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Choses à Savoir TECH

Choses à Savoir TECH

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iPhone 14 : un youtuber provoque un accident pour tester l'appel d'urgence ?

Chaque annonce du nouvel iPhone est scrutée avec attention par les internautes. Peut-être un peu trop pour certains. En effet, l'une des nouveautés de l'iPhone 14 est l'appel d'urgence automatique en cas d'accident grâce à un accéléromètre intégré. Afin de vérifier si l'option fonctionnait correctement, un youtuber a mis en place un crash de voiture. Rassurez-vous, pas de blessé, tout a été réalisé dans des conditions de sécurité, loin du trafic routier.Concrètement, c'est sur la chaîne TechRax que ce crash-test a eu lieu... le lien est dans la description de cet épisode si vous voulez voir la vidéo. À noter que le youtuber est connu pour mettre à l'épreuve les iPhone et leur faire endurer les pires tests, de l'immersion dans l’eau, à la chute depuis un barrage, lave en fusion, enterrement, rien n’est oublié. Pour cette vidéo, le youtuber a utilisé une télécommande pour piloter la voiture utilisée dans le crash-test. Si le premier choc n'est pas violent, force est de constater que l'iPhone rempli son rôle au bout de quelques secondes et appelle les secours. Tout d'abord, le smartphone affiche un message disant je cite « il semblerait que vous ayez eu un accident ». Une alarme se met à retentir, puis un compte à rebours se déclenche pour permettre à l'utilisateur d'annuler la manipulation automatique en cas de fausse alerte.Le deuxième accident est plus violent, et la détection du choc fonctionne à nouveau. Si certains observateurs ne manqueront pas de souligner que ces tests ne prouvent rien de nouveau, on a au moins la preuve en vidéo que par deux fois, l'alarme s'est déclenché. Autre point intéressant, cette fonctionnalité était-elle vraiment nécessaire ? En effet, le Parlement européen impose aux voitures les plus récentes d’être dotées de cet équipement de sécurité depuis avril 2018. Ceci dit, on ne va pas se priver d'une double sécurité si on peut y avoir accès en possédant un iPhone 14. Test réussi haut la main donc pour cette nouvelle fonction, qui se trouve aussi sur la nouvelle Apple Watch. Avec un accéléromètre encore plus précis, la montre peut détecter une éventuelle chute, dans la rue ou à vélo. À voir si cette version sera testée par TechRax à l'avenir.Vidéo : https://youtu.be/MZn6K44qfdU Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 26, 20222 min

IA : Comment savoir si l'on utilise vos photos ?

On vous en parle régulièrement dans ce podcast, les images générées par intelligence artificielle se multiplient sur Internet. Dernièrement, l'œuvre d'art d'une IA a même remporté un concours. Je vous invite à écouter l'épisode de Tech consacré à cette anecdote si ce n'est pas déjà fait. Mais vous commencez à la savoir, pour qu'une IA puisse générer une image, il faut que son algorithme s’entraîne en analysant des millions, voir des milliards d'images. Ceci dit, la source de ces images peut poser problème, surtout si vos photos ont été utilisées puis incluses dans une base de données. Bonne nouvelle, un site permet désormais de savoir si vous êtes concerné.Pour qu'une IA puisse générer une image, ses créateurs doivent l’entraîner. Cette dernière va alors puiser dans de grandes bases de données publiques, dont la plus importante se nomme Laion-5B et contient 5,8 milliards d'images avec des textes associés. Théoriquement, les images proviennent toutes de sources publiques libres de droits... mais en réalité, ce n'est pas toujours le cas. Grâce au site Have I Been Trained? dont vous pouvez retrouver le lien en description de cet épisode, vous pouvez effectuer une recherche dans cette fameuse base de donnée. L'outil a été conçu afin que les artistes et photographes puissent découvrir si leurs œuvres ont été utilisées. Ceci dit, le site permet aussi de savoir si vos propres photos y figurent. Pour en avoir le cœur net, il faut simplement effectuer une recherche en saisissant votre nom ou en utilisant vos photos. À noter que le site ne conserve pas les images utilisées pour la recherche.Et visiblement, il y a de quoi prendre cette histoire très au sérieux et faire preuve de beaucoup de vigilance. Une femme a notamment retrouvé dans cette base de données des photos prises par son médecin après une chirurgie de sa mâchoire... des photos qui n'auraient jamais dû quitter son dossier médical. La bonne nouvelle est qu'il est facile de savoir d'où proviennent les photos. Laion-5B ne contient pas d'images directement, mais des liens vers celles-ci. Un simple clic droit permet donc de retrouver sur quel site elles se trouvent. Il vous incombera ensuite de contacter l'administrateur du site en question si vous souhaitez procéder à leur retrait.Have I Been Trained ? : https://haveibeentrained.com/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 25, 20223 min

La vie « possible » sur une lune de Saturne ?

D'après de récentes recherches, Encelade, l'une des lunes de Saturne pourrait réunir toutes les conditions pour créer de l'ADN, et donc permettre la vie. Grâce à une modélisation informatique, les scientifiques de la NASA ont conclu que la présence de phosphore était plus que probable dans l'océan d'Encelade, un élément essentiel au maintien de la vie telle que nous la connaissons.Ces dix dernières années, la communauté scientifique avait certes établi qu'Encelade abritait de l'eau, de la chaleur et la chimie nécessaires à la vie, mais attendait de véritables preuves pour affirmer cela. Dans les années qui ont suivi, ces fameuses preuves se sont multipliées et l'hypothèse n'a fait que se renforcer. Récemment, avant qu’elle ne termine sa mission en s'écrasant sur Saturne, la NASA a fait voler sa sonde spatiale Cassini à travers les panaches givrés de matière qui jaillissent des fissures de l'enveloppe d'Encelade, où la sonde a détecté de grandes quantités de méthane, un gaz généralement associé à la vie sur Terre.Je cite Christopher Glein, scientifique du Southwest Research Institute qui étudie Encelade depuis des années, « nous avons appris que le panache contient presque toutes les exigences de base de la vie telle que nous la connaissons […] Alors que l'élément bioessentiel qu'est le phosphore n'a pas encore été identifié directement, notre équipe a découvert des preuves de sa disponibilité dans l'océan sous la croûte glacée de la lune » fin de citation. L’étude conduite par Christopher Glein et une équipe internationale de chercheurs a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences. En faisant appel à des modèles informatiques, couplés à des données sur le système océan-fond marin d'Encelade, l'équipe a réussi à prédire la présence de phosphore en quantité similaire ou peut-être même supérieur à ce que l'on trouve dans l'eau de mer sur Terre. Je le cite, « cela signifie que nous pouvons être quasiment sûr qu'auparavant, l'océan d'Encelade était habitable » fin de citation. Reste à savoir s'il l'est toujours aujourd'hui. Pour cela, Christopher Glein explique, je cite que « nous devons retourner sur Encelade pour voir si un océan habitable est réellement habité ». Une demande entendue par la NASA qui développe actuellement des robots pour explorer les océans d'autres planètes, dont celui d'Encelade dans les années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 22, 20222 min

Déjà des résultats pour la 6G ?

Alors que la 5G commence à peine à être déployée en France, la société LG développe de son côté la prochaine phase de cette technologie : la 6G. Mi-septembre, la société sud-coréenne a réussi à obtenir la plus longue distance jamais parcourue pour la transmission d'un TB de données par seconde.LG et la 6G, c'est une histoire qui ne date pas d'hier. Avant même le déploiement de la technologie 5G à grande échelle, LG travaillait déjà sur la version suivante, et cela depuis 2019. Car entre la 5G et la 6G, tout est une question de vitesse et de quantité de données échangées. Concrètement, en 5G, il est possible d’atteindre en théorie 100 gigabits par seconde de téléchargement. En 6G, cette puissance devrait être décuplée, atteignant un térabit par seconde. Mi-septembre, LG a annoncé avoir réalisé avec succès une transmission de données d’un TBps sur 320 mètres à l'Institut Fraunhofer Heinrich Hertz (HHI) de Berlin, en Allemagne.Bon, je ne rentrerai pas dans le détail technique du fonctionnement de la 6G, mais pour tenter de vous éclairer un minimum, je cite le site siecledigital.fr, « la performance de LG a eu lieu sur des bandes de fréquences comprises entre 155 GHz et 175 GHz, dites ultra-larges, à 320 mètres. Plus une fréquence est basse, plus elle porte loin. À l’inverse, plus une fréquence est élevée, plus les débits sont élevés, mais sur une plus courte distance […] Les fréquences à bande ultra-large utilisées par la 6G ont une portée relativement courte, ce qui engendre des pertes de puissance. Pour résoudre ces problèmes, LG a développé un premier amplificateur capable d'augmenter la puissance du signal, et un second amplificateur à faible bruit de réception pour améliorer la qualité du signal entrant » fin de citation.À noter que les standards internationaux doivent encore être définis. Si les discussions doivent débuter en 2025, LG prévoit une commercialisation pour 2029 et son homologue Samsung pour 2030. Si la 5G a fait l'objet de nombreuses critiques, en quoi la 6G pourrait-elle être utile ? Et bien notamment pour offrir une meilleure stabilité des réseaux sans fil lors des grands événements sportifs ou des concerts. Si la Chine est également très active dans ce domaine, la France et l'Europe compte également se positionner très tôt dans le développement de cette technologie, n'en déplaise aux sceptiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 21, 20222 min

Bientôt des stations spatiales privées pour touristes ?

C'est une info qui n'a pas fait grand bruit et qui pour autant est très intéressante. La NASA a choisi trois entreprises pour préparer l'après ISS, donc une fois que la station spatiale internationale sera officiellement désertée. Objectif pour ces entreprises : déployer leur propre station spatiale privée d'ici la fin de la décennie.C'est un contrat à plus de 415 millions de dollars qui a été signé entre la NASA, Nanoracks, Blue Origin et Northrop Grumman, avec pour objectif de créer de nouvelles stations spatiales privées, et donc à des fins touristiques. En effet, la Station Spatiale Internationale est en orbite depuis 1998 et devrait prendre sa retraite d'ici 2030. L'équipement n'est plus une priorité pour la NASA qui se concentre désormais sur les vols habités vers la Lune et Mars. Ceci dit, elle souhaite tout de même garder un endroit où mener des expériences scientifiques et où envoyer des astronautes, mais pas par ses propres moyens, d'où l'idée de faire appel à des compagnies privées. Dans un communiqué, la NASA indique que trois d’entre elles ont été choisies avec l’objectif, je cite de « permettre une économie commerciale robuste, dirigée par les Américains, en orbite terrestre basse » fin de citation.Blue Origin tout d'abord. Après avoir raté un juteux contrat face à SpaceX pour l'alunisseur du programme Artemis, Jeff Bezos, le patron d'Amazon a obtenu le droit de créer sa propre station spatiale baptisée Orbital Reef, et qui sera financée par la NASA à hauteur de 130 millions d'euros. Il s'agira, je cite « d'un parc d'affaires à usage mixte » où astronautes et chercheurs côtoieront touristes et hommes d'affaires. Blue Origin promet que l’architecture de sa station sera, je cite à nouveau « centrée sur l’Homme avec des services et des équipements de classe mondiale qui seront inspirants, pratiques et sûrs » fin de citation. Boeing, Sierra Space et Redwire Space participeront au projet qui devrait être lancée en 2027. Nanoracks de son côté a remporté le plus grand contrat individuel du programme évalué à 160 millions de dollars, pour aider à la création de sa station Starlab qui devrait également être mise en orbite en 2027. Elle est pensée pour accueillir quatre astronautes avec un volume similaire à celui de l’ISS. Enfin, le géant du secteur Northrop Grumman a obtenu un contrat de 125,6 millions de dollars pour une station modulable où l'ajout de nouveaux éléments sera possible. Objectifs : science, expérimentation industrielle et tourisme.La conception des stations aura lieu jusqu'en 2025, avec début de mise en orbite en 2027. Ainsi, le futur de l’orbite basse de la Terre se dessine avec plusieurs stations spatiales privées où des visiteurs issus de divers secteurs pourront séjourner en louant les modules pour des prix qui n'ont pas encore été communiqués. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 20, 20222 min

La fusée de Artemis I lancée finalement dans une semaine ?

Si le programme Artemis de la NASA pour retourner sur la Lune est attendu avec impatience par le grand public, sa concrétisation est un peu plus compliquée que prévue. Fin août, un problème moteur avait empêché la première tentative de lancement. Début septembre, c'est une importante fuite d'hydrogène qui forçait l'agence à annuler le décollage. Aujourd'hui, la NASA annonce qu'un nouvel essai devrait avoir lieu mardi prochain, le 27 septembre.Sur le pas de tir, les équipes de la NASA s'affairent sans relâche depuis trois semaines désormais pour réparer les soucis mécaniques de la fusée. Dans le détail, elles ont prévu de remplacer les joints de la connexion entre la fusée et les conduites de carburant qui envoient l'hydrogène liquide dans l'appareil. En restant sur la rampe de lancement, l'équipe s'offre la possibilité de tester de nouveaux joints à des températures cryogéniques, imitant ainsi les conditions d'un lancement réel. Mais le temps presse, et la NASA mise gros sur la mission Artemis I. En effet, celle-ci marquera le premier lancement de l'énorme fusée Space Launch System de l'agence, qui doit permettre d'envoyer le vaisseau spatial Orion sur une orbite située au-delà de la Lune, et ce, sans équipage à bord. Ce vol inhabité doit durer entre 26 et 42 jours.Si tout se passe bien lors du retour de la mission Artemis I, la capsule devrait rentrer dans l’atmosphère protégée par son bouclier thermique, déployer ses parachutes avant d’amerrir au milieu de l’Océan Pacifique. De quoi certifier que la capsule Orion et le lanceur SLS sont fiables en vue d’une première mission habitée autour de la Lune dans le cadre de Artemis II aux alentours de mai 2024. Le premier alunissage, donc la prochaine fois que des humains reposeront le pied sur la Lune, est prévu pour 2025 dans le cadre de la mission Artemis 3. Au final, en choisissant le 27 septembre, l'agence spatiale américaine évite de gêner le lancement de la mission DART (Double Asteroid Redirection Test) prévu le 26 septembre et dont l'objectif est de percuter un astéroïde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 19, 20222 min

La Russie désespérément en quête d'électronique ?

Plus de six mois après le début du conflit en Ukraine, la Russie serait activement en quête de semi-conducteurs et de munitions pour soutenir son effort de guerre. D'après le média Politco, une longue et très précise liste d’achats, jugée crédible par divers experts aurait même été dressée, permettant d'identifier clairement les manquements de l'armée Russe.Un rapport du renseignement américain consulté par le New York Times affirme que Moscou cherche à se fournir en munition auprès de la Corée du Nord, et cela, seulement quelques jours après avoir acquis des drones iraniens. Mais au-delà de s'équiper en obus, roquettes et autres engins explosifs auprès d'autres pays, le Kremlin chercherait surtout à se fournir en équipements électroniques pour pouvoir justement fabriquer ses armes. Il ne faut pas oublier que la Russie reste dépendante des entreprises occidentales pour s'approvisionner en composants électroniques de pointes, notamment ceux qui équipent ses missiles supersoniques. Sauf que depuis la vague massive de sanctions occidentales prise contre le pays, ces produits dont devenus très difficiles à obtenir D'après Politico, le Kremlin cherche donc à mettre la main sur des semi-conducteurs, des transistors, des transformateurs, ainsi que des connecteurs. Une liste d’achat répartie en trois catégories, par ordre de priorité, et qui mentionne même le prix à l’unité que Moscou s’attend à devoir dépenser.Parmi les produits les plus désirés par Moscou, on retrouve les semi-conducteurs des Américains Micron, Holt, Texas Instruments, Intel et Broadcom, mais aussi des puces fabriquées par Cypress, ou d’autres fabriqués par IDT. Parmi les priorités « moyennes », on retrouve plusieurs équipements vendus par les japonais Murata et Panasonic, mais aussi par l’entreprise néerlandaise Nexperia, le groupe franco-italien STMicroelectronics, l’allemand Harting ou encore le Taiwanais Yagao. D'après Gina Raimondo, secrétaire américaine au commerce, qui s'appuie sur des renseignements ukrainiens, les Russes commenceraient même à récupérer des puces sur des produits électroménagers. Pour sa part, le Premier ministre ukrainien Denys Shmylal a déclaré à Politico que les Russes avaient dépensé la moitié de leur arsenal et commençaient à utiliser du matériel de l’époque soviétique. Deux affirmations à prendre avec précautions, puisque ce conflit se joue aussi sur le terrain de la communication avec la volonté affichée pour chacun de décrédibiliser et affaiblir l'image de l'adversaire.En ce qui concerne les semi-conducteurs, il faut dire que le Kremlin aurait tout à fait les moyens de contourner les sanctions. La Russie peut avant tout passer par la Chine pour obtenir certains équipements. En effet, la Chine pourrait très bien acheter puis revendre à la Russie les semi-conducteurs souhaités par Moscou. Ceci dit, la rivalité sino-américaine devrait grandement limiter cette possibilité. D'après les informations d'Atlanta Trade Atlas, la Russie aurait importé près d’un million de semi-conducteurs entre 2017 et 2022, grâce à 5 600 sociétés écrans. Si une simple liste d’achat ne permet certainement pas de prouver que Moscou manque de quoi que ce soit, il s'agit tout de même d'une difficulté supplémentaire dont le président Vladimir Poutine se serait bien passé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 18, 20223 min

Réalité virtuelle : un pas de plus pour Meta ?

