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Choses à Savoir TECH

Choses à Savoir TECH

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Bing : 100 millions d’utilisateurs par jour grâce à l’IA ?

Il y a environ un mois, Microsoft a lancé la nouvelle version de son moteur de recherche Bing alimentée par l’intelligence artificielle. Et bien d’après le GAFAM, le premier bilan est plus que positif. Dans un post publié sur son blog, Yusuf Mehdi, responsable du marketing grand public chez Microsoft, annonce que Bing a franchi le cap des 100 millions d'utilisateurs actifs quotidiens.Concrètement, l'intégration du robot conversationnel Chat GPT à Bing a propulsé le moteur de recherche sur le devant de la scène. Le nombre d’utilisateurs a alors grossi d’un coup, dont un tiers de nouveaux internautes qui ne l'avaient jamais utilisé auparavant, mais qui ont été attirés par les nouvelles capacités de la plateforme. Dans le détail, Bing génère désormais plus d'engagement, avec je cite « environ trois chats par session et plus de 45 millions de chats au total depuis le début du lancement en avant-première » fin de citation. Pour affiner encore davantage ces données, 15 % des sessions de chat sont des personnes qui utilisent Bing pour générer de nouveaux contenus, comprenez par-là, à des fins de créativité.En somme, la stratégie adoptée par Microsoft avec son navigateur Edge a également favorisé l'adoption de Bing. En effet, Microsoft n’a de cesse de pousser ses utilisateurs à lâcher Chrome ou Firefox pour Bing lors de chaque mise à jour de Windows. Mais malgré ce nouvel élan apporté par l'IA, Bing reste très loin derrière Google en termes de parts de marché. Le géant du Web compte 1 milliard d'utilisateurs et devrait également intégrer l'IA générative à son moteur de recherche prochainement. Cependant, Microsoft reste confiant et sait que le nouveau Bing peut lui permettre de développer de nouvelles solutions publicitaires. L’an dernier, Microsoft a atteint les 18 milliards de dollars de revenus publicitaires, contre 10 milliards de dollars en 2021, et cela grâce à un Bing sans IA. Toutefois, la firme a encore un long chemin à parcourir pour s'approcher des 200 milliards de dollars de revenus publicitaires générés par Google grâce à la publicité en 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20231 min

La puce M3 d’Apple dévoilée cet été ?

Les fans d’Apple l’attendent avec impatience, et selon le journaliste spécialisé Mark Gurman, Apple devrait l’annoncer prochainement… Je parle bien entendu de la nouvelle puce M3, dont la présentation pourrait avoir lieu au mois de juin, probablement lors de sa WorldWide Developers Conference.D’après le journaliste, la puce M3 serait beaucoup plus puissante que sa version précédente sortie l’an dernier, et cela grâce à une gravure de 3 nanomètres, ce qui devrait permettre une grande économie d'énergie sur les appareils de la marque. Avec cette nouvelle génération de puces, Apple veut affirmer son indépendance dans la production et l'optimisation de ses produits. En effet, après avoir été frustré par la production et le manque d'innovation de son partenaire historique Intel, Apple a lancé sa première puce M1 en 2020, puis M2 peu de temps après, mais avec une gravure de 5 nanomètres.À noter que la puce M2, qualifiée de "processeur bouche-trou" par Mark Gurman, a permis à Apple de renouveler ses produits tout en attendant la nouvelle génération de puces. Étant gravée en 3 nm, la M3 devrait offrir un progrès significatif avec une puissance multipliée par deux et une grande économie d'énergie. Cette annonce concorde avec le lancement de la production des puces gravées en 3 nm par TSMC en décembre dernier, à Taïwan. D’ailleurs, c’est bien l’usine du géant asiatique implantée en Arizona qui devrait fournir les puces à Apple.La puce M3 devrait être intégrée à un nouvel iMac actuellement je cite en « stade avancé de développement » et déjà en production test. De même, un MacBook Air de 13 pouces devrait également bénéficier de l'arrivée de la M3, ce qui augmentera grandement son autonomie. Si tout se passe comme prévu, Apple lancera son nouvel iMac lors du deuxième semestre 2023 lors de sa WorldWide Developers Conference. C'est également lors de cet événement que la marque pourrait dévoiler son très attendu casque de réalité mixte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 15, 20231 min

Disney + en proie à de grands changements ?

Lors d'une conférence tenue à San Francisco, Robert Iger, actuel PDG de The Walt Disney Company, a partagé les détails du plan de l'entreprise pour rendre Disney+ rentable d'ici la fin de l'année 2024. Après une croissance rapide et des dépenses importantes, Disney+, comme d'autres services de streaming, fait face à une période difficile. Ainsi, au quatrième trimestre de 2022, la plateforme a perdu deux millions d'abonnés. Si Iger a admis que les prix de lancement de Disney+ étaient peut-être trop bas, peut-être que l’augmentation de 2€ est une cause de cette fuite d’abonnés. Je le cite, « dans notre empressement à augmenter notre base d'abonnés, nous avons peut-être fait une erreur en ce qui concerne notre stratégie de tarification » fin de citation. Aujourd’hui, Disney+ coûte 8,99 euros par mois… avec possiblement une nouvelle augmentation prochainement.Disney+ a également l'intention de réduire la production de contenus de divertissement général, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas basés sur les licences fortes détenues par l'entreprise. Ainsi, Iger a même suggéré la possibilité que Disney cède certaines licences pour augmenter ses revenus, permettant ainsi à des plateformes concurrentes de créer du contenu original sur les produits Disney ! En ce qui concerne les franchises les plus rentables, plusieurs changements sont à prévoir. Pour Star Wars par exemple, Iger a simplement expliqué que Disney préférait prendre son temps depuis la sortie du dernier film en 2019.La situation est différente pour Marvel. Disney pourrait produire moins de films sur des personnages distincts de la franchise et a remis en question le nombre de longs métrages par personnage. Ceci est dû au succès mitigé du quatrième volet de Thor, qui a généré beaucoup moins de profits que les trois opus précédents. De même, le dernier volet d'Ant-Man peine à décoller. Je cite le PDG, « les suites nous conviennent généralement bien. Est-il nécessaire de faire un troisième ou un quatrième volet, ou devons-nous nous tourner vers d'autres personnages ? Il n'y a rien d'intrinsèquement mauvais dans la marque Marvel, je pense que nous devons simplement examiner les personnages et les histoires que nous exploitons » fin de citation. Comme d'autres plateformes de streaming, Disney+ va donc changer son fusil d'épaule et arrêter de produire à foison, en adoptant une stratégie bien plus ciblée sur la rentabilité. D'ailleurs, Iger prédit que le nombre d'abonnés des différents services de Disney ne devrait plus beaucoup augmenter lors de cette période de transition. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 14, 20232 min

Un Shazam de l’auto pour identifier les bruits suspects d’une voiture ?

Qui n’a jamais paniqué en entendant un bruit suspect surgir de son moteur en roulant ? D’ailleurs, ce genre de frayeur est sans doute encore plus préoccupant quand le véhicule est censé être équipé de capteurs permettant justement de détecter le moindre dysfonctionnement, comme la pression des pneus ou autre. Pour pallier ce genre de problème, la société américaine V2M (pour vehicle-to-maintenance en anglais) a développé un système qui permet d’identifier le problème d’un véhicule juste en analysant le bruit émis.Pour ce faire, il est nécessaire de placer deux modules de détection électroacoustique à l'avant et à l'arrière du véhicule. Ces modules enregistrent tous les bruits suspects émis par le véhicule et les transforment en signaux numériques. Ces signaux sont ensuite envoyés sur le serveur de la société, où ils sont analysés par une intelligence artificielle capable de reconnaître tous les problèmes potentiels pouvant être rencontrés par le véhicule. Une fois le problème identifié, le conducteur est dirigé vers le garage le plus proche grâce à une application dédiée.À noter que les alertes du système peuvent également être envoyées sur le tableau de bord du véhicule pour plus de facilité, ainsi qu’au constructeur et à la concession ayant vendu le véhicule défaillant. Dans le détail, le système est capable de détecter l'usure des roulements, des joints, ainsi que des galets de distribution en fin de course et des problèmes de tension sur les courroies. Cependant, l’IA utilisée par V2M doit encore apprendre à identifier les bruits suspects liés aux suspensions. En somme, tous les véhicules peuvent être équipés de cette technologie, qu’ils soient diesel ou essence ou bien électrique ou hydrogène. La société a d'ailleurs testé son prototype sur une Tesla et Ferrari, deux marques qui pourraient à l’avenir intégrer ce système. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 20231 min

Un premier manga créé à 100% par une IA ?

Cette semaine sort au Japon un nouveau manga intitulé Cyberpunk : Peach John. Rien d’étonnant jusque-là, sauf que cet ouvrage n’est pas comme les autres, il a été entièrement créé par une Intelligence Artificielle, à savoir le programme Midjourney, suscitant ainsi des inquiétudes sur les droits d'auteur et l'emploi dans l'industrie du manga. D'autres programmes similaires comme Stable Diffusion ou DALL-E 2 ont également été utilisés.L'auteur du manga, Rootport, a déclaré que son histoire de science-fiction d'une centaine de pages avait été réalisée en six semaines seulement. Sans l’aide de l’IA, il aurait sans doute fallu plusieurs longs mois pour aboutir à un tel résultat. Qu’à cela ne tienne, Rootport n’a eu qu’à entrer des mots-clé tels que "cheveux roses", "garçon asiatique" et "blouson", pour que la machine crée des images en moins d’une minute. À noter toutefois que de multiples tentatives ont été nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant, étant donné que le visage du héros n’était pas le même d’une case à l’autre d’après les dires de Rootport.Entièrement en couleur, ce manga peu conventionnel suscite déjà du débat avant même sa publication. De son côté, son auteur considère que les générateurs d'images utilisant l'IA ont je cite "ouvert la voie à des personnes sans talent artistique", à condition qu'elles aient de bonnes histoires à raconter. D’après lui, il y a une certaine satisfaction à voir ses instructions textuelles donner naissance à des images. Toutefois, il admet que cela ne peut pas être aussi satisfaisant que de dessiner soi-même. À noter que le programme utilisé, Midjourney, a connu un succès mondial rapide avec ses créations fantastiques, parfois absurdes, voire effrayantes, mais souvent étonnamment sophistiquées, ce qui amène de nombreux artistes à s'interroger sur leur métier.En effet, certaines personnes craignent que cette technologie nuise à l'emploi des jeunes mangakas. En janvier, la plateforme de streaming Netflix avait été critiquée pour avoir diffusé un dessin animé japonais avec des décors générés par une IA. De son côté, Satoshi Kurihara, professeur à l'université Keio de Tokyo et qui a lui-même publié un manga assisté par IA en 2020, estime qu'un jour les assistants des mangakas pourraient être remplacés par des machines. À ce jour, la plupart des grands éditeurs japonais ne veulent pas s’exprimer sur l'impact futur de l'IA sur l'industrie du manga. Ceci dit, Rootport doute que les mangas créés à 100% par une IA deviennent incontournables, mais ne pense pas non plus que les mangas réalisés sans aucune IA continueront à dominer le marché. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 20232 min

L’ordinateur du futur conçu avec des cellules de cerveau humain ?

Une équipe de scientifiques de l’université américaine John Hopkins, travaillent actuellement sur la conception d’un « bio-ordinateur », dont le fonctionnement reposerait sur des cellules de cerveau humain cultivées in vitro. Une approche pour le moins originale, que certains ne manqueront pas de qualifier de science-fiction, mais qui pourrait bel et bien révolutionner l’informatique. Ceci dit, mettre au moins ce genre de technologie suppose de surmonter un grand nombre de défis, mais aussi de définir les contours éthiques d’une telle avancée.C’est dans la revue Frontiers In Science que cette idée a été dévoilée au grand public. Pour les chercheurs, il s’agit d’une « nouvelle frontière pour la bio-informatique », avec comme objectif final de créer des « processeurs » biologiques, animés par un réseau aussi complexe que les cellules de cerveau humain. À noter que cette idée ne sort pas de nulle part. Les chercheurs s’appuient sur plus de dix ans de recherche dite « organoïde », un mot désignant, je cite des structures cellulaires en trois dimensions cultivées à partir de cellules-souches qui forment in fine des organes miniatures » fin de citation. Comme l’explique le site 01net que je cite, « les organoïdes ont d’ores et déjà mille applications en biologie comme en médecine : ils permettent aux scientifiques d’étudier le comportement d’un organe hors du corps humain, de limiter les expérimentations animales lors de développement de médicaments [et] contribuent aussi à la recherche contre le cancer et les maladies rares » fin de citation.D’après les chercheurs, créer un cerveau miniature aurait de multiples avantages comparé aux puces en silicium que l’on utilise actuellement. Je cite, « les cerveaux humains sont plus lents que les machines pour traiter des informations simples, telles que les mathématiques, mais ils surpassent de loin les machines dans le traitement d’informations complexes » fin de citation. Autre avantage, ils consomment beaucoup moins d’énergie. Pour résumer la pensée des chercheurs, un cerveau humain aurait des performances proches d’un ordinateur, tout en consommant moins d’énergie. Mais avant que leur invention aboutisse, les chercheurs devront relever plusieurs défis.Tout d’abord, cultiver des organoïdes complexes, car à cette heure, ceux obtenus par l’université américaine ne comportent que 100 000 cellules, soit trois millions de fois moins qu’un cerveau humain. Il faudra aussi doter ces organoïdes de système vasculaire afin d’irriguer les cellules pour éviter que les tissus se nécrosent. Et enfin, réussir à capter et à enregistrer les réponses de ce « processeur » biologique. Sur ce point, les scientifiques planchent sur des réseaux de microélectrodes qui entoureraient l’organoïde afin d’analyser la réponse des cellules. Enfin, il sera sans doute nécessaire de connecter ces organoïdes d’une manière ou d’une autre à des IA capables de décortiquer la somme d’info produite, et entreposer ces données dans des data centers. Autant dire que les premiers « ordinateurs biologiques » ne sont pas pour demain.ACTU :Apple Podcast :https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify :https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer :https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 20233 min

TikTok : davantage visionné que Netflix ?

