaille.Ce petit carnet est souvent orné de tableautins ou de délicates miniatures. S'il prend cette forme de carnet, il comporte alors autant de feuillets que de danses. Sur chacun d'eux, la danseuse inscrit le nom de son cavalier au moyen d'un petit crayon relié au carnet par un fin cordon.Mais ce "carnet" de bal se réduit souvent à un carton imprimé, où sont précisés l'ordre des danses et les engagements pris, pour chacune d'entre elles, par la danseuse.À l'époque de la Monarchie de Juillet et du Second Empire, ce carton de bal prenait la forme d'une carte de porcelaine, qui devint l'accessoire indispensable des bals à la mode. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le massacre de Katyn ?
Le massacre, en 1940, de milliers d'officiers polonais par les Soviétiques, dans la forêt de Katyn, a longtemps été nié par l'URSS. Il s'inscrit sans doute dans la politique de soviétisation menée par les dirigeants russes dans ces territoires de l'Ouest.La Pologne doublement envahieEn août 1939, l'Allemagne nazie et l'URSS signent un pacte de non agression. Ce pacte germano-soviétique contient une clause secrète, selon laquelle les Russes pourront envahir la partie orientale de la Pologne, après que l'Allemagne lui aura déclaré la guerre.Le 17 septembre, alors que les troupes allemandes progressent depuis deux semaines dans le pays, les Soviétiques entrent à leur tour en Pologne. Ils ne lui déclarent pas la guerre, mais motivent leur intervention par la nécessité de protéger les minorités ukrainienne et biélorusse vivant en Pologne.Déjà décimée par l'attaque allemande, l'armée polonaise décide de n'opposer aucune résistance aux Russes. Les Polonais se rendent donc, et les Soviétiques capturent environ 250.000 hommes.Le massacre des officiers polonaisLes prisonniers sont regroupés dans de vastes camps. Les simples soldats sont relâchés assez rapidement. Mais le sort des officiers est plus tragique. Plus de 20.000 sont aux mains des Soviétiques.Dans la première quinzaine de mai 1940, une partie de ces officiers est transférée depuis les camps de détention jusqu'à la forêt de katyn, près de Smolensk. Là, les militaires sont emmenés devant des fosses communes et exécutés d'une balle dans la nuque.En 1943, plus de 4.000 corps sont retrouvés par l'armée allemande, qui a déclaré la guerre à la Russie et progresse alors sur son territoire. Les Allemands accusent les Russes d'avoir perpétré ce massacre. Il faudra attendre 1990 pour que l'URSS reconnaisse son implication dans ces crimes.Si Staline a ordonné l'exécution de ces officiers, c'est sans doute pour éliminer les membres d'une élite polonaise peu réceptive à la propagande soviétique et susceptible d'organiser une éventuelle résistance à l'invasion russe.Dans le but de justifier ces meurtres auprès de la population russe, ces officiers étaient présentés comme des aristocrates, exploiteurs du peuple et imbus de leurs privilèges. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on du guerre des Gaules ?
Ce que nous appelons la guerre des Gaules, d'après le titre du livre que Jules César lui-même consacra à ce conflit, désigne une série de batailles et de conquêtes, entre 58 et 51 avant J.-C., qui étendent la domination romaine sur l'ensemble de la Gaule.Les Gaules avant CésarOn peut dire que c'est en l'unifiant sous la férule romaine que César créa ce qu'on peut dès lors appeler la Gaule. Avant lui, il est plus conforme à la vérité historique de mettre le mot au pluriel.Et, bien avant César, ces Gaules, dont le territoire ne se limite d'ailleurs pas à celui de la France actuelle, avaient déjà subi le joug ou l'influence des Romains.C'est d'abord le cas de la Gaule cisalpine, qui s'étend sur une partie de l'Italie du Nord. Elle est dominée par les Romains dès le début du IIe siècle avant notre ère.Conquise entre 122 et 118 av. J.-C., mais ne devenant une composante de la République romaine que vers 70 avant notre ère, la Gaule transalpine, appelée aussi Gaule narbonnaise, correspond à une partie du sud de la France actuelle.Les étapes d'une guerreLes causes de la guerre des Gaules sont diverses : volonté de contenir la progression des peuples germaniques au-delà du Rhin, parfois à l'appel de tribus alliées des Romains, mais aussi ambition personnelle de Jules César.À la fin de son consulat, qui avait débuté en 59 av J.-C., César se fait nommer proconsul de la Gaule. Dans une première phase de la guerre des Gaules, qui débute en 58, César lance ses légions contre le peuple des Helvètes, qui se dirige vers la Gaule.Il les défait lors de la bataille de Bibracte. De 57 à 53, le proconsul romain mène des campagnes contre les Belges, réputés trop proches des Germains, ou contre les Bretons.Chef des Arvernes, Vercingétorix essaie de fédérer les peuples gaulois contre les Romains. Après sa victoire de Gergovie, en 52, le chef gaulois est vaincu à Alésia quelques mois plus tard. César devient alors le maître de la Gaule. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-il arrivé durant le Printemps de Prague ?
Le Printemps de Prague désigne la tentative de libéralisation menée en Tchécoslovaquie, entre janvier et août 1968, et réprimée par les troupes du pacte de Varsovie.Le "socialisme à visage humain"Le 5 janvier 1968, Alexandre Dubcek devient Premier secrétaire du parti communiste tchécoslovaque, autrement dit le dirigeant principal du pays. En avril, il annonce un programme de réformes, qui doit introduire dans le pays un "socialisme à visage humain". Son but est d'assouplir le fonctionnement de l'État et de la société.Les Tchécoslovaques obtiennent des droits supplémentaires, notamment en matière de libertés d'expression et de réunion. La censure est assouplie et les habitants ont même le droit de se rendre à l'étranger, y compris dans les pays de l'Ouest.Dubcek souhaite également renoncer au régime du parti unique et légaliser d'autres formations politiques, ouvrant ainsi la voie à une véritable démocratisation du pays. Préconisant la décentralisation, il fait encore inscrire dans la Constitution la reconnaissance des nations tchèque et slovaque.Dans le domaine économique, d'autres mesures de libéralisation sont prises, qui visent notamment à desserrer l'étreinte du dirigisme économique prévalant dans toutes les démocraties populaires.La répression du Printemps de PragueNi Leonid Brejnev, Secrétaire général du parti communiste d'URSS, ni les membres de l'appareil dirigeant, ne pouvaient tolérer l'expérience tentée par Dubcek. En effet, cette tentative de démocratisation aurait pu faire tache d'huile.Or, la contestation du système politique inspiré par les Soviétiques et des principes de l'économie socialistes pouvaient déboucher sur une remise en cause de la tutelle de l'URSS.Pour éviter les risques d'une telle contagion, Brejnev édicte la doctrine qui porte son nom, selon laquelle l'autonomie des pays d'Europe de l'Est doit être limitée.En application de cette doctrine, Brejnev ordonne aux troupes du pacte de Varsovie, qui rassemble les armées de l'URSS et des démocraties populaires, d'envahir la Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août 1968.Prague, le principal objectif de cette campagne, est prise en quelques heures. Toute opposition est violemment réprimée. On estime que cette invasion, et la répression qui l'a suivie, ont fait entre 70 et 90 victimes, auxquelles s'ajoutent des centaines de blessés. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est “la Sorcière de Buchenwald” ?
Ilse Koch était la femme du commandant du camp d'extermination de Buchenwald. Sa cruauté envers les détenus lui vaut les surnoms de "sorcière" ou de "chienne de Buchenwald".L'épouse d'un officier naziNée à Dresde, en 1906, Ilse Koch est issue d'un milieu assez modeste. Son père est chef d'atelier et elle-même devient sténotypiste. Elle adhère au parti nazi dès 1932 et, en 1937, épouse un officier SS, Otto Koch.Dès l'année suivante, celui-ci est nommé à la tête du camp de Buchenwald. Créé en 1937, il devait d'abord enfermer des opposants au IIIe Reich, avant de devenir plus tard un des principaux lieux d'extermination des Juifs.Le couple se fait construire à proximité une luxueuse villa, qui aurait été financée en partie par des fonds destinés au fonctionnement du camp et détournés par son commandant.Le couple Koch y vit sur un grand pied, donnant des repas plantureux et des soirées bien arrosées.Une criminelle de guerreÀ Buchenwald, Ilse Koch était réputée pour sa cruauté envers les détenus. D'après les témoignages, elle aurait eu l'habitude de se promener à cheval dans le camp, revêtant des tenues volontairement provocantes.Elle signale ensuite les prisonniers qui la regardent, afin qu'ils soient sévèrement punis. Elle aurait également fait tuer les détenus arborant des tatouages qui l'intéressaient.Elle en aurait fait faire des abat-jours. Ilse Koch aurait d'ailleurs volontiers montré, à des invités choisis, cette "collection" d'objets en peau humaine.Arrêtée peu après la guerre, Ilse Koch est déférée devant le tribunal militaire international de Dachau, constitué pour juger les criminels de guerre moins connus que ceux qui ont comparu devant le tribunal de Nuremberg.La femme du commandant du camp de Buchenwald est condamnée à la prison à vie. Mais elle bénéficie, dans le contexte particulier de la Guerre froide, d'une remise de peine et sort de prison en 1949.Arrêtée aussitôt par les autorités d'Allemagne de l'Ouest, elle est à nouveau condamnée, en janvier 1951, à l'emprisonnement à perpétuité. Mais Ilse Koch finira, en septembre 1967, par se pendre dans sa prison. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'expérience de Philadelphie est-elle un mensonge ?
Certains événements sont entourés d'un halo de surnaturel qui excite les imaginations. C'est le cas de l'"expérience de Philadelphie" qui, en 1943, concerne l'étrange disparition d'un navire de guerre américain.L'étrange disparition d'un navireEn 1943, des marins présents sur le destroyer américain Eldridge, amarré dans le chantier naval de Philadelphie, prétendent avoir assisté à un curieux phénomène. Ils devaient installer sur le navire des appareils devant le rendre invisible aux yeux de l'ennemi.Pendant que ce travail s'accomplissait, une lumière d'une teinte verte tirant sur le bleu aurait entouré le bâtiment, puis celui-ci aurait disparu. Certains membres de l'équipage auraient signalé des nausées et des phénomènes étranges.En effet, des marins seraient passés à travers les murs ou le plancher durant la disparition du navire. Bien loin de là, à Norfolk, en Virginie, d'autres témoins affirment avoir vu apparaître le navire, de façon subite. Puis il aurait à nouveau disparu, avant de réapparaître à Philadelphie.Un appliquant certaines théories, comme celle des champs unifiés, défendue par Einstein, les scientifiques américains auraient réussi à téléporter le navire d'un endroit à l'autre.La version officielleBien entendu, la marine américaine défend une autre version. L'USS Eldridge n'aurait jamais été présent à Philadelphie. Il aurait été basé à New York puis aurait tout simplement rejoint Norfolk par la mer.Les autorités rappellent que cette histoire fantastique n'est fondée sur aucune preuve formelle. Aussi s'agit-il, d'après la version officielle, d'une simple légende. Alimentée, comme souvent, par les adeptes de la théorie du complot, qui voient dans cette histoire une volonté délibérée du gouvernement de cacher la vérité sur des découvertes révolutionnaires. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la crise des sudètes ?
La crise des Sudètes, qui éclate en 1938, est liée à une région de la Tchécoslovaquie peuplée en majorité de populations germanophones et revendiquée par l'Allemagne nazie.Des populations germanophonesCréée, à l'issue de la Première Guerre mondiale, sur les décombres de l'Empire austro-hongrois, la Tchécoslovaquie est peuplée en partie, comme son nom l'indique, de Tchèques et de Slovaques.Certains auteurs des traités de paix, comme le Président américain Woodrow Wilson, voulaient faire respecter le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Mais ce principe est mal respecté, et des pays comme la Tchécoslovaquie accueillent sur leurs territoires des minorités qu'on n'a pas consultées.C'est notamment le cas des populations germanophones peuplant la région des Sudètes. Elle s'étend au nord du pays et borde les frontières de l'Allemagne et de l'Autriche.Les revendications d'Hitler satisfaitesEn 1938, Hitler revendique la région des Sudètes, dont il réclame l'annexion par l'Allemagne. Il poursuit ainsi une politique pangermaniste, consistant à regrouper dans une grande Allemagne tous les territoires peuplés majoritairement de populations germanophones.C'est en raison de ces visées pangermanistes qu'il a déjà réalisé l'Anschluss, autrement dit l'annexion de l'Autriche, en mars 1938.Le dictateur nazi affirme qu'il s'agit là de sa dernière revendication et, qu'après l'annexion des Sudètes, il aura réalisé l'ensemble de ses objectifs. Hitler compte sur la passivité des démocraties.Et il réussit son pari. En effet, l'Angleterre n'est pas décidée à se battre pour défendre l'intégrité de la Tchécoslovaquie. Pourtant liée à ce pays par un traité, conclu en 1924, la France, de son côté, ne veut pas s'engager dans un possible conflit sans le soutien anglais.Aussi, à l'initiative de Mussolini, une conférence diplomatique se réunit-elle à Munich, les 29 et 30 septembre 1938. Le Premier ministre anglais, Neville Chamberlain et le Président du Conseil français, Édouard Daladier, y participent, en compagnie des dictateurs allemand et italien.Mais les Tchèques n'ont même pas été invités. La conférence donne satisfaction à Hitler, dont les troupes entreront dans les Sudètes en octobre 1938. Et le dirigeant nazi envahira le reste du pays dès le mois de mars suivant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le général Subotai devrait être plus célèbre ?
