
Choses à Savoir TECH
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Peut-on enfin éditer les messages sur WhatsApp ?
Excellente nouvelle, il sera bientôt possible de modifier les messages que l’on envoie à nos contacts sur WhatsApp. Le groupe Meta vient d’officialiser le déploiement de cette fonctionnalité, qui se fera progressivement à travers le monde dans les semaines à venir.À n’en pas douter, cette innovation tant attendue suscitera l'enthousiasme de nombreux utilisateurs. Pour effectuer une modification, il vous suffira de maintenir le doigt appuyé sur le message et de sélectionner l'option "modifier". Petite précision de la plus haute importance, la modification des messages ne pourra être effectuée que dans les 15 minutes suivant leur envoi ! Il faudra donc agir rapidement, car passé ce délai, il ne sera plus possible de revenir sur un message. Pour ceux datant de plusieurs semaines, il faudra donc utiliser les fonctionnalités actuelles, à savoir la suppression.Cette nouvelle fonctionnalité et son déploiement arrivent dans un contexte où WhatsApp offre de plus en plus d'outils à ses utilisateurs pour prendre le contrôle de leurs conversations. Cela se traduit notamment par une meilleure sécurité, et plus précisément par la protection des discussions grâce à la fonction de "verrouillage de discussion". En tant que filiale de Meta, la société mère de l’application et des réseaux sociaux Facebook et Instagram, WhatsApp compte près d'un tiers de la population mondiale parmi ses utilisateurs, avec plus de 2 milliards de téléchargements de cette messagerie instantanée depuis son lancement. En France, WhatsApp a été l'application la plus téléchargée en 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

ChatGPT va-t-il remplacer les coachs sportifs ?
Greg Mushen, un américain passionné de course à pied, a décidé de tenter une expérience unique pour développer sa passion. Il a demandé l'aide de ChatGPT, le désormais célèbre chatbot d’OpenAI dont on ne cesse de vous parler depuis plusieurs mois, afin que l’IA agisse comme un expert en psychologie du sport et en neurosciences. Et à la grande surprise de Muschen, ChatGPT lui a proposé un plan assez simple et réaliste pour atteindre ses objectifs sportifs.Un plan simple, voire peut-être trop simple au goût de Greg puisqu’il ne recommandait que cinq minutes de course et l'encourageant à courir seulement à partir du troisième jour. Ce dernier a toutefois décidé de tenter sa chance et a suivi la première étape : placer ses chaussures de sport près de la porte. À sa grande surprise, ce petit geste l'a immédiatement motivé. Greg Muschen raconte avoir été surpris de constater que le programme concocté par ChatGPT était relativement facile à suivre et qu'il lui permettait d'augmenter progressivement sa charge de travail sans épuisement ni courbatures. L'évolution progressive l'a alors motivé à faire plus d'exercice, ce qui semblait contre-intuitif par rapport à son approche précédente. Muschen effectue désormais six séances d'entraînement à la course à pied par semaine. Dans le détail, cela comprend quatre séances de 45 à 60 minutes à allure modérée pour améliorer son bien-être général et son endurance, ainsi que des sprints en côte plus courts mais intenses sur une période d’une demi-heure.L'expérience de Mushen avec ChatGPT prouve que parfois, un changement subtil d'approche peut conduire à des résultats significatifs. Car en plus d’avoir pris goût à la course à pied, Muschen a grandement amélioré son état de forme, en perdant 11 kilos, et cela en moins de 4 mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que la « maladie des écrans » ?
Depuis plusieurs années maintenant, nous savons que le temps que nous passons devant nos écrans peut avoir des effets négatifs sur notre santé, en particulier chez les enfants. Mais à quel point les écrans peuvent faire mal aux très jeunes enfants ? À cette question, la pédopsychiatre Stéphanie Dauver donne une réponse qui tient en trois mots : maladie des écrans.Plusieurs signes permettent de détecter cette maladie selon elle. Je cite ses propos dans le journal Ouest France , on peut avoir un doute « quand un bébé ne jette pas un regard aux personnes qu’il ne connaît pas en entrant dans la pièce, quand il n'a pas de contact visuel avec ses parents, quand il n'a pas de gestes sociaux comme sourire ou faire bravo avec les mains à 12 mois, ou quand il ne cherche pas à se saisir des jouets qu’on lui présente… ». Pour elle, le problème est très sérieux, car en plus du déficit d'attention généré par les écrans, cette surexposition serait je cite « un facteur de développement d’une forme d’autisme » fin de citation.Cette maladie des écrans entraînerait par ailleurs des retards de la motricité et du langage, et toucherait les foyers les plus modestes, où les enfants seraient en moyenne plus présents devant les écrans. Je cite, « ils n’ont pas conscience de l'effet délétère qu'ont les écrans sur leur bébé. Ils pensent même que cela va accélérer leur maîtrise du langage ! De fait, ils parlent parfois trois langues, mais sont incapables de s'intéresser à autre chose que ce sur quoi ils ont pris l'habitude de se focaliser » fin de citation. Et cette situation serait difficilement réversible avec le temps. Je cite, « dans le développement, vous avez des fenêtres temporelles pour passer des étapes. Si elles sont ratées, c’est trop tard pour les rouvrir […] après l’âge de 2 ans et demi, c’est catastrophique. » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

App Store : combien d’applications sont acceptées ou rejetées ?
Vous êtes-vous déjà demandé combien il y avait d'applications dans l'App Store ? Que ce soit oui ou non, le rapport 2022 App Store Transparency Report, tout juste publié par Apple, nous apporte une réponse bien précise, et assez colossale !En effet, d’après le GAFAM, l'App Store comptait à la fin de l'année 2022, précisément 1 783 232 applications. Ce chiffre, aussi impressionnant soit-il doit être mis en perspective avec le nombre de projets soumis, comprenant donc les nouvelles applications ainsi que les mises à jour de celles déjà présentes sur le magasin. Au total ce sont donc 6 101 913 de « dossiers » qui auraient été soumis à l'App Store.D’ailleurs, les équipes d'Apple semblent avoir un certain niveau d'exigences, puisque 1 679 694 de soumissions ont tout simplement été rejetées par l'entreprise. Le rapport, né à la suite d'un accord à 100 millions de dollars passé en 2021 entre Apple et les développeurs de l'App Store, montre aussi quels sont les pays qui demandent le plus de retrait d'applications. Ainsi, sur 1 474 demandes émises par des gouvernements, 1 435 l'ont été par la Chine. Loin derrière se trouve l'Inde avec seulement 14 demandes de retrait, puis le Pakistan (10) et la Russie (7). Apple a, de son côté, retiré de son magasin 186 195 applications, et affirme avoir empêché des transactions frauduleuses dont le montant cumulé serait d'un peu plus de 2 milliards de dollars. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Notre nouveau podcast: La rumeur
Pour écouter le podcast La rumeur:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bGoogle Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3DDeezer:https://deezer.com/show/3871907 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Est-on forcé de passer à Windows 11 ?
Êtes-vous déjà passé à Windows 11 ? Si oui, c’est top, si non, c’est une erreur… du moins selon Microsoft. Et le GAFAM compte bien vous forcer la main pour sauter le pas si vous utilisez encore Windows 10, quitte à devenir vraiment agaçant.Dans le détail, la dernière mise à jour de Windows 10 déployée en mai apporte une nouveauté intéressante. A chaque allumage de votre ordinateur, une publicité apparaît à l’écran. Impossible de ne pas la voir, puisqu’elle prend tout l’affichage et vous propose de passer à Windows 11 immédiatement ou de reporter la mise à niveau de votre système d’exploitation. Pour rester sur votre version actuelle, il faut cliquer sur un bouton assez discret en bas de la fenêtre. Si vous refusez la mise à jour, Windows 10 insiste avec de nouvelles fenêtres vantant les mérites de son OS. Il faut encore une fois recommencer l’opération pour enfin accéder à son bureau. À noter toutefois que ces fenêtres reviendront régulièrement sans compter des publicités pour s’abonner à Microsoft 365.Cette méthode arrive alors que la fin du support de Windows 10 21H2 arrive à son terme dans moins d’un mois. La société américaine espère laisser le moins d’utilisateurs possible sur le carreau. Dès lors, quoi de mieux que de les faire passer sur Windows 11 ? Si la nouvelle version de Windows est en effet accessible depuis presque deux ans maintenant, ceux qui restent sur Windows 10 le font volontairement et pas sûr que ces pop-ups leur fassent changer d’avis. Pour rappel, Windows 11 apporte un tout nouveau design ainsi que de nouvelles fonctionnalités. Par exemple, la barre des tâches a été repensée de zéro et est maintenant au centre de tout. Il est totalement gratuit pour les possesseurs de Windows 10. Problème, on se souvient que par le passé, ceux ayant tenté la mise à jour vers Windows 11 avaient pu expérimenter de gros bugs et un ralentissement de leur système. À voir si Microsoft a corrigé le tir. Si oui, sans doute qu’une telle communication agressive ne serait pas nécessaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’IA nous permettra-t-elle de parler aux animaux ?
Qui n’a jamais rêvé au moins une fois de pouvoir communiquer avec les animaux ? Posséder une telle capacité faciliterait grandement les choses, notamment pour prendre soin de nos compagnons, qu’il s’agisse de chiens, de chats, d'oiseaux ou autres. Et bien figurez-vous que l'association Earth Species Project compte bien rendre ce rêve réalité grâce à l'intelligence artificielle, et plus précisément, les modèles linguistiques de grande envergure, connus sous le nom de LLM, soit exactement les mêmes que ceux utilisés par ChatGPT.Vous le savez sans doute, ces IA ne servent pas seulement à répondre aux questions, elles peuvent également traduire du texte. Ceci dit, quid de la transcription des sons et des gestes ? Et bien les LLM sont également capables de le faire. C'est en tout cas ce que révèle l'Earth Species Project, qui utilise cette technologie pour essayer de comprendre la signification des sons émis par les animaux et leur langage corporel. Pour l'instant, le projet est encore au stade des tests, avec différents tests sur des espèces animales comme les dauphins et les corbeaux.Concrètement, l'objectif principal est de réussir à isoler les sons enregistrés lors d'une « conversation » pour ensuite identifier des schémas récurrents et, si tout se passe comme prévu, les traduire. C’est à peu de chose près la même chose que pour lire dans les pensées en utilisant l’activité cérébrale. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous invite à écouter l’épisode que nous avons consacré à ce sujet il y a peu. En tout cas, les avantages de cette traduction entre animaux et humains sont d'abord d'ordre scientifique. Car en parvenant à interpréter le langage des animaux de façon plus précise, les chercheurs seront plus à même de comprendre leur comportement et leurs décisions. Qui sait, peut-être qu’un jour, converser avec nos animaux ne relèvera pas que du domaine de la science-fiction ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une station spatiale SpaceX en 2025 ?
Retenez-bien le nom de Vast. Cette entreprise spécialisée dans les stations spatiales sera sans doute celle qui créera la première station spatiale commerciale de l’histoire sur laquelle n’importe quel humain pourra s’y rendre, et ce, dès août 2025… pour peu que l’on soit fortuné, cela va sans dire. Cette station spatiale artificielle nommée Haven-1, devrait mesurer 100 mètres de long et être équipée d'une gravité artificielle générée par sa rotation.Concrètement, la station est conçue pour fonctionner de manière autonome, mais sera connectée plus tard à d'autres modules pour l’agrandir et former une station Vast encore plus grande. Ceci dit, on ne transporte pas station spatiale comme on enverrait un satellite en orbite. Et bien figurez-vous que cette première station est suffisamment petite pour être acheminée dans l’espace via une fusée Falcon 9 de SpaceX, et pourra accueillir jusqu'à quatre membres d'équipage en même temps dans un premier temps. Selon les plans de l'entreprise, une fusée Falcon 9 placera la plateforme en orbite basse, puis une future mission le Crew Dragon pour y transporter quatre personnes pour une durée maximale de 30 jours. À noter que Vast accepte déjà des réservations pour des équipages intéressés par des travaux scientifiques ou philanthropiques en 2025. Une deuxième mission est d’ailleurs déjà prévue pour 2026.Derrière ce projet, on retrouve Jed McCaleb, un magnat des cryptomonnaies. Dans un communiqué le milliardaire explique que l’entreprise est je cite « enthousiaste de lancer la première station spatiale commerciale au monde, ainsi que sa première équipe » fin de citation. Pour l’instant, McCaleb a investi 300 millions de dollars de ses propres fonds dans cette initiative et n'a pas l'intention de rechercher des investissements extérieurs pour Vast tant que celle-ci ne pourra pas générer de revenus. D'autres entreprises, dont certaines bénéficient du soutien de la NASA, travaillent également sur la mise en place de stations spatiales privées. À voir laquelle de tous ses projets de stations remplacera la seule et unique station spatiale internationale actuellement en orbite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le gouvernement veut que l’IA aide les français au quotidien ?
Dans un document publié mi-mai par le service de Presse de Matignon, la première ministre Elisabeth Borne lance officiellement une expérimentation mettant à profit l'Intelligence Artificielle dans le but de fournir des réponses plus complètes aux citoyens tout en allégeant la charge des agents de la fonction publique, notamment sur la plateforme Services Publics +. Pour l’heure, aucune autre précision n’a été donnée concernant la mise en œuvre de ce projet, même si l’on peut aisément supposer qu’il s’agira de renforcer la plateforme Services Publics+, dont l’objectif est je cite de proposer des "services publics plus proches, plus simples et plus efficaces".Dans ce contexte, les agents conversationnels type ChatGPT pourraient effectivement constituer des outils d'information et de tri de dossiers efficaces. En effet, l'IA excelle dans l'art de classer et de répondre avec précision et détails à des questions de plus en plus complexes. Cependant, reste à savoir comment le gouvernement compte intégrer une technologie aussi puissante, sachant qu'elle peut parfois fournir des réponses erronées, voire diffuser de fausses informations. Là encore, aucune précision n'a été apportée à ce sujet.Jusqu'à présent, le gouvernement s'est montré plutôt prudent quant à l'utilisation de l'Intelligence Artificielle. En janvier dernier, la CNIL lançait le SIA, un service d'Intelligence Artificielle dont la mission principale est de faciliter la compréhension par le grand public du fonctionnement des IA. Il paraît donc évident que les autorités sont conscientes de ne pas encore maîtriser tous les aspects de cette technologie que tout le monde présente comme révolutionnaire. Enfin, une dernière question reste en suspens, les agents de la fonction publique sont-ils menacés par l'émergence de l'IA ? Pour le moment, personne ne peut le dire, mais une chose est certaine : dans la liste des métiers menacés par l'IA établie par les créateurs de ChatGPT, celui de fonctionnaire a une place dans le haut du classement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Twitter : qui est la nouvelle PDG, Linda Yaccarino ?
