
Choses à Savoir TECH VERTE
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Qu'est-ce que le salon Autonomy ?
Après deux éditions en ligne, le salon Autonomy Paris revient les 16 et 17 mars prochain au parc des expositions de la Porte de Versailles. Objectif : promouvoir les mobilités intelligentes et durables tout en exposant les solutions nouvelles pour repenser nos modes de transports. Tous les détails sur ce salon dans cet épisode !Après une première édition en 2016, le salon grand public et professionnels Autonomy s'établiera cette année au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris afin de réfléchir sur 8 thématiques centrales que sont : la micro-mobilité et la mobilité active, la mobilité au service de la ville intelligente, la mobilité électrique, les applications en lien avec les services de mobilités dans les villes, les paiement pour un trajet, les véhicules autonomes, la mobilité partagée, la mobilité en entreprise ainsi que la logistique du dernier kilomètre en ville. Durant deux jours, près de 300 intervenants sont attendus pour discuter de chaque thématique de 9h à 18h.D'ailleurs, durant cette édition 2022, entreprises, startups et acteurs internationaux comme Lyft par exemple illustreront les diverses opportunités qui s’offrent à la population en termes de mobilités intelligentes et durables. De son coté, Microsoft présentera son offre permettant de développer je cite « une planification urbaine durable et l’innovation des villes intelligentes », tandis que la MACIF échangera sur la manière dont le monde de l’assurance doit s’adapter aux nouvelles solutions de mobilité durable. Voilà les grandes lignes du programmes, et nul doute que certaines annonces et conclusions tirées des conférences et tables rondes seront mis sur le devant de la scène prochainement. Précisons quand même que pour assister à ce rendez-vous d'envergure sur les questions de mobilité, il sera impératif de présenter son Pass Vaccinal à l’entrée du parc. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'ISF climatique ?
C'est une proposition des candidats de gauche à la présidentielle, l'ISF climatique, sous entendu, un impôt de solidarité sur la fortune en l'indexant sur l'impact carbone des placements financiers des ménages les plus riches. De quoi s'agit-il en détail, c'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Supprimé par Emmanuel Macron en 2017 et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière, l'ISF est de retour, porté par Anne Hidalgo, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon en ces temps d'élection présidentielle. Sauf que cette fois, il ne s'agit pas d'un simple impôt sur la fortune. Si l'on remonte un peu le fil de l'histoire, cet ISF climatique a été proposé en premier lieu par l'ONG Greenpeace en octobre 2020. Je cite « Avec le mouvement des 'gilets jaunes', on s'est posé la question des inégalités climatiques. L'idée, c'était de mettre sur la table des propositions de politiques publiques systémiques, provocatrices, capables de susciter de la controverse » fin de citation. En fait, en réinstaurant l'impôt sur la fortune sous une nouvelle forme, l'ONG propose de combiner fiscalité écologique et justice sociale. Comme le souligne le Laboratoire sur les inégalités mondiales lui aussi favorable à cette mesure, je cite : « une taxation progressive sur la propriété d'activités polluantes pourrait accélérer les désinvestissements [dans ces activités], réduire le niveau de pollution des plus riches et générer des ressources pour augmenter les investissements dans des infrastructures bas carbone » .Concrètement, comment cet ISF écolo sera-t-il appliqué si l'un des trois candidat est élu à l'Elysée en avril prochain ? Pour le savoir, revenons d'abord sur l'ISF classique. Jusqu'en 2017, l'impôt de solidarité sur la fortune concernait tous les contribuables dont le patrimoine excédait 1,3 million d'euros. L'ISF climatique, dans sa première version imaginée par Greenpeace, reprend les contours de l'ancien impôt de solidarité sur la fortune, en y ajoutant un volet climatique. Je cite, "il s'agit d'inclure l'empreinte carbone des avoirs financiers dans le calcul de l'ISF ». Cet impôt serait donc modulé en fonction de l'impact climatique des placements financiers des ménages les plus riches. Car il faut comprendre que chaque grande fortune française finance, par ses placements, des activités plus ou moins polluantes. Pour calculer un éventuel malus, il faudrait définir l'empreinte carbone moyenne des types de placements. Et d'après les première estimations, cet ISF climatique pourrait rapporter environ 10 milliards d'euros à l'état chaque année. Reste désormais à savoir comment il prendra forme dans les programmes détaillés de chaque candidat. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cinq fois plus d’autonomie grâce à la batterie lithium-soufre ?
Si cette innovation parvient à se développer rapidement, alors elle pourrait tout simplement bouleverser le secteur de l’automobile électrique. En effet, des chercheurs américains affirment avoir résolus un souci majeur pour nombre de batteries : leur faible autonomie. Coupler du lithium avec du soufre, le tout mélangé à du Kevlar recyclé, permettrait de quintupler l’autonomie des batteries, et même atteindre les 1 000 cycles. Pas d’inquiétude, je vous explique tout ça dans cet épisode.Cette percée scientifique est à mettre au crédit de chercheurs de l'Université du Michigan aux Etats-Unis, publiés dans la revue Nature Communication. Concrètement, ces derniers ont réussi à créer un nouveau type de membrane à partir de Kevlar recyclé, le même que celui des gilets pare-balles, et qui pourrait aider au développement des batteries lithium-soufre, décrites comme étant jusqu’à cinq fois plus performantes que les modèles actuellement utilisés. En fait, cette membrane est résistante aux températures extrêmes, ce qui lui permettrait d’atteindre la barre des 1 000 cycles de recharge, soit une durée de vie approximative de dix ans.S’ils ne rentrent pas dans le détails du processus chimique que je serai bien incapable de vous retranscrire correctement tant c’est un sujet complexe, les chercheurs sont tout de même parvenu à prouver que l'utilisation d'un réseau de nanofibres d'aramide, ou pour résumer des fibres synthétiques solides et résistantes à la chaleur que l’on obtient en recyclant le Kevlar notamment, et bien cela augmenterait significativement l'espérance de vie d'une batterie lithium-soufre, sans jamais impacter sa capacité, son intégrité ni même sa sécurité. Pour résumer grossièrement, cette technologie fonctionne aussi sur des batteries lithium-ion, mais ici, l’idée est de favoriser l'essor des modèles lithium-soufre a priori bien plus performants. Car hormis leur capacité supérieure, les batteries au lithium-soufre ont un avantage certain en termes de durabilité. Le soufre est en effet beaucoup plus abondant que le cobalt intégré dans les électrodes lithium-ion. Reste désormais à savoir si des industriels s’empareront de cette technologie pour développer des batteries beaucoup plus performantes, mais aussi plus vertes car plus faciles à recycler. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelles sont les « limites de la planètes » ?
D'après le Stockholm Resilience Center, en Suède, le monde aurait franchit une « cinquième limite planétaire », celle je cite de « l'introduction d'entités nouvelles dans la biosphère ». En clair, il s'agit de pollution chimique et plastique qui n'existent pas à l'état naturel. En quoi est-ce vraiment grave et comment y remédier ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Avant tout, il faut savoir que cette notion de « limite planétaire » a vu le jour en 2009, portée par le Stockholm Resilience Center lui-même, puis reprise par l'ONU et la Commission européenne. Au total, neuf « limites planétaires » ont été définies, je cite « le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l'azote et du phosphore, les changements d'utilisation des sols, l'acidification des océans, l'utilisation mondiale de l'eau, l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique, l'augmentation des aérosols dans l'atmosphère et enfin l'introduction d'entités nouvelles dans la biosphère ». Jusqu'à maintenant, quatre limites sur neuf avaient été franchies : le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l'azote et du phosphore, les changements d'utilisation des sols... mais comme je vous le disais en introduction, une cinquième l'a également été récemment.D'après les chercheurs, il existe en effet de nombreuses façons pour que les produits chimiques et les plastiques aient des effets négatifs sur l'environnement, de l'exploitation minière à la gestion des déchets. Mais finalement, le franchissement de cette « limite planétaire » n'a rien d'étonnant pour le CNRS vu les taux d'augmentation de produits chimiques et de plastique. En 2016, les humains ont rejeté 11 millions de tonnes de plastique par an dans les océans. Un chiffre qui depuis ne cesse d'augmenter. Pour l'ONU que je cite, « la quantité de ces déchets plastiques solides émis par les villes sont destinés à doubler d’ici à 2040... la quantité de plastique rejetée dans les océans devrait presque tripler et celle de plastique présente dans les océans, quadrupler », tout ça à cause des politiques actuelles.Concrètement, franchir une « limite planétaire » ne se traduit pas par un basculement direct et instantané. En réalité, franchir une « limite planétaire » est surtout considéré comme étant irréversible. Dès lors, quelle solution peut être mises en place pour remédier à la situation ? Pour de nombreux observateurs, il n'y aura rien de plus efficace qu'un changement de mode de consommation, à commencer par un peu de sobriété, comme la réduction des importations, comprenez par là les achats en ligne dans des pays étrangers, mais aussi privilégier les circuits courts, tout en comptant sur les pouvoirs publics pour développer le recyclage. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Retrofit : qu'est-ce que Bloom Campers ?
Tourisme durable et mobilité douce, c'est là le double objectif de Bloom Campers. La startup installée à Vannes dans le Morbihan propose en effet de louer des combis Volkswagen rétrofités, autrement dit, convertis à l'électrique tout en conservant le charme de l'ancien. Je vous propose de partir à sa rencontre dans cet épisode.Bloom Campers, c'est l'aventure de deux jeunes passés par l'école Audencia de Nantes : Agathe de Brunier et Nicolas Gumy. Leur point commun, l'amour du rétrofit et de la nature et des voyages. D'ailleurs, le rétrofit est devenu une tendance très sérieuse depuis peu, puisque cette notion a carrément été inscrite dans la loi Climat et Résilience, qui fixe comme objectif d’atteindre un million de véhicules à moteur thermique transformés en électrique d'ici 2030. D'après l'Ademe, agence de l'environnement, le rétrofit permet d'économiser environ 56% de CO2 par rapport à la production d’un véhicule électrique neuf. Pour l'instant, force est de constater que la pratique est réservée à une poignée de voitures, notamment les vintages polluantes comme les combis Volkswagen.Ce sont d'ailleurs ces véhicules mythique réservés aux baroudeurs que Bloom Campers proposera à la location d'ici peu, afin de proposer des road trips plus respectueux de la planète. Alors au delà de ce tourisme écoresponsable, la startup souhaite également installer des agences à proximité des gares pour faire office d'alternative aux locations de voitures thermiques par les agences bien connues du secteurs. Comme l'explique Nicolas Gumy que je cite « nous avons une flotte de 6 combis qui vont arriver ces prochaines semaines et qui vont être progressivement électrifiés en 2022. À terme, l’idée va être d’ouvrir une quinzaine d’agences dans toute la France ».Du côté de la conversion, Bloom Campers s'est associé à une autre startup : Retrofuture, entreprise pionnière dans le secteur du retrofit en France. Car la mission principale de Bloom Campers sera bien je cite « de gérer la location, les prestations, mais aussi la vente de combis retrofités à des franchises ou des particuliers intéressés par ce genre de véhicules ». À l’avenir, le retrofit pourrait bien servir à convertir des véhicules plus classiques et éviter aux particuliers d'avoir à changer de voitures surtout s'ils n'ont pas les moyens de se procurer une électrique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télévision : l'appareil tech le plus polluant ?
À l'heure la technologie est omniprésente dans nos vie malgré la nécessité d'en réduire nos usages pour sauver la planète, il semblerait que l'un des objets les plus polluants de notre quotidien ne soit pas celui auquel on pourrait penser a priori. Si certains penseraient spontanément aux smartphones, l'ADEME et l'Arcep viennent de signer un rapport pointant du doigt les télévisions.Ce rapport en question de l'Agence de l'environnement et de l'Autorité de régulation des communications a été remis au gouvernement d'Emmanuel Macron pour mettre en lumière l’empreinte environnementale du numérique en France. D'après l'Arcep, on apprend que l'économie du numérique est responsable de 2,5 % de l’empreinte carbone française, chiffre qui par ailleurs ne cesse d'augmenter. Les terminaux eux, donc les objets que l'on utilise au quotidien, sont responsables de 65 à 90 % de l'impact environnemental mesuré, et dépassent largement les deux autres segments de l'étude, à savoir les réseaux et les centres de données.En parlant des terminaux, le plus polluant n'est autre que la télévision, avec un impact estimé entre 11 % et 30 %. Si l'on en achète moins souvent que d'autres appareils, leur fabrication nécessite une quantité très importante de matériaux et d’équipements. Viennent ensuite les ordinateurs portables , les smartphones et tablettes, puis les ordinateurs fixes, devant les box TV, consoles de jeu et pour finir les imprimantes. En ce qui concerne les réseaux, les fixes consomment plus d'électricité contrairement aux réseaux mobiles.À bien y regarder, le rapport relève que 78 % de l’empreinte carbone du numérique a pour origine la phase de fabrication, contre 21 % pour la phase d'utilisation. De quoi pousser l'Arcep à insister sur je cite « l’importance des politiques visant à allonger la durée de vie des équipements numériques à travers la durabilité, le réemploi, le reconditionnement et la réparation des produits ». Si cette étude permet de préciser un peu plus les problématiques liées à l'empreinte environnementale du numérique, force est de constater qu'elle n'est pas non plus révolutionnaire. Un autre rapport devrait sortir en avril prochain, avec cette fois pour axe d'étude : les projections d'impact du numérique à 2030 et à 2050 sur la base de quatre scénarios établis par l'ADEME... scénario qui n'ont à ce jour pas encore été révélé. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une pile biodégradable à base de papier ?
