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Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

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Les salles de cinéma en pleine transition écologique ?

Avec la crise énergétique qui touche l'ensemble de la société, les salles de cinéma doivent elles aussi passer au vert pour espérer survivre, et cela après une crise sanitaire qui leur a déjà fait très mal. Dans le but de faire des économies, mais aussi pour préserver la planète, la Fédération nationale des cinémas français a dévoilé un plan de sobriété énergétique pour diminuer leurs factures d'électricité et de gaz.Les salles de cinéma sont en pleine mutation. Lors du Congrès annuel de la Fédération nationale des cinémas français à Deauville la semaine dernière, les exploitant de salles obscures ont évoquer tous les scénarios pour faire revenir les spectateurs et diminuer leurs frais. En effet, difficile d'assumer de grosses factures d'énergie quand d'après le CNC, seulement 98 millions de billets ont été vendus depuis le début de l'année. Un chiffre particulièrement bas qui représente une baisse de 30 % par rapport à 2019 à la même époque, l'année avant le COVID.C'est je cite « avec la volonté d'être irréprochable sur les questions écologiques » que le président de la FNCF Richard Patry a incité l'ensemble du secteur à aller vers un modèle « moins énergivore et plus écologique ». La part énergie nécessaire au bon fonctionnement d'une salle de cinéma dépasserait les 3% du chiffre d'affaire d'une salle et parfois même 10% dans les établissements les plus anciens d'après le Richard Patry. Je cite « c'est bien sûr un impératif citoyen mais aussi, disons-le, une obligation économique face à l'envolée des coûts d'énergie, surtout après les 300 jours de fermeture que nous avons dû subir à cause de la crise Covid » fin de citation. En effet, comme l'a annoncé la première ministre Elizabeth Borne, d'éventuelles coupures d'électricité pourront avoir lieu cet hiver. À ce titre, les entreprises seraient les premières à ne plus recevoir de courant, donc hypothétiquement les salles de cinéma aussi.Concrètement, la fédération a mis en ligne une charte de sobriété. Il est préconisé par exemple d'éteindre les enseignes lumineuses quand les cinémas ne sont pas ouverts, de même que les lumières dans les salles vides. Également, il est conseillé de suivre l'objectif gouvernemental consistant à mettre le chauffage à 19°C au maximum, et arrêter la climatisation. Les gros travaux d'isolation, l'utilisation de matériaux écoresponsables et une réfection des systèmes de chauffages et de climatisation sont également à l'étude mais nécessitent des transformations profondes et coûteuses. Du point de vue technologique, le remplacement des projecteurs actuels par des projecteurs laser, beaucoup moins énergivore, est aussi fortement recommandé. Face à la montée en puissance difficilement maîtrisable des plateformes de streaming, l'argument écologique sera peut-être un plus pour faire revenir certains spectateurs sensibles à la question de l'environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 26, 20222 min

Internet français bientôt plus polluant que les avions ?

C'est une nouvelle qui a de quoi faire réfléchir : internet pollue autant, que 1140 tours du monde en voiture... et cela rien que pour la France. Dans le détail, les sites web français généreraient 8 millions de kilos de CO2 chaque année à cause du poids des fichiers téléchargés ou encore du manque d'optimisation du code. Une pollution qui menacerait presque de dépasser celle de l'aéronautique dans peu de temps si rien n'est fait.Outre l'impact environnemental du secteur de la tech, l'un des plus gros émetteurs de CO2 n'est autre qu'Internet. D'après une étude de Razorfish, agence digitale appartenant au groupe Publicis, en collaboration avec GreenIT, les sites web français rejettent à eux seuls pas moins de 8 millions de kilos de CO2 par an ! À titre de comparaison, cela représente 45 millions de kilomètres parcourus en voiture, soit 1140 tours du monde. L'étude pointe également du doigt les 119 millions de litres d’eau par an consommés pour refroidir les serveurs sur lesquels ils sont hébergés, ce qui représente la consommation moyenne d'un Français pendant 2244 ans. S'il sont alarmants, ces chiffres s’expliquent par la conception des sites web. D'après Razorfish, ils seraient très mal conçus, notamment ceux des entreprises du CAC 40. Je cite Charlotte Dollot, directrice générale de Razorfish France, « il était nécessaire […] de créer un électrochoc en provoquant la comparaison, pour que chaque entreprise puisse se mesurer aux normes du marché ». Pour Frédéric Bordage, le fondateur de GreenIT que je cite « si l’on veut garder nos équipements plus longtemps, il faut que les sites web soient plus légers ».Pour cela, les administrateurs de sites peuvent déjà adopter quelques réflexes simples dès maintenant, comme par exemple réduire la taille des images publiées, retravailler le code du site pour l’alléger ou encore simplifier le parcours de l’internaute pour trouver une information afin qu’il passe moins de temps à la chercher. Oui, il faut bien démarrer quelque part, car si rien n'est fait, la situation ne devrait qu'empirer avec le temps. Aujourd’hui, une page web pèse en moyenne 155 fois plus lourd qu’il y a 10 ans. D’après une étude du Sénat, l’industrie numérique représente à ce jour 2 % des émissions de gaz à effet de serre, dont 79 % produit rien que par l'activité entourant les smartphones. Si rien n’est fait, l'empreinte d'Internet et du numérique dépassera celle du secteur aéronautique d’ici 2040 avec 7 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 25, 20223 min

Vers un effondrement du « glacier de l'apocalypse » ?

Connaissez-vous le glacier Thwaites, situé en Antarctique ? Si vous n'en avez jamais entendu parler, c'est tant mieux, car il s'agit ni plus ni moins d'un bloc de glace surnommé « le glacier de la fin du monde ». Grâce à un véhicule sous-marin, des scientifiques ont pu constater que l'édifice naturel avait connu des phases de recul très rapide, au point de faire craindre à un effondrement d'ici peu.Vous vous demandez sûrement, « pourquoi un tel nom : glacier de l'apocalypse, ou de la fin du monde ? ». Et bien tout simplement parce que s'il venait à fondre, cela entraînerait une élévation significative du niveau des océans dans le monde, entre un et trois mètres. En effet, il s'agit d'un véritable mastodonte naturel, de 600 kilomètres de long et 120 km de large. Problème, sa fonte a déjà commencé et semble même s'accélérer d'après Alastair Graham, géophysicien marin à l'université de Floride du Sud. Profitant d'un été pauvre en glace de mer, lui et son équipe ont notamment étudié les crêtes laissées comme des empreintes par les mouvements du glacier. Je le cite « nos résultats laissent penser que ce glacier a connu des phases extrêmement rapides de recul » fin de citation, ce qui suggère au passage que la fonte des glaces pourrait se faire cinq à dix fois plus rapidement que celle que nous connaissons aujourd'hui.Je cite Alastair Graham, « le glacier Thwaites ne tient plus que par un fil. Une fois qu'il se sera retiré au-delà d'une crête peu profonde, nous devrions nous attendre à observer des changements importants sur de courtes périodes, peut-être même d'une année à l'autre » fin de citation. Si beaucoup de questions restent en suspens, les calottes glaciaires de l'Antarctique ne sont pas aussi lentes à réagir au réchauffement climatique qu'on pouvait le penser jusqu'à aujourd’hui. C'est même tout le contraire. Je cite Graham, « il semble bien qu'un tout petit coup de plus porté au glacier Thwaites pourrait mener à la catastrophe ». La réduction des gaz à effet de serre et un changement radical de notre mode de vie semble donc plus que nécessaires pour éviter de vivre un hypothétique scénario à la Waterworld. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 22, 20222 min

Le vélo de plus en plus populaire en ville ?

Signe fort de la volonté de nombreuses ville de limiter la place de la voiture en ville, le vélo a entamé un retour en force sur nos routes, avec une augmentation de 11% des usagers sur un an. Parmi les villes où la fréquentation cycliste est en forte hausse, on retrouve Strasbourg, Grenoble, Nantes ou encore Lille.D'après le baromètre du réseau Vélo & Territoires, l'utilisation du vélo a augmenté de 11% sur les 9 premiers mois de 2022 par rapport à la même période en 2021 et de 33% par rapport à 2019. Cette analyse repose sur un échantillon de 297 bornes réparties à travers le pays, permettant de compter le nombre de passage de cyclistes chaque jour. Et c'est en ville que cette pratique a le plus augmenté, avec une moyenne de 1300 passages de vélo par jour devant chaque borne. À cela, Vélo et Territoires propose deux explications : la reprise du travail en présentiel ainsi que l'absence de pluie cet été. En campagne, les chiffres restent stables, ce que l'association explique par le fait que l'usage du vélo est, je cite « sans doute davantage orienté vers le loisir [tout en étant] plus sensible à la météo ». À noter également l'augmentation du tourisme à vélo qui serait en plein essor, puisque la fréquentation des itinéraires EuroVelo serait de +13% sur un an.Cette tendance, le gouvernement français l'a prise en compte et compte même l'accentuer en dotant le fond du plan vélo de, je cite « 250 millions d'euros en 2023, dont 200 millions seront [consacrés] aux infrastructures et 50 millions au stationnement » fin de citation. À noter que ce plan vélo sera doté en principe de 500 millions d'euros jusqu'en 2025. Selon le président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), cité par le journal Le Parisien, « l’Etat n’aura jamais mis autant d’argent sur une seule année pour aider au développement du vélo. C’est une bonne nouvelle, car cela permettra à des villes périurbaines et rurales de pouvoir enfin s’y mettre ». Selon le site du ministère de l'Écologie que je cite, « les cinq premiers appels à projets lancés entre 2019 et 2022 ont connu un franc succès, avec 933 projets lauréats pour un total de 365 millions d’euros de subventions, répartis sur près de 600 territoires » fin de citation. Le plan vélo court désormais jusqu’en 2027. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 21, 20222 min

Google Maps permet d'économiser carburant et CO2 ?

L'application Google Maps multiplie les fonctions intéressantes et les déploie petit à petit dans toutes les régions du monde. Dernièrement, le service de navigation permet aux utilisateurs d'emprunter à la fois des trajets moins polluants et surtout plus économes en carburant. Les algorithmes ont même été entraînés à prendre en compte le type de motorisation du véhicule.On en avait déjà parlé dans ce podcast, mais à l'époque, la fonction n'était disponible qu'aux Etats-Unis, au Canada et en Allemagne. Voilà qu'aujourd'hui, la suggestion d'itinéraires écoresponsables et plus économes en carburant arrive dans la version française de Google Maps ainsi que dans 40 pays d'Europe. Outre les trajets plus rapide, le service de navigation de Google propose désormais des itinéraires moins gourmands en carburant lors d'un trajet en voiture. Concrètement, l'automobiliste pourra comparer les deux options et choisir l'option qu'il préfère entre l'économie de carburant et la réduction de CO2 ou la vitesse. Pour optimiser cette fonction, Google Maps tiendra compte du type de motorisation du véhicule (essence, diesel, hybride ou électrique). D'ici quelques semaines, les usagers pourront ajouter cette information et ainsi bénéficier d'une estimation encore plus précise du gain en termes de consommation de carburant et d'énergie.Je cite Google, « depuis son lancement aux États-Unis et au Canada, nous estimons que cette fonctionnalité aurait déjà entraîné une réduction de plus de 500 000 tonnes d'émissions CO2, soit l'équivalent de 100 000 voitures à moteur thermique retirées de la circulation » fin de citation. Avec l'introduction des itinéraires économes en carburant à travers l'ensemble du continent Européen, le GAFAM pense pouvoir atteindre une réduction d'un million de tonnes de CO2. L'entreprise explique avoir développé des algorithmes d'apprentissage automatique en combinant les modèles de circulation issus de Google Maps, les types de moteurs les plus courants par régions avec les données du Laboratoire national des énergies renouvelables du Département américain de l'énergie (NREL) et celles de l'Agence européenne pour l'environnement. Comme le rappelle Google que je cite, « en 2020, le transport routier était la principale source d'émissions de CO2 dans toute l'Union européenne [y compris le Royaume-Uni et l'Islande], représentant 26 % des émissions totales de CO2 » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 20, 20222 min

Qu'est-ce que le Second Hand September ?

Vous l'avez sans doute remarqué, le vintage, la seconde main, est un concept assez à la mode ces derniers temps, à tel point qu'un défi sur ce thème a lieu tout au long du mois de septembre : le Second Hand September. Prêt à le relever ? On vous explique de quoi il s'agit dans cet épisode.Pour l'historique, c'est en 2018 que l’organisation Oxfam a lancé son défi “Second Hand September” (Septembre de la Seconde Main en français) qui depuis revient tous les ans. Le principe est simple : durant les 30 jours du mois de septembre, n'acheter que des habits d'occasion au lieu de vêtements neufs. Comme nous l'avons expliqué à plusieurs reprises dans ce podcast, choisir la seconde main ou l'occasion dans le domaine du textile permet d'éviter le fort impact environnemental lié à sa production. Aujourd'hui, l’industrie de la mode serait responsable d'environ 10% des émissions de CO2 dans le monde, sans compter qu'elle consomme énormément d'eau. D'après le média NOWU, fabriquer un seul T-shirt nécessiterait l’équivalent en eau de 70 douches.Autre point positif de cette démarche, la réduction des déchets. Toujours d'après NOWU, chaque seconde dans le monde, c'est environ un camion poubelle de tissu qui est brûlé ou enfoui faute de recyclage ou de réemploi. Ceci dit, les choses évoluent, notamment en France. D'après une étude de l’Institut Français de la Mode, plus d’un Français sur trois aurait acheté au moins un vêtement de seconde main en 2021. Alors si vous aussi vous souhaitez relever le défi du Second Hand September, sachez que ce n'est pas trop tard. Pas besoin de vous inscrire sur une plateforme, seul votre bonne conscience compte. Vous pouvez dès lors vous tourner vers des friperies, des sites spécialisés de revente en ligne comme Vinted ou Videdressing, ou alors tout simplement faire le tour de vos proches pour savoir s'ils ont des vêtements qu'ils ne souhaitent plus porter ou qu’ils sont prêts à donner. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 19, 20222 min

Un ferry « zéro particule » en Méditerranée ?

Si vous êtes adeptes du bateau pour vous rendre en Corse, alors sachez qu'un nouveau ferry de l'armateur La Méridionale vous permettra de faire le trajet sans émettre de particules fines. Un filtre, présenté comme étant « totalement novateur dans le monde maritime » permettrait de capter 99% des particules fines, et donc de réduire pratiquement à néant la pollution de l'air engendrée lors de chaque trajet.« Une première mondiale ». Voilà comment est qualifié ce nouveau ferry zéro émission par le patron de la compagnie La Méridionale, Marc Reverchon. Dans le détail, le filtre installé sur les quatre moteurs du navire permet d'éliminer 99 % des oxydes de soufre (SO2) mais aussi 99,9 % des particules fines et ultrafines, qui sont parmi les principaux polluants de l'air émis par les navires. D'après Damien Piga, directeur de l'innovation chez AtmoSud, l'organisme régional de surveillance de la qualité de l'air que je cite « [ces filtres] vont bien plus loin que ce qu'impose la réglementation, en traitant toutes les émissions de particules » fin de citation. À noter que depuis 2020, la teneur en soufre des carburants marins est limitée à 0,5 %, contre 3,5 % auparavant. À partir de 2025, elle sera même limitée à 0,1 % en Méditerranée.Pour l'historique, les premières expérimentations menées par La Méridionale dans ce domaine datent de 2018. Installer ces filtres permettait notamment de ne pas avoir recours aux « scrubbers », ces équipements posés sur les cheminées des paquebots, et qui consistent à laver les fumées avec de l'eau de mer et à stocker le soufre filtré à bord du bateau... Les filtres de ce ferry reprennent en réalité un principe bien connu des centrales thermiques. Comme l'explique l'Agence France Presse que je cite, « une poudre de bicarbonate de sodium est injectée à la sortie des moteurs, dans le collecteur des gaz d'échappement. Le bicarbonate va réagir chimiquement sur les particules présentes dans ces gaz d'échappement, puis finir sa course dans un filtre composé de sacs, sur lesquels il va se déposer et capter les particules et métaux lourds » fin de citation. À noter que la Méridionale n'en est pas à son coup d'essai en termes de « verdissement » du secteur maritime. En 2016, la compagnie avait été la première en Méditerranée à brancher électriquement ses navires à quai à Marseille pour limiter les émissions polluantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 18, 20222 min

Des dalles de parkings recyclables à l'infini ?

