
Choses à Savoir HISTOIRE
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Qu'est-ce que le Rapport Khrouchtchev ?
Arrivé au pouvoir en septembre 1953, Nikita Khrouchtchev, le successeur de Staline, mort en mars de la même année, convoque à Moscou, en février 1956, le XXe Congrès du parti communiste d'Union soviétique.À la fin du Congrès, le Secrétaire général du parti monte encore à la tribune, pour présider une séance à huis clos, où les délégations étrangères ne sont pas admises.Et là, l'impensable se produit. Devant une assistance médusée, Khrouchtchev, dans un long rapport, dénonce le culte de la personnalité organisé autour de Staline. Et il va plus loin encore. Il dénonce les crimes d'un homme qui était encore vénéré en URSS et considéré comme un modèle indépassable.Cependant, Khrouchtchev cite seulement, parmi ces exactions, les exécutions sommaires qui ont suivi les procès truqués organisés, à Moscou, dans les années 1930, ou la pratique de la torture, utilisée pour extorquer des aveux aux opposants.Les crimes de masse imputés à Staline, comme la famine en Ukraine, qui causa la mort de plusieurs millions de personnes, ou les horreurs du goulag, ne sont pas cités.En dénonçant les crimes de Staline, Khrouchtchev n'était pas vraiment mû par un sentiment de justice ou de compassion envers les victimes. Il avait lui-même fait partie, à un moment donné, de l'équipe dirigeante qui avait planifié cette terreur.Il voit surtout cette dénonciation comme un moyen d'affermir son pouvoir face à ses rivaux. C'est pourquoi, peu de temps après la mort de Staline, il avait réuni une commission d'enquête sur les agissements du dictateur.Puis il avait commandé la rédaction de son fameux rapport, qui ne faisait pas moins de 70 pages. Les partis communistes reçoivent une copie du rapport, mais certains, comme le parti français, dirigé par Maurice Thorez, restent fidèles au stalinisme et n'apprécient gère la teneur du rapport Khrouchtchev.En tous cas, personne ne devait, en principe, en révéler le contenu. Ce qui n'a pas empêché des fuites de se produire, au profit d'une presse qui s'est aussitôt emparée de ce rapport. Il fit, dans les pays occidentaux, l'effet d'une véritable bombe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la chasse aux sorcières concernait-elle surtout des femmes ?
La pratique de la sorcellerie remonte à l'Antiquité. Mais la "chasse aux sorcières" connaîtra son apogée entre 1480 et 1630, même si des procès pour sorcellerie ont pu se tenir jusqu'au XIXe siècle.Il ne s'agit pas seulement d'un phénomène européen, des procès ayant aussi lieu sous d'autres latitudes, comme l'Amérique du Nord. L'Église a joué un grand rôle dans la répression de la sorcellerie, notamment par le biais de l'Inquisition, même si les pays protestants ne furent pas étrangers au phénomène.On estime à environ 60.000 le nombre de personnes exécutées pour les faits de sorcellerie qu'on leur a attribués.Parmi les victimes, il y avait une proportion écrasante de femmes. Elles représentent, selon les estimations les plus basses, au moins 80 % des personnes brûlées pour sorcellerie.C'est pourquoi on parle couramment de "sorcières". Et pourtant, il ne manquait pas, dans les villages, de devins ou de guérisseurs qui auraient pu, par leurs activités, éveiller les soupçons des autorités.Mais ils étaient rarement inquiétés. Pour les autorités religieuses et civiles de l'époque, la sorcellerie ne pouvait concerner que les femmes. Pour les théologiens, pas de doute, la femme est, par essence, un être inférieur à l'homme.Faibles et fragiles, les femmes sont plus susceptibles de succomber aux tentations. Elles résisteront beaucoup moins que les hommes aux séductions du démon. Ce qui est d'ailleurs d'autant moins étonnant, nous dit-on, que les femmes sont sensuelles par nature, et même dévergondées.Le sabbat, et ses rondes lubriques, ne pouvaient donc que les tenter. De tels préjugés misogynes s'expliquent encore mieux si l'on se souvient qu'ils proviennent surtout des milieux monastiques, où la femme est tenue pour une corruptrice.Certaines légendes ne présentent-elles pas Lilith, par exemple, come un démon féminin qui séduit Adam avant même qu'il ne rencontre Ève ? On peut aussi penser qu'un certain refoulement de leur sexualité aurait pu pousser ces prêtres et ces moines à voir dans la femme l'incarnation même du mal, vouée aux flammes quand elle devient sorcière. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que contiennent les sarcophages de plomb découverts sous Notre Dame ?
Dans le cadre du vaste chantier de rénovation qui a débuté après l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, les archéologues ont fait des découvertes intéressantes.Sous la croisée du transept de l'église, ils ont en effet trouvé deux sarcophages en plomb. Ce métal favorise d'ordinaire la conservation des dépouilles. Ce qui n'a pas vraiment été le cas, ici, en raison d'une certaine détérioration des cercueils.Il a été facile de retrouver l'identité de l'une des personnes reposant dans ces sarcophages. En effet, une plaque à son nom a permis d'identifier un chanoine de la cathédrale, nommé Antoine de La Porte et décédé en 1710. Il aurait occupé ses fonctions durant plus de 50 ans.L'individu trouvé dans le second sarcophage garde pour l'instant son mystère. En effet, on n'a pas pu l'identifier. Cependant, les scientifiques ont pu recueillir certains renseignements sur lui.Il s'agirait d'un homme jeune, âgé de 25 à 40 ans. Il présenterait une légère déformation crânienne et aurait sans doute souffert de la tuberculose. D'autres indices laissent à penser que la personne placée dans ce cercueil était un cavalier.La découverte de ces deux sarcophages n'a rien d'exceptionnel en soi. En effet, il était d'un usage assez courant, au moins jusqu'au XVIIIe siècle, de se faire inhumer dans une église.C'est ainsi qu'on estime à environ 300 les personnes qui ont choisi Notre-Dame de Paris pour dernière demeure. Mais cette forme d'inhumation était réservée à une mince frange de la population.Il s'agissait d'abord d'ecclésiastiques, comme le chanoine de La porte qui, au surplus, était attaché à Notre-Dame. Puis venaient les gens fortunés. Il fallait en effet de l'argent pour se faire enterrer dans la plus prestigieuse église de Paris.Qui plus est dans un sarcophage de plomb, ce qui était très coûteux, et à un endroit, la croisée du transept, rendu plus sacré par la proximité du chœur et la présence, jusqu'au début du XVIIIe siècle, d'un jubé surmonté d'une grande croix. Ce type d'inhumation était donc considérée comme un privilège. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'avocate Lidia Poët est-elle célèbre ?
Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------On le sait, certaines femmes ont porté très haut la revendication de l'égalité des droits entre les deux sexes. Lidia Poët, dont la vie a inspiré une série très regardée, fut une de ces pionnières.Elle naît en 1855, dans le nord de l'Italie. Elle décroche d'abord son brevet d'institutrice, puis souhaite, comme son frère, devenir avocate. Mais, en Italie, aucune femme n'exerce encore cette profession.Ce qui n'empêche pas Lidia Poët de persévérer dans son projet. Elle s'inscrit donc à la Faculté de droit de l'université de Turin, et, en 1881, consacre sa thèse à la condition féminine. Tout semble donc prêt pour qu'elle puisse rejoindre le barreau.Mais c'était compter sans la mentalité de l'époque, largement dominée par des préjugés machistes. Dans un premier temps, malgré tout, tout se passe bien pour la jeune femme.En effet, elle passe avec succès les examens requis, puis, comme il se doit, demande son admission au barreau. C'est la première fois, en Italie, qu'une femme fait une telle démarche.Et sa demande suscite une vive polémique. Des avocats démissionnent même de leur Ordre plutôt que d'accepter une femme dans leurs rangs. Malgré tout, Lidia Poët est admise au barreau de Turin à une large majorité.Mais ses adversaires ne désarment pas pour autant. Le procureur général refuse son inscription, ce qui est confirmé par la Cour d'appel de Turin. Les arguments avancés en disent long sur la mentalité de l'époque.La complexion physique de la femme, marquée notamment par le cycle menstruel, ne lui donnerait pas la sérénité nécessaire à l'exercice du métier d'avocat. Par ailleurs, sa présence contribuerait à distraire l'auditoire. Les magistrats rappellent aussi que les femmes, à l'époque, n'ont pas toujours les mêmes droits que les hommes.Lidia Poët s'adresse alors à la Cour de cassation, qui confirme l'arrêt de la Cour d'appel. Le tribunal rappelle en outre que Lidia Poët, célibataire, ne peut donc se prévaloir de l'autorisation obligatoire de son mari pour devenir avocate.Il faudra attendre 1919 pour que cette autorisation soit abolie, ce qui permettra aux femmes d'accéder enfin aux fonctions publiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui furent les premiers cavaliers de l'histoire ?
Selon les spécialistes, la domestication du cheval remonterait à environ 5.500 ans. À partir de là, on se demande à quel moment les hommes qui les ont apprivoisés ont commencé à monter ces animaux pour devenir des cavaliers.Une récente découverte permet de faire progresser notre connaissance dans ce domaine. En effet, plus de 200 squelettes, vieux d'environ 5.000 ans, ont été découverts dans des sites d'Europe centrale.Les ossements, enterrés sous des monticules de terre, étaient bien conservés. Divers indices ont permis aux scientifiques de repérer, parmi ces squelettes, au moins 24 individus qui, voilà environ 5.000 ans, auraient déjà pu pratiquer l'équitation.Parmi ces indices, les spécialistes ont notamment trouvé des traces d'usure au niveau des os de la hanche et la présence de traumatismes qui pourraient être dus à des chutes de cheval.Les ossements découverts appartenaient probablement à un peuple originaire d'Asie centrale. Il s'agissait sans doute de tribus nomades, à la recherche de nouveaux pâturages pour leur bétail, et notamment leurs chevaux.Si ces hommes les montaient, ils devaient donc se déplacer plus rapidement. Ce qui leur sans doute permis de parcourir beaucoup plus vite le trajet qui les a menés de l'Asie centrale à l'ouest de la mer Noire, où les squelettes ont été découverts.La proportion assez importante de cavaliers retrouvés dans ces tombes du Néolithique laisse supposer qu'à cette époque reculée les hommes montaient déjà leurs chevaux pour se déplacer.Mais il se pourrait que la pratique de l'équitation remonte encore plus haut. En effet, un squelette a été découvert, dans une tombe située en Hongrie. Ces ossements remontent à environ 6.300 ans. Et, d'après les spécialistes, ils portent des signes caractéristiques de la pratique de l'équitation.Ce qui obligerait à reculer dans le temps la domestication des chevaux. Cependant, on ne peut se fonder sur cette trouvaille, unique pour l'instant, pour prétendre qu'il y avait déjà des cavaliers voilà plus de 6.000 ans. Il faudra donc continuer les recherches, pour découvrir peut-être d'autres preuves. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles ont été les plus longues grèves de l'Histoire ?
La majorité des français expriment leur désaccord avec l'actuel projet de réforme des retraites en organisant manifestations et grèves. La France est souvent considérée comme le pays où ces arrêts de travail sont les plus fréquents.Il est vrai qu'au cours de son histoire récente, certaines grèves ont duré plus longtemps que le mouvement actuel. Ainsi, entre décembre 1986 et janvier 1987, une grève, déclenchée à la SNCF, dure 28 jours, sans même que la trêve de Noël soit respectée.De même, une grève de 22 jours est déclenchée, fin 1995, contre un précédent projet de réforme des retraites.Mais, en 1980, débute, à Alès, une grève des mineurs qui devait s'étendre sur 13 mois. Parfois, la grève concerne tous les secteurs et devient générale. Ainsi, en 1968, ce mouvement, qui paralyse l'économie française, commence le 14 mai et se prolongera jusque dans la seconde moitié du mois de juin.Si, dans certains pays, le réflexe de la grève est sans doute moins spontané, elle dure parfois plus longtemps quand elle est déclenchée.C'est le cas aux États-Unis, où, en 2003, les employés d'un hôtel de Chicago se mettent en grève. Ils protestent notamment contre les réductions de salaires imposées par la direction.Le mouvement ne s'éteint qu'au bout de 10 ans. Durant toute cette période, les employés manifestent et organisent des piquets de grève. Pour tenir bon, cependant, certains prennent un autre emploi.Mais cette grève interminable n'aura pas servi à grand chose, les employés de l'hôtel étant réintégrés aux même conditions qu'avant le déclenchement du mouvement.Mais d'autres grèves sont encore plus longues. En 1939, à la suite du renvoi d'un barman, les employés d'un pub irlandais décident de cesser le travail. La grève durera 14 ans, jusqu'en 1953. Son exceptionnelle durée fait la renommée de l'établissement, qui attire de nombreux touristes.Mais le record de la grève la plus longue de l'Histoire appartient peut-être à une école anglaise dont les deux enseignants, licenciés, se mettent en grève en 1914. Elle devait durer un quart de siècle, jusqu'en 1939. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Louis XVI n’a-t-il eu aucune maîtresse ?
