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Le Nouvel Esprit Public

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820 episodes — Page 12 of 17

Ep 210Bada # 79 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (16) ... avec Charles Legargasson / 24 mars 2021

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SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ…(16) Avec Charles Legargasson, ancien attaché culturel au Gabon. Des spectacles de la Comédie-Française précédés d’un éclairage du metteur en scène sur ses intentions en diffusion publique ou au lycée Blaise Pascal de Libreville, des rencontres de danse urbaine, du rap, des ateliers scientifiques, la prédominance désormais établie de Nollywood, le Bollywood nigérian, les microfictions à base d’histoires locales bricolées grâce aux smartphones et circulant grâce à la 4G, la présence de plus en plus sensible de la politique d’influence culturelle des Chinois à travers les centres Confucius…Charles Legargasson nous donne à voir ce qu’il a vu du paysage culturel d’un pays équatorial de 2 millions d’habitants et de près de 300 000km2 dont 42% de la population a moins de 15 ans. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 24, 202126 min

Ep 210La responsabilité sociale et environnementale des entreprises après l’éviction du PDG de Danone / Élections chez les frugaux / n°185 (21 mars 2021)

LA RESPONSABILITÉ SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE DES ENTREPRISES APRÈS L’ÉVICTION DU PDG DE DANONEContesté par des administrateurs et des fonds activistes jugeant trop faible la rentabilité du groupe, le conseil d'administration de Danone a congédié le 14 mars son PDG Emmanuel Faber. Dans un communiqué, ce dernier s’est déclaré « convaincu de la nécessité d'allier un fort niveau de performance économique au respect du modèle unique d'entreprise à mission de Danone ». En juin 2020, Emmanuel Faber avait fait de Danone le premier groupe coté de taille mondiale à adopter le statut juridique d'entreprise à mission, c’est-à-dire portant un projet social et environnemental à côté de l'impératif économique de rentabilité. Cependant, face au recul de son cours de Bourse et à la chute des ventes d'eau en bouteille liée à la pandémie, l’amélioration de la compétitivité est redevenue la priorité de Danone et le 23 novembre, Emmanuel Faber a annoncé la suppression de 2.000 emplois. « Est-ce qu'une entreprise cotée en Bourse peut tenir des engagements sociétaux ? J'ai bien peur que non. », a commenté Hélène Deborde, secrétaire fédérale CFDT. En instituant le nouveau cadre juridique de société à mission, la loi Pacte de 2019 a offert au monde entrepreneurial la possibilité d'affirmer un rééquilibrage entre l'intérêt général et la performance économique. Depuis, la responsabilité sociale et environnementale est devenue le nouveau mantra de la gouvernance des entreprises. Déjà les deux tiers des entreprises du CAC 40 ont défini leur « raison d'être », c’est-à-dire la façon dont elles entendent jouer un rôle dans la société au-delà de leur seule activité économique. Dans le reste du SBF 120 (un indice boursier regroupant les sociétés du CAC 40 et 80 autres sociétés), seules 16% l’ont fait selon une étude de Russell Reynolds. Pour les directeurs de ressources humaines, la responsabilité sociale et environnementale passe avant le développement du télétravail dans les priorités pour 2021, selon une enquête de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines réalisée fin septembre, auprès de ses quelque 5.000 entreprises adhérentes(plutôt des grosses PME ) : (53 %) des DRH interrogés prévoient de renforcer les actions dans ce domaine en 2021, contre 27 % en 2020.Le baromètre Mazars publié le 2 octobre a indiqué que 98 % des entreprises ont aujourd’hui une stratégie de responsabilité sociale et environnementale, en insistant sur le volet environnemental. Edwige Rey, en charge de ce dossier chez Mazars a observé notamment qu’« Europcar mesure la part des véhicules lavés sans eau avec des chiffons spéciaux, L’Oréal, la part recyclable de ses emballages, et Total, la teneur en hydrocarbure des rejets d’eau dans les stations offshore ».***ÉLECTIONS CHEZ LES FRUGAUXLes Néerlandais ont voté massivement du 15 au 17 mars. Malgré la pandémie, 82 % des inscrits se sont rendus aux urnes pour élire leurs 150 députés. Avec ses 35 sièges – 2 de plus que dans l’assemblée sortante- lePremier ministre libéral-conservateur Mark Rutte est en position d’exercer un quatrième mandat, en dépit d’un maigre bilan social après dix ans de pouvoir. Les coupes budgétaires ont réduit le nombre de lits d'hôpitaux. Le niveau scolaire a baissé. Les bénéficiaires de l'aide alimentaire sont passés de 50 000 en 2010 à 151.000 en 2019, alors que les millionnaires, 94.000 il y a 10 ans, sont aujourd’hui 223.000. La surprise a été créée par la deuxième position conquise par le parti centriste, libéral et social, Démocrates 66 emmené par la ministre du commerce et de la coopération, Sigrid Kaag. D66 se caractérise par son fort attachement au projet européen. En revanche, deux importantes formations de gauche, les écologistes de GroenLinks et du Parti socialiste (SP, gauche radicale)ont enregistré un net recul. Le petit parti paneuropéen et progressiste Volt, membre du groupe des Verts à Strasbourg a remporté ses trois premiers sièges.A droite, le Forum pour la démocratie anti-establishment (FvD) obtiendrait 8 sièges, tandis qu’à l’extrême droite, le parti populiste de la Liberté (PVV) de Geert Wilders a perdu 3 sièges. Mi-janvier, le gouvernement dirigé par Mark Rutte avait dû démissionner car son administration des impôts avait accusé à tort de fraude aux allocations familiales des milliers de familles de travailleurs - souvent étrangers - qui se sont trouvées forcées de rembourser ce qu’elles avaient légitimement perçues. Le 23 janvier, de violentes émeutes ont éclaté dans une demi-douzaine de villes, dont Amsterdam, La Haye et Rotterdam, pour protester contre l'instauration d’un couvre-feu, de 21h à 4 h30, mesures pourtant soutenues par 70% de la population néerlandaise. La pandémie a fait 15. 800 morts aux Pays-Bas, soit 95,2 morts pour 100.000 habitants, taux comparable à celui de l’Allemagne, le taux français étant de 136. Deux débats ont dominé la campagne électorale : faut-il construire une nouvelle centrale nucléaire pour faciliter la transition cli

Mar 21, 20211h 4m

Ep 208Bada # 78 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (15) ... avec Denis Mollat / 17 mars 2021

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SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ…(15) avec Denis Mollat, libraire à Bordeaux. De quoi est faite la vie professionnelle du libraire ? Comment a-t-elle évolué depuis 1982, date à laquelle Denis Mollat, docteur en médecine, a délaissé les lits pour les livres et l’hôpital pour la maison fondée par son arrière grand-père en 1896 ? Quelles stratégies développer face à l’arrivée d’abord des grandes surfaces culturelles, puis de la distribution par Internet ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 17, 202130 min

Ep 208Le pape François dans l’Orient compliqué / La justice en procès / n°184 (14 mars 2021)

LE PAPE FRANÇOIS DANS L’ORIENT COMPLIQUÉAprès 15 mois d'interruption, le pape François a repris ses voyages apostoliques en se rendant en Irak du 5 au 8 mars, en dépit des risques sanitaires et sécuritaires. Chargée de symboles, de Bagdad à Erbil, en passant par Nadjaf et Karakoch, la visite de François, visait à la fois à soutenir les chrétiens d'Orient martyrisés, renouer les liens avec l'islam chiite et donner au pays l'occasion de montrer un autre visage que celui du terrorisme. Pays à majorité musulmane chiite, l’Irak est considéré comme un des berceaux du christianisme. De nombreux chrétiens ont pris la route de l'exil pour échapper aux persécutions de Daech, et peu sont revenus. Ils étaient 1.500.000 en 2003, avant l'invasion américaine ; ils ne sont plus que 200 à 400 000, selon les estimations les plus optimistes, soit environ 1% d’une population de 39 millions d'Irakiens. Le pape François les a encouragés à prendre une part active à la reconstruction du pays. Aucun chef de l'Église catholique n'avait jamais foulé le sol de l'Irak. Ce voyage a eu également une forte connotation interreligieuse. Il a été lecouronnement de plusieurs colloques organisés entre religieux catholiques et chiites depuis 2015, successivement au Vatican, à Paris et à Nadjaf. Depuis le début de son pontificat, les pays musulmans visités par François étaient tous à dominante sunnite (Turquie, Maroc, Égypte et Abou Dhabi). Son déplacement en Irak visait à rétablir l'équilibre vers le chiisme. Des membres de lacommunauté sunnite, qui constitue à ce jour 20 % des Irakiens - mais qui agouverné l’Irak jusqu'à l'invasion américaine de 2003 – en ont pris ombrage etreproché au pape de pas avoir rencontré individuellement un dignitaire musulman sunnite, alors que le Vatican a négocié pendant plusieurs mois la rencontre désormais historique avec le grand ayatollah Ali Al Sistani, grande figure de l'islam chiite. Le Premier ministre irakien chiite, Moustafa Al Kazimi, a annoncé que le 6 mars serait désormais en Irak la « journée nationale de la tolérance et de la coexistence », pour marquer aussi bien cette rencontre, que la rencontre interreligieuse dans la plaine d'Ur, berceau selon la tradition d’Abraham, considéré comme le père des trois monothéismes. Le pape Françoisy a présidé une rencontre interreligieuse, en l’absence toutefois des juifs qui ne seraient plus que huit à Bagdad. Avant la Seconde Guerre mondiale, les juifs formaient pourtant une communauté de poids en Irak : selon le recensement ottoman, ils composaient 40 % de la population de la capitale irakienne.*** LA JUSTICE EN PROCÈS Le 1er mars, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Nicolas Sarkozy à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d'influence dans « l'affaire des écoutes ». L'ancien chef de l'État, qui a fait appeldu jugement, se dit prêt à attaquer la France devant la Cour européenne des droits de l'homme. Tout en volant au secours de l'ancien président, les responsables du parti Les Républicains ont agité le spectre d'un « gouvernement des juges », d'une « politisation de la justice », croyant déceler un agenda politique derrière cette condamnation. Selon Liora Israël, directrice d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris et sociologue du droit de la justice, à travers ces attaques, « ce n'est pas l'indépendance de la justice qui est remise en cause, mais bien la séparation des pouvoirs ». Le Syndicat de la Magistrature (classé à gauche) s'est alarmé « que l'institution judiciaire soit attaquée et abîmée simplement parce qu'elle a rendu justice » et réclame que le ministre de la Justice et le président de la République interviennent « pour la protéger et faire en sorte qu'elle continue à officier sereinement, y compris lorsque la délinquance élitaire est visée ». Accusé ici de sévérité et/ou de partialité, la justice l’est ailleurs de laxisme. Les récentes émeutes urbaines, les luttes entre bandes, les agressions contre la police et les policiers sont évoquées comme autant de charges contre la lenteur et l’insuffisance de la réponse pénale. Dans une étude publiée en avril 2019, l’observatoire national de la délinquance notait l’insatisfaction de deux sur trois des personnes interrogées quant à l’action de la Justice et des tribunaux. Le reproche le plus médiatisé porte sur le laxisme de l’institution et s’articule avec un appel à davantage de sévérité et à une critique de l’insuffisance des moyens. Toutefois, les déplorations de l’insuffisante durée des peines ou de leur inexécution ne doivent pas faire oublier d’autres dénonciations : celle d’une justice de classe, à la fois inégale et inéquitable, qui réserve les longues peines d’emprisonnement aux classes populaires, mais aussi une critique que les auteurs de cette étude appellent humaniste, qui déplore que la Justice n’œuvre pas en faveur de la réinsertion des délinquants. Le 4 mars, le garde des sceaux a lancé son avant-projet de loi destiné à « res

Mar 14, 20211h 6m

Ep 207Bada # 77 : Les échanges avec le public de l’émission du 7 mars (10 mars 2021)

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Les échanges avec le public de l’émission du 7 mars. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 10, 202130 min

Ep 207Climat : la convention déchante / Moyen-Orient : une nouvelle politique américaine / n°183 (7 mars 2021)

