
Choses à Savoir TECH VERTE
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Une nouvelle technique pour refroidir les serveurs cloud Microsoft ?
Alors que la COP 26 se termine bientôt à Glasgow en Ecosse, cet événement à visiblement inspiré un certain nombre d'entreprises, dont les GAFAM à renforcer leur lutte pour la préservation des ressources et de l’environnement. En première ligne, on retrouve notamment Microsoft, qui a annoncé fin octobre son ambition d’économiser près de 6 milliards de litres d’eau par d’ici 2024 dans ses centres de données. Simple coup de communication ou véritable engagement écologique qui pourrait changer les choses ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Si cet objectif est ambitieux pour certains, d’autres estiment que c’est carrément colossal voire irréalisable sur une si courte période. En effet Microsoft compte réduire sa consommation d’eau dans ses centres de données de 6 milliards de litres d’ici 2024. Et des centres de données, le géant informatique en exploite déjà plus de 200, dont une centaine de nouveaux sont en construction. Autant d’infrastructures très gourmandes en eau et que Microsoft doit constamment refroidir. Alors comment concilier technologie et écologie ? D’après la vice-présidente de la compagnie Noelle Walsh, de nouvelles solutions sont sur le point d’être trouvées pour réduire ce besoin d'eau de 95 %, dans les datacenters de Dublin en Irlande, Amsterdam aux Pays-Bas et Chicago aux Etats-Unis. Pour ce faire, la firme travaillerait sur un système de refroidissement basé sur l'évaporation. Une première d’après Walsh, pour je cite : « faire fonctionner des serveurs plus denses dans des espaces plus réduits, et devenir Water Positive d’ici 2030 ». Reste que les services Cloud de Microsoft sont très énergivores et participent considérablement à faire de Microsoft l'une des entreprises les plus polluantes pour la planète. Pour se défaire de cette image, l’entreprise investit dans diverses technologies pour préserver la planète, comme son outil Microsoft Cloud For Sustainability, pour aider d'autres sociétés à enregistrer et répertorier leurs émissions carbones. Vous l’avez compris, Microsoft montre ainsi patte blanche dans un contexte où les résultats de la COP26 sont attendus comme un véritable tournant. En parlant de GAFAM, Microsoft est pour l’instant le seul à réagir en fonction de l’actualité… Amazon, Facebook, Apple et Google n’ayant pas communiqué sur le sujet. Quoiqu’il en soit et quoi qu’on en dise, la volonté et les moyens déployés par Microsoft semblent bien présents… Reste à savoir si les objectifs zéro eau consommés en 2030, et zéro carbone en 2050 seront tenus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

COP 26 : la grande barrière de corail plus blanche que jamais ? (3/3)
Si vous doutiez encore du réchauffement de la planète, voilà une statistique qui devrait vous faire réfléchir : 98% de la grande barrière de corail serait touchée par le blanchissement, un phénomène étroitement lié à la chaleur des océans. Un article paru dans la revue Current Biology tire d’ailleurs la sonnette d’alarme alors que se tient en ce moment le sommet de l'ONU sur le climat à Glasgow, en Ecosse.Vous avez bien entendu, le blanchissement a touché 98% de la Grande barrière de corail australienne, et ce depuis 1998. Un chiffre aussi effrayant qu’éloquent. D'après l'auteur de l'article Terry Hughes, chercheur spécialisé sur les récifs coralliens à l'Australian Research Council, la fréquence, l'intensité et l'ampleur des vagues de chaleur marines qui provoquent ce blanchissement ne cessent d'augmenter. Plus précisément, le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est dû à la hausse de la température de l'eau, celle-ci entraînant l'expulsion des algues qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Inscrite au Patrimoine mondial par l'Unesco depuis 40 ans, la Grande barrière a subi trois épisodes sans précédent de blanchissement lors des canicules de 2016, 2017 et 2020, pour au final, n’épargner que 2% seulement de cet immense écosystème sous-marin.Bonne nouvelle toutefois, des chercheurs assuraient en juillet dernier que les coraux montraient des signes de guérison depuis la dernière vague de blanchissement. Mais il faut bien avouer que les perspectives à long terme de cette barrière de 2300 km de long sont très mauvaises. Outre la chaleur de l’eau, le récif est également menacé par les cyclones, de plus en plus fréquents avec le changement climatique, mais aussi par l'acanthaster pourpre (une étoile de mer dévoreuse de coraux qui a proliféré en raison de la pollution et des ruissellements agricoles).Pour Sean Connolly, du Smithsonian Tropical Research Institute que je cite, « le corail a encore besoin de temps pour se rétablir avant une autre vague de chaleur. Sans ça, les bébés ne pourront ni se disperser ni s'installer et repeupler les parties appauvries du récif ». Connolly estime je cite « qu’il est crucial d'agir pour freiner le changement climatique »… un message adressé à la fois à son premier ministre Scott Morrison, mais aussi à l’ensemble de la communauté internationale réunie à Glasgow pour la COP 26. Le chef d'État australien s’est d’ailleurs engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rejoindre la COP 26 en voilier puis à vélo ? (2/3)
Deuxième épisode de notre trilogie sur la COP 26 qui se tient en ce moment à Glasgow en Ecosse, et quoi de mieux que de la poursuivre avec une histoire inspirante, et un peu décalée. Vous en avez l’habitude, que ce soit dans Tech ou Tech Verte, on aime bien vous proposer des histoires qui sortent de l’ordinaire. Aujourd’hui, place à Benjamin, qui fin octobre s’est lancé comme défi de rejoindre Glasgow avant le début de la COP 26 grâce à un voilier et un vélo.À peine 760 kilomètres à vol d’oiseau et un peu plus de 920 par la route séparent Lille de Glasgow. Un challenge clairement réalisable pour Benjamin de Molliens, parti neuf jours avant le coup d’envoi de la conférence mondiale pour le climat. Si l’on fait le calcul, par la route cela revenait en moyenne à 102 kilomètres par jour pour arriver le 31 octobre, date de début de la COP 26. Une simple formalité finalement pour celui qui se décrit comme un éco-aventurier adepte de ce genre d’expédition. Car dans sa vie, le Breton d'origine (et désormais Lillois) en a déjà fait plusieurs : de sa traversée des Alpes à pied pendant 29 jours, à la descente du canal du Midi en paddle, en passant par un périple de 600 kilomètres à vélo entre la Bretagne et la Normandie. Clairement, Benjamin était prêt pour le défi Glasgow, lui a déjà sillonné la France en respectant un concept bien à lui, celui du triple zéro, je cite : « zéro déchet, zéro matériel neuf et zéro empreinte carbone ». S’il avoue volontiers ne pas être totalement zéro, Benjamin assure qu’il fait tout pour s’en rapprocher au maximum.Mais alors, de quoi est-il équipé pour un tel voyage entre Lille et Glasgow ? Du stricte nécessaire : un vélo test de la marque Triban, plusieurs sacoches fabriquées à partir d’anciennes toiles de kayak et de crashpads d'escalade (le gros matelas qui sert à amortir la chute des grimpeurs aux pieds des murs) et enfin un sac de couchage pour bivouaquer malgré je cite « les grosses pluies et le bon froid d’Ecosse ». Outre le côté aventure pour lequel il vit, Benjamin de Molliens veut surtout que son voyage ait du sens et porte un message. Je cite : « c’est un objectif assez cool et je me suis dit que pour y aller c’était plus sympa de le faire façon expédition zéro. Ça va sensibiliser, c'est quelque chose de symbolique. Aller à la COP26 en avion, ça n’a pas de sens. » D’ailleurs, l’aventurier n’est pas qu’un simple activiste. S’il se rend à Glasgow, c’est également je cite « pour animer les ateliers de La fresque du climat, qui permettent de comprendre les liens de cause à effet des dérèglements climatiques et d'expliquer comment réaliser des actions à son échelle et à l‘échelle de son entreprise pour réduire son empreinte carbone ».Ceci dit, et comme de nombreux observateurs, Benjamin n'attend pas grand-chose de la COP en elle-même. Je cite : « c’est une de ces grandes messes politiques où il y a souvent de belles paroles mais peu d’actes. Je n’ai pas envie d’être pessimiste mais en général c’est un peu décevant […] Je souhaiterais que les pays revoient leurs objectifs, qu’ils soient plus stricts concernant leur sortie des énergies fossiles, mais aussi la surconsommation et toutes ces choses qui font que l’on va droit dans le mur ». Son déclic écologique, c’est à San Francisco en 2016 que Benjamin l'obtient en observant des chiffres sur la pollution plastique dans les océans. Mais depuis, sa vision s’est élargie je cite « à d’autres problèmes écologiques importants et intéressants », si bien qu’en 2022, l’aventurier continuera à faire parler de lui, dans le Jura tout d’abord, puis entre Marseille et Paris et enfin dans les Pyrénées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les 9 lauréats du Cleantech Open France 2021 ?
Chaque année, l'association Cleantech Open France identifie et sélectionne des startups prometteuses pour réussir la transition écologique. Cette année, 9 lauréats ont été retenus, que l’on vous propose de découvrir dans cet épisode.Mais avant de commencer, Cleantech Open France c’est quoi ? Et bien rien de plus qu’un programme fondé par le groupe Ecosys permettant d’identifier et d’accompagner des startups et PME innovantes dans tout un tas de domaines, qu’il s’agisse de l’énergie, de la mobilité, de la qualité de l’air, de l’eau, etc. Chaque année, les lauréats bénéficient d’un programme d’accompagnement de 6 à 18 mois financé la Climate KIC, une initiative européenne destinée à favoriser la transition vers un monde sans carbone. Et en 2021, 150 entreprises ont candidaté, dont HappyVore, le leader français des alternatives végétales à la viande. La start-up fondée en 2019 propose des produits similaires aux steaks et saucisses, mais fabriqués à base de végétaux. Autre invention côté alimentation, Circul’egg a mis au point une technique visant à transformer les coquilles d’œufs en de la poudre de carbonate de calcium et de membrane coquillière, deux matières utilisées sur les marchés de l’alimentation et de la cosmétique.…Et parmi les 9 autres lauréats, on retrouve également la startup Blue qui développe une machine transformant le sel, le vinaigre et l’eau du robinet en un produit 4 en 1 : désinfectant multi surface, désodorisant, sans danger et zéro-déchet. Autre entreprise à fort potentiel retenu par le programme : Sylfen. La société spécialiste de l’hydrogène développe pour sa part une solution baptisée Smart Energy Hub, qui facilite l’autoconsommation et le stockage d’énergie renouvelable, notamment dans le secteur du bâtiment. Concernant la pollution, FinX propose de réduire les émissions de GES du transport maritime avec une nageoire permettant une propulsion nautique responsable et silencieuse en remplacement des moteurs thermiques. Dans le domaine de l’industrie, Marklix est un concept visant à révolutionner la conception de pièces détachées en proposant aux constructeurs de créer, sécuriser et distribuer des pièces détachées imprimables en 3D, à la demande et localement.Parlons eau et environnement à présent avec H2OPE, et son concept collecteur de déchet autonome et passif dans les rivières baptisé River Whale. La machine empêche en effet que les détritus n’atteignent l’océan en les collectant en amont dans les cours d’eaux. En termes d’énergie, Eco-Tech Ceram développe une solution baptisée Eco-Stock : un accumulateur de chaleur conçu à partir de céramiques permettant de récupérer et de stocker la chaleur des cheminées industrielles afin de la réutiliser ailleurs. Dans la même veine, Water Horizon propose pour sa part une technologie similaire mais avec des batteries, et qui là est aussi destinée aux particuliers.Voilà pour les 9 lauréats de cette édition 2021 du Clean Tech Open France, qui une nouvelle fois démontre l’immense potentiel d’innovation présent dans notre pays pour verdir un peu plus notre société et entretenir l’espoir qu’un jour la technologie puisse aider à sauver la planète. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

COP 26 : quels sont les premiers engagements ? (1/3)
Depuis quelques jours, plus de 200 pays sont actuellement réunis à Glasgow en Écosse et ce jusqu’au 12 novembre prochain. Objectif : renforcer la lutte contre le réchauffement climatique, malgré l’absence de plusieurs chefs d’états de pays ultra pollueurs. Quels sont les enjeux ? A quoi va réellement servir cette COP 26 ? Et quels sont les premiers engagements pris par les pays présents ? Tour d’horizon d’un événement qui se veut historique à bien des niveaux, dans ce premier épisode !Vous n’avez pas pu y échapper tant les médias s’en sont fait l’écho, la COP 26 se tient du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow en Écosse, plus précisément dans les cinq salles de conférence du Scottish Event Campus. Mais ne vous y trompez pas, cette COP est bel et bien présidée par le Royaume-Uni avec des enjeux que l’on a déjà l’impression d’avoir entendu il y a six ans lors de la signature de l'accord de Paris. Il ne s'agit pas de signer un nouveau traité à Glasgow, mais d'améliorer je cite « les contributions déterminées au niveau national ». En clair les engagements, les actions climatiques mises en œuvres par chaque pays pour tenter de limiter la hausse des températures à 1,5°C. Pour Sandrine Maljean-Dubois, directrice de recherche au CNRS que je cite, « l'idée est donc de théâtraliser ce moment pour que cela pousse chaque pays à aller encore plus loin ».Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les participants sont visiblement très motivés. C’est tout d’abord l’Inde, 3e émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine et les Etats-Unis, qui a créé la surprise lundi. Dans son discours, le premier ministre Narendra Modi a annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone d’ici 2070. Une petite révolution pour ce pays qui rechignait il y a encore une semaine à prendre un tel engagement. Une ligne d’horizon somme toute lointaine d’autant que les scientifiques préconisent un zéro carbone mondial au plus tard en 2050 pour éviter une éventuelle catastrophe climatique irréversible.Dans un autre registre, plus d’une centaine de dirigeants ont pris l’engagement mardi de mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des terres d’ici 2030. Parmi les signataires se trouvent notamment la Russie, l’Indonésie, la République démocratique du Congo, la Chine, le Canada et le Brésil. Concrètement, ces pays promettent de faciliter les pratiques commerciales n’engendrant pas de déforestation, d’encourager l’agriculture durable et de réorienter leurs finances vers la protection de ces écosystèmes. Des promesses toutefois jugées trop molles par les défenseurs de l’environnement qui dénoncent je cite « le rythme alarmant auquel les forêts reculent, avec l’équivalent de 27 terrains de football rasés chaque minute dans le monde ».Pour finir sur les premiers engagements notables de cette COP 26, près de 90 Etats ont également rejoint mardi un « pacte global pour le méthane » à l’initiative des Etats-Unis et de l’Union européenne. Objectif pour la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Canada, le Brésil, ou encore l’Irak : la réduction d’au moins 30% des émissions mondiales de méthane d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2020. S’il s’agit du premier engagement politique mondial en la matière, on notera toutefois l’absence de la Chine, de la Russie et de l’Inde qui pèsent près d’un tiers des émissions à eux trois. Le méthane est en effet le deuxième gaz à effet de serre lié à l’activité humaine après le CO2 et son effet de réchauffement est 29X plus important à long terme.Si le premier temps fort de cette COP 26 est déjà terminé avec les prises de paroles lundi et mardi des différents leaders politiques, le second se déroulera en fin de COP, les 9 et 10 novembre prochain à nouveau avec des prises de parole des chefs d'Etat et de gouvernement. En attendant, l’événement sera principalement rythmé par des échanges et des pourparlers. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De plus en plus de charbon produit, à quoi joue la Chine ?
