PLAY PODCASTS
Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

1,282 episodes — Page 20 of 26

Une batterie capable de durer 100 ans signée Tesla ?

Vous vous en êtes sans doute rendu compte, mais on aime bien vous présenter des innovations parfois décalées en terme de batterie dans ce podcast. Ceci dit, dans ce domaine, l'un des champions incontesté reste Tesla. En effet l'entreprise d'Elon Musk a littéralement révolutionné le milieu des voitures électriques en proposant une autonomie bien supérieure à ses concurrents. Sur ce point, il faut savoir que Tesla possède son propre centre de recherche ouvert en juin 2016 au Canada : le Tesla Advanced Battery Research (TABR). En partenariat avec l'université de Dalhousie en Nouvelle-Écosse, ce centre compte notamment parmi ses professeurs et chercheurs un certain Jeff Dahn, pionnier mondialement reconnu sur la question des batteries lithium-ion. Avec ses équipes, ce dernier aurait mis au point un batterie capable de tenir un siècle !C'est dans un article publié dans la revue Journal of the Electromechanical Society qui Jeff Dahn et son collègue Michael Metzger ont fait cette annonce. Leurs travaux, cofinancés par Tesla, n'ont pas eu recours aux habituels matériaux présent dans les batteries. Si le lithium était toujours l'un des composants de base, les chercheurs ont également utilisé du nickel, du manganèse, du cobalt et dy graphite, le tout je cite « à un faible voltage d'environ 3,8 volts ». Ces nouvelles cellules baptisées NMC532 ont rendu des résultats très prometteurs d'après Jeff Dahn et son équipe. Tout d’abord, à des températures de 40, 55 et même 70°C, la densité énergétique de leur batterie était supérieure à celle des cellules d’une batterie classique, tout comme les cycles de vie. Enfin, les pertes au fils des charges étaient elles aussi réduites.Avec de tels résultats, qui sont un peu abstraits et compliqués à comprendre je vous l'accorde mais très bien détaillés dans l'article si cela vous intéresse -le lien est dans la description du podcast- et bien les chercheurs du TABR estiment que leur modèle de batterie pourrait dépasser les cent ans de vie. Rien que ça. La clé d'une telle longévité d'après eux semble se trouver dans l’utilisation d’un électrolyte à base de sel de Lithium. Prochaine étape pour les équipes de Jeff Dahn, travailler sur un adaptation à la recharge rapide. Reste à savoir ce qu'Elon Musk décidera de faire avec cette avancée tout de même très intéressante. Si la question de la capacité de stockage n'a pas été évoquée, c'est avant tout parce que le travail des chercheurs portait sur la durée de vie de la batterie. À l'heure où l'électrique se généralise et où le recyclage des batteries pose un vrai problème, rallonger leur durée de vie ne peut être rien d'autre qu'un atout pour soulager l'environnement. L'article : https://iopscience.iop.org/article/10.1149/1945-7111/ac67b5/pdf Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 6, 20222 min

Qu’est-ce que Doctibike, réparateur de batteries de vélos électriques ?

Si l’électrique représente une solution certaine pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, il n’en reste pas moins que les batteries posent un certain nombre de problèmes. Si la filière du recyclage se met progressivement en place, certaines entreprises misent sur une tout autre approche : la réparation des batteries, ce qui permet à la fois de prolonger la durée de vie des objets et limiter la multiplication des déchets. C’est le cas de la startup française Doctibike à Villeurbanne, près de Lyon, qui a réparé et reconditionné pas moins de 40 000 batteries en 2021.Concrètement, l’idée de Doctibike est de remplacer les composants des batteries usés ou abîmés afin de leur donner un second souffle et prolonger leur durée de vie avant de les remettre sur le marché. Le principe paraît simple et efficace, mais dans la réalité, comment reconditionne-t-on une batterie ? Et bien en remplaçant les cellules usagées par des neuves, le tout étant ensuite remonté dans son enveloppe d’origine. Les cellules défectueuses sont ensuite recyclées. C’est donc tout naturellement que l’on retrouve un large choix de batteries, chargeurs et accessoires directement en vente sur le site de Doctibike, 2500 références au total. Récemment la startup a également ouvert une filiale sur l’île de la Réunion pour étendre son activité.Si la réparation ou le reconditionnement des batteries ne vous est pas familier, sachez que cette méthode permet d'offrir une seconde vie à votre vélo électrique à moindre frais, d’autant qu'un cycliste garde en moyenne le même vélo environ 13 ans et que la durée de vie estimée d'une batterie n’excède presque jamais les 5 ans. Plutôt que de racheter une batterie neuve tous les 5 ans, ou pire, racheter un vélo complet, pourquoi ne pas tenter les batteries reconditionnées ? Quand un vélo électrique coûte en moyenne 2000€ et une batterie neuve plus de 500 euros en moyenne, faire le choix du reconditionner peut bien souvent vous faire économiser plusieurs centaines d’euros. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 5, 20221 min

Une meilleure qualité de l'air dans le métro parisien ?

L'un des gros reproches fait au métro parisien, au delà du fait d'être régulièrement bondé ou peu sécurisé, reste la pollution de l'air. En effet, en freinant, les rames de métro émettent de nombreuses particules fines assez polluantes. Face à ce qu'elle considère comme un problème sanitaire majeure, Ile-de-France Mobilités (IDFM) a lancé fin mai je cite « un plan d'action continu » pour améliorer la qualité de l'air dans le métro et le RER en diminuant les émissions et en améliorant la ventilation.Mais pour combattre la pollution de l'air, encore faut-il bien connaître la qualité de l'air et mieux informer le public précise IDFM. Pour se faire, l'organisme va s'appuyer sur un partenariat noué avec avec l'observatoire de la qualité de l'air Airparif afin de compléter les mesures fournies par les huit stations des réseaux RATP et SNCF tout en ajoutant des mesures ponctuelles dans d'autres stations et rames. Je cite le communiqué de IDFM, « l'une des priorités est la transparence des données collectées avec davantage de données disponibles en accès libre pour mieux informer les voyageurs […] Nous voulons aussi faire évoluer les trains du métro et du RER pour diminuer les sources d'émissions » avec de nouveaux systèmes permettant de réduire les émissions de particules liées au freinage, sans oublier le développement « de nouveaux outils pour améliorer la ventilation et plus globalement la circulation de l'air ».Dans le détail, une solution visant à piéger les particules devrait être mise en place Gare de Lyon, Avenue Foch il s'agira d'un dispositif de captation passive des particules, une filtration mécanique sera installée Porte de Clichy et enfin un dispositif de filtration à eau à Neuilly-Porte Maillot. Autant de mesures qui s'inscrivent dans un contexte où la pollution de l'air est scruté avec attention. En mars 2021, l'association Respire avait porté plainte contre la RATP pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires », mettant en cause les niveaux de pollution de l'air dans le métro parisien. Ce à quoi le tribunal judiciaire de Paris avait répondu qu'il existe en effet « un niveau critique de la pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines de la RATP ». La RATP qui répète que la qualité de l'air reste une priorité pour elle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 2, 20222 min

Jourdain, un projet pour transformer les eaux usées en eau potable ?

C'est un projet pilote unique et inédit en Europe que le département de la Vendée s'apprête à accueillir : le projet Jourdain. Objectif : transformer les eaux usées en eau potable, et ainsi permettre d'assurer nos besoins en eaux face à la multiplication des épisodes de sécheresse.À ce jour, moins d'1% des eaux polluées sont recyclées. Touchée régulièrement par le manque d'eau, la Vendée a donc décidé de remédier au problème avec l'implication du syndicat des eaux de Vendée, Vendée Eau, ainsi que le groupe Veolia. Résultat, le projet Jourdain devrait débuter son expérimentation dans quelques semaines. Dans le détail, au lieu de rejeter les eaux en pleine mer, une partie de l'eau provenant de la station d'épuration, plus précisément celle des Sables d'Olonne, sera récupérée et traitée afin d'être réinjectée dans les circuits d'eau potable. Actuellement, la réutilisation des eaux usées et traitées n'est possible que pour l'irrigation agricole ou l'arrosage des espaces verts. L'eau provenant de cette station d'épuration subira donc un traitement au sein d'une unité d'affinage actuellement en construction à Château-d'Olonne, puis sera filtrée et désinfectée à deux reprises afin d'éliminer les micropolluants comme les résidus médicamenteux ou les substances issues des produits ménagers, ainsi que les virus et les bactéries. Enfin, cette eau sera acheminée vers le barrage de Jaunay ou elle sera rejetée et mélangée aux eaux de la rivière avant de rejoindre naturellement l'usine de production d'eau potable de Jaunay qui à son tour la rendra consommable de nouveau.L'expérimentation devrait durer un an, avec un rythme de 150 mètres cubes d'eau traités par heure. En 2027, cette cadence devrait quadrupler pour atteindre 600 mètres cubes par heure. Pour le président de Vendée Eau Jacky Dallet, le département doit répondre à la fois à des contraintes écologiques, mais aussi à une augmentation permanente de la population. Je le cite, « les pluies sont de plus en plus aléatoires et compliquent le remplissage des 13 retenues du département […] À terme, l'idée est de retrouver à l'horizon 2030/2050, 8 millions de mètres cube d'eau qui sont aujourd'hui rejetés en mer » fin de citation. Reste le défis de convaincre les habitants que ces eaux, même si elles proviennent des toilettes, seront aussi propres à la consommation après traitement que l'eau des rivières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 1, 20222 min

Keenat, l'avenir des entreprises anti-déchets ?

En terme de déchets, nombreuses sont les entreprises à proposer des systèmes et prestations de recyclage. On ne va pas s'en cacher, plus il y en aura, mieux ce sera. Ceci dit, avez-vous déjà entendu parler de Keenat, EcoMégot, R'mask ou encore Freegum ? Et bien concrètement, la première propose des solutions sur le recyclage des déchets grâce aux trois autres, qui ne sont ni plus ni mois que ses filiales, toutes spécialisées dans un type de recyclage bien précis.Tout d'abord, intéressons-nous à Keenat. Cette entreprise sociale et solidaire a été créée en 2018, avec l'objectif de se mettre au service des collectivités et des entreprises pour des missions de consulting et d’aide à la gestion des déchets. Ce n'est donc pas à proprement parler une technologie de recyclage, mais plus une méthode de sensibilisation à la protection de l'environnement et à la réduction des déchets, qui elle s'appuie sur trois filiales : Freegum, spécialisée dans le recyclage des chewing-gums ; R’mask pour la gestion des masques à usage unique, et EcoMégot pour le traitement des mégots de cigarettes.Si d'autres entreprises se sont déjà spécialisées dans le recyclage des masques, c'est beaucoup moins le cas dans le domaine des chewing-gums, mais aussi et surtout dans celui des mégots de cigarettes. Concrètement, EcoMégot accompagne les collectivités, les entreprises, les écoles, les hôpitaux et de nombreux autres structures dans la création d'espaces zéro mégot. Objectif : stopper les déchets inutiles et impulser des changements de comportements vis-à-vis de la pollution des mégots. Egalement, des cendriers EcoMégot sont disposés auprès des partenaires et clients pour être ensuite récupérés et traités dans des entrepôts en France. Monaco, Saint-Cloud, de Lyon, Bordeaux Métropole, CDiscount, Amazon, Total, Mc Donald's, La Française des Jeux, le Stade Toulousain ou encore l’Olympique de Marseille font partie de ceux qui lui ont déjà fait confiance. Les mégots récoltés sont recyclés en panneaux de sensibilisation, exposés ensuite un peu partout pour informer la population. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 31, 20222 min

Qui est David Attenborough, le « Champion de la Terre » ?

Le mois dernier, le programme des Nations Unies pour l'Environnement a récompensé son « Champion de la Terre », distinguant une personnalité ou plutôt une vie engagée en faveur de l'environnement. C'est notamment le cas de Sir David Attenborough, réalisateur et naturaliste britannique de 96 ans.Créé en 2005, le titre de « Champion de la Terre », la plus haute distinction de l'ONU, récompense le leaders environnementaux et je cite « ceux qui prennent des mesures audacieuses pour protéger notre monde ». Dans ce domaine, c'est le travail du réalisateur Sir David Attenborough qui a été primé. Âgé de 96 ans aujourd'hui, c'est en 1954 que le naturaliste commence sa carrière à la BBC avec la série Zoo Quest. L'objectif de l'émission était de partir sur les traces d'animaux rares afin de les faire connaître au grand public. Mais la consécration du travail d’Attenborough arrive seulement 25 ans plus tard en 1979 avec la réalisation de la série documentaire Life on Earth qui retrace l’histoire du vivant depuis l’aube des temps. Elle sera visionnée par par plus de 500 millions de personnes.Si dans un premier temps Attenborough se consacre au vivant avec l'envie de montrer au monde je cite « la merveille spectaculaire de la nature », le réalisateur se transformera peut à peu en défenseur de la nature avec Can We Save Planet Earth (Peut-on sauver la Terre) ou encore Saving Planet Earth (Sauver la Terre). Un travail qui lui permettra de décrocher trois Emmy Awards et même la reconnaissance de la Reine d'Angeletrre Elizabeth II qui l'adoubera en personne par deux fois, en 1985 et en 2000. Plus récemment, le film David Attenborough : Une vie sur notre planète honore le nonagénaire en retraçant toute une vie de combat au service de la nature.À l'automne dernier, David Attenborough est également monté à la tribune lors de la COP26 à Glasgow pour interpeller directement les dirigeants et leur demander d'agir. Je le cite « si en travaillant séparément, nous sommes une force puissante pour déstabiliser notre planète, en travaillant ensemble, nous sommes sûrement assez puissants pour la sauver » fin de citation. La directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'Environnement Inger Andersen a salué un homme devenu une je cite une « source d’inspiration » lors de la remise de son prix, le qualifiant de messager qui a parlé pour la planète bien avant tout le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 30, 20222 min

Qarnot, le français anti-pollution numérique ?

