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Choses à Savoir TECH

Choses à Savoir TECH

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Unreal Engine 5 va-t-il révolutionner le jeu vidéo ?

Le 5 avril, le studio de jeux vidéo Epic Games a mis à disposition des créateurs son tout dernier moteur de développement, l'Unreal Engine 5. Si vous n'êtes pas un fan de jeu vidéo, cela peut ne rien vous évoquer, mais si vous écoutez ce podcast c'est a priori parce que la tech vous intéresse, et là, croyez-moi, on est face à un bijou ! D'ailleurs, peut-être avez-vous déjà été confronté à la technologie Unreal Engine 5 sans le savoir. Il y a peu, une démo de jeu intitulée The Matrix Awakens avait déjà donné un avant goût de ce qu'il était possible de faire grâce à ce nouveau moteur. Pour la faire courte, le jeu ressemblait presque à un film en prise de vue réel, dépassant de loin les jeux aux graphismes les plus réalistes. Vous l'avez compris, je vous propose aujourd'hui de partir à la découverte d'Unreal Engine 5, le moteur de jeu qui en tout objectivité pourrait bien révolutionner le secteur du jeu vidéo.Deux fonctionnalités principales composent ce nouveau moteur : Lumen et Nanite. La première, Lumen, est comme son nom le suggère, une une technique d'éclairage globale dynamique, permettant de contrôler la lumière directe et indirecte en temps réel. Nanite de son côté est un système de gestion de la géométrie pensé pour supporter des jeux au nombre de polygones plus élevés tout en maintenant une vitesse d’affichage en temps réel sans perte. À noter qu'Unreal Engine 5 propose aussi des outils pour faciliter la vie des développeurs, notamment quand il s'agit de créer des mondes ouverts. Le World Partition par exemple, permet de rendre leur création bien plus facile en divisant le monde en question, ou plus précisément, en affichant seulement les zones à afficher à l’écran. Également, le One File Per Actor permet aux équipes créatives d’avancer à plusieurs sur un même projet sans déborder sur le travail des autres.Côté business modèle, pas de changement comparé à l'Unreal Engine 4... c'est à dire que l’utilisation du logiciel est entièrement gratuit tant que le jeu développé n’atteint pas le million de dollars de revenus. Une fois cette barre symbolique dépassée, Epic Games réclamera 5% des droits d'auteurs. À noter qu'Unreal Engine est également devenu très populaire en dehors de l’industrie vidéoludique, puisque le cinéma et la télévision y ont parfois recourt. C'est notamment le cas pour la série The Mandalorian de Disney + qui a tiré profit de la puissance d'Unreal Engine 4 pour projeter en temps réel ses décors sur d’immenses écrans LED. Le directeur technique d’Epic Games, Kim Libreri souhaite à l’avenir, je cite « que les scènes réalisées pour une série ou un film puisse être jouées dans des jeux, ou encore être vécues dans un métaverse. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 20222 min

Qu'est-ce que la sonde JUICE, en route pour Jupiter ?

Avez-vous déjà entendu parler de JUICE ? Il est fort probable que non, à moins que vous ne soyez féru d'espace, puisqu'il s'agit de l'une des sondes de la future mission destinée à comprendre Jupiter. Cette pièce est unique, en partie parce cette sonde est la première de l'Agence Spatiale Européenne à aller au-delà de Mars, mais aussi parce que sa mission sera différente de ce que nous avons connu auparavant.7 ans de trajet. Voilà ce qui attend la sonde JUICE avant de rejoindre Jupiter. Un voyage long et semé d’embûches puisqu'elle traversera l'environnement thermique le plus complexe de toutes les missions européennes. Première étape, survivre au Système Solaire interne, ce qui n'est pas une mince affaire vu les températures extrêmes qu'elle devra endurer. Mais d'après ses concepteurs, pas le choix, ce sont les orbites des astres et des planètes qui dicte la route. Ses instruments ont donc dû être conçus sur mesure pour résister au maximum à l'environnement extérieur, sans oublier le défi de la durée et de la fiabilité. En effet, le risque d'obsolescence avant même d'arriver au terme des 7 ans de trajet est un danger bien réel.L'année à venir sera donc essentielle pour préparer son décollage prévu entre le 5 et le 25 avril 2023. Pour l'instant, la sonde est entrée dans une phase de vérifications de compatibilité électromagnétique, qui sera suivie de tests mécaniques, avant cet été de vérifier le déploiement des antennes et des bras, puis à la rentrée prochaine, une révision complète de la propulsion. Le dernier grand essai en configuration de vol complète sera ensuite effectué à Toulouse avant de préparer la FAR, Revue d'Aptitude au Vol, prévue en décembre prochain, ultime étape pour montrer que JUICE est prête rejoindre les lunes glacées de Jupiter.L'investissement de l'ESA et les agences spatiales nationales est d'environ 1 milliard et demi d'euro pour cette mission. Une somme énorme, mais le prix à payer pour découvrir ce que cachent les lunes gelées. Car en effet, l'objectif est de pouvoir étudier les océans sous la glace, d'en caractériser les différentes couches, de faire des relevés topographiques, géologiques et de composition les plus précis de la surface des lunes Ganymède et Callisto, d'étudier leur composition interne et celle de leur banquise, de quantifier leur atmosphère très ténue, et pour finir d'étudier le champ magnétique de Ganymède, la seule lune du Système Solaire avec sa propre magnétosphère. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 20222 min

Twitter : Elon Musk nouveau patron ou simple actionnaire ?

C'est une information qui a mis en ébullition internet ces derniers jours, Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX a récemment acquis près de 10% des actions de Twitter, lui offrant une place de choix au conseil d'administration de la plateforme. Sauf que peu de temps après, le directeur général du réseau social Parag Agrawal a annoncé qu'Elon Musk ne siégerait finalement pas au CA de l'entreprise. Pourquoi un tel rétropédalage ? Qu'en dit Elon Musk lui-même ? Tous les détails dans cet épisode !Pour bien comprendre, revenons un peu sur l'historique de cette histoire. Début avril, Elon Musk annonçait avoir acquis près de 10% des actions de Twitter. Dans un document transmis au régulateur boursier américain, le patron de Tesla et SpaceX expliquait que cette participation était "passive", c'est-à-dire qu'il ne comptait pas influer les grandes décisions stratégiques. Musk s'était également engagé à ne pas accroître sa participation au-delà de 14,9 % d'actions. C'était sans compter sur l'enthousiasme des marchés financiers, qui ont vu là le signe que le milliardaire comptait au contraire s'impliquer dans la stratégie du groupe. Avec plus de 80 millions d'abonnés sur son propre compte Twitter, cela paraissait tout à fait logique. Finalement, il n'en sera rien comme je vous l'ai dit en introduction... ou tout du moins, pas en passant par le Conseil d'Administration de la plateforme.Pour l'instant, difficile de donner une raison valable à ce rétropédalage. Ceci dit, de nombreux médias américain pensent que le patron de Tesla se laisse en réalité la possibilité d’acheter encore plus de parts de Twitter. D'après Bloomberg, en ne rejoignant pas le conseil d’administration de Twitter, Elon Musk n’a plus besoin de respecter l'accord l'obligeant à maintenir sa participation en dessous des 15%. D'après un document de la SEC, le gendarme américain, Musk n’aurait pas l’intention d’acheter plus d’actions d'actions pour l'instant, mais se réserverait le droit de changer ses plans à tout moment. En clair, un rachat pure et dure n'est pas à exclure, d'autant que Twitter est valorisé à environ 37 milliards de dollars et que la fortune d'Elon Musk est d'au moins 260 milliards de dollars d'après Bloomberg.Quoiqu'il en soit, Elon Musk n'a pas l'intention de rester passif dans cet investissement. L'homme le plus riche du monde a d'ailleurs multiplié les provocations ces derniers jours, postant de multiples sondages à propos des changements qu'il envisage pour Twitter, je cite « des améliorations significatives (...) dans les mois à venir ! ». L'attitude d'Elon Musk à l'égard de Twitter est en effet assez difficile à déchiffrer. Quand l'annonce de son retrait du CA a été faite, ce dernier a simplement répondu par un emoji en train d'éclater de rire. À noter que pour Musk, le réseau social irait trop loin dans la modération des contenus, clamant à l'envie qu'il fallait plus de liberté d'expression. Ce weekend, le nouvel actionnaire de Twitter s'est également demandé si le réseau social était je cite « en train de mourir », pointant du doigt des comptes très suivis mais peu actifs. Difficile de prédire la volonté d'Elon Musk avec cette affaire. Mais soyez sur d'une chose, l'homme le plus riche du monde ne devrait pas tarder à dévoiler son prochain coup. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 20223 min

Pixel War : pourquoi internet s'est enflammé pour l'événement ?

Vous n'avez pas pu y échapper si vous suivez l'actualité d'internet... la semaine dernière s'est tenu un événement que l'on a rapidement rebaptisé Pixel War, la Guerre des Pixels, notamment pour l'implication de la communauté française du stream sur la plateforme Twitch. Si vous ne voyez pas de quoi il s'agit, pas de panique, je vous propose de revivre les moments forts de l'événement dans cet épisode.Tout s'est déroulé sur le réseau social Reddit. Le 1er avril dernier, une immense page blanche apparaît dans un groupe intitulé r/Place. Les utilisateurs sont invités à placer le pixel de la couleur leur choix où bon leur semble toutes les 5 minutes, et ce de façon totalement gratuite pour créer un dessin, une forme, un logo qui ensuite sera intégré à une gigantesque fresque collective. Si l'événement était initialement réservé à la communauté Reddit, ce qu'on appelle aujourd'hui la « Pixel War » a pris une toute autre ampleur grâce à Twitch et notamment aux streamers français Kameto et Zerator. Leur objectif : créer une véritable œuvre d'art hommage à la France avec entre autre les effigies de Zinedine Zidane, Thomas Pesquet et Daft Punk, la pyramide du Louvre, un croissant, l'arc de triomphe, ou encore deux œufs de dragon en référence au jeu vidéo Dofus, le tout sur fond d'un immense drapeau tricolore occupant une bonne partie de la zone inférieure gauche de la page, en comparaison avec les autres contributions des internautes. Mais cet élan artistique, plusieurs streamers étrangers ne l'ont pas vu d'un bon œil.Forcément, l'espace s'est rapidement rempli, au point que pour s'étendre davantage, il fallait empiéter sur le voisin. Enfin, surtout dans dans le coin inférieur gauche, là où étaient les français, car sur le reste de la page, aucune tension spéciale à signaler. Que s'est-il passé concrètement ? Côté français, le paroxysme de cet événement a eu lieu les 3 et 4 avril quand un bras de fer s'est engagé avec une coalition de streamers espagnols et américains. Pour une raison encore obscure, ces derniers, emmenées par Ibai et Rubius ne semblaient avoir qu’un seul but : détruire le pixel art français. C'était sans compter sur la solidarité française déjà éprouvée par le passé avec le ZEvent, cet événement caritatif qui chaque année permet de lever plusieurs millions d'euros en faveur d'une association. Face aux assauts répétés des espagnols et des américains, l’œuvre française a plutôt bien tenue, capable de reconstruire les parties détruites en seulement quelques minutes grâce à une stratégie bien huilée intitulée : printemps, été, automne, hiver. Comme je vous le disait précédemment, chaque utilisateur ne pouvait placer qu'un pixel toutes les 5 minutes. En divisant la communauté française en 4 groupes, Kameto, Zerator et compagnie pouvaient dès lors compter sur une force de frappe toujours aussi nombreuse toutes les 75 secondes, de quoi rendre fou leurs assaillants, clamant à l'envie que les français trichaient en employant des bots, ou en français des robots informatiques paramétrés pour poser automatique les pixels.Malheureusement pour les espagnols, ce sont plusieurs centaines de milliers d'internautes français qui se sont prêtés au jeu pour défendre la magnifique fresque initiée par Kameto et ses amis. Ce dernier s'est d'ailleurs montré très ferme : aucun compromis face à un adversaire optant pour la stratégie du mensonge et de la destruction. Sur Youtube de nombreuses vidéos récapitulatives montrent l'ampleur de l'événement qui, plus qu'une simple fresque collaborative, aura été une formidable preuve de l'union d'internet pour porter aux et fort les symboles de la France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 20223 min

DALL-E 2 : l’IA artistique révolutionnaire ?

Si l’intelligence artificielle se développe de plus en plus avec des usages aussi divers que variés, l’art et la création tiennent une place de choix dans l’utilisation de cette technologie. Le cinéma emploie depuis quelques années maintenant les deepfakes pour rajeunir ou ressusciter des acteurs… Et aujourd’hui, il est désormais possible grâce à l’intelligence artificielle de créer de véritables œuvres d’arts ! De quoi parle-t-on concrètement, c’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.L’IA que je vous présente aujourd’hui se nomme DALL-E 2, comme le célèbre peintre espagnol Salvador Dali. Édité par OpenAI, cette deuxième version serait capable de transformer une simple phrase en image photoréaliste, contrairement à la V1 qui ne proposait qu’un dessin sur un fond uni. Par ailleurs, OpenAI est un concurrent direct de DeepMind, la filiale de Google dédiée à l’intelligence artificielle, fondée par ni plus ni moins qu’Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX qui a été épaulé par des fonds de Microsoft dans son entreprise. Sur le principe, DALL-E 2 n’est pas sans rappeler GauGAN de Nvidia dont on vous a déjà parlé dans un épisode précédent, spécialisé dans la composition de paysage, mais dans les faits, cette IA est capable de délivrer un contenu bien plus complexe comme « un ours en peluche faisant du skateboard à Times Square » par exemple. Concrètement, Open AI s’appuie sur CLIP, une réseau neuronal entraîné avec un grand nombre d’images et de description. Dans le détail, l’IA a été conçue pour analyser une image et proposer une description, mais en réalité s’appuie sur la description pour créer une image cohérente. Le processus est donc inversé.À noter également que ce système en deux étapes permet aussi d’éditer une image déjà existante en remplaçant, en ajoutant ou en supprimant un élément. Ceci dit, afin d’éviter tout abus, l’IA ne peut pas générer d’image avec des visages humains, ce qui évite de créer des images au contenu violent ou inapproprié. Oubliez donc les détournements de personnalités politiques ou de stars. Pour tester cette IA, il convient pour l’instant de s’inscrire sur une liste d’attente et d’attendre une invitation. Patience donc si vous souhaitez mettre vos talents à l’épreuve. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 20222 min

Où en est le numérique en France ?

