
Fréquence Terre
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We, Explore – 2/3- : un champ de lin pour un champ de solutions
Montez à bord de We, EXPLore, bateau en fibre de lin skippé par Roland JOURDAIN, multiple vainqueur de la Route du Rhum. Découvrez une innovation majeure à moindre impact pour les bateaux de course ou de plaisance : le lin D. KRUPKA www.longitude181.org
We, Explore -1/3 – Roland JOURDAIN, coureur au large engagé!
Montez à bord de We, EXPLore, bateau en fibre de lin skippé par Roland JOURDAIN, multiple vainqueur de la Route du Rhum.Découvrez une innovation majeure à moindre impact pour les bateaux de course ou de plaisance. à moindre impac. D.KRUPKA www.longitude181.org
Qu’allez-vous faire de votre désir d’écrire ?
Vous êtes nombreux à avoir un rêve d’écrire un roman, un essai, une nouvelle ou un scénario. Mais qu’y-a-t-il derrière cette envie ? Un besoin d’être reconnu.e, un besoin d’être aimé.e, ou peut-être un besoin d’introspection ? Alors comment dépasser ses peurs, comment se sentir légitime et passer à l’acte ? « Pour écrire, il faut renoncer à écrire ». En d’autres mots, il faut renoncer à une certaine représentation de l’écriture et s’engager dans le fait d’écrire par un choix délibéré et réfléchi. C’est la proposition de l’auteur Eudes Séméria dans son ouvrage intitulé « Ecrire » paru aux éditions Albin Michel. Eudes Séméria est psychologue-clinicien, psychothérapeute et s’inscrit dans l’approche existentielle et humaniste. L’ouvrage « Ecrire » est construit comme un guide pour accompagner ce désir d’écrire et surtout ne pas le lâcher. Quelques notions théoriques très digestes et diverses références à différents auteurs, illustrent le processus d’écriture. La première étape consiste à explorer ses priorités et lorsqu’elles sont bien définies, un changement profond s’opère. En effet, le cerveau aime beaucoup les règles et tend à les automatiser rapidement. Alors adopter la règle d’écrire tous les jours sans exception ne serait-ce que quelques minutes, vous permettra de vous impliquer et votre enthousiasme « d’écrivant » sera maintenu. L’auteur envisage l’écriture comme une création de soi par soi et il va jusqu’à proposer un exercice d’écriture et de l’analyser, c’est-à-dire de développer son propre avis sur sa créativité. Vous verrez, c’est tout à fait possible, il n’y a qu’à suivre le chemin indiqué. Et puis, vous découvrirez un autre exercice étonnant, une voyance littéraire. Au final, plus aucuns doutes, l’écriture est une magie.
Trois cents jeunes sur un vélo : pédagogiquement vôtre !
Des technocrates et politiciens s’évertuent à concocter des réformes alambiquées et autre « Pacte d’excellence » à l’adresse du monde enseignant, comme si chaque ministre de l’Education voulait graver son nom dans le marbre de l’histoire de l’Enseignement universel, à l’instar des Decroly, Freinet, Montessori, Rogers… Durant ce temps, dans des conditions parfois pénibles, les enseignants vaquent à leur vocation, car c’en est bien une, celle de partager leurs compétences et de transmettre leur savoir à la génération suivante. Et, parfois, au-delà de l’aspect pédagogique, des enseignants y ajoutent une dimension, ô combien prisée en ces temps difficiles : l’apprentissage de la sociabilité. Pour ce faire, certains n’hésitent pas à sortir des sentiers battus, c’est le moins qu’on puisse dire. Ainsi, au Collège Saint-Michel à Bruxelles, une « animation vélocipédique » mena sur près de deux cents kilomètres durant trois jours, quelque trois cents étudiants encadrés par des enseignants, parents et accompagnateurs bénévoles, tous juchés sur un vélo et roulant en un peloton compact de ville en village, de ravitaillement en aire de repos, de paysage en site urbain ou rural. Cette leçon de vie en société doublée d’une solidarité de chaque instant, d’une organisation minutieuse et d’une intendance œuvrant dans l’ombre, valait bien toutes les réformes dites pédagogiques. Qu’on se le dise dans les pléthoriques cabinets ministériels. Photos : P.Gf
Où est l’esprit de Mai 68 ?
Selon Clare Doyle, membre du secrétariat international du Comité pour une Internationale Ouvrière : « En France, comme dans beaucoup d’autres pays, il pourrait y avoir aussi une irruption soudaine de luttes de classes sérieuses. La désindustrialisation a détruit un demi-million d’emplois depuis 2001 dans la « ceinture de rouille » du Nord-Est de la France. Entre 2001 et 2006, il y eut une augmentation massive de la proportion du salaire d’un ouvrier utilisée pour payer ses besoins alimentaires de base et ses factures : de 50 à 75% », écrivait-elle en 2008, soit quatre décennies après les événements de Mai 68 Ces événements, écrit-elle encore, ont aussi démontré de façon concluante que la révolution socialiste ne peut être mise en œuvre par une autre classe que la classe ouvrière elle-même. En France, en 1968, avec la puissance importante de la classe ouvrière et le soutien des classes moyennes, la révolution socialiste aurait pu être menée à bien pacifiquement en quelques jours, conclut-elle. Et en 2023 ? Geoffroy de Lagasnerie, auteur de Sortir de notre impuissance politique paru chez Fayard, indique : « Dès que nous nous plaçons en position défensive, les forces réactionnaires progressent car nous sommes condamnés, dans le moment même où nous luttons, à présenter comme norme positive l’ordre institué des choses. Les pensées réactionnaires, petit à petit, gagnent du terrain. Quand on critique une mesure en la qualifiant d’exceptionnelle, de régressive, on a tendance à vouloir retrouver, et donc conserver, l’ordre qui était là avant, alors que c’est précisément lui qu’il faut attaquer. » En somme, tout le travail de sape social-démocrate et de droite commencé par Mitterrand et poursuivi par les Sarkozy, Hollande et Macron a creusé un sillon au grand profit de Le Pen.
Ici commence l’Océan-épisode 4- Soyez plus sobre avec bonheur!
Quatrième opus de la série de podcast « Ici commence l’Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée. Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER. « Ici commence l’Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après une réconciliation avec l’Océan, et une revue des solutions aux pollutions domestiques quotidiennes et des déchets, je fais ici référence aux trois épisodes précédents de cette série de chroniques, examinons notre consommation ou surconsommation. Car nous consommons sans même nous en rendre compte, et c’est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! C’est ici que commence l’Océan ! A découvrir dans cette chronique également sur youtube :https://youtu.be/cZATCQWC-ZY D. KRUPKA
Ici commence l’Océan – épisode 3- Devenez Zéro déchet!
Troisième opus de la série de podcasst « Ici commence l’Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée. Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER. « Ici commence l’Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après une réconciliation avec l’Océan, et une première réduction des pollutions domestiques quotidiennes, je fais ici référence aux deux épisodes précédents de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une autre menaces principales qui pèsent sur l’Océan , je veux parler de nos déchets. Oui nos déchets ! Et c’est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! C’est ici que commence l’Océan ! A découvrir dans cette chronique également sur youtube :https://youtu.be/SseeEekxozQ D. KRUPKA
Ici commence l’Océan-épisode2- Réduisez vos pollutions domestiques!
Deuxième épisode de la série de podcast « Ici commence l’Océan », série éponyme de la campagne « Ici commence l’Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée. Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.« Ici commence l’Océan » est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan. Après s’être réconcilier avec l’Océan, je fais ici référence au précédent épisode de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une des menaces principales qui pèsent sur l’Océan , je veux parler de nos pollutions domestiques. Elles affectent les océans par le lien du cycle de l’eau . Ce cycle de l’eau qui , si on en remonte le fil , nous conduit aux fleuves, rivières, lacs, et un cran plus loin en amont des stations d’épuration, quand elles existent ou sont suffisantes. Et en amont des stations d’épuration, ce sont nos éviers, douche , Wc et autres égouts qui charrient les polluants qui proviennent de nos usages au quotidien . Et c’est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! A découvrir dans cette chronique également sur youtube : https://youtu.be/Zt9oKChwfGM D. KRUPKA
Une petite habitude peut changer votre vie. La méthode 1%.
Aujourd’hui, nous sommes le résultat des habitudes que nous avons adoptées au cours des cinq dernières années. Et par conséquent dans cinq ans, nous serons le résultat des habitudes que nous avons décidé d’entreprendre à partir de ce jour. Les habitudes sont des comportements automatiques que notre cerveau utilise pour prendre des décisions sans réfléchir. C’est une force quasi invisible qui influence notre quotidien et façonne notre identité. Bonne nouvelle, rompre le cercle des mauvaises habitudes est possible. Bien sûr la présence de motivation est très importante mais il se peut que la motivation soit moindre ou absente alors l’habitude peut prendre adéquatement le relai. Et dans un monde qui change à la vitesse de la lumière, il devient prioritaire de pouvoir travailler sur soi rapidement et efficacement. Luca Mazzucchelli est psychologue, psychothérapeute et entrepreneur. Avec « La méthode 1% » parue aux éditions Albin Michel, l’auteur propose d’exploiter le potentiel de nos très nombreuses habitudes et, ainsi, il nous invite à transformer notre vie de demain. L’objectif est de faire un état des lieux, prendre conscience de l’ensemble des habitudes, en sachant qu’environ 40% de nos actions quotidiennes sont le fruit d’habitudes automatiques et non de décisions conscientes. Il nous propose de choisir celles que l’on souhaite modifier et celles que l’on souhaite renforcer. Comme une habitude a la caractéristique d’être automatique, elle s’applique sans que l’on doive y penser. Donc une habitude utile nous rapprochera de jour en jour de notre objectif. Le premier pas à faire sera d’avoir les idées très claires sur sa propre définition d’une existence épanouissante afin de définir ses objectifs. Un second pas sera de choisir avec grand soin une habitude positive à prendre et à non à perdre. Pour en savoir plus sur les pas suivants, je vous invite à consulter « La méthode 1% ». L’ouvrage est absolument passionnant, largement illustré par des cas concrets, et il nous donne l’envie de démarrer tout de suite. L’auteur a une vue d’ensemble très large et il nous invite à comprendre comment contourner les résistances naturelles, et aussi comment avancer doucement mais sûrement. Car ce ne sont pas les argumentations logiques qui jouent le rôle principal dans le processus de changement, mais plutôt les émotions. Pourquoi cela ? Parce qu’une émotion rend le moment vécu inoubliable. Les émotions font partie de notre identité, alors n’hésitons pas à les écouter. Maintenir de nouvelles habitudes est un fameux défi, il faut réorganiser son esprit. « La méthode 1% » de Luca Mazzucchelli consiste à introduire dans un système, un nouvel apprentissage. Et grâce à l’exercice et la répétition, cet apprentissage devient un acquis, puis les acquis maintenus dans le temps deviennent des habitudes gagnantes. L’amélioration de soi est un processus. Et c’est dans cette optique que Luca Mazzucchelli partage quotidiennement ses connaissances en psychologie sur différents réseaux sociaux. Photo : Pixabay
Savez-vous beurrer le ghee ?