Fondateur de l'un des plus vastes Empires jamais conquis, Gengis Khan se fit aider, dans cette entreprise démesurée, par des hommes en qui il avait toute confiance. Ce fut notamment le cas du général Subotai.L'un des quatre "chiens féroces"Subotai est né, vers 1175, dans une tribu du nord-est sibérien. Cette naissance n'en fait donc pas un Mongol à proprement parler. La confiance dont il jouit auprès de Gengis Khan vient d'abord de la précocité de son engagement auprès du célèbre conquérant.En effet, il s'intègre à son entourage alors qu'il n'est encore qu'un adolescent et que Gengis Khan lui-même n'est encore connu que sous le nom de Temujin, fils du chef d'un des clans qui composent alors les tribus mongoles.N'étant pas Mongol, Sobutai n'a donc pas reçu la formation militaire propre à ce peuple, et notamment l'art de monter à cheval et de manier l'arc.Cela ne l'empêcha pas de devenir le meilleur général de Gengis Khan et d'être considéré, avec d'autres guerriers mongols, comme l'un des quatre "chiens féroces" qui montaient une garde vigilante auprès du célèbre conquérant.Le stratège de Gengis KhanLes talents militaires de Sobutai se manifestent très tôt. Aussi Gengis Khan en fait-il son bras droit, chargé d'organiser les opérations militaires incessantes qui ponctuent son règne.Subotai se révèle donc un excellent stratège, capable de concevoir des plans de bataille de grande envergure et d'imaginer les manœuvres complexes d'armées immenses. C'est également un chef de guerre pragmatique, qui n'hésite jamais à emprunter à ses ennemis des tactiques ou des armements qui lui paraissent efficaces.C'est sans doute l'une des raisons qui expliquent la supériorité des armées placées sous sa direction. Mais une bonne connaissance du terrain, liée aux habitudes nomades de ces combattants, et la qualité de la transmission des instructions, ne sont pas non plus sans importance à cet égard.Après la mort de Gengis Khan, en 1227, Subotai convainc son successeur, Ogedei, d'élargir le champ des conquêtes mongoles vers l'Europe. Ilo donnait ainsi la mesure de son ambition et d'une vision qui dépassait largement l'Asie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel était l'objectif de la 4ème croisade ?
Parmi les huit croisades organisées par la chrétienté pour délivrer la Terre sainte, la 4e croisade occupe, du fait de l'objectif qu'elle se fixa, une place à part.Délivrer les Lieux saintsEn 1187, Jérusalem avait été reconquise par les musulmans, qui avaient repris possession d'une partie de la Terre sainte. Après l'échec de la 3e croisade, qui se déroule de 1189 à 1193, le pape Innocent III en prêche une nouvelle dès 1198.Contrairement à ce qui s'était passé pour l'expédition précédente, les Rois de la chrétienté refusent leur participation à la nouvelle entreprise. C'est donc le comte de Flandres, Beaudoin IX, qui en prend la direction, secondé notamment par le marquis de Montferrat, Boniface II.On requiert l'aide de Venise pour transporter les troupes. Le doge Dandolo l'accorde, moyennant une très forte somme d'argent et une part du butin escompté.Le but de la croisade était de reprendre les Lieux saints, conquis par les infidèles. Comme objectif annexe, les croisés devaient s'emparer de certains ports égyptiens pour affaiblir les musulmans de Palestine.Le sac de ConstantinopleMais les croisés n'arrivèrent jamais à destination. Ne pouvant réunir la somme demandée par le doge de Venise, ils acceptent de s'emparer d'une ville de la côte dalmate, que la Sérénissime ambitionnait de conquérir.Les croisés et le doge se partagent alors les biens des habitants, ce qui leur vaut d'être excommuniés par le pape. Mais ils ne s'arrêtent pas en si bon chemin.Sur la côte dalmate, ils reçoivent une ambassade de l'empereur du saint-Empire. Celui-ci leur demande de se rendre à Constantinople, pour défendre les droits de l'Empereur byzantin Alexis IV Ange, détrôné par son oncle.En échange, l'Empereur déchu promet de se montrer généreux et d'aider les croisés à s'emparer des ports égyptiens. Une partie des chevaliers accepte le marché. En 1203, Constantinople est prise d'assaut, et Alexis IV est reconnu Empereur.Cependant la population se rebelle contre les chevaliers chrétiens. En avril 1204, la ville est de nouveau assiégée. Mais, cette fois, les croisés la mettent à sac et massacrent 2.000 habitants, ce qui provoque un immense scandale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le SS Baychimo est-il un cargo fantôme ?
Les bateaux fantômes, qui nourrissent l'imaginaire collectif, font partie des légendes de la mer. Mais, parfois, il s'agit bien d'une réalité. C'est le cas du SS Baychimo, un cargo à la dérive dont le sort demeure mystérieux.Un navire pris dans les glacesAu départ, il s'agit d'un navire allemand, qui sort du chantier naval en 1914. On lui donne le nom de "SS Angermanelfven". Il convoie alors des marchandises entre l'Allemagne et la Suède.Mais le bateau est endommagé durant la Première Guerre Mondiale. Il est alors racheté par la compagnie britannique de la Baie d'Hudson et rebaptisé "SS Baychimo". La nature de sa cargaison change, puisqu'il achemine de la nourriture destinée aux populations du nord du Canada qui, en échange, lui fournissent des peaux.Le 1er octobre 1931, le navire est pris dans les glaces au large de la ville de Barrow, au nord de l'Alaska. Le bateau repart, puis s'immobilise à nouveau une semaine plus tard.Seule une partie de l'équipage reste sur place, dans l'espoir de regagner un navire dégagé des glaces à la belle saison. Mais, le 24 novembre, après une journée très venteuse, le SS Baychimo a disparu.Qu'est devenu le SS Baychimo ?Dans un premier temps, les marins pensent que le navire, brisé par la glace, a dû sombrer. Mais ils croisent bientôt la route d'un habitant du pays, un Inuit, qui prétend avoir vu le cargo dériver.Dès lors, on ne cherche pas à récupérer le vaisseau fantôme, qui, au gré des vents et des courants, poursuit sa route solitaire. Dans les années 1930, le SS Baychimo est aperçu pas moins de 12 fois, dérivant toujours dans les aux du nord de l'Alaska.En 1969, toujours dans les mêmes régions, le bateau est encore aperçu, une nouvelle fois pris par les glaces. Personne ne l'a vu depuis. Et on n'a retrouvé aucune épave. En 2006, les autorités locales ont tenté une dernière fois de le retrouver. En vain.Plus de 90 ans après le début de sa dérive, le SS Baychimo continue-t-il d'errer sur ces mers septentrionales ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Augustina d'Aragon est-elle une héroine ?
Comme la France eut Jeanne d'Arc, l'Espagne eut Agustina de Aragon. Cette jeune héroïne s'illustra durant la guerre d'indépendance espagnole qui, au début du XIXe siècle, opposa l'Espagne et ses alliés aux troupes de napoléon.La pasionaria de SaragosseAgustina Domenech, mieux connue sous le nom d'Agustina de Aragon, est née en 1786 en Catalogne. on sait peu de choses de cette femme du peuple, sinon qu'elle s'est mariée à un militaire et qu'elle aurait très tôt fait preuve d'un esprit très indépendant.Quoi qu'il en soit, elle va révéler ses talents au cours du siège de Saragosse par les soldats français. Il s'agit d'une des rares villes du nord de la péninsule qui ne soit pas tombée dans leurs mains.Ils en entament le siège en juin 1808. Mais la bataille semble perdue d'avance. En effet, les défenseurs de la ville sont peu nombreux et mal préparés à ce type d'affrontement.Les Espagnols cèdent du terrain et semblent près de se rendre quand une jeune femme s'empare d'un des canons laissés par les assiégés. Elle le charge et coupe net l'élan d'un groupe de soldats français montés à l'assaut. Cette femme, c'est Agustina de Aragon.Cette action téméraire, qui plus est accomplie par une femme, galvanise les assiégés, qui reprennent leurs postes et repoussent l'assaut.Une héroïne très célèbre en son tempsAgustina parvient à s'échapper de Saragosse et poursuit sa carrière militaire. Au départ, il semble qu'elle ait combattue sur d'autres théâtres, mais en tant que civile. Selon certaines sources, elle aurait été, par la suite, intégrée dans l'armée et serait même devenue officier.De nombreuses légendes courent à son sujet. L'une d'elles prétend qu'un jour, assaillie par des brigands, elle en tue deux et s'en tire avec une simple égratignure. En tous cas, sa bravoure lui vaut plusieurs décorations.Agustina de Aragon devient dès lors une héroïne nationale et sa célébrité dépasse les frontières de son pays. Lord Byron fait son éloge dans un de ses livres et Goya la peint. Un autre tableau la représente auprès de son canon. Et elle inspire même des chansons populaires. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Fidel Castro demanda 10 dollars à Roosevelt ?
Dès son arrivée au pouvoir, en 1959, et plus encore après l'opération manquée de la baie des Cochons, deux ans plus tard, les relations entre Fidel Castro et les États-Unis furent marquées, c'est le moins qu'on puisse dire, par une grande tension. Et pourtant le leader cubain n'a pas toujours montré de l'animosité envers les Américains.La lettre d'un jeune garçonNous sommes en novembre 1940. Fait unique dans l'histoire des États-Unis, le président Roosevelt brigue un troisième mandat. Parmi les nombreux messages de soutien reçus à cette occasion, figure la courte missive d'un jeune garçon de 14 ans.Il s'appelle Fidel Castro. En attendant de devenir un célèbre révolutionnaire, l'adolescent fréquente l'école, comme tous les jeunes de son âge. La lettre adressée à Roosevelt est écrite dans un anglais scolaire mais correct dans l'ensemble.Le jeune Castro indique à son destinataire qu'il lui écrit en anglais, car il pense qu'il parle sans doute mieux cette langue que l'espagnol.le jeune garçon n'observe pas une déférence excessive envers l'illustre homme d'État, puisqu'il l'appelle tout bonnement "mon bon (ou mon cher) ami" ("my good friend").Une singulière demandeLe jeune Fidel Castro écrit au président américain pour se réjouir qu'il se représente à nouveau. Il lui parle aussi de ses goûts (il aime écouter la radio) et se vante de réfléchir beaucoup.Mais il a aussi une demande à lui faire. Comme il n'a jamais vu de billets de 10 dollars, il demande à Roosevelt, avec la naïveté de l'enfance, de lui en envoyer un.En échange, l'adolescent s'engage à désigner à l'attention du président les principales mines de fer de son pays. Un minerai qui lui serait très utile pour fabriquer des bateaux.La lettre a bien été envoyée, puisque Fidel Castro recevra un accusé de réception officiel. Mais aucun billet de 10 dollars ne lui sera adressé. Il ne recevra donc pas de réponse de la part de Roosevelt.Peut-on imaginer que l'animosité qui marqua les relations entre le Lider Maximo et les Américains puisse trouver son origine dans cette rancœur d'enfant ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que “le tunnel des espions” de Berlin ?
