
Choses à Savoir TECH
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Tesla au bord de la faillite ?
Ce n'est pas une première, Elon Musk est à nouveau au cœur des conversations aujourd'hui, et à nouveau, c'est sa communication qui interpelle. Lors d'une interview, le propriétaire de Tesla a qualifié les Gigafactory de Berlin en Allemagne et d'Austin au Texas censé fabriquer des voitures électriques en masse, de je cite « gouffres financiers », précisant que son entreprise avait déjà perdu des milliards d'euros.Décidément, rien ne va plus pour l'homme le plus riche du monde. Après une longue controverse qui n'est toujours pas terminée concernant son rachat de Twitter, mais aussi des reproches publics de la part de ses propres employés, Elon Musk fait aujourd'hui face à un risque de faillite de ses deux entreprises phares : SpaceX et Tesla. Si les problèmes financiers de la première sont connus depuis des mois, la seconde quant à elle paraîssait plutôt équilibré... Il n'en est finalement rien. En conséquence, Elon Musk a annoncé il y a plusieurs semaines, qu'une vague de licenciements allait avoir lieu prochainement, concernant tout de même plusieurs milliers d'employés, et ce, à cause d'un « mauvais pressentiment ». On comprend mieux pourquoi en écoutant sa dernière allocution auprès de Tesla Owners of Silicon Valley, un club de propriétaire reconnu officiellement par la marque. Elon Musk y explique que les Gigafactory de Berlin et d'Austin sont je cite « de gigantesques gouffres financiers », en partie à cause de la pénurie mondiale de matériaux qui touche le secteur de l'automobile.Dans le détail, l'usine d'Austin dans le Texas ne parviendrait à produire qu'une trop petite quantité de voiture par jour, loin des 22 000 modèles par semaine comme annoncé par l'entreprise par le passé. Une situation jugé catastrophique due au blocage de nombreux composants dans les ports chinois à cause des mesures anti-Covid du pays. Petite pointe d'optimisme, Elon Musk pense je cite que « tout cela va se régler très vite même si cela demande beaucoup d’attention » fin de citation. En ce qui concerne la Gigafactory de Shanghai (déjà fermée à plusieurs reprises à cause des confinements), une nouvelle fermeture de deux semaines devrait avoir lieu prochainement en raison de travaux. Reste à savoir quel plan mettra en place Elon Musk pour limiter les dégâts d'une situation plus que périlleuse, qui lui a déjà fait perdre plus de 600 millions de dollars suite au crash du Bitcoin ces dernières semaines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google : une secte adepte d'art et de sexe au cœur de l'entreprise ?
C'est une drôle d'histoire (mais qui ne fait pas rire tout le monde) que l'on a décidé de vous raconter aujourd'hui. Un employé de Google Developers affirme qu'une secte religieuse exerce une influence démesurée sur l'environnement de travail de son unité. Une influence qu'il a décidé de dénoncer en trainant son employeur en justice. Tous les détails, genèse et conséquence dans cet épisode.Kevin Loyd, c'est le nom de cet employé à qui l'on doit cette histoire. « Fellowship of Friend », la confrérie des amis en Français, c'est le nom de la secte que ce dernier a décidé d'envoyer en justice suite à son licenciement. Dans le détail, Kevin Loyd porte plainte contre Google pour licenciement abusif, discrimination, représailles et préjudice psychologique. Mais pour comprendre davantage cette histoire, il faut revenir aux années 1970, quand cette confrérie a été créé par l'Américain Robert Earl Burton. Aujourd'hui, l'organisation compte plus de 1500 membres. Un tiers d'entre eux vivent d'ailleurs à proximité d'une énorme villa à Oregon House, en Californie, avec pour philosophie la théorie du développement personnel de la Quatrième Voie, autrement dit, ces adeptes pensent qu'un état de conscience total peut être atteint par la connaissance des beaux-arts. Dès lors, la confrérie collectionne des œuvres d'art, notamment des antiquités chinoises et monte de nombreux spectacles d'opéras, de théâtre ainsi que des concerts.Au sein de Google Developers, Kevin Loyd explique que 12 employés sont membres de la secte. Certains d'entre eux étaient d'ailleurs très actifs au sein de l'entreprise, notamment lors d’événements où ils prenaient des photos, jouaient de la musique et proposaient même des massages. Une omniprésence inquiétante pour le plaignant, qui, dès qu'il a décidé d'en parler, a été licencié. À noter que ce n'est pas la première fois que la secte est mêlée à la justice. En 1984, plusieurs jeunes membres de l'organisation ont porté plainte contre Burton pour harcèlement sexuel... En 1996, un jeune a lui aussi porté plainte contre le fondateur pour conduite inappropriée alors qu'il était encore mineur. De son côté, Google a affirmé que vérifier l'identité religieuse des employés est à l'encontre de ses principes, mais a aussi dit que les plaintes de Kevin Loyd allaient être examinées sérieusement. Le procès ne fait que commencer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que vaut le classement des supercalculateurs ?
Avez-vous déjà entendu parler du classement des supercalculateurs les plus puissant ? On vous l'a déjà présenté à plusieurs reprises dans ce podcast pour mettre en avant les machines les plus puissantes du monde. Mais à quoi correspond-il réellement ? Toutes les réponses à cette question, l'historique de ce classement et le décryptage des enjeux dans cet épisode.Concrètement, ce classement correspond surtout à une mesure de performance basée sur un benchmark appelé HPLinpack. Sur le site du fameux Top 500, il est précisé que ce benchmark ne saurait refléter les véritables capacités et performances des machines, mais plutôt je cite « les performances d'un système pour résoudre de nombreux équations linéaires » fin de citation. À noter que les calculs qu'ont besoin d'effectuer ces ordinateurs surpuissants sont bien différents d'un domaine à l'autre, qu'il s'agisse de simulation météo ou nucléaire, d'entraîner une IA, ou de casser des clés de sécurités par exemple.L'un des principaux critères de ce classement n'est autre que l’arrivée de nouveaux composants comme les puces ou les cartes graphiques, ce qui permet aux entreprises justement de montrer leur puissance. Comme nous vous en avions parlé il y a quelque temps dans ce podcast, AMD a récemment propulsé le premier supercalculateur exaflopique de l'Histoire tout en haut du classement. Difficile donc de savoir si le supercalculateur serait arrivé à la première place sans les nouvelles puce du constructeur. Éternel challenger d’Intel sur tous les composants électroniques, AMD vient donc marcher sur les plates-bandes, alors qu’Intel a dominé le Top500 durant des années. Impossible de passer également à côté des enjeux géopolitiques. Car ce classement met aussi en avant des entreprises, des universités et des gouvernements. Investir et communiquer sur ce sujet revient alors à mettre en avant la puissance, l’attractivité, le niveau de qualification des équipes et le niveau d’équipement de ces différentes entités et donc de montrer les muscles face à la concurrence. Si les Etats-Unis dominent historiquement ce classement, l'Europe avec Adastra (10e du classement) et Lumi (3e) tente de renverse ce rapport de force quand la Chine elle, n'est pas vraiment présente dans les première places, malgré le fait qu'elle possède le plus grand nombre de machine au Top500.Ceci dit, il est également tentant de penser que certaines puissances gouvernementales ne cherchent pas la première place et préfère rester dans l'ombre. Si le premier supercalculateur exaflopique officiel a été mis en avant récemment, on peut également se dire que la Chine et les Etats-Unis ont depuis bien longtemps dépassé cette puissance de manière officieuse, avec des budgets inimaginables, mais surtout sans le dire à personne. Ainsi, le TOP500 des supercalculateurs permet de mesurer la popularité de certaines architectures avec certains composants, les ambitions et les moyens des différents acteurs, mais ne permet pas de savoir qui dispose réellement du plus puissant ordinateur au monde, ou tout du moins de montrer uniquement ce que l'on veut bien rendre public. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cartes graphiques, les prix en chute libre ?
C'est une excellente nouvelle pour tous les fans de matériel informatique, mais aussi et surtout pour les joueurs, le prix des cartes graphiques est en train de s’effondrer après plusieurs années de hausse consécutives dues à la pénurie de semi-conducteurs, donc en somme de retrouver des prix plutôt raisonnables. En parallèle, il faut également noter que le marché des cryptomonnaies est au plus mal, poussant de nombreux mineurs à revendre leur matériel.Comme détaillé par le site spécialisé Tom’s Hardware, cette baisse des prix s’est accélérée au cours des dernières semaines. Une excellente nouvelle après 5 ans d'inflation incontrôlée, frôlant plusieurs milliers d'euros pour les composants les plus pointus. Rien qu'entre le 1er et le 15 juin, le prix de certaines cartes graphiques AMD ou Nvidia a diminué de 5 voir 7% dans certains cas. Par exemple, la Nvidia GeForce RTX 3070 Ti se vendait autour des 700 dollars le 1er juin, et désormais est affichée à 600 dollars. Sur eBay, les prix ont baissé entre 2 et 21 % en deux semaines, faisant chuter le prix de la Radeon RX 6950 XT d'AMD de 1 600 à 1270 dollars aux enchères. Si le processus ne fait que débuter en France, il est déjà bien entamé aux États-Unis.Cette baisse sur les annonces eBay est une conséquence directe d'un autre phénomène : l'effondrement des cours des cryptomonnaies. En effet, le cours du Bitcoin avoisine actuellement les 20 000 dollars, soit trois fois moins que son record l'an dernier à la même époque. De son côté, l’Ethereum est retombé aux alentours des 1100 dollars le jeton, soit une baisse de 40 % en quelques semaines. Les structures ne sont donc plus rentables et des dizaines de cartes graphiques sont revendues. La chute du marché a fait fondre la rentabilité des mineurs comme neige au soleil, faisant craindre un marché baissier durant plusieurs années. Ainsi, de nombreux mineurs revendent leur matériel sur des sites d’occasion. De bonnes affaires à première vues, qui certes font baisser les prix de manière générale, mais attention : une carte graphique ayant servi à miner des cryptomonnaies bien souvent 24h/24 n'est pas en bonne santé et a une espérance de vie plus courte que les autres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

SpaceX : des employés se plaignent... Elon Musk les vire ?
Décidément, rien de ce que fait Elon Musk n'est sans controverse. Après avoir déclaré haut et fort qu'il voulait racheter Twitter avant de vouloir renégocier son offre à la baisse, Elon Musk est aujourd'hui pointé du doigt par certains de ses salariés... ou plutôt anciens salariés, puisqu'ils ont depuis été licenciés... tout cela pour avoir osé se plaindre du comportement excentrique de leur patron.C'est dans une lettre ouverte que l'on a appris la nouvelle. Dans cet écrit collectif, le comportement d'Elon Musk est considéré comme étant je cite « une source fréquente de distraction et d'embarras, en particulier ces dernières semaines […] En tant que P.D.G. et porte-parole, Elon est considéré comme le visage de SpaceX. Chaque tweet envoyé par Elon est de facto une déclaration publique de la société. Il est essentiel de faire comprendre à nos équipes et à notre vivier de talents potentiels que son message ne reflète pas notre travail, notre mission ou nos valeurs » fin de citation. Le document mentionnait également la politique « No Asshole » (pas de connard, en français) de SpaceX, sous-entendant que Musk pouvait pour sa part avoir des comportements justement de « connard » en public. Au final, l'objectif de cette lettre était surtout de demander à l'entreprise de se désolidariser des propos du patron, je cite, « en condamnant publiquement le comportement préjudiciable d'Elon sur Twitter » fin de citation.Réaction de SpaceX : le licenciement. Gwynne Shotwell, présidente de la société, a notifié par e-mail -ce qui est très loin d'être classe- à plusieurs signataires à l'origine de cette lettre qu'ils ne travaillaient plus pour SpaceX désormais. D'après le New York Time et le site The Verge, Shotwell explique que je cite « l'entreprise a trop de travail critique à accomplir, et n'a pas besoin de ce genre d'activisme excessif » fin de citation. Mais d'après une signataire de cette lettre et désormais ex-salarié de SpaceX, le sentiment général chez dans l'entreprise est que le management fait je cite « la sourde oreille » pour occulter des problèmes réels, précisant qu'il aura fallu un mois aux signataires pour écrire cette lettre afin d'être sûr de bien refléter l'opinion de la majorité de l'entreprise. Reste à savoir si ce mouvement de contestation n'est qu'un incident mineur comme l'explique la compagnie d'Elon Musk, ce dernier n'ayant pas réagi publiquement à cette affaire, où s'il s'agit d'un début de soulèvement au sein de l'entreprise spatiale la plus puissante du monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des plaques d'immatriculation numériques... ? Pourquoi ?!
Au rayon des accessoires inutiles, ou tout du moins dont l'utilité ne saute pas aux yeux à première vue, on retrouve les plaques d'immatriculation numériques. Ces « RPlates » commercialisées notamment par la société Reviver aux Etats-Unis, commencent à prendre de plus en plus de place sur les bas de caisses des automobilistes. Mais à quoi servent-elles en réalité ? Pourquoi ne pas choisir une plaque normale et sans doute bien moins chère ? C'est ce qu'on va tenter de voir dans cet épisode.Aux Etats-Unis, mais aussi plus près de chez nous en Belgique, les plaques d'immatriculation font partie d'un certain folklore, avec tout de même certaines subtilités.Si elles sont personnalisables chez nos voisins, elles sont carrément différentes d'un état à l'autre avec des design uniques aux Etats-Unis tout en pouvant là aussi être personnalisées. Or, avec l'arrivée des plaques numériques, cette personnalisation peut aller encore plus loin. Chez Reviver, société spécialisée dans les plaques numériques, deux types de plaques sont proposées avec un écran HD et une connectivité LTE. Le premier fonctionne pour sa part grâce à des piles tandis que le second est câblé pour être équipé d'un GPS. Autre spécificité, ces plaques peuvent passer du mode clair au mode sombre selon les envies du conducteur et le moment de la journée. Elles permettent également aux conducteurs de modifier leur bannière quand ils le souhaitent. Qui dit électronique dit sensibilité à l'eau et aux intempéries, surtout pour un objet placé sur une voiture... et bien sur ce point, Reviver assure que ses plaques résistent aux conditions météorologiques difficiles et ne seront pas abîmées en cas de conditions météos difficiles.Précisons que la plaque câblée peut être localisée en cas de perte ou de vol du véhicule, mais est également capable d'envoyer des notifications sur un smartphone si elle détecte un mouvement suspect. Pour Nevile Bostin, cofondateur de Reviver que je cite, « les conducteurs méritent une solution d'immatriculation moderne qui fonctionne pour la façon dont nous vivons aujourd'hui » fin de citation. Depuis peu, les conducteurs de Californie, d'Arizona et du Michigan peuvent arborer légalement ces plaques, et seront prochainement rejoint par dix autres états avant un déploiement, à terme à l'échelle nationale. Les plaques sont alimentées par le Cloud, ce qui permet le transfert de données chiffrées entre les propriétaires de véhicules. Côté coût, comptez 20 dollars par mois pour le modèle à pile et 25 dollars pour le câblé, plus 150 dollars pour l’installation par un professionnel. A contrario, une plaque classique ne coûte que 5 dollars. Pour l'heure, l'arrivée de ces plaques en France n'est pas à l'ordre du jour, essentiellement parce que la personnalisation des plaques n'est pas autorisée par les autorités. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Canada : coupure massive d’Internet à cause… d’un castor !
