
Choses à Savoir TECH VERTE
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Le niveau des océans montera entre 50cm et 1m 40 d’ici 2050 ?
C’est une nouvelle qui fait froid dans le dos… Sans mauvais jeu de mots, puisque Des chercheurs basés en Corée du Sud et aux Etats-Unis estiment que si les calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique continuaient de fondre à la même vitesse qu’aujourd’hui, ou pire, si cette fonte s’accélérait, le niveau des océans augmenterait de plus d’un mètre quarante.Concrètement, ces chercheurs se sont basés sur les données du GIEC pour aboutir à cette conclusion. Je cite France Info qui a résumé leur étude publiée dans la revue Nature Communications, « en cas de poursuite des politiques climatiques actuelles, la fonte en Antarctique et au Groenland se traduirait par une hausse d'environ un demi-mètre du niveau des eaux. Ce chiffre grimperait à 1,40 mètre dans un scénario du pire, en cas de hausse importante des émissions de gaz à effet de serre, liées aux activités humaines et à l'utilisation des énergies fossiles (comme le pétrole, le gaz et le charbon) » fin de citationIl est également précisé qu’une accélération de la fonte et une désintégration incontrôlable de ces calottes glaciaires pourraient intervenir plus tôt que prévu. Je cite Fabian Schloesser de l'université d'Hawaï et coauteur de l'étude. « Notre modèle a des seuils entre 1,5°C et 2°C de réchauffement - 1,8°C étant notre meilleure estimation - pour l'accélération de la perte de la glace et l'augmentation du niveau des mers » fin de citation. À noter que sur le plan historique, les températures ont déjà grimpé de près de 1,2°C dans le monde depuis l'ère pré-industrielle. Ce chiffre monte même à +1,7°C pour la France. Au-delà de ces seuils de températures, la désintégration des calottes glaciaires serait inévitable d’après les scientifiques. D’après les données les plus récentes, le Groenland et l'Antarctique auraient perdu plus de 500 milliards de tonnes de glace chaque année depuis l'an 2000, soit l’équivalent de six piscines olympiques par seconde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le réchauffement climatique « s’auto-alimente » ?
Les scientifiques ont énuméré une série de cercles vicieux qui permettent au réchauffement climatique de s'auto-alimenter dans un nouvel article publié dans la revue scientifique One Earth. Selon eux, ces cercles vicieux, aussi appelés « boucle de rétroaction » contribuent à accélérer le réchauffement de la planète, entraînant ainsi les conséquences désastreuses que l’on connaît pour l'environnement et la vie humaine.Par exemple, avec la fonte de la banquise, de la surface blanche est perdue. Or, celle-ci réfléchissait davantage les rayons du Soleil que l'océan, qui lui est plus sombre. Conséquence, on observe une hausse des températures et une fonte accrue de la banquise. En épluchant la littérature scientifique à leur disposition, les chercheurs ont dénombré 41 boucles de rétroaction climatiques au total, dont 27 positives, c'est-à-dire renforçant le réchauffement de la planète, sept négatives, et sept à l'effet encore incertain.L’intensité de ces boucles de rétroaction climatique peut varier dans le temps, et si certaines peuvent agir sur le très long terme, elles peuvent aussi un jour ou l'autre avoir une fin (le permafrost complètement dégelé, la banquise complètement disparue). Je cite l’étude, « si nous pouvons avoir une bien meilleure compréhension des boucles de rétroaction et faire les changements nécessaires (...) nous pourrions encore avoir le temps de limiter les dégâts […] À l'inverse, si les pires risques posés par les boucles de rétroaction et les points de basculement ont été sous-estimés, le futur d'une planète habitable pourrait être en jeu » fin de citation.Bien que ces cercles vicieux puissent sembler décourageants, les scientifiques précisent qu'il existe des moyens de briser ces cycles et de réduire les effets du réchauffement climatique. En prenant des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger les écosystèmes, il est donc possible de limiter les conséquences du réchauffement climatique pour l'avenir de notre planète et de ses habitants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La NASA conçoit une IA pour sauver la planète ?
Le géant de l’informatique IBM et la NASA vont travailler ensemble pour développer une intelligence artificielle capable de décoder les perturbations climatiques et de prédire les événements météorologiques extrêmes.Au cœur de cette démarche, deux trésors : les données de l’agence spatiale américaine et les connaissances d’IBM dans l’IA. Je cite Rahul Ramachandran, chercheur au Marshall Space Flight Center de la NASA dans l’Etat de l’Alabama, « la Nasa gère aujourd’hui 70 pétaoctets de données et nos prédictions tablent sur environ 250 Po à gérer vers 2025 » fin de citation. Un volume énorme, forcément riche d’enseignement si l’on parvient à croiser certaines informations. Pour ce faire, la NASA compte s’appuyer sur la puissance de calcul des ordinateurs IBM et espère même créer sa propre IA afin de mieux anticiper et de comprendre les catastrophes climatiques.D’ailleurs, si vous avez testé ChatGPT, alors vous avez pu remarquer que l’IA était capable de répondre avec précision à vos instructions. C’est à peu près le même genre d’outil de haut niveau qu’IBM souhaite développer. De la même manière que ChatGPT génère du texte et Dall-E des images, le modèle d’IBM, codéveloppé avec les données de la Nasa, servira de base à des IA à vocations scientifiques. Ces IA pourront notamment aider chercheurs, activistes et autres services de secours à lutter contre les dérèglements climatiques. Je cite de nouveau Rahul Ramachandran, « imaginez des équipes de secours qui analysent l’image d’un pays frappé par d’importantes inondations. Avec une IA parfaitement entraînée, il serait possible de déterminer très rapidement quelles sont les zones les plus touchées grâce au corpus d’images satellites passées et actuelles » fin de citation. Même si les communications sont coupées, l’analyse des images serait suffisante pour faire un état des lieux précis.Parmi tous les projets communs d’IBM et de la NASA, on trouve une IA entraînée sur, je cite, « 300 000 articles scientifiques spécialisés dans les sciences de la Terre ». Cette IA devrait fonctionner un peu comme ChatGPT, à savoir devenir une encyclopédie de savoir facilement consultable. Ce module a pour but d’être intégré au cœur des systèmes de données de la Nasa. À noter qu’ici, tout sera public, qu’il s’agisse des données de la NASA ou des modèles d’IBM qui seront placés sous licences open source, et donc consultables, réutilisables et adaptables pour le grand public. La question est désormais de savoir si IBM et la Nasa prévoient de concevoir un « ChatGPT climatique » accessible à tous ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Extinction de voix
Hugo sera absent quelques jours à cause d'un petit problème de santé. Veuillez l'excuser ;) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Malgré une lutte rude, le plastique reste le roi du monde ?
Vous le savez, l’Europe tente de mettre fin au plastique à usage unique depuis un certain temps. Seulement, force est de constater que les mesures internationales contre les pailles jetables ou les sacs plastiques restent insuffisantes. En 2021, le monde a tout simplement battu son record de production de déchets plastiques à usage unique, qu’il s’agisse de gobelets, de couverts ou autres coton-tige… pour un total de 139 millions de tonnes de plastique. Un chiffre absolument énorme, d’autant qu’il représente 6 de plus de plastique à usage unique produit comparé à 2019, soit deux ans plus tôt seulement.Ce constat tiré d’une étude de l’ONG Minderoo n’a évidemment rien de réjouissant… L’organisation déplore un nouveau record malgré je cite, « les efforts mondiaux pour réduire la pollution plastique ». Pour les auteurs du rapport, les mesures de lutte contre la pollution plastique ne sont pas prises assez rapidement face à la quantité de plastique produite, et ne sont pas non plus suffisamment efficaces. Plus encore, cette hausse représente une augmentation d’un kilo de plastique par habitant, sans compter les 450 millions de tonnes de gaz à effet de serre émis pour produire ce plastique et l’incinérer. Autre problème de taille : une grande partie de cette production n’est pas recyclée et part directement dans les océans ou dans les rivières. Pour le fondateur de Minderoo, la faute est à mettre sur le compte des compagnies pétrolières qui ne cessent de promouvoir le plastique en tant que matériaux d’avenir économique. Sur l’ensemble de la planète, seules deux grandes entreprises situées à Taïwan et en Thaïlande, à savoir le conglomérat Far Eastern New Century et la société Indorama Ventures, le plus grand producteur mondial de PET recyclé pour bouteilles, sont dans une démarche d’utilisation du plastique recyclé.Face à ce constat d’échec, la seule solution est donc de durcir la réglementation. Les Nations unies travaillent depuis l’an dernier sur je cite « le tout premier traité mondial sur la pollution plastique », qui devrait prendre la forme en 2024 d’un accord juridiquement contraignant qui porterait sur l’ensemble du cycle de vie du plastique, de sa production et de sa conception à son élimination. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La poussière de Lune pourrait limiter le changement climatique ?