CLIMAT : LA CONVENTION DÉCHANTELe projet de loi « Climat et résilience », a été présenté le 10 février en Conseil des ministres. Selon le gouvernement, ce texte reprend près de la moitié des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, destinées à réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici à 2030 par rapport à 1990. La Convention citoyenne pour le climat, composée de 150 citoyens tirés au sort parmi les Français a été constituée en octobre 2019 par le Conseil économique, social et environnemental sur demande du gouvernement. Elle est censée représenter « une France en miniature ». Parmi les diverses mesures prévues par le projet de loi, figure notamment pour les produits et services commercialisés en France, une obligation d'affichage de leurs caractéristiques environnementales ; l'objectif de consacrer 20% de la surface de vente des commerces de plus de 400 mètres carrés au vrac à partir de 2030 ; l'extension en 2025 à la restauration collective privée de l'obligation d'utiliser 50% de produits durables et 20% bio ; une « trajectoire » de réduction des émissions dues aux engrais agricoles azotés. Le texte interdit en outre la publicité en faveur des énergies fossiles, et attribue au Conseil supérieur de l'audiovisuel la mission de promouvoir des « codes de bonne conduite visant à réduire efficacement les communications commerciales audiovisuelles relatives à des produits ayant un impact négatif sur l'environnement ». Il crée également un délit général de pollution de l'eau et de l'air, qualifié « d'écocide » lorsque les faits sont commis de manière intentionnelle. Réunie pour la dernière fois en visioconférence du 26 au 28 février 2021, la Convention citoyenne sur le climat a été appelée à voter, sur une échelle de 0 à 10, sur la prise en compte de 47 « objectifs » et des six grands thèmes sur lesquels ils ont travaillé puis à répondre - toujours par vote - à quatre questions plus générales, tirant le bilan de l'exercice. La thématique « se loger » a obtenu une moyenne de 3,4 sur 10, « produire et travailler », « se nourrir » et « se déplacer » 3,7 chacune, consommer 4 et les propositions sur la gouvernance 4,1. S'agissant de leur appréciation de la prise en compte par le gouvernement de leurs propositions, la note est rude : 3,3 sur 10. A l'interrogation « dans quelle mesure les décisions du gouvernement relatives aux propositions de la Convention citoyenne sur le climat permettent-elles de s'approcher de l'objectif fixé » par le président de la République, les conventionnels ont accordé un 2,5.Le projet de loi « Climat et résilience sera débattu à l'Assemblée à partir du 29 mars pendant trois semaines. De nombreux amendements sont attendus ; le gouvernement souhaite l’adoption définitive de ce texte fin septembre.***MOYEN-ORIENT : UNE NOUVELLE POLITIQUE AMERICAINE Pour « recalibrer » la relation de son pays avec l'Arabie saoudite, le président américain dialoguera avec le roi Salmane, et non avec le prince héritier Mohammed. La campagne militaire saoudienne au Yémen, n’est plus soutenue par les États-Unis car elle a créé « une catastrophe humanitaire et stratégique ». Les rebelles yéménites houthistes, alliés de l'Iran, ont été retirés de la liste des organisations terroristes, où les avait placés la précédente administration. Washington a, publié le 26 février un rapport sur l'assassinat de Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien tué et démembré au consulat saoudien à Istanbul en 2018. Des sanctions contre plusieurs hauts dignitaires du royaume ont été annoncées, mais rien contre le prince héritier. Fin janvier, le nouveau gouvernement américain a suspendu des ventes d'armes à l'Arabie saoudite et des F-35 aux Émirats arabes unis afin de « réexaminer » la décision prise sous la présidence Trump. Toutefois, Joe Biden ne remet pas en cause la volonté d'installer trois nouvelles bases américaines dans l’ouest de l’Arabie saoudite en prévision d'un potentiel conflit avec l'Iran.Avec l’Iran, les États-Unis se disent prêts à entamer des discussions informelles en liaison avec l'Union européenne. Joe Biden a levé le 18 février les restrictions aux déplacements à New York des diplomates iraniens auprès de l'ONU imposées par Donald Trump. Le démocrate compte se concerter avec ses alliés occidentaux, à rebours de son prédécesseur. Soutenu en cela par Paris et Londres, Washington exige que les discussions avec Téhéran portent sur son programme de missiles balistiques et son ingérence régionale au Liban, en Syrie, au Yémen et en Irak). L’Iran s'y refuse absolument, estimant qu'il s'agit de dossiers clés pour sa sécurité.Au sujet du conflit israélo-palestinien, si l'ambassade américaine va rester à Jérusalem, la réouverture du bureau de l'OLP à Washington et celle d'un consulat américain à Jérusalem-Est laisse présager une différence d'attitude vis-à-vis des Palestiniens.En Syrie, « l'administration Biden cherche à promouvoir un "règlement politique" multilatéral pour me

Mar 7, 20211h 4m

Ep 206Bada # 76 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (14)… Avec Noé Debré / 3 mars 2021

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SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (14)… Avec Noé Debré, principal scénariste de la série « Parlement » de France Télévisions et scénariste pour Jacques Audiard, Michel Hazanavicius, Yvan Attal, Eric Judor, Fred Grivois ou Thomas Bidegain. Comment a-t-il appris le métier de scénariste ? Comment travaille-t-il avec des cinéastes aussi différents ? Le scénariste d’une Palme d'or déroge-t-il en écrivant pour le petit écran ? Comment est née l’idée de « Parlement"? Comment et avec qui a-t-elle été développée ? Pourquoi Canal Plus y a-t-il renoncé après deux ans de développement du projet ? Comment la série a-t-elle été reçue au Parlement ? Dans les pays où elle a été diffusée ? Que peut-on déjà savoir de la deuxième saison rendue possible et même nécessaire par le succès de la première ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 3, 202137 min

Ep 206Joseph R. Biden et le leadership américain / L’islamo-gauchisme est-il un néo-conformisme ? / n°182 (28 février 2021)

JOSEPH R. BIDEN ET LE LEADERSHIP AMÉRICAIN « L'Amérique est de retour », a lancé Joe Biden lors de son premier discours de politique étrangère, mais un retour non pas comme leader planétaire, mais à la tête d'une « alliance des démocraties » priée de regagner « du muscle » face aux offensives de « l'autoritarisme ». Le 19 février, face à ses alliés européens, lors de la visioconférence de Munich sur la sécurité, le président des États-Unis, a décrit le monde comme un champ de rivalité entre le modèle des démocraties et les ambitions croissantes de la Chine et la volonté de la Russie d'affaiblir notre démocratie ». La Chine constitue le défi le plus important pourWashington, celui d'une compétition non seulement sur les valeurs, mais aussi en matière d'innovation, d'intelligence artificielle ou de cyberespace. Le président américain entend embarquer dans cette confrontation les alliés traditionnels de son pays, à commencer par les Européens, et il réuniraprochainement un sommet des démocraties. Si la Russie n’occupe que laseconde place des préoccupations de Joe Biden, elle représente selon lui l'épreuve la plus immédiate : « Poutine veut miner le lien transatlantique car il sait qu'il est plus facile d'intimider un État seul qu'une communauté ». Au Moyen-Orient, fin du soutien à la coalition saoudienne au Yémen, retour à l'accord de 2015 pour limiter la capacité de l'Iran à développer une arme nucléaire, si Téhéran accepte de renoncer à ses activités d'enrichissement d'uranium, sanctions contre les militaires birmans, Joe Biden croit au « leadership moral » des États-Unis sur la scène internationale, et annoncel'accueil dès l'an prochain de 125.000 réfugiés huit fois plus que cette année. Le 46e président des États-Unis voudrait que l'Amérique regagne auprès de l'Europe « sa position de leadership fiable ». Il souhaite que les États-Unis renouent avec un rôle plus traditionnel à l’intérieur de l'Otan, même si les demandes de contributions accrues à l'effort commun adressées par sonprédécesseur aux partenaires européens restent à l’ordre du jour. Joe Biden a confirmé qu'il allait « suspendre » le retrait partiel des troupes américaines d'Allemagne, le temps d'un « réexamen global du déploiement » des forces armées à l'étranger.*** L’ISLAMO-GAUCHISME EST-IL UN NÉO-CONFORMISME ? Le 14 février, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal a déclaré qu’elle allait demander une enquête au CNRS sur l'imprégnation de l'université par l'« islamo-gauchisme », afin de distinguer « ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme et de l'opinion ». Le 16 février, devant l’Assemblée nationale, elle a confirmé son intention, déclenchant la « stupeur » de la Conférence des Présidents d'Universités qui a réclamé « des clarifications urgentes ». Le 17 février, le CNRS a publié un communiqué précisant que « l'islamo-gauchisme » « ne correspond à aucune réalité scientifique ». Fin octobre, dans une tribune dans Libération, le philosophe Pierre-André Taguieff était revenu sur ce mot, qu'il a forgé au début des années 2000, alors que débutait la seconde intifada. Il s’agit selon lui d’une « une alliance militante de fait entre des milieux d'extrême gauche se réclamant du marxisme et des mouvances islamistes de diverses orientations (Frères musulmans, salafistes, djihadistes) ». Pour Jean-Michel Blanquer, l’« islamo-gauchisme » est un « fait social indubitable » qu'il faut « regarder en face ». Fin octobre, après l'assassinat de Samuel Paty, le professeur de collège décapité après avoir montré en classe des caricatures de Mahomet, le ministre de l’Éducation avait déjà pointé « l'islamo-gauchisme » dans les facs, dénonçant « une vision du monde qui converge avec les intérêts des islamistes », alors que des universitaires avaient signé un « appel des 100 » qui critiquait le déni de l'islamisme dans les universités. 600 chercheurs et universitaires ont demandé la démission de Frédérique Vidal qui s’est défendue en arguant du « ressenti de nos concitoyens » et d'« un certain nombre de faits », comme « l'empêchement, dans certains établissements, d'une représentation des Suppliantes d'Eschyle, ou de la lecture d'un texte de Charb ». Un sondage Odoxa Blackbone consulting 66% des Français approuvent les propos de la ministre. Le 24 février, dans Le Monde, un collectif de 130 universitaires a demandé que l'enquête réclamée par Frédérique Vidal ne soit pas confiée au CNRS, mais à une instance indépendante du ministère : le Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, qui a vocation à apprécier la qualité des travaux et des formations, de manière à informer les organismes et les universités en vue des prises de décision. Le collectif universitaire reconnait qu’« il y a bel et bien un problème dans l'enceinte universitaire, mais ce n'est pas tant celui de l'« islamo-gauchisme » que celui, plus généralement, du dévoiement militant de l'enseignement et de

Feb 28, 20211h 7m

Ep 205Bada # 75 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (13) ... avec Marie-Cécile Zinsou (24 février 2021)

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Avec Marie-Cécile Zinsou, présidente de la Fondation Zinsou à Cotonou (Bénin). Créée en 2005, pour sa première exposition, la Fondation a offert aux Béninois une exposition d’oeuvres de Romuald Hazoumé, artiste notamment consacré par la documenta. S’en sont suivies 42 expositions (dont une consacrée à Basquiat et une autre à Keith Haring), l’ouverture de deux bibliothèques et de nombreux ateliers pour les enfants dans un pays dont 75% de la population a moins de 18 ans. Marie-Cécile Zinsou évoque aussi l’importance de la restitution par la France au Bénin de 26 œuvres provenant du Palais Royal d’Abomey pour laquelle le gouvernement béninois a décidé la création d’un musée dont l’ouverture est prévue pour l’automne 2021. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 24, 202130 min

Ep 205Peut-on imaginer Marine Le Pen présidente ? / Draghi peut-il sauver l’Italie ? / n°181 (21 février 2021)

PEUT-ON IMAGINER MARINE LE PEN PRÉSIDENTE ?Selon une enquête de Harris Interactive publiée le 25 janvier, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour de la prochaine élection présidentielle. Au second tour, elle remporterait 48% des suffrages. Selon le détail de l'étude, ce record pour la représentante du Rassemblement National serait rendu possible par deux facteurs : le ralliement à sa candidature d'un tiers des électeurs de François Fillon de 2017 et surtout le fait qu’un électeur de gauche sur deux préfèrerait s’abstenir que choisir entre l'un ou l'autre des protagonistes du second tour de 2017.Selon le tableau de bord IFOP-Fiducial de janvier pour Paris Match et Sud Radio, 33 % des Français estiment que le Rassemblement National « incarne le mieux l'opposition » au chef de l'Etat, contre 25 % pour La France Insoumise et 23 % pour Les Républicains. Première à s’être déclarée candidate pour 2022, Marine Le Pen, qui vient de fêter ses dix ans à la tête de son parti, se fixe comme objectif d'arriver en tête du premier tour pour créer la vague susceptible de la conduire à la victoire. En arrondissant les angles, elle tente d'élargir son audience. Elle a chassé du parti les skins, les néonazis et les membres de l'ultradroite, condamné l'antisémitisme, rendu hommage aux victimes du Vel'd'Hiv, au général de Gaulle et tient d'une main ferme l’appareil du Rassemblement National. Mais son principal verrou reste l'électorat âgé qui représente presque un quart de la population française : le sondage Harris Interactive publié par L'Opinion montre qu’elle ne recueille que 18 % des intentions de vote dans cette catégorie contre 34 % chez les 18-34 ans.Lors de ses vœux, le 25 janvier, Marine Le Pen s'est félicitée d'avoir imposé dans le débat les thèmes de prédilection du parti d'extrême droite, l'immigration, l'islamisme, le mondialisme et « l'ensauvagement ». Durant le face-à-face entre le ministre de l’Intérieur et la présidente du Rassemblement National sur France 2, le 11 février, Gérald Darmanin a reproché à Marine Le Pen d'être « un peu molle » sur l’islamisme radical. Une tentative de dédiabolisation qui a provoqué un malaise au sein de la macronie. Dès le lendemain sur Europe1, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a martelé : « Marine Le Pen est dangereuse pour notre pays ».Si les deux tiers des Français (67 %) jugent probable un nouveau duel Macron-Le Pen en 2022, selon une enquête Ifop pour « Le Figaro » publiée le 10 février, 70 %, ne le souhaitent pas, sans pourtant identifier les concurrents qui s'imposeraient.***DRAGHI PEUT-IL SAUVER L’ITALIE ?Mario Draghi, 73 ans, ancien patron de la Banque centrale européenne a été chargé le 2 février dernier de former un gouvernement pour permettre à l’Italie d'affronter la crise sanitaire et de mettre en place le plan de relance financé par l'Union européenne. Il est resté dans l'histoire en 2012 comme « l'homme qui a sauvé l'euro », et donc l'Europe, en promettant de préserver la zone euro, menacée par la crise de la dette des États, « Whatever it takes ». Aujourd’hui, l’Italie sort d'une crise gouvernementale qui survient avec la démission de Giuseppe Conte en plein milieu d'une pandémie qui a déjà fait près de 90 000 morts. Réputé pour sa discrétion, son sérieux et sa détermination, Mario Draghi a été économiste, banquier, vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs de 2002 à 2005, gouverneur de la Banque d'Italie de 2006 à 2011. « Super Mario » caracole déjà dans les sondages, avec un taux record de popularité de 71 %, loin devant le président du Conseil sortant, Giuseppe Conte (65 %) ou le leader de la Ligue, Matteo Salvini (39 %), selon l’enquête Demos publiée par La Repubblica. La Stampa a jugé le recours à Mario Draghi comme « la solution la plus forte, la plus haute et la plus crédible […] la dernière chance pour l'Italie ».Le choc de la pandémie sur l'économie italienne, la troisième de la zone euro, est particulièrement rude. En 2020, le pays a subi sa pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un plongeon du PIB de 8,9 %. Le taux de chômage, lui, s'élevait à 9 % en décembre (29,7 % chez les 15-24 ans). Pour lutter contre les ravages de la pandémie, le pays peut tabler sur les 209 milliards d'euros de subventions et prêts, la plus grosse part du programme de 750 milliards d'euros adopté par les dirigeants des Vingt-Sept. Mario Draghi devra également restructurer la dette publique qui s’élève à près de 2.600 milliards d'euros, soit 158% du PIB fin 2020, le ratio le plus élevé de la zone euro derrière la Grèce. Même avant la pandémie, le PIB par tête était inférieur à celui d'il y a vingt ans. L’Italie dépense quatre fois plus pour ses retraites que pour son éducation. Si les priorités établies par son prédécesseur restent inchangées - innovation, numérisation, compétitivité et culture ; transition écologique ; infrastructures pour la mobilité durable ; formation et recherche ; égalité des chances, égalité hommes-femmes, égalité