C'était une promesse qu'Elon Musk avait faite en décembre dernier après que les résultats d’un sondage qu’il avait lui-même lancé se révélaient être défavorable à son maintien en poste en tant que PDG de Twitter. Suite à ce que l’on pourrait considérer comme une défaite vis-à-vis de l’opinion public, un nouveau PDG a été désigné, ou plutôt devrais-je dire, UNE nouvelle PDG, près de 5 mois après en avoir fait la promesse..Son nom : Linda Yaccarino. Ancienne responsable des ventes du groupe NBCUniversal, elle partagera le rôle de dirigeante avec Elon Musk. Je cite le milliardaire, « Linda Yaccarino se concentrera principalement sur les opérations commerciales, tandis que je me concentrerai sur la conception des produits et les nouvelles technologies » fin de citation. La deuxième plus grande fortune du monde précise aussi que le duo travaillera activement sur le développement de X, une application dite universelle à la manière de WeChat en Chine, dont il rêve terriblement depuis des années, mais sur laquelle aucun détail n’a été révélé pour le moment. Mais si l’on regarde de plus près, l'arrivée de cette dirigeante vise principalement à rassurer les annonceurs, qui avaient massivement quitté la plateforme peu de temps après l'arrivée de Musk à sa tête.Jusqu'à présent, Elon Musk avait tout misé sur l'abonnement payant pour renforcer les revenus de Twitter. Cependant, force est de constater que Twitter Blue, qui coûte quand même plus d’une dizaine d'euros par mois, ne propose pas beaucoup de fonctionnalités intéressantes à part le badge bleu. C’est donc un échec pour ce projet, avec seulement 640 000 utilisateurs payant, sur les 238 millions d'utilisateurs actifs quotidiens de la plateforme. Pire encore, une grande partie des abonnés aurait choisi de résilier leur abonnement. Ces statistiques décevantes rendent donc la mission de Linda Yaccarino d'autant plus importante. À son palmarès, on peut notamment citer le lancement de Peacock, une plateforme de streaming financée en partie par la publicité, qui aurait généré plus de 100 milliards de dollars de revenus publicitaires chez NBCUniversal, soit trois fois plus que ce que Twitter a réalisé de 2011 à 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Elon Musk et Twitter en guerre contre la radio nationale américaine ?
Depuis quelque temps, Twitter est devenu une affaire de badges… et de polémiques. On en a déjà parlé à plusieurs reprises dans ce podcast, mais au cas où vous ne le saviez pas, il est désormais possible d’obtenir la précieuse certification contre un abonnement payant, mais il existe aussi d’autres titres comme « affilié à un État ». Une dénomination qui était apparue le mois dernier sur le compte de la radio nationale américaine, ce qui a créé une nouvelle controverse.Si vous n’êtes pas familier des média américain, sachez que la National Public Radio (NPR) est aux Etats-Unis l’équivalent de notre Radio France. Mais depuis le 12 avril dernier, la NPR est en mode silence radio sur Twitter. En effet, depuis que le service de radio a vu apparaître sur sa page la mention « affiliée à un État », ainsi que « financée par un gouvernement », il a tout simplement décidé de quitter Twitter. Le réseau social s’est justifié en expliquant que le financement de la NPR était en partie financé par des fonds publics. Si certains organismes comme des universités par exemple financent effectivement la NPR, une grosse partie de son budget repose sur les dons des auditeurs et d’organismes privés. Depuis, la deuxième mention a complètement disparu, et la page d'accueil de la National Public Radio est revenue à la normale. Mais pour protester contre cette mesure, la NPR a décidé de boycotter Twitter. En effet, les derniers messages ont été postés il y a un mois et indiquent aux utilisateurs comment la retrouver sur d'autres réseaux.Cette inactivité n’est pas restée inaperçue du côté de Twitter, qui a ainsi menacé la radio de saisir son compte et de le transférer à une autre entité. Difficile pour le moment de savoir s'il s'agit de simples menaces ou d'une possibilité réelle. Selon les règles de Twitter, un compte est normalement considéré inactif si personne ne s’y est connecté pendant 30 jours d'affilée. Cela ne concerne donc pas l'absence prolongée de publications. Reste désormais à savoir qu’elle sera les menaces d’Elon Musk seront suivies d’effet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gmail : une certification comme sur Twitter et Instagram ?
Les Blue Checks et autres certifications sont de précieux sésames sur les réseaux sociaux permettant aux célébrités, influenceurs et marques entre autres, d’assurer que c’est bien eux qui ont la mainmise sur leur compte… bref, une sorte de label d’authenticité auparavant difficile à obtenir, et dans lequel les abonnés pouvaient avoir confiance pour éviter de se faire arnaquer par un faux compte. Même si le principe perdure encore aujourd’hui, ça, c’était avant l’arrivée d’Elon Musk à la tête de Twitter. Le badge de certification est désormais disponible contre un abonnement mensuel de 11,50€ ou 100€ par an… Car chez Twitter on a le sens du commerce en proposant une remise. Bref, ce modèle a visiblement conquis de nombreux dirigeants de la Tech, jusque chez Google qui devrait aussi proposer une « certification ».Pour l’historique, Google a lancé en 2021 le programme BIMI (pour Brand Indicators for Message Identification), qui permet aux entreprises d'authentifier leurs emails, avec notamment la présence du logo de la société. Prochaine étape pour Google, déployer un petit badge bleu afin que les société de ce programme BIMI puissent être reconnus comme expéditeurs certifiés et donc dissociés des SPAMS. Concrètement, les mails de ces entreprises seront identifiables instantanément par les destinataires, grâce à un logo en guise d'image de profil ainsi que le fameux badge bleu affiché à côté du nom comme sur les réseaux sociaux.Je cite Google, « l'authentification aide les utilisateurs et les systèmes de sécurité à identifier et à arrêter le spam [...] Cela renforce la confiance dans les courriers électroniques et offre aux lecteurs une expérience immersive, créant ainsi un meilleur écosystème pour tout le monde » fin de citation. Cette mise à jour a déjà été déployée par Google depuis peu. Ce n’est donc plus qu’une question de temps avant que les premiers mails affublés d’une certification bleue n'arrivent dans nos boîtes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Elon Musk lance des chalumeaux SpaceX ?
Après l’échec du décollage de sa fusée Starship, Elon Musk semble vouloir noyer son chagrin en lançant un nouvel objet dérivé pour sa compagnie : un chalumeau SpaceX, qui bien entendu prend la forme d’une fusée de l’entreprise.Décidément, l’homme le plus riche du monde n’en finit plus de concrétiser des idées, qui si elles étaient restées au stade d’idées justement, et bien ça n’aurait pas été plus mal. Oubliez les sabres lasers et autres téléporteurs, Elon Musk a l’invention qu’il vous manquait : un chalumeau SpaceX ! La classe ! Car honnêtement, qui n'a jamais souhaité s’équiper d’un chalumeau en forme de fusée pour sa cuisine ou ses soirées grillades ? Vous, moi, bref, probablement tout le monde ! Vous l’avez compris, je fais un peu de sarcasme tant la situation se prête à être tournée en dérision. Mais l’idée n’en reste pas moins très sérieuse et concrète puisque sur la boutique en ligne de SpaceX, vous pourrez bientôt acheter cet objet pour le moins insolite.Si vous ne le saviez pas déjà, Elon Musk est coutumier des produits dérivés improbables, surtout quand il s’agit de les associer à l’image de ses entreprises. On peut notamment citer la bière Tesla, la tequila Tesla et l'inoubliable parfum à l'odeur de cheveux brûlés. Je suis sûr que ça vous donne envie. Quoiqu’il en soit, si vous avez malgré tout l'envie irrépressible d'acquérir ce chalumeau, sachez qu’il coûte quand même 175 dollars. De plus, il faudra attendre le troisième trimestre 2023, soit aux alentours de septembre pour les premières livraisons. Je vous conseille donc d’y réfléchir un peu avant de passer à l’achat. Car d’ici quelques mois, vous aurez probablement changez d’avis et vous pourrez remercier Choses à Savoir Tech de vous avoir fait économiser 175$. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

ChatGPT prédit les numéros du loto ?
C’est désormais officiel, ChatGPT est bien plus qu’une simple IA avec laquelle vous pouvez discuter pour trouver des infos. Que ce soit pour planifier vos vacances, écrire du code informatique ou vous aider dans vos activités créatives, le champ d’application de ce service d’OpenAI est plus vaste que jamais. C’est effectivement ce qu’a pu observer un certain Patthawikorn Boonrin. Ce créateur de contenu thaïlandais sur TikTok thaïlandais, adeptes des jeux de hasard, est parvenu à gagner à la loterie en utilisant ChatGPT. En effet, il affirme avoir joué les numéros que lui a proposé le chatbot et avoir gagné une petite somme.Ceci dit, avant d’en arriver là, Patthawikorn Boonrin a dû insister un peu auprès de ChatGPT, qui lors de ses premières requêtes, émettait quelques réticences à l’idée de deviner les numéros du loto. Si le TikTokeur n’explique pas vraiment sa méthodologie pour convaincre le chatbot, ChatGPT a fini par accepter en demandant plus de précisions, à savoir le nom du jeu ainsi que la période de tirage. Par la suite, l’IA a analysé des données fournies par le joueur, puis calculé les numéros qui pourraient sortir au prochain tirage. Résultat : 2000 bahts empochés, soit environ 53 €. La question est désormais de savoir si cela fonctionne réellement ou si ce n’était qu’une pure coïncidence. Et bien si vous tentez chez vous de demander à ChatGPT de vous sortir les numéros du loto, il y a fort à parier qu’il vous sortira un petit texte expliquant la loterie est un jeu reposant sur le hasard et qu’il lui était donc je cite « impossible de prédire les numéros gagnants du prochain tirage ». Mais pour Patthawikorn Boonrin, il est quand même possible de déterminer mathématiquement le prochain tirage, à partir des précédents numéros gagnants. Si vous pensez que les maths peuvent être votre salut pour gagner aux jeux, alors sachez que la FDJ met à disposition un historique de tous ses tirages. À vos risques et péril bien entendu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La TV bientôt totalement gratuite ?
Que diriez-vous si la télévision devenait totalement gratuite ? Ou plus précisément, si vous n’aviez plus à payer pour obtenir un écran de télévision afin de regarder vos chaînes préférées ? C’est ce qu’ambitionne de réaliser la start-up Teevee Corporation. Mais qui dit gratuité, dit publicité. Car dans cette offre, un second écran sera livré avec la télévision principale pour diffuser des publicités en continu.C’est bien connu, « si c’est gratuit, c’est vous le produit ». Un dicton n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui et colle particulièrement bien au projet de Teevee Corporation. Cette offre : une télé gratuite assorti d’un deuxième écran entièrement dédié à la pub est d’après l’entreprise je cite « la plus grande innovation pour la TV depuis la couleur », rien que ça. Concrètement, Teevee Corporation souhaite commercialiser des téléviseurs entièrement gratuits, mais financés par la publicité diffusée sur un second écran similaire à celui d'un smartphone en termes de hauteur, mais de même largeur que l'écran principal. Une sorte de bandeau qui viendrait se placer au-dessus ou en dessous de l’écran principal.Une télé gratuite, c’est super ! Mais encore faut-il qu’elle soit de qualité ! Aujourd’hui, la norme est aux smartTV qui permettent d’accéder à internet. Dans ce cas bien précis, il s’agira d’un simple écran proposant des chaînes et une sélection de services de streaming, dont la liste complète n’a pas encore été communiquée. Sur le second écran seront diffusés des messages publicitaires, mais pas que… puisqu’il sera aussi possible de connaître la météo, suivre l'actualité à la manière des chaînes d’infos en continu ou encore les résultats des compétitions sportives. Si ce projet se démarque par le fait de carrément offrir deux écrans aux personnes intéressées, le modèle du financement par la pub n’est clairement pas nouveau. Des plateformes comme Netflix réfléchissent à leur tour à proposer des formules gratuites, basée sur la pub. À noter aussi que le concept de Teevee Corporation existe déjà de façon virtuelle avec Google, qui propose une sélection de 800 chaînes entièrement financées par la publicité. Les téléviseurs signés Teevee Corporation devraient être proposés plus tard cette année, sans que l’on connaisse à cette heure la date exacte de démarrage, les pays concernés, et les modalités d’accès à cette offre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que GPT4free, le cauchemar d’OpenAI ?