L'intérêt du groupe Meta, anciennement Facebook, pour la réalité virtuelle et le Metaverse ne date pas d'hier. D'ailleurs, pour que l'expérience dans le monde virtuelle se rapproche la plus possible de la vie réelle, le groupe n'hésite pas à investir massivement dans les technologie dite haptiques. Ces derniers jours, le groupe de Mark Zuckerberg a annoncé le rachat de la société spécialisée Lofelt, et ce, malgré une bataille judiciaire au sujet de cette fameuse technologie.Lofelt est une entreprise spécialisée dans les produits haptiques, c'est-à-dire, qui permettent de simuler les sens comme le toucher et le mouvement. Lors d'une expérience de réalité virtuelle, la technologie haptique permet donc de rendre les choses bien plus réelles qu'avec la simple vue, donnant l'illusion aux utilisateurs qu'ils interagissent avec des objets physiques. Début septembre, Meta a annoncé l'acquisition de la start-up basée à Berlin en Allemagne. Ce qui est curieux cependant, c'est le timing de ce rachat. En effet, le groupe Meta est enlisé dans une bataille juridique contre la Federal Trade Commission (FTC). Le régulateur a récemment bloqué le rachat de Within, une entreprise qui édite une application de fitness en réalité virtuelle. Son argument : que Meta cesse de vouloir racheter la concurrence, ainsi que la volonté d'éviter une situation de monopole du GAFAM sur le marché de la réalité virtuelle. En suivant ce raisonnement, l'acquisition de Lofelt n'aurait jamais dû avoir lieu. Dans un document financier datant de juin, Meta est décrit comme l'unique actionnaire de Lofelt. À noter que les conditions de l'accord n'ont pas encore été dévoilées. Avant l'opération, Lofelt avait levé environ 10 millions d'euros et comptait 25 employés.Concrètement, les technologies haptiques permettent de reproduire l'expérience du toucher dans un environnement virtuel, par le biais de vibrations dans un bracelet ou un gant par exemple. Le produit phare de la société Lofelt n'est autre qu'une suite d'outils dédiée aux développeurs, intitulé Lofelt Studio, utilisé dans le but de concevoir facilement les effets haptiques qu'ils souhaitaient voir apparaître dans les applications mobiles et les jeux PlayStation 5. En juin 2022, Lofelt a mis à jour son site web pour annoncer qu'elle mettrait fin au développement de ses produits, y compris Lofelt Studio. En rapatriant Lofelt dans son écosystème, Meta va pouvoir développer de nouveaux produits pour aller encore plus loin dans le côté immersif de sa réalité virtuelle. L'an dernier, nous vous avions parlé d'un projet de gant haptique que les chercheurs du Reality Labs tentent depuis plusieurs années d'inventer. L'expérience de Lofelt dans ce domaine pourrait bien être le coup d'accélérateur nécessaire pour lui donner vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 15, 20223 min

Des NFT pour lutter contre la contrefaçon ?

Si l'on reproche souvent aux institutions d'avoir un temps de retard, notamment quand il s'agit de la technologie, force est de constater que l'Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle ou pour l’acronyme EUIPO, a clairement devancé toutes les attentes. En effet, l'organisme Européen a dévoilé un plan pour lutter contre la contrefaçon de bien matériels, et cela en utilisant la blockchain et les NFT !Des marques de luxes comme Vuitton aux accessoires de mode comme les Air Jordan ou même les AirPods d'Apple, nombreux sont les objets populaires à être victimes de contrefaçon. En 2019, la vente de ces copies auraient même représenté un manque a gagné de 121 milliards d'euro pour les entreprises européennes. Pour contrecarrer cette tendance à la hausse, l'Union Européenne a décidé de recourir à la blockchain et aux NFT. Après cinq ans d'étude, l'EUIPO propose de rendre systématique le suivi des objets dans le monde grâce à la blockchain, ce grand livre numérique dans lequel sont inscrit toutes les transactions, notamment en terme de cryptomonnaies jusqu'à ce jour, mais aussi de NFT depuis l'an dernier. Pour vulgariser, il s'agit d'une sorte de registre infalsifiable où absolument toute l'activité ayant trait à la chaine en question est enregistré. Car il n'y a pas une seule et unique blockchain, mais bien plusieurs. Le Bitcoin et l'Ethereum ont leur propre chaîne constitué de blocks, où sont justement inscrites toutes les activités liées à ces monnaies virtuelles. Voilà en gros le principe d'une blockchain qui peut être décliné pour tout et n'importe quoi, dont les objets physiques.L'EUIPO a déjà défini l’architecture logicielle nécessaire au développement et à l’implémentation de ce qu'elle appelle l’Anti-Counterfeiting Blockathon Infrastructure, son infrastructure anti-contrefaçon en français. Concrètement, les marques agréées et reconnues par l'organisme pourront créer des jumeaux numériques (ou NFT si vous préférez) de leurs produits dès leur sortie de la chaîne de production. Ces certificats numériques auront valeur de garantie d’authenticité et permettront à toutes les compagnies de suivre le parcours de leurs biens. Ceci dit, l'implémentation de ce système reste encore à faire, ce qui ne sera pas une mince affaire. D’ici 2023, l’UE compte également créer un registre des compagnies et titulaires de propriété intellectuelle autorisés à créer des NFT. Si elle parvient à mener ce projet à bien, l’Union européenne se dotera d’une arme réellement efficace dans la lutte contre la contrefaçon. Sa réussite tient désormais à l’adoption massive de la blockchain par toutes les parties prenantes, et à leur bonne volonté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 14, 20222 min

Elon Musk face à un procès à 258 milliards de dollars ?

La chute des cryptomonnaies fait le malheur de nombreux investisseurs qui y voyaient jusqu'à il n'y a pas encore si longtemps un placement à long terme. C'était sans compter sur la conjoncture internationale, guerre en Ukraine, hausse du prix de l’énergie, sanctions internationales contre certaines monnaies virtuelles, qui ont entraîné un véritable krash comparable à ceux observés en bourse. De son côté, Elon Musk a longtemps usé de sa notoriété pour défendre le Dogecoin, l'une de ces monnaies favorites, encourageant indirectement les internautes à investir. Problème, cette monnaie est elle aussi touchée par une baisse significative de sa valeur. Dans ce contexte, une plainte collective a été déposée contre le gérant de Tesla et Space X pour je cite « avoir créé un système pyramidal ayant fait perdre beaucoup d'argent aux investisseurs » fin de citation.258 milliards de dollars. C'est le montant réclamé en dommages et intérêts par les plaignants. Ces derniers reprochent à l'homme le plus riche du monde d'avoir intentionnellement fait grimper le prix du Dogecoin de plus de 36 000 % en deux ans, puis de l'avoir laissé s'effondrer. Concrètement, tout est parti de la plainte d'un investisseur en cryptomonnaie qui estimait en juin dernier avoir subi 86 milliards de dollars de pertes après la forte baisse de valeur du Dogecoin. Une somme qu'il a décidé de réclamer en justice aux trois entreprises d'Elon Musk, à savoir Tesla, Space X et The Boring Company, sa société dédiée à la construction de tunnels. D'après l'agence de presse Reuters, sept autres investisseurs ont rejoint le rang des plaignants depuis le début de l'été.Dans le détail, la plainte mentionne que les accusés ont je cite « réalisé des dizaines de milliards de dollars de bénéfices » aux dépens des autres investisseurs de Dogecoin fin de citation. D'après les plaignants, Elon Musk, Tesla, SpaceX et The Boring Company savaient que la bonne santé du Dogecoin je cite « dépendait uniquement du marketing » et que la cryptomonnaie manquait de valeur intrinsèque. D'autres acteurs ont également été placés sur le banc des accusés à l'instar de la Dogecoin Foundation, une organisation à but non-lucratif qui s'occupe de la gestion du réseau. La cryptomonnaie s'échange actuellement à environ 6 cents contre 0,74 dollar à son plus haut historique il y a encore quelques mois. Une valeur qui a donc été divisée par plus de 10 en peu de temps, mais qui n'a pas empêché Elon Musk d'assurer dans un tweet qu'il continuerait d’acheter du Dogecoin malgré le krash. Une déclaration assez étrange quand on sait qu'en juillet dernier, Tesla annonçait avoir vendu 75% de ses Bitcoin pour renflouer les caisses de l'entreprise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 13, 20222 min

Qu'est-ce que Worok, nouveau gang de hackers redouté par les États ?

Grâce à la vigilance de chercheurs en cybersécurité travaillant pour un éditeur de logiciel antivirus, on a pu découvrir l'existence d'un groupe de hackers spécialiste du vol d'information. Si leurs méfaits semblent pour l'instant se concentrer principalement sur l'Asie, force est de constater que ce groupe baptisé Worok est très dangereux.Dans leur dernier rapport, les chercheurs de l'entreprise Eset ont découvert qu'un groupe de hackers qu'ils ont baptisé Worok utilisait des outils jusqu'alors inconnus pour commettre leurs vols. Dans le détail, Worok s'attaque aux gouvernements du continent asiatique, ainsi que plusieurs pays du Moyen-Orient et du sud de l'Afrique. Les premières traces de ces malfaiteurs ont été découvertes il y a un an et demi, début 2021, plus ou moins au même moment que la découverte des failles ProxyShell. D'après les chercheurs, le profil de Worok est très similaire à celui d'un autre groupe de hackers : TA428. Si tout laisse à penser qu'il s'agit des mêmes personnes, les chercheurs ont pu différencier leurs activités grâce aux outils utilisés lors de chaque attaque informatique, et ainsi dater les premières attaques de Worok à fin 2020. Je cite le rapport des chercheurs : « nous considérons que les liens ne sont pas assez forts pour considérer que Worok soit le même groupe que TA428, mais les deux pourraient partager des outils et avoir des intérêts communs » fin de citation.Ce qui est intéressant avec Worok, c'est que le groupe a été très actif entre fin 2020 et mai 2021, puis a disparu des radars, avant de réapparaître en février dernier en ciblant une entreprise du secteur de l'énergie en Asie Centrale, ainsi qu'un organisme du secteur public d'Asie du Sud-Est. Si ces méfaits ont pu être attribués à ce groupe de hacker avec certitude, difficile toutefois de savoir avec quel outil les attaques ont eu lieu. Ceci dit, d'après les chercheurs, il est fort possible que Worok ait exploité les failles ProxyShell pour implanter du code malveillant sur les serveurs des victimes, et ainsi pouvoir se connecter au réseau à leur guise. Dans le détail, les hackers utilisent des outils totalement gratuits et libres disponibles sur Internet afin d'explorer les réseaux comportant des failles. On peut citer Mimikatz, EarthWorm, ReGeorg u encore NBTscan. Les hackers installent ensuite un premier programme pour prendre le contrôle des machines, on peut penser à PowHeartBeat, un logiciel écrit avec le langage de script PowerShell qui possède notamment la capacité de se connecter à un serveur afin de recevoir des commandes et télécharger d'autres programmes. Le programme sert alors à charger un second outil, PNGLoad, qui lui s'appuie sur la stéganographie, un message caché dans un autre message, pour installer le virus final. D'après les chercheurs d'Eset, il s'agit le plus souvent d'une image au format PNG contenant du code caché malgré un aspect parfaitement valide et donc paraître complètement inoffensive pour la victime.Pour l'instant, les chercheurs n'ont pas eu la possibilité d'analyser les fichiers PNG que je viens de vous décrire, ce qui signifie qu'ils ne savent pas avec précision quel programme final est été chargé et donc quel est le but exact de Worok. Et c'est justement toute cette incertitude et ce flou entourant le groupe de hacker qui le rend aussi dangereux. Ceci dit, compte tenu, je cite « du profil des cibles et des outils que nous avons vus déployés contre ces victimes », tout porte à croire que l'objectif principal des hackers reste l'espionnage. Reste désormais à savoir dans quel but, et éventuellement pour qui ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 12, 20223 min

iPhone 14 : une grande annonce pour un produit décevant ?

Début septembre, Apple tenait sa keynote de rentrée avec en point d’orgue, la présentation du nouvel iPhone 14. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les observateurs n’ont pas du tout été impressionnés par cette nouvelle version du célèbre smartphone. Avec des prix toujours à la hausse, la stratégie du GAFAM semble limpide : pour avoir des améliorations significatives, il faut claquer un smic… littéralement.Comme bien souvent, la version standard des iPhones n’est pas très intéressante. Les possibilités de stockages restent les mêmes, 128/256 et 512 gigas, et les performances n’ont rien de bien transcendantes comparées à l’iPhone 13 Pro Max de l’année dernière. Il faut tout de même noter l’arrivée de l’iPhone Plus, digne remplaçant de la version Mini, qui permettra aux consommateurs d’obtenir un iPhone 14 avec un écran plus grand sans payer le prix de la version Pro, mais aussi sans les améliorations bien entendues.En parlant de l’iPhone 14 Pro, c’est effectivement là qu’il faut aller voir pour découvrir des améliorations vraiment intéressantes. En effet, l’encoche à selfies va disparaître. Elle se cachera en réalité dans un espace virtuel intitulé Dynamic Island, une barre horizontale noire placée en haut de l’écran et dont la taille évolue en fonction de l’application utilisée. Côté photo, l’iPhone 14 Pro accueillera un module photo de 48 mégapixels associé à un capteur ultra grand-angle de 12 mégapixels, le tout permettant de faire de belles photos dans la pénombre. Le grand-angle devrait être 65 % plus important que sur l’iPhone 13 Pro et les photos prises de nuit ou en intérieur de bien meilleure qualité à en croire Apple. Il sera peut-être préférable d’opter pour un stockage de 1 To tant les photos risquent d’être lourdes. La puce A15 Bionic qui équipera les iPhones 14 standards et 14 plus sera troquée pour l’A16 et permettra un gain de 20% en termes de performance d’après Apple. À noter que cette année, Apple mise en particulier sur la sécurité avec la possibilité de passer des appels d'urgence par satellite dans les zones blanches, ainsi qu’un accéléromètre capable d'identifier précisément un accident pour appeler les secours plus rapidement.Autant d’améliorations, ou devrais-je dire « si peu d’améliorations », qui n’ont pas manqué de faire réagir internet, certains n’hésitant pas à comparer ces nouveaux modèles à de vulgaires mises à jour de l’iPhone 13. Eve Jobs, la fille de Steve Jobs, l'ancien directeur général de la marque, a partagé un meme sur Instagram d’un homme recevant en cadeau une chemise identique à celle qu'il porte déjà, accompagné du texte je cite « Moi, passant de l'iPhone 13 à l'iPhone 14 après l'annonce d'Apple ». Une moquerie qui montre bien la déception d’une partie des internautes, s’attendant sans doute à de vraies modifications pour les nouveaux smartphones d’Apple.Un mot sur les prix et les dates de sorties pour finir… L'iPhone 14 coûtera au minimum 1019 euros dans sa version standard. Ajoutez à cela 150€ pour les mêmes performances mais un écran plus large, soit 1169€ pour un iPhone 14 Plus, comptez 1329 euros pour la version Pro et 1479€ pour le Pro Max, ce qui en fera le téléphone le plus cher jamais commercialisé par la marque. Mais accrochez-vous, car si vous aviez dans l’idée de prendre l’iPhone le plus performant qui soit avec la plus grande capacité de stockage, sachez qu’il vous en coûtera 2129€. Tous les modèles, à l’exception de l’iPhone 14 plus, seront disponibles à partir de vendredi, soit le 16 septembre. Pour la version Plus, il faudra attendre le 9 octobre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 11, 20223 min

USB4 Version 2.0 : encore plus rapide et sans changer de câble ?