La plupart des Rois de France ont eu de nombreuses liaisons hors mariage. À l'exception de Louis XIII, les Bourbons étaient notamment connus pour leur tempérament sensuel. De fait, Henri IV n'était pas surnommé le "Vert Galant" pour rien.On sait que Louis XIV eut de nombreuses favorites, dont les plus connues sont Mme de Montespan et Mme de Maintenon. Quant à Louis XV, il n'est pas en reste, et ses aventures galantes alimentaient la chronique quotidienne de Versailles.Mais, dans ce domaine, son petit-fils, Louis XVI, ne suit en rien l'exemple de ses ancêtres.En effet, on ne lui connaît aucune liaison. Non seulement il n'eut pas de maîtresses, mais il eut du mal à remplir ses devoirs conjugaux. Comment expliquer cette atonie des sens chez le successeur de Louis XV ?Il faut d'abord rappeler que le jeune homme, alors héritier du trône, se marie très jeune. En effet, au moment de son mariage avec la jeune archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette, en 1770, il n'a que quinze ans. Et sa jeune femme a un an de moins que lui.Les deux adolescents n'ont donc aucune expérience de la sexualité. Au surplus, le futur Louis XVI est un jeune homme timide et emprunté, qui ne semble éprouver aucun goût particulier pour la bagatelle.Pour couronner le tout, il souffre d'une légère malformation, qui rend les rapports sexuels douloureux. Il faudra que le frère de Marie-Antoinette, l'Empereur Joseph II, se déplace en personne pour convaincre son beau-frère de consommer enfin son mariage. Ce sera chose faite en 1777.Et la Reine accouchera de son premier enfant, la future madame Royale, l'année suivante. Mais Si Louis XVI n'eut pas de maîtresses, c'est encore pour une autre raison.En effet, c'était un homme très pieux, qui ne prenait pas à la légère ses devoirs de croyant. Par ailleurs, il avait pu constater à quel point les débordements de son grand-père avaient pu, à la fin de son règne, miner une popularité qui, en d'autres temps, lui avait valu le surnom de Bien-Aimé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Président de la République française a-t-il un fanion particulier ?
La plupart des monarques arborent un enseigne particulier, sous la forme, le plus souvent, d'un drapeau personnel. C'est ainsi que le fanion du Roi d'Angleterre flotte au sommet du palais de Buckingham quand le souverain est présent.Ces marques particulières ne sont pas l'apanage des régimes monarchiques. Ainsi, depuis les débuts de la IIIe République, les Présidents français ont droit à leur pavillon personnel. À l'exception, cependant, des deux premiers Présidents, qui n'ont pas arboré de pavillon particulier.Le plus souvent, ce fanion prend la forme du drapeau tricolore, au centre duquel sont brodées, en lettres dorées, les initiales du Chef de l'État.Cependant, certains Présidents de la République ont fait figurer d'autres symboles sur leur fanion personnel. Ainsi, le général de Gaulle a tenu à la présence d'une croix de Lorraine en dessous de ses initiales.On sait qu'elle fut, durant la Seconde Guerre mondiale, le symbole des Forces françaises libres. De son côté, Valéry Giscard d'Estaing a choisi un autre emblème, celui du faisceau de licteur, porté par certains magistrats de la Rome antique.Quant au Président Mitterrand, c'est un arbre qu'il a voulu faire broder sur son pavillon particulier. Ses successeurs, jusqu'à maintenant, n'ont pas tenu à faire figurer de symbole particulier sur leur fanion, sinon la cravate blanche qui manifeste leur fonction de chef des armées.Il est à noter que, durant le régime de Vichy, le maréchal Pétain, Chef de l'État français, avait fait figurer, sur son pavillon personnel, son bâton de maréchal, orné d'une francisque, distinction que le régime accordait à certaines personnes.L'existence et l'utilisation de ce fanion particulier du Chef de l'État figurent, pour la première fois, dans un décret de mai 1885. Il indique notamment que ce pavillon doit être hissé sur le navire à bord duquel se trouve le Président de la République. Le texte précise que tout autre drapeau ou fanion doit être alors abaissé.Ce drapeau personnel flotte également à l'avant de la voiture officielle à bord de laquelle le Président a pris place. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le plus grand agent double durant la Seconde Guerre mondiale ?
On sait le rôle important qu'ont joué les services secrets durant la Deuxième Guerre mondiale. Ils ont pu s'appuyer sur un réseau d'agents, dont certains sont passés à la postérité.C'est le cas de Joan Pujol Garcia, considéré comme le plus grand agent double de la Seconde Guerre mondiale. Ce Catalan, né en 1912 à Barcelone, exerce divers métiers avant de se diriger vers l'élevage de volailles. Au début du conflit, cet homme épris de liberté désire s'engager du côté des Alliés. Il s'adresse donc à l'ambassade d'Angleterre à Madrid qui, à plusieurs reprises, refuse ses services.Juan Pujol Garcia imagine alors une autre manière de servir la cause des Alliés : entrer au service de leurs adversaires et les "intoxiquer". C'est ainsi qu'il parvient à se mettre en relations avec les Allemands.Il se fait passer pour un nazi fervent, admirateur du Führer et de ses idées. Et il leur fait croire qu'il vit en Angleterre, alors qu'en réalité il séjourne à Lisbonne et que son visa l'empêche de quitter le Portugal.Les Allemands, qui n'ont pas d'agents en Angleterre, engagent donc Garcia. D'une imagination très fertile, notre agent double se sert de revues touristiques pour décrire les lieux où il est censé résider. Et il invente de toutes pièces tout un réseau d'agents fictifs.Il donne à ses supérieurs des détails fournis sur l'identité de ces agents imaginaires et sur la manière dont le réseau est organisé. Les Allemands n'y voient que du feu.Juan Pujol Garcia les berne à plusieurs reprises. Ainsi, au début de l'année 1942, il leur fait croire qu'un important convoi de navires, parti d'Angleterre, est en route pour ravitailler les troupes britanniques à Malte.Les Allemands envoient des sous-marins sur place mais ne trouvent pas les navires attendus. Par ailleurs, l'agent double contribuera au succès de l'opération "Fortitude", qui devait faire croire aux Allemands que le débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais.Les Anglais, qui avaient fini par engager Garcia, lui donnent le surnom de "Garbo", tandis que les Allemands l'appellent "Alaric Arabel". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'affaire des Poisons ?
L'affaire des Poisons, qui éclate sous le règne de Louis XIV, et en révèle côté sombre, se déroule en plusieurs étapes. Le premier épisode concerne les louches activités de la marquise de Brinvilliers.En effet, en 1672, des lettres très compromettantes de la marquise sont retrouvées chez son amant, un officier du nom de Godin de Sainte-Croix. Dans ces missives sulfureuses, elle reconnaît sans ambages avoir empoisonné son père et ses deux frères.Elle voulait récupérer leurs parts d'héritage et peut-être aussi se venger des pratiques incestueuses que, durant son enfance, un de ses frères lui aurait fait subir.Après la découverte de la cassette contenant les lettres, la marquise de Brinvilliers s'enfuit à l'étranger. Extradée, elle est finalement arrêtée en 1676. Au cours de l'été, elle est soumise à la question et comparaît devant ses juges.Reconnue coupable de plusieurs meurtres, la marquise est décapitée en place de Grève, à Paris, le 17 juillet 1676.Quelques années après cette exécution, l'affaire des Poisons rebondit, avec un scandale d'une tout autre ampleur. Un monde interlope d'empoisonneuses, comme la célèbre La Voisin, de voyantes, de "sorcières" et de prêtres débauchés, y est mêlé.Mais, cette fois-ci, l'affaire est plus retentissante. En effet, des personnes de haut rang sont compromises dans le scandale. Ainsi, la marquise de Montespan, maîtresse en titre du Roi, se serait procurée des "poudres" pour se conserver la faveur du monarque.Dans le même but, elle aurait fait dire des messes noires, pendant lesquelles l'officiant aurait célébré la cérémonie sur le corps de la marquise. Des rumeurs courent au sujet de meurtres d'enfants et de pratiques de sorcellerie.D'autres personnes de qualité, comme on disait alors, sont impliquées dans le scandale; on cite les noms du maréchal de Luxembourg, de la comtesse de Soissons ou de Mme de Vivonne, belle-sœur dev Mme de Montespan.Devant la gravité des accusations, le lieutenant général de police, Nicolas de La Reynie, crée un tribunal spécial, baptisé la "Chambre Ardente". En trois ans, de 1679 à 1682, il prononce notamment 36 condamnations à mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'opération Gold a-t-elle échoué ?
Durant la guerre froide, chaque camp imagine de nombreux projets visant à espionner ses adversaires. L'un des plus spectaculaires est l'opération "Gold".Ce projet, monté par les services secrets américain et anglais au début des années 1950, consiste à creuser un vaste tunnel sous la ville de Berlin. L'objectif est le quartier général de l'armée soviétique, qui se trouve dans la zone d'occupation soviétique de la ville.Sous terre, les Alliés auraient accès aux câbles de communication de cet endroit stratégique. Ils pourraient ainsi recueillir de précieuses informations. Une autre opération du même ordre est entreprise à Vienne.Avant même que le tunnel ne soit creusé, les Soviétiques connaissent le projet des Alliés. Ils en ont été informés par un agent double. Soucieux de ne pas le compromettre, les Russes laissent leurs adversaires achever le tunnel.Durant un ans, de mai 1955 à avril 1956, ils permettent même aux Alliés de récolter des renseignements. Et la moisson est loin d'être négligeable. Leur masse en est telle que la CIA, qui traite une partie de ces informations, doit faire appel à un autre service.En effet, les Alliés en apprennent beaucoup sur la nouvelle armée est-allemande et sur le Pacte de Varsovie, organisation militaire rassemblant l'URSS et ses États satellites.Parmi les renseignements collectés, figurent aussi l'identité de milliers d'officiers et l'emplacement de nombreuses bases de l'armée de l'air soviétique, en URSS ou en Allemagne de l'Est.Quand les Soviétiques estiment que l'existence du tunnel peut être révélée dans attirer l'attention des services secrets alliés sur leur agent double, ils s'arrangent pour qu'il soit "découvert", en avril 1956, par un service de nettoyage.L'URSS crie alors au scandale, estimant que l'existence de ce tunnel viole les règles du droit international. En tous cas, elle prend le monde à témoin, en priant les journalistes de prendre des photos du tunnel.Les historiens se sont demandé si la protection d'un agent secret, aussi utile soit-il, valait la divulgation d'informations d'une telle valeur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La France a-t-elle accueilli un camp de concentration ?
Conçus pour éliminer les opposants, les Juifs, dans le cadre de la "solution finale", les Tsiganes ou les homosexuels, les camps de concentration nazis se sont surtout implantés en Allemagne et dans la Pologne occupée.Mais il en exista également un en France. Il est construit en Alsace, que l'Allemagne annexe de facto en 1940. Ce camp, édifié en 1941, et situé près du village de Natzweiler, est appelé Natzweiler-Struthof ou, plus simplement, Struthof.Cet ensemble concentrationnaire se compose d'un camp principal et d'installations annexes. Fonctionnant jusqu'en 1945, ils accueilleront environ 52.000 prisonniers, appartenant à 32 nationalités.Le camp principal regroupe surtout des opposants politiques et des résistants. Dans les camps annexes sont surtout emprisonnés des travailleurs forcés venant des pays de l'Est occupés, dont 17 % sont Juifs.Les historiens estiment que 17 à 18.000 personnes ont trouvé la mort au Struthof. Il est le premier camp à être découvert par les Alliés, en novembre 1944. Tandis que le camp principal est évacué, les camps annexes continuent à fonctionner jusqu'à la fin de la guerre en Europe.Les détenus du Struthof travaillent, dans des conditions souvent inhumaines, pour la machine de guerre nazie. Mais des médecins se livreront aussi sur les prisonniers à des expérimentations médicales qui relèveront, après le conflit, des crimes de guerre.Une chambre à gaz fut également installée au camp du Struthof. Son but était de tester sur les détenus l'efficacité d'un traitement contre un gaz de combat dont pouvaient être victimes les soldats allemands.Avec un taux de mortalité de 40 %, le camp était considéré comme l'un des plus meurtriers de tout le système concentrationnaire nazi. Plus de 2.000 de ces prisonniers étaient des détenus "Nacht und nebel" ("Nuit et brouillard"), des opposants que les nazis faisaient disparaître dans le plus grand secret.Le camp du Struthof servit aussi de lieu d'exécution; environ 400 personnes y furent ainsi fusillées ou pendues. Plusieurs procès ont lieu, à la fin de la guerre, et l'un des chefs du camp est pendu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ramsès II a-t-il vraiment affronté Moïse ?
