
Choses à Savoir TECH
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Des contacts en VR grâce à ReSkin ?
Quand on parle de réalité virtuelle, l’un des grands défauts pointés du doigt par les observateurs est l’absence de perception du toucher. En effet, ce sens est clairement laissé pour compte dans cette technologie, qui fait déjà des merveilles en matière d’immersion visuelle ou sonore. On pourrait également parler du goût et de l’odorat, même si ces derniers sont un peu de second plan dans ce domaine. Quoiqu’il en soit, les chercheurs en intelligence artificielle de Facebook, aujourd’hui devenu Meta, ont présenté le 1er novembre la combinaison ReSkin, capable de capter les contacts et de les faire ressentir à son porteur.Si les équipes de Mark Zuckerberg ont réussi à mettre au point une telle technologie, pourquoi cela n’a-t-il pas vu le jour avant ? La réponse est simple : un prix bien trop élevé et des capteurs trop fragiles. En clair, l’investissement ne valait tout simplement pas le coup… jusqu’à aujourd’hui ! En effet, Meta a tout simplement révolutionné l’approche des combinaison VR pour ressentir les contacts. Sur la forme, on dirait presque une combinaison de plongée. Mais qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit là d’une étape importante pour le métavers de Facebook.La grande question en suspens, comment cette combinaison fonctionne-t-elle ? Quatre mots : apprentissage automatique et détection magnétique. Dans le détail, Meta explique que son équipement est fabriqué avec un matériau de moins de 3 millimètres, et contient des particules magnétiques. Concrètement, lorsqu’un contact est effectué dans le monde virtuel, les particules se mettent en mouvement. Un capteur enregistre alors cette variation et l’envoi directement jusqu’à une intelligence artificielle chargée d’estimer la force du contact et l’endroit sur le corps. Au total ce sont pas moins d’une centaine de touchers humains différents que l’IA a intégré dans sa base de donnée, de quoi déjà créer une large palette de sensation estimée à environ 50 000 interactions différentes.Côté tarif, Meta se montre clairement imbattable. D’après eux, produire 100 combinaisons ReSkin permet de faire baisser la facture au prix dérisoire de seulement 6 dollars... un chiffre qui pourrait encore baisser en cas de production massive, et donc rendre cet équipement accessible à toutes les bourses. Si l’on ne sait pas exactement depuis combien de mois, voir d’année Meta travaille sur cet équipement, les scientifiques estiment que leur système est déjà au point et que des chercheurs extérieurs pourront s’en emparer pour différentes applications prochainement. D’après eux, je cite « ces avancées devraient rendre la perception tactile beaucoup plus accessible et attrayante […] Les capacités de détection de l'IA iront au-delà de ses compétences actuelles en matière de vision et de son à l’avenir ». Si l’avenir justement semble radieux pour la réalité virtuelle et cette combinaison ReSkin, le média américain CNBC rappel qu’aucune étude menée par une autre organisation que Facebook n’a été réalisé pour l’instant, et qu’il est donc un peu tôt pour s’extasier dans preuve tangible que cela soit vraiment révolutionnaire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

500 To de données sur un CD ? C’est possible !
Et si l’intégralité des connaissances de l’humanité pouvait tenir sur un seul disque ? C’est ce qui pourrait bientôt se produire si les avancées technologiques poursuivent leur développement sur à ce rythme. Des chercheurs de l'Université de Southampton, au Royaume-Uni, ont développé un système d'écriture laser capable de créer des nanostructures de haute densité dans du verre de silice... Dit comme ça c’est peut-être un peu barbare, mais si je traduis, ces chercheurs ont tout simplement développé une méthode pour stocker plus de 500 To sur un simple CD.Leurs noms : Yuhao Lei et Peter Kazansky. Ces deux chercheurs ont récemment annoncé avoir atteint une vitesse d'écriture de 230 Ko/s, soit plus de 100 pages de texte par seconde. Durant ses tests, le duo a pu enregistrer 6 Go de données sur un échantillon de verre de silice de seulement 1 pouce. De cette façon, ils estiment qu'avec les progrès en matière de densité, il sera possible d'écrire une quantité de 500 To de données sur le disque. Une opération dont la longueur est tout de même estimée à environ 60 jours.Dans le détail, une telle performance est possible grâce à un enregistrement en cinq dimensions, ou 5D. Le stockage 5D est possible grâce à un laser femtoseconde, c’est-à-dire qui produit des impulsions ultra-courtes dont la durée est d’1 billiardième de seconde, ou 10 puissance -15. En fait, le laser ne frappe pas directement le verre mais utilise un effet appelé « amélioration de la proximité de champ » pour créer de minuscules lames de seulement quelques nanomètres sur la surface à graver. Sans détailler davantage le procédé qui est (il faut bien l’avouer) ultra technique et complexe, retenez simplement que cette méthode de gravure laser est capable de stocker jusqu’à 10 000 fois plus de données qu’un disque Blu-Ray classique. Voilà très succinctement résumé le principe du stockage 5D, et comme je ne prétends certainement pas être expert, je vous invite à vous plonger dans les nombreux articles scientifiques écrits à ce sujet pour en savoir plus.Plus précisément, il s'agit d’un stockage froid, d'archivage si vous préférez, destiné à conserver des données pendant très longtemps. Sur ce point, les chercheurs indiquent que le support de stockage pourrait rester lisible pendant quasiment 14 milliards tant qu’il n’est pas brisé… soit trois fois l’âge actuel de la Terre, rien que ça. Quoi qu'il en soit le support est également très résistant à en croire le duo, puisque même chauffé à plus de 1 000 degrés celsius, les données étaient toujours consultables.Alors conserver autant de données sur un seul CD c’est super, mais ça servira à quoi au final ? Pour Yuhao Lei que je cite : « le stockage de données 5D dans du verre pourrait être utilisé pour stocker de données à plus long terme pour les archives nationales, les musées, les bibliothèques ou les organisations privées. » Son compère Peter G. Kazansky estime pour sa part que cela pourrait même permettre je cite « de conserver les données ADN de milliards de personnes ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un implant cérébral pour redonner la vue aux aveugles ?
Vous le savez, la technologie joue un grand rôle dans le domaine de la santé, qu’il s’agisse du remplacement d’un organe, du traitement d’un cancer, mais également pour restaurer nos sens. Récemment, des chercheurs espagnols ont tenté de redonner la vue à des personnes aveugles grâce à une caméra et en connectant un implant directement sur les neurones du patient. C’est un résumé très schématique pour l’instant, mais on va tout vous expliquer dans cet épisode.Ces dernières années, des chercheurs avaient déjà tenté de redonner la vue à des personnes aveugles grâce à des lunettes, ou encore des yeux artificiels, mais il y a peu, c’est par le biais d’une paire de lunette et d’un implant cérébral de 4 mm, qu’une équipe espagnole de l’université Miguel Hernández à Elche est parvenu à réussir cet exploit. Leurs résultats publiés dans la revue The Journal of Clinical Investigation détaille qu’un patient aveugle est tout d’abord équipé d’une paire de lunettes. Cette dernière, équipée d’une caméra centrale, qui joue le rôle de rétine en quelque sorte, mais ne transmet pas de parfaites représentations de la réalité. Les images captées sont plutôt des variations de lumière permettant au patient de distinguer des formes et des objets. Dans le détail, la lumière captée est convertie en signaux électriques qui sont ensuite transmis à l’implant dans le cerveau de l’utilisateur, composée de 96 micro-électrodes. Ces électrodes sont insérées dans le tissu cérébral pour à la fois stimuler et surveiller l’activité électrique des neurones situés dans le cortex visuel. Cette stimulation permet alors à la personne de percevoir les motifs lumineux transmis par la caméra.Leur expérience, les chercheurs espagnols l’ont menée sur une femme de 57 ans ayant perdue la vue depuis plus de 16 ans. Lorsque les microélectrodes de l’implant étaient stimulées au-dessus d’un certain seuil, la patiente rapportait que les formes qu’elle percevait étaient généralement blanches. Pour des intensités de courant inférieures au seuil en question, cette dernière pouvait identifier une légère coloration jaunâtre. Si ces premiers résultats ne sont pas si impressionnants que cela, il faut savoir que cette méthode n’en est qu’à ses débuts, qu’elle va continuer de s’améliorer, et surtout qu’elle possède déjà certains avantages très intéressants ! En effet, l’implant n’avait aucune conséquence sur les autres neurones et nécessitait d’ailleurs un courant électrique beaucoup plus faible les électrodes présentées dans d’autres protocoles scientifiques, ce qui au final le rend plus sûr à utiliser. Mais comme je vous le disais, il reste encore beaucoup de travail avant que cette technologie ne puisse être utilisée à grande échelle. Reste à savoir si avec le temps elle pourra ou non produire des images plus complexes et plus détaillées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vendre vos données contre des cryptomonnaies ?
Si les défenseurs des libertés luttent activement pour la protection des données sur internet, il est un projet qui, au lieu de ruser pour collecter ces données, propose carrément de les acheter contre des cryptomonnaies. Son nom : Worldcoin Orb. Si cette pratique avait déjà fait couler beaucoup d’encre par le passé, la start-up éponyme pousse le principe encore plus loin en s’attaquant à nos informations les plus intimes : les données biométriques !Avant toute chose, Worldcoin, qu’est-ce que c’est ? Et bien il s’agit d’une start-up fondée par deux experts de l’intelligence artificielle Sam Altman et Alex Blania, dont l’objectif est de créer une cryptomonnaie accessible à tous, sans compte en banque et distribuée de manière égale. Jusqu’ici, rien d’alarmant, si ce n’est la méthode pour ramener un maximum d'utilisateurs dans leur giron. D’après le site officiel worldcoin.org, que je cite « pour que notre cryptomonnaie soit disponible rapidement au plus grand nombre, nous donnons la possibilité à quiconque le souhaite de réclamer sa part. » En clair, chaque nouvel usager de Worldcoin reçoit d’office une certaine somme de cette cryptomonnaie (quelques dizaines de dollars environ) versée directement dans son portefeuille numérique juste après s’être inscrit. Mais comme le souligne le site que je cite à nouveau « il faut toutefois s’assurer que chaque utilisateur puisse prouver son identité de façon fiable, sans avoir pour autant à tout dévoiler sur sa vie ».C’est donc dans cette optique que Worldcoin a créé ce qu’elle appelle l’Orb : un système d’authentification via les données biométriques. Dans le détail, l’Orb photographie l’œil de l’utilisateur et convertit l’image en code numérique, permettant d’après eux de savoir si ce dernier est déjà inscrit ou non. Si ce n’est pas le cas, alors l’utilisateur reçoit sa part de la cryptomonnaie Worldcoin. D’après la start-up, il s’agit du meilleur moyen pour lutter contre la fraude. D’ailleurs, l’entreprise a déjà commencé à assurer ses arrières en affirmant je cite « qu’aucune autre information personnelle n’est nécessaire (ni carte d’identité, ni justificatif de domicile) car l’image de la rétine est convertie en code et directement liée au portefeuille de l’utilisateur, préservant ainsi la vie privée », fin de citation.Maintenant, à quoi ressemble cette fameuse Orb ? Il s’agit tout simplement d’une sphère en métal d’environ 2 kilos et demi, dont une trentaine de modèles sont déjà en circulation à travers le monde, et qui a déjà rassemblé 130 000 usagers. Sauf que devenir un utilisateur de Worldcoin en partageant l’image de sa rétine contre des cryptos revient clairement à vendre ses données. Qui sait ce que la start-up en fera ensuite ? Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que de nombreux observateurs voient cette pratique d’un très mauvais œil, à commencer par le lanceur d’alerte Edouard Snowden. En effet, collecter l’iris d’une personne revient à obtenir une donnée unique et différente pour chaque individu. D’après Snowden, il s’agirait d’un grand danger pour la protection de la vie privée. Un constat que ne partagent bien évidemment pas les fondateurs Altman et Blania qui aurait je cite : « déjà effacé les scans des 130 000 premiers usagers », et qui donc ne pourraient pas être utilisées pour identifier une personne en l’associant à ses autres données personnelles comme son nom, son sexe, son âge ou son adresse. Quoiqu’il en soit, l’ambition assumée du projet Worldcoin est bel et bien de collecter les infos biométriques de plus d’un milliard de personnes d’ici fin 2022. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une révolution radio signée Amazon ?
Après avoir ouvert des épiceries sans caisse ni terminal de paiement, après avoir bouleversé le monde du jeu vidéo avec Twitch et bientôt celui de la télévision avec la série la plus chère de l’histoire, Amazon s’attaque à l’un des supports médiatiques les plus populaires de la planète : la radio. Le GAFAM développerait actuellement sa propre application d’audio en direct pour je cite « réinventer la radio ».Pour beaucoup, la radio reste et restera la FM avec le poste dans la cuisine ou dans la voiture. À l’instar de la télévision ou de la presse papier, ce support mute et évolue avec son temps, adoptant en Europe le standard DAB+, soit la radio numérique terrestre (l’équivalent de la TNT en télévision si vous voulez). De plus, internet a vu l’émergence d’une multitude de webradio et de technologies différentes pour proposer des émissions depuis sa chambre ou son salon même si l’on n’est pas un professionnel. Si Twitch a quelque peu bousculé la télévision, l’application Project Mic d’Amazon pourrait quant à elle écrire une toute nouvelle page de l’histoire de la radio.D’après le site spécialisé The Verge, le géant américain veut se démarquer des services déjà existants et ne chercherait pas à reprendre les codes qui ont fait le succès de ClubHouse notamment. En fait, Project Mic permettrait aux utilisateurs et utilisatrices de créer et de diffuser une émission de radio en direct tout en jouant ou en mixant de la musique grâce au catalogue d’Amazon Music. Si la question du droit d’auteur qui fait tant défaut à certaines plateformes comme Youtube et Twitch semble en partie résolue, rien n’indique qu’il sera possible d’importer ses propres musiques. En clair, Project Mic s’axera principalement autour de la musique, mais devrait également s’appuyer sur trois piliers clés : la pop culture, la comédie et le sport.Par ailleurs, il semblerait que les usagers de Project Mic pourront également diffuser leur contenu sur d’autres applications compatibles de la galaxie Amazon comme Twitch, Audible, Amazon Music mais aussi tous les appareils équipés d’Alexa qui devraient permettre aux auditeurs d’interagir oralement avec l’émission écoutée ! Exit Discord ou le téléphone, désormais Alexa permettra directement d’entrer en relation avec l’émission ! Autre point majeur, l’aspect local qui pourrait faire toute la différence. Dans le détail, Project Mic serait optimisé pour les trajets en voiture puisqu'il adapterait les contenus et même les publicités en fonction de la géolocalisation des utilisateurs. Vous êtes de passage à Saint-Etienne dans la Loire ? Project Mic aura sans doute un excellent programme sur l’histoire des verts en football, avec recommandations de restaurant sur les monts du Forez… Et si trois heures plus tard vous êtes rendues à Genève, alors Project Mic saura là aussi vous proposer un programme local à la hauteur de vos attentes. Pour l’heure aucune date de lancement officielle n’a été annoncée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Youtubers victimes de piratages massifs ?
