
Choses à Savoir HISTOIRE
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Quel attentat frappa New York en 1920 ?
Le 16 septembre 1920, une charrette, tirée par un cheval, s'arrête devant le siège social de la puissante banque JP Morgan, à Wall Street. Il est midi et les employés sortent de leurs bureaux pour aller déjeuner.Tout à coup, une violente explosion se fait entendre. Elle provient de la charrette, dans laquelle on a placé une très forte charge, composée de dynamite et de fragments de métal.C'est la consternation dans le célèbre quartier d'affaires. On relève 30 victimes et de très nombreux blessés, dont 8 succomberont dans les heures et les jours suivants. Quant aux dégâts matériels, ils sont considérables. Pour la première fois de son histoire, la bourse de Wall Street est fermée.Une affaire toujours pas résoluePour les enquêteurs du FBI, cet attentat faisait partie d'une vaste tentative de subversion. En effet, en juin de l'année précédente, des bombes avaient déjà explosé, visant des institutions et des lieux de pouvoir.Et, quelques mois plus tôt, le FBI avait démantelé un vaste complot, visant à faire sauter le domicile ou le lieu de travail de banquiers et de magistrats de haut rang.Aussi, pour la police, n'y a-t-il guère de doute : l'attentat de Wall Street est, comme les actes criminels perpétrés en 1919, l'œuvre des anarchistes. Elle cible plus particulièrement des activistes italiens, déjà inquiétés dans leur pays.C'est notamment le cas de Luigi Galleani, qui, dans les journaux où il écrit, prône la violence comme le moyen de lutte le plus efficace contre l'État capitaliste. Il indique même comment fabriquer des explosifs.Un autre anarchiste d'origine italienne, Mario Buda, est également soupçonné. Pour les autorités américaines, le motif est clair : venger Sacco et Vanzetti, les célèbres anarchistes qui venaient d'être arrêtés et qui, en 1927, devaient mourir sur la chaise électrique.Un joueur de tennis est également suspecté pour avoir supplié ses amis de quitter New York avant le 16 septembre 1920, date de l'attentat. Mais il est finalement mis hors de cause. Aujourd'hui encore, on ne connaît pas avec certitude les auteurs de l'attentat de Wall Street. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le “roi des pirates” ?
Les pirates et autres flibustiers occupent une place à part dans l'imaginaire collectif. Ils ont nourri des légendes peuplées d'abordages de galions et de trésors fabuleux, enterrés dans des îles isolées.Tel est notamment le cas d'Henry Avery, ou Every, surnommé Long Ben ou "le roi des pirates", ce qui en dit long sur les exploits qu'on lui attribue.La vie d'Henry Avery est entourée de mystères. Il serait né en 1659, sans qu'on ait de certitudes à ce sujet. Il aurait été contremaître à bord d'un bateau appartenant à une escadre autorisée par l'Espagne à commercer avec ses colonies d'Amérique.Les marins, qui n'avaient pas reçu leur paie, se seraient révoltés, Harry Avery prenant alors la tête des mutins. Escorté par deux autres navires, le vaisseau du "roi des pirates" vogue vers le large.Une fabuleuse cargaisonLa renommée de Long Ben lui vient en partie de la fabuleuse prise de guerre qu'il fait alors. Le pirate et son équipage s'emparent en effet d'un navire appartenant à Aurangzeb, ce Grand Moghol qui, au XVIIe siècle, dominait les Indes.En effet, d'incroyables richesses se trouvent à bord du vaisseau. Des tas d'or et de joyaux sont entassés dans la cale. Harry Avery met la main sur ces richesses, mais aussi sur la fille d'Aurangzeb, qui peut lui servir de monnaie d'échange.Puis il met la voile vers les Antilles. Parvenu à bon port, le flibustier essaie de vendre les pierreries. Mais les négociants, qui n'ignorent pas leur provenance, lui en proposent un prix ridiculement bas. Il n'a cependant d'autre choix que d'accepter leur offre.Puis il se rend aux Bahamas, se faisant passer pour un marchand d'esclaves. À partir de là, on perd la trace du "roi des pirates". Selon certaines sources, il serait mort après 1696, dans la misère. Pour d'autres, il aurait épousé la fille du Grand Mogol.Des pièces datant de 1693, et retrouvées au nord-est des États-Unis, laissent supposer que Long Ben ou des membres de son équipage auraient pu trouver refuge en Nouvelle-Angleterre vers cette époque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel abbé s'habillait en femme ?
L'abbé de Choisy, né en 1644, était un singulier personnage, dont les habitudes ont laissé des traces dans les chroniques de la petite histoire. Sa famille, qui comportait des maîtres des requêtes et des conseillers d'État, appartenait à la noblesse de robe.En 1663, François Timoléon de Choisy devient abbé commendataire, ce qui signifie qu'il perçoit les revenus temporels attachés à une abbaye, sans exercer aucune charge religieuse.C'était un jeune homme mondain, qui fréquentait les grands de ce monde et menait une vie assez dissolue. Il aimait notamment le jeu, passion à laquelle il se livra lors de son séjour à Venise.Frappé par une grave maladie, en 1683, il décide pourtant de s'amender et, deux ans plus tard, entre dans les ordres.Le goût des vêtements fémininsSi l'abbé de Choisy est connu encore aujourd'hui, c'est parce qu'il s'habillait souvent en femme. Il faut dire que le jeune homme porte d'abord des vêtements féminins jusqu'à l'âge de 18 ans.Comme il est de coutume alors, sa mère habille le petit garçon en fille. Mais elle continue de le faire alors qu'il a dépassé 7 ans, l'âge auquel les garçons recevaient des vêtements masculins.Grâce aux fonctions de son mari, Mme de Choisy fréquentait la Cour. Elle voyait dans le travestissement de son fils un moyen de l'introduire dans l'entourage de Monsieur, frère de Louis XIV.Ce prince, connu pour ses penchants homosexuels, avait lui aussi l'habitude de se farder et de revêtir des vêtements féminins. D'après certaines sources, l'abbé de Choisy aurait continué, par intermittence, à s'habiller en femme, même après sa conversion.Ainsi, il aurait longtemps vécu dans un quartier de Paris, sous le nom de Mme de Sancy. Le curé de la paroisse, et même l'évêque, n'y auraient rien trouvé à redire.Dans des mémoires qui lui sont attribuées, mais on n'est pas sûr qu'il soit l'auteur, on voit même l'abbé, travesti en femme, épouser une femme déguisée en homme. D'après certaines rumeurs, l'abbé de Choisy aurait continué à s'habiller en femme jusqu'à sa mort, en 1724. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel Président de la République est tombé du train ?
Pour écouter le podcast Faits Divers:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D--------------------------------------------Paul Deschanel est l'un de nos Présidents de la République dont le mandat fut le plus bref. En effet, élu le 18 février 1920, face à Georges Clemenceau, le "Père la Victoire", comme on le surnomme alors, il démissionne sept mois plus tard, le 21 septembre.Longtemps député, puis président de la Chambre durant près de huit ans, ce républicain modéré, réputé pour ses dons d'orateur, était une des figures de la IIIe République.Mais, peu après son élection, l'attitude du chef de l'État commence à inquiéter son entourage. Il est la proie de véritables crises d'angoisse et devient agité, montrant même des signe de dépression.On attribue généralement son état au surmenage lié à ses fonctions politiques, à la campagne présidentielle et à la rédaction d'un ouvrage sur Gambetta qui lui tenait à cœur.Une chute en pleine nuitLe 23 mai 1920, Paul Deschanel monte à bord du train qui doit le conduire à Montbrison, où il doit présider une cérémonie. Peu avant minuit, le Président, qui a trop chaud, ouvre la fenêtre et tombe de la voiture.Cette chute peut s'expliquer de diverses manières. Pour s'endormir, le Président aurait pris un hypnotique dont il n'avait pas l'habitude. Il aurait alors été victime de ce que les spécialistes appellent le syndrome d'Elpénor.Il concerne des personnes qui, mal réveillées d'un sommeil profond, font des gestes à demi automatiques. Il s'agit donc d'une sorte de somnambulisme. Enfin, les fenêtres à guillotine du wagon présidentiel, qui doit permettre au Président de répondre aux acclamations de la foule, ont pu faciliter sa chute.En pantoufles et en robe de chambre, Deschanel marche un certain temps le long de la voie. Puis il rencontre un cheminot, qui reste sceptique quand le promeneur nocturne se présente comme le Président de la République.Le chef de l'État se repose ensuite dans la maison d'un garde-barrière. Du fait de la lenteur des communications, le monde politique ignore, pendant plusieurs heures, ce qui est arrivé au Président. Cet incident, moqué par les journaux, jouera un rôle dans sa décision de démissionner de ses fonctions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la femme du nouveau Roi d'Angleterre est-elle appelée Reine consort ?