Il y a peu, l'Arcep et l'Arcom, deux autorités de régulations, la première des communications et la seconde des médias et du numérique, ont publié une étude commune sur les usages du numérique en France en 2020 et 2021. Objectif : comprendre l’économie du marché du numérique et améliorer les missions de régulation dans ce secteur en perpétuel changement. Quels enseignements tirer de cette étude ? Toutes les réponses dans cet épisode.Tout d'abord, il est intéressant de noter que d'après Arcep-Arcom, l'accès à internet à très haut débit s'accélère. D'après l'étude, les abonnements à la fibre optique auraient augmentés de 12% entre le deuxième trimestre 2020 et le deuxième trimestre 2021, soit +4,1 millions d’abonnements. Côté infrastructures, 27 millions d’habitations et bâtiments sont désormais raccordables à la fibre optique. Un chiffre que l'Arcep ne trouve pas suffisant, souhaitant atteindre 100% de couverture du territoire en fibre optique en 2025. En parlant d'internet, au niveau mobile cette fois, l'étude note que 99% de la population a accès à la 4G désormais. Un chiffre qui descend toutefois à 94% d'un point de vue strictement géographique sur l'ensemble de l'hexagone. D'après l'étude, l'effort aurait été concentré sur les zones rurales dans le but de réduire la fracture numérique. Ceci dit, aucune donnée n'a été communiqué concernant la 5G.Si l'accès à internet est possible quasiment partout et que le numérique se fait une place de plus en plus importante dans notre quotidien d'après l'étude, c'est sans doute dû à un phénomène qui a bouleversé notre quotidien ces deux dernières années : la crise sanitaire. Avec l'avènement du télétravail, l'utilisation quotidienne de l'ordinateur est passé de 47 à 66% en un an, si bien que fin 2020, 92% de la population française consultaient régulièrement internet, pour le pas dire quotidiennement. Les particuliers ne sont pas les seuls à avoir accéléré leur numérisation, car du côté professionnel, les 2/3 des entreprises françaises possédaient leur propre site internet en 2021, contre seulement 1/3 l'année précédente.Pour finir, la consommation d'écran des français a elle aussi explosé ces dernières années. Au cœur du confinement, en avril 2020, les français passaient en moyenne 4h et demi par jour devant un écran. Un chiffre qui est retombé à 3h42 en 2021, soit le même niveau qu'en 2019. Mais les pratiques ont largement évolué. Ainsi, les ¾ des français visionneraient d'autres contenus que ceux proposés par la télé, autrement dit, les plateformes à la demande comme Netflix, Amazon Prime Video ou Disney +. Mais pour éviter de dépenser des centaines d'euros dans les abonnements, le partage de compte resterait une pratique courante d'après l'étude, puisque la moitié des abonnés prêteraient leurs codes à des proches. Ceci dit, le streaming illégal reste encore très populaire, notamment pour le sport, même si ces derniers mois, plus de 200 sites de retransmissions ont été supprimés suite à l'adoption de la loi anti piratage en octobre dernier. Bref, vous le voyez, le numérique est désormais bien présent dans notre quotidien, en tout cas pour la majorité des français, et vu les priorités actuelles comme la quête d'une souveraineté européenne en la matière, sera sans doute amené à prendre encore plus d'ampleur dans les années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 20223 min

Corruption de Microsoft en Afrique et Moyen Orient ?

Pour s'assurer de nouveaux marchés et des contrats juteux, les entreprises de la tech et en particulier les GAFAM sont prêt à tout, même à recourir à des pratiques illégales comme le versement de pots-de-vin. Ce serait en effet le cas pour Microsoft, qui par le biais d'un lanceur d'alerte, est accusé de pratiquer la corruption généralisée pour s'offrir des marchés émergents. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Le lanceur d'alerte en question n'est autre qu'un ancien directeur de Microsoft pour les marchés émergents du nom de Yasser Elabd. Fin mars, ce dernier témoignait sur la plateforme Lioness, spécialisée dans la diffusion des lanceurs d'alertes, pour dénoncer la corruption à laquelle se livrerait son ancienne entreprise. D'après lui, les événements ont commencé à devenir étranges en 2016, après qu'il ait signalé un versement de 40 000 dollars en Afrique. Si la transaction a été annulée, l'un de ses responsables lui aurait fait une remontrance sans équivoque. Je cite, « je ne veux pas que vous soyez un bloqueur. Si l'une des filiales au Moyen-Orient ou en Afrique fait quelque chose, vous devez tourner la tête et laisser les choses en l'état. Si quelque chose arrive, ce sont elles qui en paieront le prix, pas vous » fin de citation. Un rappel à l'ordre qui aboutira deux ans plus tard à son licenciement quand il rejettera je cite « un plan d'amélioration des performances imposé par l'entreprise ».Concrètement, l'ancien directeur des marchés publics de Microsoft estime avoir été poussé vers la sortie pour avoir dénoncé ces versements de pots-de-vin en Afrique au Moyen-Orient. D'après lui, 200 millions de dollars auraient été utilisés dans le but de corrompre des dirigeants du Ghana, du Nigeria, du Qatar et de l'Arabie Saoudite, et environ la moitié des vendeurs et managers avec qui il collaborait à l'époque auraient trempés dans ces affaires louches. Face à ces accusation, Microsoft a rapidement lancé une enquête interne, précisant que certains des employés incriminés ont bel été bien été licencié et les paiements bloqués. Becky Lenaburg, vice-présidente de Microsoft a réagi à ces accusations en expliquant que Microsoft s'engageait je cite « faire des affaires de manière responsable et nous encourageons toujours les gens à signaler tout ce qu'ils voient qui pourrait violer la loi, nos politiques ou nos normes éthiques […] Nous pensons avoir déjà enquêté sur ces allégations, qui datent de plusieurs années, et y avoir répondu. Nous avons coopéré avec les agences gouvernementales pour résoudre toutes les préoccupations » fin de citation. Aux États-Unis le Foreign Corrupt Practices Act interdit à des entreprises ou citoyens américains de corrompre des gouvernements étrangers. Et si Microsoft a déjà été épinglé par l'autorité de la concurrence américaine pour ces pratiques, cette affaire de corruption précisément dénoncée par Yasser Elabd a finalement été classée début mars par manque de moyen pour enquêter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 20222 min

Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming

Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-gaming/id1614359335Spotify:https://open.spotify.com/show/5BzWe50r3lOSY5cOsFj5oj?si=2e765f85c9e7482eDeezer:https://deezer.com/show/3505927Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vY2hvc2VzYXNhdm9pcmdhbWluZw%3D%3D Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 20220 min

La téléphonie, arme de guerre en Ukraine ?

Pas une semaine ne passe sans que l'on parle du conflit entre l'Ukraine et la Russie. Et pour cause, la technologie est un sujet central, notamment quand il s'agit d'espionner l'ennemi, localiser les troupes, puis les attaquer avec des missiles. Comment les réseaux de communications sont-ils devenus une arme à part entière ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.C'est dans une longue et passionnante enquête dévoilée par Sky News que l'on apprend comment l'Ukraine et la Russie utilise la téléphonie et les réseaux de communications comme de vraies armes de guerre. Là, l'idée n'est pas simplement d'espionner les conversations de l'adversaire, mais surtout de traquer la position des soldats. Dans le détail, chaque camp utiliserait des dispositifs appelés je cite « simulateurs de sites cellulaires », qui imitent les relais téléphonique. Ces systèmes sont reliés à des drones qui, quand ils survolent les champs de bataille, peuvent capter les signaux des téléphones à proximité avant de relayer les informations interceptées à la base. Si l'on rentre un peu plus dans le détail, ces dispositifs forcent les téléphones à se connecter à plusieurs pylônes présents à proximité. En analysant les connections en fonction de la force du signal, le drone peut alors déterminer la position de chaque appareil, et donc des soldats adverses.Côté techniques et matériel, Sky News explique que les Russes utiliseraient tous deux le système Leer 3, composé de deux drones et d'un camion de commandement, le tout capable de localiser 2000 téléphones à 6 kilomètres à la ronde. Côté Ukrainien, rien n'a filtré pour le moment. Ceci dit, la guerre dans le Donbas a forcé les Ukrainiens à s'adapter ces huit dernières années. Ainsi, les soldats sont invités à laisser leurs carte SIM à la maison, à en acheter une sur le lieu même du conflit, de passer des appels loin des zones de combat, et le plus souvent possible de laisser leur téléphone éteint. Que ce soit pour espionner l'adversaire ou pour tout simplement communiquer, chaque camp a donc besoin d'un réseau téléphonique fonctionnel. Voilà sans doute l'une des raisons pour lesquelles ces installations sont très peu attaquées par les Russes.Par ailleurs, l'accès à la téléphonie et à internet reste une priorité pour les Ukrainiens qui, grâce à cela, peuvent continuer de documenter les atrocités de la guerre. Ces derniers jours, plusieurs vidéos de soldats présents dans la ville de Boutcha, en périphérie de la capitale Kiev et jusqu'à début avril sous contrôle russe, montraient des centaines de corps sans vie jonchant les routes et les rues, tous tués d'une balle dans la tête. Si le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce un génocide et les occidentaux un crime de guerre de la part de l'armée Russe, Vladimir Poutine crie quant à lui à la mise en scène. Depuis, des centaines de comptes pro russes relaient de fausses informations pour tenter étouffer l'affaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 20222 min

Axie Infinity victime d'un piratage de cryptomonnaies historiques ?

Il y a quelques jours, la très populaire plateforme de jeu Axie Infinity a été victime d'un vol massif de cryptomonnaies, a priori le plus important depuis la créations des monnaies virtuelles. Quelles conséquences cela va-t-il avoir sur les joueurs ? La plateforme va-t-elle pouvoir se relever ? Toutes les réponses dans cet épisode.Personne ne l'avait vu venir, et quand la nouvelle est tombée, cela a eu l'effet d'une bombe. Pour l'historique, le piratage s'est produit mercredi 23 mars dernier sur la plateforme Axie Infinity. L'éditeur de ce jeu basé sur le principe de play to earn, où il s'agit donc de jouer pour gagner des cryptomonnaies, a mis près d'une semaine avant d'annoncer publiquement la nouvelle. D'après les premiers éléments rendus publiques, les hackers auraient exploité une faille de la blockchain Ronin, qui est à la base de ce jeu... Dans le détail, face au grand nombre d'utilisateur de son jeu, l'éditeur Sky Mavis se serait appuyé sur un validateur surnommé Axie DAO pour signer des transactions financières en son nom. Ceci dit, cet accès qui était censé n'être que temporaire n'a finalement jamais été refermé. Une faille connu a priori depuis novembre 2021 qui coûte très cher à l'éditeur Sky Mavis puisque les hackers se sont emparé de 173 600 Ether et 25,5 millions d'USDC, pour une valeur totale avoisinant les 622 millions de dollars.En conférence de presse, le cofondateur de Sky Mavis, Jeff Zitlin, a reconnu je cite qu'il s'agit là « de l'un des hacks les plus importants de l'Histoire ». Face aux critiques, ce dernier a également précisé qu'il restait encore possible d'identifier les attaquants et de les traduire en justice. Son associé, Aleksander Larser, a pour sa part assuré que les comptes touchés par ce piratage seraient remboursés de leurs pertes. Les cours des monnaies d'Axie Infinity, AXS et SLP n'ont subi qu'une chute modeste de 7 et 5 % et sont depuis reparties à la hausse.Cette histoire rappelle celle du vol de 94 000 bitcoin aux Etats-Unis en 2016 par un couple de trentenaires new-yorkais et récupéré en février dernier par la justice américaine. Si à l'époque la somme totale dérobée valait 71 millions d'euros, avec la flambée du cours de cette cryptomonnaie ces dernières années, la valeur pactole a depuis été multiplié par 50 pour atteindre en 2022 plus de 3 milliards et demi de dollars. Et cela s'explique facilement par le fait que le Bitcoin se fait de plus en plus rare. Ces derniers jours, la cryptomonnaies a passé la barre des 19 millions de bitcoin minés sur les 21 millions mis à disposition par son fondateur Satoshi Nakamoto (pour peu que ce soit son vrai nom). En clair, il ne reste plus que 2 millions de bitcoin à extraire. Rassurez-vous, ce ne sera pas pour demain, puisque d'après les estimations des experts du secteurs, le dernier bitcoin ne sera miné qu'en l'an 2140. À noter que sur ces 21 millions de tokens, plus de 4 millions sont inaccessibles, car bloqués sur des portefeuilles virtuels perdus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 4, 20222 min

Suivre les « magouilles » des GAFAM en temps réel ? C’est possible !

Si le secteur de la tech vous intéresse, alors vous n’êtes pas sans savoir que de nombreuses entreprises, surtout les GAFAM, se retrouvent régulièrement sujet à controverse, que ce soit pour des pratiques frauduleuses, des mensonges ou des tentatives de monopole de marché. Grâce à l’ONG Tech Oversight Project, il est désormais possible de suivre 90 dossiers relatifs à ces affaires afin de connaître au jour le jour leur développement. De quoi s’agit-il exactement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, l'ONG Tech Oversight Project a pour objectif d’accentuer la régulation des grands groupes en passant par la transparence. En clair, l’ONG a créé la page Big Tech Wiki pour recenser les pires dossiers des entreprises de la tech et donc exposer des faits auprès du grand public que les GAFAM auraient bien voulu camoufler pour éviter d’écorner leur image déjà bien attaquée à plusieurs niveaux. Dans les faits, ce site recense aujourd'hui près de 90 affaires plus ou moins importantes, classées par thème et par entreprise, comme je cite « Les plus gros mensonges au Congrès » ou « Apple et la confidentialité ». Cela va des pressions faites sur les gouvernements à l'arrivée des GAFAM dans les services financiers, en passant par les mensonges de leurs dirigeants et représentants devant les instances de régulation. Le site liste également les activités et déclarations de lobbys moins connus du grand public et employés par les GAFAM dans les différents parlements et lieux de pouvoir pour faire pencher la balance en leur faveur et soutenir leurs intérêts. Chaque thème renvoie à une liste de faits et de déclarations présentée sous forme chronologique, avec des sources notées en bas de page que les lecteurs auront tout le loisir de consulter pour approfondir leurs connaissances sur telle ou telle affaire.Voilà pour le fond. Mais sur la forme, cette page est assez austère. Une liste de points et de sous-points pas forcément très jolis mais conçus pour être simple, claire, lisible et accessible au plus grand nombre. De cette manière, l'organisation souhaite alerter sur la situation de monopole de ces entreprises bien souvent parmi les plus riches et les puissantes du monde, et les conséquences qui en découlent sur la société. Je cite Sacha Haworth, directeur exécutif du projet : « l'objectif est de fournir une référence encyclopédique à ceux qui cherchent à en savoir un peu plus sur le contexte et l'histoire des Big Tech. Nous voulions également rappeler aux gens leur comportement en tant que puissances monopolistiques » fin de citation. Si ce wiki est déjà très fourni, l'ONG indique que ce n'est que le début et que de nouvelles histoires viendront bientôt enrichir une liste déjà bien fournieBIG TECH WIKI : https://www.bigtechwiki.com/index.php/Main_Page Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 20222 min

Quel avenir pour l'IA en Europe ?

Vous le savez l'intelligence artificielle est aujourd'hui la priorité de nombreuses entreprises du secteur de la tech. Les possibilités qu'offre cette technologie sont en théorie illimitées et permettrait prochainement de mettre au point des dispositifs relevant encore à ce jour de la science fiction. C'est donc pour combler le retard de l'Europe dans ce secteur, mais aussi accompagner et accélérer la recherche que la commission spéciale sur l'intelligence artificielle à Bruxelles a adopté plusieurs recommandations. De quoi s'agit-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Il aura fallu un an et demi pour que l'AIDA, c'est l'acronyme que l'on donne à cette commission spéciale, ne dévoile ses conclusions. Tout d'abord, la commission affirme que l'Union Européenne est en retard au niveau mondial. Elle préconise donc la mise en place rapide de normes et de programmes de soutien afin de devenir leader dans ce domaine et paver la voie aux autres pays. L'une d'entre elles consiste effectivement à renforcer les ressources pour améliorer la formation autour de l'IA. D'après l'AIDA que je cite, passer par une bonne formation « peut augmenter la productivité en matière de capital et de travail, l’innovation, la croissance durable et la création d’emplois ». La commission s'est également penchée sur les problématiques éthiques et juridiques liées à certaines utilisations de l'IA, comme dans la création de systèmes d'armes létales autonomes ou encore dans la surveillance de masse comme c'est déjà le cas en Chine et partiellement en Australie avec la reconnaissance faciale boosté à l'IA.Ceci dit, la réduction des potentielles menaces liées à l'IA ne passerait pas forcément par la loi, mais davantage par un consensus au sein de la communauté mondiale afin de mettre en place des normes minimales, et ainsi, instaurer un usage responsable de cette technologie. Pour Dragos Tudorache, président de la commission AIDA, que je cite, « pour que l'UE soit compétitive au niveau mondial dans le domaine numérique, il faut des règles conformes à nos valeurs : la démocratie, l’État de droit, les droits fondamentaux et le respect de l’ordre international fondé sur la loi » fin de citation. L'ensemble des recommandations ont été listées dans un rapport adopté par la commission spécialisée. Le texte sera officiellement présenté au Parlement européen le mois prochain en vue d'une adoption officielle.Rapport de l'AIDA :https://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2014_2019/plmrep/COMMITTEES/AIDA/PR/2022/03-22/1224166FR.pdf Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 1, 20222 min

Quelle stratégie et ambitions pour Intel en France ?

