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Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir HISTOIRE

1,505 episodes — Page 12 of 31

Pourquoi Valentin Haüy a-t-il joué un rôle majeur pour les aveugles ?

Né en 1745, dans une famille de tisserands, Valentin Haüy montre une aptitude particulière pour les langues. Il en apprend plusieurs et met au point la version française de documents écrits en langues étrangères.En 1771, alors qu'il est encore adolescent, il est ému des railleries qui accueillent un spectacle donné à Paris par de jeunes aveugles. Dès lors, sa vocation est née. Il leur consacrera sa vie.En 1786, il fonde, comme il le souhaitait, une école pour les aveugles, l'Institution des Enfants Aveugles.L'un des buts de cette école était d'apprendre à lire aux jeunes aveugles. Depuis qu'il avait fait une aumône à un mendiant aveugle, en 1784, Valentin Haüy pensait la chose tout à fait possible.En effet, le mendiant avait reconnu la valeur de la pièce mise dans sa main. Pour cela, il avait usé d'un autre sens que la vue, le toucher.Aussi Valentin Haüy met-il au point un système de lettres en relief. Il s'agit des lettres romaines ordinaires, mais très agrandies. En touchant ces lettres, les aveugles peuvent former des mots, puis des phrases. Ils apprennent donc à lire avec ce dispositif.Mais le calcul et l'arithmétique ne sont pas oubliés. Conçus de la même manière que les lettres, des chiffres sont également mis à la disposition des élèves.L'Institution a un second objectif : apprendre un métier à ces jeunes aveugles. Afin d'éviter que, privés de moyens d'existence, ils aient recours à la mendicité. Certains s'initient ainsi à la profession de typographe, d'autres aux secrets de la filature.Durant la Révolution française, l'école passe sous le contrôle de l'État et devient l'Institut national des jeunes aveugles. Cet organisme à visée professionnelle continue à former les jeunes aveugles et à leur donner un métier.Devenu infirme, Valentin Haüy meurt en 1822, soit sept ans avant l'invention décisive, par Louis Braille, du système d'écriture qui, conçu spécialement pour les aveugles, allait porter son nom.Valentin Haüy a cependant été le premier à s'intéresser vraiment au sort dfes aveugles, délaissés par la société du temps. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 18, 20231 min

Comment le dignitaire nazi Rudolf Hess a-t-il été capturé par les Anglais ?

Au printemps 1941, Rudolf Hess, un des principaux dignitaires nazis, qu'Hitler avait même désigné comme son dauphin, s'envole pour l'Angleterre. Il est seul aux commandes de son avion.On a beaucoup discuté pour savoir si cette curieuse initiative avait été prise avec l'accord du Führer. Certains soulignent qu'il se serait mis dans une violente colère à l'annonce de l'escapade de son subordonné.Pour d'autres, ce n'est qu'une comédie, Hitler ayant, en secret, approuvé la folle échappée de son second. Mais quel but pouvait-elle bien avoir?Rudolf Hess serait allé négocier une paix séparée avec l'Angleterre. Alors qu'Hitler s'apprête à envahir la Russie, elle lui aurait évité d'avoir à combattre sur deux fronts. Les Anglais laisseraient les mains libres aux nazis, en Europe, et pourraient conserver, en échange, toutes leurs possessions coloniales.Une très longue détentionLe 10 mai 1941, l'avion de Rudolf Hess, après avoir été pris en chasse par la Royal Air Force, s'écrase au-dessus de l'Écosse. Mais son pilote a eu le temps de s'éjecter et de sauter en parachute.Une fois au sol, Hess, qui est fait prisonnier, demande à voir le duc de Hamilton, aristocrate influent et propriétaire du domaine sur lequel il se trouve. Il ne s'est pas rendu en Écosse par hasard, car il attribue au duc des sentiments germanophiles.Aussi demande-t-il à parler, par son intermédiaire, au Roi ou au Premier ministre. Aucun des deux ne fera le déplacement. En tant qu'ennemi, Rudolf Hess sera incarcéré. Et il le sera jusqu'à sa mort.Le dignitaire nazi, qui ne sortira de sa prison que pour être jugé à Nuremberg, en 1945, restera enfermé jusqu'en 1987, date de sa mort. Après 46 ans de détention, il finira par se suicider, à l'âge de 93 ans, dans la prison de Spandau, où il était le seul prisonnier.L'équipée de Rudolf Hess a paru tellement folle que beaucoup ont pensé que l'homme enfermé à Spandau n'était en fait qu'un sosie du dignitaire nazi. On se demande, dans ce cas, comment il aurait pu abuser ses co-accusés à Nuremberg. De toute façon, des analyses ADN semblent prouver que le détenu était bien Rudolf Hess. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 17, 20231 min

Êtes-vous certain de maîtriser la langue française ?

Pour écouter le nouveau podcast "Franc-parler":Apple: https://podcasts.apple.com/us/podcast/franc-parler/id1719737952Spotify: https://open.spotify.com/show/4ebaP6J0tjC8QTJaYHiUbuDeezer: https://deezer.com/show/1000488492 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 16, 20231 min

Depuis quand mange-t-on des tomates en France ?

La tomate a tous les caractères du fruit, mais, comme on peut la consommer salée, elle peut être aussi considérée comme un légume. Fruit ou légume, elle s'invite en tous cas sur toutes les tables de l'été.Mais, au fait, depuis quand en mange-t-on chez nous ? La tomate nous vient d'Amérique du Sud. Le mot lui-même est emprunté au vocabulaire aztèque. Il est tiré du mot "tomatl", qui désignait le fruit de la tomatille, un fruit-légume consommé au Mexique.C'est dans ce pays que la tomate est d'abord cultivée. C'est là que la trouvent les conquistadors qui, sous la conduite d'Hernan Cortés, conquièrent Mexico en 1519.C'est donc par les Espagnols que la tomate est introduite en Europe dès le XVIe siècle. Mais les Français ne la mettront pas tout de suite dans leurs assiettes. En effet, elle ne fut pas considérée tout de suite comme un fruit, ou un légume, comestible.Les scientifiques de l'époque l'associent en effet à la belladone, une plante dont les baies sont très toxiques. Et, de fait, les deux végétaux appartiennent à la même famille. On en conclut donc que la tomate est vénéneuse.Comme on trouve la plante assez décorative, on s'en sert pour orner son jardin. En France, la première mention de la tomate, comme plante d'ornement, se trouve dans un des ouvrages de l'agronome Olivier de Serres, paru en 1600.C'est en Provence que la tomate a d'abord été connue. Et c'est aussi là qu'à partir du milieu du XVIIIe siècle on commence à en apprécier les vertus gustatives. Peu à peu, on découvre que ce fruit est non seulement comestible, mais qu'il constitue un mets excellent.Diderot et d'Alembert en parlent dans leur fameuse "Encyclopédie", parue à la fin du XVIIIe siècle. Ils notent sa saveur "succulente" et son goût "agréable". Mais l'usage de la tomate, comme aliment apprécié des Français, ne se répand vraiment qu'à partir de la montée à Paris des Provençaux, en juillet 1790, à l'occasion de la fête de la Fédération. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 14, 20231 min

Quel signe distinctif les juifs devaient-ils porter au Moyen-Âge ?

Pour écouter l'épisode du Coin philo, La fin justifie-t-elle les moyens ? (1/2):Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/la-fin-justifie-t-elle-les-moyens-1-2/id1713311087?i=1000638140572Spotify:https://open.spotify.com/episode/2j7cf5ZRs0fR4zd5HcKbB3?si=ae5c7c612857417fDeezer:https://deezer.page.link/E3KzM1QoW3K6YMbt6-----------------La discrimination qu'ont dû subir les juifs dans l'Allemagne nazie, et qui a conduit à la Shoah, n'a pas commencé à cette époque, même si, à cette occasion, elle s'est manifestée avec une rigueur et une férocité jamais atteintes auparavant.Dès le VIIIe siècle, en effet, les juifs vivant dans les pays contrôlés par l'Islam devaient afficher un insigne distinctif, porté d'ailleurs aussi, même s'il était d'une autre couleur, par les chrétiens.Durant le Moyen-Âge, les juifs de plusieurs pays européens furent aussi l'objet d'une telle discrimination.C'est l'Église catholique qui décide du principe de ce signe distinctif. En effet, à l'occasion de la tenue du concile du Latran, en 1215, le Pape Innocent III ordonne aux juifs des Royaumes chrétiens d'Occident de porter un insigne spécial.Il s'agissait, en effet, de distinguer des chrétiens des juifs qui étaient encore considérés par l'Église comme collectivement responsables de la mort du Christ.La mesure est rapidement adoptée en Angleterre. Tout juif de plus de 7 ans devait arborer sur le côté gauche de ses vêtements une pièce de tissu jaune, dont les dimensions étaient précisées.En France, saint Louis impose, en 1269, le port d'une "rouelle" aux hommes juifs. Comme son nom le laisse supposer, cette pièce de tissu, de couleur jaune, a la forme d'une petite roue.Découpé d'une certaine façon, cet insigne évoquerait les 30 deniers qui furent le salaire de Judas pour livrer Jésus. Elle pourrait aussi figurer une hostie, symbole, pour les juifs, d'une pratique religieuse qui n'est pas la leur.La forme et la taille de la rouelle, ainsi que l'âge à partir duquel elle doit être portée, font l'objet de nombreuses modifications. Elle est d'ailleurs adoptée, à la même époque, dans d'autres pays, comme l'Espagne.Dans d'autres, comme certains États allemands, c'est un chapeau, généralement de forme conique, qui servira à distinguer les juifs des chrétiens. Un tel couvre-chef devait d'ailleurs être adopté par les juives en France.Rappelons enfin qu'en plus de porter cet insigne, les juifs du Moyen-Âge devaient souvent vivre dans des quartiers séparés, les ghettos. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 13, 20232 min

De quel événement Agatha Christie s'est inspirée pour Le crime de l'Orient Express ?

En 1934, paraît l'un des plus fameux romans d'Agatha Christie, "Le crime de l'Orient-Express". Un meurtre est en effet découvert dans l'un des wagons de ce train prestigieux. L'un des passagers, le célèbre Hercule Poirot, ne tardera pas à résoudre l'énigme : tous les voyageurs ont donné un coup de couteau à l'infortunée victime.Or la romancière s'était inspirée d'un fait divers réel pour écrire son récit. Le cadre en était bien l'Orient-Express, qui, parti de Paris le 31 janvier 1929, devait amener ses passagers à Istanbul.Or, à environ 130 kilomètres de son terminus, le train qui, après avoir franchi la frontière bulgare, s'est engagé sur le territoire turc, est ralenti par une violente tempête de neige. Bientôt des congères se forment, à l'avant comme l'arrière du convoi, et le train finit par être bloqué.Des passagers manquant de toutLa situation devient rapidement difficile pour les passagers, pris dans un piège glacé. En effet, la température est sibérienne, le thermomètre descendant jusqu'à moins 25°C. Bientôt privé de charbon, le personnel ne peut plus faire fonctionner le chauffage.L'eau potable vient à manquer. Les employés en sont réduits à monter, dans des conditions périlleuses, sur le toit des wagons, pour faire fondre un peu de glace. Et, malgré les rationnements, les vivres finissent aussi par s'épuiser.Quelques villageois, venus voir ce train figé dans la neige, proposent bien quelques victuailles. Mais, connaissant la réputation de ce train de luxe, ils ne les cèdent qu'à des prix astronomiques. On craint même l'attaque des loups !Si la situation est aussi dramatique, c'est que le train reste bloqué durant cinq jours. Sans aucun moyen de liaison pour savoir ce qui était arrivé au train, la Compagnie finit par envoyer une locomotive chasse-neige à la rencontre du convoi naufragé.Mais il lui faut près de 24 heures pour ouvrir la voie. Ceci fait, elle remorque l'Orient-Express et ses passagers épuisés vers Istanbul. Mais le trajet sera très long, car la locomotive avance à une allure d'escargot. Cette odyssée fera rapidement le tour du monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 11, 20231 min

Quelles ont été les différentes peines de mort dans l'Histoire ?

L'existence de la peine de mort, comme sanction d'un fait délictueux, est attestée depuis la plus haute Antiquité. Le code babylonien d'Hammurabi, dont la rédaction remonte à environ 1.750 avant J.-C., en fait déjà mention.Quand il s'agit d'infliger des châtiments à leurs semblables, l'imagination des hommes ne semble pas connaître de limites. Aussi les modes d'exécution ont-ils été fort divers.Sous l'Ancien Régime, en France, les roturiers reconnus coupables d'un crime étaient le plus souvent pendus et les nobles décapités, à l'épée ou à la hache. Mais certains châtiments étaient encore plus terribles.Ainsi, certains meurtriers étaient condamnés au supplice de la roue, au cours duquel leurs membres étaient brisés. Quant aux régicides et parricides, ils étaient écartelés par des chevaux attachés aux bras et aux jambes.On sait qu'au cours de l'Histoire, d'autres supplices horribles, comme le bûcher, pour les hérétiques et les sorcières, la crucifixion, l'emmurement ou l'empalement ont été pratiqués.Si, en 2022, 142 pays avaient aboli la peine de mort, 53 l'appliquaient encore. Ce qui était aussi le cas de nombreux États américains.Les méthodes d'exécution mises en œuvre dans ces pays sont aujourd'hui plus limitées. L'une d'entre d'elles s'efforce de réduire la souffrance ressentie par le condamné. Il s'agit de l'injection de substances létales, méthode utilisée aux États-Unis, mais aussi en Chine et au Vietnam.On sait que le recours à la chaise électrique, mode d'exécution emblématique aux États-Unis, pouvait se traduire, malgré les dires de certains, par d'intenses souffrances, surtout si la décharge électrique était mal réglée.D'autres modes d'exécution sont conformes aux "traditions", si l'on peut dire. C'est le cas de la pendaison, pratiquée par de nombreux pays, de la décapitation au sabre, qui n'est plus l'apanage que de la seule Arabie Saoudite ou de la fusillade, par un seul exécutant ou un peloton d'exécution.Mais la lapidation, pratiquée au Soudan et en Iran, témoigne d'un véritable raffinement de cruauté. D'autant que, dans ce dernier pays, les pierres utilisées ne doivent pas être trop grosses, de façon à ne pas infliger la mort trop rapidement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 10, 20232 min

Quel Roi actuel descend de Louis XIV en ligne directe ?