Le prince Charles est devenu le Roi Charles III à la mort de sa mère, la Reine Elizabeth II, survenue le 8 septembre 2022. Et sa femme, Camilla, duchesse de Cornouailles, est devenue Reine consort.Il n'était pas évident que ce titre lui soit attribué. En effet, de nombreux Anglais la considéraient comme responsable de la faillite du couple que formaient Charles et la princesse Diana.Mais la Reine a tranché la question au début de l'année. Elle a souhaité que la duchesse devienne Reine consort après son décès. Il est vrai que Camilla a lentement reconquis le cœur des Britanniques, par sa discrétion et son dévouement à la Monarchie. Elle n'en conserve pas moins encore de nombreux détracteurs.La femme du RoiCamilla est donc devenue Reine consort. Quel est le sens de ce mot ? Tiré d'un terme latin, il signifie, par extension, "qui partage le sort". Autrement dit, une Reine consort est aux côtés du Roi son époux.Elle partage son sort au sens où elle l'aide à accomplir les tâches protocolaires qui incombent au monarque. Mais elle n'a aucune part à son pouvoir politique, si limité soit-il aujourd'hui dans une Monarchie constitutionnelle. Ceci étant, une Reine consort peut être appelée à exercer les fonctions de régente, au nom de son fils mineur.Si le titre de "consort" a été forgé, c'est pour établir une distinction entre la Reine régnante qui, comme Elizabeth II durant 70 ans, est la souveraine du pays, et la Reine qui ne doit son titre qu'à la fonction royale de son époux.Il est à noter que le titre de "consort" n'est pas seulement réservé à la femme du Roi. Le mari d'une Reine régnante le porte aussi. Ainsi, le prince Philip, époux de la Reine Elizabeth, ou le prince Albert, mari de la Reine Victoria, étaient connus comme "princes consorts".La règle est la même dans d'autres Monarchies européennes. Ainsi, le mari de la Reine Beatrix des Pays-Bas, le prince Claus, et le prince Henrik, époux de la Reine Margrethe II du Danemark, étaient aussi princes consorts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est la première bachelière ?
Tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du siècle suivant, l'émancipation féminine s'est faite avec beaucoup de lenteur. Elle s'est heurtée à de nombreux obstacles, au premier rang desquels figure la solide misogynie d'hommes tenant tous les leviers de commande.Ainsi, dans le domaine de l'enseignement, les femmes pouvaient devenir institutrices, mais elles n'eurent accès à l'enseignement secondaire que grâce à la loi Camille Sée, adoptée seulement en 1880.Et encore cet enseignement ne les mène pas jusqu'au baccalauréat. En effet, les cours dispensés aux jeunes filles ne comportent ni latin ni grec, des matières essentielles à la préparation du bac de l'époque. Par conséquent, les femmes n'avaient pas accès à l'enseignement supérieur.Une obstination finalement récompenséeMalgré cet environnement très hostile à des études poussées pour les jeunes filles, l'une d'entre elles décide de lancer un défi au corps enseignant. Elle s'appelle Julie-Victoire Daubié.Elle est née en 1824, dans une famille catholique assez modeste. Elle se fait connaître en écrivant un ouvrage sur la misère que connaissent certaines femmes de son époque.Et la voilà qui se décide à s'inscrire à l'examen du baccalauréat. Rien ne l'en empêchait en théorie, mais un accord tacite, dans le monde masculin de l'enseignement, l'interdisait en fait.Aussi les autorités compétentes sont-elles scandalisées par l'audace de la jeune femme. À Paris, le recteur refuse à dix reprises son inscription. Elle n'a pas plus de succès auprès de l'Université d'Aix-en-Provence.À force d'obstination, elle finit par obtenir gain de cause. Elle est finalement admise à se présenter à l'examen, en août 1861. Mais on lui propose de passer les épreuves dans un local à part, afin d'éviter l'afflux des curieux.Elle obtient, dans l'ensemble, des résultats tout à fait honorables. On prétend que ses connaissances en latin et grec lui seraient venues d'un oncle prêtre.Mais il faudra l'intervention de l'Impératrice Eugénie, l'épouse de Napoléon III, pour qu'elle obtienne officiellement son diplôme, en mai 1862. Elle devient ainsi la première femme à décrocher le baccalauréat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de “l'extermination douce” ?
En 2016, une cérémonie rend hommage aux 45.000 personnes décédées dans les établissements psychiatriques sous l'Occupation. Certains historiens citent d'ailleurs des chiffres beaucoup plus élevés.Dans certaions hôpitaux psychiatriques, la mortalité, durant cette période, est 5 fois plus élevée qu'en 1938. Une situation aussi dramatique est due avant tout au rationnement alimentaire imposé par la guerre et l'occupation allemande.La ration alimentaire, encore abaissée sur les injonctions de l'occupant, n'atteint, en moyenne, que les deux tiers de ce qu'elle était avant guerre. Et, pour les malades mentaux, elle est fixée à un taux encore plus bas : environ 1.400 calories.Ce qui est très insuffisant pour assurer les besoins alimentaires normaux, et ce d'autant plus que ces malades étaient, dans l'ensemble, en mauvaise santé. Par ailleurs, ces personnes n'avaient aucun moyen de compléter la ration alimentaire allouée.Pas de politique d'exterminationCette pénurie alimentaire est aggravée par le refus des autorités, en mars 1942 par exemple, d'accorder des denrées supplémentaires aux établissements psychiatriques. Il est vrai que, sur l'insistance des médecins, l'État changera d'avis quelques mois plus tard.Par ailleurs, des stocks de provisions, destinés à ces hôpitaux, ont été détournés à leur profit par les Allemands.Mais peut-on, comme l'estime un ouvrage paru en 1987, parler d'"extermination douce" ? Un tel titre faisait référence à la politique d'élimination des malades mentaux décidée par le régime nazi.Si certains notables et responsables du régime de Vichy avaient sans doute des sympathies pour les thèses eugénistes, l'État français n'a mis en place aucune politique visant à l'extermination systématique et programmée des malades mentaux.Cette terrible surmortalité, dans les hôpitaux psychiatriques, est due bien plutôt à une pénurie de denrées alimentaires, liée à la guerre et à l'occupation, qui toucha aussi de plein fouet les nourrissons et les vieillards vivant dans les hospices.Mais les malades mentaux sont aussi morts de l'indifférence d'un régime qui, à plusieurs reprises, n'a pas voulu augmenter la quantité de nourriture destinée à des malades dont, dans un tel contexte, personne, en dehors de leurs familles, ne se souciait vraiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que “L'Orphan Train Movement” ?