Il y a peu je vous parlais du plan d'investissement de 80 milliards d'euros d'Intel en Europe pour redonner au vieux continent son autonomie en matière de puces électroniques et semi conducteurs. Aujourd'hui, je vous propose de voir plus en détail la stratégie et l'ambition d'Intel en France. L'hexagone récupère-t-elle les « cerveaux » d'Intel, ses chercheurs et ses ingénieurs quand l'Allemagne récupère les usines ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour rappel, la première phase du plan d'investissement d'Intel est chiffré à 33,5 milliards de dollars. Sur cette somme, il semblerait que l'Allemagne et l'Irlande en récupèrent un grosse partie étant donné que les deux pays accueilleront de nouvelles usines pour produire des semi-conducteurs. Si la France apparaît comme perdante à première vue, surtout en terme d'emploi et de production, l'Hexagone sort en réalité vainqueur dans un autre domaine: celui des compétences ! En effet, le plan final tel qu'imaginé par Intel prévoit que 1000 ingénieurs viennent s'installer à Saclay en région parisienne pour travailler dans le nouveau laboratoire de recherche et développement. À noter que la France hébergera aussi le siège européen du « Foundry Design Center », la « tête » du Intel Foundry Service du continent, où les clients apporteront les plans de leurs puces à produire.Confier la recherche et le développement à la France, c'est super, mais quels sont réellement les plans d'Intel pour la France ? Pour Raja Koduri, vice-président senior de la division architecture, graphisme et logiciel d'Intel dont je cite les propos recueillis par le site 01net, « avec des acteurs comme Atos, la France a un vrai savoir-faire en matière de calculs hautes performances et calcul IA. Qu’il s’agisse de la structure des supercalculateurs, de leur mise en place ou de la partie logicielle, il y a de vrais talents ici. Le laboratoire de Saclay ne travaillera pas sur la microstructure des puces, mais sur la façon d’intégrer, d’agencer et de piloter un mélange de microprocesseur, cartes graphiques, puce d'accélération pour l'intelligence artificielle, processeur IA, etc. Voyez ça comme des architectes qui travaillent sur les plans haut niveau des futurs super calculateurs » fin de citation.Si tout se passe comme prévu, en 2024 Intel France aura quadruplé de taille passant de 150 employés à plus de 600 personnes, puis 1200 dans les années suivantes. Si tout cela semble inédit, il ne faut pas oublier qu'Intel France a déjà connu un certain succès avant 2016 et la suppression de 750 postes, fermant ainsi les sites d’Aix-en-Provence, Nantes, Montpellier, Toulouse et Sophia-Antipolis. Contrairement à il y a six ans, la France devrait devenir un des fers de lance de la stratégie calcul hautes performances de l’entreprise. Mais ne voyez pas là l'envie de se faire pardonner. Le géant américain vient tout simplement chercher les talents dont il a besoin, notamment en France pour je cite « son excellence en mathématiques, en physique et en informatique ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 20222 min

Nvidia à la rescousse des voitures autonomes ?

Tandis que les voitures autonomes se font toujours attendre malgré des promesses datant de plusieurs années de la part de certains constructeurs, il se pourrait bien que l'entreprise Nvidia soit en passe de donner un gros coup d'accélérateur à cette technologie grâce à un projet de cartographie de plus de 500 000 kilomètres. De quoi s'agit-il concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Lors de sa GTC 2022, sa conférence sur l'intelligence artificielle, Nvidia a présenté Drive Map. Ce système de carte évolutif devrait couvrir près de 500 000 kilomètres de routes à travers le monde d'ici 2024, principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. D'ailleurs. L'avantage de Drive Map, c'est que cet outil sera mis à jour et se développera en permanence grâce aux millions de véhicules qui l'utiliseront. Ceci dit, toutes les nouvelles données que récupérera Nvidia devront être authentifiées, vérifiées, afin de conserver des cartes identiques à la réalité et éviter la moindre erreur d'affichage. Sur ce point, Nvidia s'est appuyé sur la base de donnée de DeepMap, une start-up spécialisée dans la cartographie haute définition.À bien y regarder, l'ambition d'Nvidia avec Drive Map est carrément de créer un double numérique à l'échelle de la Terre, avec une marge d'erreur de seulement 5 centimètres pour ses cartes ! D'ailleurs, ce monde virtuel repose sur la technologie Omniverse et servira à l’entraînement mais aussi au suivi des flottes des futures véhicules autonomes. Dans le détail, Drive Map superpose trois couches de localisations issues de caméra, lidar et radar afin d'enrichir son système de cartographie. De ce fait, les futures intelligences artificielles des voitures autonomes pourront recourir à chacun de ces niveaux de localisation pour sécuriser leur conduite. Par exemple, la caméra permettra dans un premier de prendre en compte le marquage au sol, les feux tricolores, les panneaux de signalisations et les bordures de voies. Ensuite l'IA se servira des données du radar pour repérer les objets environnant puis les croisera avec celles de la caméra pour prendre sa décision dans un modèle 3D généré par le Lidar, a priori d'une précision de 5 centimètres d'après Nvidia. Pour l'heure, Drive Map est au cœur de la plateforme Drive Hyperion 8 et sera également incorporé dans la future plateforme Hyperion 9 en 2026... deux approches qui promettent une autonomie de niveau 4 à termes, soit le plus haut niveau de fiabilité. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 20222 min

Acheter son iPhone via abonnement ?

Vous le savez, les modes de consommation évoluent et il n'est pas rare que certaines marques bousculent un peu nos habitudes en proposant des possibilités d'achats assez inattendues. C'est exactement le cas pour Apple qui projetterait de vendre ses prochains iPhones et iPad via des abonnements. De quoi rendre les produits de la marque plus accessibles au grand public avec des prix plus attractifs, mais aussi et surtout, une façon de générer des revenus plus réguliers. Comment cela va-t-il fonctionner dans le détail ? La réponse dans cet épisode.C'est une info qui a été divulguée par le média américain Bloomberg il y a peu... Apple envisagerait de vendre ses futurs produits via un abonnement. Un peu à la manière des constructeurs automobiles et de leur méthode de leasing que vous connaissez peut-être. Le consommateur s'engage sur une certaine période et paye chaque mois un forfait pour utiliser la voiture. Cela permet de ne pas contracter de prêt à la banque et surtout de changer régulièrement de véhicule pour un modèle neuf si on le souhaite. Cette stratégie, Apple semble vouloir l'adopter pour ses objets technologiques via la technique du LLD (location longue durée). Mais à bien y regarder, il s'agit ni plus ni moins que de la continuité de la stratégie marketing d'Apple dont les services iCloud ou Apple Music fonctionne déjà avec un abonnement. Cela n'en resterait pas moins une certaine révolution pour la marque à la pomme puisqu'elle pourrait dès lors cibler une clientèle plus modeste, réticente à débourser 1000 pour un iPhone.D'après Bloomberg, cette stratégie d'Apple aurait un triple objectif : tout d'abord générer plus de revenus réguliers, ensuite rendre ses produits plus abordables, et pour finir concurrencer directement Android dont les smartphones sont bien souvent moins chers. En France, l'opérateur téléphonique Free a lui aussi lancé un service équivalent dénommé Free Flex qui permet d'étaler le paiement de son mobile sur 24 mois, et après la dernière échéance, de garder son smartphone ou d'en changer pour un neuf. D'après les indiscrétions de Bloomberg, ce service d'abonnement pourrait être lancé à la fin de l'année ou début 2023 voir... carrément abandonné. Tout ça pour ? Et bien d'après le média, Apple travaillerait sur ce projet depuis plusieurs mois mais l'aurait récemment mis en pause afin de lancer plus rapidement une autre possibilité de financement en plusieurs fois intitulé "achète maintenant et paye plus tard'. Reste à savoir quelle sera la décision finale d'Apple d'autant que ces deux services sont parfaitement compatibles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 29, 20222 min

Google récupère-t-il vos SMS sans le dire ?

Après les polémiques sur son utilisation des cookies et des trackers pour mieux identifier ses utilisateurs, Google se retrouve à nouveau dans la tourmente concernant son traitement des données personnelles. En clair, les applications Messages et Téléphone de Googles enregistreraient l'activité de chaque utilisateur puis enverrait les données sur les serveurs de l'entreprise. Comment est-ce possible ? Cette utilisation est-elle légale ? Toutes les détails de cette affaire dans cet épisode.Cette découverte pour le moins effarante a été faite par Douglas Leith, professeur d'informatique au Trinity College de Dublin en Irlande. Concrètement, le professeur Leith a tout d'abord remarqué qu'à chaque SMS reçu ou envoyé depuis l'application Messages, Google envoyait un rapport incluant l'heure et une empreinte numérique du message. Ces données étaient ensuite transmises à travers le service d'enregistrement Clearcut de Google Play ainsi que le service Firebase Analytics. De son côté, l'application Téléphone envoyait également des rapports similaires, avec l'heure et la durée des appels reçus ou émis. À noter que quand la protection contre les appels indésirables est activée, l'appareil transmettait également le numéro appelant aux serveurs de Google.Le pire, c'est que Google n'informe aucunement ses utilisateurs de cette collecte de données et n'offre aucun moyen de s’y opposer. Pour Douglas Leith, les applications ne seraient pas conformes avec le règlement général sur la protection des données (RGPD), puisque la collecte ne respecteraient aucun des trois principes de base à savoir l'anonymat, le consentement et un intérêt légitime. Depuis ces révélations, Google a affirmé procéder à des changements. Les utilisateurs recevront désormais des notifications quand ils utiliseront une application Google avec un lien vers la politique de confidentialité. L'application Messages ne collectera plus le numéro de l'expéditeur, ni le code ICCID de la carte SIM, ou bien que l'empreinte des SMS, l'application téléphone n'enregistrera plus les évènements liés aux appels dans Firebase Analytics, et la collecte de données utilisera un identifiant temporaire plutôt que l'identifiant Android permanent. Pour finir, Google devrait aussi ajouter une option à son application Messages d'après le professeur Leith permettant aux utilisateurs de refuser la collecte d'information. Reste à savoir si ces révélations en resteront là où si d'autres mauvaises surprises seront révélées concernant nos informations personnelles et Google. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 28, 20222 min

Cryptomonnaies : industrie pleinement légale en Ukraine ?

Engagée malgré elle dans un conflit initié par la Russie il y a un mois, l'Ukraine tente de se battre sur tous les fronts avec ses modestes moyens en attendant l'aide de la communauté internationale, et notamment des occidentaux. On vous en parle depuis plusieurs semaines, le champ de bataille économique est tout aussi important que celui des balles et des missiles puisque la guerre coûte cher. Ainsi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que toutes les devises numériques seront désormais reconnues dans son pays. En quoi cela va-t-il pouvoir aider le peuple ukrainien ? Est-ce un moyen de subvenir aux besoins de la population et de l'armée ? Je vous détaille tout ça dans cet épisode.Avant tout, il faut quand même préciser que les cryptomonnies comme le Bitcoin ou l'Ethereum n'ont jamais été vraiment illégale en Ukraine. En réalité, et comme dans de nombreux pays à travers le monde, les cryptos existaient et se développaient sans que la loi locale ne soit adaptée pour les encadrer. Depuis le début de l'invasion Russe, c'est donc 100 millions d'euros de don en cryptomonnaies venus du monde entier que l'Ukraine a récolté. Une somme très importante quoique modeste au vu des dégâts humains et matériels engendré par les combats, mais qui a tout de même poussé le président Zelensky à officialiser la légalisation des monnaies numériques.En clair, sans ce projet de loi, l'Ukraine n'aurait jamais pu utiliser cette somme pour financer la défense du pays. Un porte-parole du ministère ukrainien de la transformation numérique a d'ailleurs précisé je cite que « la signature de cette loi par le président est une étape importante pour faire sortir le secteur de la cryptomonnaie de l'ombre et lancer un marché légal pour les actifs virtuels en Ukraine » fin de citation. Également, cette légalisation permettra aux sociétés de cryptomonnaies d'ouvrir très prochainement des comptes dans les banques ukrainiennes. À noter également que cette nouvelle loi encadre les conditions l’achat et l’échange des cryptos, ce qui signifie qu'un certain nombre de normes et de contraintes sont imposées aux plateformes de vente. Si les cryptomonnaies étaient déjà très utilisées en Ukraine avant l'adoption de cette loi, le marché possède désormais son propre cadre légal, ce qui devrait pousser les acteurs du minage et de la vente des cryptos à privilégier ce qu'on peut considérer comme une terre promise où ils sont reconnus, plutôt que des pays où les lois sont floues voir inexistantes. Dans le monde, les Etats-Unis, le Canada et la France ont déjà légalisé les devises numériques, mais il n'y a que au Salvador que le Bitcoin est considéré comme une monnaie nationale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 20222 min

E.Macron peut-il réellement protéger les enfants des écrans ?

C'est un rendez-vous politique qui n'est pas passé inaperçu... la semaine dernière, Emmanuel Macron troquait sa casquette de président pour celle de candidat à l'élection présidentielle dans un discours de plus de quatre heures où il a détaillé son programme en cas de deuxième quinquennat. Parmi ses mesures, plusieurs annonces pour protéger les écrans sur internet mais aussi pour les éloigner des écrans. Je vous détaille tout ça dans cet épisode.À quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron annonce la couleur, il veut protéger les enfants, notamment avec la mise en place d'un contrôle parental des écrans par défaut. Je le cite « on nous a tous dit de comprendre la société avant de nous jeter dans la rue. Or, aujourd'hui, on met trop souvent, dès le plus jeune âge, des écrans dans la main de nos enfants, sans les avoir formés et protégés » fin de citation. Le candidat de la majorité présidentielle a également évoqué la lutte contre le cyberharcèlement et le harcèlement scolaire, qu'il considère comme une politique essentielle, estimant que ce sujet était trop peu évoqué dans cette campagne. Également, Emmanuel Macron a lancé un appel pour réguler les plateformes au sens large. Le président candidat a expliqué qu'il fallait tout simplement interdire certains usages comme l'accès aux écrans et aux réseaux sociaux aux enfants et jeunes adolescents. S'il ne donne pas de tranche d'âge, on peu facilement imaginer que les 3-12 ans sont concernés. Je le cite « un effort doit être mené à l'échelle de l'Union Européenne […] Il va falloir réguler ces plateformes car je ne connais pas de liberté quand il n'y a pas d'ordre public et de protection des plus vulnérables » fin de citation.À noter que ce dossier avance bien au niveau continental puisque les Digital Services Act et le Digital Market Act (DSA et DMA) ont été approuvés par les instances européennes en fin d'année dernière, et pourraient se concrétiser dans les prochains mois durant la présidence française du Conseil de l'Union Européenne. Précisons que sur le DSA, les Vingt-Sept veulent notamment renforcer la protection des mineurs en ligne, ajouter des obligations pour les places de marché et les moteurs de recherche, ainsi que des règles plus strictes pour les très grandes plateformes en ligne. D'autres éléments relatifs à la publicité ciblée ou la désinformation ont également fait leur apparition dans le texte sans que tout soit bien détaillé pour l'instant. Sur le DMA, les États membres souhaitent renforcer le droit des utilisateurs de se désabonner des services de plateforme ou encore que la Commission européenne soit la seule instance habilitée à faire appliquer le règlement... c'est à dire que les autorités nationales de concurrence pourront essentiellement ouvrir des enquêtes et transmettre leurs conclusions à la Commission. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 20222 min

Cryptomonnaies : à deux doigts d'une interdictions en Europe ?

