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Chronique économique

Chronique économique

110 episodes — Page 2 of 3

Un laboratoire d’intelligence artificielle vient de créer un logiciel capable de pirater n’importe quel système informatique au monde

Imaginez un cambrioleur capable de trouver la faille de n'importe quelle serrure au monde, en quelques heures, voire quelques minutes. La serrure de votre banque, de votre hôpital, de votre centrale nucléaire. Maintenant, imaginez que ce cambrioleur n'est pas un homme, mais un logiciel, et qu'il vient d'être inventé, ce qui est le cas. Ce logiciel s'appelle Mythos. Il a été créé par Anthropic, l'un des laboratoires d'intelligence artificielle les plus puissants au monde. Et ce que Mythos sait faire donne des sueurs froides à toute l'industrie technologique : vous lui donnez quasiment n'importe quel programme informatique, un système d'exploitation, un navigateur, le logiciel qui fait tourner votre smartphone et il en trouve les failles de sécurité, et par milliers, y compris des vulnérabilités que les meilleurs ingénieurs de la planète n'avaient pas repérées depuis 27 ans, même dans des systèmes pourtant réputés ultra sécurisés. Bien sûr, on a déjà entendu ce refrain. Souvenez-vous, en 2019, un autre laboratoire d'intelligence artificielle avait dit à peu près la même chose : notre modèle est trop dangereux pour être diffusé. Puis, quelques mois plus tard, il l'avait quand même diffusé, et le monde ne s'était pas effondré. On pourrait donc croire que Mythos, c'est juste du marketing. Après tout, sa maison mère Anthropic affiche aujourd'hui plus de 30 milliards de dollars de revenus et se prépare plus que probablement à entrer en bourse. Rien de tel, évidemment, qu'un récit de modèle trop puissant pour le commun des mortels pour convaincre effectivement les investisseurs de sortir leur chéquier. Sauf que, cette fois, il y a un petit détail qui change tout : Apple, Google, Microsoft et des dizaines d'acteurs du cloud et de la cyber sécurité ont accepté de collaborer avec Anthropic pour justement tester Mythos dans un programme appelé Project Glasswing. Or Google est un concurrent direct d'Anthropic dans l'intelligence artificielle. Le plus vertigineux, c'est le principe : si Mythos travaille pour vous, il repère vos failles et évidemment aide à les corriger. Mais s'il travaille contre vous, il peut aider à les exploiter. Donc le même outil a deux usages : le bouclier et l'épée. C'est un peu comme si on avait inventé un médicament qui, selon la dose, peut vous guérir ou vous tuer. Mais l'histoire prend effectivement un tournant inattendu quand on regarde qui ce programme dérange le plus. Il ne dérange pas les pirates informatiques, il dérange surtout le Pentagone parce que, depuis des années, les services de renseignement américains font exactement ce que Mythos menace de rendre beaucoup plus difficile : ils stockent secrètement des failles dans les logiciels, y compris américains. Pourquoi? Pour s'en servir comme cyber-armes le jour venu. C'est une partie de leur arsenal numérique. Et si des outils comme Mythos contribuent à corriger systématiquement ces failles, ils renforcent la sécurité. Mais, évidemment, ils réduisent aussi ce stock de brèches exploitables par l'armée américaine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 10, 20264 min

Trump-Iran : quand un cessez-le-feu se transforme en chèque sans provision

L'Iran vient d'inventer un péage sur la plus grande autoroute pétrolière du monde. Le cessez-le-feu de Trump n'a même pas tenu 24 heures. Et pendant que les marchés célèbrent une paix qui n'existe pas encore, 4.500 Marines supplémentaires font route vers le Golfe. Qui bluffe ? Qui paye ? Et surtout : combien ça va vous coûter ? C’est le sujet de la chronique d'Amid Faljaoui. Oubliez les missiles, oubliez les déclarations martiales de part et d'autre. La véritable bataille entre Washington et Téhéran se joue désormais sur un terrain que vous connaissez tous très bien : votre portefeuille. Tard dans la nuit du mardi 7 avril, Donald Trump annonce un cessez-le-feu avec l'Iran. Les marchés pétroliers réagissent immédiatement par une forte baisse des cours ce mercredi. Sauf que 24 heures plus tard, cette paix ressemble déjà à un chèque sans provision et les marchés financiers vont très vite s'en rendre compte. Le nerf de cette guerre se situe au détroit d'Hormuz. Après l'annonce du cessez-le-feu, seulement quelques navires ont franchi ce passage stratégique. Le Financial Times révèle que l'Iran a instauré une taxe d'un dollar par baril sur chaque tanker qui traverse le détroit. Un dollar par baril, ça paraît modeste, mais c'est un précédent historique : Téhéran vient d'inventer le péage sur la plus grande autoroute pétrolière du monde. C'est exactement ce que les Américains voulaient empêcher. La proposition iranienne en 10 points constitue un véritable programme économique : maintien du contrôle iranien sur le détroit, levée des sanctions américaines, paiement de compensations à l'Iran, retrait des troupes. L'Iran ne demande pas seulement la paix, il demande à être payé pour la paix. Évidemment, Trump a balayé cette version d'un revers de main sur les réseaux sociaux. Les deux camps n'ont pas la même lecture du texte et c'est toute l'économie mondiale qui risque de trinquer. L'essence à 4 dollars le gallon aux États-Unis plombe les sondages de Trump à quelques mois des élections de mi-mandat. Les assureurs maritimes maintiennent des surprimes de guerre qui renchérissent chaque cargaison. Les chaînes d'approvisionnement asiatiques et européennes restent sous tension. Le plus révélateur reste la réaction du Pentagone : le secrétaire à la défense Pete Hegseth précise que les 50.000 soldats américains restent déployés et prêts à reprendre le combat. Le Financial Times rapporte que 4.500 marines supplémentaires font route vers la région. La baisse du pétrole ce mercredi, c'est ce qu'on appelle en finance un "trade d'espoir" : un pari fondé sur l'envie que les choses s'arrangent. Or, sur les marchés comme en géopolitique, l'espoir n'est jamais une stratégie. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 9, 20264 min

Faux experts, vraies arnaques : le business de la peur financière

Sur YouTube, ils vous annoncent la fin du monde financier. Ils mélangent des faits, des rumeurs et des complots. Et à la fin, surprise, ils ont un rapport financier gratuit à vous vendre. Dans sa chronique, Amid Faljaoui démonte la mécanique de ceux qui transforment votre angoisse en business. L'industrie de la peur financière ne connaît pas la crise et prospère. Vous les avez sans doute aussi croisés sur YouTube ou sur les réseaux sociaux : des gens très sérieux, avec des cartes militaires en arrière-plan et un ton grave. Au début, c'est plutôt convaincant. Ils vous parlent par exemple d'une séance de bourse étrangement plate, 6 heures de stagnation avec à peine 0,2% d'amplitude. Ils vous disent que cette absence de volatilité de la bourse est une sorte de "camisole algorithmique" avec comme sous-entendu que des institutions financières auraient été mandatées pour écraser la volatilité. Ça sonne bien mais c'est absurde car la séance en question, c'est celle du jeudi 2 avril, veille directe du "Good Friday", c'est-à-dire le jour où les bourses américaines sont fermées : ça ne s'appelle pas une camisole algorithmique, ça s'appelle juste une veille de jour férié. Bref, la séance la plus banale de l'année. La mécanique ne s'arrête pas là. Les mêmes experts enchaînent faits réels et rumeurs spectaculaires. 30 avions F-35 auraient été pulvérisés. "Rumeurs non confirmées", dit-il, et dans la phrase suivante, on raisonne comme si c'était un fait acquis. La pièce logique, elle est redoutable. Si les marchés baissent, le chroniqueur avait raison. Et s'ils sont stables, c'est qu'ils sont manipulés. Donc c'est encore pire. La thèse est infalsifiable. Ce n'est plus de l'analyse, c'est de la voyance en costume-cravate. Vient ensuite la culpabilisation : "nous ne sommes pas prêts pour ce qui arrive". Suivie aussitôt évidemment de la phrase de réconfort : "mais ne vous en voulez pas, il y a encore des gens moins préparés que vous". C'est très habile, vous et le chroniqueur en question, vous êtes ensemble, vous êtes du bon côté de ceux qui voient les choses. Et enfin, le coup de grâce : téléchargez gratuitement notre rapport spécial. Votre adresse e-mail contre leur solution miracle. Toute la vidéo, au fond, n'était qu'un entonnoir de vente, une publicité déguisée en renseignements militaires. Les risques géopolitiques sont réels et graves, mais transformer la guerre en argumentaire commercial, c'est instrumentaliser l'angoisse de ceux et celles qui épargnent pour leur famille. La prochaine fois qu'on vous annonce l'apocalypse financière, posez-vous une seule question : "Qu'est-ce qu'on me vend ?" Si la réponse arrive dans les 30 dernières secondes de la vidéo, vous avez votre réponse. Ce n'était pas de l'information, c'était une publicité avec du sang dessus. Mots-clés : Donald Trump, Iran, Etats-Unis, cessez-le-feu, banque, Pentagone, pétrole, Oman --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 8, 20264 min

Bitcoin à zéro : l'économiste qui a prédit la crise de 2008 oublie un détail crucial

Un économiste célèbre a prédit la crise de 2008. Aujourd'hui, il annonce que le Bitcoin ira à zéro. Son argument est brillant. Mais il a oublié de vous dire un détail. Un détail qui ressemble à un aveu. Et qui change tout. C'est l'objet de la chronique d'Amid Faljaoui. Steve Keen, l'économiste qui avait prédit la crise financière de 2008, vient d'affirmer dans le célèbre podcast "The Diary of a CEO" de Stephen Barlett que le Bitcoin ira à zéro. Sa théorie repose sur un argument énergétique : selon lui, le Bitcoin consomme trop d'électricité et les gouvernements finiront par "couper le robinet", surtout après la guerre en Iran. Un raisonnement séduisant en apparence, mais qui révèle plusieurs failles importantes lorsqu'on l'examine de plus près. L'argument énergétique de Steve Keen présente effectivement des lacunes significatives. Si personne ne nie que le Bitcoin consomme beaucoup d'électricité, l'économiste omet de mentionner que cette énergie provient aujourd'hui en grande partie de sources renouvelables. Il passe également sous silence l'amélioration constante de l'efficacité énergétique des puces de minage et l'existence du "Lightning Network", une technologie qui permet désormais des millions de transactions avec une consommation quasi nulle. Le Bitcoin de 2026 n'a plus grand-chose à voir avec celui de 2010. L'hypothèse selon laquelle le Bitcoin serait le premier secteur sacrifié en cas de restrictions énergétiques soulève également des questions. Pourquoi cette cryptomonnaie serait-elle prioritairement visée alors que le streaming vidéo mondial consomme davantage d'énergie et que les centres de données de l'intelligence artificielle "explosent les compteurs" ? Cette sélectivité dans l'analyse interroge sur la neutralité du raisonnement proposé. Par ailleurs, l'idée d'un consensus mondial des gouvernements pour interdire le Bitcoin semble peu réaliste au regard des faits actuels. Des pays comme le Salvador ou les Émirats arabes unis font exactement le contraire en adoptant le Bitcoin comme outil de souveraineté économique. Cette diversité d'approches gouvernementales contredit l'hypothèse d'une interdiction coordonnée à l'échelle planétaire. Le détail le plus révélateur de cette analyse réside dans un aveu fait par Steve Keen à l'animateur du podcast. L'économiste a reconnu qu'on lui avait proposé d'acheter du Bitcoin à une livre sterling et qu'il n'avait pas saisi cette opportunité. Cette confession éclaire différemment sa position actuelle sur la cryptomonnaie. Face à une occasion manquée de cette ampleur, deux attitudes sont possibles : reconnaître son erreur d'appréciation ou construire un raisonnement sophistiqué pour justifier rétrospectivement sa décision. Quand un actif est détenu par des fonds d'investissement, adopté par des États souverains et utilisé par des centaines de millions de personnes, prédire qu'il ira à zéro relève moins de l'analyse économique que du pari émotionnel déguisé en raisonnement économique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 7, 20263 min

Trump tout-puissant : quel coût pour le monde qui lui résiste ?

Donald Trump ne croit en rien. Les ayatollahs iraniens croient en tout, jusqu’au martyre. Entre ces deux extrêmes, l’économie mondiale suffoque. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous raconte comment le cynisme absolu et le fanatisme absolu produisent exactement le même résultat : le chaos. Le Financial Times a publié cette semaine une chronique dévastatrice sur Donald Trump. La thèse de cet article tient en une phrase : le président américain ne comprend pas les gens qui croient en quelque chose. Pour cet homme d'affaires tout se négocie. Le problème c'est que cette vision du monde se fracasse contre la réalité. Et la facture, c'est nous tous qui la payons. Depuis l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le détroit d'Ormuz est fermé. Et quand on ferme Ormuz, on ne ferme pas simplement un robinet parmi d'autres : on coupe un cinquième du pétrole mondial d'un seul coup. Le baril de Brent a d'ailleurs connu en mars sa plus forte hausse mensuelle depuis que les relevés existent. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie a été catégorique : c'est, selon lui, la plus grave crise énergétique de l'histoire, plus grave d'ailleurs que les chocs des années 70. Ce n'est pas que du pétrole. Quand le Golfe s'arrête, les engrais, le soufre, l'aluminium s'arrêtent aussi. Ce qui veut dire concrètement que cette guerre finit par toucher non seulement le prix à la pompe, mais aussi le prix du pain sur votre table. Tout cela parce que Trump trouvait curieux que l'Iran ne capitule pas devant la puissance de feu américaine. Son envoyé Steve Witkoff l'a d'ailleurs admis avec une candeur désarmante : toute cette force aurait dû pousser Téhéran à négocier. Et pourtant, ça n'a pas été le cas. Voici donc le paradoxe de cette crise : la plus grande puissance militaire du monde est dirigée par un homme convaincu que tout le monde a un prix. Dans un monde où ses adversaires agissent souvent par conviction, l'Iran défend sa révolution. Poutine poursuit son rêve de Grande Russie. Pékin joue le temps long d'une très vieille civilisation. On peut évidemment détester tous ces projets. Mais les ignorer quand on contrôle la première économie mondiale, cela coûte des points de croissance énormes à la planète entière. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 3, 20263 min

Deepfakes : pourquoi l'astuce virale pour démasquer les escrocs ne fonctionne déjà plus

Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux prétend enseigner une méthode infaillible pour détecter les escrocs lors d'appels en visioconférence. Cependant, cette technique présente un défaut majeur : les cybercriminels ont également accès à cette information. Ces derniers ne se contentent plus de tentatives de séduction en ligne, mais visent directement les données bancaires et les virements frauduleux de leurs victimes. Notre chroniqueur économique Amid Faljaoui analyse pourquoi cette solution miracle pourrait déjà être obsolète. Imaginez recevoir un appel en visioconférence. Vous voyez votre interlocuteur, vous l'entendez parler, mais êtes-vous absolument certain que ce visage à l'écran n'est pas fabriqué par un logiciel en temps réel ? La réponse est non, et c'est exactement là que réside le problème. Personne ne peut plus être certain de l'authenticité d'un visage en vidéo, une réalité qui ouvre la porte à de nouvelles formes d'escroquerie particulièrement sophistiquées. Sur les réseaux sociaux, une créatrice de contenu propose une solution apparemment simple : demander à votre interlocuteur de passer sa main devant son visage. Si c'est un deepfake, ce faux visage généré par intelligence artificielle, le masque numérique devrait sauter et révéler la supercherie. Cette astuce, largement partagée, donne l'impression d'offrir une protection infaillible contre ces nouvelles arnaques numériques. Le problème majeur de cette méthode réside dans sa date de péremption, probablement déjà dépassée. Les outils de deepfake évoluent à une vitesse vertigineuse, et ce qui faisait bugger ces technologies hier ne les fait plus broncher aujourd'hui. La vidéo continue pourtant de circuler massivement, et les utilisateurs continuent de s'y fier aveuglément. Cette situation illustre un piège classique de la vulgarisation sur les réseaux sociaux. Contrainte par le format court de 40 à 60 secondes, l'information se simplifie et évacue les nuances essentielles. En matière de sécurité numérique, supprimer ces "oui mais" devient particulièrement dangereux, car cela crée une fausse impression de sécurité. Les deepfakes représentent aujourd'hui une menace économique réelle. Des escrocs utilisent le visage de patrons pour demander la validation de paiements urgents, ou se font passer pour des conseillers bancaires en visioconférence. Des entreprises, y compris en Belgique, perdent des dizaines de milliers d'euros sur des appels vidéo de quelques minutes seulement. Face à cette menace évolutive, les experts recommandent de ne jamais se fier à un seul test. Il faut multiplier les vérifications : demander un mouvement de profil (les deepfakes gèrent encore mal les rotations), vérifier la synchronisation entre les lèvres et le son, poser une question absurde pour observer les micro-expressions. Et surtout, en cas de doute sur un virement, raccrocher et rappeler sur un numéro trouvé indépendamment. Car un conseil de sécurité périmé s'avère pire qu'aucun conseil : il donne aux victimes la certitude, seule chose qui profite vraiment aux escrocs. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 2, 20263 min

Marchés financiers : quand la géopolitique pulvérise les prévisions de 2026

En janvier, tout le monde était d'accord : 2026 serait une année tranquille pour les marchés. Trois mois plus tard, le pétrole a augmenté de 63%, les obligations se sont effondrées et Wall Street vient de vivre son pire trimestre depuis quatre ans. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous raconte comment un consensus unanime s'est fracassé sur la réalité d'une guerre. Le premier trimestre boursier 2026 restera dans les annales comme le pire depuis 2022. Les trois grands indices américains ont tous basculé dans le rouge, avec le S&P 500 qui a perdu 5% et le Nasdaq qui a cédé 7%. Cette débâcle ne s'est pas limitée aux États-Unis : l'Europe a subi la même punition tandis qu'en Asie, le Nikkei japonais s'est effondré de 13% sur le seul mois de mars. Le tournant décisif s'est produit le 28 février avec une escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran qui a fait basculer tous les équilibres. Cette crise géopolitique majeure a provoqué un effet domino sur l'ensemble des marchés mondiaux, transformant les prévisions optimistes du début d'année en cauchemar économique. La première conséquence de cette escalade militaire a été spectaculaire sur le marché pétrolier. Le détroit d'Ormuz, ce couloir maritime stratégique par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, a été quasiment paralysé. Cette situation a propulsé le prix du baril de 72 à 118 dollars, soit une hausse vertigineuse de 63% en un seul mois. Cette flambée énergétique a déclenché un cercle vicieux inflationniste. Quand l'énergie s'embrase, tous les secteurs suivent inexorablement : le transport, l'alimentation, la fabrication de tous les produits manufacturés. Cette spirale des coûts menace de relancer une inflation que les banques centrales pensaient avoir maîtrisée. Le choc le plus préoccupant concerne paradoxalement le marché des obligations d'État, ces reconnaissances de dette que les gouvernements vendent pour se financer. Traditionnellement, quand le monde traverse une crise, les investisseurs se réfugient vers ces placements considérés comme les plus sûrs. Mais cette fois, l'inverse s'est produit, créant une situation inédite sur les marchés financiers. Les conséquences concrètes de cette défiance se font déjà sentir. Les taux des crédits immobiliers américains ont grimpé à 6,38%, tandis que les banques centrales, qui prévoyaient de baisser leurs taux directeurs cette année, annoncent désormais qu'elles vont au minimum les maintenir, voire même les relever. Cette volte-face monétaire bouleverse tous les calculs économiques. Si les marchés boursiers ont évité un crash total, c'est grâce à une intervention massive des grands pays industrialisés. Ces derniers ont ouvert les vannes de leurs réserves stratégiques, libérant 400 millions de barils sur le marché pour stabiliser les cours. Cette mesure d'urgence a permis d'amortir le choc, mais son efficacité reste limitée dans le temps. Car c'est là que se cache l'enjeu majeur pour les trois trimestres restants de 2026. Les marchés financiers ont fondamentalement changé de nature : ils ne réagissent plus aux indicateurs économiques traditionnels mais aux rumeurs de paix ou de guerre. Cette transformation marque un basculement historique où l'émotion a pris le pas sur la raison dans les décisions d'investissement, créant une volatilité imprévisible qui constitue peut-être le véritable risque de l'année. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 1, 20263 min

Révolution pétrolière : l'Iran enterre-t-il le pétrodollar ?