L'"Orphan Train Movement" est une œuvre de charité initiée, en 1853, par un philanthrope américain, Charles Loring Brace. Son but était de sauver de la misère et de la délinquance les milliers d'enfants abandonnés qui, à cette époque, n'avaient d'autre choix que de vivre dans la rue.À la fin du XIXe siècle, il y en aurait eu plus de 30.000 rien qu'à New York, dont certains étaient fort jeunes. Brace s'émeut du sort de ces enfants laissés à eux-mêmes.Privés d'abri, mal nourris et n'ayant aucun accès à l'éducation, ils sont soumis à toutes les tentations et nombre d'entre eux tombent dans la délinquance. Leur unique horizon est donc bien souvent la prison.Or les orphelinats, déjà surpeuplés, ne peuvent accueillir ces enfants des rues. D'ailleurs, Charles Loring Brace ne pense pas qu'ils soient à même de résoudre le problème posé par ces enfants abandonnés.Des convois d'orphelinsLe philanthrope imagine alors de transférer ces enfants vers des États du Nord-Ouest des États-Unis. Il se met en quête de personnes y habitant, qui souhaitent adopter des enfants ou ont besoin d'une aide pour les travaux des champs.Charles Loring Brace rassemble donc un certain nombre de ces enfants, les divise en groupes, placés sous la surveillance de quelques adultes, et les envoie dans l'Ouest à bord de trains spécialement affrétés.Au début, les conditions de voyage sont assez spartiates, mais elles s'améliorent avec le temps. À leur descente du train, les enfants sont parfois adoptés séance tenante par leurs nouveaux parents.Mais ils sont souvent consduits dans un endroit spécialement conçu à cet effet. Là, ils donnent parfois un petit spectacle, pour se mettre en valeur. Certaines personnes les examinent de près, un peu comme des maquignons désireux d'acheter un cheval.Certains assimilient même cette scène doutzeuse à un marché aux esclaves. Même si certains enfants sont exploités ou tombent sous la coupe de proxénètes, la plupart sont adoptés par des gens en mal d'enfant, qui leur offrent une vie meilleure. L'"Orphan Train Movement", qui a déplacé plus de 250.000 enfants, prend fin en 1929. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le cannibale de Jacksonville ?
Le parcours de certains criminels défie l'entendement. C'est le cas de celui d'Ottis Toole, né en 1947 en Floride. Son enfance, qui se déroule dans un milieu très pauvre, est cauchemardesque.En effet, dès l'âge de 5 ans, son père puis son beau-père le violent régulièrement. Son père le bat souvent et lui inflige des punitions cruelles. Il le force même à manger son chien.Quant à sa sœur aînée, qui a très tôt perdu sa virginité, elle l'initie à la sexualité. Mais, dans cette famille décidément horrifique, la grand-mère n'est pas la moins dénaturée.Adepte du satanisme, elle s'introduit de nuit dans les cimetières, où elle déterre les cadavres fraîchement inhumés. Elle emmène le petit garçon dans ces expéditions macabres. Et c'est devant lui qu'elle elle broie les os des morts.Ils servent à préparer une mixture censée faciliter les contacts avec les esprits infernaux.Un parcours sanglantOn conçoit qu'une telle enfance ait marqué durablement Ottis Toole, dont l'intelligence se révèle d'ailleurs très médiocre.Il commence très tôt une existence errante et commet son premier meurtre à l'âge de 14 ans. Par ailleurs, des vols et des incendies, qu'il allume volontairement, lui valent très vite de brefs séjours en prison.À partir de 1976, il fait équipe avec un certain Henry Lee Lucas, qui devient son amant. Dès lors, ils laissent derrière eux une trace sanglante. En effet, leurs pérégrinations sont jalonnées de meurtres en tous genres.Leurs victimes sont choisies au hasard, Lucas préférant les femmes et Toole les hommes. Après les avoir tuées, les deux hommes les violent souvent. Nombre d'auto-stoppeurs ou d'employés de station-service seront ainsi sauvagement abattus.Il arrive même qu'Ottis Toole découpe le cadavre de ses victimes et en assaisonne certaines parties avec une sauce de son cru. En plus d'être meurtrier et violeur, il devient donc cannibale.Les deux assassins, arrêtés en 1983, avouent plus de 100 crimes. À l'issue de son procès, qui se tient l'année suivante, Toole est condamné à la peine capitale. Mais, en raison de son état mental, sa peine est commuée en détention à perpétuité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le micropoint ?
Dans leur désir de transmettre des messages sans que d'éventuels lecteurs puissent en deviner le contenu, les services de renseignement de divers pays ont mis au point des procédés spécifiques.L'un d'entre eux est le micropoint. Il s'agit d'un procédé permettant de réduire un texte ou une image à une taille infime, de l'ordre du point employé en typographie. D'où son nom de micropoint.Ce texte ou cette image miniaturisés sont ensuite dissimulés dans un texte ordinaire, sous la forme d'un point sur un i ou de celui qui termine une phrase.Ce dispositif relève de ce que les spécialistes appellent la stéganographie. Le but de cette discipline, très prisée par les services secrets, est de cacher des informations confidentielles dans un texte d'apparence anodine.Le contenu de ces micropoints, utilisés dès la fin du XIXe siècle, est ensuite déchiffré au moyen de procédés spécifiques.D'autres procédés relevant de la stéganographieTrès tôt, on a eu recours à des procédés, que, bien plus tard, on aurait qualifiés de stéganographiques. En effet, l'historien grec Hérodote, qui vivait au Ve siècle avant notre ère, nous donne des exemples de tels procédés.Il raconte notamment qu'on rasait la tête d'un messager, puis qu'on écrivait le message à transmettre sur son crâne. Bien entendu, on attendait que les cheveux repoussent avant de l'envoyer en mission.Dans la Chine ancienne, les informations étaient transcrites sur un morceau de soie, placé dans une petite boule de cire. Elle était ensuite avalée par le messager, qui n'avait plus qu'à la récupérer par les voies naturelles.Quant à l'encre sympathique, qui ne se révélait qu'à la flamme d'une bougie, elle était déjà utilisée voilà 2.000 ans. On employait du jus de citron ou du lait pour la produire.Avec le temps, les techniques se sont perfectionnées. Aujourd'hui, il est possible de transmettre une image, dissimulée dans une autre, grâce à la modification des pixels qui les constituent.Certains logiciels sont également conçus pour dissimuler un message dans un texte anodin. Même des sons peuvent véhiculer des informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi a-t-on tués tant d'animaux au Royaume Uni en 1939 ?
Pour écouter mon podcast Comment j'ai bâti un empire: Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D-------------------------------------------------------Il est des événements qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont peu attiré l'attention des historiens. Tel est le cas du massacre des animaux de compagnie, perpétré au Royaume-Uni au début du conflit.En 1939, en effet, les pouvoirs publics créent un comité chargé d'étudier ce qu'il convenait de faire de ces animaux. En effet, un problème se posait.La guerre à venir serait sans doute longue et mobiliserait toutes les ressources du pays. Il était donc probable que les Britanniques subissent un rationnement. Dans ces conditions, ne seraient-ils pas tenté de partager avec leurs chiens et chats une nourriture à peine suffisante pour eux ?À l'inverse, certains, souhaitant réserver ces vivres à leur usage, pourraient peut-être laisser leurs animaux mourir de faim.Un véritable massacreLe comité décide alors de publier un document, dans lequel des conseils sont donnés aux propriétaires d'animaux. Il leur est d'abord recommandé, s'ils le peuvent, d'emmener leurs animaux à la campagne, où la nourriture sera sans doute plus abondante.Ils peuvent aussi les confier à des personnes mieux à même de s'en occuper. Sinon, ils devront se résoudre à tuer leurs animaux. Certes, ce conseil est présenté comme un ultime recours.Mais la présence, sur le dépliant, d'une publicité pour une arme destinée à accomplir cette macabre besogne, semble présenter cet abattage comme le moyen le plus simple de régler le problème.Le document assure que l'utilisation de ce pistolet évitera d'inutiles souffrances aux animaux. Aussi de très nombreux Britanniques passent-ils à l'acte. En effet, on estime qu'environ 750.000 animaux de compagnie furent abattus.Environ un quart des chiens et des chats vivant à Londres auraient subi ce triste sort. Les crématoriums prévus pour incinérer les cadavres sont vite saturés et, faute de place dans les cimetières pour animaux, chiens et chats sont enterrés un peu partout, dans des prés notamment.Déjà, pendant la guerre, beaucoup d'Anglais regrettèrent leur geste. Ils estimèrent, après coup, qu'un tel massacre n'avait pas lieu d'être. Et le gouvernement fut accusé d'avoir provoqué une véritable hystérie collective. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-il arrivé au village de Lidice ?