Depuis un certain temps déjà, un étrange phénomène peu enviable frappe Youtube et ses créateurs : des milliers de chaînes sont la cible de piratages et d’escroqueries. De l'aveu même de Google, des rançons seraient parfois exigées pour en libérer l’accès. Alors à quoi est lié ce phénomène ? Pourquoi les youtubers sont-ils des cibles privilégiées ? Toutes les réponses dans cet épisode.D’après Google, maison mère du célèbre site d’hébergement de vidéo, les piratages de chaînes youtube sont malheureusement récurrents et visiblement difficiles à combattre. D’ailleurs, la technique serait à la fois très simple et redoutablement efficace. Presque systématiquement, le pirate se présente comme le représentant d’une entreprise puis envoie un mail au youtuber en question pour lui proposer un partenariat commercial. Cela peut concerner aussi bien un placement de produit dans une vidéo, que le test d’un logiciel ou même la mise en place d’une bannière publicitaire. En accédant aux chaînes, l’intérêt pour les pirates est de diffuser des vidéos sur le bitcoin, et d’escroquer un maximum de personnes abonnées à la chaîne du youtuber en question. Vous l’avez compris, cette collaboration n’existe finalement pas et n’est rien d’autre qu’un mail de phishing, ou hameçonnage en français, à la fois bien orchestré et très complexe à identifier.Pourquoi est-ce difficile à identifier me direz-vous ? Et bien parce que ce genre de message, les créateurs et leurs équipes en reçoivent des dizaines voire des centaines par semaine, et aussi parce que le contenu entre complètement dans les codes de la profession de Youtuber. Au final, dès que la victime clique sur le lien du message permettant d'accéder à l'offre commerciale en question, elle active le piège… piège qui, précisons-le, est quasi invisible ! En fait, les comptes youtube sont bien souvent protégés par une double authentification : mot de passe + code reçu par mail ou sms, ou même activation via l’application pour smartphone. Afin d’éviter que cette mesure de sécurité ne se déclenche, les pirates récupèrent les cookies de session implantés dans le navigateur de la victime. De ce fait, plus besoin de montrer patte blanche, puisque les cookies prouvent que la session est toujours active et donc approuvée par la plateforme, pour peu que le youtuber soit connecté à ce moment-là. Une porte d’entrée royale et extrêmement simple à emprunter pour les pirates.Face à la recrudescence des actes de piratages, Google s’est finalement penché sur la question et a pu identifier une douzaine d'outils employés par les pirates pour dérober les cookies. D’après l’entreprise, ce sont plus de 1000 noms de domaines et autant de pages web qui ont été conçus pour tromper les youtubers, sans compter plus de 15 000 adresses mails différentes liées à ces actes de piratage. Niveau cadence, Google explique que les attaques ont sensiblement augmentées depuis l’été 2020. Pour lutter contre ce fléau, Google a donc renforcé ses équipes avec des experts en cybersécurité qui depuis, auraient intercepté 99,6 % des e-mails de phishing sur Gmail, soit plus d’un millions et demi de messages, 2 400 fichiers malveillants, et permis la restauration de plus de 4000 sessions. Mais vous le savez, les pirates ne sont jamais à court d'idées, et même bien souvent un coup d’avance. Pour eux, la tendance serait désormais de se tourner vers des youtubers qui n'utilisent pas forcément Gmail, mais davantage des applications comme WhatsApp, Telegram, Discord. Dans ces conditions, Google ne peut pas faire grand-chose, si ce n’est réparer les dégâts. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les japonais adorent les disquettes ?
C’est une technologie à la fois désuète et vintage que quasiment tous les pays ont abandonnés sauf le Japon : la disquette. En effet, les fonctionnaires du pays du soleil levant sont encore très nombreux à recourir à l’utilisation des disquettes pour échanger des informations, quand bien même le gouvernement a annoncé il y a peu que cette technologie allait bientôt être remplacée dans ses administrations. Ceci dit, comment expliquer une telle affection pour cette méthode quand les clés usb et le cloud sont bien plus efficaces ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Aussi étonnant que cela puisse paraître, le gouvernement japonais continue de travailler avec des disquettes en 2021. Les fonctionnaires ont semble-t-il beaucoup de mal à s’en défaire, si bien que certaines administrations ne comptent pas franchir le pas avant 2026 ! Mais qu’on ne s’y trompe pas, dans le cadre de leurs efforts de modernisation, les autorités locales commencent bel et bien à éliminer les disquettes au profit de systèmes informatisés plus adaptés. Une transition quelque peu lente qui a évidemment des effets sur le quotidien des citoyens. En effet, plusieurs établissements à Tokyo obligent leurs administrés à se déplacer physiquement dans leurs locaux pour mettre à jour leur adresse postale quand ils déménagent par exemple. Et si les fonctionnaires traînent des pieds, c'est parce qu’ils estiment que les disquettes permettent de sécuriser les données.Mais à l’aube de l’année 2022, l’administration japonaise va bien devoir se mettre à la page. La Mizuho Bank, l'une des trois grandes banques du Japon, a décidé d'imposer une redevance mensuelle de 50 000 yens (375 euros) aux services qui continueront d'utiliser des disquettes. Une mesure contraignante qui ne sera pas du goût de tous, mais qui à coup sur fera bouger les choses. Ceci dit, il faut bien avouer que les japonais ne sont pas les seuls à plébisciter les technologies anciennes. L'armée américaine a elle aussi mis un long moment avant d’abandonner les disquettes, attendant 2019 pour passer à une technologie plus moderne. Par ailleurs, il a été révélé l’an dernier que les avions Boeing 747 utilisaient toujours des disquettes pour effectuer des mises à jour logicielles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel est le tout premier site web de l’histoire ?
C’est une question que de nombreuses personnes se sont posées sans jamais prendre le temps de chercher la réponse. Quel est le tout premier site web de l’histoire d’internet ? Si c’est votre cas, alors vous êtes au bon endroit, puisque c’est exactement de cela dont on va parler dans cet épisode… et il ne va pas falloir remonter bien loin (seulement 30 ans en arrière) pour en retrouver la trace.Le moins que l’on puisse dire, c’est que la toute première page web présente sur internet est… quelque peu rudimentaire. Un titre en gras reprenant le sigle World Wide Web, puis une succession de liens renvoyant vers d’autres pages thématiques. Plus précisément, le tout premier site internet du monde a été mis en ligne le 6 août 1991, soit il y a 30 ans par le CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Son auteur n’est autre que Tim Berners-Lee qui est précisément considéré comme l'inventeur du Web tel qu’on le connait. Son objectif était simple : renvoyer les internautes vers un vaste univers de documentation grâce à des liens. Une promesse que l’on peut toujours lire d’ailleurs sur cette page, dont vous retrouverez l’adresse en description de cet épisode si vous souhaitez la découvrir.Plus précisément, que contient cette page ? Et bien on y trouve notamment tout ce qui est lié à l'historique du projet et des conseils pour utiliser le Web et y naviguer. En parallèle, Tim Berners-Lee avait également mis au point un système de gestion de base du web ainsi que le célèbre protocole http. Une technologie qui ne fut activée que trois ans plus tard, ce qui explique pourquoi cette page était assez confidentielle à l’époque, tout comme l’utilisation du web qui n’était clairement pas grand public.Si l’on creuse encore plus profondément dans les origines du web, il est même possible de retrouver certains détails très intéressants comme la marque de l’ordinateur utilisé par Tim Berners-Lee pour créer son système : NeXT. Ça ne vous dit rien ? Et bien c’est normal, à l’époque les ordinateurs NeXT étaient utilisés en grande partie par des chercheurs et des entreprises, et ce notamment en raison de leur prix exorbitant : 6500 dollars la machine, ce qui en 2021 représenterait plus du double, environ 14 000 dollars. Anecdote intéressante, la marque NeXT fut fondée en 1988 par un certain Steve Jobs, peu après avoir démissionné d'Apple. Au final, trente ans après qu’un ordinateur NeXT ait donné naissance au Web, on compte aujourd’hui, et j’ai envie de dire « seulement » 1,88 milliard de sites d’après Internet Live Stats. On est d’accord, c’est beaucoup, mais au regard de la vitesse hallucinante des progrès technologiques, on peut également se dire que ce n’est pas si énorme que cela.Premier site web de l'histoire d'internet http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Russie : pourquoi le paiement par reconnaissance faciale inquiète ?
Les citoyens russes peuvent désormais prendre le métro sans débourser la moindre pièce, ni même utiliser de carte bancaire ou de smartphone. Plus précisément, les 240 stations de la ville de Moscou ont récemment été équipé de systèmes de reconnaissance faciale, ce qui d’après les autorités permettra de fluidifier le passage dans les stations. Une justification qui ne convainc pas les défenseurs des libertés qui eux, alertent sur de possibles dérives de ce système.Sur le papier, la promesse est plutôt intéressante, surtout quand on sait que le métro de Moscou est le plus fréquenté de toute l’Europe avec 6 millions de passagers quotidiens. Avec la reconnaissance faciale, ce métro devient le tout premier réseau de transport en commun à abandonner les systèmes de paiements tels qu’on les connait. Baptisé Face Pay, le dispositif n’en est pas pour autant gratuit puisqu’une caméra capture le visage du voyageur, l’identifie grâce à une photo stockée dans une base de données, puis effectue le paiement de manière automatique depuis le compte bancaire de la personne.Ceci dit, ce système nécessite tout de même d’être activé en intégrant sa photo, sa carte bancaire et sa carte d’usager sur l'application mobile du métro. Les moscovites pourront tout à fait continuer d’acheter leur ticket à chaque passage en borne s’ils ne souhaitent pas être soumis au Face Pay. De leur côté, les autorités de la ville s’attendent à ce qu’au moins 15 % des habitants adoptent ce système au cours des trois prochaines années afin de fluidifier le trafic dans les stations, notamment aux heures de pointes. Par ailleurs, la mairie de Moscou assure que les données des passagers sont cryptées et stockées dans des centres sécurisés auxquels seuls des employés du Ministère de l'Intérieur auront accès.Pas de quoi rassurer les organisations de défense des libertés qui quant à elle n’hésitent pas à faire le parallèle avec le système chinois où la reconnaissance faciale joue un rôle majeur dans le contrôle des citoyens. Pour Stanislav Shakirov, fondateur du groupe Roskomsvoboda dédié à la protection des droits numériques et de la liberté d'information que je cite, « il s'agit d'une nouvelle étape dangereuse dans la volonté de la Russie de contrôler sa population. Le métro de Moscou est une institution gouvernementale et toutes les données peuvent se retrouver entre les mains des services de sécurité ». À noter que l’apparition de Face Pay intervient dans un contexte particulier à Moscou, puisque la ville est accusé d’utiliser la reconnaissance faciale pour réprimer les opposants à Vladimir Poutine. On compte aujourd’hui plus de 175 000 caméras à Moscou, soit quasiment 70 par kilomètre carré. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que Truth, le réseau social de Donald Trump ?
Depuis sa défaite à l’élection présidentielle américaine il y a un an, Donald Trump a été banni de plusieurs réseaux sociaux dont Twitter et Facebook. Face à ce qu’il considère comme une tentative désespérée de le faire taire, l'ancien président des Etats-Unis a mis au point son propre réseau social destiné principalement à ses partisans, sobrement intitulé Truth, que l’on peut traduire par Vérité en Français.Pour bien comprendre, il convient de résumer brièvement la situation de Donald Trump ces derniers mois. Sur la fin de son mandat de président des Etats-Unis, Donald Trump s’était lancé dans une guerre ouverte contre les réseaux sociaux, notamment Twitter et Tik Tok. Après avoir bafoué à plusieurs reprise les règles de modération , Trump a finalement vu ses comptes être supprimés des plus grandes plateformes… Un véritable pied de nez pour celui qui préférait s’exprimer sur les réseaux sociaux plutôt qu’en conférence de presse lors qu’il était au pouvoir. Quoiqu’il en soit, ces mesures n’ont pas manqué de déchainer la colère de l’ancien président, lequel a immédiatement suggéré l’idée d'interdire Facebook et Twitter aux États-Unis. Dans la foulée, le milliardaire avait également promis de lancer son propre réseau social avant la fin de l’année 2021. Voilà qui devrait bientôt être réalité puisque le 20 octobre 2021, Donald Trump a donc officiellement annoncé l'arrivée de Truth Social.Avec ce réseau social, le 45e président des Etats-Unis souhaite je cite « résister face à la tyrannie des géants des technologies, qui ont utilisé leur pouvoir unilatéral pour réduire au silence les voix dissidentes en Amérique ». Une attaque à peine voilée contre Twitter et compagnie, et qui vise également à galvaniser son électorat républicain. Je cite « nous vivons dans un monde où les talibans ont une énorme présence sur Twitter, alors que votre président américain préféré a été réduit au silence. C’est inacceptable. Je suis enthousiaste à l'idée de partager mes pensées sur Truth Social et de reprendre le combat contre les Big Tech ». Vous avez saisi l’idée, à défaut de se conformer aux règles édictées par les réseaux sociaux, Donald Trump a tout simplement décidé de créer son propre média. Il faut dire que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Pour mettre en place Truth Social, Donald Trump a notamment mis sur pied le groupe Trump Media & Technology. Cette organisation proposera un service de vidéos à la demande et des podcasts. Et il ne faudra pas attendre longtemps pour en avoir un premier aperçu. Truth sera lancé dans quelques jours, au début du mois de novembre, mais dans un premier temps, ne sera accessible que dans sa version beta sur invitation, un peu à la manière de Clubhouse. La version finale de la plateforme est quant à elle prévue entre janvier et juin 2022. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Changement de nom pour Facebook ?
C’est une information qui a fait les gros titres de nombreux media, Facebook serait en passe de changer de nom. Précisons-le, il ne s’agit pas du réseau social en lui-même, mais du nom de l’entreprise. Une petite différence, mais qui est tout de même très importante. Toutes les explications dans cet épisode.D’après le site The Verge, Facebook s'apprête en effet à changer de nom notamment parce que son patron Mark Zuckerberg veut montrer au monde sa nouvelle ambition : créer un métaverse et s’éloigner de son image 100% réseau sociaux. Je vous invite d’ailleurs à écouter l’épisode que nous avons récemment réalisé sur le sujet pour en savoir plus… mais pour résumer, il s’agit d’un monde virtuel un peu à la Matrix ou Ready Player One, accessible via un casque de réalité virtuelle, et dans lequel il serait possible de vivre une autre vie dématérialisée en quelques sorte. À en croire le calendrier de Facebook, l’annonce du nouveau nom de l’entreprise pourrait être officialisé lors de la conférence annuelle intitulée Connect jeudi 28 octobre.Ce projet de métaverse est clairement le nouveau cheval de bataille de Mark Zuckerberg. Je le cite, « c'est une priorité, et je pense qu'il s'agit d'une partie importante du prochain chapitre de l'évolution de l'Internet après l'Internet mobile. Je pense que ce sera aussi le prochain grand chapitre pour notre entreprise, en doublant vraiment la mise dans ce domaine ». Aujourd’hui, plus de 10 000 employés travaillent déjà le développement de nouvelles technologies, comme les lunettes de réalité augmentée. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre, c’est en Europe que Facebook devrait construire cet écosystème virtuel, l’entreprise ayant déjà annoncé la création de 10 000 postes très prochainement.Alors le métaverse c’est chouette, mais finalement, quelles seront les incidences d’un éventuel changement de nom élargissant le champ d’action de Facebook au-delà du réseau social éponyme ? Et bien en réalité, pas grand-chose… Car changer le nom d'une entreprise, c’est assez courant en fait, notamment chez les grandes marques. Souvenez-vous, en 2015 Google avait réorganisé ses activités sous un nouveau nom pour sa maison-mère : Alphabet. À l’époque, l’objectif de l'entreprise était de montrer au monde entier que Google ne se limitait pas à un moteur de recherche. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a marché ! On vous parle en effet régulièrement de DeepMind, sa filiale dédiée aux Intelligences Artificielle par exemple. Et bien c’est exactement le même combat que mène Facebook. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe fondé par Mark Zuckerberg a largement diversifié ses activités ces dernières années avec l'acquisition d'Instagram, mais aussi de WhatsApp ou encore des casques de réalité virtuelle Oculus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le télescope Integral tout proche de la catastrophe ?
Parmi tous les satellites et télescopes présents dans l’espace pour nous aider à percer les mystères de l’univers, se trouve Integral. Ce dernier observe les sources d’émissions gamma depuis 19 ans déjà pour le compte de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Mais si l’on en parle aujourd’hui, c’est qu’en septembre, ce formidable instrument est passé tout près de la catastrophe.Avant de rentrer dans le détail des petits soucis du télescope Integral, intéressons-nous à sa mission. Je vous le disais, l’objectif de cet instrument est d’observer les sources d’émissions gamma, ou plus précisément, certains des événements les plus mystérieux de notre univers comme les trous noirs, les étoiles à neutron, les nuages de gaz ou les supernovas. Avec des trajectoires orbitales l’emmenant entre 1900 et 147 000 kilomètres d’altitude, autant dire que les trois centres de contrôles en charge de son suivi ont fort à faire pour éviter les accident, l’ESOC aux Pays Bas, l’ESAC près de Madrid en Espagne, et les équipes de maintenances d’Airbus en France. Malgré son âge, le télescope continue de fournir des résultats précieux pour cartographier les sursauts gamma.Cependant, le 22 septembre dernier, l’instrument a commencé à dévier de sa trajectoire alors qu’il traversait la ceinture de Van Allen. Cette zone est un concentré de particules ionisantes qui entoure la Terre et est notamment à l’origine des aurores boréales. Si ces radiations sont dangereuses pour les astronautes, ce n’est pas le cas pour les satellites et télescopes… sauf pour Integral. La faute à une décharge électromagnétique qui a littéralement paralysé une partie de son système de guidage. En temps normal, le télescope se serait mis en « mode de sauvegarde » et aurait enclenché ses propulseurs principaux, le temps d'envoyer l'alerte sur Terre… sauf que ces fameux propulseurs sont en pannes depuis plusieurs années. Heureusement, les équipes en charge de la mission ont rapidement détecté le problème. Sauf, que même en remettant l'équipement en marche, Integral tournait sur lui-même, ne lui laissant plus que trois heures d'autonomie ! Finalement, c’est en fin d’après-midi que le télescope a retrouvé son état normal, ses panneaux faisaient de nouveau face au Soleil. Depuis le 1er octobre, Integral est de nouveau opérationnel et devrait poursuivre sa mission au moins jusqu’au 31 décembre 2022. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Argentine, le plus gros piratage de l’histoire ?
