
Choses à Savoir TECH
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Acheter son iPhone via abonnement ?
Vous le savez, les modes de consommation évoluent et il n'est pas rare que certaines marques bousculent un peu nos habitudes en proposant des possibilités d'achats assez inattendues. C'est exactement le cas pour Apple qui projetterait de vendre ses prochains iPhones et iPad via des abonnements. De quoi rendre les produits de la marque plus accessibles au grand public avec des prix plus attractifs, mais aussi et surtout, une façon de générer des revenus plus réguliers. Comment cela va-t-il fonctionner dans le détail ? La réponse dans cet épisode.C'est une info qui a été divulguée par le média américain Bloomberg il y a peu... Apple envisagerait de vendre ses futurs produits via un abonnement. Un peu à la manière des constructeurs automobiles et de leur méthode de leasing que vous connaissez peut-être. Le consommateur s'engage sur une certaine période et paye chaque mois un forfait pour utiliser la voiture. Cela permet de ne pas contracter de prêt à la banque et surtout de changer régulièrement de véhicule pour un modèle neuf si on le souhaite. Cette stratégie, Apple semble vouloir l'adopter pour ses objets technologiques via la technique du LLD (location longue durée). Mais à bien y regarder, il s'agit ni plus ni moins que de la continuité de la stratégie marketing d'Apple dont les services iCloud ou Apple Music fonctionne déjà avec un abonnement. Cela n'en resterait pas moins une certaine révolution pour la marque à la pomme puisqu'elle pourrait dès lors cibler une clientèle plus modeste, réticente à débourser 1000 pour un iPhone.D'après Bloomberg, cette stratégie d'Apple aurait un triple objectif : tout d'abord générer plus de revenus réguliers, ensuite rendre ses produits plus abordables, et pour finir concurrencer directement Android dont les smartphones sont bien souvent moins chers. En France, l'opérateur téléphonique Free a lui aussi lancé un service équivalent dénommé Free Flex qui permet d'étaler le paiement de son mobile sur 24 mois, et après la dernière échéance, de garder son smartphone ou d'en changer pour un neuf. D'après les indiscrétions de Bloomberg, ce service d'abonnement pourrait être lancé à la fin de l'année ou début 2023 voir... carrément abandonné. Tout ça pour ? Et bien d'après le média, Apple travaillerait sur ce projet depuis plusieurs mois mais l'aurait récemment mis en pause afin de lancer plus rapidement une autre possibilité de financement en plusieurs fois intitulé "achète maintenant et paye plus tard'. Reste à savoir quelle sera la décision finale d'Apple d'autant que ces deux services sont parfaitement compatibles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google récupère-t-il vos SMS sans le dire ?
Après les polémiques sur son utilisation des cookies et des trackers pour mieux identifier ses utilisateurs, Google se retrouve à nouveau dans la tourmente concernant son traitement des données personnelles. En clair, les applications Messages et Téléphone de Googles enregistreraient l'activité de chaque utilisateur puis enverrait les données sur les serveurs de l'entreprise. Comment est-ce possible ? Cette utilisation est-elle légale ? Toutes les détails de cette affaire dans cet épisode.Cette découverte pour le moins effarante a été faite par Douglas Leith, professeur d'informatique au Trinity College de Dublin en Irlande. Concrètement, le professeur Leith a tout d'abord remarqué qu'à chaque SMS reçu ou envoyé depuis l'application Messages, Google envoyait un rapport incluant l'heure et une empreinte numérique du message. Ces données étaient ensuite transmises à travers le service d'enregistrement Clearcut de Google Play ainsi que le service Firebase Analytics. De son côté, l'application Téléphone envoyait également des rapports similaires, avec l'heure et la durée des appels reçus ou émis. À noter que quand la protection contre les appels indésirables est activée, l'appareil transmettait également le numéro appelant aux serveurs de Google.Le pire, c'est que Google n'informe aucunement ses utilisateurs de cette collecte de données et n'offre aucun moyen de s’y opposer. Pour Douglas Leith, les applications ne seraient pas conformes avec le règlement général sur la protection des données (RGPD), puisque la collecte ne respecteraient aucun des trois principes de base à savoir l'anonymat, le consentement et un intérêt légitime. Depuis ces révélations, Google a affirmé procéder à des changements. Les utilisateurs recevront désormais des notifications quand ils utiliseront une application Google avec un lien vers la politique de confidentialité. L'application Messages ne collectera plus le numéro de l'expéditeur, ni le code ICCID de la carte SIM, ou bien que l'empreinte des SMS, l'application téléphone n'enregistrera plus les évènements liés aux appels dans Firebase Analytics, et la collecte de données utilisera un identifiant temporaire plutôt que l'identifiant Android permanent. Pour finir, Google devrait aussi ajouter une option à son application Messages d'après le professeur Leith permettant aux utilisateurs de refuser la collecte d'information. Reste à savoir si ces révélations en resteront là où si d'autres mauvaises surprises seront révélées concernant nos informations personnelles et Google. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cryptomonnaies : industrie pleinement légale en Ukraine ?
Engagée malgré elle dans un conflit initié par la Russie il y a un mois, l'Ukraine tente de se battre sur tous les fronts avec ses modestes moyens en attendant l'aide de la communauté internationale, et notamment des occidentaux. On vous en parle depuis plusieurs semaines, le champ de bataille économique est tout aussi important que celui des balles et des missiles puisque la guerre coûte cher. Ainsi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que toutes les devises numériques seront désormais reconnues dans son pays. En quoi cela va-t-il pouvoir aider le peuple ukrainien ? Est-ce un moyen de subvenir aux besoins de la population et de l'armée ? Je vous détaille tout ça dans cet épisode.Avant tout, il faut quand même préciser que les cryptomonnies comme le Bitcoin ou l'Ethereum n'ont jamais été vraiment illégale en Ukraine. En réalité, et comme dans de nombreux pays à travers le monde, les cryptos existaient et se développaient sans que la loi locale ne soit adaptée pour les encadrer. Depuis le début de l'invasion Russe, c'est donc 100 millions d'euros de don en cryptomonnaies venus du monde entier que l'Ukraine a récolté. Une somme très importante quoique modeste au vu des dégâts humains et matériels engendré par les combats, mais qui a tout de même poussé le président Zelensky à officialiser la légalisation des monnaies numériques.En clair, sans ce projet de loi, l'Ukraine n'aurait jamais pu utiliser cette somme pour financer la défense du pays. Un porte-parole du ministère ukrainien de la transformation numérique a d'ailleurs précisé je cite que « la signature de cette loi par le président est une étape importante pour faire sortir le secteur de la cryptomonnaie de l'ombre et lancer un marché légal pour les actifs virtuels en Ukraine » fin de citation. Également, cette légalisation permettra aux sociétés de cryptomonnaies d'ouvrir très prochainement des comptes dans les banques ukrainiennes. À noter également que cette nouvelle loi encadre les conditions l’achat et l’échange des cryptos, ce qui signifie qu'un certain nombre de normes et de contraintes sont imposées aux plateformes de vente. Si les cryptomonnaies étaient déjà très utilisées en Ukraine avant l'adoption de cette loi, le marché possède désormais son propre cadre légal, ce qui devrait pousser les acteurs du minage et de la vente des cryptos à privilégier ce qu'on peut considérer comme une terre promise où ils sont reconnus, plutôt que des pays où les lois sont floues voir inexistantes. Dans le monde, les Etats-Unis, le Canada et la France ont déjà légalisé les devises numériques, mais il n'y a que au Salvador que le Bitcoin est considéré comme une monnaie nationale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

E.Macron peut-il réellement protéger les enfants des écrans ?
C'est un rendez-vous politique qui n'est pas passé inaperçu... la semaine dernière, Emmanuel Macron troquait sa casquette de président pour celle de candidat à l'élection présidentielle dans un discours de plus de quatre heures où il a détaillé son programme en cas de deuxième quinquennat. Parmi ses mesures, plusieurs annonces pour protéger les écrans sur internet mais aussi pour les éloigner des écrans. Je vous détaille tout ça dans cet épisode.À quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron annonce la couleur, il veut protéger les enfants, notamment avec la mise en place d'un contrôle parental des écrans par défaut. Je le cite « on nous a tous dit de comprendre la société avant de nous jeter dans la rue. Or, aujourd'hui, on met trop souvent, dès le plus jeune âge, des écrans dans la main de nos enfants, sans les avoir formés et protégés » fin de citation. Le candidat de la majorité présidentielle a également évoqué la lutte contre le cyberharcèlement et le harcèlement scolaire, qu'il considère comme une politique essentielle, estimant que ce sujet était trop peu évoqué dans cette campagne. Également, Emmanuel Macron a lancé un appel pour réguler les plateformes au sens large. Le président candidat a expliqué qu'il fallait tout simplement interdire certains usages comme l'accès aux écrans et aux réseaux sociaux aux enfants et jeunes adolescents. S'il ne donne pas de tranche d'âge, on peu facilement imaginer que les 3-12 ans sont concernés. Je le cite « un effort doit être mené à l'échelle de l'Union Européenne […] Il va falloir réguler ces plateformes car je ne connais pas de liberté quand il n'y a pas d'ordre public et de protection des plus vulnérables » fin de citation.À noter que ce dossier avance bien au niveau continental puisque les Digital Services Act et le Digital Market Act (DSA et DMA) ont été approuvés par les instances européennes en fin d'année dernière, et pourraient se concrétiser dans les prochains mois durant la présidence française du Conseil de l'Union Européenne. Précisons que sur le DSA, les Vingt-Sept veulent notamment renforcer la protection des mineurs en ligne, ajouter des obligations pour les places de marché et les moteurs de recherche, ainsi que des règles plus strictes pour les très grandes plateformes en ligne. D'autres éléments relatifs à la publicité ciblée ou la désinformation ont également fait leur apparition dans le texte sans que tout soit bien détaillé pour l'instant. Sur le DMA, les États membres souhaitent renforcer le droit des utilisateurs de se désabonner des services de plateforme ou encore que la Commission européenne soit la seule instance habilitée à faire appliquer le règlement... c'est à dire que les autorités nationales de concurrence pourront essentiellement ouvrir des enquêtes et transmettre leurs conclusions à la Commission. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cryptomonnaies : à deux doigts d'une interdictions en Europe ?
Ces derniers jours, les mineurs de cryptomonnaies ont eu de grosses sueurs froides en apprenant qu'un vote d'une commission du Parlement européen pouvait tout simplement bannir le minage du Bitcoin, de l'Ethereum etc, de l'ensemble de l'Union Européenne. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le vote a été très serré. Je vous donne tous les détails dans cet épisode.Tout est parti d'un amendement intitulé MiCA pour Markets in Crypto-Assets, soutenu par plusieurs groupes écologistes de la Commission des affaires économiques du Parlement Européen. On y retrouvait notamment le groupe Les Verts et l'Alliance libre européenne ; l'Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates et le groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Bref, des partis politiques comme vous l'avez compris plutôt classés à gauche sur l’échiquier politique. Concrètement, cet amendement visait à restreindre l'activité de minage en pointant du doigt le lourd bilan écologique des cryptomonnaies, nécessitant beaucoup d'électricité, ce qui est particulièrement inaudible dans un contexte de crise énergétique d'après ces partis. Une vision des choses qui se défend mais qui ne prend pas en compte l'amélioration du secteur sur le plan carbone avec le développement d'un Bitcoin vert dans les années à venir. Quoiqu'il en soit, l'amendement MiCA a été rejeté, 32 voix contre et 24 voix pour, en partie grâce à une coalition du Parti populaire européen, du groupe Renew Europe et du groupe Identité et Démocratie.Si l'amendement avait été adoptée, l'impact aurait été immédiat pour les société spécialisées dans le minage des cryptomonnaies en Europe, forcé à terme de déménager dans des pays plus favorables comme les Etats-Unis, leader du minage dans le monde depuis que la Chine a quelque peu encadré d'une main de fer cette activité il y a un an. D'ailleurs, aux USA comme en Russie et en Europe, un certain nombre d'opposant au Bitcoin commence à se faire entendre. Si l'on s'attarde sur l'Europe, le chef de file de ce mouvement de défiance n'est autre que le suédois Erik Thédeen, l'un des vice-présidents de l'Autorité des marchés financiers. En Russie, c'est carrément la banque centrale qui avait recommandé à Vladimir Poutine d'interdire le minage des cryptomonnaies. Si le refus de cet amendement au Parlement Européen est un répit momentané pour le secteur, les partis écologiques ont bien l'intention revenir à la charge lors d'un vote au Parlement qui impliquera les 705 députés européens. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Intel veut investir 80 milliards d'euros en Europe ?
Depuis plusieurs mois maintenant, le géant des semi-conducteurs Intel promet d'investir 80 milliards d'euros ces dix prochaines années sur le vieux continent pour offrir aux Européens une indépendance technologique en matière de semi-conducteurs. Ces derniers jours, le PDG du groupe Pat Gelsinger a détaillé la première partie de son plan avec trois priorités que je vous détaille à mon tour dans cet épisode !Tout d'abord, c'est une enveloppe de 33 milliards d'euros qui sera mise sur la table, notamment pour équiper l’Allemagne de deux usines dernières générations à Magdebourg, au Nord-Est du pays, à mi-chemin entre Wolfsbourg et Leipzig. Ces dernières seront le second cœur de la production de puces européennes d’Intel, avec le site en Irlande, déjà en activité depuis 1989. Dans le détail, ce site allemand va coûter 17 milliards d’euros et devrait produire les puces les plus avancées d’Intel pour le continent européen. Un investissement colossal, certes, mais assorti de 3000 créations d'emplois liés à la construction et à la chaîne d’approvisionnement pendant son fonctionnement. La mise en service de cette nouvelle usine est prévue en 2027.Deuxième grande priorité qui bénéficiera de plus de 12 milliards d'euros d'investissement : une extension pour l'usine de Leixlip en Irlande afin d'augmenter les capacités de production et de passer du node Intel 7 au node Intel 4 pour les connaisseurs. Si vous avez bien comptez, 17 + 12, ça fait 29. Il manque donc 4 milliards d'euros d'investissement, qui en fin de compte iront en Italie pour solidifier la partie dite « back-end », c'est à dire la phase juste après la gravure des puces sur les galettes de silicium, au sein de l'entreprise Tower Semi. Ceci dit, là n'est pas la troisième priorité de cette phase une pour Intel. Concrètement, le leader des semi-conducteurs veut mettre le paquet sur le développement industriel avec le renforcement de ses capacités dans les laboratoires de Gdansk en Pologne et Barcelone en Espagne. Ceci dit, en France, Pat Gelsinger a annoncé que le plateau de Saclay, près de Paris, devrait accueillir le principal centre européen de Recherche & Développement et de design des puces d’Intel. Un projet centré autour du calcul hautes performances et de l’intelligence artificielle qui nécessiterait l’embauche de plus de 1000 ingénieurs. Rappelons pour finir que si Intel mise autant sur l'Europe c'est tout simplement parce que l'Union Européenne veut se donner les moyens de ses ambitions technologiques en devenant indépendante sur le plan des composants électroniques. Avec sa puissance financière, Intel et est donc accueilli en héro pour mettre sur pied cette industrie puissante et de pointe, à l'heure actuelle quasi inexistante face aux concurrents américains et asiatiques, sans oublier la seconde partie du plan d'investissement qui se fait encore attendre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un deepfake aurait pu arrêter la guerre en Ukraine ?