Cuisiner un curry indien sans ghee n’est pas envisageable. Je vous propose d’explorer ensemble les différentes possibilités de ce beurre clarifié. Le ghee est un beurre longue conservation et très utilisé dans la cuisine indienne. Il se fabrique à partir de lait de vache, de yack mais aussi d’huile de sésame. Le ghee se fabrique à partir de beurre fondu, l’eau s’évapore et les parties solides tombent au fond de la casserole. Si pour le beurre clarifié on conserve le petit lait, le ghee en est, lui, totalement débarrassé, tout comme de la caséine, grâce à une cuisson longue, à feu très très doux. C’est un processus surtout utilisé dans les pays du Moyen-Orient et d’Asie du Sud pour préserver les produits laitiers. Le ghee ressemble à un liquide transparent de couleur or lorsqu’il est chauffé et avant de se figer en une pâte onctueuse jaune pâle une fois refroidi. Au goût il comporte des variantes de notes de noisette ou d’amandes. Outre sa longue conservation, la médecine ayurvédique – science millénaire indienne – lui attribue des propriétés apaisantes, digestives et réhydratantes. Ce produit est stable, il ne brûle pas, même soumis à de très fortes températures. De plus il rehausse idéalement la saveur des épices. Encore un atout, le ghee se conserve à température ambiante, pas besoin de le garder au frais. Aujourd’hui, c’est un produit que vous trouverez facilement même en grande surface. Vous pouvez utiliser le ghee comme du beurre ou de l’huile. Donc, usez et abusez du ghee pour sauter ou nacrer le riz, les légumes, la viande et même pour les fritures. Bien sûr il est possible de faire soi-même le ghee même si c’est un peu long et fastidieux. Afin de vous initier rapidement je vous propose une petite recette facile à réaliser. Chauffez deux cuillères à café de ghee dans une casserole à feu moyen. Faites-y cuire un petit oignon jusqu’à ce qu’il soit doré. Puis ajoutez de l’ail, du gingembre râpé, des tomates séchées, le zeste d’un citron et remuez pendant cinq minutes. Puis à feu vif ajoutez 400g de pois chiches égouttés et 400g de pousses d’épinards. Quand tout a été réduit, versez 40cl de lait de coco avec 1 peu de sel, de cumin et de jus de citron. Puis faites bouillir et laissez cuire 10 minutes ou jusqu’à ce que les pois chiches soient tendres. Bonne dégustation ! Source : magazine Zeste 2014 n°15 et Photos Pixabay
Ici commence l’Océan-épisode1- Réconciliez vous avec l’Océan !
Ici commence l’Océan est la série de podcasts que j’initie par cette présente chronique.Ici commence l’océan est aussi la campagne que lance l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d ‘agir pour un océan riche d’une vie retrouvée.Cette campagne a pour cœur les 10 actions pour réagir, objet du livre « Sauvons l’océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER. Ici commence l’Océan est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l’Océan.On ne le dira jamais assez mais touts les voyants sont au rouge : pollutions chimiques, multiplication des plastiques , destructions, surexploitation, Il est temps d’agir car l’océan commence chez vous , à la maison. Même si vous habitez loin de la mer . Mais avant de vouloir protéger l’Océan, il faut le l’aimer pour avoir envie de le protégez. Il faut se réconcilier avec L’Océan. Examinons dans ce premier épisode comment et pourquoi se réconcilier avec l’océan. A découvrir dans cette chronique également sur youtube : D. KRUPKA
Exclusif : Olivier Vandecasteele, otage torturé depuis plus de quatre cents jours (Partenariat POUR)
Cela fait plus de quatre cents jours qu’Olivier Vandecasteele, travailleur humanitaire, est privé de liberté. Il vit enfermé dans une geôle iranienne à l’isolement complet, sans mobilier, sans lit, avec un éclairage permanent, cadenassé par un régime dictatorial implacable qui le condamna à quarante années de prison, soixante-quatorze coups de fouet, à une amende d’un million de dollars pour, je cite « espionnage contre la République islamique d’Iran au profit d’un service de renseignement étranger ». À vrai dire, cet humaniste est l’objet de tractations dans le cadre d’un échange avec Assadolah Assadj, emprisonné à Anvers au titre de, je cite à nouveau, « projet d’un attentat contre une organisation de résistance iranienne au régime actuel en place en Iran ». Amélie Nothomb soutien l’action en faveur de la libération d’Olivier Vandecasteele Dans le cadre de la Foire du Livre de Bruxelles, plus spécifiquement au stand du Centre d’Action Laïque et de la Fédération des Amis de la Morale Laïque, le comité de soutien au détenu et les proches de celui-ci ont à nouveau sensibilisé le public sur cette détention arbitraire et inhumaine. Fréquence Terre les a rencontrés afin de mettre le public français au courant de cette situation particulièrement inquiétante… Présente à cette Foire du Livre, Amélie Nothomb m’assura de son soutien à cette cause, puis Paola Bermeo, juriste à Amnesty International évoqua à mon micro l’action menée et l’impact de celle-ci, avant que, dans un long entretien, Joris Brabant, nous évoque le drame vécu par son beau-frère dans la cave iranienne. Paola Bermeo, juriste à Amnesty International au micro de Fréquence Terre-RFI. Paola Bermeo (extraits) : « Nous avons un cas qui nous touche effectivement particulièrement, celui d’Olivier Vandecasteele, emprisonné injustement en Iran à la suite d’un procès qui n’a pas respecté les normes internationales. Nous souhaitons sa libération immédiate et nous avons une pétition en ce sens. Elle a battu tous les records avec quelque 3% de la population qui l’a déjà signée. C’est un moyen de pression auprès des politiques : « Vous n’aurez pas ces voix si vous ne respectez pas vos engagements de faire libérer Olivier ! C’est la volonté du peuple… » Pour les auditeurs français, ils peuvent taper sur Google : amnesty.be et la signer de cette manière. Plus nous sens, mieux cela sera pris en considération, car c’est un cas pour l’humanité tout entière. » Poignant témoignage d’un proche de l’otage torturé. Joris Brabant, famille du détenu (extraits) : « Les conditions d’Olivier sont malheureusement les mêmes depuis quatre cents jours : il est toujours en isolement complet dans une cave, sans lumière du jour, dénutri, il a perdu de 27 à 28 kilos, il ne parle à personne et il ne voit personne, il n’a aucun contact avec la société, cela s’est limité à cinq coups de fil avec la famille sur les quatre cents jours et à six visites consulaires. Nous plaidons pour une amélioration à minima de ses conditions de détention, une rupture de cet isolement car il n’en peut plus psychologiquement et il est au bout du rouleau. Il réclame une table et une chaise car, même si la nourriture est mauvaise, au moins de ne pas manger par terre sur le béton brut. Il connait la mobilisation à son égard depuis le dernier Noël, il sait que plus de cent quarante communes belges le soutiennent par des motions, par des calicots sur les bâtiments officiels, des pétitions, des diffusions sur l’intranet, de l’affichage… Sa situation au niveau négociations est complexe : une loi a été votée le 21 juillet 2022, la Cour constitutionnelle ne s’y est pas opposée mais elle l’a gelée dans un premier temps pour discuter sur le fond, puis ce 4 mars 2023, le feu vert a été donné… mais ce n’est pas pour ça qu’Olivier revient ! Les négociations s’opèrent pour ce transfert entre un prisonnier iranien en Belgique et Olivier, qui est dans cette cave en tarin de survivre. Tout doit être mis en œuvre pour accélérer les choses, on y travaille jours et nuits depuis quatre cents jours ! La mobilisation sur laquelle Olivier compte aussi passe par une pétition. Il a été reconnu « otage torturé » par Amnesty International et nous avons des signataires belges, bien sûr, mais également Français, Canadiens, d’Amérique du Sud, d’Afrique centrale… À ce sujet, on pense aussi aux autres ressortissants prisonniers, une bonne vingtaine d’Européens. (…) Le droit humain est souvent bafoué dans de nombreux pays, mais la mobilisation nous rassure sur cette volonté de partage, de défense de la vie et de la liberté. Des gens trouvent que c’est insupportable et que le droit à la vie est un droit essentiel. Nos autorités se doivent de le défendre ! (…) Il y a deux cibles pour une pétition : les geôliers et nos responsables. J’ai rencontré une dame qui me dit que, à ces gens qui ne respectent par les droits humains, ni les négociations, pas davantage la vie, au lieu de les critiquer, d’être violents ou virulents
Traité sur l’intolérance de Richard Malka
Chaud, très chaud, mais tellement indispensable le dernier essai de Richard Malka, « Traité sur l’intolérance » paru chez Grasset. L’avocat, également scénariste et romancier bien connu du grand public pour ses plaidoiries dans les procès inhérents à Charlie Hebdo, vit sous la protection constante de cinq policiers, puisqu’une menace de mort pèse sur lui et est signée du fanatisme religieux. « Plaider, dit-il, c’est nommer la cause, clairement, sans circonvolutions. Si on ne nomme pas, on ne peut pas raisonner, si l’on ne pose pas le diagnostic d’une maladie on n’a aucune chance d’y trouver un remède. Et les massacres se poursuivront, inexorablement. » « Quelle est cette cause qui a tant tué depuis des siècles ? » lança-t-il le 17 octobre 2022 dans la salle Voltaire de la cour d’assises spéciale de Paris en appel du procès des attentats islamiques de janvier 2015. « Dans cette salle, dit-il, il faut bien finir par la désigner, la regarder en face : c’est la Religion. Ce sont les auteurs de ces crimes eux-mêmes qui le hurlent et le scandent. » Je rejoins Richard Malka quand il stigmatise ceux qui remettent en cause la légitimité de la critique, de la caricature, a fortiori l’inaliénable droit à la liberté d’expression et des libertés fondamentales, comme le fit en quelque sorte Philippe Geluck, pas très en odeur de sainteté à Charlie Hebdo, lorsqu’il déclara à Maghreb TV, selon le magazine Valeurs actuelles du 25 octobre 2020 : « Je sais que les dessinateurs de Charlie Hebdo voulaient critiquer les intégristes extrémistes, les pouvoirs odieux qui découlent de la dérive de la religion, mais qu’est-ce qu’ils ont fait ? Que les musulmans se sentent offensés, se sentent tristes et n’ont pas envie de dire : ‘‘Je suis Charlie’’… » Le magazine soulignait que, je cite, « le caricaturiste belge se désolidarisa de ses confrères mettant en avant une question de « respect » envers la religion musulmane. » Richard Malka expliqua encore : « Par peur, culpabilité ou calcul électoral, certains ne veulent pas les entendre ceux qui clament agir au nom de la religion ou leur cherchent systématiquement des excuses, s’empressant de proclamer que ces assassins ne savent pas ce qu’ils disent, qu’ils ont perdu la raison, qu’il s’agit de loups solitaires ou barbares. Non, ils savent ce qu’ils font, ils le revendiquent, ils en sont fiers. Il suffit de ne pas être dans le déni. Et de lancer : « Que vous faut-il de plus pour comprendre ? Comment fait-on pour ne pas interroger la religion, pour prétendre que cela n’a rien à voir, sauf à faire comme si on n’avait pas entendu. Plus on sacralise les croyances, moins on respecte les hommes et, pas à pas, on chemine vers l’obscurité. » Ne pas oser dénoncer la toute-puissance d’un Dieu qui écrase les êtres humains à travers la férule du fanatisme religieux, c’est les abandonner à leur malheur, celui où la liberté d’expression est considérée comme un blasphème. Or, cette liberté est l’arme la plus redoutable pour contrer le fanatisme.