Près de Belfort, une start-up a mis au point des dalles de parking en plastique recyclé, capables de stocker l'eau de pluie, puis de la restituer dans les sols. Une solution alternative au béton et autres revêtements pas forcément très respectueux de l'environnement et qui a surtout l'avantage de pouvoir se recycler à l'infini.Purple Solo, c'est le nom de cette dalle d'un nouveau genre dont la particularité est d'être perméable à l'eau de pluie. Par ailleurs, le fait d'être entièrement constituées de plastiques recyclés initialement destinés à être enterrés ou incinérés est un signe encourageant du verdissement du secteur du bâtiment, ou a minima, un premier pas. D'après le co-fondateur de la start-up Purple Alternative Surface Pierre Quinonero, que je cite, « il y a un espace de 5 millimètres entre chaque dalle qui va laisser l'eau s'infiltrer dans le sol » fin de citation. Sur la forme, les plaques sont creuses et peuvent retenir 40 litres d'eau par m2, lesquels sont restitués progressivement dans le sol ensuite. Le plastique des dalles lui vient de déchetteries situées en Haute-Saône. Cette matière, le co-fondateur explique qu'elle fait partie je cite des « trois millions de tonnes de plastique qui, chaque année, ne sont pas recyclés parce que ça serait trop compliqué ou trop cher » fin de citation. Une fois collecté, le plastique est transformé par Plaxer, installé dans le Haut-Rhin. L'occasion pour cette entreprise partenaire je cite de « contribuer au recyclage des déchets » fin de citation, pour compenser leur cœur de métier qui est justement la fabrication de plastique.Même si cette dalle est en plastique, Pierre Quinonero veut malgré tout croire aux vertus écologiques de la Purple Solo. Je le cite, « à chaque fois qu'on fait trois places de parking [avec ces dalles], on arrive à recycler une tonne de plastique » fin de citation. À noter que si la durée de vie de la Purple Solo est estimée à 30 ans, cette dalle est quasiment recyclable à l'infini affirme son créateur. Je le cite « on a un système de consigne : quand on vend un parking, on récupère les dalles abîmées pour les utiliser à nouveau pour en fabriquer de nouvelles » fin de citation. Après avoir vendu ses premières dalles en avril, la start-up compte aujourd'hui plus de 100 clients pour des commandes échelonnées jusqu'en 2024. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 15, 20222 min

Italie : un prix Nobel lynché sur la cuisson des pâtes ?

On le sait, nos voisins italiens sont très sensibles quand on évoque leur patrimoine culinaire et peuvent rapidement s'emporter... contre les touristes étrangers tout d'abord, mais aussi contre leurs propres compatriotes ! Début septembre, un scientifique prix Nobel de physique a suggéré de changer légèrement la méthode de cuisson des pâtes pour économiser de l'énergie... ce qui a déclenché une véritable polémique !En ce mois de septembre, le prix Nobel de physique 2021, Giorgio Parisi, a décidé de s'attaquer à un sujet sensible dans son pays : les pâtes. Alors que nous vivons une période de tension énergétique, et que l'hiver à venir menace d'apporter avec lui son lot de coupures de courant et de gaz, la Commission européenne préconise de réduire la consommation d'électricité aux heures de pointe. En France, le gouvernement a déjà préconisé de baisser le chauffage à 19 °C en cette fin d'année. Chez nos voisins italiens, Giorgio Parisi estime que cuire différemment les pâtes permettrait un gain d'énergie non-négligeable. Dans un post Facebook, le scientifique préconise de faire bouillir de l'eau, comme d'habitude, avant d’y insérer les pâtes. Mais, au lieu de laisser l’eau bouillir pendant six à douze minutes (selon le type de pâte), il faudrait selon lui que le feu soit au "minimum", le plus important étant de laisser le couvercle sur la casserole afin de conserver la chaleur. Dans ce message, le physicien cite également la méthode d'un certain Alessandro Busiri Vici, qui, lui, coupe carrément le gaz ou la plaque de cuisson une fois que les pâtes sont plongées dans l'eau bouillante.L'ennui, c'est que les pâtes sont sacrées en Italie. Ainsi, le chef Antonello Colonna refuse cette idée en expliquant que les pâtes seront « caoutchouteuses », quand des internautes ne se sont pas gêné pour moquer copieusement le physicien. Pourtant, l'idée est loin d'être idiote. D'après le chimiste Dario Bressanini que je cite, « nous savons depuis 200 ans que ce n’est pas le fait de faire bouillir l’eau, de la voir bouillonner, qui fait la cuisson, mais la température de l’eau, qui transmet la chaleur aux pâtes, au riz ou à un œuf » fin de citation. À noter également que l'association Unione Italiana Food (les représentants des fabricants de pâtes en Italie) avait mis en avant l'utilité de garder le couvercle sur la casserole lorsque l'eau des pâtes est en ébullition, permettant d'après elle un gain d'énergie de 6 %, ainsi qu’une baisse des émissions de CO2. Reste à savoir si un consensus est possible et si une recommandation officielle pourra être trouvé... ce qui ne semble pas être une mince affaire ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 14, 20222 min

ZEvent, un record à 10 millions d'euros sous le signe de l'écologie ?

Vous l'avez peut-être suivi pendant son traditionnel marathon annuel de 50 heures, le Zevent s'est déroulé le week-end dernier sous le signe de l'écologie. Au total, plus de 10 millions d'euros ont été récoltés pour financer cinq associations luttant en faveur de l'environnement. Une véritable prouesse réalisée par 57 streamers, dont certains ont tiré à boulets rouges sur le président Emmanuel Macron qu'ils accusent d'inaction et de récupération politique.10 182 126€. Voilà le montant exact récolté par les streamers du ZEvent, réunis du 9 au 11 juillet à Montpellier à l'initiative de Zerator, comme chaque année depuis 2017. Au total, cinq associations se partageront la cagnotte : Sea Shepherd, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), The Sea Cleaners, Time for The Planet et le WWF. Je cite Yves Verilhac, directeur général de la LPO, « le ZEvent, on en rêvait […] C'est bluffant de voir tous ces talents qui nous donnent une opportunité énorme pour démultiplier notre action. Nous avons beaucoup de projets, dont certains ne peuvent pas aboutir faute de moyens, comme la lutte contre l'extinction de l’oiseau Monarque de Fatu Hiva ou pour sauver le vautour gypaète » fin de citation.'Comme le rappel le média 20minutes que je cite « cette édition 2022 n’avait pourtant pas commencé sous les meilleurs augures. Depuis son annonce, […] les polémiques s’étaient succédé [comme] le choix de l’association sélectionnée initialement : The Good Planet, [qui] avait été [...] accusée de greenwashing » fin de citation. À noter également l’absence de streamers très populaires comme Michou, Kameto, Inoxtag ou Maghla qui avait fait planer la menace d’un « flop », une expression reprise ironiquement durant toute la durée de l’événement. Qu'à cela ne tienne, les streamers présents ont rivalisé d'ingéniosité pour pousser leur communauté à donner. Etoiles a notamment invité l’acteur Alain Chabat pour animer une version inédite de Questions pour un Streameur, son adaptation de « Question pour un Champion » teinté d'une certaine ambiance « Burger Quizz » ; quand Rivenzi et Ponce se sont affrontés dans un match de catch sur un vrai ring, avec les lutteurs Aigle Blanc et Kuro de la fédération APC.Un « flop » qui a pourtant tout l'air d'une franche réussite, et qui a également été salué par le président Emmanuel Macron en personne dans une vidéo. Un message qui n’est pas bien passé, notamment du côté d’Antoine Daniel, je le cite « j’en peux plus qu’il fasse sa promo sur notre dos », dénonçant également une « propagande » de la part du chef de l’Etat. De son côté, la streameuse Angle Droit n'a pas hésité à insulter Emmanuel Macron, pointant du doigt l’inaction du gouvernement sur les questions climatiques. Quoiqu'il en soit, l'édition 2022 a sans doute été la dernière dans ce format, les organisateurs souhaitant je cite « réduire la voilure et revenir à quelque chose de plus local » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 13, 20222 min

Un simple SMS pour éviter les coupures d'électricité ?

Pour contrecarrer la pénurie d'électricité qui menace l'Europe et en particulier la France cet hiver, peut-être pourrait-on s'inspirer des Américains, plus précisément de la Californie, où l'envoi d'un SMS a la population a fait plonger la demande d'électricité d'1,2 gigawatt. Cela représente la consommation de plus d'un demi-million d'habitants.Pour le contexte, la Californie fait face à de très fortes chaleurs et une sécheresse extrême depuis le début de l'été. Une situation difficilement soutenable pour les habitants, et qui a provoqué un pic historique de demande d'électricité début septembre avec 52 gigawatts consommés. De quoi alerter les autorités californiennes qui ont réagi en envoyant un SMS à la population. Une alerte un peu à l'improviste dont le gouverneur de Californie Gavin Newsom a salué l'efficacité, expliquant que cela avait permis d'éviter une panne de courant sur un réseau électrique pratiquement au bord de la rupture.Pour la petite histoire, il est 17h30 quand l'opérateur du réseau électrique décrète son plus haut niveau d'urgence. Dans la foulée, le Bureau des services d'urgence de Californie décide d'envoyer un SMS aux habitants susceptibles de subir une coupure d'électricité. À 17h48, ce sont donc 27 millions de personnes qui reçoivent sur une notification sur leur téléphone portable, décrite comme similaire à celle reçue en cas de catastrophe naturelle imminente. Message bien reçu par les Californiens, entre 17h50 et 17h55, la demande d'électricité plonge de 1,2 gigawatt ! Une réactivité incroyable qui force le respect, d'autant que l’État de Californie estime qu'1,2 gigawatt permet d'alimenter 750 000 foyers Concrètement, le SMS explique je cite que « la chaleur extrême met à rude épreuve le réseau électrique de l'État […] des coupures de courant peuvent se produire à moins que vous n'interveniez […] Éteignez ou réduisez l'alimentation [en électricité] non essentielle si votre santé le permet, dès maintenant, et jusqu'à 21h » fin de citation. 45 minutes après l'envoi du SMS, la demande avait plongé de 2,6 gigawatts.Conséquence, dès 20 heures le niveau d'urgence était abaissé, malgré des températures record. Dans la capitale de l’État Sacramento, le thermomètre affichait 47°C. Comme le note le site Clubic, que je cite, « si ce système d'envoi de message d'alerte par SMS est plein d'enseignements positifs, certaines villes de la baie de San Francisco (comme Alameda ou la célèbre Palo Alto) n'ont pas entendu le message, provoquant systématiquement des coupures de courant. Voilà qui pourrait être une idée intéressante dont les autorités françaises voir européennes pourraient s'inspirer pour réguler la consommation d'électricité cet hiver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 12, 20222 min

Suisse : 500 km de tunnels pour décarboner le transport des marchandises ?

C’est l’un des projets les plus ambitieux d’Europe, la Suisse s’apprête à creuser un tunnel sous-terrain raccordé à de grandes plateformes logistiques, dans lesquelles des véhicules autonomes transporteront colis, denrées alimentaires et autres produits de villes en villes en permanence, et cela sur un réseau de 500 km.Si vous ne le saviez pas déjà, le secteur des transports est un émetteur très important de gaz à effet de serre en France, à hauteur de 31% des émissions nationales en 2019. Il est donc primordial de pouvoir trouver une solution pour le verdir, tant sur le plan des transports individuels, que sur celui des marchandises. Une solution qui se trouve peut-être en Suisse ? En effet, due à la taille réduite du territoire et à la géographie peu favorable de ce pays enclavé dans les Alpes, une extension des infrastructures de transport n’est pas possible sur terre. Alors pourquoi ne pas passer sous terre ? C’est toute l’ambition du projet Cargo sous terrain : un long tunnel creusé à travers le pays, qui irait du Lac Léman au Lac de Constance.D’après les éléments déjà connus, le premier tronçon de ce grand réseau serait opérationnel d’ici 2031 et relierait les villes de Härkingen-Niederbipp et de Zurich, soit 70 kilomètres de tunnel estimé à 3 milliards de francs suisses. Concrètement, chaque tronçon sera relié à des hubs logistiques à proximité de centres logistiques déjà existants afin d’assurer la liaison avec les systèmes de transport actuels (comme le rail ou la route). L’idée est également d’assurer le concept de « dernier kilomètre » dans les villes grâce à des véhicules électriques. Ces plateformes logistiques intermédiaires seront équipées de véhicules automatisés qui fonctionneront 24h/24 et se déplaceront sur des rails à induction dans des tunnels à trois 30 km/h. Le tout a évidemment été pensé pour fonctionner grâce aux énergies renouvelables. Ceci dit, aucun détail technique sur ce point bien précis n’a été communiqué pour l’instant.D’autres liaisons sont également prévues, vers Bâle, Berne, Lausanne et Genève pour un total de 500 km de réseau souterrain, creusés d’ici 2045. Le projet devrait permettre je cite « « un délestage des villes jusqu’à 30 % pour le trafic de livraison et 50 % pour les émissions de bruit ». Comme l’explique le média Les Horizons, « il va falloir creuser ces tunnels, concevoir les logiciels et les véhicules autonomes, ce qui ne sera pas neutre en carbone. Mais à long-terme, l’entreprise précise que cela pourrait avoir un impact positif significatif sur l’environnement et la santé publique. Après avoir obtenu le feu vert du parlement et le fondement légal du projet en décembre 2021 Cargo sous terrain rentre désormais dans une phase opérationnelle avec de nombreuses études de faisabilité et concertations avec les territoires concernés par ce projet ainsi que la conception de la partie logicielle pour la navigation des véhicules et la bonne gestion des flux de marchandises ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 11, 20222 min

Un smartphone en charge toute la nuit, est-ce vraiment un soucis ?

