
Choses à Savoir HISTOIRE
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Pourquoi a-t-on tués tant d'animaux au Royaume Uni en 1939 ?
Pour écouter mon podcast Comment j'ai bâti un empire: Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D-------------------------------------------------------Il est des événements qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont peu attiré l'attention des historiens. Tel est le cas du massacre des animaux de compagnie, perpétré au Royaume-Uni au début du conflit.En 1939, en effet, les pouvoirs publics créent un comité chargé d'étudier ce qu'il convenait de faire de ces animaux. En effet, un problème se posait.La guerre à venir serait sans doute longue et mobiliserait toutes les ressources du pays. Il était donc probable que les Britanniques subissent un rationnement. Dans ces conditions, ne seraient-ils pas tenté de partager avec leurs chiens et chats une nourriture à peine suffisante pour eux ?À l'inverse, certains, souhaitant réserver ces vivres à leur usage, pourraient peut-être laisser leurs animaux mourir de faim.Un véritable massacreLe comité décide alors de publier un document, dans lequel des conseils sont donnés aux propriétaires d'animaux. Il leur est d'abord recommandé, s'ils le peuvent, d'emmener leurs animaux à la campagne, où la nourriture sera sans doute plus abondante.Ils peuvent aussi les confier à des personnes mieux à même de s'en occuper. Sinon, ils devront se résoudre à tuer leurs animaux. Certes, ce conseil est présenté comme un ultime recours.Mais la présence, sur le dépliant, d'une publicité pour une arme destinée à accomplir cette macabre besogne, semble présenter cet abattage comme le moyen le plus simple de régler le problème.Le document assure que l'utilisation de ce pistolet évitera d'inutiles souffrances aux animaux. Aussi de très nombreux Britanniques passent-ils à l'acte. En effet, on estime qu'environ 750.000 animaux de compagnie furent abattus.Environ un quart des chiens et des chats vivant à Londres auraient subi ce triste sort. Les crématoriums prévus pour incinérer les cadavres sont vite saturés et, faute de place dans les cimetières pour animaux, chiens et chats sont enterrés un peu partout, dans des prés notamment.Déjà, pendant la guerre, beaucoup d'Anglais regrettèrent leur geste. Ils estimèrent, après coup, qu'un tel massacre n'avait pas lieu d'être. Et le gouvernement fut accusé d'avoir provoqué une véritable hystérie collective. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-il arrivé au village de Lidice ?
Le 27 mai 1942, Reinhard Heydrich, gouverneur du protectorat de Bohême-Moravie et l'un des principaux responsables de l'extermination des juifs, est victime d'un attentat à Prague.Cet attentat a été soigneusement préparé, dans le cadre de l'opération "Anthropoid". Il est confié à deux résistants tchécoslovaques, parachutés dans la région.Les représailles sont d'autant plus féroces qu'une réunion au sommet, qui s'était tenue quelques jours plus tôt, avait conclu à la parfaite sûreté de la Bohême-Moravie. Les SS devaient se montrer impitoyables, pour montrer à la fois qu'ils avaient la situation bien en main et qu'un tel événement ne se reproduirait pas.La Gestapo locale est d'autant plus fébrile qu'une semaine après l'attentat, elle n'a toujours aucun indice. Or, un document, qui n'a rien à voir avec l'attentat, les met sur la trace de deux résistants tchécoslovaques, réfugiés en Angleterre.Les SS pensent qu'ils ont pris part à l'assassinat de Heydrich. Ils se cacheraient dans le village de Lidice, à quelques dizaines de kilomètres de Prague.Un terrible massacreAu début de juin 1942, les parents des résistants sont arrêtés. Mais les enquêteurs ne trouvent rien de concluant. Malgré tout, les successeurs de Heydrich décident de s'en prendre à la population de Lidice.Cet acte de vengeance collective devrait dissuader d'autres résistants de passer à l'acte. Hitler est d'accord : il faut faire un exemple.Le 10 juin 1942, des soldats allemands pénètrent dans le village. Tous les hommes et certains adolescents sont emmenés un peu à l'écart et fusillés. Cette sinistre besogne prendra des heures.De leur côté, les femmes sont déportées au camp de Ravensbrück. Quant aux enfants, séparés de leurs parents, certains seront "rééduqués", d'autres assassinés dans un autre camp de la mort.Au total, 340 personnes, sur les 500 habitants que comptait le village, trouvent la mort dans cette horrible expédition punitive. Même les animaux sont abattus. Et, dans leur rage de destruction, les nazis ne laissent aucune maison debout. Le cimetière lui-même est saccagé.Toute trace du village doit être effacée. Après le passage des SS, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les Hollandais ont-ils échangé Manhattan contre une île indonésienne ?
Les îles Banda font partie de l'archipel des Moluques, qui se trouve à l'est de l'Indonésie. Cet archipel a été découvert et colonisé par le Portugal au début du XVIe siècle. Un siècle plus tard, les Anglais s'emparent de quelques îles de cet archipel de Banda.Parmi elles, l'île de Run est la plus convoitée. C'est en effet le seul lieu de culture au monde de la noix de muscade. Or celle-ci est alors considérée comme une épice très précieuse, qui se négocie à prix d'or.On lui attribuait en effet nombre de vertus. Elle aurait apaisé la douleur, soulagé les maux d'estomac et même guéri de la peste. Dès lors, on comprend que la possession de cette île ait été considérée par les Hollandais comme un enjeu majeur.Un singulier échangeLa possession de l'île de Run fut férocement disputée entre Hollandais et Anglais. Ces derniers y prennent pied en 1616, avant de se retirer 4 ans plus tard. Puis ils s'y établissent à nouveau, avant d'en être chassés, en 1665, par les Hollandais.Mais la flotte britannique résiste toujours. En 1667, la situation est clarifiée par le traité de Bréda, qui met fin à la seconde guerre anglo-hollandaise. Ce traité prévoit un curieux troc.En effet, l'île de Run devient une possession hollandaise. En échange, les Anglais reçoivent le droit de conserver l'île de Manhattan. Les Anglais occupaient illégalement cette île, que les Hollandais, qui l'avaient appelée La Nouvelle-Amsterdam, possédaient depuis 1626.Les Anglais s'empressent de rebaptiser cette île du nom du frère du Roi Charles II, le duc d'York, le futur Jacques II. Elle prend dès lors le nom de New York.En prenant possession de l'île de Run, les Anglais ont peut-être regretté d'avoir mis le feu aux plantations de noix de muscade. Ils l'avaient fait dans l'intention de nuire aux Anglais, qui occupèrent l'île par intermittence au XVIIe siècle.Aujourd'hui, les autorités de cet archipel indonésien ont décidé de commémorer l'anniversaire de ce singulier échange, dans le but d'attirer les touristes dans ces îles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la haute couture est-elle née ?