Du plastique biodégradable, une fausse bonne idée
En l’absence de définition universelle du « plastique biodégradable » et faute de centres de traitement adaptés, des observateurs craignent que l’arrivée sur le marché de ces nouveaux matériaux ne contribue à l’inverse à augmenter la pollution. Car les gens ont tendance à croire qu’ils contribuent à la protection de la planète en achetant des produits en plastique biodégradable, mais en réalité ce n’est pas le cas. Il est vrai que les plastiques classiques produits par l’industrie pétrochimique à base de source fossile peuvent persister dans la nature pendant des centaines d’années. À l’inverse, les plastiques biodégradables, conçus à partir de polymères spécifiques issus de sources végétales ou animales ou de pétrole peuvent se décomposer rapidement sous l’action de micro-organsimes. Cependant, il y a une condition sine qua none, ils doivent être éliminés via un compostage adapté. Ainsi un sac en plastique biodégradable abandonné dans la nature va se décomposer en micro particules et ses « microplastiques » infiltrent les sols, les rivières et les océans et induisent un risque sanitaire pour les animaux qui les ingèrent. De plus, ces particules peuvent aussi se frayer un passage jusqu’à l’intérieur du corps humain via notre alimentation. À l’avenir, il faut réglementer l’utilisation du terme biodégradable. Car aujourd’hui bizarrement, des sacs plastiques biodégradables peuvent ne contenir aucune matière organique. Les gouvernements doivent se soucier d’éduquer le grand public sur cette question et surtout sanctionner les entreprises qui font des déclarations trompeuses. Source : Journal Métro 20/03/2023 Photos : Pixabay
Reportage au cœur des black blocs (Partenariat POUR)
En voyant les violences gratuites et injustifiées de forces de maintien de l’ordre à l’œuvre contre des citoyens qui ont le droit fondamental à manifester de façon pacifique, et qui le faisaient sans débordements majeurs à l’occasion des récentes manifestations contre la réforme des retraites, le 49.3, le président Macron et les bassines, d’aucuns se posent de légitimes questions sur cette politique de la répression qui est excusée par les autorités au nom d’une prétendue fatigue des policiers et gendarmes, et la volonté d’en découdre avec les « black blocs ». Cet amalgame dénoncé par la Ligue des droits de l’Homme, la commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, le rapporteur spécial de l’ONU, Reporters sans frontières, Amnesty International…, résulte de différents constats sur cette violence avec son cortège de personnes gravement blessées. En voici une liste non exhaustive : traumatisme crânien, œil crevé, doigt coupé, fracture d’un pied, humiliations, menaces, allusions racistes, injures, coups de matraque ou de poing au visage à des personnes pourtant immobilisées, coups donnés par des gendarmes en quads ou motos rappelant les sinistres « voltigeurs », utilisation de grenades de désencerclement qui propulsent des galets en caoutchouc, grenades lacrymogène et assourdissantes lancées vers du personnel de secours, les street-medics, occupé à soigner des blessés… Cette dérive est donc perpétrée avec deux arguments amalgamés et qui ne sont guère acceptables dans un État de droit. Qui sont les black blocs ou blocs noirs ? La technique de policiers déguisés en casseurs est à présent bien connue, comme le démontrèrent encore de récentes manifestations où le pouvoir et l’extrême droite eurent tout le loisir de montrer du doigt la « chienlit » dégagée, selon eux, par les mouvements pacifiques ou syndicaux. Les black blocs sont des groupes de manifestants, ultra-violents, tout habillés, et souvent casqués et masqués, de noir. Leur origine remonte aux groupes autonomes allemands de Berlin-Ouest provenant des squats dans les années 1980. Cependant, il est à relever qu’il existe des « black blocs » non-violents comme on le vit lors de différentes manifestations, contrairement aux paroles assez dures d’un « black bloc » que j’ai interrogé en m’infiltrant dans un de leurs groupes : et sa réponse ne souffrit pas la moindre ambiguïté quand j’ai évoqué le pacifisme, la non-violence, le fusil brisé comme emblème des objecteurs de conscience… : « Comme on a pu l’observer, les révoltes qui restent dans les cadres établis rentrent totalement dans le jeu du pouvoir et ne permettent pas d’obtenir de réelles avancées. Votre pacifisme ne sert plus à rien, il faut passer à autre chose ! » me répondit-il. Je lui ai expliqué que cette « autre chose » ferait, justement, le jeu de décideurs au pouvoir qui, quelque part, n’attendaient peut-être que cela pour briser le mouvement qui gagnait à lui tant de citoyens convaincus par la justesse de la contestation. « Et alors ? De toutes façons, il y a des flics déguisés en casseurs pour démolir le mouvement social et les gens vont gober les explications du pouvoir, comme ils croient aux promesses hypocrites des politiciens. Alors, casseurs pour casseurs… »
Sauvons l’Océan! Les 10 actions pour (ré)agir!
Vous voulez que ça change ? Changez maintenant ! Mais comment faire ? Les réponses tiennent dans un petit livre édité aux éditions RUSTICA, intitulé « Sauvons L’Océan », disponible sur boutique.longitude181.org, écrit par Véronique et François SARANO, témoins de la vie de l’Océan et des bouleversements qu’il subit . Dans ce manifeste, ils se font les portevoix afin de changer les choses et nous proposent 10 actions concrètes pour que chacun puisse agir efficacement à son échelle. Et si vous voulez en savoir plus, voire prolonger ce livre, rendez-vous dans cette chronique ! Rediffusion. D.KRUPKA. https://boutique.longitude181.org
La graine de chia, superfood.
Tous les nutritionnistes vous le diront, la graine de chia est un super-aliment. C’est une toute mini graine qui possède de grands mérites nutritionnels. Elle regorge de protéines, de calcium, et de phosphore. La graine de chia est issue de la famille des sauges, et est cultivée à l’origine par les Aztèques. Ensuite, elle a séduit le cœur des Européens vers les années 1990 car elle est riche en (bons) acides gras et en fibres. Plus concrètement et sans être exhaustive, dans 100 g de chia, vous trouverez 20g de protéines, 18g d’oméga 3, 40g de fibres, 700mg de calcium, 600 mg de vitamine B3 et encore 16 mg de fer. Vous l’aurez compris, c’est réellement un super aliment. Vous pourrez ajouter quelques graines à votre yoghourt, à votre salade, votre soupe, votre bol de céréales, votre fromage blanc, ou en ajouter pour épaissir une préparation salée ou sucrée et ainsi vous procurer un coup de pouce nutritionnel. Au niveau gustatif vous découvrirez un croquant indéniable et une note peu puissante de noix en bouche. La saveur rappelle celle des graines de pavot ou de lin, avec bien entendu un côté plus branché en plus. Mais attention, le but n’est pas de manger 100g de chia par jour, ce ne serait pas une bonne idée. Vous pourriez vous lasser, et des personnes plus sensibles des intestins pourraient avoir des symptômes dérangeants. Par contre, une alimentation variée, équilibrée parfois avec des graines de chia et parfois sans, vous apportera tous les nutriments nécessaires. Source : magazine Zeste 2013 n°3 Photos Pixabay
Quand Edgar Morin supplie de nous réveiller
Le dernier essai d’Edgar Morin s’intitule « Réveillons-nous ! » et vient de paraître chez Folio. Que peut encore servir l’écrivain centenaire pour secouer les consciences ? N’a-t-il déjà pas tout exprimé dans ses multiples ouvrages et apparitions publiques ? Que du contraire, le voici qui s’attaque de manière tranchée au transhumanisme, ce qui conduit, selon lui, « à une métamorphose où l’humain deviendrait à la fois métahumain, surhumain et post-humain ». Inutile de vous dire qu’il n’apprécie guère ce changement : « Peut-on laisser à des entreprises scientifiques vouées au profit le droit de créer par manipulations génétiques des spécimens posthumes dangereux ? » Et d’y répondre : « Un mythe transhumaniste est celui d’une société harmonieuse régulée par l’intelligence artificielle (IA) qui expulserait tout désordre. Or l’expulsion du désordre exclut toute initiative, toute créativité. L’ordre impeccable est l’ordre implacable. Le gagner ne vient pas des robots, mais du risque que les humains deviennent des robots. » Un autre argument pour Edgar Morin : « Toute la philosophie transhumanisme masque le vrai problème de l’humanité, qui n’est pas l’augmentation quantitative de ses pouvoirs mais dans l’amélioration qualitative des conditions de vie et des relations humaines. L’enjeu essentiel n’est pas de changer la nature humaine, mais d’en inhiber le pire et d’en favoriser le meilleur. » Et, aussi, de constater les dégâts du néo-libéralisme mondialisé qui, selon lui, « n’est autre que la toute-puissance mondiale du profit, celle qui provoque des catastrophes écologiques et l’asservissement des populations, suscitant de multiples révoltes, toujours réprimées. » Il ajoute que « la trinité science-technique-économie est de plus en plus animée par la domination insatiable du profit ainsi que par l’énergie implacable des États et que la puissance sans conscience fait de nous des impuissants : puissance sans conscience n’est que ruine de l’âme », clame-t-il avec détermination. Pour lui, « les interdépendances de la mondialisation techno-économique n’ont apporté aucune solidarité lors de la crise sanitaire mondiale due à la pandémie du Covid-19 ». Il constate également un fléau rampant sur toute la planète, je le cite encore : « Toute vie individuelle peut aujourd’hui être surveillée par drone et satellite, contrôlée par reconnaissance faciale, toute vie privée peut être violée à partir des écoutes de téléphones portables et du piratage de nos données personnelles. » Alors ? Comment remédier à cette chute des valeurs et de la vie sur Terre ? Pour Edgar Morin, cette gigantesque crise écologique ne pourra être résolue que par une politique assurant la décroissance de tout ce qui pollue et détruit, et la croissance de tout ce qui sauvegarde et régénère. Une nouvelle politique, en somme, qui concerne tous les aspects sociaux, techniques, scientifiques, une politique de l’énergie qui se substituerait aux énergies polluantes, une politique de l’eau, de la ville, des campagnes, de l’Éducation, de civilisation, en d’autres termes, une politique pleinement humaniste, même si, d’après son analyse « les innombrables associations et mouvements de solidarité se heurtent toujours aux égoïsmes et aux compartimentations sociales. » Bref, à nous de faire changer cela. Donc, de se réveiller face à une réalité incontournable. Le temps des chimères consuméristes est révolu. Place à la solidarité et à l’humanisme concrets, pas des prêchi-prêcha de salons feutrés.
Manif du 23 mars : « Si tu nous mets 64, on te-remai 68 » (Partenariat POUR)
Les tout derniers sondages d’opinion font état de quelque 70% des Français qui sont passés, en une semaine, de la contestation du recul de l’âge de la retraite à 64 ans au détestable 49.3 au rejet d’Emmanuel Macron, à ses dénis, à son dédain à l’égard des travailleurs et à son discours hautain. Il signa lui-même une hausse significative du dégoût ressenti par de très nombreuses personnes en clamant que la foule n’était pas légitime. La foule, c’est-à-dire le peuple, des êtres humains saturés par cette politique politicienne et ces cadeaux aux riches et nantis, ce peuple qui, en grand nombre, a fait de ce jeudi 23 mars un moment de fraternité contre le mépris. Dans les manifestations, plus particulièrement à Paris, il a été constaté la présence de plus en plus de jeunes et aussi d’artisans aux côtés des enseignants, ouvriers et employés, syndiqués ou non. D’aucuns ont relevé une augmentation de la violence. N’oublions pas que la violence du diktat élyséen, avec Matignon qui mange dans sa main, attire automatiquement une réaction plus ferme, mais, ne l’oublions pas non plus, tous ces policiers déguisés en manifestants qui sont habilités à mettre le feu aux poudres, c’est-à-dire aux poubelles, aux jets de boulons et de pierres… Depuis Bruxelles et les institutions européennes, on suit avec grande attention le déroulement de cette crise majeure en France. Un premier constat : Macron perd aussi des plumes dans ses propres rangs et comment pourra-t-il, à l’avenir, jouer encore le matamore européen donneur de leçons ? Et puis, surtout, son manque d’ouverture, voire de dialogue, avec des syndicats qui, pourtant, firent preuve d’une grande tentative de gérer la situation par des pourparlers, est sévèrement critiqué. L’obstination de Macron à imposer coûte que coûte sa décision au nom d’une prétendue situation économique, ne fait même pas sourire à Bruxelles. Elle prête à des commentaires acerbes dans la presse internationale qui est quasi unanime à décrier son entêtement et son si peu d’empathie dans ce conflit. En voici extraits. En Allemagne, on évoque « une réforme imposée à coup de massue » et de « contournement du Parlement », au Brésil on parle d’« une procédure de basse qualité démocratique », en Angleterre on prédit à Macron une « impuissance pour le reste de son mandat », en Belgique, on dit qu’il a usé de stratégie plutôt que de conviction, et certains parlent de « court-circuit politique », aux États-Unis, il est question du « mépris et de l’indifférence du président français. Lors de la manifestation de masse de ce jeudi 23 mars à Paris, deux slogans ont attiré mon attention : « Faites payer les pollueurs, laissez vivre les travailleurs » et « Si tu nous mets 64, on te-remai 68 ». Tout n’est donc pas fini, contrairement aux paroles dudit Emmanuel Macron. Photos : prise d’écran LCI.
Rapport GIEC 2023 : les progrès sont nettement insuffisants ! (Partenariat POUR)
Demain, lundi 20 mars 2023, paraîtra le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies, mieux connu sous le nom de GIEC. Il s’agira d’une synthèse des huit dernières années consacrées à des thèmes spécifiques, à savoir l’impact du réchauffement mondial à 1°5C, les océans et le monde des glaces, les sols de la planète, conséquences et solutions. Je résume ce qui devrait être officialisé demain : C’est bien l’influence humaine qui cause des dégâts à l’atmosphère, à la Terre et à ses océans ; D’ici 2100, 75% de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleurs mortelles. L’ampleur des dégâts peut encore être limitée, mais l’effondrement massif de calottes glaciaires prouve qu’il est plus que grand temps d’agir efficacement. Car, les progrès actuels sont nettement insuffisants.