Au chapitre des batteries respectueuses de l’environnement, celle que je vous présente aujourd’hui sera sans doute l’une des plus vertes jamais mise au point. Des chercheurs de l’Université de Nanyang à Singapour ont mis au point une pile contenant en son cœur une feuille de papier de cellulose. En clair, une fois déchargée, cette dernière ne met qu’un mois pour se décomposer complètement sans laisser polluer la nature. Comment fonctionne-t-elle concrètement et a-t-elle vraiment un avenir ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Avec plusieurs dizaines de milliards d’objets électroniques en circulation dans le monde, le recyclage des batteries devient un enjeu majeur pour l’avenir. Toutefois, ne serait-il pas préférable d’utiliser des batteries biodégradables plutôt que de toujours chercher des minerais et matériaux rares ? C'est la question à laquelle ont tenté de répondre des chercheurs de Singapour. C’est dans la revue Advance Science que ces derniers ont publié leurs recherches : une batterie de 4 cm² et d’une épaisseur de 0,4 mm capable d'alimenter un petit ventilateur électrique pendant 45 minutes. Si les performances sont pour le moment limitées, cette pile est somme toute assez révolutionnaire dans sa conception. Au cœur de la batterie se trouve une feuille de papier de cellulose qui fait office de séparateur entre les électrodes, renforcée par une couche d’hydrogel pour la rendre imperméable.Concrètement, l'anode et la cathode sont sérigraphiées avec de l'encre conductrice sur les deux côtés du papier. L'encre de l'anode est constituée de zinc et de noir de carbone, contre du manganèse et du nickel pour l’encre de la cathode. Une fine pellicule d'or est également ajoutée sur les électrodes pour booster la conductivité, le tout étant au final immergé dans l'électrolyte. La pile dispose également d'un atout supplémentaire : sa souplesse. Elle peut être tordue ou pliée sans être endommagée.Et pour le côté biodégradable alors ? Et bien lorsque la pile est déchargée, il suffit simplement de l’enfouir dans le sol, laquelle disparaît au bout d’un mois seulement d’après les chercheurs. Pour ce qui est du nickel ou du manganèse présent dans l'encre, ces substances ne vont pas disparaître instantanément. Mais une fois oxydés, ils seront proches des minéraux naturels. Il en va de même pour le zinc. A noter qu’au-delà du côté biodégradable, les chercheurs assurent que la pile pourra tout aussi bien être rechargeable et sa flexibilité pourrait lui permettre d'être utilisée dans n'importe quel accessoire connecté en tant que batterie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une boîte noire pour enregistrer la fin de l’humanité ?
L’histoire que je vous propose aujourd’hui pourrait être tirée tout droit d’un film de science-fiction catastrophe, et pourtant, elle est bien réelle. En effet, un groupe de chercheurs et d’artistes australiens se sont associés pour imaginer un concept de boîte noire pour enregistrer méthodiquement les dernières étapes qui pourraient mener à la fin de l’humanité. De quoi s’agit-il concrètement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Si vous ne connaissez pas le principe des boîtes noires, et bien il s’agit tout simplement d’une boîte consistant à enregistrer un maximum de données et à les conserver peu importe les conditions. Par exemple, il y a une boîte noire dans tous les avions, qui enregistre toutes les opérations menées par l'équipage. En cas d'accident, elle permet de comprendre ce qui a mené au crash. Et bien là, c’est exactement le même principe que je vous présente aujourd’hui, mais cette fois, dédiée au crash de l’humanité. Dans le détail, cette gigantesque boîte noire devrait enregistrer au jour le jour, des données sur la façon dont nous combattons le changement climatique, la surconsommation, notre rapport à la nature etc... Concrètement, l’idée est de laisser de précieuses informations à disposition des générations futures voir même pourquoi pas à des civilisations extraterrestres, pour que les êtres vivants en possession de ces données puissent comprendre ce qui a mené à la chute de l’espèce humaine.Je vous l’accorde, ça n’a rien de réjouissant et on partirait presque sur un délire de science-fiction. Mais ce que je vous raconte là est pourtant bien réel puisque l'engin est en cours de construction dans un endroit désigné comme étant le plus sûr de la Terre pour sa stabilité géographique et politique : la côte ouest de la Tasmanie, juste en dessous de l’Australie. Concrètement, cette boîte noire de la terre devrait mesurer dix mètres de long, soit la taille d’un camion quasiment, et prendre la forme d'un abri bus retourné. Son armature sera faite d’une couche de 7 centimètres d'acier trempé et de granit afin de la protéger des catastrophes. À l’intérieur, une série de disques durs alimentés par énergie solaire et connectés à Internet permettront d’enregistrer les températures du globe, l'acidification des océans, des données sur l'utilisation des terres, les dépenses militaires, les consommations d'énergie, la croissance de la population mondiale, ainsi que des Unes des journaux ou encore des publications sur les réseaux sociaux.Si tout cela fait très film catastrophe, l’idée des chercheurs et des artistes est aussi de pourvoir à tout moment accéder à ces données et demander des comptes à nos dirigeants politiques en leur affichant ce qui sera présenté comme je cite « un compte rendu impartial des événements ». Vous l’avez compris, derrière ce catastrophisme se cache en réalité la volonté de faire avancer les choses. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la plateforme « longue vie aux objets » ?
C'est sans faire de bruit, voir dans l'indifférence la plus totale que le gouvernement français a lancé une nouvelle plateforme intitulée « longue vie aux objets ». L'idée est de mettre à disposition des français un outil pour consommer entre autre des appareils électroniques de façon responsable. De quoi s'agit-il, et est-ce vraiment un outil capable de changer les choses ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour le contexte, vous savez que la France a instauré depuis le 1er janvier 2021 l'indice de réparabilité notamment sur les smartphones, on vous en a parlé à plusieurs reprise dans les épisodes précédents. Cette indication vise purement et simplement à réduire le gaspillage des produits électroniques et pousser les acheteurs à consommer de manière plus responsable. Et bien en ce début d'année, cette stratégie se voie renforcée de la plateforme « longue vie aux objets », propulsée par l'Agence de la transition écologique (ADEME). Dans le détail, ce site met à disposition des internautes un annuaire, grâce auquel ils peuvent trouver un professionnel pour partager, acheter d'occasion, réparer, donner, louer ou vendre un produit. Et clairement, presque tous les objets sont concernés, des outils de bricolages aux congélateurs en passant par les instruments de musique, les télévisions, les smartphones ou bien le matériel de sport.Au total, près de 128 000 professionnels à travers la France sont recensés sur la plateforme. Également, un outil de diagnostic de panne est également mis à disposition du public. Concrètement, l'utilisateur n'a qu'à envoyer sa question dans un chatbot, lequel pourra demander des précisions au besoin avant de poser un diagnostic sur la probable nature de la panne, et enfin aiguiller l'utilisateur vers la solution la plus adaptée, le tout en quelques minutes. Un onglet "actualités" permettra également de se tenir informer des nouveautés et événements en matière de réparabilité, sans oublier une section dédiée aux tutoriels pour entretenir ou réparer soi-même son appareil.Site : https://longuevieauxobjets.gouv.fr/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La technologie va-t-elle suffire à sauver la planète ?
La technologie va-t-elle sauver la planète, en particulier du réchauffement climatique ? Spontanément, je serais tenté de vous dire, « mais évidemment que la technologie va sauver la planète ». Et force est de constater qu'au rythme où se développent les innovations, on est en droit de le penser. Mais cela sera-t-il suffisant ? Si l'Union Européenne veut que toutes les ventes de véhicules neuf en 2030 soit des modèles électriques, et si la France comme d'autres pays à travers le monde vise la neutralité carbone d'ici 2050 en moyenne, pas sur que les efforts de notre continent suffisent. Et pourtant, l'innovation technologique est là, avec des moteurs électriques de plus en plus fiables et de plus en plus performants, des transports en communs qui se verdissent, tout comme l'avion qui petit à petit se met au diapason des autres moyens de transport, ou bien les capteurs de CO2 pour l'industrie etc... Et bien pour de nombreux chercheurs comme Julian Allwood de l'université de Cambridge, le fait d'être optimiste sur le sujet, c'est là tout le problème.Comme il l'explique pour France Info, je cite, « cela fait longtemps que je m'inquiète du techno-optimisme. Il bloque toute action sérieuse d'atténuation du réchauffement climatique […] La technologie ne résoudra pas le changement climatique parce qu'elle ne peut pas être déployée à l'échelle suffisante dans les temps » fin de citation. Pour Allwood comme pour d'autres, le facteur-clé sera le temps. En d'autres termes, aura suffisamment de temps pour développer les technologies adéquates pour produire de l'énergie verte, pour déployer des capteurs de CO2, pour réduire nos déchets ou booster le recyclage ? Par ailleurs, Allwood explique que pour réussir, il faudrait des projets d'envergure mondiale. Sur le cas du captage de CO2, l'expert Jean-Marc Jancovici précise je cite que « si nous voulions reprendre dans l'air la totalité de nos émissions de CO2, il faudrait y consacrer toute la production d'électricité mondiale et que celle-ci soit décarbonée ». Voilà rapidement illustré ce point précis de la généralisation des technologies qui mériterait son propre épisode, j'en ai bien conscience.Par ailleurs, il faut bien avouer que notre consommation d'électricité, toujours de plus en plus importante, n'arrange pas les choses. L'équation est simple, si la demande d'électricité est forte, alors il faut en produire plus. Et les chiffres le montrent bien, les énergies fossiles ainsi que le nucléaires produisent beaucoup plus d'électricité que les énergies renouvelables intermittentes comme l'éolien ou le solaire. Sur ce point, nombreuses sont les ONG et les associations de protections de l'environnement à inciter à la sobriété énergétique. Moins d'électricité demandé = moins d'électricité à produire et donc moins de gaz à effet de serre rejeté dans l'atmosphère. À noter que par le passé, les économies d'énergie réalisées ont souvent provoqué l'augmentation des usages et donc de la consommation d'énergie. C'est ce qu'on appelle « l'effet rebond ». Si l'on prend l'exemple du numérique, la 5G consomme moins d'énergie par octet, mais inévitablement, multiplie le nombre d'octets échangés, ce qui revient au même finalement.Le sujet est très vaste, et je pourrais continuer encore longtemps... Ceci dit, une tendance se dégage clairement, oui la technologie est une arme redoutable pour sauver la planète, mais encore faut-il que notre comportement soit adapté en terme de consommation. À noter que de nombreux chercheurs rappellent qu'atteindre la neutralité carbone en 2050 ne servira pas à grand chose si le climat s'est déjà réchauffé de 2 degrés. Car d'ici là, les catastrophes climatiques seront sans doute devenues monnaie courante malheureusement. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une trottinette électrique Bugatti ? Ça existe !
Au chapitre des trottinettes électriques, il est un constructeur que personne n'avait vu venir lors du salon des nouvelle technologie de Las Vegas cette année, j'ai nommé Bugatti. Vous avez bien entendu, Bugatti ! Le constructeur de voiture de luxe a dévoilé un prototype de trottinette électrique conçue avec la start-up américaine Bytech, qui pourrait avoir une autonomie de 35 km.Si vous avez toujours rêvé de rouler en Bugatti, alors c'est peut-être l'occasion de votre vie. Bon, ce ne sera pas sur 4 roues mais sur 2, et tout en silence. La trottinette Bugatti Bytech serait équipé d'un moteur de 700 W, et pourrait atteindre jusqu'à 30 km/h en mode sport. À noter que la batterie serait amovible avec une autonomie de 35 kilomètres. Côté recharge, comptez environ quatre heures pour pour que celle-ci soit complète. Enfin côté finition, l'engin sera fabriqué à partir d'un alliage en magnésium qui lui permettra de ne pas dépasser les 16 kilos en terme de poids. Ça c'est pour pour les caractéristiques, maintenant, qu'en est-il de l'esthétique ?Les fans reconnaîtront au premier coup d’œil la couleur bleu, typique de Bugatti, ainsi que le logo en guise de badge à l'avant avec les lettres blanches sur fond rouge. Petite particularité, la trottinette projettera les lettres EB sur le sol à l'arrière du deux roue, soit les initiales de son fondateur Ettore Bugatti. Enfin, le bolide sera également équipé de clignotants et d'un tableau de bord digital. Au risque de décevoir les plus enthousiastes, aucune date de commercialisation ni fourchette de prix n'a été communiqué à ce jour. Ceci dit, il s'agit du premier véhicule 100% électrique de la marque, première étape vers le tout électrique imposé aux constructeurs en Europe dans les années à venir. Mais le plus drôle dans tout ça, c'est que Bugatti n'est pas le seul constructeur de prestige à se lancé sur le marché très concurrentiel de la trottinette... BMW, Audi et même Lamborghini espèrent eux aussi conquérir ce marché. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un capteur de CO2 géant à Dunkerque ?
L'un des plus grands sites sidérurgiques de France se dotera bientôt de son propre dispositif de captage et stockage de dioxyde de carbone. L'exploitant du site, Arcelormittal, déclarait dans un communiqué début janvier je cite que « la fin de la phase de construction était imminente, permettant la connexion du pilote à l'usine ». De quoi parle-t-on concrètement ? Ce capteur de CO2 va-t-il réellement changer quelque chose aux émissions polluantes du site ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, le dispositif baptisé DMX se compose d'une série de modules de captage et stockage du CO2, dont une partie est empilée telle une tour de 22 mètres de haut. Ces modules s'appuient sur la technologie dite de « solvant démixant », qui permettrait de consommer 35 % d'énergie en moins par rapport aux capteurs de CO2 standards. Les premiers tests visant à évaluer l'efficacité de ce dispositif devraient avoir lieu entre mars et mai prochains. Une fois validés, le démonstrateur devrait capter environ 4 400 tonnes de CO2 par an pour commencer. Pour ses deux constructeurs ETCI et Axens, l'objectif est de capter un million de tonnes de CO2 par an, soit 3000 tonnes par jours, ou si vous préférez 125 tonnes à l'heure ou encore 2 tonnes à la minutes, et ce, dès 2025 ! Ainsi, Arcelormittal espère pouvoir réduire de 8 % les émissions de son site de Dunkerque d'ici 2030.Pour l'historique, l'installation du démonstrateur DMX s'inscrit dans le cadre du projet « 3D » pour DMX Demonstration in Dunkirk en anglais, en partie financé par le programme Horizon 2020 de l'Union européenne. Je cite Arcelormittal, « ce pilote industriel vise à valider des solutions techniques reproductibles de captage et de stockage du CO2 » fin de citation. Après le Nord, un autre projet similaire est en cours d'élaboration en Normandie depuis juillet dernier, mené par TotalEnergies et Air Liquide. Ici l'idée est de mettre en œuvre une chaîne de captage et stockage de CO2 afin de décarboner le bassin industriel normand. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Finlande : le nucléaire « évidemment une énergie durable » ?