Récemment, un projet intitulé GPT4free a commencé à faire parler de lui sur internet. L’initiative permet en effet d’utiliser GPT-4, la dernière mise à jour du modèle de langage de ChatGPT totalement gratuitement, en s’appuyant sur une faille. En somme, plus besoin de souscrire à l'abonnement payant de ChatGPT Plus.Sans surprise, le projet a été mal reçu par OpenAI. Xtekky de son pseudo, l’étudiant en informatique derrière ce projet, révèle avoir reçu un avertissement de la part de la start-up. L’entreprise lui a donné cinq jours pour mettre un terme à GPT4free, sans quoi elle entamera des poursuites devant les tribunaux. Pour se défendre, Xtekky fait valoir que GPT4free n’exploite pas directement l’interface de programmation d’application d’OpenAI, mais s’appuie sur les interfaces mises à disposition des clients de la start-up. En clair, ce sont ces entreprises qui payent la facture pour les utilisateurs de GPT4free. Un outil comme GPT4free représente donc une perte d’argent pour les clients d’OpenAI, qui cherchent à surfer sur le boom de l’intelligence artificielle générative. Conscient du problème, Xtekky encourage toutes les sociétés concernées à prendre contact avec lui, et s’engage à cesser l’exploitation de l’interface de programmation de celle-ci en cas de demande.Au-delà de ça, l’étudiant en informatique incite surtout les sociétés à sécuriser leurs interfaces de programmation. Il affirme avoir conseillé des mesures de sécurité dans ce sens à toutes les firmes ayant pris contact avec lui, mais aucune d’entre elles n’aurait pris la moindre mesure pour combler la brèche d’après lui. Comme le précise Xtekky, GPT4free n’est pas le seul outil en mesure d’exploiter la faille des interfaces de programmation.Malgré la pression exercée par OpenAI, l’étudiant ne prévoit pas d’enterrer son projet pour le moment. Si la start-up veut absolument que le code de GPT4free disparaisse, elle doit soumettre une requête « Digital Millennium Copyright Act » (DMCA), une loi américaine qui protège les droits d’auteur en ligne, auprès de Github où est hébergé le code du projet… Une mesure qui n’empêchera cependant pas d’autres développeurs d’utiliser l’outil ou d’exploiter la faille des interfaces de programmation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avoir un compte épargne chez Apple avec un énorme taux ? C'est possible !
C’est tout nouveau, Apple se lance dans la finance ! En partenariat avec la banque Goldman Sachs, le GAFAM propose aux utilisateurs de l’Apple Card un compte d’épargne avec un rendement de 4,15 %, soit d’après l’entreprise, « 10 fois plus que la moyenne nationale » américaine.Lancé en 2019 aux États-Unis, l’Apple Card est une carte de crédit comme les autres, à ceci près que le suivi des dépenses via l’application Wallet est un peu différent, puisqu’il offre un système de remise (cashback). Le principe est simple : les utilisateurs de l’Apple Card récupèrent sur leur compte l’argent de chacune des transactions qu’ils réalisent. Ce montant est de 1 % pour un achat avec la carte, de 2 % s’ils passent par l’application Apple Pay et de 3 % s’ils dépensent de l’argent dans des produits ou services Apple. Désormais, ce compte épargne vient compliquer la branche bancaire d’Apple. Sans dépôt minimum, mais avec une limite maximale de 250 000 dollars, le compte peut être créé en quelques clics depuis l’application Wallet. Les récompenses gagnées via le cashback seront ainsi directement créditées sur ce compte épargne.Dès lors, pourquoi ce service bancaire d’Apple n’est toujours pas arrivé en France ? Et bien parce que les services financiers sont très régulés, et le GAFAM se serait également heurté à des problèmes techniques et d’ingénierie notamment pour calculer des intérêts, mais aussi pour des systèmes de vérification avant d’allouer des crédits, des récompenses, etc. Autant de fonctionnalités qui sont pour l’instant confiées aux partenaires bancaires d’Apple, comme Goldman Sachs, et que l’entreprise souhaite internaliser. À n’en pas douter, ma branche banque d’Apple devrait prendre de plus en plus de place à l’avenir ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Facebook et Instagram utilisés pour du trafic d'enfants ?
Facebook et Instagram seraient les réseaux sociaux préférés des trafiquants d’enfants d’après une enquête du Guardian s’étant déroulée sur deux ans. D’après eux, le trafic sexuel d’enfants prolifèrerait sur les deux plateformes avec une armée de prédateurs qui les utiliseraient pour entrer en contact avec leurs victimes. Selon le Human Trafficking Institute, Facebook est LA plate-forme la plus prisée des trafiquants sexuels.Concrètement, le mode opératoire des criminels est souvent le même. Un adulte, généralement un homme, envoie un message à une adolescente. Au fur et à mesure, ce dernier demande des photos dénudées à la jeune fille et se dit prêt à lui offrir de l’argent en échange. Par la suite, le prédateur persuade l’adolescente de se faire de l’argent en se prostituant et se sert du compte Facebook ou Instagram de celle-ci pour je cite « faire de la publicité pour des relations sexuelles ». Ayant la main mise sur la jeune fille, le proxénète gère alors la logistique des rencontres de A à Z.Dans le cadre de son enquête, The Guardian a interrogé plus de 70 sources (procureurs, professionnels de la protection de l’enfance, modérateurs de contenus)… et tous s’accordent à dire que la société mère : Meta, est incapable d’agir efficacement contre les trafiquants d’êtres humains. Le GAFAM manquerait bien souvent de réactivité, ce qui compliquerait les enquêtes, sans compter qu’il traînerait presque toujours pour exécuter les décisions de justice. En fait, Meta rejette très souvent le mandat délivré par les autorités, ce qui peut je cite « retarder le sauvetage d’une victime ».De son côté, Meta admet que les trafiquants d’êtres humains se servent de Facebook et Instagram pour piéger leurs victimes, mais assure faire tout ce qui est en son pouvoir pour lutter contre les prédateurs. La firme rappelle que Facebook a signalé plus de 73,3 millions de contenus de nudité et d’abus physique des enfants je cite « en utilisant la technologie la plus sophistiquée ». Reste à savoir que quoi Meta parle réellement. De son côté, Instagram a signalé 6,1 millions de contenus de cette nature. Si la loi contraint les plates-formes à rapporter tous les contenus pédopornographiques aux autorités, la législation américaine n’oblige pas Meta à signaler le trafic sexuel sur ses plates-formes… Dans ce bien précis, l’entreprise n’est pas légalement considérée comme responsable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’IA peut désormais lire dans les pensées ?
Et si l’IA pouvait désormais lire dans les pensées ? La réalité n’est plus si loin de la fiction car d’après une étude publiée dans Nature Neuroscience, des scientifiques ont réussi pour la première fois à transcrire des pensées en texte à partir d’enregistrements cérébraux scannés suite à une IRM et à l’IA.Contrairement à tous les dispositifs imaginés jusqu’à aujourd’hui, c’est la toute première fois que des scientifiques ont réussi à retranscrire des pensées en texte et de manière non invasive, donc aucun implant dans le cerveau, contrairement à Neuralink d’Elon Musk par exemple. Ici, les scientifiques ont utilisé à la fois le flux sanguin du cerveau enregistré par IRM, et GPT-1, un modèle d’IA qui a été capable de représenter, en chiffres, les « paroles mentale ». Concrètement, trois participants ont chacun passé 16 heures à écouter des histoires, allongés dans un scanner. Les chercheurs ont entraîné leur modèle d’IA à déterminer à quels mots et quelles phrases étaient associés tel ou tel schéma cérébral. Une fois cette phase d'entraînement terminée, les participants ont écouté de nouvelles histoires, et le décodeur est parvenu à traduire ce que ces derniers pensaient.Je cite Jerry Tang, un étudiant qui fait partie de l’équipe de chercheurs, « l’objectif du décodage du langage est de prendre les enregistrements de l’activité cérébrale d’un utilisateur et de prédire les mots qu’il a entendus, dits ou imaginés » fin de citation. Cette technologie pourrait, à terme, aider les personnes muettes ou paralysées à communiquer. En attendant, l’équipe de chercheurs met en garde contre des utilisations malveillantes de cette découverte et rappelle que pour fonctionner, les sujets doivent « coopérer », même si le développement de cette technologie pourraient permettre aux décodeurs de contourner cette « coopération ».Les scientifiques expliquent que chaque décodeur est personnalisé et adapté à un seul participant. Lorsque le modèle personnalisé a été testé sur une autre personne, cela ne fonctionnait pas. À noter aussi que les participants de l’étude ont pu « tromper » le décodeur, en pensant à des animaux ou en imaginant une autre histoire. La machine a également fait des erreurs sur les pronoms, en mélangeant la première et la troisième personne, pour une raison que les scientifiques ne parviennent pas à expliquer pour l’instant. Mais pour éviter que les interfaces cerveau-ordinateurs soient un désastre, il convient que les machines respectent la vie privée de ceux qui ont recours à leur utilisation. Les chercheurs mettent également en garde que, à terme, cette technologie pourrait se transformer en outil de surveillance de la pensée, même si cette hypothèse reste heureusement une pure fiction… pour l’instant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

NeRF : une technologie pour créer une scène 3D à partir de photos ?
Connaissez-vous NeRF ? Il s’agit d’un autre type d’IA est en pleine évolution, permettant de créer une scène en 3D à partir de quelques photos prises avec un smartphone. En français, NeRF signifie « champs de rayonnement neuronaux ». Concrètement, il s'agit d'un réseau neuronal capable de générer une scène en trois dimensions à partir de photos en deux dimensions.Si vous connaissez Immersive View de Google, alors vous connaissez la technologie NeRF, car c’est grâce à elle que le service du GAFAM de vue 3D très détaillée de plusieurs grandes villes a été créé. Et pas besoin de matériel de pointe pour l’utiliser. Aujourd’hui, il faut simplement prendre quelques photos avec son smartphone ou un drone sous différents angles, ou bien tourner une courte vidéo. Ensuite, le système NeRF génère la scène en 3D. On peut ensuite déplacer la caméra dans la scène comme dans un jeu vidéo, insérer des objets en 3D dans une autre scène changer l'arrière-plan.En somme, NeRF connaît une évolution de plus en plus rapide comme la mise au point de l’outil Instant NeRF de NVIDIA, capable de créer une scène en quelques millisecondes en Full HD. Des chercheurs de chez Google ont d’ailleurs publié Zip-NeRF, un service similaire mais encore plus rapide. Les utilisations possibles de cette technologie sont également très nombreuses, comme à l'université de Californie où un réseau NeRF et un modèle de langage ont été combinés pour créer LeRF, un système visant à identifier des objets dans une scène. Ses créateurs imaginent désormais pouvoir combiner leur invention avec ChatGPT pour repousser les limites du chatbot d’OpenAI. De son côté, une équipe de japonais travaille sur le rendu d'une scène en temps réel avec le moteur de jeu Unreal Engine pour incruster du décor toujours plus réel dans les jeux. À Singapour, une autre a également réussi à créer une IA baptisée HOSNeRF, capable de transformer une vidéo afin qu’on puisse la regarder sous n'importe quel angle, plutôt que d'être limité à des scènes statiques. Bref, l'engouement pour l’intelligence artificielle ne cesse de croître et le grand public va probablement croiser cette technologie de plus en plus souvent, comme au cinéma, en photographie et ainsi que dans les média classiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une fausse interview de sportif publiée dans un magazine ?
Le magazine allemand Die Aktuelle a récemment publié une "interview" de Michael Schumacher, célèbre pilote allemand de Formule 1 dans les années 2000. Ceci dit, il convient de mettre des guillemets quand on parle d’interview car il s'agit en réalité d'un dialogue avec une IA (Character.ai), et qui n'a aucun lien réel avec le pilote, si ce n'est qu'elle s’est potentiellement inspiré de ses précédentes interviews.Depuis son accident de ski à Méribel (Savoie) en 2013, le pilote aux sept titres de champion du monde de Formule 1 est plongé dans un coma dont son état n'a pas connu d'amélioration récente. Les détails de sa santé sont un secret bien gardé par sa famille. Si Die Aktuelle a bien ajouté des sous-titres comme "Ça sonne trompeusement réel", "Que se cache-t-il derrière" et "Nous sommes partie à la recherche d'indices", la photo et le titre accrocheur en gras "Sensation mondiale" (Welt-Sensation) ne laissent pas vraiment de doute. Le magazine a bel et bien tenté de publier une interview mensongère faite à l’aide d’une IA en la faisant passer pour une vraie interview, malgré des précautions hasardeuses. D’ailleurs, la famille du pilote a fait savoir qu'elle comptait entamer une action en justice.Comme le souligne le site The Verge, Die Aktuelle est coutumier des coups bas, notamment envers la famille de Schumacher. Outre de fausses révélations sur la vie privée de la femme du pilote, le journal avait déjà publié un article illustré d'une photo du couple avec le titre "Réveillé". Bien que ce sensationnalisme mensonger de la presse à scandale allemande soit déplorable, il permet de mettre en lumière les défis posés par les IA. Des défis informatiques, de sécurité, entre autres, mais également des défis éthiques qui se posent à toute société lorsqu'elle est confrontée à une évolution technologique majeure. Car vous le savez, les IA vont bouleverser nos vies à l’avenir, notamment en ce qui concerne le droit d'image, le respect des personnes et la sécurité. Reste à savoir si nos dirigeants seront assez vifs pour ne pas se faire distancer par l’évolution ultra rapide de ChatGPT ou Stable Diffusion par exemple. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Intelligence artificielle : Elon Musk lance sa propre société ?