Un souci de santé…optons pour une solution douce
Certaines pratiques préventives dites naturelles ou traditionnelles ont fait leurs preuves, en voici quelques exemples. L’arthrose est une maladie très répandue et elle peut survenir à un âge très jeune. Sachez que la pratique du yoga pour lutter contre l’arthrose, réduit les tensions, améliore la tonicité musculaire et la souplesse des articulations. Le stress est aussi un problème très fréquent et quand il se prolonge au point d’impacter la qualité de vie, il y a risque de burn-out. Dans nos sociétés consuméristes, ce phénomène explose. De nombreuses études démontrent que la méditation de pleine conscience agit positivement sur l’anxiété, la dépression et le burn-out. Car en entraînant l’esprit à se focaliser sur l’ici et maintenant, la pleine conscience évacue les ruminations, bloque les processus mentaux provoquant les peurs et facilite la gestion des émotions. La constipation, inconfort qui touche environ une femme sur trois. Elle est favorisée par une alimentation pauvre en fibres et le manque d’activité physique. Une solution toute simple peut soulager la personne qui en souffre. Les graines de psyllium récoltées à partir de plusieurs plantes de la famille du plantain s’utilisent telles quelles ou sous forme de flocons, de gélules, ou de granulés, une à trois fois par jour à raison de 10gr par prise et de boire beaucoup d’eau. Le psyllium peut absorber jusqu’à huit fois son volume d’eau ce qui le transforme en un gel visqueux qui augmente le poids des selles et leur teneur en eau. Les selles reprennent ainsi une consistance normale stimulant les contractions naturelles du gros intestin. La peur du dentiste est encore très courante et certaines personnes ont tellement peur, qu’elles en arrivent à ne pas se soigner. L’auriculothérapie pourra soulager certaines personnes. Cette technique est basée sur l’existence de zones réflexes dans le pavillon de l’oreille. En stimulant certains points, il est possible d’agir sur les organes auxquels ils correspondent. L’auriculothérapie est efficace contre la peur du dentiste attestée par l’institut national de la santé et de recherche médicale, elle neutralise l’anxiété par l’intermédiaire du système neuro-végétatif Bien sûr il ne s’agit pas ici d’énumérer tous les soucis de santé les plus fréquents, mais il est vrai que le mal de dos fait partie de la liste et pour lui la technique Alexander pourra être d’une grande aide, citons aussi l’hypnose qui pourra être un soutien pour arrêter de fumer, et encore un dernier exemple la prise de mélatonine qui pourra améliorer le sommeil en cas de décalage horaire. Toutefois avant d’aborder un problème de santé via les diverses méthodes douces, il convient de se renseigner. En contactant un praticien, vous prendrez le temps de poser toutes vos questions. Comme : quelles sont les preuves d’efficacité de la méthode, quels sont les mécanismes biologiques et / ou psychologiques qui en expliquent les effets, quelle sera la durée du traitement, y-a-t-il des précautions à prendre, quels sont les risques d’interaction avec l’un ou l’autre traitement, etc. Bien entendu il ne s’agit pas ici de remèdes miracles qui donneront 100% de satisfaction mais bien de souligner qu’il existe de nombreuses pistes validées par les scientifiques. Source : magazine FEMMES D’AUJOURD’HUI 20-2022 Photos : PIXABAY
Lire un roman, une façon de faire un pas vers l’autre et vers soi.
Chaque jour est un défi, s’adapter ou s’extraire du stress quotidien. Le monde s’informatise à outrance et l’option de pouvoir prendre son temps pour être présent à soi et aux autres se dissout dans le flot des innombrables échanges d’emails. Choisir de lire un roman est une façon de savourer l’instant présent et de visiter d’autres vies que la sienne. Dans le roman « Le cœur à l’envers » de Carole Duplessy-Rousée paru aux éditions Les Presses de la Cité, dans la collection « Terres de France », il est justement question d’histoire familiale sur quatre générations et d’une jeune femme qui fait le vœu de magnifier le travail des anciens. L’intrigue se situe dans le Val de Loire au cœur d’un verger amoureusement entretenu par un contremaître qui travaille pour l’entreprise familiale. Bien sûr le lecteur suit plusieurs personnages dont certains, haut en couleurs. Ils sont attachants car ils nous livrent leurs émotions, leurs doutes, leurs questionnements, leurs chagrins mais aussi leurs passions. Au cœur de l’histoire vous découvrirez pas à pas un secret ou plutôt un drame familial. Mais ce qui les rassemble tous, c’est la force incroyable de l’amour. Sachez qu’un cœur à l’envers peut se remettre à l’endroit. Et même si c’est un cliché maintes fois visité, il est toujours réconfortant de constater que l’amour est un aimant puissant et que sa force fait des miracles.
La santé à vos pieds
La réflexologie ou réflexothérapie est une pratique ancienne qui permet de prévenir et de soulager de nombreux maux du quotidien. Cette méthode est pratiquée de manière ancestrale, en Chine, au Japon, en Inde, en Thaïlande et fait partie du vaste champ des thérapies complémentaires. Son principe est qu’à chaque partie du corps correspond un point ou une zone précise située sur les pieds, les mains, les oreilles et le nez. La méthode consiste à effectuer des pressions de doigts sur divers points réflexes situés dans ces zones afin d’agir à distance sur un organe ou sur une partie du corps. La réflexologie la plus pratiquée est celle pratiquée sur les pieds, appelée alors réflexologie plantaire. Et détail qui a son importance, il y a 5000 terminaisons nerveuses dans le pied. À savoir aussi que les zones réflexes ne sont pas les mêmes sur les deux pieds. Par exemple, la zone qui correspond au cœur se trouve au niveau du pied gauche uniquement. Par contre la zone du foie se situe uniquement sur le pied droit. La réflexologie ne guérit pas à proprement parler mais elle met le corps dans de bonnes dispositions pour favoriser l’auto-guérison. En agissant sur les zones réflexes, cette méthode permet d’harmoniser l’ensemble de l’organisme et de stimuler la circulation sanguine ainsi que l’énergie vitale. La réflexologie peut aussi favoriser l’élimination des toxines et permet de lutter contre la fatigue. Dernier détail à préciser, la pression est adaptée à la sensibilité de chacun et n’ayez aucune crainte les manipulations ne chatouillent pas. Vous l’aurez compris, la réflexologie s’adresse à tous. Toutefois les femmes enceintes et certaines personnes souffrant de pathologies telles que un cancer du sang ou de la lymphe ou autre doivent rester prudentes et en référer à leur médecin. Une séance dure en moyenne une heure et se déroule dans une atmosphère paisible. Cela commence généralement par un examen des pieds, c’est-à-dire une observation minutieuse puis un moment de relaxation qui se poursuivra par le traitement complet des deux pieds en passant en revue les différents systèmes du corps. Le soin se terminera également par un moment de relaxation. Comme cette méthode permet une profonde relaxation, il n’est pas rare que la personne s’endorme un moment. Soyez donc prudent, et prévoyez un moment pour revenir « sur terre ». Source : Magazine FEMMES D’AUJOURD’HUI 39-2022 Photos : PIXABAY
Matthieu Ricard, Cyril Dion, Erri De Luca, Marie Charrel : repenser le vivant et agir concrètement
En ce premier jour du printemps 2023, le 1er mars donc, j’ai assisté à un fabuleux moment de fraternité universelle dans La Grande Librairie sur France 5 avec, comme invités d’Augustin Trapenard, quatre auteurs : Erri De Luca, Marie Charrel, Matthieu Ricard et Cyril Dion sur le thème de « Repenser le vivant ». Si j’ai relevé deux ou trois propos acidulés à l’égard des politiciens qui gouvernent si mal, « Votre démocratie, c’est penser aux prochaines élections » ou « Vous construisez encore la destruction de la planète », je vous livre, ici, deux ou trois paroles de chaque intervenant. Cela vaut mieux que de longs discours ! Erri De Luca : « Nous vivons le siècle qui a le plus empoisonné l’humanité. » Évoquant la contestation et la désobéissance civile, il dit : « Il faut écouter le contre-poids de nos malheurs » et « La vie se fonde sur la fraternité mutuelle ; la justice est d’abord un sentiment, pas une loi ». Et, comme un testament : « J’ai été révolutionnaire, un ouvrier, un résistant…, et en faisant tout ça, je fais un acte de réparation de l’Histoire. » Marie Charrel : « Il faut se souvenir que l’être humain n’apprend rien de ses erreurs. On clame ‘‘ Plus jamais ça’’ et on recommence quand même », ce constat de la mainmise des lobbys immobiliers dans les villes managées par des élus mangeant dans leurs mains : « On n’a plus les pieds dans la terre, on les a dans le béton. » Et cet appel : « Le vivant, c’est l’Homme, la nature, il y a une interdépendance qui se détruit or, la Lumière résiste ! Trouvez-là ! Cyril Dion : « Les fourmis sont des petites ouvrières qui nous permettent de vivre. Qu’arrivera-t-il si elles disparaissent complètement ? », « Si une loi est injuste, il faut désobéir », dit-il en rappelant que c’est Henry David Thoreau, auteur du livre La Désobéissance civile qui la prononça en… 1849. Le réalisateur écologiste dit encore que « notre civilisation nous a habitués à de faux désirs. Pourtant, on continue à cautionner ce monde qu’on ne veut pas. Ce monde qui nous fait un chantage au salaire. » Cependant, dit-il, si « les Arts ont le pouvoir de nous reconnecter à la vie, nous devrions pouvoir nous raccrocher à ce qui est vivant. » Pour cela, il faut s’engager à son instar, et pas jouer la politique de l’autruche ou la négation pure et simple : « Si on coupe un arbre à côté de chez vous, cela vous touche, pas une forêt entière au bout du monde… » Avec ces mots a-t-il touché la conscience de ceux qui regardent de leur balcon ceux qui luttent et puis qui vont ramasser les dividendes de ces engagements citoyens ? Matthieu Ricard : l’habitué des plateaux de télévision et autres débats et conférences internationales, lança aussi un appel : « Ne détournez pas le regard ! Si vous êtes émerveillé par quelque chose, comme la Nature, vous n’allez pas la détruire, non ? » Et cet autre constat : « Le principe du marketing est de faire aimer aux gens ce dont ils n’ont pas besoin. Or, il est trop tard pour être pessimiste. Dès lors, la vraie justice, c’est la force de la vérité. » Celle qui rassemble de plus en plus de gens s’érigeant contre les lobbys et politiciens qui, contrairement à ce qu’ils nous serinent, ne désirent pas notre bien-être, mais bien alimenter leurs comptes bancaires. Photos : prises d’écran.
