
Chronique économique
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Modèle social européen : un luxe que l'Europe n'aura bientôt plus les moyens de s'offrir ?
Le match Europe-États-Unis ne se joue pas là où vous croyez. Si on regarde les hôpitaux et les écoles, on gagne. Si on regarde le portefeuille et l'innovation, on coule. On ne peut pas éternellement distribuer une richesse qu'on ne produit plus. Ce matin, Amid Faljaoui pose la question qui fâche : le modèle social européen est-il un luxe que nous n'aurons bientôt plus les moyens de nous offrir ? Si vous traînez sur LinkedIn ou Twitter, vous êtes forcément tombé sur ce tableau comparatif entre l'Union européenne et les États-Unis. Et ces chiffres font du bien. On y voit que chez nous, on vit en moyenne quatre ans de plus qu'aux États-Unis, avec un taux d'homicide 2,5 fois plus bas. Notre taux de pauvreté est beaucoup plus faible, le nombre de personnes en prison également, et les femmes au travail sont plus nombreuses chez nous qu'outre-Atlantique. Le clou du spectacle ? La dette étudiante : zéro euro chez nous contre 40 000 dollars en moyenne là-bas. Quand on voit ça, on se dit qu'on vit quand même très bien en Europe. C'est un discours très puissant et humainement imparable. Mais ce tableau oublie soigneusement de mentionner deux chiffres cruciaux. Le premier : le PIB par habitant. En 2008, l'économie européenne et l'économie américaine faisaient quasiment jeu égal. Aujourd'hui, l'Américain moyen est devenu environ 40% plus riche que nous. Le deuxième chiffre concerne l'investissement dans la tech. Chaque année, les Américains injectent 250 milliards de dollars de plus que nous dans la recherche et le développement. C'est la garantie que les médicaments, l'intelligence artificielle et l'énergie de demain seront inventés là-bas, et que nous devrons les leur acheter. Notre modèle social, c'est un luxe qui coûte une fortune. Pour offrir des universités gratuites et des hôpitaux modernes, il faut une machine économique qui génère de la valeur. Or l'Europe est en train de devenir championne du monde de la redistribution d'une richesse qu'elle ne produit plus. Il faut sortir d'une vision manichéenne. Les États-Unis ne sont pas un enfer et l'Europe n'est pas un paradis. Le vrai défi, c'est de comprendre que la protection sociale n'est pas un acquis éternel mais un actif qu'il faut entretenir. On ne peut pas être une puissance mondiale en étant juste une sorte de grand musée où les gens vivent vieux et en sécurité. Pour protéger l'humain, il faut d'abord protéger la croissance qui le finance. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On nous répète que la Russie est en train de gagner la partie. Et si la réalité était l’exact inverse ?
Pour comprendre ce qui se joue vraiment, il faut distinguer trois niveaux : les objectifs politiques, la réalité militaire et, surtout, la logique économique. Revenons d’abord au point de départ. Vladimir Poutine, souvenez-vous, avait trois objectifs clairs en lançant cette guerre. Le premier, annexer l’Ukraine. Résultat, c’est un échec. L’Ukraine n’a jamais été aussi arrimée à l’Occident et avance désormais à pas forcé vers l’adhésion auprès de l’Union Européenne. Deuxième objectif, bloquer l’élargissement de l’OTAN. Là encore, c’est l’inverse qui s’est produit. La Finlande et la Suède ont rejoint l’OTAN. Concrètement, la frontière directe entre la Russie et l’OTAN a doublé de taille depuis la guerre en Ukraine. Troisième objectif, démilitariser l’Europe. On assiste aujourd’hui exactement à l’effet inverse. Le continent se réarme à une vitesse inédite depuis des décennies, avec des budgets de défense qui atteignent parfois près de 4% du PIB dans les pays les plus exposés et qui dépassent en tout cas partout les niveaux d’avant-guerre. Sur le terrain militaire maintenant, contrairement à l’image d’une avancée russe qui serait irrésistible, la réalité est beaucoup plus prosaïque, beaucoup