
Choses à Savoir HISTOIRE
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Quel empire s'effondra le 16 novembre 1532 ?
En novembre 1532, quand il est attaqué par les conquistadors de Francisco Pizarro, l'Empire inca a près d'un siècle d'existence. Il s'étend, du nord au sud, sur environ 4.500 kilomètres, englobant une partie des territoires actuels de la Colombie, de l'Équateur, du Pérou et du Chili.Francisco Pizarro s'intéresse de près à cette partie du monde. Cet aventurier, analphabète mais entreprenant, a déjà plusieurs expéditions à son actif. Entre 1524 et 1530, il se rend à plusieurs reprises au Panama, avec un succès très mitigé.Ayant découvert le Pérou, il veut y retourner pour conquérir le pays, qui appartient à l'Empire inca. Ayant reçu le soutien de Charles Quint, il débarque au Panama, en 1530, à la tête d'une armée, et se dirige peu après vers le Pérou, qu'il a reçu pour mission de soumettre.Pizarro apprend alors qu'Atahualpa, l'Empereur inca, ou "Sapa Inca", se trouve dans sa capitale, Cajamarca. La ville est située sur les hauts plateaux du nord du Pérou, à plus de 2.700 mètres d'altitude.Après des mois d'un périple harassant dans la jungle et une ascension périlleuse, sur des chemins escarpés, Pizarro et ses conquistadors arrivent en vue de la ville, ceinte de hautes murailles.Mais la cité est vide. L'inca campe au-dehors, au milieu d'une armée composée de dizaines de milliers d'hommes. En face, Pizarro ne peut aligner que 168 combattants.Alors il joue d'audace et met au point le traquenard dans lequel tombera l'Empereur. Il lui envoie une ambassade, qui le persuade de venir rencontrer Pizarro. L'Inca accepte et, le 16 novembre 1532, se rend en grande pompe dans la cité.Sur un geste de l'Empereur, qui repousse la Bible qu'on lui tend, l'attaque est déclenchée. Paniqués par le bruit de l'artillerie et les mouvements des chevaux, qui sont des nouveautés pour eux, les Incas fuient en tous sens, pris au piège dans une ville cernée de murs et dont les issues sont gardées.La victoire est complète pour Pizarro qui, en ce 16 novembre 1532, met fin au puissant Empire inca. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la fleur de lys est-elle le symbole de la royauté ?
On le sait, la fleur de lys était l'emblème des Rois de France. Sur leurs armoiries, figuraient trois fleurs de lys, symboles de la Trinité et des trois vertus théologales.Mais quelle est l'origine de cet emblème, adopté par les Rois de France au IXe siècle, sous le règne de Charles le Chauve ? Les explications, assez nombreuses, relèvent toutes plus ou moins de la légende.L'une des plus répandues fait remonter cette origine à la bataille de Vouillé qui, en 507, voit la victoire de Clovis sur les Wisigoths, dont le royaume s'étendait sur une partie du sud de la France actuelle.La bataille se serait déroulée près d'une rivière bordée d'iris des marais. Dans la langue francique, parlée par les Francs, le nom de cette fleur était "lisbloem". On aurait traduit "bloem" par le mot "fleur" et on aurait gardé "lis", ne sachant par quel mot le traduire.L'iris des marais serait donc devenu une "fleur de lis". Clovis, y voyant un symbole de sa victoire, aurait décidé de conserver cette fleur comme emblème.Dans une variante de cette histoire, une biche aurait traversé la rivière à un endroit tapissé par ces iris. Elle aurait ainsi indiqué à l'armée où passer.L'origine de la fleur de lys est également attribuée à la Reine Clotilde, l'épouse de Clovis, qui le persuada de se convertir au christianisme. Alors qu'elle priait en compagnie d'un ermite, près d'une fontaine, un ange leur serait apparu. Il aurait demandé à la Reine de convaincre Clovis de remplacer son emblème par des fleur de lys.D'après une autre légende, un Roi des Francs aurait adopté l'emblème d'un seigneur dont les terres étaient parcourues par la Lys, une rivière du nord de la France actuelle. Cet emblème était un iris, devenu ainsi, sur le blason du Roi, la "fleur de Lys", autrement dit la fleur poussant près de cette rivière.Pour d'autres auteurs, la fleur de lys serait la représentation stylisée de l'embout d'une arme utilisée par les Gaulois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la “Houille blanche” fut-elle une révolution ?
C'est la charbon, dont la houille est l'une des variétés qui, à partir de la fin du XVIIIe siècle, alimente la machine à vapeur. Actionnant notamment des locomotives ou des navires, celle-ci est à l'origine de la révolution industrielle.C'est par assimilation à ce phénomène que l'énergie hydraulique, produite par la force de l'eau, a été baptisée "houille blanche". L'invention de ce terme serait due à l'industriel Aristide Bergès.Dès la fin des années 1860, il utilise la force motrice de l'eau dans l'usine de pâte à papier qu'il installe dans une vallée alpine. Pour faire fonctionner ses machines, il fait édifier une conduite hydraulique au fort dénivelé.L'utilisation de l'énergie hydraulique est présentée, avec grand succès, à l'Exposition universelle de 1889. Dès lors, la "houille blanche", qui assure la prospérité de l'économie alpine, représente, au même titre que le charbon, une véritable révolution dans les modes de production.La "houille blanche" n'est pas seulement utilisée comme force motrice. On s'en sert aussi pour produire de l'électricité. Ainsi, la première centrale hydroélectrique est construite aux États-Unis dès 1882.Le fonctionnement de ces centrales repose sur la transformation de l'énergie hydraulique en électricité. l'énergie propre de l'eau est convertie en énergie mécanique par une turbine.La mise au point de ce mode de production de l'électricité représente, elle aussi, une véritable révolution. Il s'agit en effet d'une énergie renouvelable, donc inépuisable, du moins en principe.Ce qui rend la houille blanche plus intéressante que le charbon, surtout dans une perspective d'avenir. Car le charbon permet lui aussi de produire de l'électricité, dans le cadre des centrales thermiques. Mais cette source d'énergie fossile ne se renouvelle pas, sans parler de son action polluante.C'est pourquoi la production de houille blanche est plus que jamais encouragée en France. Elle alimente environ 2.500 centrales hydroélectriques, dont plus de 90 % sont installées au fil de l'eau, c'est-à-dire sans retenue d'eau.Et l'hydroélectricité représente, en France, la première source d'électricité renouvelable. La "houille blanche" a encore de beaux jours devant elle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonnes fêtes de fin d'année !
Rendez-vous le 4 janvier pour la reprise ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui fut la première femme grand reporter ?
Comme la plupart des secteurs d'activité, le journalisme fut longtemps l'apanage des hommes. Les femmes y étaient rares, comme cette Louise-Félicité de Kéralio qui, en 1789, fonde même un journal et devient la première femme rédactrice en chef d'une publication.Nellie Bly, de son vrai nom Elizabeth Jane Cochrane, fait aussi partie de ces pionnières. Née en 1864, aux États-Unis, elle connaît d'abord une petite enfance heureuse. La mort de son père, en 1870, la laisse démunie. Elle refuse pourtant le destin des jeunes filles pauvres, vouées à devenir institutrices ou demoiselles de compagnie.Ulcérée par l'article méprisant d'un journal, qui cantonne les femmes à certaines fonctions, elle écrit une lettre courroucée à son directeur. Frappé par la force de l'argumentation, et la qualité du style, celui-ci promet d'embaucher la jeune fille si elle écrit un article qui lui convient.Le texte qu'elle lui soumet convainc le patron de presse de son talent. Elizabeth, à 16 ans, fait ainsi ses débuts dans le journalisme. Elle décide d'écrire sous le pseudonyme de Nellie Bly.Son premier reportage fait sensation. Elle y décrit les conditions de travail très difficiles des ouvrières d'une usine de boîtes de conserve. Assorti de photographies, l'article entraîne une hausse des ventes du journal.Soumis aux pressions des industriels, le directeur lui assigne alors des rubriques sans intérêt. Après un voyage au Mexique, pendant lequel elle continue son travail de journaliste, elle revient aux États-Unis en 1887 et se rend à New York.Là, elle réussit à se faire embaucher dans un journal à sensation, à condition qu'elle écrive des articles sur un asile. Inventant pour l'occasion ce qu'on pourrait appeler le journalisme d'infiltration, elle se fait passer pour folle et est internée dans un asile pour femmes.Elle y décrit, dans une série d'articles restés célèbres, les conditions effroyables dans lesquelles vivent les malheureuses. En 1890, elle décide de relever un nouveau défi en entreprenant un tour du monde en moins de 80 jours, clin d'œil au célèbre roman de Jules Verne. Et, de fait, elle réussit à le boucler en 72 jours ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Félix Eboué est-il entré au Panthéon ?
En 1949, Félix Éboué (1884-1944) entre au Panthéon. C'est un honneur insigne car, on le sait, ce temple accueille les restes des hommes et des femmes dont la République entend célébrer la mémoire.Singulier destin d'un homme né, en Guyane, dans un milieu très modeste. À une époque où la couleur de peau pouvait représenter un sérieux obstacle à toute promotion sociale, Félix Éboué connaît une carrière brillante.Élève très doué, aussi bien en Guyane que dans la métropole, il devient administrateur colonial. Dans ses différents postes, tant à Madagascar que dans divers pays d'Afrique, il s'attache à améliorer la vie quotidienne des populations.Très soucieux du respect des traditions locales, il lutte aussi contre la discrimination. C'est ainsi qu'aux Antilles, où il est nommé en 1932, Félix Éboué organise un bal unique dans sa résidence officielle, où sont conviés aussi bien les blancs, les noirs et les métis.En 1936, il est élevé au rang de gouverneur. C'est le premier noir à accéder à une telle dignité. En 1938, il devient le gouverneur en titre du Tchad.Mais ce n'est pas ce brillant parcours de fonctionnaire colonial qui a permis à Éboué d'entrer au Panthéon. C'est bien plutôt le choix politique qu'il fait au début de la Seconde Guerre mondiale.En effet, Félix Éboué est l'un des rares gouverneurs coloniaux à rallier le général de Gaulle. Il est même le premier à le faire, puisqu'il proclame son allégeance au général dès le 18 juin 1940, le jour du célèbre appel.De Gaulle le considère donc comme le premier résistant de l'Empire colonial. En août 1940, Éboué prononce le ralliement officiel du Tchad à la France libre. C'est la première parcelle de l'Empire à la rejoindre, lui donnant ainsi une assise territoriale.En novembre 1940, Éboué devient gouverneur général de l'Afrique équatoriale française (AEF). Pour le récompenser de ses éminents services, de Gaulle, en janvier 1941, en fait l'un des premiers compagnons de l'Ordre de la Libération. On comprend dès lors que l'action de Félix Éboué lui ait permis de franchir les portes du Panthéon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est ce que la déchristianisation de l'an II ?
L'opposition au christianisme, et les mesures par lesquelles elle se manifeste, viennent des franges radicales de la Révolution française. Elle n'a pas été reprise à son compte par le Comité de salut public, qui gouverne la France d'avril 1793 à octobre 1795.Ses membres voient en effet dans une éventuelle politique de déchristianisation un élément de désordre et certains d'entre eux, comme Robespierre, promoteur du culte de l'Être suprême, restent des déistes convaincus.Cette politique est donc plutôt l'œuvre de la Commune de Paris et des représentants en mission, délégués de la Révolution dans les provinces. Elle connaît son apogée durant l'an II de la Révolution (septembre 1793-septembre 1794). Mais certaines mesures sont prises avant cette date.Ainsi, dès 1792, la Commune de Paris décide que les manifestations et les processions religieuses ne pourront plus se dérouler en public. De même, elle décrète que le costume religieux ne pourra plus être porté en dehors des églises.Mais la politique antireligieuse se dessine plus nettement à partir de l'an II. De fait, l'une des raisons motivant l'adoption du calendrier républicain, en octobre 1793, est de supprimer l'emprise du christianisme sur le temps.Ainsi, ce calendrier fait partir le début de l'ère vécue par les hommes, non plus de la naissance du Christ, mais de la proclamation de la République, le 22 septembre 1792.De même, le dimanche, le jour de la célébration de la messe, est remplacé par le "décadi". Enfin, aucun saint n'apparaît dans ce calendrier. Pour les révolutionnaires, la célébration de leur culte doit peu à peu tomber dans l'oubli. Certaines villes, d'ailleurs, suppriment le "Saint" qui composait une partie de leur nom.Cette politique de déchristianisation va parfois plus loin, dans la capitale come dans les provinces. En effet, de nombreuses églises sont fermées. Des ecclésiastiques, comme l'évêque de Paris, sont contraints de démissionner.Des mascarades religieuses, où la religion est moquée, sont même organisées. On y voit ainsi des sans-culottes coiffés de mitres et des ânes revêtus d'ornements sacerdotaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un noix de coco a-t-elle sauvé JFK ?