On sait que les Bourbons ont régné sur la France depuis Henri IV. Et ce Roi descendait du dernier fils de saint Louis, et donc d'Hugues Capet.Or, il existe encore, dans l'Europe actuelle, un représentant des Bourbons. C'est le Roi d'Espagne Felipe VI. En effet, il descend de Louis XIV en ligne directe, donc de son grand-père Henri IV et, à travers lui, du premier Capétien, qui, rappelons-le, monta sur le trône en 987.Peut-être êtes vous surpris qu'un monarque étranger ait comme ancêtre direct un Roi de France.Un Roi mort sans héritierPour le comprendre, il faut en revenir, justement, à l'époque de Louis XIV. En 1700, le Roi d'Espagne Charles II meurt sans enfants. Dans son testament, il avait désigné comme héritier le duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV.Sa grand-mère était en effet l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, femme de Louis XIV et fille du Roi d'Espagne Philippe IV, père de Charles II.Le duc d'Anjou, arrière-petit-fils de Philippe IV, monte sur le trône d'Espagne et prend le nom de Philippe V. Son accession déclenche un long conflit, la guerre de Succession d'Espagne.De 1701 à 1714, elle oppose la France à l'Empereur germanique Léopold Ier, oncle du Roi d'Espagne. Felipe VI (ou Philippe VI en français) est donc le descendant de Philippe V.Deux prétendants pour un trôneCe monarque est donc aujourd'hui le chef de la Maison de Bourbon. Mais les deux principaux courants du royalisme français ne le reconnaissent pas comme prétendant au trône de France.En effet, les orléanistes, partisans du comte de Paris, descendant du frère de Louis XIII et chef de la branche cadette des Bourbons, rappellent que Philippe V avait renoncé, pour lui et ses descendants, au trône de France.Par ailleurs, ils tiennent pour la loi salique, qui exclut les femmes du trône. Or Felipe VI descend aussi de la Reine Isabelle II. Quant aux légitimistes, qui jugent sans fondement la renonciation de Philippe V, ils reconnaissent comme prétendant un cousin du Roi d'Espagne, le duc d'Anjou. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 7, 20231 min

Pourquoi le cardinal Mazarin ne pouvait-il pas célébrer la messe ?

Premier ministre de la Régente Anne d'Autriche et parrain et mentor de Louis XIV, Mazarin est nommé cardinal par le Pape en 1641. On sait que les cardinaux, tout vêtus de rouge, sont les plus hauts dignitaires de l'Église catholique. Ils forment le Sacré Collège, dont la mission est d'élire le Souverain Pontife.Tout cardinal qu'il fût, Mazarin ne pouvait pas célébrer la messe. Pour la bonne raison qu'il n'était pas prêtre. Il avait pourtant débuté sa carrière dans la diplomatie pontificale, mais n'avait reçu que la tonsure.Cet usage, qui consistait à raser le haut du crâne de l'impétrant, précédait la collation des quatre ordres mineurs, dont ceux d'exorciste et d'acolyte, et l'ordination elle-même, qui conférait la prêtrise.Un titre parfois honorifiqueAvant d'être élevé au cardinalat, Mazarin était donc un "Monsignore", un prélat distingué par le Pape, sans pour autant être prêtre. Son titre de cardinal devait donc rester purement honorifique.Il en faisait cependant un prince de l'Église, qui avait la préséance sur les plus grands seigneurs. Pour un homme aux origines sociales modestes, comme Mazarin, ce titre conférait un statut et un prestige indispensables à l'exercice du pouvoir.De toute façon, il n'était pas rare que des laïcs ou des hommes très jeunes, voire des enfants, appartenant le plus souvent à des familles princières, soient revêtus de la pourpre cardinalice.Ainsi, le plus jeune fils du Roi d'Espagne Philippe V, Louis Antoine de Bourbon, devient cardinal, et archevêque de Tolède, à l'âge de 8 ans. Quant au célèbre César Borgia, il devient cardinal à 17 ans. Et c'est son père, le Pape Alexandre VI, qui lui remet cette distinction !Il n'en va plus de même aujourd'hui. Ainsi, certains cardinaux sont les évêques de diocèses près de Rome, d'autres, les cardinaux-prêtres, sont titulaires d'une paroisse romaine. Enfin, les cardinaux-diacres ont la charge d'une chapelle, ou diaconie.Aussi les cardinaux actuels ne pourraient pas se retrouver dans la situation de Mazarin qui, malgré son titre de cardinal, avait moins de pouvoirs, en matière religieuse, que le plus modeste prêtre de province. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 6, 20232 min

Quelle est la face cachée de Simone de Beauvoir ?

Auteur du "Deuxième sexe" et militante engagée auprès du "Mouvement de libération des femmes" (MLF) dans les années 1970, Simone de Beauvoir est considérée par les féministes comme une figure tutélaire.Par ailleurs, son long compagnonnage avec Jean-Paul Sartre, dont elle a partagé certains combats, comme celui pour la décolonisation, lui ont ajouté une aura intellectuelle que rien ne semblait pouvoir ternir.Et pourtant, des témoignages et des livres récents tendent à déboulonner la statue que ses thuriféraires ont érigée à Simone de Beauvoir.Amour de midinette et passivité politiqueDes militantes féministes ont exprimé leur déception face à une femme qui fut l'une des premières à incarner leur combat. Elles lui reprochent ainsi d'avoir connu plusieurs relations lesbiennes sans jamais reconnaître sa bisexualité ni prendre ouvertement la défense de l'homosexualité.Par ailleurs, la relation que noua Simone de Beauvoir avec le romancier américain Nelson Algren ne laisse pas non plus de les décevoir. D'aucuns, en effet, comparent cet amour exclusif et sensuel à une passion de midinette.D'autant que la philosophe s'y comporte comme la femme soumise qu'elle dénonçait dans ses écrits, prête à se contenter des tâches ménagères.Quant à l'engagement politique de l'écrivain, il sème aussi le doute parmi ses partisans. À vrai dire, la politique ne passionnait guère Simone de Beauvoir. Elle ne s'y intéressera quelque peu qu'après la guerre, sous l'influence de Sartre.Durant l'Occupation, elle semble surtout se consacrer à son œuvre. Ses détracteurs lui reprochent d'avoir travaillé à "Radio Vichy" et d'être restée passive tout au long de la guerre.Ses partisans rappellent que Simone de Beauvoir aurait fondé, avec Sartre, un mouvement de résistance, "Socialisme et liberté". Cependant, l'existence de cet organisme paraît très douteuse à certains historiens.D'autres aspects de sa personnalité, comme son goût pour les très jeunes femmes, dont plusieurs de ses élèves, ou son addiction à l'alcool, peuvent encore lézarder l'image de la militante engagée. On peut aussi penser que, pour une femme qui avait très tôt dénoncé le corset des conventions bourgeoises, c'était une manière d'assumer sa liberté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 4, 20232 min

Pourquoi le livre d'Enoch a-t-il été retiré de la Bible ?

On se doute que le contenu de la Bible a fait l'objet d'un soin particulier. Les livres qui ont été retenus font partie de ce que l'on appelle le "canon" de la Bible. Ils sont donc seuls considérés comme authentiques.Ce n'est pas le cas du livre d'Enoch, ou Hénoch. Il avait déjà été retiré de la Bible hébraïque et ne faisait pas partie de la Septante, la première traduction en grec, au IIIe siècle avant notre ère, de cette Bible hébraïque. Ce livre a tout de même été intégré au canon de l'Église chrétienne d'Éthiopie.Enoch était présenté comme le grand-père de Mathusalem et l'arrière-grand-père de Noé. Comme ces derniers, c'est l'un des grands patriarches de la Bible. Selon les spécialistes, le livre qui porte son nom aurait été rédigé entre le IVe et le Ier siècle avant J.-C.Des doutes sur l'auteur et le contenuMais comment expliquer cette méfiance de l'Église à l'égard du livre d'Enoch ? Une première raison peut être trouvée dans l'identité de l'auteur du texte. En effet, le livre d'Enoch est considéré comme un texte pseudépigraphique.Autrement dit, un texte qui n'a pas été écrit par son auteur déclaré. En effet, Enoch aurait vécu bien avant le Déluge, à une époque très antérieure à la rédaction du texte qui devait porter son nom.Cette exclusion s'explique aussi par le contenu du livre. De nature essentiellement apocalyptique, il met en scène des anges déchus. De leur commerce avec des femmes, seraient nés des géants qui auraient dévoré les hommes.Le livre d'Enoch contient aussi des visions et des paraboles, mêlées à des considérations sur l'astronomie. Les passages sur les anges ont sans doute paru trop fantaisistes aux pères de l'Église, qui ne les ont pas retenus. Aucun de leurs noms n'est d'ailleurs repris dans la Bible.Même s'il a été exclu de la Bible, le livre d'Enoch a sans doute influencé tous ses passages apocalyptiques, qui annoncent la fin des temps et le Jugement dernier. Enoch lui-même est cité plusieurs fois dans la Bible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 3, 20231 min

Quel pays a perdu la moitié de sa population à cause d'une famine ?

La famine qui touche l'Irlande, entre 1845 et 1852, ne fait pas autant de victimes que l'Holodomor, cette terrible famine qui, entre 1932 et 1933, tue entre 2,5 et 5 millions d'Ukrainiens.Mais cette "famine de la pomme de terre", comme on l'a appelée, est tout de même une effroyable catastrophe. Elle fit environ un million de morts, auxquels il faut ajouter environ 1,5 million de personnes décidant de quitter le pays.L'Irlande, peuplée alors d'environ 8,5 millions d'habitants, perdit donc plus du quart de sa population, plus encore pour certains historiens. Et cette ponction fut si importante qu'il fallut attendre jusqu'au début de l'année 2021 pour que le pays retrouve à peu près son niveau de population du milieu du XIXe siècle.Les chiffres ne sont cependant pas tout à fait comparables, dans la mesure où, en 1850, l'Irlande se composait de toute l'île, alors que, depuis 1921, le pays est divisé en deux entités.Ce qui a provoqué la grande famine irlandaise, comme la nomment les historiens, c'est une maladie de la pomme de terre. C'est en effet le mildiou qui a causé cette tragédie. Ce champignon s'attaque à la pomme de terre, mais aussi au raisin ou à la tomate.Si rien n'est fait pour endiguer le mal, la plante finit par pourrir. Sans doute transporté par des bateaux, depuis l'Amérique du Nord, cette maladie commence à s'attaquer aux cultures au cours de l'été 1845.L'humidité et la chaleur qui règnent alors sont des conditions idéales pour la propagation du mildiou. Dès l'automne, un tiers de la récolte est perdu.Ce n'est pas la première fois que l'Irlande est confrontée à la famine, mais elle n'avait jamais duré aussi longtemps que celle qui commence en 1845. Et la situation est d'autant plus grave que la base du régime alimentaire du peuple irlandais est la pomme de terre.Le gouvernement reste impuissant devant la catastrophe, car sa cause n'est pas identifiée. En tous cas, cette terrible épreuve marquera durablement la mémoire collective des Irlandais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 30, 20232 min

Qu'est-ce qu'un « chien sanitaire » ?

L'augmentation du nombre de soldats engagés dans les conflits, à partir du XIXe siècle, et l'utilisation d'armes toujours plus meurtrières, accroissent le nombre de victimes. Dès lors, il n'est pas toujours aisé de retrouver les blessés, dispersés sur de vastes champs de bataille.Les repérer est d'autant plus difficile qu'il faut souvent les chercher la nuit et qu'ils n'ont pas toujours la force de signaler leur présence.Aussi pense-t-on, dans certains pays, à confier cette tâche à des chiens, spécialement dressés pour chercher les blessés. Les Allemands sont les premiers à faire appel à ces "chiens sanitaires".Ils commencent à les élever à cette fin dès la fin du XIXe siècle. Juste avant le début de la Première Guerre mondiale, l'armée allemande dispose déjà de 2.000 chiens, prêts à parcourir les champs de bataille, à la recherche des blessés.En France, l'intérêt pour les chiens sanitaires est plus tardif. Ce n'est qu'au début du XXe siècle qu'est fondée la Société d'étude pour le dressage des chiens sanitaires. En 1908, elle devient la Société nationale du chien sanitaire.Ses créateurs ne ménagent pas leurs efforts pour persuader l'opinion publique, et surtout l'armée, de l'intérêt de ces animaux, dont le puissant odorat permettra de retrouver plus rapidement les blessés, abrégeant ainsi leurs souffrances.Les militaires finissent par se laisser convaincre. Ainsi, à la veille de la guerre, en 1911, un premier chenil militaire est ouvert. Deux ans plus tard, les chiens sanitaires, tenus en laisse par leurs maîtres, défilent avec l'armée à l'occasion du 14 Juillet.Pour être efficaces, ces chiens doivent être choisis avec soin. Couchant dehors par tous les temps, ils doivent résister au froid et à la pluie. Leurs maîtres n'ayant guère le temps de les bichonner, ils doivent être d'un entretien facile.Enfin, ils doivent être robustes et posséder un flair infaillible. Les bergers allemands semblaient tout indiqués pour remplir cette mission, mais le patriotisme se glissant, surtout en ces temps de guerre, dans les plus menus détails, les militaires préfèrent dresser des chiens "français". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 29, 20231 min

Depuis quand buvons-nous de l'alcool ?