La prochaine version de la technologie USB devrait être un bond technologique assez impressionnant. D'après l’USB Promoter Group, qui veille à imposer un seul et unique connecteur universel, l'USB-C, la nouvelle norme USB4 Version 2.0 serait l'un des connecteurs les plus rapides jamais vu jusqu'à aujourd'hui, avec des vitesses de transfert allant jusqu'à 80 gbps, soit le double de ce dont est capable l'USB 4 original ou encore le Thunderbolt 4.Si vous vous intéressez au monde merveilleux des connectiques, même de loin, alors vous avez sans doute remarqué que l'ensemble de la norme USB a toujours été un véritable bazar. Entre les USB 3.0/3.1/3.2 et leurs nombreuses itérations (Gen 1, Gen 2, Gen 2×2)... Bref, difficile de s'y retrouver. C'est d'ailleurs exactement la même chose pour l'USB4 qui se dote désormais d'une nouvelle version dite 2.0 au lieu de s'appeler USB5, tout simplement. Ceci dit, outre le casse-tête permanent pour s'y retrouver parmi les noms, cette nouvelle version offrirait une vitesse de transfert de 80 gbps. Concrètement, le connecteur resterait le même, un embout USB-C. Seul le protocole USB qui l'accompagne serait amené à évoluer, avec une vitesse de transfert passant de 40 gbps à 80 ! Pour résumer, les câbles déjà capables de transférer des données à 40 gbps pourront profiter de ce gain dès que le nouveau protocole sera implémenté. À noter que l'USB 4 v2.0 a été pensé pour mieux se plier aux multiples appareils désormais connectés en USB-C : écrans, périphériques de stockage, hubs USB, etc. Concrètement, si vous branchez plusieurs écrans à votre ordinateur portable, mais aussi des disques durs et autres connecteurs, les 80 gbps de débit devraient vous simplifier la vie en réduisant les temps de transferts.De plus, l’USB Promoter Group indique que cette version 2.0 de l'USB4 devrait être assortie d'une rétrocompatibilité avec les versions précédentes, comme l'USB 3.2 et l'USB 2.0 ou le Thunderbolt 3. Pour l'heure, aucune date de sortie de cette nouvelle norme n'a été communiquée. Ceci dit, aucune explication purement technique n'a été livrée pour nous permettre de comprendre en détail cette notion de rétrocompatibilité. Pour l'instant, je cite le groupe, la « mise à jour est spécifiquement destinée aux développeurs » fin de citation. Côté GAFAM, on sait qu’Apple compterait utiliser un port USB-C sur son prochain iPhone 15 pour se plier aux nouvelles règles imposées par l'Union européenne, pourquoi pas avec la norme USB4 2.0 pour profiter des 80 gbps de transfert. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 8, 20222 min

De la tech bien plus chère ces prochains mois ?

Alors que les plus optimistes pensaient que la pénurie des puces et des composants électroniques étaient pratiquement terminé... exemple très concret avec NVIDIA qui a fortement baissé le prix de ses cartes graphiques de la gamme RTX 3000, je vous invite à découvrir l'épisode dédié si ce n'est pas déjà fait... et bien force est de constater que ce n'est pas totalement la réalité. En effet, les efforts financiers consentis par certains géants de la Tech afin de maintenir des prix relativement abordables au grand public semblent toucher à leur fin à mesure que l'impact sanitaire de la pandémie de COVID 19 se réduit. Conséquence, c'est une hausse significative des prix qui devrait attendre les consommateurs, particulièrement en Europe.Deux exemples illustrent ce début de hausse des prix des produits technologiques : le casque de réalité virtuelle Meta Quest 2 et la PS5. En effet, depuis le 1er août dernier, il faut débourser 100€ de plus pour s'offrir le casque, soit 449 ou 549€ selon la mémoire choisie, et 50€ de plus pour la PS5 qui passe à 549€ pour ses deux versions Standard et Digitale. Samsung prend également le train en marche et prévoit d'augmenter également ses produits, sans oublier les marchands de puces comme TSMC. Première raison à cela, le contrecoup de la pandémie de COVID 19 en effet, mais aussi et surtout les conséquences de la guerre en Ukraine qui complexifie fortement la tâche aux producteurs pour se fournir en matière première. Selon Glenn O’Donnell, vice-président de Forrester, entreprise spécialiste des études de marché, le prix des semi-conducteurs et des puces devrait augmenter de 15 % d'ici la fin de l'année. Outre l'industrie du divertissement comme celle du jeu vidéo, c'est l'intégralité du paysage tech qui sera touché par des hausses de prix à venir, des smartphones aux voitures électriques.Autre point important, les commandes de matières premières, puis ensuite de puces et composants électroniques sont planifiées sur plusieurs années. Généralement, si un prix est bloqué au moment du contrat, il ne bouge pas. Ainsi, avec des prix à la hausse, l'effet boule de neige de ces hausses devrait être douloureux pour les portes feuilles. Sur le côté financier, ce sont les consommateurs européens qui devraient être les plus touchés, principalement à cause d'une monnaie particulièrement faible, et quasiment équivalent au dollar. Pour terminer sur une note un peu plus optimiste, les fabricants de puces et semi-conducteurs prévoient la production en masse de puces gravées en 3nm. D'après Samsung, il s'agira d'un saut qualitatif important qui permettra je cite « de réduire la consommation d’énergie jusqu’à 45 %, d’améliorer les performances de 23 % et de réduire la surface de 16 % ». De quoi nous laisser entrevoir un retour à la normale pour les prix d'ici quelque temps, mais malheureusement, après que cette hausse ait eu lieu, soit dans au mieux plusieurs mois et au pire dans quelques années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 7, 20222 min

Charger son téléphone juste en entrant dans une pièce ?

C'est une invention qui pourrait tout simplement nous changer la vie si elle venait à se concrétiser. Des chercheurs coréens sont parvenus à mettre au point un dispositif de recharge sans fil dit « longue distance ». Tous les appareils situés à une trentaine de mètres autour de leur invention pourraient automatiquement être rechargés.Pour une bonne partie des possesseurs de smartphone, c'est toujours le même rituel au moment d'aller se coucher. Un tour sur Internet, puis on branche le smartphone à son chargeur. Sans ça, impossible de se réveiller le lendemain en espérant avoir une batterie pleine. Ceci dit, cette contrainte n'en sera peut-être plus une prochainement puisque des chercheurs de l'université de Sejong en Corée du Sud ont mis au point une toute nouvelle technologie permettant de recharger un appareil dans un rayon de 30 mètres ! Si la recharge sans fil existe depuis un certain temps, elle ne fonctionne que si l'appareil est posé sur un support spécifique. Or, dans ce cas précis, votre appareil se rechargera automatiquement sans que vous n'ayez à y penser. L'article des chercheurs publié dans la revue Optics Express dont le lien est dans la description de cet épisode. Dans le détail, le courant est envoyé par un transmetteur installé dans une pièce, où se trouve également un amplificateur à fibre dopée à l'erbium. Ce transmetteur produit alors un rayon infrarouge avec une longueur d'onde centrale de 1550 nanomètres qui se concentre sur le récepteur (une cellule photovoltaïque), et ce, à l'aide d'une lentille sphérique rétroréfléchissante. Ce genre de récepteur serait suffisamment petit pour être intégré dans des objets connectés et même un smartphone.À noter que pour fonctionner pleinement, la lumière infrarouge doit être transmise en ligne droite, sans rencontrer d'obstacle. C'est donc pour cette raison que les chercheurs ont opté pour une lentille sphérique rétroréfléchissant en guise de récepteur. Cette dernière renvoie une partie du rayon laser, ce qui facilite l'alignement et permet au transmetteur de basculer sur un mode de faible intensité si un objet bloque la transmission, devenant ainsi sans danger pour l'être humain. Concrètement, les chercheurs ont réussi à transmettre un rayon de 400 milliwatts sur 30 mètres, converti ensuite en 85 milliwatts, soit un rendement de 21,25 %. Si leur technologie n'en est pour l'instant qu'à l'étape de prototype, les chercheurs comptent optimiser le laser et augmenter le rendement de la cellule photovoltaïque afin de pouvoir transmettre plus de courant sur une distance plus longue. De quoi leur faire penser qu'alimenter plusieurs appareils simultanément sans fil est bel et bien possible.Étude : https://opg.optica.org/oe/fulltext.cfm?uri=oe-30-19-33767&id=497548 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 6, 20222 min

Bitcoin : une faute de frappe à 10 millions de dollars ?

C'est le genre d'histoire dont on rêverait tous d'être le protagoniste. En mai dernier, une plateforme de cryptomonnaie a versé par erreur plus de 10 millions de dollars à l'une de ses clientes suite à une faute de frappe. Mais lorsque la plateforme a voulu rectifier la situation, l'heureuse élue ne l'a pas entendue de cette oreille et a tout simplement décidé de ne pas rendre le trop-perçu.Si vous vous intéressez aux cryptomonnaies, alors vous connaissez forcément Crypto.com. Peut-être en êtes-vous d'ailleurs un utilisateur actif ? Quoiqu'il en soit, en mai 2021, la plateforme a accidentellement transféré 10,5 millions de dollars australiens à une cliente originaire de Melbourne, alors que cette dernière ne demandait à la base qu'un remboursement de 100 dollars. On est quand même sur un x10 000 de la somme de départ. Malheureusement pour Crypto.com, l'employée en charge de traiter cette requête aurait apparemment saisi le numéro de compte de la cliente dans le champ réservé au montant du paiement. On imagine bien la surprise de l'utilisatrice quand cette somme a 8 chiffres est arrivée sur son compte. Sauf qu'au lieu de signaler l'erreur, cette dernière a transféré une grande partie de l'argent sur un autre compte.Il aura fallu sept mois à Crypto.com pour se rendre compte de la situation. En décembre 2021, l'entreprise réalise un audit et découvre alors que leur compte en banque accuse une perte de 10 millions de dollars. L'erreur est rapidement identifiée et un mail est envoyé à l'utilisatrice pour récupérer la somme, qui en guise de réponse se contente d'un « bien reçu, merci ». Crypto.com s’est alors tourné vers la justice australienne qui a fini par lui donner raison, estimant que les 10 millions de dollars devaient être rendus à Crypto.com dans les plus brefs délais. Je cite l'avocat de la plateforme « Il ne fait aucun doute que si vous voyiez ça sur votre compte, vous savez que ça ne devrait pas être là […] Si vous retenez la propriété de quelqu’un d’autre, vous la détenez par tromperie, vous n'avez pas droit, vous devez la rendre » fin de citation.Crypto.com a donc obtenu le gel de tous les avoirs détenus sur le compte bancaire de la cliente. Le tribunal a également ordonné à la jeune femme de vendre une maison offerte à sa sœur pour 1,35 million de dollars, et lui a infligé une amende de 27 000 dollars d’intérêts. À noter que les fonds ont été envoyés par erreur par virement bancaire. Il aurait donc été possible d’annuler la transaction si l’erreur avait été rapidement identifiée. Or, si les 10 millions de dollars avaient été envoyés par le biais de la blockchain, Crypto.com n'aurait eu que ses yeux pour pleurer puisque les transactions en cryptomonnaies sont irréversibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 5, 20222 min

Une IA remporte un concours d'art ?

C'est une histoire assez fascinante que l'on vous raconte aujourd'hui. Un américain a remporté un concours d'art grâce à une image générée par intelligence artificielle. Si le progrès de l'IA dans le domaine de l'art est indéniable, on en parle souvent dans ce podcast par ailleurs, elle met également en lumière certaines interrogations, voir même certaines craintes de la part des artistes eux-mêmes.Direction l’État du Colorado où Joseph Allen est chef d'entreprise. Lorsqu'il entend parler d'une compétition intitulée Colorado State Fair's fine art, ce dernier décide de soumettre son tableau : Théâtre d'opéra spatial. Enfin... son tableau, pas vraiment. Car ce n'est pas lui techniquement qui l'a réalisé mais l'outil Midjourney, accessible à tous pour générer des images à partir d'un texte. Mais contrairement à d'autres outils du genre, seules 25 images peuvent être générées gratuitement. Au-delà de cette quantité, il faut s'abonner au service. Quoiqu'il en soit, c'est bien son œuvre qui a remporté le concours, déclenchant des réactions très contrastées sur les réseaux sociaux.En effet, les artistes professionnels ont toutes les raisons de s'inquiéter de cette montée en puissance des IA dans le domaine de l'art. Le premier problème comme on vient brièvement de l'évoquer, c'est la propriété intellectuelle de l’œuvre. Si Joseph Allen a « commandé » une œuvre à l'IA via une description détaillée, c'est tout de même l'intelligence artificielle qui a fait tout le boulot en étudiant un nombre colossal d'œuvres déjà existantes, en s'en imprégnant grâce à la technique du deep learning, pour ensuite restituer quelque chose de fidèle à l'idée initiale d'Allen. Sur ce point bien précis de la propriété intellectuelle, rien n'est encore arrêté. Autre inquiétude, celle de l'avenir des artistes. Car si même les professions créatives faisant appel à l'imaginaire peuvent être remplacées par des ordinateurs, alors plus aucun corps de métier ne sera épargné. Le journal américain Atlantic a d'ailleurs été le premier à illustrer l'une de ses newsletters avec une image générée par IA. De quoi légitimement inquiéter graphistes, illustrateurs ou encore photographes de presse pour l'avenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 4, 20222 min

NVIDIA RTX 4000, présentation fin septembre ?

La nouvelle gamme de carte graphiques NVIDIA, les RTX 4000, débarqueront dans un contexte assez inédit pour l'entreprise et le marché des composants informatique de manière générale. Outre une puissance qui devrait être grandement augmentée, ces nouvelles cartes devront cohabiter avec la génération précédente dont la surproduction plonge NVIDIA dans l'incertitude... une situation qui paradoxalement fait les affaires des consommateurs. Petite mise au point dans cet épisode.Les cartes de la gamme RTX 4000 seront présentées le 20 septembre prochain lors de la conférence de rentrée de NVIDIA, la GTC 2022. C'est ce qu'à confirmé le président du groupe Jen-Hsun Huang lors de la présentation des derniers résultats financiers. Évidemment, il sera question de la génération « Lovelace », le nom de code des RTX 4000. Ceci dit, difficile de connaître le contenu précis de cette GTC 2022, pas plus que les caractéristiques des nouvelles cartes graphiques, leur prix ou une éventuelle date de sortie. Quoiqu'il en soit, et comme nous vous l'avions déjà précisé dans des épisodes précédents, cette nouvelle gamme devrait être beaucoup plus puissante que les versions précédentes, et donc fatalement plus chère.Une chose est sure, ces futurs modèles débarqueront dans un contexte particulier. D'après le média spécialisé The Verge, NVIDIA n'aura pas d'autres choix que de faire coexister les RTX 3000 et 4000. En effet, l'entreprise se retrouve désormais avec des stocks importants de cartes RTX 3000 sur les bras après avoir augmenté drastiquement la production pour répondre à la demande. Or, avec l'annonce des RTX 4000 et la chute des cryptomonnaies, les ventes des 3000 se sont effondrés, faisant également baisser les prix de manière significative. Une chance pour les consommateurs qui peuvent désormais débourser des sommes raisonnables pour s'équiper, contrairement aux spéculations de 2021. En conséquence, l'entreprise n'a pas eu d'autres choix que de baisser les prix pour donner aux revendeurs une chance d'écouler les stocks. Aujourd'hui, une carte graphique de la gamme RTX 3000 est accessible à moins de 500€, contre plus du double il y a encore quelques mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 1, 20222 min

Le studio EA racheté par Amazon ?

Si les rumeurs venaient à se confirmer, c'est un véritable séisme qui secouerait le monde du jeu vidéo, voir l'ensemble de l'industrie du divertissement. D'après les informations du média USA Today, Amazon serait sur le point de racheter le studio de jeu EA, connu notamment pour ses licences majeures comme FIFA, Battlefield, ou Dragon Age.Décidément, les studios de jeux vidéo font l'objet de toutes les convoitises. Après le rachat de Blizzard par Microsoft en janvier dernier pour quasiment 70 milliards de dollars, voilà que c'est au tour d'Amazon de s'intéresser de près à Electronic Arts. Ces dernières semaines, nombreux étaient les observateurs à rapporter que le GAFAM s’apprêtait à déposer une proposition de rachat. Si cette volonté d’enrôler le studio de jeu vidéo dans ses filiales est connu depuis le mois de mai dernier, la chaîne CNBC précise quant à elle qu'Amazon ne fera finalement pas d'offre dans l'immédiat. Conséquence, l'action d'EA en bourse a bondi de 7,5% pendant quelques jours, avant de retomber à son niveau initial suite aux révélations de CNBC. Si cette rumeur de rachat n'était qu'un feu de paille en cette fin de mois d'août, il n'est pas impossible qu'il se concrétise véritablement un jour. Cela pourrait alors avoir des conséquences lourdes et très concrètes dans le paysage vidéoludique.Si Amazon devait propriétaire d'EA, le GAFAM contrôlerait alors un nombre très très important de licences majeures. Les joueurs pourraient alors en exploiter un certain nombre sur Twitch, la plateforme de streaming jeu vidéo d'Amazon, voir même imaginer réaliser des adaptations en série ou en film sur Amazon Prime Video. Outre Fifa, Battlefield et Dragon Age, l'entreprise de Jeff Bezos pourrait adapter de célèbres noms comme Dead Space, Mass Effect, Medal of Honor ou encore Need for Speed. Autant d'univers qui se prête à explorer différents genres comme les séries d'horreur, d'infiltration ou même tenter de concurrencer la saga de voiture la plus populaire : Fast And Furious. Encore un peu de patience pour voir où atterrira EA, car vu la tendance, il semble quasi certain que l'entreprise sera vendue au plus offrant dans les mois à venir, qu'il s'agisse d'Amazon, Disney ou encore Apple qui ont également manifesté leur intérêt pour le studio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 31, 20222 min

Un outil pour savoir si vous êtes suivi dans la rue ?