On vous parle d'envahir l'île de Kharg, de saisir le pétrole iranien. Mais la vraie bataille se joue autour d'une monnaie. Pour la première fois depuis cinquante ans, du pétrole circule au Moyen-Orient sans passer par le dollar. Et ça, c'est bien plus dangereux pour les États-Unis qu'un débarquement. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous raconte. L'île de Kharg, petit territoire du golfe Persique d'où part l'essentiel du pétrole iranien, cristallise les tensions géopolitiques actuelles. Lorsque Washington menace cette installation, il vise directement les revenus de Téhéran et une artère énergétique cruciale vers l'Asie. Mais l'enjeu véritable se situe 500 kilomètres plus au sud, dans le détroit d'Hormuz, ce goulot d'étranglement de quelques kilomètres seulement où passe un cinquième du pétrole mondial. Quand le conflit a éclaté, le trafic maritime dans ce passage stratégique s'est effondré, provoquant une flambée des prix du pétrole. Téhéran a alors annoncé la réouverture du détroit, mais exclusivement aux navires "non hostiles", excluant de facto les tankers liés aux États-Unis et à Israël. Si officiellement cette décision relève de considérations sécuritaires, un critère monétaire s'est officieusement imposé. Selon plusieurs révélations de presse, l'Iran a posé deux conditions pour autoriser le passage dans le détroit. La première, politique, consiste à ne pas participer aux agressions contre le pays. La seconde, beaucoup plus discrète mais potentiellement révolutionnaire, exige de ne plus facturer le pétrole en dollars - la devise de l'ennemi - mais en yuan chinois. Cette exigence remet en question un système établi en 1974, lorsque les États-Unis ont conclu un pacte avec l'Arabie Saoudite : protection militaire contre facturation pétrolière en dollars. Depuis cette date, tout pays souhaitant acheter du pétrole doit d'abord se procurer des dollars américains. Cette demande mondiale constante pour la devise américaine permet aux États-Unis de placer leur dette à des taux avantageux et de financer leurs déficits récurrents ainsi que leurs interventions militaires sans risquer la faillite. Ce mécanisme du "pétrodollar" montre aujourd'hui des signes de fragilité. Au début des années 2000, à peine 2% du commerce pétrolier s'effectuait en dehors du dollar. Après les sanctions imposées à la Russie, cette proportion dépasse désormais 20%. La Chine règle déjà une partie de ses achats énergétiques en yuan, tandis que l'Arabie Saoudite elle-même explore des contrats libellés dans d'autres monnaies. Le détroit d'Hormuz devient ainsi le théâtre d'une expérimentation monétaire grandeur nature. L'enjeu crucial réside dans la monnaie qui sera utilisée pour facturer le pétrole iranien une fois le trafic normalisé. Si le dollar s'impose à nouveau, l'Amérique aura préservé bien plus qu'un simple rocher dans le Golfe. Mais si le yuan l'emporte, cela démontrera qu'il est possible d'acheter de l'énergie en contournant la devise américaine et ses sanctions - une brèche qui, historiquement, ne se referme jamais. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 31, 20264 min

Google prend-il le pouvoir sur notre information ?

Vous pensez lire un journal, en réalité vous lisez de plus en plus une version réécrite par Google. En effet, chaque jour, des millions d’Européens parcourent des titres de journaux ou de médias dans les résultats de recherche, puis décident, en une fraction de seconde, de cliquer, ou pas. Ce réflexe repose sur une confiance implicite, à savoir que le titre de l’article reflète bien le travail du journaliste, sauf que ce n’est déjà plus tout à fait vrai. Depuis plusieurs années, Google modifie massivement les titres affichés. Officiellement, il s’agit d’optimiser la lisibilité ou de mieux correspondre à la requête. Dans les faits, une étude de 2025 montrait que la majorité des titres d’articles étaient déjà modifiés, altérés, parfois légèrement, parfois plus fortement. Un cap est en train d’être franchi. Google, en effet, ne se contente plus d’ajuster, il commence à générer : avec l’intelligence artificielle, les titres d’articles peuvent désormais être reformulés sans reprendre les mots du journaliste. Autrement dit, la vitrine éditoriale d’un média peut être réécrite par une machine extérieure sans validation, sans transparence et, surtout, sans responsabilité. Les effets ne sont pas neutres. Une ironie peut être effacée, une nuance peut être simplifiée, une critique peut être transformée en ambiguïté. Dans certains cas, déjà observés, le sens même d’un article peut être totalement déformé par une reformulation trop agressive. Pas par malveillance, par logique d’optimisation. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Google n’est pas un éditeur, c’est juste un intermédiaire qui maximise votre clic, notre clic. Et pour maximiser ce clic, il ajuste le message quitte à s’éloigner de l’intention initiale du journaliste. Le problème c’est que ce détail, si je puis dire, touche au cœur même du modèle économique des médias. Un titre, ce n’est pas un accessoire, c’est un actif stratégique. C’est ce titre qui capte l’attention, c’est lui qui déclenche l’audience, c’est lui qui génère les revenus. Le modifier c’est intervenir directement dans la chaîne de valeur de l’information. Ce scénario, on l’a déjà vu des dizaines de fois. La différence, ici, c’est que l’enjeu n’est pas technique, il est carrément démocratique. Pendant ce temps, en Europe, c’est le silence radio. On a des lois pour encadrer les plateformes, un Digital Market Act, des droits voisins pour protéger la presse. Mais sur ce point précis (qui contrôle le titre que vous lisez) il n’y a quasiment rien. Pas de transparence obligatoire, pas de signalement clair, pas de véritable opto généralisé pour les éditeurs. Autrement dit, une plateforme privée peut redéfinir la manière dont l’information nous est présentée, sans que nous le sachions et sans que les producteurs de cette information, c’est-à-dire les journalistes, puissent réellement s’y opposer. La question n’est donc plus technique, elle est simple et politique : qui contrôle l’accès à l’information, la manière dont elle nous est racontée ? Parce qu’à partir du moment où le titre, c’est-à-dire l’angle, la promesse et parfois même le sens, peut être réécrit par un acteur qui n’est pas responsable éditorialement, ce n’est plus seulement de l’optimisation, c’est quasiment, il faut le dire, une prise de pouvoir sur notre information. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 30, 20264 min

Pourquoi l'or baisse-t-il quand tout le monde s'attend à ce qu'il monte ?

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un mystère, celui de la baisse du cours de l'or. En théorie, c'est vrai que c'est simple. Quand le monde va mal, l'or monte : en période de guerre, en période de crise, en période de panique. Dans ce genre de scénario, les investisseurs se réfugient généralement dans l'or et son prix grimpe. C'est un petit peu le b. a.-ba de la finance. Sauf que cette fois, c'est exactement l'inverse : fin janvier, l'or a battu son record historique à près de 5600 dollars l'once. Depuis, en pleine guerre en Iran, en pleine tension sur le détroit d'Ormuz, l'or est retombé autour de 4400 dollars. On pourrait se dire qu'il y a un bug dans le système mais, en réalité, c'est tout le contraire. C'est justement ça qui est intéressant à comprendre. Le premier réflexe en période de stress, ce n'est pas de se réfugier dans l'or, mais c'est de chercher du cash. Beaucoup d'investisseurs achètent à crédit, empruntent pour investir davantage. Tant que les marchés montent, tout le monde est content. Mais quand les marchés plongent, les courtiers les appellent et leur disent "remettez du cash sur la table immédiatement". C'est ce qu'on appelle un margin call, comme on dit en finance. C'est redoutable parce qu'à ce moment-là, il faut trouver de l'argent très vite. Dans l'urgence, on ne vend pas ce qu'on veut, on vend ce qu'on peut. Et, surtout, on vend ce qui a monté, ce sur quoi on a des gains à prendre. Or, justement, l'or venait de gagner plus de 60% en 2025 et avait encore bondi d'environ 25% en janvier dernier. Donc on liquide l'or pour couvrir ses pertes ailleurs, même en pleine crise, même si c'est absurde en apparence. C'est exactement ce qu'on a vu en 2008 pendant la crise financière et en mars 2020 au début du Covid. À chaque fois, le métal jaune a d'abord baissé avant de remonter en flèche quelques semaines plus tard. Deuxième élément à garder en tête : les banques centrales. Ces dernières années, la Chine, l'Inde, la Turquie achetaient massivement de l'or. La banque centrale chinoise en a acheté 15 mois d'affilée. C'était d'ailleurs un moteur très puissant de la hausse. Mais en période de guerre ces achats peuvent ralentir : les priorités changent et quand les gros acheteurs lèvent le pied, le prix s'en ressent forcément. Et puis il y a un troisième facteur qu'on sous-estime souvent : les taux d'intérêt. L'or ne rapporte rien, vous le savez bien, zéro dividende, zéro coupon, zéro intérêt. Quand les taux d'intérêt montent, les investisseurs se disent tout naturellement "pourquoi garder un actif qui ne rapporte rien alors que je peux placer mon argent à 4 ou 5% pratiquement sans risque?" Comme le dollar joue lui aussi le rôle de valeur refuge, quand il monte, il fait directement concurrence à l'or. Résultat, l'or peut perdre plus de 20% en deux mois, même quand le monde va mal comme c'est le cas aujourd'hui. C'est un petit peu contre-intuitif, mais c'est parfaitement logique quand on comprend la mécanique. L'or est une protection, c'est vrai, mais pas une protection instantanée, c'est plutôt une assurance qui met du temps à se déclencher. Les marchés ne fonctionnent presque jamais comme les manuels le prévoient. Le vrai luxe, en finances, ce n'est pas seulement de détenir de l'or, c'est surtout de comprendre pourquoi il baisse quand tout le monde s'attend à ce qu'il monte. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 27, 20263 min

Les géants des réseaux sociaux obligés de modifier leur application en profondeur : c’est tout leur modèle qui vacille

Un jury vient de condamner Meta et Google pour avoir rendu une jeune américaine dépendante à Instagram et à YouTube. Dépression, anxiété, idées suicidaires, et tout ça a commencé dès l'enfance. Le verdict : 6 millions de dollars de dommages et intérêts compensatoires et punitifs. 6 millions, c'est une goutte d'eau pour des entreprises qui valent des milliers et des milliers de milliards. Mais l'essentiel, il n'est pas là, il est ailleurs. Par 10 voix sur 12, le jury américain a retenu une responsabilité particulièrement lourde. Et ça, ça ouvre la porte à des sanctions bien plus importantes. Autrement dit, les 6 millions, c'est juste l'apéritif. Pourquoi est-ce que ce verdict peut tout changer? Parce que jusqu'ici, les réseaux sociaux étaient protégés par la loi américaine, si je puis dire. Quelqu'un poste un contenu nocif sur leur plateforme, ce n'est pas notre problème, répondaient ces entreprises. La loi était plutôt de leur côté. Cette fois, les avocats ont été beaucoup plus malins. Ils n'ont pas attaqué le contenu. Ils ont attaqué le produit lui-même. Quand vous ouvrez Instagram, le scroll est infini. Il n'y a jamais de fin de page. Votre cerveau ne reçoit jamais le signal "c'est fini, tu peux t'arrêter". Non, les vidéos se lancent toutes seules, les unes après les autres. Les likes déclenchent une petite dose de dopamine comme une machine à sous qui clignote. Les filtres transforment le visage des adolescentes au point qu'elles ne se reconnaissent plus dans le miroir. Tout ça, ce n'est pas un bug, c'est le cahier des charges de ces sociétés, c'est de l'ingénierie de la dépendance, c'est volontaire, ce sont nos menottes psychologiques invisibles. C'est exactement ça que le jury a sanctionné. Pas un poste, pas une vidéo, pas un commentaire, mais le produit, exactement comme on condamne une cigarette pour la nicotine qu'elle contient. Alors la suite? La suite, on la voit venir. Des milliers de familles ont déjà porté plainte. Plus d'un millier de districts scolaires aux États-Unis poursuivent ces entreprises. Plusieurs procureurs d'État sont en ordre de bataille. La veille d'ailleurs de ce verdict, au Nouveau-Mexique, un autre jury avait condamné Meta à 375 millions de dollars pour avoir exposé des mineurs à des prédateurs sexuels. Si ces entreprises sont effectivement forcées demain ou après-demain de modifier leur application en profondeur, c'est tout leur modèle économique qui vacille : notre attention, évidemment, c'est leur matière première. Quand vous scrollez 30 minutes avant de dormir, votre temps de cerveau est découpé et vendu aux annonceurs. Chaque minute de scroll en moins, c'est une minute de pub en moins. Et la pub, c'est quasiment tout ce qu'ils vendent. Les géants du tabac, souvenez-vous, ont fait appel aussi pendant 20 ans à des procès pareils. Ils ont fini à genoux avec des amendes colossales et des paquets de cigarettes couverts d'avertissements sanitaires. L'horloge vient de démarrer pour les géants du like. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 26, 20263 min

La stratégie économique chinoise derrière l’industrialisation de l’espionnage

Espionnage, espionnage économique, imaginez que Kevin Zhang, consultant à Hong Kong, vous contacte sur LinkedIn. Il vous propose mille euros pour une petite note. Vous acceptez. Trois mois plus tard, vous lui transmettez des documents classifiés Otan sans même réaliser que vous êtes devenu un espion. Science-fiction ? Non. C’est ce que la Sûreté de l’État belge vient de documenter. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a lu le rapport, et ce qu’il en tire va vous surprendre. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Mots-Clés : espionnage, officiers de renseignements, chinois, Shanghai, hameçon, OTAN, Taïwan, documents classifiés, Piège, echo, Tate, affaire, Sûreté de l'État, rapport, réseaux sociaux, Covid, LinkedIn, spin-off, monde universitaire, technologies, biotech, semi-conducteur, cash, investisseur, sociétés miroirs, mission commerciale, belge, princesse Astrid, experts, cybersécurité, délégation, TikTok, Tému, vidéos, CapCut, applications, législation, cible de choix, russes,Union européenne.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 25, 20264 min

Quand la géopolitique fait trembler les taux immobiliers belges

Imaginez un fil invisible, un fil qui part du détroit d’Ormuz, qui passe par la Maison-Blanche, qui traverse la Banque Centrale Européenne et qui arrive dans le bureau de votre banquier à Namur, à Liège, à Bruxelles. Ce fil existait. En ce moment, il est en train de se tendre. Le taux fixe moyen pour un crédit immobilier sur 25 ans (la durée que choisit la majorité des Belges) flirte désormais avec les 4%. On vient de retrouver, voire de dépasser, les niveaux de l’automne 2023. Aujourd’hui, on est revenu au-dessus de cette ligne rouge psychologique. Dans votre portefeuille, ça donne quoi exactement ? Pour un emprunt de 300.000 euros, par exemple, il y a un an, vous deviez payer environ 1453 euros par mois. Aujourd’hui, il faut 1559 euros. C’est 106 euros de plus chaque mois, pendant 25 ans. Faites le calcul, on parle tout de même de plus de 30.000 euros d’intérêt en plus sur la durée de votre prêt hypothécaire. Pour le même appartement, au même prix. Comment en est-on arrivé là ? Là encore, il faut suivre le fil. Le Moyen-Orient s’embrase avec la guerre en Iran. Le pétrole s’envole, le gaz suit évidemment à la hausse. Quand l’inflation menace, que font les banques centrales ? Elles remontent les taux d’intérêt ou, au minimum, elles arrêtent de les baisser. La Banque Centrale Européenne, qui était tranquillement en train d’organiser une détente monétaire, c’est-à-dire une baisse des taux, pourrait changer d’avis, lever le pied, voire faire demi-tour cet été. Donc l’OLO belge, l’obligation à 10 ans (pour faire simple, c’est le thermomètre qui sert de référence à votre taux d’intérêt hypothécaire) tourne à des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis le grand retour de l’inflation en 2022. Les économistes belges interrogés sur le sujet ne tournent pas autour du pot : si le conflit en Iran dure, les 4% d’intérêt sont tout à fait possibles pour votre prêt hypothécaire. Ce lundi 24 mars, quelque chose a un petit peu bougé : Donald Trump a changé de ton, il a moins menacé, moins de bras de fer verbal. Un pas, même timide, vers la désescalade. Les marchés financiers, hier encore, ont poussé un grand ouf de soulagement. Le pétrole a cessé de grimper et a commencé même à se détendre. Les taux d’intérêt se sont un petit peu calmés. Les 4% d’intérêt de prix hypothécaires, pour le moment, on s’en éloigne. Mais votre "capacité" à acheter un toit ne dépend plus seulement de votre salaire ou de votre épargne, elle dépend d’un homme qui est dans le bureau ovale à Washington, d’un conflit à quelques milliers de kilomètres de là, d’un baril qui monte ou qui descend. La géopolitique on croit toujours que c’est loin. Puis un matin, elle s’invite dans votre mensualité. L’effet papillon, ce n’est plus un concept de physicien, c’est carrément dans votre relevé bancaire. Vous êtes en train de chercher un bien immobilier ? Alors ce qui s’est passé ce lundi entre Trump et l’Iran pourrait changer le montant de votre mensualité. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique vous explique ce lien invisible entre la géopolitique et votre crédit hypothécaire --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 24, 20264 min

La guerre en Iran est-elle née d’une menace fantôme ?