Le nouveau podcast Le coin philo est disponible sur:Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/us/podcast/le-coin-philo/id1713311087Spotify:https://open.spotify.com/show/09CceBeXcjCF1I3DlxT0ZEDeezer:https://deezer.com/show/1000376661--------------------------------------L'alcool est obtenu par la fermentation de végétaux, pas seulement des fruits d'ailleurs, comme le raisin ou la pomme, mais aussi des céréales, comme l'orge ou le maïs, ou encore la canne à sucre ou la betterave.Les scientifiques ont conclu de l'examen de certains fragments de poterie que, dès le Néolithique, soit vers 8.000 ans avant J.-C., les hommes maîtrisaient les techniques de fermentation nécessaires à la fabrication de l'alcool.Des tessons de poterie datant d'environ 9.000 ans, et trouvés en Chine, ont ainsi révélé la présence d'un alcool fabriqué avec du riz et du miel. Dès cette époque, qui vit aussi la mise en place de l'agriculture et de l'élevage, les hommes savaient donc produire du vin, dont les usages étaient divers.Certains scientifiques prétendent même que la culture du blé, qui marque les débuts de l'agriculture, et la sédentarisation qui en est le résultat, n'aurait pas été entreprise pour fabriquer du pain, mais de la bière !Ces premiers agriculteurs auraient d'abord obtenu une sorte de bouillie qui, en fermentant, aurait donné de la bière. Ce n'est que dans un second temps qu'ils auraient songé à faire du pain.Ceci étant, il est possible que les hommes préhistoriques aient pu goûter de l'alcool avant cette date. Cette dégustation a pu se faire à partir de fruits pourris, qui fermentaient naturellement à l'air libre.Une pratique qui a d'ailleurs été remarquée chez certains animaux, comme les grands singes. Mais il est évidemment impossible, en l'absence de toute trace archéologique de cette consommation d'alcool, de donner une date précise à une telle découverte.Mais, une fois maîtrisée la fabrication de l'alcool, les hommes n'ont pas tardé à la codifier. Ainsi, les anciens Égyptiens ont consigné avec soin les étapes de la fabrication et les diverses méthodes de production du vin, mais aussi de la bière.Quant à l'eau-de vie, on ne saura la fabriquer, par distillation, que bien plus tard. En effet, le premier alambic ne voit le jour qu'au VIIIe siècle, dans l'Irak actuel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 20232 min

Pourquoi la communauté Osage a-t-elle été massacrée ?

Le dernier film de Martin Scorcese, "Killers of the flower moon", met en scène des personnages et des péripéties qui semblent tirés du cerveau fertile de ses scénaristes.Or, ils correspondent, pour l'essentiel, à la vérité. Les malheureux héros de cette histoire sont les indiens Osages. Installés, à l'origine, dans le Mississipi et la vallée de l'Ohio, ils ont été déplacés, à la fin du XIXe siècle, vers une réserve de l'Oklahoma, au centre du pays.Les terres y étaient inhospitalières, du moins à première vue. Aussi, en 1906, le gouvernement fédéral pense-t-il se montrer généreux à peu de frais en accordant à la communauté Osage la propriété des ressources minérales présentes dans le sol.Une série de meurtresOr on s'aperçoit, dans les années 1920, que cette réserve recèle des richesses inattendues. En effet, le sous-sol regorge de pétrole. En principe, les Osages en sont les seuls propriétaires. Et l'accord de 1906 leur interdit même de céder leurs terrains.Mais les pionniers blancs n'entendent pas laisser passer cette occasion de faire fortune. Nombre d'entre eux épousent alors des indiennes et entrent ainsi dans des familles enrichies.Et ils gèrent même leur fortune, profitant d'une décision des autorités fédérales, qui juge les Osages "incompétents", donc incapables de s'occuper de leurs affaires.Mais il y a pire. Pour s'emparer de leur fortune, des colons blancs décident de supprimer des membres de la communauté osage. Durant le "règne de la terreur", entre 1921 et 1925, on estime ainsi que 60 Indiens ont été assassinés, le nombre de victimes étant peut-être encore plus élevé.Le FBI, auquel l'enquête a été confiée, met notamment au jour la machination ourdie par un éleveur blanc, William Hale, qui, avec l'aide de son neveu, planifie les meurtres de toute une famille. Seule une des sœurs échappe de peu à une tentative d'empoisonnement.Les deux assassins sont condamnés à la détention à perpétuité. Mais les autres meurtres demeurent impunis. Aujourd'hui encore, les Osages essaient de récupérer des concessions pétrolières acquises, selon eux, par des moyens frauduleux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 20232 min

Quel était le code de conduite des pirates ?

La vue du drapeau des pirates faisait frémir les équipages des navires qui l'apercevaient, car la réputation de férocité de ces écumeurs des mers n'était pas toujours usurpée.Et pourtant ces hommes en rupture de ban devaient se soumettre à certaines règles. En effet, certains chefs de bandes ont élaboré des sortes de codes, souvent connues sous le nom de "chasses-parties".Ces conventions sont d'abord le fait des corsaires, avant d'être adoptées par les pirates. L'un des codes les plus connus est celui mis au point, en 1720, par le célèbre pirate anglais Bartholomew Roberts, dit "Black Bart".Démocratie et disciplineLa lecture de ces codes, et notamment de celui de Bartholomew Roberts, ne laisse pas d'être surprenante. En effet, ils comprennent des usages démocratiques inconnus des sociétés de l'époque.De fait, les membres de l'équipage peuvent se prononcer, par vote, sur les affaires importantes. On discerne également, dans ces textes, une certaine forme de solidarité entre les pirates.En effet, il existe une caisse commune, dans laquelle on puisera pour compléter la part d'un pirate que ses blessures laissent handicapé.Plusieurs clauses ont pour but de faire régner une stricte discipline à bord. Ainsi, le vol est sévèrement puni. Un pirate qui prend plus que sa part de butin est abandonné sur une île déserte. S'il vole l'un de ses compagnons d'armes, il est condamné à avoir le nez et les oreilles coupés.Pour éviter tout débordement, les rixes sont interdites sur le bateau. Mais les querelles entre deux matelots peuvent se régler au pistolet ou au sabre. Dans la même logique, tout ce qui peut dégénérer en bagarre est proscrit. C'est le cas des jeux d'argent, mais aussi de la présence des femmes à bord des navires. Celle-ci pourrait d'ailleurs distraire les hommes d'équipage, qui doivent, à tout moment, de tenir prêts au combat.Enfin, aucun pirate ne peut "démissionner" avant d'avoir amassé un certain butin. Sans doute craignait-on que les éventuelles révélations de ces pirates repentis ne puissent compromettre la sécurité de leurs camarades. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 23, 20231 min

Pourquoi le mystérieux État libre du Goulot est-il né d'une erreur ?

À la suite de la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles, adopté en 1919, impose la démilitarisation de la Rhénanie. Pour vérifier l'effectivité de cette mesure, la région est découpée en trois secteurs, occupées par les armées alliées pour une durée allant de 5 à 15 ans.Les zones concernées se trouvent à l'ouest du Rhin, mais comprennent aussi des têtes de pont sur la rive droite du fleuve. Elles sont centrées sur Cologne, Mayence et Coblence. Mais les militaires chargés de délimiter ces secteurs circulaires, sur la carte, commettent une erreur.En effet, les zones française et américaine auraient dû se toucher, de sorte qu'aucun secteur ne soit laissé en dehors de l'administration militaire alliée.Toutes les apparences d'un État souverainOr, ce n'est pas ce qui se passe. Un étroit couloir, mesurant moins de 800 mètres de large en son point le plus étroit, se trouve libre de toute occupation. Cet étroit corridor, coincé entre les zones française et américaine, va devenir l'État libre du Goulot.On lui donne ce nom en raison de sa forme qui, en effet, rappelle celle du goulot d'une bouteille. C'est le maire de Lorch, la ville la plus importante du territoire, et qui en devient la capitale, qui annonce, par un télégramme aux Alliés, la formation de ce micro État.Il comporte environ 17.000 habitants, qui vivent dans les villes de Lorch et de Caub, et dans plusieurs villages. Le nouveau pays se dote de certains des symboles de la souveraineté. Une nouvelle monnaie est en effet créée, le thaler de l'État libre, qui n'a cours que dans ce petit pays, qui émet aussi des passeports.Mais les Français ne l'entendent pas de cette oreille. Décidés à faire rentrer ces récalcitrants dans le rang, ils isolent le minuscule État. Aussi les vivres entrent-ils par contrebande dans le territoire.L'expérience prend fin en février 1923, à la suite de l'occupation de la Ruhr par les troupes françaises, qui devait contraindrez l'Allemagne à payer les réparations prévues par le traité de Versailles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 22, 20231 min

Pourquoi l'histoire de Radio Caroline est-elle incroyable ?

Au début des années 1960, les jeunes Anglais découvrent, dans le sillage des Beatles et d'autres groupes à la mode, les rythmes saccadés de la musique pop. Les médias, et notamment la BBC, tentent de se mettre au diapason.Mais la radio d'État, qui a alors le monopole de la diffusion, ne consacre que quelques heures à cette nouvelle musique. Frustrée, la jeunesse britannique se tourne alors vers une nouvelle station, Radio Caroline, créée en 1964.Installée sur un bateau, elle émet de la musique pop toute la journée. Elle ne se contente d'ailleurs pas, comme la BBC, des grands succès du moment. Elle fait aussi découvrir de nouveaux titres, dont certains deviennent vite très populaires.Une histoire chaotiqueRadio Caroline vient donc compléter la programmation de la BBC, dont la jeunesse ne représente pas le principal public. Mais les choses ne sont pas si simples. La BBC ayant le monopole de la diffusion, cette nouvelle station est donc une radio pirate.Jusqu'en 1967, le gouvernement britannique tolère cette radio, dans la mesure où le bateau qui l'abrite croise dans des eaux internationales. Mais d'autres stations, comme Radio Atlanta, qui fusionnera avec Radio Caroline, se mettent à diffuser de la musique.Les radios pirates se multipliant, les autorités finissent par les interdire. De toute façon, Radio Caroline a des difficultés financières, et ses créanciers finissent par mettre la main sur le bateau qui l'héberge !En 1972, le navire arrive tout de même au large des Pays-Bas, qui ne lui réserve pas un meilleur accueil et interdit à son tour les radios libres. Et il finit même par sombrer quelques années plus tard, en 1980.Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Un autre bateau accueille Radio Caroline en 1983. Mais, une fois encore, l'argent vient à manquer et l'expérience tourne court en 1990.Hébergée aujourd'hui par un studio londonien, la station, qui a d'ailleurs perdu son identité, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Il est vrai qu'elle doit faire face à une rude concurrence. Quelques milliers d'auditeurs lui sont encore fidèles, mais on est loin du succès d'antan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 20231 min

Qu'est-ce qu'une « catapulte à bombardiers » ?

Des archéologues britanniques ont mis au jour un ingénieux dispositif de lacement des avions, datant de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit d'une grande catapulte, qui devait propulser dans les airs des bombardiers prenant leur élan sur des pistes très courtes.Ce système de lancement a été élaboré entre 1938 et 1940. Il se présente sous la forme d'une vaste fosse circulaire, sur laquelle une plaque tournante a été construite. elle oriente ensuite l'avion sur l'une des pistes d'envol. Celui-ci est relié à un vérin pneumatique souterrain, par lequel il reçoit de l'air à haute pression.La force emmagasinée par cet air était telle que l'avion pouvait décoller après avoir parcouru la courte distance de 82 mètres, la longueur des deux pistes construites. Grâce à cette catapulte, les avions, qui prenaient leur envol sur des pistes plus courtes, dépensaient moins de carburant.Une catapulte à l'origine d'un autre systèmeEn fait, cet ambitieux système de lancement n'a jamais fonctionné. Durant les phases d'essai, en effet, les moteurs chargés de comprimer l'air ont montré leurs limites, et le dispositif s'est révélé peu adapté à la propulsion des bombardiers.Mais cette technologie n'a pas été perdue. Elle a inspiré la mise au point, en 1941, d'un autre système de propulsion des avions : le dispositif de catapulte de navires marchands d'avions (CAM).Grâce à ce système, des chasseurs britanniques pouvaient s'envoler du pont de cargos pourtant peu adaptés au décollage d'avions. En fait, ils étaient montés sur une sorte de chariot, propulsé par une fusée.C'est pour compenser le manque relatif de porte-avions que plus de 30 navires marchands ont été convertis de la sorte. Les chasseurs ainsi catapultés ont largement contribué à la protection des convois de navires alliés.Par contre, aucune piste d'atterrissage n'était prévu pour les accueillir au retour de leur mission. Le pilote devait donc s'éjecter en vol et attendre d'être récupéré. Les avions étaient donc perdus.Après la guerre, la fosse creusée pour recevoir la catapulte a abrité, durant un certain temps, des déchets radioactifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 19, 20232 min

Quel champion cycliste sauva des juifs ?