C'est un rituel que nous sommes nombreux à accomplir : un petit tour sur Internet, un dernier message, et hop, on met le smartphone en charge avant de s'endormir. Ceci dit, en cette période de crise énergétique, ce n'est peut-être pas la meilleure chose à faire. Et même en temps normal d'ailleurs.Alors qu'une pénurie d'électricité menace la France cet hiver suite à l'arrêt de la moitié de nos réacteurs nucléaires pour maintenance ou travaux, le gouvernement multiplie les messages pour nous inciter à faire des efforts et éviter les coupures de courant. Si le premier conseil des dirigeants a été de débrancher les box en cas de départ du domicile, voilà que les smartphones sont désormais dans leur viseur. Car en effet, nous sommes nombreux à laisser nos téléphones en charge toute la nuit. Si l'on débranche systématiquement le câble du téléphone, qu'en est-il du chargeur en lui-même ? Et bien je vous le donne en mille, il reste bien souvent branché à la prise ! Or, ce dernier consomme pourtant de l'énergie en permanence, même lorsque aucun smartphone n'y est raccordé. Petit conseil de l'ADEME, si le chargeur est chaud, c'est que du courant est consommé, et ce, inutilement si aucun appareil n'est branché. Il est donc recommandé de débrancher son chargeur une fois la batterie pleine ou d'opter pour de courtes charges durant la journée et de débrancher ensuite vos adaptateurs.Ce geste, aussi vertueux et écologique soit-il, ne vous fera pas baisser votre facture d'électricité pour autant. D'après une expérience menée par le fournisseur Engie en 2020, même en laissant six chargeurs branchés en permanence, je cite, « ces accessoires consomment en moyenne 0,3 watt. Supposons ensuite que ces six chargeurs soient branchés en permanence pendant une année. Cela nous fait un total de 2,6 kWh par an » fin de citation. Autrement dit, une facture d'à peine 40 centimes par an d'après les tarifs EDF en vigueur à l'époque, et à peine plus aujourd'hui dû à l'inflation. Si ce montant reste anecdotique, peut-être est-il préférable d'y voir le gain écologique ? Multiplié par des dizaines, voir centaines de millions de chargeurs utilisés en France, cela pourrait tout simplement faire une grosse différence. Car je vous le rappelle, Enegie parle-là de chargeur de smartphone. Mais il ne faut pas oublier non plus les chargeurs d'ordinateur et tous les autres câbles pour appareils électroniques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 8, 20222 min

Prix de l'énergie : quelles solutions pour les voitures électriques ?

Vous l'avez tous constaté, le prix de l'électricité est en forte hausse depuis quelque temps, et cela ne va malheureusement pas s'améliorer dans les prochains mois. De quoi entraîner des coûts supplémentaires pour tous les consommateurs et plus particulièrement pour les possesseurs de voiture électrique.Comme affirmé par le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, la hausse des prix de l'électricité va se poursuivre en 2023. Cette hausse devrait être d'autant plus importante avec la fin du bouclier tarifaire. Car si vous ne le saviez pas, le prix de l'électricité a tout simplement explosé dans de nombreux pays d'Europe contrairement à la France, qui en comparaison, ne subit qu'une hausse modérée. En Autriche par exemple, l'Agence nationale de l'énergie évoque une hausse de 256% du prix de gros de l'électricité sur un an dans le pays. Du côté des Pays-Bas, la hausse est si importante que pour aider les ménages, l'Etat a réduit sa TVA sur l'électricité de 21 à 9%. Certains fournisseurs ont même signé des contrats pour s'approvisionner à hauteur de 1000€ le mégawattheure pour 2023, quand ce tarif n'était que de 85€ il y a seulement 12 mois. En France, le plafonnement du prix de l'électricité à seulement 4% supplémentaire sera maintenu jusqu'en 2022. Mais une fois terminé, que va nous réserver l'année 2023 ?Concrètement, tout le monde paiera son électricité plus chère, ce qui est d'autant plus vrai pour les conducteurs de voitures électriques. Avec une hausse estimée entre 20 et 40%, ce qui reste modeste comparé au reste de l'Union Européenne, les recharges de véhicules seront directement impactées, que ce soit en borne de recharge extérieure, ou au domicile de l'automobiliste. Ceci dit, plusieurs mécanismes sont à l'étude pour éviter que rouler en voiture électrique ne coûte plus cher qu'en voiture diesel ou essence. De son côté, le fournisseur d'énergie EDF prépare le lancement de l'option Tempo, divisée en trois tarifs différents pour inciter les consommateurs à profiter davantage du concept d'heures creuses. Résultat, les conducteurs de voiture électriques auront tout intérêt à planifier leurs recharges, notamment la nuit, pour limiter leurs factures. Côté tarif des bornes de recharge, rien n'a été communiqué pour l'instant. Les exploitants n'ont donné aucun signal quant à un éventuel gel des prix, leurs prix n'étant pas limités par le gouvernement. Le gouvernement qui de son côté n'a pour l'instant pas étudié la possibilité de subventionner l'électricité dédiée aux bornes de recharges pour aider spécifiquement les voitures électriques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 7, 20222 min

Des batteries renouvelables en carapaces de crabe ?

Et si l'avenir des batteries passait par les coquilles de crabes ? Inule de vous en prendre à moi si vous vous dites qu'on part dans un délire totalement grotesque, car il s'agit d'une invention de la nouvelle invention de chercheurs de l'université du Maryland aux États-Unis. Ces derniers expliquent en effet qu'un élément présent dans les carapaces de crabes permettrait de rendre les batteries plus facilement biodégradables et carrément de changer en profondeur l'industrie des batteries.Peut-être le savez-vous, il existe aujourd'hui deux types de batteries : l'une appelée batterie acide-plomb, et l'autre lithium-ion. Au-delà de leurs différences en termes de puissance et de caractéristiques, ces deux types de batteries ont un point commun : la pollution liée à leur fabrication, de l'extraction des matières premières jusqu'au recyclage. C'est donc avec la ferme intention de verdir ces objets, que des chercheurs du Center for Materials Innovation situé sur le campus de l'Université du Maryland aux États-Unis, travaillent sur une solution alternative : les cellules de chitine.Dans un article de la revue Matter, que vous pouvez retrouver en description de cet épisode, les chercheurs expliquent que les crustacés (crabes, crevettes, homards), possèdent dans leurs exosquelettes des cellules riches en chitine. C'est grâce à cette molécule de la famille des glucides que leur carapace est dure et résistante. Ce composé organique est également présent dans les champignons ainsi que chez certains insectes, et est utilisé en médecine et en cosmétique pour ses propriétés cicatrisantes, notamment dans le cadre de brûlures. Vous allez me dire, c'est super ça, mais quel rapport avec les batteries ? Et bien justement, les chercheurs ont réussi à synthétiser une sorte de gel grâce à cette molécule, couplé à un traitement chimique et à de l'eau. Sans rentrer dans le détail, je vous laisse aller lire l'étude pour approfondir le sujet, les chercheurs ont réussi je cite « à créer des piles moins chères et plus sûres », bref une batterie renouvelable. En effet, la batterie ne serait ni corrosive, ni inflammable contrairement aux autres.Par ailleurs, il ne faudrait que 5 mois pour que les deux tiers de la batterie ne se décompose naturellement d'après les chercheurs. Passé cette période, seuls les composés métalliques comme le zinc restait à recycler. Côté recharge, après 1000 cycles, cette batterie à base de carapace de crabe conserverait 99,7% d'efficacité. Elle pourrait donc être rapidement chargée et déchargée sans que ses performances n'en soient affectée, et pourrait même devenir une option viable pour stocker l'énergie renouvelable venant du solaire et de l'éolien.Étude : https://www.cell.com/matter/fulltext/S2590-2385(22)00414-3 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 6, 20222 min

Ethereum va réduire de 99% sa consommation d'énergie ?

C'est une nouvelle qui devrait un peu redorer l'image des cryptomonnaies sur le plan écologique. Ethereum, la deuxième monnaie virtuelle la plus utilisée dans le monde juste derrière le Bitcoin, débute en ce mois de septembre une transition vers un nouveau mode de sécurisation de la blockchain, assorti d'un plan visant à réduire ses émissions carbones de plus de 99% en seulement quelques semaines.À ce jour, on estime que l'extraction de la cryptomonnaie Ethereum consomme chaque année environ 72 térawattheures, pour une empreinte carbone a priori équivalente à celle de la Chine. Ceci dit, tout devrait changer très rapidement. Car tout comme le Bitcoin, la monnaie virtuelle Ethereum est actuellement basée sur un système de « preuve de travail » et de minage. Or, avec son nouveau projet de fusion vers une nouvelle technologie, la fondation à la tête d'Ethereum souhaite justement mettre fin au minage. Si vous ne le savez pas déjà, ce processus permet de résoudre des équations ultra complexes à l'aide de puissants ordinateurs, et donc nécessite énormément d'énergie pour fonctionner. D'ici peu, Ethereum utilisera à la place un processus de « preuve de participation » (proof-of-stake), dans lequel le réseau sera sécurisé par des utilisateurs qui « stakent », qui plantent de la cryptomonnaie et s'engagent à agir honnêtement au risque de la perdre.Je cite Alex de Vries, économiste hollandais gérant du site Digiconomist., « cela pourrait réduire fortement les besoins électriques liés à l'utilisation d'Ethereum. […] une réduction d'au moins 99 % (probablement 99,9 %) devrait être atteinte […] C'est comme si la consommation d'électricité du Portugal, disparaissait du jour au lendemain » fin de citation. Cela représente également la consommation d'énergie d'un quart de tous les centres de données dans le monde combinés. À noter que de son côté, le Bitcoin ne devrait pas passer au proof-of-stake de si tôt. Si les derniers rapports suggèrent que plus de la moitié de l'énergie consommé par le réseau Bitcoin provient de sources renouvelables, le minage n'en reste pas moins très énergivore. C'est donc un changement de méthode qui devrait être envisagé pour verdir les cryptomonnaies, à l'instar d'Ethereum. Sauf que du côté du Bitcoin, on considère que le minage, ou proof-of-work offre une véritable décentralisation, ce qui fait l'ADN des cryptomonnaies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 5, 20222 min

Le premier train hydrogène au monde enfin en circulation ?

C'est désormais officiel : les premiers trains de passagers à hydrogène au monde sont sur les rails ! Et là, on ne parle pas de transport de marchandise, mais bel et bien de passager. Son nom : Coradia iLint. Direction l'Allemagne pour le découvrir où cinq trains sont déjà en circulation sur quatorze commandés.Pour trouver des détails sur cet engin, il faut se tourner vers le constructeur Alstom. Concrètement, les trains à hydrogène Coradia iLint circulent depuis le 24 août sur la ligne de Bremervörde, en Basse-Saxe, et ont coûté plus de 93 millions d'euros. Pour l'historique, ces trains ont été présentés pour la première fois au salon InnoTrans 2016 à Berlin, et à l'époque déjà, représentaient une véritable alternative au diesel. Leur conception a eu lieu à Tarbes dans le sud-ouest de la France et bénéficie du soutien du ministère allemand de l'Économie et des Transports. Mais pour être totalement honnête, plusieurs trains Coradia iLint circulait déjà en Allemagne depuis 2018 pour la livraison de marchandise. Avec le temps, ces trains devraient remplacer la quinzaine de modèles diesel qui circule actuellement sur la ligne.D'ailleurs, leurs avantages sont nombreux. Aucun rejet de CO2 (seule de la vapeur d'eau s'échappe du train), très peu de bruit et une vitesse de pointe intéressante de 160 km/h contre 80 à 120 km/h actuellement sur cette ligne de Bremervörde. Pour rappel, la France s'équipera prochainement aussi de trains à hydrogène. La SNCF a en effet commandé ses premières rames pour équiper les régions Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie. Si les premiers trajets tests de ces TER à hydrogène sont prévues pour fin 2023, l'ouverture au grand public elle n'est prévue que pour fin 2025. Côté caractéristique technique, Alstom explique que ses trains à hydrogène disposent d’une autonomie allant jusqu’à 600 kilomètres, et peuvent transporter 220 passagers à 160 km/h. Si l'investissement total allemand n'est pas connu, celui de la SNCF est de 8 millions d'euros, complété par 215 millions d'euros des régions concernées, 8 millions d'euros d'Alstom et 47 millions d'euros de la part de l'Etat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 4, 20222 min

La vie marine menacée d'extinction d'ici 2100 ?

Si les Accords de Paris sur le climat engageaient les signataires à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre pour limiter la hausse des températures à 1,5°C... il semble que ce seuil soit clairement inatteignable. D'après une nouvelle étude de la revue Nature Climate Change, si les températures continuent d'augmenter aussi rapidement qu'aujourd'hui, et finissent par dépasser +5°C, l'ensemble de la vie marine serait réduite à néant d'ici la fin du siècle.Pour parvenir à cette conclusion alarmiste, les chercheurs à l'origine de cette étude ont observé pas moins de 25 000 espèces, dont je cite « des poissons, des bactéries, des plantes et des protozoaires vivant dans les 100 premiers mètres des océans du monde » fin de citation. Ils ont ensuite modélisé leur évolution selon les différents scénarios émis par le Giec, dont un dépassant les 5 °C de réchauffement. Le résultat est digne d'une dystopie apocalyptique. Tout d'abord, dans les cas où l'on dépasserait les +3 °C, 87 % de la vie des océans disparaîtrait d'ici la fin du siècle. Or, si cette hausse parvenait à être limitée à moins de 2 °C, ce risque d'extinction diminuerait de 98 %. Parmi les espèces marines menacées de disparition, les grands prédateurs sont en première ligne, ainsi que les poissons situés dans les zones de pêche.À l'inverse, les petits poissons à l'espérance de vie courte pourraient quant à eux survivre à de telles conditions climatiques. Côté histoire, les chercheurs comparent cette éventuelle extinction de masse à celle s'étant produite il y a 252 millions d'années, qui reste aujourd'hui l'extinction la plus importante connue sur Terre, où 95 % des espèces marines et 70 % des vertébrés terrestres avaient été éradiqués. À noter que les prévisions d'extinction ne cessent d'augmenter ces trois dernières années... En 2019, les chercheurs estimaient que 17% des espèces marines étaient concernées par un risque de disparition. Un pourcentage qui est passé à plus de 60% l'année suivante en 2020. Rien d'étonnant à cela, puisqu'avec de plus en plus de données en possession des chercheurs, ces derniers peuvent affiner avec précision leur modélisation et proposer des conclusions de plus en plus pointues, bien que très inquiétantes, il faut le dire. Je vous mets le lien de l'étude dans la description de l'épisode si vous souhaitez la consulter.*Étude de Nature Climate Change : https://www.nature.com/articles/s41558-022-01437-y Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 1, 20222 min

Vient-on de trouver une méthode pour détruire les « polluants éternels » ?