On parle régulièrement dans ce podcast de techniques de géo-ingénierie visant à modifier le climat de la Terre pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique. Aujourd’hui pour réduire l’impact de l’effet de serre, des chercheurs suggèrent d’utiliser de la poussière de la Lune pour bloquer une partie des rayons du soleil avant qu'ils n'atteignent notre atmosphère.Des chercheurs de l'université de l'Utah, ont annoncé dans une étude avoir trouvé une solution contre le réchauffement climatique… celle-ci est plutôt surprenante puisqu’elle consiste à disperser de la poussière lunaire directement depuis la surface de la Lune en direction du soleil à l’aide de fusées. Je cite les chercheurs, « nous avons identifié des orbites qui permettent aux grains de poussière de fournir de l'ombre pendant des jours », fin de citation. Ces derniers mettent aussi en avant les avantages de cette méthode, comme le fait que la poussière est une ressource abondante sur la Lune et que l’envoyer en direction du soleil pour créer un écran de protection nécessiterait moins de dépense énergétique qu'un lancement depuis la Terre.Leur étude a cependant créé une certaine méfiance au sein de la communauté scientifique. De la poussière lunaire pourrait effectivement être utilisée comme parasol, mais je cite « avec la bonne forme de particule, la bonne taille et exactement au bon endroit », ce qui n'a rien d'évident pour Stuart Haszeldine de l'université d’Édimbourg. Les auteurs précisent que l'avantage d'utiliser de la poussière réside précisément dans sa capacité à se dissiper rapidement. Ainsi, le bouclier solaire resterait en place le temps nécessaire avant de se disperser, et les particules ne tomberaient pas sur la Terre. En effet, la poussière est davantage exposée à d'autres facteurs que la gravité, tels que les vents solaires ou diverses radiations, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient pour le côté éphémère. Ce bouclier serait ainsi voué à être dispersé rapidement. Vous l’avez compris, il s’agit surtout d’une solution temporaire, le temps de régler de nombreux soucis en amont sur Terre, à moins que cela ne soit une excuse pour les pollueurs afin de ne pas faire d'efforts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pêche durable : la France mauvaise élève ?
Grâce aux territoires d’outre-mer, la France est la deuxième plus grande zone maritime au monde. Ceci dit, elle ne montre pas l'exemple concernant la pêche durable d’après le directeur scientifique de l'association Bloom Frédéric Le Manach.Concrètement, la pêche durable implique la protection des espèces marines menacées, l'amélioration des méthodes de pêche pour minimiser les captures accessoires et la réduction de la pollution en mer. Mais selon l'Ifremer, les objectifs de 100% de pêche durable fixés pour 2020 au niveau européen sont loin d'être atteints. Je cite Frédéric Le Manach au micro de France Info, « Le gouvernement et le président Macron communiquent énormément sur un niveau de protection de 30% des eaux françaises, mais on a moins de 1% des eaux en métropole qui sont protégées.En Europe, peu de pays font mieux que la France. En revanche, le Royaume-Uni a pris un peu le contre-pied de la politique européenne. Pour lui, le directeur scientifique de Bloom que je cite, « c'est vraiment le premier pays, en tout cas au sens de l'Europe géographique, à interdire le chalutage de fond de ses aires marines protégées » fin de citation. De quoi a priori avoir un impact bénéfique sur la reconstitution des écosystèmes marins. À noter que la France a un rôle particulièrement important puisque, avec les États-Unis, ce sont les deux pays qui ont la plus grosse zone marine au monde.Pour répondre à ces défis, l'association Bloom recommande à la France de renforcer ses efforts en matière de pêche durable en adoptant des mesures telles que la surveillance accrue de la pêche, la promotion de méthodes de pêche plus durables et l'investissement dans la recherche et le développement. Elle précise également que la disparition des bateaux de pêche de type chaluts sont voués à disparaître, puisqu’ils sont extrêmement impactants et très énergivores. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Volkswagen a fond sur l’électrique ?
Volkswagen est l'un des plus grands constructeurs automobiles au monde, et avec la croissance du marché de l'électrique, la marque allemande a décidé de se concentrer sur cette technologie sans émissions de CO2 lors de la conduite. Avec cette gamme de véhicules électriques appelée ID, Volkswagen vise à devenir l'un des leaders de ce marché en pleine croissance.Depuis l'introduction de la première voiture de la gamme ID en 2019, Volkswagen a vendu plus de 500 000 véhicules électriques dans le monde entier. La gamme ID comprend une variété de véhicules, allant des petites citadines aux grands véhicules utilitaires. Sur le demi-million de véhicules Volkswagen ID. écoulés, pas moins de 330 000 ventes étaient à mettre au crédit d'un seul modèle, à savoir une certaine ID.4. Les voitures de la gamme ID sont appréciées pour leur design élégant, leur performance silencieuse et leur faible coût d'exploitation, ou tout du moins plus bas que les modèles à combustion comparables. En plus de la gamme ID, Volkswagen investit également massivement dans la technologie de batterie et les infrastructures de recharge pour soutenir la transition vers un avenir électrique. La marque a annoncé un investissement de 56 milliards d'euros dans les véhicules électriques, la mobilité durable et la production de batteries d'ici 2025. Cet investissement permettra également à Volkswagen de développer des véhicules autonomes, renforçant encore sa position sur le marché de l'électrique.En outre, Volkswagen s'engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses véhicules d'au moins 40% d'ici 2030. Cet objectif ambitieux montre que la marque est déterminée à jouer un rôle actif dans la lutte contre le changement climatique. Si la gamme ID. semble largement séduire les automobilistes, il reste toutefois une section à peaufiner pour le constructeur, à savoir toute la partie software. Dans cette optique, Volkswagen Group aurait présenté tout récemment au conseil de surveillance un plan d'investissement sur 5 ans, lequel prévoit non seulement une accélération de la production, mais aussi (et surtout) une stratégie logicielle remaniée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les voitures de collection autorisées dans les ZFE ?
Le gouvernement français a annoncé que les voitures de collection pourront continuer à rouler dans les zones à faibles émissions (ZFE) sous certaines conditions. Cette décision a été prise pour permettre aux propriétaires de véhicules anciens de continuer à les utiliser et de les faire rouler sur les routes françaises.Avec une pollution bien plus importante que les véhicules récents, les véhicules de collection n’étaient pas les bienvenus dans les villes où les ZFE sont déjà en place. La solution : faire reconnaître son véhicule comme objet d’art.Pour ce faire, il faut une carte grise dite de collection. Par ailleurs, la voiture doit avoir plus de 30 ans, être 100 % d’origine, et avoir un contrôle technique à jour. Dans ce cas, il n’y aura plus de restriction de circulation en ZFE. Dans le même temps, le contrôle technique passe de deux à cinq ans. La Fédération des véhicules d’époque, qui a négocié cette autorisation, explique que les voitures de collection ne sont pas si polluantes que ça pour l’environnement. Je cite Jean-Louis Blanc, président de la Fédération française des véhicules d'époque, « elles consomment très peu de diesel, roulent quinze fois moins que la moyenne et en général pas dans le centre des villes. Ça n’aurait aucun effet sur la qualité de l’air de les interdire" » fin de citation.Si l’on ignore précisément le nombre de véhicules anciens prêts à rouler sur les routes de France, selon les chiffres de l'Association Nationale des Véhicules d'Epoque (ANVE), il y en aurait environ 5 000 immatriculés avant 1976. Les propriétaires de ces véhicules sont souvent des passionnés qui tiennent à les entretenir et à les faire rouler pour les conserver en bon état. Malgré les débats en cours sur les ZFE et les voitures de collection, il est clair que le gouvernement français veut prendre en compte les besoins de ces propriétaires de véhicules anciens. La mise en place de la taxe annuelle pour les véhicules de collection circulant dans les ZFE est un pas en avant pour concilier les deux objectifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce qu’une ZFE ?
La France augmente son nombre de zones à faibles émissions (ZFE) pour lutter contre la pollution de l'air. Depuis le 1er janvier dernier, de nouvelles villes sont concernées afin de limiter la concentration de particules fines et de dioxyde d'azote, extrêmement nocives pour la santé.Si vous ne le savez pas déjà, les ZFE sont des zones où la circulation des véhicules les plus polluants est limitée ou interdite. Les véhicules à moteur diesel qui datent de plus de 10 ans sont particulièrement visés. Pour pouvoir circuler dans ces zones, il faut soit rouler en véhicule neuf, soit être titulaire d'une vignette Crit'Air. Les ZFE concernent d'ores et déjà 11 agglomérations françaises, dont les premières ont été Lyon, Grenoble et Paris. Pour assurer la mise en place effective des ZFE, de nombreux contrôles ont été mis en place afin de vérifier que les véhicules qui ne respectent pas les normes d'émission seront interdits de circulation. Une réglementation qui n’est pas toujours respectée, ou qui tarde à être appliquée dans certains cas, le gouvernement ayant décidé de donner aux collectivités locales la possibilité de demander des dérogations, permettant ainsi aux véhicules les plus anciens de circuler dans les ZFE.Les résultats de la mise en place des ZFE sont déjà visibles dans certaines villes européennes, où la qualité de l'air s'est considérablement améliorée. En Allemagne, par exemple, des villes comme Stuttgart (depuis 2008), ou encore Fribourg, songent même à faire disparaître les ZFE. Les taux d'azote et de particules fines ont baissé dans les villes concernées de manière durable, explique le ministère des transports Allemand. D'ici 2025, 43 agglomérations françaises de plus de 150 000 habitant devront intégrer sur leur territoire une ZFE, forçant ainsi un certain nombre d’usagers à s’adapter en utilisant les transports en commun ou en passant aux mobilités vertes, ou tout du moins, avec très peu d’émissions de CO2. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Samsung : des téléphones plus verts, mais plus chers ?