Le destin tient parfois à peu de chose. C'est ce que se disait peut-être le Président Kennedy en regardant, sur son bureau, la noix de coco qui lui servait de presse-papier.En effet, elle était liée à un événement tragique de sa vie, qui aurait pu avoir les plus funestes conséquences pour lui. Il avait eu lieu durant la Seconde Guerre mondiale, plus précisément le 2 août 1943.Ce jour-là, le lieutenant Kennedy est à bord d'un petit bateau torpilleur, qui croise au large des îles Salomon, un archipel d'Océanie. Tout à coup, le navire est bombardé par les Japonais et, touché à plusieurs reprises, coule à pic.Deux marins périssent dans le naufrage, tandis que la majorité de l'équipage, une dizaine d'hommes, parvient à nager jusqu'à une petite île déserte.Échoués sur le rivage de cet îlot inhabité, les naufragés sont en fâcheuse posture. Heureusement, les cocotiers ne manquant pas sur l'île, ils peuvent se nourrir de leurs fruits.Pendant que ses camarades restent inactifs, le lieutenant Kennedy décide d'aller chercher du secours. Et il ne peut le faire qu'en nageant vers les nombreux îlots de l'archipel.Ce qui n'est pas sans danger, car ces eaux sont très fréquentées par les requins. Après des recherches infructueuses, le jeune militaire finit par rencontrer un certain Eroni Kumana.Ce jeune Mélanésien a été embauché par les Alliés pour diverses missions, qui comprennent notamment la surveillance des côtes. Même s'il ne parle pas l'anglais, le jeune homme finit par saisir ce qui s'est passé.Kennedy grave alors un message sur une noix de coco, qu'il confie à Eroni Kumana. Celui-ci part alors sur son canoë et, après avoir parcouru environ 60 kilomètres, remet la noix de coco à des militaires américains.Une mission de sauvetage est aussitôt lancée, qui récupère les naufragés. Le futur Président des États-Unis, et les hommes d'équipage du bateau coulé, doivent donc la vie à une noix de coco remise à temps à des militaires américains par un jeune Mélanésien courageux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'abeille fut-elle un symbole impérial ?
Alors que son sacre se prépare, en 1804, Napoléon cherche des emblèmes pour le nouveau régime. Il a déjà choisi de faire figurer des aigles sur son blason et sur les bâtiments publics.En choisissant cet emblème, le souverain s'inscrit dans la continuité des Empires romain et carolingien, Mais ce symbole ne lui paraît pas suffisant. C'est alors que Cambacérès, l'un des principaux dignitaires de l'Empire, lui conseille d'opter pour l'abeille.Mais pourquoi cet insecte fut-il mis à l'honneur ? Pour le comprendre, il faut remonter au règne de Louis XIV. En effet, en 1653, on découvre la tombe de Childéric Ier, le père de Clovis.Fils présumé de Mérovée, et Roi des Francs saliens, c'est le fondateur de la dynastie mérovingienne. Or, que trouve-t-on dans son tombeau ? Des abeilles ! En or et argent massif, ces insectes ornent en effet son cercueil.Or un tel symbole, c'est précisément ce que recherchait l'Empereur. En effet, ces abeilles le rattachent au fondateur de la première dynastie royale que la France ait connue.Ce qui lui permet d'asseoir sa légitimité. N'oublions pas, en effet, que Napoléon Bonaparte n'était alors qu'un général, que sa famille, de petite noblesse, ne prédestinait guère au trône de France !Mais L'Empereur ne voulait pas pour autant se placer dans le sillage de la précédente dynastie des Bourbons, que la Révolution avait mise à bas. En effet, Napoléon se voulait, sur de nombreux aspects, le continuateur de la Révolution. Il voulait donc rompre avec tout ce que représentait l'Ancien Régime.C'est pourquoi il ne voulait pas reprendre la fleur de lys comme emblème du Premier Empire. En adoptant l'abeille, Napoléon croyait donc revenir aux origines de la monarchie française.Or, on sait aujourd'hui que les abeilles ornant le tombeau de Childéric Ier n'étaient en fait que des cigales stylisées. Compte tenu de la réputation qu'on a faite à ces insectes, notamment par le biais d'une célèbre fable de La Fontaine, il n'est pas sûr que l'Empereur ait souhaité en faire l'un des symboles de son régime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Pythagore est-il un tricheur ?
Pythagore est un nom bien connu des écoliers. S'ils ne savent sans doute pas grand-chose de la vie de ce philosophe et mathématicien, ils connaissent au moins son théorème, qui permet de calculer la longueur du troisième côté d'un triangle rectangle.À vrai dire, la vie de Pythagore, né vers 580 avant notre ère, est assez mal connue. Son nom lui-même viendrait d'une prédiction de la Pythie de Delphes, annonçant sa naissance.Pythagore n'était pas seulement un mathématicien. Il se déclarait aussi un "ami de la sagesse" et c'est pour cette raison que, le premier, il se fit appeler "philosophe". Mais Pythagore était aussi un penseur religieux, qui croyait notamment à la transmigration des âmes.Cependant, son œuvre est assez difficile à reconstituer, car il n'a jamais rien écrit lui-même.Pythagore était décidément un homme complet. En effet, il ne fut pas seulement un penseur. Il aurait été aussi un athlète. En effet, d'après certaines sources antiques, il aurait participé aux jeux olympiques.Il aurait même figuré très jeune dans cette compétition. En effet, il avait environ 17 ans au moment de la 57e olympiade, qui a eu lieu en 552 avant J.-C. Mais, selon le mathématicien Ératosthène, il aurait plutôt participé à la 48e olympiade, qui s'est tenue en 588 avant notre ère.Dans ce cas, il faudrait modifier la date de naissance du philosophe. Quoi qu'il en soit, si l'on en croit certains récits, Pythagore n'aurait pas fait preuve d'un comportement exemplaire lors de ces jeux.En effet, au moment de s'inscrire aux épreuves de pugilat, il aurait menti sur son âge, se faisant passer pour plus jeune qu'il n'était. Mais on aurait démasqué la fraude.Cependant, on ne lui en aurait pas vraiment tenu rigueur. En effet, les organisateurs lui permettent finalement de concourir, mais dans la catégorie correspondant à son âge réel. Et Pythagore aurait brillé dans la compétition, puisqu'il aurait remporté toutes les épreuves de pugilat, un sport de combat qui, par son usage des poings, peut être assimilé à la boxe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la Longue Marche ?
La Longue Marche joue un rôle essentiel dans l'histoire du parti communiste chinois et l'affirmation de l'autorité de Mao Zedong. Ce long périple à travers la Chine dure environ un an, entre octobre 1934 et octobre 1935.Cet épisode s'inscrit dans la guerre civile qui, de 1927 à 1950, oppose les communistes chinois à l'armée du Guomindang, fondé par Sun Yat-sen, le fondateur de la République chinoise, et dirigé, depuis 1925, par Tchang-Kaï-chek.En 1934, les troupes du Guomindang attaquent les communistes dans leur bastion principal, le Jiangxi, dans le centre du pays. Même si la décision ne fait pas l'unanimité, les troupes communistes, fortes d'environ 130.000 hommes, décident de fuir.Elles s'échappent donc vers l'ouest et le nord-ouest, divisées en trois colonnes principales. C'est à cette occasion que s'est affirmé l'ascendant de Mao sur l'armée et les autres dirigeants du parti.La principale formation, forte d'environ 90.000 hommes, et dans laquelle se trouve Mao, se dirige d'abord vers l'ouest. Elle atteint la province du Guizhou à la mi-janvier 1935.Dès lors, les avis divergent sur la conduite à tenir et la direction à prendre. C'est à ce moment-là, semble-t-il, que Mao, par la rigueur de son raisonnement, s'impose comme le chef incontesté des communistes.C'est lui qui convainc ses hommes de se diriger vers le nord. Dès lors commence une marche éreintante, dans des régions arides ou enneigées. En outre, les communistes doivent faire face aux nationalistes de Tchang-KaI-chek, qui les poursuivent et, du haut de leurs avions, mitraillent leurs colonnes.Ajoutée aux combats, aux rigueurs du climat et à la maladie, la fatigue a souvent raison de ces hommes exténués. Les historiens estiment que la Longue Marche aurait coûté la vie à 90.000 ou même 100.000 hommes.En février 1935, la colonne de Mao, élu entretemps chef du parti communiste, rencontre celle d'un autre dirigeant, qui emmène ses hommes vers l'ouest. Se dirigeant toujours vers le nord, Mao arrive au Shanxi, terme du voyage, le 19 octobre 1935, après une odyssée de 12.000 kilomètres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Louis XV a-t-il refusé d'utiliser le feu grégeois ?
Le feu grégeois était l'une des principales armes utilisées par les Byzantins contre leurs nombreux ennemis. Elle aurait été découverte, au VIIe siècle, par Callinicus d'Héliopolis, un ingénieur syrien réfugié à Constantinople.Les siphons utilisés par les Byzantins projetaient une puissante langue de feu, qui avait la particularité de brûler même sur l'eau. C'est pourquoi le feu grégeois, très redouté par les combattants de l'époque, était surtout utilisé dans les batailles navales.Son secret de fabrication fut bien gardé. Même si, par conséquent, on ne connaît pas avec certitude la composition du feu grégeois, on pense que le mélange qui le constituait était notamment fait de pétrole, de naphte et de résine de pin.Cette arme incendiaire semble avoir été utilisée jusqu'à la fin du XIIe siècle.Selon certaines sources, un certain André Dupré de Mayen aurait redécouvert le feu grégeois au XVIIIe siècle. C'était un chimiste français, commissaire ordinaire de l'artillerie de son état.Il aurait fait sa découverte de manière fortuite. Il ne prétendait d'ailleurs pas qu'il s'agissait du feu grégeois utilisé par les Byzantins, mais d'une substance comparable.Il aurait parlé à louis XV de cette "liqueur de feu". En 1759, on aurait même fait des essais, notamment à Versailles et à Dunkerque. Mais le Roi aurait trouvé l'arme trop meurtrière.Il aurait donc demandé à Dupré de ne pas ébruiter sa découverte. Des lettres d'anoblissement et une substantielle pension devaient acheter son silence.Mais cette histoire a été mise en doute. D'abord parce que l'identité du personnage principal est douteuse. Pour certains historiens, en effet, il s'agirait plutôt d'un orfèvre grenoblois. Les deux personnages sont d'ailleurs morts à trente ans de distance.Ensuite, il est douteux que Louis XV ait fait preuve d'une pareille mansuétude. Au point de couvrir d'honneurs le chimiste (ou l'orfèvre) pour s'assurer qu'il ne parlerait pas de sa découverte.L'amour de l'humanité l'aurait-il emporté, chez le monarque, sur l'efficacité d'une telle arme, alors qu'il affrontait, dans le cadre de la guerre de Sept Ans, une redoutable coalition de pays européens ? On peut en douter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les mousquetaires se nomment-ils ainsi ?
"Les trois Mousquetaires" est sans nul doute l'une des œuvres les plus fameuses de la littérature mondiale. Et elle apporta une gloire durable à leur auteur, le romancier Alexandre Dumas.Mais pourquoi a-t-il nommé ainsi ses célèbres personnages, d'Artagnan et ses compagnons, Portos, Athos et Aramis ? Si Dumas leur a donné ce nom, c'est que, dans le roman, les trois amis de d'Artagnan, que celui-ci rejoindra par la suite dans la compagnie, sont bien des mousquetaires.Ce corps a été créé par Louis XIII en 1622. Leur nom vient de l'arme que ces soldats utilisent, le mousquet. Cette arme à feu, au long canon, est l'ancêtre de notre fusil. Elle est en tous cas plus efficace que l'arquebuse, qui équipait jusque-là les soldats.C'est le Roi qui est le chef nominal de cette compagnie, placée sous les ordres effectifs d'un capitaine-lieutenant. Elle porte d'abord le nom de "Compagnie de mousquetons du Roi", avant de s'appeler simplement "Mousquetaires du Roi".Principal ministre de Louis XIII, Richelieu a ses propres mousquetaires, dont la casaque, aux couleurs de l'Église, est rouge vif. Dissous par Mazarin, en 1646, le corps des mousquetaires est rétabli par Louis XIV. À partir de 1664, on distingue deux compagnies de mousquetaires, dont le nom vient de la couleur de leur chevaux : les mousquetaires noirs et les mousquetaires gris.Comme il était d'usage à l'époque, les mousquetaires sont recrutés dans les familles nobles. Ils forment un corps d'élite, chargés de protéger le Roi, qui leur confie en plus diverses missions de confiance.Dissous un temps par Louis XVI, les mousquetaires sont définitivement supprimés par Louis XVIII, en 1816. Il est à noter que Charles de Batz de Castelmore, le d'Artagnan d'Alexandre Dumas, fut bien un mousquetaire.Il les a même dirigés. À ce titre, Louis XIV lui a confié des missions importantes, comme l'arrestation du surintendant Fouquet, en 1661. Mais, né en 1611, le vrai d'Artagnan n'était pas assez âgé pour participer à l'intrigue du roman de Dumas, qui commence en 1625. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment des soldats ont-ils fait avancer la psychiatrie ?
