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Fréquence Terre

Fréquence Terre

334 episodes — Page 6 of 7

Approcher les cétacés sans déranger :ce qu’il faut savoir

Comment éviter d’attenter à la tranquillité des mammifères marins? Pour satisfaire la curiosité des touristes, et leur faire vivre un moment d’exception, des approches bateaux très proches sont parfois effectués par des opérateurs peu scrupuleux. En Méditerranée, dans le sanctuaire Pelagos, les règles d’approche ont changé pour le bien être des animaux. lesquelles, pourquoi ? A découvrir en compagnie d’Alain BARCELO du Parc National de Port-Cros.

Sep 5, 20225 min

Génération Z, génération psy

La Génération Z est celle des personnes nées entre 1997 et 2010. Elle succède à la Génération Y, celle des « milléniaux », c’est-à-dire des personnes venues au monde dans les environs de 1980 et fin des années 1990, et elle précède la Génération Alpha, celle des personnes nées de 2010 à celle de ceux qui naîtront au mitan des années 2020, la première génération née entièrement au XXIe siècle. Ça va ? vous suivez ce classement concocté par des sociologues et psychologues. Très bien ! La Génération Z est aussi appelée « Génération psy » par certains spécialistes. La raison plausible est la suivante : cette génération est celle d’adolescents qui serait la plus consciente de l’état dramatique de la société, plus particulièrement par l’angoisse générée à cause de la crise climatique. Si elle est plus consciente à une échelle collective, c’est aussi parce qu’elle l’est à une échelle individuelle et cela provient en partie du fait que ces jeunes consultent pas mal de thérapeutes. D’ailleurs, les psychologues expliquent qu’ils reçoivent davantage de jeunes en consultation, les trois quarts ont moins de 20 ans, alors que le psychologue Mathieu Blard déclarait récemment qu’un Français sur trois avait déjà fait appel à un psy. Dans l’excellent ouvrage Le Feu ou rien – Portrait d’une génération engagée paru aux Éditions Mango Society (2022), il est aussi spécifié cette particularité énoncée par un jeune de cette fameuse Génération Z, voire la précédente : « Nos grands-parents bloquaient les usines, nos parents lançaient des pavés. Notre génération, elle, crée du remue-ménage à coups de millions de hashtags. » Il est aussi expliqué la raison de leur fréquentation accrue des thérapeutes par le fait que ces jeunes ont quasiment subi toutes les crises : la climatique, la sociétale, la sanitaire, l’économique, la menace d’une guerre nucléaire, tout cela à la fois ! Cependant, si elle fréquente les psys, elle est aussi engagée à sa manière pour repenser le système : elle s’absente en masse des élections ou bien vote blanc, mais elle réclame que l’abstention et ce vote blanc soient comptabilisés car ils sont le reflet d’un désaccord, d’un outil de protestation. Néanmoins, force est aussi de constater que cette jeune génération a ses habitudes de consommation avec des technologies dites nouvelles à profusion, celles dans lesquelles elle est née, en somme, et qu’elle est plus individualiste car elle place ses droits avant ses devoirs, au contraire des baby-boomers, par exemple. Mais, ne nous y trompons pas, les jeunes qui sont engagés revendiquent les droits à la révolte, à l’action directe, et ils évoluent parfois en dehors des appareils conventionnels, pensons au mouvement engendré par Greta Thunberg et à Extinction Rebellion. Quelque 63% des jeunes français estiment d’ailleurs que ce sont les citoyens qui devraient prendre les décisions pour le pays. Est-ce à dire que les militants plus âgés, les soixante-huitards, par exemple, sont passés à côté de la plaque ? Non, bien entendu, car la féministe qui dans les années 1960-1970 s’est battue pour l’IVG et la pilule, a eu et a encore la même importance que la féministe contemporaine adepte de l’intersectionnalité, celle qui prend en compte le genre, la couleur de peau, l’orientation sexuelle, la validité d’une personne, c’est-à-dire une combinaison de stratégies et d’identités. En somme, ces luttes anciennes et celles de la Génération Z me paraissent complémentaires même si les babyboomers militaient davantage pour l’universalisme et prônait l’unité. En conclusion, cette jeunesse de la Génération Z n’est pas là, précisent les auteurs, pour brosser dans le sens du poil, bien au contraire : « Elle est là pour soulever le tapis et montrer tout ce qui a été placé dessous et combien ça pue et pollue. Internet est donc une révolution, disent-ils encore, une révélation et pas n’importe laquelle. C’est celle qui va permettre à notre génération de tout faire péter. » Photos : Pierre Guelff.

Sep 3, 20224 min

Le sexe, c’est beaucoup mieux aujourd’hui !

La sexualité a changé. Bien sur la génération 68 a amené la possibilité pour les femmes d’avoir des rapports sexuels sans risquer de tomber enceintes. Par contre les mêmes pratiques sexuelles ont continué avec peut-être la possibilité de le faire avec plus de personnes. Mais les normes « du comment cela doit se faire » étaient toujours d’application. À l’époque et jusqu’à il y a peu, on a limité le masculin à un pénis en érection, on a admis qu’il faut mettre un terme au rapport lorsque l’homme a joui, on a admis l’évidence que la femme attend d’être comblée, et on continue d’appeler « préliminaires » les pratiques qui donnent plus de plaisir aux femmes. Au final peu de conditions sont réunies pour parler de rapports sexuels égalitaires et d’un renouvellement des pratiques. Mais aujourd’hui, on admet beaucoup plus aisément que la sexualité, c’est avant tout se faire du bien. D’ailleurs il est bon de rappeler que certaines études démontrent qu’avoir des rapports sexuels peut procurer un effet bénéfique sur le corps comme faire oublier la douleur d’une migraine ou des règles. Le sexe est une vraie question de santé tant mentale que physique et aujourd’hui preuve que les mentalités changent, certains sexe-toys sont reconnus comme produits de bien-être. Bien sur le consentement mutuel et continu est la base. Et d’autre part la priorité est d’éviter l’ennui. Pour se faire, la curiosité, la simplicité et la pratique seront vos atouts. Avez-vous déjà imaginé un monde où toutes les femmes se donnent la permission d’être demandeuses, elles prendraient librement l’initiative, cela pourrait soulager les hommes, et probablement qu’ils seraient moins en demande s’ils étaient désirés à la base. Bien évidemment un couple n’est pas forcément composé d’un homme et d’une femme, il est composé de deux êtres désireux de se procurer mutuellement du bien-être et du plaisir. Alors pourquoi ne pas prévoir des plages d’insouciance à l’avance pour prendre le temps ensemble d’imaginer des choses différentes. Comme par exemple des pénétrations plus lentes voir immobiles plutôt que rapides, des masturbations guidées ou partagées, multiplier des massages, découvrir les nombreux sex-toys qui proposent des sensations nouvelles. Allez vers une sexualité solaire et joyeuse est possible, et un couple peut être le lieu ou exprimer ses fantasmes, déposer sa vulnérabilité sans avoir peur que l’autre vous abandonne. Un couple peut être un super espace d’épanouissement pour les deux partenaires où l’ensemble des sens sont convoqués et où toutes les émotions s’expriment et se partagent. Sources : levifweekend 06022020, le Soir 13 janvier 2020.  

Sep 2, 20222 min

Rencontre avec Bob Dylan : tant de choses à partager ! (3/4)

En octobre, je dois rencontrer Bob Dylan. Lui sera sur scène et moi dans la salle de concert mais, et ce serait la cerise sur le gâteau, l’organisateur n’exclut pas une conférence de presse à laquelle je serais invité. J’ai tellement de choses à lui partager. Entre autres… …que dans ma candeur de jeune militant pacifiste, je pensais qu’il était notre chef de file au cœur des événements des années 1960. Quelle erreur ! « Je n’étais le porte-parole de rien ni de personne, j’étais seulement un musicien. Sans aucun doute, mes textes avaient touché des sensibilités qu’on n’avait pas encore touchées. Tant que mes certitudes restaient intactes, je ne devais rien à personne, écrit-il dans Chroniques, son autobiographie parue chez Folio. Légende, icône, énigme, ce genre de choses, ça va. Sereines inoffensives, usées, ces dénominations-là sont plus faciles à contourner. Prophète, messie, sauveur… ça, c’est dur. Je me sentais vraiment isolé, sans personne d’autre que moi et ma petite famille qui grandissait, face à un monde livré à de fabuleux sorciers. Je refusais d’être un symbole, un emblème ou un porte-parole. Révolté, pas engagé en somme ! » Et puis, dans les années quatre-vingt, la superstar, après de multiples introspections, déclara : « Je marche depuis trop longtemps à l’instinct et à l’intuition et – problème – ces deux gentes dames se muent en vautours et me sucent la moelle. Puis, brusquement, un soir en Suisse lors d’un concert, tout s’est disloqué et je me suis envolé, le phénomène inattendu s’est produit devant tout le monde. C’était une métamorphose. S’il m’avait manqué un dessein, eh bien, je l’avais. J’étais devenu un autre interprète, j’avais l’idée de redémarrer, de me mettre au service du public. » Il décrit cette métamorphose : « L’amour, la peur, la haine, le bonheur… dans les termes les plus évidents avec mille et une ramifications subtiles. Une fois de plus, les événements extérieurs peuvent inspirer une chanson, parfois allumer le moteur. » J’ai encore relevé quelques phrases qui corroborent sa révolte : « Il fait abolir le chemin qui va du bien au mal. » « Si quelqu’un vole du cuir et fait des chaussures pour les pauvres, c’est un geste moral, mais illégal, donc répréhensible. C’est cette dissociation entre le côté légal et le côté moral des choses qui me dérange. » « On n’avait pas la parano des communistes, on n’en avait pas peur, tout ça, c’était du bruit pour rien. Les cocos valaient bien les extraterrestres. S’il y avait quelqu’un à craindre, un ennemi, c’était plutôt les grands propriétaires miniers. » « J’ai été initié à la poésie d’Arthur Rimbaud. Ça n’était pas n’importe quoi. Quand je suis tombé sur la formule ‘‘Je est un autre’’ dans une de ses lettres, les cloches ont sonné à toute volée. C’était parfaitement clair. » « Je ne cherchais pas l’amour, je ne cherchais pas l’argent. La conscience aiguisée, j’étais déterminé, irréaliste et visionnaire par-dessus le marché. » Bob Dylan, est ce musicien de génie qui aspirait à la gloire certes, mais qui ne la supporte toujours pas.          

Sep 1, 20224 min

L’inquiétude d’Annie Ernaux : une défaite de l’intelligence

Annie Ernaux, auteure à qui d’aucuns prédisent un Prix Nobel de littérature, est craintive. Au Soir[1], elle déclara : « Mon combat, c’est de ne pas laisser les classes populaires dont je suis issue, c’est important de le rappeler, dériver vers Marine Le Pen. Ce serait une telle défaite politique, une telle défaite de l’intelligence… » À ce propos, le ban et l’arrière-ban de l’extrême droite internationale et des groupes nazis, s’étaient donné rendez-vous en cette fin août à Ypres, en Flandre, à quelques pas de la France, pour y célébrer leur politique nauséabonde. Sous la pression citoyenne, l’autorisation fut finalement refusée par des autorités, mais les hordes brunes n’en démordent pas et reviennent à l’assaut. Hélas, trois fois hélas, il faut se rendre à l’évidence que, déçues par la social-démocratie, des couches dites populaires, surtout ouvrières, ont été séduites par les sirènes du Rassemblement National, du Vlaams Belang et autres formations aux discours racistes, xénophobes, au rejet des « autres », aux accointances avec les lobbys des armes, etc. Il est grand temps d’agir concrètement en interpellant vos élus, ceux qui représentent encore la démocratie, de manifester publiquement votre opposition, de participer à des manifestations en ce sens, et pas seulement se contenter de liker sur Facebook, parfois sous un pseudonyme, ou une banale bannière. D’aucuns rétorquent : « Je n’ai pas le temps, il y a le boulot, les enfants… », « Cela ne sert à rien, tous pourris… », « Je reste en dehors de la politique » … À mon tour de leur rétorquer un proverbe arabe, mais universel : « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse. » Photo : prise d’écran Le Soir. [1] 17 août 2022.