Aujourd’hui place à une histoire qui fait vraiment froid dans le dos et qui va sans doute pousser pas mal de personnes à reconsidérer la sécurité de leurs données personnelles. Direction l’argentine pour une histoire de piratage hors du commun. Un hacker aurait profité d'une infime faille dans le système informatique du ministère de l'Intérieur du pays afin de dérober l’intégralité de la base de données. Autrement dit, le pirate se trouve maintenant en possession des documents d’identités de plus de 45 millions d’argentins, ainsi que d’autres documents plus sensibles.Oui, vous avez bien compris, un pirate informatique s’est emparé des documents d’identité des 45 millions de citoyens argentins. C’est tout du moins ce qu’affirme le hacker, de son pseudo AnibalLeaks. Dans le détail, l'opération a eu lieu en septembre et a touché l'agence Renaper (Registro Nacional de las Personas), l’équivalent de notre Répertoire national d’identification des personnes physiques en français, qui permet de vérifier les documents d’identité des personnes nées dans le pays. Plus simplement, c'est cet organisme qui délivre les cartes d'identité en argentine. Ceci dit, les données stockées sur les serveurs du Renaper servent aussi à d'autres services publics argentins. Une interconnexion visiblement vulnérable puisque le gouvernement a expliqué que le pirate se serait introduit dans le système informatique de l’agence via une faille d’un autre ministère. En clair, le pirate aurait profité d’une brèche présente dans le compte VPN d’un agent du ministère de la Santé. Vous commencez à les connaitre, les VPN ce sont ces logiciels permettant de chiffrer ses données sur internet en utilisant des serveurs. Je vous invite d’ailleurs à écouter l’épisode de Tech sur le sujet si vous voulez en savoir plus. Pour l’instant, le gouvernement argentin affirme qu’aucune donnée n’aurait fuité. Ce n’est pourtant pas ce qu’affirme le pirate, qui lui prétend le contraire et aurait même déjà commencé à louer l’accès à cette base de données sur des forums de hackers. Preuve de sa sincérité effrayant, AnibalLeaks aurait même proposé au site d’information spécialisé en cybersécurité The Record d’accéder aux informations personnelles de l’un des argentins de son choix. Par la suite, le pirate a affirmé au média, je cite, « je vais peut-être publier le nom d’un ou deux millions de personnes dans quelques jours ».Ceci dit, ce n’est pas la première fuite de données majeure que connait l’Argentine… le pays avait déjà été touché par des attaques en 2017 et 2019, quand les noms et adresses de certaines personnalités politiques et membres des forces de l’ordre avaient été mises en lignes. Là, le piratage est d’une toute autre ampleur puisque l’ensemble du pays est concerné, dont des personnalités de premier plan comme le footballeur Lionel Messi, son coéquipier en sélection nationale Sergio Aguero, et même le président du pays Alberto Fernandez. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Android trop laxiste sur les données personnelles ?
La confidentialité des données personnelles est une question majeure aujourd’hui quand on parle d’internet. Si Google a été pointé du doigts comme de nombreuses applications pour smartphone pour siphonner un trop grand nombre d’informations à propos de ses utilisateurs, c’est désormais au tour de son système d’exploitation Android d’être mis en cause. D’après des chercheurs britanniques et irlandais, l’OS laisserait fuiter de nombreuses données à l’insu des usagers.Dans le détail, cette étude réalisée par des chercheurs de l'Université d'Édimbourg en Écosse et du Trinity College à Dublin en Irlande, révèle de nombreux soucis liés à la confidentialité des données sur les smartphones, plus précisément à cause de certaines applications préinstallées Les constructeurs comme Samsung, Xiaomi et Realme seraient en effet les plus exposées, tout comme Huawei, puisque des données continuent de transiter jusqu’à Google grâce aux éditeurs tiers, et ce, même si la marque chinoise sera à l’avenir privé des services du géant américain.En fait, ces données sont collectées par le constructeur du smartphone puis transmises à Google ainsi qu’aux nombreux tiers comme Microsoft, Facebook etc... Il peut s’agir des systèmes d'identification du smartphone, de l'historique d'utilisation des applications, des données de télémétrie et j’en passe. Autre problème, plus précisément chez Xiaomi, Realme et Huawei, certaines applications transmettraient des données de façon chiffrée mais qui pourraient tout à fait être interceptées par un tiers et facilement déchiffrées… d’autant que ces informations sont envoyées même quand le smartphone n’est pas utilisé. Pire encore d’après l’étude, si l'utilisateur réinitialise ses identifiants publicitaires chez Google, le système va quand même pouvoir faire un lien avec l'activité précédente grâce à plusieurs méthodes, comme l'accès au numéro Imei ou à la carte SIM, l’adresse IP du smartphone et même les données de localisation.Pour finir, faire don de ses données personnelles est devenu le tarif à accepter pour pouvoir utiliser de façon fluide un smartphone et l'ensemble des services qu'il propose. Face aux conclusions de cette étude, le site BleepingComputer a interrogé un porte-parole de Google sur cette pratique. Ce dernier a souligné que la collecte de certaines informations, comme l'Imei du mobile est essentielle afin de pouvoir délivrer des mises à jour critiques adaptées et fiables sur une multitude d'appareils. Pas de quoi se sentir impuissant pour autant face à Google, car il existe un certain nombre de techniques pour renforcer la protection de vos données, comme limiter au maximum le partage de données dans vos paramètres, ainsi que d’utiliser des applications alternatives davantage respectueuses de votre vie privée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les États-Unis, n° 1 du minage de cryptomonnaies ?
Les cryptomonnaies sont devenues incontournables quand on parle digital et finances. Ces dernières années, nombreux sont les internautes à s’être lancé dans le minage du bitcoin notamment dans l’espoir d’y faire fortune. Ceci dit, on ne compte plus le nombre d’histoires concernant les fermes illégales en Europe de l’Est ou en Asie utilisant frauduleusement le réseau électrique pour miner des monnaies virtuelles… Un fléau que la Chine a décidé d’endiguer il y a peu, poussant les mineurs du pays à l’exil.Alors que la Chine a longtemps été le refuge de nombreuses fermes de serveurs pour miner des cryptomonnaies, une étude de l’université de Cambridge publié mi-octobre expliquait que la situation s’était brutalement renversée au profit du rival américain. Les Etats-Unis ont en effet détrôné la Chine avec une croissance du minage de 428 % en une seule année ! À l’inverse, la part de marché de la Chine à chuté pour atteindre quasiment zéro, alors qu’il y a un an, elle en contrôlait plus de 67%. Comme vous le savez, la raison principale de ce changement brutal vient directement des dirigeants Chinois qui ont décidé de bannir le minage du pays. Pour rappel, le parti communiste au pouvoir estime que le minage ne lui permet pas de respecter ses engagements climatiques, et notamment d’atteindre la neutralité carbone. Sur ce point, difficile de le contredire, d’autant que l’électricité chinoise provient en grande partie des centrales à charbon. Par ailleurs, le gouvernement estime que les cryptomonnaies favoriseraient les activités illégales dans le pays, notamment quand ces fonds viennent de nations étrangères. Une fausse excuse sur la forme comme dans le fond puisque la Chine œuvre en coulisse pour imposer sa propre monnaie digitale officielle sur son territoire.Par la force des choses, les fermes de minage ont cherché une autre terre promise, et ont finalement trouvé refuge aux États-Unis. Avantage principal par rapport à la Chine, le coût de l'électricité. L’état du Texas par exemple affiche l’un des tarifs les moins chers du monde, avec une part d’énergie renouvelable de 20 %. L'état de New York se présente comme un champion de la production hydro-électrique, sans oublier quelques centrales nucléaires, quand Washington revendique également une forte part d'hydro-électrique dans son mix énergétique. Une véritable aubaine pour les mineurs, et la possibilité de faire taire une partie des critiques quant à l’impact environnemental du minage. D’autre part, il faut savoir que les Etats-Unis se sont longuement préparés à l'accueil des mineurs en investissant massivement dans des structures adaptées depuis bientôt deux ans. Ainsi, d’après l'étude de l’université de Cambridge University, le classement des pays leader en termes de minage à la fin de l’année 2021 consacre les Etats-Unis avec plus de 35% de part de marché, suivi du Kazakhstan à 18%, puis de la Russie à 11% pour compléter le podium. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le métaverse passionne-t-il les géants de la Tech ?
Après Facebook et Tencent, c’est au tour du géant chinois Alibaba de s’intéresser au métaverse. L’objectif serait de permettre aux internautes de vivre de nouvelles expériences dans le monde virtuel à travers trois de ses marques : « Ali Metaverse », « Taobao Metaverse » et « DingDing Metaverse ».Avant toute chose, qu’est-ce donc que le métaverse ? Et bien en toute honnêteté, difficile de donner une définition précise. Ceci dit, le directeur de la technologie de Facebook Andrew Bosworth, a tout de même tenté d’en définir les contours… je cite : « il s’agit d'un ensemble d'espaces virtuels que vous pouvez créer et explorer avec d'autres personnes qui ne se trouvent pas dans le même espace physique que vous. L'occasion de passer du temps avec vos amis, travailler, jouer, apprendre, faire du shopping, créer et bien plus encore ». Bref, rien de bien révolutionnaire sur le papier, puisque si l’on interprète ces propos, il s’agirait de condenser tout ce qu’offre internet sur une plateforme de type réseau social. D’ailleurs, Facebook travaillerait très assidument sur un projet de métaverse et a même décidé d'y consacrer 50 millions de dollars.Au cours des dernières semaines, de nombreuses startups chinoises ont également manifesté leur intérêt pour développer des technologies permettant de vivre des expériences dans le monde virtuel. Certaines spécialisées dans la réalité virtuelle et la réalité augmentée ont même reçu des investissements importants… Vous sentez que la notion de métaverse est en train de se préciser ? Car si l’on rajoute les principes de réalité virtuelle et de réalité augmentée, on se dirige clairement vers une sorte de matrice à la Matrix, ou bien d’un monde à la Ready Player One, film de Steven Spielberg sorti en 2018. D’ailleurs, tout s’est accéléré pendant la pandémie de Covid-19 avec l'organisation de concerts virtuels dans Fortnite, ce qui peut aider à se figurer d’une autre façon le principe de metaverse.Pour en revenir à Alibaba, cette obsession soudaine pour les métaverse est une réponse directe à Tencent, propriétaire de l’application WeChat. En effet, cet autre géant chinois a également déposé en septembre une demande d'enregistrement pour une centaine de marques liées au métaverse, dont « QQ Metaverse », « QQ Music Metaverse » ou encore « Kings Metaverse ». De son côté, ByteDance, maison mère de TikTok, a fait l'acquisition de Pico, une société de réalité virtuelle dont la valeur atteint désormais plus de 700 millions d’euros. Preuve que le métaverse est un secteur d’avenir, et même s’il n’en est qu’à ses débuts, un rapport de Bloomberg Intelligence estime que cette nouvelle technologie pourrait peser plus de 800 milliards de dollars d'ici 2024... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un bonnet de nuit pour nettoyer votre cerveau ?
Si vous écoutez régulièrement ce podcast, alors vous savez que l’on vous parle souvent d’invention un peu décalé, voire complètement folles. Et bien l’épisode du jour n’échappe pas à la règle puisque l'armée américaine vient de financer un nouveau projet pour améliorer les performances de ses soldats, un bonnet capable d’évacuation des déchets métaboliques du cerveau pendant le sommeil.Croyez-moi, c’est tout à fait sérieux, d’autant que l’armée américaine a quand même déboursée près de 3 millions de dollars pour financer ce projet… ou pour être plus précis, la première année de travail sur ce projet. Dans le détail, l'étude est menée par des ingénieurs de l’université Rice au Texas, en collaboration avec l'hôpital Houston Methodist et le Baylor College of Medicine. Il faut le préciser, le projet n'en est qu'à ses débuts. En fait, les chercheurs n'ont pas encore construit de prototype, mais savent déjà très précisément à quoi ils s’attaquent : le système glymphatique. Contrairement à d’autres organes, le cerveau fait appel aux astrocytes, des cellules nourricières et épuratrices, pour éliminer différents déchets dans le liquide entourant les vaisseaux sanguins du cerveau. Ensuite, les déchets passent dans le liquide cérébrospinal… c’est dans ce liquide que baigne le système nerveux central, la moelle épinière et plus globalement tout ce qui se trouve dans la boite crânienne… puis enfin les déchets passent dans le sang veineux avant d’être éliminé. Voilà très grossièrement résumé le système glymphatique.L’idée de l’armée est donc d’équiper un bonnet de capteurs pour mesurer le flux de ce liquide cérébrospinal. Les chercheurs prévoient également de mesurer l'activité électrique ainsi que le flux sanguin. Les données récoltées seront ensuite traitées par une intelligence artificielle ce qui permettra ensuite au bonnet d’intervenir directement sur le système glymphatique grâce à la stimulation électrique et des impulsions ultrasonores de faible intensité. Si l’expérience s’avère concluante, les soldats américains devraient alors être bien mieux reposés après une nuit de sommeil et donc bien plus performant sur le terrain. Il faudra tout de même faire preuve de patience, car les premiers résultats devraient être rendu public seulement l’année prochaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un système GPS gratuit pour tous ?
Ce n’est pas un secret, la plupart de nos applications de géolocalisation marchent aujourd’hui grâce à des systèmes GPS, eux même fonctionnels grâce à des satellites envoyés dans l’espace. Evidemment, de tels systèmes coûtent cher à mettre en place. C’est pourquoi une partie des applications et boitiers GPS sont payant. Mais ce business pourrait rapidement être mis à mal puisque des chercheurs américains sont parvenus à pénétrer dans la constellation des 1700 satellites Starlink d’Elon Musk sans que personne ne s’en aperçoive.C’est lors de l’assemblée annuelle de l'Institut de navigation GNSS à Saint-Louis dans le Missouri que Zak Kassas et son équipe de l’Université de l’Ohio ont dévoilé les résultats de leur surprenante expérience. Avant de rentrer dans le détail, essayons de comprendre comment les satellites communiquent avec la Terre. En fait, les satellites envoient des ondes radio pour signaler leur position dans l’espace, ce qui permet ensuite à un récepteur sur Terre de déterminer sa propre localisation grâce à la technique de triangulation. Avant d’arriver au récepteur, le signal radio est déformé par l’effet Doppler, ce qui veut dire que les ondes s'allongent ou se raccourcissent selon la distance. Ainsi, avec ce décalage et en enregistrant plusieurs signaux sur une période donnée, on peut donc déterminer la position d’un satellite. C’est exactement ce qu’ont fait Zak Kassas et son équipe grâce à leur propre antenne installée sur le toit du campus de l’Université de l’Ohio. Après avoir capté les ondes électromagnétiques de six satellites durant 800 secondes (environ 13 minutes), les données récoltées ont été confiées à un algorithme. Ce dernier a ensuite pu déterminer la géolocalisation des chercheurs avec une précision de quasiment 8 mètres, et ce, sans utiliser la moindre donnée GPS piochée dans la base Starlink.Pourquoi avoir utilisé les satellites Starlink ? Et bien tout simplement parce qu’ils sont envoyés en orbite basse, soit entre 500 et 1300 kilomètres d’altitude, ce qui offre une bien meilleure précision, contrairement aux autres satellites envoyés en orbite moyenne. Leurs signaux sont beaucoup plus puissants et moins sensibles aux interférences… en clair, la cible idéale pour ce genre d'expérience. De plus, la constellation Starlink devrait à terme compter à terme 12 000 satellites, ce qui signifie que leur précision va continuer à s'améliorer. Zak Kassas et son équipe affirment qu’avec cette expérience, ils pourront d’ici peu estimer leur position en temps réel (sans le délai de 13 minutes) en utilisant seulement quatre signaux satellites StarlinkDe quoi imaginer un véritable système de navigation autonome alternatif. Car on le rappel, ce système de géolocalisation ne se basent pas sur des données GPS préexistantes, notamment utilisées dans la programmation des drones par exemples, mais bien les signaux radio des satellites, ce qui est beaucoup plus difficile à manipuler et donc à pirater. Au final, le grand perdant dans cette affaire c’est Elon Musk. Le milliardaire ne touchera pas un seul centime sur la technologie développée par l’université de l’Ohio En effet, difficile de cadenasser la trajectoire d’une onde radio sans qu’elle ne soit interceptée par un tiers. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Twitch piraté : que s’est-il passé ?