Après avoir exprimé son inquiétude face au développement exponentiel de l’intelligence artificielle, notamment ChatGPT qui a considérablement amélioré son modèle de langage en moins d’un an, mais aussi cosigné une lettre ouverte demandant une pause de six mois dans le développement des IA afin de mieux les réglementer et de les encadrer sur le plan éthique… Surprise ! Elon Musk lance à son tour une société dédiée au développement d'IA, nommée : X.AI.Concrètement, Elon Musk a été nommé directeur de la société début mars est épaulé par Jared Birchall, dirigeant de Neuralink et Family Office. Si l’annonce de cette nouvelle société a de quoi étonner vu la défiance qu’Elon Musk a pu exprimer sur le progrès des IA, le média Business Insider avait déjà révélé il y a quelques mois que le patron de Tesla avait acheté des milliers de puces graphiques pour animer une future IA générative. Interrogé à ce sujet, le milliardaire a évité la question en disant que tout le monde, y compris les chiens, achetaient des GPU. Dans le nom de sa société, le X vient de la marque X Corp développée par Elon Musk, comme c'est le cas avec SpaceX, par exemple.Il faut tout de même se souvenir qu'Elon Musk avait contribué au développement initial d'OpenAI en 2015, avant de s’en éloigner en 2018. Ainsi, le fait que le milliardaire s’intéresse aux IA est loin d’être étonnant, mais en revanche, c’est le timing de cette annonce publique qui interroge. Car la montée en puissance de GPT-3 auprès du grand public semble avoir dérangé le propriétaire de Twitter. Il a réagi en dénigrant OpenAI et les IA en général, bien que le système de conduite autonome des Tesla soit justement alimenté par une IA. D’ailleurs, le fait que Google ait été poussé à sortir précipitamment son propre chatbot Bard et que Microsoft ait investi massivement dans OpenAI pour intégrer GPT et Dall.E à son moteur de recherche Bing a certainement incité Elon Musk à lancer cette initiative pour ne pas manquer le virage des IA génératives. Sans doute voudra-t-il investir massivement dans cette nouvelle entreprise pour développer une IA capable de rivaliser avec GPT. Une première levée de fonds auprès des investisseurs de SpaceX et de Tesla a déjà été engagée… à voir si cela sera suffisant pour rattraper son retard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google : l’IA va-t-elle remplacer le moteur de recherche ?
Depuis l'arrivée de ChatGPT et l'intégration de l'intelligence artificielle d'OpenAI le moteur de recherche Bing de Microsoft, la direction de Google est en état d’alerte. Les équipes du département IA ont été contraintes de sortir le chatbot Bard dans la précipitation, sans avoir le temps de corriger certains soucis majeurs. Aujourd'hui, le New York Times explique que Samsung pourrait remplacer Google par Bing en tant que moteur de recherche par défaut sur ses smartphones. De quoi pousser Google à se lancer corps et âme dans l’amélioration de Bard et donc, de donner une place importante aux IA lors de sa prochaine conférence annuelle mi-mai.Dans le détail, le New York Times rapporte que plus de 160 employés de Google planchent actuellement sur une IA directement intégrée au moteur de recherche. Elle porterait le nom de code « Magi » et reposerait sur le chatbot Bard. Actuellement, les développeurs testeraient de manière assez intensive la qualité des conversations qu’un utilisateur peut avoir avec leur IA. En somme, Magi serait une sorte de hub, de plateforme, dotée de plusieurs modules dont le contenu n’est pas clair à ce jour. L’un de ses modules appelé Gifi permettrait de générer des images à partir de texte via Google Image, comme le fait déjà Microsoft avec Bing Image Creator. Google aurait également connecté son IA à Google Earth et son chatbot pourrait assister l'utilisateur lorsqu'il consulte un site pour organiser un voyage par exemple. Enfin, ce nouvel agent conversationnel pourrait également faire de la programmation.Pour le moment, Google n'a pas annoncé de date de sortie, mais son utilisation sera dans un premier temps limitée à un million de testeurs. Les États-Unis seront les premiers à bénéficier progressivement de l'outil cette année, avant une éventuelle arrivée en Europe courant 2024. Il faut savoir que Google travaille sur les IA depuis de nombreuses années, mais le GAFAM s’était toujours refusé à proposer ses technologies au grand public. L’arrivée spectaculaire de ChatGPT a bouleversé le secteur de la tech, rappelant à Google qu’en la matière, personne n’a le monopole de l’innovation. Or, si Google ne s'est pas pressé pour remplacer son moteur de recherche par un chatbot type ChatGPT, c'est notamment parce qu'il est bien plus difficile d'afficher des contenus publicitaires avec une IA. Aujourd'hui, 80 % des revenus de Google proviennent de sa régie publicitaire. En effet, Microsoft a pu constater qu’afficher des publicités sur son chatbot restait encore un exercice particulièrement délicat et peu compatible avec le principe d’un agent conversationnel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

ChatGPT va-t-il remplacer les profs ?
Si comme Bill Gates vous trouvez l’IA absolument incroyable et au potentiel illimité, alors peut-être partagerez-vous aussi son opinion sur l’éducation… ou pas ! En effet, le cofondateur de Microsoft estime qu’une IA générative comme ChatGPT sera bientôt capable d’enseigner, avec une capacité pédagogique aussi bonne que n’importe quel humain.Après avoir qualifié l'IA de la plus grande révolution depuis l'ordinateur personnel, le magnat de la tech a évoqué les bénéfices des modèles linguistiques pour l'éducation. Lors d'un événement intitulé ASU+GSV organisé par plusieurs universités à San Diego, le milliardaire a déclaré que les chatbots d'IA, comme le célèbre ChatGPT, pourront aider les enfants à apprendre à lire et à écrire dans les 18 prochains mois. Selon Gates, un chatbot tel que ChatGPT pourrait servir de tuteur, offrant une solution plus économique pour de nombreux parents défavorisés. Je cite « l'accès à un tuteur est trop cher pour la plupart des étudiants [surtout si l’on prend en compte] que ce tuteur s'adapte et se souvienne de tout ce que vous avez fait et regarde l'ensemble de votre travail » fin de citation.Dans un avenir très proche, les chatbots animés par l'IA deviendront je cite « aussi bons que n'importe quel humain en tant que tuteur ». Selon Bill Gates, nous ne sommes pas loin du moment où les IA pourront « s'engager dans un dialogue pour aider les étudiants à comprendre leurs lacunes ». Dans un premier temps, l'IA aidera surtout les élèves à améliorer leur façon d'écrire et de lire. Bill Gates met en avant plusieurs initiatives prometteuses dans ce sens, comme le projet Khanmigo, développé par la Khan Academy. Il s'agit d'un enseignant virtuel animé par GPT-4, la dernière mise à jour du modèle GPT d'OpenAI, capable de faciliter l'apprentissage des mathématiques, des sciences et des sciences humaines pour les étudiants de tous âges.Ces dernières semaines, l'intelligence artificielle a surpris le monde entier en démontrant ses capacités. ChatGPT a notamment réussi à passer une licence médicale et un examen de droit, obtenant de meilleurs résultats que certains diplômés. Dans ce contexte, Bill Gates est convaincu que l'IA peut contribuer à résoudre certains des grands problèmes de l'humanité tels que la faim dans le monde. C'est pourquoi Bill Gates s'oppose fermement à l'idée d'un moratoire sur l'intelligence artificielle demandé par de nombreux scientifiques et personnalités comme Elon Musk. Face à la pression du secteur, Sam Altman, PDG et cofondateur d'OpenAI, a accepté de reporter le développement de GPT-5, la future version du modèle de langage, jusqu'à nouvel ordre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apple : deux anciens employés inventent le smartphone du futur ?
Connaissez-vous Humane ? Cette start-up américaine a été créée par deux anciens d'Apple : Imran Chaudhri, qui était le designer de l'interface d'iOS pour l'iPhone, et Béthanie Bongiorno, qui a travaillé sur l'iPad avec lui. Et c’est justement lors d’une conférence TED qu’Imran Chaudhri a présenté un appareil inédit développé par ses soins.Lors de cette conférence, le designer a montré comment il utilise un accessoire fixé sur son blouson. Cet appareil, alimenté par une intelligence artificielle faite maison, n'a pas d'écran et est totalement autonome. Il ne nécessite pas d'être couplé à un smartphone pour fonctionner et répond aux commandes vocales et gestuelles, et peut aussi afficher des informations en les projetant sur des surfaces à proximité. Durant sa démonstration, Imran Chaudhri a passé un appel téléphonique à son épouse et les informations de ce coup de fil étaient projetées dans la paume de sa main. Le designer a souligné que l'appareil interagit de la même façon que nous le faisons, en écoutant et en voyant, tout en respectant la vie privée. De son côté, l’IA peut synthétiser les points importants d'une réunion et peut également réaliser une traduction d’une langue à l’autre. Pour cette traduction, l’IA a elle-même reproduit la voix d'Imran Chaudhri. L'appareil peut également être utilisé comme un chatbot pour trouver des informations et obtenir des conseils. Dans un autre contexte, l'appareil peut aussi scanner une barre chocolatée pour lire sa composition et donner des informations sur les intolérances ou les allergies alimentaires de son propriétaire.Malgré cette démonstration, l'accessoire mis au point par Humane reste assez mystérieux. Malgré le fait qu’il soit équipé d'une caméra capable de projeter des informations, l'interaction avec cette interface est encore un peu floue. Pour les créateurs, il est avant tout destiné à montrer que pour que la relation entre l'humain et la technologie évolue, il faut quelque chose de radicalement différent et sans écran. À noter que l’on ignore encore le poids de l'appareil, son système d'attache ou encore la dangerosité du projecteur si celui-ci rentre en contact avec les yeux par exemple. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google vous donne enfin accès à vos données personnelles ?
Connaissez-vous Hoda ? Il s’agit d’une start-up italienne qui propose à ses utilisateurs de récupérer leurs données personnelles collectées par des géants de la tech pour les traiter de manière plus éthique et rémunératrice. Et cette promesse, Hoda compte bien la tenir en devenant la start-up qui fera plier les GAFAM sur cette question des données privées.Une chose est sûre, Google ne voit pas l’activité d’Hoda d'un bon œil. Malgré le RGPD qui prévoit la possibilité pour les utilisateurs de reprendre la main sur ces fameuses données collectées, la start-up a fait le constat comme bon nombre d’entre nous que ce principe de partage n’était pas si simple, et a dû se battre pendant des années avant de remporter la dernière manche... contre Google ! Une victoire qui pourrait créer bénéficier aux quelque 450 millions de citoyens et d'entreprises européennes concernés.Mais pour bien comprendre, revenons en 2018, quand le RGPD entre en vigueur dans l'UE, accordant aux citoyens européens le droit de portabilité de leurs données personnelles. Cette même année, Hoda est créée pour permettre aux individus d’appliquer ce RGPD et donc de contrôler l'utilisation de leurs données personnelles et recevoir une rétribution si elles sont valorisées. La start-up lance alors Weople, une application permettant de stocker les données des utilisateurs dans un coffre-fort numérique individuel pour qu’ils puissent les utiliser à leur guise. En échange, les abonnés reçoivent des réductions ou d'autres avantages. Cependant, certaines entreprises, comme Google, refusent de partager les données récoltées. Hoda décide alors de saisir l'autorité italienne régulant la concurrence, qui ouvre alors une enquête pour abus de position dominante.Une petite victoire pour Hoda, suivie d’une beaucoup plus importante le 22 février dernier quand Google publie trois engagements dans un communiqué afin de faciliter le partage de données personnelles avec d'autres fournisseurs de services en ligne. La première étape, entamée le 1er avril, voit la mise à disposition de tous un lien renvoyant directement à la page de téléchargement des données. D’ici le mois de juin, Google promet de fournir une documentation sur la structure et l’organisation des données, comme une « data map », qui permettra de simplifier leur extraction. Et à partir d’octobre, le GAFAM a annoncé qu’il développera des interfaces pour permettre la portabilité directe vers les plateformes d’autres sociétés, y compris en leur fournissant une assistance. À noter qu’il n’est pas impossible que ces engagements aient été pris sous la contrainte « Digital Market Act », un règlement européen qui obligera les GAFAM et autres géants de la tech à faciliter encore plus les transferts de données. En attendant sa mise en œuvre, cette affaire sonne comme un avertissement pour tous les autres acteurs en position dominante comme Amazon ou Meta qui collectent massivement les données, en Italie et en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels mots de passe résistent aux IA ?
En moins de 60 secondes, une intelligence artificielle est capable de craquer la majorité des mots de passe. C’est ce que vient de prouver un test réalisé par Home Security Heroes, une entreprise spécialisée en cybersécurité. Ce test consistait à décrypter une base de données de plus de 15 millions et demi de mots de passe réels issus d'un piratage de l'extension RockYou, survenu il y a quelques années, et restés inactifs depuis. Ces derniers sont désormais utilisés uniquement pour effectuer des recherches en matière de cybersécurité.Concrètement, les mots de passe de moins de quatre caractères et ceux de plus de 18 ont été exclus du test, mais pour le reste, 51% des mots de passes testés n'ont pas résisté plus d’une minute. En une heure, l'outil a pu déchiffrer 65% des mots de passe pouvant contenir jusqu'à 10 caractères avec des chiffres et des lettres en minuscules. D’après les chercheurs, si l’IA avait continué de travailler non-stop, alors elle aurait pu cracker 81% des mots de passe de la base de données utilisée.Le résultat de ce test montre que les mots de passe les plus forts restent difficiles à percer pour une intelligence artificielle. Il est donc important d’en utiliser des complexes en y ajoutant des caractères spéciaux et des majuscules. Avec un mot de passe de 10 caractères qui mélange des symboles, des lettres et des chiffres, il faudrait jusqu'à cinq ans à une IA pour en venir à bout. Et si votre mot de passe contient 15 caractères avec des lettres en minuscule et majuscule, des chiffres et des caractères spéciaux, alors l’IA ne le crackera jamais de votre vivant. À ce jour, les chercheurs estiment qu’il lui faudrait 14 milliards d'années. Ceci dit, étant donné la rapidité à laquelle les intelligences artificielles progressent, elles pourraient être capables de décrypter ces mots de passe complexes plus tôt que prévu. C'est pourquoi les GAFAM cherchent à éliminer complètement les mots de passe en faveur d'autres systèmes d'authentification comme on peut le voir chez Apple, Microsoft et Google. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Auto-GPT : une version améliorée de ChatGPT ?