Feb 21, 20211h 2m

Ep 204Bada # 74 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (12) ... avec Nathanaël Karmitz (17 février 2021)

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Avec Nathanaël Karmitz directeur général de MK 2. La pandémie a accéléré spectaculairement le recours au numérique, principalement pour le cinéma et les séries. Mais cette tendance était déjà perceptible avant que le coronavirus ne nous assigne à résidence et elle rendait nécessaire de repenser le rôle et le fonctionnement des salles de cinéma. Nathanaël Karmitz et MK2 se proposent de mettre en avant leur programmation et leurs films, de penser leurs salles comme des médias et de gagner ainsi la grande bataille de l’époque : la bataille de l’attention, la bataille pour le temps de cerveau disponible. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 17, 202131 min

Ep 204Si jeunesse pouvait / Des gouvernements contre leur peuple / n°180 (14 février 2021)

SI JEUNESSE POUVAIT Dans son second Rapport sur la pauvreté, publié le 26 novembre dernier, l'Observatoire des inégalités a relevé que la crise touche surtout les plus fragiles et notamment les jeunes adultes (18-29 ans), qui ne vivent plus chez leurs parents : 22 % d’entre eux figurent parmi les pauvres. La précarité étudiante s’est traduite notamment par le recours à l’aide alimentaire et, depuis le 22 janvier, tous les étudiants, boursiers ou non, peuvent bénéficier de deux repas par jour au tarif de 1€ dans les restaurants universitaires. 58% des 18-24 ans sondés par Odoxa mi-novembre ont jugé lereconfinement « difficile à vivre », contre 46% de l'ensemble des sondés. Les trois quarts des jeunes estimaient avoir, pendant cette période, subi un « préjudice » sur le plan des études, de l'emploi ou de la vie affective. Déjà, les dommages psychosociaux apparaissent et sept étudiants sur dix se déclarentinquiets pour leur santé mentale. Face à ce constat, le gouvernement a annoncéla création, le 1er février, d'un chèque-psy afin de leur permettre de consulter sans avance de frais. La fermeture des universités impliquant des cours entièrement à distance épuise aussi bien les étudiants que les enseignants qui craignent un décrochage massif de leurs élèves. Leur entrée dans la vie professionnelle est rendue plus difficile car les stages et les embauches sont majoritairement suspendus. En décembre, le taux de chômage des jeunes en France s'est établi au 3ème trimestre à 21,8%, en hausse de 2,8% par rapport au même trimestre de l’année précédente. Fin juillet, alors que le contingent annuel de quelque 750 000 jeunes, leurs études terminées, s'apprêtait à entrer sur le marché du travail, l'exécutif a lancé le plan « 1 jeune, 1 solution ». Doté de plus de 7 milliards d'euros, il comprend plusieurs mesures destinées aux employeurs : aides à l'embauche de 4.000€ pour des CDI ou des CDD de plus de trois mois, primes de 5.000€ ou 8.000€ pour les contrats d'apprentissage ou de professionnalisation, bonus supplémentaires pour les embauches de jeunes issus des quartiers « politique de la ville » ... Le dispositif a été complété mi-novembre par un site Internet, 1jeune1solution. gouv.fr, donnant accès aux offres d'emploi et à l'ensemble des propositions d'accompagnement pour les jeunes. Objectif affiché : proposer 100 000 emplois fin janvier émanant d'un millier d'entreprises environ. La part des jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi ni en formations’établit à 13,4 %. C’est une diminution de 3,1 points, après une augmentation de 3,6 points au deuxième trimestre.***DES GOUVERNEMENTS CONTRE LEURS PEUPLES Le coup d’État militaire qui s’est déroulé en Birmanie, le 1er février, s’esttraduit par l’arrestation de Aung San Suu Kyi qui dirigeait le pays depuis 2016avec les militaires ainsi que par l’arrestation de très nombreuses figures de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), de la société civile et des minorités. Les militaires, qui ont de longue date mis le pays en coupe réglée et contrôlent tous les marchés lucratifs (gaz, hydroélectricité, bois précieux, jade, rubis, saphir, etc.) ont justifié leur coup d’État par des accusations - non étayées - de fraudes massives lors des élections législatives de novembre 2020, largement remportées par la LND. Ils ont déclaré un État d'urgence d'un an, jusqu'à l'organisation d'un nouveau scrutin. Plusieurs centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue à Rangoun, la capitale économique, la loi martiale a été décrétée dans plusieurs quartiers de Rangoun et de Mandalay, la deuxième ville du pays. Les manifestations et les rassemblements de plus de cinq personnes sont désormais interdits et un couvre-feu a été instauré. L’auteur du coup d'Etat, le général Min Aung Hlaing est le responsable de l'épuration ethnique déclenché en 2017 contre les musulmans rohingya qui avait provoqué10 000 morts et plus de 750 000 exilés au Bangladesh. Condamnée par Washington, le coup d’Etat birman est qualifiée par la Chine de « remaniement ministériel ». La Chine, où plus d'un million de personnes seraient détenues au Xinjiang, à l'extrême-ouest du pays, alors que Pékin a engagé depuis 2016 une répression contre la minorité turcophone et musulmane des Ouïghours. Depuis trois ans, des chercheurs et des lanceurs d’alerte, ont apporté des preuves de l’existence des camps de rééducation. La Chine s’obstine à parler « d’école » ou de « centres de formation » destinés à fournir un emploi à la population et donc à l'éloigner de l'extrémisme religieux. Autre foyer de contestation du pouvoir chinois, Hong Kong, où à partir de mars 2019 d’immenses manifestations pro-démocratie ont secoué le territoire semi-autonome. Pékin a imposé, en juin 2020une loi sur la sécurité nationale draconienne pour mettre fin à la contestation. Le Parlement européen a averti qu'il tiendrait compte « de la situation des droits de l'Homme en Chine, y compris à Hong Kong, lorsqu'il sera invité à approuv

Feb 14, 20211h 7m

Ep 203Bada # 73 : Les échanges avec le public de l’émission du 7 janvier (10 janvier 2021)

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Les questions du public à propos de la proportionnelle et d’Alexeï Navalny, et les réponses de Jean-Louis Bourlanges, Marc-Olivier Padis, Lucile Schmid et Richard Werly. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 10, 202133 min

Ep 203La bataille pour la proportionnelle / L’effet Navalny / n°179 (7 février 2021)

LA BATAILLE POUR LA PROPORTIONNELLE L'instauration d'une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin des législatives, était un des éléments constitutifs de l'alliance entre François Bayrou et Emmanuel Macron en 2017. Après qu'un premier projet a été abandonné en cours d'examen à cause de l’« affaire Benalla », en juillet 2018, le gouvernement a présenté un an plus tard un nouveau projet de réforme. Il prévoyait une baisse de 25 % du nombre de parlementaires, ce qui aurait porté celui des députés à 433 et celui des sénateurs à 261. Sur ce contingent de députés, 87 auraient été élus à la proportionnelle, soit 20 %. Ce projet s'est enlisé après s’être heurté à la résistance du Sénat. Mathieu Gallard, directeur d’étude à l’IFOP résume ainsi la situation actuelle : « on a 4 blocs électiraux +/- équivalents (gauche/centre/droite/extrême droite) et des institutions qui vont nous demander d’en départager 2 avant d’accorder tous les pouvoirs pour 5 ans à un seul ». Pour le président du MoDem, il faut une réponse à la crise de notre système démocratique : « Marine Le Pen, dont tout le monde sait que je ne partage pas les idées, a recueilli 34 % des voix au second tour de l'élection présidentielle et revient à l'Assemblée avec six sièges, 1 % de la Chambre ! En 2007, j'avais obtenu quelque 19 % des voix au premier tour et nous avons eu trois députés. En termes de justice, cela a un effet désastreux. Pour les électeurs non représentés, les élus ne sont plus légitimes. » François Bayrou plaide désormais non plus pour une dose de proportionnelle, mais pour un scrutin proportionnel départemental à un seul tour, avec un seuil à 5 % des suffrages exprimés, semblable à celui décidé par François Mitterrand en 1984 et appliqué aux législatives de 1986. Le « système Bayrou » ne nécessite pas un redécoupage électoral, puisqu'il reprendrait l'actuelle répartition des députés par département. Il serait donc applicable, s'il était adopté, dès les prochaines élections législatives de juin 2022. Contrairement à de nombreuses démocraties, la France a le goût pour le changement des modes de scrutin. Cela peut aller des retouches de détail au bouleversement radical. Ainsi pour les législatives. Le majoritaire avait été restauré avec la Ve République. François Mitterrand a décrété la proportionnelle intégrale, mise en œuvre en 1986; Jacques Chirac a rétabli le majoritaire dès le renouvellement suivant en 1988. Mais le seuil de maintien au second tour a été modifié deux fois (1967 et 1978) et le nombre de circonscriptions à sept reprises - il est de 577 depuis 1988. Trois présidents successifs, Nicolas Sarkozy pendant sa campagne de 2012, François Hollande comme candidat puis comme chef de l'Etat, enfin Emmanuel Macron se sont montrés favorables à introduire de la proportionnelle aux législatives. .Un des proches d’Emmanuel Macron qui l'interrogeait sur ses intentions s'est entendu répondre par une autre interrogation : « Est-ce que vous pensez que les Français attendent de nous qu'on s'intéresse à la proportionnelle ? »***L’EFFET NAVALNY Après 6 mois passés en Allemagne pour les soins exigés par son empoisonnement en août 2020 par un agent neurotoxique, l’avocat et opposant de 44 ans Alexeï Navalny a pris le vol Berlin- Moscou, conscient des risques qu'il encourait, et il a lancé un nouveau défi au Kremlin. Arrêté à l’aéroport, il a été condamné le 2 février à trois ans et demi de prison, pour avoir violé des mesures de contrôle judiciaire pendant sa période de convalescence à l'étranger. Depuis sa prison, Alexeï Navalny a appelé à manifester contre le régime et pour la libération des prisonniers politiques. Dans les grandes villes, des dizaines de milliers de citoyens ont répondu présent, et ont subi une répression brutale : près de 5 000 arrestations à chaque fois, des rafles préventives les jours précédents, et des centaines de perquisitions violentes. Andreï Kolesnikov chef des études de politique intérieure au cercle de réflexion Carnegie à Moscou constate « que 40 % des manifestants sont, pour la première fois de leur vie, descendus dans la rue pour protester. » Les sociologues ont défini le noyau dur de la contestation comme de jeunes adultes urbains de 30, 35 ans. Alexeï Navalny a porté à la barre une charge cinglante contre Vladimir Poutine, alors que ses soutiens poursuivaient leur mobilisation dans la rue. La présence de diplomates étrangers à l'audience a été relayée par les médias fédéraux, comme un signe de la « soumission » de l'opposant à des donneurs d'ordre étrangers. Après des années de harcèlement de moyenne intensité, fait d'arrestations brèves et de poursuites judiciaires à répétition, le Kremlin a l'espoir de se débarrasser de manière durable de son ennemi le plus acharnéquitte à en faire un prisonnier politique. Depuis 2013, date de la dernière élection à laquelle il a pu participer, Navalny a passé 252 jours en prison, fruits de multiples condamnations administratives. Ni les protestations internationales ni

Feb 7, 20211h 7m

Ep 202Bada # 72 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (11) ... avec Bertrand Dicale (3 février 2021)

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Avec Bertrand Dicale, journaliste, producteur de « Ces chansons qui font l’Histoire » à France Info, auteur de biographies de certaines gloires de la scène et du disque : Juliette Gréco, Serge Gainsbourg, Brassens, Cheikh Raymond, Jean Yanne, Bertrand Dicale est aussi un connaisseur de la chanson contemporaine dans ses aspects artistiques comme dans ses contingences matérielles. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 3, 202133 min

Ep 202Économie : tango sur un volcan / Un #MeToo peut en créer un autre / n°178 (31 janvier 2021)