Connaissez-vous Qarnot ? Il y a fort à parier que non et pourtant, voilà une entreprise qui pourrait jouer un rôle de premier plan à l’avenir pour lutter contre une pollution numérique croissante. En effet, Qarnot commercialise de la puissance de calcul informatique et valorise la chaleur émise par ses infrastructures en la réemployant pour décarboner chauffer d’autres bâtiments. Partons à la rencontre de ce pionnier du numérique responsable dans cet épisode !Qarnot, c’est l’idée originale que Paul Benoit et Miroslav Sviezeny ont eu en 2010 afin de proposer des calculs informatiques haute-performance. Mais plus que de proposer de simples performances, les deux entrepreneurs ont décidé de se saisir d’un problème majeur du secteur : la chaleur émise par les data centers. Après trois ans de recherches et développement, Qarnot a développé un concept dit de « radiateur-ordinateur » et un autre dit de « chaudière numérique » afin de valoriser cette chaleur perdue pour en faire une ressource renouvelable dont pourraient profiter les bâtiments. Concrètement, Qarnot commercialise de la puissance de calcul à des entreprises, mais aussi la chaleur produite par ses infrastructures pour contribuer à la décarbonation du secteur du chauffage des bâtiments. Cette démarche n’a d’ailleurs pas tardé à attirer de plus en plus de promoteurs immobiliers et de collectivités.Historiquement installée en Île-de-France, Qarnot se déploie aujourd’hui en région, en particulier à Nantes où elle vient d’ouvrir une antenne afin d’asseoir son implantation dans un territoire de plus en plus soucieux des enjeux environnementaux. D’ailleurs, l’entreprise peut compter sur le soutien de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement. À noter que le territoire est déjà pionnier en matière d’énergies renouvelables, notamment avec le déploiement des éoliennes marines, ou encore l’implantation de plusieurs entreprises à fort potentiel comme Lhyfe qui produit de l’hydrogène et Beem Energy, un fournisseur d’énergie verte. Pour rappel, le chauffage représente environ 60% de la consommation d’énergie d’un bâtiment. Le développement de sources de chaleur renouvelables et alternatives constitue donc une vraie priorité à la fois sur le plan environnemental, mais en termes de pouvoir d’achat afin de ne plus être dépendant des énergies fossiles et des prix du marché. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 29, 20222 min

Un ordinateur fonctionnant a l'énergie des algues ?

Pendant près de six mois, des ingénieurs sont parvenus à alimenter un microprocesseur uniquement à l'aide de l'énergie générée par des algues. Les détails de leur méthode ont été publiés dans une étude intitulée « utiliser la photosynthèse pour alimenter un microprocesseur ».Direction l'Angleterre pour bien comprendre cette histoire. Face aux défis climatiques, énergétiques ou bien simplement sur la question des ressources qu'impose la technologie aujourd'hui, des chercheurs de l'université de Cambridge ont opté pour une option pas banale pour alimenter un ordinateur : l'énergie des algues. Je cite leur rapport : « le système, qui fait la taille d’une pile AA, contient un type d’algue non toxique appelée Synechocystis, qui récolte naturellement l’énergie du soleil par photosynthèse. Le petit courant électrique ainsi généré interagit ensuite avec une électrode en aluminium et est utilisé pour alimenter un microprocesseur » fin de citation. À la différence d’une véritable batterie, cette petite capsule ne fait pas que stocker de l’énergie, mais en génère. Je cite à nouveau, « notre appareil photosynthétique ne se décharge pas comme une batterie, car il utilise continuellement la lumière comme source d’énergie ».Si le concept est très intéressant, à quoi peut-il servir concrètement ? Selon les chercheurs, il s’agirait d’une solution complémentaire pour alimenter « un très grand nombre de petits objets » du quotidien. Ces derniers ont d'ailleurs alimenté un microprocesseur ARM Cortex M0+, une sorte de micro-ordinateur utilisé justement dans les montres connectées par exemple. À noter que le constructeur de composants électroniques ARM a participé activement à cette expérience en construisant et fournissant le processeur. Au total, le système de pile-algue a permis au microprocesseur de fonctionner pendant six mois, dans un environnement calme, devant une fenêtre, à la lumière du jour. Et comme je vous le disais, les universitaires de Cambridge estiment que leur invention pourrait littéralement changer la manière dont nous construisons les petits objets connectés. Ces derniers estiment que le lithium, aujourd’hui utilisé pour les piles, ne pourra jamais être produit en quantité suffisante dans le monde pour pouvoir alimenter tous les futurs objets du quotidien, d'où l'idée de trouver une solution alternative avec cette pile-algue Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 26, 20222 min

L'Australie enfin en lutte contre le réchauffement climatique ?

Il y a peu, nous vous expliquions que le premier ministre de l'Australie Scott Morrison comptait poursuivre les exportations de charbon de son pays tant qu'il y aurait de la demande. Une position bancale et quelque peu risquée pour le chef d'état conservateur qui pouvait se retourner contre lui lors des élections parlementaires. Et bien ça n'a pas raté, les préoccupations écologiques des citoyens l'ont emporté puisque c'est le travailliste Anthony Albanese qui a remporté les élections avec un programme pour la planète plus ambitieux que son prédécesseur.À bientôt 60 ans, l'ex-chef de l'opposition de centre-gauche Anthony Albanese a promis de réduire de 43% les émissions de carbone d'ici 2030 et de transformer l'Australie en « superpuissance » des énergies renouvelables. Un changement de cap radical comparé à Scott Morrison, même si le nouveau premier ministre a botté en touche sur le sujet de l'exportation du charbon qui, il faut le noter, reste un des moteurs de l'économie du pays et compte de nombreux partisans chez les travaillistes. Au parlement, les travaillistes sont d'ailleurs à deux sièges de remporter la majorité absolue, ce qui leur permettrait de gouverner sans l'appuie d'autres partis. Si à cette heure les résultats finaux ne sont pas encore connus, tout porte à croire que cette majorité absolue sera acquise, permettant d'appliquer sans la moindre contestation un programme écologique ambitieux.Parmi les autres objectifs du nouveau premier ministre australien, on retrouve la mise en place d'une commission nationale de lutte contre la corruption, l'accord aux populations aborigènes du droit constitutionnel d'être consultées sur les politiques qui les concernent, et le développement des systèmes de garde d'enfants abordables. Sur le plan diplomatique, Anthony Albanese est attendu sur la question de la Chine, les relations entre Pékin et Canberra étant particulièrement tendues depuis deux ans, même si selon lui, je cite « c'est la Chine qui a changé, pas l'Australie. L'Australie devra toujours défendre ses valeurs ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 25, 20221 min

Le centre spatial de Guyane en passe de devenir vert ?

Saviez-vous que le port spatial de l'Europe, installé à Kourou en Guyane, consomme près de 20% de toute l'électricité produite sur ce territoire d'Outre Mer et pollue dans les même proportions ? Face à cela, ce site que l'on appelle CSG pour Centre Spatial Guyanais, piloté par le CNES (centre national d'études spatiale), a décidé d'entamer sa transition écologique en produisant de l'électricité issue d'énergie renouvelable et en limitant sa pollution.L'ennemi n°1 du CSG n'est autre que l'humidité. C'est donc pour cela qu'a été installé un puissant système de climatisation, sans quoi le climat tropical guyanais risquerait d'endommager les bâtiments industriels, le matériel de pyrotechnie ou encore des satellites à plusieurs millions d'euros. Problème cette climatisation consomme énormément d'électricité. Dans l'optique de faire baisser cette consommation et réduire la dépendance du centre vis-à-vis de son fournisseur principal EDF, le CNES a décidé d'installer deux centrales photovoltaïques et deux unités de biomasse d'ici 2023 pour un coût estimé entre 140 et 180 millions d'euros.Autre mesure dans ce souhait d'économiser de l'électricité, le futur lanceur Ariane 6 sera assemblé en position horizontale, dans une infrastructure ne mesurant que 20 mètres de haut. Une sacrée différence de climatisation donc en comparaison avec Ariane 5 qui était assemblée dans des bâtiments de 110 mètres de plafond. La seconde phase de transition concernera aussi la production d'hydrogène et de méthane pour les moteurs de fusées. L'hydrogène sera réservé aux lanceurs lourds type Ariane, quand le méthane sera utilisé pour les lanceurs réutilisables type Callisto. Côté pollution, des ruches d'abeilles ont été installées aux abords de certains sites depuis 2017. Les abeilles prélevées sont je cite « passées au microscope électronique, ce qui est plus précis et moins cher que des capteurs traditionnels pour savoir exactement quelles particules sont en suspension, dans quelles zones ». Si le centre spatial part de zéro, sa directrice, Marie-Anne Clair souhaite atteindre 90% d'énergies renouvelables en 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 23, 20222 min

Davantage de verdure sur le périphérique parisien ?

La maire de Paris Anne Hildago veut faire passer le périphérique de ceinture grise à ceinture verte, et ce, en plantant des arbres qui remplaceront une voie de circulation. Un pas de plus vers l’éviction progressive de la voiture dans la capitale et sa couronne malgré le fait que plus d'un million d'automobilistes l’empreinte tous les jours.C'est une annonce qui intervient une semaine après la proposition de verdir l'avenue des Champs-Élysées. Désireuse de tourner la page de ses déboires à la présidentielle, Anne Hidalgo reprend sans tarder son rôle de maire de Paris en mettant un coup d'accélérateur sur un dossier bouillant : celui de la transformation du périphérique. L'annonce a été faite lors d'une conférence de presse réservée aux participants de Jeux Olympiques de Paris 2024. En clair, la voie du périphérique réservée aux bus des athlètes, aux voitures des officiels, aux forces de l'ordre et aux secours durant la compétition sera pérennisée à l'issue de l'événement et réservée aux bus, taxis et au covoiturage. D'après l'adjoint écologiste aux mobilités d'Anne Hidalgo, David Belliard, le périphérique de comptera plus que trois voies en 2030 contre quatre actuellement. La place gagnée sera alors convertie en zone verte avec la plantation de 20 000 arbres, soit un total de 70 000 de plus dans la capitale et ses alentours d'ici la fin de la décennie.Cette nouvelle ceinture verte passera aussi par la rénovation des portes de Paris, transformées en places, dont 5 seront livrées avant 2024. Objectif : proposer un cadre de vie plus harmonieux, et plus agréable d'après la marie. Petite subtilité toutefois dans ce dossier, même si le périphérique est une infrastructure municipale, la mairie doit absolument avoir l'accord de l'État pour engager ces travaux. Selon la préfecture de police, le périphérique fait ainsi partie des voies pour lesquelles la maire de Paris doit je cite « communiquer les projets de modification avant leur mise en œuvre ». Pour l'instant, « seul le principe d'une voie réservée [pour les JO] a été validé » précise la préfecture.De son côté, l'opposition de droite ne voit pas du tout ce projet d'un bon œil. Dans un communiqué, le parti les Républicains estimait je cite que « pas la moindre étude d'impact n'a été versée au débat pour analyser les conséquences d'une telle décision pour les Parisiens et les Franciliens » fin de citation. De son côté, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, avait fin 2021 organisé une consultation en ligne dans laquelle 90% des votants s'étaient opposés à la suppression d'une voie sur le périphérique. Selon la région, 40% des trajets sont de banlieue à banlieue et 80% des usagers e sont pas parisiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 22, 20222 min

Une route « solaire » pour produire de l'énergie renouvelable ?

Connaissez-vous le projet Dromotherm ? Probablement pas, et pourtant, il pourrait s'agir d'une grande avancée en terme de production d'énergie renouvelable. Lancé pleinement en 2019, ce projet est un démonstrateur qui valorise durant toute l’année l’énergie thermique de la route pour ensuite chauffage des bâtiments à proximité. En captant puis en stockant l'énergie solaire, la route peut ainsi devenir productrice d'énergie renouvelable.Porté à la fois par la région Auvergne Rhône-Alpes, le Locie (Laboratoire Optimisation de la Conception et Ingénierie de l'Environnement), le Cerema (centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), l'Institut Pasteur ainsi que les entreprise Eiffage et Elydan, le projet Dromother vise clairement à développer de nouveaux modes de production d'énergie renouvelable. Et quoi de mieux que d'utiliser le goudron des routes pour cela ? En effet, l'été étant de plus en plus chaud, les routes pourraient devenir des systèmes de récupération d'énergie solaire à part entière. D'après le Cerema que je cite « les routes constituent un gisement d’énergie thermique très important... Il ne faudrait utiliser que 5 % de la surface totale des routes en France pour couvrir les besoins de chaleur du pays pour un an » fin de citation.Concrètement, le projet s'appuie sur la géothermie de subsurface. L'idée est donc de développer une route récupératrice d’énergie, qui capte l’énergie thermique au niveau du revêtement de la chaussée puis la stocke à proximité d’un bâtiment et la diffuse via un réseau de chaleur ou du chauffage collectif. D'après les explication de Cerema, la chaleur du soleil s’infiltrerait dans des massifs remplis de sable et de gravier, saturés en eau et connectés via un échangeur géothermique à une pompe à chaleur. À noter que faire circuler de l'eau dans le sol contribuerait aussi à réduire les îlots de chaleur. Et une fois l'hiver venu, la chaleur stockée servirait à chauffer des bâtiments et à produire de l’eau chaude via une pompe à chaleur. Un premier prototype est déjà en phase de test depuis 2015 à Egletons en Corrèze, et un second devrait également voir le jour cette année sur le site de l’université Savoie technolac. D'après le Cerema, les tests effectués sur les deux prochaines années seront déterminants pour préparer une éventuelle commercialisation du système. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 19, 20222 min

Que sont les « bombes carbones » qui menacent l'environnement ?

C'est une info qui est passée relativement inaperçue ces derniers jours et qui pourtant pourrait changer beaucoup de choses... en mal. Il y a peu, des chercheurs ont identifié des projets d’extraction de charbon, pétrole et gaz, déjà en opération ou sur le point d'être lancé, et dont les émissions de CO₂ cumulées feraient tout simplement exploser le réchauffement climatique. D'après la revue Energy Policy, le monde compte aujourd’hui 425 « bombes climatiques » -c'est le nom de ces projets- réparties dans 48 pays et prêtes à annihiler les efforts déployés pour préserver la planète.Le champ lexical que j'utilise est sans doute un peu trop alarmiste mais il est à la hauteur de l'enjeu que représentent ces « bombes climatiques ». Car entre le projet Red Hill en Australie, Montney Play ou Christina Lake au Canada, la mine de Hongshaquan en Chine, celles de Hambach et de Garzweiler en Allemagne pour ne citez qu'eux, ce sont potentiellement 1 milliards de tonnes de CO2 qui pourraient être rejetées durant la durée d'exploitation de ces 425 projets d'extraction d'énergies fossiles. D'après eux, cette liste déterminera, en grande partie l’avenir de la planète. Comme le rappelle le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, il est absolument nécessaire de sortir du charbon, du pétrole et du gaz, et je cite « d'accélérer la fin de notre dépendance aux combustibles fossiles. »D'après Kjell Kühne, l'un des auteurs de l'étude parue dans Energy Policy, la question des énergies fossiles, responsables tout de même de 80 % des émissions de gaz à effet de serre, n’a jusqu’ici pas suffisamment été au cœur des négociations climatiques. Je le cité « l’idée des “bombes climatiques” est beaucoup plus tangible et peut aider à savoir comment on peut avoir un impact important et concret dans chaque pays » fin de citation. Au total, plus de 170 des 425 projets et infrastructures n’avaient pas démarré leur production en 2020, sans compter qu'un tiers des projets pétroliers et gaziers proviendraient de sources « non conventionnelles » comme la fracturation hydraulique et les forages offshore en eaux profondes, susceptibles de provoquer davantage de pollution chimique ou des marées noires. Par ailleurs, ces projets d'exploitation de ressources fossiles n'ont pas que des conséquences écologiques... Au Mozambique, des fermiers et pêcheurs auraient déjà été exproprié dans la perspective de construire une usine de gaz naturel liquéfié dans la province de Cabo Delgado. Si la COP26 de novembre dernier à Glasgow en Écosse avait abouti à l'engagement des gouvernements à réduire progressivement le charbon, il n'en est rien concernant le pétrole et le gaz, qui représentent pourtant 60% des émissions de gaz à effet de serre liées aux énergies fossiles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 18, 20222 min

La Grande Barrière de corail quasi intégralement blanche ?

