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Choses à Savoir TECH

Choses à Savoir TECH

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Amazon perd 1000 milliards de dollars de valorisation ?

Les GAFAM sont-ils en train de perdre de leur superbe et de leur toute-puissance ? Voilà une question que l'on est en droit de se poser vu la chute vertigineuse de certaines société en bourse sur l'année 2021-2022. Exemple le plus frappant de cette dégringolade, Amazon a perdu plus de la moitié de sa valorisation en bourse, soit plus de 1000 milliards de dollars.Si Amazon est devenue la première société au monde cotée en Bourse perdre 1 000 milliards de dollars à valorisation, le plus impressionnant, c'est que cette chute a eu lieu en seulement un an et demi. Conséquence, Amazon est aujourd'hui valorisée à « seulement » 879 milliards de dollars, bien loin des 1 880 milliards de dollars qu'elle valait en juillet 2021. En effet, cette valorisation record avait notamment été atteinte à la faveur de la crise sanitaire et des confinements qui ont forcé les consommateurs à chambouler au moins temporairement leurs habitudes, optant massivement pour la livraison à domicile à défaut de pouvoir sortir dehors. Aujourd'hui, l'entreprise de Jeff Bezos connaît une période bien plus troublée avec un fort ralentissement de la croissance du commerce électronique... En effet, il semblerait que les consommateurs recommencent à acheter en magasin. De plus, l'inflation a fait chuter les commandes, tandis que les coûts de stockage, de paquetage et de transport des produits eux augmentent.Mis bout à bout, tous ces éléments ont poussé les investisseurs à la prudence, ce qui a fait chavirer Amazon en bourse. D'après le média spécialisé Bloomberg, Jeff Bezos aurait perdu au moins 83 milliards de dollars de fortune depuis le début de l'année 2022. Dans son dernier rapport financier, Amazon anticipe un dernier trimestre 2022 très difficile, malgré les fêtes de fin d'année où l'entreprise réalise normalement un gros chiffre d'affaire. Au total, GAFAM et autres géants de la tech américaine auraient perdu 4 000 milliards de dollars de valorisation en 2022. Juste derrière Amazon, c'est Microsoft qui enregistre la perte la plus importante avec 889 milliards de dollars de valorisation perdue par rapport à novembre 2021. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 16, 20222 min

Un casque de réalité virtuelle capable de tuer son porteur ?

Et si lorsque vous mourrez dans un jeu vidéo, vous mourriez également dans la vraie vie ? C'est l'ambition de Palmer Luckey, le fondateur des casques Oculus, racheté par Facebook en 2014. Maintenant qu'il ne fait plus parti de l'entreprise, l'entrepreneur s'adonne à ce nouveau passe-temps tiré tout droit d'un manga.La vie d'un avatar vaudrait autant que celle de joueur. Telle est la nouvelle philosophie de Palmer Luckey, fondateur d'Oculus. Ce dernier a d'ailleurs conçu un casque VR comportant des charges explosives capables de tuer son porteur s'il meurt dans un jeu. Pour lui, la façon de jouer s'en retrouve forcément impactée, car seules des conséquences graves peuvent donner du réalisme au jeu. Dans les explications d'une publication sur son blog, il souligne que cette tension vitale permet au joueur de repenser totalement la façon dont il interagit avec le monde virtuel. Lorsque l’écran clignote en rouge, le casque comprendra que l’avatar de son porteur a été tué dans le jeu, et activera les charges explosives, détruisant instantanément le cerveau de l’utilisateur. Je le cite « c’est le premier appareil de réalité virtuelle capable de tuer l’utilisateur » fin de citation. Pour éviter qu’un joueur n’ôte le casque, et échappe à son destin fatidique, Luckey envisage d’ajouter un mécanisme anti-triche qui rendra impossible le retrait de l’accessoire.Pour son casque, le développeur s'est inspiré du NerveGear au cœur du manga Sword Art Online. Si l’accessoire ne sera bien évidemment pas commercialisé, son créateur le décrit comme je cite « une œuvre d’art, un rappel stimulant des avenues inexplorées dans la conception de jeux » fin de citation. À noter que ce casque est encore au stade de prototype et souffre de plusieurs dysfonctionnements. Luckey explique que le casque explose parfois alors que la partie n’est pas encore terminée, ce qui l'a un petit peu refroidi à l'essayer, et on le comprend. Si ce casque de réalité virtuelle meurtrier a de quoi inquiéter, ce sont ces éventuelles applications futures qui reste le plus effrayant. Car depuis qu'il a quitté Facebook en 2017, Palmer Luckey travaille aujourd'hui pour l'industrie de la défense, qui on l'imagine, pourrait sans aucun problème trouver une utilité à ce casque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 15, 20222 min

iPhone : une pénurie de production qui va durer ?

Malgré la reprise de l'activité industrielle et économique mondiale suite à la crise de la COVID-19, il semblerait que la production de smartphones tourne toujours au ralenti. C'est notamment le cas du fournisseur de composant électroniques taïwanais Foxconn, dont les difficultés impactent directement la production des iPhone 14.Ces dernières semaines, la production d'iPhone 14 Pro a sensiblement été ralentie. En effet, le fournisseur privilégié d'Apple, le Taïwanais Foxconn, a vu la vitesse de production de son usine de Zhengzhou en Chine s'enrayer fortement suite au départ de nombreux employés, qui ont qualifié les conditions de travail de l'entreprise comme étant horribles. D'ailleurs, celles-ci se seraient particulièrement dégradées depuis le début de la pandémie. Une source anonyme évoque même au site WCCFTech des pénuries de nourriture et d’eau au sein de l'entreprise. Dans l'espoir de stopper cette fuite de main d’œuvre, et dans l’espoir de pouvoir relancer au plus tôt la production, Foxconn a proposé à ses salariés une prime de 69 dollars, et s'est engagé à augmenter les salaires de 20 %, soit 4,20 dollars de l’heure désormais. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois ces derniers mois que Foxconn procède à des efforts financiers. Il y a quelque temps, les primes avaient été multipliées par quatre sans que l'on ne connaisse le montant précis, ce qui avait permis d'assurer le bon fonctionnement des opérations... jusqu'à aujourd'hui.Concrètement, le site chinois de Foxconn, est un lieu essentiel au bon déroulement des plans d'Apple, étant donné que de nombreuses étapes d’assemblage s'y déroulent. Face à ces déconvenues du côté de Foxconn, Apple déplace progressivement la production de ses iPhone vers l’Inde et le Viêt Nam, malgré un long délai à prévoir avant que ces changements ne soient opérationnels. Mauvaise nouvelle pour les fans d'Apple, de nombreux observateurs estiment que ni cette prime de moins de 70 dollars ni l'augmentation de salaire ne permettront de résoudre les problèmes de Foxconn avec ses employés. La production d'iPhone devrait encore être altérée dans les prochaines semaines, voir jusqu'au début de l'année prochaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 20222 min

Les cryptomonnaies au bord du gouffre ?

Ces derniers jours, le cours du Bitcoin a littéralement plongé. Mercredi 9 novembre, la première monnaie virtuelle du monde était repassée sous le seuil des 16 000 dollars, un niveau historiquement bas depuis novembre 2020. Un nouveau krach provoqué par la chute de la plateforme d’échange FTX.Après plusieurs années de croissance consécutives, l’entreprise a rencontré une crise de liquidités suite à plusieurs investissements massifs. En effet, FTX s’est forgé une image de sauveur des cryptomonnaies en investissant massivement dans plusieurs entreprises spécialisées, évitant ainsi une banqueroute générale du marché des cryptomonnaies. Il n’y a donc pas si longtemps, FTX était considéré comme une sorte de leader naturel en qui tout le monde pouvait avoir confiance dans cette industrie. C’est ainsi que Binance, service numéro 1 dans le secteur des échanges de crypto, s’était engagée à racheter la plate-forme FTX, non seulement pour renforcer sa position mais aussi pour éviter à FTX de sombrer suite à ses nombreux investissements. Problème, le PDG de Binance a rapidement annulé cette opération.En effet, après avoir examiné les comptes de FTX, le leader chinois a décidé de se retirer des négociations portant sur le rachat de son rival. En cause, une attitude complètement déplacée du PDG du groupe FTX Sam Bankman-Fried. L’examen des comptes mené par Binance a révélé que Bankman-Fried utilisait l’argent des usagers de sa plateforme pour soutenir son autre entreprise crypto, Alameda Research. Le vendredi 11 novembre, FTX a officiellement été déclarée en faillite, avec démission immédiate du PDG.S’il y avait encore un minimum d’espoir au cas où FTX réussissait à regagner la confiance d'investisseurs, moins de vingt-quatre heures après cette faillite, la plateforme a été victime d’un immense piratage. Par prudence, les équipes de la société ont conseillé de désinstaller les applications liées à FTX sur smartphone et de ne pas se rendre sur le site internet officiel au risque d’être infectées par des virus. Au total, près de 600 millions de dollars d’actifs auraient disparu en seulement une nuit d’après le site spécialisé CoinDesk. Selon l’indice Bloomberg Billionaires, la fortune de Sam Bankman-Fried s’est évaporée en seulement quelques jours. Le fondateur de FTX possédait aux alentours de 15,6 milliards de dollars avant cette descente aux enfers. Désormais, sa fortune est estimée à zéro. L’an dernier, la fortune du fondateur de FTX avait atteint les 26 milliards de dollars grâce à la hausse des cryptomonnaies. Au-delà des déboires personnels de son désormais ex-PDG et fondateur, FTX est en quelque sorte condamné avec cet enchaînement d’événements malchanceux. Reste à savoir comment évoluera cette histoire dans les jours à venir, et si les cryptomonnaies retrouveront des valeurs aussi importantes que celles atteintes ces deux dernières années, ou si la descente aux enfers se poursuivra. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 20222 min

Vers une révolution audio signée Meta ?

Si le Metaverse de Mark Zuckerberg est pour l’instant un véritable échec, le GAFAM compte redorer son image dans un autre domaine : l’audio. Grâce à un moteur neuronal de compression audio, Meta a conçu « EnCodec », qui comme son nom l’indique est un codec, mais dont les promesses sont bien plus intéressantes que ceux déjà existant. En clair, « EnCodec » vise une compression dix fois meilleure que le MP3 à qualité égale. En conséquence, la consommation de bande passante devrait diminuer de façon importante, tant pour les appels audio que pour le streaming de musiques.L’un des grands défauts d’Internet, c’est qu’à mesure que la technologie progresse, la consommation de donnée explose littéralement d’année en année. Mais l’un des grands avantages du progrès, c’est que l’on peut optimiser Internet en réduisant cette consommation ! C’est en tout cas la promesse du nouveau codec de Meta « EnCodec ». Dans un article publié sur le blog de Meta, et résumé par le site 01Net, quatre chercheurs expliquent en détail, je cite que « la moulinette de compression travaille en trois temps : première compression pour obtenir un premier jet à bas framerate qui donne la forme de longueur d’onde et la taille cible. Puis une quantification vectorielle du signal qui va savoir quelles sont les informations à conserver. En bout de chaîne, la décompression du signal se fait là encore par le biais d’un réseau neuronal « accordé » sur celui de la compression, afin de restituer un signal de grande qualité » fin de citation.Dis comme ça, ça peut paraître barbare, mais la promesse finale est facile à comprendre. En clair, un fichier EnCodec compressé à 6 kbit/s aura la même qualité audio qu’un fichier MP3 compressé en 64 kbit/s. Avec Messenger et WhatsApp, autant dire que Meta gère un énorme volume audio via les appels et messages vocaux. Cette amélioration, aussi anecdotique soit-elle, devrait permettre au groupe de faire d’importes économies de stockage, de bande passante, et par conséquent, soulager le poids d’Internet sur l’environnement. À noter que la vidéo n’est pas oubliée pour autant puisque le GAFAM explique je cite que « bien que leurs techniques ne prennent pas encore en charge la vidéo, c’est le début d’une initiative […] qui pourra améliorer les expériences telles que la vidéo conférence, la diffusion en ligne de films, et jouer à des jeux avec des amis en VR » fin de citation, ajoutant même que « ces connaissances seront utiles pour de futures expériences liées au Metaverse ». Le groupe Facebook n’a en effet pas changé de nom pour rien.Article : https://research.facebook.com/videos/a-look-at-facebook-ai-research-paris/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 11, 20222 min

Bluesky, que vaut le réseau social de l'ex-PDG de Twitter ?

PDG de Twitter pendant six ans, Jack Dorsey évolue désormais en dehors du réseau social nouvellement détenu par Elon Musk. Ceci dit, le goût de Dorsey pour les plateformes sociales ne semble pas s'être estompé après son départ, si bien qu'aujourd'hui, l'entrepreneur lance Bluesky, un réseau social d'un nouveau genre, décentralisé et qui devrait permettre aux utilisateurs de contrôler leurs données personnelles.Il aura fallu trois ans à Jack Dorsey pour mettre au point son nouveau projet intitulé Bluesky. Et contrairement à l'ancien employeur de Dorsey (Twitter), ou même les autres plateformes comme Facebook ou Instagram, Bluesky perce le voile opaque que jusqu'à présent ces réseaux leaders entretenait avec soin. Concrètement, la plateforme de Dorsey sera décentralisé, et devrait octroyer aux utilisateurs un contrôle quasi-total de leurs données personnelles. D'ailleurs, Bluesky débarque dans un contexte assez particulier, où les positions libertariennes d'Elon Musk sont dépeintes par de nombreux média comme les prémices d'un changement radical chez Twitter... en partie avec l'arrivée d'une certification payante, ainsi qu'une modération revue de fond en comble pour moins faire je cite « moins censure ».Concrètement, Bluesky est un réseau social basé sur la décentralisation, grâce à la technologie du Protocole AT (Authenticated Transfer Protocol). Ce protocole proposera aux utilisateurs de Bluesky de décider de l’emplacement du stockage de leurs données, soit via un hébergeur externe, soit via de l’auto-hébergement. Les internautes auront également la possibilité de choisir les algorithmes de recommandation de contenu qui alimenteront leurs interfaces. Enfin, l'interopérabilité entre les services internes et externes sera garantie par le protocole tout en assurant des temps de chargement réduits, ce qui devrait sur le papier offrir une expérience optimale. À ce jour, une liste d’attente pour la version bêta a été ouverte et compte déjà plus de 30 000 inscrits... autant dire, un petit frémissement qui aurait légitimement de quoi inquiéter les autres plateformes, sans pour autant les déloger de leur piédestal pour l'instant. Petit hic, les liens entre Twitter et Bluesky semblent quelque peu suspects. En effet, le nouveau réseau social de Jack Dorsey a été financé par Twitter à hauteur de 13 millions de dollars, ce qui devrait se poursuivre à l'avenir. Reste à savoir si l'indépendance clamée haut et fort par la nouvelle application sera pleine et entière ou si Elon Musk ne tentera pas de faire pression d'une manière ou d'une autre pour servir les intérêts de sa nouvelle entreprise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 9, 20222 min

Écrire des histoires grâce à l'IA ?