Reportage : Une Europe pour la paix et la solidarité (Partenariat avec POUR)
« L’Europe pour la paix et la solidarité », tel est le slogan majeur lancé à la manifestation nationale de Bruxelles à laquelle Fréquence Terre assiste et apporte son soutien. « La guerre en Ukraine a coûté trop de vies et entraîné trop de destruction. C’est la responsabilité et le devoir des États et des peuples de s’engager pour la désescalade et le soutien aux pourparlers. Pour le peuple ukrainien mais aussi pour l’humanité et la planète qui ne peuvent endurer cette guerre plus longtemps », y est-il déclaré par la plate-forme organisatrice. Ce dimanche, il y a des dizaines d’organisations syndicales, pacifiques, antimilitaristes, écologiques, et, surtout des milliers de citoyens qui condamnent l’agression russe contre un pays souverain, qui appellent la Russie et l’Ukraine à observer un cessez-le-feu immédiat et à s’engager dans des pourparlers de paix. « Nous sommes aux côtés de ceux qui rejettent la logique de la guerre, en Ukraine, en Russie et dans le monde entier », déclara un organisateur. Dans le cortège, beaucoup d’Ukrainiens qui ont fui la guerre ont reçu de poignantes marques de solidarité, ce que j’avais déjà constaté, il y a un an, ici-même pour la première manifestation contre la guerre en Ukraine. Tous les participants réclament une diplomatie de paix active et le désarmement : « Nous rejetons une politique basée sur la confrontation et la prolongation de la guerre. Tous les moyens diplomatiques doivent être déployés pour amorcer la désescalade et amener les parties belligérantes à un cessez-le-feu en vue de pourparlers menant à une paix juste et durable. » Ensuite, un aspect très important et trop occulté par les politiciens, dont certains ont eu l’indécence de participer à cette manifestation… quand le clientélisme vous tient…. Un aspect important, donc, c’est un refus clair et net de l’instrumentalisation de la guerre pour l’augmentation considérable des budgets militaires, dans un monde déjà surarmé. Le désarmement doit redevenir l’objectif. Et, il y a lieu d’investir dans le social, la justice, l’environnement. « Ce sont toujours la planète et les populations, en particulier les plus fragiles, qui paient le prix des guerres entretenues par nos dirigeants et l’industrie de l’armement. Au lieu d’augmenter les budgets militaires, il faut investir davantage dans la protection sociale, les services publics et la transition écologique », fut la conclusion logique de ce grand rassemblement. Vœu pieux ? Action vaine ? « Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu », déclara Bertolt Brecht. Lutter pour la Paix, donc pour notre survie, n’en déplaise aux sceptiques et autres pleutres qui regardent sans broncher. Ces commentaires sont enrichis de déclarations de deux organisateurs, dont, Thierry Bodson leader syndical de la Fédération Générale du Travail de Belgique, qui termine le reportage. Photos : P.Gf
Le dernier qui restera se tapera toutes les veuves
Nonobstant un nombre impressionnant de « con » et de « connerie » qui parsème l’ouvrage Le dernier qui restera se tapera toutes les veuves paru aux Nouvelles éditions Wombat, François Cavanna, son auteur, se voit, ici, rassemblé en de nombreuses nécrologies qu’il écrivit, souvent au picrate, parfois avec tendresse, dans Charlie Hebdo de ce que je considère comme la belle époque du magazine, c’est-à-dire celle des Reiser, Wolinski, Cabu, Choron et cie. J’avoue avoir pris beaucoup de plaisir quand il descendit en flammes Jean-Paul Sartre, alors que l’intelligentsia occulte le passé de collaborateur de ce personnage, tout comme celui de Simone de Beauvoir, d’ailleurs. Je vous livre quelques passages de ce livre en commençant, bien sûr, par ces mots à l’égard de Sartre : « Sartre veut se mettre à la portée du peuple. De ce qu’il suppose être le peuple. Alors, en avant, de la grosse haine bien con bien haineuse, à la louche. Au faciès. On croirait lire Minute (le magazine d’extrême droite de 1962 à 2020) parlant d’un immigré. » J’ai quelque peu côtoyé François Cavanna (1923-2014) lors d’une semaine de marche entre pacifistes, alors qu’il était encore le patron de Charlie Hebdo. Après avoir appris la mort d’un orang-outan de huit ans, Dayou, au Jardin des Plantes à Paris, il écrivit ceci : « À bas les zoos ! Aussi modernes, aussi perfectionnés soient-ils, ce sont des prisons, des bagnes, des lieux d’infinie tristesse. À bas les ménageries, à bas les cirques, surtout les itinérants ! À bas le dressage, à bas le domptage, à bas les spectacles d’animaux ‘‘savants’’ ! Laissez les bêtes sauvages là où elles sont, c’est-à-dire chez elles ! À bas le foie gras ! C’est ça, ricanez. Rotez un bon coup et emmenez votre gosse voir les singes qui sont si laids avant d’aller éparpiller un peu de plomb sur des faisans d’élevage. Mais ne lisez pas ce journal, sale con de chasseur ! » Concernant Michael Jackson, que ses fans s’accrochent : « Il faut regarder les choses en face, Michael Jackson était raciste. Raciste contre sa propre race, en plus. Ce qui est pire que tout. Une sale pourriture de raciste, donc. Il n’aimait pas les nègres, or il en était un. Il gagnait des sommes fabuleuses. Il employait tout ce pognon à effacer les témoignages extérieurs de sa négritude, mais ça ne trompait personne. » Concernant des politiciens décédés, il n’y allait pas de main morte, si j’ose m’exprimer ainsi : « L’homme politique, ou bien vit dans une honnêteté, une chasteté, une rigueur morale inexpugnables, ou bien se débrouille pour en avoir l’air. Sans une faille. C’est-à-dire est un beau spécimen d’hypocrite. » « En politique tout est possible. Même des trucs tellement tordus, tellement invraisemblables que tu n’oserais pas les mettre dans un roman, le lecteur ne marcherait pas. » « Les grands politiciens (ou qui s’autoproclament grands), s’entourent de médiocres pour être sûrs d’émerger. Ils ont l’art de s’entourer de nullités. »
Les cachalots de Méditerranée avec Stéphane GRANZOTTO
L’association Longitude 181, dans le cadre de son programme scientifique La Voix des cachalots a lancé une première campagne en en Méditerranée, intitulée Whaleway. Stéphane GRANZOTTO, cinéaste, photographe, réalisateur de documentaire animalier, présent lors de la première mission nous donne ses impressions à chaud. www.longitude181.org
Bruxelles : pendant ce temps-là, ils jouent aux petits canards…
Alors que la France est en proie à défendre ses acquis face à la tentative de mainmise de la part des nantis et de leurs représentants au pouvoir, que la Belgique tente de se dépatouiller avec une lamentable et indécente particratie sur fond de batailles communautaires entre élus sous les yeux ébahis du peuple, que la guerre fait des ravages à l’Est de l’Europe, que les précarisés sont de plus en plus nombreux dans notre société dirigée par les multinationales…, que penser de tous ceux qui jouent avec des petits canards sur un plan d’eau, là, à quelques pas des institutions européennes situées dans la capitale de l’Europe ? Dans ce pays où les Français se comptent par centaines de milliers résidents et touristes. Ils doivent se dire que l’indécence n’a décidément plus de limites. Eh bien, à y regarder de près, il en est tout autrement. Des associations caritatives sont particulièrement ingénieuses pour récolter des fonds afin d’en venir en aide à ceux qui en ont tellement besoin puisque les pouvoirs ont d’autres priorités. Ainsi, le 7 mai 2023, à 15h30 sur le canal de Bruxelles au niveau du quai Heembeek, quatre Lions Club de la Région bruxelloise s’associeront pour organiser la première course de canards (en plastique) de grande envergure à Bruxelles (www.BRUSSELSDUCKRACE.COM). Pour la petite histoire, il faut savoir que les courses de canards existent depuis plus de trente ans et que des centaines se déroulent chaque année dans le monde. La course qui rassembla le plus de canards est celle de Londres en 2008 avec 250.000 canards sur la Tamise. À Bruxelles, les organisateurs prévoient de lâcher 15.000 canards dans le cadre du festival « l’Afrique en couleur ». Les canards parcourront environ 200m et l’heureux propriétaire du premier canard à franchir la ligne d’arrivée gagnera une voiture neuve, alors que de nombreux autres lots seront prévus. Les canards seront canalisés avec des barges et des boudins flottants les empêchant de s’évader au-delà de la ligne d’arrivée. Les canards utilisés ont déjà réalisé plusieurs courses, ils seront tous récupérés et à nouveau utilisés pour d’autres courses. Les canards seront mis en vente (5€ l’unité) auprès des associations et entreprises participantes ainsi que plusieurs plateformes digitales (site internet, Facebook …). Les fonds collectés permettront de soutenir plusieurs associations avec une priorité pour l’aide aux personnes malvoyantes et souffrant de troubles de la vue ainsi que les œuvres sociales du Lions Club. Les bénéfices de cette première course de canards permettront de financer l’achat d’un chien guide auprès de Scale Dogs et de financer des actions de la Ligue braille. Assurément, les citoyens pallient l’indécente absence des pouvoirs à se pencher sur les situations dramatiques que vivent des gens précarisés que ces mêmes pouvoirs ont souvent engendrées. Photos : Pixabay
Baptiste Morizot : quand la philosophie examine notre rapport aux cétacés…
Que nous font découvrir les philosophes sur notre rapport aux cétacés ? Une question pour Baptiste MORIZOT, auteur de » Manières d’être vivant » qui nous donne ses premières reflexions après une expédition de 2 semaines en Mer Méditerranée. Une autre manière d’envisager les cétacés…
Une terre commune : le silence rend complice
Voici une soixantaine de pages d’un livre petit format qui dérange les caciques, les puissants et autres décideurs, parfois autoproclamés. Un ouvrage écrit avec les tripes, avec l’expérience d’un engagement de terrain et pas de salon, à savoir Une terre commune de Cédric Herrou paru chez Seuil. Cédric Herrou, c’est celui qui, depuis des années, doit avoir la conscience en paix, alors que certains apparatchiks du pouvoir peuvent se poser de légitimes questions à ce sujet. Ce n’est pas le préfet Georges-François Leclerc, alors en charge des Alpes-Maritimes, qui contredira l’activiste Herrou qui, d’ailleurs, lui dédicaça son essai d’un « amer souvenir ». Le député Éric Ciotti, quant à lui, étant du même avis que le préfet pour interdire l’accès au territoire de gens en perdition. Cédric Herrou, est un paysan qui habite la Roya, « terre de douleur et de douceur » dans une vallée entre la France et l’Italie, là où passent de très nombreux réfugiés, souvent en transit pour les îles britanniques. Alors, dès 2016, il décida d’héberger, de secourir, de tendre la main, à ces personnes alors que la politique étatique était de les empêcher d’entrer sur le territoire, en somme, de les rejeter à la Méditerranée. Sans conteste, le droit fut allègrement piétiné par les autorités et, quand bien même il n’en aurait pas été ainsi, l’aide à autrui en danger ne supplante-t-il pas toutes les lois et les décrets que peuvent concocter certains politiciens ? Cédric Herrou n’écouta que sa conscience et avec des amis, il accueillit, et accueille encore d’ailleurs, autant que possible ces rejetés et cabossés de notre Société. Ceux qui fuient l’horreur de la guerre ou la terreur de régimes dictatoriaux. Son action humaniste récurrente fut considérée comme un délit de solidarité. Alors, il posa une question majeure : « Sommes-nous encore libres d’être fraternels ? » Il y répondit lui-même : « Quoi qu’il advienne, je continuerai ». Une autre réponse ne tarda pas et les caciques, les décideurs, les autoproclamés décideurs, le firent arrêter, placer en garde à vue pour avoir aidé des Soudanais, des Érythréens, parmi eux des mères et leurs jeunes enfants… Condamné à des amendes, à de l’emprisonnement avec sursis…, comme certaines personnes qui le secondaient dans son humanisme, il fut relaxé par la Cour de Cassation au bout d’une impressionnante bataille politico-judiciaire. Aujourd’hui, Cédric Herrou poursuit son travail sur le terrain de la solidarité universelle. À la lecture de son ouvrage, à l’écoute de ses propos, avec ma propre expérience de l’engagement citoyen, je peux dire que, face à l’iniquité, à l’injustice, au mépris de la personne humaine, nous avons tous le devoir de dénoncer l’inacceptable car notre silence nous rendrait complices. Faire corps pour se faire entendre des puissants qui méprisent les individus de la sorte est une nécessité morale. Il n’est pas question de neutralité et il ne faut pas hésiter à interpeller les pouvoirs publics. Hélas, force est de constater que certaines associations ayant pignon sur rue, ne le font guère ou, alors, du bout des lèvres, par peur de perdre des subventions. Que ces associations n’oublient pas deux choses : ces subventions n’émanent pas directement de la poche des décideurs et des puissants, mais de l’ensemble des citoyens par leurs taxes et impôts et, aussi, que « chaque jour passé dans le silence est un jour de perdu pour notre conscience ».