Le Samsung Galaxy S23, le dernier smartphone de la marque coréenne, se distingue par son engagement en faveur du développement durable. L’entreprise a annoncé que les composants recyclés utilisés dans la fabrication du S23 ont été multipliés par deux par rapport à son prédécesseur, soit plus de 20% du total des matériaux utilisés pour la production du Galaxy S23. La marque affirme également que ce chiffre reflète sa volonté de promouvoir une économie circulaire dans l'industrie de la technologie.On en trouve partout, jusqu’au packaging, désormais constitué de papier recyclé à 100%. Même les encres qui teintent le corps du téléphone sont d’origine naturelle. Le verre de l’écran est quant à lui constitué à 22%, de verre recyclé. Les boutons de volume et de mise en marche du téléphone, sont faits à partir d’énormes barils d’eau en plastique recyclé. L’extérieur de ces boutons, lui, est constitué d’aluminium recyclé, tout comme le tiroir de la carte SIM. Du plastique recyclé, on en trouve aussi dans les haut-parleurs, conçus avec d’anciens filets de pêche récupérés au fond des océans. Le film de protection qu’on décolle avant d’allumer son smartphone pour la première fois est pour sa part fabriqué avec du plastique issu de bouteille d’eau.Si ces matériaux auxquels la firme coréenne offre une seconde vie ne représentent que quelques grammes sur chaque téléphone, on peut facilement imaginer qu’en en vendant plusieurs millions, l’impact écologique pourrait être important, dans le bon sens. À noter également que Samsung a travaillé avec des partenaires du secteur pour développer des solutions de recyclage pour les composants électroniques, ce qui a permis de réduire ce type de déchets et d'assurer une gestion durable des ressources. Dans sa démarche de verdissement de son activité, Samsung a annoncé son engagement à atteindre un taux de 100% de composants recyclés dans la production de ses produits d'ici 2030. Un objectif ambitieux, assorti d’un coup de com’ rondement mené, et qui sur la forme justifierait une hausse de prix, compris entre 959 à 1.839 €, soit 60 à 110 € de plus, selon les modèles, que le S22. La sortie de la gamme Samsung Galaxy S23 est prévue le 17 février. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Europe : solaire et éolien produisent plus d’électricité que le gaz en 2022 ?
Le secteur de l'énergie renouvelable a connu un développement très important ces dernières années, avec un investissement croissant dans les technologies solaires et éoliennes. Et comme le rapporte le journal économique les Echos, le renouvelable a pour la première fois dépassé le gaz en termes de production d'électricité sur le vieux continent.L’an dernier, l’Union européenne comptait 22 % de sa production d'électricité issue de l’éolien et du solaire, dépassant ainsi la part du gaz dans le mix énergétique, qui lui était de 20%. Forcément, le contexte international avec la guerre en Ukraine et la fin des livraisons de gaz russe ont leur part de responsabilité dans ce constat. Ceci dit, il convient d’élargir un peu le raisonnement puisqu’en réalité, il s'agit davantage d'une accumulation de plusieurs facteurs. Tout d’abord : l’opération massive de maintenance du parc nucléaire français, qui a réduit significativement la production d’électricité sur le continent. Dans le même temps, les épisodes de sécheresses ont réduit la performance des centrales hydroélectriques, le tout, entraînant un changement notable comme je le disais, du mix énergétique continental.À noter que les investissements dans les énergies renouvelables se sont poursuivis malgré les difficultés, favorisés en particulier par la baisse des coûts de fabrication ainsi qu’une véritable volonté politique. D’ailleurs, il s'agit d'une tendance mondiale, les États-Unis renforçant eux aussi leurs investissements dans des projets solaires et éoliens. Si cette progression est un pas important pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux, il reste encore beaucoup de travail à faire avant d’y parvenir. L'Agence Internationale de l’Energie recommande d’ailleurs aux différents gouvernements de continuer à soutenir les énergies renouvelables en investissant dans la recherche et le développement, ainsi que dans les infrastructures nécessaires pour stocker et transmettre cette énergie. Reste à voir si cette tendance se poursuivra à la hausse ou si un ralentissement interviendra dans les mois à venir suite à la reprise des importations d’énergies et le retour du nucléaire français rénové. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Dodo bientôt ressuscité ?
La résurrection du Dodo, l'oiseau éteint depuis plusieurs siècles, pourrait être possible grâce à la technologie. Une start-up basée aux États-Unis appelée Colossal est en train de travailler sur un projet qui permettrait de ramener le Dodo à la vie. Ce projet utilise la biotechnologie moderne pour recréer des oiseaux proches du Dodo à partir d'autres espèces apparentées.Sur le principe, Colossal dit vouloir la dé-extinction, soit faire revivre une espèce disparue, en annulant purement et simplement son extinction. Si l’on savait déjà que le mammouth et le Tigre de Tasmanie étaient au sommet de sa liste, voilà que s’y ajoute aujourd’hui le Dodo, suite à un financement de 150 millions de dollars provenant de plusieurs investisseurs inconnus. Selon les chercheurs de la start-up, la première étape de ce projet consiste à reconstituer le génome du Dodo. Pour cela, l’utilisation de ciseaux génétiques (similaires à CRISPR-Cas9) sera indispensable. Il faudra ensuite cultiver des tissus, et tout cela en passant par le biais de plusieurs espèces cousines, comme le poulet. C’est donc une reconstitution étape par étape qui attend les chercheurs, et c’est seulement après que la phase d’incubation des œufs pourra commencer.Cerise sur le gâteau de l’insolite, l’idée serait carrément de réintroduire le Dodo dans son habitat naturel. À noter que ce projet de résurrection fait l’objet de nombreuses critiques éthiques notamment. La méthode utilisée pour recréer le Dodo n'a jamais été utilisée pour recréer une espèce éteinte et il y a beaucoup d'incertitudes quant à la façon dont les choses se passeront. Malgré les critiques, les fondateurs de Colossal espèrent développer une sorte de « boîte à outils » génétique qui pourrait s’appliquer à la résurrection et à la réintroduction d’autres espèces d’oiseaux éteintes à cause de l'Homme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le « loto de la biodiversité » inquiète tant ?
L'Autorité Nationale des Jeux (ANJ) a récemment critiqué l’idée de lancer un « Loto de la Biodiversité », sur le modèle du « Loto du patrimoine », mais visant à collecter des fonds pour la protection de la biodiversité. Selon l'ANJ, ce jeu serait « trop addictif pour les jeunes », ce qui pourrait les inciter à dépenser de l'argent sans en mesurer les conséquences.Concrètement, chaque billet à gratter acheté contribuera à financer des projets concrets de protection de la biodiversité, tels que la restauration d'habitats naturels, la mise en place de programmes de protection pour les espèces en danger et l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau. Malgré ces bénéfices pour la biodiversité, l'ANJ s'inquiète de l'effet addictif que ce jeu pourrait avoir sur les jeunes. Selon l'ANJ, les jeux d'argent peuvent être particulièrement attirants pour les jeunes, qui, poussés par l’appât du gain et l’intérêt de participer à une bonne cause pourraient ne pas mesurer pleinement les conséquences financières qu’implique ce genre de jeu. Inscrit dans la Loi de finance 2023 après l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution, ce jeu de grattage qui sera distribué par la Française des jeux doit rapporter 10 à 15 millions d'euros à l'Office français de la biodiversité la première année.En réponse à ces critiques, les organisateurs du « Loto de la Biodiversité » ont affirmé qu'ils prennent ces inquiétudes très au sérieux et qu'ils travaillent activement à mettre en place des mesures pour minimiser les risques pour les jeunes. Cela comprend la vérification de l'âge des joueurs pour s'assurer qu'ils ont au moins 18 ans, ainsi que des limites sur le montant que les joueurs peuvent dépenser. Malgré ses efforts pour minimiser les risques pour les jeunes, l'ANJ recommande aux parents et aux responsables de surveiller attentivement les activités en ligne de leurs enfants et de discuter avec eux des conséquences potentielles des jeux d'argent en ligne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une start-up française en pointe sur la fusion nucléaire ?
Connaissez-vous la start-up Renaissance Fusion ? Il est fort probable que non, et pourtant, retenez bien ce nom, Renaissance Fusion, car c’est peut-être grâce à elle que l’on percera le secret de la fusion nucléaire, et donc que l’on résoudra une grande partie de nos problèmes d’énergie, et par extension, la fin de la pollution liée à la production d’énergie.Concrètement, cette start-up vient de lever 15 millions d'euros pour développer sa technologie de fusion. Une somme relativement modeste dans un milieu qui demande des ressources conséquentes, mais qui marque quand même une étape importante dans le développement de sources d’énergies propres et inépuisables pour la start-up. Car si vous ne le saviez pas déjà, la fusion nucléaire est considérée comme l'un des plus grands défis scientifiques de notre temps. Le concept consiste je cite à « fusionner deux noyaux atomiques en un seul, plus lourd, libérant au passage une énorme quantité d'énergie », un peu comment ce qui se produit à l'intérieur du Soleil… autrement dit, l’exact inverse de la fission nucléaire qui se produit dans les réacteurs nucléaires actuellement et qui produit des déchets. Pour résumer grossièrement, si cette technologie venait à être mise au point de manière stable et sécurisée, elle pourrait tout simplement fournir de l’énergie à grande échelle, sans déchets ni pollution.Concrètement, Renaissance Fusion se concentre sur la fusion à confinement magnétique. Dans le détail, la start-up a mis au point une technologie innovante qui permet de stabiliser le processus de fusion en utilisant des champs magnétiques très puissants. Si sur le papier, la fusion nucléaire ne semble pas trop compliqué, en réalité, la matière qui entre en fusion est extrêmement instable et doit être stabilisée pour ne pas exploser et faire des dégâts dont on ne peut même pas imaginer la portée. Avec ces 15 millions d’euros, Renaissance Fusion pense être en mesure d'avoir un réacteur en état de marche dans la décennie 2030. Ceci dit, la fusion nucléaire semble à portée de main depuis décembre dernier ! Fin 2022, des chercheurs du laboratoire Livermore en Californie ont en effet réussi à mener une fusion nucléaire produisant plus d'énergie que celle qui a été nécessaire pour la mettre en œuvre. Reste désormais à savoir si leur procédé peut être duplicable pour une utilisation commerciale et quotidienne, ou s’il s’agissait juste d’un one shot. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Éolien & solaire : la France n’atteindra pas ses objectifs en 2023 ?