Vous commencez à le savoir tant on vous en parle régulièrement dans ce podcast, la Chine souhaite devenir le leader mondial des énergies renouvelables dans les années à venir, et même atteindre la neutralité carbone d’ici 2060. Or, le pays reste fidèle à sa réputation de plus gros pollueur de la planète en annonçant il y a peu qu’une centaine de mines avaient été autorisées depuis septembre à accroître leur capacité de production. Une décision tout simplement contraire aux valeurs que le gouvernement communiste souhaite véhiculer aux yeux du monde. Alors comment expliquer un tel revirement de situation ? Réponse dans cet épisode. La raison principale tient en deux mots : pénurie d’électricité. En effet, la Chine a subi de multiples coupures de courants ces dernières semaines, ce qui a perturbé la production industrielle dans plusieurs régions. En cause, la reprise économique mondiale qui met sous pression les usines chinoise, mais aussi les limitations de production de charbon imposées par ses objectifs climatiques, et le prix réglementé de l'électricité.En conséquence, la Commission nationale du développement et des réformes (NDRC) a annoncé mi-octobre que 153 mines avaient été autorisées depuis septembre à augmenter leur capacité de production de 220 millions de tonnes de charbon par an. Si l’on rapporte cela à la production totale de charbon en Chine en 2020, cela représente une hausse de quasiment 6%. Mais d’après la Commission que je cite, « cette mesure a été prise afin d'assurer l'approvisionnement en charbon durant l'hiver et le printemps prochain ». Traduction : assurer la production d’électricité du pays. En Chine, l’électricité est en effet produite à 60% par les centrales à charbon.Reste à savoir si cette mesure sera provisoire ou si elle restera en vigueur pour booster l’industrie chinoise. Si le président chinois Xi Jinping avait promis il y a peu que son pays commencerait à réduire ses émissions polluantes avant 2030, la Commission chinoise souligne dans son communiqué que la production quotidienne de charbon avait récemment atteint un record s’élevant à 11,5 millions de tonnes. Enfin, nul doute que cette mesure d’urgence sera au cœur des discussions lors de la COP 26 qui se déroulera dans moins d’un mois à Glasgow en Ecosse. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le thé de compost, un engrais 100% naturel super efficace ?
Vous le savez, nourrir l’ensemble de la planète nécessite de produire toujours plus d’aliments et de ressources, et donc d’utiliser des engrais. Ceci dit, parler d’engrais n’est pas nécessairement un gros mot, et il est tout à fait possible d’allier quantité et qualité en utilisant des engrais justement. C’est ce qu’à prouvé une société bretonne en commercialisant un fertilisant 100% naturel et très efficace obtenu à base de lombricompostage. Alors bien évidemment, c’est quoi le lombricompostage ? Et bien il s’agit d’une technique de compostage mise en place à l’aide de verre de terre et qui fait aujourd’hui les gros titres de certains média grâce à Charles Zaphiropoulo, cofondateur de la société Le Lombrix sur la presqu'île de Crozon, dans le Finistère. Je le cite, « le compost, c’est la dégradation des déchets verts par les bactéries. Dans le lombricompostage, ce sont les vers de terre qui dégrade les déchets, ce qui est beaucoup plus rapide. Les lombrics mangent du marc de café, du crottin, des épluchures... et produisent des déjections directement assimilables par les plantes. » Au final, le jus du compost, aussi appelé thé de compost, est récolté pour faire office d’engrais 100% naturel. Mais ne vous y trompez pas, la quantité de thé de compost produite dans un bac domestique est généralement assez faible, à peine de quoi nourrir quelques plantes… et il faut d’immenses bacs de compostage pour en récupérer ne serait-ce qu’un bidon. Ainsi, pour nourrir toutes les plantes d’un jardin, mieux vaut utiliser un concentré prêt à diluer comme celui que vend Charles Zaphiropoulo avec Le Lombrix. Pour lui, utiliser de l’engrais n’est pas synonyme de tricherie, mais simplement de bien-être pour les plantes. Je le cite « les plantes ne peuvent pas se satisfaire uniquement d'eau, il faut aussi les nourrir. Au bout d'un moment, les plantes en pot finissent par épuiser le capital de substances nutritives contenu dans la terre ou le terreau. Et c’est là que le thé de compost entre en jeu. » Niveau dosage, le concentré vendu par Le Lombrix se dilue au dixième, soit 10 cl de produit pour 1 litre d'eau. Mais d’après le cofondateur que je cite à nouveau, « vous pouvez doubler la dose dans le cas d'une plante stressée par un rempotage ou une taille, ça ne l’abimera pas. Inutile d’utiliser le produit plus d’une fois par mois. Le thé de compost est très un engrais naturel très efficace ». Que les jardiniers amateurs se rassurent, utiliser de l’engrais naturel comme le thé de compost n’est pas tricher, c’est simplement prendre soin de ses plantes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un label pour distinguer les (vraies) offres d’électricité vertes ?
Avec le développement des énergies renouvelables, de plus en plus de fournisseurs d’électricités proposent des offres dites « vertes ». Ceci dit, difficile de se repérer parmi toutes ces propositions et d’être certain de ne pas se faire avoir. C’est pourquoi l’Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie (ADEME) a lancé la semaine dernière VertVolt, un label permettant de distinguer les offres véritablement écolo de celles qui sont parfois trompeuses.C’est donc le vendredi 22 octobre, journée mondiale de l’énergie, que l’ADEME a lancé son label VertVolt. Objectif d’après l’agence que je cite, « aider les consommateurs à mieux appréhender la multitude d'offres d'électricité vertes qui s'offrent à eux. » En effet, l’écologie est une tendance très lucrative, et il faut être vigilent quand on s’engage dans cette démarche vertueuse pour ne pas se faire avoir. D’après l’ADEME que je cite, « un fournisseur doit acheter à des producteurs d’énergies renouvelables des ‘certificats’ en proportion de l’électricité qu’il vend, pour avoir le droit de commercialiser une offre sous la bannière ‘électricité verte’ ». Car il faut savoir que l’électricité que nous consommons en France n’est pas systématiquement produite dans le pays. En effet, les fournisseurs d’électricité ont la possibilité d’acheter ou de vendre leur électricité à d’autres fournisseurs en Europe via ce système de certificat. Traduction, si vous consommer pour 50€ d’électricité par mois via une offre verte, alors cela signifie que votre fournisseur s’est engagé à acheter pour 50€ de certificat auprès d’un producteur d’électricité verte.Concrètement, qu’est-ce que cela signifie à propos des offres vertes ? Et bien que même si vous avez souscrit à ce genre d’offre, l’électricité qui arrive dans vos prises n’est pas nécessairement 100% produite par de l’éolien, du solaire ou de l’hydroélectrique. En gardant l’exemple des 50€ de facture d’électricité par mois, votre fournisseur peut en effet acheter 50€ de certificat d’électricité verte et dans la réalité vous fournir de l’électricité issue du nucléaire. Et sachant que le prix des certificats est très bas, il n’est pas rare que ce genre de pratique se multiplie et que les clients se sentent trompé. Et c’est là que VertVolt a toute son importance.Deux niveaux de labélisation sont proposés. En choisissant une offre labelisée VertVolt de niveau 1, le consommateur aura la certitude de recevoir de l’électricité verte chez lui. Et en choisissant le niveau 2, il aura en plus la garantie de rémunérer des installations d'énergies renouvelables basées France, et donc contribuer réellement au développement de la filière. Par ailleurs, l'ADEME conseille aux fournisseurs qui n'achètent pas d'électricité produite par les centrales nucléaires de faire apparaître la mention « sans nucléaire » sur leurs offres. Plusieurs fournisseurs ont d'ores et déjà des offres labelisées VertVolt comme Enercoop, avec une électricité 100 % verte garantie sans nucléaire. À noter l'ADEME donne également le détail de l'origine de l'électricité, qui dans le cas d’Enercoop se décompose en 70 % d’éolien, 19,5% d’hydroélectricité et énergies marines, 7,5% de photovoltaïque et 1% de gaz renouvelable. Pour l’heure seules 7 offres sont labelisés VertVolt en France, toutes disponibles sur le site ademe.fr.Site de l’ADEME : https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/vertvolt Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Saola, les chaussures « sneakers » écolo de demain ?
Avant de commencer, êtes-vous un Sneakers Addict (ou Snickershead, c’est au choix) ? Si vous accumulez ces chaussures sur des présentoir comme de véritables objets de cultes, alors sans doute que oui ! En effet, les sneakers, ces chaussures de sport détournées pour être portées en ville, sont devenus de véritables objets de collection. Ceci dit, tout le monde ne partage pas cette passion, et certains se contentent seulement de les porter pour leur esthétique et leur confort agréable. Mais derrière ce côté sympathique, il faut savoir que les sneakers sont généralement des objets très complexes composés de dizaines de matériaux différents et donc assez difficile à recycler. C’est en partant de ce constat qu’une entreprise de Haute Savoie s’est lancé dans la conception de sneakers écolo, issue du recyclage tout en respectant les codes qui ont fait la popularité de ce type de chaussure.Direction Annecy où se trouve la boutique Saola, du nom de cette antilope rare des montagnes du Vietnam, et l’une des 100 espèces animales les plus menacées au monde. Si à première vue rien ne différencie ce magasin de chaussure là d’un autre, on ne trouve ici que des baskets en matière naturelle. Liège naturel, foin, coton bio pour la toile… caoutchouc recyclé et anciennes chaussures broyées pour la semelle. Une composition étonnante imaginée par le fondateur de la marque Guillaume Linossier en 2018 afin je cite, de « minimiser l’utilisation de matières nouvelles ». Seuls des éléments naturels ou recyclés sont utilisés… en clair, pas de cuir ni matières d'origine animale, mais plutôt des algues invasives collectées dans des lacs ou encore des bouteilles en plastique.En innovant de la sorte, Saola ambitionne clairement de booster le marché de la mode éco-responsable, surtout dans le domaine des sneakers. Pour Maxime Moreau, responsable numérique chez Saola que je cite, « ce qui prime, c’est l’aspect éco-conçu, légèreté et confort. On essaie de mettre en valeur ces trois caractéristiques ». D’ailleurs, est-ce que c’est confortable des sneakers faites à base de liège, de bouteille en plastique et d’algues ? A priori oui, à en croire Alexandre Curdy, vendeur dans un magasin d’Annecy que je cite, « C’est assez léger, c'est confortable… On a l’impression d’avoir un chausson au pied. Le haut de la chaussure fait comme une chaussette. C’est élastique, ça tient bien la cheville. »Si les modèles sont imaginés à Annecy, les paires de sneakers sont quant à elle fabriqués au Portugal pour maîtriser les coûts. Un petit bémol quasi inévitable pour rendre ces sneakers éco-responsables abordable, dans une société ou le marché de la chaussure et l’industrie textile au sens large est aujourd’hui la deuxième industrie la plus polluante au monde. En France, le nombre de baskets achetées en 2020 représentait à lui seul autant de CO2 rejeté dans l’atmosphère qu'un Boeing 777 qui aurait effectué 4 200 allers-retours entre Paris et New York. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des aspirateurs à particules pour les JO de Paris 2024 ?
Vous le savez, la pollution de l’air est un enjeu majeur à la fois pour la santé mais également pour l’environnement. En France, Paris est régulièrement pointé du doigt pour ses pics de pollution… un phénomène en réalité plutôt logique, qui s’explique par une concentration de plus de 2 millions d’habitants, sans compter les personnes qui affluent chaque jour des départements limitrophes pour travailler. Si cette mauvaise qualité de l’air est déjà un problème, cela pourrait l’être encore plus dans trois ans avec l’accueil Jeux Olympiques. Un écueil auquel le Comité d’Organisation des Jeux de Paris 2024 aurait déjà trouvé une solution en installant des aspirateurs à particules au-dessus du village olympique pour protéger les athlètes. Avez-vous déjà entendu parler du « Para-PM » ? Il y a fort à parier que non, et c’est normal… il s’agit du dernier projet sélectionné par Solideo, la société de livraison des ouvrages olympiques, afin de rendre plus respirable l’air de Paris au moment des jeux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’invention de la société Française Aérophile est assez impressionnante : une impressionnante machine de 3 mètres par 5, qui sur le principe serait capable d’aspirer les particules fines puis de les détruire. Dans le détail, le « Para-PM » tire profit d’un phénomène physique lié au champ électrique naturel de l’air. N’étant pas un expert en la matière, je vais tenter de vous résumer le plus simplement possible les observations qui ont mené Jérôme Giacomoni, cofondateur d’Aérophile et spécialiste des ballons captifs à créer le « Para-PM ». En fait, lorsque le potentiel électrique de l’air est augmenté, et bien cet air devient localement conducteur et les particules fines chargées négativement s’accumulent sur des pointes. Je cite Jérôme Giacomoni, « au total nous avons remarqué que nos ballons amassaient sept grammes de particules fines de suie et de carbone par an. Nous nous sommes alors demandé si l’on ne pouvait pas utiliser ce phénomène pour capter la pollution ».Voilà pour la théorie. Maintenant, comment ça fonctionne en pratique ? Et bien le principe du « Para-PM » consiste à ioniser l'air ambiant pour aspirer et piéger les particules environnantes. Je cite : « notre appareil est capable de dépolluer 36 000 mètres cubes d'air par heure, soit l'équivalent de 15 piscines olympiques. Tout d'abord, il capte des particules ultrafines, de l'ordre de 10 nanomètres, qui sont généralement trop petites pour être filtrées dans les systèmes classiques. Ensuite, le ‘Para-PM’ ne nécessite pas d'énergie contrairement aux pompes qui aspirent l'air, puisqu’au lieu de brasser un mètre cube, l'appareil va uniquement aspirer les 20 microgrammes de particules qui y sont contenues ». Une fois les particules piégées, elles sont décomposées en gaz par lasure photo-catalytique permettant à l’air rejeté d’être deux fois moins pollué. Au total, Aérophile prévoit d'installer neuf modules de 3 x 5 m au cœur du village et espère même pouvoir en installer des milliers au bord des routes, des écoles et des établissements de santé. D’après Jérôme Giacomoni, placer 1.000 « Para-PM » pour 300.000 habitants permettrait de réduire la pollution de 15 % de façon permanente. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Norvège, premier pays d’Europe à bannir les moteurs thermiques ?
La lutte contre le réchauffement climatique passe inévitablement par un renouveau des mobilités, notamment les véhicules sans émissions de CO2. Si l’Europe prévoit la fin des véhicules essence et diesel en 2035, la Norvège elle, prévoit de bannir ces motorisations dès le début d’année 2022 ! Comment est-ce possible, et surtout, est-ce possible ? Réponse dans cet épisode.Dès le printemps 2022, l'intégralité des ventes de voitures neuves en Norvège pourrait bien n’être que des voitures électriques, hybrides rechargeables ou hydrogène. Si cette volonté du gouvernement se concrétise, le pays scandinave deviendrait le tout premier au monde à basculer dans une ère avec des transports sans émissions de CO2. Bien entendu, les propriétaires de voitures thermiques pourront continuer de rouler sur les routes norvégiennes avec… seulement, plus aucun modèle utilisant du pétrole ne sera mis en vente, la précision est importante. Et d’après une analyse des chiffres de ventes menée par la Fédération automobile norvégienne (NAF), la toute dernière vente d’une voiture essence ou diesel neuve devrait avoir lieu dans moins de six mois, en avril 2022. À l’origine, le gouvernement tablait sur une interdiction en 2025, mais face à l’érosion précipité des ventes de ce genre de véhicule, le pouvoir en place a finalement décidé d’accélérer le calendrier. Depuis le début de l’année 2021, les ventes de véhicules essence et diesel sont passées sous la barre des 10 % de parts de marché. Rendez-vous compte, cela signifie que 9 voitures vendues sur 10 en Norvège ne rejettent pas ou quasiment pas de CO2. D’ailleurs, le top 15 des modèles les plus vendues se compose essentiellement de voiture électrique, largement dominé par la Tesla Model 3, à l'exception d'un seul modèle hybride rechargeable, le Toyota Rav4, juste derrière à la 2e place. Dans ce classement, le Volkswagen Tiguan est le modèle thermique le plus vendue et n’apparait qu’à la 38e position avec moins de 700 unités.Ceci dit, il convient d’évoquer également le marché de l'occasion qui bien entendu ne va pas faire disparaitre les voitures diesel et essence du jour au lendemain. D'ailleurs, si la Norvège est en passe de franchir un cap historique, les voitures à moteur thermique représenteraient toujours près de 85 % des véhicules en circulation dans le pays. En France, il faudra attendre encore un moment avant que la vente de voitures diesel et essence ne soit mise à l’arrêt. Un signe encourageant peut toutefois être signalé, les Français n'ont jamais autant acheté de voitures électrifiées, avec une part de marché record de 16,6 % obtenue en août dernier. Un chiffre en constante progression ces dernières années. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Où se trouve le plus grand barrage du monde ?
