Show overview
Renouée - Agriculture de Régénération has been publishing since 2024, and across the 2 years since has built a catalogue of 41 episodes. That works out to roughly 35 hours of audio in total. Releases follow a monthly cadence.
Episodes typically run thirty-five to sixty minutes — most land between 48 min and 1h 1m — and the run-time is fairly consistent across the catalogue. None of the episodes are flagged explicit by the publisher. It is catalogued as a FR-language Education show.
The show is actively publishing — the most recent episode landed 2 weeks ago, with 7 episodes already out so far this year. Published by Lennan Bate.
From the publisher
Le podcast qui explore les liens profonds entre la santé des écosystèmes, des plantes, des animaux et la santé humaine.
Latest Episodes
View all 41 episodes38 - Pagus, former de futures paysan.nes avec David Allaire et Tibère Pellet
37 - Humusation, terramation : réinventer nos rites funéraires avec Florence de Peretti
36 - Quand on rencontre ceux qui nous nourrissent - Dans ta Ferme & Obione
35 - Santé des troupeaux : agir en amont avec Alice Nothhelfer
Ep 3634 - Rewilding : Retrouver les dynamiques naturelles avec Olivier Raynaud
Je suis très heureux de partager ce nouvel épisode avec Olivier Raynaud, directeur de Rewilding France, autour d’un sujet qui me passionne particulièrement : le rewilding, ou ré-ensauvagement. Pourquoi ce sujet m’inspire autant ? Parce qu’il remet profondément en question notre rapport occidental moderne au vivant, au sauvage, et plus largement notre besoin de contrôle sur les milieux naturels. Après 15 ans dans la conservation dite “classique”, Olivier a choisi une autre voie. Dans cet échange, nous parlons de renaturation, de libre évolution des forêts, du rôle des grands herbivores et des prédateurs, mais aussi de ce que l’observation attentive du vivant nous apprend sur les dynamiques profondes des écosystèmes. Une conversation riche, stimulante et, à mes yeux, essentielle pour repenser notre manière d’habiter le monde vivant. Sources Wilding le Film https://www.jupiter-films.com/film-wilding-retour-a-la-nature-sauvage-147.php Rewilding France https://rewilding-france.com/ Reseau Rewilding Europe https://rewildingeurope.com/european-rewilding-network/
Ep 3533 - L'art du pastoralisme avec Odile Christine
Partir garder les chèvres avec Odile Christine, c’est comme assister à une masterclass où chaque geste, même le plus subtil, devient un enseignement. Odile ne parle ni de GMQ, ni de qualité fromagère, ni d’équilibrage en oligo-éléments. Sa compréhension de son système est d’une autre nature : plus complexe, plus instinctive, plus fine. Un savoir profondément intégré, vivant. Un jour, je m’étais amusé à analyser ses résultats techniques et à les comparer à ceux d’éleveurs du coin, parfois bien plus “techniques”. Ses performances — et surtout sa marge — étaient pourtant nettement supérieures. Chez Odile, il n’y a pas de grandes théories ni de sur-explications. Tout est incarné. Tout se joue dans l’attention et la finesse. Deux ou trois chèvres lèvent la tête ? On déplace le troupeau. L’une commence à grignoter de l’écorce ? On change de parcelle. Résultat : les chèvres consomment une quantité et une diversité impressionnantes de végétaux, sans que la forêt ne subisse le moindre dommage. Bien au contraire, la régénération est au rendez-vous et les risques d’incendie sont considérablement réduits. Odile est pour moi une immense source d’inspiration. J’ai énormément appris à ses côtés. Cet épisode a donc une saveur toute particulière, et je suis très heureux de pouvoir partager avec vous un moment de garde, aux côtés d’Odile et de ses chèvres. Liens : Jean Yves Ruelloux https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/un-chevrier-qui-fait-des-emules-9647200 Transcription : 33 - L'art du pastoralisme avec Odile Christine Odile Christine: Coucou Lennan Bon, si je ne me casse la figure... Pour répondre à ta question, les biquettes, depuis qu'elles ne font plus de bébés, elles sont beaucoup plus belles, en meilleure santé, plus grasses, et moi je trouve que c'est nettement mieux comme ça. Sauf si tu veux faire du renouvellement du cheptel, il faut les remettre au bouc parce que là ça fait déjà cinq ans qu'elles n'ont pas eu de bébé et du coup ça fait des animaux en meilleure santé quand même. Mais si on veut, Si on veut garder des chèvres, des chevrettes pour le renouvellement, je pense que leur faire faire des bébés tous les 2 ou 3 ans, c'est pas mal aussi. Lennan Bate: Oui. Parce que du coup, tu es en lactation longue depuis 5 ans, c'est ça? Odile Christine: Oui, je suis en lactation longue depuis 2021. Lennan Bate: Oui. Et alors pourquoi est-ce que tu es passée en lactation longue? Odile Christine: Alors au début je suis passée en lactation longue parce que je veux prendre ma retraite et que je ne voulais pas avoir de chevrettes de renouvellement. Je ne voulais plus qu'elles aient des bébés les chèvres parce que je ne voulais pas sacrifier toutes les belles chevrettes qu'il pouvait y avoir. Et continuer avec mon trompeau tranquillement et laisser mourir de vieillesse à la maison. Lennan