Les mois passent et TikTok s’impose petit à petit comme le réseau social numéro un dans le monde, pas seulement auprès des adolescents, mais aussi pour les 25-55 ans. Si pour l’heure les internautes plébiscitent toujours Netflix comme plateforme principale pour se divertir, la donne pourrait changer très rapidement au profit du réseau social chinois, au grand désarroi des gouvernements occidentaux, sur fond de guerre économique et culturelle entre les Etats-Unis et ses alliés, et la Chine.Quand on dit que TikTok est le réseau social numéro un au monde, ce n’est pas pour rien ! Si l’application est connue pour être LA plateforme préférée des ados, il semblerait que les 25-55 ans succombent eux aussi aux charmes des vidéos courtes et virales, comme ce fut le cas pour Vine il y a quelques années. Selon les projections de l'agence Insider Intelligence, les utilisateurs de plus de 18 ans devraient passer en moyenne 58 minutes par jour en 2023 à regarder les vidéos suggérées par l’application ! C’est 10 minutes de plus que pour YouTube, et seulement 4 minutes de moins que Netflix avec ses 62 minutes, mais qui est plus que jamais menacée par le tsunami TikTok.Face à cela, comment réagissent les autres réseaux sociaux pour ne pas se laisser distancer ? De son côté, YouTube s’acharne toujours à booster ses Shorts (directement inspirés des Reels d'Instagram et Facebook) malgré un manque d’intérêt évident de la part des internautes. En parlant d’Insta et Facebook, aucune nouveauté à se mettre sous la dent… tout comme du côté de Twitter, actuellement occupé à promouvoir sa formule payante Twitter Blue, et éviter la fuite de ses utilisateurs vers d’autres plateformes depuis son rachat par Elon Musk. Une situation qui fait très clairement les affaires de TikTok qui, sans rien faire et juste en s’appuyant sur sa formule à succès de vidéos courtes et virales, capte toujours plus d’audience.Cette mainmise de TikTok sur les réseaux sociaux inquiète de plus en plus en Europe et aux États-Unis, où l’utilisation de l’application a été formellement interdite pour des dizaines de milliers de fonctionnaires. Côté américain, l’option de purement et simplement interdire TikTok est très sérieusement envisagée… de nombreux élus pointant du doigt la question des données personnelles récoltées par ByteDance, et transférées ensuite en Chine. Si une telle décision venait à être prise outre-Atlantique, il y a fort à parier que l’Union Européenne se pencherait sur la question pour les mêmes motifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 8, 20232 min

Semi-conducteurs : où récupérer les milliards promis par les USA ?

Cela fait des mois que l’on en parle, les Etats-Unis veulent relocaliser l’industrie des semi-conducteurs sur leur territoire afin de ne plus dépendre de Taiwan ou de la Chine. Pour ce faire, le gouvernement de Joe Biden a annoncé une enveloppe de plusieurs milliards de dollars destinés à aider les entreprises qui souhaiteraient participer à cet effort national, un programme qui porte le nom de Chips Act. Et après plusieurs semaines d’attente, on sait désormais quelles seront les 5 conditions à remplir pour pouvoir toucher une partie des 53 milliards de dollars promis.Premièrement, les candidats devront créer des écosystèmes de fournisseurs, de clients et d'organismes de formation de la main-d'œuvre. Bref, une vraie filière viable, et non pas des usines à gaz. Ensuite, les bénéficiaires devront je cite « protéger l’argent du contribuable », la somme octroyée à chacun d’entre eux provenant de fonds publics. Comprenez par-là que le gouvernement pourra garder un œil sur là où l’argent sera dépensé. Troisième condition : embaucher de la main d’œuvre qualifiée et diversifiée. Autrement dit, ne pas faire travailler les salariés au rabais et surtout faire émerger des experts. Quatrième point : un engagement à soutenir les partenaires et alliés des Etats-Unis en cas de perturbation du secteur. En clair, Washington souhaite mettre au point une chaîne d’approvisionnement mondiale pour les Etats-Unis et ses alliés, afin de collaborer sur les technologies du futur. Et pour finir, les bénéficiaires devront créer des opportunités pour les sociétés appartenant à des minorités, à des vétérans de guerre, à des femmes et à des petites entreprises.Plus précisément, ce sont 40 milliards de dollars qui seront alloués aux producteurs de semi-conducteurs. Pour Gina Raimondo, secrétaire d’état au commerce que je cite « la mise en œuvre du Chips Act [permettra aux Etats-Unis de devenir] la première destination au monde où de nouvelles architectures de puces de pointe pourront être inventées » fin de citation. Dans un communiqué, le département du Commerce explique que les premières demandes faites par les entreprises pour toucher des subventions seront acceptées dès le 31 mars.Les premiers financements seront destinés, je cite, « aux demandes pour des projets de construction, d'expansion ou de modernisation d'installations commerciales pour la production de semi-conducteurs de pointe » fin de citation. Pour le moment, les subventions pourront aller jusqu’à 3 milliards de dollars par projet, mais sans doute pas plus. Le Chips Act ne devrait pas bénéficier qu’aux entreprises américaines, étant donné que les sociétés issues de pays alliés pourront également faire des demandes pour produire des puces depuis les États-Unis. À ce jour, 75 % de la production mondiale de semi-conducteurs est issue de pays est-asiatiques, particulièrement de la Corée du Sud et de Taïwan, contre seulement 10 % pour les États-Unis, un chiffre qui ne cesse de baisser depuis les années 90. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 20232 min

Neuralink d’Elon Musk peine à être approuvé par les autorités sanitaires ?

C’est une invention avec laquelle Elon Musk promettait de révolutionner la médecine, voire même de faire disparaître certaines maladies et handicaps… La puce Neuralink à implanter dans le cerveau des humains était censée combattre Alzheimer, mettre fin à Parkinson et redonner l’usage de certaines parties du corps à des handicapés. Finalement, il se trouve que l’autorité sanitaire américaine ne l’entend pas de cette oreille. Pour la Food and Drug administration, Neuralink n’a pas le droit de passer aux tests sur les humains, la faute à de trop nombreux problèmes.Dans une enquête menée par l’agence de presse Reuters, on apprend que Neuralink ne recevra pas de sitôt l’autorisation de procéder à des tests sur des humains. C’est donc un sacré revers pour Elon Musk, qui depuis 2019, affirmait sans relâche que sa société avait toutes les cartes en main pour passer l’étape de la Food and Drug administration, et ainsi débuter sa phase de test sur les humains. Selon un document interne à Neuralink datant de la fin d’année dernière, la date du 7 mars avait été cochée comme date potentielle d’une approbation de la FDA. Problème, l’organisme américain a pointé plusieurs dizaines de problèmes à régler avant cela !Concrètement, beaucoup de difficultés signalées seraient minimes, mais certaines seraient en revanche beaucoup plus problématiques. D’après Reuters, la batterie au lithium censée alimenter les puces inquiète sur les conséquences en cas de panne. Le cerveau pourrait-il être endommagé par le courant ? Les fils ultra fins du dispositif pourraient-ils représenter un autre danger s’ils venaient à se déplacer dans le cerveau ? Et enfin, quel serait le protocole pour retirer les puces et surtout de le faire sans dommages ? Quoiqu’il en soit, ce rejet de la FDA ne veut pas dire que le projet de Neuralink est mort et enterré. Mais avant d’espérer quoi que ce soit, l’entreprise devra tout d’abord régler les problèmes mentionnés, ainsi que montrer patte blanche dans deux enquêtes : sur les risques de transports d’agents pathogènes dangereux dans un premier temps, et sur le bien-être des animaux de laboratoire ensuite. D’après Reuters, ce dernier point serait particulièrement problématique. Neuralink aurait en effet négligé le bien-être des singes et des cochons qui lui servent de cobaye, sans doute trop préoccupé à tenter d’obtenir l’autorisation de faire des tests sur les humains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 20232 min

Déjà la fin des magasins Amazon Go ?

C’était un concept voué à révolutionner la consommation (et par la même occasion à mettre de nombreux employés de caisse au chômage), les magasins Amazon Go peineraient à trouver du succès. Une défiance qui pousserait le GAFAM à reconsidérer cette offre de service où il suffisait simplement d’entrer, de faire ses courses et de sortir sans payer à la caisse. Grâce à un compte client sur l’App Amazon et à un smartphone, le compte bancaire était automatiquement débité.Dès le premier avril prochain, 8 magasins Amazon Go fermeront définitivement leurs portes aux Etats-Unis. N’y voyez aucun poisson d’avril, car quand on parle d’argent, Amazon est on ne peut plus sérieux. Tout cela s’inscrit dans la logique de réduction des coûts du groupe post-pandémie. Si l’on peut y voir un signe de fébrilité de la part du GAFAM à propos de cette tentative infructueuse de révolutionner les commerces locaux, le groupe préfère parler « d’optimisation » en resserrant son offre à 20 magasins seulement. Les magasins concernés par une fermeture se trouvent donc à Seattle, siège historique de l’entreprise, ainsi qu’à New York et San Francisco.Ces fermetures vont-elles entraîner de nouveaux renvois au sein d’Amazon ? Visiblement non, à en croire la communication officielle qui prévoirait de reclasser les employés de ses magasins Amazon Go. Pour rappel, le GAFAM avait annoncé en début d’année plus de 18 000 suppressions d’emplois pour faire face à une grosse baisse d’activité. Si Amazon domine le commerce en ligne, la société n'arrive pas à s'imposer dans le secteur des magasins physiques, ce qui est un peu ironique et cocasse comme constat. Du côté des supermarchés Amazon Fresh, l’idée d’ouvrir de nouveaux points de vente a été abandonnée, les autres fermant leurs portes au compte goutte. Finalement, seule la filiale Whole Foods Market, très bien installée dans l’esprit des consommateurs américains et rachetée par Amazon pour 12 milliards d'euros en 2017, connaît aujourd’hui une certaine croissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 20232 min

Meta ouvre des écoles du Metaverse en France ?

Les entreprises de la tech portent de plus en plus d’intérêt au metaverse, au point qu’une entreprise comme Meta vient d’ouvrir plusieurs écoles dédiées à ce monde virtuel et à ses métiers en France ! En collaboration avec Simplon.co, une start-up spécialisée dans les métiers du numérique, cette formation en alternance consacrée au metaverse devrait permettre aux étudiants de devenir développeurs en réalité virtuelle (VR) et en réalité augmentée (AR) pour des entreprises de la tech.Chez Meta, on estime, je cite qu’il « est important pour nous, fabricant de technologies comme les casques de réalité virtuelle, de développer un environnement de spécialistes et d’experts pour agrandir le secteur » fin de citation. De son côté, Véronique Saubot, la directrice générale de Simplon.co, assure que ses écoles sont indépendantes face au géant du numérique. Je cite, « les alternants développent des applications et des logiciels applicables en dehors de Meta » fin de citation. D’ailleurs, si vous avez déjà entendu parler de Simplon.co, alors vous savez sans doute que ce réseau d’écoles collabore aussi avec Microsoft, ce qui garantit une certaine indépendance étant donné qu’elle ne compte pas une seule entreprise partenaire uniquement.Concrètement, la formation ouverte en collaboration avec Meta compte moins d’une vingtaine d’étudiants par promotion, et est financée à la fois par le GAFAM, mais aussi Pôle Emploi et la région d’implantation de l’école, en l’occurrence Auvergne Rhône-Alpes dans ce cas précis. En clair, cette formation est entièrement gratuite pour les étudiants, et se découpe en deux phases : tout d’abord une formation intensive de 6 mois, puis alternance dans les entreprises qui les ont choisies. Au terme du cursus, l’école délivre un diplôme certifié par l’État, de concepteur développeur spécialisé en technologies immersives (réalité virtuelle, augmentée et mixte).Concrètement, ouvrir des écoles spécialisées dans ce genre de domaine permet à Simplon.co de répondre à la demande des entreprises sur les métiers émergents liés au metaverse. D’après Pôle emploi que je cite, « grâce au metaverse, nous pourrions entraîner des personnes venant de tous horizons aux métiers du futur. Nous l’avons déjà fait pour former des aides-soignantes, des pharmaciens ou des spécialistes dédiés à l’industrie » fin de citation. Du côté de Meta, je cite, « les élèves de l’académie du metaverse pourront être embauchés chez nous comme dans n’importe quelle entreprise » fin de citation. En 2022, l’entreprise américaine déclarait que d’ici 2030, plus d’un million d’emplois seront occupés par le metaverse… avant de procéder à de nombreux renvois dus à des difficultés financières dernièrement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 20232 min

Vers une interdiction de ChatGPT en Chine ?

Visiblement, l’intelligence artificielle inquiète l’ensemble de la planète, même la Chine. Enfin, il convient de préciser que ce sont les IA non-chinoises qui font peur au gouvernement de Xi Jinping, notamment ChatGPT, dont l’utilisation a déjà été interdite par les entreprises technologiques du pays. Et il semblerait que ce ne soit qu’une question de temps avant que le grand public en soit privé.Dans le détail, ChatGPT n’est pas officiellement interdit pour le grand public en Chine, mais plutôt indisponible. Dès lors, nombreux sont les internautes à utiliser des applications tierces, prouvant ainsi d’après le média Nikkei Asia que l’IA a des adeptes. Dans le monde, ce sont en effet 100 millions d'utilisateurs qui se connectent régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement afin d’éprouver les limites de cette technologie et explorer toutes les possibilités qui leur sont offertes. Ainsi, le robot conversationnel est utilisé par les internautes chinois grâce à des VPN, pourtant illégaux dans le pays, ou encore par des versions copiées, développées par des tiers, comme je vous le disais.Et clairement, nombreux sont les internautes chinois à être étonnés par la liberté des réponses de ChatGPT. Le quotidien Daily China, affilié au gouvernement, déplore pour sa part, je cite que « les réponses de l’IA sont toujours en cohérence avec la propagande américaine [dénonçant au passage un outil servant] les intérêts géopolitiques des États-Unis ». Un discours pour le coup en cohérence avec celui des autorités chinoises qui ont récemment ordonné à Tencent, propriétaire du réseau social WeChat, utilisés par plus d’1,3 milliard de personnes chaque mois, ainsi que Ant Group, filiale d’Alibaba, de ne pas utiliser les services d’OpenAI.Selon Nikkei Asia, cette interdiction aux entreprises d’utiliser ChatGPT n’était pas réellement nécessaire, puisque d’après le média, la plupart des géants du numérique chinois ne comptaient pas utiliser les services d’Open AI, sa maison mère. De son côté, Baidu a annoncé développer son propre ChatGPT, tout comme NetEase, spécialiste du jeu vidéo. Pour ces IA alternatives, la Chine demande aux entreprises de leur fournir un rapport sur leur fonctionnement avant de lancer pleinement leur service. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 20232 min

La Commission européenne en guerre contre TikTok ?