En termes d’énergie renouvelable, il en est une dont on ne parle pas souvent et qui pourtant est extrêmement efficace : l’hydroélectrique… les barrages si vous préférez. D’après EDF, premier fournisseur d’électricité provenant des barrages, la France compterait plus de 2300 installations hydroélectriques sur son territoire. Ceci dit, où se situe le plus grand barrage du monde ? Quel est sa puissance ? Est-ce que cette énergie est si efficace et écologique que cela ?Direction la Chine ! Vous le savez, les ambitions en matière d’écologie du gouvernement chinois sont démesurées, comme le fait de vouloir créer la plus grande éolienne offshore du monde quasiment aussi grande que la Tour Eiffel. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le pays est loin d’être un exemple car il est notamment le plus gros pollueur de la planète, loin devant les occidentaux… je vous invite à écouter l’épisode d’il y a deux jours pour en savoir plus. Quoiqu’il en soit, le gouvernement continue de montrer les muscles sur sa politique d’énergie propre avec l’inauguration du barrage de Baihetan au sud du pays, et qui devient tout simplement le 2e barrage le plus grand du monde.Pour vous faire une idée de ce monstre de béton, le barrage de Baihetan mesure 189 mètres de hauteur et 700 mètres de large. Côté énergie, il est aussi puissant que seize centrales nucléaires, et dès qu’il fonctionnera à plein régime, soit en début d’année prochaine, ce dernier devrait être capable de produire 16 GW d’électricité, et donc d’alimenter des centaines de milliers de foyer. Il a quand même fallu une dizaine d'années et 25 milliards de dollars pour le faire sortir de terre. Si celui-ci vous impressionne, alors vous n’êtes pas prêt pour le barrage des Trois Gorges situé au centre de la Chine, et qui lui, est considéré comme le plus grand barrage du monde en activité. 2335 mètres de long, 185 mètres de haut et plus de 27 millions de mètres cubes de béton nécessaire pour un construction qui s’est étalée entre 1994 et 2012, soit 18 ans ! Le barrage des trois gorges peut produire autant d’électricité que 20 centrales nucléaires.Ceci dit, sa construction n’a pas été sans polémique. De nombreuses associations écologistes ont dénoncées la pollution engendrée par le chantier, au point que la banque mondiale a refusée de le soutenir financièrement. Quoiqu’il en soit, la Chine se passionne pour les barrages depuis plus de 70 ans déjà. Au sortir de la seconde guerre mondiale, le pays ne comptait que 22 grands barrages. Aujourd’hui, ce chiffre a été multiplié par mille. Un total monumental, et qui l’est encore plus quand on sait que le pays regroupe à lui seul la moitié des barrages de la planète. En effet, 24 000 barrages sur les 50 000 construit dans le monde l’ont été en Chine, ce qui permet au pays d’économiser 13 millions de tonnes de charbon par an et décarboner 17% de son énergie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Prince Charles, 1er écolo du Royaume-Uni ?
Au chapitre des histoires un peu bizarres voir même carrément improbables en termes de technologie, le Royaume-Uni n’est pas en reste. Intéressons-nous aujourd’hui à la famille royale, et plus précisément au prince Charles dont la voiture préférée est une Aston Martin. Il y a quelques années, le fils ainé de la reine Elizabeth II aurait demandé à ce que son véhicule soit modifié pour pouvoir rouler proprement, sans consommer d’énergie fossile. Et au lieu de l’essence, l’hériter de la couronne britannique a opté pour un carburant… plus qu’original !Si vous vous placez derrières la Aston Martin DB6 MK2 Volante du prince Charles, ce n’est pas une bonne vieille odeur de pétrole que vous respirerez, mais le parfum fondu savoyarde. Vous ne rêvez pas, et je le répète, le parfum fondu savoyarde. Et comme l’explique la chaine de télévision BBC, cette odeur provient en effet du moteur du véhicule. Je sens que beaucoup d’entre vous s’interrogent et restent perplexe à propos de cette info. En fait, cette Aston Martin a été offerte par la reine Elizabeth II en personne en guise de cadeau pour le 21ème anniversaire du prince. Âgé aujourd’hui de 72 ans, le Prince Charles procède donc ce bolide depuis plus de 50 ans, et ce n’est qu’en 2008 que ce dernier a été mis au vert. Dans le détail, le moteur fonctionne grâce à un mélange constitué de 15% d'essence SP95 et à 85% de bioéthanol. Vous le savez sans doute, le bioéthanol est traditionnellement produit avec à partir de restes de betteraves, des cannes à sucre, du blé ou du maïs. Celui utilisé par l’Aston Martin du Prince héritier est un peu différent, puisqu’il est obtenu à partir de surplus de vin blanc anglais et de lactosérum, un résidu récupéré lors de la fabrication du fromage, d’où l’odeur de fondu savoyarde !On est d’accord, ce n’est pas ça qui sauvera la planète, mais le Prince Charles peut au moins se targuer d’avoir la première et possiblement seule voiture au monde roulant à la fondue savoyarde, le fromage et le pain en moins. L'initiative pourrait malgré tout en inspirer plus d'un, car le superéthanol E85 est considéré par beaucoup d’observateurs comme un levier de la transition écologique. En France, plus de 2500 stations essences en proposent, et de plus en plus de constructeurs comme Ford proposent des véhicules compatibles. Parallèlement, la marque de luxe Aston Martin compte également se verdir en proposant ses deux premiers modèles 100% électriques à la vente vers dès 2025. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

CO2, quel pays en rejette le plus ?
C’est une question que beaucoup de personnes se posent et à laquelle tout le monde n’a pas forcément la réponse… Quel pays est le plus gros pollueur de la planète ? S’il y a énormément de formes de pollutions différentes, on parlera dans cet épisode des émissions de CO2, qui contribuent massivement au réchauffement climatique. Vous allez voir, les chiffres peuvent parfois être très surprenant !Tout d’abord, il faut savoir que les émissions mondiales de gaz à effet de serre et particulièrement de CO2 ont quasiment triplé entre 1960 et 2019, passant de 15 milliards de tonnes à plus de 40 milliards. Une tendance qui ne semble pas prête de s’inverser qui par ailleurs met en grand péril l'accord de Paris pour rester sous la barre des 2 °C de réchauffement. La faute en grande partie à… la Chine. Loin de moi la volonté de stigmatiser ni pointer du doigt ce pays, mais c’est tout de de même ce que les données du Global Carbon Atlas nous apprennent. En fait, la Chine connait une croissance phénoménale depuis le début du siècle (entre 7 et 10% par an), ce qui va de pair avec l’augmentation de ses émissions de CO2. Ajouter à cela que le pays fonctionne massivement avec des centrales à charbon, l’une des énergies fossiles les plus polluantes du monde, et l’on comprend mieux pourquoi le pays se retrouve tristement leader de ce sombre classement.Dans le détail, ce sont plus de 10 milliards de tonnes de CO2 qui ont été émises par la Chine en 2019… soit près du double des américains, quatre fois plus que les indiens qui complète le podium et trente et une fois plus que la France avec 324 millions de tonnes. À noter tout de même que si la Chine pollue beaucoup, c’est parce qu’elle produit également beaucoup. Notamment pour le marché occidental. En d’autres termes, cette pollution est également due à notre consommation. En Europe, la France profite d’une industrie nucléaire de pointe, ce qui lui permet de baisser drastiquement ses émissions, contrairement à l’Allemagne et ses usines à charbon qui occupe la 7e place du classement, et pollue quasiment deux fois plus que nous.Attention toutefois, ces chiffres correspondent à la pollution totale du pays, tout domaine confondu. Si l’on s’intéresse à la pollution par habitant, et bien ce sont les pays du Golf qui sont les moins respectueux de l’environnement. Avec près de 50 tonnes de CO2 par an, le Qatar est le plus gros émetteur de CO2 par habitant, loin devant le Koweït et les Émirats Arabes Unis. Par comparaison, chaque Français émet « seulement » 5 tonnes et demies de CO2 par an. Un ratio par habitant assez élevé et qui s’explique facilement par l’exploitation des énergies fossiles qui fait la richesse du Qatar. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The Ocean Cleanup, un nettoyage des mers qui fonctionne ?
Depuis plusieurs années déjà, l’organisation à but non lucratif The Ocean Cleanup s’affaire à nettoyer mers et océans de ses détritus. D’ailleurs, depuis août dernier, sa cible n’est autre que le vortex du Pacifique Nord entre Hawaï et la Californie, d’une superficie trois fois plus grande que la France. Un challenge immense mais qui semble-t-il est déjà un succès !Avant de rentrer dans le détail de l’opération, c’est quoi The Ocean Cleanup ? Et bien il s’agit tout simplement d’un projet à but non lucratif lancé en 2013 par un jeune étudiant de 18 ans (à l'époque) en ingénierie aéronautique, le néerlandais Boyan Slat. Le principe est simple : déployer des filets de 600 mètres de long en forme de U sur trois mètres de profondeur afin de recueillir un maximum de déchets marins produits par l’homme. Une fois les conteneurs pleins, les ordures sont traitées puis recyclés.Jusqu’à présent, le système était passif. Cela signifie que les filets en forme de U se laissaient dériver au gré des courants. Après réflexion, l’équipe a finalement opté pour un système de propulsion bien plus efficace. Concrètement, deux navires avec équipage se placent à chaque bout de la barrière dans le but de la remorquer dans l’eau à une vitesse constante d’environ 3 kilomètres heures. Plus de souplesse et une plus grande efficacité puisque le système peut ainsi être redirigé vers des zones à forte concentration de déchets.Depuis le mois d’août, ce système a été testé plus de 70 fois, dont le plus récent consistait à remplir entièrement le filet en moins de six semaines dans le vortex du Pacifique Nord. Et d’après l’équipe, ce dernier test fut un véritable succès. C’est sur twitter que le fondateur Boyan Slat a partagé la bonne nouvelle écrivant, je cite « Tout a fonctionné !!! Charge massive. Nous essaierons de partager les images dès que possible ». Et en effet, les quelques photos et morceaux de vidéos présent sur internet sont assez impressionnants. Si les équipes de The Ocean Cleanup sont actuellement en train de traiter ses déchets, on ignore pour l’instant la quantité totale récoltés… même si elle devrait sans doute dépasser plusieurs tonnes. En parallèle, l’organisation s’efforce aussi de nettoyer les rivières grâce à un système de rampe et de bac, empêchant ainsi ces déchets d’atteindre l’océan. D’ici 2040, The Ocean Cleanup espère réduire de 90 % les plastiques et autre déchets flottants dans les océans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le vent, énergie d’avenir du transport maritime ?
Aussi étonnant que cela puisse paraitre, la technologie du futur pourrait très clairement s’inspirer du passé. Sur les mers et les océans, paquebots et autres bateaux géants pourrait bientôt être propulsés à la voile et non plus aux énergies fossiles. Comment c’est possible ? Et bien grâce au travail acharné de nombreuses entreprises qui ont présentées les résultats de leurs recherches lors du salon Wind For Goods fin septembre, à Saint Nazaire en Loire Atlantique.S’il ne paye pas de mine à première vue, le transport maritime est tout de même responsable d’une bonne partie de la pollution de la planète. Si rien n’est fait dans les prochaines décennies, les bateaux pourraient même représenter 17% des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050. C’est donc pour éviter cela que s’est tenu le salon Wind For Goods fin septembre, faisant la part belle au vent. Et en effet, le potentiel de la propulsion par le vent (aussi appelé propulsion vélique) est tout simplement gigantesque ; bien qu’assez méconnu par le grand public.Au total, une trentaine d’acteurs étaient présent pour présenter leurs technologies comme le bateau de Grain de Sail, qui effectue des liaisons transatlantiques pour ramener en Bretagne du chocolat et du café en provenance d’Amérique du Sud. De leur côté, les startups AirSeas, Zephyr & Borée et Neoline se sont associés pour proposer les premiers "cargos voiliers” français… L’entreprise Farwind était également de la partie avec ses concepts de voiliers-hydrogène, tout comme D-ICE engineering, qui développe des systèmes et logiciels innovants pour la navigation.Aussi fou que cela puisse paraitre, les experts du transport maritime voient dans le vent la meilleure solution à l’heure actuelle pour réduire les émissions de CO2 du secteur. L’option est d’ailleurs prise très au sérieux par de nombreux pays comme la Suède qui a récemment dévoilé le cargo-voilier Oceanbird. Car au final, les solutions de propulsion par le vent apportent une puissance vraiment intéressante aux navires, pouvant dans certains cas couvrir jusqu’à 90% des besoins en termes de propulsion. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vers un internet plus vert grâce à Google ?
À l’instar de Microsoft dont on vous a parlé plus tôt cette semaine, Google tente tout en douceur de se verdir, et par ricochet de verdir le comportement de ses internautes. Depuis quelques jours, de nombreuses nouveautés ont vu le jour à la fois sur le moteur de recherche éponyme, mais également sur ses différents services comme Maps.Première nouveauté, la possibilité pour tous ceux qui cherchent un vol en avion de trier leurs résultats selon les émissions de dioxyde de carbone provoquées par le trajet, en plus des prix, de la durée ou de l'heure de départ. Pour se faire, l'entreprise explique qu’elle se base sur plusieurs critères comme la nature du trajet, le type d’appareil utilisé, le nombre de siège dans chaque classe, mais aussi et surtout le mode de calcul de l'Agence européenne pour l'environnement. Par extension, les résultats de recherche des hôtels affichent des informations sur les différentes actions menées par les établissements en matière de développement durable, qu’il s’agisse de la réduction des déchets ou de l'économie d'eau par exemple. Cette option de trajet écolo a également été transposée pour les voitures dans Maps depuis le début du mois aux Etats-Unis et devrait être déployée en Europe dès l’année prochaine en reprenant les mêmes critères. Petite mise en garde toutefois, en choisissant cette option, l’utilisateur empruntera le trajet le plus économique et le moins polluant, mais pas nécessairement le plus rapide comme c’est le cas par défaut dans les paramètres de l’application. Dans le même registre, Google souhaite aussi aider les villes à mieux gérer les feux de circulation, grâce à l'intelligence artificielle. Dans le détail, le GAFAM explique travailler sur une IA capable de prédire la circulation et donc fluidifier le trafic en fonction des données récoltées par Google Maps. L'entreprise espère ainsi faire diminuer les émissions de CO2 aux intersections de 10 à 20%. Au final, Google a décidé d’offrir le plus d'informations possible aux utilisateurs pour les aider à faire des choix davantage écoresponsables dans le temps. Si certains y verront forcément un coup de communication, il faut bien avouer que cette tentative de responsabiliser les utilisateurs est plutôt une bonne idée de la part de Google. D’ailleurs, le géant américain reste plutôt cohérent sur la question… souvenez-vous il y a un an, le GAFAM annonçait vouloir faire tourner ses centres de données et bureaux du monde entier grâce à des « énergies décarbonées », dès 2030. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel potentiel énergétique pour les énergies marines ?