Bate: C'est fou, je viens dans le Var pour avoir de la neige. Ok, et alors concrètement, comment ça se passe la lactation longue? Est-ce que tu as une baisse de production de lait? Comment tu gères ça?Odile Christine: L'hiver, en fait, je me cale sur le changement d'heure. Quand on passe à l'heure d'hiver, je passe à une traite par jour parce qu'elles ont commencé à diminuer, et quand on remet une heure en plus, au mois de mars, je me remets à traire deux fois par jour, parce que là la lactation elle repart vraiment très très bien. Alors c'est sûr que... celles qui ont un petit peu moins de lait, qui sont moins bonnes laitières, elles ont une lactation qui baisse un peu, mais les super laitières, la lactation, elle ne bouge pas du tout. Et ça remonte au printemps comme si elles avaient fait les chevrons. Je trouve ça super. Lennan Bate: Et tu dirais que c'est en lien avec la race? Est-ce que tu penses que toutes les races peuvent... Ah non, moi je pense Odile Christine: que toutes les races. Parce qu'il y a un monsieur qui est en Bretagne qui s'appelle Jean-Yves Riou. Lennan Bate: Oui, je crois que c'est ça. Odile Christine: Je crois que tu as raison. C'est pas vraiment comme ça. J'avais le mot. à la maison, et lui il a des alpines, et lui ça fait je crois 30 ans qu'il fait la lactation longue, et lui il fait des conférences, j'avais été invitée, c'était l'année dernière, mois de mai, il faisait une grande conférence sur les lactations longues, et bon je ne pouvais pas monter parce que c'est pas facile de laisser les lactations, mais voilà pour que les gens connaissent un peu plus On va le laisser grignoter là. Et voilà, lui, il fait, je ne sais pas s'il achète des chevrettes, ou il fait de temps en temps porter une biquette parce qu'il en a de temps en temps des jeunes. Mais lui a un tout petit troupeau, il disait qu'il ne voulait pas plus de 15 à 17 biquettes.Lennan Bate: Oui, c'est ça. Parce que toi, maintenant, tu en as... Odile Christine: J'en ai plus que 21. Lennan Bate: Et avant tu en avais? Odile Christine: Jusqu'à 38, jusqu'à 40 même. Mais voilà, donc là je les laisse tranquillement vieillir et mourir
Ep 3432 - Pourquoi cohabiter avec le castor avec Cécile Auberson
LIENS : https://emilyfairfaxscience.com/research/ conseil-castor.ch Société française pour l'étude et la protection des mammifères https://www.sfepm.org/le-castor-deurope.html Office Français de la Biodiversité https://ofb.gouv.fr/especes/castor-europe-castor-fiber Livre Les milles vies du Castor https://boutique.salamandre.org/les-mille-vies-du-castor.pdt-1461/ Dans les années 1960, Robert Paine et son équipe ont mis en lumière des principes écologiques fondateurs avec leur expérience sur les bassins à marée basse du litoral Nord américain. Une de leur trouvaille, c’était l’existence et l’importance d’espèces clé de voute. C’est à dire une espèce caractérisée par la qualité, le nombre et l'importance des liens qu'elle entretient avec son habitat et les autres espèces. Et en entendant Cécile Auberson me parler du castor, impossible de ne pas sentir comme nos besoins, en tant que société et habitant de la terre, sont alignés avec l’impact du castor sur les écosystèmes. Pourtant nous entretenons avec le castor une longue histoire de chasse qui a mené a sa quasi disparition en Europe. Le rôle de Cécile est de comprendre l’impact du castor, le quantifier et le prédire afin de permettre que son retour à travers nos paysages soit bien compris et bien accueilli. Parce que lui aussi peut, pour certaines communautés, être aussi clivant que l’ours ou le loup. Alors soyons curieux et découvrons les extraordinaires interrelations du vivant. Transcription : 32 - Pourquoi cohabiter avec le castor avec Cécile Auberson Cécile Auberson: on sécurise les surfaces pour la nature aménagées par le castor. Parce que de nouveau, un castor, il est hyper adaptable et il n'a pas besoin de nous pour sécuriser les surfaces. Lui, il a besoin juste d'eau, de nourriture, comme je l'ai dit, et il s'installe où il veut, en fait. Après, c'est comment nous, est-ce qu'on arrive à réagir à sa présence? Et comment est-ce que nous, on arrive à cohabiter avec lui? Lennan Bate: Bienvenue sur Renoué, le podcast qui explore les liens profonds entre la santé des écosystèmes, des plantes, des animaux et la santé humaine. L'agriculture occupe une place centrale dans nos vies. Qu'il s'agisse de nous nourrir, de produire des fibres pour le textile ou de cultiver des plantes pour nous soigner, elle façonne notre société à bien des égards. Mais alors comment repenser notre relation vivant afin d'honorer sa capacité exceptionnelle à se régénérer et construire une agriculture réellement bénéfique pour tous? C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble au travers de discussions avec celles et ceux qui œuvrent pour une santé globale. Alors, il ne s'agit pas du loup ni de l'ours. Pourtant, le petit animal dont on va parler aujourd'hui a pour certains une image assez controversée. Il s'agit du castor. Et donc toi, Cécile Auberson, tu étudies ses impacts, ses comportements et tentes d'améliorer son acceptation en considérant chacun des acteurs qui seront