D’après le Baromètre annuel Observ'ER , la France devrait peiner à atteindre ses objectifs en matière d'énergie éolienne et solaire cette année. Le gouvernement français avait pour objectif d’atteindre les 25 GW d'énergie issues de l’éolien d'ici la fin de 2023 et d’atteindre 20 GW de capacité solaire. Cependant, les dernières projections d’Observ’ER montrent que le pays ne pourra pas atteindre ces objectifs à temps.Concrètement, les problèmes techniques et les obstacles administratifs continuent de freiner le développement des énergies renouvelables en France. Les délais d'autorisation sont souvent plus longs que prévu, ce qui ralentit le déploiement de nouvelles installations. De plus, la complexité du processus administratif, associée à la forte opposition de certains groupes, peut également entraver les projets. En septembre dernier, la France comptait à peine 16 GW de capacités photovoltaïques, mais au rythme actuel, le parc national ne devrait compter finalement que 19 GW à fin 2023. Si l’on compare à l’objectif de 2028, entre 35 et 44 GW espéré, on constate en effet que l’on en est encore loin.Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle édition du baromètre Observ’ER montre je cite « le fossé entre les ambitions affichées, les déclarations et la réalité du terrain » fin de citation. Un projet de loi visant à rattraper le retard de la France en matière d'énergies renouvelables a pourtant été adopté en première lecture à l'Assemblée, début janvier, non sans diviser les députés. Cependant, malgré tous ces défis, certains experts estiment que le pays peut encore atteindre ses objectifs si les obstacles actuels sont surmontés. Par exemple, en accélérant les délais d'autorisation, en simplifiant le processus administratif et en gérant les objections des groupes en opposition. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De l’acier vert sans émission de CO2 ? C’est possible !
Quand on pense pollution et rejet de CO2, on pense évidemment à l’industrie. Et si l’on regarde un peu plus en détail, c’est la sidérurgie qui est l’une des industries les plus polluantes au monde, entre 7 et 9% des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Rien de très étonnant finalement, quand on sait que ce marché représente à lui seul 1 600 milliards de dollars, et que l’on retrouve de l’acier absolument partout autour de nous, dans nos habitations, nos voitures, etc… Quoiqu’il en soit, un verdissement du secteur de l’acier semble inévitable, et c’est justement ce que propose la start-up Boston Metal, qui depuis 10 ans déjà prouve qu'une production d’acier sans émission de CO2 était possible.Avant toute chose, que signifie l’appellation « acier vert » ? Et bien, il s’agit tout simplement d’un acier produit à partir de ressources renouvelables et qui a un impact environnemental considérablement réduit par rapport à l'acier traditionnel, voire même quasiment invisible puisque les émissions de CO2 sont presque réduite à néant. Ceci dit, si aujourd’hui Boston Metal se développe rapidement, c’est grâce à l’investissement massif de deux géants : Microsoft et ArcelorMittal. Si l’on ne sait pas exactement combien d’argent Microsoft a investi dans la start-up, le spécialiste européen de l’acier ArcelorMittal a pour sa part déboursé 36 millions de dollars, pour une levée de fonds totale qui a atteint les 120 millions. Un beau chèque qui devrait permettre, je cite, « d'accélérer la production d’acier dit vert dans l’usine de Woburn, dans le Massachusetts, et de soutenir la filiale brésilienne de Boston Metal avec la construction d’une première aciérie en 2024, puis en 2026, d’une usine de taille moyenne » fin de citation.Si vous ne connaissez pas Boston Metal, et bien sachez que la start-up est considérée comme l’une des entreprises les plus prometteuses dans la conception d’acier dit « propre ». C’est en 2013 qu’elle a vu le jour, sur le campus du MIT, après que deux professeurs, Donald Sadoway et Antoine Allanore aient publié un article dans la revue scientifique Nature prouvant qu’il était possible de générer de l’acier en n'émettant quasiment aucun gramme de CO2. Conscients du potentiel immense de leur découverte, les deux hommes se sont empressés de breveter leur technologie sans jamais en dévoiler le détail, qu’ils ont mis à l’œuvre jusqu’à aujourd’hui à l’abri des regards via leur entreprise Boston Metal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bill Gates veut sauver la Terre des... gaz de vaches ?
Le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, a annoncé un nouvel engagement pour lutter contre le changement climatique. Cette fois, le milliardaire veut lutter contre les émissions de méthane provenant des rots et des pets des bovins.Concrètement, Bill Gates a annoncé qu'il investirait dans des entreprises et dans des projets de recherche visant à réduire ces émissions, tout comme il l’a déjà fait à hauteur de 12 millions d’euros avec Rumin8. Dans le détail, cette start-up propose une nourriture alternative pour limiter la fermentation des fibres, responsable de la production de méthane dans l’estomac de ces animaux. En l'occurrence, la start-up travaille sur un complément alimentaire à base d'algues rouges qui diminuerait la production de gaz.Concrètement, l'objectif de Gates est de réduire de moitié les émissions de méthane provenant de l’agriculture, et plus précisément du bétail d'ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il a également appelé les gouvernements à faire de même, en soutenant des initiatives similaires dans leur pays. À noter que d’après l’ONU, le méthane est un puissant gaz à effet de serre, dont le pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois supérieur à celui du CO2. Outre l'investissement dans des entreprises et des projets de recherche, Gates s'engage également à travailler avec les agriculteurs pour les aider à adopter des pratiques plus durables et à réduire les émissions de méthane. Ceci dit, le milliardaire américain n’est pas la seule grande fortune à se lancer dans un tel projet puisque, tout comme lui, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon et Jack Ma, ex-patron d’Alibaba, maison mère de Google, ont eux aussi investi dans Rumin8. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Utiliser des satellites pour lutter contre le plastique ?
Les nombreuses images de décharges marines ou encore du continent de plastique nous ont montré à de multiples reprises que la pollution plastique est un problème majeur pour l’environnement. Elle affecte en effet non seulement les océans en surface, mais aussi les écosystèmes marins, les animaux qui y habitent, les champs, les forêts, les rivières et a également un impact significatif néfaste sur la santé humaine. Pour faire face à ce que l’on pourrait considérer comme une catastrophe, des scientifiques et des ingénieurs se tournent vers les satellites pour surveiller et lutter contre le plastique.En clair, des informaticiens américains ont mis au point un outil qui exploite les données en libre accès des satellites Sentinel-2 de l'Agence spatiale européenne. Ces derniers observent la Terre en continu depuis 7 ans, en repassant au même endroit tous les 5 jours. Couplé à une puissante intelligence artificielle, cet outil devient un gendarme du plastique depuis l’espace ! À noter que l’IA de cet outil a été entraîné pour reconnaître la signature visuelle des décharges plastiques. Testé en Indonésie, le système a 374 décharges, soit deux fois plus que celles qui sont officiellement recensées. Autre intérêt non-négligeable, le fait que ces satellites puissent traquer les déplacements des déchets plastiques en mer. Ce suivi permet donc de cartographier les routes de déplacement des déchets plastiques et de cibler les zones les plus touchées pour y mener des actions de nettoyage.À noter que ces satellites peuvent également être utilisés pour surveiller les activités humaines qui sont à l'origine de la pollution plastique. Un atout essentiel quand on sait que cette année, environ 11 millions de tonnes de plastiques devraient être déversés dans l'océan d’après les projections des scientifiques… un chiffre qui pourrait même tripler d'ici 2040, sachant que 90% de cette pollution vient des rivières, où s’amoncellent les déchets avant d’être déversés naturellement dans les mers et les océans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La couche d’ozone bientôt totalement reformée ?
La couche d'ozone, qui protège la Terre des rayons ultraviolets nocifs du soleil, est en train de se reformer plus vite que prévu. Selon une étude publiée dans la revue Nature début janvier, la couche d'ozone pourrait être complètement réparée d'ici 2066.Placée sous très haute surveillance depuis 1985, l’évolution du trou dans la couche d’ozone semble aller dans la bonne direction, selon le dernier rapport de l’ONU. Chaque année, en septembre, à la fin de l’hiver polaire, une diminution drastique des niveaux d’ozone atmosphérique engendre un trou dans notre bouclier planétaire. À l’origine de cet accroc : l’utilisation de chlorofluorocarbures (CFC), des gaz utilisés en grande quantité dans de nombreux domaines comme les réfrigérateurs, les climatiseurs et les aérosols. Ceci dit, ces derniers ont été progressivement bannis dans les années 1980 et 1990 grâce à la mise en place de protocoles internationaux tels que le protocole de Montréal.Je cite l’étude, « [Les CFC], à l’origine, étaient des gaz assez "magiques", parce qu’ils sont tout à fait inoffensifs pour la santé. Ils sont incolores, inodores, ils ne prennent pas feu… Il n’y avait que des avantages à ces gaz quand on a commencé à les introduire dans les années 1970 » fin de citation. Aujourd’hui, les scientifiques ont découvert que les efforts internationaux pour réduire les émissions de CFC ont eu un impact beaucoup plus important que prévu sur la récupération de la couche d'ozone. En utilisant des données satellites et des modèles climatiques, ils ont constaté que la couche d'ozone dans l'hémisphère sud (où elle avait été la plus endommagée) s'est considérablement épaissie au cours des dernières décennies.Bien que ces résultats soient encourageants, les chercheurs soulignent qu'il est important de continuer à réduire les émissions de CFC et d'autres produits chimiques nocifs pour l'ozone pour s'assurer que la récupération se poursuive. Ils rappellent également que la couche d'ozone n'est pas encore complètement réparée et qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour protéger notre planète contre les rayons ultraviolets nocifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un nouveau calculateur pour connaître son empreinte environnementale ?