Alors que l’Union Européenne proposait dans les derniers jours de 2021 de décerner un label vert à l’énergie nucléaire, nombreux étaient les observateurs à s’interroger sur un tel choix. En effet, cela signifierait que le nucléaire serait considéré comme aussi propre que l’éolien, le solaire ou l’hydroélectrique. A peine publié, le projet de la Commission a été immédiatement critiqué par la plupart des mouvements verts et des organisations écologistes. Cela a été notamment le cas en Allemagne et en France, mais pas en Finlande où l’énergie nucléaire a toute sa place dans la transition énergétique. Les Finlandais y voient même le seul moyen de produire de l’électricité en grande quantité et en permanence d’énergie décarbonée.Pour Atte Harjannes, président du groupe parlementaire des Verts en Finlande que je cite « évidemment que l’énergie nucléaire est durable ». Dans une interview pour le journal allemand Die Welt, il explique que la Ligue verte a renoncé en 2020 à sa position antinucléaire, en prenant en compte la réalité scientifique. Sur la question des déchets nucléaires qui pollueront l’Europe pendant des siècles, l’homme politique explique je cite que « la quantité de déchets est très faible par rapport à l’énorme quantité d’énergie neutre en CO2 que produit une centrale nucléaire. On peut stocker ces déchets en toute sécurité, contrairement aux gaz à effet de serre émis par une centrale à charbon ou à gaz » fin de citation. Pour lui, tout est une question de priorité. Pour les finlandais, il s’agit de devenir neutre en carbone d’ici 2035, un objectif atteignable d’après lui grâce au nucléaire. Les déchets radioactifs représentent là un autre débat.Dans le détail, le porte-parole des Verts du Parlement finlandais estime que la proposition de label vert pour le nucléaire en Europe est « un compromis ». Je cite, « il est juste que l’énergie nucléaire soit ainsi classée… Ce qui est absurde, c’est que le gaz naturel le soit aussi » fin de citation. En effet, le projet de label vert européen ou taxonomie européenne vise également à classer le gaz naturel comme énergie verte bien qu’il s’agisse d’une énergie fossile. Pour Atte Harjannes, le fait que l’Allemagne se soit battu pour que le gaz naturel soit classé comme vert était tout simplement une erreur. Avec l’entrée en service de l’EPR d’Olkilutoto fin décembre, la Finlande compte aujourd’hui 5 réacteurs nucléaires en service. À noter que tout comme l’EPR de Flamanville en France, l’EPR finlandais aura connu un long retard à l’allumage, soit précisément 12 ans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'entreprise Stratosfair ?
L'un des défis pour préserver la planète réside dans notre consommation d'internet. En effet, les nouvelles technologies demandent toujours plus de ressources, de bande passante et de stockage pour être utilisées aux quatre coins du monde. Pour tenter de résoudre ce problème, la start-up française Stratosfair développe un réseau de datacenters bas-carbone avec un double objectif : préserver l'environnement et renforcer la souveraineté sur les données françaises et l'attractivité des territoires. De quoi s'agit-il concrètement ? Et cela peut-il réellement fonctionner ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour l'historique, Stratosfair a été fondé en 2020 par Béranger Cabaret après avoir été alerté par les chiffres de la pollution numérique. L’entrepreneur a donc réfléchi à quoi pourrait ressembler le datacenter idéal selon lui, et est rapidement arrivé à une conclusion : un centre de données français, local et bas-carbone et au service du territoire sur lequel il est implanté. On est là clairement dans une démarche d'économie circulaire locale, où la chaleur des serveurs serait récupérée pour alimenter des bâtiments ou des bureaux par exemple. Petite subtilité, Stratosfair souhaite que ses datacenters soient hébergés dans des conteneurs réhabilités et montés sur des plots de béton pour limiter son emprise au sol. L’idée n’est donc pas de créer de grandes infrastructures, mais de se limiter volontairement à des centres de petite taille pour les dupliquer facilement.Concrètement, le premier datacenter de Stratosfair devrait être mis en activité en juin prochain à Lanester en Bretagne, non loin de Lorient. A son bord, 16 armoires techniques qui hébergeront et centraliseront les données, même si l'entreprise souhaiterait doubler cette capacité dans les années à venir. Ces armoires seront ensuite louées sous forme d’abonnement mensuel à différentes entreprises locales. À Lanester, l’entreprise fera notamment appel à de l'électricité provenant du photovoltaïque en complément du réseau classique. La chaleur elle sera utilisée pour chauffer une serre urbaine. D’autres régions devraient prochainement accueillir leur propre datacenter Stratosfair, en particulier le Grand Est et les Hauts de France. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Northvolt, la première gigafactory de batterie européenne ?
Vous le avez, l'un des grand enjeux en terme de technologie et d'environnement reste les batteries. En effet, pour diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre liées au transport notamment, les véhicules électriques semblent indispensables. Or, ces véhicules ont besoin de batteries, construites soit en Chine, soit aux Etats-Unis. Si jusqu'ici le continent Européen était dépourvu d'usine de batterie, voilà qui est désormais de l'histoire ancienne puisque la firme suédoise Northvolt a annoncé avoir assemblé fin décembre, sa première cellule de batterie électrique. Qu'est-ce que cela peut changer pour l'Europe ? Est-ce une bonne nouvelle ? Tous les détails dans cet épisode.C'est en effet un nouveau chapitre de l'histoire de l'industrie européenne qui vient de s'ouvrir grâce à Northvolt. En développant et en assemblant une cellule de batterie en Suède, la firme lance tout simplement le coup d'envoi d'une filière de batterie pour voiture électrique sur le vieux continent. Lorsqu'il tournera à plein régime, le site devrait pouvoir équiper chaque année jusqu'à un million de véhicules électriques. Et clairement, cette gigafactory suédoise a pour ambition de concurrencer Tesla et sa propre gigafactory allemande. Plus précisément, c'est dans le nord-est du pays à Skellefteå que cette immense usine est installée. D'ailleurs, la position géographique de cette usine n'est pas un hasard. Elle est en effet située à seulement 200 km du cercle arctique, une zone riche en ressources pour les batteries. La mise en service de cette usine se fera progressivement en ce début d'année, avant de livrer ses premières commandes commerciales dans les mois à venir. Concrètement, l'objectif de Northvolt : produire jusqu'à 60 gigawattheures et équiper un million de véhicules électriques, le tout chaque année. Alors jusqu'en 2024, sa capacité devrait rester limitée à 16 GWh annuels, et à l'équipement de 300 000 véhicules. Quoiqu'il en soit, l'entreprise a déjà signée pour 30 milliards de dollars de contrats, ce qui permettra d'assurer l'activité de l'usine durant de longues année. Parmi ses clients se trouvent les constructeurs BMW, Scania, Vokskwagen, Volvo Cars et Polestar, soit une bonne partie du marché européen. Outre l'automobile, la gigafactory équipera aussi d'autres usine ainsi que des fournisseurs d'électricités pour du stockage d'énergie. À noter que l'usine emploie d'ores et déjà plus de 500 personnes de 56 pays différents et devrait en accueillir 2 500 de plus dans les prochaines années. Avec tant de perspectives et de possibilités, Northvolt a déjà prévu de bâtir une deuxième giga usine en Europe dans les années à venir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Votre empreinte carbone visible sur votre facture internet ?
C'était l'une des nouveauté du 1er janvier 2022, les opérateurs affichent désormais les émissions de gaz à effet de serre engendrées par notre consommation de données mobiles. Rien de révolutionnaire dans le fond, la plupart des gens savent qu'internet est un vecteur important de pollution, notamment à cause des data centers... mais cette mesure a au moins le bénéfice de montrer concrètement que notre comportement individuel sur internet pourrait clairement être adapté afin de préserver la planète. De quoi s'agit-il concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Si vous ne le saviez pas déjà, le numérique représente en France 2% des émissions de gaz à effet de serre, selon l'Arcep, l'autorité de régulation des télécoms. Et bien évidemment, avec le développement des plateformes de streaming, des intelligences artificielles, du gaming et de la réalité virtuelle, tout ça pour un usage grand public, il est quasiment sur et certains que ce chiffre devrait augmenter dans les années à venir. Certains observateurs estiment même que le numérique pourrait très vite représenter jusqu'à 7% des émissions si aucun effort n'est fait. Dans le détail, le simple fait de se connecter sur un réseau social type Twitter, Instagram ou Facebook, nécessite de faire fonctionner un serveur informatique, stocké dans un immense centre de données. Ce centre de donnée consomme beaucoup d'électricité pour fonctionner, et a besoin de beaucoup d'eau pour refroidir. C'est principalement là que réside la pollution du numérique, sans compter tous les autres paramètres liés de près ou de loin aux data centers et qui sont invisibles pour un utilisateur lambda comme la fabrication des datacenters, l’extraction des matériaux rare pour faire fonctionner ces machines etc... Et si l'on prend l'exemple des réseaux sociaux, en fait c'est pareil pour n'importe quelle pratique... regarder un film ou une série sur une plateforme vidéo, le streaming de jeux vidéo, les partages de fichiers... bref, chaque action sur internet engendre de la pollution. Mais pour en revenir à cette mise en avant des émissions de CO2 sur les facture internet, Raphael Guastavi, responsable du numérique et de l'environnement à l'Agence de la transition écologique (ADEME), explique qu'il y a une façon simple de réduire son empreinte : utiliser le Wifi ! Car en effet, utiliser ses données mobiles sollicite des infrastructure assez gourmandes en énergies. A contrario, le Wifi n'utilise pas les mêmes infrastructures et se montre mon gourmand en énergie d'après l'ADEME. Reste qu'un certain nombre d'observateur craignent que cette mesure ne soit qu'un premier avertissement pour nous préparer à l'instauration prochaine d'une taxe carbone sur les forfaits Internet. Rassurez-vous, rien de tel n'a été évoqué pour l'instant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Smartphone reconditionné : peut-on avoir confiance ?
Vous le savez, l'un des meilleurs moyens pour faire des économies, réduire sa consommation et par extension préserver la planète, est de passer par le reconditionné au moment d'acheter ses appareils électroniques. D'ailleurs, peut-être vous en a-t-on offert à Noël ? Si cette tendance est porteuse, il faut toutefois faire très attention et ne pas se tromper. Ainsi, un appareil reconditionné est-il aussi fiable qu'un neuf ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Preuve de l'engouement pour les objets reconditionnés, la vente de smartphone de seconde main représentait 15% du marché en 2021. En 2015, plus de 700 millions d'appareils de ce genre ont été mis sur le marché dans le monde. Alors avant de rentrer dans le détail, que signifie le terme « reconditionné » ? Contrairement à un produit d'occasion qui est directement remis sur le marché en l'état, un produit reconditionné retourne chez le vendeur où il est soumis à toute une batterie de tests et de vérifications afin de le remettre à neuf. Si des réparations son nécessaires, alors elles sont effectués... si des pièces doivent être changées, elles sont changées. Au final, l'objet se présente en état « reconditionné à neuf » et est remis en vente moyennant une grosse remise entre 30% et 70% selon l'équipement. D'ailleurs, la transparence est la règle d'or du reconditionné. Si un objet présente une imperfection, elle est systématiquement signalée. Si une pièce a été changée, là aussi, elle également signalé.À noter qu'un produit reconditionné n'a pas forcément été utilisé très longtemps par son précédent propriétaire ; il peut même ne jamais avoir servi. Concernant la fiabilité, notamment des smartphones qui sont de loin les objets les plus reconditionnés sur le marché, et bien il faut noter qu'ils sont tous vendus avec une garantie d'au moins 6 mois, voir plus dans certaines enseignes. Par ailleurs, de nombreux labels permettent de distinguer un bon produit d'un autre. Concernant les iPhones, Apple propose son propre label de certification... mais il y a aussi Mobile Certifié Reconditionné décerné par l'association Rcube.org, considéré tout de même comme le premier référentiel européen en matière de téléphones reconditionnés.En clair, oui, même reconditionnés, la majorité des smartphones sont fiables. Reste toutefois à faire confiance à son bon sens pour faire le bon choix. Car si un smartphone est en reconditionné comme neuf avec un prix qui pourrait paraître encore un peu élevé, c'est sans doute qu'il est vraiment en très bon état. Si en revanche il est reconditionné à neuf mais à un prix assez bas, soyez méfiant, il peut s'agir d'une arnaque. Au delà de ça, les défaillances techniques ne sont pas impossibles. C'est pourquoi il faut toujours faire attention aux mises à jours et faire en sorte que le smartphone bénéficie de la dernière version de son système. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des voitures électriques signées SONY ?
Bonjour à toutes et à tous, et excellente année 2022 ! Tous mes meilleurs vœux et merci d’être fidèle à Choses à Savoir Tech ! D’ailleurs, qui dit nouvelle année dit nouveauté sur le réseau Choses à Savoir puisque nous lançons un tout nouveau podcast intitulé Apprendre l’anglais avec l’actu. Donc si vous aimez l’actu et qu’en plus vous avez envie d’apprendre l’anglais, alors n’hésitez pas à lui donner sa chance. Vous y découvrirez Ben, prof d’anglais qui enseigne sa langue en s’appuyant au quotidien sur l’info. Rien de bien compliqué pour le trouver, vous pouvez soit aller sur chosesasavoir.com ou bien chercher Apprendre l’anglais avec l’actu sur votre application d’écoute favorite. Quoiqu’il en soit, pas d’inquiétude, vous trouverez le lien du podcast dans la description de l’épisode.Et pour bien démarrer l’année, je vous propose de parler des voitures électriques du constructeur Sony. Oui, oui, vous avez bien entendu, Sony, le géant japonais de l’électronique, qu’il s’agisse de smartphone ou de télévision. Pour être honnête, les ambitions de Sony dans ce domaine ne datent pas d’hier. Au CES de Las Vegas 2020, le japonais avait déjà exprimé sa volonté de se positionner sur le marché des véhicules électriques. Deux ans plus tard, au CES 2022 qui s’est achevé ce weekend, Sony a enfin dévoilé deux modèles : les Vision-S 01 et Vision-S 02. Concrètement, il s’agit d’une berline et d’un SUV, dont les lignes ne sont pas sans rappeler les véhicules de Tesla. L’intérieur est volontairement très futuriste avec des capteurs pour l'authentification du conducteur, des commandes vocales, et une connectivité 5G pour permettre des mises à jour régulières du système que Sony continue d’améliorer. Côté motorisation, Sony laisse entendre que son prototype serait doté d'un moteur par essieu pour une puissance totale de 544 ch, et un 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes. Une belle prouesse compte tenu du poids du véhicule de presque 2,5 tonnes.Vous l’avez compris, les Vision-S 01 et Vision-S 02 ne sont pour l'instant que des prototypes, mais Sony a bel et bien l'ambition de devenir un acteur de majeur de l'industrie automobile. Et pour éviter toute confusion, la marque prévoit de créer une autre société baptisée « Sony Mobility au printemps prochain. Dans son communiqué de presse, Sony précise que les véhicules Vision-S seront conçus afin je cite « d'améliorer la sécurité des conducteurs sur les routes, améliorer l'adaptabilité et favoriser le divertissement ». Il semblerait donc que les technologies développées permettront d'analyser l'environnement en temps réel, et ainsi permettre au conducteur d'avoir accès à un maximum d'informations. Et si Sony n'évoque pas de commercialisation, il précise que sa berline Vision-S 01 est bel et bien en phase d’essai routier en ce moment même.Apprendre l'anglais avec l'actu : https://chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/Spotify : https://open.spotify.com/show/5Kq4DX0GV2nTFu221swpbO?si=b66bcefb8008404a&nd=1Apple Podcasts : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/id1597905890?l=en Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pause hivernale (retour le 9/01)
Pas d'épisode aujourd'hui, mais un petit message pour vous informer que Choses à Savoir Tech Verte prend quelques jours de vacances. Ne vous en faites pas, vous retrouverez votre dose quotidienne d'actualité technologique et environnementale dès le 9 janvier ! L'occasion pour moi également de vous remercier, vous êtes de plus en plus nombreux à écouter le podcast, ce qui est en toute honnêteté la plus belle des récompense. Bonne fête de fin d'année, Joyeux Noël et je vous souhaite avec un petit peu d'avance une magnifique année 2022 ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le projet Odysseo d'Emmanuel Macron ?