Pour écouter l'épisode "Pourquoi l'inceste n'est pas un crime ?":Apple Podcasts:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298-----------------------------Le cycliste italien Gino Bartali, né en 1914, près de Florence, s'est fait une place de choix dans les annales du tour de France, qu'il remporte à deux reprises, en 1938 et 1948. Il inscrit aussi trois tours d'Italie et quatre victoire dans la course Milan-San Remo à son palmarès. Mais il n'est pas seulement connu pour ses performances sportives.Durant la Seconde Guerre mondiale, sa foi très vive le conduit à s'intéresser au sort des opprimés. Alerté, par certains ecclésiastiques, sur la situation des juifs, il décide de leur venir en aide.Il se met donc à transporter de faux papiers, destinés aux nombreux juifs recueillis par les couvents de la péninsule. De précieux documents, qui pouvaient leur sauver la vie. Il fait alors des centaines de kilomètres à vélo, passant par Assise, en Ombrie, et allant jusqu'à Gênes ou dans les Abruzzes.Gino Bartali invoque la nécessité de s'entraîner régulièrement pour justifier ces déplacements quotidiens. Juste parmi les nationsSes convictions religieuses poussent donc le cycliste à rejeter les avances du régime fasciste, qui aurait bien voulu en faire un objet de propagande, et à s'engager dans la résistance.Et c'est sa notoriété qui va le protéger dans ses activités clandestines. S'il n'avait pas été un célèbre champion cycliste, connu de tous les Italiens, il n'aurait pas pu cacher longtemps les documents dissimulés dans le cadre ou la selle de son vélo.Mais quel policier penserait à fouiller le grand Gino Bartali, gloire de l'Italie ? Aussi passait-il sans encombres tous les barrages mis en place par la police. Il profitait aussi de ses voyages pour repérer les mouvements des armées allemandes, collectant ainsi de précieux renseignements pour la résistance italienne.On finit tout de même par soupçonner Gino Bartali, qui fut même arrêté. Mais, là encore, sa célébrité le tira d'affaire.Le champion cycliste ne se vanta jamais de son action durant la guerre. Elle ne fut réellement découverte qu'après sa mort. C'est donc à titre posthume qu'il fut élevé au titre de Juste parmi les nations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 16, 20232 min

Pourquoi personne ne veut ouvrir le tombeau de l'Empereur Qin Shi Huang ?

Unifiant les principaux Royaumes Combattants, qui composaient alors la Chine, Qin Shi Huang en est considéré comme le premier Empereur. En tant que tel, il régna sur le pays de 221 à 210 avant notre ère. On lui doit notamment la mise en place d'une langue et d'une monnaie communes.C'est également lui qui aurait ordonné la construction de la Grande Muraille de Chine. L'ouverture du tombeau de ce premier Empereur de Chine apporterait sans doute aux archéologues de précieuses indications sur la civilisation de cette époque.On en a d'ailleurs découvert certains éléments, comme cette extraordinaire armée inanimée, composée de soldats de terre cuite, gardiens du repos éternel de l'Empereur.Ce fabuleux ensemble, découvert en 1974 et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, se trouve à environ 1,5 km du mausolée lui-même. Certaines parties en sont déjà ouvertes au public.Une tombe piégée ?Mais la tombe elle-même n'a pas encore été ouverte. En effet, les archéologues hésitent à franchir le pas. Non pas qu'ils craignent une malédiction, comme celle qui, pour certains, est censée s'être abattue sur les découvreurs du tombeau de Toutankhamon.Ce qui effraie certains d'entre eux, c'est un danger plus matériel. Ils n'excluent pas, en effet, que le souverain ait fait installer, dans la tombe, des pièges qui se déclencheraient dès l'ouverture.Ainsi, des flèches empoisonnées pourraient, par des mécanismes divers, jaillir de l'obscurité du tombeau pour transpercer les audacieux qui en franchiraient le seuil.Du mercure nocif pourrait aussi se déverser sur la tête des malheureux. Des taux élevés de mercure ont d'ailleurs été détectés au voisinage du mausolée. Il se pourrait que, d'ores et déjà, des effluves toxiques de ce métal liquide et volatil aient pu s'échapper de la tombe.C'est d'ailleurs le mercure qui aurait été utilisé pour empoisonner Qin Shi Huang. Ces craintes reposeraient notamment sur les assertions d'un historien chinois du Ier siècle de notre ère, qui affirme que la tombe de l'Empereur était bel et bien piégée. De toute façon, l'ouverture d'un monument aussi ancien risquerait de l'endommager. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 15, 20232 min

Comment le Soleil a-t-il participé à la guerre du Vietnam ?

Il se produit, sur notre étoile, à des intervalles réguliers, ce que les spécialistes nomment des éruptions solaires. des jets de particules sont alors propulsées dans l'espace, à des vitesses prodigieuses, de l'ordre de 300 à 1.000 kilomètres par seconde.Par ailleurs, l'énergie libérée à la surface du Soleil, notamment sous forme de nuages de plasma, donne lieu à des phénomènes spectaculaires, comme les aurores boréales.Certaines tempêtes solaires sont plus puissantes que d'autres. C'est le cas de celle qui se produit entre le 2 et le 4 août 1972. Ce jour-là, en particulier, une violente éruption solaire projette des particules vers la Terre à la vitesse de 10 millions de km/h.Ce phénomène fait naître d'impressionnantes aurores boréales en Amérique du Nord. Mais il perturbe aussi les réseaux électriques et de communications.Actuellement, le Soleil est peu actif et, jusqu'à la fin de cette décennie, aucune tempête solaire ne devrait en principe se produire.Des explosions de minesMais, selon toute probabilité, la tempête solaire de 1972 a eu une autre conséquence, celle-ci plus inattendue. En effet, elle aurait fait exploser des mines magnétiques que, dans le cadre de la guerre du Vietnam, l'aviation américaine avait larguées au large des ports du Nord Vietnam.Dans un premier temps, plus d'une vingtaine d'explosions sont détectées. En fait, des investigations ultérieures font état de détonations beaucoup plus nombreuses. Les militaires en auraient en effet enregistré plus de 4.000 dans cette région.Ce qui représenterait plus du tiers des quelque 11.000 mines larguées par l'aviation dans cette zone entre mai 1972 et janvier 1973.Elles sont censées exploser quand le champ magnétique se modifie. Ce qui devait normalement se produire au passage d'un bateau. Privés, par l'action du Soleil, d'une partie de leur arsenal militaire, les Américains se voyaient donc affaiblis face à leurs ennemis.L'armée américaine avait réfléchi à l'impact de l'activité solaire sur certains de ses équipements. Mais, à l'évidence, ses experts avaient mal évalué les conséquences des tempêtes solaires les plus violentes. C'est pour en tenir mieux compte que l'armée a modifié le fonctionnement de ses mines magnétiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 20231 min

Le « vrai » Dracula pleurait-il des larmes de sang ?

Vlad III l'Empaleur règne sur la principauté de Valachie, à l'origine de la Roumanie, au milieu du XVe siècle. L'un de ces surnoms, "Draculea", qui signifie "fils du dragon", fut repris, au XIXe siècle, par Bram Stoker, qui en fit le fameux vampire Dracula. Il était d'ailleurs déjà porté par son père.Si ce prince servit de modèle au romancier, c'est qu'il traînait derrière lui une réputation sanguinaire, comme en atteste son surnom. En effet, il aurait fait subir à ses opposants les plus horribles supplices, dont l'empalement.En fait, il semble que ces méfaits relèvent plus, dans leur ensemble, de la légende que de la réalité. Ce qui ne veut pas dire que ce prince valache n'ait montré aucune violence dans la répression de ses opposants.Des larmes de sangIl est bien malaisé, aujourd'hui, de s'inscrire en faux contre la légende démoniaque de Vlad l'Empaleur. D'autant qu'un fait nouveau pourrait encore l'accréditer.En effet, des chercheurs ont fait une curieuse découverte en examinant trois lettres laissées par le seigneur valache. Ils ont retrouvé, sur le papier, des peptides, qui sont de courtes séquences d'acides aminés.Elles provenaient du liquide lacrymal et de la rétine. Et leur analyse aurait montré que les larmes de Vlad III auraient été sanguinolentes. Autrement dit, ce prince aurait pleuré du sang ! Si, du moins, c'est bien lui qui a versé les larmes dont on a retrouvé la trace sur le papier.Si cela est avéré, Vlad III aurait souffert d'hémolacrie. Une maladie rarissime, qui ne toucherait que quelques personnes dans le monde. En fait, ce n'est pas du sang qui coule des yeux des malades, mais plutôt des larmes teintées de sang. La maladie peut aussi s'accompagner de maux de tête et de saignement du nez.Analysées avec des méthodes très modernes, ces lettres ont apporté d'autres renseignements aux scientifiques. Outre des empreintes, ils y ont en effet repéré un peu de sueur et de salive. Ces éléments, et quelques autres, donnent des indications sur l'état de santé et les habitudes alimentaires de Vlad l'Empaleur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 20231 min

Pourquoi les Apaches ont terrorisé Paris ?

Le phénomène de bandes de jeunes tombant parfois dans la délinquance n'est pas propre à notre époque. On le rencontre déjà dans le Paris de la Belle Époque, au début du XXe siècle.Coiffés de larges casquettes, un foulard aux couleurs vives noué autour du cou, ces "voyous" sont souvent très jeunes, certains étant même à peine entrés dans l'adolescence.On les appelle des "apaches". Ces Indiens d'Amérique, les Parisiens ne les avaient pas vus au cinéma, encore balbutiant, mais dans le spectacle du célèbre Buffalo Bill qui, en 1889 et 1905, est présenté dans la capitale.Ce "wild west show" obtient un triomphe et familiarise les spectateurs avec ces "Apaches" sanguinaires qui scalpent leurs ennemis. Le nom de ces nouveaux "sauvages" parisiens, qui terrorisaient les honnêtes gens, était tout trouvé.Des codes bien particuliersLes apaches parisiens viennent souvent de l'Est de la capitale. Ils fréquentent aussi les "fortifs". Bordant la ville, à proximité de l'enceinte élevée sous la Monarchie de Juillet, le secteur, réputé mal famé, abrite une population interlope.Ces bandes, qui se donnent des noms pittoresques, comme "les loups de la butte" ou "les chevaliers du sac", défendent bec et ongles un territoire qu'ils considèrent comme leur propriété.C'est dire que les bagarres entre bandes rivales sont fréquentes. Souvent sans domicile fixe, ces jeunes en rupture de ban ne fréquentent aucune école. Volontiers anarchistes, ils professent une haine jamais assouvie pour les bourgeois et les autorités, au premier rang desquelles figure la police.Les rapines diverses et les démêlés avec les agents conduisent souvent les apaches en prison. C'est pour eux un titre de gloire, dont certains se revendiquent pour prendre de l'ascendant sur leurs camarades et devenir des chefs de bande très respectés.Souvent tatoués, les apaches remplacent le travail, qu'ils détestent, par la fête et l'alcool. Ils adoptent une allure voyante, faite pour attirer l'attention sur eux.Les femmes intègrent souvent leurs bandes. Elles y jouissent d'une liberté de mouvement et même d'une certaine forme d'égalité, qui tranchent avec le statut des femmes de la bourgeoisie, mises en tutelle par la société. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 9, 20232 min

Pythagore a-t-il vraiment inventé son théorème ?

Qui ne se souvient d'avoir un jour, sur les bancs de l'école, étudié le théorème de Pythagore ? Pour ceux qui l'auraient oublié, il indique que le carré de la longueur de l'hypoténuse d'un triangle rectangle, autrement dit son plus grand côté, est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés.Mais ce célèbre théorème est-il bien l'œuvre de Pythagore ? À vrai dire, rien n'est moins sûr. D'abord parce qu'on ne sait pas grand chose de ce philosophe né vers 580 avant notre ère dans l'île de Samos. En effet, il ne nous a laissé aucune œuvre écrite.Il est possible que ce théorème lui ait été attribué par les disciples de la confrérie mystique qu'il a fondée, où les mathématiques jouent un rôle notable, mais aussi d'autres croyances, comme la réincarnation....Mais dont il n'est pas l'auteurNi Pythagore, ni les membres de son école d'ailleurs, n'ont formalisé le fameux théorème qui a permis à leur auteur supposé de passer à la postérité.Les scientifiques pensent qu'il a été découvert beaucoup plus tôt. Un bon millénaire avant l'époque de Pythagore pour être précis. On en a en effet trouvé l'équivalent sur une tablette babylonienne remontant environ à 1.770 ans avant J.-C.On l'a découverte en Irak, au début des années 1960. C'est là que s'est épanouie, dès 4.500 ans avant notre ère, la civilisation mésopotamienne. Elle a mis au point un système de communication, l'écriture cunéiforme, qu'on retrouve sur la tablette.Les signes, aussi bien les lettres que les nombres, y sont indiqués par des sortes de clous et de chevrons. Ainsi, dans la tablette en question, les clous figurent les unités et les soixantaines, et les chevrons les dizaines.Pour les spécialistes, aucun doute : les signes gravés sur cette tablette aboutissent à une démonstration tout à fait comparable à celle qui a donné naissance au théorème que nous attribuons à Pythagore. Ses véritables auteurs, quant à eux, ne lui ont donné aucun nom particulier.D'autres tablettes, comme celle qui établit le premier plan cadastral connu, confirment la dextérité des Babyloniens à manier les chiffres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 8, 20231 min

Pourquoi une grève à Limoges en 1905 fut historique ?