Il y a quelques jours, nous vous expliquions que plus aucune partie de la planète n'était pure. En d'autres termes, chaque centimètre carré de la Terre, y compris les zones les plus éloignées de nous comme l'Arctique ou les hauts plateaux tibétains étaient contaminés par des polluants, notamment des polluants dits « éternels » ou PFAS pour l’acronyme. Ceci dit, des scientifiques ont annoncé fin août avoir découvert une méthode pour détruire ces polluants à priori éternels.Avant de rentrer dans le détail de cette méthode de destruction des PFAS, il est important de savoir d'où viennent ses polluants éternels. Leur première apparition remonte aux années 1940, et on les retrouve encore aujourd'hui dans des emballages, des shampoings ou même des cosmétiques. Avec le temps et en utilisant les produits qui en contiennent sans qu'on le sache, ces polluants se répandent dans l'eau, le sol, les nappes phréatiques, rivières, lacs, océans, et même dans l'air. C'est donc pour cette raison qu'une étude suédoise expliquait mi-août que l'eau de pluie était désormais impropre à la consommation. À noter que ces PFAS peuvent avoir des conséquences sur la fertilité des humains, et même favoriser des risques de cancers.Ceci dit, des chimistes américains et chinois sont parvenus à trouver une méthode pour détruire ces polluants, loin des méthodes actuelles qui requièrent des traitements puissants comme l'incinération à très haute température ou l'irradiation par ultrasons. Car ce qui leur donne ce caractère quasi-indestructible est la liaison carbone-fluor qui les compose. Dans la revue science, les chercheurs expliquent que chez certains types de PFAS, à l'une des extrémités de leur molécule, un groupe d'atomes peut être ciblée par un solvant couplé à de l’hydroxyde de sodium (ou pour simplifier, un composant commun du savon), le tout chauffé à une température entre 80 et 120°C, ce qui provoque des réactions chimiques en chaîne aboutissant à la destruction du polluant. Cette découverte pourrait donc ouvrir un jour la voie à la décontamination de nombreux sites pollués dans le monde, pour peu que des applications en situation réelle soient trouvées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 31, 20221 min

Où en est l'Apple Car électrique ?

On vous en parle de temps en temps dans ce podcast, mais la voiture électrique d'Apple, baptisée simplement Apple Car est en cours de développement depuis plusieurs années. Ceci dit, elle n'a jamais été aussi proche de sa sortie, prévue en 2025. Dès lors, quelles sont les nouveautés ? Pourquoi le groupe Apple le communique-t-il pas plus dessus ? Petit tour d'horizon de ce serpent de mer de l'automobile électrique dans cet épisode.Tout comme le casque de réalité virtuelle, la voiture électrique d'Apple n'a pas officiellement de date de sortie, même si les premières indiscrétions laissent penser que 2025 serait l'année de commercialisation du véhicule. Ceci dit, ce qui alimente les spéculations, c'est le fait qu'Apple continue de déposer des brevets de conception de son premier véhicule connu sous le nom de « Projet Titan ». D'ailleurs, les derniers en date permettent d'en dire un peu plus sur certains éléments comme la carrosserie. En effet, l'Apple Car devrait être équipée de quatre portes coulissantes de formes symétriques. Comme le soulignent certains observateurs, c'est à se demander si la voiture aura un avant et un arrière étant donné que des sièges, pour ne pas dire fauteuils, pourront pivoter pour que les passagers se retrouvent face à face. Concrètement, il s'agit plutôt d'une sorte de salon roulant.Côté commandes, les brevets mentionnent l'utilisation d'un contrôleur, comme dans les jeux vidéo. Difficile de dire s'il s'agira d'un volant, d'une manette ou d'un joystick, ceci dit, il permettra je cite de « diriger et contrôler le fonctionnement du véhicule » et de passer d'un mode à l'autre : manuel, semi-autonome & autonome. Mais qui dit électronique et internet dit aussi données personnelles, puisque le véhicule enregistrera des informations propres à chaque utilisateur pour je cite « contrôler les systèmes de véhicules automatisés afin de prendre et de déposer les utilisateurs à des endroits désignés ». Aucune indication claire n'a été dévoilée. Reste à savoir où finiront ces données une fois collectées. Quoiqu'il en soit, un concept virtuel en 3D avait déjà été présenté l'an dernier, permettant d'avoir une première idée du design de la voiture aux accents SUV. La présence d'écran tactile répondant à la voix ainsi que l'intégration de l'assistant Siri avait également été évoqué. Pour le reste, aucune donnée technique, que ce soit pour la batterie, le moteur ou la conduite n'avait été dévoilée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 30, 20222 min

Les datacenters pointés du doigt suite au manque d'eau et d'électricité ?

Alors que les manques d'eau et d'électricité touchent toute l'Europe ainsi qu'une bonne partie de la planète cet été, les datacenters sont directement impactés, au point que les principaux fournisseurs Amazon et Microsoft ont du renoncer à en ouvrir davantage en Irlande. Ceci dit, il n'est pas impossible que d'autres annulations, voir fermetures, ne soient prononcés par mesures écologiques prochainement.Deux milliards d'euros. C'est le budget réservé par Amazon Web Services et Microsoft pour renforcer la présence de leurs datacenters en Europe. Or, le fournisseur public d'électricité irlandais EirGrid avait mis en garde l'an dernier sur une possible pénurie d'électricité en raison d'une demande excessive en énergie, en particulier de la part des datacenters déjà existant dans le pays. Si leur consommation restait aussi importante, plusieurs pannes générales pourraient avoir lieu. En conséquence, les autorités ont donc décidé de ne pas accorder l’accès à l'électricité à d’éventuels nouveaux datacenters, mettant un coup d'arrêt brutal aux plans d'Amazon et Microsoft, malgré un accord préalable du gouvernement pour installer d'autres centres de données. En guise de plan B, Amazon construit actuellement un datacenter à Londres, quand Microsoft s’intéresse à plusieurs villes dont Madrid, Francfort ainsi que Londres.Dans ce contexte de pénurie d'eau, utile notamment au refroidissement des serveurs, et prochainement d'électricité, les besoins énergétiques énormes des centres de données posent question. Au Pays-Bas, la consommation d'eau des datacenters était visiblement largement sous-estimée, notamment du côté de Microsoft. Si l'entreprise déclarait n'avoir besoin que de 12 ou 20 millions de litres d'eau par an, le journal Noordhollands Dagblad révèle que cette dernière serait en réalité de 84 millions de litres. Une nouvelle difficile à avaler pour les citoyens étant donné qu'un seul centre de donné consommerait autant que 1750 Néerlandais en un an. La polémique n'est d'ailleurs pas prête de s'arrêter puisqu'un expert indépendant engagé par Microsoft estime de son côté que la consommation d'eau s'élèverait à 100 millions de litres en 2022. De son côté, le gouvernement a décidé d'imposer des régulations strictes, quand l'Europe souhaite obliger les datacenters à plus de transparence. Une chose est sure, le fait que les géants du numérique rechignent à donner des infos sur le sujet participe évidemment à retourner publique contre les centres de données. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 29, 20222 min

Royaume-Uni : finis les rejets d’eaux usées dans la mer ?

Peut-être en avez-vous entendu parler, une importante quantité d'eaux usées a pollué la Manche et la Mer du Nord (dont les côtes françaises) ces dernières semaines en provenance du Royaume-Uni. Un drame écologique pour plusieurs observateurs qui ont rejeté la faute sur le gouvernement britannique qui, face à cette polémique, a décidé de réduire à zéro les rejets d’eaux usées en mer d’ici 2050 en investissant considérablement pour moderniser ses systèmes d’égouts.Près de 66 milliards d’euros seront mis sur la table pour par les compagnies de distribution d’eau pour rénover les systèmes d’égouts. S’il s’agit d’un héritage historique de l’époque victorienne du 19e siècle, plus de 15 000 conduites se déversent encore dans la mer aujourd’hui. Problèmes, des eaux usées non traitées peuvent ainsi être déversées en grande quantité, surtout lorsque le réseau est saturé en période de fortes pluies ou d’orage comme en août. Au plein cœur de l’été, ce sont donc de nombreuses plages du Royaume-Uni qui ont été interdites à la baignade en raison du risque sanitaire.Concrètement, les compagnies de distribution des eaux devront rénover d'ici 2035 les conduites se déversant à proximité de zones de baignade comme le prévoit le plan gouvernemental présenté fin août. Les autres canalisations devront quant à elles être rénovées au plus tard d’ici 2050 pour que plus aucune goutte d’eau usée ne soit renvoyée à la mer. Ces travaux entraîneront vraisemblablement un coût supplémentaire pour les consommateurs d'ici 2030 qui devrait s’élever à environ 12 livres par an et par foyer, et plus de 42 livres à l'horizon 2050, soit une cinquantaine d’euros en plus à rajouter sur la facture. Ceci dit, cette décision n’a pas été saluée par tout le monde aux Royaume-Uni. L'opposition libérale-démocrate a qualifié ce plan je cite de « cruelle plaisanterie » et estimé qu'il y aurait toujours 325 000 déversements d'eaux usées par an en 2030, dans la mer, les lacs et les cours d'eau. Pas sur non plus que les citoyens voient cette mesure d’un bon œil malgré sa portée écologique certaine, eux qui depuis quelques semaines dénoncent un coût de la vie exorbitant avec une inflation record et des salaires trop faibles. Depuis le mois de juillet, le pays ne cesse de faire face à des vagues de grèves successives et presque généralisées en guise de protestation, paralysant ainsi une importante partie de la société. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 28, 20222 min

Décarbonation de l'industrie : que faire en France ?

L'un des enjeux majeurs pour la France en matière d'environnement, mais aussi pour le monde car c'est commun à tous les pays, est de décarboner son industrie. En effet, l'industrie représente environ 18% des émissions de gaz à effet de serre en France, avec en tête de gondole : la chimie, la sidérurgie ainsi que la production des matériaux de construction.Si la France veut tenir ses objectifs environnementaux dans le cadre France 2030, le pays doit réduire ses émissions de 30% en moins de 10 ans, et de plus de 80% d'ici 2050. Des pourcentages très important, et qui ne laissent plus vraiment de doute, il faut décarboner l'industrie. Alors la décarbonation, c'est quoi ? Ce terme désigné l'ensemble des mesures permettant à une entité, un pays par exemple, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre afin de limiter l'impact sur le climat. Jusqu'ici, rien de bien compliqué. Mais malheureusement, les difficultés et obstacles sont nombreux. Par exemple, certaines usines fonctionnent en permanence et ne peuvent donc pas mettre leurs machines à l'arrêt au risque de créer un certain manque, notamment pour celles qui produisent des matières premières comme le verre, l'acier ou bien les produits chimiques. Dans cette situation, installer des dispositifs de décarbonation peut s'avérer difficile. En réalité, la majorité des travaux de ce type se font en amont de la construction d'une nouvelle usine.Dès lors, quelles techniques peuvent garantir une réduction drastique des émissions ? Il est tout d'abord possible de valoriser la biomasse comme les déchets forestiers ou agricoles, le bois, la paille etc... en la transformant en électricité ou en chaleur verte. Chez la start-up CarbonLoop, on utilise un système de pyrolyse qui vient chauffer la matière à 500°C sans oxygène, donnant ainsi du charbon végétal qui capte tout le carbone produit lors du processus ainsi qu’un gaz de synthèse. Évidemment, on peut aussi penser à la captation du carbone qui est ensuite renvoyé dans le sol et se cristallise en matériaux. Ou bien il est également de possible de produire de l'hydrogène vert avec la chaleur récupérée. Quoiqu'il en soit, il est important de noter que le GIEC, le groupe d'expert pour le climat de l'ONU considère le biochar et l'hydrogène comme des solutions d'avenir. Car comme le disait, les végétaux rejettent tout le carbone qu'ils ont capté au cours de leur vie quand ils sont brûlés. Empêcher leur combustion grâce à la pyrolyse permet ainsi de gérer le carbone en circuit fermé, et donne du biochar en résidu. Quant à l'hydrogène vert, la France a lancé un grand plan de développement pour cette énergie, qui est par ailleurs fortement dépendante de la production d'électricité renouvelable, solaire, éolien ou hydroélectrique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 25, 20222 min

La nourriture sans soleil sera-t-elle l'alimentation de demain ?

Face au changement climatique, aux sécheresses, à l'artificialisation des sols et aux catastrophes climatiques qui anéantissent régulièrement les récoltes des agriculteurs, quelle sera l'avenir de notre alimentation ? Peut-être cultivera-t-on des plantes en intérieur et sans soleil ? C'est en tout cas la solution proposée par Robert Jinkerson, ingénieur à l'Université Riverside en Californie.Je le cite « nous avons cherché à identifier une nouvelle façon de produire des aliments qui pourraient dépasser les limites normalement imposées par la photosynthèse biologique […] Nous avons pu cultiver des organismes producteurs de nourriture sans aucune contribution de la photosynthèse biologique » fin de citation. Voilà à quoi pourrait ressembler l'agriculture de demain d'après Robert Jinkerson et les personnes ayant participé à une étude publiée dans la revue Nature Food. Plus besoin de soleil, seulement de l'eau puisée dans le sol et le dioxyde de carbone capté dans l'air ambiant pour produire des sucres et de l'oxygène nécessaire à la croissance de la plante.Concrètement, l’innovation des chercheurs repose dans leur technologie permettant de récupérer de l'acétate, le mélange entre le dioxyde de carbone, l’eau et l’électricité, lequel sert ensuite de base à la culture des plantes en lieu et place de l’énergie solaire. À noter que le soleil n'est pas totalement exclu puisque l'électricité provient de panneaux solaires. Les plantes ne poussent pas grâce à l’exposition directe, seulement grâce à l’acétate récupéré au cours de la première étape. Et d'après les chercheurs, ce processus s'avère je cite « plus efficace pour transformer l’énergie solaire en nourriture, par rapport à la production alimentaire qui repose sur la photosynthèse biologique » fin de citation.Dès lors, à quoi va servir cette photosynthèse artificielle ? Et bien à augmenter les rendements des cultures tout d'abord. Cela concernerait je cite « les haricots, les tomates, le riz [ou encore] les pois vert [tous] capables d’utiliser le carbone de l’acétate lorsqu’ils étaient cultivés dans l’obscurité » fin de citation. Seconde utilisation : surmonter les conditions climatiques de plus en plus difficiles et qui ont un impact sur l’agriculture. Sécheresses, inondations, sols pollués inutilisables ou à la surface réduite... bref, de vraies menaces pour la sécurité alimentaire de l'humanité. La photosynthèse artificielle pourrait permettre de contrecarrer cela dans un environnement contrôlé, peu gourmand en ressources, et dépendant peu des aléas climatiques. S'ajoute à cela une troisième utilisation potentielle : l'agriculture spatiale ! Cette technologie a d’ailleurs été soumise au Deep Space Food Challenge, un concours de la Nasa pour récompenser de nouvelles approches pour minimiser les apports, tout en maximisant la production alimentaire. Et plus globalement, je cite les chercheurs, la photosynthèse artificielle pourrait constituer un « changement de paradigme […] En augmentant l’efficacité de la production alimentaire, moins de terres sont nécessaires, ce qui réduit l’impact de l’agriculture sur l’environnement » fin de citation.L'étude : https://www.nature.com/articles/s43016-022-00530-x Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 24, 20222 min

L'eau de pluie impropre à la consommation ?

