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Le Nouvel Esprit Public

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833 episodes — Page 10 of 17

Ep 268Bada # 133 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (59) … avec Céline Danion (2/2) / 20 avril 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Céline Danion et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 mars 2022.Après avoir travaillé dans différents établissement culturels, Céline Danion a été conseillère de la ministre de la Culture François Nyssen puis a exercé pendant un an la fonction de chef de projet « pass culture » au Ministère. L’occasion de discuter de ce dispositif qui accorde à chaque jeune de 18 ans un crédit de 300 euros pour accéder à des biens et services culturels, mais aussi de réfléchir à la question de la démocratisation de l’accès à la culture. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 20, 202226 min

Ep 274Le premier tour : un faux déjà-vu / n°241 / 17 avril 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 avril 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LE PREMIER TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE : UN FAUX DÉJÀ-VUAu premier tour de l’élection présidentielle, les deux finalistes Emmanuel Macron, et Marine Le Pen ainsi que le troisième Jean-Luc Mélenchon, ont réuni les trois quarts des suffrages, balayant les forces républicaines traditionnelles de la Ve République. Lors du second tour le 24 avril, dans une redite du match de 2017, la candidate du Rassemblement national avec 23,41 % des suffrages, affrontera Emmanuel Macron qui a recueilli 27,6% des voix. Le chef de l’État a progressé de 3,6 points en un quinquennat, tandis que Marine Le Pen a gagné 2,1 points. Les Républicains et le Parti Socialiste qui ont structuré la Ve République cumulent 7 % des voix, contre 56 % il y a dix ans. Yannick Jadot pour Europe Écologie-les Verts et Valérie Pécresse sont au même étiage (4,58 et 4,79 %). Anne Hidalgo n’a obtenu que 1,74 % des suffrages et se place derrière l’inclassable Jean Lassalle (3,1%),et le communiste Fabien Roussel (2,31 %). Le politologue, directeur du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (Cecop), Jérôme Jaffré observe que « le vote en faveur de candidats qu’on peut qualifier de « radicaux » au sens extrémistes, à droite comme à gauche (Le Pen, Zemmour, Dupont-Aignan, Mélenchon et les candidats trotskistes) totalise près de 56 % des suffrages exprimés. On n’avait jamais vu cela de toute l’histoire électorale française. » L’abstention a atteint 26,3 % : le deuxième taux le plus élevé des onze présidentielles organisées depuis 1965, après les 28,4 % de 2002.Quatre candidats, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Valérie Pécresse et Fabien Roussel, ont appelé clairement à voter pour le chef de l'État. Jean-Luc Mélenchon, a demandé de ne « pas donner une seule voix à madame Le Pen. ». Valérie Pécresse a déclaré qu’elle voterait pour Emmanuel Macron. Éric Zemmour, 7,05 % des suffrages, a appelé à voter en faveur de Marine Le Pen, malgré leurs « désaccords ». Comme en 2017, Nicolas Dupont-Aignan (2,07 %) a appelé à voter en faveur de Marine Le Pen. Quant à Jean Lassalle (3,16 %), il laisse ses électeurs libres de leur choix. Selon un sondage Ifop-Fiducial pour LCI et TF1, publié le 10 avril, 44% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon voteront blanc, nul ou l’abstention, 33% envisagent de voter pour Emmanuel Macron et ils seraient 23 % à choisir Marine Le Pen. Selon un baromètre Ipsos pour France Info, ce sont 27% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui voteraient pour Marine Le Pen au second tour, et ce chiffre atteint même 34 % selon un sondage Elabe pour BFMTV. L’Ifop souligne que seuls 35% des électeurs de Valérie Pécresse feraient le même choix que leur candidate, 35% opteraient pour Marine Le Pen, et 30% refuseraient de voter pour l'un ou l'autre des finalistes. Si 76% des électeurs d’Éric Zemmour comptent déposer dans l'urne un bulletin RN, 20% préféreraient l'abstention et 4% pourraient même voter pour Emmanuel Macron.Selon le baromètre Ipsos du 13 avril, Macron l'emporterait avec 55% des voix au second tour devant Marine Le Pen (45%). Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 17, 20221h 3m

Ep 267Bada # 132 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (58) … avec Céline Danion (1/2) / 13 avril 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Céline Danion et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 mars 2022.Après avoir travaillé dans différents établissement culturels, Céline Danion a été conseillère de la ministre de la Culture François Nyssen puis a exercé pendant un an la fonction de chef de projet « pass culture » au Ministère. L’occasion de discuter de ce dispositif qui accorde à chaque jeune de 18 ans un crédit de 300 euros pour accéder à des biens et services culturels, mais aussi de réfléchir à la question de la démocratisation de l’accès à la culture. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 13, 202224 min

Ep 261Thématique : Les Juifs en France 1940-1945, avec Jacques Semelin / n°240 / 10 avril 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 février 2022.Avec cette semaine :Jacques Semelin, historien, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste des processus de résistance civile au sein des dictatures ainsi que de l'analyse des massacres et génocides.Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.« Comment se fait-il que tant de Juifs ont pu survivre en France malgré le gouvernement de Vichy et les nazis ? », demandait Simone Veil en 2008 à l’historien spécialiste des crimes de masse et de la Shoah, Jacques Semelin. Dans « Une énigme française, Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés », l’historien explique cette exception française. Si Serge Klarsfeld a établi que trois quarts des Juifs en France ont échappé à la mort (chiffre exceptionnel en Europe), ce n'est pas l'action des quelque 4 000 Justes français qui pouvait à elle seule l'expliquer. Pas davantage une imaginaire mansuétude de Vichy : vous démontrez que ce n’est pas grâce, mais en dépit de Vichy que la très grande majorité des Juifs en France ont pu survivre. Transformant cette abstraction des 75% en nombre, vous rapportez qu’au moins 200 000 juifs sont toujours en vie en France à la fin de l’occupation, à l’automne 1944. Beaucoup se sont dispersés à la campagne, tandis qu’au moins 40 000 sont restés à Paris. Des filières de sauvetage (juives et non juives) ont contribué à sauver environ 10 000 vies, notamment celles d’enfants. Mais l’engagement de ces organisations de résistance ne peut rendre compte de la survie d’au moins 200 000 personnes, soit 65% des Juifs étrangers et 90% des Juifs français. D’autres explications doivent donc être trouvées.Sans jamais minimiser l’horreur du crime, vous écrivez votre enquête dans la mémoire des Juifs non déportés, votre analyse des circonstances de l’époque. Vous dégagez plusieurs facteurs d’explication : la chronologie de la persécution, les statuts politiques et militaires des territoires, les géographies et cultures des régions, de l’évolution de la guerre et de la situation internationale. L’histoire culturelle et politique de la société française : l’intégration des Israélites à la nation, le rôle de l’école et de la culture républicaine, l’ouverture ou le rejet des étrangers en lien avec les besoins économiques et démographiques du pays, la propagation des idées xénophobes et antisémites, l’influence du christianisme (antijudaïsme, charité). La structure des rapports occupants-occupés, les capacités de réactivité à la persécution des individus stigmatisés comme Juifs en fonction de leur nationalité (française ou non), leur âge et situation familiale, leurs ressources linguistiques, financières et sociales. La réactivité sociale des populations non juives vis-à-vis des Juifs sur les bases de l’intérêt (économique et financier) ou des ressorts de la compassion. La formation d’une opinion hostile aux opérations les plus brutales de la persécution (arrestations et déportations des juifs apatrides), ayant provoqué une dissension publique au sein des élites catholiques, par ailleurs favorables à l’Etat collaborateur. L’influence de cette prise de parole publique sur la politique de collaboration des dirigeants français. La capacité des Juifs et non Juifs à s’organiser collectivement pour créer des réseaux clandestins de résistance civile visant au sauvetage des victimes désignées, en premier lieu des enfants. Le développement d’une « société parallèle » qui, imbriquée à la « société officielle », contribue à la protection des pourchassés et persécutés du régime. De toute cette période et sur toutes ces questions, quelle vous semble être la réalité la plus difficile à faire reconnaître par l’opinion ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 10, 202259 min

Ep 269Bada # 131 : Les questions du public (regards du monde sur la crise ukrainienne) / 6 avril 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 mars 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 6, 202229 min

Ep 269Regards divergents du monde sur la crise ukrainienne / n°239 / 3 avril 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 mars 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.Regards divergents du monde sur la crise ukrainienne A Bruxelles, le 24 mars, le triple sommet (OTAN, G7 et UE) en présence de Joe Biden a rassuré sur l'engagement étatsunien de défendre l'Europe face aux appétits russes. Le nombre de soldats américains déployés sur le continent est passé de 80.000 à 100.000 en deux mois, se rapprochant du niveau de 1997, quand les États-Unis et leurs alliés entamaient le processus d'élargissement de l'Alliance à l'est. Cette guerre « a provoqué un réveil de l'Union européenne » et « réveillé l’Otan », a constaté vendredi le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Un réveil qui n’est pas pour plaire à laChine et la Russie qui se retrouvent dans la même aversion pour l'Otan et l'Occident en général, tout comme de nombreux dirigeants latino-américains qui blâment l'Occident pour la guerre en Ukraine, ou l'Inde et l'Afrique, dont la Russie est le plus important fournisseur d'armement. Pour Pékin qui ne cesse de rappeler que « les préoccupations légitimes de sécurité de tous les pays doivent être prises en compte », l'origine de la « crise ukrainienne » se trouve dans les avancées effectuées ces dernières années par l'Otan jusqu'au seuil de la Russie. Mercredi, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, après un entretien avec son homologue russe Sergueï Lavrov a déclaré que la Chine et la Russie sont « plus résolues » à développer des relations bilatérales et renforcer leur coopération. Selon Moscou, les deux hommes ont condamné les sanctions « illégales et contre-productives » imposées à Moscou par « les États-Unis et leurs satellites » depuis le 24 février. La relation politique et économique avec Pékin s'est considérablement renforcée depuis l'invasion russe de la Crimée en 2014 et de précédentes sanctions contre le régime poutinien. L’Inde, prise en étau entre son principal fournisseur de matériel militaire, la Russie, et ses partenaires occidentaux, défend sa position diplomatique et l'achat de pétrole russe. Malgré les pressions de l'Occident, New Delhi n'a jusque-là jamais condamné explicitement l'agression russe. Pour désamorcer le conflit, le gouvernement de Narendra Modi, qui s'est déjà entretenu avec les présidents Poutine et Zelensky, préconise « la voie du dialogue et de la diplomatie ». Dans les pays pauvres, en raison du blocage de productions agricoles en Ukraine et Russie, la guerre pourrait provoquer « un ouragan de famines et un effondrement du système alimentaire mondial » a mis en garde le 14 mars le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Les régions les plus concernées seraient l'Asie-Pacifique, l'Afrique subsaharienne, le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, selon la Fao, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Les pays les plus touchés seront à l'évidence les plus fragiles, historiquement importateurs nets de céréales pour des raisons climatiques, et souvent très endettés. « Des pays comme le Burkina Faso, l'Egypte, la République démocratique du Congo, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen », a précisé le Secrétaire général de l'ONU. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 3, 20221h 9m

Ep 266Bada # 130 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (57) … avec Thierry Cazaux / 30 mars 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Thierry Cazaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 mars 2022.Fondateur de 9e Histoire, la société d’histoire du 9e arrondissement, Thierry Cazaux est l’auteur de plusieurs ouvrages sur cet arrondissement qui l’a vu naître : La Cité Malesherbes, Les Boulevards de Clichy et de Rochechouart ou encore La Rue des Martyrs. Il revient ici sur l’histoire riche de cette partie de Paris s’étendant de l’opéra Garnier à Barbès, en passant par le quartier de la Nouvelle Athènes. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 30, 202231 min

Ep 267Thématique : Dans la tête de Vladimir Poutine, avec Michel Eltchaninoff / n°238 / 27 mars 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 mars 2022.Avec cette semaine :Michel Eltchaninoff, philosophe et auteur de Dans la tête de Vladimir Poutine.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.DANS LA TÊTE DE POUTINEAvec Michel Eltchaninoff En 2015, le philosophe Michel Eltchaninoff que nous recevons aujourd’hui a écrit « Dans la tête de Vladimir Poutine » en s'appuyant, pour détailler les inspirateurs de l'idéologie du chef du Kremlin, sur les lectures du président russe. L’ouvrage paraît aujourd'hui dans une version augmentée et mise à jour. Michel Eltchaninoff, vous êtes spécialiste de Dostoïevski, rédacteur en chef de Philosophie Magazine et vous avez vécu en Russie au début des années 1990. Vous avez eu l’idée féconde de vous pencher sur les ouvrages que l’administration présidentielle distribua en 2014 en guise de cadeau de nouvel an aux hauts fonctionnaires, gouverneurs de régions, cadres du parti Russie uni, etc… Il s’agissait d’ouvrages de philosophie de penseurs russes du XIXe et XXe siècle dans lesquels figurent notamment des formules sur le rôle du guide de la nation dans une démocratie authentique, l’importance d’être conservateur, le souci d’ancrer la morale dans la religion, la mission historique du peuple russe face à l’hostilité millénaire de l’Occident… Si Poutine n’est pas un intellectuel, il cite volontiers Lao Tseu, et considère que le judo, qu’il pratique, est la vraie philosophie.Se présentant comme un libéral lors de son premier mandat de 2000 à 2004, il aborde son deuxième (2004-2008) dans une attitude plus crispée. Son troisième mandat, commencé en 2012, a débuté sous le signe de la revanche : contre les manifestations opposées à son retour au pouvoir et contre l’Occident. Puis, le président russe a pris un tournant conservateur et impérialiste avec l’annexion de la Crimée et la déstabilisation de l’Ukraine dans le Donbass. De plus en plus nettement, Poutine incarne la revanche de ceux qui n’ont pas supporté la chute de l’URSS et sa métamorphose en démocratie. Le président russe veut également laisser sa marque dans l’histoire. Poutine ne lit pas les journaux et ne consulte pas internet. Il s’informe à partir des fiches qu’on lui transmet ou des dossiers rouges que ses collaborateurs déposent sur son bureau. Ceux qui lui fournissent les informations dont il a besoin pour agir sont d’abord ses amis et alliés proches du clan des silovikis, issus pour la plupart de l’armée, de la police ou des services de renseignement et souvent originaires comme lui de Saint-Pétersbourg.De ces rencontres, récits, lectures, visions partagées, se dégage une doctrine complexe qui s’étage en plusieurs plans : à partir d’un héritage soviétique assumé et d’un libéralisme feint, le premier plan est une vision conservatrice. Le deuxième est une théorie de la Voie russe qui réactive notamment le mythe du peuple uni contre l’agresseur étranger. Le troisième consiste en un rêve impérial inspiré des penseurs eurasistes, une doctrine née dans les années 1920, postulant que le destin de la Russie est de se développer vers l'est. Le tout sous le signe d’une doctrine d’une philosophie à prétention scientifique. Parmi les obsessions de Poutine figure celle de ne pas tolérer, à côté de la Russie, un Etat qui a proclamé son indépendance et regarde vers l’Europe. Nous voyons ce qu’il en est. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 27, 20221h 1m