Au chapitre des histoires insolites, on vous propose aujourd’hui de partir au Canada où un castor a littéralement figé plusieurs villes début juin, en décidant de se faire les dents sur des lignes électriques, dont un câble de fibre optique. Un désagrément qui aura duré plus de huit heures, plongeant plusieurs villages dans la panique.Direction la province de la Colombie-Britannique au Canada, soit le territoire le plus à l’ouest du pays. Le 7 juin dernier, plusieurs villages se sont retrouvés coupés du monde, sans internet pour certains, et carrément sans électricité pour les autres à cause du plus célèbre rongeur du pays : un castor ! D’après le média CTV News, ce sont donc une vingtaine de clients qui ont été privés de courant pendant près de huit heures, quand une quinzaine de villages se sont retrouvés sans internet. Comme le précise le porte-parole de BC Hydro (l'entreprise qui gère la production, le transport et la distribution de l'électricité dans cette province du pays), ces incidents restent rares au Canada, même si cela arrive de temps en temps. En avril dernier, un autre castor avait lui aussi rongé un câble de fibre optique, coupant Internet à plus de 1 000 habitants.Si cet incident prête à sourire, les habitants des villes touchées, eux, ne trouvent pas ça très drôle. Comme il n’existe pour l’instant qu’une seule ligne de fibre optique pour ce secteur, une panne peut donc avoir de lourdes conséquences, en particulier pour les commerçants qui utilisent la fibre optique pour les paiements dématérialisés, technique majoritairement utilisée au Canada. Les autorités locales ont annoncé l’installation prochaine d’une seconde ligne le long de la côte Ouest canadienne entre Prince Rupert et Vancouver, ce qui devrait résoudre le problème et permettre d’éviter de nouvelles pannes trop longues. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

IBM quitte aussi la Russie ?
Après Google, Apple, Meta et Microsoft, c’est au tour de IBM de cesser ses activités en Russie. Une décision motivée notamment par la guerre en Ukraine dans un élan de justice et de nécessité d’après l’entreprise qui devrait à nouveau handicaper la Russie sur le plan technologique.IBM a repoussé l’échéance le plus longtemps possible, mais face à la persistance du conflit entre l’Ukraine et la Russie -lancé on le rappelle à l’initiative de Vladimir Poutine fin février- et bien le géant de l’informatique américain a finalement décidé de plier bagage et de cesser ses activités en Russie. Contrairement à certaines entreprises concurrentes qui elles ont réagi rapidement, peut-être un peu dans l’émotion, les dirigeants d’IBM ont tenu à analyser la situation et l’évolution du conflit avant de prendre une décision de retrait partiel ou total.Dans un communiqué daté de fin mai, le nouveau PDG de l’entreprise Arvind Krishna a rappelé la complexité de la situation en termes de protection du personnel et de leur famille, je cite « c’est cette difficulté à garantir la sécurité et l’avenir [de la société et de nos employés] qui m’a conduit à entamer la suspension des opérations commerciales d’IBM le 7 mars […] et procéder à la liquidation ordonnée de ses activités en Russie » fin de citation. Dans cette situation, et comme à chaque fois qu’une entreprise étrangère a choisi de quitter le pays, ce sont les salariés locaux, en Russie, qui payent le prix fort, et que Krishna a tenu à remercier. Mais contrairement à d’autres multinationales, ce départ ne provoquera aucun manque à gagner pour IBM.En effet, le directeur financier de l’entreprise, Jim Kavanaugh, a expliqué à l’agence de presse Reuters je cite que « la Russie ne représente que 0,5 % du chiffre d’affaires total du groupe si l’on se réfère aux résultats de l’année dernière » fin de citation. Au-delà des employés russes d’IBM, il semblerait que la population dans son ensemble ne soit pas mécontente de voir l’entreprise quitter le territoire d’après Reuters, puisque l’opinion général était devenue très hostile à la marque après que les dirigeants aient décidé de de priver les entreprises russes de fournitures essentielles comme les logiciels, services, technologies et pièces détachés en guise de sanction depuis le début du conflit fin février. Parmi ses clients, on compte notamment des banques fédérales, des sociétés de chemins de fer et des producteurs d’énergies, également touchés par des sanctions provenant directement de l’Union Européenne cette fois-ci. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Kazakhstan, le nouveau paradis de la tech ?
Outre la Silicon Valley aux Etats-Unis, il existe de nombreux pays où la technologie est au cœur de l’économie et de la société. On peut notamment penser à Singapour en Asie, à Israël au Proche-Orient ou même à l’Estonie en Europe. Mais saviez-vous que le Kazakhstan pourrait bien devenir la nouvelle terre promise de Google ? Mi-mai, les deux incubateurs « Google for Start-up » et « Astana Hub » ont justement noué un partenariat qui doit faire de Nour-Sultan, la capitale du pays, la future plaque tournante de la technologie en Asie centrale. Pourquoi ? Comment ? Tous les détails dans cet épisode.Concrètement, le Kazakhstan ne manque pas d'atouts. En effet, sa main-d'œuvre hautement qualifiée, ses coûts de travail moins cher que la moyenne, sa fiscalité avantageuse et ses nombreuses ressources à disposition en font un pays de choix pour l’implantation des start-ups. Dans ce contexte, le pays connaît donc un véritable boom économique, poussant même l’incubateur Google for Strat-up à poser ses valises au Kazakhstan pour ouvrir deux programmes d’accélération à destination de quinze start-ups. Les jeunes entreprises retenues seront accompagnées dans leurs processus commerciaux ou encore leurs levées de fonds. Ils bénéficieront en outre du savoir-faire de Google sous la forme d’accompagnements personnalisés, ainsi que d’ateliers techniques animés par des experts.Clairement, il s’agit là d’un magnifique coup politique pour les autorités locales. En effet, ce partenariat avec les Etats-Unis est une vraie preuve de la crédibilité de leurs ambitions. Des ambitions à la fois économiques et financières, mais surtout géopolitiques avec un objectif bien précis : s’affirmer comme un acteur influent dans les nouvelles technologies. Un autre incubateur local avec lequel travaillera Google du nom d’Astana Hub, montre déjà des signes de réussites dans ce domaine. Au total, l’incubateur accueille plus de 640 entreprises depuis 2019, dont 70 viennent de l’étranger. En trois ans, ces start-ups ont réussi à récolter plus de 370 millions d’euros. Avec une telle ambition et de tels moyens, on ne peut pas dire que le Kazakhstan ne fait pas tout pour mener son projet à bien. De là à s’imposer comme une « smart nation » comme l’Estonie ou Israël, il reste encore un peu de travail, mais nul doute que l’arrivée de Google devrait accélérer les choses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Spotify, futur n°1 mondial des livres audio ?
Si vous êtes utilisateurs de Spotify que ce soit pour écouter de la musique ou pour écouter des podcasts comme Choses à Savoir Tech, alors vous serez sans doute ravi d’apprendre qu’un autre format devrait bientôt prendre de l’ampleur sur la plateforme : les livres audio. En effet, les dirigeants de Spotify veulent capitaliser sur ce nouveau marché en pleine expansion, ce qui pourrait avoir certaines répercussions sur l’activité de l’entreprise.Début juin, le PDG de Spotify Daniel Ek a affirmé je cite que « le marché du livre audio est le principal objectif de domination de l’entreprise […] Nous pensons que sous leurs différentes formes, ils représentent une opportunité considérable. Comme nous l’avons fait dans le podcasting, attendez-vous à ce que nous jouions pour gagner » fin de citation. Voilà qui donne le ton. Mais si l’on essaye de lire entre les lignes, cette décision que l’on pourrait qualifier de soudaine de devenir leader mondial du livre audio n’est pas si étonnante que cela. En réalité, elle a même été minutieusement réfléchie depuis plusieurs mois. En 2021, Spotify avait annoncé l'acquisition de Findway, l'une des principales plateformes de livres audio… Un achat qui doit encore être entériné par la division Antitrust du ministère de la justice américain afin d’éviter une éventuelle situation de monopole.Pour rappel, Findway a été lancée en 2005 dans l'État de l’Ohio aux Etats-Unis, et affirme posséder aujourd’hui le plus important catalogue de livres audio au monde. La plateforme collabore d'ailleurs en tant que « fournisseur » pour des distributeurs majeurs comme Audible d’Amazon ou encore Apple et Google. En ce qui concerne le rachat, difficile de savoir à quoi s’attendre précisément du côté de Spotify. Ce que l’on sait cependant de source sûre, c’est qu’une grande partie des livres devrait être gratuite. En effet, le PDG de l’entreprise a confirmé l’application du modèle Freemium pour les livre audio, autrement dit, une lecture entrecoupée de pubs. Quoi qu'il en soit, Spotify voit les choses en grand et estime que le marché américain du livre audio pourrait peser 9 milliards de dollars d’ici cinq ans. Une projection bien ambitieuse puisque d’après les données de l’Audio Publisher Association, ce marché ne représenterait qu’un milliard et demi d’euros pour l’instant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Europe sauvée par Intel pour les semi-conducteurs ?
Intel s’apprête à installer une nouvelle usine de production de puces en Europe, permettant au vieux continent de devenir indépendant en termes de semi-conducteur. L’occasion également de s’émanciper des fournisseurs asiatiques, notamment taïwanais où sont produites la majorité des puces dans le monde. Face à cet enjeu crucial qui recoupe également celui du tout électrique de l’industrie automobile où la consommation de puce est très importante, l’Union Européenne versera près de 7 milliards d’euros au total à l’entreprise pour l’aider à s’installer.6 ,8 milliards d’euros. C’est précisément la somme que versera l’Europe à Intel dans le cadre de l’European Chips Act qui aidera à la construction d’une nouvelle usine de puce en Allemagne. Plus précisément, cette somme couvrira 40% du coût de construction total, dont la facture s’élève à 17 milliards d’euros. D’ailleurs 2,72 milliards d’euros seront versés dès cette année, en 2022. Le reste, Intel le recevra progressivement dans les années à venir. D’après les derniers détails dévoilés par le site spécialisé Tom ‘s Hardware, cette usine fabriquera des puces en exploitant les procédés les plus avancés du groupe américain, à la fois des processeurs Intel mais aussi des puces pour des marques indépendantes.En Allemagne, et plus précisément dans la ville de Magdebourg où sera construite cette usine, l’arrivée d’Intel représente une véritable aubaine économique puisqu’elle permettra la création de 3000 postes permanents et plus de 7 000 emplois temporaires. De plus, d’autres ces créations d'emplois devraient accompagner la construction de cette usine comme chez les fournisseurs de services, les entreprises de construction et les partenaires locaux d'Intel. Cet immense chantier devrait débuter en début d’année 2023 pour une ouverture en 2027.Si l’arrivée d’Intel se concrétise de plus en plus, celle de TSMC en revanche a du plomb dans l’aile. L’idée de construire une usine en Europe ne ferait en effet plus partie des plans de la compagnie taïwanaise à court terme, ce qui n’a d’ailleurs pas plus du tout aux autorités Européennes. Il y a six mois, TSMC était en effet en discussion avec l’Allemagne pour y implanter une usine, sous réserve de subvention locale. Sachant que la Commission Européenne a dévoilé en février dernier une enveloppe de 43 milliards d’euros pour aider à la fabrication de semi-conducteurs en Europe, tous les signaux semblaient au vert. Il n’en est finalement rien, le plus grand fabricant de puce au monde ayant en effet expliqué que les coûts de développement de ses six nouvelles usines aux États-Unis étaient plus élevés que prévu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le paiement en crypto possible dans des magasins français !
Pour la première fois en France, un centre commercial parisien accepte les paiements en cryptomonnaies, donc le Bitcoin, depuis le 8 juin… et jusqu’au 8 juillet. Une expérimentation qui durera donc un mois dans le cadre d’un partenariat avec Lyzi, une start-up française spécialisée dans les applications de paiement.Beaugrenelle, c’est le nom de ce centre commercial situé dans le 15e arrondissement de Paris. Durant un mois, les 115 boutiques qui composent le centre acceptent depuis le 8 juin et pendant un mois 21 cryptomonnaies, dont le Bitcoin et l’Ethereum. Ceci dit, comment faire pour dépenser ses cryptos dans des magasins ? Et bien en installant l’application Lyzi sur leur smartphone. En clair, les cryptomonnaies serviront à acheter une carte cadeau, qui permettra ensuite de régler ses achats au sein du centre commercial. Dans son communiqué, le centre Beaugrenelle s’engage à offrir un bonus de 10% à ses clients lors de la création de la carte. Ensuite, les commerçants n’auront qu’à scanner le QR Code fourni par l’application Lyzi pour valider le paiement et être payé en euros. Finalement, il s’agit d’une façon assez indirecte d’accepter les paiements en cryptomonnaies.Pour l’historique, Lyzi est une startup spécialisée dans les applications de paiement, créée l’an dernier, et qui s’appuie sur la plateforme d’échange de cryptomonnaies française Zebitex. Très concrètement, il s’agit davantage d’une opération de communication qu’autre chose, mais qui pourrait tout de même participer à la démocratisation des cryptomonnaies auprès des Français. D’ailleurs, Lyzi assure que ses employés seront présents dans le centre commercial pour accompagner les clients intéressés.En France, 8% de la population possède aujourd’hui des cryptomonnaies selon une étude Adan / KPMG, et près d’un tiers du pays se dit également prêt à investir. À noter toutefois que le contexte n’est pas au beau fixe… Il y a quelques semaines, le crash de l’UST et du stablecoin Terra a plongé l’intégralité du marché des cryptomonnaies dans le rouge. Malgré cela, force est de constater que de plus en plus d’enseignes à travers le monde se mettent à accepter les paiements en crypto, notamment en Asie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Internet Explorer, c'est fini.
C'est l'un des navigateurs les plus iconiques de l'histoire d'internet qui s'apprête à tirer définitivement sa révérence : Internet Explorer s'arrêtera définitivement de fonctionner le 15 juin prochain. Un clap de fin auquel ses utilisateurs se préparent depuis 2015 et qui a été accéléré ces dernières années par l'arrivée de son successeur Microsoft Edge. Mais que les plus attristés d'entre vous sèchent leurs larmes, Internet Explorer ne devrait pas disparaître totalement.Il ne vous aura pas échappé ces dernières années que les nouveaux ordinateurs fonctionnant sous Windows ne proposent plus Internet Explorer comme navigateur par défaut, mais Microsoft Edge. Depuis 2019, Edge utilise la structure Chromium pour fonctionner, soit la même que Google Chrome, plus rapide et sécurisée que celle d'Explorer. C'est notamment en raison des lacunes d'Internet Explorer dans ces deux domaines, sécurité et rapidité, que Microsoft a décidé de supprimer progressivement son vieux navigateur âgé de 27 ans à partir du 15 juin. Dans le détail, cette suppression concernera les systèmes fonctionnant sous Windows 10 20H2 et toutes les versions ultérieures. Les personnes utilisant Windows 8.1 ne seront quant à elle pas concernées.Mais si vous utilisez Windows 10, voir Windows 11 et que cette nouvelle vous rend déjà nostalgique d'une époque révolue d'internet, celle des années 2000, rassurez-vous, Explorer continuera d'exister à travers Edge grâce à une version dite « virtuelle » et plus sécurisée. En clair, il faudra simplement se rendre dans l'onglet « navigateur par défaut » dans les paramètres et sélectionner Internet Explorer. Je le répète, il s'agira d'une simple interface. Car en réalité, c'est bien Edge qui s'exécutera mais avec le visuel d'Internet Explorer. Une option qui aura de quoi ravir les fans jusqu'en 2029 à en croire le calendrier annoncé par Microsoft.Dès lors, vous êtes en droit de vous demander pourquoi Microsoft supprime l'application Internet Explorer mais offre tout de même une option pour celles et ceux qui souhaiteraient l'utiliser à travers Edge ? Et bien tout simplement pour faire gagner Microsoft Edge en popularité ! En effet, une grande majorité des utilisateurs Windows optent aujourd'hui pour Google Chrome, sans compter la montée en puissance des navigateurs alternatifs comme Brave, misant sur la sécurité et la protection des données des utilisateurs. En ajoutant la corde nostalgie et vintage d'Internet Explorer à son arc, Edge compte bien rapatrier certains utilisateurs et tenter de contester l'hégémonie de Chrome. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le télétravail interdit chez Tesla ?