Au début du XXe siècle, les conditions de travail des ouvriers restent très difficiles. En effet, le dimanche, comme jour de repos hebdomadaire, n'est accordé qu'en 1906, et il faudra attendre 1919 pour qu'une loi reconnaisse le principe de la journée de travail de huit heures.Ces timides avancées sociales ne sont donc pas encore acquises quand éclate, à Limoges, la grande grève de 1905. La ville est depuis longtemps un bastion de la gauche. Les ouvriers y sont donc plus sensibles qu'ailleurs à ce qu'ils perçoivent comme des injustices.Ils protestent en effet contre le bas niveau des salaires, mais aussi contre certaines pratiques, comme ce "droit de cuissage" que s'octroient certains contremaîtres à l'encontre des jeunes ouvrières.C'est pour le dénoncer qu'éclate cette grève hors normes de 1905.Une grève révolutionnaire ?Ce qui fait d'abord la particularité de ce conflit social, c'est son ampleur. En effet, les principaux secteurs de l'industrie limougeaude, la porcelaine, l'imprimerie et la chaussure, sont concernés.La grève éclate fin mars et se répand dans les ateliers comme une traînée de poudre. Quelques jours plus tard, au début d'avril, les patrons s'entendent pour fermer les usines et renvoyer les ouvriers.13.000 personnes se retrouvent ainsi sans emploi. La grève va alors se transformer peu à peu en guerre civile. Les milieux conservateurs craignent qu'elle ne marque même le début d'une révolution. C'est ce qui explique aussi la singularité de cette grève.En effet, ce ne sont pas seulement les ouvriers, mais toute une partie de la population qui dressent des barricades dans les rues de la ville. Des ouvriers s'emparent également des établissements Haviland, la célèbre usine de porcelaine, et envahissent la prison, pour libérer leurs camarades incarcérés.Face à ce qu'elles considèrent comme une émeute, les autorités font appel à la troupe. Les soldats chargent et ouvrent le feu, laissant un mort sur le sol. Les obsèques du jeune ouvrier tué seront suivies par 30.000 personnes.Le patronat capitule alors et, à la suite d'un accord trouvé entre les deux parties, le travail reprend quelques jours plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 20231 min

Qui étaient les pirates Wakô ?

Dans l'histoire de l'humanité, la piraterie est un phénomène récurrent. Elle né sévit pas seulement dans les Caraïbes ou dans les eaux de la Méditerranée. On la trouve aussi en Asie, où les pirates "Wakô" sillonnent la mer de Chine.On les signale dès le VIIIe siècle, mais ils se manifestent surtout à partir des XIIIe-XIVe siècles. Durant environ deux siècles, ils s'attaquent aux navire marchands et enlèvent des passagers, qu'ils revendront comme esclaves. Ils arrivent à rassembler des flottes impressionnantes, dont certaines regroupent pas moins de 500 bateaux.Mais la mer n'est pas le seul théâtre d'opération des "Wakô". Ils paraissent aussi sur les côtes et font même des incursions à l'intérieur des terres. Ils se déplacent à cheval ou, comme les Vikings, remontent les fleuves à bord de leurs embarcations. Ils pillent alors les riches monastères et les réserves de riz des paysans, qu'ils réduisent eux aussi en esclavage.Les "Wakô" s'en prennent également aux convois transportant le riz ou les poteries représentant les impôts, versés alors en nature par les paysans. Ils ont des bases permanentes, comme l'île de Tsushima, située entre le Japon et la Corée.Un contexte de guerres féodalesOn ne connait pas très bien l'identité de ces pirates. Il s'agit sans doute de pêcheurs et de marchands qui avaient du mal à nourrir leurs familles.Il se peut que, dans le contexte d'anarchie féodale qui règne au Japon entre le XIVe et le XVIe siècle, certains "Wakô" aient été au service de seigneurs de guerre, qui voyaient dans la piraterie un moyen de financer leurs armées.Ils se lancent aussi dans la contrebande, transportant notamment des cargaisons de soufre. Le Japon étant alors la proie de conflits incessants entre seigneurs locaux, cette substance indispensable à la fabrication d'explosifs était très demandée.Il faudra attendre la réunification du Japon, au début du XVIIe siècle, pour qu'un pouvoir central plus puissant vienne enfin à bout des pirates "Wakô". Beaucoup sont tués ou capturés, mais certains, dont on reconnaît les talents, sont embauchés dans l'administration japonaise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 20231 min

Quelles inventions de Leonard de Vinci utilise-t-on encore ?

Léonard de Vinci était l'incarnation même de ces hommes de la Renaissance, dont le savoir et la curiosité étaient universels. Car l'auteur de la "Joconde" n'était pas seulement un grand peintre, il brilla tout autant comme ingénieur, scientifique, architecte ou botaniste.Fort de ces connaissances encyclopédiques, aussi bien théoriques que pratiques, Léonard de Vinci nous a laissé, dans ses innombrables croquis et les milliers de pages de ses écrits, des inventions dont certaines n'ont été vraiment mises au point qu'à une époque récente.Ainsi a-t-il conçu, avec du bois et de la soie, une "machine volante" qui, pour certains, est la préfiguration de notre hélicoptère. Pour fabriquer cet engin que, d'après certaines traditions, il aurait lui-même essayé, il observe le vol des oiseaux, des chauves-souris et des cerfs-volants.Et si le pilote de cette machine rencontrait des problèmes, il pouvait utiliser le parachute que Léonard de Vinci n'a pas manqué non plus d'inventer. Il se présentait sous la forme d'un grand carré de bois et de toile.Un inventeur prolifiqueMais on doit à ce génie visionnaire bien d'autres inventions, qu'on utilise aujourd'hui encore. C'est le cas de la bicyclette, si toutefois on veut bien prendre pour son ancêtre le petit engin muni de deux roues qui apparaît sur l'un des croquis de Léonard de Vinci.Une plateforme protégée par une cuirasse métallique, montée sur roues et munie d'armes et d'une tourelle d'observation ressemblerait à s'y méprendre à nos modernes chars d'assaut.Pour certains, l'artiste aurait même inventé la première automobile. Il s'agit d'une sorte de chariot, muni de trois roues, qui pouvait avancer de manière autonome. Son fonctionnement reposait sur un mécanisme d'horlogerie.L'exploration sous-marine intéressait aussi Léonard de Vinci. On lui doit, en effet, le premier scaphandre connu. Tout y est déjà : la tenue de plongée en cuir, le masque et des tubes pour permettre au plongeur de respirer.On prête encore à ce génie d'autres inventions, comme ce "chevalier mécanique", considéré come l'ancêtre des robots, ou même la première calculatrice mécanique, dotée de dents à rouage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 2, 20231 min

Quel fut l'acte de terrorisme le plus meurtrier au Royaume Uni ?

Quand des terroristes préparent un attentat, leur but est de faire le plus de victimes possible, de manière à ce que cet acte criminel ait le plus grand retentissement.Cet objectif macabre a été pleinement atteint lors de l'attentat de Lockerbie, au Royaume-Uni. En effet, le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de la compagnie américaine Pan Am, qui reliait Londres à New York, est détruit en plein vol, une demi-heure après le décollage, par l'explosion d'une bombe placée à bord de l'appareil.L'explosion fait un trou dans le fuselage de l'avion. Les 243 passagers de l'avion périssent dans l'attentat. Les 16 membres d'équipage et 11 habitants du village de Lockerbie, tués par la chute des débris de l'avion, connaissent le même sort.Au total, cette explosion a causé la mort de 270 personnes. C'est, à ce jour, l'attentat le plus meurtrier qu'ait eu à déplorer le Royaume-Uni.La Libye au banc des accusésÀ la suite de ce terrible attentat, les services britanniques procèdent à une minutieuse enquête, qui s'étale sur des années. Ils examinent notamment quatre millions de débris de l'avion, dispersés sur une superficie de plus de 2.000 km2.Peu à peu, les investigations menées amènent les enquêteurs à soupçonner les services secrets libyens d'être à l'origine de l'attentat. Ils découvrent en effet que le matériau explosif utilisé par les terroristes aurait été vendu par la Tchécoslovaquie à des agents libyens.Par ailleurs, un expert en explosifs du FBI trouve l'une des pièces de la bombe très similaire à un dispositif saisi sur des agents des renseignements libyens.L'enquête aboutit finalement à la mise en cause de deux Libyens, dont l'un est un officier des renseignements. Après avoir refusé de les extrader, le colonel Kadhafi, qui doit faire face à des sanctions internationales, finit par livrer les accusés à la justice britannique.En 2001, l'un des prévenus est condamné à la réclusion à perpétuité, mais libéré pour raisons médicales en 2009. L'autre sera acquitté faute de preuves. Nouveau rebondissement : un autre présumé coupable, toujours libyen, a été extradé, en décembre 2022, vers le Royaume-Uni. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 1, 20232 min

Pourquoi Robespierre a-t-il été guillotiné ?

Avec Danton, Mirabeau et Marat, Maximilien Robespierre est sans conteste l'une des grandes figures de la Révolution française. Né en 1758, dans le nord de la France, il fait des études de droit et devient avocat.Élu du Tiers-État aux États-Généraux qui se réunissent à Versailles, en mai 1789, puis, le mois suivant, à l'Assemblée Constituante, il se pose, dès le départ, en défenseur de la liberté et des droits de l'Homme.En effet, il préconise notamment la suppression de l'esclavage, l'abolition de la peine de mort et l'instauration du suffrage universel.Fervent partisan de la République, Robespierre prend une part active au renversement de la Monarchie, en août 1792, et devient l'un des leaders de la Convention nationale, la première assemblée de l'ère républicaine, élue en septembre 1792.Une certaine paranoïaCe qui va provoquer la chute de Robespierre, c'est son intransigeance et une certaine forme de paranoïa. Il se faisait en effet une très haute idée de la politique. Pour lui, elle devait être dominée par la "vertu", au sens antique, c'est-à-dire une véritable excellence morale.Devenu membre du comité de Salut Public qui, à partir du printemps 1793, dirige la France de concert avec la Convention, Robespierre voit des complots partout, fomentés par des "traitres". Aussi bien à l'aile gauche de la Révolution, avec les Enragés, un groupe de révolutionnaires radicaux, qu'à droite, avec les Indulgents qui, menés par Danton, voulaient une pause dans la politique de Terreur menée par le comité de Salut Public.Robespierre fait guillotiner les uns et les autres. Si bien que tous les députés finissent par se sentir menacés. Aussi, lors de la séance du 27 juillet 1794, à la Convention, l'arrestation de Robespierre, et de certains de ses partisans, est décrétée, au milieu d'un tumulte indescriptible.Finalement réfugié à l'hôtel de Vile, et blessé d'une balle dans la mâchoire, Maximilien Robespierre est guillotiné sans jugement dès le lendemain de son arrestation, le 28 juillet. Ses restes sont jetés dans une fosse commune et recouverts de chaux vive, pour qu'il n'en demeure aucune trace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 20231 min

Christophe Colomb a t-il importé la syphilis en Europe ?

Transmise par une bactérie découverte au début du XXe siècle, la syphilis est une maladie sexuellement transmissible qui, aujourd'hui encore, infecte des millions de personnes dans le monde.On a longtemps pensé que cette maladie avait été ramenée en Europe, à la fin du XVe siècle, par les marins de Christophe Colomb, qui venait de découvrir l'Amérique.Or, de nombreux faits démentent cette théorie. Il semble en effet que l'"ancêtre" de la bactérie responsable de la maladie pourrait remonter à environ 2.500 ans. Par ailleurs, le célèbre médecin grec Hippocrate, né au Ve siècle avant J.-C., a décrit les formes les plus graves de la syphilis.On en aurait aussi retrouvé des traces sur certains des corps retrouvés à Pompéi, ensevelie sous les cendres du Vésuve, lors de l'éruption survenue en l'an 79 de notre ère.Christophe Colomb n'a pas introduit la syphilis en EuropeDe nouvelles découvertes viennent encore confirmer l'ancienneté de cette maladie en Europe. En effet, des traces de la syphilis ont été retrouvées sur des corps exhumés lors de fouilles menées dans un monastère de Kingston, en Angleterre. Or, ces dépouilles remontaient aux XIIIe et XIVe siècles. D'autres chercheurs ont identifié la présence de la maladie sur des squelettes datant du début du XVe siècle et retrouvés en Finlande. De même, des ossements découverts en Estonie, et datés, au carbone 14, du début ou du milieu du XVe siècle, portaient des traces de syphilis.La preuve semble donc faite que cette terrible maladie existait sur le vieux continent bien avant que les caravelles de Christophe Colomb n'aient atteint les rivages de l'Amérique.Ce ne sont donc pas ses équipages qui ont introduit la bactérie en Europe. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne l'aient pas ramenée dans leurs bagages. Il est même probable que des marins en provenance d'Amérique aient contracté la maladie.Ils ne l'auraient donc pas apportée pour la première fois sur le vieux continent, mais ils pourraient avoir favorisé, notamment par des recombinaisons de la bactérie, une recrudescence de la syphilis en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 20231 min

En quelle année les bals ont-ils été interdits en France ?

On sait que, pour le gouvernement de Vichy, et le maréchal Pétain le premier, l'une des causes de la défaite de 1940 est à chercher dans l'"esprit de jouissance" dont auraient fait preuve les Français depuis le Front populaire.Il est notamment symbolisé, aux yeux des dirigeants de Vichy, par la diminution de la durée hebdomadaire de travail et par les premiers congés payés octroyés aux Français en 1936.Mais cette volonté de s'amuser s'incarne aussi dans la danse, qu'on voudrait proscrire. En effet, l'heure n'est plus à l'amusement, mais à l'effort. Aussi de nombreux textes interdisent les bals. Et ce, avant même la mise en place du régime de Vichy.En effet, les dancings sont interdits dès mai 1940. Au moment de l'invasion allemande, en juin, toutes les fêtes populaires sont proscrites. Une interdiction reprise en 1941 par l'État français.Des sanctions souvent inefficacesMalgré les difficultés du moment, et peut-être à cause d'elles, les Français ont toujours envie de danser. Aussi, malgré les interdictions, les bals clandestins se multiplient.En dehors du cinéma, les loisirs étaient rares, et les gens avaient peu d'occasions de s'évader d'une réalité quotidienne dramatique. Les danseurs étaient le plus souvent des jeunes gens.Ils choisissaient des endroits isolés, à la campagne, pour organiser leurs bals. Ils se tenaient ainsi dans des maisons vides ou des hangars désaffectés. Mais certains avaient tout de même lieu dans des bars ou des hôtels.Les gens dansaient au son de l'accordéon mais découvraient aussi les rythmes du jazz ou de la musique "zazou". Malgré des interdictions réitérées, et le zèle de la police, de nombreux bals clandestins se sont tenus durant toute l'Occupation.Il est vrai que les amendes infligées aux contrevenants, d'un montant assez modique, n'étaient pas très dissuasives. Les sanctions prévues à l'encontre des propriétaires des lieux accueillant les bals étaient parfois plus efficaces.En effet, s'ils étaient convaincus d'avoir organisé de tels divertissements, ils risquaient la fermeture de leur établissement et la confiscation du matériel. Dans certains, ils pouvaient même être emprisonnés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 26, 20231 min

Qui aurait dit : « Toi aussi, mon fils ! » ?