Samedi soir, Donald Trump a publié sur son réseau social un ultimatum de guerre : si l'Iran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz, dans les 48 heures, les Etats-Unis frapperont et anéantiront ces centrales électriques. En commençant d'ailleurs par la plus grande. Quand on sait que la plus grande installation énergétique iranienne pourrait désigner Bouchehr, la centrale nucléaire, on mesure la gravité du propos. La réponse iranienne a d'ailleurs été immédiate. Le commandement militaire a prévenu : toute attaque contre nos infrastructures entraînera des frappes sur l'ensemble des installations énergétiques, informatiques et de dessalement américaines et alliées dans le Golfe. Traduction concrète : les usines qui fournissent de l'eau potable à Riyad, Doha et Abu Dhabi sont menacées. Les data centers qui font tourner la finance régionale sont également menacés. Et quant aux nœuds numériques par lesquels transitent les ordres de bourse et surtout les flux logistiques planétaires, ils sont également en danger. Pendant que le monde fixait le détroit d'Ormuz, l'Iran a frappé Dimona, le site nucléaire israélien que personne ne nomme jamais officiellement, mais que tout le monde connaît. Donc, frapper Dimona, c'est dire à Israël : votre sanctuaire est fini, c'est l'escalade dans l'escalade. Soyons clairs, le régime iranien est une théocratie absolument brutale et personne ne peut avoir de sympathie pour ce régime. Mais la lucidité oblige au moins à poser une question : cette guerre avait-elle la moindre raison d'exister? La directrice de renseignement américain, Tulsi Gabbard, proche de Donald Trump, a reconnu devant le Sénat que l'Iran n'avait fait aucun effort pour reconstituer son programme d'enrichissement nucléaire après les frappes de juin 2025. Un autre intervenant, Joe Kent, le directeur du Centre national de contre-terrorisme, vient de démissionner il y a quelques jours en déclarant que l'Iran ne représentait aucune menace imminente. Quant au médiateur Omane, il a indiqué que les négociations avançaient plutôt bien. Même Tucker Carlson, le journaliste vedette, l'ex-journaliste vedette de Fox News, pourtant l'un des plus fervents soutiens de Trump, a qualifié cette guerre de trahison des promesses électorales. Souvenez-vous, en effet, Trump a bâti toute sa carrière politique en dénonçant les guerres de ses prédécesseurs, l'Irak de Bush, la Libye d'Obama, les fiascos de l'argent, donc jetés par les fenêtres, répétait-il. Lui, disait-il, ne ferait jamais cette erreur. Il parlait encore vendredi dernier de réduire progressivement l'opération. Car oui, Trump ne parle jamais de guerre, mais d'opération. Le voilà donc aujourd'hui, enfermé dans une escalade qu'il ne maîtrise plus face à un adversaire qu'il a visiblement sous-estimé. Et donc l'Iran ne plie pas, l'Iran frappe même Dimona, menace le Golfe tout entier et retourne la pression. On a l'impression que l'histoire bégaye. En 2003, une guerre lancée sur des mensonges a déstabilisé le Moyen-Orient pour 20 ans. Et là, en 2026, on risque une déflagration mondiale, non pas sur la base d'une menace réelle, en tout cas immédiate, mais plutôt sur base de testostérone et de calculs politiques. Le chronomètre est en train de tourner, puisque l'ultimatum expire en principe ce soir. En juin, Trump disait avoir anéanti le programme nucléaire iranien. Huit mois plus tard, il lance une nouvelle guerre pour la même raison. Aujourd’hui, son ultimatum expire à 23h44, l’Iran ne plie pas, et Trump découvre ce que tous les présidents américains finissent par découvrir au Moyen-Orient. La chronique d’Amid Faljaoui, tout de suite.​​​​​​​​​​​​​​​​ --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever

Mar 23, 20264 min

Quand les Etats-Unis font la guerre, c'est l’Europe qui trinque

Le baril de pétrole s’envole, les courbes de volatilité s'affolent, l’escalade entre les États-Unis et l’Iran fait trembler toutes les salles de marché du monde. Devinez qui explique le mieux cette situation ? Pas un économiste de Wall Street, ni un stratège du Pentagone mais un fabuliste du XVIIe siècle : Jean de La Fontaine. Sa fable "Les deux taureaux et une grenouille" raconte exactement ce que l’Europe est en train de vivre. Ecoutez bien la fable, c’est redoutable d’efficacité. Deux taureaux se livrent un combat sans merci pour un territoire. Loin de là, dans un marécage, une grenouille tremble de peur. Sa voisine lui dit : "mais pourquoi t’inquiéter ? Ce combat ne nous regarde pas et il est d’ailleurs lointain". La première grenouille répond "Détrompe-toi, le taureau vaincu sera chassé et viendra se cacher ici, dans nos marécages. Et ses gros sabots nous écraseront". Trois siècles plus tard, c’est exactement ce qui se joue. Les deux taureaux, vous les avez reconnus, d’un côté les États-Unis, de l’autre l’Iran. Le choc est violent, mais voilà l’injustice. Les Américains, eux, se battent à l’abri. Ils ont deux immenses océans qui les protègent. Ils produisent leur propre pétrole, leur propre gaz. Le taureau américain encaisse les coûts sans que son économie ne vacille. Nous, les Européens, nous sommes la grenouille. Aucun océan entre nous et le chaos. Ajoutez à ça une dépendance énergétique colossale, et quand le baril s’embrase là-bas, c’est notre pouvoir d’achat qui brûle ici. D’abord à la pompe, évidemment, mais ne vous arrêtez pas là. Le gaz suit le pétrole, et sans gaz bon marché, impossible de produire du verre ou du ciment, à un coût raisonnable du moins. Traduction concrète : les matériaux de construction deviennent hors de prix, les chantiers ralentissent ou s’arrêtent, et pour des milliers de familles, le rêve de devenir propriétaire de son logement recule encore d’un cran. Côté entreprises, même scénario : seules celles qui disposent de ce qu’on appelle un vrai pricing power, c’est-à-dire cette capacité d’augmenter leur prix sans faire fuir le client, résisteront. Les autres, elles, verront leurs marges écrasées, littéralement écrasées sous les sabots du taureau. Voilà pourquoi Jean de La Fontaine est un génie intemporel. Sa grenouille nous tend un miroir. Et la transition énergétique, c’est vrai, on la présente souvent comme une affaire de climat, point barre. Mais cette crise en Iran révèle sa vraie nature : c’est aussi une question de souveraineté, de survie économique pure. Tant que l’Europe importera son énergie, elle restera une grenouille dans son marécage, à la merci du prochain combat de taureau. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 20, 20263 min

Guerre au Moyen-Orient, flambée du pétrole, la Russie se frotte les mains…

Les Américains bombardent l’Iran, le pétrole flambe, et pendant ce temps, Vladimir Poutine compte les billets, 150 millions de dollars de recettes supplémentaires par jour. Vous avez bien entendu : par jour. Mais le pire, c’est que ce n’est même pas le seul cadeau que Washington fait au Kremlin. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique pourquoi cette guerre au Moyen-Orient est en train de devenir la meilleure nouvelle pour la Russie depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 19, 20263 min

Le marché immobilier belge se retrouve suspendu à un fil géopolitique

Imaginez, vous êtes belge, vous avez un projet immobilier, vous êtes enfin prêt à signer chez le notaire, et voilà qu'une guerre à 4500 km de Bruxelles vient potentiellement rebattre toutes les cartes. Ca paraît lointain le Moyen-Orient, surtout quand on parle de briques et de crédits hypothécaires, pourtant la connexion est beaucoup plus directe qu'on ne le croit. Laissez-moi vous expliquer pour quelle raison. Le premier canal de transmission, c'est l'énergie et donc les matériaux. On oublie trop souvent que la construction, c'est une industrie extrêmement énergivore pour produire du ciment, de l'acier, du verre. Il faut du gaz, beaucoup de gaz. Or, si le conflit au Moyen-Orient s'installe dans la durée, les prix de l'énergie pourraient repartir fortement à la hausse. Et, avec eux, les coûts de construction. Ce n'est pas de la théorie, on l'a vécu. Entre fin 2020 et mi-2022, les matériaux de construction avaient pris quasiment 36% en Belgique. Ce choc-là, le secteur l'a encaissé, mais plutôt difficilement. La Fédération Embuild prévient, après trois ans de demandes fragiles, de faillites en série et de permis de bâtir en recul, il n'y a plus de coussins amortisseurs : un nouveau choc énergétique et ce sont des chantiers qui s'arrêtent, des projets de rénovation qui passent à la trappe et des promoteurs qui gèlent leurs programmes. Deuxième canal, et celui-là touche directement votre portefeuille : les taux d'intérêt. Le taux fixe moyen sur 25 ans est remonté à 3,8%, soit le même niveau qu'au pic de l'automne 2023. Et la tendance n'est pas rassurante du tout. L'obligation belge à 10 ans, le taux de référence qui pilote les crédits hypothécaires, a bondi de 30 points de base en une semaine seulement. La raison est limpide : si l'énergie flambe, l'inflation repart. Et si l'inflation repart, la Banque Centrale Européenne va serrer la vis, c'est-à-dire ne pas baisser les taux, voire peut-être même les remonter. La Banque Centrale Européenne, il faut le savoir, a été profondément traumatisée par l'épisode post-Covid et par la crise ukrainienne. Elle ne laissera donc pas l'inflation redémarrer sans réagir, quitte à faire mal aux emprunteurs. C'est là qu'on boucle la boucle avec le troisième canal de transmission, le troisième effet, celui sur les prix de l'immobilier. L'équation est cruelle, mais elle est mathématique : quand les taux montent, la capacité d'emprunt des ménages diminue, la demande faiblit et les prix finissent par céder. Donc on n'est pas du tout à l'abri d'un scénario comparable si la situation devait dégénérer au Moyen-Orient. Faut-il pour autant céder à la panique? Non. Plusieurs économistes interviewés estime que ce conflit pourrait s'éteindre plus vite qu'on ne le pense. Trump a besoin d'une énergie bon marché pour son économie américaine. Il a des élections bientôt ici en novembre. Et il est tout à fait capable de décréter la victoire, même sans l'avoir réellement obtenue sur le terrain. Mais l'inconnue majeure reste Netanyahou, dont l'agenda ne coïncide pas forcément avec celui de la Maison-Blanche. Et donc le marché immobilier belge, en somme, se retrouve suspendu à un fil géopolitique. Et ce fil, il est entre les mains de gens qui ne pensent pas du tout à votre crédit hypothécaire. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 18, 20263 min

Europe, Moyen-Orient, USA : quelle facture pour l'Ukraine ?

Pendant que l’Ukraine enseigne à quatre pays du Golfe comment neutraliser les drones iraniens, l’Europe discute en coulisses du prix à payer pour retrouver le gaz russe. Et ce prix pourrait se compter en territoire ukrainien. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, décrypte un marchandage géopolitique que personne n’ose nommer ou assumer. L’Ukraine forme en ce moment les armées du Golfe à abattre des drones iraniens. Et l’ironie de cette histoire, c’est que personne ne sait encore si l’Ukraine sera payée en missiles américains ou en kilomètres carrés de son propre territoire qu’elle devra hélas abandonner aux Russes. Alors pour comprendre cette ironie de l’histoire, il faut faire un zoom de l’actualité… Mots-Clés : spécialistes, Qatar, Emirats Arabes Unis, Arabie saoudite, Jordanie, neutraliser, Shahed, iraniens, Kiev, Odessa, expertise Zelensky, missiles Patriot, défense aérienne, garanties, sécurité, Europe, Premier ministre, Bart De Wever, ambassade, Américains, économie russe, Poutine, deal, coût énergétique exorbitant, dollar, diplomatie, Washington, Moyen-Orient, munitions, compromis, paradoxe, stratégique, expertise. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 17, 20263 min

Pourquoi les Iraniens ne se révoltent-ils pas ?

Il y a un peu plus de deux semaines, Trump et Netanyahou ont lancé une nouvelle guerre contre l'Iran. L'ayatollah Khomeini a été tué, le programme balistique est pilonné, des sites nucléaires ont été frappés, et par tout le même refrain, on a fait le boulot, à eux de finir. Eux, évidemment, ce sont les Iraniens qui sont invités donc à se soulever contre ce gouvernement. Alors ce refrain chanté depuis le départ par Donald Trump est d'une hypocrisie monumentale. Pourquoi? Tout simplement parce que l'histoire le démontre, il est faux. En 1953, l'Iran a un premier ministre nationaliste, Mohamed Mossadegh, porté par un puissant mouvement parlementaire. Son crime, à l'époque du moins : il nationalise le pétrole. En clair, il dit aux Britanniques "cet or noir, il est dans notre sous-sol, il est donc à nous et pas à votre Anglo-Iranian Oil Company, la future firme BP ". Pour Londres, c'est évidemment inacceptable. Ce pétrole fait tourner l'économie britannique d'après-guerre. Et pour Washington, laisser faire c'est créer un précédent pour tous les pays producteurs. La CIA et le MI6, les services secrets britanniques, organisent donc un coup d'État. Son nom est bien connu : opération Ajax. Mossadag est renversé, on réinstalle le Shah, un monarque docile qui, lui, ne touchera pas au pétrole. La première tentative de souveraineté nationale en Iran a été brisée par l'Occident, pour du pétrole. Ensuite, le Shah qu'on remet en selle, ce n'est pas un démocrate, c'est un régime policier. La SAVAC, sa police politique fiche, torture, fait disparaître des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. Mais voilà, le pétrole coule, les pétrodollars circulent, les contrats d'armement tombent, et donc Washington ferme les yeux, Londres aussi, Paris aussi. Puis on arrive à 1979. Ce régime monarchique dictatorial et corrompu est en train de s'effondrer. Celui qui capte la colère du peuple, c'est l'ayatollah Khomeini. Pas depuis l'Iran, où il est interdit de séjour. Pas depuis l'Irak, où il s'est exilé pendant quelques années. Non, il capte la colère de son peuple depuis la France, depuis Neufle-le-Château, en banlieue parisienne, logée, protégée par l'État français, avec un accès direct aux caméras du monde entier. Paris le laisse faire, pourquoi? Parce que le chat est devenu encombrant. Bref, l'Occident change de pion sur l'échiquier pétrolier. Vous voyez donc un petit peu le schéma? En 1953, on casse la souveraineté iranienne pour garder le pétrole, on installe un dictateur, et puis quand il vacille, on laisse un islamiste préparer sa révolution depuis notre propre sol. 73 ans plus tard, après avoir bombardé le pays et tué le guide suprême, Trump explique à nouveau aux Iraniens qu'ils n'ont plus qu'à se soulever, comme si on déclenchait une révolution par communiqué de presse, comme si un peuple à qui on a imposé un dictateur, puis laissé intégrer ou installer un régime islamiste, allait faire confiance à ceux qui le bombardent. La vérité est cruelle : derrière chaque promesse venue de l'Occident, de l'Ouest, les Iraniens voient nos calculs. Soutenir le Shah pour le pétrole, laisser monter Khomeini parce que le Shah était devenu indéfendable, bombarder l'Iran pour le nucléaire. En clair, les Iraniens savent que nous mettons toujours nos intérêts en avant et jamais les leurs. Et si les Iraniens hésitent encore à nous croire, c'est pas par fatalisme. C'est la mémoire de ceux à qui on a menti trop souvent. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/pol

Mar 16, 20263 min

Trois conséquences non négligeables de la guerre au Moyen-Orient

Vous le savez, en ce moment, la situation entre Washington et Téhéran a plus que dégénéré. C’est un euphémisme. Certains parlent même d’une troisième guerre du Golfe. Je ne vous apprends rien. Voilà ce que personne ne vous dit : si Trump détruit les installations pétrolières iraniennes, ce qu’il n’a pas encore trop fait, pour ne pas faire grimper encore plus le prix de l’or noir, l’Iran ne va évidemment pas encaisser sans broncher. La riposte, ce serait des frappes encore plus fortes et plus ciblées sur les raffineries saoudiennes, qataries, émiraties. 10 à 15% de la production mondiale d’énergie pourrait donc s’évaporer d’un seul coup. Et cela pendant des mois. Le baril, on le sait, a déjà repassé les 100 dollars pas plus tard qu’hier matin. Et maintenant, premier rebondissement, Taïwan ne dispose que de 11 jours de réserve de gaz. 11 jours. Pourquoi est-ce que je vous parle de Taïwan ? Parce que Taïwan c’est la société TSMC, l’usine mondiale des semi-conducteurs, ceux qui font tourner l’intelligence artificielle. Autrement dit, une guerre au Golfe pourrait freiner brutalement la révolution technologique de ce siècle. Pas par la régulation, mais par pénurie de puces. Deuxième rebondissement, et celui-là, il est vraiment redoutable : chaque avion F-35 qui bombarde l’Iran nécessite 417 kilos de terre rare. Les missiles Patriot, les munitions guidées, tout ça dépend de matériaux que la Chine contrôle à 90%. L’Amérique fait donc la guerre avec des armes qui dépendent de son rival numéro un. Pendant ce temps, Pékin publie un plan de 141 pages pour verrouiller ces ressources pendant 15 ans. Troisième rebondissement, plus inattendu : cette guerre, on croit que c’est une histoire de pétrole… C’est vrai, mais c’est aussi une histoire de chimie : 92% de l’acide sulfurique mondial vient du raffinage pétrolier. Sans cet acide sulfurique, pas de cuivre, pas de cobalt et pas d’engrais agricoles, puisqu’ils dépendent aussi à 90% du gaz. Donc si le détroit d’Ormuz reste fermé longtemps, ce sont les prix des céréales et, par conséquent, les prix alimentaires, qui vont exploser. Les États-Unis peuvent tenir de leur côté. Ils ont le gaz, le pétrole vénézuélien, ils ont les raffineries. Mais ne croyez pas que Trump et les États-Unis sont à l’abri. Le retour de flamme politique est inévitable. Même si Trump déclarait victoire demain matin, ce serait une victoire à la Pyrrhus. Même en gagnant, les États-Unis hériteraient d’un chaos énergétique mondial, d’une inflation incontrôlable, d’une dépendance aux terres rares chinoises exposée au grand jour et de marchés financiers peut-être en chute libre. Encore une victoire comme celle-là, et c’est toute l’économie occidentale qui est perdue. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 13, 20264 min