Ep 260Bada #129 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (56) … avec Maryvonne de Saint-Pulgent (2/2) / 23 mars 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 février 2022.Présidente de section honoraire au Conseil d’Etat et musicienne, Maryvonne de Saint Pulgent est présidente de la Fondation des Treilles. Cette fondation créée par Anne Gruner Schlumberger accueille des chercheurs, des écrivains et des photographes dans un vaste domaine champêtre. L’occasion de revenir sur les activités scientifiques et artistiques qui animent la vie de la fondation : séminaires, expositions, projets musicaux et accueil d’artistes en résidence. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 23, 202226 min

Ep 266Une présidentielle pas comme les autres / Après Versailles, les limites du réveil européen / n°237 / 20 mars 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 mars 2022.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. UNE PRÉSIDENTIELLE PAS COMME LES AUTRESEn janvier Omicron parasitait la campagne présidentielle, en février, l’offensive russe la dynamitait. La crise préempte l'espace politique et médiatique au détriment du débat électoral ordinaire : déplacements annulés, interventions télévisées repoussées...Le 3 mars, c’est par une « lettre aux Français » diffusée en ligne et le lendemain dans la presse quotidienne régionale, qu’Emmanuel Macron a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle. Alors que 65 % des Français n’hésitent pas à dire que la guerre contre l’Ukraine influencera leur choix, les intentions de vote en faveur du président sortant ont progressé de deux ou trois points pour atteindre, selon les sondages, entre 26 % et 28 %. Ces taux le placent loin devant ses principaux concurrents. Le président de la Fondation Jean-Jaurès, le politologue Gilles Finchelstein explique que la population se « resserre autour du drapeau ». Le président-candidat n’en distille pas moins des éléments de programme et annonce un texte plus complet pour la semaine prochaine. Selon une enquête Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde, publiée le 5 mars, les électeurs d’Emmanuel Macron sont 55 % à mettre en avant la dimension personnelle du candidat, contre 31 % seulement ses idées. A l'inverse, un vote idéologique prédomine chez les partisans de Yannick Jadot (83 %) et de Jean-Luc Mélenchon (70 %).Les adversaires d'Emmanuel Macron agitent le spectre d'une élection aux airs de reconduction administrative et estiment qu’en refusant de débattre avec eux avant le premier tour, il « se dérobe ». Avant lui, cependant, aucun président sortant ne s'était risqué à cet exercice du débat avant le premier tour. Mais des parlementaires LR se disent convaincus que, sans cette confrontation, la légitimité des réformes à venir sera rapidement contestée si Emmanuel Macron devait être réélu. Le 15 mars, dans un entretien au Figaro, le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher avertissait : « Être en tête dans les sondages n'est pas une raison suffisante pour enjamber l'élection et considérer que ce scrutin n'est qu'une formalité, ne serait-ce que par respect de la démocratie. […] S’il n’y a pas de campagne, la question de la légitimité du gagnant se posera ».Si des campagnes présidentielles ont déjà été perturbées par des événement tragiques, il s’agissait d’évènements nationaux comme l’assaut par l'armée de la grotte d'Ouvéa en 1988, la tuerie perpétrée lors d'un conseil municipal à Nanterre en 2002, le massacre commis par le djihadiste Mohammed Merah à Montauban et devant l'école Ozar Hatorah à Toulouse en 2012, l’attaque terroriste sur les Champs-Elysées tuant un policier en 2017.***APRÈS VERSAILLES, LES LIMITES DU RÉVEIL EUROPÉEN L’invasion russe de l’Ukraine a conduit les dirigeants européens réunis à Versailles à chercher pour limiter l'impact du conflit sur leurs économies, des parades qu’ils puissent adopter à l’unanimité. Ainsi, les 27 n'ont pas décidé d'embargo sur le gaz et le pétrole russe, dont ils dépendent à hauteur de 40 %. L'Allemagne n'est pas en position d'affronter un tel choc énergétique, tout comme l'Italie et l'Autriche, tandis que la Hongrie a dit clairement qu'elle ne voterait pas de telles sanctions. Fin mai, l'Union présentera une proposition visant à mettre fin à sa dépendance au pétrole, charbon et gaz russes d'ici… 2027. Pour assurer l'approvisionnement des Européens en gaz, l'Union continuera de verser chaque jour au régime russe quelque 700 millions de dollars (640 millions d'euros).Les dirigeants européens n'ont pas non plus décidé d'admettre en urgence l'Ukraine dans le giron de l'Union européenne, comme l’avait demandé le président ukrainien le 28 février. La Pologne, la Slovaquie, la Bulgarie, l'Estonie, la République tchèque ont plaidé, dans une déclaration commune, pour « accorder immédiatement à l'Ukraine le statut de candidat à l'UE et d'entamer le processus de négociation ». Mais les membres fondateurs - France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Italie - n’ont pas voulu brûler les étapes, provoquant la déception de Volodymyr Zelensky.Cependant, pour répondre à l'urgence, quelques mesures de court terme ont été décidées : l'aide militaire à l'Ukraine a été doublée, faisant passer de 500 millions à 1 milliard d'euros la contribution de l'Union au financement des armements livrés aux combattants ukrainiens. Un quatrième paquet de sanctions pour affaiblir la Russie a été annoncé. Lundi, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a indiqué que des dizaines de noms de

Mar 20, 20221h 2m

Ep 260Bada # 128 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (55) … avec Maryvonne de Saint-Pulgent (1/2) / 16 mars 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 février 2022.Présidente de section honoraire au Conseil d’Etat et musicienne, Maryvonne de Saint Pulgent est présidente de la Fondation des Treilles. Cette fondation créée par Anne Gruner Schlumberger accueille des chercheurs, des écrivains et des photographes dans un vaste domaine champêtre. L’occasion de revenir sur les activités scientifiques et artistiques qui animent la vie de la fondation : séminaires, expositions, projets musicaux et accueil d’artistes en résidence. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 16, 202222 min

Ep 265L’impératif du réarmement / Les rapports Pékin - Moscou / n°236 / 13 mars 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 mars 2022.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.L’IMPÉRATIF DU RÉARMEMENT : POURQUOI ET COMMENT ?A l'issue d'un Conseil de défense, le 26 février, Emmanuel Macron a décidé de livrer des équipements militaires supplémentaires et du carburant à Kiev. Le communiqué de l’Elysée ne donne pas de détails sur ces armements. Selon l'état-major, plus de 9 500 soldats ont été directement mobilisés ou mis en alerte en fin de semaine dernière. Quelque 500 soldats ont été déployés en Roumanie, en plus des 300 déjà actifs en Estonie, où une centaine d'autres accompagnent l'arrivée de 4 avions de chasse Mirage 2000-5 destinés à « renforcer la défense aérienne des pays baltes ». 600 soldats sont également mobilisés pour des vols au-dessus de la Pologne. Environ 8 000 militaires français sont « d'alerte dans le cadre de la force de réaction rapide de l'Otan » dont la France assume le commandement en 2022.Pour faire face à la montée des tensions en Europe, Emmanuel Macron s'est engagé le 2 mars à augmenter fortement les moyens des armées. Depuis des mois, le chef d'état-major des armées, le général Thierry Burkhard reconnaît que la France ne saurait faire face à un conflit durable et/ou de haute intensité. Les failles de la défense française sont nombreuses : graves insuffisances de nos munitions, quasi-impasse sur les drones, format limite de notre marine et de notre aviation, fortes dépendances extérieures pour la projection de nos forces... Bien que très conséquentes, les sommes prévues dans la loi de programmation sont jugées insuffisantes par les députés Jean-Louis Thiériot (LR) et Patricia Mirallès (LREM), qui ont publié un rapport parlementaire le 17 février. Leur évaluation des forces et faiblesses de l'armée française, en cas de guerre conventionnelle de grande ampleur, comme celle en Ukraine, leur fait dire qu'un effort supplémentaire de 40 à 60 milliards d'euros sur douze ans serait nécessaire.Pendant vingt ans, comme ses voisins européens, la France a diminué ses dépenses en tirant les « dividendes de la paix » à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique et de la fin de la guerre froide. Après les attentats de 2015, le budget des armées est reparti à la hausse. Désormais, la France satisfait aux exigences de l'Otan, investissant en 2020 l'équivalent de 2% du PIB en dépenses militaires. La loi de programmation militaire 2019-2025 a été augmenté de 1,7 milliard d'euros chaque année depuis 2017, pour atteindre 40,9 milliards d'euros en 2022. Une deuxième phase doit débuter en 2023 et devrait s'élever à plus de 3 milliards d'euros par an, portant ainsi le budget de l'Armée à 50 milliards dès 2025. Il s'agit notamment d'honorer la facture du renouvellement de la politique de dissuasion nucléaire (nouvelle génération de sous-marins, modernisation des missiles balistiques et de croisière) mais aussi de faire face aux nouveaux besoins : la cyberguerre et l'espace, deux domaines qui n'étaient pas encore conçus comme des terrains d'affrontement il y a cinq ans. Pour la première fois, le gouvernement a respecté la loi de programmation militaire et l'effort est sans précédent. Mais il reste dans une logique de rattrapage. L'attaque de la Russie pose la question d'aller plus loin, dans une logique de réarmement.***LES RAPPORTS PÉKIN – MOSCOU Le 4 février, lors d'une visite à Pékin, Vladimir Poutine ratifiait en bloc les thèses chinoises sur l'Asie-Pacifique - de Taiwan à l'Australie, sans oublier le Japon. De son côté, Xi Jinping soutenait la demande russe de « garanties juridiques de sécurité en Europe », sans aucune mention de l'Ukraine. Un tournant pour Pékin, qui s'était jusque-là abstenu de reconnaître l'annexion de la Crimée et n'avait pas soutenu la Russie dans la guerre de Géorgie en 2008. Une première pour la Russie qui n’avait jamais encore pris le parti de la Chine sur Taïwan. Dans leur communiqué joint, les Russes ont signé avec les Chinois un accord de fourniture de gaz et de pétrole de 117,5 Mds de dollars (104 Mds d’euros).Après le début de l'offensive russe contre l’Ukraine, le 24 février, Pékin s'est gardé de toute condamnation, mais a insisté sur le droit de Moscou à sauvegarder sa sécurité tout en critiquant l'attitude occidentale et surtout américaine. Le ministre chinois des Affaires étrangères a affirmé que « la Chine ne veut pas la guerre » précisant dans un communiqué du ministère que « la situation actuelle est quelque chose que nous ne voulons pas voir. » Mais le 7 mars, il a assuré que « l'amitié entre les deux peuples est solide comme un roc et les perspectives de coopération future sont immenses ».Alors qu

Mar 13, 20221h 1m

Ep 262Bada # 127 : Les questions du public (Ukraine & Russie) / 6 mars 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en direct et en public à l’Ecole alsacienne le 6 mars 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Russie et en Chine.Étienne Bouche, journaliste indépendant ayant longtemps travaillé à Moscou. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 6, 202247 min