Souvenez-vous, en septembre dernier à Marseille Emmanuel Macron annonçait la création du projet Odysseo censé préserver l'écosystème de la mer méditerranée. Aujourd'hui, l'initiative semble bien partie, mais où en est-on justement ? Quels sont les résultats attendus ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Mi-décembre, le premier ministre Jean Castex était en visite à Marseille pour assurer le service après vente du plan de rénovation de la ville intitulé « Marseille en Grand ». Comme le rappel France Info,un milliard et demi d'euro seront alloué à la municipalité pour améliorer la sécurité, les transports public ou encore rénover les écoles, les hôpitaux et les logements sociaux. En parallèle de ce projet, le premier ministre en a également profité pour observer l'avancée du projet Odysseo, avec en guise de première étape, trouver des locaux. En effet, c'est vraiment le tout premier niveau de déploiement, mais d'après Cyprien Fontveille, co-fondateur d'Odysseo que je cite : « des lieux d'implantation à proximité du Vieux-Port ont été identifié. Cela permettra de sensibiliser aux questions liées à la transition écologique et environnementale en Méditerranée. Il devrait donc ouvrir d'ici 2026 puisque c'est l'annonce du président de la République » fin de citation.Alors un bâtiment c'est très bien, mais concrètement, que propose le projet ? Tout d'abord, il est question de la pollution du port. D'après une étude de la fondation, les bateaux de plaisance pourraient se déplacer à l'énergie propre dans les zones les plus fragiles, avec un moteur électrique par exemple, ce qui permettrait de préserver une bande de 300 m de la pollution aux hydrocarbures. Par ailleurs, la mise aux normes environnementales des 450 000 bateaux immatriculés sur la Méditerranée française permettrait aussi de créer des milliers d'emplois locaux et relancerait même une filière marine en grande difficulté. En réalité, Odysseo n'est pas qu'une simple action environnementale. Avec ses différents champs d'intervention, la fondation pourrait carrément dessiner les contours d'un projet économique majeur et vert pour la métropole marseillaise. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les forêts tropicales se régénèrent plus vite que prévu ?
C'est peut-être la bonne nouvelle de cette fin d'année marquée par une COP26 sans relief, les forêts tropicales se régénéreraient beaucoup plus vite qu'on ne le pensait. C'est en tout cas le constat de chercheurs français et ivoiriens, d'après qui une forêt tropicale coupée pour y faire des cultures pourrait se régénérer en vingt ans seulement. Comment est-ce possible ? De quoi parle-t-on précisément ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.C'est dans la revue scientifique Science que les chercheurs ont publiés leurs conclusions mi-décembre : les forêts tropicales reprendraient leurs droits sur les terres déforestées en seulement 20 ans. Dans le détail, les chercheurs se sont demandé combien de temps il fallait pour recréer des zones de forêts tropicales, auparavant coupées pour la culture du soja, du cacao ou de l'huile de palme. Pour obtenir une réponse, l'équipe composées de chercheurs du CIRAD, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, a analysé 2200 parcelles de forêt en Afrique et Amérique du Sud. Et leur conclusion est sans appel, si l'on laisse faire la nature sans réaliser de plantations sur cette période de 20 ans, alors les arbres tropicaux finissent par repousser, en lieu et place des anciennes zones de culture et d'élevage. Les chercheurs ont même repéré des arbres de la hauteurs d'un immeuble de 5 étages ! Enfin, sur cette période de vingt ans, 80% de la fertilité du sol est également restaurée ainsi que 80% de la diversité végétale d’une forêt primaire.Ceci dit, comment une forêt peut-elle repousser sans intervention de l'homme ? Et bien la réponse est simple : grâce aux graines restées enfouies dans le sol. La forêt est également restaurée grâce aux graines de la végétation environnante qui peuvent être transportées par le vent ou les animaux. En clair, cela signifie que planter des arbres ne serait pas forcément utile en réalité, si ce n'est pour gagner du temps. Cette bonne nouvelle ne doit cependant pas minimiser l’impact de la déforestation, car comme l'explique France Info, s’il ne faut que vingt ans pour retrouver 80% de l’aspect d’une forêt tropicale, il faut attendre au moins un siècle pour que les arbres grossissent et retrouvent leur capacité de stockage initiale du carbone. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que Naturalia II, l'encyclopédie des lieux abandonnés ?
Là où l'homme abandonne ses constructions, la nature reprend évidemment ses droits. C'est le constat qu'à pu faire l'artiste-photographe Jonk, qui aujourd'hui propose ses meilleurs clichés dans un livre intitulé Naturalia II. De quels lieux parle-t-on ? Quel est l'intérêt de cet album ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Si la technologie nous permet de faire progresser l'humanité, elle n'est parfois pas d'une grande aide quand la nature décide de reprendre ces droits. Dans Naturalia II, Jonk présente le retour en force de la nature. Je le cite : « quoi que l'homme construise, quoi que l'homme abandonne, tout est repris par la nature. Au final, il n'y aura plus de trace de l'homme. Je souhaite surtout faire réfléchir sur notre place sur la Terre, notre relation avec la nature, et montrer qu'il faut que nous nous montrions tous humbles face à elle », fin de citation. Dans le détail, le photographe s’est rendu 6 fois à Tchernobyl entre 2015 et 2021. Là-bas, les bâtiments abandonnés disparaissent parfois déjà sous la végétation, mais ce fut aussi l’occasion de faire de sacré rencontres. Je le cite à nouveau : « pendant mon dernier voyage à Tchernobyl en mai dernier, je suis tombé sur les fameux chevaux de Przewalski. Ils étaient quatre ou cinq sur le bord de la route. J'ai eu une chance exceptionnelle de les voir. Au Japon, je me suis fait attaquer par les chauve-souris. À Taïwan, ce sont des araignées que j'ai rencontrées et notamment des Giant Orb Spiders qui peuvent faire la taille d'une tête humaine ! » fin de citation.Un travail poussé par sa “conscience écologique”. Mais pour le photographe, ces lieux sont loin de renvoyer un message négatif. S’ils sont la preuve de l’impact de l’Homme sur la planète, le photographe garde espoir en l’avenir. Je le cite: « nous sommes encore loin de l’engagement nécessaire pour faire réellement bouger les choses, mais elles vont clairement dans le bon sens. Des millions d’initiatives voient le jour, positives et fédératrices. J’espère que mes photos et le message qui les accompagnent apporteront une petite pierre à l’édifice. » Au total, ce sont donc 221 photos prises dans 17 pays différents qui nous permettent de comprendre que la nature est bien plus forte que l'homme. À noter que les fans d'exploration et de beaux paysages seront ravis, la préface est signée Yann Arthus-Bertrand. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que Time for the Planet ?
Deux ans après son lancement, le mouvement Time for the planet fondé par six entrepreneurs lyonnais a déjà réuni 32.000 associés et a collecté près de 7 millions d’euros, avec un objectif : lutter contre le changement climatique. Pour se faire, trois innovations ont été imaginées : Carbon Impact, Leviathan Dynamics et Beyond The Sea. De quoi s’agit-il ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Dans le détail, ce mouvement ambitionne d’être je cite « un outil d’investissement citoyen à but non lucratif pour le climat », avec l’objectif de proposer à terme une centaine d’innovations contre les gaz à effet de serre. Les entreprises créées via ce mouvement s’engagent en retour à rendre leurs innovations accessibles gratuitement en open source pour je cite « permettre le développement de nouvelles filières regroupant beaucoup plus d’entreprises que la centaine initialement créée » fin de citation. Alors bien entendu, tout le monde ne bénéficie pas du soutien de Time for the Planet… en fait, la sélection se fait en 3 étapes pour je cite : « détecter les meilleurs scientifiques et les meilleures innovations ».Première étape : faire un tri parmi les innovations proposées. Car depuis son lancement, Time for the Planet a déjà évalué près de 300 entreprises sur des critères d’impact environnemental local, mondial, la possibilité de déployer leurs innovations en open sources ou encore leur potentiel économique. Deuxième étape : l’étude du Comité scientifique composé de 14 experts venant du CNRS, Negawatt, ou INRAE… Bref, des instituts scientifiques prestigieux. Au total, 20 dossiers seulement ont été retenus. Enfin, troisième et dernière étape, la validation des sept innovations retenues par les 32.000 associés en Assemblée générale… ce qui, en bout de processus, a permis à trois innovations d’être lancées sur le marché.Comme je vous le disais, la première s’intitule Carbon Impact et vise à installer de l’olivine (un minéral issu de roche volcanique) en bordure d’océan. D’après ses fondateurs, l’énergie des vagues et des courants permettrait alors d’accélérer la captation du CO2 par ce minéral à hauteur de 322 millions de tonnes chaque année, soit quasiment l’empreinte carbone de la France ! À noter que cette technologie serait aussi 10 fois moins chère que les autres technologies de capture du carbone. Vient ensuite Leviathan Dynamics, qui présente une climatisation fonctionnant à l’eau et qui n’émet aucun gaz à effet de serre. Simple et efficace. Enfin, le Beyond The Sea est un concept de cargo tracté par une voile identique à celle conçue pour le Kitesurf, mais en beaucoup plus grosse évidemment. Utiliser le vent comme source d’énergie principale permettrait alors de réduire de 30 % la consommation de carburant, ce qui représente une réelle économie en termes de gaz à effet de serre quand on sait que la durée de vie moyenne d’un navire est d’environ 25 ans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ville sans voitures : est-ce possible ?
Dans un contexte de lutte contre le changement climatique, nombreux sont les observateurs qui s'interrogent sur la place de la voiture en ville. Si certains maires comptent franchir le pas en les interdisant dans les années à venir, la ville espagnole de Pontevedra elle l'a déjà fait ! Elle est en effet mondialement connue pour avoir réussi à supprimer le trafic automobile dans ses rues. Comment est-ce possible ? Quels sont les bénéfices d'une décision si radicale ? C'est ce que je vous propose de voir dans ce épisode.Depuis qu'elle a commencé à restreindre l'accès des voitures à ses rues en 1999, soit il y a 22 ans, Pontevedra a tout simplement diminué de 61% ses émissions de CO2. Dans cette ville moyenne d'Espagne de la taille de Poitiers qui compte 84 000 habitants, cela fait de nombreuses années que les voitures ne sont plus les bienvenues. Pour être honnête, elles n'ont pas été banni entièrement, mais tout a été mis en place pour dissuader les conducteurs de l'utiliser, comme la suppression des places de stationnement au profit de parkings souterrains payants, une vitesse limitée à 20 km/h, et même 10 km/h dans le centre historique où seuls les véhicules des professionnels, des résidents et des personnes handicapées sont autorisés à circuler. Autant de contraintes qui ont finalement poussé les habitants à repenser leurs déplacements.Qui dit contraintes dit également solutions. En fait, cette révolution urbaine a été possible grâce à la mise en place d’immenses parkings de dissuasion -c'est comme cela qu'on les nomme en Espagne- entièrement gratuits pendant vingt-quatre heures. Concrètement, chaque parking est accessible à moins d'un quart d'heure de marche, peu importe où l'on se trouve dans la ville. Conséquence, 70% des déplacements s'effectuent aujourd'hui à pied. Dans le centre historique, les trottoirs ont été supprimés, des bancs ont été installés, sans compter l'aménagement de nombreux espaces verts et aires de jeux pour enfants, et les rues à double sens ont tout simplement disparu. Bien évidemment, cette piétonnisation de l'espace public ne s’est pas faite du jour au lendemain, et les contestations ont été assez virulentes, notamment chez les commerçants. Ceci dit, aujourd’hui, personne ne veut revenir en arrière. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment fonctionnent les filtres à plastique Vertuoso ?
Si les eaux usées sont traitées en station d'épuration, les eaux de pluies elles, se mélangent souvent avec nos déchets et finissent même parfois par les emmener jusqu'en mer. C'est donc pour éviter que les plastiques notamment ne se retrouvent sur nos plages ou dans le ventre des poissons que la startup Vertuoso a mise au point des réceptacles filtrant installés dans les déversoirs des villes, et en aval des courts d'eaux. Comment cela fonctionne-t-il ? Est-ce une solution utile ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Vertuoso est une startup assez récente, née en 2019 suite à un constat simple de Benjamin Blanchard et de son associé Romain Garcin : tous nos déchets finissent inévitablement à la mer s'ils ne sont pas récupérés comme les emballages, les particules de pneus, les graviers de chantier ou encore les bouteilles. En ville, les déversoirs, là où s'agrègent les cours d'eaux, sont d'après Benjamin Blanchard je cite « comme un grand entonnoir où s'accumulent tous les déchets urbains ». C'est justement ici que Vertuoso souhaite installer ses cages métalliques pour stopper le parcours de ces déchets et nettoyer l'eau. Comme l'explique Romain Garcin que je cite, « Vertuoso analyse d'abord les endroits stratégiques où installer les cages en fonction du réseau d'eau pluviale et propose ensuite aux pouvoirs publiques la stratégie la plus adapté ».Concrètement, à quoi ressemble le dispositif ? Il s'agit en réalité d'un réceptacle en acier de 16 mètres carrés, composé de mailles de 5 à 12 millimètres. Ce conteneur est généralement ramassé une fois par mois, ou bien après un fort épisode de pluie. Mais pour le cofondateur Benjamin Blanchard que je cite « il ne faut pas attendre qu'il soit plein, car cela pourrait empêcher la bonne filtration des déchets ». En effet, la cage récolte aussi les feuilles mortes, les branches d'arbres et tout autre déchet organique qui, s'il n'est pas enlevé, peut boucher l'installation. Ceci dit, ces déchets végétaux là peuvent également servir de capteur. Les cofondateurs expliquent qu'ils ont en effet remarqué que les feuilles étaient bien souvent enduites de suie issue des particules de pneus ou encore d'huile moteur. Autant de polluants quasi invisibles qui finalement ne se dilueront pas dans l'eau.La start-up n'a pour l'instant installé qu'une seule cage à Draguignan, mais serait en discussions avancées avec d'autres municipalités du sud-est comme Saint-Raphaël, Fréjus, Roquebrune et Marseille ; avec un objectif de dix réceptacles installés d'ici la fin 2022. Et si vous vous demandez ce que deviennent les déchets une fois récupérés, et bien les cofondateurs expliquent que le plastique usagé peut être transformé en de la matière première vierge par exemple, ou bien les graviers récupérés pour servir sur d'autres chantiers. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une guerre économique verte entre les USA et l'Europe ?