Aug 30, 20222 min

Profession et passion pour l’Océan : rencontre avec Thomas Canetti –

Mettre en cohérence ses valeurs avec ses activités, c’est un objectif largement partagé par beaucoup d’entre nous. Y arriver est plus compliqué. Je vous invite à la rencontre d’un parcours, de celui de Thomas Canetti, fondateur de FOOD4GOOD , entreprise de distribution de produits de la mer, -poissons MSC et poissons bio, qui a créé cette activité, reflet de ses convictions personnelles en lien avec la volonté de contribuer à la protection de l’Océan. Un exemple d’un parcours qui fait la preuve que vous aussi vous pourriez faire de même : allier profession et passion … A découvrir dans cette interview.   www.longitude181.org

Aug 29, 20225 min

Faites comme les marins, tenez un carnet de bord

Pour se créer un chouette souvenir d’un évènement, d’un lieu, de vacances, d’une exposition ou autre, il n’est pas nécessaire d’être un grand artiste ou de savoir dessiner. Il y a juste à écouter son envie de se poser pour aider à arrêter le temps et se détendre. Photos Pixabay Fixer des souvenirs dans la rétine invite à être attentif aux détails, à ressentir la lumière et ses différentes teintes. S’assoir, puis observer un végétal et s’appliquer à croquer ses contours et ses multiples détails. Il ne s’agit surtout pas de se soucier du résultat final, il s’agit plutôt d’apprécier le moment et de découvrir le plaisir du trait, de la couleur et du geste. Il y a de multiples façons d’illustrer son carnet de bord ou son carnet de voyage, il y a bien sur le croquis, l’aquarelle, le pastel, les feutres etc., mais aussi le copié -collé ou le déchiré-collé. N’hésitez pas à superposer différents supports, un ticket d’entrée sur lequel vous pouvez déposer un graffiti, une carte postale qui sera customisée, un plan sous forme de puzzle, une fleur brodée… ne mettez aucun frein à votre imagination et votre créativité. Prendre la plume ou le crayon chaque jour permet aux petites choses du quotidien de sortir de l’ordinaire et de leur octroyer une touche de magie. Le marin, lui est dans l’obligation de noter journellement l’état de la mer, l’état du ciel et les grands faits à bord. C’est ainsi qu’il assure la sécurité de tous et qu’il affine ses connaissances et expériences. Créer son propre carnet de bord avec ses propres contraintes par exemple, un croquis par jour, une phrase liée à un évènement tous les deux jours, une page complète par semaine, etc., vous permettra de raconter ce qui vous tient à cœur, de faire le point, d’éclaircir vos pensées, de prendre plaisir à vous relire, à vous redécouvrir. Et pourquoi ne pas faire l’exercice en famille, et co-créer un carnet à six, huit, douze mains ou plus. L’essentiel est de s’amuser. N’attendez plus et commencez dès demain votre carnet de bord, vous verrez, une fois commencé, l’envie d’y revenir s’invitera toute seule. Et votre carnet deviendra votre moment à vous et sera peut-être aussi une sorte de trésor à partager avec les personnes que vous aimez. Photos : Pixabay  

Aug 27, 20222 min

Inattendus Chemins de Compostelle

Le très ancien et célèbre Chemin de Compostelle, pèlerinage chrétien dévolu à saint Jacques le Majeur dont la dépouille serait miraculeusement arrivée en Galice, remonte à sept siècles après son martyre. Au fil du temps, cette longue pérégrination (800 km en territoire espagnol depuis les Pyrénées, mais il faut généralement y ajouter les centaines de kilomètres depuis Paris, Vézelay, Arles et le Puy-en-Velay, les autres départs historiques du Camino francès ou Chemin français) a changé par rapport à son objectif initial, celui de la dévotion et de la repentance. De chrétienne, cette démarche introspective qui a pour devise « Mourir et revivre à un autre être humain » s’est alors transformée en itinéraire culturel, label donné par la Communauté européenne, et, aussi, à mon instar, un parcours entrepris dans un cadre philosophique, sportif, de découverte du patrimoine humain et mobilier. Pareille longue marche se prépare minutieusement même si, à présent, modernité oblige, Internet vous en fournit le mode d’emploi de A à Z, adresses de gîtes proposant des masseurs ou masseuses (… des pieds, bien entendu) en option. Pour ma part, à la fin des années 1980, ce fut un bon vieux guide en papier et certainement pas un GPS qui dirigea mes pas pour accomplir les 1.600 kilomètres à mon programme. Mais, peu importe ! La beauté de sites, la profondeur initiatique de cette pérégrination, la découverte d’un passé historique et artistique exceptionnel, les enseignements de potentielles rencontres…, restent identiques sur le fond depuis des siècles et leur impact sur le travail intérieur paraît identique, selon de multiples témoignages. Je pensais donc bien connaître le sujet. Erreur ! La lecture du « Petit Livre des Chemins de Compostelle » de Marie Chamberlain publié en juin aux Éditions Papier Cadeau, ouvrage agrémenté de dizaines d’images, réserve un lot de surprises. Effectivement, s’il est dit que le Chemin pour s’en aller à Santiago de Compostella débute au premier pas en sortant de chez soi, outre les itinéraires inhérents aux quatre départs historiques cités, cet ouvrage en propose quelques-uns, moins connus mais tout autant chargés de la magie compostellane. À savoir, la Voie des Plantagenêts dont le départ est situé au Mont-Saint-Michel, sillonne par Fougères, Vitré, Niort, Aulnay, il y a encore la Voie du Piémont pyrénéen qui débute à Narbonne et s’en va en Pays cathare, puis Lourdes, Ordiarp et Saint-Just-Ibarre. Une première précision importante à l’auteure qui écrit : « …depuis le XIIe siècle, on ne sait pas pourquoi la coquille devint l’emblème du pèlerin… », ce qui est quand même particulièrement interpellant car, la légende qui traverse les siècles, spécifie que le corps de Jacques le Majeur arriva sur les bords de la Galice, très précisément à Iria Flavia, là où les coquilles Saint-Jacques se ramassent sur la plage. Autre précision, lorsqu’elle écrit encore que « l’embarcation sans guide l’y transporta », à vrai dire, toujours selon la légende, ce sont des anges qui la tirèrent. Quoiqu’il en soit, ces deux détails font aussi partie intégrante de la magie compostellane merveilleusement composée de mythologie, de sacré, de folklore et de ressentiments personnels. Ultreïa ! donc, comme clament les pèlerins et autres marcheurs et randonneurs en arrivant à Compostelle et en expression de joie.   Extrait musical Youtube : Le chant des pèlerins de Compostelle par Jean-Claude Benazet.

Aug 27, 20225 min

Yves Le Car, libertaire et poète

J’étais adolescent quand j’entendis pour la première fois Le Dormeur du Val d’Arthur Rimbaud, un poème qui, non seulement me bouleversa, mais contribua à mon engagement pour une société fraternelle, pacifiée autant que faire se peut, et solidaire. Yves Le Car, plume bien connue du magazine de l’Union pacifiste de France, est un libertaire actif auprès des réfugiés, qui milite pour un monde sans armées et sans frontières, mais qui est aussi poète. Un poète-militant, en somme. Son dernier recueil de poésies Lichens de Soleil me fut préfacé de ces mots : « Un petit livre de contre-battant pacifiste qui brise les P de Damoclès pour en faire le P de Poésie et le P de Paix. » Ces propos annoncent le ton des quelque 130 pages qui suivent : « Des gosses de vingt ans s’engagent poussés par le chômage boostés par de faux mages qui leur font miroiter des voyages… » Un autre extrait : « Quel toupet ! À vos yeux le premier des suspects Ce n’est pas celui qui veut la paix… » La chanson Le Déserteur de Boris Vian, avec la fin remaniée par Mouloudji, marque encore maints esprits en ces temps troublés. Pas suffisamment, hélas. Yves Le Car, lui, s’adresse directement audit écrivain, musicien de jazz et parolier, également auteur de la Java des bombes atomiques, chanson antinucléaire par excellence : « Monsieur Boris Vian Je vous fais une lettre Qui vous fera renaître Au moins quelques instants Le temps de concevoir Un monde libertaire Exempt de militaires Exempt de tout Pouvoir… » Lichens de Soleil : 15 euros, envoi y compris disponible chez l’auteur : Yves Le Car, 320 ancienne route de Sarrians – 84 810 Aubignan – France.   Photo : Triennale de l’affiche politique, Mons, photo Pierre Guelff. Extrait musical : Le Déserteur, Boris Vian, Youtube.

Aug 25, 20222 min

Economie bleue: du bluewashing!

L’économie bleue repose sur un modèle durable d’exploitation des océans. Vraiment ? Pourtant le constat est alarmant pour nos océans qui sont à bout de souffle. Et pour justifier de continuer à exploiter l’Océan sous toute forme, on a peint cette économie non en vert mais en bleue pour justifier le développement d’activités maritimes qui s’avèrent préjudiciables à tous : un bluewashing à découvrir dans cette chronique ….

Aug 22, 20224 min

Sept principes pour changer votre perception

  Les principes d’esthétique Zen que l’on trouve dans l’art du jardin japonais traditionnel ont beaucoup à nous apprendre. Leurs principes sont connectés entre eux et ils se chevauchent continuellement. Je me propose de vous en présenter sept d’entre eux. Kanso est le principe de simplicité et d’élimination du désordre. Les choses sont exprimées simplement et naturellement. Il s’agit de penser en termes de clarté, une clarté qui est réalisée par l’omission ou l’exclusion du non essentiel. Fukinsei est le principe d’asymétrie ou d’irrégularité qui est d’ailleurs un principe central dans l’art Zen. En effet dans la peinture à la brosse, le cercle est souvent dessiné comme incomplet symbolisant l’imperfection qui fait partie de l’existence. Par ailleurs, la nature elle-même est pleine de beauté et de relations harmonieuses qui sont asymétriques tout en étant équilibrées. Shibumi parle de la beauté au sens minimaliste, une beauté sans élaboration, sans tape-à-l’œil qui vise une certaine simplicité élégante. Aujourd’hui le terme shibumi est parfois utilisé pour décrire quelque chose de cool. Shizen met en avant le naturel, l’absence de superficialité et la présence d’une intention créative entière et spontanée. Yugen se veut être une suggestion plutôt qu’une révélation. Ainsi un jardin japonais peut être vu comme une collection de subtilités et d’éléments symboliques. Datsuzoku invite à se libérer des habitudes, des formules, de la routine ou de l’ordinaire. Il opte pour aller au- delà du conventionnel et s’ouvrir à la surprise. Seijaku prône la tranquillité, la paix et le calme. Vous voilà maintenant outillés pour stimuler de façon nouvelle votre créativité et je suis certaine que cette nouvelle boîte à outils vous permettra d’aborder avec confiance les nombreux défis de la vie. Source : Internet Photos : Pixabay

Aug 20, 20222 min

Rencontre avec Bob Dylan : « Je parle à la place des morts ! » (2/4)

Ainsi, le 15 octobre 2022, je vais rencontrer Bob Dylan. Du moins, sauf conférence de presse « miraculeuse », lui sera sur scène et moi dans la salle. D’ici-là, je prépare déjà ce moment avec celui qui marqua mon militantisme pacifiste il y a plus d’un demi-siècle, en lisant son autobiographie Chroniques parue chez Folio et en réécoutant ses chansons. « Il n’y avait rien d’aimable ni d’accommodant dans les chansons que je chantais, écrit-il. Rien de sympa, rien de doucereux. Ah, on peut le dire, ça n’était pas commercial. Les folksongs, pour moi, ce n’était pas du divertissement. Elles traduisaient des réalités différentes, elles me servaient de précepteur, de guide vers une république d’un autre ordre, une république libérée. » Comment se dessina le destin de Bob Dylan en ce début des années 1960 ? Il y répondit du fond du « Gaslight », une boîte où il interprétait des sets de vingt minutes dans une salle bondée et enfumée : « Un mur plein, sans promesse, sans menace non plus – du bla-bla. Sans aucune garantie, pas même celle que la vie n’est pas une vaste plaisanterie. » Néanmoins, il donna un indice ou l’autre sur la suite de son destin : « La justice, c’est très bien, seulement, cette fois, c’est moi qui la fais… les morts n’ont plus rien à dire, donc je parle à leur place, okay ? Une chanson peut rendre fidèlement compte de choses complexes. Je savais ce que je faisais et je n’allais pas battre en retraite, ne serait-ce qu’une seconde, pour qui que ce soit (…) J’ai essayé d’expliquer que je n’étais pas, à mon sens, un chanteur-engagé, en revanche, j’écoutais très souvent des chants de révolte, et ceux-là me touchaient vraiment. Il ne s’agissait pas d’engagement mais de rébellion. » Cependant, tout changea, voire bascula même, lorsqu’il lut cette formule : « Je est un autre ». Ainsi, après son premier album, quelques rapaces du show-business tournèrent autour de celui qu’ils pressentaient comme une future star, au point de lui recommander de dénoncer son contrat signé avec John Hammond. La réplique de Bob Dylan fut cinglante : « On m’aurait donné une fortune que ça n’aurait rien changé. Hammond avait cru en moi et l’avait prouvé par des actes. Mille ans pouvaient bien s’écouler, jamais je ne l’aurais trahi. » La grandeur de ce chanteur-rebelle, comme il se définissait à cette époque, se mesura aussi dans cette fidélité. Photo : Prise d’écran de Youtube, également extraits musicaux.