Les dinosaures du Colorado provençal
Promenade dans le Colorado provençal et lecture d’un court texte qui en est inspiré. On m’avait dit que c’étaient des dinosaures, « tu verras d’ici le point de vue est le meilleur ». J’ai fait comme on m’a dit. J’ai sauté la barrière, je suis allé tout droit. J’ai sauté une petite rivière aussi, il y coulait du sang déjà, j’ai sauté par dessus le sang d’ocre, le sang des falaises que je sais plus loin, le sang du Colorado provençal. Ce sont des dinosaures, oui, écrasés dans la terre, ou des varans de Komodo, les crêtes paraissent leur dos , ils sont figés là, ils hibernent car le ciel est trop bleu, les collines trop verte, le temps est trop doux. Le temps est trop doux pour les dinosaures, l’air est irrespirable, il a un goût frais et mouillé, celui des escargots, c’est trop doux pour leurs peaux d’ocres rouge et jaune. D’autres d’ailleurs ont les peaux blanches, comme éteintes, ils ne se réveilleront plus. La pluie les lèche comme des glaces, le jus leur coule dans les plis, je marche dans leurs caillots séchés réduits en sable et mes pas s’enfoncent, je suis de passage et le vent m’oubliera. Je me retourne pour voir la trace de mes chaussures et celles aussi de quelques animaux, nous laissons une empreinte de notre temps présent dans la poussière. Le temps long a construit un temple ici. La brume, qui rampe dans la vallée comme un gel à mesure que le soleil décline, nous érodera sous son poids, après ce sera la nuit. Le temps long continuera, j’en serai mêlé, comme les pas des chevreuils dans le désert, comme les dinosaures, comme les varans de Komodo . Mais pour l’heure c‘est encore la terre bronzée sous le soleil, presque le noir, mais c’est encore le jour. Et sa lumière rasante, celle qui le moissonne quand il est trop mûr. Je vois mieux de mon point de vue où je suis seul, hors saison, ce qu’est la lumière rasante. En bas, les arbres se contrastent, un côté exposé à l’onde du coucher de soleil qui explose comme une supernova, l’autre face déjà dans une grotte ou les feuilles font masse comme une ombre. Le silence fait le bruit du silence. Tout à l’heure, j’ai ramassé un peu de terre rouge de fer, que j’ai mis en un petit tas dans la paume de ma main, j’ai craché dedans pour en faire une peinture que j’ai appliqué avec mon index sur une pierre, comme les hommes préhistoriques, je me suis servi des reliefs, ici un trou pour un œil, une bosse que je souligne pour une pommette, et le coin des lèvres qui s’écroule dans une fissure. Comme un sourire. Les hommes préhistoriques dessinaient des sexes de femmes dans les carrefours de pierres. Mes gestes étaient ceux de tout temps, un fil d’Ariane vers notre point de départ. Mes gestes faisaient le bruit du silence, celui du temps long qui s’écoule, qui fige les dinosaures, qui fait glisser des brumes comme du sang dans les vallées, qui moissonne le jour quand il est trop mûr, qui retourne la terre et cultive la vie. Un avion passe dans le ciel, sa route croise la traînée d’un autre avion, et le ciel devient une case cochée. Puis de nouveau le silence des feuilles mortes. Dans lequel je marche pour rentrer. Musiques: Dimitri Kotas (générique), Carlos Cipa -and she was-
Requins et raies: regards croisés
« Les yeux dans les yeux » , c’est le premier pas nécessaire à la compréhension des requins, symboles d’une altérité dont on a peur parce qu’on la méconnait. Regards croisés : l’échange, même bref, en dit souvent bien plus que tous les chiffres, toutes les dissections et tous les savoirs académiques. C’est ce chemin que François Sarano et Pascal Kobeh ont choisi. C’est ce chemin vivant, de « terrain » , qu’ils vous invitent à emprunter, en partageant leurs plongées dans l’intimité de nos cousins sauvages de l’océan, un livre dont Pascal KOBEH nous explique la génèse . www.longitude181.org
Comment avoir un rapport joyeux avec l’argent
« L’argent ne fait pas le bonheur » dit-on en Occident. C’est une expression difficile à comprendre pour un Chinois qui lui n’oppose pas argent et bonheur, au contraire ils sont fondamentalement liés et le Chinois est convaincu que le bonheur engendre forcément l’argent. « Pour le peuple chinois l’argent n’est pas important, il est indispensable, comme la nourriture ». Ce proverbe démontre deux choses, la première est que pour le peuple chinois rien n’est plus important que de survivre, et la seconde que la nourriture est la condition sine qua none pour atteindre cet objectif. Et se nourrir est bien plus que s’alimenter, c’est la nécessité constante de recharger l’énergie vitale. Car pour l’esprit chinois, ingérer des aliments pour vivre est aussi un rituel d’incorporation de l’énergie d’enrichissement. De ce fait, manger est un acte joyeux tout comme s’enrichir. Vivre, se nourrir et s’enrichir constituent un triangle d’évidence pour l’esprit chinois. Et dans l’expression « nourrir le vivre » il y a trois niveaux, nourrir le corps, nourrir la famille et le lien vivant entre les générations passées et leurs descendants. Donc symboliquement nourriture et enrichissement sont au même niveau car ils nourrissent le bien-vivre tant au niveau du monde visible qu’au celui du monde invisible. Ainsi l’esprit d’enrichissement est un mouvement, un élan vital qu’il faut exercer au quotidien. Et c’est à l’aide d’objet et de pratique que l’esprit chinois se programme en permanence pour activer quotidiennement l’esprit d’enrichissement. Il existe beaucoup d’emblèmes, de rituels divers comme des ravioles en forme de lingot d’or, le poisson qui se reproduit via de nombreux petites œufs, le rouge couleur de la joie et de la vie, la figurine du chat qui agite une patte antérieure, certaines plantes, etc. Mais les emblèmes en tant que tel ne suffisent pas il faut qu’il y ai un flux vital qui circule. L’argent est à la vie ce que la sève est à l’arbre : une animation toujours en mouvement. La circulation de l’argent doit être fluide comme l’eau qui coule sans entraves. L’argent n’est pas vécu comme une réalité inerte qu’il suffirait d’amasser, mais comme une énergie vivante qui doit circuler. Ce n’est pas la possession de l’argent qui enrichit, mais la circulation de la richesse. Donner contribue à l’abondance collective. Bien entendu l’esprit d’enrichissement n’est pas inné, il s’apprend. Et pour en savoir plus, je vous invite à lire « L’esprit d’enrichissement » paru aux éditions Albin Michel et co-écrit par trois auteurs complémentaires, Cyrille Javary, Dominique Escandre et KimLi Fong Yan. Vous y découvrirez que l’esprit d’enrichissement est un véritable cheminement qui rend généreux et qui profite au plus grand nombre.
Longitude 181: cé où? cé koi?
Longitude 181, un nom de podcast qui pose question ? pourquoi ? Quelle origine ? Après 8 ans et 250 chroniques, une ré-explication s’impose pour ceux de plus en plus nombreux qui nous rejoignent.
Marre des gougnafiers !
Connaissez-vous le gougnafier ? Communément et populairement, c’est un bon à rien, un goujat, un homme que l’on méprise et à qui on n’accorde guère de crédit. Étrangement, le mot gougnafier n’a pas de féminin. Et pourtant, ce terme a évolué au fil du temps et le voici aux prises avec des experts en psychologie, en bien-être, en santé mentale… Alors, un ou une gougnafier c’est celui ou celle qui se dit être en conformité avec sa conscience et qui ignore vos convictions, vos joies et peines, vos projets et vos craintes, vos combats et luttes sociétales, même les plus pacifistes. Ils et elles développent souvent un vocabulaire qui s’articule quasiment uniquement autour de la compassion, du pardon, de la commisération, de la pitié, du prêchi-prêcha angélique. Ce nouveau concept en psychologie de la positivité toxique se définit en tant que tendance à se présenter comme étant heureux quoi qu’il arrive, selon des professionnels de la Santé mentale (IDRlabs). Ils expliquent que les personnes qui en relèvent sont « déconnectées de tout ce qui pourrait être considéré comme négatif et, par extension, elles sont enclines à encourager les autres à toujours voir le bon côté des choses et à ne pas s’ouvrir aux questions tristes, difficiles » ou qui dérangent. La positivité toxique est donc celle qui nie ou déplace sciemment toute réalité jugée négative, endort les consciences, pousse à ne pas s’engager, ni à se mouiller, ni à monter au créneau, face à des actions injustes, dangereuses, pathogènes, iniques, cette positivité toxique s’érige même en mode de pensée, donc de vie, au nom du « oui, mais… » et du « surtout, pas de vague… » Donc, le ou la gougnafier est un personnage qui se met au balcon et qui regarde les autres, surtout ceux et celles qui luttent pour la liberté d’expression et autres libertés fondamentales, puis qui vient ramasser les dividendes en susurrant, la bouche en forme de cul de poule, que « tout va pour le mieux dans la société ». Je ne peux cependant terminer cette chronique en leur rappelant une note qui m’apparaît essentielle dans le bien-vivre ensemble : le 6 juillet 2018, le Conseil constitutionnel de la République française considéra la fraternité comme un principe constitutionnel. À savoir : « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire… » Photos : Pixabay
Climat : mourir en sept à huit minutes
Dans Leur folie, nos vies, paru aux éditions Les Liens qui Libèrent, François Ruffin porte un regard acéré et choqué sur la gestion de la pandémie au coronavirus par les gouvernements et les multinationales qui, bien souvent se liguent entre eux pour davantage creuser le trou entre ceux de tout en haut et les citoyens lambdas. Un constat : dans cette crise engendrée par le virus, les scientifiques ont été largement écoutés et suivis dans leurs préconisations. On passa quasiment automatiquement du diagnostic scientifique à la prise de mesure, explique l’auteur. En revanche, les scientifiques qui évoquent le climat, tel le GIEC, sont écoutés poliment, puis rien ne bouge. En cause : l’économie, celle des nantis, des actionnaires, des Macron et Cie qui, au minimum, doit être absolument sauvegardée, si pas davantage rentabilisée à leur seul profit. Bientôt, on atteindra une moyenne supplémentaire de deux degrés, ce qui signifie qu’on pourrait mourir en sept ou huit minutes sous la pression conjointe de la chaleur et de l’humidité. Déjà, des régions entières de la planète deviennent inhabitables. Réaction des nantis, des actionnaires et des Macron et Cie, on n’interrompt pas les affaires, l’économie avant la vie ! « Tous les pans de la vie sont ainsi traités, maltraités, passés aux oubliettes, à la moulinette d’une calculette. » Une conclusion : le combat contre les forces obscures ne se renonce certainement pas. Photo : Pixabay.