Vous en avez sans doute entendu parler ces derniers mois, le président américain Joe Biden a lancé son plan « Build Back Better » ou « mieux reconstruire » en français, plan de relance de l'économie américaine de 2000 milliards de dollars. Parmi toutes les subventions proposées, un volet concerne l'achat de véhicules électriques, et crispe particulièrement la communauté internationale, notamment l'Europe. De quoi s'agit-il ? Part-on vraiment vers une guerre économique avec les États-Unis ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.900 dollars de financements pour l'achat d’un vélo électrique, 7 500 pour une moto et 12 500 pour une voiture… Trois des nombreuses aides accordées par la maison blanche pour aider les américains à verdir leurs moyens de transport, et plus largement, reconstruire la classe moyenne. En effet, si le pays a annoncé vouloir atteindre le zéro carbone d'ici 2050, il ne faut pas oublier que les Etats-Unis sont le deuxième plus gros pollueur de la planète derrière la chine, voir même premier si l'on prend en compte l'ensemble des gaz à effet de serre rejetés dans l'atmosphère depuis des siècles. Quoi qu'il en soit, ce sont donc 300 milliards de dollars qui sont consacrés à la transition écologique et aux énergies renouvelables, en grande partie sous forme de crédits d'impôts. Je cite « le crédit d'impôt pourra atteindre 12 500 $ pour un véhicule électrique fabriqué aux États-Unis dans des usines administrées par les syndicats, pour une famille de la classe moyenne ».Si la Chambre des Représentants a déjà acté ce texte qui doit désormais être validé par le Sénat, les dirigeants européens eux, ne cachent pas leur colère. En effet, les états membres de l'Union Européenne se sont joints au Mexique et au Canada pour dénoncer le protectionnisme américain de ce plan réservé aux véhicules américains. En clair, la communauté internationale craint que l’industrie automobile mondiale ne soit déséquilibrée. Pour Valdis Dombrovskis, commissaire européen au commerce, conditionner ces crédits d'impôts à des voitures produites dans des usines syndiqués aux États-Unis force un peu la main des consommateurs, ce qui d'après lui entre directement en conflit avec les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce, tout en portant préjudice aux Américains employés par des constructeurs européens.À voir ce que le sénat américain décidera, puisque l'avenir de ce plan de relance est désormais dans leurs mains. Si cette offre peut faire rêver les consommateurs, nombreux sont ceux redoutant une hausse de l'inflation et une mauvaise répartition des crédits d'impôt, considérés par certains comme « des subventions pour les riches ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ubranloop, un Hyperloop à la française ?
La semaine dernière nous vous proposions un épisodes à propos des dernières infos sur l'Hyperloop. Focus aujourd'hui sur la France, et plus précisément la ville de Nancy qui projette d'avoir son propre moyen de transport identique : l'Urbanloop. De quoi s'agit-il et en quoi est-il différent ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Avant de rentrer dans le détail, petit question : un Hyperloop à la française est-il par essence moins ambitieux que son cousin américain ? Et bien en réalité, non ! Il s'agit d'un projet jugé par beaucoup comme plus réaliste et plus facile à mettre en œuvre, sans être moins efficace pour autant ! Pour le directeur du projet Jean-Philippe Mangeot que je cite, « l’Hyperloop, c’est un maxi TGV supersonique, nous on est un mini métro écologique ».Au total, depuis deux ans 9 écoles, une centaine d’étudiants et 3 laboratoires ont été mobilisés sur ce projet avec un budget de 500 000 euros... Objectif : mettre en œuvre un réseau de transport inédit, à savoir de petites capsules posées sur des rails qui font des boucles en ville à la vitesse moyenne de 60 km/h. En réalité, ce mini métro écologique est pensé pour les territoires qui ne peuvent pas accueillir de métro et qui cherchent quand même des moyens de transport en commun innovants. Mais pour les responsables d’Urbanloop, la première mise en service ne devrait pas intervenir avant au moins 3 ans, soit fin 2024 au plus tôt. Pour l’heure, une piste d'essai sur un kilomètre est en construction près de Nancy. Je cite le directeur du projet « on veut montrer qu’on peut consommer autant qu’un scooter électrique sur 3 stations et plus d'un kilomètre de rail. Ce serait un record du monde ».En fait, l’Urbanloop repose ainsi sur trois piliers : une infrastructure simple à installer, une vitesse moyenne permettant de concurrencer la voiture et une faible consommation énergétique.Car contrairement à l’Hyperloop qui cherche à propulser des capsules à très haute vitesse dans un environnement pressurisé, l’Urbanloop se contente de faire avancer ses capsules, ce qui permet d'avoir des rails modulaires qui circulent dans des tuyaux de la largeur d’un trottoir, aussi bien semi-enterrés, que souterrains ou aériens. Dans le détail, chaque personne est prise en charge par une capsule individuelle qui se déplace vers sa destination sans interférer avec d’autre réseau de transport. Et contrairement au tramways et métros, les capsules Urbanloop ne marquent pas l’arrêt à chaque station mais uniquement à la destination finale choisie par l’utilisateur. Reste désormais à savoir si son potentiel sera accompagné par davantage de ville pour qu'il puisse voir le jour à l'avenir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Flying Green, première compagnie aérienne verte ?
Ce n'est pas un secret, le secteur de l'aviation est très polluant, mais depuis plusieurs mois déjà, les compagnies multiplient les annonces en faveur de l'écologie. Après les avions à hydrogène d'Airbus par exemple, c'est au tour de la compagnie Flying Green de faire parler d'elle.Ce projet très ambitieux porté par Pascal Frochot, un ancien d’Air France et d’Air Lib vise à créer la toute première compagnie aérienne écoresponsable en 2023, qui s’appuiera sur les technologies les plus avancées en matière de réduction des émissions de CO2. Dans le détail, Flying Green compte s'appuyer sur les biocarburants, qui seront utilisés dans une flotte d’avions de dernière génération, avec des procédures plus vertes en vol comme au sol. Après, il faut bien avouer qu'à part ça, très peu de détails ont fuités en réalité... D'après les indiscrétions de France Info, la rentabilité et la viabilité du business model, qui ne sera pas low cost, auraient été validées avec l'aide d'Airbus. Reste désormais à Flying Green d'acheter ses avions... ce qui ne sera pas une mince affaire, car, hormis la banque publique d'investissement de France, l'entreprise n'a pas encore de partenaires financiers solide.Autre détail important : quelles destinations seront proposées aux passagers, et à quel prix ? En effet, si les carburants alternatifs sont meilleurs pour l'environnement, ils sont aussi beaucoup plus cher, d'autant qu'à ce jour, la filière est encore peu développée. Flying Green projette de démarrer ses activités à Orly avec trois Airbus 320 NEO, entre avril et juin 2023.Enfin, si l'on fait un pas de côté et que l'on l'intéresse à l'écopilotage prôné par Flying Green, il se trouve que AirFrance a déjà mis ce système en place. Ainsi, remplacer les feuilles de vol par des tablettes a permis d'économiser près de 20 millions de feuilles de papiers d'après la compagnie, et d'alléger d'autant les avions. Des tablettes qui ont également l'avantage d'aider en temps réel les pilotes à choisir le meilleur roulage au sol, avec un seul moteur par exemple, mais aussi les meilleures trajectoires pendant le vol. D'après la compagnie, ce sont donc entre 3 et 4% de carburant qui sont économisés chaque année, soit quasiment 200 000 tonnes. S'il reste encore beaucoup à faire, les choses vont indéniablement dans le bon sens. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une 4L électrique... volante ?
On le savait depuis déjà un moment, le constructeur automobile Renault avait annoncé que sa mythique 4L allait revenir sur le marché en version électrique pour fêter les 60 ans du modèle... Ce que l'on imaginait pas en revanche, c'est que cette nouvelle version soit carrément capable de voler !Pour l'historique, la Renault 4L ou R4, c'est comme vous préférez, est apparue pour la première fois en 1961... A l'époque, il s'agissait d'une voiture compacte populaire, baptisée en référence à son moteur de 4 chevaux fiscaux, et dont le succès fut tel, que la 4L originelle s'est vendue à plus de 8 millions d'exemplaire, faisant d'elle la deuxième voiture française la plus vendue derrière la Peugeot 206. Et bien pour les 60 ans de cette voiture emblématique, Renault avait laissé entendre qu’elle ferait son grand retour en version électrique. Mais, ce que Renault a oublié de dire, c'est que la 4L roulerait, ou plutôt, volerait au dessus des routes, puisque cette nouvelle version est en réalité un quadricoptère.Pas de doutes, il s'agit bien de la R4. Les lignes sont reconnaissables au premier coup d’œil et bien que la carrosserie soit en fibre de carbone et les feux à LED, le design est quasi identique. Ses quatre hélices rappellent celles des drones et remplacent littéralement les roues. Côté caractéristiques techniques, la AIR4, en 3 lettres A-I-R, est équipée d’un ensemble de batteries de 90 000 mAh et peut s’élever jusqu’à 700 mètres de haut, avec une vitesse maximale plus que correcte : environ 90 km/h. Évidemment, avec une telle description, la AIR4 ne rentre pas du tout dans la catégorie des voitures... Il s'agit plutôt d'un concept, d'un premier test pour investir pleinement sur le marché naissant des taxis volants, qui d'ici moins de 10 ans qui pourrait bien changer complètement nos mobilités, notamment en ville. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un Hyperloop bientôt fonctionnel ?
C'est une technologie de transport que de nombreux observateurs attendent avec impatience : l'Hyperloop. Si le système n'est pas encore opérationnel, l'entreprise américaine Hyperloop TT vient de dévoiler l'aménagement et les technologies qui équiperont la cabine de sa capsule de transport. Elle sera d'ailleurs installée dans le prototype actuellement testé dans le centre de recherche et développement à Toulouse, sur l'ancienne base militaire de Francazal où se trouve un tunnel d'essai de 320 mètres de long.Dans le détail, la cabine pourra accueillir jusqu'à 30 passagers, avec notamment des places aménagées pour les personnes à mobilité réduite. Dans un communiqué, Hyperloop TT explique qu'une fois assis, les passagers auront accès à un environnement sonore immersif et personnalisé grâce à des haut-parleurs intégrés dans l'appuie-tête et dotés de la technologie de réduction du bruit ambiant. Les sièges seront également pourvus d'une caméra à reconnaissance faciale, d'un système d'air conditionné individuel, d'un écran tactile et d'une zone de recharge sans fil pour les appareils électroniques. Un système biométrique permettra également aux voyageurs d'effectuer des paiements et, s'ils le souhaitent, de diffuser le contenu de leur smartphone ou ordinateur portable sur l'écran en face d'eux.L'Hyperloop étant une technologie de transport sans rejet de CO2 lors d'un trajet et surtout à très grande vitesse (environ 1223 km/h) dans un tube pressurisé, la capsule sera bien évidemment dépourvue de fenêtres. Le système d'éclairage alternera entre un mode jour et nuit selon l'heure du trajet, et il se dit que l'air de la cabine sera purifié contre les virus et autres microbes, sans que l'on sache précisément quel système sera utilisé dans ce cas. L'Hyperloop étant destiné à être une version survitaminée du train, il y aura évidemment un espace restauration, des toilettes et des compartiments bagages.Près de 10 ans après avoir lancé son projet, Hyperloop TT est en passe de le concrétiser. L'entreprise a même signé un accord en 2018 pour produire une première ligne commerciale à Abou Dabi aux Émirats arabes unis. Sauf que depuis, rien de bien concret à se mettre à sous la dent. Hyperloop TT a également développé une version transport de marchandise en partenariat avec l'opérateur du port de Hambourg en Allemagne où, là non plus, aucune date précise n'a été communiquée à ce jour. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des pénuries d'électricité en France en 2022 ?
À cause de sa faible production d'électricité, la France pourrait connaître des problèmes de pénurie et de coupures dans les prochains mois. Un scénario qui s'est déjà produit l'an dernier et qui pourrait bien se reproduire jusqu'en 2025. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Quelles sont les éventuelles solutions ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, cette situation périlleuse est liée à la maintenance décalée des centrales nucléaires, à la fermeture définitive des deux réacteurs de celle de Fessenheim l’an dernier et à une production faible pendant l’hiver des énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien. De ce fait, RTE (le gestionnaire du réseau de transport d’électricité) a averti début décembre qu'en 2022, la France pourrait connaître de sérieux problèmes d’approvisionnement, surtout si l’hiver est rude. Car en effet, tout dépendra de la météo de cet hiver. RTE en a d'ailleurs profité pour présenter je cite « un nouveau dispositif d’information permettant de préciser progressivement tout au long de l’hiver à venir le niveau de sécurité d’approvisionnement en électricité». Trois paramètres sont pris en compte: les températures (qui affectent le niveau de consommation), les conditions de vent et la disponibilité du parc nucléaire. Par ailleurs, RTE précise qu’aucune difficulté n’est toutefois à prévoir si les conditions météorologiques restent normales pour la saison.Alors qu'en est-il des risques jusqu'en 2025 ? Si RTE avait prédit que l’hiver 2020-2021 allait être difficile, il s'est finalement bien passé grâce à une météo plutôt douce, mais aussi et surtout grâce à la pandémie qui a lourdement pesé sur l'activité économique et la demande en énergie du secteur industriel. Ceci dit, la pandémie a également eu d’autres conséquences comme le fait de retarder de plusieurs années le calendrier de maintenance des centrales nucléaires et donc leur niveau de production. D’ici 2025, pas moins de 21 réacteurs sur les 56 en service doivent entrer en maintenance... une procédure qui nécessite l’arrêt complet du réacteur, et qui est indispensable pour la poursuite de leur activité. Comme l’explique RTE, certaines opérations de maintenance peuvent durer plus longtemps que prévu. L’an dernier, par exemple, un réacteur situé dans le département de l'Ain a été stoppé plus d’un an au lieu de six mois. Alors si une vingtaine de réacteurs venaient à être en maintenance en même temps, la production d'électricité serait tout simplement en chute libre.Ajoutez à cela les retards répétés de l’entrée en service du réacteur EPR nouvelle génération de Flamanville qui devrait commencer à produire au mieux en 2023… et atteindre sa pleine puissance au printemps 2025. Il faudra aussi attendre 2025, avant que les champs d’éoliennes marines commencent à produire en quantité, sans compter l’arrêt définitif l’an dernier des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un yacht écolo, solaire et tracté par une voile ?