Dans la mémoire collective, Jules César demeure l'un des principaux dirigeants de la Rome Antique. Il serait l'auteur d'un mot historique célèbre : "Toi aussi mon fils !".Né en l'an 100 avant J.-C., il franchit rapidement, entre 68 et 62 avant notre ère, les étapes du "cursus honorum", qui réglait l'accession aux magistratures publiques dans la Rome antique.Membre du premier triumvirat, en 60, César s'affirme avec sa conquête de la Gaule, entre 58 et 51 avant J.-C. Mais il refuse de se plier aux ordres du Sénat, qui l'a finalement déclaré hors la loi.Passant outre à l'opposition des sénateurs, il rentre à Rome à la tête de son armée et, en août 45, obtient le titre de dictateur pour une durée de 10 ans. On prétendait même qu'il aurait été sur le point de se faire couronner.Brutus parmi les assassinsLe 15 mars 44 avant notre ère, César se rend à une réunion du Sénat. Tout à coup, des hommes se jettent sur lui et le poignardent. Parmi ses assassins, qui craignaient l'ambition d'un homme parvenu au faîte des honneurs, un personnage très proche de lui, le sénateur Marcus Junius Brutus.César le considérait comme son protégé. En voyant le jeune homme lever son couteau vers lui, César se serait exclamé : "Tu quoque mi fili ! ", "toi aussi mon fils !". Le mot est rapporté par l'écrivain Suétone, dans sa "Vie de César", et repris par d'autres auteurs.Dans le texte de Suétone, cette exclamation est en grec, la langue souvent usitée par les Romains de la haute société. Or, en grec, le mot "teknon" n'a pas vraiment le sens de "fils", mais se traduit plutôt, d'une manière plus vague, par "mon garçon".Ce qui correspondrait mieux à la réalité. En effet, si César était bien le mentor de Brutus, et si celui-ci fut un temps le fiancé de sa fille, le dictateur n'était ni le père biologique, ni même le père adoptif du jeune homme.Comme pour la plupart des mots historiques, l'attribution de celui-ci à son auteur supposé n'est pas certaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 20231 min

Où se trouve la "bombe Tybee" ?

On sait que des grandes puissances comme les États-Unis et la Russie possèdent un impressionnant arsenal nucléaire. Pour tester sa fiabilité et le caractère opérationnel de ces armes, de fréquents exercices sont effectués.Lors de ces missions, des avions américains survolent des villes, pour évaluer les conditions dans lesquelles des bombers nucléaires pourraient être utilisées. C'est pourquoi elles sont embarquées à bord des appareils.Mais des incidents se produisent parfois, qui obligent les pilotes à larguer ces bombes. Ces opérations ont lieu dans des endroits isolés, afin d'éviter tout risque. Mais il arrive que la bombe ne soit pas retrouvée.Une bombe perdue au fond de l'océanC'est ainsi que la "bombe Tybee" a été perdue. Les faits se sont passés en 1958. Deux pilotes américains volent alors à bord de leurs appareils. Défaillance du radar ou erreur humaine, ils entrent tout à coup en collision.L'un des pilotes parvient à s'éjecter. Mais l'autre transporte une bombe nucléaire de 3,5 tonnes. Il essaie alors, sans succès, de se poser sur la piste de sa base. Il est alors autorisé à larguer la bombe au large de Tybee Island, une île de la Géorgie. Ceci fait, le pilote réussit finalement à atterrir.Des recherches sont alors entreprises pour retrouver l'engin. Elles durent des semaines et mobilisent des moyens importants. Mais, malgré ces recherches, la bombe demeure introuvable. À ce jour, elle reste enfouie dans les profondeurs de l'océan.En tous cas, elle n'a pas explosé. Au moment de sa disparition, les autorités ont prétendu que, du fait de sa conception, aucune réaction nucléaire en chaîne ne pouvait se produire. Aucune explosion n'était donc à craindre.Mais certains documents, déclassifiés depuis, ainsi que des témoignages autorisés, semblent indiquer le contraire. La bombe "Tybee" serait bien une arme nucléaire "complète", susceptible d'exploser.Les métaux lourds qu'elle contient pourrait aussi polluer les fonds marins. Quoi qu'il en soit, les difficultés de localisation, et le coût d'un e telle recherche, estimé à 5 millions de dollars, auraient décidé l'armée à laisser la bombe là où elle est. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 20231 min

Qu'est-ce que l'opération Dynamo ?

Pour écouter Choses à Savoir Sciences:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-a-savoir-tech/id1057845085Spotify:https://open.spotify.com/show/7MrYjx3GXUafhHGhgiocejDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/51300----------------------L'un des épisodes décisifs de la Seconde Guerre mondiale se joue, en cette fin mai 1940, sur les plages du nord de la France. Lancés depuis le 10 mai à l'assaut de leurs adversaires, les blindés allemands, appuyés par l'aviation, ne cessent de progresser vers l'ouest.Après avoir provoqué la capitulation des Pays-Bas et de la Belgique, ils envahissent la France et repoussent les troupes franco-britanniques vers l'ouest et le nord.La "blitzkrieg", ou guerre éclair, a montré toute son efficacité. Bientôt, les soldats alliés voient se refermer sur eux un piège redoutable. Ils sont coincés entre la mer et les troupes allemandes, qui continuent d'avancer.Une évacuation réussieC'est alors qu'est déclenchée l'opération "Dynamo". L'initiative est prise le 22 mai par le gouvernement britannique. Son but est d'évacuer les troupes anglaises vers le Royaume-Uni.Pour les Anglais, l'enjeu est capital. Si les 250.000 hommes envoyés en France, qui représentent la quasi-totalité des forces britanniques, sont tués ou capturés par les Allemands, c'en est fait de la participation anglaise au conflit.Tout est donc mis en œuvre, dans l'urgence, pour assurer le rapatriement des troupes depuis la poche de Dunkerque. Des navires de guerre sont dépêchés sur les lieux pour embarquer les soldats. Mais comme ils ne peuvent s'approcher trop près des côtes, 850 bateaux, dont 300 français, sont réquisitionnés.C'est donc une flotte hétéroclite, composée de chalutiers, de yachts ou même de canots de sauvetage, qui transporte les combattants vers les bateaux ancrés au large. Et cette opération de sauvetage est un succès inattendu : près de 340.000 soldats, dont plus de 123.000 Français, sont finalement évacués.Il est dû en partie à l'action de la Royal Air force (RAF), qui abat plus de 150 avions allemands. Mais cette évacuation aurait été beaucoup plus difficile, sinon même impossible, si le général Guderian n'avait fait arrêter les blindés durant plusieurs jours.Ce répit inespéré, approuvé par Hitler, est encore mal expliqué aujourd'hui. Certains historiens pensent que ce geste de bonne volonté devait faciliter, aux yeux du Führer, la conclusion d'une paix séparée avec l'Angleterre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 20232 min

A quoi le Parthénon servait-il ?

Le podcast Choses à Savoir Culture Générale est disponible sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298------------------------------Aujourd'hui encore, le Parthénon, dressé sur l'acropole d'Athènes, demeure l'emblème de la ville et l'un des plus précieux témoignages de l'art antique.Cet imposant monument est construit de 447 à 438 avant notre ère. Il date donc de ce Ve siècle avant J.-C., considéré comme l'âge d'or d'Athènes, et qu'on appelle aussi le siècle de Périclès, le stratège qui fit ériger le Parthénon.Le nom "Parthénon" fait référence à la "salle réservée aux jeunes filles" ou aux vierges, peut-être en raison de l'existence d'une partie du monument utilisée en ce sens.Entouré de colonnes doriques, le monument mesure 70 mètres de long et 30 mètres de large. Une frise courant sur toute la façade décrivait la grande procession des Panathénées, moment fort de l'année.Une fonction religieuse et financièrePourquoi les Athéniens avaient-ils consacré près de dix années à élever une construction aussi grandiose ? En fait, une telle durée est brève pour l'érection d'un tel monument. S'ils ont dépensé autant d'énergie pour le construire, c'est que ce bâtiment avait de l'importance à leurs yeux.Mais à quoi leur servait-il précisément ? En fait, le Parthénon a deux usages distincts. C'est d'abord un temple, construit d'ailleurs sur l'emplacement d'un ancien édifice religieux détruit par les Perses lors des guerres médiques.Le Parthénon était dédié à Athéna Parthénos, fille de Zeus et déesse tutélaire de la ville. Le temple avait pour objet essentiel d'accueillir une statue gigantesque de la divinité.Une salle entière du temple abritait en effet cette statue chryséléphantine, autrement dit faite d'or et d'ivoire, qui se dressait à douze mètres du sol. Il est à noter que la patronne d'Athènes était vénérée dans d'autres lieux, comme dans l'ancien temple construit sur l'Acropole et détruit en 406 avant notre ère.Mais le Parthénon avait une autre fonction. En effet, c'était un "trésor", autrement dit un édifice destiné à abriter les richesses de la ville, surtout constituées de métaux précieux.Plus d'une tonne d'or, provenant aussi des cités alliées d'Athènes, était ainsi déposée dans une salle du Parthénon, construite à cette fin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 19, 20232 min

Les Néandertaliens fleurissaient-ils vraiment leurs tombes ?

Dans les années 1950, une équipe de scientifiques découvre, en Irak, des squelettes d'hommes, de femmes et d'enfants, datant d'environ 45.000 ans. Ce sont des Néandertaliens. Un détail retient aussitôt l'attention d'un des chercheurs.Il trouve en effet de petits tas de pollens près des ossements d'un homme bientôt surnommé "Shanidar IV", du nom de la grotte. Certains y ont vu la preuve que l'homme de Néandertal apportait des fleurs à ses morts.Un Néandertalien fleurissant le caveau de ses défunts ? Il y avait là de quoi adoucir l'image de brute que de nombreux scientifiques se faisaient alors de cet homme préhistorique.Une hypothèse à revoirCette découverte de ce qu'on devait appeler la "tombe fleurie" prouvait-elle que les Néandertaliens avaient élaboré des rituels d'inhumation centrés sur les disparus ?Si tel était le cas, ces hommes, donnés pour des êtres frustes, devaient éprouver une véritable empathie pour leurs morts. Un élément qui ne pouvait que confirmer la manière dont on voyait désormais les Néandertaliens, dont le système de pensée était bien plus complexe qu'on avait pu le supposer à un moment.Mais cette théorie de la "tombe fleurie" est aujourd'hui remise en cause. Se penchant à nouveau sur la question, une équipe de chercheurs a découvert que les pollens trouvés près des ossements n'appartenaient pas à des fleurs poussant à la même saison.Autrement dit, l'idée que ces hommes préhistoriques aient cueilli des fleurs poussant à proximité de la grotte, puis les aient réunies en bouquets avant de les déposer près des dépouilles, ne tenait plus.Les dépôts de pollen seraient plutôt dus à l'activité d'abeilles dont a retrouvé des traces dans la grotte de Shanidar. D'autres scientifiques attribuent aux rongeurs la présence de ces amas de pollen.Si l'homme de Néandertal ne fleurissait peut-être pas ses tombes, il apportait beaucoup de soin à l'inhumation de ses morts. En effet, tous les corps, orientés dans une certaine direction, étaient placés dans une position fœtale. Par ailleurs, un grand rocher, placé à l'avant de la nécropole, en signalait l'existence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 18, 20231 min

Qu'est-ce que le « divorce par combat » ?

On sait qu'au Moyen-Âge, on s'en remettait parfois au jugement de Dieu pour prononcer un verdict. On appelait "ordalie" cette curieuse procédure judiciaire. Il en existait plusieurs formes.On demandait ainsi à un inculpé de saisir un fer rouge. Si, au bout de quelques jours, la paume se cicatrisait sans problème, la personne était considérée comme innocente.On avait aussi recours au duel judiciaire. Deux personnes impliquées dans un procès combattaient alors dans une enceinte, sous le regard des juges. Le vainqueur était déclaré innocent.Un manuscrit allemand du XVe siècle nous décrit cependant une forme de duel judiciaire très étrange. Il opposait en effet deux époux.Un combat d'égal à égale ?D'après ce texte, un mari et une femme en désaccord pouvaient recourir à ce "divorce par combat". Cette curieuse procédure devait suivre certaines règles.Ainsi, l'armement de chaque époux était détaillé. L'épouse pouvait se munir d'une fronde, le poids de la pierre utilisée étant même précisé. De son côté, le mari avait droit à une massue, aussi longue que l'arme de sa femme.D'autres mesures étaient prises, destinées à compenser la faiblesse physique de la femme. Sans quoi le combat eût paru par trop inégal. Le mari prenait donc place dans un trou assez profond. Il était en fait enterré jusqu'à la taille.Mais il avait le droit d'attirer sa femme dans le trou. De son côté, celle-ci n'était pas en reste, car elle était libre de ses mouvements et pouvait même étrangler son époux. Celui des deux qui restait sur le champ de bataille était donc débarrassé de l'autre et déclaré innocent.Certains spécialistes doutent de l'issue mortelle de ces duels. Ils estiment plutôt que le coupable pouvait être simplement blessé ou désigné par les juges. Dans ce cas, l'homme était exécuté et la femme enterrée vivante.Ces procès, plus fréquents dans l'espace germanique, devaient être rares. En effet, très peu de sources les mentionnent. Dénoncés par l'Église, comme toutes les formes d'ordalies, ces "divorces par combat" devaient en tous cas disparaître à la fin de la période médiévale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 16, 20231 min

Pourquoi Jean Amilcar ne fut pas un « cadeau » pour Marie Antoinette ?

