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Fréquence Terre

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1.3 • Témoignages OVNI – la méthodologie d’approche d’un témoignage

En tant que journaliste intéressé par le phénomène des OVNI (Objets Volants Non Identifiés), j’ai eu l’opportunité d’interviewer Sylvain Matisse, ufologue et enquêteur pour le MUFON. Nous avons discuté de l’ampleur de ce phénomène, de la nature des témoignages OVNI et de la manière dont ils sont traités par les organisations spécialisées. Voici une synthèse de notre entretien, qui met en lumière l’importance de la rigueur scientifique dans l’analyse des phénomènes aériens non identifiés. L’Importance du Phénomène OVNI Le phénomène OVNI intrigue et fascine depuis des décennies. Selon Sylvain Matisse, l’intérêt pour ces phénomènes réside dans la diversité et la fréquence des témoignages OVNI rapportés. Les témoignages OVNI proviennent souvent de personnes ordinaires qui prétendent avoir observé des événements inhabituels dans le ciel. Cependant, la majorité de ces cas (environ 93%) sont élucidés et se révèlent être des confusions avec des phénomènes connus, tels que des avions ou des lanternes thaïlandaises. La Collecte des Témoignages OVNI Les témoignages OVNI sont généralement déposés dans un système de gestion de contenu (CMS) où chaque observation est enregistrée pour une analyse ultérieure. Sylvain Matisse souligne que beaucoup de ces témoignages OVNI sont des confusions dues à une méconnaissance des phénomènes aéronautiques et astronautiques. Par exemple, les lumières des avions de ligne, telles que les feux de circulation rouges et verts, ou les phares anticollision, sont souvent mal interprétées comme des OVNI. L’Analyse des Témoignages OVNI L’analyse des témoignages OVNI repose sur une méthodologie rigoureuse. Sylvain mentionne l’utilisation de logiciels tels que Flyradar24, qui permettent de suivre le trafic aérien en temps réel. Ces outils aident à déterminer si l’observation rapportée correspond à un vol commercial ou à un autre objet connu. La précision des détails fournis par les témoins, comme la direction de l’objet, sa hauteur estimée, et sa trajectoire, est cruciale pour une analyse fiable des témoignages OVNI. La Validité des Témoignages OVNI Pour qu’un témoignage OVNI soit exploitable, il doit inclure des informations précises et détaillées. Une simple vidéo montrant une lumière dans le ciel est insuffisante sans contexte additionnel. En revanche, si un témoin décrit l’observation en termes de direction, de durée, et de caractéristiques physiques de l’objet, les enquêteurs peuvent mieux évaluer la nature de l’observation. Dans certains cas, l’analyse permet de conclure que l’objet observé était une lampe thaïlandaise ou un autre type de dispositif pyrotechnique. Témoignages OVNI – Le MUFON Le Rôle du MUFON et du GEIPAN Le MUFON (Mutual UFO Network) et le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) sont deux des principales organisations impliquées dans l’étude des OVNI. Sylvain Matisse explique que le MUFON forme ses enquêteurs à considérer toutes les éventualités et à mener des investigations sur des bases conventionnelles, sans céder aux hypothèses extravagantes. De son côté, le GEIPAN utilise des logiciels sophistiqués comme IPACO, capable de détecter les trucages sur les photos et vidéos en analysant les pixels et en identifiant les ajouts éventuels. La Collaboration entre Organisations Malgré des différences dans leurs approches et leurs moyens, le MUFON et le GEIPAN partagent un objectif commun : comprendre et élucider les phénomènes aériens non identifiés. Les deux organisations appliquent des méthodes scientifiques rigoureuses et collaborent parfois pour échanger des informations et des techniques d’analyse. Cette coopération renforce la crédibilité de leurs investigations et contribue à une meilleure compréhension du phénomène OVNI. Pour conclure Mon entretien avec Sylvain Matisse offre un aperçu fascinant des défis et des méthodes associées à l’étude des OVNI. En insistant sur l’importance des détails précis dans les témoignages OVNI et en utilisant des outils technologiques avancés, les organisations comme le MUFON et le GEIPAN parviennent à démystifier de nombreux cas et à apporter des réponses basées sur des preuves tangibles. Le phénomène OVNI, bien que souvent mal compris, continue d’alimenter la curiosité et la recherche scientifique, démontrant ainsi l’importance de l’étude rigoureuse des observations rapportées. Références : Le blog de Sylvain Matisse : https://investigationsoanisetoceanographiee.com/ Le site de MUFON France : https://www.mufonfrance.fr/ Laisser son témoignage : https://www.mufonfrance.fr/ovni-pan Les livres de Sylvain Matisse : OANI / OVNI: Enquête, méthode, réflexion : https://amzn.to/4b4gX3R OANI Compléments d’investigation : https://amzn.to/4bTDOjT Épisode précédent : https://proxima.audio/podcast-episode/ovni-pan-ufo-le-mufon-ge

Jul 31, 20253 min

Repenser sa féminité au naturel : changer pour des protections menstruelles écologiques

Une Réflexion sur la Féminité Moderne Il y a un côté assez kitsch au titre de ma chronique ; elle me fait doucement penser à cette chanson de Sardou : « Femme des années 80 ». Au-delà des connotations qu’elle peut contenir, j’invite les femmes, à travers ces trois minutes d’antenne, à repenser leur féminité. Cette invitation porte spécifiquement sur cette période du mois, où, soupçonnées d’irritabilité et de mauvaise humeur chronique, elles pourraient d’une part faire un geste pour la planète et d’autre part, vivre plus confortablement cette période ingrate. L’Impact Écologique des Protections Menstruelles Pensez qu’en France actuellement, plus de 16 millions de femmes ont leurs règles. Si l’on considère qu’une femme consomme 5 tampons ou serviettes par jour pendant 5 jours tous les mois, cela fait 300 protections jetables par an. Ce qui nous amène à près de 5 milliards de protections jetables par an, rien qu’en France. Or, les procédés de fabrication de ces objets jetables sont polluants ; ils utilisent des produits chimiques. Pour n’en citer qu’un petit nombre : plastiques, blanchiment, stérilisation, liants, etc. Sans parler des emballages, d’un suremballage symptomatique de notre société. La gestion de ces déchets pose de nombreux problèmes : certaines protections mettraient plusieurs centaines d’années à se dégrader, quand elles ne sont pas enfouies, devenant ainsi source potentielle de microbes. Quand ces protections sont jetées dans les toilettes, il arrive qu’elles se retrouvent dans les océans. Les Risques Sanitaires des Protections Traditionnelles Côté santé, de nombreuses femmes sont sensibles aux produits absorbants contenus dans les protections ; elles ont un risque accru de développer une sécheresse ou des ulcères vaginaux, et je ne fais que citer en passant le rare mais néanmoins réel syndrome du choc toxique lié à l’utilisation des tampons. La Coupe Menstruelle : Une Solution Écologique et Saine Or, il existe une alternative à ces soucis planétaires et féminins, qui n’est pas très répandue encore, et qui mériterait bien meilleure presse. Il s’agit de cette fameuse coupe menstruelle en silicone, qui présente non seulement l’avantage de ne pas être polluante, mais aussi de vous éviter des soucis de santé. Côté écologique, cette coupe est réutilisable, et sa durée de vie est de dix ans. N’étant pas blanchie avec des produits irritants comme le chlore ou l’eau de javel, elle pollue moins lors de sa fabrication. La coupe menstruelle Me Luna Les Avantages Sanitaires de la Coupe Menstruelle Côté santé, elle ne perturbe pas la flore vaginale. Par ailleurs, elle n’entretient pas l’humidité autour de la vulve, et permet donc d’éviter des mycoses, comme le font parfois les serviettes. Très bien tolérée, elle peut être portée 12 heures sans gêne et sans odeurs. Elle s’utilise aussi bien la nuit que pour pratiquer votre sport favori et ne demande comme entretien qu’une stérilisation après chaque période de règles. Deux tailles sont à disposition ; ce choix semble restreint par rapport à la multitude de tailles de formes de protections classiques, mais là encore, il est amplement suffisant. Une Question d’Habitude Côté pratique, il faut certes un minimum d’entraînement et de bonne volonté pour se sentir à l’aise avec cette nouvelle pratique, mais tout est une question d’habitude, et le jeu en vaut largement la chandelle. En moins d’un cycle, le tour est joué ! Pour ma part, il m’aura fallu pas moins de sept ans de réflexion pour me lancer : le pari est plus que réussi, d’où mon désir de partager avec mes consœurs cette révolution écologique dans ma vie de femme ! Un Argument Économique Dernier argument pour vous convaincre d’essayer cet outil : s’il vous en coûte une petite trentaine d’euros pour tenter l’expérience, ce ne seront pas moins de 500 euros tous les dix ans que vous pourrez économiser si vous l’adoptez ! Ce podcast devrait vous intéresser : Psyllium • LE remède NATUREL du système digestif ! Crédit photo à la une : FreePik

Jul 30, 20253 min

1.2 • OVNI, PAN & UFO – Le MUFON et les organismes qui recueillent les observations

La question du jour : GEIPAN, MUFON… des structures qui recueillent nos témoignages d’apparitions d’OVNI. De quoi s’occupent ces structures ? A quoi servent-elles ? Quelle est leur méthode d’investigation ? En quoi consiste une enquête ? Présentation du MUFON Le MUFON (Mutual UFO Network) est une organisation internationale dédiée à l’étude scientifique des phénomènes aériens non identifiés (PAN). Fondée en 1969 aux États-Unis, cette structure associative fonctionne principalement grâce au bénévolat et à l’engagement de ses enquêteurs et ufologues. Le MUFON collecte et analyse des témoignages et des preuves relatifs aux observations d’OVNI à travers le monde. En France, le MUFON dispose d’un détachement actif qui enquête de manière indépendante sur les cas locaux, malgré des moyens plus limités comparés aux structures financées par l’État. Le MUFON se distingue par son approche méthodique et scientifique, cherchant à séparer les faits des canulars et à apporter des éclaircissements sur ces mystérieux phénomènes. Présentation du GEIPAN Le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) est une structure française dédiée à l’étude des phénomènes aériens non identifiés (PAN). Créé en 1977 et rattaché au Centre National d’Études Spatiales (CNES), le GEIPAN est financé par des fonds publics et dispose de moyens importants pour mener ses enquêtes. L’organisation recueille des témoignages d’observations d’OVNI, mène des investigations approfondies et publie ses rapports en toute transparence. Grâce à l’accès aux informations des états-majors des armées, le GEIPAN bénéficie d’une expertise et de ressources techniques avancées pour analyser les phénomènes signalés. Son objectif est de comprendre ces occurrences mystérieuses en utilisant une approche scientifique rigoureuse. Autres Structures qui Étudient les OVNI En plus du GEIPAN et du MUFON, plusieurs autres organisations à travers le monde se consacrent à l’étude des OVNI et des phénomènes aériens non identifiés. Voici quelques-unes des principales structures : 1. CSETI (Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence) Fondé par le Dr. Steven Greer en 1990, le CSETI est une organisation privée qui se concentre sur la recherche de preuves et l’établissement de contacts avec des civilisations extraterrestres. Le CSETI est également connu pour son programme de « contact diplomatique » avec des extraterrestres. 2. NICAP (National Investigations Committee On Aerial Phenomena) Créé en 1956, le NICAP est l’une des plus anciennes organisations américaines dédiées à l’étude des OVNI. Bien que moins active aujourd’hui, le NICAP a joué un rôle clé dans la collecte de témoignages et la sensibilisation du public aux phénomènes aériens non identifiés. 3. CUFOS (Center for UFO Studies) Fondé en 1973 par l’astronome J. Allen Hynek, le CUFOS est une organisation basée à Chicago qui mène des recherches scientifiques sur les OVNI. Le CUFOS compile des rapports, mène des enquêtes et publie des articles et des livres sur le sujet. 4. BUFORA (British UFO Research Association) Fondée en 1964, BUFORA est l’une des principales organisations britanniques de recherche sur les OVNI. Elle enquête sur les observations d’OVNI, recueille des données et organise des conférences pour promouvoir une compréhension scientifique des phénomènes aériens non identifiés. 5. AATIP (Advanced Aerospace Threat Identification Program) Ce programme du gouvernement américain, actif de 2007 à 2012, a été révélé au public en 2017. L’AATIP était un projet du Département de la Défense des États-Unis visant à analyser les menaces potentielles posées par les phénomènes aériens non identifiés. 6. NARCAP (National Aviation Reporting Center on Anomalous Phenomena) Fondé en 1999, NARCAP se concentre sur la collecte et l’analyse des témoignages de pilotes et de personnel aéronautique concernant les phénomènes aériens non identifiés. L’organisation vise à améliorer la sécurité aérienne en étudiant ces occurrences. 7. SUFOI (Scandinavian UFO Information) Basée au Danemark, SUFOI est une organisation scandinave qui enquête sur les observations d’OVNI en Scandinavie. Elle collecte des données, mène des enquêtes et publie des rapports pour informer le public et la communauté scientifique. Ces structures, parmi d’autres, jouent un rôle crucial dans la recherche et la compréhension des phénomènes aériens non identifiés, en utilisant diverses approches allant de l’enquête scientifique à l’analyse des témoignages. Discrétion des Médias sur les OVNI Pour ceux et celles qui s’intéressent aux phénomènes OVNI (Objet Volant Non Identifié), PAN (phénomène aéronautique non identifié) et UFO (unidentified flying object), il est évident que les médias et les autorités restent très discr

Jul 24, 20256 min

La vraie vie d’un végétalien

Le Végétalisme au pays des fromages Un végétalien, pour la majorité des habitants du pays aux 350 fromages, est un extraterrestre qui ne mange ni viande, ni poisson (passe encore), ni aucun produit issu de l’animal. Autrement dit, ni œuf, ni laitages, ni fromages… et pas de miel non plus ! Cette triste perspective gastronomique peut faire paniquer le Français soudainement nez à nez avec un végétalien. Or, le paradoxe veut qu’il existe des Français végétaliens… et qui s’en trouvent fort bien. L’Incompréhension Sociale et Les Carences Alimentaires Le végétalien doit donc faire face en société à une incompréhension quasi systématique concernant ses choix alimentaires, jugés trop restrictifs. Il en est presque à devoir se justifier. Mais aussi, il doit rassurer son interlocuteur quant à son état de santé, car un végétalien est, selon l’opinion générale, forcément carencé. Sur ce point, certes, il est peut-être plus menacé d’être carencé, mais s’il est attentif, il peut y échapper facilement grâce à une connaissance basique des teneurs en minéraux et vitamines des aliments. Les Sources Alternatives de Nutriments Essentiels Par exemple, même sans produits laitiers, il est aisé de consommer assez de calcium. Savez-vous que l’algue wakamé contient autant de calcium que le lait aux 100 grammes ? Les amandes, fruits secs, certains légumes comme le brocoli en contiennent beaucoup et permettent rapidement d’atteindre la dose journalière recommandée d’environ 0,8 gramme. Quant à la vitamine D, une exposition quotidienne d’un quart d’heure à peine au soleil du visage, des mains et des avant-bras, et le tour est joué ! Si vous habitez dans le Nord de la France ou en Irlande, il suffit de vérifier son taux dans le sang et prendre un complément annuel si besoin, largement suffisant. Protéines, Oméga 3 et Fer : Des Nutriments Sous Contrôle Côté protéines, on en a déjà parlé dans de précédentes chroniques, un végétarien ou lien averti se soucie comme de l’an 40 d’une carence en protéines, car il sait que son alimentation lui en fournit de façon largement suffisante. Le mythe des protéines est révolu depuis belle lurette pour lui ! Les oméga 3, très présents dans le poisson, il les trouve dans les noix, huile de noix et de colza, et dans les graines ou huile de lin. La carence en fer n’est pas non plus réservée aux végétaliens : ceux qui le sont le sont pour des raisons annexes, comme l’est un carnivore anémié. La Vitamine B12 : Une Supplémentation Nécessaire Seule carence possible et même plutôt fréquente pour un végétalien : celle de vitamine B12. En effet, si on la trouve dans le règne végétal, notamment des algues, le tempeh, le miso, ses quantités peuvent s’avérer insuffisantes. Là encore, pas de panique, il suffit de se supplémenter : on trouve en pharmacie des ampoules végétaliennes à très faible coût, et même remboursées en cas de carence. Une ampoule Gerda par semaine est suffisante. Les Défis Sociaux et Pratiques du Végétalien La principale difficulté d’un végétalien, dans sa vraie vie est d’ordre social. Sortir, manger à l’extérieur quand on n’a pas le choix du restaurant équivaut presque à décommander ou se faire préparer d’avance un repas spécial. Même scénario pour les invitations d’amis pour qui la préparation d’un repas végétalien relève de l’exploit culinaire, quand ils osent s’y aventurer. Mon Expérience Personnelle du Régime Végétalien Cette connaissance de terrain, je la dois à une période d’un mois et demi pendant laquelle j’ai adopté ce régime. Côté santé, je me suis sentie à l’aise, surtout au niveau digestif, mais il a fallu m’habituer à manger différemment, plus d’oléagineux, de pâtes à tartiner végétales, d’algues, de grains… Ce régime assez marginal dans l’hexagone demande quelques efforts, et une fréquentation des magasins diététique et biologique. Elle invite à découvrir de nouveaux ingrédients : c’est cet aspect qui m’a plu. Le végétalisme, est-ce que ça coûte cher ? Côté finances, quand on sait que la part du budget alimentaire français consacré à la viande est de 22% de son budget alimentation, le végétalien ne risque pas de dépenser plus, même en mangeant bio ! Mais il doit lire les étiquettes avec encore plus d’attention, car certains produits comme la bière, le vin, les jus et certaines confiseries contiennent des additifs issus des animaux, sans que cela ne soit clairement indiqué. Vous aimerez aussi ce podcast : https://proxima.audio/podcast-episode/limiter-la-chute-des-cheveux/

Jul 23, 20253 min

Des idées originales pour des vacances vraiment différentes !

Des Vacances d’Été Différentes Les vacances d’été approchent… Si vous êtes du genre à laisser filer sans réserver trop en avance, voici quelques idées pour passer des vacances vraiment différentes. Pourquoi ne pas se laisser tenter ? Changer de Formule pour Élargir ses Horizons Certes, on apprécie toujours se retrouver avec des amis ou la famille dans une maison à la mer, à profiter du soleil, des belles soirées d’été et de bons repas, mais si pour une fois, on changeait de formule, histoire d’élargir ses horizons, partir à la rencontre des autres sur leur territoire ou encore apprendre beaucoup de choses… Le Woofing : Une Expérience Riche et Humaine Première possibilité : le woofing. Ce concept anglo-saxon consiste à être reçu chez l’habitant, d’être généralement nourri et logé contre quelques heures de travail par jour : jardinage, bricolage… Une formule économique, écologique, citoyenne, valable partout dans le monde, et très riche humainement. Pour optimiser son séjour, je vous recommande chaudement « Le Guide du Woofing » de Nathalie Jouat Bonniot : vous saurez tout pour réussir votre séjour, où que vous alliez ! Vegan Summer Camp : Detox et Convivialité Seconde piste : vous avez depuis longtemps envie de faire un peu le ménage dans votre organisme, apprendre à cuisiner différemment, tenter pour une période courte le végétarisme ou végétalisme dans une ambiance conviviale ? Tous les ans dans le Sud-Ouest de la France depuis 13 ans se tient le Vegan Summer Camp, un camp végétalien international, au bord de l’Océan Atlantique. Le concept ? Vous campez, tous les jours, deux repas bio et végétaliens vous sont servis ! Et pour le reste, vous avez la possibilité de prendre des cours de yoga, de surf, et de cuisine bien sûr ! Le tout dans un contexte international, histoire de réviser son anglais ou son espagnol… Le tarif est plutôt intéressant. Le Yatra : Pèlerinage et Méditation en Pleine Nature Enfin, un autre concept tout aussi original, économique et attractif : le yatra. Dans la tradition bouddhiste, un yatra est un pèlerinage. Version occidentale, ça peut donner dix jours de marche en silence, avec repas végétariens, camping et cours de méditation en pleine nature. Une expérience forte, riche en rencontres, échanges et bonne humeur, j’ai testé pour vous ! Dans le même style, vous pouvez également tester la retraite en famille, ou encore une retraite qui met l’accent sur le silence, le repos et la nature, qui n’en a pas besoin ? D’autres thématiques se déclinent sur ce même concept de retraite, comme la créativité, ou encore le yoga, toutes les infos à trouver sur le www.dharmayatra.org ! Petit plus : ces vacances sont ouvertes aux petits budgets ! Bonnes Vacances ! Bonnes vacances à tous, avec pour mot d’ordre : enjoy and rest ! (traduction : profitez-en et reposez-vous !) « Le Guide du Woofing », Editions Democratic Books, 2011 Pour plus d’infos sur le woofing : Wwoofing, le guide ** https://www.vegansurfcamp.com/ *** Yatra : www.dharmayatra.org Crédit photo : Image de pressfoto sur Freepik Vous aimerez aussi ce podcast : https://proxima.audio/podcast-episode/limiter-la-chute-des-cheveux/

Jul 16, 20252 min

1.1 • Phénomènes OVNI, PAN et UFO : c’est quoi un ufologue ?