D'après un rapport du gouvernement australien, près de 91% de la grande barrière de corail aurait déjà été touché par un épisode de « blanchissement ». La faute à des vagues de chaleurs de plus en plus importantes et qui pourraient entraîner la disparition de ce joyau naturel bien plus vite que prévu. Cette disparition est-elle inéluctable ou reste-t-il encore un peu de chance pour sauver les coraux ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode !Sur près de 719 récifs étudiés, 654, soit 91%, présentent un niveau élevé de blanchiment des coraux. Entre septembre 2021 et mars 2022, l'autorité maritime de la Grande Barrière de corail à qui l'on doit ce rapport, a procédé à des relevés sur les récifs, établissant que les eaux ont commencé à se réchauffer fin décembre et que les trois principales régions où se situe la barrière ont été frappées par ce phénomène, qui se traduit par une décoloration en raison de l'expulsion des algues qui donnent ses couleurs au corail. À noter que les coraux blanchis ne sont pas mort, et peuvent même se rétablir si les conditions s'améliorent. Mais d'après le rapport, « les coraux fortement blanchis présentent des taux de mortalité plus élevés ».Le timing n'est pas anodin non plus, ce rapport a en effet été publié dix jours avant les élections fédérales australiennes, qui se tiendront ce weekend, samedi 21 mai pour être précis, lors desquelles la politique gouvernementale en matière de protection de l'environnement et de lutte contre le changement climatique sera au cœur des enjeux. Je cite Lissa Schindler, militante à l'Australian Marine Conservation Society, « même s'il est de plus en plus fréquent, le blanchissement n'est pas normal et nous ne devons pas l'accepter comme un état de fait ». En effet le premier ministre Scott Morrisson ne semble pas plus touché que cela par le changement climatique, lui qui a assuré qu'il continuerait d'exporter du charbon tant que la demande existera. D'après Lissa Schindler, « les deux principaux partis doivent se rendre à l'évidence : leurs objectifs climatiques ne sont pas suffisants pour le récif » fin de citation. D'ici quelques jours, l'Unesco doit décider d'une éventuelle inscription de la Grande Barrière de corail sur la liste des sites dit « en péril », après une menace d'exclusion du patrimoine mondial en 2015, qui a poussé l'Australie a lancer un plan de protection nommé « Reef 2050 ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 17, 20222 min

Record d'énergie renouvelable en 2022 ?

D'après l'agence internationale de l'énergie, l'installation de panneaux solaires, d'éoliennes et autres technologies utilisant les énergies renouvelables devrait battre un nouveau record au niveau mondial en 2022. Ce devrait notamment être le cas en Chine et en Europe, avant un ralentissement annoncé dès 2023. À quel point les capacité de production peuvent-elles augmenter ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.En 2021, les nouvelles infrastructures exploitant les énergies renouvelables ont permis d'atteindre 295 gigawatts de capacité supplémentaire. Une tendance qui manifestement se poursuit en 2022 malgré la crise économique engendrée par la guerre en Ukraine, puisque 320 nouveaux GW d'électricité verte devraient être produit en 2022, soit l'équivalent des besoins en courant de l'Allemagne sur un an. Dans le détail, le photovoltaïque représenterait 60% de cette croissance, suivit d'un rebond de l'éolien, qui avait connu une sacré dégringolade avec -32% en 2021 d'après l'AIE.Concernant l'éolien offshore, les installations inaugurées en 2022 devraient surpasser de 80% celles de 2020. Fin 2022, la Chine, pionnière dans ce domaine, devrait dépasser l'Europe pour devenir la première région du monde en terme de capacités d'éoliennes marines. Si l'on regarde plus globalement, l'essor des dispositifs permettant d'exploiter les énergies renouvelables est particulièrement marqué en Chine, en Inde, dans l'UE, en Amérique latine grâce à un puissant soutien de la population. En Europe justement, la croissance du renouvelable a bondi de 30% en 2021, à 36 GW, dépassant le record de 35 GW en 2011, il y a dix ans. Toujours d'après l'Agence Internationale de l'Énergie, Les projets dans les tuyaux pour 2022 et 2023 pourraient donc réduire de façon assez drastique la dépendance de l'UE au gaz russe. A contrario, la croissance globale des énergies renouvelables devrait stagner, voire reculer en 2023 si l'on prend en compte les les politiques en place aujourd'hui, la progression du solaire ne parvenant pas à compenser un déclin de 40% dans l'expansion des projets hydroélectriques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 16, 20222 min

Planter des arbres est-il réellement efficace contre le dérèglement climatique ?

Ce n’est pas la première fois que l’on parle des arbres et de la nature pour contrer le dérèglement climatique dans ce podcast. Si les plantes, le sol, les arbres et les océans bien sûr permettent de stocker du CO2, le raisonnement comme quoi planter des arbres permettrait de sauver la planète est-il vraiment fondé ? Je veux dire, est-ce que c’est aussi simple que cela ? Et bien au risque de vous décevoir, non, ça ne l’est pas, et je vous explique pourquoi dans cet épisode.La seule équation simple et efficace sur laquelle il est impossible d’avoir un doute, c’est que si l’on veut contrer le réchauffement climatique ou a minima, le limiter, il faut réduire nos émissions de CO2. Cela passe donc par réduire la consommation d’énergie fossile, privilégier les transports en commun et les mobilités douces comme le vélo par exemple, limiter ses voyages en avion, consommer local et éviter les importations de l’autre bout du monde, ou encore plus simple, éviter le gaspillage d’électricité, d’eau, ou de chaleur dans son foyer. Ceci dit, on est bien d’accord que sans volonté politique mondiale, ces petits gestes ne serviront pas à grand-chose, si ce n’est vous permettre d’avoir la conscience tranquille, ce qui est déjà très important. Ensuite, le combat contre les émissions de CO2 massives et incontrôlées passe aussi par le développement de technologie pour l’industrie comme le captage du carbone par exemple. Dans un autre registre, planter des arbres joue également un rôle. En effet, le CO2 est une sorte de carburant pour les arbres qui le consomme pour se développer. D’après une étude de 2011, les arbres absorberaient plus de carbone par respiration qu'ils n'en émettent par décomposition.Dans cet esprit, la Chine envisagerait de planter des arbres sur une superficie représentant quatre fois la taille du Royaume-Uni. Ceci dit, certains scientifiques se montrent un peu moins enthousiastes. Ces derniers rappellent en effet que les feuilles des arbres absorbent plus la lumière du soleil que les champs ou les sols nus. Les forêts renvoient donc moins d'énergie solaire vers l'espace, ce qui entraîne un réchauffement. En suivant cette logique, la transformation des forêts en terres agricoles durant l’ère industrielle, donc aux 18 et 19e siècle, n'aurait eu que peu d'impact sur le climat. Quoiqu’il en soit, le débat est lancé et les chercheurs font désormais appel à des modèles informatiques et à des ensembles de données de plus en plus vastes et complets dans l'espoir de déterminer quel est réellement l'impact des forêts sur le climat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 15, 20222 min

Des centres de donnés verts grâce au CNRS ?

Face aux quantités de données toujours plus importantes consommées par les internautes et le recours de plus en plus fréquent aux data centers pour abriter du contenu, vous êtes nombreux à vous demander comment verdir ces centres de données et les rendre moins polluant ? Et bien rassurez-vous, le CNRS s'est saisit de cette question il y a plusieurs mois déjà et aurait un schéma bien tracé pour y parvenir.D'après le rapport 2021 de The Shift Project, la consommation des centres de données représentera environ 5 % de l’électricité mondiale en 2025. Je cite « entre 2010 et 2018 […] le nombre de serveurs a augmenté de 30 %, la capacité de stockage a été multipliée par 26 et le trafic réseau par 11. La cryptomonnaie Bitcoin engendre à elle seule 10 % de la consommation des centres de données » fin de citation. Si l'on ajoute à cela le déploiement de la 5G, le CNRS constate que les centres ne sont remplis en moyenne qu’à 30 %, et note que les géants du Web produisent maintenant leur propre énergie verte pour une grande partie de leurs data centers. Si ce constat global peut aussi bien inquiéter que rassurer sur les différents points abordés, le CNRS précise qu'il est nécessaire d'accentuer les efforts, comme avec les projet Datazero, dont l’objectif principal est de créer des centres de données consommant au maximum 1 mégawatt sans recourir à un fournisseur d’énergie externe.Financés par l’Agence nationale de la recherche (ANR), ces projets s’appuient avant tout sur le photovoltaïque et l’éolien, puis stockent l’énergie dans des batteries pour les fluctuations quotidiennes, ainsi que dans des piles à combustible pour des fluctuations de saison. D'après les conclusions de la première phase de développement, cet objectif d'un mégawatt par data center serait tout à fait atteignable. Concrètement, Datazero est basé sur un algorithme je cite « permettant de dimensionner le centre en fonction des besoins des utilisateurs en nombre de serveurs informatiques d’abord, puis en équipements électriques ensuite (panneaux photovoltaïques, éoliennes, batteries, piles à combustible) » fin de citation. D’autres algorithmes sont également utilisés, notamment pour maximiser l’efficacité énergétique de l’ensemble. Les développeurs se sont inspirés de la théorie des jeux, de la programmation linéaire et des algorithmes génétiques pour concevoir une architecture permettant de limiter la redondance matérielle, tout en conservant une qualité de service maximale et une empreinte carbone minimale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 12, 20222 min

Un drone capable de planter 40 000 arbres par jour ?

Face aux réchauffement climatique, une startup australienne a mise au point des drones capables de planter 40 000 arbres par jours. Plus précisément, le drone largue des graines qui, une fois plantées donneront naissance à des arbres. Objectif : participer à l'enrayement de la déforestation d'ici la fin de la décennie.Souvenez-vous, lors de la COP26 en novembre dernier, plus de 180 pays se sont engagés à combattre la déforestation, avec un budget de 16,5 milliards d'euros mis sur la table. Dans ce contexte, l'entreprise australienne AirSeed a mis au point un drone capable justement de planter 40 000 graines d'arbres par jour ! Concrètement, les machines effectuent un premier vol au-dessus de la zone définie où une intelligence artificielle détermine avec précision les endroits où planter les futurs arbres. À noter que le système est complètement autonome où le drone peut expulser jusqu'à deux graines par seconde. D'après le PDG d'AirSeed Andrew Walker, cette technique serait 25 fois plus rapide et 80% moins chère que les méthodes traditionnelles avec une pouce d'arbre, une pelle et une truelle.Pour que chaque arbre puisse grandir pleinement, les graines sont enveloppées dans du biochar, une poudre de charbon obtenue grâce à la dégradation de déchets agricoles, qui est capable de séquestrer du carbone. Et en plus de protéger les jeunes pousses des oiseaux, des insectes et des rongeurs, cette matière écologique améliore la rétention de l'eau et des nutriments du sol. Un avantage certain qui booste les ambitions d'AirSeed : la startup espère en effet planter 100 millions d'arbres par an dès 2024. Ceci dit, la concurrence sera rude, puisque d'autres entreprises sont également sur ce créneau comme le canadien Flash Forest, ou encore SeedBalls Kenya qui compte également disperser des graines depuis des avions ou des hélicoptères, sans oublier le petit robot A’seedbot qui plantera lui aussi des graines mais dans les zones les plus fertiles du désert saoudien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 11, 20222 min

Twitter : un rachat équivalent au budget des USA pour le climat ?

44 milliards de dollars. C'est la somme qu'Elon Musk, patron de SpaceX et Tesla a dû débourser il y a quelques semaines pour devenir le nouveau patron de Twitter. Une somme colossale, voir démesurée pour beaucoup d'observateurs, et qui mérite encore plus d'être discutée quand on sait qu'il s'agit à peu de chose près de la somme qui sera consacrée en 2023 par les Etats-Unis à la lutte contre le changement climatique.Validé en mars dernier, le budget pour l'année 2023 des Etats-Unis prévoit une enveloppe de 45 milliards de dollars. Une somme qui sera déployée pour accélérer le développement de technologie verte, aider la création d’emplois dans ce domaine, ou encore soutenir les communautés touchées par les catastrophes climatiques comme la montée des eaux, les vagues de chaleur ou les tornades. 45 milliards de dollars, c'est donc le budget qu'une super puissance comme les États-Unis est prête à mettre sur la table pour combattre la crise climatique. De son côté, Elon Musk, consacre une somme quasi identique à l'achat de Twitter je cite « pour s'amuser, sans forcément de rentabilité financière », fin de citation, ce qui pourrait pose quelque peu question. Ceci dit, si le gain n'est pas financier, l'intérêt d'Elon Musk est forcément ailleurs comme une meilleure image pour ses futurs projets entrepreneuriaux et ses idées par exemple, lui qui expliquait début 2021 lors des premiers pas de Joe Biden à la Maison Blanche, être super excité de lutter contre le changement climatique avec le nouveau président.Depuis, les engagements en faveur de la planète de la part d'Elon Musk sont restés assez discret. Et pour certains observateurs, débourser 44 milliards de dollars juste pour s'offrir un réseau social peut paraître, encore une fois, un peu déplacé. Car même dans le monde de la tech et des GAFAM, payer une telle somme semble déraisonnable. En 2014, Whatsapp avait été rachetée par Facebook pour 22 milliards... YouTube avait coûté, et j'ai envie de dire seulement 1,6 milliard à Google en 2006... et plus récemment, c'est Microsoft en 2016 qui s'était adjugé LinkedIn pour 26 milliards de dollars.Dans un autre registre, Twitter annonçait fin avril, avant la prise de pouvoir d'Elon Musk, que les publicités climatosceptiques seraient désormais interdites. Je cite « nous pensons que le négationnisme climatique ne doit pas être monétisé sur Twitter, et que les publicités déformées ne doivent pas détourner les conversations importantes sur la crise climatique » fin de citation. Pour déterminer ce qui relève du déni climatique ou du climatoscepticisme, Twitter fait savoir qu’il s’appuiera sur les connaissances scientifiques actuelles et plus précisément sur les travaux du Giec, cet organisme qui rassemble les pays membres de l’ONU et qui s’appuie sur l’expertise de milliers de spécialistes du climat dans le monde. D'après son dernier rapport, il nous resterait à peine trois ans pour inverser la tendance du réchauffement climatique, sans quoi les dommages causés à la planète serait irréversibles d'après les scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 10, 20222 min

Les cryptomonnaies peuvent-elle réellement devenir vertes ?