Récemment, Google a présenté une nouvelle intelligence artificielle baptisée Wordcraft, permettant aux auteurs de trouver des idées pour écrire des histoires. Si vous suivez Choses à Savoir Tech depuis quelque temps, alors vous savez que ce n'est pas la première fois que ce genre d'IA est mis au point. Google s'est déjà attaqué aux outils de rédaction boostés à l'IA comme Grammarly... mais c'est bien la première fois qu'un tel outil remplaçant l'imagination humaine est développé.Wordcraft a été fondé sur LaMDA (acronyme de Language Model for Dialogue Applications), un modèle de langage développé par Google et qui est capable à la fois de générer du texte et de créer des dialogues. Si cette IA ne comprend pas vraiment le langage des humains à proprement parler, autrement dit le sens ou le contexte des phrases, cette technologie peut produire un discours similaire à celui qu'un humain aurait écrit de ses propres mains. À noter que Wordcraft est toutefois un peu différent de l’IA sur laquelle il s’appuie. Google explique que cet outil ressemble davantage à une sorte d'éditeur de texte mélangé à un traitement de texte en ligne. En clair, les utilisateurs peuvent demander que des phrases soient réécrites pour les rendre plus drôles, ou pour décrire plus précisément des objets par exemple. En fait, plutôt que de générer une histoire originale, l'outil va donner des idées à l'auteur selon ses besoins. Pour l’instant, Google explique avoir testé Wordcraft avec 13 écrivains professionnels. Les histoires rédigées à l'aide de cette IA ont été regroupées sur un site internet en anglais, dont le lien est dans la description de cet épisode.Je cite Douglas Eck, directeur de recherche senior chez Google Research, «l'utilisation de LaMDA pour écrire des histoires complètes est une impasse. Ce sont les écrivains qui font le travail ». Voilà de quoi mettre les choses au clair. D'après les témoignages d'autres testeurs, l’outil produirait un style d’écriture moyen ou cliché quand on lui demande d'écrire sur la longueur, ne développant pas les personnages méchants par exemple. Si Google compte évidemment l'améliorer, Douglas Eck explique que son entreprise veut surtout faire progresser les possibilités offertes par l'intelligence artificielle dans le domaine des arts. Ce dernier considère cette technologie, je cite « comme une épice, un complément à ce que l’on essaye de faire » fin de citation. À noter également que l’utilisation de l’IA dans les arts pose déjà des problèmes de droits d’auteur et de plagiat, notamment lors de la création d'images... et il n'est pas impossible que l’écriture soit également confrontée à ce problème à l’avenir.Histoires : https://wordcraft-writers-workshop.appspot.com/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 8, 20222 min

Devenir agent des services secrets français en une journée ?

Connaissez-vous le concours intitulé TRACS ? Si oui, c'est que vous êtes probablement fan de James Bond et de tout ce qui se rapproche de près ou de loin aux agents secret. En effet, TRACS est une compétition de data science, de sécurité et de cryptanalyse organisée par ViaRézo (l'association réseau de l'école d'ingénieurs CentraleSupélec) et la DGSE (les services de renseignement français). Objectif : résoudre en équipe un maximum d'épreuves pour collecter des renseignements. Comme l'explique la DGSE, les épreuves proposées simulent le travail d'un agent et visent à déjouer les plans d'une organisation qui menace les intérêts du pays.TRACS, c'est l'acronyme de Tournoi de Renseignement et d'Analyse de CentraleSupélec. Créé en 2018, le jeu revient pour sa quatrième édition et profite d'un partenariat avec la DGSE, qui concocte les épreuves. Concrètement, les participants doivent travailler toute une journée autour des thèmes de la crypto-analyse, de la data-science et de la cybersécurité. Les joueuses et joueurs doivent récolter un maximum de renseignements sur l'analyse du signal, la chimie et le renseignement open-source et cela sur plusieurs niveaux de difficultés croissants. Dans le détail, les joueurs peuvent s'entraider en se regroupant en équipe de 3 à 5 personnes.Lors de la dernière édition de TRACS, ce sont je cite les « Gaufres Cannelés Cognac », des étudiants de l'École Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Bretagne-Sud (ENSIBS) qui ont décroché la première place. 2021 marquait également l'ouverture du tournoi aux professionnels, qui concourent en parallèle des étudiants. Avec une quinzaine d'entreprises et environ 450 étudiants représentant près de 60 écoles et universités, le TRACS connaît un succès croissant. Mais si jamais vous souhaitiez y participer cette année, je suis au regret de vous dire que les inscriptions viennent tout juste de fermer. Le coup d'envoi de cette nouvelle édition sera donné dès 7 h 30 le 3 décembre 2022 et se clôturera le même jour à 23 h. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 20221 min

Qu’est-ce que le Listenbourg, le faux pays né sur Twitter ?

Avez-vous déjà entendu parler du Listenbourg ? Ce fut en effet l’une des tendances Twitter de ce début du mois de novembre. Concrètement, le Listenbourg est le nom d'un pays fictif qui s'est construit une identité complète en seulement quelques jours grâce à l'imaginaire de la communauté de Twitter, dans le but de pointer du doigt les lacunes géographiques des Américains notamment.Dans le détail, le Listenbourg dispose de tous les traits d'un véritable État, avec des ministères, un parlement, un drapeau et son hymne. Peuplé de 49 millions d'habitants, le pays se trouve à l'ouest de l'Espagne et du Portugal avec lesquels il partage une frontière commune. Mais surtout, le Listenbourg est une vaste blague née d'un pari lancé sur Twitter le 30 octobre. Des internautes français souhaitaient piéger les Américains qui sont généralement mauvais pour placer les pays d’Europe sur une carte. L'un d'eux a ainsi imaginé le nom de Listenbourg, lequel est rapidement devenu viral au point que des milliers d’internautes se sont pris au jeu pour caractériser ce pays. Ainsi, les comptes Twitter des ministères et des partis politiques sont nés, tout comme la monnaie locale, « le Lis ».Les Twittos lui ont aussi inventé une capitale, Lurenberg, un découpage géographique et politique par région, et sont en train de créer une langue, le listenbourgeois. Il y a même un club de foot officiel et un orchestre symphonique national. Clairement, l'objectif principal est de donner le plus de consistance à ce pays imaginaire. Ainsi, la création d'un tel contexte fait réagir et de nombreuses marques et personnalités ont rapidement cherché à faire partie du jeu, souvent pour réaliser leur autopromotion, et qui ont rapidement été remis à leur place par la communauté Twitter qui ne cautionne pas ce genre ce comportement. Pour l’instant, l’objectif de piéger les Américains n’a pas encore été atteint, ces derniers étant pour l’instant peu réceptifs à la supercherie. La blague n’a toutefois pas fait rire certains média conservateurs, estimant qu’il s’agissait d’un manque de respect de la part des Français. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 20222 min

Vers une régulation des logiciels espions à l'ONU ?

Face à la récurrence des fuites de données dues à des logiciels espions, l'ONG Amnesty International demande une régulation de cette technologie. Le scandale du projet Pegasus avait notamment fait les gros titres des médias en 2021, quand plusieurs chefs d'états auraient vu leur téléphone piraté à leur insu. C'est donc pour éviter tout abus que l'ONG demande un moratoire sur cette question aux Nations Unies.Dans le cadre de la 77e Assemblée générale des Nations Unies qui avait lieu à la fin du mois de septembre, Amnesty International a déposé auprès des États membres de l'ONU une pétition de 100 000 signatures. Concrètement, les signataires considèrent les technologies de surveillance numérique comme une réelle menace pour le droit à la vie privée. Un constat partagé par les Nations Unies qui a récemment ouvert des discussions autour d'une éventuelle résolution, qui pourrait pousser dès maintenant à une régulation des technologies. Avec cette pétition, Amnesty International réclame un moratoire mondial je cite « sur l'utilisation, la vente et le transfert de ces technologies jusqu'à ce qu'un cadre réglementaire approprié en matière de droits humains soit mis en place » fin de citation. Le but de ce moratoire est de suspendre temporairement les activités des logiciels espions. Pour se faire l'ONG peut compter sur le soutien du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, mais aussi de nombreux experts des Nations Unies et de diverses organisations de la société civile. Je cite, « il est extrêmement dangereux et irresponsable de permettre au secteur des technologies et du commerce de la surveillance de fonctionner comme une zone de non-droit » fin de citation.À noter que la France a largement contribué à donner de l'épaisseur cette pétition, puisque parmi les 100 000 personnes soutenant le moratoire, 70 000 sont françaises. D'après Amnesty International que je cite à nouveau, « le sujet de la cybersurveillance nous concerne toutes et tous. Si rien n’est fait, les abus continueront. Une fois nos messages adressés auprès des Nations Unies, des actions concrètes et ambitieuses vont devoir être mises en place. Nos droits sont en jeu » fin de citation. Pour le moment, rares sont les initiatives occidentales prises pour une stricte réglementation des logiciels espions. En novembre 2021, les États-Unis avaient pourtant placé NSO Group, éditeur de Pegasus, sur leur liste noire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 20222 min

Comment la France se prépare au Métaverse ?

Le gouvernement français s’intéresse aujourd'hui de près aux Métaverse. Dans l'optique de se préparer à l'arrivée de ce monde virtuel en France, l’État a commandé un rapport à trois experts, Camille François, Rémi Ronfard et Adrien Basdevant. Ce rapport liste une dizaine de propositions destinées à construire la stratégie française autour du Métaverse.Pour rappel, l’initiative fait suite à l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, je cite « bâtir un Métaverse européen [afin de] ne pas dépendre d’acteurs anglo-saxons ou chinois » fin de citation. Dans le cadre de cette stratégie, l’État prévoit d’attirer davantage d’acteurs du monde des cryptomonnaies et de soutenir le secteur des NFT avec les fonds publics, étant donné que monnaies numériques et NFT sont des pierres angulaires de la construction du Métaverse, sans oublier le développement du Web 3.0, soit un internet décentralisé. Ces investissements qualifiés de stratégiques par le rapport permettraient, je cite de « limiter les risques de perte de souveraineté ou de fuite de valeur » au profit des acteurs américains notamment.Le rapport évoque aussi la création d’un institut de recherche et coordination chargé de concevoir des mondes immersifs avec l’appui d’artistes nationaux. Il est également recommandé aux pouvoirs publics de, je cite, « faire émerger les services communs et essentiels [pour soutenir la création] d’une pluralité de Métaverse interopérables » fin de citation. Ainsi, pour garantir la compatibilité des différents mondes numériques, une trentaine d’entreprises, dont Adobe, Alibaba, Epic Games, Huawei, Ikea, Meta et Microsoft ont créé le consortium Metaverse Standards Forum. Mais quid des normes ? Là encore, le gouvernement est encouragé à rester très vigilent afin de s'assurer que les acteurs français aient eux aussi leur mot à dire lors de la mise en place des normes de créations pour chaque Métaverse.Enfin, le gouvernement devrait se pencher sur l’impact environnemental du Métaverse en mesurant la manière dont ces mondes virtuels affectent la nature. Car de nombreux détracteurs estiment que le Metaverse tel qu'imaginé par Mark Zuckerberg fera exploser la pollution numérique. D'après l'expert en sobriété numérique Frédéric Bordage que je cite, « si chaque individu se dote d’un casque VR, c’est comme si on multipliait par deux le nombre de smartphones dans le monde » fin de citation. Une grande partie des propositions du rapport devrait être intégrée au plan d'investissement France 2030, destiné à répondre aux grands défis du monde moderne comme « la transition écologique, la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir ». Reste à savoir comment ces investissements seront réalisés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 2, 20222 min

Plusieurs technologies Samsung volées ?

Aujourd'hui, place une petite histoire d'espionnage industriel dans le monde de la tech qui nous rappelle que les GAFAM ne sont pas invulnérables. Ceci dit, l'entreprise visée ne fait pas partie des cinq présentes dans l'acronyme GAFAM, mais y aurait tout à fait sa place puisqu'il s'agit de Samsung. Le géant sud-coréen a récemment fait face à un vol de données assez embêtant.La justice coréenne se penche actuellement sur le cas de quatre employés de Samsung, accusés d'avoir volé des documents relatifs à des technologies particulièrement coûteuses dans le domaine des semi-conducteurs, dans le but final de revendre ses informations à d'autres entreprises à l'étranger. Ces technologies auraient notamment bénéficié à des firmes chinoises et à un grand nom du marché américain rapporte Yonhap News. À noter que les quatre employés incriminés occupaient des postes à responsabilité, dont deux d'entre eux étaient encore récemment chercheurs chez Samsung Engineering. Les deux autres sont a priori d'anciens ingénieurs du groupe. Tous font désormais face à des accusations de violation de la loi coréenne sur la prévention de la concurrence déloyale, et infraction de la loi sur la protection des technologies industrielles, à en croire les indications des autorités locales.Dans le détail, l'un des employés est accusé de s'être procuré un manuel d'utilisation et un plan pour un système d'eau ultra pure et les aurait vendu en août 2018, alors qu'il essayait de trouver un nouvel emploi dans une société chinoise de consulting en semi-conducteurs. Après être parvenu à se faire embaucher, l'homme aurait par la suite utilisé ces documents volés pour en faire profiter sa nouvelle entreprise. Cette technologie d'eau dite « ultra pure » vise comme son nom l'indique à nettoyer le liquide de tous les ions, matière organique, ou microbe, qu'elle pourrait contenir, avant d'être utilisée pour le nettoyage des wafers, autrement dit des galettes de silicium cruciales dans la fabrication des semi-conducteurs. Ce système de purification de l'eau avait ainsi fait l'objet d'investissements très très importants de la part de Samsung depuis 2006, soit plus de 21 millions de dollars d'après Yonhap News.Un autre employé est quant à lui accusé d'avoir transmis à Intel, le rival historique de Samsung sur le marché des semi-conducteurs, un fichier contenant une technologie inhérente aux activités de fonderie du groupe. Une trahison orchestrée alors que ce dernier était encore en poste chez Samsung... et aussi sur le point d'être embauché par Intel. D'après la justice coréenne, l'intéressé aurait transmis ces documents à son nouvel employeur après l'avoir photographié depuis l'espace en ligne de Samsung auquel les personnels du groupe ont accès. Que ce soit lui ou ses trois autres collègues peu regardant sur l'éthique de leur métier, la justice coréenne ne devrait pas être clémente avec eux. Reste désormais à savoir quelles seront leurs peines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 1, 20222 min

Twitter : quels changements avec Elon Musk aux manettes ?

Après de multiples péripéties et de longs mois d'incertitude où Elon Musk a joué sa plus belle partie de poker menteur, voilà que le patron de Tesla et SpaceX est également et officiellement cette fois, celui de Twitter. Il lui aura quand même fallu débourser 44 milliards de dollars pour s’offrir le réseau social fin octobre.Quelques jours seulement après la signature de l'accord de ventre final, Elon Musk a déjà dévoilé comment il comptait modifier en profondeur le fonctionnement de Twitter. Par le passé, le milliardaire avait déjà expliqué vouloir faire du réseau social une plateforme entièrement dédiée à la liberté d’expression. Pour atteindre cet objectif ambitieux, l'homme le plus riche du monde a annoncé dans un tweet la création d’un conseil de modération de contenu avec je cite « des points de vue très divers ». En clair, aucune décision majeure relative au contenu ou au rétablissement d’un compte ne sera prise avant la réunion de ce conseil. De quoi a priori, et selon la position d'Elon Musk, permettre de prendre des décisions plus impartiales.En effet, le milliardaire n'a jamais caché son hostilité face à la politique de modération de la plateforme qu'il juge beaucoup trop stricte. Ces derniers mois, Elon Musk n’avait par exemple pas du tout apprécié la suspension du compte de Donald Trump. C'est en partie pour cette raison que l'une de ses premières décisions a été de licencier le responsable du service juridique, de la politique et de la confiance de Twitter, à l'origine de ce bannissement de l'ancien POTUS, ou president of the United States pour l’acronyme en anglais. Dans la foulée, le milliardaire a annoncé que tous les comptes qui ont été bannis définitivement au cours de ces dernières années seront rétablis.D'autres changements majeurs devraient aussi avoir lieu comme la possibilité pour tous les comptes d’être « vérifiés » sur Twitter, et donc d’avoir un badge à côté de leur nom qui prouve qu’il s’agit bien d’un compte officiel. Tous, sauf les bots et autres comptes où aucun humain n'est derrière. Il est également question de changer les règles concernant la publicité avec encore plus de personnalisation, afin de ne pas gâcher l’expérience des utilisateurs de la plateforme d'après Elon Musk, qui pour finir souhaite mettre fin aux faux comptes. Reste à savoir comment il compte s'y prendre pour y parvenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 20222 min

Japon : la carte d’identité numérique mal accueillie ?