Après Facebook et sa panne générale, c’est au tour d’un autre service très prisé des internautes de faire la une de l’actualité : Twitch. La plateforme de streaming de jeux vidéo d’Amazon a en subit l’une des fuites de données les plus importante de l’histoire d’internet, rien que ça. Les conséquences sont d’ailleurs très importantes, comme la divulgation des revenus générés par les plus gros streamers de la planète en deux ans. Il y a quelques jours, le site Video Games Chronicles rapportait la mise en ligne d'une archive regroupant de nombreuses informations sur Twitch et ses utilisateurs. Au sein du fichier d’une taille colossale de 135 gb, il était notamment possible de trouver la totalité du code source du service, des kits de développement mais aussi un projet nommé « Vapor » qui d’après les experts pourrait être un futur concurrent du magasin de jeu en ligne Steam. Mais ce qui a agité les réseaux sociaux ces derniers jours n’est autre que la liste des relevés de paiements des streamers les plus influents. Des sommes parfois très importantes qui dépasserait plusieurs millions d’euros dans certains cas. La communauté française n’est d’ailleurs pas épargnée puisque le streamer Zerator, bien connu pour la création du célèbre événement caritatif Zevent, fait également partie de cette liste. Si pour certains les sommes peuvent paraitre indécentes, d’autres prennent au contraire la défense des streamers expliquant qu’il ne s’agit pas de salaire, mais bien du chiffre d’affaires d’une entreprise réparti sur 26 mois. Les équipes de Twitch ont rapidement confirmé l'existence d'une faille, sans préciser sa nature, mais expliquant dans un bref communiqué je cite « qu’un tiers malveillant l’aurait exploité pour subtiliser toutes ces données ». Ceci dit, la plateforme se veut rassurante. À ce jour, aucune preuve attestant du vol des identifiants de connexion des utilisateurs n'aurait été trouvée. Semble-t-il que les numéros de cartes de crédit aient également été épargnés puisqu'ils ne sont pas directement stockés par Twitch. Autre point important pour les streamers, les clés de stream ont été réinitialisées par précaution. Les créateurs de contenu peuvent désormais en obtenir une nouvelle en se rendant sur le tableau de bord de leur compte Twitch. Mais la filiale d’Amazone va devoir se montrer très prudente… les pirates à l'origine de la fuite ont en effet promis qu'un nouveau fichier sera mis en ligne prochainement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’Europe en guerre contre la surveillance via IA ?
C’est un nouveau champ de bataille sur lequel s’est engouffré l’Union Européenne. Les députés ont adopté une résolution concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle à des fins de surveillance par les forces de l’ordre, notamment dans un cadre judiciaire. Qu’est-ce que cela signifie ? Et quelles conséquences cela aura-t-il sur notre quotidien ? Réponse dans cet épisode.Précisément, le parlement européen demande la mise en place de garde-fous contre l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les systèmes reconnaissance faciale, ainsi qu’une supervision de cette technologie par des êtres humains qui seraient chargés de prendre les décisions finales. Je cite les eurodéputés : « cette technologie s'est avérée inefficace et conduit souvent à des résultats discriminatoires ». En effet, pour fonctionner pleinement une intelligence artificielle se base sur des critères bien précis et ne s’occupe pas d’éléments extérieurs subjectifs. C’est justement ce jugement très arrêté et froid qui inquiète les eurodéputés, pour qui je cite « l’IA identifierait incorrectement les minorités ethniques, les personnes LGBTQ+, les seniors et les femmes ».Par ailleurs, les députés demandent l’interdiction pure et simple de la reconnaissance automatisée des individus dans l'espace public, au nom du respect de la vie privée des citoyens… avec une exception dans le cadre d'une suspicion de crimes. Exemple de système à bannir selon les Eurodéputés : Clearview AI. Le logiciel est en effet particulièrement controversé pour le fait d’entrainer son système grâce à des milliards de photos récupérées sur Internet, ainsi que son utilisation par plusieurs agences gouvernementales et forces de l'ordre. Dans le même temps, le parlement chercherait aussi à faire interdire l'utilisation de données biométriques pour identifier de façon automatisée les personnes et prédire leurs comportements, notamment aux frontières. Cependant, ce vote des eurodéputés portait sur une résolution. Cela n’a donc pas valeur de loi et ne présente aucune contrainte juridique pour les pays autoritaires qui décideraient quand même d’utiliser les IA à des fins qui bafoueraient les libertés individuelles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un projet Intel plus gros que prévu en Europe ?
Comme nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, Intel prévoit d’investir massivement en Europe pour développer une filière de semi-conducteur sur le vieux continent. Objectif : rendre l’Union Européenne indépendante vis-à-vis des marchés américains et asiatique, ce qui dans le même temps, assurerait une position de quasi-monopole pour Intel chez nous. Et avec les nouveaux détails ayant fuité ces derniers jours, il semblerait que le projet soit encore plus gros qu’attendu.Le PDG d’Intel Pat Gelsinger avait déjà évoqué ce projet il y a peu, et il semble aujourd’hui que le montant de l’enveloppe soit confirmé : Intel investira 80 milliards d’euro sur dix ans… et notamment dans la construction d’une usine nouvelle génération, surnommée je cite « la fabrique de puces la plus avancée au monde ». D’ailleurs, ces puces made in Europe devrait majoritairement approvisionner le secteur de l’automobile. C’est en tout cas ce que l’on peut retenir de l’intervention du président Gelsinger au salon de l’automobile de Munich en septembre. L’usine devrait également être équipé de machine locale, comme les Extreme Ultraviolet Lithography produites par le hollandais ASML.Pour atteindre sa vitesse de croisière en termes de capacité de production, la nouvelle usine d'Intel Europe devrait mobiliser pas moins de 10 000 employés. Pour l’instant, aucun site n’a été formellement identifié, même si certains médias spécialisés se font l’écho de discussion déjà très avancées entre Intel, et les dirigeants français, allemands, belges, polonais et hollandais ces derniers mois. Une chose est sûre, le nouveau site nécessitera non seulement une grande superficie, mais aussi un approvisionnement important en eau et en électricité. Avec ces éléments, on peut déjà dire sans trop se tromper que l’usine devrait être construite soit en bord de mer, soit près d’un fleuve, mais aussi non loin d’une centrale électrique qu’elle soit nucléaire, solaire ou hydraulique.Côté technique, Intel miserait sur le procédé de gravure, je cite à « ouverture numérique élevée » justement proposé par les machines du hollandais ASML, plus précisément en 2 nm. Pour rappel, Intel utilise actuellement une gravure en 10 nm et promet de passer sur une production en 4 nm, puis 3 nm, d'ici 2024. Chez la concurrence, TSMC et Samsung gravent pour l'instant leurs puces en 5 nm. Alors 2, 3, 4, 10 nm… qu’est-ce que ça signifie et à quoi ça sert ? Et bien il s’agit tout simplement de la finesse de gravure des puces. En réduisant leur taille, on peut tout simplement en mettre plus sur une même surface. Les puces peuvent alors effectuer plus de calculs sans consommer d'énergie supplémentaire. Au final, cet investissement colossal d’Intel s’inscrit dans une double logique : s’imposer en maitre sur ce marché en Europe, mais également éviter une éventuelle future pénurie de semi-conducteurs. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Xe symphonie de Beethoven achevée par une IA ?
Ce n’est pas la première fois que l’on vous parle d’intelligence artificielle et de musique dans ce podcast. Et pour cause, l’IA pourrait à terme remplacer les artistes si l’on en croit certains experts. Une hypothèse pas si absurde que cela quand on sait qu’une IA est récemment parvenue à compléter la 10e symphonie inachevée de Beethoven. En disparaissant prématurément à 56 ans en 1827, Ludvig von Beethoven laissait derrière lui une œuvre foisonnante, mais aussi une dixième symphonie incomplète… Il aura fallu attendre quasiment deux siècles pour enfin avoir une idée du résultat final. Dans le détail, l’expérience a démarré début 2019 à Salzburg en Autriche, sous l’impulsion de Matthias Röder, directeur de l’Institut Karajan dédié aux technologies de la musique, dont l’IA. Ce dernier a tout d’abord constitué une équipe chargée de rassembler le plus d’écritures possibles en rapport avec cette dixième symphonie, puis dans un second temps, les a chargé d’imaginer les parties manquantes en restant le plus fidèle au style du compositeur.Si elle s’est donnée corps et âme pour accomplir sa tâche, l’équipe n’a malheureusement pas été en mesure de rassembler suffisamment d’éléments pour permettre à l’IA de générer un morceau complet. Dernière solution, lui inculquer le processus créatif de Beethoven grâce à ses précédentes œuvres. En clair, l’intelligence artificielle a analysé dans le moindre détail la construction des symphonies. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre, l’apprentissage s’est fait très rapidement, au point de donner vie à un premier échantillon de la dixième symphonie en novembre 2019. Dix-huit mois de travail plus tard, les deux mouvements de 20 minutes de la dixième symphonie de Beethoven étaient achevés. Dernière étape pour l’IA : arranger la partition pour orchestre, c’est-à-dire attribuer une partition à chaque instrument. Le résultat final a été dévoilé ce weekend lors d’une première mondiale à Bonn en Allemagne. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Panne de Facebook, Instagram, WhatsApp… que s’est-il passé ?
Vous n’avez pas pu y échapper, soit parce que vous en avez entendu parler dans les médias, soit parce que vous en avez été victime directement. Il y a quelques jours, Facebook, Instagram et WhatsApp étaient tout simplement hors service pendant plus de six heures ! Du jamais vu depuis le lancement de ces services, ce qui a inquiété beaucoup d’utilisateurs. Était-ce un simple problème technique ? Ou peut-être une attaque informatique ? Récit d’une panne mondiale inattendu et qui donne à réfléchir.Le 4 octobre dernier à 15h40, la société Cloudflare en charge d’optimiser et de sécuriser le trafic sur Internet constate que le nom de Facebook n’est plus associé à ses adresses IP. Conséquence, une page blanche s’affiche sur les ordinateurs, smartphones et tablettes du monde entier affichant un message d’erreur. Et comme le redoutent les internautes, la panne touche également Instagram, WhatsApp et Messenger, appartenant également à Facebook. En clair, 4 des services les plus populaires de la planète ont disparu d’internet. Direction Twitter pour comprendre ce qu’il se passe… Et c’est justement sur ce réseau social là que Facebook annonce qu’un problème est en cours de résolution sur ses serveurs. Non pas dû à une attaque informatique, mais plutôt à une erreur de manipulation d’un technicien.Dans le détail, le problème viendrait du protocole BGP, pour Border Gateway Protocol. Je sais que certains d’entre vous se demande, mais c’est quoi un protocole ? Et bien lorsqu’un ordinateur transmet des données, c’est le protocole qui évalue les meilleures routes pour les acheminer à destination. Au lieu de devoir parcourir l'ensemble du réseau pour identifier individuellement les adresses et finir par trouver la bonne, le protocole va simplement interroger un serveur dit AS géré par les opérateurs internet comme Orange, Bouygues ou SFR en France. En sollicitant ces serveurs, le protocole économise un temps phénoménal de recherche. En fait les serveurs AS sont un peu comme de gros annuaires. Plutôt que de composer des numéros de téléphones au hasard et espérer tomber sur votre contact, vous cherchez directement sont numéro dans les pages jaunes, c’est beaucoup plus rapide. Et bien là, c’est exactement le même principe, mais pour les ordinateurs. Voilà pour cette explication très schématique qui vous permet de saisir un peu mieux le contexte technique, même si c’est un peu plus complexe que cela dans la réalité.Quoiqu’il en soit, vous vous doutez bien qu’une entreprise comme Facebook ne fait pas appel aux serveurs AS des fournisseurs d’accès pour faire transiter ses données. Le réseau social possède en effet ses propres serveurs. De quoi sécuriser fortement les plateformes du réseau social, c’est vrai… Enfin, sauf quand la menace vient de l’intérieur. Comme je vous le disais, c’est au cours d’une opération de maintenance que des techniciens ont malencontreusement supprimé les bases de données du protocole BGP. Résultat, le protocole se retrouvait devant une porte fermée à clé, incapable d’acheminer les données à bon port, d’où la page d’erreur sur vos écrans.Une boulette qui a quand même eu de grosses répercussions… Les ingénieurs et techniciens travaillant à distance n’avaient plus la possibilité de se connecter pour résoudre le problème… même les employés des datacenters de Facebook étaient bloqués derrière les portes sécurisées car leur badge n’étaient plus reconnus. Si tout est rentré dans l’ordre au bout du compte, cette mésaventure montre tout de même qu’il reste encore beaucoup à faire pour sécuriser pleinement l’accès aux différents services d’internet. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Clap de fin pour les sites de streaming illégaux ?
L’état français mène une lutte acharnée contre le piratage depuis de nombreuses années… sans véritablement rencontrer un franc succès dans ce dossier jusqu’à présent. Ceci dit, tout devrait rapidement changer puisque fin septembre, le projet de loi sur « la régulation et la protection de l'accès aux œuvres culturelles et numériques » a été définitivement adopté par l’Assemblée Nationale. La mesure phare de ce projet consiste à fusionner deux entités quelque peu démunies face au piratage : le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel CSA, et HADOPI. Objectif de cette fusion : créer l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), une nouvelle entité au champ d’action beaucoup plus large. En clair, l’Arcom aura le pouvoir d’accélérer les procédures à l’encontre des sites pirates. Elle pourra notamment ordonner leur fermeture immédiate ainsi que celle des sites miroirs, souvent utilisés pour échapper aux sanctions. Outre les sites consacrés à la diffusion illégale de films et séries, la nouvelle législation censée entrer en vigueur en janvier 2022 permettra également de bloquer les sites de streaming retransmettant des événements sportifs en direct. Dans le détail, les détenteurs de droits auront la possibilité de demander à ce que ces sites ne soient plus référencés sur les moteurs de recherche et même d’exiger leur fermeture. Selon une étude menée par le CSA et Hadopi, en 2019 « 17 % des internautes français de 15 ans et plus auraient eu recours à des moyens illégaux pour accéder à des contenus sportifs en ligne ». Depuis les différentes mesures de confinement, ce sont aujourd’hui 24 % des internautes français qui consommeraient du streaming illégal, soit un manque à gagner d’environ 2 milliard d’euro selon des estimations de la Digital Citizens Alliance. Mauvaise nouvelle donc pour les pirates, mais soulagement pour les ayants droit qui appellent à une réglementation plus marquée depuis des années. Avec cette loi, la France affirme sa volonté de lutter contre le contenu illégal… une lutte qui avait démarré en début d’année avec le blocage de 8 sites IPTV, cette technologie permettant d’accéder à quasiment toutes les chaines du monde entier à moindre coût. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les ransomwares augmentent-ils le nombre de morts dans les hôpitaux ?
Souvenez-vous, nous vous racontions il y a quelques semaines que l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), avait été victime d’une importante fuite de données concernant près d’un millions et demi de personnes domiciliées dans la région parisienne. Si cette histoire n’a eu aucune conséquence dramatique pour la vie des patients et qu’aucune rançon n’a été demandé par les pirates, un rapport affirme pourtant qu’aux Etats-Unis, les attaques informatiques seraient responsables d’une hausse des décès dans les hôpitaux.Sur les quelques 600 établissements ayant accepté de prendre part à l’étude de l'agence de cybersécurité Censinet, près d’un quart aurait détecté une hausse anormale des décès dans leurs différents services suite à une attaque informatique. Si l’on élargit un peu la lecture, ils sont même 40% à affirmer avoir subi au moins une cyberattaque par ransomware, ou rançongiciel au cours des deux dernières années. Pour rappel, un ransomware est un logiciel qui bloque l’accès à un ordinateur et parfois même à un réseau informatique tout entier en chiffrant les données, et qui exige que le propriétaire paye une rançon pour pouvoir reprendre le contrôle de son pc. Au final, ces chiffres ont une tout autre résonnance quand on les met en perspective avec la tension hospitalière générée à la même période par la pandémie de COVID-19. Si l’on affine encore un peu plus ces chiffres, près de 7 établissements sur 10 ayant subi une cyberattaque auraient justement été victimes d'un virus demandant une rançon. Conséquence : des retards de consultations et des reports d'intervention dans une grande majorité des cas. Pire encore, sur les établissements touchés par des ransomwares, ils seraient plus d’un tiers à avoir subi non pas une mais plusieurs attaques depuis 2019.Si cette étude est angoissante et a de quoi donner de véritables sueurs froides aux services hospitaliers américains, il convient quand même de prendre un peu de recul. En effet, l’organisation nationale American Heart Association ressence près de 6000 hôpitaux dans le pays, soit dix fois plus que le nombre d’établissements consultés dans l’étude. Si Censinet n’avait sans doute pas les moyens d’interroger l’intégralité des hôpitaux du pays, le rapport donne quand même une tendance assez nette de ce qui s’est joué outre atlantique en pleine pandémie de COVID 19, et sans doute dans le reste du monde également.Etude : https://www.censinet.com/ponemon-report-covid-impact-ransomware/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les cryptomonnaies interdites en Chine ?