En termes d’énergie renouvelable, le solaire, l’éolien et l’hydroélectrique arrivent bien souvent en tête des citations. Ceci dit, il est une catégorie particulièrement efficace et un peu sous-estimée : l’énergie marine. En quoi est-elle intéressante ? Comment en tirer profit ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Lorsque l'on parle d'énergies marines renouvelables (EMR), on parle de toutes les technologies capables de produire de l’électricité en exploitant l'énergie de la mer… comprenez par-là, la force des vagues, de la houle, du vent etc… D’ailleurs, plusieurs prototypes ont déjà commencé à démontrer la puissance de l’océan pour produire de l’électricité. C'est notamment le cas, à La Rance en Bretagne, où une usine marémotrice produit chaque année 240 MW, et ce depuis 55 ans. D’ailleurs en 2015, cette installation représentait 17 % de l'énergie produite dans la région. Alors pourquoi ne pas généraliser ce genre d’installation me direz-vous ? Et bien parce qu’elles sont à la fois très couteuses et extrêmement difficiles à raccorder au réseau électrique terrestre.Avant de poursuivre, attention à ne pas confondre potentiel naturel et potentiel techniquement exploitable. Par exemple, une tempête ou un tsunami dégage une puissance colossale, mais ce n’est pas pour autant que l’on pourrait exploiter cette énergie au vu de la violence de l’événement, ça parait logique. En tout cas, si l’on regarde au niveau national, la France mise tout particulièrement sur l'éolien marin, dont le potentiel est « quasi illimité ». Mais cette technologie est loin de faire l’unanimité, et provoque régulièrement des tensions entre pro et anti éolienne, comme sur le parc offshore de Saint-Brieuc dans les Côtes d'Armor et au large de Noirmoutier en Vendée. Mais au-delà des positions idéologiques, il faut savoir que les éoliennes en mer permettraient assurément de produire beaucoup d’électricité décarbonée en France : entre 30 et 70 GW d’après le syndicat des énergies renouvelables. D’ici 2030, l’objectif serait d'atteindre 15 GW, ce qui représenterait 9 % de la production d'électricité nationale.Pour finir, élargissons encore un peu plus notre regard. Sur l’ensemble de la planète, le World Energy Council estime que le potentiel énergétique des énergies marines renouvelables serait de deux millions de TWh par an. Un chiffre qui mérite d’être pondéré, puisqu’à leur actuelle, selon notre niveau de connaissance technologique en 2021, seul 100.000 TWh par an seraient techniquement exploitables. Une diminution drastique, certes, mais qui étonnamment, laisse une quantité largement suffisante pour couvrir la demande mondiale ! En 2018, la consommation d’électricité sur l’ensemble de la planète dépassait à peine les 23.000 TWh. Vous le constatez, et en dépit des contraintes précédemment citées, ne pas exploiter davantage les EMR sur la surface de la planète est un véritable paradoxe. En effet, elles ne représentent à ce jour que 0,05 % de la production mondiale d'énergie renouvelable. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Anticiper la pluie 90 minutes à l’avance grâce à une IA ?
Vous le savez, le champ d’application des intelligences artificielles est absolument sans limite, à tel point que certains chercheurs estiment que cette technologie pourrait sauver l’environnement. Bon, on n’en est pas encore là mais dans ce domaine, l’IA réalise déjà de belles prouesses. Dernièrement, la société DeepMind a mise au point une technologie permettant de prédire avec précision où la pluie tombera dans une fenêtre de 90 minutes. Il s’agit clairement de l’un des défis les plus difficiles dans le monde de la prévision météorologique. Comme l’explique le célèbre MIT, de multiples facteurs entrent en jeu dans la prévision des pluies à l’instar des changements de température, de la formation de nuages, et du vent… de quoi impacter considérablement la quantité d’eau dans le ciel, ainsi que la taille de la zone sujette aux précipitations. Qu’à cela ne tienne, la société DeepMind, succursale de Google dédiée aux intelligences artificielles a tout simplement créé le DGMR, un nouvel outil capable d’outrepasser ces contraintes, le tout en collaboration avec le service météorologique national du Royaume-Uni, Met Office.Contrairement aux techniques actuelles qui utilisent des simulations informatiques de la physique atmosphérique, l’IA DGMR se fie aux données radars diffusées tout au long de la journée par différents pays. Cela lui permet de suivre en direct la formation et le mouvement des nuages et donc de générer des simulations instantanées très précises. Et comme une démonstration vaut mieux que de beaux discours, 56 météorologues du Met Office ont accepté de comparer le DGMR avec leurs prévisions météo classiques. Résultat, près de 9 scientifiques sur 10 préféraient les résultats de l’IA à l’instant T pour sa précision. Car comme je vous le disais, le problème des simulations atmosphériques, c’est qu’elles fonctionnent bien sur le long terme, mais sont moins efficaces lorsqu’il faut prédire la météo pour l’heure à venir. Reste à savoir si l’IA serait capable de faire preuve d’autant de précision sur une période de plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Quoiqu’il en soit, l’outil DGMR se révèle être une solution parfaitement complémentaire particulièrement utile et qui pourrait notamment faciliter grandement la gestion des ressources à l’avenir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Microsoft va-t-il enfin faciliter la réparabilité de ses produits ?
Cet été, les actionnaires de Microsoft s’étaient prononcés pour davantage de réparabilité des produits de l’entreprise. Une position en faveur de l’environnement qui en avait étonné plus d’un sur le moment, et à laquelle nous avions consacré un épisode de Tech Verte. Aujourd’hui, place à une petite mise à jour dans ce dossier, d’autant que plusieurs nouveaux éléments valent le coup d’œil.Pour rappel, c’est via l’organisme As You Sow, spécialisé dans l'impact environnemental des déchets électroniques, que les actionnaires de Microsoft avaient présenté une résolution au mois de juin. Objectif : pousser l’entreprise à se verdir en facilitant la réparabilité de ses produits. Si cet appel était resté sans réponse, les dirigeants se sont finalement exprimés sur le sujet il y a peu, promettant tout d’abord d’étudier la question, puis de prendre des mesures concrètes d’ici la fin de l’année 2022… soit dans un an ! De son côté, As You Sow précise que Microsoft va je cite « déterminer de nouveaux mécanismes pour accroître l'accès à la réparation, y compris pour les appareils Surface et les consoles Xbox ». Traduction, les consommateurs devraient dès 2023 être en mesure de réparer eux-mêmes leurs objets grâce à la mise en vente de pièces détachés, au grand damne des prestataires agréés qui ne devraient plus avoir ce monopole.On est d’accord, cette annonce peut paraitre décevante, notamment niveau calendrier. Toutefois, difficile de reprocher à Microsoft sa prudence, étant donné que c’est la première fois qu’un fabricant américain accepte de modifier ses politiques de réparation suite à la pression de ses investisseurs. D’ailleurs, le GAFAM est clairement l’un des plus actif en matière d’environnement, n’hésitant pas à multiplier les expériences pour trouver les systèmes les plus respectueux de l’environnement. On peut notamment citer l’immersion de ses serveurs dans des bains bouillants… ce qui permet de réduire la consommation électrique et l’usure des machines de quasiment 20% comparé aux systèmes classiques de refroidissement.Chez la concurrence, la société de placements Green Century a également déposé une résolution similaire auprès d'Apple. Une bouteille à la mer finalement, quand on sait que la marque à la pomme n’a jamais été exemplaire sur la réparation de ses produits. Le géant américain avait notamment refusé d’aider les boutiques indépendantes à réparer ses produits en gardant pour lui les pièces officielles. Ajouter à cela le fait que les propriétaires d’iPhone 13 ne pourront pas non plus faire changer leur écran chez un réparateur non agréé, puisque cela risquerait de désactiver la technologie Face ID. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Copenhague, ville la plus sûre et la plus écolo du monde ?
Ces dernières années, le classement des villes les plus sûres du monde établi par The Economist Intelligence Unit (EIU) était largement dominé par des métropoles asiatiques comme Tokyo, Singapour ou Osaka. Mais d’après CNN, c’est la capitale du Danemark, Copenhague, qui en 2021 serait la plus sûre du monde. Un bond de quasiment 8 place au classement comparé à 2019, en grande partie liée à l’introduction d’un nouveau critère : la sécurité environnementale.Si Copenhague occupe la première place cette année, c’est en partie grâce à son « faible taux de criminalité, actuellement à au plus bas depuis plus d’une décennie » d’après son maire Lars Weiss. Selon l’homme politique, la capitale du Danemark se caractériserait aussi par « une grande cohésion sociale » et des écarts de richesse relativement réduits. Ceci dit, comment ce classement est-il établi par le Safe Cities Index ? Au total, soixante villes ont été évaluées sur six critères différents comme : la sécurité numérique, sécurité sanitaire, les infrastructures, la sécurité personnelle et nouveauté, la sécurité environnementale. Concernant cette dernière, sont analysés des paramètres comme la qualité de l’air, la gestion des déchets ou l’utilisation des énergies renouvelables.Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Copenhague est effectivement un modèle de ville verte. Son but principal : être neutre en carbone d’ici 2025. D’après le rapport, les infrastructures ont en effet été pensées pour que chaque geste du quotidien impacte le moins possible l'environnement. Aujourd’hui, plus de 75% des déplacements se font à vélo (la ville compte 400km de pistes cyclables), à pied ou en transports en commun. Le métro tourne 24h/24 et s’est imposé comme une alternative à la voiture individuelle. Copenhague est ainsi devenue une ville du quart d’heure, ce qui signifie que la quasi-totalité des habitants vit à moins de quinze minutes d’un espace vert. tout est à portée de la main pour favoriser une « proximité heureuse ». Autant d’avancées qui ont permis à la capitale danoise de collectionner les récompenses internationales depuis dix ans, comme le titre prestigieux de Capitale verte de l’Europe en 2014.Derrière Copenhague figure Toronto au Canada, puis Singapour, Sydney en Australie et Amsterdam. La Big Apple, New York, loupe quant à elle le top 10 et doit partager la 11e place avec Barcelone. Enfin, Paris, seule ville française du classement pointe à la 23e place, première moitié du classement, certes, mais qui est tout de même loin d’être glorieux. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Faut-il préserver les voitures essence encore un peu ?
Le dérèglement climatique est indéniable et les voitures thermiques (essence et diesel) y sont pour quelque chose. Il est donc plus que nécessaire d’agir rapidement pour accélérer la transition écologique et préserver l’avenir. Ceci dit, des chercheurs de l’université de Kyushu au Japon estiment qu’il serait presque contreproductif de forcer les choses. Une conclusion assez étonnante mais qui vous allez le voir a été murement réfléchi. Quand on parle automobile, la discussion se concentre souvent sur l'efficacité des voitures et l’émergence des mobilités dites propres comme l’électrique et l’hydrogène, au point de pousser certaines personnes à se séparer de leur voiture essence quand bien même elle serait récente. Si passer aux mobilités sans émission de CO2 est une bonne chose, les chercheurs de l’université de Kyushu estiment qu’il ne faut pas confondre vitesse et précipitation sous l’influence des discours écologiques. Car d’après eux, conserver et utiliser plus longtemps des voitures à bon rendement énergétique - même s'il s'agit de voitures à essence – pourrait grandement aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre.Alors comment est-ce possible ? Pour Shigemi Kagawa, professeur à la Faculté d'économie de l'université de Kyushu, il ne s’agirait que d’une simple équation mathématique. Plus la demande de véhicule propre est forte, plus les émissions de gaz à effet de serre augmentent. Car en effet, l'empreinte carbone d'une voiture ne se résume pas qu’à ses émissions sur la route. Si une voiture électrique ne rejette pas de CO2 lors d’un trajet, sa production engendre en revanche beaucoup de pollution, notamment pour construire les batteries, généralement très gourmandes en matériaux rares et en eau. De ce fait, si tout le monde décidait de passer à l’électrique en même temps, la demande flamberait au même titre que la pollution liée à la production.En clair, les chercheurs japonais estiment qu’il est préférable d’étaler le passage à l’électrique dans le temps et de ne pas brusquer les conducteurs de voitures thermiques récentes. Pour eux, diminuer les émissions liées à la fabrication de nouvelles auto compenserait largement les émissions supplémentaires produites par les voitures existantes. D’après les chercheurs, si les voitures immatriculées au Japon entre 1990 et 2016 étaient restées 10 % plus longtemps sur la route avant d'être mises à la casse, cela aurait tout simplement permis d’économiser plus de 30 millions de tonnes de CO2. Conseil pratique de Shigemi Kagawa que je cite « la prochaine fois que vous envisagerez d'acheter une nouvelle voiture, demandez-vous d'abord si vous ne pourriez pas encore faire quelques kilomètres supplémentaires avec celle que vous avez déjà ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les trains à hydrogènes français bientôt sur les rails ?
Fin septembre, les deux géants français de l'industrie Plastic Omnium et Alstom ont annoncé dans un communiqué de presse commun qu’ils allaient s’associer pour créer je cite des « solutions de stockage d'hydrogène embarqués pour le ferroviaire ». Après des mois d’annonce de toute part, il semble que l'avenir d'un train à hydrogène français prenne enfin forme, avec un objectif à court terme : faire rouler les premiers trains régionaux dès l’année prochaine.Pour ceux qui ne le sauraient pas, Plastic Omnium est l’un des acteurs majeurs dans le domaine de la mobilité hydrogène et Alstom le leader mondial des transports ferroviaires durables. Ensemble, les deux fleurons industriels tricolores veulent développer le train à hydrogène du futur. Pour se faire, une équipe spécifique a été mise en place, composée d’employés des deux entreprises qui travailleront main dans la main durant les prochaines années. Dans son communiqué l’alliance Alstom-Plastic Omnium explique je cite que « ces trains pourront effectuer des voyages directs sur des lignes non électrifiées sans recourir aux énergies fossiles, tout en répondant aux défis du développement durable ». En France, plusieurs expérimentations auront lieu dès l’année prochaine, notamment sur le tronçon Tours-Loches en région Centre-Val de Loire, mais aussi sur plusieurs axes de la région Occitanie.Si le train à hydrogène s’annonce prometteur, il possède également son lot de détracteurs, l’accusant de ne pas être si vert que cela. L’une des techniques les plus efficace et les plus courante pour produire de l'hydrogène reste l’électrolyse. Cela consiste à passer un courant électrique dans un bassin d’eau pour séparer les molécules d’hydrogène de l’oxygène. Or, si cette électricité provient du pétrole, du nucléaire ou du charbon par exemple, l’hydrogène ne peut pas être considéré comme verte puisque sa production engendre d’importantes quantités de pollution en amont. A contrario, l’hydrogène vert est obtenue en utilisant de l’électricité provenant de sources renouvelables comme l’éolien ou le solaire par exemple, et qui sont donc bien plus propres dans le temps.Si l’on est complètement honnête, le discours expliquant que le train à hydrogène est forcément propre et sans rejet de CO2 est faux. Car tout dépend de l’hydrogène utilisé. Si Alstom, Plastic Omnium et la SNCF veulent vraiment pouvoir l’affirmer au et fort, il faudra veiller à ce que l’hydrogène utilisé dans leur train soit vert. Quoiqu’il en soit, le train à hydrogène reste un enjeu majeur pour le ferroviaire. En 2019, près de 1800 trains continuaient de fonctionner au diesel… un nombre en nette diminution mais encore bien supérieur aux locomotives électriques comme les TGV, qui il y a 3 ans n’étaient qu’au nombre de 464. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fairphone 4, enfin le bon compromis entre high-tech et écologie ?