Si les deepfakes sont devenus ultra populaires pour toutes les opportunités que cette technologie offre en termes de créativité, notamment pour les vidéos Youtube, mais aussi l’industrie cinématographique, utilisés à mauvais escient, ils peuvent devenir très dangereux. Quand je dis dangereux, c’est presque un euphémisme puisqu’un deepfake représentant le président Ukrainien Zelensky a presque failli mettre un terme à la guerre en annonçant la capitulation du pays auprès de l’armée Russe. Tous les détails dans cet épisode.Avant tout, si vous ne savez pas ce qu’est un deepfake, sachez que c’est assez simple à comprendre. En clair, en utilisant une intelligence artificielle et des photos, vous pouvez remplacer le visage de n’importe qui sur n’importe quelle vidéo. Cela marche aussi avec la voix. Cela ne date pas d’hier puisqu’en 2017, une vidéo truquée de l’ex président américain Barack Obama avait choqué le monde entier pour son réalisme quasi parfait. Vous l’avez compris, les deepfakes permettent de manipuler les images et donc de faire passer des messages que l’interlocuteur n’a bien souvent jamais prononcés. Et bien ce phénomène extrêmement puissant a fait son apparition en pleine guerre Ukraine – Russie ces derniers jours. Un journal télévisé de la chaîne Ukraine 24 a révélé que l’une de ses éditions en direct ainsi que son site internet avaient été piratés mercredi dernier, le 16 mars. En lieu et place des infos a été diffusée une allocution solennelle du président Zelensky demandant à son peuple de se rendre. Je vous cite le message : « Chers Ukrainiens ! Chers défenseurs ! Être président n'a pas été si facile. Je dois prendre des décisions difficiles. Au début, j'ai décidé de rendre le Donbass. Ça n'a pas marché. C'est devenu pire. Bien pire. Il n'y a plus d'avenir. Du moins en ce qui me concerne. Et maintenant, je décide de vous dire au revoir. Je vous conseille de déposer vos armes et de retourner dans vos familles. Vous ne devez pas mourir dans cette guerre. Je vous conseille de vivre, et je vais faire de même. » fin de citation.Cette vidéo de capitulation est immédiatement devenue virale sur les réseaux sociaux, forçant la chaîne à réagir très vite pour annoncer qu’elle avait été piratée. De son côté, le président Zelenskyy a également poster une vidéo, qu’il a ensuite justifié auprès du média Vice que je cite : « À propos de la dernière provocation puérile, selon laquelle je propose de déposer les armes. Je ne peux proposer de déposer les armes qu'aux militaires de la Fédération de Russie et qu'ils rentrent chez eux. Nous sommes déjà chez nous. Nous défendons notre terre, nos enfants, nos familles. Et nous n'allons absolument pas déposer les armes. Jusqu'à notre victoire » fin de citation. Depuis, le site web d'Ukraine 24 fonctionne de nouveau sans que personne n'ait revendiqué ce piratage ni le deepfake pour l’instant. Si de nombreuses personnalités publiques alertent sur la dangerosité de ces vidéos manipulées et la nécessité pour le public de s’informer auprès de sources fiables, plusieurs experts pointent du doigt je cite des « erreurs grossières » dans la fabrication de la vidéo. D’après eux, il s'agissait d'une voix synthétique facilement reconnaissable, sans compter que son visage manquait d'expressions naturelles. Si un certain nombre d’ukrainien a sans doute été piégé, les outils de détection de « deepfake » ont rapidement révélé la supercherie. Enfin, il convient également de préciser que les deepfakes, s’ils sont utilisés avec bienveillance, sont une technologie pleine de promesses notamment au cinéma où ils permettent de faire revivre des acteurs disparus ou bien de les rajeunir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Metaverse : qu'est-ce que The Sandbox ?
Depuis le temps que l'on vous en parle dans ce podcast, vous commencez à connaître un petit peu ce qu'est le Metaverse et ce qu'il représente pour les géants de la Tech. Concrètement, il s'agit d'une déclinaison virtuelle de notre monde, quelque peu amélioré, c'est en tout cas l'ambition du projet, et pour lequel les GAFAM ont un intérêt très prononcé. Pour certains observateurs, il s'agirait même de l'avenir de l'humanité façon Matrix ou Ready Player One. Et parmi les nombreux acteurs qui travaillent sur ce Metaverse, on retrouve The Sandbox, une plateforme française qui compte déjà plus de 2 millions d'utilisateurs. De quoi s'agit-il ? Pourquoi rencontre-t-elle un tel succès ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour vous faire une idée, The Sandbox (littéralement le bac à sable en français), figure dans le top 3 des mondes virtuels les plus populaires surr la planète avec plus de deux millions d'utilisateurs actifs. Mais avant de connaître un succès mondial, ce metaverse est avant tout un succès français qui ne date pas d'hier. En réalité, The Sandbox a été créé par Sébastien Borget et Arthur Madrid en 2011 avec un principe simple : chaque joueur pouvait créer son propre univers 2D, avec héros et ennemis, le tout sur de multiples niveaux. Si l'idée de base reste la même qu'il y a 11 ans, l'expérience a quelque peu évolué depuis, car The Sandbox est devenu un acteur majeur du metaverse.Plus qu'un simple outil, la plateforme représente désormais un business a part entière pour de nombreuses entreprises, comme les Groupe Casino et Carrefour qui y ont déjà acheté des terrains virtuels pour expérimenter et anticiper les évolutions des futurs modes de consommation. D'ailleurs, certains observateurs évoquent même l'ouverture de supermarchés virtuels avec des ventes de produits certifiés sous forme de NFT. Autre grande entreprise a avoir misé sur The Sandbox, Warner Music Group qui a annoncé il y a peu la création d'un parc d'attraction musical virtuel via la plateforme. Ubisoft, Square Enix, mais aussi Gucci et Adidas ont également acheté des terrains virtuels pour y proposer à l'avenir de nouvelles expériences.Au total, près de 200 marques ont déjà investies dans The Sandbox avec l'ambition d'interagir davantage avec leurs clients et proposer de nouvelles expériences. Sur près de 166 000 parcelles disponibles dans ce metaverse français, près de 20 000 ont déjà été vendues, dont une sur cinq appartient à une entreprise. Mais finalement, pourquoi les entreprises se ruent-elles sur les terrains proposés par The Sandbox ? D'après un employé d'Adidas que je cite « cela permettra de créer de nouvelle opportunités pour partenariats, plus d'engagement à travers les biens numériques et un chemin vers un avenir plus inclusif » fin de citation. Un constat partagé comme vous avez pu le constater par de nombreuses marques, et qui fait de The Sandbox un nouvel outil marketing sur lequel elles comptent beaucoup miser à l'avenir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'Open Innovation ?
Connaissez-vous l'open innovation ? Ce terme popularisé au début des années 2000 désigne une collaboration entre strat-ups et grandes entreprises afin que cette dynamique profite aux différentes parties. De quoi s'agit-il concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode avec l'exemple de La Poste chez nous en France.Ce n'est pas un secret, les grandes entreprises ont constamment besoin de se renouveler et d'innover pour rester au top. De leur côté, les start-ups font justement preuve d'une agilité et d'une créativité assez dingue pour essayer de se démarquer et de grandir. Ces vingt dernières années, un certain nombre d'entre elles se sont associées pour essayer de profiter de leurs atouts mutuels. En France par exemple, le groupe La Poste a lancé en 2015 son programme French IoT Impact Technologie. En 2022, ce programme fête sa 8e édition et comme toujours mettra à l'honneur un numérique responsable, éthique, inclusif, respectueux de l’environnement et au service de la transformation de la société. Ce dernier point est d'ailleurs central cette année puisque les quinze participants devront proposer des projets pour répondre à "Quatre Challenges" que sont je cite : "les services de proximité, les services aux entreprises et aux professionnelles, la e-santé et les services aux territoires". En clair, chacun de ces quatre défis se fait en partenariat avec des acteurs publics ou privés, tels que Pôle Emploi, CFI Groupe, Malakoff Humanis ou encore le fonds FHF fédération hospitalière de France.Vous le voyez avec l'exemple de La Poste, l'open innovation offre de nombreux avantages pour les grands groupes, puisque les jeunes entreprises apportent de nouvelles méthodes de travail et d'organisation, ainsi que de nouvelles idées pour l'avenir. De leur côté, les start-ups ont également tout intérêt à travailler aux côtés d’un grand groupe, car cela leur assure un développement bien plus rapide que par leurs propres moyens. L'appui financier, commercial ou encore stratégique que les grandes organisations peuvent leur apporter sont autant de ressources indispensables à leur croissance. À noter également que quand une start-up s'associe à un grand groupe, sa visibilité auprès du grand public et des autres professionnels s’élargit et son image de marque est renforcée. Finalement, l'open innovation est présente partout dans notre quotidien sans que l'on s'en aperçoive. Un appel à projet d'une fondation ou d'une institution peut rentrer dans ce cadre. Il ne s'agit pas seulement de business, mais plus largement de faire avancer la société notamment au niveau technologique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cryptomonnaies : enfin une régulation aux USA ?
Quand on parle de cryptomonnaies, la position des institutions et des pays varie du tout au tout. Un certain nombre d'entre eux ont décidé soit de brider leur utilisation comme en Chine ou en Russie à cause de ses répercussions écologiques et les possibilités de blanchiment d’argent, soit de les encadrer pour en tirer profit comme au Salvador où c'est carrément devenu la monnaie nationale. Ceci dit, de nombreux pays de premier rang étaient jusqu'à présent restés un peu en retrait sur la question, sans doute par manque d'intérêt. Cela peut paraître étonnant mais c'était le cas des Etats-Unis jusqu'à très récemment encore. Ces derniers jours, le président Joe Biden a signé un décret dessinant officiellement les contours de la première législation américaine sur le sujet. De quoi s'agit-il précisément ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Si les Etats-Unis peuvent paraître en retard sur la question des cryptos d'un point de vue législatif, le président Biden semble pourtant en avance sur pas mal de chef d'états et de gouvernements puisqu'il est le premier à évoquer l'idée d'un dollar digital dans un décret signé la semaine dernière. Rien de révolutionnaire, mais il s'agit là d'une possibilité qui collerait parfaitement avec les nouvelles habitudes de ses citoyens, dont 40 millions possèdent de la monnaie virtuelle. Ce fameux dollar digital ne sera pas un « stablecoin », c'est à dire une monnaie qui conserve une valeur plus ou moins égale à 1$ en permanence comme USDT bien connu des spécialistes. Là, il s'agirait d'un CBDC (central Bank Digital Currency), soit une conversion directe d'un billet en dollar électronique pour vous faire une image. D'après certains observateurs, il s'agirait d'un vrai besoin puisqu'au moins 5 millions de personnes ne posséderaient pas de compte bancaire aux Etats-Unis à cause des frais parfois trop élevés.Ceci dit, la création d'un cryptodollars n'est pas pour tout de suite. En effet, et comme son nom l'indique, il s'agit d'un décret, une sorte de point de départ, une feuille de route à suivre pour les années à venir et non pas une véritable loi. Si la naissance d'une devise électronique nationale est au cœur du texte, quatre autres points complètent son ossature d'après la Maison Blanche que je cite : « la protection des consommateurs, la stabilité financière, la sécurité nationale et le risque climatique ». Selon certains experts, l'impact sur le minage et la possession de cryptomonnaies pourrait aussi bien être une véritable montée en puissance de ces monnaies, comme une hécatombe peut-être même encore plus violente qu'actuellement à cause de la guerre en Ukraine. Si la Chine a en effet bridé pas mal de cryptomonnaies décentralisées, le pays a également déployé son e-yuan depuis le début de l’année, ce qui a sans doute forcé les américains à réagir pour ne pas être complètement largué sur ce nouveau champ de bataille financier. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ukraine : une IA pour identifier les soldats russes ?
Face aux ravages du conflit entre l'Ukraine et la Russie, le monde de la tech s'engage, principalement pour infliger des sanctions au pays de Vladimir Poutine en arrêtant leurs activités là-bas, mais également de manière plus discrète. En effet, une société française est parvenue en moins d'une heure à identifier un combattant tchétchène envoyé sur le champ de bataille pour grossir l'armée russe. Comment ? Et bien en utilisant tout simplement des outils de reconnaissance faciale en libre accès sur internet. Je vous détaille toute cela et les conséquences potentielles dans cet épisode.Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les combats n'ont pas encore coupé entièrement internet en Ukraine. En effet le réseau 4G reste opérationnel, ce qui permet aux civils, journalistes et soldats eux-mêmes de documenter leur quotidien et les événements qu'ils vivent sur le terrain. Ainsi, les dizaines de milliers de photos et vidéos postées sur les réseaux sociaux permettent de développer ce qu'on appelle l'Open Source Intelligence. En d'autres termes, la matière disponible et les quelques outils en libre accès permettent à des spécialistes qui ne sont pas sur le terrain de confirmer, dévoiler et révéler des informations censées être confidentielles mais surtout indispensables pour la résistance ukrainienne. C'est d'ailleurs dans ce domaine que le site Bellingcat s'est forgé une solide réputation il y a plusieurs années en révélant que c'était bel et bien un missile russe qui avait abattu le vol MH17 de la Malaysian Airlines au-dessus du Dombass en 2014.En France, la société Tactical Systems Académie a pu identifier en à peu près une heure, Hussein Mezhidov, un commandant tchétchène envoyé sur le front ukrainien. Comment ? En utilisant l'outil open source FindClone, et en se basant uniquement sur des photos et données disponibles sur internet. En fait, la reconnaissance faciale de FindClone a permis de retrouver une photo de ce combattant à proximité du président tchétchène Kadyrov sur son compte Instagram et de la comparer avec les sources photo/vidéo venues tout droit d'Ukraine. Cette société qui travaille notamment pour l'armée française, a également employé d'autres outils comme le moteur de recherche de visage PimEyes pour confirmation de l'identité du soldat. D'après la société que je cite « cela de suivre les mouvements des individus. S'ils se savent traqués, cela pourrait permettre d'éviter qu'ils commettent des crimes de guerre. » fin de citation.Petit problème, cette ouverture au grand public de la reconnaissance faciale n'empêche pas les erreurs. L'authentification est parfois hasardeuse et certaines personnes peuvent être mal identifiées, puisque les données sont partagées de façon ouverte,. Cela peut engendrer des conséquences sur des personnes et leurs familles qui n'ont rien à voir avec la cible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Russie va légaliser le piratage des logiciels ?