Ep 262Sanctions économiques contre la Russie / Europe : comment gérer l’Ukraine ? / n°235 / 6 mars 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en direct et en public à l’Ecole alsacienne le 6 mars 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. SANCTIONS ÉCONOMIQUES CONTRE LA RUSSIE Ces derniers jours, les Occidentaux, Europe et États-Unis en tête, ont multiplié les annonces afin de dissuader Moscou de poursuivre ses assauts contre l'Ukraine. Même la Suisse a abandonné sa neutralité pour les appliquer, or elle est la première place mondiale pour le négoce d'hydrocarbures russes. Les sanctions frappent principalement les secteurs de la finance, de l'énergie et des transports. Un arsenal qui selon le président Biden « dépassent tout ce qui a jamais été fait ». En 2014, après l'annexion de la Crimée, la guerre dans le Donbass et le crash du vol MH17, les 27 avaient déjà fait le choix de mettre en place des sanctions. Une stratégie qu'ils répliquent aujourd’hui avec des sanctions plus lourdes. Les réserves de la Banque centrale russe placées dans l'Union européenne, mais également dans les pays du G7, sont gelées afin d'empêcher toute transaction ou rapatriement de ces liquidités vers la Russie. Des personnalités russes de premier plan comme Vladimir Poutine, son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, de hauts gradés militaires et des oligarques voient leurs actifs financiers détenus dans l'UE gelés. Au total, 488 personnes et entités sont visées pour le moment. Les exportations de « technologies cruciales » de l'Union européenne vers la Russie sont suspendues. Cela touche les composants électroniques, les logiciels, les équipements de l'industrie aéronautique et spatiale ou des pièces utiles au raffinage pétrolier. L’espace aérien européen est fermé aux avions et aux compagnies russes depuis le 27 février minuit. Enfin, Bruxelles a banni les médias russes d'information Russia Today et Sputnik tous deux financés par Moscou. Mardi, l'UE a débranché sept banques russes du système financier international Swift. Elle n’a toutefois pas inclus deux gros établissements financiers très liés au secteur des hydrocarbures : le gaz russe représente 40 % des importations de gaz de l'UE, et un peu plus de 20 % de sa consommation énergétique. Certains pays européens ont pris des mesures spécifiques nationales, comme l'Allemagne qui a suspendu dès le 22 février le projet de gazoduc Nord Stream 2, déjà construit mais pas encore en fonctionnement. Exploité par Gazprom il relie la Russie à l'Europe par l'Allemagne. Pour l'instant, la Chine et l'Inde n'ont pas rejoint, les appels occidentaux à sanctionner l'économie russe. Les pays arabes, dépendants du blé russe, restent discrets.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a reconnu lundi que les sanctions prises par les Occidentaux étaient « lourdes » et « problématiques », tout en assurant que la Russie avait « les capacités nécessaires pour compenser les dégâts ». La Russie dispose de réserves de change de 630 milliards de dollars (560 milliards d'euros), selon les chiffres de l'assureur-crédit Coface, alimentées par la hausse des prix du gaz et du pétrole. Sa dette est extrêmement réduite : elle pesait seulement 17,5% de son PIB fin octobre 2021, quand en France, elle dépasse les 116,3%. La Russie représente 1,3 % des exportations françaises et 1,7 % de ses importations, principalement de gaz. L’impact le plus important sur l’économie française portera sur les prix de l'énergie.***EUROPE : COMMENT GÉRER L’UKRAINE ?Au-delà des sanctions économiques, la journée du dimanche 27 février a connu une succession de tournants historiques pour l’Europe : le premier a été celui de l'Allemagne qui a, pour la première fois depuis 1945, décidé de livrer des armes à l'Ukraine et promis d'investir massivement dans sa défense : 100 milliards d’euros. La Suède a, elle aussi, rompu avec sa politique de ne pas livrer d'armes à un pays en guerre. La dernière fois, c'était en 1939, lorsqu'elle avait assisté la Finlande attaquée par l'URSS. Dix-neuf pays européens, dont la France, la République tchèque, la Roumanie, le Portugal ou la Grèce ont aussi annoncé leur volonté de faire parvenir des armes aux Ukrainiens. Décidées de façon bilatérale, ces livraisons seront financées par l'Europe, via la « Facilité de paix ». Les États membres ont accepté de débloquer 450 millions d'euros pour cela et 50 millions d'euros de plus pour la fourniture d'équipements de protection et de carburant l'Ukraine. C’est la première fois que ce mécanisme est utilisé à cette fin et la somme allouée par cet instrument de politique étrangère européenne est inédite. Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki a appelé à « doubler les dépenses pour la défense en Europe ». « Nous avons besoin d'une armée europé

Mar 6, 20221h 1m

Ep 255Bada # 126 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (54) … avec Olivier Mantei (2/2) / 2 mars 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frOlivier Mantei, après avoir dirigé le théâtre des Bouffes du Nord et l’Opéra Comique, est à présent directeur de la Philharmonie de Paris. Il vient par ailleurs de publier Dessous de scène, un recueil d’histoires d’opéra (ed. de l’Arche).Une conversation entre Olivier Mantei et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 décembre 2022. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 2, 202227 min

Ep 260La guerre en Ukraine / n°234 / 27 février 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 février 2022.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LA GUERRE EN UKRAINE Le président russe a annoncé jeudi qu’il lançait « une opération militaire spéciale » en Ukraine, invoquant « l'appel à l'aide » que lui auraient envoyé les séparatistes du Donbass. Des blindés russes ont aussitôt franchi la frontière qui sépare les deux pays tandis que des frappes aériennes ont été lancées dans toute l’Ukraine. Les premières cibles ont été les aéroports et des aérodromes militaires. D'autres bâtiments, militaires et civils, ont été détruits, comme la tour de télévision de Loutsk, ou des bases militaires. Les combats les plus durs se déroulaient jeudi dans la province orientale du Donbass. Vladimir Poutine a déclaré lundi l'indépendance des Républiques séparatistes de Donetsk et de Louhansk. Tout en le niant, l’armée russe est déjà intervenue dans cette région en 2014 et en 2015 et le conflit a fait 14.000 morts. En 2014, l’Ukraine avait également perdu la péninsule de Crimée, annexée par Moscou. Le Kremlin réclame désormais notamment que Kiev reconnaisse la Crimée comme appartenant à la Russie, que l’Ukraine ne rejoigne pas l’Otan et qu’elle déclare sa neutralité ainsi que sa« démilitarisation ».Jeudi, le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a dénoncé l'attaque, qualifiée de « guerre d'agression », et appelé le monde à « arrêter Poutine ». Dans une brève allocution à la nation, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a proclamé la loi martiale dans tout le pays et appelé les Ukrainiens à rester chez eux et à garder leur calme. Les États-Unis, l'Otan, l'Union européenne, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Italie, le Japon, la Finlande, la Suède ont condamné l'attaque. Les États-Unis, qui ont promis leur soutien à l'Ukraine, déposeront d'ailleurs un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la Russie pour sa « guerre » en Ukraine. La Russie y dispose d’un droit de veto. Différents rendez-vous se sont déroulés jeudi, sur la scène internationale, afin de permettre à l'Occident de se coordonner et de déterminer quelles réponses apporter à cette invasion de l'Ukraine. L'historien et théologien Jean-François Colosimo observe dans le Figaro que « Poutine sait que ni l'Amérique ni l'Europe ne sacrifieront un soldat dans ce conflit. Le prix sera de nouvelles sanctions économiques dont il s'est débrouillé jusque-là ». Poutine - déjà soumis à des sanctions internationales depuis 2014 et l'annexion de la Crimée - a « autonomisé » son pays vis-à-vis du reste du monde : les réserves de la banque centrale russe sont au plus haut, son stock d’or a été multiplié par cinq et la Russie a développé un système alternatif à SWIFT (paiements internationaux sécurisés).En Russie, la responsabilité dans la montée des tensions est clairement attribuée à l'extérieur. Mi-janvier, alors que la confrontation avec l'Ouest était déjà engagée, 50 % des sondés russes en tenaient les États-Unis et l'OTAN pour responsables, 16 % l'Ukraine elle-même et 4 % la Russie. Selon un sondage publié le 23 février par CNN, 50% des Russes estiment que Poutine a raison d’utiliser la force pour « empêcher l’Ukraine de rejoindre l’Otan » contre 25% qui pensent le contraire et 25% qui ne se prononcent pas. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 27, 202255 min

Ep 255Bada # 125 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (53) … avec Olivier Mantei (1/2) / 23 février 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frOlivier Mantei, après avoir dirigé le théâtre des Bouffes du Nord et l’Opéra Comique, est à présent directeur de la Philharmonie de Paris. Il vient par ailleurs de publier Dessous de scène, un recueil d’histoires d’opéra (ed. de l’Arche).Une conversation entre Olivier Mantei et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 décembre 2022. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 23, 202227 min

Ep 259Thématique : les sondages, avec Mathieu Gallard / n°233 / 20 février 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 février 2022.Avec cette semaine :Mathieu Gallard, directeur adjoint de l’institut IPSOS.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. LES SONDAGESLa campagne présidentielle de 2022, rythmée par la publication quasi-quotidienne de multiples sondages, a donné lieu à diverses critiques contre les enquêtes d’opinion. Ainsi, le rédacteur en chef de Ouest France a annoncé en octobre 2021 que son journal ne réaliserait aucun sondage et « évitera(it) de perdre du temps à commenter ceux des autres ».La réalisation d’enquêtes d’opinion est une pratique ancienne dont on peut retrouver une première occurrence en 1745. L’administration de Louis XV avait alors ordonné de « semer les bruits » de réformes à venir et de « recueillir avec soin ce qu’en disent les habitants ». Désormais, les analyses de l’esprit public reposent sur la construction d’échantillons représentatifs. Leur technique, apparue dans les années 1930 aux États-Unis a été importée en France en 1938 avec la création de l’IFOP. Leur pratique a été popularisée par cet institut en 1965 grâce à son évaluation exacte des intentions de vote pour le général De Gaule au premier tour de l’élection présidentielle, malgré le fait que les scores attribués aux autres candidats n’ont pas été avérés.Depuis, les sondages ont connu un usage en augmentation constante. Alors que l’élection présidentielle de 1965 n’avait donné lieu qu’à 14 sondages, il y en a eu 193 en 2002 puis 560 en 2017. Cet essor s’est accompagné d’une évolution des méthodes, notamment d’un déclin des enquêtes par téléphone au profit des enquêtes en ligne.Sondés sur leur rapport aux sondages dans une enquête réalisée en 1978, 80% des personnes interrogées estimaient que l’on parlait trop de sondages politiques et 66% d’entre eux se prononçaient en faveur de l’interdiction de la publication de sondages avant les élections.Le législateur en a réglementé la publication et la diffusion. Une loi de 1977 a instauré une Commission des sondages, composée de neuf membres : six magistrats de la Cour de cassation, du Conseil d’État et de la Cour des comptes et trois « personnalités qualifiées en matière de sondages » désignées par le Président de la République et les présidents des deux assemblées parlementaires. Cette commission a le pouvoir de contrôler le processus de fabrication d’un sondage, les modalités de sa présentation dans un organe de presse, et d’exiger la publication d’une rectification lorsqu’elle l’estime nécessaire. En février 2022, elle a pointé les « insuffisances méthodologiques » de l’institut Cluster 17 et enjoint l’hebdomadaire Marianne à publier son avis invitant les lecteurs de ces sondages à « une prudence particulière ».Depuis 2002 la publication de sondages électoraux est interdite dans les 48 heures précédant un scrutin et une loi du 29 mars 2021 exige que, pour l’élection présidentielle, toute publication de sondage soit accompagnée de l’indication des marges d'erreur des résultats. La presse étrangère permet ou de contourner cette interdiction, ou de faire circuler des informations invérifiables et d’alimenter des rumeurs.Mathieu Gallard, vous êtes directeur-adjoint de l’institut Ipsos, ceux qui vous suivent sur Twitter savent qu’aucune élection n’échappe à votre curiosité, qu’elle ait lieu en Italie, au Portugal, au Brésil ou en Espagne, vous êtes donc tout à fait qualifié pour répondre à une première question : à quel point les sondages se trompent-ils et surtout, s’ils se trompent, quelle est leur erreur la plus fréquente ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 20, 202257 min

Ep 258Bada # 124 : Les questions du public (Ukraine et présidentielle) / 16 février 2022

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Le bada de l'émission en public du dimanche 13 février 2022.Avec Jean-Louis Bourlanges, François Bujon de l’Estang, Béatrice Giblin et Nicole Gnesotto. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 16, 202234 min

Ep 258Ukraine : de nouveau des bruits de bottes / Présidentielle : qui sera le numéro 2 ? / n°232 / 13 février 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en direct et en public à l’École alsacienne le 13 février 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.UKRAINE : DE NOUVEAU DES BRUITS DE BOTTES Tandis que la Russie mobilise depuis octobre quelques 127 000 soldats aux frontières de l’Ukraine et qu’en réponse Washington a envoyé 3 000 soldats sur le flanc Est de l'Otan - dans les pays baltes et en Pologne - tout en armant l'Ukraine, le président Emmanuel Macron s’est rendu lundi à Moscou afin de tenter d'esquisser les bases d'un compromis susceptible d'ouvrir la voie à la « désescalade ». La présence des troupes russes à la frontière ukrainienne fait craindre aux Occidentaux une invasion de l'Ukraine par la Russie, qui a déjà annexé la Crimée en 2014 et soutient dans le Donbass les séparatistes en guerre avec les forces ukrainiennes depuis la même année. Un conflit qui a fait plus de 13 000 morts et qui n'a jamais cessé malgré les accords de paix de Minsk. A l’issue de leur rencontre, le président Vladimir Poutine a salué la visite d'Emmanuel Macron, estimant que « certaines de ses idées peuvent servir de base à des avancées communes », et a promis, plus tard, d’être prêt à des « compromis ». Il a toutefois réitéré ses exigences sur la fin de l'élargissement de l'Otan et le retrait des moyens militaires d'Europe de l'Est. Alors que Paris a fait savoir que le président français avait reçu des garanties personnelles de Vladimir Poutine sur la crise ukrainienne, le Kremlin a relativisé dès le lendemain les résultats de la rencontre, en affirmant que Vladimir Poutine n'avait rien promis à Emmanuel Macron, ni sur le front ukrainien ni sur le front biélorusse. Le président français s’est ensuite rendu mardi à Kiev, où il a rencontré son homologue Volodymyr Zelensky qui a rappelé ses lignes rouges : intégrité territoriale, refus de négocier directement avec les rebelles du Donbass, refus de toute interférence dans la politique étrangère de l'Ukraine. Emmanuel Macron a terminé sa tournée diplomatique mardi soir à Berlin, avec le chancelier allemand Olaf Scholz, de retour de Washington, et le président polonais Andrzej Duda. Si ses visites à Poutine et Zelensky n'ont pas produit d'avancées concrètes sur le conflit qui oppose les deux pays, le président français revient tout de même avec un demi-succès : le dialogue se poursuit. Pour amorcer une désescalade, Emmanuel Macron a appelé à une réunion entre les représentants français, allemands, russes et ukrainiens, dans le « format Normandie », qui associe les quatre pays depuis 2014. Celle-ci s’est déroulée jeudi à Berlin. Sans succès.Jeudi, les armées russe et biélorusse ont lancé des exercices conjoints en Biélorussie, aux portes de l'Ukraine. Ils se dérouleront jusqu'au 20 février. Le président Biden a appelé jeudi les citoyens américains à quitter « maintenant » l'Ukraine en raison du risque accru d'une invasion russe. Si Moscou et Minsk ont déjà mené des manœuvres militaires communes, les dernières en septembre 2021, elles se déroulent d’ordinaire à l'automne et sont annoncés au moins six mois à l'avance. Cette fois, l'annonce n'a été faite que le 18 janvier. Samedi, Washington a annoncé qu’il allait envoyer 3 000 soldats supplémentaires en Pologne.***PRÉSIDENTIELLE, QUI SERA NUMÉRO 2 ? A deux mois du premier tour, et alors qu'Emmanuel Macron n'a pas annoncé officiellement une candidature qui ne fait aucun doute, les sondages sur les intentions de vote indiquent que quatre des finalistes peuvent espérer la qualification au second tour. Des jeux de vases communicants sont à l'œuvre, entre Marine Le Pen et Éric Zemmour, entre Valérie Pécresse et Emmanuel Macron, et entre Éric Zemmour et Valérie Pécresse. Dans le baromètre OpinionWay - Kéa Partners pour « Les Echos » et Radio classique le plus récent, publié le 10 février, derrière Emmanuel Macron (23 %) et Marine Le Pen, Valérie Pécresse et Éric Zemmour jouent à saute-mouton autour des 15 %. Selon un récent sondage Ifop, Emmanuel Macron l'emporte dans toutes les configurations jugées plausibles, contre Marine Le Pen, Valérie Pécresse ainsi qu’Éric Zemmour. Le dernier sondage Elabe pour L'Express et BFM TV, en partenariat avec SFR, publié le 8 février, précise qu’en cas d’un nouveau duel au second tour Macron-Le Pen, l'écart est moins important en faveur du président sortant qu'en 2017 (56%- 44%). Il est en revanche nettement plus élevé en cas d'accession d’Éric Zemmour au second tour (64%-36%). Emmanuel Macron bénéficierait dans cette configuration d'une bonne mobilisation des électeurs de gauche et de Valérie Pécresse, juge le sondeur Elabe. Zemmour ne disposerait pas aill