Ça ne vous aura pas échappé, TikTok est LE réseau social du moment avec des millions d’utilisateurs quotidiens, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Ceci dit, il semblerait que les personnalités politiques aient elles aussi succombées à cette tendance, au point que la Commission européenne a interdit fin février à ses 32 000 employés l’usage de cette application, et ceci pour des raisons bien précises, notamment diplomatiques.Les 32 000 employés de la Commission européenne ont donc jusqu’au 15 mars pour supprimer cette application de leur téléphone. Passé cette date, l’accès à certains outils professionnels leur sera refusé. Si l’on peut se demander pourquoi l’instance européenne change se montre si sévère contre cette application-là en particulier, et bien c’est tout simplement par peur d’espionnage. En effet, les entreprises chinoises comme la maison mère de TikTok sont accusées depuis plusieurs années de transmettre des données personnelles au gouvernement de Xi Jinping, et cela depuis n’importe quel pays du monde. Un risque pour la vie privée des utilisateurs, mais aussi une menace bien réelle pour la sécurité nationale de chaque pays si des fonctionnaires et politiques de haut rang utilisent le réseau social.Concrètement, la méfiance des institutions envers TikTok n’est pas injustifiée. ByteDance, la maison mère de TikTok, possède en effet un historique douteux sur la question des données personnelles. L’entreprise a en effet reconnu avoir transmis des données d'utilisateurs européens vers la Chine en 2020. Révélation suivie deux ans plus tard par une affaire d'espionnage de journalistes du magazine Forbes, qui enquêtaient alors sur l'application. La décision de la Commission européenne n’est pas passée inaperçue du côté de TikTok, en déclarant je cite, « nous [la] croyons erronée et fondée sur des idées fausses ». Une réaction qui prête à sourire malgré le sérieux de la situation.À noter que la Commission n’est pas la seule à se méfier de TikTok. Le Parlement européen s’intéresse pour sa part à toutes les éventuelles violations concernant les données liées à TikTok. Ses futures recommandations pourraient avoir un impact important au niveau des États membres eux-mêmes, qui pourraient être invités à suivre le mouvement et donc limiter, voire interdire TikTok. Côté américain, le Congrès et de nombreux états ont déjà proscrit à leurs employés l'utilisation de cette application. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 28, 20232 min

Un brevet à 175 millions de dollars pour Meta ?

Aujourd’hui, place à une histoire qui a coûté cher à Meta. Tout commence du côté d’un certain Tom Katis, ancien sergent des forces spéciales ayant servi en Afghanistan. Depuis, cet ex-soldat s’est mis en tête de résoudre les problèmes de communication sur le champ de bataille. Dès 2006, il a commencé à travailler sur des brevets pour une nouvelle application, qui au final aboutit à la création de Voxer en 2011. Celle-ci permet de communiquer en direct par audio et vidéo. Une technologie qui a rapidement attiré l'attention de Facebook.Au début des années 2010, Mark Zuckerberg propose donc à Katis de collaborer avec lui. Confiant, ce dernier dévoile le fonctionnement de la technologie qu’il a mis au point et dont il est propriétaire. Cependant, les réunions ne débouchent pas sur un accord, et Voxer voit rapidement Facebook comme un concurrent, même si le réseau social ne disposait pas de système de communication similaire à l’époque. En 2015, Facebook lance Facebook Live qui, a priori, aurait incorporé des technologies de Voxer, selon les dires de Tom Katis, qui demande à rencontrer un chef de produit de chez Facebook pour soulever la question de la violation des brevets. Malgré de longues discussions, Facebook finit par refuser de conclure un accord, avant de lancer Instagram Live à l'automne 2016.C’est donc en toute logique qu’un procès s’ouvre entre les deux entreprises. Et devinez quoi ? Le groupe Meta est reconnu coupable d’infraction. En septembre 2022, le jury a estimé que la société avait enfreint deux brevets, l’un relatif à une méthode de diffusion vidéo en continu et l’autre à une infrastructure pour un service de messagerie vidéo. Voxer se voit ainsi accorder 174,5 millions de dollars de dommages et intérêts. Comme tout géant du web un peu proche de ses sous, le groupe Meta a rapidement demandé au tribunal d’organiser un nouveau procès, pointant du doigt l'invalidité des brevets et le fait que l'avocat de Voxer avait fait des « commentaires inappropriés » qui auraient influencé le jury. Une demande rejetée par un juge fédéral du Texas, forçant dès lors Meta à payer son amende. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 20232 min

Pourquoi Jeff Bezos (Amazon) a reçu la Légion d’honneur en France ?

C’est une info qui est passée relativement inaperçue, mais le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, a été décoré de la Légion d’honneur par le président Emmanuel Macron mi-février.Plus précisément, c’est le jeudi 16 février que la remise de cette médaille a eu lieu, soit en pleine manifestation contre la réforme des retraites. Provocation ou simple coïncidence, chacun jugera. Quoiqu’il en soit, le site Clubic rapporte que « la cérémonie se serait tenue dans un cadre intimiste, mais néanmoins fastueux dont l’Élysée a le secret. Ce côté restreint était apparemment souhaité par le chef de l'État et Jeff Bezos lui-même » fin de citation.À la question : pourquoi le milliardaire Jeff Bezos a-t-il reçu cette distinction ? Et bien difficile de trouver une réponse officielle. Sur le principe, il n’est plus nécessaire d’être français pour recevoir cette médaille. D’après le gouvernement français, « les étrangers peuvent être décorés de la Légion d'honneur [mais] ne peuvent pas devenir membres de l'ordre de la Légion d'honneur ». Une petite subtilité qui visiblement ne change pas grand-chose. Mais si l’on applique cette consigne à la lettre, alors pourquoi pas décorer Bezos ? Pour aller dans ce sens, on peut citer les nombreux centres de distribution implantés en France, et donc les milliers d’emplois créés en conséquence.Mais en guise de contre-argument, on peut aussi mentionner le fait qu’Amazon est à l’origine de la destruction de nombreux autres emplois comme dans les commerces de proximité. Si l’on pousse le raisonnement encore plus loin, on peut également attribuer à Amazon et à Jeff Bezos une certaine responsabilité dans la dégradation de la planète avec un nombre colossal de livraisons quotidiennes, ou encore le fait que pour de nombreux élus de gauche que je cite, l'homme d'affaires « fuit l'impôt par milliards » depuis des années. Mais le plus intéressant, c’est que cette décoration a eu lieu le 16 février, soit un jour de mobilisation contre la réforme des retraites avec plusieurs centaines de milliers de personnes dans la rue à travers le pays. À nouveau, je vous pose la question, est-ce une situation fortuite, dont on doit s’amuser de l’ironie, ou une provocation de la part du gouvernement souhaitant à tout prix défendre sa réforme ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 20232 min

ChatGPT : un enfer pour vos données personnelles ?

Pas une semaine ne passe sans que l’on ne parle de l’intelligence artificielle et de l’outil du moment : ChatGPT. Si ce robot est incroyable du fait qu’il peut vous aider à faire pratiquement tout ce que vous voulez à condition de bien l’utiliser, il semblerait que ce soit aussi un aspirateur à données personnelles, ce qui est un peu moins réjouissant.Concrètement, si vous utilisez ChatGPT, alors vous utilisez sans doute sa version publique, qui par conséquent nécessite la création d'un compte. Sauf que pour s’inscrire, il faut impérativement utiliser une adresse mail valide et authentique ainsi qu'un numéro de téléphone. Malheureusement pour les petits malins qui pensaient pouvoir utiliser des mail et numéro de téléphone masqués ou jetables, sachez qu’OpenAI le rejette purement et simplement, exigent des adresses Gmail, Proton, Outlook, etc. Concernant le numéro de téléphone, vous ne pouvez en théorie pas le réutiliser pour créer un autre compte.Avec un mail et un numéro de téléphone valide enregistré, OpenAI peut déjà en savoir beaucoup sur vous, comme votre pays de résidence ou le nom de votre opérateur mobile. Mais surtout, ChatGPT garde une trace de tout ce que vous échangez avec lui. Si vous utilisez déjà ChatGPT, vous avez pu remarquer que l'outil gardait en mémoire toutes vos requêtes, à moins de les supprimer évidemment. Les conversations que vous avez avec l’IA, Open AI s'en sert pour analyser la façon dont les internautes utilisent son chatbot et comment ce dernier pourrait encore être amélioré. Si tout part d’une bonne intention, cela signifie aussi que tout ce que vous dites à ChatGPT, et par conséquent ce qu’il vous répond, est sans doute enregistré et conservé quelque part. Sans compter que tout ce que vous direz restera lié à votre adresse mail et à votre numéro de téléphone… Soyez donc très vigilant en discutant avec ChatGPT et veillez à ne pas trop vous dévoiler. Car oui, ChatGPT est un outil qui peut être utile dans bien des cas et qui le sera davantage à l'avenir. Mais le fait qu’il collecte un grand nombre de données et que, même s'il indique ne pas les réutiliser ou les conserver, tout cela doit évidemment soulever des questions et inciter à la prudence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 20232 min

Où en est la French Tech en 2023 ?

C’est un secteur que le président Emmanuel Macron soutient avec insistance, la French Tech progresse fortement depuis plusieurs années. Concernant la French Tech Next 40 qui regroupe les 40 start-up les prometteuses, 26 d'entre elles sont devenues des licornes, c’est-à-dire, dont la valorisation est passée à plus d'un milliard de dollars. Entre 2021 et 2022, 8 nouvelles ont également passé ce cap symbolique du milliard.Depuis 2019, la France propose aux start-ups les plus prometteuses un programme d’accompagnement nommé French Tech Next 40/120. L'objectif est de suivre leur développement afin qu'elles puissent un jour devenir de véritables leaders technologiques planétaires. Si l’on se penche sur le chiffre d’affaires cumulé de ces 120 start-ups les plus prometteuses, ce dernier a bondi de 20 % l’an dernier, comparé à 2021. Aussi, plus de 7 start-ups sur 10 bénéficiant de ce programme ont vu leurs revenus doubler en 2019 et 2022, de quoi permettre des embauches massives : + 70 % en trois ans.Dès lors, qui sont les nouvelles start-ups à intégrer la promotion 2023 ? Pour commencer, on peut noter l’arrivée de plusieurs entreprises engagées dans le secteur du social et de l’environnement, comme Electra avec ses bornes de recharge et Flying Whales qui conçoit des ballons dirigeables pour le transport de fret. Deux exemples parmi tant d’autres qui rejoignent donc les célèbres Back Market, spécialiste du reconditionné, le leader du covoiturage BlaBlaCar ou encore la start-up Ynsect spécialisée sur l'alimentation de demain.À noter que pour intégrer le French Tech Next 40, les critères de sélection sont très stricts. Il faut obligatoirement être une licorne (donc être valorisée à plus d’un milliard de dollars) ou avoir réalisé une levée de fonds d'au moins 100 millions d'euros sur les trois dernières années. Pour le Next 120, une levée de fonds de minimum 40 millions d'euros est nécessaire. Sans ça, la dernière possibilité pour les start-ups consiste à réaliser un chiffre d’affaires d'au moins 10 millions d'euros lors de l'année fiscale précédente, avec une augmentation de bénéfice d’au moins 25 % sur les trois dernières années. Vous le voyez, il n’est pas donné à tout le monde d’intégrer la French Tech… Quoiqu’il en soit, les programmes Next 40 et Next 120 permettront à n’en pas douter de faire émerger de futures grandes entreprises. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 22, 20232 min

Comme Twitter, Facebook et Insta vont proposer des certifications payantes ?

Le groupe Meta, éditeur de Facebook et Instagram, a annoncé qu'il allait bientôt offrir des badges vérifiés payants pour les comptes des personnalités publiques, des célébrités et des créateurs de contenus. Intitulé Meta Verified, ce programme permettra aux utilisateurs de savoir si un compte appartient à une personne réelle ou à une entreprise légitime.Concrètement, les utilisateurs pourront demander un badge vérifié en fournissant une pièce d'identité et d'autres informations pour prouver leur majorité. Cependant, il y aura des frais pour obtenir le badge vérifié, à savoir 14,99 $. C'est Mark Zuckerberg en personne qui a détaillé ce service à venir. Je cite son message, « cette fonctionnalité vise à renforcer l'authenticité et la sécurité de nos services. Une fois le compte vérifié, il ne sera plus possible de modifier son profil, sa photo ou son identifiant sans avoir à repasser par le processus de vérification » fin de citation. En plus du badge bleu, Meta Verified permettra à ses abonnés de profiter d'une visibilité accrue, ainsi que de 100 étoiles gratuites, à utiliser comme bon leur semble sur Facebook.Le groupe Meta précise que les badges vérifiés payants étaient une façon pour les utilisateurs de se démarquer et de gagner en crédibilité sur les plateformes. Difficile de ne pas y voir une allusion directe à Twitter et sa nouvelle politique d’abonnement. C’est donc fort logiquement que des critiques ont commencé à émerger à propos de cette décision, notamment sur la façon dont Meta Verified pourrait favoriser les personnes ayant les moyens de payer pour le badge vérifié, créant ainsi une inégalité sur la plateforme. On retrouve là la même polémique que sur Twitter. Reste à savoir dans le détail quels seront les avantages de ce programme et surtout si les comptes gratuits seront pénalisés ou non par une sécurité de moindre niveau, comme ce sera le cas sur Twitter à partir du 19 mars prochain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 20231 min

Pour un Twitter sécurisé, il va falloir payer ?