La haute couture est aujourd'hui encore une tradition française d'élégance et de luxe. Charles Frederick Worth est considéré comme son créateur. Né en Angleterre en 1825, il travaille très tôt dans le textile.Gagnant Paris dès 1845, il parvient à ouvrir un atelier de confection dans l'entreprise textile où il travaille. Ses créations attirent l'attention de l'Impératrice Eugénie, qui lui passe de nombreuses commandes.Dès lors sa réputation dans la haute société parisienne est assurée. Worth ne laisse pas ses clientes fortunées choisir les tissus et les formes de leurs robes, comme c'était l'usage.Il les crée lui-même, sur mesure. Et pour que ces grandes dames puissent étudier ses modèles, il demande à des mannequins de les porter. Ce sont de telles innovations qui ont donné naissance à la haute couture.D'autres précurseursAprès Worth, d'autres créateurs ont donné ses lettres de noblesse à la haute couture. À l'époque de son apparition, à la fin du XIXe siècle, les femmes portent un corset, ce qui resserre la taille et fait saillir le buste.Véritable instrument de "torture", le corset ne met guère en valeur la silhouette féminine. Les femmes qui le portent ne peuvent que manquer de naturel dans leur démarche.Couturier favori de la Belle Époque, Jacques Doucet respecte la tradition mais rend ses robes un peu plus souples. Mais c'est Paul Poiret qui met fin à la tyrannie du corset.En 1906, ce célèbre couturier ose le supprimer. Dès lors, les femmes peuvent porter des robes droites, à la taille haute et non plus étranglée. Ainsi habillées, elles ressemblent un peu aux élégantes du Directoire.Les femmes doivent à ce grand précurseur de la haute couture une allure plus naturelle. Et elles y gagnent une nouvelle liberté de mouvement.Mais la haute couture, dont les modèles font déjà la réputation de Paris dans le monde entier, n'est pas l'apanage des hommes. En effet, il y eut aussi des pionnières : Jeanne Lanvin qui, dès 1909, devient un des grands noms de la haute couture, et, bien sûr, Coco Chanel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que contiennent les enregistrements de Trent Park ?
Quand des militaires ou des responsables des services secrets veulent soutirer des informations à leurs ennemis, en temps de guerre, ils ont souvent recours à des méthodes énergiques. La torture est parfois même employée, de manière ouverte ou dissimulée.Mais, durant la Seconde Guerre mondiale, les Anglais ont eu recours, parfois, à des techniques diamétralement opposées.Ces méthodes plus douces furent notamment en vigueur au château de Trent Park. Situé au nord de Londres, ce vaste édifice, construit à la fin du Moyen-Âge, fut, à partir des années 1910, le cadre de somptueuses réceptions.Durant le second conflit mondial, le château abrite des officiers supérieurs allemands, et notamment des généraux, capturés par les Alliés. On estime que Trent Park a vu passer plus de 80 généraux allemands.Une méthode peu contraignanteLes officiers allemands sont d'abord logés dans les chambres du château de Trent Park. Puis le lieu se transforme peu à peu en centre de détention destiné aux officiers supérieurs prisonniers.Mais il ne s'agit nullement d'un goulag. Au contraire, les prisonniers sont traités avec beaucoup d'égards. Ils sont confortablement installés et peuvent se promener à leur guise dans le parc du château.Ils ont même droit à des rations spéciales de whisky. Le but est de les mettre à l'aise et de désarmer leur méfiance. Les Anglais pensent que ces généraux, amollis par leur séjour dans cette prison dorée, ne manqueront pas de se livrer à d'intéressantes confidences.Et leurs geôliers n'en perdront pas une miette. En effet, les murs des chambres sont garnis de micros. Et, de fait, les Alliés recueilleront ainsi des informations très précieuses.Ils en apprendront ainsi davantage sur la base de Peenemünde, où sont fabriquées, dans le plus grand secret, les fusées V1 et V2 qui, dans l'esprit d'Hitler, doivent changer le cours de la guerre.D'autres renseignements, sur les crimes de guerre commis par les Allemands ou la résistance qui s'organise face au Führer, sont encore recueillis par cet ingénieux moyen.Au total, plus de 1.300 procès-verbaux ont été rédigés à partir de ces enregistrements. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la famille royale portugaise émigra au Brésil ?
Le Brésil, que des navigateurs portugais ont découvert en 1500 et dont ils ont pris possession au nom de leur pays, avait toujours été considéré comme un refuge possible pour la famille royale.Envisagé notamment en 1580, au moment de l'invasion espagnole qui met fin, pour un temps, à l'indépendance du Portugal, le transfert vers le Brésil du Roi et de sa famille devient une réalité en 1807.Cette décision ne fait pas l'unanimité, car le "parti français", fidèle appui de la politique de Napoléon, cherche à faire échouer une telle mesure. Mais ce départ est finalement décidé devant les ambitions de l'Empereur pour la péninsule ibérique.En effet, il est soupçonné, à juste titre, de vouloir évincer les monarques régnant en Espagne et au Portugal, pour les remplacer par des membres de sa propre famille. Dans ces conditions, le Portugal, qui serait d'ailleurs divisé en principautés, perdrait toute indépendance réelle.C'est pour cette raison que, le 29 novembre 1807, le Roi Pierre III monte à bord du vaisseau qui l'emmènera, en compagnie de sa famille, vers les rivages du Brésil.Un grand pas vers l'émancipation du BrésilL'arrivée de la famille royale portugaise au Brésil aura des conséquences sur l'avenir du pays. Les historiens sont d'accord pour estimer que cet événement en aura accéléré l'émancipation.Certaines mesures montrent bien que le Brésil n'est plus considéré comme une simple colonie, pourvoyeuse de matières premières. Ainsi, en 1808, un décret royal rapporte l'interdiction faite au Brésil de développer des colonies sur son territoire.Peu après, le pays, qui se dote d'une nouvelle capitale, Rio de Janeiro, perd officiellement ce statut de colonie. Il reçoit le droit de commercer avec d'autres pays que le Portugal, et de signer des traités avec eux.En 1821, le Roi Jean VI, fils de Pierre III et Marie Ière, décide de rentrer au Portugal. Mais son fils décide de rester sur place. Sous le nom de Pierre Ier, il devient Empereur du Brésil et proclame, en 1822, l'indépendance du pays. En 1889, son fils, Pierre II, est destitué et la République proclamée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la vie de la courtisane Marguerite Steinheil fut-elle romanesque ?
