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Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir HISTOIRE

1,545 episodes — Page 15 of 31

Quel est le mystérieux symbole figurant sur le drapeau de l'île de Man ?

L'île de Man, située entre l'Irlande, l'Écosse et le nord de l'Angleterre, est une propriété de la Couronne britannique. En tant que telle, elle ne fait donc pas partie du Royaume-Uni.Une autre particularité de cette petite île est son drapeau. Il est en effet assez singulier. Il représente, sur fond rouge, trois jambes aux genoux repliés, qui ont l'air de tourner sur elles-mêmes. Elles semblent appartenir à des chevaliers, vêtus d'armures.Ce drapeau aurait été adopté, au XIIIe siècle, par le dernier Roi de l'île de Man, Magnus III, dont les possessions s'étendaient jusqu'aux îles Hébrides. En passant sous souveraineté écossaise, puis anglaise, l'île conserve son drapeau.Il fut cependant interdit en 1935, avant d'être de nouveau autorisé en 1968.Le symbolisme de ce drapeau, appelé "les trois pieds" en français, demeure assez mystérieux. Il s'agit probablement d'un "triskell", un symbole celtique représentant trois jambes ou trois spirales entrecroisées.On en trouve des traces en Irlande plus de trois siècles avant notre ère. Ce symbole a été interprété de manières diverses. Ainsi, il représenterait le soleil, ses trois parties marquant les trois phases principales de l'astre, le matin, le midi et le crépuscule.En ce sens, le triskell serait signe de vie, mais aussi de pouvoir. Quand les spirales sont représentées par des jambes, le triskell indique plutôt une direction. Dans le cas du drapeau de l'île de Man, la direction indiquée est le droite. Pour qu'elle soit respectée sur les deux faces du pavillon, le drapeau doit être imprimé recto verso.L'île de Man n'est pas la seule à arborer un tel symbole. Sur le drapeau de la Sicile, on trouve aussi un triskell, orné d'une Gorgone en son centre. La vile de Fûssen, en Allemagne, affiche également ce symbole sur ses armoiries.Ce drapeau de l'île de Man est à distinguer de celui qu'a adopté le "Tynwald", le Parlement de l'île, qui est un bateau jaune sur fond bleu. Le Lieutenant-gouverneur, qui représente le souverain britannique, a également son pavillon personnel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 8, 20231 min

Pourquoi le Chemin des Dames est-il célèbre ?

Le "Chemin des Dames" est surtout connu pour avoir été le théâtre d'une des plus sanglantes batailles de la Première Guerre mondiale. Il s'agit du nom donné à une route départementale de l'Aisne, entre Laon, Soissons et Reims.Il lui aurait été donné en raison d'une demande faite, à la fin du XVIIIe siècle, par la duchesse de Narbonne, qui fut, durant une courte période, la favorite de Louis XV.Elle demanda en effet qu'on améliore la route menant à son château de La Bove, où devaient se rendre les filles de Louis XV, qu'on appelait "Mesdames". D'où le nom de "Chemin des Dames" qu'aurait pris cette route.Mais il s'agit sans doute là d'une histoire en partie légendaire.Mais si le Chemin des Dames est passé à l'Histoire, c'est pour des raisons beaucoup plus tragiques. Il fut en effet le lieu de très violents affrontements entre les belligérants de la Grande Guerre.Cet endroit vit les troupes françaises et allemandes s'opposer frontalement, dès le début du conflit, en août 1914, avant que le front ne se fige pour des années.Mais le nom de "Chemin des dames" est surtout associé à la grande offensive menée par le général Nivelle en avril 1917. Nommé commandant en chef des armées en décembre 1916, cet officier était connu pour son esprit offensif.L'offensive débutée le 16 avril devait percer le front allemand et permettre une avancée rapide des forces françaises. Or, dans ce cas comme dans celui des offensives ultérieures, le front bougea à peine. D'un côté comme de l'autre, on prenait quelques kilomètres sur l'ennemi, bien vite reperdus.Et ce au prix d'immenses pertes. Selon certaines estimations, sans doute assez basses, près de 200.000 soldats français et environ 160.000 combattants allemands auraient été tués ou blessés dans cette bataille.Ces offensives meurtrières et inutiles sont en partie responsables des mutineries qui vont bientôt éclater dans l'armée française. C'est d'ailleurs le Chemin des Dames qui inspira l'écriture de la "Chanson de Craonne", une célèbre complainte antimilitariste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 7, 20231 min

Pourquoi l'hôtel Hoshi Ryokan est-il unique au monde ?

Situé dans la préfecture d'Awazumachi, au Japon, l'hôtel Hoshi Ryokan est, comme son nom l'indique, un "ryokan", autrement dit une auberge japonaise traditionnelle.Ces établissements, typiques du pays du Soleil Levant, sont construits avec des matériaux traditionnels, comme le bois et le bambou. Les chambres y sont séparées par des cloisons en papier.Comme le veut la tradition japonaise, les pièces sont très dépouillées, le voyageur ne trouvant guère qu'une petite table basse, pour ses repas, et un futon, le mince matelas qui, posé à même le sol, lui servira de lit.Comme c'est le cas ici, ces auberges se trouvent dans des endroits calmes et boisés, souvent situés à proximité de sources thermales.Mais l'hôtel Hoshi Ryokan n'est pas un établissement comme les autres. Il est en effet considéré comme la plus vieille auberge du monde. De fait, elle a été fondée en 718, pour accueillir les visiteurs venus profiter des sources d'eau chaude de la région.Au départ, l'endroit était plutôt un établissement thermal, où se déroulaient les cures de patients venus de loin. Puis il s'est rapidement transformé en hôtel.Autre fait tout aussi aussi étonnant : ce "ryokan" est tenu par la même famille depuis 1.300 ans. 46 générations se sont donc succédé à la direction de cet hôtel. Tout y est vénérable, puisque même le jardin a été dessiné voilà environ quatre siècles.Il est vrai que le bâtiment, qui comprend une centaine de chambres, n'est pas d'origine. Il a été détruit, à plusieurs reprises, par des catastrophes naturelles. Mais les propriétaires l'ont toujours reconstruit.Pour vieux qu'il soit, cet hôtel n'en est pas moins confortable. En effet, si ce n'est pas le "ryokan" le plus luxueux, il est tout de même considéré comme un établissement de prestige, qui allie tradition et modernité.La 47e génération est d'ores et déjà assurée, puisque la fille du précédent propriétaire de l'auberge a déjà repris les rênes de l'établissement. Il est d'ailleurs l'un des rares à tirer son épingle du jeu. Ce qu'il doit sans doute en partie à son statut particulier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 5, 20231 min

Qui était vraiment Jeanne du Barry ?

Le dernier film de Maïwenn, présenté en ouverture du festival de Cannes, a pour héroïne la comtesse du Barry. Mais qui était cette dernière maîtresse de Louis XV ?Quand elle voit le jour, en 1743, ce n'est pas sous les ors d'un palais. Le moins qu'on puisse dire, en effet, c'est que cette fille illégitime d'un moine et d'une couturière n'appartient pas à l'aristocratie.Mais la nature a fait don à Jeanne Bécu, c'est son nom, d'un physique attrayant. Elle a aussi du caractère et de l'ambition. Elle fréquente donc les salons parisiens où, jouant de son charme, elle choisit ses amants dans le grand monde.L'un d'entre eux, Jean-Baptiste du Barry, imagine de l'introduire à la Cour pour lui faire connaître le Roi. Il n'y aurait, pour lui, que des avantages à attendre d'une telle relation.Une roturière ne pouvant être admise à la Cour, son amant organise le mariage de Jeanne Bécu avec son frère, le comte Guillaume du Barry. La voilà désormais comtesse du Barry. On lui trouve en hâte une marraine, qui, en 1768, accepte de l'accompagner à la Cour.Dès qu'il la voit, le souverain vieillissant est subjugué. Ayant perdu sa précédente favorite, la marquise de Pompadour, quatre ans auparavant, Louis XV est alors morose et mélancolique.La jeune femme devient donc la maîtresse du Roi et s'installe à la Cour. Elle y a des ennemis farouches, au premier rang desquels Mesdames, filles de Louis XV, et la Dauphine Marie-Antoinette, qui refuse longtemps d'adresser la parole à la nouvelle favorite.Sur les instances du Roi, elle finira par s'y résoudre, disant quelques mots banals à la comtesse. Mme du Barry essaiera de se tenir à l'écart des coteries politiques, préférant patronner les arts.À la mort du Roi, en 1774, elle est chassée de la Cour par le vertueux Louis XVI et se réfugie dans son château de Louveciennes. Condamnée à mort sous la Terreur, elle aurait déclaré avant de mourir : "encore un moment, Monsieur le bourreau" ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 4, 20231 min

Qui est Charles-Henri Sanson ?

En France, les bourreaux se succédaient souvent de père en fils. Au XIIIe siècle, on peut citer la famille Jouënne, qui donna plusieurs bourreaux. Plus près de nous, les Deibler furent, durant trois générations, les exécuteurs des hautes œuvres, comme on appelait aussi les bourreaux.Mais la famille Sanson est à l'origine de la plus célèbre dynastie de bourreaux français. Ces Normands exercèrent leur activité du XVIIe au XIXe siècles. Le plus fameux représentant de cette famille est sans conteste Charles-Henri Sanson, qui fut le quatrième à exercer cet office de bourreau.C'est en effet l'exécuteur de Louis XVI, mais aussi des grands révolutionnaires, comme Danton ou Robespierre. Même s'il éprouvait de la répugnance pour ce métier, il commença, comme c'était l'usage, à assister son père, qui était le bourreau de Paris.À l'époque où Charles-Henri Sanson commence son acticité, vers la fin du règne de Louis XV, le bourreau recourt à divers moyens pour exécuter les condamnés qui lui sont remis.La décapitation par l'épée, réservée aux nobles, demeure l'un des principaux. Et notre bourreau ne s'y prend pas toujours bien. En 1766, quand il s'agit d'exécuter Lally-Tollendal, un militaire accusé de trahison, Sanson manque son coup et commence par casser la mâchoire et les dents du condamné.La même année, il devait arracher la langue au chevalier de La Barre, accusé de blasphème. Mais la sentence ne fut pas appliquée. En 1777, il lui revient de préparer le bûcher où devait périr Antoine-François Desrues, accusé d'empoisonnement.Au début de la Révolution française, Sanson se prononce en faveur de la guillotine, qui lui paraît, comme à beaucoup d'autres, un mode d'exécution moins cruel. Il défend la guillotine auprès de l'Assemblée législative et assiste lui-même, en 1792, aux premiers essais de l'engin, d'abord sur des ballots de paille, puis sur des moutons enfin sur des cadavres humains.Et c'est lui qui l'inaugure, le 25 avril 1792, en guillotinant un voleur. Après avoir transmis sa charge à son fils Henri, en 1795, Charles-Henri Sanson se retire et meurt en 1806. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 31, 20232 min

Quels furent les premiers humains à arriver en Amérique ?

Les scientifiques pensaient, jusque ici, que les ancêtres des Amérindiens peuplant le continent américain venaient de Sibérie. Ils auraient emprunté le détroit de Béring, qui relie la Sibérie à l'Alaska et qu'on pouvait alors traverser à pied.Mais une récente étude, publiée par des chercheurs chinois, pourrait les faire changer d'avis. Si l'on en croit ce travail, en effet, les premiers Américains ne seraient pas venus de Russie mais de contrées qui devaient prendre plus tard le nom de Chine.Cette découverte s'appuie sur une étude génétique de grande ampleur. Les chercheurs ont en effet examiné pas moins de 100.000 échantillons d'ADN provenant de populations actuelles et 15.000 échantillons d'ADN beaucoup plus ancien.Sur cette base, ils ont pu sélectionner 216 échantillons récents et 39 anciens qui appartiendraient à une lignée commune.D'après ces scientifiques chinois, deux vagues d'immigration, en provenance de Chine, auraient conduit ses premières populations vers le contient américain.La première aurait eu lieu voilà environ 26.000 ans. En raison d'une glaciation, le climat de la Chine du Nord était devenu très rude et ses habitants seraient partis, à la recherche de températures plus douces.Le second mouvement migratoire daterait de 19.000 ans. Cette fois-ci, le climat se serait réchauffé, entraînant la fonte des glaces. Ces conditions plus favorables se seraient traduites par une certaine surpopulation, les habitants se mettant alors en quête de terres inhabitées.Ces migrants auraient emprunté une voie côtière les menant du nord de la Chine à la côte ouest des États-Unis actuels. Ces vagues migratoires seraient à l'origine du premier peuplement de ce qui deviendrait la Californie et de futurs pays d'Amérique du Sud, comme le Mexique, la Bolivie ou le Brésil.Mais tous n'auraient pas été jusqu'en Amérique. En effet, certains se seraient arrêtés au Japon. Ce qui expliquerait, pour les auteurs de l'étude, de troublantes similitudes remarquées sur des lances et des flèches trouvées aussi bien en Chine qu'au Japon ou en Amérique.De nombreux points restent néanmoins à préciser, notamment quant aux lieux d'où seraient partis les migrants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 29, 20231 min

Pourquoi le naufrage du Batavia est-il resté dans l'histoire ?