Si le Bitcoin et compagnie ont été accusés de consommer énormément d'électricité et de grandement polluer la planète, plusieurs signes indiquent que les mineurs et autres acteurs du secteur agissent concrètement pour verdir leur activité. Mais au-delà d'utiliser de l'électricité décarbonnée, les cryptomonnaies peuvent-elle réellement devenir sans impact sur la planète ? C'est tout du moins ce qu'affirment plusieurs acteurs du secteur que je vous de découvrir dans cet épisode.Selon les chiffres du Cambridge Bitcoin Electricity Network, le Bitcoin représenterait 23 % de la consommation électrique des data centers dans le monde, soit environ 153 térawatts-heure par an. Une donnée très importante qui a poussé plusieurs fermes de minages à se tourner vers les énergies vertes, comme Marathon Digital Holdings ou encore BigBlock Datacenter. Comme évoqué la semaine dernière, près de 6 mineurs sur 10 utiliseraient de l'électricité issue d'énergie renouvelable en 2022, malgré certaines différences observables d'un pays à l'autre. Et cette tendance vers le minage vert pourrait s’amplifier dans les prochains mois. En effet, plusieurs importantes compagnies comme Tesla ont déjà fait part de leur intérêt pour ce sujet, de même que certains pays comme le Salvador qui a adopté cette devise comme monnaie nationale.Autre facteur important : le contexte économique. Je cite Sébastien Gouspillou, patron de BigBlock Datacenter au micro de BFM Crypto, « la transition vers le vert se fait à cause du prix des hydrocarbures. Cette année, je parie qu’on aura un bitcoin vert à 85 % […] Pour nous, chaque mineur qui va sur du charbon est juste stupide » fin de citation. Reste désormais à savoir si ces fermes de minage sont réellement vertes ou pas. BigBlock Datacenter se dit également soucieux du recyclage des machines (cartes graphiques, ordinateurs...) et je cite « stocke toutes les carcasses avant de les envoyer dans un centre de tri en Afrique du Sud ». Difficile de le savoir précisément étant donné la disparité des situations en fonction des pays. Si l'on peut croire la bonne foie des entreprises européennes, en Chines, ces dernières sont majoritairement alimentées par des énergies fossiles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 9, 20222 min

De plus en plus d'énergie verte pour miner le Bitcoin ?

C'est la bonne nouvelle de la semaine en terme de cryptomonnaies : l'utilisation d'énergies renouvelables aurait augmenté de moitié pour le minage du Bitcoin l'an dernier. C'est en tout cas ce qu'à annoncé le Bitcoin Mining Council dans un rapport que je vous propose de découvrir dans cet épisode.Dans cette étude, 44 entreprises qui représentent la moitié de la production du Bitcoin dans le monde, ont eu de plus en plus recours aux énergies vertes l'an dernier pour miner cette précieuse monnaie virtuelle. Autre chiffre encourageant, le minage du Bitcoin ne demanderait que 0,16 % de l'énergie mondiale et n’émettrait que 0,09 % des émissions de carbone de la planète... Au final, la consommation d'électricité du Bitcoin aurait été réduite de 25% en un an.Si le rapport se veut optimiste, les détracteurs des cryptomonnaies soulignent que ces chiffres peuvent être manipulés, car les mesures effectuées ne vont pas plus loin que le premier trimestre 2021, date où le Bitcoin Mining Council n’existait pas encore. De plus, les chiffres qui permettent de déduire l’utilisation du mix énergétique sont seulement comparés avec la consommation d'électricité aux États-Unis, ce qui limite un peu le champ de vision, étant donné que l'Europe et l'Asie sont également des territoires très actif en matière de minage. De leur côté, les acteurs de l’industrie crypto clament haut et fort que le Bitcoin sera miné avec 85 % d'énergies renouvelables en 2025, et qu’il sera entièrement « vert » en 2050. À noter que plus de 19 millions des bitcoins ont déjà été minés sur 21 millions. D'après les dernières estimations, l'ultime jeton devrait être miné dans plus d'une centaine d'années, aux alentours de 2140. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 5, 20222 min

Vers une extinction de masse dans les océans ?

L'une des conséquences majeures du changement climatique reste la hausse des températures, et par conséquent celle des océans. D'après une étude parue dans la prestigieuse revue Science, si l'on ne réduit pas rapidement les émissions de CO2 pour limiter à 2°C maximum la hausse des températures, les océans pourraient tout simplement être décimés d'ici 2300, avec la disparition de milliers d'espèces animales et végétales.Dans le détail, les chercheurs à l'origine de cette étude ont utilisé des modèles analysant le lien entre le réchauffement climatique, la baisse des quantités d'oxygène dans l'eau qui en découle, et les quantités d'oxygène nécessaires pour la survie des espèces. Les résultats obtenus sont sans équivoques : si les émissions de gaz à effet de serre continuent de s'accélérer, alors les océans pourraient connaître d'ici l'année 2300 une extinction de masse comparable à celle survenue il y a 250 millions d'années. À cette époque, la biodiversité marine avait été réduite à son strict minimum sous l'effet combiné d'une hausse des températures et d'un déclin de l'oxygène dans les océans. C'est exactement cette trajectoire que nous suivons en ce moment. Et selon ce scénario, ce sont les océans tropicaux qui perdraient le plus d'espèces, entraînant également des migrations d'espèces vers d'autres zones plus fraîches pour survivre.À noter que ces disparitions de masses toucheraient en particulier les espèces polaires qui n'auraient dès lors plus aucun endroit où se réfugier. Petite note d'espoir toutefois, si l'on parvenait à limiter le réchauffement à 2°C, cette disparition des espèces serait réduire de 70% d'après l'étude. Un moindre mal qui éviterait une extinction de masse, mais n'empêcherait pas la disparition d'un certain nombre d'entre elle tout de même. Je cite les scientifiques, « parce que les extinctions marines n'ont pas progressé autant que celles sur terre, notre société a le temps de renverser la vapeur en faveur de la vie dans les océans […] Où exactement se situe notre avenir entre le meilleur et le pire scénario sera déterminé par les choix de société faits » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 4, 20221 min

Des batteries immortelles grâce au nucléaire ?

Et si la solution aux problèmes de durée de vie des batteries se trouvait dans le nucléaire ? Je sais, ça peut faire peur comme ça et c'est un sujet assez controversé selon les sensibilités politiques... Seulement des chercheurs anglais se sont aperçus qu'ils pourraient utiliser des déchets radioactifs pour les incorporer dans des batteries, ce qui permettrait de rendre ces mêmes batteries quasiment inépuisables. Seul problème : la faible puissance de ce type de batterie.... Si l'idée a de quoi interroger, il est tout de même possible d'y voir un certain nombre de bénéfices que je vous détaille dans cet épisode.Avant toute chose, connaissez-vous le carbone 14 (ou 14C) ? Il s'agit d'un des isotopes du carbone naturellement présent dans la nature. Mais le carbone 14 peut aussi se former de manière artificielle comme dans le cœur d'un réacteur nucléaire. Inutile de préciser que ce carbone 14 issu du nucléaire est radioactif et que ses effets peuvent durer près 5700 ans. Et bien c'est justement parce que cette radioactivité est millénaire que des chercheurs de l'Université de Bristol en Angleterre ont eu l'idée de le réemployer dans des batteries. En fait, les chercheurs veulent extraire le carbone 14 des blocs de graphite issus des anciens réacteurs nucléaires démantelés au Royaume-Uni pour en faire des diamants artificiels.Ces diamants radioactifs pourraient alors servir de batteries presque immortelles. En effet, les chercheurs expliquent que le diamant peut se comporter comme un semi-conducteur, un peu comme le silicium qui permet de produire de l'électricité photovoltaïque à partir des rayons du soleil. Là, le diamant produit de l'électricité non pas photovoltaïque mais bêtavoltaïque, grâce à l'énergie émise par la désintégration radioactive du carbone 14. Le diamant utilisé dans les batteries serait constitué de fines couches de gros grains cristallins, une structure conçue pour empêcher les fuites de rayonnement et minimiser le danger pour la santé humaine. D'après les chercheurs que je cite, « les particules bêta de carbone 14, bien qu'énergétiques, ne voyagent pas très loin. Elles sont encapsulées dans une matrice dense, ce qui signifie que la probabilité que la batterie émette un rayonnement capable de pénétrer la peau humaine est négligeable » fin de citation.Seul problème, car il y en a un, sinon cela ferait un moment que le nucléaire aurait été utilisé à cette escient, ces batteries aux diamants radioactifs sont bien moins efficaces que les autres. À titre de comparaison, la capacité de stockage d'une pile AA par exemple, est de l'ordre de 700 joules par gramme. Celle d'une batterie au diamant radioactif serait d'environ 15 J/g. Or, la pile AA se vide en seulement quelques heures ou quelques jours, quand celle au diamant radioactif peut tenir près de 6.000 ans avant que le courant produit soit divisé par deux. Autres atouts des batteries au diamant radioactif : leur petite taille et leur robustesse, car elles tiennent dans moins d'un centimètre cube, ne sont sensibles ni aux hautes températures, ni à l'humidité, ni aux environnements corrosifs. La société Arkenlight, qui travaille au développement industriel de ces piles avec l'Université de Bristol espère commercialiser un premier produit dès la fin 2023. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 3, 20223 min

Remplacer les éoliennes par des cerfs-volants ?

Si l'énergie éolienne a beaucoup de potentiel, sa principale technologie du même nom n'en est pas moins critiquée sur de nombreux points. Rendement trop faible, intermittence, perturbation des oiseaux, gâchis du paysage... Les arguments sont légions. C'est donc pour tenter de réconcilier l'opinion général avec cette énergie que la startup allemande Kitekraft a mis au point d'immenses cerfs-volants capables de produire de l'électricité sans les inconvénients que je viens de vous énoncer.Direction Munich en Allemagne où Kitekraft propose ses cerfs-volants reliés au sol via un câble de plusieurs centaines de mètres. Concrètement, l'appareil reste au sol lorsqu'il pleut, mais plane à travers les nuages dès lors que la météo est au beau fixe. Huit petits moteurs l'aident à décoller et à atterrir. Ses rotors eux, se transforment en éoliennes miniatures une fois que l'engin commence son travail, c'est à dire à effectuer des figures en forme de huit, poussé par la force du vent. Le courant généré transite ensuite par le câble, puis se retrouve directement injecté dans le réseau. En flottant à plusieurs centaines de mètres du sol, ces éoliennes volantes réussissent à capter des vents bien plus puissant, tout en restant très peu visible à l’œil nu et donc suffisamment discret pour ne pas créer de gêne visuelle ni sonore.Par ailleurs, ces éoliennes aéroportées façon cerf-volant seraient bien plus économes en matériaux que leurs pendant terrestre. D'après une étude de l'association Airborne Wind Europe publiée en 2021, un parc de cerfs-volants de 50 mégawatts requerrait 913 tonnes de matériaux pour une durée de vie de 20 ans, contre 2 868 tonnes pour un parc éolien standard composé d'acier, de béton et de plastique. La start-up allemande évoque même un gain de plus de 90% et rappelle que cette sobriété permet de réduire considérablement l'empreinte carbone de l'installation. Si Kitekraft n'est qu'en phase de test avec ses prototypes pour l'instant, l'idée serait de commercialiser ses premiers exemplaires d'ici à 2024 avec une base en aluminium de dix mètres d’envergure, capables de produire jusqu’à 100 kW. Par la suite, un modèle deux fois plus grand devrait voir le jour, permettant de produire jusqu'à cinq fois plus d'énergie.Selon les chiffres de l’Association mondiale de l’énergie éolienne, la puissance cumulée de toutes les éoliennes en service sur la Terre était de 840 GW en 2021... De quoi assurer plus de 7% de la consommation mondiale d’électricité. Si la quasi-totalité de ces installations s'appuient sur des éoliennes terrestres et offshore, cette troisième voie offerte par les éoliennes cerf-volant pourrait tout à fait se montrer complémentaires, voir supplanter à l'avenir les éoliennes classiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 2, 20222 min

Modifier les arbres pour qu'ils retiennent davantage de carbone ?

Connaissez-vous la startup californienne Living Carbon ? Il est fort probable que non et pourtant, si son projet finit par aboutir, cela représenterait une petite révolution pour la protection de l’environnent. Car vous le savez, les arbres sont de précieux alliés comme les plantes et les océans pour séquestrer le carbone que nous émettons dans l'atmosphère. Cette quantité étant limitée, l'objectif de cette entreprise spécialisée dans les biotechnologies serait de modifier génétiquement les arbres pour augmenter cette capacité de stockage du CO2.Pour que les arbres capturent plus de carbone l'entreprise veut leur ajouter des gènes de citrouilles et d’algues vertes afin de stimuler la photosynthèse, ce qui mécaniquement augmenterait la quantité de carbone qu’ils sont capables de stocker. Pour rappel, la photosynthèse permet aux plantes de convertir le carbone en sucre et nutriments. Comme l'explique Yumin Tao, directeur scientifique de l’entreprise, le processus dépend essentiellement d’une enzyme centrale, appelée RuBisCo, qui extrait le dioxyde de carbone de l’air mais capture dans le même temps de l’oxygène. Cette réaction, nommée « oxygénation », produit une substance toxique appelé glycolate qui je cite gaspille non seulement de l'énergie, mais provoque une perte importante du carbone qui avait été capturé, et donc qui est à nouveau libéré dans l'air » fin de citation.Si Yumin Tao n'explique pas comment citrouilles et algues vertes permettraient concrètement d'atteindre un tel résultat, il affirme qu'en mêlant plantes et technologie, Living Carbon pourrait je cite « améliorer la biomasse de plus de 50 % [au sein de l’arbre], ce qui est probablement impensable avec les méthodes traditionnelles » fin de citation. Pour l'instant, l’expérience ne se limite qu'aux peupliers, puisqu'il s'agit d'une espèce facile à manipuler par la technologie mais aussi très bien connue des scientifiques. D’après les premiers résultats, les quantités de glycolate observées ont bien été réduites. Pour rappel le glycolate est une substance qui en gros force l'arbre à rejeter du carbone, comme on l'a vu précédemment. Ceci, la technique de Living Carbon ne pourrait pas être appliquée sur tous les arbres puisque je cite Yumin Tao « certains arbres qui contiennent essentiellement les mêmes éléments génétiques ont des taux de photosynthèse différents simplement à cause des interactions entre les gènes ». Son partenaire, l’Université de l’Oregon va maintenant entrer dans une phase de quatre année de tests en pleine nature pour confirmer les résultats obtenus en laboratoire. À terme, Living Carbon espère pouvoir augmenter durablement la capacité de stockage de carbone des arbres, et ainsi, contrer ou à minima limiter l'action des gaz à effet de serre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 1, 20222 min

Des moustiques « OGM » pour préserver l'environnement ?