ECONOMIE : TANGO SUR UN VOLCAN Le 12 janvier, le ministre de l'Économie a affirmé : « Le plus dur est devant nous ». Après une récession historique d'environ 9% en 2020, dans le contexte d'une crise sans fin, Bruno Le Maire a plaidé pour un report d'un an du remboursement par les entreprises des prêts garantis par l'Etat (PGE) et veut déplafonner les garanties publiques pour les transformer en quasi-fonds propres. Il a assuré également le maintien de l'activité partielle à 100% pour les entreprises fermées. L'ensemble de ces dispositifs d'urgence en 2020 a entraîné une hausse spectaculaire de la dépense publique. Le déficit de l'Etat, qui ne comprend ni les dépenses de protection sociale ni celles des collectivités locales, s’est établi l'année dernière à 178 milliards contre 93 milliards initialement prévus. « Un solde inédit depuis la Seconde guerre mondiale », relève Bercy Pour le mois de janvier, la Banque de France table sur une perte d'activité d'environ 7%. « Dans beaucoup de secteurs, en particulier des services, l'évolution de l'activité restera très dépendante des mesures sanitaires qui seront mises en œuvre », ont indiqué les économistes de l'institution bancaire. Si l'agriculture et l'industrie devraient limiter la casse (-4%), la construction (-7%) et surtout les services marchands (-9%) devraient enregistrer de fortes pertes. Compte-tenu du poids du tertiaire dans l'économie française, la croissance au premier trimestre devrait donc encore souffrir. Selon une enquête de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) auprès de 2.400 dirigeants de PME/TPE menée du 7 au 20 janvier, 49% des chefs d’entreprise estiment que leur entreprise est incapable de « supporter un troisième confinement ». Par ailleurs, 45% des PME ayant eu recours au Prêt Garanti par l’Etat (PGE) pensent ne pas pouvoir le rembourser. Le Fonds monétaire international (FMI) a revu mi-janvier sa prévision de croissance pour la France en 2021 : 5,5%, au lieu des 6% prévus. L'endettement des entreprises et la flambée du chômage sont les principaux risques à venir, selon les économistes de l'institution internationale qui soulignent que « la France est l'un des pays les plus touchés au monde ». Si le chômage partiel a permis d'éviter une hausse brutale des inscriptions à Pôle emploi l'année dernière, plus de 700.000 postes ont été détruits en 2020, selon l'Insee. Lesfaillites à venir pourraient gonfler ces chiffres. Le FMI table, pour sa part, sur un chômage au sens du bureau international du travail (BIT) à 10,4% de la population active en 2021 contre 8,7% en 2020 et 8,5% en 2019. Les économistes s'inquiètent particulièrement des travailleurs peu qualifiés et des jeunes. Le FMI prévoit, en outre, une dette à 117,6% du PIB en 2021 après 115,3% en 2020 et 98,1% en 2018.***UN #MeToo PEUT EN CRÉER UN AUTRE En France, depuis Balance ton porc, les hashtags de dénonciation des violences sexuelles se succèdent jusqu’au dernier en date, le #metoogay, déclenché le 21 janvier par un internaute, Guillaume T., qui a accusé l'élu PCF du Conseil de Paris, Maxime Cochard et son conjoint, de viol et d'agression sexuelle. Ce qu'ils nient. Le #metoogay et sa nuée de messages révélations sur des incestes, des harcèlements et des viols infligés à des garçons par d’autres garçons comme par des adultes ne sont que la dernière déclinaison d'un mot-dièse, et d'un phénomène qui touche toute la société. Le précédent, #Metooinceste, a éclos mi-janvier dans le sillage de la publication de La Familia Grande, le livre de Camille Kouchner où l'avocate dénonce des faits de violences sexuelles commis par son beau-père Olivier Duhamel à l'encontre de son frère jumeau. Cet été, #Iwas a également émergé : des jeunes filles ont mentionné l'âge des agressions, qu’elles ont subies, donnant lieu à des manifestations inédites dans les rues de Bastia et d'Ajaccio. Début 2020, c'était l'ouvrage de Vanessa Springora, Le Consentement, où l'éditrice racontait l'emprise exercée sur elle par l'écrivain Gabriel Matzneff. A chaque fois, livres de témoignages et hashtags semblent se nourrir pour libérer la parole des victimes, générant ainsi un « effet cliquet », comme l'explique Caroline De Haas, du collectif #noustoutes : l'idée selon laquelle à partir d'un certain seuil de prise de conscience, le retour en arrière n'est plus possible. Selon une enquête de l’association Face à l’inceste, publiée en novembre dernier, un Français sur dix affirme avoir été victime d’inceste. Entre 92 et 97% des auteurs de violences sexuelles sont des hommes, et 96% des victimes de viols et des tentatives de viols sont des femmes. Selon une enquête de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie, dans 94% des situations, les auteurs de violences sexuelles sont des proches. Publiée en novembre 2020, l'étude Virage, indique qu’entre 6 % des hommes homosexuels et 5,4 % des hommes bisexuels disent avoir été agressés ou violés au moins une fois au cours de leur vie par un membre ou proch

Jan 31, 20211h 6m

Ep 201Bada # 71 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (10) ... avec Françoise Lax,agent d’artistes (27 janvier 2021)

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La série de France2 10 pour cent a mis sous les projecteurs un métier qui, jusque là était inconnu ou fantasmé. Si presque tout y est vrai, presque tout n’y est vrai que pour…10% des « talents » et de celles et ceux qui les représentent. Comment les choses se passent-elles pour l’ordinaire des acteurs, des scénaristes, des réalisateurs ? Comment s’établissent et se maintiennent (ou pas) les contacts entre Françoise Lax et celles ou ceux qu’elle a dénichés ou qui sont venus à elle ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 26, 202127 min

Ep 201Un commencement de charte / Biden : le changement c’est maintenant / n°177 (24 janvier 2021)

UN COMMENCEMENT DE CHARTELe 18 janvier, la « charte des principes pour l'islam de France » a été présentée au Président de la République, par cinq représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM), l'interlocuteur des pouvoirs publics pour cette confession. Cette démarche reflète l'émotion suscitée dans le pays par l'assassinat de l’enseignant Samuel Paty et le triple meurtre à la basilique Notre-Dame de Nice. S'appuyant sur des citations du Coran, signée après de longues et difficiles négociations, la charte s'apparente à une déclaration d'allégeance aux principes républicains : égalité hommes-femmes, liberté de croire ou de ne pas croire reconnue comme surplombant toute conviction religieuse, engagement à « ne pas utiliser l'islam (...) pour les besoins d'un agenda politique dicté par une puissance étrangère ». Ce texte est censé engager non seulement les fédérations signataires, mais aussi les imams qui demanderont la certification du futur Conseil national des imams, qui doit être prochainement créé par le CFCM. Pour l’heure, trois des huit fédérations membres de ce Conseil ne l’ont pas signée : les deux fédérations d’origine turque et l’association Foi et Pratique, le Tabligh, d’inspiration indo-pakistanaise. Elles sont invitées à le faire sous quinze jours, au-delà, Emmanuel Macron considérera qu'il s'agira d'une « clarification » de leur part. Autrement dit, un refus assumé de s'inscrire dans le respect des valeurs de la République. Il reste que le CFCM ne représente que400 des 2.500 lieux de culte musulmans en France, que seuls 20% des 1.800 imams, qui les administrent seraient français et que ce Conseil rassemble des organisations directement sous la coupe de l’Algérie, du Maroc ou de la Turquieavec lesquels, le CFCM est censé rompre le lien. A l’Assemblée nationale, le même lundi 18 janvier, la commission spéciale formée de 70 députés a commencé son examen des 51 articles du projet de loi « confortant le respect des principes de la République ». Ce texte traite de sujets aussi divers que la laïcité, l'instruction à domicile, la polygamie, la fiscalité des associations ou la haine en ligne. Pas moins de 1.721 amendements ont été déposés par les députés. Trois cents ont été déclarés irrecevables par la commission, certains portant notamment sur le port du voile. La Défenseure des droits, Claire Hédon a estimé que ce projet de loi comportait des « risques d'atteinte aux libertés », dont celles d'association et d'enseigner des parents, et pourrait par conséquence « affaiblir les principes républicains eux-mêmes ». Début février, le projet sera au menu de l'Assemblée nationale durant deux semaines.***BIDEN : LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANTLes décrets présidentiels signés dès le 20 janvier par le 46ème président des États-Unis Joe Biden ont fait entendre sa différence : rétablissement du statut temporaire des sans-papiers arrivés enfants aux États-Unis, arrêt de la construction du « mur » voulu par Donald Trump sur la frontière avec le Mexique, annulation du décret visant les ressortissants de pays musulmans,retour des États-Unis dans l'accord de Paris, mesures de réduction des émissions de méthane liées aux activités d'extraction de pétrole et le gaz, décision de revenir aux objectifs d'efficacité énergétique pour les véhicules, moratoire sur la prospection pétrolière d’un territoire protégé situé en Alaska, annulation du permis de construire les derniers segments de l'oléoduc Keystone XL destiné à raccorder les gisements de sables bitumineux canadiens au golfe du Mexique. Deux priorités attendent le Président américain : la lutte contre le Covid et la relance de l'économie. La nouvelle administration veut mettre des moyens pour vacciner en 100 jours 100 millions d'Américains. - le seuil des 400.000 morts du Covid-19 a été atteint en début de semaine. L’aide économique envisagée est massive : Joe Biden a promis 1.900 milliards de dollars pour venir en aide aux Américains fragilisés par les conséquences de la crise sanitaire. Ils viendront s'ajouter à « l'acompte » de 900 milliards de dollars voté fin décembre par les parlementaires. En février, lors de son premier discours devant le Congrès, le nouveau président dévoilera son plan d’investissement. Il se veut un complément du plan de relance et visera avant tout les infrastructures : le système de transports, l'eau, l'énergie, le haut débit ou encore le logement. En politique étrangère, si la Chine va demeurer la question centrale de la diplomatie américaine, il y a peu de changements à attendre en ce qui concerne le Moyen-Orient, hormis le retour sous conditions à l'accord nucléaire avec l'Iran. La volonté de la nouvelle administration de promouvoir la démocratie et les droits de l'homme devrait se concrétiser par un sommet mondial pour la démocratie au cours des cent premiers jours. Il faudra aussi restaurer les liens abîmés avec les alliés, l'Europe au premier chef, les responsables de l'Union européenne ayant invité mercredi Joe Biden à « c

Jan 24, 20211h 7m

Ep 201Bada #70 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (9) ... avec Julie Deliquet / (20 janvier 2021)

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Actrice, metteuse en scène et directrice du Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis (93). C’est son adaptation et sa mise en scène de Vania, d’après Oncle Vania de Tchekov qui a installé le nom de Julie Deliquet au premier rang des gens de théâtre, pour le public comme pour les professionnels. Après ce succès au théâtre du Vieux Colombier, la Comédie Française a accueilli son adaptation et sa mise en scène de Fanny et Alexandre, d’après le film d’Ingmar Bergman et, avec son collectif, in Vitro, elle a proposé à l’Odéon Un Conte de Noël, d’après le film d’Arnaud Desplechin. Depuis le 1er avril 2020, elle dirige le Centre Dramatique National Gérard Philipe à Saint-Denis. Malgré la nécessité de s’adapter aux contraintes exceptionnelles entraînées par la pandémie de Covid-19, Julie Deliquet maintient les grandes lignes de son projet. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 20, 202136 min

Ep 200Le vaccin ici et ailleurs / Elle s’en va : l’Allemagne sans Merkel / n°176 (17 janvier 2021)

LE VACCIN ICI ET AILLEURS Dans le monde, la stratégie de vaccination diffère entre campagne massive et prudence. Selon Our World In Data, au 12 janvier, plus de 15 millions de doses ont été administrées dans le monde. En tête, les États-Unis avec 5,31 millions de doses au 7 janvier. Viennent ensuite la Chine avec 4,5 millions, puis Israël avec 1,5 million. L’État hébreu détient le record du nombre de doses administrées pour 100 habitants, grâce à un réseau très dense de centres de vaccination. Une autre catégorie de pays, celle des émergents, n'a pas réellement démarré la vaccination. Avec environ 1 million de doses administrées depuis le 8 décembre d’après Our World in Data, le Royaume-Uni a vacciné au 12 janvier plus de personnes que le reste de l’Europe réuni. En priorité sont ciblés les plus de 70 ans, les soignants qui se trouvent en première ligne et les personnes vulnérables grâce à sept mégacentres de vaccination qui s'ajoutent aux 223 hôpitaux, et aux plus de 1.000 cabinets de médecins généralistes et à certaines pharmacies qui ont commencé à vacciner dès lundi. Avec presque 720.000 doses administrées, la péninsule italienne fait figure de leader, en valeur absolue, dans la course à la vaccination au sein de l’Union européenne. Rome a décidé de concentrer les efforts de cette première phase de vaccination sur le personnel sanitaire, même si de nombreux hôtes d’Ehpad ont déjà reçu aussi leur première piqûre. En Espagne, la campagne de vaccination a commencé, le 27 décembre. Au 12 janvier, on en était à 700.000 doses distribuées sur tout le territoire et 139.000 administrées. Les personnes éligibles sont les mêmes qu’en Grande Bretagne : personnels et résidents des structures d’accueil pour personnes âgées, soignants potentiellement confrontés au virus. L’Allemagne obtient des résultats plutôt positifs 0,82% de la population vaccinée dans plus de 400 centres de vaccination et des équipes mobiles vaccinant dans les maisons de retraite. Aux États-Unis, la première phase cible les soignants en contact avec le virus, les résidents des maisons de retraite et des établissements de soins de longue durée. Le Canada a lancé sa campagne de vaccination dès le 14 décembre. Sa stratégie vise d’abord les structures accueillant des personnes âgées, les plus de 70 ans, les soignants et les adultes des communautés indigènes. En France, la vaccination va être étendue aux soignants de plus de 50 ans, ce qui n'était initialement prévu que fin février. Quant aux plus de 75 ans, ils pourront accéder au vaccin dès le 18 janvier. Un processus de tirage au sort d'un comité citoyen de 35 personnes représentatives de la population française a été lancé. Il sera chargé de conseiller le gouvernement dans sa stratégie vaccinale. Au total 400 000 personnes ont reçu leur première dose à la fin de cette semaine. Après les personnes âgées, la vaccination sera proposée à tous les retraités de plus de 65 ans jusqu'au printemps, puis au reste de la population âgée de 16 ans et plus. L’'objectif étant de vacciner 15 millions de personnes d'ici à l'été. Toutefois, au 10 janvier, sur le million de doses de vaccin reçues par la France, seules 10 % ont été utilisées et 0,21 % de sa population a été vaccinée.***ELLE S’EN VA : L’ALLEMAGNE SANS MERKEL Alors qu’elle était contestée au sein de son parti, l’Union chrétienne-démocrate, la chancelière allemande a décidé il y a deux ans de renoncer à être de nouveau candidate à la présidence de la CDU et de ne pas se représenter en2021. Un règne de seize ans, s’achèvera le 26 septembre prochain, lors de l'élection de son successeur à la tête du pays. Un temps adoubée dauphine, Annegret Kramp-Karrenbauer, a démissionné le 10 février dernier, laissant derrière elle un poste vacant qui n'a toujours pas été pourvu pour cause de pandémie. Après avoir été incarnée pendant vingt ans par une protestante sans enfant, ayant grandi en Allemagne de l’Est, la CDU pourrrait élire à sa tête un père de famille catholique, originaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ce qui est le cas des trois candidats en lice, Armin Laschet, Friedrich Merz et Norbert Röttgen.. Les sondages donnent la droite vainqueur avec environ 36 % des voix, soit 10 points de plus qu’il y a un an. Sous la direction de la chancelière, après l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, l’Allemagne est sortie du nucléaire, mais pas du charbon.En 2015, Angela Merkel a ouvert les frontières à près d'un million de migrants syriens et afghans en prononçant sa célèbre phrase : « Wir schaffen das, Nous réussirons ». Les faits lui ont donné en partie raison, notamment grâce à une forte mobilisation de la société civile, des municipalités et des églises : près de 400 000 de ces réfugiés ont trouvé un emploi dans une Allemagne en quête de main-d’œuvre. Cependant après de violents incidents et la montée d’un courant hostile, la chancelière est revenue à une politique plus restrictive de l’asile et certaines routes des Balkans ont été fermées. Sur le front europ