Le 27 mai 1942, Reinhard Heydrich, gouverneur du protectorat de Bohême-Moravie et l'un des principaux responsables de l'extermination des juifs, est victime d'un attentat à Prague.Cet attentat a été soigneusement préparé, dans le cadre de l'opération "Anthropoid". Il est confié à deux résistants tchécoslovaques, parachutés dans la région.Les représailles sont d'autant plus féroces qu'une réunion au sommet, qui s'était tenue quelques jours plus tôt, avait conclu à la parfaite sûreté de la Bohême-Moravie. Les SS devaient se montrer impitoyables, pour montrer à la fois qu'ils avaient la situation bien en main et qu'un tel événement ne se reproduirait pas.La Gestapo locale est d'autant plus fébrile qu'une semaine après l'attentat, elle n'a toujours aucun indice. Or, un document, qui n'a rien à voir avec l'attentat, les met sur la trace de deux résistants tchécoslovaques, réfugiés en Angleterre.Les SS pensent qu'ils ont pris part à l'assassinat de Heydrich. Ils se cacheraient dans le village de Lidice, à quelques dizaines de kilomètres de Prague.Un terrible massacreAu début de juin 1942, les parents des résistants sont arrêtés. Mais les enquêteurs ne trouvent rien de concluant. Malgré tout, les successeurs de Heydrich décident de s'en prendre à la population de Lidice.Cet acte de vengeance collective devrait dissuader d'autres résistants de passer à l'acte. Hitler est d'accord : il faut faire un exemple.Le 10 juin 1942, des soldats allemands pénètrent dans le village. Tous les hommes et certains adolescents sont emmenés un peu à l'écart et fusillés. Cette sinistre besogne prendra des heures.De leur côté, les femmes sont déportées au camp de Ravensbrück. Quant aux enfants, séparés de leurs parents, certains seront "rééduqués", d'autres assassinés dans un autre camp de la mort.Au total, 340 personnes, sur les 500 habitants que comptait le village, trouvent la mort dans cette horrible expédition punitive. Même les animaux sont abattus. Et, dans leur rage de destruction, les nazis ne laissent aucune maison debout. Le cimetière lui-même est saccagé.Toute trace du village doit être effacée. Après le passage des SS, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les Hollandais ont-ils échangé Manhattan contre une île indonésienne ?
Les îles Banda font partie de l'archipel des Moluques, qui se trouve à l'est de l'Indonésie. Cet archipel a été découvert et colonisé par le Portugal au début du XVIe siècle. Un siècle plus tard, les Anglais s'emparent de quelques îles de cet archipel de Banda.Parmi elles, l'île de Run est la plus convoitée. C'est en effet le seul lieu de culture au monde de la noix de muscade. Or celle-ci est alors considérée comme une épice très précieuse, qui se négocie à prix d'or.On lui attribuait en effet nombre de vertus. Elle aurait apaisé la douleur, soulagé les maux d'estomac et même guéri de la peste. Dès lors, on comprend que la possession de cette île ait été considérée par les Hollandais comme un enjeu majeur.Un singulier échangeLa possession de l'île de Run fut férocement disputée entre Hollandais et Anglais. Ces derniers y prennent pied en 1616, avant de se retirer 4 ans plus tard. Puis ils s'y établissent à nouveau, avant d'en être chassés, en 1665, par les Hollandais.Mais la flotte britannique résiste toujours. En 1667, la situation est clarifiée par le traité de Bréda, qui met fin à la seconde guerre anglo-hollandaise. Ce traité prévoit un curieux troc.En effet, l'île de Run devient une possession hollandaise. En échange, les Anglais reçoivent le droit de conserver l'île de Manhattan. Les Anglais occupaient illégalement cette île, que les Hollandais, qui l'avaient appelée La Nouvelle-Amsterdam, possédaient depuis 1626.Les Anglais s'empressent de rebaptiser cette île du nom du frère du Roi Charles II, le duc d'York, le futur Jacques II. Elle prend dès lors le nom de New York.En prenant possession de l'île de Run, les Anglais ont peut-être regretté d'avoir mis le feu aux plantations de noix de muscade. Ils l'avaient fait dans l'intention de nuire aux Anglais, qui occupèrent l'île par intermittence au XVIIe siècle.Aujourd'hui, les autorités de cet archipel indonésien ont décidé de commémorer l'anniversaire de ce singulier échange, dans le but d'attirer les touristes dans ces îles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la haute couture est-elle née ?
La haute couture est aujourd'hui encore une tradition française d'élégance et de luxe. Charles Frederick Worth est considéré comme son créateur. Né en Angleterre en 1825, il travaille très tôt dans le textile.Gagnant Paris dès 1845, il parvient à ouvrir un atelier de confection dans l'entreprise textile où il travaille. Ses créations attirent l'attention de l'Impératrice Eugénie, qui lui passe de nombreuses commandes.Dès lors sa réputation dans la haute société parisienne est assurée. Worth ne laisse pas ses clientes fortunées choisir les tissus et les formes de leurs robes, comme c'était l'usage.Il les crée lui-même, sur mesure. Et pour que ces grandes dames puissent étudier ses modèles, il demande à des mannequins de les porter. Ce sont de telles innovations qui ont donné naissance à la haute couture.D'autres précurseursAprès Worth, d'autres créateurs ont donné ses lettres de noblesse à la haute couture. À l'époque de son apparition, à la fin du XIXe siècle, les femmes portent un corset, ce qui resserre la taille et fait saillir le buste.Véritable instrument de "torture", le corset ne met guère en valeur la silhouette féminine. Les femmes qui le portent ne peuvent que manquer de naturel dans leur démarche.Couturier favori de la Belle Époque, Jacques Doucet respecte la tradition mais rend ses robes un peu plus souples. Mais c'est Paul Poiret qui met fin à la tyrannie du corset.En 1906, ce célèbre couturier ose le supprimer. Dès lors, les femmes peuvent porter des robes droites, à la taille haute et non plus étranglée. Ainsi habillées, elles ressemblent un peu aux élégantes du Directoire.Les femmes doivent à ce grand précurseur de la haute couture une allure plus naturelle. Et elles y gagnent une nouvelle liberté de mouvement.Mais la haute couture, dont les modèles font déjà la réputation de Paris dans le monde entier, n'est pas l'apanage des hommes. En effet, il y eut aussi des pionnières : Jeanne Lanvin qui, dès 1909, devient un des grands noms de la haute couture, et, bien sûr, Coco Chanel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que contiennent les enregistrements de Trent Park ?
Quand des militaires ou des responsables des services secrets veulent soutirer des informations à leurs ennemis, en temps de guerre, ils ont souvent recours à des méthodes énergiques. La torture est parfois même employée, de manière ouverte ou dissimulée.Mais, durant la Seconde Guerre mondiale, les Anglais ont eu recours, parfois, à des techniques diamétralement opposées.Ces méthodes plus douces furent notamment en vigueur au château de Trent Park. Situé au nord de Londres, ce vaste édifice, construit à la fin du Moyen-Âge, fut, à partir des années 1910, le cadre de somptueuses réceptions.Durant le second conflit mondial, le château abrite des officiers supérieurs allemands, et notamment des généraux, capturés par les Alliés. On estime que Trent Park a vu passer plus de 80 généraux allemands.Une méthode peu contraignanteLes officiers allemands sont d'abord logés dans les chambres du château de Trent Park. Puis le lieu se transforme peu à peu en centre de détention destiné aux officiers supérieurs prisonniers.Mais il ne s'agit nullement d'un goulag. Au contraire, les prisonniers sont traités avec beaucoup d'égards. Ils sont confortablement installés et peuvent se promener à leur guise dans le parc du château.Ils ont même droit à des rations spéciales de whisky. Le but est de les mettre à l'aise et de désarmer leur méfiance. Les Anglais pensent que ces généraux, amollis par leur séjour dans cette prison dorée, ne manqueront pas de se livrer à d'intéressantes confidences.Et leurs geôliers n'en perdront pas une miette. En effet, les murs des chambres sont garnis de micros. Et, de fait, les Alliés recueilleront ainsi des informations très précieuses.Ils en apprendront ainsi davantage sur la base de Peenemünde, où sont fabriquées, dans le plus grand secret, les fusées V1 et V2 qui, dans l'esprit d'Hitler, doivent changer le cours de la guerre.D'autres renseignements, sur les crimes de guerre commis par les Allemands ou la résistance qui s'organise face au Führer, sont encore recueillis par cet ingénieux moyen.Au total, plus de 1.300 procès-verbaux ont été rédigés à partir de ces enregistrements. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la famille royale portugaise émigra au Brésil ?