Aug 16, 20223 min

Le Temps des convoitises

Le Temps des convoitises, est un roman de Frédérick D’Onaglia publié dans la collection Terres de France des Presses de la Cité, qui campa le principal de son récit à Fontvieille, un beau village provençal qui, je cite, « a gardé l’âme de ses fondateurs, des paysans, des vignerons, des commerçants, des meuniers, des bergers, voire des carriers, les bâtisseurs de l’Arles antique ». Là, dans cette nature superbe, il y a les Cygalines, un endroit convoité par Alexis Bastide, propriétaire d’une manufacture de tissus, afin d’y développer un projet immobilier mastodonte. Projet élaboré au grand dam de maints villageois, dont Élie Césaire, père de Claire, journaliste engagée à Provence Matin, quotidien dirigé par Louis Aymard, également farouche opposant au projet de Bastide. « Le rôle d’un journaliste consiste à agiter les consciences, dit-il, pas à les endormir avec du prêt-à-penser ! » Ajoutez-y le préfet Eugène Lescure, assoiffé d’éloges et de pouvoir se voyant bien à Matignon ou à l’Élysée, son épouse Victoire de Montauban, pédante au mental de général menant ses troupes au combat depuis son bureau cossu. Il y a encore Julien Bastide, le fils rebelle d’Alexis qui, lors de l’inauguration d’un musée dévolu à l’entreprise familiale, y alla d’un scandale retentissant : « Tous des pourris, ces capitalistes ! Non contents d’exploiter leurs semblables, ils s’approprient la nature, la bousillent pour s’en mettre plein les poches. En moins d’un siècle, ils l’ont épuisée, et l’impact de leur pitoyable existence sur Terre aura des répercussions sur des générations et des générations. » Au fils des pages, les échanges entre les autorités, le commanditaire du projet, les citoyens attentifs à leur environnement, prirent un tour polémique : « Les véritables intentions de la maire sont de faire exploser la population afin d’obtenir plus de subventions. Pour cela, elle est prête à détruire un site naturel, au lieu de chercher à le protéger ! » Petit à petit, tout au long des 400 pages, une intrigue se dessine et la journaliste tente de débusquer ce que des années d’omerta et de petits et grands comptes entre amis ont tissé au détriment de Dame Nature, entre autres. Bien décidée à en découdre avec Alexis Bastide, Claire lui sauvera quand même la vie, assurément, un fameux tournant dans cette saga provençale.  

Aug 15, 20222 min

Casser la looooiiiiiiii !

En 1972, la découverte d’une règle immuable a été réalisée qui depuis toujours prévaut : plus un organisme est de petite taille, plus il est abondant dans l’océan. Mais nous avons « cassé la loi » immuable de la répartition taille et biomasse. comment, pourquoi, que faire pour la rétablir ? Sans attendre un » « rendez-vous dans dix ans, Même jour, même heure, même port, c’est a découvrir dans cette chronique.

Aug 15, 20225 min

Le pouvoir des couleurs

Savez-vous que plus de 80 % de notre jugement est influencé par la couleur ? Le bébé au départ voit en noir et blanc et découvre les couleurs entre six mois et un an. Donc bien avant le langage, l’être humain a des réactions physiologiques par rapport aux couleurs. Par exemple, regarder une caisse de couleur rouge ou entrer dans une pièce à dominante rouge, l’on constate que le cœur bat plus vite. Et même une personne qui aurait une altération de la vision comme un daltonisme, lorsque cette personne regarde la couleur rouge, son cœur bat plus vite car elle reçoit la même longueur d’onde. De nombreuses études explorent les différentes réactions physiologiques face aux couleurs. Ainsi une femme qui porte du rouge éveille 25% de désir en plus chez l’homme. Et un homme qui s’habille en rouge se sent plus fort. Cela se vérifie de façon flagrante dans le sport, les équipes qui portent du rouge ont plus de succès. Toujours à propos de la couleur rouge, elle permet d’avoir chaud, en effet vous allez surestimer la température ambiante de deux degrés. Chaque couleur a son influence et peut même avoir un impact sur l’odorat et le goût. De plus, une étude a été menée pour améliorer une poudre à lessiver. Il y a eu divers tests avec ajouts de paillettes de différentes couleurs. Alors qu’il s’agissait toujours exactement de la même lessive, les résultats avec les paillettes rouges étaient que le linge était abîmé car la poudre était trop efficace, par contre les paillettes vertes et bleues rendaient le linge frais et intact. Aujourd’hui, les lieux de travail sont souvent dans des tons grisés ou blancs. C’est bien dommage car cela entraîne 10% de productivité en moins et augmente de 15% le risque de burn-out. Or, nous pourrions tous être, beaucoup plus créatifs dans un environnement chromatique bleu. La couleur rose a pouvoir presque magique, elle apporte une réaction physiologique calmante. Dans une prison des cellules ont été repeintes en rose et l’on observe qu’après 30 minutes seulement, le prisonnier est plus calme. Des classes de maternelles ont été repeintes en rose et là on observe que les dessins d’enfants sont plus joyeux, qu’il y a plus de sourires et de grands soleils. Le rose apporte un calme qui vient stimuler la joie du cœur. Alors puisque dans une seule journée, on fait plus de 50 000 choix, à vous maintenant d’ajouter des couleurs sur vos murs, dans votre environnement, votre garde-robe, dans votre assiette et choisissez de regarder les couleurs qui accrochent un sourire à votre cœur. Sources : Internet Marie-Chantal Milette et Jean-Gabriel Causse. Photo : MPPeuteman

Aug 12, 20223 min

Faut-il boycotter Qatar 2022 ?

J’aime le sport. C’est bon pour la santé et c’est une belle école de vie. Toute mon existence, j’en ai pratiqué en amateur. Du football dans mon adolescence et à l’âge adulte, puis je suis devenu ultra-marathonien et, à présent, à 76 ans, je jogge encore quotidiennement, certes lentement, mais j’approche des 50.000 kilomètres à mon compteur et cette pratique m’est particulièrement bienfaisante à un âge où le corps se déglingue logiquement quelque peu. Ma carrière de journaliste me fit aussi couvrir des événements sportifs sur le plan international et même certaines affaires peu reluisantes, tel le scandale Tapie-Valenciennes, voire le dopage en cyclisme et athlétisme. Jamais, cependant, je n’ai perdu mon enthousiasme par rapport au sport, jusqu’à ce maudit Qatar 2022 ou Mondial du foot, car il y a des limites à ne pas dépasser sans quoi le plaisir de pratiquer ou d’assister à des compétitions revient à cautionner des comportements abjects, inhumains et totalement antidémocratiques. Il reste 100 jours avant la Coupe du monde et, en conscience, je ne pouvais que produire la présente chronique tant les droits humains sont encore bafoués dans le cadre de cet événement sportif. Amnesty International souligne encore que les conditions de travail y relèvent carrément du travail forcé transformant maints ouvriers, voire employés, en esclaves modernes. Près de vingt heures sur vingt-quatre, par 33 à 47°, l’émirat oblige des travailleurs à finaliser « en urgence » les travaux qui ont déjà provoqué la mort de tant de maçons, menuisiers, charpentiers, peintres… Tout cela sans parler que les autorités qataries annoncent ne pouvoir supporter la moindre démonstration publique d’affection, alors qu’elles continueront à nier sans vergogne certaines valeurs fondamentales. Est-il encore possible de leur faire fondamentalement admettre, ainsi qu’aux instances dirigeants supérieures du foot qui mangent dans leurs mains, qu’il y a lieu d’établir, et de manière définitive, la liberté d’expression et l’égalité des races, des sexes, des origines et de pratiquer ou non n’importe quelle religion ou philosophie ? Certains, de plus en plus nombreux, préconisent le boycott et divers sponsors (Coca-Cola, Carrefour, ING…), tout en continuant à faire du business, ont déclaré ne pas soutenir Qatar 2022. Il reste, bien entendu, l’attitude des fans et amateurs de ballon rond face à l’omnipotente et omniprésente télévision. Un mouvement de boycott se dessine en trois phases : ne pas regarder un seul match, ne pas célébrer publiquement les buts ni faire la fête au foot, enfin, de choisir les retransmissions en streaming et, du coup, priver les chaînes d’audimat, donc de revenus publicitaires. Le fait de signaler son boycott de Qatar 2022 sur les réseaux sociaux est d’ailleurs suivi avec grande attention par toutes les parties. Cela vaut la peine de souscrire à ce mouvement de conscientisation en, espérant que l’émirat, sous la pression internationale, modifie positivement son attitude par rapport aux droits humains et libertés fondamentales. C’est un vœu pieu, paraît-il. Est-il réaliste ? À vous de jouer ou non, si j’ose dire.

Aug 12, 20223 min

L’aquaculture (bio ?) : Paradoxe ou pas ? -4/4

La consommation de poisson, si agréable soit-elle, n’est pas sans poser des problèmes, notamment du point de vue écologique en raison de la destruction des populations de poissons par la surpêche exercée. Plusieurs solutions sont pointées par la grande distribution pour satisfaire la demande et se donner bonne conscience : La première est la pêche de poissons sauvages labellisée, la deuxième est l’aquaculture. Pour examiner ces solutions, découvrez cette dernière chronique, les 3 précédentes traitant des solutions potentielles à une consommation de poisson en croissance en lien avec l’aquaculture et l’aquaculture bio, et avec notamment 2 interviews de Thomas Canetti , fondateur de FOOD4GOOD, qui nous a expliqué les pistes d’une aquaculture de moindre impact. Quelles améliorations peut-on apporter à l’aquaculture bio ou pas ? La réponse dans cette chronique.

Aug 8, 20225 min

Rencontre avec Bob Dylan (1/4)

Le 15 octobre prochain, je vais rencontrer Bob Dylan. Enfin ! Lui qui berça de ses chansons engagées mes premières années de militantisme, mon objection de conscience, mon Mai 68. À vrai dire, lui sera sur scène pour son tour de chant mondial, moi dans la salle, à quelques pas de lui, et je me prépare à ce moment privilégié. Je vous en partage déjà quelques instants. Outre certaines de ses chansons mythiques dont je traduisais déjà les paroles lors des défilés contre la Guerre au Vietnam, je viens de découvrir une belle écriture dans son autobiographie intitulée Chroniques publiée chez Folio. Bob Dylan est né en 1941 dans le Midwest, non loin du Canada, au temps des Hitler, Churchill, Mussolini, Staline, Roosevelt qui, je le cite, étaient de « gigantesques figures, des hommes qui ne connaissaient que leur détermination, pour le meilleur ou le pire. » Pour ces derniers, il écrit : « Décidés à agir seuls, indifférents à toute opinion, à la richesse et à l’amour, réduisant le monde à des décombres, lointains descendants des Jules César, Charlemagne, Napoléon, ils découpaient le globe comme un mets délicat. Des barbares violents qui impriment sous leur pas leur idée de la géographie. » Bob Dylan détaille cette période : « En 1951, j’étais à l’école primaire. On nous forçait à nous réfugier sous les pupitres quand les sirènes hurlaient, parce que les Russes avaient décidé de nous bombarder. Les mêmes Russes aux côtés desquels mes oncles s’étaient battus à peine quelques années plus tôt. C’était maintenant des monstres prêts à nous trancher la gorge et à nous réduire en cendres. Ça nous paraissait bizarre. » Âgé d’une vingtaine d’années, il débarqua à New York et explique : « Il fut dit que la Deuxième Guerre mondiale avait marqué de son sceau l’extinction des Lumières. J’avais lu Voltaire, Rousseau, John Locke, Montesquieu, Martin Luther…, des visionnaires, des révolutionnaires… » Alors, au tout début des années 1960, tout débuta pour Bob Dylan-le-chanteur : « À Greenwich Village, on chantait et on passait le chapeau. Le week-end, on faisait la tournée des clubs du crépuscule à l’aube, on pouvait empocher vingt dollars peut-être. Soit je faisais fuir les gens, soit il venait voir de plus près. Le folk était vu comme un genre mineur, médiocre, écrit-il, mais John Hammond, dénicheur de talents comme Billie Holiday, Benny Goodman, Count Basie, Lionel Hampton, m’ouvrit la porte et me dit que j’étais l’héritier d’une longue tradition : jazz, blues et folk, et il comprenait la sincérité. Or, je chantais le soufre et l’enfer dans une langue revêche. Je n’étais personne, je venais de très loin et j’avais commencé tout bas. Mais le destin allait bientôt parler… » Photo : capture écran Youtube (ainsi qu’extraits musicaux).    