Si sur le principe, la carte d’identité numérique n’est pas une mauvaise idée, nombreux sont les citoyens à ne pas vouloir en entendre parler comme au Japon. Si le pays essaye en effet de digitaliser son administration, la population a encore bien du mal à lâcher le papier pour le tout numérique malgré sa puissance technologique.Concrètement, le Japon prévoit de supprimer les cartes d’assurance maladie d’ici l’automne 2024 pour l’inclure au sein de la nouvelle carte d’identité numérique intitulée « My Number ». Problème, ce projet est majoritairement rejeté par la population, les japonais craignant pour leurs informations personnelles, qui d’après eux pourraient être plus facilement détournées ou volées. Équipée d’une puce électronique et d’une photo, « My Number » est pensée comme une carte d’identité numérique qui sera également utilisée comme permis de conduire et clé d’accès au régime public d’assurance-maladie du Japon. Présentée pour la première fois en 2016, « My Number » est censée améliorer l’efficacité administrative et développer une société plus équitable, que le gouvernement compte imposer à tous ces citoyens d’ici la fin du mois de mars 2023. Pour l’instant, seuls 49 % des Japonais ont décidé de passer au tout digital.Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi le Japon ne se presse pas pour utiliser « My Number ». Avant tout, le pays a surtout beaucoup de mal à se séparer de ses vieilles machines comme le fax, qui est encore aujourd’hui encore très utilisé pour les documents administratifs. Côté histoire, depuis la Seconde Guerre mondiale, le pays est très méfiant envers les autorités et le gouvernement. D’après un article de l’agence Associated Press, nombreux sont les Japonais à craindre cette transition numérique. Face à cette crainte généralisée, le ministre japonais des Affaires numériques Taro Kono a avoué je cite que « [le gouvernement] devait réussir à gagner la confiance du peuple pour faire adopter la carte “My Number” ». En attendant, pour calmer la situation, le Premier ministre, Fumio Kishida a tenu à rassurer fin octobre en expliquant que même si les anciennes cartes d’assurance-maladie sont vouées à disparaître, les Japonais cotisant au régime auront encore accès aux soins de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 20222 min

Des satellites de communication quantique en 2024 ?

L'avènement de l'ère quantique, c'est pour très bientôt... C'est tout du moins ce qu'a annoncé l'agence spatiale européenne ESA fin septembre en dévoilant son projet de réseau européen de communication par chiffrement quantique, soit une technologie jusqu'à présent impossible à pirater. On vous détaille tout ça dans cet épisode.Dans un communiqué, l'ESA explique que ce projet devrait durer trois ans, avec l'aide de la Société européenne des satellites SES et une vingtaine d'autres partenaires. Intitulé Eagle-1, ce projet sera financé par le programme européen Horizon Europe qui aide à l'innovation et la recherche dans l'UE, avec l'objectif de réaliser un test grandeur nature, pendant trois ans, autour de la communication par chiffrement quantique. Le premier satellite Eagle-1 sera construit progressivement jusqu'en 2024, année de son lancement et devrait peser près de 300 kilos. Concrètement, il s'agit de la suite logique du projet Security And Cryptographic mission (SAGA) qui s'intéressait déjà au chiffrement quantique.À noter que les avancées en matière d'informatique quantique sont très rares, mais représentent systématiquement un bond de géant pour la technologie. D'ailleurs, cette dernière se base sur une méthode de transmission bien différente de celles utilisées dans les réseaux actuellement. Car au lieu d'utiliser des ondes électromagnétiques, chaque clé de chiffrement permettant de décoder un message est transportée par des photons. L'information, elle, est toujours transportée grâce aux ondes. Contrairement aux ondes électromagnétiques, les photons ne peuvent pas être interceptés ou alors très très difficilement. Si cela arrive, celui-ci s'autodétruit, ne laissant donc aucune chance pour les éventuels pirates de décrypter le message intercepté.En clair, c'est une véritable course contre la montre qui s'est engagée depuis plusieurs années sur la planète pour être le premier à maîtriser la technologie quantique. En août 2020, la Chine devenait le premier pays à lancer un satellite à communication quantique après quatre années de travail. L'année suivante, le pays communiste avait également affirmé avoir développé un ordinateur quantique plus performant que ceux d'entreprises américaines comme Google. Aux États-Unis, une nouvelle méthode a été découverte il y a quelque temps déjà pour lutter contre les attaques quantiques. Enfin, en Europe, des chercheurs néerlandais ont réussi à transporter des informations de manière quantique, entrouvrant la porte pour la création d'un futur internet quantique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 20222 min

L'internet mondial en panne à cause d'un seul câble sectionné ?

D'après-vous, un seul câble peut-il entraîner une panne d'internet mondiale ? Vous vous en doutez, la réponse est oui ! C'est exactement ce qui s'est passé dans le sud de la France mi-octobre quand un câble a été sectionné, coupant ainsi Internet dans plusieurs pays européens durant une journée entière, mais aussi sur les autres continents. D'après les premières infos communiquées sur cette histoire, il s'agirait d'un acte de sabotage.Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre, vers 3h du matin, un câble de fibre optique acheminant Internet en Europe depuis le nord du continent jusqu'à Marseille est sectionné au niveau d’Aix-en-Provence. 24 heures ont ensuite été nécessaires pour résoudre le problème, entre mercredi soir et jeudi soir. Concrètement, trois lignes majeures du réseau internet européen ont été affectées : Marseille-Lyon, Marseille-Milan et Marseille-Barcelone, ce qui d'après Zcaler, l'entreprise en charge de rétablir la connectivité, a également eu des répercussions sur la connectivité vers l'Asie, l'Europe, les États-Unis et potentiellement d'autres parties du monde. Je cite « en raison de la coupure du câble, les clients ont pu constater une latence pour les sites web et les applications qui ont recours à ces chemins ».Dans le détail, il s'agit très probablement d'un sabotage. D'après siecledigital.fr, les artisans de cette opération ont a priori, je cite « soulevé le couvercle en fonte d’une chambre télécom creusée sous la chaussée et ont tronçonner le fourreau dans lequel passent les câbles remplis de fibres », fin de citation. Le média en ligne précise également qu'à peu près au même moment, je cite « un câble sous-marin reliant les îles Shetland au continent écossais a également été endommagé fin de citation. Un incident qui n'est pas sans rappelé celui d'avril dernier dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast. Des câbles reliant Paris-Lyon, Paris-Strasbourg et Paris-Lille avaient été coupés dans la nuit du 26 au 27 avril. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 26, 20221 min

Devenir un espion russe sur Leboncoin ?

C'est une méthode peu conventionnelle qu'utilisent en ce moment les services secrets russes : ces derniers recrutent leurs nouveaux espions grâce au site Leboncoin, et bien souvent à l'insu des candidats... On vous explique tout ça dans cet épisode.Récemment, le contre-espionnage français a identifié au moins une douzaine d'agents russes se servant du site Leboncoin pour prendre contact avec des Français dans le but de leur soutirer des informations sensibles. Leurs cibles principales : de jeunes diplômés que les agents russes abordent tout d'abord afin de prendre des cours particuliers dans leur domaine de prédilection. Cela concerne notamment des informations sur les technologies de pointe française ou encore la politique intérieure. Ces jeunes informateurs sont sélectionnés selon des critères bien précis, tout d'abord un profil jugé comme prometteur, et un secteur d'activité que les Russes convoitent. Après quelques séances pour les mettre en confiance, les agents russes proposent à leur professeur pour quelques billets supplémentaires de leur transmettre des informations beaucoup plus sensibles.Cette tendance, racontée par le journal Le Monde, aurait notamment touché un ingénieur développant des technologies civiles et militaires. Un jeune diplômé contacté par les services russes rédigeait quant à lui des notes sur la politique française et sur le projet énergétique du pays, plus précisément à propos du gazoduc Nordstream 2. Au total, la DGSI aurait identifié au moins 12 cas similaires. De là à savoir ce qu'ils ont pu dévoiler aux Russes... le mystère reste entier. Quoiqu'il en soit, russes et informateurs français supprimaient aussi vite que possible les contacts et détails électroniques pour ne pas laisser de traces derrière eux une fois l'échange effectué. Si les jeunes diplômés ayant accepté de devenir espion (car c'est bien de cela dont il s'agit) ont pu être identifiés et possiblement arrêté par la justice, les agents russes eux sont sont relativement intouchables. En effet, leur poste à l'ambassade de Russie à Paris leur procure une immunité diplomatique. D'après Le Monde, la DGSI (l'organisme qui s'occupe du contre-espionnage) a identifié environ 75 agents russes sur le territoire français et... ne peut pas faire grand-chose à part à surveiller de près. À noter que la France se réserve cependant le droit d'expulser ces agents si leurs activités mettent en péril des intérêts nationaux. Ce fut le cas en avril dernier quand 6 diplomates russes ont été contraints de quitter l'hexagone. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 20222 min

Europe : interdire le minage du Bitcoin pour économiser l'énergie ?

Tout comme la Chine, l'Union Européenne menacerait d'interdire le minage des cryptomonnaies sur le continent dans le but d'économiser de l'énergie. Une mesure qui pourrait être mise en place dès cet hiver pour contrecarrer l'éventuelle pénurie d'électricité qui menace de sévir dans les mois à venir, mais qui pourrait n'avoir qu'un impact limité.Mi-octobre, la Commission européenne a présenté un plan d’action visant à accompagner la transition numérique du secteur de l’énergie, assorti de toute une série de mesures destinées, je cite « à une utilisation plus efficace des ressources énergétiques [et à la réduction des] coûts pour les consommateurs et les entreprises énergétiques » fin de citation. Dans sa ligne de mire entre autres : le minage des cryptomonnaies, et plus précisément le Bitcoin. Cette cryptomonnaie est en effet la plus valorisé de la planète avec environ 20 000 euros pour un jeton. Ceci dit, cette monnaie virtuelle est également pointée du doigt pour sa consommation d'énergie. Car pour fonctionner, le Bitcoin s'appuie sur un système de « preuve de travail » afin de sécuriser ses transactions. Sans rentrer dans le détail, pour miner des fractions de Bitcoin, les mineurs doivent faire tourner de puissants ordinateurs en continu, ce qui consomme beaucoup d'électricité. De son côté, l'Ethereum, deuxième devise numérique au monde a changé son algorithme pour consommer théoriquement 99% d'énergie en moins. Un changement applaudi par la Commission Européenne qui estime que le Bitcoin devrait en faire de même, jugeant son système de « preuve de travail » comme étant je cite « relativement obsolète ».Dans son rapport, la Commission estime que l’interdiction du minage de Bitcoin en Europe permettrait d'éviter les problèmes d’approvisionnement durant l’hiver à venir. Dans l'éventualité ou le réseau électrique approcherait de la saturation, les gouvernements devraient se tenir prêt à prendre des mesures radicales contre les mineurs, à l'instar de la Chine ces dernières années. En effet, le gouvernement de Xi Jinping a purement et simplement décidé de bannir toutes les fermes de minage de son territoire, poussant les mineurs à se relocaliser aux États-Unis notamment. Reste à savoir si ce sort sera également celui des mineurs européens.D'ailleurs, la Commission rappelle que la réglementation dite Mica (pour Market in Crypto Assets) devrait améliorer l’encadrement du minage dès son entrée en vigueur en 2024. Concrètement, la réglementation va contraindre les acteurs de l’industrie à je cite « divulguer des informations sur leur empreinte environnementale et climatique » fin de citation. D'après les données de l'Université de Cambridge sur lesquelles se base ce rapport de l'UE, les cryptomonnaies représenteraient actuellement 0,4 % de la consommation d’électricité dans le monde et l'Europe accueillerait 10% des fermes de minage de la planète. Un chiffre jugé comme « surestimé » par plusieurs experts qui dénoncent au passage l'impact limité de ces éventuelles mesures. D'après Alexandre Stachtchenko, cofondateur de Blockchain Partner, « les mineurs opèrent dans les pays étrangers et utilisent des VPN pour masquer leur localisation, comme les mineurs chinois pour éviter la répression. Cambridge se base sur les adresses IP, ils se trompent » fin de citation. Traduction, l'Europe n'abriterait que 1 à 2% du minage mondial. Ainsi, les cryptomonnaies en Europe ne consommeraient que 0,05% de l'électricité produite dans l'Union Européenne, soit une économie très limitée cet hiver en cas d'interdiction, d'après les experts du secteur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 20223 min

Grosse arrestation d’un gang de voleurs high-tech de voiture ?

Mi-octobre, la gendarmerie française et ses collègues espagnols et lettons et espagnols ont arrêté une trentaine de personnes dans l’hexagone, suspectées d’être toutes liées à un vaste réseau de vols de voitures grâce à des moyens informatiques. Leur technique consistait à vendre de faux kits de diagnostic permettant ensuite de voler les véhicules ne disposant pas de clé de contact physique.Les chiffres de cette opération sont assez impressionnants. 31 arrestations, pour 22 lieux perquisitionnés dans trois pays, douze comptes en banque saisis pour un total de plus d'un million d'euros, des biens immobiliers et plusieurs voitures de luxe. À noter que ce coup de filet est avant tout une opération collective, menée par les autorités françaises avec le soutien d'Europol et d'Eurojust, ainsi que les gendarmeries espagnoles et lettones. C'est à la demande de deux constructeurs français dont les noms n’ont pas été communiqués, que le Centre de cybercriminalité de la Gendarmerie française (le C3N) a ouvert une enquête en 2020. Les enquêteurs estiment que l'organisation criminelle aurait commercialisé ses solutions à plus de 200 utilisateurs, pour un préjudice total avoisinant les 3 millions d'euros.D’après Europol, il s'agissait d'une fausse solution de diagnostic automobile, utilisée pour remplacer le logiciel d'origine des véhicules. En clair, le faux kit se substituait au logiciel d'origine des véhicules, permettant ainsi d'ouvrir les portes et de les démarrer. Je cite Eurojust, « les auteurs de l'escroquerie n'ont cessé de mettre à jour et d'adapter leur logiciel, afin de contrecarrer les mesures mises en œuvre par les entreprises pour renforcer la sécurité de leurs véhicules » fin de citation. Ceci dit, cette logique sous-entend que les voleurs étaient aidés de complices ayant déjà eu accès à la voiture pour installer le kit, soit un mécanicien, un voiturier ou n'importe quelle autre personne à qui on peut laisser ses clés, son badge, sa carte pour déverrouiller la voiture. Une fois en possession de la voiture, les voleurs n’avaient qu’à effacer toutes les données d’identifications présentes dans la voiture pour tenter de la revendre dans des réseaux parallèles. À part ces quelques informations un peu vagues, les deux organisations européennes n’ont pas donné plus de détails. On sait toutefois que le mode opératoire du piratage est un peu différent d'autres attaques récemment observées. Au Royaume-Uni, la police s'était inquiétée l’an dernier d'une augmentation des vols de voitures par interception du signal radio entre le porte-clé et le véhicule. Elle avait alors invité les propriétaires à ranger leurs porte-clés dans des boîtes métalliques ou des pochettes de protection. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 20222 min

Elon Musk coupe Internet en Ukraine ?

Si Elon Musk est l'homme le plus riche du monde, il n'a visiblement pas les moyens pour financer la connexion internet de tout un pays. En effet, depuis de longs mois, sa compagnie d'Internet par satellites Starlink fournit Internet à moindres frais à l'Ukraine, même dans les zones ravagées par la guerre. D'après la chaîne américaine CNN, Elon Musk demanderait au gouvernement américain de couvrir les frais du service Starlink, géré par SpaceXD'après Elon Musk, l’accès à Starlink en Ukraine a coûté à SpaceX 80 millions de dollars jusqu'à présent. Ce montant devrait même dépasser les 100 millions d'ici la fin de l'année. Le patron de Tesla, SpaceX et Starlink évoque même un coût potentiel de 400 millions de dollars pour l'année 2023. Dans une lettre adressée à Elon Musk, on apprend que le chef des forces armées ukrainiennes demanderait 6500 terminaux Starlink supplémentaires d'un coup pour soutenir l'effort de guerre au niveau communication, puis 500 supplémentaires chaque mois pour remplacer ceux détruits lors des combats. SpaceX aurait refusé, en lui indiquant d'envoyer sa demande auprès du département de la Défense des États-Unis. Je cite la communication de SpaceX, « nous ne sommes pas en mesure de faire de nouveaux dons de terminaux à l'Ukraine ni de financer les terminaux existants pour une période indéfinie », fin de citation. Toujours d'après Elon Musk, il y aurait 25.000 terminaux en Ukraine, dont 9.000 achetés par la Pologne, 1.700 par les États-Unis, ainsi que des contributions provenant d'autres acteurs.À noter que SpaceX a tout de même reçu plusieurs financements, dont 3 millions de dollars de l'Agence des États-Unis pour le développement international. Par ailleurs, les Ukrainiens vivants dans les zones libérées de l'occupation russe déplorent une absence totale d'Internet, accusant Elon Musk d'avoir coupé l'accès dans ces endroits pour empêcher les Russes de s'en servir. Qu'à cela ne tienne, le milliardaire est bien décidé à ne pas assumer seul ce coût de l'internet ukrainien et s'est même lancé sur le terrain de la géopolitique sur Twitter en proposant son propre plan de paix. Un scénario dans lequel l'Ukraine abandonnerait la Crimée et tiendrait des référendums supervisés par les Nations unies dans les quatre régions annexées. Ce qui n'est pas sans rappeler une suggestion similaire à propos de Taïwan dans les colonnes du Financial Times, où il évoquait le fait que l'île devienne une zone administrative spéciale de la Chine. Rien de rassurant pour les Ukrainiens donc, car si Musk décidait d'arrêter les frais avec Starlink en Ukraine, l'armée et le pays dans son ensemble serait rapidement dans une situation de crise, encore plus qu'aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 20, 20222 min

« Ma connexion Internet », une carte pour connaître son débit ?