La violence à laquelle sont confrontés les soldats de la Première Guerre mondiale est sans commune mesure avec celle que durent affronter les combattants des conflits précédents.En effet, c'est une guerre industrielle, qui permet un bombardement incessant des lignes ennemies. Cette pluie d'obus, ajoutée aux conditions de vie très difficiles dans les tranchées, où règnent l'humidité, la boue et les rats, n'a pas seulement causé des millions de morts.Elle a aussi traumatisé, de manière durable, des centaines de milliers de "poilus", qui reviennent hébétés du front. Dans cet enfer, les soldats cohabitent avec leurs camarades décédés, qu'ils ne peuvent enterrer, et sont hantés par la peur de la mort, qui, à tout instant, peut s'abattre sur eux.Pour la première fois, les troubles psychiques provoqués par la violence des combats sont pris en compte, du moins dans une certaine mesure. On parle alors d'"obusite" ou d'"hypnose des batailles".En France, on dénombre des centaines de milliers de soldats touchés par ces troubles. Ils seraient 120.000 au Royaume-Uni, jusqu'à 600.000 en Allemagne.Revivant sans cesse les scènes de combat, certains de ces soldats sont hagards, comme absents au monde. D'autres ont des hallucinations et vivent dans un état de peur permanent.Ces hommes sont parfois saisis de tremblements ou perdent la mémoire. Même s'ils ne souffrent d'aucune lésion physique, certains demeurent l'échine courbée, ne parvenant pas à se redresser.Les autorités militaires ne sont guère compréhensives à l'égard de ces hommes désemparés. Si certains sont internés dans des asiles, d'autres subissent des chocs électriques très douloureux.S'ils n'acceptent pas cette thérapie, ils sont tout bonnement traduits devant des conseils de guerre qui les condamnent souvent à être fusillés. En effet, ces soldats, accusés de simuler la folie, sont souvent considérés comme des "tire-au-flanc".La description des troubles ressentis par ces combattants de la guerre de 1914-1918 a néanmoins servi de base à la définition de ce que les psychiatres appellent aujourd'hui le stress post-traumatique. En ce sens, les souffrances qu'ils ont endurées ont ouvert la voie à la reconnaissance de ces troubles psychiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les Partisans Bielski ont-ils sauvé des juifs ?
Les juifs ne sont pas toujours restés passifs face aux effroyables menées des nazis. Le soulèvement du ghetto de Varsovie est là pour le rappeler. Mais on connaît d'autres exemples de cette résistance juive.C'est notamment le cas de l'action des partisans Bielski. Il s'agit d'un groupe de juifs biélorussiens, dont le noyau est formé par les quatre frères d'une famille juive en partie assassinée par les Allemands.Ce groupement se fixe un double objectif : le sauvetage du plus grand nombre possible de juifs, réfugiés dans la forêt, sous leur protection, et la lutte contre l'occupant nazi. C'est cette action qui permit aux juifs dirigés par les frères Bielski d'être considérés par les Soviétiques comme des "partisans", c'est-à-dire comme des résistants à l'occupant allemand.Ils furent d'ailleurs intégrés, de manière officielle, aux brigades de résistants russes.Durant l'été 1941, les frères Bielski forment un détachement clandestin. Les débuts sont très modestes : le groupe ne compte même pas vingt membres et l'armement est quasi inexistant.Un an plus tard, cette petite armée s'est beaucoup étoffée, puisqu'elle comprend environ 250 combattants. Le frère aîné, Tuvia Bielski, dont les dispositions pour le commandement sont reconnues, parvient à recruter de nouveaux membres, qui viennent surtout du ghetto voisin.La communauté juive créée dans les bois s'organise et comprend une école et un dispensaire. Au printemps 1943, le groupement peut aligner environ 750 hommes bien armés.Sous le commandement de Tuvia Bielski, ils se heurtent plusieurs fois aux Allemands, qui ne parviennent pas à les défaire. Bien entendu, le ravitaillement, en vivres et en armes, de ces partisans Bielski, était une véritable gageure.Peu à peu, cependant, les paysans acceptent d'approvisionner ces juifs réfugiés dans la forêt. En effet, ils savent que s'ils refusent ou même les dénoncent aux Allemands, ils s'exposent à de dures représailles, contre leurs familles et leurs biens.Au total, environ 1.200 juifs furent ainsi sauvés du massacre. Ce qui fait de l'action des partisans Bielski l'une des opérations de sauvetage les plus efficaces de la Seconde Guerre mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la Russie a-t-elle colonisé l'Amérique ?
Contrairement aux autres grandes puissances de l'époque, et notamment le Royaume-Uni et la France, la Russie n'avait pas créé, au XIXe siècle, d'Empire colonial. Jugée sans doute assez vaste, elle n'avait pas été invitée à prendre part au partage de l'Afrique.Et pourtant, la Russie réussit à s'implanter, durant une courte période, sur le continent américain. Là, sa possession la plus importante est l'Alaska, qui, sous l'autorité de la compagnie russe d'Amérique, ne devient une colonie russe qu'à la fin du XVIIIe siècle.Son économie était surtout fondée sur le commerce des fourrures. Au milieu du XIXe siècle, on estime qu'environ 2.500 Russes s'étaient installés en Alaska.Mais les Russes s'installent aussi bien plus au sud, dans ce qui deviendra plus tard la Californie. Ils y fondent un établissement, fort Ross, situé à environ 80 kilomètres de l'actuelle San Francisco. Des vestiges, retrouvés au début du XXe siècles, montrent que des colons russes ont sans doute pris pied encore plus au sud.Le but était de trouver, dans cette contrée plus hospitalière, des vivres qui seraient acheminées vers l'Alaska. En effet, le climat très rude de ce territoire rendait l'approvisionnement en nourriture très problématique.Mais, du fait de relations difficiles avec leurs voisins, les Espagnols, puis les Américains, les Russes ne peuvent pas se maintenir très longtemps.Ils quittent donc fort Ross, où l'on a reconstruit une chapelle à l'architecture russe, et vendent finalement l'Alaska aux États-Unis, en 1867, pour un peu plus de 7 millions de dollars. Le territoire devient le 49e État de l'Union deux ans plus tard.Mais la Russie fit aussi, au début du XIXe siècle, une tentative d'incursion, moins connue, sur ce qui deviendrait, bien plus tard, partie intégrante du territoire américain.Il s'agit de l'île de Kauai, l'une des îles principales de l'archipel d'Hawaï, qui deviendra un territoire américain en 1898. Grâce à un accord avec un chef local, un colon russe y reste deux ans, entre 1815 et 1817. Mais le traité qu'il réussit à négocier est refusé par son gouvernement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel était le but de l'opération INFEKTION ?
Au début des années 1980, l'URSS est dans une situation assez difficile. En effet, le pays est enlisé dans la guerre qui, depuis 1979, l'oppose à l'Afghanistan. Il a également du mal à maintenir ses positions dans les pays du Tiers-Monde.l'URSS doit également faire face à un Président américain plus déterminé. Élu en 1980, Ronald Reagan définit en effet L'Union soviétique comme "l'Empire du mal". Et il fait mettre en chantier un système de défense anti-missiles baptisé "Guerre des étoiles".Les relations entre les deux grandes puissances sont donc très tendues. Au point qu'on parle parfois de "guerre fraîche" pour les caractériser.C'est dans ce contexte que l'opération "INFEKTIONN" est préparée. Il s'agit d'un plan de désinformation, mis au point par l'un des services du KGB, le principal service de renseignements de l'URSS.Il s'agit du département des "mesures actives". Son rôle est d'influencer, de toutes les manières possibles, le cours des événements dans les pays adverses. Le but est, bien entendu, de servir les intérêts soviétiques.L'un des moyens utilisés est la propagation de ce que nous appelons aujourd'hui les "fake news". L'opération "INFEKTION" relève de ces campagnes de désinformation. Il est à noter que les services secrets est-allemands, la STASI, ont joué un rôle notable dans cette affaire.Alimentées par les services soviétiques et est-allemands, des rumeurs ont commencé à circuler, en 1983, sur la possible implication de l'armée américaine dans la diffusion du virus du sida.On trouve d'abord ces allégations dans un journal indien. Puis elles sont reprises par certains médias américains. Selon ces bruits, le virus aurait même été créé dans un laboratoire de l'armée américaine, avant d'être ensuite diffusé dans la population.Le but est de déstabiliser le gouvernement américain, d'autant qu'il est accusé de vouloir se débarrasser de populations jugées indésirables, comme les migrants haïtiens ou les homosexuels, très touchées par le virus.En 1987, les Soviétiques qui, cinq ans plus tard, avoueront que le KGB était à l'origine de l'opération "INFEKTION", y renoncent sous la pression américaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la bataille de Cannes est-elle restée dans les annales ?
La bataille de Cannes, en 216 avant J.-C., a lieu durant la deuxième guerre punique, qui se déroule de 218 à 202 avant notre ère. Elle est l'un des trois affrontements majeurs qui opposent les deux grandes puissances de l'époque, Rome et Carthage.Ce conflit a mal commencé pour les Romains. En effet, ils ont subi de rudes défaites, au Tessin, à la Trébie, et surtout au lac Trasimène, en 217 avant J.-C, où se manifeste déjà le génie militaire d'Hannibal, le chef de guerre carthaginois.Après cette bataille, les Romains évitent d'affronter directement leurs adversaires et lui infligent une guerre d'usure. En attendant un prochain affrontement, l'armée d'Hannibal prend ses quartiers dans le sud de l'Italie.Les deux armées s'affrontent finalement à Cannes, dans les Pouilles, non loin de la côte adriatique. Cette bataille est restée célèbre en raison du génie tactique dont fait preuve Hannibal. Au point qu'elle est toujours donnée en exemple dans les écoles militaires.Et pourtant Hannibal ne partait pas gagnant. Aux 80.000 soldats romains, il n'avait à opposer que 40.000 combattants, carthaginois ou alliés. Mais l'ingéniosité de sa stratégie lui permet de combler cette infériorité numérique.Comme d'habitude, l'armée romaine se déploie sur trois lignes, avec les légions au centre, les mieux aguerries, et la cavalerie en arrière. Les Romains comptant surtout sur l'infanterie, celle-ci est moins nombreuse et moins puissante que celle des Carthaginois.Hannibal dispose son armée sur une longue ligne, peu profonde. Les légions romaines partent à l'assaut du centre adverse, qui recule aussitôt. Pendant que la cavalerie carthaginoise disperse les cavaliers romains, moins nombreux, les fantassins enveloppent rapidement les légionnaires, qui s'étaient déjà trop avancés.En effet, ils sont pris au piège. Dès lors, la victoire d'Hannibal est assurée. Selon des sources antiques, 50.000 soldats romains auraient perdu la vie dans cette bataille.C'est sans doute la fatigue de son armée, et sa probable incapacité à s'emparer de Rome, qui dissuadent Hannibal de marcher sur la capitale de l'Empire. Rome est sauvée d'un des plus grands dangers qui l'aient jamais menacée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Madeleine Brès est-elle célèbre ?
Née en 1842 dans un milieu modeste, Madeleine Brès, née Gebelin, s'intéresse très tôt à la médecine. Dans son enfance, elle a l'occasion de suivre son père à l'hôpital, où l'appellent ses fonctions de charron.Là, elle est prise en affection par une religieuse, qui lui apprend à donner des soins aux malades. Dès cette époque, la fillette se sent très attirée par la médecine. Après s'être mariée très jeune, elle passe son baccalauréat, ouvert aux femmes depuis 1861.Puis elle demande à s'inscrire à la faculté de médecine de Paris. En droit, rien n'interdisait aux femmes d'y avoir accès et d'entreprendre des études de médecine. Mais les mœurs de l'époque étaient très rétives à une telle innovation, la médecine, par sa nature même, semblant peu faite pour les femmes.En outre, une femme ne pouvait se lancer dans cette voie sans l'autorisation de son père ou de son mari. Grâce au soutien de l'Impératrice Eugénie en personne, et du doyen de la faculté, Madeleine Brès y est finalement admise en 1868.Dès lors, elle poursuit ses études de médecine, faisant fonction d'interne dès 1870. Les médecins dans le service desquels elle travaille sont élogieux à son égard. En décembre 1871, elle se voit pourtant refuser l'accès au concours de l'externat.Elle n'en poursuit pas moins ses études de médecine, travaillant notamment dans un laboratoire. En 1875, elle soutient une thèse très remarquée, sur la composition du lait maternel, qui lui vaut la mention "extrêmement bien".Elle est donc la première Française à devenir docteur en médecine. Elle se spécialise en pédiatrie et ouvre un cabinet à Paris. En 1885, elle ouvre sa propre crèche, qu'elle finance en partie de ses propres deniers.Pour en améliorer le fonctionnement, elle séjourne à plusieurs reprises en Suisse, où les crèches sont nombreuses. Elle dirige également un journal, donne des conférences et écrit des livres, toujours consacrés à la puériculture.Malgré les succès de cette carrière, la première femme médecin meurt, en 1921, dans une relative pauvreté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les Carnets d'Adolf Hitler ?