Pourquoi j’ai rencontré un Ufologue ? Pour celles et ceux qui s’intéressent aux phénomènes OVNI (Objet Volant Non Identifié), PAN (phénomène aéronautique non identifié) et UFO (Unknown Flying Object), vous l’aurez remarqué, les médias et nos dirigeants restent très discrets sur la question. Si nous dépensons des sommes faramineuses dans l’exploration spatiale qui n’ont d’autres buts que d’aller voir si la vie existe ailleurs, le fait que nous soyons laissés dans la vague quant à la présence sur notre sol et dans notre espace aérien de potentiels visiteurs extra-terrestre ne semble intriguer personne. Étonnant non ? Surtout quand on pense aux enjeux ! Des enjeux éminemment spirituels et philosophiques, mais aussi économiques (j’allais dire : « comme d’habitude » !). L’Abondance de Contenus en Ligne Pourtant, il suffit de taper « OVNI » ou « UFO » sur internet pour tomber sur des centaines (voire des milliers) de vidéos et photos toutes plus intrigantes les unes que les autres. Après avoir passé plusieurs heures et même plusieurs jours à les observer et les décrypter, j’ai bien dû me rendre à l’évidence que les hoax (fausses informations, vidéos truquées, etc.) étaient nombreuses et polluaient un peu la vérité. Curiosité et Phénomènes Inexplicables Cependant, certaines vidéos (nombreuses malgré tout) ont piqué ma curiosité. Sans truquages apparents, certains phénomènes dépassent l’entendement. Apparitions, phénomènes lumineux, division en plusieurs morceaux, vols en formation, vitesses foudroyantes… Le souci de discrétion ne semble parfois même pas à l’ordre du jour. Interrogations et Hypothèses Qu’est-ce que c’est ? D’où viennent ces phénomènes ? Sont-ils issus de nos avancées technologiques les plus secrètes ? Viennent-ils d’ailleurs ? Forcément, les phénomènes sont parfois tellement incroyables que l’on ne peut pas s’empêcher de penser à des vies extraterrestres ! Il y a des choses que j’ai vues (sur Facebook) tellement inexplicables que l’ont doit se rendre à l’évidence : ce que nous connaissons de la technologie en 2024 ne nous permet pas de créer ces phénomènes. D’ailleurs, certains témoignages (par exemples de pilotes de chasse qui sont aux premières loges) abondent en ce sens : « Nous ne connaissons aucune technologie inventée par l’Homme qui puisse accélérer aussi soudainement, changer de direction aussi violemment et atteindre les vitesses que nous avons mesurées »… À la Recherche de Réponses Toujours dans un souci de mieux connaître la vie et la raison d’être de l’Homme sur cette planète, je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer de trouver quelqu’un qui pourrait me donner des réponses. J’ai été aiguillé dans mes recherches vers Sylvain Matisse. Il est ufologue et enquêteur pour le MUFON. Le Métier d’Ufologue Afin de procéder par étapes – et parce que je suis néophyte en matière de phénomènes étranges – je lui ai d’abord demandé ce qu’est le métier d’ufologue. Il m’a expliqué qu’il y avait plusieurs structures en France qui recueillent les témoignages et enquêtent sur les phénomènes non identifiés. Les Principales Structures en France Les deux principaux sont le GEIPAN (structure franco-française) et le MUFON (un détachement en France d’une structure Américaine). Différences entre GEIPAN et MUFON Ce qui distingue les deux structures, c’est que le GEIPAN est financé sur les fonds publics et que le MUFON fonctionne sur la base du bénévolat et est une structure associative. Autre différence notoire : le GEIPAN a des moyens et l’accès aux informations des états-majors des armées là où le MUFON doit utiliser des moyens plus artisanaux pour effectuer ses vérifications. Quoi qu’il en soit, les observations des deux structures semblent concorder et les méthodes d’investigation sont finalement les mêmes. Merci à Sylvain Matisse. Le blog de Sylvain Matisse : https://investigationsoanisetoceanographiee.com/ Le site de MUFON France : https://www.mufonfrance.fr/ Laisser son témoignage (son observation d’OVNI) : https://www.mufonfrance.fr/ovni-pan Les livres de Sylvain Matisse : OANI / OVNI: Enquête, méthode, réflexion : https://amzn.to/4b4gX3R OANI Compléments d’investigation : https://amzn.to/4bTDOjT

Jul 15, 20252 min

Pourquoi faut-il apprendre à consommer moins de médicaments ?

Le bien-être est essentiel pour une vie harmonieuse et heureuse. Il nous suffit de passer une journée un peu patraque, avec un dos en vrac ou une rage de dent pour apprécier notre état « normal » pour la plupart d’entre nous : un état sans douleur ! Il est donc tout à fait légitime de vouloir se soulager dès que les maux s’emparent de notre enveloppe charnelle. D’autant qu’avoir mal, ça sape aussi le moral à la longue. Pour autant, en France, 2ème marché mondial du médicament après les Etats-Unis, la consommation de médicaments peut paraître excessive, et pas toujours justifiée. S’avaler un anti-douleur au moindre frisson, ou dès que la température augmente un peu, voilà qui peut être plus dommageable que profitable… Car la douleur est un message du corps à l’esprit : comme un appel à regarder de plus près à la partie du corps qui réclame de l’attention. Plutôt que de faire taire le symptôme, il semble plus logique de s’attaquer à la cause. Sinon, la douleur ne fait que revenir, s’installer, devenir chronique et parfois même, évoluer en s’empirant généralement. Un seul exemple : un état fébrile n’est pas agréable, mais en général, le corps s’en sert pour se nettoyer, réclame du repos pour mener à bien son travail de défense de l’organisme. Permettre à son corps de faire son travail, c’est lui donner le temps de guérir sans recourir à une aide extérieure. C’est guérir naturellement. (Ce qui souvent ne prend pas plus de temps qu’avec une prise de médicaments !) Prendre l’habitude d’avaler des médicaments au moindre petit symptôme, c’est aussi réduire leur efficacité, et devoir prendre des doses plus importantes dans le temps : un véritable cercle vicieux ! Plus je me soigne, et moins j’en ressens le soulagement ! Par ailleurs, savons nous vraiment ce que nous avalons ? Si la composition des médicaments est indiquée sur les emballages, nous ne sommes pas tous des experts en chimie, sachant ce qui se cache derrière des noms barbares…Sans compter le risque d’interactions médicamenteuses dont le nombre de victimes par an est encore un sujet très tabou dans l’hexagone… Sans parler non plus des contrefaçons fabriquées aux quatre coins du globe et vendues sur internet : là encore, qu’avale-t-on ? Si un scandale n’a pas encore éclaté, il ne saurait tarder ! Enfin, une récente étude* montre qu’une réduction de la consommation de médicaments permettrait l’économie de 10 milliards d’euros en trois ans ! Sans parler du gâchis : 10% des médicaments seraient jetés sans avoir été utilisés ! Non seulement la sécurité sociale se porterait mieux, notre porte monnaie également, et peut-être aussi nous même ! Alors qu’attendez-vous pour passer au régime de médicaments ? Des astuces ? Des conseils ? Pour cela, je vous donner RDV la semaine prochaine ! *Voir le site www.topsanté.com : article « Médicaments : une étude prône la réduction de consommation. » Notes de l’auteur : il est évident que sans traitements, certaines pathologies lourdes prendraient la vie des malades. Mon propos n’est pas d’arrêter de se soigner, mais de viser à une utilisation raisonnée et raisonnable de médicaments. images ©FreePik

Jul 9, 20252 min

Le Dingo : Gardien Sauvage et Mal-aimé de l’Australie • Avec Terra Cultura

Un animal emblématique au cœur de l’Australie Le dingo est l’un des animaux les plus emblématiques et intrigants d’Australie. Introduit il y a environ 4000 ans, ce chien sauvage a su s’adapter aux rigueurs du territoire australien pour devenir l’espèce fascinante qu’on connaît aujourd’hui. « Le dingo est devenu une partie intégrante de l’écosystème australien, mais il reste méconnu et souvent mal compris, » explique Svetlana Markoff, la correspondante de Terra Cultura en Australie. Malgré son importance culturelle et écologique, le dingo est souvent perçu comme une menace par les éleveurs, une dualité qui reflète les défis de la cohabitation entre humains et faune sauvage. Les caractéristiques uniques du dingo Le dingo se distingue de ses cousins canins par plusieurs traits uniques. Contrairement aux chiens domestiques, il n’aboie pas, mais hurle, un comportement qui rappelle celui des loups. « Entendre un dingo hurler dans la nuit australienne est une expérience inoubliable, » partage Svetlana, évoquant une nuit orageuse dans le Red Outback. Ce prédateur opportuniste peut survivre plusieurs jours sans eau, une adaptation remarquable à l’aridité du continent. Il se nourrit d’un éventail varié de proies, allant des lapins aux jeunes kangourous, et peut chasser seul ou en meute. Régulateur de l’écosystème ou nuisible ? Bien que souvent perçu comme un fléau par les éleveurs, le dingo joue un rôle crucial dans l’écosystème australien. « Il aide à contrôler les populations d’espèces introduites comme les lapins et les chèvres, qui ont un impact dévastateur sur la flore locale ». Cependant, cette fonction régulatrice est souvent éclipsée par les pertes qu’il inflige aux éleveurs de moutons. La célèbre Dingo Fence, une barrière de plus de 5600 kilomètres, illustre la lutte pour protéger le bétail contre ce prédateur. Pourtant, Svetlana souligne : « Cette cohabitation conflictuelle pourrait bénéficier d’une meilleure compréhension et d’une gestion plus équilibrée. » Fraser Island : un refuge pour les dingos Parmi les lieux où le dingo est protégé, Fraser Island, rebaptisée K’gari, se démarque. Cette île abrite la population la plus pure de dingos, préservée de l’hybridation avec les chiens domestiques. « C’est un endroit où les dingos peuvent vivre sans crainte d’être empoisonnés, bien que les interactions avec les touristes posent d’autres défis ». Cependant, même dans ce refuge, le dingo reste vulnérable aux modifications comportementales dues à la présence humaine, un rappel de l’équilibre délicat entre conservation et tourisme. Une menace pour l’homme ? Si les dingos sont généralement craintifs et farouches, des incidents tragiques ont marqué l’histoire australienne. « Il y a des récits de dingos attaquant des enfants, des cas qui soulèvent des questions sur les limites de notre cohabitation avec la faune sauvage ». Ces incidents rappellent que, malgré leur apparence canine, les dingos restent des prédateurs imprévisibles. La prudence est de mise, particulièrement dans les zones reculées où les rencontres avec ces animaux sont plus fréquentes. Svetlana conseille : « Rester vigilant, garder ses distances et ne jamais sous-estimer ces animaux sauvages. » Leçons pour la conservation en France En France, la réintroduction du loup suscite des débats similaires. « Comme le dingo en Australie, le loup est perçu comme un danger pour l’élevage, mais son rôle dans l’écosystème est tout aussi crucial. » L’expérience australienne pourrait offrir des enseignements précieux pour gérer la cohabitation homme-faune en Europe, notamment en investissant dans des solutions non létales comme les barrières de protection. Une coexistence fragile Malgré les tensions, le dingo reste une partie intégrante de l’identité australienne. « Il faut apprendre à coexister avec ces animaux, car ils font partie de notre patrimoine naturel ». Alors que la population humaine continue de croître, l’équilibre entre conservation et développement devient de plus en plus complexe. Un gardien à préserver Le dingo, à la fois gardien de l’écosystème australien et source de conflit, incarne les défis de la conservation moderne. « Comprendre et respecter cet animal est essentiel pour assurer sa survie et celle des écosystèmes qu’il protège, » conclut Svetlana Markoff, la correspondante de Terra Cultura en Australie. À travers ses récits captivants, elle nous invite à repenser notre relation avec la faune sauvage et à envisager un avenir où coexistence rime avec harmonie. [VIDÉO]

Jul 8, 202526 min

Comment bichonner naturellement ses articulations ?

Prendre soin de ses articulations en médecine douce « Point de santé si l’on ne se donne tous les jours suffisamment de mouvement »*. On doit cet aphorisme plein de sagesse au philosophe Arthur Schopenhauer. En 2004 nous ne passions déjà pas moins de 3 heures 20 par jour devant la télévision ou un écran, et en 2023 c’est plus de 4h30. La sédentarité n’est nullement une affaire d’âge, puisque les jeunes, premiers adeptes de jeux vidéos sont touchés par le phénomène et les conséquence qui en découlent : obésité, accumulation des toxines, et problèmes articulaires qui ne sont plus réservés aux personnes âgées. Mais, pour se mouvoir avec aisance, encore faut-il avoir des articulations en bon état. Quelles plantes pour les articulations ? De nombreuses plantes peuvent aider à prévenir ou soigner les troubles articulaires comme l’arthrite, affection articulaire d’origine inflammatoire, rhumatismale ou infectieuse. Mais aussi l’arthrose, dégénérescence du cartilage des articulations sans infection ni inflammation particulière. Le traitement de base pour les deux pathologies est semblable ; l’harpagophytum est indiquée, on la trouve en gélules à prendre deux à trois fois par jour au moment des repas. Attention néanmoins au dosage : celui-ci doit atteindre plus de 2 grammes par jour. En tisane, il faut dix grammes de racines dans un litre d’eau froide, à faire bouillir dix minutes, puis laisser infuser dix minutes la décoction, à prendre trois fois par jour après les repas. La prêle et le bambou, tous deux riches en silice, ont une activité sur la synthèse du collagène bien appréciée des articulations. L’action de la silice est en effet réputée sur les articulations, elle stimule la synthèse du collagène contenu dans les tissus osseux et conjonctifs et facilite la recalcification et la reconstitution du cartilage. Egalement reminéralisante, elle améliore l’élasticité et la souplesse des tendons et est particulièrement préconisée pour les sportifs qui les sollicitent beaucoup. ©FreePik – tawatchai07 Les carences en silicium ayant tendance à s’accentuer avec l’âge, des cures de prêle peuvent donc grandement contribuer à pallier la dégénérescence des tissus. La prêle s’utilise en décoction, quant au bambou, il se trouve très facilement sous forme de gélules. Dans le cas où les douleurs articulaires sont causées par un excès d’acidité de notre organisme, on peut agir directement sur l’équilibre acido-basique du corps par des mélanges de plantes, qui permet l’évacuation des acides responsables des douleurs inflammatoires. L’algue lithothamne est également préconisée. Associée à la vitamine D, elle a une action reminéralisante pour les os. On la trouve en gélules. Douleurs articulaires : les massages Enfin, quoi de plus logique et agréable de surcroît qu’un bon massage sur les zones douloureuses, à l’aide d’une huile articulaire ? La plupart sont composées de plantes comme le camphre, le genévrier, l’eucalyptus, mais aussi de cyprès et l’arnica pour favoriser la circulation du sang. Ces indications sont générales : si vous souffrez des articulations, il vous faut consulter un médecin ou un naturopathe. *Extrait des Aphorismes sur la sagesse dans la vie. Crédits photo : Image à la une , le fruit du Harpagophytum_procumbens – ©Roger Culos (université de Toulouse) Image bannière haut de page : jeune-femme-medecin-chiropraticienne-osteopathe ©Freepik

Jul 2, 20252 min

Le Mariage Balinais : entre Nature et Ancêtres (avec Terra Cultura)

Chaque semaine, Extra Naturelle met en avant le dossier hebdomadaire de Terra Cultura, nous explorons cette semaine la tradition fascinante du mariage balinais, qui allie spiritualité, liens familiaux et respect pour la nature. Sur l’île de Bali, cette cérémonie est bien plus qu’une simple union ; elle est une véritable symbiose entre le couple, la nature environnante et les ancêtres, rendant chaque étape de ce rituel unique. 1. Le Contexte Culturel du Mariage Balinais Bali, surnommée l’« île des dieux », est un joyau spirituel où l’hindouisme occupe une place prépondérante, contrairement à la majorité musulmane de l’Indonésie. Cette religion, pratiquée au quotidien, influe profondément sur les rituels et cérémonies, notamment les mariages. Damien Laffont, rédacteur en chef de Terra Cultura, explique que ces unions sont des événements majeurs, où les traditions colorées de l’hindouisme sont magnifiées. Le mariage balinais est ainsi un rituel sacré qui, contrairement à d’autres mariages en Indonésie, suit les préceptes hindous. En effet, la cérémonie est une véritable immersion dans la culture locale, où chaque geste, chaque décoration et chaque offrande est chargé de symbolisme. 2. La Rencontre et les Prémices de l’Union Bien que les mariages arrangés existent encore, la plupart des couples se rencontrent aujourd’hui de manière plus informelle, grâce aux réseaux sociaux ou dans leur entourage. À Bali, comme ailleurs, les jeunes s’adaptent aux évolutions modernes, même si certaines règles traditionnelles persistent. Le respect des conventions sociales, par exemple, impose souvent aux couples de se préserver jusqu’au mariage. La célébration commence par des fiançailles, où le couple s’engage et les préparatifs sont officiellement lancés. Lors de cette étape, la famille joue un rôle clé en supervisant les arrangements et en s’assurant que tout soit conforme aux traditions. 3. Le Rôle Central de la Famille dans la Cérémonie Dans un mariage balinais, la famille a une importance capitale. Elle est souvent composée de plusieurs générations vivant ensemble dans une même résidence, organisant les diverses étapes de la cérémonie. Le concept de famille est ici large et inclusif, rassemblant cousins, tantes et grands-parents pour cet événement majeur. Les dépenses sont conséquentes, atteignant parfois des milliers d’euros, ce qui représente une somme importante pour les familles locales. Pour financer les cérémonies, les familles s’organisent ensemble et planifient longuement l’événement. C’est en général la famille du marié qui prend en charge l’accueil de la mariée, avant qu’ils ne se réunissent pour la célébration principale. 4. La Cérémonie Sacrée et les Rituels Spirituels Le mariage balinais est marqué par une série de cérémonies religieuses, où la spiritualité occupe une place primordiale. La cérémonie commence souvent dans le village du marié, où il est préparé par sa famille avant d’être emmené en procession, parfois accompagné de centaines de villageois en habits traditionnels, jusqu’à la demeure de sa future épouse. Les invités et les proches participent à la fête vêtus de tenues traditionnelles, créant une atmosphère de célébration respectueuse et colorée. Les prières et mantras récités durant la cérémonie sont dirigés vers les divinités et les ancêtres, soulignant la profondeur spirituelle de l’union. 5. La Symbiose entre Nature et Ancêtres Un élément distinctif du mariage balinais réside dans sa connexion intime avec la nature et les ancêtres. À Bali, les offrandes sont quotidiennes et permettent de montrer son respect envers les esprits et la nature. Le mariage inclut de nombreuses offrandes, telles que des fleurs et de l’encens, pour assurer la prospérité et la bénédiction de la nouvelle union. Chaque geste, chaque prière est un lien entre les vivants et les ancêtres, garantissant protection et fertilité au couple. Les mariages sont souvent célébrés en plein air, dans des cadres naturels ou au sein de temples, pour être au plus près des éléments. Cette immersion dans la nature est cruciale pour les Balinais, qui considèrent la terre comme un guide spirituel. Mariage à Bali ©Terra_Cultura 6. L’Importance du Collectif et de la Communauté Lors d’un mariage balinais, la communauté du village se joint souvent à la célébration. Les habitants sont invités à participer aux processions et aux banquets, contribuant à un événement qui transcende la simple union d’un couple pour devenir une célébration collective. Les Balinais, qu’ils soient de proches amis ou de simples voisins, se rassemblent pour cette occasion, incarnant le sentiment d’appartenance à une communauté unie. Dans ce contexte, la vie du couple est intégrée dans un système de soutien collectif, où chaque membre participe à la prospérité des jeunes mariés. 7. La Modernité et la Perception Occidentale Si la tradition balinaise est riche et ancrée, elle n’est

Jul 1, 202526 min

Thérapie quantique : arnaque ou médecine du futur ?

Thérapie Quantique, approche et analyse On voit apparaître depuis quelques années des cabinets de thérapie quantique. Les praticiens sont d’ailleurs réunis en Association, l’Association francophone des praticiens en thérapie quantique, et le premier congrès sur le sujet a eu lieu il y a un peu plus de deux ans, en novembre 2010 à Aix en Provence. Mais qu’en est-il exactement ? Sur quelles théories scientifiques se base cette nouvelle approche de la santé ? En quoi consiste-t-elle, et peut-on avoir confiance ? Premier point : la thérapie quantique est une médecine holistique, qui considère l’être humain comme un être fait de matière et d’esprit, en relation constante. Ce qui la différencie de la médecine actuelle, qui a tendance à soigner l’organe malade de manière isolée, sans prendre en compte la totalité de l’être. Il ne s’agit plus de considérer le corps uniquement sous sa forme matérielle. Ou sous sa forme matérielle en tant que champ énergétique et vibratoire. Certes, expliqué ainsi, ça fait un peu New Age… Ce qui est sûr, c’est que « la physique quantique a mis en exergue des lois régissant l’énergie vibratoire des particules qui elles-mêmes répondent à des lois qui dépassent notre entendement »*. Or, qu’est-ce que la matière sinon de l’énergie condensée ? ©Quex ed session Par ailleurs, notre ADN contient de l’information sur notre organisme, chaque partie contient l’information du tout. Chaque cellule peut transmettre, traiter de l’information, tout comme mettre en application un programme « préenregistré » : dans le pépin est déjà contenu des milliers de pommiers, et des milliards de pommes… On sait aussi que pour transmettre leurs données, nos chromosomes utilisent différentes fréquences : ultra-hautes, hyperfréquences, champs lumineux ou acoustiques… C’est justement sur l’utilisation de radiations électromagnétiques ou « quantas d’énergie » que se base cette thérapie. Je cite encore une fois l’excellent article sur la question du site énergie santé : « L’action énergétique utilisée en thérapie quantique est proche des rayonnements électromagnétiques de la nature et est destinée à influencer de façon cohérente les fonctions de la cellule, des tissus et des organes de l’individu tout entier. Les différentes techniques quantiques visent à corriger les anomalies fonctionnelles ayant entraîné une pathologie, en envoyant une information correctrice visant à retrouver un état d’équilibre, que l’on appelle, état de santé. L’organisme a sa propre capacité d’auto guérison : l’action quantique stimule cette aptitude tant au niveau de la cellule que du système vivant dans son ensemble, en mobilisant les mécanismes de défense de l’organisme. » Voilà qui semble plausible… Aujourd’hui, cette approche est en plein essor : la thérapie en elle-même doit toujours être effectuée en présence d’un médecin. Elle se fait à l’aide d’une machine : il en existe déjà des dizaines de sortes. La plus populaire pour l’instant s’appelle le Scio, qui fait un bilan physiologique et émotionnel de l’organisme. le SCIO de ©Quex technologies Des témoignages très encourageants fleurissent un peu partout. Si cette approche est un nouvel espoir de guérison pour de nombreuses personnes, elle doit encore être affinée, et faire ses preuves à grande échelle… Quoi qu’il en soit, une médecine différente, alliant conception traditionnelle du vivant ET découvertes scientifiques est en train de voir le jour. Souhaitons que ce mariage porte de nombreux fruits ! Sources : https://www.energie-sante.net Psychologies Magazine février 2012

Jun 25, 20253 min

004 – Raies Manta : Le Ballet Sous-Marin menacé par le Surtourisme et la Pollution