Si la pandémie de COVID-19 a accéléré l'essor du télétravail dans le monde, entraînant au passage une crise des semi-conducteurs et donc de l'industrie technologique dans son ensemble -qui aujourd'hui revient peu à peu à la normale- il semblerait que toutes les entreprises ne soient pas en phase avec le fait de travailler en chausson et en pyjama dans son canapé. En effet, Elon Musk, le patron de Tesla veut désormais obliger ses salariés je cite « à effectuer 40 heures de travail minimum par semaine au bureau pour pouvoir télétravailler, ou bien les invite à démissionner » fin de citation.Vu le contexte sanitaire, mais aussi économique et sociale, une telle position de la part d'Elon Musk est difficilement compréhensible. Peu importe la tendance générale visant à encourager le télétravail, Elon Musk veut que ses salariés reviennent au bureau. C'est via un simple e-mail que les employés ont appris la nouvelle, avec une précision importante que je cite « Elon Musk examinera et approuvera au cas par cas la situation de ceux qui ne pourraient pas atteindre le minimum des 40 heures indiquées ». Interpellé par plusieurs internautes sur l'authenticité de ce message, l'homme le plus riche du monde a répondu que selon lui, je cite « les 40 heures de présence obligatoire au bureau sont de bien meilleures conditions que celles que nous pouvons offrir aux employés des usines » fin de citation. Une sorte d'équité entre le bureau et l'usine Tesla si l'on traduit.Quelques jours plus tard, Elon Musk a envoyé un second e-mail pour justifier sa décision, et met en avant la culture d'excellence de l'entreprise. Il explique je cite que « plus vous progressez dans l'entreprise, plus votre présence doit être visible. Il y a bien sûr des entreprises qui n'exigent pas cela, mais je peux vous assurer qu'elles n'ont pas le même niveau d'exigence que nous » fin de citation. Parmi les GAFAM, Google a également choisi de faire revenir ses employés au bureau, expliquant que cela avait un impact positif sur la compétitivité d'une entreprise. Selon le géant américain, les échanges physiques entre collègues sont indispensables bien faire fonctionner une société. L'entreprise a même menacé les télétravailleurs de voir leur salaire baisser. Twitter de son côté a opté pour un modèle hybride, laissant le choix aux salariés de travailler soit aux bureaux depuis leur réouverture, soit de continuer à travailler depuis chez eux. Reste comment évoluera cette histoire du côté de Tesla, surtout qu'Elon Musk prévoirait de réduire les effectifs de l'entreprise de 10% à cause je cite « d'un très mauvais pressentiment sur la situation économique ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une grosse crise technologique en Russie ?
Depuis fin février, la Russie est je cite en « opération spéciale » en Ukraine, comme l'explique son président Vladimir Poutine. Face à ce que les occidentaux considèrent comme une invasion de Moscou sur Kiev, nombreux sont les pays et entreprise à avoir pris des sanctions économiques envers la Russie. Si le Kremlin explique à qui veut bien l'entendre que ces sanctions économiques et financières sont inefficaces, il semblerait pourtant que les entreprises russes éprouvent un certain nombre de difficultés, notamment en terme d'approvisionnement. C'est ce cas pour les semi-conducteurs qui plongeraient le pays dans une véritable crise technologique.Si Vladimir Poutine maîtrise à la perfection les techniques de propagandes pour voiler la réalité surtout auprès de sa propre population, il semblerait que les sanctions européennes et occidentales mises en place depuis février se fassent ressentir assez violemment en Russie. En effet, l'approvisionnement en semi-conducteurs, en équipements électroniques et même pour les composants nécessaires au bon fonctionnement des centres de données du pays auraient fait naitre ces dernières semaines une crise technologique. Dans le détail, la plupart des grands fabricants de puces comme Intel, Samsung, TSMC et Qualcomm ont totalement cessé leurs activités en Russie. De leur côté, les entreprises européennes, britanniques et américaines ne sont plus autorisées à exporter leurs produits vers la Russie. Ainsi l'ensemble des sanctions imposées ont créé une pénurie auprès des constructeurs automobiles, des fabricants d'appareils ménagers et même auprès de l'industrie des équipements militaires. Pour résumer grossièrement, la capacité du pays à importer des technologies étrangères a été considérablement réduite, forçant le pays à entreprendre une transformation structurelle très douloureuse de son économie.Si les partenaires commerciaux d'hier ne veulent plus travailler avec vous aujourd'hui, il faut bien trouver une solution en interne, même si cela va faire des dégâts au niveau économique. C'est un peu comme cela qu'on pourrait résumer la pensée générale en Russie, qui n'a d'ailleurs plus le droit d’exporter ses produits comme le gaz, vers les pays occidentaux, ses plus gros acheteurs. Ainsi, les économistes s'attendent à une baisse de 15% du PIB cette année. L'économie russe pourrait même être gravement et durablement impactée. Pour finir, la Russie peut-elle être indépendante en terme de semi-conducteurs ? Pas dans l’immédiat. En effet, la Sberbank, l'une des plus importantes de Russie, déclarait l'an dernier que les puces de l'entreprise nationale MCST étaient bien inférieures à celles développées par Intel sur le plan de la capacité de mémoire et du traitement de bande passante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Internet : un record hallucinant de transfert de données au Japon !
Le lundi 30 mai 2022 restera à jamais une date historique au Japon, puisque c'est ce jour là que l'Institut national des technologies, de l'information et de la communication du pays (NICT) a annoncé avoir battu un record de vitesse en matière de transfert de données. Une nouvelle étape anodine dans l'amélioration d'internet, mais qui pourrait bien se révéler être une véritable révolution dans notre quotidien très bientôt.Avant tout, il convient de désamorcer une chose. Ce record de vitesse internet a été réalisé en laboratoire dans un contexte très précis. L'avantage, c'est qu'il a également été obtenu en utilisant des technologies déjà existantes dans les réseaux de fibre optique actuels ! Pour rentrer dans le détail, les chercheurs du NICT ont envoyé des données à travers un câble en fibre optique à plusieurs « cœurs ». Quatre « cœurs » composaient le câble utilisé, chacun transmettant un signal différent, ce qui d'après les chercheurs amplifierait la bande passante. De cette manière, c'est très exactement 1,02 pétabit par seconde qui a pu être transféré, soit 1020 térabits ou encore 127 500 gigas de données à en croire les chercheurs, le tout sur sur une distance de 52 kilomètres. Pour vous donner une image, cela permettrait à des pays comme le Portugal ou la Suède, qui comptent environ 10 millions d'habitants chacun de fournir du contenus vidéos en 8K à chacun de leurs citoyens en simultané ! D'après le site spécialisé New Atlas, une telle vitesse serait 100 000 fois supérieure aux connexions les plus rapides actuellement disponibles pour les particuliers.Ce nouveau record de vitesse n'a rien d'étonnant quand on sait que le Japon détenait déjà le précédent, de 319 térabits, établi en juillet 2021, on vous en avait d'ailleurs parlé dans ce podcast. Ce qui est le plus impressionnant en revanche, c'est que le NICT a réussi en moins de douze mois à tripler les capacités de la bande passante. À noter que le Japon se veut aussi être à leader dans les connexions non filaires. En avril 2021, le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, avait rencontré le président américain Joe Biden pour mettre en place une coopération dans le développement de la technologie 6G, avec à la clé un investissement de 4,5 milliards de dollars afin de concurrencer la Chine, elle aussi très investie dans ce dossier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un traducteur hors-ligne intégré à Mozilla Firefox ?
Y a-t-il encore besoin de prouver que Mozilla Firefox est un excellent navigateur internet ? S’il vous fallait une preuve supplémentaire pour vous convaincre, sachez qu’il embarque désormais avec lui Firefox Translations, un traducteur automatique qui a l’avantage de fonctionner hors-ligne !Ce n’est pas un secret, le secteur des navigateurs internet est très concurrentiel avec l’hégémonie de Google Chrome et l’émergence de petits nouveaux comme Brave misant sur la sécurité de votre vie privée. Ceci dit, l’un des navigateurs les plus populaires reste Mozilla Firefox, et ce, malgré une perte de 46 millions d’utilisateurs en 3 ans. Pour tenter de se renouveler, Mozilla Firefox a célébré le passage à sa version 100 début mai en intégrant plusieurs nouveautés comme la prise en charge des sous-titres dans le mode Picture-in-Picture, mais aussi et surtout une nouvelle extension baptisée Firefox Translation, un traducteur automatique qui, contrairement à ses concurrents, n’est pas basé sur la technologie cloud.En effet, le processus d'apprentissage automatique s'effectue directement sur votre ordinateur, et ce même si vous êtes hors-ligne. En se passant du cloud, Mozilla Firefox veut réduire sa dépendance aux fournisseurs de cloud, et donc éviter une collecte de vos données personnelles par ses mêmes fournisseurs. Concrètement, cette extension est le fruit du projet Bergamot, financé par l'Union européenne et mené par un consortium constitué de l'université d'Édimbourg, l'université Charles de Prague, l'université de Sheffield, de Tartu et l’entreprise Mozilla, avec l’objectif d’améliorer la traduction automatique des utilisateurs. Pour reformuler, on peut lire sur la page officielle du projet que je cite « l’exécution directe sur les machines des utilisateurs permet aux citoyens de préserver leur vie privée et accroît l'adoption des technologies linguistiques en Europe dans divers secteurs qui exigent la confidentialité » fin de citation. À première vue, Firefox Translation est plutôt de bonne facture bien qu’il ne supporte la traduction de l’anglais qu’en 12 langues pour l’instant, dont l’espagnol, le bulgare, le tchèque, l’estonien, l’allemand, l’italien le portugais ou encore le russe. On remarquera donc que le français, le mandarin, l’indien ou encore le coréen et l’arabe ne font pas partie des langues actuellement disponibles bien que certaines des plus parlées dans le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que Imagen, l'IA surpuissante de Google ?
Est-ce que vous vous souvenez de DALL-E 2, cette intelligence artificielle conçue par la firme OpenAI, et qui permet de créer des images simplement à partir de texte ? Si ce n'est pas le cas, je vous invite à écouter l'épisode que nous lui avions consacré il y a quelques mois. Mais aujourd'hui, il semblerait que DALL-E 2 ait du soucis à se faire puisque son concurrent développé par Google et intitulé Imagen propose des résultats encore plus impressionnant.Pour se rendre compte des possibilités quasi infinies qu'offre Imagen, il suffit simplement de se rendre sur le site internet de l'IA. Dans la note d'intention, les développeurs la décrivent comme je cite « un modèle de diffusion texte-image doté d’un degré de photoréalisme et de compréhension du langage sans précédent » fin de citation... bref, il serait donc possible de donner vie à toutes nos idées les plus folles. Tout comme DALL-E 2, il suffirait simplement de taper une phrase avec tous les critères souhaités pour que Imagen donne vie à votre idée. Plusieurs exemples sur son site permettent en effet de mesurer l’étendue des capacités de l'IA, comme je cite « un cobra géant dans une ferme, mais le cobra est constitué de maïs […] un cerveau chevauchant une fusée en direction de la lune [ou encore] un oiseau très énervé »... au delà de cette petite sélection, le site offre plusieurs dizaines d'autres visuels, chacun dans son propre style, mais tous aussi bluffant les uns que les autres, à tel point qu'on se demanderait presque s'il ne s'agirait pas du travail d'un vrai artiste.Dès lors, comment l'IA arrive-t-elle à produire de tels résultats ? Et bien grâce à la méthode dite de la diffusion. Tout d'abord, l'IA part d'une image en faible résolution. À force de piocher dans sa base de donnée grâce à la technique du machine learning, Imagen va être en mesure d'affiner la version finale de l'image souhaitée. Pendant le processus, de nombreux détails sont ajoutés afin d'harmoniser la composition finale dans un format carré de 1 024 par 1 024 pixels. À noter que les images exposées sur le site ont été produite dans des conditions de laboratoires très contrôlées et que l'usage de cet IA est pour l'instant circonscrite aux chercheurs de chez Google. Aucune date d'ouverture au grand public n'a été annoncé, et pour cause ! Dans un chapitre intitulé « limites et impact sociétal », les chercheurs ne cachent pas leur inquiétude de voir leur technologie détournée à des fins douteuses. De plus, Imagen mobilise des sets de données dans lesquels aucun tri n'aurait été fait, ce qui lui a permis de progresser plus rapidement, mais qui ouvre aussi la porte à des interprétations racistes, sexistes, ou même pornographique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fronton, un robot russe dédié aux fake news sur les réseaux ?
En terme de manipulation de l'information et de fake news, la Russie a démontré avec brio qu'elle possède un talent certain, surtout en cette période de conflit en Ukraine. Ces derniers mois, de nombreux média russes ont été banni d'Europe pour tenter de museler la propagande de Moscou. Mais plutôt que de s'acharner à utiliser les canaux de diffusion classiques à l'internationale, la Russie aurait opté pour une toute autre stratégie : détourner un outil de piratage pour en faire une arme de propagande en ligne.D'après un rapport de de l'entreprise Nisos, la Russie aurait en effet détourné le projet Fronton, principalement destiné à perturber le fonctionnement d'organisations et d'institutions étatiques, pour réaliser des campagnes massives de désinformation. Pour l'historique, ce projet Fronton avait été révélé en 2020 après le piratage d'un sous-traitant des services secrets russes par le groupe de hacker Digital Revolution. Ces derniers avaient volé de nombreux fichiers détaillant ce fameux projet. Le but du FSB à l'époque était de viser principalement les objets connectés sous Linux, avec un focus mis particulièrement sur les caméras connectées et les enregistreurs vidéos, afin de réaliser des attaques informatiques. Mais d’après le rapport publié par Nisos, les capacités de Fronton seraient beaucoup plus étendues que ce qu'on pouvait imaginer. En réalité, ce système pourrait permettre de créer je cite des « comportements inauthentiques à grande échelle »... autrement dit, contrôler un réseau de robots informatiques pour poster des messages sur les réseaux sociaux et les sites d’information.Toujours d'après le rapport, Fronton serait équipé d'une interface utilisateur nommée SANA, permettant de créer et coordonner ces campagnes de désinformation. Dans le détail, SANA posséderait de nombreuses capacités. L’une d’entre elles serait la création de fausses « personnalités » pour les bots, à l’aide de photos et d’activités de fond, comme des likes ou commentaires à mener entre deux campagnes afin de rendre difficile la différenciation avec un véritable utilisateur. SANA est aussi utilisée pour stocker des phrases, des citations et des commentaires pour répondre rapidement à un sujet sur les réseaux sociaux. Les personnes qui ont accès à cette interface peuvent également s’en servir pour créer et déployer des trends, donc des tendances sur les réseaux sociaux, et ce, en utilisant des groupes de bots pour réagir en masse à certains mots-clés sur une plateforme choisie et à un moment donné. Prudence donc quand vous serez confronté à des commentaires pro-russes ou critiquant ouvertement les pays en désaccord avec la Russie, aussi bien argumenté et nombreux soient-ils. Il n'est pas impossible que derrière se cachent les bots du projet Fronton. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Carte SIM, la protection idéale pour vos données ?