Dans les années 1950, une opération d'espionnage, lancée conjointement par les services secrets américain et britannique, s'est traduite par le creusement d'un tunnel passant sous Berlin-Est. Bien qu'ayant été en service à peine un an, ce dispositif de surveillance a permis de récolter de nombreuses informations.Un tunnel voué à l'espionnageL'idée de creuser un tel tunnel, pour épier les conversations des Soviétiques et des Allemands de l'Est, a été envisagée dès 1951. Le projet a alors été placé sous la direction conjointe de la CIA et du M16 britannique, le service de renseignement extérieur des Anglais.Mais les travaux ne commencent qu'en janvier 1954 et ne sont achevés qu'un an plus tard, en février 1955. Pour creuser ce tunnel, il aura fallu enlever plus de 3.000 tonnes de terre et poser un millier de blocs de béton.Le matériel installé dans le tunnel permettait d'enregistrer, en principe à leur insu, les conversations des Soviétiques et des Allemands de l'Est. Mais le dispositif ne sera vraiment opérationnel que durant 11 mois, entre mai 1955 et avril 1956.Un véritable jeu de dupesSi cette installation ne fonctionne pas plus longtemps, c'est que les Soviétiques en connaissaient l'existence. Si le KGB est aussi bien informé de ce qui se passe dans les sous-sols de Berlin-Est, c'est qu'une personne bien placée les renseigne.En effet, les services secrets soviétiques ont réussi à retourner un agent travaillant pour le M16. Cet agent double les a donc avertis de tous les détails de l'opération, depuis l'ébauche du projet jusqu'à sa mise en service.Mais en démontant trop tôt cette opération d'espionnage, les Soviétiques auraient risqué d'exposer une source qu'ils ne tenaient pas à perdre. C'est pourquoi l'écoute peut se poursuivre un certain temps.Les Soviétiques n'y mettront fin qu'en avril 1956. L'opération n'est pas un échec pour les services secrets occidentaux, car les Soviétiques, soucieux de ménager leur agent double, ont laissé passer nombre d'informations, sur la situation tendue en Pologne ou les tiraillements entre l'URSS et l'Allemagne de l'Est. Au total, près de 450.000 conversations auraient été enregistrées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que nomme-t-on le “Grand jeu” ?
Expression forgée par les Anglais, le "Grand Jeu" désigne la rivalité traditionnelle qui, au XIXe siècle, oppose le Royaume-Uni et la Russie, désireux de renforcer leur influence en Asie centrale. Il se terminera par un accord diplomatique au début du siècle suivant.Deux Empires s'affrontentCette expression de "Grand Jeu" est née vers 1840, sous la plume d'un officier britannique. Elle dénote une idée de compétition, qui vit s'affronter deux nations soucieuses de protéger et d'étendre leurs Empires.Cette rivalité entre le Royaume-Uni et la Russie a pour cadre l'Asie centrale au sens large. La première lorgne vers la Perse et l'Afghanistan, dans le but de mieux protéger le flanc droit de la route des Indes, une artère vitale qui lui permet de communiquer avec le joyau de son Empire colonial.Quant à la Russie des tsars, elle a toujours voulu s'étendre vers le Sud, en partie pour accéder à la mer Noire, et, de là, à la Méditerranée.La fin du "Grand Jeu"Cette lutte séculaire a parfois vu les deux pays s'affronter sur le champ de bataille. On se souvient ainsi que la guerre de Crimée, entre 1853 et 1856, dans laquelle l'Angleterre avait entraîné la France et l'Empire ottoman, avait pour pour cause essentielle l'expansionnisme ruse.Mais l'affrontement se déroule le plus souvent à fleurets mouchetés et emprunte la voie diplomatique. Ces discussions finissent par aboutir à un important accord, en 1907, qui met fin au "Grand Jeu".Il réussit en effet à délimiter les zones d'influence respectives des deux puissances. Les Anglais, intéressés un temps par le Tibet, finissent par y renoncer. En échange, la Russie laisse à l'Angleterre la voie libre en Afghanistan.Quant à la Perse, l'ancien nom de l'Iran, elle est divisée en trois secteurs, dont deux seront contrôlés par la Russie et l'Angleterre.Pour les Anglais de ce temps, le "Grand Jeu" symbolise toute une époque. Celle d'un Empire colonial qui s'étendait jusqu'aux confins de la terre. Elle évoque aussi les fastes du "Raj", ces Indes britanniques dont le souvenir nostalgique devait obséder l'esprit de générations d'écrivains et d'hommes politiques britanniques. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Charles IX a-t-il fait un grand tour de France ?
En 1564, sur l'initiative de Catherine de Médicis, qui fut officiellement Régente jusqu'en 1563, un grand voyage dans les provinces de France est organisé pour montrer son Royaume au jeune Roi Charles IX.Restaurer l'unité du pays et renforcer l'autorité royaleNous sommes en 1564. La première des huit guerres de religion s'est terminée deux ans plus tôt. Le Royaume est plus divisé que jamais entre catholiques et protestants, dont les chefs tiennent des provinces et groupent autour d'eux une importante clientèle.En outre, l'autorité royale est sortie affaiblie de cette guerre civile où certaines régions se comportent de manière très autonome. Certaines n'hésiteront d'ailleurs pas à faire appel à l'étranger.Dans un tel contexte, la seule manière de renforcer le pouvoir du Roi est de le montrer à ses sujets, l'allégeance allant alors à une personne, et non à une institution abstraite.Ce grand tour de France est aussi une tentative pour restaurer l'unité d'un pays divisé en factions. Le succès de ce périple royal est incontestable, même dans les régions d'obédience protestante.Une impressionnante processionSi le voyage a duré aussi longtemps, de janvier 1564 à mai 1566, c'est qu'il a permis à la Cour de parcourir environ 4.000 kilomètres. Durant ce périple, le Roi a pu se rendre jusqu'en Gascogne et en Provence, remontant jusqu'aux frontières de l'Est et visitant tous les recoins de son Royaume;Il s'agit d'une véritable expédition. En effet, c'est une cortège de 15.000 personnes qui s'avance le plus souvent sur de mauvais chemins, où les fondrières et la boue font s'enliser les carrosses.Car c'est toute la Cour, ainsi que les ministres et les ambassadeurs qui accompagnent le Roi et la Reine. La machine gouvernementale, en effet, continue à fonctionner durant le voyage.Et tout ce beau monde ne s'aventure pas sur les routes sans bagages. En effet, les souverains emportent meubles, vaisselle et tapisseries. Chaque soir, le logement de ces milliers de personnes est un véritable casse-tête.Le Roi et sa mère logent souvent chez de riches sujets, qui se font un honneur de les héberger. Mais ils doivent plus d'une fois se contenter de l'auberge ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le guide Michelin a participé au succès du Débarquement ?
Le guide Michelin demeure l'un des guides touristiques les plus réputés, en raison, notamment, de la valeur de ses informations gastronomiques et de la précision de ses cartes. Mais on sait moins que, durant la Seconde Guerre mondiale, les militaires surent en tirer profit.Un véritable guide touristiqueLe guide Michelin voit le jour en 1900. Alors gratuit, il renseigne les rares automobilistes sur les garages qu'ils trouveront sur leur route ou sur quelques monuments à visiter.Dès cette époque, il comporte les plans de certaines villes. En ouvrant leur guide, les voyageurs peuvent trouver, à partir de 1909, un hôtel où passer la nuit. Les restaurants apparaissent un peu plus tard, avec des informations fournies par les clients de Michelin, mais aussi par des professionnels, chargés de tester la qualité de la cuisine et de l'accueil.Peu à peu, ce petit livre à couverture rouge s'impose comme l'un des guides touristiques les plus appréciés.Montrer le chemin aux soldatsSi le guide Michelin est renommé, c'est notamment en raison de la précision de ses cartes et de ses plans de ville. Elle ne fait pas seulement le bonheur des civils. En effet, les militaires ne sont pas les derniers à se servir du guide.Au début du second conflit mondial, en effet, l'armée française utilise certaines cartes parues dans le guide, notamment celles où figurent les frontières du Nord-Est, où se situe la ligne Maginot.La précision du tracé des cartes Michelin attire même l'attention des Allemands, qui en reproduisent un certain nombre pour leur usage propre.Et le guide trouve une nouvelle utilité en juin 1944, à la veille du débarquement en Normandie. En effet, les panneaux de signalisation ayant souvent été détruits dans les bombardements, les indications fournies par le guide Michelin, et notamment les plans des villes, ont permis aux soldats de se repérer plus facilement.Les états-majors avaient pris leurs précautions, en demandant à Michelin, un an auparavant, de rééditer la dernière édition de son guide, qui datait de 1939. Pour ne pas éveiller l'attention, l'accord avait été conclu dans le plus grand secret. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi les “bâtons de comptage” ont-ils servi ?
Parmi toutes les techniques de paiement imaginées par l'homme, le "bâton de comptage", prévu encore par le Code civil, est bien oublié de nos jours. Et pourtant ce mode de paiement, malgré son aspect un peu archaïque, comporte des avantages notables.Le bâton de comptage simple...Il existe plusieurs sortes de bâtons de comptage. Sous sa forme simple, il permet surtout à des personnes illettrées de se souvenir d'un nombre. Ce bâton est souvent composé d'un morceau de bois, mais certains de ces objets sont en ivoire ou en os.Prenons l'exemple d'un meunier ne sachant ni lire ni compter. Il doit pourtant savoir de combien de sacs de farine il dispose. Pour y parvenir, il s'arrête devant chaque sac et fait une encoche sur son bâton de comptage.En passant ensuite le doigt sur chacune des encoches, qui correspond à un sac, il pourra vérifier qu'aucun de ses sacs ne manque à l'appel. Une telle technique remonte à la Préhistoire et était utilisée aussi bien dans l'Empire romain que dans la Chine ancienne....Ou partagéComme son nom l'indique, le bâton de comptage partagé, ou bâton de taille, n'était pas utilisé par une seule personne. Ce bâton, souvent composé d'une branche de noisetier, est incisé, sur toute sa largeur, par des encoches.Chacune correspond à une transaction. Puis le bâton est fendu en deux, dans le sens de la longueur, de manière à constituer deux parties de taille inégale. Le vendeur conserve la partie la plus grande, la souche, et l'acheteur garde la partie la plus petite, qu'on appelle l'échantillon.Pour chacune des deux parties, les encoches représentent des traces concrètes des transactions. C'est donc une sorte de pense-bête très pratique pour le créancier comme pour le débiteur.Le moment venu, celui-ci viendra payer ses dettes avec de l'argent ou un autre mode de paiement. Et il est toujours possible d'ajouter une nouvelle transaction.Le bâton de comptage était mentionné dans le Code civil et on en retrouve la trace en haute Provence jusque dans les années 1930. Et il serait encore utilisé dans certaines régions de la Suisse. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le peuple des Cagots fut-il maudit ?
Il existait, dans certaines régions de la France d'Ancien Régime, une population contrainte de vivre à l'écart et victime d'une véritable ségrégation. Ses membres étaient appelés des "cagots".Des préjugés à l'origine incertaineLes "cagots" se rencontraient dans une région comprise entre le sud de la Garonne et le nord de l'Ébre, en Espagne. Il est difficile de connaître l'origine des préjugés dont furent victimes ces populations, surtout entre les XIIIe et XIXe siècles.Pour certains, ils seraient les lointains descendants des Wisigoths, un peuple d'origine germanique installé en Aquitaine dès le IVe siècle. L'étymologie du mot "cagot", en béarnais, suggérerait une telle explication.Pour des raisons obscures, les Wisigoths, ainsi que d'autres peuples d'origine germanique, seraient considérés comme les représentants d'une race maudite.On voyait souvent dans les cagots les descendants de communautés de lépreux, suspectés, sans la moindre preuve, de transmettre cette terrible maladie.De véritables pariasLes cagots étaient victimes d'une ségrégation multiforme. Ils étaient contraints de vivre à l'écart, dans des quartiers réservés, parfois d'anciennes léproseries. De nombreux métiers leur étant interdits, ils se consacraient au travail du bois ou de la pierre. Ils étaient souvent charpentiers ou charrons.On les obligeait à porter un signe distinctif, cousu sur leurs vêtements. Cet insigne avait le plus souvent la forme d'une patte d'oie. Dans certaines régions, les cagots devaient être chaussés et habillés de rouge.Ils n'avaient pas non plus le droit de posséder du bétail ou de labourer un champ. La ségrégation les attendait même à l'église, où ils entraient par une discrète porte latérale. Et le prêtre ne leur tendait l'hostie qu'au bout d'une petite planche. Leurs enfants n'étaient baptisés qu'à la tombée de la nuit, sans que les cloches annoncent la bonne nouvelle.En 1683, Louis XIV veut mettre fin à cette ségrégation. Mais les préjugés ont la vie dure, et il faut attendre la Révolution française pour que les cagots deviennent des citoyens à part entière.Dès lors, ils se fondent dans la population, même si le terme de "cagot" demeure une insulte dont on ignore le plus souvent l'origine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi dit-on une victoire à la Pyrrhus ?