plus simple. En deux ans, les gains territoriaux russes représentent moins d’un pour cent du territoire ukrainien. C’est donc une guerre d’attrition, plutôt lente et extrêmement coûteuse. Selon des estimations ukrainiennes et de l’OTAN, la Russie aurait perdu plus de 30.000 soldats pour le seul mois de décembre dernier. Pour quels résultats ? Une prise revendiquée, parfois de manière très discutable, de petites localités, petites villes secondaires. C’est là que l’économie devient la clé de lecture essentielle. Pourquoi continuer une guerre aussi chère pour des gains aussi faibles ? Parce que, selon le Premier ministre finlandais, Moscou n’a plus vraiment le choix. L’économie russe est désormais structurée autour de la guerre. L’inflation est très élevée, la productivité en berne, dépendance massive à la dépense militaire et un État russe qui irrigue en priorité tous les secteurs liés au conflit. En clair, l’économie russe tient uniquement parce que la guerre continue. Donc arrêter le conflit, pour la Russie, ce serait devoir absorber le retour de centaines de milliers de soldats que l’État russe ne pourrait plus ni payer, ni contrôler, ni reclasser. Ce serait aussi affronter une croissance quasi nulle hors du complexe militaro-industriel. La guerre est devenue "too big to fail" pour reprendre une expression financière c’est-à-dire en fait beaucoup trop grosse pour s’arrêter sans risque d’implosion. Si ce raisonnement est juste, nous ne sommes plus face à une stratégie de victoire, mais plutôt à une fuite en avant pour la survie politique du Kremlin. Conclusion, en tout cas provisoire, l’Europe n’est pas aussi faible qu’elle le croit, ou qu’on nous le répète. Face à une puissance qui joue sa survie interne, notre principal atout reste la durée, la cohésion et évidemment le soutien à l’Ukraine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Découvrez l'arme silencieuse que l'Europe détient et qui terrorise Washington bien plus qu'une armée
Le vrai patron de Donald Trump, c'est son banquier. Et vous savez qui est son banquier? C'est nous, les Européens. On nous vend souvent l'image d'un Donald Trump totalement imprévisible, totalement impulsif, une sorte de madman, d'homme fou qui agirait sans réfléchir. Figurez-vous que, un an après son retour, on a compris que Trump obéit à une règle très très rationnelle, au contraire. À Wall Street, ils ont d'ailleurs inventé un acronyme cruel pour dire ça, le TACO, Trump Always Chickens Out, en français courant. Ca veut dire : Trump finit toujours par se dégonfler. Le mécanisme de ce TACO est assez simple à expliquer : Trump cogne, menace, fait peur, mais dès que ça commence à coûter trop cher, il fait marche arrière. Le vrai baromètre de ces décisions, ce n'est pas la diplomatie, ce n'est pas l'ONU, c'est le taux d'intérêt de la dette américaine. Prenez tout simplement l'affaire du Groenland. Pourquoi a-t-il annulé ses sanctions? Parce que les marchés financiers ont commencé à paniquer. Et quand les marchés financiers paniquent, les taux d'emprunt grimpent. Et ça, Trump ne le supporte pas. C'est là que ça devient intéressant pour nous autres Européens. Jeudi dernier, Trump a fait une erreur. Il a menacé l'Europe de grosses représailles si jamais on s'avisait de vendre de la dette américaine. En disant ça, il a fait quoi? Il a avoué sa plus grande faiblesse : l'Amérique est une super puissance militaire, mais financièrement c'est un colosse au pied d'argile. L'État américain a une dette colossale de 38 000 milliards de dollars. Pour fonctionner, il a besoin qu'on lui prête de l'argent. Tous les jours. Et qui est son plus gros prêteur? Ce n'est pas la Chine, pas le Japon, c'est l'Europe ! Que ce soit à travers des investisseurs, des fonds de pension, les banques, nous détenons 8 000 milliards de dollars d'actifs américains. Pour le dire très bêtement, très simplement, nous sommes les banquiers de la prospérité américaine. N'oubliez