Pour écouter la série sur Xavier Niel sur mon podcast Comment j'ai bâti un empire:Apple podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D---------------------------------En 1983, le journal ouest-allemand "Stern" annonce le "scoop" du siècle : il va publier le journal intime d'Hitler. Et, de fait, l'organe de presse a de quoi pavoiser. Ces écrits, attribués au dictateur nazi, se présentent sous la forme de carnets noirs.Il y en a plus de 60, qui racontent la vie quotidienne du Führer durant la guerre. Ils ont été achetés, pour le compte de "Stern", où il travaille, par le journaliste Gerd Heidemann.Le reporter vit là son heure de gloire. Tout comme son journal, qui négocie, à prix d'or, la publication des carnets à l'étranger.Mais tout le monde n'est pas convaincu par ce prétendu journal intime. Certes, son authenticité a été reconnue par deux historiens. Elle s'appuierait aussi sur des analyses graphologiques.Cependant, de nombreux historiens continuent à douter. Et, de fait, la supercherie ne tarde pas à être découverte. Ce journal intime d'Hitler est un faux. Il a été rédigé par un certain Konrad Kujau.Déjà interpellé pour de petits délits, il était connu des services de police. Son fonds de commerce : l'exploitation de la nostalgie pour la période nazie. En effet, il faisait venir d'Allemagne de l'Est des objets qu'il présentait comme ayant appartenu à des dignitaires du régime.Puis il ne tarde pas à se lancer dans la confection de faux. Il fabrique et vndd des poèmes, des lettres et même des tableaux attribués à Hitler.C'est donc le journaliste Gerd Heidemann qui achète les carnets, non pour le compte du "Stern", qui n'est pas convaincu par l'opération, mais par l'intermédiaire de son directeur général, qu'Heidemann a su circonvenir.Le journaliste est lui-même passionné par la période nazie. Il a même acquis un yacht ayant appartenu à Göring, avec la fille duquel il a même une liaison.En 1985, les deux hommes comparaissent devant la justice, qui les condamne à quatre ans de prison. Même s'il présente ses excuses, le journal "Stern" ne sort pas indemne de l'affaire. Ainsi se clôt cette pitoyable histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le Palais du roi de Rome ?
Napoléon voulut donner à son fils, titré Roi de Rome à sa naissance, le 20 mars 1811, un cadre digne de lui. Le palais qu'il décida de lui faire construire devait aussi témoigner, aux yeux de tous, de la gloire d'un homme qui, à ce moment-là, et pour peu de temps, était au faîte de sa puissance.Ce "palais du Roi de Rome", l'Empereur songe d'abord à le faire construire à Lyon. Puis, sur la suggestion de l'un de ses architecte, Pierre Fontaine, il choisit de le faire bâtir sur la colline de Chaillot, qui domine Paris.Ainsi, ce monument, emblème de la gloire impériale, serait visible de tous. Par ailleurs, le site était assez vaste pour permettre la construction d'un ensemble grandiose de bâtiments.En effet, le palais devait être inséré dans une vaste cité impériale abritant notamment des bâtiments administratifs, des casernes et un hôpital. Enfin, une résidence secondaire, destinée également au futur Aiglon, devait aussi voir le jour à Rambouillet.Au début de l'année 1811, les deux architectes désignés, Pierre Fontaine et Charles Percier, présentent leur projet à l'Empereur. Le palais situé sur la colline de Chaillot devait présenter une imposante façade de 400 mètre de long.Non seulement l'immense bâtiment comprenait des appartements pour la famille impériale, mais il était assez vaste pour loger toute la Cour. Quant au parc du palais, il devait être composé, du moins en partie, du bois de Boulogne.De son côté, le château érigé à Rambouillet devait être bâti autour d'un ancien hôtel du gouvernement. Les travaux, pour ces deux édifices, se déroulent essentiellement de 1811 à 1813. Ils nécessitent l'achat d'une vaste étendue de terrains et l'expropriation de nombreux habitants.Mais la déconfiture militaire, liée à la catastrophique campagne de Russie, grève le budget et, en février 1815, entraîne l'arrêt définitif des travaux de Chaillot. Seuls les terrassements avaient été menés à bien.Des travaux entrepris à Rambouillet, il reste des bâtiments dont l'un est devenu un musée consacré au souvenir de l'épopée impériale. C'est tout ce qui demeure du "palais du Roi de Rome" rêvé par l'Empereur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Jeanne Hachette est-elle célèbre ?
Jeanne d'Arc n'est pas la seule héroïne de l'Histoire de France. On se souvient ainsi de Sainte Geneviève arrêtant les Huns d'Attila sous les murs de Paris au Ve siècle. Mais il y a aussi Jeanne Hachette.À vrai dire, sa vie est très mal connue. Au point que certains historiens doutent qu'elle ait jamais existé. D'après certaines sources, elle serait née à Beauvais vers 1454. Elle se serait appelée, de son vrai nom, Jeanne Laisné ou Jeanne Fourquet.Son père aurait été un bourgeois aisé. On ne connaît rien de sa vie jusqu'à ce 27 juin 1472, où la jeune fille fait son entrée dans l'Histoire.Ce jour-là, le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, met le siège devant la ville de Beauvais. Cette action guerrière s'inscrit dans la rivalité qui, jusqu'à sa mort en 1477, sous les murs de Nancy, l'oppose à Louis XI.A priori, la ville était facile à prendre, car elle était dépourvue de garnison. Mais voilà qu'une jeune fille, Jeanne Laisné, s'empare d'une hache, et monte aux remparts que les Bourguignons commencent à investir.Et la jeune guerrière arrive à temps pour repousser d'un coup de hache un ennemi qui prenait déjà pied sur le mur d'enceinte. Celle qu'on va nommer Jeanne Hachette, en raison de l'arme qu'elle s'était choisie, était née.Et c'est son exemple qui aurait réveillé le courage des habitants. Voilà en effet les Beauvaisiens qui, suivant l'exemple de Jeanne Hachette, se ruent vers les remparts. Et, d'après certaines chroniques, les femmes, suivant l'exemple de la jeune héroïne, n'auraient pas été les dernières à donner de leurs personnes.Tant et si bien que, presque seuls, les habitants auraient sauvé leur ville. Après ce coup d'éclat, Jeanne Hachette rentre dans l'anonymat dont elle n'était sortie que pour mener l'assaut contre les Bourguignons.On ignore la date de sa mort. Mais sa mémoire, en revanche, a toujours été célébrée. C'est en son honneur que Louis XI donna des privilèges aux femmes de Neauvais. Et la ville lui éleva une statue au XIXe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le sacrifice d'Hitobashira ?
Parmi les nombreux rites qui ont pris corps dans le Japon médiéval, certains semblent totalement étrangers à notre mentalité occidentale, imprégnée de morale judéo-chrétienne.C'est le cas, par exemple, du "hitobashira". Très ancienne, cette tradition, qui remonte au moins au IVe siècle, se maintient sans doute jusqu'à la fin du XVIe siècle ou même au début du XVIIe siècle. Elle consiste à faire un sacrifice humain.En effet, en vertu de cette pratique, une personne était enterrée vivante sous le pilier d'un pont ou sous les fondations d'un barrage ou d'un château. Ces sacrifices permettaient de se concilier les "kamis", des esprits ou des divinités présents dans la religion shintoïste.Dans l'esprit des Japonais de cette époque, cette précaution permettait de préserver ces ouvrages contre des catastrophes naturelles, et notamment des inondations. La pratique du "hitobashira" est en effet très liée à l'action de l'eau. De tels sacrifices étaient également pratiqués quand la construction d'un édifice paraissait difficile ou périlleuse.Les personnes sacrifiées sont parfois prises au hasard. Une ancienne chronique cite le cas d'une femme capturée alors qu'elle passait le long d'une rivière et enterrée vivante à l'endroit où devait se construire un pont.Dans d'autres cas, des personnages importants ont des visions ou des rêves, qui leur désignent les personnes à sacrifier. Ce qui est le plus étonnant, du moins pour nos mentalités, c'est que les personnes désignées acceptent souvent leur sacrifice.L'individualisme a toujours été moins répandu au Japon qu'en Occident. Se sacrifier au bien commun, comme le faisaient les kamikazes durant la guerre, paraît assez naturel aux Japonais. Ce qui ne les empêche pas de tirer profit de leur sacrifice.Ainsi rapporte-t-on qu'une femme désignée pour être ensevelie à l'endroit où un château devait être construit, accepte son sacrifice à condition qu'un de ses enfants devienne samouraï.Ces sacrifices humains sont encore attestés au XVIe et même au XVIIe siècle. Fort heureusement, de telles pratiques ont totalement disparu aujourd'hui. Mais la rumeur populaire prétend que l'esprit des personnes sacrifiées vient encore hanter les ouvrages au pied desquels elles ont été enterrées vivantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les “dents de Waterloo” ?
En ce début du XIXe siècle, l'état des dents de la population n'est guère brillant. En effet, les gens mangent beaucoup d'aliments sucrés, confectionnés grâce aux importations massives de sucre de canne.Par ailleurs, l'hygiène bucco-dentaire laisse à désirer. De fait, la première brosse à dents produite en série ne date que de la fin du XVIIIe siècle. On ne s'étonnera donc pas, dans ces conditions, que des caries apparaissent et altèrent les dents.Le malheureux devait endurer sa rage de dents jusqu'à ce que la douleur devienne insupportable. Puis, faute d'autre solution, il se faisait arracher la ou les dents malades. S'il ne trouvait pas de dentiste, ce qui arrivait souvent, il passait dans les mains peu expertes du barbier ou même du forgeron.Certains restaient édentés et devaient se contenter de manger de la bouillie ou d'autres nourritures plus ou moins liquides. Mais d'autres se faisaient fabriquer des dentiers.Encore fallait-il trouver les dents qui devaient les composer. Il existait, dès cette époque, des dentiers rudimentaires, qui s'ornaient de dents en ivoire. Mais elles étaient souvent mal taillées et jaunissaient vite.C'est pourquoi les dents humaines étaient préférées. Mais où pouvait-on s'en procurer ? Un endroit paraissait particulièrement propice : le champ de bataille. En effet, il était toujours possible de récupérer les dents des soldats tombés au combat.Et certaines batailles étaient plus meurtrières que d'autres. C'est le cas de Waterloo qui, le 18 juin 1815, signe la fin définitive du Premier Empire. Environ 55.000 soldats y laissent la vie.Avant la fondation de la Croix-Rouge par Henry Dunant, en 1863, les morts et les blessés restaient longtemps sur le champ de bataille. Une aubaine pour les détrousseurs de cadavres, qui prenaient sur les morts tout ce qui pouvait se vendre.Il s'agissait de soldats survivants, d'habitants de l'endroit ou même de pillards venus parfois de loin. Les dents des morts étaient arrachées et revendues aux dentistes. Si bien que le nom de "Waterloo teeth" (dents de Waterloo) a fini par désigner cet arrachage de dents sur les champs de bataille. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jeanne d'Arc est-elle bien morte sur le bûcher ?
C'est l'une des dates les plus connues de l'Histoire de France : le 30 mai 1431, Jeanne d'Arc meurt sur le bûcher de Rouen. Pourtant, dès cette époque, des rumeurs sur sa survie commencent à circuler.Elles courent toujours aujourd'hui, où de nombreux auteurs persistent à croire que la Pucelle n'est pas morte sur le bûcher. Pour eux, c'est une autre qui aurait été brûlée à sa place.Les Anglais, qui la détenaient, auraient fait évader la vraie Jeanne et auraient brûlé à sa place une jeune fille qui lui ressemblait. Mais la ressemblance était-elle si frappante que personne, durant le trajet qui menait Jeanne à son supplice, n'ait rien remarqué ?Et surtout, pourquoi les Anglais auraient-ils épargné cette héroïne, en qui s'incarnait la résistance d'un pays tout entier ? Ils avaient eu assez de peine à la faire passer pour une sorcière, passible du bûcher. Ce n'était pas pour lui sauver la vie au dernier moment.Si la rumeur d'une survie de la Pucelle s'est répandue aussi vite après son décès officiel, c'est parce que plusieurs jeunes femmes ont prétendu être Jeanne d'Arc. La plus connue est sans doute Claude ou Jeanne, devenue Jeanne des Armoises par son mariage.C'est en 1436 que Jeanne des Armoises se fait connaître, dans la région de Metz. On n'a d'elle aucun portrait fiable, mais il faut supposer que sa ressemblance avec Jeanne d4Arc était assez frappante.En effet, elle réussit même à se faire reconnaître des frères de la Pucelle.La même année, elle épouse Robert des Armoises, apparenté à ce sire de Beaudricourt, qui, en 1429, avait permis à Jeanne d'Arc de se rendre à Chinon, où elle avait rencontré Charles VII.Plus tard, elle fréquente Gilles de Rais, l'un des compagnons de la Pucelle, qui lui confie le commandement d'une petite troupe. Mais, au cours d'une entrevue qu'elle a réussi à avoir avec Charles VII, elle avoue finalement la supercherie.Elle finira ses jours dans son château de Jaulny. Elle se faisait aussi appeler Jeanne du Lys, du nom pris par les frères de Jeanne d'Arc. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Robin des Bois a-t-il existé ?