Le reportage de cette semaine sur Terra Cultura nous plonge dans le monde fascinant des raies Manta, un spectacle à couper le souffle que Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, nous fait découvrir. Avec une expérience riche en plongée sous-marine, notamment dans les eaux de Bali, Damien met en lumière la beauté naturelle des raies Manta tout en sensibilisant le public aux menaces grandissantes qui pèsent sur ces majestueuses créatures marines. Rencontre avec les raies Manta à Manta Point, Bali Dans cet article, Damien Lafon partage ses observations réalisées à Manta Point, l’un des meilleurs spots pour observer les raies Manta à Bali, situé autour de l’île de Nusa Penida. Chaque année, des milliers de touristes affluent vers ce site pour admirer ces géants des mers, mais cette sur-fréquentation touristique pose des problèmes majeurs pour la préservation de l’espèce. « C’est magique de voir ces raies Manta évoluer sous l’eau. Elles ont une grâce inégalable et leur ballet sous-marin est captivant », raconte Damien. En effet, ces animaux, pouvant atteindre jusqu’à 7 mètres d’envergure, nagent en cercle autour des « stations de nettoyage », où des petits poissons viennent nettoyer leur peau des parasites. Une véritable symbiose marine. Sur-tourisme et dégradation des habitats marins Cependant, cette danse envoûtante est en péril. Le sur-tourisme autour de Manta Point menace directement les raies Manta. Damien explique que certains jours, il y a plus de plongeurs que de raies. L’afflux constant de bateaux et de plongeurs perturbe l’habitat naturel des raies, entraînant une migration progressive de ces créatures vers des eaux moins fréquentées. Cette problématique n’est pas isolée. Le développement touristique massif à Bali conduit non seulement à une pollution plastique des eaux, exacerbée par la saison des pluies, mais également à un stress accru pour la faune marine. « On voit des vidéos circuler où les raies Manta nagent au milieu des déchets plastiques », explique Damien, ajoutant que cette situation est « triste à voir » pour ceux qui ont conscience de la fragilité de cet écosystème. Une espèce vulnérable selon l’UICN Les raies Manta font partie des espèces marines classées comme vulnérables par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le reportage de Terra Cultura met en lumière cette classification, illustrée par une photo poignante d’une raie Manta qui traine un morceau de filet de pêche attaché à l’une de ses nageoires, un problème croissant dans les eaux peu protégées de Bali. Ces filets, souvent abandonnés ou posés illégalement, représentent un danger mortel pour les raies qui s’y retrouvent prisonnières. Damien rapporte que les conséquences peuvent être désastreuses : « Sur le long terme, cela pourrait empêcher la raie de se déplacer correctement, voire de survivre ». Respect et conservation : les enjeux pour l’avenir Le reportage souligne l’importance de prendre des mesures de conservation pour protéger ces animaux. Damien appelle à une régulation stricte de l’accès à Manta Point, suggérant des limites sur le nombre de plongeurs et de bateaux par jour afin de réduire l’impact humain sur cet écosystème fragile. « Il faut que le gouvernement prenne des mesures pour restreindre l’accès à ces zones, sans quoi, nous risquons de perdre cette espèce dans ces eaux », déclare-t-il. Damien met aussi en avant le manque de respect de certains touristes, qui, malgré les recommandations, cherchent à toucher les raies Manta. Bien que ces animaux soient inoffensifs pour les humains — leur régime alimentaire se composant principalement de plancton — leur interaction excessive avec les plongeurs peut provoquer du stress et nuire à leur bien-être. Un hommage à Robert Smith, pionnier de la biologie marine Damien Lafon profite de ce reportage pour rendre hommage à son mentor, Robert Smith, un pionnier de la biologie marine qui l’a initié à la plongée et à la photographie sous-marine. Robert Smith, qui a malheureusement perdu la vie lors d’une plongée en apnée, a grandement influencé le parcours de Damien, qui continue aujourd’hui à sensibiliser le public aux merveilles et aux défis de la faune marine. @ Robert Smith – Terra-Cultura reportage sur les raies Manta Une cagnotte pour soutenir Terra Cultura En parallèle de ce reportage, Terra Cultura a lancé une cagnotte sur Ulule afin de récolter des fonds pour poursuivre ses projets de conservation et de sensibilisation. En échange de dons, les contributeurs peuvent recevoir des tirages photo exclusifs, des livres ou encore la possibilité de devenir adhérent de l’association. Les fonds permettront également de financer les frais d’hébergement du site internet et de rétribuer les photographes qui contribuent aux reportages. L’adhésion à l’association Terra Cultura offre bien plus qu’un simple soutien financier. En devenant membre, vous entrez dans les coulisses d’

Jun 24, 202515 min

Prévenir et limiter la chute des cheveux (après une grossesse)

Ralentir la chute des cheveux Même si vous n’êtes pas du genre à perdre vos cheveux, ni à avoir une calvitie, la chute des cheveux est, selon les dires de ma pharmacienne « inévitable » après la grossesse. Comme si les kilos, la fatigue, et les humeurs variables n’y suffisaient pas ! Cette chute survient entre 2 et 4 mois après l’accouchement selon les femmes. Elle peut durer autant de temps, être modeste comme impressionnante et inquiétante, d’où l’intérêt de la prévenir. Cette chute est provoquée par la chute tout aussi brutale des hormones après l’accouchement. Pour limiter cette chute, il est donc recommandé de prendre des compléments alimentaires contenant des acides aminés soufrés, principaux composants de la kératine. Mais aussi du zinc des vitamines B dont principalement les B5, 6, 8. ©FreePik Favoriser la repousse des cheveux Avant de vous lancer dans vos achats, comparez bien les différents produits, car la concentration en agents actifs est très variable d’un produit à l’autre. L’ortie est une plante particulièrement réputée pour stopper la chute des cheveux et favoriser leur repousse. Car elle contient justement du zinc et de la silice, éléments favorisant le renouvellement cellulaire de la peau, des ongles et des cheveux. Et pour ne rien gâcher, elle a aussi un effet antipelliculaire. Par ailleurs, elle agit sur les cheveux en freinant le processus de transformation de la testostérone en DHT, principal facteur du ralentissement de la pousse des cheveux. On la trouve sous forme de gélules à avaler, ou de poudre à diluer, à boire, ou à appliquer sur le cuir chevelu. Remèdes naturels contre la chute des cheveux Pour cela, il suffit de se procurer de la poudre d’ortie, de l’appliquer directement sur le crâne avec de l’eau. De nombreuses recettes de lotions sont disponibles sur internet. Veiller à une bonne alimentation va aussi vous aider à combattre la chute : la levure de bière est votre alliée, à saupoudrer directement dans vos plats, ou en gélules si le goût vous déplaît. C’est sa haute teneur de vitamines du groupe B qui est une aide. Les graines de courge sont réputées pour leur teneur en zinc. Egalement à saupoudrer dans vos plats et salades. Une cure de pollen ou de gelée royale vous sera également bénéfique. Le germe de blé et l’huile de germe de blé sont également à considérer : l’huile peut être utilisée en interne comme en externe pour vos potions ou vos salades, car il ne faut surtout pas la chauffer. En amont également, des frictions locales à l’aide de potions toutes faîtes ou maison. Danièle Festy, dans sa Bible des huiles essentielles propose de se frictionner le cuir chevelu avec 5 gouttes d’huile essentielle de cèdre de l’atlas. Ou de se laver les cheveux avec un champoing dans lequel on aura rajouté pour 200 millilitres 10 gouttes de chacune de ces huiles : arbre à thé, palmarosa, niaouli, citron, cèdre et romarin à cinéole. Si par malheur tous ces bons soins n’y suffisaient pas, il est consultez un dermatologue : ce dernier peut vous prescrire une prise de sang pour déceler d’éventuelles carences et vous indiquer des produits plus spécifiques. A savoir, une carence en fer peut accentuer la chute des cheveux, or, elle est fréquente après un accouchement. Souvent, les dermatologues prescrivent la cystine B6 et surtout le minodexil 2%, une lotion disponible sans ordonnance, dont le traitement peut s’étaler sur plusieurs mois. C’est d’ailleurs la clé de réussite de tous les traitements présentés ici : le long terme, la patience, la persévérance !

Jun 18, 20253 min

003 – Singapour : ville modèle de végétalisation copiée dans le monde

Singapour est souvent décrite comme une cité-État où modernité, nature et écologie coexistent harmonieusement. Damien Lafon, rédacteur en chef du magazine en ligne Terra Cultura, nous fait voyager à travers cette ville exceptionnelle. Cette semaine, il nous emmène à la découverte de Singapour, une ville où la végétalisation des tours réinvente la ville et où nature et modernité se mêlent pour créer un environnement urbain unique et sain. Alors, comment cette cité prospère et ultra-développée parvient-elle à allier nature et architecture ? La naissance de la « ville-jardin » Depuis les années 1960, Singapour s’est lancé dans un ambitieux projet de végétalisation urbaine. Dès cette époque, l’ancien Premier ministre a initié le concept de « ville-jardin », avec pour objectif de rendre la ville plus verte et plus agréable à vivre pour ses habitants. Cette vision s’est concrétisée à travers un plan directeur, le Plan Vert 2030, qui vise à renforcer cette stratégie d’intégration de la nature dans les espaces urbains. Damien Lafon nous explique que ce projet de végétalisation urbaine n’est pas qu’une simple tendance esthétique. Singapour, bien que réputée pour ses tours imposantes, ses gratte-ciels de verre et ses innovations technologiques, a su intégrer un écosystème naturel dans son développement architectural. En conséquence, les tours végétales, comme on les appelle, émergent des paysages urbains, recouvertes de plantes qui poussent verticalement, entourant les bâtiments modernes. L’intérêt écologique des tours végétales Outre l’aspect visuel, la végétalisation des tours apporte des bénéfices écologiques considérables. Ces arbres géants et plantes grimpantes permettent une meilleure absorption du CO2, un enjeu crucial pour Singapour, où la densité urbaine et l’utilisation de la climatisation créent un environnement souvent étouffant. En réduisant la chaleur et en augmentant la production d’oxygène, les tours végétales contribuent à rendre la ville plus respirable. Damien Lafon souligne également que la végétalisation urbaine permet de gagner en confort thermique. Dans un climat tropical où les températures peuvent grimper jusqu’à des niveaux extrêmes, la présence d’arbres et de plantes sur les façades des bâtiments aide à réduire la température de 3 à 4 degrés. Les plantes agissent comme un isolant naturel, ce qui permet aussi de diminuer la consommation d’énergie liée à l’utilisation de la climatisation. Les tours high-tech de la forêt artificielle de Singapour ©Terra-cultura.com Un modèle pour les grandes villes du monde Singapour est devenu un modèle inspirant pour d’autres villes dans le monde. Cette stratégie de réintégration de la nature dans les espaces urbains n’est pas seulement une initiative locale, mais s’exporte aussi vers d’autres métropoles. En France, par exemple, certains bâtiments comme le Musée du Quai Branly ou les projets urbains à Marseille et Milan s’inspirent directement de ce modèle. Cependant, Singapour reste pionnière dans cette démarche, en ayant su allier avec brio l’esthétique et l’écologie. L’exemple de Singapour montre que la végétalisation des villes n’est pas seulement bénéfique d’un point de vue esthétique, mais aussi crucial pour lutter contre le réchauffement climatique et créer un cadre de vie plus agréable. En plantant des arbres, en intégrant des parcs et des jardins dans l’urbanisme et en encourageant la plantation de végétation sur les toits et les façades des bâtiments, Singapour prouve qu’il est possible de transformer les paysages urbains pour le bien-être des citoyens. Les arbres high-tech : l’alliance parfaite entre technologie et nature L’un des concepts les plus impressionnants de Singapour est sans aucun doute ses arbres high-tech. Ces structures métalliques géantes, recouvertes de plantes, ne sont pas de simples éléments de décor. Ils jouent un rôle essentiel dans la gestion écologique de la ville. Ces arbres métalliques collectent l’eau de pluie, la stockent et la redistribuent aux plantes environnantes lorsque cela est nécessaire. Ces arbres sont également équipés de capteurs et de systèmes automatisés qui leur permettent d’imiter le comportement des arbres naturels, tout en augmentant leur efficacité dans l’absorption de CO2 et la réduction de la chaleur urbaine. Damien Lafon décrit ces structures comme un mariage parfait entre technologie et nature, où l’ingéniosité humaine vient renforcer les bienfaits de l’écosystème urbain. Un écosystème urbain revitalisé En plus de leurs avantages écologiques, les tours végétales et les arbres high-tech contribuent à la revitalisation de l’écosystème urbain. En réintroduisant des plantes et des arbres dans la ville, Singapour recrée un habitat favorable pour les insectes, les oiseaux et d’autres espèces. Cette biodiversité, longtemps chassée par l’urbanisation galopante, retrouve sa place dans le paysage urbain. Pour

Jun 17, 202517 min

Carence en Zinc, les symptômes et les remèdes naturels

Comment remédier à une carence en Zinc ? La carence en zinc est presque aussi fréquente que celle de fer, mais moins connue, moins dépistée, avec pourtant des conséquences néfastes pour la santé. Certains symptômes peuvent vous mettre la puce à l’oreille : vous avez les ongles cassants, qui se dédoublent, vos blessures mettent du temps à guérir, votre système immunitaire semble fonctionner au ralenti… ou encore, des sensations de goût ou d’odorat modifiées, une perte d’appétit, de poids, de cheveux, impuissance, lésion de la peau ou des yeux, diarrhée… Le zinc, on en a pas besoin de beaucoup, mais il reste néanmoins essentiel. 8 mg par jour pour une femme, 11 pour un homme et entre 11 et 13 pour les femmes enceintes ou allaitantes. Le zinc permet un bon fonctionnement du système immunitaire. Si vous souffrez de rhumes à répétition par exemple, il se peut que vous soyez carencé. Mais aussi, il a un rôle primordial dans les fonctions reproductives et neurologiques. Le corps en a besoin pour plus d’une centaine de processus enzymatiques vitaux. Sans être exhaustive, on peut retenir qu’il participe à la synthèse de l’ADN et des protéines, il intervient dans les processus de guérison des blessures, ce qui peut intéresser les sportifs, mais encore, dans ceux de l’apprentissage, et des sens : odorat, goût et vision. Un apport suffisant permet de réduire la dégénérescence maculaire. Coagulation du sang, glande thyroïde et métabolisme de l’insuline en dépendent aussi. Enfin, si votre humeur n’est pas bien régulée ou que vous souffrez d’acné, il se peut que vous souffriez d’une carence en zinc. Comment le savoir ? Une simple prise de sang suffit pour en avoir le cœur net. Les personnes à risque sont les femmes enceintes, les personnes âgées, adolescents, végétariens, diabétiques, alcooliques, personnes séropositives ou atteintes de troubles rénaux ou digestifs. Mais une alimentation trop raffinée et de mauvaises habitudes suffisent à induire une carence. Comment y remédier ? Tout simplement en prenant des compléments dans un premier temps, en se référant à l’ordonnance de votre médecin. Attention aux interférences médicamenteuses et alimentaires, la prise sous certaines formes interdit l’ingestion de certains aliments au repas suivant. Il semblerait aussi que zinc et fer pris ensemble annulent l’absorption des deux compléments. Via votre régime alimentaire, vous pouvez vous orienter vers des aliments riches en zinc comme les huîtres, championnes dans ce domaine. Les viandes maigres en sont aussi bien pourvues. Evitez de cuire trop vos aliments pour ne pas en réduire la quantité. Eviter de consommer des aliments industriels et raffinés, pauvres en nutriments de manière générale et en zinc en particulier. Les haricots sont une bonne source de zinc, ainsi que certains champignons et les graines de sésame et de courge.

Jun 11, 20252 min

002 – Les Grottes de Batu : Un Haut Lieu de Pèlerinage et de Diversité Culturelle

Les Grottes de Batu : Un Sanctuaire Hindou Majeur Les grottes de Batu, situées près de Kuala Lumpur en Malaisie, sont un haut lieu de pèlerinage pour les hindous. Ce site impressionnant, aussi appelé « Batu Caves », attire des millions de visiteurs chaque année. Comme l’explique Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, ces grottes sont un symbole de spiritualité et de dévotion, entourées d’une biodiversité unique. Batu signifie « roche » en malais, et les grottes sont composées de formations calcaires vieilles de plusieurs centaines de millions d’années. Un Site de Pèlerinage Mondialement Réputé Chaque année, les grottes de Batu accueillent entre un et deux millions de pèlerins du monde entier, surtout lors des grandes festivités hindoues en janvier et février. Ces pèlerinages, comme le festival de Thaipusam, attirent des foules qui gravissent les 272 marches colorées menant à l’intérieur de la grotte principale. Damien Lafon souligne que, bien que les pèlerins soient les principaux visiteurs, les touristes et habitants locaux viennent également s’y recueillir, faisant de ce lieu un exemple de coexistence religieuse et culturelle. L’Ascension des Grottes : Un Parcours Spirituel et Physique L’ascension vers le sanctuaire est une expérience à la fois spirituelle et physique. Les 272 marches, peintes de multiples couleurs, montent vers une vue imprenable sur Kuala Lumpur et la végétation environnante. Damien Lafon raconte que cette montée, bien qu’exigeante sous le climat chaud de la Malaisie, se fait dans une ambiance festive et recueillie. Une fois au sommet, la vue panoramique sur la ville contraste avec l’atmosphère spirituelle des grottes. Un Sanctuaire Entouré de Biodiversité En plus de son importance spirituelle, les grottes de Batu abritent une riche biodiversité. La faune locale inclut des chauves-souris nichant dans les cavités calcaires, ainsi que des singes, devenus un spectacle pour les touristes. Selon Damien Lafon, ces animaux ont trouvé un refuge dans cette zone protégée, où la nature et la spiritualité cohabitent. Les grottes sont également entourées d’une végétation luxuriante, un contraste avec la proximité de la ville. Histoire et Exploitation des Grottes de Batu Les grottes de Batu ne sont pas uniquement un site religieux. Elles ont été exploitées dès les années 1860 pour leur calcaire et leur guano, utilisé comme fertilisant. Damien Lafon explique que cette exploitation a contribué au développement de l’agriculture locale tout en préservant l’intégrité naturelle du site. Aujourd’hui, les grottes sont un exemple de réutilisation durable des ressources naturelles, tout en étant un espace de préservation pour la faune et la flore locales. Reportage au sanctuaire hindou de Batu en Malaisie © Damien Lafon – Terra Cultura Diversité Culturelle et Religion en Harmonie Damien Lafon insiste sur le fait que les grottes de Batu sont ouvertes à tous, indépendamment de la religion ou de la culture. Bien que la Malaisie soit un pays majoritairement musulman, la diversité religieuse et culturelle y est bien respectée. À Kuala Lumpur, ville multiculturelle par excellence, les habitants et visiteurs de différentes croyances cohabitent en harmonie. Cette mixité rappelle des villes comme Londres ou Bali, où diverses traditions coexistent dans un climat de tolérance et de respect. Cohabitation Religieuse et Culturelle : comparaison entre la France et la Malaisie Damien Lafon vit la moitié de l’année en Indonésie (d’où il nous propose ces fabuleux reportages). J’ai voulu savoir comment il ressentait la cohabitation des cultures et des religions dans cette région du monde et s’il pouvait essayer de faire un parallèle avec la France, qui elle aussi accueille nombre de cultures et de religions. « En France, où la laïcité est inscrite dans les textes, la religion est souvent perçue comme une affaire privée. Cette séparation stricte entre l’État et la religion influence les interactions sociales et rend la participation à des événements religieux plus discrète, voire moins accessible à ceux qui ne partagent pas la même foi. À l’inverse, en Malaisie et en Indonésie, les traditions religieuses sont davantage intégrées dans la vie publique. Les religions, bien que variées (musulmans, hindous, bouddhistes, chrétiens), cohabitent dans une harmonie respectueuse, et les cérémonies religieuses sont ouvertes à tous, indépendamment des croyances. Damien Lafon souligne que dans ces pays, il est courant d’inviter des personnes d’autres confessions à participer à des rituels, tant que les traditions et les codes vestimentaires sont respectés. Il évoque cette ouverture d’esprit comme un exemple de diversité bien vécue, où les différences sont moins cloisonnées que dans des pays plus laïcs comme la France. Un Reportage à Ne Pas Manquer Le reportage de Terra Cultura sur les grottes de Batu, publié ce lundi, inclut des photos époustouflantes du sanctua

Jun 10, 202517 min

Psyllium • LE remède NATUREL du système digestif !

Elle n’est pas encore très bien connue cette petite plante modeste, quel dommage, surtout si vous êtes sujet au troubles de la digestion… Car le psyllium ou plantain blond, cousin de notre plantain brun du bassin méditerranéen soulage entre autres choses bon nombre de symptômes du système digestif. Originaire de l’Inde, du Pakistan et d’Iran, elle est utilisée par les populations locales depuis des siècles. Les médecins Egyptiens la connaissaient également, et son usage s’étendait jusqu’en Afrique du Nord. C’est vous dire si je n’ai rien inventé ! Comme elle est encore plutôt mal connue en Europe, il m’a semblé intéressant d’y consacrer une chronique. En effet, quand on est sujet à des symptômes tels que constipation, diarrhée, dysenterie, maladies de l’intestin, syndrome du colon irritable, maladie de Crohn ou encore gastro-entérite, liste non exhaustive, le psyllium peut grandement vous soulager. Sa prise peut aussi aider dans le cas de vers, cholestérol et diabète de type 2. Certes, il faut avant tout se référer à l’avis de son médecin, mais dans de nombreux cas, son utilisation pourrait remplacer la prise de médicaments habituels. Comment fonctionne-t-elle ? Le psyllium a pour principale fonction la régulation du transit intestinal. Je cite l’excellent article* de Valérie Vidal à ce sujet : « les mucilages ralentissent le passage des aliments de l’estomac vers l’intestin. Cet effet favorise la satiété à condition d’être pris avec de l’eau avant les repas. En modifiant la structure, la texture et la viscosité des aliments dans l’intestin, ils diminuent également l’index glycémique du repas. Les fibres du tégument de psyllium, autrement dit, son enveloppe, ont la capacité de fixer les graisses, empêchant ainsi leur passage dans le sang. » Mais encore : « les mucilages redonnent au selles une consistance optimale et restaurent un fonctionnement normal du côlon. » Petite précision : le mucilage est une substance naturelle à propriété gélifiante. De manière générale, cette plante va permettre de redonner aux selles une consistance optimale. Son usage est très simple : il suffit d’en ingérer des proportions croissantes avant les repas avec suffisamment d’eau. On la trouve le plus souvent sous forme de graines à faire tremper dans de l’eau tiède avant consommation. Ou encore sous forme de poudre. La posologie classique pour qui souffre de troubles chroniques de l’intestin est de 10 grammes 2 ou 3 fois par jour. Où se procurer cette petite plante étonnante ? En France, l’association Nature et Partage en a fait son remède phare : vous pouvez obtenir de plus amples informations sur le psyllium en tapant le http://www.psyllium.fr/ * Biocontact, Juillet/Août 2013 illustrations : Poudre de Psyllium : © LaszloBartucz Plantago (bannière générale) : © Anya Chernik

Jun 4, 20252 min

001 Terra Cultura Exploration de la Nature et des Cultures du Monde

Présentation de Terra Cultura : Un Nouveau Magazine Engagé Terra Cultura est un magazine en ligne créé pour éveiller les consciences sur les enjeux environnementaux et culturels. Fondé en mai 2024 par Damien Lafon, photographe et rédacteur en chef, ce média propose chaque semaine trois thématiques principales : la vie sauvage, les cultures et traditions, et la nature. Le but du magazine est de connecter les lecteurs à des problématiques globales, tout en inspirant l’aventure et la découverte de nouvelles perspectives. Des Correspondants Partout dans le Monde Terra Cultura se distingue par sa diversité géographique. Le magazine s’appuie sur un réseau de photographes, professionnels ou amateurs passionnés, répartis aux quatre coins du globe. Damien Lafon passe lui-même une partie de l’année en Indonésie, ce qui permet au magazine de se spécialiser sur l’Asie du Sud-Est. D’autres correspondants sont basés en Guyane, à l’île Maurice ou encore en Australie. Tous ces contributeurs partagent leur expertise et leurs images pour enrichir les thématiques abordées par Terra Cultura. L’Environnement et la Nature au Cœur du Magazine Une des pierres angulaires de Terra Cultura est la protection de l’environnement. Le magazine s’engage non seulement à sensibiliser le public sur des sujets cruciaux comme la déforestation, la préservation des espèces ou encore les conséquences du changement climatique, mais aussi à agir concrètement. Terra Cultura soutient des associations locales et des initiatives environnementales, aidant notamment des villages confrontés à des crises urgentes. Ces actions concrètes font du magazine un acteur engagé pour l’environnement. Exemple avec l’association Graines d’A1mour Bali : Le Dossier Hebdomadaire : Herpétologie en Guyane Chaque semaine, Terra Cultura met en avant un dossier phare. Celui de cette semaine, réalisé par Julien Clozeau, correspondant en Guyane, est consacré à l’herpétologie, une branche de la zoologie dédiée à l’étude des reptiles et des amphibiens. Ce reportage explore la richesse de la biodiversité en Guyane, en se concentrant sur des espèces emblématiques comme les dendrobates, des grenouilles toxiques, et les serpents, dont certaines espèces venimeuses. Ce dossier met également en lumière les pratiques culturelles des populations amérindiennes qui utilisent les toxines de ces animaux pour fabriquer des poisons ou des colorants naturels. Menaces sur la Forêt Amazonienne Le dossier sur l’herpétologie ne se limite pas à la description des reptiles et des amphibiens. Il met également en évidence les menaces pesant sur la forêt amazonienne, dont une partie importante se trouve en Guyane française. La déforestation massive due à l’exploitation humaine et les incendies annuels ravagent cet écosystème fragile. Terra Cultura rappelle que la forêt amazonienne joue un rôle crucial dans la régulation du carbone et la protection de la biodiversité mondiale. La perte de cette forêt, chaque année estimée à plus de 10 000 km², impacte non seulement les espèces animales, mais aussi les populations locales qui voient leur culture et leur mode de vie menacés. Perspectives Futures de Terra Cultura En plus de son engagement pour l’environnement, Terra Cultura continue d’explorer des cultures et des traditions à travers le monde. Le magazine annonce déjà son prochain dossier qui portera sur le temple hindou de Batu Cave en Malaisie, un lieu sacré pour les pèlerins hindous. Cette ouverture sur le monde permet à Terra Cultura de relier environnement et culture, en soulignant l’importance de préserver non seulement la nature, mais aussi les coutumes et les connaissances traditionnelles. Un Magazine Inspirant et Accessible Terra Cultura se veut un magazine accessible à tous. Disponible en ligne avec des articles rédigés, des podcasts et des vidéos, il offre une approche multi-format pour toucher un public diversifié. Chaque lundi, de nouveaux articles sont publiés, permettant aux lecteurs de découvrir des reportages passionnants sur la vie sauvage, les menaces environnementales ou encore les traditions culturelles à travers des photos saisissantes. L’interview en vidéo avec Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura : Retrouvez ici le dossier de la semaine de Terra Cultura Dans cet article : magazine environnement, Terra Cultura, protection de la biodiversité, herpétologie, déforestation, reptiles et amphibiens, forêt amazonienne, culture amérindienne, reportage nature

Jun 3, 202514 min

Pour notre santé, faut-il arrêter de manger du pain ?