Une nouvelle innovation a été créée dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA) : l'Auto-GPT. Cette IA, basée sur les modèles GPT d'OpenAI, est capable de concevoir un projet complet en combinant plusieurs modèles de langage.Pour utiliser l'Auto-GPT, il suffit de donner un nom à l'IA et de décrire sa mission. Il n'est pas nécessaire de maîtriser les « prompts » complexes qui guident l'IA dans sa tâche, une phrase simple et concise peut suffire. Par exemple, il est possible de demander à l'IA de créer une start-up dans une thématique tendance avec un financement de 100 euros. L'Auto-GPT se met alors au travail en collectant les informations les plus pertinentes sur internet afin d’élaborer un plan d'action en plusieurs étapes. Ensuite, l'IA va générer ses propres « prompts » pour développer chaque étape du projet de manière autonome, sans que l’humain n’ait besoin d’intervenir.Cet outil a été développé il y a seulement quelques semaines et se décline en deux versions sur la plateforme GitHub : AutoGPT et Baby-AGI. Toutefois, les limites de mémoire de travail de l'IA peuvent constituer un frein à son utilisation. À chaque avancée dans les étapes du projet, c'est l'IA de GPT-4 qui est sollicitée pour générer des textes et coder. Pour accéder à l'étape suivante, l'IA doit utiliser GPT-3.5 pour stocker et synthétiser les informations précédentes. Une méthode mise en place de manière autonome par l’IA, par nécessité d'achever chaque projet.L'IA d'Auto-GPT peut également s'améliorer en évaluant elle-même la qualité de ses recherches et de ses progrès étape par étape grâce à sa capacité de mémorisation. Il existe même une version web de l'Auto-GPT, nommée AgentGPT, qui est accessible à tous et ne nécessite aucune connaissance en IA. Des tests ont été effectués dans divers domaines tels que la cuisine, la création d'entreprises ou encore la gestion de portefeuilles de cryptomonnaies. Cependant, cet outil reste expérimental et ses capacités sont encore limitées en raison de ses contraintes de mémoire. Malgré cela, les possibilités offertes par cette IA autonome semblent infinies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mozilla Firefox va devenir votre navigateur préféré ?
Depuis la mise en place du Règlement Général sur la Protection des Données (RPGD) en 2018, les sites que vous consultez ont l’obligation de faire preuve de transparence quant à la gestion et au traitement des données personnelles qu’ils collectent. Dans le cadre du RPGD, ils doivent impérativement vous demander votre consentement pour déposer des cookies sur votre appareil, avec ces nombreuses bannières encombrantes où vous cliquez sur Accepter ou Refuser. Mais le système est assez fastidieux au quotidien. En effet, pour chaque nouveau site consulté, il est nécessaire de répéter l’opération sur votre machine. C’est donc pour soulager les internautes que Firefox pourrait bientôt proposer une nouvelle option qui permettrait de réduire les bannières de cookies en refusant automatiquement les demandes de dépôt de cookies.Afin de tester les fonctionnalités à venir dans la version stable de Firefox, Mozilla déploie d’abord ses fonctions expérimentales dans Firefox Nightly, une version du navigateur destinée aux développeurs. Firefox Nightly est fréquemment mise à jour avec les dernières nouveautés sur lesquelles travaillent les ingénieurs de Mozilla. Ces derniers temps, une nouvelle option plutôt intéressante a été intégrée, disponible dans les Paramètres du navigateur, plus précisément dans la section Vie privée et confidentialité. Elle est identifiée sous le nom de Réduction des bannières de cookies et sa fonction est très claire comme l’indique la description que je cite, « Nightly essaie automatiquement de refuser les demandes de dépôt de cookies des bannières de cookies sur les sites compatibles, fin de citationPour l’instant, cette option est encore au stade expérimental et n’est disponible que dans Firefox Nightly. Il est donc probable qu’il faille attendre encore quelques mois pour que cette fonctionnalité soit intégrée dans la version stable de Firefox. Ce navigateur de Mozilla rejoindrait ainsi Brave, qui a également introduit il y a quelques mois une fonction permettant de bloquer les bannières de consentement de cookies sur le Web. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’IA, une aide pour traduire les textes anciens ?
Des archivistes et historiens du monde entier ont commencé à intégrer l’intelligence artificielle dans leurs travaux. Selon le MIT Technology Review, cette utilisation n’en serait qu’à ses débuts, et ce depuis plusieurs années déjà. En effet, de nombreux documents historiques ont été numérisés depuis longtemps, parfois en très grand nombre. Ceci dit, ces derniers font face à un problème majeur : les algorithmes ne parviennent pas à analyser correctement les illustrations ou les inscriptions anciennes, comme celles du Moyen Âge ou de l’Antiquité par exemple.C’était sans compter sur la détermination d’autres chercheurs qui ont récemment mis au point des programmes qui permettent à l’IA de reconnaître les écritures manuscrites. Ils ont créé des réseaux qui imitent le cerveau humain. Nommé Ithaca, leur technologie a pour but de repérer des modèles dans des ensembles de données vastes et complexes. Leur IA a permis d’examiner des documents historiques dont certains étaient très abîmés, et même jouer un rôle dans le déchiffrage d’inscriptions ou la restauration d’archives endommagées. Ithaca a été entraîné avec près de 78 000 inscriptions anciennes, et serait désormais capable de reconstituer des parties manquantes d’un texte et de lui attribuer des dates et des lieux. Une autre initiative, la « Venise Time Machine », vise à reconstituer l’histoire de la ville à partir d’archives. L’objectif à terme serait de créer une version numérique de la Venise médiévale.Cependant, les résultats du projet sont loin d’être satisfaisants. Parfois, les modèles lisent ou analysent mal, et tirent des conclusions absurdes de leur analyse, à l’image des « hallucinations » de ChatGPT. Ils peuvent aussi être utilisés à mauvais escient pour créer des deepfakes ou de fausses inscriptions anciennes, relatant des épisodes qui n’ont jamais existé. En somme, utiliser de l’intelligence artificielle pour combler les périodes peu documentées ou les parties manquantes d’inscriptions doit être fait avec précision et vigilance. Les historiens soulignent que si ces systèmes d’IA peuvent être des outils utiles, ils doivent aussi être utilisés en toute transparence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qui était Gordon Moore et que dit sa célèbre « loi Moore » ?
Le géant des processeurs Intel est endeuillé par la mort de Gordon Moore, cofondateur et emblématique dirigeant de l'entreprise de 1975 à 1987, survenue le 24 mars à l'âge de 94 ans. Si vous êtes familier de l'actualité des processeurs, la "loi" de Moore ne vous est sans doute pas inconnue. En effet, c'est Gordon Moore lui-même qui, par l'observation des évolutions technologiques, a théorisé le doublement des performances des microprocesseurs. Cette loi, qui prévoyait à l'origine une période de dix ans, stipule que la puissance des processeurs doublerait tous les deux ans, et bien que limitée par des obstacles techniques et la physique, elle reste toujours d'actualité.Petit retour vers le passé. Gordon Moore était l’un des pionniers du monde des semi-conducteurs, ayant travaillé pour William Shockley, l'un des inventeurs des transistors, ainsi que pour Fairchild Semiconductor, une entreprise qui a essaimé ses talents dans le reste du pays. D’ailleurs, Intel est directement issu de Fairchild Semiconductor, et grâce à la contribution de Moore, l'entreprise a connu un grand succès et est devenue un géant dans le monde des circuits intégrés. Pour Intel, Gordon Moore est devenu un mythe, à tel point que la direction du groupe a donné son nom en 2022 au nouveau campus de ses usines dans l'Oregon, aux États-Unis.Chaque année depuis plus de deux décennies, la fin de la loi de Moore est annoncée. Pourtant, en 2023, la production de masse de puces en 3 nm sera lancée et les performances continuent de progresser à un rythme toujours soutenu, bien que moindre comparé aux années précédentes. Lorsqu’Intel a été fondé, la taille des circuits s'exprimait en dizaines de micromètres. Et lorsque Gordon Moore a quitté la direction de l'entreprise en 1987, l'industrie venait tout juste d'entrer dans l'ère nanométrique, avec des puces gravées en 800 nm. Aujourd’hui, on grave en 3 nm, soit 266X plus fin en 36 ans.Après que la loi de Moore se soit ancrée dans les esprits, une autre loi est née : celle du coût de production énoncé par Arthur Rock, un investisseur dans les semi-conducteurs de la première heure qui avait misé sur des entreprises telles qu'Intel ou Apple. Sa loi stipule que le coût des usines de fabrication de semi-conducteurs double tous les quatre ans, et en effet, les coûts des usines s'envolent. Le futur site allemand d'Intel de Magdebourg devrait coûter aux alentours de 30 milliards de dollars, et si l'inflation actuelle pousse les prix à la hausse, c'est surtout l'incroyable complexité et technicité des procédés qui sont en cause. Pour les puces les plus avancées, la production repose aujourd'hui sur des machines de pointe, notamment celles du Hollandais ASML, et qui se négocient 180 millions d’euro l’unité. Le PDG actuel d’ASML, Martin van den Brink, expliquait en septembre que « techniquement, sortir la prochaine génération de puces est faisable [mais] si le coût des machines continue d’augmenter, cela sera tout bonnement infaisable économiquement » fin de citation. À voir si la théorie d’Arthur Rock ne finira pas par prendre le pas sur la loi Moore, même si jusqu’à aujourd’hui, Moore a toujours eu raison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment identifier les images réalisées par IA ?
Vous les avez sans doute vu sur les réseaux sociaux, partagés par des proches qui s’en amusaient, ou en une d’un article… Des photos truquées montrant le pape en doudoune chic au Vatican ou encore Emmanuel Macron avec une baguette à la main en pleine manifestation contre la réforme des retraites font le tour d’Internet depuis quelques semaines. Ces photos synthétiques, générées de toutes pièces portent un nom : les synthégraphies. Si elles sont encore imparfaites pour le moment, leur qualité atteint un niveau alarmant.Pour truquer une photo, une IA n’a besoin que de quelques minutes, et le résultat est parfois supérieur au travail d’un artiste digital. C’est donc pour cette raison qu’un regard critique face est nécessaire, pour ne pas tomber dans le piège des fake news, résultant en une perte de confiance dans les images. Il existe aussi un risque d’instrumentalisation, notamment de la part de pays qui utilisent depuis plusieurs années des stratégies de désinformation massives comme la Russie. Pour lutter contre ce phénomène, le projet CAI (Content Authenticity Initiative) semble tout indiqué pour nous protéger des fausses photos.CAI a été développé par Adobe et le New York Times. Concrètement, le système implique en premier lieu que l’appareil photo avec lequel la photo de base a été prise dépose une signature numérique unique au moment de l’enregistrement du cliché sur la carte mémoire. Cette signature est ensuite complétée par d’autres infos comme le recadrage, la modification de la balance des blancs, l’amélioration de la netteté etc. Ces données permettent à un éditeur photo, à un journaliste ou à quiconque se retrouverait confronté à cette photo, de pouvoir contrôler son parcours ainsi que ses altérations. En résumé, il s’agit d’une chaîne de protection qui doit systématiquement être complète. Le premier industriel à avoir annoncé du matériel compatible avec le projet CAI est l’Américain Qualcomm, leader mondial des puces pour smartphones. Car en effet, les smartphones se vendent en bien plus grand nombre que les boîtiers photos, faisant de Qualcomm la première « marque photo » du monde, devant Sony, Leica et Nikon qui ont également rejoint la CAI par la suite en annonçant chacun une mise à jour d’un de leurs boîtiers phares. Ainsi, si les données d’une image sont incomplètes, ou si certaines infos concernant la modification du cliché sont ajoutées, il y a fort à parier qu’elle n’est pas « authentique ».Sur le site de la CAI, plusieurs outils permettant de connaître la véracité d’une photo sont disponibles au grand public, permettant ainsi à quiconque de s’approprier cette technologie de vérification. Car la menace des IA est bien plus importante que celle des quelques aficionados de Photoshop qui modifient une image. En effet, on parle d’un potentiel de production de plusieurs milliards de fausses images, étonnamment plus vraies que nature. Si les industriels suivent, la CAI pourrait rapidement faire le ménage. Un problème subsiste toutefois, les enjeux économiques encore et toujours. Pas sûr que les fabricants y trouvent le compte et donc ne se laissent tenter par une collaboration avec le CAI. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À quoi servent les jumeaux numériques ?
Connaissez-vous le concept de jumeaux numériques ? Ces dernières années, cette technologie suscite beaucoup d’intérêt au point de devenir un sujet majeur dans le monde de la tech. Concrètement, les jumeaux numériques sont des reproductions numériques d'organisations ou d'objets, équipés de capteurs qui fournissent des données en temps réel. Ils sont déjà utilisés dans des secteurs tels que l'automobile, le BTP et l'industrie. Les données récoltées permettent d'anticiper les dysfonctionnements et d'identifier les ajustements nécessaires. Les jumeaux numériques peuvent donc simuler plusieurs situations et permettre des analyses approfondies des performances.Exemple concret avec Michel Morvan, cofondateur de CosmoTech, entreprise française spécialisée dans les jumeaux numériques : « Supposons que je sois en train de concevoir un avion. Avec sa version numérique, je peux le tester sous toutes les conditions possibles pour déterminer les meilleurs matériaux à utiliser, la meilleure technologie à incorporer pour qu'il réponde à mes besoins dans le monde réel » fin de citation. À noter que le concept de jumeaux numériques relie plusieurs technologies de pointe bien connues des passionnés de tech comme l'intelligence artificielle (IA), l'analyse de données, l'apprentissage automatique et le big data.Pour comprendre plus précisément le concept de jumeaux numériques et ses enjeux, il est nécessaire de se pencher sur son origine. Les jumeaux numériques seraient nés d'une idée exprimée pour la première fois par David Gelernter dans Mirror Worlds en 1991. La NASA aurait utilisé cette technologie dès les années 1960 pour simuler chaque vol de vaisseau à des fins d'étude. Toutefois, le concept de jumeau numérique tel que nous le connaissons aujourd'hui a été introduit en 2010 par John Vickers, de la NASA. Depuis, le marché des jumeaux numériques a connu une croissance spectaculaire, passant de 10,27 milliards de dollars en 2021 à une valeur estimée de 61 milliards de dollars d'ici 2027, selon une étude de Mordor Intelligence. Les industries manufacturières et de la santé devraient être les principaux moteurs de cette croissance, surtout sur le continent asiatique. Parmi les acteurs majeurs dans le domaine des jumeaux virtuels, on retrouve notamment Dassault Systèmes, Microsoft avec son service Azure Digital Twins et IBM. En attendant de voir qui se saisira pleinement de cette technologie et dans quel secteur elle se fera connaître du grand public en premier, une chose est sûre, la transformation numérique de nos sociétés ne se fera pas sans elle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Semi-conducteur : la Chine supplie le Japon de ne pas suivre les Etats-Unis ?