L'expression "victoire à la Pyrrhus" signifie qu'une telle victoire s'assimile plutôt à une défaite ou à un échec. Mais quelle est son origine ?Des batailles peu décisivesPour comprendre l'expression "victoire à la Pyrrhus", il faut remonter au IIIe siècle avant notre ère. Pyrrhus Ier, souverain d'Épire, royaume de la Grèce continentale, doit alors affronter les Romains, lancés à la conquête de la région.Il parvient à les battre à deux reprises, à Héraclée d'abord, en 280 avant J.-C., puis, un an plus tard, à Ausculum. Mais, à ses généraux, qui le félicitent de l'issue de ces deux batailles, Pyrrhus aurait répondu, d'après Plutarque : "Encore une victoire comme celle-là, et il serait complètement défait".En effet, les deux batailles avaient fait beaucoup de victimes. Ce n'était pas un problème pour les Romains, qui n'avaient aucune peine à combler les vides en recrutant de nouveaux soldats.En revanche, les ressources humaines du petit royaume d'Épire étaient presque épuisées. D'où la remarque désabusée de son souverain, pour lequel une telle victoire équivalait à une défaite.D'autres victoires à la PyrrhusAu cours de l'Histoire, les généraux eurent à déplorer bien d'autres "victoires à la Pyrrhus". Parmi de nombreux exemples, on peut citer la bataille de Malplaquet, en 1709. Cet affrontement oppose, pendant la guerre de Succession d'Espagne, les Français aux troupes anglaises, autrichiennes et hollandaises.Ces dernières finissent par l'emporter, mais au prix de pertes beaucoup plus importantes que celles de l'armée française. Par ailleurs, le territoire français est sauvé de l'invasion.Le maréchal de Villars, qui commandait l'armée française, aurait dit à Louis XIV que ses ennemis seraient défaits si "Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille".Autre "victoire à la Pyrrhus", la bataille d'Eylau, qui, en 1807, oppose les Français aux Russes. Napoléon en est bien le vainqueur, mais au prix de telles pertes qu'il n'en retire aucun véritable bénéfice.Le lendemain, le maréchal Ney, parcourant le champ de bataille, où gisent tant de morts et de blessés, s'exclamera d'ailleurs : "Quel massacre ! Et tout cela pour rien !". Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le duel judiciaire ?
Le droit de l'Ancien Régime prévoyait des pratiques spécifiques, comme le duel judiciaire. Il était réservé à certains cas précis et son déroulement était fixé par la tradition.Une pratique issue du droit germaniqueLe duel judiciaire est mentionné, dès le début du VIe siècle, dans le droit des royaumes germaniques issus des invasions barbares qui ont déferlé sur l'Europe à partir de la fin du IVe siècle.Cette pratique est encore courante dans l'Empire carolingien et au début du Moyen-Âge. Après quoi on a de moins en moins recours à cette épreuve rituelle. Même si saint Louis l'interdit en 1260, il faudra attendre la fin du XVIe siècle pour voir le dernier duel judiciaire.Il fait partie de ce qu'on appelait alors les "ordalies". Il s'agissait d'imposer aux deux parties une épreuve, dont l'issue serait décidée par Dieu. Le duel n'en était d'ailleurs pas la seule forme. Ainsi, les personnes concernées pouvaient aussi tenir un fer rouge pendant quelques instants.Une victoire donnée par DieuLe duel judiciaire était réservé aux affaires les plus graves, notamment les crimes. On ne pouvait y recourir que si chacune des deux parties se déclarait innocente. Un serment solennel, et répété, était nécessaire pour appuyer cette affirmation.Le méfait en question ne devait pas non plus avoir de témoins. S'il était impossible de parvenir à un compromis, un duel judiciaire pouvait être organisé.Il avait lieu dans une enceinte bien délimitée, sous le contrôle des juges. Avant le début du combat, chacun devait jurer, sur la Bible, que son récit des faits correspondait à la vérité.L'effusion de sang n'était pas toujours recherchée. En effet, les duellistes étaient souvent armés d'un simple bâton, le vaincu étant assommé par son adversaire. Mais certains étaient mieux armés, et le duel pouvait se terminer par la mort de l'un des combattants.Quoi qu'il en soit, le vainqueur était censé être désigné par Dieu, qui montrait ainsi son innocence aux yeux de tous. Il est à noter que l'accusateur ou l'accusé pouvaient demander à un champion de combattre à leur place. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le naufrage du Titanic a-t-il sauvé un autre paquebot ?
En 1912, le Titanic sombre dans les eaux glacées de l'Atlantique Nord, entraînant la mort de 1.500 passagers. De façon a priori paradoxale, cette tragédie permit d'en éviter une autre, deux ans plus tard.Des erreurs humainesOn sait aujourd'hui que le naufrage du Titanic est dû en partie à des erreurs humaines. Certaines ont été commises par le capitaine du navire, Edward Smith. En effet, il ne semble pas avoir tenu compte des avertissements donnés par d'autres bateaux, qui avaient signalé la présence d'icebergs dérivant sur la route du paquebot.Compte tenu de ce danger potentiel, la vitesse du Titanic, manifestement excessive, avait été maintenue sur l'ordre du capitaine.Par ailleurs, l'officier aux commandes, le soir du naufrage, fit exécuter une manœuvre qui est sans doute pour beaucoup dans la catastrophe finale. Il fit en effet virer le navire sur bâbord, tout en faisant arrêter les machines.Ce qui entraîna un long frottement du bateau contre l'iceberg et la rupture de plusieurs caissons étanches. Enfin, la structure même de la coque ne semblait pas d'une grande solidité.Les enseignements d'une tragédieMais, de ces erreurs, certains vont tirer des enseignements qui, deux ans plus tard, vont éviter une catastrophe similaire. En mars 1914, en effet, le paquebot britannique "Royal Edward", qui navigue au large de Terre-Neuve, se retrouve face à un iceberg. Le géant de glace n'est qu'à 300 mètres.La tragédie du Titanic va-t-elle se reproduire ? Le commandant du navire saura l'éviter en décidant d'une manœuvre qui sauvera le navire du naufrage. En effet, il ne cherche pas à éviter la collision.Il ordonne seulement de réduire la vitesse du bateau, qu'il laisse percuter l'iceberg. Ainsi, seul le compartiment avant, qui comporte des cloisons étanches, est inondé. Le reste du navire n'étant pas touché, le bâtiment reste à flot.Une commission d'enquête conclura d'ailleurs que cette collision frontale était préférable à une manœuvre latérale. Il semble bien que, au moment de prendre sa décision, le capitaine du "Royal Edward" se soit souvenu de l'erreur fatale commise par son collègue du Titanic. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Bass Reeves est-il célèbre ?
Les États-Unis ont longtemps connu, même après la fin de la guerre de Sécession, une ségrégation raciale qui fait encore sentir ses effets aujourd'hui. Cela n'a pas empêché l'Afro-Américain Bass Reeves de devenir, dès la fin du XIXe siècle, l'un des premiers shérifs noirs du pays.Un esclave chez les indiensBass Reeves voit le jour en 1838, en Arkansas. Il est né dans une famille d'esclaves et travaille, lui aussi, dans les champs de coton. Mais il est apprécié par le maître, qui lui confie une mission de confiance.La guerre de Sécession venant d'éclater, il le charge d'y accompagner son fils et de veiller sur lui. Compte tenu de sa position d'esclave, Bass Reeves a cependant le sentiment de se trouver du mauvais côté.Il fausse donc compagnie au jeune soldat et s'installe dans le Territoire de l'Oklahoma. De nombreuses tribus amérindiennes y vivent, ainsi que dans le Territoire indien voisin.Durant des années, Bass Reeves apprend à les connaître et se familiarise avec leurs langues et leurs coutumes.L'un des premiers shérifs noirsBass Reeves finit par s'installer en Arkansas, où il s'occupe de son ranch. En vertu du 13e amendement qui, en 1865, met fin à l'esclavage, il devient un homme libre.En 1875, le marshal fédéral en charge du Territoire indien doit recruter de nombreux adjoints. Il a entendu parler de la réputation de tireur de Bass Reeves et de sa connaissance approfondie des indiens.Il fait donc appel à lui. Cette nomination en fait le premier shérif noir à l'ouest du Mississipi. Bass Reeves exerce ses fonctions durant plus de 30 ans. Durant ce long mandat, il aurait arrêté plus de 3.000 personnes, dont son propre fils, accusé du meurtre de sa femme.Et il en tue 14, dans des duels où il pouvait revendiquer la légitime défense. Ce sont sans doute ses dons de tireur d'élite, et aussi sa prudence, qui ont lui permis d'exercer ses dangereuses fonctions aussi longtemps sans jamais être blessé. Il mourra en 1910, peu de temps après avoir pris sa retraite. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la révolte des paysans de 1381 ?
En 1381, une grave révolte éclate en Angleterre, qui mobilise des dizaines de milliers de paysans et d'artisans. Cette émeute qui, comme toutes les émotions populaires, avait surtout des causes fiscales, menaça un temps la capitale.Des salaires bloqués et des impôts en hausseLes causes de la révolte de 1381 sont d'abord à rechercher dans les bouleversements économiques qui, au XIVe siècle, perturbent, en Angleterre comme ailleurs, les sociétés du temps.Ainsi, la terrible épidémie de peste noire de 1348 terrasse une partie de la population et se traduit notamment par une forte augmentation des salaires. Les mesures prises pour en freiner la progression, comme l'ordonnance des travailleurs, adoptée en 1349, sont mal acceptées par la population.Par ailleurs, depuis le début de la guerre de Cent Ans, en 1337, les dépenses militaires, liées aux expéditions sur le continent et au maintien de garnisons en France, n'avaient cessé d'augmenter.Cette situation conduit la monarchie à alourdir la fiscalité. Cette pression fiscale, et l'apparition de nouveaux impôts, calculés non sur les biens, mais par rapport aux personnes, étaient très impopulaires.La Tour de Londres prise d'assautCe sont donc ces raisons, et principalement la résistance à l'impôt, qui déclenchent les événements de 1381. Plusieurs foyers de révolte se déclarent. En juin, des émeutes éclatent dans l'Essex et le Kent.Les paysans s'arment et s'organisent. Ils prennent le château de Rochester, puis décident de marcher sur Londres, pour faire part de leurs revendications au Roi.C'est sans doute à ce moment-là qu'un paysan du nom de Wat Tyler rejoint le mouvement et en prend bientôt la tête. Résidant alors à Windsor, le jeune Roi Richard II regagne la capitale et s'enferme dans la Tour de Londres, protégée par ses soldats.Le Roi sort alors de la forteresse et, monté sur une barge, descend la Tamise à la rencontre des rebelles. Mais les discussions n'ont finalement pas lieu. Un peu plus tard, la Tour de Londres est prise d'assaut par les révoltés.Au cours d'une rencontre avec le Roi, Wat Tyler est tué et les troupes royales reprennent la situation en mains peu à peu. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le chirurgien Voronoff a-t-il fait fortune ?
Le docteur Voronoff connaît une certaine célébrité, dans les années 1920, pour avoir pratiqué des greffes de testicules de singes sur des hommes d'un certain âge. Déjà à son époque, les opérations pratiquées par ce chirurgien sont très critiquées.Un spécialiste des greffesSerge Voronoff naît en Russie en 1866. Il s'installe en France et 1884, pour poursuivre ses études de médecine, puis obtient la nationalité française onze ans plus tard.Il vit un temps en Égypte, où il s'intéresse à la castration des eunuques, puis revient en France dans les années 1910. C'est alors que Voronoff va se spécialiser dans les greffes. Il en devient même un spécialiste renommé.Ses opérations portent autant sur les animaux que sur les hommes. Il consacre une partie de son activité à la xénogreffe, dont la pratique était alors en vogue. Elle consiste à greffer sur un être humain des tissus appartenant à une autre espèce, autrement dit à un animal.Des travaux rapidement contestésDans les années 1920, le docteur Voronoff commence à greffer des tissus provenant de testicules sur ses patients. Le but était de redonner un peu de vigueur, tant sexuelle que physiques, à des hommes un peu fatigués.Au début, il obtient l'autorisation d'utiliser les testicules de criminels condamnés à mort et exécutés. Mais le succès de ces opérations est tel que le chirurgien doit rechercher d'autres donneurs potentiels.C'est alors qu'il jette son dévolu sur des chimpanzés. L'animal est opéré en même temps que le patient qui doit recevoir la greffe. De minces fragments de pulpe testiculaire sont alors prélevés et implantés à l'intérieur des bourses.Et, à première vue, les résultats semblent très concluants. Tel vieillard chenu retrouve la verdeur de sa jeunesse, tel autre se remet au tennis et ainsi de suite. Mais les travaux de Voronoff ne tardent pas à être contestés, provoquant finalement la disgrâce du médecin.Aujourd'hui, ils provoquent un scepticisme encore plus grand. Pour les spécialistes, de telles greffes ne pourraient que se traduire par le rejet immédiat d'un tissu étranger qui, sans apport sanguin, ne pourrait pas subsister dans son nouvel environnement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'histoire des 47 ronins est-elle pure fiction ?