impactés par son retour sur le territoire suisse où tu travailles. Pour commencer, est-ce que tu peux nous dresser un historique de la relation humain-castor? Cécile Auberson: C'est une relation qui n'a pas toujours été simple. Le castor a quasiment été éradiqué au début du XXe siècle. En Suisse, déjà en 1820, on a tué le dernier castor du territoire pour trois raisons. Pour la viande qui était consommée demanière régulière. Pour le castoreum, qui est une substance qu'il a utilisé pour marquer son territoire et qui était très utilisée, très recherchée dans la pharmacopée. C'était une substance qui était censée guérir tous les petits maux, tous les bobos. Lennan Bate: Aussi dans la parfumerie, non? Cécile Auberson: Oui, la parfumerie aussi, exactement. Et toujours aujourd'hui en fait, mais aujourd'hui on utilise du castorium de synthèse, des composés de synthèse. Donc on ne tue plus de castor aujourd'hui pour la parfumerie. Et puis on utilisait aussi sa fourrure, énormément. Il a une fourrure, l'une des fourrures les plus denses du règne animal. Comme il y a beaucoup d'animaux aquatiques, semi-aquatiques, on pense à la loutre aussi, qui ont une fourrure extrêmement dense, forcément parce qu'ils en ont besoin pour survivre dans l'eau l'hiver aussi. Et puis, du coup, il a des poils de bourre, donc c'est le sous-poil qui est extrêmement chaud et qui feutre extrêmement bien. Et puis, il était très recherché, du coup, par notamment les chapeliers qui faisaient des chapeaux en poils de castor. Et au 16e, 17e siècle, les chapeaux en poils de castor étaient vraiment hyper à la mode, ce qui a conduit à une quasi-éradication du castor d'Europe dans un premier temps. Puis après la chasse, une fois que les stocks de castor, en guillemets, en Europe étaient complètement vidés. Ils sont allés en Amérique du Nord pour chercher l'espèce voisine, donc l'espèce nord-américaine. On a Castor fiber en Europe, Castor canadensis en Amérique du Nord. Et puis ils ont commencé à chasser là-bas aussi à grande échelle. Donc voilà pour le
Ep 3331 - Bien-être animal avec Luc Mounier
Le bien-être animal est aujourd’hui au cœur de nombreux débats, mais il reste souvent mal compris. Entre idées reçues, injonctions sociétales et réalités de terrain, une question essentielle demeure : de quoi parle-t-on vraiment quand on parle de bien-être animal ? Pour en discuter, j’accueille Luc Mounier qui travail depuis plus de 25 ans à VetAgro Sup. Responsable de la chaire Bien-Être Animal et expert auprès du ministère et du Parlement européen, il travaille sur les filières bovines, porcines et volailles et nous aide à faire le lien entre science, élevage et société. Dans cet épisode, nous allons revenir aux fondamentaux : comment définir les besoins des animaux, quel rôle joue l’éthologie, et en quoi le bien-être animal impacte la santé, la productivité, l’environnement et les choix de société. Un échange pour dépasser les oppositions simplistes et remettre de la nuance au cœur du débat. LIENS : https://chaire-bea.vetagro-sup.fr/ https://www.cnr-bea.fr/ https://www.anses.fr/fr https://www.sismique.fr/ Transcription : 31 - Bien-être animal avec Luc Mounier Luc Mounier: C'est pas la faute des éleveurs, le système dans lequel on est. C'est la faute de tout le monde. Tout le monde a été dans ce système-là. A la sortie de la guerre, on a dit aux éleveurs, il faut produire. On a mis des zootechniciens en leur disant, voilà comment on va produire. Le consommateur s'est mis à manger de la viande midi soir, midi soir, à un prix défiant toute concurrence. Donc, il était bien content. Les politiques ont été dans ce système-là. Donc, c'est la faute de tout le monde. C'est la faute du système. C'est pas la faute de l'éleveur. La majorité des éleveurs que je connais, aiment leurs animaux et aimeraient bien avoir un système qui soit plus propice au bien-être des animaux, c'est évident. Mais il faut aussi qu'ils puissent manger, qu'ils puissent rembourser les investissements qu'ils ont fait. Lennan Bate: Bienvenue sur Renoué, le podcast qui explore les liens profonds entre la santé des écosystèmes, des plantes, des animaux et la santé humaine. L'agriculture occupe une place centrale dans nos vies. Qu'il s'agisse de nous nourrir, de produire des fibres pour le textile ou de cultiver des plantes pour nous soigner, elle façonne notre société à bien des égards. Mais alors comment repenser notre relation vivant afin d'honorer sa capacité exceptionnelle à se régénérer et construire une agriculture réellement bénéfique pour tous ? C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble au travers de discussions avec celles et ceux qui œuvrent pour une santé globale. Le bien- être animal est un terme omniprésent aujourd'hui, souvent débattu, parfois instrumentalisé et surtout entouré de nombreuses idées reçues. J'ai donc demandé à Luc Mounier, qui est enseignant bien-être animal chez Vetagro Sub depuis plus de 25 ans, de nous éclairer sur ce sujet complexe. Donc voici un épisode pour prendre du recul, déconstruire les idées reçues et comprendre pourquoi une approche holistique du bien-être animal est aujourd'hui essentielle, que ce soit pour les