Popularisé par le cinéma et le dessin animé, Robin des Bois est devenu, pour les enfants comme pour les adultes, un personnage familier. Entouré de Frère Tuck, un moine truculent, et de Petit Jean, qui dirigeait les rebelles de la forêt de Sherwood avant son arrivée, il courtise la belle Marianne et lutte contre les exactions du cauteleux shérif de Nottingham.Dès le début du XIIIe siècle, des légendes sont apparues au sujet de ce bandit au grand cœur, qui volait les riches pour donner aux pauvres. Les chansons des troubadours s'en font l'écho et, dès le XIVe siècle, des récits écrits racontent l'histoire d'un certain Robin des Bois.Les plus connus sont une œuvre de William Langland, « Pierre le Laboureur », ou des ballades comme « La geste de Robin des Bois » ou encore « Robin et le moine », où la figure d'un brigand généreux, rebelle à l'autorité, se précise. Beaucoup plus tard, Alexandre Dumas lui consacrera deux livres.Mais, au-delà de la légende, Robin des Bois a-t-il vraiment existé ? Il est impossible d'identifier, avec précision, un personnage historique ayant porté ce nom. À la vérité, ce surnom de « Robin des Bois » a été donné , aux XIIIe et XIVe siècles, à plusieurs braconniers ou voleurs de grand chemin.De leur côté, des historiens anglais estiment que Robin des Bois serait à la croisée de plusieurs personnages : un soldat ayant vécu au début du XIVe siècle, du nom de Robert Hood de Wakefield, un paysan vivant dans une forêt du Yorkshire et l'un des barons en lutte contre Jean sans Terre, un certain Fulk Fitz-Warine.Or, on sait que Robin des Bois s'était rangé dans le camp de Richard Cœur de Lion, qui luttait contre son frère félon, le Roi Jean. Il est aussi question, dans certains documents, d'un hors-la-loi nommé William Robehod, qui aurait vécu à la fin du XIIIe siècle. Le personnage fictif de Robin des Bois a sans doute été composé à partir de ces figures historiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel conflit opposa la France aux Etats Unis ?
Les relations entre la France et les États-Unis ne se sont jamais dégradées au point de provoquer un conflit entre les deux pays. Sauf entre 1798 et 1800, où ils furent en guerre larvée.Les raisons en sont nombreuses. Le gouvernement révolutionnaire reprochait aux États-Unis de ne pas payer la dette contractée durant la guerre d'indépendance. On sait qu'à ce moment-là, la France avait soutenu les États-Unis dans leur combat.Pour les Américains, les engagements pris l'avaient été auprès du Roi et non auprès des autorités issues de la Révolution française.Par ailleurs, la France n'appréciait guère le rapprochement amorcé par les États-Unis avec la Grande-Bretagne. Dans le cadre de la Deuxième Coalition, entre 1798 et 1802, elle est en effet en guerre contre ce pays.Enfin, les riches planteurs américains craignaient que l'abolition de l'esclavage par la Convention, en 1794, ne donne des idées à leur propre main-d'œuvre servile.Ces motifs, et d'autres, provoquent une tension croissante dans les relations entre la France et les États-Unis. Elle atteint son paroxysme à l'été 1798. Cependant, cette crise entre les deux pays n'aboutira pas à un conflit ouvert.C'est pourquoi les historiens donnent à cet affrontement le nom de "quasi guerre". Il se traduit surtout par des mesures de rétorsion et des escarmouches navales. Ainsi, au début de la crise, le gouvernement américain ordonne un embargo sur les produits français.Il apporte également son soutien à la révolution qui, depuis 1791, menace la présence française à Haïti. La marine de guerre américaine, récemment construite, fait la chasse aux corsaires français, notamment dans les Caraïbes, et affronte des navires français envoyés sur les lieux.Dans l'ensemble, ces affrontements tournent plutôt à l'avantage des États-Unis. Ils capturent ainsi un bateau français et en arraisonnent un autre. D'autres navires sont encore pris par les Américains, dont une frégate alignant plus de 40 canons.Mais la lassitude gagne bientôt les deux parties. D'un commun accord, elles décident de mettre fin à cette guerre qui ne dit pas son nom par le traité de Mortefontaine, signé en 1800. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Eiffel doit-il beaucoup à Stephen Sauvestre ?
Le monument français le plus emblématique, la tour Eiffel, porte, aujourd'hui encore, le nom de celui auquel on doit sa construction : Gustave Eiffel. C'est du moins ce que l'Histoire a retenu.Et, dans ce cas, elle est un peu injuste. Car, dans la mise au point et la réalisation de ce grandiose projet, Eiffel doit beaucoup à un architecte nommé Stephen Sauvestre. Né en 1847, il fait ses études dans une école privée d'architecture, dont il sort diplômé en 1868.Dès la fin des années 1870, il construit des hôtels particuliers pour le compte de riches Parisiens. Il travaille aussi pour Gustave Eiffel, sans doute dès 1875. C'est pour lui qu'il édifie l'un des pavillons de l'exposition universelle de 1878.Eiffel étant l'un de ses commanditaires, il est normal qu'il lui soumette les plans de son nouveau projet : une tour métallique de 300 mètres de haut, qui devait être construite à l'occasion de l'exposition universelle de 1889.Les ingénieurs Maurice Koechlin et Émile Nouguier avaient déjà travaillé, sur les indications d'Eiffel, à la conception de l'édifice. Mais il semble que le rôle essentiel, en la matière, revienne à Stephen Sauvestre.Il aurait en effet profondément remanié le travail des ingénieurs. En effet, il aurait prévu de faire reposer les piles devant composer l'édifice sur des socles de maçonnerie.Il aurait également dessiné une forme plus incurvée pour ces piles et prévu de les maintenir au moyen de trois plateformes. De même, c'est lui qui aurait ajouté un campanile au sommet de la Tour, pour lui donner une forme plus esthétique.Enfin, il aurait imaginé des dispositifs visant à renforcer la solidité de l'ensemble. Sa contribution à ce projet majeur lui vaut la reconnaissance des autorités, qui le nomment architecte en chef des colonies. À ce titre, il construira plusieurs des bâtiments de l'exposition coloniale de 1894.Mais qui se souvient encore de Stephen Sauvestre ? Et pourtant, c'est bien lui, plus que Gustave Eiffel, qui a contribué à faire de ce monument ce qu'il est devenu aujourd'hui : le symbole de notre pays. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la Crise de Fachoda ?
La crise de Fachoda, en 1898, survient dans un climat de tension entre la France et le Royaume-Uni, sur fond de rivalités coloniales en Afrique. En premier lieu, les deux pays essaient de s'implanter en Égypte.Pour l'Angleterre, la mise en tutelle de ce pays est un objectif essentiel, car il se trouve sur la fameuse route des Indes, artère vitale de la puissance coloniale britannique.Mais, depuis la campagne d'Égypte de Bonaparte, en 1798, et la création du canal de Suez par Ferdinand de Lesseps, en 1869, la France y a aussi des intérêts.Mais cette rivalité coloniale se nourrit aussi de la confrontation entre deux projets concurrents. En effet, l'Angleterre tient avant tout à sécuriser la route Le Cap-Le Caire, principale voie d'accès aux Indes, tandis que la France ambitionne de relier Dakar, sur la côte atlantique, à Djibouti, sur la mer Rouge.C'est dans le contexte de cette rivalité coloniale entre les deux pays qu'éclate la crise de Fachoda. Cette localité se trouve au Soudan, aujourd'hui le Soudan du Sud. En 1896, l'armée confie au capitaine Marchand la mission de relier l'Atlantique à la mer Rouge.Il s'agit aussi de prendre de vitesse les Anglais et d'arriver avant eux sur le Haut-Nil, pour y installer la présence française. La mission Marchand part du Sénégal en octobre 1896 et, durant deux ans, chemine en Afrique dans des conditions très difficiles.Elle parvient à Fachoda en juillet 1898 et s'y retranche. Mais, au même moment, le maréchal Kitchener, commandant en chef de l'armée d'Égypte, arrive aussi à Fachoda. Il vient de battre les mahdistes, qui menaçaient le Soudan, à la bataille d'Omdourman, en septembre 1898.Pour les Anglais, il n'était pas question de laisser les Français occuper une position stratégique sur la route des Indes. Aussi les somment-ils de quitter Fachoda. Le gouvernement français refuse d'abord, puis, le 7 novembre 1898, cède à l'ultimatum britannique.La crainte d'un conflit ouvert entre les deux pays, alimentée par la présence de l'armée de Kitchener, avait été la plus forte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment l'astrologie fut-elle utilisée contre Hitler ?
Né à berlin en 1903, Lajos Wohl vante les bienfaits de l'astrologie et c'est à ce titre qu'il se fait embaucher, durant la Seconde Guerre mondiale, par les services secrets britanniques.Avant cela, il entame une carrière d'écrivain, commencée très tôt. En effet, il écrit de nombreux romans, dont beaucoup seront adaptés au cinéma. On lui doit aussi une quinzaine de scénarios.Mais celui qui va se faire appeler Louis de Wohl rédige aussi des essais religieux. Il écrit ainsi une histoire assez réputée de l'Église catholique et des biographies de saint François d'Assise, Jeanne d'Arc ou encore Pie XII.Louis de Wohl fuit le nazisme et, en 1935, se réfugie en Angleterre. Il ne se fait pas seulement connaître comme un écrivain de renom, mais aussi comme un astrologue émérite.À tel point que ses talents vont être utilisés par le SOE, la branche des services secrets britanniques chargée des opérations de sabotage en Europe. Wohl est d'abord envoyé aux États-Unis, où il fait, en tant qu'astrologue, des conférences très suivies.Il y prétend qu'en examinant les conjonctions de planètes, il semble certain qu'une entrée en guerre des États-Unis avant le printemps 1942 entraînerait la défaite d'Hitler.Ce faisant, Louis de Wohl met ses talents au service de la propagande britannique visant à persuader les Américains d'entrer dans le conflit. Par ailleurs, il est convaincu qu'Hitler ne prend ses décisions qu'après avoir consulté un astrologue. D'après lui, en effet, il est facile de voir qu'il ne se décide que si certaines conjonctions de planètes sont réalisées.Il suffirait donc, à l'en croire, de faire les mêmes calculs que ses astrologues pour prévoir les réactions d'Hitler. Pourtant tout le monde n'est pas convaincu par les arguments de Wohl, à commencer par le M15, le service d'espionnage britannique.Pour lui, en effet, ce n'est ni plus ni moins qu'un charlatan. Il garde pourtant la confiance du SOE, qui l'emploie jusqu'à la fin de la guerre. Il a même droit à un appartement de fonction. Reprenant sa carrière d'écrivain, il meurt en 1961. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l'affaire du collier de la Reine ?
Pour écouter le podcast Faits Divers de Choses à Savoir:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D-------------------------------L'affaire du collier de la Reine est sans doute le plus grand scandale de l'Ancien Régime finissant. Tout part de la commande par Louis XV d'un fabuleux collier de diamants, qu'il destine à sa favorite du moment, Mme du Barry.Mais, à la mort du Roi, celle-ci est exilée. Les bijoutiers, qui n'achèvent de fabriquer le joyau qu'en 1778, cherchent à le vendre. Ils l'offrent alors à Marie-Antoinette, dont le goût pour les bijoux est bien connu.Mais la Reine refuse, à plusieurs reprises, d'acheter le collier. C'est alors qu'une escroquerie va se mettre en place.Elle implique une aventurière, la comtesse de La Motte, et son amant, Louis Marc Antoine Rétaux de Villette. Un grand personnage y est également mêlé. Il s'agit du cardinal de Rohan, prince-évêque de Strasbourg et grand-aumônier de France.Ce prélat de cour, qui mène une vie dissolue, s'est entiché de la Reine. Mme de La Motte rencontre donc le cardinal et lui confie que la Reine a pensé à lui pour acheter en sous-main le fameux collier, qu'il lui remettrait ensuite, par l'intermédiaire de la comtesse.Celle-ci, qui se fait passer pour une amie de la Reine, lui montre de fausses lettres, signées "Marie-Antoinette de France". Le naïf prélat aurait dû savoir qu'une Reine de France ne signe que de son prénom.Mais, ne se rendant compte de rien, il tombe dans le panneau. Le cardinal se rend donc chez le joaillier et se porte caution, au nom de la Reine, pour l'achat du collier. Il le remet à Mme de La motte qui, avec ses complices, s'empresse de le revendre.Le bijoutier, ne voyant pas ses traites honorées, se rend à Versailles. Là, la supercherie est dévoilée. La comtesse de La Motte est arrêtée et condamnée à être fouettée et marquée au fer rouge de la marque des voleurs.Quant au cardinal de Rohan, il est exilé et perd son poste de grand aumônier. Mais il est acquitté par le Parlement de Paris. De son côté, la Reine perd le peu de réputation qui lui restait dans cette malheureuse affaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel a été le premier journal quotidien de l'histoire ?
Cœur d'un immense Empire, Rome pouvait passer, dans l'Antiquité, pour le centre du monde occidental. Il se passait toujours quelque chose dans cette cité populeuse, mais ses habitants n'en avaient guère l'écho.C'est pour mieux les informer que, vers 130 avant J.-C., paraissent les "Acta diurna populi Romani", qu'on peut traduire par "Les faits du jour". Ils seront complétés par la publication, à partir de 59 avant notre ère, sur l'initiative de Jules César, des comptes-rendus des séances du Sénat, les "Acta Senatus".On peut donc considérer ces "Acta diurna" comme le premier journal de l'Histoire et ceux qui y écrivent comme les premiers journalistes. On les appelait des "diurnarii"Les "Acta diurna" étaient gravés sur des planches et composés sous l'autorité d'un magistrat. Ce premier "journal" était ensuite affiché dans certains lieux du Forum, gardés par des soldats.Il est vrai que de nombreux habitants, analphabètes, ne pouvaient guère en profiter. Sauf s'ils demandaient l'aide de citoyens plus instruits, qui leur lisaient quelques extraits du document.Ils pouvaient aussi compter sur le crieur public, ou "praeco", chargé de sillonner la ville et de lire les nouvelles à haute voix. Les "Acta diurna" sont un journal quotidien. On y trouve indiqués les nouvelles du jour, les décisions politiques ou encore les projets de loi.Des nouvelles plus banales, comme les ventes d'esclaves ou les prévisions météorologiques, trouvent aussi leur place dans le journal.Mais les Romains les plus en vue font aussi insérer dans les "Acta diurna" des annonces concernant les naissances, les mariages ou les décès survenus dans leurs familles. Mais ce premier journal quotidien n'est pas réservé aux seuls habitants de Rome.En effet, il est recopié, souvent par des esclaves instruits. Et les copies, faites sur papyrus, sont envoyées aux quatre coins de l'Empire. Mais aucune d'entre elles ne nous est parvenue.Si nous en connaissons aujourd'hui l'existence et le contenu, c'est parce que des écrivains comme Cioéron, Pline ou Tacite en parlent dans leurs livres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les “bougnats” ont-ils conquis Paris ?