Place à deux sujets que l’on aime bien traiter dans ce podcast, la Chine et le Bitcoin. Et si les deux se rencontrent aujourd’hui, ce n’est certainement pas un hasard. Si vous suivez régulièrement Choses à Savoir Tech, alors vous avez sans doute remarqué que la Chine tente de reprendre le contrôle total de son industrie technologique. Dans ce domaine, les cryptomonnaies n’échappent pas à la règle, puisqu’il y a quelques jours, la Banque centrale du pays a déclaré que toutes les transactions liées aux cryptomonnaies étaient désormais illégales. En clair, Pékin interdit purement et simplement le commerce des cryptomonnaies à toutes les institutions financières, mais aussi aux sociétés de paiement et aux plateformes Internet. En d’autres termes, les monnaies virtuelles sont pratiquement devenues illégales, ou tout du moins « la fourniture de services par des échanges de devises virtuelles à l'étranger à des résidents chinois par le biais d'Internet ». En résumé, ce sont les transactions avec des pays étrangers qui sont désormais proscrites. En revanche, rien n’indique clairement que les échanges de cryptomonnaies à l’intérieur du pays se sont aussi. Conséquence logique, les cours des différentes monnaies virtuelles ont chuté quasi instantanément, à l’image du Bitcoin qui a notamment subi une baisse de quasiment 10 % pour passer sous les 42.000 dollars le bitcoin. Idem pour l'Ethereum, dont la valeur a également perdu 10 % pour passer sous la barre des 2.800 dollars. D’après le gouvernement Chinois, le commerce des cryptomonnaies perturberait l'ordre économique et financier du pays en participant à des activités illégales ou criminelles telles que les jeux d'argent, les collectes de fonds illégales, la fraude, les systèmes pyramidaux et le blanchiment d'argent. Il est donc assez curieux d’interdire cette pratique avec l’étranger mais de ne rien spécifier pour le marché intérieur chinois. Un flou savamment entretenu et plutôt logique au final, quand on sait que la Chine possède sa propre monnaie numérique, le e-yuan, et que ses mesures répressives permettront d'éliminer facilement la concurrence.Enfin, le gouvernement explique que cette interdiction vise aussi l'activité de minage, considérée comme dangereuse pour l’environnement en raison de sa forte pollution qui entraverait les objectifs de neutralité carbone du pays. Au final, la Commission nationale chinoise du développement et de la réforme a déclaré qu'elle allait supprimer le soutien financier et l'approvisionnement en électricité pour toutes les sociétés qui encouragent le minage. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La 5G est-elle bénéfique ?
C’est une question que de nombreuses personnes se posent : peut-on faire confiance à la 5G ? Que ce soit pour notre santé, pour l’environnement et même à propos d’une potentielle surcharge du réseau mobile, les doutes sont nombreux. C’est pourquoi Choses à Savoir Tech et Ericsson, à la fois équipementier des télécoms et spécialiste de la 5G, s’associent le temps d’un épisode pour vous aider à balayer les idées reçues et y voir clair parmi toutes les fakes news qui circulent autour de cette nouvelle technologie.Tout d’abord, qu’est-ce que la 5G ? Il s’agit tout simplement de la dernière technologie mobile en date, dont le but est d’offrir un meilleur débit internet aux utilisateurs tout en faisant diminuer le temps de latence. En clair, permettre une connexion beaucoup plus rapide, au point de révolutionner les usages sans fil. Par exemple, il sera possible d'utiliser un casque de réalité virtuelle recevant des images en ultra haute définition (4K voire 8K) sans le moindre bug… Cela ne s’appliquera pas qu’au champ des jeux vidéo, puisque la médecine et plus globalement la science pourront aussi en profiter. Imaginez un peu : des opérations très délicates pourraient être menées à distance par des chirurgiens experts sur des patients hospitalisés à l’autre bout du monde, et ce, grâce à la réalité virtuelle, la robotique et la 5G !Comme le précise Ericsson, la 5G, qui fonctionne à ce jour en grande partie sur les mêmes fréquences radio que celles utilisées pour la 4G, permet de réaliser un certain nombre d’économies d’énergie. C’est en tout cas ce que l’entreprise a pu remarquer en Angleterre. Je cite, « des tests réalisés à Londres sur le réseau Vodafone, désormais équipé de la dernière génération d’infrastructures mobiles 5G Ericsson [ont permis de diviser] par 2 la consommation énergétique du réseau ». Un autre exemple, venu du Texas aux Etats-Unis cette fois, corrobore cette analyse. Je cite « l’usine intelligente 5G d’Ericsson au Texas, […] qui dessert principalement les clients 5G d’Ericsson en Amérique du Nord, est conçue pour réduire la consommation d’énergie de 24 %, l’utilisation de l’eau à l’intérieur des bâtiments de 75 %, le tout alimenté entièrement par de l’électricité renouvelable ».Autre détail intéressant fourni par Ericson : avec la 5G, il est tout à fait possible de dédier une partie du réseau à un usage spécifique. C’est ce qu’on appelle le Network Slicing (ou découpage du réseau en français). Ajouter à cela le beamforming, une technologie permettant de focaliser le signal dans la direction de l’usager pour optimiser sa réception, et l’on obtient un réseau mobile bien plus précis, plus efficace, et par conséquent moins énergivore que la génération précédente.À l’étranger, la 5G est accueillie comme un vecteur d’opportunités mais aussi comme une technologie vertueuse. En France, il faut bien avouer que son arrivée l’an dernier a suscité de nombreuses inquiétudes, notamment pour notre santé. Mais d’après le conseil général de l'environnement et du développement durable, l'inspection générale des affaires sociales, et l'agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), la 5G ne présenterait aucun danger telle qu'elle est déployée actuellement. Pour arriver à cette conclusion, ces trois organismes se sont notamment basés sur des données collectées dans 26 pays où la 5G est déjà déployée. Vous l’avez compris, il n’y a pour l’instant aucune raison de s’inquiéter à propos de la 5G, ce qui ne signifie pas que d’autres études ne doivent pas être menées sur le long terme. S'il est sain de questionner au sujet de cette technologie, il est tout aussi important de mettre en doute la pertinence des discours les plus alarmistes sur le sujet. Non, les vaccins contre le COVID ne contiennent pas de puces 5G.La 5G, c’est quoi ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À quoi sert Astro, le robot domestique d’Amazon ?
Les amateurs de robotiques attendaient cette annonce avec impatience, Amazon a dévoilé il y a quelques jours sa toute dernière invention : le robot domestique Astro. Si sur le papier l’objet est censé faciliter le quotidien de son propriétaire, la réalité est toutefois un peu plus décevante que les promesses du GAFAM sur ce sujet.Avant toute chose, à quoi ressemble ce robot ? Clairement, ne vous attendez pas à un humanoïde surpuissant. Astro est davantage à un animal de compagnie équipé de deux roues motrices et d'une roulette de direction pour se déplacer. En guise de tête, un écran tactile de 10 pouces sert d’interface et permet entre autres de jouer de la musique ou de diffuser des vidéos. À l'arrière, le robot est également doté d'un petit bac permettant de déplacer des objets, mais n’est pas en mesure de ramasser ni d’attraper quoique ce soit, étant donné qu’il est dépourvu de bras robotisé. Selon Amazon, ce système serait relativement complexe à intégrer et ferait exploser le prix de ce robot qui est quand même vendu à près de 999 dollars pour le moment. Côté sécurité, Astro est également doté d'un système de reconnaissance faciale particulièrement utile pour faire fonctionner le mode « sentinelle », et donc surveiller le domicile en l’absence des habitants grâce à sa caméra télescopique. D’ailleurs, lors de ses premiers pas dans une maison ou un appartement, Astro réalise un premier tour de l’habitation à l’instar des robots-aspirateur afin de la cartographier et d’éviter de se cogner en permanence par la suite.Voilà pour l’extérieur. Maintenant, voyons voir ce qui se cache dans les circuits intégrés. D’après les informations collectées par le site Vice.com, le mode « sentinelle » du robot repose sur l’utilisation des caméras Ring et d'Alexa Guard, le service de sécurité à domicile d'Amazon. A priori une bonne chose en termes de sécurité… sauf que l'algorithme du robot est quelque peu paranoïaque. En fait, les personnes non reconnues par le robot sont considérées comme des étrangers sur lesquels il doit « enquêter » en collectant un maximum d'informations à l'aide de ses micros et ses caméras. En cause, un système de reconnaissance des personnes qui manque de fiabilité d’après Vice. Par conséquent, le robot a tendance à entrer en hypervigilance très régulièrement et à collecter beaucoup de données.En attendant de savoir si Amazon compte corriger ce point dans les mois à venir, et bien il faut en vouloir pour acheter ce robot. Il faut en effet s'inscrire en ligne et recevoir une invitation pour réserver son robot. De cette manière, le GAFAM peut adapter ses productions en fonction de la demande. Pour le moment, aucune date de commercialisation n'a été annoncée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

iOS 15 : à peine déployé et déjà piraté ?
Les fans d'Apple et utilisateurs d’iPhone sont ravis, ils jouissent depuis une semaine maintenant de la version finale d’iOS 15 sur leur téléphone. Censé améliorer considérablement FaceTime, iMesage et même ajouter le combo 3D/réalité virtuelle à Apple Maps, il se trouve que cette nouvelle version ne fait pas que des heureux. En particulier les experts en cybersécurité et les chasseurs de bugs, qui à peine quelques heures après la sortie de l’OS ont révélé de graves failles dans la protection des données.En effet, le jour même de la sortie d'iOS 15, le chercheur en cybersécurité Jose Rodriguez a publié une faille présente dans le nouveau système d'exploitation, à savoir : accéder au contenu de l'application « Notes » directement depuis l'écran de verrouillage. En fait, la faille utilise l'assistant Siri pour activer le logiciel de lecture d'écran VoiceOver. S’en suit quelques manipulations dans le chronomètre, et Jose Rodriguez accède au contenu des notes enregistrées sur l’iPhone. Si ce n’était que ça, on pourrait relativiser un peu et se dire que ce n’est pas si grave. Mais le chercheur montre même comment copier le texte et le transférer à un autre smartphone. Pour se faire, il lui suffit de refuser un appel entrant, ce qui lui permet alors d’envoyer un message, et donc de coller le contenu des notes, le tout sans jamais déverrouiller le smartphone. Vous en voulez encore ? Jose Rodriguez vous a entendu et va encore plus loin, puisqu'il va jusqu’à montrer une technique pour connaître le numéro de téléphone de l'appareil. Toujours sans déverrouiller l’iPhone, ce dernier créé un lien dans une note ce qui lui permet de lancer un appel. Bon, pour être honnête, cette faille est loin d’être dramatique, puisqu’il faut quand même que la personne malveillante ait un accès physique au téléphone et que Siri y soit activé. Mais si le chercheur a choisi de dévoiler cette faille en montrant le détail de sa méthode, c’est principalement pour dénoncer les incohérences du programme Bug Bounty d'Apple, permettant à toute personne découvrant une brèche d’être rémunéré. Le spécialiste affirme avoir déjà reçu 25 000 dollars pour ce genre de faille, contre 5.000 dollars seulement pour une faille plus grave, d’autant que le GAFAM peut mettre plusieurs mois avant de donner suite à un signalement. Jose Rodriguez explique qu’il avait déjà notifié deux problèmes de sécurité à Apple par le passé permettant de contourner l'écran de verrouillage. Toutefois, il indique que la solution trouvée appliquée dans les dernières mises à jour n'a fait qu’amoindrir le problème sans le corriger pour autant, d’où la découverte de cette nouvelle faille. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À nouveau des semi-conducteurs produits en Europe ?
Il ne vous a pas échappé qu’une pénurie assez violente touche le secteur de la tech ces derniers temps, on en parle d’ailleurs très régulièrement dans ce podcast. Un autre point que vous commencer également à connaitre est celui de la dépendance du continent Européen à l’Asie en matière de composants électroniques. En effet, l’industrie des semi-conducteurs a quasiment disparu du vieux continent, forçant nos entreprises à s’approvisionner en Chine notamment. Ceci dit, l’Europe a bien conscience du problème et serait bien décidée à le résoudre en investissant massivement.Il y a quelques jours, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen tenait son discours annuel sur l'état de l'UE. L’occasion d’insister sur l'importance d'investir massivement dans la souveraineté numérique européenne, qui est « un sujet décisif ». Et les intentions de la présidente son très claires sur ce dossier, « nous allons présenter une nouvelle loi européenne sur les semi-conducteurs. L'objectif est de créer un écosystème européen à la pointe de la technologie, incluant la production. Cela sécurisera nos approvisionnements et développera de nouveaux marchés pour la technologie européenne ». Une tâche ardue que certains annoncent même comme impossible, ce qui n’entame pas pour autant la détermination d’Ursula von der Leyen.De son côté le commissaire européen Thierry Breton a précisé je cite que « la course aux puces les plus avancées est une course au leadership technologique et industriel ». Ce dernier ajoute également que l'ambition européenne engloberait la recherche, la capacité de production et la coopération internationale. Mais le commissaire l’avoue lui-même, je cite, « l'idée n'est pas de tout produire par nos propres moyens, ici en Europe, mais de diversifier nos chaînes d'approvisionnement afin de réduire notre dépendance vis-à-vis d'un seul pays ou d'une seule région », comprenez par là la Chine et l’Asie.Une décision qui a fort logiquement ravi les dirigeants de l’entreprise Intel. Il y a quelques jours, nous vous expliquions dans un double épisode dédié à la pénurie que le géant américain voulait investir massivement, jusqu’à 80 milliards de dollars en Europe sur cette question. Une ambition qui à n’en pas douter sera largement soutenue par les institutions européennes puisqu’elles partagent le même objectif final : redonner sa souveraineté à l’Europe dans le domaine. Et si cela doit passer par le monopole industriel d’Intel dans ce domaine, alors il semble que tout le monde y trouve son compte… sauf peut-être la concurrence. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Epic Games VS Apple : qui a gagné ?
C’est un affrontement sur fond de procès et de recours au tribunal que l’on aurait presque oublié et qui a pourtant rythmé le début d’année : Epic Games contre l’Apple Store. Et bien un arrêt a finalement été rendu le 10 septembre, mais sans véritablement donner de vainqueur clair pour l’instant.C’est la juge Yvonne Gonzalez Rogers du tribunal fédéral d’Oakland en Californie qui a dû trancher l’épineuse affaire opposant Epic Games à Apple. Pour rappel, Epic Games, éditeur du célèbre jeu en ligne Fortnite était mécontent de la politique de l’App Store et a décidé il y a un peu plus d’un an d’introduire un système de paiement sur l’application du jeu dans sa version iPhone, violant délibérément les politiques du Store d’Apple à ce sujet. Le but était de contourner les 30% de commission récupérée par la marque à la pomme sur tous les paiements faits sur le jeu via l’Apple Store. Ni une ni deux, Apple a tout simplement supprimé Fortnite de son catalogue d’application, ce qui a poussé Epic Games à porter l’affaire en justice pour mettre fin à ce qu’elle considère comme une pratique anticoncurrentielle et monopolistique.Un peu plus de quatre mois après le début du procès, la décision est tombée. Epic Games écope d’une amende de 6 millions de dollars pour avoir contourné les règles d’Apple avec son système de paiement intégré au jeu. Double peine : l’entreprise de Tim Cook n’est même pas obligée de réintégrer Fortnite à l’App Store ni aucun autre service d’Epic Games. Ceci dit, la défense d’Apple a été mise à rude épreuve à plusieurs reprises. Malgré sa décision, la magistrate explique je cite que « les preuves suggèrent effectivement qu'Apple est proche d'un pouvoir de monopole ». Selon elle, la concurrence d’une boutique d’application tierce ne ferait pas de mal étant donné que la marge de 30% imposée serait plus que confortable. Toutefois, la juge Rodgers a retenu l’argument de la firme sur la sécurité de son iPhone, ainsi que la nécessité d’une licence pour rémunérer la propriété intellectuelle d’Apple. Petite victoire toutefois pour Epic Games, l’arrêt de la juge Rogers permet dorénavant aux développeurs d’ajouter un lien ou un bouton redirigeant l’utilisateur vers un système de paiement extérieur sans craindre des sanctions. D’après la magistrate, interdire les développeurs d’informer leurs utilisateurs de la disponibilité de moyens de paiement alternatifs et extérieur à l’App Store était contraire à la loi californienne sur la concurrence. L’éditeur de Fortnite compte désormais prendre sa revanche lors d’un nouveau procès en appel, dont la date n’a pas encore été fixée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À quoi sert le G7 des autorités de protection des données ?