L'histoire des 47 ronins fait partie de la mémoire collective japonaise. Reprise dans le théâtre traditionnel et de nombreux récits, elle s'inspire pourtant de faits réels.Une rencontre qui se termine malL'histoire des 47 ronins débute en 1701. Un seigneur japonais, du nom d'Asano Naganori, doit se rendre à Edo, où réside le shogun, un haut dignitaire qui gouverne le Japon, sous la tutelle symbolique de l'Empereur.Asano doit y rencontrer Kira Yoshinaka, un maître de cérémonie qui est son supérieur. Il doit lui enseigner divers préceptes, dont l'art d'accueillir l'Empereur. Mais la relation entre les deux hommes est difficile et Kira aurait fini par insulter Asano.Selon une autre version, Kira aurait répandu des rumeurs malveillantes sur le compte d'Asano, qui serait venu à Edo pour lui demander raison. Quelle que soit la cause de la mauvaise humeur d'Asano, il en vient à blesser le maître de cérémonie d'un coup de sabre.Les coutumes de l'époque ne tolèrent pas l'usage de la violence en un tel lieu et aux dépens d'un personnage aussi considérable. Aussi Asano Naganori est-il condamné au suicide rituel. Il se fait donc hara-kiri.La vengeance des roninsLa condamnation et le châtiment d'Asano plongent ses samouraïs dans le désarroi. En effet, dans ce monde féodal, où la relation d'homme à home est cruciale, un vassal sans seigneur (ou "daimyo") se retrouve dans une situation peu enviable.En effet, ce "ronin", autrement dit ce samouraï sans maître, est exclu de la société japonaise. Aussi les 47 samouraïs d'Asano, qui deviennent donc des ronins, décident-ils de se venger.Ils se débrouillent pour se faire intégrer, comme serviteurs ou artisans, dans la maison de Kira Yoshinaka. Ils en profitent pour repérer les lieux et ourdir leur complot.En décembre 1702, les ronins décident de passer à l'attaque. Ils investissent la demeure de Kira, qui essaie de se cacher. Découvert, il refuse de se suicider et l'un des assaillants le décapite d'un coup de sabre.Les 47 ronins seront condamnés au suicide. Depuis lors, cette histoire, interprétée comme un symbole de loyauté, est devenue un véritable mythe national. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment a t-on distingué les SS des simples soldats ?
On sait que les SS ont eu une responsabilité particulière dans l'extermination des Juifs et la traque des résistants et des autres opposants au régime nazi. Aussi, à la Libération, les Alliés ont-ils eu soin de les distinguer des soldats de la Wehrmacht. Mais comment s'y sont-ils pris ?Un tatouage particulierLes SS étaient une unité d'élite, chargée des basses œuvres du régime. Hitler savait qu'il pouvait compter sur ses membres fanatisés. Aussi Himmler, qui dirigea cette police politique de 1929 à 1945, chercha-t-il un moyen de protéger ses hommes.Il imagina alors de faire tatouer sur leur peau leur groupe sanguin. Le tatouage porte d'abord des signes gothiques, puis des lettres romaines. Seules les lettres étaient mentionnées, le facteur Rhésus, avec ses symboles "plus" ou "moins", n'étant découvert que plus tard.Les SS portaient ce tatouage sous l'aisselle, alors que les membres de la Waffen-SS, qui était une formation armée dépendant aussi de Himmler, étaient tatoués sur un de leurs biceps.Ainsi, quand un SS était blessé, il suffisait de consulter son tatouage pour connaître son groupe sanguin. Ce qui permettait de lui faire une rapide transfusion sanguine.Un moyen pour reconnaître les SSCe qui, pendant la guerre, sauva la vie de nombreux SS causa leur perte à la fin du conflit. En effet, les Alliés avaient été informés de l'existence du tatouage réservé aux SS. Ils connaissaient aussi son emplacement.Aussi, quand, à la fin de la guerre, ils firent de nombreux prisonniers allemands, ils leur demandèrent de se mettre torse nu et de défiler devant eux en tenant les bras levés. Ils pouvaient ainsi repérer le tatouage et faire le tri entre les SS et les autres militaires.Cette technique de reconnaissance fut particulièrement utile au moment de la libération des camps de concentration. Elle permit d'identifier rapidement les SS qui, en tant que responsables de ces camps, étaient les principaux exécutants de la solution finale.Mais ce tatouage ne trahit pas le véritable statut du sinistre docteur Mengele, qui se livra à d'atroces expériences sur les déportés. Le tatouage n'étant pas obligatoire, il ne le demanda pas. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui sont les béguines ?
Les béguines sont apparues au XIIe siècle dans les pays flamands et le mouvement s'est rapidement étendu dans l'Europe du Nord. Par certains aspects, il présente des similitudes avec un ordre religieux, tout en en différant sur certains points.Un mode de vie originalLes béguines sont des célibataires ou des veuves. Ce sont des femmes très pieuses qui, pour beaucoup d'entre elles, auraient voulu devenir religieuses.Mais à cette époque, c'est-à-dire au XIIe siècle, de nombreux couvents, déjà très peuplés, ne peuvent accueillir de nouvelles moniales. Aussi ces femmes décident-elles de s'installer dans certains quartiers, où elles fondent des béguinages.Elles y vivent un peu comme des religieuses. En effet, elles forment une communauté de femmes prônant le célibat et la chasteté. De même, elles se livrent à l'étude et pratiquent la charité, visitant notamment les hôpitaux et les quartiers pauvres.Mais elles ne forment pas pour autant un ordre religieux. En effet, elles ne prononcent aucun vœu et ne suivent pas de règle stricte.Des femmes qui se passent de la tutelle masculineCes femmes vivent dans des lieux à l'architecture spécifique, appelés béguinages. Il s'agit d'un ensemble de maisonnettes, reliées les unes aux autres et organisées, le plus souvent, autour d'une cour plantée d'arbres. Une chapelle est également prévue.Ces béguinages forment comme une sorte de village autonome à l'intérieur de la ville. Les femmes y vivent ensemble ou y habitent seules si elles en ont les moyens. Mais nombre d'activités communes les amènent à se retrouver tout au long de la journée.La "maîtresse", appelée parfois "grande dame", qui est placée à leur tête, n'a pas l'autorité absolue d'une abbesse ou d'une mère supérieure. Les béguines vivent donc entre elles et mènent une existence indépendante, loin du contrôle des hommes.La mentalité médiévale ne pouvait tolérer longtemps un tel comportement. Aussi, dès 1139, le concile du Latran dénonce-t-il ces femmes vivant en communauté sans être encadrées par une règle monastique.De nombreuses béguines seront même accusées d'hérésie et certaines seront brûlées vives. En 1311, le concile de Vienne les condamne de manière encore plus nette. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les londoniens ont-ils désapprouvé les parapluies ?
Le parapluie fait partie de notre vie quotidienne et nous semble un accessoire bien utile. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. En effet, les Anglais du XVIIIe siècle lui trouvaient bien des défauts.L'usage progressif du parapluieLe voyageur et écrivain anglais Jonas Hanway aurait été le premier Anglais à utiliser un parapluie de manière régulière dans les rues de Londres. Il aurait ramené cet objet, vers 1750, d'un de ses voyages en France, où le parapluie était déjà d'un usage courant.Dès le XVIIe siècle, cependant, les Anglaises se protégeaient du soleil en utilisant des sortes de parasols. Au siècle suivant, elles se servaient parfois de parapluies huilés pour se préserver de la pluie.Selon certaines sources, il semble même que quelques hommes se soient enhardis, avant Jonas Hanway, à sortir avec un parapluie.Un objet décrié mais finalement adoptéCeci étant, Jonas Hanway est sans doute le premier homme, en Angleterre, à avoir osé faire du parapluie un accessoire familier. En effet, pour les Anglais de cette époque, un homme se rendait ridicule en se servant d'un objet aussi efféminé.Dans l'un de ses livres, Jane Austen raconte un épisode dans lequel l'un de ses personnages se retrouve, au cours d'une soudaine averse, dans une posture si fâcheuse, que même un homme doit se résoudre à lui porter secours, un parapluie en main.Une telle attitude était alors considérée, en Angleterre, come la marque d'une faiblesse de caractère. Et puis le parapluie, qui venait du continent, n'était qu'un objet d'importation.Enfin, le parapluie était décrié par certaines corporations, comme celles des cochers ou des porteurs de chaises. Pour eux, il était synonyme de ruine. Si les Anglais pouvaient s'abriter sous un parapluie, pourquoi iraient-ils, en cas d'averse, se réfugier dans un fiacre ou une chaise à porteurs ?Mais Jonas Hanway resta stoïque sous les quolibets et continua d'utiliser son parapluie jusqu'à sa mort, en 1786. À cette date, la plupart de ses compatriotes l'avaient imité. Son opiniâtreté de précurseur avait fini par payer : grâce à lui, les Anglais avaient adopté le parapluie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le “krach de 1720” ?
La crise boursière de 1929 est sans doute la plus connue dans notre histoire contemporaine. Mais, dès le début du XVIIIe siècle, la spéculation boursière produit un krach retentissant au Royaume-Uni.Un accord qui arrange tout le mondePour comprendre le krach boursier de 1720, il faut d'abord remonter à la création de la Compagnie anglaise des mers du Sud, en 1711, qui se voit confier le monopole du commerce avec les colonies espagnoles d'Amérique.Ses dirigeants acceptent le principe de l'échange d'un certain nombre d'actions de la Compagnie contre des bons du trésor, c'est-à-dire des titres de la dette publique anglaise.En cédant ces bons à des actionnaires de la Compagnie, l'État diminue sa dette. De leur côté, les actionnaires ont l'assurance de recevoir un revenu régulier, sous forme de rente.L'éclatement de la bulle spéculativeLe problème est que la valeur de l'ensemble des actions, autrement dit la capitalisation boursière, dépasse très largement le revenu de la Compagnie des mers du Sud.En effet, tout est mis en mis en œuvre pour pousser les gens à acheter des actions. On va jusqu'à leur consentir des prêts pour le leur permettre. Aussi la valeur des actions de la Compagnie est-elle multipliée par sept entre janvier et août 1720.Cette spéculation effrénée accroît sans cesse le décalage entre cette capitalisation boursière et les ressources réelles de la Compagnie des mers du Sud. Contrairement aux attentes, celle-ci ne se voit accorder par l'Espagne qu'une petite partie du fructueux commerce entre l'Amérique latine et l'Europe. Un seul navire anglais reçoit l'autorisation d'entrer dans un port de l'Amérique espagnole pour faire du commerce.Aussi cette "bulle" spéculative, comme nous dirions aujourd'hui, ne tarde-t-elle pas à éclater. La faillite d'une société lancée dans ce commerce américain, en septembre 1720, entraîne une réaction en chaîne.L'action de la Compagnie des mers du Sud voit alors sa valeur divisée par huit. D'autres actions sont entraînées dans la même débandade. Pour la première fois, cette crise boursière sanctionne une totale déconnexion entre la spéculation boursière et la vie réelle. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Nietzsche fut-il interné ?
En 1889, le philosophe Friedrich Nietzsche est interné dans un asile suisse. Il sombre peu à peu dans une folie dont il ne sortira plus. Les causes de ce déclin mental ont fait l'objet de nombreuses hypothèses.Une crise de folieDurant toute sa vie, Nietzsche a dû composer avec une santé chancelante. Il est la proie de nausées et de violentes migraines. Durant une certaine période, il est victime d'une attaque de paralysie, et il aurait même contracté la syphilis.Mais, en janvier 1889, c'est sa raison qui vacille. De passage à Turin, il voit un cocher fouetter son cheval. Pris d'une impulsion subite, il s'élance alors et entoure le cou de l'animal de ses bras. Il est en larmes.Des passants s'approchent alors, mais il les menace et leur crie de reculer. La crise est telle qu'il faut interner le philosophe dans un asile de Bâle. Au début, il tient des propos exaltés et incohérents, se prenant pour une réincarnation du Christ et même de Dionysos, le dieu grec de la démesure.Puis, peu à peu, Nietzsche se mure dans un silence qu'il ne rompra plus jusqu'à sa mort, en août 1900.Une origine incertaineDepuis le décès du philosophe, bien des hypothèses ont été échafaudées pour essayer de comprendre l'origine de sa folie. Certains l'ont attribué aux conséquences de la syphilis.Mais il n'est pas prouvé que le philosophe ait contracté cette maladie. Des médecins ont parlé d'une tumeur au cerveau. Le père de Nietzsche en aurait souffert. Une autre maladie du système nerveux central a également été évoquée.Il se peut aussi que l'auteur de "Ainsi parlait Zarathoustra" ait souffert d'une affection psychiatrique, de nature plus ou moins héréditaire. De fait, son père aurait été atteint, à la fin de sa vie, de troubles mentaux qui lui auraient ôté l'usage de la parole.D'après la sœur de Nietzsche, la folie de son frère serait due aux effets des drogues que le philosophe aurait prises pour soulager ses migraines. On le voit, la question de l'origine de la démence de l'écrivain demeure largement ouverte. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Richard Sorge a-t-il changé le cours de l'Histoire ?