animaux, leséleveurs, l'environnement et notre société dans son ensemble. Tu enseignes le bien- être animal depuis 25 ans chez Vetagrosup et t'es aussi responsable cher bien-être animal. Alors avant de commencer, est-ce que tu peux te présenter, peut-être nous parler comment t'en es venu à devenir prof. Luc Mounier: De bien-être animal ? Alors ça c'est une longue histoire et c'est complètement le hasard. J'étais étudiant à l'école Veto à Lyon, donc qui est devenu Vetagrosup. et je m'occupais pas mal des associations étudiantes. Et le directeur de l'époque m'a dit, à la fin de mes études, « Mounier, ça serait pas mal que vous restiez. » Et il m'a dit, il y a une discipline qui va se développer, et ça, c'était en 2000-2001. C'est le bien-être animal. Moi, je voulais faire vétérinaire à la campagne, je voulais faire vétérinaire rural, aller faire des césariennes, soigner des vaches, des choses comme ça. Puis j'avais un attrait J'étais curieux, j'avais un attrait pour l'enseignement, je lui ai dit pourquoi pas. Et il m'a dit dans ce cas-là, si tu veux faire ça, il faut faire ta thèse à Clermont-Ferrand. Il y a une équipe, c'est des experts du bien-être animal, c'est les seuls qui travaillent là-dessus actuellement. Et donc, il m'a envoyé là-bas. Je me suis intégré à l'équipe. Je suis revenu à l'école Véto où j'ai passé les concours pour devenir prof. En zootechnie, donc c'est l'étude des élevages, je restais sur ma discipline, et bien- être animal. Et les deux sont étroitement liés. Mais au début, je n'avais aucun attrait particulier pour le bien-être des animaux. On n'en parlait pas. On m'avait appris la zootechnie, on m'avait appris la production, on m'avait appris éventuellement le confort des animaux, mais c'était loin du bien-être. Et je suis rentré dans cette discipline. J'étais un des premiers. En tous les cas, j'étais le premier à l'enseigner dans une école véto. Et ce qui fait qu'aprè
Ep 3230 - Maraichage, rentabilité et système bio-intensif avec Sylvain Couderc
Sylvain Couderc https://www.lesjardinsdelavalette.com/ https://www.lecercle.lesjardinsdelavalette.com/feed www.spidplant.com https://brinjel.com/fr/ John Jeavons https://johnjeavons.org/ Eliot Coleman https://www.librairie-permaculturelle.fr/recherche?s=eliot+coleman JM Fortier https://www.librairie-permaculturelle.fr/recherche?s=jean+martin+fortier Ben Hartman https://www.claybottomfarm.com/books Curtis Stone https://theurbanfarmer.co/ Richard Perkins https://www.richardperkins.co/ Transcription : 30 - Maraichage, rentabilité et système bio-intensif avec Sylvain Couderc Sylvain Coudert: Je trouve que parfois, ce n'est pas assez fait par les jeunes maraîchers. Il faut vraiment aller voir ailleurs et aller voir dans d'autres fermes parce qu'il y a des choses, tu vas peut-être le découvrir par toi-même, sauf que si on te le dit, tu vas gagner des années. Lennan Bate: Bienvenue sur Renoué, le podcast qui explore les liens profonds entre la santé des écosystèmes, des plantes, des animaux et la santé humaine. L'agriculture occupe une place centrale dans nos vies. Qu'il s'agisse de nous nourrir, de produire des fibres pour le textile ou de cultiver des plantes pour nous soigner, elle façonne notre société à bien des égards. Mais alors comment repenser notre relation vivant afin d'honorer sa capacité exceptionnelle à se régénérer et construire une agriculture réellement bénéfique pour tous ? C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble au travers de discussions avec celles et ceux qui œuvrent pour une santé globale. Ayant grandi en ville, ma première réelle reconnexion au vivant s'est faite avec les mains dans la terre, à récolter mes premiers légumes. Pour reprendre conscience de la magie du vivant et la générosité de la terre, rien de tel que de voir une graine germer devenir peu à peu une salade ou une tomate. Ou bien de sortir de terre des pommes de terre ou des carottes. Mon premier mentor, Léo Drevet, était maraîcher et mes premières lectures ont donc assez naturellement été Elliot Colleman John Jeavons ou encore Jean-Martin Fortier. Plus tard, j'ai beaucoup appris des approches de rentabilisation et d'optimisation fonctionnelle d'autres maraîchers tels que Curtis Stone, Ben Hartmann ou encore Richard Perkins. Le maraîchage est l'une des portes d'entrée les plus fréquentes pour ceux qu'on appelle les NIMA, les nouveaux installés du monde agricole, parce qu'il faut moins de terre et moins d'investissements pour se lancer, etaussi souvent parce que les légumes sont plus faciles d'accès que les animaux par exemple. Pourtant, le maraîchage diversifié est extrêmement complexe. Les types de sols, les microclimats, les dizaines et dizaines de légumes à maîtriser tout au long de la saison et l'enjeu de la vente directe sont qu'un imperçu de tous les aspects qu'il faut apprendre à maîtriser afin de créer une entreprise de maraîchage rentable. Entre la culture en serre, le plein champ non irrigué, l'attraction animale, le biointensif et j'en passe, les types de maraîchage sont multiples et complémentaires. Alors aujourd'hui c'est la méthode biointensive dont nous allons parler et pour ce faire je reçois Sylvain Coudert