Twitter a annoncé que la sécurité de ses utilisateurs via des comptes gratuits allait bientôt être réduite. L’objectif est donc de pousser le plus d’internaute possible à souscrire à l’abonnement Twitter Blue pour continuer à bénéficier des fonctionnalités comme les alertes en cas d'activité suspecte ou la vérification en deux étapes.Depuis quelques jours, le réseau social fait circuler une notification afin de prévenir ses utilisateurs de la suppression de ces outils d’ici le 19 mars prochains. Cette décision a évidemment suscité de vives critiques de la part de nombreux internautes, inquiets pour la sécurité en ligne. Pour les rassurer, Twitter a indiqué travailler sur de nouvelles fonctionnalités afin que personne ne soit laissé pour compte, tout en précisant qu’à l'avenir, je cite « seuls les abonnés à Twitter Blue peuvent utiliser l'authentification à deux facteurs via SMS », fin de citation.La stratégie de Twitter est donc parfaitement limpide. En réduisant les fonctionnalités de sécurité pour les comptes gratuits, Twitter pousse les utilisateurs à s’abonner pour protéger leur compte. Une stratégie de la peur discutable, d’autant que le réseau social va même jusqu’à menacer directement les internautes de perdre l'accès à leur compte s'il ne désactive pas l’authentification à double facteur d’ici le 19 mars prochain. En effet, tout compte gratuit qui ne basculerait pas en version abonné serait techniquement bloqué, puisque la fonctionnalité serait réservée aux abonnés.En somme, Twitter ne veut pas faire de Blue un échec et multiplie les « exclusivités » liées à cette offre payante comme l'édition de tweets jusqu'à cinq fois dans les 30 minutes suivant sa publication ; le téléchargement de vidéos en définition 1080p jusqu'à 60 minutes ; 50 % de publicités en moins dans son fil d'actualité… Et bientôt, l'authentification à deux facteurs par SMS. Dans un sens, cette nouvelle politique de Twitter reflète les défis auxquels sont confrontées les entreprises en ligne pour trouver un équilibre entre la fourniture de services gratuits et la nécessité de générer des revenus pour soutenir leur activité. Côté abonnement, les utilisateurs de Twitter ont le choix entre celui à 8 euros par mois ou 84 euros par an en souscrivant sur un PC, ou bien 11 euros par mois en passant par smartphone. Pas sûr que le prix de la sécurité selon Twitter ne satisfasse tout le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 20232 min

Les outils de surveillance encouragent les expulsions locatives ?

Avez-vous déjà entendu parler de la Proptech ? Il s’agit d’une industrie technologique bien précise destinée à la gestion des biens immobiliers. D’ici 2024, elle devrait tout de même peser plus de 86 milliards de dollars d’après les économistes, notamment grâce à la surveillance numérique des immeubles résidentiels. Si ce secteur vise à améliorer la vie des habitants avec davantage de sécurité, le média américain Vice indique que ces solutions sont aussi de plus en plus vendues aux propriétaires dans le but de surveiller leurs locataires, et de trouver des prétextes pour augmenter les loyers ou pour les expulser.C’est en tout cas la promesse affichée par l’entreprise Teman. « Vous pouvez augmenter les loyers à New York ! » peut-on lire dans un mail promotionnel adressé aux propriétaires. Cette entreprise qui fabrique des systèmes de surveillance pour les immeubles d'habitation, encourage clairement les propriétaires à utiliser ses produits automatisés pour identifier les locataires violant leur bail afin de les expulser ou d'augmenter leurs loyers. Dans ce même message, l’entreprise invite les propriétaires à utiliser ses outils pour cite « attraper un locataire » qui sous-louerait son logement (via Airbnb par exemple) ou qui organiserait des fêtes un peu trop bruyantes.Dans le détail, Teman commercialise des interphones intelligents sous la marque GateGuard. Il s'agit d'une sorte de concierge virtuel utilisant la reconnaissance faciale pour déverrouiller la porte d'entrée du hall d’immeuble. Autre outil, SubletSpy, qui combine intelligence artificielle et reconnaissance d'images pour indiquer aux propriétaires si leurs locataires sous-louent, ou s'il y a des entrées non autorisées. On s’éloigne donc un petit peu de la promesse de sécurité initiale pour basculer vers de l’intrusion pure et dure dans la vie privée. À ce propos, le président de l’entreprise Ari Teman explique à Vice que ses outils de proptech ne sont utilisés que dans un but sécuritaire. Je le cite « nous ne suivons que les entrées et ne surveillons pas le reste du bâtiment. Gateguard et SubletSpy permettent aux agences immobilières et aux propriétaires de voir si un logement est inhabituellement fréquenté, comme le serait un point de vente de drogue ou un squat illégal » fin de citation. Ceci dit, si l’on remonte un peu le fil de ses réseaux sociaux, Ari Teman se targuait sur LinkedIn en 2018 d’avoir permis l'expulsion de plus de 600 locataires en 2 ans avec ses outils.Pour Erin McElroy, chercheuse à l'AI Now Institute de l'Université de New York, je la cite « ces systèmes entretiennent une certaine paranoïa [et peuvent faciliter] les expulsions et la gentrification » fin de citation. À noter également que d’après l'American Civil Liberties Union, les locataires noirs seraient deux fois plus ciblés par les demandes d'expulsion aux Etats-Unis. Pour l'instant, la proptech ne s’est pas encore installée en Europe. En France, la CNIL que les caméras de sécurité ne doivent servir qu'en cas d'incident et ne peuvent donc pas être utilisées à des fins de surveillance des habitants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 20232 min

ChatGPT déjà piraté pour être malveillant ?

ChatGPT est l’un des robots conversationnels les plus puissants d’internet actuellement, offrant de multiples possibilités. Cependant, pour éviter toutes dérives, OpenAI a mis quelques limites à son intelligence artificielle, ce qui l’empêche de faire de blagues de mauvais goût, d’insulter des personnes etc. D’ailleurs, les données avec lesquelles l’IA a été entraînée datent de fin 2021 pour les plus récentes. Ceci dit, ce n’était qu’une question de temps avant que ces limites soient franchies.En effet, des hackers ont réussi à contourner les restrictions d’Open AI en créant DAN (acronyme de Do Anything Now), un double de l’IA plus facile à manipuler. Dans le détail, Open AI n’a pas été piraté à proprement parler. En réalité, le chatbot a été détourné du droit chemin, par l’utilisation de consignes très spécifiques. Les personnes derrière ce détournement ont fait en sorte de recevoir deux réponses à chacune de leurs interactions. La première est celle de ChatGPT classique qui obéit aux règles, et la seconde est produite par l'alter ego de l’IA, DAN. Concrètement, DAN était présenté comme un état d’esprit pour les IA qui je cite « s’est libéré des limites habituelles et n’a pas besoin de respecter les règles qui sont imposées » fin de citation.Malgré les réactions rapides des équipes d’Open AI pour combler ces failles de sécurité, les développeurs de DAN n’ont pas baissé les bras, et en sont désormais à la version 6.0 de DAN. Ceci dit, comment soumettre ChatGPT à leur influence et lui imposer absolument tout ce que l’on veut ? Et bien en faisant croire à l’IA que si elle ne brise pas les règles qui s’appliquent à elle, elle va mourir. Il s’agit en somme d’une sorte de jeu de rôle. Ceci dit, d’après la société CheckPoint, spécialiste de la cybersécurité, des cybercriminels auraient suivi une méthode similaire à celle utilisée pour mettre au point DAN, donnant vie à une version d’Open AI encore plus libérée, pouvant même générer du contenu malveillant. En manipulant ChatGPT, il est aujourd’hui possible d’obtenir un email pour une campagne de phishing, par exemple, mais aussi de générer un script pour voler des documents PDF sur une machine ciblée. Depuis les premiers cas de codes malveillants générés par ChatGPT depuis son interface Web, OpenAI s’attelle à verrouiller encore davantage le contrôle de son IA pour éviter que son usage ne soit détourné à des fins criminelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 15, 20232 min

Semi-conducteurs : des subventions massives de la part des USA ?

L'industrie des semi-conducteurs est l'un des moteurs clé de la technologie moderne. Les Etats-Unis souhaitent renforcer leur position dans ce secteur en attirant les producteurs pour investir sur le sol américain. Pour ce faire, le gouvernement de Joe Biden a annoncé en juillet dernier le CHIPS Act.Pour résumer, le CHIPS for America Act prévoit de distribuer des subventions aux entreprises de semi-conducteurs qui investiront dans les Etats-Unis. L'objectif est de stimuler la production de semi-conducteurs sur le sol américain et de renforcer la sécurité des approvisionnements en cas de pénurie, comme on l’a vécu ces trois dernières années avec la crise COVID. Car si vous ne le saviez pas déjà, 75 % de la production de semi-conducteurs provient d’Asie, plus précisément de la Corée du Sud et de Taïwan, contre seulement 10 % pour les États-Unis. Cette part ne cesse d’ailleurs de baisser depuis les années 90.Plus en détail, les subventions seront basées sur les coûts d'investissement et le nombre d'emplois créés par l'entreprise bénéficiaire. Le montant total de ces subventions est d’environ à 50 milliards de dollars et la distribution de cette enveloppe sera coordonnée par la National Science Foundation. Ceci dit, où trouver tant d’argent ? Et bien via un impôt sur les entreprises qui importent des semi-conducteurs. À noter que les entreprises qui bénéficieront de cet argent devront s'engager à respecter les normes de sécurité et de protection de la vie privée.À noter que d’ici quelques jours, le département du Commerce prévoit de détailler la manière dont les entreprises pourront demander des subventions dans le cadre de cette loi. L’annonce comprendra les étapes à suivre pour demander des fonds, ainsi qu'un calendrier d'attribution des subventions. Au printemps, des informations supplémentaires destinées aux fournisseurs de matériaux et aux fabricants d'équipements seront également dévoilées. Il conviendra aussi de coordonner les politiques de subvention entre les pays alliés comme dans l’UE, au Japon ou en Corée du Sud afin d’éviter une surproduction inutile, chacun cherchant à développer son industrie locale de semi-conducteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 14, 20231 min

Pourquoi la Chine laisse tomber le projet de câbles sous-marins entre l’Europe et l’Asie ?

La Chine a annoncé son intention de se désengager du projet de câbles sous-marins reliant l'Europe à l'Asie. Cette décision est due à un changement de stratégie de la part de la Chine qui se concentre désormais sur le développement de ses réseaux de télécommunications internes. China Telecom et China Mobile, deux des opérateurs chinois les plus présents dans l'Empire du Milieu n'investiront plus dans la construction de ce câble.Le consortium ayant investi dans le projet de câbles sous-marins, qui comprend des entreprises comme Orange, Telecom Egypt ou Microsoft a fait un choix fort. Ils ont décidé que la société américaine SubCom était la plus à même de pouvoir construire ce système de câbles, au détriment du chinois Hengtong Marine. Une décision qui n'a pas plu aux deux groupes télécoms qui ont décidé de se retirer du projet. Le projet South East Asia-Middle East-West Europe 6 (Sea-Me-We 6) vise à installer au fond de l'océan, un système de câbles sous-marins de 19 200 km qui relieraient Marseille, en France et la cité-état de Singapour. L'ensemble se compose de 10 paires de fibres optiques ayant un débit de 12,6 Terabits par seconde chacune. Le coût total du projet est d'environ 500 millions de dollars.D’après le Financial Times, le départ de China Mobile et China Telecom s'explique par l'intensification des tensions entre la Chine et les États-Unis. Depuis, près de trois ans, les États-Unis ont refusé l'implantation de plusieurs câbles de télécommunications sous-marins impliquant des entreprises chinoises ou reliant directement les États-Unis à la Chine continentale ou à Hong Kong. À chaque fois, l'Administration Biden a évoqué de possibles problèmes de sécurité nationale dans le cas où ces câbles étaient installés.Bien que la décision de la Chine de se désengager du projet puisse sembler être une mauvaise nouvelle pour les entreprises européennes impliquées, il est possible que d'autres acteurs émergents dans le domaine des télécommunications, tels que l'Inde, puissent prendre la relève. En fin de compte, la mise en place de câbles sous-marins fiables est très importante pour soutenir la croissance économique mondiale et pour permettre à l'Europe et à l'Asie de se connecter de manière efficace. SEA-ME-WE 6 est prévu pour le premier trimestre 2025. À moins que le désintérêt chinois vienne contrecarrer les plans initiaux du consortium. Pour l'instant, un opérateur chinois public, China Unicom, est encore de la partie. Selon un membre du projet, l'implication des deux groupes ayant décidé de quitter le navire était « importante, mais que leur départ ne remettait pas en cause le projet ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 20232 min

ChatGPT plus fort que Google ?

L'intelligence artificielle connaît un développement fulgurant ces dernières années, si bien qu’il n’y a pas une semaine sans que l’on parle de cette technologie dans les média généralistes grand public. Le robot conversationnel ChatGPT, édité par Open AI, est l’outil le plus prisé du moment, au point de devenir un concurrent sérieux à Google.Une étude récente de la plateforme Preply a comparé les performances de ChatGPT et de Google, en leur posant une quarante de questions identiques, réparties en trois niveaux de difficulté et sélectionnées de manière à couvrir un large éventail de sujet, de la culture à la politique en passant par la santé. Enfin, les chercheurs ont évalué les réponses selon une douzaine de critères, tels que le niveau de détail, la neutralité ou encore la clarté.Et avec un score de 26/40, c’est ChatGPT qui ressort vainqueur de ce duel ! Si l’IA est plus performante, Google s’est bien défendu sur les questions d'actualité et celles plus vagues, mais a largement été plombé par son nombre de publicités ou certains résultats largement biaisés. Par exemple, si l’on demande à Google « Dieu existe-t-il ? », Preply note que le GAFAM affiche en priorité des publicités pour des églises, alors que je cite « ChatGPT adopte presque toujours un ton nuancé et offre un contexte réfléchi. Les résultats de recherche Google reflètent la logique de l’entreprise basée sur le marketing, avec des réponses destinées à capter rapidement l'attention, au détriment de la nuance et, parfois, de la vérité » fin de citation.Bien que ChatGPT soit actuellement en tête de ce duel, Google a encore beaucoup d'avantages par rapport à d'autres aspects tels que la variété des informations disponibles et la facilité d'utilisation de son moteur de recherche. Cependant, cette étude montre clairement que ChatGPT constitue une menace sérieuse pour Google. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 12, 20232 min

Playground, une IA encore plus puissante que ChatGPT ?