Le 4 juin 1629, le "Batavia", un navire affrété par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, fait naufrage dans un archipel inhabité de l'Australie occidentale.Cette catastrophe maritime est célèbre à plus d'un titre. Elle est d'abord restée dans les annales en raison du sort qui fut réservé aux survivants du naufrage. En effet, les journaux de bord de l'un des rescapés, dont les affirmations sont confirmées par les trouvailles faites sur place, notamment sur l'épave du navire, retrouvée en 1963, témoignent du sort tragique qui fut le leur.De fait, les survivants se seraient réfugiés sur une île inhabitée. Puis un adjoint de l'un des capitaines du bateau aurait fait régner la terreur parmi les naufragés. Les vivres auraient d'abord été rationnées, avant que les passagers ne soient répartis sur les îlots voisins.Mais le pire était à venir. En effet, environ 125 personnes, hommes, femmes et enfants, auraient été massacrées sur l'ordre de cet adjoint, les unes noyées et les autres égorgées dans leur sommeil.Quand un navire de secours parvient enfin sur les lieux du naufrage, en septembre 1629, un tiers seulement des passagers a survécu à ces mauvais traitements. Une expédition est alors organisée contre le dictateur, les meneurs sont pris et pendus, après que leur main droite eut été coupée.Quant aux autres mutins, ils sont ramenés à Batavia, centre de la colonie néerlandaise des Indes orientales, et exécutés à leur tour.Des preuves de ces tragiques événements ont été retrouvées sur les lieux. On a ainsi découvert des armes, fabriquées par les naufragés avec les moyens du bord. De même, des attaches en fer, mises au jour sur le site, pourraient être les vestiges d'une potence, où étaient pendus les récalcitrants.Par ailleurs, douze squelettes ont été exhumés. Il pourrait s'agir de ceux des premiers habitants européens de l'Australie, bien avant les marins néerlandais de l'"Endeavour", débarqués en 1770 à Botany Bay, et considérés, jusque là, comme les premiers Australiens.C'est aussi à ce titre que le naufrage du "Batavia" mérite de rester dans les mémoires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 28, 20231 min

Suggestion pour ce week-end

Pour découvrir le podcast Cosmique:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454Spotify:https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412eDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/6083765----------------------------------Pour écouter le podcast Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 26, 20231 min

Qu'est ce que l'opération Greif de 1944 ?

On connaît les opérations d'intoxication menées par les Alliés, durant la Seconde Guerre mondiale, pour tromper les Allemands. Ils utilisèrent en effet, notamment durant le débarquement de 1944, de fausses troupes et des tanks en caoutchouc.Mais les Allemands ne furent pas en reste. Hitler en personne pense à une opération de ce genre, dans le cadre de sa contre-offensive dans les Ardennes, durant l'hiver 1944-1945.Cette opération, appelée "Greif" (Griffon), consiste à placer en position avancée des troupes sous uniforme américain, chargées de prendre certains ponts sur la Meuse. Elle est confiée à Otto Skorzeny, qui s'était rendu célèbre, l'année précédente, en enlevant Mussolini dans le nid d'aigle où il était emprisonné.Cependant, Skorzeny n'est guère enthousiaste. Il se demande quel sort sera réservé à ses hommes s'ils sont capturés alors qu'ils portent l'uniforme américain. Par ailleurs, il se doute des difficultés de l'opération.Et, de fait, il est difficile d'obtenir le nombre d'hommes suffisant, encore plus compliqué de trouver des Allemands maîtrisant suffisamment l'anglais. On n'en trouve guère plus d'une centaine le parlant assez couramment, les autres n'en ayant qu'une pratique scolaire.Ce qui n'empêche pas l'opération d'être minutieusement préparée. En effet, on va jusqu'à apprendre aux soldats à ouvrir un paquet de cigarettes ou à offrir du feu comme étaient supposés le faire des Américains.L'échec de l'opérationDans l'ensemble, les résultats de l'opération furent loin de répondre aux attentes. Aucune des équipes de Skorzeny ne parvint à s'emparer d'un pont ou à franchir la Meuse.Cet échec s'explique de plusieurs manières. En premier lieu, le déploiement de ces faux bataillons américains fut entravé par le retard pris par la contre-offensive allemande. Par ailleurs, les Américains eurent vent de l'opération "Greif" et savaient donc à quoi s'attendre.Et ce d'autant que Skorzeny commit des maladresses. En effet, les soldats, toujours sous uniforme américain, qu'il envoya en reconnaissance, éveillèrent les soupçons des Alliés : ils étaient trop nombreux dans des jeeps dont les phares n'étaient pas réglés comme ceux des véhicules militaires américains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 25, 20231 min

Pourquoi Louis XVI a-t-il été guillotiné ?

L'exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, marque l'échec de la Monarchie constitutionnelle et s'inscrit dans une radicalisation de la Révolution, avec la mise en place de la Terreur.Comparaissant devant la Convention nationale, en décembre 1792, le Roi doit répondre de nombreux chefs d'accusation. On lui reproche ainsi de s'être opoosé, à plusieurs reprises, aux représentants du peuple.En effet, Louis XVI manifeste de fortes réticences à accepter certains des textes fodateurs de la Révolution française, qui ne correspondent pas à sa conception du pouvoir et de la Monarchie ou qui heurtent ses convictions religieuses.C'est notamment le cas de l'abolition des privilèges, le 4 août 1789, de la Déclaration des droits de l'Homme, le 26 août de la même année, ou encore de la Constitution civile du clergé, le 12 juillet 1790.Dès lors, Louis XVI est soupçonné de vouloir rétablir l'Ancien Régime et la Monarchie absolue. Le second grief formulé contre le monarque, et qui pèsera sans doute encore plus lourd, dans la balance, est sa collusion supposée avec des pays étrangers. L'accusation est d'autant plus grave qu'il s'aghit de nations, comme l'Autriche, avec lesquelles la France est alors en guerre.Les révolutionnaires opposés au Roi voient dans la fuite à Varennes, en juin 1791, la première preuve de ce qu'ils n'hésitent à appeler la trahison du Roi. Louis XVI et sa famille sont en effet arrêtés alors qu'ils tentaient de quitter la France, pour trouver refuge auprès de l'Empereur d'Autriche et, sans doute, prendre la tête d'une expédition chargée de rétablir le Roi dans tous ses pouvoirs.La découverte, le 20 novembre 1792, de l'"Armoire de fer", est perçue comme un autre indice de la trahison du Roi, doublée d'un double jeu, puisque, pendant qu'il fait mine d'approuver la déclaration de guerre à l'Autriche, lui ou la Reine entretiennent une correspondance secrète avec son souverain, qui n'est autre que le frère de Marie-Antoinette.En fait, ce meuble ne contenait pas de documents vraiment accablants, mais cette découverte fut montée en épingle par la presse hostile au Roi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 24, 20231 min

Pourquoi la place Vendôme a-t-elle perdu sa colonne ?

En 1810, Napoléon décide de faire ériger, au centre de la place Vendôme, une colonne de 44 mètres de hauteur, qui portera le même nom. Coulée dans le bronze des 1.200 canons pris à l'ennemi, lors de la bataille d'Austerlitz, en 1805, la colonne Vendôme est donc un monument élevé à la gloire de l'Empereur.Pour les membres de la Commune de Paris qui, à partir de mars 1871, instaurent un pouvoir insurrectionnel dans la capitale, ce monument est un symbole de "fausse gloire" et de "force brute".Le 12 avril 1871, la Commune prend donc la décision d'abattre la colonne vendôme. Les recettes provenant de la vente des pièces détachées permettront de venir en aide aux nécessiteux. On pourra aussi en faire des canons pour combattre les Prussiens, contre lesquels les communards continuent de se battre.La colonne Vendôme avait déjà subi des transformations. Au début de la Restauration, on remplace par un drapeau blanc la statue de Napoléon qui se dresse au sommet de l'édifice. Et cette statue changera elle-même plusieurs fois.En vertu de la décision pris par la Commune, la colonne est finalement abattue le 16 mai 1871. Le monument est donc démoli, sous les acclamations de la foule, mais non sans difficultés.Les plaques de bronze qui le constituaient sont récupérées. Une série de photographies, appelées à devenir célèbres, sont prises pour l'occasion.En 1873, au début de la IIIe République, il est décidé de faire reconstruire la colonne Vendôme. Et le peintre Gustave Courbet, auteur du célèbre tableau "Un enterrement à Ornans", est condamné à payer les travaux de sa poche.Il fit en effet partie du Conseil de la Commune et fut nommé délégué aux Beaux-Arts. Mais il ne prit ses fonctions que le 20 avril 1871, alors que la décision d'abattre la colonne vendôme est du 12. Par ailleurs, Courbet aurait souhaité qu'on déboulonne le monument, pour le transférer ailleurs, et non qu'on le démolisse.Quoi qu'il en soit, le peintre meurt dès 1877, avant même d'avoir honoré le premier paiement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 22, 20231 min

Qu'est-ce que le projet Cybersyn ?

Le projet "Cybersyn" est mis en œuvre au Chili, entre 1970 et 1973, durant la présidence su socialiste Salvador Allende. Comme son nom le laisse supposer, le dispositif mis en place se fonde sur la cybernétique, qui étudie le rôle de la communication dans le contrôle de certains systèmes, en l'occurrence l'économie du pays.Appliquant son programme, le Président avait en effet nationalisé les principales industries du Chili. Il veut donc mettre au point un dispositif lui permettant de les gérer de manière rationnelle, tout en permettant aux salariés de participer à cette gestion, comme il le leur avait promis.Ce sera le projet "Cybersyn", que d'aucuns verront comme le gouvernement des ordinateurs.Et, de fait, ce projet, conçu par un scientifique britannique, consiste bien à confier l'analyse des données, qui servira de base à la prise des décisions, à la machine.En effet, les principales entreprises sont reliées entre elles par 500 télescripteurs, dont les données sont ensuite transmises à de puissants ordinateurs. Les informations recueillies sont ensuite analysées dans une salle de contrôle, à l'allure futuriste. Elle était dotée d'écrans, où s'affichaient les données analysées par les ordinateurs.Ces derniers sont capables de faire des projections et aident à la prise de décision en proposant plusieurs scénarios. Mais ils indiquent aussi les conséquences qui pourraient résulter du choix de telle ou telle option.Le contrôle établi par ces machines s'exerce à plusieurs niveaux, aussi bien à celui de l'entreprise elle-même qu'à celui de la branche ou même du pays. Les ordinateurs sont aussi en mesure d'indiquer le degré de satisfaction que susciterait, dans la population, le choix d'une politique donnée.Il était même envisagé de permettre aux citoyens de faire connaître directement leur opinion.Le projet "Cybersyn" n'a guère eu le temps de se mettre en place. Il montra cependant son efficacité lors de la grève des camionneurs, en octobre 1972. Il permit en effet, alors que des camions bloquaient les rues de la capitale, de mieux gérer l'acheminement et la distribution des vivres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 21, 20231 min

Notre nouveau podcast: La rumeur

Pour écouter le podcast La rumeur:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bGoogle Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3DDeezer:https://deezer.com/show/3871907 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 19, 20230 min

Pourquoi la dynastie Ming a-t-elle chuté ?

Entre 1368 et 1644, les 16 Empereurs de la dynastie Ming, qui ont bâti la Grande Muraille et déplacé la capitale à Pékin, ont fait de la Chine un pays prospère et ouvert aux arts.Mais elle s'est peu à peu enfoncée dans un déclin qui a fini par provoquer la chute des Ming, symbolisée par le suicide de Chongzhen, son dernier Empereur. Les raisons en sont nombreuses.Elles tiennent d'abord au pouvoir despotique exercé par quelques souverains, comme Hongwu, ou, au contraire, au laxisme d'Empereurs indolents, laissant la réalité du pouvoir à des coteries, dirigées par des eunuques divisés entre eux et employant des fonctionnaires souvent corrompus.La chute des Ming s'explique aussi, et surtout, par un ensemble de facteurs sur lesquels les Empereurs Ming ne pouvaient avoir que peu de prise.En premier lieu, un événement climatique, connu sous le nom de "petit âge glaciaire", affecte les récoltes, surtout au XVIIe siècle. Débutant au XIVe siècle, ce dérèglement du temps, qui ne touche pas que l'Europe, se manifeste par une baisse sensible des températures et des précipitations.Il provoque donc une diminution de la production agricole et de graves sécheresses, qui entraînent à leur tour des famines et des épidémies. Une succession de catastrophes naturelles, comme des inondations, des tempêtes de sable et des invasions de sauterelles, ont fini d'aggraver la situation.Par ailleurs, des conflits avec le Japon et l'Espagne, qui fournissaient à la Chine l'argent avec lequel elle frappait ses pièces, ont entraîné une raréfaction de l'argent, et donc une très forte hausse de sa valeur. Ce qui n'a pu qu'appauvrir des paysans habitués à payer leurs impôts avec des pièces d'argent.Pour couronner le tout, les Ming ont dû lutter contre des menaces extérieures. À commencer, au nord, par celle des tribus mandchoues qui, une fois réunifiées, représentaient le danger le plus sérieux. Et, de fait, elles finiront par avoir raison des Ming, qu'elles remplaceront par la dernière dynastie à régner sur la Chine, celle des Qing, en place jusqu'en 1912. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 18, 20231 min

Quelle île a disparu de Paris ?