Qu'on le veuille ou non, la protection de l'environnement et les comportements responsables prennent de plus en plus d'ampleur dans la société, même si certains regrettent que ce soit trop lent. Et bien force est de constater que les industriels ont bien compris que cette tendance était porteuse, au point pour certains de proposer du luxe écolo. C'est le cas de Silent Yachts qui commercialise officiellement Silent-60, un nouveau navire ultra-moderne et pensé pour être durable... Seul inconvénient, son prix : 2,39 millions d'euros.Au delà de son prix réservé bien entendu aux plus fortunés, ce bateau fabriqué en Thaïlande nous intéresse davantage pour la démarche que propose Silent Yachts avec ce modèle. Car le Silent-60 est le fruit de plus de 15 ans de recherche à partir de l'expérience d'Heike et Michael Kölher, un couple d'anciens navigateurs avec à leur compteur plus de 75 000 miles nautiques parcourus dans leurs vies. Concrètement, ce yacht de 17 mètres de long par 9 de large est recouvert de 42 panneaux solaires, ce qui lui offre 100 miles nautiques d'autonomie par jour, soit environ 185 kilomètres. Côté moteurs, l'engin en compte 2, de 340 kW chacun, alimenté par des batteries de 286 kwh. Ceci dit, ce bateau n'est pas100% électrique... ses créateurs sont en effet partis sur une base hybride puisqu'il embarque aussi avec lui 1000 litres de fuel en cas de coup dur en pleine mer.Toutefois, il est également intéressant de s'attarder sur la 3e motorisation du Silent-60 : une voile de 13 m2. Hissée à plus de 120 m de haut dans les airs, cette bâche en kevlar est capable de tracter l'engin de 30 tonnes à 5 miles nautiques par heure. Et si jamais vous avez les moyens, alors vous peut-être préférerez-vous le Silent-64, sont grand frère... qui a notamment relié Carthagène à la Barbade en seulement 16 jours. Et la compagnie Silent Yacht ne compte pas s'arrêter là, les modèles Silent-80 et Silent-100 seraient déjà dans les cartons... de quoi peut-être verdir un secteur qui je cite « pollue plus que certains pays en développement, comme le Burundi en Afrique », d'après Gregory Salle, chercheur au CNRS. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que le GreenTech Forum ?
Peut-être en avez-vous entendu parler, GreenTech Forum, premier événement professionnel national dédié à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique avait lieu les 30 novembre et 1er décembre dernier à L’Espace Grande Arche à Paris. Au programme : des conférences, des ateliers et des solutions de tech verte. De quoi s’agit-il concrètement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.À l’initiative de cet événement, l’agence Formule Magique, sous la houlette du syndicat Syntec Numérique… L’objectif était très simple : promouvoir des pratiques responsables afin de permettre aux acteurs publics et privés de réduire leur impact numérique sur l’environnement. Une cinquantaine d’exposants et environ 1 000 professionnels se sont donnés rendez-vous pour parler services solutions technologique verte… mais ce n’est pas tout, plus d’une vingtaine de conférences pour comprendre les enjeux de l’impact environnemental du numérique ont été proposé… près d’une quarantaine d’ateliers également pour apprendre à déployer concrètement une stratégie numérique responsable, sans oublier de nombreux espaces d’exposition et de networking pour échanger avec des experts.Si sur la forme il ne s’agit que d’un simple salon dédié au numérique et à l’environnement, la directrice du Green Tech Forum et Directrice Associée de Formule Magique Aube Jeanbart a une vision bien plus profonde des choses… Je cite : « nous sommes convaincues que le numérique représente des opportunités majeures d’innovation au service de la transition écologique. GreenTech Forum contribue aussi à fédérer toute une communauté et à entretenir une relation annuelle entre tous les experts. Ainsi, Formule Magique est heureuse d’accompagner les organisations privées ou publiques, de toutes tailles et de tous secteurs qui souhaitent intégrer le numérique dans leur trajectoire environnementale ». Si l’édition 2021 s’est achevée il y a quelques jours, le premier bilan ne devrait plus tarder à sortir, et de ce fait donner une première indication sur ce concept de GreenTech, et si les entreprises se sont montrées réceptives. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De la mousse pour purifier l'air intérieur ?
Et si la végétation faisait son retour dans nos foyer et au bureau pour purifier l'air ? C'est l'idée lancée par la stratup Power of Moss, qui commercialise à la fois des toitures et des murs végétalisés pour améliorer la qualité de l'air en intérieur et lutter contre la chaleur. De quoi s'agit-il, et comment le retour de la végétation en intérieur peut concrètement nous aider ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour les fondateurs Arthur Lejeune et Josse Le Blan, tout est parti d'un constat très simple : leurs anciens lieux de travail manquaient de végétation. En 2019, et après plus d’un an de recherche et développement, la start-up Power of Moss voit le jour à Lille grâce à des incubateurs comme Euratechnologies et des structures comme Hodéfi ainsi que le Réseau Entreprendre Nord. Concrètement, les produits de la startup sont fabriqués pour limiter au maximum la consommation d’eau et d’électricité... Dans le détail, la mousse attire les polluants et microparticules grâce au système d’irrigation implanté et à l’eau de pluie (en ce qui concerne les toitures). Cette mousse va ensuite les filtrer puis les transformer en phytomasse avant de relâcher de l’oxygène et de l’humidité.Et clairement, Power of Moss a de solides arguments pour défendre ses produits. En effet, de nombreuses études ont démontré le lien entre présence de nature dans les bureaux et bonheur des salariés. En plus d’avoir des bienfaits sur le rythme cardiaque ou la tension artérielle, la présence de phytomasse apaise et aiderait même à être plus concentré et efficace. Je cite Josse Le Blan, co-fondateur de la startup : « on est sur une période de transformation de l’espace de travail, qui doit être un peu plus inspirant et accueillant. Avec nos murs, on améliore la qualité de l’accueil des collaborateurs. On est entouré de végétation, c’est beaucoup plus apaisant, et on a des retours très positifs. » À noter qu'en France d’après l’ANSES (l'agence nationale de sécurité sanitaire), les français passeraient 85% de leur temps dans un espace clos, que ce soit dans leur foyer, au travail, dans les transports en commun ou dans tous les autres lieux recevant... bref, des lieux qui regorgent souvent de polluants et substances nocives pour la santé, d'où l'avantage de Power of Moss... La startup souhaite d'ailleurs doubler ses effectifs dès 2022, et commercialiser de nouvelles gammes, des formats différents et notamment des produits adaptés aux particuliers. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Amazonie plus en danger que jamais ?
C'est un constat que de nombreux scientifiques ont effectué, la forêt amazonienne est au plus mal. Sans action forte de la part du gouvernement pour stopper la déforestation, certains prédisent un funeste destin au poumon vert de la planète. Où en est concrètement la situation ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Entre juillet 2020 et août 2021, le Brésil a déforesté plus de 13 235 kilomètres carré de forêt amazonienne, soit l'équivalent de la taille du Liban. Un triste record qui ramène le pays au début des années 2000, soit sa pire période de destruction de l’Amazonie. Dans le détail, les scientifiques estiment que chaque hectare contiendrait près de 600 arbres, soit 60 000 arbres par kilomètres carré. Pour aller encore plus loin, ce sont donc 800 millions d'arbres qui ont été coupés sur cette période, soit 2,8 millions d’arbres chaque jour, et quasiment 32 arbres par seconde. Un chiffre qui monte même à plus d'un milliard d'arbres abattus si l'on prend en compte les dommages collatéraux comme la création d'une route par exemple.Cela ne vous a peut-être pas échappé mais ces chiffres ont été dévoilés à peine quatre jours avant la 26e COP. Un timing quasi parfait pour les dirigeants brésiliens, qui ont donc pu s'engager, sans trop attirer l’attention internationale, à cesser la déforestation avant 2030, et à réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre. Sauf que ces dernières année, le Brésil s’est beaucoup engagé sur le papier, tout en faisant exactement le contraire sur le terrain. Si jusqu'à présent, la communauté internationale était impuissante face à ce constat, des sanctions planent désormais au dessus de la tête du président Bolsonaro. Le 17 novembre dernier, la Commission européenne a proposé d’interdire les importations de soja et de viande issues des zones déforestées... une mesure que les Etats-Unis pourraient également adopter. Ceci dit, il s'agit d'une réaction que les ONG brésiliennes réclamaient depuis longtemps, mais qui n'est clairement pas suffisante à leurs yeux. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cargo électrique, un bol d'air pour l'environnement ?
Ce n'est pas un secret, le transport de marchandise est un véritable fléau pour l'environnement, qu'il s'agisse du transport par camion, par avion, ou bien par bateau entre les continents. En Norvège, un bateau cargo électrique et autonome a relié le port de Porsgrunn, au Sud-Est du pays au port de Brevik, soit un peu plus de dix kilomètres, en transportant 120 containers remplis d’engrais. Une prouesse et un véritable espoir pour verdir un jour le secteur des transports de marchandise.Son nom, le Yara Birkeland... Il s'agit du tout premier cargo électrique au monde monde, avec 80 mètres de long pour 3 200 tonnes. Il y a peu, le cargo a débuté ses deux années d’essais au cours desquelles les techniciens auront la charge de corriger les éventuelles erreurs et peaufiner le système de navigation autonome, au point d'éventuellement faire disparaître le personnel navigant d'ici quatre ou cinq ans à bord du bateau. Dans le détail, le navire possède huit compartiments de batteries en lieu et place d'une salle des machines, ce qui lui confère une capacité de 6,8 MWh provenant d'hydroélectricité renouvelable... c'est l'équivalent de 100 Tesla.Le navire va ainsi permettre de supprimer plus de 40 000 trajets en camion chaque année, mais ne permettra d'éliminer que 678 tonnes de CO2 sur un secteur qui émet tout de même 3 % de toutes les émissions carbone recensées dans le monde. On parle là du trafic maritime... Et si ce secteur veut réduire sa pollution de 40 % d’ici 2030, les chiffres montrent en réalité que ce taux est en hausse ces dernières années. Et d'après les experts, les cargos autonomes électriques ne représentent pas une solution envisageable pour les longs trajets sur l’océan. Ils sont en réalité fait pour des trajets courts et sur des eaux stables... car sur une longue distance, il faudrait aussi équiper les ports de chargeurs de batteries. C'est donc un défis technique et infrastructurel qu'il convient désormais de relever. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De la modélisation 3D bas carbone ?
Et s'il était désormais possible de regarder n'importe quel contenu en 3D sur internet sans que cela ne consomme énormément de ressources ? C'est le pari tenté par la startup lyonnaise Arskan, qui vient de mettre au point une technologie je cite « moins gourmande en C02 que le streaming ».Dans le détail, le projet mené par Arskan s'intitule Low Impact 3D Visualisation technology for Environment, que l'on peut raccourcir en LIVE. En clair, ce procédé vise à compresser et décompresser progressivement les données, ce qui rend le fichier moins émetteur de C02 que le streaming utilisé actuellement pour visualiser des données 3D. Si l'on traduit, la technique consiste à déconstruire un fichier 3D puis à l'envoyer en une fois à l’appareil sur lequel il sera visualisé. Le modèle est ensuite reconstruit progressivement et ce, sans passer par internet, en fonction de ce que veut voir l’utilisateur. Une excellente solution, à ceci près qu'elle se limite à un contingent restreint de support comme les cartes 3D, les modélisation d'objets, ou d'autres secteurs bien spécifiques. Pour l'instant, difficile de dire si cette technologie trouvera une application dans le secteur du divertissement comme les séries, les films ou les jeux vidéos en relief.Une chose est sur, c'est que le projet LIVE est très prometteur. Il a même reçu le soutien de l’Ademe dans le cadre du plan France Relance avec une aide financière de 100.000 euros qui permettra à la startup d’industrialiser son innovation. Je cite Asmaâ Agouzoul, directrice recherche et développement d'Arskan : « cette aide intervient à une étape déterminante de notre développement. Elle va nous permettre de changer d’échelle et de déployer nos solutions à l’international ». À noter que l'entreprise a été lauréate du programme Scale Up Excellence de la French Tech en mai dernier puis du concours d’excellence i-Nov décerné par Bpi france et l’Ademe en juin. De quoi pousser Arskan vers les sommets de la deeptech et surtout de la tech verte.Voilà pour cet épisode dédiée au projet LIVE, cette technologie de visualisation 3D économe. N'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé en commentaire et n'hésitez pas non plus à vous abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait, ainsi vous serez les premiers informés lors de la sortie des futurs numéros. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une ville écolo 100% Bitcoin ?
Il y a quelques mois, je vous expliquais dans le podcast Choses à Savoir Tech que le Salvador allait devenir le premier pays à utiliser le Bitcoin comme monnaie nationale. Une annonce tout simplement historique puisqu’aucun pays dans le monde n’avait jusqu’à présent décidé se convertir entièrement aux cryptomonnaie. Et bien aujourd’hui, je vous propose la deuxième partie de cette histoire puisque le président salvadorien Nayib Bukele ambitionne désormais de construire la toute première « Bitcoin City » au monde, alimentée par l’énergie géothermique d'un volcan.Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Salvador se prépare à faire un bond de géant dans le futur. Alors si ce projet peut paraître démagogique pour les uns, ou pleinement ambitieux pour les autres, une chose est sûre, c’est que le président Bukele compte bien le mener à son terme, peu importe les critiques ! L’annonce a d’ailleurs été faite au terme d’une manifestation nationale baptisée « Bitcoin Week ». Dans le détail, le jeune président de 40 ans a annoncé que cette citée serait implantée dans le golfe de Fonseca serait écologique, avec comme source d’énergie le volcan voisin de Conchagua. Les premières esquisses du projet laissent penser que la ville serait en forme de cercle et les bâtiments disposés de telle sorte qu’ils représenteraient le symbole du Bitcoin depuis le ciel.La grande question est désormais de savoir, comment financer une telle ville ? Car il faut bien l’avouer, un petit pays comme le Salvador peut difficilement payer seul une telle infrastructure. Au final, le président Bukele prévoit d'émettre un milliard de dollars d’obligations en 2022, le tout adossé à des bitcoins. Pour faire simple, le Salvador devrait ainsi avoir les moyens de financer à la fois sa ville, mais aussi 50% de ses nouvelles infrastructures de minage qui serviront ensuite à rembourser la dette liée au projet. Enfin, si aucun écueil ne vient troubler le processus, la première pierre de la « Bitcoin City » devrait être posée dans les prochains mois.Sur la question du fonctionnement, cette ville unique ne serait a priori pas concernée par le système de l’impôt. Au lieu de taxer la propriété, le revenu ou les gains, sa gestion devrait essentiellement reposer sur la taxation des transactions en cryptomonnaies. Côté énergie, l’intégralité de l’approvisionnement proviendra d’une centrale géothermique qui prendra sa source sur le volcan de Conchagua. Si aucun détail n’a été communiqué sur le sujet pour l’instant, on peut déjà imaginer que les habitations iront puiser l’énergie nécessaire au chauffage en sous-sol dans les environs du volcan avec des pompes à chaleur… L’électricité devrait semble-t-il être produite par une centrale géothermique située sans doute sur les pentes du volcan. Pas d’inquiétude, le volcan est a priori inoffensif… jusqu’à présent, aucun scientifique n’a été en mesure de dater la dernière fois que ce volcan était en activité. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Enfin des ordinateurs portables certifiés « neutralité carbone » ?