Attiré très tôt par le marxisme et recruté par les services secrets soviétiques, Richard Sorge, très introduit dans les milieux diplomatiques nazi et nippon, recueillera des informations capitales, susceptibles de modifier le cours de la guerre.De la Russie au JaponNé en 1895, Richard Sorge vit d'abord dans l'Asie centrale soviétique, puis s'installe en Allemagne avec ses parents. La grave blessure qu'il reçoit durant la Première Guerre mondiale lui laissera une claudication à vie.Dans les années 1920, le jeune Richard Sorge est séduit par les thèses marxistes. Aussi adhère-t-il au parti communiste allemand en 1920, très peu de temps après sa création.Puis ce sont les Soviétiques qui s'intéressent à ce brillant sujet, dont, au surplus, la mère est russe. En 1930, Sorge intègre les services secrets soviétiques. On l'envoie en Orient, d'abord en Chine puis au Japon.Brillant et volontiers mondain, il se sert de son entregent pour entrer en contact avec l'ambassade d'Allemagne à Tokyo. Il en devient bientôt un hôte assidu et, dès lors, a accès à de précieuses informations.De très précieux renseignementsC'est en profitant de sa position privilégiée que Richard Sorge recueille deux informations essentielles, toutes deux susceptibles de modifier le déroulement du conflit.Il est ainsi le premier espion soviétique à apprendre, dès mai 1941, l'imminence de l'invasion de l'URSS par l'armée allemande. Il en informe aussitôt Moscou. Mais Staline n'accorde pas foi à ce renseignement.Courroucé contre un espion aussi peu fiable, il critique Sorge pour ses frasques et sa vie débridée, peu en rapport avec l'existence austère que doit mener un agent russe. On connaît la suite...La seconde information, en revanche, sera prise au sérieux. Sorge révèle en effet que le Japon, poussé par son allié allemand à intervenir, a l'intention de porter le combat dans le Pacifique, donc contre les États-Unis.L'Empire nippon ne songe donc pas à attaquer l'URSS. C'en est fini de la hantise d'être pris entre deux feux. Staline peut dès lors concentrer l'essentiel de ses forces sur le front occidental, ce qui lui permettra finalement de l'emporter sur la Wehrmacht. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui a dénoncé Anne Franck ?
Anne Frank est morte des suites du typhus dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, en février ou mars 1945. Son journal a ému des millions de lecteurs. Aujourd'hui, on en sait davantage sur celui qui aurait dénoncé la jeune fille juive et sa famille.Une jeune Juive dans la tourmenteAnne Frank naît en 1929 dans une famille juive aisée. Le père est un industriel qui, tout en étant sensible aux valeurs de la religion juive, n'en observe pas tous les préceptes. Sa femme et lui-même, ainsi que leurs deux filles, fréquentent d'ailleurs des catholiques et des protestants.En 1933, les Frank, qui vivent à Francfort, quittent l'Allemagne, désireux d'échapper aux persécutions contre les Juifs. Ils s'installent alors à Amsterdam.En juillet 1942, les Allemands commencent à déporter les Juifs des Pays-Bas. Le 6 de ce mois, la famille prend possession d'un appartement situé dans l'entreprise de fabrication de confiture que possède le père.C'est là qu'Anne Frank va écrire l'essentiel de son journal. Elle y parle de sa famille et de ses amis, puis, à partir de juillet 1942, de la vie qu'elle mène, avec ses parents et sa sœur, dans l'appartement où ils se sont réfugiés.L'identité du délateur découverteLe 4 août 1944, les Allemands font irruption dans la cachette des Frank. Anne et sa famille sont alors déportés à Bergen-Belsen, où la jeune fille et sa sœur Margot trouveront la mort.Mais qui les a dénoncés ? C'est à cette lancinante question que répondent les conclusions d'une longue enquête internationale. Après avoir interrogé, durant cinq ans, des dizaines de personnes et compulsé des centaines de milliers de documents, les enquêteurs croient savoir qui est le dénonciateur.Il s'agirait d'un certain Arnold van den Bergh, Juif lui-même et notaire de son état. Cette dénonciation aurait été le prix à payer pour sauver sa famille de la déportation.Une lettre anonyme en aurait d'ailleurs averti Otto Frank, le père d'Anne, revenu de Bergen-Belsen. Mais il n'en fit jamais état, refusant sans doute d'accabler un homme lui aussi en butte aux persécutions des nazis. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le Kremlin échappa aux bombardements pendant la seconde guerre mondiale ?
En juillet 1942, peu après le début de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne, des vagues de bombardiers ennemis commencent à larguer leur cargaison meurtrière sur Moscou. Mais ces bombardements n'ont guère été couronnés de succès et les principaux objectifs, dont le Kremlin, n'ont pas été atteints.Des raids peu efficacesAprès avoir, en juin 1941, déclenché l'opération Barbarossa, le nom de code donné à l'invasion de l'URSS, Hitler ordonne à ses pilotes de détruire la capitale de la Russie.Aussi, à partir du 22 juillet, des milliers d'avions allemands commencent à paraître dans le ciel moscovite. Les bombardements, menés par près de 8.000 avions, durent neuf mois. Malgré un tel déploiement militaire, les résultats sont plutôt maigres.Les Allemands perdent 1.500 bombardiers et détruisent à peine une vingtaine d'entreprises. Surtout, le Kremlin, centre de commandement et symbole du pouvoir soviétique, échappe à leurs attaques.Les pilotes allemands trompésComment les pilotes allemands ont-ils pu manquer une cible aussi évidente ? Si cet objectif essentiel n'a pas été atteint, c'est tout simplement qu'il a "disparu". Plus précisément, un groupe d'architectes a réussi à le camoufler.Tout a été fait pour maquiller les bâtiments historiques de ce centre ville en immeubles ordinaires. Ainsi, les croix des grandes églises du Kremlin, comme la cathédrale de la Dormition ou le clocher d'Ivan le Grand, ont été démontées.De leur côté, les bulbes dorés de ces édifices religieux, si visibles depuis le ciel, ont été enduits d'une peinture noire. Quant aux murs de la forteresse, leurs créneaux sont dissimulés et ils sont recouverts de peintures en trompe l'œil, qui dessinent portes et fenêtres.Tous les toits sont recouverts d'une peinture sombre, qui les fait ressembler aux autres toitures de Moscou. Les façades sont également repeintes et, sur le sol du Kremlin, reconnaissable à ses pavés, on répand du sable.Situé sur la place Rouge voisine, le mausolée de Lénine prend, quant à lui, les allures d'une maison traditionnelle en bois. Les pilotes allemands, trompés par ces leurres, n'ont plus aucun moyen de repérer le Kremlin. Ce camouflage est donc l'une des causes de l'échec de leur mission. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la tragédie du Laconia ?
Le 12 septembre 1942, le paquebot britannique Laconia est coulé, au beau milieu de l'Atlantique Sud, par un sous-marin allemand. Si cette tragédie est restée dans les annales, c'est aussi en raison de la manière dont certains passagers ont été secourus.Un navire torpilléLe Laconia transporte de nombreux militaires britanniques et polonais, plus d'une centaine d'hommes d'équipage et 1.800 prisonniers de guerre italiens. Mais il a aussi des civils à bord, environ 80 personnes, des femmes et des enfants.Le 12 septembre 1942, alors qu'il croise au large de l'île de l'Ascension, dans l'Atlantique Sud, le paquebot est repéré par un sous-marin allemand.Deux torpilles sont alors lancées dans la direction du Laconia. La première provoque une explosion meurtrière, qui tue 450 personnes, tandis que la seconde achève de couler le navire. Son capitaine ordonne alors l'évacuation des passagers, qui s'entassent dans les canots de sauvetage.Des rescapés secourusQuand le commandant du sous-marin se rend compte que des civils figurent parmi les rescapés du naufrage, il décide de leur venir en aide. Il prévient d'abord ses supérieurs, qui avisent les autorités françaises.Ne voyant aucun bateau de secours arriver, le commandant du sous-marin lance un appel à tous les navires susceptibles de recueillir les passagers. En attendant leur arrivée, il organise lui-même le sauvetage des rescapés.Deux autres sous-marins allemands arrivent alors sur les lieux, arborant des pavillons de la Croix-Rouge, et embarquent d'autres naufragés. Mais, repérés par un avion américain, les sous-marins sont bombardés.Conformément aux ordres reçus, l'un des sous-marins plonge alors, abandonnant les rescapés à leur sort. Mais un autre refuse de les suivre et poursuit les opérations de sauvetage.Près de 1.000 naufragés seront encore sauvés par des bateaux français. Au total, 1.658 personnes périssent dans la catastrophe.Il s'agit d'un exemple très rare de suspension momentanée des hostilités et de sauvetage de ressortissants d'un pays ennemi, peut-être motivé en partie par la présence de prisonniers italiens, alliés des Allemands.Informé de la situation, Hitler donna l'ordre de privilégier la sécurité des sous-marins qui, en cas d'attaque, devaient plonger sans en être empêchés par la présence de rescapés sur leur pont. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la mort d'Henri II fut-elle tragique ?
En 1559, le roi Henri II, fils de François 1er, meurt au cours d'un tournoi, dans des circonstances particulièrement dramatiques.Des fêtes pour célébrer la paixEn ce 30 juin 1559, le Cour de France a tout lieu de se féliciter. Le récent traité du Cateau-Cambrésis, signé en avril dernier, venait de mettre fin aux hostilités qui, depuis tant d'années, opposaient la France et l'Espagne.La France n'en tire pas grand bénéfice, mais Henri II tient à célébrer la paix revenue. Comme il était de tradition à l'époque, l'entente entre les souverains est scellée par des mariages, notamment celui qui unit Philippe II d'Espagne à la fille aînée du roi de France.Comme de coutume, des festivités sont prévues. Henri II, féru de chevalerie, tient à organiser un tournoi, bien que ce type de divertissement soit un peu tombé en désuétude.Un tournoi tragiqueLe tournoi se déroule à paris, devant l'hôtel des Tournelles, d'où le nom qui lui est resté. Malgré la chaleur torride, le roi tient à y participer. Il veut montrer sa vaillance à sa maîtresse, Diane de Poitiers, dont il arbore les couleurs.La journée s'achève et les joutes arrivent à leur terme. Toujours superstitieuse, la reine Catherine de Médicis, mue par un mauvais pressentiment, adjure son époux d'annuler sa participation au tournoi.Mais le souverain, qui vient de s'illustrer dans une première manche, décide de persévérer. D'ailleurs, il ne lui reste plus à affronter que le jeune comte de Montgomery, le capitaine de sa garde écossaise.Des deux extrémités de la lice, les deux hommes s'avancent, la lance en avant. Mais voilà que celle de Montgomery se brise sur l'armure du roi. L'un des morceaux se glisse au travers du heaume et se fiche dans l'œil.Henri II, qui souffre le martyre, est transporté à l'hôtel des Tournelles tout proche. Les chirurgiens les plus réputés du temps, dont le célèbre Ambroise Paré, s'empressent à son cheveu. Malgré leurs soins, le roi meurt quelques jours plus tard, dans d'atroces souffrances. Il laisse un fils de 15 ans, qui prend le nom de François II. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Nicolas Rémy, l'ennemi des sorciers ?