Le Brésil, que des navigateurs portugais ont découvert en 1500 et dont ils ont pris possession au nom de leur pays, avait toujours été considéré comme un refuge possible pour la famille royale.Envisagé notamment en 1580, au moment de l'invasion espagnole qui met fin, pour un temps, à l'indépendance du Portugal, le transfert vers le Brésil du Roi et de sa famille devient une réalité en 1807.Cette décision ne fait pas l'unanimité, car le "parti français", fidèle appui de la politique de Napoléon, cherche à faire échouer une telle mesure. Mais ce départ est finalement décidé devant les ambitions de l'Empereur pour la péninsule ibérique.En effet, il est soupçonné, à juste titre, de vouloir évincer les monarques régnant en Espagne et au Portugal, pour les remplacer par des membres de sa propre famille. Dans ces conditions, le Portugal, qui serait d'ailleurs divisé en principautés, perdrait toute indépendance réelle.C'est pour cette raison que, le 29 novembre 1807, le Roi Pierre III monte à bord du vaisseau qui l'emmènera, en compagnie de sa famille, vers les rivages du Brésil.Un grand pas vers l'émancipation du BrésilL'arrivée de la famille royale portugaise au Brésil aura des conséquences sur l'avenir du pays. Les historiens sont d'accord pour estimer que cet événement en aura accéléré l'émancipation.Certaines mesures montrent bien que le Brésil n'est plus considéré comme une simple colonie, pourvoyeuse de matières premières. Ainsi, en 1808, un décret royal rapporte l'interdiction faite au Brésil de développer des colonies sur son territoire.Peu après, le pays, qui se dote d'une nouvelle capitale, Rio de Janeiro, perd officiellement ce statut de colonie. Il reçoit le droit de commercer avec d'autres pays que le Portugal, et de signer des traités avec eux.En 1821, le Roi Jean VI, fils de Pierre III et Marie Ière, décide de rentrer au Portugal. Mais son fils décide de rester sur place. Sous le nom de Pierre Ier, il devient Empereur du Brésil et proclame, en 1822, l'indépendance du pays. En 1889, son fils, Pierre II, est destitué et la République proclamée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la vie de la courtisane Marguerite Steinheil fut-elle romanesque ?
Le nom de Marguerite Steinheil est d'abord resté dans la petite histoire comme celle d'une courtisane célèbre. Cette notoriété, elle la doit surtout au tragique dénouement de ses relations avec le Président Félix Faure, élu chef de l'État en 1895.La demi-mondaine avait l'habitude de rendre des visites discrètes au Président. L'une d'elles se termine mal. Le 16 février 1899, en effet, le fringant politicien expire dans les bras de la belle Marguerite.Celle-ci s'empresse alors de s'éclipser par une porte dérobée. Cet épisode a d'ailleurs donné naissance à un mot historique célèbre. Le prêtre venu donner l'extrême onction au Président, qui demande à un domestique s'il a encore sa connaissance, s'entend répondre : "Non, on l'a fait sortir par derrière" !En d'autres temps, Marguerite Steinheil aurait sans doute été maîtresse de roi. En effet, elle ne fréquenté que des personnages haut placés. Ainsi peut-on citer, parmi ses "clients" réguliers, le Roi du Cambodge, le prince de galles ou encore un grand-duc russe.Une héroïne de faits diversMarguerite Steinheil ne fait pas seulement la une des journaux pour ses exploits de courtisane. Elle est aussi le personnage central d'un retentissant fait divers.Le 30 mai 1908, en effet, on la retrouve ligotée aux barreaux de son lit. Sa mère et son mari gisent auprès d'elle, morts. Aux policiers venus l'interroger, elle affirme avoir été victime d'un cambriolage.Elle donne même des détails assez pittoresques. Elle aurait été agressée par de mystérieux individus, vêtus d'amples vêtements noirs. Ils auraient menacé de la tuer si elle ne leur révélait pas l'endroit où elle cachait ses bijoux. Pour finir, ils l'auraient assommée.Les enquêteurs restent dubitatifs. S'il s'agissait vraiment d'un vol, pourquoi les supposés cambrioleurs n'auraient-ils rien emporté ?Marguerite Steinheil est donc accusée d'un double meurtre. Très suivi, le procès aboutit pourtant à un acquittement. La courtisane décide alors de quitter la France et change de nom.Mais sa vie, qui ne s'achève qu'en 1954, comporte d'autres épisodes romanesques. Se trouvant au Maroc, elle est en effet enlevée, puis libérée contre une rançon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le trésor nazi existe-t-il ?
Durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont raflé l'or des pays occupés, notamment dans les réserves des banques centrales, et mis la main sur de précieuses œuvres d'art.Grâce à ce pillage méthodique, les Allemands ont rassemblé un véritable trésor de guerre. Une partie a été retrouvée, mais il se pourrait que bien des richesses soient encore dissimulées dans des caches secrètes.C'est ce que laisse supposer un intéressant document, longtemps conservé par une loge maçonnique fréquentée par les SS. Il s'agit d'un manuscrit rédigé par un officier SS, qui recense les divers endroits où des trésors auraient été cachés. Dans ces onze cachettes, les chercheurs devraient trouver de l'or, des tableaux ou des bijoux.De nombreuses cachettesParmi les sites où seraient ensevelies ces richesses, figure le palais Hochberg. Situé près de Breslau, l'actuelle Wroclaw, au sud-ouest de la Pologne, le château est un édifice du XVIe siècle.D'après le document rédigé par l'officier nazi, les chercheurs pourraient trouver, dans un puits creusé à 60 mètres de profondeur, un trésor composé de plusieurs tonnes d'or.Ce butin, résultant d'une partie des réserves de la Reichbank de la ville de Breslau, vaudrait des milliards d'euros. Les propriétaires du palais, qui ont obtenu l'autorisation de faire des fouilles, vont-ils le découvrir un jour prochain ?Mais ces richesses fabuleuses ne reposeraient pas seulement dans le sol. En effet, des tableaux de maître ont déjà été trouvés au palais Hochberg, dissimulés sous des boiseries. Les nazis auraient caché leurs trésors dans d'autres lieux, plus insolites encore.En effet, un autre trésor nazi se trouverait dans un petit village polonais. Plus précisément dans un bâtiment que les nazis avaient transformé en maison close.Grâce à une lettre, adressée par un officier SS à l'une des pensionnaires de ce lupanar, les chercheurs ont réussi à mettre la main sur un tonneau contenant des tonnes d'or, mais aussi des bijoux et des objets précieux.Ils auraient été confiés aux nazis par de riches familles polonaises craignant les spoliations des Soviétiques, sur le point d'envahir la Pologne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Si les affaires criminelles vous intéressent...
Pour écouter le podcast Affaires criminelles:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/affaires-criminelles/id1640810213Spotify:https://open.spotify.com/show/4W6nRWNkr7B95TTt25ywNO?si=23e4eb85bc6440a7Deezer:https://deezer.com/show/4522937Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDcwMDA3NTQ3MTU%3DCastbox:https://castbox.fm/channel/Affaires-criminelles-id5049360 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la mystérieuse disparition du diplomate Benjamin Bathurst ?