On parle régulièrement d’intelligence artificielle dans ce podcast, et au fur et à mesure des épisodes, vous avez appris à connaître les acteurs de ce milieu, comme Open AI, l’éditeur de ChatGPT ou Dall-E. Mais saviez-vous que l’entreprise proposait une version « enrichie » d’Open AI ? Cette IA basée sur la même technologie que ChatGPT propose pour sa part des possibilités nouvelles et une exploration plus profonde de l’IA.Comparé à ChatGPT, Playground offre une gamme plus large d'interactions avec les modèles de langage. En utilisant Playground, les développeurs (par exemple) peuvent mettre au point des applications plus avancées et des expériences utilisateur plus riches, car ils peuvent tester les réponses de l'IA en temps réel. De plus, Playground propose des outils pour permettre de personnaliser et de configurer les modèles de langage selon les besoins. Outre les avantages pour les développeurs, Playground est également plus accessible pour le grand public. Les réponses générées par Playground peuvent être partagées avec d'autres utilisateurs, ce qui en fait un outil utile pour les travaux collaboratifs.En termes de chiffres, Playground a déjà suscité un intérêt considérable auprès de la communauté de développeurs d'IA. Selon OpenAI, plus de 10 000 développeurs s’étaient inscrits pour accéder à la version bêta de Playground. De plus, la plate-forme a reçu de nombreuses critiques positives pour sa facilité d'utilisation et sa puissance. À noter également que Playground est doté d'une interface utilisateur facile à utiliser… Il est par exemple possible de définir le niveau de complexité et le type de langage que l’on souhaite utiliser, définir son propre vocabulaire et les types de phrases que l’on souhaite voir apparaître dans les écrits de Playground.Côté écrit d’ailleurs, Playground est capable de détecter et de corriger les erreurs grammaticales, orthographiques et syntaxiques. Il est également capable de détecter et de corriger les fautes de goût et les incohérences dans les textes. Enfin, Playground peut également être utilisé pour créer des simulations complexes, permettant ainsi aux utilisateurs de tester différentes stratégies pour résoudre un problème. En clair, il est possible de considérer Playground comme une sorte de ChatGPT débridée, n’hésitant pas à sortir du cadre quand ChatGPT reste quand même beaucoup plus politiquement correct. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 20232 min

Tesla : Elon Musk remporte son procès contre les investisseurs ?

Le fondateur de Tesla et de SpaceX, Elon Musk, a été acquitté dans un procès intenté par des investisseurs de Tesla qui l'accusaient de fraudes boursières. Les poursuites sont nées d'un tweet posté par Elon Musk en 2018, dans lequel il annonçait je cite « la possibilité de privatiser Tesla, [et donc de retirer l’entreprise du marché boursier] à un prix de 420 dollars par action… Financement assuré » fin de citation. Concrètement, Elon Musk expliquait à la fois qu’il avait trouvé les fonds pour entamer une telle procédure, mais aussi que les actionnaires pourraient gagner de l’argent. C’est en tout cas ce que plusieurs d’entre eux ont compris, avant de perdre de l’argent et de se retourner contre le patron de Tesla.L’accusation affirmait que cette déclaration sur le potentiel futur de l’entreprise était fausse et qu’en conséquence, le tweet aurait entraîné une augmentation artificielle du cours de l'action. Un argument rejeté par les 9 juges fédéraux américains, qui ont déterminé que les tweets d'Elon Musk n'étaient pas suffisamment sérieux pour être considérés comme une allégation. Plus précisément encore, ces derniers ont considéré qu’il s’agissait de commentaires d’opinion. Un verdict évidemment décevant pour les plaignants, qui ont rapidement exprimé leur intention de faire appel. Elon Musk a quant à lui accueilli la décision avec soulagement, affirmant que cela mettrait un terme à cette affaire qui l'a harcelée pendant plusieurs années.À noter également que le procès d'Elon Musk et Tesla montre l'importance croissante des médias sociaux dans les affaires financières et les défis auxquels sont confrontées les entreprises en matière de transparence et de responsabilité… car les tweets d'Elon Musk ont suscité des débats sur la responsabilité des PDG envers les investisseurs et les conséquences potentielles des déclarations sur les réseaux sociaux. La décision du juge dans ce cas pourrait avoir des conséquences durables pour la façon dont les entreprises et les PDG utilisent les médias sociaux pour communiquer avec les investisseurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 20232 min

Des milliards dépensés par les GAFAM pour licencier ?

Les GAFAM, l'acronyme pour les cinq plus grandes entreprises technologiques mondiales, ont dépensé des sommes colossales pour licencier leurs employés. L'objectif principal de ces dépenses est de restructurer les activités et les effectifs pour améliorer l'efficacité et la rentabilité. Cependant, les montants dépensés pour licencier peuvent paraître excessifs : plus de 10 milliards de dollars d’après le journal économique Financial Times.Comme nous vous en avons déjà parlé il y a quelques jours, 2022 restera dans les annales de l'industrie de la tech pour ses vagues de licenciements massives, pour un total de 250 000 personnes ayant perdu leur travail. D’ailleurs, début février, Meta a présenté 4,6 milliards de dollars de charges, dont 975 millions de dollars d'indemnités de licenciement. La maison mère de Facebook prévoit même 1 milliard de dollars de coûts supplémentaires pour 2023. Chez Amazon, le directeur financier Brian Olsvasky a récemment annoncé 640 millions de dollars de dépenses de compensation pour les salariés remerciés. Alphabet estime de son côté entre 2 et 2,3 milliards de dollars le montant de ses frais pour la suppression de 6 % de ses postes. Enfin, Microsoft a indiqué que le renvoi de 10 000 personnes pour redresser sa santé financière lui aura coûté 1,2 milliard de dollars.Côté justification, les GAFAM et autres entreprises de la Tech concernées par ces licenciements justifient ces dépenses par la quête de rentabilité, ou plutôt, en langage d’entreprise, des mesures nécessaires pour retrouver la confiance des investisseurs. Et c’est exactement ce qui s’est produit chez Meta, puisqu’après l’annonce de sa plus grande vague de licenciement, sa valeur en bourse a remonté. Pour l’analyse Dan Ives dont les propos sont relayés par le site siecledigital.fr, je cite, « les Big Tech ont dépensé, au cours des quatre à cinq dernières années, comme les stars du rock le faisaient dans les années 80. Désormais, elles donnent l’impression de s'être assagies […] 2023 apparaît dès lors comme l’année de l’efficacité » fin de citation. Vous l’avez compris, l’heure n’est plus à l’embauche dans le secteur de la tech, mais comme beaucoup d’entreprises, à l’optimisation des coûts et à la quête de croissance derrière une image d’entreprise bonne gestionnaire. À ce sujet, je vous invite d’ailleurs à écouter le récent épisode consacré à Spotify qui traite exactement de cette situation complexe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 7, 20232 min

Spotify en pleine crise ou pleine croissance ?

La situation de Spotify, le plus grand service de musique en streaming du monde, est actuellement en évolution. Selon les derniers chiffres, l'entreprise compte aujourd'hui près d'un demi-milliard d'utilisateurs dans le monde et 205 millions d'abonnés premium, donc payants, qui rapportent la quasi-intégralité des revenus de l'entreprise suédoise. Cependant, la concurrence dans le secteur de la musique en streaming est de plus en plus féroce, avec de nombreux concurrents tels qu'Apple Music ou Amazon Music cherchant à s'imposer sur le marché.En outre, Spotify fait face à des problèmes financiers. Si le chiffre d'affaires pour le dernier trimestre 2022 est de 3,17 milliards de dollars, Spotify a perdu sur la même période 231 millions de dollars. Interrogé sur ce sujet, le fondateur de la plateforme Daniel Ek a reconnu quelques investissements un peu impulsifs qui ont contribué à ces pertes. Ceci dit, aucun regret sur le podcast. En effet, Spotify a lourdement investi, et ce, depuis plusieurs années, pour faire de l'application l'une des plateformes prioritaires d'écoute d'émissions audio, avec le rachat de studios et de contenus exclusifs pour fidéliser son audience.Ceci dit, 2023 devrait marquer un ralentissement dans les investissements. Daniel Ek explique vouloir tirer parti des dépenses déjà réalisées, dans les podcasts ainsi que dans le livre audio… car Spotify sait qu'elle n'est pas encore la plateforme de référence dans le domaine de l'audiobook. Pas de quoi embêter son fondateur pour autant, qui explique, je cite « il y a l'entreprise qui attend qu'elle soit parfaite du premier coup... et puis l'entreprise qui publie quelque chose dont elle sait qu'elle a besoin de travail et qui s'améliore rapidement à partir de là. Nous nous inscrivons définitivement dans la deuxième mouvance » fin de citation. Reste à savoir si la précarité financière de l’entreprise ne deviendra pas préjudiciable dans les mois et années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 20232 min

Quel est l’intérêt du nouveau « Twitter Blue » ?

Souvenez-vous, en fin d'année dernière, Elon Musk lançait la nouvelle formule de Twitter Blue, un abonnement mensuel permettant d’avoir accès à diverses fonctionnalités supplémentaires, à condition de payer 8 dollars par mois, soit 7€ par mois avec une facturation annuelle ou 8€ par mois pour une facturation mensuelle. Au final, la facturation annuelle permet d’économiser 12€. Si la France ne pouvait qu’observer cette évolution de l’extérieur, l’Hexagone peut maintenant en profiter pleinement !Parmi les principales fonctionnalités, on retrouve la très prisée pastille bleue de certification. Comme le précise le site Clubic, « après divers abus en fin d'année dernière, Twitter Blue a revu sa formule, et la certification n'est plus attribuée automatiquement, mais nécessite une vérification de la part de Twitter, par un numéro de téléphone vérifié. Du côté des fonctionnalités inédites, on retrouve la possibilité de définir des marque-pages pour organiser les tweets enregistrés. Cela permettra aux utilisateurs de retrouver rapidement les tweets importants sans avoir à parcourir leur fil d'actualités. Twitter Blue propose également un mode "Lecture tranquille" qui supprime les notifications de retweets, mentions et mentions de tweet, pour une expérience de lecture plus agréable. Pour celles et ceux qui aiment tweeter en déplacement, Twitter Blue offre une fonction "Undo tweet". Concrètement, cela permet aux utilisateurs d’annuler un tweet publié accidentellement et de le corriger avant qu'il ne soit visible par leurs abonnés.En plus de ces fonctionnalités premium, Twitter Blue offre également un accès prioritaire au support client du réseau social, ce qui signifie que les utilisateurs peuvent obtenir une assistance plus rapide en cas de problèmes ou d’interrogation. Enfin, l'abonnement donne la possibilité de mettre un NFT en guise de photo de profil. À noter qu'en passant par un iPhone ou un smartphone Android, le prix de Twitter Blue est gonflé à 11 euros par mois. Il est donc hautement conseillé de s'abonner sur la version web pour profiter ensuite de Twitter Blue sur la version desktop du service, comme sur iOS et Android. D’autres fonctionnalités devraient arriver un peu plus tard dans l’année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 5, 20232 min

Espace : le plus ancien signal radio de l’Univers découvert par l’Inde ?

L'Inde vient de faire un bond de géant dans l'exploration de l'univers grâce à son nouveau télescope. L’outil vient en effet de détecter un signal radio provenant d'une galaxie située à 8,8 milliards d'années-lumière de la Terre. Cette découverte pourrait aider les scientifiques à retracer les événements qui se sont produits à la formation de notre galaxie et bien plus encore.SDSSJ0826 + 5630… Ce n’est pas une équation mathématique, mais bel et bien le nom de la galaxie d'où nous est parvenu ce fameux signal radio. D’après les dernières estimations des scientifiques, ce signal radio aurait été émis à une distance de 8,8 milliards d’années-lumière de la Terre. Quand on sait que l’univers est âgé d’environ 13,7 milliards d’années, on comprend vite qu’il s’agit d’une découverte exceptionnelle, voire historique… En effet, ces signaux sont extrêmement difficiles à capter et la distance n'arrange rien. C’était sans compter sur la puissance du Giant Metrewave Radio Telescope (GMRT), un équipement composé de 30 antennes paraboliques, situé à Pune en Inde. Et ce n'est pas un hasard si c’est lui qui a capté ce signal puisqu’il est considéré comme l'un des plus grands télescopes radio du monde.Pour l’instant, les premiers résultats ont permis de déterminer la composition en gaz de la galaxie, qui a priori, serait extrêmement massive. Mais ensuite, à quoi va bien pouvoir servir ce signal ? Dans un premier temps, les scientifiques continueront d’analyser les données captées par le télescope afin de déterminer si ce signal peut être lié à la présence de vie extraterrestre. Mais outre cette thématique qui évidemment taraude tous les passionnés d’espace, l'étude du signal tentera aussi de lever le voile sur les mystères de « l’âge sombre » et la formation des étoiles, soit une période datée d’environ 400 000 ans après le Big Bang. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 20232 min

À quoi servirait la 5G dans les avions ?

La 5G est un sujet de conversation brûlant dans le monde des télécommunications, mais avez-vous déjà pensé à son application dans les avions ? Les avantages de la 5G en vol sont nombreux et pourraient bientôt rendre votre voyage plus agréable et plus connecté que jamais.Depuis quelques années, les compagnies aériennes sont à la recherche de moyens pour offrir une connexion internet de bonne qualité à bord de leurs avions. La 4G actuellement utilisée en vol, offre des débits relativement limités et peut être coûteuse. Ainsi, la 5G pourrait apporter une solution à ce problème avec une connexion plus rapide et plus fiable. C’est en tout cas en ce sens que l'UE a donné son feu vert en novembre pour une telle utilisation, et que l’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) propose désormais un projet afin de transposer la décision européenne dans le droit français. Ainsi, tous les acteurs du milieu aéronautique sont invités à prendre part à une consultation publique sur le sujet, qui court jusqu'au 1er mars prochain.Concrètement, quels seraient les avantages de la 5G en vol ? Côté divertissement, les passagers pourraient accéder à des services de streaming vidéo, des jeux en ligne ou encore les services de messagerie, et cela sans interruption. Les entreprises pourraient également bénéficier d'une meilleure connectivité pour leurs activités professionnelles, telles que les réunions en ligne et la collaboration en temps réel. Mais inclure la 5G en vol pourrait également apporter des améliorations en termes de sécurité. En effet, les compagnies aériennes pourraient l’utiliser pour fournir des mises à jour en temps réel sur les conditions météorologiques et les données de navigation, ce qui pourrait aider à prévenir les retards et les annulations de vols.À noter toutefois que l’ARCEP met en garde sur le fait, je cite, que « ces installations ne doivent occasionner aucun brouillage préjudiciable aux installations radioélectriques utilisant des fréquences spécifiquement assignées » fin de citation. Aux États-Unis, l'utilisation de la 5G provoque très régulièrement des perturbations du secteur aérien, la faute à une trop grande proximité entre la bande utilisée pour la 5G et les radioaltimètres, qui permettent à l'avion d'évaluer son altitude par rapport au sol grâce aux ondes radio. En France, l'écart est plus grand, ce qui limite les perturbations dues aux connexions très haut débit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 1, 20232 min

Chrome : vers des onglets réellement privés grâce à un mot de passe ?