Vous le savez, les méthodes actuelles d'authentifications et de protection des données sont assez perméables, ce qui pousse les grandes entreprises du secteur à tenter de nouvelles approches. Si aujourd'hui l'identification avec votre smartphone est presque devenue incontournable pour vous connecter à un service, ce n'est pas un hasard. Plusieurs composants de votre mobile permettraient en effet de procurer une sécurité renforcée.La fin des mots de passe est proche, on vous en parle d'ailleurs assez régulièrement dans ce podcast. Ce qui au final n'est pas une si mauvaise chose étant donné que cette méthode est sujette à beaucoup de faille entraînant du piratage. Or, en utilisant à la place la carte SIM de votre téléphone, cela ne devrait plus être un problème. D'après plusieurs spécialistes en cybersécurité, une API tru.ID permet désormais d'ouvrir aux développeurs l'authentification du réseau mobile basée sur la carte SIM. En clair, il est maintenant possible pour les plateformes de créer une authentification à plusieurs facteurs en ayant simplement recours aux informations de la carte SIM.Vous l'entendez, je suis assez enthousiaste à ce sujet. Mais qu'est-ce que cela peut bien signifier ? Et bien que les tentatives de phishing, d'hameçonnage seront beaucoup plus difficiles. En effet, la méthode dite « carte SIM » utilise la combinaison du numéro de téléphone avec l'IMSI (identité internationale d'abonné mobile) de la SIM qui lui est associé. Ce dernier élément est vérifié de manière invisible, donc l'utilisateur n'a pas besoin de le renseigner lui-même. De plus, ce processus d'authentification sera exécuté automatiquement par le réseau mobile sans que l'usager n'ait quoique ce soit à faire. Qui dit aucune action de l'usager suppose que les méthodes de piratage où il faut appuyer sur un lien seront obsolètes, que les brute-force attack, donc le fait de tester toutes les combinaisons possible pour ouvrir la session souhaité sera là aussi de l'histoire ancienne.Concernant l'authentification à double facteur qui prend de plus en plus d'ampleur aujourd'hui, cette méthode accroît considérablement la sécurité, mais reste faillible. Elle est de plus en plus visée par les pirates, qui parviennent à la détourner. D'après une étude de la Stony Brook University, plus de 1200 kits de phishing permettant d'intercepter les codes d'authentification à double facteur seraient disponibles en ligne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De la 6G dès 2030 ?
Alors que la 5G vient à peine d'arriver sur le marché et que sa technologie continue de faire débat notamment en Europe, certains constructeurs comme Nokia et Huawei travaillent déjà sur la prochaine génération de réseau mobile, la 6G. L'an dernier, la Chine annonçait également être sur ce dossier avec l'ambition de devenir un leader mondial. Où en est-on dans le monde ? Quelles seront les performances offertes par la 6G ? Arrivera-t-elle chez nous d'ici la fin de la décennie ? Toutes les réponses dans cet épisode.Quelques mois seulement après l'arrivée controversé de la 5G, voilà que la génération de réseau mobile suivante est déjà au cœur des discussions, surtout chez les industriels. En effet, Nokia et Huawei se verraient bien lancer les premières infrastructures d'ici 2030, quand le Coréen Samsung a quant à lui ouvert une toute nouvelle division de recherches dédiée. Aux Etats-Unis, Apple cherche pour sa part des ingénieurs spécialistes du domaine pour concevoir de nouveaux systèmes de communication sans fil ainsi que pour préparer le passage à la 6G. Plus près de chez nous, l'Union Européenne préparerait déjà le terrain puisqu'elle aurait chargé Nokia et Ericsson de développer la technologie 6G en envisageant un lancement là aussi pour 2030. D'après les premières estimations des deux équipementiers, le débit pourraient grimper jusqu'à 1 To/s, ce qui est colossal... C'est en effet 8 000 fois la vitesse de transfert maximale offerte actuellement par la 5G.À en croire le PDG de Nokia, Pekka Lundmark lors de son passage au Forum Économique de Davos la semaine dernière, 2030 semble en effet l'année de prédilection de tous les constructeurs. Par ailleurs, le PDG a déclaré que ce ne seront pas les smartphones qui feront entrer la 6G dans la prochaine décennie. Selon lui, nos téléphones portables seront progressivement remplacés par des appareils connectés directement à notre corps, ce qui n'est pas sans rappeler le fameux Neuralink promis par Elon Musk, implanté directement dans le cerveau humain pour augmenter nos capacités. Comme je vous le disais, la Chine a déjà pris une longueur d'avance dans la course à la 6G. Si ce sujet vous intéresse, nous avions déjà consacré un épisode l'an dernier à ce sujet. Mais depuis, la première puissance économique mondiale a accéléré le pas en lançant le premier satellite 6G en orbite afin de permettre à l'université des sciences et de l'électroniques de Chine d'étudier le comportement de la technologie 6G dans l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bientôt des data centers sur la Lune ?
Non, ce n’est pas une blague, une startup américaine envisage bel et bien d’installer des centres de données sur la Lune, dans le but bien précis de sauvegarder les données du monde et de les protéger de tout incident qui pourrait avoir lieu sur Terre comme une catastrophe naturelle ou une guerre nucléaire.Souvenez-vous, il y a quelques mois, nous vous parlions d’un disque capable de stocker des données pendant plusieurs centaines d’années voire des millénaires. Une sorte de boite temporelle impérissable qui était destinée aux générations futures sur Terre. Et si au final nos descendants dans plusieurs siècles allaient chercher les traces du passé sur la Lune ? C’est en tout cas une solution proposée par la startup américaine Lonestar basée en Floride. Contrairement à des disques, cette dernière prévoit carrément d’installer des data centers sur la Lune, à l’abri de tout intempérie donc. Concrètement, tout cela s’inscrit dans la mission « Lonestar Data Holdings ». Selon son PDG Christopher Stott que je cite « il est inconcevable que nous gardions nos données et connaissances les plus précieuses au même endroit que là où nous faisons exploser des bombes […] Nous devons mettre nos données à l’abri hors de notre planète le plus rapidement possible, là où nous pouvons les garder en sécurité ».Pourquoi la Lune alors ? Et bien l'un des côtés de la Lune est dit « verrouillé » par les marées et fait constamment face à la Terre, ce qui signifie qu'il serait possible d'établir une communication constante entre les appareils de la Lune et notre planète. Ceci dit, pour mener sa mission à bien, Lonestar devra prouver que sa technologie est fiable et que son projet est réalisable. Le mois dernier, l’entreprise avait déjà annoncé avoir signé des contrats pour lancer des prototypes de démonstration à bord des alunisseurs d'Intuitive Machines, une autre entreprise financée par la NASA. À la fin de l’année, Intuitive Machines enverra Nova-C sur la Lune pour sa toute première mission, l’occasion pour Lonestar d’effectuer des tests logiciels, en stockant un petit nombre de données au sein du matériel de l'alunisseur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le piratage de contenu sportif enfin enrayé ?
À l'occasion du festival de Cannes, l'ARCOM, mélange d'anciennement le CSA et d'Hadopi a présenté les résultats de la lutte contre le piratage d'événement sportif en direct depuis la début de l'année. En à peine six mois, ce sont plus de 400 sites illégaux qui ont été fermés ainsi que de nombreux services d'IPTV.Depuis janvier, l'un des champs de bataille prioritaire de l'ARCOM n'est autre que la lutte contre le streaming illégal d'événements sportifs en direct. Si on savait déjà depuis avril que 250 sites illégaux faisant la promotion de l'IPTV, donc les deux tiers de l'audience sportive illégale en France avaient été fermés, voilà que 400 autres sites dit « miroirs » ont également été bannis d'internet. Pour rappel l'IPTV est un service par abonnement illégal permettant de capter toutes les chaînes existantes sans avoir à s'abonner à chacune d'entre elle. Les sites miroirs quant à eux, et comme leur nom l'indique, ne sont que des répliques des sites originaux. Les fermer ralenti l'activité des pirates mais ne s'attaque pas à la source. Ces derniers peuvent facilement remplacer le site miroir supprimé par un autre. D'ailleurs, chaque site pirate possède généralement plusieurs dizaines de sites miroirs pour se protéger et continuer de proposer son contenu. À noter que les internautes qui se connecte à des sites miroirs ne peuvent pas être tenu pour responsable du piratage. Seul le téléchargement est répréhensible, pas la consommation de vidéo en streaming, au contraire d'un abonné IPTV qui lui paye pour une prestation illégale.Dans le détail, l'ARCOM a vu l'audience sportive illicite baisser de 37% sur le premier trimestre 2022. Concernant les championnats de football de Ligue 1 et de Ligue 2, la consommation de contenu piraté a même diminué de 76% entre février 2021 et février 2022. Idem pour la Ligue des Champions sur la période avec une baisse de 77%. Par ailleurs, l'ARCOM précise que la fréquentation des dix principaux sites de streaming illégaux français est en chute libre depuis ces dernières années. Alors que ces plateformes représentaient 73% de la consommation en 2017, elles constituaient seulement 34% au 1er trimestre 2022. Concernant l'IPTV illégale, l'Association de lutte contre le piratage audiovisuel (ALPA) a annoncé avoir provoqué la fermeture de 38 services depuis le début d'année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Combien de fois sont vendues nos données chaque jour ?
D'après une étude du Conseil Irlandais des Libertés Civiles (ICCL) les données personnelles des internautes européens seraient mises aux enchères environ 376 fois par jour ! Une aubaine pour les annonceurs et la publicité ciblées, mais un véritable cauchemar invisible pour les usagers.D'après l'ICCL, la vente de données personnelles sur internet représentait un marché de 117 milliards de dollars l'an dernier aux États-Unis et en Europe. Dans le détail, les données des européens seraient mises aux enchères environ 376 fois par jour soit toutes les 4 minutes, et 747 fois pour les américains, soit toutes les deux minutes. Ceci dit, les revendeurs ne mettent aux enchères que des données triées selon des critères précis correspondant au public cible des annonceurs. En effet, une marque de vêtement de sport ciblera peut-être davantage les jeunes, une marque de cosmétique les femmes, un constructeur moto sans doute davantage les hommes adultes de plus de quarante ans... Je sais, ce discours est stéréotypé, mais c'est comme ça que ça fonctionne chez les marques, ce qui parfois s'éloigne de la réalité, on est d'accord. En tout cas d'après le Bureau de la Publicité Interactive (IAB), les données recherchées par les annonceurs sont l'âge, le sexe de la personne, sa localisation et les empreintes numériques des sites visités, notamment pour dresser une liste des goûts de l’internaute. En combinant toutes ces infos, la régie pub qui vend ces packs de données peut donc présenter aux annonceurs des profils types qui leur correspond comme je vous le disais.Sans surprise, l'ICCL estime que Google serait le premier revendeur de données... Le GAFAM mettrait aux enchères les données personnelles de ses utilisateurs auprès de 4 700 entreprises, et cela rien qu’aux États-Unis. Juste derrière on retrouve Xandr, une filiale de Microsoft, suivi par l'opérateur Verizon et la régie PubMatic. Qu'en est-il de Facebook et Amazon me direz-vous ? Et bien difficile de savoir si ces derniers ne seraient pas sur le podium voir devant Google en réalité puisque leurs données ne sont pas incluses dans le rapport. Cela peut paraître une évidence, mais il est important de rappeler que cette collecte de données à très grande échelle est illégale. Les entreprises spécialisées dans la revente de données elles, justifient ces méthodes par je cite « l'intérêt commercial légitime » prévu dans le cadre du règlement européen sur la protection des données RGPD. À noter que de nombreux pays ont rejeté cet intérêt commercial légitime, ce qui confirme bien que cette pratique de revente de données ne respecte pas la loi. Pour certains spécialistes, ni l’Union Européenne ni les Etats-Unis n'auraient d’appareil légal suffisamment agressifs pour s’opposer à ces pratiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fin de l'anonymat sur internet en Inde ?
Fin avril, le gouvernement Indien a publié une directive exigeant la fin de l'anonymat en ligne. En claire, ce sont surtout les opérateurs de VPN qui sont concernés, puisqu'ils devront conserver les noms de leurs clients et leurs adresses IP pendant cinq ans, ce qui n'était pas le cas jusque-là. Quelles conséquence cela aura-t-il pour les internautes indiens ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Officiellement, cette mesure s'inscrit dans la nouvelle politique de cybersécurité du pays et entrera en vigueur le 27 juin prochain. Officieusement, difficile de ne pas y voir une certaine tentative de contrôler internet. Dans les faits, le gouvernement cible directement les opérateurs de VPN. Ces derniers devront désormais conserver les noms de leurs clients et leurs adresses IP durant 5 ans, ce qui devrait permettre aux autorités indiennes, en cas de demande, de recouper l'activité internet d'un internaute avec sa véritable identité. Les entreprises qui ne souhaitent pas se conformer à cette nouvelle règle sont invitées à se retirer du marché, considéré comme le deuxième web mondial. Un coup dur pour les entreprises puisque cette nouvelle politique va clairement à l'encontre du principe du VPN permettant le chiffrement des données et donc un certain anonymat.C'est donc tout naturellement que plusieurs fournisseurs de VPN ont exprimé leurs inquiétudes, comme le célèbre NordVPN qui a menacé de quitter le marché indien. ExpressVPN ou encore ProtonVPN ont également dénoncé je cite « une attaque contre la vie privée et menace de placer les citoyens sous un microscope de surveillance. Nous resterons fidèles à notre politique de confidentialité » fin de citation. Si de nombreux observateurs voient cette mesure comme le premier pas vers l'instauration d'un régime autoritaire et répressif, le ministre indien de l'informatique précise qu'il n'y aura pas de consultation publique sur ces règles. Autrement dit, malgré un certain mécontentement, le gouvernement indien compte bien adopter ces règles avec ou sans l'accord des citoyens. Cette restriction s'ajoute à une autre directive contraignante, obligeant les entreprises à signaler tout incident lié à des failles de sécurité dans les six heures suivant leur découverte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apple adepte du vol de brevets ?
Régulièrement traînée en justice pour « violation de brevets », Apple a récemment été condamné à verser 300 millions de dollars à l'entreprise PanOptis, spécialisée dans la négociation de licences, concluant ainsi une bataille judiciaire lancée il y a plus de trois ans. La marque à pomme userait-elle de pratique déloyales pour asseoir sa domination ? Tous les détails dans cet épisode.300 millions de dollars... C'est donc la somme qu'Apple devra verser à PanOptis pour violation de brevets. Ceci dit, l’addition aurait pu être encore plus salée puisqu'à l'issue d'un nouveau procès dans cette affaire, les juges texans en charge du dossier ont décidé d'abaisser l'amande initiale de 500 millions de dollars, à 300 millions, soit une différence de 200 millions de dollars. Une réduction qui n'a pas soulagé Apple pour autant, la société estimant que PanOptis n'avait pas apporté de preuves convaincantes, réclamant ensuite un troisième procès, qui n'aura pas lieu car refusé par les juges. Pour rappel, PanOptis reprochait au fabricant de l'iPhone de ne pas vouloir payer des commissions pour l'usage de certaines technologies liées à la 4G LTE dans ses appareils. Selon des sites d'information juridique, Apple aurait même tenté de faire valoir que les brevets étaient invalides, ce qui n'a visiblement pas convaincu le jury.D'ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'Apple est condamnée dans ce genre d'affaire. Au Royaume-Uni, la marque à la pomme se bat contre Optis, la société mère de PanOptis. Cette dernière réclamerait pas moins de 7 milliards de dollars de droits de licence à Apple. Par ailleurs, certaines sources proches de l'affaire assurent que les juges pourraient carrément décider d'interdire la vente de l'iPhone au Royaume-Uni. Face à cela, Apple a menacé de quitter purement et simplement le marché britannique, privant tout une population de ses produits, smartphones comme tablettes, ordinateurs, montre connectées etc... Autre affaire plus concrète à mettre au compte d'Apple, la société fondée par Steve Jobs avait également été condamnée en janvier 2020 à verser 837 millions de dollars à Caltech (California Institute of Technology) pour violation de quatre brevets portant sur la technologie Wifi et la transmission accélérée de données. Si sa stratégie d'aller en justice plutôt que de payer des brevets quand elle les estimes trop cher peut paraître bancal, elle n'en est pas moins redoutablement efficace, Apple économisant des sommes plus importantes que les amendes à payer, et permettant à ses appareils de rester à la pointe de la technologie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un Metaverse finalement moins ambitieux chez Meta ?