En mission à Vienne, en 1809, le diplomate Benjamin Bathurst disparaît brusquement. Il ne réapparut jamais et son corps ne fut pas retrouvé. De nombreuses hypothèses tentèrent d'expliquer une disparition que certains jugent surnaturelle.Un diplomate qui disparaît brusquementNé en 1784, Benjamin Bathurst entame très tôt une carrière diplomatique. En 1809, il est envoyé à Vienne, pour réactiver l'alliance anglo-autrichienne contre Napoléon. Il doit aussi persuader l'Empereur d'Autriche, François Ier, d'entrer dans la guerre contre la France.Le jeune diplomate voyage, sous un nom d'emprunt, avec son courrier d'ambassade et un valet. Contraints de quitter Vienne à la suite de la bataille de Wagram, où Napoléon remporte une victoire décisive sur les Autrichiens, les trois hommes s'arrêtent, le 25 novembre 1809, dans la petite ville prussienne de Perleberg.C'est là que Benjamin Bathurst disparaît brusquement. Il existe plusieurs versions sur les circonstances de cette disparition. Pour les uns, il aurait disparu, vers 21 heures, en sortant de l'auberge pour monter dans la voiture qui l'attendait.Pour d'autres, il serait sorti se dégourdir les jambes, une fois la berline arrêtée. Il en aurait fait quatre fois le tour et aurait subitement disparu alors qu'il s'apprêtait à continuer sa promenade.De nombreuses hypothèsesPour expliquer la mystérieuse disparition de Benjamin Bathurst, certaines personnes, férues de science-fiction, n'ont pas manqué d'évoquer un hypothétique voyage dans le temps ou le passage de l'infortuné diplomate dans une autre dimension.Cet événement se retrouve dans plusieurs romans fantastiques, qui évoquent l'évaporation du diplomate. Selon les cas, il gagne un monde parallèle ou se retrouve dans le futur.Mais l'explication est sans doute plus prosaïque. En effet, le manteau de fourrure de Bathurst et son pantalon sont rapidement retrouvés. Le pantalon est percé de deux trous de balles, mais sans aucune trace de sang.Il est donc probable que le diplomate a été assassiné, peut-être par des brigands ou à l'instigation des Français, qui reprochaient à Bathurst son rôle dans la consolidation de l'alliance anglo-autrichienne.L'hypothèse de l'enlèvement a également été avancée. Pour l'heure, le mystère de cette disparition n'est toujours pas élucidé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la secte des Étrangleurs ?
Les Thugs, appelés parfois « Étrangleurs », sont une secte indienne, dont l'activité principale consistait à tuer ses victimes par strangulation. Se disant sectateurs de la déesse Kali, ils furent actifs, dans certaines régions de l'Inde, du XIIIe au XIXe siècle.Des adorateurs de KaliLe terme « thug » peut signifier à la fois « cacher » et « étrangler ». Les membres de cette confrérie sont des adorateurs de Kali. Cette divinité essentielle du panthéon hindouiste est souvent associée à l'idée de destruction, mais elle représente aussi l'énergie primitive et préserve les dévots.Voulant tuer un démon, elle s'arme d'une imposante épée et pourfend l'esprit mauvais.Mais, de chaque goutte de son sang, naît un nouveau démon, toujours plus redoutable.Avec sa sueur, mêlée de terre, elle aurait alors fabriqué des hommes auxquels elle aurait enseigné l'art de tuer sans répandre le sang. Elle les aurait ainsi chargés d'éliminer les démons. Tel est le mythe fondateur à l'origine de la secte des thugs.Des meurtres rituelsTuer un voyageur ou les membres d'une caravane, sans effusion de sang, puis lesdépouiller, ce n'était pas là, pour les thugs, des actions condamnables, encore moins des meurtres.Il s'agissait de sacrifices humains, en l'honneur de la déesse Kali. Les Étrangleurs étaient surtout des hindous, mais ils recrutèrent aussi des adeptes parmi les musulmans.Au cours de la cérémonie d'initiation, le nouveau membre reçoit un bain rituel, puis il est présenté à Kali, qui doit montrer, par un signe, qu'elle accepte le novice.Si c'est le cas, on lui remet la hache de fer, emblème de la secte, et il prononce des vœux auprès du gourou, qui est le guide spirituel de la secte.Les thugs tuaient leurs victimes au moyen d'une corde ou d'un foulard lesté de pierres, puis ils les enterraient. Ils formaient une communauté hiérarchisée, dont les membres se déplaçaient par petits groupes.Les Britanniques créent, pour les combattre, une force de police spéciale. Elle exerce à leur encontre une sévère répression, qui, à la fin du XIXe siècle, finit par venir à bout de cette secte d'étrangleurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel Roi de France a régné 20 minutes ?
Il est un Roi de France dont le nom est ignoré des écoliers. Et pour cause, son règne n'a duré que...20 minutes ! Il bat ainsi le record de brièveté détenu par Jean Ier le Posthume, mort quelques jours après sa naissance. Ce Roi au règne éclair, c'est Louis XIX, le fils aîné de Charles X.Une vie marquée par l'exilLouis-Antoine, futur duc d'Angoulême, naît à Versailles en 1775. C'est le fils aîné du comte d'Artois, le plus jeune frère de Louis XVI. Sa prime jeunesse se déroule sans histoires puis, dès le déclenchement de la Révolution française, le jeune prince, accompagné de son frère, le duc de Berry, suit son père en exil.En 1792, il rejoint l'armée de Condé qui regroupe de nombreux nobles émigrés. Trois ans plus tard, il essaie, sans succès, de susciter un soulèvement royaliste en Vendée.En 1799, le duc d'Angoulême épouse sa cousine, Marie-Thérèse de France, surnommée Madame Royale, qui est le seul enfant vivant de Louis XVI et Marie-Antoinette.Le prince rentre en France au moment de la Restauration et devient dauphin, en 1824, quand son père accède au trône sous le nom de Charles X.Un Roi éphémèreFils, neveu et gendre de Roi, le duc d'Angoulême devait à son tour monter sur le trône. Mais pour si peu de temps que son règne n'a laissé aucune trace dans l'Histoire.C'est en juillet 1830 que l'attendait ce destin royal. Ce mois-là, en effet, Charles X, mécontent du résultat des élections, décide de suspendre la Charte, de dissoudre la Chambre nouvellement élue, et de censurer la presse.Cette politique réactionnaire provoque la Révolution de Juillet. Paris se couvrant de barricades, le Roi décide d'abdiquer. Son fils, dauphin de France, lui succède donc sous le nom de Louis XIX.Il réfléchit puis, pensant sauver la dynastie, abdique à son tour en faveur de son jeune neveu, le duc de Bordeaux. Son règne avait duré 20 minutes !Mais le prétendant légitimiste actuel au trône de France a tenu compte de ce règne éphémère, puisqu'il a pris le nom de Louis XX. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le mystère de la Mary Céleste ?