Feb 13, 20221h 5m

Ep 251Bada # 123 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (52) … avec Alexandre Gady (4/4) / 9 février 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Alexandre Gady et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 décembre 2021.Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il relate en 4 épisodes… I : … comment l’amour du patrimoine et de Paris vient à un jeune banlieusard et en quoi consiste cet amour.II : … comment l’anticléricalisme latent affecte la préservation du magnifique patrimoine des églises parisiennes et comment démythifier le baron Haussmann.III : … comment se battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l’action de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France.IV : … comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 9, 202224 min

Ep 257Réseaux sociaux, slacktivisme, primaire populaire, infotainment = fin des partis politiques ? / Pékin : des J.O. contre nature / n°231 / 6 février 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.RÉSEAUX SOCIAUX, SLACKTIVISME, PRIMAIRE POPULAIRE, INFOTAINMENT = FIN DES PARTIS POLITIQUES ? Twitter, Facebook, Instagram, TikTok, Linkedin, YouTube et Twitch : sept canaux numériques parmi les portails les plus populaires en France, c'est un minimum désormais pour un candidat à l'Elysée. Sur TikTok, le chef de l'État rassemble 2,8 millions d'abonnés et ses vidéos atteignent régulièrement plusieurs millions de vues. Une autre plateforme s'impose comme place forte de la campagne présidentielle en ligne : Twitch. Jean-Luc Mélenchon y fait figure de pionnier, avec sa propre émission « Allô Mélenchon » dans laquelle il interagit avec des internautes. Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, une nouvelle forme de militantisme numérique s’est développée : le slacktivisme, qui désigne l’activisme dit paresseux (slacker pour fainéant) consistant à publier un tweet, liker une photo sur Instagram, signer une pétition sur Change.org ou encore partager un événement sur Facebook et ainsi apporter son soutien à une cause depuis son canapé. Désormais, le partage des informations sur les réseaux sociaux a beaucoup plus d'influence sur les opinions que les chaînes d'information en continu. La France en possède quatre qui totalisent moins de 7 % de l'audience quotidienne des Français. Chargée de recherche au CNRS, Claire Sécail a quantifié, dans l'émission Touche pas à mon poste, animée par Cyril Hanouna, le taux d'antenne, de septembre à décembre 2021, consacré à l'extrême droite : pas moins de 53 % dont 44,7% pour le seul Éric Zemmour. La gauche et la droite « classique » se partageant le temps d'antenne restant.D'après le rapport annuel sur les manières de s'informer du Reuters Institute, la consultation en France de la presse écrite est passée de 46 % à 14 % entre 2013 et 2021. Sur la même période, celle des réseaux sociaux a progressé de 18 % à 38 %. Interrogée par le 35e Baromètre de confiance dans les médias Kantar Public-Onepoint pour La Croix, une personne sur deux considère que l’impact des réseaux sociaux sur les « débats et discussions politiques » a été « assez » (34 %) ou « très négatif » (16 %), alors que 41 % des 18-24 ans (contre 28 % de l'ensemble) le jugent « positif ». D’une étude publiée le 3 février par l’Institut Montaigne, il ressort que les 18-24 ans ne se reconnaissent aucune proximité avec un parti ou une tendance politique, pas même avec les écologistes. La socialisation politique des jeunes semble « marquer le pas », relèvent les auteurs pour qui c’est là « le fait majeur caractérisant le rapport à la politique des jeunes aujourd’hui ».Dans ce paysage politique bouleversé, la primaire populaire, organisée fin janvier, a profité de l'affaiblissement des formations politiques engagé depuis trente ans dont les effectifs se sont effondrés. Le Parti socialiste est ainsi passé en un peu plus de dix ans de 200 000 à 20 000 adhérents.***PÉKIN : DES J.O CONTRE NATURE Les olympiades qui se déroulent du 4 au 20 février à Pékin, seront les premières à utiliser 100 % de neige artificielle pour l’organisation des épreuves en plein air. Fin janvier, le massif montagneux qui entoure la station de Yanqing où se déroulent les épreuves de ski alpin, était vierge de tout flocon. Depuis novembre, plus de 100 générateurs de neige et 300 canons ont fonctionné à plein régime pour blanchir les 9,2 km de pistes utilisées pour la compétition. Ce recours à la technique dans une région connue pour son aridité aura un coût financier, mais surtout environnemental : une étude chinoise soulignait en 2019 que 185 millions de litres d'eau seraient être nécessaires à la production d’1,2 million de mètres cubes de fausse neige. Il y a quatre ans, en Corée du Sud, 90% du manteau avait été déposé grâce aux canons et 80% en 2014, pour les Jeux de Sotchi. Pékin 2022 promet pourtant que les Jeux seront « respectueux de l'environnement, fédérateurs, ouverts et propres », et vante le recours à des technologies innovantes et bas carbone pour fabriquer la glace et des sites de compétition alimentés à 100 % avec de l'électricité verte. « Greenwashing », rétorquent les défenseurs de l'environnement. Selon eux, il pourrait bien s'agir au contraire des Jeux les moins durables de l'histoire.Sans neige, les JO de Pékin préfigurent sans doute ce que seront les futures éditions olympiques menacées par le réchauffement climatique. Dans un avenir proche, la Chine ne devrait pas être un cas isolé. Sur les 21 sites ayant accueilli des Jeux d'hiver depuis Chamonix en 1924, seuls dix d'ici à 2050 pourraient encore convenir pour accueillir un te

Feb 6, 20221h 1m

Ep 249Bada # 122 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (51) … avec Alexandre Gady (3/4) / 2 février 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Alexandre Gady et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 décembre 2021.Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il relate en 4 épisodes… I : … comment l’amour du patrimoine et de Paris vient à un jeune banlieusard et en quoi consiste cet amour.II : … comment l’anticléricalisme latent affecte la préservation du magnifique patrimoine des églises parisiennes et comment démythifier le baron Haussmann.III : … comment se battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l’action de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France.IV : … comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 2, 202225 min

Ep 256Le macronisme et ses contradictions / Le Sahel en proie aux putschistes / n°230 / 30 janvier 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 janvier 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LE MACRONISME ET SES CONTRADICTIONS En 2017, dans son ouvrage « Révolution », Emmanuel Macron postulait que la division droite-gauche ne rendait plus compte de notre imaginaire politique. Le macronisme se disait vecteur de consensus parce qu'il prétendait dépasser ce clivage en prônant le « en même temps ». Tandis que le groupe parlementaire de la majorité La République En Marche a un centre de gravité qui penche plus à gauche, celui du gouvernement, est composé de grandes figures plutôt estampillées à droite. Cette dualité a pesé sur la gestion des questions de sécurité, d'immigration, ou du marché du travail.Le souci majeur de l’Europe affiché par le candidat puis par le président s’est traduit notamment par l’appui à l’adoption du plan de relance européen pour faire face à la pandémie de Covid-19. Aujourd’hui président du Conseil de l’Union européenne, Emmanuel Macron dit vouloir modifier les traités sur les règles budgétaires et « politiser » Schengen sur l'immigration. Une mesure de gauche, une mesure de droite.A l’intérieur, pour faire face à la crise du Covid, le gouvernement taxé initialement de libéral, a finalement engagé un plan de relance keynésien représentant près de 10 % du PIB. Un « quoiqu’il en coûte » qui a fait bondir le déficit budgétaire et la dette publique. Pour l’économiste Thomas Piketty, Emmanuel Macron a appliqué le programme économique de la droite : suppression de l'ISF, « flat tax » sur les dividendes, dérégulation du marché du travail, priorité accordée aux « premiers de cordée », avec les conséquences que l'on sait lors de la crise des « gilets jaunes ». Porté par un vote urbain, Emmanuel Macron s’est fait le chantre de la start-up nation. Toutefois, avec la crise des « gilets jaunes », il a dû parler à la France périphérique, en lançant un grand débat national qui l’a amené à sillonner l’hexagone à la rencontre des élus locaux. Cependant, pour le politologue Romain Pasquier, « Emmanuel Macron a beau avoir beaucoup dépensé pour les territoires sous la contrainte des gilets jaunes et du Covid, il reste un président néojacobin ». Le politologue observe que la ruralité a été plutôt mieux servie que la banlieue rappelant l’enterrement du rapport Borloo en 2018, et la mise en jachère du projet du Grand Paris.Au rang des chantiers inachevés, en Macronie on cite volontiers la réforme de l'Etat ou la transition écologique. Pour l’élection présidentielle, Emmanuel Macron veut reprendre le fil de son récit de 2017 sur le mouvement et la « transformation ». Un axe sur lequel se greffe désormais la promotion de l'Etat-providence, cœur de sa populaire politique du « quoi qu'il en coûte », qui conduit certains de ses amis à manier l'oxymore en qualifiant le président de la République de « libéral-étatiste ».***LE SAHEL EN PROIE AUX PUTSCHISTES Au Burkina Faso, lundi, des soldats ont annoncé la destitution du président Roch Marc Christian Kaboré. Le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, rejoint le club des jeunes putschistes qui sévissent en Afrique de l’Ouest depuis l'été 2020. La série a commencé au Mali, victime d'un premier coup d'Etat le 18 août, suivi d'un second, neuf mois plus tard, téléguidé par le même colonel de 39 ans Assimi Goïta, las de partager le pouvoir avec les civils. Entre-temps, au Tchad voisin, un officier de 38 ans, le général Mahamat Déby Itno a pris la succession de son père à la présidence, au mépris de la Constitution. Vint ensuite la Guinée, dirigée depuis septembre par un militaire, toujours, selon la formule consacrée, « dans l'intérêt supérieur de la Nation ». Au Burkina Faso, c'est l’incapacité du président Kaboré à gérer la menace terroriste comme le désarroi de son armée qui est en cause. Depuis 2015, les exactions des groupes jihadistes ont fait plus de 2.000 morts dans le pays (dont 400 soldats) et contraint plus de 1,4 million de personnes à fuir leurs foyers.Avec le coup d'État en cours à Ouagadougou, les fondements politiques de l'intervention française au Sahel risquent de se déliter un peu plus. L'opération Barkhane, qui engage la France contre les groupes djihadistes depuis 2013, pourrait être affectée par la nouvelle crise au Burkina Faso. La région des Trois Frontières (entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger), est la principale zone d'opération des militaires français et le commandement de la force Sabre - qui regroupe les forces spéciales françaises déployées en soutien à l'opération Barkhane au Sahel, et dont l'objectif est de traq

Jan 30, 20221h 7m

Ep 249Bada # 121 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (50) … avec Alexandre Gady (2/4) / 26 janvier 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Alexandre Gady et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 décembre 2021.Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il relate en 4 épisodes… I : … comment l’amour du patrimoine et de Paris vient à un jeune banlieusard et en quoi consiste cet amour.II : … comment l’anticléricalisme latent affecte la préservation du magnifique patrimoine des églises parisiennes et comment démythifier le baron Haussmann.III : … comment se battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l’action de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France.IV : … comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 26, 202221 min