Le groupe Meta fondé par Mark Zuckerberg, qui comprend donc Facebook, Instagram, WhatsApp ou encore Oculus, vient d'annoncer une réduction de ses budgets dans les prochains mois. Si cette baisse peut paraître anodine, elle devrait toucher de nombreux secteurs dont celui du Metaverse, pourtant présenté comme la principale force du groupe. En cause, des pertes financières très importantes ces 15 derniers mois.En changeant le nom de son groupe en Meta en 2021, Mark Zuckerberg a clairement annoncé la couleur : le Metaverse est devenu sa priorité. L'entreprise a depuis investi en masse dans sa division Reality Labs consacré à 100% à ce monde virtuel avec notamment plus de 20 000 nouvelles embauches... Mais malgré tous ces efforts, le dernier rapport financier n'incite pas à l'optimisme... Reality Labs aurait perdu 10,2 milliards de dollars en 2021 et 3 milliards rien qu'au premier trimestre 2022. Un résultat qui a entraîné une chute brutale de l’action de Meta, suscitant la colère des investisseurs. Pour calmer les esprits, Meta a annoncé des réductions importantes de ses budgets, et donc l'arrêt de plusieurs projets en cours chez Reality Labs sans préciser lesquels.Toujours dans cette perspective d'économie, des suppressions de postes étaient redoutées, mais d'après le directeur technique de Meta Andrew Bosworth, ce ne sera pas le cas. Tous les employés seront conservés. Seul la cadence des embauches sera ralentie. Concrètement, les estimations pour le budget de Meta en 2022 sont passés de 95 milliards à 87 milliards de dollars, soit une baisse de 8 milliards, ce qui est cohérent avec les propos de Mark Zuckerberg en avril dernier, précisant qu'il souhaitait diminuer les investissements dans la division commerciale et dans l’intelligence artificielle. Si Meta ne peut pas miser pleinement sur le Metaverse pour l'instant, il lui reste encore les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et WhatsApp pour générer des revenus. D'après le le fondateur du groupe, il faudrait au moins dix ans pour que les investissements dans le Métaverse deviennent vraiment rentables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Disney+ en passe de détrôner Netflix ?
Dans son rapport d'activité le plus récent, Disney+ a dévoilé de très bon chiffres qui font de la plateforme de vidéo à la demande une menace très sérieuse pour Netflix, toujours numéro un dans le monde. Si la bonne santé de Disney+ se confirme, ce qui n'est pas une surprise depuis son lancement en 2020, c'est surtout le premier trimestre de l'année 2022 qui laisse de nombreux observateurs sans voix avec une hausse colossale du nombre d'abonnés.8 millions d'abonnés supplémentaire. C'est le nombre annoncé par Disney+ pour les seuls mois de janvier, février et mars 2022. En prenant un spectre plus large, celui de l'ensemble des offres de streaming du groupe -qui comprend donc Hulu et ESPN Plus- Disney+ revendique plus de 205 millions d'abonnés, soit seulement 16 millions et demi de moins que Netflix. La tendance n'est d'ailleurs pas aux beaux fixes pour le leader du streaming mondial qui perd 200 000 abonnés au premier trimestre. Ceci dit, il ne faut pas oublier que Disney+ ne rapporte pas le moindre centime à sa maison mère, et lui fait même perdre de l'argent. Une situation logique que l'on doit à l'augmentation des coûts de production et de publicité. Dès lors, il semble peu probable que ces coûts diminuent dans les prochains mois. A contrario, une augmentation des prix, comme l'a fait Netflix, pourrait freiner la croissance des abonnés. Au final, la meilleure stratégie pour Disney+, qui ne devrait pas faire plaisir à tout le monde, serait sans doute de créer un nouveau service financé par la publicité.Ce modèle du streaming avec publicité, qui est ni plus ni moins que celui de la télévision classique finalement, Netflix y songe sérieusement aussi. Un changement de paradigme étonnant puisque la compagnie a toujours plaidé contre la publicité sur sa plateforme jusqu'à aujourd'hui. L'entreprise est en effet prête à tout pour faire des économies et ne pas perdre trop d'argent, même licencier près de 150 employés dans la branche qui a fait sa réputation, à savoir celle de la création, tant pour le cinéma que pour les séries. Chez la concurrence, on notera la bonne santé de HBO Max également qui a gagné 3 millions de nouveaux abonnés au cours du dernier trimestre, pour un total d'environ 77 millions d'abonnés, ce qui reste tout même très loin de Disney+ et Netflix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Internet bientôt gratuit aux États-Unis ?
La semaine dernières, le gouvernement américain a lancé un vaste plan d'aide pour permettre à tous ses administrés d'accéder à l'internet haut débit. Concrètement, le président Joe Biden souhaite que les familles et foyers aux revenus modestes puissent eux aussi avoir internet grâce à des subventions et un accord avec les fournisseurs d’accès pour réduire les prix, et même dans certains cas, sans débourser un centime.En Europe et en Amérique du Nord, internet s'est révélé être une véritable nécessitée à bien des niveaux ces dernières années, à cause de la pandémie, et surtout lors des différents confinements. D'après le média en ligne Axios, la fracture numérique aux États-Unis est principalement liée au coût d’un abonnement. Outre atlantique, accéder à l'internet haut débit avoisine souvent les 80 voir 100$ par mois, sans compter les forfaits mobiles qui peuvent parfois être aussi cher. D'ailleurs, pour la vice-présidente Kamala Harris, on pourrait presque parler de droit fondamental, je la cite « chaque personne dans notre pays, quel que soit son revenu, devrait pouvoir s'offrir l'Internet à haut débit », fin de citation... d'où l'envie de faire changer les choses pour le gouvernement Biden.Dans un premier temps, le Congrès a voté il a peu, un programme dit « de connectivité abordable » dans le cadre de la loi sur les infrastructures de novembre dernier. Ce programme consiste à donner une allocation pouvant aller jusqu’à 30 dollars aux ménages les plus modestes afin qu’ils puissent avoir accès à Internet auprès d'un des 1 300 fournisseurs d'accès participants. Combien de foyers pourront donc potentiellement en bénéficier ? Et bien plus 48 millions, soit environ 40% des familles américaines ! Concernant les offres à prix réduit, le gouvernement a déjà lancé des négociations avec une vingtaines de fournisseurs comme Verizon qui aurait même baissé le tarif d'un de ses abonnements à 10$. Comcast, AT&T ou encore Altice USA pour en citer d'autres sont également prêt à faire un geste. Et au final, le gouvernement Biden serait parvenu à obtenir un accord pour la mise en place d'une offre à 30 dollars par mois pour un débit de 100 Mb/s, ce qui est je cite « suffisamment rapide pour qu'une famille type de quatre personnes puisse travailler à domicile, faire ses devoirs, naviguer sur le web et diffuser des émissions et des films en haute définition » fin de citation. Avec une aide mensuelle de l'État d'environ 30$ et une offre internet au même prix, le gouvernement américain devient l'un des premiers dans le monde à permettre à ses concitoyens les plus modestes d'accéder gratuitement à l'internet haut débit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un séisme historique et une porte secrète repérés sur Mars ?
La planète Mars fait à nouveau les gros titres des médias depuis quelques jours, non pas par rapport aux colonies qu'Elon Musk souhaite y installer, mais pour deux phénomènes assez intriguant repérés à la surface de la planète rouge. Grâce à l'atterrisseur InSight, les scientifiques de la NASA sont parvenus à détecter et même à entendre un puissant séisme ! Ajouter à cela une mystérieuse porte creusée dans la roche découverte sur un cliché pris par le robot Curiosity, et l'on constate que Mars est encore loin d'avoir livré tous ses secrets.Voilà à quoi ressemble le bruit que fait un tremblement de terre sur Mars... Et si vous pouvez l'entendre, c'est notamment grâce à l'atterrisseur InSight qui depuis novembre 2018 étudie la structure interne de la planète rouge pour comprendre la manière dont se forment les astres. À noter que l'épicentre du séisme se trouvait à environ 2250 km d'InSight. L'atterrisseur a donc pu enregistrer des vibrations, mais le CNES (responsable de la construction du sismomètre) explique que cet enregistrement a dû être accéléré et amplifié pour le rendre audible. En clair, si vous aviez été sur Mars à ce moment là, vous n'auriez pas entendu grand chose. Pour l'historique, les premiers séismes ont été détecté dès 2019 grâce au sismomètre embarqué de l'atterrisseur. Si jusqu'ici le plus puissant était évalué à 4,2, le dernier en date atteignait quant à lui un 5. Sur Terre, cette puissance n'occasionnerait que peu de dégâts (des objets qui tombent, fenêtres qui éclatent). On ignore encore quel type de dégât cela pourrait causer sur Mars, la NASA devant encore effectuer des analyses pour comprendre l'origine du séisme et ce que cela signifie en terme conséquences sur l'environnement martien.Si cette découverte a eu lieu le 5 mai dernier, deux jours plus tard, le 7, le robot Curiosity nous envoyait une photo tout à fait intrigante de Mars, et pour cause... on pouvait y voir ce qui s'apparentait à une porte taillée dans la roche. Si cette trouvaille est encore très loin de prouver l'existence de la vie ou d'une civilisation sur la planète rouge, elle n'en a pas moins nourrit de nombreux phantasmes. Mais au risque de décevoir les plus enthousiastes, le Jet Propulsion Laboratory a admis que l'image était extrêmement zoomée. En réalité, les dimensions de la porte que l'on aperçoit ne serait pas de plusieurs mètres, mais seulement de 30 à 45 centimètres, à peine de quoi laisser passer un petit animal. Pour plusieurs spécialistes, il s'agirait même je cite « d'une simple cassure dans les sédiments de la zone ». Un phénomène géologique tout à fait naturel finalement et qui n'aurait rien d'extra-terrestre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui est Cryptoqueen, cyber arnaqueuse recherchée dans le monde entier ?
Avez-vous déjà entendu parler de Ruja Ignatova ? Sans doute pas, alors connaissez-vous davantage One Coin, cette monnaie virtuelle censée devenir encore plus populaire que le Bitcoin ? Rien de tout ça ne vous dit quelque chose ? Alors vous êtes au bon endroit puisque l'histoire que je m'apprête à vous raconter est tout simplement digne d'un scénario de film. Retour dans les années 2010 avec celle que l'on surnomme Cryptoqueen et qui est soupçonnée d'avoir organisée l'une des arnaques aux cryptomonnaies les plus lucrative de l'Histoire.Pour tout comprendre, il faut revenir en 2014 quand la plupart des projets de cryptomonnaies commencent à émerger le sillon du Bitcoin, comme l'Ethereum. À cette époque, la Bulgare Ruja Ignatova clame haut et fort que le OneCoin, une nouvelle monnaie virtuelle serait en passe de dépasser le Bitcoin, avec des cours qui ne cessent de grimper en flèche. Rapidement, des millions de Chinois, d'Allemands, d'Anglais et de résidents de pays d’Afrique investissent dans ce qui semble être le nouvel eldorado virtuel. C'était sans compter sur l'amateurisme les développeurs du OneCoin, bien embarrassés quand il s'agit d'expliquer comment ce jeton fonctionne. Encore pire, il semblerait même que cette cryptomonnaie ne possède pas de blockchain, mais seulement une base de données qui n’a rien à voir avec les cryptos. Qu'à cela ne tienne, le succès du OneCoin atteint son paroxysme lors d’une conférence au stade de Wembley à Londres où Ruja Ignatova vante les mérites de l'investissement devant 60 000 spectateurs.En 2016-2017, le site de OneCoin offre donc des perspectives de richesses alléchantes, vendant des packs de formations allant de140 € pour le débutant à 118 000 € pour le pack Ultimate. De cette manière, l’investisseur achetait des jetons OneCoin et via un système pyramidal, devait inciter ses amis et proches à leur tour à acheter un pack pour toucher une commission... Rien de bien conventionnel dans le milieu des cryptomonnaies il faut le dire. Et justement, la réalité c'est que sans blockchain, le OneCoin n'a jamais été miné, et les formations en questions ont été démasquées comme étant de vulgaires plagiats de livres déjà existants. Au final, ce sont plus de 3 millions de personnes qui ont été volées par le système OneCoin pour une somme totale estimée à plus d'un milliard de dollars. Ceci dit, ce qui pouvait aussi expliquer la popularité du projet au delà du gain financier, c'était l'argument d'appartenir à un groupe baptisé les « bitcoin killers », censé révolutionner la finance mondiale.Depuis 2017, Ruja Ignatova est devenue introuvable. D'après Europol, l’arnaqueuse se cacherait probablement en Allemagne ou dans un pays méditerranéen. D'après la BBC, son frère Konstantin Ignatov et un autre associé Sebastian Greenwood ont été arrêtés pour suspicions de fraude dans le cadre de OneCoin. Mais depuis 2019, le procès de Konstantin Ignativ est constamment repoussé, les organisateurs de OneCoin disposant d’alliés puissants dans la mafia bulgare et européenne. Il risque plus de 90 ans de prison pour avoir volé 4 milliards de dollars et détourné 400 millions de dollars du fisc américain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Twitter : le rachat par Elon Musk en « pause » ?
C’est un dossier qui décidément connaît de sacrées montagnes russes… Après avoir annoncé qu’il allait devenir le nouveau propriétaire de Twitter pour 44 milliards de dollars quand bien même les actionnaires étaient défavorables à l’idée de lui vendre le réseau social, Elon Musk a annoncé en fin de semaine dernière la mise en pause du processus de rachat. Pourquoi ? C’est là la grande question que de nombreux internautes se posent, et à laquelle on va tenter de répondre dans cet épisode, d’autant que Twitter subit très concrètement ce frein brutal enclenché par Elon Musk.Ironie de l’histoire, c’est dans un message sur Twitter que l’homme le plus riche du monde a annoncé vendredi 13 mai qu’il suspendait son processus de rachat de la plateforme. Dans le détail, Elon Musk explique attendre des précisions quant au nombre de faux comptes présents sur le réseau social. Je cite, « l’accord avec Twitter est temporairement suspendu dans l’attente de détails permettant d’établir que les spams / faux comptes représentent effectivement moins de 5 % des utilisateurs » fin de citation. Que les déçus se rassurent et que ceux que cette suspension ravi se préparent…. à être déçu, Elon Musk a précisé qu’il était je cite « toujours décidé à acquérir Twitter ».Cette prise de parole a tout de suite eu des répercussions, puisque heures après la parution du message, l’action en bourse de Twitter s’est effondrée de près de 20% d’après l’Agence France Presse. Mais ce n’est pas tout… d’après le Wall Street Journal, la Securities and Exchange Commission mènerait actuellement une enquête sur le rachat d’Elon Musk. En mars dernier, le patron de Tesla et SpaceX aurait mis trop de temps à déposer le formulaire public requis alors qu'il était en train de racheter 9,2 % des actions de Twitter, et donc en train de devenir le plus grand actionnaire de la société. Un retard qui lui aurait permis d'acheter davantage d'actions sans alerter les autres actionnaires, et donc d'économiser une importante somme d'argent importante. Musk fait également l'objet d'une action en justice de la part d'actionnaires de Twitter et d'une autre enquête de la Federal Trade Commission pour la même affaire.Ainsi, Twitter aurait perdu près de 10 milliards de dollars de valorisation suite à cette affaire. Si le processus de rachat est toujours en cours et ne devrait aboutir qu’à la fin de l’année au plus tôt, difficile de ne pas penser que cela fera les affaires d’Elon Musk quoiqu’il arrive. En effet, 44 milliards de dollars ne représentent pas grand-chose pour Elon Musk dont la fortune personnelle est estimée à plus de 200 milliards de dollars. Ceci dit, une société d’investissement lui aurait même conseillé de se retirer du deal et de payer les 1 milliard de dollars de pénalité pour la rupture de contrat afin de pouvoir faire une nouvelle offre moins importante par la suite, qui correspondrait mieux à la valeur actuelle de l’entreprise. Si la suite des événements reste incertaine, la situation semble assez bénéfique dans tous les cas pour Elon Musk, qui d’une manière ou d’une autre devrait finir par s’adjuger Twitter, en signant un gros chèque, ou en trouvant une parade pour faire baisser la note. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Meta : des données open source pour les développeurs ?