Faut-il arrêter de manger du pain ? Je pourrai même rajouter : faut –il arrêter de manger des produits contenant de la farine de blé ? Une question cruciale et dérangeante au pays de la baguette tradition, où l’homme a puisé ses forces dans cette céréale depuis des millénaires… Certes, le français de la France rurale au Moyen-Age et bien avant ne pouvait concevoir sa survie sans cette miche que l’on cuisait pour la semaine, voire le mois. Mais depuis, les choses ont bien changé, et c’est surtout la composition du blé et celle du pain qui a évolué, et pas pour le mieux. Comment ? Concernant le blé, les variétés ont été sélectionnées pendant des siècles, les variétés modernes contiennent davantage de gluten, cette protéine tant décriée en ce moment.* Mais aussi, le blé est tant raffiné qu’il ne contient plus autant de nutriments qu’autrefois. Les variétés anciennes possèdent en effet une qualité nutritionnelle bien plus grande, mais aussi elles sont plus digestes, car les glutens qu’elles contiennent sont plus assimilables par l’organisme. C’est maintenant la science qui l’a confirmé par ses expériences faîtes sur des souris : celles qui n’ont pas consommé du gluten utilisent mieux le sucre contenu dans l’alimentation, mais aussi, ne stockent pas aussi bien les graisses corporelles. Les souris qui elles avaient consommé du gluten étaient en état inflammatoire, due à une augmentation de la perméabilité intestinale provoquée par le gluten. Et les chercheurs de conclure : » Nos résultats soutiennent l’effet bénéfique d’un régime sans gluten pour perdre du poids, diminuer l’inflammation et la résistance à l’insuline. Ces données suggèrent qu’un régime sans gluten devrait être testé pour prévenir le développement du diabète et des maladies métaboliques chez l’homme. « ** Cette expérience a mis en évidence seulement deux conséquences néfaste du gluten sur la santé. Il y en aurait tant d’autres, dont l’eczéma, asthme, colite, problèmes digestifs, polyarthrite rhumatoïde, et tant d’autres. Qu’en est-il de vous ? Le gluten est-il responsable de certains maux dont vous souffrez ? Pour le savoir, rien de tel qu’un petit régime sans gluten de trois semaines au moins, histoire d’observer votre ressenti et vos symptômes. Sans forcément être intolérant, il se peut que vous soyez sensible à cette protéine, et que sa consommation vous affecte légèrement, comme la plupart d’entre nous. Pour ma part, ce test a révélé un confort digestif sans pareil, et la fin des ballonnements ! Un vrai confort retrouvé. Pour en savoir plus sur les maux liés au gluten, je vous recommande l’ouvrage Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet de Jean-Marie Magnien***. Faut-il arrêter de manger du pain donc ? A défaut de le bannir complètement, ce qui serait dommage, essayons d’en consommer moins, et de le choisir complet, bio, fabriqué à base de farines anciennes, et dont la composition se limite à quatre ingrédients : farine, eau, levure et sel. Et non pas vingt comme on le voit sur les pains acheté en supermarché. *Pour en savoir plus, écoutez mon podcast : Le gluten, tant de raisons de limiter sa consommation. ** http://fr.sott.net/article/15494-Une-alimentation-sans-gluten-diminue-l-inflammation-et-fait-maigrir. ***Thierry Soucar Editions, 2013 crédit Photo : ©Freepik

May 28, 20252 min

005 – Les Aurores Boréales et Australes croyances et cultures du monde

Les croyances autour des aurores boréales : entre mythes et réalités Cette semaine, Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, nous plonge dans l’univers fascinant des aurores boréales. En plus de leur beauté époustouflante, ces phénomènes lumineux ont alimenté des croyances et des mythes dans les cultures du cercle polaire. Dans son article, Damien explore ces récits empreints de mysticisme, reliant les aurores à la spiritualité, à la nature, et aux traditions millénaires des peuples du Nord. Des récits variés selon les régions Les aurores boréales, bien qu’étudiées scientifiquement aujourd’hui, restent des spectacles intrigants pour beaucoup. Dans les cultures nordiques, notamment en Islande, ces lumières dansantes étaient souvent interprétées comme des signes des dieux ou des âmes des guerriers défunts qui s’exprimaient à travers le ciel. En contraste, les Inuits en Alaska avaient une vision plus poétique, voyant ces phénomènes comme des jeux célestes, comparant les mouvements des aurores à des danses dans le ciel. Entre guerriers et esprits bienveillants Damien Lafon décrit également les croyances des Vikings et des Sami. Chez les Vikings, les aurores étaient liées aux âmes des guerriers qui montaient au Valhalla, ajoutant un caractère sacré et guerrier au phénomène. En revanche, pour les Sami de Laponie, ces lumières représentaient des esprits bienveillants, apportant protection et harmonie. Damien note une similitude avec les croyances balinaises, où certains phénomènes naturels sont également interprétés comme des manifestations d’esprits. Aurore Boréale en Islande ©Tobias Bjørkli Le feu de renard en Finlande Une des croyances les plus poétiques vient de Finlande, où les aurores boréales sont appelées « Rebondtulet », littéralement « le feu de renard ». Selon la légende, un renard courrait dans la neige, faisant s’envoler des étincelles dans le ciel, formant ainsi les lumières dansantes que nous voyons. Damien souligne l’importance de ce lien entre nature et spiritualité dans ces croyances, montrant à quel point les aurores boréales étaient perçues comme un spectacle magique, une invitation à la contemplation. Impact du tourisme sur l’observation des aurores boréales Cependant, Damien Lafon évoque aussi les défis contemporains posés par l’essor du tourisme autour des aurores boréales. Des destinations comme l’Islande ou la Norvège attirent de plus en plus de visiteurs désireux d’observer ce phénomène. Cette popularité, bien qu’elle favorise l’économie locale, génère également des problèmes écologiques, notamment avec la pollution lumineuse et la perturbation des écosystèmes. Il rappelle l’importance de réguler ces flux touristiques afin de préserver l’expérience unique des aurores et de protéger l’environnement fragile de ces régions. Entre émerveillement et régulation nécessaire Enfin, Damien conclut en soulignant que l’observation des aurores boréales reste une expérience unique, à condition que les conditions météorologiques soient favorables et que les mesures écologiques adéquates soient mises en place. La magie de ce phénomène naturel, bien qu’aujourd’hui expliquée par la science, continue de fasciner et d’inspirer le monde entier, tout comme elle l’a fait pour les peuples du Nord pendant des siècles. VIDEO

May 27, 202519 min

Comment la science nous aide-t-elle à gérer nos émotions ?

Comment la science peut-elle aujourd’hui nous aider à appréhender et à dépasser nos émotions destructrices et négatives ? Il y a encore une dizaine d’années, les émotions comme champ d’étude scientifique commençait seulement à être possible. Pendant longtemps en effet, les béhavioristes* ont lutté contre toute expérimentation interne, en affirmant que l’approche scientifique devait se contenter uniquement de faits observables, autrement dit, du comportement. Mais progressivement, les psychologues cognitifs ont gagné du terrain, puis la bataille. Petit à petit, les chercheurs se sont mis à étudier les opérations cérébrales, grâce à un matériel de plus en plus pointu, puis, progressivement, les émotions jusqu’alors volontairement ignorées du champ d’étude. « C’est lorsque les chercheurs se sont mis à étudier la façon dont le cerveau produit la vie mentale que sont nées les neurosciences cognitives, ouvrant enfin la voie à une étude scientifique des émotions : on avait trouvé tout un maillage de connexions neuronales associant pensées et sentiments, cognition et émotions** » Les neurosciences affectives, l’étude du cerveau et des émotions était enfin née ! Pour qui cherche à comprendre d’un point de vue rationnel la naissance de ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives, l’ouvrage Surmonter les émotions destructrices de Daniel Goleman est tout simplement parfait. Non seulement, il expose clairement les résultats des études menées sur le sujet, permettant de mieux comprendre les rapports entre nos pensées et nos états émotionnels. Mais aussi, il offre au lecteur une issue tout autant rationnelle à ses états émotionnels perturbés. En comprenant nos processus mentaux, grâce à l’éclairage de la science, nous avons alors la possibilité d’agir sur eux et de les modifier. Autrement dit, de devenir l’acteur ou programmateur de nos états afflictifs émotionnels. Pour qui veut s’en donner la peine, il est donc possible d’agir sur nos états mentaux, de s’apprendre soi-même à être plus heureux ! Cette approche récente me semble révolutionnaire. Que de progrès depuis Descartes qui, dans son Traité des passions n’avait pu -compte tenu des connaissances de son époque- que dresser un inventaire descriptif des mouvements de l’âme et ébaucher une théorie du lien corps-esprit. Cet ouvrage répondait à la demande de son amie la princesse Elisabeth de Bohême, désireuse de mieux comprendre son vague à l’âme. Si cette princesse à l’âme sensible avait eu la chance de naître au XXIème siècle, elle aurait pu non seulement comprendre ses afflictions mentales mais surtout, se « reprogrammer » par différentes techniques et vivre plus sereine. Si vous vous posez les même questions qu’Elisabeth de Bohême, vous trouverez bon nombre de réponse dans l’ouvrage de Daniel Goleman. Il rend compte des échanges entre d’éminents scientifiques spécialistes de la question et du Dalaï-Lama sur le thème des émotions destructrices. Des débats passionnants et éclairants, des pistes pour avancer : un espoir pour le bonheur de l’humanité ! *Courant psychologique qui consiste à baser ses analyses uniquement sur des comportements observables et mesurables. Dans cette approche, l’environnement joue un rôle majeur pour expliquer les conduites humaines. ** P 329 de l’ouvrage Surmonter les émotions destructrices, un dialogue avec le Dalaï-Lama par Daniel Goleman, Pocket, 2008. Crédits photo : Image de DC Studio et rawpixel.com sur Freepik

May 21, 20252 min

La Rafflesia Arnoldii – Rencontre avec la plus grande fleur du monde

La Rafflesia Arnoldii, considérée comme la plus grande fleur du monde, fascine par sa taille et ses caractéristiques uniques. Fleur rare et parasitaire, elle attire l’attention par son imposante envergure et son odeur particulière. Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, revient sur son expérience d’observation de cette fleur hors du commun lors de ses reportages en Asie du Sud-Est, notamment à Bornéo. L’article que propose Terra Cultura cette semaine explore les spécificités de cette plante, ses conditions de croissance, ainsi que les menaces qui pèsent sur son environnement. [Vidéo en fin de page] Une fleur unique au monde La Rafflesia Arnoldii, fleur native des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, impressionne par ses dimensions hors normes. « C’est une fleur qui peut atteindre un mètre d’envergure et peser jusqu’à 10 kilos », explique Damien Lafon. Principalement visible en Indonésie, en Malaisie et aux Philippines, elle se développe dans des zones de forêts tropicales humides. Son apparence massive et sa couleur rougeâtre en font un phénomène naturel fascinant, mais sa particularité la plus surprenante reste son odeur nauséabonde, souvent comparée à celle d’un cadavre. « Cette odeur attire les mouches et autres insectes nécessaires à sa pollinisation », précise Damien. La Rafflesia : une fleur parasitaire Ce qui distingue particulièrement la Rafflesia Arnoldii, c’est son mode de vie parasitaire. « C’est une fleur qui n’a ni tige, ni racine propre », souligne Damien. Elle dépend entièrement des nutriments d’autres plantes hôtes pour se développer, en général des lianes présentes dans la forêt tropicale. Son processus de croissance est également atypique. Sous la forme d’une petite boule, elle passe inaperçue au sol parmi les débris végétaux et les feuilles mortes. Une fois qu’elle atteint sa phase d’éclosion, sa floraison est rapide, ne durant qu’une semaine environ. Rafflesia ©Gunung Gading National Park Une espèce fragile La Rafflesia Arnoldii est une espèce rare, et sa survie est menacée par plusieurs facteurs. D’une part, son cycle de vie complexe, combiné à sa dépendance aux conditions spécifiques de la forêt tropicale, rend sa reproduction difficile. « Il faut que les fleurs mâles et femelles soient en symbiose pour que la pollinisation se fasse », explique Damien, ce qui contribue à la rareté de la fleur. De plus, le changement climatique perturbe le cycle de floraison, rendant la plante encore plus vulnérable. « Avec les changements climatiques, les périodes de floraison deviennent de plus en plus imprévisibles », ajoute-t-il. La déforestation : une menace majeure Outre sa reproduction difficile, la Rafflesia Arnoldii est particulièrement affectée par la déforestation massive en Asie du Sud-Est. « Les forêts sont rasées pour planter des palmiers à huile, ce qui réduit considérablement l’habitat naturel de la fleur », déplore Damien. La destruction des forêts pour l’exploitation de l’huile de palme est un problème récurrent dans la région, affectant non seulement les plantes, mais aussi la faune. Certaines zones protégées, comme le parc national de Gunung Gading à Bornéo, tentent de préserver cette espèce en danger. Cependant, ces efforts restent limités face à l’ampleur de la déforestation. Le tourisme : entre protection et menace La rareté de la Rafflesia attire de nombreux touristes, ce qui, paradoxalement, représente à la fois une opportunité et un danger pour sa conservation. « Les parcs nationaux, comme celui de Gunung Gading, ont mis en place des mesures pour protéger la plante, comme l’installation de grillages autour des bourgeons », explique Damien. Ces mesures visent à empêcher les touristes de dégrader la plante ou de marcher accidentellement dessus avant son éclosion. Cependant, le tourisme mal encadré peut aussi mettre en péril l’écosystème fragile des forêts tropicales. Les usages traditionnels de la Rafflesia Malgré son caractère rare, la Rafflesia Arnoldii a longtemps été utilisée par les populations autochtones pour ses propriétés médicinales. « Les tribus locales s’en servaient pour traiter divers maux, comme les maux de tête ou les douleurs post-partum », raconte Damien. Comme beaucoup d’autres plantes tropicales, la Rafflesia faisait partie intégrante des remèdes traditionnels dans les régions où elle pousse, et elle continue d’être vénérée par certaines communautés pour ses vertus. La Rafflesia Arnoldii est un véritable trésor naturel qui incarne à la fois la beauté et la fragilité des écosystèmes tropicaux. En tant que fleur parasitaire dépendante de conditions environnementales spécifiques, elle est particulièrement vulnérable aux changements climatiques et à la déforestation. Les efforts de conservation, bien qu’importants, doivent être soutenus par une prise de conscience collective afin de protéger cet emblème de la biodiversité tropicale. Références : L’article sur le site de Terra Cultura : https://terra-cultura.com/raffle

May 20, 202522 min

Devenir végétarien sans manquer de protéines, c’est facile !

Devenir végétarien sans manquer de protéine, c’est facile ! Depuis la crise de la vache folle, des poulets aux hormones, la grippe aviaire, le mercure dans le poisson, la disparition du thon rouge, liste non exhaustive…un nombre croissant de personnes se pose la question du végétarisme. Bien-sûr, tout le monde ne passe pas le cap : en France, ce régime est bien peu développé et moins accepté que dans de nombreux autres pays occidentaux, comme les Etats-Unis ou l’Australie. Culturellement, ce régime n’est pas bien compris. Parfois, on souhaite simplement diminuer la part de protéines animales dans l’assiette… Mais bien vite, une peur nous prend : je vais manquer de protéines !! Hé bien bonne nouvelle, cette idée est un mythe. En sélectionnant des aliments végétaux riches en protéines, vous ne risquez pas d’en manquer. Première raison, parce qu’en général, on en mange trop . Et secondement, parce que nos besoins ne sont pas si importants : il faut compter 0,8 gramme par kilo, soit moins de 50 grammes pour une personne de 60 kilo. Une femme enceinte a un besoin accru : entre 1,1 et 1,3 grammes par kilo. Mais d’ailleurs, que sont les protéines ? Ce sont les matériaux qui participent à la construction et réparation de nos tissus, et la fabrication de nos cellules. Chacune de ces protéines est constituée d’une chaîne de différentes molécules, appelées acides aminés. Parmi eux, huit sont essentiels pour le corps humain : si un seul fait défaut, les autres ne pourront être assimilés. (Allez, juste pour le plaisir des noms barbares, je vous les cite : l’isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, l’histidine pour les enfants, la phénylalanine, la thréonine, la tryptophane et la valine.) Or, de nombreux aliments non animaux contiennent beaucoup de protéines. Parmi les meilleures sources, on trouve d’abord le quinoa : cette petite graine en contient entre 15 et 20 % ! Les noix et oléagineux en sont aussi bien pourvus : 15% également. Les lentilles, haricots et pois chiche aussi sont une très bonne source de protéines : entre 20 et 24%, soit l’équivalent de certaines viandes. Le soja en contient la même quantité, sous forme de tofu ou de tempeh, sa quantité équivaut à une quinzaine de grammes pour cent. Quant à la pâte d’arachide, elle en contient plus de 25%, comme le fromage ! Les céréales sont une bonne source : en moyenne, 10%. Mais surtout, pour créer des protéines, il faut simplement apprendre à combiner les aliments intelligemment : ces combinaisons créent des acides aminés, et vous garantissent une quantité de protéine largement suffisante, même sans viande. Les plus connues sont : céréales + légumineuses, riz avec des lentilles ou avec du soja, blé ou quinoa avec haricots blancs ou flageolets, polenta avec haricots rouges, couscous et poids chiche, du riz complet avec un mélange minestrone… Soit-dit en passant, ces mélanges se retrouvent dans bon nombres de plats traditionnels du monde entier, ce qui prouve que nos ancêtres avaient sans doute connaissance des bienfaits de telles associations ! Si ces quelques règles nutritionnelles sont respectées, il n’est aucune raison de se soucier du manque de protéines si l’on est végétarien croyez-en mon expérience de 12 années de bonne santé, et celle de mon compagnon, svelte et musclé qui n’a jamais avalé un seul bout de chaire animale ! La seule carence potentielle serait celle de vitamine B12. Pour cela, faîtes des prises de sang régulières, et des cures de compléments régulièrement !

May 14, 20253 min

Les crocodiles marins en Australie – une réintroduction controversée avec Terra Cultura [Vidéo]

En Australie, cohabiter avec la faune sauvage fait partie du quotidien, et parmi les prédateurs les plus redoutés, le crocodile marin occupe une place de choix. Cet animal imposant et opportuniste, capable de survivre dans différents environnements, représente un véritable danger pour l’homme et les animaux domestiques. Pourtant, il incarne aussi une espèce fascinante, dont la présence est un équilibre délicat entre survie et menace. Svetlana Markoff, correspondante en Australie pour Terra Cultura, nous partage ses observations et son expérience sur ce reptile redoutable. Crocodile marin : un prédateur opportuniste Le crocodile marin, ou Crocodylus porosus, se distingue par sa taille impressionnante pouvant atteindre jusqu’à 6 mètres et peser près d’une tonne. Contrairement à son congénère d’eau douce, ce prédateur est capable de s’adapter aux eaux douces comme aux eaux salées, ce qui lui permet de coloniser les rivières intérieures jusqu’à 150 km des côtes. Sa capacité à traverser la mer en fait un prédateur très mobile, apte à chasser dans des environnements variés. Svetlana Markoff raconte avoir observé ces crocodiles à plusieurs reprises, y compris dans des zones proches de sa maison en Australie. « À 500 mètres de chez moi, il y avait un petit lac avec deux crocodiles », témoigne-t-elle. Cette proximité entre les humains et les crocodiles rend la prudence impérative, car un simple détour vers un cours d’eau peut vite se transformer en tragédie. La gestion des risques face aux crocodiles Vivre à proximité des crocodiles marins en Australie implique une constante vigilance. Svetlana rappelle l’importance de respecter une distance sécuritaire : « Les crocodiles marins peuvent surgir à tout moment, et leur patience est l’une de leurs meilleures armes. » De nombreux accidents surviennent chaque année, impliquant tant des humains que des animaux domestiques. Les crocodiles marins ne sont pas des chasseurs actifs, mais plutôt des opportunistes qui attendent patiemment le bon moment pour attaquer. Ils peuvent observer leur proie pendant des semaines avant de passer à l’action. En plus des risques qu’ils posent pour les humains, les crocodiles marins peuvent aussi causer des dégâts importants au bétail. Svetlana partage des récits de vaches et de chevaux dévorés près des rivières, rappelant ainsi l’importance de ne jamais laisser son bétail trop proche des points d’eau. Les fermes de crocodiles : une solution controversée Dans les années 1970, les crocodiles marins étaient presque en voie d’extinction en raison du braconnage massif, notamment pour leur peau utilisée dans l’industrie du luxe. Pour éviter la disparition de cette espèce, le gouvernement australien a créé des fermes de crocodiles. Ces installations permettent à l’espèce de survivre à l’état sauvage tout en satisfaisant les besoins de l’industrie. Cependant, ces fermes soulèvent de nombreuses critiques. Les conditions de vie des crocodiles dans ces fermes sont souvent dénoncées par les défenseurs des droits des animaux, qui pointent du doigt le manque de respect de ces reptiles majestueux. Le commerce du cuir de crocodile, en particulier pour des produits de luxe comme les sacs à main, continue d’alimenter cette controverse. « Il faut trois crocodiles marins de 2 à 3 mètres pour confectionner un sac à main de taille moyenne », explique Svetlana. Cette réalité illustre bien l’impact qu’a encore l’industrie du luxe sur la préservation de certaines espèces. L’adaptation des Australiens La prolifération des crocodiles marins en Australie, notamment dans le nord du pays, a contraint les Australiens à modifier leur mode de vie. Svetlana explique que, dès leur plus jeune âge, les Australiens apprennent à éviter les zones où les crocodiles sont présents. « On ne pêche jamais deux fois au même endroit à la même heure », souligne-t-elle, pour éviter qu’un crocodile ne repère les habitudes des pêcheurs. Les autorités locales mettent également en place des mesures de sécurité pour limiter les risques, notamment avec des pièges à crocodiles. Ces dispositifs permettent de capturer les crocodiles présents trop près des habitations ou des zones touristiques. Cependant, ces animaux étant très territoriaux, certains reviennent fréquemment dans les mêmes zones, nécessitant des captures répétées. Conclusion Le crocodile marin est un prédateur redoutable mais fascinant, dont la présence en Australie impose aux habitants de revoir constamment leurs comportements face à la nature. Entre survie et menace, ces reptiles représentent un équilibre fragile, que les fermes de crocodiles et les efforts de conservation tentent de préserver, malgré les controverses qui entourent leur exploitation. L’article consacré à ce reportage sur les crocodiles sur le site de Terra Cultura [VIDEO]

May 13, 202525 min

Le Kudzu : La plante pour accompagner et optimiser le sevrage alcoolique et tabagique.