Les défenseurs de tech responsable l’attendaient avec impatience, et il est désormais là. Le Fairphone 4 est disponible en précommande depuis quelques jours. Cette nouvelle version du plus écologique, durable et réparable des smartphones a droit à une véritable mise à jour technique ainsi qu’à une toute nouvelle esthétique. Tour d’horizon d’un smartphone pas comme les autres à bien des niveaux.Pour ceux qui ne connaitraient pas Fairphone, il s’agit d’un smartphone neutre en termes de déchets électroniques. Il contient des matériaux provenant de sources équitables et bien souvent recyclés. Autre caractéristique presque unique, le mobile bénéficie d'une garantie de cinq ans sans frais supplémentaires afin d’encourager les consommateurs à conserver leur appareil le plus longtemps possible. Et preuve du sérieux de sa démarche, ce Fairphone 4 affiche une note de durabilité comprise entre 82 et 84/100 à l'indice Eco-rating. Au total, huit modules de rechange sont mis à disposition des utilisateurs pour une réparation facile.Côté technique, l'écran du Fairphone 4 est de 6,3 pouces avec un affichage Full HD+ et une protection Gorilla Glass 5 de Corning. Les performances sont délivrées par le processeur Snapdragon 750G de Qualcomm qui permet aussi au smartphone de prendre en charge la 5G. Le module photo principal de 48 Méga pixel avec autofocus, stabilisation optique de l'image et flash LED à double tonalité est accompagné d'un capteur ultra grand-angle 120° là aussi de 48 Mp. Le système d’exploitation n’est autre que l’Android 11, avec une assistance logicielle garantie jusqu'à fin 2025 et des mises à jour assurées vers Android 12 et Android 13. Pour vous offrir ce Fairphone 4, comptez tout de même 579 euros pour la version 6 Go de RAM et 128 Go d'espace de stockage, et de 649 euros pour 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage.Comme toujours, on se réjouit de voir la marque Fairphone progresser de la sorte, non seulement parce que c’est bon pour la planète, mais aussi parce que cela pousse les autres constructeurs à se verdir. Ceci dit, le Fairphone 4 n’est pas exempt de reproches. Selon les premières observations l’autonomie du smartphone serait clairement inférieure à la moyenne du marché avec seulement 12h au compteur. Autre constat, l’écran serait aussi l’un des pires du marché avec une luminosité maximale très faible et un taux de contraste indigne d’un appareil à 600 euros.Au final, le concept du Fairphone 4 est toujours aussi intéressant. Mais en pratique, on ne peut s’empêcher de poser sans cesse les mêmes questions. Comment le Fairphone 4 va-t-il vieillir ? Sera-t-il toujours à la hauteur dans deux ans ? Comme de nombreux médias spécialisés l’ont remarqué, il y a fort à parier que le smartphone sera très lent et largement dépassés par les marques concurrentes d'ici peu, d’autant plus que des constructeurs majeurs comme Apple ou Samsung utilisent de plus en plus de composants recyclés et sont bien meilleurs en termes de mises à jour logicielles. Au final, acheter un Fairphone c’est davantage s’engager dans une démarche écoresponsable plutôt que de choisir le high-tech. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que Citroën Skate ?
Avec son prototype Citroën Skate présenté il y a quelques jours, le constructeur automobile français ne se lance pas sur le marché du skateboard, non, mais imagine purement et simplement le futur des moyens de transports en ville. Leur vision : des véhicules individuels autonome sans émission de CO2 et personnalisable au besoin. Concrètement, Citroën Skate, c’est quoi ? Rien de bien compliqué en somme. Il s’agit d’un concept de véhicule électrique à la frontière du petit train et de la voiturette de golf sur la forme, capable de se déplacer de façon 100% autonome sans émettre de gaz à effet de serre. Le prototype se déplace à 25 km/h grâce à quatre grosses roulettes et permet aussi bien de livrer des repas, des colis, que de transporter des passagers dans des gares ou aéroports, et même faire office de salle de télétravail ambulante ! Au total, ce sont une soixantaine d’utilité différentes que les designers de Citroën ont imaginé pour ce fameux Skate. Pour Pierre Leclerq, directeur du design, l’idée est carrément je cite « de réinventer ce que vous allez faire pendant le temps du transport avec une grande liberté en termes d'aménagement intérieur ». Pour lui, la mobilité doit rester un plaisir et non un déplacement pare-chocs contre pare-chocs.Si le véhicule ne risque pas de rouler dans les rues avant quelques années, l'idée est de « lancer la discussion » et répondre aux tendances de la société. D’après la directrice de la stratégie de Citroën Christine Hansen que je cite, « tout l'enjeu est de trouver le bon équilibre entre la technologie et l'infrastructure », à un coût « raisonnable » puisque « l'autonomie coûtera très cher sur un véhicule individuel ». Sur ce point, la réduction des coûts pourrait justement passer par l’usage partagé. Au Japon, Nissan teste depuis 2018 un service de robot-taxi baptisé « Easy Ride », et Toyota des navettes autonomes polyvalentes. Aux Etats-Unis, Cruise, filiale de General Motors, a annoncé en juin que sa navette Origin entrait en préproduction. Waymo, le projet de véhicules autonomes développé par Alphabet, la maison-mère de Google, propose pour sa part un service de robotaxis sans chauffeur à Phoenix dans l’Arizona pour un nombre limité de clients, et à San Francisco pour ses employés. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rouler moins vite réduit-il la pollution de l’air ?
Face à la pollution de l’air, de nombreuses technologies voient le jour comme le captage du carbone ou encore les carburants verts comme l’hydrogène. Mais à défaut d’investir, certains dirigeants politiques, notamment les maires de certaines villes de France, préfèrent tester d’autres solutions. C’est notamment le cas à Paris, Nantes, Grenoble, Poitiers et dans d’autres grandes villes où certaines portions routières ont vu leur vitesse réduite. La logique voudrait en effet que rouler moins vite engendre moins de pollution, mais qu’en est-il réellement ?Alors si réduire la vitesse permet mécaniquement, dans un autre registre, de réduire le nombre d’accident mortel, et bien cela permet en effet de réduire aussi la quantité de gaz à effet de serre rejetée… De quoi crédibiliser les défenseurs de cette solution… sauf que cela est en réalité très variable selon les caractéristiques de chaque véhicule. En détail, d’après le Centre d'études et d'expertises sur l'environnement (CEREMA), le poids du véhicule, son modèle, son type de carburant, le démarrage à froid ou à chaud et la densité du trafic routier… tout cela cumulé ferait considérablement varier les rejets de CO2. Conséquence : rouler moins vite ne voudrait pas systématiquement dire polluer moins. C’est parfois même l’inverse dans certains cas. Exemple concret avec les camionnettes et voitures utilitaires qui à 20km/h consommeraient et émettraient autant de pollution qu’à 130km/h. Ces véhicules sont en effet conçus pour permettre aux professionnels de déplacer des charges importantes et de gros volumes, et donc consomment davantage de carburant qu’une petite voiture citadine. Car rouler en vitesse constante à 20 ou 30 km/h nécessite de créer beaucoup plus de puissance pour avancer. En revanche, une fois lancé à 90 km/h par exemple, le véhicule profite de sa propre vitesse et de son poids pour avancer, ce qui à l’inverse, nécessite moins de puissance et donc moins de carburant. Ceci dit, il convient également de prendre en compte l’état des routes, puisqu’une chaussée mal entretenue dégrade les pneus et engendre une plus grande consommation de carburant, et donc davantage de pollution. Face à ces constats peu flatteurs, plusieurs dirigeants politiques se sont engouffrés dans la brèche, notamment le candidat Les Républicains à la présidentielle Xavier Bertrand, pointant du doigt l’absurdité de réduire la vitesse à 30 km/h en ville. Or, en ville, la densité du trafic fait que l’on roule davantage par à-coups qu’à vitesse constante. Limiter la vitesse permettrait peut-être de fluidifier le trafic et donc l’installer l’écoconduite, qui consiste justement à ne pas rouler par à-coups pour consommer moins de carburant. Une confusion qui à pousser le CEREMA à préciser je cite « qu’on ne peut pas conclure que des vitesses limitées à 30 km/h sont nécessairement plus négatives en termes d’émissions que des vitesses à 50 km/h ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Flambée des tarifs d’électricité en 2022 ?
L’automne est à peine entamée que l’UFC-Que-Choisir tire déjà la sonnette d’alarme pour l’année 2022. En cause : l’explosion à venir des prix de l’électricité. L’association de consommateur redoute en effet une hausse massive de 10% en début d'année prochaine, et interpelle directement les autorités pour protéger le porte-monnaie des français.Pour déterminer cette tendance à la hausse, l’UFC-Que-Choisir s’est notamment basée sur la méthodologie officielle de calcul des tarifs. Dans le détail, l’association a observé ce qu’elle appelle le degré d'exposition du tarif réglementé, et le niveau de ces prix sur les marchés d’ici la fin de l’année. En combinant toutes ces données, c’est donc une augmentation de 10% toutes taxes comprises, soit en moyenne 150€ par foyer, qui pourrait avoir lieu en 2022… ou pas ! Car d’après l’association, cette hausse n'est pas encore officielle, et pourrait donc ne pas avoir lieux du tout, si l'État décidait d’intervenir dans ce dossier. L'association suggère en effet au gouvernement de revoir la méthode de calcul du tarif réglementé, en augmentant le plafond du volume d'ARENH de 100 à 150 TWh (térawattheures). L'ARENH, c'est le dispositif qui permet aux fournisseurs d'électricité concurrents d'EDF de racheter une partie de sa production nucléaire à un tarif encadré. Or, ce plafond de 100 TWh devrait être largement dépassé pour atteindre les 170 TWh, ce qui poussera les concurrents à s'approvisionner chez d’autres gros fournisseurs étrangers chez qui les prix sont beaucoup plus élevés. D’après l’association, une augmentation de ce plafond à 150 TWh permettrait donc de limiter l'augmentation du tarif réglementé à seulement 1,5% TTC, soit six fois moins qu'attendu !Autre proposition de l’UFC-Que-Choisir, baisser les taxes et contributions prélevées par l'État comme la TVA, qui représentent au total près d’un tiers de la facture d'électricité des français. Une chose est sûre, si la hausse 10 % se confirme, cela signifiera que le prix de l’électricité aura augmenté de 25% en 3 ans. Un coup dur pour le portemonnaie des français mais sans doute aussi pour la planète étant donné que le prix de l’électricité verte, même s’il devient de plus en plus intéressant avec le temps, reste dans l’ensemble plus élevé que celui de l’électricité classique. Pas de quoi inciter les consommateurs à aller vers le renouvelable donc, eux qui privilégieront sans doute le moins cher au dépend de l’écologie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une voiture électrique chinoise avec 1000 km d’autonomie ?
La course à l’électrique prend un nouveau virage. Après Tesla, Toyota, et Nio en Chine, voilà que le constructeur BYD -lui aussi chinois- a dévoilé une nouvelle voiture électrique dotée d’au moins 1000 km d’autonomie. S’il ne s’agit que d’un concept-car pour l’instant, la berline baptisée Ocean-X proposerait une transmission intégrale et une nouvelle intégration des batteries dans sa structure.Dans le détail, la Ocean-X est annoncé comme étant une berline familiale dont les lignes ne sont pas sans rappeler Tesla et Porsches par moment. D’après le constructeur, la silhouette très profilée et basse favoriserait un aérodynamisme optimal. Sous le capot, la E-Plateforme 3.0 de BYD devrait accueillir une motorisation électrique dernière génération. Les technologies dernier cri disponibles sur le marché permettrait également de mieux gérer l’électricité ainsi que le freinage. Avec des porte-à-faux courts à l’avant et à l’arrière, la Ocean-X proposerait un empattement long, particulièrement adapté pour placer une batterie de bonne dimension tout en offrant un habitacle spacieux. À propos des batteries, BYD a opté pour les Blade qui ont pour avantage de réduire le poids tout en optimisant leur capacité. Une voiture spacieuse et confortable donc, mais néanmoins assez puissante puisqu’elle serait capable d’atteindre les 100 km/h en moins de trois secondes. Du côté de la charge, BYD annonce également une grande évolution avec la possibilité de récupérer 150 km d'autonomie en seulement cinq minutes sur une borne adaptée. Pour gérer la température des batteries et optimiser l’efficience de l'ensemble, le véhicule disposerait en plus d’une pompe à chaleur capable de fonctionner entre -30° C et 60° C.Avec toutes ces caractéristiques, le moins que l’on puisse dire c’est que sur le papier la promesse est élevée. D’autant que le constructeur n’a pas le droit de se rater en annonçant plus de 1 000 km d’autonomie et une charge rapide permettant de gagner jusqu’à 150 km en seulement 5 minutes. S’il ne tient pas parole, BYD perdra toute crédibilité dans le monde de la voiture électrique. C’est un peu un coup de poker, ça passe ou ça casse. Si aucune date de commercialisation n’a été annoncée, les experts automobiles s’attendent à ce que davantage de détails sur la Ocean-X soient dévoilés d’ici la fin de l’année. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une plateforme pour traquer le plastique à usage unique ?
L’un des combats principaux pour préserver la planète aujourd’hui reste la lutte contre le plastique, plus précisément le plastique à usage unique. S’il est théoriquement interdit à la vente depuis le mois de juillet, il n’est pas rare d’en voir encore dans certains commerces. Alors pour contrecarrer ces pratiques illégales et peu couteuse pour les fraudeurs, la fondation Surfrider Europe a lancé une plateforme permettant aux citoyens de répertorier ces lieux qui n’appliquent pas la loi.« Single Use Rebellion », c’est le nom de cette plateforme. En toute honnêteté, il s’agit davantage d’une campagne de sensibilisation pour encourager les citoyens de l’union européens à dénoncer la vente illégale du plastique à usage unique, et qui se déroule jusqu’au 28 novembre. Dans le détail, les citoyens peuvent donc signaler les distributeurs, les marques, les épiceries locales, et mêmes les pays qui commercialisent illégalement des touillettes, assiettes, cotons tiges, couverts, pailles et emballages alimentaires en plastique non recyclable. L’objectif final de Surfrider, « être sûr que ces plastiques disparaissent du continent pour de bon ».Pour se connecter à la plateforme, direction le site nosingleuse.org, accessible en huit langues. Une fois en ligne, il faut ensuite cliquer sur « j’ai repéré un plastique suspect », puis photographier le produit aperçu, et enfin renseigner la marque et le lieu dans lequel le produit a été trouvé... le tout sans aucune limite ! Si vous retrouvez le produit dans cinquante endroits différents, alors vous pouvez le signaler cinquante fois, ce ne sera pas un souci. D’ailleurs, ce qui vaut pour les commerces physiques vaut aussi pour les sites internet. Dans le cas d’un achat en ligne, il faut simplement prendre une capture d’écran du site qui vend ces produits à usage unique et indiquer son url. Enfin, les données collectées permettront à Surfrider et aux autres ONG impliquées dans cette lutte contre le plastique d’établir un état des lieux et de prévoir des actions ciblées contre les marques et États qui ne respectent pas les règles en vigueur. Les premiers résultats de cette campagne seront dévoilés lors de la Semaine européenne de la Réduction des Déchets du 20 au 28 novembre prochain. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des combinaisons de surf recyclées et à base de coquilles d’huitres ?
Les surfeurs et amateurs de sport nautique le savent, il est souvent très difficile de se séparer de sa combinaison, surtout quand elle nous a accompagné durant plusieurs années. Ceci dit, il est désormais possible de lui offrir une seconde vie grâce à l’entreprise Soöruz, basée à La Rochelle. La marque propose de recycler les combinaisons usagées en de nouveaux équipements, mais vend également des tenues de surf écologiques à base de coquilles d’huitres !Cette démarche des cofondateurs Yann Dalibot et Matthieu Barat débute par la collecte de la "matière première" qui compose les combinaisons : le néoprène (une sorte de caoutchouc). Au total, Soöruz prévoit de recycler 20 000 combinaisons pour l’année 2021 dans plus d’une cinquantaine de points de collectes à proximité des écoles de surf et des magasins de sport dans toute la France. Une fois récupérées, les tenues sont broyées et transformées en un granulat qui servira par exemple à fabriquer des tapis de yoga, rembourrer des coussins ou des sacs de boxe ou encore à la production d’isolant nouvelle génération.En parallèle, la marque s’est mise à vendre des combinaisons… assez spéciales. Les fondateurs ont en effet décidé de réutiliser des coquilles d’huitres. Ces dernières sont riches en calcaire, ce qui permet de rendre le Bioprene plus résistant. Le Bioprene, c’est le nom donné au mélange de la poudre des coquilles d’huitres, d’huiles végétales, de caoutchouc naturel et de la canne à sucre servant de base à la création de ses combinaisons. L’objectif est à terme de remplacer les matériaux à base de pétrole par ce nouveau mélange. Et pour se faire, on peut dire que les coquilles d’huitres ne manquent pas avec environ 150 000 tonnes jetées par an.D’après les fondateurs, « la performance est aussi bonne qu’une combinaison en néoprène ». Un constat partagé par de nombreux sportifs, à l’image de la championne olympique rochelaise de planche à voile, Charline Picon. Une chose est sûre, Soöruz est aujourd’hui implantée dans 17 pays et s’apprête à commercialiser cette combinaison dans le monde entier. Cette innovation verte à toutefois un prix environ 320 euros. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le marché des batteries pour véhicules électriques a doublé en un an ?