Ces derniers jours, les mineurs de cryptomonnaies ont eu de grosses sueurs froides en apprenant qu'un vote d'une commission du Parlement européen pouvait tout simplement bannir le minage du Bitcoin, de l'Ethereum etc, de l'ensemble de l'Union Européenne. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le vote a été très serré. Je vous donne tous les détails dans cet épisode.Tout est parti d'un amendement intitulé MiCA pour Markets in Crypto-Assets, soutenu par plusieurs groupes écologistes de la Commission des affaires économiques du Parlement Européen. On y retrouvait notamment le groupe Les Verts et l'Alliance libre européenne ; l'Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates et le groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Bref, des partis politiques comme vous l'avez compris plutôt classés à gauche sur l’échiquier politique. Concrètement, cet amendement visait à restreindre l'activité de minage en pointant du doigt le lourd bilan écologique des cryptomonnaies, nécessitant beaucoup d'électricité, ce qui est particulièrement inaudible dans un contexte de crise énergétique d'après ces partis. Une vision des choses qui se défend mais qui ne prend pas en compte l'amélioration du secteur sur le plan carbone avec le développement d'un Bitcoin vert dans les années à venir. Quoiqu'il en soit, l'amendement MiCA a été rejeté, 32 voix contre et 24 voix pour, en partie grâce à une coalition du Parti populaire européen, du groupe Renew Europe et du groupe Identité et Démocratie.Si l'amendement avait été adoptée, l'impact aurait été immédiat pour les société spécialisées dans le minage des cryptomonnaies en Europe, forcé à terme de déménager dans des pays plus favorables comme les Etats-Unis, leader du minage dans le monde depuis que la Chine a quelque peu encadré d'une main de fer cette activité il y a un an. D'ailleurs, aux USA comme en Russie et en Europe, un certain nombre d'opposant au Bitcoin commence à se faire entendre. Si l'on s'attarde sur l'Europe, le chef de file de ce mouvement de défiance n'est autre que le suédois Erik Thédeen, l'un des vice-présidents de l'Autorité des marchés financiers. En Russie, c'est carrément la banque centrale qui avait recommandé à Vladimir Poutine d'interdire le minage des cryptomonnaies. Si le refus de cet amendement au Parlement Européen est un répit momentané pour le secteur, les partis écologiques ont bien l'intention revenir à la charge lors d'un vote au Parlement qui impliquera les 705 députés européens. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 22, 20222 min

Pourquoi Intel veut investir 80 milliards d'euros en Europe ?

Depuis plusieurs mois maintenant, le géant des semi-conducteurs Intel promet d'investir 80 milliards d'euros ces dix prochaines années sur le vieux continent pour offrir aux Européens une indépendance technologique en matière de semi-conducteurs. Ces derniers jours, le PDG du groupe Pat Gelsinger a détaillé la première partie de son plan avec trois priorités que je vous détaille à mon tour dans cet épisode !Tout d'abord, c'est une enveloppe de 33 milliards d'euros qui sera mise sur la table, notamment pour équiper l’Allemagne de deux usines dernières générations à Magdebourg, au Nord-Est du pays, à mi-chemin entre Wolfsbourg et Leipzig. Ces dernières seront le second cœur de la production de puces européennes d’Intel, avec le site en Irlande, déjà en activité depuis 1989. Dans le détail, ce site allemand va coûter 17 milliards d’euros et devrait produire les puces les plus avancées d’Intel pour le continent européen. Un investissement colossal, certes, mais assorti de 3000 créations d'emplois liés à la construction et à la chaîne d’approvisionnement pendant son fonctionnement. La mise en service de cette nouvelle usine est prévue en 2027.Deuxième grande priorité qui bénéficiera de plus de 12 milliards d'euros d'investissement : une extension pour l'usine de Leixlip en Irlande afin d'augmenter les capacités de production et de passer du node Intel 7 au node Intel 4 pour les connaisseurs. Si vous avez bien comptez, 17 + 12, ça fait 29. Il manque donc 4 milliards d'euros d'investissement, qui en fin de compte iront en Italie pour solidifier la partie dite « back-end », c'est à dire la phase juste après la gravure des puces sur les galettes de silicium, au sein de l'entreprise Tower Semi. Ceci dit, là n'est pas la troisième priorité de cette phase une pour Intel. Concrètement, le leader des semi-conducteurs veut mettre le paquet sur le développement industriel avec le renforcement de ses capacités dans les laboratoires de Gdansk en Pologne et Barcelone en Espagne. Ceci dit, en France, Pat Gelsinger a annoncé que le plateau de Saclay, près de Paris, devrait accueillir le principal centre européen de Recherche & Développement et de design des puces d’Intel. Un projet centré autour du calcul hautes performances et de l’intelligence artificielle qui nécessiterait l’embauche de plus de 1000 ingénieurs. Rappelons pour finir que si Intel mise autant sur l'Europe c'est tout simplement parce que l'Union Européenne veut se donner les moyens de ses ambitions technologiques en devenant indépendante sur le plan des composants électroniques. Avec sa puissance financière, Intel et est donc accueilli en héro pour mettre sur pied cette industrie puissante et de pointe, à l'heure actuelle quasi inexistante face aux concurrents américains et asiatiques, sans oublier la seconde partie du plan d'investissement qui se fait encore attendre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 21, 20222 min

Un deepfake aurait pu arrêter la guerre en Ukraine ?

Si les deepfakes sont devenus ultra populaires pour toutes les opportunités que cette technologie offre en termes de créativité, notamment pour les vidéos Youtube, mais aussi l’industrie cinématographique, utilisés à mauvais escient, ils peuvent devenir très dangereux. Quand je dis dangereux, c’est presque un euphémisme puisqu’un deepfake représentant le président Ukrainien Zelensky a presque failli mettre un terme à la guerre en annonçant la capitulation du pays auprès de l’armée Russe. Tous les détails dans cet épisode.Avant tout, si vous ne savez pas ce qu’est un deepfake, sachez que c’est assez simple à comprendre. En clair, en utilisant une intelligence artificielle et des photos, vous pouvez remplacer le visage de n’importe qui sur n’importe quelle vidéo. Cela marche aussi avec la voix. Cela ne date pas d’hier puisqu’en 2017, une vidéo truquée de l’ex président américain Barack Obama avait choqué le monde entier pour son réalisme quasi parfait. Vous l’avez compris, les deepfakes permettent de manipuler les images et donc de faire passer des messages que l’interlocuteur n’a bien souvent jamais prononcés. Et bien ce phénomène extrêmement puissant a fait son apparition en pleine guerre Ukraine – Russie ces derniers jours. Un journal télévisé de la chaîne Ukraine 24 a révélé que l’une de ses éditions en direct ainsi que son site internet avaient été piratés mercredi dernier, le 16 mars. En lieu et place des infos a été diffusée une allocution solennelle du président Zelensky demandant à son peuple de se rendre. Je vous cite le message : « Chers Ukrainiens ! Chers défenseurs ! Être président n'a pas été si facile. Je dois prendre des décisions difficiles. Au début, j'ai décidé de rendre le Donbass. Ça n'a pas marché. C'est devenu pire. Bien pire. Il n'y a plus d'avenir. Du moins en ce qui me concerne. Et maintenant, je décide de vous dire au revoir. Je vous conseille de déposer vos armes et de retourner dans vos familles. Vous ne devez pas mourir dans cette guerre. Je vous conseille de vivre, et je vais faire de même. » fin de citation.Cette vidéo de capitulation est immédiatement devenue virale sur les réseaux sociaux, forçant la chaîne à réagir très vite pour annoncer qu’elle avait été piratée. De son côté, le président Zelenskyy a également poster une vidéo, qu’il a ensuite justifié auprès du média Vice que je cite : « À propos de la dernière provocation puérile, selon laquelle je propose de déposer les armes. Je ne peux proposer de déposer les armes qu'aux militaires de la Fédération de Russie et qu'ils rentrent chez eux. Nous sommes déjà chez nous. Nous défendons notre terre, nos enfants, nos familles. Et nous n'allons absolument pas déposer les armes. Jusqu'à notre victoire » fin de citation. Depuis, le site web d'Ukraine 24 fonctionne de nouveau sans que personne n'ait revendiqué ce piratage ni le deepfake pour l’instant. Si de nombreuses personnalités publiques alertent sur la dangerosité de ces vidéos manipulées et la nécessité pour le public de s’informer auprès de sources fiables, plusieurs experts pointent du doigt je cite des « erreurs grossières » dans la fabrication de la vidéo. D’après eux, il s'agissait d'une voix synthétique facilement reconnaissable, sans compter que son visage manquait d'expressions naturelles. Si un certain nombre d’ukrainien a sans doute été piégé, les outils de détection de « deepfake » ont rapidement révélé la supercherie. Enfin, il convient également de préciser que les deepfakes, s’ils sont utilisés avec bienveillance, sont une technologie pleine de promesses notamment au cinéma où ils permettent de faire revivre des acteurs disparus ou bien de les rajeunir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 20223 min

Metaverse : qu'est-ce que The Sandbox ?

Depuis le temps que l'on vous en parle dans ce podcast, vous commencez à connaître un petit peu ce qu'est le Metaverse et ce qu'il représente pour les géants de la Tech. Concrètement, il s'agit d'une déclinaison virtuelle de notre monde, quelque peu amélioré, c'est en tout cas l'ambition du projet, et pour lequel les GAFAM ont un intérêt très prononcé. Pour certains observateurs, il s'agirait même de l'avenir de l'humanité façon Matrix ou Ready Player One. Et parmi les nombreux acteurs qui travaillent sur ce Metaverse, on retrouve The Sandbox, une plateforme française qui compte déjà plus de 2 millions d'utilisateurs. De quoi s'agit-il ? Pourquoi rencontre-t-elle un tel succès ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour vous faire une idée, The Sandbox (littéralement le bac à sable en français), figure dans le top 3 des mondes virtuels les plus populaires surr la planète avec plus de deux millions d'utilisateurs actifs. Mais avant de connaître un succès mondial, ce metaverse est avant tout un succès français qui ne date pas d'hier. En réalité, The Sandbox a été créé par Sébastien Borget et Arthur Madrid en 2011 avec un principe simple : chaque joueur pouvait créer son propre univers 2D, avec héros et ennemis, le tout sur de multiples niveaux. Si l'idée de base reste la même qu'il y a 11 ans, l'expérience a quelque peu évolué depuis, car The Sandbox est devenu un acteur majeur du metaverse.Plus qu'un simple outil, la plateforme représente désormais un business a part entière pour de nombreuses entreprises, comme les Groupe Casino et Carrefour qui y ont déjà acheté des terrains virtuels pour expérimenter et anticiper les évolutions des futurs modes de consommation. D'ailleurs, certains observateurs évoquent même l'ouverture de supermarchés virtuels avec des ventes de produits certifiés sous forme de NFT. Autre grande entreprise a avoir misé sur The Sandbox, Warner Music Group qui a annoncé il y a peu la création d'un parc d'attraction musical virtuel via la plateforme. Ubisoft, Square Enix, mais aussi Gucci et Adidas ont également acheté des terrains virtuels pour y proposer à l'avenir de nouvelles expériences.Au total, près de 200 marques ont déjà investies dans The Sandbox avec l'ambition d'interagir davantage avec leurs clients et proposer de nouvelles expériences. Sur près de 166 000 parcelles disponibles dans ce metaverse français, près de 20 000 ont déjà été vendues, dont une sur cinq appartient à une entreprise. Mais finalement, pourquoi les entreprises se ruent-elles sur les terrains proposés par The Sandbox ? D'après un employé d'Adidas que je cite « cela permettra de créer de nouvelle opportunités pour partenariats, plus d'engagement à travers les biens numériques et un chemin vers un avenir plus inclusif » fin de citation. Un constat partagé comme vous avez pu le constater par de nombreuses marques, et qui fait de The Sandbox un nouvel outil marketing sur lequel elles comptent beaucoup miser à l'avenir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 20222 min

Qu'est-ce que l'Open Innovation ?

Connaissez-vous l'open innovation ? Ce terme popularisé au début des années 2000 désigne une collaboration entre strat-ups et grandes entreprises afin que cette dynamique profite aux différentes parties. De quoi s'agit-il concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode avec l'exemple de La Poste chez nous en France.Ce n'est pas un secret, les grandes entreprises ont constamment besoin de se renouveler et d'innover pour rester au top. De leur côté, les start-ups font justement preuve d'une agilité et d'une créativité assez dingue pour essayer de se démarquer et de grandir. Ces vingt dernières années, un certain nombre d'entre elles se sont associées pour essayer de profiter de leurs atouts mutuels. En France par exemple, le groupe La Poste a lancé en 2015 son programme French IoT Impact Technologie. En 2022, ce programme fête sa 8e édition et comme toujours mettra à l'honneur un numérique responsable, éthique, inclusif, respectueux de l’environnement et au service de la transformation de la société. Ce dernier point est d'ailleurs central cette année puisque les quinze participants devront proposer des projets pour répondre à "Quatre Challenges" que sont je cite : "les services de proximité, les services aux entreprises et aux professionnelles, la e-santé et les services aux territoires". En clair, chacun de ces quatre défis se fait en partenariat avec des acteurs publics ou privés, tels que Pôle Emploi, CFI Groupe, Malakoff Humanis ou encore le fonds FHF fédération hospitalière de France.Vous le voyez avec l'exemple de La Poste, l'open innovation offre de nombreux avantages pour les grands groupes, puisque les jeunes entreprises apportent de nouvelles méthodes de travail et d'organisation, ainsi que de nouvelles idées pour l'avenir. De leur côté, les start-ups ont également tout intérêt à travailler aux côtés d’un grand groupe, car cela leur assure un développement bien plus rapide que par leurs propres moyens. L'appui financier, commercial ou encore stratégique que les grandes organisations peuvent leur apporter sont autant de ressources indispensables à leur croissance. À noter également que quand une start-up s'associe à un grand groupe, sa visibilité auprès du grand public et des autres professionnels s’élargit et son image de marque est renforcée. Finalement, l'open innovation est présente partout dans notre quotidien sans que l'on s'en aperçoive. Un appel à projet d'une fondation ou d'une institution peut rentrer dans ce cadre. Il ne s'agit pas seulement de business, mais plus largement de faire avancer la société notamment au niveau technologique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20222 min

Cryptomonnaies : enfin une régulation aux USA ?

Quand on parle de cryptomonnaies, la position des institutions et des pays varie du tout au tout. Un certain nombre d'entre eux ont décidé soit de brider leur utilisation comme en Chine ou en Russie à cause de ses répercussions écologiques et les possibilités de blanchiment d’argent, soit de les encadrer pour en tirer profit comme au Salvador où c'est carrément devenu la monnaie nationale. Ceci dit, de nombreux pays de premier rang étaient jusqu'à présent restés un peu en retrait sur la question, sans doute par manque d'intérêt. Cela peut paraître étonnant mais c'était le cas des Etats-Unis jusqu'à très récemment encore. Ces derniers jours, le président Joe Biden a signé un décret dessinant officiellement les contours de la première législation américaine sur le sujet. De quoi s'agit-il précisément ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Si les Etats-Unis peuvent paraître en retard sur la question des cryptos d'un point de vue législatif, le président Biden semble pourtant en avance sur pas mal de chef d'états et de gouvernements puisqu'il est le premier à évoquer l'idée d'un dollar digital dans un décret signé la semaine dernière. Rien de révolutionnaire, mais il s'agit là d'une possibilité qui collerait parfaitement avec les nouvelles habitudes de ses citoyens, dont 40 millions possèdent de la monnaie virtuelle. Ce fameux dollar digital ne sera pas un « stablecoin », c'est à dire une monnaie qui conserve une valeur plus ou moins égale à 1$ en permanence comme USDT bien connu des spécialistes. Là, il s'agirait d'un CBDC (central Bank Digital Currency), soit une conversion directe d'un billet en dollar électronique pour vous faire une image. D'après certains observateurs, il s'agirait d'un vrai besoin puisqu'au moins 5 millions de personnes ne posséderaient pas de compte bancaire aux Etats-Unis à cause des frais parfois trop élevés.Ceci dit, la création d'un cryptodollars n'est pas pour tout de suite. En effet, et comme son nom l'indique, il s'agit d'un décret, une sorte de point de départ, une feuille de route à suivre pour les années à venir et non pas une véritable loi. Si la naissance d'une devise électronique nationale est au cœur du texte, quatre autres points complètent son ossature d'après la Maison Blanche que je cite : « la protection des consommateurs, la stabilité financière, la sécurité nationale et le risque climatique ». Selon certains experts, l'impact sur le minage et la possession de cryptomonnaies pourrait aussi bien être une véritable montée en puissance de ces monnaies, comme une hécatombe peut-être même encore plus violente qu'actuellement à cause de la guerre en Ukraine. Si la Chine a en effet bridé pas mal de cryptomonnaies décentralisées, le pays a également déployé son e-yuan depuis le début de l’année, ce qui a sans doute forcé les américains à réagir pour ne pas être complètement largué sur ce nouveau champ de bataille financier. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 15, 20222 min

Ukraine : une IA pour identifier les soldats russes ?