Lors de la visite du ministre des affaires étrangères japonais, Yoshimasa Hayashi le 1er avril, son homologue chinois Qin Gang, a demandé à ce que le Japon ne se range pas du côté des États-Unis dans la guerre qui oppose les deux superpuissances industrielles sur la question des semi-conducteurs. De son côté, Washington cherche à convaincre ses alliés historiques d'adopter des mesures de sanction contre la Chine dans ce dossier.En octobre dernier, l'administration Biden a durci ses sanctions sur les exportations de semi-conducteurs vers la Chine. Ainsi, de nombreuses entreprises chinoises placées sur liste noire ne peuvent désormais plus importer de composants électroniques américains ou de machines nécessaires à la fabrication des puces. Un coup dur pour l'industrie chinoise qui doit désormais faire face à ces restrictions. Et pour renforcer l'efficacité de ses mesures, le président américain est entré en négociations étroites avec les Pays-Bas pour que ASML, le plus grand fabricant de machines lithographiques au monde, n'approvisionne plus les entreprises chinoises, ce qu’à visiblement accepté le pays européen comme on vous l’avait déjà expliqué dans un précédent épisode. Désormais, c’est au tour du japon d’être sollicité. Fin mars, l'archipel nippon a confirmé qu'il se conformerait aux sanctions américaines en restreignant les exportations de matériel de fabrication de semi-conducteurs.Cette décision a été très clairement mal reçue par Pékin. Ainsi, la Chine perd un élément clé de sa chaîne d'approvisionnement. Selon la CNBC, le ministre chinois aurait déclaré à son homologue japonais lors de sa visite, je cite, « les États-Unis ont utilisé des tactiques d'intimidation pour réprimer brutalement l'industrie japonaise des semi-conducteurs, et maintenant les mêmes tactiques sont à nouveau utilisées contre la Chine. Ce que vous ne voulez pas, ne le faites pas aux autres. » Pour convaincre le Japon, la Chine a tenté de lui rappeler son passé glorieux dans le secteur des semi-conducteurs. Dans les années 80, le Japon était passé devant les États-Unis et avait conservé son avance, certes modeste, sur son concurrent américain jusqu'à la fin des années 2000 et l'émergence de Taïwan. Depuis, le Japon a perdu de sa superbe sur ce marché. Un plan ambitieux a été adopté dans l'espoir de redevenir un leader du secteur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Consensus : un outil pour répondre à vos questions scientifiques ?
Dans un contexte où la désinformation et les approximations sont monnaie courante, il est crucial de se baser sur des sources fiables, en particulier sur les questions scientifiques. Si pour cela ChatGPT peut être un outil intéressant, le chatbot est parfois très imprécis, voire carrément à côté de la plaque. C’est là que le moteur de recherche nommé Consensus entre en jeu.Contrairement à ChatGPT, Consensus offre presque à coup sûr des réponses fiables, provenant d'études scientifiques validées. Cela dit, mieux vaut parler anglais, puisque le moteur de recherche n’est en mesure de répondre aux questions que dans la langue de Shakespeare. Si ce principe peut rappeler Google Scholar, bien connu des étudiants, la différence, c’est que Consensus ne se contente pas d'afficher des résultats de travaux de recherche difficiles à interpréter. En effet, l’IA intégrée au moteur de recherche peut également générer une synthèse à partir des articles sélectionnés pour répondre à la question posée. Pour cela, il suffit de cliquer sur le bouton « Synthétiser ». Le moteur de recherche peut également extraire le résumé d'une étude. Petit bémol toutefois, il semblerait que Consensus éprouve quelques difficultés sur des sujets sensibles. À la question « l'hydroxychloroquine est-elle efficace pour traiter la Covid-19 ? », le moteur de recherche est resté assez mesuré et a mis en avant des publications allant dans le sens d'une certaine efficacité, même si de nombreuses études scientifiques sérieuses ont prouvé le contraire ces trois dernières années. Parmi les premiers résultats, certaines sources listées datent de 2020, ne prenant pas en compte les articles les plus récents. Toutefois, comme Consensus est encore en version bêta, on peut considérer qu'il s'agit d’un petit défaut qui sera corrigé avec la sortie des prochaines versions. Il convient également de noter que sur bien d'autres sujets, le moteur de recherche est beaucoup plus performant. Un outil à garder en tête et même à tester, qui fera gagner du temps à de nombreux chercheurs et étudiants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google a-t-elle entraîné sa propre IA avec ChatGPT ?
ChatGPT connaît un succès fulgurant depuis l’année dernière et il ne se passe pas une semaine sans que l’on en parle. Si OpenAI roule sur la concurrence avec son intelligence artificielle, les géants de la tech comme Google tentent tant bien que mal de suivre la cadence en développant leur propre IA. Ceci dit, une enquête réalisée par le média The Information accuse Google d’avoir entraîné son programme avec des données de ChatGPT.Dans le détail, l’alerte a été donnée par un ancien ingénieur de Google nommé Jacob Devlin, qui a affirmé avoir quitté son poste après avoir prévenu Sundar Pichai, le PDG de Google, que l'IA du GAFAM, Bard, était entraînée avec des données de la concurrence ChatGPT. Plus précisément, ces données proviendraient d'un site appelé ShareGPT, sur lequel les utilisateurs publient des conversations qu'ils ont eues avec l'agent conversationnel d'OpenAI. Et d’après The Information, Devlin n’est pas le seul à faire preuve de réticences quant à cette pratique au sein de la compagnie. En fait, bon nombre d’employés de Google craignent que Bard ne fournisse des réponses trop similaires à celles de ChatGPT. Depuis son départ de Google, Jacob Devlin a rejoint nul autre que OpenAI. Pour l’instant, personne ne peut dire avec certitude si ces allégations sont vraies ou non, et si des données de ChatGPT sont, ou ont été présentes dans la base d'entraînement du modèle de Google.Pour contrer OpenAI, Alphabet, la maison mère de Google, a mis en place une collaboration entre sa division DeepMind et l'équipe Google Brain, malgré des années de rivalité intense entre les deux entités. Cette initiative interne, appelée Gemini, a été lancée il y a quelques semaines après que la présentation prématurée de Bard ait suscité des critiques de la part des employés de Google. On se souvient d’ailleurs qu’en janvier, Google avait exprimé des inquiétudes face à la popularité croissante de ChatGPT, qui a depuis été intégré au moteur de recherche de Microsoft, Bing. Reste à savoir comment Google compte rattraper son retard sur ChatGPT et la 4e version de son modèle d’intelligence artificielle, de loin supérieur à toutes les autres technologies du genre existantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’intelligence artificielle menace 300 millions d’emplois ?
Une étude menée par la banque Goldman Sachs, qui est donc à prendre avec des pincettes étant donné qu’il s’agit d’un organisme privé avec des intérêts bien définis… et bien cette étude suggère que les intelligences artificielles telles que ChatGPT auront un impact sur plus de 300 millions d'emplois dans les pays développés. Cette enquête se base sur une analyse des tâches effectuées dans des milliers de professions américaines et européennes dans le but d’évaluer les capacités des IA génératives. Le Financial Times précise que ces capacités incluent la déclaration fiscale pour une petite entreprise, l'évaluation d'une demande d'indemnisation complexe ou encore la documentation des résultats d'une enquête sur une scène de crime… autant de tâches très précises et difficiles pour bon nombres d’humains, mais visiblement pas pour l’IA.Selon les auteurs de l'étude, l'IA pourrait automatiser environ un cinquième du travail mondial et exposer l'équivalent de 300 millions de postes à temps plein à l'automatisation, ce qui aurait des répercussions significatives sur le marché du travail. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, les professions les plus exposées à ce risque seraient celles des avocats et du personnel administratif. Les chercheurs estiment que près de deux tiers des emplois aux États-Unis et en Europe seront exposés à une certaine forme d'automatisation. Les professions manuelles et en extérieur devraient être moins touchées.D'autre part, une enquête menée par des chercheurs d'OpenAI, d'Open Research et de l'Université de Pennsylvanie montre que près de 80 % de la main-d'œuvre américaine pourrait voir au moins 10 % de ses tâches affectées par des outils tels que ChatGPT, tandis que 19 % des travailleurs risquent que 50 % de leurs tâches soient affectées. Goldman Sachs prévoit que l'IA générative augmente le produit intérieur brut mondial de 7 % sur une période de 10 ans. Encore une fois, il convient de prendre les résultats de cette étude avec des pincettes. D’ailleurs, plus de 1 000 personnes, dont des chercheurs éminents dans le domaine de l'intelligence artificielle, ont demandé une pause dans le développement des IA avancées, exprimant des craintes quant à une automatisation massive des emplois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les secrets de l’algorithme de Twitter enfin révélé ?
Connaissez-vous la "Tweepcred"? Il s’agit d’une échelle qui va de 0 à 100, et qui permet à l'algorithme de Twitter de classer les utilisateurs en fonction de leur comportement. De nombreux facteurs tels que l'âge, le nombre de followers ou le nombre de personnes qui vous ont bloqué sont pris en compte. Cela permet à l'algorithme de Twitter de savoir qui mettre en avant dans l'onglet "Pour vous". Par exemple, si votre Tweepcred est inférieure à 65, l'algorithme ne mettra en avant que trois de vos tweets. En revanche, si vous êtes au-dessus de 65, tous vos tweets seront potentiellement poussés par l'algorithme.C’est un peu un secret de polichinelle qui vient d’être révélé au grand jour. Et on est en droit de se demander pourquoi et comment ? En effet, les réseaux sociaux gardent leur formule algorithmique secrète pour tenter de rester leader dans leur domaine et ne pas donner trop d’information à la concurrence. Dans le cas de Twitter, c’est carrément le boss, Elon Musk, qui a demandé à ce que le code source de son algorithme de recommandation soit rendu public. Si plusieurs experts remarquent qu'il manque quand même plusieurs éléments importants, la publication de l'algorithme a permis de connaître les critères qui augmentent l’impact d'un tweet. Le code source de Twitter dévoile énormément de paramètres capables d'influencer l’algorithme, qu'on imagine déjà détournés par des utilisateurs dans les prochains jours pour obtenir davantage de visibilité facilement.Dans le détail, le code source de Twitter révèle que l'algorithme récupère des tweets de deux sources différentes (« In-Network » et « Out-of-Network »). La première source ne pioche que des publications dans le réseau déjà connu d'un utilisateur, tandis que la seconde va chercher du contenu inconnu, mais susceptible de l'intéresser. À noter que pour avoir de la visibilité, il est important d'avoir un grand nombre de followers, mais qu’il est primordial de ne pas suivre trop de personnes. Twitter prend en compte le ratio abonnements/abonnés de tous les comptes. Les abonnés payants de Twitter Blue ont d’ailleurs plus de chances de percer (x4 dans leur réseau, x2 auprès d'inconnus). Par ailleurs, insérer une image ou une vidéo dans un tweet multiplie sa portée par deux. Mais gare à la thématique de votre tweet car publier sur un sujet extérieur à vos centres d'intérêt habituels n'est pas une bonne idée. L'algorithme regroupe en effet les gens selon leurs centres d'intérêt. Enfin, la pertinence d'un tweet diminue de 50% toutes les six heures, ce qui signifie que pour percer, un tweet doit être vu dès sa publication.Rende le code source de Twitter public est-il dangereux ? D’après les experts, cela va permettre aux utilisateurs d'optimiser leur TweepCred pour améliorer leurs chances d’être bien placé dans l'algorithme. Cependant, plusieurs éléments importants restent cachés, comme le fonctionnement de l'onglet "Pour vous". Si cette décision est tout à l’honneur d’Elon Musk, il n’en reste pas moins que l’homme le plus riche du monde est un magnat de la tech, et il serait illusoire de croire que ce n’est que pas simple philanthropie envers les développeurs indépendant et le monde de la tech. Reste à savoir ce que cela cache réellement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

E3 : le plus grand salon dédié au jeux vidéo ferme ses portes ?
Le salon annuel de jeu vidéo, l'Electronic Entertainment Expo, plus connu sous le nom d'E3, est considéré comme l'évènement vidéoludique le plus important de l'année. Amateurs et professionnels se rassemblent au Los Angeles Convention Center pendant trois à quatre jours pour découvrir les dernières nouveautés du secteur du jeu vidéo. Malheureusement, ce ne sera pas le cas en 2023.En effet, malgré une édition censée marquer le grand retour du public en présentiel, l’E3 2023 n’aura pas lieu, et pourrait ne plus avoir lieu à l’avenir... Bien que les organisateurs aient tenté coûte que coûte d'organiser un salon en ligne en 2022 pour rassembler les passionnés du jeu vidéo, cela n'a pas eu le même impact qu'une édition physique. L'Entertainment Software Association (ESA), l'organisme en charge de l'organisation annuelle de l'événement, a annoncé sur Twitter l'annulation de l'édition 2023, tant en ligne qu'en présentiel. Dans son communiqué, l'ESA a expliqué que l'absence de « l'intérêt nécessaire » de la part des gros éditeurs pour assurer la tenue de l'événement est à l'origine de l'annulation. Les organisateurs ont également présenté leurs excuses aux studios indépendants qui avaient annoncé leur présence.En effet, cette année, les trois géants du secteur du jeu vidéo que Microsoft, Sony et Nintendo, ainsi que de nombreux studios de développement, dont le français Ubisoft, ont décidé de ne pas participer à l'évènement. Ils ont opté pour la mise en place de leurs propres événements pour promouvoir leurs nouvelles créations. Une coup dur porté à l’ESA, qui n'a eu d'autre choix que d'annuler l'édition 2023 de l'E3. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que Lemon8, l’application sœur de TikTok ?