Aug 7, 20224 min

Calmer l’anxiété rapidement avec trois astuces efficaces

Une astuce pour calmer l’anxiété que vous pourrez glisser facilement dans votre poche : l’huile essentielle de Petit Grain Bigarade. Cette huile essentielle agit sur le système nerveux, elle apaise l’esprit, dissipe les tensions quotidiennes et favorise l’endormissement. De plus, elle est aussi préconisée en cas de baisse de moral. Vous pouvez l’utiliser en application sur les poignets et le plexus solaire. Au préalable il est conseillé de diluer 2 ou 3 gouttes dans une noisette d’huile végétale. N’oubliez pas, c’est une huile essentielle, donc à ne pas utiliser pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans. Une seconde astuce est la visualisation dite positive. Il s’agit de créer une bibliothèque d’images mentales sécurisantes et réconfortantes. Prenez donc le temps de vous installer confortablement, de fermer les yeux et de visualiser un moment agréable et de bien passer en revue tous les éléments : comment est votre corps ? Quelles émotions sont présentes, les odeurs, les sonorités, les sensations corporelles, la présence d’autres personnes etc. ? L’objectif est de rendre ces moments agréables rapidement disponibles afin que votre esprit puisse s’y lover en douceur. Il est donc conseillé de répéter l’exercice régulièrement ainsi votre cerveau vous y amènera presque par réflexe. La troisième astuce est une pratique régulière : la cohérence cardiaque. C’est une méthode de gestion du stress très efficace qui se pratique en cinq minutes. Il faut savoir que notre cœur est intimement relié à notre cerveau. Le cœur peut s’emballer au moindre choc émotionnel. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter les vidéos du docteur David Servan-Screiber qui détaille les bienfaits de cette méthode. Parmi les différents atouts de la méthode, il est démontré que la cohérence cardiaque permet de prendre de meilleures décisions, de développer notre intuition et d’augmenter notre système de défense immunitaire. Et n’oubliez pas, le secret de l’efficacité de ses trois astuces, c’est une pratique régulière. De cette façon, vous aurez toujours une boîte à outils disponible pour vous apaiser. Source : BIOINFO avril 2022 Photos: MP Peuteman

Aug 6, 20222 min

Tout va changer après… (refrain entendu durant les confinements)

Chaque jour, au-dessus de la petite maison ouvrière que j’occupe dans les faubourgs de la Capitale de l’Europe, passent des dizaines et des dizaines d’avions civils qui, outre un bruit assourdissant de 6 heures du matin à vers 22-23 heures, dégagent des tonnes et des tonnes de matières polluantes. Durant les confinements, quant à la place des monstres volants j’entendais les merles, les moineaux et les pigeons, que n’ai-je lu, entendu, clamé, la main sur le cœur ce pieux mantra : « Nous avons retenu la leçon, après le confinement, nous allons vivre plus sainement, plus écologiquement, aller à l’essentiel. » Paroles de politiciens affairistes dans la bouche de très nombreux citoyens, le consumérisme n’a jamais été aussi important au grand plaisir des compagnies aériennes qui enregistrent en cet été 2022 une augmentation de 110% de réservations par rapport à avant le COVID. Trafic aérien dès 6 heures du matin au-dessus d’1,3 million d’habitants (Photo Pierre Guelff). Quand je suggère de privilégier d’autres moyens de transport, ou, du moins de ne prendre l’avion que par nécessité, qu’il y a d’autres lieux à fréquenter pour faire la java qu’un week-end à Ibiza ou aller acheter des cravates à New York (cas réels), je reçois un sourire ironique en réplique. Je ne suis pas le seul à rappeler les recommandations urgentes du GIEC. Tenez, voici ce qu’un collectif de scientifiques a publié dans la presse[1] : « ‘‘Tu ne vas pas nous saouler avec ton catastrophisme sur le climat », « On pourrait faire tous les efforts que ça ne changerait rien à cause de la Chine et des États-Unis », « Et les minerais dans la batterie de ton vélo électrique, tu as vu dans quelles conditions ils sont extraits ? », « Les éoliennes font pire que mieux, en plus c’est intermittent », « Les voitures de société sont les plus propres », « Et ma liberté ? » Celle de se déplacer quotidiennement seul en voiture même pour de petits trajets, de manger de la viande, de partir en avion même pour un city-trip de deux jours, de privilégier la grande distribution aux petits producteurs, de rouler à grande vitesse sur l’autoroute, de faire fonctionner l’air conditionné… « Faut arrêter avec la culpabilisation », « Si tu veux te priver de tout ce qui fait plaisir, c’est ton problème… mais ne t’occupe pas de mon confort »… » Photo Pierre Guelff dans la Capitale de l’Europe. Notre conclusion commune, à nous les humanistes et les défenseurs de la Nature, face aux égocentriques qui ne pensent qu’à leur confort et à leur plaisir (et tant pis pour leurs propres enfants et petits-enfants !) : « Nous devrions soit abandonner une partie de notre confort occidental, soit accepter que la planète devienne inhabitable pour des milliards d’êtres humains. » Visiblement, les consuméristes se moquent éperdument de notre conclusion. Et vous ? [1] La Libre Belgique, 2 août 2022.

Aug 4, 20223 min

Le dieu smartphone vous salue bien !

Né en 2007, le dieu smartphone colonise la planète entière, puisqu’il y a davantage d’appareils que d’habitants. Les Français, quant à eux, selon un récent Libé[1], consultent une centaine de fois sur 24 heures leur mobile. Sachez aussi qu’avant d’arriver chez ce consommateur, cet objet numérique a fait quatre fois le tour de la terre par l’extraction des matières premières, la fabrication des composants, leur assemblage et leur distribution. Au début, les premiers portables comptaient 29 composants, à présent 55. Pour un smartphone de 150 grammes, pas moins de 182 kilos de matières premières ont été travaillées, dont 32 kilos rien que pour la puce ! Donc, « plus c’est léger, et plus c’est lourd » comme dégâts écologiques. Mais, comment ne pas se réjouir avec mon confrère quand il annonce que dans trois décennies il ne sera plus question de smartphones ? En effet, les gisements de matières premières seront taris. Du coup, les enfants utilisés comme esclaves pour l’extraction ne seront plus exploités. Quelque 40.000 dans les mines de cobalt entre autres. Ce qui, à l’heure actuelle, ne semble guère émouvoir les milliards de consommateurs qui se ruent comme des affamés sur un bout de pain dès qu’Apple ou Sansung annonce un nouveau modèle. Bien sûr, vous pourriez me rétorquer que j’utilise aussi un mobile. Eh bien, sachez que mon smartphone date d’un temps que les moins de douze ans ne peuvent pas connaître. Maigre consolation pour la Nature, je le conçois. Cependant, au niveau de la consommation, je ne résiste pas à vous communiquer ce que des experts en désintoxication du smartphone proposent aux personnes victimes d’addiction : le mettre sur silencieux, le mettre hors de portée de main, ne pas l’utiliser comme réveil, faire des sorties sans smartphone, puis, en allant par étapes, une journée sans mobile, puis les vacances, supprimez des notifs et ne gardez que les sms, placez l’écran en noir et blanc, puis, avec beaucoup de courage, désinstallez Facebook… Et pourquoi ne pas retrouver le chemin de la lecture en tournant les pages d’un bouquin, même dans la rame de métro… Chiche ?   [1] Article de Fabien Benoît, 11 juillet 2022.

Aug 2, 20222 min

L’aquaculture (bio ?) : Paradoxe ou pas ? -3/4

La consommation de poisson, si agréable soit-elle, n’est pas sans poser des problèmes, notamment du point de vue écologique en raison de la destruction des populations de poissons par la surpêche exercée. Plusieurs solutions sont pointées par la grande distribution pour satisfaire la demande et se donner bonne conscience : La première est la pêche de poissons sauvages labellisée, la deuxième est l’aquaculture. Pour examiner ces solutions , découvrez cette chronique, les 2 précédentes et la suivante suivantes qui traitent des solutions potentielles à une consommation de poisson en croissance, en lien avec l’aquaculture et l’aquaculture bio, et avec notamment 2 interviews de Thomas Canetti , fondateur de FOOD4GOOD , dont cette chronique, qui nous explique les pistes d’une aquaculture de moindre impact.

Aug 1, 20224 min

Le pouvoir de la créativité est sans limites.

La créativité est comme un oiseau, elle a besoin d’espace et de liberté. Dès lors, le soleil, l’été, les vacances sont un moment propice pour prendre un nouveau chemin. Un chemin pour vous amener vers plus de calme, de concentration, d’imagination et de créativité. Bien que la créativité soit innée à l’être humain, elle disparaît parfois sans que l’on s’en aperçoive. Car la vie ne nous épargne guère, elle nous plonge dans des obligations, des devoirs, des contraintes, des frustrations, au risque de voir apparaître petit à petit une certaine fatigue, des insomnies inexpliquées, des anxiétés furtives qui viennent saboter le quotidien. Mais en vérité, la véritable créativité ne concerne que soi-même. En d’autres mots, elle ne s’encombre pas des idées ou jugements des autres. C’est en réalité une communication intime avec soi-même, dans un oubli le plus grand possible des acquis, des règles et des préjugés. D’ailleurs la créativité ne connaît pas de malchance et l’échec s’il est ressenti comme tel est juste un stimulant, une invitation à recommencer et à rebondir. Photo: MPPeuteman Peinture, sculpture, écriture, danse, musique, poterie, vannerie….la liste des possibilités est infinie. L’expression de la créativité permet une ouverture à soi-même et cette ouverture ouvre la porte à son propre potentiel qui est source de confiance en soi. En effet, plus on consulte son intériorité plus on ose s’exprimer sur le plan personnel. Et de fil en aiguille, la créativité nous aide à résoudre nos problèmes. D’ailleurs le grand scientifique Albert Einstein a déclaré : « Avec la logique vous allez de A à B, avec l’imagination, vous allez partout ». De plus la créativité est la recette idéale pour rester jeune. Elle est le siège du neuf, du renouveau, des inventions, et aussi des « pourquoi pas ». En fait, être créatif, c’est être curieux et ouvert à l’inattendu, comme un enfant. Au fond, la vie elle-même est pure créativité et un potentiel infini sommeille en chacun de nous. Source : Magazine BIOINFO février 2022 Photos: MP Peuteman