qui est fondateur des Jardins de la Valette, maraîcher biointensif, formateur et cofondateur de Speedplant qui conçoit des outils professionnels pour maraîcher. Alors bonne écoute ! Je me souviens d'une discussion avec un collègue maraîcher au marché de Saint-Giron en Ariège où je suis. qui me disait non, mais vraiment, c'est pas possible. Le maraîchage, ça paye pas. Vraiment, c'est pas possible de faire du maraîchage et d'en vivre. Et j'ai été très frustré parce que moi, ça marche. Après, ça demande pas mal de travail, de réflexion, d'aménagement. Il y a des décisions à faire, des choix à faire. Et du coup, c'est un peu pour ça que je voulais en parler avec toi. essayer de voir un peu décortiquer à quoi ça tient, qu'est-ce qu'il faut pour penser à une entreprise maraîchère qui tourne et de pouvoir en vivre. Mais donc avant qu'on creuse ce sujet plus en détail, est-ce que tu veux bien te présenter, nous parler de toi, ton parcours, ce que tu fais et comment t'en es venu à. Sylvain Coudert: Faire ça ? Donc moi je m'appelle Sylvain Coudert, je suis maraîcher depuis 2012, fin 2011 exactement. Je me suis installé sur la ferme familiale, la ferme de mes grands-parents. J'utilise la méthode buentensive depuis toujours, depuis le tout début. Alors moi je ne suis pas issu du milieu maraîcher. J'ai fait des études électrotechniques et je me suis reconverti, je crois que j'avais 27 ans à l'époque, dans le maraîchage. Donc ça fait 12-13 ans maintenant que je suis maraîcher, donc je suistoujours maraîcher. Je développe aussi des formations depuis quatre ans maintenant à côté, en parallèle de cette activité-là, pour transmettre ce que j'ai appris et ce qui me semble bon. Lennan Bate: Dans le maraîchage. Alors tu parles de la méthode biointensive, est-ce que tu veux. Sylvain Coudert: Bien la présenter, de quoi il
Ep 3129 - Les liens entre microbiologie du sol et microbiote intestinal avec Nina Vinot
Depuis le début de ce podcast, on explore l’importance de la vie du sol pour la vitalité des plantes, des animaux, et plus largement des systèmes agricoles. Aujourd’hui, nous allons faire un pas de plus, en traçant les parallèles entre ce qui se passe sous nos pieds et ce qui se passe dans nos entrailles. C’est un sujet qui me tient très à coeur et pour nous guider dans cet univers où se croisent agronomie, biologie, santé humaine et philosophie du vivant, j’ai le plaisir d’accueillir Nina Vinot. Ensemble, on abordera les sujets d’ensemencent microbien, pourquoi certains micro-organismes colonisent… et d’autres pas, de l’impact de notre alimentation et de nos pratiques agricoles. On regardera les parallèles que l’on peut faire entre sol, plante, animal et humain, bref un épisode qui aide à comprendre comment le vivant s’organise, se régule… et comment nos choix influencent tout le système. Suivre le travail de Nina Vinot https://www.linkedin.com/in/nina-vinot/?originalSubdomain=fr Liens et références citées : Marc andré Selosse https://actes-sud.fr/contributeurs/marc-andre-selosse Pauline Woerhle https://herbivor.fr/ Pour récouter le podcast avec Pauline Woerhle : https://open.spotify.com/episode/6IYHSC7jRW9DkUXAgu2QaR?si=f5cb33cab1ef4a02 Cyber Agrocare https://www.cybele-agrocare.com/ Bioprox HealthCare https://www.bioprox-healthcare.com/ Americain Gut Project https://journals.asm.org/doi/10.1128/msystems.00031-18 La pyramide de la santé des plantes de John Kempf https://www.verdeterreprod.fr/john-kempf-sante-des-sols-nutrition-des-plantes-traduit-en-francais/ Plan Marval https://wiki.tripleperformance.fr/wiki/Plan_Marval_-_Indicateurs_des_sols_vivants Elaine Ingham https://www.soilfoodweb.com/ Podcast de Graeme Sait https://open.spotify.com/show/4UD6j4HPoF3YIRJIZUjiBT Podcast de John Kempf https://open.spotify.com/show/14s0owdUUxjTYUeNXpWnv8 Livres cités : What your Food Ate, Biklé & Montgomery https://www.fnac.com/livre-numerique/a16393531/David-R-Montgomery-What-Your-Food-Ate-How-to-Heal-Our-Land-and-Reclaim-Our-Health Jamais seul - Marc André Selosse https://actes-sud.fr/jamais-seul L’origine du monde - Marc André Selosse https://www.librairie-permaculturelle.fr/ecosystemes-ecologie/833-livre-l-origine-du-monde-une-histoire-naturelle-du-sol-a-l-intention-de-ceux-qui-le-pietinent-marc-andre-selosse.html Une seule santé - Pierre Weill https://actes-sud.fr/catalogue/nature-et-environnement/une-seule-sante Teaming with Microbes - Jeff Lowenfels (en français un sol vivant, un allié pour cultiver) https://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/un-sol-vivant-un-allie-pour-cultiver-9782812610363/ La révolution d’un seul brin de paille - Masanobu Fukuoaka https://www.librairie-permaculturelle.fr/agriculture-naturelle/17-livre-la-revolution-d-un-seul-brin-de-paille-masanobu-fukuoka.html Transcription : Episode 29 - Les liens entre microbiologie du sol et microbiote intestinal avec Nina Vinot Nina Vino: Faire de l'écologie, ce n'est pas essayer de soigner la Terre comme si la Terre était séparée de nous. C'est essayer de soigner l'ensemble de toutes ces interrelations. Et je suis fondamentalement convaincue qu'on n'aura pas de santé humaine sans passer par la santé des écosystèmes. Lennan