Il existe de nombreuses histoires de bateaux fantômes. Mais la plus troublante est sans doute celle de la Mary Celeste, dont le mystère, à ce jour, n'est toujours pas éclairci.Un équipage disparuLe 4 décembre 1872, un navire de commerce américain, le « Dei Gratia », fait une curieuse découverte. Ce jour-là, il aborde un grand voilier, qui lui semble dériver. Le vaisseau adresse alors à ce bateau désemparé, qui se nomme la "Mary Celeste", les signaux convenus, mais il ne reçoit aucune réponse.Le capitaine demande alors à quelques hommes d'équipage de monter à bord. À leur grande surprise, les matelots ne trouvent personne sur le navire. Le capitaine Briggs, sa femme, sa petite fille et tous les hommes d'équipage semblent s'être volatilisés.La coque paraît en bon état, mais le gréement est endommagé et la cale pleine d'eau. Pourtant, tout semble à sa place : les provisions sont intactes et la cargaison d'alcool, qui doit être livrée à Gênes, est toujours là.De même, les affaires du capitaine sont rangées dans ses armoires et, dans l'ensemble, on ne constate aucun désordre à bord de la Mary Celeste.Un mystère toujours pas éclairciDepuis lors, de nombreuses hypothèses ont été échafaudées pour expliquer l'insolite disparition du capitaine et de l'équipage du voilier. Il faut bien dire qu'aucune n'emporte la conviction.Une fraude à l'assurance, organisée par le copropriétaire du navire, a été évoquée. Mais ce dernier l'a vivement réfutée, et les compagnies d'assurance n'ont lancé aucune enquête.Certains ont suggéré que les deux capitaines auraient planifié le meurtre et la disparition de l'équipage, afin de toucher la prime réservée aux sauveteurs en mer.Mais Briggs possédant le bateau et sa cargaison, il aurait eu plus à perdre dans cette combine qu'en livrant la marchandise à bon port. Et, dans ce cas, comment expliquer la disparition du capitaine et de sa famille qui, au surplus, avaient laissé un fils à terre ?Pour certains, le navire aurait été endommagé par un phénomène naturel, comme une trombe d'eau ou un tremblement de terre. D'autres ont évoqué l'attaque d'une pieuvre géante ou même l'enlèvement de l'équipage par des extraterrestres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le “dauphin d'Hitler” ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Considéré comme le collaborateur le plus proche d'Hitler, Rudolf Hess s'envole pour l'Angleterre, en 1941, dans le but de négocier une paix séparée avec ce pays. Mais il échouera et sera emprisonné jusqu'à la fin de sa vie.L'adjoint du FührerNé en 1894, Rudolf Hess fait preuve de bravoure durant la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut la Croix de fer. C'est à la fin du conflit qu'il rencontre un certain caporal Hitler.Les deux hommes sympathisent aussitôt. Hess adhère au NSDAP, le petit parti d'Hitler, dès le début et participe au putsch manqué de Munich en 1923. Emprisonné avec Hitler, il l'aide à rédiger "Mein kampf".Il fait donc partie des plus anciens collaborateurs du futur Führer et appartient à son premier cercle. Dès l'accession d'Hitler au pouvoir, en 1933, il entre au gouvernement et prend une part active à la rédaction des lois antisémites de Nuremberg en 1935.Son principal titre de gloire cependant est d'être désigné, dès 1933, comme l'adjoint du Führer. Il est donc bien son dauphin officiel.Une curieuse missionLe 10 mai 1941, le destin de Rudolf Hess bascule. Il s'envole d'Allemagne, aux commandes d'un petit avion, et saute en parachute au-dessus de l'Écosse. Il serait parti sans avertir personne, pas même Hitler.Ce qui est vraisemblable, puisqu'il sera accusé de désertion dans son pays. Le but de Rudolf Hess est de négocier une paix séparée avec le Royaume-Uni, juste avant le déclenchement de l'offensive contre l'URSS.Si les négociations aboutissaient, l'Allemagne n'aurait plus à combattre sur deux fronts. Toute hasardeuse qu'elle soit, une telle tentative n'est pas forcément vouée à l'échec. En effet, malgré la présence de Churchill à la tête du gouvernement, les partisans de l'"apaisement" avec l'Allemagne sont encore actifs dans les allées du pouvoir.Mais Rudolf Hess ne sera pas pris au sérieux. Il est emprisonné jusqu'à la fin de la guerre et condamné à la prison à vie par le tribunal de Nuremberg. Après 46 années de détention, seul dans sa prison de Spandau, il se pend dans sa cellule, le 17 août 1987. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la Société de Géographie ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Existant depuis deux siècles, la Société de géographie française s'attache à mettre en avant cette discipline et encourage toutes les initiatives visant à mieux faire connaître le monde dans lequel nous vivons.La plus ancienne des Sociétés de géographieLa Société de géographie est fondée, à Paris, le 15 décembre 1821. C'est la plus ancienne au monde. Les savants travaux publiés dans le cadre de l'expédition d'Égypte de Bonaparte, en 1798, ont sans doute contribué à cet intérêt pour la géographie.D'illustres savants, comme Cuvier, Champollion, Berthollet ou le géographe Alexandre de Humboldt participent à la création de cette société savante. Elle sera présidée tour à tour par des scientifiques comme Laplace et Cuvier ou des géographes comme Élisée Reclus.Mais des écrivains, comme Chateaubriand, ou des hommes politiques, comme Decazes ou Barante, en prendront aussi la tête. Malgré un démarrage un peu lent, qui se traduit par un nombre d'adhérents assez faible, la Société de géographie finit par prendre son essor et sert de modèle à des organismes comparables, qui voient le jour à Berlin ou à Londres.Mieux faire connaître la géographieLe but premier de cette société est bien sûr de susciter l'intérêt du public pour la géographie, qu'Élisée Reclus présente comme la possibilité de "voyager à prix réduit à travers le monde".Dans ce but, la Société de géographie décerne des prix et des médailles aux gens audacieux qui explorent la planète, afin de mieux la faire connaître au public. C'est son entrée, en 1828, dans la cité interdite de Tombouctou, dans le Mali actuel, qui vaut ainsi à René Caillé d'être distingué par la Société de géographie.De même, elle appuie tous les projets de découverte, comme l'exploration du gouffre de Padirac, en 1889, ou, à la même époque, les travaux océanographiques d'Albert Ier de Monaco.La Société patronne aussi des publications visant à promouvoir la géographie et l'exploration de la planète. Elle fait connaître son action à travers le monde, notamment par le biais de congrès internationaux, dont le premier se tient en 1875.Aujourd'hui, les activités de la Société sont mises en avant sur son site ainsi que sur les réseaux sociaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Mary Cassatt ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Dans le genre impressionniste comme dans les autres, les femmes peintres ne sont pas légion. Si Berthe Morisot, par exemple, jouit d'une certaine notoriété, ce n'est pas le cas de Mary Cassatt, qui fut pourtant une artiste très douée. C'est elle aussi qui fit connaître la peinture impressionniste aux États-Unis.Une éducation d'artisteMary Cassatt naît aux États-Unis en 1844, mais, encore très jeune, accompagne sa famille à Paris, pour faire soigner un frère malade. Très attirée par la peinture, elle commence des études artistiques dans son pays natal, puis les poursuit à Paris.Elle étudie la peinture avec des artistes réputés, comme le peintre Jean-Léon Gérôme, spécialisé dans les tableaux d'histoire. En 1868, une de ses toiles est acceptée au salon de Paris, qui agrée les œuvres jugées dignes d'être exposées.Mary Cassatt voyage en Europe, où elle admire les tableaux des grands maîtres et s'initie à la gravure, qui allait devenir l'une de ses spécialités.Un peintre impressionniste à redécouvrirMais c'est la découverte de l'impressionnisme qui va donner son sens à la vie de Mary Cassatt. Elle avait déjà pu admirer des toiles de Manet. Mais c'est la rencontre avec Edgar Degas, en 1875, qui devait être décisive.Un de ses tableaux venant d'être refusé par le Salon, Mary Cassatt se laisse convaincre par Degas de participer à la quatrième exposition que les peintres impressionnistes organisent en 1877.Il ne faut pas oublier qu'à cette époque, ils sont encore considérés avec dédain par les peintres officiels. Mary Cassatt noue un véritable lien d'amitié avec Degas, pour lequel elle accepte de poser.Certes, le peintre impressionniste a joué un rôle notable dans l'évolution artistique de sa consœur. En réalité, entre les deux peintres, l'influence est réciproque. En effet, Degas s'inspire de son sens des couleurs et de son art du portrait.Influencée par l'art de l'estampe japonaise, Mary Cassatt est surtout connue par les tableaux où elle peint une mère et son enfant. Et elle se sert de son entregent et de sa connaissance de l'Amérique pour faire connaître l'impressionnisme aux États-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'affaire Soleilland déchaina-t-elle la presse ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------En 1907, le meurtre et le viol d'une fillette par un ouvrier, reconnu coupable du crime, provoquent une intense campagne de presse et repoussent, pour très longtemps, l'examen de l'abolition de la peine de mort.Une petite fille assassinéeNé en 1881, Albert So 1907leilland travaille dans une usine parisienne fabriquant des sièges de voitures. Il s'est lié d'amitié avec les époux Erbelding, dont la femme travaille dans un atelier de couture.Le 31 janvier 1907, le patron de celle-ci lui impose de terminer un travail urgent, ce qui l'empêche d'emmener sa fille Marthe à un spectacle de café-concert.Albert Soleilland se propose d'y accompagner la fillette, âgée de 11 ans. Mais il rentre seul du spectacle. Il croyait que, comme la petite fille est allée aux toilettes mais n'est pas revenue, elle était tout simplement rentrée chez elle.Mais des incohérences dans le récit de l'ouvrier le font vite soupçonner. Il finit par avouer son forfait. Et, sur ses indications, on retrouve le corps de la fillette à la consigne d'une gare parisienne. Elle a été violée, puis étranglée et poignardée.Le 23 juillet 1907, Albert Soleilland est condamné à mort, mais il est gracié par le Président Fallières.Une campagne de presseLa grâce accordée à Soleilland, condamné dès lors aux travaux forcés à perpétuité, provoque la fureur de l'opinion publique. Cette indignation est à la fois relayée et attisée par une presse qui, dans l'ensemble, dénonce avec virulence la grâce accordée au condamné.Certains journaux, comme "Le Petit Parisien", qui revendique le plus important tirage au monde, prennent la tête de cette campagne de presse. Le journal organise même un sondage auprès de ses nombreux lecteurs.Il reçoit en effet pas moins de 1,5 million de réponses. Et il ressort de cette consultations que près des trois quarts des personnes interrogées sont favorables au maintien de la peine de mort.Cette affaire, et les remous qu'elle suscite, provoquera l'arrêt des débats qui avaient lieu au Parlement, à ce moment précis, sur une éventuelle abolition de la peine de mort. On sait que celle-ci ne sera votée qu'en 1981. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Charles Martel a-t-il vraiment repoussé les Arabes à Poitiers ?