Depuis fin février, la maison mère de TikTok, ByteDance, a secrètement lancé un nouveau réseau social aux États-Unis, nommé Lemon8. Bien que Lemon8 soit disponible sur Google Play Store et l'App Store dans plusieurs pays du monde, notamment aux Etats-Unis, elle n'est pas encore téléchargeable en France.D’après quelques visuels disponibles sur les pages des boutiques, Lemon8 ressemble à la plupart des plateformes de partage de contenus, avec une communauté jeune, mais mettant à l'honneur des contenus liés à la mode, la nourriture, le maquillage, les animaux de compagnie, les voyages, le bien-être etc... La promesse de Lemon8 ? « Des contenus magnifiques, authentiques et diversifiés et se présente comme LA destination pour le partage et la découverte » fin de citation. En somme, Lemon8 ressemble à un croisement entre Instagram et Pinterest, avec une forte dimension marketing.L’application reprend également des éléments qui ont fait le succès de TikTok, comme le fil d'actualité « For You », qui propose des recommandations personnalisées aux utilisateurs. L'onglet de recherche est clairement inspiré d'Instagram, avec des sous-onglets pour les comptes, les hashtags et les posts les plus populaires. Si les visuels disponibles mettent l'accent sur les photos, la vidéo sera également importante. Evidemment, des autocollants, des filtres et des ajouts de texte seront proposés pour personnaliser les contenus et maximiser l'engagement des utilisateurs.Actuellement, Lemon8 est en train de conquérir le Royaume-Uni et surtout les États-Unis. Pour y parvenir, ByteDance a commencé à approcher des créateurs populaires afin qu'ils produisent du contenu sur la plateforme. Les courriels consultés par le New York Times indiquent que ByteDance met en avant le succès de TikTok, notamment son algorithme, en affirmant que Lemon8 utilisera le même moteur de recommandation. En septembre, ByteDance commencera à chercher des moyens de monétiser les publications de ses créateurs partenaires. Si Lemon8 puisse sembler inoffensif à première vue, l’application n’échappera pas aux contenus politiques et aux fake news. À cette heure, difficile de dire si Lemon8 va rencontrer le succès escompté et suivre le même destin que TikTok. Toutefois, il est clair que ByteDance est déterminé à conquérir le marché des réseaux sociaux américains avec cette nouvelle plateforme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De la reconnaissance faciale aux JO de Paris 2024 (et même après) ?
Le projet de loi sur les Jeux olympiques et paralympiques prévoit l'expérimentation des caméras « augmentées » utilisant l’intelligence artificielle pour détecter les mouvements de foule, les objets abandonnés et les personnes marchant à contre-sens. De quoi lever des doutes chez plusieurs observateurs, dont la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), qui a rendu un avis en décembre dernier sur les risques de collecte de données personnelles dans l'espace public avec ce genre de dispositif automatisé.D’après la Cnil, le gouvernement aurait mis plusieurs garanties sur la table pour que le déploiement expérimental de caméras augmentées se fasse sans danger ni abus. Dans le détail, les dispositifs ne devraient être utilisés QUE dans un cadre limité et pour des événements spécifiques, tels que les manifestations sportives, récréatives ou culturelles. La reconnaissance faciale, elle, ne sera pas utilisée. Ce ne sera pas non plus le cas de la connexion avec d'autres fichiers de données personnelles qui aurait permis d’identifier des individus. De plus, un humain sera toujours présent pour pouvoir réagir en fonction des alertes des différents dispositifs, sans compter que les images traitées ne devraient pas être conservées d’après le contenu du texte de loi.Car lorsque l'on utilise l'IA pour faire de la reconnaissance faciale automatique via des caméras de vidéosurveillance, le risque est forcément que cet usage ne devienne permanent sous couvert de « sécurité ». Si d’après la Cnil, l’usage de ces technologies semble défini de manière assez précise dans le texte de loi, il subsiste tout de même un doute quant au fait que cette loi pourrait devenir permanente et ne pas se limiter aux seuls JO de 2024. Car comme évoqué précédemment, la loi propose d'expérimenter le procédé lors de grandes manifestations sportives jusqu'au 30 juin 2025, soit un an après la fin des JO de Paris. Ceci dit, l’ajout du terme « risque terrorisme » qui est certes bien présent depuis plus d’une décennie, mais que les politiques brandissent sans cesse quand il est question de sécurité, et bien ces dispositifs pourraient être éventuellement être exploités bien au-delà de l’été 2024, et dans un cadre plus large que le simple sport, comme les manifestations récréatives ou culturelles, comme les concerts ou rassemblement festifs… Si rien n’est évoqué explicitement, l'intention semble tout de même de rendre ce projet de loi permanent en prenant les JO comme point de départ. C'est en tout cas l'opinion du Conseil d'État qui expliquait l’an dernier que le texte est conçu pour pouvoir s'appliquer en dehors de la période des Jeux olympiques. Reste à savoir si ce sera vraiment le cas ou pas. Son examen au parlement devrait avoir lieu début avril. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que vaut Ernie Bot, le rival chinois de ChatGPT ?
C’est une sacré erreur de timing qu’à fait Baidu. La société éditrice du moteur de recherche éponyme, le plus utilisé en Chine, a en effet présenté son modèle de langage, Ernie Bot, mais le lendemain de la sortie de GPT-4 d'OpenAI ! Petit problème, Ernie Bot est moins puissant que GPT-4. La présentation réalisée par le fondateur de Baidu, Robin Li, a en effet déçu les investisseurs, car les performances de l'IA n'ont été démontrées que par le biais d'une vidéo préenregistrée.C’est en s’inspirant fortement des GAFAM américains que Robin Li a présenté Ernie Bot, seul sur une scène, éclairée par un immense écran, devant un parterre de journalistes plongés dans l'obscurité. La performance de la très attendue IA générative chinoise a été diffusée et commentée par le fondateur devant environ deux millions de spectateurs sur le réseau social WeChat. Cependant, la performance d'une cinquantaine de minutes n'a pas été concluante, entraînant une chute de 6,4% de la valeur de l'action de Baidu à Hong Kong. Bien que le cours soit remonté par la suite, cela reste un mauvais signal envoyé à propos de l'aboutissement du modèle de langage de l’entreprise.En ne proposant que des questions basiques à son IA, certains internautes chinois n'ont pas manqué de moquer Baidu. Et selon les informations du Financial Times, le succès de ChatGPT aurait précipité les travaux de Baidu, qui aurait réaffecté des ressources pour le développement de son IA, afin de ne pas se faire distancer par la concurrence américaine. Le géant des moteurs de recherche doit également faire face, sur son marché local, aux géants Tencent et Alibaba. Toutefois, l'entreprise semble être la mieux placée dans cette course, car elle investit depuis quelques années à coups de milliards de dollars dans les grands modèles de langage. À ce jour, une liste d'attente a été ouverte aux partenaires et clients de l'entreprise, sans date précise d’ouverture au grand public.Malgré les critiques et les moqueries, Baidu reste convaincu de la capacité d'Ernie Bot à révolutionner l'industrie de l’IA, et espère pouvoir rivaliser avec ses concurrents américains. À noter toutefois que les enjeux économiques, politiques et géostratégiques liés à l’IA sont considérables. C’est d’ailleurs pour cela que les entreprises de la Tech font face à une réglementation de plus en plus stricte de la part des état et organisations supranationale comme l’Union Européenne. À voir si Baidu atteindra ses objectifs, ou si OpenAI et ChatGPT ont définitivement pris le large dans la course aux IA. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Elon Musk a tenté de contrôler OpenAI ?
Si vous ne le saviez pas, OpenAI, la maison mère de ChatGPT a été créé en 2015 par plusieurs noms désormais bien connus comme Sam Altman, son PDG actuel, Greg Brockman, son président, mais aussi par un certain Elon Musk. À l'époque, l'organisation avait pour objectif de faire progresser et partager la recherche sur l'intelligence artificielle dans l'intérêt de l'humanité, sans but lucratif. Cependant, Google a rapidement dépassé OpenAI en raison des sommes astronomiques nécessaires pour entraîner les modèles d'IA. En guise de réponse, Elon Musk a proposé en 2018 de prendre le contrôle d’Open AI et de diriger l’organisation lui-même… Une offre refusée par ses deux associés, entraînant la démission du milliardaire pour je cite « un conflit d'intérêts avec son travail chez Tesla ».En 2018, Elon Musk a non seulement claqué la porte d’OpenAI, mais a aussi abandonné sa promesse de don d’un milliard de dollars pour financer OpenAI. Un an plus tard, l’organisation était approchée par Microsoft qui là, a bien voulu financer les recherches sur les modèles d'IA à hauteur d’un milliard de dollars. De quoi permettre à OpenAI d'accélérer ses travaux de développer son modèle de langage GPT ainsi que son générateur d'images Dall-E. La suite, on la connaît, Microsoft a donc pu obtenir des licences exclusives pour utiliser la technologie d'OpenAI dans ses produits.Depuis la sortie de ChatGPT fin 2022, OpenAI est devenue l'une des start-up les plus en vogue de la Silicon Valley, avec une technologie prisée par de nombreux acteurs et révolutionnant de nombreux domaines… à tel point qu’elle ferait même trembler Google. Pour tenter de consolider sa place de leader dans le domaine de l’IA, Microsoft a renforcé sa collaboration avec l’organisation en investissant massivement 10 milliards de dollars… ce qui indirectement, a permis au GAFAM d’avoir la mainmise sur l’outil ChatGPT, introduit en début d’année 2023 dans son moteur de recherche Bing ainsi que dans la suite Microsoft Office. Cette situation de monopole, Elon Musk ne la voit pas d’un bon œil. Le milliardaire ne cesse de critiquer sur Twitter le changement de cap d’OpenAI vers la rentabilité, dénonçant le fait que la société est censée être à but non lucratif et à code source ouvert, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Très en colère, Elon Musk envisage même de créer une alternative à ChatGPT. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Crypto : le fugitif le plus recherché arrêté en Europe ?
Le créateur de la cryptomonnaie Luna et de l'UST, Do Kwon, a été arrêté par la police du Monténégro le 23 mars à l'aéroport de Podgorica, la capitale du pays. Après s'être enfui l'été dernier, le développeur sud-coréen a été capturé lors d'un contrôle, explique Filip Adzic, ministre de l'Intérieur du Monténégro. Le sud-coréen, PDG de Terraform Labs, est considéré comme l'un des fugitifs les plus recherchés au monde. Kwon avait tenté de se rendre à Dubaï en compagnie de Hon Chang Joon, directeur financier de Terra Labs, la société ayant lancé le stablecoin UST. Avant d'échouer au Monténégro, le duo s'était réfugié en Serbie. Les deux fugitifs étaient en possession de faux passeports belge et costaricain.Dans le détail, Kwon est considéré comme LE responsable du krach de mai 2022, au cours duquel le stablecoin UST s'est effondré, entraînant une perte de 40 milliards de dollars en quelques jours, et plombant durablement l'écosystème. Avant sa chute, l'UST était le quatrième stablecoin le plus important de l'industrie, ainsi que la dixième cryptomonnaie la plus valorisée du marché. Quelques heures après son arrestation, Do Kwon a été inculpé par les États-Unis. D'après l'AFP, le développeur fait face à huit chefs d'inculpation, notamment « fraude en ligne et fraude en bande organisée ». Selon un jury fédéral de New York, Kwon a trompé volontairement les investisseurs sur de nombreux aspects de la blockchain Terra, incluant la technologie utilisée et l'ampleur de son adoption par les utilisateurs. La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme financier des États-Unis, accuse également Kwon d'avoir orchestré je cite « une fraude aux actifs cryptos de plusieurs milliards de dollars » fin de citation.Les autorités sud-coréennes ont également réagi à l'arrestation, demandant l'extradition de Do Kwon vers son pays natal. À noter que le Monténégro fait partie de la Convention européenne d'extradition, qui autorise les extraditions entre les pays signataires. En toute logique, la demande devrait être acceptée par les autorités monténégrines. La police sud-coréenne avait également émis un mandat d'arrêt à l'encontre de Kwon l'été dernier, l'accusant d'avoir enfreint la législation encadrant les marchés financiers. Pour échapper à la justice, Kwon s'était d'abord réfugié à Singapour avant de se rendre en Europe. Interpol s’est alors emparé du dossier en émettant une notice rouge dans 195 pays. Pendant sa cavale, le fugitif a toujours affirmé qu’il ne fuyait pas la justice et qu’il collaborait avec les gouvernements à sa recherche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que se passe-t-il autour de la loi pour encadrer les influenceurs sur internet ?