L'île de la Cité, sur laquelle se dresse la cathédrale Notre-Dame, et l'île Saint-Louis, connue pour ses beaux hôtels particulier, font partie intégrante du patrimoine parisien.Mais savez-vous que la Seine comprenait une autre île ? C'est l'amas des limons apportés par le fleuve et par la Bièvre qui avait fini par la former, à un endroit correspondant aujourd'hui au 4e arrondissement de la capitale. D'où le nom d'île "aux Javiaux" qu'on lui avait d'abord donné.Le terme était tiré du mot "javeau", qui désignait un tas de sable. Puis, au début du XVe siècle, l'ile, de 400 mètres de long, prend le nom de son propriétaire, Nicolas de Louviers, qui en fait l'acquisition. Comme elle est composée de terres fertiles, il en fait des pâturages.L'île Louviers, reliée à la rive droite par un pont, devient ensuite un lieu où sont organisés des spectacles auxquels assistent le Roi et la Cour. Ainsi, en 1547, Henri II voit s'y dérouler un combat naval, tandis que du faux château qui y est construit en 1613, partent des feux d'artifice qui émerveillent le jeune Louis XIII et sa mère, la Reine Marie de Médicis.L'endroit servit aussi de terrain de manœuvre, notamment pour les arbalétriers, qui s'y exerçaient souvent.L'île Louviers est alors rachetée par la ville de Paris au début du XVIIIe siècle. Elle est alors louée à des marchands de bois qui y entreposent leur marchandise. Durant la Révolution, une manufacture de boutons y est alors installée.Mais, dans le cadre des travaux d'urbanisme entrepris sous Louis-Philippe, le petit bras de la Seine bordant l'île du côté de l'Arsenal, un ancien dépôt de munitions et d'armes, est comblé et réuni au quai Morland. Il n'y a donc plus, à proprement parler, d'île Louviers.Mais le tracé routier permet encore d'en discerner les limites. Ainsi, pour prendre un exemple, le bras de la Seine asséché, en face de l'île Louviers, qu'il était parfois possible de traverser à pied durant l'été, est devenu le boulevard Morland. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 17, 20231 min

Qu'est-ce que « l'armée fantôme » ?

Les États-Majors ont parfois recours à la ruse pour duper leurs ennemis. C'est ce que firent les Américains durant la Seconde Guerre mondiale. Ils voient alors les choses en grand.En effet, ils ne créent rien moins qu'une armée fictive, ou peu s'en faut. En effet, cette "armée fantôme", comme on l'a baptisée, était largement fondée sur l'illusion.Crée à la fin de l'année 1943, ce "23e Headquarters special troops" était composé de trois unités principales. La première comprenait des canons, des tanks et des jeeps en caoutchouc gonflable et même de faux soldats.La seconde était chargée de réaliser et de diffuser, à longue distance, des enregistrements de troupes et de chars en mouvement. Enfin, la mission de la dernière unité consistait à transmettre, par radio, des informations erronées sur les positions et les déplacements des troupes alliées.Pour former cette singulière armée, les Américains avaient enrôlé un millier d'acteurs, d'ingénieurs et d'opérateurs radio.À partir du débarquement en Normandie, en juin 1944, l'"armée fantôme" sera utilisée à plusieurs reprises pour tromper les Allemands et les attirer dans des pièges.En effet, ils croiront avoir à faire à de vraies unités, les faux grades, sur l'uniforme des officiers, et les autocollants, sur les chars en caoutchouc, ayant l'air plus vrais que nature.À la mi-août 1944, lors du siège de Brest, ces faux bataillons parviennent à détourner une partie des troupes allemandes, ce qui permet de prendre la ville plus aisément.Ils s'illustreront ensuite dans l'armée du général Patton, en route vers l'est de la France. Puis, en septembre 1944, l'"armée fantôme" s'installe au Luxembourg. Lors des opérations dans les Ardennes, durant l'hiver 1945, elle fera croire aux Allemands que l'armée américaine est plus forte qu'elle ne l'est en réalité.Parfois ces bataillons sont victimes de leur succès, si l'on peut dire. Ainsi, en mars 1945, l'un d'entre eux imite si bien une formation réelle qu'il essuie des tirs nourris. S'ils jouaient la comédie, ces soldats mouraient parfois à la fin de la représentation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 15, 20231 min

Cléopâtre était-elle noire ?

La prochaine diffusion d'une nouvelle série, sur la plateforme Netflix, suscite une vive polémique en Égypte. En effet, elle doit avoir pour héroïne la Reine Cléopâtre. Ce n'est pas ce sujet qui, en soi, provoque la controverse.C'est le fait que la souveraine doit être incarnée à l'écran par une actrice noire. Cette perspective a soulevé l'émoi dans le pays. Les autorités ont même publié un communiqué officiel, qui précise que Cléopâtre avait des traits "européens", et donc la peau claire.Pour le Ministère égyptien des Antiquités, faire de la Reine une femme d'origine africaine représente, selon les termes mêmes du message, une véritable "falsification" de l'Histoire.40.000 personnes, qui partagent ce point de vue, ont signé une pétition en ligne qui va dans ce sens.Pour appuyer ses dires, le Ministère présente des pièces de monnaie à l'effigie de la souveraine, ainsi que des statues, censées démontrer qu'il s'agissait bien d'une femme blanche. Selon les autorités, il existe aussi des bas-reliefs suffisamment clairs à ce sujet.Parmi les arguments invoqués pour prouver l'ascendance "européenne" de Cléopâtre, figure l'origine du fondateur de la dynastie lagide, en 305 avant notre ère, dont la Reine est la dernière représentante.Celui qui devait prendre le nom de Ptolémée Ier, et qui fut, au départ, l'un des généraux d'Alexandre le Grand, était né en Macédoine, une région située au nord de la Grèce actuelle.D'éventuelles origines africaines de Cléopâtre sont donc exclues. Mais il est difficile de se prononcer sur d'éventuels métissages, survenus par la suite. Aussi est-il impossible de se prononcer avec certitude sur la couleur de la peau de la souveraine.À cet égard, les statues ou les monnaies à son effigie ne sont pas d'un grand secours, car il s'agit de représentations officielles et donc en grande partie stéréotypées.Quoi qu'il en soit, cette nouvelle affaire renforce l'hostilité des milieux politiques à l'égard de Netflix, accusée de diffuser des séries véhiculant des valeurs offensantes pour la société égyptienne. C'est pourquoi son interdiction est régulièrement demandée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 14, 20231 min

Comment le braille fut-il inventé ?

Né en 1809, dans une famille d'artisans, Louis Braille perd la vue à l'âge de cinq ans, à la suite d'un accident. Grâce à un système de lettres figurées par des clous plantés dans une planche, il apprend tout de même à lire.En 1819, il intègre l'institution royale des jeunes aveugles, fondée par Valentin Haüy, le premier à s'être préoccupé de donner des outils d'apprentissage aux aveugles. C'est ainsi qu'il conçoit un dispositif, fondé sur de grandes lettres romaines en relief.L'alphabet et le système d'écriture qui vont porter son nom sont inventés par Louis Braille en 1816, alors qu'il n'a que 16 ans. Il s'inspire des travaux de Charles Barbier de La Serre, qui, dans ses recherches sur des systèmes d'écritures alternatives, a été amené à représenter des lettres par des points. Ce dispositif d'écriture phonétique a reçu le nom de "sonographie".En 1829, Louis Braille publie un ouvrage sur un système d'écriture fondé, lui aussi, sur l'utilisation de points. C'est de ce livre que naît l'écriture braille, encore utilisée aujourd'hui par des millions d'aveugles.Les points imaginés par Louis Braille sont en relief, de manière que la personne aveugle puisse en déchiffrer la signification avec ses doigts. Braille a d'abord conçu un alphabet, dans lequel chaque lettre a son équivalence sous forme de points.Ainsi, un point figure le A, alors que le B est rendu par deux points l'un sous l'autre. Sur la base de cet alphabet, il a ensuite conçu un système d'écriture complet.Il comporte, au total 63 signes en relief, dont certains concernent la ponctuation. Pour en faciliter le déchiffrage, aucun ne comprend plus de six points. Mais le braille ne sert pas seulement à déchiffrer des lettres.Grâce à lui, les aveugles peuvent aussi s'adonner aux mathématiques ou à la musique. S'il a été inventé dès 1829, la version définitive de ce système d'écriture ne sera pas mise à la disposition de ses utilisateurs avant 1937. Elle n'a pas subi, depuis, de modifications notables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 11, 20231 min

Pourquoi parle-t-on de la malédiction du château de Lunéville ?

Baptisé le "petit Versailles lorrain", le magnifique château de Lunéville est l'une des résidences des ducs de Lorraine depuis le XIIIe siècle. Mais c'est le duc Léopold Ier qui, de 1702 à 1720, lui donne sa forme actuelle.Le bâtiment est réaménagé par Stanislas Leszczynski, qui en fait l'une de ses résidences préférées. Roi de Pologne à deux reprises, et beau-père de Louis XV, il devient, en 1736, duc de Lorraine à titre viager.Ce qui signifie qu'à sa mort ses possessions doivent passer à la France. C'est ce qui arrive en 1766, année au cours de laquelle le duc Stanislas meurt dans l'incendie du château de Lunéville. Mais, pour certains, cette mort atroce serait consécutive à la malédiction dont le château aurait fait l'objet.D'après la légende, en effet, un sort aurait été jeté sur le château comme sur la personne de Stanislas Leszczynski. À l'origine de cette prétendue malédiction, on trouve un certain Nicolas Ferry.Il s'agit d'un nain, que rencontre le duc Stanislas en 1746. C'est alors un enfant, âgé de cinq ans. Le duc s'attache aussitôt à Nicolas Ferry, surnommé "Bébé", et l'emmène à la Cour. Là, il le couvre de faveurs et de richesses. Il lui fait même construire une maison adaptée à sa taille.Mais Bébé n'a pas un caractère facile. Il est volontiers acariâtre et possessif. En effet, il se montre très jaloux, au point de tenter d'assassiner un autre nain, qu'il soupçonne de vouloir capter la faveur du duc.Le nain aurait conclu un pacte avec Stanislas. S'il ne lui trouvait pas une épouse, il périrait dans les flammes. Or, la femme trouvée par le duc, en 1762, s'effraie de l'apparence de son futur mari, miné par la progéria, une maladie rare qui accélère le vieillissement.Bébé meurt en 1764, suivi, deux ans plus tard, par le duc, mort dans le château de Lunéville en flammes. Et la légende accuse le fantôme du nain d'avoir allumé les nombreux incendies qui ont ravagé le bâtiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 10, 20231 min

Quelles sont les premières femmes à avoir reçu la Légion d'honneur ?

La Légion d'honneur demeure la plus haute distinction honorifique française. Cet ordre national, fondé en 1802 par Bonaparte, alors Premier Consul, est placé sous le patronage du Président de la République, qui en est le Grand maître.Depuis l'origine, des militaires comme des civils sont promus dans l'un des grades que comprend l'ordre. On estime que, depuis sa création, environ un million de personnes ont reçu cette décoration.Mais il faudra attendre près d'un demi siècle pour que l'ordre s'ouvre aux femmes. La raison doit en être recherchée dans les préjugés ambiants, mais aussi, au début de l'histoire de l'ordre, dans le plus grand nombre de militaires promus. Aujourd'hui, ce sont les civils qui sont le plus souvent distingués.C'est en 1851 que, pour la première fois, une femme devient chevalier de la Légion d'honneur. Encore est-elle promue à titre militaire. En effet, la lauréate, Marie-Angélique Duchemin, a suivi son mari dans l'armée et a combattu dans les guerres de la Révolution française.Et elle a réussi à franchir les échelons, devenant sergent-major, puis sous-lieutenant à la fin de sa carrière. Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République, lui remet donc cette décoration le 15 août 1851. Elle a dû l'attendre près de 50 ans, puisque la Légion d'honneur a été sollicitée pour elle dès 1804.Et les femmes ont dû encore attendre pour être promues aux grades supérieurs. En 1895, le peintre Rosa Bonheur est la première femme officier de la Légion d'honneur. Et il faudra encore patienter plus de 35 ans pour que la poétesse Anna de Noailles soit, pour la première fois, promue commandeur.Deux décennies plus tard, en 1953, deux femmes se hissent au grade de grand officier. Il s'agit de Colette, le célèbre auteur du "Blé en herbe", et de la Maréchale Lyautey.Enfin, c'est seulement en 1998 qu'une femme parvient au plus haut grade de la Légion d'honneur. En effet, la nièce du général de Gaulle, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, résistante, durant la guerre, et Présidente d'ATD-Quart Monde, devient alors grand-croix de la Légion d'honneur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 8, 20231 min

Pourquoi l'héritier du Roi de France prenait-il le titre de dauphin ?