S’il y a un objet qui accapare toute l’attention ces dernières années, c’est bien la batterie. Qu’il s’agisse d’une batterie de smartphone, de caméra ou de vélo électrique, cet objet est devenu tout bonnement indispensable dans notre quotidien. Un constat partagé par le site spécialisé InsideEVs qui s’est récemment fait l’écho d’une véritable explosion de ce marché.D’après InsideEVs, les ventes de batteries ont tout simplement doublé sur un an, +113% entre juillet 2020 et juillet 2021, pour un total de 20,7 GWh. En tête du classement des pays producteurs -vous l’avez peut-être deviné tant on en parle régulièrement dans ce podcast- on retrouve bien évidemment la Chine. Plus précisément, ces batteries sortent en grande majorité des chaînes de production de la firme CATL. Et peu importe qu'il s'agisse du seul mois de juillet 2021 ou des 7 premiers mois de 2021, la première place du classement revient systématiquement au chinois CATL, suivi du sud-coréen LG et du japonais Panasonic… Un marché au final quasi intégralement dominé par le continent Asiatique…Dans le détail, entre janvier et juillet 2021, CATL détenait près de 30% de parts de marché pour un total de 41,2 GWh en comptant les batteries pour véhicules commerciaux en plus de celles des particuliers. Un chiffre amené soit à se stabiliser, soit à augmenter pour le plus grand bonheur de la société chinoise tant la demande du secteur automobile est importante. Sur le premier semestre 2021, CATL profite d’ailleurs du rebond de l’après crise COVID avec une augmentation +280% de vente. En clair, le volume de batteries vendues a quasiment été multiplié par 4 comparé à la même période en 2020, ce qui est considérable. Finalement, ces résultats ne sont pas si étonnants que cela… En regardant un peu en arrière, Bloomberg New Energy Finance annonçait déjà en 2017 que le marché de la batterie pour voiture devrait être multiplié par 64 d’ici 2030, et atteindre une puissance totale de 125 gigawatts. Une trajectoire exponentielle qui n’est pas sans rappeler celle des panneaux photovoltaïques sur l’ensemble de la planète entre 2000-2015, mais qui, à n’en pas douter, devrait rapidement devenir plus importante. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le numérique pollue-t-il plus que l’avion ?
Si l’avion est devenu un combat pour de nombreux défenseurs de l'environnement, il semblerait que ce mode de déplacement ne soit finalement pas le plus méchant pour l’environnement, tout du moins en termes de pollution. Car d’après une étude publiée dans la revue Patterns, smartphones, ordinateurs, télévisions, objets numériques en tout genre et centres de données serait responsable de quasiment 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 2,5 % pour l'aviation civile.Dans le détail, les chercheurs à l’origine de cette étude ont tout d’abord analysé la littérature scientifique déjà existante sur ce sujet ; avant de mettre à jour ces chiffres. Concrètement, les chercheurs ont révisé leur pourcentage à la hausse en prenant en compte les émissions totales liées au cycle de vie des appareils comme la fabrication avec les matières premières et le transport ; l’usage avec la consommation d'électricité et l’entretien ; ainsi que la fin de vie (recyclage, mise en décharge...). S'ajoutent également à cela deux nouveaux usages liés au numérique : les cryptomonnaies et l’intelligence artificielle… Ce sont d’ailleurs ces nouveaux usages qui sont particulièrement énergivores. Au final, en additionnant toutes ces données, le secteur du numérique générerait entre 1,2 et 2,2 gigatonnes de CO2 par an, soit une hausse de 40 % par rapport aux précédentes estimations.D’après les auteurs de l’étude, les émissions du numérique progressent pratiquement deux fois plus vite que les émissions globales. En imaginant que cette pollution se stabilise d’ici 2050, le numérique représenterait alors plus de 35% des émissions de gaz à effet de serre, soit bien plus que celle de l’avion en définitive. Pour l’heure, les usages des particuliers représentent environ la moitié de ces émissions d’après l’étude. Par exemple, nombreux sont les consommateurs à remplacer leur smartphone tous les deux ans, quand bien même leur ancien modèle serait toujours pleinement fonctionnel. Avec de tels habitudes de consommation, difficile d’imaginer une réduction suffisamment conséquente pour rentrer dans les clous de l’accord de Paris, et limiter le réchauffement climatique à 1.5°… C’est tout du moins la conclusion des auteurs, qui président une croissance continue des émissions dans les prochaines décennies. Malgré tout cela, l’étude se termine sur une note d’espoir concrète, je cite, « si tous les appareils fonctionnaient avec de l’électricité renouvelable, les émissions chuteraient de 86 % pour le secteur du numérique. ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ressusciter les mammouths pour sauver la planète ?
Et si ressusciter le mammouth permettait de lutter contre le réchauffement climatique ? C’est l’idée un peu folle mais néanmoins terriblement intrigante qu’ont lancé les ingénieurs de la start-up Colossal il y a plusieurs années, et qui aujourd’hui fait la une des médias en France.Plus précisément, il s’agirait de créer une race d’éléphant hybride entre le mammouth laineux, disparu il y a plusieurs milliers d’années, et l’éléphant d’Asie, lui aussi en voie d’extinction, mais qui a la particularité de partager plus de 99,6% de l’ADN de son ancêtre ! Côté technique, les chercheurs ont opté pour la désormais célèbre technique des ciseaux génétiques CRISPR, la plus précise pour manipuler l’ADN à ce jour. En clair, introduire une partie du code génétique du mammouth laineux dans des cellules d'éléphant d'Asie permettrait de produire des embryons combinant les caractéristiques les plus intéressantes des deux espèces, à savoir une taille et un poids moins importante comparé à l’éléphant d’Afrique et une résistance au froid bien plus importante que la plupart des espèces animales sur Terre grâce au mammouth.Ceci dit, pourquoi s’acharner à créer une espèce hybride quand d’autres solutions moins complexes et un peu plus pragmatiques peuvent être mises en place ? Et bien d’après les chercheurs, tout simplement pour ouvrir de nouveaux espaces aux éléphants d'Asie dans lesquels les pachydermes pourraient s'épanouir sans entrer en conflit avec les Hommes… Comprenez par-là l’Arctique. Seulement, comment garantir que cette espèce hybride se sentira à l’aise sur ces terres glacées ? C’est là un grand point d’interrogation auquel les chercheurs de Colossal n’ont pas encore trouvé de réponse. Quoiqu’il en soit, ces derniers expliquent que l'introduction dans la région de leurs éléphants hybrides permettra de remodeler l’écosystème. Selon eux, la disparition des mammouths a favorisé le développement d'une toundra qui reflète moins bien le rayonnement du soleil, accentue la fonte des glaces et donc la libération dans l’atmosphère du carbone emprisonné depuis des milliers d’années. Les mammouths laineux façon Colossal pourraient permettraient donc de piétiner sans cesse la neige et d’empêcher la fonte du pergélisol, aussi connu sous le nom de permafrost, où est enfermé le carbone.Dans le meilleur des cas, Colossal estime pouvoir donner naissance à un petit éléphant hybride dans environ six ans. Ajoutez à cela quatorze ans pour qu’il devienne adulte et soit en âge de se reproduire, et l’on s’aperçoit très vite que l’on sera déjà en 2040. Compte tenu de l'urgence actuelle, il semblerait que le temps joue clairement en défaveur des scientifiques de Colossal, qui compte tout de même investir 15 millions d’euros dans ce projet. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La réalité virtuelle pour dépolluer les océans ?
Qui a dit que jeux vidéo et écologie ne faisaient pas bon ménage ? En tout cas ce n’est certainement pas la startup Ender Ocean qui propose un concept inédit : dépolluer les océans en pilotant des robots à travers un casque de réalité virtuelle. Une approche ludique qui pourrait bien conquérir une partie des gamers sensibles à la préservation de l’environnement. Par contre, ils devront être nombreux pour relever ce challenge, car d’après la revue Sciences, la quantité de plastiques dans les océans pourrait tripler d’ici 2040 et atteindre 29 millions de tonnes si rien n’est fait.Effectivement, nettoyer les océans en pilotant des robots comme si l’on était dans un jeu vidéo est une idée assez folle… C’est en tout cas le pari tenté par Denis Bled et son équipe depuis 2019 et un appel à projet lancé par l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie ADEME. Dans le détail, je cite l’entrepreneur, “nous développons un jeu vidéo qui va permettre à des joueurs de prendre la main sur des robots sous-marins pour aller collecter des déchets au fond de l’eau comme des filets de pêche, des matières plastiques et tout ce que l’on peut trouver qui sont principalement des gros déchets”.Petite précision, il s’agit plus de réalité augmentée que de réalité virtuelle, étant donné que les images projetées dans le casque de réalité virtuelle seront les vraies images du terrain, ou tout du moins une reproduction très fidèle, et donc pas un monde créé de toute pièce. Comme je vous le disais, l’idée est d’implanter des robots sous-marins dans des rivières, des étangs, des lacs ou sur les littoraux jouer les éboueurs aquatiques. Et puisque la démarche se veut verte et écologique, ces machines seront bien entendu alimentées par de l’électricité renouvelable, solaire et éolienne. Concrètement, les joueurs n’auront qu’à se connecter sur une plateforme dédiée pour pouvoir démarrer la partie.Ceci dit, plusieurs étapes seront nécessaires avant d’être lâché en pleine nature à la chasse aux déchets. Dans un premier temps, chaque joueur devra suivre des sessions d’entraînement façon simulateur, puis en mode réel avec de vrais robots dans des centres d’essai. Comme l’explique Denis Bled, le but est de former les joueurs au pilotage. Je le cite “l’expérience est graduelle, c’est-à-dire qu’on commence par des niveaux logiciels pour apprendre. Arrivés à un certain stade on va piloter un robot sous-marin dans un bassin de type centre aquatique où on va pouvoir s’essayer à collecter des déchets dans le fond du bassin etc...”Mais qui dit jeu vidéo dit également compétition et Ender Ocean le sait bien. La start-up mise ainsi sur un système de points et donc de classement pour fédérer une communauté autour de son activité. À ce jour, le jeu est encore en phase de développement et sa sortie n’est prévue que dans un an, le 8 juin 2022 pour la journée mondiale des océans. S’il faudra attendre encore un peu pour voir les premiers résultats, le principe rencontre déjà un franc succès avec plus de 2000 pré-inscriptions. https://www.enderocean.com/default/home Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Boite de nuit : et si l’on réutilisait la chaleur des danseurs ?
Après plus d’un an de fermeture, les boîtes de nuit et discothèques peuvent enfin reprendre du service depuis cet été, et ce, malgré des températures parfois très très élevées. Ceci dit, cet excès de chaleur est peut-être un mal pour un bien, puisqu’une boîte de nuit nommée SWG3 située à Glasgow en Ecosse a tout simplement décidé de réutiliser cette chaleur pour la transformer en énergie.Pour atteindre son objectif, le club a tout simplement installé 17 trous de forages de 150 à 200 mètres de profondeur sous la piste de danse. Un système de stockage baptisé Bodyheat devrait ensuite permettre de conserver la chaleur, puis de la réutiliser pour chauffer le bâtiment, notamment en hiver. Si l’infrastructure n’a pas été présentée en détail, la boite de nuit écossaise estime pouvoir ainsi économiser 70 tonnes de CO2 à l’année, à raison de 100 watts générés par chaque personne présente sur la piste. Je cite Andrew Fleming Brown le directeur du club SWG3, « grâce à Bodyheat, nous contribuons à résoudre un problème mondial de manière innovante et nous réduisons considérablement notre consommation d’énergie, ce qui nous rapprochera de notre objectif de devenir un lieu neutre en carbone dans un avenir pas si lointain ».Pour l’instant, les travaux sont toujours en cours. Le système devrait être inauguré le 7 novembre prochain… Une initiative qui, hasard du calendrier tombe pile en même temps que la COP26 qui se tiendra justement à Glasgow, du 1er au 12 novembre. Si l’on considère qu’il s’agit d’un coup de communication, force est d’avouer qu’il a été rondement mené, avec beaucoup d’intelligence puisqu’il permet de montrer que tous les secteurs doivent rapidement effectuer leur transition énergétique s'ils veulent faire partie du fameux monde d'après. Et sur ce point, le monde de la nuit et de la musique ont encore pas mal d'efforts à faire… Ils sont en effet régulièrement pointés du doigt pour leur empreinte environnementale. Selon The Shift Project, un festival de l'ampleur des Vieilles Charrues émettrait environ 14 000 tonnes de CO2 par édition. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un pneu écologique à base de bouteilles recyclées et de pissenlits ?
Après Michelin et ses pneus longues durée, c’est au tour du manufacturier Continental de présenter sa toute dernière innovation en matière de pneus du futur : le ContiGreen Concept. Ce type de pneu se veut écologique notamment en utilisant pour moitié des matériaux traçables, renouvelables et recyclés dans le processus de fabrication.C’est lors du salon IAA Mobility de Munich en Allemagne que Continental a présenté son pneu nouvelle génération. Le ContiGreen Concept fait en effet appel à plusieurs biomatériaux, notamment un caoutchouc naturel issu de pissenlits, des huiles et des résines végétales. Mais ce qui fait la véritable particularité du Conti Green Concept, c'est l'utilisation de bouteilles en plastiques recyclées pour concevoir du polyester, essentiel à la fabrication du pneu. D'après Continental, il ne faudrait qu’une soixantaine de bouteilles pour créer le polyester nécessaire à un jeu de quatre pneus.Le Conti GreenConcept présente également des avantages en termes de poids puisqu’il ne pèse que 7,5 kg. Toujours d’après l’entreprise, il serait donc 40% plus léger qu’un pneu conventionnel, et permettrait de faire diminuer les émissions polluantes des véhicules thermiques grâce à une résistance au roulement réduite de 25%. Et concernant les véhicules électriques, Continental assure qu’utiliser le Conti GreenConcept permettrait d’allonger l’autonomie d’une batterie de 6% environ.Il faudra cependant attendre encore un peu, sans doute au milieu de l’année 2022 pour équiper votre voiture avec le Conti GreenConcept. Quoiqu’il en soit, cet investissement dans le pneumatique vert a clairement pour objectif d’améliorer l’image de l’entreprise, qui reste tout de même en phase avec ses ambitions, à savoir devenir le fabricant de pneus le plus respectueux de l'environnement d'ici 2030 et atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 au plus tard. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Réduire la pollution des navires avec Smart’N’Go ?
Au-delà des avions et des voitures, il est un secteur de transport qui est lui aussi assez polluant : le transport maritime. Enfin, peut-être plus pour longtemps grâce à la start up Smart’N’Go et ses solutions technologiques visant à faire des économies de carburant et réduire les émissions polluantes des navires.Derrière Smart’N’Go, on trouve notamment des ingénieurs maritimes, des développeurs, d’anciens marins, des scientifiques, bref, que des professionnels de la mer animés par un but commun : la démocratisation de solutions technologiques pour la marine marchande. Et pour toucher le plus de professionnels possible, la start-up a par ailleurs noué de nombreux partenariats avec la recherche publique comme l’INRIA, CNES et collabore même avec l’agence spatiale européenne pour l’utilisation de ses datas. Car en effet, les solutions proposées par Smart’N’Go se basent en grande partie sur la collecte de données de haute qualité.Dans le détail, l’entreprise propose trois solutions distinctes. Tout d’abord, la solution Manta. Ici, l’idée est de croiser des études hydrodynamiques de chaque navire avec des données de prévisions météo provenant de l’ESA. Ensuite, l’algorithme mis au point par Smart’N’Go calcule la route optimale pour atteindre sa destination. D’après l’entreprise, en choisissant Manta, les navires s’assurent une réduction de 5 à 10% de leur consommation de carburant.Deuxième solution : le Kraken. Ici, l’idée est de calculer très précisément le temps estimé pour arriver à destination tout en réalisant un maximum d’économie. Rien de foncièrement différent avec la solution précédente, si ce n’est pas précision des estimations. Et enfin, la solution Cachalot, qui elle facilite la pesée des navires en détectant automatiquement et très précisément la ligne de flottaison. Vous vous en doutez, ces 3 solutions sont évidemment complémentaires et peuvent s’additionner au sein d’une même plateforme baptisée Lagoon. Pour résumer, en les utilisant toutes ensemble, un navire pourra alors optimiser son trajet, son organisation, et donc réaliser des économies tout en réduisant son empreinte environnementale.Comme vous pouvez le voir, la technologie est un véritable atout pour le secteur du transport maritime qui opère sa transition écologique doucement mais sûrement. A l’instar des voitures, des avions et des trains, certains transporteurs misent même sur de nouveaux modes de propulsion comme l'hydrogène, ou le gaz naturel liquéfié. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un pas de géant vers la fusion nucléaire ?