C'est une nouvelle dont on se serait bien passée dans un contexte de quasi sécheresse dans plusieurs départements de France, mais aussi dans de nombreuses régions du monde... l'eau de pluie ne serait pas consommable pour les être vivants. La faute aux produits chimiques dits « éternels », les PFAS. D'après une étude de l'Université de Stockholm en Suède, une limite planétaire a même été dépassée.Je cite les chercheurs à qui l'on doit cette étude, « il n'y a nulle part sur Terre où l'eau de pluie serait propre à la consommation, d'après les données que nous avons utilisées » fin de citation. Pour tenir un tel discours alarmiste, Ian Cousins et son équipe ont étudié des données compilées depuis 2010 et montré je cite que « même en Antarctique ou sur le plateau tibétain, les niveaux présents dans l'eau de pluie sont au-dessus des recommandations proposées de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) » fin de citation. Considérées par beaucoup comme des régions vierges de toute pollution, ces zones reculées auraient en réalité des niveaux de PFAS « 14 fois supérieurs » aux recommandations pour l'eau potable. Dans le détails, ces PFAS sont aussi connus comme étant des « produits chimiques éternels » puisqu'ils se dégradent très très lentement. On les retrouve principalement dans les emballages, les shampoings, ou encore dans le maquillage.D'autres études suggèrent que les PFAS peuvent avoir des effets sur la fertilité, le développement des fœtus et entraîner des risques accrus d'obésité ou de certains cancers (prostate, reins et testicules) ainsi qu'une augmentation des niveaux de cholestérol. D'après Ian Cousins, les PFAS sont je cite « si persistants et omniprésents qu'ils ne disparaîtront jamais de la Terre [...] On a rendu la planète inhospitalière à la vie humaine en la contaminant de manière irréversible, ce qui fait que plus rien n'est propre. Et au point que ce n'est pas assez propre pour être sûr » fin de citation. Petite note d'espoir cependant, les niveaux de PFAS dans l'organisme des êtres humains auraient je cite « diminués de façon assez significative ces 20 dernières années [et] le niveau ambiant des PFAS dans l'environnement est resté le même ces 20 dernières années » fin de citation. Le scientifique conclut son analyse en expliquant que d'après lui, il faudra apprendre à vivre avec ces produits chimiques omniprésents autour de nous. Vous pouvez retrouver le lien renvoyant vers cette étude dans la description de cet épisode.L'étude : https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acs.est.2c02765 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 23, 20222 min

États-Unis : un plan climat qui redonne du souffle à la planète ?

Début août, le congrès américain a voté une loi pour lutter contre le réchauffement climatique, permettant sur le papier de réduire drastiquement les émissions de CO2 du pays. Une loi voulue par le président Joe Biden et qui pourrait bien avoir des conséquences concrètes très rapidement.Il aura fallu plus d'un an et demi au Sénat américain pour adopter ce plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un plan à 430 milliards de dollars qui sonne comme une victoire pour le président américain Joe Biden. Dans le détail, la loi devrait permettre au pays de réduire de 40 % ses émissions de CO2 d’ici à 2030, par rapport aux taux enregistrés en 2005. Cela grâce au développement des énergies renouvelables, notamment la production d'électricité issue de l'éolien et du solaire. Une partie du budget sera également dédiée à la recherche sur la séquestration de carbone, la conversion à l’hydrogène et les petits réacteurs nucléaires, autant de points qui sont déjà à l'étude et en développement en France.Ceci dit, c'est un signal fort qu'envoient les Etats-Unis au monde entier sur la question du réchauffement climatique. Mais sur le plan international, cette nouvelle est contrebalancée par le retrait de la Chine des négociations sur le changement climatique. En effet, la visite de Nancy Pelosi à Taïwan début août a profondément vexé le gouvernement de Xi Jinping, qui a aussitôt déclaré qu’une ligne rouge avait été franchie. Qu’il s’agisse d’un prétexte de la Chine afin de continuer de polluer, ou bien d’une véritable répercussion de ce qu’elle a perçu comme une provocation, je cite « il n’y a aucun moyen de résoudre les problèmes les plus urgents du monde entier sans un dialogue et une coopération efficaces entre les Etats-Unis et la Chine » fin de citation signée Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies. Si les États-Unis restent le premier émetteur de CO2 par habitant avec un niveau moyen de 17,6 tonnes d’émissions de GES, la Chine émet quant à elle depuis plusieurs années davantage de CO2 que l'ensemble des pays développés, soit 14 000 millions de tonnes. D'après le cabinet Rhodium Group qui réalise ce genre de mesures, je cite « c'est plus que le triple des niveaux de 1990 et cela représente une hausse de 25 % sur la dernière décennie » fin de citation. Au total, la pollution de la Chine représente 27% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 22, 20222 min

Traquer la pollution des yachts ? C'est possible sur Twitter !

Alors que le changement climatique est un phénomène de plus en plus palpable avec le dérèglement des saisons et la multiplication des catastrophes naturelles, plusieurs secteurs ne semblent pas si concernées que cela par ces enjeux. C'est le cas de l'aviation privée, notamment les jets, mais aussi de l'industrie des yachts ! Dès lors, un compte Twitter propose de traquer les émissions de CO2 émis par le moyen de transport le plus polluant au monde, les superyachts, avec, vous allez l'entendre, une facture environnementale très salée.Sur Twitter, le compte « Mega yacht CO2 tracker » suit les déplacements des milliardaires à bord de leurs superyachts pour en calculer le coût environnemental. Ainsi, de nombreux noms comme Symphony, Idol, Paloma ou Baton rouge peuvent être suivi en temps quasi réel... il s'agit des noms des superyachts des milliardaires français Bernard Arnault, Thomas Leclercq, Vincent Bolloré et Martin Bouygues. L'Idol, propriété de l'héritier Thomas Leclercq, avait notamment fait parler de lui, suite au mouvement social mené en 2019 par son l'équipage, payé à l'époque 3.40 € de l’heure pour travailler 105 heures par semaine à bord. Aujourd'hui, c'est son bilan carbone pour la seule journée du 15 août qui fait débat. Je cite le compte Twitter « l'Idol aurait produit environ 3.7 tonnes de CO2 en consommant 1440 litres de carburant […] Si Thomas compte faire pipi sous la douche pour compenser cette empreinte carbone, ça lui prendra 3795 ans, 9 mois et 2 jours (à raison de 2.6g de CO2 économisé en moyenne chaque jour) » fin de citation. Mais en terme de pollution pour un superyacht français, la première place revient au Symphony de Bernard Arnault avec une consommation de 657 litres de carburant par heures selon les données du constructeur. Avec d'immenses réservoirs de 256 000 litres, le navire posséderait une autonomie de 5500 milles marins, soit plus de 10 180 kilomètres. Et ses émissions de CO2 alors ? Tenez-vous bien, le Symphony de Bernard Arnault émettrait 16 000 tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui équivaut quand même à la totalité de ses émissions par déplacements en jet privé !Ceci dit, comment sont calculées les émissions CO2 des superyachts ? Dans le détail, le compte s'appuie sur le Système d'identification automatique, rendu obligatoire pour les bateaux de plus de 300 tonnes effectuant des voyages internationaux depuis 2007. Ces données comprennent l’identification, la position et la vitesse des navires, disponibles via des systèmes comme Marine Traffic. Je cite le compte Twitter, « pour calculer les émissions de CO2 de chaque navire, on reconstruit la trajectoire et la vitesse de chaque yacht, chaque jour, et on croise avec les données de consommation de carburant des moteurs principaux publiées par les constructeurs des moteurs » fin de citation. Ceci dit, cette méthode de calcul ne révèle que les émissions émises par les déplacements, et non pas le CO2 émis par l’utilisation des piscines, SPA, salles de sport, équipement high tech, ni même d’éventuels tours en hélicoptère. Chaque total peut donc être largement majoré. Aujourd'hui, on compte à peu près 6000 superyachts aux quatre coins du globe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 21, 20223 min

Tesla bride l'autonomie des Model S pour augmenter la facture ?

Aujourd'hui, place à une histoire sacrément déplaisante pour un nouveau propriétaire de Tesla Model S aux Etats-Unis. Lors d'une visite au Tesla Center, ce dernier a vu l'autonomie de sa voiture électrique d'occasion amputée de 128 km, le forçant à payer des frais supplémentaires exorbitants. Tous les détails dans cet épisode.Si vous ne connaissez pas très bien Tesla, sachez que l'un des gros point fort de la marque est son système de mise à jour logicielle, permettant ainsi d'introduire régulièrement de nouvelles fonctionnalités. Mais visiblement, la marque s'en serait également servie pour brider la voiture d'un de ses clients. Dans cette histoire, la victime est le propriétaire d'une Model S 90kwh d'occasion qui était auparavant une Model S de 60 kwh. La mise à jour pour augmenter l'autonomie avait été effectuée de façon tout à fait officielle et légale. À noter qu'au début de la commercialisation de la Model S, Tesla utilisait un pack de batterie dont la capacité était verrouillée par voie logicielle. Cela offrait la possibilité d'étendre l'autonomie du véhicule après coup. Tesla évitait ainsi d'avoir à produire différentes versions de la Model S.Récemment, ce fameux client s'est rendu dans un centre Tesla pour y effectuer une mise à niveau de sa connexion Internet. Sauf qu'une fois l'intervention terminée, l'autonomie de sa voiture avait diminué de 128 km ! Pour retrouver sa configuration initiale, l'homme devait alors débourser plus 4 400 €. Face au refus de Tesla de faire machine arrière sur l'intervention, l'homme a décidé de publier sa mésaventure sur les réseaux sociaux. Son cas est rapidement devenu viral, remontant jusqu'aux oreilles de la direction qui a finalement décidé de résoudre le problème de son client. Un happy ending comme on les aime, même si le site Electrek souligne à juste titre qu'il est assez inexcusable que Tesla ait recours à ces pratiques commerciales. Je cite le média « Tesla a gagné 2 milliards de dollars au dernier trimestre. Il n'y a aucune raison d'essayer de soutirer 4 500 dollars à un client qui n'a rien fait de mal. Il a fallu que l'histoire devienne virale pour que Tesla s'occupe de la situation » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 18, 20222 min

L'Arctique se réchauffe quatre fois plus vite que prévu ?

C'est l'une des mauvaises nouvelles du mois d'août, une nouvelle étude publiée au dans la revue Communications Earth & Environment suggère que l'Arctique, se réchauffe de 0,75°C par décennies. Une hausse près de quatre fois plus rapide que le reste du monde ces quarante dernières années. Cette découverte pourrait expliquer beaucoup de choses, mais aussi avoir des conséquences assez importantes sur la montée des eaux.Dans le détail, des chercheurs norvégiens et finlandais ont analysé quatre séries de données de températures recueillies par satellites depuis 1979 sur l'ensemble du cercle arctique. Leur conclusion est sans appel, l'Arctique s'est réchauffé en moyenne de 0,75°C par décennies, soit quasiment quatre fois plus vite que le reste de la planète. Une estimation qui vient donc accentuer l'analyse du groupe d'experts sur l'évolution du climat des Nations unies (GIEC), qui en 2019, estimait je cite que l'Arctique se réchauffait « de plus du double de la moyenne mondiale » fin de citation. De fois x2, on passerait donc à x4. À noter que l'étude a également relevé d'importantes variations, comme le secteur eurasien de l'océan Arctique, situé près de l'archipel norvégien du Svalbard et l'archipel Russe de Nouvelle-Zemble. Ici, la température serait montée de 1,25 °C par décennie, soit environ sept fois plus rapidement que le reste du monde.Dès lors, comment expliquer la différence d'analyse entre le GIEC et ces chercheurs finlando-norvégiens ? Grâce à l'obsolescence des précédentes modélisations du climat arctique. En effet, les modèles permettant d'anticiper le réchauffement des continents sont en constante évolution. Ainsi, les données disponibles à ce jour, couplées au développement incessant de la technologie et des supercalculateurs permet d'être encore plus précis qu'il y a trois ans. Je cite Antti Lipponen, membre de l'Institut finlandais de météorologie et coauteur de l'étude, « le changement climatique est causé par l'homme et à mesure que l'Arctique se réchauffe, ses glaciers vont fondre, ce qui aura une incidence globale sur le niveau des mers […] il se passe quelque chose dans l'Arctique et cela nous affectera tous » fin de citation. Selon le Giec, le niveau de la mer est monté de 20 cm depuis 1900. Or, le rythme de cette hausse a presque triplé depuis 1990 et, selon les projections, les océans pourraient encore gagner 40 à 85 cm d'ici la fin du siècle. De son côté, la calotte glaciaire du Groenland pourrait approcher du "point de bascule" de la fonte, et ainsi libérer une quantité d'eau glacée incommensurable, capable d'élever le niveau des océans jusqu'à six mètres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 17, 20222 min

Disque dur SSD : deux fois plus polluants que les autres ?

Vous le savez sans doute, les avantages des disques durs SSD sont nombreux. Plus rapide, meilleure efficacité énergétique... les SSD commencent petit à petit à séduire les foules. Ceci dit, l'innovation n'est pas toujours synonyme de vertu environnementale. En effet, des chercheurs estiment que cette technologie aurait une empreinte carbone beaucoup plus élevée que les disques durs classiques.Plus précisément, les SSD auraient une empreinte carbone deux fois plus importante que les disques durs traditionnels. C'est la conclusion d'une étude sur différents appareils et composants informatiques au cours de leur durée de vie menée par des chercheurs de l'Université de Wisconsin-Madison et de l'Université de Colombie-Britannique. Ces derniers ont constaté que les SSD auraient je cite « un facteur intrinsèque de stockage (ou SEF pour l’acronyme) beaucoup plus élevé avec une moyenne de 0,16 contre seulement 0,02 pour les disques durs classiques » fin de citation. Si vous ne le saviez pas déjà, le SEF désigne le taux d'émissions de CO2 par rapport à la capacité totale de stockage. Plus globalement, les chercheurs expliquent que les disques durs SSD produisent les émissions les plus élevées de tous les composants des systèmes auxquels ils sont intégrés, soit 38 % des émissions totales d'un PC. En comparaison, un disque dur traditionnel peut être responsable d’environ 9 % des émissions d'un système, une carte graphique de 11 %, un CPU de 4 %, une carte mère de 17 %, la RAM de 9 %, le bloc d'alimentation de 4 % et le châssis de 6 %.Comme de nombreux objets, cette pollution vient surtout du processus de fabrication. En fait, chaque élément d'un SSD est couteux, qu'il s'agisse de puces ou de contrôleurs, tant en termes d'électricité que de matériaux. En comparant un SSD et un disque dur classique de 1 To sur deux périodes de cinq et dix ans, les chercheurs sont parvenus à plusieurs conclusions assez intéressantes. Tout d'abord, la consommation d'énergie des disques SSD était nettement inférieure, 57 kWh pour un disque SSD sur cinq ans d'utilisation contre 184 kWh pour un disque dur classique. Mais si l'on regarde du côté des émissions de CO2 de manière globale, en additionnant production et utilisation sur cette même période, le SSD émettrait le double de gaz à effet de serre, soit 184 kg. L’étude conclut que la durée de vie des SSD devrait être encore améliorée afin de pouvoir compenser à long terme ces émissions élevées lors de la production. Cela ne veut pas dire qu'il faut bannir leur utilisation puisqu’elle permet déjà de réduire la consommation énergétique de vos ordinateurs... seulement ne pas les changer trop souvent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 16, 20222 min

Nvidia : des cartes graphiques à la consommation réduite ?