Dans "Les 10 commandements", le film à grand spectacle que Cecil B. De Mille consacre, en 1956, à l'épisode biblique de l'Exode des Hébreux hors d'Égypte, Moïse s'oppose à un pharaon qui n'est autre que Ramsès II.Si l'on en croit la Bible, les Hébreux auraient été accueillis en Égypte, avant d'être réduits en esclavage par le pharaon. Puis, sous la conduite de Moïse, ils auraient quitté le pays, pour se diriger vers Canaan, la Terre Promise.C'est au cours de cet Exode que les soldats du pharaon, qui poursuivaient les Hébreux, auraient vu la mer Rouge se refermer sur eux et les engloutir.Mais le prophète qui conduit son peuple hors d'Égypte a-t-il vraiment eu affaire à Ramsès II ? Rien n'est moins sûr.En effet, rien, dans ce fameux épisode biblique, n'est vraiment attesté comme un fait historique. À commencer par l'existence même de Moïse. Si le prophète est évoqué dans le Bible et le Coran, aucun document, notamment dans les sources égyptiennes, ne prouve qu'il ait vraiment vécu.Par ailleurs, la date de l'Exode, si tant est qu'il se soit produit, est très difficile à fixer. La Bible ne donne pas une date précise, se contentant d'indiquer que Salomon aurait bâti le Temple de Jérusalem 480 ans après la sortie des Hébreux d'Égypte.Selon une certaine tradition, l'Exode aurait eu lieu en 1446 avant J.-C. Parmi les historiens qui admettent l'historicité de l'Exode, les uns pensent qu'il aurait eu lieu durant la XXVIe dynastie, soit de 664 à 525 avant notre ère.Pour les autres, il aurait pu se dérouler sous les XIXe et XXe dynasties, de 1295 à 1069 avant J.-C. Dans ce cas, Ramsès II, qui règne de 1279 à 1213 avant notre ère, aurait pu provoquer l'Exode.Mais rien, dans les documents que nous possédons, ne fait état d'un tel mouvement de population à cette époque. Au surplus, la Bible ne donne aucun nom à ce souverain, se contentant de l'appeler "Pharaon" ou "le roi d'Égypte". Le débat reste donc ouvert. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le débarquement a en réalité débuté le 5 juin 1944 ?
On le sait, l'opération "Overlord", qui prévoyait le débarquement des troupes alliées en Normandie, eut lieu le 6 juin 1944. Mais il fut lui-même préparé par deux autres opérations, programmées pour la nuit du 5 au 6 juin.L'opération "Tonga" devait voir le parachutage de troupes aéroportées, dont la mission principale était de sécuriser le flanc gauche de la zone de combat, de manière à favoriser le débarquement.Dans ce but, les hommes de la 6e Division britannique doivent s'emparer de certains points clés, comme deux ponts sur l'Orne, et d'autres ponts à l'est de cette rivière, le canal de Caen à la mer et une batterie menaçant les plages du débarquement. Une seconde opération, baptisée du nom de code "Mallard", devait prêter main forte à la 6e Division.Mais le rôle de ces troupes aéroportées n'est pas seulement défensif. Une fois la ville de Caen prise, elles doivent en effet lancer une offensive en direction de la Seine.Peu après minuit, ce 6 juin 1944, l'opération "Tonga" commence par une phase préparatoire, parfois baptisée opération "coup-de-main". Elle voit des soldats acheminés près des ponts à prendre au moyen de planeurs.L'approche silencieuse de ces appareils, dont l'un s'est trompé de destination, permet aux troupes alliées de prendre position sur les ponts sans éveiller l'attention des Allemands.Finalement alertés, mais un peu tard, ces derniers, assez peu nombreux, font finalement feu sur les sections d'assaut, mais leur riposte n'est guère efficace. Elle n'empêche pas le déminage des objectifs par le génie ni la prise finale des deux ponts sur l'Orne.Cette première partie de l'opération, qui permet de s'emparer des ponts en dix minutes, avec de faibles pertes humaines, est donc une incontestable réussite. Elle ouvre la voie à l'opération "Tonga" proprement dite, qui permet d'atteindre les objectifs fixés.Un peu plus tard, en cette journée du 6 juin, l'opération "Mallard" apporte aux troupes d'assaut les chars et les armes lourdes propres à assurer leur résistance face à la première contre-offensive allemande. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouveau podcast: Choses à Savoir Actu
Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'empereur Caligula fut-il considéré comme fou ?
Caligula, qui règne de 37 à 41 après J.-C., est le troisième Empereur romain. Il est l'arrière-petit-fils d'Auguste, le premier Empereur, et le neveu et fils adoptif de son successeur, Tibère.Ayant deux frères aînés, et la succession dynastique ne s'étant pas encore imposée comme le mode habituel de transmission du pouvoir, le jeune Caligula, né en l'an 12, n'était pas destiné à monter sur le trône.Aussi sa mère, Agrippine l'Aînée, veut en faire un bon militaire, qui suive les traces de son père, le brillant général Germanicus. Il doit d'ailleurs son nom aux "caligae, les petites sandales de cuir que portaient les légionnaires romains.L'enfance du futur Empereur sera placée sous le signe de la violence. En effet Tibère, jaloux des succès remportés par Germanicus, l'aurait fait empoisonner, avant de laisser mourir en prison sa veuve et ses deux fils aînés.Faute d'autres prétendants mieux placés, Tibère finit par désigner Caligula comme son successeur. Après le règne austère de Tibère, l'avènement de ce jeune homme, que le peuple surnomme "notre astre", est perçu comme une libération.Et le règne commence d'ailleurs sous les meilleurs auspices. En effet, le nouvel Empereur supprime le crime de lèse-majesté et libère les prisonniers politiques. Le Sénat lui fait alors présent d'un bouclier honorifique en or.Mais les sénateurs ne vont pas tarder à déchanter. Caligula, qui veut régner seul, trouve le Sénat inutile. Il fait alors assassiner plusieurs sénateurs ou les oblige à rester debout durant ses repas, comme des esclaves.Pour montrer son mépris aux sénateurs, il songe même à nommer consul son cheval préféré. Caligula se prend aussi pour un dieu et revêt le costume de Jupiter. Bientôt, sa cruauté ne connaît plus de bornes.D'après les écrivains qui nous ont raconté sa vie, il aurait même forcé des pères de famille à assister à l'exécution de leurs fils. Devant ces signes de dérèglement, qui ont fait passer Caligula pour fou, plusieurs complots sont ourdis contre lui. Et, en janvier 41, il est finalement assassiné par des soldats de sa garde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la Corse eut un roi allemand ?
Au début du XVIIIe siècle, les Corses secouent la domination génoise et instaurent une monarchie éphémère, dont le premier et le seul roi sera un aventurier allemand, Théodore von Neuhoff.Né en 1694, à Cologne, il appartient à une famille de la noblesse westphalienne. Théodore aime le changement et épouse successivement plusieurs causes. Il se met d'abord au service de l'Électeur de Bavière, puis s'engage aux côtés du prétendant Jacques François Stuart, qui convoite la couronne d'Angleterre.On le retrouve ensuite au service du Roi de Suède Charles XII, puis à Madrid, où ses talents pour l'intrigue et la diplomatie lui procurent de l'avancement. Il gagne ensuite la faveur de l'Empereur Charles VI, qui en fait son représentant à Florence.Les circonstances précises dans lesquelles Théodore von Neuhoff eut l'occasion de s'intéresser à la Corse ne sont pas très bien connues. Il est probable que son attention fut attirée sur ce pays par des officiers au service de Charles VI, qui étaient intervenus en Corse pour aider les Génois.En effet, ces derniers, auxquels appartenait l'île, étaient en butte aux revendications de ses habitants, qui réclamaient plus d'autonomie et, bientôt, l'indépendance. Fin 1733 ou début 1734, Neuhoff participe à des réunions avec les chefs des insurgés corses.Peu après, en 1736, il débarque dans l'île de Beauté. En avril de cette année, une assemblée représentative proclame le royaume indépendant de Corse et élit Neuhoff Roi de l'île. Il prend le nom de Théodore Ier.Il prend tous les attributs de la souveraineté et réforme l'administration. Mais son souci principal est la lutte contre la République de Gênes. Après quelques succès initiaux, la campagne tourne au désastre.Le Roi de Corse quitte alors son île pour chercher du secours. Il en trouve en Hollande, mais, à son retour, il se heurte aux troupes françaises, appelées par les Génois.Obligé de s'enfuir de nouveau, Théodore Ier mène dès lors une vie itinérante et, criblé de dettes, finit son existence à Londres, en 1756, misérable et oublié de tous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pablo Neruda a-t-il été assassiné ?
Le poète chilien Pablo Neruda est d'abord reconnu comme un grand écrivain. En effet, son œuvre lui vaut le prix Nobel de littérature en 1971. Mais il s'engage aussi dans la vie politique de son pays.Devenu membre du parti communiste, peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est élu sénateur. Renonçant à se présenter, au nom des communistes, à l'élection présidentielle de 1970, il soutient, comme il l'avait d'ailleurs fait en 1958 et 1964, la candidature du socialiste Salvador Allende.Une fois élu, ce dernier le nomme ambassadeur à Paris. Après le coup d'État du général Pinochet, en 1973, Pablo Neruda, dont la maison est saccagée, fait figure de principal opposant à la dictature.Le poète ne verra que le tout début du nouveau régime. En effet, il décède, dès le 23 septembre 1973, dans la clinique où il a été transporté. L'aggravation de son cancer de la prostate est indiquée comme la cause officielle de son décès.Mais, dès le début, des proches de l'écrivain, et notamment son chauffeur, ont parlé d'assassinat. Pour eux, Pablo Neruda aurait été empoisonné. Le matin du 23 septembre 1973, le poète se plaint en effet d'avoir reçu une injection durant la nuit.Son teint paraît très rouge à son entourage. Son chauffeur, qui le veille, prétend qu'on a voulu l'éloigner de la clinique. Plus tard, il sera d'ailleurs arrêté et torturé.Quant à Neruda, il meurt le soir même de ce 23 septembre 1973. De premières analyses, réalisées, après la fin de la dictature, sur les restes du poète, avaient déjà révélé la présence de staphylocoques dorés.Mais, aujourd'hui, de nouveaux examens dépistent les traces, sur ses ossements, d'une bactérie toxique, qui aurait pu provoquer la paralysie du système nerveux et la mort rapide de l'écrivain.Si la justice devait conclure à un empoisonnement, Pablo Neruda ne serait pas le seul à avoir été éliminé par le régime de Pinochet. En effet, selon les estimations, environ 3 à 4.000 opposants auraient été tués par les sbires du dictateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel animal domestique aurait combattu dans les arènes romaines ?
On sait à quel point les Romains de l'Antiquité aimaient assister aux jeux divers qui se donnaient dans des amphithéâtres comme le Colisée de Rome, qui en fut le haut lieu.Ils y assistaient à des combats de gladiateurs, des couses de chars ou des combats navals. Ces "naumachies" étaient organisées dans de grands bassins, où s'affrontaient des navires.Les animaux étaient également mis à contribution. Les spectacles qui les mettent en scène sont appelés des "venationes". Ils opposent entre eux des lions, des panthères, des taureaux ou encore des ours.Dans certains cas, ce sont des hommes qui combattent ces animaux. L'arène se transforme parfois en terrain de chasse, où sont poursuivis ces animaux sauvages.Les archéologies qui, depuis des années, fouillent les égouts du Colisée, ont fait une curieuse découverte. Ils ont trouvé, parmi d'autres vestiges, des ossements allongés qui, selon toute vraisemblance, appartenaient à un chien qui pourrait être l'ancêtre du teckel.Comment les os de ce "chien saucisse", comme on l'a baptisé, en sont-ils venus à côtoyer ceux des lions et des ours ? L'explication la plus simple est que ces chiens devaient participer aux jeux du cirque.Les scientifiques pensent que ces animaux auraient pu figurer dans les simulacres de chasses organisées au Colisée. Il se peut même qu'ils aient affronté, sur le sable de l'arène, des animaux bien plus redoutables qu'eux, comme les ours.Mais ces ancêtres du teckel n'étaient peut-être pas des proies si faciles. En effet, les chiens appartenant à cette race sont connus pour leur courage et leur ténacité. Leur nom même, d'ailleurs, vient de ce qu'ils étaient utilisés pour faire sortir de leurs terriers certains animaux, comme les blaireaux.C'est pourquoi ils ne faisaient peut-être pas si triste figure face aux ours lâchés contre eux. Ceci étant, il semble que ces "chiens saucisses" avaient d'autres fonctions que le combat.On leur faisait aussi exécuter certains numéros d'adresse, un peu comme les "chiens savants" qui, voilà peu, étaient exhibés dans les cirques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le colonel Stapp a-t-il été ficelé à une fusée ?