Des clients d’une banque américaine soulagés que la guerre en Iran fasse diversion

Il y a des phrases qui, à elles seules, trahissent un système, comme l'a révélé le Financial Times, lors d'un appel confidentiel avec des clients de Goldman Sachs, la banque d'affaires américaine bien connue. L'un des dirigeants de cette banque américaine a avoué ceci : certains de leurs clients, dans la finance privée, sont simplement, je cite, contents qu'il y ait autre chose dont on parle. Autre chose que leur propre problème? Oui, pour eux, c'est une diversion et ils ne s'en cachent même pas. Quelques mots d'explication. Parce que pour comprendre cette forme de cynisme, il faut évidemment comprendre ce qui se passe en coulisses depuis plusieurs mois. Vous connaissez les banques et la manière dont elles fonctionnent. Mais à côté des banques, il existe un monde parallèle, celui du crédit privé, comme on l'appelle. Généralement, ce sont des fonds d'investissement, des géants comme Blackstone ou Apollo, qui prêtent directement de l'argent aux entreprises sans passer par les circuits bancaires classiques. C'est d'ailleurs devenu, au fil du temps, un marché colossal. Ses dernières années, ces fonds ont massivement prêté acquis à des entreprises technologiques, des éditeurs de logiciels, des sociétés du cloud. C'était vraiment ce qu'on appelle un placement en or. Sauf que l'intelligence artificielle est passée par là et est venue tout chambouler. Si demain, en effet, une intelligence artificielle peut remplacer un logiciel de gestion ou un outil comptable, l'entreprise qui vend ce logiciel perd clairement de la valeur. Et si elle perd de la valeur, elle risque de ne plus pouvoir rembourser ses dettes. C'est exactement ce scénario qui terrifie, il n'y a pas d'autre mot, les marchés financiers aujourd'hui. Depuis les faillites frauduleuses de deux entreprises l'automne dernier, le patron de JP Morgan, la plus grande banque du monde, a lui-même prévenu. D'autres mauvaises surprises se cachent dans ce système opaque. Voilà donc le contexte global. Et voilà pourquoi la phrase du dirigeant de Goldman Sachs est si révélatrice. Tant que les journaux télévisés parlent de frappes aériennes et de barils de pétrole, personne ne pose les questions gênantes. Personne ne demande, par exemple, combien de milliards sont exposés à des entreprises technologiques dont le modèle est menacé par l'IA. Le plus troublant, c'est que Goldman Sachs propose depuis cette semaine à ses clients de parier contre ces mêmes prêts privés. Donc, d'un côté, on se réjouit que la guerre fasse écran de fumée, en tout cas momentanément, de l'autre, on vend des assurances contre l'incendie. À Wall Street, on appelle ça du pragmatisme. Ailleurs, on a d'autres mots, ça s'appelle du cynisme. Mais les banques d'affaires sont coutumières de ces allers-retours. Elles gagnent à la baisse et à la hausse quand vous achetez et quand vous vendez. Ce qui prouve qu'un banquier d'affaires n'est pas un conseiller, mais d'abord et avant tout un commerçant. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 12, 20264 min

Trump voulait empêcher l’Iran d’avoir la bombe, vient-il de convaincre dix autres pays d’en construire une ?

Saddam Hussein éliminé, Kadhafi éliminé, l’ayatollah Ali Khamenei éliminé, leur point commun : aucun d’entre eux n’avait la bombe nucléaire. Kim Jong-un, le dictateur nord-coréen, lui, a la bombe atomique. Et il vient de recevoir la confirmation absolue qu’il avait raison depuis le début. Les frappes israélo-américaines contre l’Iran envoient un signal dévastateur à toutes les capitales qui se sentent dans le viseur de Washington. Leur seul vrai bouclier, c’est l’atome. Pas les alliances, pas les négociations, l’atome. D’ailleurs, l’agence d’information financière Bloomberg le dit sans détour : chaque frappe contre un régime non nucléaire renforce la conviction du dictateur nord-coréen que la bombe atomique est la seule garantie de survie. Les chiffres donnent d’ailleurs le vertige. Il dispose de 50 ogives nucléaires, des missiles capables d’atteindre le territoire américain et d’un pacte de défense mutuel avec la Russie signé en 2024. Le dictateur nord-coréen n’est pas un fou isolé dans son bunker. C’est un stratège qui joue une main très faible, mais qui gagne depuis 30 ans. 30 ans de sanctions, 30 ans d’appel à la dénucléarisation. Le résultat : son arsenal n’a jamais été aussi puissant. La stratégie occidentale est morte. Cette guerre en Iran vient d’en signer l’acte de décès. Parce que le vrai risque maintenant, c’est l’effet domino. En éliminant Ali Khamenei pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe, Trump offre paradoxalement à une dizaine de régimes la meilleure justification du monde pour en construire une. L’Arabie saoudite a compris que les États-Unis ne s’attaquent pas aux pays disposant de l’arme nucléaire, que ce soit la Corée du Nord ou le Pakistan par exemple. Elle réclame donc aussi le droit à l’enrichissement de l’uranium. La Turquie envoie des signaux pour le moins ambigus. La Corée du Sud débat ouvertement d’un arsenal propre. Quant au Japon, même l’Allemagne et la Pologne, leurs dirigeants, en parlent maintenant ouvertement de cette bombe nucléaire. Le traité de non-prolifération était en soins intensifs. Que faire à présent ? Arrêter de vouloir dénucléariser Kim, ce qui n’arrivera pas, et construire une coexistence stable fondée sur la dissuasion et le dialogue. Kim lui-même a laissé une porte ouverte en février dernier. Si Washington abandonne sa politique hostile, de meilleures relations sont possibles. Le signal le plus inquiétant reste ailleurs : Kim Jong-un a présenté son héritière présumée devant son missile le plus puissant. C’est en soi un symbole pour montrer que la bombe n’est pas un outil de négociation, c’est devenu un héritage dynastique. Donc le monde qui va sortir de cette guerre en Iran est un monde où se doter de l’arme nucléaire va devenir le choix le plus rationnel pour tout régime menacé. Et ça, en soi, ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est même une très triste nouvelle, c’est désormais notre nouvelle réalité. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 11, 20263 min

Une autre guerre, silencieuse, mais potentiellement plus coûteuse, fait rage

Depuis que la guerre a éclaté en Iran le 28 février dernier, tous les regards sont fixés sur les drones et les missiles. Mais derrière cette vitrine militaire, il y a une autre guerre, silencieuse et tout aussi décisive, qui est en train de se jouer : la bataille de l'assurance maritime. Rappelons d'abord une règle de base : aucun navire commercial ne quitte son port sans être assuré. Exactement comme votre voiture mais, ici, c'est à l'échelle de l'économie mondiale. Depuis 300 ans, le cœur battant de cette assurance maritime, c'est Londres. En l'occurrence, c'est la compagnie d'assurance Lloyds qui évalue le risque, qui fixe les primes et qui décide des routes que le commerce mondial peut ou ne peut pas emprunter. Lloyd's travaille très, très fortement avec les services secrets britanniques et les services secrets américains. C'est normal, ils doivent tout savoir. Ce sont donc des compagnies qui sont extrêmement bien renseignées. Que se passe-t-il aujourd'hui dans le détroit d'Ormuz? La menace a changé de nature. Hier, il y a eu les attaques des milices Houthis et, aujourd'hui, c'est la guerre en Iran. Donc le marché londonien panique. Les assureurs britanniques ne refusent pas de couvrir les navires, mais ils appliquent des surprimes absolument prohibitives. Donc, en quelques jours, depuis que le conflit a éclaté en Iran, les primes pour traverser la zone ont parfois été multipliées par 10. Le résultat, c'est que des navires restent à l'encre. D'autres, parce qu'ils n'ont pas le choix, choisissent de contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Mais ça veut dire des milliers de kilomètres supplémentaires et donc des semaines de retard. Un blocage régional se transforme en inflation mondiale des coûts de fret. C'est ici que le véritable basculement s'opère. Face à la paralysie londonienne, Washington entre en scène. Donald Trump annonce non seulement des escortes navales militaires pour sortir les navires du détroit d'Ormuz mais, surtout, il a annoncé une assurance publique subventionnée via la DFC, son institution de financement du développement. Sous couvert de sécuriser les approvisionnements énergétiques, que font les États-Unis? Ils sont en train de réaliser un hold-up historique, de voler au marché britannique son monopole de trois siècles. En se substituant au privé qui se montre défaillant, Washington démontre une chose très simple : quand le risque devient beaucoup trop lourd, seule la puissance étatique et militaire américaine peut garantir la fluidité du commerce mondial. C'est donc, on peut le dire, une prise de pouvoir majeure sur les leviers de l'économie mondiale. Mais, évidemment, le monde ne regarde pas faire les Américains passivement. D'ailleurs, une flotte fantôme navigue déjà depuis longtemps sous les radars avec des assurances alternatives qui sont souvent d'origine russe. Quant à la Chine, dont la survie économique dépend aussi du brut qui transite par ses détroits, elle déploie ses propres forces navales. Ce que nous observons en ce moment dépasse donc très largement un affrontement militaire. Parce que celui qui tient les voies maritimes et les polices d'assurance à prix abordable ne contrôle pas seulement des flux physiques, il contrôle la confiance. Et donc, il contrôle l'économie mondiale. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 10, 20264 min

Le miracle économique du Golfe menacé par la guerre de l'eau

Et si la véritable cible stratégique au Moyen-Orient n'était plus le pétrole, mais l'eau potable ? Avec les récentes attaques contre les usines de dessalement, c'est la survie économique et humaine des monarchies du Golfe qui est aujourd'hui directement menacée. Sans ces infrastructures vitales, les mégalopoles ultra-modernes et leurs projets pharaoniques s'assècheraient en l'espace de quelques jours seulement. Amid Faljaoui nous propose de plonger au cœur de cette nouvelle guerre de l'eau, une véritable bombe à retardement géopolitique qui redessine la carte des vulnérabilités mondiales. La véritable poudrière du Moyen-Orient aujourd'hui, c'est l'eau. L'or bleu supplante désormais l'or noir comme cible prioritaire des frappes militaires. L'agence Bloomberg a rapporté ce week-end qu'une attaque de drone avait frappé une usine de dessalement à Bahreïn, tandis que Téhéran accuse directement les États-Unis d'avoir ciblé une installation similaire sur l'île de Qechm. Sans ces usines de dessalement, le Moyen-Orient s'assèche en quelques jours. La région consomme plus de 40% de la capacité mondiale de dessalement avec environ 5000 usines réparties sur les côtes. Il s'agit d'une question de survie pure et simple qui dépasse largement la dimension humanitaire. L'enjeu transcende la simple question humanitaire : c'est tout un modèle économique qui se trouve pris en otage. Comme le souligne le Wall Street Journal, le dessalement n'est pas seulement vital pour les habitants, il constitue le moteur même du miracle économique des pays du Golfe. Cette eau artificielle a transformé des villes comme Dubaï en métropoles mondiales et permet l'impossible : faire tourner des pistes de ski en plein désert ou entretenir des dizaines de terrains de golf qui engloutissent chacun près de 4 millions de litres d'eau par jour. Cette abondance artificielle a créé une dépendance fatale. Un habitant du Golfe consomme en moyenne 560 litres d'eau par jour, soit plus de trois fois la moyenne mondiale. Les experts de l'Arab Gulf States Institute sont formels : ces usines constituent le véritable talon d'Achille des monarchies pétrolières. Si la capacité de production s'effondre, les réserves stratégiques de petits États comme Bahreïn ne tiendront que quelques jours. L'inquiétude grandit car cette guerre cible désormais systématiquement toutes les artères vitales de l'économie locale : l'aéroport de Dubaï, les champs pétroliers géants de Saudi Aramco, la raffinerie de Bapco Energy, ou encore les terminaux gaziers du Qatar. Les habitants du Golfe, habitués à la sécurité et au confort, découvrent la vulnérabilité extrême de leur infrastructure. Pendant des décennies, le monde a tremblé à l'idée d'une pénurie de pétrole en provenance du Golfe. Aujourd'hui, ce sont les monarchies pétrolières qui tremblent face à la menace d'une pénurie d'eau. L'actualité redessine sous nos yeux la véritable carte des vulnérabilités mondiales, où l'eau devient l'arme géopolitique ultime. Mots-clés : Washington, Koweït, Bahreïn, Israël, abri, bombe, fragilité, approvisionnement --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 9, 20263 min

Claude, l'IA qui aide l'armée américaine à frapper l'Iran

L'intelligence artificielle peut vous aider à écrire un mail ou à préparer un exposé. Mais imaginez maintenant qu'elle aide aussi à préparer une opération militaire. Selon un article de Bloomberg, l'armée américaine aurait utilisé une IA très connue, Claude, lors d'actions liées à la guerre avec l'Iran. Comment une intelligence artificielle s'est-elle retrouvée au cœur d'une opération militaire ? Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances, décrypte cette révolution technologique aux enjeux stratégiques majeurs. Quelques heures seulement avant les frappes sur l'Iran, Donald Trump demandait aux agences fédérales américaines d'arrêter d'utiliser Claude, l'équivalent de ChatGPT. La raison : un désaccord entre Anthropic, l'entreprise qui l'a créée, et le Pentagone. Mais dans la réalité, Claude est déjà tellement intégré dans certains systèmes du Pentagone qu'il faudrait des mois pour le remplacer. Malgré ce bras de fer politique avec Anthropic, l'armée américaine continue de s'appuyer sur cet outil dans certaines opérations, notamment en Iran. Cette situation révèle l'ampleur de la dépendance militaire américaine envers les technologies d'intelligence artificielle développées par le secteur privé. Selon les informations récoltées par l'agence Bloomberg, l'IA ne décide pas seule d'une frappe. Elle peut analyser une quantité gigantesque d'informations : images satellites, communications interceptées, déplacements de véhicules, données de géolocalisation. En somme, tout ce qu'aucun humain ne pourrait analyser entièrement. En quelques secondes, la machine peut repérer des schémas, croiser des données et simuler différents scénarios de combat. Dans le cas précis de l'Iran, l'armée américaine explique que l'IA a servi à trois missions distinctes : analyser le renseignement, identifier des cibles potentielles et simuler des scénarios militaires. L'intelligence artificielle devient ainsi une sorte de super-analyste militaire capable de traiter des volumes de données impossibles à gérer humainement. Ces systèmes d'intelligence artificielle ne sont pas parfaits. Ils peuvent produire des "hallucinations", c'est-à-dire des réponses fausses avec beaucoup d'assurance. Dans la vie quotidienne, ce phénomène reste bénin, mais dans un contexte militaire, ces hallucinations deviennent mortelles au sens littéral du terme. Le droit international exige en théorie que tout nouveau système d'armement soit testé avant d'être utilisé. Mais avec l'intelligence artificielle, la situation devient floue car ces systèmes évoluent en permanence avec les mises à jour. Ils restent très opaques : les entreprises d'IA ne dévoilent pas comment leur modèle arrive à ses conclusions, et les armées travaillent par définition dans le secret. Il devient donc très difficile de savoir comment ces technologies sont réellement utilisées. Cette histoire révèle un changement fondamental. Pendant des siècles, les États contrôlaient leurs armes. Aujourd'hui, certaines technologies stratégiques, notamment l'intelligence artificielle, sont développées par des entreprises privées de la Silicon Valley. Cela pose une question simple mais fondamentale : jusqu'où sommes-nous prêts à laisser une machine participer aux décisions les plus graves, celles qui peuvent conduire à la mort d'êtres humains ? L'intelligence artificielle ne remplacera sans doute pas les généraux de sitôt, mais elle devient déjà leur copilote stratégique. Mots-clés : missiles, Gaza, Lavender, dérive, identification, combattant, erreur --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You&nb

Mar 6, 20264 min

Pourquoi la Bourse grimpe-t-elle quand le monde s’enflamme ?

Cinquante ans de conflits analysés, de 1967 à nos jours, et les chiffres sont sans appel : le marché ne craint pas la guerre, il craint seulement l'incertitude. Amid Faljaoui décrypte cette étude qui révèle pourquoi le S&P 500 finit presque toujours dans le vert trois mois après un choc géopolitique, et surtout, quel est le seul vrai signal qui fait réellement paniquer la finance. C'est un paradoxe qui peut mettre mal à l'aise, mais les chiffres ne mentent pas : alors que les crises géopolitiques font trembler le monde, les marchés boursiers affichent une résilience qui frise l'insolence. Cette déconnexion apparente entre les horreurs du terrain et la performance des indices boursiers interroge sur la nature même des mécanismes financiers. La banque Indosuez Wealth Management a scanné l'évolution du S&P 500 sur plus de 50 ans et l'a transcrit dans un tableau révélateur. On y retrouve l'impact sur la bourse d'événements géopolitiques aussi différents que la guerre des six jours, la guerre du Kippour, l'invasion soviétique de l'Afghanistan, les attentats terroristes aux États-Unis, l'invasion de l'Irak, le conflit en Ukraine ou encore l'intervention en Syrie. Le constat est brutal : le marché boursier encaisse le choc initial et puis passe à autre chose. Quand on analyse ce tableau, on constate qu'en moyenne, le jour d'un événement majeur, la baisse de la bourse n'est que de 0,3%. Un mois plus tard, l'indice boursier est déjà reparti dans le vert avec 1,1% de hausse et après trois mois, la performance moyenne grimpe à 3,6%. Cette capacité de récupération rapide s'explique par la logique particulière des marchés financiers. Le marché boursier déteste l'incertitude, mais pas forcément la guerre ou le conflit en tant que tel. Une fois que la situation est intégrée dans les prix, les investisseurs se reconcentrent sur les bénéfices des entreprises et sur les flux de capitaux, laissant de côté les considérations géopolitiques. Cette réalité constitue une leçon d'humilité pour tout investisseur. En période de crise, l'émotion est souvent le pire ennemi, mais le marché n'a pas d'état d'âme. Il intègre le risque, s'adapte et continue sa route selon une mécanique que l'on peut trouver extrêmement cynique ou au contraire rassurante, mais qui reste la réalité implacable de la finance mondiale. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 5, 20263 min

Dubaï, la Suisse du désert, peut-elle encore sauver son économie du luxe ?