Les amateurs d'équipement informatique le savent parfaitement, l'un des composants les plus gourmand en électricité n'est autre que la carte graphique. Si le secteur a connu des progrès techniques colossaux ces dernières années, force est de constater que la consommation électrique a elle aussi explosée pour subvenir au besoin de performance des usagers. Ce qui n'est pas sans poser de sérieux problèmes, notamment ces derniers mois avec la crise de l'énergie que nous connaissons et le coût de plus en plus élevé de l'électricité. Ceci dit, il semblerait que les futures cartes graphiques du constructeur Nvidia consommeront moins d'énergies que prévues. Doit-on y voir un signe écologique ? Tous les détails dans cet épisode.Si les futures cartes RTX 4000 n'ont pas encore été présentées officiellement, une chose est sure, ces cartes graphiques seront de véritables monstres de puissance. On sait par exemple que la RTX 4070 Ti sera équivalente à la force de frappe de la RTX 3090 Ti actuelle, tandis que le fleuron de cette génération, la RTX 4090, sera quant à elle 82 % plus puissante que la RTX 3090. De quoi faire monter les usagers en pression et en excitation à l'idée d'intégrer un tel élément à leur PC. Ceci dit, la puissance à un prix. D'après les premiers détails révélés sur les réseaux sociaux, une RTX 4000 devrait osciller entre 800 et 900 W de consommation, de quoi sacrément saler la facture d'électricité.Mais sur Twitter, l'utilisateur kopite7kimi, habitué à sortir des scoops avant les annonces officielles explique que la puissance de la gamme RTX 4000 sera réduite. Réduite par rapport à la consommation de 800 W annoncée ou par rapport à la consommation de la gamme RTX 3000 précédente ? Rien ne permet de le savoir pour l'instant. Cette annonce n'a toutefois pas manqué de faire réagir les internautes qui ont pris cette information très au sérieux. L'un d'eux explique d'ailleurs que pour réduire la consommation d'électricité, Nvidia a forcément dû réduire la fréquence d'horloge, autrement dit, la vitesse de la mémoire. Quoiqu'il en soit, et si tout cela s'avère exact, les RTX 4000 seraient donc moins puissantes que prévue, ce qui tend à confirmer les rumeurs qui circulent depuis le début du mois d'août. Reste à savoir s'il s'agit d'une démarche volontairement écolo de Nvidia ou d'un choix économique lié au contexte de crise de l'énergie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 15, 20222 min

Pour l'apéro, quelles boissons émettent le plus de CO2 ?

Alors que la chaleur nous fait suer à grosses gouttes, nous n'avons sans doute jamais autant apprécié les pauses fraîcheurs et les apéros. Mais dans un contexte de réchauffement climatique et de pénurie d'eau, hors de question de boire n'importe quoi. C'est pourquoi je vous propose un petit tour d'horizon des boissons les plus vertes, qui émettent le moins de CO2, et de celle qui au contraire polluent beaucoup lors de leur production.L'été est forcément synonyme de fête. Entre la plage, les apéros et les barbecues, difficile de trouver une saison plus propice pour se retrouver en famille ou entre amis dans un cadre agréable. Mais qui dit fête dit aussi alcool... et désolé de vous l'apprendre, mais si vous voulez consommer responsable et faire attention à la planète, alors faites une croix sur l'alcool... ou tout du moins réduisez votre consommation le plus possible... en particulier celle de vin et d'alcool fort. Ces derniers rejettent en moyenne 6 kilogrammes de CO2. Raison numéro une de cette forte pollution, les transports et les emballages utilisés. À choisir, optez plutôt pour la bière qui a une empreinte carbone quatre fois moins importante. Et si vous n'aimez pas la bière et voulez quand même du vin, dirigez-vous vers les cubi. Dernier point, la production d'alcool nécessite également une importante consommation d'eau. Dans un contexte de sécheresse, à vous de voir ce qui vous convient ou non.Autres boissons populaires mais non alcoolisées cette fois, le thé et le café. Désolé, mais ces deux-là ne sont pas idéale non plus pour l'environnement, en particulier à cause du coût carbone de leur importation. À noter également que par endroit, le café est responsable de la déforestation, et que le thé est souvent aspergé de pesticides. Dès lors, en éliminant alcool, thé et café, que nous reste-t-il ? Les sodas ? Certainement pas. Car si l'alcool consomme beaucoup d'eau, c'est largement pire pour les soda. Car pour en produire un litre, il faut pas moins de 5 litres d'eau !Vous trouvez que je casse l'ambiance ? Rassurez-vous, vous pouvez toujours vous rabattre sur les smoothies ou les milk-shakes, qui eux sont bien moins polluants. En effet, du lait, des fruits et des légumes, vous pouvez en trouver à côté de chez vous. Pour peu qu'ils soient bio ou reconnus par un label de qualité et vous serez au top. Ceci dit, gare aux fruits et légumes que vous choisissez, car 44% du trafic aérien des produits alimentaires concerne les fruits. Partez donc davantage sur des fruits et légumes locaux et de saison. Petit conseil, laissez votre boisson deux heures au frigo avant dégustation pour une sensation de fraîcheur optimale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 14, 20222 min

Hydrogène en poudre : le carburant du futur ?

Depuis quelques années maintenant, le gouvernement français investi massivement dans la production d'hydrogène, et plus précisément d'hydrogène vert, de quoi faire de la France l'un des leaders dans ce domaine en Europe. Une décision sans doute assez intelligente vu la découverte de plusieurs chercheurs de l'Université de Deakin en Australie. Ces derniers ont en effet trouvé le moyen de stocker de l'hydrogène sous forme de poudre, un état plus stable que le liquide ou le gaz, qui permettrait de le transporter plus facilement, et qui est définitivement bienvenue dans un contexte de crise du gaz orchestrée par la Russie.Concrètement, cette découverte se base sur une réaction chimique provoquée par de la mécanochimie. Traduction : quand le nitrure de bore est placé sous forme de poudre et mélangé à grande vitesse avec des billes de métal, le gaz, en l’occurrence l'hydrogène, se stocke dans la poudre à température ambiante ! Ce procédé s'appelle le Ball-miling. Enfin, les scientifiques vont venir chauffer la poudre pour libérer l'hydrogène et ainsi pouvoir le récupérer tout en aspirant la poudre qui pourra ensuite être réutilisée pour stocker à nouveau du gaz.On ne dirait pas comme ça, mais il s'agit quand même d'une petite révolution. Comme l'explique le professeur Chen, Directeur du secteur de nanotechnologie à Deakin que je cite « la méthode actuelle de stockage de l'hydrogène consiste à utiliser un réservoir à haute pression ou à refroidir le gaz jusqu'à sa forme liquide. Ces deux méthodes nécessitent de grandes quantités d'énergie, ainsi que des processus et des produits chimiques dangereux » fin de citation. Au-delà de l'hydrogène, cette méthode pourrait aussi s'appliquer à l'industrie pétrolière d'après les chercheurs, remplaçant ainsi le processus de cryogénie actuellement utilisé. En théorie, cette méthode permettrait alors de réduire le gaspillage énergétique de 90 %. Un résultat à peine croyable qui a poussé les chercheurs à valider et revalider des dizaines de fois leur protocole pour être sûr de ne pas s'être trompé.Très concrètement, cette découverte pourrait tout simplement révolutionner le monde de l'énergie et je pèse mes mots. Car si vous ne le saviez pas déjà, le processus de cryogénie représente environ 15% de l’énergie utilisée dans le monde. Imaginez un peu les économies d'énergies possibles dans un contexte où le monde se prépare à en manquer cruellement. Ceci dit, je cite le professeur Chen « pour passer du laboratoire à une échelle industrielle plus grande, nous devons vérifier que ce processus est économique, plus efficace et plus rapide que les méthodes traditionnelles de séparation et de stockage des gaz ». S'il y a des raisons de se réjouir et d'espérer un meilleur futur sur le plan énergétique, reste encore répondre à certaines questions importantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 11, 20222 min

Débrancher le Wi-fi pour économiser l'énergie ?

Qu'on le veuille ou non, les fortes chaleurs estivales à répétitions depuis plusieurs années, les incendies, la fonte des glaces et la multiplication des catastrophes naturelles prouvent qu'il y a bel et bien un phénomène de changement climatique. Un réchauffement pour être plus précis qui perturbe la production d'électricité et menacerait même internet (je vous invite à écouter l'épisode consacré à ce sujet si ce n'est pas déjà fait). Dès lors, un changement de comportement individuel vers plus de sobriété est plus que nécessaire. Mais pour que les effets s'en ressentent, encore faut-il cibler les petits gestes qui pourraient avoir un impact concret comme le fait de couper le Wi-Fi. C'est en tout cas l'un des cheval de bataille du gouvernement Français.Alors que des pénuries d'énergies pourraient intervenir en France d'ici la fin de l'année, le gouvernement multiplie les recommandations à destination des foyers, comme le fait de débrancher le Wi-fi et les équipements numériques en cas de départ du domicile pour plusieurs jours. Car si vous ne le saviez pas déjà, les box internet représentent quand même 2% de la consommation électrique annuelle des Français, soit autant que les machines à laver. Dans plusieurs documents publiés en juillet par l'ADEME (l'agence pour l'énergie et l'environnement), on apprend qu'une box internet consomme près de 100 kwh d'électricité par an, soit un coût annuel d'environ 16€. Ajouter à cela un décodeur TV, avec 87 kwh et une télévision pour environ 190 kwh, et la facture globale monte environ à 65€ l'électricité par an.Dès lors, de simples gestes comme débrancher ces équipements en cas de départ prolongé, au-delà d'un jour, permettent de faire baisser significativement la facture d'électricité -qui par ailleurs va forcément augmenter avec la flambée des prix de l'énergie- et en plus permettront d'économiser cette fameuse énergie. Par ailleurs, vous ne le savez peut-être pas, mais entre 15 et 50 équipements sont en veille dans nos maisons et appartements. La famille des appareils multimédia et informatique représentent d'ailleurs 13,5% de notre consommation électrique, et même quasiment 5% de l'électricité totale consommée dans le pays. Définitivement, il n'y a pas de petits gestes ni de petites économies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 10, 20222 min

Qu'est-ce que Zebra, la pale d'éolienne recyclable ?

À l'heure où les énergies renouvelables sont en pleine expansion, nombreux sont les sceptiques à pointer du doigt le caractère polluant des éoliennes. Il faut en effet du béton et un certain nombre de matériaux souvent pas réutilisables pour construire une éolienne. Face à ce constat un peu décevant, l'Institut de recherche technologique mutualisé (IRT) Jules Verne, accompagné de plusieurs acteurs de l'industrie comme Arkema, Engie ou encore Suez, s'est lancé le défi de créer une pâle éco-responsable et recyclable du nom de Zebra.Comme l'explique Vianney de Lavernée, responsable du développement durable chez Engie Renouvelables, partenaire de l'IRT Jules Verne à l'origine de cette pâle d'éolienne, je cite, « Zebra est né d'une réflexion stratégique sur la question de la fin de vie des éoliennes [et] du recyclage de la nacelle et des pales. C'était le talon d'Achille de l'éolien. De 90 % de recyclabilité, nous voulions nous approcher le plus possible des 100 % [pour] faciliter le recyclage en fin de vie, réduire la consommation d'énergie et les déchets en phase de fabrication et de recyclage des pales » fin de citation.Le projet Zebra (pour Zero wastE Blade ReseArch) développe une pale de 62 mètres fabriquée à partir d'une résine thermoplastique, connue pour ses propriétés recyclables mais aussi malléables à faible température, ainsi que de nouveaux matériaux en fibre de verre. D'après Vianney de Lavernée que je cite à nouveau « en fin de vie, ces deux composants sont facilement séparés » fin de citation. Après une année de développement, de tests des matériaux et d'essais de procédés au niveau des sous-composants, l'un des partenaires LM Wind Power a, je cite « conçu et fabriqué la plus grande pale thermoplastique au monde au sein de son usine en Espagne. Les essais sur la durée de vie démarreront dans les prochaines semaines et la validation des méthodes de recyclage est prévue à la fin de l'année » fin de citation. À noter également que ces avancées sur la fin de vie des éoliennes ont aussi été intégrées dans un label dénommé TED, pour Transition Énergétique Durable. Neuf engagements devront être pris et respecter pour l'obtenir. Des engagements qui n'ont pas encore été détaillé, mais qui d'après Enegie sont, je cite « le reflet de notre méthode pour le développement et l'exploitation vertueux de l'éolien et du solaire, en France aujourd'hui, [et]demain à l'international ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 9, 20222 min

Microsoft : deux ans de vie en plus pour les serveurs cloud ?

Face aux multiples pénuries et difficultés que connaît le secteur de la tech ces dernières années, Microsoft a décidé de changer de stratégie en prolongeant la vie de ses serveurs cloud. En clair, les serveurs permettant aux clients de profiter de la plateforme Azure vont voir leur durée de vie passer de quatre à six ans. Une prise de risque à double tranchant puisque si la société américaine souhaite d'un côté faire des économies, elle risque de l'autre d'inquiéter ses clients ainsi que les fabricants de processeurs.Lors de l'annonce des résultats du dernier trimestre fin juillet, la directrice financière de Microsoft Amy Hood a mis l’accent sur les avantages de ces changements. Selon elle, les investissements faits par l’entreprise ont augmenté l’efficacité des serveurs cloud de Microsoft, ce qui permet aujourd’hui d’augmenter leur durée de vie de deux ans supplémentaires. En 2023, la société devrait donc faire 3,7 milliards de dollars de recette supplémentaire d'après ses calculs. Si l'entreprise ne rentre pas dans les détails des améliorations de ses infrastructures cloud, les changements impliqueront à coup sûr une utilisation prolongée des composants présents dans les serveurs, ce qui ne devrait pas réjouir AMD, Intel et Ampere, les fournisseurs historiques du GAFAM. Car qui dit augmentation de la durée de vie des serveurs dit aussi moins de commandes de nouveaux composants, et donc une baisse des recettes.Plus que les fournisseurs, ce sont les clients qui sont les plus inquiets dans cette affaire, puisqu'ils dépendront désormais d'infrastructures vieillissantes. En six ans, les fabricants auront probablement produit plusieurs nouvelles générations de processeurs, sans compter d'autres innovations en termes d’amélioration des réseaux. Microsoft pourrait-il se faire dépasser par la concurrence ? Pas si sûr. En effet, les serveurs d’Amazon Web Services, principal rival de Microsoft sur ce marché, ont une durée de vie de cinq ans. Et même si Amazon reste le leader mondial des services cloud avec 33 % des parts de marché, Microsoft maintient une position forte avec 22 %. Difficile de taxer Microsoft de greenwashing sur ce coup-là puisque cela aura des répercussions directes sur la pollution de l'entreprise, qui ira inévitablement à la baisse dans le secteur du cloud. Reste à savoir si les clients accepteront ces changements au nom de la sobriété, ou si les performances l'emporteront sur l'écologie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 8, 20222 min

Peut-on transformer le méthane en biodiesel ?