Début mai, Meta, le nouveau nom du groupe Facebook depuis la fin d'année dernière, a dévoilé son nouveau modèle de traitement de langage pour la recherche en intelligence artificielle. En clair, ces données en libre service pourront être utilisées à des fins commerciales par tous les développeurs qui le souhaitent. Cela pourra aussi bien être pour automatiser un chatbot, traduire des textes ou bien écrire des fiches produit en plusieurs langues.Open Pretrained Transformer, c'est le nom du modèle que Meta a rendu public dans le domaine du langage il y a peu. Ce dernier partage les mêmes capacités que celui créé par OpenAI, et qui cette fois n'a pas été fondé par Mark Zuckerberg, mais son nouveau rival Elon Musk. Au total, OPT possède 175 milliards de paramètres et est basé sur le machine learning afin que son niveau de précision en ce qui concerne les tâches linguistiques soit le plus élevé et précis possible. Ceci dit, à quoi bon rendre cette technologie, visiblement très pointue, disponible à tout le monde ? Tout simplement de permettre aux chercheurs du monde entier de contribuer à son développement gratuitement. Si vous ne le saviez pas déjà, OpenAI avait de son côté opté pour un accès payant à son modèle, ne permettant qu'aux laboratoires les plus fortunés d'entreprendre des recherches avec cet outil sur le traitement de langage.Je cite Meta « nous croyons que l'entièreté de la communauté de l’IA – les chercheurs, la société civile, les législateurs, et l’industrie – doit pouvoir travailler ensemble pour élaborer des lignes directrices claires autour d’une intelligence artificielle et des modèles de langages volumineux et responsables ». Concrètement, le groupe Meta a publié l'entièreté du code d'OPT et un cahier de bord servant à documenter le processus d’entraînement de l’IA, contenant déjà 3 mois de recherches entre octobre 2021 et janvier 2022, un répertoire de tous les bugs, des crashs et des reboots. En optant pour l'open source, Meta profite donc de l'émulation créée autour de son projet par les internautes et les spécialistes désireux de montrer l'étendue de leur talent, et tente subtilement de modifier son image de GAFAM coupé du grand public. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Agence spatiale européenne demande l'aide des internautes
Ce n'est pas tous les jours que l'ESA, l'agence spatiale européenne lance un appel aux internautes pour l'aider dans l'une de ses missions. L'agence est en effet en quête de volontaires pour comparer des images d'une comète capturées par la sonde Rosetta et trouver des différences sur plusieurs périodes. Quel est l'intérêt d'une telle consultation publique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour l'historique, l'ESA lançait en 2014 la sonde Rosetta qui, deux ans plus tard approchait de la comète 67P-Tchourioumov-Guérassimenko, aussi connue sous le nom de Tchouri. Grâce à Osiris, c'est le nom donné à sa caméra ultra haute définition, la sonde a photographié l'astéroïde sous toues ses facettes... l'occasion pour les chercheurs de l'agence d'observer des phénomènes précieux, comme le réchauffement de la surface glacée de la comète par le Soleil. Étape importante désormais, analyser ces quelques milles photos pour en apprendre plus sur les origines de notre système solaire. Et concrètement, le rôle des internautes dans ce projet scientifique citoyen est en quelques sorte de jouer à un jeu des différences.L'objectif est effectivement d'identifier les changements qui ont pu avoir lieu à la surface de la comète entre 2014 et 2016. Je cite Sandor Kruk, astrophysicien à l'institut Max Planck de physique extraterrestre à Munich, en Allemagne, « étant donné la complexité de l'imagerie, l'œil humain est bien meilleur pour détecter les petits changements entre les images que les algorithmes automatisés ». Dans le détail, rendez-vous sur l'outil intitulé Rosetta Zoo, qui vous permet de comparer des images côte à côte de la comète Tchouri. Les utilisateurs peuvent faire pivoter l'image, zoomer, entourer des éléments... bref, tout ce qui est nécessaire pour trouver le moindre changement. Et si l'ESA fait appel aux internautes, c'est parce que je cite « ces dernières années, des astrophotographes et des passionnés de l'espace ont spontanément identifié des changements et des signes d'activité sur les images de Rosetta » d'après Bruno Mérin, responsable du centre de données scientifiques ESAC de l'ESA en Espagne. Ce travail bénévole servira à produire des cartes des zones actives à la surface de la comète.Rosetta Zoo : https://www.zooniverse.org/projects/ellenjj/rosetta-zoo/classify Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Elon Musk sérieusement menacé par la Russie ?
Si Elon Musk a fait les gros titres de nombreux médias ces derniers temps pour être devenu le nouveau propriétaire de Twitter, celui qui est aussi l'homme le plus riche du monde est de nouveau sur le devant de la scène... quelque peu malgré lui cette fois. En effet, Musk s'est fendu d'un message assez énigmatique il y a peu qui a eu l'effet d'une bombe sur Twitter, évoquant une possible disparition prochainement. En regardant dans le détail, ce message ferait référence à des menaces que le patron de Tesla et SpaceX aurait reçu de la part de la Russie.« Si je meurs dans des circonstances mystérieuses, au moins vous saurez ». Voilà le message en question posté par Elon Musk sur Twitter. Dans le détail, ce dernier affirme avoir été menacé par un haut responsable russe en raison de son aide apportée à l'Ukraine via ses satellites Starlink. Selon le média américain Fortune, c'est Dmitri Rogozine, le chef de l'agence spatiale russe Roscosmos et ancien vice-Premier ministre de la Russie qui serait derrière tout ça. Je cite un de ces messages posté sur la messagerie cryptée Telegram « Elon Musk, vous êtes impliqué dans l'approvisionnement des forces fascistes en Ukraine en matériel de communication militaire. Et pour cela, Elon, vous serez tenu responsable comme un adulte, peu importe à quel point vous vous comportez comme un fou ».Si l'on ne connaît pas le détail précis des menaces formulées à l'encontre d'Elon Musk, cette dérision incluant sa propre disparition n'a pas du tout amusé mère Maye Musk, qui lui a répondu également en public pour lui demander d'arrêter ce petit jeu médiatique... Ce à quoi Musk a répondu pour conclure, je le cite « Désolé, je ferai de mon mieux pour rester en vie ». Pour en revenir à Rogozine, ce dernier s'est également exprimé sur Twitter en reprochant à Musk de faire le buzz le 9 mai dernier, jour de fête nationale en Russie. Je cite, « personne n'a besoin de vous. Arrêtez de faire l'idiot. Aujourd'hui, mon pays célèbre un grand jour, le jour de la victoire sur le fascisme [...] Réfléchissez, Elon, de quel côté êtes-vous ? » fin de citation.Le milliardaire a ensuite déclaré que lui et ses équipes avaient je cite « résisté aux tentatives de piratages et de brouillage » des Russes en avril et qu'ils concentraient les efforts de SpaceX sur des contre-mesures au détriment d'autres projets spatiaux. Depuis le début du conflit Ukraine-Russie le 24 février dernier, les Ukrainiens de tous bords ont de plus en plus de mal à se connecter à Internet et trouve en Starlink une véritable solution. Selon le vice-Premier ministre ukrainien, Mykhailo Fedorov, il y a actuellement 150.000 utilisateurs actifs de Starlink tous les jours dans le pays. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les cryptomonnaies sont-elles néfastes pour la santé mentale ?
Si le numérique peut provoquer des addictions, difficile d'imaginer que les cryptomonnaies en représenteraient une. Et pourtant, une récente étude de la Tampere University en Finlande, montre à quel point les échanges de monnaies virtuelles peuvent affecter la santé mentale.Évidemment, si de nombreuses personnes se lancent dans l'acquisition et l'échange de cryptomonnaies, c'est dans l'espoir de devenir riche. Avec un Bitcoin dépassant les 30 000 euros le jeton, ou plus de 2000 euros pour un jeton d'Ethereum, il y a effectivement de bon coups à faire si l'on en mine suffisamment. Pour ceux qui ne sauraient pas ou ne seraient pas équiper pour le minage, reste la solution du trading de cryptomonnaies, un peu comme la spéculation en bourse. Seulement, leurs cours plus qu'imprévisibles pourraient vous rendre à la fois dépendant mais aussi dépressif. Dans leur étude, les chercheurs de l'université de Tampere en Finlande ont suivit plusieurs jeunes américains qui se sont lancés dans le « crypto trading » au début du boom des cryptomonnaies. C'est le cas de la californienne Joanna Garzilli, qui en 2017, décide de se lancer. Peu de temps après avoir commencé, elle tire le gros lot avec un investissement qui lui rapporte 85 000 dollars avec une monnaie appelée GRT. Sauf que peu de temps après, Joanna prend des risques et investi 90% de ses économies dans une autre cryptomonnaies qui lui fait perdre plusieurs dizaines de milliers de dollars en quelques jours. De son aveux, je cite « la cryptomonnaie peut faire ressortir les parties les plus sombres de nous-mêmes si nous avons une personnalité addictive. J'ai une personnalité très addictive » fin de citation.En effet, les pics et les chutes de prix procurent un niveau d'excitation difficilement contrôlable. Par ailleurs, la nature hautement instable des cryptomonnaies peut réduire les profits à zéro en très peu de temps. Également, plusieurs thérapeutes américains constatent un afflux de personnes cherchant de l'aide pour guérir de la dépendance aux cryptomonnaies. Selon cette étude finlandaise, les cryptomonnaies présentent des caractéristiques qui les rendent plus sujettes à la dépendance que les paris sportifs, les jeux d'argent et les placements financiers traditionnels. Les monnaies virtuelles peuvent en effet être échangées 24 heures sur 24, contrairement aux actions et les gens n'ont pas besoin de se rendre dans un casino pour « jouer »... Même si d'autres recherches sont en cours, d'autres études tendent également à confirmer l'existence d'un lien étroit entre le trading de cryptomonnaies et la dépendance. Les chercheurs finlandais ont d'ailleurs constaté que les personnes suivies présentaient également un niveau plus élevés de détresse psychologique et de solitude par rapport aux traders traditionnels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fin des mots de passe chez Apple, Google et Microsoft ?
Dans le monde sans pitié des GAFAM, il est extrêmement rare de voir des entreprises collaborer dans un but commun. Et pourtant, Apple, Microsoft et Google se sont alliés afin de mettre fin aux mots de passe et proposer de toutes nouvelles méthodes d’identifications. Est-ce réellement la fin des mots de passe tels qu’on les connaît ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour l’historique, cette quête de la fin des mots de passe ne date pas d’hier. En 2016, le World Wide Web Consortium (W3C) lançait une mission aux grandes entreprises de la tech : supprimer les mots de passe. C’est dans cet esprit qu’a été créée la FIDO Alliance par Microsoft, Google et PayPal, et qui en 2019 a donné naissance au standard officiel WebAuthn. Également impliqué dans le projet, Apple rappelle par la voix de son directeur du marketing Kurt Knight que je cite « travailler avec l'industrie pour établir de nouvelles méthodes de connexion plus sûres qui offrent une meilleure protection et éliminent les vulnérabilités des mots de passe est au cœur de notre engagement à construire des produits qui offrent une sécurité maximale et une expérience utilisateur transparente, le tout dans le but de garder les informations personnelles des utilisateurs en sécurité » fin de citation.Concrètement, le fonctionnement de ce mode d’identification est assez simple. Au lieu de rentrer un mot de passe pour se connecter à un site ou à une plateforme, les utilisateurs peuvent tout simplement utiliser leur smartphone. En fonction des préférences de chacun, il est possible de choisir l’authentification par caméra frontale ou bien le lecteur d’empreinte. Pour les plus réticents, il sera aussi possible d’utiliser un simple code, ou même de dessiner une forme. Si des milliards d’appareils et les navigateurs récents intègrent déjà cette méthode, Apple, Google, et Microsoft se sont assuré que peu importe la marque, chaque appareil puisse servir de terminal d’authentification. Je cite Vasu Jakkal, Vice-Président de la sécurité chez Microsoft, « les utilisateurs peuvent se connecter à Google Chrome sur un PC Windows en utilisant un mot de passe sur un appareil Apple » fin de citation. De quoi grandement faciliter l’adoption de cette méthode encore peu démocratisée, mais plus pour longtemps. La FIDO Alliance annonce un lancement général dès le début d’année 2023. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

NASA : des contrats qui posent question ?