Depuis le début du conflit Ukraine-Russie, les sanctions internationales et mesures économiques se multiplient pour tenter d'isoler le pays de Vladimir Poutine. Un isolement qui commence à se faire sentir en Russie puisque le président serait même prêt à légaliser le piratage dans son pays afin d'éviter que le secteur informatique ne soit totalement sous l'eau. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Selon le journal russe Kommersant, le Kremlin réfléchirait à autoriser le piratage de logiciels informatiques. Une info repérée et relayée chez nous par Kyle Mitchell, avocat spécialisé des nouvelles technologies. En clair, une telle mesure serait la conséquence directe de l'inquiétude grandissante du secteur informatique russe face aux sanctions occidentales. À noter que ces derniers jours, Amazon est le dernier grand nom de la tech a avoir suspendu ses activités dans le pays, de quoi grandement pénaliser la tech russe, que ce soit pour le commerce ou bien pour les serveurs d'Amazon Web Services qu'elle pouvait utiliser. Pour être clair, autoriser le piratage de logiciels ne serait pas une riposte frontale aux sanctions, mais bien une tentative pour devenir indépendant de l'occident dans ce domaine. Selon le quotidien russe que je cite « une telle mesure pourrait temporairement atténuer les conséquences suite au départ de la Russie de Microsoft, IBM, Oracle et compagnies ».À bien y regarder, une telle mesure est déjà prévue par la loi russe je cite « en cas d'urgence ». Concrètement, le Kremlin peut prendre des mesures sans l'accord des droits d'auteur et peut suspendre toute responsabilité pénale pour l'utilisation d'un logiciel sans licence par une entreprise russe. Alors pour être honnête, cette annonce met surtout en exergue le fait que Moscou est démuni sur ce terrain. En effet, il ne faut pas oublier que de plus en plus de logiciels sont vendus en tant que service et ne fonctionneront pas sans un accès aux serveurs de l'éditeur. Si l'on regarde encore un peu plus en profondeur, la situation autour des logiciels libres inquiète également les autorités, puisque GitHub, principale plateforme d'hébergement de projets open source, est une filiale de Microsoft. Je vous l'ai dit précédemment, Microsoft a cessé ses activités en Russie il y a peu. Ceci dit, l'entreprise américain a déclaré que les développeurs russes auront toujours la possibilité d'accéder à GitHub. Face à ce qui ressemble à une épée de Damoclès prête à s'abattre sur l'informatique russe, le gouvernement de Vladimir Poutine réfléchit à créer sa propre plateforme de partage open source similaire à celle de Microsoft. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ukraine-Russie : la pénurie de semi-conducteurs relancée ?
Selon un cabinet de recherche taïwanais, pays qui produit une immense quantité de semi-conducteurs dans le monde, l'invasion russe en Ukraine pourrait accentuer la pénurie déjà existante. De quoi parle-t-on ? En quoi l'Ukraine est-il un pays important dans ce domaine ? Toutes les réponses dans cet épisode.Dans le détail, l'Ukraine fournit 70% du néon à travers le monde. Si vous ne savez pas de quoi il s'agit, le néon est tout simplement le deuxième gaz plus léger au monde, et fait aussi partie des gaz rares permettant de produire des semi-conducteurs. En fait, les industriels l'utilise principalement lors des étapes de lithographie. Je ne rentrerai pas dans le détail, mais la lithographie est une phase importante dans la conception de pièces, avec la gravure. Et bien très concrètement, la guerre en Ukraine pourrait là aussi créer des pénuries de néon.À court terme, les fabricants de puces électroniques pourront s'appuyer sur leur stock de néon. Mais selon la durée de la guerre, les approvisionnement pourraient être affecté et donc les lignes de production de semi-conducteurs fortement ralenties. Comme toute pénurie, le prix des matières première, en l’occurrence du néon, devrait flamber, ce qui fera mécaniquement augmenter le prix des semi-conducteurs. À noter que la Russie est également un fournisseur important de néon et que le pays produit aussi beaucoup de palladium, un métal indispensable pour fabriquer de nombreux composants électroniques. Seulement, les sanctions imposées par les membres de l'OTAN contre la Russie risquent de pousser les fournisseurs à chercher d'autres sources d'approvisionnement.Quid du long terme alors ? Et bien si la guerre venait à se poursuivre, c'est bien un risque de pénurie massive que le monde encourrait, comme ce fut le cas ces deux dernières années à cause de la pandémie de COVID. Sachant que la demande de puces spécialisées dans l'intelligence artificielle devrait augmenter de plus de 50% dans les prochaines années, la crainte est légitime. Si l'on regarde la situation aux États-Unis, le stock de semi-conducteurs est passé de 40 jours d'avance en 2019 à moins de 5 jours cette année, ce qui n'est pas pour rassurer le secteur automobile, celui des appareils médicaux, et les équipements pour la gestion de l'énergie qui sont les plus gourmands en puces électroniques. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Splinternet : qu'est-ce que ce phénomène inquiétant ?
Depuis 2019, une loi permet à la Russie de posséder son propre internet, lui assurant une certaine souveraineté numérique en cas de tentative de coupure par les occidentaux. Pour être clair, cette loi vise à isoler les russes du web mondial, et donc de faciliter la censure pour le pouvoir en place. Cette fragmentation d'internet porte le nom de « splinternet », et reflète une tendance assez inquiétante : que les pays autoritaires impose une censure digitale pour ne pas avoir à affronter la liberté d'expression des opposants. Décryptage de cette tendance dans cet épisode.Pour bien comprendre ce concept de « splinternet », il suffit d'écouter ce qu'en dit Andrew Sullivan, le directeur général de l'Internet Society. Je cite « si cette tendance à la fragmentation se poursuit, internet finira par être supplanté par un ensemble d'îlots nationaux qui seront parfois connectées à d'autres » fin de citation. Pour l'instant, Internet fonctionne toujours comme il a été conçu à l'origine, à savoir un ensemble interconnecté géré par des fournisseurs d'accès à l'internet, des géants de la technologie, des universités et des gouvernements. Et si la vocation d'internet est d'être une sorte d'encyclopédie géante disponible partout, tout le temps et pour tout le monde, la Chine avait déjà posé la première pierre du « splinternet » en proposant des normes centralisées, donc aux antipodes du principe même du web qui se veut décentralisé et contrôlé par personne. Cette proposition, refusée par l'Internet Society, la Commission Européenne, le RIPE NCC ou encore l'Internet Engineering Task Force n'a pas empêché le géant chinois de créer ce qu'il appelle leur Grand Pare-feu. Concrètement, il s'agit d'un système de surveillance et de contrôle d'internet que Pékin utilise pour bloquer les réseaux sociaux américains ou les contenus sensibles tels que les informations sur les manifestations à Hong Kong.Ceci dit, les restrictions gouvernementales varient d'un pays à l'autre. L'Europe et la Californie ont par exemple créé leurs propres lois sur la vie privée, la Chine elle impose une censure gouvernementale, l'Inde a pour sa part interdit les applications chinoises telles que TikTok, WeChat et Weibo et j'en passe... Pour en revenir à Vladimir Poutine, sa guerre pour prendre le contrôle de l'Ukraine bouleverse à nouveau les règles du jeu. Sous couvert de s’attaquer à la désinformation, le Kremlin restreint donc de nombreuses sources d'informations indépendantes et impose au public les médias d'Etats. Russia Today et Sputnik notamment ont rapidement été dans le viseur de l'Union européenne qui a annoncé « bannir la machine médiatique du Kremlin dans l'UE ».Autre point inquiétant, la fragmentation d'internet à la source, c'est-à-dire au niveau des normes technologiques. Il y a deux principales. Le DNS pour commencer qui traduit les noms de domaine en adresse numériques pour acheminer les données. Ensuite, il y a le BGP qui permet à un réseau de diffuser les noms des autres réseaux auxquels il est connecté. En somme, ces deux normes contrôlent la façon dont les téléphones, ordinateurs, serveurs et équipement de réseaux communiquent entre eux. Et justement, l'Ukraine voudrait des actions ciblées contre la Russie sur ce point précis afin d'isoler un peu plus le pays du reste du monde. Une action qui ne serait pas d'une grande utilisé à en croire l'Internet Society, et qui par ailleurs renforcerait la propagande d'état russe. Pour Jim Cowie, patron de la société d'analyse DeepMacro que je cite « L'accès à Internet ne devrait jamais être utilisé comme une arme ». Et Andrew Sullivan de l'Internet Society de conclure : « La société devient meilleure grâce à notre capacité à nous connecter avec des personnes qui sont très différentes de nous » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

2021, année record pour les ventes de smartphones ?
D'après un rapport de Counterpoint Research, spécialiste des études de marchés techniques, les ventes smartphones auraient atteint des records, et ce en dépit de la pandémie. Si le marché est sans surprise dominé par Apple, les autres constructeurs connaissent aussi de bons résultats. Tous les détails dans cet épisode.Concrètement, le secteur des smartphones n'a jamais été aussi florissant qu'en 2021. D'après Counterpoint Research, les revenus du marché mondial ont presque atteint la barre des 450 milliards de dollars. Il s'agit d'une hausse de 7% par rapport à 2020, qui s'explique en partie par la hausse des prix de vente. Avec environ 12% supplémentaires par modèle, il fallait débourser en moyenne 322 dollars l'an dernier pour acquérir un nouveau smartphone. Autre explication, l'arrivage massif de modèles permettant d'accéder à la 5G, qui à la fois fait augmenter les coûts mais visiblement a séduit un grand nombre de consommateurs. D'ailleurs, les smartphone compatible 5G ont représenté plus de 40 % des expéditions mondiales en 2021 contre 18% en 2020.Si l'on rentre un peu plus dans le détail, Counterpoint Research nous explique que la demande en smartphone haut de gamme a elle aussi augmentée l'an dernier. D'après eux, il s'agirait d'une conséquence directe de la pandémie de Covid-19, puisque les utilisateurs ont souhaité une meilleure expérience pour l’éducation à distance, mais aussi le télétravail et les loisirs. À noter que la pénurie de semi-conducteurs impacte également le prix à la hausse, permettant aux entreprises de dégager des revenus en forte augmentation. C'est notamment le cas d'Apple, leader du marché avec le lancement très réussi de l'iPhone 13. La marque à la pomme a vu ses revenus liés à l’iPhone exploser de 35 % en 2021 pour atteindre quasiment 200 milliards de dollars. Un chiffre qui représente à lui seul la moitié des recettes mondiales du secteur des smartphones.Samsung n'est pas loin derrière avec une hausse de 11% de ses revenus entre 2020 et 2021, liés au lancement de ses deux smartphones pliants, ainsi que les bonnes performances de sa série Galaxy S. Troisième au classement : le chinois Xiaomi qui a vu ses revenus augmenter de 50% en partie grâce à sa bonne réputation en Inde, le plus grand marché de la marque, ainsi que par l'augmentation des expéditions dans le reste du monde. En quatrième position, on retrouve OPPO et dont les revenus ont également augmenter de quasiment 50%. Pour sa part, l'ancien meilleur vendeur de smartphone au monde Huawei dégringole et ne figure même pas parmi les cinq premiers constructeurs en raison des sanctions américaines qui l’ont grandement ralenti. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les cryptomonnaies au secours des ukrainiens ?
Si depuis fin février la guerre fait rage en Ukraine, de nombreux pays, notamment occidentaux se mobilisent pour apporter un soutien matériel et financier au peuple en exil et aux civils bloqués en zone de conflit. Concernant le volet financier, le monde des cryptos répond lui aussi présent avec de nombreux dons en faveur des ONG ainsi que des forces de résistance. En une semaine, plus de 50 millions de dollars ont été récoltés sur différents sites comme Ukraine DAO ou ONG Come Back Alive. Les cryptomonnaies peuvent-elle être une arme utile pour le gouvernement et le peuple ukrainien ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, si les cryptomonnaies sont au centre des discussion sur le dossier Ukraine-Russie, c'est tout simplement parce que les systèmes monétaires classiques sont bousculés dans tous les sens ces temps-ci. C'est donc pour contourner ce problème que les dons en cryptomonnaies se sont multipliés. Le 25 janvier par exemple, un donateur anonyme a donné 80 BTC, soit l’équivalent de 3 millions de dollars à une organisation charitable d'Ukraine. Le 27 février, un autre donateur anonyme a lui aussi versé 1 million de dollars en Bitcoin. Pour sa part, le site Binance a déboursé pas moins de 10 millions de dollars et lancé une opération de crowdfunding auprès de ses membres. Face à cette mobilisation digitale, le gouvernement du président ukrainien Volodymyr Zelensky a publié ses propres adresses de wallet, de portefeuille numérique, sur Twitter pour recevoir directement les dons de Bitcoin ou d'Ethereum. Car contrairement au système bancaire, s'échanger des cryptomonnaies est d'une simplicité enfantine et est quasiment instantané.À noter que certaines personnalité ont clairement pris position à l'image de Vitalik Buterin, fondateur de l'Ethereum et figure respecté du monde des cryptos. Je le cite « Ethereum est neutre. Mais moi, je ne le suis pas ». Russe de nationalité, Buterin a tenu des propos sans équivoque à propos du conflit. Je cite à nouveau : « je suis bouleversé par la décision de Poutine d'abandonner la possibilité d'une solution pacifique envers l'Ukraine […] Cette invasion est un crime contre les peuples russes et ukrainiens […] Gloire à l'Ukraine » fin de citation. Dès les premiers appels au dons, Buterin a d'abord mis en garde les internautes, les incitant à se méfier de potentiels cagnottes frauduleuses confirmant toutefois que le wallet gouvernemental ukrainien était légitime.Une question agite toutefois certains observateurs : et si Poutine avait envahit l'Ukraine en sachant qu'il pourrait s'appuyer sur le bitcoin pour résister aux mesures occidentales comme le bannissement de nombreuses banques russes du système international Swift ? Je vous invite d'ailleurs à écouter l'épisode de Chose à Savoir Tech dédié à Swift si ce n'est pas déjà fait. Car il ne faut pas oublier que la Russie est la troisième nation en terme de minage de bitcoin après les USA et le Kazakhstan. Souvenez-vous, nous vous expliquions il y a quelques semaines que la banque centrale Russe recommandait d'interdire le minage des cryptomonnaies en Russie. Une mesure qui n'a finalement pas été adopté par Poutine... Si l'hypothèse de ces observateurs venait à se vérifier, on comprendrait de suite beaucoup mieux pourquoi Poutine n'est pas aussi hostile que ses institutions aux cryptos. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des utérus artificiels autonomes assisté par IA ?
Et si le roman « Le meilleur des mondes » devenait réalité ? C’est une hypothèse que de nombreux observateurs considèrent avec beaucoup de sérieux depuis que des chercheurs chinois ont annoncé la création d’un utérus artificiel capable de faire grandir des fœtus sans l’aide des humains. Je vous l’accorde, ça a tout l’air d’un scénario de science-fiction, et pourtant c’est bien réel ! Je vous explique tout ça dans cet épisode.Telle qu’elle est décrite dans la revue Journal of Biomedical Engineering, cette machine pourrait bien résoudre les problèmes de vieillissement de la population en Chine. S’il s’agit certes d’un souci secondaire à bien des égards, les chinois le prennent très au sérieux au point de placer une grande confiance en dans cet utérus artificiel, ou plutôt « appareil de culture d’embryon à long terme ». En fait, il s’agirait d’un système contenant un liquide nutritif dans lequel seraient plongés les embryons. Dans un premier temps, il s’agirait d’embryon de souris, les tests sur les humains étant jusqu’à présent interdits. À noter que l’appareil est surveillé par une intelligence artificielle pour ajuster les taux de CO2 et les éléments nutritifs en temps réel. Sans rentrer dans les détails techniques, la machine peut classer les embryons selon leur état de santé et leur potentiel de développement, mais aussi détecter des anomalies ou juste prévenir un technicien en cas de problème.Comme je le disais, la recherche se cantonne pour l’instant aux embryons d’animaux, même si leur volonté est claire : passer aux tests sur les humains le plus vite possible. D’après le directeur de recherche Sun Haixuan que je cite, « il reste encore de nombreux mystères non résolus sur la physiologie du développement embryonnaire humain typique » fin de citation. Mais avant de passer aux tests sur les humains, reste à régler une question législative. En effet, la gestation pour autrui, car avec un utérus artificiel c’est bien de cela dont il s’agit, est tout simplement interdite en Chine. Quiconque tenterait alors de faire des tests avec des embryons humains serait alors hors-la-loi… sans oublier les questions d'éthique médicale. Tout comme Elon Musk voudrait augmenter les humains avec sa puce Neuralink, les enfants ayant grandi dans des utérus artificiels serait un véritable séisme en bien ou en mal, chacun jugera. Une chose est sûre, ce n’est pas pour tout de suite. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le casque VR d’Apple pour très bientôt ?