Bonne nouvelle pour tous les fans d’informatique attachés à l’environnement, l’entreprise Atos et Circular Computing s’associent pour proposer le tout premier ordinateur certifié neutralité carbone au monde. Qu’est-ce que ça signifie ? Quels sont les enjeux d’une telle alliance ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Si vous ne connaissez pas Circular Computing, sachez que cette entreprise reconditionne à grande échelle des ordinateurs portables des marques HP, Dell et Lenovo… des ordinateurs de seconde main mais de qualité identique à celles des ordinateurs neufs d’après la compagnie. Comment c’est possible ? Et bien grâce à leur certification BSI Kitemark, qui assure que le processus de reconditionnement permet au final d’avoir un ordinateur portable aux performances au moins équivalentes, voire supérieures, à celles du produit neuf.De son côté, si Atos a décidé de s’associer à Circular Computing, c’est avant tout pour renforcer son programme « Scaler, the Atos Accelerator », destiné à des startups et des PME pour créer je cite « des solutions digitales innovantes axées sur la décarbonation ». Pour le vice-président d’Atos Jason Warren que je cite : « Circular Computing s'est imposée comme un choix de premier plan pour notre programme Scaler et constitue un formidable allié dans notre démarche en faveur du numérique décarboné. Notre approche conjointe permettra de réaliser des économies tangibles, non seulement pour notre entreprise, mais surtout pour la planète et pour nos clients » fin de citation.De son côté, le fondateur de Circular Computing Rod Neale explique je cite « que l’industrie du numérique a pendant longtemps fourni en toute légitimité des produits qui avaient déjà été utilisés, en les appelant ‘remis à neuf’… mais les consommateurs ont besoin de garanties et d'une cohérence qui vont au-delà de ce que l'on n'obtient avec un produit simplement ‘remis à neuf’. L’ambition de Circular Computing est d’offrir à nos clients l'ordinateur portable le plus durable possible et de répondre à leurs besoins technologiques sans rogner sur la performance, ni même sur l’esthétique des produits » fin de citation. Reste désormais à voir comment se traduira concrètement cette alliance qui ouvre la voie à une accélération du numérique vert. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vers une catapulte pour satellites ?
Et si l’on catapultait les satellites dans l’espace au lieu de les envoyer à bord d’une fusée ? C’est l’idée lancée par la startup américaine SpinLaunch, et qui à bien y regarder n’est pas si bête que ça. En effet les arguments écologiques et financiers pourraient bien pousser de nombreuses entreprises à recourir à cette technique.Fondée en 2014, la start-up américaine ambitionne en effet de placer des satellites en orbite grâce à un système similaire à la catapulte. Dans le détail, il s’agit d’un disque rotatif de 50 mètres de haut, composé d'un tambour central dont le balancier électrique peut atteindre jusqu’à 450 tours par minute. Pour l’instant, ce système n’a été concrétisé que sur un prototype à l'échelle 1/3… Cela signifie que la version finale de la machine sera 3 fois plus grande. En tout cas, le premier test mené fin octobre dans le désert du Nouveau-Mexique aux Etats-Unis a montré que l’énergie cinétique de la rotation pouvait propulser un projectile de trois mètres de haut à plusieurs milliers de kilomètres heures. Autrement dit, un test parfaitement concluant et très encourageant. Alors malgré le succès de ce premier essai, le projet ne cesse d’attirer les moqueries des plus sceptiques. D’après certains spécialistes, le dispositif devra faire preuve d’une précision d'orfèvre pour devenir viable, et le matériel électronique supporter une accélération latérale de près de 10 000 G. Autant dire qu’avec cette pression, n’importe quel être vivant serait réduit en bouillie. Pas de quoi inquiéter l’entreprise qui assure avoir éliminé 90% des risques et prévoit une trentaine de vols d'essais supplémentaires au cours des huit prochains mois pour peaufiner les derniers détails.D'après le fondateur de SpinLaunch, cette catapulte permettrait de diviser la consommation de carburant par quatre par rapport aux lanceurs traditionnels, et le coût global d’un lancement par 10. La start-up a désormais pour objectif de pouvoir lancer des projectiles d’environ 200 kg, et donc de partir à la conquête du marché en pleine croissance des microsatellites. Pour se faire, SpinLaunch a déjà récolté près de 100 millions d’euros auprès d'investisseurs de renom comme Google et Airbus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Panne générale pour les Tesla du monde entier ?
Il y a quelques jours, une panne de serveur a brièvement empêché des milliers de Tesla de démarrer… si bien que certains utilisateurs se sont retrouvés bloqués, soit à l’extérieur de leurs véhicules, soit pour certains à l’intérieur de la voiture sans possibilité d’en sortir ! La faute à une surcharge du réseau d'après le fondateur de la marque Elon Musk. On vous explique tout en détail dans cet épisode.Vendredi dernier, le 19 novembre, Twitter s’agitait comme bien souvent autour d’un sujet, Tesla. Sauf que cette fois, rien à voir avec les excentricités de son patron Elon Musk. En réalité, de nombreux conducteurs expliquaient ne pas être capables de démarrer leur voiture électrique par le biais de l'application mobile. Tesla permet en effet aux conducteurs de démarrer leur véhicule très facilement via l'application éponyme pour smartphone, en se rendant dans la rubrique « Contrôles », puis en appuyant sur « Démarrer ». Vous imaginez bien qu’avec une telle fonctionnalité, de nombreux utilisateurs ont pris l'habitude de démarrer leur Tesla avec leur téléphone, et donc de ne plus s’encombrer avec les clés de la voiture. Malheureusement pour eux, vendredi soir, l'application ne répondait plus.Dans le détail, il semblerait que ces perturbations étaient liées je cite Elon Musk « à l’augmentation accidentelle du trafic sur le réseau ». En d’autres termes, une panne de serveur. En se baladant sur Twitter vendredi soir, on pouvait donc lire des milliers de témoignages identiques venus du monde entier, comme aux États-Unis, au Canada, au Danemark en Allemagne et en Corée du Sud. Pour en citer quelques-uns : « Je suis coincé à une heure de chez moi parce que j'utilise mon téléphone pour démarrer ma voiture ». Un excès de confiance dommageable alors que Tesla a quand même prévu une carte électronique pour déverrouiller les portes et éviter ce genre de situation. « Des centaines de propriétaires de Tesla sont coincés en dehors de leur voiture ? Je suis l'un d'eux. Ils ont dit qu'on aiderait l'environnement en possédant une voiture électrique, mais marcher n'est pas ce à quoi je pensais », ironise un autre conducteur dont la carte était restée dans l'habitacle de la voiture. Au final Tesla est une voiture comme une autre, et posséder une clé est quand même sacrément utile quand le cloud est hors service. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un supercalculateur NVIDIA contre le changement climatique ?
Face au changement climatique, la technologie fait office de rempart et de solution privilégiée par les experts. Dans la foulée de sa conférence GTC 2021, NVIDIA a déclaré son intention de construire le superordinateur Earth-2 pour lutter contre le changement climatique à l'aide de modélisation très fidèles. Comment fonctionne ce supercalculateur ? Peut-il être un allier solide pour préserver la planète ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, Earth-2 serait capable de simuler le climat à l'échelle planétaire et avec une résolution de l'ordre du mètre, d'après NVIDIA. En clair, cette technologie pourrait aussi servir à "créer des mondes alternatifs", sur le modèle du métaverse. Pour le cofondateur de NVIDIA Jensen Huang que je cite "la simulation du climat se fait à des résolutions de 10 à 100 kilomètres à l'heure actuelle. Il nous faut être plus précis pour modéliser les changements du cycle global de l'eau, qui conduit par exemple à l'intensification des tempêtes et des sécheresses dans différentes parties du monde" fin de citation. Et contrairement à la simulation météorologique, qui modélise principalement la physique atmosphérique, la modélisation du climat nécessite des simulations courant sur plusieurs décennies et prenant en compte à la fois les facteurs physiques, chimiques et biologiques terrestres, maritimes et atmosphériques, sans oublier l'activité humaine, principale cause du réchauffement global.NVIDIA ambitionne donc d'atteindre une résolution de l'ordre du mètre, suffisamment précise pour simuler l'interaction des nuages avec la lumière du soleil. Une performance qu'elle pense être possible grâce à ses cartes graphiques de hautes performances et l'utilisation d'une intelligence artificielle appliquée à la physique. Reste à savoir quels seront les caractéristiques techniques de ce superordinateur et où il sera installé. Quoiqu'il en soit, NVIDIA promet que Earth-2 sera "le supercalculateur le plus efficace énergétiquement au monde". Une bonne nouvelle pour la lutte contre le changement climatique mais aussi un excellent coup de com' pour le constructeur de composants informatiques qui même s'il dit le contraire, s'engouffre un peu plus dans la brèche du Metaverse. Si vous ne savez pas ce qu'est le Metaverse, je vous invite à écouter l'épisode de Choses à Savoir Tech que nous avons réalisés il y a peu sur le sujet. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voiture électrique : plus polluante à produire qu’une thermique ?
Si les voitures électriques sont bien souvent valorisées par le fait qu’elles n’émettent pas de gaz à effet de serre ni de particules fines lors d’un trajet, cette technologie fait face à de nombreuses critiques, sur son autonomie, mais aussi sur la pollution de ses batteries. Aujourd’hui, c’est au tour du constructeur Volvo de critiquer les voitures électriques. Le constructeur suédois estime que leur production est plus polluante que pour les voitures diesel ou essence.Pour prouver ses dires, Volvo a publié une étude sur le bilan carbone complet de la fabrication de son modèle C40 Recharge, la seconde voiture électrique de la marque. Objectif, la comparer avec la production d'un XC40 avec moteur thermique. Les résultats montrent que la fabrication d'un C40 Recharge génère 70% d'émissions de Co2 supplémentaires par rapport au XC40. À noter que les deux véhicules sont construits dans la même usine Volvo, sur la même chaîne d'assemblage et qu'ils partagent un grand nombre de composants.D'après le constructeur automobile, c'est la production de la batterie électrique qui augmente la quantité de CO2. Une voiture électrique arriverait donc sur le marché en ayant déjà pollué davantage qu'une voiture à combustion. C'est seulement à partir du moment où elle arpentera les routes se montrera finalement plus écologique qu'un véhicule thermique. Pour qu’une version électrique parvienne à rattraper l'excédent de CO2 émis pendant sa conception, elle devrait selon Volvo impérativement rouler plus de 200 000 km avant de passer par la case recyclage.Alors critiquer c’est bien, mais le constructeur suédois propose aussi des solutions. Afin de réduire la quantité de CO2 lors de la production des batteries électriques, Volvo recommande de se tourner vers les énergies propres dès la fabrication. Ainsi, un C40 aura une empreinte CO2 d’environ 27 tonnes pendant son cycle de vie si l'électricité provient de sources propres. Si ce n'est pas le cas, un C40 Recharge peut générer plus de 50 tonnes de CO2. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fini les écouteurs dans les boîtes de smartphone ?
C’était une spécificité française… Depuis 2010 les smartphones devaient obligatoirement être commercialisés avec des écouteurs pour je cite « limiter l’exposition de la tête aux émissions radioélectriques lors d’une communication ». Et bien une décennie plus tard, il semblerait que le vent ait tourné et que les préoccupations écologiques l’aient emportées sur la santé puisque le Parlement a adopté début novembre la proposition de loi visant je cite « à réduire l’empreinte environnementale du numérique ».Pour justifier la fin de cette obligation, le sénateur de l’Ain Patrick Chaize à l'origine de la proposition de loi précise je cite que « les écouteurs filaires, fournis de manière systématique avec les smartphones, constituent une source importante de gaspillage, alors même que le marché des écouteurs et systèmes d’écoute de meilleure qualité, filaires ou sans fil, est en expansion ». Inutile de préciser que certaines marques vont certainement sauter sur l’occasion pour ne plus en inclure. À cause de la loi de 2010, elles étaient contraintes de fabriquer un emballage spécial pour le marché français, et donc d’augmenter le prix du smartphone. Quant à la question sanitaire, Patrick Chaize rappelle je cite que « les instances d’expertise internationales, comme l’OMS ont jusqu’à présent réfuté l’existence d’un lien de cause à effet entre une exposition aux champs électromagnétiques produits par les téléphones et des maladies chroniques ».Quelle conséquence cette décision va-t-elle avoir ? Et bien désormais, les fabricants de smartphones devront seulement je cite « assurer la disponibilité d’écouteurs compatibles avec le smartphone pendant sa période de commercialisation ». Traduction : laisser la possibilité au client d’acheter facilement ces écouteurs dans le commerce. Reste désormais à voir quelle stratégie les constructeurs adopteront… Chez Apple, le choix est fait depuis un an déjà dans le reste du monde avec la suppression pure et simple des écouteurs dans la boîte de ses nouveaux iPhones. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quel bilan pour la COP 26 ?