Le fils aîné du Roi de France, qui devenait son successeur, recevait, entre autres titres, celui de "dauphin". Et le terme s'est popularisé au point de désigner, aujourd'hui, toute personne devant succéder à une autre, à la tête d'une entreprise par exemple.Mais dans quelles circonstances ce titre de dauphin a-t-il été accordé à l'héritier du Roi de France ? Il vient d'un territoire, qui avait Grenoble pour capitale. Cette principauté du Saint-Empire, qui disparaît, en tant que telle, au milieu du XIVe siècle, s'est d'abord appelée comté d'Albon, puis Dauphiné du Viennois.Ce nom vient du prénom d'un des seigneurs du lieu, Guigues IV, qui règne de 1133 à 1142. Il semble qu'il lui vienne de sa mère. "Dauphin" était alors un prénom assez courant, dont il ne reste plus aujourd'hui que le féminin, "Delphine".Le successeur de Guigues IV, Guigues V, hérite du prénom de son père et en fait un titre. Il devient, dès lors, le Dauphin de Viennois.Le territoire change plusieurs fois de mains. Il passe ainsi à la famille de La Tour-du-Pin. Son dernier représentant, Humbert II, qui règne sur le Dauphiné de 1333 à 1349, a de pressants besoins d'argent.Dans une situation financière difficile, il lui apparaît alors que le meilleur moyen d'accroître ses ressources est de vendre sa principauté. Il se tourne d'abord vers le Pape, dont l'offre ne lui convient pas.C'est alors qu'il s'entend avec le Roi de France Philippe VI de Valois. En effet, par le traité de Romans, conclu en 1349, Humbert II cède son domaine, contre argent sonnant et trébuchant, au souverain.Mais il y met cependant une condition. Le territoire appartiendra bien à la France, à condition que le fils aîné de son Roi porte le titre de dauphin. Le premier à l'arborer ne sera pas Jean II le Bon, le fils de Philippe VI, qui meurt dès 1350.Le premier dauphin de France, à partir de 1350, est le fils du Roi Jean, Charles, futur Charles V le Sage. Dès lors, tous les héritiers des Rois de France porteront ce titre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 7, 20231 min

Depuis quand les Européens se droguent-ils ?

Qu'il s'agisse du cannabis, de l'héroïne ou de la cocaïne, l'addiction à la drogue continue à faire des ravages. Selon des chiffres de 2019, il y aurait ainsi, en France, plus de 20 millions de consommateurs âgés de 11 à 75 ans.Mais l'usage de la drogue ne date pas d'hier. Et une découverte récente permet de le faire remonter à une époque encore plus reculée. En effet, des indices, retrouvés dans une grotte située à Minorque, dans les Baléares, montrent que des personnes s'adonnaient déjà à la drogue voilà environ 3.000 ans.On a retrouvé en effet, dans des cheveux, contenus dans une boîte en bois, des traces de plusieurs substances hallucinogènes, comme l'atropine, la scopolamine, propres à provoquer des hallucinations, ou l'éphédrine, qui tend à stimuler l'énergie et à accroître la vigilance. Ces substances étaient extraites de végétaux comme le pin, la mandragore ou la jusquiame.Plusieurs éléments laissent penser que ces substances, qui tendent à modifier la perception de la réalité, étaient utilisées dans le cadre de rituels, présidés par des chamans.Parmi ces éléments, on peut noter la teinture rouge des cheveux ou les symboles retrouvés sur certains objets. Ces signes, en forme de cercles concentriques, signifient que les propriétaires de ces cheveux étaient la proie de visions ou de "voyages" intérieurs.D'après les spécialistes, les expériences suscitées par la prise de ces substances auraient été très fortes. Aux visions, se seraient en effet ajoutées des expériences de "sortie du corps", certains drogués se sentant même devenir des oiseaux.L'impression ressentie aurait été telle que certains pratiquants auraient eu de la peine à distinguer le rêve de la réalité. Les effets de ces substances sont en effet bien connus aujourd'hui.Et ils sont si puissants que même les amateurs de "trips" psychédéliques évitent d'en absorber. On imagine donc la sensation qu'ils ont produite, voilà trois millénaires, chez ces habitants de Minorque.Cette découverte en complète une autre, datant à peu près de la même époque, qui avait déjà révélé l'usage d'opium. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 4, 20231 min

Pourquoi l'Algérie fut-elle le premier producteur de vin au monde ?

L'Algérie a toujours été une terre de vignobles. À plusieurs reprises, durant l'Antiquité, le pays produit beaucoup de vin. C'est notamment le cas durant la période romaine.Mais le vignoble algérien connaît un nouvel essor avec la colonisation française, à partir de 1830. Dans les années 1930, la production est au plus haut. Cette prospérité est surtout due aux défaillances du vignoble français, attaqué, depuis le Second Empire, par un puceron qui fait des ravages, le phylloxéra.Durant cette période, en effet, l'Algérie devient le quatrième producteur mondial de vin. Son vignoble d'environ 360.000 hectares produit 17 millions d'hectolitres de vin.Dans le même temps, la France métropolitaine produit près de 59 millions d'hectolitres, mais ses vignes s'étendent sur 1,53 million d'hectares.Les colons continuent à développer la vigne en Algérie. Certaines régions, comme la riche plaine de la Mitidja, en sont entièrement couvertes. En 1936, la superficie vinicole atteint près de 400.000 hectares, un chiffre qui ne sera jamais dépassé.Dans les années 1934-38, les vins exportés par l'Algérie représentent les deux tiers des flux mondiaux de vins. L'Algérie est alors le premier exportateur mondial de vin.En 1958, alors que la guerre d'Algérie fait rage, les ventes de vins algériens représentent plus de 20 % des importations coloniales de la France. Et la métropole importe la quasi totalité de ces vins.Elle les achète d'ailleurs à des prix plus élevés que les vins espagnols ou grecs. La qualité de ces vins s'affirme, au point qu'à l'occasion du Concours général agricole, en 1930, des experts ne parviennent pas à faire la différence entre des vins algériens et des crus français.Après l'indépendance de l'Algérie, en 1962, la situation du vignoble est menacée. En effet, la France n'achète plus de vin algérien, du moins dans un premier temps, et le marché intérieur est très réduit.Dans les années 1970, après la menace d'embargo sur les vins algériens, brandie par la France, des milliers d'hectares de vignoble sont arrachés. La reprise, à cet égard, ne se fera que dans les années 2000. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 3, 20231 min

Pourquoi le diamant du Titanic est-il réputé maudit ?

Certains bijoux ont une fâcheuse réputation. C'est le cas du diamant "Hope". L'un des personnages du film "Titanic", de James Cameron, porte un joyau, le "Cœur de l'océan", qui s'en inspire.Or, ce diamant est censé porter malheur à ses propriétaires. Certains prétendent que, si une véritable malédiction s'attache à ce bijou, c'est qu'il aurait été volé sur une statue de la déesse hindoue Sita.Quoi qu'il en soit, le diamant est découvert en Inde au XVIIe siècle. Il est exceptionnel par sa pureté et son nombre de carats : pas moins de 115. Le bijou est ensuite rapporté en France, où il est offert à Louis XIV.Ramené à 69 carats, il fera désormais partie des joyaux de la Couronne, jusqu'à ce jour de septembre 1792, où, à la faveur des soubresauts de la Révolution, il est dérobé par des voleurs inconnus.En 1812, le diamant réapparaît à Londres, sans qu'on sache comment. Faisant désormais un peu plus de 45 carats, ce joyau très pur semble désormais attirer sur ses propriétaires successifs une tenace malchance.En effet, le banquier anglais Henry Thomas Hope, qui l'achète en 1824, et lui donne son nom, est bientôt ruiné. Ses héritiers, qui héritent le diamant, connaissent aussi de graves revers de fortune.Quant au propriétaire suivant, il ne tarde pas à se suicider. Le diamant "Hope" fait aussi partie des biens du prince russe Ivan Kanitovitch, qui périt assassiné.En 1908, le sultan turc Abdülhamid II dépense 400.000 dollars pour l'achat du diamant, qu'il destine à l'une de ses favorites. Mais, la soupçonnant de noirs desseins, il la fait bientôt exécuter, avant d'être lui-même déposé en 1909.Le diamant "Hope" est ensuite récupéré par le joaillier Pierre Cartier. Il l'offre alors à une riche héritière américaine, Evelyn Walsh McLean, qui, malgré sa fortune, finit sa vie dans la pauvreté.On le voit, ce célèbre joyau semble bien avoir mérité sa réputation de diamant "maudit". Il est aujourd'hui conservé au musée d'histoire naturelle de Washington. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 1, 20231 min

Quel fut le premier journal qui parut en France ?

Le 30 mai 1631, sort le premier numéro de "La Gazette", le premier journal périodique paru en France. Il tire son nom d'une monnaie vénitienne, dont la valeur correspondait au prix du journal.Il est dû à l'initiative de Théophraste Renaudot, un médecin protestant. Soucieux de trouver des remèdes à la misère et au vagabondage, ce philanthrope avait créé, quelques années auparavant, un "bureau d'adresses", qui recueillait les offres et les demandes d'emplois.On voit que, dans ce domaine également, Renaudot fut un pionnier. Sa "Gazette" n'était pas un journal d'opinion. Comme il est fondé avec l'appui de Richelieu, principal ministre de Louis XIII, son fondateur évite de lui donner un contenu critique à l'égard du pouvoir."La Gazette" était un hebdomadaire paraissant tous les samedis. Elle comptait, selon les numéros, entre quatre et douze pages. Ses articles informaient les lecteurs, souvent avec un certain retard, de ce qui se passait à la Cour et en France, mais aussi à l'étranger.Des personnages illustres participent à la rédaction du journal. Louis XIII en personne, et le cardinal de Richelieu, ne dédaignent pas de lui donner quelques articles."La Gazette" compte d'autres collaborateurs de qualité, comme le poète Voiture ou La Calprenède, dramaturge et auteur de romans précieux. Le tirage de ce premier périodique variait entre 300 et 800 exemplaires.Ce qui peut paraître modeste, au regard des tirages actuels. Mais, compte tenu du mode de fabrication du journal, c'était déjà un beau résultat. Et il ne faut pas oublier que "La Gazette" n'avait pas de concurrents. Et sa position dominante fut encore confirmée par le monopole de l'information politique qu'elle finit par recevoir du Roi.Au fil du temps, le journal se transforme et change légèrement de titre, pour devenir, à la fin du XVIIIe siècle, la "Gazette de France". Mais il survit à tous les régimes et ne cesse de paraître qu'au début de la Première Guerre mondiale, en 1915. Ce qui lui permet de détenir, en termes de durée de parution, un véritable record. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 30, 20231 min

Pourquoi Charlie Chaplin a-t-il été expulsé des États-Unis ?

Pour écouter mes épisodes:Quelle maladie touche tous ceux qui ont marché sur la Lune ?Quel ingrédient secret est caché dans la Joconde ?Rendez-vous sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492?mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Pensez à vous abonner ;)__________________________________En créant, à l'aube d'Hollywood, son personnage de Charlot, ce vagabond au grand cœur, reconnaissable entre tous, Charlie Chaplin est devenu l'un des cinéastes les plus célèbres au monde.Ce qui ne l'empêcha pas, au début des années 1950, d'encourir les foudres des services secrets américains. L'Amérique est alors en proie au "maccarthysme", cette paranoïa anticommuniste qui voyait en nombre de citoyens américains, et notamment des acteurs, des agents de l'Internationale rouge.Chaplin n'a jamais appartenu au parti communiste, mais on le soupçonnait d'avoir pour lui une secrète sympathie. Aussi le puissant patron du FBI, J. Edgar Hoover, fait ouvrir un dossier au nom du comédien. Il s'épaissira, au fil du temps, jusqu'à compter 2.000 pages.Sur quoi les accusations formulées à l'encontre de Chaplin étaient-elles fondées ? Sur de vagues soupçons bien plus que sur des faits tangibles.Ils étaient puisés dans l'œuvre même du maître. À défaut d'y faire une propagande ouverte pour le communisme, Chaplin y révélait sa sympathie pour la démocratie et sa condamnation du capitalisme.Qu'on se souvienne, à cet égard, du ridicule autocrate, inspiré par Hitler, qui, dans "Le dictateur", jonglait avec un ballon en forme de mappemonde. Ou du malheureux ouvrier des "Temps modernes" qui, incapable de suivre le rythme dément du travail à la chaîne, finit par se perdre dans d'immenses engrenages.À chaque fois, l'humour de ces films n'en soulignait que mieux la satire féroce d'une société injuste et privée de ses valeurs humanistes.On ne pouvait cependant pas incriminer Chaplin sur le seul fondement de ses films. Alors Hoover s'en prend à sa vie privée. Comme celle de beaucoup d'acteurs de cette époque, elle est assez agitée.Ainsi, la seconde femme de Chaplin, l'actrice Lita Grey, l'accuse de cruauté et d'infidélité. Une autre actrice lui intente un procès en reconnaissance de paternité.On prend prétexte de ces accusations pour lui interdire de rentrer aux États-Unis, en 1952, alors qu'il se trouve à Londres. Il n'y reviendra que vingt ans plus tard, en 1972, pour recevoir un oscar d'honneur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 27, 20232 min

Pourquoi les Parisiens mangèrent-ils de la viande d'éléphant en 1870 ?