À l'heure où la recherche de carburants alternatifs aux énergies fossiles est une priorité, des chercheurs brésiliens se sont mis en tête de convertir le méthane, l'un des gaz les plus polluant du monde, en biodiesel pour voitures, camions etc...Quand je disais que le méthane était l'un des gaz les plus polluant du monde, c'est véridique, puisqu'à émission égale avec le CO2, le méthane est 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Autrement dit, un kilo de méthane = 25 kilos de CO2. À noter toutefois qu'il n'y a pas autant d'émissions de méthane que d'émissions de dioxyde de carbone. En 2021, les émissions mondiales CO2 atteignait un niveau record avec 36,3 milliards de tonnes, pour « seulement » 357 millions de tonnes de méthanes. Pour résumé, l'impact du méthane sur l'environnement était environ 4 fois inférieur que le CO2 l'an dernier. Qu'à cela ne tienne, le CH4 doit lui aussi être combattu. Dès lors, des scientifiques de l'université de São Carlos au Brésil ont réfléchi à un moyen d'exploiter ce méthane rejeté dans l'atmosphère. Et à la différence des méthodes classiques pour obtenir ce biodiesel, aussi appelé méthanol dans ce cas, les chercheurs expliquent que leur procédé est beaucoup plus doux et bien moins énergivore. La technique étant assez complexe à comprendre, et pour éviter d'être trop approximatif, vous retrouverez l'article décrivant en détail cette technologie via le lien dans la description de cet épisode.Bien que le gaz naturel soit tout de même considéré comme un combustible fossile, sa conversion en méthanol émet moins de CO2 que les autres combustibles liquides de la même catégorie d'après une étude publiée dans la revue Chemical Communications. Je cite les chercheurs, « dans l'industrie chimique, cette conversion se fait via la production d'hydrogène et de CO2 en au moins deux étapes, et dans des conditions de température et de pression très élevées. Notre réussite à obtenir du méthanol dans des conditions douces, tout en dépensant moins d'énergie, est une avancée majeure » fin de citation. Les recherches n'en sont pour le moment qu'à leurs débuts, mais l'espoir de pouvoir réutiliser le méthane et l'empêcher de polluer l'atmosphère est grand. Reste à savoir si ces chercheurs brésiliens parviendront à créer un système de recyclage à grande échelle.Article : https://pubs.rsc.org/en/content/articlehtml/2022/cc/d2cc01757a Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 7, 20222 min

Vers le stockage du CO2 en sous-sol pour Airbus ?

Dans l'épisode d'hier consacré à la captation du CO2, nous expliquions que les premiers résultats de cette technologie censée décarboner l'atmosphère n'étaient pas si satisfaisant que cela malgré son immense potentiel. Quoiqu'il en soit, de nombreuses entreprises misent beaucoup d'argent dans ce secteur pour se verdir comme le constructeur aéronautique Airbus. Le leader européen des avions basé près de Toulouse souhaite en effet explorer le stockage du carbone sous terre aux côtés de plusieurs compagnies aériennes de renom.Airbus, Air France-KLM, easyJet, British Airways, Lufthansa ou encore Virgin Atlantic...autant de compagnie qui ont annoncé il y a peu avoir signé une lettre d'intention autour de la capture directe du carbone et de son stockage dans le sol. Dans le détail, l'idée de ce consortium est de mettre à profit la technologie de captage direct à l'aide de puissants ventilateurs alimentés grâce à de l'énergie issue de panneaux solaires. Le captage du carbone, ou dans ce cas précis la DACCS, permet de filtrer l'air pour en capter le CO2 avant de le stocker de manière sûre et permanente dans des réservoirs géologiques sous-terrain.Si certains estimeront que par ce biais, l'industrie aéronautique cherche surtout à laver son image de pollueur, force est de constater que la communication du consortium est assez transparente en réalité. En effet, ces entreprises sont bien conscientes de ne pas pouvoir capter à la source les émissions rejetées dans l'atmosphère. Dès lors, la solution la plus adaptée d'après eux serait de le captage du carbone dans l'air, ce qui lui permettrait d'extraire plus ou moins l'équivalent des émissions émises dans l'atmosphère du fait de leurs activités. D'ailleurs, Airbus explique qu'il ne s'agit que d'un complément aux autres solutions utilisées pour réduire les émissions de carbone, comme le carburant d'aviation durable.Ce partenariat a été conclu avec la société 1PointFive, qui a démarré la construction d'un site de captage et de stockage de CO2 dans l'état du Texas aux Etats-Unis, qui devrait être opérationnel d'ici 2024 avec une capacité de capture d'un million de tonnes de CO2 par an. C'est environ la capacité d'absorption d'environ 40 millions d'arbres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 4, 20222 min

Captation du carbone, des résultats pas à la hauteur ?

C'est une technologie dont on vous parle régulièrement dans ce podcast qui a un fort potentiel pour nous aider à réduire les émissions de CO2, je veux bien entendu parler de la captation du carbone. Si de nombreux projets mettant en avant ce procédé se multiplient partout dans le monde, des chercheurs estiment que les quantités réellement éliminées de l'atmosphère sont moindres.Ce coup de froid nous vient de l'Imperial College London en Angleterre. Les chercheurs de cette institution ont noté qu'entre les annonces et la quantité de carbone réellement capté et stocké, l'écart serait de 19 à 30 %. En 2021, la capacité mondiale de capture de CO2 était estimée à 40 millions de tonnes sur 12 mois, pour 26 installations opérationnelles. À noter que ces installations ne sont pas tenues de communiquer la quantité de carbone réellement capturée. Aucune loi ou règlement ne les y oblige. Et justement, comme expliqué il y a quelques instants, il existerait un vrai écart entre le réel et les données annoncées par les différents projets. Mais tout ne serait pas négatif pour autant, car selon les chercheurs, c'est près de 200 millions de tonnes de CO2 qui ont été captées et stockées entre 1996 et 2020.Par ailleurs, les chercheurs soulignent que des chiffres plus précis qui incluraient la quantité captée, la quantité transportée, la quantité stockée chaque année ainsi que les mesures d'assurance qualité prises sur les installations permettraient d'avoir une meilleure vision du déploiement à grande échelle des technologies de captage et de stockage du carbone, tout en surveillant les réductions des émissions de gaz à effet de serre à court terme. Dans son dernier rapport, la commission sur les transitions énergétiques qui regroupe des industriels, financiers, producteurs d'énergies et ONG environnementale explique que d'ici 2050, le monde devra probablement capter et utiliser ou stocker de 7 à 10 milliards de tonnes de CO2 par an, ce qui équivaut à environ 18 à 25 % des émissions actuelles. Il reste donc encore un long chemin à parcourir et surtout l'obligation de multiplier les outils technologiques pour séquestrer le carbone, tout en faisant baisser nos émissions en adaptant notre comportement vers plus de sobriété. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 3, 20222 min

Un immeuble écolo de 170 km de long en Arabie Saoudite ?

Si les pays du Golf sont connus pour la démesure de leur projet, comme par exemple les immenses stades climatisés pour la Coupe du Monde de Football au Qatar, ou la tour Burj Khalifa à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, il semblerait que le plus dingue d'entre tous ne sorte de terre en Arabie Saoudite : un immeuble de 170 km de long capable d'accueillir plusieurs millions d'habitants.« The Line » ou la ligne en français. C'est le nom donné à ce projet pharaonique, difficilement concevable d'ailleurs, et presque tiré d'un scénario de science-fiction. Dévoilé initialement l'an dernier, ce projet monumental vise à construire un bâtiment géant en ligne droite de 170 km de longueur, pour 500 mètres de haut et 200 mètres de large en plein cœur du désert. Concrètement, le projet est pensé pour n'avoir ni route, ni voiture, ni émission carbone. Cette ville d'un nouveau genre, baptisée Neom, a pour ambition d’accueillir 9 millions d’habitants, pour un coût total d'environ 500 milliards de dollars, financé entièrement par l’Arabie saoudite. À noter que les travaux ont déjà débuté et que la date de livraison est pour le moment fixée à 2030.S'il n'est pas difficile de se représenter l'extérieur du bâtiment, qu'en est-il de l'intérieur ? Et bien d'après les premiers visuels communiqués par l'Arabie Saoudite, l'intérieur comportera beaucoup de végétation gérée par des robots... L'intelligence artificielle sera également de la partie et de nombreux services comme des commerces ou des loisirs situés à moins de cinq minutes du domicile devraient également être disponible. Ceci dit, comment se déplacer dans cet ensemble des 170 km ? En train souterrain zéro carbone, tout simplement. D'après les concepteurs du projet, ce dernier permettra de relier les deux extrêmes de la ville, ou plutôt de l'immeuble, en seulement vingt minutes. Comble de la démesure, des parcs, un aéroport ainsi que des zones industrielles et agricoles devraient également être implantées. En somme, une telle concentration permettrait d'économiser de l'espace, du temps et de l'énergie tout en assurant un confort de vie sans commune mesure avec celui des villes saoudiennes actuelles.Enfin, le site serait entièrement alimenté par des énergies renouvelables et présenterait, je cite « un microclimat tempéré toute l'année avec une ventilation naturelle ». Des affirmations qui n'ont pas vraiment convaincu les sceptiques, lesquels pointent du doigt la démesure du projet et son manque de transparence sur les données scientifiques et techniques ainsi que les garanties écologiques qu'il porte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 2, 20222 min

Un tram électrique sur les voies ferrées inutilisées ?

C'est une invention qui pourrait nous aider à repenser la façon dont nous concevons les transports en communs, aussi bien en ville, mais surtout en campagne. En effet, trois designers allemands ont développé un concept de tramway électrique qui circule sur des voies ferrées réaffectées.« Concevoir un concept de mobilité pour les zones rurales en mettant l'accent sur les caractéristiques régionales ». Tel était l'intitulé du concours « The Future Mobility Competition », organisé par le magazine de design Dezeen en partenariat avec la start-up britannique Arrival. Rien de compliqué pour Lea Haats, Erik Mantz-Hansen et Konstantin Wolf qui ont imaginé « Abacus », un concept de tramway électrique circulant sur des voies ferrées réaffectées sur trois kilomètres entre le village de Gross Rönnau et la petite ville de Bad Segeberg. L'idée de ses trois designers allemands originaires de Kiel est née d'un constat assez simple, je cite « l'État Schleswig-Holstein, a connu un déclin rapide de l'infrastructure ferroviaire au profit de la route. Il n'y a pratiquement aucun transport public qui assure une liaison fiable entre chaque village et la ville la plus proche […] Au cours des 100 dernières années, plus de la moitié des lignes ferroviaires dans le nord de l'Allemagne ont disparu ou ont été supprimées […] la revitalisation de [ces] voies a un fort potentiel, non seulement pour réduire le trafic et les émissions, mais aussi pour reconstruire un pont entre la ville et la campagne » fin de citation.D'après ses développeurs, ce tram électrique au design cubique moderne avec de grandes fenêtres à en croire les premiers concepts visuels, permettrait de réduire le temps de trajet et d'offrir une alternative à la voiture dans les zones rurales. Pas de conducteur au volant, tout est automatique. Selon le design du projet, les composants électriques et électroniques sont intégrés dans les piliers à l’avant et à l’arrière du tram, tandis que la voie ferrée contient une ligne électrique. C’est elle qui met en mouvement le tramway alimenté par induction. Je cite les auteurs du projet, « il n'est donc pas nécessaire d'utiliser de grosses batteries, ce qui permet de réduire le poids et l'impact sur l'environnement » fin de citation. Autre innovation, le tram serait très peu élevé dans un souci de mobilité pour tous... Également, fini stations et gares. Au lieu des arrêts programmés, des capteurs présents sur le tram repéreraient les voyageurs désireux de monter à bord grâce à la reconnaissance des formes. Un signe de la main suffirait donc pour demander l'arrêt du tramway et laisse les passagers monter à son bord. Un projet intéressant, mais qui n'est pas sans laisser quelques questions en suspens. Reste à savoir si une entreprise serait intéressée pour le développer et lui donner vie, en Allemagne comme ailleurs dans le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 1, 20222 min

Internet menacé par le réchauffement climatique ?

Non, ce n'est pas une blague ni un moyen de capter votre attention pour faire de l'audience, internet est bel et bien menacé par le réchauffement climatique. Il y a quelques jours, les 40°C qui ont asséché l'Angleterre ont tout simplement mis à mal les services cloud de Google et Oracle. En clair, des pannes ont eu lieu sur certains systèmes de refroidissement, rendant alors bien difficile le maintien des serveurs à des températures correctes. Plusieurs appareils ont d'ailleurs dû être mis hors service pour limiter la casse et les risque de pannes prolongés.Si vous ne le savez pas déjà, un serveur web n'est ni plus ni moins que l’hébergeur qui vous permet d'accéder à pratiquement tout sur internet. Pour permettre à tout le monde d'en profiter, ces infrastructures consomment énormément d'énergie et rejettent beaucoup de chaleur. La question de leur refroidissement est donc logiquement au cœur des discussions. Mais face à la hausse répétée des températures, ce défi est de plus en plus difficile à relever. D'ailleurs, outre Google et Oracle, de nombreux autres data centers de Londres se sont également retrouvés en surchauffe et ont dû employer des méthodes clairement pas écolo, comme envoyer des salariés sur les toits avec des tuyaux d'arrosage pour tenter de rafraîchir les bâtiments ! Si de nombreuses solutions que l'on vous propose de découvrir régulièrement dans ce podcast sont testés pour rendre les centres plus verts et moins sensibles à la chaleur, la montée des eaux pourraient aussi faire du mal.En effet, en 2018 une étude de l'université du Wisconsin-Madison indiquait déjà qu'en l'espace de 15 ans, soit d'ici 2032, plus de 6.000 kilomètres de câbles de fibre optique actuellement enterrés se retrouveront sous l'eau rien qu'aux États-Unis. En France, plusieurs villes comme Marseille ou le Havre devront également réfléchir à l'avenir de leurs data centers avant que ceux-ci ne se retrouvent sous l'eau. Face à cette météo instable et toujours plus extrême, les professionnels et entreprises s'adaptent en doublant leurs équipements, leurs liaisons, leurs sources d'alimentation électrique et même leurs données pour garantir un service continu et limiter les pertes de data. Une solution qui a ses avantages pour répondre à une situation de crise, mais qui signifie aussi inévitablement une consommation d'électricité toujours plus importante pour les fermes de serveurs, qui à ce jour monopolisent plus d'1 % de l'électricité dans le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 31, 20222 min

Pause estivale pour Choses à Savoir Tech Verte

Comme vous l'avez probablement lu dans le titre de cet épisode, Choses à Savoir Tech prend quelques jours de vacances cet été. Ainsi, il n'y aura pas de nouvel épisode jusqu'à la fin du mois, mais rassurez-vous, on revient dès le 31 juillet avec un rythme quotidien. En attendant, n'hésitez pas à écouter ou réécouter les épisodes précédent et à vous abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait sur votre plateforme d'écoute préférée ! À nouveau, merci pour votre fidélité et un très bel été à toutes et à tous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 10, 20220 min

Californie : les industriels devront financer la dépollution ?

Il y a peu, l'état de Californie aux Etats-Unis a adopté une loi visant à réduire drastiquement les emballages plastiques non-recyclables et le polystyrène dans les dix prochaines années. Une législation qui a de quoi réjouir l'ONG écologiste The Nature Conservancy, pour qui il s'agit je cite « de la plus exigeante du pays contre le plastique ».Concrètement, le texte n'attend plus que la signature du gouverneur Gavin Newsom pour entrer en vigueur. Si l'on regarde un peu dans le détail, on peut y lire qu'au moins 30% des emballages plastiques vendus ou utilisés en Californie devront être recyclables d'ici 2028, pour ensuite passer à 65% quatre ans plus tard, au 1er janvier 2032. L'incinération ou la conversion des déchets plastiques en combustibles, encore très fréquente aujourd'hui, ne font dès lors pas partie des formes de recyclage autorisées. À noter que la loi s'attaque aussi à la pollution des emballages alimentaires en polystyrène, très prisés par les Américains dans le secteur de la restauration à emporter, notamment pour les gobelets et les plats. À moins que les producteurs ne soient capables de prouver qu'au moins un quart de ces emballages sont recyclables d'ici 2025, ils ne pourront plus du tout être utilisés dans l'état. Un objectif que les défenseurs de l'environnement jugent toutefois irréaliste et qui revient d'après eux à une interdiction pure et simple des emballages alimentaires en polystyrène.Si la Californie est un état riche qui se targue d'être à la pointe en termes de protection de l'environnement, force est de constater qu'environ 85% des déchets plastiques échappent au recyclage et finissent dans des décharges. En 2021, le taux de recyclage du plastique dans l'ensemble du pays était de seulement 5%. Par ailleurs, la nouvelle loi californienne ne se contente pas d'édicter des règles pour le recyclage, elle rend directement les industriels responsables du financement de ces mesures. Les entreprises ou « entités » qui refuseraient de se conformer à cette loi s'exposent à une amende de 50.000 dollars par jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 7, 20222 min

Bubble Spaces, « solution d'urgence » du MIT pour la planète ?