Jan 17, 20211h 11m

Ep 199Bada # 69 : Les échanges avec le public de l’émission avec Clément Beaune / 13 janvier 2021

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Les questions du public posées à Clément Beaune. Avec également Jean-Louis Bourlanges, Nicole Gnesotto, Richard Werly et Michaela Wiegel. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 13, 202133 min

Ep 199Thématique : Conversation avec Clément Beaune / n°175 (10 janvier 2021)

Le 1er janvier, le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne après quarante-sept ans de vie commune. Rien dans l’accord conclu avec les Britanniques ne concerne la défense, la politique étrangère ou la coopération multilatérale, mais les liens n'ont pas été totalement coupés : le Royaume-Uni fait partie de l'Otan ; il est membre de l'Initiative européenne d'Intervention, une structure autonome lancée par Paris et Londres tient à maintenir sa participation au groupe dit “ E3 ”, avec la France et l'Allemagne, qui joue un rôle clé dans les discussions autour du nucléaire iranien. Le Brexit acte un basculement géographique de l'Europe vers l'Est, l’Est où en 2020, l'érosion de l'état de droitet l’esprit de rébellion vis-à-vis de l’UE se sont accentués. Le 22 octobre, le Tribunal constitutionnel polonais a interdit de facto l'avortement. En novembre, Varsovie et Budapest ont bloqué le budget européen 2021-2027 et le plan de relance de l'économie de l'UE, mise à mal par les mesures sanitaires. La crise a pu être surmontée en décembre. En 2015, l’arrivée de centaines de milliers de demandeurs d’asile avaitmis durablement à l’épreuve les 27. Et les États européens avaient réagi sans grande solidarité. Si les arrivées sont depuis moins importantes, les 27 se divisent toujours sur la meilleure façon de réformer le droit d’asile, et de venir en aide aux pays en première ligne, comme l’Italie et la Grèce. Leur principale parade, sous l’égide d’Angela Merkel, a été de s’entendre avec la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, à laquelle elle sous-traite à ce jour une grande partie de l’accueil des réfugiés. Difficile dans ces conditions de sanctionner l’expansionnisme d’Ankara au Proche-Orient, en Méditerranée orientale ou dans le Caucase face à la Russie. Un projet de réforme de la gestion de l’asile et de la migration au sein de l’Union a été proposé en septembre par la Commission européenne. En matière d’élargissement, en novembre, Sofia a opposé son véto à un démarrage des négociations d'adhésion de la Macédoine du Nord à l'UE en raison des différends historiques non résolus entre les deux pays. Par ailleurs, en guise de testament européen, la chancelière allemande lors de la présidence tournante du Conseil de l’UE fin 2020 a poussé à la conclusion avec la Chine d’un vaste accord sur les investissements. Enfin, le fonds de relance européen de 750 Mds d'€ (sous forme de 390 Mds d’€ de subvention et 360 Mds d’€ de prêt) reposant sur un emprunt commun et une mutualisation du remboursement de la dette sera répartis pour chaque pays selon une enveloppe en partie prédéfinie et dépendant de sa population, de son PIB par habitant ainsi que de son taux de chômage avant le début de la pandémie. La France devrait recevoir de l’Europe autour de 40 Mdsd’€ pour alimenter son plan, baptisé “France Relance”, qui sera doté, au total, de 100 Mds d’€. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 10, 20211h 0m

Ep 199Bada # 68 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (8) ... avec Yohann Abiven (6 janvier 2021)

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Yohann Abiven est le directeur du centre culturel et spirituel de l’Abbaye de Saint Jacut de la mer (Côtes d’Armor). Le catholicisme social et le personnalisme chrétien dont la revue Esprit a été l’une des expressions le plus suivies ont joué un grand rôle dans le basculement culturel, social, économique et politique de la Bretagne à partir de la fin des années 60. Puis, le grain ayant germé, la plante dont il était issu s’est étiolée, allant quelquefois jusqu’à dépérir. Il en existe encore quelques spécimens vivaces, l’Abbaye de Saint Jacut en est un.Dans son état actuel, elle a démarré au début des années 2000, autour d’une religieuse, Soeur Simone Gendrot, et d'un prêtre connu en Bretagne pour sortir de l’ordinaire et des sentiers battus par la loi naturelle de la théologie : Elie Geffray, qui fut longtemps père et maire à la fois. Des colloques ont notamment accueilli Edgar Morin, Mona Ozouf, Jean-Marie Pelt, Dominique Schnapper, Fabienne Brugère, Régis Debray, Israël Nizand... Des artistes plasticiens, des écrivains et des poètes locaux ont trouvé à Saint Jacut un lieu d’exposition ou d’expression et même un festival. Des rencontres inter religieuses ont rassemblé Chrétiens, Musulmans, Juifs et Boudhistes. Un fil directeur s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui que le directeur de l’Abbaye résume ainsi : chercher comment la pensée contemporaine et l’art nous invitent à déchiffrer le monde avec des lunettes inédites, et faire de l’Abbaye le théâtre d’un monde commun. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 6, 202138 min

Ep 198Thématique : À propos des Etats-Unis / n°174 (3 janvier 2021)

Une émission de Philippe Meyer, enregistrée chacun chez soi le 2 janvier 2021. Avec François Bujon de l’Estang et Richard Werly. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 3, 20211h 0m

Ep 198Bada # 67 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (7) ... avec Jeanne Herry (deuxième partie)

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Dans « Elle l’adore », le premier film de Jeanne Herry sorti en 2014, une esthéticienne mythomane, Sandrine Kiberlain, réalisait son rêve de groupie idolâtre : avoir tout à elle un célèbre chanteur à minettes et à succès, Laurent Laffite. Sur les circonstances chaotiques de ce rapprochement qui va de déboires en désastres, renvoyons nos auditeurs au film. Jeanne Herry est actrice, elle a mis en scène pour la Comédie française, au Théâtre du Vieux Colombier un spectacle qu’elle a conçu à partir des échanges sur les Forums d’Internet, elle a publié chez Gallimard 80 étés, un bref livre sur ses liens d’affection avec les siens. En 2018, son deuxième film, Pupille, avec notamment Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche et Clotilde Mollet a reçu un accueil ému et chaleureux. Il s’agit des premiers mois de Théo, un enfant né sous X, et de tout ce qui peut se mettre ne branle pour quecette vie ne pâtisse pas d’être partie de travers. Il s’agit de tous ceux et de toutes celles qui s’y emploient. Il s’agit d’une femme dans la quarantaine qui avait postulé pour adopter avant que son mariage ne vole en éclats et qui n’a pas renoncé à ce projet. Il s’agit d’une assistante sociale, d’un assistant maternel, de tout un service dont Théo devient le souci, la crainte, la réussite, le centre. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 30, 202030 min

Ep 197Thématique : Finir en chansons / n°173 (27 décembre 2020)

Je vous propose de tourner le dos à 2020 en chansons. Des chansons qui ont en commun avec Le Nouvel Esprit public d’essayer d’éclairer l’actualité, mais en musique et avec le sourire. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 27, 202025 min

Ep 196Bada # 66 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (6) ... avec Jeanne Herry (première partie) / 23 décembre 2020

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Dans « Elle l’adore », le premier film de Jeanne Herry sorti en 2014, une esthéticienne mythomane, Sandrine Kiberlain, réalisait son rêve de groupie idolâtre : avoir tout à elle un célèbre chanteur à minettes et à succès, Laurent Laffite. Sur les circonstances chaotiques de ce rapprochement qui va de déboires en désastres, renvoyons nos auditeurs au film. Jeanne Herry est actrice, elle a mis en scène pour la Comédie française, au Théâtre du Vieux Colombier un spectacle qu’elle a conçu à partir des échanges sur les Forums d’Internet, elle a publié chez Gallimard 80 étés, un bref livre sur ses liens d’affection avec les siens. En 2018, son deuxième film, Pupille, avec notamment Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche et Clotilde Mollet a reçu un accueil ému et chaleureux. Il s’agit des premiers mois de Théo, un enfant né sous X, et de tout ce qui peut se mettre ne branle pour quecette vie ne pâtisse pas d’être partie de travers. Il s’agit de tous ceux et de toutes celles qui s’y emploient. Il s’agit d’une femme dans la quarantaine qui avait postulé pour adopter avant que son mariage ne vole en éclats et qui n’a pas renoncé à ce projet. Il s’agit d’une assistante sociale, d’un assistant maternel, de tout un service dont Théo devient le souci, la crainte, la réussite, le centre. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 23, 202038 min

Ep 196Thématique : L’Indonésie / n°172 (20 décembre 2020)

Quatrième pays le plus peuplé du monde, l'Indonésie et ses quelque 266 millions d'habitants vivant sur un archipel de plus de 16.000 îles - dont 8.000 habitées - étirées sur environ 4.800 kilomètres, occupe un espace stratégique crucial dans la zone Asie-Pacifique, entre océan Indien, mer de Chine du Sud et Australie. Plus grande nation musulmane du monde, elle est aussi le seul membre du groupe des pays du G20 en Asie du Sud-Est, dont elle est la première économie. Selon certaines projections, l'Indonésie pourrait devenir, d'ici à 2045, la quatrième puissance économique de la planète. Son Produit intérieur brut (PIB) par tête est deux fois supérieur à celui de l’Inde.Réélu en avril 2019, Joko Widodo, dirige un pays multiethnique et pluriconfessionnel composé de 86% de musulmans, 10 % de chrétiens, 2 % d'hindous, 1 % de bouddhistes, 1 % de confucéens. Au cours des vingt ans qui ont suivi la chute du dictateur Suharto (au pouvoir entre 1967 et 1998) et après les premières années de la période de « reformasi » démocratique, le processus de réislamisation n'a cessé de s'affirmer dans des couches sociales toujours plus nombreuses. Dans la partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée, qui fait partie intégrante de l’Indonésie depuis1969, où les velléités indépendantistes n'ont pas cessé. Les deux provinces de la Papouasie indonésienne sont très riches en cuivre, en or et en bois précieux. Des ressources qui ne profitent cependant pas à ses habitants qui sont les plus pauvres de l'archipel indonésien. l’Indonésie est pénalisée par l'absence de touristes étrangers depuis l’apparition de la Covid-19. Le tourisme pesait 5,8 % du PIB avant l'épidémie. Des millions de visiteurs étrangers débarquaient chaque année pour les plages de Bali, ses temples hindous et ses rizières en terrasses. Or l'Indonésie est la nation d'Asie du Sud-Est la plus touchée par le coronavirus. Si elle recense officiellement 14.000 décès et enregistre 340.000 cas, les scientifiques estiment que ces statistiques sont très sous-estimées au vu du nombre limité de tests effectués. Au troisième trimestre 2020, le produit intérieur brut de la première économie d'Asie du Sud-Est a chuté de 3,49 % sur un an. L'Indonésie a connu sa dernière récession en 1999, à la suite de la crise financière asiatique. En octobre dernier, de violents affrontements ont éclaté dans toute l'Indonésie, à la suite du vote d'une nouvelle loi sur le travail qui réduit les droits des salariés et menace l'environnement. Riche en bois, minerais de toutes sortes, l’Indonésie exploite ses ressources de façon extensive sans souci de préserver la nature. Or, pris en étau dans la ceinture de feu du Pacifique, l'archipel indonésien vit de plus constamment sous la menace de catastrophes naturelles, tsunami, incendies de forêts, tremblements de terre, éruption de l’un ou l’autre des 127 volcans actifs. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 20, 202058 min

Ep 195Bada #65 : les échanges avec le public à propos de Valéry Giscard d’Estaing (16 décembre 2020)

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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée chacun chez soi mais en public le 13 décembre 2020. Les questions du public à Jean-Louis Bourlanges, David Djaïz, Matthias Fekl et Lionel Zinsou. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 16, 202028 min

Ep 195VGE le mal-aimé / n°171 (13 décembre 2020)