Au milieu du XIXe siècle, la France est frappée par une crise agricole qui incite de nombreux paysans à quitter les campagnes. Cet exode rural frappe notamment l'Auvergne. L'essor du chemin de fer incite les agriculteurs à s'installer dans les grandes villes, surtout dans la capitale.Ces rudes habitants du centre de la France ont du mal à s'intégrer. Les Parisiens, qui se moquent de leur accent et de leurs manières rustiques, ne les voient pas toujours d'un bon œil.Pour subsister, ces Auvergnats de Paris doivent se contenter des métiers qu'on leur laisse. Et ce ne sont pas les moins rudes. Ainsi, beaucoup deviennent porteurs d'eau, frotteurs de parquet ou encore rémouleurs.Peu à peu, cependant, beaucoup d'Auvergnats se reconvertissent dans le commerce. Et ils se spécialisent souvent dans un produit : le charbon. C'est ce qui leur a d'ailleurs valu leur surnom.En effet, "bougnat" viendrait de la contraction d'"Auvergnat" et de "charbon". On aurait d'abord dit "charbouniat", puis "bougnat". En plus du charbon, certains vendent aussi du vin ou du bois.Mais les boutiques ouvertes par ces "bougnats" ont en fait une double fonction. En général, c'est le mari qui vend le charbon, tandis que sa femme sert des boissons aux clients. C'est la naissance de ce qu'on va rapidement appeler les "cafés-charbon".Bientôt, les "bougnats" prennent toute leur place dans le paysage urbain. Ils ont leurs amicales et leurs associations, qui maintiennent un certain particularisme. Même la littérature et la chanson s'emparent de ces Auvergnats de Paris.Certains d'entre eux ont laissé leur empreinte dans la capitale. Ils ont en effet créé des cafés et restaurants figurant parmi les plus célèbres établissements de Paris. C'est notamment le cas de Marcellin Cazes, fondateur de la brasserie Lipp ou de Paul Boubal, qui a donné tout son lustre au café de Flore.De nos jours, on compte environ 500.000 descendants des "bougnats" venus à Paris au XIXe siècle. Bien que beaucoup d'entre eux aient délaissé le commerce, ils possèdent encore quelque 6000 cafés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels personnages vivaient sur des colonnes ?
Dans les premiers siècles de notre ère, certains chrétiens souhaitent mener la vie la plus ascétique possible. Les persécutions antichrétiennes s'étant apaisées, il leur semble que c'est la meilleure façon de remplacer les martyrs et de gagner des grâces au ciel.Ces personnages, souvent des moines, sont des anachorètes, autrement dit des hommes voulant vivre dans la solitude, à l'écart de leurs semblables. Certains imaginent alors de s'asseoir sur le haut d'une colonne et d'y passer une partie de leur vie.Il peut aussi s'agir d'un mur en ruine ou d'un portique. Ces ermites ont reçu le nom de "stylites", du grec "stulos", qui veut dire colonne.On retrouve un phénomène similaire dans l'hindouisme, où certains sages décident de vivre dans les arbres, sans jamais redescendre sur terre. Quand ils devaient se déplacer, pour assister à des cérémonies religieuses, ils le faisaient à dos d'éléphant, sans jamais fouler le sol de leurs pas.L'Histoire a retenu le nom de certains de ces anachorètes, qui vivaient surtout en Orient. Et d'abord celui de Siméon le Stylite, un moine syrien du Ve siècle, qui a donné son nom à cette forme extrême d'ascèse.Il vécut près de 40 ans en haut d'une colonne de près de 20 mètres de haut. Il avait à peine la place de s'asseoir et ne pouvait pas s'étendre pour dormir. Il était nourri par des fidèles et des pèlerins, qui lui apportaient des vivres, hissées à sa hauteur au moyen d'une corde.Siméon serait mort assis, dans sa position accoutumée. Si bien qu'on mit quelques jours à se rendre compte du décès. Daniel, qu'on appela aussi "le Stylite", se voulait le disciple de Siméon.C'est pourquoi il s'installe lui aussi sur une haute colonne. Comme son maître, il y demeure plus de 30 ans. La rumeur lui attribue de nombreuses guérisons et sa renommée ne fait que croître.D'autres saints personnages vécurent au sommet de leurs colonnes, y passant parfois plus de 40 ans et se nourrissant, pour certains, d'herbes et de plantes sauvages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi dit-on “il faut rendre à César ce qui est César” ?
Pour écouter l'histoire de Bernard Arnault sur Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D----------------------------------L'expression "Il faut rendre à César ce qui est à César" signifie qu'il faut attribuer la responsabilité d'une action à celui dont on sait ou dont on pense qu'il l'a commise.Mais d'où vient cette expression ? On la retrouve dans les Évangiles, qui attribuent ces paroles au Christ lui-même. En fait, la citation exacte est plus longue, puisque Jésus aurait dit, d'après les évangélistes : "Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu".Ces paroles sont la réponse du Christ à une question insidieuse des Pharisiens. Ce groupe de Juifs, connu pour son respect très strict de la Loi hébraïque, s'opposait souvent à Jésus, accusé de ne pas la suivre avec la rigueur voulue.La distinction entre deux mondesLes Pharisiens ne perdaient donc pas une occasion de déconsidérer Jésus aux yeux de son auditoire. Un jour, ils lui posent donc une question habile, qui recèle un véritable piège.Ils lui demandent s'il est licite de payer un impôt aux autorités romaines, qui occupent la Palestine. Les auteurs de la questions pensent que le Christ ne pourra pas donner une réponse satisfaisante.En effet, s'il prétend qu'il faut payer l'impôt, il passe pour une sorte de collaborateur de l'occupant romain, dont la férule est mal supportée par les habitants de la Palestine.Mais s'il conteste la légitimité de cette contribution fiscale, il peut donner l'impression de pousser le peuple à la révolte. Mais Jésus répond de manière inattendue, écartant ainsi le piège qui lui était tendu.Il prétend qu'il faut distinguer les sphères temporelle et spirituelle. Il appartient à César, donc à l'État, de lever les impôts. En effet, "César" était l'un des titres portés, depuis Auguste, qui régna au Ier siècle avant notre ère, par les Empereurs romains.Mais le jugement des hommes, après leur mort, revient à Dieu. C'est pourquoi Jésus, interrogé par Ponce Pilate, après son arrestation, lui répond que son Royaume "n'est pas de ce monde". Cette réponse n'est donc pas seulement une habileté, elle renferme une vérité essentielle pour le christianisme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le rapport entre l'ADN et la mort de Louis XVII ?
Pour écouter le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-----------------------------------------Le mystère qui enveloppe la mort présumée du jeune Louis XVII dans la prison du Temple, en juin 1795, représente l'une des plus grandes énigmes de l'Histoire de France. Selon la thèse officielle, le jeune prince, fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette, serait mort de maladie.Mais, peu de temps après son décès, des rumeurs commencent à circuler : l'enfant mort au Temple ne serait pas Louis XVII. En effet, on aurait réussi à le faire échapper, et à lui substituer un autre enfant.Aussi plusieurs individus ne tardent-ils pas à se faire passer pour Louis XVII, évadé du Temple. Certains sont plus célèbres que d'autres, comme Jean-Marie Hervagault ou, surtout, Karl-Wilhelm Naundorf.Ce dernier livre de prétendus détails sur la vie du dauphin à Versailles et se fait reconnaître par des personnes ayant fréquenté la Cour de Louis XVI. Ses descendants réussissent d'ailleurs à se faire attribuer le patronyme de "Bourbon", que les Naundorf portent encore.Un cœur en questionEn 2.000, des historiens décident d'utiliser les ressources de l'ADN pour tenter d'élucider l'énigme. On possède, pour cela, de précieuses reliques. L'une est le cœur supposé de Louis XVII, qui est parvenu jusqu'à nous à la suite de rocambolesques péripéties.Les autres sont des mèches de cheveux de Marie-Antoinette. Des analyses indépendantes, pratiquées par deux laboratoires, ont démontré que ce cœur était bien celui d'un enfant appartenant à la famille de Marie-Antoinette.Le type d'ADN pris en compte ne pouvait en effet donner de résultats que quant à la lignée féminine de l'enfant. Quoi qu'il en soit, le mystère semblait résolu. Mais c'était compter sans l'obstination des tenants de la survie de Louis XVII.En effet, ils ont prétendu que cette analyse signifiait seulement que le cœur examiné était celui d'un enfant appartenant à la famille de Marie-Antoinette. Mais, d'après eux, il pourrait s'agir de celui du frère aîné de Louis XVII, mort en 1788.En effet, il aurait été récupéré lors du pillage des tombes royales, en 1793, dans la nécropole de Saint-Denis. Mais il ne s'agit là, bien sûr, que d'une hypothèse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la “Joyeuse” de Charlemagne ?
Charlemagne possédait une épée assez particulière. Selon la légende, l'Empereur aurait fait insérer, dans son pommeau, la pointe de la Sainte Lance, celle qui avait percé le flanc du Christ sur la croix.C'est à la présence de cette relique que l'épée devrait son nom de "Joyeuse". Ce nom et cette arme seraient également reliés au cri de guerre de la Monarchie capétienne, "Montjoie".Mais, en réalité, l'origine de cette exclamation guerrière, proférée avant la bataille, n'est pas connue avec certitude.C'est surtout la "Chanson de Roland", célèbre texte de la fin du XIe siècle, qui évoque cette épée de Charlemagne. Mais d'autres chansons de geste en parlent. Pour l'une, "Joyeuse" serait sortie des mains mêmes d'Isaac, le fils d'Abraham, tandis que, pour une autre, elle aurait d'abord appartenu à Clovis....Au sacre des Rois de FranceSi cette épée de Charlemagne est célèbre, c'est pour une autre raison. En effet, elle aurait fait partie, au même titre que le sceptre ou la main de justice, des "regalia" portées par les Rois de France lors de leur sacre.Cet usage de l'épée de Charlemagne remonterait aux XIIe ou XIIIe siècle. En tous cas, son utilisation est attestée pour le sacre de Philippe III, en 1271. La présence de cette arme prestigieuse permettait aux Capétiens d'associer leur lignée à celle des Carolingiens. Et on retrouve cette épée jusqu'au sacre de Charles X, en 1825.Si une partie de cette arme remonte bien à l'époque carolingienne, d'autres éléments semblent bien postérieurs. Cette épée est aujourd'hui conservée au musée du Louvre.D'après une autre légende, l'Empereur aurait perdu son épée, lors d'une bataille, dans un lieu situé dans l'actuel département de l'Ardèche. Un soldat l'aurait alors retrouvée.Pour le récompenser, Charlemagne lui aurait octroyé les terres situées autour du lieu de la découverte. Et c'est du nom de cette épée que la ville de Joyeuse, en Ardèche, tirerait le sien.En fait, la fondation de la ville remonte à la fin du XXe siècle, et rien ne prouve que Charlemagne soit venu en ce lieu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Hypatie d’Alexandrie est-elle célèbre ?
Hypatie est surtout connue par sa fin tragique. Mais c'est aussi l'une des rares femmes à avoir brillé, dans l'Antiquité tardive, par la qualité de son savoir et l'étendue de ses connaissances.Elle est née entre 355 et 370 à Alexandrie, qui est alors l'un des plus grands centres de la pensée. Elle est la fille du mathématicien et astronome Théon d'Alexandrie, qui dirigeait une école néoplatonicienne, un courant de pensée fondé par le philosophe Plotin au IIIe siècle de notre ère.En dehors du rôle de son père dans sa formation intellectuelle, on ne connait rien du parcours d'Hypatie. Mais on sait qu'elle était très instruite et qu'elle enseignait aussi bien l'astronomie et les mathématiques que la philosophie.S'inspirant des travaux de Platon et d'Aristote, elle aurait même dirigé, selon certains historiens, l'école néoplatonicienne d'Alexandrie. Des sources anciennes lui attribuent plusieurs ouvrages, dont il ne reste pratiquement aucune trace.Essentiellement oral, comme il était d'usage alors, l'enseignement d'Hypatie était en tous cas très réputé.Un meurtre horribleHypatie va se trouver entraînée dans le conflit qui oppose Oreste, le préfet romain d'Alexandrie, et Cyrille, évêque de la ville depuis 412. Le fonctionnaire romain, récemment converti au christianisme, fait montre d'une grande tolérance face aux nombreuses cultures et religions qui coexistent dans cette grande ville cosmopolite.C'est pourquoi il se lie d'amitié avec Hypatie, qui accueille dans son école aussi bien les chrétiens que les païens. Mais le bouillant évêque d'Alexandrie ne l'entend pas de cette oreille.En 414, il s'en prend ainsi aux Juifs, qu'il dépouille de leurs biens et fait chasser de la ville. Cette action irrite Oreste, qui la signale à l'Empereur. C'est alors que Cyrille décide de se débarrasser d'Hypatie, l'un des plus fermes soutiens du préfet.Son meurtre est confié aux membres d'une confrérie, fanatisés par un moine chrétien. Les détails en sont horribles. La malheureuse aurait été emmenée dans une église, puis dévêtue.Elle aurait ensuite été tuée avec des tessons de poteries, puis son corps aurait été découpé en morceaux, traînés ensuite à travers la ville. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les départements français ont-ils été créés ?