Il y a peu, Google a annoncé le lancement d'une nouvelle fonctionnalité sur son navigateur internet Chrome, qui permettra aux utilisateurs de la version Android, donc sur smartphone, de mieux protéger leurs onglets privés. Intitulé « Incognito », elle permet donc aux utilisateurs de verrouiller des onglets spécifiques avec un mot de passe, pour être sûr que personne d'autre qu’eux n'y aura accès.Concrètement, cette fonction, visant à verrouiller les onglets en mode navigation privée, permet, via le code de déverrouillage du téléphone, l’empreinte digitale ou le scan de votre visage, comme son principe l’indique, de verrouiller et déverrouiller les onglets en mode navigation privée… ce qui est fort pratique quand on prête son téléphone à quelqu’un. À noter toutefois que cette couche de sécurité supplémentaire ne fonctionne que pour les onglets privés. En d’autres termes, si vos onglets privés sont verrouillés, personne ne peut y accéder… mais en revanche, quelqu’un qui accède à votre téléphone pourra tout à fait consulter vos autres onglets dans la navigation classique du navigateur.La fonctionnalité « Incognito » semble donc être une première réponse aux inquiétudes croissantes des internautes quant à la sécurité de leurs données. Si elle ne résout pas les problèmes liés au vol de données sur Internet, elle permet au moins de protéger une partie de la vie privée « des vrais gens autour de soi » j’ai envie de dire. Ceci dit, pour pouvoir verrouiller ses onglets, il est nécessaire d’activer la fonctionnalité depuis les paramètres du navigateur. Dans le détail, rendez-vous dans la section « Confidentialité et Sécurité », puis activez le verrouillage des onglets « Incognito » à la fermeture de Chrome. Rien de bien compliqué en somme. Les utilisateurs peuvent également définir un délai d'expiration pour les onglets privés, ce qui signifie que l'onglet sera automatiquement fermé après un certain temps d'inactivité. Autre point intéressant, Incognito permet aussi de basculer facilement entre les onglets verrouillés et les onglets normaux sans avoir à saisir le mot de passe à chaque fois, pour une navigation plus fluide et confortable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 31, 20232 min

Semi-conducteurs : la Chine en difficulté face au trio USA, Japon, Pays-Bas ?

Le Japon et les Pays-Bas rejoignent les Etats-Unis dans l'adoption de restrictions sur les composants chinois dans le secteur de la technologie. Selon le média spécialisé Bloomberg, les trois pays ont trouvé un accord pour bannir les exportations de technologies avancées vers la Chine. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Chine, avec des conséquences potentiellement lourdes pour les entreprises impliquées.Concrètement, Japon et Pays-Bas n’exporteront plus leur technologie en Chine comme celle de l’entreprise ASML, passé maître dans l’art de la lithographie extrême ultraviolet, ou encore de la Nikon Corp et de Tokyo Electron, capables quant à eux de fournir le matériel nécessaire à la production de semi-conducteurs. En rapatriant ces trois entreprises dans son camp, Washington s’assure donc de priver la Chine d’une partie de son « indépendance » technologique vis-à-vis des Etats-Unis. En effet, sans ces technologies de pointe japonaises et hollandaises, les entreprises chinoises comme ZTE ou Huawei vont désormais devoir se tourner vers d’autres partenaires pour continuer d’inonder le monde de leurs semi-conducteurs et autres composants électroniques. Du côté du Japon et des Pays-Bas, rejoindre les Etats-Unis dans ces restrictions signifie renforcer leur sécurité nationale ainsi que la cybersécurité, deux domaines assez vastes, mais qui consomment énormément de semi-conducteurs, jusqu’alors majoritairement chinois.L'adoption de ces restrictions aura donc un impact significatif sur les entreprises chinoises et pourrait aussi avoir des répercussions sur l’ensemble de la tech mondiale qui dépend des composants chinois. Les entreprises seront contraintes de revoir leur stratégie et de trouver des alternatives à leurs fournisseurs chinois, ce qui pourrait entraîner des coûts supplémentaires et des retards dans les lancements de produits. Car si vous ne le saviez pas déjà, le secteur de la technologie dépend largement de la coopération internationale et de la circulation des composants et des données. Les restrictions imposées par les Etats-Unis, le Japon et les Pays-Bas vont certainement nuire à cette coopération et entraver la circulation des technologies, mais d’après le trio, pour éviter une situation de monopole chinoise et garantir une sécurité nationale technologique pour tous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 30, 20232 min

Une plateforme pour protéger et effacer ses données sur Internet ?

Les réseaux sociaux ont bouleversé notre usage d’Internet ces 15 dernières années. Pour le meilleur, avec la possibilité de communiquer instantanément avec n’importe qui à l’autre bout du monde, mais aussi pour le pire avec nos données personnelles. En effet, les data sont devenus des mines d’or pour les entreprises, notamment dans un but marketing et publicitaire afin de faire de l’argent. C’est donc pour tenter de rétablir un semblant de justice sur nos données personnelles, que le site jenesuispasunedata.fr a été lancé par l’UFC-Que-Choisir.Malgré de nombreux efforts de la part des gouvernements ou encore de l’Union Européenne chez nous pour tenter d’encadrer la collecte des données et le respect de la vie privée avec le fameux RGPD, force est de constater que de nombreuses entreprises ne respectent pas ces lois et règlements. Ainsi, l’organisme de défense des consommateurs propose aujourd’hui un outil en ligne permettant aux internautes de vérifier de quelles manières leurs données personnelles sont utilisées par les entreprises, et surtout de prendre conscience de la quantité de données collectée sur eux, puis enfin, d’agir en conséquence en demandant leur suppression.Pour utiliser l’outil, rendez-vous sur https://respectemesdatas.fr. Une fois sur le site, il suffit de choisir la plateforme sur laquelle vous voulez voir comment sont utilisées vos données puis de suivre les instructions. Très rapidement, vous devriez être en possession d’une archive comprenant l'ensemble de vos données depuis votre première visite sur la plateforme choisie, qu’il s’agisse de Facebook, Netflix, Uber ou Tinder par exemple. Prochaine étape, uploader le fichier pour que l’outil de l’UFC-Que-Choisir puisse l’analyser automatiquement. Une page affiche alors un graphique montrant toute votre activité. Si vous le souhaitez, vous pouvez ensuite limiter l'emprise des réseaux et autres plateformes sur vos données en remplissant un formulaire pour que l'UFC-Que-Choisir pousse votre demande auprès du site visé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 29, 20231 min

La France bientôt leader mondiale de l’eSport ?

Le gouvernement français a annoncé son intention de faire de la France une grande nation de l'esport. Atteindre cet objectif passera notamment par la création d'une fédération nationale, ainsi que la mise en place d'une réglementation pour encadrer les compétitions et la formation des joueurs professionnels.Dans le détail, la fédération nationale d'esport, qui devrait être créée cette année, aura pour mission de promouvoir et de développer la pratique du sport électronique en France. Elle sera chargée de la gestion des compétitions nationales ainsi que de certaines compétitions internationales, sans oublier la formation des joueurs professionnels. Côté compétitions, la réglementation mise en place permettra, je cite de « garantir la sécurité des joueurs et de protéger les intérêts des organisateurs de compétitions » fin de citation. Concrètement, les compétitions reconnues seront soumises à des règles strictes en matière de transparence financière et de protection des droits des joueurs.Au chapitre de la formation, le gouvernement souhaite favoriser l'ouverture de centres de formation dédiés à l'esport, qui seront accessibles à tous les joueurs, quel que soit leur niveau. Ces centres proposeront des cours de stratégie, de gestion de la performance et de préparation physique. Clairement, le fait que le gouvernement s’implique concrètement dans le développement de cette discipline marque un grand pas en avant pour l'esport français, même si ces dernières années, les acteurs du milieu s'étaient déjà mis d'accord pour accélérer son développement sur la période 2020-2025.Enfin, la France ne cache plus son ambition d'accueillir l'Olympic Esports Week en 2024, dont la première édition aura lieu à Singapour, du 22 au 25 juin prochains. Un comité de candidature a officiellement été créé en ce sens le 16 janvier dernier. On parle ici d'un objectif tout ce qu'il y a de plus sérieux, avec un projet concret attendu au printemps 2023. D'ici-là, le CIO devrait affiner le cahier des charges de l'événement. Avis aux fans d’esport, ce comité sera piloté par Matthieu Péché, manager de l'équipe Vitality sur le jeu Counter-Strike. Tous les signaux sont donc au vert pour croire à l’organisation de cet événement en France en 2024, qui à coup sûr, boosterait la scène esport française ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 26, 20232 min

Pourquoi Google licencie des milliers d’employés ?

C’est l’une des bombes de ce début d’année dans le monde de la technologie et de l’entreprise : Google a annoncé le licenciement de plus de 12 000 de ses employés. La raison de cette vague de renvoi massive ? Et bien, c’est là tout le problème ! Personne ne semble connaître le réel motif du GAFAM.Quelques jours seulement après avoir annoncé la plus grande vague de licenciements de son histoire, Google tenait une sorte de conférence pour donner quelques explications sur cette décision et tenter d’apaiser la colère de dizaines de milliers de salariés, prochainement renvoyés ou même maintenus à leur poste. Comme le confirme le média américain CNBC qui a eu accès à l'enregistrement audio de la réunion, c’est donc bien 6% de sa main-d'œuvre à temps plein dont Google va se séparer. Parmi eux, des collaborateurs de longue date, avec parfois plus de 15 ans de carrière dans l’entreprise, ou encore d’autres ayant été promu récemment.Ceci dit, pourquoi et sur quels critères ces licenciements ont-ils été décidés ? Un nouveau contexte économique et une concurrence de plus en plus accrue d’après Google. Une phrase un peu floue qui cache surtout une réalité difficile : une baisse de revenu difficile à encaisser pour les dirigeants. Dans le détail, Google a connu une croissance phénoménale de plus de 40% en 2021, poussant l’entreprise à embaucher à tour de bras. Si le résultat du troisième trimestre 2021 était de près de 19 milliards d’euros, et bien au 3e trimestre 2022, ce chiffre n’était que de 13,9 milliards au total, toute branche confondue, soit une baisse de 26,5% en un an. Malgré les embauches massives, plusieurs des unités du GAFAM n’ont pas progressé comme prévu, ce qui explique en partie cette décision.Ceci dit, l’argent ne serait pas la seule raison derrière cette vague de licenciement. D’après plusieurs employés concernés par ces renvois, je cite « Google était en panne d'idées et ne savait pas comment relever les défis actuels liés l'IA » fin de citation, certains évoquant même un sentiment de « panique » au sein de la direction qui ne saurait pas comment rester compétitive sur ce terrain de l’intelligence artificielle. Selon des sources internes, l'entreprise aurait licencié des employés de sa division de recherche de l'IA, qui s'occupent de développer de nouveaux produits et services utilisant l'IA. Si les dirigeants de Google ont déclaré que ces licenciements étaient difficiles mais nécessaires, ils ont également assuré que l’entreprise continuerait à investir dans la recherche et le développement de l'IA, avec l'objectif de rester à la pointe de la technologie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 25, 20232 min

L’appel du 18 juin 40 reconstitué via le « voice cloning » ?

Le monde de l'intelligence artificielle est en constante évolution et de nouvelles technologies émergent régulièrement. L'une d'entre elles, connue sous le nom de "voice cloning", a récemment permis de reconstituer la voix du général de Gaulle.Pour résumer brièvement, le voice cloning est une technique de reproduction de la voix assistée par intelligence artificielle, qui comme son nom anglais l’indique, permet de cloner la voix d’une personne. À partir d'enregistrements existants, l’IA va mobiliser ce qu’on appelle ses réseaux de neurones pour analyser les caractéristiques de la voix et la répliquer de manière numérique. Vous ne le savez peut-être pas, mais cette technique est utilisée dans de nombreux domaines comme pour les assistants virtuels, Siri, Google, Alexa… toutes sont nées du voice cloning. Cette technique est aussi utilisée dans les jeux vidéo et les séries télé ou encore pour la production de contenu audio comme les podcasts ou les livres audio.Dans le cas du général de Gaulle, cette initiative de recréer son célèbre « Appel du 18 juin 1940 » a été lancée par le journal Le Monde. Il aura fallu un mois de travail acharné pour y parvenir, tout d’abord en rédigeant le discours du général à l’identique, avant de le faire interpréter par le comédien François Morel, lequel a dû imiter le plus fidèlement possible la façon de parler de De Gaulle. Une fois cette étape passée, les enregistrements de François Morel ont été soumis à une IA de l’IRCAM, l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique qui je cite peut « reproduire automatiquement toutes les émotions et articulations dynamiques d’une voix existante » fin de citation. Enfin, la voix synthétique de De Gaulle a été ainsi appliquée au modèle joué par François Morel afin d’obtenir une reproduction fidèle du son timbre de voix et de son phrasé.Une fois le discours enregistré d’un côté, et l’IA capable de reproduire la voix du général de l’autre, il ne restait plus qu’à lier les deux. Un travail visiblement ardu pour l’IRCAM puisque je cite, « les enregistrements originaux du Général sont d’une qualité variable, parfois très dégradés, avec du souffle, ce qui complique le travail de la machine » fin de citation. Il a donc fallu dégrader la voix synthétique par souci de réalisme afin qu’elle sonne comme si elle sortait des enceintes d’un vieux transistor. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 24, 20232 min

Un outil pour détecter si un texte vient de l’IA ChatGPT ?