Si le déploiement d'Internet à haut débit se poursuit en France, l'ARCEP, le régulateur des communications électroniques pour faire court, vient de publier ses derniers chiffres concernant la couverture de l'Hexagone en BHD, Bon Haut Débit et THD, Très Haut Débit avec des résultats assez encourageant pour une grande majorité de Français. Si ce genre de données est toujours compliqué à appréhender, une carte interactive existe pour savoir avec précision quel est le débit internet proposé autour de chez vous, et dont le lien est disponible dans la description de cet épisode.Intitulé « Ma connexion Internet », cette carte permet effectivement de connaître avec précision le début maximum reçu selon votre adresse. D'après la légende proposée sur le site, ces débits vont de « inéligible au haut débit, à 1 Gbits par seconde et plus ». Cette carte se base sur les données les plus récentes de l'ARCEP, datant du 30 juin dernier. En parallèle, une autre carte permet de surveiller l'avancée du déploiement de la fibre, où là, les données sont mises à jour plus régulièrement. Ceci dit, ces cartes sont la plupart du temps mises à jour tous les trimestres grâce aux données fournies par les opérateurs, avec le détail pour chaque service internet. Première bonne nouvelle à en croire l'ARCEP, le déploiement de la fibre suit son cours avec 72,3% des Français couverts en juin 2022, soit +10% en un an. Si l'on élargit un peu le spectre aux Très Haut Débit, cette part passe même à 81,2%, soit des débits supérieurs à 30 Mb/s. Autre bonne nouvelle, celle de la 4G fixe. Au 30 juin 2022, près de 99% des foyers français y avaient accès, soit une part qui a quasiment doublée en comparaison avec juin 2021. Un déploiement record qui permet ainsi de couvrir la quasi-totalité des ménages en Bon Haut Débit (BHD), soit des débits compris entre 8 et 30 Mb/s.Côté outre-mer, la Réunion dispose d'une éligibilité à 91,5 % au Très Haut Débit. La Guyane et Mayotte sont pour leurs part moins bien loti avec respectivement 51 et 39 %. Un schéma qui n'épargne pas la France métropolitaine d'ailleurs, puisque les différences d'accès au Très Haut Débit se fait fortement ressentir entre la région Hauts-de-France et 92,5 % de sa population éligible, contre seulement 54% en Bretagne. En Corse, ce taux d’éligibilité est de 67,6 %. Si l'on regarde encore plus précisément, au niveau départemental, les écarts sont encore plus flagrants. Par exemple, moins de la moitié des ardéchois sont éligibles au THD (44%), et parmi ceux-là, seul 28% peuvent prétendre à la fibre. En comparaison, les habitants du Rhône sont éligibles à 94 % au THD, dont 91% d'entre eux à la fibre, sans parler de Paris ou 100% de la population est éligible au Très Haut Débit. Concrètement, la généralisation de la fibre optique devrait se poursuivre en France jusqu'en 2025, date à laquelle le gouvernement a fixé pour objectif que tous les Français puissent y avoir accès.Carte : https://maconnexioninternet.arcep.fr/?lat=50.63241647786893&lng=3.03877115251737&zoom=18&trimestre=2022T2&mode=debit Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 18, 20223 min

Neeva, un moteur de recherche privée alternatif à Google ?

Sans doute faites-vous partie des 90 % d'internautes qui aujourd'hui utilisent Google pour faire leurs recherches sur Internet. Avec une telle part de marché, autant dire que Google est en position de monopole et peut imposer son modèle gratuit financé par la publicité ciblée, ce qui vaut d'ailleurs au GAFAM d'être visée par plusieurs affaires judiciaires. Mais aujourd'hui, le géant d'Internet fait face à une nouvelle menace, le moteur de recherche Neeva, qui prend la position inverse de Google, à savoir un moteur de recherche sans pub et sans traçage.Lancée en 2021 aux États-Unis, Neeva a été cofondée par deux pointures d'Internet, l’ex-vice-président du département publicité de Google, Sridhar Ramaswamy, ainsi que Vivek Raghunathan, ex-vice-président du département monétisation de YouTube. Les deux citent d’ailleurs le modèle et le monopole de Google comme leur inspiration première pour donner naissance à Neeva, je les cite, « même avec de bonnes intentions, ce qui était le cas dans mon équipe chez Google (explique Ramaswamy) , il était très difficile de rester centré sur l'utilisateur quand il y a une pression pour faire de plus en plus de revenus. Donc, d'une certaine manière, Neeva appuie sur le bouton réinitialisation sur la façon dont la recherche doit être pensée, [à savoir] en mettant l’internaute au centre » fin de citation. Sur Neeva, pas de pub ciblée... Le moteur de recherche est entièrement gratuit. Ceci dit, une version payante est disponible aux Etats-Unis uniquement à ce jour, avec des outils plus pointus pour protéger votre vie privée. D'après l'entreprise, ce système d'abonnement représente la seule source de revenus de Neeva. Un modèle qui a déjà séduit plus de 600 000 utilisateurs en douze mois aux États-Unis. Neeva lancera d'abord son service de base en Europe, puis introduira son abonnement premium avec des fonctionnalités supplémentaires telles qu'un VPN et un gestionnaire de mots de passe en France, en Allemagne, et au Royaume-Uni.En clair, Neeva est je cite « une plateforme axée sur l'utilisateur, centrée sur les recherches privées et transparentes, et non un moteur de recherche au service des annonceurs. » Dans le détail, le moteur de recherche propose de la décentralisation. Chaque utilisateur prend donc les commandes de son internet, personnalisant ses résultats de recherche dans un environnement sans publicité, le tout assorti d'une promesse de protection des données... bref, l’internaute est en total contrôle. Si Neeva veut proposer un web aussi objectif et personnalisable que possible, l’entreprise doit tout de même trouver un positionnement sur la question de la désinformation, et des contenus qui pourraient se trouver propulsé au tout en haut des suggestions avec de mauvaises intentions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 17, 20222 min

Les TV 8K bientôt interdites en Europe ?

Dans le contexte de crise énergétique, l'Union Européenne pourrait bien décider de réguler les objets les plus énergivores et parfois inutiles aux yeux de certains... C'est notamment le cas des télé 8K qui offre une toute nouvelle approche en termes d'image, mais qui consomme aussi beaucoup.Comme le rapporte le site flatpanelshd, spécialisé sur les média, la télévision et les écrans, l’Union Europe prévoit de mettre à jour son indice d’efficacité énergétique (IEE) dès le mois de mars 2023. Cet indice précise les règles en matière de consommation d’énergie qui doivent être respectées par les fabricants, notamment les fabricants de téléviseurs. Avec cette mise à jour, ces règles pourraient être durcies, au point d'empêcher la commercialisation de TV 8K. Jusqu'à présent, ces modèles de télévision étaient exempts de limites de consommation. Mais d'ici mars 2023, je cite, « les téléviseurs 8K de 55 pouces devraient avoir une limite de consommation de 84 W maximum, 112 W pour les modèles de 65 pouces et 141 W pour les modèles de 75 pouces. Or, les modèles actuellement vendus en Europe consomment bien plus que ces nouvelles limites. Par exemple, les modèles 65 pouces de Samsung consomment près de 300 W. En cas de limitation de la consommation des modèles 8K, il est fort possible que ce type de télé ne soit plus disponible à la vente pendant un long moment, au moins le temps que les fabricants trouvent une solution.Pour sa part, le géant coréen Samsung s'est voulu rassurant en disant que réduire la consommation de ses téléviseurs sera un challenge compliqué à relever, mais que l’entreprise fera son maximum pour trouver une solution. Un gain de sable dans les rouages de la stratégie de Samsung, puisque la marque comptait vendre plus de TV 8K que de TV 4K cette année. Du côté de la concurrence, par exemple TCL Europe, si la mesure venait à passer, l'entreprise avertit qu'il n’y aura tout simplement plus aucun téléviseur 8K sur le marché en Europe. Pour sa part, la 8K Association qui défend cette technologie, a indiqué que ces mesures n’étaient pas réalistes. Je les cite, « à moins que quelque chose ne change, mars 2023 sonnera le glas de l'industrie émergente de la 8K […] Les limites de consommation d'énergie des téléviseurs 8K sont fixées si bas qu'aucun de ces appareils ne passera ». Pour rappel, l'Union européenne avait déjà mis à jour son étiquette énergétique en mars 2021, ce qui avait entraîné le passage de nombreux modèles de télé en classe G, soit la pire note en termes de consommation énergétique. À voir si l'industrie des écrans TV réussira à s'adapter ou abandonnera la norme 8K. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 16, 20222 min

La Chine chasse ceux qui contournent la censure ?

Ce n'est pas un secret, la Chine censure allègrement les informations venant de l'extérieur afin que sa population ne soit pas tentée de remettre en cause le discours officiel du Parti Communiste. Seulement, de nombreux outils existent pour contourner ce que le gouvernement appelle son « grand pare-peu » sur Internet. Désormais, les politiques s'attaquent à ces fameux outils à l'approche du 20e congrès du parti.Les experts de GFW Report, plateforme spécialisée sur la question de la censure, précisent je cite que « le 3 octobre 2022, une centaine d'utilisateurs a signalé que leur serveur de contournement de la censure a été bloqué » fin de citation. Concrètement, plusieurs plateformes ont été victimes d'une nouvelle salve de mesures de répression à l'approche du 20e Congrès du Parti communiste, qui verra un remaniement de la direction du pays. Dans ce contexte, le renforcement de la censure est fréquent surtout qu'il s'agit d'un moment dit « politiquement sensibles » en Chine. Cependant, cette lutte contre les outils de contournement de la censure semble s'être accentuée de manière significative.Avant de poursuivre, connaissez-vous TLS (ou transport layer security) ? Il s'agit d'un protocole de sécurité Internet utilisé pour chiffrer les données envoyées sur Internet. Ainsi, de nombreux outils de contournement de la censure utilisent TLS pour préserver la confidentialité des conversations. Comme le précise le site siecledigital.fr, plusieurs utilisateurs passent par un réseau privé (l'équivalent d'un VPN) basé sur TLS, ce qui permet de diriger le trafic Internet à travers une connexion TLS, au lieu de le transmettre au fournisseur qui appliqueraient la censure. Seulement, les experts de GFW ont récemment annoncé, je cite que « les autorités chinoises ont trouvé un moyen de bloquer l'adresse IP des personnes qui tentent de contourner la censure » fin de citation. D'après eux, environ 50 % des internautes chinois qui contournent la censure en ligne utilisent un outil basé sur TLS. Pour passer outre le « grand pare-feu » chinois qui censure et régule l'accès Internet du pays en bloquant certains services web étrangers ou en ralentissant leur trafic, il semble que les internautes chinois devront acheter leur propre domaine.En clair, GFW Report estime, je cite que « si les outils basés sur TLS ont déjà été bloqués auparavant, nous n'avons jamais observé un tel niveau de blocage. En sachant que le mois d'octobre sera la période la plus sensible cette année, des plans de secours ont été publiés pour atténuer le blocage » fin de citation. En Chine, de nombreuses plateformes sont bloquées comme Google, Twitter, Facebook, Wikipédia (dans toutes les langues), WhatsApp (partiellement) ou encore Instagram. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 13, 20222 min

5G, l'Europe à la traîne face au reste du monde ?

La 5G est petit à petit rentrée dans les usages ces dernières années, ou à défaut d'être accepté, est un peu moins pointé du doigt. Ceci dit, le conflit Ukraine-Russie affecterait profondément le déploiement de cette technologie sur le Vieux continent, avec une couverture sur les deux tiers de l'Europe pas avant 2025.D'après une étude de la GSMA, organisation représentant les intérêts de l'industrie de la téléphonie mobile, l'Europe serait en retard au sujet du déploiement de la 5G, comparé à la Corée du Sud, au Japon et aux États-Unis. Si la Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni ou encore l'Allemagne font partie des bons élèves, ce ne serait pas le cas des autres pays. Pour expliquer ce retard, le rapport avance que les opérateurs seraient confrontés à la hausse des prix de l'énergie, en partie causée par le conflit Ukraine-Russie. Qu'à cela ne tienne, l'Association européenne des opérateurs de réseaux de télécommunications a réitéré il y a quelques semaines, son appel aux grandes entreprises pour je cite « qu'elles assument un pourcentage des coûts liés au développement des infrastructures ». Sur ce point, les patrons de 16 opérateurs européens estiment qu'ils font déjà « tout le travail nécessaire », et qualifient cette situation « d'injuste ».Selon les résultats de l'étude, l'inflation et la guerre en Ukraine affectent les ambitions du continent en matière d'infrastructures, au point que les estimations de la couverture du réseau 5G en Europe ne devrait atteindre 70 % qu'en 2025. L'an dernier, cette couverture était de 47 %. D'après la GSMA, 30 % de la population européenne n'aura toujours pas accès à la 5G d'ici 3 ans, tandis qu'en Corée du Sud, seuls 2 % de la population ne serait pas couverte. Côté utilisation de la 5G par les citoyens, le rapport Mobile Economy Europe montre une hausse non-négligeable du nombre d'Européens plébiscitant les appareils équipés d'une puce 5G. En Norvège par exemple, 16 % de la population aurait déjà été conquise par cette nouvelle technologie ; 14% en Suisse ; 13% en Finlande, 11% au Royaume-Uni et 10% en Allemagne ; contre 6% en moyenne pour l'ensemble du continent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 12, 20222 min

Un nouvel accord pour les transferts de données UE-USA ?

C'est un grand pas en avant que vient de faire Joe Biden vers une nouvelle coopération avec l'Union Européenne en matière d'échange de données. Le président américain a récemment signé un décret qui permettra de protéger les citoyens de l'Union européenne de certaines ingérences venant des Etats-Unis.Ce décret arrive après les engagements réciproques sur lesquels s'étaient accordés Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen en mars dernier. Concrètement, ce décret pose je cite, « une base juridique importante pour les flux de données transatlantiques en répondant aux préoccupations soulevées par la Cour de justice de l'Union européenne », précise la Maison-Blanche. Pour rappel, la CJUE avait jugé en juin 2020 que cette coopération, dénommée Privacy Shield, ou le bouclier de Vie Privée en Français, n'offrait pas un niveau de protection suffisant pour les données personnelles transférées de l'UE vers les États-Unis. Le nouveau décret signé par le président américain apporte donc de nouvelle garanties en matière de confidentialité, et devrait aussi limiter la capacité des agences de sécurité et de renseignements américains à accéder aux données personnelles des citoyens de l'Union européenne.En clair, les services de renseignement américains ne pourront accéder aux données transférées qu'en cas d'absolue nécessité, comme dans le cas d'une vraie menace sur la sécurité nationale. À noter qu'en cas d'abus, les citoyens qui se sentiraient lésés pourront engager des poursuites afin de se faire dédommager. Des poursuites qui passeront par un examen mené par un organisme indépendant, dont les juges ne devront pas avoir de liens avec le gouvernement américain et devront être de vrais spécialistes de la question des données personnelles. Il s'agira vraisemblablement du tribunal de révision de la protection des données, qui sera spécialement créé.En fait, ce décret constitue la dernière étape majeure à la mise en place d'un nouvel accord de partage de données entre les USA et l'UE. Il est en effet nécessaire pour les entreprises aujourd'hui d'avoir un mot à dire sur cette question, car toutes sont concernées par ces transferts de données, GAFAM comme PME. La Commission européenne a dors et déjà a pris connaissance du décret et le transposera prochainement pour ensuite l'imposer aux entreprises tout en respectant l'esprit du texte, mais selon ses propres règles. Ce processus pourrait mettre six mois pour déboucher sur un accord définitif, soit aux alentours du mois de mars 2023. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 11, 20222 min

Whisper, de la reconnaissance vocale dans 99 langues ?