Le réseau Global Footprint Network a lancé un nouveau calculateur d'empreinte écologique qui permet aux particuliers et aux entreprises de mesurer leur impact environnemental. Gratuit et disponible en ligne (le lien est dans la description de cet épisode), ce calculateur est basé sur les données les plus récentes et les plus fiables à propos des gaz à effets de serre et à l'utilisation des ressources naturelles.Selon le réseau Global Footprint Network, comprendre son empreinte écologique, c’est comprendre comment les humains utilisent les ressources naturelles et comment cela affecte l'environnement. Ainsi, si vous connaissez l’impact de vos choix sur le monde, alors vous pourrez plus facilement comprendre que, multiplié par plus de 7 milliards de personnes, les conséquences peuvent être lourdes pour l’environnement. Voilà grossièrement résumé l’intérêt de ce calculateur, qui concrètement, permet aux utilisateurs de mesurer leur impact en matière d'énergie, de nourriture, d'habitat, de mobilité et d'autres domaines clés. Évidemment, l’idée n’est pas de culpabiliser qui que ce soit, mais de tendre vers une prise de conscience comme quoi l’abondance, c’est fini, pour paraphraser notre président, et surtout d’aider à réduire notre impact grâce à des conseils pour changer nos habitudes.Vous vous en doutez, les résultats proposés par l'outil montrent qu’un particulier comme une entreprise peut avoir un impact important sur l'environnement, mais, que des changements simples dans les habitudes de consommation peuvent également réduire cet impact de manière significative. Les utilisateurs peuvent également comparer leur empreinte écologique à celle d'autres pays ou régions, ce qui permet de mieux comprendre les tendances mondiales. De son côté, le réseau Global Footprint Network espère que son calculateur d'empreinte écologique aidera le plus grand nombre à prendre conscience de leur impact personnel et à adopter des pratiques plus durables, tout en soulignant que ces changements d’attitude devront impérativement être soutenu par des politiques et réglementations spécifiques pour être réellement efficace.Calculateur : https://www.footprintcalculator.org/sponsor/FR/fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une exoplanète habitable à 100 années-lumière de la Terre ?
En 2020, la NASA annonçait la découverte d'une exoplanète, nommée TOI 700 d, qui se trouve dans la zone habitable de son étoile. On dit de cette zone qu’elle est "habitable" car les conditions y sont propices à la présence d'eau liquide, ce qui augmente les chances d’y trouver de la vie.Dans le détail, TOI 700 d est une exoplanète qui orbite autour d'une étoile naine rouge, située au sein de la constellation de la Dorade dans l'hémisphère sud de notre galaxie, à 100 années-lumière de la Terre. Elle se trouve dans la zone habitable de son étoile, ce qui signifie que les températures à sa surface sont suffisamment chaudes pour que l'eau y soit présente sous forme liquide. Il s’agit d’une découverte importante car c'est la première fois qu'une exoplanète de ce type est découverte dans la zone habitable d'une étoile naine rouge. Ça, c’était en 2020. Trois ans plus tard, la NASA révèle avoir identifié une sorte de sœur jumelle à cette planète, nommée TOI 700 e, de 95 % la taille de notre Terre.Qu’il s’agisse de TOI 700 d ou e, les chercheurs estiment que les planètes du système TOI 700 mettent probablement le même temps à faire un tour sur elles-mêmes (on appelle ça la période de rotation) qu'à faire le tour de leur étoile (la période de révolution)… Ainsi, ce serait toujours la même face qui serait éclairée. Pour l’instant, ni la NASA ni aucun autre laboratoire ayant travaillé sur le système TOI 700 n’a communiqué plus de détail que ce que je viens de vous expliquer. Si de nombreuses questions restent encore sans réponse, la découverte de TOI 700 e a de quoi faire rêver, d’une part les amateurs d’astronomie, mais aussi tous ceux qui rêveraient que l’espèce Humaine voyage dans l’espace et s’installe sur d’autres planètes, à l’image de nombreuses histoires de science-fiction. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que l’opération extrême Deep Climate ?
Deep Climate, c’est le nom d’une vaste étude menée par Christian Clot, fondateur du Human Adaptation Institute, dont le but est de tester la résistance humaine face à des conditions météorologiques extrêmes. Ainsi, une équipe de 20 volontaires, 10 hommes et dix femmes sans aucune expérience de l’aventure sont récemment revenu de la première des trois expéditions prévues par Deep Climate, au cœur de la très hostile forêt guyanaise.Ils ont vécu 40 jours en autonomie dans la forêt guyanaise, sous 35 degrés et 100% d'humidité. Durant cette période, vingt Français âgés de 25 à 52 ans, ont dû à la fois observer l’environnement, marcher plusieurs kilomètres par jour et s’adapter aux dangers de la forêt comme les risques de chute d’arbre et des morsures d’animaux. Durant leur séjour tout comme à leur retour en France, les participants sont suivis par une équipe de scientifiques, dont des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, ou de l’Institut du cerveau qui leur font passer toute une batterie de tests pour observer la réaction de leur corps et de leur cerveau à ces conditions météo dont ils n’ont pas l’habitude, mais qui avec le changement climatique pourraient bien devenir monnaie courante.Après quelques semaines de répit, ces vingt participants se rendront prochainement en Laponie pour un autre séjour d’une quarantaine de jours, mais cette fois pour tester leur résistance physique et mentale au froid extrême. Puis enfin, troisième et dernière étape de ce programme, le désert saoudien, où l’air est sec et brûlant le jour, mais glacial la nuit. D’ailleurs, si vous ne le saviez pas, l'opération Deep Climate est un projet de long terme qui a démarré en 2020 et devrait se poursuivre pendant plusieurs années. Les résultats de cette expédition permettront aux chercheurs de mieux comprendre les répercussions des changements climatiques sur la santé humaine et de développer des stratégies pour aider les populations à s'adapter aux conditions climatiques extrêmes. Les résultats pourront également contribuer à l'élaboration de politiques publiques pour protéger la santé des populations exposées aux changements climatiques. Pour l’heure, on ne sait pas précisément quand les conclusions de cette étude seront rendues publiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nucléaire : qu’est-ce que le projet Cigéo ?
Ces derniers mois, le parc nucléaire français était pour moitié à l’arrêt, faisant craindre une pénurie d’électricité cet hiver, notamment quand les énergies renouvelables et la flambée des combustibles fossiles n’ont pas pu pallier la baisse de production. Dans ce contexte mondial d’inflation et de manque d’énergie, le nucléaire est redevenu pour beaucoup une source d’énergie privilégiée, à l’image du président Macron qui entre son premier et son second mandat, a visiblement changé son fusil d’épaule en faveur du nucléaire. Problème, le nucléaire produit des déchets. Et ces déchets sont autrement plus inquiétants que le CO2, puisqu’ils produisent des radiations nocives durant des milliers d’années, voire plus. C’est donc pour tenter de protéger les humains et la nature de ces radiations que le projet Cigéo a été imaginé à en croire ses initiateurs.Cigéo, qui signifie Centre industriel de stockage géologique, est un projet visant à stocker les déchets radioactifs de manière définitive dans des couches géologiques profondes à Bure dans le département de la Meuse, soit dans l’Est du pays, entre Nancy et Troyes. Concrètement, les déchets seront stockés dans des containers en acier inoxydable et recouverts de béton pour protéger les couches géologiques environnantes, le tout entreposé dans des cavités creusées à environ 500 mètres sous terre. D’après l'Andra, ce projet est sûr et respectueux de l'environnement, et permettra de protéger les générations futures contre les risques liés à la radioactivité.Mais vous vous en doutez, de nombreux opposants affirment que le projet est à l’inverse dangereux, à la fois sanitairement, mais aussi financièrement, puisque le coût du projet devrait être de 25 milliards d’euros sur 150 ans, soit plus de 166 millions par an aux frais du contribuable. Ces mêmes opposants affirment aussi qu'il n'y a aucune garantie que les déchets radioactifs resteront en sécurité pendant les milliers d'années nécessaires pour leur décontamination. Malgré ces objections, le projet Cigéo est actuellement en cours d'examen par les autorités françaises, et une décision finale sur son adoption devrait être prise dans les prochaines années. S’il est accepté, les travaux devraient débuter en 2027. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des milliers de GWh d’électricité perdues à cause des éoliennes ?