Jul 31, 20222 min

Matthieu Ricard lance un grand défi au micro de Fréquence Terre

« On voit quand même que la population ne va pas bien », déclare la psychiatre Caroline Depuydt, auteure de l’essai Bien dans ma tête grâce aux neurosciences.[1][2] Dérèglement climatique, COVID, variole du singe, guerre en Ukraine, menace nucléaire, crise sociétale, jeunesse angoissée pour l’avenir…, ce contexte anxiogène peut être atténué par diverses techniques que la spécialiste recommande, tels le yoga, la cohérence cardiaque, la méditation… Néanmoins, elle préconise un préalable, celui de comprendre la situation : « C’est la première chose à faire, dit-elle, c’est de constater que l’on n’est pas occupé à devenir fou, mais de prendre conscience d’un phénomène et de le mettre un peu à distance. » C’est une excellente occasion de réécouter Matthieu Ricard, docteur en génétique et moine bouddhiste, qui brossa à mon micro un état des lieux de la société, si j’ose dire. Une manière de prendre un certain recul face au catastrophisme ambiant, aussi. Matthieu Ricard au micro de Pierre Guelff (Photo D.R.) Extraits[3] : – Le message d’amour, parfois sous l’influence du pouvoir, s’est transformé en force d’oppression. L’heure est à la compassion et à la bienveillance. Une organisation de la voix du peuple se met en place ! » – Ma question tomba aussitôt : « Quel regard d’ensemble jetez-vous sur la société qui monte de plus en plus en violence, selon moi, comme le démontrent les attentats aux quatre coins du monde ? » – Je vous réponds que, non seulement la société ne monte pas de plus en plus en violence, mais que cette dernière n’a cessé de diminuer depuis cinq siècles de façon spectaculaire et que c’est quand même curieux qu’on ne prenne pas acte de ce fait. En Europe, en 1350, vous aviez environ cent homicides par an pour 100.000 habitants. Cela a été étudié à Oxford et, aujourd’hui, c’est 0,6. Le risque que vous avez d’être tué aujourd’hui en Europe est cent fois moindre qu’il y a cinq siècles. La violence domestique, par exemple, selon une autre étude, a diminué de moitié vis-à-vis des enfants en vingt ans aux États-Unis, le nombre de victimes moyen par conflit dans le monde, selon deux banques de données (en Suède, à Uppsala, et aux USA) est passé de 30.000 en 1950 à 1.500 à ce jour. Certes, il y a Daesh, le Soudan, la guerre entre l’Irak et l’Iran…, mais prenez tous les conflits du monde réunis et divisez par le nombre de victimes… et la violence ne cesse de diminuer. C’est dû à l’essor de la démocratie, au libre-échange, au statut des femmes qui, quand même, s’améliore, à l’éducation… Bien sûr, il y a toujours des événements dramatiques, des tragédies, qui se déroulent quelque part dans le monde et, c’est certain, on les voit immédiatement. Cependant, il y a une distorsion de la réalité ! De la même façon qu’un jeune homme ou une jeune femme de 20 ans a vu 40.000 morts violentes à la télévision, cela ne correspond pas à la réalité. » – Forcément, car c’est davantage médiatisé qu’au Moyen Âge ! » ai-je répliqué. – Pas seulement ça, car nous sommes naturellement interpellés et l’évolution nous a équipés pour attirer notre attention sur-le-champ par des choses qui sont menaçantes, aberrantes, hors des normes et on oublie la banalité du Bien. C’est-à-dire que, la plupart du temps, la majorité des sept milliards d’êtres humains se comporte de façon décente les uns envers les autres. Et, quand il y a un certain nombre qui commet des actes barbares, évidemment que ça attire votre attention, à juste titre d’ailleurs, mais on oublie le reste. La plupart du temps, nous sommes des personnes qui se comportent raisonnablement, de manière bienveillante ou décente les unes par rapport aux autres. » – Si vous aviez un message à lancer à l’Homme, quel serait-il ? – À l’homme et à la femme, à l’humanité ! – Je mets un H majuscule, bien entendu ! Votre message ? – Ce serait que nous sommes déjà des supers coopérateurs et que rien ne fonctionnerait sans la coopération, mais que pour faire face aux défis des temps modernes, notamment la précarité au sein de la richesse, les inégalités qui vont croissantes, et, surtout, le grand défi du XXIe siècle, celui de l’environnement, celui de l’avenir des générations futures et de la biosphère, eh bien, il nous faut passer à un stade supérieur de coopération. Donc, vive la révolution altruiste ! C’est ça dont nous avons besoin.   Photo : Matthieu Ricard lors d’une conférence de presse à Bruxelles (Photo Pierre Guelff.) [1] La Libre Belgique 30 et 31 juillet 2022. [2] Éditions Kennes. [3] Le Petit Livre du Combattant pacifiste, Pierre Guelff, Éditions CABAN.

Jul 31, 20225 min

De courageux Russes sabotent la guerre de Poutine (Partenariat POUR)

Des membres des mouvements pacifistes de l’Internationale des Résistants à la Guerre (IRG), célèbre par son emblème du fusil brisé, de la Résistance anti-guerre féministe, de l’Internet des Saboteurs, d’objecteurs de conscience, de citoyens humanistes russes… refusent d’être incorporés dans « L’Opération spéciale » de Vladimir Poutine et d’aller massacrer des Ukrainiens, surtout des civils. Le nom générique d’ensemble s’intitule « Appel à la conscience » et il est soutenu par de courageux juristes et des défenseurs des Droits des êtres humains. Eux, ils n’hésitent pas à utiliser le terme « guerre » tellement banni et honni par le pouvoir russe, malgré la menace d’un sévère emprisonnement. Toutes organisations confondues, ce sont plusieurs dizaines de milliers de jeunes et moins jeunes qui en font partie et mènent des actions avec une bravoure digne d’éloges, du moins de la part de ceux qui ne cautionnent pas les tueries des populations civiles comme l’armée effectue depuis février-mars 2022. Ces actions vont de l’information publique et sur le canal Telegram, de soutiens financiers aux réfugiés ukrainiens, voire des aides par des psychologues, la voix étant aussi donnée aux mères de soldats que le Kremlin fait taire. Ajoutons que des activistes pacifistes russes font sauter les voies ferrées en direction du front sans, bien entendu, attenter à l’intégrité physique de quiconque. Des chiffres sont éloquents à ce sujet : plus de soixante trains de marchandises ont déraillé, plusieurs usines de guerre, de bureaux de recrutement, de bâtiments de stockage d’armes, ont été incendiés. Il serait question de 14.000 membres de la Résistance ferroviaire. Tout cela est diffusé, entre autres, sur le site Internet des Saboteurs et repris par la presse internationale, tels Die Welt et Le Soir (photo : fac-similé de l’article du 29 juillet 2022). Et puis, n’oublions surtout pas Marina Ovsannikova qui, souvenez-vous en, avait brandi devant les caméras de la télévision russe un écriteau anti-guerre et qui continue de clamer son opposition à l’invasion russe en Ukraine. Le Kremlin commence à trouver cela dérangeant. Alors, nous, à Fréquence Terre, on continue aussi à apporter tout notre soutien aux pacifistes, aux objecteurs de conscience et aux militants anti-guerre, qu’ils soient Russes ou de tout autre pays, qui, à l’instar de Louis Lecoin, pionnier de l’Union Pacifiste, déclara qu’« on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres ». Ouvrage de Pierre Guelff, chroniqueur à Fréquence Terre.  

Jul 30, 20223 min

Quand les murs parlent !

Née en Europe à la fin du XIXe siècle, l’affiche illustrée reflète un monde de plus en plus marchand, puis un monde dans lequel s’opposent des idéologies politiques. Au musée de la Maison européenne dans la capitale de l’Europe, et jusqu’en novembre 2022, une très intéressante exposition d’affiches témoigne de cette importante technique de la liberté d’expression. Fréquence Terre l’a parcourue et s’est plus particulièrement attardé sur plusieurs thèmes : La propagande politique La promotion des luttes Intégration européenne et opposition Est vs Ouest et menace de guerre nucléaire Droits humains et protectionnisme Slogans et manifestations Affiches contestataires La guerre en Ukraine (Photos : Marie-Paule Peuteman et Pierre Guelff)

Jul 28, 20225 min

L’aquaculture (bio ?) : Paradoxe ou pas ? -2/4

La consommation de poisson, si agréable soit-elle, n’est pas sans poser des problèmes, notamment du point de vue écologique en raison de la destruction des populations de poissons par la surpêche exercée. Plusieurs solutions sont pointées par la grande distribution pour satisfaire la demande et se donner bonne conscience : La première est la pêche de poissons sauvages labellisée, la deuxième est l’aquaculture. Pour examiner ces solutions , découvrez cette chronique, deuxième d’une série de quatre qui traitent des solutions potentielles à une consommation de poisson en croissance en lien avec l’aquaculture et l’aquaculture bio. Dans ce 2eme opus, c’est une première interview de Thomas Canetti , fondateur de FOOD4GOOD, qui nous explique les pistes d’une aquaculture de moindre impact.

Jul 25, 20225 min

Quand la Génération Z se rebiffe positiviment

En sociologie, la Génération Z, à ne pas confondre avec le Mouvement des jeunes avec Zemmour, est celle née entre 1995 et 2009 ou digital natives. Pour information, selon des chercheurs en sciences sociales et des spécialistes en marketing, la Génération baby-boomer est celle des personnes nées après 1946 jusqu’en 1964, on y retrouve les soixante-huitards ayant vécus cette période de bouleversement sociétal majeur, la Génération X concerne les gens nés entre 1965 et 1979, la Génération Y ou Millennials, est celle des natifs entre 1980 et 1994, sans généraliser, bien entendu, sa posture est souvent « Ma première entreprise, c’est moi », d’aucuns soulignent que c’est la génération où l’on retrouve le plus d’égocentriques, d’individualistes, pour qui seuls leurs enfants et très proches parents ou amis méritent une attention, enfin, voici la Génération Alpha, celle des personnes ayant vu le jour après 2010. La Génération Z, celle des activistes dont l’âge se situe principalement de 18 à 25 ans environ, est celle de toutes les crises : climatique, sociale, sanitaire, économique, démocratique, médiatique, spécifient Laura-Jane Gautier et Florent Manelli, auteurs de l’essai Le Feu ou rien – Portrait d’une génération engagée, paru aux Éditions Mango Society. Et d’ajouter cette précision que je partage sans la moindre équivoque : « Face à la récurrence et à l’intensité de ces crises, elle n’espère plus le changement, elle l’exige. En quête de vérité, elle ne supporte plus le mensonge, l’omerta, la manipulation, le silence, l’indifférence et l’oppression. Cette urgence nous amène à plus de radicalité. » Si cette génération d’activistes s’appuie sur l’expérience faite de réussites et d’échecs des blanchis sous le harnais, tels ceux des mouvements pacifistes et écologistes des années 1970, tels ceux des paysans du Larzac, contre la guerre au Vietnam ou des antinucléaires, la branche militante de la Génération Z, à l’instar de Greta Thunberg, apporte un renouveau et un vent de fraîcheur plus en conformité avec une modernité que les anciens ne maîtrisent pas toujours comme elle. « Notre génération n’attend pas que d’autres agissent à sa place. L’action est ainsi devenue un puissant levier de mise en marche vers un autre monde afin d’éviter le pire », expliquent les auteurs, activistes eux-mêmes. Ces jeunes expérimentent des connections entre le « je » et le « nous » et construisent un monde qui lui est propre : « Notre génération s’engage avec cette idée que les identités de chacun.e doivent aussi être entendues et respectées. » Autre constat majeur, c’est leur attitude lors des dernières élections présidentielles et législatives françaises, leur désintérêt manifeste pour les institutions et la politique. Le non-respect de l’accord de Paris pour le climat par la plupart des pays signataires en 2015, c’est-à-dire la COP 21, et ne parlons pas de la COP 26 de Glasgow qui fut un simulacre de participation citoyenne à l’enjeu planétaire pour l’environnement, une montée vertigineuse des nationalismes, des violences policières, des scandales politiciens, des ministres mis en examen, et qui poursuivent leur fonction, des atteintes à la liberté d’expression…, trop c’est trop ! Alors, de la défiance à l’indifférence, le pas est franchi. Néanmoins, comme nous le verrons par la suite sur nos antennes, ces jeunes engagés de la Génération Z ne restent pas les bras croisés et ils commencent sérieusement à déranger au plus haut niveau un système où le culte des armes revient en force, où la liberté d’expression est devenue un délit, voire un crime, où la mainmise de l’informatique, de la robotique, de l’intelligence dite artificielle s’apparente à une véritable dictature dans laquelle la vie privée est foulée sur l’autel du consumérisme et de la surveillance des moindres faits et gestes des citoyens. L’espoir en un monde plus solidaire et fraternel est-il utopique ? Ces jeunes nous démontrent tout le contraire et il est grand temps de se mettre davantage à leur écoute. Jugez-en par cette invitation de Laura-Jane Gautier et Florent Manelli : « Découvrez une génération consciente et engagée, nourrie d’un feu salvateur qui peut tout changer. » À la semaine prochaine, donc, pour connaître leur plan d’action qui, je le répète, dérange au plus haut niveau le monde du business et des politiciens qui y sont souvent étroitement liés.   Photo : Pierre Guelff

Jul 24, 20225 min

Profiteurs de guerres et porteurs de paix (3/5)

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les témoignages des Yves Le Car, Rémi Thomas, Michel Auvray, Maurice Montet, Bernard Baissat, Elvira, Serge Utgé-Royo…, dans un mensuel d’opinion qui fête ces jours-ci son 600e numéro. Un fameux bail pour un média né en 1966, soit il y a près de six décennies, et qui sans relâche, mois après mois, s’adresse à un public qui prend encore la peine d’analyser et de commenter des informations qui dérangent. Des commentaires qui font obsolètes, selon l’air répandu dans une société hyper robotisée et informatisée, où l’esprit critique et le libre examen s’amenuisent au fil d’un consumérisme, lui, exacerbé. Ces noms et ce mensuel ne sont, hélas, guère connus du tout grand public, même si un dessinateur de presse comme Cabu y collabora durant des années, lui offrant d’ailleurs plusieurs de ses plus célèbres caricatures, certaines faisant à présent l’objet d’expositions, de reportages télévisés et de thèmes pour des essais littéraires.   Michel Auvray, par exemple, explique dans ce numéro anniversaire de cet été 2022, que l’idéal de fraternité universelle est plus que jamais nécessaire. Il cite Victor Hugo à cet effet : « Avoir pour patrie le Monde et pour nation l’Humanité ». C’est dans ce magazine, que j’ai appris le terme « Profiteurs de guerres » pour désigner les marchands de canons et de nucléaire et tous les politiciens qui mangent dans leurs mains. Serge Utgé-Royo, dans ce même mensuel de juillet-août 2022, explique aussi que ce mensuel est le journal de ces « porteurs de paix », ce qui correspond à « militants pacifistes ». Il y ajoute que ce 600e numéro est une belle et difficile surprise, puisque l’industrie militaire écrase tout sur son passage. Visiblement, ce mensuel tient le coup et il est grand temps que je vous livre son nom, au cas où vous ne le connaîtriez pas : il s’agit du journal de l’Union pacifiste. Puisqu’il n’est pas distribué en kiosque, alors, une fois n’est pas coutume, je vous renseigne son site web pour en connaître davantage : www.unionpacifiste.org Dernier livre de Pierre Guelff. Vous pouvez même y obtenir un abonnement découverte gratuit de deux mois, le pacifisme ne recule devant aucun sacrifice et il a aussi comme concept la générosité, ce qui permet de lire ou relire cette déclaration de Louis Lecoin (1888-1971), celui qui tint tête au général de Gaulle : « S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres ».     Photo Banksy : ©Fréquence Terre/Marie-Paule Peuteman.  