C'est le réveil brutal d'une cité, ou plutôt d'un état-cité, qui se pensait hors du monde : Dubaï, ce coffre-fort de verre et d'acier posé littéralement sur le sable, vient de voir son assurance-vie géopolitique partir, littéralement, en fumée. Depuis le 28 février dernier, les missiles iraniens ont déchiré bien plus que le ciel émirati. Ils ont pulvérisé le mythe de la Suisse du désert. Plantons d'abord le décor. L'hôtel Lefermont, sur Palme Joumera, est en feu. Les centres de données d'Amazon sont touchés. L'aéroport international, l'un des plus dynamiques, si pas le plus dynamique du globe, est réduit quasiment au silence. Pour une économie qui ne repose pas du tout sur le pétrole, mais sur le mouvement, c'est l'équivalent d'une crise cardiaque. Dubaï, c'est un hub. Si les avions ne se posent plus et que les serveurs grillent, la machine s'arrête. Le mécanisme est assez simple : Dubaï a attiré, pendant des années, les capitaux mondiaux, sur une promesse de stabilité, de sécurité absolue, dans une région justement instable. Résultat, une croissance insolente de 5% encore l'an dernier, des milliardaires qui s'y bousculent et des géants de la tech, comme par exemple Microsoft, qui y injectent 15 milliards de dollars pour l'intelligence artificielle. Mais le capital, on le redécouvre avec la guerre en Iran, est une bête froussarde. Aujourd'hui, on ne regarde plus du tout le rendement de l'immobilier de luxe, on compte les missiles intercepteurs patriotes qui restent en stock. Comment ne pas remarquer l'ironie du moment? On voit fleurir sur les réseaux sociaux des appels à l'aide qui confinent quasiment au sublime. Nos célèbres influencers, et exilés fiscaux, ceux-là et celles-là même qui nous expliquaient doctement sur TikTok ou Instagram que la France, ou la Belgique d'ailleurs, était un pays terminé, trop taxé, trop dangereux, et qu'ils ne devaient plus rien à ces pays, les voilà qui redécouvrent soudainement les vertus de la mère patrie. Face aux drones iraniens qui s'écrasent dans leurs jardins avec piscine, le mépris pour nos vieux pays européens s'est évaporé d'un seul coup. Désormais, ça se bouscule au portillon des consulats, on demande des vols de rapatriement, on réclame la protection de l'État, on appelle Maman République au secours. Il faut vraiment croire que le passeport français ou belge a tout d'un coup une valeur inestimable quand le paradis fiscal commence à ressembler à une zone de guerre. Le vrai danger pour Dubaï ce n'est pas seulement de reconstruire un hôtel ou de nettoyer une piste d'atterrissage, c'est de restaurer, ce qu'il faut bien appeler, une illusion. Dubaï a toujours su pivoter, comme disent les start-upers, face aux crises financières. Mais voilà la triste vérité : on ne pivote pas face à la géographie. Qu'on le veuille ou non, l'Iran sera toujours le voisin des Emirats Arabes Unis, et en particulier de Dubaï. Les dirigeants émiratis, Mohamed Bin Zayed en tête, tentent de rassurer le public en paradant dans les centres commerciaux et en dinant aux yeux de tout le monde, histoire de montrer que leur état cité est en sécurité. Mais le mal est fait, le risque politique est sorti des petits caractères des contrats d'assurance pour s'afficher en grand sur les écrans du monde entier. Le mirage s'est donc dissipé. Dubaï doit maintenant prouver qu'elle est autre chose qu'un décor de cinéma vulnérable au premier coup de vent régional. La fête est finie, place à la réalité. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomea

Mar 4, 20263 min

Un vieux réflexe de survie est-il en train de mourir ?

Depuis des décennies, quand le monde tremble, quand le monde a peur, l’investisseur a un réflexe de survie, il court s’abriter dans deux forteresses qu’il juge a priori imprenables : l’or et les obligations d’État. Aujourd’hui, ce vieux dogme est en train de voler en éclats : l’or joue parfaitement son rôle mais les obligations, elles, se sont affaiblies. Le danger a changé de visage : le grand ennemi aujourd’hui, ce n’est plus seulement la guerre, c’est l’inflation. Avec les frappes de drones et les menaces sur le pétrole et le gaz, on craint une explosion des prix de l’énergie. Or, l’inflation c’est le poison mortel de la dette publique. Imaginez, vous prêtez 100 euros à un État, mais si les prix augmentent de 10% entre-temps, les 100 euros que l’on vous remboursera demain ne permettront plus d’acheter la même chose. Résultat, les investisseurs boudent pour le moment la dette publique. Et, pour la première fois, le gilet pare-balles de la dette de l’État n’est plus infaillible. Il y a aussi une leçon très politique derrière ces chiffres. Les bons du trésor américain, ce qu’on appelle en fait les obligations d’État américaines, perdent de leur superbe. Elles ne sont plus le refuge automatique. Pour quelle raison ? A cause d’une diplomatie jugée totalement imprévisible et de l’affaiblissement des institutions américaines sous le règne de Donald Trump. Attention, le marché ne dit pas que l’Amérique est ruinée. Pas du tout. Mais il commence à douter de la perfection de sa signature. Il demande donc une prime de risque, comme disent les financiers, autrement dit, des taux d’intérêt plus élevés pour acheter cette dette. Ce qui veut dire que les investisseurs préfèrent l’or physique aux promesses sur papier. Cette crise place aussi la banque centrale américaine, qu’on appelle la Fed, dans une position intenable. Le président Trump veut en effet des taux d’intérêt très bas et très très vite, pour doper son économie avant les élections de mi-mandat de novembre prochain. Si le pétrole s’envole et fait grimper les prix, la banque centrale américaine sera obligée de garder des taux d’intérêt élevés, justement pour freiner l’inflation. C’est donc un crash frontal entre l’agenda politique électoral de Donald Trump et la réalité économique. Plus le choc pétrolier va durer, plus ce sera compliqué pour Trump de forcer les taux d’intérêt à baisser. Pourquoi les bourses mondiales ne s’effondrent-elles pas encore ? Elles tanguent, elles reculent un peu, mais elles tiennent très très bien. C’est ce qu’on appelle la complaisance des marchés financiers. Les investisseurs font un pari audacieux. Ils pensent que Donald Trump finira par calmer le jeu, justement pour éviter un krach boursier qui pourrait faire tache sur son bilan. En d’autres mots, tant que les écrans financiers ne virent pas au rouge vif, la Maison Blanche pense qu’elle a le feu vert. Mais, attention, l’histoire nous apprend aussi que les écrits énergétiques durent souvent plus longtemps qu’on ne le croit. Que faut-il retenir de tout ça ? Simplement que la sécurité financière a changé d’adresse. Elle ne se trouve plus seulement dans les promesses des gouvernements, donc dans leurs obligations d’État, mais de plus en plus dans des coffres-forts remplis d’or. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 3, 20264 min

Avec l'opération "Epic Fury" en Iran, Trump a un double objectif caché

Comme le dit le Financial Times, en voulant renverser le régime iranien, Trump s’est lancé dans l’entreprise la plus effrontée d’un président américain depuis des lustres. Pourquoi maintenant, direz-vous ? L’idée de Washington, c’est de couper la tête du régime pour que tout le reste du corps s’écroule. Les Américains et les Israéliens ont donc éliminé les chefs iraniens dès le premier jour en espérant que tout le système allait lâcher. Sauf que l’Iran ne joue pas le jeu de la guerre classique. Il joue ce qu’on appelle le match mathématique, ou le piège mathématique, comme l’expliquent d’ailleurs les experts militaires. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l’Iran envoie des nuées de drones Shahed. Ce sont des engins rudimentaires, bruyants, qui coûtent 20.000 dollars pièce, en gros le prix d’une petite voiture. En face, les Américains sortent l’artillerie lourde, des missiles ultra-sophistiqués à plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions, d’euros l’unité. Faites le calcul : à chaque fois que l’Amérique descend des drones low-cost, elle crame un budget colossal, sans doute l’équivalent du prix d’une école ou d’un hôpital. Et c’est ça la stratégie de l’asphyxie. L’Iran veut vider les caisses et les stocks de l’armée américaine. Vu comme ça, dépenser des millions de dollars pour intercepter des milliers de dollars, c’est plus une victoire militaire, c’est une hémorragie budgétaire. En d’autres mots, c’est la guerre du pauvre qui veut ruiner le riche. Mais Trump n’est pas né de la dernière pluie. On comprend enfin pourquoi il bloquait l’envoi de munitions pour l’Ukraine. Il gardait tout pour ce conflit-là. Pour lui, le ciel iranien, c’est une sorte de laboratoire géant : il en profite pour tester ses nouvelles armes, comme les canons laser, qui détruisent les drones pour le prix d’un plein d’électricité. Son but, il n’est plus secret maintenant, c’est mettre à niveau son armée pour le véritable match, celui contre la Chine. Parce que le vrai coup de billard, il est là. Si l’Iran tombe, c’est tout le réseau des adversaires des États-Unis qui prend un coup. La Chine perd son pétrole pas cher, qu’elle a acheté en douce à l’Iran, et la Russie perd son principal fournisseur de drones. En tapant sur Teheran, Trump veut étrangler Pékin et Moscou d’un seul coup. C’est ce qu’on appelle un coup de poker. Et pendant que les Américains testent leurs lasers et redessinent la carte du monde, l’Europe elle fait quoi ? Elle regarde le train passer. On réalise juste qu’on dépend encore du pétrole des autres, qu’on n’a pas d’armée commune et qu’on n’a pas vraiment de plan pour la suite. Quant à Trump, il a juste aussi oublié que couper la tête d’un État, c’est nettement plus facile que de redresser cet État, surtout quand il a 90 millions d’habitants avec différentes ethnies. Les exemples de l’Irak, de l’Afghanistan ou de la Libye sont là d’ailleurs pour nous le rappeler. Le résultat, au final, c’est toujours le chaos à l’arrivée. Ce qui me fait penser à la phrase de Groucho Marx. La politique, c’est l’art de rechercher des ennuis, de les trouver, d’en donner un diagnostic erroné, puis d’appliquer les mauvais remèdes. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 2, 20263 min

Peut-on encore parler librement au bureau ?

Il y a peu de temps encore, on supposait qu’un appel n’était pas enregistré, sauf mention explicite. C’était une sorte de règle tacite ou une forme de courtoisie professionnelle. Aujourd’hui, l’enregistrement est devenu le paramètre par défaut. Ce qui était intrusif devient banal et ce qui relevait du consentement relève désormais du paramétrage technique. Pourquoi ce basculement ? Parce que l’IA a fait tomber le coût à presque zéro. Transcrire une heure de réunion ne demande plus un stagiaire, mais quelques centimes. L’intelligence artificielle retranscrit tout, mot à mot, et se charge de faire un résumé ainsi qu’une to-do list quelques minutes après la réunion. On enregistre tout : les cours, les conférences. Dans la vie au bureau, c’est un gain de temps appréciable, notamment pour les réunions Teams, ou même pour les réunions en présence physique. L’argument est rationnel : les bénéfices sont réels, il y a une trace précise des décisions. La possibilité aussi de rattraper une réunion manquée. Bref, c’est une sorte de mémoire organisationnelle augmentée. Le vrai sujet, ce n’est pas la productivité, c’est la spontanéité. Quand tout est enregistré, tout est potentiellement partageable. Un trait d’humour devient une citation, une critique devient un extrait, une hésitation devient une petite archive. Il ne faut qu’un clic pour envoyer la totalité de la transcription à quelqu’un qui n’était pas dans la salle. Ça, c’est plutôt positif. Mais la presse anglo-saxonne cite aussi des cas, par exemple, où après la fin officielle d’une réunion, des participants sont restés connectés pour commenter la performance d’un collègue. Le problème, c’est que l’intelligence artificielle ne quitte pas la pièce. Et, hélas, le compte rendu est parti automatiquement. Ambiance, ambiance. Les comportements changent, on devient plus prudent, plus lisse, moins direct. On sait qu’on ne parle plus seulement à des humains, mais aussi à une base de données. Donc, la vraie question n’est pas est-ce que c’est utile ? La vraie question est : qui contrôle la mémoire, donc ces données ? Car enregistrer, ce n’est pas seulement conserver, c’est structurer le pouvoir. Celui qui détient l’archive, donc les données, détient la version officielle des faits. C’est celui qui peut analyser les transcriptions, il peut mesurer qui parle le plus, qui coupe la parole, qui doute, qui domine. Et demain, qui sait ? Qui mérite une promotion ? Techniquement, tout cela est possible. Mais l’histoire récente montre une chose : quand la technologie rend une pratique facile, elle finit toujours par la normaliser. Donc le paradoxe est assez simple : nous avons gagné en efficacité, nous avons peut-être perdu en liberté informelle. Dans un monde où chaque mot peut être indexé, recherché et ressorti des mois plus tard, la parole professionnelle au bureau change de nature. Elle devient moins conversationnelle et plus stratégique, plus tactique. L’intelligence artificielle enregistre désormais tout : réunions, cours, conférences… avec résumé automatique à la clé. Progrès formidable ou nouvelle forme de surveillance douce ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 27, 20263 min

Le pape face à l'IA : peut-on concilier foi et algorithmes ?

Le pape met en garde contre l'intelligence artificielle… mais au même moment, le Vatican lance sa propre IA. Vous voyez le paradoxe ? Est-ce qu'un algorithme menace vraiment la foi… ou est-ce qu'on rejoue, encore une fois, la peur d'une nouvelle technologie ? Parce qu'en réalité, c'est peut-être aussi une leçon pour nos entreprises. Il y a quelques jours, à huis clos à Rome, le pape Léon XIV s'est adressé aux prêtres en leur demandant de résister à la tentation de préparer leurs homélies avec l'intelligence artificielle. Selon le souverain pontife, le cerveau fonctionne comme un muscle : sans exercice, il s'atrophie. Plus fondamentalement, une machine ne pourra jamais partager la foi. Une homélie n'est pas simplement un texte bien tourné, mais une expérience spirituelle incarnée. Le pape étend sa mise en garde aux réseaux sociaux, rappelant que les likes ne constituent pas de véritables liens et que TikTok ne forme pas une communauté authentique. Sur le fond, le message papal reste cohérent : la foi n'est ni un algorithme, ni une performance. Pourtant, le même jour, le Vatican annonçait le lancement d'un système d'intelligence artificielle capable de traduire en temps réel des textes liturgiques dans une soixantaine de langues. Cette apparente contradiction soulève une question pratique. Pour rédiger leurs homélies, les prêtres consultent déjà des ouvrages d'exégèse et des commentaires bibliques. L'intelligence artificielle ne représente qu'un outil supplémentaire. Refuser son usage au nom de la gymnastique intellectuelle revient à interdire la calculatrice pour préserver le calcul mental. L'argument central du pape demeure solide : une machine ne croit pas, ne doute pas, ne prie pas. Elle ne partage pas la foi. Mais personne ne lui demande de croire. On sollicite simplement son aide pour structurer un raisonnement, éclairer un passage ou suggérer des pistes de réflexion. La responsabilité pastorale reste entièrement humaine. Chaque révolution technologique suscite les mêmes craintes. L'imprimerie, la radio, la télévision, Internet : on dénonce d'abord, puis on adopte, on moralise avant d'intégrer. Le véritable enjeu dépasse la théologie pour devenir stratégique. Refuser un outil utilisé par les médecins, juristes, enseignants et journalistes expose au risque d'un décrochage silencieux. L'interdiction génère par ailleurs des usages clandestins. Respecter l'autorité papale implique aussi de reconnaître que l'Église a toujours survécu en apprivoisant les technologies plutôt qu'en les fuyant. Cette question dépasse largement le Vatican. Combien d'entreprises tiennent aujourd'hui le même discours ? "L'intelligence artificielle, pas chez nous." Elles invoquent la culture, l'authenticité, le savoir-faire maison, avant de découvrir que leurs concurrents ont utilisé ces outils non pour remplacer les humains, mais pour les augmenter. L'intelligence artificielle ne remplace ni la foi ni la vision, mais elle supplante souvent ceux qui confondent prudence et immobilisme. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 26, 20264 min

La bourse et les investisseurs misent sur le "HALO". Ont-ils raison ?