Ep 255Le retour de l’inflation / Biden en proie à ses radicaux / n°229 / 23 janvier 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 janvier 2022.Avec cette semaine :Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE RETOUR DE L’INFLATIONL'inflation est de retour, à des niveaux inconnus depuis vingt-cinq ans pour la zone euro (+ 5 %) et depuis quarante ans pour les États-Unis (+ 7 % en rythme annuel) et + 3 % en France. Cette inflation découle d'un redémarrage rapide de l'activité économique de la zone euro, qui a entraîné de fortes augmentations des prix des carburants, du gaz et de l'électricité. La composante énergie a contribué pour environ la moitié au taux d'inflation actuel, a souligné Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) : + 10,5 % pour l’énergie, + 13,5% pour les produits pétroliers, détaille l'Insee. Les prix du gaz naturel et de ville se sont également envolés de 24 % en 2021. L'habillement et les chaussures sont concernés par cette hausse, ainsi que l'ameublement, les appareils ménagers et les voitures. Les prix des services ont de leur côté eux augmenté de 1,2%, tandis que les prix alimentaires ont grimpé de 1,4%.Avec une reprise de la production très inégale d'un secteur à l'autre, d'un pays à l'autre, en fonction des errances du virus et des politiques menées, des pénuries sont apparues tout au long des longues chaînes de production mondiale. Les entreprises ont surenchéri pour acheter les maillons manquants - puces, fret maritime, gaz, bois de construction, etc. Et quand elles en trouvent, elles forment des stocks de précaution, ce qui pousse encore plus la demande.La forte inflation ampute le pouvoir d'achat des Français, alertent les économistes. Un sujet placé désormais au cœur de la campagne présidentielle. Du fait de l'inflation, le SMIC et les retraites de base seront automatiquement revalorisés tandis que les salaires plus élevés, les retraites complémentaires et les revenus de l'épargne ne le seront pas. D'ores et déjà, la Banque de France anticipe une hausse annuelle de l'ordre de 3 % des salaires, contre 2 % avant la crise sanitaire.La Banque de France estime que si l'inflation devrait reculer progressivement vers 2 % à la fin de l'année après avoir atteint un pic, elle devrait aussi changer de nature. Elle sera moins portée par les prix volatils comme ceux de l'énergie, mais davantage par ceux des services, qui vont devoir rehausser leurs tarifs sous la pression des revendications salariales. On ne reviendrait alors pas à une inflation basse comme on l'a connue sur la dernière décennie, mais à une inflation plus proche de ce qu'elle était avant la crise financière de 2007, un peu en dessous de 2 %. Ce scénario rose est toutefois loin d'être assuré. Des facteurs structurels vont en effet continuer à pousser les prix vers le haut. Parmi ceux-ci, le coût de la transition énergétique, la réforme de la politique agricole, les relocalisations et, surtout, le maintien des taux d'intérêt à un bas niveau qu'il est impossible de remonter brutalement sans provoquer une tempête financière.***BIDEN EN PROIE A SES RADICAUXToute l'année 2021, l'aile modérée et la frange la plus à gauche du parti démocrate se sont opposées à Washington, mettant en échec le président Biden, qui visait le rassemblement autour de ses priorités. Elles ont perpétué un débat idéologique qui déchire le parti depuis des années : la guerre entre démocrates centristes et progressistes. Depuis les premiers jours de sa présidence, Biden doit effectuer une sorte de grand écart entre ces deux pôles, sur la ligne de crête d'une majorité qui ne tient, au Sénat, qu'à la voix de la vice-présidente Kamala Harris, ajoutée aux 50 sénateurs démocrates face à leurs 50 homologues républicains, plus portés à l'obstruction que jamais. Mais c’est dans son propre camp que Joe Biden ne parvient pas à faire tenir et marcher ensemble sa supposée majorité.En annonçant, fin décembre, son opposition au plan « Build Back Better » (construire mieux), le sénateur démocrate de Virginie occidentale, Joe Manchin a porté un coup d'arrêt aux transformations voulues par Joe Biden : un plan de transition écologique et de réformes sociales. Le sénateur Manchin a jugé ce plan trop dispendieux en période d'inflation. Fin 2021, le principal acquis de la première année d’exercice de Biden aura été le vaste plan de rénovation des infrastructures voté par le Congrès mi-novembre, au prix d'une promesse faite à l'aile progressiste de la maison démocrate : que Build Back Better suivrait immanquablement. Promesse non tenue à ce stade. Déjà l’aile gauche du parti Démocrate montrait des signes d'agacement à force de voir d'autres engagements de campagne s'effriter (l'abrogation de la dette

Jan 23, 20221h 3m

Ep 249Bada # 120 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (49) … avec Alexandre Gady (1/4) / 19 janvier 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Alexandre Gady et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 décembre 2021.Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il relate en 4 épisodes… I : … comment l’amour du patrimoine et de Paris vient à un jeune banlieusard et en quoi consiste cet amour.II : … comment l’anticléricalisme latent affecte la préservation du magnifique patrimoine des églises parisiennes et comment démythifier le baron Haussmann.III : … comment se battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l’action de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France.IV : … comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 19, 202228 min

Ep 254Le retour de l’empire russe ? / Le retour du nucléaire / n°228 / 16 janvier 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 janvier 2022.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LE RETOUR DE L’EMPIRE RUSSE ? Projection de 3 000 hommes au Kazakhstan en 2022, après que des troubles ont éclaté à Almaty, interposition militaire entre Arménie et Azerbaïdjan en 2021, relance de l'union avec la Biélorussie en 2020, déstabilisation de l'Ukraine depuis 2014 ou encore guerre avec la Géorgie en 2008 : la Fédération de Russie réinvestit militairement, économiquement et militairement plusieurs anciennes Républiques Socialistes Soviétiques et entretient des tensions militaires en Baltique via l'enclave de Kaliningrad, en Mer Noire à partir de la Crimée annexée en 2014, dans le Caucase grâce à sa médiation après le nouveau conflit du Haut-Karabakh en 2020. Cependant, la Fédération de Russie ne dispose pas des ressources économiques, militaires et politiques de l'URSS. Économie rentière dépendante des exportations d'hydrocarbures, de minerais et de technologies militaires, la Russie ne maîtrise pas son destin économique, son PIB est inférieur à celui de l’Italie, tandis que son déclin démographique constant réduit sa croissance potentielle.En dépit ou à cause de ce contexte, le 17 décembre, la Fédération de Russie a officialisé son projet de traité avec l'Otan et les États-Unis au sujet de ses « garanties de sécurité ». Poutine a exigé des Américains et des Européens de revenir à la situation de 1997, lorsque l'Alliance atlantique n'avait pas encore accueilli parmi ses membres la Pologne et les autres pays d'Europe centrale et balte. Il a proposé deux projets de traités en ce sens, l'un avec Washington et l'autre avec l'Otan. Moscou réclame l'assurance que l'Otan n'admettra plus aucun membre parmi les anciennes républiques de l'Union soviétique (autrement dit, l'Ukraine et la Géorgie), mais aussi la promesse que l'Alliance va réduire ses activités militaires en Europe centrale et dans les pays Baltes. La Russie exige en outre que les États-Unis ne déploient aucun missile à courte et moyenne portée en Europe. Devant la presse internationale le 23 décembre, Poutine a enjoint aux Occidentaux d’accepter son projet « immédiatement, maintenant». Pour appuyer sa revendication, il a massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière de l'Ukraine, plus de 100 000 selon les Américains.Des prétentions jugées « inacceptables » par les Occidentaux, qui refusent a priori toute concession non réciproque. Après deux sommets Poutine-Biden (dont le deuxième, le 7 décembre dernier, par vidéoconférence), la rencontre lundi à Genève entre les vice-ministres des Affaires étrangères russe et américain, Sergueï Riabkov et Wendy Sherman, s'apparentait à une reprise de contact afin d'amorcer une désescalade de la crise ukrainienne. Elle ne semble pas dans l'immédiat avoir permis de faire bouger les lignes. Ces discussions ont été suivies par une réunion Otan-Russie mercredi à Bruxelles, puis une rencontre jeudi à Vienne de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, plateforme de dialogue Est-Ouest issue de la guerre froide. « Je ne crois pas que nous verrons des avancées cette semaine », a déclaré le secrétaire d'État américain, Antony Blinken.***LE RETOUR DU NUCLÉAIRE « Non seulement l'Europe n'est pas près de se passer d'énergie nucléaire, mais elle va même devoir investir massivement dans la modernisation de ses centrales au cours des prochaines décennies » a indiqué dans un entretien au Journal du Dimanche le commissaire européen chargé du marché intérieur, Thierry Breton. Il a chiffré à 500 milliards d'euros le montant des investissements nécessaires d'ici à 2050, pour développer les centrales de nouvelle génération, sans lesquelles l'Europe ne pourrait atteindre son objectif de neutralité carbone d’ici trente ans. D'où la nécessité pour l'industrie nucléaire d'avoir accès aux financements européens aux meilleures conditions possibles. C'est l'enjeu du projet de « taxonomie » dévoilé le 31 décembre par la Commission européenne, qui prévoit d'inclure le nucléaire parmi les sources d'énergie « durables » contribuant à la réduction des émissions de CO2 et pouvant bénéficier, à ce titre, d'investissements publics et privés à taux préférentiel. Cette disposition est soumise à conditions : les nouvelles centrales devront avoir obtenu un permis de construire avant 2045, les travaux permettant de prolonger la durée de vie des centrales existantes devront avoir été autorisés avant 2040. Des garanties en matière de traitement des déchets et de démantèlement des installations nucléaires en fin de vie sont également exigées. La proposition officielle de l’exécutif européen est atte

Jan 16, 20221h 1m

Ep 253Bada # 119 : les questions du public (Campagne présidentielle) / 12 janvier 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 9 janvier 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 12, 202230 min

Ep 253Campagne présidentielle / n°227 / 9 janvier 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 9 janvier 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE La semaine dernière, une partie des Républicains, à contrepied des positions de Valérie Pécresse et la quasi-totalité de la gauche a d’abord fait plier la majorité en faisant capoter l'examen du projet de loi visant à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal. A peine l’agitation, apaisée et le projet remis sur les rails, des propos d’Emmanuel Macron publiés le soir même dans le Parisien ont rallumé la mèche. Le président de la République, répondant à uneinfirmière lectrice du Parisien qui faisait état de son agacement à l'égard des non-vaccinés qui occupent des places en réanimation, a renchéri : « Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie », ajoutant « quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen. » Ces propos ont électrisé le débat à l’Assemblée nationale. Tous ses adversaires à la présidentielle ont sauté sur l'occasion pour condamner avec la plus grande force une « faute politique » et des propos « d'une violence inouïe », « indignes » de la fonction, de nature à « insulter » les non-vaccinés. Les macronistes, eux, ont défendu la « franchise » du chef de l'État, en le présentant comme le porte-parole de « la majorité silencieuse ». L’examen du texte a de nouveau été suspendu en pleine nuit de mercredi. Après trois jours et trois nuits de débats houleux, le texte a finalement été voté jeudi matin à 214 voix pour, 93 voix contre et 27 abstentions. Valérie Pécresse a vainement tenté une reprise en main de ses troupes en les appelant à la « responsabilité ». Les députés Les Républicains ne s’en sont pas moins divisés en trois blocs (28 ont voté pour, 24 contre et 23 se sont abstenus). A gauche, plus encore que la division, c’est l’éparpillement. Sept candidats se disputent les voix des électeurs, et rien n’exclut une huitième candidature. Jeudi dernier, Christiane Taubira a déclaré “Je réfléchis très sérieusement à pouvoir être en capacité d’agir sur l’amélioration de la vie des Français”. Plus de précisions attendues pour le 15 de ce mois. Pour tenter de sortir la gauche de ses bataille d’egos comme de ses divisions et dégager un candidat unique un collectif citoyen, organisera du 27 au 30 janvier une « investiture populaire », qui se déroulera avec ou sans le consentement des candidats. 300.000 citoyens se sont inscrits à cette primaire populaire avecl’espoir d’imposer un "socle commun" composé de dix mesures phares pour que "la justice sociale, l'écologie et la démocratie » et qui vont du rétablssmentde l’ISF à une vraie loi climat en passant par l’indépendance du parquet de l’inspection générale de la police. La liste des candidats devrait être connue le 15 janvier. A 100 jours de la présidentielle, la dernière vague du sondage Ifop-Fiducial pour Le Figaro et LCI place Emmanuel Macron largement en tête des intentions de vote au premier tour, avec 27% des suffrages devant Marine Le Pen (16%) et Valérie Pécresse (16%). Éric Zemmour demeure à 13,5%, Jean-Luc Mélenchon plafonne à 8,5% Yannick Jadot à 7%, contre 3,5% pour Anne Hidalgo, et 2,5% pour Christiane Taubira. Arnaud Montebourg, Jean Lassalle et Philippe Poutou récoltent chacun 1%. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 9, 20221h 6m

Ep 251Bada # 118 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (48) … avec Grégoire Ichou / 5 janvier 2022

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Grégoire Ichou et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Grégoire Ichou est chanteur lyrique et guide conférencier. Ces compétences jointes lui permettent de proposer deux formats culturels uniques : les conférences-concerts et visites chantées. Les correspondances entre les arts visuels, sonores, littéraires et vivants sont nombreuses, entremêlés ils faciliteraient l’appréhension d’une époque, une œuvre, un contexte en particulier. L’auditoire de Grégoire Ichou à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au musée du Louvre ou encore au Théâtre du Châtelet bénéficie ainsi de visites auxquelles se greffent des interprétations de chants tirés de répertoires classiques comme populaires, rattachés tous au lieu, à l’histoire, aux œuvres présentées. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 5, 202220 min