Jul 19, 20223 min

L’aquaculture (bio ?) : Paradoxe ou pas ? -1/4

La consommation de poisson, si agréable soit-elle, n’est pas sans poser des problèmes, notamment du point de vue écologique en raison de la destruction des populations de poissons par la surpêche exercée. Plusieurs solutions sont pointées par la grande distribution pour satisfaire la demande et se donner bonne conscience : La première est la pêche de poissons sauvages labellisée, la deuxième est l’aquaculture. Pour examiner ces solutions , découvrez cette chronique et les 3 suivantes qui traiteront en profondeur des solutions potentielles à une consommation de poisson en croissance en lien avec l’aquaculture et l’aquaculture bio, et avec notamment 2 interviews de Thomas Canetti , fondateur de FOOD4GOOD qui nous expliquera les pistes d’une aquaculture de moindre impact.

Jul 18, 20225 min

Imaginez vivre en paix (2/5)

Comme je l’ai expliqué dans une précédente chronique, la situation mondiale est alarmante. Les ministères de la Guerre, hypocritement nommés ministères de la Défense, s’en donnent à cœur joie avec les conflits avérés ou qui sont prêts d’éclater.   Certes, il est moins une ou moins deux, mais je constate quand même une fameuse prise de conscience planétaire sur la nécessité de changer de paradigmes et cela se réalise, par petites doses, par des micro-libérations, selon l’anthropologue Franco la Cecla[1] qui cite très opportunément Leonard Cohen : « Il y a des fissures partout et c’est à travers elles que la lumière vient ! » Dernier ouvrage de Pierre Guelff. Ainsi, l’espoir en l’humanité me semble de plus en plus présent parmi cette jeunesse qui critique à raison et avec force l’héritage du capitalisme ultralibéral qu’elle doit à présent gérer. Et, comme elle trouve à ses côtés de plus en plus d’anciens qui ont remis leur bleu de travail militant, après une phase d’analyse, de constat très inquiétant comme le démontre plus que jamais l’urgence climatique, on constate aussi que pas mal de citoyens reprennent possession du terrain. Du terrain de la vie. Ainsi, quand j’apprends qu’une institution aussi ancrée sur le respect strict et quasiment dogmatique des lois promulguées par le législateur qu’est la Justice, et qu’elle rend des jugements moraux qui condamnent fermement des États, des autorités, des décideurs, de puissantes sociétés industrielles, des oligarques, dictateurs, doctrinaires et autres totalitaristes et intégristes au nom de gestions omnipotentes et antidémocratiques, de non-respect des droits fondamentaux à la vie et à la liberté, d’abus de pouvoir, de défaut de prévoyance ou de mauvaise gestion publique, d’atteintes à la clause de conscience…, je me dis que des mentalités changent et que du catastrophisme ambiant émerge une sorte de nouvelle humanité, même si force est de constater que l’après pandémie Covid-19 débouche sur une reprise du consumérisme à outrance pour d’aucuns. Cette nouvelle humanité se compose de gens qui, inlassablement, résistent au pouvoir imposé par les institutions et les oppresseurs, des gens qui reconstruisent des liens humanistes, des gens qui ne se contentent pas de grandes théories intellectuelles distillées par des experts autoproclamés depuis leur tour d’ivoire ou d’une intelligentsia qui pérore sur le sexe des anges, mais de gens qui mouillent leur maillot, comme on dit dans le monde sportif, et qui, comme Giuseppe Onufrio[2], directeur de Greenpeace Italie, déclare qu’il est exact que la vision actuelle du monde est effrayante selon laquelle on ne peut rien faire, mais qu’à force d’actions, aussi minimes soient-elles, de protestations, de militantisme actif sur le terrain qui modifie réellement tel ou tel élément dans le bon sens, tout cela montre clairement que tout n’est pas dit, que tout n’est pas fini ! [1] Ivan Illich et l’art de vivre, Atelier de création libertaire, Lyon, 2021. [2] Cité par Franco La Cecla.

Jul 17, 20223 min

Imaginez vivre en paix (1/5)

La démonstration et l’argumentation sont les suivantes : Apple+Microsoft+Google+Amazon+Facebook, c’est 8.000 milliards de dollars, c’est grossir pour avoir encore plus de monopoles et ce sont des pouvoirs sur nos vies et les politiciens. De plus, ce sont par milliers que les activistes progressistes, syndicalistes, dirigeants ou leaders de peuples autochtones, militants pour les droits humains, sont assassinés par des groupes paramilitaires et des forces armées de prétendues nations démocratiques. Cependant, tout cela ne semble guère, ou alors si peu, émouvoir les « puissants » de ce monde et les multinationales tant que l’échiquier géopolitique n’est pas trop perturbé et que le business puisse se poursuivre, surtout celui des armes, la guerre en Ukraine en est un exemple frappant. Ainsi, sur des blindés BMD-4 russes ont été retrouvés des composants et une technologie qui auraient été vendus à la Russie par la société française Thales, en plus de caméras thermiques, après les sanctions européennes ayant suivi l’annexion de la Crimée par les troupes de Vladimir Poutine. Le ministère français des Armées rétorqua que les contrats avaient été conclus avant les sanctions et qu’elle avait le droit de mener à terme la clause du « grand-père ». À savoir : « Terme juridique, la « clause d’antériorité » (aussi appelée « clause du grand-père ») est une disposition légale qui permet, dès l’adoption d’une nouvelle loi, à des bénéficiaires de l’ancienne juridiction de continuer à disposer des droits qui leurs étaient accordés. »[1] Dernier ouvrage de Pierre Guelff. Certains philosophes, sociologues et ethnologues sont particulièrement pessimistes quant à l’avenir de la société. Pour eux, le monde est irrémédiablement perdu, il n’y a plus d’espoir de sortir du marasme dans lequel l’être humain est englouti et il est absolument impensable de récupérer une vie en commun normale. Pour eux, l’apocalypse est sous nos yeux et on n’y échappera pas, quoi que l’on fasse. Ce sentiment est flagrant depuis la menace nucléaire brandie par Vladimir Poutine, ou, début avril, par celle de Kim Yo-Jong, l’influente sœur de Kim Jong-un, « leader suprême » et dictateur de Corée du Nord sur l’utilisation potentielle par son pays des missiles nucléaires en cas de conflit. Cependant, tout n’est pas fini pour autant et l’espoir d’une prise de conscience n’est pas éteint, comme vous le découvrirez dans ma prochaine chronique.       [1] Site Choses à savoir – Économie, avril 2022.

Jul 16, 20222 min

Cette écologie politique-là : du jardinage ! (Partenariat POUR)

On ne le sait que trop bien, ou pas encore assez, le greenwashing est le système machiavélique employé par le capitalisme pour phagocyter tout ce qui s’oppose à lui ou qui se met en travers de sa route. Ce système économique basé sur l’exploitation des autres à son unique profit, ne supporte pas que l’on empêche ses multinationales de prospérer et de faire fructifier les comptes bancaires de leurs actionnaires. En vérité, le greenwashing est un enfumage qui présente et impose une « écologie dite pragmatique ». En politique, c’est le même constat. Prenons Yannick Jadot qui fut laminé aux présidentielles. Comment pouvait-il en être autrement avec un discours anesthésiant qui n’est jamais sorti du ronron d’une écologie de participation et de compromission, au lieu, comme le clame Greta Thunberg, d’une écologie sans la moindre concession, la seule qui pourrait atténuer les méfaits du capitalisme ravageur ? Dans la capitale de l’Europe, le parti ÉCOLO fait partie du gouvernement de Bruxelles-Capitale, et il n’hésite pas à s’allier aux promoteurs de projets immobiliers de béton qui défigurent des quartiers entiers. Faux motif avancé dans la commune de Woluwe-Saint-Pierre, par la cheffe de file ÉCOLO locale, Caroline Lhoir : « Il y a pénurie de logements sociaux ». Ici, aussi, c’est de l’enfumage : il y a un million de m² d’immeubles vides à restaurer et à transformer en logements ! En vérité, ces pseudo-écologistes s’avèrent être de véritables « collabos » du business immobilier et des politiques libéraux et conservateurs qui leur sont scotchés, en transformant un magnifique idéal en un discours marketing trompeur au détriment des citoyens. Ce jeu politicien qui s’apparente à un « apolitisme réactionnaire », fait indéniablement penser au slogan « L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage ». Bien entendu, promoteurs immobiliers et politiciens néo-libéraux se frottent les mains de pareille aubaine !

Jul 15, 20222 min

Cacaboum dans les mers !

Caca dans les mers ! ça peut faire rire, mais malheureusement nos déjections humaines ne font pas rire les scientifiques . nos eaux usées de provenance humaine ajouteraient environ 6,2 Millions de tonnes d’azote dans les eaux côtières, ce qui équivaut à 40 % de l’azote agricole. On pourra penser que nos systèmes d’épuration nous dédouanent de toutes ces considérations. Que nenni ! Selon nos scientifiques , près d’ 1/3 de la population mondiale soit plus de 2 milliards de personnes vivent dans des régions sans système d’assainissement. Et ceux qui en ont , pays riches, ne sont pas nécessairement des modèles. Pour en savoir plus , écoutez cette chronique .

Jul 11, 20225 min

Collecter le plastique en mer : une bonne idée ?

Un beau matin, dans mon courrier électronique, un message me propose des projets pour « sauver la mer ». comment ? en extrayant le plastique des océans, par 3 formules : collecter des microplastiques en mer, collecter des macroplastiques en surface, et intercepter le plastique des rivières. Bonnes intentions, idées naïves ou réalistes ? à découvrir dans cette chronique …

Jul 4, 20225 min

Reportage Fréquence Terre : Jacques Dutronc, anar, écolo et antiraciste

La tournée Dutronc et Dutronc, le père, Jacques, 79 ans, et le fils, Thomas 49 ans, exceptionnel guitariste et interprète d’Aragon, est un réel succès et, ce qui ne gâte rien et rend encore plus sympathique le duo, c’est que les prix d’entrée étaient abordables par comparaison à d’autres artistes qui, pourtant, n’arrivent pas à leur cheville. Si le concert d’une heure trente auquel j’ai assisté, a montré une réelle complicité et beaucoup de tendresse entre les deux hommes, sur le plan artistique, l’interprète de Et moi et moi, d’Il est cinq heures, Paris s’éveille, des Cactus, de l’Opportuniste, du Petit Jardin et de tant d’autres succès, a toujours été considéré comme un peu anar, alors que Thomas, rappela lors du concert de ce début juillet 2022, que son père avait été « écolo » avant l’heure en interprétant Le Petit Jardin en 1972. En effet, il vilipende un promoteur immobilier qui fit une entrée de parking pour voitures de ce petit espace de verdure où il y avait des fleurs, un rouge-gorge, deux arbres, un pommier et un sapin. Quant à l’Opportuniste, c’est une attaque frontale contre les politiciens qui récupérèrent Mai 68 en retournant leur veste et en profitant pour faire leur beurre. Les soixante-huitards de mon espèce qui étaient au concert, apprécièrent à sa juste mesure ce chant parmi les plus connus de son répertoire, qu’aurait pu compléter le sublime Hymne à l’amour, qui énumère de façon péjorative des injures racistes et antisémites dans ce qui est encore considéré comme un manifeste anti-raciste. Que j’évoque l’anar et l’écolo Jacques Dutronc, parallèlement à cette période où il interprétait des chansons subtilement « engagées », Le Monde libertaire de novembre 1969, organe de presse de la Fédération anarchiste de France, titrait à la une : « Tas de cons… ça existe encore des petits oiseaux » ! Du Dutronc-père craché, non ?   Son et photos : Fréquence Terre.    