À Wall Street, le dernier mot magique s'appelle HALO, autrement dit Heavy Assets, Low Obsolescence. Ce nouveau concept désigne les entreprises qui possèdent beaucoup d'actifs physiques. Je pense à des usines, des centrales électriques, des raffineries, des pipelines, des machines. L'autre avantage de ces entreprises, aujourd'hui, en tout cas aux yeux de la bourse, c'est qu'elles auraient peu de risques de devenir dépassées, obsolètes, à cause de l'intelligence artificielle. Autrement dit, l'IA peut remplacer une société qui vend des logiciels, mais pas une société qui fore des puits pétroliers. Donc l'idée est assez simple. La bourse a connu, c'est vrai, trois ans d'euphorie avec tout ce qui touchait à l'IA. Mais aujourd'hui le marché commence à douter. Et quand le marché doute, il cherche du solide, du tangible, du rassurant. Bref, la bourse est en train de vendre en ce moment ce qu'elle a adoré hier. Les chiffres récents sont assez parlants. En moins d'un mois, les entreprises américaines spécialisées dans les logiciels ont perdu environ 1 200 milliards de dollars de valeur en bourse. Certaines ont chuté de 40% depuis le début de l'année. A l'inverse, les entreprises dites "solides", celles qui répondent aux critères de cet acronyme HALO, comme par exemple les entreprises d'électricité et d'eau, ou les groupes pétroliers, ou encore les industriels lourds, ont vu le cours de leurs actions progresser très fortement. Les actions du secteur de l'énergie ont par exemple gagné plus de 20% depuis janvier dernier. Donc, en résumé, la bourse, pour l'instant, vend les sociétés dont la valeur repose sur des algorithmes : elle craint qu'un nouvel algorithme les dépasse. En revanche, les investisseurs achètent des centrales électriques ou des groupes pétroliers parce qu'au moins, se disent-ils, une intelligence artificielle ne peut pas construire un barrage ou forer un puits de pétrole. C'est rassurant, effectivement, comme raisonnement à première vue. Mais est-ce que ça tient la route? Non, pour trois raisons au moins. La première : ne pas pouvoir être remplacé par l'intelligence artificielle ne signifie pas ne pas pouvoir être fragilisé. L'IA ne fera pas disparaître une mine de charbon, c'est vrai. Mais elle peut optimiser les coûts d'un concurrent, améliorer la maintenance des machines, réduire les pertes logistiques. Elle ne détruit donc pas forcément l'usine, mais elle réduit la marge de ceux qui ne s'adaptent pas à l'intelligence artificielle. Or, en bourse, ce sont les marges et la rentabilité qui comptent, et pas simplement la survie. Deuxième illusion : croire que posséder des actifs lourds protège du risque, c'est un leurre. Car les secteurs très industriels sont aussi souvent dépendants du cycle économique, des taux d'intérêt, du prix des matières premières, ou simplement de décisions politiques ou géopolitiques. Le béton ne protège ni du ralentissement économique, ni d'un choc réglementaire. Quand la demande ralentit, les coûts fixent, eux, restent. Et quand les prix baissent, les profits fondent. Troisième point, plus subtil : la bourse adore les récits très simples. Après une période d'euphorie technologique, on redécouvre, soi-disant, les valeurs sûres. On change l'histoire dominante, on lui donne un acronyme, Halo, et ça devient une stratégie. Vous le voyez bien, la bourse adore se raconter des histoires et cette histoire de HALO n'est finalement qu'un nouveau chapitre dans le très très gros livre de la crédulité humaine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé

Feb 25, 20264 min

Imaginez un collaborateur qui rend un rapport clair, structuré, efficace.

Imaginez un collaborateur qui rend un rapport clair, structuré, efficace. Son manager est satisfait. Très satisfait. Puis il découvre que ChatGPT a été utilisé. Et soudain, le regard change. Ce malaise-là a un nom : le Shadow AI comme vous l'explique Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 24, 20263 min

Pourquoi Carrefour ne gagne que 2,50€ sur 100€ de courses ?

95 milliards de chiffre d'affaires, mais seulement 2,6 % de marge : pourquoi le géant Carrefour a-t-il des pieds d'argile ? Entre l'offensive de Colruyt et la mutation agile de Delhaize, l'enseigne n'a plus le choix : elle doit "hacker" son modèle. Découvrez comment la data et la franchise sont devenues ses bouées de sauvetage, alors que l'avenir de sa filiale belge reste en suspens. Sur le papier, le groupe Carrefour avec ses 95 milliards d'euros de chiffre d'affaires ressemble à un mastodonte invincible. Pourtant, cette apparente puissance cache une réalité économique bien plus fragile. Car il ne faut pas confondre la taille et la solidité : le chiffre d'affaires représente l'argent qui passe par la caisse, pas celui qui reste dans les comptes de l'entreprise. Avec une marge de seulement 2,6% au niveau du groupe, Carrefour ne conserve qu'un peu plus de 2,50 euros de profit pour 100 euros de courses. Cette rentabilité dérisoire signifie que la moindre erreur stratégique peut transformer ce maigre bénéfice en perte colossale. En Belgique, la situation s'avère encore plus préoccupante avec des marges encore plus faibles. Le distributeur français se trouve pris en étau entre deux redoutables adversaires qui ont chacun trouvé leur formule gagnante. D'un côté, Colruyt règne en maître sur le segment des prix bas, fonctionnant comme une véritable machine de guerre qui traque le moindre centime d'économie. Face à cette concurrence impitoyable, le consommateur belge, particulièrement sensible aux prix, n'hésite pas à délaisser Carrefour pour son concurrent moins cher. De l'autre côté, Delhaize a opéré une transformation radicale en convertissant l'ensemble de ses magasins intégrés en franchises, lui conférant une agilité redoutable et la souplesse d'un commerçant de quartier sans la lourdeur administrative d'une grande entreprise. Pour ne pas couler face à cette double pression concurrentielle, Carrefour a élaboré une stratégie de "piratage" de son propre métier articulée autour de trois axes majeurs. Le premier consiste à développer ses propres produits en devenant fabricant, une démarche cruciale pour restaurer ses marges puisque les produits maison génèrent des profits bien supérieurs à la simple distribution. Le deuxième pilier repose sur l'expansion du modèle de franchise : en confiant ses magasins à des gérants indépendants, l'enseigne allège sa structure tout en percevant des redevances plus stables, réduisant ainsi ses besoins en capital et en personnel. Le troisième axe exploite ce que l'on peut considérer comme une véritable mine d'or moderne : les données clients. Grâce aux cartes de fidélité, Carrefour analyse les habitudes de consommation sous forme anonymisée pour proposer aux marques des publicités ultra-ciblées. Cette monétisation des données génère des profits nettement supérieurs aux activités de vente traditionnelles, transformant chaque client en source de revenus multiples. L'actualité récente illustre parfaitement les défis auxquels fait face l'enseigne avec l'ouverture dominicale de ses derniers grands magasins, une mesure directement inspirée par la stratégie de Delhaize. Cependant, cette initiative comporte des risques non négligeables : si les clients se contentent de reporter leurs achats du mardi au dimanche plutôt que d'augmenter leur consommation globale, Carrefour ne génère aucun chiffre d'affaires supplémentaire. Pire encore, l'enseigne doit supporter des coûts salariaux majorés liés au travail dominical. Ce phénomène de cannibalisation des ventes démontre que même pour un géant de cette envergure, la gestion d'une chaîne de distribution reste un exercice d'équilibriste particulièrement délicat. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZ

Feb 19, 20264 min

Ozempic, Wegovy, Mounjaro : et si les médicaments coupe-faim pouvaient freiner la croissance économique ?

Ozempic, Wegovy, Mounjaro. Ces médicaments coupe-faim sont devenus des phénomènes mondiaux. Selon le Financial Times, ils pourraient modifier nos habitudes de consommation… et peut-être même faire diminuer la croissance. En effet, moins d'appétit = moins d'achats impulsifs ! D'où la question : le capitalisme peut-il tourner avec des consommateurs plus disciplinés ? C'est à cette question que répond aujourd'hui Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. L'intelligence artificielle est souvent présentée comme l'innovation la plus disruptive de notre époque. Pourtant, selon le Financial Times, une autre révolution pourrait transformer l'économie : les médicaments anti-obésité comme l'Ozempic ou le Wegovy, ces fameuses molécules GLP-1. Initialement développés pour traiter le diabète, ces traitements produisent un effet spectaculaire : ils réduisent drastiquement la sensation de faim en agissant directement sur le cerveau. Les patients consomment ainsi moins d'aliments, particulièrement les produits gras, sucrés et ultra-transformés. Le Financial Times s'appuie sur des données révélant que les utilisateurs diminuent significativement leurs achats de snacks et de sodas, tandis que plusieurs industriels observent un ralentissement des ventes sur les produits les plus caloriques. L'hypothèse du Financial Times repose sur un constat simple : si des millions de personnes réduisent leurs excès alimentaires, une partie de l'économie, construite sur la consommation impulsive, pourrait s'en trouver fragilisée. Cette analyse s'avère pertinente dans la mesure où notre système économique repose largement sur des achats motivés par l'envie plutôt que par le besoin. Une diminution de ces pulsions d'achat pourrait entraîner une baisse de la demande, et par ricochet, un ralentissement de la croissance économique. Cette thèse mérite toutefois d'être nuancée. La réduction de certaines dépenses ne signifie pas la disparition de l'argent, mais plutôt sa réorientation vers d'autres postes. Une personne qui dépense moins en restauration rapide peut rediriger ce budget vers le sport, l'habillement, les voyages, l'épargne ou des produits plus sains. L'argent continue donc de circuler dans l'économie, mais selon de nouveaux circuits. L'histoire offre plusieurs précédents éclairants, notamment celui de la pilule contraceptive qui, dans les années 1960, a profondément transformé la société. Certains observateurs craignaient alors que cette révolution ne déstabilise l'économie, notamment par une baisse des salaires ou une hausse du chômage masculin. En réalité, cette innovation a principalement facilité l'entrée des femmes sur le marché du travail. L'augmentation du nombre d'actifs a généré davantage de revenus, stimulé la consommation et encouragé les investissements. Loin de s'affaiblir, le système économique s'est élargi. Les médicaments coupe-faim pourraient suivre une logique similaire. Si certains secteurs alimentaires risquent de pâtir de cette évolution, la réduction des calories superflues pourrait simultanément stimuler les dépenses en santé, prévention et bien-être. La distinction entre appétit biologique et désir social s'avère cruciale dans cette analyse. Ces médicaments agissent sur la faim physique, mais n'altèrent ni l'ambition, ni le besoin de reconnaissance, ni l'aspiration au confort. Or, ces motivations constituent les véritables moteurs de l'activité économique. Le Financial Times soulève une question légitime, mais l'histoire démontre que l'économie s'adapte aux changements d'habitudes. Le désir humain ne disparaît jamais : il se réoriente simplement vers de nouveaux objets. Le capitalisme conserve donc toute sa vitalité. Mots-clés : sucre, recul, prix, ralentissement, réallocation, carte de crédit, généralisation, endettement, crainte, crise, changement, économiste, Schumpeter, destruction créatrice, capitalisme, sédatif --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Know

Feb 18, 20264 min

L'intelligence artificielle sonne le glas de la facturation à l'heure

Si votre cerveau est facturé à l'heure, vous avez déjà un pied dans la tombe financière. C'est ce qu'a démontré la Bourse pas plus tard que ce mercredi avec un massacre des actions des éditeurs de logiciels. Découvrez pourquoi ces éditeurs de contenus financiers et juridiques sont en danger et surtout pourquoi ça nous concerne tous, explique Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 17, 20264 min

La famille Trump s'est-elle enrichie sur le dos de ses adhérents ?

Les fils de Donald Trump auraient engrangé un milliard de dollars avec des crypto-monnaies, alors que le grand public, lui, voit que le bitcoin est en train de boire la tasse. Voici les explications. Quatre jours avant l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, un prince des Émirats s'engage à investir jusqu'à 500 millions de dollars dans World Liberty Financial, la plateforme crypto créée par la famille de Donald Trump. Quelques mois plus tard, heureux hasard, son pays obtient l'accès à des puces électroniques d'intelligence artificielle extrêmement sensibles que l'administration américaine précédente refusait de leur vendre, pour raisons de sécurité. On n'a pas, à ce stade, la preuve juridique d'un deal "cash contre puce", mais la séquence politique-business est suffisamment alignée pour soulever, à tout le moins, des soupçons de contrepartie. World Liberty Financial, donc la plateforme crypto de la famille Donald Trump, émet des jetons estampillés Trump. Parmi eux, les meme coins, une expression qui désigne des crypto-monnaies sans valeur économique réelle, créées uniquement autour d'une marque, d'une personnalité ou d'un symbole politique, ici en l'occurrence Donald Trump et sa femme Melania. Le prix de ces memes coins ne repose sur rien d'autre que sur l'enthousiasme des acheteurs et l'effet de communauté. On transforme donc l'adhésion politique en demande spéculative. Les fans, si je puis dire, achètent et les coûts remontent. C'est là que le piège se referme. Pendant que les fils de Donald Trump et les premiers investisseurs sécurisent leurs gains, les petits porteurs voient leur économie fondre. Les memes coins Trump et Melania ont d'ailleurs perdu entre 75 et 90% de leur valeur depuis leur sommet. Des dizaines et des dizaines de milliers de militants qui croyaient donc investir dans l'Amérique de Trump se retrouvent avec des actifs qui ne valent presque rien. Pendant ce temps, l'écosystème Trump crypto, lui, a déjà engrangé des centaines et des centaines de millions de dollars de revenus pour ses promoteurs, c'est-à-dire pour la famille Trump. C'est le schéma pyramidal classique : les premiers rentrés gagnent et les derniers payent l'addition. Mais le vrai coup de génie, c'est le stablecoin USD1 : vous déposez de vrais dollars et on vous donne un jeton censé valoir 1 dollar. L'entreprise Donald Trump place ses dollars en obligation d'État américaine à du 4-5% par an. Comme pour la plupart des grands stablecoins, ces intérêts ne vont pas aux utilisateurs (à vous, à moi ou à l'américain moyen), mais à l'émetteur, donc à la famille de Donald Trump. Résultat, des estimations évoquent jusqu'à 80 millions de dollars de revenus annuels possibles pour la famille Trump, générés par l'argent des particuliers. Pendant ce temps-là, l'Américain moyen garde son jeton qui vaut toujours 1 dollar. Et elle encaisse tous les intérêts sur leur argent. Ce n'est plus seulement une famille qui se sert de sa notoriété pour gagner de l'argent. C'est un président en fonction dont la famille encaisse des intérêts sur la dette d'un État qu'il dirige et qui accueille comme investisseur majeur un prince étranger dont le pays obtient ensuite des avantages stratégiques. Bienvenue donc dans l'Amérique de 2026. Les militants ruinés ont cru acheter du patriotisme numérique. Ils ont en réalité juste financé le fonds de pension de la famille présidentielle. Et pendant que des milliers de petits porteurs américains regardent leurs économies s'évaporer, les fils du président ont transformé la Maison-Blanche en salle de marché. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos an

Feb 16, 20264 min

Si votre prochain avantage en nature était une espérance de vie rallongée ?

Selon BFM Business, on serait potentiellement à l’aube d’une rupture technologique majeure. Jusqu’ici, pour détecter un cancer, on s’appuyait sur une imagerie lourde, coûteuse et qui arrive souvent trop tard. Sauf que là, une expérimentation menée au Royaume-Uni par l’Université de Southampton et la Startup X Genera propose de renverser littéralement la table. Leur promesse est audacieuse : détecter une douzaine de cancers différents, que ce soit du poumon, du sein, de la prostate, du foie, du cerveau, de l’estomac, et tout ça à partir d’une simple prise de sang. C’est là que l’économie rencontre la technologie. On n’est plus seulement dans la médecine, on est carrément dans la gestion de la big data biologique. L’innovation repose ici sur l’intelligence artificielle qui est capable de repérer dans le sang des micro-ARN, c-à-d. des infimes fragments génétiques libérés par des tumeurs, bien avant le tout premier symptôme. Pour vous donner un parallèle, une métaphore, l’intelligence artificielle agit comme une sorte d’auditeur financier redoutable, capable de déceler une erreur de quelques centimes dans un bilan de plusieurs milliards d’euros. Autrement dit, l’intelligence artificielle repère le signal faible, celui qu’on ne voit pas à l’œil nu. L’enjeu économique de tout ça est colossal. Aujourd’hui, la moitié des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé, stade 3 ou 4. Et pour le système de santé, c’est une catastrophe, évidemment. Des traitements lourds, des arrêts de travail à rallonge et des chances de survie réduites. Donc l’équation est assez implacable. Financièrement, un dépistage préventif par l’intelligence artificielle coûte une fraction du prix d’une chimiothérapie. Au-delà de la prouesse scientifique, c’est un business model qui va muter sous nos yeux. Parce que cette technologie, évidemment, elle a un prix. En France, par exemple, des acteurs privés se positionnent déjà sur ce créneau du check-up 2.0. Ils proposent des bilans de santé ultra-complets, couplant algorithmes et analyses sanguines pour justement lever le drapeau rouge très très très en amont. Le problème c’est que le ticket d’entrée avoisine les 1000 euros, en tout cas selon les différentes offres disponibles sur le marché. Et ce n’est pas remboursé par la Sécu. Ça nous amène à une tendance de fond venue des États-Unis, c’est-à-dire la privatisation partielle de la prévention. Et donc on va voir émerger une nouvelle forme de rémunération. Aux États-Unis, et bientôt peut-être chez nous, ce dépistage de pointe ne sera payé ni par l’État, ni par le patient, mais probablement par l’employeur. C’est ce qu’on appelle la logique des perks, des avantages extralégaux aux États-Unis. Après la voiture de fonction, qu’on connaît bien en Belgique, ou l’assurance-groupe, le screening annuel par l’intelligence artificielle pourrait devenir un nouvel avantage pour attirer et fidéliser des cadres. Pour une entreprise, le calcul est rationnel, est simple : investir 1000 euros par an pour s’assurer que vos talents clefs sont en bonne santé, c’est évidemment plus rentable que de gérer une absence longue durée imprévue. La santé va donc devenir un actif de l’entreprise. Et ça, c’est une excellente nouvelle. Donc l’intelligence artificielle ne va pas seulement sauver des vies, elle va obliger les DRH et les assureurs à revoir bientôt leur tableau Excel. Amid Faljaoui nous explique que c'est --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'inf

Feb 13, 20264 min

Pendant que l'Europe délibère, ses usines ferment

Ce mercredi 11 février à Anvers, l'industrie européenne a cessé d'être polie. Plus de 1.300 entreprises ont claqué la porte de la diplomatie pour hurler une vérité qui dérange : l'Europe est en train de perdre sa guerre économique car son industrie est en train de crever. Et ce n'est pas une métaphore comme nous l'explique Amid Faljaoui notre chroniqueur économique. Le monde industriel européen a perdu son sang-froid. Plus de 1.300 entreprises ont signé un texte qui ressemble moins à une lettre ouverte qu'à un constat d'échec cuisant. Patrons d'usines, syndicats et industriels s'adressent directement aux politiques européens avec un message sans détour : ils sont en train de disparaître sous leurs yeux. Les chiffres donnent effectivement le vertige. Le secteur chimique européen vient de traverser douze mois catastrophiques : une centaine de sites fermés, des dizaines de milliers d'emplois volatilisés, des dizaines de milliards de capacités de production évaporées. La principale cause de cette hémorragie ? Le coût de l'énergie. Produire en Europe coûte aujourd'hui quatre fois plus cher qu'aux États-Unis pour cette seule ligne budgétaire. Ce qui frappe dans cette mobilisation, c'est l'impatience. Pendant des années, l'industrie européenne a joué le jeu de la patience diplomatique, mais elle exige désormais des décisions immédiates, pas un énième rapport pour l'année prochaine. Cette urgence contraste avec l'art de la procrastination bureaucratique dans lequel excelle l'Europe. Il y a un an et demi, Mario Draghi rendait un diagnostic de 400 pages sans appel sur les faiblesses du continent. Depuis lors, presque rien n'a bougé. Pire, quatre indicateurs sur cinq montrent une stagnation, voire une dégradation. Dans certains cas, obtenir l'autorisation de construire une usine prend plus de temps que de la construire réellement - un détail kafkaïen qui mine la compétitivité au quotidien. Face à ce réquisitoire, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, multiplie les promesses : simplification réglementaire, baisse des charges administratives, accélération des autorisations. Elle reconnaît elle-même que le système fiscal européen est complètement délirant. Mais pendant que Bruxelles promet, Pékin et Washington agissent. La Chine développe des secteurs technologiques entiers en quelques années. Les Américains déroulent des plans industriels massifs et rapides. Le temps politique européen, fait de compromis, n'est plus synchronisé avec le temps économique mondial. Les industriels ne réclament pas du protectionnisme. Ils veulent pouvoir concourir dans des conditions normales : payer leur énergie à un prix viable, ne pas crouler sous des normes changeantes et avoir accès aux mêmes leviers que leurs concurrents chinois ou américains. La vraie question n'est plus de savoir si l'Europe doit bouger, mais si elle peut encore bouger assez vite. Car pendant les délibérations bruxelloises, les usines continuent de fermer. Et une fois qu'un savoir-faire industriel disparaît, il ne revient plus jamais. Mots-clés : salaire, militant, opposant, consultation, concertation, administration, poids lourd, frontière, électricité industrielle, taxation, assistanat, Belgique, réunion, dirigeant, réponse, divergence, Union européenne --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 12, 20264 min