Aujourd’hui, on vous donne quelques nouvelles assez intéressantes sur le casque de réalité virtuelle d’Apple qui pourrait carrément débarquer avant la fin de l’année. D’après les dernières indiscrétions des médias américain est passé de prototype à véritable objet de série. De quoi parle-t-on ? Quelles sont les nouveautés technologiques sur ce casque ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Cela fait maintenant plusieurs mois que l’on vous parle de ce casque de réalité virtuelle signé Apple. Après de nombreuses rumeurs, le média DigiTimes nous apprend aujourd’hui que le casque serait entré dans je cite « sa seconde phase de validation et de tests techniques (EVT 2) ». En clair, Apple travaille sur le modèle définitif qui sera commercialisé prochainement. Comme le soulignent certains observateurs, le sigle EVT2 signifie Engineering Validation Testing 2, que l’on peut traduire par : deuxièmes tests de validations industrielles. Pour résumer, il s’agit là de valider la production du produit, donc de lui donner un nom et de l’envoyer sur la chaîne de fabrication.À en croire DigiTimes, ce casque pourrait commencer à être produit à la chaîne dès la rentrée de septembre, pour un lancement commercial aux alentours de Thanksgiving fin novembre ou Noël. Autre source intéressante, le journaliste de Bloomberg Mark Gurman évoque pour sa part un report pour 2023. Quoi qu'il en soit, le premier casque d'Apple devrait mêler les réalités virtuelle et augmentée en s'appuyant sur les meilleurs composants disponibles sur le marché, à savoir des écrans 4K, plusieurs capteurs et un processeur M1 avec une puissance de calcul équivalente à celle des derniers MacBook Pro. Objectif pour Apple : rendre ce produit à la fois très performant mais aussi autonome puisque les utilisateurs n’auraient a priori pas besoin d’être connectés à un autre appareil pour fonctionner. Un choix qui permettra à la fois de viser le monde professionnel autant que les gamers et les fans de technologie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des distributeurs de NFT dans les rues ?
Au chapitre des innovations étranges et auxquelles on ne s’attendait clairement pas, on retrouve les distributeurs de NFT ! Vous avez bien entendu : des distributeurs de NFT. C’est en tout cas l’idée de l’entreprise Neon, spécialisée dans la vente de NFT, qui a placé son tout premier distributeur automatique en plein cœur de Wall Street. Comment fonctionne-t-il ? Quel est son intérêt ? Tous les détails et bien plus encore dans cet épisode !Et oui, il est maintenant possible d’acheter un NFT comme on achète une canette de soda directement via un distributeur automatique, et cela quand vous le souhaitez, 24h sur 24 ! Neon, la plateforme de collecte numérique à l’origine de ce projet souhaite tout simplement démocratiser et faciliter l’achat de NFT. Ici, pas de crypto-monnaie ni de portefeuille crypto, les NFT s’achètent avec des dollars grâce à une carte de crédit. Concrètement, une fois l’achat effectué, l'acheteur reçoit une boîte avec un code unique à l’intérieur pour le jeton non fongible de son choix, qui peut ensuite être échangé sur la plateforme Neon. Sur le plan énergétique, Neon dit avoir opté pour la blockchain Solana, réputée comme étant l’une des plus respectueuses de l’environnement.D’après la plateforme que je cite : « l’idée est de soutenir les artistes et les créateurs en les laissant vendre leur art numérique à tout le monde tout en permettant à quiconque le souhaite de devenir un collectionneur [...] L’achat et la vente de NFT n’a pas besoin d’être un mystère et personne ne devrait être obligé de détenir de l'Ethereum, de payer des frais ou de faire des ponts entre les blockchains pour pouvoir participer ». Cette idée de Neon est née quand ses fondateurs se sont aperçus que seuls 2% des Américains possédaient un portefeuille numérique, tandis que 80% d'entre eux ont une carte bancaire. Pour rappel, les NFT (ou pour grossièrement résumer : des œuvres d’art numérique uniques), ont vu leur popularité exploser l’année dernière. À ce jour, le marché des NFT pèse aux alentours 22 milliards de dollars. Je vous encourage d’ailleurs à écouter l’épisode dédié aux NFT disponible ces derniers mois. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Russie : un malware inédit contre l’Ukraine ?
Si le conflit entre l’Ukraine et la Russie est un drame absolu pour les citoyens, force est de constater que le monde de la tech y joue un rôle de premier plan. Ces derniers jours, nous vous avons présenté différentes actions mises en place par les occidentaux pour tenter d’affaiblir la Russie sans engager de militaires. Et bien aujourd’hui, regardons comment Vladimir Poutine réplique et tente à nouveau de s’imposer par la force mais cette sur le front digital. En effet, une cyberattaque de grande ampleur a visé l’Ukraine peu avant que les soldats russes ne franchissent la frontière officiellement la semaine dernière. Son origine : un malware très violent qui laisse penser que tout était prémédité depuis de longs mois. Tous les détails dans cet épisode.Plusieurs observateurs sont formels, la Russie a bien préparé sa guerre hybride terrain-digital à l'avance. D’après les chercheurs en cybersécurité de Symantec et d'ESET, les russes auraient utilisé un tout nouveau malware de type « wiper ». Un wiper est un type particulier de malware dont la seule fonction est d'effacer le contenu du disque dur, endommageant au passage le système d'exploitation. Bref, l’intention de ce malware est de détruire des données et du matériel informatique. Dans le détail, les hackers auraient directement utilisé le contrôleur de domaine pour distribuer le malware d’après ESET que je cite : « dans l'une des organisations ciblées, le wiper a été installé via le GPO (stratégie de domaine) par défaut, ce qui signifie que les attaquants avaient probablement pris le contrôle du serveur Active Directory » fin de citation. Les chercheurs ont remarqué que la Russie ciblait essentiellement les institutions financières ainsi que les entreprises travaillant pour le gouvernement, pas uniquement en Ukraine, mais aussi en Lettonie, et en Lituanie la semaine dernière, soit quelques jours avant le début de l’offensive russe. Une autre particularité de cette attaque : un ransomware a été déployé en parallèle, sans doute pour faire diversion et mieux cacher le wiper. En janvier, une attaque similaire baptisée WhisperGate avait également tenté de cacher un malware de type wiper derrière un ransomware, à la seule différence que celui dont on parle aujourd’hui est bien plus destructeur. Reste à savoir si l’Ukraine aura les moyens de se battre sur le terrain digital. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le monde de la Tech uni contre la Russie ?
Aujourd’hui, je vous propose un épisode qui est en quelque sorte un complément de celui d’hier. Vous le savez, l’attaque militaire de la Russie contre l’Ukraine a choqué autant que surpris un certain nombre d'observateurs qui ne s’attendaient ou ne voulaient pas croire que Vladimir Poutine puisse franchir le pas malgré des dizaines de milliers de soldats postés à la frontière. Si la condamnation unanime de l’occident a abouti à toute une série de mesures économiques visant à affaiblir la Russie, le monde de la Tech lui aussi s’attaque au pays de Vladimir Poutine mais dans un autre registre. Tour d’horizons des différentes actions en cours dans cet épisode.Tout d’abord, et comme annoncé par l’Union Européenne hier, les géants de la Tech ont décidé de bloquer les médias d’Etat russes sur leur plateforme. Sputnik et Russia Today ont à la fois été muselé par l’Union Européenne mais désormais aussi par Facebook, Google et Twitter. Plus précisément, ces derniers ne pourront plus diffuser de publicité ni monétiser leurs contenus. Ce n’est donc pas un bannissement pur et simple, même si l’Union Européenne pourrait être encore plus radical dans les jours à venir et littéralement couper leurs antennes de diffusion sur le continent. A noter que Facebook a également mis en place un outil pour ses utilisateurs en Ukraine permettant de verrouiller instantanément leur compte, ce qui empêche les autres utilisateurs avec lesquels ils ne sont pas amis de voir leurs informations.Autre initiative, le lancement de Starlink, le réseau internet par satellite d’Elon Musk en Ukraine. Une bonne nouvelle pour des millions d’Ukrainien ayant des difficultés pour se connecter. Mais ceci n’est pas sans poser quelques questions soulevées par le site Numerama que je cite : « Comment acheminer les kits de connexion jusque dans le pays ? […] Et quid des stations au sol, qui restent indispensables pour connecter les satellites au réseau Internet […] ? ». Tant que l’on parle d’internet, il ne vous a pas échappé que la Russie mène également une cyberguerre avec l’Ukraine. Et dans une guerre numérique, quels meilleurs alliés que des hackeurs comme le collectif Anonymous ? Ces derniers ont en effet décidé de défendre les ukrainiens en s’en prenant à des installations et sites gouvernementaux russes. Première victime, et ça va rejoindre notre premier point, le site Russia Today tombé il y a quelques jours avant d’être remis en ligne quelques heures plus tard. Je cite le collectif : « Anonymous mène des opérations permanentes pour maintenir hors ligne les sites gouvernementaux russes et pour diffuser des informations au peuple russe sans qu'elles ne soient soumises à la machine de censure d'État de Poutine » fin de citation. Les hackers ont aussi intercepté des communications militaires et divulgué la base de données du site Internet du ministère russe de la Défense. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Swift : en quoi ce réseau bancaire est crucial au quotidien ?
Le conflit entre l’Ukraine et la Russie ces derniers jours a fait émerger de nombreuses thématiques que le grand public ne connaissait pas forcément et qui pourtant le touche directement au quotidien. C’est notamment le cas du réseau bancaire Swift dont la France, l’Union Européenne et d’autres pays du monde ont exclu plusieurs banques russes en guise de sanction. En quoi cela pourrait faire mal à l’économie Russe ? Est-ce un système si important que cela pour la finance mondiale ? Toutes les réponses et bien plus encore dans cet épisode.Sur demande du président Volodymyr Zelensky, l’Union Européenne et ses alliés ont décidé d’exclure la Russie du système Swift ce weekend. Et clairement, il s’agit d’une riposte économique puissante des occidentaux à l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine. Avant de comprendre pourquoi et comment les russes seront affectés par cette décision, il est important de rappeler dans les grandes lignes en quoi consiste Swift. Tout d’abord, il s’agit de l’acronyme de Society for WorldWide Interbank Financial Telecommunication (Société pour les télécommunications financières et interbancaires mondiales). Il s’agit d’une plateforme belge qui connecte 11 000 organisations bancaires dans plus de 200 pays. Elle permet donc d'échanger des messages financiers en toute sécurité, mais concrètement, vous la connaissez sans doute grâce aux numéros IBAN et aux codes BIC ! C’est elle qui les valide lorsque vous voulez faire des virements vers d’autres comptes bancaires, ou lorsque vous recevez des virements de quelqu’un. Pour être précis, ce n’est pas Swift qui effectue les transferts d’argent. Non, son rôle est de centraliser les ordres de virement entre les utilisateurs et clients des 11 000 banques partenaires.C’est donc un rôle central qu’occupe Swift dans la finance mondiale. Dès lors, le retrait d’environ 300 banques et institutions russes de son système risque de faire beaucoup de mal au pays puisque l’argent russe déposé à l’étranger est dès lors bloqué dans d’autres pays. Désormais, les paiements des factures de pétrole, de gaz et de blé dû à Moscou sont drastiquement ralentis, privant le pays de ressources financières immédiates pour financer sa guerre en Ukraine. Reste désormais à savoir quelle sera la réponse de la Russie puisque Poutine pourrait très bien décider de couper les robinets de gaz et de pétroles, aggravant un peu plus la crise de l’énergie que nous connaissons. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un hacker évite des millions d'euros de pertes de cryptos ?
Aujourd'hui, je vous propose d'aborder la question du hacking, ou du piratage en français. Si ce terme est à juste titre connoté de façon péjorative, il existe pourtant son pendant vertueux, le hacking éthique. Là, les pirates ont pour objectif de percer les défenses d'un site web ou d'une organisation non pas pour s'enrichir mais pour aider la structure ciblée à connaître ses points faible et renforcer sa sécurité. Une pratique notamment utilisé par Elon Musk pour Tesla et Space X avec de grosses primes à la clé. C'est derniers jours, c'est la plateforme de cryptomonnaie Coinbase qui en a bénéficié, échappant à plusieurs millions d'euros de pertes. Tous les détails de cette histoire dans cet épisode.Peut-être y avez vous prêté attention si vous êtes fan de football américain, l'un des spots pubs de la mi-temps du Superbowl, l'équivalent de la finale Ligue des Champions de Football mais en Foot Américain a été acheté par la plateforme Coinbase au début du mois. Une publicité particulièrement remarquée puisqu'il s'agissait d'un écran noir avec un QR code se déplaçant à l'écran, et qui redirigeait vers le site internet avec la possibilité de gagner 15 dollars en Bitcoin lorsque les télespectateurs le flashaient. Le succès de cette pub a finalement très largement dépassé les attentes des dirigeants, provoquant le crash du site à cause d'un afflux massif de connexion.Si cet événement était inattendu en soit, l'intervention d'un hackeur éthique l'était tout autant.Tree of Alpha de son pseudo a posté un tweet invitant les développeurs de Coinbase et son PDG Brian Armstrong à le contacter au plus vite puisqu'il avait repéré une vulnérabilité dans cette application. Une menace prise très au sérieux par la plateforme qui a suspendu toute transaction durant deux heures. Tout est bien qui finit bien puisque la faille a pu être résorbé et le trafic reprendre tranquillement. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Tree of Alpha a affirmé qu'il n'avait reçu aucune prime étant donné que l'argent n'était pas sa motivation. Dès lors, quelle était sa motivation ? Tout simplement protéger la plateforme. D'après lui, l'exploitation de cette vulnérabilité aurait permis à des acteurs malintentionné d'altérer tous les livres d'ordre de Coinbase, ce qui aurait eu des conséquences dramatiques pour les internautes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'IA pour aider la fusion nucléaire ?