En matière de programme scientifique, notamment spatiaux, les gouvernements dépensent bien souvent sans compter. Problème, les plus hautes instances américaines commencent à s'interroger sur la pertinence de telles dépenses. Invités à défendre l'enveloppe budgétaire de 26 milliards que souhaite la NASA pour l'exercice 2023 face à une commission spécialisée du Congrès, l'administrateur de l'agence Bill Nelson a regretté les dérives des coûts des contrats historiques de l'agence.Si l'on pouvait s'attendre à ce que Bill Nelson défende corps et âme les méthodes de la NASA, il a, au contraire et à la surprise générale, encouragé les programmes de types publics-privés et les mises en concurrence, et lourdement taclé les contrats traditionnels, nommés « cost-plus ». Concrètement, un contrat « cost-plus », le plus classique proposé par l'agence spatiale américaine, consiste à signer un accord avec une entreprise avec un montant et une date de livraison, ainsi qu'un engagement de la NASA a couvrir les dépassements de ses prestataires sans aucune pénalité en cas de retards. Ce type de contrat, très avantageux pour ceux qui parviennent à le décrocher, permet historiquement aux industriels de remplir leur travail facilement tout en innovant sans craindre des sanctions administratives.Dans le détail, Bill Nelson a cité le contrat à 383 millions de dollars passé avec l'entreprise Bechtel dédié au lanceur SLS (Space Launch System). Selon lui, la firme a remporté le contrat en sous-évaluant tous ses coûts, et profite depuis des années de la règle souple des dépassements de budget offert par la NASA pour obtenir plus d'argent et plus de temps. Face à cela, la NASA ne peut pas faire grand-chose pour les empêcher de profiter du système. D'après les audits de l'OIG, ce genre de dérives se serait d'ailleurs multiplié ces dix dernières années de la part d'une large part des industriels impliqués dans le projet SLS... un projet qui aura finalement coûté près de 25 milliards de dollars à la NASA.Dès lors, le contrat passé entre la NASA et Space X se révèle être un parfait exemple de réussite de concurrence public-privé... On se rappelle d'ailleurs du côté mauvais joueur de Jeff Bezos et Blue Origin qui n'avait pas supporté que ce contrat lui passe sous le nez... En s'appuyant sur cet exemple, Bill Nelson souhaite aujourd'hui obtenir le budget pour un deuxième atterrisseur lunaire afin justement de ne pas laisser les clés du contrat à SpaceX et son Starship. D'après les chiffres de la NASA, l'abandon progressif des contrats « cost plus » pour la concurrence public privé aurait permis d'économiser 40 milliards de dollars. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Amazon le reconnaît, Alexa et Echo vous écoutent sans cesse pour cibler la pub
Ce n'est pas un secret, les assistants vocaux type Siri chez Apple, les enceintes Echo chez Amazon ou l'assistant Google enregistrent les conversations que vous pouvez avoir avec eux. Si ces données données étaient initialement utilisées pour améliorer les fonctionnalités de chaque assistant vocal, voilà qu'Amazon a confirmé il y a peu ce qu'un certain nombre d'utilisateurs redoutaient, l'utilisation de ces données à des fins commerciales quand bien même l'entreprise affirmait le contraire il y a peu.Concrètement, c'est grâce à un groupe de chercheurs affiliés à plusieurs universités américaines que cette révélation a pu avoir lieu il y a quelques jours. Dans leur rapport intitulé “Your Echos are Heard : Tracking, Profiling and Ad Targeting in the Amazon Smart Speaker Ecosystem” que l'on peu traduire, « Vos Echos ont été entendus : suivre, dresser le portrait des utilisateurs et cibler leur publicité dans l'écosystème des enceintes intelligentes d'Amazon », les chercheurs affirment que le GAFAM utilise toujours les données vocales issues de ses appareils Echo, malgré une suspension annoncée en 2019, pour diffuser ensuite des publicités ciblées via l'enceinte et sur le Web. Dans le détail, toutes les interactions avec l'IA Alexa seraient enregistrées et partagées avec 41 partenaires publicitaires. Ces données sont ensuite utilisées pour je cite « déduire les intérêts des utilisateurs [et] diffuser des publicités ciblées sur les différents supports » fin de citation.L'étude ajoute d'ailleurs que ce type de données est très demandé par les tiers et les partenaires d'Amazon, puisqu'elles sont négociées lors d'enchères publicitaires je cite « à un tarif 30 fois plus élevées de la part des annonceurs ». Contacté par le site spécialisé The Verge, Amazon a confirmé l'utilisation de ces données vocales pour afficher des publicités ciblées. Je cite Lauren Raemhild, porte-parole d'Amazon, « si vous demandez à Alexa de commander des serviettes en papier ou de jouer une chanson sur Amazon Music, l'enregistrement de cet achat ou de la lecture de la chanson permet d'afficher des publicités ciblées sur Amazon et d'autres sites ou Amazon place des publicités » fin de citation. Bonne nouvelle si vous ne le saviez pas, vous pouvez tout à fait empêcher la collecte des données vocales dans les paramètres des appareils compatibles avec Alexa. Pour cela il vous suffit de vous rendre dans l'onglet Confidentialité. Vous pouvez également vous rendre sur Amazon.com/alexaprivacysettings, ce qui vous permettra de gérer vos enregistrements vocaux, et surtout gérer les autorisations accordées à Amazon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Supprimer ses infos de Google ? C'est possible !
Si Google est régulièrement critiqué pour sa gestion des données personnelles avec ses cookies invasifs, le GAFAM a mis au point un nouvel outil permettant à ses utilisateurs de demander le retrait de certaines données visibles via le moteur de recherche. Si cette méthode comporte tout de même certaines subtilités, ça n'en reste pas moins une aubaine pour se protéger dans de nombreux cas que je vous propose d'explorer dans cet épisode.Concrètement, il est dès à présent possible de demander le retrait de Google Search de certaines données vous concernant, et pouvant être exploitées en cas de vol d'identité par exemple. Les données concernées sont les identifiants en ligne, le numéro de téléphone, l'adresse mail ou encore l'adresse postale. À noter que Google autorisait déjà la suppression de certains résultats de recherche qui contenaient des coordonnées bancaires (donc les numéros de compte ou de carte), mais aussi des résultats de doxxing, c'est-à-dire quand les données personnelles sont dévoilées à des fins malveillantes. Pour Michelle Chang, une cadre du service Google Search, cette nouvelle politique est une réponse à une demande de la communauté, et qui à n'en pas douter soulagera un certain nombre d'internautes. Ceci dit, Google n'a pas la possibilité de supprimer totalement ces données sensibles, seulement de les rendre invisibles au grand public sur son moteur de recherche. Au final, seul l'hébergeur ou le gestionnaire du domaine a le pouvoir de retirer « définitivement » ces informations de la page incriminée.Dès lors, une fois que la demande de retrait a été effectuée, les pages ciblées sont est analysées en détail. Selon le résultat de cette analyse, le nom de domaine peut être soit banni de tous les résultats de recherche de Google Search, soit des résultats pour les requêtes incluant les informations ciblées. Par ailleurs, les demandes ne sont pas systématiquement acceptées. Elles peuvent en effet être refusées si elle sont considérées comme illégitime. Google précise également que la procédure n'a pas non pour but de limiter l'accès à des informations d'utilité générale, citant l'exemple des médias, car si votre nom apparaît dans un article, il est peu probable que votre demande aboutisse. En clair, la mesure concerne davantage concerner les bases de données et les forums. Enfin, si le contenu apparaît dans des fichiers publics de sites gouvernementaux ou de sources officielles, même résultat, votre requête n'aboutira pas non plus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que Mastodon, l'alternative open-source à Twitter ?
Après un rachat spectaculaire à 44 milliards de dollars, Elon Musk a annoncé vouloir faire de Twitter un espace de liberté d'expression totale, sous-entendant des conditions d'utilisation plus souples et une modération moins présente. Une orientation qui ne convient pas vraiment à certains utilisateurs qui se sont déjà tournés vers d'autres plateformes, comme Mastodon, qui est considérée par beaucoup comme l’alternative open-source la plus intéressante à Twitter.Le lendemain de l'annonce du rachat de Twitter par Elon Musk, Mastodon enregistrait l'arrivée de 141 000 nouveaux utilisateurs, pour une augmentation totale de 176 000 nouveaux inscrit depuis le début des rumeurs de rachat au début du mois d'avril. Fondé en 2016, Mastodon est une plateforme open-source qui se présente comme un réseau social décentralisé, qui dans son interface et ses fonctionnalités ressemble beaucoup à Twitter. Ceci dit, son fonctionnement est assez différent. Mastodon permet par exemple à un utilisateur de créer son propre serveur, assure respecter leur vie privée, et n'est soumis à aucune publicité. Son créateur : l'Allemand Eugen Rochko. Je le cite « l'une des raisons pour lesquelles j'ai commencé à m'intéresser aux médias sociaux décentralisés en 2016, et ce qui m'a finalement conduit à créer Mastodon, était des rumeurs selon lesquelles Twitter, la plateforme que j'utilisais quotidiennement depuis des années, pourrait être vendu à un autre milliardaire controversé. […] Et maintenant, c'est finalement arrivé, et pour les mêmes raisons, de nombreuses personnes viennent sur Mastodon. »Le nombre de téléchargements de l'application sur Android et iOS a depuis explosé et l'engouement a même gagné les institutions européenne ! Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD), l'équivalent de la CNIL à l'échelle de l'UE, a annoncé lui-même son arrivée sur Mastodon en lançant son propre serveur baptisé EU Voice. Pour être plus précis, le CEPD a créé sa propre communauté, ce qui permet à son gestionnaire d'appliquer sa propre modération. Le principe est ensuite plus ou moins identique à Twitter, avec l'idée de messages limités à 500 caractères chacun, une messagerie privée, un système de notifications, etc. Sur son serveur EU Voice, l'organisme européen entend encourager l'interaction avec le public, en partageant notamment des textes courts, des images et des vidéos. Sur son deuxième serveur EU Video, le CEPD proposera le téléchargement et les commentaires de vidéos et de podcasts. Cette plateforme-là, reposera sur le logiciel open-source PeerTube. Pour le CEPD, l'idée est de fédérer un maximum d'institutions, organes et agences de l'Union européenne, autour de ses serveurs et ainsi se libérer de l'emprise de Twitter pour sa communication grand public. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Coupure internet en France : que s'est-il passé ?
Peut-être en avez-vous été victime, la semaine dernière, une panne massive d'internet a touché de nombreuses personnes à travers la France... Si des grandes villes comme Paris, Lille et Lyon en ont subit les conséquences de plein fouet, c'est au final la grande majorité des abonnés Free qui en ont été victimes. Que s'est-il réellement passé ? Est-ce un simple accident ou une opération de sabotage organisée ? Toutes les réponses dans cet épisode.Comme l'a expliqué le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O, on parle ici de coupures de câbles. De son côté, l'opérateur Free pointe du doigt des actes de malveillance. Si SFR a été touché dans une moindre mesure, Bouygues Telecom et Orange eux n'ont rien eu à déplorer étant donné que les deux groupes je cite « n'utilisent pas les liens concernés par les dysfonctionnements ». Concrètement, il semblerait que les câbles sectionnés soit de type « longue distance » inter-régionaux en fibre optique. Ces derniers passent notamment le long des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables.D'après les informations du site Numerama, les couloirs sectionnés l'ont été volontairement en trois points : sur la liaison Paris-Lyon, la liaison Paris-Strasbourg et Paris-Lille. Ces ruptures de câbles seraient survenues quasi-simultanément, je cite « vers 3h20, 3h40 et 5h20 du matin » dans la nuit de mardi à mercredi la semaine dernière. Ces liaisons appelées « backbone » ou colonne vertébrale d'un réseau internet, servent à interconnecter le trafic internet entre différentes zones géographiques grâce à des fibres à très haut débit. D'après Free et les experts du secteur, il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un acte volontaire, même si aucune explication officielle n'a été donné pour l'instant. Une enquête est toutefois en cours.Pour Nicolas Guillaume, dirigeant de l'opérateur dédié aux professionnels Netalis, il est impossible que ces incidents soient liés à des travaux puisque je cite « des pelleteuses ne coupent pas Internet en pleine nuit vers 3h40 du matin […] Est-ce qu'il s'agit d'un acte de terrorisme numérique ? Peut-être. Il y a eu là un impact majeur, car la coordination des attaques sur les câbles a été bien faite, par des gens qui inévitablement connaissent le réseau » fin de citation. Depuis deux ans, plus de 200 antennes-relais ont été dégradées, le plus souvent brûlées par des militants anti 5G. À contrario, les actes de malveillance contre des fibres optiques sont beaucoup plus rares. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Mark Zuckerberg galère avec la réalité virtuelle ?
En renommant son entreprise Meta en fin d'année dernière, Mark Zuckerberg a envoyé un signal fort concernant ses objectifs futurs, à savoir le développement d’un Métaverse et l'ambition d'y vivre comme dans Ready Player One ou Matrix. Pour cela, les utilisateurs auront forcément besoin de casques ou de lunettes de réalité virtuelles... Or, comme le révèle le site spécialité The Verge, les ingénieurs de Meta piétinent sur leurs différents projets, et ce malgré d’innombrables moyens déployés par Mark Zuckerberg.La division réalité virtuelle/ réalité augmentée de Meta, c'est 10 milliards de dollars d’investissement rien que l'an dernier... et a priori, les dépenses devraient encore augmenter dans les prochaines années. En terme d'effectif, pas moins de 18 000 salariés ont été débauchés à prix d’or chez Microsoft, Apple, Google, et sont tous à pied d’œuvre pour donner vie au Metaverse de Zuckerberg. Mais outre les casques Oculus (Rift et Quest notamment), force est de constater que Meta n'a rien de concret à proposer, ses différents projets étant toujours en développement depuis de longues années.Le premier a pour nom de code Nazare : un casque de réalité virtuelle fonctionnant sans smartphone, avec un dispositif dédié pour répartir la puissance de calcul. D'après Mark Zuckerberg, ce casque doit offrir une expérience complète avec environnement 3D, large champ de vision et design attrayant. Date de commercialisation prévue pour la V1, 2024... Mais comme je vous le disais, ce délais ne serait probablement pas respecté. En effet, les équipes de Meta doivent également mettre au point un bracelet capable de lire dans les pensées pour accompagner ce casque. Si ce périphériques est qualifié d’innovation la plus enthousiasmante de Meta, il n'en reste pas moins assez futuriste, sans compter qu'il est difficile de savoir si l'entreprise a bien avancé dessus ou non, puisqu'aucune communication à ce sujet n'a été faite depuis un moment. Pour l'historique, ce bracelet a été imaginé par la startup CTRL-Labs, rachetée en 2019 par Facecbook. En utilisant l’électromyogramme (EMG), donc des impulsions électriques dans le système nerveux périphérique, l'objet serait capable de comprendre certains ordres à exécuter.Autre casque lui aussi programmé pour 2024 : Hypernova. Plus réaliste que le précédent, ce casque-là devrait fonctionner grâce à un smartphone. Et c'est bien connu, jamais deux sans trois, sachez que Meta travaille également sur le projet Cambria, un casque censé incarner la nouvelle génération d’Oculus et qui devrait sortir en fin d'année. À multiplier les projets et à mettre autant d'argent sur la table, le risque pris par Meta est à la hauteur de ses ambitions. Pour le moment, aucun casque ou lunette de réalité augmentée n'est parvenu à trouver son public. Le groupe se donne jusqu’à 2030 pour en démocratiser l’usage et se serait même donné comme objectif de vendre 10 millions de lunettes intelligentes d’ici la fin de la décennie comme les Ray-Ban Stories. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est la liste des prochaines missions spatiales ?
Après 18 mois de travail pour compiler des centaines de publications venues des quatre coins du monde, le rapport « Origin, Worlds and Life » a finalement été publié récemment. Concrètement, il s'agit d'une sorte de consensus sur les objectifs scientifiques à atteindre; les études à mener dans le Système Solaire sur les dix prochaines années... En bref, une feuille de route bien complète des futures propositions et projets d’exploration de la NASA. Aujourd'hui, je vous propose de vous plonger dans les 781 pages de ce rapport, qui par ailleurs est disponible en accès libre avec un lien dans la description de cet épisode.Une chose est quasi certaine, vu le temps de préparation colossal que nécessite chaque mission, il y a peu de chance de voir les projets que je suis sur le point de vous présenter aujourd'hui à l’œuvre ces dix prochaines années. En réalité, l'intérêt de ce rapport est de mettre en route la machine administrative et financière, de démarrer la construction des modules et d'avancer rapidement vers la phase de décollage qui marquera officiellement le début de la mission. Il est intéressant de noter que le rapport renouvelle sa confiance et son soutien au Mars Sample Return, soit le fait d'aller récupérer les échantillons collectés sur Mars et les ramener sur Terre... Autre projet toujours soutenu, celui de la sonde Europa Clipper qui décollera en 2024 vers Jupiter et le drone multicoptère Dragonfly qui devrait voler sur Titan, la plus grosse lune de Saturne à l’horizon 2034.Du côté des nouvelles missions, celle qui fait le plus de bruit est sans doute celle visant à étudier Uranus. Cette géante gelée n'a été survolée qu'une seule fois en 1986, sans doute à cause des 13 ans de voyage nécessaires pour l'atteindre. L'idée serait donc d'envoyer une sonde en orbite, ainsi que larguer une autre petite sonde atmosphérique pour examiner la composition de sa surface. Autre projet mis en avant par le rapport : Encelade Orbilander. Là, il s'agit d'une mission qui se concentrerait sur la Lune Encelade, en orbite autour de Saturne, avec l'objectif d'étudier sa surface également gelée, et pourquoi pas découvrir si des formes de vies ont pu s'y développer quand on sait qu'elle abrite des geysers composés principalement d’eau.Enfin, le rapport mentionne également le projet Endurance-A, qui prend place sur la Lune, avec un grand robot autonome capable de parcourir plusieurs kilomètres par jour et collecter jusqu’à 120 kg d’échantillons lunaires pour ensuite les ramener sur Terre... Mars Life Explorer, qui pour sa part vise à se poser près des calottes polaires martiennes pour étudier les glaces et éventuellement y trouver des composés organiques. Vient ensuite Centaur Orbiter and Lander, une mission de découverte et de collecte d’échantillons sur une comète entre Jupiter et Saturne... Titan Orbiter qui comme mentionné un peu plus tôt est un complément à Dragonfly pour l’étude de l’atmosphère de Titan, ou encore Enceladus Multiple Flybys, qui là est un autre scénario pour la mission Encelade Orbilander. Si l'atterrissage du module s'avérait être trop compliqué, ce dernier pourrait tout simplement voler à l'intérieur des geysers pour effectuer des prélèvements. Et pour finir, on peut également mentionner la mission Triton Explorer qui survolerait une seule fois la lune de Neptune.Origin, Worlds and Life : https://nap.nationalacademies.org/read/26522/chapter/1 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Elon Musk rachète officiellement Twitter ! Quels changements à venir ?