Arrêter de fumer ou de boire : aidez-vous du Kudzu : LA plante pour accompagner et optimiser le sevrage alcoolique et tabagique. Originaire du Japon et de Chine, le Kudzu est utilisée en Orient depuis des siècles pour ses nombreuses vertus médicinales. Cette plante tropicale envahissante pousse partout, elle recouvre les murs, et les maisons, un peu comme notre lierre local. Les parties utilisées pour soigner sont la racine et aussi les jolies petites fleurs violacées pourprées. Dans la tradition du soleil levant, le kudzu a un large spectre d’action sur le corps humain : on l’utilise entre autres comme hypotenseur, protecteur du foie, antispasmodique et décontractant des muscles, sans parler de son effet anti-stress. On peut également mentionner son administration en cas de gueule de bois… mais aussi de céphalées, vertiges et acouphènes. Les Japonais utilisent également la fécule de kudzu en cuisine, qui sert de liant pour les sauces notamment. Ils en font une crème qui est administrée en cas de crampes d’estomac, de diarrhée, et de refroidissement. Le kudzu, la nouvelle panacée universelle me diriez-vous, dubitatif ? La science n’a pas encore élucidé tous ses mystères. Elle ne s’y intéresse de près que depuis quelques décennies. Toutefois, des études ont démontré son efficacité en cas de traitement de l’alcoolisme. Selon le site wikipédia, « le mécanisme n’a pas encore été élucidé, mais il pourrait être en relation avec le métabolisme de l’alcool et les circuits nerveux dans le cerveau. © Agricultural Research Service Le kudzu contient aussi un certain nombre de substances utiles, des isoflavones, dont la daidzéine (un agent anti-inflammatoire et antimicrobien), la daidzine (un anti-cancereux) et la génistéine (un agent antileucémique). » Rien que ça ! Toujours selon Wikipédia, « le kudzu est l’unique source d’une isoflavone, la puérarine. Les composés des racines de kudzu peuvent affecter les neurotransmetteurs, dont la sérotonine, le GABA et le glutamate. » Autrement dit, son action sur le cerveau est indéniable. Et c’est à ce niveau qu’elle agirait dans le cas d’aide au sevrage des substances chimiques comme l’alcool ou le tabac. Comment cela fonctionne, on ne le sait pas vraiment, mais ceux qui ont essayé affirment avoir moins envie de fumer ou de boire. D’autres disent même que cela donne un goût amer à l’alcool. Le plus, c’est que le kudzu augmente le taux de sérotonine dans le corps, et par conséquent aide à maintenir une humeur plus stable, même en cas de sevrage, un détail qui peut s’avérer qui peut s’avérer fort utile, tant pour le sevré en devenir que son entourage ! ;-) Question pratique, le kudzu se trouve facilement sous forme de gélules, dans les herboristeries et en magasin bio ou diététique. Depuis peu la demande est en hausse. Une sérieuse concurrence aux cigarettes électroniques et patchs ? L’avenir nous le dira ! Crédits photo : Vignette : © Leo Chane Couverture : © Jacob Capener Dans le corps de l’article : © Agricultural Research Service

May 7, 20252 min

Orchidées Sauvages : Trésors de la Biodiversité Tropicale (avec Terra Cultura)

L’orchidée sauvage, fleur emblématique des forêts tropicales, est bien plus qu’une simple plante décorative. Cette merveille de la nature, présente dans presque tous les continents, fascine par sa diversité et ses adaptations uniques. Avec plus de 30 000 espèces recensées, l’orchidée sauvage incarne la complexité et la résilience de la biodiversité. Le Récit d’un Reportage Passionnant Damien Laffont, rédacteur en chef du magazine en ligne Terra Cultura, a eu l’occasion de capturer la beauté de ces orchidées dans leur habitat naturel. Son reportage, enrichi de superbes photographies, nous transporte au cœur des forêts de Bali et d’autres régions d’Asie du Sud-Est. Ces clichés révèlent des détails fascinants, mettant en lumière la complexité et l’élégance des formes et couleurs de ces fleurs. La Diversité des Orchidées à Travers le Monde Bien que les orchidées soient largement disponibles dans les magasins en Occident, où l’on trouve généralement une vingtaine de variétés, leur diversité est bien plus étendue. En milieu naturel, la variété des orchidées est impressionnante, avec environ 30 000 espèces sauvages et plus de 100 000 hybrides créés par l’homme. Une Plante aux Exigences Particulières Contrairement aux orchidées que l’on cultive en intérieur, les orchidées sauvages s’épanouissent dans des environnements spécifiques. Les forêts tropicales, où l’humidité atteint souvent 85 % et où la lumière filtre à peine à travers la canopée, offrent les conditions idéales pour leur croissance. Les racines aériennes des orchidées, souvent visibles, leur permettent de capter l’humidité ambiante et de survivre dans des conditions jugées difficiles. « Les orchidées sauvages que j’ai observées dans leur habitat naturel, que ce soit à Bali ou à Bornéo, sont des plantes fascinantes qui prospèrent dans des conditions que nous considérerions comme difficiles, avec une humidité constante et peu de lumière. » Les tentatives de culture domestique de ces orchidées se soldent souvent par des échecs en raison de leur besoin en humidité constante et d’un environnement particulier. Les hybrides créés par l’homme, plus résistants, visent justement à rendre possible leur entretien dans nos intérieurs. La Symbiose avec les Insectes : Un Lien Vital L’un des aspects les plus fascinants des orchidées sauvages est leur relation symbiotique avec des insectes spécifiques. Cette co-évolution, parfois mutualiste, est essentielle à leur reproduction. L’orchidée attire des pollinisateurs particuliers, comme des abeilles spécifiques ou même des fourmis, pour transporter le pollen d’une fleur à l’autre. Ce lien peut être comparé à la relation entre le poisson-clown et l’anémone : une interdépendance vitale. Si le pollinisateur vient à disparaître, l’orchidée est en péril. Cette fragilité souligne l’importance cruciale de la préservation des écosystèmes naturels dans leur globalité. L’Orchidée et les Traditions Asiatiques En Asie, l’orchidée n’est pas seulement une plante. Elle symbolise la grâce, la pureté et la beauté dans la culture et l’art. On retrouve fréquemment des représentations d’orchidées dans les estampes japonaises, les poèmes et la décoration traditionnelle. Les Orchidées Sauvages : Un Trésor de la Biodiversité Tropicale ©Damien_Lafon Les Menaces qui Pèsent sur les Orchidées « Lors de mes voyages, j’ai constaté que le commerce illégal des orchidées est une réalité alarmante. Cette exploitation met en péril les espèces rares et les fragilise davantage, surtout dans les régions d’Asie du Sud-Est. » Malheureusement, l’attrait pour la beauté rare des orchidées a donné lieu à un trafic illégal. Cette exploitation menace certaines espèces déjà fragilisées par la déforestation et la perte de leur habitat. Le reportage de Damien Laffont évoque cette réalité : des réseaux s’approprient des spécimens rares pour répondre à une demande commerciale lucrative. Protéger pour Préserver La préservation des orchidées sauvages dépend de la protection de leurs écosystèmes et des insectes qui les pollinisent. Cela passe par des initiatives de conservation et une sensibilisation accrue aux dangers que représentent la déforestation et le commerce illégal. [t2gicons icontype= »fa fa-sign-out » size= »50″ fontsize= »100″ bgcolor= » » color= »white » shape= »rsquare » align= »left » link= » » target= »_blank » icontype= »fa fa-sign-out » t2gicons_family_fontawesome= »fa fa-sign-out » ] L’article de Terra Cultura [VIDEO]

May 6, 202525 min

Pourquoi faire une cure de printemps ?

La cure de printemps : une tradition bénéfique Autrefois, la cure de printemps était quasi obligatoire : la fin de l’hiver, c’était aussi la fin des réserves de l’hiver. Tout le monde s’y mettait donc d’office, bon gré ou mal gré ! Aujourd’hui, cette tradition s’est un peu perdue, et pour cause ces supermarchés toujours pleins de tentations, quelque soit la saison. C’est dommage, car elle est bénéfique à l’organisme à bien des égards. Les bienfaits de la cure de printemps En effet, elle permet de nettoyer et de désintoxiquer l’organisme, permettant ainsi une meilleure forme et un regain d’énergie. Pour cela, il convient de donner un petit coup de pouce à nos organes chargés de nous débarrasser des déchets, fatigués par une alimentation plus riche en hiver et une exposition aux diverses pollutions de la vie moderne. Les plantes alliées de la cure de printemps De nombreuses plantes peuvent nous aider dans cette démarche : Chardon-Marie pour le foie, aubier de tilleul, genévrier ou busserole pour les reins, pro et prébiotiques pour les intestins, et la bardane pour purifier le sang. À prendre en comprimés ou en tisanes selon les préférences de chacun. Les changements alimentaires nécessaires Cette démarche doit s’accompagner d’une diminution de la consommation d’aliments néfastes tels que le sucre, l’alcool, et les excitants comme la caféine. L’idéal est de stopper leur consommation pendant la cure et de privilégier les glucides complexes, les fruits et légumes frais de saison, les jus frais, les graines germées, et les tisanes, tout en limitant les protéines animales. Les activités complémentaires Il est également recommandé de choisir des activités calmes, artistiques notamment, et d’accompagner la cure par une détox d’écran : limiter l’usage d’internet, faire un ou deux jours sans écran par semaine pour limiter le stress. Des marches dans la nature, de l’exercice modéré, beaucoup d’apport hydrique et moins de calories peuvent également être bénéfiques. Les options avancées Pour les plus motivés, il est possible de poursuivre cette cure de printemps par un jeûne de 36 heures ou une monodiète de saison, ne consommant qu’un seul aliment pendant un à quelques jours. La monodiète de raisin est l’une des plus populaires. Cette cure se pratique généralement deux fois par an, au printemps et en automne. Conclusion Il est recommandé d’écouter son organisme et de s’adapter en conséquence. La durée de la cure de printemps dépend des capacités et de la motivation de chacun. Pour une action ciblée et personnalisée, l’aide d’un naturopathe peut être précieuse pour mettre au point un programme sur mesure. Ce podcast peut vous intéresser : comment diminuer sa consommation de sel Pourquoi et comment diminuer sa consommation de sel

Apr 30, 20252 min

Les Flamants Roses : Une Rencontre Exceptionnelle en Plein Cœur du Sud de la France (avec Terra Cultura)

Les Flamants Roses : Un Trésor Des Lagunes du Sud de la France Chaque semaine, Terra Cultura plonge dans le monde fascinant de la nature. Cette fois, Damien Lafon, photographe et rédacteur en chef du magazine, nous emmène à la découverte des flamants roses dans une lagune protégée près de Canet-en-Roussillon. Les flamants roses, majestueux et élégants, peuplent certaines régions du sud de la France, offrant un spectacle captivant pour les passionnés de nature. Une Colonisation Unique en France Damien Lafon souligne la particularité de cette région pour les flamants roses : « Quand je suis en France, à côté de chez moi, dans le sud, on a une lagune à côté de Canet-en-Roussillon… c’est vraiment propice pour leur évolution. C’est un très bel habitat. » Cette colonie, bien que plus petite que celles de la célèbre Camargue, montre que ces oiseaux trouvent refuge et conditions favorables même en dehors des zones les plus réputées. Les Migrations et L’Impact du Climat Les flamants roses, connus pour leurs déplacements migratoires, font face à des changements dans leurs comportements, influencés par les évolutions climatiques : « Avec le changement climatique, l’adaptation aussi du climat dans le sud de la France… certains ne repartent pas, puisque l’habitat est propice pour leur développement. » Les observations régulières de Damien démontrent que, malgré leur nature migratoire, certaines colonies restent sur place toute l’année, profitant des conditions stables de la région. Le flamant rose quitte habituellement le nord de l’Europe pour l’Afrique du Nord. Un de leur lieu de prédilection est le la rose au Sénégal. L’Approche Photographique : Un Art de Patience Capturer la beauté des flamants roses demande une préparation méticuleuse et une grande patience. Damien explique sa méthode : « Je vais d’abord étudier la journée parce qu’il y a des moments qui sont plus propices… L’idéal, ce serait d’avoir une journée ensoleillée, avec peu de vent. » Armé de ses objectifs longs de 100 à 500 mm et de son trépied, Damien sait qu’il doit rester discret, souvent caché derrière des buissons, pour éviter de perturber les oiseaux. Il se poste dès l’aube ou au crépuscule, moments privilégiés pour bénéficier de la meilleure lumière. Le Système Alimentaire des Flamants Roses L’une des caractéristiques les plus intéressantes des flamants roses est la façon dont leur alimentation influence leur plumage : « Ils sont roses à cause de leur alimentation… Ce sont souvent ces petites crevettes roses qui vont donner cette couleur au plumage. » Les flamants passent une grande partie de leur temps à marcher, la tête immergée, filtrant l’eau pour capturer le plancton, les algues et les petites crevettes. C’est grâce à ce régime alimentaire spécifique que leur plumage prend sa teinte caractéristique. Une Vie en Communauté Vivre en groupe est essentiel pour les flamants roses, non seulement pour la protection mutuelle, mais aussi pour la survie des plus jeunes : « Ils sont protégés par l’ensemble de la colonie… On a vu des images en Afrique avec des colonies de milliers de flamants roses. » Cette organisation sociale, semblable à celle d’autres grands animaux, permet aux flamants de se défendre collectivement contre d’éventuels dangers et d’élever leurs petits en sécurité. Techniques de Nidification La façon dont les flamants roses construisent leurs nids est également fascinante. Damien partage ses découvertes sur la conception ingénieuse de ces structures : « Ils vont utiliser la boue, les débris végétaux… pour constituer un nid en hauteur, qui va être surélevé et éviter d’être sujet aux variations du niveau d’eau » Cette stratégie protège les œufs contre les montées d’eau soudaines, un problème fréquent dans leur habitat lagunaire. Le Flamant Rose, Le plus Connu des Echassiers Méditerranéens – ©Damien_Lafon (Terra Cultura) Le Lait de Jabot : Une Nourriture Rare Enfin, Damien mentionne un aspect méconnu de l’élevage des petits flamants : « Une particularité que je ne connaissais pas non plus, c’est le lait de jabot… c’est un liquide riche en protéines. » Ce liquide, similaire au lait maternel chez certains oiseaux comme les manchots empereurs, est essentiel pour nourrir les jeunes flamants. Le lait de jabot est souvent commercialisé et sert à l’élevage des oiseaux captifs. L’article complet de Damien Lafon est une immersion dans la vie des flamants roses, illustrée par de sublimes photographies. Sa passion pour la nature et son expertise apportent un éclairage précieux sur ces oiseaux emblématiques. Pour découvrir ces clichés et en savoir plus, rendez-vous sur Terra Cultura. Je vous invite à aller voir cet article : Flamant Rose: Un Echassier au Plumage Flamboyant sur le site de Terra Cultura. Les flamants roses, leur vie, leurs habitudes, avec de magnifiques photos. [Vidéo]

Apr 29, 202519 min

5 bonnes raisons de laisser tomber son gel douche pour le savon

5 bonnes raisons de laisser tomber son gel douche pour le savon ! La vie moderne nous fait parfois agir de manière automatique, et nous incite insidieusement à certaines habitudes. Tenez, l’usage du gel douche par exemple. Cette habitude pour bon nombre d’entre nous n’a même pas quinze ans : elle est l’affaire d’une génération à peine. Et pourtant, elle ne présente que peu d’avantage, tant pour notre santé que pour l’environnement. Alors pourquoi le lâcher au profit de la bonne vieille savonnette d’antan ? Premièrement, la composition du savon est nettement plus saine que celle des gels douche. En général, un savon est composé d’un corps gras naturel comme l’huile d’olive de coco ou de lin par exemple, additionné de soude. Pour les savons liquides, c’est la potasse qui est ajoutée. Dans les gels douche, on trouve bien plus d’ingrédients : des parfums artificiels aux senteurs séduisantes et parfois allergènes, des colorants et des conservateurs. Bref, un vrai cocktail issu de l’industrie pétrochimique : en fait, vous vous lavez aux parabènes, éthers de glycol1 , dérivés silicone, ou encore formaldéhyde, ce dernier étant considéré comme cancérigène. Deusio, les gels douche sont plus chers que le savon : il faut ajouter à leur coût de fabrication celui des emballages plastiques, et celui de la publicité et marketing. Sans compter que l’on a tendance à utiliser davantage de produit quand il est sous forme liquide. Adopter le savon, c’est donc également un geste en faveur de votre porte-monnaie. Tercio, les gel douche n’est pas écolo, car son emballage doit être recyclé : cela a un coût et un impact sur l’environnement. Selon l’agence locale de l’énergie de Grenoble, un foyer composé de quatre individus génère près de 3 kg de déchets plastiques pour la seule utilisation de gel douche ! Mais aussi, ses composants chimiques vont polluer les eaux, contrairement aux savon naturels de Marseille ou d’Alep , 100 % biodégradables. Quatrième point : l’utilisation massive d’huile de palme utilisée dans les gels douche et l’industrie en général entraîne la déforestation des forêts en Asie du sud-est et d’Afrique centrale. Elles sont remplacées par des palmiers à huile et engendre ainsi des déséquilibres écologiques. Cinquième point : l’équilibre de votre peau ! Les gels douche ont trop tendance à décaper plutôt qu’à nettoyer. Ils engendrent souvent une peau sèche, en détruisant le filtre hydrolipidique qui recouvre et protège la peau. Quant aux gels douche dits « hydratants », ils laissent sur la peau une couche de gras artificielle qui peut favoriser le développement de microbes. Si vous ne pouvez pas vous passer de gel douche, regardez attentivement sa composition, tournez vous vers le bio et préférez les grands flacons, plus économiques. Si je vous ai convaincu, alors, je vous conseille d’investir dans un bon porte savon. Mais aussi, de le sécher après chaque utilisation pour qu’il dure encore plus longtemps ! ©Images de freepik

Apr 23, 20252 min

Le Rodéo en Australie : Une Tradition Ancrée entre Culture et Controverse (avec Terra Cultura)

De l’autre côté du globe, au cœur du bush australien, une pratique traditionnelle fait vibrer des milliers de spectateurs chaque année : le rodéo. Svetlana Markoff, correspondante de Terra Cultura, nous partage son expérience et ses observations sur cet événement unique, riche en histoire et en défis modernes. Un aperçu historique du rodéo Le rodéo est une pratique qui remonte à plusieurs siècles et dont les origines sont profondément ancrées dans les traditions hispaniques. « C’est à l’époque où l’Ouest des États-Unis appartenait encore au Mexique que cette culture a été intégrée », explique Svetlana Markoff, correspondante de Terra Cultura. À l’origine, il s’agissait avant tout d’une activité professionnelle indispensable aux éleveurs. Les compétences nécessaires pour capturer, marquer et soigner les bovins étaient transmises de génération en génération, valorisant le lien entre l’homme, son cheval et le bétail. Au fil du temps, ces pratiques se sont transformées en véritables événements sociaux. Svetlana ajoute : « Les éleveurs organisaient des mini-compétitions pour sélectionner les meilleurs cow-boys. Ces événements ont attiré des spectateurs, donnant naissance à des spectacles de rodéo. » Ce processus a permis au rodéo de se populariser, d’abord en Amérique, avant de s’étendre à d’autres régions comme l’Australie. Le Rodéo Australien Le rodéo en Australie : une adaptation locale En Australie, le rodéo s’est développé dans le contexte unique de l’Outback. Ce territoire vaste et aride offre un cadre idéal pour l’élevage extensif de bovins. « Les plaines sont immenses, sans barrières, avec des hectares de terre rouge et aride », décrit Svetlana. Dans ce décor impressionnant, les cow-boys australiens jouent un rôle essentiel dans la gestion des troupeaux, souvent dispersés sur des kilomètres. Une particularité fascinante du rodéo australien réside dans l’utilisation de technologies modernes. « Nous avons vu des cow-boys utiliser des hélicoptères pour rassembler le bétail. Ils volent très bas, inclinent leur appareil et poussent les animaux » Cette méthode, bien qu’efficace, contraste avec l’image traditionnelle du cow-boy à cheval, mais illustre l’adaptabilité des éleveurs australiens face aux défis de leur environnement. Le rodéo en tant que sport Ce qui distingue aujourd’hui le rodéo en Australie, c’est son aspect compétitif et spectaculaire. Les événements sont souvent organisés par des associations professionnelles, comme la « Professional Bull Riders ». Ces compétitions attirent des participants de toute l’Australie et même au-delà. Svetlana précise : « Le rodéo n’est pas limité aux zones rurales. Il existe près de 1000 événements par an, incluant des compétitions locales et des rassemblements majeurs comme celui de Mount Isa, dans le nord de l’Australie. » Les épreuves sont nombreuses et variées, chacune mettant en lumière des compétences spécifiques. Parmi les plus populaires, on trouve : Le bull riding : Considéré comme l’épreuve reine, il s’agit de tenir 8 secondes sur un taureau en furie. « Passé ce délai, l’animal perd en adrénaline et le spectacle s’en ressent », explique Svetlana. Le barrel racing : Une course chronométrée autour de barils, réservée aux femmes. Cette épreuve met en valeur la relation entre le cheval et son cavalier. Le roping : Attraper un veau au lasso, le coucher au sol et le maintenir dans une position spécifique, tout cela dans un temps record. Un spectacle controversé Malgré son succès populaire, le rodéo est l’objet de nombreuses critiques, notamment concernant le bien-être animal. Les conditions dans lesquelles les animaux sont transportés, parqués et manipulés suscitent l’indignation de plusieurs associations. « Les animaux sont soumis à un stress énorme, entourés de musique forte et de foules bruyantes », note Svetlana. Des pratiques comme l’utilisation d’aiguillons électriques pour stimuler les animaux sont particulièrement controversées. En réponse à ces préoccupations, certaines améliorations ont été mises en place : L’émoussage des éperons : Pour réduire les blessures. Des protections sous les bull ropes : Une fourrure de mouton est ajoutée pour minimiser les frottements. La présence d’un vétérinaire : Chaque événement dispose d’un professionnel chargé de surveiller l’état des animaux. Cependant, ces mesures ne suffisent pas toujours à convaincre les défenseurs des animaux. PETA, par exemple, a réussi à faire interdire certaines épreuves comme le roping dans plusieurs États australiens. Une immersion culturelle unique Pour Svetlana, assister à un rodéo est une expérience inoubliable : « L’ambiance est incroyable. Tout le monde est en chapeau de cow-boy, en jean et en ceinture à clous. Dès que vous arrivez, vous êtes plongé dans l’atmosphère. » Ce mélange de tradition et de modernité fait du rodéo un spectacle captivant, attirant des spectateurs de tous âges