C’est une info dont l’écho médiatique a été très limité ces derniers jours, mais qui est néanmoins un grand pas en termes de sécurité informatique : la première édition du G7 des autorités de protection des données a eu lieu les 7 et 8 septembre dernier au Royaume-Uni. Un G7 en présence du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, des États-Unis et du pays hôte le Royaume-Uni pour évoquer plusieurs sujets majeurs liés à la cybersécurité alors que le nombre de signalement pour violation des données personnelles devrait doubler en 2021 d’après les experts.Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’heure de l’intelligence artificielle et des technologies de pointe, un rendez-vous annuel entre les autorités de protection des données de ces 7 grands pays devient quasiment indispensable. Car dans ce contexte, les experts estiment que les cyberattaques contre les logiciels open source devraient augmenter de 650% cette année, par rapport à 2020. Pour sa part, la CNIL prévoit que les signalements de violations de données personnelles devraient carrément doubler au cours de l'année. On en a eu d’ailleurs un exemple très concret la semaine dernière avec l’épisode sur la fuite de près d’un millions et demi de données médicales aux Hôpitaux de paris.C'est donc pour tenter de trouver des solutions au niveau mondial que ce G7 de la protection des données s'est réuni au début du mois en visioconférence. D’après les premiers échos officiels, les représentants des 7 pays concernés ont discuté je cite « des grands enjeux de la régulation du numérique au niveau international ainsi que la nécessité d’une coopération plus étroite entre les régulateurs ». Dans le détail, la réunion a notamment abordé la question de l’avenir du suivi en ligne, l'innovation technologique dans le contexte de pandémie, la circulation des données à l’échelle internationale et leur accès par les gouvernements, comment concevoir l’intelligence artificielle dans le respect de la protection des données personnelles ou encore comment élaborer un cadre pour le transfert international des données personnelles ?Sur ce dernier point, le G7 précise « qu’il est essentiel que les organismes de régulation de différents pays coopèrent pour éviter l’arbitrage réglementaire et une asymétrie de la rapidité et des niveaux de protection des droits ». Traduction, coopérer pour éviter qu’un pays comme la Chine ne décide de siphonner dans l’ombre les données de millions de personne dans leur dos. Un nouveau G7 des autorités de protection des données devrait avoir lieu l’an prochain, cette fois en Allemagne. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

800 000 applications retirées des stores depuis janvier ?
C’est un chiffre qui peut paraitre impressionnant au premier abord : plus de 800 000 applications pour smartphones ont été retirés de l’Apple Store et du Google Play Store entre janvier et juin 2021. Si aucune raison précise n’a été avancée, l’étude d’où est tirée ce chiffre note toutefois un élément très intéressant et assez inquiétant : les applications supprimées visaient dans leur immense majorité des enfants.C’est grâce à la plateforme Pixalate, spécialisée dans l’analyse et la protection contre la fraude, que l’on a pris connaissance de ce chiffre. D’après elle, la suppression de 813 144 applications pour être précis peut avoir deux raisons majeures : soit ce sont les développeurs eux-mêmes qui ont décidé de les retirer, soit ces applications violaient directement les politiques de l’App Store et du Play Store. Sauf que si l’on lit entre les lignes, les détails qu’apporte Pixalate penchent quand même davantage pour la seconde option.Plus précisément, c’est sur le Play Store de Google que la majorité des applications ont été supprimées avec environ 589 000 contre 224 000 sur l’App Store. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, certaines sont loin d’être de petits services puisqu’elles ont été téléchargées 9,3 milliards de fois sur le Play Store au total et reçu près de 22 millions d’avis d’usagers sur l’App Store. Mais comme je vous le disais, le plus inquiétant concerne le public-cible de ces applications. 86% d’entre elles étaient destinées aux enfants de moins de 12 ans pour le store Google. Un chiffre qui flirte même avec les 90% pour Apple. Ceci dit, pour quelles raisons ces applications ont été supprimées ? Sur le Play Store, Google explique qu’il s’agissait de problèmes liés aux règles de confidentialités dans un quart des cas, mais qu’à plus de 66% ; ces applications demandaient des autorisations dangereuses. Pour Apple, près de 6 applications sur 10 avaient aussi des soucis de confidentialité.Si la démarche des deux stores les plus populaires du monde semble vertueuse, Pixalate relève tout de même un angle mort assez inquiétant : une fois téléchargées les applications restent installées sur le téléphone des usagers quand bien même elles seraient supprimées du store. Soyez donc prudent et vérifiez bien si vos applications sont toujours disponibles. Dans le cas contraire, il est vivement conseillé de les désinstaller. Ceci dit, vous ne devriez pas avoir trop de soucis à vous faire, car d’après le rapport, la France ne ferait pas partie des pays les plus affectés par les suppressions.Rapport : https://www.pixalate.com/hubfs/Reports_and_Documents/Mobile%20Reports/2021/App%20Reports/Delisted%20Apps/Pixalate%20-%20H1%202021%20-%20Delisted%20Apps%20Report.pdf Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fin des mots de passe chez Microsoft ?
Ce n’est pas un secret, les français sont bien trop laxistes sur la sécurité de leurs mots de passe. Souvent trop simple et trop facile à deviner, cette sécurité n’est plus si efficace que cela, au point de pousser Microsoft à prendre une décision radicale : leur suppression pure et simple ! Les mots de passe seront à l’avenir remplacés par l’application Microsoft Authenticator.Si l’on regarde de plus près, la suppression des mots de passe est un projet sur lequel Microsoft travaille depuis un long moment. Vous l’avez peut-être déjà remarqué si vous utilisez Windows 10, il faut désormais utiliser un code PIN, une empreinte digitale, ou encore la reconnaissance faciale pour se connecter à sa session. Et bien d’ici peu, les choses seront encore plus simples et sécurisées, puisqu’il suffira d'approuver une nouvelle connexion à son compte via l’application Microsoft Authenticator sur smartphone. En clair, si vous voulez vous connecter à votre session, le système enverra une notification à votre téléphone, et vous n’aurez qu’à appuyer sur le bouton Oui pour accéder à votre session.La technique n’est pas nouvelle et est déjà utilisée par Google pour se connecter à Gmail. D’après Microsoft, ce système d’authentification simplifié empêchera toute attaque de type phishing ou « password spraying », où des pirates tentent tous les mots de passe les plus courants pour accéder au compte. Il sera donc impossible pour les pirates de se connecter à une session sans avoir le téléphone de leur victime à portée de main.Pour utiliser ce nouveau système, les utilisateurs devront au préalable télécharger l'application Microsoft Authenticator puis la lier à leur compte Microsoft. Il leur faudra ensuite se connecter puis sélectionner l’option « Compte sans mot de passe ». À noter qu’il ne s’agit que d’une option et que les adeptes des mots de passes pourront quand même continuer à utiliser cette méthode, qui plus est redoutablement efficace si le code choisi est compliqué. Pour rappel, il est recommandé d’utiliser un code d’au moins une dizaine de lettres, accompagnées de chiffres et de caractères spéciaux comme le @ ou le +… Et pour les curieux, vous pouvez visiter le site howstrongismypasswords.com qui vous indiquera à quel point votre mot de passe est fort ou pas.https://www.howstrongismypasswords.com/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

TikTok envoie les données de ses usagers en Chine ?
Une fois n’est pas coutume, le réseau social TikTok se retrouve à nouveau au cœur d’une polémique à propos des données de ses usagers. La Data Protection Commission (DPC) basée en Irlande a annoncé l’ouverture d’une enquête contre la semaine dernière, soupçonnant le réseau social le plus populaire du moment d’envoyer de façon irrégulière des données en Chine et de ne pas suffisamment protéger celles des mineurs.Que dit le règlement européen sur la question ? Et bien qu’un service numérique ne peut transférer ses données vers un pays tiers QUE si le pays destinataire est aussi protecteur que l’Union européenne... ce qui, vous en conviendrez, n’est clairement pas le cas de la Chine. En fait, la DPC craint que les données des utilisateurs européens ne soient utilisées pour de la surveillance par la Chine. Pourquoi la Chine ? Et bien parce que TikTok appartient à l’une des plus grosses sociétés technologiques chinoises du nom de ByteDance. En 2020, l'administration Trump avait justement banni temporairement TikTok de l'App Store et du Google Play Store américain en raison de forts soupçons sur le transfert de données vers des serveurs chinois. Si le nouveau président Joe Biden a depuis levé les sanctions contre le réseau social, Tik Tok reste étroitement surveillé de l’autre côté de l’atlantique.Comme je vous le disais, l’un des points clé de l’affaire concerne le traitement des données des mineurs et l’interdiction d’accès aux mineurs de moins de 13 ans. Selon TikTok, d’importantes mesures ont été mises en œuvre, je cite, « pour protéger les données des utilisateurs, notamment les plus jeunes ». Et il est vrai qu’en janvier 2021, tous les comptes des moins de 16 ans ont été directement placés en privé.De ce fait, la DPC tient dans ses mains un dossier sacrément épineux et pourrait affecter la politique européenne toute entière sur la question des données. Car sur le continent, l’Irlande a une place très spéciale. Le pays accueille en effet beaucoup de sièges européens de géants du numérique, dont TikTok, grâce à sa fiscalité attrayante. Ce n’est donc pas une surprise si la DPC se retrouve régulièrement en première ligne pour faire appliquer le règlement européen sur la protection des données. En guise de sanction, le réseau social risque une amende qui pourrait atteindre jusqu’à 4% de son chiffre d’affaires. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les données médicales d’1,5 millions de patients volées ?
La semaine dernière, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris expliquait qu’elle avait subi une attaque informatique d’une ampleur inédite, ayant entraîné la perte de plus d’un million et demi de données médicales. Une attaque portée directement contre un service sécurisé de partage de fichiers utilisé à la fois en interne et en externe.Si l’on ne sait pas précisément quant à eu lieu le piratage, l’AP-HP parle pour la part du cœur de l’été… De façon très transparente, l’organisme indique que le service touché avait été utilisé il y a un an en soutien et en complément du système d'information national de dépistage SI-DEP, qui rencontrait alors des problèmes techniques. On le précise, ce n'est pas le SI-DEP qui est concerné par l'attaque, mais bien le système sécurisé de partage de fichiers de l'AP-HP. Dans le cadre des tests de dépistage du COVID, ce dernier avait permis de transmettre des données utiles au suivi des patients à l'Assurance Maladie et aux différentes Agences Régionales de Santé.Dans le détail, il semblerait que l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris ait été victime de failles logicielles de sécurité, prouvant que les institutions sont encore très loin d’être pleinement protégées contre les brèches informatiques. En fin de semaine, nombreux étaient d’ailleurs experts de la cybersécurité à déplorer un certain amateurisme. Et parmi les données volées, se trouvent notamment l'identité de millions de personnes testées autour de mai 2020, leur numéro de sécurité sociale, leurs coordonnées, l'identité et les coordonnées des professionnels de santé présents, et bien entendu les résultats en question.Ceci dit, il semblerait que les personnes concernées par cette fuite soient dans l’immense majorité des résidents d’île de France… De quoi limiter quelque peu l’impact géographique de ce vol de données. L’affaire est désormais entre les mains de l’ANSSI, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d'information et de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Instagram néfaste pour les jeunes ?
Vous le savez, Instagram est le réseau social de l’image. C’est d’ailleurs son principe de base puisqu’on n’y retrouve que des photos et des vidéos… Un système qui d’après le Wall Street Journal ne serait pas vraiment sain. La semaine dernière, le média américain relayait plusieurs études menées ces trois dernières années par les chercheurs de la maison mère Facebook, et dont les conclusions sont plutôt accablantes : Instagram serait je cite « nocif pour de nombreux jeunes utilisateurs, en particulier les adolescentes ».Dans le détail, ces études datées de 2019 expliquent qu'Instagram aggraverait le problème de l'image corporelle pour une adolescente sur trois. Pour appuyer son propos, le Wall Street Journal cite des documents internes de Facebook selon lesquels, des adolescents auraient également vu leur taux d'anxiété et de dépression augmenter à cause du réseau social... À la lumière de ces révélations, Instagram a préféré esquiver le débat, rejetant la faute sur les réseaux sociaux de manière générale, expliquant je cite que « la question qui préoccupe de nombreuses personnes est de savoir si ces derniers sont bons ou mauvais ».Le moins que l’on puisse dire, c’est que sur ce point, Instagram n’est clairement pas à son avantage. En effet, de nombreux utilisateurs, ainsi que les groupes de défense ont critiqué le réseau social, l’accusant d’abriter des contenus nuisibles pour la jeunesse. On vous en parlait au début de l’année, Instagram avait même prévu un temps de lancer une plateforme dédiée pour les moins de 13 ans, sans donner aucune nouvelle à ce sujet depuis.De plus, toujours d’après le Wall Street Journal, Facebook aurait exempté des millions de célébrités, de politiciens et d'autres utilisateurs bien précis de ses propres règles communautaires dans le cadre d'un programme appelé XCheck. D’après Facebook, ce test était destiné je cite à appliquer « un deuxième niveau d'examen pour s'assurer que nous avons appliqué correctement nos politiques. Il n'y a pas deux systèmes de justice ; c'est une tentative de protection contre les erreurs ». Un examen a priori invisible pour le grand public, ce qui au final ne fait qu'augmenter les soupçons de favoritisme envers certains utilisateurs bien précis. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

iPhone 13 : Enfin un véritable renouveau ?
Après de longs mois d'attente, Apple a enfin dévoilé son nouvel iPhone 13 la semaine dernière. Si en apparence, bien peu de choses le distingue de sa version précédente sortie l’an dernier, plusieurs nouveautés valent tout de même le coup d’œil et pourraient permettre à Apple d’enfin faire taire les critiques sur ses smartphones.À l’œil nu on pourrait effectivement se dire que l’iPhone 12 et l’iPhone 13 sont quasi identiques avec le même châssis, la même diagonale d’écran, et un bloc d’appareils photo à peine remanié. Ceci dit, le volet photo gagne quand même en performance puisque d’après Apple, l’iPhone 13 offrira des images plus nettes et plus détaillées, notamment en basse lumière. Si le capteur grand-angle était réservé l’an dernier à l’iPhone 12 Pro Max, il devrait être présent sur toutes les déclinaisons de l’iPhone cette année.Côté vidéo, l’iPhone 13 Pro et le Pro Max embarqueront avec eux le format d’enregistrement ProRes notamment utilisé par les professionnels pour ses couleurs plus fidèles et moins de compression. Ajoutez à cela la possibilité de filmer en qualité 4k60 images par secondes en Dolby Vision et le rendu promet d’être aussi impressionnant que celui des caméras professionnelles. Ceci dit, cette qualité d’image ne sera disponible que sur les Pro et Pro Max s dotés de 256 gigaoctets de stockage, la version 128 giga étant limitée au Full HD en 30 images par seconde. D’ailleurs, en parlant de stockage, Apple proposera désormais uniquement des smartphones avec au moins 128 giga d'espace, abandonnant définitivement la formule à 64 Go, ce qui, il faut bien le dire, est une excellente nouvelle.Autre point notable, l’amélioration de l’autonomie, qui sur l’iPhone 13 mini augmente d’une heure et demi pour atteindre une capacité d’utilisation de 17h d’affilée. Une longévité qui monte même à 28 heures pour l’iPhone 13 et les versions Pro et Pro Max, et que la firme de Tim Cook explique par l’ajout d’une puce Apple A15 plus efficace, et des cellules de batterie plus grandes.Enfin, la question épineuse : le prix. Pour l’iPhone 13 mini, comptez au minimum 809 euros pour la version 128 giga… l’iPhone 13 quant à lui courtera 100€ plus cher, soit 909€… Comptez en revanche plus de 1000€ pour les versions pro et pro max, plus précisément 1159€ minimum pour le pro et 1259€ pour le pro max. Pour ces deux modèles, il sera également possible d’augmenter la capacité de stockage jusqu'à 1 téraoctet… une option qui fait quand même grimper la facture de 600€, soit 1859€ pour un iPhone Pro Max avec mémoire extra large. Si les précommandes sont ouvertes depuis ce weekend, l’iPhone 13 est prévu pour débarquer en magasin ce vendredi 24 septembre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pénurie de semi-conducteurs (2/2) : l’automobile aussi impactée ?