Les souvenirs et les mensonges aussi…
Enfin, la voiture stoppe devant une vaste maison grise à l’aspect sévère, édifiée sur une pente abrupte. Les volets bleus sont ouverts. Roger nous prie de rester assis tandis qu’il va frapper à la porte. Quelqu’un lui ouvre et il nous fait signe de le rejoindre avec nos bagages. Pendant que nous nous activons sous un vent glacial, Roger dissimule le véhicule sous les arbres. Il semble n’y avoir personne à des dizaines de kilomètres à la ronde, toutefois mieux vaut respecter les règles de sécurité. À l’intérieur, il fait chaud, à condition de s’installer à proximité de la cheminée. Les pierres des murs sont apparentes. J’ai le temps d’apercevoir plusieurs pièces sobrement meublées, un four à pain dans la cuisine sur la gauche, avant d’entrer dans une grande salle à manger. Je ne connais pas l’homme qui nous précède. Très brun, il paraît espagnol. Il ne dit pas un mot. On pose nos valises sur le sol, attendant on ne sait quoi, et on en est tous soulagés de voir réapparaître Roger. « Je vous présente Alberto. Il est espagnol et ne s’exprime que dans sa langue, que je parle aussi. C’est pourquoi il doit se cacher : le moindre mot le trahirait. » Des pas résonnent au premier. On se regarde, sur le qui-vive… » Avouez que vous avez envie de connaître la suite, non ? Cet extrait est tiré du roman Les Souvenirs et les Mensonges aussi… de Karine Lebert paru aux Presses de la Cité. Un roman qui est non seulement raconté comme une enquête en quelque 600 pages, mais aussi un imposant pan de l’histoire qui plonge le lecteur dans la montée du nazisme, dans la clandestinité d’un réfugié allemand à Honfleur, dans l’Après-guerre et l’occupation par les Alliés de Berlin. Ensuite, quelque soixante-dix ans plus tard, c’est la rencontre entre deux jeunes musiciennes, une Française et une Allemande, moment qui déclenche une intrigue digne d’un excellent polar se terminant par une déclaration en forme de résolution de l’énigme : « Nous étions très émus tous les deux par ce pèlerinage à Honfleur… »
Écologie politicienne : « L’ADN d’Ecolo n’est plus ‘‘Nucléaire non merci’’ » (Partenariat POUR)
Dans son ouvrage Leur folie, nos vies paru aux Éditions Les liens qui libèrent, François Ruffin, tout d’abord journaliste, essayiste et documentariste (César du meilleur film documentaire en 2017 avec Merci Patron !) avant d’être député LFI-NUPES, fait état de cette « élite arrogante », de ceux « qui servent l’argent avant les gens » face aux citoyens et à « Greta Thunberg et ses copains-copines qui ont beau alerter, jouer les Cassandre de Davos à l’ONU, d’un contre-sommet à l’Assemblée, rien n’y fait. Certes, les dirigeants conviennent de l’urgence climatique, mais ils gardent le pied sur l’accélérateur, croissance, croissance, croissance. Ils répètent compétitivité… » Et d’expliquer : « Face à la catastrophe écologique, demain, face à un péril climatique certes plus lointain que ce Covid-19, mais mille fois plus terrible, menaçant non pas un pour cent, ou deux, de la population, mais tout le genre humain, usera-t-on de ces mesures hardies, intrépides, résolues ? Ou reviendra-t-on au business comme habitude (business as usual) ? » Durant un certain temps, il y eut une petite lueur, un mince espoir en l’écologie politique qui, arrivée au pouvoir, ferait bouger les lignes. En France, après la catastrophique période Nicolas Hulot, on assiste à présent à un combat de coqs pour celle ou celui qui se prétend le plus Vert parmi les Verts, alors qu’en Belgique, là, c’est vraiment le reniement de l’ADN du mouvement écologique qui vient d’être porté sur l’autel de la particratie, de la soif de pouvoir et de la compromission avec les forces conservatrices, voire ultraconservatrices et, mauvaise cerise sur le mauvais gâteau, avec une multinationale. Que je vous explique. Il y a six gouvernements en Belgique, oui six ! et du côté francophone, pas moins de huit ministres dits écologistes, trois au fédéral, un à la fédération Wallonie-Bruxelles, deux au gouvernement wallon et deux au gouvernement bruxellois. Eh bien, tout ce monde vient de s’asseoir sur l’un des concepts de base de l’écologie, je cite le quotidien Le Soir : « Les coprésidents d’Ecolo, Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, défendent l’accord avec Engie. Gestion déchets : ils se félicitent de voir l’argent ‘‘rentrer cash’’ dans les caisses de l’État dès l’année prochaine. Quant au nucléaire, ‘‘ce n’est plus un tabou’’ chez les Verts. » Fin de citation. Explications : Engie est l’exploitant du parc nucléaire belge et le groupe a signé un accord avec le gouvernement fédéral belge pour prolonger la durée d’exploitation de dix ans de réacteurs. Des réacteurs qui présenteraient de sérieux problèmes de sécurité, au grand dam de l’Allemagne voisine, d’ailleurs. Pour résumer le reniement historique des prétendus écologistes belges : « L’ADN d’Ecolo n’est plus ‘‘Nucléaire non merci’’ », selon les apparatchiks du parti. René Dumont doit se retourner dans sa tombe. J’avais déjà constaté cette dérive à un niveau moins élevé de la politique belge, plus spécifiquement à Woluwe-Saint-Pierre, importante commune de la région bruxelloise, quand, au nom de la pénurie de logements, alors qu’il y a pléthore de logements à restaurer (quelque 15 à 30.000 dans la capitale de l’Europe), la section locale d’Ecolo soutint activement la politique immobilière du parti autoproclamé « Les Engagés » (ex-parti chrétien), à savoir la destruction d’une immense friche (quartier dit des Dames Blanches), d’un îlot de maisons individuelles, de potagers, d’un espace de verdure public (quartier du Chien Vert) au profit d’une bétonisation à outrance. Malgré une opposition de centaines et de centaines de riverains et des solutions alternatives soucieuses de l’environnement, avec le soutien d’experts rappelant l’urgence à stopper la bétonisation urbaine, Ecolo fait la sourde oreille, soucieux, lui, de rester au pouvoir communal. Donc, tant au niveau national que communal, l’écologie politique, bassement politicienne à vrai dire, piétine ses racines profondes au nom, justement, de ceux « qui servent l’argent avant les gens ». Il est à espérer que les militants écologistes de base rappelleront à l’ordre ces apparatchiks en leur conseillant de lire ou relire L’utopie ou la mort dudit René Dumont et à regarder Demain, le documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent, entre autres. https://www.lesoir.be/488699/article/2023-01-14/nollet-et-maouane-ladn-decolo-nest-plus-nucleaire-non-merci
La 6ème extinction. ..un bon cru…2011 !
à déguster comme un grand vin cette chronique de 2011 qui a gardé des tanins, qui est longue en bouche , et qui fait frémir le palais…! 11 ans plus tard, nous sommes passés officiellement dans l’anthropocène. En fait on y était déjà …la 6ème extinction était en marche …
2022 : Océan qui rit, Océan qui pleure…
A en croire tous les nombreux événements qui ont pour sujet l’océan en cette année 2022, et que je n’ai pas relaté dans cette chronique de la mer et des océans, on pourrait être agréablement surpris et sourire. Pourtant, ces grandes messes en sont encore au pas de deux : un en avant, un en arrière. A en pleurer. Et on se surprend à repérer un double langage et des retours en arrière… à découvrir dans cette chronique ! www.longitude181.org
2022 : l’année de la Canicule…en mer !
L’année 2022 a été la plus chaude jamais enregistrée ! En mer aussi ! Les canicules océaniques ont des impacts délétères. Des phénomènes d’accélération sur toutes les mers, en profondeur , sous toutes les latitudes qui font …froid dans le dos .
Dictature numérique et IA (intelligence artificielle)
Pour les GAFAM, c’est-à-dire les géants de la technologie et entreprises les plus puissantes de la planète que sont Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, c’est la course à l’IA, soit l’intelligence artificielle. Cette intelligence qui prétend prédire les besoins des êtres humains et d’en inventer d’autres pour satisfaire les multinationales de l’hyperconsommation, mais, surtout, de disposer des données personnelles même les plus intimes des individus. Ainsi, les GAFAM, quelques services de renseignements et autres entreprises du même acabit peuvent connaître l’intégralité de votre existence : tout sur votre famille, sur vos réseaux d’amis, sur vos déplacements, vos achats, vos loisirs, votre état de santé, jusqu’à l’existence de votre maîtresse ou de votre amant, voire de la taille de vos chaussettes ou de votre soutien-gorge. Tout cela sera puisé dans votre géolocalisation, dans l’historique de vos recherches, à la lecture de vos courriels ou autres messages sur Facebook, sur Twitter, sur votre smartphone… Ce monde juteux fait le bonheur de sociétés avec l’assentiment de nombreux politiciens, dont certains qui dirigent la Commission européenne. Vous savez, ceux qui transportent des valises emplies de billets de banque alors qu’ils préconisent la suppression du cash à la demande des banquiers. Cette intelligence dite artificielle est tout bonnement le renoncement définitif de l’usage de notre propre raison via le remplacement de la pensée humaine par la technologie des algorithmes concoctés par et au profit des Elon Musk et consorts, car, n’oublions jamais qu’il y a des êtres humains qui la créent, la gèrent et nous l’imposent, souvent contre notre gré. Bref, c’est l’avenir, déclare-t-on dans la Silicon Valley. Bref, c’est la fin de la civilisation pour tout humaniste. Source partielle : Marianne, 22 décembre 2022 au 4 janvier 2023. Photos : Pixabay.
Les Cités disparues : déjà la lutte des classes à Pompéi (3/5)
À dix kilomètres du Vésuve et un demi kilomètre de la mer, Pompéi fut une cité avec ses rues bordées de maisons, ses thermes, plus de soixante tavernes, son amphithéâtre, le forum, la Maison des Pygmées, la Maison-bar d’Amarantus, le Temple de Venus, celui d’Isis, une boulangerie, des bâtiments municipaux et son célèbre lupanar, tel est le décor d’un chapitre de l’essai Les Cités disparues d’Annalee Newitz paru chez Calmann-Lévy. Un constat particulièrement intéressant à la lecture de cet ouvrage : « En un sens, l’archéologie des données représente la démocratisation de l’histoire. Elle se penche sur les activités des masses et s’efforce de reconstituer leur vie sociale, voire psychologique. » Ainsi, dans les années 1700, des fouilles furent entreprises et sous la cendre durcie ce fut une incroyable révélation. Tout avait été préservé de cette vie quotidienne au temps de l’apogée de l’Empire romain. On retrouva même sur la façade d’une propriété appartenant à une certaine Julia Felix, une inscription peinte : « À louer dans le domaine de Julia Felix, fille de Spurius : élégante suite de bains pour clientèle de prestige, tavernes, mezzanines et appartements à l’étage pour un bail de cinq ans. » Quant à la Maison des Colonnes en mosaïque, elle ressemblait à un centre commercial avec de multiples boutiques. La particularité des fouilles contemporaines réside en cette phrase prononcée par un chercheur : « Pour moi, l’important n’est pas les César ni autres empereurs sur qui nous en savons déjà trop, mais les gens dont nous ne savons rien. Même si nous ne connaîtrons jamais leurs noms, nous pouvons essayer de reconstituer un peu leur vie. » C’est, bien sûr, le fil rouge de ce chapitre qui nous plonge au fil des découvertes dans un quotidien où, déjà, il y avait la lutte des classes. Ainsi, un individu né esclave à Pompéi pouvait gravir les échelons et parvenir presque au sommet de la hiérarchie sociale, alors qu’un conflit éclata entre nantis et démunis pour l’accès aux plages. Et, précise l’auteur : « Pompéi trépassa au beau milieu d’un litige qui opposait riches et pauvres, hommes et femmes, immigrants, Romains et autochtones. » Assurément, il n’y a rien de nouveau en ce XXIe siècle !
Mes astuces pour un Noël en toute légèreté !