Le pari fou de Tesla : devenir le Netflix du transport

Et si demain, vous ne possédiez plus de voiture ? Tesla mise 20 milliards pour vous faire consommer du transport comme vous consommez Netflix aujourd'hui. Des taxis autonomes, des abonnements mensuels, de la publicité pendant vos trajets… Elon Musk veut transformer l'automobile en service technologique. Reste à savoir s'il tiendra ses promesses cette fois comme nous l'explique Amid Faljaoui notre chroniqueur économique. Tesla ne veut plus seulement construire des voitures, l'entreprise d'Elon Musk veut devenir le maître de tous nos déplacements. Pour comprendre ce virage stratégique, il faut d'abord regarder vers la Chine. BYD, le géant chinois de la voiture électrique, vient de détrôner Tesla comme premier vendeur mondial. Musk a tiré la conclusion que face à la machine industrielle chinoise, il est impossible de gagner la bataille du volume parce que Tesla ne pourra probablement jamais produire plus de voitures et moins cher que les gigantesques usines chinoises. Place donc à l'intelligence artificielle ! Musk mise tout sur deux technologies révolutionnaires : le FSD, son système de conduite totalement automatisé, et le cybercab, ce futur taxi sans volant et sans pédale. Cette stratégie marque un tournant radical dans l'approche de Tesla, qui abandonne la course au volume pour se concentrer sur l'innovation technologique. Le modèle économique de Tesla change du tout au tout. Au lieu de vous vendre une voiture une fois tous les 10 ans, Tesla voudra vous vendre un abonnement mensuel à son logiciel de conduite autonome. L'idée, c'est que ça devienne un revenu récurrent pour Tesla, mois après mois. Cette transformation s'inspire directement des plateformes de streaming qui ont révolutionné l'industrie du divertissement. Une fois confortablement installé dans un robot taxi, qui roule donc tout seul, vous allez regarder votre téléphone, travailler, ou regarder des vidéos. Autrement dit, vous allez redevenir une cible publicitaire et donc Tesla pourra encaisser des revenus publicitaires, vendre du contenu et proposer même des services. Cette approche multiplie les sources de revenus potentielles pour l'entreprise américaine. Il faut quand même rester lucide. Elon Musk est un habitué des grandes promesses qui ne sont pas toujours tenues. En 2019, par exemple, il jurait qu'un million de robotaxis circuleraient à la fin de l'année 2020. Six ans plus tard, nous sommes en 2026, et toujours rien de tel sur nos routes. Cette répétition de promesses non tenues interroge sur la crédibilité du nouveau projet. Le défi est absolument colossal. D'autant que la concurrence ne l'a pas attendu. En Chine, Baidu et d'autres géants de la tech font déjà rouler des flottes importantes de taxis autonomes dans plusieurs grandes villes. Et ils ont sur le terrain plusieurs années d'avance. Pour Tesla, la transition est donc assez périlleuse. Elon Musk joue donc son va-tout. S'il gagne son pari, il transformera l'automobile pour toujours et deviendra le Netflix du transport. Et s'il échoue, Tesla risque de n'être qu'un pionnier de plus dépassé par une vague technologique qu'elle aura elle-même contribué à créer. Mots-clés : Spotify, Netflix, Apple, Google, Trump, administration, réglementation --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 11, 20264 min

Réforme de la TVA : le fiasco à 475 millions du gouvernement Arizona

On visait un cheval de course, on a hérité d'un chameau !! C'est le résumé du fiasco TVA signé Bart De Wever lui-même. Et pour cause : taxer le rock plus que l'opéra ou distinguer fiscalement votre petit-déjeuner du dîner, ça ne tient pas debout ! On décrypte avec Amid Faljaoui ce naufrage à 475 millions d'euros qui oblige le gouvernement à tout reprendre à zéro. En voulant une réforme fiscale élégante, le gouvernement voulait dessiner un cheval de course mais à force de compromis mal ficelés, il a fini par accoucher d'un chameau. Cette métaphore de Bart De Wever résume cruellement le fiasco de la réforme de la TVA qui secoue aujourd'hui la coalition Arizona. L'ambition initiale était pourtant claire : trouver un demi-milliard d'euros pour boucler le budget. La N-VA défendait une solution cohérente avec l'harmonisation des taux de TVA et une légère hausse pour simplifier le système. Mais le MR a bloqué net toute mesure perçue comme une atteinte au pouvoir d'achat, forçant le gouvernement à bricoler une solution de compromis. Faute d'accord global, le gouvernement a conçu une mosaïque de mesures sectorielles pour les loisirs, l'horeca et la culture. Ce patchwork à la belge s'est rapidement transformé en casse-tête administratif aux conséquences juridiques désastreuses. Le Conseil d'État a rendu un avis au vitriol, donnant une véritable leçon de bon sens aux dirigeants politiques. Les magistrats ont dénoncé des distinctions arbitraires et discriminatoires, dépourvues de justification juridique. L'exemple le plus frappant concerne la culture : l'opéra, la danse et la musique classique conservaient un taux de TVA à 6% car qualifiés d'art supérieur nécessitant une implication active, tandis que les concerts de rock ou de pop passaient à 12% sous prétexte d'une consommation plus passive. Ce snobisme culturel ne tient la route ni sur le plan juridique, ni sur le plan moral. En cherchant à ménager tous les électorats - le MR, les Engagés, les milieux culturels et populaires - la coalition Arizona a produit un véritable monstre juridique. Chaque parti a défendu son pré carré tandis que la N-VA, consciente du désastre dès le départ, a laissé le projet se casser la figure. Résultat : 475 millions d'euros s'évaporent virtuellement du budget alors que les finances publiques sont exsangues. L'entrée en vigueur prévue le 1er mars devient illusoire et le gouvernement doit repartir de zéro, perdant du temps précieux et surtout de la crédibilité. Cette débâcle illustre parfaitement les difficultés de la coalition : gouverner c'est choisir, mais à force de ne pas vouloir choisir, l'Arizona ne gouverne plus. Elle bricole et le fait mal. Espérons que ce camouflet servira de leçon et que la prochaine version ressemblera moins à un chameau et davantage à un véritable cheval de course fiscale. Mots-clés : alimentation, alimentaire, plats à emporter, petit-déjeuner, taxe, taxation, incohérence, dispositif, surréalisme --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 10, 20264 min

Comment des élites ont-elles pu se faire piéger par Epstein ?

Aujourd’hui, regardons l’envers du décor de cette sordide affaire et son aspect "logistique". On parle de princes, d’ex-chefs d’État, de milliardaires, de banquistas… Ces hommes-là ont des ressources illimitées : s’ils veulent assouvir des vices, même les plus inavouables, ils n’ont techniquement besoin de personne. Ils n’ont surtout pas besoin d’un rabatteur comme Epstein. Ils peuvent privatiser des villas au bout du monde, acheter des silences, s’organiser tout seuls avec une discrétion absolue et sans témoin. Pourquoi aller se mettre dans la gueule du loup chez ce type, sur cette île, alors qu’il pouvait tout avoir sans risque ? La réponse n’est pas "logistique", elle est psychologique et elle tient en un mot grec que nous devrions tous reviser, ou réviser : l’hubris. L’hubris, c’est la démesure, c’est l’orgueil fou. C’est cette maladie professionnelle des ultra-puissants qui finit par leur faire croire qu’ils sont au-dessus des lois, au-dessus de la morale et surtout au-dessus du danger. Ces hommes n’allaient pas chez Epstein pour trouver des filles, ils y allaient pour trouver un club, le tourisme sexuel classique. Pour eux, c’est risqué, c’est se mélanger à n’importe qui. Epstein, lui, leur vendait une sorte d’illusion parfaite. Il leur offrait un endroit ultra-sélectif où le vice était habillé en soirée mondaine. Quand un grand patron arrivait là-bas et qu’il voyait un prix Nobel ou une tête couronnée en train de boire un verre, son cerveau désactivait l’alarme. Il se disait, si lui est là, c’est que c’est sûr, c’est que c’est validé par le groupe. C’est là que l’hubris devient mortelle : pendant qu’ils profitaient de cette fausse sécurité, grisés par leur propre puissance, le piège se refermait. Car Jeffrey Epstein n’était pas un ami hôtelier, c’était un industriel du chantage. Il faut comprendre la mécanique concrète de son système : ses maisons n’étaient pas des refuges, c’étaient des studios d’enregistrement. On sait aujourd’hui que c’était truffé de technologies, de caméras cachées, de micros, de systèmes de surveillance dans les chambres. Le but ? Fabriquer ce que les services de renseignement russes appellent du kompromat, c’est-à-dire des dossiers compromettants. La méthode était d’une simplicité biblique. On attirait ces gens-là avec du prestige et des gens intelligents pour flatter leur ego. On leur servait leur pulsion sur un plateau et on enregistrait le tout puis on archivait. Ces hommes qui, dans leur vie professionnelle, sont d’une prudence de sioux, qui ne signent rien sans avoir trois avocats à côté d’eux, ont totalement baissé leur garde par arrogance. Ils ont sous-estimé Epstein, ils le voyaient comme un prestataire de services un peu bizarre. Ils n’ont jamais imaginé qu’un type qu’ils considéraient comme un simple courtier en plaisir avait l’intelligence machiavélique de les transformer en marionnettes. Ils pensaient tenir la laisse alors qu’ils se passaient la corde au cou. Au-delà de l'abjection absolue des crimes, l'affaire Epstein pose une question vertigineuse sur la gestion du risque par les élites. Comment des hommes à l'intelligence financière redoutable ont-ils pu --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 9, 20264 min

Washington va-t-il devoir sauver le Bitcoin comme il a sauvé les banques en 2008 ?

Le réveil est plutôt brutal pour les détenteurs de cryptomonnaie en ce vendredi : hier encore le bitcoin avait replongé sous la barre des 65.000 dollars, après un plus bas fulgurant autour des 60.000 dollars. Pour vous donner une idée de la violence de cette chute en l’espace de quelques mois : cet actif, si on peut l’appeler comme ça, a perdu près de la moitié de sa valeur par rapport à ses sommets. On parle donc de centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière partie en fumée depuis le début de l’année sur le seul Bitcoin. Et de plus de 2000 milliards de dollars si l’on regarde l’ensemble du marché crypto, c’est que c’est colossal. Ce qui est frappant, c’est que ce crash efface totalement ce qu’on appelait le Trump rallye. Vous vous souvenez, lors de sa réélection, Donald Trump avait promis de faire des États-Unis une place forte des cryptomonnaies et de soutenir légalement, et très massivement, l’industrie des cryptomonnaies. Le marché y a cru, l’euphorie était d’ailleurs totale et, aujourd’hui, cette lune de miel est terminée. On est passé d’une sorte d’optimisme aveugle à ce que les analystes appellent une peur extrême. Pourquoi une telle dégringolade et pourquoi maintenant ? Il y a trois raisons très concrètes à cela. D’abord, la fin de l’illusion du coffre-fort. On nous a longtemps vendu le bitcoin comme une sorte de valeur refuge, un abri contre les tempêtes financières, un actif qui serait décorrélé de la bourse. La réalité de ce début d’année 2026 est toute autre. Dès que les marchés traditionnels (comme le Nasdaq ou même l’or) tanguent, faiblissent, le bitcoin ne protège rien du tout. Au contraire, il coule en premier. C’est l’actif le plus fragile de la chaîne. Deuxième élément, il y a un phénomène mécanique : le piège du crédit, ce qu’on appelle l’effet de levier en finance. Beaucoup d’investisseurs ont acheté des bitcoins à crédit pour doper leurs gains. Mais quand le cours baisse, ces parieurs sont forcés, pour limiter leurs pertes, de vendre immédiatement pour, justement, rembourser leurs dettes. La baisse entraîne des ventes forcées qui entraînent elles-mêmes une baisse encore plus forte. C’est un effet domino. En 24 heures, plus d’un milliard de dollars de paris ont été balayés de cette façon. Troisième élément, le signal le plus inquiétant, vient des grands investisseurs, les institutionnels comme on les appelle. En 2025, ce sont les grands fonds comme BlackRock qui achetaient massivement des cryptos actifs pour leurs clients. Aujourd’hui, la machine s’est inversée. L’argent sort des fonds Bitcoin, et par milliards. Certains investisseurs emblématiques, qui avaient déjà tiré la sonnette d’alarme en 2008, juste avant la crise des suprimes, préviennent aujourd’hui que ce reflux, ces sorties de fonds, pourraient fragiliser tout l’écosystème. Est-ce qu’il faut s’attendre, s’il y a un crash encore plus fort, à un sauvetage public comme on a sauvé les banques en 2008 ? La question a été posée très sérieusement au Capitole, donc à Washington. Le sénateur Sherman a demandé au Trésor, l’équivalent de notre ministère des Finances, si l’État pourrait intervenir pour éviter le naufrage, comme on l’avait fait pour les banques en 2008. La réponse du secrétaire d’État au Trésor a été claire : je n’ai pas cette autorité, a-t-il dit. Autrement dit, les États-Unis peuvent défendre le dollar, la monnaie nationale, mais ils ne dépenseront pas 1 dollar du contribuable américain pour sauver une monnaie virtuelle. Au fond, c’est peut-être l’heure de vérité pour le bitcoin. S’il doit survivre, il devra le faire seul. S’il était sauvé par Washington, il perdrait son âme et son indépendance. Le bitcoin, au fond, est né d’une crise et il joue aujourd’hui sa survie dans une autre crise, loin des promesses politiques et face à la dure loi des marchés. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : htt

Feb 6, 20264 min

L'intelligence artificielle sonne le glas de la facturation à l'heure

Si votre cerveau est facturé à l'heure, vous avez déjà un pied dans la tombe financière. C'est ce qu'a démontré la Bourse pas plus tard que ce mercredi avec un massacre des actions des éditeurs de logiciels. Découvrez pourquoi ces éditeurs de contenus financiers et juridiques sont en danger et surtout pourquoi ça nous concerne tous, explique Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances. Depuis que ChatGPT est dans nos poches, cela fait à peu près trois ans que l'on nous prévient que l'intelligence artificielle va bouleverser le travail de bureau. Hier, les marchés financiers sont passés de la prédiction à l'exécution budgétaire. Le modèle du taux de facturation à l'heure ou à la journée vient de mourir. L'élément déclencheur, c'est une annonce d'Anthropic, le créateur de Claude, l'équivalent ou le concurrent de ChatGPT. Les créateurs de Claude ont lancé un outil capable d'automatiser les tâches juridiques et l'analyse de données à une vitesse que l'esprit humain ne peut plus suivre. La réaction de la bourse a été immédiate et ça a été un véritable massacre pour les entreprises qui vendent de l'expertise, des logiciels notamment. Les leaders mondiaux comme Thomson Reuters ou Wolters Kluwer ont perdu jusqu'à 20% de leur valeur en une seule journée. Tout simplement parce que le métier de consultant repose depuis des décennies sur une règle simple : on vend du temps, de l'expertise. Et les chiffres qui tombent prouvent que cette logique est terminée. Nous assistons en direct à l'acte de décès de la facture à l'heure. En effet, si un seul collaborateur armé d'une intelligence artificielle peut désormais abattre le travail de 10 personnes, l'entreprise n'achètera plus qu'une seule licence au lieu de 10 licences. Pour les vendeurs de logiciels et de services, c'est 90% de leur valeur qui s'évapore instantanément. C'est la raison pour laquelle les éditeurs de logiciels ont été massacrés en bourse ce mercredi. Si le savoir et le temps sont devenus gratuits, que reste-t-il à vendre ? Le jugement. La machine possède tout le savoir du monde, mais elle n'a aucune conscience des conséquences. Avoir du jugement, c'est avoir la capacité de dire, parmi les 10 solutions générées par l'intelligence artificielle, voici celles que nous allons choisir, car elles respectent par exemple notre culture, notre éthique, notre stratégie de long terme. Le jugement, c'est donc de l'arbitrage. Et la valeur se déplace de la production du rapport vers la signature en bas de la page. Désormais, le client ne payera plus pour vos heures de recherche, mais pour votre courage de trancher, et pour votre capacité à piloter tous ces systèmes complexes. Hier, la Bourse a donné le signal d'une purge massive. Le conseil des experts, c'est de délaisser l'exécution car elle appartient désormais aux algorithmes et de devenir des "arbitres" car dans l'économie de demain, le savoir est une commodité qui est devenue gratuite. Mais le jugement, lui, va devenir le luxe ultime. Mots-clés : Meta, productivité, ingénieur, Bank of America, licenciement --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 5, 20264 min