On vous en a parlé la semaine dernière, la COP 26 se tenait à Glasgow en Écosse avec pour objectif de renforcer la lutte contre le réchauffement climatique. Si de nouveaux engagements ont été pris et que des accords ont été signés, force est de constater que le compte n'y est pas. Du bla bla pour la militante Greta Thunberg, une profonde déception pour les ONG et même des excuses de la part du président de la conférence Alok Sharma… Alors pourquoi la COP 26 n’a-t-elle pas été satisfaisante ? Réponse dans cet épisode.Le moins que l’on puisse dire c’est que cette 26e COP était très attendue, notamment parce qu’elle devait renforcer les Accords de Paris signés en 2015. Si les premiers jours ont été plutôt encourageant avec des engagements pris pour réduire les émissions de méthane ou la déforestation, et bien au final, aucune annonce forte n’est venue conclure l’événement. D'après le dernier rapport du Programme pour l'environnement de l'Organisation des Nations unies (Unep), les engagements actuels pris par environ 150 pays conduiraient, s'ils étaient tenus, à une réduction de 7,5 % des émissions des gaz à effet d'ici 2030… alors qu'il faudrait une baisse de 55 % pour que le réchauffement climatique soit limité à +1,5 °C. Pire, pour le site Climate Action Tracker, les engagements pris à Glasgow nous mènerait vers un réchauffement à 2,4 °C d'ici la fin du siècle.Concrètement, que contient le « Le Pacte de Glasgow » adopté il y a quelques jours ? Sans rentrer dans le détail, on peut le résumer en une phrase : « demander aux pays de renforcer leurs objectifs 2030 pour les aligner sur ceux de l'Accord de Paris d'ici la fin de 2022 ». Rien de bien révolutionnaire, si ce n’est la possibilité de je cite « combler certaines des failles du marché carbone ». Pour rappel, le marché carbone est un système qui consiste à faire payer aux entreprises ou pays le coût que représente pour l’environnement leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour résumer : tu pollues, tu payes, ou alors tu réduis tes émissions polluantes.On peut le dire sans trop se tromper, cette COP 26 était essentiellement une parade pour les grandes nations, l’occasion de se montrer et pour certains de tenter de se positionner comme leader dans la lutte contre le réchauffement climatique… De leur côté, les petits pays espéraient surtout repartir de Glasgow avec une enveloppe financière pour compenser je cite « leurs pertes et préjudices face à la multiplication des catastrophes naturelles, et les aider à diminuer leur empreinte environnementale ». Il n’en est rien finalement, leur proposition de créer un nouveau système de financement a été bloquée, en particulier par les États-Unis qui redoutaient les implications juridiques d'un tel engagement.Quoiqu’il en soit, la COP 27 aura lieu l’année prochaine en Egypte, et sauf surprise, ne devrait pas non plus être révolutionnaire. Le pays dirigé par Abdel Fattah al-Sissi a déjà fixé pour ligne directrice je cite « le financement climatique pour faire progresser les pays africains dans ce domaine, tout en s’assurant que les pays riches tiennent leurs engagements financiers ». A priori une histoire de gros sous plus que d’écologie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que l’Easy Mobility Challenge ?
Vous le savez, on vous parle régulièrement des concours et autres appels à projets concernant les technologies qui à la fois nous faciliteront la vie demain tout en préservant la planète. Et bien aujourd’hui, place à l’Easy Mobility Challenge, un concours de start-ups innovantes dans le domaine des mobilités organisé chaque année par le constructeur automobile SEAT et la chaîne Canal+. La finale de ce concours, ce sera le 30 novembre prochain… un événement qui récompensera les meilleures inventions consacrées aux mobilités de demain, et auquel vous pouvez vous aussi participer en votant sur internet pour votre invention préférée ! Alors qui d’Atmos Gear, de Tesc Innovation, de Greenmoov’, de DigiTall Paris ou de Symone remportera votre voix ? Toutes les clés pour faire votre choix dans cet épisode.Parmi les 5 finalistes se trouve AtmosGear, créée par Mohamed Soliman. La start-up conçoit et commercialise des rollers à assistance électrique afin de donner un vrai coup de boost aux mobilités douces en ville. Car si le marché des trottinettes électriques explose, les passionnés de glisse eux avaient été clairement laissé de côté par les inventeurs jusqu’à présent. Ensuite, on retrouve également Tesc Innovation et son système de recharge sans contact pour les véhicules électriques. En clair, il s’agit d’un système directement inspiré des smartphones que l’on peut désormais recharger par induction. En associant voiture et induction, la startup espère ainsi populariser un système de recharge à la fois écologique et rapide pour le grand public.Côté vélo, Symone de son petit nom, est une cabine-remorque qui permet d’embarquer plusieurs véhicules, ainsi que les passagers sur des longs trajets… sans conduire ! Un peu comme dans les ferrys. Peut-être d’ailleurs que cette dernière sera à la une de l’application mobile Greenmoov’, dont l’objectif est de faciliter les trajets écoresponsables en ville en mettant en relation des propriétaires de vélos, trottinettes, ou encore hoverboard avec des particuliers qui aurait besoin de ces équipements pour se déplacer. Une sorte de UBER écolo sans chauffeur… Et enfin, DigiTall Paris propose un antivol connecté donc le but assumé est de réduire le vol de voitures de 85%.Beaucoup de bonnes volontés et surtout d’excellentes idées qui à coup sûr profiteront de ce coup de projecteur offert par le Easy Mobility Challenge pour s’installer dans notre quotidien à l’avenir. Mais qui dit concours dit compétition. Reste à savoir qui remportera cette édition 2021 ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pollution : quel est l’impact d’un e-mail ?
Au chapitre des questions simples que tout le monde s’est déjà posées au moins une fois, mais auxquelles personne n’a pris le temps de répondre se trouve l’empreinte carbone d’un mail. En effet, tous les services numériques polluent… pas tous à la même échelle bien entendu, mais au final, que se passe-t-il quand on envoie un mail ? Quel est son impact sur la planète ? Vous êtes au bon endroit, c’est exactement à cette question que nous allons tenter de répondre dans cet épisode.Selon l'organisation Carbon Literacy Project, un e-mail standard génère environ 4 g de CO2. Ajoutez une pièce jointe d’1 Mo, et vous pouvez multiplier ce chiffre par 12, soit quasiment 50 grammes de CO2… En clair, envoyer une photo de vacances à dix amis reviendrait à faire un trajet de 500 mètres en voiture. Concrètement, l’e-mail que vous envoyez transite par un centre de données comme Google ou Yahoo, c’est selon votre boite mail, dont la plupart sont situés aux Etats-Unis. Imaginez donc que pour transférer des documents à votre collègue de bureau, toutes les données que vous lui envoyées doivent passer par l’autre bout du monde, transitant par des dizaines de routeurs, de serveurs et autres ordinateurs, avant d’atterrir sur son écran… Autant d'équipements qui bien évidemment consomment eux aussi de l'énergie pour fonctionner.Si cela se limitait aux mails que nous envoyons et recevons à des fins professionnelles et familiales, ce ne serait pas si grave. Mais cela devient véritablement un problème quand on y ajoute les montagnes de messages promotionnels, publicitaires et autres qui s’accumulent dans nos boîtes sans jamais être ouvert. D’après ContactLab, un internaute français reçoit en moyenne 39 mails par jour. Au total, ce serait plus de 280 milliards d'emails qui étaient envoyés chaque jour dans le monde en 2018, d'après le cabinet d'études Radicati Group… Chiffre qui a n’en pas douté à bien augmenté depuis en raison de la pandémie de COVID 19 notamment. Petit calcul rapide. Si un mail génère 4 g de CO2, et que 280 milliards d’emails étaient envoyés chaque jour en 2018, ce sont donc 410 millions de tonnes de CO2 qui ont été généré cette année-là. À titre de comparaison, le transport aérien mondial a produit, et j’ai envie de dire « seulement », deux fois plus de pollution, soit 859 millions de tonnes de CO2 en 2017, d'après l’Association internationale du transport aérien (IATA). Mais comme je vous le disais, la pollution liée aux mails est largement sous-estimée car elle ne prend en compte ni les spams (qui représentent la moitié des messages reçus), ni le développement du télétravail ces derniers temps. Or, même les messages non ouverts polluent, soit environ 0,3 g de CO2. Ce qui est d’autant plus stupéfiant qu’au total, 80 % des e-mails ne sont jamais ouverts.Un conseil pour finir, n’hésitez pas à vider vos boites mails ! D’après la start-up Foxintelligence, les internautes gardent en moyenne entre 10.000 et 50.000 emails non lus dans leur boîte de réception. Autant de données qui sont stockées dans des datacenters, et qui consomment chaque année 200 TWh d’électricité, soit 0,3 % des gaz à effet de serre émis dans le monde. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bientôt des BMW propulsées au fumier ?
Au classement des informations insolites, celle que je m’apprête à partager avec vous est sans aucun doute dans le haut du panier. Elle n’en reste pas moins très sérieuse, puisque c’est la marque allemande BMW qui l’a annoncé… le constructeur automobile allemand souhaiterait développer des propulsions au méthane et au biogaz, que l’on trouve notamment dans le fumier des animaux de ferme. Pour se faire, BMW s’est associée avec les fermes laitières de California Bioenergy afin de capter le méthane du fumier et de le transformer en électricité.Pour être précis, le méthane récupéré par BMW devrait permettre d’alimenter chaque année 17 000 véhicules en énergie. Si ce chiffre peut paraître modeste, il ne faut pas oublier qu’il ne s'agit que d’une étape pour le constructeur afin de développer cette source d’énergie à grande échelle. D’ailleurs, pour le PDG Ross Buckenham que je cite, « le système développé par BMW sera capable de générer une charge d'un mégawatt 24h/24 et 7j/7, améliorant considérablement la qualité de l'air local tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre ».Au-delà de générer de l'électricité, la captation du méthane est aussi un moyen de réduire l'impact de ce gaz sur le climat. En comparaison avec le CO2, les émissions de méthane sont extrêmement basses. Mais contrairement au dioxyde de carbone, le CH4 a un impact beaucoup plus important avec un effet de serre quasiment 20 fois supérieur. Ainsi, le contenir et l'utiliser pour le chauffage ou, dans le cas de BMW, pour la propulsion de nos véhicules, sont des alternatives très intéressantes. C’est en tout cas ce que résume Adam Langton, le Directeur des services énergétiques au département d'eMobilité connectée de BMW que je cite, « ce partenariat représente un moyen innovant d'aider à stimuler les investissements dans les énergies renouvelables. » À noter que face à la difficulté financière du secteur agricole, ce genre de partenariat devrait apporter une source de revenu bienvenue pour de nombreux paysans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des satellites pour surveiller les gaz à effet de serre ?
Et si l’espace devenait notre principal allié pour préserver la planète ? Il y a quelques jours, le programme européen Copernicus a dévoilé son futur outil de surveillance des émissions de gaz à effet de serre, présenté comme le plus précis jamais élaboré grâce à des satellites. En quoi consiste-t-il ? Sera-t-il vraiment efficace ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Intitulé CO2MVS pour Capacité européenne de surveillance des émissions anthropiques de CO2, ce nouvel outil s'appuiera sur toute la constellation de satellites déployés par l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Organisation européenne pour l'exploitation de satellites météorologiques (EUMETSAT). Dans le détail, ces satellites sont capables de couvrir la planète je cite « en quelques jours seulement et de mesurer les concentrations atmosphériques de CO2 et de méthane avec une grande précision ». D’après le communiqué de Copernicus que je cite, « les satellites seront même capables d'observer des sources individuelles de dioxyde de carbone et de méthane, comme les centrales électriques et les sites de production de combustibles fossiles ». Autre avantage, le CO2MVS sera également capable de fournir des données détaillées au niveau régional pour évaluer l'évolution des émissions par rapport aux objectifs de réduction locaux. Avec cet outil, impossible de réfuter les quantités de GES rejetées dans l’atmosphère.Ceci dit, comment quantifier le taux exact des émissions mesurées ? Concrètement, les données recueillies seront intégrées dans des modèles informatiques de l'atmosphère et de la biosphère terrestres préalablement développés par des scientifiques programme CO2MVS. Je cite, « les satellites mesurent déjà les changements dans les concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, mais cela concerne principalement les variations du cycle naturel du carbone, comme les feux de forêt, la photosynthèse et la respiration de la végétation… en fait, il n'a pas encore été possible d'estimer les émissions provenant uniquement de sources anthropiques », relative à l'activité humaine si vous préférez. Un problème qui semble désormais résolu grâce à ce nouveau système.Il faudra tout de même attendre 2026 avant que CO2MVS soit pleinement opérationnel, et donc être l’un des artisans principaux du 2e inventaire mondiale des émissions de gaz à effet de serre en 2028. Pour rappel, le premier inventaire, évaluant les progrès du monde vers la réalisation des objectifs climatiques sera achevé en 2023. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Recyclage du plastique : où en est-on en France ?
Si le plastique a amorcé une lente décrue dans notre société depuis un certain temps, une question demeure : consommons-nous encore beaucoup de plastique ? Et le recycle-t-on suffisamment en France ? Il s’agit un effet d’un enjeu majeur, quand on sait que 73% des déchets répandus sur les plages dans le monde sont du plastique, et que 5000 milliards de morceaux de plastiques flottent actuellement dans les océans.Bien évidemment, la pollution au plastique dans le monde n’est pas due uniquement à la France et à sa consommation de plastique. Dire l’inverse serait idiot. D’ailleurs, selon la coalition d'ONG Rethink Plastic, la France fait partie des cinq bons élèves européens dans la lutte contre le plastique jetable, même si, je cite la coalition, « la loi pourrait souffrir d'un défaut d'application, notamment en ce qui concerne les contrôles et les sanctions ». Dans le détail, la lutte concrète contre le plastique a commencé en 2020 avec la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, qui prévoit je cite « la sortie des emballages en plastique à usage unique d'ici 2040, et recycler 100% de son plastique d’ici la fin d’année 2025. Mais force est de constater que 22 mois après la promulgation de la loi, les résultats sont loin de ceux escomptés. En France, seulement 28 % du plastique est recyclé.Ainsi, comment atteindre cet objectif en seulement 4 ans ? Pour la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili que je cite, « avant de recycler le plastique, ce qu'il faut, c'est d'abord diminuer le plastique à usage unique ». Et pour réduire, il faut légiférer et investir… dans des outils, mais aussi des plans d’aides aux industriels pour changer leurs process et faire en sorte que le recyclage soit constamment pris en compte. Côté législation, plusieurs produits ont été interdits en début d’année, comme les gobelets en plastique, les pailles et les boîtes en polystyrène… Mais vous le remarquez peut-être autour de vous, il n’est pas rare d’en trouver encore dans les commerces. Prochaine étape en 2022 : l’interdiction des emballages en plastique sur les fruits et légumes, même si cela ne concernera pas tous les emballages. En effet, trouver des alternatives d'emballages de certains fruits comme les framboises est semble-t-il assez compliqué à en croire la ministre, raison pour laquelle une période de tolérance sera accordée aux industriels concernés.Au final, atteindre le zéro plastique d’ici 2040 paraît quelque peu compromis à ce rythme. Si les pouvoirs publics sont toujours aussi motivés pour remplir cet objectif, le discours a quelque peu été modifié pour mettre en avant un palier intermédiaire : 20 % de réduction d'ici fin 2025, en parallèle de 100% de recyclage des plastiques. A noter tout de même qu’en 2020, année de crise sanitaire, la quantité d'emballages plastique a augmenté de 2 %. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.