Face aux ravages du conflit entre l'Ukraine et la Russie, le monde de la tech s'engage, principalement pour infliger des sanctions au pays de Vladimir Poutine en arrêtant leurs activités là-bas, mais également de manière plus discrète. En effet, une société française est parvenue en moins d'une heure à identifier un combattant tchétchène envoyé sur le champ de bataille pour grossir l'armée russe. Comment ? Et bien en utilisant tout simplement des outils de reconnaissance faciale en libre accès sur internet. Je vous détaille toute cela et les conséquences potentielles dans cet épisode.Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les combats n'ont pas encore coupé entièrement internet en Ukraine. En effet le réseau 4G reste opérationnel, ce qui permet aux civils, journalistes et soldats eux-mêmes de documenter leur quotidien et les événements qu'ils vivent sur le terrain. Ainsi, les dizaines de milliers de photos et vidéos postées sur les réseaux sociaux permettent de développer ce qu'on appelle l'Open Source Intelligence. En d'autres termes, la matière disponible et les quelques outils en libre accès permettent à des spécialistes qui ne sont pas sur le terrain de confirmer, dévoiler et révéler des informations censées être confidentielles mais surtout indispensables pour la résistance ukrainienne. C'est d'ailleurs dans ce domaine que le site Bellingcat s'est forgé une solide réputation il y a plusieurs années en révélant que c'était bel et bien un missile russe qui avait abattu le vol MH17 de la Malaysian Airlines au-dessus du Dombass en 2014.En France, la société Tactical Systems Académie a pu identifier en à peu près une heure, Hussein Mezhidov, un commandant tchétchène envoyé sur le front ukrainien. Comment ? En utilisant l'outil open source FindClone, et en se basant uniquement sur des photos et données disponibles sur internet. En fait, la reconnaissance faciale de FindClone a permis de retrouver une photo de ce combattant à proximité du président tchétchène Kadyrov sur son compte Instagram et de la comparer avec les sources photo/vidéo venues tout droit d'Ukraine. Cette société qui travaille notamment pour l'armée française, a également employé d'autres outils comme le moteur de recherche de visage PimEyes pour confirmation de l'identité du soldat. D'après la société que je cite « cela de suivre les mouvements des individus. S'ils se savent traqués, cela pourrait permettre d'éviter qu'ils commettent des crimes de guerre. » fin de citation.Petit problème, cette ouverture au grand public de la reconnaissance faciale n'empêche pas les erreurs. L'authentification est parfois hasardeuse et certaines personnes peuvent être mal identifiées, puisque les données sont partagées de façon ouverte,. Cela peut engendrer des conséquences sur des personnes et leurs familles qui n'ont rien à voir avec la cible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 14, 20222 min

La Russie va légaliser le piratage des logiciels ?

Depuis le début du conflit Ukraine-Russie, les sanctions internationales et mesures économiques se multiplient pour tenter d'isoler le pays de Vladimir Poutine. Un isolement qui commence à se faire sentir en Russie puisque le président serait même prêt à légaliser le piratage dans son pays afin d'éviter que le secteur informatique ne soit totalement sous l'eau. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Selon le journal russe Kommersant, le Kremlin réfléchirait à autoriser le piratage de logiciels informatiques. Une info repérée et relayée chez nous par Kyle Mitchell, avocat spécialisé des nouvelles technologies. En clair, une telle mesure serait la conséquence directe de l'inquiétude grandissante du secteur informatique russe face aux sanctions occidentales. À noter que ces derniers jours, Amazon est le dernier grand nom de la tech a avoir suspendu ses activités dans le pays, de quoi grandement pénaliser la tech russe, que ce soit pour le commerce ou bien pour les serveurs d'Amazon Web Services qu'elle pouvait utiliser. Pour être clair, autoriser le piratage de logiciels ne serait pas une riposte frontale aux sanctions, mais bien une tentative pour devenir indépendant de l'occident dans ce domaine. Selon le quotidien russe que je cite « une telle mesure pourrait temporairement atténuer les conséquences suite au départ de la Russie de Microsoft, IBM, Oracle et compagnies ».À bien y regarder, une telle mesure est déjà prévue par la loi russe je cite « en cas d'urgence ». Concrètement, le Kremlin peut prendre des mesures sans l'accord des droits d'auteur et peut suspendre toute responsabilité pénale pour l'utilisation d'un logiciel sans licence par une entreprise russe. Alors pour être honnête, cette annonce met surtout en exergue le fait que Moscou est démuni sur ce terrain. En effet, il ne faut pas oublier que de plus en plus de logiciels sont vendus en tant que service et ne fonctionneront pas sans un accès aux serveurs de l'éditeur. Si l'on regarde encore un peu plus en profondeur, la situation autour des logiciels libres inquiète également les autorités, puisque GitHub, principale plateforme d'hébergement de projets open source, est une filiale de Microsoft. Je vous l'ai dit précédemment, Microsoft a cessé ses activités en Russie il y a peu. Ceci dit, l'entreprise américain a déclaré que les développeurs russes auront toujours la possibilité d'accéder à GitHub. Face à ce qui ressemble à une épée de Damoclès prête à s'abattre sur l'informatique russe, le gouvernement de Vladimir Poutine réfléchit à créer sa propre plateforme de partage open source similaire à celle de Microsoft. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 20222 min

Ukraine-Russie : la pénurie de semi-conducteurs relancée ?

Selon un cabinet de recherche taïwanais, pays qui produit une immense quantité de semi-conducteurs dans le monde, l'invasion russe en Ukraine pourrait accentuer la pénurie déjà existante. De quoi parle-t-on ? En quoi l'Ukraine est-il un pays important dans ce domaine ? Toutes les réponses dans cet épisode.Dans le détail, l'Ukraine fournit 70% du néon à travers le monde. Si vous ne savez pas de quoi il s'agit, le néon est tout simplement le deuxième gaz plus léger au monde, et fait aussi partie des gaz rares permettant de produire des semi-conducteurs. En fait, les industriels l'utilise principalement lors des étapes de lithographie. Je ne rentrerai pas dans le détail, mais la lithographie est une phase importante dans la conception de pièces, avec la gravure. Et bien très concrètement, la guerre en Ukraine pourrait là aussi créer des pénuries de néon.À court terme, les fabricants de puces électroniques pourront s'appuyer sur leur stock de néon. Mais selon la durée de la guerre, les approvisionnement pourraient être affecté et donc les lignes de production de semi-conducteurs fortement ralenties. Comme toute pénurie, le prix des matières première, en l’occurrence du néon, devrait flamber, ce qui fera mécaniquement augmenter le prix des semi-conducteurs. À noter que la Russie est également un fournisseur important de néon et que le pays produit aussi beaucoup de palladium, un métal indispensable pour fabriquer de nombreux composants électroniques. Seulement, les sanctions imposées par les membres de l'OTAN contre la Russie risquent de pousser les fournisseurs à chercher d'autres sources d'approvisionnement.Quid du long terme alors ? Et bien si la guerre venait à se poursuivre, c'est bien un risque de pénurie massive que le monde encourrait, comme ce fut le cas ces deux dernières années à cause de la pandémie de COVID. Sachant que la demande de puces spécialisées dans l'intelligence artificielle devrait augmenter de plus de 50% dans les prochaines années, la crainte est légitime. Si l'on regarde la situation aux États-Unis, le stock de semi-conducteurs est passé de 40 jours d'avance en 2019 à moins de 5 jours cette année, ce qui n'est pas pour rassurer le secteur automobile, celui des appareils médicaux, et les équipements pour la gestion de l'énergie qui sont les plus gourmands en puces électroniques. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 20222 min

Splinternet : qu'est-ce que ce phénomène inquiétant ?

Depuis 2019, une loi permet à la Russie de posséder son propre internet, lui assurant une certaine souveraineté numérique en cas de tentative de coupure par les occidentaux. Pour être clair, cette loi vise à isoler les russes du web mondial, et donc de faciliter la censure pour le pouvoir en place. Cette fragmentation d'internet porte le nom de « splinternet », et reflète une tendance assez inquiétante : que les pays autoritaires impose une censure digitale pour ne pas avoir à affronter la liberté d'expression des opposants. Décryptage de cette tendance dans cet épisode.Pour bien comprendre ce concept de « splinternet », il suffit d'écouter ce qu'en dit Andrew Sullivan, le directeur général de l'Internet Society. Je cite « si cette tendance à la fragmentation se poursuit, internet finira par être supplanté par un ensemble d'îlots nationaux qui seront parfois connectées à d'autres » fin de citation. Pour l'instant, Internet fonctionne toujours comme il a été conçu à l'origine, à savoir un ensemble interconnecté géré par des fournisseurs d'accès à l'internet, des géants de la technologie, des universités et des gouvernements. Et si la vocation d'internet est d'être une sorte d'encyclopédie géante disponible partout, tout le temps et pour tout le monde, la Chine avait déjà posé la première pierre du « splinternet » en proposant des normes centralisées, donc aux antipodes du principe même du web qui se veut décentralisé et contrôlé par personne. Cette proposition, refusée par l'Internet Society, la Commission Européenne, le RIPE NCC ou encore l'Internet Engineering Task Force n'a pas empêché le géant chinois de créer ce qu'il appelle leur Grand Pare-feu. Concrètement, il s'agit d'un système de surveillance et de contrôle d'internet que Pékin utilise pour bloquer les réseaux sociaux américains ou les contenus sensibles tels que les informations sur les manifestations à Hong Kong.Ceci dit, les restrictions gouvernementales varient d'un pays à l'autre. L'Europe et la Californie ont par exemple créé leurs propres lois sur la vie privée, la Chine elle impose une censure gouvernementale, l'Inde a pour sa part interdit les applications chinoises telles que TikTok, WeChat et Weibo et j'en passe... Pour en revenir à Vladimir Poutine, sa guerre pour prendre le contrôle de l'Ukraine bouleverse à nouveau les règles du jeu. Sous couvert de s’attaquer à la désinformation, le Kremlin restreint donc de nombreuses sources d'informations indépendantes et impose au public les médias d'Etats. Russia Today et Sputnik notamment ont rapidement été dans le viseur de l'Union européenne qui a annoncé « bannir la machine médiatique du Kremlin dans l'UE ».Autre point inquiétant, la fragmentation d'internet à la source, c'est-à-dire au niveau des normes technologiques. Il y a deux principales. Le DNS pour commencer qui traduit les noms de domaine en adresse numériques pour acheminer les données. Ensuite, il y a le BGP qui permet à un réseau de diffuser les noms des autres réseaux auxquels il est connecté. En somme, ces deux normes contrôlent la façon dont les téléphones, ordinateurs, serveurs et équipement de réseaux communiquent entre eux. Et justement, l'Ukraine voudrait des actions ciblées contre la Russie sur ce point précis afin d'isoler un peu plus le pays du reste du monde. Une action qui ne serait pas d'une grande utilisé à en croire l'Internet Society, et qui par ailleurs renforcerait la propagande d'état russe. Pour Jim Cowie, patron de la société d'analyse DeepMacro que je cite « L'accès à Internet ne devrait jamais être utilisé comme une arme ». Et Andrew Sullivan de l'Internet Society de conclure : « La société devient meilleure grâce à notre capacité à nous connecter avec des personnes qui sont très différentes de nous » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 20223 min

2021, année record pour les ventes de smartphones ?

D'après un rapport de Counterpoint Research, spécialiste des études de marchés techniques, les ventes smartphones auraient atteint des records, et ce en dépit de la pandémie. Si le marché est sans surprise dominé par Apple, les autres constructeurs connaissent aussi de bons résultats. Tous les détails dans cet épisode.Concrètement, le secteur des smartphones n'a jamais été aussi florissant qu'en 2021. D'après Counterpoint Research, les revenus du marché mondial ont presque atteint la barre des 450 milliards de dollars. Il s'agit d'une hausse de 7% par rapport à 2020, qui s'explique en partie par la hausse des prix de vente. Avec environ 12% supplémentaires par modèle, il fallait débourser en moyenne 322 dollars l'an dernier pour acquérir un nouveau smartphone. Autre explication, l'arrivage massif de modèles permettant d'accéder à la 5G, qui à la fois fait augmenter les coûts mais visiblement a séduit un grand nombre de consommateurs. D'ailleurs, les smartphone compatible 5G ont représenté plus de 40 % des expéditions mondiales en 2021 contre 18% en 2020.Si l'on rentre un peu plus dans le détail, Counterpoint Research nous explique que la demande en smartphone haut de gamme a elle aussi augmentée l'an dernier. D'après eux, il s'agirait d'une conséquence directe de la pandémie de Covid-19, puisque les utilisateurs ont souhaité une meilleure expérience pour l’éducation à distance, mais aussi le télétravail et les loisirs. À noter que la pénurie de semi-conducteurs impacte également le prix à la hausse, permettant aux entreprises de dégager des revenus en forte augmentation. C'est notamment le cas d'Apple, leader du marché avec le lancement très réussi de l'iPhone 13. La marque à la pomme a vu ses revenus liés à l’iPhone exploser de 35 % en 2021 pour atteindre quasiment 200 milliards de dollars. Un chiffre qui représente à lui seul la moitié des recettes mondiales du secteur des smartphones.Samsung n'est pas loin derrière avec une hausse de 11% de ses revenus entre 2020 et 2021, liés au lancement de ses deux smartphones pliants, ainsi que les bonnes performances de sa série Galaxy S. Troisième au classement : le chinois Xiaomi qui a vu ses revenus augmenter de 50% en partie grâce à sa bonne réputation en Inde, le plus grand marché de la marque, ainsi que par l'augmentation des expéditions dans le reste du monde. En quatrième position, on retrouve OPPO et dont les revenus ont également augmenter de quasiment 50%. Pour sa part, l'ancien meilleur vendeur de smartphone au monde Huawei dégringole et ne figure même pas parmi les cinq premiers constructeurs en raison des sanctions américaines qui l’ont grandement ralenti. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 8, 20222 min

Les cryptomonnaies au secours des ukrainiens ?