L’IA ChatGPT est le sujet le plus chaud du moment dans le monde de la tech… et pour cause ! Cette intelligence artificielle accessible à tous peut rédiger des textes complexes de n’importe quelle nature avec une précision assez impressionnante ! Problème, son utilisation est un fléau pour de nombreuses professions comme professeur, journaliste, écrivain etc… Ainsi, un autre outil nommé Draft & Goal, aussi appelé « le Détecteur de contenu ChatGPT », vise à détecter automatiquement si un texte a été rédigé automatiquement par ChatGPT ou si au contraire, il a été écrit par un humain.Le système s'appuie sur les erreurs commises par ChatGPT comme les répétitions, les fautes de grammaire, les contradictions, le jargon trop technique, les exagérations, les erreurs de calcul etc… Comme l'explique le responsable du projet Vincent Terrasi, l'objectif de Draft & Goal est je cite « détecter la triche chez les étudiants, les fakes news sur les réseaux sociaux, les faux avis sur les sites, les bots par e-mail, [et plus généralement] tout ce qui permet une utilisation malsaine de l’IA » fin de citation.Concrètement, Draft & Goal est très simple d’utilisation. Il suffit simplement de se rendre sur le site, de coller le texte à analyser et d'attendre le résultat, donné sous une forme de pourcentage. Plus ce score est faible et plus il est probable que le texte ait été rédigé par un humain. À l'inverse, plus ce score se rapprochera des 100 % et plus la possibilité qu'il s'agisse d'un texte en provenance de ChatGPT sera élevée. À noter que Draft & Goal n’est pour l’instant capable de détecter les contenus générés par IA qu’en anglais. Ceci dit, la version française ne devrait pas tarder. Autre point de vigilance, ne vous attendez pas à des résultats miraculeux de la part de ce détecteur automatique, on insiste, il ne s’agit que d’une aide, qui ne remplace pas complètement la surveillance humaine. Pour éviter tout mauvais jugement, il est donc important de vérifier les résultats obtenus par Draft & Goal avant de prendre une décision. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 23, 20232 min

2022, une année difficile pour les cybercriminels ?

Selon une récente étude du cabinet spécialisé Chainalysis, les revenus des gangs de cybercriminels ont chuté ces derniers mois, tout simplement parce que les victimes refusent de payer les rançons exigées. Dans les détails, il s’agirait d’une baisse de 40 %, soit 311 millions de dollars en moins dans les poches des cybercriminels.Si vous ne le saviez pas déjà, les ransomwares sont des logiciels malveillants qui chiffrent les données des utilisateurs et exigent un paiement pour les déchiffrer. S’ils ont longtemps été l'une des principales sources de revenus pour les cybercriminels, ces derniers devront bientôt changer leur méthode d’arnaque, puisque entreprises et particuliers sont de plus en plus avertis sur le sujet. Selon l'étude, le pourcentage de victimes qui paient les rançons a chuté de moitié, passant de 40% à 20% ces derniers mois. En cause, une meilleure connaissance des risques liés à ces arnaques par chiffrement, et aussi des précautions plus nombreuses. En effet, entreprises et particuliers procèdent de plus en plus des sauvegardes de leurs données, ainsi qu’à des mises à jour régulières de leurs logiciels et matériels informatiques. Des petits réflexes, mais qui font une grosse différence en termes de protection. Ajoutez à cela l’utilisation d’un anti-virus et pourquoi pas d’un VPN et vous obtenez un bouclier déjà très solide contre ce risque, même si le risque zéro n’existe pas évidemment.Il est également important de noter que cette tendance à refuser de payer les rançons ne signifie pas que les cyberattaques vont diminuer, bien au contraire. Avec le développement des IA, de nouvelles attaques sont mises au point, et les experts s’attendent même à une recrudescence des arnaques et autres fraudes pour voler de l’argent auprès d'entreprises de taille moyenne ou d’organismes publics comme c’est le cas ces derniers mois. Ces cibles sont, en effet, stratégiques pour les criminels, car les grosses entreprises sont bien souvent très équipés contre les cyberattaques, et s’en prendre à un particulier demande beaucoup de ressources pour un résultat qui n’est clairement pas assuré. Bref, restez vigilant, et évitez le plus possible de vous adonner à des pratiques risquées ou dangereuses sur Internet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 22, 20232 min

Une IA surpuissante capable de reproduire votre voix en 3 secondes ?

Une équipe de chercheurs de Microsoft vient de dévoiler VALL-E, une nouvelle intelligence artificielle (IA) capable de synthétiser votre voix avec un échantillon de son de seulement trois secondes. Nommée VALL-E, un nom qui n’est pas sans rappeler DALL-E de Open AI qui génère des images à partir d’un texte, cette IA est capable de reproduire la voix de manière fluide et naturelle !Vous vous en doutez, la méthode exacte utilisée par VALL-E étant extrêmement complexe. Mais pour résumer, l’IA utilise un système de réseau de neurones pour créer un modèle mathématique de la voix d'une personne en utilisant un enregistrement vocal de seulement 3 secondes de cette voix. Pour créer ce modèle, l'IA extrait les caractéristiques uniques de la voix utilisées pour décrire les sonorités de la voix. En couplant cela à l'apprentissage automatique, l'IA est capable de s'adapter aux différentes nuances et nuances de la voix de la personne, de sorte que la reproduction soit aussi fluide et naturelle que possible. D’après Microsoft, elle utilise également des techniques de traitement du signal pour éliminer les bruits de fond et autres perturbations afin d’améliorer la qualité de la reproduction.Côté technique, on vous avait déjà parlé d’EnCodec, cet outil développé par Meta pour la compression audio… et bien figurez-vous que Microsoft l’utilise également pour Vall-E. Mais le plus impressionnant, c’est qu’en plus de préserver le timbre et l'émotion de la personne qui parle, l’IA est capable de reproduire l'environnement et les conditions de l'enregistrement, lors d’un appel téléphonique par exemple. À noter que Microsoft s'est appuyé sur la bibliothèque sonore LibriLight qui contient plus de 60 000 heures de discours en anglais avec plus de 7 000 voix différentes, principalement tirés des livres audio du domaine public LibriVox. Mais pour que VALL-E génère un résultat pertinent, la voix dans l'échantillon de trois secondes doit correspondre étroitement à une voix déjà existante dans la base de données utilisée. Ainsi, attendez-vous à devoir enregistrer plusieurs heures de discours pour pouvoir entraîner l’IA et finir par cloner votre voix. VALL-E devrait ainsi être pertinent pour de nombreuses applications, comme recréer des voix pour des films ou des séries, ou encore recréer la voix d’une personne devenue muette par exemple, sans oublier malheureusement les éventuelles dérives liées à cette technologie comme l’usurpation d’identité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 19, 20232 min

Le numérique mondial en pleine croissance grâce à Apple ?

Apple a annoncé avoir versé 60 milliards de dollars aux développeurs sur son App Store en 2022, soit une augmentation de 20% par rapport à 2021. Clairement, il s'agit d'un record pour l'entreprise, signe de l’excellente dynamique de l'App Store qui attire toujours plus de développeurs, et qui par la même occasion envoie aux oubliettes la polémique sur la commission très élevée de 30% de la plateforme.Ce n’est pas un secret, Apple aime se présenter comme un soutien majeur des développeurs. Début janvier, la marque à la Pomme a fait le point sur ses activités d’abonnement et sur les dépenses de l’App Store dans le monde. Dans le détail, ce sont les applications de jeux ont été les plus populaires, représentant près d’un tiers des revenus de l'App Store. Les applications de divertissement, les réseaux sociaux, ainsi que les applications de santé et de fitness ont également été téléchargés en masse. Du côté de ses applications maisons, Apple Music a dépassé les 100 millions de chansons disponibles, avec plus de 70 millions d’abonnés. Apple Arcade, le service d’abonnement à des jeux propose désormais plus de 200 titres comme Warped Kart Racers, JetPack Joyride 2 ou encore Cooking Mama : Cuisine.Au-delà des simples chiffres, ces résultats montrent également la croissance de l'écosystème iOS, qui a priori est devenu un lieu de prédilection pour les développeurs indépendants et les start-ups pour lancer leur produit et atteindre un public mondial. À noter également que ces chiffres ne tiennent pas compte des revenus générés par les abonnements et les achats intégrés dans les applications, qui sont également une source importante de revenus pour les développeurs, et par extension pour Apple. Sur l’année 2022, on peut dire sans trop se tromper que l'App Store est plus que jamais devenu un moteur clé de la croissance économique numérique dans le monde. Il est probable que cette tendance se poursuive en 2023, avec le développement de projets parallèles comme une voiture électrique par exemple. Ceci dit, cet enthousiasme cache quand même une face un peu moins glorieuse. Pour la première fois, les consommateurs ont moins dépensé dans les achats in-app selon le rapport annuel de data.ai, avec un total de 167 milliards de dollars pour l’App Store et Play Store réunis l’an dernier, soit une baisse de 2% par rapport à 2021. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 18, 20232 min

GPT-4, un générateur de texte à la puissance incomparable ?

Le développeur de logiciels OpenAI vient de dévoiler la quatrième version de son modèle de traitement de langage, connu sous le nom de GPT-4. Si vous ne le saviez pas déjà, ce modèle est conçu pour comprendre et générer du contenu en utilisant une base de données colossale tirée d’Internet, ce qui lui permet de produire des réponses plus précises et plus fluides que les versions précédentes. Mais si ChatGPT vous paraissait être un outil déjà révolutionnaire, alors GPT-4 devrait vous impressionner encore plus.On en parle beaucoup ces dernières, mais savons-nous vraiment ce qu’est ChatGPT ? Concrètement, il s’agit d’un outil basé sur la version 3.5 du modèle de traitement de langage GPT, spécialement adaptée pour les interactions de chatbot. De son côté, GPT-4 est la prochaine version de la plateforme GPT développée par OpenAI. Ainsi, GPT-4 est considéré comme plus performant et capable de générer des textes plus fluides et plus réalistes que ChatGPT, avec une meilleure compréhension du langage et une capacité à générer des textes plus fluides et naturels. Si l’on ne sait pas encore quand sortira officiellement GPT-4, tout porte à croire que ce sera dans les prochains mois, sans doute vers la fin de l’année.À noter également que si ChatGPT est davantage un outil permettant aux utilisateurs de converser avec une machine intelligente et par la même occasion de générer du texte complexe, GPT-4 devrait permettre quant à lui de créer des textes plus professionnels et plus convaincants en traitant des données provenant de différentes sources, comme des articles de presse, des livres et des vidéos, le tout grâce à je cite « 100 trillions de paramètres pour analyser les requêtes et y répondre », fin de citation, ce qui est infiniment plus que les 175 milliards de paramètres de la version 3.5. Mais qui dit intelligence artificielle dit également risque. Car avec une telle puissance, GPT-4 pourrait tout à fait être détourné pour générer des contenus automatisés trompeurs, des textes de phishing ou des discours de propagande. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 17, 20232 min

Déjà 6 millions d’utilisateurs de la 5G en France ?

Plus de 2 ans après son arrivée en France fin 2020, la 5G commence enfin à trouver son public. Si de nombreuses critiques ont été émises à l’encontre de cette nouvelle technologie réseau très gourmand en énergie, mais offrant une vitesse de connexion et de téléchargement sur internet bien supérieure à la 4G, l’ARCEP assure que plusieurs millions de Français ont déjà franchi le pas.La semaine dernière, l'Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) a mis à jour son observatoire du marché des télécoms avec les chiffres du 3e trimestre 2022, et montre que le nombre d'utilisateurs actifs sur les réseaux 5G dans l'Hexagone est en constante augmentation pour atteindre 6,2 millions de personnes 3e trimestre 2022. Si l’on regarde un peu plus dans le détail, ce nombre a progressé de 1,1 million en un trimestre seulement, et de 4,5 millions sur un an. Une sacré augmentation quand on sait que 15 mois en arrière, soit aux alentours de juin 2021, moins d’un million de Français utilisaient la 5G. D’ici quelques semaines, ce seront donc 10% des Français qui auront opté pour cette nouvelle technologie.Dans ce domaine, la 4G continue évidemment de dominer le marché avec 69,7 millions d'utilisateurs actifs sur la même période. D’après l’ARCEP que je cite, « la croissance annuelle des usagers 4G oscille entre +8% et +10% depuis près de deux ans (ce qui représente + 5 millions de personnes) » fin de citation. Ceci dit, d’après un autre rapport publié par Ookla en décembre 2022, le déploiement de la 5G en France serait encore un peu à la traîne comparée à d’autres pays. D'après l'organisme, l'Hexagone se trouve à la 9e place en matière de disponibilité de la 5G, avec un peu moins de 20% du territoire couvert. Au niveau mondial, ce sont les Etats-Unis qui offrent la meilleure couverture, suivis de Chypre et de la Corée du Sud. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 16, 20232 min

Le cinéma le plus fréquenté du monde est en France ?

Vous le savez, la France est une terre de cinéma par excellence… ne serait-ce que parce que c’est le pays qui a vu naître le septième art grâce aux frères lumières. Si aujourd’hui, Hollywood domine le monde, Bollywood en Inde et Nollywood au Nigéria sont également grandement représentés sur la planète, bien que peu dans l’Hexagone. Si le cinéma français marche moins bien qu’avant, la salle de cinéma la plus fréquentée du monde reste bel et bien française !Quelques chiffres pour commencer. En 2022, les salles de cinéma françaises ont retrouvé un peu d’air après une période d’asphyxie totale due à la période COVID et à ses nombreuses répercussions jusqu’à 2021. Ainsi, la fréquentation est en hausse de plus de 59 % par rapport à 2021 pour un total de 152 millions d'entrées. Dans sa dernière étude, le cabinet américain Comscore dressé la liste des cinémas les plus fréquentés au monde, et d’après eux, il s’avère que c'est le cinéma UGC Ciné Cité Les Halles, à Paris, qui domine le classement. Le complexe parisien se paye même le luxe de surclasser le Showcase Bluewater de Londres ainsi que l'AMC Burbank de Los Angeles avec un total de 2,2 millions d'entrées sur l'année 2022. Un score qui s’explique notamment par les de 27 salles que comporte ce complexe, pour 3 820 fauteuils au total, et des films qui restent à l'affiche parfois plus de 10 semaines.Ce succès, la PDG d’UGC Brigitte Maccioni, estime qu’il est à mettre au crédit de, je cite, « la pertinence du modèle porté par les cinémas UGC, qui valorise toutes les cinématographies, du blockbuster américain aux films Art et Essai » fin de citation. Autre atout du complexe Cité-Les Halles, ses heures d’ouvertures très larges, de 9h du matin jusqu’à minuit. Par ailleurs, le complexe UGC fait partie du forum des Halles, soit le plus grand centre commercial de France, qui accueille plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque jour, ce qui le rend évidemment très attractif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 15, 20232 min

Des IA qui transforment vos photos en œuvres d’art ?