Apr 22, 202532 min

Pourquoi et comment diminuer sa consommation de sel

La quantité de sel que nous consommons en France est bien supérieure aux recommandations nationales de santé. Elle est estimée à 10 grammes par jour et par personne, alors qu’elle ne devrait pas dépasser 4 grammes et 5 selon l’OMS, plus du double donc. Pourquoi faut-il essayer d’en consommer moins ? Parce qu’en excès, le sel favorise l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, des études ont montré qu’une consommation élevée de sel favoriserait le cancer de l’estomac. En effet, en trop grande quantité, il va agir comme un élément caustique et agresser les muqueuses de l’estomac, entraînant inflammation chronique pouvant mener jusqu’au cancer. Mais pas de panique, car réduire sa consommation n’est vraiment pas sorcier. Premier point, il est important de différencier sel et sodium. Le sodium est l’un des éléments qui constituent le sel. Pour connaître la quantité de sel dans un produit, il faut multiplier par 2,5 sa quantité de sodium. Qu’est-ce qu’une teneur élevée en sel ? On considère qu’un aliment qui comporte plus de 1,5% de sel est trop salé. A moins de 0,3 g, on estime qu’il est pauvre en sel. Pour décrypter les étiquettes, sachez que le sel se cache sous d’autres appellations comme le sodium ou chlorure de sodium. Par ailleurs, soyez également vigilants aux eaux minérales gazeuses riches en sodium quand la quantité dépasse 200mg pour 1L. Les sodas peuvent également en contenir une bonne dose. D’où vient le sel que nous consommons ? Près de 80% du sel que nous ingurgitons provient des produits préparés, un peu plus de 10% est naturellement présent dans les aliments, et les dix derniers sortent de nos salières. Comme quoi, il ne suffit pas de lever la main sur la salière, mais plutôt le pied sur les produits tout prêts. C’est la première chose à faire. La seconde est de favoriser les aliments pauvres en sel, comme les céréales et légumineuses, de limiter notre apport en pain qui représente 25% de notre consommation, mais aussi les charcuteries, les fromages et les conserves, sauf si vous pouvez rincer son contenu. En un mot, c’est très simple, il suffit tout simplement de manger moins de produits tout prêts et de se remettre un peu au fourneau. Autre point, la cuisson joue un rôle également dans la sapidité. S’il est adapté, elle permet de conserver le goût du sel des aliments. Pour les légumes cuits à la vapeur, vous pouvez saler avant cuisson et rajouter un filet de citron qui va permettre de garder le goût du sel. Cette astuce du citron en fin de cuisson est valable pour la cuisson au grill et à la broche pour les viandes. Enfin, remplacer le sel blanc par du sel marin qui au moins possède de nombreux minéraux. Il existe des préparations de sel aux herbes qui viennent relever tous vos plats, mais aussi des sels pauvres en sodium vendus en pharmacie. Les épices, condiments, légumes aromatiques viendront relever le goût dans votre assiette. Cette diminution de consommation se fait progressivement, inutile de se priver drastiquement d’un seul goût. Comme beaucoup de choses, le goût s’éduque et il est l’affaire d’habitude. En quelques semaines, il est facile d’en changer. ©Images de freepik

Apr 16, 20253 min

Les gorgones : un écosystème méditerranéen fascinant (avec Terra Cultura)

Les gorgones, ces être marins étonnants, sont l’un des joyaux cachés des fonds de la mer Méditerranée. Damien Lafon, rédacteur en chef du magazine Terra Cultura, nous plonge dans un univers où biologie, écologie et mythologie se croisent pour nous offrir un spectacle unique. Les gorgones : entre mythe et réalité Quand on évoque les gorgones, on pense souvent à la mythologie grecque, notamment à Méduse et sa chevelure de serpents. Pourtant, dans le monde marin, les gorgones sont bien différentes. « Les gorgones, c’est un univers totalement à part. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas des plantes, mais des animaux », explique Damien Lafon. Ces organismes fascinants appartiennent à la famille des cnidaires, tout comme les méduses ou les anémones. Parmi les espèces les plus connues, la gorgone pourpre (Paramuricea clavata) se distingue par sa beauté et sa présence exclusive en Méditerranée. Un écosystème riche et varié Les gorgones, souvent perçues comme des arbres sous-marins, vivent en colonie. Chaque branche abrite des centaines de polypes, ces petits organismes qui capturent le zooplancton pour se nourrir. « Ce sont des filtreurs extraordinaires. Chaque polype contribue à nourrir la colonie et assure sa croissance », précise Damien Lafon. On peut observer différentes espèces, comme la gorgone noire, la gorgone bleue ou encore la gorgone éventail. Ces animaux jouent un rôle crucial dans l’équilibre des fonds marins, en fournissant un habitat à d’autres espèces comme les poissons ou les étoiles de mer. Les Gorgones en Méditerranée – la ponte – ©Terra_Cultura Une croissance lente mais spectaculaire Les gorgones poussent très lentement, à raison de 1 à 5 centimètres par an. Cette lenteur les rend particulièrement vulnérables. « Une gorgone d’un mètre peut avoir plusieurs dizaines d’années. Leur fragilité est un réel enjeu pour leur survie », souligne Damien Lafon. Leur habitat préféré se trouve entre 20 et 120 mètres de profondeur, dans des zones où la lumière est tamisée et les courants suffisants pour leur apporter des nutriments essentiels. Les menaces qui pèsent sur les gorgones Comme beaucoup d’écosystèmes marins, les gorgones sont exposées à de multiples dangers : Le réchauffement climatique : « La hausse de la température de l’eau peut être fatale pour ces espèces fragiles », rappelle Damien. La pollution : Une mauvaise qualité de l’eau, due aux activités humaines, peut affecter leur croissance. Les pressions humaines : L’ancrage des bateaux et les coups de palmes des plongeurs peuvent causer des dégâts irréparables. « Un coup de palme mal placé peut briser une branche qui a mis des années à pousser », précise Damien, soulignant l’importance de sensibiliser les usagers de la mer. Protéger un écosystème unique Face à ces menaces, des initiatives de protection voient le jour, notamment dans des régions comme les calanques de Marseille. « Des zones marines protégées ont été créées pour limiter les activités humaines et préserver ces joyaux », explique Damien. Ces mesures incluent l’interdiction d’ancrer les bateaux dans certaines zones, la régulation de la plongée et la mise en place de programmes de sensibilisation. « Il est essentiel d’apprendre à observer sans toucher et à respecter la fragilité de ces habitats », insiste-t-il. Pourquoi les gorgones sont essentielles Les gorgones ne sont pas seulement belles à observer. Elles jouent un rôle vital dans les écosystèmes marins. « Elles servent de refuge et de nourricerie à de nombreuses espèces, tout en contribuant à la biodiversité de la méditerranée », explique Damien Lafon. Protéger les gorgones, c’est donc préserver un équilibre fragile, indispensable à la santé des fonds marins et à la richesse de notre littoral. => Lire l’article et voir les photos sur Terra Cultura [VIDÉO]

Apr 15, 202519 min

Macaques crabiers : miroir de nos interactions avec la nature

Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, partage son expertise sur les macaques crabiers, des primates fascinants au cœur de l’Asie du Sud-Est. Habitat, comportements sociaux et interactions avec les humains dévoilent un lien étroit entre ces singes et les enjeux environnementaux actuels. Une immersion dans le quotidien des macaques crabiers « Les macaques crabiers, ou macaques à longue queue, sont omniprésents en Asie du Sud-Est. On les trouve aussi bien sur des îles isolées que dans des zones urbaines comme Bali ou la Thaïlande, » explique Damien Lafon. Observés dans leur habitat naturel – plages, mangroves, forêts tropicales – ces singes témoignent d’une capacité d’adaptation exceptionnelle. Leur alimentation variée, allant des fruits aux crustacés comme les limules, illustre cette adaptabilité. « J’ai vu un macaque utiliser un caillou pour casser des coquillages en Malaisie, preuve d’une intelligence pratique impressionnante, » raconte-t-il. L’organisation sociale : une communauté matrilinéaire Les macaques crabiers vivent en groupes appelés communautés matrilinéaires. « C’est la mère qui joue un rôle central : elle s’occupe des petits, souvent avec l’aide des autres femelles, » précise Damien. Cette structure permet de protéger les petits tout en favorisant la cohésion du groupe. Les mâles, quant à eux, quittent le groupe à l’âge adulte, évitant ainsi la consanguinité. « C’est fascinant de voir comment la nature a orchestré ce comportement, » ajoute-t-il. Les macaques et les villes : entre opportunisme et défis Dans les zones urbaines, les macaques crabiers exploitent les ressources humaines. « À Ubud, Bali, j’ai vu des singes voler des lunettes ou des appareils photo, puis les échanger contre de la nourriture, » Ces interactions montrent leur capacité à manipuler les humains, mais posent aussi des défis. Les macaques deviennent parfois agressifs, forçant les habitants à renforcer la sécurité de leurs maisons. Le macaque crabier : espèce invasive ou symbole culturel ? Malgré leur statut d’espèce invasive, les macaques crabiers sont souvent protégés par des croyances locales. « Dans l’hindouisme, ils sont associés au dieu-singe Hanouman, symbole de courage et de protection, » Cependant, cette prolifération entraîne des mesures de contrôle, notamment la castration de certains mâles pour limiter les naissances. Apprendre de nos cousins éloignés L’observation des macaques crabiers révèle des parallèles intrigants avec les humains. « Leur usage d’outils, leur organisation sociale et leur capacité à s’adapter rappellent nos propres comportements, » Ces primates nous offrent un miroir de notre rapport à l’environnement et à la communauté. Leur résilience face aux pressions humaines est une leçon sur l’importance de coexister harmonieusement avec la nature. Apprenez-en plus sur les macaques en écoutant notre podacst, en regardant notre interview ci-dessous, ou en allant également directement sur le site de Terra Cultura lire l’article : Macaques Crabiers : Habitat, Comportement et Rôle Écologique [VIDÉO]

Apr 8, 202524 min

L’Art Aborigène : Héritage Spirituel et Culturel de l’Australie [avec Terra Cultura]

Une Histoire Remontant à 40 000 Ans L’art aborigène est bien plus qu’une simple expression artistique. Il s’agit d’un véritable témoignage historique et spirituel d’une culture vieille de plus de 40 000 ans. Svetlana Markov, correspondante pour Terra Cultura, rappelle que cet art est omniprésent en Australie : « Sur une seule région, il peut y avoir jusqu’à 5000 sites de peintures rupestres, et dans tout le pays, ce chiffre atteint les 100 000. » Ce patrimoine exceptionnel reste néanmoins marqué par la colonisation, qui a détruit de nombreux sites sacrés le long de la côte est du pays. Le Temps du Rêve : Une Dimension Sacrée Le concept du « Temps du Rêve » est central dans la culture aborigène. Svetlana souligne que les peintures ne sont pas de simples œuvres, mais des messages des esprits, créés uniquement lors de cérémonies. « Seuls les initiés, ceux qui possèdent des connaissances spirituelles et magiques, sont autorisés à peindre », explique-t-elle. Ces œuvres transmettent des récits sacrés, des mythes et des connexions profondes avec la terre. Les Sites Sacrés de l’Australie Certains sites comme Uluru, Kadachuka et les montagnes des Kimberley sont particulièrement significatifs. Svetlana mentionne également le site d’Ubirr, situé à proximité de Darwin, qui était autrefois un lieu de rassemblement pour les communautés aborigènes. « C’est ici que les artistes échangeaient leurs rêves, leurs expériences et leurs connaissances durant la saison des pluies, » partage-t-elle. Les Esprits Mimi et Leurs Représentations Les esprits mimi occupent une place importante dans l’art aborigène. Ces figures élancées et symboliques, souvent accompagnées de sacs, sont des gardiens spirituels. Svetlana raconte : « Ces sacs contiennent des graines, des enfants, ou encore des paroles, symbolisant ainsi la vie et la survie. » Ces représentations démontrent l’interconnexion entre l’homme, la nature et le sacré. Une Conservation Impressionnante Malgré l’exposition des peintures à l’extérieur, leur état de conservation reste remarquable grâce à l’utilisation de pigments naturels comme l’hématite, un oxyde de fer rouge. Svetlana précise : « Ce pigment est particulièrement durable, permettant à ces œuvres de traverser les âges. » Une Culture Profondément Secrète L’une des particularités de la culture aborigène est son caractère secret. Les informations concernant les symboles sacrés ou les rituels sont jalousement gardées. «Même après avoir travaillé avec des femmes aborigènes, il était difficile de comprendre entièrement leur culture» Elle ajoute que pour accéder à ces connaissances, il faut vivre au sein des communautés sur le long terme et être initié à travers des cérémonies. Le Paradoxe de l’Art Aborigène Contemporain Aujourd’hui, l’art aborigène a une portée internationale, mais il est soumis à des restrictions culturelles. Les artistes contemporains ne peuvent reproduire fidèlement les symboles sacrés. Svetlana explique : « Ces symboles doivent être modifiés ou recouverts afin de protéger leur essence spirituelle. » Cette préservation garantit la pérennité des traditions tout en rendant l’art accessible au grand public. Illustration d’une tortue dans un site aborigène ©Svetlana Markoff • Terra Cultura Des Sites Touristiques Sous Surveillance Des lieux comme Uluru et Kakadu sont aujourd’hui des attractions touristiques sous contrôle. Les visiteurs doivent respecter des règles strictes, comme quitter les sites à la tombée de la nuit. « Des rangers aborigènes veillent à la préservation de ces endroits ». Ces mesures permettent de concilier tourisme et respect des traditions. Une Transmission Fragile Svetlana souligne également la difficulté pour les jeunes générations aborigènes de maintenir leur patrimoine culturel face à la modernité. « Certaines communautés perdent leurs dialectes originels, » déplore-t-elle, mettant en lumière les défis auxquels ces peuples font face. [VIDEO]

Apr 1, 202523 min

Rennes islandais : une histoire d’adaptation à une terre extrême

Nichée entre des paysages de glaciers, de volcans et de plaines sauvages, l’Islande abrite une faune aussi fascinante qu’adaptée à ses conditions extrêmes. Parmi ces animaux, les rennes occupent une place singulière. Introduits par l’homme il y a plusieurs siècles, ils incarnent aujourd’hui une étonnante histoire de survie et d’intégration dans un environnement à la fois hostile et spectaculaire. Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, partage avec nous son expertise sur ces créatures emblématiques et leur rôle dans l’écosystème islandais. De leur introduction à leur impact écologique, cet article est un plongeon dans l’histoire intrigante des rennes islandais. Retrouvez la vidéo de cet entretien en bas de page. Voyager en Islande, entre aventure et respect Pour Damien Lafon, l’Islande représente bien plus qu’une destination : c’est une passion. Depuis dix ans, il y organise des workshops de photographie pour capturer la beauté sauvage de l’île. « Les plaines infinies, les volcans en éruption et les cascades majestueuses sont une source d’inspiration constante» Une espèce introduite sur une terre volcanique En Islande, les rennes ne sont pas originaires de l’île. Introduits au XVIIIe siècle par le gouvernement danois, ces animaux avaient pour but de fournir de la viande et du cuir à la population locale. « Les rennes sont arrivés en Islande principalement pour des raisons de subsistance, » explique Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura. Ces animaux herbivores se sont depuis adaptés aux conditions rudes et extrêmes de l’île. Une répartition géographique unique Les rennes se concentrent principalement dans l’Est de l’Islande, une région qui offre des plaines et quelques forêts pour leur alimentation. « L’Islande est une terre complexe, avec des volcans, des lagunes, et des zones totalement dépourvues de végétation, » précise Damien. Les rennes s’adaptent en broutant des lichens et des mousses sur les terres volcaniques, une ressource rare mais essentielle pour leur survie. Une population réglementée Avec une population estimée à 3 000 individus, les rennes islandais font l’objet d’une stricte régulation. Les autorités islandaises limitent leur prolifération pour préserver l’écosystème local et répondre à des besoins alimentaires. « L’Islande n’est pas une terre propice à l’agriculture extensive, ce qui oblige à maintenir un équilibre entre la faune sauvage et les ressources naturelles, » Une faune farouche et sauvage Contrairement à d’autres pays nordiques, les rennes islandais ne sont pas domestiqués. Ils vivent en liberté et sont extrêmement craintifs. Damien partage ses expériences : « Lors d’un voyage en février, j’ai pu capturer des images de rennes en pleine tempête, à une vingtaine de mètres, ce qui est un exploit tant ils sont difficiles à approcher» L’importance écologique et culturelle des rennes Les rennes jouent un rôle écologique crucial en Islande. Leur broutage limite la croissance des lichens, évitant une prolifération excessive. Ils sont aussi une ressource pour l’industrie locale, notamment la production de cuir. « Leur pelage dense les protège du froid et des vents extrêmes qui soufflent parfois à plus de 100 km/h » Une Islande entre traditions et modernité L’Islande est une terre de contrastes, à la fois sauvage et connectée à la modernité. « Les Islandais ne sont pas des chasseurs, mais des pêcheurs. Leur mode de vie s’adapte aux conditions naturelles extrêmes » La géothermie est exploitée pour chauffer les habitations et produire des denrées locales comme des tomates. L’avenir des rennes islandais Bien que leur introduction ait été motivée par des besoins humains, les rennes sont aujourd’hui un symbole de la capacité d’adaptation de la nature. Leur survie dépendra d’une gestion équilibrée entre l’écologie et les besoins locaux. « Les rennes rappellent que la cohabitation entre l’homme et la nature n’est pas toujours simple, mais essentielle » conclut Damien. [VIDEO] Photos : ©Damien_Lafon_Terra_Cultura

Mar 25, 202522 min

Se mobiliser contre la construction de centrales nucléaires

Fréquence Terre a rencontré Nicolas Guillou, réalisateur du film « Nous serons toujours là – Plogoff 1980 ». L’histoire (réelle) d’un village breton (Plogoff – Finistère, pointe du raz) qui s’est mobilisé dans les années 1980 contre l’implantation devant chez eux, d’une centrale nucléaire. Non sans rappeler des combats comme celui de Notre-Dame-Des-Landes, Nicolas Guillou raconte comment les habitants (et les maires) des communes ont appris par les journaux et sans aucune concertation préalable, qu’une centrale allait se construire sur leur territoire. La population s’est très vite mobilisée, non sans créer des déchirures au sein de la population voire même dans certaines familles. Pour monter son film, Nicolas Guillou est allé à la rencontre de la population, sur place. Il a été surpris de constater que 44 ans plus tard, la plaie n’était pas refermée. « Quand j’ai organisé mes réunions publiques pour présenter mon projet, j’ai même vu des femmes pleurer tellement le traumatisme était encore frais dans les esprits ». Ce que Nicolas Guillou voulait montrer dans son film, c’est « la mobilisation positive » … « montrer qu’il est possible d’arriver à des résultats si on se mobilise ». Si 40 ans après cet événements le traumatisme est encore palpable, pour Nicolas Guillou nous sommes loin d’avoir réglé ce genre de problème. Pour lui, le gouvernement cherche toujours à passer en force et « nous prend pour des cons ». Pour ce qui est du problème de l’énergie aujourd’hui en France et dans le monde, « nous prenons le problème à l’envers »… « Ce sont des projets qui doivent s’inscrire sur le long terme, avec la population. Nous avons des ingénieurs » … De rappeler que le nucléaire civil est au centre des intérêts en Ukraine et il faut se poser la question dans le cadre d’une guerre plus large. La préoccupation des habitants de Plogoff était d’abord une question « d’urbanisme ». La centrale allait dénaturer le paysage et des habitants allaient être délocalisés ce à quoi ils s’opposaient fermement. Ce n’est que dans un second temps et après la constitution par les habitant eux-mêmes de comités locaux d’information nucléaire (CLIN) que des scientifiques sont venus expliquer à la population locale ce qu’était le nucléaire et toute sa dangerosité. Ces séances d’information parfois à l’origine de la constitution des premières associations écologistes, ont eu comme effet de renforcer la mobilisation. Pour les pêcheurs et les agriculteurs du coin, l’inquiétude était grande : « personne n’achètera plus mes poissons » … « personne n’achètera plus mes légumes ». Même si EDF leur assurait le contraire, la méfiance s’est installée et les habitants ont découvert au final toutes les techniques sournoises employées par EDF pour leur faire courber l’échine. Vous l’avez compris, la mobilisation l’a emportée sur l’implantation de la centrale à Plogoff, mais pour Nicolas Guillou, il était important de faire revivre cet événement et de mettre en exergue ce qu’il appelle « la lutte positive », « car ce n’est pas fini »… « le cas de figure peut se reproduire »… de prendre l’exemple des bonnets rouges (mobilisation en 2013 contre le projet de la taxe poids lourds) ou encore Notre-Dame-Des-Landes. « Je reproche aux gouvernements de prendre des décisions à court terme »… » ce sont toujours des décisions qui doivent produire leurs effets pendant le quinquennat »… »sur des problématiques aussi importantes que l’énergie, il faut voir plus loin »… »j’ai peur que nous ayons le même problème avec l’éolien et le photovoltaïque ». Plogoff sort en salles le 27 mars. Renseignez-vous sur les salles et les dates sur le site Allociné Distribution : Réalisation : Nicolas GuillouActeurs : Alexandra Robert Louison Guillou Robert Denise Dodé Sophie Neveu Brice Ormain Eric Simonin Antoine Michel Jean Kinsela Laurent Chandemerle Production : Vent d’Ouest Distribution Le blog de Plogoff : http://plogoff-chronique-de-la-lutte.over-blog.com/2020/01/plogoff-chronique-de-la-lutte-le-clin-de-landerneau.html

Mar 18, 20256 min

Le saumon c’est déraisonnable !