Vous connaissiez le maïs OGM destiné à pousser sans avoir besoin de beaucoup d'eau ? Et bien aujourd'hui, place au moustiques génétiquement modifiés, qui au lieu de résoudre les problèmes de faim dans le monde, pourraient tout simplement sauver la biodiversité, ou a minima, la préserver. Je sais, ça peut paraître étonnant étant donné qu'avec un demi-million de victimes chaque année, le moustique est l'espèce la plus meurtrière pour l'Homme. Qu'à cela ne tienne, une société britannique est bien décidée à relâcher deux milliards de moustiques OGM pour justement réguler de façon naturelle la population des moustiques, et ainsi préserver l'environnement.Depuis plusieurs années, des entreprises comme l'américain Google ou l'anglais Oxitec expérimentent de nouvelles manières de diminuer la population de moustiques. L'entreprise Britannique a par ailleurs déjà procédé à des lâchers de moustiques OGM ces dernières années, avec un résultat assez satisfaisant qui aurait permis de limiter leur prolifération. Plutôt que de relâcher à nouveau 750 millions de moustiques OGM dans la nature Oxitec devrait prochainement en libérer deux milliards ! Ceci dit, de quels moustiques parle-t-on ? Concrètement ce seront tous des mâles appartenant à l'espèce Aedes aegypti. Objectif : que ces derniers se reproduisent avec des femelles, qui donneront naissance à des larves non-viables. En clair, ces larves mourront toutes avant l'âge adulte, empêchées par les gênes du mâle de produire une protéine nécessaire à leur développement.D'après les scientifiques, ces moustiques génétiquement modifiés seraient inoffensifs pour l'environnement. Il s'agirait même d'une méthode a priori moins risquée que le fait d'assécher les zones humides où prolifèrent les moustiques, ou bien de pulvérisation de l’insecticide qui tue également d'autres insectes comme les abeilles. Ainsi, cette technique réduirait mécaniquement la population de moustique sans l'éradiquer totalement. La modification génétique apportée ne serait pas non plus néfaste pour l'alimentation de leurs prédateurs, comme les oiseaux et les chauves-souris d'après les chercheurs, ni même pour l'homme, étant donné qu'il ne s'agit que de mâles et que ce ne sont que les femelles qui piquent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 28, 20222 min

Pourquoi la Chine augmente sa production de charbon ?

Quand de nombreux pays tentent de réduire leurs énergies fossiles, le plus gros pollueur de la planète -la Chine- a décidé de faire l'exact inverse en augmentant sa production de charbon cette année. Pourquoi le gouvernement a-t-il changé son fusil d'épaule peu de temps après voir annoncé des efforts massifs pour atteindre la neutralité carbone dans les décennies à venir ? Il semblerait que les intérêts à court terme soient tout simplement plus fort que les préoccupations environnementales.Au total, la Chine produira 300 millions de tonnes de charbon supplémentaires en 2022, ce qui représente une hausse de 8% par rapport à l’année dernière, où 4 milliards de tonnes de charbon avaient été produites, et qui constituait déjà à l'époque un record historique. Concrètement, les mines actuellement exploitées produiront davantage. Ensuite, de nouvelles mines devraient prochainement être ouvertes, notamment dans la zone d’Ordos en Mongolie intérieure, ainsi qu'au nord du pays où les réserves sont estimées à 2 milliards de tonnes. Au final, la Chine solidifie un peu plus sa place de producteur n°1 de charbon avec la moitié de la production mondiale. À noter que son mix énergétique dépend à 60% de cette énergie fossile, ce qui mécaniquement, fait également du pays le premier pollueur du monde... Augmenter la production de charbon ne devrait certainement pas arranger les choses.En fait, la Chine vise un objectif économique à très court terme, à savoir je cite « maintenir une vie normale [et poursuivre le développement économique du pays dans une logique de croissance et d’essor de la consommation interne] ». Pour ce faire, il lui faut donc beaucoup d'électricité, qui à coup sur proviendra du charbon. Autre objectif, intensifier son indépendance énergétique et carrément se passer de toute importation à moyen terme. Un tel constat est étonnamment contradictoire avec la volonté affichée du pays de lutter contre le réchauffement climatique. À l'automne dernier, le pays s’était engagé à atteindre son pic d’émissions en 2030 pour atteindre la neutralité carbone en 2060 via des investissements massifs dans les énergies alternatives. Sur ce point, trois nouvelles centrales nucléaires seront construites dans les années à venir. Également, le pays poursuit son projet emblématique : produire dans le désert de Gobi 455 gigawatts d'électricité d'ici 2030, soit quasiment le double de la production totale des États-Unis. Paradoxalement, la Chine représente à la fois l’essor du pire avec le charbon, mais aussi le développement du meilleur étant donné qu'elle est leader dans la production d'énergies renouvelables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 27, 20222 min

Rafraichir les villes avec des bâtiments en forme de nuages ?

Les effets du changement climatique se font de plus en plus ressentir ces dernières années avec des vagues de chaleur régulières, notamment en ville. C'est donc pour tenter de vivre au frais que le studio de design Framlab, basé en Norvège et aux Etats-Unis, travaille sur un projet de boîtes placées au-dessus des rues, entre les bâtiments, intitulé : Projet Oversky. Actuellement présenté à une exposition consacrée à l’architecture et au changement climatique en Suède, ce système pourrait avoir bien des vertus. Je vous détaille tout ça dans cet épisode.D'après les concepteurs d'Oversky que je cite, « le revêtement des modules utilise une technique appelée refroidissement radiatif. Grâce à l'ingénierie nanophotonique, une structure de matériau semblable à de la mousse avec des poches d'air à l'échelle nanométrique est conçue pour réfléchir la lumière du soleil et le rayonnement dans une bande étroite du spectre lumineux » fin de citation. Traduction : cette structure agira comme une sorte de miroir, épargnant le sol de subir l'effet grille pain avec le béton ou le goudron. Par ailleurs, la structure de la mousse devrait permettre de canaliser et collecter l'eau de pluie qui refroidira l'intérieur des boîtes, et grâce à un réseau de tuyaux, permettra d'alimenter les bâtiments voisins avec cette même eau de pluie. À noter que l'eau pourra également être aspergée sous forme de brume directement dans les rues. De plus, un revêtement extérieur en dioxyde de titane devrait permettre la purification de l'air en décomposant les polluants atmosphériques.Par ailleurs, chaque module ne resterait pas vide d'après les designers, qui y voient déjà des lieux culturels, des studios d'art, des bureaux ou même des salles de cinéma, avec accès par escalier depuis la rue. Pour l'instant, aucune estimation du coût n'a été révélé pour ce projet. Mais étant donné qu'il s’agit avant tout d’un projet de recherche, je cite Framlab, « il est important de souligner qu'Oversky cherche à explorer des moyens alternatifs et zéro émission pour garder nos villes au frais » fin de citation. Les modules placés au-dessus des rues doivent s’intégrer dans une stratégie plus globale d’atténuation de la chaleur des villes, expliquent les designers. Si Oversky ne peut pas voir le jour en tant que tel, la recherche sur les matériaux pourrait être utilisée dans d’autres applications. À cette allure, les chercheurs estiment que la température sur l'ensemble du globe pourrait augmenter de 4 degrés d'ici 2100. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 26, 20222 min

Réintroduire 20 espèces animales pour sauver le monde ?

D'après une étude du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, réintroduire une vingtaine de grands mammifères dans la nature permettrait de restaurer la biodiversité sur près d'un quart du globe, et donc de contrer le réchauffement climatique. Si ce constat peut paraître étonnant, il n'en est pas moins intéressant à bien égards. Aller, je vous propose de plonger un peu plus en détail dans cette étude.D'après cette fameuse étude de l'organisation Resolve et du Programme pour l'Environnement des Nations Unies, l'Unep, certains grands mammifères parfois mal aimés pourraient tout simplement changer une bonne partie de la planète. Dans le détail, 7 prédateurs et 13 herbivores ont été identifiés comme étant indispensables à l'équilibre écologique de différentes régions du globe :-en Europe, il s'agirait de faire revenir le bison, le castor d'Eurasie, le renne, le loup et le lynx-en Asie, on parle davantage de chevaux et des loups sauvages dans l'Himalaya, ce qui augmenterait de 89 % le nombre de grands mammifères dans la région.-pour l'Afrique, comptez davantage sur les hippopotames, les guépards, antilopes et lions, ce qui permettrait sans doute de doubler la biodiversité.-en Amérique du Nord, la réintroduction ciblée ou l'amélioration de la protection des ours noirs, du bison et du glouton pourrait également avoir un impact majeur sur la faune et la flore.-et enfin en Amérique du Sud, la réintroduction du jaguar, du cerf des pampas, du cerf des marais et du pécari à lèvres blanches permettrait de je cite de « renaturer des centaines de milliers de kilomètres carrés ».Alors, réintroduire des animaux c'est bien. Mais comment cela aidera la nature ? Selon l'Unep, seulement 15 % des terres du globe sont actuellement occupées par de grands mammifères. La réintroduction de ces espèces clés, sur des zones identifiées et adaptées, permettrait à la biodiversité de se restaurer sur un quart la Terre grâce à leur action sur la chaîne alimentaire. Par exemple, la réintroduction du loup dans le parc national Yellowstone aux États-Unis dans les années 1990 a permis aux rivières et prairies de se régénérer, car ils forcent les herbivores, comme les cerfs, à se déplacer sans cesse. La végétation a pu davantage se renouveler et se diversifier, permettant à de nombreuses espèces menacées de se multiplier à l'image des castors, qui à leur tour ont permis aux poissons des rivières de davantage se reproduire, et ces poissons de nourrir d'autres espèces.Côté émission de CO2, une plus grande biodiversité végétale et animale permet de séquestrer davantage de dioxyde de carbone dans le sol. Tout comme les océans, les forêts et les prairies sont de véritables puits de carbone. L'équation est simple, plus la diversité végétale est importante, plus le CO2 peut-être capturé de façon naturelle dans le sol. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 25, 20222 min

Carbonalyser : une extension pour surveiller votre pollution web ?

Vous le savez, internet joue un rôle important dans ce qu’on appelle la pollution numérique… Et pour cause, la consommation électrique des services de streaming, des sites d’hébergement de vidéo, des jeux en ligne ou encore de certains médias sont responsables d’une part importante des émissions de CO2 imputées au web. Dès lors, il revient aux internautes d’adapter leurs comportements sur internet s’ils souhaitent préserver la planète. C’est donc dans cette optique que l’extension web Carbonalyser a été développée par un groupe bien connu dans ce domaine : The Shift Project. Petite présentation en détail de ce qui pourrait prochainement devenir l’un de vos outils préférés.Carbonalyser est une extension web pour le navigateur Firefox, permettant d'analyser votre navigation internet en arrière-plan et fournir de précieuses infos sur votre comportement. En cliquant sur l’icône, vous pouvez alors visualiser le top 5 des sites les plus consommateurs en bande passante qui vous visitez, connaitre votre temps de navigation, la quantité totale de données transférées, les estimations de la consommation électrique totale engendrée par votre navigation en kWh, ainsi que son équivalent en grammes de CO2 émis. Pour mieux comprendre votre impact environnemental, l’extension propose même une conversion de vos émissions de CO2 en kilomètres parcourus en voiture ou en nombre de recharges de smartphone. À noter qu’une version pour Google Chrome est en cours de développement. Pour les connaisseurs, le projet est disponible sur GitHub de manière totalement libre.Pour fournir des chiffres suffisamment précis, Carbonalyser se base sur trois consommations électriques distinctes :-la consommation électrique du terminal utilisé (donc un smartphone, tablette ou un ordinateur)-la consommation électrique des infrastructures réseau ;-et la consommation électrique provenant des serveurs impliqués dans les transferts de données.Ensuite, l'ensemble de la consommation électrique est converti en émission de GES. Sur ce point, Carbonalyser prend en compte le facteur d'émission de CO2 du mix électrique, donc les sources d'énergie utilisées pour la production d'électricité dans la zone géographique de l'utilisateur. En France ce facteur d'émission est en moyenne de 0,035 kilogrammes de CO2 par kWh.À ce jour, le numérique représente 3,7 % des émissions totales de CO2 dans le monde. Dans le détail, la vidéo en ligne génère 60 % des flux de données, soit plus de 300 millions de tonnes de CO2 par an. Dans les 40 % restants, la moitié du trafic est générée par des usages hors vidéo et l'autre moitié par le streaming TV, les communications vidéo type Google Meet ou Skype ou encore les jeux-vidéos et plus étonnant, la vidéosurveillance. Ajouter l’extension Carbonalyser : https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/carbonalyser/Rapport « Lean ICT - Pour une sobriété numérique » : https://theshiftproject.org/article/pour-une-sobriete-numerique-rapport-shift/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 24, 20222 min

La belle histoire de Manningtree, la ville « sans plastique »

Direction Manningtree en Angleterre pour l'histoire du jour. Cette petite ville de 800 habitants au bord de la mer du Nord vient d’obtenir le statut de "free plastic community", ou "ville sans plastique" en français, décerné par l’association de protection de l’environnement Surfers Against Sewage. Le couronnement de deux ans de travail acharné pour convaincre, changer les habitudes et réinventer le quotidien. Pourtant rien n'était gagné d'avance. Car ce n'est pas la ville, ni une quelconque entité administrative qui a décidé de cela, mais une mère de famille de 40 ans du nom de Bekki Bibko. C'est en 2020 alors qu'elle trie ses poubelles qu'elle réalise que le bac de recyclable déborde autant que celui des ordures ménagères. Son constat : trier ne fait pas baisser les quantités de déchets. Désireuse de faire changer les choses, elle se tourne alors vers les commerces, les entreprises, parvenant même la mairie à se rallier à sa cause. Est alors organisée une première marche de ramassage des déchets autour du village rassemblant 70 personnesRapidement, l'initiative prend de l'ampleur et évolue. Fini les sacs poubelles, place aux sacs réutilisables. La fois suivante en fin de parcours, plusieurs arbres sont plantés sur une place. Deux ans plus tard, c'est l'intégralité du village qui est engagée aux côté de Bekki Bibko pour réduire la production de déchets plastiques et ainsi préserver l'environnement. Depuis, la fête annuelle s'est également transformée pour devenir un événement zéro déchets, au point d'obtenir ce fameux label "ville sans plastique". Pour Bekki Bibko, ce label prouve qu'il est possible de se passer des déchets. Je cite ses propos rapportés par la BBC, « je pense que nous sommes tous les locataires temporaires de cette planète, et il est de notre devoir de laisser ces territoires en bon état [...] pour cela, il y a la question des déchets, mais j’espère qu’on pourra entamer des changements plus forts, sur les transports, l’agriculture, et plus nous serons nombreux, plus nous pourrons le faire » fin de citation.En 2019, plus de 460 millions de tonnes de plastiques ont été produites dans le monde, générant 353 millions de tonnes de déchets, dont moins de 10 % ont été recyclées, sans compter que près d'un quart ont été abandonnées dans des décharges sauvages, brûlées à ciel ouvert ou rejetées dans la nature, d'après les dernières données de l’OCDE. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 21, 20222 min

La fin des contraintes météo pour l'électricité photovoltaïque ?