Le nom de Marguerite Steinheil est d'abord resté dans la petite histoire comme celle d'une courtisane célèbre. Cette notoriété, elle la doit surtout au tragique dénouement de ses relations avec le Président Félix Faure, élu chef de l'État en 1895.La demi-mondaine avait l'habitude de rendre des visites discrètes au Président. L'une d'elles se termine mal. Le 16 février 1899, en effet, le fringant politicien expire dans les bras de la belle Marguerite.Celle-ci s'empresse alors de s'éclipser par une porte dérobée. Cet épisode a d'ailleurs donné naissance à un mot historique célèbre. Le prêtre venu donner l'extrême onction au Président, qui demande à un domestique s'il a encore sa connaissance, s'entend répondre : "Non, on l'a fait sortir par derrière" !En d'autres temps, Marguerite Steinheil aurait sans doute été maîtresse de roi. En effet, elle ne fréquenté que des personnages haut placés. Ainsi peut-on citer, parmi ses "clients" réguliers, le Roi du Cambodge, le prince de galles ou encore un grand-duc russe.Une héroïne de faits diversMarguerite Steinheil ne fait pas seulement la une des journaux pour ses exploits de courtisane. Elle est aussi le personnage central d'un retentissant fait divers.Le 30 mai 1908, en effet, on la retrouve ligotée aux barreaux de son lit. Sa mère et son mari gisent auprès d'elle, morts. Aux policiers venus l'interroger, elle affirme avoir été victime d'un cambriolage.Elle donne même des détails assez pittoresques. Elle aurait été agressée par de mystérieux individus, vêtus d'amples vêtements noirs. Ils auraient menacé de la tuer si elle ne leur révélait pas l'endroit où elle cachait ses bijoux. Pour finir, ils l'auraient assommée.Les enquêteurs restent dubitatifs. S'il s'agissait vraiment d'un vol, pourquoi les supposés cambrioleurs n'auraient-ils rien emporté ?Marguerite Steinheil est donc accusée d'un double meurtre. Très suivi, le procès aboutit pourtant à un acquittement. La courtisane décide alors de quitter la France et change de nom.Mais sa vie, qui ne s'achève qu'en 1954, comporte d'autres épisodes romanesques. Se trouvant au Maroc, elle est en effet enlevée, puis libérée contre une rançon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le trésor nazi existe-t-il ?
Durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont raflé l'or des pays occupés, notamment dans les réserves des banques centrales, et mis la main sur de précieuses œuvres d'art.Grâce à ce pillage méthodique, les Allemands ont rassemblé un véritable trésor de guerre. Une partie a été retrouvée, mais il se pourrait que bien des richesses soient encore dissimulées dans des caches secrètes.C'est ce que laisse supposer un intéressant document, longtemps conservé par une loge maçonnique fréquentée par les SS. Il s'agit d'un manuscrit rédigé par un officier SS, qui recense les divers endroits où des trésors auraient été cachés. Dans ces onze cachettes, les chercheurs devraient trouver de l'or, des tableaux ou des bijoux.De nombreuses cachettesParmi les sites où seraient ensevelies ces richesses, figure le palais Hochberg. Situé près de Breslau, l'actuelle Wroclaw, au sud-ouest de la Pologne, le château est un édifice du XVIe siècle.D'après le document rédigé par l'officier nazi, les chercheurs pourraient trouver, dans un puits creusé à 60 mètres de profondeur, un trésor composé de plusieurs tonnes d'or.Ce butin, résultant d'une partie des réserves de la Reichbank de la ville de Breslau, vaudrait des milliards d'euros. Les propriétaires du palais, qui ont obtenu l'autorisation de faire des fouilles, vont-ils le découvrir un jour prochain ?Mais ces richesses fabuleuses ne reposeraient pas seulement dans le sol. En effet, des tableaux de maître ont déjà été trouvés au palais Hochberg, dissimulés sous des boiseries. Les nazis auraient caché leurs trésors dans d'autres lieux, plus insolites encore.En effet, un autre trésor nazi se trouverait dans un petit village polonais. Plus précisément dans un bâtiment que les nazis avaient transformé en maison close.Grâce à une lettre, adressée par un officier SS à l'une des pensionnaires de ce lupanar, les chercheurs ont réussi à mettre la main sur un tonneau contenant des tonnes d'or, mais aussi des bijoux et des objets précieux.Ils auraient été confiés aux nazis par de riches familles polonaises craignant les spoliations des Soviétiques, sur le point d'envahir la Pologne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Si les affaires criminelles vous intéressent...
Pour écouter le podcast Affaires criminelles:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/affaires-criminelles/id1640810213Spotify:https://open.spotify.com/show/4W6nRWNkr7B95TTt25ywNO?si=23e4eb85bc6440a7Deezer:https://deezer.com/show/4522937Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDcwMDA3NTQ3MTU%3DCastbox:https://castbox.fm/channel/Affaires-criminelles-id5049360 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la mystérieuse disparition du diplomate Benjamin Bathurst ?
En mission à Vienne, en 1809, le diplomate Benjamin Bathurst disparaît brusquement. Il ne réapparut jamais et son corps ne fut pas retrouvé. De nombreuses hypothèses tentèrent d'expliquer une disparition que certains jugent surnaturelle.Un diplomate qui disparaît brusquementNé en 1784, Benjamin Bathurst entame très tôt une carrière diplomatique. En 1809, il est envoyé à Vienne, pour réactiver l'alliance anglo-autrichienne contre Napoléon. Il doit aussi persuader l'Empereur d'Autriche, François Ier, d'entrer dans la guerre contre la France.Le jeune diplomate voyage, sous un nom d'emprunt, avec son courrier d'ambassade et un valet. Contraints de quitter Vienne à la suite de la bataille de Wagram, où Napoléon remporte une victoire décisive sur les Autrichiens, les trois hommes s'arrêtent, le 25 novembre 1809, dans la petite ville prussienne de Perleberg.C'est là que Benjamin Bathurst disparaît brusquement. Il existe plusieurs versions sur les circonstances de cette disparition. Pour les uns, il aurait disparu, vers 21 heures, en sortant de l'auberge pour monter dans la voiture qui l'attendait.Pour d'autres, il serait sorti se dégourdir les jambes, une fois la berline arrêtée. Il en aurait fait quatre fois le tour et aurait subitement disparu alors qu'il s'apprêtait à continuer sa promenade.De nombreuses hypothèsesPour expliquer la mystérieuse disparition de Benjamin Bathurst, certaines personnes, férues de science-fiction, n'ont pas manqué d'évoquer un hypothétique voyage dans le temps ou le passage de l'infortuné diplomate dans une autre dimension.Cet événement se retrouve dans plusieurs romans fantastiques, qui évoquent l'évaporation du diplomate. Selon les cas, il gagne un monde parallèle ou se retrouve dans le futur.Mais l'explication est sans doute plus prosaïque. En effet, le manteau de fourrure de Bathurst et son pantalon sont rapidement retrouvés. Le pantalon est percé de deux trous de balles, mais sans aucune trace de sang.Il est donc probable que le diplomate a été assassiné, peut-être par des brigands ou à l'instigation des Français, qui reprochaient à Bathurst son rôle dans la consolidation de l'alliance anglo-autrichienne.L'hypothèse de l'enlèvement a également été avancée. Pour l'heure, le mystère de cette disparition n'est toujours pas élucidé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la secte des Étrangleurs ?