Bate: Bienvenue sur Renoué, le podcast qui explore les liens profonds entre la santé des écosystèmes, des plantes, des animaux et la santé humaine. L'agriculture occupe une place centrale dans nos vies. Qu'il s'agisse de nous nourrir, de produire des fibres pour le textile ou de cultiver des plantes pour nous soigner, elle façonne notre société à bien des égards. Mais alors comment repenser notre relation vivant afin d'honorer sa capacité exceptionnelle à se régénérer et construire une agriculture réellement bénéfique pour tous ? C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble au travers de discussions avec celles et ceux qui œuvrent pour une santé globale. Comme je te disais la dernière fois, on a déjà bien établi sur le podcast l'importance de la microbiologie du sol pour la santé des cultures et des animaux. Et donc à présent, j'aimerais, Nina Vino, que tu nous aides à faire des parallèles entre la microbiologie du sol et le microbiote intestinal. Donc avant de rentrer dans le vif du sujet, est-ce que tu peux te présenter et nous parler de ton. Nina Vino: Parcours ? J'ai une formation d'ingénieure agronome et pendant mon parcours d'études, je me suis spécialisée en nutrition. Je m'intéressais à la santé, même par la nutrition. Et après, j'ai distribué des ingrédients nutritionnels et très rapidement, je suis tombée sur les probiotiques et je suis tombée amoureuse des probiotiques. Je me suis dit, oh là là, mais ça change tout ce qu'on a appris en nutritionparce que tout ce qu'on mange passant par le microbiote peut être transformé et ça peut changer la façon dont on absorbe, ça peut changer les métabolites qui en sont issus. D'ailleurs, il y a des chiffres, je ne sais pas ce qu'ils valent, mais Bickley et Montgomery ont dit qu'i
Ep 3028 - Des méthodes novatrices pour les cultures industriels avec Baptiste Maitre
Et si l’on pouvait concilier des plantes saines et vigoureuses, un sol vivant et des coûts de production maîtrisés ? Entre l’équilibre chimique, la structure du sol, les couverts végétaux, la nutrition des plantes et les techniques culturales, les leviers à activer sont nombreux. Baptiste Maitre, formateur en agronomie et spécialiste de la fertilité des sols, nous parle dans cet épisode de méthodes et protocoles qu’il met au point avec un groupe d’agriculteurs particulièrement dynamiques du Nord de la France. Une discussion très clair autour de leviers agronomiques concrets mis en œuvre par ce collectif et Baptiste. L’une des pratiques qui a particulièrement retenu mon attention : le broyage-compostage de surface des engrais verts qui avait été discuté dans un précédent interview de John Kempf. Baptiste Maitre https://www.facebook.com/p/Ver-des-sols-vivants-100057237647959/ https://www.ver-des-sols-vivants.fr/ https://www.linkedin.com/in/baptiste-maitre-221a471a/ Fredéric Thomas https://agriculture-de-conservation.com/-Frederic-Thomas-.html Friedrich & Manfred Wenz https://agriculture-de-conservation.com/Chez-Friedrich-et-Manfred-Wenz-25,324.html Francis Bucaille https://www.podbean.com/ew/pb-7upw8-163425a https://wiki.tripleperformance.fr/wiki/Utilisateur:Francis_Bucaille Méthode Merci - Méthode d’estimation des restitutions par les cultures intermédiaires https://methode-merci.fr/ La pyramide de la santé des plantes de John Kempf https://www.verdeterreprod.fr/john-kempf-sante-des-sols-nutrition-des-plantes-traduit-en-francais/ “Carence en Manganese après usage de Glyphosate” https://www.agro-league.com/blog/le-manganese-est-essentiel Transcription : 28 - Des méthodes novatrices pour les cultures industriels avec Baptiste Maitre Lennan Bate: Bienvenue sur Renoué, le podcast qui explore les liens profonds entre la santé des écosystèmes, des plantes, des animaux et la santé humaine. L'agriculture occupe une place centrale dans nos vies. Qu'il s'agisse de nous nourrir, de produire des fibres pour le textile ou de cultiver des plantes pour nous soigner, elle façonne notre société à bien des égards. Mais alors comment repenser notre relation vivant afin d'honorer sa capacité exceptionnelle à se régénérer et construire une agriculture réellement bénéfique pour tous ? C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble au travers de discussions avec celles et ceux qui œuvrent pour une santé globale. Pour cet épisode, je reçois Baptiste Maître formateur en agronomie et spécialiste de la fertilité des sols. Soyez prévenus, il s'agit d'une discussion technique où l'on parle de fertilité des sols, de technique culturelle, notamment en culture industrielle. Cette discussion a eu lieu au moment de la loi Duplon, de juillet 2025, qui proposait notamment la réintroduction de l'acétamipride, un insecticide organochloré de la famille des néonicotinoïdes. L'argument pour son utilisation étant l'absence d'alternatives ou de solutions face à certains ravageurs pour, en particulier, les cultures de betteraves sucrières et de noisettes. Une pétition, contre sa réintroduction, a alors récolté plus de 2 100 000 signatures. Quelques semaines plus tard, le Conseil constitutionnel a invalidé cette mesure, la jugeant contraire à la charte de l'environnement. Pour recontextualiser, en 