La mort de l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, décédé le 2 décembre, à l'âge de 94 ans, des suites du Covid-19, a provoqué un concert de louanges. Anciens présidents et chefs de parti ont tour à tour salué sa conviction, ses grandes réformes et son amour pour l'Europe. Elu président de la République en mai 1974, face au candidat François Mitterrand avec 50,81 % des électeurs, Valéry Giscard d’Estaing a été, à 48 ans, le plus jeune président de la Ve République (un record qui ne sera battu que par Emmanuel Macron, élu à 39 ans). Durant son unique septennat, il a réformé, vite et beaucoup : en six semaines, à l'été 1974, le Parlement a voté l'abaissement de la majorité à 18 ans (elle était jusque-là fixée à 21 ans), le remboursement de la pilule par la Sécurité sociale, le démantèlement de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française). Puis ce seront la légalisation de l'avortement, l’instauration du divorce par consentement mutuel, la reconnaissance des droits des handicapés. Pour la première fois de son histoire, Paris a eu un maire élu - et non désigné par les autorités de l'Etat. Le chef de l’Etat a lancé le chantier du TGV (le premier, entre Paris et Lyon). Les parlementaires, 60 députés ou 60 sénateurs, ont pu saisir le Conseil constitutionnel. Il a proposé l'élection du Parlement européen au suffrage universel, créée le Conseil européen, et impulsé, avec le chancelier allemand Helmut Schmidt, le Système monétaire européen, l'ancêtre de l'euro. Il a été également en pointe sur la coopération multilatérale avec la création du G7, qui réunit une fois l'an les principales puissances économiques mondiales. Sur le plan économique, Giscard a hérité du double choc pétrolier. Il a lancé un plan de lutte contre l'inflation, préconisé des mesures d'économie d'énergie face au spectre de la pénurie de pétrole, augmenté les impôts des sociétés et des plus gros contribuables, supprimé le contrôle des prix. Mais, fin 1975, le cap du million de chômeurs a été franchi. Quand Valéry Giscard d'Estaing a décidé de briguer un second mandat, en 1981, l'inflation avait atteint14 % et la France était confrontée à un chômage de masse inconnu sept ans plus tôt. Le 10 mai 1981, François Mitterrand l'a emporté contre lui avec 51,76% des voix. En 2001, l'Union européenne lui a confié la présidence de la Convention sur l'avenir de l'Europe, chargée de rédiger une constitution pour l'UE. Les Français la rejetèrent, en 2005, par 55% des suffrages exprimés, avec une participation de près de 70%. En 2006, l’institut CSA avait interrogé 952 Français. A la question : « Selon vous, quel a été le meilleur président de la Ve République ? », 5 % avaient cité Valéry Giscard d’Estaing, arrivé bon dernier. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 13, 20201h 4m

Ep 194Bada # 64 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (5) ... avec Gaëtan Bruel (9 décembre 2020)

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Avec Gaëtan Bruel Conseiller culturel à l’ambassade de France aux États-Unis. Comment orienter la diplomatie culturelle dans un pays qui compte 330 millions d’habitants, 5 300 universités, 35 000 musées,108 Alliances françaises, 40 établissements d’enseignement homologués ? Comment remonter le courant du désintérêt des jeunes États-uniens pour l’Europe? Comment contrebattre une conception de la France comme d’une sorte de musée Grévin ? Comment pratiquer une diplomatie d’influence dans un monde où il ya autant d’influenceurs que d’abonnés aux réseaux sociaux ? En quoi le numérique permet-il de trouver des réponses nouvelles ? Le projet de jumelage d’Oakland, banlieue de San Francisco et de Saint-Denis, banlieue de Paris est-il un exemple d’une nouvelle conception de l’action culturelle à l’étranger ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 9, 202047 min

Ep 194Libertés publiques : la valse-hésitation / Poutine aux défis / n°170 (6 décembre 2020)

LIBERTÉS PUBLIQUES : LA VALSE-HÉSITATION Pour la deuxième fois en seulement huit mois, le Premier ministre a décidé, le 27 octobre, de réactiver l'état d'urgence sanitaire qui autorise l'exécutif par simple décret à restreindre ou supprimer des libertés, à mettre en place des mesures de quarantaine ou d'isolement, à réquisitionner tous biens et services, à contrôler les prix. Aux interrogations, aux protestations, aux oppositions provoquées par ce recours s’ajoutent d’autres contestations. Contre un amendement voté par le Sénat le 28 octobre qui conditionne l'exercice des libertés académiques au « respect des valeurs de la République », des universités sont occupées. Le vote par l’Assemblée nationale le 24 novembre du projet de loi « pour une sécurité globale » a soulevé une levée de boucliers contre son article 24 prévoyant de réprimer la diffusion du visage ou de « tout autre élément d'identification » d'un policier ou d'un gendarme, hors numéro de matricule, quand elle a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ». Juristes, journalistes, réalisateurs, militants politiques ou associatifs dénoncent un critère d'intentionnalité flou, exposant les médias, et plus encore les observateurs associatifs et les citoyens « ordinaires », à des poursuites, et visant à imposer, dans les faits sinon dans la lettre, le floutage comme norme sur les réseaux sociaux. Devant cette fronde, Jean Castex, a annoncé, le 26 novembre, le lancement d'une commission indépendante chargée de réécrire l'article incriminé. La conjonction de la proposition de loi sur la « sécurité globale » et le tabassage par des policiers d'un producteur de musique noir, Michel Zecler, a créé une fronde inédite dans la majorité où la colère a grondé contre un comité vu comme un court-circuitage éhonté du Parlement. « L'insulte faite au Parlement et à la majorité est dévastatrice », s'est exclamé la présidente de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet (LRM des Yvelines). Le Président de la République devait déjà faire face à des crises sanitaire, terroriste, économique, sociale... il se retrouve désormais confronté à une crise politique. Pour tenter de la déminer, Jean Castex a assuré le 27 novembre qu’« il n'entrera pas dans le périmètre de cette commission le soin de proposer une réécriture d'une disposition législative ». Cependant, de nombreux défilés dans toute la France ont rassemblé le lendemain 500.000 personnes selon les organisateurs (146.000 selon la police) pour la défense des « libertés » et contre les violences policières. Après une réunion à l'Elysée, les présidents de groupe de la majorité ont annoncé lundi une « nouvelle écriture complète » de l'article 24. Le ministre de la Justice, Dupond-Moretti a plaidé pour que l'objectif de protection des policiers figure dans l’article 25 du projet de loi contre le séparatisme, dont l'examen au conseil des ministres est prévu le 9 décembre. Inspiré de l'assassinat de Samuel Paty, il crée « un délit de mise en danger de la vie d'autrui par diffusion d'informations relatives à la vie privée », sans toucher à la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Matignon et le ministre de l’Intérieur n’y seraient pas défavorables.***POUTINE AUX DÉFIS En Arménie, en Biélorussie, en Moldavie ou au Kirghizstan, Poutine est défié dans son étranger proche. Après plus d'un mois de combats meurtriers dans le Haut-Karabakh sans que l’armée russe n’intervienne, Moscou a finalement repris la main : Erevan et Bakou ont conclu le 9 novembre une trêve, sous son patronage. Le plan prévoit l'arrivée de 2.000 soldats russes dans la zone du Haut-Karabakh restée sous contrôle arménien et amputée par l'avancée des forces azéries. Moscou se porte garant du cessez-le-feu, tout comme Ankara. Une ombre de taille plane toutefois sur le « succès » russe : la Turquie, dont l'implication - avec des armes modernes, des mercenaires djihadistes...- et les ambitions régionales ont été soulignées de façon inédite, lors de cette nouvelle crise. Même prudence du président russe quant à la révolte populaire qui secoue la Biélorussie depuis l'élection présidentielle truquée du 9 août 2020 et l’annonce officielle de la réélection de Loukachenko par 80,1 % des électeurs. Au pouvoir depuis 26 ans, le dirigeant biélorusse ne trouve qu'une parade face aux manifestations monstres qui se déroulent dans tout le pays : la répressionavec l’arrestation de 17.000 personnes parmi lesquelles des candidats de l'opposition privés dès le départ de campagne électorale. Au moins quatre personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont dénoncé les tortures et lesviolences subies durant leur détention. La figure de proue de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, a été contrainte à l'exil en Lituanie. Moscou s'inquiète de la montée d'un sentiment antirusse dans le pays. Selon un récent sondage, 60 % de la population biélorusse se montre désormais hostile à une alliance avec la Russie, contre 49 % deux mois plus tôt. Un revers sur les mar

Dec 6, 20201h 1m

Ep 193Bada # 63 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (4) ... avec Mathieu Ganio (2 décembre 2020)

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Avec Mathieu Ganio, danseur étoile du ballet de l’Opéra de Paris. Nommé Étoile à 20 ans sans être passé par le grade de Premier danseur, Mathieu Ganio a grandi dans l’atmosphère des spectacles et des tournées de ses danseurs de parents. Comment sont distribués les rôles dans un corps de ballet ? Comment les travaille-t-on ? Entre ballet classique et danse contemporaine, comment se répartissent les engagements d'un danseur ? Quand et comment une carrière prend-elle fin ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 2, 202042 min

Ep 193Les nouveaux nouveaux pauvres / La loi plutôt que la confiance / n°169 (29 novembre 2020)

LES NOUVEAUX NOUVEAUX PAUVRESAvant la crise du Covid, fin 2019, quelque 9,3 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en France, selon l'Insee, et près de 5 millions avaient recours à l'aide alimentaire. Pour certaines associations, la crise sanitaire et économique va plonger un million de personnes supplémentaires dans la pauvreté, tandis que l'Unedic prévoit 900 000 chômeurs supplémentaires en 2020. La crise a déjà mis sous tension les associations d'aide alimentaire quiaccompagnent 5 millions de personnes en France : elles connaissent des records de fréquentation, avec de nouveaux profils de bénéficiaires. Plus 10 % d'inscrits pour la campagne d'hiver des Restos du cœur, de 10 à 15 % d'ayants droit en plus à la Croix-Rouge, entre 20 et 25 % de nouveaux bénéficiaires pour la Fédération des Banques alimentaires... Le Président des Restos du cœur, Patrice Blanc note une explosion de la demande en Seine-Saint-Denis (+45 %) et à Paris (30 %) et presque autant dans les grandes métropoles. Il alerte en particulier sur la situation des jeunes, de plus en plus nombreux à frapper aux portes de l’association : les moins de 25 ans représentent déjà près de la moitié des bénéficiaires, les mineurs, 40 %. Alors que le nombre d'allocataires du RSA devrait croître de près de 9% cette année, le gouvernement demeure opposé à une revalorisation des minima sociaux, et préfère privilégier les mesures ciblées. Le 24 octobre, le Premier ministre, Jean Castex a présenté son plan à l'intention des plus précaires, doté de 1,8 milliard d'euros qui s'ajoute aux mesures prises durant la crise (1,5 milliard d'euros) et à celles du plan de relance (6 milliards d'euros). Ainsi, les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) et les chômeurs en fin de droits perçoivent depuis le 27 novembre une aide exceptionnelle de 150 euros, plus 100 euros par enfant à charge - cette dernière aide étant également versée aux familles touchant les aides aux logements. En outre, les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants boursiers, soit 1,3 million de jeunes au total, percevront également 150 euros, fin novembre ou début décembre. Pour Christophe Devys, qui préside le collectif Alerte qui regroupe 35 fédérations et associations nationales de solidarité, ces mesures sont certes « bienvenues », mais le gouvernement reste, selon lui, campé sur une « position idéologique » lorsqu'il refuse d'augmenter les minima sociaux pour préférer des aides à l'insertion par l'emploi. Cette revalorisation, a-t-il souligné, est d'autant plus nécessaire que le RSA n'atteint plus aujourd'hui que 39 % du SMIC contre 50 % en 1988, au moment de la création du RMI (l'ancêtre du RSA).***LA LOI PLUTÔT QUE LA CONFIANCE Londres et Bruxelles doivent trouver au plus vite un accord qui puisse entrer en vigueur le 1er janvier prochain car, si le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne le 31 janvier dernier, il reste soumis aux règles communautaires pendant une période de transition qui prend fin le 31 décembre 2020. Les discussions butent toujours sur la pêche, les règles de libre concurrence et les questions de gouvernance, notamment les mécanismes de règlement des litiges. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prévenu mercredi 25 novembre qu'un éventuel accord commercial post-Brexit entre l'Union européenne et le Royaume-Uni ne devra pas affecter « l'intégrité du marché unique » en particulier le respect de ses normes environnementales, sociales, fiscales ou sur les aides d'État. Mme von der Leyen a insisté sur la nécessité de mettre en place dans le futur accord des « recours » au cas où l'Union européenne ou le Royaume-Uni s'écarteraient dans le temps des normes communes convenues. « La confiance est bonne, mais la loi est meilleure », a-t-elle observé. Sans traité commercial pour régir leur relation, Londres et Bruxelles courent le risque d'un nouveau choc économique, qui viendrait s'ajouter à celui provoqué par l'épidémie du coronavirus : selon une étude de KPMG publié le 18 novembre, l’économie britannique sera amputée de près de six points de croissance en cas de "no deal" (+4,4% en 2021 contre +10,1% sans Brexit). Ultime contrainte : les négociateurs doivent théoriquement laisser suffisamment de temps à leurs parlements pour qu'ils puissent ratifier un accord avant le 1er janvier. Curieusement, selon une étude du Pew Research Center publiée le18 novembre, quatre ans après avoir pris la décision de quitter l’Union européenne, 60 % des Britanniques ont une opinion favorable de l'Union européenne. Alors qu’elle négocie laborieusement le Brexit, Bruxelles est égalementdéfiée à l’Est par la Hongrie et la Pologne qui ont opposé le 16 novembre leur veto à la proposition de budget de l'Union européenne pour un montant de près de 1.100 milliards d'euros sur sept ans, ainsi qu'au fonds de relance européen de 750 milliards d'euros. Bien que ces deux pays soient les plus grands bénéficiaires de ce budget (4,3 milliards

Nov 29, 20201h 6m

Ep 192Bada # 62 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (3) ... avec Yves Riesel (25 novembre 2020)

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Comment est diffusée la musique classique, hors concerts ? Que s’est-il passé lors du passage du microsillon au CD, puis du CD au numérique ? Les amateurs y ont-ils gagné ? Perdu ? Et quoi ? Avec Yves Riesel, fondateur de la plateforme numérique Qobuz et producteur ou créateur de nombreux labels de CD classiques. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 25, 202057 min

Ep 192Mesure pour mesure(s) / ASEAN, l’encerclement par la Chine / n°168 (22 novembre 2020)