Les Thugs, appelés parfois « Étrangleurs », sont une secte indienne, dont l'activité principale consistait à tuer ses victimes par strangulation. Se disant sectateurs de la déesse Kali, ils furent actifs, dans certaines régions de l'Inde, du XIIIe au XIXe siècle.Des adorateurs de KaliLe terme « thug » peut signifier à la fois « cacher » et « étrangler ». Les membres de cette confrérie sont des adorateurs de Kali. Cette divinité essentielle du panthéon hindouiste est souvent associée à l'idée de destruction, mais elle représente aussi l'énergie primitive et préserve les dévots.Voulant tuer un démon, elle s'arme d'une imposante épée et pourfend l'esprit mauvais.Mais, de chaque goutte de son sang, naît un nouveau démon, toujours plus redoutable.Avec sa sueur, mêlée de terre, elle aurait alors fabriqué des hommes auxquels elle aurait enseigné l'art de tuer sans répandre le sang. Elle les aurait ainsi chargés d'éliminer les démons. Tel est le mythe fondateur à l'origine de la secte des thugs.Des meurtres rituelsTuer un voyageur ou les membres d'une caravane, sans effusion de sang, puis lesdépouiller, ce n'était pas là, pour les thugs, des actions condamnables, encore moins des meurtres.Il s'agissait de sacrifices humains, en l'honneur de la déesse Kali. Les Étrangleurs étaient surtout des hindous, mais ils recrutèrent aussi des adeptes parmi les musulmans.Au cours de la cérémonie d'initiation, le nouveau membre reçoit un bain rituel, puis il est présenté à Kali, qui doit montrer, par un signe, qu'elle accepte le novice.Si c'est le cas, on lui remet la hache de fer, emblème de la secte, et il prononce des vœux auprès du gourou, qui est le guide spirituel de la secte.Les thugs tuaient leurs victimes au moyen d'une corde ou d'un foulard lesté de pierres, puis ils les enterraient. Ils formaient une communauté hiérarchisée, dont les membres se déplaçaient par petits groupes.Les Britanniques créent, pour les combattre, une force de police spéciale. Elle exerce à leur encontre une sévère répression, qui, à la fin du XIXe siècle, finit par venir à bout de cette secte d'étrangleurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel Roi de France a régné 20 minutes ?
Il est un Roi de France dont le nom est ignoré des écoliers. Et pour cause, son règne n'a duré que...20 minutes ! Il bat ainsi le record de brièveté détenu par Jean Ier le Posthume, mort quelques jours après sa naissance. Ce Roi au règne éclair, c'est Louis XIX, le fils aîné de Charles X.Une vie marquée par l'exilLouis-Antoine, futur duc d'Angoulême, naît à Versailles en 1775. C'est le fils aîné du comte d'Artois, le plus jeune frère de Louis XVI. Sa prime jeunesse se déroule sans histoires puis, dès le déclenchement de la Révolution française, le jeune prince, accompagné de son frère, le duc de Berry, suit son père en exil.En 1792, il rejoint l'armée de Condé qui regroupe de nombreux nobles émigrés. Trois ans plus tard, il essaie, sans succès, de susciter un soulèvement royaliste en Vendée.En 1799, le duc d'Angoulême épouse sa cousine, Marie-Thérèse de France, surnommée Madame Royale, qui est le seul enfant vivant de Louis XVI et Marie-Antoinette.Le prince rentre en France au moment de la Restauration et devient dauphin, en 1824, quand son père accède au trône sous le nom de Charles X.Un Roi éphémèreFils, neveu et gendre de Roi, le duc d'Angoulême devait à son tour monter sur le trône. Mais pour si peu de temps que son règne n'a laissé aucune trace dans l'Histoire.C'est en juillet 1830 que l'attendait ce destin royal. Ce mois-là, en effet, Charles X, mécontent du résultat des élections, décide de suspendre la Charte, de dissoudre la Chambre nouvellement élue, et de censurer la presse.Cette politique réactionnaire provoque la Révolution de Juillet. Paris se couvrant de barricades, le Roi décide d'abdiquer. Son fils, dauphin de France, lui succède donc sous le nom de Louis XIX.Il réfléchit puis, pensant sauver la dynastie, abdique à son tour en faveur de son jeune neveu, le duc de Bordeaux. Son règne avait duré 20 minutes !Mais le prétendant légitimiste actuel au trône de France a tenu compte de ce règne éphémère, puisqu'il a pris le nom de Louis XX. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le mystère de la Mary Céleste ?
Il existe de nombreuses histoires de bateaux fantômes. Mais la plus troublante est sans doute celle de la Mary Celeste, dont le mystère, à ce jour, n'est toujours pas éclairci.Un équipage disparuLe 4 décembre 1872, un navire de commerce américain, le « Dei Gratia », fait une curieuse découverte. Ce jour-là, il aborde un grand voilier, qui lui semble dériver. Le vaisseau adresse alors à ce bateau désemparé, qui se nomme la "Mary Celeste", les signaux convenus, mais il ne reçoit aucune réponse.Le capitaine demande alors à quelques hommes d'équipage de monter à bord. À leur grande surprise, les matelots ne trouvent personne sur le navire. Le capitaine Briggs, sa femme, sa petite fille et tous les hommes d'équipage semblent s'être volatilisés.La coque paraît en bon état, mais le gréement est endommagé et la cale pleine d'eau. Pourtant, tout semble à sa place : les provisions sont intactes et la cargaison d'alcool, qui doit être livrée à Gênes, est toujours là.De même, les affaires du capitaine sont rangées dans ses armoires et, dans l'ensemble, on ne constate aucun désordre à bord de la Mary Celeste.Un mystère toujours pas éclairciDepuis lors, de nombreuses hypothèses ont été échafaudées pour expliquer l'insolite disparition du capitaine et de l'équipage du voilier. Il faut bien dire qu'aucune n'emporte la conviction.Une fraude à l'assurance, organisée par le copropriétaire du navire, a été évoquée. Mais ce dernier l'a vivement réfutée, et les compagnies d'assurance n'ont lancé aucune enquête.Certains ont suggéré que les deux capitaines auraient planifié le meurtre et la disparition de l'équipage, afin de toucher la prime réservée aux sauveteurs en mer.Mais Briggs possédant le bateau et sa cargaison, il aurait eu plus à perdre dans cette combine qu'en livrant la marchandise à bon port. Et, dans ce cas, comment expliquer la disparition du capitaine et de sa famille qui, au surplus, avaient laissé un fils à terre ?Pour certains, le navire aurait été endommagé par un phénomène naturel, comme une trombe d'eau ou un tremblement de terre. D'autres ont évoqué l'attaque d'une pieuvre géante ou même l'enlèvement de l'équipage par des extraterrestres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le “dauphin d'Hitler” ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Considéré comme le collaborateur le plus proche d'Hitler, Rudolf Hess s'envole pour l'Angleterre, en 1941, dans le but de négocier une paix séparée avec ce pays. Mais il échouera et sera emprisonné jusqu'à la fin de sa vie.L'adjoint du FührerNé en 1894, Rudolf Hess fait preuve de bravoure durant la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut la Croix de fer. C'est à la fin du conflit qu'il rencontre un certain caporal Hitler.Les deux hommes sympathisent aussitôt. Hess adhère au NSDAP, le petit parti d'Hitler, dès le début et participe au putsch manqué de Munich en 1923. Emprisonné avec Hitler, il l'aide à rédiger "Mein kampf".Il fait donc partie des plus anciens collaborateurs du futur Führer et appartient à son premier cercle. Dès l'accession d'Hitler au pouvoir, en 1933, il entre au gouvernement et prend une part active à la rédaction des lois antisémites de Nuremberg en 1935.Son principal titre de gloire cependant est d'être désigné, dès 1933, comme l'adjoint du Führer. Il est donc bien son dauphin officiel.Une curieuse missionLe 10 mai 1941, le destin de Rudolf Hess bascule. Il s'envole d'Allemagne, aux commandes d'un petit avion, et saute en parachute au-dessus de l'Écosse. Il serait parti sans avertir personne, pas même Hitler.Ce qui est vraisemblable, puisqu'il sera accusé de désertion dans son pays. Le but de Rudolf Hess est de négocier une paix séparée avec le Royaume-Uni, juste avant le déclenchement de l'offensive contre l'URSS.Si les négociations aboutissaient, l'Allemagne n'aurait plus à combattre sur deux fronts. Toute hasardeuse qu'elle soit, une telle tentative n'est pas forcément vouée à l'échec. En effet, malgré la présence de Churchill à la tête du gouvernement, les partisans de l'"apaisement" avec l'Allemagne sont encore actifs dans les allées du pouvoir.Mais Rudolf Hess ne sera pas pris au sérieux. Il est emprisonné jusqu'à la fin de la guerre et condamné à la prison à vie par le tribunal de Nuremberg. Après 46 années de détention, seul dans sa prison de Spandau, il se pend dans sa cellule, le 17 août 1987. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la Société de Géographie ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Existant depuis deux siècles, la Société de géographie française s'attache à mettre en avant cette discipline et encourage toutes les initiatives visant à mieux faire connaître le monde dans lequel nous vivons.La plus ancienne des Sociétés de géographieLa Société de géographie est fondée, à Paris, le 15 décembre 1821. C'est la plus ancienne au monde. Les savants travaux publiés dans le cadre de l'expédition d'Égypte de Bonaparte, en 1798, ont sans doute contribué à cet intérêt pour la géographie.D'illustres savants, comme Cuvier, Champollion, Berthollet ou le géographe Alexandre de Humboldt participent à la création de cette société savante. Elle sera présidée tour à tour par des scientifiques comme Laplace et Cuvier ou des géographes comme Élisée Reclus.Mais des écrivains, comme Chateaubriand, ou des hommes politiques, comme Decazes ou Barante, en prendront aussi la tête. Malgré un démarrage un peu lent, qui se traduit par un nombre d'adhérents assez faible, la Société de géographie finit par prendre son essor et sert de modèle à des organismes comparables, qui voient le jour à Berlin ou à Londres.Mieux faire connaître la géographieLe but premier de cette société est bien sûr de susciter l'intérêt du public pour la géographie, qu'Élisée Reclus présente comme la possibilité de "voyager à prix réduit à travers le monde".Dans ce but, la Société de géographie décerne des prix et des médailles aux gens audacieux qui explorent la planète, afin de mieux la faire connaître au public. C'est son entrée, en 1828, dans la cité interdite de Tombouctou, dans le Mali actuel, qui vaut ainsi à René Caillé d'être distingué par la Société de géographie.De même, elle appuie tous les projets de découverte, comme l'exploration du gouffre de Padirac, en 1889, ou, à la même époque, les travaux océanographiques d'Albert Ier de Monaco.La Société patronne aussi des publications visant à promouvoir la géographie et l'exploration de la planète. Elle fait connaître son action à travers le monde, notamment par le biais de congrès internationaux, dont le premier se tient en 1875.Aujourd'hui, les activités de la Société sont mises en avant sur son site ainsi que sur les réseaux sociaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Mary Cassatt ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Dans le genre impressionniste comme dans les autres, les femmes peintres ne sont pas légion. Si Berthe Morisot, par exemple, jouit d'une certaine notoriété, ce n'est pas le cas de Mary Cassatt, qui fut pourtant une artiste très douée. C'est elle aussi qui fit connaître la peinture impressionniste aux États-Unis.Une éducation d'artisteMary Cassatt naît aux États-Unis en 1844, mais, encore très jeune, accompagne sa famille à Paris, pour faire soigner un frère malade. Très attirée par la peinture, elle commence des études artistiques dans son pays natal, puis les poursuit à Paris.Elle étudie la peinture avec des artistes réputés, comme le peintre Jean-Léon Gérôme, spécialisé dans les tableaux d'histoire. En 1868, une de ses toiles est acceptée au salon de Paris, qui agrée les œuvres jugées dignes d'être exposées.Mary Cassatt voyage en Europe, où elle admire les tableaux des grands maîtres et s'initie à la gravure, qui allait devenir l'une de ses spécialités.Un peintre impressionniste à redécouvrirMais c'est la découverte de l'impressionnisme qui va donner son sens à la vie de Mary Cassatt. Elle avait déjà pu admirer des toiles de Manet. Mais c'est la rencontre avec Edgar Degas, en 1875, qui devait être décisive.Un de ses tableaux venant d'être refusé par le Salon, Mary Cassatt se laisse convaincre par Degas de participer à la quatrième exposition que les peintres impressionnistes organisent en 1877.Il ne faut pas oublier qu'à cette époque, ils sont encore considérés avec dédain par les peintres officiels. Mary Cassatt noue un véritable lien d'amitié avec Degas, pour lequel elle accepte de poser.Certes, le peintre impressionniste a joué un rôle notable dans l'évolution artistique de sa consœur. En réalité, entre les deux peintres, l'influence est réciproque. En effet, Degas s'inspire de son sens des couleurs et de son art du portrait.Influencée par l'art de l'estampe japonaise, Mary Cassatt est surtout connue par les tableaux où elle peint une mère et son enfant. Et elle se sert de son entregent et de sa connaissance de l'Amérique pour faire connaître l'impressionnisme aux États-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'affaire Soleilland déchaina-t-elle la presse ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------En 1907, le meurtre et le viol d'une fillette par un ouvrier, reconnu coupable du crime, provoquent une intense campagne de presse et repoussent, pour très longtemps, l'examen de l'abolition de la peine de mort.Une petite fille assassinéeNé en 1881, Albert So 1907leilland travaille dans une usine parisienne fabriquant des sièges de voitures. Il s'est lié d'amitié avec les époux Erbelding, dont la femme travaille dans un atelier de couture.Le 31 janvier 1907, le patron de celle-ci lui impose de terminer un travail urgent, ce qui l'empêche d'emmener sa fille Marthe à un spectacle de café-concert.Albert Soleilland se propose d'y accompagner la fillette, âgée de 11 ans. Mais il rentre seul du spectacle. Il croyait que, comme la petite fille est allée aux toilettes mais n'est pas revenue, elle était tout simplement rentrée chez elle.Mais des incohérences dans le récit de l'ouvrier le font vite soupçonner. Il finit par avouer son forfait. Et, sur ses indications, on retrouve le corps de la fillette à la consigne d'une gare parisienne. Elle a été violée, puis étranglée et poignardée.Le 23 juillet 1907, Albert Soleilland est condamné à mort, mais il est gracié par le Président Fallières.Une campagne de presseLa grâce accordée à Soleilland, condamné dès lors aux travaux forcés à perpétuité, provoque la fureur de l'opinion publique. Cette indignation est à la fois relayée et attisée par une presse qui, dans l'ensemble, dénonce avec virulence la grâce accordée au condamné.Certains journaux, comme "Le Petit Parisien", qui revendique le plus important tirage au monde, prennent la tête de cette campagne de presse. Le journal organise même un sondage auprès de ses nombreux lecteurs.Il reçoit en effet pas moins de 1,5 million de réponses. Et il ressort de cette consultations que près des trois quarts des personnes interrogées sont favorables au maintien de la peine de mort.Cette affaire, et les remous qu'elle suscite, provoquera l'arrêt des débats qui avaient lieu au Parlement, à ce moment précis, sur une éventuelle abolition de la peine de mort. On sait que celle-ci ne sera votée qu'en 1981. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Charles Martel a-t-il vraiment repoussé les Arabes à Poitiers ?