C'est au tournant des XVIe et XVIIe siècles, alors que la chasse aux sorcières connaissait son apogée en Europe, qu'un certain Nicolas Remy se fait connaître par son zèle à poursuivre ceux qu'il considère comme des suppôts de Satan.Un livre contre les sorcièresNé en 1525 ou 1530 et issu d'une famille de magistrats, Nicolas Remy étudie lui aussi le droit, et la littérature, et fait toute sa carrière au service du duc de Lorraine.Si cet avocat et procureur général a laissé une trace dans l'Histoire, c'est surtout en tant qu'auteur de la "Démonolâtrie", en 1592, un traité consacré aux sorcières. Au fil des centaines de procès en sorcellerie qu'il décrit, l'auteur enseigne, avec un grand luxe de détail, la manière de démasquer un sorcier, ou, plus souvent, une sorcière.Parmi ces moyens, figure, en bonne place, les tortures raffinées que, selon l'usage du temps, on infligeait aux malheureuses suspectées de frayer avec le Diable.Un impitoyable bourreauQuel que soit leur degré de culture, les gens du Moyen-Âge croyaient souvent dur comme fer à l'existence du Diable et à la possibilité, pour un mortel, de pactiser avec le démon.C'est bien le cas, semble-t-il, de Nicolas Remy. Il a donc consacré sa vie à une cause qu'il croyait juste. Et, sans l'ombre d'un remords, il décrit par le menu, dans son traité, les supplices chinois qu'il préconise d'infliger aux personnes accusées de sorcellerie.Il disserte ainsi sur les tourments qui, à son avis, provoquent les douleurs les plus intenses. Et il se vante d'avoir pu ainsi confondre plus de 800 sorciers et sorcières. Aucune circonstance atténuante ne trouve grâce à ses yeux.Ainsi, le corps d'une femme a fort bien pu rester auprès de son mari, durant la nuit, alors que son âme allait danser le sabbat avec le Diable. Même les enfants ne sont pas épargnés par la hargne vengeresse de ce bourreau sans pitié.Alors que, selon un usage déjà barbare, ils étaient fouettés devant le bûcher où brûlait leur mère, Nicolas Remy, lui, demandait leur mise à mort. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un courtier en bourse sauva des centaines de juifs ?
On connaît l'action de l'industriel allemand Oskar Schindler pour sauver, durant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de Juifs d'une mort certaine. Quoique moins connu, le Britannique Nicholas Winton fit sortir de la Tchécoslovaquie occupée par les nazis au moins 669 enfants juifs.Des Juifs menacésNicholas Winton est né en 1909 à Londres, où ses parents, des Juifs d'origine allemande, s'étaient installés deux ans auparavant. Travaillant dans diverses banques, il devient courtier en bourse.Son action en faveur des Juifs commence un peu par hasard, même si, du fait de la présence d'une partie de sa famille en Allemagne, le sort de cette communauté, en butte à des persécutions qu'il n'ignore pas, le préoccupe.C'est à la demande d'un de ses amis, en poste à l'ambassade britannique à Prague, avant l'occupation nazie, qu'il commence à agir. Il lui parle des conditions de vie déplorables des Juifs, et notamment des enfants, entassés dans des camps de réfugiés surpeuplés.Il s'en aperçoit lui-même en en visitant un. Dès avant le déclenchement de la guerre, il prend donc conscience du danger qu'ils courent.Le sauvetage des enfants juifsDe retour dans son pays, Nicholas Winton organise le sauvetage des enfants juifs, dans le cadre d'un dispositif mis en place par la Grande-Bretagne, qui lui permettra de rapatrier des milliers d'enfants juifs, menacés par les nazis.Mais la tâche n'est pas facile, car il faut trouver des familles d'accueil pour les enfants. Il faut aussi rassembler de l'argent, une caution devant être versée pour chaque enfant.Le courtier, qui travaille avec plusieurs organisations de secours, parviendra à constituer huit trains qui, partant de Prague, emmèneront à Londres des centaines d'enfants juifs.Le dernier convoi, au début septembre 1939, sera bloqué par le déclenchement de la guerre. L'action de Nicholas Winton restera ignorée jusqu'à la fin des années 1980.Dès lors, de nombreux hommages lui sont rendus. Anobli par la Reine, en 2002, il recevra, en 2010, alors qu'il est centenaire, le titre de Héros britannique de l'Holocauste. Nicholas Winton décède en 2015, à l'âge de 106 ans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle était la particularité du bataillon sacré de Thèbes ?
Dans la Grèce antique, le bataillon sacré était un corps d'élite de la cité de Thèbes. Cette unité militaire, à la formation particulière, a contribué à de nombreuses victoires.Des couples de soldatsLe bataillon sacré de Thèbes n'était pas, à proprement parler, composé d'individus, mais de couples. Chacun était formé d'un homme, l'éraste, et d'un adolescent, l'éromène. À ce titre, le bataillon de Thèbes est l'un des nombreux exemples de ces relations pédérastiques qui étaient une véritable institution dans la Grèce ancienne. Ainsi, à Sparte, ce lien était même inscrit dans la loi.Son but premier était de faire profiter le jeune homme du savoir et de l'expérience de son aîné. En principe, les relations entre les deux partenaires devaient rester platoniques.En réalité, l'éraste et l'éromène devenaient souvent des amants. Ce lien charnel ne choquait guère les mentalités de l'époque, car le rapprochement qu'il supposait favorisait la formation de l'adolescent.Une troupe d'éliteTrès soudé, de par sa composition, le bataillon sacré doit servir de modèle aux autres troupes, dont il doit relever le courage. C'est pour cette raison que le bataillon est placé à l'avant de la ligne de combat.Le bataillon sacré se distingue en effet dans plusieurs batailles contre les Spartiates, l'ennemi héréditaire de Thèbes. Il joue ainsi un rôle notable dans les victoires de Leuctres, en 375 avant J.-C., et de Tégyres, quatre ans plus tard.Le bataillon forme ensuite la garde du stratège Pelopidas. Puis il est décimé à la bataille de Chéronée, en 338 avant notre ère, qui opposait une coalition des cités grecques, menée par Athènes et Thèbes, à l'armée du roi de Macédoine Philippe II.L'appellation du bataillon thébain et sa nature de troupe d'élite, mais pas nécessairement sa composition particulière, se retrouvent, tout au long de l'Histoire, dans d'autres formations militaires.C'est notamment le cas de la légion sacrée carthaginoise ou du bataillon sacré de l'Épire du Nord, qui combat durant la Première Guerre mondiale. Durant la guerre de 1939-1945, des Grecs exilés en Égypte fondent un bataillon sacré, uniquement composé d'officiers. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avec quel esclave Néron s'est-il marié ?
Même si, en tant que dirigeant, Néron tend à être réhabilité par certains historiens, sa conduite privée trouve moins de défenseurs. Et ce n'est pas son "mariage" avec un jeune esclave, qu'il aurait fait castrer, qui pourra redorer son blason.Une nouvelle "épouse" pour NéronAu moment où Néron fait la connaissance de l'esclave Sporus, il semble déjà être uni, par ce qu'on peut appeler les liens du mariage, à un autre homme, Pythagoras. Celui-ci se serait d'ailleurs plutôt comporté comme le "mari" de l'empereur, alors que Sporus fut considéré comme son "épouse".Sans doute un peu après la mort de la femme de Néron, Poppée, donc en 65 ou 66 de notre ère, l'empereur fait la connaissance d'un jeune esclave, du nom de Sporus.Néron tombe aussitôt sous son charme, car le jeune homme ressemble étrangement à sa défunte épouse. Peut-être cette relation était-elle aussi empreinte d'un certain sentiment de culpabilité, car c'est l'empereur lui-même qui aurait fait périr sa femme enceinte à coups de pied.Néron fait alors castrer Sporus et l'épouse, au cours d'une cérémonie qui, de fait, a toutes les apparences d'un mariage. L'empereur exhibe partout sa nouvelle "épouse" et veut l'avoir à ses côtés pour assister à son suicide, en 68.Un destin tragiqueAprès la mort de Néron, le statut de Sporus ne change guère. Il passe en effet sous la protection de Nymphidius Sabinus, un haut fonctionnaire qui avait conspiré contre Néron.Lui aussi considère Sporus comme sa "femme" et l'appelle même Poppée, comme l'épouse de Néron. Au cours de l'année 69, il a les mêmes relations avec l'un des successeurs de Néron, Othon.Les empereurs romains se succédant alors très vite, c'est l'un d'entre eux, Vitellius, qui va indirectement provoquer la mort de Sporus, toujours en 69. Il lui demande en effet de jouer, à l'occasion d'un combat de gladiateurs, le rôle de Coré, fille de Zeus, enlevée par Hadès, maître des Enfers.Plutôt que de se produire ainsi dans un spectacle qu'il trouvait humiliant, Sporus préféra se suicider. Le jeune homme n'avait sans doute pas plus de 20 ans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le vase de Soissons a-t-il existé ?
La fameuse anecdote du vase de Soissons, dont on peut penser qu'elle comporte au moins un fond de vérité, est l'un des épisodes les plus célèbres du règne de Clovis.Un vase précieux en questionL'épisode du vase de Soissons est rapportée par Grégoire de Tours, évêque de la ville et auteur d'une "Histoire des Francs". Il se place en 486, à l'issue de la bataille de Soissons, qui voit la victoire de Clovis, roi des Francs saliens, sur le général gallo-romain Syagrius, qui contrôlait le nord de la Gaule.À l'issue de la bataille, Clovis rassemble ses hommes dans un lieu de la ville de Soissons, dont il a fait un de ses camps de base. Il s'agit, comme le veut la coutume, de partager le butin amassé.En principe, chacun doit recevoir la part que le sort lui assigne. En plus de cette part, le roi demande à ses soldats de lui attribuer un vase précieux. Il avait l'intention de le rendre au dignitaire religieux qui le lui avait demandé, sans doute saint Remi, évêque de Reims. Tous les hommes acceptent, sauf l'un d'eux, qui conteste à Clovis le droit de recevoir davantage que les autres.Sur le moment, le roi ne proteste pas. Mais, un an plus tard, à l'occasion d'une cérémonie, il reconnaît le soldat récalcitrant et lui fend le crâne d'un coup d'épée.Une anecdote exemplaireD'après les historiens, il n'y a pas lieu, a priori, de mettre en doute l'authenticité du fait qui constitue le cœur de l'anecdote. Par contre, il est probable que, conformément à la logique de ce type de récit, Grégoire de Tours l'ait enjolivé pour en faire une histoire exemplaire.Car l'anecdote, telle qu'elle est rapportée, n'est pas neutre. Elle met en évidence la volonté de Clovis d'imposer un pouvoir monarchique plus fort, à l'opposé des traditions plus égalitaires qui régnaient dans les tribus germaniques.Elle illustre aussi le désir du roi de s'appuyer sur l'Église. Cette politique de collaboration aboutira à son baptême, qui se serait déroulé en 496 ou en 498. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi dit-on une “armée mexicaine” ?
L'expression "armée mexicaine" est parfois employée pour désigner une organisation un peu anarchique où les responsables sont plus nombreux que les exécutants. Mais quelle est son origine ?Des armées très mal organiséesCette expression d'"armée mexicaine" remonte à la révolution mexicaine du début du XXe siècle. Centrée notamment sur la question agraire, elle a vu la division du pays en plusieurs factions, dont celles dirigées par Emiliano Zapata et Pancho Villa.Or, les troupes rassemblées par ces deux révolutionnaires sont commandées par des officiers rapidement promus et aussi nombreux que mal formés. Ils ont sous leurs ordres des paysans au nombre assez réduit, dont l'instruction militaire est tout aussi rudimentaire.Les consignes données sont souvent contradictoires, les nouveaux officiers n'ayant qu'une notion très vague de la hiérarchie. Il en résulte une véritable désorganisation dans la transmission et l'exécution des ordres, encore accrue par le fréquent changement des titulaires des principaux commandements.Une expression synonyme de mauvaise organisationTrouvant son origine dans la révolution de 1910-1920, l'expression "armée mexicaine" est depuis lors usitée de temps à autre. Elle désigne une situation anarchique, dans laquelle les donneurs d'ordres sont légion et les exécutants en nombre plus réduit.L'expression est donc utilisée, de manière péjorative, pour montrer du doigt une organisation où une pléthore de décideurs tend à diluer les responsabilités. Ce qui est dénoncé ici c'est donc une conception erronée de la hiérarchie, qui se traduirait par une moindre efficacité.On a souvent parlé d'"armée mexicaine", à partir des années 1970-1980, pour désigner l'administration. On voulait dénoncer par là une organisation opaque, dans laquelle il devenait difficile de distinguer les responsables des exécutants.Cependant, l'expression a été utilisée plus tôt en France, alors même que la révolution mexicaine n'était pas encore achevée. Pour les linguistes, c'est un exemple rare, sinon unique, de l'emploi, dans une expression, du terme "armée" dans un sens péjoratif.En règle générale, en effet, ce mot confère un sens valorisant aux expressions qu'il sert à forger. C'est le cas, par exemple, de la "Grande armée" formée par Napoléon. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les “crieurs des morts” ?