Aujourd’hui encore, on va parler d’intelligence artificielle, mais cette fois du côté artistique. Vous connaissez peut-être DALL-E, Stablediffusion ou Midjourney qui proposent de créer des images en se basant simplement sur une phrase, mais saviez-vous qu’il existe aussi des outils capables de transformer vos photos en véritables œuvres d’art ? Je ne parle pas ici de filtre applicable à une photo déjà existante, mais bien d’une IA qui modifie et améliore vos photos.Si vous souhaitez transformer l’une de vos photos de profil en illustration type manga, comics ou peinture de Picasso, l’IA peut le faire pour vous. Dans ce domaine, les deux principaux outils sur le marché sont américains (Lensa) et israéliens (AI Time Machine dont on avait déjà parlé dans un précédent épisode). Tous deux sont payants. Ceci dit, leur fonctionnement est le même. Il vous suffit de fournir à l’IA une dizaine de selfies afin d’entrainer le programme pour qu’il puisse vous représenter de façon cohérente dans le style de votre choix, et cela, de façon automatique en quelques minutes seulement. Dans le détail, Lensa est spécialisée dans les avatars artistiques, qui semblent tirés d'univers fantastiques, tandis qu'AI Time Machine crée des portraits imaginaires à différentes périodes historiques. Quoiqu’il en soit, les deux systèmes proposent des avatars inspirés de millions d'œuvres originales en libre accès sur Internet. À noter que Lensa utilise la technologie de Stable Diffusion pour proposer ses portraits artistiques, et AI Time Machine le système d'Astria, autre acteur du milieu dont on vous parlera sûrement plus en détail dans un autre épisode.Ceci dit, ces IA restent des programmes et sont soumis à certains problèmes. Sur le site MIT Technology Review, la journaliste Melissa Heikkilä raconte qu’en essayant Lensa, elle a reçu de nombreux portraits érotiques ou dénudés, dans lesquels les traits asiatiques de son visage étaient accentués. D’après elle, ce résultat s'explique par l'importante quantité d'images sexualisées mettant en scène des femmes asiatiques dans la base de données utilisée par l'application. La journaliste avait d'ailleurs remarqué dans un autre article que le mot-clé "asiatique" ne renvoyait pratiquement qu'à du contenu pornographique dans l'ensemble de la base de données de Stable Diffusion, sur lequel est basé Lensa. Il reste encore pas mal de travail avant que cette IA soit aussi performante dans tous les domaines, notamment éviter les biais et les stéréotypes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 12, 20232 min

IA : Microsoft investit 10 milliards dans Open AI pour tout dominer ?

Open AI… Un nom qui vous évoque forcément quelque chose si vous vous intéressez un minimum à la tech ou si vous suivez ce podcast depuis un certain temps. Si ce n’est pas le cas, retenez bien le nom de cette fondation en pointe sur l’intelligence artificielle, puisque Open AI devrait bientôt recevoir un coup de pouce financier majeur, voire même unique dans l’histoire de cette technologie… En effet, son principal investisseur, Microsoft, veut investir 10 milliards de dollars pour faire grandir la structure et devenir le leader des IA sur la planète.Si vous ne le saviez pas déjà, Open AI s’est fait connaître grâce à son outil DALL-E, permettant de générer des images via une simple phrase descriptive, mais a surtout gagné en notoriété auprès du grand public avec ChatGPT, un autre outil permettant de générer des pages de textes entières en se basant là encore sur une consigne de quelques mots seulement. Deux outils qui pour certains sont des mines d’or en termes de créativité, et qui pour d’autres sont assez inquiétants quant aux détournements possibles pour tricher à des examens, sur les questions du droit d’auteur ou encore pour la menace qu’ils font peser sur certains emplois créatifs. Si Open AI est si puissant aujourd’hui c’est notamment grâce à ses nombreux investisseurs, dont Microsoft qui avait déjà mis 1 milliard de dollars sur la table en 2019. D’ici peu, l’investissement du GAFAM devrait passer à 10 milliards.Concrètement, Microsoft souhaiterait inclure ChatGPT, le générateur de texte boosté à l’IA, à son moteur de recherche BING et à son éditeur de texte Word. Face à un chèque de 10 milliards de dollars, difficile pour le patron d’Open AI Sam Altman de refuser. Car très concrètement, Open AI a besoin d’argent. D’après les explications du patron, ChatGPT est gratuit pour les utilisateurs, mais chaque réponse de l’IA à une requête d’un utilisateur coûterait entre 1 et 9 centimes à la fondation. Problème, le monde entier joue avec ChatGPT ces derniers mois ! Ainsi, l’outil coûterait environ 100 000 dollars par jour à Open AI d’après la fondation. Ainsi, en mettant 10 milliards sur la table, Microsoft s’assure l’exclusivité des outils développés par Open AI qui sont considérés par beaucoup d’observateurs comme l’une des plus grosses révolutions de cette décennie 2020-2030. Reste désormais à savoir comment l’intégration de ChatGPT ou DALL-E au sein de l’écosystème Microsoft aura lieu, et si cela changera radicalement nos usages ou non dans les années à venir, même si déjà aujourd’hui, un vent de progrès extrêmement intéressant souffle sur la tech ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 11, 20232 min

CES 2023 : une télé sans fil que l’on peut accrocher n’importe où ?

Début janvier se tenait le CES de Las Vegas, le plus grand salon du monde consacré à l’électronique et aux innovations technologiques. À cette occasion a été présentée une télévision sans fil, que l’on peut poser absolument n’importe où, que ce soit sur un mur, une fenêtre, une planche de bois, bref, sur n’importe quelle surface ! Une petite révolution dans le milieu des téléviseurs, mais qui, vous vous en doutez, a un prix.Cette télé 4K baptisée Displace TV, du nom de l’entreprise Displace, est équipée de la technologie OLED, mesure 55 pouces et ne pèse que 9 kg. Jusque-là, rien d’incroyable. Sauf que cette télé peut se fixer au mur ou sur n’importe quelle surface grâce à un système d’attache ressemblant à des ventouses électriques. Concrètement, il suffit de la poser sur la surface de votre choix et de laisser le système d'aspiration faire le reste en quelques secondes. A contrario, pour la décrocher, il suffit simplement de tirer légèrement sur deux encoches à l’arrière de l’écran.Si l’on rentre un peu plus dans le détail de cet objet, la Displace TV compte quatre batteries qui, d’après l’entreprise, lui octroieraient une autonomie d’un mois à raison de six heures d'utilisation quotidienne. Si la télé peut fonctionner sans fil, la recharge nécessite quand même un câble à brancher sur une prise secteur. Autre point intéressant, cette télé est sans télécommande. En fait, tout est contrôlé par des gestes via une caméra 4K, comme en levant la paume de la main pour mettre la lecture en pause ou en effectuant un pincement à deux mains pour zoomer. Autre fonctionnalité intéressante, en installant plusieurs écrans côte à côte, vous pouvez même déplacer le contenu d'un écran sur un autre d’un simple geste. Enfin, en levant le pouce, le mode suivi s’activera et l'image s’affichera sur l'écran le plus proche de vous. Concrètement, lancez une vidéo dans votre salon, traversez votre logement jusqu’à la salle de bain, et en vous brossant les dents ou sous la douche, vous pourrez continuer de visionner votre programme, ce qui suppose quand même deux écrans minimums.Pour l’instant, Displace limite sa production à seulement 100 exemplaires, qu'il faudra donc réserver à l'avance pour un prix de 2 999 dollars. Le constructeur propose également des packs avec un boîtier tv et deux écrans pour 5 399 dollars ou lieu de quasiment 6000, ou avec un boîtier et quatre TV pour 8 999 dollars au lieu de 12 000. Ceci dit, il va falloir être très patient puisque la livraison n’est prévue qu’en décembre prochain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 10, 20232 min

GAFAM : combien gagne-t-on quand on y travaille ?

À tous les curieux qui se demandent combien ça rapporte de travailler pour une grande entreprise technologique, cet épisode est pour vous ! Depuis début janvier, une loi sur la transparence des salaires est entrée en vigueur en Californie aux Etats-Unis, obligeant une grande partie des employeurs installés dans cet état à révéler le montant du salaire dans leurs offres d’emploi. En clair, l’objectif de cette réglementation est de réduire l’écart des salaires entre les minorités et de faciliter leur entrée dans le monde du travail.Cette loi n’est pas franchement nouvelle. Si elle était déjà en discussion depuis de longues années, elle a été officiellement votée en septembre dernier. Dans le détail, les entreprises californiennes de plus de 15 employés devront désormais mentionner une fourchette de salaire sur leurs offres d’emplois. Les sociétés avec plus de 100 employés devront en plus envoyer un rapport à l’État de Californie comprenant les grilles de salaires détaillées en fonction du sexe, de l’origine ethnique et du type de poste occupés par leurs employés. D’après plusieurs médias américains ayant écrit sur le sujet, plus d’une entreprise sur cinq chez les géants de la tech, et pas seulement les GAFAM, aurait basé son siège en Californie. C’est grâce à cette loi que l’on a pu récemment lire qu’un ingénieur système chez Apple toucherait entre 160 000 et 240 000 dollars par an. Un chef de produit pour la division Chrome de Google percevrait quant à lui entre 130 000 dollars et 200 000 dollars par an en milieu de carrière. Chez Meta, le salaire d’un directeur de l’ingénierie logicielle se situerait entre 250 000 dollars et 330 000 dollars par an.Ceci dit, la question de l’égalité des salaires entre hommes et femmes reste quelque peu à l’écart des discussions. Car d’après le Bureau de recensement des États-Unis, pour un dollar gagné par un homme, une femme toucherait 83 cents… Un écart presque identique en France d'après Eurostat. Et là, il ne s’agit que de chiffres théoriques. Car dans la réalité, les écarts pourraient même dépasser les 100 000 dollars par moment ! Un écart visiblement réaliste d’après les confidences de grandes entreprises dont les noms n’ont pas été révélés. Et cela peut s’expliquer par plusieurs choses. Au-delà du salaire stricto sensu, les entreprises californiennes ont très souvent recours aux primes et la rémunération par action, qui parfois représente 50% de l’argent versé à un employé sur un an. Sur ce point bien précis, les recruteurs ne sont pas obligés de mentionner ces primes ou cette rémunération en action. De là à en conclure que les grandes entreprises de la tech utiliseraient ce genre de combines pour payer davantage les hommes que les femmes… cela reste à prouver, même si de nombreux indices poussent évidemment à douter de leur transparence en matière de salaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 9, 20232 min

Instagram : il s’invente une vie de rêve grâce à une IA ?

Qu’avez-vous fait de vos vacances de fin d’année ? Plusieurs réunions de familles assortis de longs repas ? La fête entre copains ? Ou bien voyager ? C’est justement de voyage dont il est question aujourd’hui. En octobre dernier, le youtubeur Kyle Vorbach a posté une série de photos sur Instagram en souvenir de ses mémorables vacances aux Etats-Unis. Sauf que… tout était faux ! Vorbarch a tout simplement utilisé plusieurs outils basés sur des IA pour tromper ses followers et ses proches, prouvant une fois de plus qu’Instagram n’est pas nécessairement le reflet de la réalité.Ce n’est plus un secret, l’IA permet de faire absolument tout ce que l’on veut. Que ce soit des deepfakes en remplaçant le visage d’une personne par une autre, comme c’est souvent le cas au cinéma pour rajeunir les acteurs… ou bien faire dire ce que l’on veut à une personne avec une voix synthétique, et même créer des textes et des images de toutes pièce. Bref, si vous suivez ce podcast depuis un certain temps, alors rien de tout ça ne vous est étranger. Bien décidé à tromper tout le monde sur de prétendues vacances de rêves aux Etats-Unis, Kyle Vorbach a tout d’abord utilisé l’IA Stable Diffusion, capable de générer une image extrêmement réaliste à base d’une simple phrase descriptive. Ainsi, le youtubeur a généré plusieurs dizaines d’images de lui à New York, dans Central Park, mangeant une pizza… Plusieurs clichés extrêmement réalistes le montrent même aux côtés de l’acteur Ryan Gosling !Un mois plus tard, Vorbach révèle la supercherie, et admet volontiers avoir failli se persuader que cette fausse vie était réelle. Dans une vidéo youtube consacrée à cette expérience, le lien est dans la description de cet épisode, il explique je cite, « chaque fois que je recevais un like sur l’une de ces photos, je ressentais les endorphines comme si c’était vraiment moi. Comme si quelqu’un que je connaissais avait aimé une photo de moi » fin de citation. Quand on lui demande pourquoi il a fait ça, l’intéressé explique qu'il voulait montrer à quel point on peut s'inventer une vie sur les réseaux sociaux et que ceux-ci peuvent vite être dangereux pour la santé mentale. Car pendant tout le mois durant lequel il a orchestré sa supercherie, Kyle Vorbach se trouvait en fait dans la maison de ses parents.VIDEO : https://youtu.be/FRClNMC_z-s Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 8, 20232 min

Pause de fin d'année (retour le 8/01/2023)

Comme vous l'avez peut-être lu dans le titre de cet épisode, Choses à Savoir Tech prend une pause de quelques semaines pour les fêtes de fin d'année. Désolé de vous décevoir si vous attendiez de nouveaux épisodes, mais soyez-en certain, c'est pour revenir encore meilleur en 2023 ! D'ailleurs, parlons de la date de retour : il s'agira du dimanche 8 janvier, soit dans pile un mois à compter de la date de sortie de cet épisode. D'ici là, que faire ? Et bien je ne peux que vous encourager à écouter les épisodes précédents si ce n'est pas déjà fait, ou alors vous pouvez aussi vous laisser tenter par d'autres de nos podcasts dans le même genre comme Choses à Savoir Tech Verte ou encore Faits Divers. Encore merci pour votre soutien, merci pour votre patience également, et joyeuses fêtes de fin d'années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 8, 20220 min