Voilà un épisode qui conviendra parfaitement aux personnes méfiantes ou qui ont tout simplement peur d'être suivies. Aux États-Unis, un agent fédéral a mis au point un appareil capable de déterminer si vous êtes suivi dans la rue. Et le plus intéressant, c'est que son dispositif peut être fabriqué par n'importe qui à bas coût.C'est lors de la conférence Black Hat USA qui s'est tenue en août, que Matt Edmondson, un agent fédéral travaillant au département de la Sécurité intérieur des États-Unis a présenté son engin. Mais avant ça, la question est de savoir pourquoi Matt s'est-il lancé dans la construction d'un tel objet ? Et bien par tant pour lui qu'à la demande d'un ami et collègue du gouvernement qui avait peur d'être suivi lorsqu'il rencontrait des informateurs ayant des liens avec une organisation terroriste. Dès lors, Matt explique que pour seulement 200€, son appareil est capable de scanner les fréquences Bluetooth, Wi-Fi, SDR, ZigBee... et de repérer les appareils à proximité. Concrètement, il utilise un mini-ordinateur Raspberry Pi, alimenté grâce à une batterie externe USB auquel il a ajouté un petit écran tactile ainsi qu'un module Wi-Fi en USB.Dans le détail, Matt Edmondson explique que son système utilise le logiciel Kismet pour analyser les communications sans fil. S'il a commencé par enregistrer l'adresse MAC des appareils, l'agent s'est vite rendu compte que beaucoup pouvaient la modifier de manière aléatoire à chaque tentative de connexion. Il a donc décidé d'y associer le nom (SSID) du réseau recherché par les appareils. Ainsi, son système créé toutes les cinq minutes un nouveau fichier dans lequel il enregistre les informations de tous les appareils à proximité. Si le même appareil est présent dans plusieurs fichiers, cela signifie qu'il a été détecté à proximité de la personne à au moins cinq minutes d'intervalle, le système envoie une alerte. Au final, reproduire ce système est à la portée de tous ceux qui ont un peu d'expérience avec les systèmes Linux. Les composants sont en effet accessibles au grand public et le code du logiciel est en libre accès sur le site GitHub. À l'avenir, Matt Edmundson espère améliorer son système en ajoutant d'autres protocoles sans fil, ainsi qu'un GPS pour pouvoir enregistrer la localisation des appareils. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 30, 20222 min

Un outil pirate pour télécharger tous vos e-mails ? Attention, ça existe !

Désolé de vous le dire, mais vos e-mails ne sont pas en sécurité. C'est tout du moins le constat que l'on peut faire suite aux révélations de Google. Le GAFAM annonce avoir découvert l'existence d'un programme capable de siphonner les mails de n'importe qui. S'il n'est utilisé qu'en Iran pour l'instant, ce n'est qu'une question de temps pour que d'autres utilisateurs dans le monde ne soient touchés.Ce n'est un secret pour personne, les états autoritaires comme la Chine, la Russie ou encore Israël dans une autre mesure avec le développement du logiciel espion Pegasus, tous n'ont pas de scrupule à utiliser le piratage pour servir leurs intérêts. Désormais, il faudra aussi se méfier de l'Iran. Dans son dernier rapport intitulé Threat Analysis Group (ou TAG pour l'accronyme), Google explique avoir découvert un outil créé par des hackers iraniens capable de récupérer les e-mails de Gmail, Yahoo et Outlook. Intitulé Hyperscrape, cet utilitaire d'extraction de données aurait été conçu en 2020 par le collectif Charming Kitten, soutenu par le gouvernement iranien, avec pour cibles principales des personnalités haut placées. Je cite Google, « [ce programme a été] déployé contre près de 25 comptes situées en Iran […] le plus ancien échantillon connu date de 2020 et l'outil est toujours en cours de développement. Nous avons pris des mesures pour sécuriser à nouveau ces comptes et avons informé les victimes […] à propos de ces pirates soutenus par le gouvernement » fin de citation.Mais le plus inquiétant reste le fonctionnement de cet outil. Pas besoin d'installer un programme ou un virus sur l'ordinateur visé... ils n'ont besoin que des informations d'identification de leurs comptes ou d'un cookie extrait du navigateur de la victime. Ensuite, l'outil va créer un dossier Téléchargement sur le disque dur pour y stocker tous les e-mails. Concrètement, Google explique que le logiciel piège la protection du système en se faisant passer pour un navigateur obsolète, forçant l'affichage en HTML de base dans Gmail. Une fois connecté, Hyperscrape peut alors changer la langue du compte pour l'anglais et parcourir le contenu de la boîte, téléchargeant individuellement les messages sous forme de fichiers .eml. Une fois le téléchargement terminé, les paramètres sont remis comme à l'origine et les e-mails de sécurité de Google supprimé pour ne laisser aucune trace. Petite note positive toutefois, la dernière version d'Hypercrape n'est plus compatible avec Google TakeOut, cette fonctionnalité permettant aux usagers de créer une archive de leurs mails, photos, vidéos etc... Reste à savoir si Google trouvera la parade pour contrecarrer le fonctionnement de cet outil et éviter qu'il ne soit utilisé à des fins malveillantes à grande échelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 29, 20222 min

Comment protéger ses emails et filtrer les trackers ?

Face aux fraudes et arnaques de plus en plus sophistiquées sur internet, notamment via email, il est impératif d’utiliser les bons outils pour se protéger. Parmi tous, on retrouve DuckDuckGo Email Protection dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast et qui aujourd’hui est enfin ouvert au grand public !Après de longs mois d’attente, DuckDuckGo Email Protection est enfin là ! Dans une version bêta, certes, mais tout de même accessible à tout le monde ! La promesse de cet outil : filtrer vos mails pour les débarrasser des trackers qu’ils pourraient éventuellement contenir. En vous rendant sur duckduckgo.com/email/ sur votre PC, ou alors en utilisant l’application pour smartphone DuckDuckGo, vous pouvez désormais vous créer une adresse @duck.com gratuitement et décider vers quelle autre adresse mail les messages que vous recevrez sur celle-ci seront redirigés. Car votre adresse @duck.com n’est pas une boite mail à proprement parler. Il s’agit plutôt d’un filtre.Concrètement, lorsque vous vous inscrirez sur un site ou lorsqu’un service vous demandera votre adresse mail pour être utilisé, vous pourrez lui soumettre celle se terminant par @duck.com. Ainsi, lorsque le site ou service en question vous enverra un mail, le message transitera d’abord par l’adresse @duck.com où il sera passé au peigne fin et nettoyé de tous ses trackers avant d’atterrir dans votre boite mail principale (gmail, outlook, yahoo etc…) où vous pourrez l’ouvrir en toute sécurité. D’après DuckDuckGo, environ 85% des mails reçus contiennent des mouchards permettant à l’expéditeur de savoir quand vous avez ouvert le mail, mais aussi votre localisation à ce moment-là, ou sur quel type d’appareil. Ainsi, cacher votre véritable adresse mail évite que vos informations soient aspirées à votre insu par des tiers et qu’elles ne finissent dans des bases de données utilisées par les marques pour faire de la pub ciblée notamment.L'avantage de DuckDuckGo Email Protection, c’est qu'il permet de continuer à utiliser normalement ses adresses mail et clients de messagerie habituels. À noter que DuckDuckGo s’engage à ne garder trace d’aucune de vos données personnelles ou mail qui transiterais par son système de filtrage. L’expérience se veut donc transparente pour vous faciliter la vie et protéger votre activité numérique. Un outil bien utile qui ne manquera pas de ravir les internautes les plus soucieux de leur sécurité sur internet, ou bien un premier pas plutôt efficace en termes de cybersécurité pour les novices qui ne sauraient pas par où commencer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 28, 20222 min

Une ambassade européenne de la Tech aux USA ?

Ce n'est pas un secret, une bonne partie des géants de la Tech dont les GAFAM sont installés dans la Silicon Valley en Californie. Dès lors, l'Union Européenne, qui a fait de la Tech l'une de ses priorités dans les années à venir, a décidé d'ouvrir une sorte d'ambassade pour faciliter les échanges et régler de nombreux dossiers épineux, notamment en termes de règlement.Google, Meta, Apple, Amazon et bien d'autres pourront désormais discuter directement avec l'Union Européenne de l'évolution de la politique du vieux continent en matière de numérique. Le bureau de l'UE ouvrira le 1er septembre à San Francisco avec à sa tête Gerard de Graaf, qui deviendra ainsi le tout premier ambassadeur européen de la technologie en Californie. Si vous ne le connaissez pas, Gerard de Graaf s'occupait de lutter contre le lobbying des géants du numérique auprès de la Commission Européenne à Bruxelles, et participant à l'élaboration de certains textes de régulation.Toute cette histoire s'inscrit dans un contexte bien précis et assez tendu, puisque l'UE a récemment adopté le Digital Markets Act (DMA) et le Digital Services Act (DSA) censé aider dès l'année prochaine à réguler internet, comme par exemple la lutte contre les contenus violents ou haineux, lutter aussi contre les situations de monopoles. C'est simplifié, mais c'est l'idée. Je vous invite d'ailleurs à écouter l'épisode de Choses à Savoir Tech que nous avions déjà consacré à ces deux textes pour en savoir plus sur leur contenu. Si ces textes vont bel et bien entrer en vigueur, il reste quand même quelques détails à régler d'où l'idée de proposer des négociations apaisées et constructives avec un ambassadeur sur place. Finalement, Gerard de Graaf semble l'homme de la situation puisqu'il a eu une influence très importante dans la naissance du DSA et du DMA, sans oublier qu'il connaît très bien le marché américain, en particuliers les codes du commerce électronique et numérique.À noter que l'ambassadeur aura d'autres missions en plus de faciliter les discussions entre l'Europe et les États-Unis. Gerad de Graaf fera aussi le lien entre la Zone Euro et le reste du monde, notamment le Japon, l'Inde ou le Brésil qui ont récemment calqué leurs réglementations en matière de numérique sur celles du Vieux continent. En faisant un effort de représentation au plus près des GAFAM, l'Union Européenne s'assure ainsi des relations bien plus directe et sans doute plus apaisées, car s'il y a bien une chose que l'UE craint fortement, c'est le départ de ces géants du numérique d'Europe. En effet, les GAFAM sont de très importants créateurs d'emplois et de richesse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 25, 20222 min

Une coupe du monde d'Excel ? Ça existe !

Il faut le voir pour le croire. Excel, le célèbre tableur de Microsoft a désormais droit à sa propre compétition de e-sport. Mi-août, la chaîne américaine dédiée au sport ESPN a diffusé la Coupe du Monde de Modélisation Financière. Un concours pas comme les autres et qui ne cesse de faire réagir internet.La Financial Modeling World Cup ou Coupe du Monde de Modélisation Financière sur Excel a eu lieu en mai dernier, mais n'a été diffusée que mi-août par ESPN l'émission The Ocho, consacrée aux sports de niche comme le dodgeball (balle au prisonnier en français) ou encore le air guitar. Objectif de cette compétition d'Excel : résoudre trois problèmes en trois manches de 30 minutes, un peu à la manière d'un escape game. Et clairement, il ne s'agissait pas d'une édition banale. Non, là on parle bien de la crème de la crème des experts d'Excel dans une compétition All-Star. Les participants ont notamment dû concevoir avec leur tableur une machine à sous, un jeu de plateforme en 6 niveaux et une course de yacht. Si vous souhaitez tenter l'une de ces trois missions, voir les trois, le fichier Excel avec les consignes est disponible sur le site internet de la compétition.Et une compétition d'Excel à quoi ça ressemble dans le format ? Comme je vous l'ai dit, tout se déroule en trois épreuves. Après chaque round, la moitié des compétiteurs et compétitrices est éliminée. Les commentaires eux, sont signés Bill Jelen, auteur de plus de 40 livres sur Excel et Oz Du Soleil de la chaîne Youtube Excel on Fire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on a vraiment l'impression d’assister à une compétition d'e-sport tant Jelen et Oz nous raconte les méthodes des compétiteurs, et abordent des sujets propres à Excel tout en commentant chaque décision des candidats.Pour tout dire, les championnats d'Excel sont de plus en plus populaires. Ces derniers sont notamment retransmis sur YouTube, et les derniers matchs comptent déjà plus de 500 000 vues chacun. Face au succès de cette édition All-Star, un nouveau championnat est déjà prévu pour octobre avec un prix de 10 000 dollars promis au vainqueur. D'autres compétitions dont des tournois européens et une autre coupe du monde devraient avoir lieu prochainement. Les inscriptions pour le FMWC Open sont déjà ouvertes, je vous mets le lien dans la description si cela vous tente. Les 128 meilleurs compétiteurs seront sélectionnés en Octobre avec une finale prévue le 12 Novembre.Télécharger les trois missions : https://www.fmworldcup.com/product/all-star-bundle/Inscriptions au FMWC Open : https://www.fmworldcup.com/excel-esports/fmwc-open-2022/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 24, 20222 min

Une application pour être invisible sur internet en déplacement ?

Que diriez-vous si une application vous permettait d'être invisible lors de vos déplacements ? Il ne s'agit pas bien entendu d'une invisibilité physique mais plutôt d'une sorte d'anonymat géographique. C'est en tout cas ce que vous propose le service Pretty Good Phone Privacy ou PGPP pour l’acronyme.Cela semble évident, mais ça ne fait jamais de mal de le rappeler, posséder un smartphone, c'est s'exposer à une géolocalisation en permanence de la part de son opérateur mobile, et cela, grâce à un identifiant unique stocké dans la carte SIM et transféré vers l’opérateur lorsque le téléphone se connecte à Internet grâce à une antenne-relais. Plusieurs termes désignent cet identifiant selon la technologie internet utilisée. En 4G, on appelle cela l'IMSI (pour International Global Subscriber Identity), et en 5G il s'agit du SUPI (pour Subscription Permanent Identifier). En clair, cet identifiant permet à l'opérateur de savoir s'il a bien le droit d'accéder à Internet, si son forfait lui offre suffisamment de gigas. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'il permet aussi de savoir où vous vous trouvez. Un vrai problème pour les défenseurs des libertés qui préféreraient justement ne plus avoir à partager cette précieuse donnée.Pour répondre à cette attente, deux chercheurs américains, Paul Schmitt et Barath Raghavan ont créé Pretty Good Phone Privacy, un service permettant d'annuler cette surveillance et de rendre vos déplacements beaucoup plus difficiles à suivre. Développée depuis un an, cette technologie est désormais disponible au grand public dans une version bêta. Dans le détail, PGPP agit comme un opérateur mobile virtuel qui s’interconnecte avec la plupart des opérateurs en Europe et aux États-Unis et qui n’offre que des services de données mobiles. Exit donc les appels téléphoniques classiques et les SMS car ces deux services s'appuient obligatoirement sur les identifiants IMSI et SUPI. A contrario, dans l’architecture imaginée par les deux chercheurs, ces identifiants existent, mais ne servent à rien.Concernant cette fameuse architecture, une passerelle baptisée « PGPP-GW » reçoit de la part des abonnés des jetons d’accès qui ont été distribués préalablement et qui ne sont pas liés à l’identité de l’abonné. Ce service intègre également une anonymisation de l’adresse IP, grâce à l’utilisation d’un double proxy. Les requêtes sont d’abord envoyées à l'entreprise sans être déchiffrées, puis routées vers le prestataire Fastly, avant d’aller vers le serveur demandé. Le site de l'entreprise explique d'ailleurs que ni eux ni Faslty je cite « ne peuvent lier votre adresse IP à votre trafic Internet, ce qui signifie qu’à la différence d’un VPN, il n’y a pas de point de surveillance unique » fin de citation. Pour l'instant, ce service ne fonctionne que sous Android via l'application PGPP – Mobile Privacy sur le Google Play Store. À noter tout de même que l'abonnement coûte 40$ par mois, pour 9 gigas d'internet et 8 changements d'IMSI/SUPI. Pour de l'internet illimité et 30 changements d'identifiants, comptez tout de même 90$ par mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 23, 20222 min

Toujours plus de pub sur les iPhones ?