L'information est tombée ce lundi 25 avril dans la soirée, Elon Musk va devenir le nouveau propriétaire de Twitter. Les actionnaires de la plateforme ont finalement été convaincu par son offre de 44 milliards de dollars, quand bien même ils avaient décidé de la refuser la semaine dernière. Le rachat devrait être finalisé d'ici la fin de l'année. Mais désormais, la question que tout le monde se pose est de savoir quels changements va bien pouvoir apporter Elon Musk à ce réseau social ? C'est justement ce que je vous propose de voir dans cet épisode."La place publique numérique où les sujets vitaux pour le futur de l'humanité sont débattus"... voilà comment Elon Musk décrivait Twitter dans le communiqué annonçant son arrivée prochaine à la tête de la plateforme. Un réseau social où je cite "la liberté d'expression est le fondement d'une démocratie qui fonctionne". L'homme le plus riche du monde se dit déterminé je cite à "rendre Twitter meilleur que jamais [en l'améliorant] avec de nouvelles fonctionnalités, en rendant les algorithmes open-source pour accroître la confiance, en venant à bout les 'spamsbots' et en authentifiant tous les humains" fin de citation. Car la position d'Elon Musk est connu de tous depuis bien longtemps, lui qui estime que Twitter va trop loin dans la modération des contenus et prône une plus grande liberté d'expression en ligne.Dans les épisodes de Choses à Savoir Tech consacrés à ce dossier les semaines passées, on a pu évoquer succinctement les changements voulus par Elon Musk. Aujourd'hui, sa feuille de route semble se préciser avec tout d'abord un changement de modération. Le milliardaire préconise je cite de "laisser le tweet exister en cas de doute" sur un contenu. Il est aussi opposé aux bannissements permanents, comme celui de l'ancien président américain Donald Trump début 2021. Pour lui, la meilleure solution reste l'exclusion temporaire. Autre projet évoqué, l'ajout d'une fonction pour éditer un tweet après sa publication, ce à quoi les dirigeants de Twitter s'étaient toujours opposé par le passé pour d'après eux préserver la spontanéité et l'intégrité de la plateforme face à la désinformation. Autre dossier d'importance, la lutte contre les arnaques et les spams via l'intermédiaire des "spamsbots", ces comptes automatisés qui font la promotion d'escroqueries, très actifs notamment dans le milieu des cryptomonnaies.Pour finir, en mettant la main sur Twitter, Elon Musk s'offre une arme de communication dévastatrice, capable d'influencer le plus grand nombre. Également, le rachat de Twitter par Elon Musk signifie désormais je cite que "deux milliardaires contrôleront bientôt quatre des principales plateformes sociales de la planète" d'après le spécialiste des réseaux sociaux Ethan Zuckerman. Je cite à nouveau, "Mark Zuckerberg a un droit de veto sur une grande partie des décisions de Facebook, WhatsApp et Instagram. Elon Musk devrait probablement obtenir un pouvoir similaire chez Twitter", fin de citation, lui laissant le champ libre pour remodeler la plateforme à son goût. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google en guerre contre les spams ?
Si vous ne le saviez pas déjà, cela fait plusieurs années que Google œuvre pour rendre son moteur de recherche le plus sur et le plus efficace possible afin que les internautes puissent trouver les sites les plus appropriés à leurs recherches. Comme chaque année, le GAFAM a publié son rapport concernant sa lutte contre les sites frauduleux et les spams en 2021 avec des résultats multipliés par 6 par rapport à 2020. Quels enseignements titrer de ce rapport ? Google met-il vraiment le paquet pour proposer une internet sur à ses utilisateurs ? Toutes les réponses dans cet épisode !Malgré tous les défauts que peut avoir Google, on ne peut pas lui enlever tous les efforts consentis pour traquer les sites web malveillants et autres formes de spams susceptibles de figurer dans ses résultats de recherche. En 2018, le géant américain a justement lancé son outil SpamBrain, un système de prévention fondé sur l'IA afin de dénicher les sites malveillants. Dans son rapport annuel qui se concentre sur l'année 2021, Google explique donc avoir identifié six fois plus de sites frauduleux et spam grâce à SpamBrain qu'en 2020. Je cite « Avec un volume croissant de spams sophistiqués produits chaque jour, la capacité de SpamBrain à identifier les comportements perturbateurs et malveillants parmi des milliards de pages Web nous a permis de maintenir plus de 99 % des recherches sans spam » fin de citationGoogle parle également des différents algorithmes mis en place l'an dernier pour lutter contre le spam en général : Link Spam Update en juillet, ainsi qu'un algorithme sur le classement des pages présentant des évaluations de produits. À ce propos, l'entreprise explique avoir travaillé pour contrer les méthodes visant à apparaître parmi les premiers sites proposés lors d'une recherche. Ceci dit, en 2019, Google annonçait découvrir chaque jour pas moins de 25 milliards de pages considérées comme des « spams », celles-ci étant systématiquement déréférencées par le moteur de recherche puis supprimées des résultats. Dans un communiqué, Google explique je cite qu'en « 2021, nous avons détecté 200 fois plus de sites de spam qu'à nos débuts, il y a près de vingt ans » fin de citation.Communiqué de Google : https://developers.google.com/search/blog/2022/04/webspam-report-2021 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

SpinLaunch, la catapulte à satellites partenaire de la NASA ?
Vous souvenez-vous de SpinLaunch ? Il y a environ un an, nous vous avions présenté cette entreprise désireuse de créer un lanceur spatial dit propre, sans combustible, grâce à un environnement sous vide à haute vitesse. Et bien aussi fou que le projet puisse paraître, la NASA vient de signer un accord avec la start-up pour toute une série d'essais de lancement dès cette année. Aller, regardons en détail de quoi il s'agit !L'an dernier, la vidéo des premiers essais de SpinLaunch était rapidement devenue virale sur internet. Installé près du Spaceport America au Nouveau-Mexique, le démonstrateur d'une trentaine de mètres de diamètres avait surtout intrigué les internautes par son design, à la croisée d'une parabole et d'un canon. Concrètement, une charge utile et un contrepoids tournent à très haute vitesse avant que n'ai lieu l'éjection de l'objet placé dans un environnement sous vide, le tout calculé au dixième de seconde près. Une fois expulsé, le projectile traverse un opercule avant de foncer dans l'atmosphère à haute vitesse. L'essai en question avait été commenté par plusieurs spécialistes, lesquels avaient pointé des contraintes énormes sur la charge utile ou encore la faible précision du guidage lors de l'éjection.En attendant, la NASA profitera du démonstrateur pour se faire une idée de cette technologie. D'ailleurs, le contrat signé avec l'entreprise ne porte pas sur des lancements de satellites, mais simplement sur des tests. Une bonne nouvelle du point de vue financier puisqu'avec les fond alloués par la NASA, SpinLaunch pourra justement construire son démonstrateur de 100 mètres de diamètre plus rapidement, avant de tenter de convaincre l'agence américaine de l'utilité de son invention en fin d'année, grâce à un premier tir à vitesse maximale. D'après les experts, le tir nécessitera près d'une heure d'accélération pour projeter la charge utile à une vitesse significative. Quoiqu'il en soit, SpinLaunch espère atteindre une précision et une vitesse suffisante pour qu'il ne reste plus au projectile qu'à allumer un petit moteur fusée pour s'injecter en orbite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Twitter finalement racheté à 100% par Elon Musk ?
C'est un feuilleton qui affole internet depuis début avril, le milliardaire Elon Musk souhaite en effet devenir propriétaire de Twitter. Après avoir annoncé son arrivée au capital de l'entreprise, l'homme le plus riche du monde veut désormais racheter à 100% le réseau social et avoir les pleins pouvoir. Pourquoi une telle accélération des choses en seulement quelques jours ? Les autres actionnaires de Twitter pourront-ils résister à la puissance financière d'Elon Musk ? Tous les détails dans cet épisode.Concrètement, le patron de Tesla et SpaceX a déposé mi-avril une offre à la Securities and Exchange Commission, l'autorité de régulation des marchés financiers américains, afin de racheter l'ensemble des actions de Twitter. Le montant pour chaque action individuelle proposé par Elon Musk : 54,20$, alors que celle-ci se négocie environ 47 $. C'est donc un chèque de 43 milliards de dollars qui a été soumis aux autres actionnaires de Twitter... Une somme faramineuse mais qui n'a pas été du goût du conseil d'administration, ce dernier ayant décidé de contre-attaquer à ce qu'il juge comme étant une offre hostile, en adoptant une mesure dite de « pilule empoisonnée ». En clair, lorsqu’un investisseur rafle plus de 15 % du capital sans l’accord du conseil d’administration, les autres peuvent racheter de nouvelles parts à prix réduit, ce qui au final dilue la participation du principal actionnaire. Ce dernier est alors obligé de débourser beaucoup plus d'argent pour prendre le contrôle de l'entreprise. Revers de la médaille, augmenter fortement le nombre de parts de la société diminue mécaniquement la valeur de chacune des actions et donc la valeur de l'entreprise dans un sens, ce qui est l'exact inverse de la mission du conseil d'administration, à savoir faire le maximum pour la faire progresser.Au final, cette mesure oblige Elon Musk à négocier directement avec Twitter s’il souhaite procéder au rachat. Pas de quoi le réjouir, vous vous en doutez bien... En théorie, Elon Musk a largement les moyens de s’offrir le réseau social avec une fortune estimée à plus de 200 milliards de dollars. Or, s'il devait débourser plus que 43 milliards de dollars, Musk serait obligé de vendre des parts de Tesla ou SpaceX par exemple. D'après certains observateurs, le suspens devrait prendre fin le 28 avril lors de la publication des résultats financiers de Twitter. Ceci dit, la vente de l'entreprise à Elon Musk pourrait bien avoir des conséquences assez lourdes. Si ce dernier souhaite officiellement défendre la liberté d'expression, prendre le contrôle de Twitter lui permettrait surtout d'accéder à des millions de données sensibles sur des personnes importantes comme ses rivaux dans le monde de la tech ou encore les hommes et femmes politiques. Elon Musk pourrait aussi décider de mettre un terme à la politique de modération et le code de bonne conduite afin d'influencer encore davantage l’opinion publique, transformant le réseau social en véritable outil de propagande. Espérons que ce ne soit qu'un scénario imaginaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apple : un milliard et demi d'appareils en dangers ?
Non, le titre de cet épisode n'a rien de mensonger, ce qui rend la situation encore plus inquiétante pour les utilisateurs de produits Apple. D'après un rapport d'AtlasVPN, les données de plus d'un milliard et demi d'appareils Apple dans le monde pourraient être exposées à des failles de sécurité. D'ailleurs, certains cybercriminels auraient déjà commencé à les exploiter, notamment via le navigateur Safari.Découvrir des vulnérabilités sur un téléphone ou sur un navigateur internet n'a rien de surprenant, c'est en effet le lot quotidien des chercheurs et des hackers éthiques désireux de faire avancer la cybersécurité. Mais découvrir 380 nouvelles failles de sécurité en une seule année, dont la plupart sur le même navigateur internet est à la fois très rare et extrêmement préoccupant. En effet, ces centaines de failles ont été repérées dans l'écosystème Apple en 2021, ce qui représente une hausse hallucinante de 467% par rapport à 2020. Si la porte d'entrée principale des hackers était Safari, le navigateur par défaut d'Apple, c'est l'ensemble des produits qui est touché à cause de l'inter-connectivité. En effet, les produits Apple communiquent facilement entre eux, ce qui est très pratique pour échanger des fichiers ou passer d'un appareil à l'autre sans effort tout en poursuivant son travail. Or, une faille sur un produit et c'est toute la chaîne d'interconnexion qui est exposée aux pirates. En 2021, Apple revendiquait plus d'un milliard et demi d'appareil dans le monde... Une proportion qui a dû encore augmenter en 2022 pour se rapprocher de la barre des 2 milliards.Dans le détail, le défaut le plus dangereux détecté chez Apple est le CVE-2021-30858 avec un score de 8.8 / 10. Les appareils menacés sont les iPhone et iPad sur IOS 14.8, ainsi que les Mac avec macOS Big Sur 11.6. Concrètement, cette vulnérabilité permet de glisser des virus et des ransomwares sur l'appareil, avant d'extirper en douce toutes les données personnelles et les identifiants de l'utilisateur. Pour vous protéger, il est recommandé de mettre vos appareils à jour dès que possible. Le rapport d'AtlasVPN a par ailleurs nommé la pire vulnérabilités de 2021 : « Apache Log4j ». Ce défaut permet aux hackers d'obtenir le contrôle complet sur des serveurs et d'exploiter le système sans aucune limite. Lorsque ces failles touchent des géants de la tech comme Microsoft, Apple ou Google, des milliards d'utilisateurs sont menacés. À nouveau, veillez à mettre à jour vos appareils dès que possible dès que possible pour éviter le pire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

CookieEnforcer, une IA pour mettre fin aux cookies ?
À force d’utiliser internet, vous vous êtes forcément familiarisé un minimum avec les cookies. Si de nombreux internautes les voient d’un mauvais œil, des chercheurs américains ont mis au point une intelligence artificielle sous forme d’extension de navigateur internet, capable de refuser automatiquement les cookies non essentiels avec un taux de réussite de plus de 90%. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir CookieEnforcer.En Europe, le respect de la vie privée est au cœur des préoccupations, en partie avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Pourtant, en voulant à tout prix faire la transparence sur les cookies utilisés par les sites, les internautes font face quasi systématiquement à des fenêtres pop-ups avant d’accéder à leur page. Un véritable enfer puisque ces pop-ups sont souvent conçus pour que les Internautes donnent leur consentement par dépit ou pour pouvoir enfin voir le contenu voulu. On appelle ça des dark patterns. D’ailleurs, en début d’année la Cnil française a imposé une amende de 150 millions d’euros à Google et 60 millions à Facebook, parce qu’il était plus facile d’accepter tous les cookies que de les refuser sur leurs sites. Comme de nombreux internautes passablement énervés par ce système, des chercheurs de l'université du Wisconsin-Madison et de Google ont décidé d’agir en mettant au point CookieEnforcer, une extension qui refuse automatiquement les cookies indésirables.Dans le détail, les chercheurs ont entraîné leur intelligence artificielle à parcourir le code source des pages Web et à repérer les notifications liées aux cookies. Concrètement, l’IA réalise une analyse texte et des différentes options pour désactiver celles qui ne sont pas essentielles en simulant des clics de souris. Cette méthode permet même à l’IA de fonctionner sur des sites et avec des systèmes de notifications qu'il n'a pas encore rencontrés. Pour l’instant, CookieEnforcer a été testé sur plusieurs centaines de sites, avec pour un taux de réussite de 91% pour correctement désactiver les cookies non essentiels. Pour le moment, l'outil n'est qu'au stade de projet et donc pas encore disponible au grand public. Les chercheurs prévoient tout de même de rendre leur IA accessible sous la forme d’une simple extension de navigateur prochainement, sans hélas préciser de date. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.