Si depuis fin février la guerre fait rage en Ukraine, de nombreux pays, notamment occidentaux se mobilisent pour apporter un soutien matériel et financier au peuple en exil et aux civils bloqués en zone de conflit. Concernant le volet financier, le monde des cryptos répond lui aussi présent avec de nombreux dons en faveur des ONG ainsi que des forces de résistance. En une semaine, plus de 50 millions de dollars ont été récoltés sur différents sites comme Ukraine DAO ou ONG Come Back Alive. Les cryptomonnaies peuvent-elle être une arme utile pour le gouvernement et le peuple ukrainien ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, si les cryptomonnaies sont au centre des discussion sur le dossier Ukraine-Russie, c'est tout simplement parce que les systèmes monétaires classiques sont bousculés dans tous les sens ces temps-ci. C'est donc pour contourner ce problème que les dons en cryptomonnaies se sont multipliés. Le 25 janvier par exemple, un donateur anonyme a donné 80 BTC, soit l’équivalent de 3 millions de dollars à une organisation charitable d'Ukraine. Le 27 février, un autre donateur anonyme a lui aussi versé 1 million de dollars en Bitcoin. Pour sa part, le site Binance a déboursé pas moins de 10 millions de dollars et lancé une opération de crowdfunding auprès de ses membres. Face à cette mobilisation digitale, le gouvernement du président ukrainien Volodymyr Zelensky a publié ses propres adresses de wallet, de portefeuille numérique, sur Twitter pour recevoir directement les dons de Bitcoin ou d'Ethereum. Car contrairement au système bancaire, s'échanger des cryptomonnaies est d'une simplicité enfantine et est quasiment instantané.À noter que certaines personnalité ont clairement pris position à l'image de Vitalik Buterin, fondateur de l'Ethereum et figure respecté du monde des cryptos. Je le cite « Ethereum est neutre. Mais moi, je ne le suis pas ». Russe de nationalité, Buterin a tenu des propos sans équivoque à propos du conflit. Je cite à nouveau : « je suis bouleversé par la décision de Poutine d'abandonner la possibilité d'une solution pacifique envers l'Ukraine […] Cette invasion est un crime contre les peuples russes et ukrainiens […] Gloire à l'Ukraine » fin de citation. Dès les premiers appels au dons, Buterin a d'abord mis en garde les internautes, les incitant à se méfier de potentiels cagnottes frauduleuses confirmant toutefois que le wallet gouvernemental ukrainien était légitime.Une question agite toutefois certains observateurs : et si Poutine avait envahit l'Ukraine en sachant qu'il pourrait s'appuyer sur le bitcoin pour résister aux mesures occidentales comme le bannissement de nombreuses banques russes du système international Swift ? Je vous invite d'ailleurs à écouter l'épisode de Chose à Savoir Tech dédié à Swift si ce n'est pas déjà fait. Car il ne faut pas oublier que la Russie est la troisième nation en terme de minage de bitcoin après les USA et le Kazakhstan. Souvenez-vous, nous vous expliquions il y a quelques semaines que la banque centrale Russe recommandait d'interdire le minage des cryptomonnaies en Russie. Une mesure qui n'a finalement pas été adopté par Poutine... Si l'hypothèse de ces observateurs venait à se vérifier, on comprendrait de suite beaucoup mieux pourquoi Poutine n'est pas aussi hostile que ses institutions aux cryptos. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 20223 min

Des utérus artificiels autonomes assisté par IA ?

Et si le roman « Le meilleur des mondes » devenait réalité ? C’est une hypothèse que de nombreux observateurs considèrent avec beaucoup de sérieux depuis que des chercheurs chinois ont annoncé la création d’un utérus artificiel capable de faire grandir des fœtus sans l’aide des humains. Je vous l’accorde, ça a tout l’air d’un scénario de science-fiction, et pourtant c’est bien réel ! Je vous explique tout ça dans cet épisode.Telle qu’elle est décrite dans la revue Journal of Biomedical Engineering, cette machine pourrait bien résoudre les problèmes de vieillissement de la population en Chine. S’il s’agit certes d’un souci secondaire à bien des égards, les chinois le prennent très au sérieux au point de placer une grande confiance en dans cet utérus artificiel, ou plutôt « appareil de culture d’embryon à long terme ». En fait, il s’agirait d’un système contenant un liquide nutritif dans lequel seraient plongés les embryons. Dans un premier temps, il s’agirait d’embryon de souris, les tests sur les humains étant jusqu’à présent interdits. À noter que l’appareil est surveillé par une intelligence artificielle pour ajuster les taux de CO2 et les éléments nutritifs en temps réel. Sans rentrer dans les détails techniques, la machine peut classer les embryons selon leur état de santé et leur potentiel de développement, mais aussi détecter des anomalies ou juste prévenir un technicien en cas de problème.Comme je le disais, la recherche se cantonne pour l’instant aux embryons d’animaux, même si leur volonté est claire : passer aux tests sur les humains le plus vite possible. D’après le directeur de recherche Sun Haixuan que je cite, « il reste encore de nombreux mystères non résolus sur la physiologie du développement embryonnaire humain typique » fin de citation. Mais avant de passer aux tests sur les humains, reste à régler une question législative. En effet, la gestation pour autrui, car avec un utérus artificiel c’est bien de cela dont il s’agit, est tout simplement interdite en Chine. Quiconque tenterait alors de faire des tests avec des embryons humains serait alors hors-la-loi… sans oublier les questions d'éthique médicale. Tout comme Elon Musk voudrait augmenter les humains avec sa puce Neuralink, les enfants ayant grandi dans des utérus artificiels serait un véritable séisme en bien ou en mal, chacun jugera. Une chose est sûre, ce n’est pas pour tout de suite. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 20222 min

Le casque VR d’Apple pour très bientôt ?

Aujourd’hui, on vous donne quelques nouvelles assez intéressantes sur le casque de réalité virtuelle d’Apple qui pourrait carrément débarquer avant la fin de l’année. D’après les dernières indiscrétions des médias américain est passé de prototype à véritable objet de série. De quoi parle-t-on ? Quelles sont les nouveautés technologiques sur ce casque ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Cela fait maintenant plusieurs mois que l’on vous parle de ce casque de réalité virtuelle signé Apple. Après de nombreuses rumeurs, le média DigiTimes nous apprend aujourd’hui que le casque serait entré dans je cite « sa seconde phase de validation et de tests techniques (EVT 2) ». En clair, Apple travaille sur le modèle définitif qui sera commercialisé prochainement. Comme le soulignent certains observateurs, le sigle EVT2 signifie Engineering Validation Testing 2, que l’on peut traduire par : deuxièmes tests de validations industrielles. Pour résumer, il s’agit là de valider la production du produit, donc de lui donner un nom et de l’envoyer sur la chaîne de fabrication.À en croire DigiTimes, ce casque pourrait commencer à être produit à la chaîne dès la rentrée de septembre, pour un lancement commercial aux alentours de Thanksgiving fin novembre ou Noël. Autre source intéressante, le journaliste de Bloomberg Mark Gurman évoque pour sa part un report pour 2023. Quoi qu'il en soit, le premier casque d'Apple devrait mêler les réalités virtuelle et augmentée en s'appuyant sur les meilleurs composants disponibles sur le marché, à savoir des écrans 4K, plusieurs capteurs et un processeur M1 avec une puissance de calcul équivalente à celle des derniers MacBook Pro. Objectif pour Apple : rendre ce produit à la fois très performant mais aussi autonome puisque les utilisateurs n’auraient a priori pas besoin d’être connectés à un autre appareil pour fonctionner. Un choix qui permettra à la fois de viser le monde professionnel autant que les gamers et les fans de technologie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 20222 min

Des distributeurs de NFT dans les rues ?

Au chapitre des innovations étranges et auxquelles on ne s’attendait clairement pas, on retrouve les distributeurs de NFT ! Vous avez bien entendu : des distributeurs de NFT. C’est en tout cas l’idée de l’entreprise Neon, spécialisée dans la vente de NFT, qui a placé son tout premier distributeur automatique en plein cœur de Wall Street. Comment fonctionne-t-il ? Quel est son intérêt ? Tous les détails et bien plus encore dans cet épisode !Et oui, il est maintenant possible d’acheter un NFT comme on achète une canette de soda directement via un distributeur automatique, et cela quand vous le souhaitez, 24h sur 24 ! Neon, la plateforme de collecte numérique à l’origine de ce projet souhaite tout simplement démocratiser et faciliter l’achat de NFT. Ici, pas de crypto-monnaie ni de portefeuille crypto, les NFT s’achètent avec des dollars grâce à une carte de crédit. Concrètement, une fois l’achat effectué, l'acheteur reçoit une boîte avec un code unique à l’intérieur pour le jeton non fongible de son choix, qui peut ensuite être échangé sur la plateforme Neon. Sur le plan énergétique, Neon dit avoir opté pour la blockchain Solana, réputée comme étant l’une des plus respectueuses de l’environnement.D’après la plateforme que je cite : « l’idée est de soutenir les artistes et les créateurs en les laissant vendre leur art numérique à tout le monde tout en permettant à quiconque le souhaite de devenir un collectionneur [...] L’achat et la vente de NFT n’a pas besoin d’être un mystère et personne ne devrait être obligé de détenir de l'Ethereum, de payer des frais ou de faire des ponts entre les blockchains pour pouvoir participer ». Cette idée de Neon est née quand ses fondateurs se sont aperçus que seuls 2% des Américains possédaient un portefeuille numérique, tandis que 80% d'entre eux ont une carte bancaire. Pour rappel, les NFT (ou pour grossièrement résumer : des œuvres d’art numérique uniques), ont vu leur popularité exploser l’année dernière. À ce jour, le marché des NFT pèse aux alentours 22 milliards de dollars. Je vous encourage d’ailleurs à écouter l’épisode dédié aux NFT disponible ces derniers mois. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 20222 min

Russie : un malware inédit contre l’Ukraine ?

Si le conflit entre l’Ukraine et la Russie est un drame absolu pour les citoyens, force est de constater que le monde de la tech y joue un rôle de premier plan. Ces derniers jours, nous vous avons présenté différentes actions mises en place par les occidentaux pour tenter d’affaiblir la Russie sans engager de militaires. Et bien aujourd’hui, regardons comment Vladimir Poutine réplique et tente à nouveau de s’imposer par la force mais cette sur le front digital. En effet, une cyberattaque de grande ampleur a visé l’Ukraine peu avant que les soldats russes ne franchissent la frontière officiellement la semaine dernière. Son origine : un malware très violent qui laisse penser que tout était prémédité depuis de longs mois. Tous les détails dans cet épisode.Plusieurs observateurs sont formels, la Russie a bien préparé sa guerre hybride terrain-digital à l'avance. D’après les chercheurs en cybersécurité de Symantec et d'ESET, les russes auraient utilisé un tout nouveau malware de type « wiper ». Un wiper est un type particulier de malware dont la seule fonction est d'effacer le contenu du disque dur, endommageant au passage le système d'exploitation. Bref, l’intention de ce malware est de détruire des données et du matériel informatique. Dans le détail, les hackers auraient directement utilisé le contrôleur de domaine pour distribuer le malware d’après ESET que je cite : « dans l'une des organisations ciblées, le wiper a été installé via le GPO (stratégie de domaine) par défaut, ce qui signifie que les attaquants avaient probablement pris le contrôle du serveur Active Directory » fin de citation. Les chercheurs ont remarqué que la Russie ciblait essentiellement les institutions financières ainsi que les entreprises travaillant pour le gouvernement, pas uniquement en Ukraine, mais aussi en Lettonie, et en Lituanie la semaine dernière, soit quelques jours avant le début de l’offensive russe. Une autre particularité de cette attaque : un ransomware a été déployé en parallèle, sans doute pour faire diversion et mieux cacher le wiper. En janvier, une attaque similaire baptisée WhisperGate avait également tenté de cacher un malware de type wiper derrière un ransomware, à la seule différence que celui dont on parle aujourd’hui est bien plus destructeur. Reste à savoir si l’Ukraine aura les moyens de se battre sur le terrain digital. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 20222 min

Le monde de la Tech uni contre la Russie ?

Aujourd’hui, je vous propose un épisode qui est en quelque sorte un complément de celui d’hier. Vous le savez, l’attaque militaire de la Russie contre l’Ukraine a choqué autant que surpris un certain nombre d'observateurs qui ne s’attendaient ou ne voulaient pas croire que Vladimir Poutine puisse franchir le pas malgré des dizaines de milliers de soldats postés à la frontière. Si la condamnation unanime de l’occident a abouti à toute une série de mesures économiques visant à affaiblir la Russie, le monde de la Tech lui aussi s’attaque au pays de Vladimir Poutine mais dans un autre registre. Tour d’horizons des différentes actions en cours dans cet épisode.Tout d’abord, et comme annoncé par l’Union Européenne hier, les géants de la Tech ont décidé de bloquer les médias d’Etat russes sur leur plateforme. Sputnik et Russia Today ont à la fois été muselé par l’Union Européenne mais désormais aussi par Facebook, Google et Twitter. Plus précisément, ces derniers ne pourront plus diffuser de publicité ni monétiser leurs contenus. Ce n’est donc pas un bannissement pur et simple, même si l’Union Européenne pourrait être encore plus radical dans les jours à venir et littéralement couper leurs antennes de diffusion sur le continent. A noter que Facebook a également mis en place un outil pour ses utilisateurs en Ukraine permettant de verrouiller instantanément leur compte, ce qui empêche les autres utilisateurs avec lesquels ils ne sont pas amis de voir leurs informations.Autre initiative, le lancement de Starlink, le réseau internet par satellite d’Elon Musk en Ukraine. Une bonne nouvelle pour des millions d’Ukrainien ayant des difficultés pour se connecter. Mais ceci n’est pas sans poser quelques questions soulevées par le site Numerama que je cite : « Comment acheminer les kits de connexion jusque dans le pays ? […] Et quid des stations au sol, qui restent indispensables pour connecter les satellites au réseau Internet […] ? ». Tant que l’on parle d’internet, il ne vous a pas échappé que la Russie mène également une cyberguerre avec l’Ukraine. Et dans une guerre numérique, quels meilleurs alliés que des hackeurs comme le collectif Anonymous ? Ces derniers ont en effet décidé de défendre les ukrainiens en s’en prenant à des installations et sites gouvernementaux russes. Première victime, et ça va rejoindre notre premier point, le site Russia Today tombé il y a quelques jours avant d’être remis en ligne quelques heures plus tard. Je cite le collectif : « Anonymous mène des opérations permanentes pour maintenir hors ligne les sites gouvernementaux russes et pour diffuser des informations au peuple russe sans qu'elles ne soient soumises à la machine de censure d'État de Poutine » fin de citation. Les hackers ont aussi intercepté des communications militaires et divulgué la base de données du site Internet du ministère russe de la Défense. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 28, 20222 min

Swift : en quoi ce réseau bancaire est crucial au quotidien ?

Le conflit entre l’Ukraine et la Russie ces derniers jours a fait émerger de nombreuses thématiques que le grand public ne connaissait pas forcément et qui pourtant le touche directement au quotidien. C’est notamment le cas du réseau bancaire Swift dont la France, l’Union Européenne et d’autres pays du monde ont exclu plusieurs banques russes en guise de sanction. En quoi cela pourrait faire mal à l’économie Russe ? Est-ce un système si important que cela pour la finance mondiale ? Toutes les réponses et bien plus encore dans cet épisode.Sur demande du président Volodymyr Zelensky, l’Union Européenne et ses alliés ont décidé d’exclure la Russie du système Swift ce weekend. Et clairement, il s’agit d’une riposte économique puissante des occidentaux à l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine. Avant de comprendre pourquoi et comment les russes seront affectés par cette décision, il est important de rappeler dans les grandes lignes en quoi consiste Swift. Tout d’abord, il s’agit de l’acronyme de Society for WorldWide Interbank Financial Telecommunication (Société pour les télécommunications financières et interbancaires mondiales). Il s’agit d’une plateforme belge qui connecte 11 000 organisations bancaires dans plus de 200 pays. Elle permet donc d'échanger des messages financiers en toute sécurité, mais concrètement, vous la connaissez sans doute grâce aux numéros IBAN et aux codes BIC ! C’est elle qui les valide lorsque vous voulez faire des virements vers d’autres comptes bancaires, ou lorsque vous recevez des virements de quelqu’un. Pour être précis, ce n’est pas Swift qui effectue les transferts d’argent. Non, son rôle est de centraliser les ordres de virement entre les utilisateurs et clients des 11 000 banques partenaires.C’est donc un rôle central qu’occupe Swift dans la finance mondiale. Dès lors, le retrait d’environ 300 banques et institutions russes de son système risque de faire beaucoup de mal au pays puisque l’argent russe déposé à l’étranger est dès lors bloqué dans d’autres pays. Désormais, les paiements des factures de pétrole, de gaz et de blé dû à Moscou sont drastiquement ralentis, privant le pays de ressources financières immédiates pour financer sa guerre en Ukraine. Reste désormais à savoir quelle sera la réponse de la Russie puisque Poutine pourrait très bien décider de couper les robinets de gaz et de pétroles, aggravant un peu plus la crise de l’énergie que nous connaissons. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 20222 min

Un hacker évite des millions d'euros de pertes de cryptos ?