La semaine dernière, nous vous proposions un petit état des lieux de la fusion nucléaire. Où en est cette technologie, quelle est son principe, à quelle barrière se heurte-t-elle ? Bon timing au final puisque la semaine dernière, des chercheurs du MIT aux Etats-Unis ont tout simplement fait un bon de géant dans la construction d’un réacteur de taille modeste et potentiellement fonctionnel.Avant tout, rappelons que le principe d’un réacteur à fusion nucléaire consiste à reproduire dans une enceinte confinée les processus de fusion de l’hydrogène qui se produisent naturellement au cœur d’une étoile. En fusionnant, deux atomes d'hydrogène libèrent une quantité d’énergie immense sous forme de chaleur. Cette énergie peut alors alimenter une turbine à vapeur et donc produire beaucoup d’électricité, le tout avec un taux de pollution presque inexistant.Mais pour contrôler cette fusion, il faut reproduire les conditions qui règnent au cœur du Soleil, ce qui nécessite de chauffer un plasma à des températures extrêmes. On parle quand même de 150 millions de degrés. Clairement, rien ne résiste à ce genre de température. Alors pour contenir ce plasma et le suspendre loin des parois du réacteur, il est nécessaire d’utiliser un champ de force électromagnétique. Ce champ de force est le plus souvent créé par des électroaimants très puissants. Et c’est justement là que les recherches du MIT entrent en jeu.Le célèbre établissement scientifique américain s’est associé à la start-up Commonwealth Fusion Systems, pour repenser l’architecture conventionnelle des réacteurs dit tokamaks. En moins de trois ans, cette petite start-up a développé un électroaimant d’un nouveau genre permettant d’émettre un champ magnétique bien plus fort, dans un volume plus réduit, tout en nécessitant moins d’énergie pour son alimentation et son refroidissement. Et comme un champ magnétique deux fois plus puissant permet une puissance de fusion 16 fois plus importante, on comprend rapidement l’intérêt de tels gains sur les électroaimants !Pour les responsables, ces nouveaux électroaimants permettraient de construire un réacteur 40 fois plus petit que la moyenne. Avec cette démonstration technologique, le MIT et CFS annoncent être dans les temps pour appliquer leur très ambitieux calendrier de développement. Un démonstrateur à échelle réduite nommé SPARC, pourrait ainsi être opérationnel en 2025 et produire au moins deux fois plus d’énergie que la quantité nécessaire pour stabiliser le plasma. La première centrale opérationnelle, reliée au réseau électrique, pourrait alors être mise en ligne dès 2033. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À quoi sert la plus grande usine de captation de CO2 au monde ?
Parmi les technologies les plus en vue pour soulager l’environnement se trouve le captage du CO2. Il faut dire que les géants de la tech comme Bill Gates, Jeff Bezos et Elon Musk sont nombreux à s’y intéresser, davantage parce qu’il s’agit d’une opportunité de business intéressante que vraiment pour sauver la planète. Peu importe, focus aujourd’hui sur une l’usine Orca en Islande qui a ouvert ses portes la semaine dernière, et qui devient tout simplement la plus grande usine de captage de CO2 en activité.À l’origine de cette usine, on ne trouve pas les GAFAM, mais la start-up suisse Climeworks AG associée à la société islandaise Carbfix. La semaine dernière, leur collaboration a donné naissance à la plus grande usine de captage de CO2 capable d’extraire 4.000 tonnes de gaz à effet de serre par an dans l’atmosphère. Sur le papier, il s’agit d’un chiffre important quand on sait que la quinzaine d'usines du genre actuellement en fonctionnement ne captent que 9.000 tonnes au total. Mais dans la réalité, cette portion est relativement faible quand on la confronte aux 30 milliards de tonnes de CO2 émises dans le monde l’an dernier. S’il l’on fait un rapide calcul, aspirer l’intégralité de la pollution émise dans l’air dans le monde en 2020 nécessiterait 7 millions et demi d’usines similaires.Quoiqu’il en soit, l'usine Orca, qui signifie Energie en islandais, est un exemple concret de ce qu’il est possible de faire avec la technologie de captation du carbone. Dans le détail, l’air est aspiré par de multiples ventilateurs puis stockée dans huit grands conteneurs avant d’être filtrée. Une fois le collecteur saturé, la température est augmentée pour libérer et isoler un CO2 très concentré, qui est ensuite mélangé à de l'eau puis injecté dans le sous-sol à 1.000 mètres de profondeur où il finira par se transformer en roche. Le système est bien entendu alimenté par de l’énergie renouvelable, en l’occurrence une centrale géothermique située à proximité. Problème, ce système est relativement coûteux. Un défaut dont les concepteurs espèrent se débarrasser avec un développement à grande échelle de leur technologie.Autre projet à la fois similaire et complémentaire, celui de la société pétrolière américaine Occidental qui développe une grande installation destinée à extraire cette fois un million de tonnes ce CO2 de notre atmosphère par an. Si Occidental parvient à ses fins, alors seul 30 000 usines seraient nécessaires pour purifier l’air des 30 milliards de tonnes de CO2 rejetés en 2020. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un protocole unique pour le recyclage des batteries aux Etats-Unis ?
L’un des enjeux principaux aujourd’hui du tout électrique reste le recyclage des batteries lithium-ion. En effet, les minerais rares et indispensables au fonctionnement de ce type de batterie sont très difficiles à extraire du sol et provoquent systématiquement de fortes pollutions. Aussi, l’idée est désormais de les recycler. Sur cette question, les Etats-Unis souhaiteraient introduire un protocole standard, unique et commun à tous les industriels pour rendre ce processus systématique et faciliter la seconde vie des batteries.Problème, développer un standard à l'échelle de tout un pays peut facilement bousculer toute une industrie. Pour faciliter les choses, le laboratoire national Argonne, une entité dépendante du Département américain aux énergies a signé un protocole avec la NEMA, l’association nationale des fabricants d’électronique afin de mettre au point un système de recyclage pour les batteries lithium-ion. En clair, le but sera d'aider les fabricants à mettre au point des designs et des matériaux permettant de faciliter le recyclage des batteries.Pour être totalement honnête, il s’agit davantage d’un protocole que d’un standard de recyclage puisqu’aucune obligation ne sera imposée. Ce protocole sera donc composé d’un ensemble de règles à suivre, avec des certifications à clé. Car si la préoccupation des industriels tourne aujourd’hui davantage autour de l'efficacité et du coût de production des batteries, Argonne et la NEMA veulent au contraire mettre l’accent sur la durée de vie des batteries et surtout leur fin de vie. Pour Jeff Spangenberger, chef du département recherche et développement du recyclage de matériaux pour Argonne, ce standard pourrais je cite « donner aux fabricants une base pour la quantité de matériaux et les revenus qu'ils peuvent tirer en récupérant cette batterie. Cela leur permettra de comprendre quels matériaux et quels designs sont susceptibles d'améliorer ce taux de recyclage. »S’il s’agit d’un premier pas pour résoudre le plus gros problème des batteries, notamment dans le secteur très porteur des voitures électriques, rien n’indique qu’il sera appliqué. Il y a pourtant urgence, puisque d’après les experts du secteur, plus de 2 millions de tonnes de batteries Lithium-ion devront être recyclées chaque année dès 2040 rien qu’aux Etats-Unis. C’est trois fois plus que l’Europe qui, à titre de comparaison, s’attend à devoir recycler chaque année plus de 700 000 dès 2035. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment fonctionne une voiture hybride ?
C’est une question qui est devenue banale et dont la réponse est plus qu’utile aujourd’hui : comment fonctionne une voiture hybride ? Si le nom donne déjà une indication sur le fait que le moteur utilise deux sources d’énergies différentes, le principe est un tout petit peu plus complexe que cela, et constitue au final une solution très intéressante dans le processus de transition écologique.Avant tout, il faut savoir que l’hybride a deux avantages principaux : silence et propreté grâce à la propulsion électrique, ainsi que puissance et autonomie grâce au moteur essence ou diesel. Comparé à une voiture thermique classique, une hybride embarque avec elle un système de stockage d’énergie généralement électrochimique, ce qui permet de stocker l'énergie produite lors des décélérations, mais aussi les excédents d'énergie produits dans certaines situations de conduite. De plus, une hybride est conçue pour éviter les pics de consommation de carburant.Ceci dit, il existe plusieurs types de véhicules hybrides. Tout d’abord, la microhybridation, qui permet simplement d’assurer l’alimentation du tableau de bord et du système électrique à la place du moteur thermique. Son bénéfice : une réduction de la consommation d’environ 5%. Vient ensuite l’hybridation légère ou semi-hybride. Là, le véhicule est équipé d’une batterie de plusieurs centaines de wattheures et permet jusqu’à 30% d’économie sur des trajets. 3e et non des moindres, l’hybridation complète, à l’image de la Toyota Prius, qui permet jusqu’à 50% de baisse de consommation. Et pour finir, l’hybride rechargeable comme la Volkswagen Passat GTE ou l’Audi A3 e-tron, qui elles peuvent rouler pendant plusieurs dizaines de kilomètres comme de vraies voitures électriques.Enfin, dernier point important pour être complet sur cette question, les solutions d’hybridation. Concrètement, il en existe trois : les hybrides de série, les hybrides parallèles et les hybrides à dérivation. Si les hybrides de série sont plutôt rares, leur moteur thermique fonctionne tel un groupe électrogène pour produire l’électricité nécessaire pour faire avancer la voiture. Les hybrides parallèles, bien plus courantes, proposent deux moteurs distincts, un électrique et un thermique, capables tous les deux de faire avancer la voiture. Et enfin l’hybride à dérivation est une combinaison de ces deux solutions avec une propulsion 100% électrique, soutenue par un moteur thermique pour recharger la batterie ou bien alimenter directement le moteur électrique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Où en est la fusion nucléaire ?
La fusion nucléaire est une technologie qui, si on parvenait à la maîtriser, nous permettrait de générer d’immenses quantités d’énergie contre une infime part de déchets radioactifs, presque inexistante et beaucoup moins dangereuse que ceux générés par la fission nucléaire actuellement utilisée dans les centrales du monde entier. Si cette technologie est si incroyable qu’elle n’y paraît, pourquoi n’est-elle pas encore en vigueur ? Petit tour d’horizon de la situation dans cet épisode.Avant toute chose, il faut savoir qu’il existe deux façons d’utiliser l’énergie nucléaire : la fusion et la fission comme je viens de vous le dire. La fission, qui est la technique utilisée actuellement dans les centrales nucléaires du monde entier consiste à casser des atomes d’uranium en d’autres petits atomes, ce qui libère une quantité d’énergie très importante, laquelle est ensuite transformée en électricité. La fusion, comme son nom l'indique, est le procédé inverse. On transforme des atomes légers en des atomes plus lourds pour libérer de l’énergie. Sur le papier, maîtriser la fusion permettrait de produire de l’énergie éternellement et en quantité phénoménale sans créer d’importants déchets radioactifs. Sauf que la réalité est un peu plus complexe.Aujourd’hui, tout le problème de la fusion nucléaire réside dans son gain d’énergie. En d’autres termes, il faut que la fusion génère plus d’énergie que l’énergie dépensée pour faire fonctionner le réacteur. Concrètement, le record actuel a été obtenu en 1997 par le laboratoire JET au Royaume-Uni, où une puissance de 16 mégawatts a été générée… sauf que le réacteur a nécessité 23 mégawatts pour être mise en route, soit un gaspillage de 7 mégawatts. Dans le détail, deux méthodes sont à ce jour utilisées pour générer de l’électricité via fusion nucléaire : le confinement magnétique et le confinement inertiel. Historiquement, c’est le confinement magnétique qui fédère le plus les scientifiques. Cette technique consiste à utiliser des aimants puissants pour confiner le combustible appelé plasma durant un long moment. Le confinement inertiel lui n’est apparu que plus tard et utilise des lasers pour arriver au même résultat, mais consomme beaucoup plus d’énergie pour fonctionner.Ses deux méthodes ont donné naissance à plusieurs configurations, dont les plus efficaces aujourd’hui reprennent le système de confinement magnétique… Toutes vous les présenter nous prendrait plusieurs épisodes, alors permettez-moi simplement de vous parler de la plus populaire de toute : le tokamak, inventé au milieu des années 60 en URSS. Sans rentrer dans le détail, c’est également cette configuration qui a été choisie par Iter, le réacteur de démonstration en construction dans le sud de la France. Son objectif est de démontrer un gain de 10. Autrement dit, si le plasma est chauffé par 50 mégawatts, la puissance générée par la fusion devrait être de 500 mégawatts. 35 pays sont actuellement investis dans ce projet et les premières démonstrations sont attendues pour dans minimum 15 ans. Et oui, développer ne serait-ce qu’un réacteur fonctionnel prend beaucoup de temps. D’après les prévisions scientifiques les plus optimistes, les premiers réacteurs fonctionnels pourraient entrer en fonction aux cours de la décennie 2030 et donc jouer un rôle très important après 2050, soit dans la 2e partie du 21e siècle. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles solutions pour refroidir les serveurs internet sans polluer ?
Avec l’explosion de notre consommation d’internet, l’un des enjeux principaux des centres de données n’est autre que le refroidissement de leurs serveurs. Cette question est d’autant plus importante que d’ici 2025, les data centers représenteront 20% de la consommation d’électricité dans le monde et 10% des gaz à effet de serre. Or plusieurs alternatives existent pour réduire l’impact environnemental de ces data centers plus qu’important dans notre quotidien, comme celles proposées par la société Immersion 4.On vous en a déjà parlé il y a plusieurs mois dans un autre épisode, nombreuses sont les entreprises à chercher des solutions comme Microsoft et son bain bouillant ou encore Facebook qui a déménagé ses serveurs en suède pour bénéficier de la fraîcheur naturelle offerte par le pays. Mais d’autres comme le projet Immersion 4, soutenu par la fondation Solar Impulse, propose un dispositif visant à refroidir directement les serveurs ce qui, vous en conviendrez, est bien plus économique dans tous les sens du terme que de climatiser une salle ou un bâtiment tout entier.D’après le fondateur du projet Serge Conesa que je cite, ses chercheurs ont développé « une huile à l’intérieur de laquelle on immerge les serveurs, ainsi que des baignoires pour récupérer les calories générées, la chaleur, afin qu’elles soient éliminées ou recyclées ». Dans le détail, l'Ice Coolant, c’est son nom, est une huile diélectrique - qui ne conduit pas l'électricité - et biodégradable. Sa recette, qui permet de garder les serveurs au frais, est bien entendu un secret bien gardé. Ceci dit, une fois réchauffée au contact des ordinateurs, l'huile circule dans un échangeur pour être refroidie et injectée à nouveau dans les réservoirs. Elle ne s'évapore pas et est garantie 25 ans. Pour installer le système, quelques ajustements sont tout de même nécessaires puisque je cite, il faut « enlever les ventilateurs internes des serveurs, qui ne sont d'aucune utilité dans l'eau et proscrire les serveurs qui disposent de disques durs mécaniques » car ils ne sont pas complètement étanches » d’après le fondateur. Un dispositif qui n'est pas sans contraintes mais qui a tout de même le bénéfice de tout transformer et de ne rien faire perdre. Ce type de solution, le président de Solar Impulse Bertrand Piccard assure qu’il faut absolument les développer, expliquant que la consommation électrique du numérique représente l’équivalent de 100 réacteurs nucléaires par an… Consommation qui par ailleurs doublerait tous les 4 ans d’après lui. Et en effet, le projet Immersion 4 a beaucoup d'atouts à faire valoir et pourrait ainsi être appliquée à toutes les entreprises dans le monde, quelle que soit leur taille, rendant de ce fait des millions de serveurs plus vertueux et respectueux de l’environnement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une peinture anti-chaleur dans les villes ?