L'or et l'argent viennent de vivre un véritable séisme boursier

Saviez-vous que même l'or, que l'on appelle la valeur refuge par excellence, pouvait se comporter comme une vulgaire action de start-up en pleine bulle? C'est exactement ce qui s'est passé vendredi dernier. On a vécu, à ce moment-là, un véritable séisme. Comment est-ce qu'un marché aussi solide peut basculer dans le chaos, en une seule séance ? Tout commence par un excès de confiance. Il faut imaginer qu'à Chicago, là où se décident les prix mondiaux, tout le monde était persuadé que l'ascension serait éternelle. La preuve, tous les grands gérants de fonds étaient acheteurs. Pour l'or, par exemple, il y avait six fois plus de parieurs à la hausse qu'à la baisse. Le problème c'est que quand tout le monde est déjà dans le train, il n'y a plus personne sur le quai pour acheter et faire monter les prix davantage. Le marché est alors comme une sorte de pyramide en équilibre très instable. C'est là que l'étincelle a jailli : un énorme ordre de vente tombe sur le marché et déclenche un effet de panique immédiat. Pour bien comprendre, imaginez que vous êtes dans un stade bondé et que quelqu'un hurle soudain "au feu, au feu". Naturellement, tout le monde se rue vers la seule porte de sortie disponible. En bourse, c'est exactement la même chose. Cette porte de sortie, c'est la liquidité. Mais quand des milliers d'investisseurs veulent sortir en même temps, la porte est trop étroite et les acheteurs disparaissent, les prix s'effondrent et c'est le sauve-qui-peut général. Ce mouvement de foule est d'autant plus violent qu'il est aujourd'hui amplifié par des robots, le fameux trading à haute fréquence. Ce sont des algorithmes ultra rapides qui, eux, n'ont pas d'état d'âme. Contrairement à nous, ces robots ne prennent pas le temps de réfléchir ou de boire un café pour calmer leurs nerfs. Dès qu'ils voient une baisse, ils vendent par réflexe, en une fraction de seconde. On se retrouve alors avec une sorte de machine qui s'auto-alimente. Le robot vend parce que ça baisse, et ça baisse parce que le robot vend. C'est donc la panique version numérique. Ce chaos fait pourtant des heureux. Des firmes spécialisées comme le géant Jane Street adorent ces moments-là : quand la porte de sortie du stade est bloquée, celui qui détient la clé peut la louer au prix fort. En finance, celui qui apporte de l'argent frais quand tout le monde fuit devient le roi de la fête. A l'inverse, pour ceux et celles qui avaient trop à emprunter pour justement parier sur l'or, c'est la douche froide. La bourse de Chicago a d'ailleurs immédiatement relevé les garanties financières demandées. Ceux qui n'avaient pas de cash de côté ont tout perdu sur un actif qu'ils pensaient pourtant sans risque. Heureusement, l'or a la peau dure et il a déjà repris quelques couleurs en début de semaine. Mais vendredi dernier, le vendredi noir, nous laisse au moins une leçon : même le métal jaune peut devenir une montagne russe quand les algorithmes s'en mêlent. Je rassure ceux qui en ont, l'argent reste quand même en hausse de 160% sur un an et l'or de plus de 70%. C'est nettement mieux que n'importe quel livret d'épargne. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 4, 20263 min

La N-VA prend-elle les commandes de la Belgique en silence ?

L'Arizona fête sa première année d'existence. Et tout le monde s'étonne positivement de voir que la N-VA et notre Premier ministre ne parlent plus de scission ou de séparatisme. Normal, nous dit notre chroniqueur économique Amid Faljaoui : pourquoi parler de séparation quand le nord du pays a pris le pouvoir de quasi tous les centres de décision ? C'est une thèse sans doute controversée, mais qui a le mérite de faire réfléchir et de susciter le débat. Il y a 20 ans, Bart De Wever lançait de faux billets de banque à la frontière linguistique, une provocation soigneusement mise en scène pour dénoncer une Wallonie qu'il disait dépendante de l'argent flamand. À l'époque, le message était très clair : la Belgique était un problème et donc elle devait disparaître d'une manière ou d'une autre. Nous sommes en 2026. La coalition Arizona fait sa première année au pouvoir et le discours semble avoir changé radicalement. Depuis l'affaire Euroclear et les avoirs russes gelés en Belgique, commentateurs et éditorialistes francophones s'extasient même sur le sérieux budgétaire de Bart De Wever, son sens de l'État, son ton apaisé, sa maîtrise du français. Bart De Wever ne parle plus de scission, il ne parle plus de communautarisme, il parle gestion, stabilité, responsabilité. Mais la vraie question est ailleurs. Pourquoi parlerait-il encore de cette scission, de ce séparatisme ? La N-VA n'a plus besoin de menacer de quitter la Belgique. Pourquoi ? Parce qu'elle est en train d'en prendre les commandes, en silence et sans bruit. La révolution ne s'est pas faite dans la rue, mais dans les centres de décision, dans l'infrastructure, là où se décident les investissements, les technologies et les carrières. Les grands donneurs d'ordre fédéraux - Proximus, certaines banques publiques, la SNCB, Bpost, les ministères des Finances et de la Défense ou encore l'aéroport national de Bruxelles - orientent des milliards d'euros de commandes publiques. Ce sont eux qui structurent l'économie réelle du pays et déterminent très concrètement quels territoires gagnent et lesquels décrochent. Un tropisme s'est installé, clair, durable et plutôt proflamand. Non pas par une idéologie affichée, mais par un réflexe culturel, économique et organisationnel. Les appels d'offres privilégient désormais des solutions technologiques complexes : intelligence artificielle, cybersécurité, plateformes numériques. Or, ces écosystèmes ont été massivement soutenus en Flandre depuis des années, beaucoup moins en Wallonie. Résultat : de nombreuses PME wallonnes risquent de sortir du jeu principal. Elles deviennent tout doucement sous-traitantes pendant que la valeur ajoutée et l'innovation se concentrent au nord du pays. Même dans la défense, le mouvement est très visible. Historiquement, l'industrie de défense est majoritairement wallonne. Mais avec l'explosion des budgets militaires pour les technologies avancées et le numérique, une partie de ces milliards s'oriente vers des projets flamands, un mouvement documenté dans la presse flamande. Le mécanisme le plus discret, le plus puissant, reste celui des ressources humaines. Dans beaucoup de grandes entreprises publiques et d'administrations fédérales, les directeurs des ressources humaines sont majoritairement flamands. À Bruxelles, à compétence égale, on recrute davantage de néerlandophones. Il existe un plafond de verre réel pour les universitaires francophones, beaucoup moins présents dans les postes de direction. La définition du bilinguisme n'est pas toujours la même des deux côtés : un flamand parlant un petit peu français sera considéré plus facilement comme bilingue, l'inverse sera plus rarement vrai. La Belgique de 2026 n'est donc pas en crise institutionnelle. Elle est sous gestion flamande depuis quelques années déjà : une gestion très efficace, très disciplinée, très assumée. Une forme d'OPA amicale qui ne dit pas son nom sur les leviers du pays. La Wallonie n'est plus un partenaire, elle devient doucement mais sûrement une succursale. La vraie question n'est plus de savoir si Bart De Wever a changé, mais de savoir s'il a encore besoin de parler de séparation une fois le pouvoir conquis. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/e

Feb 3, 20264 min

Fed : la banque centrale américaine suit l'économie, elle ne la dirige pas

Un homme change à la tête de la banque centrale américaine (Fed) et tout le monde panique. La banque centrale serait politisée, l'économie menacée. Mais si cette inquiétude reposait sur une illusion ? Et si la Fed suivait plus qu'elle ne dirigeait réellement ? C'est ce que nous explique Amid Faljaoui aujourd'hui, et cela risque de ne pas plaire aux économistes qui écoutent cette chronique. Depuis quelques jours, l'effervescence règne autour de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, la banque centrale américaine. Aussitôt, les critiques fusent : la Fed ne serait plus indépendante, Trump pourrait placer quelqu'un à sa botte, et la politique monétaire américaine serait désormais pilotée depuis la Maison-Blanche. Pourtant, cette inquiétude repose peut-être sur une erreur d'analyse. Car pour croire que cette nomination va bouleverser l'économie mondiale, il faut croire que la banque centrale américaine dirige réellement l'économie. Or, Jamie Dimon, le patron de la banque JP Morgan, a précisément rappelé le contraire à Davos il y a quelques jours, avec un calme presque désarmant. Son message à Davos était limpide, presque gênant pour le débat ambiant. Selon lui, le pouvoir réel de la banque centrale américaine est largement surestimé. La Fed ne décide pas de ce qui arrive à l'économie. Elle réagit à ce qui est déjà en cours. L'exemple de l'inflation l'illustre parfaitement. Lorsque les prix augmentent trop rapidement, tout devient plus cher : produire, se loger, consommer. À ce moment-là, la banque centrale américaine augmente les taux d'intérêt pour une raison simple : emprunter coûte plus cher. Les dépenses diminuent et la hausse des prix finit par ralentir. À l'inverse, lorsque l'économie ralentit et que les prix cessent d'augmenter, la banque centrale américaine baisse ses taux pour encourager les particuliers et les entreprises à dépenser davantage. Mais ce que l'on oublie presque toujours, comme le souligne Jamie Dimon, c'est que la banque centrale américaine ne décide pas de l'évolution des prix. Elle constate cette évolution, puis elle agit en conséquence. En d'autres termes, l'économie évolue d'abord. La banque centrale américaine intervient ensuite, parfois trop tard, parfois même maladroitement. Dans ce contexte, le remplacement de Jerome Powell par Kevin Warsh à la tête de la banque centrale américaine ne modifie pas fondamentalement cette mécanique. Quelle que soit la personne nommée, la Fed ne peut pas agir à sa guise. Si elle freine trop brutalement, elle paralyse l'économie. Si elle maintient des taux d'intérêt bas trop longtemps, les prix repartent à la hausse et des bulles boursières se forment. En d'autres termes, la banque centrale américaine ne pilote pas l'économie, elle la corrige tant bien que mal. Le vrai malentendu n'est donc pas politique. Il relève plutôt de la naïveté. Les débats symboliques sur les nominations et les récits de pouvoir fascinent parce qu'ils donnent l'illusion qu'une personne, quelque part, contrôle la situation. Pendant ce temps, la machine économique avance, indifférente aux discours. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Feb 2, 20263 min

L’Allemagne face à un dilemme concernant la gestion de son or

Imaginez un coffre-fort gigantesque rempli de lingots d’or, au point que sa valeur dépasse aujourd’hui celle de certaines grandes entreprises de la tech. Ce coffre-fort existe, il est allemand. Avec près de 3400 tonnes d’or, l’Allemagne possède en effet la deuxième réserve mondiale, juste derrière les Etats-Unis. Ce trésor est évalué aujourd’hui à environ 500 milliards de dollars. Cette réserve d’or pose aujourd’hui une vraie question économique. Car l’or, pour une banque centrale, c’est un actif un petit peu à part : contrairement à un placement financier classique, il ne rapporte rien (pas d’intérêt, pas de dividende). Alors pourquoi le conserver avec autant de zèle ? Parce qu’il incarne la confiance. Pour la Bundesbank, la banque centrale allemande, l’or n’est pas un investissement. C’est une ceinture de sécurité, une assurance tous risques en cas de crise financière majeure, en cas d’effondrement monétaire ou encore en cas de choc géopolitique. Ce qui change aujourd’hui, c’est la valeur de cette assurance : depuis le passage à l’euro, la valeur des réserves d’or allemandes a été multipliée presque par 19. Le prix de l’or a littéralement explosé. Pourtant, et c’est ça le paradoxe, dans le même temps, la banque centrale allemande ne verse plus de bénéfices à l’État, alors qu’elle l’a fait pendant des années. Autrement dit, sur le papier, le pays est plus riche que jamais. Mais dans la réalité budgétaire, l’argent ne rentre plus dans les caisses de l’État. C’est là qu’un débat, longtemps impensable en Allemagne, commence à émerger dans les médias locaux. D’autres économistes allemands posent même la question : si l’on vendait une toute petite partie de cet or ? Pas tout évidemment, juste une fraction, de manière progressive, pour ne pas affoler les marchés. L’idée serait d’utiliser cet argent pour ce qui manque cruellement aujourd’hui, c’est-à-dire des trains qui arrivent à l’heure, des écoles mieux équipées et des infrastructures modernes. Ou encore de la recherche dans des secteurs clés comme l’intelligence artificielle. Bref, transformer une richesse qui dort dans des coffres en investissement très concret pour l’avenir. Mais la résistance est très forte en Allemagne, d’abord à cause de l’histoire. En Allemagne, l’or est lié au traumatisme de l’hyperinflation des années 1920, quand la monnaie ne valait plus rien. Et dans l’inconscient collectif, toucher à l’or, c’est toucher à la sécurité nationale. Ensuite, parce que la banque centrale allemande est indépendante, le gouvernement ne peut pas lui dire ou lui ordonner de vendre son or pour financer ses projets. L’Allemagne se retrouve donc aujourd’hui face à un véritable choix de société. Garder son or, c’est se préparer à une catastrophe, mais qui reste évidemment très hypothétique. L’utiliser, même partiellement, c’est investir dans une urgence bien réelle. Au fond, la question est très simple aujourd’hui : faut-il continuer à se rassurer avec de l’or qui dort ou accepter de réveiller ce trésor pour financer l’avenir ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 30, 20263 min

De la puissance à la faiblesse : les raisons du déclin du dollar américain

Quand le dollar baisse, ce n'est pas qu'un problème américain. Cela touche le prix de l'essence, les voyages, l'inflation et même votre épargne. Amid Faljaoui nous explique pourquoi la chute du billet vert nous concerne tous. Depuis quelques mois, une expression revient dans les salles de marché : "sell America", autrement dit "vendez les États-Unis". Concrètement, cela signifie que les investisseurs réduisent leur exposition aux États-Unis et vendent une partie de leurs actions, de leurs obligations, et surtout, ils vendent des dollars. Le dollar s'affaiblit en conséquence. Après plusieurs années de force, il a reculé face aux grandes monnaies, et notamment l'euro. Cet affaiblissement est également alimenté par le climat politique et budgétaire américain. Normalement, quand une économie va bien, sa monnaie se renforce, mais à condition que les investisseurs aient confiance dans la trajectoire du pays et dans ses institutions. Or, cette confiance est en train de se fissurer. Donald Trump change souvent de ligne, multiplie les annonces brutales puis les retire. Pour les marchés, cette imprévisibilité constitue un risque majeur. Trois peurs dominent largement. Premièrement, la crainte liée à la dette américaine. Les États-Unis traînent une dette colossale. Plus la dette publique américaine grossit, plus les investisseurs se demandent jusqu'où le système peut tenir sans un ajustement douloureux. Deuxièmement, les tensions politiques. Le spectre récurrent d'un "shutdown budgétaire" donne le sentiment d'un pays prêt à se bloquer lui-même. Cela n'envoie pas une image de stabilité ni de sérieux budgétaire. Troisième peur : elle porte sur la banque centrale américaine. Une monnaie n'est forte que si sa banque centrale est crédible. Or, en attaquant régulièrement la Réserve fédérale ou en contestant publiquement ses décisions sur les taux d'intérêt, Donald Trump nourrit le doute sur cette indépendance. Face à ces risques, les investisseurs se protègent. Ils réduisent leur exposition au dollar et se tournent vers d'autres devises jugées plus stables ainsi que vers des valeurs refuge, comme l'or. Que signifie cette faiblesse du dollar pour nous ? Pour les consommateurs, c'est plutôt une bonne nouvelle. Un euro plus fort rend les voyages aux États-Unis moins chers. Le pétrole, facturé en dollars, pèse moins sur la facture en euros, ce qui contribue également à calmer l'inflation. Pour la Banque centrale européenne, c'est aussi un léger soulagement. Avec une inflation moins sous pression, elle peut se montrer plus accommodante sur les taux d'intérêt. En revanche, les entreprises européennes très exposées au marché américain souffrent, car leurs revenus en dollars valent moins une fois convertis en euros. Cette baisse du dollar constitue donc un signal d'alerte : quand la confiance se fissure, c'est presque toujours la devise nationale qui encaisse le choc en premier. Mots-clés : créancier, Belgique, Japon, Grande-Bretagne, Chine --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 29, 20264 min

Métaux précieux et IA : la nouvelle hiérarchie de la richesse

On croyait la richesse dématérialisée, réduite à un clic et à du code. Puis le réel a frappé. L'or flambe, les métaux deviennent stratégiques, l'électricité redevient vitale. Même l'IA, qu'on disait virtuelle, dépend de mines, de centrales et de sols bien réels. La terre reprend le pouvoir sur le numérique. Et avec elle, une nouvelle hiérarchie de la richesse. C'est ce que nous explique aujourd'hui Amid Faljaoui. Pendant de nombreuses années, nous avons vécu avec l'idée que le monde numérique allait nous libérer durablement des contraintes de la Terre et que la richesse, c'était le clic de souris. Aujourd'hui, les compteurs nous ramènent au réel : l'or dépasse les 5000 dollars l'once et l'argent a bondi d'environ 50% en seulement trois semaines. Pour comprendre ce basculement, il faut observer trois phénomènes très concrets. D'abord, le retour de l'or face au papier. Pendant longtemps, les banques centrales ont créé de la monnaie en quantité colossale pour soutenir l'économie. Mais de plus en plus d'investisseurs s'interrogent sur la solidité de cette monnaie papier. L'or bat des records parce qu'il reste une monnaie que personne ne peut fabriquer artificiellement. Dans un monde incertain, la matière physique redevient donc l'une des rares valeurs de confiance. Ensuite, nous venons de comprendre que l'intelligence artificielle est un monstre physique. On nous présente souvent l'IA comme une sorte de technologie invisible et presque magique. C'est un raccourci trompeur. Il s'agit avant tout de milliers de serveurs qui consomment une énergie colossale et dégagent une chaleur immense. Pour fabriquer ces machines, il faut des métaux précieux et des métaux rares. Pour les faire tourner, il faut beaucoup d'électricité. Finalement, même l'industrie du luxe est concernée. D'un côté, les clients se montrent de plus en plus frileux face au contexte économique mondial. De l'autre, le prix des matières premières, comme l'or utilisé en joaillerie, explose et exerce une pression croissante sur les coûts. Ce secteur redécouvre également que même le rêve a besoin d'une base matérielle stable. Nous sortons progressivement de l'ère du virtuel roi pour entrer dans celle de la "rematérialisation". Le monde immatériel révèle aujourd'hui ses limites : il dépend entièrement de la Terre et de ses richesses réelles. Mots-clés : Etats-Unis, vague de froid, neige, chauffage, citoyen, LVMH, Kering --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jan 28, 20264 min