Certains événements de l'Histoire de France ont fini par acquérir un statut légendaire. C'est le cas de la bataille de Poitiers, en 732, qui aurait permis à Charles Martel d'arrêter l'avancée des Arabes. Mais que s'est-il vraiment passé lors de ce combat ?Ce n'est pas la France qui a été sauvéeTous les écoliers de France, du moins à une certaine époque, ont appris que Charles Martel avait sauvé la France en arrêtant, à Poitiers, les hordes arabes qui déferlaient sur le pays en ce début du VIIIe siècle.Or, il faut s'entendre sur le sens des mots. Charles Martel n'a pu épargner une invasion à la "France" car, à ce moment-là, elle n'existait pas à proprement parler. En effet, la zone géographique correspondant à la France actuelle était divisée en plusieurs entités, comme l'Austrasie ou la Neustrie.Charles Martel était lui-même le maire du palais du Roi d'Austrasie, autrement dit le détenteur effectif du pouvoir. Quant au terme "Arabes", qui désigne ses adversaires musulmans, il est bien sûr réducteur.De fait, ces guerriers ne sont pas originaires de la péninsule arabique, mais d'Al-Andalus, l'Espagne sous domination musulmane, ou d'Afrique du Nord, où des Berbères, convertis à l'Islam, se sont engagés dans l'armée de l'émir Abd er-Rahman.Que s'est-il passé à Poitiers ?Par ailleurs, cette bataille ne se serait pas déroulée à Poitiers, mais à Moussais, entre Vienne et Poitiers. Et il ne semble pas que les musulmans avaient pour ambition de conquérir l'Austrasie ou la Neustrie.Le but principal de leur expédition était plutôt de s'emparer des richesses du célèbre sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Ils s'en seraient probablement retournés chez eux après les avoir pillées.La bataille dite de Poitiers n'aurait donc pas été ce bouclier défendant la civilisation chrétienne contre les "barbares" musulmans. D'autant qu'elle n'était même pas, dans ce domaine, la bataille la plus décisive.Celle où le duc Eudes d'Aquitaine arrête l'avance des musulmans à Toulouse, en 721, mériterait sans doute davantage ce titre. En fait, la bataille de Poitiers fait partie d'un certain récit national, quelque peu simpliste et orienté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les secessio plebis ?
Comme dans de nombreuses sociétés, la vie de la cité est marquée, dans la Rome antique, par une opposition récurrente entre le peuple et les élites. Pour défendre ses droits, le peuple eut notamment recours à la "secessio plebis".Des conflits entre la plèbe et le patriciatDans la Rome ancienne, la société était grossièrement divisée en deux parties. D'un côté, on trouve la plèbe, qui est en quelque sorte le "peuple" de Rome, composé des gens les plus modestes.Mais ce sont tout de même des citoyens romains, distincts en cela des esclaves. Face à eux se dressent les patriciens, qui monopolisent le pouvoir économique et politique et jouissent de certains privilèges.Entre l'instauration de la République, en 509 avant J.-C., et le début des guerres puniques, en 264 avant notre ère, le conflit latent entre la plèbe et le patriciat débouche parfois sur des crises ouvertes.Les plébéiens critiquent l'omnipotence des patriciens et réclament notamment la définition claire et la limitation des attributions des consuls, qui sont les plus importants des magistrats romains.Une grève civiqueÀ chaque fois que le différend entre la plèbe et le patriciat s'envenime, les plébéiens décident de cesser leurs activités et de faire une sorte de grève civique. Ils se retirent alors sur l'une des collines de Rome. Ce geste est vu comme un moyen de pression sur les patriciens.La première "secessio plebis" a lieu en 494 avant J.-C. La plèbe est notamment mécontente de la dureté des lois sur les dettes. En effet, les créanciers, le plus souvent des patriciens, peuvent réduire leurs débiteurs en esclavage et même les mettre à mort.La plèbe se retire alors sur l'Aventin. Elle obtient quelques concessions, comme la création des tribuns du peuple, magistrats indépendants des consuls et chargés de protéger les intérêts des plébéiens.En 449 avant J.-C, la plèbe se réfugie sur le Mont Sacré, pour protester contre le despotisme des décemvirs, magistrats auteurs des premières lois écrites de Rome.Enfin, en 287 avant J.-C., la plèbe se retire sur le Janicule pour protester contre l'attribution exclusive de nouvelles terres aux patriciens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui a reçu le tout premier permis de conduire ?