Deuxième et dernière partie du double épisode dédié à la pénurie de semi-conducteurs. Et après avoir compris hier en quoi le manque de substrat était un véritable handicap pour le secteur de la tech, place aujourd’hui à celui de l’automobile qui devrait d’ici quelques année devenir un consommateur majeur de composant informatique. Vous l’avez compris, après les ordinateurs et les smartphones, le secteur des voitures pourrait elles aussi être une victime collatérale de la pénurie de puces et autres composants dans les années à venir.D’après le patron d’Intel, Pat Gelsinger, le marché de l’automobile pourrait peser jusqu’à 11% du total des semi-conducteurs livrés en 2030. Et à ce moment-là, les puces électroniques pourraient représenter jusqu’à 20% du prix total d’une voiture d’après-lui… et cela en partie dû à l’explosion des caméras, des capteurs, des systèmes de divertissement, de la connexion 4G/5G et de l’arrivée des technologies de conduite autonome prochainement. En clair, la voiture de demain aura besoin de centaines de composants pour fonctionner pleinement, ce qui n’est pas pour rassurer les constructeurs en ce moment, notamment en Europe où le tout électrique semble être la future norme.En effet, l’Europe est totalement dépourvue en semi-conducteurs, largement dépassée par la production en Asie et aux Etats-Unis. Pour réduire cet écart abyssal, le patron d'Intel a dévoilé un plan d’investissement sur dix ans qui monterait jusqu’à 80 milliards de dollars sur notre continent. Alors pourquoi investir en Europe ? Et bien comme je le disais, les groupes automobiles comme Volkswagen qui regroupe 12 marques de voitures différentes, ou Stellantis, anciennement Peugeot Citroën qui regroupe plus de 5 marques, Renault-Nissan et 7 marques ou encore Mercedes et BMW… tous auront des besoins immenses dans le futur. C’est donc un marché ultra porteur qui s’offre au patron d’Intel. D’autant que nombreux sont les constructeurs à s’être tiré une balle dans le pied en annulant bêtement leurs commandes de semi-conducteurs l’an dernier. En clair, Intel veut et peut devenir le « champion occidental » des puces, le marché asiatique étant inatteignable de par son immensité.Voilà pour ce double épisode qui je l’espère vous aura éclairé sur les nouveaux enjeux de cette pénurie de composants informatiques, qui décidément met bien des secteurs sous tension. N’hésitez pas à nous dire si le format des doubles épisodes vous plait, et n’hésitez pas non plus à vous abonner au podcast, c’est gratuit, ainsi vous serez les premiers informés lors de la sortie des futurs épisodes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pénurie de semi-conducteurs (1/2) : pourquoi manque-t-on de substrat ?
Vous le savez, tous les secteurs de la tech font face à une pénurie de composants informatiques depuis plus d’un an et demi maintenant. On vous en parle régulièrement dans ce podcast. Mais au-delà des puces qui composent les processeurs et les cartes graphiques, il est un autre élément qui est en rupture de stock : le substrat. Aujourd’hui et demain, Choses à Savoir Tech vous propose un double épisode pour comprendre deux nouvelles conséquences et enjeux de cette crise des semi-conducteurs, à commencer aujourd’hui je vous le disais par le substrat.Le substrat d’une puce, c’est le support qui accueille le « cœur » du processeur. Quand TSMC, Intel ou Samsung fabriquent un composant, ils découpent des puces fonctionnelles sur une galette de silicium, les testent, puis les placent sur un support appelé substrat. En résumé, le substrat est le support qui reçoit, protège et connecte la puce à la carte mère. C’est seulement après avoir été posé sur un substrat et protégé par une coque en métal que la puce peut être envoyée aux marques de PC, smartphones, cartes graphiques, etc.Cet élément est donc essentiel, et vous avez compris que si l’on vous en parle aujourd’hui, c’est parce que les usines en manquent. Tout d’abord, il faut comprendre que les substrats rapportent beaucoup moins d’argent pour un fabricant qu’une puce. De plus, les producteurs, majoritairement Taïwanais, Japonais et Sud-Coréens ont déjà vécu un épisode de surproduction entre 2010 et 2018 qui les rend réticent aujourd’hui à investir dans la fabrication de cet élément. Selon le Wall Street Journal, le monde aurait besoin d’une surface de production d’environ 17 millions de mètres carrés d’usine pour couvrir la demande d’ici 2025. Or, d’après l’état actuel du paysage industriel dans ce domaine, cette surface ne devrait pas dépasser les 13,5 millions de mètres carrés. Cela signifie pour être très clair, que la pénurie de semi-conducteurs et de composants informatiques est partie pour durer si les fabricants n’augmentent pas leur capacité de production… sans oublier, des hausses de prix dues à la forte demande.Voilà pour la première partie de ce double épisode dédié à la pénurie de composants informatiques, notamment les semi-conducteurs. Demain, on continue à vous expliquer que cette crise profonde, qui vous allez le voir, pourrait impacter très sérieusement le secteur de l’automobile, notamment en Europe. Pour ne rien rater de l’actualité tech, n’hésitez pas à vous abonner au podcast, c’est gratuit, et ainsi vous serez les premiers informés lors de la sortie des futurs épisodes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les One Plus Nord 2 se mettent à exploser ?
C’est une tendance qui commence à inquiéter à la fois les propriétaires de One Plus Nord 2, mais aussi la marque elle-même : le smartphone est sujet à des explosions. À ce jour, trois cas ont été rapportés sans qu’aucune explication concrète n’ait été avancée, et ce, seulement deux mois après le lancement du nouveau smartphone moyen de gamme de One Plus.Retour sur les faits. Début août, un premier OnePlus Nord 2 explosait alors que sa propriétaire se baladait à vélo, suivi quelques semaines plus tard d’un second incident identique, provoquant cette fois-ci de sérieuses blessures à la main de son utilisateur. Troisième et non des moindres, il y a une semaine, un avocat américain aurait tout simplement pu finir en torche humaine quand son OnePlus Nord 2 s’est embrasé dans sa robe de juriste. L'homme a d'abord senti quelque chose de très chaud dans sa poche, avant d’apercevoir de la fumée s’en échapper. Dans un réflexe qui lui a probablement sauvé la vie, l’avocat a alors jeté sa robe en plein milieu de la salle d’audience, échappant à l’explosion du téléphone quelques secondes plus tard. Sur Twitter, ce dernier précise qu’il n’était pas en train d’utiliser le smartphone au moment de l’incident, et que la batterie était chargée à 90%.Pour illustrer sa mésaventure, l’avocat a même publié des photos après explosion de son smartphone complètement calciné. Ni une ni deux, OnePlus est immédiatement entré en contact avec lui, demandant à récupérer l’appareil pour enquête. Une attitude assez distante de la marque qui n’a pas échappé à la victime qui explique que, je cite « ils étaient assez insensibles aux blessures et aux traumatismes que j'ai subis… Quelle est la valeur de la vie d'une personne ? ». Dans ce contexte, l’avocat à tout simplement refusé de coopérer avec One Plus, précisant qu’il était bien décidé à porter cette affaire devant les tribunaux, estimant que OnePlus cherchait à fuir ses responsabilités.De son côté, la marque regrette de ne pas avoir pu procéder à une inspection de l’appareil afin de vérifier la véracité de cette histoire. Dans un message, One Plus précise je cite, « que malgré de multiples tentatives d'analyse de l'appareil, y compris une visite des lieux pour l'examiner en présence de l'individu, il a jusqu'à présent refusé la possibilité d'effectuer un diagnostic approprié ». Une attitude effectivement curieuse de la part de la victime, souhaitant sans doute éviter que sa seule et unique preuve ne soit falsifiée par les inspecteurs de la marque chinoise. Quoiqu’il en soit, cette affaire devrait trouver son issue devant les tribunaux et on l’espère, mener à une jurisprudence pour les victimes de ces incidents si le défaut de fabrication est avéré. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Enfin une option pour contrôler ses données sur WhatsApp ?
Face à une érosion massive du nombre de ses utilisateurs depuis qu’elle a imposé le partage des données personnelles avec Facebook, WhatsApp tente tant bien que mal de sauver la face. Les développeurs de la messagerie travaillent actuellement sur une refonte des options de confidentialité… avec notamment la possibilité pour les utilisateurs de sélectionner individuellement les contacts avec qui ils souhaitent partager leur infos.Jusqu’à présent, que ce soit sur iOS ou Android, les usagers de WhatsApp peuvent choisir trois niveaux de confidentialité : soit partager leurs informations personnelles avec « Tout le monde », soit « Personne », soit seulement à leurs « contacts ». Cela signifie que la photo de profil, la biographie et surtout l’annotation « Vu le… » dans une conversation, sont conditionnés au niveau de confidentialité choisi. Et bien d’ici peu, une quatrième option fera son apparition intitulée : « Mes contacts sauf… ». Cette dernière permettra aux utilisateurs d’avoir la mainmise sur la diffusion de leurs données.En d’autres termes, si cela vous embête qu’une personne bien précise de votre répertoire voit vos informations, alors vous pourrez purement et simplement l’en empêcher, ce qui n’impactera pas pour autant le reste de vos contacts qui pourront continuer d’y avoir accès. Attention, agir ainsi signifie qu’en retour, vous ne pourrez pas savoir non plus si le contact que vous venez de brider est en ligne, ni même voir sa photo de profil, lire sa biographie ou savoir s’il a vu votre message.Pour l’heure, aucun calendrier n'a été communiqué concernant le déploiement de cette 4e. D’après le site WABetaInfo, elle serait toujours en développement, et devra d’abord passer entre les mains des bêta-testeurs avant d'être mise à disposition du grand public lors d’une future mise à jour. Et d’après le journal The Guardian, WhatsApp paye très cher la décision de partager les données de ses utilisateurs avec sa maison mère Facebook, quand bien même ces derniers n’auraient pas de compte sur le réseau social de Mark Zuckerberg. Au total, plus de 40 millions de personnes auraient déjà décidés d’abandonner WhatsApp pour d’autres messageries cryptées comme Telegram ou Signal. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des essuie-glaces laser chez Tesla ?
Mais où s’arrêtera Elon Musk ?! C’est une question à laquelle personne n’a la réponse à part lui… et si je vous dis ça, c’est parce que le patron de Tesla joue encore un peu plus avec la frontière de la science-fiction. Il compte tout simplement équiper ses véhicules de lasers en guise d’essuie-glace.Précision très importante, il ne s’agit pas de remplacer purement et simplement les balais d’essuie-glace, mais plutôt de les compléter. Concrètement, les lasers ne serviraient pas à balayer la pluie, mais plutôt à faire disparaître les saletés du pare-brise pour le garder propre… Une sorte de liquide lave-glace amélioré, sans trace et beaucoup plus efficace.Cette semaine, l’Office américain des brevets a officiellement validé la demande de dépôt de brevet pour cette technologie, qui datait tout de même de 2019. En plus du pare-brise, des croquis accompagnant le dossier montrent que : les vitres des portières et les optiques des différentes caméras pourront elles aussi être équipées de lasers. Par ailleurs, une note précise que le calibrage du faisceau sera ajusté pour qu’il soit inférieur à l’épaisseur de la surface à traiter, je cite « qu'elles soient vitrées ou photovoltaïques ». De quoi donner un peu plus d’épaisseur à une promesse de longue date d’Elon Musk : un toit solaire sur les véhicules Tesla afin d’augmenter un peu l’autonomie de la batterie. S’il devait être proposé en option pour la Model 3, ce toit devrait finalement équiper le Cybertruck dès sa commercialisation l’an prochain.En parlant de ce fameux pick-up de Tesla, nombreux sont les observateurs à avoir remarqué l’absence de balais d’essuie-glace sur le véhicule. Serait-ce un indice de plus concernant l’arrivée des lasers ? C’est possible oui. Mais il faut aussi savoir qu’en 2019, le constructeur avait déposé un autre brevet, celui d’un essuie-glace magnétique permettant de balayer l’entièreté du pare-brise de façon latérale grâce à un rail de guidage, de quoi rendre définitivement obsolètes nos vieilles branches en caoutchouc. Quoiqu’il en soit, il faudra encore attendre quelques mois pour avoir une réponse officielle sur tous ces points, sans doute lors de la sortie d’usine des premiers Cybertruck. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les géants de la tech à la rescousse pour réduire les inégalités en Chine ?
On parle régulièrement de la Chine dans ce podcast, notamment pour ses nombreuses sanctions contre les géants de la Tech. Il semblerait toutefois que le gouvernement ait changé son fusil d’épaule en intégrant pleinement les plus grosses entreprises locales dans son nouveau programme je cite de « prospérité commune », visant à réduire les inégalités à coup de milliards d’investissement.C’est donc le 17 août dernier que l’expression « prospérité commune » a été remise au goût du jour par le président chinois Xi Jinping. D’après le journal Le Monde, cette politique est basée sur les travaux de l’économiste, Li Yining qui en 1994 décrivait la philanthropie comme l’un des trois leviers de la redistribution. Une option qui a visiblement séduit le président chinois, expliquant je cite que « nous pouvons permettre à des gens de s’enrichir, puis les guider, afin qu’ils aident les autres à devenir riches ». L’empire du Milieu souffre en effet d’un problème de redistribution des revenus, étant donné que seul 1 % des Chinois détiennent plus de 30 % de la richesse nationale.Pour mener ce programme à bien, il faut de l’argent. Et l’argent, c’est auprès des géants de la Tech que le gouvernement l’a trouvé ! Ces derniers ce sont d’ailleurs montré étonnamment coopératifs ; Tencent et Alibaba promettant d’investir 13 milliards d’euros sur cinq ans, tout comme Zhang Yiming fondateur de ByteDance ou Lei Jun créateur Xiaomi qui ont également annoncé des dons issus de leur fortune personnelle. Pas de rancune visiblement contre leur gouvernement qui ces derniers mois n’a eu de cesse de les maltraiter sur la question des données personnelles des utilisateurs.Pour Alibaba et Tencent, cet effort de solidarité avec les plus démunis du pays est tout à fait normal. Le président d’Alibaba précise même que son entreprise est je cite « un bénéficiaire du fort progrès social et économique de la Chine au cours des 22 dernières années. Nous croyons fermement que si la société se porte bien et que l'économie se porte bien, alors Alibaba se portera bien ».Si tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes en Chine, difficile de ne pas y voir un beau coup de communication pour ces entreprises, ainsi qu’une instrumentalisation de la misère de la part du gouvernement. Car en quarante ans, le pays est devenu presque aussi inégalitaire que les Etats-Unis. Je vous le disais, aujourd’hui 1 % des Chinois les plus riches détiennent plus de 30 % de la richesse nationale, et la tendance ne devrait pas s’inverser puisque selon les prévisions de certains observateurs, le nombre de millionnaires devrait pratiquement doubler dans les cinq prochaines années. Difficile d’y voir une réduction des inégalités quand d’après le premier ministre lui-même, un tiers des chinois, soit plus de 600 millions de personnes vivent avec moins de 130 euros par mois, sans parler de la répression envers les ouighours. Si l’ascenseur social a fonctionné pour une minorité de Chinois, on peut constater que nombreux sont ceux qui n’ont pas eu la chance de monter à bord. L’ancien président Chinois Deng Xiaoping l’assumait en 1985, je cite, « il faut laisser certaines personnes s’enrichir d’abord pour que les autres puissent s’enrichir ensuite ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les élèves français meilleurs en anglais grâce au streaming ?