En 1787, le gouverneur du Sénégal sauve un petit garçon de cinq ans de l'esclavage et l'envoie à Marie-Antoinette. La Reine n'apprécie guère qu'on lui fasse ainsi "cadeau" d'un enfant, arraché à son milieu familial et à son pays.Elle n'entend pas non plus plus en faire un laquais, toujours dans ses jambes, comme le petit page noir de Mme du Barry, qui la suivait partout.Cependant, la souveraine affranchit l'enfant et va jusqu'à l'adopter. Il est baptisé en août 1787 et prend dès lors le nom de Jean Amilcar. Puis, Marie-Antoinette le confie à l'un de ses valets de chambre.Un destin tragiqueLe petit garçon est placé dans un pensionnat de Saint-Cloud. Mais avant même d'y entrer, on avait commencé à lui apprendre à lire et à écrire. Les premiers événements révolutionnaires n'empêchent pas la Reine de continuer à payer la pension de son petit protégé.Mais quand elle est enfermée au Temple avec sa famille, en 1792, elle ne peut plus s'occuper de lui. Et son exécution, en octobre 1793, le prive de protectrice.Avant de mourir, la Reine avait confié une mission à Quentin Beldon, qui s'occupait de Jean Amilcar à Saint-Cloud. Elle l'avait chargé de demander à la Convention, qui dirigeait alors le pays, d'assurer l'éducation du jeune enfant.Il résidait sans doute avec son protecteur, qui travaillait au Petit-Luxembourg, la résidence actuelle du Président du Sénat. Il se peut d'ailleurs qu'il y ait été logé.Comme les révolutionnaires s'étaient en effet prononcés contre l'esclavage et secouraient d'ordinaire ses victimes, Beldon était confiant. Le gouvernement attendit cependant jusqu'à la fin de l'année 1795 pour verser une aide et prendre en charge la scolarisation de l'enfant.Comme il avait montré des dispositions pour le dessin, il intégra, en mars 1796, l'école nationale de Liancourt. Fondée à Paris en 1780, elle devait devenir l'École nationale supérieure d'arts et métiers.Jean Amilcar devait apprendre là le métier d'artiste-peintre. Mais le destin en décida autrement. Le jeune adolescent mourut en effet quelques semaines après avoir été admis à l'école. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 15, 20231 min

Pourquoi le prince Philip, mari d'Elizabeth II, n'a-t-il pas été couronné ?

Le 6 mai dernier, au cours d'une cérémonie qui puise ses racines dans l'histoire de l'Angleterre, le Roi Charles III a été couronné et sacré. Sa femme, la Reine Camilla, l'a été également.Or, rien de tel ne s'est produit lors du couronnement de la Reine Elizabeth II, en 1953. Si la Reine a bien été couronnée, son mari, le prince Philip, n'a pas eu droit à cet honneur.Il était en effet considéré comme un "prince consort", et non pas comme un Roi.Le titre de "consort" est donné, dans les Monarchies, au Roi comme à la Reine. Ainsi, le titre de Reine consort donné par les médias à la Reine Camilla, et qui pouvait paraître un peu singulier à certains, est-il d'un usage courant.Ainsi, le prince Philip ne fut donc considéré que comme "prince consort", même s'il ne porta pas ce titre de manière officielle. En effet, la Reine lui avait conféré, en 1957, le titre, officiel celui-ci, de "prince du Royaume-Uni".Un usage qui remonte à la Reine VictoriaOr, le duc d'Edimbourg (un autre titre du prince Philip) n'étant pas Roi, il ne pouvait être couronné. En effet, seuls les Rois et les Reines sont les héros de cette cérémonie.Cet usage de considérer l'époux de la Reine comme prince consort remonte à la Reine Victoria. Elle fut en effet la première à faire de son mari, le prince Albert, un prince consort.Une telle solution a été adoptée pour bien marquer la différence entre la Reine régnante et la Reine consort, épouse du Roi.Ce titre de prince consort fut également reconnu aux époux des trois Reines qui se sont succédé sur le trône des Pays-Bas, Wilhelmine, Juliana et Béatrix, ainsi qu'au prince Henrik, époux de la Reine Margrethe II de Danemark. Ce dernier aurait d'ailleurs souhaité obtenir le titre de Roi consort, et n'ajamais caché son dépit d'en avoir été privé.Dans l'histoire contemporaine, seul le mari de la Reine Isabelle II d'Espagne, qui règne de 1833 à 1866, eut droit au titre de Roi consort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 12, 20231 min

Pourquoi la catastrophe ferroviaire de Meudon est-elle célèbre ?

Le 8 mai 1842, un train en provenance de Versailles déraille à hauteur de la commune de Meudon. Il transportait notamment de nombreux passagers qui venaient d'assister au spectacle des Grandes-Eaux, dans le parc du château de Versailles.Depuis la mise en service des premières lignes de chemin de fer réservées aux voyageurs, au début des années 1830, d'autres accidents se sont produits. Mais celui-ci est le plus spectaculaire.55 personnes, en effet, auraient trouvé la mort dans cette catastrophe et on compte environ 150 blessés. Ce sont là les chiffres officiels, mais d'après plusieurs sources, le nombre de victimes serait en fait bien plus élevé.Des passagers piégés dans leurs wagonsCe drame est resté tristement célèbre parce qu'il s'agissait de l'accident le plus tragique que les compagnies ferroviaires aient eu à déplorer à cette époque. Mais comment peut-on expliquer la lourdeur de ce bilan ?Il s'explique en partie par l'importance du convoi. En raison de l'affluence dans les deux gares de Versailles, ce 8 mai 1842, on décide en effet d'ajouter une seconde locomotive, surtout utilisée, en fait, pour tracter des trains de travaux.Elle n'est pas de trop, en effet, pour tirer les 17 wagons, dont certains à ciel ouvert, transportant pas moins de 768 passagers. Il n'est pas impossible que cette charge inaccoutumée, et l'emploi d'une locomotive inadaptée pour ce type de convoi, soient à l'origine de la rupture d'un de ses essieux.C'est en effet cet incident, ajouté sans doute à une vitesse excessive, qui a provoqué le déraillement. Mais l'ampleur du drame s'explique surtout par la curieuse habitude de fermer les wagons à clef de l'extérieur.Or, à la suite de l'accident, un incendie, causé par la vapeur et les foyers des locomotives, se propage rapidement aux wagons en bois. Piégés à l'intérieur, les voyageurs ne peuvent sortir et sont brûlés vifs.Cette catastrophe incitera les compagnies à modifier leurs règles de sécurité. Mais, malgré l'émotion qu'elle suscitera, elle n'entamera pas la confiance des passagers dans le train, qui deviendra rapidement l'un des modes de locomotion les plus populaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 11, 20231 min

Quel personnage historique fut surnommé l’Aiglon ?

Comme tous les souverains, Napoléon tenait à assurer l'avenir de sa dynastie. Pour cela, il lui fallait un héritier. Or, la première femme de l'Empereur, Joséphine de Beauharnais, ne semblait pas en mesure de lui donner d'enfants.Il en divorce donc en 1809 et épouse, l'année suivante, l'archiduchesse Marie-Louise, fille de l'Empereur François Ier d'Autriche. Le 20 mars 1811, elle donne naissance à un fils, prénommé Napoléon François Joseph Charles.L'enfant reçoit les titres de Prince impérial et de Roi de Rome. La postérité lui donnera plutôt le nom d'"Aiglon". 101 coups de canon sont tirés pour annoncer cette naissance qui assoit la dynastie dans la durée.Un règne éphémèreMais le petit Napoléon ne reste pas prince héritier très longtemps. Son père abdique une première fois, en 1814, laissant la place à Louis XVIII, puis la tentative avortée des Cent Jours, en juin 1815, entraîne une seconde abdication.C'est à ce moment que Napoléon et les Chambres désignent le Roi de Rome comme le successeur de son père. Il devient donc Napoléon II, sous la régence de sa mère. Mais celle-ci s'est déjà réfugiée en Autriche avec son fils.Et, deux semaines plus tard, Louis XVIII, dont les Alliés voulaient le retour, s'installe à nouveau dans la capitale. Le règne de Napoléon II est terminé.Un décès prématuréL'enfant sera donc élevé à la Cour de Vienne. Son grand-père, l'Empereur François Ier, éprouve beaucoup d'affection pour lui. Comprenant qu'il a peu de chances de remonter sur le trône des Bonaparte, il s'efforce d'effacer en lui le souvenir de la France et de son père.En 1818, il lui confère le titre de duc de Reichstadt. Miné par la tuberculose, le duc meurt prématurément le 22 juillet 1832. C'est Victor Hugo, dans un poème écrit peu après la mort de Napoléon II, qui lui donne, pour la première fois, le surnom d'"Aiglon".N'était-il pas le fils de l'"Aigle", qui volait de victoire en victoire ? En 1900, Edmond Rostand consacrera au fils de Napoléon une pièce célèbre, l'"Aiglon", qui contribuera à pôpulariser ce surnom. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 9, 20231 min

Quelle huile a servi pour le couronnement de Charles III ?

Le 6 mai dernier, le Roi Charles III a été couronné dans l'abbaye de Westminster, comme la plupart de ses prédécesseurs. Cette cérémonie comprend plusieurs parties bien distinctes. L'une d'elles, l'onction, fait du Roi une sorte de prêtre.Même si la Monarchie britannique n'est plus, depuis longtemps, une Monarchie absolue, c'est par cette onction que se manifeste l'origine divine du pouvoir royal.C'est d'ailleurs ce caractère particulier qui explique que cette partie de la cérémonie soit cachée aux yeux du public par des panneaux. Cette onction consiste, pour l'archevêque de Cantorbéry, qui sacre le Roi, à déposer sur sa tête, ses paumes et sa poitrine, quelques gouttes d'une huile spéciale, appelée le "saint chrême".C'était la même huile qui servait à sacrer les Rois de France et quelques autres. À noter que la Reine Camilla, couronnée en compagnie de son époux, a également été sacrée. Dans le cas de la Reine consort, cependant, la cérémonie de l'onction est plus courte.Une huile particulièreL'huile utilisée pour le sacre du Roi d'Angleterre a été préparée spécialement pour l'occasion. Cette huile d'olives ne vient pas de n'importe où. En effet, les olives qui ont servi à son élaboration ont été cueillies sur le mont des Oliviers, où Jésus s'était retiré avant son arrestation.C'est aussi en ce lieu qu'est enterrée la grand-mère du souverain, la princesse Alice de Battenberg, qui s'était convertie à la foi orthodoxe.Les olives ont été pressées à Bethléem, lieu de naissance du Christ. On y a ajouté des essences de jasmin, de rose, de fleur d'oranger et de cannelle. L'huile obtenue contient aussi de l'ambre gris et de l'huile de civette.Cette huile a ensuite été versée dans une ampoule spéciale, comparable à la "sainte ampoule", conservée à l'église Saint-Remi de Reims, et qui contenait l'huile destinée au sacre des Rois de France.Le saint-chrême destiné au sacre de Charles III a été consacré par le patriarche de Jérusalem et l'archevêque anglican de la cité, au cours d'une cérémonie qui s'est tenue dans la basilique du Saint-Sépulcre, censée abriter le tombeau du Christ. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 8, 20231 min

Pourquoi le Pape actuel ne s'appelle-t-il pas François Ier ?

Quand le doyen du collège des cardinaux annonce à la foule réunie place Saint-Pierre qu'un nouveau Pape vient d'être élu, il indique le nom sous lequel il a choisi d'être connu.Il s'agit de son « nom de règne », qui, en principe, restera le sien jusqu'à la fin de sa vie. Au début, il semble que les Papes conservaient leur vrai nom, même si aucune source ne nous permet d'en être vraiment sûr.Puis, peu à peu, les Papes changèrent de nom. Le premier souverain pontife pour lequel un tel changement de nom est attesté est un certain Mercurius, en 533, qui, pour éviter un patronyme d'origine païenne, décide d'adopter le nom de Jean II.Le choix d'un nom de règne procède de raisons très variées. Il peut être notamment motivé par le désir de se placer sous l'invocation d'un saint ou d'un précédent Pape.Le premier du nom n'a pas besoin de numéroComme celui des souverains, le nom des Papes est suivi d'un numéro, pour les distinguer les uns des autres Ainsi, les derniers Papes, avant le souverain pontife actuel, s'appelaient-ils Benoît XVI, Jean-Paul II ou encore Paul VI.Aussi, quand le 13 mars 2013, le cardinal argentin Bergoglio, ancien archevêque de Buenos Aires, choisit le nom de « François », beaucoup pensent que le nouveau Pape s'appellera « François Ier ».En effet, il est le premier à avoir choisi ce nom, porté notamment par saint François d'Assise. Or, le porte-parole du Vatican fait vite savoir que le Saint-Père se fera simplement appeler François, sans l'adjonction d'aucun numéro.Il ne faisait là que se conformer à un usage général. En effet, il n'est nul besoin de faire suivre d'un numéro le premier Pape titulaire d'un nom. Cette formalité ne deviendra nécessaire que si un second Pape décide de l'adopter.Ainsi pourra-t-on alors distinguer un futur Pape portant le nom de François II du Papeactuel, qui deviendra alors, de manière rétrospective, François Ier. Il est à noter, cependant, qu'en prenant le nom de Jean-Paul Ier, le cardinal Luciani, élu en 1978, ne respecta pas cet usage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 5, 20231 min

Qui étaient les "foo fighters" durant la Seconde Guerre mondiale ?