Le reconfinement du 30 octobre et ses mesures de toutes sortes a provoqué de nombreuses polémiques. Alors que les librairies, les boutiques de vêtements et les commerces de jouets sont qualifiés de non-essentiels et fermés,les grandes surfaces demeurent ouvertes à condition d’empêcher l’accès à leurs rayons de livres, de vêtements et de jouets. Les plateformes en ligne regorgent de commandes et les polémiques se concentrent sur Amazon dont les profitsconnaissent une très forte croissance alors qu’elle échappe à la condition fiscale commune. Le ministre de l’Économie s’est flatté d’avoir obtenu que la plupart des plateformes repoussent d’une semaine les ventes promotionnelles dites duBlack Friday. La Fédération du commerce et de la distribution a accepté cet arrangement auquel Amazon France a souscrit. Plusieurs maires ont signé des arrêtés autorisant l’ouverture de commerces fermés par le gouvernement. Les groupes de la grande distribution, contraints de mettre sous le boisseau leurs rayonnages de produits non essentiels connaissent une baisse d’activité. Ilsrecourent désormais massivement au chômage partiel : les services territoriaux du ministère du Travail ont reçu 208.600 demandes en deux semaines, avec quelque 15 000 requêtes quotidiennes contre 3.000 les semaines précédant le reconfinement. Dans ce contexte, l’opposition juge le plan de relance de 100 milliards d’euros « mal calibré », « trop tardif » et « insuffisant pour protéger les plus fragiles ». Le Medef estime les mesures destinées aux entreprises souvent trop compliquées et selon le Cédétiste Laurent Berger « il manque des mesures qui aident la demande des foyers les plus modestes ». La grogne a également sévi leweek-end dernier chez les catholiques qui se sont mobilisés devant les parvis des églises d'une vingtaine de villes en France pour réclamer le retour des messes publiques, quand certains évêques et d'autres fidèles appelaient à la patience. Le Premier ministre a annoncé qu’il ne réautoriserait pas les messes en public avant le 1er décembre, par crainte de contaminations en masse. Enfin la discussion du projet de loi sur la Sécurité globale à l’Assemblée nationale a débuté le 17 novembre dans un climat tendu. Si le renforcement des polices municipales et l'encadrement de la sécurité privée font plutôt consensus, plusieurs failles ont été ouvertes par le volet sur la protection des forces de l'ordre. L'article 24, qui rend passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait de diffuser « dans le but qu'il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l'image du visage ou tout autre élément d'identification d'un agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale » a suscité depuis son examen en commission des lois, il y a trois semaines, les blâmes de la Défenseure des droits Claire Hédon, puis ceux des sociétés de journalistes, avant la semonce, le 16 novembre, du Conseil des droits l'homme des Nations unies et, in fine, le ministre de l’Intérieur a dû annoncer qu’il reverrait sa copie.***ASEAN L’Encerclement par la Chine Quinze pays d'Asie et du Pacifique ont signé le15 novembre un important accord commercial, promu par la Chine, à l'occasion de la clôture d'un sommet virtuel de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean).Il vise à créer une gigantesque zone de libre-échange entre les dix Etats de l'Asean – Indonésie, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Philippines, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Laos et Brunei – avec la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Ce Partenariat régional économique global (RCEP) devient l'accord commercial le plus important au monde. Ilreprésente 30 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial et un marché de 2 milliards d'habitants. Il se classe devant les États-Unis (24,2 % du PIB mondial, 327 millions d'habitants) et devant l'Union européenne (22,1 %, 512,3 millions d'habitants). L'accord prévoit une élimination de 90 % des tarifs douaniers entre pays membres et des règles communes pour la propriété intellectuelle, mais exclut tout ce qui touche à la protection des travailleurs et à l'environnement. Il « consolide les ambitions géopolitiques régionales plus larges de la Chine autour des « nouvelles routes de la soie » », analyse Alexander Capri, professeur à la Business School de l'Université Nationale de Singapour. L'Inde, qui compte 1,4 milliard d’habitants devait également rejoindre ce pacte commercial sans précédent mais a décidé l'an dernier de s'en retirer par crainte de voir des produits chinois à bas prix envahir son marché. New Delhi a toutefois la possibilité de rejoindre l’accord plus tard. Cet accord commercial, dont l'idée remonte à 2012, est considéré comme la réponse chinoise à une initiative américaine : Barack Obama qui redoutait la montée en puissance de cette influence chinoise, avait poussé, avec Tokyo, à la création, sans Pékin, d'un autre accord de libre-échange baptisé « le Partenariat transpacifique », dont l

Nov 22, 20201h 5m

Ep 191Bada # 61 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné ... (2) avec Françoise Martin (18 novembre 2020)

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SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (2) Avec Françoise Martin qui propose un film chaque jour que Dieu fait (et même quelquefois davantage) dans un village qui n’est pas seulement loin... Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 18, 202022 min

Ep 191Politique française / Politique étrangère de Biden / n°167 (15 novembre 2020)

POLITIQUE FRANÇAISEDans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale, après une série d’actes terroristes, alors que les Français étaient confinés depuis huit jours, le 8 novembre au « 20 Heures » de TF1, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il allait se présenter pour la troisième fois à une élection présidentielle. Le Premier Secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure a déploré « l'ambition égoïste » de Mélenchon et observé que « la gauche et les écologistes, s’ils veulent gagner, ont besoin de se rassembler. » Le secrétaire national d’Europe Ecologie Les verts, Julien Bayou, a pris acte de cette candidature, sans bouger de sa stratégie nationale en remarquant : « Jean-Luc Mélenchon nous explique qu’il a un projet ; nous, nous avons le nôtre. Nous pensons que c’est un ou une écologiste qui pourra offrir l’alternative en 2022. » Arnaud Montebourg, qui s’interroge sur sa propre candidature, s’est contenté de trouver « que ce n’est pas le moment ». Pour François Hollande, son ex-ministre ne représente « pas une ligne différente » de celle de Jean-Luc Mélenchon. Au Parti Communiste, lesecrétaire national Fabien Roussel a rdéclaré : « Jean-Luc Mélenchon a fait son choix. Je le respecte. Les communistes feront le leur en temps voulu ». A droite, les Républicains avancent en rangs dispersés face à l’exécutif. Après Christian Estrosi, le maire Les Républicains de Toulon, Hubert Falco, a prôné fin octobre le « rassemblement » derrière Emmanuel Macron. Un appel qui tombe très mal pour la droite, occupée à pilonner le chef de l'Etat sur les questions de sécurité ainsi qu’à critiquer son plan de relance de l’économie. Parmi les sujets de débat qui marquent cette fin de quinquennat, outre les questions sanitaires, sécuritaires ou économiques, figure désormais également de nouveau la question migratoire. Pour faire face, le Premier ministre Jean Castex est à la peine et chute sévèrement dans les sondages En attendant, le calendrier parlementaire promet d'être serré : loi autonomie, sur le séparatisme, mesures de la convention citoyenne pour le climat, retour de la loi bioéthique, et réforme des retraites à l'automne 2021. L'exécutif ne veut pas renoncer à sa réforme-phare, et veut mener ce chantier avant 2022. Dans ce climat anxiogène, à dix-huit mois des présidentielles, le directeur général de la Fondation pour l'innovation politique Dominique Reynié publie une étude selon laquelle 59 % seulement de nos concitoyens disent leur préférence pour la démocratie représentative, contre 64 % en janvier.***POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE BIDENJoe Biden n’a pas eu beaucoup d’occasions de développer ses intentions en matière de politique étrangère. Toutefois, certaines de ses prises de positions récentes et surtout ses initiatives comme sénateur, puis président de la commission des affaires étrangères du Sénat ou vice-président de Barack Obama, éclairent sur ses orientations diplomatiques. Dans un article de Foreign Affairs, Joe Biden a annoncé qu'il prendra, une fois élu, « des mesures immédiates pour renouveler la démocratie et les alliances » des Etats-Unis. Il reviendra dans l'accord de Paris sur le climat, ainsi qu’au sein de l’Organisation mondiale de la santé quittée par Donald Trump au début de l’année. Le démocrate rejoindra les Européens sur le nucléaire iranien. « Si l'Iran revient à une application stricte de l'accord nucléaire, les États-Unis retourneront à cet accord, comme point de départ à des négociations » avec Téhéran. Sur Israël, il ne reviendra pas sur le déménagement de l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. Tout en répétant sa volonté d'œuvrer pour une solution à deux États. Il a également estimé que les États-Unis devaient faire davantage pression sur la Turquie pour réduire les tensions avec la Grèce. Dans les années 1990, alors sénateur, Joe Biden a soutenu l’intervention militaire des États-Unis en ex-Yougoslavie, et il a voté en 2003 en faveur de l'intervention en Irak. Alors qu’il était vice-président de Barack Obama, il a appuyé en 2011 l'intervention occidentale en Libye, de même qu’il a soutenu la non-intervention en Syrie après les bombardements chimiques de Bachar al-Assad qui constituaient pourtant officiellement une ligne rouge à ne pas franchir. Aux côtés d’Obama, il a participé activement à la politique dite du « pivot », ce basculement stratégique du déploiement de la puissance américaine, en se détournant de l’Europe et du Moyen-Orient pour se porter vers l'Extrême-Orient, visant explicitement à « contenir » la puissance chinoise ascendante. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 15, 20201h 12m

Ep 190Bada # 59 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné ...

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Pierre Desproges avait imaginé ce titre parodique pour une émission de radio. Nous commençons notre nouvelle série de suppléments sous son invocation et, pour le premier de nos badas sur le monde de la culture, Olivier Mantei, directeur de l’Opéra Comique. Il va être question de cette maison en pleine renaissance, du théâtre des Bouffes du Nord, de la mise en scène, du répertoire, de Peter Brook…et du public. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 11, 202039 min

Ep 190Bada # 60 : les échanges avec le public du 8 novembre 2020

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Les questions du public de l’émission du 8 novembre 2020, consacrée à l’élection présidentielle des Etats-Unis. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 10, 202027 min

Ep 190Tempête à Washington /n°166 (8 novembre 2020)

TEMPÊTE A WASHINGTON Samedi, l’ensemble des médias américains a annoncé la victoire ducandidat démocrate Joe Biden après 4 jours d’un dépouillement intensif des quelques 100 millions de bulletins envoyés par la poste. Des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs métropoles notamment à Washington et New York. Le président élu a promis de « guérir » son pays, appelé républicains et démocrates à « coopérer » et déclaré s’engager « à être un président qui ne cherche pas à diviser mais à unifier ». L’annonce par la presse de la victoire du candidat démocrate n’a cependant aucune valeur officielle. Il appartiendra au Collège Électoral de l’élire le 14 décembre. Donald Trump n’a pas concédé sa défaite en téléphonant à son adversaire comme le veut la coutume. Il multiplie les recours juridiques. Il affirmait déjà, avant le scrutin, que cette élection allait lui être « volée ». Il le répète haut et fort depuis le début du dépouillement. Son avocat Rudy Giuliani va diriger les poursuites, notamment en Pennsylvanie. Le président américain sortant doit apporter la preuve de la « fraude » dont il prétend être victime. Difficile, alors que l'écart de voix entre les deux candidats est très élevé (4 millions pour Biden) ainsi que le nombre de grands électeurs (279 pour Biden, 214 pour Trump). « Aujourd’hui, a twitté hier l’ancien ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud aucun recours ne semble en mesure de remettre en cause la victoire de Joe Biden ». Dans l'ensemble, rien n'est venu contredire la crédibilité de ce scrutin, ni ne justifie de distinguer, comme le fait Donald Trump, les bulletins « légaux » - ceux déposés dans les urnes le 3 novembre par des personnes physiques - et « illégaux » (par correspondance), comme l’a constaté l’OSCE (l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à l’issue de sa mission d'observation de l’électionaméricaine, qui a salué le « bon management » de ce scrutin. La participation a battu un record avec 159 millions d’électeurs, selon US Élections Project, 20 millions de voix en plus qu’en 2016, soit un taux de participation de 66,5% ce qui fait de Joe Biden le candidat qui a réuni le plus de votes de l’histoire américaine. Il a rassemblé 279 grand électeurs – 9 de plus que nécessaire. Avec 279 grands électeurs, Joe Biden a largement dépassé la majorité de 270 grands électeurs nécessaire pour gagner. Les 538 grands électeurs se prononceront le 14 décembre. Le 6 janvier, le Congrès proclamerale vainqueur, qui prendra ses fonctions le 20 janvier. Au Sénat, où 35 sièges étaient à renouveler, Démocrates et Républicains sont à égalité avec au total 48 sièges chacun. Selon les sondages de sortie des urnes, Trump a gagné 18% des votes auprès des Noirs, 36% des Latinos et 58% des Blancs. Sur BBC World, un sondage de sortie des urnes concluait que 34 % des votants s'étaient déterminés à partir de critères économiques, 22 % à partir des questions raciales et 18 % seulement à partir des questions sanitaires. Enfin, d’après le think tank indépendant Pew Research Center, 76% des Démocrates et 81% des Républicains disent à présent qu’ils ne sont d’accord sur rien avec l’autre camp, y compris sur les faits. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 8, 20201h 2m

Ep 189Bada # 58 : Et après l’annonce de la victoire ?