Ep 252Thématique : l’Église après le rapport Sauvé (avec Isabelle de Gaulmyn) / n°226 / 2 janvier 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Avec cette semaine :Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.L’ÉGLISE APRÈS LE RAPPORT SAUVÉLe 5 octobre 2021, la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Église catholique (CIASE) remettait à Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, un rapport « accablant ». Selon les recherches menées pendant trois ans par les douze hommes et dix femmes composant la commission avec le concours de l’Inserm, depuis 1950 216.000 personnes auraient été agressées par un prêtre ou un religieux alors qu’elles étaient mineures. Le chiffre monte à 330.000 si l’on inclut les victimes de laïcs liés à l’Église Catholique. Elle a estimé que le nombre de clercs et religieux ayant commis des violences sexuelles était compris entre 2 900 et 3 200.Lors de leur assemblée plénière à Lourdes début novembre les évêques de France admis que « ces violences ont une dimension systémique au sens où elles ne sont pas seulement le fait d’individus isolés, mais ont été rendues possibles par un contexte global ».Pour y répondre, ils ont mis en place une Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), animée par des bénévoles aux compétences médicale, et psychologiques en matière de violences sexuelles, mais aussi de juristes et de victimes elles-mêmes.La commission a formulé 45 propositions afin de prévenir de futures agressions. Elles portent sur la gouvernance de l’Église, la formation des clercs, et la doctrine de l’Église en matière de sexualité. Jean-Marc Sauvé a également affirmé son souhait de mettre fin au secret de la confession pour les cas d’abus sexuels.Les travaux de la commission ont suscité des critiques, notamment de certains membres de l’Académie catholique de France. Huit d’entre eux, sur une soixantaine, dont le président de l’académie, Hugues Portelli, ont adressé au pape François une lettre dans laquelle ils pointent les « faiblesses méthodologiques » et les « raisonnements hasardeux » de la commission Sauvé. Après la réception de cette lettre, le pape a annulé la venue des membres de la commission, invoquant des problèmes d’agenda. En désaccord avec ce texte, plusieurs membres ont démissionné de l’Académie catholique.Certaines victimes, dont le cofondateur du collectif Prévenir et protéger Arnaud Gallais, en appellent à une réponse plus large impliquant directement l’État. Il a déclaré à l’Obs : « Le rapport Sauvé est une bombe. 330 000 victimes, ce sont 12 enfants par jour victimes de pédocriminalité de la part de l’Église […]. On pouvait s’attendre à un branle-bas de combat, l’ouverture d’une enquête, des missions de contrôle et d’inspection, des fermetures administratives… Au lieu de ça, on assiste au désengagement total de l’État ». Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 2, 202255 min

Ep 249Bada # 117 : les questions du public (procès des attentats du 13 novembre) / 29 décembre 2021

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 décembre 2021.Avec cette semaine : Georges Salines, dont la fille a été assassinée au Bataclan et qui suit quasiment toutes les séances du procès. Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 29, 202135 min

Ep 249Thématique : le procès des attentats du 13 novembre 2015 (avec Georges Salines) / n°225 / 26 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 décembre 2021.Avec cette semaine : Georges Salines, dont la fille a été assassinée au Bataclan et qui suit quasiment toutes les séances du procès. Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. LE PROCÈS DES ATTENTATS DE 2015Thématique avec Georges SalinesGeorges Salines, avec votre épouse, Emmanuelle, comme vous médecin de santé publique, vous avez eu trois enfants, deux garçons et une fille. Le 13 novembre 2015 votre fille Lola a été assassinée au Bataclan. Quelques temps plus tard, vous avez fondé l’association 13/11/15 Fraternité et vérité. Vous avez ensuite publié au Seuil « L’Indicible de A à Z », journal d’une douleur, d’une absence, d’un souvenir, d’un amour, chronique des répercussions d’un événement monstrueux. La densité, la vérité et la dignité de ce livre, sa capacité à faire comprendre et à transmettre vous ont valu une invitation inattendue : Azdyne Amimour le père de Samy, l’un des terroristes abattus le 13 novembre, a souhaité rencontrer le père de Lola. D’un premier contact organisé par Sébastien Boussois, spécialiste de la prévention du radicalisme, est né un dialogue retranscrit dans un livre, « Il nous reste les mots ». Depuis le 8 septembre, vous assistez presque chaque jour au procès des attentats de novembre 2015 et vous y avez témoigné, comme l’ont fait votre épouse et votre fils Clément.Que juge-t-on, qui juge-t-on et comment juge-t-on ?Le 13 novembre 2015, peu après 21h, trois commandos mènent des attaques à quelques minutes d’intervalle aux abords du Stade de France, sur plusieurs terrasses des 10e et 11e arrondissements de Paris et dans la salle du Bataclan. Ces attentats à l’arme de guerre, revendiqués le lendemain par l’État Islamique, seront les plus meurtriers jamais perpétrés en France : 131 personnes y perdent la vie et plusieurs centaines sont blessées. Aux séquelles physiques s’ajoute l’impact traumatique des attentats, profond chez beaucoup des rescapés, des proches de victimes, des sauveteurs et des forces de l’ordre. Dans les jours puis les mois suivant l’attaque, les arrestations se multiplient en Belgique et en France, de sorte que dès avril 2016, quatorze personnes attendent d’être présentées à la justice. Parmi elles, le dernier membre du « convoi de la mort », Salah Abdeslam, est interpellé le 18 mars 2016 à Molenbeek-Saint-Jean.Le procès des instigateurs, du dernier exécutant en vie et des complices présumés des attaques du 13 novembre 2015 s’est ouvert le 8 septembre 2021, devant la Cour d’Assises spéciale de Paris. La salle d’audience, baptisée « Grands Procès », a été spécialement conçue et installée au Palais de Justice, afin d’accueillir les 335 avocats des 1 800 victimes s’étant constituées parties civiles, les 15 experts, 131 témoins, et les centaines de journalistes présents chaque jour.Selon Jean-Louis Périès, président de la cour d’Assises, le procès devrait durer 9 mois, durant lesquels le parquet, les parties civiles, la défense, et finalement la cour s’efforceront de remonter le fil des attaques, de définir le parcours des terroristes, notamment à travers les témoignages d’enquêteurs, de chercheurs, de personnalités politiques, mais aussi de savoir si ces attentats auraient pu être déjoués et pourquoi ils ne l’ont pas été.La fin de l’automne a été consacrée à l’interrogatoire des enquêteurs français et belges. A partir de février 2022, le procès s’intéressera à la logistique des attentats et examinera le rôle de chacun des accusés. Viendront ensuite réquisitoire et plaidoiries, avant que justice ne soit rendue fin mai 2022, si le calendrier prévu s’avère tenable. A l’ouverture des débats, à la fin de l’été, les premiers à monter à la barre ont été les victimes et les proches de victimes. Pour Pascale Robert-Diard, couvrant le procès pour Le Monde, « En témoignant si nombreux à l’audience, ils déposent cette solitude que ni le soutien de leurs proches, ni les séances de psychothérapie, ni même l’écoute et la solidarité des associations […] n’a permis de vaincre ».Georges Salines, à la barre de la Cour d’Assises spéciale, après que votre femme a décrit ce qu’ont été pour votre famille les heures et les jours qui suivirent l’attentat, après que votre fils Clément a brossé le portrait de sa sœur, vous avez déclaré à la Cour : « Je vais vous parler de mes attentes vis-à-vis de ce procès. Ma principale attente était probablement d’entendre les parties civiles, et plus particulièrement celles qui, contrairement à moi et à quelques autres, ne s’étaient jamais exprimées dans la presse, dans des documentaires ou dans des livres. ». Cette attente a-t-elle été comblée ? Que tirez-vous d’autre de ce procès, aujourd’hui, trois mois après son ouverture et sans

Dec 26, 20211h 0m

Ep 250Bada #116 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (47) … avec Françoise Etchegaray (2/2) / 22 décembre 2021

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Françoise Etchegaray et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2021.Le Rayon Vert, L’Arbre, le Maire et la Médiathèque… Françoise Etchegaray a pris part au tournage de 7 longs-métrages réalisés par son ami et collègue, Éric Rohmer, entre leur rencontre en 1973 et la mort du réalisateur, le 11 janvier 2010. Dans Contes des Mille et un Rohmer (2020, Exils), elle reprend en 118 séquences des anecdotes de tournage à ses côtés, nous rapprochant à la fois de l’intime d’une relation amicale sincère, et la réalité technique de la production et la réalisation de films de la Nouvelle Vague. Malgré une certaine pudeur, on mesure progressivement combien Françoise occupait une place importante sur un plateau comme à la vie pour Éric Rohmer. Le réalisateur dira d’elle : « Je ne peux pas [m’en passer]. C’est ma muse ». Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 22, 202131 min

Ep 251Thématique : Nouvelle-Calédonie : une page mal tournée (avec Jean-François Merle) / n°224 / 19 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Avec cette semaine :Jean-François Merle, conseiller d’Etat honoraire et ancien collaborateur de Michel Rocard.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.NOUVELLE-CALÉDONIE : UNE PAGE MAL TOURNÉELe 12 décembre 2021, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont été appelés pour la troisième fois à s’exprimer par référendum sur l’indépendance de leur île. Située à 1 400km à l’Est de l’Australie, elle est une collectivité d’Outre-Mer française à statut particulier. Le territoire a conservé des séquelles de sa colonisation, fracturé entre d’un côté au nord et dans les îles Loyauté des populations indigènes kanakes, principale force indépendantiste, et au sud une large majorité de « Caldoches », descendants d’Européens, fournissant le gros des forces loyalistes. L’opposition historique entre ces deux camps a dégénéré et basculé dans le sang au cours des années 80, avant d’aboutir à la négociation, puis aux accords de Matignon-Oudinot en 1988 dont les visées étaient de pacifier les relations en entamant un processus d’émancipation. Dix ans plus tard, l’accord de Nouméa accordait une relative autonomisation à ces îles du Pacifique, en les dotant d’institutions propres et en leur promettant trois referendums sur leur indépendance dans les vingt ans. Si au cours des deux précédentes consultations, en 2018 et 2020, une majorité de Calédoniens a voté en faveur d’un maintien dans la République, l’écart s’est progressivement réduit et le « non » à la question « Voulez- vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » ne l’a emporté l’an dernier qu’à 53,3% des voix. (56,4% en 2018).Le référendum du 12 décembre s’est traduit par un non à l’indépendance à 96,49% des voix et 3,4% de oui. Ses suites sont frappées d’incertitudes diverses en raison d’un appel au boycott d’une majorité des mouvements indépendantistes, qui souhaitaient un report du scrutin en arguant d’une situation sanitaire ne permettant pas le déroulement optimal de la consultation. Cet appel a été largement suivi puisque le taux de participation s’est établi à 43,90% cette année, contre près de 86% lors de la dernière consultation en 2020. Autant d’éléments qui complexifient les négociations nécessaires à la définition d’un nouveau statut pour le Caillou.L’île est placée au cœur de tensions entre la Chine et ses voisins en Asie, à la fois pour ses ressources, dans la mesure où elle concentre 15% des réserves mondiales de nickel, et son emplacement privilégié en Océanie, alors que l’Empire du Milieu tisse progressivement des liens par ses Nouvelles Routes de la Soie vers l’Europe. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 19, 202159 min

Ep 247Bada #115 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (46) … avec Françoise Etchegaray (1/2) / 15 décembre 2021

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Françoise Etchegaray et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2021.Le Rayon Vert, L’Arbre, le Maire et la Médiathèque… Françoise Etchegaray a pris part au tournage de 7 longs-métrages réalisés par son ami et collègue, Éric Rohmer, entre leur rencontre en 1973 et la mort du réalisateur, le 11 janvier 2010. Dans Contes des Mille et un Rohmer (2020, Exils), elle reprend en 118 séquences des anecdotes de tournage à ses côtés, nous rapprochant à la fois de l’intime d’une relation amicale sincère, et la réalité technique de la production et la réalisation de films de la Nouvelle Vague. Malgré une certaine pudeur, on mesure progressivement combien Françoise occupait une place importante sur un plateau comme à la vie pour Éric Rohmer. Le réalisateur dira d’elle : « Je ne peux pas [m’en passer]. C’est ma muse ». Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 15, 202124 min

Ep 250La droite en désordre de marche / Y aura-t-il une guerre pour l’Ukraine ? / n°223 / 12 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 décembre 2021.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Cole Stangler, journaliste américain, pigiste pour plusieurs journaux étasuniens.LA DROITE EN DÉSORDRE DE MARCHEQuelques 114 000 sympathisants Les Républicains ont choisi à 60,95 % Valérie Pécresse pour candidate à la présidence de la République. L'autre finaliste, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, a recueilli 39,05 % des voix. Dans son premier discours de candidate, Valérie Pécresse a fait un clin d'œil à chacun de ses rivaux malheureux, en reprenant un thème identifiable à chaque fois. Le régalien pour Éric Ciotti, la justice sociale pour Xavier Bertrand, les services publics pour Philippe Juvin et la place de la France dans le concert des nations pour Michel Barnier et cette semaine, elle s’est rendue dans les fiefs de chacun d’entre eux. Cette image d’union avait été écornée par Éric Ciotti, interrogé après le passage de Valérie Pécresse avait jugé que (son) « message n'était pas un bon message. » En cause, le refus par la candidate de LR de reprendre dans son programme certaines mesures du député des Alpes-Maritimes, comme la création d'un « Guantanamo à la française ». Fort de son score élevé au second tour du congrès de LR, Éric Ciotti a créé son propre mouvement, baptisé A droite !, en promettant de « ne pas trahir » ses électeurs. Pour lui, si la droite veut gagner dans cinq mois, ce sont les électeurs d’Éric Zemmour qu'il faut aller chercher, et non pas ceux d'Emmanuel Macron qui ne reviendront, selon lui, jamais au bercail. Un avis partagé par le directeur de campagne de Valérie Pécresse, Patrick Stefanini, pour qui : « Nous devrons récupérer les électeurs partis chez Zemmour et Le Pen sans faire le distinguo. »« Même si je n'ai pas gagné ce congrès, mes idées ont triomphé » a estimé Éric Ciotti. En meeting à Villepinte devant 11 000 supporters, Éric Zemmour a saisi la balle au bond et repris à son compte le slogan identitaire du député des Alpes Maritimes : « Pour que la France reste la France ». Une soirée « Les Républicains avec Zemmour » a reçu sa visite et lui a donné l’occasion de fustiger le parti de Valérie Pécresse et d’appeler les ciottistes à le rejoindre. Pour le leader du nouveau parti « Reconquête », la question des 500 signatures est pendante, alors que Marine Le Pen est, sur ce point, dans une meilleure position. La droite dure est donc désormais représentée par deux candidats et demi : Valérie Pécresse n’avait-elle pas déclaré, lors du lancement de sa campagne : « Je suis 2/3 Merkel et 1/3 Thatcher ». ***Y AURA-T-IL UNE GUERRE POUR L’UKRAINE ?Mi-novembre, les États-Unis, suivis par l'Otan, ont exprimé des inquiétudes quant aux 175 000 hommes massés par la Russie aux abords de l'Ukraine. Cette « activité militaire inhabituelle » peut faire craindre une invasion du pays, ce dont Moscou se défend. Depuis 2014, l'est de l'Ukraine est en proie à une guerre entre des forces irrégulières pro-russes établies dans la région du Donbass et le pouvoir central de Kiev. Ce conflit a déjà fait 13 000 morts malgré les accords de cessez-le-feu de Minsk, conclus en 2015. Moscou est accusé d'armer et de financer les forces irrégulières, voire de fournir des combattants sans insignes. La Russie et l'Ukraine partagent de nombreux motifs de discorde, les uns remontant à Catherine II, le dernier en date lié à l’annexion par les Russes de la Crimée et de Sébastopol en 2014, suivie de son annexion par Moscou, que quasiment personne dans le monde n'a reconnu, hormis la Biélorussie et la Syrie.La Russie se dit obligée de procéder à des déploiements « préventifs » car Kiev fomenterait une reconquête du Donbass où vivent 600 000 citoyens ukrainiens dotés ces dernières années d'un passeport russe. Vladimir Poutine dénonce les « provocations » de l'Otan en mer Noire ou le déploiement de certaines unités à l'intérieur même de l'Ukraine, ce que l'Alliance dément. Le 2 décembre, le Kremlin avait exigé des « garanties sécuritaires » à ses frontières, notamment l'abandon du projet d'adhésion de l'Ukraine à l'Otan. « Ce n'est pas une option », a répliqué le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, en rappelant que l'adhésion de son pays à l'Otan et à l'UE figurait dans la Constitution. Le 6 décembre, Joe Biden s'est entretenu avec Emmanuel Macron, Angela Merkel, Boris Johnson et Mario Draghi afin de se concerter sur la situation en Ukraine. A l’issue, les États-Unis ont fait savoir qu'en cas d'attaque de l'Ukraine par la Russie, ils prendraient de nouvelles sanctions économiques massives, mais sans envisager une riposte militaire directe, a expliqué un haut responsable de l'administration américaine. Des sc