Aujourd'hui, je vous propose d'aborder la question du hacking, ou du piratage en français. Si ce terme est à juste titre connoté de façon péjorative, il existe pourtant son pendant vertueux, le hacking éthique. Là, les pirates ont pour objectif de percer les défenses d'un site web ou d'une organisation non pas pour s'enrichir mais pour aider la structure ciblée à connaître ses points faible et renforcer sa sécurité. Une pratique notamment utilisé par Elon Musk pour Tesla et Space X avec de grosses primes à la clé. C'est derniers jours, c'est la plateforme de cryptomonnaie Coinbase qui en a bénéficié, échappant à plusieurs millions d'euros de pertes. Tous les détails de cette histoire dans cet épisode.Peut-être y avez vous prêté attention si vous êtes fan de football américain, l'un des spots pubs de la mi-temps du Superbowl, l'équivalent de la finale Ligue des Champions de Football mais en Foot Américain a été acheté par la plateforme Coinbase au début du mois. Une publicité particulièrement remarquée puisqu'il s'agissait d'un écran noir avec un QR code se déplaçant à l'écran, et qui redirigeait vers le site internet avec la possibilité de gagner 15 dollars en Bitcoin lorsque les télespectateurs le flashaient. Le succès de cette pub a finalement très largement dépassé les attentes des dirigeants, provoquant le crash du site à cause d'un afflux massif de connexion.Si cet événement était inattendu en soit, l'intervention d'un hackeur éthique l'était tout autant.Tree of Alpha de son pseudo a posté un tweet invitant les développeurs de Coinbase et son PDG Brian Armstrong à le contacter au plus vite puisqu'il avait repéré une vulnérabilité dans cette application. Une menace prise très au sérieux par la plateforme qui a suspendu toute transaction durant deux heures. Tout est bien qui finit bien puisque la faille a pu être résorbé et le trafic reprendre tranquillement. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Tree of Alpha a affirmé qu'il n'avait reçu aucune prime étant donné que l'argent n'était pas sa motivation. Dès lors, quelle était sa motivation ? Tout simplement protéger la plateforme. D'après lui, l'exploitation de cette vulnérabilité aurait permis à des acteurs malintentionné d'altérer tous les livres d'ordre de Coinbase, ce qui aurait eu des conséquences dramatiques pour les internautes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 24, 20222 min

L'IA pour aider la fusion nucléaire ?

Vous le savez sûrement, la fusion nucléaire pourrait bien être la clé à tous nos problèmes d'énergie. Seulement, cette technologie n'est pas sans écueils, notamment au niveau du maintien du plasma et de l'énergie nécessaire pour le créer. C'est donc pour régler tous ses problèmes que les chercheurs du réacteur Tokamak en Suisse ont fait appel à la société DeepMind, succursale de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle. Comment une IA peut-elle être utile dans la fusion nucléaire ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, comment fait-on pour obtenir une fusion nucléaire ? Pour résumer, des atomes d'hydrogène sont chauffés à des températures extrêmement élevées pour créer ce qu'on appelle un plasma, libérant ainsi beaucoup d'énergie. Seulement, ce plasma est très instable et nécessite une grande quantité d'électricité pour être maintenu. L'équation sur laquelle les chercheurs butent est donc de générer plus d'électricité qu'ils n'en consomment pour créer ce plasma. Et bien c'est là que DeepMind entre en jeu. Un article publié dans la prestigieuse revue Nature explique que Deepmind et le Swiss Plasma Center se sont associés pour créer une intelligence artificielle spécialisée dans la fusion nucléaire.Avant de poursuivre, il faut savoir que pour contenir le plasma, les scientifiques utilisent des bobines génératrices de champs magnétiques. Elles doivent être parfaitement calibrées pour obtenir la forme voulue et s'assurer que le plasma ne touche pas les parois du réacteur. Dès lors, si l'on veut changer de configuration, il est nécessaire de tout recalibrer, ce qui est très complexe pour un humain, mais pas pour une IA. Celle de Deepmind en l’occurrence a été conçue pour recalibrer automatiquement les 19 bobines magnétiques à l'intérieur du Tokamak. L'IA a d'abord été entraînée dans une simulation en observant comment chacune des bobines affecte la forme du plasma puis a ensuite tenté de calibrer les bobines pour recréer des formes spécifiques, ce qu'elle a parfaitement réussie. Au final, l'IA a permis aux chercheurs de tester de nouvelles formes de plasma, dont des « gouttelettes », où deux plasmas distincts existent au sein du Tokamak simultanément. Les résultats de cette collaboration pourraient accélérer le développement d'un réacteur à fusion nucléaire grand public... Reste à savoir si l'IA sera suffisamment puissante pour y parvenir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 20222 min

Des manifestations sociales dans le Metaverse ?

Quand on vous dit que le Metaverse est une copie digitale du monde réel sans certains inconvénients, c'est plutôt vrai. Ceci dit, cela n'empêche pas certaines manifestations exactement comme dans la vrai vie ! D'ailleurs une protestation anti-capitaliste a eu lieu devant la boutique virtuelle de Samsung. Objectif : dénoncer la mainmise des grandes entreprises sur les mondes numériques décentralisés. Tous les détails dans cet épisode.C'est dans un Metaverse basé sur la blockchain Decentraland que l'événement a été organisé. Ses commendataires, l'ONG Superflus voulait tout simplement mettre en avant une forme d'art digital engagé. En clair, les avatars de tous les manifestants portaient sur leur t-shirt un NFT de l'artiste Azerbaïdjanais Babi Badalov. Ce dernier est notamment connu pour son activisme contre le « consumérisme et le capitalisme » comme l'explique le communiqué de l'ONG. Concrètement, les t-shirt représentaient des slogans comme MoneyFestation, le nom de l'action et de l'œuvre de Badalov.À noter que les manifestants étaient aussi équipés de pancartes avec le texte « I Have A Scream », je pousse un cri en français, une référence au « I have A Dream » de Martin Luther King. Avec cette manifestation sauvage, les internautes mobilisés souhaitaient pointer du doigt l'emprise naissante des grandes entreprises sur le metaverse. Ces derniers regrettent qu'un univers décentralisé comme Decentraland tombe entre les mains de sociétés comme Samsung. Pour l'ONG Superflus, un Metaverse doit être je cite « idéalement libre et séparé des structures oppressives de notre propre vie quotidienne […] Cette protestation vise à critiquer l'utilisation d'un Metaverse décentralisé par des acteurs corporatifs qui colonisent cet espace » fin de citation.Pour rappel, Samsung a ouvert son premier magasin virtuel le mois dernier en se basant sur sa boutique de New-York. Le constructeur de smartphone et de téléviseurs entre autre y a présenté ses derniers téléphones haut de gamme, les Galaxy S22. Mais Samsung n'est pas la seule marque à s'approprier le Metaverse. Récemment, le magazine Playboy a déclaré vouloir ouvrir un manoir érotique dans ce monde virtuel, en parallèle de McDonald's qui de son côté veut inaugurer des restaurants virtuels qui permettront de passer des commandes ou d'acheter des NFTs. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 22, 20222 min

Supprimer les contenus terroristes en une heure ?

C'est un combat plutôt étonnant dans sa forme : le gouvernement français veut purement et simplement en finir avec l'apologie du terrorisme sur Internet. C'est donc l'Arcom, l'autorité de régulation des communication, qui jouera le rôle de surveillant en chef et qui sera chargé de prévenir les hébergeurs quand un contenu dangereux sera posté sur une plateforme. Dès le signalement reçu, ces dernières auront une heure pour le supprimer, sous peine de devoir payer une amende. Tous les détails dans cet épisode.Pour l'historique, l'adoption il y a un an par l'Union Européenne de la loi contre la diffusion du terrorisme en ligne va prochainement être transposée en France. La semaine dernière, l'Assemblée nationale a voté une proposition de loi portant je cite sur “diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière de prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne”. Concrètement, la mesure la plus ambitieuse est de supprimer tout contenu faisant écho au terrorisme en seulement une heure, tout ça sous la vigilance de l'Arcom.Si vous ne vous en souvenez pas, l'Arcom est la fusion du CSA et de Hadopi. L'un des rôles de cette entité sera donc d'avertir les hébergeurs par je cite « une injonction de retrait » lorsqu'un contenu à caractère terroriste sera hébergé sur leur plateforme. Dès réception de cette notification, l'hébergeur devra rapidement réagir et supprimer le contenu visé en moins d'une heure, sans quoi il devra s'acquiter d'une amende de 250 000 euros, et ses dirigeants condamnés à un an de prison. Une sanction conséquente et qui s’alourdira d'autant plus au niveau financier en cas de récidive. En effet, la loi prévoit une amende s'élevant à 4% du chiffre d'affaires total. Suite logique du parcours législatif de ce texte, l'approbation par le Sénat. Passé cette dernière étape, il ne restera plus qu'à le mettre en application. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 20222 min

Un internet satellite européen ?

Si Elon Musk veut faire de Starlink une entreprise leader dans le domaine de l'internet par satellite, il se trouve que cette idée plaît également à l'union européenne. En fait, l'UE envisage de lancer sa propre constellations de satellites d'ici 2024.pour se donner je cite « les capacités de réagir de manière autonome aux cyberattaques ». Tous les détails de ce plan, dans cet épisode.Ce n'est pas un secret, Starlink d'Elon Musk divise l'opinion depuis sa création. Si certains y voient une formidable opportunité de déployer internet dans le monde entier, même dans les zones les plus reculées, d'autres au contraire estiment qu'il s'agit à la fois d'une pollution supplémentaire de l'espace et d'une façon pour l'homme le plus riche du monde d'asseoir un peu plus encore sa domination dans le secteur de la tech. De son côté, la Commission européenne ne veut pas laisser le champ libre à Starlink, en présentant un nouveau règlement sur la connectivité sécurisée et la gestion du trafic spatial. Objectif : sécuriser le réseau internet de l'Europe et ses communications grâce à des satellites, et ce, dès 2024.D'après les déclarations du chef de la diplomatie européenne Joseph Borrel, l'Europe veut assurer son autonomie et se « donner les capacités de réagir de manière autonome aux menaces » mais aussi et surtout de maintenir le réseau Internet européen en cas « de crash des infrastructures terrestres ». D'après le commissaire européenne au Marché intérieur Thierry Breton, le coût de ce « Starlink » à l'européenne serait de 5 à 6 milliards d'euros, dont un tiers du budget sera financé par la Commission européenne, un tiers par le secteur privé et le dernier tiers avancé par les états membres de l'UE.À noter que ce projet de constellation de satellites n'est que l'une des nombreuses idées de la « boussole stratégique » européenne, un projet visant je cite à « identifier les menaces et les vulnérabilités, mais aussi recenser les capacités et les insuffisances et de tester les partenariats dans le domaine de la Défense ». Avec ces satellites, Bruxelles souhaite en effet renforcer la surveillance « depuis l'espace ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 20221 min

Logiciel espion Pegasus : quel gouvernement l'a utilisé ?

C'était l'une des grosses polémiques de l'année dernière, le collectif de journaliste Fobidden Stories et Amnesty International révélaient qu'une douzaine d'États avaient eu recours au logiciel espion Pegasus pour surveiller des opposants, des militants mais aussi des journalistes ou encore des juges. Au total, plus de 50 000 personnes avaient été espionné de la sorte au moment des révélations. Ceci dit, quel pays ont eu recours à ce logiciel, plus précisément en Europe ? C'est la question que s'est posée l'eurodéputée centriste Sophie in 't Veld demandant une enquête sur le sujet. Tous les détails dans cet épisode de Choses à Savoir Tech.Après son cri d'alerte, l'eurodéputée Sophie in 't Veld a visiblement été entendue puisqu'une commission d'enquête a été créée au Parlement Européen précisément pour tenter d'éclaircir ce sujet. Elle n'était d'ailleurs pas la seule à militer en ce sens puisque la polonaise Roza Thun et l'hongroise Anna Donath ont également abondé en son sens. Je les cite : « le piratage des citoyens avec le logiciel Pegasus a eu lieu dans plusieurs pays de l'UE. En Pologne et en Hongrie, il a été utilisé contre des avocats, des journalistes, des propriétaires de médias indépendants et le directeur de campagne du plus grand candidat aux élections parlementaires » fin de citation. D'autres pays ont sans doute également eu recours à son utilisation. Reste désormais à attendre la conclusion de l'enquête menée par la commission.Côté français, on a également retrouvé des traces de ce logiciel dans les smartphones de cinq ministres : Jean-Michel Blanquer à l'éducation, Jacqueline Gourault à la Cohésion des Territoires, son prédécesseur Sébastien Lecornu, Emmanuelle Wargon au logement et Julien Denormandie à l'agriculture. Le téléphone portable du président Emmanuel Macron aurait également été dans le viseur des services secrets marocains. Pour rappel, Pegasus permet d'infecter le téléphone d'une personne de façon invisible, sans que son propriétaire ne s'en rende compte, et donc de lire ses messages, regarder les photos, écouter ses appels téléphoniques, ou même récolter les données de géolocalisation.Depuis les premières révélations, l'ONU a appelé à un moratoire sur les technologies de surveillances. Récemment, ce sont les Etats-Unis qui ont placé l'éditeur de Pegasus (NSO Group) sur liste noire, malgré les bonnes relations diplomatiques entre la Maison Blanche et Israël. De son côté, Apple a également porté plainte contre la société israélienne dans l'objectif je cite « d'interdire à NSO Group de nuire davantage aux personnes utilisant les produits et services d’Apple ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 20222 min

Des astronautes en danger à cause de la NASA ?

Malgré un juteux contrat avec la NASA autour de ses fusées SpaceX réutilisables, Elon Musk semble un peu moins en odeur de sainteté ces derniers termps. En effet, l'agence spatiale américaine a partagé ses craintes concernant les projets d’Elon Musk de mettre en orbite 30 000 satellites autour de la Terre. Un tel nombre d’appareils pourrait a priori mettre en danger les astronautes de la station spatiale internationale avec un risque de collision élevé. De quoi parle-t-on concrètement ? est-ce un vrai danger ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.En 2018, Musk recevait l’autorisation de mettre en orbite 12 000 satellites. Aujourd’hui, le patron de SpaceX compte en lancer 18 000 supplémentaires pour atteindre un total de 30 000 dans le cadre du développement de son réseau internet Starlink. Sauf que, pour l'agence spatiale américaine que je cite : « avec l’augmentation du nombre de propositions de grandes constellations, la NASA s’inquiète de la possibilité d’une augmentation significative de la fréquence des conjonctions et des impacts possibles sur ses missions scientifiques et vols habités » fin de citation.Clairement, le nombre total de satellites en orbite autour de la Terre pourrait atteindre les 50 000 si Elon Musk mène à bien ses ambitions. Je cite à nouveau l'organisme, « une augmentation de cette ampleur dans ces bandes d’altitude confinées entraîne un risque supplémentaire de collisions génératrices de débris ». Des craintes logiques, mais qui n'inquiètent pas pour autant Elon Musk. Le PDG de SpaceX estime qu’il y a assez de place pour tout le monde dans l’espace, je le cite « il ne s’agit pas d’une situation dans laquelle nous bloquons les autres d’une quelconque manière [...] Nous n’avons pas empêché qui que ce soit de faire quoi que ce soit, et nous n’avons pas l’intention de le faire » fin de citation. Ce n’est toutefois pas la première que l'homme le plus riche du monde est interpellé sur le sujet. En décembre dernier, la Chine avait émis le même commentaire concernant les risques de collisions. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 20222 min

TikTok et Youtube dangereux pour nos données ?