Après des études de physique et de médecine, John Paul Stapp entre dans l'armée. Il se livrera bientôt à des expériences pionnières sur les limites de la résistance du corps humain, placé dans certaines conditions.Et il est toujours volontaire pour participer à ces expériences. Elles ont d'abord porté sur les moyens d'éviter, pour les pilotes volant à haute altitude, les accidents liés à la décompression.Il a ainsi pu démontrer qu'en respirant de l'oxygène pur pendant une demi-heure, il était possible de se maintenir très longtemps à une altitude de 12.000 mètres sans que l'organisme en soit affecté.Le docteur Stapp prend part ensuite à des expériences sur la décélération brusque, comme celle qui se produit dans un crash d'avion par exemple. Le but est de mesurer la résistance du corps en ce domaine.À l'époque où ces tests sont effectués, dans les années 1940, on pense généralement que l'organisme humain ne peut supporter une décélération supérieure à 18 fois celle liée à la pesanteur terrestre.En 1947, Stapp participe à une série d'expériences destinées à évaluer cette résistance de manière plus précise. À cette fin, on construit un chariot spécial pesant près de 700 kilos.Propulsé par quatre fusées, et guidé par des rails, il doit s'élancer sur une piste longue de près d'un kilomètre. Sur les 15 derniers mètres, le chariot était arrêté brusquement par un dispositif de freinage hydraulique.Au début, on place un mannequin sur le siège du chariot. Puis c'est le docteur Stapp, toujours téméraire, qui s'y fait attacher solidement. On n'allume d'abord qu'une fusée, puis deux, enfin toutes les quatre.Au bout de 16 essais, John Paul Stapp atteint son record, en août 1948, indiqué par la formule 35 g (cette lettre représentant la gravité). Ce qui veut dire qu'il a encaissé une décélération équivalente à 35 fois celle provoquée par la pesanteur terrestre.Mais, en décembre 1954, ce record est encore battu, pour ne plus être dépassé. Stapp résiste en effet à une décélération de 46,2 g. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la civilisation hittite s'est-elle éteinte ?
Durant l'Antiquité, certains peuples ont dominé de vastes régions pendant des siècles, avant de connaître un brusque déclin. C'est notamment le cas des Hittites. Entre 1.650 et 1.200 avant notre ère, ils ont formé un Empire qui s'étendait sur une partie de l'Anatolie, dans la Turquie actuelle, et une part de la Syrie.Puis d'une manière assez soudaine, vers 1.200 avant J.-C., cette civilisation hittite, qui pouvait rivaliser avec l'Égypte de Ramsès II, s'est effondrée. La capitale, Hattusa, aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'Unesco, a été abandonnée par ses habitants et livrée aux flammes.Durant ce qu'il est convenu d'appeler l'"effondrement de l'âge du bronze", d'autres Empires, comme celui des Mycéniens par exemple, ont également périclité.Les historiens n'on pas manqué de s'interroger sur les raisons d'un pareil déclin. On a évoqué des invasions, perpétrées notamment par ceux que les Égyptiens appelaient les "peuples de la mer". On a aussi parlé d'épidémies meurtrières.Mais, même si ces faits ont dû avoir leur part dans la chute de l'Empire hittite, la vraie raison serait à rechercher dans un profond changement climatique.En effet, des chercheurs ont examiné des genévriers utilisés dans la construction de monuments funéraires. L'étude attentive des cernes de ces arbres et la présence de carbone, dans le bois, en apprennent beaucoup sur les conditions climatiques de l'époque.Cet examen a ainsi révélé le passage progressif, aux XIIIe et XIIe siècle avant J.-C., à un climat beaucoup plus sec. Les chercheurs ont même pu identifier trois années consécutives particulièrement arides, 1198, 1197 et 1196 avant notre ère.Tout laisse à penser que, durant ces trois années successives, les récoltes furent très mauvaises. Si, grâce aux réserves de blé amassées dans les greniers, il était possible de résister à une ou même deux années de pénurie, la troisième année de sécheresse a pu entraîner de véritables catastrophes.Des disettes, accompagnées de maladies, on pu se manifester dans l'Empire hittite, suscitant des émeutes et des troubles qui, d'après cette explication, ont fini par avoir raison de la puissance hittite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le corps de Staline a-t-il été retiré du mausolée de Lénine ?
Peu après sa mort, survenue le 5 mars 1953, le corps de Staline, préalablement embaumé, est placé dans le mausolée où repose déjà la dépouille de Lénine.Situé sur la place Rouge de Moscou, et adossé aux murs du Kremlin, ce mausolée a été achevé en 1930. En pierres de couleur ocre, comme celle des murailles du Kremlin, il affecte la forme d'une pyramide à degrés.Vitrine du pouvoir soviétique, le mausolée, sur le fronton duquel apparaissent les noms des deux dirigeants, occupe, dans le régime soviétique, une place symbolique aussi forte que le drapeau rouge ou l'emblème de la faucille et du marteau.Mais, le 1er novembre 1961, les Soviétiques s'aperçoivent, à leur grand étonnement, que le nom de Staline a été effacé du mausolée.Mais le nom du dictateur n'est pas le seul à avoir disparu, son corps embaumé, lui aussi, a été enlevé du mausolée. Nikita Khrouchtchev, le nouveau Secrétaire général du parti communiste, a pris sa décision la veille, le 31 octobre.C'est que Staline était devenu "persona non grata" au Kremlin. Ses successeurs avaient en effet décidé de dénoncer son pouvoir dictatorial et les nombreux crimes qu'il avait perpétrés.Cette dénonciation, Khrouchtchev l'avait déjà faite en 1956, à l'occasion du 20e congrès du pari communiste d'Union soviétique. Mais la déclaration, réservée aux délégués du parti, avait été faite en petit comité.Cette fois-ci, elle doit être faite au grand jour, à l'occasion du 22e congrès du parti, qui se tient de 1960 à 1963. L'enlèvement du corps de Staline doit avoir valeur de symbole et marquer la volonté des nouveaux dirigeants de tourner de manière définitive la page sanglante du stalinisme.Le corps de Staline est retiré en grand secret, dans la nuit du 31 octobre 1961. Le mausolée est entouré de palissades, pour dissimuler l'opération aux yeux d'éventuels curieux.Staline est enterré devant les murailles du Kremlin, parmi d'autres dignitaires. L'endroit étant surveillé en permanence, on évitait ainsi d'éventuelles manifestations de soutien ou même le vol de sa dépouille par des partisans fanatiques, qui en auraient fait un objet de ralliement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle femme serait devenue pirate pour venger son mari ?
Née en 1300, Jeanne de Belleville se remarie, vers 1330, avec Olivier de Clisson, l'un des plus notables seigneurs bretons. Il se trouve impliqué dans la guerre de Succession de Bretagne qui, de 1341 à 1364, oppose deux prétendants : Jean de Montfort, soutenu notamment par le Roi d'Angleterre, et Charles de Blois, qui peut compter sur l'appui du Roi de France Philippe VI de Valois.Il semble, sans qu'on en ait de certitude, qu'Olivier de Clisson ait pris parti pour Jean de Montfort. Certains historiens pensent qu'il a aussi intrigué avec Édouard III d'Angleterre.Ce sont peut-être les raisons qui expliquent l'arrestation d'Olivier de Clisson, en 1343. Elle se fait au mépris de toutes les règles de la chevalerie, puisqu'il est appréhendé à l'occasion d'un tournoi auquel il avait été invité à participer.Condamné à mort, le seigneur breton est décapité peu après.Cette exécution d'un noble, qui ne correspond guère aux mœurs du temps, frappe les imagination. De son côté, Jeanne de Belleville est atterrée par la nouvelle et ressent de la haine pour le Roi de France.Dès lors, elle est résolue à se venger. Elle rassemble alors une petite armée et la lance contre une forteresse des environs, favorable à Charles de Blois et donc au Roi de France. Le château est pris et la garnison massacrée.Dès ce moment, la légende s'empare de cette guerrière sans foi ni loi qui, sur terre d'abord, puis sur mer, où elle serait devenue une flibustière redoutée, sème la terreur sur son passage.Cependant, la réalité semble plus prosaïque. Elle n'aurait pris d'assaut qu'un seul château, après quoi elle se serait embarquée, non pour faire une guerre de course, mais pour se réfugier en Angleterre avec ses enfants. Elle se serait emparée d'un navire marchand, mais surtout pour se défendre.L'image de cette "Lionne sanglante", qui combattrait les armes à la main et ferait pendre aux plus hautes vergues les équipages des navires rencontrés, relèverait donc plus de la légende que de l'Histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle fut la première grève de l'histoire ?
Les réactions face à l'actuel projet de réforme des retraites vient encore le rappeler : la grève est l'un des principaux moyens de contestation dans notre pays. Depuis la Révolution française, notamment, elle ponctue l'histoire des revendications sociales et du mouvement ouvrier.Mais la grève, qui n'est pas l'apanage de la France, n'est pas non plus cantonnée à l'histoire contemporaine. En effet, c'est un phénomène qui remonte beaucoup plus haut dans le temps.Et les historiens ont même identifié la grève la plus ancienne. Elle aurait eu lieu en Égypte, 2.100 ans avant notre ère ! Nous sommes à Thèbes, sur la rive orientale du Nil.Les serviteurs d'un temple de cette ville arrêtent de travailler et exposent leurs revendications au gouverneur. Ils ne reprendront pas le travail tant qu'on ne leur distribuera pas deux galettes supplémentaires par jour.L'Égypte ancienne est décidément le lieu de naissance de la grève, conçue comme un moyen de pression pour obtenir la satisfaction de ses revendications. Ainsi, en 1166 avant J.-C., un papyrus rend compte, pour la première fois, de l'un de ces mouvements sociaux.Il concerne les artisans et les ouvriers qui édifient les tombeaux des pharaons dans la Vallée des Rois, une région située sur la rive occidentale du Nil, en face de Thèbes.Les artisans réclament leur salaire, qui ne leur a pas été payé, et se plaignent de manquer de nourriture. Ils cessent donc le travail pour réclamer une amélioration de leur situation.La grève a ensuite atteint d'autres contrées, comme la Grèce classique. C'est du moins ce que laisse supposer Aristophane qui, dans sa comédie "Lysistrata", écrite au Ve siècle avant J.-C., met en scène des femmes qui, pour contraindre les hommes à cesser la guerre, refusent de coucher avec eux.Il s'agit là d'une forme de grève assez originale. Plus classique, en revanche, la grève qui éclate en France, en 1229, quand, à la suite de la répression violente d'une rixe, qui se traduit par la mort de nombreux étudiants, ces derniers décident de boycotter les cours de l'Université de Paris. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le « Livre de morts » ?
Ce que les égyptologues appellent le "Livre des morts des anciens Égyptiens" est l'une des principales sources permettant de connaître les croyances religieuses des Égyptiens, et notamment celles qui ont trait à une vie après la mort.Le "Livre des morts" est apparu vers 1700 avant notre ère, mais c'est pendant le Nouvel Empire, entre 1.500 et 1.000 avant J.-C., qu'il a surtout été utilisé.Il se présente sous la forme de rouleaux de papyrus, souvent placés dans le sarcophage du défunt, ou même dans les bandelettes entourant la momie. Mais on retrouve aussi des passages de ce texte sur les parois des sarcophages, les murs intérieurs des pyramides ou même le masque funéraire de certains pharaons.La première version du "Livre des morts" était réservée aux pharaons, mais, par la suite, les notables y ont eu progressivement accès. Le contenu de ce manuscrit est rarement le même, chaque personne choisissant les passages qui lui convenaient le mieux.Les anciens Égyptiens croyaient à une vie après la mort. Le "Livre des morts" devait donc aider le défunt à gagner le royaume d'Osiris, le dieu des morts. C'est bien pourquoi le véritable titre de cet ensemble de papyrus est "Livre pour sortir au jour".Le "Livre des morts" contient donc des sorts et des formules magiques, qui doivent faciliter la sortie de l'âme du corps et son voyage vers l'au-delà. Les diverses parties du livre lui indiquent donc ce qui l'y attend.C'est ainsi que des passages du papyrus, comprenant des prières spécifiques, doivent aider l'âme du défunt à bien se comporter lors du jugement qu'il aura à subir devant Osiris.Sur les deux plateaux d'une balance sont placés le cœur du mort, qui symbolise en quelque sorte ses actions, et une plume blanche, qui représente Maât, la déesse de la vérité et de la justice. Le sort de l'âme dépend du côté où penchera la balance.Le Livre des morts est donc un véritable vade-mecum à l'usage des défunts soucieux de leur destin dans l'au-delà. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la bataille d’Austerlitz est-elle un chef-d’œuvre stratégique ?