Commencée en juillet 1870, la guerre contre la Prusse a vite tourné à la catastrophe. Après le désastre de Sedan et la chute du second Empire, le 4 septembre, suivie de la proclamation de la République, les Prussiens progressent rapidement sur le territoire français et s'approchent de Paris.À partir du 17 septembre, ils commencent à encercler la capitale. Le siège de Paris commence ; il devait durer quatre longs mois, jusqu'au 28 janvier 1871.Investissant la ville, les Prussiens en surveillent tous les accès. Certes, Paris a des vivres en abondance : 150.000 moutons, 5.000 porcs, 30.000 œufs et des tonnes de farine.Mais il y a aussi beaucoup de bouches à nourrir. En 1870, la population de Paris approche des 2 millions d'habitants. Si environ 100.000 Parisiens ont fui la ville, 200.000 habitants des proches banlieues sont venus s'y abriter. Sans compter les quelque 140.000 soldats qui se trouvent alors à Paris.Mais le siège s'éternise, et, à l'approche de l'hiver, les vivres commencent à manquer. Alors les parisiens se mettent à manger tout ce qui est comestible : les poissons de la Seine, mais aussi les chevaux , les ânes ou les chiens.Et puis on se résout même à faire cuire les rats, qui sont nombreux à peupler les souterrains de la capitale. Pour mieux les vendre, les bouchers les présentent d'abord comme de la viande de lapin.Affamés, les habitants surmontent bientôt leur répulsion. D'autant que, d'après divers témoignages, la viande de rat n'est pas si mauvaise. Mais, bientôt, les rats eux-mêmes commencent à manquer.On se tourne alors vers les animaux des zoos, qu'on ne peut plus nourrir de toute façon. Dans celui de Vincennes, on abat des ours, des singes et d'autres animaux. Au jardin d'acclimatation, on sacrifie des buffles et deux éléphants.Pour Noël, le chef cuisinier d'un restaurant prestigieux offre à ses convives du rôti d'ours et des escalopes d'éléphant. Le tout arrosé des crus les plus réputés. Ces animaux exotiques offrirent ainsi quelques semaines de nourriture supplémentaires à des Parisiens aux abois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 26, 20231 min

Quel canon a été surnommé la "grosse Bertha" ?

Quand on dit de quelqu'un qu'il emploie "la grosse Bertha", cela signifie que, pour arriver à ses fins, il met tout son poids dans la balance et qu'il est prêt à utiliser un moyen qu'il juge décisif.Mais d'où vient cette expression ? Elle a été forgée pour désigner un très gros canon. Il s'agit d'une pièce d'artillerie allemande, d'une taille et d'un poids exceptionnels pour l'époque où elle conçue, c'est-à-dire peu avant la Première Guerre mondiale.Son surnom a été donné à ce canon en référence à la fille unique de Friedrich Krupp, roi allemand de l'acier et grand pourvoyeur d'armes. En effet, celle-ci se prénommait Bertha. De leur côté, d'ailleurs, les Allemands surnommèrent le canon "Bertha la travailleuse", pour souligner, sans doute, son incomparable efficacité.Il existait en fait deux modèles de ce canon. L'un d'eux, fabriqué en 12 exemplaires, faisait environ 10 mètres de long et pesait plus de 42 tonnes. Cette arme, d'un calibre de 420 mm, tirait, à plus de neuf kilomètres, des obus de 400 et 800 kilos, capables de percer le blindage des chars adverses.L'affût de ce canon géant, qui pouvait tirer 10 obus par heure, était monté sur des roues permettant un transport plus facile.Par sa portée et sa puissance hors normes, cette pièce d'artillerie donnait un avantage décisif aux Allemands, qui l'utilisent surtout pour détruire les forteresses françaises.C'est ainsi qu'au début de la Première Guerre mondiale, à la fin août 1914, la "grosse Bertha" démantèle complètement le fort de Manonviller, dans la Meurthe-et-Moselle, pourtant construit avec un béton spécial.D'autres forts, à Verdun notamment, résistent mieux à ces bombardements. Mais la célébrité de ces canons "grosse Bertha" vient surtout d'une confusion. En effet, beaucoup croient, à l'époque, que ce sont ces canons qui bombardent Paris durant six mois, en 1918, faisant plus de 250 morts dans la capitale.En fait, ce sont des canons longs d'un autre type, que les Allemands nomment des "Pariser Kanonen". La "grosse Bertha" n'a donc jamais été pointée sur Paris. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 24, 20231 min

Pourquoi les portes ne devaient-elles pas être trop basses pour les femmes du Moyen-Âge ?

Les modes féminines évoluent avec les époques. Au Moyen-Âge, les femmes d'un certain rang social portaient le bliaud, une longue robe, très ample et serrée à la taille, et se coiffaient souvent d'un hennin.Typique de la période médiévale, cette coiffure se présentait sous deux formes principales. L'une d'elle formait deux sortes de cornes au-dessus de la tête, arrondies comme un croissant.Mais la plus courante affectait la forme d'un bonnet conique pointu. Il était fait de carton ou d'une armature de fils métalliques.Les portes étant parfois assez basses à cette époque, les femmes coiffées d'un hennin devaient se baisser pour passer d'une pièce à l'autre, car cette coiffure pouvait mesurer jusqu'à 80 centimètres de hauteur.Ce bonnet en pain de sucre n'était que la partie la plus spectaculaire du hennin. Il se composait aussi d'un voile de gaze, attaché au bonnet. Cette parure renseignait les personnes rencontrées sur le rang et le statut social de la femme qui la portait.Si le voile était en soie, il appartenait sûrement à une femme de la haute société, dont le mari ou la famille étaient très fortunés. Cette richesse s'affichait aussi dans les broderies d'or et d'argent qui pouvaient encore orner le voile.De leur côté, les femmes un peu moins riches devaient se contenter de dentelle. Mais la longueur du voile en disait tout aussi long sur la position d'une femme. S'il atteignait le sol jusqu'à former une traîne, il ne pouvait être porté que par une Reine.Le voile battait les talons de la femme d'un noble, tandis que celui de la bourgeoise s'arrêtait à la ceinture.La forme assez étrange de ces coiffes pointues ou cornues suggère que leur origine doit être recherchée hors d'Europe. C'est du moins ce que pensent certains historiens. Pour les uns, le hennin viendrait de Chine, puis aurait été connu en Europe par le biais des marchands.Pour d'autres, cette coiffe serait typique de l'empire mongol ou serait inspirée des modes persanes. Mais ce ne sont là que des hypothèses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 23, 20231 min

Les Huns étaient-ils vraiment des barbares ?

Pour les Romains, tous les peuples vivant en dehors de leur Empire sont des "barbares". Ils ont emprunté le mot aux Grecs pour désigner tout homme qui, n'étant pas Romain, ne peut être que fruste et inculte.Ce qui ne les a pourtant pas empêchés de nouer de fructueux contacts avec les peuples "barbares" installés aux lisières de l'Empire et même de les utiliser pour défendre des frontières toujours menacées.Pour les Romains, les Huns, comme les Wisigoths ou les Vandales, étaient donc des "barbares". Et, avec le temps, ce mot, appliqué à ce peuple, s'est chargé d'une nuance encore plus péjorative.Il a servi à désigner des guerriers féroces, avides de rapines et de tueries.Venus d'Asie orientale, les Huns, composés en fait de plusieurs peuples, commencent à s'installer, dès le IVe siècle, dans des régions des Balkans, qui correspondent en partie à la Roumanie et à la Hongrie actuelles.Et c'est à partir de ces bases que, entre 430 et 450 notamment, ils organisent des raids meurtriers dans les régions frontalières de l'Empire. Ils sont alors dirigés par leur plus grand chef, Attila, qui gouverne les Huns de 434 à 453.Ce sont ces razzias dévastatrices qui ont valu aux Huns leur réputation de cruauté. S'ils se lancent dans ces sanglantes expéditions, pense-t-on, c'est en raison de leurs mœurs brutales, qui leur font considérer la vie humaine pour rien, et de leur goût du lucre.En d'autres termes, ils seraient assoiffés de sang et de richesses. Mais de nouvelles recherches amènent à voir ce peuple d'un autre œil.En effet, l'étude des cernes de certaines espèces d'arbres, dans les régions où vivaient alors les Huns, révèle l'existence de périodes de sécheresse entre 420 et 450.Si les Huns franchissaient la frontière de l'Empire romain, ce n'était peut-être pas pour piller et tuer, ou du moins pas seulement. Le but de ces raids était plutôt de trouver de quoi nourrir un peuple affamé. Une hypothèse que d'autres recherches devront confirmer ou relativiser. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 20, 20231 min

Quel sous-officier français est devenu Empereur en Afrique ?

Jean Bedel Bokassa a voulu calquer son destin sur celui de Napoléon Ier. Il naît en 1921 dans un village de l'Oubangui-Chari, une colonie française qui deviendra, en 1960, la République centrafricaine.Comme le père de Napoléon, celui de Bokassa est un notable. C'est en effet un chef de village, qui commence par collaborer avec l'administration coloniale, puis finit par contester ses méthodes.Comme l'Empereur le fit avant lui, Bokassa s'engage dans l'armée française. Sergent dans les Forces françaises libres (FFL), durant la Seconde Guerre mondiale, il participe au débarquement de Provence, en août 1944.Il combat aussi en Algérie et en Indochine. Quand il met fin à sa carrière militaire, il est capitaine.Dès le début des années 1960, Jean Bedel Bokassa rentre dans son pays, devenu indépendant en 1960. Il profite de la position de son cousin germain, David Dacko, qui devient le premier Président de la République centrafricaine.Profitant de son expérience militaire, ce dernier le nomme aux plus hautes fonctions. En 1964, Bokassa devient chef d'état-major de l'armée. Mais des tensions ne tardent pas à apparaître entre les deux hommes.En 1965, Bokassa se décide à renverser le Président. Le 1er janvier 1966, à l'issue d'un coup d'État réussi, il prend en effet sa place. Au fil des années, son pouvoir devient de plus en plus autoritaire.En 1972, il est proclamé Président à vie et, deux ans plus tard, s'arroge le titre de maréchal. Renouant avec le parcours de son modèle, Napoléon Ier, il franchit un nouveau pas, en 1976, en instaurant une Monarchie en Centrafrique;Le Président devient donc l'Empereur Bokassa Ier. Et il organise même, le 4 décembre 1977, un sacre grandiose, au terme duquel il s'assoit, couronne en tête et long manteau d'apparat, sur un trône surmonté d'une immense aigle impériale.Cette cérémonie, qualifiée d'"ubuesque" par certains observateurs, suscite une ironie mêlée de réprobation. Finalement renversé en 1979, après une fin de règne sanglante, puis condamné à mort par contumace l'année suivante, l'ex Empereur meurt en 1996 d'une crise cardiaque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 19, 20232 min

Napoléon II a-t-il régné ?

Tous les écoliers ont entendu parler de Napoléon Ier et de son neveu qui, sous le nom de Napoléon III, fonde le Second Empire en 1852. Mais qu'en est-il donc de Napoléon II ?On le sait, celui-ci, né le 20 mars 1811, est le fils de Napoléon Ier et de l'Impératrice Marie-Louise, une archiduchesse autrichienne. Mais pourquoi l'appeler "Napoléon II" ? Ce prince impérial aurait-il donc régné sur la France ?Certes, mais son règne fut très bref. Il n'advient pas lors de la première abdication de son père, le 4 avril 1814. Devant l'avance des alliés européens coalisés contre la France, l'Empereur renonce en effet à son trône, mais il réserve les droits de son fils.Cependant, deux jours plus tard, le 6 avril, le Sénat, qui était l'une des assemblées du Premier Empire, l'oblige à renoncer au pouvoir, pour lui mais aussi pour sa descendance. Il lui préfère en effet les Bourbons. Il n'est pas encore temps, pour le prince impérial, de devenir Napoléon II.Pendant que Napoléon part en exil à l'île d'Elbe, son fils suit sa mère, devenue souveraine du duché de Parme. Il prend donc le titre de prince de Parme.Cependant, l'Empereur parvient à s'enfuir et, débarqué en France, en mars 1815, il chasse Louis XVIII, à peine installé sur son trône. Son fils retrouve son titre de prince impérial.Mais, au terme de ces Cent Jours, Napoléon est battu à Waterloo, le 18 juin 1815. Le 22 juin, il abdique à nouveau, désignant son fils comme son successeur, sous le nom de Napoléon II. Le nouvel Empereur, âgé de quatre ans, est reconnu par les Chambres.Cependant, la commission de gouvernement mise en place pour organiser la régence, au nom de cet enfant demeuré en Autriche, ne parvient pas à se mettre d'accord. Mais, dès le 8 juillet, Louis XVIII rentre à Paris et reprend le pouvoir.Le règne de Napoléon II n'aura duré que deux semaines. Devenu duc de Reichstadt, et vivant à Vienne, il meurt dès 1832, à l'âge de 21 ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 17, 20231 min

Qu'est-ce que la République de Montmartre ?