D’après les chiffres de RTE qui gère le transport de l’électricité en France, les éoliennes ont produit 7,5% de l'électricité consommée en 2020, soit 20,5 TWh. Ceci dit, avec sa nouvelle loi pour les énergies renouvelables, le gouvernement compte bien faire passer la part des énergies renouvelables à près de la moitié du mix énergétique d’ici 2040. Si l’on regarde hors de nos frontières, certains de nos voisins sont bien plus avancés sur le développement des énergies renouvelables. C’est notamment le cas du Royaume-Uni… Ceci dit, qui aurait imaginé que trop de vent forcerait le pays à arrêter ses éoliennes ?En effet, le Royaume-Uni aurait dépensé plus de 240 millions d'euros rien que l’an dernier pour éteindre ses parcs éoliens. Une décision plus que surprenante quand on sait que le coût de l’énergie a été une part très importante de l’inflation, et par conséquent de la crise économique qui touche le pays depuis l’an dernier. Forcément, en mettant volontairement ces éoliennes à l’arrêt, le pays a perdu des milliers de GWh d’électricité. Mais le plus étonnant encore, c’est que le gouvernement britannique a plus de 800 millions d'euros pour relancer des centrales à gaz, justement pour remplacer cette énergie éolienne définitivement perdue. Au total, cette dérive énergétique du Royaume-Uni aura coûté plus d’un milliard d’euros aux contribuables, et émis 1,5 million de tonnes de CO2 supplémentaires.Ça c’est pour le constat. Maintenant, penchons-nous sur les causes. En fait, c’est en partie la répartition des grands parcs éoliens du pays, ainsi que les décisions politiques prises par le passé qui ont mené à cette situation où le pays gaspille quasiment autant d'énergie provenant des éoliennes qu'il en utilise. Ces éoliennes en question sont souvent installées dans des zones éloignées des centres de consommation, soit dans le Nord de l’Ecosse ou sur les côtes de l’Atlantique. Ainsi, il peut y avoir des problèmes de transmission sur les réseaux électriques, surtout en termes de synchronisation. En effet, l'énergie éolienne étant variable et imprévisible, une surproduction sans besoin de la part des habitants entraîne une perte d’électricité définitive et à contrario, une sous-production qui ne répond pas aux besoins des usagers entraîne une pénurie.Autre souci, le manque de clarté entre les politiques énergétiques du pays et celle de l’UE. Depuis le Brexit il y a 3 ans, aucun accord formel sur l'énergie n’a été signé entre l'UE et le Royaume-Uni. Avant le Brexit, le Royaume-Uni était partie intégrante de l'Union Européenne et de son marché de l'énergie intérieur, donc il était lié par les politiques et les règles de l'UE en matière d'énergie. Ainsi, pour limiter ces pertes, le Royaume-Uni compte investir dans les technologies de stockage d'énergie ou encore l'intégration de systèmes de « smart-grid » permettant une meilleure gestion des variations de production d'énergie éolienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que vaut le projet de loi sur les énergies renouvelables ?
Dans le cadre de sa lutte contre le changement climatique, le gouvernement français est parvenu à faire adopter son projet de loi sur les énergies en première lecture à l'Assemblée nationale cette semaine. Objectif : augmenter la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité à 32% d'ici 2030, puis à 40% d'ici 2040. Sont concernées, l’éolien, le solaire, la géothermie, la biomasse et les micro-énergies renouvelables.Parmi les mesures proposées dans le projet de loi, on retrouve la mise en place d'un mécanisme de soutien pour les projets d'énergies renouvelables, notamment pour les projets de petite taille, comme les installations de panneaux solaires sur les toits des bâtiments. Concrètement, un premier fond sera créé pour aider à les financer en ville, puis un second concernera les projets d'énergies renouvelables dans les campagnes et les îles. Reste à savoir de quelles sommes ils seront dotés.L'autoconsommation d'énergie renouvelable sera également favorisée, en permettant notamment aux particuliers et aux entreprises de produire leur propre électricité à partir de sources renouvelables, et de la consommer sur place, plutôt que de la revendre au réseau électrique. À noter que des incitations financières pour le développement des véhicules électriques et des systèmes de stockage d'énergie sont également prévus, à nouveau, sans que l’on connaisse le montant exact.Enfin, le projet de loi prévoit des mesures, je cite « pour renforcer la transparence et la qualité de l'information sur les émissions de gaz à effet de serre, ce qui devrait permettre aux consommateurs de mieux comprendre les impacts environnementaux de leur consommation d'énergie » fin de citation. Si ce dernier point est peut-être un peu abstrait et mériterait d'être éclairci par le gouvernement, ce projet de loi devrait accélérer la transition écologique française qui n'avance pas très vite. En effet, l'Hexagone est le plus mauvais élève de l’Europe, le seul à n’avoir pas atteint les objectifs fixés par l’Union européenne 23 % d'énergie décarbonée en 2020... il y a trois ans, la France était sous la barre des 20 %. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un immense gisement de terres rares découvert en Suède ?
La Suède a récemment fait une découverte majeure en matière de terres rares. En effet, plus d'un million de tonnes de matériaux précieux ont été identifiés dans la région de Kiruna, dans le Grand Nord du pays. En clair, il s'agit du plus grand gisement connu sur le continent européen à ce jour… ce qui aura à coup sûr des répercussions positives sur notre industrie technologique.Si vous ne le saviez pas déjà, les terres rares sont des métaux et des minéraux utilisés dans de nombreuses technologies comme les téléphones portables, les ordinateurs, les batteries électriques ou encore les turbines éoliennes. Ils sont également utilisés dans les technologies de défense, comme les missiles et les systèmes radars. Dans le contexte actuel de dérèglement climatique, de crise de l’énergie et de conflit armé en Ukraine, vous comprenez désormais pourquoi la découverte de ce gisement en Suède tombe à pic. C’est aux chercheurs de l'Université de Uppsala que l’on doit cette découverte. Ces derniers ont utilisé des techniques de prospection géologique avancées pour localiser ces métaux, qui ont révélé un gisement riche en terres dysprosium, yttrium et neodymium notamment.À noter toutefois que cette découverte est encore à un stade préliminaire et qu'il reste encore beaucoup de travail à faire avant que les terres rares puissent être extraites et utilisées. Je cite Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors de son discours sur l'État de l’Union en septembre dernier, « rien que nos besoins en terres rares vont être multipliés par cinq d'ici 2030 » fin de citation.Ainsi, cette découverte aura à coup sûr des conséquences importantes pour l'industrie technologique en Europe. Actuellement, la plupart des terres rares utilisées proviennent de Chine, qui détient environ 80 % de la production mondiale. Sur le plan écologique, ce gisement suédois permettrait de réduire significativement la pollution liée à leur exploitation. Reste à savoir quel procédé d’extraction sera utilisé, mais d’après le gouvernement suédois, tout sera mis en œuvre pour préserver au maximum la nature. À en croire cette affirmation, l’Europe n’aura donc plus besoin demain d’importer autant de terres rares chinoises qu’aujourd’hui, ce qui réduira sensiblement la pollution importée, à la fois liées aux techniques très polluantes de l’industrie minière chinoise, mais aussi celle liée au transport. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les énergies renouvelables plus exploitées que le charbon dans 2 ans ?
C’est une belle note d’espoir qui nous parvient aujourd’hui, puisque d’après l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le paysage énergétique mondial change bien plus vite qu’on l’aurait imaginé. Concrètement, la quantité d’électricité issue des sources d’énergies renouvelables devrait dépasser d’ici deux ans celle issue du charbon.Clairement, le contexte actuel de pénurie d’énergie en Europe a fait bouger les lignes. Si pour beaucoup, développer les énergies renouvelables rime avec préservation de l’environnement, c’est aussi, et de façon plus pragmatique, un enjeu de souveraineté énergétique pour de nombreux pays dépendant, comme en Europe, du gaz Russe par exemple. Ainsi, l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) prévoit que l'augmentation de la production dans le secteur du renouvelable soit deux fois plus importantes dans les 5 ans à venir, qu'au cours des cinq dernières années.Si l’AIE ne dégage là qu’une tendance pour l’Europe, les Etats-Unis de leurs côtés ont adopté une loi sur la réduction de l'inflation qui d’après de nombreux analystes témoigne de l'engagement du pays à investir dans les énergies renouvelables de façon durable. Résultat : les investisseurs privés ont déjà investi près de 10 milliards de dollars dans ce secteur. À noter également que selon les prévisions de l’AIE, la Chine, qui est à la fois le plus gros pollueur du monde et le plus gros producteur d’énergie renouvelable en même temps, devrait concentrer la moitié des nouvelles capacités de production d'énergie renouvelable dans les cinq prochaines années !Vous l’avez compris, les énergies renouvelables constituent désormais un enjeu stratégique au niveau politique, mais aussi pour l’humanité, et d’après l’AIE, les cinq prochaines années seront déterminantes avec l’arrivée de profonds changements dans le secteur de l’énergie. Pour l’Agence, la capacité mondiale d'énergie renouvelable atteindra 2 400 gigawatts en 2027, soit je cite « la production sur un an, tous secteurs confondus de la Chine » fin de citation. L’AIE observe que la production de charbon devrait donc être dépassée d’ici peu, étant donné que 90% des nouvelles infrastructures énergétiques seront liées au renouvelable. Enfin, l’Agence conclut son analyse en expliquant que durant les cinq prochaines années, le monde devrait produire plus d'énergie sans émissions de CO2 que durant les deux dernières décennies. Reste désormais à savoir si en parallèle, les émissions de gaz à effet de serre baisseront réellement ou non. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un outil qui informe les entreprises de leurs obligations écologiques ?