L'une des principales critiques énoncée contre l'énergie du soleil n'est autre que son intermittence. En effet, pour produire de l'électricité grâce aux panneaux photovoltaïques, il faut du soleil. Ceci dit, tout cela pourrait bientôt devenir obsolète grâce à l'invention de chercheurs suédois : une solution capable de produire de l'électricité grâce à l'énergie solaire, mais sans avoir à se préoccuper du beau temps ! Ça peut paraître étonnant, mais ne vous en faites pas, je vous détaille tout ça dans cet épisode !Des chercheurs de l’université Chalmers en Suède expliquent avoir trouvé je cite « une façon radicalement nouvelle de produire de l'électricité à partir de l'énergie solaire […] indépendamment de la météo et de l'emplacement géographique, le tout sans provoquer d'émissions de CO2 » fin de citation. Concrètement, la technologie proposée se base sur le Molecular Solar Thermal Energy Storage Systems, que l'on abrégera en Most pour plus de lisibilité... Au cœur de ce système, une molécule composée de carbone, d’hydrogène et d’azote, spécialement conçue de manière à ce qu’elle se transforme lorsqu’elle est exposée à la lumière naturelle... En clair, ses atomes se réarrangent pour devenir particulièrement riche en énergie, le tout pouvant être ensuite stocké sous forme liquide pour une une utilisation ultérieure, la nuit ou l'hiver en cas de besoin par exemple. Un catalyseur libère alors l’énergie stockée sous forme de chaleur tout en redonnant à la molécule sa forme d’origine, la transformant ensuite en électricité via un générateur thermoélectrique, prenant la forme d'une puce ultramince, qui pourrait être intégrée dans des smartphones, des écouteurs ou des montres connectées par exemple. Voilà grossièrement résumé le principe du Most.Mais au-delà de cette avancée déjà très intéressante, les chercheurs assurent que l’énergie peut être stockée de cette façon pendant 18 ans. En conclusion, je cite le communiqué des chercheurs « cela signifie que nous pouvons utiliser l’énergie solaire pour produire de l’électricité indépendamment de la météo, de l’heure de la journée, de la saison ou de l’emplacement géographique. Jusqu’à présent, nous n’avons produit que de petites quantités d’électricité, mais les nouveaux résultats montrent que le concept fonctionne vraiment. Cela semble très prometteur. » fin de citation. Une fois au point et pleinement efficace, ce système pourra peut être rehausser la part d'électricité verte produite dans le monde qui aujourd'hui n'est que de 15% contre 85% pour l'électricité issue des combustibles fossiles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 20, 20222 min

Une lampe solaire source de lumière et d'eau potable ?

Afin de venir en aide aux populations les plus démunies, un architecte néo-zélandais a inventé un dispositif permettant de se procurer à la fois de la lumière et de l'eau potable. Son installation tire aussi bien parti de l'énergie solaire que du sel contenu dans l'eau de mer, et qui a reçu l'an dernier le Lexus Design Award.Le manque d'eau potable touche environ 2 milliards de personnes sur la planète, soit pratiquement un quart du monde. Pour réparer cette inégalité avec les pays développés, l'architecte néo-zélandais Henry Glogau a mis au point le Solar Desalination Skylight. Ce dispositif prend la forme d'un lustre accroché au plafond, aux parois transparentes, installé des deux côtés du toit et équipé d'un tube en plastique d'environ un mètre de long. En plaçant son extrémité dans une bassine remplie d'eau salée et en actionnant à la main une petite pompe, l'eau remonte jusque dans la lampe. Les rayons du soleil chauffent sa partie supérieure durant la journée, ce qui transforme l'eau liquide en vapeur, laquelle est évacué dans un système de condensation permettant de récolter de l'eau douce via un petit robinet. Le sel capté au cours de ce processus n'est pas jeté, puisqu'il sert à alimenter douze batteries contenant du cuivre et du zinc. L'énergie produite est alors suffisante pour activer des bandes LED permettant d'éclairer une pièce durant toute la nuit.Pour l'instant, le Solar Desalination Skylight a été testé en conditions réelles à Antofagasta au Chili, et a permis à la famille qui en bénéficiait d'obtenir chaque jour environ 44 centilitres d'eau potable. Un résultat assez faible mais tout de même très encourageant. Récompensé par le Lexus Design Award 2021, Henry Glogau espère désormais déployer le Solar Desalination Skylight à grande échelle, quitte à utiliser des matériaux encore moins chers pour la fabrication, comme des canettes ou des bouteilles plastiques recyclées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 19, 20222 min

Des milliers de nouveaux virus découverts dans l’océan ?

C’est une découverte que l’on pourrait croire tout droit sortie d’un scénario de science-fiction… Des chercheurs américains ont expliqué que le nombre de groupes biologiques dans lesquels sont classés les virus dont nous connaissons l’existence à ce jour ne serait pas de 5 comme proposé par le prix Nobel de médecine David Baltimore, mais plutôt de 10. Alors comment passer du simple au double ? Et bien avec la découverte de plus de 5500 nouveaux virus inconnus repérés dans l’océan.Dans le détail, des chercheurs de l’université de l’Ohio aux Etats-Unis ont analysé près 35.000 échantillons d’eau issus de plus de 120 régions différentes dans le monde, pour un résultat effarant : la découverte de plusieurs milliers de virus à ARN jusque-là inconnus. L'astuce employée par les microbiologistes était de travailler sur une protéine partagée par tous les virus à ARN, ou plus précisément, le gène qui code cette protéine, car il comporte de petites différences qui peuvent aider à distinguer un type de virus d'un autre. Concrètement, les chercheurs ont examiné une base de données de séquences d'ARN de plancton collecté par l'expédition Tara Oceans, notamment parce que le plancton est un hôte commun pour les virus à ARN, le tout en partant du principe que plus des gènes sont similaires, plus les virus qui les portent sont probablement étroitement liés. Grâce à l'intelligence artificielle et à une analyse approfondie, ce sont donc 5.504 nouveaux virus à ARN qui ont été mis à jour. Les scientifiques croient même avoir trouvé en Taraviricota – c’est le nom un groupe biologique présent dans tous les océans -, le chaînon manquant dans l'évolution des virus à ARN que la communauté scientifique recherche depuis longtemps.À noter que les virus à ARN jouent un rôle majeur dans la nature, puisqu’en infectant toutes sortes d'organismes, ils influencent les environnements et la chimie des organismes. Ils pourraient ainsi avoir un rôle à jouer sur la façon dont les océans s'adaptent au changement climatique, et sur la façon dont les océans absorbent et stockent la moitié du carbone que nos activités rejettent dans l'atmosphère. Cependant, les chercheurs ignorent toujours quels organismes ces nouveaux virus à ARN infectent, notamment parce que les fragments de génomes dont ils disposent sont incomplets et particulièrement difficiles à déchiffrer. Si vous ne le saviez pas déjà, les virus à ARN diffèrent des virus à ADN classiques, puisqu’ils évoluent beaucoup plus rapidement, on en a eu la démonstration avec la COVID-19. Ceci dit, les virus à ARN dans leur diversité infectent aussi bien les humains que les plantes ou les animaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 18, 20222 min

Bénéfriches : un outil pour réhabiliter les bâtiments abandonnés ?

Vous habitez sans doute à proximité sans y prêter attention, surtout si vous êtes en ville, les friches et bâtiments abandonnés sont légion sur notre territoire. Autant de murs qui aujourd’hui ne servent à rien malgré un potentiel de réutilisation bien présent. Mais depuis 2018, la loi Climat et Résilience fait figurer l’objectif de zéro artificialisation nette des sols d’ici 2050… autrement dit, l’interdiction d’artificialiser davantage de terres que celles qui ont été abandonnées. La base de cette politique consiste donc à renaturer des espaces laissés à l’abandon et donc à réhabiliter les friches. C’est là qu’entre en jeu Bénéfriches, un outil conçu par l’ADEME, l’agence française pour l’environnement… et vous allez voir, son utilité dépasse de loin ce qu’on pourrait imaginer.Mis au point l’an dernier Bénéfriches est un tout nouvel outil développé pour le compte de l’ADEME avec le soutien du bureau d’études Arcadis et d’Efficacity. S’il s’adresse avant tout aux collectivités et aux aménageurs, tout le monde pourrait éventuellement en avoir l’utilité puisqu’il permet d’évaluer les coûts ainsi que les bénéfices socio-économiques et environnementaux liés à la reconversion des friches, comparée à l’inaction ou à l’extension urbaine. Dans le détail, Bénéfriches analyse les différents scénarios possibles telles que la reconversion des friches en logements, la renaturation, l’implantation de parcs photovoltaïques, le développement de projets d’agriculture urbaine, la réhabilitation de bâtiments existants, ou encore l’occupation temporaire dans l’attente de d’une reconversion ultérieure. C’est ensuite dans un simple tableau Excel que les impacts de chaque scénario sont évalués : sur les émissions de gaz à effet de serre, l’étalement urbain, les riverains ou encore la santé et l’emploi.Pour le moment, des essais ont été menés à Sevran, à l’occasion d’un projet de reconversion de la friche industrielle Kodak en parc paysager à haute valeur écologique. Dans ce cas précis, Bénéfriches a permis d’estimer les bénéfices socio-économiques d’une telle reconversion à 23,6 millions d’euros. L’outil a également estimé que 90% de ces bénéfices iraient aux riverains, lesquels verraient leur qualité de vie, la valeur de leur bien immobilier ou encore la qualité de l’air augmenter significativement. À ce jour, l’ADEME estime à 150 000 hectares la surface des friches en France, qu’il s’agisse d’anciennes activités industrielles, commerciales ou agricoles. Entre 2010 et 2016, l’Ademe a aidé à financer 95 opérations de réhabilitation de friches en apportant 38,5 millions d’euros, sur un total de 217 millions d’euros de travaux de dépollution. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 17, 20222 min

Faut-il exploiter les fonds océaniques pour leurs minerais ?

Si nous extrayons la plupart de nos matériaux directement depuis le sol pour en faire des batteries, des puces ou encore des cartes graphiques par exemple, le fond des océans pourraient également regorger d'importantes quantités de métaux, comme le cuivre, le zinc, l'or, l'argent ou le plomb... Autant de ressources connues depuis déjà une dizaine d'années suite à la découverte des cheminées hydrothermales, à environ 4.000 mètres de profondeur. Face à des besoins toujours plus importants pour construire les technologies vertes de demain, faut-il exploiter les fonds océaniques ? Cela ne risquerait-il pas de détériorer la biodiversité sous-marine ? Tant de questions auxquelles il n'est pas si facile de trouver une réponse ferme et définitive.D'après la communauté scientifique, plus d'un million de tonnes de sulfures de fer sont produites tous les cent ans par ce processus de minéralisation que sont les cheminées hydrothermales. En sommes, ce sont des quantités similaires aux gisements terrestres. On sait aujourd'hui que les plaines abyssales, donc tout au fond des océans sont à cette heure très riches en minerais, et plus particulièrement en manganèse, fer, cuivre, nickel et cobalt. Pourtant, leur origine est assez mal comprise par les scientifiques. Difficile de savoir donc si le processus de formation est rapide ou lent, même si ces derniers optent plutôt pour la deuxième option. Quoiqu'il en soit, c'est une véritable mine d'or qui sommeille au plus profond des océans, et qui intéresse de plus en plus les sociétés minières. En effet, le potentiel commercial est bien réel avec l'augmentation des prix des métaux et la demande croissante des constructeurs. Certaines compagnies se sont d'ailleurs déjà lancées dans la mise au point d'équipements de minage comme des robots capables d'opérer à grande profondeur, dans l'attente d'obtenir une autorisation d'exploitation des fonds océaniques.Cette idée d'exploiter les fonds marins, les scientifiques ne la voient pas d'un très bon œil. D'après le consortium européen chargé d'évaluer les résultats de premiers tests d'exploitation sous-marin, les considérations écologiques sont toutes aussi importantes que l'aspect économique, puisqu'il est encore trop tôt pour savoir si les dommages causés seraient permanents ou non. Les scientifiques estiment que chaque opération minière détruirait chaque année entre 200 à 300 km2 de vie marine. D'après eux, dix ans seraient encore nécessaires pour comprendre le fonctionnement de ces écosystèmes et envisager un début d'exploitation dans des conditions optimales. Pour l'heure, les premières études expliquent que les dommages seraient visibles pendant plusieurs décennies, affectant notamment les éponges, les coraux et les anémones. Qu'à cela ne tienne, Nauru, un petit état au cœur du pacifique vient d'exiger que les conclusions sur les impacts environnementaux soient publiées pour 2024, sans quoi l'exploitation minière des fonds marins pourrait débuter dans moins de 20 mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 20222 min

GIEC : quelles mesures pour limiter le réchauffement climatique ?

Vous en avez sans doute entendu parler, le dernier rapport du GIEC, le groupement des scientifiques pour le climat, annonce qu'il ne nous resterait que 3 ans pour éviter la catastrophe planétaire du dérèglement climatique. Dans ce même rapport, les experts du Giec formulent plusieurs recommandations pour limiter les effets du changement climatique, qui vous allez le voir, pourraient rapidement être mises en œuvre et cassent certaines idées reçues.Dans tous les scénarios, que ce soit pour limiter le réchauffement à 1,5 °C ou à 2°C, des changements rapides et profonds s'imposent pour obtenir des réductions immédiates des émissions de gaz à effet de serre annonce le GIEC. Ces émissions doivent en effet être divisées presque par deux (-43%) d'ici 2030, soit dans 7 ans et demi, avant d'atteindre le zéro émission au début de la décennie 2050... Un changement radical et profond qui serait encore possible à condition d'agir rapidement. Je cite la première option du GIEC, « décarboner la production d'électricité et électrifier les usages pour parvenir à une consommation d'énergie bas carbone ». En effet, d'ici 2050, la quasi-totalité de la production mondiale d'électricité devrait provenir de sources zéro ou bas-carbone si l'on veut changer les choses. Sans surprise, cela passerait pas le développement massif du solaire, de l'hydroélectrique ou encore de l'éolienne. Malgré des hausse spectaculaire (+170% pour le solaire et + 70% pour l'éolien) entre 2015 et 2019, les énergies renouvelables ne pèsent que 8% de la production électrique mondiale totale.Dès lors, quid du nucléaire? En France, 70% de la production d'électricité provient de cette technologie, plaçant l'hexagone parmi les bons élèves terme d'émissions de CO2. À ce propos, le GIEC ne prend pas position et ne formule aucune recommandation. En revanche, les experts insistent sur l’importance des politiques d'urbanisme, puisque d'après eux, toutes les villes pourraient atteindre le zéro émission en intégrant davantage de zones piétonnes pour limiter les besoins de transport, en favorisant les constructions zéro énergie -ces bâtiments qui produisent et consomment la même quantité d'énergie- ou bien en développant les habitats collectifs, d'après eux moins gourmands en ressources que les habitations individuelles.Côté émissions de CO2, le GIEC appelle je cite « au déploiement de dispositifs de captation du dioxyde de carbone, pour contrebalancer les émissions résiduelles », fin de citation. Cela peut prendre plusieurs formes : naturelles, dans un premier temps, avec le reboisement ou l'agroforesterie afin d'optimiser la capture du CO2 par les sols et la biomasse, ou bien de façon artificielle avec les capteurs au dessus des cheminées pour l'industrie. Enfin, le GIEC évoque également nos modes de consommation, préconisant d'intensifier le recyclage et d'adopter des réflexes de sobriété à tous les niveaux. L'alimentaire pourrait également être un levier important peut-on lire dans le rapport avec un régime alimentaire plus sain et durable à base de céréales, légumineuses, fruits et légumes, noix et graines mais aussi de viande, à condition que l'élevage soit je cite « résilient, durable et faiblement émetteur de gaz à effet de serre ». Qui dit alimentation dit aussi gaspillage alimentaire, où là aussi, un vrai effort devrait être fait. Ceci dit, le GIEC conclut en expliquant que cette dernière partie n'est pas la solution la plus efficace, puisque devenir végétarien ou même totalement vegan réduirait moins les émissions de CO2 que d'éviter un seul vol long-courrier par an. En cumulant toutes les solutions évoquées dans le rapport, la réduction potentielle des émissions mondiales de gaz à effet de serre serait de 40 à 70% d'ici 2050. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 20223 min

Agrivoltaïsme : qu'est-ce que la « canopée agricole » ?