La création des départements français, en 1790, répond d'abord au besoin de simplifier l'organisation territoriale de la France d'Ancien Régime, connue pour sa complexité et l'enchevêtrement de ses différents niveaux.En effet, coexistaient des subdivisions comme les provinces, les généralités, les diocèses ou les élections, dont les finalités étaient politiques, militaires, fiscales ou religieuses.À la place de ces divisions de tailles très diverses, aux contours embrouillés, les révolutionnaires ont voulu créer des circonscriptions égales, qui enverraient toutes le même nombre de députés à l'Assemblée nationale. Une telle conception manifestait à la fois une volonté de rationalité et un évident souci d'égalité.Par ailleurs, le nouveau pouvoir départemental devait être proche des citoyens. Aussi la superficie des nouveaux départements devait être telle qu'il soit possible d'effectuer le trajet aller-retour jusqu'au chef-lieu du département en une journée de cheval.La création des départementsLes travaux préparatoires débutent, en septembre 1789, par la création d'un comité dirigé par l'abbé Sieyès. S'inspirant du découpage des États américains, et de certaines cartes de géographie, il aboutit à la division de la France en 81 territoires de dimensions égales et de forme géométrique.Chacun est divisé en districts et en cantons. En novembre 1789, un nouveau projet de découpage est adopté, qui tient davantage compte des données naturelles. En effet, des éléments comme le relief, la présence de cours d'eau ou même la densité de population sont pris en compte.Ce projet débouche sur le décret du 22 décembre 1789, qui crée les départements. Ils deviennent dès lors l'unique division territoriale de la France, si l'on excepte les districts et les cantons.Après quelques modifications de détail, le nombre de départements est fixé à 83 en février 1790 et leur création prend officiellement effet le 4 mars 1790.Au départ, les départements sont gérés par une assemblée, élue par les seuls citoyens actifs, c'est-à-dire payant un certain niveau d'impôts. À son tour, l'assemblée élisait un directoire exécutif et son président.Plus tard, durant le Consulat, les arrondissements remplacent les districts et des préfets sont nommés pour représenter l'État. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-il arrivé à l'expédition Fram ?
Entreprise en 1893, et terminée trois ans plus tard, l'expédition scientifique Fram a pour but d'atteindre le pôle Nord, ou du moins de s'en approcher le plus près possible.Aucune des expéditions précédentes n'y est parvenue. Les bateaux ont été brisés par la glace ou emportés vers le sud par un puissant courant. Mais le Norvégien Fridjof Nansen a son idée sur la question.L'essentiel, d'après lui, est de se diriger vers l'Est, jusqu'aux îles de Nouvelle-Sibérie, là où le courant est beaucoup moins actif. Cet endroit marquera le véritable départ de l'expédition.Le bateau transportant l'équipage de scientifiques n'aura plus qu'à se laisser prendre par les glaces et à dériver jusqu'au pôle Nord avec la banquise.Le navire, baptisé "Fram" a une forme arrondie, pour êviter d'être broyé par la glace. Un moteur doit fournir l'électricité et un poêle le chauffage. D'abondantes provisions sont embarquées.Une expédition mouvementéeLe "Fram", parti de Norvège le 21 juillet 1893, se dirige vers l'Est, comme convenu, en direction de la Nouvelle-Sibérie. En septembre, les glaces se forment et emprisonnent le bateau.Le bâtiment semble parfaitement résister à la pression. Une lente dérive commence alors. Le froid se fait toujours plus mordant, la température descendant jusqu'à moins 51°C. Chauffés par leur poêle à pétrole, les scientifiques supportent vaillamment l'hiver arctique.Chaque jour, les scientifiques sortent pour faire de nombreux relevés. Mais, jusqu'en mars 1894, la dérive des glaces est bien plus lente que prévu. Même si elle s'accélère un peu, le bateau progresse trop lentement.Aussi, en mars 1895, Nansen et l'un de ses collègues décident de gagner le pôle en ski. Même si 770 kilomètres l'en séparent, Nansen pense que 50 jours suffiront à couvrir la distance. Au départ, tout se passe comme prévu.Mais, peu à peu, l'état de la banquise se détériore. En avril, Nansen change d'avis et rebrousse chemin. Les deux hommes doivent passer l'hiver dans un abri de fortune et rentrent finalement en Norvège en août 1896.C'est à peu près au même moment que le Fram, qui avait poursuivi sa mission, entre dans les eaux norvégiennes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel attentat frappa New York en 1920 ?
Le 16 septembre 1920, une charrette, tirée par un cheval, s'arrête devant le siège social de la puissante banque JP Morgan, à Wall Street. Il est midi et les employés sortent de leurs bureaux pour aller déjeuner.Tout à coup, une violente explosion se fait entendre. Elle provient de la charrette, dans laquelle on a placé une très forte charge, composée de dynamite et de fragments de métal.C'est la consternation dans le célèbre quartier d'affaires. On relève 30 victimes et de très nombreux blessés, dont 8 succomberont dans les heures et les jours suivants. Quant aux dégâts matériels, ils sont considérables. Pour la première fois de son histoire, la bourse de Wall Street est fermée.Une affaire toujours pas résoluePour les enquêteurs du FBI, cet attentat faisait partie d'une vaste tentative de subversion. En effet, en juin de l'année précédente, des bombes avaient déjà explosé, visant des institutions et des lieux de pouvoir.Et, quelques mois plus tôt, le FBI avait démantelé un vaste complot, visant à faire sauter le domicile ou le lieu de travail de banquiers et de magistrats de haut rang.Aussi, pour la police, n'y a-t-il guère de doute : l'attentat de Wall Street est, comme les actes criminels perpétrés en 1919, l'œuvre des anarchistes. Elle cible plus particulièrement des activistes italiens, déjà inquiétés dans leur pays.C'est notamment le cas de Luigi Galleani, qui, dans les journaux où il écrit, prône la violence comme le moyen de lutte le plus efficace contre l'État capitaliste. Il indique même comment fabriquer des explosifs.Un autre anarchiste d'origine italienne, Mario Buda, est également soupçonné. Pour les autorités américaines, le motif est clair : venger Sacco et Vanzetti, les célèbres anarchistes qui venaient d'être arrêtés et qui, en 1927, devaient mourir sur la chaise électrique.Un joueur de tennis est également suspecté pour avoir supplié ses amis de quitter New York avant le 16 septembre 1920, date de l'attentat. Mais il est finalement mis hors de cause. Aujourd'hui encore, on ne connaît pas avec certitude les auteurs de l'attentat de Wall Street. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le “roi des pirates” ?
Les pirates et autres flibustiers occupent une place à part dans l'imaginaire collectif. Ils ont nourri des légendes peuplées d'abordages de galions et de trésors fabuleux, enterrés dans des îles isolées.Tel est notamment le cas d'Henry Avery, ou Every, surnommé Long Ben ou "le roi des pirates", ce qui en dit long sur les exploits qu'on lui attribue.La vie d'Henry Avery est entourée de mystères. Il serait né en 1659, sans qu'on ait de certitudes à ce sujet. Il aurait été contremaître à bord d'un bateau appartenant à une escadre autorisée par l'Espagne à commercer avec ses colonies d'Amérique.Les marins, qui n'avaient pas reçu leur paie, se seraient révoltés, Harry Avery prenant alors la tête des mutins. Escorté par deux autres navires, le vaisseau du "roi des pirates" vogue vers le large.Une fabuleuse cargaisonLa renommée de Long Ben lui vient en partie de la fabuleuse prise de guerre qu'il fait alors. Le pirate et son équipage s'emparent en effet d'un navire appartenant à Aurangzeb, ce Grand Moghol qui, au XVIIe siècle, dominait les Indes.En effet, d'incroyables richesses se trouvent à bord du vaisseau. Des tas d'or et de joyaux sont entassés dans la cale. Harry Avery met la main sur ces richesses, mais aussi sur la fille d'Aurangzeb, qui peut lui servir de monnaie d'échange.Puis il met la voile vers les Antilles. Parvenu à bon port, le flibustier essaie de vendre les pierreries. Mais les négociants, qui n'ignorent pas leur provenance, lui en proposent un prix ridiculement bas. Il n'a cependant d'autre choix que d'accepter leur offre.Puis il se rend aux Bahamas, se faisant passer pour un marchand d'esclaves. À partir de là, on perd la trace du "roi des pirates". Selon certaines sources, il serait mort après 1696, dans la misère. Pour d'autres, il aurait épousé la fille du Grand Mogol.Des pièces datant de 1693, et retrouvées au nord-est des États-Unis, laissent supposer que Long Ben ou des membres de son équipage auraient pu trouver refuge en Nouvelle-Angleterre vers cette époque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel abbé s'habillait en femme ?
L'abbé de Choisy, né en 1644, était un singulier personnage, dont les habitudes ont laissé des traces dans les chroniques de la petite histoire. Sa famille, qui comportait des maîtres des requêtes et des conseillers d'État, appartenait à la noblesse de robe.En 1663, François Timoléon de Choisy devient abbé commendataire, ce qui signifie qu'il perçoit les revenus temporels attachés à une abbaye, sans exercer aucune charge religieuse.C'était un jeune homme mondain, qui fréquentait les grands de ce monde et menait une vie assez dissolue. Il aimait notamment le jeu, passion à laquelle il se livra lors de son séjour à Venise.Frappé par une grave maladie, en 1683, il décide pourtant de s'amender et, deux ans plus tard, entre dans les ordres.Le goût des vêtements fémininsSi l'abbé de Choisy est connu encore aujourd'hui, c'est parce qu'il s'habillait souvent en femme. Il faut dire que le jeune homme porte d'abord des vêtements féminins jusqu'à l'âge de 18 ans.Comme il est de coutume alors, sa mère habille le petit garçon en fille. Mais elle continue de le faire alors qu'il a dépassé 7 ans, l'âge auquel les garçons recevaient des vêtements masculins.Grâce aux fonctions de son mari, Mme de Choisy fréquentait la Cour. Elle voyait dans le travestissement de son fils un moyen de l'introduire dans l'entourage de Monsieur, frère de Louis XIV.Ce prince, connu pour ses penchants homosexuels, avait lui aussi l'habitude de se farder et de revêtir des vêtements féminins. D'après certaines sources, l'abbé de Choisy aurait continué, par intermittence, à s'habiller en femme, même après sa conversion.Ainsi, il aurait longtemps vécu dans un quartier de Paris, sous le nom de Mme de Sancy. Le curé de la paroisse, et même l'évêque, n'y auraient rien trouvé à redire.Dans des mémoires qui lui sont attribuées, mais on n'est pas sûr qu'il soit l'auteur, on voit même l'abbé, travesti en femme, épouser une femme déguisée en homme. D'après certaines rumeurs, l'abbé de Choisy aurait continué à s'habiller en femme jusqu'à sa mort, en 1724. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel Président de la République est tombé du train ?
Pour écouter le podcast Faits Divers:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D--------------------------------------------Paul Deschanel est l'un de nos Présidents de la République dont le mandat fut le plus bref. En effet, élu le 18 février 1920, face à Georges Clemenceau, le "Père la Victoire", comme on le surnomme alors, il démissionne sept mois plus tard, le 21 septembre.Longtemps député, puis président de la Chambre durant près de huit ans, ce républicain modéré, réputé pour ses dons d'orateur, était une des figures de la IIIe République.Mais, peu après son élection, l'attitude du chef de l'État commence à inquiéter son entourage. Il est la proie de véritables crises d'angoisse et devient agité, montrant même des signe de dépression.On attribue généralement son état au surmenage lié à ses fonctions politiques, à la campagne présidentielle et à la rédaction d'un ouvrage sur Gambetta qui lui tenait à cœur.Une chute en pleine nuitLe 23 mai 1920, Paul Deschanel monte à bord du train qui doit le conduire à Montbrison, où il doit présider une cérémonie. Peu avant minuit, le Président, qui a trop chaud, ouvre la fenêtre et tombe de la voiture.Cette chute peut s'expliquer de diverses manières. Pour s'endormir, le Président aurait pris un hypnotique dont il n'avait pas l'habitude. Il aurait alors été victime de ce que les spécialistes appellent le syndrome d'Elpénor.Il concerne des personnes qui, mal réveillées d'un sommeil profond, font des gestes à demi automatiques. Il s'agit donc d'une sorte de somnambulisme. Enfin, les fenêtres à guillotine du wagon présidentiel, qui doit permettre au Président de répondre aux acclamations de la foule, ont pu faciliter sa chute.En pantoufles et en robe de chambre, Deschanel marche un certain temps le long de la voie. Puis il rencontre un cheminot, qui reste sceptique quand le promeneur nocturne se présente comme le Président de la République.Le chef de l'État se repose ensuite dans la maison d'un garde-barrière. Du fait de la lenteur des communications, le monde politique ignore, pendant plusieurs heures, ce qui est arrivé au Président. Cet incident, moqué par les journaux, jouera un rôle dans sa décision de démissionner de ses fonctions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la femme du nouveau Roi d'Angleterre est-elle appelée Reine consort ?