2016, une pétition qui réclamait l'interdiction des néonicotinoïdes en France avait recueilli, elle, environ 130 000 signatures. Autant dire que la conscience collective évolue. La dernière fois qu'on s'était parlé, j'avais été très inspiré par tous les protocoles que tu mettais en place avec les agriculteurs que tu accompagnes. Notamment, tu m'as parlé de 2-3 techniques assez chouettes, donc j'aimerais bien qu'on discute plus en détail. Mais peut-être pour commencer, tu peux teprésenter, nous parler un petit peu de l'étendue de ton travail et comment t'en es arrivé à faire ce que tu fais. Baptiste Maître: Super content d'être avec toi. Baptiste Maitre, moi je suis agronome indépendant, ça fait 8 ans maintenant que j'ai créé ma société qui s'appelle Vers des sols vivants. J'ai un parcours un peu atypique parce que mes parents ne sont pas issus du milieu agricole, mais j'ai toujours été passionné par l'agriculture. J'ai fait un lycée à l'école, j'ai fait un BTS technologie végétale. mais c'était très phyto, c'était dans les années 2010, donc du coup très... telle matière active pour telle maladie, etc. Et j'ai pas non plus une fibre commerciale forte, donc je me voyais pas faire technico-commercial. Et donc le déclic, ça a été le DVD de Frédéric Thomas sur l'agriculture de conservation des sols, où je me suis dit, c'est... C'est de l'agronomie que je veux faire et pas de la phytotechnie. Et donc après j'ai tapé bêtement licence pour continuer mes études. Je suis tombé sur la formation à Amiens avec Thierry Tétu, sur une formation agriculteur de conservation des sols, une licence professionnelle. Donc je me suis inscrit, j'ai fait un apprentissage à l'ins
Ep 2927 - Comment nos pratiques agricoles impactent l’environnement avec Philippe Pointereau
LIENS : https://osez-agroecologie.org/ https://afterres.org/ https://terresdesources.fr/ Comprendre les impacts de notre alimentation et de l’agriculture est un enjeu majeur pour préserver la santé des écosystèmes et celle des êtres humains. Évaluer et quantifier la diversité des modèles agricoles existant en France était une première étape essentielle pour ouvrir le débat et faire des choix éclairés. C’est, entre autre, ce que Philippe Pointereau a fait, en consacrant sa vie à interroger les pratiques agroécologiques, à promouvoir les énergies renouvelables et à analyser leur empreinte sur le territoire français. À travers cet entretien, il partage avec nous son parcours, ses réflexions et sa vision d’une agriculture qui intègre pleinement la santé des écosystèmes et celle des Hommes.
Ep 2826 - Pour une forêt vivante et productive avec Héloïse Dubois
Il est évident que toutes les forêts ne se valent pas en termes de biodiversité et de services écosystémiques. Est-il alors possible d’allier biodiversité, robustesse des systèmes sylvicoles et rentabilité de l’industrie ? C’est ce que je tente, entre autres, de comprendre avec Héloïse Dubois, experte passionnée en gestion forestière et environnementale, qui réfléchit à une approche de sylviculture durable, fondée sur la biodiversité, la régénération naturelle et l’observation continue. Formée aux côtés de José Layon, maître sylviculteur depuis plus de 40 ans, elle nous parle de l’équilibre délicat entre productivité, rentabilité et respect du vivant. Dans cette discussion, on évoque : la gestion forestière responsable et innovante l’importance du sol, de l’eau et des cycles naturels la transmission du savoir : formation, accompagnement et lien entre terrain et recherche Une conversation riche, ancrée dans la réalité du terrain et animée par la passion de comprendre et d’agir pour des forêts vivantes et résilientes. LIENS : https://www.linkedin.com/in/h%C3%A9lo%C3%AFse-dubois-dr-ir-9a9b8584/?original_referer=https%3A%2F%2Fwww%2Egoogle%2Ecom%2F&originalSubdomain=be https://librairie.cnpf.fr/produit/659/9782931178157/sylviculture-du-bouleau
Ep 2725 - Prendre soin de la mer - le Paysan Marin avec Benjamin Denjean & Tristan Macquet - Partie 2
https://lepaysanmarin.fr/ https://www.instagram.com/lepaysanmarin/
Ep 2625 - Prendre soin de la mer - le Paysan Marin avec Benjamin Denjean & Tristan Macquet - Partie 1
https://lepaysanmarin.fr/ https://www.instagram.com/lepaysanmarin/
Ep 2524 - Une trajectoire de transformations agricoles avec Philippe Collin
Aujourd’hui c’est Philippe Collin, agriculteur dans la Haute-Marne qui nous parle de son parcours. Dans la famille de Philippe, on a l’habitude des collectifs et on a pas peur de monter des projets, ni de la complexité. Philippe de déroge pas à la règle puisqu’il a fondé ou co-fondé une SCIC pour valorisé les grains des cultures en tourteaux, en huiles et en farines, une entreprise en polyculture élevage sur 300 ha, une unité de méthanisation et j’en passe. De l’agriculture hyper-intensive à l’agriculture bio et de conservation des sols, Philippe nous parle de sa transition et des raisons qui l’ont mené à changer d’approche. Philippe a une grande curiosité et une volonté constante de se remettre en question et d’améliorer ses pratiques. Autant dire que cet épisode est très inspirant. Un témoignage plein de sagesse et d’un optimisme bien réfléchis.