Vous souvenez-vous de l'agrivoltaïsme, que l'on vous a déjà présenté dans un précédent épisode ? Si vous ne voyez pas de quoi je parle, il s'agit tout simplement de poser des panneaux solaires dans les champs, au milieu des vaches et des cultures pour produire de l'électricité. Une solution complémentaire qui pourrait modifier, voir moderniser, le visage de l'agriculture. Si le terme agrivoltaïsme n'a pour l'instant aucune définition précise ni réglementaire, les projets se multiplient, signe de la popularité et des opportunités grandissantes que ce système peut offrir. TSE, expert en développement photovoltaïque en France, et l'un des principaux producteurs d'énergie solaire souhaite atteindre le gigawatt d'installations agrivoltaïques d'ici 2025, avec pour commencer, la mise en service de dix sites pilotes d'ici la fin de l'année 2023, qui servira de démonstrateur à son dispositif intitulé : « canopée agricole ».Concrètement, ces dix démonstrateurs se composeront d'ombrières équipées de panneaux photovoltaïques rotatifs. Cela signifie qu'il sera possible, tout comme les tournesol, de les bouger selon la rotation du soleil pour qu'il produisent en permanence de l'électricité de l'aube au crépuscule. Ces panneaux seront accompagnés de 400 capteurs, le tout disposé à cinq mètres au-dessus du sol grâce à des poteaux espacés chacun de 27 mètres. D'après TSE, leur emprise au sol serait très limité, seulement 0,5 % du champ où ils seraient installés. Je cite TSE « cette solution sera compatible avec l'utilisation de la plupart des engins agricoles (moissonneuses-batteuses, tracteurs etc.) et permettra le maintien de toutes les activités de grandes cultures comme le blé, le maïs, etc.) ainsi que l'élevage de vaches, de mouton, de chevaux etc... » fin de citation.Les parcs -de trois mégawatts (MW) chacun- seront installés sur des parcelles agricoles de 6 hectares. Je cite « TSE a sélectionné les exploitations pilotes selon leur capacité d'innovation, leurs cultures et élevages ainsi que la superficie de leurs parcelles, principalement de tailles moyenne afin de pouvoir couvrir davantage de projets et de régions [...] Des essais agronomiques seront menés pendant neuf ans pour comparer les résultats sous l'ombrière et sur la zone témoin » fin de citation. À noter que chaque site permet à l'agriculteur qui l'héberge de percevoir un revenu locatif pendant quarante ans. Le premier site pilote sera inauguré en septembre prochain en Haute-Saône. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 20222 min

Où respire-t-on le plus mal dans le monde ?

D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, près de 99% de la population mondiale respirerait un air pollué. Qu'il s'agisse de particules fines ou de gaz à effet de serre, les polluants sont nombreux et inquiètent grandement les scientifiques. Dès lors, quelles sont les zones les moins respirables possible ? Retenez votre souffle, on part toute suite à leur découverte !Avant toute chose, il est important de noter que l'OMS possède une base de données d'environ 6000 villes dans 117 pays. De quoi faire une synthèse assez fiable de la qualité de l'air dans le monde. Et bien dans la quasi totalité de ces villes, le seuil de pollution fixé par l'organisme serait dépassé. Chaque année, plus de 7 millions de personnes meurent de la pollution de l'air sur la planète, sans compter l'apparition de nombreuses maladies. Dans le détail, l'OMS prend en compte plusieurs critères pour établir ses bilans, dont le principal est la teneur de l'air en dioxyde d'azote. Ce gaz toxique à l'odeur piquante provient principalement des centrales thermiques et des moteurs à combustion comme le diesel et est donc très présent sur les routes fréquentées. Le fait de s'y exposer régulièrement peut déclencher de l'asthme, des difficultés à respirer et de la toux.. trois symptômes que l'on retrouve beaucoup plus souvent à l'hôpital lors des pics de pollution au dioxyde d'azote.En Europe, c'est à Chypre que les proportions de dioxyde d'azote sont les plus importantes, avec des niveaux jusqu'à 4 fois le seuil maximal de 50 microgrammes par mètre carré sur plusieurs jours consécutifs. Le transport, la combustion des déchets et l'industrie et plus étonnant : le sable du désert transporté par les vents, sont quelques unes des raisons avancées pour expliquer cette importante pollution. Dans le reste du monde, l'Inde est également fortement touchée avec 60% des particules fines provenant majoritairement des foyers et de l'industrie. La Chine fait également face à ce problème avec des zones urbaines très denses, où la population côtoie bien souvent l'industrie comme en Inde. D'après l'OMS, les pays riches comme les Etats-Unis ou bien ceux de l'Union Européenne sont moins concernés, car possédant davantage d'outils pour analyser l'air justement et réagir en conséquence. Cependant, l'OMS précise que tous les pays, quel que soit leur niveau de richesse, ont des niveaux trop élevés de dioxyde d'azote dans l'air.En guise de solution, le dernier rapport du GIEC préconise un renforcement des véhicules électriques et une refonte des modes de transport en commençant par abandonner les moteurs thermiques essence et diesel. Le recours aux énergies vertes comme le solaire ou l'hydroélectrique est également plébiscité ainsi qu'une meilleure gestion des déchets, et un changement des modes de consommation pour se tourner davantage vers les circuits courts et le local. Rien de révolutionnaire, mais des solutions visiblement suffisantes pour améliorer la qualité de l'air et faire respirer la planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 20222 min

Coupe du monde 2022 : vertueuse ou dévastatrice pour l'environnement ?

À quelques mois de la Coupe du Monde 2022 de football au Qatar, le pays hôte multiplie les opérations de communication pour mettre en avant l'aspect vertueux de ses stades et le sérieux qu'il porte à la protection de l'environnement. Ceci dit, d'après de nombreux observateurs, ce discours de façade cache une réalité bien plus sombre. Cette Coupe du Monde 2022 de football est-elle une aberration écologique ? Les infrastructures ont-elles réellement été pensées pour n'avoir aucun impact sur l'environnement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.D'après les observateurs ayant eu la chance de visiter les stades flambant neuf qataris, tout est fait pour donner une illusion de grandiose et d'éco-résponsable. Le meilleur emblème n'est autre que le Stade 974, une structure d'acier composée de 974 conteneurs de pêche rouge, bleu ou jaune. Cetteenceinte tout juste sortie de terre accueillera les phases de poule de la Coupe du Monde, et est présentée par le Qatar comme étant je cite « neutre en carbone, avec une durabilité inédite ». Le chef du projet, Mohammad Al Atwaan explique je cite que « l'on peut reconstruire un stade de 40 000 places ici au Qatar ou partout dans le monde. On peut aussi faire deux stades de 20 000 places ou des stades de 10 000 ». Bref, l'enceinte serait démontable et transportable à l'envie. Le stade 974, c'est son nom, est toutefois le seul des 8 stades utilisés lors de cette compétition à ne pas être climatisé, sans doute pour faire office de vitrine verte avec les parcs et les pistes cyclables qui l'entourent.Rien à voir donc avec le stade Al Janoub au sud de Doha, qui tout le long de la pelouse est équipé de bouche d'aération censé climatiser le stade. D'après France Info qui a pu le visiter, je cite « l'idée est d'arriver à 24 degrés au centre de la pelouse et entre 24 et 27 degrés dans les tribunes ». Par ailleurs, d'autres climatisations moins puissantes sont également glissées sous chaque siège mais qui, je cite « ne seront pas mis en marche si ce n'est pas nécessaire. En cas d'activation, le toit du stade sera fermé pour garder l'air frais pour le lendemain », explique les organisateurs qataris. Le pays étant très petit, nombre de fans ont été invités à réserver des hôtels à Bahreïn et aux Emirats Arabes Unis, à 30 minutes de Doha en avion. Entre le coût environnemental des trajets à venir pour acheminer les spectateurs, la dépense énergétique sans doute énorme de la climatisation et plus de 6500 travailleurs migrants morts dans la construction des chantiers, ce mondial n'aura de vert que la pelouse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 20222 min

À quoi ressembleront les trains SNCF de demain ?

Au chapitre des moyens de transport propres de demain, la France mise à la fois sur la voiture électrique mais aussi et surtout sur le train avec la SNCF. Le groupe ferroviaire développe d'ailleurs de nouveaux trains légers et modulables dont l'objectif sera de relier les petits villages de campagne isolés, et ce, dans seulement quelques années. À quoi ressembleront-ils et comment vont-ils fonctionner ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.D'après la SNCF, le train de demain devrait permettre je cite « une mobilité pour tous, décarbonée ». Si l'aspect zéro émissions de CO2 a longtemps été mis en avant avec l'arrivée de trains à hydrogènes en région, celui de la mobilité pour tous avec la réouverture de petites lignes en campagne notamment a pour sa part été laissé au placard. Ceci dit, il semblerait que la SNCF ait changé d'avis avec la mise en place prochainement de nouvelle petites lignes rurales afin de mieux relier les territoires tout en proposant une alternative à la voiture. Le noms des trains qui les parcourront sont d'ailleurs tout trouvés : Flexy et Draisy, développé dans le cadre du programme Tech4Mobility, dédié aux innovations en matière de transport. Concrètement, ils arpenteront les très petites lignes pas toujours desservies par le TER. À noter qu'un véhicule similaire rail-route mais fonctionnant avec un moteur hybride a déjà été mis en place au japon avec jusqu'à présent des résultats très prometteurs dans la réduction des coût d'exploitation ferroviaires.Si l'on s'attarde plus en détail sur chacun d'entre eux, Flexy est une navette électrique d’une capacité de neuf places assises, capable de rouler à la fois sur rail et sur route. Elle pourrait être déployée en libre-service sur les petites lignes ferroviaires fermées dont la longueur varie entre 10 et 30 km. Sa mise en service est prévue pour 2025, après une première expérimentation sur une ligne pilote prévue courant 2024. De son côté, Draisy devrait redynamiser les petites lignes d'une centaine de kilomètres dès 2027. Ce train très léger d'après l'entreprise devrait être en mesure d’embarquer 80 voyageurs, dont 30 places assises, et promet d'être 60% moins cher qu’un TER classique d'après la SNCF. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 20222 min

Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming

Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-gaming/id1614359335Spotify:https://open.spotify.com/show/5BzWe50r3lOSY5cOsFj5oj?si=2e765f85c9e7482eDeezer:https://deezer.com/show/3505927Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vY2hvc2VzYXNhdm9pcmdhbWluZw%3D%3D Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 20220 min

Innovation du Pexe : quels sont les lauréats ?

Parmi les différents concours visant à faire émerger les technologies propres de demain se trouve celui du réseau Pexe. Cette année, cinq éco-entreprises se sont vu décerner un prix. De quoi parle-t-on ? Tous les détails dans cet épisode.Fin mars, c'est à Bercy, donc au cœur du ministère de l'économie qu'une poignée d'éco-entreprises du réseau Pexe a été récompensée à l'occasion du 13e forum annuel. Sur 80 dossiers de candidature reçus, les membres experts du Pexe ont sélectionné dix finalistes par thématique : gestion durable de l'eau et de la biodiversité ; déchets et économie circulaire ; efficacité énergétique et énergies renouvelables ainsi que bâtiments et constructions durables. Dans le domaine de l'eau et de la biodiversité, c'est Acwa Robotics qui a été primé pour ses robots autonomes en forme de torpille conçus pour explorer et cartographier les réseaux d'eau potable. Ces derniers sont aussi capables de repérer des traces de corrosion ou une réduction de l'épaisseur des tuyaux. L'objectif est donc de lutter contre l'obsolescence des réseaux d'eaux, et d'éviter tout renouvellement de canalisation inutile. Le lancement commercial d'Acwa est prévu pour l'année prochaine.De son côté, le projet AlgX de la société Eranova a remporté le 1er prix en terme de traitement des déchets. L'idée de l'entreprise est de collecter des algues vertes pour les transformer en sacs poubelle. Un processus qui émettrait dix fois moins de CO2 qu'en plasturgie traditionnelle. Environ 10 000 tonnes de plastiques biosourcés devraient être produit d'ici 2023 d'après Eranova. Vient ensuite Airseas, la filiale maritime d'Airbus qui a été distingué dans la catégorie énergie pour sa propulsion à vent nouvelle génération. Plus précisément, on parle ici de sa voile de kite géante nommé « Seawing ». Lors de ses premiers essaies, la toile de 500m² avait permis de réduire de 20% la consommation de carburant des navires.Dans le domaine du bâtiment, c'est la société Néolithe qui a été récompensée pour son granulat de déchets en forme de cube, qu'elle a nommé « anthropocite ». En clair, les déchets de la construction non recyclable, soit environ 50% des déchets du secteurs sont broyés pour être réutilisés dans la fabrication de béton ou pour la construction de routes. Une première plateforme de tri devrait voir le jour en septembre prochain avec l'objectif de produire 500 000 tonnes de granulat par an dès 2026. Pour terminer, la solution Wall E+ a reçu la récompense « coup de cœur » du réseau de Eco-masterclass et de l'Ademe, agence de la transition écologique. S'inspirant des constructions Lego, Wall E+ propose des bâtiments à monter en kit, en fibre de verre, résistant, légers et sans risque de corrosion. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 20222 min

Un double numérique de la Terre pour sauver l'environnement ?

L'un des projets porté par l'Union Européenne dans sa stratégie digitale est de développer un double numérique de la Terre pour simuler les effets du changement climatique et tester différentes solutions. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour l'historique, la Commission européenne a lancé le 30 mars le programme « Destination Terre » afin je cite « d'améliorer notre compréhension du changement climatique [et de] trouver des solutions aux niveaux mondial, régional et local » fin de citation. Parmi les outils utilisés, on trouve notamment une modélisation digitale de la Terre dont l'objectif sera d'être parfaitement identique pour simuler le changement climatique et tester différents scénarios de lutte. Pour se faire une enveloppe de 150 millions d'euros sera allouée à son développement. D'ici fin 2024, le système final dit « DestinE » comprendra une plateforme de services centrale gérée par l'Agence spatiale européenne. Elle fournira des outils, des applications et des services d'aide à la décision fondés sur un système informatique hébergé sur un cloud je cite « ouvert, flexible et sécurisé ». Le tout s'appuiera sur des données scientifiques du programme Copernicus, complétés par d'autres sources comme les données environnementales fondées sur les capteurs et les données socio-économiques.Concrètement, deux types de simulation seront menés, la première concernant les risques induits par les conditions météorologiques ainsi que ceux liés aux inondations, aux sécheresses, aux tremblements de terre, éruptions volcaniques et tsunamis. Pour prendre l'exemple des inondations, ce double virtuel de la terre aidera les villes à tester des actions plus précises pour sauver limiter les dégâts. La deuxième simulation portera quant à elle sur l'adaptation au changement climatique et fournira des capacités d'observation et de simulation dans le but d'atténuer le changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 4, 20222 min

Refashion : quelles solutions pour recycler le textile ?