Nul ne peut prendre le volant d'une voiture sans posséder un permis de conduire, délivré par la préfecture de son département de résidence. Mais à quand remonte cette autorisation et qui en fut le premier titulaire ?Un premier document allemandL'apparition des premières automobiles, à la fin du XIXe siècle, a provoqué une certaine gêne pour les passants, notamment en raison du bruit ou de l'odeur. Mais elles n'ont pas tardé non plus à provoquer des accidents.Chaque pays a donc élaboré sa propre législation, destinée à mettre une automobile dans les mains d'un conducteur capable de la conduire sans danger. À cet égard, il semble que le tout premier certificat de capacité ait été délivré à Karl Benz, inventeur, en 1885, du "Motorwagen", la toute première voiture, dotée d'un moteur à explosion.Trois ans plus tard, en 1888, les autorités du grand duché de Bade, où il réside, délivrent à Karl Benz un document l'autorisant à piloter sa machine. Il s'agit donc sans doute du tout premier permis de conduire.Le premier permis de conduire françaisEn France, le premier document autorisant à conduire une automobile est délivré, en 1889, à l'industriel Léon Serpollet, inventeur d'un tricycle à vapeur. Il est considéré comme la première automobile fabriquée de manière industrielle.Ce papier est remis à l'inventeur après qu'il eut démontré sa capacité à conduire son engin. En 1891, il obtient un permis de circulation à Paris, où il ne peut dépasser la vitesse de 16 km/h. On peut donc considérer ce document comme le premier permis de conduire français.La première femme à obtenir ce certificat de capacité, en 1898, sera la duchesse d'Uzès, qui fut l'une des fondatrices de l'Automobile club féminin de France.En 1899, ce certificat de capacité devient obligatoire pour tous les conducteurs. Il change de nom en 1922, pour devenir le "permis de conduire", ouvert désormais à tous les conducteurs âgés d'au moins 18 ans.À cette époque, il y a déjà près de 300.000 voitures en circulation. Le permis de conduire, tel que nous le connaissons, fête donc son centenaire cette année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de “la diplomatie du ping-pong” ?
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Qu'est-ce que la “Journée des Dupes” ?
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Qu'est-ce que l'escroquerie de La Grande Thérèse ?
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Pourquoi Churchill n'était peut-être pas Churchill ?
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Qu'est-ce que le putsch d'Alger ?
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Pourquoi parle-t-on de la Cagoule ?
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Qu'est-ce que l'attentat du Petit-Clamart ?
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Quel roi de France règna seulement 5 jours ?
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Quelle guerre voulut déclencher Paul Gorgulov ?
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Pourquoi Mussolini utlisa-t-il « l'épée de l'islam » ?
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Quel exploit fut réalisé par Annie Edson Taylor ?
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Qui fut le prêtre travesti de la cour de Louis XIV ?
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Que s'est-il passé à la falaise des Suicides ?
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Pourquoi Paris doit beaucoup à Gabriel Nicolas de La Reynie ?
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Quel acte symbolique fut réalisé par Charles Godefroy ?
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Pourquoi Jeanne d'Arc s'habillait-elle en homme ?
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Pourquoi Jean Jaurès a-t-il participé à un duel au pistolet ?
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Pourquoi l'hôtel Florida à Madrid fut célèbre ?
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Qu'est-ce que la guerre de l'oreille de Jenkins ?
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Clairvius Narcisse est-il vraiment revenu à la vie ?
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Pourquoi Subhas Chandra Bose s'est allié avec Hitler ?
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Quelle est la véritable histoire des Dalton ?
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Pourquoi l'expédition Franklin est-elle restée célèbre ?
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Qu'est-ce que la flûte de la honte ?
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Au programme cet été !
Tout l'été, écoutez le meilleur de Choses à Savoir ! Je vous retrouverai le lundi 29 août pour des épisodes inédits, au rythme habituel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le massacre de Pantin ?
Une affaire criminelle, appelée le "massacre de Pantin" tient en haleine, en cette fin du Second Empire, les journaux et l'opinion publique. Il s'agit de l'horrible meurtre d'une famille entière.Une ambition dévoranteL'auteur de cet épouvantable assassinat est un certain Jean-Baptiste Troppmann. Né en Alsace, en 1849, il se signale par un caractère taciturne, qui révèle en fait une étrange absence d'émotion, et une véritable cupidité.Son père dirige une petite entreprise de filature. Esprit ingénieux, il est l'inventeur de procédés techniques tendant à améliorer la production.Mais la perspective de succéder à son père à la tête de l'usine ne suffit pas à Jean-Baptiste. Dépensier et souvent sous l'emprise de l'alcool, il a d'autres ambitions.En 1868, il monte à Paris, mandaté par son père pour s'occuper de certaines de ses affaires. Il s'installe à Pantin, dans la banlieue de Paris.Des meurtres abominablesC'est là qu'il fait la connaissance de Jean Kinck. C'est un filateur, comme le père de Jean-Baptiste. Laborieux et intelligent, il a commencé au bas de l'échelle pour devenir, à la force du poignet, le patron de sa propre entreprise.Kinck est marié et père de six enfants. Comme il exprime le souhait de se retirer en Alsace, Troppmann propose de lui trouver un endroit où se fixer. Il veut aussi convaincre son père de lui laisser exploiter ses brevets à l'étranger.Pour cela, il a besoin d'argent. Il a décidé que Kinck le lui fournirait. Il l'attire donc dans un guet-apens et l'assassine. Mais, dépité, il s'aperçoit que l'industriel n'avait pas sur lui la somme convenue.Se faisant passer pour Jean Kinck, dont il n'avait bien sûr pas révélé le meurtre, il écrit à sa femme pour se faire remettre l'argent par le fils aîné. Mais l'adolescent n'ayant pas de procuration, il est assassiné à son tour par Troppmann.Puis il attire dans un piège la mère et ses jeunes enfants, qu'il massacre sauvagement, toujours dans l'espoir de récupérer l'argent. Finalement arrêté, notamment grâce aux lettres échangées avec la famille Kinck, Troppmann est condamné à mort et guillotiné le 19 janvier 1870. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui fut le secret ami indien de la reine Victoria ?
Impératrice des Indes, la Reine Victoria éprouvait un vif intérêt pour le "Raj", cet Empire indien considéré come la perle de la Couronne britannique. C'est en raison de cette prédilection pour l'Inde qu'elle prit à son service, à la fin de son règne, un serviteur indien qu'elle couvrit d'honneurs.L'assistant d'un directeur de prisonMohammed Abdul Karim est né en 1863, dans une ville de l'État indien d'Uttar Pradesh. Son père travaille d'abord à l'hôpital de la ville, puis à la prison d'Agra, où Karim trouvera lui-même un emploi.C'est ainsi qu'il aide le directeur de la prison à organiser le voyage d'anciens prisonniers devant exposer leurs créations (ils fabriquent des tapis) à l'Exposition coloniale qui se tient à Londres en 1886.Lors de la visite de la souveraine, le directeur de la prison lui remet des bracelets choisis par Karim. La Reine en profite pour lui demander de lui envoyer deux employés indiens, qu'elle prendra à son service pour un certain temps.Secrétaire de la ReineKarim est choisi, avec un autre Indien, pour devenir un serviteur de la Reine. Il perfectionne d'abord son anglais et se familiarise avec les usages de la Cour. Puis les deux Indiens arrivent à Windsor, où séjourne Victoria, en juin 1887.Très vite, ils servent la Reine à table chaque jour. Elle remarque tout de suite Karim, qu'elle trouve plus à son goût. Elle apprend même un peu sa langue, pour pouvoir lui parler plus facilement.La souveraine l'appréciant de plus en plus, elle en fait son secrétaire personnel, avec le titre de "munshi". Des photos de l'époque le montrent, se tenant debout auprès de la Reine, en train de consulter ses papiers d'État.Une telle promotion, et la proximité qu'elle implique auprès de la souveraine, provoque bien des jalousies, parmi les autres serviteurs de la Reine, mais aussi dans sa propre famille.À la mort de la Reine Victoria, en 1901, son fils, le Roi Edouard VII, qui n'appréciait guère le "munshi", le renvoie chez lui. Karim se retire alors dans le domaine que lui a donné la Reine, où il meurt en 1909. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Toutankhamon a-t-il épousé sa soeur ?