Ep 2423 - Un dialogue avec les orques avec Isabelle Brasseur
J’aime les histoires qui font relativiser les difficultés que l’on a pu rencontrer. Car comment faire une prise de sang à un animal de 3 tonnes, qui ne peut pas être anesthésié et qui vit dans l’eau ? C’est notamment ce dont Isabelle Brasseur, biologiste de formation, forte de plus de 30 ans d’expérience auprès des animaux marins nous parle dans cet épisode. Ancienne chargée d’éducation, de sensibilisation et de recherche au sein du parc Marineland, Isabelle partage avec passion comment les techniques d’apprentissage – notamment le conditionnement opérant – permettent de transformer la relation entre l’humain et l’animal. Nous avons notamment parlé de : 🔹 L’importance de l’apprentissage dans les soins animaliers 🔹 Les spécificités et défis liés aux animaux aquatiques 🔹 La manière dont une meilleure compréhension de l’animal peut enrichir nos pratiques et améliorer son bien-être 🔹 Sa transition vers l’accompagnement et la formation des professionnels en liens avec les animaux https://www.linkedin.com/in/isabellebrasseur/
Ep 2322 - Raconter l'agriculture Régénérative avec Éléonore de Lambertye
J’ai eu le plaisir d’échanger avec Éléonore de Lambertye, étudiante à AgroParisTech, bientôt diplômée… et déjà cinéaste. Éléonore nous offre un très beau documentaire : Sol couvert d’espoir, dans lequel elle part à la rencontre de paysan.nes passionné.es qui prennent soin des écosystèmes. Sensible aux enjeux agricoles, Éléonore fait le pont entre monde agricole et monde citadin en offrant un regard tendre et respectueux de ce métier. Son action de sensibilisation ne s’arrête pas là : elle a co-fondé un bootcamp afin de permettre aux jeunes citadin.es de réfléchir en profondeur aux enjeux agricoles et alimentaires d’aujourd’hui. LIENS : https://www.sols-couverts-d-espoir.fr/
Ep 2221 - Lire le sol autrement : microscope, chromatographie et décisions agronomiques avec Marie-Thérèse Gässler
J’ai eu le plaisir d’échanger avec Marie-Thérèse Gassler, agricultrice en grandes cultures et pionnière de l’agriculture de conservation des sols (ACS) depuis plus de 30 ans aux côtés de son père. Dans cet épisode, on parle de : 🔬 L’importance de l’analyse et de l’interprétation des sols, plantes et microbiologie 🧪 Des outils comme le microscope et la chromatographie 🌿 De l’interaction essentielle plante-sol et de la vie du sol 🌾 Des couverts végétaux et de leur diversification 📈 Et de l’évolution de leurs pratiques grâce au suivi biologique sur l’exploitation Marie-Thérèse partage aussi son approche de la formation, son regard sur l’agriculture régénérative, et comment reconnecter avec l’observation du vivant pour mieux décider. Un épisode riche, technique et inspirant pour tous ceux qui veulent comprendre, agir et régénérer. LIENS https://www.verdeterreprod.fr/john-kempf-sante-des-sols-nutrition-des-plantes-traduit-en-francais/ https://www.elisol.fr/ https://www.gassler-techniquesdusol.fr/
Ep 2120 - L’agriculture face à la complexité de l’eau avec Olivier Hébrard
L’agriculture face à la complexité de l’eau avec Olivier Hébrard, agroécologue, pédologue, hydrologue… et paysan. Dans cet épisode, on parle eau sous toutes ses formes : 🌊 sa qualité, souvent oubliée mais déterminante 💧 sa circulation complexe à travers les horizons du sol 🌱 les pratiques agricoles qui la protègent… ou la perturbent 🚜 et les promesses – mais aussi les dérives – de l’hydrologie régénérative Olivier partage un regard lucide, exigeant, mais profondément inspirant, fruit de ses expériences en recherche, en conseil agroécologique, et sur son propre terrain vivrier. Il nous parle aussi, en creux, de son attachement à la paysannerie, de ses doutes sur certaines modes, et de son espérance discrète mais ferme en une agriculture du soin. Un échange dense, sincère, pour réapprendre à lire l’eau, soigner les sols, et peut-être réenraciner notre rapport au vivant. Le livre de Tristan Gooley https://www.babelio.com/livres/Gooley-How-to-read-water/1198535