Même si la République de Montmartre, fondée en 1921, n'a pas de vocation politique, sa création se réfère tout de même à l'idée d'une certaine autonomie de ce quartier de Paris.C'est ainsi qu'en 1790, Louis XVI permet aux habitants de Montmartre, dont le territoire n'est pas inclus dans l'enceinte de la capitale, de former une municipalité.En 1920, sur l'initiative d'artistes, comme le dessinateur Jules Depaquit et le chansonnier Roger Toziny, la Commune libre de Montmartre est fondée. Même si sa création se veut un hommage discret à la Commune de Paris, la Commune de Montmartre, qui a son maire et son juge de paix, se consacre surtout à l'organisation d'événements festifs.En 1924, d'autres artistes créent la Commune libre du vieux Montmartre. Plus tard, dans les années 1980, les deux Communes s'associeront pour présenter un programme d'activités commun.Les fondateurs de la République de Montmartre s'inspirent des Communes de Montmartre, dont ils veulent retrouver l'esprit. Ils se recrutent d'ailleurs dans le même milieu, celui de ces artistes un peu bohèmes qui fréquentaient alors la Butte.Parmi les pères de cette République montmartroise, on trouve surtout des peintres et des dessinateurs, comme Joe Bridge, Jean-Louis Forain, Adolphe Willette ou Francisque Poulbot, qui a donné son nom à ces "gamins de Paris", chantés plus tard par Mick Micheyl.L'action de la République de Montmartre n'a donc, malgré son nom, rien de politique. Il s'agit en effet d'une association, dont les activités sont à la fois caritatives et festives.Les membres de la République apportent ainsi leur aide aux personnes qui en ont besoin. On peut citer, parmi d'autres exemples, le dispensaire fondé, en 1923, par Francique Poulbot, et qui célèbre son centenaire cette année.Mais la République de Montmartre est encore plus connue pour les fêtes qu'elle organise, comme les célèbres fêtes des vendanges de Montmartre, organisées depuis 1934.Il est à noter que la République a, comme hymne officiel, une chanson fantaisiste au titre évocateur : "Monte là-d'ssus...tu verras Montmartre !", sur une musique de Charles Borel-Clerc et des paroles de Lucien Boyer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 16, 20231 min

Pourquoi un musicien fut épargné lors du Débarquement ?

On le sait, la cornemuse, au même titre sue le kilt ou le chardon, est l'un des principaux emblèmes de l'Écosse. Les "pipers", le nom donné à ces joueurs de cornemuse, donnaient d'ailleurs, chaque matin, et jusqu'au jour de son décès, une aubade à la Reine d'Angleterre.Mais ils avaient aussi une autre mission, plus martiale. C'est en effet au son nasillard des cornemuses que les soldats britanniques devaient marcher au combat. Ces mélodies entraînantes étaient censées leur donner du courage. Les "pipers" sont encore présents dans les combats de la première Guerre mondiale.Censés entraîner leurs camarades, les joueurs de cornemuse se plaçaient en première ligne lors d'un engagement. On imagine qu'ils constituaient alors des cibles faciles pour le camp adverse.Constatant les très lourdes pertes qui éclaircissaient les rangs de ces musiciens militaires, le "War Office" (le Ministère de la Guerre britannique) interdit alors la présence des "pipers" dans l'armée, du moins dans les premières lignes.Mais lord Lovat, qui commandait l'une des brigades participant au débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, ne se sent pas tenu d'obéir à de tels ordres. Comme ils émanaient d'une autorité anglaise, cet aristocrate écossais ne se croyait pas obligé de leur obéir.Or, lord Lovat avait son "piper" personnel, Bill Millin, qui avait 22 ans au moment du débarquement. Selon l'usage, il lui demande donc de se placer au premier rang, lors des opérations, et de jouer des airs traditionnels, pour galvaniser ses camarades.Bill Millin prend donc la tête de la troupe, au sein de laquelle s'élève alors une musique bien connue des soldats. Selon certains témoignages, le tir nourri des Allemands aurait cessé un instant, au moment même où Bill Millin aurait commencé à jouer.Une pause que les Alliés auraient utilisée pour s'emparer de la plage sans coup férir. Plus tard, le "piper" participe à l'attaque d'un pont, dont il ressort encore indemne. Il semblerait, d'après certains témoignages, que les Allemands, le prenant pour un fou, n'aient pas tiré sur lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 20231 min

Quelle fut la vie tumulteuse de Vidocq ?

La vie trépidante d'Eugène-François Vidocq aurait pu inspirer les romanciers populaires du XIXe siècle, comme Eugène Sue ou Ponson du Terrail, le père de Rocambole. Et, de fait, l'existence de cet homme, né en 1775, est bien celle d'un personnage de roman.Né dans une famille de la petite bourgeoisie, il subtilise les couverts en argent de sa famille et se retrouve en prison dès l'âge de douze ans. Cette leçon ne lui ayant guère servi, il vole l'argent de ses parents et fuit le domicile paternel.Il est alors embauché dans un cirque, où il joue les saltimbanques. Puis il s'engage dans l'armée, où il participe aux batailles de la Révolution, comme Valmy et Jemmapes.Mais Vidocq retourne vite à ses vieux démons. En 1796, il est à nouveau arrêté, cette fois-ci pour des activités de faussaire. Et ce n'est plus une prison ordinaire qui l'attend, mais le bagne, à Brest d'abord puis à Toulon.Mais il réussit à s'en évader plusieurs fois, ce qui lui vaut une flatteuse réputation dans les milieux de la pègre.Alors qu'il est arrêté une nouvelle fois, en 1809, il propose à la police de lui servir d'indicateur. Ses services lui valent une rapide promotion. Le préfet de police lui propose en effet la direction officieuse de la brigade de sûreté.Les agents de cette branche de la police parisienne, qui sont, pour l'essentiel, d'anciens repris cde justice, doivent infiltrer les bandes de malfrats qui écument alors la capitale.Et, dans son nouveau rôle, Vidocq fait merveille. Ancien délinquant lui-même, il a une excellente connaissance de ce milieu. Il jouit en outre d'une mémoire infaillible, qui lui permet de reconnaître, au premier coup d'œil, toute personne déjà rencontrée, fût-ce une seule fois.Quant à sa science du déguisement, elle lui évite d'être reconnu lui-même. En 1818, il est gracié par Louis XVIII et recouvre tous ses droits. Il démissionne de ses fonctions en 1827 et fait paraître, l'année suivante, des "Mémoires" promises à un grand succès. Il meurt en 1857. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 20231 min

Que s'est-il passé durant la bataille d'Alamo ?

La bataille d'Alamo, en 1836, fut l'un des principaux événements de ce que les historiens appellent la révolution texane. D'octobre 1835 à mars 1836, elle oppose le Mexique au Texas, qui est alors l'une de ses provinces.Aux Mexicains qui la peuplent sont venus s'ajouter de nombreux colons, venus des États-Unis. Si le Texas se révolte alors contre le Mexique, c'est parce que ce dernier veut limiter l'autonomie de ses provinces et se prononce contre l'esclavage.Or, les Texans sont venus au Mexique avec leurs esclaves et n'entendent pas y renoncer.Les Texans décident alors de proclamer l'indépendance de ce qui va devenir, entre 1836 et 1845, la République du Texas. Ceci fait, il faut se défendre contre l'armée mexicaine.En effet, le général Lopez de Santa Anna, qui, trois ans plus tôt, avait exercé le pouvoir suprême au Mexique, s'était placé à la tête d'une troupe d'environ 1.500 hommes.Les colons révoltés décident de les attendre dans une ancienne mission espagnole, Alamo, qu'ils fortifient à la hâte. Deux des leurs, James Bowie et William Travis, dirigent les opérations.Le fort regroupe environ 160 hommes, rejoints par quelques dizaines d'autres, conduits par un trappeur, Davy Crockett, dont le nom devait, comme celui de James Bowie, passer à la postérité et même entrer dans la légende.Santa Anna commence le siège de la mission le 24 février 1836. Le fort est canonné et des escarmouches se produisent entre Mexicains et Texans. Le siège dure une dizaine de jours, jusqu'au 6 mars.Ce jour-là, les soldats mexicains parviennent à se hisser sur les remparts, obligeant les Texans à se réfugier à l'intérieur de la mission. Les combats, acharnés, se poursuivent donc dans l'enceinte du fort. Les Mexicains ne laisseront aucun survivant derrière eux.Mais le mois suivant, le 21 avril, les soldats de Santa Anna, épuisés par ces semaines de combats, seront défaits par les Texans à San Jacinto. Le siège du fort Alamo fait aujourd'hui partie des exploits militaires les plus héroïques des débuts de l'histoire américaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 20231 min

Qu'est devenu l'Élysée durant l'Occupation allemande ?

Construit en 1720, pour le comte d'Évreux, devenue, par la suite, résidence de Mme de Pompadour, puis, plus tard, celle de Napoléon Ier, le palais de l'Élysée accueille nos Présidents depuis 1848, année de l'instauration de la IIe République. Le Prince-Président, Louis-Napoléon, futur Napoléon III, en fut donc le premier hôte.Depuis cette date, l'Élysée fut donc la résidence officielle du Président de la République, sauf durant une brève période, entre 1940 et 1947.Au moment de l'entrée des Allemands dans Paris, en juin 1940, le Président Lebrun a déjà quitté la ville, avec le gouvernement et les présidents des Chambres, pour s'installer à Bordeaux.Devenu Chef de l'État français, le mois suivant, le maréchal Pétain a d'abord songé à résider à Versailles, avant de se résigner à fixer le siège des pouvoirs publics à Vichy. Mais il n'a jamais pensé à s'installer à l'Élysée.En ce mois de juin 1940, le palais de l'Élysée est donc vide. Les Allemands y pénètrent et exigent que le drapeau français, qui flotte au sommet de l'édifice, soit remplacé par l'emblème nazi.Dans un premier temps, l'occupant regroupe des soldats prisonniers à l'Élysée. Puis, à partir de 1942, l'amiral Darlan, qui a succédé à Pierre Laval à la tête du gouvernement, se fait aménager des bureaux dans le palais, dont il se sert durant ses séjours à Paris.Le personnel continue cependant à entretenir les bâtiments et les jardins. De nombreux meubles et objets précieux ont été mis à l'abri. Mais le froid et l'humidité font tout de même des ravages dans ces bâtiments non chauffés durant quatre ans.Il faudra, à la Libération, des mois de travaux pour rendre le palais à nouveau habitable. Mais le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, non plus que ses successeurs immédiats, n'y habiteront.En effet, il faudra attendre l'élection de Vincent Auriol, en janvier 1947, comme premier Président de la nouvelle République, quatrième du nom, pour voir un chef de l'État prendre à nouveau possession des lieux, après plus de six ans d'abandon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 20231 min

Pourquoi Edith Piaf s'appelle ainsi ?

Pour écouter les épisodes "Qui était l'exécuteur des hautes œuvres ?", "Quels sont les deux régimes de retraite les plus anciens ?" ou "Pourquoi dit-on un "esclave" ?", rendez-vous sur le podcast Choses à Savoir Culture Générale:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492?mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298-------------------------------------------------------------Edith Giovanna Gassion prend, quand elle commence à chanter dans les rues, au début des années 1930, le nom de scène de "Piaf", en référence à ces moineaux de Paris aussi emblématiques de la capitale que la Tour Eiffel.Mais on sait moins, sans doute, que le prénom d'Edith lui fut donné en l'honneur d'Edith Cavell. Celle-ci meurt, dans des circonstances tragiques, en 1915, l'année même de la naissance de la chanteuse.Si les parents d'Edith Piaf lui ont donné ce prénom, c'est qu'Edith Cavell, morte quinze jours plus tôt, était considérée, surtout dans son pays natal, l'Angleterre, comme une véritable héroïne.Mais qui était donc Edith Cavell ? Née en 1865, dans le Norfolk, cette fille de pasteur est d'abord institutrice puis devient nourrice dans une famille belge. Plus tard, elle suit les cours d'un hun hôpital londonien, pour devenir infirmière.En 1907, elle revient en Belgique pour prendre la direction d'une école d'infirmière, près de Bruxelles. Mais, à la déclaration de guerre, en 1914, sa vie prend un tour nouveau.En effet, elle intègre un réseau d'évasion, fondé par la princesse belge Marie de Croÿ. La princesse, en effet, a mis en place une filière d'évasion, qui permet à des soldats alliés, faits prisonniers en Belgique, alors occupée par l'Allemagne, de regagner l'Angleterre.Edith Cavell, consciente des risques qu'elle prend, se montre très active dans le réseau. Mais, en août 1915, elle est arrêtée par les Allemands, comme la plupart des membres du réseau, à commencer par Marie de Croÿ elle-même.Traduite devant un conseil de guerre, avec d'autres inculpés, elle est accusée d'espionnage et de haute trahison et condamnée, à l'issue d'un procès expéditif, à la peine de mort.De son côté, la princesse de Croÿ n'est condamnée, en raison de son rang, qu'à dix ans de travaux forcés. L'exécution d'Edith Cavell, le 12 octobre 1915, a un grand retentissement et soulève, dans le monde entier, une émotion considérable. Les Anglais en feront le symbole de ce qu'ils considèrent comme la conduite barbare des Allemands. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 20232 min

Quelle était l'activité secrète du laboratoire la « Kamera » ?

Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------Les dictatures n'hésitent pas, en principe, à recourir à des moyens très divers pour éliminer des opposants que la nature même de tels régimes ne peut que multiplier. De ce point de vue, les dirigeants soviétiques ont fait preuve, dès le début, d'une imagination fertile.En plus de divers services secrets et d'une police politique très efficace, ils se sont en effet dotés d'une officine chargée d'élaborer des substances toxiques, destinées à supprimer les "traîtres" et opposants de tout poil.Situé près de la Loubianka, le siège de la police politique, à Moscou, cette "Kamera" fut mise en place, sur une idée de Lénine, dès 1921. Placé, entre 1939 et 1951, sous la direction du chimiste Grigori Maïranvoski, un exécutant sans états d'âme, ce laboratoire a survécu, jusqu'à nos jours, et sous des noms divers, à tous les régimes.Cet usage du poison était une manière discrète de se débarrasser de rivaux trop populaires, comme Mikhail Frounze, cher d'état-major de l'Armée Rouge, ou d'opposants qu'il aurait été difficile de traduire en justice, comme la veuve de Lénine.Des substances toxiques connues, comme la digitaline, le curare ou le gaz moutarde, sont d'abord employées. Mais on utilise encore d'autres poisons, avec une ingéniosité digne des meilleurs romans d'espionnage.Ainsi, une pâtisserie pouvait être fourrée à la strychnine ou le téléphone imbibé d'une matière radioactive. Sans oublier les rideaux, qu'on avait pu arroser de mercure !Avec l'arrivée de Maïranovski à la tête de la "Kamera", la recherche de poisons mortels franchit un nouveau palier. En effet, le sinistre savant finit par mettre au point un produit redoutable , le "K2".Et il essaie ses décoctions mortelles sur des détenus. Il mélange le poison à un peu de vodka, qu'il sert à ses "oiseaux", comme il les appelle. Puis, par le judas de leur cellule, il observe les phases de leur agonie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 20232 min

Qu'est-ce que le Rapport Khrouchtchev ?

Arrivé au pouvoir en septembre 1953, Nikita Khrouchtchev, le successeur de Staline, mort en mars de la même année, convoque à Moscou, en février 1956, le XXe Congrès du parti communiste d'Union soviétique.À la fin du Congrès, le Secrétaire général du parti monte encore à la tribune, pour présider une séance à huis clos, où les délégations étrangères ne sont pas admises.Et là, l'impensable se produit. Devant une assistance médusée, Khrouchtchev, dans un long rapport, dénonce le culte de la personnalité organisé autour de Staline. Et il va plus loin encore. Il dénonce les crimes d'un homme qui était encore vénéré en URSS et considéré comme un modèle indépassable.Cependant, Khrouchtchev cite seulement, parmi ces exactions, les exécutions sommaires qui ont suivi les procès truqués organisés, à Moscou, dans les années 1930, ou la pratique de la torture, utilisée pour extorquer des aveux aux opposants.Les crimes de masse imputés à Staline, comme la famine en Ukraine, qui causa la mort de plusieurs millions de personnes, ou les horreurs du goulag, ne sont pas cités.En dénonçant les crimes de Staline, Khrouchtchev n'était pas vraiment mû par un sentiment de justice ou de compassion envers les victimes. Il avait lui-même fait partie, à un moment donné, de l'équipe dirigeante qui avait planifié cette terreur.Il voit surtout cette dénonciation comme un moyen d'affermir son pouvoir face à ses rivaux. C'est pourquoi, peu de temps après la mort de Staline, il avait réuni une commission d'enquête sur les agissements du dictateur.Puis il avait commandé la rédaction de son fameux rapport, qui ne faisait pas moins de 70 pages. Les partis communistes reçoivent une copie du rapport, mais certains, comme le parti français, dirigé par Maurice Thorez, restent fidèles au stalinisme et n'apprécient gère la teneur du rapport Khrouchtchev.En tous cas, personne ne devait, en principe, en révéler le contenu. Ce qui n'a pas empêché des fuites de se produire, au profit d'une presse qui s'est aussitôt emparée de ce rapport. Il fit, dans les pays occidentaux, l'effet d'une véritable bombe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 20231 min

Pourquoi la chasse aux sorcières concernait-elle surtout des femmes ?

La pratique de la sorcellerie remonte à l'Antiquité. Mais la "chasse aux sorcières" connaîtra son apogée entre 1480 et 1630, même si des procès pour sorcellerie ont pu se tenir jusqu'au XIXe siècle.Il ne s'agit pas seulement d'un phénomène européen, des procès ayant aussi lieu sous d'autres latitudes, comme l'Amérique du Nord. L'Église a joué un grand rôle dans la répression de la sorcellerie, notamment par le biais de l'Inquisition, même si les pays protestants ne furent pas étrangers au phénomène.On estime à environ 60.000 le nombre de personnes exécutées pour les faits de sorcellerie qu'on leur a attribués.Parmi les victimes, il y avait une proportion écrasante de femmes. Elles représentent, selon les estimations les plus basses, au moins 80 % des personnes brûlées pour sorcellerie.C'est pourquoi on parle couramment de "sorcières". Et pourtant, il ne manquait pas, dans les villages, de devins ou de guérisseurs qui auraient pu, par leurs activités, éveiller les soupçons des autorités.Mais ils étaient rarement inquiétés. Pour les autorités religieuses et civiles de l'époque, la sorcellerie ne pouvait concerner que les femmes. Pour les théologiens, pas de doute, la femme est, par essence, un être inférieur à l'homme.Faibles et fragiles, les femmes sont plus susceptibles de succomber aux tentations. Elles résisteront beaucoup moins que les hommes aux séductions du démon. Ce qui est d'ailleurs d'autant moins étonnant, nous dit-on, que les femmes sont sensuelles par nature, et même dévergondées.Le sabbat, et ses rondes lubriques, ne pouvaient donc que les tenter. De tels préjugés misogynes s'expliquent encore mieux si l'on se souvient qu'ils proviennent surtout des milieux monastiques, où la femme est tenue pour une corruptrice.Certaines légendes ne présentent-elles pas Lilith, par exemple, come un démon féminin qui séduit Adam avant même qu'il ne rencontre Ève ? On peut aussi penser qu'un certain refoulement de leur sexualité aurait pu pousser ces prêtres et ces moines à voir dans la femme l'incarnation même du mal, vouée aux flammes quand elle devient sorcière. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 2, 20231 min

Que contiennent les sarcophages de plomb découverts sous Notre Dame ?

Dans le cadre du vaste chantier de rénovation qui a débuté après l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, les archéologues ont fait des découvertes intéressantes.Sous la croisée du transept de l'église, ils ont en effet trouvé deux sarcophages en plomb. Ce métal favorise d'ordinaire la conservation des dépouilles. Ce qui n'a pas vraiment été le cas, ici, en raison d'une certaine détérioration des cercueils.Il a été facile de retrouver l'identité de l'une des personnes reposant dans ces sarcophages. En effet, une plaque à son nom a permis d'identifier un chanoine de la cathédrale, nommé Antoine de La Porte et décédé en 1710. Il aurait occupé ses fonctions durant plus de 50 ans.L'individu trouvé dans le second sarcophage garde pour l'instant son mystère. En effet, on n'a pas pu l'identifier. Cependant, les scientifiques ont pu recueillir certains renseignements sur lui.Il s'agirait d'un homme jeune, âgé de 25 à 40 ans. Il présenterait une légère déformation crânienne et aurait sans doute souffert de la tuberculose. D'autres indices laissent à penser que la personne placée dans ce cercueil était un cavalier.La découverte de ces deux sarcophages n'a rien d'exceptionnel en soi. En effet, il était d'un usage assez courant, au moins jusqu'au XVIIIe siècle, de se faire inhumer dans une église.C'est ainsi qu'on estime à environ 300 les personnes qui ont choisi Notre-Dame de Paris pour dernière demeure. Mais cette forme d'inhumation était réservée à une mince frange de la population.Il s'agissait d'abord d'ecclésiastiques, comme le chanoine de La porte qui, au surplus, était attaché à Notre-Dame. Puis venaient les gens fortunés. Il fallait en effet de l'argent pour se faire enterrer dans la plus prestigieuse église de Paris.Qui plus est dans un sarcophage de plomb, ce qui était très coûteux, et à un endroit, la croisée du transept, rendu plus sacré par la proximité du chœur et la présence, jusqu'au début du XVIIIe siècle, d'un jubé surmonté d'une grande croix. Ce type d'inhumation était donc considérée comme un privilège. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 20231 min

Pourquoi l'avocate Lidia Poët est-elle célèbre ?

Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------On le sait, certaines femmes ont porté très haut la revendication de l'égalité des droits entre les deux sexes. Lidia Poët, dont la vie a inspiré une série très regardée, fut une de ces pionnières.Elle naît en 1855, dans le nord de l'Italie. Elle décroche d'abord son brevet d'institutrice, puis souhaite, comme son frère, devenir avocate. Mais, en Italie, aucune femme n'exerce encore cette profession.Ce qui n'empêche pas Lidia Poët de persévérer dans son projet. Elle s'inscrit donc à la Faculté de droit de l'université de Turin, et, en 1881, consacre sa thèse à la condition féminine. Tout semble donc prêt pour qu'elle puisse rejoindre le barreau.Mais c'était compter sans la mentalité de l'époque, largement dominée par des préjugés machistes. Dans un premier temps, malgré tout, tout se passe bien pour la jeune femme.En effet, elle passe avec succès les examens requis, puis, comme il se doit, demande son admission au barreau. C'est la première fois, en Italie, qu'une femme fait une telle démarche.Et sa demande suscite une vive polémique. Des avocats démissionnent même de leur Ordre plutôt que d'accepter une femme dans leurs rangs. Malgré tout, Lidia Poët est admise au barreau de Turin à une large majorité.Mais ses adversaires ne désarment pas pour autant. Le procureur général refuse son inscription, ce qui est confirmé par la Cour d'appel de Turin. Les arguments avancés en disent long sur la mentalité de l'époque.La complexion physique de la femme, marquée notamment par le cycle menstruel, ne lui donnerait pas la sérénité nécessaire à l'exercice du métier d'avocat. Par ailleurs, sa présence contribuerait à distraire l'auditoire. Les magistrats rappellent aussi que les femmes, à l'époque, n'ont pas toujours les mêmes droits que les hommes.Lidia Poët s'adresse alors à la Cour de cassation, qui confirme l'arrêt de la Cour d'appel. Le tribunal rappelle en outre que Lidia Poët, célibataire, ne peut donc se prévaloir de l'autorisation obligatoire de son mari pour devenir avocate.Il faudra attendre 1919 pour que cette autorisation soit abolie, ce qui permettra aux femmes d'accéder enfin aux fonctions publiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 29, 20232 min

Qui furent les premiers cavaliers de l'histoire ?

Selon les spécialistes, la domestication du cheval remonterait à environ 5.500 ans. À partir de là, on se demande à quel moment les hommes qui les ont apprivoisés ont commencé à monter ces animaux pour devenir des cavaliers.Une récente découverte permet de faire progresser notre connaissance dans ce domaine. En effet, plus de 200 squelettes, vieux d'environ 5.000 ans, ont été découverts dans des sites d'Europe centrale.Les ossements, enterrés sous des monticules de terre, étaient bien conservés. Divers indices ont permis aux scientifiques de repérer, parmi ces squelettes, au moins 24 individus qui, voilà environ 5.000 ans, auraient déjà pu pratiquer l'équitation.Parmi ces indices, les spécialistes ont notamment trouvé des traces d'usure au niveau des os de la hanche et la présence de traumatismes qui pourraient être dus à des chutes de cheval.Les ossements découverts appartenaient probablement à un peuple originaire d'Asie centrale. Il s'agissait sans doute de tribus nomades, à la recherche de nouveaux pâturages pour leur bétail, et notamment leurs chevaux.Si ces hommes les montaient, ils devaient donc se déplacer plus rapidement. Ce qui leur sans doute permis de parcourir beaucoup plus vite le trajet qui les a menés de l'Asie centrale à l'ouest de la mer Noire, où les squelettes ont été découverts.La proportion assez importante de cavaliers retrouvés dans ces tombes du Néolithique laisse supposer qu'à cette époque reculée les hommes montaient déjà leurs chevaux pour se déplacer.Mais il se pourrait que la pratique de l'équitation remonte encore plus haut. En effet, un squelette a été découvert, dans une tombe située en Hongrie. Ces ossements remontent à environ 6.300 ans. Et, d'après les spécialistes, ils portent des signes caractéristiques de la pratique de l'équitation.Ce qui obligerait à reculer dans le temps la domestication des chevaux. Cependant, on ne peut se fonder sur cette trouvaille, unique pour l'instant, pour prétendre qu'il y avait déjà des cavaliers voilà plus de 6.000 ans. Il faudra donc continuer les recherches, pour découvrir peut-être d'autres preuves. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 27, 20231 min

Quelles ont été les plus longues grèves de l'Histoire ?