Fumé ou pas, le saumon est de toutes les tables. Pourtant sa chair concentre des polluants tels que les métaux lourds ou les résidus de médicaments évacués par les eaux d’égout. Reste que la consommation de saumon par l’homme devient déraisonnable. D’ailleurs le saumon sauvage, celui qui vivait entre aux douze des rivières où il naissait et l’Atlantique où il vivait pour finalement finir ses jours dans ses eaux natales, n’est qu’un souvenir en comparaison des quantités industrielles qui ont été pêchées jusqu’à le mettre en situation de vulnérabilité. C’est ce que clame l’UICN, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, qui classe le saumon de l’Atlantique dans les animaux vulnérables au vu de la décroissance de sa population de l’ordre de 75% au cours des vingt dernières années. En dehors de l’Ecosse, de l’Irlande, de l’Islande et de la Norvège, la plupart des rivières d’Amérique du Nord et d’Europe ne voient plus passer un seul saumon. Les raisons ? Les barrages qui les empêchent de remonter des cours d’eau pour frayer, la pêche excessive et la pollution. D’ailleurs, la sensibilité du saumon aux pollutions et donc la présence de ce poisson prédateur constituent un indicateur de la santé des cours d’eau. Et l’élevage n’est pas une solution. Loin s’en faut. L’aquaculture menace directement les océans. Le saumon est un carnivore. Pour un kilo de saumon élevé, c’est jusqu’à 8 kilos de poisson qu’il faut prélever dans les océans. Au Chili, on constate d’ores et déjà la chute libre des stocks d’anchois utilisés en nourriture de croissance rapide. Dans ces élevages d’ailleurs, le risque de maladie n’est pas négligeable et se transmet aux populations sauvages lorsque le saumon d’élevage s’échappe tout simplement des cages où il cohabite avec plusieurs milliers de ses congénères. Bien entendu, pour éviter toute maladie, on donne à ces saumons des traitements à base d’antibiotiques ou de produits chimiques pas toujours recommandables. Et ces polluants se retrouvent immanquablement dans les océans et dans la chaîne alimentaire avec des dommages collatéraux sur l’environnement. Dans sa cage, le saumon est stressé. Et bien souvent, de nombreuses pertes sont à déplorer en raison de ces conditions d’élevage où prime la rentabilité. Une fois de bonne taille, le saumon d’élevage sera tué par asphyxie, à l’air, au CO2, après avoir été préalablement affamé pendant une bonne semaine. Et tout se paye. L’homme, en étant en haut de la chaîne alimentaire, paye son écho à ces méthodes d’élevage pour le moins brutale et irrespectueuse de l’environnement. On pourrait demander à chacun de consommer moins, en vain, car la réalité, soyons pragmatiques, nous rattrapera. En vidant les océans, en dévoyant les conditions de vie des saumons, nous ne faisons qu’accélérer le processus de moindre quantité de poissons pour une population et une demande de plus en plus grande, souvent inutile. Attendons encore un peu. Le problème sera résolu par la disparition irréversible des poissons dans les océans. Je vous invite tout simplement à prendre vos responsabilités.

Apr 29, 20243 min

Le manchot est écolo !

Tout le monde connaît le manchot. Bon, ce n’est pas seulement un homme sans bras, et donc sans chocolat. Non, c’est un oiseau qui vit en Antarctique, qui nage, plonge, mais ne vole pas. Il a été immortalisé dans l’excellent film La marche de l’empereur, qui permet d’apprécier les conditions extrêmes dans lesquelles vit cet animal. Le manchot empereur est un peu plus grand que le manchot royal. Tous deux ont des pattes qui ressemblent plus à des nageoires. Enfin, ne confondez pas le manchot et le pingouin, même s’ils se ressemblent de très loin. D’ailleurs, si vous voulez en voir, je vous conseille fortement de visiter Oceanopolis à Brest, qui dispose de la plus importante colonie vivant en conditions quasi équivalentes. Et je vais vous faire une confidence, le manchot est écolo. Et oui, c’est un oiseau qui détient le secret des économies d’énergie. Jugez-en par vous-même. Il est capable de descendre à plusieurs centaines de mètres, peut encaisser 50 bars de pression, le tout dans une eau glacée. Il montre une capacité d’adaptation extraordinaire en économisant son énergie, c’est-à-dire en dépensant le moins de calories possible, ce qui lui permet de préserver sa chaleur et en abaissant sa fréquence cardiaque pour éviter de consommer trop d’oxygène. Pour faire un maximum de distance, pour un minimum d’effort, sa sobriété, certains diraient sa paresse, repose sur sa forme aérodynamique et son métabolisme régulateur. En gros, notre manchot se comporte comme un engin de course avec peu d’essence dans le réservoir. Certains se seraient amusés à calculer sa sobriété par comparaison avec nos véhicules. Le manchot ferait du 0,06 litre au 100. Inutile de dire que toutes ces caractéristiques ont intéressé de près les gens qui ont cherché à s’inspirer de ce modèle. C’est ainsi que sont nés des sous-marins, des bateaux et des avions issus des principes aérodynamiques utilisés par le manchot. Les gains obtenus grâce à cette aérodynamique sont de l’ordre de 35%. Le manchot, qui ne l’est pas, nous apprend comment mieux nous déplacer dans l’eau mais aussi dans l’air. Un comble d’ailleurs car le manchot ne sait pas voler. L’aérodynamique n’est pas le seul domaine où excelle le manchot. C’est grâce à une couche de graisse qu’il parvient à supporter le froid polaire. C’est en partie vrai. Il y a aussi son plumage qui a la particularité d’être dense mais surtout de changer de densité à partir d’un muscle que le manchot utilise pour faire bouger ses plumes et ainsi les écarter pour constituer une fine couche d’air isolante supplémentaire. Là aussi, nous avons de quoi nous inspirer pour des vêtements chauds, des moyens d’isolation pour les bâtiments ou les canalisations. Bref, du travail à faire sur les conseils d’un manchot.

Apr 15, 20243 min

Rejoignez la coalition citoyenne pour la protection de l’Océan !

Rejoignez la coalition citoyenne pour la protection de l’océan ! C’est mon message du jour. Ne perdons pas de temps. Si vous êtes un usager ou un amoureux de la mer et de l’océan, si vous êtes indigné par les outrages et les menaces qui pèsent sur l’océan, ne m’écoutez pas et allez directement sur le site www.oceancoalition.org et rejoignez la coalition citoyenne pour la protection de l’océan. Pour ceux qui s’interrogent sur ce mouvement emmené par l’ONG Blum, précisons de suite l’objectif. Restaurer la santé de l’océan n’est pas une option, c’est un impératif. Protéger l’océan n’est pas compliqué, il suffit d’arrêter de le détruire. Exigeons du pouvoir politique qu’il protège l’océan et l’humanité, car notre survie en dépend. Alors rejoignez la coalition pour agir avant qu’il ne soit trop tard. Car une coalition, c’est mieux qu’une pétition. C’est la formation d’une communauté qui agira jusqu’à la victoire. Et il nous faut un mouvement d’ampleur et ça commence bien. Consciente du rôle essentiel de l’océan dans nos vies, plus d’une centaine d’associations, de fondations, d’entreprises et de personnalités publiques de tout horizon soutiennent déjà la coalition de l’océan. Ces artistes, comédiens, sportifs, actrices, auteurs, activistes, organisations s’unissent derrière une seule volonté, obtenir du pouvoir politique une protection véritable de l’océan, et ce dès 2024. Ensemble, ils appellent le gouvernement français à prendre ses responsabilités et à mettre en place rapidement des actions concrètes pour la préservation de l’océan. Pour en savoir plus, c’est sur www.oceancoalition.org Encore un doute sur votre participation ? Alors il vous faut réaliser que l’océan est notre poumon. Le protéger est vital. Et c’est très simple, on arrête de le détruire. Nos vies, le cycle de l’eau, les sécheresses, les événements climatiques extrêmes, les productions agricoles, tout le système terre est étroitement lié à la santé de l’océan. Le changement climatique vient frapper des écosystèmes meurtris par des décennies de ravages causés aux animaux et aux habitats marins par la pêche industrielle reconnue comme la première cause de destruction de l’océan. L’océan va mal. La France possède le deuxième espace maritime mondial. La France doit être exemplaire sur la protection de l’océan. Le président Emmanuel Macron a décrété 2024 année de la mer. Demandons-lui de s’engager sur 15 points permettant de sauver l’océan, le climat et les emplois et de commencer par en mettre 3 en œuvre, 3 mesures urgentes d’intérêt général. L’évidence, interdire le chalutage dans les aires marines dites protégées et qui ne le sont pas le moins du monde. Le bon sens, cesser d’approuver en subvention publique des méthodes de pêche destructrices et d’utiliser l’argent public pour permettre une transition sociale, écologique et solidaire du secteur de la pêche vers des méthodes de pêche qui cessent de brutaliser l’océan et de le détruire. Enfin la justice sociale, protéger les écosystèmes et les pêcheurs côtiers en excluant les navires industriels de plus de 25 mètres et pouvant faire jusqu’à 145 mètres, les exclurent donc du littoral français. Le littoral c’est une bande de 12 000 nautiques soit environ 22 km. Et nos voix peuvent porter, mais elles surtout, elles doivent porter. L’heure est trop grave, nous n’avons pas d’autre choix. Construisons cette victoire essentielle. Comment ? Eh bien en rejoignant la coalition citoyenne pour la protection de l’océan sur www.oceancoalition.org Un manifeste vous y attend, ainsi que la liste des 15 points permettant de sauver l’océan. Enfin, regardez et diffusez l’excellente enquête de Jean-Pierre Canet disponible sur Youtube intitulée « Aires marines protégées, une imposture française ». Un documentaire qui ne peut laisser personne indifférent et qui vous donnera les informations que l’on évite de vous montrer. Et bien sûr, parlez de tout ceci autour de vous. La force du nombre est au nombre de nos forces pour que nos voies portent auprès du Président de la République alors que les signaux de cataclysme climatique et biologique s’accumulent. L’océan n’a jamais été aussi chaud, pollué et dévasté par les pêches industrielles. Les courants océaniques qui dictent la régulation du climat sont en cours de modifications profondes et irréversibles et les canicules marines explosent. Alors, à vos claviers : 3w oceancoalition (en un seul mot ) .org !

Apr 8, 20244 min

Pêcher moins pour gagner plus ?!

Quel est le juste prix pour le poisson que vous achetez ? Sous l’angle théorique, le poisson, coté encrié comme le sont les actions en bourse, n’a pas de prix fixe. Mais dans le contexte de pénurie des pêches, avec une demande en hausse pour une cueillette en mer au milieu stable, voire déclinante, les prix devraient logiquement monter car ce qui devient rare devient plus cher. Mais le poisson fait exception à la théorie et à l’économie. Car faute d’être représenté et structuré de manière forte face au lobby industriel et à la distribution, les communautés de pêcheurs n’ont pas su garder le bénéfice de cette situation de déséquilibre entre l’offre et la demande. C’est ainsi que chaque hiver, par exemple, le prix du bar de chalut poisson sauvage pêché au large avec un bateau et plusieurs marins est au même niveau que celui du bar d’élevage poisson de ferme cueilli à l’épuisette par une ou deux personnes seulement. Des moyens mis en oeuvre très différents. Des prix identiques. Et une comble économique alors que la demande des consommateurs en poisson de qualité est à la hausse. En fait, pour mieux gagner leur vie, la solution pour les pêcheurs serait de réduire le volume des captures ce qui rendrait le poisson plus rare et donc plus cher. Bref, travailler moins pour gagner plus. Un exemple prouve que cela peut marcher et rendre viable une activité de pêche de manière décente tout en préservant la ressource en poisson. Il s’agit des ligneurs de la pointe de Bretagne qui dans leur fonctionnement réunissent les éléments d’une pêcherie durable et économiquement viable. Les principes en sont simples. Un pêcheur, un bateau et une méthode de pêche manuelle peu agressive sur la ressource et sur les habitats marins. La méthode, une ligne à la traîne, au leurre, consiste à capturer en moyenne une quarantaine de kilos de poisson par jour avec l’option de libérer ou de conserver le poisson pêché en fonction de sa taille. C’est ainsi que cette communauté de pêcheurs, par un accord tacite, restreint ses prises à des poissons de plus de 45 cm alors que la réglementation leur autorise une taille minimale légale de 36 cm. Ces pêcheurs-là ont compris que la ressource n’était pas inépuisable, qu’elle ne tiendrait pas face au chalutage pélagique et que plus ils pêchaient, plus le cours du poisson baissait et moins ils avaient de revenus. Plus fort encore leur démarche marketing. Leurs poissons ont un pince dans la joue avec une référence qui vous permet de consulter sur internet leur fonctionnement mais aussi la date de capture du poisson et même la photo du bateau et du pêcheur qui l’a pêché. C’est difficile de faire mieux en matière de traçabilité. N’allez pas croire pour autant que ces pêcheurs ne rencontrent aucun problème. La concurrence des plaisanciers qui pêchent des quantités équivalentes mais sans contraintes économiques ou légales, ou les frictions avec les chalutiers pélagiques, beaucoup plus destructeurs et comptant en tonnes plutôt qu’en kilos les quantités de poissons pêchés, qu’ils soient matures ou pas, amènent des conflits réguliers qu’ils seraient pourtant aisés de résoudre par une législation, des contrôles et des sanctions appropriées. Constitués en association, les Ligneurs de la Pointe de Bretagne possèdent le projet le plus abouti, mais partout ailleurs, d’autres pêcheurs isolés ont également cette approche. Même s’ils n’ont pas la même visibilité, ils sont dans le vrai, avec une solution de pêche qui préserve les aspects socio-économiques et environnementaux. Consommateurs de poissons, ils méritent toute votre attention. www.ligneurs-de-la-pointe.fr

Apr 1, 20243 min

Et si, ce mardi, ensemble , on se bougeait pour l’Océan?

Cette chronique comme à l’habitude est publiée le lundi matin à 9h. Aujourd’hui elle sera plus courte, mais mérite vraiment toute votre attention. Et si demain matin, mardi, on se réveillait ? Et oui, la France entière parle de l’océan depuis ses derniers mois, le grand oublié de la conversation publique, alors que l’organe vital de la planète n’a jamais été aussi chaud, pollué et dévasté par des méthodes de pêche destructrices. Restaurer la santé de l’océan est un enjeu qui concerne la société entière. Vous, et si demain, chacun d’entre nous rejoignait une coalition qui porterait un certain nombre de demandes tout au long de l’année ? Cette année, qui est l’année de la mer et ce, jusqu’à la tenue de la troisième conférence des Nations Unies sur l’océan qui se tiendra à Nice en juin 2025. Et si des pêcheurs, des chercheurs, des élus, des associations présentaient des travaux inédits à discuter de pistes concrètes permettant de gagner sur tous les tableaux ? La protection de l’océan, du climat, des finances publiques, de l’emploi, bref, une avancée socio-économique et environnementale. Et si ces travaux faisaient l’objet d’une coalition citoyenne pour la protection de l’océan ? Une coalition, une grande coalition citoyenne pour la protection de l’océan, composée de scientifiques, pêcheurs, acteurs associatifs, activistes engagés, personnalités publiques, autour de l’urgence climatique et de la transition sociale et écologique, mais aussi avec vous. Protéger l’océan est un enjeu vital, on peut et on doit allier protection et transition pour un futur pour l’océan qui soit meilleur qu’aujourd’hui. Et si on commençait par l’évidence ? Interdire immédiatement le chalutage dans les aires marines dites protégées, mais qui ne le sont pas actuellement. Et si on décidait d’organiser la fin progressive du chalutage ? Avec justice pour les pêcheurs, de les protéger, ainsi que les écosystèmes côtiers, le tout en interdisant dès 2024 les navires industriels qui ravagent le littoral. Et si on engageait un plan d’action en 15 points pour sauver l’océan et le climat ? Et si, ensemble, on portait ces demandes auprès des décideurs politiques à la veille de la production par la France de sa feuille de route en réponse au plan d’action pour l’océan de la Commission Européenne ? Beaucoup de si ! Et si, demain matin, mardi, on se réveillait ? Allez, ensemble, tentons de mettre l’océan au centre du jeu et de l’année de la mer. Demain, guettez votre fil d’actualité. Dès demain matin, mardi 26, concrétisez le si de mon propos, les si de mon propos, par un ralliement et un engagement pour l’océan, ici et maintenant.

Mar 25, 20243 min

Souci du vivant – Ep.4 – Ne pas dépasser les limites planétaires !

Aujourd’hui, nous appartenons aux premières générations qui, grâce au progrès de la science, disposent des connaissances nécessaires pour appréhender l’ensemble des impacts des activités humaines sur la santé des écosystèmes. Nous avons désormais la capacité d’observer, par satellite, la banquise qui disparaît, les forêts brûlées et le niveau de la surface des océans monté. La communauté scientifique est en mesure d’évaluer la rapidité du changement climatique, de calculer la vitesse de disparition des espèces animales et végétales. Bref, on sait faire. Une équipe internationale de chercheurs a défini dès 2009 des valeurs seuil affectées à 9 processus régulant la stabilité et la résilience du système Terre à l’échelle mondiale. On parle du changement climatique, bien sûr, de l’érosion de la biodiversité, des apports d’azote et de phosphore à la biosphère et aux océans, indispensables, le changement d’usage des sols, l’acidification des océans, l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique, la consommation et l’usage de l’eau douce, la dispersion des aérosols atmosphériques et la pollution chimique. Chacun de ces phénomènes interagit avec les autres et ensemble ils garantissent l’existence d’un écosystème sûr et stable. Plus inquiétant, lorsqu’un processus est trop fortement impacté par les activités humaines et se dérègle, les scientifiques constatent un effet domino affectant les autres fonctions planétaires. Afin de garantir le bon fonctionnement de cette mécanique du vivant, des limites à ne pas dépasser doivent donc être établies et respectées. Exemple, pour le changement climatique, le seuil à ne pas dépasser est de 350 parties par million d’eau maximale de CO2 dans l’atmosphère pour rester en deçà d’une augmentation globale de température de 1°C. Dépasser ce seuil climatique provoque un dérèglement et nous rapproche d’un point de basculement qui pourrait entraîner un processus irréversible d’extinction des espèces et de détérioration de la santé planétaire. On est loin, bien sûr, de l’accord de Paris avec ses 2°C. Si nous voulons prendre des décisions éclairées en matière de politique climatique, il est donc beaucoup plus cohérent de se fier aux limites planétaires établies par les scientifiques que de faire référence aux accords politiques. Il est donc urgent d’intégrer les mécanismes du vivant dans notre arsenal juridique. Actuellement, notre droit scinde la nature en matière et domaine distincts la mer, la forêt, la agriculture, les mines, l’urbanisme. Les activités humaines encadrées par la loi sont compartimentées et les politiques réparties entre les différents ministères. Les alertes scientifiques se succèdent, différents scénarios sont mis sur la table, mais les politiques sectorielles mises en place sur le court terme n’offrent de réponse ni transversale ni transgénérationnelle. La définition des limites planétaires transposées à l’échelle nationale et locale nous permettrait pourtant de poser un cadre définivement plus adapté que celui du droit de l’environnement actuel. Ces limites devraient être évaluées lors d’élaborations de projets à savoir si elles sont effectivement dépassées ou pas a priori pendant la mise en place du projet et a posteriori ce qui pose un problème de contrôle. Un suivi régulier permettrait en effet de faire des ajustements nécessaires pour respecter des objectifs fixés. D’ailleurs, le ministère de la Transition écologique en 2019 soulignait lui-même qu’outre le fait de constituer un cadre d’analyse novateur, l’approche inédite des limites planétaires correspond à la nécessité d’actualiser les informations environnementales en offrant aux citoyens et aux décideurs une compréhension plus globale de la situation nationale. Et il est vrai que l’inscription du respect des limites planétaires dans une loi ferait immédiatement obstacle à l’autorisation de nouveaux projets comme celui des forages de Total en Guyane par exemple. Car outre des bilans carbone, les impacts sur les habitats par exemple des espèces protégées ou des risques élevés de problématiques environnementales ou de destruction d’une biodiversité exceptionnelle, tout cela pourrait être pris en compte par des limites planétaires. Si ces limites devenaient un outil transversal d’appréciation des projets privés et des politiques publiques, l’administration serait enfin contrainte de refuser la réalisation des activités manifestement contraires à la protection des équilibres écologiques de nos territoires. Au risque de voir les associations obtenir gain de cause devant le juge. Comment faire sinon pour corriger les logiques industrielles qui portent atteinte à la planète ? Il n’existe pas de référentiel pour analyser correctement leurs impacts cumulés et aucune autorité n’est en

Mar 18, 20245 min

Nos émissions de CO2 rendent Nemo kamikaze !

Un clown qui a une attitude étrange, c’est normal. Un poisson clown qui a un comportement étrange, voire suicidaire, ça l’est moins. Alors qu’est-ce qui peut transformer le poisson clown, un cousin de notre vaillant Némo, en kamikaze ? Eh bien c’est la concentration en gaz carbonique. C’est ce qu’a démontré une étude publiée par Nature Climate Change. Une teneur en CO2 dans l’océan trop élevé, comparable à celle prévue à la fin de ce siècle, perturbe le système sensoriel des poissons clowns. Non seulement ils perdent le sens de l’orientation, mais pour certains, ils se jettent dans la gueule de leurs prédateurs. En effet, alors que nos chers poissons clowns fuient actuellement leurs prédateurs, des poissons clowns élevés dans un milieu deux fois plus riche en CO2 vont suivre l’odeur de leurs prédateurs et remonter le courant d’eau jusqu’à celui-ci. Je vous passe les détails, mais l’explication c’est la perturbation d’un mécanisme de transmission neuronale lié au gaz carbonique présent dans l’eau. Et notre poisson clown devient un kamikaze malgré lui, victime d’un gaz à effet de serre que nous déversons dans notre atmosphère malgré tous les effets que nous prévoyons déjà. Et notre petit Némo n’est pas le seul à être perturbé. Le poisson demoiselle, lui aussi, s’en trouve tout retourné. Après quatre jours passés dans une eau chargée en gaz carbonique, le poisson demoiselle confond sa droite et sa gauche. Heureusement qu’il ne vote pas. Dans les deux cas, ces exemples montrent que les perturbations des océans par le gaz carbonique vont bien au-delà du réchauffement des eaux, de leur acidification ou du transfert d’espèces invasives. C’est l’organisme vivant qui est perturbé intérieurement, qui se modifie et qui transforme les comportements. Et c’est donc l’écosystème dans sa totalité qui est en jeu. Et si l’on regarde les conséquences globales, c’est le risque d’une ample disparition de biodiversité qui nous guette. Et personnellement, je me pose la question de savoir quel sera aussi l’impact sur nos neurones. Mais je n’ai pas encore vu d’études sur le sujet. Mais on devrait vite l’envisager et quantifier l’impact sur notre humanité. Bien, la morale que je retiens est celle-ci. Arrêtons de faire les clowns sur cette planète. Soyons responsables. Stoppons nos émissions de gaz carbonique. Revoyons nos politiques énergétiques. C’est aussi, au-delà de la réduction des gaz à effet de serre, un excellent moyen de stopper une des menaces qui pèsent sur la chimie de nos océans et donc de leurs habitants. Et bien entendu, réduire le gaz carbonique émis, c’est aussi la possibilité pour les petits et les grands de continuer à s’émerveiller de la robe du poisson clown et de ses dandinements dans les anémones qui peuplent les récifs coralliens.

Mar 11, 20243 min

L’histoire d’un village breton qui empêche la construction d’une centrale nucléaire.