Souvenez-vous, il y a quelques semaines de cela je vous parlais de Google qui souhaite utiliser les données satellites pour lutter contre les zones de chaleur dans les villes. Et bien en complément de cette initiative du géant américain, certaines municipalités pourraient également se laisser tenter par de la peinture anti-chaleur afin de lutter contre ces zones où le mercure grimpe facilement en période estivale.En France, c’est la ville de Lyon qui teste cette peinture depuis fin juin baptisée « Climat’Road », et commercialisée par l’entreprise Agilis. L’expérimentation devrait durer un an, précisément sur un trottoir de 100m2 rue Bechevelin dans le 7e arrondissement. Le produit expérimenté serait capable de réduire les températures de surface d’au moins 10°C en période de forte chaleur, en particulier le soir quand la voirie et les bâtiments restituent toute la chaleur accumulée pendant la journée.À l’origine, ce type de peinture a été mis au point dans l’aérospatiale pour recouvrir des parties des fusées et éviter leur montée en température lors de la pénétration dans l’atmosphère. Aujourd’hui, le secteur du bâtiment s’en est emparé, notamment pour isoler les toitures, les terrasses et si cela fonctionne, l’espace publique également.Alors tout ça c’est super, mais au final : comment ça marche ? Et bien dans le détail, il s’agit d’une peinture à l’eau sans solvant dont la particularité est d’intégrer des billes de céramique. Ces billes sont constituées de vides permettant ainsi d’isoler la surface recouverte. En d’autres termes, c’est ce vide qui empêche le stockage de la chaleur, et donc de faire baisser le thermomètre. Si un test est déjà en cours dans le 13e arrondissement de Paris sur une surface de 20 m2, la ville de Lyon propose là une expérimentation cinq fois plus importante. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Existe-t-il encore de l’essence au plomb sur Terre ?
Quand on évoque l’énergie du futur, le pétrole ne fait clairement pas partie de la discussion. Dans certains cas, il s’agirait même d’une énergie du passé, ce qui est d’autant plus vrai aujourd’hui que l’essence au plomb a officiellement été éradiquée de la planète.L’annonce a été faite fin août par le programme des Nations unies pour l’environnement, qui par ailleurs salué je cite « une étape majeure » qui permettra chaque année de sauver plus d’un million de vies et d’économiser plus de 2400 milliards de dollars d’après leurs estimations. Les derniers stocks disponibles étaient situés en Algérie et ont été consommés en juillet, mettant officiellement fin à l’existence de ce carburant Il est fort possible que certains d’entre vous n’ayez jamais entendu parler de l’existence de l’essence au plomb. Et pourtant, au début des années 2000, plus d’une centaine de pays continuaient d’utiliser ce carburant en dépit des avertissements sur ses effets toxiques.Info intéressante et néanmoins assez perturbante, la première alerte sur la toxicité de l’essence au plomb remonte à quasiment un siècle, en 1924. Mais jusque dans les années 70, presque toute l’essence vendue dans le monde contenait du plomb. Ceci dit, les nations unies ne voient là qu’une première étape vers un avenir plus vers. Désormais, il s’agirait selon eux de réduire de manière drastique la consommation mondiale de pétrole pour freiner les effets du changement climatique. Je cite : « le secteur des transports est responsable de près d'un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l'énergie et devrait augmenter d'un tiers d'ici 2050 avec la mise en vente de plus d’un milliard véhicules thermiques, dont plusieurs millions de véhicules d'occasion de mauvaise qualité exportés d'Europe, des Etats-Unis et du Japon vers les pays à faibles revenus.S’il reste encore beaucoup à faire, l’annonce de la fin de l’essence au plomb est déjà une excellente nouvelle qui intervient quelques semaines après un rapport GIEC début août décrétant une "alerte rouge pour l'humanité" alors que le réchauffement de la planète s’aggrave et s’accélère. D’après eux, la Terre devrait atteindre le seuil des +1,5°C dix ans plus tôt que la précédente estimation, soit en 2040 au lieu de 2050. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

IKEA désormais fournisseur d’énergie renouvelable ?
Bonjour à toutes et à tous. Plus rien n’arrête IKEA ! Après avoir lancé une voiture électrique en kit, que l’on vous a déjà présentée dans un précédent épisode, la marque suédoise lancera dès septembre son offre d’électricité renouvelable baptisée Strömma, exclusivement réservés à ses compatriotes dans un premiers temps. Le groupe a investi plus de 2,5 milliards d’euros dans des parcs éoliens et solaires !L'objectif de cette initiative d’après IKEA que je cite : « rendre l'électricité provenant de sources durables accessibles et abordables pour tous ». C’est à l'entreprise Svea Solar, qui produit les panneaux solaires vendus par IKEA dans onze marchés dont la France, qu’a été confiée la tâche d’acheter l'électricité renouvelable sur le Nord Pool : le plus grand marché d’énergie électrique d’Europe. Cette électricité sera ensuite revendue sans surcoût aux consommateurs. Dans le détail, l'offre concoctée d’IKEA prendra la forme d’un abonnement mensuel fixe plus un taux variable, et sera accompagnée d’une application dédiée pour que les clients puissent suivre leur consommation. Ceux utilisant les panneaux solaires IKEA pourront même suivre leur propre production d'énergie et revendre l’énergie non utilisée.Si dans un premier temps l’offre Strömma sera réservée au marché suédois, la firme espère, je cite, étendre ce service ainsi que la distribution de ses panneaux solaires au monde entier. Fournir de l'énergie solaire et éolienne à bas prix au plus grand nombre semble être la prochaine étape naturelle de notre démarche de développement durable ». Avec ses nombreux partenaires à travers le monde, le groupe veut aussi s'inscrire dans une démarche de développement durable à l’instar d’autres grandes entreprises, notamment dans le secteur de la Tech comme Amazon, Microsoft ou Tesla. D’après IKEA, l’idée est très simple, je cite, « lutter ensemble contre le changement climatique » avec l’objectif d'atteindre la neutralité carbone dans l'ensemble de ses activités commerciales d'ici 2030. Une promesse loin d’être évidente à tenir, puisqu’en moins de 9 ans, IKEA devra notamment rendre la totalité de sa chaîne de production neutre en carbone. Reste à voir si les délais seront tenus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que le programme Galaxy for the Planet de Samsung ?
Bonjour à toutes et à tous. Vous l’avez sans doute remarqué si vous suivez Choses à Savoir Tech et Choses à Savoir Tech Vertes depuis plusieurs mois, les géants de la Tech se sont lancés dans une nouvelle guerre de communication autour d’initiatives en faveur de la planète. On peut notamment citer Amazon et son Climate Pledge qui se paye même le luxe de diffuser son message dans des spots publicitaires à la télévision. Et plus récemment, c’est le sud-coréen Samsung qui a dévoilé son programme Galaxy for the Planet, visant à améliorer son bilan écologique.Je cite Samsung, « cette démarche vise à réduire l’empreinte écologique de l’entreprise et à diminuer la consommation de ressources, de la production à l’élimination des produits Galaxy ». Les premiers objectifs ont d’ailleurs été fixés à courtes échéances puisqu’ils devront être atteint avant 2025. Du côté de l’intégration de pratiques durables dans le processus de fabrication de ses produits, Samsung compte n’utiliser que des matériaux recyclés dans tous ses appareils mobiles. D’après l’entreprise, l’idée serait de promouvoir l’économie circulaire, tout en investissant dans des matériaux écologiques nouveaux. D’ici 2025, la firme souhaite également éliminer le plastique de tous ses emballages de smartphone, ainsi que de miser davantage sur le recyclage plutôt que de déposer ses déchets en décharge. Mais l’une des innovations les plus intéressantes concerne ses chargeurs de smartphones. Samsung mise en effet sur des technologies d’économie d’énergie permettant de réduire la consommation électrique quand le chargeur est branché sur une prise, mais qu’aucun smartphone n’est au bout du câble. Dans cet état, la consommation électrique du « mode veille » si je peux dire sera réduite à 0,02 W, puis à terme à 0,005W.Du côté de la concurrence, d’autres programmes de développement durable similaires ont été lancés ces dernières années comme Apple par exemple, qui ambitionne d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030. Ces dernières années, la marque à la pomme a en effet allégé l’emballage de ses produits et a commencé à intégrer des matériaux recyclés dans la fabrication de ses appareils. Du côté de Google, plusieurs gammes de produits utilisent déjà du plastique recyclé. Et quant à Microsoft, l’entreprise fondée par Bill Gates s’est également engagée à atteindre d’ici 2030 un bilan carbone négatif et compte bien effacer totalement son empreinte d’ici 2050. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Chine construit la plus grande éolienne du monde ?
Bonjour à toutes et à tous. C’est une annonce à la frontière du coup de communication et de la révolution technologique… L’entreprise chinoise MingYang Smart Energy a annoncé qu’elle s’apprêtait à construire, je cite, « la plus grande éolienne du monde », et ce, en mer.Ses proportions sont tout simplement incommensurables : aussi haute que la Tour Eiffel, dotée de pales ayant chacune la longueur d’un terrain de football… cette structure géante culminera à 264 mètres de haut, avec une envergure de 118 mètres de long par pale. D’après l’entreprise chinoise, elle a été conçue pour résister à des vents de classe typhon, soit supérieurs à 118km/h, grâce à un rotor géant de 242 mètres de diamètre, soi-disant là aussi le plus grand du monde. Au total, cette éolienne serait capable de balayer une surface de 46 000 m².Ses proportions dantesques permettraient également à l’engin d’afficher des performances près de 45% supérieures aux autres éoliennes du même gabarit, avec une puissance de 16MW… Autrement dit, l’éolienne serait capable de générer 80 000 MWh d’électricité par an, de quoi alimenter plus de 20.000 foyers d’après l’entreprise. Question longévité, cette éolienne devrait être en service durant 25 ans, de quoi économiser plus d’1 million et demi d’émission de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, en comparaison avec une production d’énergie équivalente à partir de charbon. La future éolienne chinoise devrait voir le jour d’ici deux ans.D’après le Global Wind Report, qui présente chaque année un état des lieux de la filière, la Chine continue à progresser sur l’éolien offshore. Le pays fait en tout cas partie des plus actifs avec plus de la moitié de l’énergie éolienne produite dans le monde en 2020 grâce aux nouvelles installations. Dans ce domaine, la France accuse un certain retard avec une seule éolienne flottante installée au large du Croisic. Plusieurs projets sont toutefois en développement, à savoir quatre fermes flottantes et sept parcs éoliens offshore qui devraient voir le jour entre 2022 et 2024. Les premiers devraient être installés au large de Saint-Brieuc, Saint-Nazaire et Fécamp, pour que l’éolien en mer représente 25% de la production d’électricité du pays d’ici 2050. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des capsules Virgin Hyperloop pour voyager à 1000 km/h ?
Bonjour à toutes et à tous. L’hyperloop, ce train à très très grande vitesse déchaine les passions et nourri les fantasmes depuis de nombreuses années. Ceci dit, cette technologie commence petit à petit à relever du mirage tant aucun concept concret n’a été développé à ce jour par les nombreux acteurs positionnés sur ce créneau. Parmi eux, Virgin Hyperloop One, propriété du célèbre milliardaire Richard Branson. Après avoir testé avec succès un premier voyage en fin d’année dernière, Virgin Hyperloop fait aujourd’hui un bon de géant en présentant le fonctionnement de sa future technologie, qui devrait arriver sur le marché d’ici 2027, soit dans seulement 6 ans !La vidéo de présentation est passé relativement inaperçu puisque moins de 80 000 personnes l’avaient visionnée une semaine après sa mise en ligne. Ce qui est fort dommage puisque les détails révélés par cette filiale de Virgin sont très intéressants. On découvre notamment que l'entreprise a opté pour un design qui place tout le système de traction non pas sous mais au-dessus de la capsule. Cette dernière est donc suspendue dans le tube au lieu de glisser sur un châssis propulseur. Virgin Hyperloop assure que ce système de lévitation et propulsion magnétique serait je cite, « 10 fois plus efficace que les trains Maglev les plus puissant circulant actuellement en Chine et au Japon. Les capsules de transports, ou « Pods » en anglais, circuleront dans un tube quasiment sous-vide afin d'éliminer presque totalement le frottement de l'air.Toujours d’après l'entreprise, une navette hyperloop pourrait accueillir 28 passagers maximum, et une rame entière transporter jusqu’à 50 000 passagers à l'heure à une vitesse de 1 078 km/h, et cela sans la moindre émission polluante. D’après le simulateur proposé sur leur site internet, traverser la France en diagonale de Brest à Nice ne prendrait que 1H15, contre 4h15 en avion, 6h40 en train et 12h30 en voiture. Le système électrique serait alimenté par des panneaux solaires installés au-dessus, et l’électricité stockée dans des batteries. Mais au-delà de ces annonces, force est de constater qu’il n’y a rien de concret permettant de vérifier tous ces dires. Qu’à cela ne tienne, plusieurs pays comme les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et l’Inde se sont déjà positionnée pour accueillir les première lignes d’ici 2027. Reste à savoir si ce seront celles de Virgin Hyperloop, puisque sur ce marché, la firme de Richard Branson est en concurrence directe avec les entreprises américaines Hyperloop et TransPod. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le sport automobile à l’heure des carburants renouvelables ?
Bonjour à toutes et à tous… Du 21 au 22 août dernier s’est tenu une course d’endurance mythique dans la discipline des sports mécaniques : les 24 Heures du Mans. Si à l’instar de la Formule 1, cette course de voiture peut paraître aux yeux de certains comme un gâchis écologique, il faut quand même savoir que les courses d'endurance font office de laboratoire grandeur nature pour tester les technologies de demain sur la route. À ce propos, le fournisseur d’énergie historique des 24 Heures du Mans, Total Energies, a annoncé qu’à partir de l’édition 2022, les voitures seraient alimentées par un carburant 100% renouvelable, issu de l’agriculture.Aux yeux de certains, il ne s’agit rien de plus qu’une opération de communication et une tentative de green washing, c’est-à-dire le fait de laver son image de pollueur avec des actions en faveur de l’environnement. Ceci dit, on ne peut pas nier qu’il s’agit d’un changement majeur. Car en délaissant l’essence pour un carburant renouvelable, Total Energies poursuit son objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2050 et de devenir un acteur majeur de la transition énergétique. D’ailleurs, il n’y a pas que la course mancelle qui est concernée, mais bien l’ensemble du Championnat du monde d’Endurance dont elle fait partie.Dans le détail, ce nouveau carburant sera produit à base de bioéthanol. Si vous ne le saviez pas déjà, l'éthanol avancé est issu de résidus vinicoles tels que des lies de vin ou des marcs de raisin. On l’obtient notamment après trois étapes : la fermentation, la distillation et la déshydratation. Cette base est ensuite mélangée avec un autre dérivé de l'éthanol puis mélangée à d'autres additifs de performance issus de la technologie Excellium mise au point par TotalEnergies. Au final ce nouveau carburant portera le nom d’Excellium Racing 100, et c’est à la raffinerie de Feyzin dans le Rhône que sa production a été confiée, avec des déchets agricoles provenant de la région.Ceci dit, que serait un carburant renouvelable sans une baisse importante de la pollution engendrée lors de sa combustion ? Sur ce point, Total Energies assure que les émissions de CO2 des voitures en piste seront réduites d'au moins 65 %. À l’heure où les véhicules grand public embrassent tour à tour les modèles électriques et hydrogènes, il y a sans doute davantage de chances pour que l’Excellium Racing 100 soit réservé aux courses de voitures plutôt qu’il ne soit accessible au grand public un jour. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.