Mes astuces pour un Noël en toute légèreté ! Pendant des années, la seule perspective de Noël me déprimait. Ces repas interminables et indigérables pour mon système digestif capricieux étaient un cauchemar ! Mais au fil des ans, j’ai appris à apprivoiser ce moment délicat, et à en faire une journée presque comme les autres côté repas. Mes bonnes habitudes commencent dès le matin : puisqu’il y aura assez d’excitants en tous genres, je zappe thé ou café et opte pour une infusion de menthe ou autres plantes aux vertus digestives, avec un peu de miel et de citron, histoire d’éclaircir ma voix pour la journée. En général, on parle beaucoup quand on est en famille ! Puis, je choisis des fruits, comme un jus d’orange pressé. Une demi heure après et seulement si j’ai faim, je mange quelques céréales digestes, comme les flocons d’avoine, accompagnés de quelques fruits secs pour ne pas mourir de faim, surtout si le déjeuner est servi tard. Premier repas : un sans faute. Le second est le plus délicat : soit c’est vous qui recevez, et vous avez la main, soit vous êtes invités, et là, il faut ruser. Premier cas : vous invitez. Facile ! Il vous suffit de prévoir un peu moins de mets de fêtes, mais plus d’aliments naturels : n’hésitez pas à proposer des crudités joliment présentées à l’apéritif, et même en accompagnement de l’entrée. Croyez-en mon expérience, elles sont souvent très appréciées ! Pour l’apéritif justement, préférez des noix nobles aux toasts tout prêts, des petites sauces au yogourt, légères et originales. Les toasts au foie gras ne sont pas interdits, mais au moins, on a le choix ! Passons au déjeuner de fête : évitez de servir trop de viandes. Misez sur le poisson, léger, en proportion raisonnable. En général, elle se situe entre 100 et 120 grammes par personne. Mais là, puisque vous en consommez déjà à l’appétitif, en entrée et en plat, vous pouvez descendre à 80 grammes. Ce n’est pas une question de radinerie, je vous assure, personne n’y trouvera à redire ! En accompagnement, évitez les fritures, misez sur des légumes bouillis ou légèrement revenus, et jouez avec les condiments et les épices, qui, en plus de donner du goût ont pour beaucoup d’entre-eux des vertus digestives. En France, difficile d’éviter les fromages ! Choisissez les légers et digestes, comme les chèvres frais, ou brebis, à teneur en matière grasse réduite. Evitez toutes les pâtes molles, trop grasses. Servez le tout avec du pain semi -complet, ou aux céréales, leurs fibres faciliteront le transit ! Enfin le dessert… Encore une fois, c’est bien qu’il y ait le choix : un vrai dessert chocolaté et appétissant, et une bûche glacée aux fruits par exemple. Proposez des digestifs, mais aussi des tisanes pour clore le tout. Dernier conseil : évitez d’étaler le repas sur une période trop longue, pour des questions de digestion. Si vous êtes reçus, vous aurez moins de marge, mais il est possible de s’en sortir quand même. A l’apéritif, soyez raisonnable sur les amuse-gueule. Pour cela, pensez au petit déjeuner sain dont je viens de vous parler. Côté alcool, se restreindre ! Si vous ne voulez vraiment pas que l’on vous réserve sans cesse, facile ! Ne buvez que la moitié de votre verre. Ne reprenez pas d’un plat même si c’est bon, car en général, il y en a toujours trop. Même règle pour l’alcool à table : ne buvez que la moitié. Tant que cela est possible, préférez les légumes aux pommes de terre par exemple. Enfin, de retour chez vous, buvez beaucoup d’eau ou de tisanes. Prévoyez une soupe détox pour le soir. Le lendemain, vous vous sentirez presque comme si de rien n’était ! Joyeux Noël à tous ! —– Mes conseils pour un Noël léger et équilibré ! Pendant de nombreuses années, la perspective de Noël me rendait déprimé. Les repas interminables et difficiles à digérer étaient un vrai cauchemar pour mon système digestif sensible. Mais au fil du temps, j’ai appris à gérer cette période délicate et à en faire une journée presque normale en ce qui concerne les repas. Mes bonnes habitudes commencent dès le matin : étant donné qu’il y aura suffisamment de stimulants de toutes sortes, je renonce au thé ou au café et opte pour une tisane à la menthe ou à d’autres plantes aux vertus digestives, avec un peu de miel et de citron, afin de soulager ma voix pour la journée. En général, on parle beaucoup en famille ! Ensuite, je choisis des fruits, comme un jus d’orange pressé. Trente minutes plus tard, et seulement si j’ai faim, je mange quelques céréales digestes, telles que des flocons d’avoine, accompagnées de quelques fruits secs pour éviter d’avoir trop faim, surtout si le déjeuner est servi tard. Premier repas : une réussite. Le deuxième est le plus délicat : soit vous recevez et vous avez le contrôle, soit vous êtes invités e
Macron à Lusail : indécente compassion
Après des gesticulations grotesques sous les yeux ébahis ou amorphes de cheiks et des dirigeants de la FIFA dans la tribune d’honneur du stade de Lusail où se déroulait la finale de foot entre l’Argentine et la France, après la défaite des Tricolores, le président Macron est monté sur la pelouse pour consoler Mbappé, assis sur le sol. Prise d’écran Facebook. Avec maints gestes de compassion ou comme s’il secourait une victime d’un tsunami ou d’un attentat, Macron a montré toute l’étendue de son indécence de la récupération politicienne traditionnelle. Un ouvrier qui vient de perdre son emploi, une infirmière exténuée en soins intensifs, un réfugié qui dort sous tente par un froid glacial, n’ont jamais eu la même attention. « Selon que vous soyez puissant ou misérable… » expliquait déjà Jean de La Fontaine en 1678…
Reportage Fréquence Terre : visite à Gandhi
J’ai récemment rendu visite à Gandhi, oui, au chantre de la non-violence qui, paradoxalement, fut assassiné le 30 janvier 1948 par un fanatique nationaliste hindou. Gandhi (1869-1948) est statufié dans un petit parc de Molenbeek, vous savez, c’est cette cité bruxelloise rendue tristement célèbre pour avoir été le foyer de quelques terroristes islamistes dont le procès se déroule actuellement dans la capitale de l’Europe à l’occasion des attentats du 22 mars 2016. Surréalisme à la belge ou message symbolique que cette représentation de Gandhi dans une commune autant vilipendée ? Gandhi, c’est aussi la lecture attentive de son autobiographie ressortie d’une étagère poussiéreuse, puisque publiée en français par les Presses Universitaires de France en 1950. Alors avocat en Afrique du Sud, Gandhi comprit que son destin était de retourner en Inde. Cependant, avant ce retour, il accomplit différentes missions et il se mit à lutter contre le superflu et à consacrer toute son énergie à différentes causes politiques. Il lisait Tolstoï, le pacifiste, et retourna dans son pays natal où il organisa la résistance passive contre le gouvernement anglais, participa à des conflits sociaux, lança une grève générale, promut la désobéissance civile, al non-violence et la non-coopération : « Gandhi tint en échec les Britanniques par sa tactique, ses surprises, sa prodigieuse influence sur la population. C’était à la fois un adversaire terrible et quelqu’un avec qui l’on pouvait causer. La force de vérité se révéla plus forte que toutes les armes d’acier. Il changea le destin de centaines de millions d’êtres humains. » Dans les dernières années de sa vie, Gandhi fut pacificateur et médiateur dans le conflit entre hindous et musulmans. Il finit par donner sa vie pour la paix de l’Inde, pour la réconciliation religieuse et pour la tolérance. En regardant cette stèle du Mahâtma, c’est-à-dire la « Grande âme » en sanskrit, je me dis que si la culture de la violence entretenue par la propagande militariste, par les films, la littérature, les vidéos guerriers, avait été remplacée par la culture de la fraternité universelle, aujourd’hui, il n’y aurait pas de procès consacré aux attentats du 22 mars 2016, si ces jeunes Molenbeekois avaient lu l’autobiographie de Gandhi, ils auraient certainement été convaincus qu’il y a moyen, par la technique de la non-violence, de mettre à bas des régimes antidémocratiques, voire dictatoriaux. Cependant, disons qu’il n’est pas trop pour tous ceux qui auraient des desseins violents de se référer à cette technique ayant quand même fait ses preuves, ce n’est pas Gandhi qui m’aurait contredit lui qui obtint de cette sorte l’indépendance de son pays. Durant ce temps, un lointain descendant des Nehru-Gandhi effectue une marche symbolique de centaines de kilomètres dans l’Inde du XXIe siècle pour en appeler à un retour à la politique de son illustre ancêtre… Photos : P.Gf
Durant ce temps à Bruxelles… (Partenariat POUR)
Au Parlement wallon, c’est le président socialiste, Marcourt, et son greffier, qui sont accusés d’un voyage luxueux à Dubaï aux frais des citoyens. Plus grave, aux Communautés européennes, 1,5 un million et demi ont été versés en pots de vin par le Qatar à Eva Kaili, vice-présidente socialiste du Parlement, ainsi que d’autres élus, dont un député belge, suspendu par le Parti socialiste depuis lors, un député italien dit de gauche, etc.…, qui auraient bénéficié des largesses qataries. Des gros billets dans une valise ou des sacoches, des montres Cartier ou Omega d’une valeur de 60 à 80.000 euros pièce, des voyages offerts…, voici qui serait monnaie courante, si j’ose dire, de la part de lobbyistes qui entrent et sortent comme dans un moulin aux communautés européennes. Bruxelles est, après Washington, la ville où se trouve le plus grand nombre de lobbyistes au monde, pas moins de 46.000 ! Durant ce temps, non loin de ces « parvenus » sans scrupule, comme les nomma l’ancien président du Parti socialiste belge, 5.300 personnes précarisées et sans abris, dont 900 enfants, tentent de survivre aux conditions climatiques glaciales. Soit, 27% en plus que l’an dernier, selon l’officielle Fondation Roi Baudouin. Et, tenez-vous bien, la capitale de l’Europe n’a que 4.000 places disponibles pour abriter ces SDF, alors que les stocks de couvertures sont épuisés et que les rations alimentaires se font de plus en plus nombreuses, et que les réserves, ici aussi, s’amenuisent dangereusement, selon la Croix-Rouge. Bref, dans une ville cosmopolite aux multiples et inquiétants problèmes de précarité, certains élus socialistes s’en mettent plein les poches et, de la sorte, en plus de salir le bel idéal du socialisme, creusent le sillon du fascisme à une allure phénoménale. Comble de cette détestable situation, si ces élus sont démissionnés de leurs postes, ils restent généralement en place en tant que députés et, bien entendu, perçoivent leurs plantureux salaires. L’extrême droite ne doit même pas faire campagne électorale, ces élus socialistes la font implicitement pour elle. Ah ! Dernière chose, le président Macron, lui, n’a aucun scrupule à se rendre au Qatar au nom d’un match de foot. Décidément, l’éthique n’est plus beaucoup d’actualité… Info au 15 décembre 2022 : il semblerait que l’État du Maroc soit aussi impliqué dans ce Qatargate. Photos : P.Gf
Voil’Ocean : un projet pour découvrir la mer autrement !
La voile comme outil de découverte de l’Océan !pour tous ! Même les dirigeants d’entreprise! c’est ce que propose l’association LONGITUDE 181 avec son nouveau programme Voil’OCéan à Découvrir dans cette chronique avec sa responsable , Pascale SOUSSAN, qui nous en explique les détails.
Coupures d’électricité : le cynisme d’industriels
Des industriels prétextent la hausse du prix de l’électricité pour diminuer ou arrêter la production dans leurs entreprises, mettre en chômage partiel leur personnel (aux frais de la collectivité, bien entendu), ensuite revendre de deux à dix fois plus chère leur électricité pourtant acquise bon marché et, de la sorte, ils font de plantureux bénéfices. Cerise sur ce très mauvais gâteau : certains patrons bénéficient en plus de primes pour, je cite, « non-consommation ». Nous sommes bien en présence de cynisme et d’indécence du capitalisme. Tout est dit. Photo : Pixabay. Source : magazine Marianne, 7 décembre 2022.
Jamais sans mon grigri
Si vous avez pris l’habitude de toucher du bois, de croiser les doigts avant un examen, de faire un vœu avant de souffler les bougies ou de garder une amulette dans votre poche, sachez que vous avez parfaitement raison. À travers le monde, l’univers des porte-bonheur est une véritable caverne d’Ali Baba. Et en la matière le Japon occupe une place de choix. Il y a le maneki connu comme le chat de la chance qui invite l’argent à entrer, il y a aussi le culbuto qui représente la persévérance et la résistance. Et puis il y a le daruma que l’on offre au Nouvel An, c’est une poupée qui rappelle les objectifs que l’on s’est fixé durant l’année. Et enfin, il ne faut pas oublier les omamori qui sont des amulettes de protection dont certaines sont spécifiques à chaque situation de la vie. Chacun selon sa personnalité, sa culture, ou sa croyance se choisira un porte bonheur. Mais est-ce bien utile ? Une étude scientifique réalisée à l’Université de Cologne tend à prouver que la chance existe bel et bien. Et que les porte-bonheur auxquels nous sommes attachés avaient le pouvoir de la susciter. Une expérience a été menée avec deux groupes de joueurs de golf qui devaient réaliser une épreuve particulièrement difficile à exécuter. Un groupe a reçu une balle porte-bonheur et l’autre groupe s’est contenté d’une balle sans « pouvoir » particulier. L’ensemble des participants a cru au pouvoir magique de la balle et ils ont obtenu d’excellents résultats. En conclusion, les gens qui comptent sur le pouvoir de leur porte-bonheur pour décrocher un emploi, pour rencontrer l’amour sont juste beaucoup plus confiants. Car croire que le gri-gri les protège et leur apporte la « baraka » les rend plus forts car ils ont davantage confiance en leur capacité. Ils sont alors plus performants car plus enclins à persévérer, et cela même s’ils se fixent des objectifs plus élevés. N’ayez plus aucune hésitation, choisissez-vous votre porte-bonheur et boostez votre confiance en vous. Source : Internet Photo : Pixabay