Le génie stratégique de Napoléon s'est manifesté tout au long de sa brillante carrière, de général d'abord, puis de Premier Consul, d'Empereur enfin. La mobilité des troupes, le choix du terrain, les manœuvres de contournement et la concentration des forces en un point précis expliquent, parmi d'autres éléments, la supériorité de Napoléon comme chef de guerre.Jamais ce talent stratégique n'a paru aussi brillant qu'à Austerlitz, le 2 décembre 1805. Après avoir battu les Autrichiens à Ulm, en octobre 1805, l'Empereur voulait tourner ses forces contre la Russie, qui, avec l'Angleterre et l'Autriche, était l'âme de cette 3e coalition montée contre la France.Contre ses adversaires, l'Empereur utilise aussi la ruse. Sollicitant un armistice, il se présente au tsar de Russie, Alexandre Ier, comme un homme fatigué et las de la guerre. Tout est fait pour faire croire aux Russes que les troupes françaises sont démoralisées et se débanderont à la première attaque.En attendant, Napoléon étudie avec soin le lieu où aura lieu la bataille. Il choisit donc un terrain limité par des routes et des cours d'eau et dominé par un lieu stratégique, le plateau de Pratzen, occupé par les troupes russes, épaulées par des contingents autrichiens.L'Empereur, qui dispose de forces inférieures à ses ennemis, doit compter sur sa supériorité stratégique. En abandonnant le plateau de Pratzen, il continue de faire croire au recul des troupes françaises.Puis il dégarnit volontairement son aile droite, commandée par le maréchal Davout. Comme il l'espérait, les troupes autrichiennes, croyant à une faiblesse du dispositif français, s'élancent dans cette direction.Il fait encore nuit, et les soldats russes et autrichiens, gênés par l'obscurité et le brouillard, pataugent dans la boue. Et leurs lignes sont dangereusement étirées.Pendant que le "soleil d'Austerlitz", comme dira Napoléon, dissipe la brume, les éléments de Davout, Soult et Murat escaladent rapidement le plateau et se retournent contre la colonne ennemie, qu'ils coupent en deux. Dès lors, la victoire est assurée.Chef-d'œuvre stratégique, Austerlitz est sans doute l'un des plus brillants témoignages du génie militaire de Napoléon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'empereur Sponsianus a-t-il existé ?
On pouvait penser que la liste des Empereurs romains était connue, depuis longtemps, par les historiens de l'Antiquité. Or voilà qu'un nouveau souverain pourrait bien s'y glisser.Il s'appelle Sponsianus, ou Sponsien. Il aurait régné, au IIIe siècle de notre ère, sur la Dacie, une région excentrée de l'Empire romain, qui correspond en partie à la Roumanie actuelle.Or ce personnage n'a laissé d'autres traces dans l'Histoire que son effigie sur quelques pièces de monnaie, retrouvées au début du XVIIIe siècle. Or, les numismates les ont longtemps tenues pour des faux grossiers.En effet, le mode de fabrication de ces pièces semble différent de celui qui était usité à l'époque et les inscriptions qui y sont gravées révèlent des erreurs et une orthographe approximative.Mais voilà que des analyses plus récentes, faites à partir de photographies à haute résolution, remettent en cause ce diagnostic. De fait, il pourrait bien s'agir de pièces authentiques.Ce qui a fait changer d'avis certains spécialistes, c'est l'examen des rayures superficielles qui apparaissent sur les pièces. On les avait d'abord prises pour l'une de ces méthodes de vieillissement des pièces souvent utilisées par les faussaires.Puis une étude plus minutieuse des pièces, au moyen de techniques modernes, comme un microscope à balayage électronique, a permis de montrer que ces rayures étaient très semblables aux traces d'usure présentées par des pièces authentiques.Sur ces pièces, Sponsianus se prétendait "Imperator", un titre militaire réservé à l'Empereur. La possible authenticité de ces pièces laisse supposer que Sponsianus fut bien Empereur vers la fin du IIIe siècle.Mais les historiens pensent que cette souveraineté se limitait sans doute à la Dacie. Au cours d'une période où l'Empire, attaqué sur de nombreuses frontières, entrait dans une profonde crise, cette région, où se trouvaient des mines d'or, devait être protégée de toute invasion.Mais, comme elle était alors coupée du reste de l'Empire, on a élu, dans l'urgence, un dirigeant local, chargé de défendre la province. Ce dirigeant, ce fut peut-être Sponsianus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le privilège de bouilleur de cru ?
La Révolution française a aboli les privilèges. Mais l'un des régimes qui lui succèdent, le Ier Empire, en a au moins rétabli un, celui des bouilleurs de cru. Napoléon l'a notamment réservé à ses soldats et à leurs descendants.Du moins à ceux de ses soldats qui se sont consacrés au travail de la terre. Et certains de ces paysans produisent des fruits, comme des cerises, des poires ou des pommes. L'Empereur leur donne donc le droit de distiller ces fruits pour en faire de l'eau-de-vie, sans payer de taxes.Ils pouvaient donc ainsi produire, pour leur propre consommation, 10 litres d'alcool pur par an, sans s'acquitter du moindre impôt.Ce privilège pouvait paraître à certains d'autant plus exorbitant qu'il pouvait se transmettre à ses héritiers. Ainsi, au début du XXe siècle, environ trois millions de personnes en profitaient.Ce dispositif soulevait d'ailleurs d'autres critiques. En effet, cette exemption fiscale privait l'État, chaque année, d'environ 20 milliards de francs de recettes. Par ailleurs, le privilège était perçu comme une incitation à boire de l'alcool, alors que les gouvernements de la fin des années 1950 commençaient à alerter les consommateurs sur ses méfaits.Ce qui n'empêchait pas les milieux agricoles, et nombre de députés, de défendre ce privilège des bouilleurs de cru. Ils le considéraient notamment comme un avantage comparable au droit qu'avaient les cheminots de voyager à des tarifs préférentiels.Il fut néanmoins décidé, par une ordonnance de 1960, de restreindre ce privilège aux seules personne qui, au moment de sa publication, y avaient encore droit, ainsi qu'aux conjoints survivants.De ce fait, les enfants en étaient désormais privés. C'était prévoir l'extinction, dans un temps plus ou moins proche, du privilège des bouilleurs de cru. En 2002, une loi prévoit la suppression de l'exemption accordée aux derniers bouilleurs du cru titulaires du privilège.Cependant, des prorogations de cette franchise seront encore accordées au cours des années suivantes. Certaines personnes prétendront d'ailleurs y avoir droit au nom du privilège accordé à un père ou un grand-père. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est ce que le Traité de l'Elysée ?
Depuis des décennies, les acteurs concernés soulignent l'importance de ce que l'on appelle le "couple" franco-allemand dans la construction européenne.L'un des actes fondateurs de cette étroite complicité entre les deux nations est sans conteste la signature, le 22 janvier 1963, du traité de l'Élysée. Il est signé par les deux hommes qui l'ont voulu, le chancelier Konrad Adenauer et le général de Gaulle.Leurs relations amicales n'ont pas peu contribué à l'adoption de ce texte, considéré comme l'un des socles sur lesquels repose l'Europe. Ce traité se voulait le symbole éclatant de la réconciliation entre deux peuples qui, après s'être déchirés si longtemps, marquaient le désir de s'entendre et de collaborer à la réalisation d'un projet ambitieux.Dans l'esprit du président français, il s'agissait aussi de créer un bloc européen solide, capable de tenir sa place entre les États-Unis et l'URSS, dont la rivalité se nourrissait alors des péripéties de la guerre froide.Le traité de l'Élysée comportait plusieurs volets. Dans le domaine politique, il prévoyait d'abord des rencontres régulières entre les deux têtes de l'Exécutif, le Président français et le chancelier allemand, ainsi qu'entre leurs ministres des affaires étrangères.L'accent était également mis sur l'éducation. Pour mieux collaborer, les deux peuples devaient mieux se comprendre. Il était donc essentiel de favoriser l'apprentissage de l'allemand et du français, de multiplier les échanges culturels et les jumelages de villes et d'instituer l'équivalence des diplômes entre les deux pays.Pour atteindre ces objectifs, des organismes spécifiques ont vu le jour à la suite de la ratification du traité. C'est notamment le cas de l'Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ), qui a justement pour but de faciliter les échanges et l'apprentissage des langues.Grâce à son action, environ 320.000 programmes d'échanges culturels ont pu voir le jour, impliquant pas moins de 9 millions de jeunes Allemands et Français. Par ailleurs, nombre de villes, de régions et d'écoles se sont jumelées. Enfin, dans les deux pays, les lycées franco-allemands ont promu un enseignement binational de haut niveau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un esclave est-il devenu général ?
Le destin de certains hommes est riche d'aventures. C'est le cas de Joseph Vantini, connu aussi sous le nom de "Yusuf". Les origines de ce futur général sont incertaines. Né en 1808, dans l'île d'Elbe, il serait le fils d'un grenadier impérial.Comme son père faisait fonction de secrétaire de Napoléon Ier, il eut l'occasion, tout enfant, de côtoyer la sœur de l'Empereur, Pauline Bonaparte, dont on dit qu'elle l'aurait même élevé.Encore enfant, Joseph est envoyé à Florence pour y faire des études. mais le bateau est intercepté par des pirates. Conduit à Tunis, il est mis au service du Bey, le souverain local. Il gagne peu à peu son estime, apprend l'arabe et se convertit à l'Islam.Compromis dans une intrigue sentimentale avec une fille du Bey, il parvient à quitter Tunis dans des conditions rocambolesques.De retour en France en 1830, ses connaissances linguistiques lui valent d'être engagé dans l'armée qui, la même année, vient d'occuper l'Algérie. Il fait d'abord office d'interprète auprès de certaines tribus.Puis il gagne rapidement ses galons. Promu d'abord lieutenant, il s'illustre dans la prise de Bône, dont il escalade la casbah, entraînant ses hommes à sa suite. Cet exploit lui vaut la Légion d'honneur. En 1833, Yusuf devient commandant dans le corps des spahis. Trois ans plus tard, il est nommé lieutenant-colonel.Lors de la prise de la smala de l'émir rebelle Abd el-Kader, un épisode fameux de la conquête de l'Algérie, en 1843, le colonel Vantini, dit Yusuf, est au premier rang, à la tête de ses spahis. D'autres combats l'opposent d'ailleurs à l'émir.Commandant toujours ses spahis, Joseph Vantini, devenu général, s'illustre également durant la guerre de Crimée, qui dure de 1853 à 1856.Devenu un notable, il est approché par certaines personnes, qui se prétendent ses parents. Il a alors cette fière réponse : "Je suis fils de mes œuvres et de mon sabre". Cet esclave parvenu au faîte des honneurs ne devait en effet rien à personne. Il s'éteint à Cannes en 1866. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que s'est-il passé à Mayerling ?
Le 30 janvier 1889, l'archiduc Rodolphe, seul fils de l'Empereur d'Autriche François-Joseph et de l'Impératrice Elisabeth, dite "Sissi", est retrouvé mort dans son pavillon de chasse de Mayerling, à quelques kilomètres de Vienne.Près de lui, gît, morte elle aussi, sa jeune maîtresse, la baronne Marie Vetsera. La thèse du suicide courut aussitôt. On ne sait si les deux amants se seraient suicidés en même temps ou si le prince avait d'abord tué sa maîtresse avant de retourner l'arme contre lui.De fait, plusieurs témoignages dépeignent l'archiduc comme très déprimé à cette époque de sa vie. Quelque temps avant sa mort, l'archiduc aurait eu une dispute violente avec son père, qui l'aurait sommé de rompre avec la baronne Vetsera.Le jeune homme aurait d'abord refusé, puis accepté finalement. Mais sa maîtresse lui annonçant qu'elle était enceinte, les deux amants auraient finalement décidé de mourir ensemble. Rodolphe aurait même écrit une lettre à sa mère, où il expliquait son geste fatal.Enfin, on a également découvert des lettes d'adieu que la baronne Vetsera a adressées à sa famille.Certains historiens ne croient pas au suicide et pensent plutôt que l'archiduc Rodolphe a été assassiné. Ils se fondent notamment sur le témoignage de l'Impératrice Zita, femme du dernier Empereur d'Autriche, Charles Ier.En 1983, l'Impératrice, alors très âgée, assure que l'archiduc a été assassiné. Selon la souveraine, la raison serait à chercher dans un hypothétique complot, fomenté par l'archiduc Jean de Habsbourg-Toscane, cousin de Rodolphe.Celui-ci aurait cherché à renverser François-Joseph, pour s'emparer du trône d'Autriche, la Hongrie, qui faisait partie de la Double Monarchie, revenant à Rodolphe. D'après Zita, on aurait assassiné ce dernier parce qu'il refusait de participer à la conspiration.Pour d'autres, c'est au contraire l'implication de l'archiduc Rodolphe dans cette machination qui, attirant l'attention de la police autrichienne, aurait précipité sa perte. Les deux archiducs étant opposés au conservatisme de François-Joseph, le complot aurait dû aboutir à l'instauration de régimes libéraux dans les deux pays.Ceci étant, l'Impératrice Zita n'apporte aucune preuve concluante pour étayer ses dires. Le débat reste donc ouvert. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le décès de Charette est-il resté célèbre ?