Le prince Charles est devenu le Roi Charles III à la mort de sa mère, la Reine Elizabeth II, survenue le 8 septembre 2022. Et sa femme, Camilla, duchesse de Cornouailles, est devenue Reine consort.Il n'était pas évident que ce titre lui soit attribué. En effet, de nombreux Anglais la considéraient comme responsable de la faillite du couple que formaient Charles et la princesse Diana.Mais la Reine a tranché la question au début de l'année. Elle a souhaité que la duchesse devienne Reine consort après son décès. Il est vrai que Camilla a lentement reconquis le cœur des Britanniques, par sa discrétion et son dévouement à la Monarchie. Elle n'en conserve pas moins encore de nombreux détracteurs.La femme du RoiCamilla est donc devenue Reine consort. Quel est le sens de ce mot ? Tiré d'un terme latin, il signifie, par extension, "qui partage le sort". Autrement dit, une Reine consort est aux côtés du Roi son époux.Elle partage son sort au sens où elle l'aide à accomplir les tâches protocolaires qui incombent au monarque. Mais elle n'a aucune part à son pouvoir politique, si limité soit-il aujourd'hui dans une Monarchie constitutionnelle. Ceci étant, une Reine consort peut être appelée à exercer les fonctions de régente, au nom de son fils mineur.Si le titre de "consort" a été forgé, c'est pour établir une distinction entre la Reine régnante qui, comme Elizabeth II durant 70 ans, est la souveraine du pays, et la Reine qui ne doit son titre qu'à la fonction royale de son époux.Il est à noter que le titre de "consort" n'est pas seulement réservé à la femme du Roi. Le mari d'une Reine régnante le porte aussi. Ainsi, le prince Philip, époux de la Reine Elizabeth, ou le prince Albert, mari de la Reine Victoria, étaient connus comme "princes consorts".La règle est la même dans d'autres Monarchies européennes. Ainsi, le mari de la Reine Beatrix des Pays-Bas, le prince Claus, et le prince Henrik, époux de la Reine Margrethe II du Danemark, étaient aussi princes consorts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est la première bachelière ?
Tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du siècle suivant, l'émancipation féminine s'est faite avec beaucoup de lenteur. Elle s'est heurtée à de nombreux obstacles, au premier rang desquels figure la solide misogynie d'hommes tenant tous les leviers de commande.Ainsi, dans le domaine de l'enseignement, les femmes pouvaient devenir institutrices, mais elles n'eurent accès à l'enseignement secondaire que grâce à la loi Camille Sée, adoptée seulement en 1880.Et encore cet enseignement ne les mène pas jusqu'au baccalauréat. En effet, les cours dispensés aux jeunes filles ne comportent ni latin ni grec, des matières essentielles à la préparation du bac de l'époque. Par conséquent, les femmes n'avaient pas accès à l'enseignement supérieur.Une obstination finalement récompenséeMalgré cet environnement très hostile à des études poussées pour les jeunes filles, l'une d'entre elles décide de lancer un défi au corps enseignant. Elle s'appelle Julie-Victoire Daubié.Elle est née en 1824, dans une famille catholique assez modeste. Elle se fait connaître en écrivant un ouvrage sur la misère que connaissent certaines femmes de son époque.Et la voilà qui se décide à s'inscrire à l'examen du baccalauréat. Rien ne l'en empêchait en théorie, mais un accord tacite, dans le monde masculin de l'enseignement, l'interdisait en fait.Aussi les autorités compétentes sont-elles scandalisées par l'audace de la jeune femme. À Paris, le recteur refuse à dix reprises son inscription. Elle n'a pas plus de succès auprès de l'Université d'Aix-en-Provence.À force d'obstination, elle finit par obtenir gain de cause. Elle est finalement admise à se présenter à l'examen, en août 1861. Mais on lui propose de passer les épreuves dans un local à part, afin d'éviter l'afflux des curieux.Elle obtient, dans l'ensemble, des résultats tout à fait honorables. On prétend que ses connaissances en latin et grec lui seraient venues d'un oncle prêtre.Mais il faudra l'intervention de l'Impératrice Eugénie, l'épouse de Napoléon III, pour qu'elle obtienne officiellement son diplôme, en mai 1862. Elle devient ainsi la première femme à décrocher le baccalauréat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on de “l'extermination douce” ?
En 2016, une cérémonie rend hommage aux 45.000 personnes décédées dans les établissements psychiatriques sous l'Occupation. Certains historiens citent d'ailleurs des chiffres beaucoup plus élevés.Dans certaions hôpitaux psychiatriques, la mortalité, durant cette période, est 5 fois plus élevée qu'en 1938. Une situation aussi dramatique est due avant tout au rationnement alimentaire imposé par la guerre et l'occupation allemande.La ration alimentaire, encore abaissée sur les injonctions de l'occupant, n'atteint, en moyenne, que les deux tiers de ce qu'elle était avant guerre. Et, pour les malades mentaux, elle est fixée à un taux encore plus bas : environ 1.400 calories.Ce qui est très insuffisant pour assurer les besoins alimentaires normaux, et ce d'autant plus que ces malades étaient, dans l'ensemble, en mauvaise santé. Par ailleurs, ces personnes n'avaient aucun moyen de compléter la ration alimentaire allouée.Pas de politique d'exterminationCette pénurie alimentaire est aggravée par le refus des autorités, en mars 1942 par exemple, d'accorder des denrées supplémentaires aux établissements psychiatriques. Il est vrai que, sur l'insistance des médecins, l'État changera d'avis quelques mois plus tard.Par ailleurs, des stocks de provisions, destinés à ces hôpitaux, ont été détournés à leur profit par les Allemands.Mais peut-on, comme l'estime un ouvrage paru en 1987, parler d'"extermination douce" ? Un tel titre faisait référence à la politique d'élimination des malades mentaux décidée par le régime nazi.Si certains notables et responsables du régime de Vichy avaient sans doute des sympathies pour les thèses eugénistes, l'État français n'a mis en place aucune politique visant à l'extermination systématique et programmée des malades mentaux.Cette terrible surmortalité, dans les hôpitaux psychiatriques, est due bien plutôt à une pénurie de denrées alimentaires, liée à la guerre et à l'occupation, qui toucha aussi de plein fouet les nourrissons et les vieillards vivant dans les hospices.Mais les malades mentaux sont aussi morts de l'indifférence d'un régime qui, à plusieurs reprises, n'a pas voulu augmenter la quantité de nourriture destinée à des malades dont, dans un tel contexte, personne, en dehors de leurs familles, ne se souciait vraiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que “L'Orphan Train Movement” ?
L'"Orphan Train Movement" est une œuvre de charité initiée, en 1853, par un philanthrope américain, Charles Loring Brace. Son but était de sauver de la misère et de la délinquance les milliers d'enfants abandonnés qui, à cette époque, n'avaient d'autre choix que de vivre dans la rue.À la fin du XIXe siècle, il y en aurait eu plus de 30.000 rien qu'à New York, dont certains étaient fort jeunes. Brace s'émeut du sort de ces enfants laissés à eux-mêmes.Privés d'abri, mal nourris et n'ayant aucun accès à l'éducation, ils sont soumis à toutes les tentations et nombre d'entre eux tombent dans la délinquance. Leur unique horizon est donc bien souvent la prison.Or les orphelinats, déjà surpeuplés, ne peuvent accueillir ces enfants des rues. D'ailleurs, Charles Loring Brace ne pense pas qu'ils soient à même de résoudre le problème posé par ces enfants abandonnés.Des convois d'orphelinsLe philanthrope imagine alors de transférer ces enfants vers des États du Nord-Ouest des États-Unis. Il se met en quête de personnes y habitant, qui souhaitent adopter des enfants ou ont besoin d'une aide pour les travaux des champs.Charles Loring Brace rassemble donc un certain nombre de ces enfants, les divise en groupes, placés sous la surveillance de quelques adultes, et les envoie dans l'Ouest à bord de trains spécialement affrétés.Au début, les conditions de voyage sont assez spartiates, mais elles s'améliorent avec le temps. À leur descente du train, les enfants sont parfois adoptés séance tenante par leurs nouveaux parents.Mais ils sont souvent consduits dans un endroit spécialement conçu à cet effet. Là, ils donnent parfois un petit spectacle, pour se mettre en valeur. Certaines personnes les examinent de près, un peu comme des maquignons désireux d'acheter un cheval.Certains assimilient même cette scène doutzeuse à un marché aux esclaves. Même si certains enfants sont exploités ou tombent sous la coupe de proxénètes, la plupart sont adoptés par des gens en mal d'enfant, qui leur offrent une vie meilleure. L'"Orphan Train Movement", qui a déplacé plus de 250.000 enfants, prend fin en 1929. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le cannibale de Jacksonville ?
Le parcours de certains criminels défie l'entendement. C'est le cas de celui d'Ottis Toole, né en 1947 en Floride. Son enfance, qui se déroule dans un milieu très pauvre, est cauchemardesque.En effet, dès l'âge de 5 ans, son père puis son beau-père le violent régulièrement. Son père le bat souvent et lui inflige des punitions cruelles. Il le force même à manger son chien.Quant à sa sœur aînée, qui a très tôt perdu sa virginité, elle l'initie à la sexualité. Mais, dans cette famille décidément horrifique, la grand-mère n'est pas la moins dénaturée.Adepte du satanisme, elle s'introduit de nuit dans les cimetières, où elle déterre les cadavres fraîchement inhumés. Elle emmène le petit garçon dans ces expéditions macabres. Et c'est devant lui qu'elle elle broie les os des morts.Ils servent à préparer une mixture censée faciliter les contacts avec les esprits infernaux.Un parcours sanglantOn conçoit qu'une telle enfance ait marqué durablement Ottis Toole, dont l'intelligence se révèle d'ailleurs très médiocre.Il commence très tôt une existence errante et commet son premier meurtre à l'âge de 14 ans. Par ailleurs, des vols et des incendies, qu'il allume volontairement, lui valent très vite de brefs séjours en prison.À partir de 1976, il fait équipe avec un certain Henry Lee Lucas, qui devient son amant. Dès lors, ils laissent derrière eux une trace sanglante. En effet, leurs pérégrinations sont jalonnées de meurtres en tous genres.Leurs victimes sont choisies au hasard, Lucas préférant les femmes et Toole les hommes. Après les avoir tuées, les deux hommes les violent souvent. Nombre d'auto-stoppeurs ou d'employés de station-service seront ainsi sauvagement abattus.Il arrive même qu'Ottis Toole découpe le cadavre de ses victimes et en assaisonne certaines parties avec une sauce de son cru. En plus d'être meurtrier et violeur, il devient donc cannibale.Les deux assassins, arrêtés en 1983, avouent plus de 100 crimes. À l'issue de son procès, qui se tient l'année suivante, Toole est condamné à la peine capitale. Mais, en raison de son état mental, sa peine est commuée en détention à perpétuité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le micropoint ?
Dans leur désir de transmettre des messages sans que d'éventuels lecteurs puissent en deviner le contenu, les services de renseignement de divers pays ont mis au point des procédés spécifiques.L'un d'entre eux est le micropoint. Il s'agit d'un procédé permettant de réduire un texte ou une image à une taille infime, de l'ordre du point employé en typographie. D'où son nom de micropoint.Ce texte ou cette image miniaturisés sont ensuite dissimulés dans un texte ordinaire, sous la forme d'un point sur un i ou de celui qui termine une phrase.Ce dispositif relève de ce que les spécialistes appellent la stéganographie. Le but de cette discipline, très prisée par les services secrets, est de cacher des informations confidentielles dans un texte d'apparence anodine.Le contenu de ces micropoints, utilisés dès la fin du XIXe siècle, est ensuite déchiffré au moyen de procédés spécifiques.D'autres procédés relevant de la stéganographieTrès tôt, on a eu recours à des procédés, que, bien plus tard, on aurait qualifiés de stéganographiques. En effet, l'historien grec Hérodote, qui vivait au Ve siècle avant notre ère, nous donne des exemples de tels procédés.Il raconte notamment qu'on rasait la tête d'un messager, puis qu'on écrivait le message à transmettre sur son crâne. Bien entendu, on attendait que les cheveux repoussent avant de l'envoyer en mission.Dans la Chine ancienne, les informations étaient transcrites sur un morceau de soie, placé dans une petite boule de cire. Elle était ensuite avalée par le messager, qui n'avait plus qu'à la récupérer par les voies naturelles.Quant à l'encre sympathique, qui ne se révélait qu'à la flamme d'une bougie, elle était déjà utilisée voilà 2.000 ans. On employait du jus de citron ou du lait pour la produire.Avec le temps, les techniques se sont perfectionnées. Aujourd'hui, il est possible de transmettre une image, dissimulée dans une autre, grâce à la modification des pixels qui les constituent.Certains logiciels sont également conçus pour dissimuler un message dans un texte anodin. Même des sons peuvent véhiculer des informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.