Tandis que l’ensemble de la planète partage le constat qu’il faille absolument changer nos habitudes et verdir notre quotidien, nombreux sont les pays à traîner des pieds. Ceci dit, d’autres en première ligne niveau écologie, mettant en place des législations spécifiques, notamment à l’attention des entreprises. Pour sa part, la France est à la croisée des chemins, mais fait des efforts. Si certains les jugent comme étant insuffisants, les entreprises françaises, elles, sont désormais contraintes d’appliquer un certain nombre de règlements et de mesures. Ceci dit, comment se retrouver parmi toutes ses obligations ? C’est justement à cette problématique que l’entreprise Greenly, experte en stratégie bas-carbone, tente de répondre avec un outil permettant à chaque entreprise de s’informer sur les obligations environnementales.Afin que les entreprises restent à l'affût des réglementations en matière d’écologie, la plateforme Greenly leur propose « Legislation Checker », un outil disponible en seulement quelques clics. Ainsi, petites comme grandes entreprises peuvent utiliser cette plateforme en ligne afin de s’informer et de prendre connaissance des démarches de certification qu’elles peuvent entreprendre. Rien de bien compliqué pour cela, les entreprises volontaires doivent seulement remplir un questionnaire sur le « Legislation Checker » en renseignant par le pays où elles sont basées, leur secteur d’activité, ou encore le nombre d’employés par exemple, afin de vérifier les exigences qui s’appliquent au cas par cas.D’après le président et cofondateur de Greenly Alexis Normand, que je cite, « réaliser le bilan carbone de son entreprise en ignorant 80 % de ses émissions, mêmes indirectes, c’est s’attaquer au réchauffement climatique sans se donner les moyens de réduire significativement l’impact écologique réel de son activité. Le nouveau Legislation Checker permet aux entreprises de s’engager dans le respect de nouvelles obligations écologiques, et d’accélérer ainsi la transition écologique. La conscience écologique peut aller de pair avec les considérations économiques » fin de citation. Si l’outil semble intéressant sur le papier, reste à savoir s’il trouvera son public, et si les entreprises prendront davantage en compte le côté écologique dans leur activité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Funérailles écolo : qu'en est-il du compost humain ?
Non, vous ne rêvez pas, on va bel et bien parler de compost humain aujourd’hui puisque l'État de New York aux Etats-Unis est devenu le dernier Etat en date outre-Atlantique à légaliser la transformation des défunts en compost. Ainsi, en seulement quelques semaines via un processus contrôlé, les familles se voient remettre la terre dans laquelle s’est décomposé le corps de leur proche disparu, qui peut ensuite être utilisé pour des cultures, qu’il s’agisse de légumes, de plantes ou d’arbres.Côté inhumation, il en est une qui a fait beaucoup parler ces derniers temps. Le célèbre footballeur brésilien Pelé, décédé le 29 décembre dernier a eu des funérailles assez étonnantes, puisque le cimetière dans lequel il repose aux côtés de son père est un bâtiment de 14 étages dans la ville de Santos, soit le plus grand cimetière vertical du monde avec environ 14 000 places. Cet édifice inauguré en 1991 aurait été conçu en réponse à un problème que rencontrait la ville : les enterrements dans la boue dus aux nappes phréatiques.Car ce que l’on ne soupçonne pas toujours, c’est qu’en se décomposant, le corps humain peut libérer de nombreuses bactéries et virus, pouvant causer une contamination de l'eau. Un sujet scruté de près au Brésil, mais aussi en Australie et en Pologne, et qui pour certains observateurs constitue un enjeu majeur de protection de l'environnement au niveau local. Ceci dit, le fait qu’un corps retourne à la terre permet aussi au sol de retrouver un certain nombre de nutriments. Quand les conditions hydrogéologiques et climatiques le permettent, la réutilisation des composés organiques du mort peut donc être envisagée. C’est donc pour cela que certains citoyens soucieux de leur empreinte sur l’environnement optent pour cette alternative. D’autres optent également pour un cercueil en carton. Avec certaines innovations en termes de résistance et d’étanchéité, ces cercueils à base de carton recyclé permettent d’éviter le gaspillage de bois des cercueils traditionnels et mettent entre 10 et 15 ans pour disparaître. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les USA en guerre contre la pollution de l’air ?
En proie à des épisodes de pollution de l’air de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses, les Etats-Unis ont annoncé début janvier la mise en place de normes plus strictes pour la qualité de l'air. Le niveau autorisé de particules fines, dangereuses pour la santé, devrait donc être abaissé, ce qui d’après les autorités permettrait d’éviter 4200 décès chaque année et de faire économiser 43 milliards de dollars en soins de santé d’ici 2032, sans compter les bénéfices collatéraux sur l’environnement.Concrètement, l'Agence pour la protection de l'environnement (EPA) a annoncé son intention de passer de 12 microgrammes par mètre cube à 10 microgrammes maximum, le niveau autorisé de particules fines PM 2,5 (c’est-à-dire inférieures à un diamètre de 2,5 micromètres, soit 30 fois plus petit qu’un cheveu humain). D’après le patron de l’EPA Michael Regan que je cite, « cette proposition va permettre que tous les quartiers, particulièrement les plus vulnérables, soient protégés d'une exposition à une pollution nocive » fin de citation. Pour rappel, les particules fines proviennent de différentes sources, comme des chantiers, des incendies, mais peuvent aussi résulter de réactions chimiques causées par l’emploi de produits utilisés par les voitures, par des centrales ou des sites industriels. Comme le rappelle le Wall Street Journal que je cite « ces particules fines peuvent rester dans les poumons et avoir des effets nocifs sur la santé [en provoquant] de l’asthme, des infarctus et des morts prématurées » fin de citation.Pour l’EPA, réussir à abaisser ce seuil sous le gouvernement de Joe Biden, serait une petite revanche sur la mandature de son prédécesseur Donald Trump. En 2020, le gouvernement Trump avait rejeté le renforcement des normes sur les particules fines du secteur industriel, considérant que les règles en vigueur appliquées depuis 2012 étaient suffisantes. Si les associations de défense de l’environnement saluent un pas en avant dans la bonne direction, nombreux sont les observateurs à également demander d’aller encore plus loin et plus vite sur ce sujet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des nuages artificiels pour limiter le réchauffement climatique ?
Si l’on vous dit qu’il est possible de limiter le réchauffement climatique en créant des nuages artificiels, votre première réaction sera sans doute de vous dire « si ça peut aider, pourquoi pas ». Si l’idée est effectivement intéressante, son exécution par la start-up Make Sunsets pose quand même question.D’après Make Sunsets, le dioxyde de soufre aurait des propriétés réfléchissantes. Leur idée est donc d’en relâcher dans la stratosphère, soit la seconde couche de l’atmosphère terrestre, située environ entre 12 et 50 km au-dessus de nos têtes… le tout afin de renvoyer les rayons du soleil dans l’espace et réduire l’effet du réchauffement climatique. Une opération jugée dangereuse par la plupart des scientifiques, sans pour autant inquiéter l’entreprise. Car quand je vous dis que la méthode pose question, ce n’est pas pour rien. En effet, pour 10 dollars, l’entreprise enverra un ballon chargé de dioxyde de soufre dans la stratosphère, où il restera entre six mois et trois ans… période durant laquelle le dioxyde de soufre serait censé réfléchir les rayons du Soleil, atténuant les conséquences de l'effet de serre. Si l'enseigne ne précise pas quelle quantité de soufre sera relâchée, elle estime qu’un gramme de soufre libéré à 20 kilomètres d'altitude doit compenser les effets d'une tonne de dioxyde de carbone. Une estimation qui, il faut être honnête, varie drastiquement selon les études, et qui est donc peu précise. Toujours selon Make Sunsets, 50 milliards de dollars suffiraient à compenser l'ensemble du CO2 produit par les activités humaines.Si l’on revient un peu dans le passé, l’idée avait déjà été évoquée il y a quelques années, mais ce n’est pas pour rien qu’elle est controversée. Car au-delà de la question morale que constitue la manipulation du climat, (et oui c’est de cela dont il s’agit avec cette technique), les scientifiques craignent que l'ajout de particules soufrées dans l'atmosphère ne mette à mal la couche d'ozone ou ne modifie le cycle des moussons. À noter que la question du CO2 ne se limite pas au simple réchauffement, mais concerne aussi l'acidification des océans, par exemple. Sur ce point, la start-up se dit pleinement consciente des doutes qui entourent son projet. Ceci dit, elle estime également que sa solution permettrait d’apporter une réponse immédiate à un problème de long terme, et que sans action aujourd’hui, il n’y aura pas, je cite « d’avenir équitable, avec de l'air respirable, pour les générations à venir. Convainquez-nous qu'il existe un moyen plus pratique de gagner du temps pour y arriver et nous nous arrêterons » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’éolienne la plus puissante du monde déjà en fonctionnement ?