Avec Cathelineau ou La Rochejaquelein, François Athanase Charette de La Contrie est l'un des principaux chefs vendéens. Il participe, aux premières loges, à l'ensemble de ce conflit qui, de 1793 à 1796, oppose les partisans de la royauté à la Première République.Se comportant souvent de façon assez indépendante, Charette devient le maître du pays de Retz, au bord de la Loire, et du Bas-Poitou. Il organise et prend la tête de bandes de paysans, qui refusent la levée en masse décrétée par la Convention et restent attachés autant aux particularismes de leurs provinces qu'au retour du Roi.Après avoir essuyé une lourde défaite face aux républicains, en avril 1793, Charette adopte la stratégie qui fera son succès. Connaissant bien le bocage vendéen, sillonné de chemins creux et hérissé de haies, et comptant sur l'appui de la population, il multiplie les embuscades. En bref, il préfère la guérilla à l'affrontement en rase campagne.Après avoir survécu aux terribles colonnes infernales, qui dévastent la région et massacrent ses habitants, celui qui était devenu le principal ennemi de la République finit par être capturé.Le 23 mars 1796, il est accroché par la colonne du général Travot. Le combat est rude et Charette, blessé, perd trois doigts dans la bataille. N'ayant plus que quelques hommes avec lui, il est finalement capturé.Trois jours après, le "roi de Vendée", comme on l'appelait, est conduit à Nantes, puis exhibé dans les rues le lendemain. Le 29 mars, Charette est traduit devant un conseil militaire. Le jugement, auquel il s'attend lui-même, ne fait aucun doute : après une rapide délibération, la peine de mort est prononcée.Charette est alors amené sur une place de Nantes. Pas moins de 5.000 soldats s'y trouvent. Le chef vendéen, qui a le bras en écharpe, n'est pas complètement remis de ses blessures.Il refuse de se faire bander les yeux. Mais demande le privilège de commander lui-même le feu. On le lui accorde. Alors, Charette incline la tête et douze salves mortelles l'abattent à terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel massacre fut commis par les américains au Vietnam ?
Il est bien rare que, dans un conflit, les lois de la guerre soient toujours respectées. La guerre du Vietnam n'échappe pas à la règle. Elle connut en effet un affreux carnage, le massacre de My lai.My Lai est un paisible village. Quand des soldats américains l'investissent, le 16 mars 1968, il n'est peuplé que de vieillards, de femmes et d'enfants. Pourtant, la section du lieutenant William Calley croyait y trouver des Viet-Congs.C'est alors que les soldats, sur l'ordre de leur chef, entreprennent une tuerie méthodique. À coups de fusil, ou de baïonnette, ils massacrent sans pitié les femmes et les enfants qu'ils trouvent.Certains soldats refusent cependant de participer au massacre. Un officier, arrivé sur les lieux en hélicoptère, ordonne même de faire feu sur les criminels. Malgré tout, entre 350 et 500 habitants sont sauvagement assassinés.Comment des soldats ont-ils pu en arriver à un tel degré de barbarie ? Certains l'expliquent par les lourdes pertes essuyées par la compagnie dont l'une des sections a perpétré le massacre.En quelques mois, elle aurait perdu la moitié de ses effectifs. En outre, dans cette guérilla où tous les coups sont permis, les soldats sautent sur des mines ou tombent dans les pièges tendus par l'ennemi.Les GIs auraient donc été ivres de vengeance. Ils ne trouvent pourtant pas grâce auprès de l'opinion publique et des médias, pour qui ce massacre est un véritable choc et un tournant dans la guerre du Vietnam.Consciente du scandale et de la colère de l'opinion, l'armée crée une commission d'enquête en septembre 1969. Une vingtaine de personnes sont inculpées, dont le lieutenant Calley et le capitaine Medina, qui commandait la compagnie.Pourtant, seul Calley est condamné à la réclusion à perpétuité. Personne d'autre n'est inquiété. Devant cette unique condamnation, les journaux crient à la parodie de justice.Le président Nixon, soucieux de minimiser le massacre, fera d'ailleurs bénéficier l'officier d'une mesure de libération conditionnelle, s'efforçant par ailleurs de discréditer les personnes ayant porté l'événement sur le devant de la scène. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel exploit fut réalisé par Blanchard et Jeffries ?
À la fin du XVIIIe siècle, on se passionne pour les ballons qui, gonflés à l'hydrogène, parviennent à décoller et à s'élancer dans les cieux. Voler, le vieux rêve de l'homme, semble en passe d'être réalisé.Des pionniers aventureux ont déjà dégagé la voie. En 1782, les frères Montgolfier font monter au plafond une petite sphère d'étoffe, gonflée par un feu de laine et de lin. En juin 1783, un premier ballon, construit par leurs soins, s'élève à une hauteur de 1.000 mètres.En novembre de la même année, le scientifique français Jean-François Pilâtre de Rozier participe au premier vol habité, dans un ballon qui, d'un point à l'autre de Paris, franchit une courte distance.Mais c'est un pari bien plus audacieux que veut remporter Jean-Pierre Blanchard, autodidacte imaginatif qui, entre autres inventions, conçoit une voiture à pédales et une machine hydraulique, capable de ravitailler une ville en eau.Mais il s'intéresse surtout aux aérostats, ces aéronefs plus légers que l'air. Comme les frères Montgolfier, il construit un ballon gonflé à l'hydrogène. Mais ce ballon, il veut en faire un "vaisseau des airs", capable de faire de longs trajets.Aussi le dote-t-il d'ailes et même d'un gouvernail. En mai 1782, cependant, sa première démonstration échoue : le ballon reste cloué au sol. Deux ans plus tard, c'est la réussite : le ballon s'élève du Champ de Mars, à Paris, et traverse la Seine, avant de se poser sans encombres.Dès lors, Blanchard caresse un projet un peu fou. Il traversera la Manche en ballon. Avec son ami, le physicien anglais John Jeffries, il prend place à bord d'un ballon et depuis Douvres, s'élance à la conquête de la Manche. Nous sommes le 7 janvier 1785.La traversée est mouvementée. Le ballon commence rapidement à perdre de l'altitude. Les deux hommes doivent jeter tout le lest embarqué dans la nacelle. Cela ne suffisant pas, ils jettent par dessus bord leurs provisions et se séparent même du gouvernail et des ailes.Mais ils atterrissent finalement à Guînes, dans le nord de la France, après 2 heures et 25 minutes de traversée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel Viking est à l'origine de la Normandie ?
Les livres d'Histoire l'apprennent aux écoliers : Le Viking Rollon serait à l'origine de la région que nous appelons toujours la Normandie. C'est donc un Viking, ou un "Normand", autrement dit un "homme du nord".Rollon s'inscrit dans ce vaste mouvement de peuples que sont les incursions vikings. Depuis la fin du VIIIe siècle, ces rudes guerriers, venus notamment des pays scandinaves, ravagent la France actuelle et d'autres contrées.Dans un premier temps, ils ne cherchent pas à s'installer durablement sur les terres où ils déferlent. Ce qui les intéresse, ce sont les richesses qu'elles renferment. Ils organisent donc des raids de pillage, dévastant tout sur leur passage, puis ils se retirent sur leurs bases de départ.Rollon est donc l'un de ces redoutables Vikings. Il serait né à la fin des années 840. Son origine est encore très discutée. Selon les sagas nordiques qui retracent son parcours, il viendrait du Danemark ou de Norvège.D'autres sources le font naître dans les Orcades, des îles situées au bord de l'Écosse. Quoi qu'il en soit, Rollon devient le chef d'un groupe de guerriers vikings, qui saccagent les côtes de la Manche et de la mer du Nord.Le temps passant, ils pénètrent, en passant par la Seine, au cœur du territoire de la France actuelle. Ils s'installent à l'embouchure du fleuve et parviennent même jusqu'à Paris, qu'ils assiègent, avec d'autres bandes, en 885-887.Or, la "Francia", ou "Francie occidentale", issue du partage de l'Empire carolingien, est alors très divisée. Et elle doit faire face, en plus des incursions des Vikings, aux invasions des Sarrasins, au sud, et des Avars et des Hongrois, à l'est.Dans ces conditions, le petit-fils de Charlemagne, Charles le Simple, Roi de Francie occidentale (l'ancêtre de la France actuelle) préfère s'entendre avec les Vikings.En 911, il conclut donc le traité de Saint-Clair-sur-Epte avec Rollon. Il lui concède un territoire, autour du comté de Rouen, qui donnera naissance à la Normandie. Et Rollon lui-même en sera le premier duc. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les Aztèques sacrifiaient-ils des humains ?
Les sacrifices humains, attestés par des sources bibliographiques et archéologiques, étaient pratiqués par les Aztèques, mais aussi par la plupart des autres peuples précolombiens.C'était un usage fort ancien, puisque la civilisation olmèque, qui s'est étendue sur une partie du Mexique de 2.500 à 500 ans avant notre ère, connaissait déjà ces sacrifices.Les personnes sacrifiées étaient surtout des esclaves ou des prisonniers de guerre. Les lieux réservés aux sacrifices étaient variés, même s'ils avaient souvent lieu au sommet d'une pyramide.Les prêtres chargés du sacrifice extrayaient souvent le cœur du supplicié, mais, en fait, les techniques d'exécution étaient très diverses.Les historiens expliquent cet usage sanguinaire de plusieurs façons. L'explication religieuse est la plus répandue. Elle se rattache d'abord à ce que les spécialistes appellent la légende des soleils.Chaque soleil est ici associé à un monde. Ainsi, les dieux auraient créé plusieurs "soleils", donc plusieurs mondes, qu'ils auraient détruits les uns après les autres. Les Aztèques pensaient que, pour préserver le dernier "soleil", donc le monde dans lequel ils vivaient, il fallait apaiser les dieux avec le sang des victimes immolées.Pour certains auteurs, d'ailleurs, ces dieux se nourriraient de sang humain, permettant dès lors au soleil de continuer sa course dans le ciel. D'une manière générale, le sang humain est considéré comme un fluide vital, ou une énergie fondamentale, nécessaires à l'équilibre du cosmos.Mais il existe d'autres théories pour expliquer ces sacrifices humains. Certains historiens les voient comme une méthode de gouvernement, imposant la terreur aux populations révoltées et servant d'avertissement à ceux qui voudraient secouer le joug des autorités.À cet égard, la répression de certaines séditions se traduisait parfois par le sacrifice collectif de très nombreuses victimes. Pour d'autres historiens, le sacrifice humain serait une manière de réguler une population devenue trop nombreuse.Il ne faut pas oublier non plus que ce sacrifice pouvait être vu comme une sorte de consécration sociale. En effet, le destin post mortem du guerrier sacrifié était enviable et sa famille était honorée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l'expression née lors de la Grande Peste de Londres ?
Il n'est pas rare que, dans la vie courante, nous utilisions des expressions dont nous ne connaissons pas l'origine. C'est le cas de l'expression "six pieds sous terre".Quand on précise qu'une personne est enterrée "six pieds sous terre", on veut dire par là que le cercueil où elle repose est profondément enfouie dans le sol. Comme cette expression utilise le terme "pied", on se doute qu'elle provient d'outre-Manche, où cette unité de mesure était utilisée.En effet, "six pieds sous terre" nous vient bien d'Angleterre. L'expression aurait été forgée à l'occasion de la grande épidémie de peste qui frappe le pays, et notamment sa capitale, Londres, en 1665.Si c'est la dernière manifestation de la peste dans le pays, du moins à cette échelle, c'est aussi la plus meurtrière. En effet, elle aurait fait entre 75.000 et 100.000 morts, soit environ 20 % de la population de Londres.On le sait, la médecine du temps était très démunie face à des maladies comme la peste. De leur côté, les autorités s'efforçaient surtout d'éviter tout ce qui pouvait favoriser la contagion.C'est ainsi que les malades étaient quasiment abandonnés dans leurs maisons, marquées d'une croix. On croyait que la maladie se transmettait non seulement par les vivants mais aussi par les morts.D'où la nécessité d'enterrer les cadavres aussi profondément que possible dans la terre. De telle sorte que les miasmes de la peste ne puissent s'échapper des tombeaux et que les chiens ne puissent déterrer les cadavres.Les édiles londoniens prennent alors leurs dispositions : les fossoyeurs devront enfouir les dépouilles à une certaine profondeur. Ils devront en effet creuser jusqu'à 6 pieds avant de déposer le cercueil.Le pied anglais valant 32,4 cm, 6 pieds correspondent à 1m80, ce qui paraissait suffisant pour écarter tout danger de contagion. En France, on creuse des fosses moins profondes. En effet, depuis la Révolution, celles-ci doivent avoir 1m50 de profondeur. Il est vrai que, dans certains cas, le Conseil municipal peut décider de déroger à cette mesure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l'opération de la CIA appelée « Mockingbird » ?