La majorité des français expriment leur désaccord avec l'actuel projet de réforme des retraites en organisant manifestations et grèves. La France est souvent considérée comme le pays où ces arrêts de travail sont les plus fréquents.Il est vrai qu'au cours de son histoire récente, certaines grèves ont duré plus longtemps que le mouvement actuel. Ainsi, entre décembre 1986 et janvier 1987, une grève, déclenchée à la SNCF, dure 28 jours, sans même que la trêve de Noël soit respectée.De même, une grève de 22 jours est déclenchée, fin 1995, contre un précédent projet de réforme des retraites.Mais, en 1980, débute, à Alès, une grève des mineurs qui devait s'étendre sur 13 mois. Parfois, la grève concerne tous les secteurs et devient générale. Ainsi, en 1968, ce mouvement, qui paralyse l'économie française, commence le 14 mai et se prolongera jusque dans la seconde moitié du mois de juin.Si, dans certains pays, le réflexe de la grève est sans doute moins spontané, elle dure parfois plus longtemps quand elle est déclenchée.C'est le cas aux États-Unis, où, en 2003, les employés d'un hôtel de Chicago se mettent en grève. Ils protestent notamment contre les réductions de salaires imposées par la direction.Le mouvement ne s'éteint qu'au bout de 10 ans. Durant toute cette période, les employés manifestent et organisent des piquets de grève. Pour tenir bon, cependant, certains prennent un autre emploi.Mais cette grève interminable n'aura pas servi à grand chose, les employés de l'hôtel étant réintégrés aux même conditions qu'avant le déclenchement du mouvement.Mais d'autres grèves sont encore plus longues. En 1939, à la suite du renvoi d'un barman, les employés d'un pub irlandais décident de cesser le travail. La grève durera 14 ans, jusqu'en 1953. Son exceptionnelle durée fait la renommée de l'établissement, qui attire de nombreux touristes.Mais le record de la grève la plus longue de l'Histoire appartient peut-être à une école anglaise dont les deux enseignants, licenciés, se mettent en grève en 1914. Elle devait durer un quart de siècle, jusqu'en 1939. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 26, 20231 min

Pourquoi Louis XVI n’a-t-il eu aucune maîtresse ?

La plupart des Rois de France ont eu de nombreuses liaisons hors mariage. À l'exception de Louis XIII, les Bourbons étaient notamment connus pour leur tempérament sensuel. De fait, Henri IV n'était pas surnommé le "Vert Galant" pour rien.On sait que Louis XIV eut de nombreuses favorites, dont les plus connues sont Mme de Montespan et Mme de Maintenon. Quant à Louis XV, il n'est pas en reste, et ses aventures galantes alimentaient la chronique quotidienne de Versailles.Mais, dans ce domaine, son petit-fils, Louis XVI, ne suit en rien l'exemple de ses ancêtres.En effet, on ne lui connaît aucune liaison. Non seulement il n'eut pas de maîtresses, mais il eut du mal à remplir ses devoirs conjugaux. Comment expliquer cette atonie des sens chez le successeur de Louis XV ?Il faut d'abord rappeler que le jeune homme, alors héritier du trône, se marie très jeune. En effet, au moment de son mariage avec la jeune archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette, en 1770, il n'a que quinze ans. Et sa jeune femme a un an de moins que lui.Les deux adolescents n'ont donc aucune expérience de la sexualité. Au surplus, le futur Louis XVI est un jeune homme timide et emprunté, qui ne semble éprouver aucun goût particulier pour la bagatelle.Pour couronner le tout, il souffre d'une légère malformation, qui rend les rapports sexuels douloureux. Il faudra que le frère de Marie-Antoinette, l'Empereur Joseph II, se déplace en personne pour convaincre son beau-frère de consommer enfin son mariage. Ce sera chose faite en 1777.Et la Reine accouchera de son premier enfant, la future madame Royale, l'année suivante. Mais Si Louis XVI n'eut pas de maîtresses, c'est encore pour une autre raison.En effet, c'était un homme très pieux, qui ne prenait pas à la légère ses devoirs de croyant. Par ailleurs, il avait pu constater à quel point les débordements de son grand-père avaient pu, à la fin de son règne, miner une popularité qui, en d'autres temps, lui avait valu le surnom de Bien-Aimé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 20231 min

Le Président de la République française a-t-il un fanion particulier ?

La plupart des monarques arborent un enseigne particulier, sous la forme, le plus souvent, d'un drapeau personnel. C'est ainsi que le fanion du Roi d'Angleterre flotte au sommet du palais de Buckingham quand le souverain est présent.Ces marques particulières ne sont pas l'apanage des régimes monarchiques. Ainsi, depuis les débuts de la IIIe République, les Présidents français ont droit à leur pavillon personnel. À l'exception, cependant, des deux premiers Présidents, qui n'ont pas arboré de pavillon particulier.Le plus souvent, ce fanion prend la forme du drapeau tricolore, au centre duquel sont brodées, en lettres dorées, les initiales du Chef de l'État.Cependant, certains Présidents de la République ont fait figurer d'autres symboles sur leur fanion personnel. Ainsi, le général de Gaulle a tenu à la présence d'une croix de Lorraine en dessous de ses initiales.On sait qu'elle fut, durant la Seconde Guerre mondiale, le symbole des Forces françaises libres. De son côté, Valéry Giscard d'Estaing a choisi un autre emblème, celui du faisceau de licteur, porté par certains magistrats de la Rome antique.Quant au Président Mitterrand, c'est un arbre qu'il a voulu faire broder sur son pavillon particulier. Ses successeurs, jusqu'à maintenant, n'ont pas tenu à faire figurer de symbole particulier sur leur fanion, sinon la cravate blanche qui manifeste leur fonction de chef des armées.Il est à noter que, durant le régime de Vichy, le maréchal Pétain, Chef de l'État français, avait fait figurer, sur son pavillon personnel, son bâton de maréchal, orné d'une francisque, distinction que le régime accordait à certaines personnes.L'existence et l'utilisation de ce fanion particulier du Chef de l'État figurent, pour la première fois, dans un décret de mai 1885. Il indique notamment que ce pavillon doit être hissé sur le navire à bord duquel se trouve le Président de la République. Le texte précise que tout autre drapeau ou fanion doit être alors abaissé.Ce drapeau personnel flotte également à l'avant de la voiture officielle à bord de laquelle le Président a pris place. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 22, 20231 min

Qui est le plus grand agent double durant la Seconde Guerre mondiale ?

On sait le rôle important qu'ont joué les services secrets durant la Deuxième Guerre mondiale. Ils ont pu s'appuyer sur un réseau d'agents, dont certains sont passés à la postérité.C'est le cas de Joan Pujol Garcia, considéré comme le plus grand agent double de la Seconde Guerre mondiale. Ce Catalan, né en 1912 à Barcelone, exerce divers métiers avant de se diriger vers l'élevage de volailles. Au début du conflit, cet homme épris de liberté désire s'engager du côté des Alliés. Il s'adresse donc à l'ambassade d'Angleterre à Madrid qui, à plusieurs reprises, refuse ses services.Juan Pujol Garcia imagine alors une autre manière de servir la cause des Alliés : entrer au service de leurs adversaires et les "intoxiquer". C'est ainsi qu'il parvient à se mettre en relations avec les Allemands.Il se fait passer pour un nazi fervent, admirateur du Führer et de ses idées. Et il leur fait croire qu'il vit en Angleterre, alors qu'en réalité il séjourne à Lisbonne et que son visa l'empêche de quitter le Portugal.Les Allemands, qui n'ont pas d'agents en Angleterre, engagent donc Garcia. D'une imagination très fertile, notre agent double se sert de revues touristiques pour décrire les lieux où il est censé résider. Et il invente de toutes pièces tout un réseau d'agents fictifs.Il donne à ses supérieurs des détails fournis sur l'identité de ces agents imaginaires et sur la manière dont le réseau est organisé. Les Allemands n'y voient que du feu.Juan Pujol Garcia les berne à plusieurs reprises. Ainsi, au début de l'année 1942, il leur fait croire qu'un important convoi de navires, parti d'Angleterre, est en route pour ravitailler les troupes britanniques à Malte.Les Allemands envoient des sous-marins sur place mais ne trouvent pas les navires attendus. Par ailleurs, l'agent double contribuera au succès de l'opération "Fortitude", qui devait faire croire aux Allemands que le débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais.Les Anglais, qui avaient fini par engager Garcia, lui donnent le surnom de "Garbo", tandis que les Allemands l'appellent "Alaric Arabel". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 20231 min

Qu'est-ce que l'affaire des Poisons ?

L'affaire des Poisons, qui éclate sous le règne de Louis XIV, et en révèle côté sombre, se déroule en plusieurs étapes. Le premier épisode concerne les louches activités de la marquise de Brinvilliers.En effet, en 1672, des lettres très compromettantes de la marquise sont retrouvées chez son amant, un officier du nom de Godin de Sainte-Croix. Dans ces missives sulfureuses, elle reconnaît sans ambages avoir empoisonné son père et ses deux frères.Elle voulait récupérer leurs parts d'héritage et peut-être aussi se venger des pratiques incestueuses que, durant son enfance, un de ses frères lui aurait fait subir.Après la découverte de la cassette contenant les lettres, la marquise de Brinvilliers s'enfuit à l'étranger. Extradée, elle est finalement arrêtée en 1676. Au cours de l'été, elle est soumise à la question et comparaît devant ses juges.Reconnue coupable de plusieurs meurtres, la marquise est décapitée en place de Grève, à Paris, le 17 juillet 1676.Quelques années après cette exécution, l'affaire des Poisons rebondit, avec un scandale d'une tout autre ampleur. Un monde interlope d'empoisonneuses, comme la célèbre La Voisin, de voyantes, de "sorcières" et de prêtres débauchés, y est mêlé.Mais, cette fois-ci, l'affaire est plus retentissante. En effet, des personnes de haut rang sont compromises dans le scandale. Ainsi, la marquise de Montespan, maîtresse en titre du Roi, se serait procurée des "poudres" pour se conserver la faveur du monarque.Dans le même but, elle aurait fait dire des messes noires, pendant lesquelles l'officiant aurait célébré la cérémonie sur le corps de la marquise. Des rumeurs courent au sujet de meurtres d'enfants et de pratiques de sorcellerie.D'autres personnes de qualité, comme on disait alors, sont impliquées dans le scandale; on cite les noms du maréchal de Luxembourg, de la comtesse de Soissons ou de Mme de Vivonne, belle-sœur dev Mme de Montespan.Devant la gravité des accusations, le lieutenant général de police, Nicolas de La Reynie, crée un tribunal spécial, baptisé la "Chambre Ardente". En trois ans, de 1679 à 1682, il prononce notamment 36 condamnations à mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 19, 20231 min

Pourquoi l'opération Gold a-t-elle échoué ?

Durant la guerre froide, chaque camp imagine de nombreux projets visant à espionner ses adversaires. L'un des plus spectaculaires est l'opération "Gold".Ce projet, monté par les services secrets américain et anglais au début des années 1950, consiste à creuser un vaste tunnel sous la ville de Berlin. L'objectif est le quartier général de l'armée soviétique, qui se trouve dans la zone d'occupation soviétique de la ville.Sous terre, les Alliés auraient accès aux câbles de communication de cet endroit stratégique. Ils pourraient ainsi recueillir de précieuses informations. Une autre opération du même ordre est entreprise à Vienne.Avant même que le tunnel ne soit creusé, les Soviétiques connaissent le projet des Alliés. Ils en ont été informés par un agent double. Soucieux de ne pas le compromettre, les Russes laissent leurs adversaires achever le tunnel.Durant un ans, de mai 1955 à avril 1956, ils permettent même aux Alliés de récolter des renseignements. Et la moisson est loin d'être négligeable. Leur masse en est telle que la CIA, qui traite une partie de ces informations, doit faire appel à un autre service.En effet, les Alliés en apprennent beaucoup sur la nouvelle armée est-allemande et sur le Pacte de Varsovie, organisation militaire rassemblant l'URSS et ses États satellites.Parmi les renseignements collectés, figurent aussi l'identité de milliers d'officiers et l'emplacement de nombreuses bases de l'armée de l'air soviétique, en URSS ou en Allemagne de l'Est.Quand les Soviétiques estiment que l'existence du tunnel peut être révélée dans attirer l'attention des services secrets alliés sur leur agent double, ils s'arrangent pour qu'il soit "découvert", en avril 1956, par un service de nettoyage.L'URSS crie alors au scandale, estimant que l'existence de ce tunnel viole les règles du droit international. En tous cas, elle prend le monde à témoin, en priant les journalistes de prendre des photos du tunnel.Les historiens se sont demandé si la protection d'un agent secret, aussi utile soit-il, valait la divulgation d'informations d'une telle valeur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20231 min