Ce n’est pas la première fois que l’on vous parle de ça dans ce podcast, mais le recyclage du textile est à la fois une solution et une nécessité pour une filière assez polluante. C’est pourquoi L’éco-organisme Refashion organise depuis 2010 le Challenge Innovation, qui soutient des projets visant à renforcer la place de l’économie circulaire dans l’industrie textile. L’an dernier, cinq projets ont été identifiés et soutenus financièrement par Refashion. C’est justement d’eux dont il est question aujourd’hui.Mais avant de commencer, il faut savoir que 47% des vêtements et chaussures usagés non réutilisables sont recyclés à ce jour en France... des matières premières qui sont ensuite réutilisées par exemple dans l’isolation de maison. Mais ce secteur reste bien entendu perfectible. C’est pourquoi Refashion a sélectionné 5 projets sur 110 venus de 25 pays différents l’an dernier pour faire avancer ce domaine. Avec en premier lieu, TISSIUM INDUSTRIE, d’un projet de la société Maximum, qui produit du mobilier à partir de déchets industriels. Maximum a développé un matériau composite rigide, le Tissium, entièrement constitué de déchets textiles. L’objectif est de produire ce Tissium à grande échelle pour le marché de l’ameublement et de l’aménagement.Vient ensuite REVIVAL, une entreprise implantée dans le nord de la France qui souhaite se positionner comme la première plateforme industrielle de recyclage de chaussures en France. Leur projet : créer un démonstrateur d’utilisation de l’EVA issu du recyclage des semelles de sneakers pour en faire des sous-couches de parquet pour habitations. Le troisième lauréat n’est autre que MISTERY, un projet collaboratif visant à réaliser un prototype capable d’utiliser des capteurs optiques pour la caractérisation des textiles ménagers usagés. GREENCOSE est pour sa part un procédé de recyclage chimique développé par l’entreprise franco-britannique INDUO, et permet de recycler les textiles à base de coton. Le projet est notamment appuyé par le Gemtex de l’ENSAIT et le CETI. Pour finir, AURAreFIL, un projet développé par Recyc’Elit, et qui a pour vocation de mettre au point un procédé de recyclage chimique pour transformer des textiles polyesters usagés non-réutilisables en fils polyester recyclés dans la région Auvergne Rhône-Alpes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 20222 min

Que recommande l'AIE pour réduire la dépendance au pétrole ?

Vous le voyez à la pompe, le prix de l'essence et du gazole a explosé ces derniers mois. Si le coup de pouce de 15 à 18 centimes décrété par le gouvernement devrait faire baisser la facture d'une dizaine d'euro en moyenne sur un plein, cette envolée des carburants a fait éclater une vérité que de nombreuses personnes refusaient d'admettre : notre dépendance au pétrole. C'est donc avec l'honorable intention d'aider le grand public que l'Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a établi une liste d'une dizaine de recommandations pour dans un premier temps réduire, et à terme sortir du pétrole. Que peut-on faire ? Est-ce simplement des conseils du quotidiens déjà entendu des centaines de fois ou de vraies solutions de fond ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.C'est sur fond de guerre en Ukraine et dans un contexte ou le baril de pétrole a largement dépassé la barre des 100$ unité, que l'Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a publié mi-mars cette fameuse liste pour réduire notre consommation de pétrole. Si ces mesures étaient mises en place, l'agence estime que près de 3 millions de barils de pétroles pourraient être économisées chaque jour dans les quatre mois, soit une économie globale de 329,4 millions de barils en un trimestre, ce qui représente une grande quantité d'énergie fossile. Si l'on rentre dans le détail, l'AIE propose de :-Réduire la vitesse maximale sur les autoroutes d’au moins 10 km/h,-Réinstaurer le télétravail jusqu’à trois jours par semaine partout où c’est possible,-Interdire la circulation des voitures en ville le dimanche,-Rendre l’utilisation des transports en commun moins chère et encourager encore plus les mobilité douces comme la marche ou le vélo,-Rendre systématique la circulation alternée en ville,-Inciter au covoiturage,-Promouvoir une conduite souple pour les camions de marchandises,-Encourager le train plutôt que l'avion,-Éviter les voyages en avion si une alternative existe,-et renforcer l’adoption de véhicules électriques et de véhicules à faible consommationComme vous avez pu l'entendre, rien de véritablement nouveau à première vu. Mais peut-être est-ce parce qu'un certain nombre de ces mesures sont déjà mises en place ou en cours de développement en France ? En effet, ces recommandations valent pour le monde entier et pas seulement pour l'Hexagone. Certaines villes ont déjà interdit la voiture en ville le dimanche, de nombreuses politiques de renforcement des transports en commun sont mises en place, le covoiturage s'est imposé de lui même avec l'explosion des prix du carburant, la promotion du train est également mise en place depuis un certain nombre d'année et la voiture électrique a le vent en poupe.Ceci dit, d'après l'AIE, si ces mesures visent à nous faire économiser de l'argent, elles sont beaucoup mieux reçues que si elles sont présentées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Un paradoxe assez étonnant qui démontre que le pouvoir d'achat reste la priorité de nombreux citoyens. En France, le pétrole représente un peu moins d'un tiers de notre consommation totale d’énergie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 1, 20222 min

Qu'est-ce que l'Heure de la Terre ?

Avez-vous déjà entendu parler du concept d'Heure de la Terre ou Earth Hour en anglais ? Concrètement, il s'agit d'une grande opération davantage symbolique que véritablement efficace consistant à éteindre les lumières pendant une heure. Avec cette description, je suis sur que ça vous évoque quelque chose. Pour sa 15e édition cette année, l'opération a eu lieu le samedi 26 mars à l'initiative de WWF. De quoi s'agit-il concrètement ? Quelle solution pouvons-nous mettre en place pour davantage de sobriété énergétique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Comme l'explique Arnaud Gauffier, chargé de programme du WWF France que je cite « cette initiative vise à nous faire prendre conscience de l'impact qu'on a sur le climat ». Si de nombreuses municipalités à travers le monde ont suivi cette initiative, WWF rappelle je cite à nouveau « que l'éclairage public ou privé représente à peine 10% de la consommation d'électricité. Ce n'est donc pas en éteignant la lumière une heure qu'on va avoir un impact fort sur le climat. C'est surtout un moyen de sensibiliser et de ne pas oublier des enjeux comme la biodiversité » fin de citation. En parlant de biodiversité, l'ONG ajoute que la pollution lumineuse est un vrai enjeu puisqu'elle perturbe les animaux. Une question à laquelle de plus en plus de ville sont sensibles, qui ont décidé d'éteindre les éclairages à partir d'une certaine heure pour je cite « préserver les zones noir. Dans une bonne partie de l'Europe occidentale aujourd'hui, l'être humain ne voit plus les étoiles la nuit » fin de citation.Comme on vient de le préciser, cette initiative est purement symbolique. Elle vise donc à pousser les gens à revoir leur modes de consommation et à s'impliquer dans davantage de sobriété énergétique. Pour Arnaud Gauffier, Le meilleur moyen de limiter sa consommation d'électricité, c'est de limiter sa consommation de données et je cite « de ne pas trop regarder de vidéos en streaming. Netflix, Amazon ou Disney+ en 4K, ce n'est vraiment pas l'idéal pour limiter les rejets de gaz à effet de serre » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 20222 min

Un train électrique qui se recharge en roulant ?

Direction l'Australie aujourd'hui où la société Fortescue Metal Group développe un train électrique capable de recharger ses batteries en roulant ! L'occasion de décarboner un secteur encore gourmand en carburant, bien que beaucoup plus propre que l'avion ou la voiture. Tous les détails de ce projet dans cet épisode.Baptisé Infinity, ce train nouvelle génération serait essentiellement destiné au transport de minerai de fer. Son fonctionnement est simple, tout du moins sur le papier : utiliser la force gravitationnelle générée lorsqu'il se trouve en descente par exemple pour produire de l'électricité et recharger ses batteries. À terme, l'idée serait de supprimer l'étape de la recharge pour le trajet retour, ou pour être plus clair, le train n'aurait besoin que d'une seule recharge pour faire un aller retour. Une sacré économie financière mais aussi énergétique pour la compagnie puisque le groupe Fortescue compte aujourd'hui une flotte de 54 locomotives diesel. En 2021, l'entreprise aurait même consommé 82 millions de litres de carburant à elle seule.En France, le gouvernement mise pour sa part sur le train hydrogène avec une commande de 12 rames pour les TER de quatre régions, Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie dans la mise en circulation est prévue pour fin 2025. Un projet dont la facture s'élève à 231 millions d'euros et dont l'intérêt réside surtout dans l'autonomie de ce carburant vert, puisqu'il permet de rouler même sur les lignes qui ne sont pas ou plus électrifiées. D'après la SNCF, le train à hydrogène dispose d’une autonomie allant jusqu’à 600 kilomètres, en transportant 220 passagers à 160 km/h. À noter que l'objectif de la compagnie et de l'Etat est d'atteindre je cite « zéro émission nette » d'ici 2050. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 20221 min

Le Metaverse au service de la nature ?

Vous commencez à le savoir tant on vous en parle régulièrement dans ce podcast, le secteur de la tech se met au service de la nature ou tout du moins tente de réduire son empreinte environnementale depuis de longue années. Aujourd'hui, direction la Corée du Sud qui proposait la semaine dernière de participer au reboisement d'une forêt près de la ville d'Andong au centre-est du pays, et ce grâce au Metaverse. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans et épisode.L'objectif assumé de cette initiative menée par le gouvernement Coréen : atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, ou tout du moins, s'en rapprocher. Concrètement, c'est via un partenariat avec la société Dunamu, notamment gérante de la plateforme de cryptomonnaie Upbit que ce projet a pu voir le jour. Dans le détail, 5000 participants ont eu l'occasion de faire un geste pour la planète depuis le Metaverse. En clair, il fallait tout simplement planter un arbre virtuel sur la plateforme pour que le Service Forestier d'Andong en plante deux dans le monde réel. L'occasion de participer au reboisement d'un écosystème ravagé par les flammes ces derniers temps... En effet, ladite forêt a été victime du quatrième incendie le plus dévastateur répertorié en Corée du Sud, pour des dégâts estimés à plus de 57 millions de dollars et des dizaines d'hectares de forêts en cendre.Pourtant, sur le principe, le Metaverse tel qu'il est conceptualisé, à savoir un monde virtuel façon Matrix ou Ready Player One n'est pas vraiment compatible avec la protection de la nature. Cette notion est au cœur des conversations depuis la fin de l'été dernier, notamment grâce à l'intérêt que lui porte Mark Zuckerberg, patron de Facebook, qui a d'ailleurs décidé de rebaptiser son groupe en Meta, acronyme de Metaverse, marquant ainsi dans son ADN l'importance et la place prépondérante que prendra ce concept d'univers virtuel dans ses futurs projets. En effet, qu'il s'agisse des réseaux sociaux, des casques de réalité virtuelles, des ordinateurs et surtout des serveurs toujours plus énergivores pour offrir la puissance nécessaire pour créer cet univers, l'impact écologique est très important. Et pourtant... cette technologie pourrait bien faire respirer la planète ! Car si son usage venait à devenir professionnel et surtout à domicile, permettrait de réduire drastiquement l'impact écologique lié aux transports pour se rendre sur son lieu de travail. Idem pour les conférences, séminaires et rencontre qui imposent de se déplacer parfois de loin. Bref, le Metaverse pourrait bien être une solution, ne serait-ce que sur la problématique des transports, puisque d'après le Breakthrough Institute spécialisé dans ce type de comparaison, le Metaverse serait dans tous les cas de figure moins polluant qu'un véhicule, même électrique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 29, 20222 min

Qu'est-ce que l'application « Scan4Chem » ?

Nombreux sont les lanceurs d'alertes qui depuis un certain temps maintenant dénoncent la présence de substances chimiques potentiellement dangereuses dans des articles de sports, des équipements de cuisine, des joueurs ou encore des objets pour bébés. Bonne nouvelle, les consommateurs pourront dorénavant identifier si tel ou tel article est mauvais pour la santé grâce à l'application Scan4Chem. Tous les détails de cet outil dans cet épisode.Tout d'abord, il faut savoir que cette application est née dans le cadre du projet européen « Life Ask Reach » dont le but est d'inciter les industriels à abandonner les substances chimiques dans leurs produits. Dans le détail, le règlement européen « Reach » précise l'existence d'un « droit de savoir » dans son article 33 obligeant les fournisseurs et fabricants à informer les consommateurs, à leur demande, sur la présence de substances extrêmement préoccupantes (SVHC). Vous l'avez compris, les industriels ne sont tenus de communiquer ces infos que si le consommateur les demandent. Pour faciliter l’accès, l’application Scan4Chem a été déployée dans quinze pays européens dont la France, l’Allemagne, la Serbie, le Luxembourg, la Croatie, la république Tchèque, l’Autriche, la Lettonie, l’Estonie, la Lituanie, la Grèce, le Portugal, le Danemark, la Suède, et la Pologne). Objectif : atteindre les 30 millions de requêtes.Dans le détail, l’application est connectée à une base de données européenne contenant des informations sur les SVHC, les substances extrêmement préoccupantes présentes dans les articles. En France, 440 marques sont renseignées dans cette base depuis un an. Mais d'après Lifa Ask Reach que je cite « un effort reste à fournir pour nombre d’entre elles afin de confirmer leur engagement dans le projet, en enregistrant leurs articles dans la base ». Pour l'heure, l’application compte déjà 28,900 articles recensés en Europe, dont 3200 rien qu'en France. Pour les curieux, Scan4Chem est complètement gratuite sur IOS et Android. Le mode d'emploi est d'ailleurs très simple, il vous suffit de scanner le code-barres de l'article grâce à l’appareil photo du smartphone pour obtenir les informations sur les substances qu’il contient. Et si jamais l’information n’est pas indiquée dans la base de données, l'utilisateur peut envoyer une requête au fabricant. En cas d'absence de réponse de la part du fabricant sous 30 jours, une relance de l'application lui sera automatiquement envoyé. Concernant les achats en ligne ou quand l’article n'a pas de code-barres, le client peut utiliser la fonction « recherche manuelle », pour trouver un article grâce à son nom et sa marque. Cela peut aller d'un vêtement aux jouets, en passant par les articles de sport, l'électronique, l'alimentaire, le bricolage et même les matelas, à l'exception je cite « des produit ménagers, des cosmétiques et des produits d'hygiène » d'après l'application. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 28, 20222 min