Vous connaissez tous ce nom : MIT, acronyme de renommée mondiale du célèbre Massachusetts Institute of Technology. Et bien c'est peut-être d'eux que viendra l'une des solutions majeures pour contrer le réchauffement climatique et préserver la planète. Face à l'indiscipline des humains et la difficulté de faire changer mentalité et comportement, le MIT a mis au point une solution dite « d'urgence » pour sauver la Terre, et ce depuis l'espace. Tous les détails dans cet épisode.Pour comprendre cette option proposée par le MIT, il convient de penser le problème du changement climatique différemment. En admettant dans un scénario catastrophe qu'il serait trop tard pour inverser par nos proches actions le changement climatique et limiter la hausse des températures, les chercheurs du MIT ont imaginé un concept nommé Bubble Space, c'est-à-dire le déploiement dans l’espace d’une sorte de radeau composé de petites bulles gonflables afin de protéger la Terre d’une petite portion des radiations solaires. Dès lors, en déviant légèrement la lumière, on dévie aussi partiellement la chaleur. Ce réseau de bulles ferait à peu près la taille du Brésil et serait constitué de boucliers gonflables en silicium fin, remplies de liquides ioniques et renforcées en graphène. Cet ensemble formerait alors une sorte de disque géant et serait placé dans l’espace à un point de Lagrange entre notre planète et son étoile, soit là où les forces gravitationnelles du Soleil et de la Terre créent une orbite stable.D'après les scientifiques, en détournant précisément 1,8 % des radiations solaires avant qu’elles ne touchent notre planète, je cite « nous pourrions totalement inverser le réchauffement climatique ». Rien que ça. Pour rentrer dans le détail, on parle-là de géo-inginierie, un terme qui englobe l’ensemble des techniques destinées à modifier le climat et l’environnement de la Terre à grande échelle. Une technologie qui n'est toutefois pas sans risques pour la Terre et ses habitants puisque les conséquences d’une telle manipulation des radiations solaires restent méconnues. Si sur le principe, il y a de quoi se montrer enthousiaste, reste encore à démontrer la faisabilité technique du projet. Les chercheurs expliquent que pour créer ce bouclier géant, il faudrait peut-être fabriquer les bulles directement dans l’espace. Je cite « le gonflage in situ des bulles implique des tâches complexes en robotique et en navigation […] dans nos laboratoires du MIT, nous avons testé des bulles dans des conditions spatiales qui pourraient être l’une des structures les plus efficaces pour dévier le rayonnement solaire ». Affaire à suivre donc ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 6, 20222 min

Un tsunami « inévitable » en Méditerranée ?

Si l'on a tendance à croire que les risques de tsunami sont essentiellement cantonnés au pacifique ou à l'océan indien, et bien sachez que l'Unesco estime que ce phénomène destructeur pourrait également toucher les côtes de la Méditerranée ! Lors de la conférence des nations unies sur les océans fin juin, l'Unesco a annoncé le déploiement à l'échelle mondiale de son programme de préparation aux tsunamis.Concrètement, l'ensemble de la population côtière susceptible d'être touchée par cette catastrophe naturelle sera formée à ce risque d'ici 2030. Tel est l'objectif de ce programme de l'Unesco. Comme l'organisme que je cite, « donner l'alerte ne suffit pas pour sauver des vies... il faut aussi que les populations sachent quels sont les gestes à adopter pour se protéger » fin de citation. Et très clairement, la Méditerranée est une zone à risque en raison des séismes sous-marins qui s'y produisent entre l'Afrique du Nord, l'Italie et la Corse. Ces séismes ont en effet le potentiel pour générer un tsunami sur les côtes du sud-est de la France, en particulier sur la Corse et la Côte d'Azur. D'après l'Unesco que je cite à nouveau, « les statistiques montrent que la probabilité d'une vague de tsunami de plus de 1 mètre en Méditerranée dans les 30 prochaines années est proche de 100 % ».Concrètement, qui sera concerné par ce programme déjà expérimenté auprès de 40 communautés dans 21 pays, dans les régions des Caraïbes, du Pacifique et de l'océan Indien ? En Méditerranée, les îles grecques de Kos et Samos ou bien la ville d'Alexandrie en Égypte ont déjà commencé à appliquer le programme, et l'Italie et la France devraient également y être confronté dans un futur proche. Pour l'expert des océans de l'Unesco Bernardo Aliagra que je cite, « le principe général est que là où il y a eu un tsunami, il y aura [à nouveau] un tsunami » fin de citation. En août 2004, la baie de Marseille avait été touchée par un petit tsunami d'intensité 2 sur 6, soit la même force que celui qui avait frappé le Var il y a 113 ans, en juin 1909. Et si l'on remonte encore plus loin, on retrouve des traces de tsunami dans les archives en juillet 1899, septembre 1860, mais aussi en 1843 et même en 1817. Si elle peut paraître douce et calme, la Méditerranée est en réalité un danger en sommeil. À charge désormais pour les villes côtières concernées d'élaborer un plan de réduction des risques en cartographiant les zones dangereuses, mais aussi et surtout sensibiliser et éduquer leurs habitants sur cette question. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 5, 20222 min

Des sacs plastiques qui se dissolvent dans l'eau ?

Quand on pense plastique, on pense directement pollution. Mais que diriez-vous si l'on vous proposait des sacs plastiques qui pouvaient se dissoudre dans l'eau ? Serait-ce une bonne idée, ou plutôt une fausse bonne idée ? Car qui dit plastique dans de l'eau dit aussi micro-plastiques... et contrairement à d'autres matières, les micro-plastiques sont quasi impossibles à faire disparaître. Quoiqu'il en soit, une entreprise chilienne a mis au point des sacs en plastiques, mais aussi en toile qui disparaissent purement et simplement au contact de l'eau.SoluBag, c'est le nom de cette entreprise chilienne qui, il y a quelques années maintenant, a mis au point un sac plastique entièrement soluble dans l'eau. Lors d'une conférence de presse, le patron Roberto Astete a même poussé la performance à l'extrême en plongeant un de ses sacs dans une carafe d'eau, avant de la boire. Je le cite : « nos sacs restent dans la nature seulement cinq minutes, contre 150 à 500 ans pour les sacs plastiques traditionnels » fin de citation. Selon l'entreprise, ces sacs ne coûtent pas plus cher à fabriquer et peuvent s'adapter aux chaînes de production actuelles : il suffit juste de changer la formule. À noter que le Chili est l'un des premiers pays d'Amérique du Sud à avoir banni l'utilisation des sacs en plastique traditionnels.Ceci dit, comment est fait ce sac plastique soluble ? Et bien rassurez-vous, pas à base de pétrole. Enfin ça, c'est ce que disent les fondateurs, mettant en avant un dérivé de roche calcaire utilisé comme liant de l'alcool poly-viny-lique, autrement dit un polymère qui se dissout entièrement dans l'eau. Mais comme expliqué par le bureau d'étude M. & Mme Recyclage, ce n'est pas parce qu'il n'est plus visible que le plastique a disparu. Je cite « pour voir si un plastique hydrosoluble n’est pas nocif pour l’environnement, il faut donc vérifier que deux choses : si la matière est correctement digérée par la nature & si sa digestion ne nuit pas à l'environnement » fin de citation. Si l'on regarde en détail, le brevet de Solubag précise que les sacs sont en PVA, soit l'alcool poly-viny-lique. Il s'agit du plastique hydrosoluble le plus produit au monde, sauf que plusieurs études s'accordent sur le fait que cette matière n'est pas vraiment biodégradable. Soluble oui, mais biodégradable, pas vraiment, puisqu'il lui faut la présence de bactéries assez spécifiques pour disparaître (des bactéries présentes dans la boue notamment comme Pseudomonas Alcaligenes présente dans les rivière notamment). D’ailleurs, les produits Solubag ne mentionnent nulle part une certification tierce de biodégradation en eau salée. De quoi mettre la poussière sur le tapis en quelque sorte car s'il n'est plus visible, ce plastique serait quand même largement présent dans une forme microscopique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 4, 20222 min

UrbanPrint, le logiciel qui évalue l’impact des constructions sur la nature ?

L’un des critères qui commence petit à petit à devenir un réflexe quand on veut faire construire sa maison ou quand un promoteur construit un immeuble ou autre, c’est l’impact qu’auront ces bâtiments sur l’environnement. Ceci dit, difficile d’avoir des mesures précises sans faire appel à une armée d’experts souvent très coûteuse. C’est donc dans le but de faciliter cette expertise que l’ADEME, l’agence française pour l’environnement, en partenariat avec CSTB et Efficacity, a mis au point UrbanPrint, un logiciel permettant de calculer les répercussions environnementales pas seulement des constructions, mais de tous les aménagements neuf ou en rénovation !Pour l’historique, UrbanPrint a été développé en 2017 par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), Efficacity et l’Ademe pour mettre en évidence, à chaque phase du projet, les enjeux clés et les leviers d’action en termes d’impact environnemental, économie circulaire, épuisement des ressources, santé, et biodiversité. Concrètement, UrbanPrint s’appuie sur la méthode « Quartier Energie Carbone », une méthodologie capable de quantifier rapidement l’ensemble des répercussions d’un projet. Cela permet donc de mieux choisir les matériaux et méthodes de construction, mieux penser la gestion de l’eau et des déchets ou encore les systèmes énergétiques etc…À noter que le logiciel propose également différentes échelles d’évaluation, que ce soit au niveau d’un bâtiment, d’un quartier, ou des espaces extérieurs, mais aussi deux prismes d’analyse : à savoir une vue « Aménageur dédiée aux performances et aux impacts associés aux ouvrages et services urbains … ainsi qu’une vue « Usager qui intègre les autres impacts liés aux biens de consommation, aux voyages, à l’alimentation ». D’après les partenaires d’UrbanPrint que je cite « ce dernier prisme permet notamment de traduire la performance environnementale du quartier au travers de l’empreinte carbone moyenne de ses usagers » , et donc de savoir si l’aménagement a été suffisamment bien pensé pour que les comportements de ces usagers soit automatiquement vertueux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 3, 20222 min

Un mini réacteur nucléaire sur la Lune ?

Peut-être en avez-vous entendu parler, la NASA travaille actuellement sur un projet de mini-réacteur nucléaires sur la Lune. Ceci dit, quelle quantité d'énergie pourra-t-il fournir ? Quelles sont les spécificités d'un tel projet ?Si très peu d'infos filtrent sur ce projet, le chantier du mini-réacteur nucléaire sur la Lune avance bien. L’agence spatiale américaine a en effet choisi les trois entreprises qui travailleront à sa conception : Lockheed Martin, Westinghouse et IX, une coentreprise réunissant Intuitive Machines et X-Energy. Ce trio aura une période d’environ un an pour mener à bien le projet, avec l'appui de plusieurs partenaires, notamment Boeing, Maxar, Aerojet Rocketdyne, Creare et BWXT.Quoiqu'il en soit, installer un système nucléaire sur la Lune marquera à jamais l'histoire de la conquête spatiale, mais encore faut-il que ce dispositif soit capable de fonctionner pendant au moins dix ans. Dans le détail, la Nasa prévoit un programme plutôt modeste concernant la puissance délivrée, environ 40 kilowatts (kW). Cette puissance, si on la compare au parc nucléaire français est... 22 000 fois inférieures... Donc autant dire que l'énergie produite par ce réacteur sera très très limitée. Ceci dit, un mini-réacteur de ce type peut alimenter jusqu’à 30 foyers en continu pendant dix ans, ce qui suffit potentiellement pour les débuts de l’installation d’une base plus durable sur la Lune, dans le cas d'un objectif de colonisation de la Lune. Les premières livraisons devraient survenir d’ici à la fin de la décennie dans le cadre du programme Artémis, qui signe en effet le retour des astronautes américains sur la Lune. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 30, 20222 min

Une ville flottante construite aux Maldives ?

Face au réchauffement climatique et à la menace de submersion que la montée des eaux fait planer sur les îles, certains pays réfléchissent à des solutions tout droit sorties de jeux vidéos. Aux Maldives, il est aujourd'hui question de construite une ville flottante, qui sera capable d'accueillir 20 000 habitants d'ici 2027.Direction Malé, où à quelques kilomètres de la capitale des Maldives se trouve l'emplacement de la future ville du pays... une ville construite sur l'eau et composée de 5000 éléments dont des logements, des restaurants, des écoles et des magasins. Les premiers concepts visuels devraient être dévoilés sous peu. Concrètement, les premiers habitants pourront emménager dès le début de l'année 2024 et voir le projet se terminer à l'horizon 2027, pour à terme, accueillir 20 000 personnes. D'après Waterstudio, le cabinet d'architecture qui a conçu la ville (et oui, un tel nom ne s'invente pas, et je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'une coïncidence, bref, d'après ce cabinet) que je cite, « la ville flottante devrait ressembler exactement aux villes normales, avec des routes sablonneuses et de belles maisons colorées » fin de citation.Dans le détail, l'objectif est de proposer une solution alternative pour ne pas subir la montée des eaux. Avec ses 1190 îles, dont 80% se situent à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, les Maldives pourraient être un des premiers pays à être totalement submergés d'ici 2100, d'après National Geographic. Pour l'historique, le projet est né d'une collaboration entre le gouvernement des Maldives et le promoteur immobilier Dutch Docklands qui a déjà travaillé avec le cabinet Waterstudio pour concevoir 3000 bâtiments flottants à travers le monde, notamment aux Pays-Bas. À noter que les différents éléments de cette ville sont d'abord construits dans un chantier naval, puis ancrés à une grande coque sous-marine en béton vissée au fond de la mer, ce qui devrait les empêcher de dériver tout en les laissant fluctuer au gré des vagues ou de la montée des eaux. Sur le plan écologique, des bancs de corail artificiels fabriqués à partir de mousse de verre seront reliés à la partie inférieure de la ville. D'après les concepteurs du projet, cela contribuera à stimuler la croissance du corail naturel. Autre objectif, rendre la ville autosuffisante avec de l'électricité issue de l'énergie solaire ou encore des refroidissement à eau pour la climatisation. Pour rappel, en avril dernier, les Nations unies avaient annoncé la construction de la première ville flottante du monde au large de Busan, en Corée du Sud, connue sous le nom d'Oceanix City, censée proposer de nouveaux logements, notamment aux réfugiés climatiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 28, 20222 min