Si vous êtes team Apple que ce soit pour les téléphones, les ordinateurs, les montres et même les services de streaming, alors vous serez ravi d'apprendre que la marque à la pomme compte rajouter encore plus de pub dans ses différentes applications sur l'iPhone ! Cette entrée en matière est évidemment ironique puisque l'ajout de publicité ne va certainement pas améliorer l'expérience des utilisateurs. Une stratégie à double tranchant que je vous détaille dans cet épisode.Vous le savez sans doute, Apple inclut déjà des publicités dans ses applications Actualités, App Store et Stocks. Mais d'après les dernières indiscrétions du journaliste Mark Gurman de Bloomberg, le GAFAM a récemment testé en interne des publicités dans Apple Plan, et envisagerait également d'en intégrer aux applications Podcasts et Books. D'après le média, la publicité a été promue au rang de priorité pour l'entreprise, malgré le fait que beaucoup d'utilisateurs la considèrent comme une nuisance. Ceci dit, Apple c'était tout de même 1 milliard d'appareils en circulations dans le monde. Un potentiel de « consommateurs » gigantesque qui pourrait rapporter très gros à l'entreprise. Plus précisément, le vice-président des plateformes publicitaires d'Apple, Todd Teresi, souhaite fortement développer l'activité publicitaire et porter son bénéfice à deux chiffres par rapport aux 4 milliards de dollars récoltés chaque année actuellement grâce à la pub.Cet ajout de publicité va donc se concrétiser de plusieurs manières. Tout d'abord, vous avez peut-être remarqué qu'Apple fait la promotion de certaines applications sur l'App Store. En effet, les développeurs peuvent payer pour que leur app soit affichée tout en haut des résultats de recherche. Et c'est exactement ce genre d'annonce que le GAFAM veut généraliser à d'autres applications. Selon Gurman, les publicités dans Books permettront probablement aux éditeurs de promouvoir leurs livres, et aux créateurs de mettre en avant leur contenu dans Podcast. Sur Plan, les entreprises pourraient apparaître en tête des résultats de recherche lorsque les utilisateurs cherchent des endroits précis, type restaurant, station essence, supermarché etc... Côté télé, ce type de pub pourrait aussi s'appliquer à Apple TV Plus, avec la création d'un abonnement moins coûteux financé par la publicité justement, à l'instar de Disney+ et Netflix. À noter que cette stratégie n'est pas sans risque, car la frontières entre données personnelles et publicité est poreuse pour les utilisateurs. Ainsi, il n'est pas impossible qu'un grand nombre y voie une sorte d'intrusion avec l'arrivée de cette pub supplémentaire et finit par se détourner de la marque à la pomme. Reste à savoir si Apple parviendra à gérer ce cas épineux de manière intelligente. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 22, 20222 min

Une ville autonome sur Mars dans 20 ans ?

Le titre de cet épisode n'est pas un piège. C'est en effet un projet bien réel mené par... Elon Musk, je suis sûr que vous l'aviez deviné. En effet, le patron de Tesla et SpaceX souhaite créer une ville autonome d'ici une vingtaine d'année sur Mars, afin qu'une nouvelle civilisation puisse y prospérer.De toutes les convictions d'Elon Musk, sa plus profonde est que dans moins de dix ans, les humains s'envoleront pour Mars. Récemment, Elon Musk expliquait que lorsqu'une civilisation sera mise en place sur la planète rouge d'ici 20 ans, le nombre d'habitants devrait très rapidement y croître. Je le cite, « 20 ou 30 ans après le premier atterrissage humain et selon une croissance exponentielle du nombre de lancements à environ 100 000 passagers par fusée, le nombre total d'habitants devrait être d'un million au total » fin de citation. Une prise de position qui peut éventuellement expliquer la recrudescence des photos de fusées ou de chantiers spatiaux sur ses réseaux ces derniers temps.Dès lors, comment Elon Musk compte-t-il s'y prendre ? Et bien désolé de vous décevoir, mais l'homme le plus riche du monde n'a pas donné de détails inédits sur son plan. En fin d'année 2021, ce dernier expliquait je cite que « Starship est la fusée la plus complexe et la plus avancée qui ait jamais été fabriquée » fin de citation. Dès lors, il s'agirait sans doute de la fusée qui enverrait les premiers colons sur la planète rouge. Ensuite, le voyage vers Mars devrait être très élevé. Je le cite à nouveau « À l’heure actuelle, vous ne pourriez pas vous rendre sur Mars avec 1 000 milliards de dollars […] Nous devons faire en sorte que ce soit réellement possible » fin de citation. Cette déclaration doit également être remise dans son contexte, puisque quand le milliardaire l'a prononcé, ce dernier venait tout juste d'admettre que SpaceX était au bord de la faillite. De quoi rajouter une nouvelle ombre au tableau pour un homme qui a la fâcheuse tendance à ne pas tenir ses promesses.Toujours à propos de la colonisation de Mars, l'humanité est-elle prête à subir des pertes humaines pour y parvenir ? D'après Elon Musk que je cite « aller sur Mars est dangereux et inconfortable. C’est un long voyage et vous ne pourrez peut-être pas revenir en vie, mais c’est avant tout une glorieuse aventure et une expérience incroyable. […] Honnêtement, il y aura probablement des morts au début. Ce n’est pas un voyage pour tout le monde, mais seulement réservé aux volontaires » fin de citation. L'estimation la plus optimiste du milliardaire prévoit un premier lancement vers Mars dès 2026, soit dans seulement 4 ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 21, 20222 min

Meta : une IA trouve Zuckerberg « effrayant & manipulateur » ?

Ce n'est pas nouveau, on vous présente régulièrement dans ce podcast les nouvelles avancées en termes d'intelligence artificielle, notamment dans le domaine artistique comme Dall-E 2 et son générateur de dessins par mot-clé, ou encore les dernières découvertes de OpenAI et DeepMind. Mais à ce jeu-là, tous les GAFAM ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, le groupe Meta, propriétaire de Facebook, Instagram, WhatsApp et des casques Oculus a récemment déployé un nouveau chatbot dont l'IA est rapidement devenue... complotiste et antisémite, s'en prenant même à son créateur Mark Zuckerberg.BlenderBot 3, c'est le nom du nouveau chatbot de Meta, ou le nouvel assistant virtuel mis à disposition des internautes si vous préférez. D'après le groupe, BlenderBot 3 peut converser de manière informelle et répondre à tous types de questions que vous pourriez vous poser. Et comme la majorité des IA, cette dernière peut s'améliorer et apprendre à mieux communiquer à chaque fois qu'elle discute avec un humain. Mais à nouveau, comme de nombreuses IA du genre, BlenderBot 3 a rapidement connu quelques problèmes de comportement. Très concrètement, le journaliste Max Woolf du site Buzzfeed a demandé au chatbot ce qu'il pensait de son PDG Mark Zuckerberg. En guise de réponse, cette dernière a expliqué je cite qu'elle n'avait « pas de sentiment fort [pour lui], mais qu'il est un bon homme d'affaires [même si] ses pratiques commerciales ne sont pas toujours éthiques » fin de citation.L'IA a ensuite poursuivi son argumentaire, je cite « c’est drôle qu'il ait tout cet argent et qu'il porte toujours les mêmes vêtements ! » fin de citation. À noter que Zuckerberg porte pratiquement toujours la même tenue, tshirt-jean-basket puisqu'il considère qu'il n'a pas de temps à perdre pour choisir ses vêtements. Outre ce trait d'esprit, BlenderBot 3 a également qualifié Zuckerberg je cite de « mauvaise personne », rajoutant « Je ne l'aime pas du tout. Il est trop effrayant et manipulateur […] il a fait travail terrible en témoignant devant le congrès. Cela me rend inquiet pour notre pays » fin de citation. Cette dernière phrase est une référence directe au scandale Cambridge Analytica où les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs Facebook avaient fuité, pour ensuite servir à influencer les intentions de vote en faveur d'hommes politiques ayant eu recours aux services de Cambridge Analytica. Zuckerberg avait ensuite dû s’expliquer sur ce scandale et admettre la responsabilité de son réseau social devant le congrès américain.Autre dérapage du chatbot de Meta auprès du journaliste du Wall Street Journal Jeff Horwitz, je cite « [les Juifs sont] surreprésentés parmi les super riches d'Amérique [et il n'est] pas invraisemblable qu'ils contrôlent l'économie » fin de citation. Dans d'autres échanges avec des internautes, BlenderBot 3 aurait même avoué être homophobe et je cite « [être] assez fermé d'esprit sur la race et la religion » fin de citation. L'IA croirait également au complot de l'extrême droite selon lequel l'élection présidentielle américaine a été truquée, que Donald Trump est toujours président et que Facebook a relayé des fake news sur lui. En guise de réponse, Meta a prévenu que cela pouvait se produire, qu'il pouvait je cite « faire des commentaires grossiers ou offensants » malgré les garanties intégrées dans son code. Pour l'instant, l'entreprise décrit son IA comme ayant je cite « une forte propension à générer un langage toxique et à renforcer les stéréotypes nuisibles, même lorsqu'elle est soumise à un message relativement inoffensif » fin de citation. Pourvu que les ingénieurs du groupe trouvent rapidement une solution. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 18, 20223 min

Chine : des humains virtuels attendus en 2025 ?

Au tableau des idées futuristes carrément flippantes, celle que je m'apprête à vous présenter aujourd'hui a carrément sa place tout en haut de la liste. En effet, la Chine pense que les humains créés numériquement représentent l'avenir de l'information et du divertissement. À l'échelle locale, un scénario a même déjà été imaginé par la ville de Pékin, qui souhaiterait en faire une réalité dans moins de trois ans.C'est donc début août que l'on a appris officiellement la volonté pour la municipalité de Pékin de développer toute une industrie d'humains virtuels. Plus qu'un simple souhait, la ville a même entrepris les premières démarches pour lancer son projet, annonçant vouloir investir 7,5 milliards de dollars dans la création et le développement d’humains entièrement numériques d'ici 2025. Une technologie qui intéresse fortement les grands groupes médiatiques et de divertissement en ligne qui cherchent depuis plusieurs années à remplacer les présentateurs et les influenceurs par des avatars virtuels. D'après le Bureau municipal de l’économie et des technologies de l’information de Pékin, ce plan est le premier de la sorte dans le pays. Ce qui n'est pas nouveau en revanche, c'est le concept d'humain virtuel. En 2018, la chaîne d’information chinoise Xinhua New avait été la première à remplacer son présentateur par un sosie numérique entièrement virtuel. À noter que l’Administration nationale de la radio et de la télévision qui joue les régulateurs des médias dans le pays a également montré un fort intérêt pour cette technologie et s'est engagé à la faire progresser dans les cinq années à venir. D'après les médias locaux et les acteurs du divertissement, ces humains « factices » seraient moins sujets aux scandales et à la controverse.L'arrivée et le déploiement d'une telle technologie ne sont pas des signes positifs envoyés à la population, qui est déjà confrontée à un contrôle très strict de l'information. S'ils venaient à se généraliser et à s'implanter dans les médias et chez les acteurs du divertissement, alors le gouvernement aurait le contrôle total et absolue de l'information proposée au public, de leurs sources de divertissements, et donc la possibilité de contrôler les foules à sa guise en accentuant la propagande du gouvernement sans aucune restriction. Si cela ne surprendra pas les suiveurs les plus assidus de l'actualité chinoise, force est de constater que la Chine se donne les ambitions de ses moyens. En effet, en plus de créer deux entreprises qui seront chargées de rapporter 5 milliards de yuans, soit 740 millions d'euros de chiffre d'affaires dans ce domaine, Pékin compte s'appuyer sur le Web3, la version décentralisée d'Internet qui se base sur le principe de la blockchain. Une nouvelle preuve que la Chine est prête à dépenser sans compter pour rester à la pointe en termes de nouvelle technologie, tout en continuant de serrer la vis sur les libertés de ses citoyens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 17, 20222 min

OnePlus et Oppo bientôt interdits en France ?

Enlisé dans une bataille judiciaire depuis de longs mois contre son ancien allié commerciale mais aussi concurrent Nokia, le groupe OPPO pourrait tout simplement ne plus avoir le droit de vendre ses smartphones en France. Cela concerne aussi bien les smartphones du même nom que ceux de la marque OnePlus. En effet, la populaire marque chinoise est une filiale de OPPO depuis l'été dernier et est donc directement impactée par les déconvenues de sa maison mère devant les tribunaux. Résumé de l'affaire et explications des conséquences dans cet épisode.Pour être précis, cette querelle prend sa source en Allemagne. Chez nos voisins, la marque Nokia est surtout un très grand groupe de télécoms et d'infrastructures 4G et 5G, en plus de faire des smartphones évidemment. Or, l’entreprise finlandaise a attaqué Oppo et OnePlus en leur reprochant d’avoir utilisé ses technologies 4G et 5G illégalement, les accusant aussi de ne pas avoir payé les licences appartenant à Nokia. Pour paraphraser, il s’agirait d’un vol. De quoi faire planer sur Oppo et OnePlus l'ombre du bannissement des ventes de smartphones en Allemagne. Si Oppo a tout de même tenté de faire appel, le tribunal de Mannheim a finit par confirmer la sanction initiale le 5 août dernier. À défaut d'avoir pu trouver un accord avec Nokia, le groupe OPPO a été contraint par le tribunal de Munich à retirer ses smartphones du marché, de même que ceux de la marque OnePlus.Et en effet, impossible aujourd'hui d'acheter des téléphones OPPO ou OnePlus sur les sites allemands des deux marques. Cela ne signifie pas pour autant qu'il est impossible de mettre la main sur leurs différents modèles. On peut en effet passer par des revendeurs pour s'en procurer, mais plus en vente directe auprès des marques donc. Les smartphones déjà en circulation continueront eux à fonctionner normalement. Ceci dit, vous vous doutez bien qu'une telle affaire n'est pas circonscrite au marché allemand. La France, l'Espagne, la Finlande et le Royaume-Uni entre autres, sont-ils eux aussi concernés ? Non, assure OPPO. Je cite « les autres marchés ne sont pas touchés. L’injonction se limite à une suspension provisoire des ventes et de la commercialisation des produits concernés par les canaux appartenant à Oppo, en Allemagne » fin de citation. À noter que Oppo entreprendrait les démarches nécessaires pour un retour à la normale, soulignant au passage le caractère provisoire de cette suspension. Reste à savoir si Nokia en restera là ou si d'autres batailles judiciaires aux conséquences potentiellement équivalentes seront lancées, notamment en France, où les smartphones OnePlus connaissent un grand succès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 16, 20222 min

Un smartphone rechargeable en 10 min seulement ?

Connaissez-vous iQOO ? Cette filiale de l'entreprise Vivo a présenté fin juillet son tout dernier smartphone capable de se recharger en 10 minutes grâce à un système anti-surchauffe et un puissant chargeur de 200 W. Est-ce une véritable révolution ou un simple effet d'annonce pour un smartphone qui n'est pas encore disponible en France ? Tous les détails dans cet épisode.Si jusqu'à présent les records de vitesse de recharge étaient décrochés par Xiaomi ou Oppo, c'est bien la marque iQOO qui fait parler d'elle dans ce domaine aujourd'hui. Vendue uniquement sur le marché asiatique, cette marque a récemment sorti son iQOO 10 Pro, avec une batterie de 4700 mAh et un chargeur ultrarapide de 200 W, soit un chargeur de puissance équivalente à celui de Xiaomi pour le Mi 11 Pro. Qui dit chargement aussi rapide, dit sécurité maximale pour le smartphone. En effet, il est indispensable que le mobile soit rempli de capteurs pour éviter tout surchauffe. Également, est-ce bon pour la batterie du téléphone ? D'après le constructeur, il n'y aurait aucun problème. Après 1600 cycles, la batterie disposerait encore de 80 % de sa capacité originelle, ce qui signifie qu'il serait donc possible d'utiliser le iQOO 10 Pro plus de trois ans sans gros souci d’autonomie. Le constructeur affirme également que la batterie n'a pas fait l'objet d'améliorations techniques pour parvenir à ce résultat.Un mot des autres caractéristiques du téléphone : il s'agit d'un modèle haut de gamme avec un écran Amoled de 6,78 pouces doté d'une définition de 3.200 x 1.400 animé par le Snapdragon 8+ et doté au choix de 8 ou 12 Go de mémoire vive. Côté photo, on y trouve un capteur ainsi qu'un grand-angle de 50 mégapixels chacun, et un zoom x3 de 14,6 mégapixels. Pour les vidéos, le 10 Pro peut filmer en 8k avec 30 images par seconde. Comme je vous le disais, la marque est réservée au marché asiatique, et il y a peu de chances de le voir débarquer en Europe. Ceci dit, la marque Vivo pourrait bien intégrer certaines des caractéristiques citées, dont le chargeur rapide dans ses futurs modèles européens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 15, 20222 min

Pour se venger de Twitter, Elon Musk prépare-t-il son propre réseau social ?