Vous le savez sûrement, la fusion nucléaire pourrait bien être la clé à tous nos problèmes d'énergie. Seulement, cette technologie n'est pas sans écueils, notamment au niveau du maintien du plasma et de l'énergie nécessaire pour le créer. C'est donc pour régler tous ses problèmes que les chercheurs du réacteur Tokamak en Suisse ont fait appel à la société DeepMind, succursale de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle. Comment une IA peut-elle être utile dans la fusion nucléaire ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, comment fait-on pour obtenir une fusion nucléaire ? Pour résumer, des atomes d'hydrogène sont chauffés à des températures extrêmement élevées pour créer ce qu'on appelle un plasma, libérant ainsi beaucoup d'énergie. Seulement, ce plasma est très instable et nécessite une grande quantité d'électricité pour être maintenu. L'équation sur laquelle les chercheurs butent est donc de générer plus d'électricité qu'ils n'en consomment pour créer ce plasma. Et bien c'est là que DeepMind entre en jeu. Un article publié dans la prestigieuse revue Nature explique que Deepmind et le Swiss Plasma Center se sont associés pour créer une intelligence artificielle spécialisée dans la fusion nucléaire.Avant de poursuivre, il faut savoir que pour contenir le plasma, les scientifiques utilisent des bobines génératrices de champs magnétiques. Elles doivent être parfaitement calibrées pour obtenir la forme voulue et s'assurer que le plasma ne touche pas les parois du réacteur. Dès lors, si l'on veut changer de configuration, il est nécessaire de tout recalibrer, ce qui est très complexe pour un humain, mais pas pour une IA. Celle de Deepmind en l’occurrence a été conçue pour recalibrer automatiquement les 19 bobines magnétiques à l'intérieur du Tokamak. L'IA a d'abord été entraînée dans une simulation en observant comment chacune des bobines affecte la forme du plasma puis a ensuite tenté de calibrer les bobines pour recréer des formes spécifiques, ce qu'elle a parfaitement réussie. Au final, l'IA a permis aux chercheurs de tester de nouvelles formes de plasma, dont des « gouttelettes », où deux plasmas distincts existent au sein du Tokamak simultanément. Les résultats de cette collaboration pourraient accélérer le développement d'un réacteur à fusion nucléaire grand public... Reste à savoir si l'IA sera suffisamment puissante pour y parvenir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des manifestations sociales dans le Metaverse ?
Quand on vous dit que le Metaverse est une copie digitale du monde réel sans certains inconvénients, c'est plutôt vrai. Ceci dit, cela n'empêche pas certaines manifestations exactement comme dans la vrai vie ! D'ailleurs une protestation anti-capitaliste a eu lieu devant la boutique virtuelle de Samsung. Objectif : dénoncer la mainmise des grandes entreprises sur les mondes numériques décentralisés. Tous les détails dans cet épisode.C'est dans un Metaverse basé sur la blockchain Decentraland que l'événement a été organisé. Ses commendataires, l'ONG Superflus voulait tout simplement mettre en avant une forme d'art digital engagé. En clair, les avatars de tous les manifestants portaient sur leur t-shirt un NFT de l'artiste Azerbaïdjanais Babi Badalov. Ce dernier est notamment connu pour son activisme contre le « consumérisme et le capitalisme » comme l'explique le communiqué de l'ONG. Concrètement, les t-shirt représentaient des slogans comme MoneyFestation, le nom de l'action et de l'œuvre de Badalov.À noter que les manifestants étaient aussi équipés de pancartes avec le texte « I Have A Scream », je pousse un cri en français, une référence au « I have A Dream » de Martin Luther King. Avec cette manifestation sauvage, les internautes mobilisés souhaitaient pointer du doigt l'emprise naissante des grandes entreprises sur le metaverse. Ces derniers regrettent qu'un univers décentralisé comme Decentraland tombe entre les mains de sociétés comme Samsung. Pour l'ONG Superflus, un Metaverse doit être je cite « idéalement libre et séparé des structures oppressives de notre propre vie quotidienne […] Cette protestation vise à critiquer l'utilisation d'un Metaverse décentralisé par des acteurs corporatifs qui colonisent cet espace » fin de citation.Pour rappel, Samsung a ouvert son premier magasin virtuel le mois dernier en se basant sur sa boutique de New-York. Le constructeur de smartphone et de téléviseurs entre autre y a présenté ses derniers téléphones haut de gamme, les Galaxy S22. Mais Samsung n'est pas la seule marque à s'approprier le Metaverse. Récemment, le magazine Playboy a déclaré vouloir ouvrir un manoir érotique dans ce monde virtuel, en parallèle de McDonald's qui de son côté veut inaugurer des restaurants virtuels qui permettront de passer des commandes ou d'acheter des NFTs. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Supprimer les contenus terroristes en une heure ?
C'est un combat plutôt étonnant dans sa forme : le gouvernement français veut purement et simplement en finir avec l'apologie du terrorisme sur Internet. C'est donc l'Arcom, l'autorité de régulation des communication, qui jouera le rôle de surveillant en chef et qui sera chargé de prévenir les hébergeurs quand un contenu dangereux sera posté sur une plateforme. Dès le signalement reçu, ces dernières auront une heure pour le supprimer, sous peine de devoir payer une amende. Tous les détails dans cet épisode.Pour l'historique, l'adoption il y a un an par l'Union Européenne de la loi contre la diffusion du terrorisme en ligne va prochainement être transposée en France. La semaine dernière, l'Assemblée nationale a voté une proposition de loi portant je cite sur “diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière de prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne”. Concrètement, la mesure la plus ambitieuse est de supprimer tout contenu faisant écho au terrorisme en seulement une heure, tout ça sous la vigilance de l'Arcom.Si vous ne vous en souvenez pas, l'Arcom est la fusion du CSA et de Hadopi. L'un des rôles de cette entité sera donc d'avertir les hébergeurs par je cite « une injonction de retrait » lorsqu'un contenu à caractère terroriste sera hébergé sur leur plateforme. Dès réception de cette notification, l'hébergeur devra rapidement réagir et supprimer le contenu visé en moins d'une heure, sans quoi il devra s'acquiter d'une amende de 250 000 euros, et ses dirigeants condamnés à un an de prison. Une sanction conséquente et qui s’alourdira d'autant plus au niveau financier en cas de récidive. En effet, la loi prévoit une amende s'élevant à 4% du chiffre d'affaires total. Suite logique du parcours législatif de ce texte, l'approbation par le Sénat. Passé cette dernière étape, il ne restera plus qu'à le mettre en application. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un internet satellite européen ?
Si Elon Musk veut faire de Starlink une entreprise leader dans le domaine de l'internet par satellite, il se trouve que cette idée plaît également à l'union européenne. En fait, l'UE envisage de lancer sa propre constellations de satellites d'ici 2024.pour se donner je cite « les capacités de réagir de manière autonome aux cyberattaques ». Tous les détails de ce plan, dans cet épisode.Ce n'est pas un secret, Starlink d'Elon Musk divise l'opinion depuis sa création. Si certains y voient une formidable opportunité de déployer internet dans le monde entier, même dans les zones les plus reculées, d'autres au contraire estiment qu'il s'agit à la fois d'une pollution supplémentaire de l'espace et d'une façon pour l'homme le plus riche du monde d'asseoir un peu plus encore sa domination dans le secteur de la tech. De son côté, la Commission européenne ne veut pas laisser le champ libre à Starlink, en présentant un nouveau règlement sur la connectivité sécurisée et la gestion du trafic spatial. Objectif : sécuriser le réseau internet de l'Europe et ses communications grâce à des satellites, et ce, dès 2024.D'après les déclarations du chef de la diplomatie européenne Joseph Borrel, l'Europe veut assurer son autonomie et se « donner les capacités de réagir de manière autonome aux menaces » mais aussi et surtout de maintenir le réseau Internet européen en cas « de crash des infrastructures terrestres ». D'après le commissaire européenne au Marché intérieur Thierry Breton, le coût de ce « Starlink » à l'européenne serait de 5 à 6 milliards d'euros, dont un tiers du budget sera financé par la Commission européenne, un tiers par le secteur privé et le dernier tiers avancé par les états membres de l'UE.À noter que ce projet de constellation de satellites n'est que l'une des nombreuses idées de la « boussole stratégique » européenne, un projet visant je cite à « identifier les menaces et les vulnérabilités, mais aussi recenser les capacités et les insuffisances et de tester les partenariats dans le domaine de la Défense ». Avec ces satellites, Bruxelles souhaite en effet renforcer la surveillance « depuis l'espace ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Logiciel espion Pegasus : quel gouvernement l'a utilisé ?
C'était l'une des grosses polémiques de l'année dernière, le collectif de journaliste Fobidden Stories et Amnesty International révélaient qu'une douzaine d'États avaient eu recours au logiciel espion Pegasus pour surveiller des opposants, des militants mais aussi des journalistes ou encore des juges. Au total, plus de 50 000 personnes avaient été espionné de la sorte au moment des révélations. Ceci dit, quel pays ont eu recours à ce logiciel, plus précisément en Europe ? C'est la question que s'est posée l'eurodéputée centriste Sophie in 't Veld demandant une enquête sur le sujet. Tous les détails dans cet épisode de Choses à Savoir Tech.Après son cri d'alerte, l'eurodéputée Sophie in 't Veld a visiblement été entendue puisqu'une commission d'enquête a été créée au Parlement Européen précisément pour tenter d'éclaircir ce sujet. Elle n'était d'ailleurs pas la seule à militer en ce sens puisque la polonaise Roza Thun et l'hongroise Anna Donath ont également abondé en son sens. Je les cite : « le piratage des citoyens avec le logiciel Pegasus a eu lieu dans plusieurs pays de l'UE. En Pologne et en Hongrie, il a été utilisé contre des avocats, des journalistes, des propriétaires de médias indépendants et le directeur de campagne du plus grand candidat aux élections parlementaires » fin de citation. D'autres pays ont sans doute également eu recours à son utilisation. Reste désormais à attendre la conclusion de l'enquête menée par la commission.Côté français, on a également retrouvé des traces de ce logiciel dans les smartphones de cinq ministres : Jean-Michel Blanquer à l'éducation, Jacqueline Gourault à la Cohésion des Territoires, son prédécesseur Sébastien Lecornu, Emmanuelle Wargon au logement et Julien Denormandie à l'agriculture. Le téléphone portable du président Emmanuel Macron aurait également été dans le viseur des services secrets marocains. Pour rappel, Pegasus permet d'infecter le téléphone d'une personne de façon invisible, sans que son propriétaire ne s'en rende compte, et donc de lire ses messages, regarder les photos, écouter ses appels téléphoniques, ou même récolter les données de géolocalisation.Depuis les premières révélations, l'ONU a appelé à un moratoire sur les technologies de surveillances. Récemment, ce sont les Etats-Unis qui ont placé l'éditeur de Pegasus (NSO Group) sur liste noire, malgré les bonnes relations diplomatiques entre la Maison Blanche et Israël. De son côté, Apple a également porté plainte contre la société israélienne dans l'objectif je cite « d'interdire à NSO Group de nuire davantage aux personnes utilisant les produits et services d’Apple ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des astronautes en danger à cause de la NASA ?
Malgré un juteux contrat avec la NASA autour de ses fusées SpaceX réutilisables, Elon Musk semble un peu moins en odeur de sainteté ces derniers termps. En effet, l'agence spatiale américaine a partagé ses craintes concernant les projets d’Elon Musk de mettre en orbite 30 000 satellites autour de la Terre. Un tel nombre d’appareils pourrait a priori mettre en danger les astronautes de la station spatiale internationale avec un risque de collision élevé. De quoi parle-t-on concrètement ? est-ce un vrai danger ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.En 2018, Musk recevait l’autorisation de mettre en orbite 12 000 satellites. Aujourd’hui, le patron de SpaceX compte en lancer 18 000 supplémentaires pour atteindre un total de 30 000 dans le cadre du développement de son réseau internet Starlink. Sauf que, pour l'agence spatiale américaine que je cite : « avec l’augmentation du nombre de propositions de grandes constellations, la NASA s’inquiète de la possibilité d’une augmentation significative de la fréquence des conjonctions et des impacts possibles sur ses missions scientifiques et vols habités » fin de citation.Clairement, le nombre total de satellites en orbite autour de la Terre pourrait atteindre les 50 000 si Elon Musk mène à bien ses ambitions. Je cite à nouveau l'organisme, « une augmentation de cette ampleur dans ces bandes d’altitude confinées entraîne un risque supplémentaire de collisions génératrices de débris ». Des craintes logiques, mais qui n'inquiètent pas pour autant Elon Musk. Le PDG de SpaceX estime qu’il y a assez de place pour tout le monde dans l’espace, je le cite « il ne s’agit pas d’une situation dans laquelle nous bloquons les autres d’une quelconque manière [...] Nous n’avons pas empêché qui que ce soit de faire quoi que ce soit, et nous n’avons pas l’intention de le faire » fin de citation. Ce n’est toutefois pas la première que l'homme le plus riche du monde est interpellé sur le sujet. En décembre dernier, la Chine avait émis le même commentaire concernant les risques de collisions. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

TikTok et Youtube dangereux pour nos données ?
Si Meta, propriétaire de Facebook, WhatsApp et Instagram n'a pas été épargné l'an dernier, il semblerait que le groupe ne soit pas le pire en matière de sécurité des données personnelles. D'après une étude réalisée par le spécialiste du marketing URL Genius, TikTok et YouTube seraient les réseaux sociaux qui partageraient le plus les données personnelles de leurs utilisateurs. De quoi parle-t-on réellement ? Comment cela peut-il nous impacter ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.En scannant l'application iOS de YouTube, donc pour iPhone, les chercheurs ont découvert 14 trackers, dont 10 étaient liés à Google, mais aussi des balises espion appartenant à des acteurs tiers permettant d'obtenir des données personnelles. Sont donc concernées : votre historique de recherche, ainsi que votre localisation géographique. De son côté, l'application iOS de TikTok cache également 14 balises du même genre et 13 trackers publicitaires. Si vous ne le savez pas, ces mouchards ont pour objectif de mettre la main sur votre comportement en ligne, vos goûts, vos centres d'intérêts, pour ensuite aider les annonceurs à cibler plus efficacement leurs publicités.Dans le même temps, cette étude montre que YouTube collecte principalement les données personnelles pour remplir ses propres objectifs, c'est à dire pour diffuser des annonces publicitaires plus pertinentes sur l'iPhone de l'usager. Pour sa part, TikTok communique l'essentiel des données avec des entreprises tiers, je cite l'étude : « les consommateurs sont actuellement incapables de voir quelles données sont partagées avec des réseaux tiers, ni comment leurs données seront utilisées ». Pire encore, les trackers de TikTok et YouTube peuvent même vous pister quand l'application est fermée, et que vous utiliser d'autres applications.Concrètement, URL Genius s'est appuyé sur une fonctionnalité d'iOS afin de déterminer ce nombre de mouchards. Vous pouvez d'ailleurs faire le test vous même... Depuis la mise à jour iOS 15.2, Apple permet aux utilisateurs d'afficher l’ensemble des données collectées par les applications installées en se rendant dans Réglages, puis en cliquant sur Confidentialité. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une IA plus forte que des pilotes sur jeu de course ?