La France d'autrefois regorgeait de métiers pittoresques qui, pour la plupart, ont disparu avec la fonction qu'ils remplissaient. La profession de "crieur des morts" n'est pas le moins insolite de ces métiers du passé.Des annonces macabresLes "crieurs" ont été créés sous le règne de Philippe-Auguste, au XIIIe siècle. Ils n'étaient pas seulement chargés d'annoncer les décès, mais aussi les mariages, le prix des marchandises ou encore la vente des maisons.Dans une société où peu de gens savaient lire et où les services administratifs étaient encore embryonnaires, cette méthode était la seule capable d'assurer une publicité suffisante aux actes officiels et à certains événements.Au XVIe siècle, ces agents communaux deviennent des "crieurs des morts", chargés d'annoncer les seuls décès et enterrements. Ils sont organisés au sein d'une corporation spécifique.Ils attiraient l'attention des habitants par le tintement d'une clochette ou le roulement d'un tambour. Du fait de leurs instruments de travail, ils étaient parfois appelés "crieurs clocheteurs".Ceci fait, ils précisaient à haute voix, et à intervalles réguliers, le nom du trépassé et les horaires de ses funérailles. Les crieurs portaient de grands tabliers, ornés de têtes de mort. Leurs bonnes mœurs et leur qualité d'enfant légitime étaient vérifiées.L'organisation de la cérémonie funèbreMais le rôle des "crieurs des morts" ne se bornait pas à l'annonce publique des décès. Ils devaient également veiller au transport du cercueil jusqu'à l'église. Ils l'accompagnaient aussi vers le cimetière.Au XVIIe siècle, les crieurs reçoivent le monopole des fournitures mortuaires. En échange de cet avantage, ils devaient, chaque année, payer une certaine somme à l'État.Il leur appartenait donc de veiller à l'organisation de la cérémonie funèbre. Ainsi, ils s'occupaient des tentures et de la marche du convoi funéraire. Et ils recevaient une part de ce que la cérémonie avait rapporté à la corporation des crieurs.Propre à l'Ancien Régime, ce métier, comme tant d'autres, disparaît avec la Révolution française. Peu à peu, les annonces du crieur des morts sont remplacées par les faire-part, apportés au domicile des destinataires, puis envoyés par la poste. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les “chats de navire” ?
Les chats ont été domestiqués dès la plus haute Antiquité. Compagnons de l'homme, ces petits félins lui ont aussi rendu des services, notamment en chassant les rats qui infestaient les bateaux. On les appelait d'ailleurs des "chats de navire".Des rongeurs indésirablesLes chats étaient très utiles à bord d'un navire. Ils y faisaient en effet la chasse aux rats et souris qui y élisaient volontiers domicile.Or, ces rongeurs représentaient un danger permanent pour l'équipage. En effet, ils s'attaquaient aux cordages et à l'étoupe qui servait à calfeutrer la coque. Ainsi endommagée, elle prenait l'eau plus facilement.Les rats s'en prenaient aussi aux vivres destinés aux marins. Dans les longues traversées, cette diminution des rations alimentaires pouvait avoir de graves conséquences.Par le biais de cette nourriture souillée, ou par leurs parasites, rats et souris transmettaient aussi de graves maladies aux membres de l'équipage. Enfin, ils détérioraient souvent les cargaisons.Un rôle essentielLa meilleure manière d'éviter la présence des rats dans les bateaux était donc d'inviter un ou plusieurs chats à bord. C'est ce que firent les Égyptiens quand ils descendaient le Nil, voilà 10.000 ans environ.Quand le grand commerce maritime se développe, au XVIIe siècle, et que des navires marchands sillonnent le monde, ils embarquent des chats pour préserver leur cargaison et protéger la santé des équipages.L'importance de ces félins domestiques est telle que, dès le XVe siècle, certains assureurs, à Gênes notamment, refusent de se porter garants de la cargaison si des chats ne sont pas embarqués à bord des navires.Le ministre Colbert, qui avait la charge de la marine, était du même avis. Pour lui, la présence de chats était un gage de sécurité pour les bateaux. Sur certains d'entre eux d'ailleurs, un membre de l'équipage était spécialement chargé de prendre soin des chats du bord.En plus de leur rôle de chasseurs, les "chats de navire" sont restés, jusqu'à nos jours, de fidèles compagnons des marins. Ils en ont souvent fait des mascottes, censés leur porter chance et assurer le succès de la traversée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'éléphant Abul-Abbas est-il célèbre ?
En 802, Charlemagne reçoit du calife de Bagdad, Haroun-al-Rachid, un impressionnant cadeau. Son envoyé ramène en effet d'Orient un éléphant blanc, baptisé Abul-Abbas. Cet animal fut très célèbre en son temps.Une ambassade pour le calife de BagdadEn 797, Charlemagne, soucieux d'étendre le réseau de ses alliances, avait envoyé une ambassade au calife abbasside Haroun-al-Rachid, qui régnait à Bagdad depuis 786. Elle est conduite par un négociant juif du nom d'Isaac.Il doit sans doute cette promotion à sa connaissance de la langue arabe. Dans les conditions de circulation de l'époque, le périple est très long. Il faudra cinq ans à cette mission diplomatique pour arriver à Bagdad et en revenir.Isaac en était d'ailleurs le seul membre, puisque ses compagnons avaient péri en route.Un animal légendaireParmi les riches présents que, en gage de bonne amitié, le calife envoyait à Charlemagne, l'un d'eux fascina l'empereur et son entourage. Il s'agissait d'un éléphant entièrement blanc.On l'appela Abul-Abbas, ce qui, en arabe, veut dire "le père d'Abbas". Ce spécimen albinos étant extrêmement rare, on lui attribuait des pouvoirs surnaturels. En effet, on le croyait d'essence divine. Aussi un tel animal, à l'origine fabuleuse, ne pouvait-il appartenir qu'aux grands de la terre, princes et rois.Charlemagne en était très fier et le montrait volontiers à ses visiteurs. Peut-être pour les impressionner, il l'envoya même guerroyer contre les Danois.Mais l'éléphant blanc, déjà âgé, supporte mal le climat de son pays d'accueil et succombe à une pneumonie, en 810. Il semblerait que l'animal ait pris froid après avoir nagé dans le Rhin. Charlemagne ne lui survivra que quatre ans. Quant à Haroun-al-Rachid, il était déjà mort au moment du décès de l'éléphant.Mais son souvenir ne se perdit pas. Dans le somptueux trésor de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, résidence de l'empereur d'Occident, on trouve un cor qu'on disait façonné dans l'une des défenses d'Abul-Abbas.De même, il arrive que, dans un jeu d'échecs, le fou soit remplacé par un éléphant. Dans ce cas, il prend le nom du mythique éléphant blanc de Charlemagne. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel philosophe fut une des plus grandes fortunes de Rome ?
Adepte des idées stoïciennes, le philosophe Sénèque célèbre la vertu, qui, pour lui, doit être au centre de la vie. Mais ce sage Romain fut aussi le précepteur de Néron et amassa une immense fortune.Un philosophe stoïcien...Né autour de l'an 4 avant J.-C., et mort en 65 de notre ère, Sénèque est un disciple de l'école stoïcienne. Pour lui, le sage doit avant tout rechercher la vertu. Elle ne peut être trouvée dans la quête du plaisir, qui est une passion vile et méprisable.Cette vertu doit inciter le sage à supporter sans crainte les épreuves de la vie. En les mettant à l'écart, il ne leur permet pas d'entamer sa sérénité. Par ce détachement des choses de ce monde, le sage est l'égal des dieux.Le stoïcien qu'est Sénèque regarde aussi la mort en face. On ne doit pas la rechercher, car il faut savoir profiter de la vie. Mais si, avec l'âge et les infirmités, elle devient un fardeau trop lourd à endurer, le sage a le droit de s'en évader en se donnant la mort....Mais très richeLa vie de Sénèque fut quelque peu en contradiction avec ses idées. En effet, ce sage, qui accordait en principe peu d'importance aux réalités sensibles, toucha de près au pouvoir et devint très riche.En effet, Sénèque entame, en 31, une carrière politique prestigieuse. Devenu questeur, puis sénateur, il est l'un des principaux orateurs de l'assemblée. En 54, il devient le précepteur et le conseiller de Néron, qui n'a que 17 ans.La faveur impériale lui permet de se constituer l'une des plus importantes fortunes du temps, estimée à environ 300 millions de sesterces, la monnaie alors en cours. Une telle aisance n'était guère en accord avec ses principes stoïciens.Mais il y fut davantage fidèle dans la mort. Compromis dans un complot, en 65, il reçoit l'ordre de se suicider. Le philosophe choisit alors de s'ouvrir les veines. Durant son agonie, longue et pénible, il ne se départ pas d'une fermeté plus conforme à l'image qu'il se faisait du sage. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi les poupées “Rupert” ont-elles servi ?
Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/------------------------------------------Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les deux camps, et notamment celui des Alliés, ont souvent eu recours à des techniques d'intoxication pour tromper l'adversaire. Les poupées "Rupert" en font partie.Des mannequins parachutistesDurant le dernier conflit, des mannequins furent utilisés pour faire croire à l'ennemi que des soldats étaient parachutés sur ses arrières ou sur une zone stratégique.Les poupées confectionnées par les Alliés furent baptisées "Rupert". Leur forme était assez sommaire; faites de toile de jute, et remplies de paille ou de sable, elles évoquaient, de loin, une silhouette humaine, mais aucun réalisme ne présidait à leur conception.Rien à voir, par conséquent, avec les mannequins très élaborés qu'on aperçoit dans le film "Le jour le plus long". De près comme de loin, ils ressemblaient, en effet, à de vrais parachutistes.Le parachute était placé dans le ventre de la poupée. Les mannequins étaient pourvus de dispositifs simulant des coups de feu ou même des éclats de voix. Certaines unités étaient chargées de parfaire cette sonorisation. Comme les poupées étaient censées exploser au sol, les Allemands ne devaient pas retrouver grand chose.Un stratagème efficaceCe sont les Allemands qui ont recours, les premiers, à de faux parachutistes. En effet, ils les utilisent dès le début de la guerre, en mai 1940.Mais les Alliés emploient ce stratagème de manière plus systématique. Ils y ont recours lors du débarquement de Provence, à partir du 15 août 1944. Des mannequins sont aussi largués au-dessus des Philippines ou de la Nouvelle-Guinée.Mais l'utilisation la plus connue des poupées "Rupert" a lieu à l'occasion du débarquement de Normandie. En effet, l'opération "Titanic" prévoyait, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, celle qui précédait le débarquement, le largage de 500 poupées au-dessus de la Normandie.Et la ruse semble fonctionner au-delà des espérances. En effet, une division SS tout entière est lancée à la recherche des prétendus parachutistes. Une partie d'une division de réserve reçoit la même mission.Autant de troupes qui, détournées de leur objectif initial, ne pourront s'opposer à l'avance des Alliés. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un “faux Soir” a-t-il ridiculisé les nazis ?
Durant la Seconde Guerre mondiale, la résistance à l'occupant nazi prit des formes diverses. Ainsi, la Résistance belge utilisa l'arme de l'humour pour ridiculiser les Allemands.Un journal collaborateurEn Belgique, comme dans tous les pays qu'ils occupaient, les Allemands ont su s'entourer de personnes acceptant de collaborer avec eux.Ils trouvent ainsi des complicités dans la presse. En effet, ils persuadent des journalistes et diverses personnalités de reprendre le journal "Le Soir", qui avait cessé de paraître le 18 mai 1940.Il s'agissait du journal de langue française le plus lu en Belgique. Animée par des personnalités favorables aux Allemands, cette nouvelle version du journal est appelée "Le Soir volé" par une partie de la population.Ce qui ne l'empêche d'ailleurs pas d'atteindre des tirages confortables et de demeurer l'un des organes de presse les plus influents du pays.Un numéro très particulierLes milieux de la Résistance belge ont alors une idée originale : faire paraître un numéro du journal en tous points comparable aux autres numéros mais avec, bien entendu, un contenu tout différent.Le but est de narguer les Allemands, en faisant preuve de cet humour typiquement bruxellois, que les autochtones appellent le "zwanze".L'idée est surtout venue du Front de l'Indépendance, un mouvement de résistance cherchant à rassembler des hommes et des femmes de toutes opinions, résolus à s'opposer à l'occupant nazi.La réalisation de ce numéro est un véritable tour de force. En effet, les comploteurs réussissent à trouver, en très peu de temps, l'imprimeur et le matériel nécessaires à la parution de ce "faux Soir".Ils réussissent à tirer 50.000 exemplaires du journal, dont 5.000 sont écoulés dans le circuit officiel. Ils ont choisi, pour le faire paraître, la date symbolique du 11 novembre 1943.Et les Belges, qui s'arrachent le numéro, lisent, avec hilarité, des articles très critiques à l'égard des nazis et imitant en tous points la présentation et le ton pompeux du journal collaborateur.La première surprise passée, les Allemands réagissent très vite. Ils arrêtent quinze responsables de ce numéro satirique, dont plusieurs mourront en déportation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.