Vous commencez à connaître Open AI, cette entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle a qui l'on doit notamment le programme DALL-E, qui génère des œuvres arts grâce à du texte. Et bien la dernière innovation d'Open AI n'a rien à voir avec l'art cette fois, puisqu'il s'agit d'un système de reconnaissance vocale en accès libre, destiné aux chercheurs et aux développeurs.Open AI lance aujourd'hui un programme open-source baptisé Whisper, permettant de transformer la voix en texte pour l’anglais, mais aussi pour d’autres langues. Autre spécificité le distinguant de la concurrence, le fait de ne pas tenir compte de bruits de fond, par exemple de la musique, quand la personne ne parle pas. D'après l'entreprise, le Whisper est aussi capable de détecter automatiquement la langue parlée. Dans le détail, l’audio entrant est découpé en blocs de 30 secondes, lesquels sont ensuite convertis en spectrogrammes. L’architecture de Whisper fonctionne sur un principe simple d’encodage/décodage pour chaque bloc. Pour cela, OpenAI a entraîné son IA avec 680 000 heures de données, dont les deux tiers correspondant à des contenus en anglais avec une transcription en anglais, le reste correspondant à 98 autres langues apprises par le système.À noter qu'il existe déjà de nombreux systèmes de reconnaissance vocale automatique. Mais à en croire OpenAI, les modèles utilisés dans Whisper seraient plus robustes pour le traitement des accents, des bruits de fond et des jargons techniques. Une étude de l’Université de Stanford datant de 2019 suggère que les systèmes d’Amazon, Apple, Google, IBM et Microsoft afficheraient un taux d’erreur quasiment deux fois plus élevé pour les utilisateurs noirs que pour les utilisateurs blancs, soit 41 erreurs en moyenne tous les cent mots, contre 21 erreurs pour les autres. Chez les femmes, le nombre d’erreurs est en moyenne de 30 contre 17. OpenAI insiste aussi sur des écarts de performances selon les différents accents et dialectes. Si Whisper vous intéresse, son code est disponible en libre accès sur Github et peut être intégré dans n'importe quel autre programme avec quelques réglages selon l'usage imaginé par la suite.Étude de Stanford : https://fairspeech.stanford.edu/Github : https://github.com/openai/whisperFaits Divers sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / Google Podcast / Castbox Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 10, 20222 min

Meta : un metaverse trop buggé même pour les développeurs ?

Le Metaverse, voilà un concept, que dis-je une sorte d’utopie dont on parle pratiquement toutes les semaines dans ce podcast tant l’actualité qui l’entoure est riche. Et si je parle d’utopie, c’est parce que dans notre imaginaire, on associe le metaverse à une copie de notre monde virtuel comme imaginé dans Matrix ou Ready Player One. Or, la réalité à ce jour est tout autre. D’après Vishal Shah, dirigeant du metaverse chez Meta, nouveau nom du groupe Facebook, la plateforme Horizon Worlds serait remplie de bugs rendant l’expérience déplaisante, à tel point que même les équipes travaillant sur son développement n’auraient pas envie de l’utiliser. En changeant de nom pour Meta, le groupe Facebook a décidé de mettre le Metaverse au cœur de ses priorités. Ce metaverse a aujourd’hui un nom : Horizon Worlds, monde virtuel dans lequel les gens se déplacent grâce à des avatars, exactement comme dans un jeu vidéo. Cet espace virtuel est disponible via le casque Meta Quest 2 (anciennement Oculus Quest) depuis décembre 2021, et même en France depuis peu. Ceci dit, la plateforme serait encore loin d’être parfaite. Dans une note interne consultée par le site spécialisé The Verge, Vishal Shah dirigeant du metaverse chez Meta, déplore je cite « les retours actuels de nos créateurs, utilisateurs, testeurs et de nombreux membres de l'équipe [Ces derniers pointent du doigt] le poids cumulé des coupures, des problèmes de stabilité et des bugs, [ce qui rendrait] trop difficile pour notre communauté l'expérience de la magie d'Horizon » fin de citation. Le dirigeant regrette que ses équipes travaillant sur le metaverse ne passent pas plus de temps sur la plateforme, à tel point que la direction réfléchit à une manière de les y forcer.À ce jour, force est de constater qu’Horizon Worlds reste loin derrière des rivaux comme Fortnite par exemple. En effet, le jeu est en quelque sorte un metaverse, avec l’organisation d’événements de grande envergure comme des concerts virtuels ou même des films immersifs par exemple, lors de l’annonce de ses nouveaux chapitres et événements. À noter que l’arrivée d’Horizon Worlds en Europe avait été sacrément moquée pour des graphismes peu flatteurs, ce qui a poussé Mark Zuckerberg à annoncer des mises à jour majeures qui devraient avoir lieu cette semaine lors de la conférence annuelle Connect, ce 11 octobre. Le groupe Meta devrait aussi profiter de l’événement pour présenter son nouveau casque VR haut de gamme. Sachant que le metaverse est la pierre angulaire du futur de Meta avec des milliards de dollars investis dans son développement, on peut s’attendre à une réaction assez virulente de la part du groupe. J’entends par là dans changements forts dans son approche du metaverse et du contenu d’Horizon Worlds dans le but de faire taire les critiques. Une démarche qui pourrait durer jusqu’à la fin de l’année d’après Vishal Shah. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 9, 20222 min

Même sans interprète, la voix de Dark Vador survivra grâce à l'IA ?

Vous le savez peut-être, l'acteur James Earl Jones a officiellement annoncé qu'il allait arrêter de doubler le personnage de Dark Vador. Une triste nouvelle pour de nombreux fans, mais qui n'est pas une fatalité pour autant puisque sa célèbre voix continuera de raisonner à l'écran grâce à l’intelligence artificielle.En fait, l’acteur a signé un accord pour que les archives de ses enregistrements vocaux puissent être utilisées afin d’entraîner des outils de synthèses vocales adossés à une intelligence artificielle. L’objectif est clair : pouvoir recréer la voix de Dark Vador quand il était plus jeune, afin de continuer à l’exploiter pour de nouveaux dialogues. Bien connu de l'univers de la synthèse vocale, c'est l'entreprise Respeecher qui a été retenue pour ce projet. La start-up ukrainienne a en effet déjà travaillé avec Lucasfilm et Disney notamment dans la série Le livre de Boba Fett où Luke Skywalker, joué à l'écran par Mark Hamill retrouvait sa voix de jeune jedi ; ainsi que dans a série Obi-Wan Kenobi. De son côté, l'artiste Bogdan Belyaev avait donné vie à un jeune James Earl Jones pour quelques lignes de dialogues de Dark Vador dans la série Obi-Wan Kenobi, et avait même dû précipiter la fin de son travail pour envoyer les rendus à temps alors que la Russie commençait son invasion de l’Ukraine. D'après le célèbre magazine Vanity Fair, Matthew Wood, employé de longue date de Lucasfilm, aurait même reçu quelque temps après la mise en ligne de la série, un message de la famille de James Earl Jones qui indiquait qu’elle était satisfaite du travail.Ce n'est pas un secret, Lucasfilm a toujours été en pointe dans l’utilisation de la technologie. Disney est pour sa part un véritable terrain d'expérimentation et l’innovation via sa division Disney Research qui développe aussi bien des technologies de réalité virtuelle que des robots pour renforcer le réalisme des cascades dans ses films. Le recours à l’intelligence artificielle n’est pas nouveau, tout comme l’utilisation d’images de synthèse pour redonner vie à un acteur disparu. Ceci dit, et comme nous l'avons développé dans le podcast précédent consacré au deepfake professionnels de Bruce Willis au cinéma, utiliser des voix synthétiques pose question. Reste à savoir si cela permettra de préserver un patrimoine, d'améliorer la qualité des productions, sans pour autant nuire aux acteurs devant la caméra ou derrière les micros. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 6, 20222 min

Bruce Willis « continuera sa carrière » grâce à un deepfake ?

On le sait, les deepfakes sont de formidables outils pour l'art, notamment les vidéos, mais peuvent aussi se révéler très dangereux s'ils sont utilisé à mauvais escient. Cette fois, c'est effectivement dans un but « plus noble » que cette technologie va être utilisé : permettre à l'acteur Bruce Willis de continuer sa carrière malgré le fait que ce dernier ait annoncé sa retraite des plateaux de tournage en avril dernier pour cause d'aphasie, autrement dit un trouble du langage provoquant chez l'acteur des difficultés à trouver ses mots.En fait, la star de films d'action a annoncé avoir vendu ses droits d'image à la société DeepCake, une entreprise américaine spécialisée dans les deepfakes. De l'aveu même de l'acteur, cette technologie offrirait de belles perspectives d'avenir au cinéma. Dans le cadre du 7e art, cette technique utilise l'intelligence artificielle pour superposer un visage sur une vidéo de manière très réaliste. De quoi résoudre bien des problèmes, comme pour rajeunir un acteur ou une actrice par exemple, ce que Disney a fait il y a peu dans Star Wars avec la Princesse Leia, interprétée par la regrettée Carrie Fischer. Bruce Willis est pour l'instant la première personnalité avoir vendu ses droits d'image dans un tel objectif.Concrètement, l'entreprise DeepCake, qui a donc récupéré le droit à l'image de Bruce Willis, propose aux studios de cinéma d'intégrer le visage et les expressions d'un acteur ou d'une actrice contre un chèque bien moins conséquent que ce qu'aurait été son cachet si il ou elle s'était rendu en personne sur le tournage. L'entreprise explique que cela permet aux sociétés de production d'économiser sur beaucoup d'autres coûts, comme les billets d'avion ou les nuits d'hôtel. Restent les questions d'éthiques autour de tels projets. Par exemple, à quel point les acteurs sont-ils propriétaires de leurs corps, même une fois décédés comme Carrie Fischer ? De plus, les deepfakes pourraient-ils mettre en péril la carrière des autres acteurs si des clones numériques sont disponibles pour beaucoup moins cher ? L'adoption des deepfakes par Hollywood est en tout cas une nouvelle preuve que l'IA bouleverse tout le secteur de l'industrie artistique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 5, 20221 min

Samsung : un premier PC portable avec écran extensible ?

Si Samsung a été l'une des premières grandes entreprises à innover dans le monde des smartphones avec un écran pliable, voilà que le géant sud-coréen récidive et innove, cette fois avec un écran de PC portable extensible. À l'avenir, ce type d’innovation pourrait devenir une norme pour les ordinateurs portables afin d'étendre leur capacité d’affichage tout en réduisant l’encombrement.C'est lors de l’événement Intel Innovation 2022 que ce prototype a été présenté par le patron de la division écrans de Samsung Joo-Sun Choi. En clair, il suffit simplement de tirer sur les bordures de l'écran pour que le châssis de la partie gauche coulisse et déroule le reste de l'écran jusqu'à obtenir une diagonale étendue à 17 pouces, soit plus d'une quarantaine de centimètres. Une façon de voir plus grand lors de l'utilisation, tout en réduisant la taille de l'écran pour le ranger et le transporter. Selon Intel et Samsung, cet écran pourrait préfigurer de ce que seront les futurs PC portables à l'avenir, sans pour autant donner davantage de détails sur les caractéristiques techniques.Si Intel s'est lié à Samsung dans cette aventure, c'est bien la firme coréenne qui est à la manœuvre pour mettre au point ce fameux écran. À noter que Samsung est loin d'être un novice en matière d'écran pliable ou extensible puisque l'entreprise commercialise depuis plusieurs années des smartphones à écran pliable dans ses gammes Galaxy Z Fold et Z Flip. D'ailleurs, les systèmes de pliage s'améliorent d'année en année avec des prix régulièrement à la baisse. Pour ce qui est des écrans extensibles, le Coréen n'est pas le premier à avoir présenté ce genre d'innovation, on se souvient de LG avec son smartphone LG Rollable, bien que de plus petite taille, mais pour les écrans de PC, c'est effectivement inédit. Reste maintenant à savoir si ce genre de modèle pourrait effectivement s'inviter dans l'univers des PC et surtout à quel prix il serait vendu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 4, 20222 min

Un outil pour sauver vos smartphones des logiciels espions ?

Si l'on connaît les logiciels espions comme Pegasus, destinés à surveiller des personnalités publiques importantes comme des présidents ou des patrons d'entreprises via leurs smartphones, on connaît moins leur pendant domestique : les stalkerwares. En français, on pourrait traduire ça par « logiciels pour harceleurs ». Difficile de savoir si l'on est espionné par quelqu'un donc, étant donné que ce programme est invisible... enfin pas tout à fait, puisque l'outil Veriphone permet justement de les détecter.Est-il nécessaire de rappeler qu'espionner les gens est illégal ? Qu'à cela ne tienne, cela n'empêche pas ceux qui le souhaitent vraiment d'avoir recours à des stalkerwares facilement disponibles sur Internet avec des abonnements autour d'une trentaine d'euros par mois. Une fois installées sur le smartphone de la victime, ces applications permettent de récupérer tous les messages, mails, listes d'appels et géolocalisation. Des applications bien souvent utilisées par des couples excessivement suspicieux, et qui se retrouvent régulièrement cités au tribunal dans le cadre de violences domestiques. D'après le Centre Hubertine Auclert, une association féministe, sept femmes sur dix victimes de violences domestiques seraient victime de ces stalkerwares.Ceci dit, une coalition anti-stalkerwares a été créée il y a trois ans pour lutter et sensibiliser contre ce phénomène, permettant à la justice française de s'équiper d'un outil capable de détecter ces applications. D'après les informations du journal Le Monde, cet outil s'appelle Veriphone, et prend la forme d'une simple tablette. Rien de palpitant jusque-là, si ce n'est une application bien précise, appelée TinyCheck, développée en 2020 par l'informaticien français Félix Aimé après avoir rencontré le Centre Hubertine Auclert. En clair, cette application permet de récolter les preuves de la présence d'un stalkerware sur le smartphone d'une victime. À noter que TinyCheck est un logiciel libre... cela signifie qu'il est possible de le modifier et de l'adapter à sa guise ! Dans le détail, Veriphone crée un réseau Wi-Fi éphémère sur lequel va se connecter le mobile de la victime, révélant toute l'activité du smartphone. Ainsi, TinyCheck va chercher à identifier les signatures particulières d'une quarantaine de logiciels considérés comme des stalkerwares et notamment sur quels serveurs ils tentent de se connecter. Si l'un d'eux est bel et bien présent, une alerte s'affiche sur le Veriphone avec tous les détails de connexions en guise de preuve. Le rapport généré est ensuite ajouté au dossier du dépôt de plainte de la victime. Reste à savoir si cet outil sera généralisé dans l'ensemble des tribunaux de France ou restera circonscrit à Paris dans un premier temps. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 3, 20222 min

Les NFT déjà délaissés par le grand public ?