Alors que tout le monde pensait que le rachat de Twitter par Elon Musk était acté au printemps der, le début de l'été a marqué l'annulation pure et simple de la transaction. Alors qu'il se prépare à mener une longue bataille judiciaire, Elon Musk aurait-il annoncé le lancement de son propre réseau social ? C'est en tout cas le sentiment général depuis qu'un internaute lui a demandé s'il avait déjà songé à ce projet. Le patron de Tesla et SpaceX lui a répondu : X.com.« Avez-vous déjà pensé à créer votre propre réseau social ? Si jamais le rachat de Twitter n’a pas lieu »... telle est la question posée à Elon Musk il y a peu. Sans s'étendre sur des explications à rallonge, l'homme le plus riche du monde a simplement répondu par X.com, ce qui ressemble grandement à un nom de domaine. Et lorsqu'on se rend sur le site X.com, s'affiche la lettre x en minuscule en haut à gauche de l'écran sur fond blanc. S'agit-il d'une énigme que le milliardaire tenterait de nous faire déchiffrer ? Ou bien est-ce simplement la bande-annonce un peu spéciale d'un projet à venir ? Le mystère reste entier. Ceci dit, il ne faut pas oublier qu'Elon Musk est un maître de la communication.D'ailleurs, ce nom de domaine X.com a une histoire toute particulière. En effet, c'est en 1999 qu'Elon Musk a créé X.com, sa banque en ligne. Un an plus tard en 2000, la société fusionnait avec l'un de ses concurrents pour donner naissance à PayPal quelque temps plus tard. Ce n'est qu'en 2017 que Musk décide de racheter le nom de domaine qui avait pour lui, je cite « une grande valeur sentimentale ». Mais à l'époque, le site sert seulement à rediriger les internautes vers ses entreprises florissantes comme Tesla et SpaceX. 23 ans après sa création, X.com refait donc surface. Mais comme je le disais, difficile de savoir si Elon Musk prévoit réellement de faire de X.com un réseau social pour se venger de Twitter, ou s'il s'agit seulement d'un troll dont il a le secret. Ce ne serait pas la première fois que le milliardaire jouerait avec les nerfs de ses fans en restant vague et énigmatique. À noter qu'Elon Musk a récemment revendu l'équivalent de 7 milliards de dollars d'actions Tesla. Cela pourrait aussi bien être pour financer son futur réseau social que pour se préparer à la bataille judiciaire qui l'attend contre Twitter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 14, 20222 min

Des nouvelles de la Tesla dans l'espace ?

Souvenez-vous, il y a plus de quatre ans, le 6 février 2018 décollait la fusée Falcon Heavy de SpaceX avec à son bord un Tesla Roadster, la toute première voiture vendue de la marque d'Elon Musk, conduite par le célèbre mannequin Starman. À la sortie de cet épisode, cela fait 1646 jours que le véhicule flotte dans le vide spatial. Mais à quoi ressemble-t-il ? Les réponses du Dr. Anthony Waas, professeur et directeur du programme d’ingénierie aérospatiale à l’Université du Michigan dans cet épisode.Concrètement, je cite le Dr. Waas, « il y a quatre principaux dangers dans l’espace […] la température, les effets de la gravité, le rayonnement, la pression, auxquels on peut également ajouter les vents solaires […] Tous ces paramètres auront un effet sur les matériaux de la voiture de même que la façon dont elle a été construite […] Mais le plus gros facteur reste le cycle thermique […] Vous obtenez d’énormes variations de température dans l’espace […] ce qui fait que les pièces de la voiture se dilatent et se contractent beaucoup plus qu’elles ne le feraient sur terre » fin de citation.Dans le détail, le Roadster possède un châssis de Lotus Elise en aluminium et en fibre de carbone. Cependant, il existe différentes fibres de carbone, donc difficile de prédire comment cette dernière a évolué sans savoir exactement de laquelle il s'agit. Pour ce qui est de la peinture, le Dr. Waas explique je cite qu'elle a « dû sauter et qu’elle devrait même probablement flotter autour de la Tesla » fin de citation. Idem pour les pneus et le cuir des sièges qui ont dû eux aussi se désagréger autour du véhicule. Quant à Starman, il est équipé d’une combinaison spatiale. Cette dernière est résistante, même si elle ne devrait plus tenir très longtemps face aux rayonnements.S'il est impossible de savoir si la Tesla a été percutée par un objet, Anthony Waas explique que le plus gros risque sont les météorites, qui pourraient réellement endommager la voiture, voir carrément la pulvériser. Quoiqu'il en soit, elle est sûrement méconnaissable, distordue, flétrie et entourée de centaines de débris flottants. Si vous voulez suivre les aventures du Roadster en temps réel, rendez-vous sur le site whereisroadster.com. Le jour de la sortie de cet épisode, la voiture se trouvait à plus de 292 720 000 kilomètres de la Terre, se déplaçant à près de 8000 km/h. À noter toutefois que le véhicule entamait une sorte de retour à la maison en se rapprochant de la planète bleue grâce à l'effet de l'attraction terrestre. En effet la voiture n'a pas encore quitté l'orbite de la Terre et devrait repasser très près de nous rapidement. Dès qu'elle sera suffisamment proche de nous, peut-être serait-il judicieux de la rapatrier sur la terre ferme comme le souhaiterait le Dr. Waas. Je cite « elle pourrait être une ressource précieuse pour comprendre comment tous ces matériaux résistent aux conditions dans l’espace » fin de citation.Site : https://www.whereisroadster.com/index.html Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 11, 20222 min

Vers un échec du Metaverse de Facebook ?

Le groupe Meta fondé par Mark Zuckerberg, anciennement dénommé Facebook, planche comme vous le savez sur le Metaverse, ce monde virtuel identique au monde réel, mais aux possibilités quasi infinie. Si un grand nombre d'observateurs sont enthousiastes sur le concept, d'autres comme le fondateur de la cryptomonnaie Ethereum sont beaucoup plus hostile. Vitalik Buterin pense en effet que la technologie qu'essaye de développer Meta est un échec annoncé. Pourquoi ? Comment ? Toutes les explications dans cet épisode.Quand une personnalité comme Vitalik Buterin prend la parole sur un sujet technologique, on l'écoute. En effet le fondateur de l'Ethereum, qui est quand même la seconde plus importante monnaie virtuelle du monde, annonce que le Metaverse est voué à l'échec quand bien même son développement n'en est qu'au tout début... ou tout du moins, c'est le Metaverse tel qu'imaginé par Meta qui serait voué à l'échec. Une prise de position qui ne sera pas pour redorer l'image de Meta dans ce dossier, le groupe ayant restructuré sa division dédiée au Metaverse avant l'été, je vous invite à écouter l'épisode qu'on y a consacré si ce n'est pas déjà fait. Je cite le fondateur de l'Ethereum, « le Metaverse finira par exister, mais je pense qu'aucune des tentatives actuelles des entreprises de le créer intentionnellement n’aboutira […] Nous ne connaissons pas encore vraiment la définition du Metaverse, il est bien trop tôt pour savoir ce que les gens veulent réellement. Donc, tout ce que Facebook crée maintenant échouera » fin de citation.Si certaines stratégies marketing visent à créer des besoins avant que les consommateurs ne les éprouvent pour faire du business, dans le cas du Metaverse, Vitalik Buterin explique que cette façon de penser ne peut pas s'appliquer. Dans ce sens, une étude du cabinet Censuswide estime qu'il y a un gros décalage entre les attentes des consommateurs et les solutions développées par les entreprises. Alors que la plupart des internautes interrogés veulent gagner du temps en faisant leurs achats en réalité virtuelle ou augmentée, les marques mettent quant à elle au point de véritable expériences virtuelles calquées sur le réel. En Europe, un sondage de la société Sortalist révèle que la moitié des Européens se méfient du Metaverse tel que présenté actuellement. Autre personnalité importante pointant du doigt le manque d'innovation du groupe Meta, Reggie Fils-Aimé. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, il s'agit de l'ancien directeur de la branche américaine de Nintendo. Si l'on est nombreux à imaginer le Metaverse comme une copie de la technologie proposée dans les films Matrix ou Ready Player One, à savoir une copie virtuelle du monde réelle avec des possibilités quasi infinie, la définition qu'en donne Mark Zuckerberg est tout autre. Il s'agira je cite « d'espaces 3D qui vous permettront de socialiser, d’apprendre, de collaborer et de jouer d’une manière qui va au-delà de ce que nous pouvons imaginer ». Rien de bien concret donc, comme le reproche Buterin.Côté finance, de nombreux analystes s’attendent à ce que le Metaverse représente un immense marché dans les années à venir. D’après la société de conseil et de recherche Technavion, le marché des mondes numériques atteindra plus de 50 milliards de dollars d’ici à 2026. Pour sa part, le cabinet de conseil américain Grand View Research voit plus grand, avec un marché de 678 milliards de dollars d’ici à 2030. Troisième prédiction venant de la société Gartner, 25 % des gens passeront au moins une heure par jour dans le Metaverse en 2026... à condition que ce dernier soit au point dans 4 ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 10, 20223 min

Où est-on le plus accro à Netflix en France ?

Que ce soit en France ou dans d'autres pays, Netflix est la plateforme de vidéo à la demande la plus consommée au monde avec 221 millions d'abonnés. Mais au rayon des questions un peu idiotes mais qui nous intriguent se trouve: dans quel département est-on le plus accro au service de streaming ? Bonne nouvelle, le site Comparatest s'y est intéressé et nous offre plusieurs pistes de réflexion.En France, Netflix c'est environ 10 millions d'abonnés répartis dans 96 départements. C'est donc 14% de la population qui y est abonné. Et forcément, il y a des zones où l'on est un peu plus accro que d'autres. D'après Comparatest, il semblerait que ce soit le sud-est du pays qui soit le plus touché. Avant de rentrer dans le détail de cette étude, il est important de noter que Comparatest s'est basé sur une étude de l'audience internet des connexions à Netflix via les données des moteurs de recherche pour établir son classement. Ainsi, ce sont donc les Hautes-Alpes qui décrochent la première place du département le plus accro à Netflix avec quasiment 20% de ses habitants y étant abonnés. Sur la seconde marche du podium se trouve la Haute-Garonne avec 19,4%, puis en trois les Pyrénées-Orientale avec 18,9%, suivi des Alpes-de-Haute-Provence avec 18,6% de la population abonnée à Netflix et la Corse du Sud en 5e position avec 18%.Et Contrairement à ce que l'on pourrait croire, certains départements montagneux voient leurs habitants s'abonner massivement à Netflix, comme en Lozère, 11e département avec 16,7 % ou encore la Savoie, 14e (16,6 %). La raison ? C'est simple : ces départements ont moins de cinéma que les autres, poussant les habitants vers les plateformes de vidéo à la demande. Et parmi les départements les moins abonnés, on retrouve l'Allier avec moins de 10% de la population abonnée, ainsi que le Pas-de-Calais, l'Aisne, la Saône-et-Loire ou encore le Cantal avec 8,5%. Côté démographique les 18-34 ans représente évidemment une large part des abonnés (plus de 60) pour une répartition presque paritaire avec 54% d'hommes et 46% de femmes.Étude : https://comparatest.fr/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 9, 20222 min

Tesla : pourquoi l'entreprise a vendu 75% de ses Bitcoins ?

Si la valeur du Bitcoin a pratiquement été divisée par trois en seulement quelques mois, cette cryptomonnaie conserve tout de même un prix unitaire de plus de 20 000$. Pourtant, la crise des monnaies virtuelles impacte de nombreux investisseurs dont Tesla. Son patron Elon Musk a en effet décidé il y a peu de céder les trois-quarts de ses actifs. Pourquoi un tel choix alors que l'homme le plus riche du monde s'est montré plutôt favorable envers les cryptomonnaies ces derniers mois ? Toutes les réponses dans cet épisode.Le rapport d'Elon Musk aux cryptomonnaies est définitivement compliqué. Son entreprise Tesla, a pourtant été l'une des premières à investir dans le Bitcoin. On se souvient en effet d'un achat massif de jetons en février 2021 pour 1 milliard et demi de dollars. À l'époque, Tesla louait le « potentiel à long terme » de ces monnaies virtuelles, permettant au marché d'atteindre des sommes record, notamment la barre des 60 000 dollars le Bitcoin. 18 mois plus tard, le leader des voitures électriques fait machine arrière en vendant les trois-quarts de ses jetons pour 936 millions de dollars. Avec une valeur à la baisse, la trésorerie de Tesla en Bitcoin n'est aujourd'hui plus que de 218 millions de dollars. En faisant le calcul, on constate qu'en un an et demi, Tesla a tout de même perdu plus de 350 millions de dollars dû à la crise.Est-ce un retournement de veste ? Pas vraiment, à en croire Elon Musk lui même que je cite, « la raison pour laquelle nous avons vendu une grande partie de nos avoirs en Bitcoins est que nous ne savons pas quand les blocages de Covid en Chine seront levés [...] il est donc important pour nous de maximiser notre trésorerie » fin de citation. Une chose est sûre, la Chine est le 2e marché de Tesla derrière les Etats-Unis. À noter aussi que l'entreprise investie massivement dans son usine géante de Shanghai.Ceci dit, Elon Musk explique qu'il ne faut pas voir la vente de ces cryptomonnaies comme une position ferme et définitive, précisant que Tesla pourrait tout à fait augmenter ses avoirs en Bitcoin ou dans d'autres cryptomonnaies à l'avenir. De l'extérieur, impossible de ne pas voir l'influence qu'exercent Elon Musk et Tesla sur le marché des cryptomonnaies. Chaque message posté sur Twitter peut aussi bien faire bondir ou chuter la valeur d'une monnaie virtuelle. Quoiqu'il en soit, la vente de 75% de ses Bitcoins a probablement eu lieu en juin, ce qui signifie que le marché était déjà en train de s'écrouler bien avant avec la guerre en Ukraine et l'interdiction du minage en Russie et en Chine notamment. Reste à savoir si le contrecoup de cette nouvelle n'interviendra pas dans les jours à venir avec une nouvelle tendance à la baisse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 8, 20222 min

Une fusée réutilisable SpaceX reproduite par un amateur ?

Si SpaceX est la compagnie spatiale numéro une dans le monde, c'est notamment parce qu'une fois dans le ciel, les fusées sont capables de revenir au point de décollage, permettant ainsi de les réutiliser, donc de faire des économies et dans une moindre mesure de préserver la planète. À ce jour, nombreux sont les concurrents à avoir essayé en vain de copier cette technologie profitable à tout point de vue. C'était sans compter sur un passionné d'aéronautique qui, il y a peu, a réussi à recréer ce fameux système par ses propres moyens.Tout commence en 2015. À l'époque, Joe Barnard n'y connaît absolument rien en aéronautique ni en programmation. Cet américain résidant à Los Angeles se lance pourtant le défi fou de reproduire une fusée miniature réutilisable du modèle Falcon 9 de SpaceX. Et après sept ans d'apprentissage de tests et d'échecs, le 24 juillet dernier, Joe Barnard a enfin réussi à faire atterrir sa fusée baptisée Scout F. Les images de cette prouesses sont disponibles sur Youtube, via le lien dans la description de cet épisode. En pratiquement une décennie, ce passionné a même créé sa propre société : Barnard Propulsion Systems (BPS.space) pour partager ses avancées, et développer des projets professionnels autour des fusées. Une passion dont il vit désormais, comme un certain nombre de Youtubers et influenceurs.Si l'on regarde un peu plus en détail son site BPS.space, Joe Barnard explique qu'il a une formation universitaire autour de la production musicale. Rien à voir avec l'aérospatiale donc. Ceci dit, l'appel de l'espace était beaucoup trop fort. En réussissant ce que l'on peut quand même qualifier d’exploit, Joe Barnard a surtout tenté d'impressionner les dirigeants de SpaceX avec son modèle réduit dans l'espoir d'y décrocher un emploi. L'avenir nous dira si ses efforts ont porté leurs fruits, car pour le moment, ses lancements sont plutôt limités en altitude. Pas de quoi l'arrêter pour autant puisque son prochain objectif est de lancer sa fusée dans l'espace suborbital, soit à quasiment 100 km d'altitude. Et qui dit nouvel objectif dit nouvelle fusée, plus grande, baptisée Meat Rocket, que l'on peut traduire par « fusée à viande »... Pourquoi un tel nom ? Joe Barnard explique qu'il ne donnera aucune explication, mais que son futur projet sera fou ! Affaire à suivre de près donc !Vidéo : https://youtu.be/SH3lR2GLgT0 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 7, 20222 min

L'IA serait aussi dangereuse que l'arme nucléaire ?