Les jeux vidéos vont-il résister encore longtemps aux intelligences artificielles ? Après le jeu de GO et Starcraft II, considérés comme les deux jeux les plus difficiles de l'histoire, c'est désormais au tour des jeux de courses de voiture d'être dominé par l'IA. À quelques semaines de la sortie de Gran Turismo, Sony a dévoilé GT Sophy, une intelligence artificielle capable de battre les meilleurs joueurs en contre la montre et en course classique. Coup de communication ou véritable révolution ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode !Le 7e opus de la célèbre série Gran Turismo s'apprête en effet à sortir sur console, et pour promouvoir son produit, Sony a tout simplement dévoilé GT Sophy, une intelligence artificielle capable de battre les meilleurs pilotes. En effet, cette IA avait déjà battu les meilleurs joueurs dans des courses contre la montre en juillet dernier, c'est-à-dire le meilleur temps au tour de piste sans aucune autre voiture autour d'elle. Mais en octobre dernier, GT Sophy a franchi un cap en battant les meilleur joueurs simultanément lors de courses classique, donc là en dépassant les autres pilotes sur le circuit virtuel. Pour le créateur de Gran Turismo Kazunori Yamauchi, cette prouesse est tout bonnement formidable. Je le cite « En règle générale, les pilotes de course apprennent à freiner en ligne droite avec pour objectif de ralentir dans la courbe pour accélérer à la sortie du virage. GT Sophy ne fait pas nécessairement cela. Habituellement, lorsque vous entrez dans une courbe, la charge est uniquement sur les deux pneus avant ; mais avec GT Sophy, vous avez la charge répartie sur trois pneus, deux à l'avant et un à l'arrière également. Cela permet à la voiture de freiner pendant qu'elle tourne. »Côté apprentissage, cette IA a opté pour la méthode dite « profonde ». En clair, GT Sophy a eu droit à plus de 45.000 heures d’entraînement, basées sur des années de jeux et stockées sur plus de 1000 Playstations. Si l'on rentre un peu plus dans le détail, Sony a utilisé l'apprentissage par renforcement, afin de former son IA à prendre des décisions avec un système de récompenses ou de pénalités pour chaque action en fonction des résultats auxquels elles conduisent. Une méthode si pertinente et pointue qu'elle a même eu les honneurs de la prestigieuse revue Nature la semaine dernière. Pour les plus compétitif, il faudra attendre un peu avant de pouvoir défier GT Sophy puisqu'elle ne sera pas incluse dans Gran Turismo 7. Seule une mise à jour d'ici quelques mois permettra son arrivée dans le jeu. Selon certains pilotes aguerris l'ayant déjà affronté, son point fort tient dans sa capacité à avoir une conduite qualifiée « d'humaine ». Autrement dit, il n'ont jamais eu la sensation d'affronter un ordinateur lors de leurs courses. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la CNIL entre en guerre contre Google ?
En fin de semaine, la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés), a annoncé mettre en demeure des sites français qui utilisent Google Analytics. Selon elle, le transfert des données sur les serveurs de Google n'est pas suffisamment encadré, et enfreint le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Quelle conséquence cela aura-t-il sur Google, mais surtout, quelles conséquences cela aura-t-il pour les internautes ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Dans le détail, tout est parti de plusieurs plaintes de l’association NOYB (My Privacy is None of Your Business)… Enfin, plusieurs plaintes… 101 quand même au total, dans les 27 états membres de l’Union Européenne, ainsi que dans trois autres états de l’espace économique européen. Pour bien comprendre, il faut avoir à l’esprit que Google Analytics est devenu un outil très très utile pour les sites web puisqu’il permet de collecter des données sur les visiteurs, notamment les chiffres de fréquentation. Le problème, c’est que l’on parle ici de données personnelles, et que celles-ci sont donc transférées sur des serveurs de Google aux États-Unis… Autrement dit, il s’agit d’un véritable problème puisque les transferts de données entre l’Europe et les Etats-Unis sont en effet très très encadrés, et bien souvent interdits.Concrètement, la CNIL craint que les services de renseignements américains ne viennent fouiller dans ces données, notamment à cause du Cloud Act qui autorise les autorités à accéder à ces fameuses données hébergées par des entreprises américaines, peu importe le pays dans lequel se trouvent les serveurs. D’après les observateurs les plus avisés, l'utilisation de Google Analytics par un site européen ne respecterait donc pas l'article 44 du RGPD. Dans un communiqué, la CNIL annonce avoir mis en demeure le gestionnaire d'un site français et lancé des procédures contre d'autres. Ce sont donc de nombreux sites qui seront bien inspirés de trouver une autre alternative pour gérer leurs statistiques… chose qui est loin d’être aisé tant Google Analytics est tout simplement l’un des meilleurs outils existants dans ce domaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

NordVPN et Surfshark fusionnent pour créer un super VPN ?
La semaine dernière, NordVPN et Surfshark ont annoncé conjointement qu'un accord de fusion avait été trouvé. Si aucun détail concernant la transaction n'a fuité, cela confirme tout de même une tendance de fond: le regroupement des VPN, et plus précisément dans ce cas-là, je cite « essayer de devenir une puissance mondiale ». Qu'est-ce que cette fusion va changer ? Est-ce plutôt un bon signe ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Plutôt que de rester rivaux sur le marché très concurrentiel des VPN, vous savez ces réseaux censé crypter vos données en les faisant transiter via des serveurs un peu partout dans le monde, et bien NordVPN et Surfshark ont décidé de fusionner pour je cite « solidifier les offres des deux sociétés dans différents segments de marché et diversifier la portée géographique ». En effet, de nombreux internautes, peut-être même vous, se sont tournés vers les VPN pour contrer le traçage de leur données sur les moteurs de recherche, mais aussi la publicité ciblée ou bien tout simplement pour contourner les restrictions de contenu et la censure dans leur pays.Concrètement, le timing de cette annonce n'est pas anodin. Il y a quelques jours, le site d'information lituanien Verslo žinios expliquait que Surfshark avait été développé avec l'aide de Tesonet, le même incubateur d'entreprises lituanien qui avait aidé NordVPN à ses débuts. De là à croire que les deux VPN ont été développé ensemble, il n'y a qu'un pas... idée réfutée par Surfshark mais qui n'empêche pas les deux société de discuter depuis la mi-2021, et bientôt de coopérer pleinement pour se développer. Ceci dit, les deux VPN assurent qu'ils continueront à fonctionner de manière autonome et je cite « s'appuieront sur des infrastructures et des feuilles de route distinctes ». La société mère de NordVPN explique que cette union je cite « « révèlera des opportunités de partage des connaissances techniques et permettra une diversification plus ciblée ». Si NordVPN annonce 15 millions d'utilisateurs et Surfshark 1 million, le deux entités ne cachent pas leur volonté de partir à la conquête de nouveaux marchés, qui après l'Europe, devrait logiquement être l'Asie et l'Amérique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un musée du son sur internet ?
Pour les nostalgiques ou pour ceux qui n'étaient pas né lors des débuts d'internet et la généralisation des ordinateurs, il existe un musée en ligne vous permettant de découvrir ou redécouvrir les sons iconiques du passé. Du modem 56K, au tube cathodique en passant par le mythique Tetris de la Game Boy première génération, c'est un voyage dans le passé des technologies électroniques que nous offre ce musée. Tous les détails dans cet épisode.Parfois, la nostalgie se réveille au détour d’un simple bruit inoubliable, que l’on n’avait plus entendu depuis des années, voire des décennies… Du bruit permettant de s'identifier sur AOL en passant par le frottement d’une pellicule de cinéma, les musiques entêtantes de Tetris, Space Invaders ou encore Pacman... Le site Museum of Endangered Sounds les répertorie tous ou presque, tel un véritable musée numérique. Son interface minimaliste permet de se replonger dans les époques et produits qui ont marqué le monde de la tech. Amateurs de cacophonie ou de composition improbable, vous allez vous régaler, c'est évident !Pour l'historique, le site a été lancé par un certain Brendan Chilcutt en 2012. Ce dernier explique que c’est un moyen je cite de « préserver les sons rendus célèbres par les vieilles technologies et équipements électroniques ». En somme, il s'agit là d'un travail d'archive monstrueux. Vous y retrouverez une trentaine de sons et vous n'aurez qu'à appuyer sur les vignettes correspondantes pour les écouter.Accéder au musée : http://savethesounds.info/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce l'IA AlphaCode ?
Côté intelligence artificielle, l'entreprise Deepmind, filiale de Google, est clairement l'un des leaders dans le monde. Après AlphaGo qui a été capable de battre le meilleur joueur de Go du monde et AlphaStar sur le jeu vidéo StarCraft II, voilà que l'IA investit le champ du développement informatique. AlphaCode, c'est le nom de cette nouvelle intelligence artificielle vise je cite à « écrire des programmes informatiques à un niveau compétitif » fin de citation. De quoi s'agit-il ? Est-ce une révolution on plutôt une menace sur la communauté des développeurs ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Dans le détail, AlphaCode a été entraîné grâce à des codes disponibles au grand public sur la plateforme opensource GitHub. Mais ces derniers temps, c'est sur la plateforme Codeforces, qui organise régulièrement des compétitions pour développeurs avec un classement à la clé que l'IA s'est illustré. Pour résumer, au terme de sa participation, AlphaCode se classait dans les je cite dans les 54 % des meilleures réponses humaines. Et si l'on élargit un peu plus, AlphaCode se positionnerait même parmi les 28 % des meilleurs compétiteurs des six derniers mois. Des résultats qui je cite « dépassent les attentes » pour Mike Mirzayanov, fondateur de Codeforces. « J'étais sceptique parce que même pour les problèmes simples, il est souvent nécessaire non seulement d’implémenter l’algorithme, mais aussi (et c’est la partie la plus difficile) de l’inventer […] AlphaCode a réussi à atteindre un niveau de performances du niveau d’un nouveau compétiteur prometteur » fin de citation.Pour l'instant, AlphaCode ne peut exercer ses talents que dans le cadre de compétition de code, avec une consigne stricte. En clair, voire cette IA coder un programme à partir de rien n'est pas pour tout de suite. De plus, il existe un vrai risque à confier la rédaction d’un code à une intelligence artificielle, car si les données qui servent à son entraînement contiennent des failles de sécurité, il n'est pas impossible que l'IA les reproduise ensuite. Quoi qu’il en soit, DeepMind n’est pas le seul sur les rangs puisque Microsoft et OpenAI sont également très actif dans ce domaine. Ceci, dit, on est encore assez loin de voir débarquer des programmes entièrement conçus par des robots. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'attaque des 51%, c'est quoi ?
Dans le domaine des cryptomonnaies, il est un phénomène pour le moins très inquiétant nommé l'attaque des 51%. Quand les conditions sont réunies pour qu'une telle attaque ait lieu, c'est l'intégralité de la blockchain d'une crypto qui peut tout simplement s'effondrer. De quoi s'agit-il et quelle sont les chances pour qu'elle se réalise ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Vous commencez à le savoir tant on en parle régulièrement dans ce podcast, chaque cryptomonnaie comme le Bitcoin, l'Ethereum, le Dogecoin ou autre repose sur un principe de blockchain, permettant d'authentifier chaque transaction et de les inscrire dans un registre en libre accès. Pour obtenir des cryptomonnaies sans en acheter, il faut généralement en miner, c'est à dire faire travailler son ordinateur pour obtenir un montent de la crypto souhaitée. Sauf qu'en réalité, chaque blockchain est vulnérable. Dans le cas de l'attaque des 51%, pour que celle-ci ait de vraies conséquences, il faut que ses initiateurs aient une puissance de mining supérieure à 50 %, donc au moins 51 %. En clair, lorsqu'ils disposent d'une majorité de la puissance de calcul du réseau, les hackers peuvent annuler les transactions effectuées par les autres utilisateurs, ou bien décider des transactions qui seront validées et de celles qui ne le seront pas. Généralement, l'attaque des 51 % est dirigée contre les blockchains de type Proof of Work étant donnée que dans ces systèmes décentralisés, ce sont les transactions approuvées par la majorité des mineurs qui sont enregistrées dans le registre de transactions.Concrètement, quelles sont les conséquences d'une telle attaque ? Déjà, pour que l'attaque ait une chance de réussir, il faut que les hackeurs s'en prennent à une petite blockchain comme LeaCoin par exemple. Dans la logique, plus la blockchain est grosse, moins elle sera vulnérable. Autant dire que tenter l'attaque des 51% sur le bitcoin ou l'etherum est quasiment impossible. Si les hackeurs gagnent de l'argent rapidement et facilement grâce à cette technique, la cryptomonnaie visée perd quant à elle une grande part de sa valeur. Sa réputation est compromise et les investisseurs perdent confiance... Ils ne s'en serviront plus pour réaliser leurs transactions, ce qui entraîne indirectement sa mort. D'ailleurs, une attaque 51 % donne justement la possibilité à son auteur de réaliser une attaque DoS, qui lui permettra ensuite de rendre hors service tout le réseau et donc de véritablement tuer la cryptomonnaie visée, provoquant des pertes considérables pour les autres mineurs.Si certaines attaques de ce type ont déjà eu lieu comme pour le bitcoin gold, un dérivé du bitcoin classique en 2018 ou encore les projets, Verge, Vertcoin et Ethereum Classic, il semble peu probable que cela se répète à l'avenir d'après les analystes. D'après eux, un mineur malveillant aurait aujourd'hui besoin d'une puissance de hachage équivalente à celle de plusieurs millions de mineurs cumulés pour arriver à ses fins, soit un investissement colossal en équipement informatique, digne d'une véritable entreprise hightech. À ce jour, la blockchain Bitcoin est celle la seule dont la probabilité de subir une attaque des 51% est quasi inexistante. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un avion à 10 000 km/h ?
En terme de transport du futur à très haute vitesse, la Chine est clairement l'un des pays leader, notamment avec l'Hyperloop. Mais ces derniers temps, le géant asiatique veut s'imposer sur le marché des avions hypersoniques ! D'ici 2030, le pays veut être capable de relier Pékin à New York en seulement une heure ! Tous les détails dans cet épisode.Pékin – New York, c'est environ 11 000 km au total, et d'ici 8 ans, il sera bientôt possible de faire le trajet en une heure grâce à l'entreprise Space Transportation. Comment ? Et bien parce que l'appareil utilisé ne sera pas un avion classique, mais un avion-fusée hypersonique moins coûteux qu'un lanceur de satellite et dix fois plus rapide que les avions de ligne. L'entreprise chinoise compte même aller plus loin en réalisant du tourisme spatial et des voyages, sans compter qu'elle serait déjà en train de tester ses prototypes de moteur-fusée depuis à peu près trois ans.Dans le détail, le véritable prototype pourrait réaliser ses premiers essais vers 2023 et le premier vol avec passagers en 2024. Une fois certifié, l'appareil servira dans un premier temps au tourisme spatial suborbital, soit à une minorité de personne très aisé, puis entre 2025 et 2030 au grand public avec un avion de ligne. Outre les performances hallucinantes annoncées, la firme n'a pour l'instant rien dévoilé sur son avion hypersoniques. Rien de bien étonnant puisque la technologie hypersoniques est assez sensible et gardé secrète pas les ingénieurs. Outre les avions, la Chine teste des missiles et des planeurs hypersoniques depuis de longues années, ce qui lui donne une bonne longueur d'avance en terme de technologie, devant la Russie et les États-Unis notamment... D'après certains observateurs, plusieurs modèles d'avions seraient déjà opérationnels, de quoi fortement inquiéter les États-Unis dans leur course à la suprématie technologique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une déclaration européenne des droits et principes numériques ?