Avis à tous les passionnés de NFT, il semblerait que l'engouement du grand public soit terminé. D'après Dune Analytics, un site communautaire compilant des données issues de ce secteur, le volume d'échange de ces jetons non fongibles a chuté de 97% en septembre, rapport au sommet atteint en début d'année.L'an dernier, Choses à Savoir Tech vous expliquait que le secteur des NFT était en pleine croissance, laissant se profiler de beaux jours pour l'avenir d'internet et l'arrivée du Metaverse dans lequel ces NFT joueraient une part importante. En début d'année 2022, le volume d'échange mensuel des NFT dépassait même les 17 milliards de dollars, contre seulement 466 millions il y a quelques semaines. Douze mois après son avènement, le secteur du NFT connaît une chute vertigineuse.Ceci dit, il ne faut pas oublier que les NFT sont des actifs numériques de niche, réunissant pour la plupart des passionnés. Inscrits sur les blockchains, ils peuvent donc être authentifiés, et ne sont obtenable qu'en échange de cryptomonnaies, ce qui explique par moment leurs prix exorbitants. Seulement, un NFT reste un produit numérique difficile d'accès et aussi très polluant... suffisamment en tout cas pour remettre en cause son utilité. D’après une étude menée par des chercheurs indépendants que vous pouvez consulter via le lien dans la description de cet épisode, la production d'un seul NFT en prenant en compte tous les paramètres liés à la blockchain et aux cryptomonnaies, émettrait en moyenne 200 kilogrammes de gaz à effet de serre, soit plus ou moins un trajet de 800 kilomètres à bord d'une voiture essence.Hormis les échanges entre collectionneurs d’œuvres d'art numériques, force est de constater que jusqu'à présent, l'utilisation des NFT était un peu dénuée d'intérêt. En tout cas, ce qu'en on fait les entreprises qui ont pris le train en cour de route. Starbucks par exemple, a créé sa propre collection de NFT pour offrir des avantages exclusifs sur les produits de la marque. De son côté, Mojang, la maison mère du jeu Minecraft a interdit cet été l'utilisation des NFT dans sa célèbre licence, expliquant, je cite que « la spéculation et la mentalité d'investissement autour des NFT éloignent de l'expérience de jeu et encouragent le profit ». Un message qui a été très bien reçu par la communauté Minecraft et plus largement par les réseaux sociaux, ce qui a fatalement fragilisé la popularité des NFT auprès du grand public, surtout envers le côté spéculatif et la perspective de richesse facile de cette technologie. Ceci dit, il n'est pas exclu que d'autres applications plus pertinentes ne voient le jour et permettent au NFT de s’installer dans notre quotidien.Étude : https://memoakten.medium.com/the-unreasonable-ecological-cost-of-cryptoart-2221d3eb2053 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 2, 20222 min

Qui était Valeri Poliakov, l'homme aux 437 jours d'affilé dans l'espace ?

C'est un pionnier de la conquête spatiale qui nous a quitté fin septembre... À la fois médecin et cosmonaute, Valeri Poliakov est décédé en Russie à l'âge de 80 ans. Il emporte avec lui le record du plus long séjour dans l'espace, avec 437 jours d'affilé passés dans la Station Mir.Dans le détail, Valeri Poliakov aura passé 437 jours, 17 heures et 58 minutes à bord de la station Mir entre le 8 janvier 1994 et le 22 mars 1995. L'une de ses phrases mémorable fut prononcée quelques minutes après son retour sur Terre, où il déclara je cite « nous pouvons voler vers Mars » fin de citation. Si cet accomplissement est considéré comme le sommet de sa carrière, Poliakov, qui était également médecin en plus d'être cosmonaute, a également occupé la fonction directeur adjoint du ministère de la Santé lors du premier mandat de Vladimir Poutine.Aussi étonnant que cela puisse paraître, Valeri Poliakov n'a pas suivi le cursus « traditionnel » des cosmonautes. Ses études le pousse tout d'abord vers une carrière de médecin. Mais en 1964, alors qu'il n'a que 22 ans, il est inspiré par le vol spatial de Boris Yegorov, premier médecin en orbite, et s'oriente vers le suivi médical des cosmonautes soviétiques. Il postulera sept ans plus tard en 1969, mais ne deviendra officiellement cosmonaute que dix ans plus tard en 1979, à 37 ans. Valeri Poliakov décolle pour la première fois à bord d'une fusée Soyouz, le 29 août 1988, à 46 ans, pour une première mission sur la station Mir, en tant que médecin du bord. Il y passe 240 jours avant de revenir sur Terre. Si la chute de l'URSS est un événement politique majeur, cela n'affecte pas tellement sa carrière, puisqu'en 1994, à 52 ans, il est renvoyé une nouvelle fois à bord de la Station Mir pour la fameuse mission de plus de 430 jours.Malgré différentes initiatives internationales, aucun vol n'a pour l'instant duré aussi longtemps ces 28 dernières années. Plusieurs vols ont certes approché la durée d'une année, mais aucune n'est allée au-delà. Ceci dit, la NASA montre un fort intérêt pour l'étude physiologique des missions très longues, notamment en prévision d'un vol habité vers Mars dans les décennies à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 29, 20222 min

Les cryptomonnaies pour sauver l'économie Russe ?

C'est ce qu'on appelle changer son fusil d'épaule, ou plutôt retourner sa veste. Car après avoir longtemps limité l'usage des cryptomonnaies, le gouvernement russe s'apprête à y avoir recours pour ses échanges à l'étranger, et ainsi contourner les sanctions des pays occidentaux.D'après l'agence de presse russe Interfax, le ministère des Finances et la banque nationale de Russie auraient trouvé un accord pour utiliser des monnaies virtuelles dans le cadre d'échanges commerciaux internationaux. La grande question est de savoir pourquoi cette annonce est si tardive, pourquoi elle n'a pas eu lieu plus tôt ? Si la Russie est l'un des pays les plus en pointe sur les crypto-monnaies, c'était aussi jusqu'à encore très récemment l'une des nations qui imposait une régulation stricte sur ces actifs décentralisés. En janvier 2021, puis en juillet 2022, le Parlement russe a adopté deux lois interdisant d'utiliser les coins et les NFT en tant que moyens de paiement. Ceci dit, l'université de Cambridge estime que le pays disposerait de la cinquième plus grande puissance de calcul au monde et que sa population est l'une qui utilisait le plus les cryptos au monde... et les conséquences de la guerre en Ukraine semblent avoir changé la donne.D'après le journal russe Kommersant, ce changement de posture ne constitue pas un rétropédalage total de la part du gouvernement russe, qui continue de contrôler strictement ces monnaies à l'intérieur de ses frontières. Le ministre des Finances russe Alexei Moiseev, explique que jusqu'à aujourd'hui, les lois russes dans ce domaine n'empêchaient pas les citoyens d'ouvrir des wallets, des porte-feuille numériques, mais que ces derniers les ouvraient surtout depuis l'étranger. Cette souplesse de la réglementation devrait donc inciter les possesseurs de cryptos à rapatrier leurs actifs au pays, mais sous le contrôle de la banque centrale. Une surveillance justifiée, comme souvent, par la lutte anticorruption. Reste encore à déterminer à quel point ce changement permettra de contourner les sanctions économiques occidentales, et quel sera son impact réel sur les finances du pays. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 28, 20221 min

Amazon va participer à la création de l'euro numérique ?

C'est un concept qui est pratiquement devenu normal, voire banal : les cryptomonnaies. On en parle régulièrement dans ce podcast, au point de voir qu'elles ont pratiquement intégré notre quotidien. Pour aller dans ce sens, la BCE (Banque Centrale Européenne) prépare l'arrivée de l'euro numérique, sa propre cryptomonnaie. Pour ce faire, l'organisme s'est notamment tourné vers Amazon.Mi-septembre, la BCE dévoilait le nom des cinq entreprises chargées de participer à la conception de l’euro numérique. Si quatre organismes bancaires ont été retenus, le dernier acteur de ce projet n'est autre qu'Amazon, qui jouera un rôle actif dans la mise au point du système de paiements pour le commerce électronique. Dans le détail, les entreprises sélectionnées développeront, je cite « des interfaces utilisateur pour l’euro numérique » en collaboration avec la BCE. À noter qu'Amazon ne s'est que timidement intéressé au secteur des paiements numériques ces dernières années. Le géant du commerce en ligne a notamment engagé un spécialiste des actifs numériques l’année dernière, ainsi qu'un chef de produit spécialisé dans les technologies blockchain, mais rien de plus.De plus, le choix d'Amazon est fortement critiqué par de nombreux observateurs. En effet, l'entreprise de Jeff Bezos est la seule sélectionnée à ne pas être originaire de l'Union Européenne. Ce qui est, en effet, discutable à l'heure où la justice européenne et le commissariat européen à la concurrence luttent contre la suprématie des firmes américaines dans l'économie numérique. La présence d'un géant américain du secteur à la base d'un projet qui pourrait toucher les intérêts stratégiques des pays de la zone euro remet pour certains en question la souveraineté européenne sur ces questions.Ceci dit, quand on parle d'Euro numérique, à quoi fait-on référence exactement ? Et bien à une version 100% numérique de notre monnaie, destinée à faciliter les transactions. L'idée est donc de proposer une alternative au Bitcoin ou à l'Ether. Car l’euro numérique est spécifiquement prévu pour répondre à l’émergence des stablecoins, ces jetons indexés sur une monnaie fiduciaire, qui existent physiquement sous la forme de pièce et billet contrairement aux deux exemples que je viens de vous citer. Parmi les stablecoins les plus populaires, on trouve l’USDT, l’USDC, le BUSD ou encore le Pax Dollar, tous essentiels au fonctionnement de l’écosystème crypto. L'euro numérique répond également à la dématérialisation croissante des paiements depuis la crise du Covid-19. Car désormais, plus de 40 % des achats réalisés en Europe dans une boutique physique sont réglés avec une carte bancaire, pièces et billet étant progressivement délaissé par les consommateurs. Certains pays comme la Belgique ont d’ailleurs obligé les commerçants à accepter les paiements électroniques, que ce soit par le biais d’un terminal ou d’une application sur smartphone. Parmi les avantages de l'Euro numérique, on peut noter la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d'argent, des transactions plus rapides qu'un virement bancaire, moins de frais de gestion comparé à un compte bancaire, sans compter que la blockchain offrira encore plus de sécurité aux utilisateurs. Le déploiement de l'euro numérique dans les 27 pays de l'UE est prévu pour 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 27, 20223 min

iPhone 14 : un youtuber provoque un accident pour tester l'appel d'urgence ?

Chaque annonce du nouvel iPhone est scrutée avec attention par les internautes. Peut-être un peu trop pour certains. En effet, l'une des nouveautés de l'iPhone 14 est l'appel d'urgence automatique en cas d'accident grâce à un accéléromètre intégré. Afin de vérifier si l'option fonctionnait correctement, un youtuber a mis en place un crash de voiture. Rassurez-vous, pas de blessé, tout a été réalisé dans des conditions de sécurité, loin du trafic routier.Concrètement, c'est sur la chaîne TechRax que ce crash-test a eu lieu... le lien est dans la description de cet épisode si vous voulez voir la vidéo. À noter que le youtuber est connu pour mettre à l'épreuve les iPhone et leur faire endurer les pires tests, de l'immersion dans l’eau, à la chute depuis un barrage, lave en fusion, enterrement, rien n’est oublié. Pour cette vidéo, le youtuber a utilisé une télécommande pour piloter la voiture utilisée dans le crash-test. Si le premier choc n'est pas violent, force est de constater que l'iPhone rempli son rôle au bout de quelques secondes et appelle les secours. Tout d'abord, le smartphone affiche un message disant je cite « il semblerait que vous ayez eu un accident ». Une alarme se met à retentir, puis un compte à rebours se déclenche pour permettre à l'utilisateur d'annuler la manipulation automatique en cas de fausse alerte.Le deuxième accident est plus violent, et la détection du choc fonctionne à nouveau. Si certains observateurs ne manqueront pas de souligner que ces tests ne prouvent rien de nouveau, on a au moins la preuve en vidéo que par deux fois, l'alarme s'est déclenché. Autre point intéressant, cette fonctionnalité était-elle vraiment nécessaire ? En effet, le Parlement européen impose aux voitures les plus récentes d’être dotées de cet équipement de sécurité depuis avril 2018. Ceci dit, on ne va pas se priver d'une double sécurité si on peut y avoir accès en possédant un iPhone 14. Test réussi haut la main donc pour cette nouvelle fonction, qui se trouve aussi sur la nouvelle Apple Watch. Avec un accéléromètre encore plus précis, la montre peut détecter une éventuelle chute, dans la rue ou à vélo. À voir si cette version sera testée par TechRax à l'avenir.Vidéo : https://youtu.be/MZn6K44qfdU Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 26, 20222 min

IA : Comment savoir si l'on utilise vos photos ?

On vous en parle régulièrement dans ce podcast, les images générées par intelligence artificielle se multiplient sur Internet. Dernièrement, l'œuvre d'art d'une IA a même remporté un concours. Je vous invite à écouter l'épisode de Tech consacré à cette anecdote si ce n'est pas déjà fait. Mais vous commencez à la savoir, pour qu'une IA puisse générer une image, il faut que son algorithme s’entraîne en analysant des millions, voir des milliards d'images. Ceci dit, la source de ces images peut poser problème, surtout si vos photos ont été utilisées puis incluses dans une base de données. Bonne nouvelle, un site permet désormais de savoir si vous êtes concerné.Pour qu'une IA puisse générer une image, ses créateurs doivent l’entraîner. Cette dernière va alors puiser dans de grandes bases de données publiques, dont la plus importante se nomme Laion-5B et contient 5,8 milliards d'images avec des textes associés. Théoriquement, les images proviennent toutes de sources publiques libres de droits... mais en réalité, ce n'est pas toujours le cas. Grâce au site Have I Been Trained? dont vous pouvez retrouver le lien en description de cet épisode, vous pouvez effectuer une recherche dans cette fameuse base de donnée. L'outil a été conçu afin que les artistes et photographes puissent découvrir si leurs œuvres ont été utilisées. Ceci dit, le site permet aussi de savoir si vos propres photos y figurent. Pour en avoir le cœur net, il faut simplement effectuer une recherche en saisissant votre nom ou en utilisant vos photos. À noter que le site ne conserve pas les images utilisées pour la recherche.Et visiblement, il y a de quoi prendre cette histoire très au sérieux et faire preuve de beaucoup de vigilance. Une femme a notamment retrouvé dans cette base de données des photos prises par son médecin après une chirurgie de sa mâchoire... des photos qui n'auraient jamais dû quitter son dossier médical. La bonne nouvelle est qu'il est facile de savoir d'où proviennent les photos. Laion-5B ne contient pas d'images directement, mais des liens vers celles-ci. Un simple clic droit permet donc de retrouver sur quel site elles se trouvent. Il vous incombera ensuite de contacter l'administrateur du site en question si vous souhaitez procéder à leur retrait.Have I Been Trained ? : https://haveibeentrained.com/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 25, 20223 min

La vie « possible » sur une lune de Saturne ?

D'après de récentes recherches, Encelade, l'une des lunes de Saturne pourrait réunir toutes les conditions pour créer de l'ADN, et donc permettre la vie. Grâce à une modélisation informatique, les scientifiques de la NASA ont conclu que la présence de phosphore était plus que probable dans l'océan d'Encelade, un élément essentiel au maintien de la vie telle que nous la connaissons.Ces dix dernières années, la communauté scientifique avait certes établi qu'Encelade abritait de l'eau, de la chaleur et la chimie nécessaires à la vie, mais attendait de véritables preuves pour affirmer cela. Dans les années qui ont suivi, ces fameuses preuves se sont multipliées et l'hypothèse n'a fait que se renforcer. Récemment, avant qu’elle ne termine sa mission en s'écrasant sur Saturne, la NASA a fait voler sa sonde spatiale Cassini à travers les panaches givrés de matière qui jaillissent des fissures de l'enveloppe d'Encelade, où la sonde a détecté de grandes quantités de méthane, un gaz généralement associé à la vie sur Terre.Je cite Christopher Glein, scientifique du Southwest Research Institute qui étudie Encelade depuis des années, « nous avons appris que le panache contient presque toutes les exigences de base de la vie telle que nous la connaissons […] Alors que l'élément bioessentiel qu'est le phosphore n'a pas encore été identifié directement, notre équipe a découvert des preuves de sa disponibilité dans l'océan sous la croûte glacée de la lune » fin de citation. L’étude conduite par Christopher Glein et une équipe internationale de chercheurs a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences. En faisant appel à des modèles informatiques, couplés à des données sur le système océan-fond marin d'Encelade, l'équipe a réussi à prédire la présence de phosphore en quantité similaire ou peut-être même supérieur à ce que l'on trouve dans l'eau de mer sur Terre. Je le cite, « cela signifie que nous pouvons être quasiment sûr qu'auparavant, l'océan d'Encelade était habitable » fin de citation. Reste à savoir s'il l'est toujours aujourd'hui. Pour cela, Christopher Glein explique, je cite que « nous devons retourner sur Encelade pour voir si un océan habitable est réellement habité ». Une demande entendue par la NASA qui développe actuellement des robots pour explorer les océans d'autres planètes, dont celui d'Encelade dans les années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 22, 20222 min

Déjà des résultats pour la 6G ?