Dec 12, 20211h 1m

Ep 248Bada # 114 : Les questions du public (coalition allemande et relations France - UK) / 8 décembre 2021

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public le 2 décembre 2021 à Évron.Avec cette semaine :Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 8, 202120 min

Ep 248Rouge, Vert, Jaune : la méthode allemande / France - Grande-Bretagne : le torchon brûle / n°222 / 5 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public le 2 décembre 2021 à Évron.Avec cette semaine :Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. ROUGE,VERT, JAUNE : LA MÉTHODE ALLEMANDE En Allemagne, après moins de deux mois de négociations, les Verts, les sociaux-démocrates (SPD) et les libéraux (FDP) se sont entendus le 24 novembre sur un contrat de coalition de 177 pages. Baptisé « Oser plus de progrès - alliance pour la liberté, la justice et la durabilité », ce contrat a pour priorités immédiates la relance et la réorganisation de la lutte contre l'épidémie autour de l'obligation vaccinale, alors que le pays connaît une flambée des contaminations. Le programme de gouvernement concerne la lutte contre le changement climatique et la limitation de la hausse des températures à 1,5 °C, qui devient un objectif général pour les ministères de l'agriculture, du logement et de l'énergie. La couverture de 80 % de la consommation d'électricité par des énergies renouvelables est prévue dès 2030 contre 40 % aujourd'hui. La coalition insiste sur la nécessité d'investir massivement dans la modernisation du pays, dont les infrastructures, en particulier numériques, sont vétustes, un plan d’investissement sans hausse des impôts et du déficit. Le contrat prévoit deux mesures sociétales auxquelles seront sensibles les jeunes, principal électorat des Libéraux et des Verts : le droit de vote à partir de 16 ans et la légalisation du cannabis, en distribution contrôlée pour les majeurs. Les trois partis s’accordent sur une hausse du salaire minimum de 9,35 euros à 12 euros, sur la réforme des retraites et sur la construction de 400 000 logements par an. En Europe, le nouveau gouvernement souhaite s'engager dans une politique volontaire et active. Il ouvre la voie à une révision du pacte de stabilité et prévoit de consacrer 3 % du PIB à l'action internationale ce qui est compatible avec la hausse de l'effort de défense.Le poste de chancelier revient au social-démocrate Olaf Scholz, qui a permis au SPD de terminer en tête des élections du 26 septembre dernier - il doit encore recevoir l'onction du Bundestag, a priori la semaine prochaine. Le portefeuille des Finances est attribué au FDP. Leur chef, Christian Lindner, fervent défenseur de l'orthodoxie budgétaire, est pressenti pour l'occuper. Les Verts obtiennent les Affaires étrangères, qui devraient échoir à leur co-leader Annalena Baerbock, ainsi qu'un « super-ministère » regroupant Economie et Climat, qui devrait être dirigé par l'actuel coprésident des Verts Robert Habeck, qui deviendra vice-chancelier. Les Verts ont également obtenu les portefeuilles de l'Agriculture et de l'Environnement, et celui de la Famille. C'est la première fois qu'une coalition de trois formations va diriger l'Allemagne. Après avoir franchi avec succès l’étape des négociations le SPD, les Verts et le FDP doivent désormais convaincre les membres de leurs propres partis d’approuver le texte pour former un gouvernement.Le contrat de coalition est une tradition allemande qui remonte à 1961. Un document qui n’est pas juridiquement contraignant. Sous la dernière grande coalition de la chancelière sortante Angela Merkel, près de 20 % des objectifs inscrits en 2018 dans le contrat liant la CDU-CSU au SPD n’ont pas été réalisés.***FRANCE - GRANDE-BRETAGNE : LE TORCHON BRÛLELa relation diplomatique franco-britannique s’est envenimée après le naufrage d'une embarcation qui a coûté la vie à vingt-sept migrants. Le lendemain, Boris Johnson a rendu publique sur Twitter une lettre à Emmanuel Macron avant qu’elle ne soit remise à son destinataire. Le Premier ministre britannique y demandait à la France de reprendre les immigrés arrivant sur les côtes de la Grande-Bretagne... « On ne communique pas d'un dirigeant à l'autre sur ces questions-là par tweets et par lettres qu'on rend publiques », a dénoncé le président français. En représailles, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annulé l'invitation de son homologue britannique à une réunion consacrée aux migrants à Calais. A l’issue de celle-ci, le ministre de l'Intérieur a appelé le Royaume-Uni à ouvrir un « accès légal à l'immigration » et à prendre « ses responsabilités », rappelant que, chaque année, 30 000 demandes d'asile sont enregistrées en Grande-Bretagne contre environ 150 000 en France. Il a précisé que la France n'entend pas remettre en cause les accords du Touquet de 2004. Ces accords placent la frontière britannique côté français et stipulent que Paris ne peut pas laisser les migrants traverser la Manche. En 2018, est venu s'ajouter le traité de Sandhurst en vertu duquel le Royaume-Uni a accepté de verser chaque année quelque 50 mi

Dec 5, 20211h 1m

Ep 246Bada # 113 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (45) … avec Patrick Frémeaux (2/2) / 1er décembre 2021

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frAprès avoir investi à 17 ans le domaine de la production, pour le pianiste de jazz Claude Bolling notamment, Patrick Frémeaux fonde en 1991 Frémeaux & Associés. La maison de disques se donne pour objectif de reprendre les musiques populaires de la première moitié du XXe siècle. Ses activités seront progressivement étendues à la vente des grands discours de l’histoire, de livres audio, de cours-conférences et de sons de la nature. Patrick Frémeaux développe en parallèle une galerie d’art, à laquelle se greffe l’expertise d’un commissaire-priseur permanent, il reprend un vignoble, se fait bailleur social.. Comment ces activités s’imbriquent et se complètent-elles ? Le disque peut-il encore être une source de rentabilité ?Une conversation entre Patrick Frémeaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 novembre 2021. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 1, 202124 min

Ep 248Bande-annonce du Nouvel Esprit public

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dec 1, 20210 min

Ep 247Les Antilles en colère / Les embarras de Joseph R. Biden Jr. / n°221 / 28 novembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit. LES ANTILLES EN COLÈREDepuis le 18 novembre en Guadeloupe, la mobilisation contre l'obligation vaccinale et la suspension de postes de soignants non vaccinés se traduit par des violences qui se sont étendues cette semaine à la Martinique : voitures incendiées, pillages de commerces, barrages autoroutiers transformés en incendies, tirs à balles réelles sur les véhicules de gendarmes, pillages de banques et de magasins alimentaires… Le gouvernement a envoyé en Guadeloupe le week-end dernier 200 agents supplémentaires de métropole, dont 50 membres des unités du GIGN et du Raid. Le préfet a prolongé le couvre-feu, instauré entre 18 heures et 5 heures du matin, jusqu'à aujourd’hui [dimanche 29 novembre]. Une soixantaine de Guadeloupéens ont été interpellées par les forces de l'ordre et trente, soupçonnés d'avoir participé aux violences urbaines, ont été jugés lundi en comparution immédiate à Pointe-à-Pitre.Les motifs de la contestation dépassent largement la question sanitaire : inégalités sociales renforcées par la crise sanitaire ; chômage des jeunes ; pouvoir d'achat et disparités du niveau de vie ; mais les réticences des Antillais à se faire vacciner proviennent aussi du scandale du chlordécone ce pesticide largement utilisé dans les champs de banane entre 1972 et 1993 et dont la grande toxicité a été très longtemps niée par les gouvernements. Ce qui est considéré aux Antilles comme un « mensonge d'Etat » est à mettre en rapport avec le petit nombre de vaccinés en Guadeloupe seuls 38% des plus de 12 ans ont accédé à la protection vaccinale complète contre près de 90 % en métropole. Parmi les soignants de l’île – pour lesquels la vaccination est obligatoire depuis le 16 novembre –, le taux de vaccination contre le Covid-19 s’élève à 85 %, mais des poches de résistance subsistent, et on dénombrait, lundi, 566 suspensions au CHU de Pointe-à-Pitre pour défaut de vaccination. Malgré une dépense d’argent public par tête supérieure de 60% à ce qu’elle est en métropole, près d'un tiers de la population en Guadeloupe comme en Martinique, vit sous le seuil de pauvreté (contre 14 % en métropole. Avec 19,3 % au 30 septembre, le taux de chômage guadeloupéen est plus de deux fois plus élevé qu'en métropole (il est de 15 % en Martinique). Le PIB par habitant est, dans les deux îles, très inférieur à la moyenne nationale : 24.110 euros pour la Martinique et 22.427 pour la Guadeloupe, selon l'Insee en 2018, contre 35 763 pour la métropole.Le Président de la République a reconnu que la situation était « très explosive » tandis que le Premier ministre a appelé « au calme et à la responsabilité », annonçant la création d'une « instance de dialogue » visant à « convaincre et accompagner individuellement et humainement les soignants concernés » par des craintes liées à l'obligation vaccinale. Toutefois, le gouvernement exclut de revenir sur l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers et le ministre de l’Intérieur a déclaré que « le rétablissement de l'ordre public est le préalable à toute discussion ».***LES EMBARRAS DE JOSEPH R. BIDEN JR.Dégringolade dans les sondages, bras de fer avec le Congrès, crise migratoire, inflation et errements en politique étrangère… Dix mois après son entrée en fonctions, une enquête d’opinion Harvard-Harris pointait en septembre une inversion préoccupante : la cote d’approbation de Joe Biden (46 %) y était dépassée par celle de Donald Trump(48 %). En matière d’immigration, le président américain avait promis une politique plus humaine que son prédécesseur. Confronté à l’afflux de migrants haïtiens, à Del Rio, au Texas, Joe Biden a mélangé selon le mot d’Adrien Jaulmes, les expulsions discrètes et les admissions opaques. Sa grande réforme de l’immigration est dans l’impasse au Congrès, et ses espoirs de faire naturaliser une partie des millions de sans-papiers vivant dans le pays ont encore été recalés au Sénat. En Virginie, l’élection le 2 novembre du républicain Glenn Youngkin est un revers pour Biden qui avait soutenu le gouverneur démocrate Terry McAuliffe. L’inflation a atteint 5,4% sur 12 mois, tandis que les prix des marchandises hors produits alimentaires et énergie ont grimpé de plus de 12 % en rythme annuel. Les conflits sociaux portant sur les salaires et les conditions de travail se sont multipliés. Pour décrocher un accord politique le 19 octobre sur son projet « Build Back Better » « mieux reconstruire » qui prévoit de nombreuses réformes en matière de santé, d'éducation et d'écologie ainsi que des investissements pour lutter contre la fraude fis

Nov 28, 20211h 4m

Ep 246Bada # 112 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (44) … avec Patrick Frémeaux (1/2) / 24 novembre 2021

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Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frAprès avoir investi à 17 ans le domaine de la production, pour le pianiste de jazz Claude Bolling notamment, Patrick Frémeaux fonde en 1991 Frémeaux & Associés. La maison de disques se donne pour objectif de reprendre les musiques populaires de la première moitié du XXe siècle. Ses activités seront progressivement étendues à la vente des grands discours de l’histoire, de livres audio, de cours-conférences et de sons de la nature. Patrick Frémeaux développe en parallèle une galerie d’art, à laquelle se greffe l’expertise d’un commissaire-priseur permanent, il reprend un vignoble, se fait bailleur social.. Comment ces activités s’imbriquent et se complètent-elles ? Le disque peut-il encore être une source de rentabilité ?Une conversation entre Patrick Frémeaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 novembre 2021. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 24, 202125 min