Comme bien d'autres pharaons, le célèbre Toutankhamon a pris sa propre sœur Ankhesenamon pour épouse. Et il semble être, lui-même, le fruit d'un inceste royal. Comment expliquer de telles pratiques ?Imiter les dieuxLe mariage du pharaon avec l'une de ses sœurs n'était pas seulement une possibilité, mais une quasi obligation. Ainsi, la plupart des souverains égyptiens se sont livrés à ce que nous appelons un inceste.Mais ce tabou social ne l'a pas toujours été. Non seulement, les pharaons n'avaient pas l'impression de commettre un délit, mais ils pensaient préserver leur dynastie par ce moyen.En effet, les souverains égyptiens, issus des dieux, sont considérés eux-mêmes comme des dieux. Pour conserver cette qualité divine, il leur fallait épouser des membres de leur propre famille.Et, ce faisant, ils ne pouvaient mieux faire que d'imiter les usages des dieux qui, comme Osiris ou Geb, le dieu de la terre, avaient épousé leurs sœurs, Isis pour le premier, et Nout pour le second.Un pharaon issu d'un inceste royalComme il est très fréquent que les pharaons épousent leurs sœurs, on se doutait que Toutankhamon lui-même pouvait être issu d'une telle union. Mais les égyptologues n'en avaient pas la preuve formelle.Grâce aux avancées de la science, c'est désormais chose faite. En effet, des tests ADN, pratiqués sur la momie d'Akhénaton, le dixième pharaon de la XVIIIe dynastie, ont prouvé que le souverain était bien le père de Toutankhamon.Alors que la momie du pharaon a été découverte depuis un siècle, il a donc fallu attendre très longtemps cette preuve irréfutable. Mais les découvertes ne s'arrêtent pas là.En effet, d'autres tests ADN ont été pratiqués sur une autre momie, celle de la "young lady" retrouvée dans la Vallée des Rois, la principale nécropole royale. Ils ont montré que cette femme au nom encore inconnu était bien la mère de Toutankhamon, mais aussi la sœur d'Akhénaton, qui avait d'abord épousé la belle Néfertiti.En épousant sa sœur aînée, Toutankhamon, lui-même issu d'un inceste royal, s'est donc inscrit tout naturellement dans les traditions de sa famille et de sa dynastie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Crassus ?
Marcus Licinius Crassus est l'un des hommes politiques les plus influents de la fin de la République romaine. Il est aussi connu pour avoir amassé une immense fortune.Une carrière politique exemplaireCrassus fait partie de l'élite sénatoriale de Rome. Son père avait été lui-même consul et gouverneur d'une partie de l'Espagne. Il trouve la mort au cours de la guerre civile qui, à la fin du Ier siècle avant J.-C., oppose deux hommes d'État influents, Marius et Sylla.Crassus lui-même est obligé de se cacher en Espagne. Il se met alors aux ordres de Sylla et commence une carrière exemplaire, qui le mènera aux sommets du pouvoir. C'est lui qui, entre 73 et 71, est chargé de réprimer la grande révolte des esclaves conduite par Spartacus.En 70, à la suite de cette victoire, il accède, conjointement avec Pompée, à la plus haute dignité de la République romaine, le consulat. Enfin, vers 59 avant notre ère, il parvient au faîte du pouvoir en concluant, avec César et Pompée, les hommes d'État les plus influents de cette époque, une alliance qu'on a appelée le "premier triumvirat".Une immense fortuneCrassus n'oublia pas d'amasser, au cours de sa carrière politique, une immense fortune qui fait de lui, selon certains historiens, l'homme le plus riche que Rome ait jamais connu.Ses contemporains l'appelaient d'ailleurs le "dives", c'est-à-dire le riche. Crassus hérita d'abord d'un patrimoine considérable, légué par son père. Sous la dictature de Sylla, il profita aussi des proscriptions frappant ses opposants pour s'emparer de certaines terres et faire de la spéculation immobilière.Mais Crassus était un homme plein d'imagination, qui multiplia les sources de revenus. C'est ainsi qu'il s'enrichit dans le trafic des esclaves, qu'il formait à des tâches diverses, puis qu'il revendait à un tarif bien supérieur au prix d'achat.Il possédait aussi des mines d'argent et même des maisons closes. On reprochait à Crassus de recourir à tous les moyens pour s'enrichir. Ainsi, on l'accusait de provoquer des incendies, afin de pouvoir racheter à bas prix les maisons proches du sinistre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le massacre de Wassy ?
En 1562, le massacre de Wassy, dans le département actuel de la Haute-Marne, marque le début de la première de ces terribles guerres de religion, qui, jusqu'à la publication de l'édit de Nantes, en 1598, ensanglantent la France.Un office protestant à WassyLe massacre de Wassy est né d'un incident fortuit. Le 1er mars 1562, le duc de Guise, accompagné de son escorte, se rend à Paris. C'est le chef incontesté des catholiques. En effet, depuis que la Réforme protestante a commencé, sous François Ier, de s'étendre en France, le pays est séparé en deux "partis", les catholiques et les protestants.Le trajet du prince passe sur ses terres de Champagne, non loin de la petite ville de Wassy. Il apprend alors qu'un office protestant se tient en ville, dans une grange. Or, c'est contraire aux prescriptions de l'édit de janvier 1562, qui autorisait le culte protestant, mais seulement en dehors des cités.Un assaut qui tourne au massacreEn tant que chef du parti catholique, Guise veut faire cesser ce culte illégal. Il envoie donc sur place des hommes de son escorte, chargés de mettre fin à la cérémonie. Mais ils sont insultés et reçus à coups de pierres.Le duc lui-même, venu à la rescousse avec son entourage, est atteint par l'une d'elles. La grange, où se sont retranchés les protestants, est alors prise d'assaut. Et l'engagement tourne au massacre.Environ 50 protestants y laissent la vie, dont des femmes et des enfants, et 150 personnes sont blessées. Par ailleurs, des notables protestants sont condamnés à la prison ou à l'exil par le Parlement de Paris.Au terme de ce sanglant épisode, la Régente Catherine de Médicis, qui s'efforce pourtant de mener une politique de conciliation, fait entrer le duc de Guise au gouvernement.De son côté, le chef du parti protestant, le prince de Bourbon, qui appartient à la prestigieuse famille des Condé, prend ses dispositions. Les deux camps sont prêts à s'affronter dans cette première guerre de religion, prélude à bien d'autres, qui durera jusqu'à l'année suivante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.