Il y a quelques mois, le gouvernement français annonçait l’arrivée d’une loi visant à mieux encadrer l’activité des influenceurs, et surtout éradiquer les pratiques trompeuses rapportant beaucoup d’argent aux influenceurs malintentionnés aux dépens de leurs abonnés. Ceci dit, une tribune publiée dans le Journal du Dimanche demandait fin mars « je cite à ce que l’on ne casse pas le modèle des influenceurs ». Derrière cette solidarité de façade de tout un secteur d’internet, avec de grands noms de Youtube présentés comme cosignataires, se cache une réalité bien moins rose, puisque certains de ces même youtubers expliquent ne jamais avoir donné leur accord pour apparaître sur cette tribune.Voilà une affaire qui ressemble fort à une tentative de lobbying auprès du parlement français, en utilisant des méthodes tout aussi trompeuses que celles visées par la future loi d’encadrement des influenceurs. Concrètement, une nouvelle réglementation devrait bientôt définir le statut juridique des influenceurs. Je cite, est considéré comme influenceur « toute personne qui crée et diffuse du contenu sur Internet pour promouvoir des produits ou des services en échange d'une rémunération ou d'un avantage en nature » fin de citation. En France, environ 150 000 personnes sont concernées. Les créateurs devront donc conformer au code de la publicité ainsi qu'à d'autres législations telles que la loi Evin pour les produits tels que l'alcool, les cigarettes ou les paris en ligne. Pour veiller à l'application de cette nouvelle réglementation, une brigade de l'influence commerciale composée d'une quinzaine d'agents sera créée. Son travail sera de surveiller les réseaux sociaux et de traiter les signalements d'utilisateurs ou de victimes d'abus.Concrètement, les influenceurs sur Instagram, TikTok, Twitter, ou Youtube devront signaler explicitement quels sont les contenus présentant de tels produits ou services. Le gouvernement prévoit également d'interdire la publicité pour la chirurgie esthétique, mais aussi limiter l'influence commerciale sur les produits et services liés à la cryptomonnaie. Si comme des millions de français vous suivez l’actualité des réseaux sociaux, alors vous savez que les créateurs de contenu sur Youtube sont déjà soumis à ce genre de contrainte. En effet, chaque vidéo présentant une marque, un jeu, un produit ou un service de quelque nature que ce soit est identifié comme je cite « contenant une communication commerciale ». En somme, la plateforme impose à ses utilisateurs des contraintes très strictes sur cette question. C’est d’ailleurs pour cela qu’un certain nombre de youtubers se sont désolidarisés de cette tribune polémique visant à protéger le modèle commercial des influenceurs.En effet, Squeezie, youtuber numéro un en France avec 18 millions d’abonnés, initialement présenté comme cosignataire de cette tribune, explique avoir je cite « fait l'erreur de donner mon accord pour que mon nom apparaisse dans une tribune très maladroite, que je n'ai même pas lue avant publication […] On m'a présenté cette tribune comme un moyen de nous défendre devant des lois trop extrêmes, qui auraient pu pénaliser à tort les honnêtes créateurs de contenu [alors que, parmi les signataires] on retrouve des influenceurs à l'origine même du problème. Je ne suis pas impacté par ces lois, je n'ai rien à perdre avec cette réforme qui est destinée à réglementer des placements de produits immoraux, principalement faits par des influenceurs malintentionnés. Je me réjouis que ces arnaqueurs soient enfin sanctionnés » fin de citation. D'autres signataires, comme Cyprien, Gotaga ou Henry Tran, ont carrément affirmé ne pas avoir donné leur accord pour que leur nom figure sous cette tribune. La réforme sera examinée à l’assemblée nationale avant le début du mois d’avril. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des puces TSMC en Allemagne plutôt qu’en France ?
Selon l'agence de presse Reuters, le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC serait en pourparlers avancés avec le gouvernement de Saxe en Allemagne pour négocier les aides à l'installation d'une usine de semi-conducteurs. Rien n'a été signé pour le moment car les négociations sont toujours en cours, sans compter l'instabilité économique et géopolitique qui pourrait menacer toutes les implantations industrielles de l’entreprise.Clairement, l'Allemagne est le premier choix de TSMC pour implanter une usine de semi-conducteurs sur le continent européen. Ceci dit, on peut se demander pourquoi l'Allemagne plutôt que la France ? Malheureusement, difficile d’avoir une réponse précise, l’entreprise n’ayant pas pour habitude de justifier ses choix. Cependant, en étudiant les réponses apportées par un autre porteur de projet, Intel, qui a annoncé un plan d'investissement de 80 milliards de dollars en Europe, on peut éventuellement se faire une idée de pourquoi l'Allemagne a la côte.Nos voisins d’outre Rhin ont en effet plusieurs atouts dans le domaine des semi-conducteurs, notamment le marché local, qui est l'industrie automobile. Les voitures du futur nécessiteront des puces de dernière génération, ce qui nécessite une technologie avancée pour les fabricants de semi-conducteurs. Les compétences locales sont également importantes, notamment du côté de Dresde à l’est, où se trouvent les usines de Global Foundries et de Bosch, ainsi que le réseau de fournisseurs. Ceci dit, installer une usine de semi-conducteurs est un processus coûteux et complexe. Chez Intel, l'inflation a fait exploser les budgets prévisionnels pour la construction de l’usine de semi-conducteur de Magdebourg, si bien que l’entreprise négocie actuellement une subvention supplémentaire auprès des autorités allemandes pour limiter les coûts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la banque des start-ups a-t-elle fait faillite aux Etats-Unis ?
La Silicon Valley Bank, une banque américaine spécialisée dans le financement de start-up a tout simplement été fermée par la Federal Deposit Insurance Corp (FDIC) le mi-mars, entraînant une crise financière majeure aux Etats-Unis. 42 milliards de dollars ont été retirés en moins de 24 heures, ce qui a entraîné son effondrement. Cette faillite est considérée comme la plus importante depuis celle de Lehman Brothers en 2008.La banque SVB était la banque incontournable de la Silicon Valley pour les start-ups depuis la fin des années 90. Elle abritait de gros clients et était la seizième banque américaine avec 210 milliards de dollars d'actifs. La chute de SVB s'explique par la stratégie qu'elle avait adoptée concernant les bons du Trésor. La banque avait acheté des créances à l’état américain à un taux de 1,5% afin de pouvoir toucher encore plus d'argent. Et cela faisait des années que la banque se risquait à une telle pratique, qui jusqu’à présent fonctionnait.Mais en 2022, la guerre en Ukraine a fait grimper les prix de l’énergie et des matériaux rares, entraînant une inflation soudaine aux Etats-Unis. Pour éviter que l’inflation ne soit trop fortement ressentie par les américains, les banques centrales ont décidé d’augmenter leurs taux, ce qui est un mécanisme souvent utilisé dans ce but. Mécaniquement, la valeur des bons du Trésor a baissé d'environ 15%. Face à ce problème, SVB a tenté de vendre les bons du trésor qu’elle avait déjà acquis à 1,5%, mais cette fois avec un taux plus intéressant : à 4,5% ! Problème numéro 1, ces bons n’ont pas trouvé preneur. Et problème numéro 2 que n’avait pas anticipé la banque, ses clients ont paniqué. Sauf qu’il ne s’agit pas de petits épargnants mais de start-ups valant plusieurs millions voire milliard de dollars. C’est donc suite à ses retraits d’énormes sommes d’argent, que la banque a fait faillite, puisqu’elle n’avait plus suffisamment d’argent à redonner à ses clients. En effet, les bons du trésor, ce ne sont que des « titres » sans valeur concrète s’ils ne sont pas vendus.Ainsi, la FDIC a décidé de transférer la totalité des dépôts de SVB dans une nouvelle banque. Pour certains spécialistes, l’achat-revente de bons du trésor n’était tout simplement pas viable sur le long terme. Ensuite, les agissements du PDG de la banque, Greg Becker, attisent les soupçons. Fin février, le dirigeant a vendu des actions de sa société pour 3,6 millions de dollars. Pour l’heure, les États-Unis ne souhaitent pas injecter d’argent public pour combler la dette de la banque. Outre Atlantique, la filiale de la SVB au Royaume-Uni a été reprise par la banque HSBC pour 1£ symbolique, sauvant ainsi l’épargne de dizaines de milliers de clients. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les images générées par IA protégées par le droit d'auteur ?
C’est une question à laquelle on attendait une réponse officielle, pour ne pas dire « légale » depuis l’an dernier… Les images générées par IA peuvent-elles être protégées par le droit d’auteur ? Et bien l'US Copyright Office (USCO), le service chargé des droits d'auteur aux États-Unis, vient de donner une première tendance, en se prononçant contre… pour l’instant ! Car l’organisme reste ouvert à tout examen au cas par cas.Dans une récente publication du Federal Register, l'USCO a expliqué que les images générées à partir de programmes tels que DALL-E, Midjourney ou Stable Diffusion ne peuvent pas être protégées par le droit d'auteur. Bien que ces programmes nécessitent une contribution humaine, l'USCO estime que les éléments produits par l'IA sont déterminants pour établir la paternité d'une œuvre. En d’autres termes, le niveau de créativité dans la réalisation d'une œuvre reste l'élément clé pour accorder une protection par le droit d'auteur… Et sur ce point, les modèles d'IA actuels ne seraient pas capables de reproduire cette créativité, mais plutôt de reprendre certains éléments provenant d’autres œuvres pour les arranger à sa sauce et ainsi, donner l’illusion d’une œuvre nouvelle et unique. L'USCO précise que les utilisateurs n'ont pas non plus un contrôle absolu sur la manière dont les systèmes interprètent les instructions et génèrent du contenu.Toutefois, l'USCO se laisse une certaine marge de manœuvre dans les cas où les œuvres sont partiellement composées d'éléments générés par l'IA. Dans ces situations, la réponse dépendra de circonstances spécifiques, notamment du fonctionnement de l'outil utilisé, et de la manière dont il a été utilisé pour créer l'œuvre finale. Dernier exemple en date : le roman graphique de Kris Kashtanova, dont les illustrations ont été créées à l'aide de Midjourney. Là, l’USCO estime que seuls le texte et la mise en page peuvent faire l'objet d'un droit d'auteur, ce que conteste l'artiste, affirmant pour sa part que l'USCO ne prend pas suffisamment en compte les idées à l'origine de l'œuvre.Vous vous en doutez, le flou entourant cette question a donc donné naissance à de nombreuses batailles juridiques, notamment en ce qui concerne les éditeurs de Midjourney et de Stable Diffusion, qui sont accusés de violer les droits d'auteur de millions d'artistes en utilisant leurs œuvres pour constituer leurs bases de données. Les jugements qui découleront de ces affaires pourraient faire office de base pour établir un cadre législatif. Une chose est sûre, l’IA est arrivée dans le monde de l’art comme dans de nombreux autres secteurs et ne semble pas prête de disparaître. À chacun désormais de déterminer s’il s’agit d’une aide dont on peut tirer profit, ou d’un ennemi dont il faut se débarrasser. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouvelle vague de licenciement chez Meta ?
Depuis la publication des résultats de Meta en février, qui affichaient une baisse du chiffre d’affaire annuel de 1 %, soit 116,6 milliards de dollars, des rumeurs de licenciements ont commencé à circuler. Et ce que de nombreux observateurs redoutaient, au premier rang desquels les employés du GAFAM, a finalement été confirmé : il y aura bien des licenciements prochainement. Zuckerberg a en effet écrit sur le blog de l’entreprise, je cite « ce sera difficile et il n’y a pas de moyen de contourner cela » fin de citation.Tout d’abord, l’équipe recrutement sera réduite, tout comme les équipes technologiques fin avril et les équipes commerciales vers fin mai. L’opération de restructuration pourrait durer jusqu’à la fin de l’année. À noter que le PDG du GAFAM a annoncé vouloir annuler les projets secondaires de l’entreprise, expliquant avoir je cite, « sous-estimé les coûts indirects des projets moins prioritaires » fin de citation. Ces derniers nécessitent de mobiliser des équipes, des espaces, des compétences en ressources humaines, etc. Mark Zuckerberg souhaite également rendre Meta plus horizontal dans son fonctionnement et a déjà déclaré devant des actionnaires avoir trop de managers et de gestionnaires. Eux aussi devraient voir leur nombre fortement réduit.Mark Zuckerberg a également insisté sur des facteurs extérieurs à l’entreprise, tels que des taux d’intérêt plus élevés, l’instabilité géopolitique, la pression réglementaire, l’augmentation du coût de l’innovation et le ralentissement de la croissance. Je le cite, « à ce stade, je pense que nous devrions nous préparer à la possibilité que cette nouvelle réalité économique se poursuive pendant de nombreuses années » fin de citation. Pour lui, la restructuration que doit opérer Meta, ne vise qu’un seul but, entraîner Meta sur la voie de l’efficacité, et donc des économies pour je cite « réaliser la vision à long terme du groupe ». Cette vision à long terme est notamment représentée par l’intelligence artificielle et le métavers, avec la volonté de « rapprocher les gens entre eux ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Il prouve l’activité des volcans sur Vénus pendant une réunion zoom ?
Connaissez-vous Robert Herrick ? Il s’agit d’un chercheur de l’Institut de géophysique de l’université de l’Alaska, qui durant d’interminables réunions Zoom durant les différents confinements en 2020, a observé et comparé des images radars de la planète Vénus. Des images et données provenant de la mission Magellan, qui a été lancée en 1990 et a duré quatre ans, et qui n’avaient pas toutes été exploitées jusqu’à présent.Ainsi, en utilisant ces images radars, Robert Herrick a pu découvrir des zones de la surface de Vénus qui n’avaient pas non plus été étudiées auparavant. Ce dernier s’est focalisé sur les relevés radars de deux volcans suspectés d’être actifs sur Venus, Ozza et Maat. Dans les années 90, L’orbite de la sonde Magellan ne permettait pas une revisite idéale (c’est-à-dire de passer au-dessus d’un point à un intervalle fixe pour des observations précises). Il a donc dû fouiller les données disponibles durant plus de 200 heures, et les analyser manuellement. Finalement, Robert Herrick a pu observer un changement ayant eu lieu entre février et octobre 1991 sur la pente nord du volcan Maat. Durant cette période de quelques mois, son flanc avait changé, recouverte sur une zone de plusieurs kilomètres carrés par quelque chose qui ressemblait fort à une coulée de lave.De la lave, ou un simple glissement de terrain ? Le chercheur a ainsi travaillé avec Scott Hensley, l’un de ses collègues de laboratoire, qui a modélisé la zone et testé des dizaines de scénarios de simulation. Et en effet, il s’agissait bien d’une coulée volcanique. La nouvelle a rapidement fait le tour de la communauté scientifique, considéré comme un changement assez radical puisque jusque-là, les scientifiques pensaient que seules la Terre et une des lunes de Jupiter possédaient des volcans actifs. Dès lors, quelle est la prochaine étape ? Aller vérifier sur place peut-être ?. À moins qu’une autre sonde ne soit envoyée vers Vénus... car depuis Magellan, aucun autre dispositif n’a permis de compléter ce travail d’observation et de mesure. Enfin, il s'agira de tirer des enseignements de tout cela. Car si Vénus a une activité volcanique, cela pourrait certainement aiguiller les spécialistes des étoiles dans leur compréhension du système solaire et de notre galaxie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.