Si Meta, propriétaire de Facebook, WhatsApp et Instagram n'a pas été épargné l'an dernier, il semblerait que le groupe ne soit pas le pire en matière de sécurité des données personnelles. D'après une étude réalisée par le spécialiste du marketing URL Genius, TikTok et YouTube seraient les réseaux sociaux qui partageraient le plus les données personnelles de leurs utilisateurs. De quoi parle-t-on réellement ? Comment cela peut-il nous impacter ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.En scannant l'application iOS de YouTube, donc pour iPhone, les chercheurs ont découvert 14 trackers, dont 10 étaient liés à Google, mais aussi des balises espion appartenant à des acteurs tiers permettant d'obtenir des données personnelles. Sont donc concernées : votre historique de recherche, ainsi que votre localisation géographique. De son côté, l'application iOS de TikTok cache également 14 balises du même genre et 13 trackers publicitaires. Si vous ne le savez pas, ces mouchards ont pour objectif de mettre la main sur votre comportement en ligne, vos goûts, vos centres d'intérêts, pour ensuite aider les annonceurs à cibler plus efficacement leurs publicités.Dans le même temps, cette étude montre que YouTube collecte principalement les données personnelles pour remplir ses propres objectifs, c'est à dire pour diffuser des annonces publicitaires plus pertinentes sur l'iPhone de l'usager. Pour sa part, TikTok communique l'essentiel des données avec des entreprises tiers, je cite l'étude : « les consommateurs sont actuellement incapables de voir quelles données sont partagées avec des réseaux tiers, ni comment leurs données seront utilisées ». Pire encore, les trackers de TikTok et YouTube peuvent même vous pister quand l'application est fermée, et que vous utiliser d'autres applications.Concrètement, URL Genius s'est appuyé sur une fonctionnalité d'iOS afin de déterminer ce nombre de mouchards. Vous pouvez d'ailleurs faire le test vous même... Depuis la mise à jour iOS 15.2, Apple permet aux utilisateurs d'afficher l’ensemble des données collectées par les applications installées en se rendant dans Réglages, puis en cliquant sur Confidentialité. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 15, 20222 min

Une IA plus forte que des pilotes sur jeu de course ?

Les jeux vidéos vont-il résister encore longtemps aux intelligences artificielles ? Après le jeu de GO et Starcraft II, considérés comme les deux jeux les plus difficiles de l'histoire, c'est désormais au tour des jeux de courses de voiture d'être dominé par l'IA. À quelques semaines de la sortie de Gran Turismo, Sony a dévoilé GT Sophy, une intelligence artificielle capable de battre les meilleurs joueurs en contre la montre et en course classique. Coup de communication ou véritable révolution ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode !Le 7e opus de la célèbre série Gran Turismo s'apprête en effet à sortir sur console, et pour promouvoir son produit, Sony a tout simplement dévoilé GT Sophy, une intelligence artificielle capable de battre les meilleurs pilotes. En effet, cette IA avait déjà battu les meilleurs joueurs dans des courses contre la montre en juillet dernier, c'est-à-dire le meilleur temps au tour de piste sans aucune autre voiture autour d'elle. Mais en octobre dernier, GT Sophy a franchi un cap en battant les meilleur joueurs simultanément lors de courses classique, donc là en dépassant les autres pilotes sur le circuit virtuel. Pour le créateur de Gran Turismo Kazunori Yamauchi, cette prouesse est tout bonnement formidable. Je le cite « En règle générale, les pilotes de course apprennent à freiner en ligne droite avec pour objectif de ralentir dans la courbe pour accélérer à la sortie du virage. GT Sophy ne fait pas nécessairement cela. Habituellement, lorsque vous entrez dans une courbe, la charge est uniquement sur les deux pneus avant ; mais avec GT Sophy, vous avez la charge répartie sur trois pneus, deux à l'avant et un à l'arrière également. Cela permet à la voiture de freiner pendant qu'elle tourne. »Côté apprentissage, cette IA a opté pour la méthode dite « profonde ». En clair, GT Sophy a eu droit à plus de 45.000 heures d’entraînement, basées sur des années de jeux et stockées sur plus de 1000 Playstations. Si l'on rentre un peu plus dans le détail, Sony a utilisé l'apprentissage par renforcement, afin de former son IA à prendre des décisions avec un système de récompenses ou de pénalités pour chaque action en fonction des résultats auxquels elles conduisent. Une méthode si pertinente et pointue qu'elle a même eu les honneurs de la prestigieuse revue Nature la semaine dernière. Pour les plus compétitif, il faudra attendre un peu avant de pouvoir défier GT Sophy puisqu'elle ne sera pas incluse dans Gran Turismo 7. Seule une mise à jour d'ici quelques mois permettra son arrivée dans le jeu. Selon certains pilotes aguerris l'ayant déjà affronté, son point fort tient dans sa capacité à avoir une conduite qualifiée « d'humaine ». Autrement dit, il n'ont jamais eu la sensation d'affronter un ordinateur lors de leurs courses. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 14, 20222 min

Pourquoi la CNIL entre en guerre contre Google ?

En fin de semaine, la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés), a annoncé mettre en demeure des sites français qui utilisent Google Analytics. Selon elle, le transfert des données sur les serveurs de Google n'est pas suffisamment encadré, et enfreint le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Quelle conséquence cela aura-t-il sur Google, mais surtout, quelles conséquences cela aura-t-il pour les internautes ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Dans le détail, tout est parti de plusieurs plaintes de l’association NOYB (My Privacy is None of Your Business)… Enfin, plusieurs plaintes… 101 quand même au total, dans les 27 états membres de l’Union Européenne, ainsi que dans trois autres états de l’espace économique européen. Pour bien comprendre, il faut avoir à l’esprit que Google Analytics est devenu un outil très très utile pour les sites web puisqu’il permet de collecter des données sur les visiteurs, notamment les chiffres de fréquentation. Le problème, c’est que l’on parle ici de données personnelles, et que celles-ci sont donc transférées sur des serveurs de Google aux États-Unis… Autrement dit, il s’agit d’un véritable problème puisque les transferts de données entre l’Europe et les Etats-Unis sont en effet très très encadrés, et bien souvent interdits.Concrètement, la CNIL craint que les services de renseignements américains ne viennent fouiller dans ces données, notamment à cause du Cloud Act qui autorise les autorités à accéder à ces fameuses données hébergées par des entreprises américaines, peu importe le pays dans lequel se trouvent les serveurs. D’après les observateurs les plus avisés, l'utilisation de Google Analytics par un site européen ne respecterait donc pas l'article 44 du RGPD. Dans un communiqué, la CNIL annonce avoir mis en demeure le gestionnaire d'un site français et lancé des procédures contre d'autres. Ce sont donc de nombreux sites qui seront bien inspirés de trouver une autre alternative pour gérer leurs statistiques… chose qui est loin d’être aisé tant Google Analytics est tout simplement l’un des meilleurs outils existants dans ce domaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 20222 min

NordVPN et Surfshark fusionnent pour créer un super VPN ?

La semaine dernière, NordVPN et Surfshark ont annoncé conjointement qu'un accord de fusion avait été trouvé. Si aucun détail concernant la transaction n'a fuité, cela confirme tout de même une tendance de fond: le regroupement des VPN, et plus précisément dans ce cas-là, je cite « essayer de devenir une puissance mondiale ». Qu'est-ce que cette fusion va changer ? Est-ce plutôt un bon signe ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Plutôt que de rester rivaux sur le marché très concurrentiel des VPN, vous savez ces réseaux censé crypter vos données en les faisant transiter via des serveurs un peu partout dans le monde, et bien NordVPN et Surfshark ont décidé de fusionner pour je cite « solidifier les offres des deux sociétés dans différents segments de marché et diversifier la portée géographique ». En effet, de nombreux internautes, peut-être même vous, se sont tournés vers les VPN pour contrer le traçage de leur données sur les moteurs de recherche, mais aussi la publicité ciblée ou bien tout simplement pour contourner les restrictions de contenu et la censure dans leur pays.Concrètement, le timing de cette annonce n'est pas anodin. Il y a quelques jours, le site d'information lituanien Verslo žinios expliquait que Surfshark avait été développé avec l'aide de Tesonet, le même incubateur d'entreprises lituanien qui avait aidé NordVPN à ses débuts. De là à croire que les deux VPN ont été développé ensemble, il n'y a qu'un pas... idée réfutée par Surfshark mais qui n'empêche pas les deux société de discuter depuis la mi-2021, et bientôt de coopérer pleinement pour se développer. Ceci dit, les deux VPN assurent qu'ils continueront à fonctionner de manière autonome et je cite « s'appuieront sur des infrastructures et des feuilles de route distinctes ». La société mère de NordVPN explique que cette union je cite « « révèlera des opportunités de partage des connaissances techniques et permettra une diversification plus ciblée ». Si NordVPN annonce 15 millions d'utilisateurs et Surfshark 1 million, le deux entités ne cachent pas leur volonté de partir à la conquête de nouveaux marchés, qui après l'Europe, devrait logiquement être l'Asie et l'Amérique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 20222 min

Un musée du son sur internet ?

Pour les nostalgiques ou pour ceux qui n'étaient pas né lors des débuts d'internet et la généralisation des ordinateurs, il existe un musée en ligne vous permettant de découvrir ou redécouvrir les sons iconiques du passé. Du modem 56K, au tube cathodique en passant par le mythique Tetris de la Game Boy première génération, c'est un voyage dans le passé des technologies électroniques que nous offre ce musée. Tous les détails dans cet épisode.Parfois, la nostalgie se réveille au détour d’un simple bruit inoubliable, que l’on n’avait plus entendu depuis des années, voire des décennies… Du bruit permettant de s'identifier sur AOL en passant par le frottement d’une pellicule de cinéma, les musiques entêtantes de Tetris, Space Invaders ou encore Pacman... Le site Museum of Endangered Sounds les répertorie tous ou presque, tel un véritable musée numérique. Son interface minimaliste permet de se replonger dans les époques et produits qui ont marqué le monde de la tech. Amateurs de cacophonie ou de composition improbable, vous allez vous régaler, c'est évident !Pour l'historique, le site a été lancé par un certain Brendan Chilcutt en 2012. Ce dernier explique que c’est un moyen je cite de « préserver les sons rendus célèbres par les vieilles technologies et équipements électroniques ». En somme, il s'agit là d'un travail d'archive monstrueux. Vous y retrouverez une trentaine de sons et vous n'aurez qu'à appuyer sur les vignettes correspondantes pour les écouter.Accéder au musée : http://savethesounds.info/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 20221 min

Qu'est-ce l'IA AlphaCode ?

Côté intelligence artificielle, l'entreprise Deepmind, filiale de Google, est clairement l'un des leaders dans le monde. Après AlphaGo qui a été capable de battre le meilleur joueur de Go du monde et AlphaStar sur le jeu vidéo StarCraft II, voilà que l'IA investit le champ du développement informatique. AlphaCode, c'est le nom de cette nouvelle intelligence artificielle vise je cite à « écrire des programmes informatiques à un niveau compétitif » fin de citation. De quoi s'agit-il ? Est-ce une révolution on plutôt une menace sur la communauté des développeurs ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Dans le détail, AlphaCode a été entraîné grâce à des codes disponibles au grand public sur la plateforme opensource GitHub. Mais ces derniers temps, c'est sur la plateforme Codeforces, qui organise régulièrement des compétitions pour développeurs avec un classement à la clé que l'IA s'est illustré. Pour résumer, au terme de sa participation, AlphaCode se classait dans les je cite dans les 54 % des meilleures réponses humaines. Et si l'on élargit un peu plus, AlphaCode se positionnerait même parmi les 28 % des meilleurs compétiteurs des six derniers mois. Des résultats qui je cite « dépassent les attentes » pour Mike Mirzayanov, fondateur de Codeforces. « J'étais sceptique parce que même pour les problèmes simples, il est souvent nécessaire non seulement d’implémenter l’algorithme, mais aussi (et c’est la partie la plus difficile) de l’inventer […] AlphaCode a réussi à atteindre un niveau de performances du niveau d’un nouveau compétiteur prometteur » fin de citation.Pour l'instant, AlphaCode ne peut exercer ses talents que dans le cadre de compétition de code, avec une consigne stricte. En clair, voire cette IA coder un programme à partir de rien n'est pas pour tout de suite. De plus, il existe un vrai risque à confier la rédaction d’un code à une intelligence artificielle, car si les données qui servent à son entraînement contiennent des failles de sécurité, il n'est pas impossible que l'IA les reproduise ensuite. Quoi qu’il en soit, DeepMind n’est pas le seul sur les rangs puisque Microsoft et OpenAI sont également très actif dans ce domaine. Ceci, dit, on est encore assez loin de voir débarquer des programmes entièrement conçus par des robots. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 20222 min

L'attaque des 51%, c'est quoi ?

Dans le domaine des cryptomonnaies, il est un phénomène pour le moins très inquiétant nommé l'attaque des 51%. Quand les conditions sont réunies pour qu'une telle attaque ait lieu, c'est l'intégralité de la blockchain d'une crypto qui peut tout simplement s'effondrer. De quoi s'agit-il et quelle sont les chances pour qu'elle se réalise ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Vous commencez à le savoir tant on en parle régulièrement dans ce podcast, chaque cryptomonnaie comme le Bitcoin, l'Ethereum, le Dogecoin ou autre repose sur un principe de blockchain, permettant d'authentifier chaque transaction et de les inscrire dans un registre en libre accès. Pour obtenir des cryptomonnaies sans en acheter, il faut généralement en miner, c'est à dire faire travailler son ordinateur pour obtenir un montent de la crypto souhaitée. Sauf qu'en réalité, chaque blockchain est vulnérable. Dans le cas de l'attaque des 51%, pour que celle-ci ait de vraies conséquences, il faut que ses initiateurs aient une puissance de mining supérieure à 50 %, donc au moins 51 %. En clair, lorsqu'ils disposent d'une majorité de la puissance de calcul du réseau, les hackers peuvent annuler les transactions effectuées par les autres utilisateurs, ou bien décider des transactions qui seront validées et de celles qui ne le seront pas. Généralement, l'attaque des 51 % est dirigée contre les blockchains de type Proof of Work étant donnée que dans ces systèmes décentralisés, ce sont les transactions approuvées par la majorité des mineurs qui sont enregistrées dans le registre de transactions.Concrètement, quelles sont les conséquences d'une telle attaque ? Déjà, pour que l'attaque ait une chance de réussir, il faut que les hackeurs s'en prennent à une petite blockchain comme LeaCoin par exemple. Dans la logique, plus la blockchain est grosse, moins elle sera vulnérable. Autant dire que tenter l'attaque des 51% sur le bitcoin ou l'etherum est quasiment impossible. Si les hackeurs gagnent de l'argent rapidement et facilement grâce à cette technique, la cryptomonnaie visée perd quant à elle une grande part de sa valeur. Sa réputation est compromise et les investisseurs perdent confiance... Ils ne s'en serviront plus pour réaliser leurs transactions, ce qui entraîne indirectement sa mort. D'ailleurs, une attaque 51 % donne justement la possibilité à son auteur de réaliser une attaque DoS, qui lui permettra ensuite de rendre hors service tout le réseau et donc de véritablement tuer la cryptomonnaie visée, provoquant des pertes considérables pour les autres mineurs.Si certaines attaques de ce type ont déjà eu lieu comme pour le bitcoin gold, un dérivé du bitcoin classique en 2018 ou encore les projets, Verge, Vertcoin et Ethereum Classic, il semble peu probable que cela se répète à l'avenir d'après les analystes. D'après eux, un mineur malveillant aurait aujourd'hui besoin d'une puissance de hachage équivalente à celle de plusieurs millions de mineurs cumulés pour arriver à ses fins, soit un investissement colossal en équipement informatique, digne d'une véritable entreprise hightech. À ce jour, la blockchain Bitcoin est celle la seule dont la probabilité de subir une attaque des 51% est quasi inexistante. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 7, 20222 min