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Depuis Philadelphie, Richard Werly analyse la bataille juridique qui s’annonce et le brouillard juridique que Donald Trump s’efforce de mettre devant les yeux des Américains. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 7, 202014 min

Ep 189L’économie française à l’épreuve du reconfinement ?/ Où Erdogan emmène-t-il la Turquie ? / n°165 (1er novembre 2020)

L’ÉCONOMIE FRANÇAISE À L’EPREUVE DU RECONFINEMENT ? Le gouvernement espère que les mesures sanitaires de confinement annoncées le 28 octobre pèseront moins qu’au printemps sur l’économie. Selon la dernière note de l'Insee du 6 octobre, l'économie française devrait plonger d'environ 9% en 2020. « Après le vif rebond associé au déconfinement (+16% prévu au troisième trimestre, après -13,8% au deuxième et -5,9% au premier), l'activité économique pourrait ainsi marquer le pas en fin d'année sous l'effet de la résurgence de l'épidémie » indiquent les statisticiens. La consommation des ménages devrait refluer de 7% cette année après avoir augmenté de 1,5% en 2019. Les dépenses de consommation des administrations publiques devraient connaître en 2020 un recul de 6%. Selon les projections de l'Insee, « les exportations françaises ont fortement diminué (-6% au premier trimestre 2020, puis -25% au deuxième) ; de même pour les importations, quoique dans une moindre mesure (-5,6% puis -16,4%) ». Ce sont principalement des activités de services qui ont été touchées : transport de voyageurs (ferroviaire et aérien), hébergement-restauration, activités sportives et culturelles. Sur le front industriel, ce sont principalement la construction aéronautique et ferroviaire qui ont connu un recul massif d'activité. Au total, ces secteurs représentent environ 9% de la valeur ajoutée française. A l'opposé, d'autres secteurs ont réussi à tirer leur épingle du jeu : l'industrie pharmaceutique, les services d'information, les télécoms et le commerce de détail. Des secteurs qui représentent environ 8 % de la valeur ajoutée totale. Sur le front de l’emploi l'Unédic prévoit un chômage à 10,5% pour 2020.L'organisme qui gère le régime d'assurance-chômage prévoit l'indemnisation de 420.000 demandeurs d'emplois supplémentaires fin 2020 par rapport à fin 2019 du fait de la destruction de 670.000 emplois salariés. En mai dernier, 23% des ménages ont déclaré que leur situation financière s'était détériorée pendant le confinement. A l'opposé, 2% des ménages avaient vu leur situation s'améliorer, tandis que deux tiers signalaient une stabilité. L'exécutif a déjà mobilisé 468 milliards d'euros pour aider les secteurs en difficulté. Tout l'argent n'a pas été utilisé. L’arsenal de mesures enclenchées au printemps est réactivé, amplifié ou prolongé qu’il s’agisse du chômage partiel, du recours au fonds de garantie, ou des prêts garantis par l’Etat. De nouvelles mesures seront prises dans les prochaines semaines. Le ministre de l’Economie, lors de la conférence de presse du Premier ministre du 29 octobre a estimé à 15 milliards d’€ par mois les aides publiques nécessaires pour soutenir lesentreprises. Face à cette situation très tendue pour les finances de la France, la question se pose de la soutenabilité de la dette publique qui devrait atteindre cette année plus de 115 %.*** OÙ ERDOGAN EMMÈNE-T-IL LA TURQUIE ? Après l’hommage à Samuel Paty, et le « nous ne renoncerons pas aux caricatures », d’Emmanuel Macron, Recep Tayyib Erdogan a invité le présidentfrançais à « faire examiner sa santé mentale ». L’ambassadeur de France à Ankara a été rappelé en consultation. Erdogan reproche à son homologue français le projet de loi en préparation à Paris contre le « séparatisme » islamistequi prévoit notamment de « structurer l'islam » en France. Selon lui, ce projet discriminerait la population musulmane française. Les réseaux pro-turcs au Qatar et au Koweït ont encouragé les appels au boycott des produits français en représailles contre la republication par divers titres de la presse française des dessins de Charlie Hebdo. Pour Paris, la synchronisation de ces manifestations d’hostilité a pour véritable cause la décision française de contrôler les ressources engagées en France par la Turquie pour conserver la haute main sur sa diaspora (forte de 700 000 personnes) via des associations culturelles, cultuelles et politiques. La Turquie contrôle en France la moitié des 300 imams détachés par des pays étrangers et cherche à implanter des écoles turques. Ces nouvelles tensions auxquelles s’ajoutent les affrontements entre Arméniens et Turcs près de Lyon, le 29 octobre, interviennent au moment où les contentieux géopolitiques entre la France et la Turquie ne cessent de se multiplier, que ce soit en Syrie où Ankara reproche à Paris son soutien aux milices kurdes, en Libye, en Méditerranée, ou plus récemment dans le Caucase. A un moment également où en Turquie, les piètres performances de l'économie, la répression accrue envers les Kurdes, les purges de la société civile, l'emballement de la pandémie de Covid-19 ont terni l’image du président turc. Selon Avrasya, un institut d'études de l'opinion, si les élections, présidentielle et législatives, prévues pour juin 2023, étaient anticipées, Erdogan n'en sortirait pas vainqueur : son score serait de 38,7 % contre 41,9 % pour Ekrem Imamoglu, le maire d'Istanbul, son principal rival. En cause notamment l’économie : les p

Nov 1, 20201h 8m

Ep 188Bada #57 : Et au Texas ? (30 octobre 2020)

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À la veille de l’élection présidentielle américaine, Richard Werly a parcouru le Texas, deuxième pourvoyeur de grands électeurs et l’un des Etats républicains qui pourraient changer de couleur. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 30, 202013 min

Ep 187Bada # 56 : Et depuis ? Détour par New York (26 octobre 2020)

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Détour par New York grâce à Nicolas Robine, bio-informaticien engagé dans la recherche sur le covid et New-yorkais depuis 12 ans. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 26, 202020 min

Ep 188Comment lutter pour nos valeurs sans mettre en cause nos libertés ? / n°164 (25 octobre 2020)

Le 16 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine, le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été assassiné puis décapité par un homme de 18 ans d’origine tchétchène, pour avoir enseigné la liberté d’expression à ses élèves, en s’appuyant sur les dessins de Charlie Hebdo. Le meurtrier a été abattu par les forces de l’ordre. Tandis que droite et extrême droite font pression sur l'exécutif en proposant notamment une modification de la Constitution, un moratoire sur l'immigration, l’évolution du droit d’asile, la levée de l'anonymat sur internet ou une épreuve sur la laïcité au brevet, leministre de l'Intérieur multiplie les offensives contre la mouvance islamiste. Dès le 19 octobre, il a lancé une trentaine d'opérations policières, ciblé une cinquantaine d'associations islamiques, annoncé la dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France et de l'organisation humanitaire Barakacity, demandé l’expulsion de 231 personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, fermé pour six mois la mosquée de Pantin en Seine-Saint-Denis - qui avait relayé sur sa page Facebook une vidéo devenue virale ciblant l'enseignant Samuel Paty . Le ministre de l’Éducation nationale a demandé la levée de l'anonymat sur les réseaux sociaux. Le secrétaire d'État au numérique, Cédric O, tout en dénonçant « l’opacité » des algorithmes et de la modération des contenus des réseaux sociaux » estime qu’« une obligation d'identification serait non seulement aisément contournable mais aussi juridiquement très incertaine ». « C’est pourquoi il est urgent que le législateur puisse assigner des obligations de moyens à ces plateformes qui leur imposent, sous la menace de sanctions extrêmement dissuasives et sous la supervision du régulateur, de mettre en place des dispositifs de modération à la hauteur de l’enjeu qu’elles représentent pour la société »Ces obligations de moyens formulées dans la loi Alia avaient été retoquées en juin, le Conseil constitutionnel qui avait également rejeté l’obligation faite aux réseaux sociaux de supprimer, dans les vingt-quatre heures, sous peine de lourdes amendes, les contenus « haineux ».Les ministres de la Justice et de l’Intérieur sont tombés d’accord sur la nécessité de renforcer la plate-forme Pharos mise en en 2009 pour faciliter le signalement, par les internautes, de contenus illicites sur internet. Celle-ci compte 28 fonctionnaires pour plus de 200 000 signalements par an. Un hommage national a été rendu mercredi à Samuel Paty dans la cour de la Sorbonne. Il laisse entières les questions qui se posent sur l’attitude de l’Administration de l’Éducation nationale vis-à-vis des enseignants confrontés à l’intolérance, voire à la violence de certains élèves et de certaines familles. Dès 2004, un inspecteur général de l'Éducation nationale Jean-Pierre Obin s’était inquiété des conséquences de l'islamisme sur l'école de la République. « Jusqu'à maintenant, précise-t-il aujourd’hui, 37 % des enseignants déclaraient s'être déjà autocensurés par peur d'incidents ». D'après une enquête, réalisée par l'Ifop et la fondation Jean-Jaurès, à la question « Faites-vous passer vos convictions religieuses avant les valeurs de la République ? », 40 % des Français musulmans répondent oui. Pour les moins de 25 ans, le taux est de 74 %. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 25, 20201h 7m

Ep 185Bada # 55 : Et depuis ? Retour en Corée du Sud (23 octobre 2020)

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Nous reformons la ronde des auditeurs qui, entre mars et septembre, nous avaient décrit la situation sanitaire et sociale dans leur pays de résidence et, deux mois après notre premier entretien, nous retrouvons David Elkaïm dans l’île de Jeju, à 130 kilomètres de la péninsule sud-coréenne. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 23, 202014 min

Ep 185Bada # 54 : Et depuis ? Retour à Singapour (21 octobre 2020)

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Nous reformons la ronde des auditeurs qui, entre mars et septembre, nous avaient décrit la situation sanitaire et sociale dans leur pays de résidence et, trois mois après notre premier entretien, c’est à Maxime Katgely, que Michel Léonardi, avec qui nous avions conversé en juillet et qui a, depuis, quitté le pays, a passé le relais. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 21, 202029 min

Ep 185Bada # 53 : Et depuis ? Retour à Rio (19 octobre 2020)

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Nous reformons la ronde des auditeurs qui, entre mars et septembre, nous avaient décrit la situation sanitaire et sociale dans leur pays de résidence et, trois mois après notre premier entretien, nous retrouvons Christian Pouillaude dans un Brésil où Bolsonaro triomphe, l’Amazonie brûle et où les marais du Pantanal, quoique classés au patrimoine de l’Unesco, sont en grand danger. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 19, 202016 min

Ep 187Sortir la justice de l’ornière / Qu’attendre de Joe Biden ? / n°163 (18 octobre 2020)

SORTIR LA JUSTICE DE L’ORNIERE. En avril 2016, déjà, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoasconstatait : « L'institution judiciaire est en voie de clochardisation ». Alors que cette année, les dépenses publiques vont atteindre 65 % du PIB, la Commission européenne indique que la France ne consacre que 72 euros par habitant et par an à la justice, contre 146 en Allemagne et que notre pays ne compte que 10 juges pour 100.000 habitants, contre 21 pour la moyenne de l'Union européenne. D'où l'allongement des délais au détriment des citoyens. Un jugement de première instance demande 309 jours en France, contre 19 au Danemark. Plus grave encore, la durée moyenne d'une instruction pénale excède cinq ans, avec des cas comme le procès de l'affaire de Karachi, où un premier jugement est intervenu en juin 2020 pour des faits qui remontent à 1994, ce qui suffit à priver de sens et de portée cette décision. Des délais qui explosent un peu plus encore avec la pandémie et son confinement qui a succédé à une grève de trois mois des avocats. En janvier, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme, pour l'état de ses prisons. Maître Patrice Spinosi, avocat de l'Observatoire international des prisons a dénoncé alors « des établissements surpeuplés, 150, 160, 190 jusqu'à 200 % d'occupation. Des détenus entassés, parqués dans des cellules sales, insalubres, délabrées, souvent la présence récurrente et persistante de nuisibles, des rats, des punaises de lit, des scolopendres. » Dans une décision rendue le 2 octobre, les « sages » du Conseil constitutionnel ont donné cinq mois au Parlement pour voter une loi permettant aux prévenus de saisir un juge judiciaire si leur incarcération constitue une atteinte à la dignité humaine, pour qu'il y mette fin. Dans ce contexte, l’annonce le 28 septembre de la hausse de 8% du budget de la Justice a été qualifiée d’« historique » par le Garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti : il atteindra dans le cadre du budget de l'État pour 2021, la somme de 8,2 milliards d'euros. Un record « depuis un quart de siècle », se félicite le ministre. L'ancien avocat, qui a fait de la « proximité » l'axe prioritaire de sa politique, annonce 200 millions d'euros supplémentaires destinés à « lutter contre la délinquance du quotidien au plus près des victimes ». L'aide juridictionnelle bénéficie en outre d'une hausse de 10 % des crédits, tout comme la sécurité pénitentiaire. Le budget 2021 de la justice prévoit 2.450 emplois supplémentaires, dont 950 nouveaux emplois - contractuels - « à recruter dès maintenant ». Une centaine de ces postes concerne des renforts pour les services pénitentiaires d'insertion et de probation, et 764 juristes doivent venir épauler les greffes « dans les prochaines semaines et les tout prochains mois ». Les recours aux délégués du procureur et aux magistrats honoraires ou à titre temporaire vont être doublés.*** QU’ATTENDRE DE JOE BIDEN ? S’il accrochait à sa ceinture le spectaculaire scalp de Donald Trump, en quoi la présidence de Joe Biden différerait-elle de celle de son adversaire en matière de politique étrangère ? Si le candidat démocrate n’a pas eu beaucoup d’occasions de développer ses intentions, certaines de ses prises de positions récentes et surtout ses initiatives comme était sénateur, puis président de la commission des affaires étrangères du Sénat et enfin comme vice-président de Barak Obama, éclairent sur ses orientations diplomatiques. Dans un article paru dans Foreign Affairs au début de l'année, avant la pandémie, Joe Biden a annoncé qu'il prendrait, une fois élu, « des mesures immédiates pour renouveler la démocratie et les alliances » des Etats-Unis. Il reviendrait dans l'accord de Paris sur le climat, ainsi qu’au sein de l’Organisation mondiale de la santé quitté par Donald Trump au début de l’année. L’actuel candidat démocrate rejoindrait les Européens sur le nucléaire iranien, comme il le précise dans une tribune publiée le 14 septembre sur le site de CNN. Une fois élu, il affirme qu’il « offrira une voie crédible à la diplomatie. Si l'Iran revient à une application stricte de l'accord nucléaire, les États-Unis retourneront à cet accord, comme point de départ à des négociations » avec l'Iran. Sur Israël, Joe Biden a fait savoir qu'il ne reviendrait pas sur le déménagement de l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, tout en répétant sa volonté d'œuvrer pour une solution à deux États. Il a également estimé que les États-Unis devaient faire davantage pression sur la Turquie pour réduire les tensions avec la Grèce. Dans les années 1990, alors sénateur, Joe Biden a soutenu l’intervention militaire des États-Unis en ex-Yougoslavie, et il a voté en 2003 en faveur del'intervention en Irak. Alors qu’il était vice-président de Barack Obama, il a appuyé en 2011 l'intervention occidentale en Libye, de même qu’il a soutenu la non intervention en Syrie après les bombardements chimiques de Bachar al-Assad qui constituaient pourtant officiellement un

Oct 18, 20201h 3m