Alors que la 5G commence à peine à être déployée en France, la société LG développe de son côté la prochaine phase de cette technologie : la 6G. Mi-septembre, la société sud-coréenne a réussi à obtenir la plus longue distance jamais parcourue pour la transmission d'un TB de données par seconde.LG et la 6G, c'est une histoire qui ne date pas d'hier. Avant même le déploiement de la technologie 5G à grande échelle, LG travaillait déjà sur la version suivante, et cela depuis 2019. Car entre la 5G et la 6G, tout est une question de vitesse et de quantité de données échangées. Concrètement, en 5G, il est possible d’atteindre en théorie 100 gigabits par seconde de téléchargement. En 6G, cette puissance devrait être décuplée, atteignant un térabit par seconde. Mi-septembre, LG a annoncé avoir réalisé avec succès une transmission de données d’un TBps sur 320 mètres à l'Institut Fraunhofer Heinrich Hertz (HHI) de Berlin, en Allemagne.Bon, je ne rentrerai pas dans le détail technique du fonctionnement de la 6G, mais pour tenter de vous éclairer un minimum, je cite le site siecledigital.fr, « la performance de LG a eu lieu sur des bandes de fréquences comprises entre 155 GHz et 175 GHz, dites ultra-larges, à 320 mètres. Plus une fréquence est basse, plus elle porte loin. À l’inverse, plus une fréquence est élevée, plus les débits sont élevés, mais sur une plus courte distance […] Les fréquences à bande ultra-large utilisées par la 6G ont une portée relativement courte, ce qui engendre des pertes de puissance. Pour résoudre ces problèmes, LG a développé un premier amplificateur capable d'augmenter la puissance du signal, et un second amplificateur à faible bruit de réception pour améliorer la qualité du signal entrant » fin de citation.À noter que les standards internationaux doivent encore être définis. Si les discussions doivent débuter en 2025, LG prévoit une commercialisation pour 2029 et son homologue Samsung pour 2030. Si la 5G a fait l'objet de nombreuses critiques, en quoi la 6G pourrait-elle être utile ? Et bien notamment pour offrir une meilleure stabilité des réseaux sans fil lors des grands événements sportifs ou des concerts. Si la Chine est également très active dans ce domaine, la France et l'Europe compte également se positionner très tôt dans le développement de cette technologie, n'en déplaise aux sceptiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 21, 20222 min

Bientôt des stations spatiales privées pour touristes ?

C'est une info qui n'a pas fait grand bruit et qui pour autant est très intéressante. La NASA a choisi trois entreprises pour préparer l'après ISS, donc une fois que la station spatiale internationale sera officiellement désertée. Objectif pour ces entreprises : déployer leur propre station spatiale privée d'ici la fin de la décennie.C'est un contrat à plus de 415 millions de dollars qui a été signé entre la NASA, Nanoracks, Blue Origin et Northrop Grumman, avec pour objectif de créer de nouvelles stations spatiales privées, et donc à des fins touristiques. En effet, la Station Spatiale Internationale est en orbite depuis 1998 et devrait prendre sa retraite d'ici 2030. L'équipement n'est plus une priorité pour la NASA qui se concentre désormais sur les vols habités vers la Lune et Mars. Ceci dit, elle souhaite tout de même garder un endroit où mener des expériences scientifiques et où envoyer des astronautes, mais pas par ses propres moyens, d'où l'idée de faire appel à des compagnies privées. Dans un communiqué, la NASA indique que trois d’entre elles ont été choisies avec l’objectif, je cite de « permettre une économie commerciale robuste, dirigée par les Américains, en orbite terrestre basse » fin de citation.Blue Origin tout d'abord. Après avoir raté un juteux contrat face à SpaceX pour l'alunisseur du programme Artemis, Jeff Bezos, le patron d'Amazon a obtenu le droit de créer sa propre station spatiale baptisée Orbital Reef, et qui sera financée par la NASA à hauteur de 130 millions d'euros. Il s'agira, je cite « d'un parc d'affaires à usage mixte » où astronautes et chercheurs côtoieront touristes et hommes d'affaires. Blue Origin promet que l’architecture de sa station sera, je cite à nouveau « centrée sur l’Homme avec des services et des équipements de classe mondiale qui seront inspirants, pratiques et sûrs » fin de citation. Boeing, Sierra Space et Redwire Space participeront au projet qui devrait être lancée en 2027. Nanoracks de son côté a remporté le plus grand contrat individuel du programme évalué à 160 millions de dollars, pour aider à la création de sa station Starlab qui devrait également être mise en orbite en 2027. Elle est pensée pour accueillir quatre astronautes avec un volume similaire à celui de l’ISS. Enfin, le géant du secteur Northrop Grumman a obtenu un contrat de 125,6 millions de dollars pour une station modulable où l'ajout de nouveaux éléments sera possible. Objectifs : science, expérimentation industrielle et tourisme.La conception des stations aura lieu jusqu'en 2025, avec début de mise en orbite en 2027. Ainsi, le futur de l’orbite basse de la Terre se dessine avec plusieurs stations spatiales privées où des visiteurs issus de divers secteurs pourront séjourner en louant les modules pour des prix qui n'ont pas encore été communiqués. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 20, 20222 min

La fusée de Artemis I lancée finalement dans une semaine ?

Si le programme Artemis de la NASA pour retourner sur la Lune est attendu avec impatience par le grand public, sa concrétisation est un peu plus compliquée que prévue. Fin août, un problème moteur avait empêché la première tentative de lancement. Début septembre, c'est une importante fuite d'hydrogène qui forçait l'agence à annuler le décollage. Aujourd'hui, la NASA annonce qu'un nouvel essai devrait avoir lieu mardi prochain, le 27 septembre.Sur le pas de tir, les équipes de la NASA s'affairent sans relâche depuis trois semaines désormais pour réparer les soucis mécaniques de la fusée. Dans le détail, elles ont prévu de remplacer les joints de la connexion entre la fusée et les conduites de carburant qui envoient l'hydrogène liquide dans l'appareil. En restant sur la rampe de lancement, l'équipe s'offre la possibilité de tester de nouveaux joints à des températures cryogéniques, imitant ainsi les conditions d'un lancement réel. Mais le temps presse, et la NASA mise gros sur la mission Artemis I. En effet, celle-ci marquera le premier lancement de l'énorme fusée Space Launch System de l'agence, qui doit permettre d'envoyer le vaisseau spatial Orion sur une orbite située au-delà de la Lune, et ce, sans équipage à bord. Ce vol inhabité doit durer entre 26 et 42 jours.Si tout se passe bien lors du retour de la mission Artemis I, la capsule devrait rentrer dans l’atmosphère protégée par son bouclier thermique, déployer ses parachutes avant d’amerrir au milieu de l’Océan Pacifique. De quoi certifier que la capsule Orion et le lanceur SLS sont fiables en vue d’une première mission habitée autour de la Lune dans le cadre de Artemis II aux alentours de mai 2024. Le premier alunissage, donc la prochaine fois que des humains reposeront le pied sur la Lune, est prévu pour 2025 dans le cadre de la mission Artemis 3. Au final, en choisissant le 27 septembre, l'agence spatiale américaine évite de gêner le lancement de la mission DART (Double Asteroid Redirection Test) prévu le 26 septembre et dont l'objectif est de percuter un astéroïde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 19, 20222 min

La Russie désespérément en quête d'électronique ?

Plus de six mois après le début du conflit en Ukraine, la Russie serait activement en quête de semi-conducteurs et de munitions pour soutenir son effort de guerre. D'après le média Politco, une longue et très précise liste d’achats, jugée crédible par divers experts aurait même été dressée, permettant d'identifier clairement les manquements de l'armée Russe.Un rapport du renseignement américain consulté par le New York Times affirme que Moscou cherche à se fournir en munition auprès de la Corée du Nord, et cela, seulement quelques jours après avoir acquis des drones iraniens. Mais au-delà de s'équiper en obus, roquettes et autres engins explosifs auprès d'autres pays, le Kremlin chercherait surtout à se fournir en équipements électroniques pour pouvoir justement fabriquer ses armes. Il ne faut pas oublier que la Russie reste dépendante des entreprises occidentales pour s'approvisionner en composants électroniques de pointes, notamment ceux qui équipent ses missiles supersoniques. Sauf que depuis la vague massive de sanctions occidentales prise contre le pays, ces produits dont devenus très difficiles à obtenir D'après Politico, le Kremlin cherche donc à mettre la main sur des semi-conducteurs, des transistors, des transformateurs, ainsi que des connecteurs. Une liste d’achat répartie en trois catégories, par ordre de priorité, et qui mentionne même le prix à l’unité que Moscou s’attend à devoir dépenser.Parmi les produits les plus désirés par Moscou, on retrouve les semi-conducteurs des Américains Micron, Holt, Texas Instruments, Intel et Broadcom, mais aussi des puces fabriquées par Cypress, ou d’autres fabriqués par IDT. Parmi les priorités « moyennes », on retrouve plusieurs équipements vendus par les japonais Murata et Panasonic, mais aussi par l’entreprise néerlandaise Nexperia, le groupe franco-italien STMicroelectronics, l’allemand Harting ou encore le Taiwanais Yagao. D'après Gina Raimondo, secrétaire américaine au commerce, qui s'appuie sur des renseignements ukrainiens, les Russes commenceraient même à récupérer des puces sur des produits électroménagers. Pour sa part, le Premier ministre ukrainien Denys Shmylal a déclaré à Politico que les Russes avaient dépensé la moitié de leur arsenal et commençaient à utiliser du matériel de l’époque soviétique. Deux affirmations à prendre avec précautions, puisque ce conflit se joue aussi sur le terrain de la communication avec la volonté affichée pour chacun de décrédibiliser et affaiblir l'image de l'adversaire.En ce qui concerne les semi-conducteurs, il faut dire que le Kremlin aurait tout à fait les moyens de contourner les sanctions. La Russie peut avant tout passer par la Chine pour obtenir certains équipements. En effet, la Chine pourrait très bien acheter puis revendre à la Russie les semi-conducteurs souhaités par Moscou. Ceci dit, la rivalité sino-américaine devrait grandement limiter cette possibilité. D'après les informations d'Atlanta Trade Atlas, la Russie aurait importé près d’un million de semi-conducteurs entre 2017 et 2022, grâce à 5 600 sociétés écrans. Si une simple liste d’achat ne permet certainement pas de prouver que Moscou manque de quoi que ce soit, il s'agit tout de même d'une difficulté supplémentaire dont le président Vladimir Poutine se serait bien passé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 18, 20223 min

Réalité virtuelle : un pas de plus pour Meta ?

L'intérêt du groupe Meta, anciennement Facebook, pour la réalité virtuelle et le Metaverse ne date pas d'hier. D'ailleurs, pour que l'expérience dans le monde virtuelle se rapproche la plus possible de la vie réelle, le groupe n'hésite pas à investir massivement dans les technologie dite haptiques. Ces derniers jours, le groupe de Mark Zuckerberg a annoncé le rachat de la société spécialisée Lofelt, et ce, malgré une bataille judiciaire au sujet de cette fameuse technologie.Lofelt est une entreprise spécialisée dans les produits haptiques, c'est-à-dire, qui permettent de simuler les sens comme le toucher et le mouvement. Lors d'une expérience de réalité virtuelle, la technologie haptique permet donc de rendre les choses bien plus réelles qu'avec la simple vue, donnant l'illusion aux utilisateurs qu'ils interagissent avec des objets physiques. Début septembre, Meta a annoncé l'acquisition de la start-up basée à Berlin en Allemagne. Ce qui est curieux cependant, c'est le timing de ce rachat. En effet, le groupe Meta est enlisé dans une bataille juridique contre la Federal Trade Commission (FTC). Le régulateur a récemment bloqué le rachat de Within, une entreprise qui édite une application de fitness en réalité virtuelle. Son argument : que Meta cesse de vouloir racheter la concurrence, ainsi que la volonté d'éviter une situation de monopole du GAFAM sur le marché de la réalité virtuelle. En suivant ce raisonnement, l'acquisition de Lofelt n'aurait jamais dû avoir lieu. Dans un document financier datant de juin, Meta est décrit comme l'unique actionnaire de Lofelt. À noter que les conditions de l'accord n'ont pas encore été dévoilées. Avant l'opération, Lofelt avait levé environ 10 millions d'euros et comptait 25 employés.Concrètement, les technologies haptiques permettent de reproduire l'expérience du toucher dans un environnement virtuel, par le biais de vibrations dans un bracelet ou un gant par exemple. Le produit phare de la société Lofelt n'est autre qu'une suite d'outils dédiée aux développeurs, intitulé Lofelt Studio, utilisé dans le but de concevoir facilement les effets haptiques qu'ils souhaitaient voir apparaître dans les applications mobiles et les jeux PlayStation 5. En juin 2022, Lofelt a mis à jour son site web pour annoncer qu'elle mettrait fin au développement de ses produits, y compris Lofelt Studio. En rapatriant Lofelt dans son écosystème, Meta va pouvoir développer de nouveaux produits pour aller encore plus loin dans le côté immersif de sa réalité virtuelle. L'an dernier, nous vous avions parlé d'un projet de gant haptique que les chercheurs du Reality Labs tentent depuis plusieurs années d'inventer. L'expérience de Lofelt dans ce domaine pourrait bien être le coup d'accélérateur nécessaire pour lui donner vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 15, 20223 min

Des NFT pour lutter contre la contrefaçon ?

Si l'on reproche souvent aux institutions d'avoir un temps de retard, notamment quand il s'agit de la technologie, force est de constater que l'Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle ou pour l’acronyme EUIPO, a clairement devancé toutes les attentes. En effet, l'organisme Européen a dévoilé un plan pour lutter contre la contrefaçon de bien matériels, et cela en utilisant la blockchain et les NFT !Des marques de luxes comme Vuitton aux accessoires de mode comme les Air Jordan ou même les AirPods d'Apple, nombreux sont les objets populaires à être victimes de contrefaçon. En 2019, la vente de ces copies auraient même représenté un manque a gagné de 121 milliards d'euro pour les entreprises européennes. Pour contrecarrer cette tendance à la hausse, l'Union Européenne a décidé de recourir à la blockchain et aux NFT. Après cinq ans d'étude, l'EUIPO propose de rendre systématique le suivi des objets dans le monde grâce à la blockchain, ce grand livre numérique dans lequel sont inscrit toutes les transactions, notamment en terme de cryptomonnaies jusqu'à ce jour, mais aussi de NFT depuis l'an dernier. Pour vulgariser, il s'agit d'une sorte de registre infalsifiable où absolument toute l'activité ayant trait à la chaine en question est enregistré. Car il n'y a pas une seule et unique blockchain, mais bien plusieurs. Le Bitcoin et l'Ethereum ont leur propre chaîne constitué de blocks, où sont justement inscrites toutes les activités liées à ces monnaies virtuelles. Voilà en gros le principe d'une blockchain qui peut être décliné pour tout et n'importe quoi, dont les objets physiques.L'EUIPO a déjà défini l’architecture logicielle nécessaire au développement et à l’implémentation de ce qu'elle appelle l’Anti-Counterfeiting Blockathon Infrastructure, son infrastructure anti-contrefaçon en français. Concrètement, les marques agréées et reconnues par l'organisme pourront créer des jumeaux numériques (ou NFT si vous préférez) de leurs produits dès leur sortie de la chaîne de production. Ces certificats numériques auront valeur de garantie d’authenticité et permettront à toutes les compagnies de suivre le parcours de leurs biens. Ceci dit, l'implémentation de ce système reste encore à faire, ce qui ne sera pas une mince affaire. D’ici 2023, l’UE compte également créer un registre des compagnies et titulaires de propriété intellectuelle autorisés à créer des NFT. Si elle parvient à mener ce projet à bien, l’Union européenne se dotera d’une arme réellement efficace dans la lutte contre la contrefaçon. Sa réussite tient désormais à l’adoption massive de la blockchain par toutes les parties prenantes, et à leur bonne volonté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 14, 20222 min

Elon Musk face à un procès à 258 milliards de dollars ?