Jul 3, 20225 min

« Un ministère – et une Assemblée nationale – de la merde » (Partenariat POUR)

« Un ministère de la merde », tel était le titre d’un article du magazine Tout ! paru en février 1971. Organe du mouvement « Vive la Révolution », il était illustré par un couple d’amoureux portant des masques à gaz et posant devant la Tour Eiffel. Cet article était consacré à la création en France du premier ministère de la Protection de la nature et de l’Environnement dans le gouvernement, de droite, eh oui ! Chaban-Delmas à l’instigation du président Georges Pompidou. Ce ministère fut dirigé par Robert Poujade, député-maire de Dijon. Deux semaines après cette publication, le magazine sortait un autre article écologiste « Le capital pollue ? ». Le mouvement sur la thématique écologique était lancé en France et aussi en Belgique en même temps qu’apparaissaient les premières manifestations du genre : rassemblements anti-nucléaires, contre la pollution, naissance de publications comme La Gueule ouverte, de POUR, en Belgique, des comités de défense contre l’envahissement du Larzac par l’armée, etc… Je lis dans le chapitre titré « Changer la vie » de l’essai Histoire du gauchisme, l’héritage de Mai 68 de Philippe Buton, paru aux Éditions Perrin, qu’il commençait à être question de manière publique et médiatisée « des mal-logés, de luttes populaires, des monstruosités de la grande ville toute polluée par la voiture et l’égoïsme et qu’il y avait une volonté de changer la vie ». Changez mal-logés par SDF, luttes populaires par luttes citoyennes, grande ville toute polluée par crise climatique mondiale, et vous constaterez que ce qui était déjà dénoncé il y a cinq décennies reste d’actualité, hélas. Mais, il y a un scénario que nous ne pensions pas vivre à l’époque, même si on le craignait : c’est l’extrême droite de la famille Le Pen en masse sur les bancs de l’Assemblée nationale avec deux vice-présidents de cette haute institution démocratique. Je pense que si Tout ! existait encore, il aurait titré : « Une Assemblée nationale de la merde ».   Photos (libres de droit) : Pixabay et Wikipedia.

Jun 30, 20222 min

Les Plongées Émerveillées avec René Heuzé – épisode 5

Notre dernière conversation avec René HEUZÉ était consacrée à la mémoire de Jacques PERRIN. La vie, elle, continue… René HEUZÉ nous raconte le quotidien des cachalots. comment ils dorment, comment ils mangent, le comportement, leur langage… Un univers plein de vie.

Jun 30, 20226 min

Chlordécone : chronique d’un désastre

La chlordécone est un insecticide organochloré qui a été utilisé aux Antilles de 1972 à 1993, afin de combattre un charançon s’attaquant aux racines des bananiers. 30 ans plus tard, les conséquences sont toujours présentes, notamment en mer, un sujet ignoré. A vouloir tuer un charançon, on a tué des hommes, pollué des terres , et perturbé l’océan. Une démonstration de l’absence de précaution et d’un long aveuglement à découvrir dans cette chronique.

Jun 27, 20224 min

Ils sont re-devenus fous (surtout aux USA) !

Mai 68, quoiqu’en pensent Sarkozy, Fillon et Cie, ne fut pas la chienlit. À l’époque, le slogan « Changez la vie ! » s’adressait à tous ceux qui se posaient des questions existentielles et, ce sont les gauchistes qui, historiquement, impulsèrent des thématiques inhabituelles : le féminisme et l’écologie.[1] L’ordre moral y fut dénoncé et combattu et, à ce propos, je relis un bulletin de la Jeunesse communiste révolutionnaire qui prédisait, je cite, « un jour on pourra faire l’amour quand on veut, avec qui on veut, tout simplement parce qu’on en a envie, et non pour reproduire de la force de travail que les capitalistes pourront de nouveau exploiter vingt ans plus tard. » En 1968, la majorité de la France, comme une grande partie des États-Unis actuellement, était puritaine, traditionnelle à l’excès et étouffante au point que la sexualité se vivait bridée conformément aux prescriptions religieuses dans le cadre du couple. Mai 68 fut donc la lutte contre les multiples oppressions sociétales, celles des femmes en particulier. Quelques années plus tard, au mitan des années 1970, des féministes n’hésitèrent pas à brandir à l’Arc de Triomphe parisien un slogan explicite sur la difficile ascension dans le monde politique de leurs légitimes revendications : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! » De ces luttes découlèrent le droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits. De grandes victoires, donc. C’était sans compter avec le travail de sape de gens qui, d’un côté, agissent pour s’attaquer à ces acquis au nom du « droit à la vie », et qui, en même temps, œuvrent pour maintenir, voire consolider le « droit de tuer » en n’abolissant pas l’achat en toute liberté des armes. Aux États-Unis, le droit à l’avortement est largement bafoué depuis quelques heures par un « talibanisme en robe noir », selon Libé. Et, la machine à broyer de la démocratie est lancée puisque, deux exemples parmi d’autres cités à Washington, la Cour suprême des États-Unis, celle qui accaparée par des juges ultraconservateurs élus par Donald Trump, entre autres, cette haute juridiction a dans ses tablettes la remise en question du droit à l’intimité, dont le choix de partenaires de même sexe, et l’accès à la contraception, ni plus ni moins ! Sans conteste, la vigilance s’impose, car le droit à l’IVG est aussi de plus en plus insidieusement remis en question dans l’Hexagone, comme en Belgique d’ailleurs, sans parler de la Pologne et de Malte où il est considéré comme un crime. Tous ces pays se présentent tout de même comme démocratiques, alors qu’il s’agit de dogmatisme, créé par l’extrême droite, un fanatisme combiné à une politique de l’autruche de la part de partis prétendus socio-démocrates ou modérés. « L’Histoire repasse toujours les plats », dit un dicton populaire, et il est judicieux de rappeler qu’en Mai 68 nous scandions : « Un vote, oui, mais pas une voix ! », signifiant que si la possibilité de voter était donnée aux citoyens, leurs voix étaient souvent dédaignées par les appareils de partis qui, pour de multiples raisons, souvent mercantiles, allaient à l’encontre de la volonté du peuple. Eh bien, nous y sommes à ce retour de plat ! Quelque 70% des Américains sont favorables à l’interruption volontaire de grossesse contre 20%, mais ces derniers, manipulés par des Églises et des personnages très puissants financièrement et forts de lobbys « pro-life » proches de politiciens, ont fait que la liberté personnelle, le droit à la vie privée, dont celui de disposer de son corps, ont été rayés, ou vont l’être, pour des centaines de millions de citoyens. Tout en interpellant nos politiciens sur cette menace très concrète, une urgente piqure de rappel soixante-huitarde est la bienvenue ! [1] L’histoire du gauchisme – L’héritage de Mai 68, Philippe Buton, Éditions Perrin, 2022. Photos : POUR et Pixabay.

Jun 26, 20224 min

Rencontre avec Chantal Mouffe, philosophe, inspiratrice d’une « Révolution démocratique verte »

En cette fin juin 2022, notre partenaire POUR a organisé une conférence de Chantal Mouffe sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles, avec pour sujet : La radicalisation de la démocratie est la seule solution. Chantal Mouffe, philosophe politique, professeure à Harvard, au CNRS, à l’université de Westminster à Londres où elle dirige encore le Centre pour l’étude de la démocratie, est considérée comme la marraine de Podemos, le parti populiste de gauche espagnol. Populiste de gauche dans le sens d’idéologie aux valeurs de gauche combinée à l’antiélitisme et à l’antisystème parlant aux « petites gens », au peuple, donc, et qui n’a absolument aucun rapport avec le populisme de droite qui, lui, est xénophobe, raciste, sexiste… Chantal Mouffe propose un concept qui attira aussi l’attention de Jean-Luc Mélenchon : la place centrale en politique doit revenir à l’écologie par ce qu’elle intitule la « Révolution démocratique verte ». Concept, dont voici les grandes lignes extraites de la rencontre avec celle qui est donc considérée comme l’inspiratrice de la nouvelle gauche radicale. Si, dans ses ouvrages, elle avait déjà développé la théorie de la « démocratie agnostique », c’est-à-dire qui recommande la lutte parce qu’elle y voit un instrument de progrès, qu’elle avait stigmatisé l’usage des technologies par le néolibéralisme comme solution aux problèmes sociétaux, y compris en politique, qu’avant les élections présidentielles de 2017, elle avait déclaré que Macron incarnait l’illusion du consensus et ouvrirait un boulevard à l’extrême droite, ce qui s’est révélé exact il y a quelques jours, Chantal Mouffe stigmatisa aussi la pseudo gauche, celle de la social-démocratie, qui n’assume pas radicalité et écologie dans sa politique, ce qui répondrait pourtant aux besoins de la population. Lors de sa conférence, elle souffla donc un vent qui, certainement pour la social-démocratie, ne parlons pas de la droite et de l’extrême droite, est considéré comme une tempête. Jugez-en. « Des partis dits démocratiques, de gouvernement en somme, ont abandonné la notion de démocratie. Il est cependant bon de rappeler le sens profond de ce terme : la démocratie, c’est le pouvoir du peuple. » J’ai été particulièrement interpellé quand elle cita une réflexion de Podemos : « On a un vote mais pas de voix ! » Elle expliqua encore que la logique libérale s’est imposée à celle de la démocratie, que les prétendus experts politiques ont remplacé les citoyens et que sous prétexte de modernisation, les partis démocratiques ont accepté les diktats du capitalisme financier. « L’inégalité ne touche plus seulement la classe ouvrière, dit-elle, mais également la classe moyenne. Les partis dits démocratiques ont mis en œuvre cette inégalité. D’où, par corollaire, le succès des partis populistes de droite qui ont traduit les problèmes sociaux en problèmes ethniques. » Chantal Mouffe (Photo Pierre Guelff). Et qu’en est-il du populisme de gauche ? Pour elle, ce n’est pas de la pure démagogie, c’est une stratégie de construction de la frontière politique : ceux d’en bas contre ceux d’en haut, eux et nous. C’est une manière de faire de la politique, c’est la souveraineté du peuple, c’est contre le sexisme, contre le racisme, pour l’écologie. Le populisme de droite construit un peuple dont les immigrants sont exclus, c’est réduire la démocratie aux nationaux, tout le contraire du populisme de gauche. « Mais, entendons-nous bien, clama-t-elle, la lutte oppose des adversaires, pas des ennemis. Il ne faut pas détruire l’adversaire et il y a lieu de reconnaître sa légitimité. Le réformisme radical, c’est transformer les rapports de pouvoir pas les rejeter. Je crois au pouvoir du dialogue avec les gens et non pas de leur asséner une ‘‘ vérité’’. » Chantal Mouffe termina sa conférence en invoquant la pertinence de tenir compte de la crise écologique, « ce n’est plus un problème théorique mais existentiel », asséna-t-elle. Greta Thunberg et le mouvement des jeunes nous ont fait prendre conscience de ce qui doit être au centre d’une politique de gauche. Politique collective, radicalisation de la démocratie, place centrale de l’écologie, remise en question du problème de la production, prendre en compte la justice sociale, et envisager une bifurcation écologique comme une révolution démocratique verte et, comme cela vient de se faire pour la première fois dans l’histoire de la Colombie, mobiliser les gens autour du concept d’une société joyeuse et agréable à vivre. »    

Jun 25, 20225 min

Patti Smith amoureuse de Rimbaud

Quelles coïncidences, toutes proportions gardées, bien entendu ! Patti Smith, chanteuse et guitariste folk, écrivaine, expliqua à François Busnel dans son émission La Grande Librairie sur France 5, qu’elle découvrit Arthur Rimbaud à l’âge de 16 ans et qu’il l’influence encore. C’est au même âge qu’un professeur de français, alors que je faisais mes études aux Arts et Métiers, me fit découvrir Le Dormeur du val, poème antimilitariste par excellence du même Rimbaud et, qu’à l’heure actuelle, il m’émeut et me motive toujours autant ! Autre détail : Patti Smith et moi avons le même âge… Prise d’écran La Grande Librairie – France 5 – 22 juin 2022. « J’ai commencé à lire et à écrire de la poésie très jeune, dit-elle, et Rimbaud eut sur moi une influence majeure. Visionnaire, arrogant, beau, sa langue est saisissante, comme celle de Bob Dylan. Il m’a ouvert les yeux et les plaies d’où s’écoule du sang sacré ! » Chanteuse à succès depuis cinquante ans, Patti Smith est aussi une écrivaine de talent : « Je donne beaucoup dans mes livres, je veux que les gens m’accompagnent, voient d’autres mondes. Il faut partager, certes, mais aussi garder quelque chose pour soi-même. La lecture est aussi l’un de mes plus grands plaisirs Pour moi, le cheminement est la partie la plus sacrée de la création. Depuis toute petite, j’ai un pied dans la rêverie et un autre dans la réalité. » Pouvoir écrire un livre est un honneur, déclara-t-elle encore. L’écouter le fut tout autant.  