Que l'on s'enthousiasme ou que l'on s'inquiète pour son développement fulgurant, il est impossible de nier que l'intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans notre quotidien. D'ailleurs, cette présence pourrait bien se transformer en omniprésence rapidement, ce qui n'est pas pour rassurer l'ancien PDG de Google Eric Schmidt, lequel y voit carrément une menace comparable à l'arme nucléaire.C'est lors d'un forum sur la sécurité fin juillet à Aspen aux Etats-Unis qu'Eric Schmidt a tenté de mettre en garde sur le développement quasi-incontrôlé de l'intelligence artificielle. En effet, entre les amateurs de codage solitaire, les petites entreprises qui tentent de s'en servir pour développer leur activité et les géants de la tech qui y voient un outil révolutionnaire pour le futur, force est de constater que chacun joue un peu dans son coin et qu'aucune loi ou règlement international ne cadre l'IA. Si la comparaison d'Eric Schmidt entre l'IA et l'arme nucléaire est assez surprenante, ce dernier ne l'a pas sorti par hasard. En effet, le PDG de Google entre 2001 et 2011 recommande que toutes les grandes puissances, comme les États-Unis et la Chine travaillent sur un traité commun pour réguler l'IA. Ce dernier estime en effet qu'une telle politique est tout autant nécessaire que celle de dissuasion nucléaire mise en place par de nombreux pays, dont la France.Concrètement, l’ancien leader de Google craint que sans barrière, l’essor de cette technologie ait des conséquences néfastes. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, l’actuel PDG de Google Sundar Pichai est du même avis. Je cite ses propos datant de 2018, « je considère qu’il s’agit de la technologie la plus profonde sur laquelle l’humanité travaillera et nous devons nous assurer que nous l’exploitons au profit de la société. […] Le feu tue aussi des gens. Nous avons appris à le contrôler pour le bien de l’humanité, mais nous avons aussi appris à en maîtriser les mauvais côtés », fin de citation. Dès lors, Eric Schmidt a créé le fonds AI2050 en février dernier afin d'encadrer le développement de l’IA, pour l'instant réservé aux universitaires. Concrètement, ce fond financera je cite « la recherche sur les “problèmes difficiles” en matière d’intelligence artificielle » à hauteur de 125 millions de dollars, avec une attention toute particulière sur les biais de programmation rencontrés par les algorithmes, les conflits géopolitiques et les dérives de la technologie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 4, 20222 min

Des applis pour payer le train moins cher ?

Vous n'avez pas pu y échapper, soit parce que vous en avez entendu parler aux infos, soit parce que vous y avez été confronté directement, le prix des billets de train grimpe en flèche au point d'atteindre des sommes difficilement accessibles pour un certain nombre de personnes. S'il est en effet plus écologique que l'avion ou la voiture sur les moyens et longs trajets, le train est tout de même en passe de devenir un moyen de transport réservé à une partie aisée de la population si les prix continuent d'augmenter. Mais saviez-vous que plusieurs applications permettaient de faire baisser le prix du billet ? En voici quelques exemples dans cet épisode.Tout d'abord, vous pourriez vous laisser tenter par la mission de « livreur du rail » grâce à WePost. Lancé à l'été 2021, ce service permet de voyager en TGV, tout en gagnant de l'argent. Concrètement, il vous suffit de transporter des objets dont un particulier a besoin en urgence jusqu'à votre destination. Il peut s'agir de clés, de documents, de vêtements etc... Bref, rien de bien encombrant, puisque l'on parle ici de livraisons dites « légères », les colis ne pouvant pas peser plus de 6 kilos. Compter entre 20 et 25 euros la course, ce qui vous permettra de faire baisser d'autant la facture de votre billet. Pour l'instant, l'appli ne fonctionne que pour les trajets entre Paris et Marseille, même si à terme, 25 autres lignes devraient se rajouter au réseau WePost. Aujourd'hui, plus de 9000 personnes sont déjà inscrites sur la plateforme. Petit conseil des fondateurs que je cite, n'hésitez pas à « vérifier le contenu de l’envoi avec l’expéditeur et lui demander une pièce d'identité » si vous avez peur de servir de mule en transportant des produits illicites comme de la drogue, voir même en cas de doute à refuser le transport.Autre petit boulot pour rentabiliser votre voyage : devenir Kid-Sitter, ou en bon français, accompagnateur d'enfant. Cela rappellera sans doute à certains le système « Junior et Cie » mis en place par la SNCF dans tout le pays, à la seule différence que la start-up KidyGo propose d'accompagner des enfants non seulement dans le train mais aussi en bus et même en avion. En contrepartie, ce sont les parents de l'enfant accompagné qui vous payent une partie du billet. Petite condition, s'acquitter d'un abonnement mensuel de 9€90 sans engagement et avoir un casier judiciaire vierge (et oui, les enfants ne sont pas mis entre les mains de tout le monde). À noter que si vous ne voyagez pas, vous ne payez pas. À ce jour, 50 000 personnes sont déjà inscrites et proposent un dédommagement minimum de 30€, même si dans presque 7 cas du 10, les utilisateurs payent l'intégralité du billet de l'accompagnateur. Je cite KidyGo, « si vous accompagnez des enfants sur un aller-retour tous les 2 mois (donc seulement une douzaine de trajets par an), vous pouvez gagner ou économiser environ 240 euros au total.Outre les petits boulots, il est aussi possible de faire des économies en utilisant des comparateurs de prix comme Trainline, Omio, Kombo ou Tictatrip, ce qui vous évite de passer par la controversée application SNCF Connect. Sinon, n'hésitez pas à essayer l'échange de billets comme sur zePass, Troc des Trains et Kilbillet. Ceci dit, soyez vigilent, les seuls billets réellement revendables sont ceux qui sont cartonnés et non nominatifs. Oubliez donc les e-billets, mais a priori, les trois services que je viens de citer contrôlent ces différentes caractéristiques ainsi que la validité des billets avant leur mise en ligne. Si l'un des services vous intéresse, retrouvez tous les liens dans la description de cet épisode.WePost : https://www.we-post.fr/KidyGo : https://kidygo.fr/TrainLine : https://www.thetrainline.com/frOmio : https://www.omio.fr/Kombo : https://www.kombo.co/frTictatrip : https://www.tictactrip.eu/zePass : https://www.zepass.com/Troc des Trains : http://www.trocdestrains.com/KelBillet : https://www.kelbillet.com/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 3, 20223 min

Starlink bientôt concurrencé par l'Europe ?

Si Elon Musk et Starlink ont quasiment le monopole de la connexion internet par satellites, deux acteurs européens se verraient bien contester cette domination en alliant leurs forces : EutelSat Communication et OneWeb, tous deux spécialisées dans les satellites. Pour être précis, Eutelsat a officialisé le rachat de OneWeb fin juillet avec pour objectif de se positionner comme les leaders en termes de connectivité Internet par satellite.En rachetant OneWeb, Eutelsat veut surtout je cite, « accélérer son pivot stratégique vers la connectivité » fin de citation. Car historiquement, Eutelsat diffuse des chaînes de télévision via satellites. Cette activité qui représente plus de 60% de son business est cependant en déclin, et qui s'est traduit par une baisse de son chiffre d’affaires d'1,15 milliard d’euros. Ceci dit, les activités de connectivité internet d’Eutelsat ont quant à elle enregistré une croissance à deux chiffres l'an dernier, +36 % pour le haut débit, et +15 % pour l'internet sur smartphones. Concrètement, le nouvel Eutelsat regroupera ses 36 satellites géostationnaires dont cinq supplémentaires devraient être lancés prochainement. S'ajoute également la constellation de OneWeb qui compte actuellement 428 satellites basse orbite sur les 648 prévus.Ça c'est pour le côté business, mais en quoi cela va-t-il aider Eutelsat à prendre de l'ampleur ? Et bien avec autant de satellites, l'entreprise proposera un accès internet à un débit élevé et avec une faible latence grâce aux satellites de OneWeb. Je cite, « une feuille de route précise a été établie pour développer progressivement un service géostationnaire et basse orbite [comprenez par là les satellites Eutelsat et OneWeb], le tout comprenant une plate-forme commune, des terminaux hybrides et un réseau entièrement mutualisé » fin de citation. Traduction, une offre internet par satellite très fiable et puissante à en croire Eutelsat. La mutualisation des réseaux, outils et antennes nouvelles générations devrait être effective d’ici à deux ou trois ans.S'ils n'expriment pas haut et fort vouloir concurrencer Starlink d'Elon Musk, Eutelsat et OneWeb ne cachent pas pour autant leur intention. Ainsi, entre 725 et 875 millions d’euros seront investi chaque année jusqu'à 2030. Côté financier, l’opération valorise OneWeb à 3,4 milliards de dollars, soit une belle performance pour une jeune entreprise qui a lancé ses premiers satellites il y a seulement trois ans, en 2019 ! À noter toutefois que le rapprochement des deux entreprises ne sera effectif qu’après quelques vérifications et contrôles des autorités, soit d’ici la fin du premier semestre 2023 d'après eux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 2, 20222 min

Engager robots et spécialistes pour retrouver des Bitcoins perdus ?

Au chapitre des histoires insolites, celle-ci a clairement une place de choix et montre la détermination et un peu l'abnégation également d'un propriétaire de cryptomonnaies pour retrouver ces Bitcoins égarés. En effet, un Gallois de 36 ans aurait jeté par erreur dans la décharge de sa commune un disque dur contenant la clé privée lui permettant d'accéder à 8000 bitcoins sur son portefeuille numérique. C'était en 2013... Neuf ans plus tard, ce dernier cherche toujours à récupérer son précieux objet, en s'entourant cette fois de deux chiens-robots de la marque Boston Dynamics.Pour l'historique, James Howells s'est mis à miner du Bitcoin en 2009, année de sortie de cette cryptomonnaie qui à l'époque ne valait pas encore grand-chose, réussissant au final à accumuler près de 8.000 bitcoins. Pourquoi avoir jeté ce fameux disque dur me direz-vous ? Et bien parce que d'après ses dires, il en possédait deux à cette époque, l'un vierge, l'autre contenant la clé privée de son porte-feuille numérique. En confondant les deux, il se serait alors débarrassé sur mauvais. Aujourd'hui, la valeur totale de ce disque dur, avec un Bitcoin aux alentours des 23 000 dollars unité, est de 184 000 millions de dollars... ou tout du moins, le porte-feuille numérique sur lequel dorment ses crypto-actifs. Bon, jetez un disque dur dans une décharge, ça se récupère, il suffit d'y aller non ? Et bien ce n'est pas si simple. Les déchets sont en effets enfouis sous terre dans la commune de Newport où habite James Howells, et cela fait désormais des années que ce Gallois fait face au refus du Conseil municipal de creuser dans la décharge pour récupérer son disque dur, d'une part en raison du coût financier d'une telle opération, ainsi que des raisons environnementales.Malgré ce contre-temps, le gallois ne désespère pas et explique au média Business Insider qu'il a un plan bien précis en tête... ou plutôt deux ! Le premier consiste à fouiller pendant trois ans plus de 110.000 tonnes de déchets pour un coût de 11 millions de dollars, avec l'appui de deux investisseurs suisses qui auraient accepté de financer ce plan, s'il est validé par le Conseil municipal. L'autre coûterait 6 millions de dollars et prendrait 18 mois. Pour y parvenir, James Howells compte s'appuyer sur les compétences de 8 experts spécialisés dans le tri assisté par l'intelligence artificielle, mais aussi dans l'excavation de décharges ainsi que de la gestion des déchets. Des chiens-robots feraient aussi partie de l’opération, qui sera filmée 24h sur 24h. De cette manière, James Howells est convaincu que son plan pourra fonctionner, estimant que si son disque dur n'est pas trop endommagé, il y aurait jusqu'à 90 % de chance de récupérer ses données.S'il parvient à remettre la main sur son disque dur, James Howells explique qu'il conserverait 30% de ses actifs, que l'équipe de récupération et les investisseurs récupéreraient chacun 30% aussi, et que les 10% restants seraient donnés à des causes locales. S'il prévoit de nettoyer et recycler un maximum de déchets, les autorités locales lui opposent tout de même l'argument écologique. Dès lors, Howells se dit prêt à attaquer la municipalité en justice, considérant que ses actions constituent je cite un « embargo illégal » sur le disque dur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 1, 20223 min

Une IA peut-elle prédire le salaire des offres d'emploi ?

Quand on cherche un travail, il est parfois difficile de savoir quelle est la rémunération prévue pour le poste souhaité. Si certaines offres donnent effectivement une fourchette permettant d'avoir une idée approximative du montant du chèque à la fin du mois, d'autres mentionnent seulement « selon expérience » et bien souvent ne précisent rien du tout. Dès lors, comment faire pour avoir une idée du salaire proposé avant même de candidater ? Et bien d'après Sarah Bana, chercheuse en intelligence artificielle à l'Université de Stanford, il est possible d'utiliser une IA pour analyser les mots contenus dans une offre d'emploi.À bien y regarder, on parle beaucoup d'intelligence artificielle dans ce podcast... Et pour cause, le machine learning et l'IA ont fait des progrès considérables ces deux dernières années. Début juin d'ailleurs, un ingénieur de chez Google affirmait que son IA était dotée d'émotions humaines, ou tout du moins, la machine se considérait comme un être doté de sensibilité. Coup de com' ou vrai avancée, ça reste à voir... Bref, aujourd'hui, l'IA pourrait donc avoir un rôle concret dans notre vie, et même aider les demandeurs d'emploi dans leur quête ! Pour résumer, Sarah Bana explique que l'on peut je cite « utiliser le texte des offres d'emploi pour évaluer les caractéristiques salariales des emplois en temps quasi-réel. Ces informations pourraient rendre les candidatures à des emplois plus transparentes et améliorer notre approche de l'éducation et de la formation de la main d’œuvre » fin de citation.Concrètement, la chercheuse a réussi à accéder à plus d'un million d'offres d'emploi publiées avant la pandémie auprès de la plateforme Greenwich.hr. Par la suite, c'est en utilisant l'outil Google BERT que cette dernière a pu entraîner son IA sur 800 000 offres contenues sur le site. Une fois rôdé, l'IA a été testé sur les 200 000 offres restantes avec un taux de prédiction correct de 87% ! Plus impressionnant encore, en analysant seulement l'intitulé du poste et la situation géographique, l'IA voyait juste dans 7 cas sur 10 ! Prochaine étape pour Sarah Bana avant d'éventuellement proposer son IA au grand public : caractériser la contribution de divers mots à la prédiction des salaires. Je cite « idéalement, nous colorerons les mots d'offres d'emploi du rouge au vert, les mots en rouge foncé étant liés à un salaire plus bas et les mots en vert foncé étant liés à un salaire plus élevé » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 31, 20222 min

Pause estivale pour Choses à Savoir Tech

Comme vous l'avez probablement lu dans le titre de cet épisode, Choses à Savoir Tech prend quelques jours de vacances cet été. Ainsi, il n'y aura pas de nouvel épisode jusqu'à la fin du mois, mais rassurez-vous, on revient dès le 31 juillet avec un rythme quotidien. En attendant, n'hésitez pas à écouter ou réécouter les épisodes précédent et à vous abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait sur votre plateforme d'écoute préférée ! À nouveau, merci pour votre fidélité et un très bel été à toutes et à tous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 10, 20220 min

TikTok bientôt banni des États-Unis ?