Fin janvier, la Commission a soumis au Parlement européen et au Conseil européen son projet de déclaration de droits et de principes numériques. Objectif : promouvoir une transition numérique européenne centrée sur les citoyens et internautes de l'Union tout en protégeant leurs intérêts. Que contient réellement ce texte ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Ce n'est pas d'hier que l'Europe veut inscrire internet parmi les droits humains. Déjà en 2018, l'ancien président du Parlement Européen David Sassoli avait défendu cette idée, sans savoir qu'elle aboutirait quatre ans plus tard, sans doute cet été. D'après le Commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, « la déclaration sur les droits et principes numériques proclame en outre de manière solennelle que ce qui est illégal dans le monde réel devrait également l'être en ligne. Nous avons pour ambition de faire de ces principes une norme au niveau mondial » fin de citation.Dans le détail, cette déclaration européenne pour le numérique se divise en six chapitres. Le premier, intitulé « Mettre les citoyens au cœur de la transformation numérique » vise à ce que tous les citoyens de l'UE puisse en profiter et que ce texte améliore leur vie. Si le principe est honorable, reste désormais à savoir comment cela se mettre concrètement en place. Le chapitre 2 a pour objet la solidarité et l'inclusion. C'est-à-dire, que la transformation numérique contribue à l'équité économique et sociale dans toute l'UE. Cela passerait en outre par des formations au numériques pour les personnes éloignées d'internet, mais également l'accès à tous les services publics en ligne. Chapitre 3 : la liberté des choix. Si ce point n'est pas encore très clair, il semblerait que l'intelligence artificielle soit concernée. Autrement dit, les internautes pourront profiter pleinement des avantages de cette technologie sur internet, mais les GAFAM devront faire un effort de transparence sur son utilisation. Un point que le Conseil et le Parlement devront clarifier. Dans le chapitre 4, la Commission européenne invite les citoyens à participer à l'espace public numérique en créant un environnement sans désinformation ni contenu dangereux... Une volonté un quelque peu utopiste, mais néanmoins très appréciable. Enfin, le chapitre 5 est axé sur la sécurité et l'automatisation, autrement dit, la protection des citoyens contre les cyberattaque ou la violation de leurs données... et pour finir, le chapitre 6, qui prend en compte l'impact environnemental et la durabilité des technologies en intégrant la dimension économie circulaire et réduction de l'empreinte carbone du numérique. Si ces 6 chapitres ne sont pas très concret, il constitue au moins une base solide de réflexion pour la déclaration européenne du numérique. Résultats attendus cet été. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Coup d'accélérateur pour le Metaverse ?
Dans la course au metaverse, le groupe Meta, anciennement Facebook, semble avoir déjà pris une sacrée longueur d'avance sur ses concurrents. La firme dirigée par Mark Zuckerberg vient d'annoncer la construction d'un énorme supercalculateur, et encore le mot est faible... À quoi va-t-il servir et est-ce vraiment révolutionnaire ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.AI Research SuperCluster, c'est le nom donné à l'infrastructure développée par le groupe Meta, doté d'une puissance de calcul de 5 exaflops et d'une capacité de stockage de 231 pétaoctets. Un véritable monstre informatique dont l'objectif sera d’entraîner les futures intelligences artificielles du groupe. Dans le détail Meta annonce 6080 cœurs de calcul GPU, et compterait en ajouté 10 000, pour atteindre les 16K cœurs de calcul d'ici l'été prochain, ce qui en ferait je cite « le supercalculateur IA le plus rapide du monde ». Pour être clair, Meta annonce qu'il va tout simplement pulvériser les performances de « Fugaku », l'actuel supercalculateur le plus puissant du monde 1 exaflops de puissance de calcul maximale.Dès lors, quelles sont les possibilités offertes par une telle machine ? Et bien d'après Meta, le RCS permettra d'utiliser des quantités de données tout simplement astronomique pour entraîner beaucoup plus rapidement et de façon précise ses intelligences artificielles. Toujours d'après le groupe, un algorithme d'apprentissage automatique sera capable de digérer des sets de données de l’ordre de l’exaoctet, ce qui représente environ 36 000 années de vidéo haute définition. C'en est presque ridicule tant c'est tout simplement immense. En guise d'application concrète, Meta parle de traductions vocales en temps réel ou encore des possibilités de jeu en réseau en réalité augmentée. Concernant le metaverse, les capacités de calcul de RCS devraient aider Meta à créer je cite « les technologies fondamentales qui feront fonctionner son univers virtuel ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui sont les hackers du groupe Lockbit 2.0 ?
Ces derniers jours, deux institutions publiques ont été victimes d'une attaque informatique. La première n'est autre que la mairie de Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, tandis que la seconde est carrément le Ministère de la Justice ! Derrière ces attaques se cache le groupe de hacker Lockbit 2.0, qui menace d'ailleurs de dévoiler des documents sensibles si leurs rançons ne sont pas payées avant le 10 février.Jeudi dernier, les hackers du groupe Lockbit 2.0, nom emprunté au ransomware éponyme, ont revendiqué le piratage des serveurs du ministère de la Justice, ainsi que leur chiffrement. Pour récupérer ces données hautement confidentielles, le Ministère doit dès lors payer une certaine somme d'argent, pour l'heure inconnue, sans quoi les hackers se disent près à dévoiler une partie des 10 000 fichiers sur lesquels ils auraient mis la main. Coup de bluff ou véritable menace pour la sécurité du pays ? Difficile de trancher pour l'instant. Par ailleurs, la ville de Saint-Cloud et l'entreprise Études Services Travaux Parisiens et Matériaux (ESTPM) font aussi partie des victimes avec respectivement 8.000 et 3.800 documents qui pourraient se retrouver dans la nature d'ici 10 jours. Jusqu'à présent, le Ministère de la Justice ne montre pas le moindre signe de panique. S'il y a bien eu une faille de sécurité selon les experts, seule une des nombreuses entités du ministère pourrait avoir été impactée. Autrement dit, il se pourrait que les pirates jouent simplement sur la peur sans aucune matière à dévoiler le 10 février.Mais alors qui sont les membres de ce groupe LockBit 2.0 ? Si quelqu'un avait la réponse à cette question, les hackers seraient sans doute déjà en prison. Or, ces cyber-criminels sont bien plus malin qu'il n'y paraît, puisqu'il ne sont en réalité que des intermédiaires. Pour être clair, LockBit est initialement le nom d'un ransomware, c'est à dire un logiciel qui, s'il infecte votre ordinateur, chiffrera l'ensemble de votre machine et la rendra inutilisable. Seul moyen pour la récupérer, payer une rançon. LockBit 2.0, le groupe de hacker, est davantage un service proposé à des personnes malveillantes qu'un véritable groupuscule d'activistes. En effet, il est possible de louer une attaque contre une cible de votre choix, dont les bénéfices seront ensuite réparti entre vous et les hackers. Vous comprenez-bien qu'en travaillant tel des mercenaires, et non pas en attaquant en groupe, il est très difficile d'identifier l'ensemble des membres du groupe. Si l'un tombe, cela ne signifie pas que tout le réseau de hacker tombera.Ces dernières années, les attaques de LockBit 2.0 se sont révélée être beaucoup moins spectaculaire que celle-ci. Fin 2020, le groupe avait annoncé avoir piraté Schneider Electric. Finalement, les données dévoilées n'avaient rien à voir avec l'entreprise. Thales, fleuron industriel français avait a priori également été impacté il y a quelques temps. Sauf que là encore, aucune donnée stratégique n'avait finalement fuitée. D'après certains experts, LockBit 2.0 serait à l'origine de 400 revendications de piratage, dont une soixantaine serait fausse ou exagérée. Il n'est pas exclu que là aussi, l'attaque de la mairie de Saint-Cloud et du Ministère de la Justice ne soient que de la poudre aux yeux. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les cryptos officiellement dans la langue française ?
Vous êtes sans doute passé à côté de cette info, mais le22 janvier 2022, une liste de termes baptisée « Vocabulaire de l'économie et de la finance », a été publiée dans le Journal Officiel avec en son cœur des termes du domaine de la cryptomonnaie, avec à chaque fois une définition officielle et un terme français. De quoi s'agit-il ? Quels sont les termes en question ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Dans le détail, il s'agit de termes usuels assez bien traduit comme MNBC pour Monnaie numérique de Banque centrale, qui renvoie aux CBDC en anglais. De son côté, le « future price » que l'on retrouve souvent sur des plateformes comme Binance ou FTX et qui désigne le cours d'un actif tel qu'il est prévu à une échéance ultérieure est traduit par « cours à terme ». Ce qui est étonnant par contre, c'est la traduction du terme « cryptocurrency », habituellement traduit en français par « cryptomonnaies ». Là, le journal officiel nous propose le mot « cybermonnaie ». Sur ce coup là, pas sur que le terme soit utilisé tant son cousin cryptomonnaie est entré dans le langage courant.Cette curiosité n'est pas la seule, puisque l'on retrouve également l'expression « conversion en jetons » pour traduire le terme « tokenisation », soit l'émission d'un token (jeton) associé à une activité. Une dénomination qui n'est pas forcément adéquate surtout si l'on se penche sur sa définition, je cite : « Émission, au moyen d'un dispositif d'enregistrement électronique partagé, de cyberjetons qui sont adossés à un actif, en vue notamment de faciliter la vente en tout ou partie de cet actif. » Le terme « stablecoin » pour les monnaies dont la valeur est toujours également à 1 dollar se voit traduit au choix par « jeton indexé » ou « cyberjeton indexé ».Dès lors, qui peut bien être à l'origine de ces traductions ? Et bien il s'agit de la Commission d’enrichissement de la langue française, une section du ministère de la Culture dont l'objectif est je cite « de créer des termes et expressions nouveaux afin de combler les lacunes de notre vocabulaire et de désigner en français les concepts et réalités qui apparaissent sous des appellations étrangères ». À noter que ses propositions sont validées ensuite par l'Académie française. Cela signifie donc que « cybermonnaie » ou « cyberjeton indexé » ont été validés par l'Académie française. Quoiqu'il en soit, pas sur que ces termes seront utilisés massivement à l'avenir tant leur équivalent franco-anglais ont déjà une bonne longueur d'avance dans notre vocabulaire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Corée du Sud, pays n°1 pour le metaverse ?
Quand il s’agit des nouvelles technologies, la Corée du Sud est bien souvent un pays pionnier. Le petit Etat asiatique n’hésite pas à investir massivement dans ce qu’il considère être l’avenir, et clairement, le metaverse en fait partie. Dans le cadre du programme Digital New Deal, le ministère sud-coréen des sciences, des technologies, de l'information et de la communication souhaite subventionner les projets dont l'objectif est de développer le fameux metaverse, cette réalité alternative virtuelle déjà conceptualisée dans Matrix ou Ready Player One. D’ailleurs, le gouvernement Coréen prévoit même de développer son propre unvivers : le K-metaverse.Ce sont dont 7,5 milliards de dollars qui seront alloués par le gouvernement au Digital New Deal afin d’accompagner le développement de plusieurs projets de réalité virtuelle et d'intelligence artificielle en lien avec le metaverse. Un investissement public colossal que le ministère justifie de façon assez étonnante, je cite « le Digital New Deal est un projet d'innovation national qui vise à surmonter la crise du Covid-19 par la numérisation et la digitalisation, à travers l'économie et la société » fin de citation. Dans le détail, ce plan a été annoncé l’été dernier et propose une enveloppe globale de 48,5 milliards de dollars répartis à la fois dans les infrastructures de réseau, mais aussi le développement de l'intelligence artificielle et d'autres technologies d'ici 2025. Le gouvernement estime que ce programme devrait générer 900 000 emplois en Corée du Sud et booster l’économie coréenne, ce qui n’est pas sans rappeler le plan France 2030 mis en place par Emmanuel Macron en octobre dernier.Côté répartition des fonds, environ 65% seront consacrés aux réseaux de données et aux projets d'intelligence artificielle. 6% des dépenses seront consacrés au développement de nouveaux services numériques comme l'enseignement à domicile ou les consultations médicales en ligne. Mais au-delà de ça, d’autres projets ont trait au développement de la conduite autonome sur la majorité du réseau routier national. Le développement du metaverse lui, concentrera environ 10% de l’enveloppe totale. Avec son K-métavers, le gouvernement prévoit même de créer un institut de langue coréenne dans le métavers pour présenter l'art et la culture du pays aux étrangers et aux touristes. Autre projet d’envergure, la création d'une académie du métavers composée de 40 000 experts du secteur est attendue pour 2026. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apple : un casque de réalité mixte pour 2023 ?
Vous vous souvenez du casque de réalité mixte signé Apple ? Aux dernières nouvelles sa sortie était annoncée pour 2022, mais visiblement, la marque a la pomme a décidé de changer ses plans et de repousser la commercialisation à 2023. Plus précisément, Apple ferait face à de gros problèmes d'ingénierie. Je vous détaille tout cela dans cet épisode.L'information ne sort pas de nul par puisque c'est tout simplement Bloomberg, l'un des média les plus réputé dans le domaine du business et de la tech qui l'a annoncé il y a quelques jours. En fait, le média explique que le développement du casque est au point mort pour plusieurs raisons : surchauffe, problèmes de caméra et bug logiciel. Si vous suivez l'actualité d'Apple, alors vous savez sans doute que la marque travaille sur ce casque depuis 2015, qui était initialement censé sortir l'an dernier.Dans le détail, les problèmes de surchauffe proviennent directement des deux processeurs implantés dans l'équipement, l’un étant d'ailleurs équivalent au très performant M1 Pro que l'on retrouve notamment dans les MacBook Pro 14. Concernant les caméras embarquées qui permettent la réalité augmentée, Apple doit s’approvisionner en modules auprès de LG avant de poursuivre la production du casque qui devrait s'accélérer dès le deuxième trimestre 2022. Alors si ce retard ne joue pas en faveur d'Apple, pas d'inquiétude, la marque à la pomme compte bien se rattraper sur les prix puisque les experts l'estiment à environ 2000 dollars. Un prix qui bien entendu devrait freiner pas mal de consommateurs, mais finalement, Apple ne s'attend pas vraiment à un succès commercial avec ce casque. D'après ses prédictions, le GAFAM pense en écouler entre 7 et 10 millions d’unités j'ai envie de dire « seulement » lors de sa première année de commercialisation.Pour rappel, ce casque de réalité mixte sera doté d’écrans haute résolution et d’une nouvelle technologie audio en plus de puces ultra puissantes. Apple ne s'en cache pas, elle vise un public de niche avec ce casque. Pour l'instant, aucun nom officiel n'a été communiqué, même si certains médias évoquent Apple Vision ou Apple Reality. Mais quand on lit entre les lignes, ce qui n'est pas très compliqué tant Apple ne semble pas faire de secret sur le sujet, ce casque a pour mission de préparer les utilisateurs à la sortie d'ici quelques années de lunettes de réalité augmentée, qui à terme, pourraient remplacer les iPhones. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Russie également en guerre contre les cryptos ?
Si le Salvador est le premier pays a avoir décrété le Bitcoin en tant que monnaie nationale, d'autres sont bien moins enthousiastes à l'idée de faire une place aux cryptomonnaies dans leur société. C'est le cas aujourd'hui de la Russie dont la banque centrale propose tout simplement la fin du minage sur son territoire. Une décision aux conséquences bien plus lourdes qu'il n'y paraît, pas seulement en Russie, mais dans le monde entier. Réponses et explications dans cet épisode.Concrètement, la banque centrale russe suggère fortement je cite « l'interdiction de la circulation, du minage et de l'échange des cryptomonnaies sur le territoire russe ». Pour l'instant, rien n'est encore acté, mais la tendance n'est clairement pas en faveur des cryptos. En effet, Elvira Nabiullina, directrice de la banque centrale, considère depuis longtemps que le bitcoin est un problème à éliminer. Selon elle, les monnaies virtuelles feraient office de blanchiment d’argent et favoriseraient les activités criminelles. En guise de réponse, banque centrale russe propose dans un rapport d'accroitre la surveillance des personnes possédant plus de 5 millions d'euros en crypto. Alors si le gouvernement n’entend pas empêcher les échanges sur les plateformes étrangères, compte tenu de la difficulté de contrôler ces transactions, l'objectif est bel et bien de rendre le minage illégal, tout comme l'achat de cryptos par virement bancaire pour le reste de la population.Ainsi, dès la parution de ce rapport, le Bitcoin s'est littéralement effondré, passant de 37 000 à 33 000 euros en une seule nuit, soit une perte de 4000€ de valorisation. D'autres devises numériques ont également subit cette vague hostile de plein fouet, comme l'Etherum avec une baisse de 400 euros en quelques heures... Et pour cause, les Russes sont le troisième peuple le plus actif en terme de minage dans le monde. Si ces derniers n'ont plus confiance ou sont forcés de se débarrasser de leur cryptomonnaies, alors c'est l'ensemble des devises qui est impacté... Les grandes plateformes comme Binance ont ainsi déjà exprimé leur volonté de discuter avec le gouvernement de Vladimir Poutine pour défendre leurs intérêts. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Smartphones : faut-il utiliser des écouteurs lors des appels ?