Voilà une info qui ne va certainement pas ravir l’éducation nationale et encore moins les professeurs d’anglais, puisque d’après l’institut de sondage Yougov et Bertlitz France Licorne, spécialiste en langue et communication interculturelle, 56% des Français estiment apprendre mieux l'anglais en regardant des séries et des films sur Netflix, Disney+ ou d'autres plateformes de streaming qu'à l'école.Pour être parfaitement honnête, il s’agit d’une étude plus large que cette simple conclusion, à propos des langues étrangères. Ceci dit, un point précis à retenu l’attention de nombreux observateurs : l’anglais scolaire contre l’anglais audiovisuel. Sur les 1000 personnes représentatives de la population française interrogés pour ce sondage, plus de la moitié ont marqué une réelle défiance envers l’enseignement des langues à l’école, en particulier l’enseignement de l’anglais, estimant même qu’ils progressent davantage grâce aux séries et les films que grâce à aux leçons dispensées en classe.Dans le détail, Netflix, Disney+ ou Amazon Prime Video ont été cités comme étant le meilleur moyen d'apprendre l'anglais, loin devant les cours au collège ou au lycée. Un sentiment décuplé chez les 18/24 ans qui sont près de 80% à préférer les contenus VO. Autre chiffre éloquent, 40% des sondés assurent que l'anglais scolaire ne leur a été d'aucune utilité durant leur vie adulte. D’après l’étude, une raison principale peut expliquer cette tendance : le fait que l’anglais soit omniprésent dans notre quotidien, que ce soit dans l'espace public, à la TV, sur internet, dans la presse, la musique ou les jeux vidéo, ce qui rend son apprentissage plus ludique voir plus naturel. Ce constat fait justement écho avec le fait que la majorité des 18/24 ans estiment que les réseaux sociaux comme TikTok, Twitter ou Instagram seraient également une bonne source d'apprentissage de l'anglais, notamment parce que ces plateformes facilitent les échanges avec des personnes du monde entier.Autres statistiques intéressantes pour être complet en ce qui concerne les moyens d’apprentissages alternatifs de l’anglais : plus de la moitié des sondés estiment que la télévision les aide beaucoup à maîtriser l'anglais, 42% penchent également pour la presse papier et numérique et 25% pour les jeux vidéo. Et pour finir cet épisode, je suis curieux de lire vos avis à propos d’une question : et si à l’avenir, l’anglais voire même l’apprentissage des langues étrangères en général, devenait une matière que les jeunes apprenaient de manière autodidacte, sans passer par l’école ? Est-ce un scénario réaliste selon vous ? Seriez-vous d’accord même ? Ou est-ce trop extrême et carrément idiot comme idée ? J’attends vos réponses avec impatience dans les commentaires ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des Tesla bientôt sans volant ni pédales ?
Ce qui ressemble à une nouvelle lubie d’Elon Musk, le fondateur de Tesla est en fait une stratégie économique et marketing bien huilée mais néanmoins discutable : les futures Tesla à moins de 25 000 dollars seraient totalement autonomes, et donc dépourvues de volant !La technologie de conduite entièrement autonome de Tesla est attendue avec impatience dans le monde depuis plusieurs années, et maintenant qu’elle semble au point et s’apprête à être déployée un peu partout, Elon Musk compte bien capitaliser un maximum dessus ! C’est donc lors d’une réunion en interne que le patron de la firme a dévoilé la possibilité que les futurs modèles les plus abordables du constructeur soient dépourvus de volant ainsi que de pédale, laissant une totale liberté aux passagers pour se consacrer à autre chose, ou bien priver la voiture de conducteur, c’est selon votre point de vue.En 2020, Elon Musk indiquait déjà que cette voiture à moins de 25 000 dollars serait entièrement autonome. Mais à l’époque, rien n’indiquait qu’il s’agissait de la suppression pure et simple des éléments de conduite dans l’habitacle. Toujours lors de cette fameuse réunion, Elon Musk aurait également précisé que la voiture ne serait pas lancée avant 2023 à la Gigafactory de Shanghai en Chine, alors que les précédentes informations sur le sujet tablaient plutôt sur la fin d’année 2022. Un léger décalage sans doute dû à la pénurie de composants informatique qui touche l’ensemble du secteur de la Tech depuis près de 2 ans.Concernant l’option de conduite entièrement autonome, elle est déjà disponible en précommande dans l’application Tesla. Si les véhicules neufs seront directement livrés avec si l’acheteur l’a sélectionné, les modèles déjà sur le marché devront pour certains subir une mise à jour très importante de l’ordinateur de bord qui ne sera évidemment pas gratuite. Enfin, reste que l’abandon du volant n’est sans doute pas la meilleure idée niveau sécurité routière, étant donné que plusieurs accidents ont été recensés depuis le début de l’année à cause du mode autopilot de Tesla, soit la technologie précédente. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le dictateur biélorusse Loukachenko renversé par des hackeurs ?
L’histoire que je vous partage aujourd’hui sera à coup sûr adaptée au cinéma dans le futur tant elle est digne des scénarios les plus fous d’Hollywood. Mais ce qui en fait une histoire aussi intéressante, c’est surtout sa portée politique bien au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. Car clairement, il n’y a que dans les films et les séries que l’on peut voir des hackers renverser un gouvernement n’est-ce pas ? Et bien ce sera peut-être prochainement une réalité en Biélorussie. En effet, un collectif de pirate informatique baptisé Belarus Cyber Partisans est parvenu à pirater pratiquement toute l'administration du président Alexandre Loukachenko. Objectif : publier au grand jour des documents accablants, prouvant sa culpabilité dans diverses affaires criminelles, et fragiliser le plus possible le dirigeant politique, homme fort de la Biélorussie depuis pratiquement 30 ans.D’ailleurs, si vous n’avez pas vraiment suivi la situation depuis sa réélection controversée en août 2020, il faut savoir que le président Loukachenko a tout simplement durci les sanctions contre ses opposants, au point d’en forcer un grand nombre à l’exil dans des pays voisins. En un an, ce sont plus de 27 000 personnes qui ont été arrêtées, et bien souvent condamnées à de lourdes peines de prison. Mais c’était sans compter sur l’implication des hackeurs biélorusse, bien décidé à faire barrage à celui qu’il considère comme l’ennemi public numéro un. Ainsi, dès septembre 2020, les hackers du groupe Belarus Cyber Partisans ont ainsi publié les noms et les informations personnelles de plus de 1.000 policiers de haut rang dans le pays, qui d’après eux prouvent de nombreux crimes de toute natures commis par les autorités, et largement impunis.D’après les dernières informations diffusées par un média Biélorusse sur un canal de la messagerie cryptée Télégramme, les hackers seraient en possession de nombreux enregistrements audio compromettants pour le pouvoir et notamment les services de police. Leur dernière série d'attaques leur a permis de récupérer des images filmées par drones de la répression des manifestations, ainsi que la liste des numéros de téléphone surveillés par le régime. Pour le moment, les éléments publiés ne représenteraient qu'une infime partie des données collectées, puisque les activistes affirment avoir piraté pratiquement tous les serveurs de l'administration du dictateur. Si tout cela se confirme, il s'agirait de la plus grosse opération de piratage menée contre le pays.Si je peux vous raconter cette histoire aujourd’hui, c’est grâce au travail de fourmi réalisé par le journaliste Patrick Howell O’Neill du MIT Technology Review. Dans son article, O’Neill interroge un porte-parole des BCP, qui lui explique que l’objectif de ces cyber-activistes est de stopper la violence du régime envers la population. Le groupe serait constitué d'une quinzaine d'experts informatiques issus de plusieurs startups du pays, mais seuls quatre de ces hackers mèneraient véritablement des opérations de piratage, les autres étant affairés au tri et à l’analyse des données collectées. D’ailleurs, la grande force de ce groupe, c’est qu’ils n’agissent pas seuls. Si les données fuitent de tous les ministères, c'est parce que des employés du gouvernement les renseignent. Ces taupes font partie d’un autre groupe baptisé BYPO.Face à cette armée de l'ombre insaisissable, Alexandre Loukachenko semble totalement désarmé. Si la contestation dans la rue est réprimée dans le sang, c’est sans aucun doute sur internet qu’elle se poursuivra. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des voyages dans l’espace sans sortir de chez soi ?
L’espace est un rêve pour de nombreux enfants et peu d’élus sont appelés à décoller un jour pour la station spatiale internationale. En effet, n’est pas Thomas Pesquet ou Neil Armstrong qui veut, et même si les géants de la Tech comme Virgin Galactics, Space X ou Blue Origin s’intéressent de très près au tourisme spatial, les premières expérimentations affichent des tarifs clairement prohibitifs pour 99% de la population mondiale. Ceci dit, si vous souhaitez vraiment ressentir les sensations de l’espace depuis chez vous, c’est possible grâce aux casques de réalité virtuelle.Si vous en possédez un, alors l’expérience Space Explorers vous tend les bras ! Editée par les studios Felix et Paul, il ne s’agit pas vraiment d’un jeu, mais plus d’une série télé, qui là se regarde via un casque de réalité virtuelle du coup. Quatre épisodes de 20 à 30 minutes sont déjà disponibles… Deux dans la série The Journey Begins, ou en français le voyage commence. Comme le titre l'indique, il s’agit des préparatifs pour rejoindre la station spatiale internationale, et deux autres dans la série The ISS Experience, là, filmée directement en apesanteur ! Pour l’instant, chacun des épisodes est disponible sur l'Oculus Store pour 2,99 euros.Et l’aventure n’est pas près de s’arrêter puisque l’éditeur vient de commencer à filmer deux nouveaux épisodes à bord de l’ISS, les épisodes 3 & 4 de la série dans l’espace, en collaboration avec Time Studios et la Nasa. Et quand je dis que ces deux nouveaux épisodes se dérouleront dans l’espace, ce n’est pas une métaphore, ce sera vraiment à l’extérieur de l’ISS contrairement aux deux épisodes précédents, soit une première historique !Vous vous doutez bien qu’il n’y a ni caméraman ni drone dans l’espace pour tourner ces images. Niveau technique, les équipes de productions ont opté pour le bras robotique extérieur Canadarm2 équipé de la caméra stéréoscopique Z-Cam V1 Pro, elle-même dotée de neuf capteurs 4K afin d'obtenir une image en 3 dimensions, avec l’effet de profondeur si caractéristique à l’espace, le tout en 360 degrés avec une définition 8K. Bref, une qualité tout bonnement incroyable pour faire vivre au spectateur un voyage unique dans les étoiles sans sortir de chez lui. Ceci dit, la caméra a tout de même dû être renforcée pour supporter les conditions dans l'espace, notamment les rayons UV, les températures extrêmes et les impacts des micro débris présents dans le vide.Pour ceux qui seraient pressé de tenter l’expérience, il faudra patienter encore un petit peu… Les deux épisodes dans l’espace sont annoncés respectivement pour cet automne et cet hiver, sur les casques de réalité virtuelle Oculus Rift, Quest et Quest 2. Ceci dit, le contenu sera également proposé par certains opérateurs téléphoniques dont Orange en France, Deutsch Telekom en Allemagne, LGU+ en Corée du Sud et KDDI au Japon. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

610 millions de dollars de cryptomonnaie volés… puis restitués ?
Bonjour à toutes et à tous… Comme bien souvent en fin de semaine, je vous partage aujourd’hui l’histoire absolument invraisemblable de l’un des plus grands vols de crypto-monnaies jamais commis et qui, au final, se termine étonnamment bien !Petit point contexte. Poly Network, une plateforme financière décentralisée fonctionnant sur le système de blockchain a annoncé fin août que plus de 600 millions de dollars en crypto-monnaies avaient été volés dans ses coffres à cause d'une faille dans son code informatique. Et comme je sais que certains d’entre vous n’ont toujours pas saisi le concept de blockchain… en gros, il s’agit d’une chaîne, composée de plusieurs qui permet entre autres d’échanger de l’argent sans intermédiaire comme les banques ou gouvernements. Plus précisément, dès qu’une transaction est émise, elle est immédiatement contrôlée par les utilisateurs de la blockchain eux-mêmes, les mineurs. C’est grâce à eux qu’est garantie l’authenticité et la sécurité des blocs. Il s’agit du minage, qui consiste à l’aide de calculs et d’algorithmes, à certifier ou non un nouveau bloc composé de plusieurs transactions. La vérification est extrêmement rapide et le bloc est ajouté à la chaîne, devenant accessible à tous les utilisateurs. Chaque bloc supplémentaire renforce l’authenticité de l’ensemble de la blockchain. C’est en effectuant ce travail de vérification que les mineurs sont récompensés en cryptomonnaie.Maintenant que le principe de la Blockchain a été établi, revenons à ce cyberbraquage hallucinant. Lors de l'attaque initiale, le pirate a volé 273 millions de dollars en jetons Ethereum, 253 millions de dollars en jetons sur Binance Smart Chain et 85 millions de dollars en USDC. Connu sous le nom de M. White Hat, le pirate a commencé à restituer des actifs presque immédiatement après que l’affaire ait été rendue publique, déplaçant les fonds au coup par coup. Le lundi 23 août dans la matinée, Poly Network a été contacté par le pirate, qui a fourni une clé privée pour le reste des fonds en suspens. La plateforme a ensuite déclaré qu'elle travaillait maintenant à rendre les actifs à leurs propriétaires.La raison pour laquelle le pirate a décidé de rendre l'argent n'est pas claire, mais un message inclus dans la transaction en monnaie numérique par une personne anonyme prétendant être le pirate disait je cite qu’il "quittait la scène", selon le média CNBC. « Mes actions, qui peuvent être considérées comme bizarres, sont mes efforts pour contribuer à la sécurité du projet Poly avec mon style personnel ». Un tel piratage aura en effet donné un grand coup de chaud à la plateforme qui, à n’en pas douter, aura envoyé ses meilleurs ingénieurs au charbon pour renforcer ses défenses après-coup. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Angelia, IA musicale révolutionnaire ?
Bonjour à toutes et à tous… Vous le savez, on vous parle très souvent des intelligences artificielles dans ce podcast. Et pour cause ! Elles sont tout simplement en train d’envahir, ou plutôt de devenir incontournable voir indispensable dans la mise au point des nouvelles technologies ! Outre les smartphones, les enceintes connectés ou les deepfakes, l’IA est également utilisée en musique. Mais finalement, peut-elle détrôner les compositeurs, et à terme remplacer les artistes ?Vous me direz sans doute que les œuvres de l’esprit comme les romans, les peintures, les films et les morceaux de musiques ont nécessairement besoin d’une intervention humaine, c’est en effet dans le nom, « œuvre de l’esprit », et qu’une IA, aussi puissante soit-elle ne pourra jamais faire aussi bien. La question n’est pas tant de savoir si une IA peut remplacer un humain, mais plutôt comment elle peut l’aider à se perfectionner et à s’améliorer constamment. Et bien permettez-moi de vous présenter Angelia, contraction d’Angel et IA, une intelligence artificielle spécialiste de la musique électronique. Il s’agit à l’origine d’un projet de recherche interactif qui met en effet l’humain au centre du processus de création, et présenté par l’enseignant chercheur Jean-Claude Heudin.Pour communiquer avec cette IA, le langage choisi n’est autre qu’un algorithme de composition musicale. C’est un peu flou, c’est ça ? En résumé d’après l’auteur, ce langage permet le « live coding », c’est-à-dire le fait de jouer de la musique en direct grâce au code informatique. Car pour citer Jean-Claude Heudin, « Angelia ne repose pas sur une unique technologie « miraculeuse » qui serait capable de tout faire. Son langage de programmation musical permet d'utiliser différents algorithmes issus de la recherche en IA » tout en continuant à je cite « nourrir la base de connaissance avec des morceaux de musique ». Pour clarifier, l’IA utilise différentes méthodes comme l’apprentissage profond ou les réseaux neuronaux bien connu pour développer des intelligences artificielles… mais a besoin d’être nourri et entraîné comme n’importe quelle IA en analysant les grandes œuvres classiques pour en comprendre les codes, la composition et trouver une recette qui fonctionnera lors de la création d’un futur morceau.Autre caractéristique importante : l’émotion. Et pour générer des émotions, un code permet à Angelia, une fois les données obtenues lors de l’analyse d’une symphonie par exemple, de créer ce que l’auteur appelle un « métabolisme émotionnel ». L’IA ne ressentira pas les émotions à proprement parler, mais les associera à une couleur par exemple. Ce « métabolisme » va ensuite l’influer sur certains paramètres modifiant le choix de telle ou telle ligne mélodique. Enfin, pour générer de la musique, Angelia est couplée à un instrument virtuel, comme un synthétiseur par exemple. L'ensemble devient alors une sorte d'instrument augmenté. Jean-Claude Heudin finit son papier en expliquant je cite « qu’à l'inverse de remplacer les artistes, l'IA peut être un compagnon de musique qui augmente la capacité créative de l'artiste et ouvre la voie à de nouvelles perspectives musicales. » Reste maintenant à savoir quand elle sera disponible au grand public, puis à découvrir ses premières créations. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.