d'ailleurs jamais d'où vient Donald Trump. C'est un promoteur immobilier, à la base. Or il sait, mieux que personne, qu'on ne peut pas se fâcher avec son banquier. Pourquoi a-t-il si peur qu'on vende nos obligations américaines? Parce que si l'Europe arrête d'acheter, par exemple, les taux d'intérêt aux États-Unis vont exploser. Et si les taux d'intérêt explosent, ce sont les crédits immobiliers des Américains moyens qui deviennent impayables. Pour un président américain, toucher au portefeuille des électeurs c'est un suicide politique. La leçon est très claire : l'Europe n'a pas d'armée pour faire peur à Washington, ça se saurait, mais elle a le chéquier, elle a le code du coffre-fort. Il ne s'agit donc pas de déclarer la guerre financière, ce serait dangereux pour tout le monde, y compris pour les Européens. Il s'agit juste de se rappeler que le rapport de force n'est pas à sens unique. L'Amérique a besoin de notre argent. C'est bêtement une réalité comptable. Et comme disent les Américains, "money talks", l'argent parle. Il serait peut-être temps d'ailleurs que l'Europe apprenne à hausser le ton, parce qu'un banquier, même s'il est discret, n'est jamais un simple figurant. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

ChatGPT : la gratuité a un prix, celui de la publicité
ChatGPT va afficher de la publicité. Un virage discret, mais lourd de conséquences. Quand l'IA devient un support publicitaire, la question de la confiance se pose autrement. Reste à savoir jusqu'où cela ira… et qui acceptera encore de payer pour l'éviter. C'est la question posée ce jeudi par Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. OpenAI lance des tests publicitaires aux États-Unis pour son intelligence artificielle ChatGPT. Face à un modèle économique déficitaire avec 95% d'utilisateurs gratuits, l'entreprise mise sur la publicité contextuelle pour générer des revenus. Une stratégie qui soulève des questions cruciales sur la neutralité des conseils de l'IA et l'acceptation des utilisateurs. ChatGPT adopte désormais officiellement un modèle publicitaire différencié selon les abonnements. Les utilisateurs de l'offre premium la plus élevée conservent une expérience sans publicité, tandis que ceux utilisant la version gratuite ou l'offre intermédiaire voient apparaître des bannières publicitaires sous les réponses de l'IA. Le système mise sur une publicité contextualisée : une question sur la rénovation d'un salon pourrait ainsi déclencher l'affichage d'une publicité pour un canapé. OpenAI promet que ces contenus sponsorisés resteront clairement séparés des réponses et n'influenceront pas les algorithmes de l'intelligence artificielle. Cette évolution répond à une réalité économique pressante pour OpenAI. Avec seulement 5% d'utilisateurs payants, l'entreprise fait face à un modèle économique non rentable malgré les investissements colossaux dans ses infrastructures et centres de données. Des rumeurs ont même évoqué cette semaine des difficultés financières majeures pour la société. Dans ce contexte, la publicité apparaît comme une solution quasi-mécanique pour diversifier les sources de revenus et assurer la pérennité du service. Au-delà des aspects économiques, cette évolution soulève des interrogations fondamentales sur la relation entre utilisateurs et intelligence artificielle. ChatGPT accumule des données précieuses sur les raisonnements, projets et vulnérabilités de ses utilisateurs à travers des conversations approfondies. Cette connaissance intime pose la question de la neutralité future des conseils prodigués par l'IA. Comment garantir qu'une recommandation reste totalement objective et ne soit pas subtilement orientée par des intérêts publicitaires ? Cette problématique rejoint un dilemme classique du numérique : accepter la gratuité apparente contre un coût réel mais moins visible, ou payer pour préserver son indépendance. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.