À la question, est-il préférable d'utiliser des écouteurs ou un kit main libre lorsque vous appeler quelqu'un avec un smartphone ? La réponse est oui, tout simplement. C'est en effet un geste simple qui vous préservera de l'exposition aux ondes. Je vous explique comment et pourquoi dans cet épisode !Il y a peu, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) a publié son rapport sur l'utilisation de kits oreillettes dans le cadre d'une étude sur l'exposition du public aux ondes électromagnétiques. Sans tourner autour du pot, la conclusion des recherches est sans équivoque : l'exposition aux ondes est divisée par dix en téléphonant avec des écouteurs équipés d'un micro. Pour parvenir à cette conclusion, l'ANFR explique avoir réalisé une série de 920 tests de Débit d'absorption spécifique (le fameux DAS) avec six kits oreillettes. Plusieurs modèles de smartphones ont également été utilisés, et ce, sur différentes bandes, 2G, 3G et 4G . Pour l'instant, aucune mesure n'a été effectué via la 5G.Dans le détail, les mesures ont été relevées dans des scénarios dits de « pire cas », c'est-à-dire quand la qualité du réseau est mauvaise, ce qui entraîne une explosion des ondes. Au final, les écouteurs filaires apparaissent comme la meilleure solution pour éviter un DAS trop élevé. Avec ou sans fil, les écouteurs réduisent considérablement l'exposition aux ondes. En résumé, si vous voulez vous préservez des ondes, assurez-vous de communiquer sur un réseau de qualité, c'est à dire dans des zones où vous avez un bon réseau, et privilégiez les écouteurs, ou même les casques équipés d'un micro, ou encore la fonction haut-parleur, on en a pas parlé, mais il est vrai que le haut parleur a un avantage de taille, vous pouvez vous éloigner du téléphone, rien de plus. À noter également que ces ondes pour le téléphone sont différentes des ondes Wifi. Pour l'ANFR, si vous le pouvez, privilégiez les appels passés via les applications comme Messenger ou WhatsApp.Pour terminer cet épisode, reste la question des constructeurs qui désormais retirent les écouteurs des boites pour raison écologiques alors que ces mêmes écouteurs avaient justement été imposés en Europe ou tout du moins en France depuis de nombreuses années pour raison sanitaire. Entre la santé ou l'écologie, il faut choisir, mais honnêtement, les deux sont facilement conciliables si vous n'achetez pas compulsivement des écouteurs par peur de les perdre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des serveurs DNS européen pour se libérer de Google ?
Aujourd’hui, place à un sujet très technique mais néanmoins passionnant : la souveraineté des européens en matière d’internet. En effet, il semble très difficile voir impossible de se passer de Google. Et pourtant, l’Union Européenne vient de lancer un appel d'offres pour créer un résolveur DNS pour l'ensemble des 27 États membres. Qu’est-ce qu’un serveur DNS ? Et comment cela pourrait rendre l'Europe plus indépendante vis-à-vis de Google ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Avant toute chose, il faut savoir qu’un serveur DNS est crucial pour accéder à Internet. En fait, lorsque vous taper l’adresse du site sur lequel vous voulez allez dans la barre de recherche de votre navigateur, votre ordinateur consulte un serveur DNS, aussi appelé résolveur, pour connaître l'adresse IP du site, en clair, le chemin à emprunter pour y accéder. Habituellement, les appareils utilisent les serveurs DNS de leur fournisseur d'accès à Internet, mais il est aussi possible d'utiliser des serveurs publics, comme ceux de Google. D’ailleurs, dans son appel d’offres la Commission européenne souligne qu’une grande partie des institutions et des internautes utilisent des serveurs DNS localisés en dehors de l'Europe. De quoi inquiéter les autorités sur le respect de la vie privée, et les pousser à agir avec le projet DNS4EU. L’idée est donc de créer plusieurs serveurs DNS capables de prendre charge des normes assez contraignantes pour protéger la vie privée des internautes en Europe, avec interdiction de vendre ou monétiser les données personnelles.L’une des exigences de l’Unions Européenne, est que les serveurs intègrent un système de filtrage afin de protéger les internautes des sites contenant des virus ou des campagnes de phishing. Par ailleurs, ces serveurs devront également bloquer les sites visés par des décisions de justice, par exemple ceux contenant des contenus piratés, ce qui n’est pas le cas avec les serveurs de Google entre autres. Si certains pourraient y voir une tentative de censure pour le Web sur le vieux continent, il faut savoir que les fournisseurs d’accès à internet sont déjà soumis à de telles mesures qui en partie impactent déjà notre navigation sur internet. À noter que ces serveurs seront simplement mis à disposition du public, et non utilisés par défaut. Les utilisateurs auront donc toujours le choix. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un processeur spécial minage signé Intel ?
Vous le savez tant on en parle régulièrement dans ce podcast, le minage de crypto-monnaies est un véritable phénomène qui parfois peut rapporter beaucoup d’argent ! En effet, le cours du Bitcoin, monnaie virtuelle la plus connue et la plus populaire, est aux alentours de 30 000 euros unité en cette fin janvier. Ceci dit, le minage de crypto-monnaies demande énormément d’énergie et donc est un vecteur de pollution important. Sans rentrer dans le détail du processus, le minage exploite essentiellement les processeurs des ordinateurs et leur carte graphique, aussi connu par les acronymes CPU et GPU. Or, c’est en partie parce que l’immense majorité de ces composants informatiques ne sont pas optimisés pour le minage que la consommation électrique est énorme. Ainsi, Intel s’est penché sur le problème et devrait sortir sa puce Bonanza Mine, c’est son nom, en février, conçue spécialement pour le minage de crypto tout en étant très économe en énergie.Pour l’historique, c’est lors de la conférence annuelle ISSCC, qui regroupe les industriels du secteur des processeurs, qu’Intel a annoncé la nouvelle. Dans le détail, la Bonanza Mine est un processeur décrit comme une puce Asic très économe en énergie et fonctionnant à très basse tension. Si vous ne les connaissez pas, les Asic constituent une famille de processeurs visant à optimiser leurs tâches. D’ailleurs, Intel n'est pas le seul sur ce marché de niche, et se positionne clairement face à des spécialistes du genre comme la marque Bitmain ou encore MicroBT.Mais si l’on remonte un peu le cours des événements, cela fait tout de même 4 ans qu'Intel travaille sur la conception de processeurs dédiés au minage des cryptos. En proposant des composants dédiés, Intel envoie un signal fort : ses processeurs dédiés au gaming ne doivent plus être utilisés pour le minage. En attendant la présentation de la puce en détail en février, on peut facilement imaginer d’Intel se fera tranquillement une place sur un secteur aux prix prohibitif jusqu’alors. En effet, les prix de la concurrence sont tout simplement inabordables pour la grande majorité des mineurs. D’après le média américain Fox Business, Intel aurait déjà trouvé un premier client de choix, la start-up de minage Griid, avec un contrat de plusieurs années à la clé. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment assurer la sécurité des enfants dans le métaverse ?
La montée en puissance du métaverse pose un certain nombre de questions, que ce soit en terme d'infrastructures, d'équipements, de puissance nécessaire pour le faire tourner et surtout la sécurité des utilisateurs, notamment des plus jeunes. Le groupe Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et Oculus notamment, va bientôt être interrogé par l'ICO, Information Commissioner's Office au Royaume Uni, afin de vérifier les mesures qui seront mises en place dans ce domaine.Dans le détail, l'organisme de surveillance britannique cherche à déterminer si les services de réalité virtuelle de Meta seront suffisamment robustes pour protéger la vie privée et les données personnelles des enfants. En fait, l'ICO craint que les premières versions d'Horizon Worlds entre autre, c'est le nom du metaverse de Meta, ne soit trop poreux avec les contenus sensibles, et donc n'expose les plus jeunes à des contenus qu'ils ne devraient pas consulter en raison de leur âge. Si ce premier point est en effet crucial, et met la pression sur Meta pour rendre son metaverse suffisamment étanche pour les plus jeunes, l'ICO se montrera aussi très vigilent concernant les casques Oculus. Depuis plus d'un an, pour utiliser ces casques et donc par la suite pour se connecter au metaverse, il faut absolument avoir un compte Facebook. Selon Meta, il s'agit là d'une première couche de sécurité, car seules les personnes âgées de plus de 13 ans peuvent effectivement ouvrir un compte sur Facebook. Mais vous l'imaginez bien, il est très facile de contourner cette règle. D'après certains experts, un enfant de moins de 13 ans peut carrément participer à des salons de discussion en réalité virtuelle, simplement en « cochant une case » pour dire qu'ils ont l'âge requis.À noter qu'un « code des enfants » est en vigueur au Royaume-Uni et que Meta s'est déjà engagé à le respecter. Pour Meta que je cite, « le matériel de réalité virtuelle répond aux exigences de ce code ». Une déclaration qui n'engage que la bonne foie du GAFAM finalement, lequel a tout de même annoncé qu'il investirait 50 millions de dollars pour établir un programme de développement respectant les lois et règlements des différents pays dans lesquels le metaverse sera disponible. Une chose est sur, Meta devra montrer patte blanche, sans quoi il s'exposera à une amende allant jusqu'à 4% de son chiffre d'affaire, soit près de 9 milliards d'euros en cas d'infraction. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vers un « Cyber-Score » sur internet ?
Vous commencez à les voir fleurir autour de vous, les scores comme le nutri-score pour l'alimentation, ou le score de réparabilité pour les objets électroniques ou bien les scores de respect de l'environnement pour le textile, tout ça semble devenir une arme supplémentaire pour les consommateurs afin de savoir ce qu'ils achètent réellement. C'est une sorte de garantie transparence. Et bien sachez que l'Assemblée Nationale propose de faire pareil avec internet en introduisant un Cyber-Score. L'idée serait que les internautes puissent évaluer d'un coup d’œil la sécurité des plateformes numériques qu'ils utilisent.Pour l'historique, cette proposition de loi a été adoptée par l'Assemblée nationale le 26 novembre dernier et pourrait entrer en application le 1er octobre... 2023. Dans quasiment deux ans oui... Alors au delà de ce timing un peu étonnant, ce Cyber-Score permettrait enfin d'appréhender la notion de risque sur internet grâce à un barème simple et compréhensible par tous, les plus jeunes, comme les plus âgés. Si cet outil viendrait combler les lacunes d'une partie des internautes, plusieurs questions restent toutefois sans réponse, la principale étant, quels services et plateformes seront concernés par cette mesure ? Justement, c'est sur ce point que les députés de l'Assemblée Nationale en charge du dossier continue de discuter.Ceci dit, le texte tel qu'il était présenté le 26 novembre dernier mentionnait je cite « fournisseurs de services de communication au public en ligne », une notion assez vague vous en conviendrez. Mais à bien y regarder, on peut déjà penser sans trop se tromper que les applications de visioconférence et les moteurs de recherche populaires seront concernées. En effet, le texte évoque aussi la notion de « seuil d'utilisation », ce qui laisse penser que ce seront en priorités les services les plus populaires comme Zoom, Google Meet, Mozilla Firefox etc... Quoiqu'il en soit, l'idée de ce score est de pousser ces géants de la tech à adopter de meilleures pratiques, au risque de voir une partie de leurs utilisateur leur tourner le dos.Autre zone d'interrogation, qui sera chargé de la certification ? Là encore, c'est un peu flou. Faut-il que cette compétence soit donnée à une autorité indépendante comme l'Anssi, qui est en charge de la sécurité des systèmes informatiques ? Ou faut-il plutôt que les entreprises s'autoévalue, avec potentiellement des contrôles ensuite ? Par ailleurs, sur quels critères sera basé ce barème ? Pour le savoir il faudra encore attendre quelques mois. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), doit encore rendre son avis sur la question. Quoiqu'il en soit, l'un des points clés concernera la sécurité des données et leur stockage. À nouveau, si l'idée part d'une bonne intention, il faut encore qu'elle soit mise en application avec intelligence. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les lentilles de contact augmentées ?
Cela fait maintenant plusieurs années que les géants de la tech nous promettent des lunettes de réalité augmentée dont on pourrait se servir au quotidien. Force est de constater que pour l'instant, les prototypes qui nous sont proposés sont loin d'être parfaitement fonctionnels. Alors pourquoi ne pas se laisser par des lentilles de contact augmentée ? C'est la proposition de la marque InWith qui lors du CES de Las Vegas au début du mois a annoncé ce nouveau produit.Si les Google Glass ou les Hololens de Microsoft permettent d'afficher des notifications devant nos yeux, ça reste un peu plus rare en ce qui concerne les lentilles de contact. C'est pourtant le cas de la société américaine Mojo Vision, pionnière dans le domaine, avec des lentilles rigides, ce qui n'est pas sans poser certains soucis. Une difficulté que l'entreprise InWith Corporation a a priori surmonté en présentant un tout nouveau modèle de lentille, souple cette fois, là encore au CES 2022.À en croire le concepteur, ces lentilles serait presque magiques puisque les circuits électroniques extensibles et souples sont intégrés aux lentilles grâce à de l'hydrogel. Bref, pour résumer, ces lentilles ont l'avantage d'afficher des notifications sur les yeux tout en étant souples et donc agréables à porter. Ceci dit, en plus d'afficher le contenu d'un smartphone par exemple en réalité augmentée devant l'œil, ces lentilles rempliraient également leur rôle de base, à savoir corriger la vue, et plus précisément la presbytie. Contrairement aux myopes qui ont du mal à voir de loin, les presbytes eux ont des une difficulté à voir net de près, ce qui est souvent lié à l'évolution au vieillissement. C'est grossièrement résumé, mais voilà la principale différence. Ainsi, comment cette lentille peut-elle à la fois être technologique et médicale ? Et bien en s'adaptant à l'environnement de son porteur comme avec des verres progressifs. On parlait de myopie, et bien figurez-vous qu'elle pourrait aussi aider à la corriger.D'ailleurs, InWith ne considère pas ses lentilles comme un simple concept, puisqu'elle compte bien obtenir l'approbation de la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis cette année, c'est à dire l'agrément qui lui permettrait de mettre son dispositif en vente pour le grand public dans le but de corriger la vue, et non pas comme simple accessoire. Pour finir, l'entreprise envisagerait même de faire évoluer ses lentilles doucement mais sûrement vers l'affichage d'un monde que l'on connaît bien désormais : le métaverse. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.