Dans le contexte de la guerre froide, à partir de 1947, les Américains ont fait feu de tout bois pour faire échec au communisme, considéré à cette époque comme leur ennemi juré.Pour le gouvernement américain, l'un des moyens de contrer l'adversaire était de se rallier l'opinion publique. Dans une telle situation, la propagande est en effet une arme de choix aux mains des autorités.Pour arriver à leurs fins, elles sollicitent l'aide de la CIA. C'est alors que le puissant service de renseignement met au point l'opération "Mockingbird", ce qui peut se traduire par "oiseau moqueur".Lancée en 1948, cette opération est d'abord dirigée par le "Bureau des projets spéciaux", avant d'être pilotée par le "Bureau de la coordination des politiques". Placé sous la direction de Frank Wisner, le chef de la planification de la CIA, le programme avait pour but d'influencer la population par le biais des médias.Pour ce faire, les services de Wisner infiltrent les grands organes de presse et recrutent des journalistes. Ils persuadent d'abord le "Washington Post" de collaborer avec eux puis, par l'intermédiaire de ce journal, prennent de solides positions dans des titres de presse aussi prestigieux que le "New York Herald Tribune", "Life" ou "The New York Times".Les organes nationaux n'étaient d'ailleurs pas les seuls à être contactés par la CIA. Nombre de journaux locaux ont également accepté de collaborer avec le service de renseignement.On estime qu'environ 400 journalistes étaient enrôlés dans cette opération en 1977 et que 3.000 personnes au total ont travaillé pour ce projet. Cette propagande anticommuniste était d'autant plus efficace que l'audience de certains des journalistes recrutés était plus large.Les services de Frank Wisner n'hésitent d'ailleurs pas à fournir aux journalistes des documents, parfois classifiés, pour les aider à rédiger leurs articles.Les détails de l'opération "Mockingbird", dirigée, à partir de 1953, par le directeur de la CIA, Allen Dulles, ont été dévoilés par la Commission Church, réunie à l'initiative du Sénat américain en 1975, puis publiés l'année suivante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les bâtiments antiques sont-ils si résistants ?
On sait que les Romains sont de grands bâtisseurs. Ils ont paré leurs villes d'amphithéâtres, d'aqueducs ou de basiliques dont certains ont surmonté l'épreuve du temps.Un monument comme le Capitole, dont la coupole de 40 mètres de diamètre se dresse dans le ciel de Rome depuis le IIe siècle de notre ère, montre à quel point les constructions romaines sont solides.Depuis longtemps, les chercheurs essaient de comprendre pourquoi certains de ces monuments ont traversé les siècles pour arriver jusqu'à nous dans un état de conservation étonnant. La solidité de ces édifices surprend d'autant plus les spécialistes que, comprenant souvent des arcs et des voûtes, ils devaient s'appuyer sur des murs vraiment robustes.Cependant, ils croient avoir trouvé l'explication. Ces monuments devraient leur exceptionnelle résistance à l'usage d'un béton particulier.Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le béton n'est pas une invention moderne. En effet, les Romains l'auraient mis au point deux siècles avant notre ère, voilà donc plus de deux millénaires.Mais comment expliquer l'efficacité particulière du béton utilisé par les Romains ? Pour les architectes, sa supériorité tiendrait notamment à l'ajout de pouzzolane dans le mortier servant d'agent de liaison à ce béton.Il s'agit d'une roche volcanique, recueillie à l'état de poudre. Il semblerait cependant que l'efficacité de ce béton antique dépende aussi de la chaux employée par les Romains.C'est en effet la chaux qui, encore aujourd'hui, assure en quelque sorte la cohésion du béton. Mais, de nos jours, on mélange au béton de la chaux vive éteinte avec de l'eau.En analysant certains bâtiments romains, les chercheurs ont constaté que les constructeurs romains utilisaient au contraire de la chaux portée à très haute température.L'utilisation de ce procédé aurait de nombreux avantages. Il permettrait d'abord au béton de prendre plus vite, réduisant d'autant les délais de construction. Surtout, ce béton aurait l'étonnante capacité de s'autoréparer.L'utilisation de chaux vive produit d'abord des fissures. Mais, très vite, elles se bouchent d'elles-mêmes, la pouzzolane, mêlée à l'eau, consolidant encore ces fissures. Résultat : ce béton est encore plus solide. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est le « marchand de mort » Basil Zaharoff ?
Né en 1849 dans l'Empire ottoman, Basil Zaharoff est un aventurier aux activités louches qui, dès son plus jeune âge, procure des clients aux prostituées de Constantinople. Il fait aussi de la contrebande et s'intègre à un gang de faux pompiers, chargés d'éteindre les incendies qu'ils ont eux-mêmes allumés.Mais ce qui fera surtout sa fortune, ce sont les ventes d'armes, dans lesquelles il se lance à la fin des années 1870. Grâce à ses relations et à son entregent, il y réussit très bien.Sans états d'âme, Zaharoff fournit des armes aux belligérants qui s'affrontent dans les conflits qui, à la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, ensanglantent les Balkans, l'Afrique du Sud et, un peu plus tard, l'Europe entière.Ce trafic d'armes fait la fortune de Basil Zaharoff. Il lui vaut aussi son surnom de "marchand de mort". Immensément riche, il fréquente les élites et investit son argent dans le pétrole ou les bateaux.Mais il devient aussi, en 1923, le principal actionnaire de la Société des Bains de Mer (SBM) de Monaco, qui gère le casino et des hôtels de luxe de la principauté. Cette entreprise, très prospère, consent de nombreux prêts au prince Louis II, souvent impécunieux.Mais Zaharoff voit encore plus grand. Il n'imagine rien de moins que d'offrir la principauté elle-même à sa maîtresse, épousée en 1924, la duchesse Maria de Villa-Franca de los Caballeros.Le projet n'est pas si insensé qu'il peut paraître au premier abord. En effet, le prince Louis II, arrivé au pouvoir en 1889, éprouve beaucoup moins d'intérêt pour les affaires du "Rocher", comme on appelle aussi Monaco, que pour l'armée, dont il est issu.En outre, la duchesse est apparentée à la famille royale d'Espagne. Elle ferait une princesse de Monaco très convenable. Mais Louis II refuse le marché et, en 1926, la duchesse de Villa-Franca succombe à la tuberculose.Dès lors, Basil Zaharoff, dont le monde s'écroule, n'est plus que l'ombre de lui-même. Renonçant à toutes ses activités,, il se retire et meurt à Monaco en 1936. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment un sous-marin nazi a-t-il pu couler à cause de ses toilettes ?
Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, en avril 1945, la mission d'un sous-marin U-1206 allemand s'est terminée de manière peu glorieuse. Il ne s'est pas rendu à l'ennemi après un combat acharné. Il n'a pas non plus coulé après avoir heurté une mine sous-marine.Non, sa défaite, ce sous-marin la doit à ... ses toilettes ! Comment un détail aussi prosaïque a-t-il pu avoir raison d'un bâtiment conçu selon les techniques les plus récentes et capable aussi bien d'échapper à l'adversaire que de lui infliger de redoutables pertes ?Avant de répondre à cette question, il faut d'abord rappeler que la question des toilettes à bord des sous-marins avait été posée et résolue par les ingénieurs.Ceci étant, les solutions apportées n'étaient pas les mêmes. Celle imaginée par les Alliés était la plus simple. En effet, les ingénieurs anglais ou américains avaient doté les sous-marins d'une fosse septique. Elle stockait les déjections, qui n'étaient rejetées en mer que lorsque le bâtiment refaisait surface.Le système adopté par les Allemands était plus complexe. Il permettait de vider les eaux usées après chaque utilisation des toilettes. Dans un premier temps, le dispositif ne fonctionna qu'à une faible profondeur.Puis il fut perfectionné, de manière à relâcher les excréments dans la mer alors que le sous-marin, en plongée plus profonde, devait affronter une forte pression. Ce système permettait ainsi aux sous-marins allemands d'être plus légers et donc plus efficaces.Mais son fonctionnement était assez délicat. En effet, un certain nombre de valves devaient être ouvertes et fermées dans un ordre précis. Un technicien était d'ailleurs spécialement affecté au maniement de ces toilettes.Pourtant, celui qui est appelé à la rescousse par un officier de ce sous-marin U-1206 fait une fausse manœuvre. Au lieu de se déverser à l'extérieur, les eaux usées envahissent alors le sous-marin.Obligé de faire surface en urgence, le bâtiment, qui émerge près des côtes écossaises, est pris pour cible par les avions anglais. Quelques marins sont tués, les autres, dont le capitaine à l'origine de l'incident, sont capturés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le massacre de Nankin ?
Le viol ou sac de Nankin, en 1937, est l'un des plus affreux massacres dont se soient jamais rendus coupables les soldats d'une armée régulière. Il s'inscrit dans le contexte de la guerre sino-japonaise, qui a débuté, en 1931, par la prise de la Mandchourie par les Japonais, puis, à partir de l'été 1937, par l'invasion du reste du territoire chinois. Les troupes chinoises, commandées par Tchang Kaï-Chek, connaissent rapidement des revers, perdant notamment la bataille de Shanghai. Préférant attirer les Chinois le plus loin possible de leurs lignes arrière, le généralissime ne veut pas gaspiller ses meilleures troupes à la défense sans espoir de Nankin, l'ancienne capitale impériale. Aussi y laisse-t-il des troupes inexpérimentées, ordonnant d'empêcher la fuite des civils.Investie au début du mois de décembre 1937, la ville de Nankin, dont la garnison refuse de se rendre, est prise d'assaut quelques jours plus tard. À partir de là, elle est le lieu d'un effroyable massacre. Dans les années qui suivent le sac de la ville, et jusqu'à aujourd'hui, des controverses éclatent au sujet du nombre des victimes provoquées par le massacre. Les estimations des historiens vont de 40.000 à 300.000 morts. Au Japon, des négationnistes ont d'ailleurs réfuté l'ampleur du massacre ou ont même nié qu'il ait eu lieu. Il ne fait pourtant pas de doute que les soldats japonais se soient livrés à des atrocités sans nom. En effet, des dizaines de milliers de petites filles et de femmes de tous âges ont été violées avant d'être sauvagement massacrées. Quant aux prisonniers chinois, ils sont décapités, fusillés à la mitrailleuse et achevés à la baïonnette. Il n'existe aucune cause rationnelle pour expliquer une telle barbarie. On a parlé de la lassitude des soldats ou de leur désir de se venger de la résistance inattendue des Chinois. Quelques rares officiers seront inculpés, après la guerre, par des juridictions spécifiques, comme le tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient et le tribunal des crimes de guerre de Nankin. Oncle de l'Empereur Hirohito, le prince Asaka Yasuhiko, commandant de l'armée à Nankin, ne sera pas inquiété. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Edith Clark est-elle célèbre ?
Edith Clark naît dans une petite commune du Cher, en 1904, et devient dactylo. Si son nom est passé à la postérité, c'est qu'elle a voulu changer le cours de la vie monotone qui l'attendait. Sa passion, ce sont les avions. En effet, elle n'a qu'une envie : piloter l'un de ces appareils. Mais elle n'a pas les moyens de suivre les cours et la formation nécessaires à l'obtention du brevet de pilote. Le 29 janvier 1935, elle prend tout de même place dans l'avion piloté par l'aviatrice Madeleine Charnaux qui, ce jour-là, bat le record féminin d'altitude pour avion léger.Comme elle ne peut pas l'imiter, Edith Clark se tourne vers une discipline qui n'est pas sans rapport avec l'aviation : le parachutisme. C'est une parachutiste audacieuse, qui ne craint pas le danger. En effet, elle se spécialise dans les sauts à basse altitude. Ainsi, en 1931, à Bucarest, elle saute d'une échelle de pompiers, dressée à seulement 27 mètres de hauteur. En s'élançant du haut de la coupole du cirque d'hiver, à Paris, elle bat même le record du saut en parachute à l'altitude la plus faible. Elle est même si basse que la jeune femme a à peine le temps d'ouvrir son parachute avant d'atteindre le sol. Décidément casse-cou, Edith Clark n'hésite pas à sauter au-dessus d'une cage, où des lions étaient enfermés. Paniqués par l'irruption de la jeune femme, et la vue de son parachute, les fauves s'écartent, ce qui lui permet de sortir de la cage sans encombres. En 1936, Edith Clark est la première femme à obtenir son brevet de parachutiste. Dès lors, elle peut exercer son activité en tant que professionnelle. C'est ainsi qu'elle est amenée à essayer de nombreux modèles de parachutes militaires. Et c'est au cours d'une de ces séances de test qu'elle trouve la mort. Ce 16 mars 1937, près de Villeneuve-lès-Avignon, elle saute à une altitude de 500 mètres. Ce n'est pas son premier saut avec ce parachute d'entraînement, mais, cette fois, il ne s'ouvre pas. Ne pouvant ouvrir non plus son parachute de secours, la jeune femme s'écrase au sol. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le mur de Berlin est-il tombé précisément le 9 novembre 1989 ?