Fréquence Terre a rencontré Nicolas Guillou, réalisateur du film « Nous serons toujours là – Plogoff 1980 ». L’histoire (réelle) d’un village breton (Plogoff – Finistère, pointe du raz) qui s’est mobilisé dans les années 1980 contre l’implantation devant chez eux, d’une centrale nucléaire. Non sans rappeler des combats comme celui de Notre-Dame-Des-Landes, Nicolas Guillou raconte comment les habitants (et les maires) des communes ont appris par les journaux et sans aucune concertation préalable, qu’une centrale allait se construire sur leur territoire. La population s’est très vite mobilisée, non sans créer des déchirures au sein de la population voire même dans certaines familles. Pour monter son film, Nicolas Guillou est allé à la rencontre de la population, sur place. Il a été surpris de constater que 44 ans plus tard, la plaie n’était pas refermée. « Quand j’ai organisé mes réunions publiques pour présenter mon projet, j’ai même vu des femmes pleurer tellement le traumatisme était encore frais dans les esprits ». Ce que Nicolas Guillou voulait montrer dans son film, c’est « la mobilisation positive » … « montrer qu’il est possible d’arriver à des résultats si on se mobilise ». Si 40 ans après cet événements le traumatisme est encore palpable, pour Nicolas Guillou nous sommes loin d’avoir réglé ce genre de problème. Pour lui, le gouvernement cherche toujours à passer en force et « nous prend pour des cons ». Pour ce qui est du problème de l’énergie aujourd’hui en France et dans le monde, « nous prenons le problème à l’envers »… « Ce sont des projets qui doivent s’inscrire sur le long terme, avec la population. Nous avons des ingénieurs » … De rappeler que le nucléaire civil est au centre des intérêts en Ukraine et il faut se poser la question dans le cadre d’une guerre plus large. La préoccupation des habitants de Plogoff était d’abord une question « d’urbanisme ». La centrale allait dénaturer le paysage et des habitants allaient être délocalisés ce à quoi ils s’opposaient fermement. Ce n’est que dans un second temps et après la constitution par les habitant eux-mêmes de comités locaux d’information nucléaire (CLIN) que des scientifiques sont venus expliquer à la population locale ce qu’était le nucléaire et toute sa dangerosité. Ces séances d’information parfois à l’origine de la constitution des premières associations écologistes, ont eu comme effet de renforcer la mobilisation. Pour les pêcheurs et les agriculteurs du coin, l’inquiétude était grande : « personne n’achètera plus mes poissons » … « personne n’achètera plus mes légumes ». Même si EDF leur assurait le contraire, la méfiance s’est installée et les habitants ont découvert au final toutes les techniques sournoises employées par EDF pour leur faire courber l’échine. Vous l’avez compris, la mobilisation l’a emportée sur l’implantation de la centrale à Plogoff, mais pour Nicolas Guillou, il était important de faire revivre cet événement et de mettre en exergue ce qu’il appelle « la lutte positive », « car ce n’est pas fini »… « le cas de figure peut se reproduire »… de prendre l’exemple des bonnets rouges (mobilisation en 2013 contre le projet de la taxe poids lourds) ou encore Notre-Dame-Des-Landes. « Je reproche aux gouvernements de prendre des décisions à court terme »… » ce sont toujours des décisions qui doivent produire leurs effets pendant le quinquennat »… »sur des problématiques aussi importantes que l’énergie, il faut voir plus loin »… »j’ai peur que nous ayons le même problème avec l’éolien et le photovoltaïque ». Plogoff sort en salles le 27 mars. Renseignez-vous sur les salles et les dates sur le site Allociné   Distribution : Réalisation : Nicolas Guillou Acteurs : Alexandra Robert Louison Guillou Robert Denise Dodé Sophie Neveu Brice Ormain Eric Simonin Antoine Michel Jean Kinsela Laurent Chandemerle Production : Vent d’Ouest Distribution Le blog de Plogoff : http://plogoff-chronique-de-la-lutte.over-blog.com/2020/01/plogoff-chronique-de-la-lutte-le-clin-de-landerneau.html

Mar 8, 2024

Souci du vivant -Ep.3 – Reconnaitre l’écocide

Quand on a le souci du vivant, on espère que les atteintes les plus graves à la nature soient criminalisées. Pour ce, il est nécessaire de reconnaître le crime d’écocide qui est un moyen de contraindre les sociétés récalcitrantes par des sanctions lourdes. Mais ce crime d’écocide n’est toujours pas reconnu en France. L’un des arguments est que le droit de l’environnement est suffisamment complet et que le problème réside avant tout dans son application. Ce qui n’est pas tout à fait juste, il suffit de l’illustrer par des faits. Exemple, les forages de Total en Guyane, le déversement de résidus de béton lafarge dans la Seine, l’incendie dans l’usine de produits chimiques Lubrizol à Rouen. Bref, notre système juridique n’est tout simplement pas assez dissuasif pour tenir tête aux grands pollueurs et pour les discipliner. La reconnaissance du crime d’écocide est une avancée juridique indispensable pour protéger la sûreté et la santé de nos territoires et de leurs habitants humains et non-humains. Pourtant, la plupart du temps, le gouvernement et les élus prennent la défense des intérêts financiers plutôt que ceux de la nature. Les dirigeants politiques se succèdent sans prendre les mesures qui s’imposent pour sécuriser le fragile équilibre mondial. Pourtant, les scientifiques ont défini de manière précise les rouages des mécanismes planétaires. Pour sanctionner les récalcitrants, ce qui malgré les alertes des scientifiques contrevient aux stratégies d’adaptation, le droit doit se douter de nouveaux outils. L’écocide en est un Actuellement, les activités industrielles provoquent des dommages écologiques graves, en toute impunité, en accord avec l’administration. Pourquoi ? Parce que l’État distingue entre les destructions de la nature qui sont légales, car autorisées par les pouvoirs publics, et celles qui sont illégales. La limite entre les dégradations qui sont tolérées et celles qui ne le sont pas relève d’un arbitrage entre les intérêts économiques privés des entreprises. Des territoires entiers peuvent être ainsi sacrifiés. Un exemple, la France compte par exemple plus de 323 000 anciens sites miniers ou industriels dont la dépollution n’a souvent été assurée que de manière superficielle, voire laissée aux générations suivantes. La reconnaissance du crime d’écocide vise à se doter d’une incrimination indépendante de l’administration, reposant uniquement sur la constatation scientifique d’atteinte grave à l’intégrité de la nature et de la santé des territoires. Les discussions sur la scène internationale placent l’écocide au niveau du crime de génocide. Et par souci de cohérence, il est donc impensable que la France en donne une définition qui amoindrisse sa portée. Malheureusement, en 2020, le ministre de la justice et celui de la transition écologique annonçaient un délit d’écocide mais qui n’était que d’une portée de simples délits de pollution. En fait, techniquement, ce qui était proposé correspondait à un délit générique d’atteinte à l’environnement, opportunément renommé délit d’écocide. Mais l’écocide, c’est le crime qui est contre l’environnement, celui qui est au sommet de la pyramide, pas un simple délit. Quant à ces délits, les statistiques montrent qu’actuellement, les magistrats ont tendance à préférer conclure des transactions pénales qui permettent aux auteurs de dommages écologiques de ne pas se retrouver devant les tribunaux. On le voit, il serait illusoire de s’attendre à ce que la révolution que représente la reconnaissance des droits de la nature et du crime d’écocide vienne de nos élus. Ce changement doit venir de nous, des citoyens engagés, qui agissons et mettons en oeuvre des projets concrets pour défendre la nature. Nous ne pouvons compter sur ceux qui nous gouvernent actuellement et qui ne prêchent que la croissance pour changer de trajectoire. Ce sont les bouleversements sociétaux qui impulsent l’adoption de nouvelles lois, et pas l’inverse. A nous de réagir et de convaincre que l’écocide n’est pas une notion seulement nécessaire, mais qu’elle est également désirable.

Mar 4, 20243 min

Sexe, océans et………nanoparticule

Je vais commencer par vous parler de sexe et d’océan, ou plus précisément comment la pilule contraceptive a un impact sur les poissons. Non, les poissons ne prennent pas la pilule, quoique. En effet, nos systèmes d’eau usée véhiculent les urines des femmes chargées en oestrogène. Ces hormones, après un périple via les stations d’épuration, les rivières, les fleuves, rejoignent la mer et polluent les milieux naturels. Et là, après ingestion, elles féminisent les poissons mâles. Les composants de la pilule sont juste un exemple de ce qui se retrouve dans un cours d’eau ou en mer. D’autres médicaments, mais aussi des produits cosmétiques, des crèmes solaires ou des lessives larguent des nanoparticules, autrement dit des particules de moins de 100 milliardièmes de mètres dans l’environnement. Bien entendu, tout industriel vous affirmera que ces particules sont inoffensives. Sauf qu’elles possèdent une particularité physique qui fait qu’une fois à l’intérieur d’un organisme, elles collent à sa surface un enrobage de protéines. Parmi ces dernières, certaines jouent un rôle très important sur l’organisme des animaux et des hommes, notamment dans la consommation de graisse. Ceci a été montré dans une étude publiée dans la revue en ligne PLOS One le 22 février par une équipe suédoise de l’université de Lund en ayant recréé une chaîne alimentaire en laboratoire à base d’algues microscopiques, de petits crustacés herbivores et de petits poissons. Dans l’eau ont été ajoutés un peu de nanoparticules de polystyrène, 0.01% très précisément. Un groupe témoin a été constitué également. Après plusieurs cycles et au bout de 18 jours, les premiers effets se sont fait sentir pour le groupe à nanoparticules. Les poissons nageaient moins vite, mais surtout chassaient moins et semblaient mous, si mous, comme si les poissons n’avaient plus faim. Et alors que la nourriture fournie ne leur était pas suffisante, ces anorexiques grossissaient. Le groupe témoin, lui, maigrissait tout en mangeant et en utilisant son stock de graisse pour supporter le jeûne. Selon les auteurs de l’étude, il s’agit de la première fois qu’un lien est montré entre cette couronne de protéines et un effet sur le métabolisme et sur le comportement d’un organisme vivant, ainsi que sur sa fonction au niveau de l’écosystème. En effet, si un chasseur devient anorexique et cesse de chasser, l’équilibre de l’écosystème en sera modifié. Toutefois, l’étude ne donne pas la concentration moyenne des nanoparticules étudiées dans notre environnement, ni quelle seuil de concentration de nanoparticules agit sur les poissons. Néanmoins, ceci s’avère très intéressant, car cela démontre qu’en connaissant les nanoparticules et sur une hypothèse d’impact, on peut les tester sur des êtres vivants qui les auront absorbés. Identifier les risques que présentent les nanoparticules devient dès lors possible. La nanotoxicologie, discipline nouvelle, a bien du travail. D’autant que la mise sur le marché de produits contenant des nanomatériaux s’en a franchi allègrement, faute d’une utilisation d’outils d’évaluation de toxicité appropriée. Faute de test, on se passe nanoparticules ? Peut-être, mais je doute qu’on se passe du sexe et des océans.

Feb 26, 20243 min

Présentation de la nouvelle émission de Fréquence Terre : Impliquez-vous !

20 ans après la création de Fréquence Terre, je vous présente une nouvelle émission qui va nous permettre de faire le point sur la situation, mais aussi de vous présenter des actions concrètes dans lesquelles vous – simples citoyens – allez pouvoir vous engager. Chaque semaine, je vais vous présenter une initiative, une association, une entreprise qui à misé sur l’avenir de l’Homme et (cela va ensemble) sur la protection de la planète. Devant l’inaction de nos gouvernements successifs qui préfèrent payer des amendes (que nous finançons) plutôt que de se mettre en conformité, nous n’avons plus rien à attendre. S’impliquer personnellement en suivant des exemples déjà en cours est la seule façon de rétablir la situation et de prendre les choses en main. Si vous pensez avoir une action à me communiquez, n’hésitez pas à prendre contact pour ma la signaler. Si vous avez monté une association, si vous « travaillez » ou êtes bénévole dans une association de protection de l’environnement, n’hésitez pas à me parler de votre initiative afin que je puisse m’en faire le relais. Et enfin, si vous avez mis en place une entreprise vertueuse, où les employés sont heureux de travailler, ou que votre entreprise agit tout en préservant l’environnement, alors contactez-moi ! Je me ferais un plaisir de vous prendre comme exemple. Impliquez-vous ! Il est temps !

Feb 20, 20248 min

Souci du vivant -Episode2 – Et pourquoi pas des droits de la nature ?

Avez-vous déjà observé cette formidable ingéniosité biologique dont font preuve les espèces végétales et animales pour parvenir à un développement optimal en fonction des caractéristiques de leur milieu naturel ? Eh bien notre espèce aurait dû évoluer avec la même logique et en prendre de la graine. Mais contrairement à l’arbre qui doit se contenter des climats à portée de racines, ou aux fauves limitées par les limites de son territoire, l’homme a progressivement étendu son terrain de chasse à la planète. La mondialisation, l’intensification des échanges internationaux, l’essor de la société de consommation ont conduit le monde occidental à dépasser toujours plus les limites biologiques des milieux naturels. Et en conséquence, les systèmes de gouvernance se sont adaptés à cette évolution et se sont dotés de règles souvent contraires aux principes régissant le vivant. La surexploitation des ressources naturelles est encouragée par le système politique, autorisée par le système juridique et motivée par le système économique sans respecter les mécanismes de la nature. Or, nous ne pouvons pas établir une société pérenne si les lois que nous établissons pour nous gouverner sont incompatibles avec celles qui régissent le système Terre et donc conduisent à son effondrement. Réconcilier l’humain et la planète nécessite que ces mêmes systèmes économiques, politiques et juridiques aient désormais pour objectif de promouvoir les comportements qui contribuent au bien-être de la communauté du vivant, humain et non humain compris. Dans d’autres pays, et notamment en Amérique du Sud, le mouvement pour les droits de la nature a pris de l’ampleur et instaure une dynamique d’espoir. C’est le cas de l’Équateur qui a reconnu en 2008 les droits de la nature dans sa constitution, suivi en 2010 par la Bolivie qui, à son tour, a promulgué une loi des droits de la Terre-mer. Et en Colombie, en 2018, la forêt amazonienne était reconnue comme sujet de droit. Ces décisions illustrent à quel point un changement en profondeur est possible lorsqu’il est porté par la société civile et qu’il bénéficie du soutien des institutions, notamment de la justice, qui retrouve ainsi toute sa grandeur lorsqu’elle agit pour le bien de tous. N’est-ce pas exactement le genre de récit que nous espérons voir naître en France ? Pour reconnaître les droits de la nature, il faut enteriner que les fleuves, les forêts, les montagnes ou toute autre entité naturelle, toute espèce non humaine, ont le droit inaliénable d’exister, comme le reconnaît la déclaration universelle des droits de la Terre-mer, proclamée en 2010 en Bolivie, au cours de la conférence mondiale des Peuples sur le changement climatique. Ce texte énonce 12 droits de la nature et 13 devoirs de l’être humain envers la Terre-mer, définis comme communauté de vie indivisible composée d’êtres interdépendants et intimement liés entre eux par un destin commun. La source des droits de chaque individu humain ou non humain réside dans le fait que nous existons en tant que membres de la communauté de la Terre. Il ne s’agit pas de donner des droits à la nature, comme un souverain octroie des titres à ces sujets, mais de supprimer les lunettes déformantes à travers lesquelles les civilisations occidentales voient le monde et qui faussent la perception de notre place dans l’univers. Si nous revendiquons et protégeons les droits humains, la logique nous impose de reconnaître simultanément ceux des autres membres de la communauté du vivant. En suivant ces préceptes, nous pourrions alors utiliser les institutions, en particulier les tribunaux, pour inciter les humains à se comporter de manière à contribuer à la santé de la communauté de la Terre. Il faut bien comprendre que ces lois empêcheraient simplement que les activités humaines respectent de manière irréversible le fonctionnement des écosystèmes et compromettent leur existence, et donc la nôtre. Car jusqu’à maintenant, l’obscurantisme des dogmes économiques et industriels nous a aveuglés, essayant de faire croire qu’il existerait une concurrence entre la protection de la nature et les droits humains. Mais la seule concurrence qui existe est celle entre les dominés et les dominants, qu’ils soient humains ou non humains. Notre modèle occidental n’a pas fait qu’imposer des objectifs de croissance contraires à la vie planétaire, en puisant dans les ressources naturelles. De la même manière, il a réduit les hommes au statut de ressources humaines. L’alerte des scientifiques sur la situation planétaire est donc un appel à se débarrasser de cette vision utilitariste de la nature et d’inscrire l’harmonie avec le vivant comme condition sine qua non de la pérennité de nos sociétés humaines et de l’égalité entre tous humains et non humains. En termes juridiques, il s’agit donc ici d’

Feb 19, 20245 min

Pollution: notre linge sale salit les océans !

Environ 250 millions de tonnes de plastique sont produites dans le monde et par an. On les trouve partout et j’ai déjà évoqué ici les sacs plastiques et les macro-déchets qui empoisonnent nos océans. Mais une pollution plus sournoise et moins visible y est présente. Il s’agit de micro-particules de plastique d’une taille inférieure au millimètre. On assiste à une croissance au fil des ans de ces petits débris invisibles qui flottent ou que l’on trouve en suspension ou piégés dans les sédiments. On savait qu’environ 30% des particules en suspension dans l’eau de mer étaient de nature plastique. On n’en connaissait pas encore la source initiale. C’est désormais élucidé. Selon un scientifique britannique, Richard Thomson, c’est environ 80% de ces particules qui viendraient de nos machines à laver. Ou plus précisément de nos vêtements en polyester, en acrylique, en polypropylène ou en polyéthylène ou fibres polyamides. En lavant notre linge sale, seul ou en famille, on salit les océans. Car nos stations d’épuration ne les filtrent pas. Les dimensions de ces micro-particules détachées lors du lavage les conduisent au travers de tous les obstacles pour les retrouver finalement en mer. D’après Richard Thomson et son équipe, 100 fibres par litre sont rejetées dans les eaux de lavage d’une machine à laver. Considérant que nous sommes 7 milliards désormais sur cette planète, la quantité rejetée devient considérable et s’accumule depuis de nombreuses années. Les études du plancton de l’Atlantique du Nord ont trouvé du plastique dans des échantillons datant de 1960 avec une augmentation significative au fil du temps. Certes, d’autres sources de plastique sont toutes aussi néfastes, comme la fragmentation des sacs plastiques, des bouteilles plastiques ou encore certains produits de nettoyage. Mais cette pollution est loin d’être neutre. En plus de pouvoir être ingérée par la faune et de se retrouver dans nos assiettes, elle charrie des substances toxiques comme les PCB ou les HAP dont on connaît, pour beaucoup d’entre eux, le risque en matière de santé. Une prolifération et une accumulation de ces substances devient dès lors un vrai problème sanitaire. Que faire contre ces micro-particules plastiques ? En attendant que les industriels à la fois de l’électroménager et des stations d’épuration prennent le problème en main, par des filtres adéquats, il nous faut passer à des vêtements plus naturels, tels que le coton, la laine, à éviter le mélange des genres coton et polyamide. Et pour ceux déjà en notre possession, éviter les lavages trop fréquents à des températures trop élevées. Les lessives sont si performantes de nos jours que les vêtements synthétiques peuvent être lavés à froid et essorés à maximum 600 tours par minute. Moins d’énergie dépensée, plus de confort au naturel, moins de pollution, une équation simple pour chacun d’entre nous.

Feb 12, 20242 min

Souci du vivant – Episode1 – Vers un nouveau monde

bienvenue dans cette nouvelle série audio consacrée au souci du vivant ! Je vais tenter de vous emmener avec moi dans la construction d’un nouveau monde, respectueux du vivant. Mais qu’est-ce que j’entends par le vivant ? Bien sûr, je nous inclue, nous vivants humains, mais il y a aussi les non-humains, les animaux, les plantes, les champignons, les arbres, toute forme de vie différente de la nôtre. Mais j’englobe aussi tout ce qui peut paraitre inerte : sols, rivières, océans, lacs, atmosphère, etc. Car quand je parle du vivant, je pense d’abord à ce qu’on appelle les écosystèmes, c’est-à-dire tous les éléments pris individuellement reliés par un réseau d’interactions et de relations qui rendent la vie possible, pérenne, dans un équilibre dynamique prenant en compte les limites planétaires de la biosphère où nous sommes installés : la planète terre ou planète bleue. Le vivant est un terme que je préfère au mot nature ou environnement, ces deux-là étant connotés et créant un fossé entre nous humains, et le reste du vivant, ou entre nous et le décor de vie dans lequel nous nous mouvons. Ces préalables exprimés, je me permets d’ajouter que l’ensemble de cette série de chroniques ou podcasts est inspirée textuellement par le livre de Marine CALMET « Devenir gardiens de la planète » que je vous recommande, et que je remercie ici de m’avoir autorisé à reprendre ses textes, et formulations tant elles sont proches de mon propos qui les ajustera. Mais entrons dans le vif du sujet : Nous allons vers un nouveau monde. Une révolution se prépare. En effet, à l’échelle d ‘une vie humaine, notre civilisation peut sembler ancienne mais elle est en réalité très jeune comparée à l’émergence et au développement de la vie sur notre planète qui remonte à plusieurs milliards d’années. En un temps très bref, celui de ces derniers siècles, nous sommes entrés dans un modèle de libre-échange, de mondialisation, de capitalisme financier plus ou mois voilé selon les régimes politiques. Ce nouvel âge, que l’on peut appeler anthropocène ou capitalocène, passe sous silence l’aggravation des inégalités et des dégâts sociaux et environnementaux, et rend difficilement concevable d’autres modèles de société. Façonnés par notre culture, formatés par notre éducation, nous avons les plus grandes difficultés à imaginer notre civilisation avec un regard extérieur, comme pourrait le faire un étranger visitant la France pour la toute première fois, étonné par notre façon de faire société, par nos manières et nos coutumes. Comment expliquer que nous ayons par exemple érigé la propriété privée au rang de principe sacré, alors que d’autres sociétés ont choisi de protéger les communs, c’est-à-dire ce qui appartient à tous : l’air l’eau, les sols, etc. … ceci afin de permettre la transmission d’un environnement sain et permettant le développement harmonieux du vivant dans toutes ses composantes : humains et non -humains compris. Ici, dans le monde occidental, l’individualisme est considéré comme émancipateur. Pourquoi ? Pour analyser les germes et les mécanismes de cette évolution, revenons à nos textes fondateurs, auxquels appartient la Déclaration de l’Homme et du citoyen de 1789. Dans une société profondément inégalitaire, alors même que l’esclavage était toujours pratiqué dans les colonies et qu’au sein des foyers, les femmes se voyaient privées des mêmes droits que leurs maris, ce texte, écrit par des hommes blancs, issus des classes privilégiées, a défini ce que l’on a appelé les droits naturels de l’homme. Parmi eux, la liberté, l’égalité, la propriété… Avec un système reposant sur la reconnaissance des droits et libertés individuelles, notre société fait passer au second plan la question de la protection du collectif, celui qui réunit les humains mais également les non -humains, au sein de la communauté du vivant… Sur ces fondements une culture de la compétition est instaurée au détriment de la coopération, valorisant et encourageant les comportements qui profitent à l’individu au lieu de récompenser ceux qui profitent à la collectivité. D’autres constructions juridiques sont apparues, prenant progressivement une place croissante dans notre société. Les entreprises, groupement humain à but lucratif, dotés de droits propres, ont profité d’une évolution juridique qui montre aujourd’hui de dangereux dysfonctionnements, tant les inégalités se creusent. Nos lois ont accordé aux entreprises des droits similaires à ceux des humains : le droit de propriété, la protection du secret des affaires, de l’image et de la réputation. Ces droits ont modifié le rapport de force et la place de ces structures dans notre société. Car bien qu’il s’agisse de groupements humains, les grosses entreprises n’ont rien d’un collectif visant le bien être et la protection de l’ensemble de ses membres : elles distribuent d’immense profits de manière inéquitable entre dirigeants, actionnaires et parfois leurs employés. En 2016, les grands patrons du CAC 40 gagnaient en m

Feb 5, 20248 min