Ep 246Primaire LR : à droite toute ! / Loukachenko : la politique des otages / n°220 / 21 novembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 novembre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.PRIMAIRE LR : À DROITE TOUTE !Un peu plus de 125 000 adhérents, à jour de cotisation, vont choisir par vote électronique le prochain candidat du parti Les Républicains à la présidentielle, lors du congrès prévu le 4 décembre prochain. Deux des quatre débats télévisés prévus jusqu’au 30 novembre entre Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Michel Barnier, Éric Ciotti et Philippe Juvin se sont tenus. De l’un à l’autre, les prétendants ont durci leurs discours, notamment sur les thèmes de l’immigration et de la sécurité. Fin août, le patron des Hauts-de-France, Xavier Bertrand a alerté sur « le combat engagé par l'islamisme radical contre notre civilisation » et proposé un référendum sur l'immigration. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse a multiplié les propositions, comme l'instauration de quotas d'immigration ou la généralisation des comparutions immédiates pour les flagrants délits. L'ex-commissaire européen, Michel Barnier a surpris son monde en proposant l'instauration d'un « moratoire sur l'immigration » associé à « un bouclier constitutionnel » pour éviter toute condamnation par la justice européenne. Le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti a plaidé pour « une priorité nationale et communautaire européenne sur l'emploi, les allocations et le logement », reprenant à son compte un concept défendu par le Front national et le Rassemblement national depuis des années et a préconisé d'ouvrir un « Guantanamo à la française » outre-mer. Seul le maire de La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine, Philippe Juvin s’est abstenu de propositions et de formules chocs, affirmant sa volonté d'être « très ferme » sans être « caricatural ».Tous les candidats plaident pour une souveraineté française renforcée par rapport aux règles européennes. Dès le 9 septembre, l'ancien négociateur du Brexit, Michel Barnier a défendu la nécessité de retrouver une « souveraineté juridique » en matière d'immigration « pour ne plus être soumis aux arrêts de la Cour de justice de l'UE ou de la Cour européenne des droits de l'homme ». Une critique qui a ulcéré ses anciens collègues à Bruxelles. Valérie Pécresse a contesté la primauté du droit européen sur les « identités constitutionnelles » des Etats membres de l'Union européenne, tandis que Xavier Bertrand a proposé d'introduire dans la Constitution « un mécanisme de sauvegarde des intérêts supérieurs de la France. Éric Ciotti a souhaité « modifier l'article 55 de la Constitution pour affirmer la primauté de la Constitution sur les décisions européennes ».***LOUKACHENKO : LA POLITIQUE DES OTAGESDepuis le mois d’août, les Européens accusent le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, d’alimenter la crise migratoire en délivrant des visas à des migrants et en affrétant des vols, notamment au départ de la Turquie, pour se venger des sanctions occidentales imposées en 2020 à la suite de la brutale répression d’opposants qui contestent sa réélection. Alors que la Pologne a déployé 15 000 militaires, érigé une clôture surmontée de fil de fer barbelé et approuvé la construction d’un mur à la frontière, Moscou et Minsk mènent des exercices militaires communs près de la frontière polonaise. Varsovie a refusé l’aide de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes. Elle a aussi interdit aux ONG et journalistes l’accès à la zone frontalière. Également membre de l'UE, la Lituanie a, comme la Pologne, décrété l'état d'urgence à sa frontière avec la Biélorussie, tandis que l’Ukraine, pays voisin de la Biélorussie, a annoncé le déploiement de 8 500 militaires supplémentaires à la frontière.Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence le 11 novembre. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, ont accusé Minsk de vouloir « déstabiliser les pays voisins » et « détourner l’attention de ses propres violations croissantes des droits humains ». Le président biélorusse, soutenu par la Russie, a démenti toute instrumentalisation des migrants. La Turquie, carrefour aérien majeur entre Europe et Moyen-Orient, a annoncé le 12 novembre que les Irakiens, Syriens et Yéménites ne seraient plus autorisés à embarquer pour la Biélorussie à partir de ses aéroports « jusqu’à nouvel ordre ».Sur le terrain, les migrants sont pris en étau entre les forces biélorusses qui, selon Varsovie, les contraignent à avancer en tirant parfois des coups de feu en l’air, et les gardes-frontières polonais qui les refoulent sans ménagement. Entre 3 000 et 4 000 personnes sont coincées du côté biélorusse, dont des femmes et des enfants. Ils

Nov 21, 20211h 1m

Ep 241Bada # 111 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (43) … avec Olivier Meyer / 17 novembre 2021

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Olivier Meyer est le directeur programmateur du théâtre de Suresnes Jean-Vilar depuis 1990. Il a dans ce cadre fondé le Festival Suresnes Cité Danses, offrant le premier il y a trente ans la légitimité de la scène au hip-hop, un art de la rue. Il propose des représentations diversifiées s’inscrivant entre un répertoire classique et contemporain, une programmation pluridisciplinaire accessible, qui mobilise les habitants et fait du lieu chargé d’histoire un « pivot culturel et de sociabilité », dans la lignée du Théâtre National Populaire (TNP). Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 17, 202125 min

Ep 244Thématique : La guerre de vingt ans, avec Elie Tenenbaum / n°219 / 14 novembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 octobre 2021.Avec cette semaine :Elie Tenenbaum, directeur du Centre des Études de Sécurité de l'Institut Français des Relations Internationales.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. Dans « La Guerre de vingt ans », un livre récompensé cette année par le prix du livre Géopolitique, Marc Hecker et Elie Tenenbaum chercheurs à l'Institut français des relations internationales, spécialistes des questions de défense et de terrorisme font la rétrospective de deux décennies de lutte contre le terrorisme, en particulier sur les théâtres étrangers : du début de la « guerre contre le terrorisme » américaine, après les attentats du 11 septembre 2001, à New York, à la fin du contre-terrorisme comme priorité stratégique revendiquée par les États-Unis. En 2021, les États-Unis se sont retirés d’Afghanistan, vingt ans après avoir occupé le pays pour traquer al-Qaïda tandis que la France est engagée dans un conflit comparable au Sahel, où elle tente de résorber la menace djihadiste qui ne cesse pourtant de croître aux quatre coins du désert.L’ouvrage distingue cinq actes. De 2001 à 2006 : après l'onde de choc des attentats du 11-Septembre, les États-Unis réagissent en renversant les Talibans en Afghanistan puis le régime de Saddam Hussein en Irak. De 2006 à 2011, de nouvelles méthodes de contre-insurrection sont mises en œuvre pour tenter de stabiliser ces deux pays. De 2011 à 2014, les djihadistes profitent du printemps arabe pour se relancer. De 2014 à 2017, c'est l'apogée de Daech en zone syro-irakienne. Enfin, le cinquième acte est encore en cours : la menace s'adapte à la perte du sanctuaire levantin. Parmi les enseignements tirés de ces différentes étapes, il ressort que les djihadistes ont une véritable pensée stratégique, savent innover et font preuve d'une remarquable capacité d'adaptation. Toutefois, estiment les auteurs, s’ils demeurent une menace durable et peuvent nous porter des coups et nous faire mal, ils ne constituent pas une menace existentielle. En surréagissant, nous risquons d'entrer dans un processus d'escalade dangereux, nous mettent en garde Hecker et Tenenbaum, rappelant que l’Occident représente à peine 1% des victimes du terrorisme dans le monde, avec en 2020 plus de morts du fait du terrorisme d’ultra-droite que du terrorisme djihadiste. En revanche, en Irak ou en Afghanistan, au Nigéria ou au Mozambique de véritables guerres se déroulent avec des bilans beaucoup plus lourds. Au total, ce sont les musulmans qui, à travers le monde, payent le prix le plus élevé du terrorisme djihadiste.Si Daech a fini par perdre son sanctuaire au Levant, ce groupe n'a pas disparu : il pratique encore la guérilla et son idéologie continue d'attirer des sympathisants. Fin 2018, le Center for Strategic and International Studies comptabilisait entre 100.000 et 230.000 djihadistes actifs dans le monde, soit deux à trois fois plus qu’en 2001. Aujourd'hui, il semble que le centre de gravité du djihadisme soit en train de se déplacer vers le sud. En Afrique, les trois fronts les plus visibles sont la Somalie, la bande sahélo-saharienne et le bassin du Lac Tchad, où sont présents des partisans d'al-Qaïda et de Daech, tandis que d'autres foyers voient le jour comme au nord du Mozambique. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 14, 202158 min

Ep 246Bada # 110 : Les questions du public (COP26 et gauche à la présidentielle) / 10 novembre 2021

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Les questions du public lors de l’enregistrement du 7 novembre 2021 à l’Ecole alsacienne.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 10, 202136 min

Ep 245COP26 : le changement mais pas maintenant / La gauche devant la présidentielle / n°218 / 7 novembre 2021

Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en direct et en public à l’Ecole alsacienne le 7 novembre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.COP 26 : LE CHANGEMENT MAIS PAS MAINTENANT« Réunion de la dernière chance », « Sommet décisif », « Tournant pour l'humanité »… A Glasgow, il a plu des hyperboles sur la 26ème conférence des Nations unies sur le climat, la COP26, perçue comme un moment-clé dans l'histoire des négociations climatiques. Elle réunit jusqu’au 12 novembre quelque 30 000 personnes venues de 196 pays dont 120 chefs d’État, mais ni Vladimir Poutine, ni Xi Jinping, des membres de la société civile (entreprises, ONG, scientifiques, collectivités territoriales, populations autochtones, syndicats). Les médias du monde entier en rendent compte. Cette « Conférence des parties » s'avère la plus importante depuis l'adoption de l'accord de Paris sur le climat en 2015. Elle constitue un test de crédibilité pour ce traité international puisqu'elle montrera si son principe fondateur fonctionne : pousser les pays à accroître tous les cinq ans au moins leurs engagements, afin de parvenir à la neutralité carbone d'ici à 2050. Un premier relèvement collectif des objectifs aurait dû avoir lieu en 2020, mais le Covid-19 a empêché la COP de se tenir. Les constats convergent : le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l’ONU (Giec) table sur une augmentation de 1,5°C des températures dès la fin de la décennie actuelle. Le dernier Emissions Gap Report de l'ONU estime que : « l'objectif 1,5°C » en 2100 ne peut plus être atteint qu'au prix d'une division par deux en huit ans des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Dans le trio de tête des plus gros pollueurs, on retrouve la Chine, les États-Unis et l'Union européenne.Quant aux 100 milliards de dollars annuels promis pour 2020 par la COP de Copenhague, en 2009, afin de soutenir la lutte des pays en développement contre le changement climatique annoncés, à peine 80 milliards de dollars ont été décaissés, selon la dernière estimation fournie en septembre par l'OCDE.Ces dernières semaines, certains pays, y compris parmi les plus récalcitrants, se sont engagés à atteindre la neutralité carbone au milieu du siècle, comme l'Australie, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou la Turquie qui vient de ratifier l'accord de Paris. D'autres importants pollueurs ont relevé leurs objectifs pour 2030, à l'instar du Japon ou de l'Afrique du Sud. Désormais, plus de 140 pays ont déposé auprès de l'ONU de nouveaux engagements climatiques pour 2030. Toutefois, en totalisant l'ensemble de ces engagements, les émissions devraient augmenter de 16 % en 2030 par rapport à 2010, alors qu'il faudrait les réduire de 45 % pour avoir une chance de rester sous un réchauffement d’1,5 °C.Accusant les dirigeants mondiaux de faire des promesses creuses, des milliers de jeunes ont manifesté le 5 novembre à Glasgow, puis le 6, de Sydney à Paris, à Londres ou à Mexico.***LA GAUCHE DEVANT LA PRÉSIDENTIELLEA six mois de la présidentielle, l'éparpillement des candidatures à gauche et la faiblesse des intentions de vote ne permettent à aucune personnalité d'émerger. Trois des cinq candidats déclarés plaident pour l’union mais chacun en revendique le leadership : Jean-Luc Mélenchon parce qu’il est en tête dans les sondages, Anne Hidalgo parce qu’elle représente l’« opérateur historique » de la gauche et Yannick Jadot parce que la question écologique est devenue centrale. Fabien Roussel présenté par le parti commuiste et Arnaud Montebourg soutenu par la Gauche républicaine et socialiste.Selon un sondage Ipsos pour Le Parisien et France info publié le 22 octobre, les deux tiers des sympathisants de gauche disent souhaiter une union de leur camp au premier tour mais 64 % d'entre eux ne croient pas que cela soit possible. C’est aussi ce que pensent 72% des Français. 51% d'entre eux jugent toutefois que c'est « une bonne chose » que les différents partis de gauche soient chacun représentés par un candidat différent, afin que les électeurs puissent choisir quelqu'un qui corresponde à leurs idées.Le candidat de la France insoumise est celui qui semble avoir le plus de « différences incompatibles » avec ses concurrents. Ainsi, 62 % des Français jugent qu'il a « des différences incompatibles » avec Anne Hidalgo, 58 % jugent que c'est aussi le cas avec Arnaud Montebourg et 57% avec Yannick Jadot. À l'inverse, 70% des Français pensent qu'Anne Hidalgo et Yannick Jadot ont « des différences, mais ne sont pas incompatibles » ou n'ont « pas tant de différences que cela ».Cette campagne sera sa dernière, affirme le candidat de La France insoumise. Le parti pourrait changer de nom pour céder la place à l'

Nov 7, 20211h 1m

Ep 242Bada # 109 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (42) … avec Martine et Gérald Harlin (2/2) / 3 novembre 2021

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Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (42) avec Martine et Gérald Harlin restaurateurs du château de Bournazel, (Aveyron) (2ème épisode). L’un des plus importants château de la Renaissance, construit au milieu du 16ème siècle dans une province alors très riche, Le Rouergue, par Jean de Buisson et son épouse Charlotte de Mancip, partiellement détruit à la Révolution, partiellement démoli par son propriétaire au XIXème siècle à la suite du refus de Viollet le Duc de le classer monument historique (il le sera en 1942), repris par la Sécurité sociale en 1946, transformé en maison de convalescence et finalement vendu à la demande de l’architecte des Bâtiments de France aux époux Harlin qui mettront 14 ans à le restaurer, ainsi que ses jardins. Martine et Gérald Harlin décrivent les étapes de ce travail gigantesque qui leur a valu le grand trophée Dassault Monument. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 3, 202127 min