Dans la plupart des pays du monde, les objets volants non identifiés (Ovnis) défraient régulièrement la chronique. Il existe de nombreux témoignages sur ces apparitions célestes, dont la plupart sont expliquées par des raisons naturelles, mais dont certaines résistent à l'analyse.Les chasseurs fantômes, ou « foo fighters » en anglais, sont l'un des premiers phénomènes recensés. En effet, ils sont observés durant la Seconde Guerre mondiale, soit quelques années avant que l'Américain Kenneth Arnold, qui inventa le terme de « soucoupes volantes », dont on connaît le succès, ne fasse, en 1947, l'une des premières observations d'ovni.Ces « foo fighters », observés par de nombreux pilotes, américains, britanniques ou japonais, se présentent comme des boules lumineuses, blanches, rouges ou jaunes. Il faut noter que ces lumières ont été vues par tous les belligérants.Ce qui intrigue les équipages des avions, c'est que ces boules semblent suivre les appareils, épousant étroitement tous leurs mouvements. Selon certains témoignages, elles évoluent comme si elles étaient dirigées de manière intelligente.Certains « foo fighters » se déplacent seuls, d'autres se regroupent en véritables formations aériennes.Des explications pas entièrement convaincantesDès l'époque de son apparition, on s'est efforcé de trouver des explications rationnelles à ce curieux phénomène. Certaines surgissent du contexte même de la guerre.En effet, on a suggéré que les boules lumineuses pourraient être les reflets des tirs de DCA qui, dans la nuit du 24 au 25 février 1942, auraient été dirigés contre des avions japonais. Il s'avère en fait que les lumières visées, qui n'étaient pas des appareils nippons, provenaient également d'objets volants non identifiés.D'autres officiels ont pensé que ces « foo fighters » seraient en fait des armes secrètes, allemandes ou japonaises. On a aussi parlé d'illusions d'optique, provenant d'un phénomène de persistance rétinienne.Comme souvent, l'hystérie collective, liée au stress des combats, est présentée commeune explication possible. Autant d'explications qui ne paraissent pas entièrement convaincantes.Une commission d'enquête officielle, créée par les Anglais, achève ses travaux en 1944 sans résoudre le mystère. A ce jour, ces chasseurs fantômes, qui disparaissent à la fin de la guerre, restent une énigme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 4, 20231 min

Tous les Rois de France sont-ils enterrés à Saint-Denis ?

La plupart des dynasties ont leurs nécropoles attitrées. C'est ainsi la basilique Saint-Denis, située dans la banlieue parisienne, qui rassemble les tombeaux des Rois de France, à quelques exceptions près.Dès le IVe siècle, un mausolée s'élève à l'emplacement supposé de la sépulture de saint Denis, premier évêque de Paris. À la fin du siècle suivant, sainte Geneviève, la patronne de Paris, fait construire une église.Dès les temps mérovingiens, un monastère s'établit autour de l'église. Au XIIe siècle, Suger, conseiller de Louis VII et abbé de Saint-Denis, en fera le premier exemple d'architecture gothique.Au VIIe siècle, le Roi mérovingien Dagobert Ier sera le premier à se faire inhumer à Saint-Denis. D'autres souverains mérovingiens et carolingiens suivent son exemple. Mais ce sont surtout les Capétiens qui font de cette église la nécropole des Rois de France.De même, la plupart des Reines et de nombreux princes appartenant à la Maison royale sont inhumés en ce lieu. C'est également le cas de quelques hauts personnages, comme Suger, le connétable Du Guesclin ou encore Jean-François de Gondi, archevêque de Paris et oncle du cardinal de Retz.Quelques exceptionsMême si Saint-Denis est considéré depuis longtemps comme le lieu de sépulture des Rois de France, elle n'abrite pas les restes de tous les souverains.On l'a vu, tous les Rois mérovingiens et carolingiens ne se firent pas inhumer dans cette église. Ainsi, Clovis, mort en 511, préfère se faire enterrer dans l'abbaye Sainte-Geneviève, à Paris, qu'il a fait construire.De même, en 814, Charlemagne choisit la cathédrale d'Aix-la-Chapelle comme lieu de sépulture. Mais Quelques rares Capétiens ont également décidé de se faire enterrer ailleurs.C'est le cas de Philippe Ier, mort en 1108, qui est inhumé à l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, et de Louis VII qui, en 1180, est inhumé à l'abbaye de Barbeau. Quant à Louis XI, il repose, depuis 1483, à l'abbaye Notre-Dame de Cléry, dans le Loiret.Enfin, Charles X, mort en exil en 1836, est enterré dans un couvent proche de Nova Gorica, dans l'actuelle Slovénie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 2, 20232 min

Pourquoi Nicolas-Jacques Conté est-il célèbre ?

Bien que le traitement de texte par ordinateur ait largement remplacé l'écriture manuscrite, nous utilisons encore tous les jours des crayons à papier. Pour prendre des notes, mais aussi pour dessiner.C'est un certain Nicolas-Jacques Conté qui a inventé le crayon. On peut dire de lui que c'était un touche-à-tout de génie. Né en 1755, près de Séez, en Savoie, dans une famille modeste, il est encouragé par l'évêque de la ville dans sa vocation de peintre.Mais le jeune homme a d'autres cordes à son arc. Il montre en effet des dispositions pour la physique et la chimie. Esprit imaginatif, il conçoit aussi une machine hydraulique et s'intéresse de près à l'aérostation.Il renforce ainsi l'enveloppe des ballons à hydrogène, alors utilisés pour surveiller les champs de bataille, et en rend l'usage plus efficace.L'invention du crayon à papierMais Nicolas-Jacques Conté est surtout connu pour avoir mis au point le crayon à papier, tel que nous l'utilisons encore aujourd'hui.Son invention est née d'un besoin : en raison du blocus continental, décrété par Napoléon en 1806, le graphite très pur servant à faire les mines de crayon, importé uniquement d'Angleterre, ne parvient plus en France.De ce fait, de nombreux corps de métier sont privés d'un instrument de travail très utile. En 1794, connaissant sa réputation, Lazare Carnot, grand savant, mais aussi membre du Comité de salut public, demande à Conté de trouver une solution.C'est bientôt chose faite. Pour fabriquer ses crayons, Conté utilise un graphite de moindre qualité, qu'on trouve ailleurs qu'en Angleterre, et le mélange à de l'argile et de l'eau. La pâte ainsi obtenue est chauffée à une haute température.En jouant sur les ingrédients et la température, on obtient une mine plus ou moins grasse. Le crayon à papier moderne était né ! Nicolas-Jacques Conté accompagnera Bonaparte en Egypte, où il fait fabriquer, avec les moyens du bord, tout ce qui manque à l'armée et aux savants qui l'ont suivie, des fonderies pour les canons, un télégraphe ou encore des moulins à blé. Un homme qui, on le voit, ne manquait pas de ressources. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 1, 20231 min

Quelle était la fonction des chaisières ?

Si vous entrez dans le magnifique jardin du Luxembourg, à Paris, vous apercevez des chaises, disséminées dans les allées et sous les ombrages des grands arbres du parc. Ce sont de lourds sièges métalliques, peints en vert, qu'il n'est pas facile de déplacer.Si l'une de ces chaises est libre, et que vous êtes fatigué, vous allez sans doute vous y asseoir sans façon. Et vous avez raison, car personne ne vous dira rien. Depuis 1974, en effet, ces chaises sont gratuites.Mais il n'en allait pas de même avant cette date. De 1923, date d'introduction de ces sièges au Luxembourg, jusqu'au milieu des années 70, il fallait payer pour avoir le droit de s'asseoir.Le prix dépendait en partie du type de siège. Il fallait compter environ 20 centimes pour louer une simple chaise, et 10 centimes de plus pour pouvoir prendre place dans un fauteuil, pourvu d'accoudoirs.Il existe également des chaises de forme allongée. Cet usage des chaises payantes est surtout attesté au Luxembourg,, mais il a dû exister ailleurs.Un métier ingratLes « chaisières » s'occupaient d'encaisser le prix de location de ces sièges. Si le mot est mis au féminin, c'est que les hommes n'avaient pas l'habitude d'exercer un tel métier. Il n'y eut donc pas de "chaisiers" au Luxembourg.Et, de fait, cette fonction n'était guère attrayante. En effet, la chaisière devait rester dehors, par tous les temps, à guetter ses clients. Aussi, Henri Troyat, dans un de ses livres, évoque-t-il le « nez rouge » de ces femmes, grelottant sous leurs châles.Contre la pièce qu'on leur donne, elles tendent aux promeneurs des tickets colorés, quicorrespondent au type de siège loué. Le mode de gestion de ces chaises était décidé chaque année.Il existait également des chaisières dans les églises, qui s'occupaient, elles aussi, de la location de certains sièges, mais y ajoutaient l'entretien d'une partie de l'église.Il ne faut pas confondre ces chaisières avec les « chaisiers » qui, sous l'Ancien Régime, louaient des chaises à porteurs, moyen de locomotion alors très prisé par les habitants des villes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 28, 20231 min

Qu'est-ce que la loi salique ?

La loi salique était appliquée en France, et dans d'autres pays d'Europe, pour régler la succession au trône. Au départ, il s'agissait d'une sorte de code pénal, rédigé sans doute entre le IVe et le VIe siècle.Il est d'abord destiné aux Francs « saliens », l'un des nombreux peuples germaniques qui, à cette époque, se pressaient aux frontières de l'Empire romain. D'où son nom. Ce code se compose surtout d'une série de compositions pécuniaires.Ce sont des amendes destinées à punir des crimes. Leur montant dépend du rang et de la qualité de la victime. Ainsi, le meurtre d'un Romain entraînait le paiement d'une amende moins élevée que celui d'un Franc.Le but principal de ces règles était d'éviter les vengeances privées, qui fleurissaient durant cette époque, où la présence de l''État était défaillante.Une affaire de successionMais ce n'est pas pour cet aspect répressif que la loi salique est connue. Les légistes au service de la Couronne l'utilisèrent, au XIIIe siècle, pour modifier la succession au trône de France.Au début du XIIIe siècle, celle-ci pose en effet un problème délicat. En 1316, et pour la première fois depuis Hugues Capet, le Roi Louis X le Hutin meurt sans enfant mâle. La Couronne aurait dû passer à sa fille Jeanne, mais, comme sa mère, Marguerite deBourgogne, est convaincue d'adultère, l'enfant est écartée.La question se pose à nouveau en 1328, quand le dernier frère de Louis X, Charles IV,meurt à nouveau sans enfant mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs. Les juristes s'appuient alors sur une disposition de la loi salique, qui ne relève pourtant que du droit privé, pour interdire le trône aux femmes.Ce qui permet d'écarter la fille de Louis X, devenue entretemps Reine de Navarre, maisaussi Isabelle de France, fille de Philippe le Bel et femme d'Édouard II d'Angleterre.C'est donc la fin de la branche aînée des Capétiens, qui cède la place, en la personne de Philippe VI de Valois, devenu Roi en 1328, à la branche cadette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 27, 20231 min

Pourquoi le Roi d'Angleterre est-il aussi un chef religieux ?

Les souverains anglais maintiennent un lien très étroit avec l’Église de leur pays. On l'a encore constaté, le 6 mai dernier, quand le Roi Charles III a été couronné et sacré par l'archevêque de Cantorbéry.Mais ce lien se manifeste également par les titres religieux que porte le monarque. En effet, le Roi d'Angleterre est, de nos jours encore, le « gouverneur suprême de l’Église d'Angleterre ». Ce titre remonte à 1534, quand le Roi Henry VIII, rompant toute relation avec le Pape, crée une nouvelle religion nationale, l'anglicanisme.Par l'Acte de suprématie, Henry VIII s'arroge le titre de chef suprême de l''Église d'Angleterre, dont il prend la tête. Depuis le règne d'Élizabeth Ière (1558-1603), ce titre s'est légèrement modifié, pour prendre son intitulé actuel.En tant que gouverneur suprême, le Roi désigne les principaux dignitaires de l' Égliseanglicane. En fait, comme la plupart des prérogatives royales, celle-ci est exercée par le Premier ministre, dont le souverain se contente de ratifier le choix.Défenseur de toutes les fois?Dans la titulature du Roi d'Angleterre, apparaît un autre titre religieux, celui de « défenseur de la foi ». Ce titre fut, pour la première fois, attribué à Henry VIII en 1521.Le Pape récompensait, par ce titre prestigieux, l'écriture, par le souverain, d'un traité défendant le catholicisme contre les premiers assauts de la Réforme protestante. C'était au temps où Henry VIII, qui se piquait de théologie, était encore dans le giron de l'Église catholique.Quand il s'en sépara, quelques années plus tard, le Pape le priva d'untitre qui n'avait plus lieu d'être. Toutefois, le Parlement le lui restitua en 1544. Depuis lors, il a été porté par tous ses successeurs.Depuis longtemps, le Roi actuel, Charles III, conscient de la diversité de sessujets, réclame une modification de ce titre. Il se voudrait en effet, non pas le défenseur de « la » foi (donc de la seule religion anglicane), mais de toutes les sensibilités religieuses qui se manifestent dans son Royaume. Il reste à voir si son désir sera satisfait. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 25, 20232 min