La date du 9 novembre 1989 est restée dans l'Histoire comme celle de la chute du Mur de Berlin. Mais pourquoi cette ouverture de la frontière entre les deux secteurs de Berlin, dont les répercussions seront considérables, s'est-elle faite précisément ce jour-là ?Pour le comprendre, il faut rappeler que la contestation ne cessait d'enfler en RDA, où d'imposantes manifestations avaient lieu depuis le mois d'octobre. Egon Krenz venait même de remplacer, à la tête du pays, Erich Honecker, au pouvoir depuis 28 ans.C'est dans ce contexte que, le 9 novembre 1989, en fin de matinée, des mesures de libéralisation des voyages sont annoncées aux instances du parti communiste est-allemand. En satisfaisant l'une des revendications exprimées par les manifestants, on espérait faire retomber la tension.En fin d'après-midi, ce même 9 novembre, le porte-parole du parti annonce à la presse les dernières mesures prises. Dans un premier temps, il n'évoque pas la décision de faciliter les voyages vers l'ouest.Puis il y fait allusion en donnant lecture d'un document traitant des visas nécessaires aussi bien pour voyager que pour émigrer hors du pays. Et il précise que ces visas seront accordés "sans conditions".Cette nouvelle fait sensation. En effet, jusque-là, obtenir un tel visa relevait du parcours du combattant. C'est alors qu'un journaliste demande quand cette mesure doit s'appliquer.Le porte-parole ne semblait pas s'attendre à une telle question. Il lance alors : "mais...tout de suite !". Cette nouvelle sensationnelle est aussitôt répercutée par les médias occidentaux.Aussitôt la rumeur se répand. Les Allemands de l'Est se rendent en masse au point de passage de Bornholmer Strasse, entre les deux secteurs de Berlin. Alors que la presse de l'ouest annonce, avec un peu d'avance, que le Mur est ouvert, la foule réclame, à grands cris, qu'on ouvre la porte du poste-frontière.Les gardes sont décontenancés. Visiblement, ils n'ont reçu aucune instruction sur ce qu'il convient de faire. Après des heures d'hésitation, un officier donne finalement l'ordre de laisser passer les gens. Le Mur de Berlin vient de tomber. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le secret de la statue de Jeanne d'Arc ?
Ayant réussi à "bouter" les Anglais hors de France, comme on disait alors, Jeanne d'Arc est devenue un symbole de fierté nationale, revendiqué, d'ailleurs, aussi bien par la gauche que par la droite.Aussi se regroupe-t-on volontiers autour de la bergère de Domrémy quand le pays connaît des épreuves. C'est le cas, en 1870, quand la France perd la guerre contre la Prusse et se voit amputée de l'Alsace-Lorraine.Pour raviver la flamme patriotique, en ces heures sombres, on a l'idée d'élever une statue à la Pucelle. Elle se dressera dans la capitale, plus précisément place des Pyramides, dans le Ier arrondissement de Paris.Si on a choisi cet endroit, c'est que, non loin de là, Jeanne d'Arc fut blessée, en 1429, lors de son assaut manqué de Paris.En 1870, on passe la commande à Emmanuel Frémiet. Élève de Rude, ce sculpteur est notamment connu pour ses œuvres animalières et son travail au château de Pierrefonds, une des résidences de Napoléon III.Il s'agira d Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'amour créa le timbre ?
Même si nous n'écrivons plus guère de lettres aujourd'hui, au profit des SMS et autres textos, nous avons l'habitude, si cela nous arrive encore, de coller un timbre sur l'enveloppe, avant de la mettre à la poste.Mais il n'en a pas toujours été ainsi. En effet, jusqu'en 1840, il n'existait pas de timbres. C'était le destinataire de la lettre qui payait l'expédition du courrier. Et le montant de la taxe qu'il acquittait dépendait surtout du lieu de provenance de cette lettre.Mais les choses changent donc en 1840. Et l'origine de ce changement tient à un petit détail.En 1840, donc, sir Rowland Hill déjeune dans une auberge du nord de l'Angleterre. C'est le directeur des postes anglaises. Il est alors témoin, à une table voisine, d'une scène touchante.Y est assise une jeune fille, à laquelle on remet une lettre. Elle l'examine puis, les larmes aux yeux, la rend au préposé. Comme le pli vient de Londres, elle ne peut payer la lourde taxe qui l'accompagne.Sir Rowland croit comprendre que l'expéditeur de la lettre n'est autre que le fiancé de la jeune fille. Touché par cette scène, il se lève et règle la taxe. En réalité, l'émotion de la jeune fille était feinte.En effet, elle avait convenu d'un code, avec son fiancé, qui, en fonction de la manière dont l'adresse était écrite, permettait aux jeunes gens de se donner des nouvelles gratuitement.Cet épisode donne néanmoins une idée à sir Rowland Hill : celle du timbre-poste. Cette petite vignette, achetée par l'expéditeur, serait collée sur l'enveloppe ou plutôt, à l'époque, sur la lettre même. De la sorte, le destinataire n'aurait plus rien à payer.Il soumet l'idée à la Reine Victoria, qui la trouve excellente. Ainsi, le premier timbre, à l'effigie de la souveraine, est émis le 6 mai 1840. Il est aujourd'hui connu par les collectionneurs sous le nom de "black penny".Il faudra attendre le 1er janvier 1849 pour voir apparaître le premier timbre français. Il représente Cérès, l'antique déesse des moissons. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Augustin Trébuchon est-il célèbre ?
Augustin Trébuchon se serait sans doute bien passé de la célébrité posthume qui a sauvé sa mémoire de l'oubli. Il fut en effet le dernier soldat français tué pendant la Première Guerre mondiale.Né en Lozère, en 1878, Augustin Trébuchon était berger de son état. Rien ne l'obligeait à s'engager dans la guerre qui, en 1914, allait devenir le premier conflit mondial. En effet, il a déjà 36 ans où moment où les hostilités commencent.Au surplus, il avait perdu ses parents et se retrouvait à la tête d'une fratrie de sept orphelins. On aurait donc pu l'exempter. Mais il préfère s'engager. Et il fait toute la guerre, survivant à ces quatre années terribles.On le retrouve sut tous les champs de bataille, du Chemin des Dames à Verdun, et sa bravoure lui vaut même la Croix de guerre.Mais, en cette fin de matinée du 11 novembre 1918, le destin attendait Augustin Trébuchon. Comme très souvent pendant la guerre, durant laquelle il est agent de liaison, on le charge, ce jour-là, de transmettre un message.Il est 10h30. Depuis le matin, l'armistice a été signé, vers 5h15. Mais son application sur le front a été fixée à 11 heures. En raison de la symbolique de ce chiffre : la onzième heure du onzième jour du onzième mois...Ignorant tout de ces événements, Augustin Trébuchon accomplit sa mission quotidienne. Et c'est alors que, vers 10h50, il est tué d'une balle dans la tête. Dix minutes plus tard, le clairon annoncera la cessation des hostilités.Mais si l'on se rend sur la tombe du dernier "poilu" tué au combat, on voit que le 10 novembre est donné pour la date de sa mort. On procédera de même pour les 17 autres soldats qui ont eu l'infortune de tomber en ce dernier jour de la guerre.Ce piteux stratagème est dû à la gêne des autorités militaires, peu fières, sans doute, de voir des soldats tués sur le front alors que l'armistice était déjà signé depuis des heures. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le plus ancien message retrouvé dans une bouteille ?
Les histoires de messages placés dans des bouteilles qu'on jette à la mer font partie de l'imaginaire collectif. On associe volontiers cet ultime moyen de secours à la vie de ces naufragés qui, tel Robinson Crusoé, s'efforcent de survivre sur une île déserte.Si beaucoup de ces bouteilles se perdent à jamais, certaines finissent par être récupérées. Mais, parfois, le message qu'elles contiennent n'est lu que très longtemps après avoir été écrit.C'est le cas de celui retrouvé, en avril 2015, sur une plage de l'île allemande d'Amrun, en mer du Nord. Il a été établi que la bouteille avait été jetée à la mer le 30 novembre 1906. Soit plus de 108 ans avant d'être retrouvée par hasard par un couple de vacanciers.Il s'agit là du plus vieux message retrouvé dans une bouteille lancée à la mer. Le précédent record était de 99 ans.Intrigués par leur découverte, les promeneurs ont d'abord essayé de sortir le message contenu dans la bouteille. Mais, malgré tous leurs efforts, ils n'y sont pas parvenus. Ils ont alors suivi le conseil qui était écrit, d'un mot visible, à l'intérieur de la bouteille :"casser".Les estivants brisent donc la bouteille et récupèrent le papier qu'elle contenait. Sans doute pour avoir plus de chances d'être lu, il était écrit en plusieurs langues : anglais, allemand et néerlandais.La personne lisant le message était priée de le faire parvenir à l'association de biologie marine de Plymouth, au Royaume-Uni. Elle pourrait toucher, en échange, une récompense d'un shilling, soit 0,07 euro !L'auteur du message a été identifié. Il s'agissait de George Parker Bidder, un biologiste anglais. La bouteille avait été lancée à la mer pour confirmer sa théorie sur les courants marins.Et il n'en avait pas jeté qu'une seule. Plus de 1.000 bouteilles avaient été livrées aux flots par le biologiste. Ce nombre se justifiait par l'hypothèse qu'il voulait vérifier : d'après lui, en effet, les bouteilles qui coulaient revenaient sur les rivages britanniques et celles qui flottaient voguaient vers le continent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le puritanisme ?
Dans le langage courant, un "puritain" est une personne austère, affichant une morale rigoriste. Ce nom fut donné, à l'origine, à des dissidents religieux anglais.En effet, les puritains étaient des protestants. Ils partageaient, en cela, la religion de la très grande majorités des Anglais, depuis que le pays avait adhéré à la Réforme protestante en 1534, sous le règne d'Henry VIII.On parle alors d'anglicanisme. Cette forme de protestantisme, même si elle est officiellement calviniste, s'inspire du catholicisme, tant pour la liturgie que pour l'organisation de l'Église. Et c'est précisément ce que refusent les puritains, partisans d'une foi épurée, plus proche du protestantisme originel.Dans leur ensemble, les puritains sont également partisans d'une plus grande autonomie. En effet, leur critique porte aussi sur le caractère "établi" de l'Église anglicane, dont le Roi est le gouverneur suprême.Les puritains participent donc à l'opposition parlementaire qui aboutit à la chute et à l'exécution de Charles Ier, en 1649. Et ils jouent un grand rôle dans la période suivante, qui, entre 1649 et 1659, correspond au gouvernement de Cromwell.Lors de la restauration de la Monarchie, en 1660, beaucoup s'exilent en Amérique, om ils fonderont des communautés très influentes. Leur conception de la religion, leur attachement à la liberté individuelle et leurs pratiques démocratiques contribueront à façonner la mentalité américaine.Ce sont d'ailleurs surtout des puritains qui, en 1620, embarquent sur le "Mayflower" qui, d'Angleterre, les emmène sur les rivages de l'Amérique. Avant d'y parvenir, ceux qu'on désignera bientôt sous le nom de "Pères pèlerins" rédigent un texte, le "Mayflower compact", qui sera considéré comme l'un des fondements de la démocratie américaine.Les puritains ont donné naissance à un foisonnement de groupes divers, très attachés à leurs particularismes. On peut toutefois les rattacher à quelques grandes familles. Ainsi, les congrégationalistes conçoivent une organisation ecclésiale très décentralisée, où chaque paroisse s'organise à sa convenance.C'est un peu le même principe d'organisation qui inspire les presbytériens, plus développés en Écosse. Eux aussi rejettent la structure hiérarchique de l'Église catholique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'attaque du train Glasgow-Londres est-elle célèbre ?
Le 8 août 1963, vers trois heures du matin, a lieu, au Royaume-Uni, ce qui est souvent considéré comme le plus gros hold-up du siècle. En effet, le train postal Glasgow-Londres est dévalisé par une bande de malfaiteurs.Ils ont minutieusement réglé leur coup. Ils manipulent d'abord les signaux, obligeant le train à s'arrêter. Puis les voleurs montent à bord et neutralisent rapidement les gardiens.Ils détachent alors les wagons contenant le butin et ordonnent au chauffeur de les conduire jusqu'à un endroit de la voie où ils sont arrêtés. Dès lors, les malfaiteurs n'ont plus qu'à s'emparer des sacs qui les intéressent. Il leur a fallu moins d'un quart d'heure pour arriver à leurs fins.128 sacs postaux sont ainsi dérobés. Ils contiennent plus de 2,6 millions de livres sterling, ce qui représente plus de 14 millions de francs de l'époque. Ce qui impressionne les enquêteurs, c'est la rapidité avec laquelle le hold-up a été mené, et aussi la manière dont il s'est déroulé.En effet, aucun coup de feu n'a été tiré et personne n'a été blessé. Les policiers en concluent que l'affaire a été préparée longtemps à l'avance et avec un soin particulier.Elle n'est donc certainement pas le fait d'amateurs, mais de spécialistes chevronnés de l'attaque à main armée. Grâce au repérage d'une ferme où s'était réuni le gang, et aux informations données par des indicateurs, la police met la main, peu après le casse, sur certains membres de la bande.Ils sont condamnés à des peines allant de 20 à 30 ans de prison. D'autres malfaiteurs sont arrêtés plus tard, après avoir fui à l'étranger. D'autres encore parviennent à s'évader, mais ils sont repris et incarcérés de nouveau.Enfin, certains membres du gang, et non des moindres, parviennent à échapper aux poursuites. C'est notamment le cas de l'informateur, qui n'a jamais été retrouvé par la police.Celui qui est considéré comme le "cerveau" du groupe, et qui s'est retiré en Espagne après sa libération, l'a pourtant nommé. Il s'agirait d'une personne morte en 2016, sans avoir été inquiétée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.