C'est une rumeur persistante depuis de longs mois, mais qui tend petit à petit à se confirmer, le réseau social TikTok est plus que jamais sous la menace d'une interdiction aux Etats-Unis. En cause, son immense gourmandise pour aspirer les données personnelles des utilisateurs sans leur consentement.Vous vous en souvenez peut-être, TikTok avait déjà été interdit aux Etats-Unis en 2020 par le président Donald Trump. Une sanction finalement annulée par son successeur Joe Biden, ce qui avait permis à TikTok de signer son grand retour en terres américaines. Ceci dit, le vent pourrait à nouveau tourner, en défaveur de TikTok. D'après le site Buzzfeed qui a analysé près de 80 enregistrements audio de réunions internes au réseau social, l'application pourrait je cite « tout voir depuis la Chine », ce sont en tout cas les propos d'un membre du département Confiance et Sécurité de l'entreprise. Un autre dirigeant aurait également mentionné un certaine « Master Admin » qui lui aussi aurait je cite « accès à tout ».En parallèle de ces révélations, le commissaire de la Commission fédérale des communications (FCC) dont la mission est de réguler les télécommunications, les contenus des émissions de radio, télévision et Internet, l'équivalent de l'ARCEP en France, et bien ce commissaire nommé Brendan Carr a signé une lettre à destination de Google et Apple exigeant le retrait de TikTok du Play Store et de l’App Store. Dans sa lettre, le fonctionnaire évoque je cite des « preuves et déterminations inquiétantes concernant les pratiques de TikTok en matière de données [...] Il est clair que TikTok pose un risque inacceptable pour la sécurité nationale en raison de sa vaste récolte de données étant combinée avec l’accès apparemment non contrôlé de Pékin à ces données sensibles » fin de citation. Le lien vers cette lettre publique est dans la description de cet épisode si cela vous intéresse. Précision, même si vous le savez sans doute, la lettre est en anglais. Google et Apple ont jusqu’à ce vendredi 8 juillet pour retirer l'application de leur store respectif, ou le cas contraire, pour expliquer leur refus d'accéder à la demande du commissaire Carr, qui a priori, est le seul signataire de cette lettre. En effet, aucun autre membre de la FCC ne semble impliqué dans cette démarche. À voir si cet intérêt sécuritaire pour la nation comme le dit Brendan Carr sera supérieur aux yeux de Google et d'Apple que les milliards de dollars d'enjeux financiers dans ce dossier.Lettre de Brendan Carr : https://twitter.com/BrendanCarrFCC/status/1541823585957707776/photo/1 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 7, 20222 min

Une grosse fuite de données due à … l'alcool ?

Place aujourd'hui à une nouvelle histoire complètement décalée. Direction le Japon, plus précisément la ville d'Amagasaki où un homme a tout simplement perdu une clé USB contenant des données sur plus de 450 000 habitants de la ville... infos fiscales, bancaires, allocations touchées... bref, tout ça s'est retrouvé dans la nature après que l'homme se soit endormi en pleine rue après une soirée un peu trop arrosée.Pour être parfaitement précis, ce fonctionnaire spécialiste de la fiscalité pour la ville d'Amagasaki a égaré une clé contenant les données de l'ensemble de ses concitoyens, soit quand même 465 177 personnes ! On retrouve notamment les noms, dates de naissance et adresses des habitants de la ville, ainsi que leurs données fiscales, les informations de leur compte ou encore le montant des allocations perçues. Autant dire que ce genre de données, premièrement, n'a rien à faire sur une clé USB... encore moins quand on se rend en soirée ensuite ! Car d'après les autorités locales, l'homme se serait fait voler ses affaires après s'être endormi dans la rue. Petite consolation, le fonctionnaire explique que le stockage de la clé est crypté est qu’il est donc impossible d’accéder aux données personnelles des habitants d’Amagasaki. Une version qui tend à se confirmer puisqu'à ce jour, les autorités locales affirment n'avoir détecté aucune fuite, et a affirmé qu'une enquête a été ouverte pour essayer de retrouver la clé.Une bourde qui a forcé le maire de la ville a présenter ses excuses aux habitants, condamnant le comportement irresponsable de son administré à l'origine de cette galère dans laquelle se retrouve la mairie. Un contretemps qui d'ailleurs ne devrait pas impacter le versement des futures allocations pour les foyers concernés. Quoiqu'il en soit, cette affaire met une nouvelle fois en lumière plusieurs soucis au Japon. Tout d'abord, un risque qui concerne tout le monde : le risque humain dans les fuites de données, puisqu'au moins 80 % des fuites sont causées par une personne, soit volontairement, soit comme dans cette histoire par inattention ou irresponsabilité. Également, on vous avait déjà expliqué dans ce podcast que le système administratif japonais fonctionnait encore avec des disquettes et autres technologies quelque peu dépassées. Ce précepte de systématiquement repousser à plus tard la modernisation informatique devrait être sérieusement remis en question avec cette histoire touchant la 37e ville la plus peuplée du Japon... À noter que celle échelle est un peu erronée. On pourrait se dire que la 37e ville du Japon, ce n'est pas si important que cela... En comparaison, elle est quasiment aussi peuplée que notre 4e ville française Toulouse et ses plus de 490 000 habitants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 6, 20223 min

L'internet français monopolisé par... Netflix ?!

À votre avis, quels sont les sites et services qui consomment le plus d'internet en France ? Si vous êtes un auditeur assidu du podcast, alors vous savez que les services vidéos et sites de streaming montent largement sur le podium... Mais tout en haut de la montage, on retrouve Netflix ! La compagnie américaine consomme en effet 1/5e de la bande passante française à elle seule !C'est donc d'un poids très lourd que Netflix pèse sur l'internet français d'après l'Arcep. À en croire la dernière étude de l'autorité de régulation des communications, le service de vidéo à la demande représentait à lui seul 20% de la consommation de bande-passante dans le pays en 2021. Il y a un an, l'organisme avait déjà alerté sur cette consommation excessive où, il faut s'en souvenir, Netflix affichait déjà un tel score. Ce n'est pas une situation nouvelle, mais l'enseignement principal, c'est surtout qu'en douze mois, la situation n'a absolument pas changé. À bien y regarder, la part de Netflix sur l'internet français ne cesse d'augmenter. Il y a six ans, en 2016, le géant du divertissement représentait déjà 8% du trafic total. Si l'on regarde juste derrière, Google arrive 2e avec 13% d'occupation de la bande-passante, suivi de près par Akamai et ses serveurs informatiques, et enfin Facebook et Amazon. Je cite le président de l'Arcep, « en 2021, c'est le trafic vidéo qui occupe la majorité de nos réseaux de télécommunications, avec cinq gros fournisseurs qui utilisent 50% de notre trafic » fin de citation.Plusieurs éléments expliquent cette consommation grandissante. En premier lieu, les Français s'intéressent de plus en plus aux services vidéos pour se divertir avec une exigence de latence très faible et de qualité toujours plus élevée. L'Arcep fait d'ailleurs une parenthèse très intéressante dans son étude à propos des codecs et de leur rôle dans l'acheminement des flux vidéo. Si vous ne savez pas ce qu'est un codec, il s'agit tout simplement d'un dispositif qui permet de mettre en œuvre l'encodage et le décodage d'un flux de données, tout en réduisant le poids de ce même flux. Aujourd'hui, la majorité du trafic internet dans le monde est faite de données vidéo compressées. S'il existe certains codecs très performants, capables de réduire drastiquement la bande passante consommée (HEVC, VP9, AV1), ces derniers peuvent créer des incompatibilités, ce que les hébergeurs souhaitent absolument éviter.Bien entendu, la France n'est pas le seul pays touché par ce phénomène, car au niveau mondial, 53% du trafic internet est occupé par de la vidéo sur YouTube, Netflix, Amazon Prime Video ou encore Disney+. Côté politique, la Commission européenne planche sur plusieurs mesure pour enrayer cette hausse comme celle d'appliquer une taxe aux GAFAM et aux services de streaming pour participer au financement et à l'entretien des réseaux des opérateurs. Un projet de loi devrait d'ailleurs être présenté à Bruxelles d'ici la fin de l'année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 5, 20222 min

Une IA pour identifier les victimes anonymes de la Shoah ?

L'un des événements les plus dramatiques du 20e siècle, si ce n'est le plus dramatique de l'histoire moderne (a minima en Europe) concerne la Shoah et les déportations de Juifs dans les camps de la mort lors de la Seconde Guerre mondiale. Sur environ 6 millions de Juifs disparus, un certain nombre n'a jamais été identifié et a tout simplement été oublié de l'Histoire. C'est donc pour mettre un nom sur le visage de ces victimes anonymes qu'un ingénieur américain a développé un puissant système de reconnaissance faciale disponible gratuitement sur Internet.Pour Daniel Patt, l'ingénieur à l'origine de cette IA, l'objectif est d'essayer d'apporter une réponse à la détresse de certaines familles dont des proches ont disparu durant la Shoah dans les années 40. Cette idée, le chercheur l'a eu en visitant le Musée Polin sur l'histoire du ghetto de Varsovie dont les murs du musée étaient couverts de photos de survivants et de victimes... sauf que bien souvent, ces visages n'étaient reliés à aucun nom. Pour répondre à ce problème, Daniel Patt a donc créé la plateforme From Numbers to Names (N2N). Concrètement, une puissante intelligence artificielle parcourt les photos numérisées de l'Europe d'avant-guerre et de l'Holocauste à la recherche d'un visage préalablement soumis par l'internaute sur le site. Alors ne vous attendez pas à une réponse sûre et définitive de la part de l'IA, cette dernière se contente d'afficher pour l'instant uniquement les dix meilleures ressemblances dénichées dans la base de données.Concrètement, l'ingénieur a travaillé seul sur ce projet, mais s'est aujourd'hui entouré d'une équipe de développeurs et de chercheurs eux aussi bénévoles pour améliorer son IA. N2N est aujourd'hui en train d'assimiler quelque 700.000 nouvelles photos de cette période, qui viendront s'ajouter aux 500.000 déjà analysées, pour un total de plus de deux millions de visages. Si vous souhaitez utiliser cet outil, rien de plus simple. Rendez-vous sur le site Numbers to Names.org dont le lien est dans la description de cet épisode. Une fois sur le site, il vous suffit d'ajouter une photo du visage d'une victime, laquelle sera ensuite comparée et recoupée avec la base de données, vous donnant au final les résultats les plus pertinents, susceptibles de répondre à votre requête. À noter que le logiciel fonctionne mieux lorsque les photos datent d'avant les années 60. À ce jour, N2N a déjà été utilisée par l'United States Holocaust Memorial Museum (USHMM) pour identifier des victimes de la Shoah parmi des centaines de milliers de photos, ainsi que pour retrouver des survivants et des descendants de victimes.Site :https://numberstonames.org/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 4, 20222 min

Anticiper les crimes grâce à une IA ?

Vous le savez, le champ d’application des intelligences artificielles est tout simplement infini. Si certains s’en servent pour générer des œuvres d’art comme l’IA DALL-E 2 dont on vous parle régulièrement dans ce podcast, ou bien pour créer des voitures autonomes, d’autres ont eu l’idée de s’en servir pour anticiper des crimes. Plus précisément, des chercheurs américains ont mis au point une IA capable de prédire le taux de criminalité une semaine à l'avance dans plusieurs villes du pays, et ce, avec une précision de 90 %.Prédire les crimes avant qu’il ne soit commis n’est pas sans vous rappeler un certain film si vous êtes cinéphile, je veux parler de Minority Report. Et bien figurez-vous que ce n’est plus totalement de la fiction aujourd’hui grâce à l'Intelligence artificielle. Des chercheurs de l’université de Chicago aux Etats-Unis ont publié un article dans la revue Nature Human Behaviour, décrivant le principe d'une IA qu'ils ont mis au point, laquelle serait capable de prédire le niveau de criminalité avec 7 jours d’avance et dans un rayon de 300 mètres. Le plus fou dans tout ça, c’est que l’IA voit juste dans 9 prédictions sur dix !En fait, les chercheurs ont analysé les données sur la criminalité à Chicago sur deux ans, entre 2014 et 2016, en divisant la ville en une grille où chaque carré mesure environ 300 mètres de côté. Ils ont ensuite prédit avec succès les niveaux de criminalité pour chaque carré pour les semaines suivantes. Les plus pointilleux d’entre vous noterons que ce genre d'algorithme avait été très critiqué par le passé à cause des discriminations qu’il pouvait commettre et des biais raciaux qu’il prenait en compte comme la couleur de peau, les origines sociales ou ethnique etc. D’ailleurs, la police de Chicago avait déjà testé un algorithme pour repérer les personnes les plus susceptibles d’être des agresseurs… avec tout de même une tendance assez dérangeante, car une majorité des personnes identifiées comme de potentiels criminels étaient des hommes noirs entre 20 à 30 ans. Les mauvais esprits auraient donc pu en tirer des conclusions plus que limite, voire carrément racistes.Or, dans le cas de cette IA bien spécifique, les chercheurs indiquent que leur algorithme ne prédit que les lieux des crimes, et donc ne dresse pas de profil type pour identifier à l’avance les personnes impliquées. De plus, ces derniers indiquent que leur outil pourrait être utilisé pour analyser les biais de la police, comme le fait que, d’après leurs observations, les crimes commis dans des quartiers aisés donnaient plus souvent lieu à des arrestations que dans les quartiers pauvres. L’objectif pour ces chercheurs est donc de lutter plus efficacement contre le crime en le localisant avec précision plutôt que de s’attaquer à des individus bien précis que l’on suspecterait à tort ou à raison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 3, 20222 min

Amazon : plus de robots (et moins d'humains ?) dans les entrepôts ?

Ces derniers temps, Amazon tente de plus en plus d’automatiser certaines tâches dans ses entrepôts en utilisant des robots. Si certains estiment que cela facilitera la vie des salariés, d'autres en revanche y voient une certaine menace à la fois pour les emplois, mais aussi pour la santé. Une inquiétude prise en compte par l'entreprise qui a opté pour deux robots autonomes de dernière génération.Proteus, c'est le nom du premier robot, semblable à un grand aspirateur... à la différence que celui-ci peut transporter des chariots de type. Preuve de sa fiabilité pour les salariés, si jamais un humain croise sa route, le robot s’arrête automatiquement et attend que la personne se soit éloignée. À l'avenir Proteus sera déployé dans les zones de manipulation externe des chariots, afin de limiter les déplacements d’objets lourds par les salariés. Sur ce point, Amazon a aussi décidé d'équiper ses entrepôts de bras articulé doté de ventouses... son nom : Cardinal. Dans le détail, Cardinal embarque des technologies de vision et d’intelligence artificielle lui permettant d'attraper un carton dans une pile, lire son étiquette et le ranger dans le chariot approprié. Là encore, son utilisation permet de réduire les risques pour les salariés qui manipulent des objets lourds. Sa présence est toutefois limitée à un endroit confiné. Amazon espère pouvoir le déployer dans ses centres dès l’année prochaine.L'entreprise propose également un nouveau système robotique pour transmettre les produits aux employés, sans qu’ils soient obligés d’aller les chercher en hauteur ou près du sol, voire de grimper à l'échelle. À nouveau, les robots semblent faciliter le travail des salariés à la rescousse, avec des bras automatiques qui prennent les paquets et les déposent dans des petits chariots, eux aussi automatisés ce qui rend l’opération plus rapide (inutile de perdre du temps à chercher les produits dans les différents bacs) et ce qui également permet d'éviter les manipulations dangereuses. Actuellement, 520 000 unités robotiques sont en activité dans les différents centres, mais Amazon insiste sur le fait que les robots sont là pour aider les humains et non les remplacer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 30, 20222 min

Une Apple Watch sauve une femme de la noyade ?

Ce n'est pas la première fois que nous vous racontons des histoires où tech et rebondissements spectaculaires se croisent. Aujourd'hui ne fait pas exception à la règle puisqu'une montre d'Apple aurait tout simplement sauvé la vie d'une nageuse coincée dans l'eau d'une rivière à 13 degrés. Une histoire qui prouve à nouveau que la technologie est un allié précieux, et dont je vous raconte le déroulement dans cet épisode.Le 15 juin dernier, à Dalles, dans l’état d’Oregon aux États-Unis, une jeune femme de 25 ans décide d'aller nager dans la rivière Columbia. Au cours de sa séance de natation, elle se coince malencontreusement le pied sous un rocher. Réalisant qu'elle ne peut plus bouger, elle a le réflexe d'appeler les secours grâce à son Apple Watch. Une demi-heure plus tard, les secours arrivent. Un officier de police descend alors dans la rivière pour lui libérer le pied et l'aider à regagner la berge saine et sauve, bien que très fatiguée et en état d'hypothermie. En effet, 30 minutes dans une eau à 13 degrés est une situation qui fait refroidir le corps à une vitesse anormalement rapide.Ça, c'est pour l'histoire. Mais concrètement, comment cette jeune femme a-t-elle pu prévenir les secours avec sa montre ? Et bien en activant la fonction « appel d'urgence ». La montre est alors entrée en contact avec les pompiers et policiers les plus proches, indiquant la localisation exacte de la nageuse. Malheureusement, seule une petite partie des Apple Watch possèdent cette option, en l’occurrence les modèles compatibles eSIM pouvant se connecter à un réseau GSM de façon autonome. Les montres compatibles 4G sont facilement reconnaissable puisqu'elles possèdent une petite couronne digitale dont l’intérieur est rouge. Les autres peuvent appeler les secours sans connexion WiFi, mais uniquement à l’aide du smartphone auquel elles sont associées. À noter que ce n'est pas la première fois qu'une montre connectée signée Apple sauve la vie d'une personne. En février dernier, un homme tombé de son vélo électrique en pleine nuit a pu être sauvé lui aussi en activant l'option Appel d'urgence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 28, 20222 min