La chute des cryptomonnaies fait le malheur de nombreux investisseurs qui y voyaient jusqu'à il n'y a pas encore si longtemps un placement à long terme. C'était sans compter sur la conjoncture internationale, guerre en Ukraine, hausse du prix de l’énergie, sanctions internationales contre certaines monnaies virtuelles, qui ont entraîné un véritable krash comparable à ceux observés en bourse. De son côté, Elon Musk a longtemps usé de sa notoriété pour défendre le Dogecoin, l'une de ces monnaies favorites, encourageant indirectement les internautes à investir. Problème, cette monnaie est elle aussi touchée par une baisse significative de sa valeur. Dans ce contexte, une plainte collective a été déposée contre le gérant de Tesla et Space X pour je cite « avoir créé un système pyramidal ayant fait perdre beaucoup d'argent aux investisseurs » fin de citation.258 milliards de dollars. C'est le montant réclamé en dommages et intérêts par les plaignants. Ces derniers reprochent à l'homme le plus riche du monde d'avoir intentionnellement fait grimper le prix du Dogecoin de plus de 36 000 % en deux ans, puis de l'avoir laissé s'effondrer. Concrètement, tout est parti de la plainte d'un investisseur en cryptomonnaie qui estimait en juin dernier avoir subi 86 milliards de dollars de pertes après la forte baisse de valeur du Dogecoin. Une somme qu'il a décidé de réclamer en justice aux trois entreprises d'Elon Musk, à savoir Tesla, Space X et The Boring Company, sa société dédiée à la construction de tunnels. D'après l'agence de presse Reuters, sept autres investisseurs ont rejoint le rang des plaignants depuis le début de l'été.Dans le détail, la plainte mentionne que les accusés ont je cite « réalisé des dizaines de milliards de dollars de bénéfices » aux dépens des autres investisseurs de Dogecoin fin de citation. D'après les plaignants, Elon Musk, Tesla, SpaceX et The Boring Company savaient que la bonne santé du Dogecoin je cite « dépendait uniquement du marketing » et que la cryptomonnaie manquait de valeur intrinsèque. D'autres acteurs ont également été placés sur le banc des accusés à l'instar de la Dogecoin Foundation, une organisation à but non-lucratif qui s'occupe de la gestion du réseau. La cryptomonnaie s'échange actuellement à environ 6 cents contre 0,74 dollar à son plus haut historique il y a encore quelques mois. Une valeur qui a donc été divisée par plus de 10 en peu de temps, mais qui n'a pas empêché Elon Musk d'assurer dans un tweet qu'il continuerait d’acheter du Dogecoin malgré le krash. Une déclaration assez étrange quand on sait qu'en juillet dernier, Tesla annonçait avoir vendu 75% de ses Bitcoin pour renflouer les caisses de l'entreprise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 13, 20222 min

Qu'est-ce que Worok, nouveau gang de hackers redouté par les États ?

Grâce à la vigilance de chercheurs en cybersécurité travaillant pour un éditeur de logiciel antivirus, on a pu découvrir l'existence d'un groupe de hackers spécialiste du vol d'information. Si leurs méfaits semblent pour l'instant se concentrer principalement sur l'Asie, force est de constater que ce groupe baptisé Worok est très dangereux.Dans leur dernier rapport, les chercheurs de l'entreprise Eset ont découvert qu'un groupe de hackers qu'ils ont baptisé Worok utilisait des outils jusqu'alors inconnus pour commettre leurs vols. Dans le détail, Worok s'attaque aux gouvernements du continent asiatique, ainsi que plusieurs pays du Moyen-Orient et du sud de l'Afrique. Les premières traces de ces malfaiteurs ont été découvertes il y a un an et demi, début 2021, plus ou moins au même moment que la découverte des failles ProxyShell. D'après les chercheurs, le profil de Worok est très similaire à celui d'un autre groupe de hackers : TA428. Si tout laisse à penser qu'il s'agit des mêmes personnes, les chercheurs ont pu différencier leurs activités grâce aux outils utilisés lors de chaque attaque informatique, et ainsi dater les premières attaques de Worok à fin 2020. Je cite le rapport des chercheurs : « nous considérons que les liens ne sont pas assez forts pour considérer que Worok soit le même groupe que TA428, mais les deux pourraient partager des outils et avoir des intérêts communs » fin de citation.Ce qui est intéressant avec Worok, c'est que le groupe a été très actif entre fin 2020 et mai 2021, puis a disparu des radars, avant de réapparaître en février dernier en ciblant une entreprise du secteur de l'énergie en Asie Centrale, ainsi qu'un organisme du secteur public d'Asie du Sud-Est. Si ces méfaits ont pu être attribués à ce groupe de hacker avec certitude, difficile toutefois de savoir avec quel outil les attaques ont eu lieu. Ceci dit, d'après les chercheurs, il est fort possible que Worok ait exploité les failles ProxyShell pour implanter du code malveillant sur les serveurs des victimes, et ainsi pouvoir se connecter au réseau à leur guise. Dans le détail, les hackers utilisent des outils totalement gratuits et libres disponibles sur Internet afin d'explorer les réseaux comportant des failles. On peut citer Mimikatz, EarthWorm, ReGeorg u encore NBTscan. Les hackers installent ensuite un premier programme pour prendre le contrôle des machines, on peut penser à PowHeartBeat, un logiciel écrit avec le langage de script PowerShell qui possède notamment la capacité de se connecter à un serveur afin de recevoir des commandes et télécharger d'autres programmes. Le programme sert alors à charger un second outil, PNGLoad, qui lui s'appuie sur la stéganographie, un message caché dans un autre message, pour installer le virus final. D'après les chercheurs d'Eset, il s'agit le plus souvent d'une image au format PNG contenant du code caché malgré un aspect parfaitement valide et donc paraître complètement inoffensive pour la victime.Pour l'instant, les chercheurs n'ont pas eu la possibilité d'analyser les fichiers PNG que je viens de vous décrire, ce qui signifie qu'ils ne savent pas avec précision quel programme final est été chargé et donc quel est le but exact de Worok. Et c'est justement toute cette incertitude et ce flou entourant le groupe de hacker qui le rend aussi dangereux. Ceci dit, compte tenu, je cite « du profil des cibles et des outils que nous avons vus déployés contre ces victimes », tout porte à croire que l'objectif principal des hackers reste l'espionnage. Reste désormais à savoir dans quel but, et éventuellement pour qui ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 12, 20223 min

iPhone 14 : une grande annonce pour un produit décevant ?

Début septembre, Apple tenait sa keynote de rentrée avec en point d’orgue, la présentation du nouvel iPhone 14. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les observateurs n’ont pas du tout été impressionnés par cette nouvelle version du célèbre smartphone. Avec des prix toujours à la hausse, la stratégie du GAFAM semble limpide : pour avoir des améliorations significatives, il faut claquer un smic… littéralement.Comme bien souvent, la version standard des iPhones n’est pas très intéressante. Les possibilités de stockages restent les mêmes, 128/256 et 512 gigas, et les performances n’ont rien de bien transcendantes comparées à l’iPhone 13 Pro Max de l’année dernière. Il faut tout de même noter l’arrivée de l’iPhone Plus, digne remplaçant de la version Mini, qui permettra aux consommateurs d’obtenir un iPhone 14 avec un écran plus grand sans payer le prix de la version Pro, mais aussi sans les améliorations bien entendues.En parlant de l’iPhone 14 Pro, c’est effectivement là qu’il faut aller voir pour découvrir des améliorations vraiment intéressantes. En effet, l’encoche à selfies va disparaître. Elle se cachera en réalité dans un espace virtuel intitulé Dynamic Island, une barre horizontale noire placée en haut de l’écran et dont la taille évolue en fonction de l’application utilisée. Côté photo, l’iPhone 14 Pro accueillera un module photo de 48 mégapixels associé à un capteur ultra grand-angle de 12 mégapixels, le tout permettant de faire de belles photos dans la pénombre. Le grand-angle devrait être 65 % plus important que sur l’iPhone 13 Pro et les photos prises de nuit ou en intérieur de bien meilleure qualité à en croire Apple. Il sera peut-être préférable d’opter pour un stockage de 1 To tant les photos risquent d’être lourdes. La puce A15 Bionic qui équipera les iPhones 14 standards et 14 plus sera troquée pour l’A16 et permettra un gain de 20% en termes de performance d’après Apple. À noter que cette année, Apple mise en particulier sur la sécurité avec la possibilité de passer des appels d'urgence par satellite dans les zones blanches, ainsi qu’un accéléromètre capable d'identifier précisément un accident pour appeler les secours plus rapidement.Autant d’améliorations, ou devrais-je dire « si peu d’améliorations », qui n’ont pas manqué de faire réagir internet, certains n’hésitant pas à comparer ces nouveaux modèles à de vulgaires mises à jour de l’iPhone 13. Eve Jobs, la fille de Steve Jobs, l'ancien directeur général de la marque, a partagé un meme sur Instagram d’un homme recevant en cadeau une chemise identique à celle qu'il porte déjà, accompagné du texte je cite « Moi, passant de l'iPhone 13 à l'iPhone 14 après l'annonce d'Apple ». Une moquerie qui montre bien la déception d’une partie des internautes, s’attendant sans doute à de vraies modifications pour les nouveaux smartphones d’Apple.Un mot sur les prix et les dates de sorties pour finir… L'iPhone 14 coûtera au minimum 1019 euros dans sa version standard. Ajoutez à cela 150€ pour les mêmes performances mais un écran plus large, soit 1169€ pour un iPhone 14 Plus, comptez 1329 euros pour la version Pro et 1479€ pour le Pro Max, ce qui en fera le téléphone le plus cher jamais commercialisé par la marque. Mais accrochez-vous, car si vous aviez dans l’idée de prendre l’iPhone le plus performant qui soit avec la plus grande capacité de stockage, sachez qu’il vous en coûtera 2129€. Tous les modèles, à l’exception de l’iPhone 14 plus, seront disponibles à partir de vendredi, soit le 16 septembre. Pour la version Plus, il faudra attendre le 9 octobre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 11, 20223 min

USB4 Version 2.0 : encore plus rapide et sans changer de câble ?

La prochaine version de la technologie USB devrait être un bond technologique assez impressionnant. D'après l’USB Promoter Group, qui veille à imposer un seul et unique connecteur universel, l'USB-C, la nouvelle norme USB4 Version 2.0 serait l'un des connecteurs les plus rapides jamais vu jusqu'à aujourd'hui, avec des vitesses de transfert allant jusqu'à 80 gbps, soit le double de ce dont est capable l'USB 4 original ou encore le Thunderbolt 4.Si vous vous intéressez au monde merveilleux des connectiques, même de loin, alors vous avez sans doute remarqué que l'ensemble de la norme USB a toujours été un véritable bazar. Entre les USB 3.0/3.1/3.2 et leurs nombreuses itérations (Gen 1, Gen 2, Gen 2×2)... Bref, difficile de s'y retrouver. C'est d'ailleurs exactement la même chose pour l'USB4 qui se dote désormais d'une nouvelle version dite 2.0 au lieu de s'appeler USB5, tout simplement. Ceci dit, outre le casse-tête permanent pour s'y retrouver parmi les noms, cette nouvelle version offrirait une vitesse de transfert de 80 gbps. Concrètement, le connecteur resterait le même, un embout USB-C. Seul le protocole USB qui l'accompagne serait amené à évoluer, avec une vitesse de transfert passant de 40 gbps à 80 ! Pour résumer, les câbles déjà capables de transférer des données à 40 gbps pourront profiter de ce gain dès que le nouveau protocole sera implémenté. À noter que l'USB 4 v2.0 a été pensé pour mieux se plier aux multiples appareils désormais connectés en USB-C : écrans, périphériques de stockage, hubs USB, etc. Concrètement, si vous branchez plusieurs écrans à votre ordinateur portable, mais aussi des disques durs et autres connecteurs, les 80 gbps de débit devraient vous simplifier la vie en réduisant les temps de transferts.De plus, l’USB Promoter Group indique que cette version 2.0 de l'USB4 devrait être assortie d'une rétrocompatibilité avec les versions précédentes, comme l'USB 3.2 et l'USB 2.0 ou le Thunderbolt 3. Pour l'heure, aucune date de sortie de cette nouvelle norme n'a été communiquée. Ceci dit, aucune explication purement technique n'a été livrée pour nous permettre de comprendre en détail cette notion de rétrocompatibilité. Pour l'instant, je cite le groupe, la « mise à jour est spécifiquement destinée aux développeurs » fin de citation. Côté GAFAM, on sait qu’Apple compterait utiliser un port USB-C sur son prochain iPhone 15 pour se plier aux nouvelles règles imposées par l'Union européenne, pourquoi pas avec la norme USB4 2.0 pour profiter des 80 gbps de transfert. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 8, 20222 min

De la tech bien plus chère ces prochains mois ?

Alors que les plus optimistes pensaient que la pénurie des puces et des composants électroniques étaient pratiquement terminé... exemple très concret avec NVIDIA qui a fortement baissé le prix de ses cartes graphiques de la gamme RTX 3000, je vous invite à découvrir l'épisode dédié si ce n'est pas déjà fait... et bien force est de constater que ce n'est pas totalement la réalité. En effet, les efforts financiers consentis par certains géants de la Tech afin de maintenir des prix relativement abordables au grand public semblent toucher à leur fin à mesure que l'impact sanitaire de la pandémie de COVID 19 se réduit. Conséquence, c'est une hausse significative des prix qui devrait attendre les consommateurs, particulièrement en Europe.Deux exemples illustrent ce début de hausse des prix des produits technologiques : le casque de réalité virtuelle Meta Quest 2 et la PS5. En effet, depuis le 1er août dernier, il faut débourser 100€ de plus pour s'offrir le casque, soit 449 ou 549€ selon la mémoire choisie, et 50€ de plus pour la PS5 qui passe à 549€ pour ses deux versions Standard et Digitale. Samsung prend également le train en marche et prévoit d'augmenter également ses produits, sans oublier les marchands de puces comme TSMC. Première raison à cela, le contrecoup de la pandémie de COVID 19 en effet, mais aussi et surtout les conséquences de la guerre en Ukraine qui complexifie fortement la tâche aux producteurs pour se fournir en matière première. Selon Glenn O’Donnell, vice-président de Forrester, entreprise spécialiste des études de marché, le prix des semi-conducteurs et des puces devrait augmenter de 15 % d'ici la fin de l'année. Outre l'industrie du divertissement comme celle du jeu vidéo, c'est l'intégralité du paysage tech qui sera touché par des hausses de prix à venir, des smartphones aux voitures électriques.Autre point important, les commandes de matières premières, puis ensuite de puces et composants électroniques sont planifiées sur plusieurs années. Généralement, si un prix est bloqué au moment du contrat, il ne bouge pas. Ainsi, avec des prix à la hausse, l'effet boule de neige de ces hausses devrait être douloureux pour les portes feuilles. Sur le côté financier, ce sont les consommateurs européens qui devraient être les plus touchés, principalement à cause d'une monnaie particulièrement faible, et quasiment équivalent au dollar. Pour terminer sur une note un peu plus optimiste, les fabricants de puces et semi-conducteurs prévoient la production en masse de puces gravées en 3nm. D'après Samsung, il s'agira d'un saut qualitatif important qui permettra je cite « de réduire la consommation d’énergie jusqu’à 45 %, d’améliorer les performances de 23 % et de réduire la surface de 16 % ». De quoi nous laisser entrevoir un retour à la normale pour les prix d'ici quelque temps, mais malheureusement, après que cette hausse ait eu lieu, soit dans au mieux plusieurs mois et au pire dans quelques années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 7, 20222 min