Certains événements de l'Histoire de France ont fini par acquérir un statut légendaire. C'est le cas de la bataille de Poitiers, en 732, qui aurait permis à Charles Martel d'arrêter l'avancée des Arabes. Mais que s'est-il vraiment passé lors de ce combat ?Ce n'est pas la France qui a été sauvéeTous les écoliers de France, du moins à une certaine époque, ont appris que Charles Martel avait sauvé la France en arrêtant, à Poitiers, les hordes arabes qui déferlaient sur le pays en ce début du VIIIe siècle.Or, il faut s'entendre sur le sens des mots. Charles Martel n'a pu épargner une invasion à la "France" car, à ce moment-là, elle n'existait pas à proprement parler. En effet, la zone géographique correspondant à la France actuelle était divisée en plusieurs entités, comme l'Austrasie ou la Neustrie.Charles Martel était lui-même le maire du palais du Roi d'Austrasie, autrement dit le détenteur effectif du pouvoir. Quant au terme "Arabes", qui désigne ses adversaires musulmans, il est bien sûr réducteur.De fait, ces guerriers ne sont pas originaires de la péninsule arabique, mais d'Al-Andalus, l'Espagne sous domination musulmane, ou d'Afrique du Nord, où des Berbères, convertis à l'Islam, se sont engagés dans l'armée de l'émir Abd er-Rahman.Que s'est-il passé à Poitiers ?Par ailleurs, cette bataille ne se serait pas déroulée à Poitiers, mais à Moussais, entre Vienne et Poitiers. Et il ne semble pas que les musulmans avaient pour ambition de conquérir l'Austrasie ou la Neustrie.Le but principal de leur expédition était plutôt de s'emparer des richesses du célèbre sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Ils s'en seraient probablement retournés chez eux après les avoir pillées.La bataille dite de Poitiers n'aurait donc pas été ce bouclier défendant la civilisation chrétienne contre les "barbares" musulmans. D'autant qu'elle n'était même pas, dans ce domaine, la bataille la plus décisive.Celle où le duc Eudes d'Aquitaine arrête l'avance des musulmans à Toulouse, en 721, mériterait sans doute davantage ce titre. En fait, la bataille de Poitiers fait partie d'un certain récit national, quelque peu simpliste et orienté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les secessio plebis ?
Comme dans de nombreuses sociétés, la vie de la cité est marquée, dans la Rome antique, par une opposition récurrente entre le peuple et les élites. Pour défendre ses droits, le peuple eut notamment recours à la "secessio plebis".Des conflits entre la plèbe et le patriciatDans la Rome ancienne, la société était grossièrement divisée en deux parties. D'un côté, on trouve la plèbe, qui est en quelque sorte le "peuple" de Rome, composé des gens les plus modestes.Mais ce sont tout de même des citoyens romains, distincts en cela des esclaves. Face à eux se dressent les patriciens, qui monopolisent le pouvoir économique et politique et jouissent de certains privilèges.Entre l'instauration de la République, en 509 avant J.-C., et le début des guerres puniques, en 264 avant notre ère, le conflit latent entre la plèbe et le patriciat débouche parfois sur des crises ouvertes.Les plébéiens critiquent l'omnipotence des patriciens et réclament notamment la définition claire et la limitation des attributions des consuls, qui sont les plus importants des magistrats romains.Une grève civiqueÀ chaque fois que le différend entre la plèbe et le patriciat s'envenime, les plébéiens décident de cesser leurs activités et de faire une sorte de grève civique. Ils se retirent alors sur l'une des collines de Rome. Ce geste est vu comme un moyen de pression sur les patriciens.La première "secessio plebis" a lieu en 494 avant J.-C. La plèbe est notamment mécontente de la dureté des lois sur les dettes. En effet, les créanciers, le plus souvent des patriciens, peuvent réduire leurs débiteurs en esclavage et même les mettre à mort.La plèbe se retire alors sur l'Aventin. Elle obtient quelques concessions, comme la création des tribuns du peuple, magistrats indépendants des consuls et chargés de protéger les intérêts des plébéiens.En 449 avant J.-C, la plèbe se réfugie sur le Mont Sacré, pour protester contre le despotisme des décemvirs, magistrats auteurs des premières lois écrites de Rome.Enfin, en 287 avant J.-C., la plèbe se retire sur le Janicule pour protester contre l'attribution exclusive de nouvelles terres aux patriciens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui a reçu le tout premier permis de conduire ?
Nul ne peut prendre le volant d'une voiture sans posséder un permis de conduire, délivré par la préfecture de son département de résidence. Mais à quand remonte cette autorisation et qui en fut le premier titulaire ?Un premier document allemandL'apparition des premières automobiles, à la fin du XIXe siècle, a provoqué une certaine gêne pour les passants, notamment en raison du bruit ou de l'odeur. Mais elles n'ont pas tardé non plus à provoquer des accidents.Chaque pays a donc élaboré sa propre législation, destinée à mettre une automobile dans les mains d'un conducteur capable de la conduire sans danger. À cet égard, il semble que le tout premier certificat de capacité ait été délivré à Karl Benz, inventeur, en 1885, du "Motorwagen", la toute première voiture, dotée d'un moteur à explosion.Trois ans plus tard, en 1888, les autorités du grand duché de Bade, où il réside, délivrent à Karl Benz un document l'autorisant à piloter sa machine. Il s'agit donc sans doute du tout premier permis de conduire.Le premier permis de conduire françaisEn France, le premier document autorisant à conduire une automobile est délivré, en 1889, à l'industriel Léon Serpollet, inventeur d'un tricycle à vapeur. Il est considéré comme la première automobile fabriquée de manière industrielle.Ce papier est remis à l'inventeur après qu'il eut démontré sa capacité à conduire son engin. En 1891, il obtient un permis de circulation à Paris, où il ne peut dépasser la vitesse de 16 km/h. On peut donc considérer ce document comme le premier permis de conduire français.La première femme à obtenir ce certificat de capacité, en 1898, sera la duchesse d'Uzès, qui fut l'une des fondatrices de l'Automobile club féminin de France.En 1899, ce certificat de capacité devient obligatoire pour tous les conducteurs. Il change de nom en 1922, pour devenir le "permis de conduire", ouvert désormais à tous les conducteurs âgés d'au moins 18 ans.À cette époque, il y a déjà près de 300.000 voitures en circulation. Le permis de conduire, tel que nous le connaissons, fête donc son centenaire cette année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de “la diplomatie du ping-pong” ?
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Pourquoi Churchill n'était peut-être pas Churchill ?
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Quelle guerre voulut déclencher Paul Gorgulov ?
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Pourquoi Mussolini utlisa-t-il « l'épée de l'islam » ?
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Clairvius Narcisse est-il vraiment revenu à la vie ?
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