Jun 23, 20222 min

L’arachide : de vrais bénéfices santé !

Santé : que valent vraiment les peanuts ? Si elle fut longtemps la star de l’apéritif, l’arachide jouit aujourd’hui d’une réputation mitigée. Et l’on ne plonge sa main dans le bol non sans une certaine culpabilité. Est-ce en raison de ces études faîtes il y a quelques années, comptabilisant les différentes traces d’urine présentes sur elles au comptoir des bistrots ? Ou est-ce sa forte teneur en lipides qui fait que ces dames portent sur elles un regard suspicieux, lui préférant d’autres amuses-gueule de réputation plus diététique ? On a également dit de sa peau qu’elle était cancérigène : quoi qu’il en soit, l’arachide n’est pas considérée à sa juste valeur, et je m’en vais vous le prouver tout à l’heure. Cet aliment est en effet d’une grande richesse nutritionnelle, et de fait, ses bienfaits sur notre santé sont indéniables. Première surprise : l’arachide est classée dans la catégorie des légumineuses, au même titre que les lentilles ou les haricots. Sa teneur en protéines est donc élevée. Par ailleurs, elle est très riche en anti-oxidants, ce qui fait d’elle un aliment qui peut contribuer à réduire le risque de maladies cardio vasculaires. Autre surprise : le gras de l’arachide est essentiellement un bon gras, principalement des graisses mono et polysaturées, ce qui réduirait chez l’homme le risque de calculs biliaires. Adieu la culpabilité ! Par ailleurs, elle est source de phytostérols, des composés bénéfiques pour la santé cardio vasculaire, et contient du resvératol, un autre composé aux actions similaires. De nombreuses études ont été menées notamment au Canada pour mesurer son effet préventif des cancers. Elles ont révélé que la consommation de deux portions ou plus d’arachides par semaine diminue le risque de cancer colorectal chez la femme, mais aussi grâce à sa teneur en phytostérols, elle diminuerait la croissance de cellules cancéreuses du sein, du côlon et de la prostate. La présence de ces phytostérols induit également une diminution du risque du cancer du poumon. Compte tenu de sa teneur en magnésium et en fibres, l’arachide permet également de diminuer le risque de diabète de type 2 chez la femme. Enfin sachez mesdames que l’arachide ne fait pas grossir : non seulement elle est très nourrissante donc permet d’être plus rapidement satisfait, mais aussi, elle augmente le métabolisme. Côté minéraux, l’arachide est très riche en zinc, nécessaire pour un fonctionnement optimal du système immunitaire, à la cicatrisation des plaies et eu développement du fœtus. Elle contient du manganèse, du cuivre qui aide l’organisme à lutter contre les radicaux libres. Mais aussi beaucoup de vitamine B3, phosphore, dont le rôle est aussi important que le calcium pour le maintien des os et des dents. Mais encore magnésium, vitamine E, potassium, sélénium, vitamine B1 B6, folate et fer, dont je n’aurais pas le temps de détailler ici tous les avantages. Néanmoins, si l’on veut bénéficier de tous ses effets, il convient de respecter quelques conseils de consommation. Si vous choisissez l’arachide sous forme de beurre, assurez-vous que votre produit ne contient pas d’ajout comme du sucre, des conservateurs, arômes ou des huiles hydrogénées, qui sont en fait du mauvais gras. Certaines marques n’utilisent aucun ajout. Néanmoins, elle est moins stable sous cette forme, il convient donc de la consommer assez rapidement. Celles et ceux qui habitent dans les îles peuvent se les procurer fraîches, et les bouillir. Si vous les aimez rôties optez pour des arachides non salées et rôties à sec, puis salez-les vous même afin d’éviter un surplus de sodium. Les arachides grillées dans leur coques reste une bonne alternative, car elles ne contiennent ni sel ni gras ajouté. Par ailleurs, ce mode de consommation vous permet d’en conserver tous les bienfaits. Finalement, c’est peut-être le verre d’alcool qui accompagne les arachides à l’apéritif qui est le plus néfaste pour la santé…

Jun 23, 20223 min

Les incroyables comestibles

Jean-Michel Herbillon et son collègue de travail François Rouillay ont découvert cette expérience au fil de leurs recherches professionnelles de consultants en développement local et en sécurité alimentaire. Face au spectre de la crise économique et écologique, face à la peur du manque, ces deux consultants voient là un outil simple et efficace pour retrouver l’autonomie alimentaire locale, pour « passer de la pénurie à l’abondance », pour tisser des liens entre les habitants. Partageant l’éthique et la pensée de Pierre Rabhi, ces consultants ne se contentent pas de prôner un concept, mais veulent faire chacun leur part. Ils se lancent concrètement dans l’aventure. Pierre et les incroyables comestibles Dans cette émission « Carbone Zéro » Jean Michel, nous présente l’origine du mouvement des Incroyables Comestibles, et l’engouement provoqué par cette expérience.

Jun 23, 202231 min

Les Plongées Émerveillées avec René Heuzé – épisode 4

Aujourd’hui, la tristesse est au rendez-vous… Nous venons d’apprendre le décès de Jacques PERRIN pour qui René HEUZEY a œuvré pendant 10 ans. Jacques PERRIN, c’est bien sûr le merveilleux acteur de « Crabe, tambour », « Les demoiselles de Rochefort »… Il est aussi celui qui a permis au grand public de découvrir le monde animal, à l’instar de Cousteau. Cette plongée émerveillée sera dédiée à Jacques PERRIN.

Jun 23, 20226 min

Non, le destin de la planète n’est pas scellé !

J’aime citer Albert Camus qui fut un modèle de journaliste engagé : « Il faut prendre conscience de son appartenance au monde de son temps, renoncer à une position de simple spectateur et mettre sa pensée ou son art au service d’une cause » , dit-il. Parmi les éditorialistes francophones, Riss, de Charlie Hebdo, est l’un des plus percutants. Souvent, ses analyses d’homme de terrain éclairent d’une approche inédite l’actualité. Cheminot à un poste d’aiguillage, il se lança dans le dessin de presse, intégra l’équipe du journal La Grosse Bertha, car il fut apprécié par les Cabu, Wolisnki et Gébé, références incontestées du genre. Après avoir été blessé lors de la fusillade à Charlie Hebdo dont il était devenu le rédacteur en chef, il est le directeur de cette publication hors du commun. Dans son dernier édito il a écrit avec une connaissance pointue de la société et de la géopolitique ceci : « Les Français ont le sentiment que tout est joué d’avance : l’économie se décide ailleurs, les idées nouvelles sont pensées hors de France, quant au destin de la planète, il est scellé, et rien, ni à Paris ni ailleurs, ne pourra le modifier. » Et d’ajouter ce constat d’une lucidité glaçante : « Les puissances qui ont été déchaînées par l’économie libérale, la spéculation, la destruction des écosystèmes, l’individualisme forcené qu’on impose à nos vies personnelles et professionnelles ressemblent à cette mort qui arrive, trop puissante pour qu’on ait l’énergie de s’y opposer. On ne sait plus comment faire pour contrer la numérisation du monde, arrêter la course effrénée vers le profit, stopper la destruction des services publics, et sentir disparaître un peu chaque jour le sentiment d’appartenir à une maison commune. » Colibri et urbanisation (©Thomas Burion) Ce constat, Fréquence Terre le dresse aussi depuis une quinzaine d’années à travers maintes de ses chroniques, celles-ci étant relayées par plusieurs radios FM et webradios partenaires. Il s’agit donc d’un combat pour la survie de la planète et il nous reste, certainement avec Riss, à déjouer in extremis ce pronostic catastrophique en forme de dernière bouée d’un ultime sauvetage : « Quand le destin de la planète est joué… » L’heure n’est plus aux tergiversations, au blablabla : on ne peut pas se résigner à attendre la mort, il faut réagir et, surtout, interpeller, sans relâche, les politiciens et leurs acolytes fossoyeurs de l’environnement au nom du profit, de leur profit. Réagir, interpeller, et surtout ne plus les laisser faire en militant en tant que citoyen responsable et non béni-oui-oui.

Jun 20, 20223 min

Comment se porte l’Océan?..Pascal KOBEH témoigne

Comment va l’Océan ? pour répondre à cette question, Pascal KOBEH témoigne ! Photographe sous-marin – on lui doit des photos du grand requin blanc pour le film Océans de J. PERRIN- , globe trotter, dont les magnifiques photos sous marines ont été recueilles dans tous les endroits du monde sous-marin, il est un des témoins de l’évolution de la biodiversité de l’Océan. A écouter pour prendre conscience de l’actualité de l’Océan.  

Jun 20, 20225 min

Abattage rituel sans étourdissement : odieux et cruels politiciens !

Albert Camus fut catégorique avec la gente politicienne : « Il faut supprimer la politique pour la remplacer par la morale – éthique -. C’est ce que nous appelons une révolution ! » Gageons qu’il aurait fameusement vilipendé ces membres du Parlement bruxellois pour leur récent, cruel et odieux simulacre de démocratie. En jeu : une ordonnance consacrée à l’abattage rituel des moutons avec étourdissement obligatoire. Une moindre souffrance pour ces milliers d’animaux sacrifiés chaque année lors de fêtes religieuses bien précises. Eh bien, des députés, principalement des socialistes, des sociaux-chrétiens et même des écologistes, ont voté contre cette obligation ou se sont lâchement abstenus au nom de la particratie, c’est-à-dire d’un vil racolage électoraliste surtout auprès de la communauté musulmane. Ces partis, qui se prétendent humanistes, où il fut question de remplacer les députés « divergents » par des suppléants béni-oui-oui le doigt sur la couture, votèrent l’abjecte consigne de leurs dirigeants calculateurs. Ces presse-bouton étaient placés sous la férule du pseudo socialiste Rachid Madrane, Président du Parlement bruxellois, qui, visiblement, n’a pas lu les résultats d’un sondage officiel disant que 70% de la population bruxelloise s’opposent à l’abattage rituel. Il faut dire que chez ces politiciens-là, Monsieur, on n’cause pas, on n’cause pas, on compte les potentielles voix électorales, aurait chanté Jacques Brel. Ces politiciens-là ont-ils seulement une conscience ?   Photo : Pixabay.  

Jun 17, 20222 min

Les Plongées Émerveillées avec René Heuzé – épisode 3

René HEUZÉ continue le suivi du clan d’Irène Gueule Tordue et nous annonce quelques heureuses nouvelles : Deux cachalots sont nés. Mégane et Yola. Et une nouvelle qui rappellera un tendre et émouvant souvenir : Eliot est toujours là. Entre deux plongées, René HEUZÉ nous fait plonger dans le quotidien de ces cachalots.

Jun 16, 20226 min

Des vacances utiles et participatives, c’est possible !

Comment rencontrer la vie sauvage plutôt que de l’observer ? Valérie VALTON de l’organisation DOLPHINESSE nous fait découvrir la différence au travers de son expérience et de ses propositions d’utiliser le tourisme pour combattre ses propres excès. Vous aussi vous allez changer le format de vos vacances …. www.longitude181.org

Jun 13, 20225 min