On vous en parle régulièrement dans ce podcast, mais de nombreuses entreprises spécialisées dans la construction d’éoliennes géantes et ultra puissante rivalisent d’ingéniosité pour s’accaparer le titre de « roi de l’éolien ». Et bien en 2023, ce titre est quasiment acquis à Vestas, qui vient d’implanter au Danemark, une éolienne de 280 mètres de haut, assortie de pales de 115 mètres de long, soit la plus grande éolienne du monde.Si elle est effectivement l’éolienne la plus grande du monde, elle est aussi la plus puissante d’après son constructeur avec une production estimée à 80 GWh par an, de quoi alimenter 20 000 foyers. Ainsi, 38 000 tonnes de dioxyde de carbone seraient a priori économisées d’après Vestas, soit la consommation annuelle de près de 25 000 voitures diesel et essence. Plus précisément, c’est dans le centre d'essais d'Østerild, au Danemark, que cette immense éolienne a été installée. À ce jour, il ne s’agit que d’un prototype soumis à un important programme d'essais. Sa commercialisation devrait avoir lieu à partir de juin prochain. Fait intéressant, cette éolienne a été implantée sur Terre au Danemark, mais a été conçue pour les sites offshores, autrement dit, en mer !De son côté, l’entreprise Vestas est connue pour être très innovante dans le secteur des éoliennes. En 2020, l'entreprise s'était engagée à améliorer la recyclabilité de ses produits tout en se lançant dans de nouveaux projets comme la conception de robots pour aider à la maintenance de ses éoliennes. Cette nouvelle éolienne géante fait donc partie intégrante de cette dynamique, comme l’explique Anders Nielsen, directeur technique du groupe, que je cite, « avec cette éolienne, nous établissons de nouvelles normes en matière d'innovation technologique, d'industrialisation et d'échelle dans le domaine des énergies renouvelables afin de créer une industrie éolienne offshore durable » fin de citation. La filière de l'éolien offshore est en effet en plein essor. Avec une production plus fiable et des innovations à la hauteur des attentes, l'éolien flottant devrait continuer à s’implanter au large de nos côtes, et continuer d’accroître sa part dans notre mix énergétique, en Europe, et donc en France, mais aussi et surtout aux Etats-Unis prochainement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tesla : des voitures moins chères en France en 2023 ?
Les voitures électriques n’ont jamais autant été au cœur des discussions… que ce soit pour leur intérêt écologique, leur empreinte environnementale à la fabrication également, ou bien tout simplement pour savoir si cela vaut le coup de changer son vieux diesel pour un moteur électrique avec la hausse des prix des hydrocarbures, et plus récemment celui de l’électricité. Et bien voilà une nouvelle qui pourra peut-être lever quelques doutes dans votre esprit si vous pensiez craquer pour une Tesla : la marque d’Elon Musk va prochainement proposer ses Tesla Model X et S avec quelques modifications permettant de faire chuter les prix en France ! Elles seront certes moins rapides, mais surtout moins chères qu’actuellement.Si vous ne connaissez pas grand-chose à Tesla, alors sachez qu’il existe en gros deux types de voitures : la Model X et la Model S. Si cette dernière propose une autonomie plus importante que la première, elle est aussi moins cher, mais cependant offre un peu moins de confort que la Model X. Alors, quels sont les changements concrets ? Et bien une baisse de 25 000€ pour la Tesla Model S et 20 000 euros pour la Model X. On ne va pas se le cacher, il faudra quand même débourser quasiment 122 000€ pour la X avec transmission intégrale Dual Motor et 114 000 pour la S. À noter qu’il existe aussi une version avec trois moteurs dite Plaid, plus performante. Tesla assure je cite que « la nouvelle plateforme Dual Motor emploie deux moteurs à aimant permanent qui garantissent une grande efficience et des performances sans compromis » fin de citation.Pour les amoureux de la vitesse, les pointes des Tesla Plaid (donc à trois moteurs) sont plus élevées : 322 km/h pour la Model S Plaid et 262 km/h pour le Model X Plaid, contre 250 pour les Model S et X Dual Motor. Une perte de vitesse non négligeable, bien que peu impactante dans la vie de tous les jours. Ceci dit, perdre en vitesse signifie pour Tesla un gain d’autonomie ! Les usagers pourront parcourir respectivement 634 avec la Model S et 576 kilomètres avec la Model X Dua Motor en une seule charge, soit une trentaine de plus que leur version à trois moteurs. Les premières livraisons devraient s’étaler jusqu’au mois de mars 2023. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pause de fin d'année (retour le 8/01/2023)
Comme vous l'avez peut-être lu dans le titre de cet épisode, Choses à Savoir Tech Verte prend une pause de quelques semaines pour les fêtes de fin d'année. Désolé de vous décevoir si vous attendiez de nouveaux épisodes, mais soyez-en certain, c'est pour revenir encore meilleur en 2023 ! D'ailleurs, parlons de la date de retour : il s'agira du dimanche 8 janvier, soit dans pile un mois à compter de la date de sortie de cet épisode. D'ici là, que faire ? Et bien je ne peux que vous encourager à écouter les épisodes précédents si ce n'est pas déjà fait, ou alors vous pouvez aussi vous laisser tenter par d'autres de nos podcasts dans le même genre comme Choses à Savoir Tech ou encore Faits Divers. Encore merci pour votre soutien, merci pour votre patience également, et joyeuses fêtes de fin d'années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les déchets d'emballages dans le viseur de l'UE ?
Une proposition de la Commission européenne vise une réduction du volume de déchets d'emballage dans les 27 pays membres à hauteur de 10 % par pays et par habitant d'ici 2035 par rapport à 2018 (et de 15 % d'ici 2040). Deux leviers seront actionnés pour y parvenir comme la réutilisation des emballages et le taux de recyclage.Pour y parvenir, Bruxelles entend imposer des « objectifs contraignants » aux entreprises, notamment dans la restauration. D'ici 2030, 20 % des boissons chaudes et froides à emporter devront, je cite « être vendues dans un récipient faisant partie d'un système de consigne, ou les consommateurs devront pouvoir re-remplir leurs propres récipients » fin de citation, puis l'UE compte relever ce taux à 80% d'ici 2040. Pour les plats à emporter, l'objectif serait de 10 % d'ici 2030 et de 40 % à horizon 2040. Le commerce en ligne est lui aussi concerné puisque 10 % des emballages destinés au transport devraient être réutilisables d'ici 2030.La Commission Européenne propose de fixer des normes communes sur le format des emballages réutilisables et de mettre en place des systèmes de consigne obligatoires pour les bouteilles en plastique et canettes en aluminium. Les producteurs d'emballages en plastiques devront de leur côté intégrer un taux minimal de contenu recyclé, tandis que de nouvelles lois encadreront la fabrication d'emballages à partir de plastiques biosourcés, biodégradables et compostables, avec l'objectif de rendre les emballages « entièrement recyclables ». Enfin, Bruxelles veut interdire les emballages à usage unique pour aliments et boissons lorsqu'ils sont consommés dans les restaurants et cafés, ainsi que les emballages secondaires des canettes, les emballages uniques pour fruits et légumes, ainsi que les bouteilles miniatures de shampoing dans les hôtels... Les mesures s'appliqueront également aux produits importés. Il semblerait que les choses changent enfin dans le domaine des emballages. Une bonne chose, quand on sait que chaque Européen génère environ 180 kg de déchets d'emballages par an. En l'absence d'action, l'UE connaîtrait une augmentation supplémentaire de 19% des déchets d'emballages d'ici à 2030, et même de 46 % pour ceux en plastique d'après la Commission. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Éoliennes en mer : le premier parc fonctionne désormais à 100% ?
Après plusieurs années de discorde et entre pro et anti-éoliennes, le premier parc éolienne en mer de France à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique fonctionne désormais à pleine capacité ! Contrairement à d'autres projets similaires que l'on a pu vous présenter dans ce podcast, ce parc-là n'est ni flottant ni le plus grand, mais bien le premier du genre dans le pays, dont EDF a annoncé la mise en service complète en milieu fin novembre.Au total, le parc comprend 80 éoliennes, situées entre 12 et 20 km des côtes, pour une capacité de production totale de 480 MW. D'après EDF, ce parc éolien en mer peut produire jusqu'à 20 % de la consommation d’électricité annuelle du département de la Loire-Atlantique, soit l’équivalent de la consommation sur 12 mois de 700 000 personnes. La construction du parc éolien de Saint-Nazaire a débuté en 2019, mais le projet était déjà dans les tuyaux depuis une dizaine d’années avant la pose des premiers pilonnes. Pour l'historique, le premier débat portant sur cette installation s’est tenu à l’été 2013 et a abouti à une enquête publique en 2015. En sept ans, le projet a donné lieu à plus de 1500 séances de travail avec les acteurs locaux et plus 300 réunions d’information. C'est dire l'ampleur et l'impact que peut avoir une telle installation au niveau local.Si les parcs éoliens terrestres suscitent souvent la colère des riverains, en mer, les éventuels opposants sont plutôt les pêcheurs et les défenseurs de l’environnement. Pour les premiers, d’après EDF que je cite, « le parc a été conçu pour réduire autant que possible les nuisances imposées à la pêche pendant la phase de construction, et pour permettre la poursuite des activités dans la zone pendant toute la phase d’exploitation » fin de citation. Concernant les défenseurs de l'environnement, l’entreprise explique que des échanges constructifs avec la Ligue de Protection des Oiseaux, France Nature Environnement ou Bretagne Vivante, ont permis je cite « aux équipes du projet d’acquérir les connaissances nécessaires à la conception du parc, dans le respect de son environnement et de sa biodiversité » fin de citation. La faune comme la flore ont ainsi été scrutées de près pendant les différentes phases de construction et continueront d’être suivies attentivement durant toute la durée de l’exploitation du parc. Au total, une centaine de personnes (responsables d’exploitation, techniciens de maintenance, inspecteurs qualité etc...) va désormais assurer l’exploitation et la maintenance de ce parc éolien en mer pour les 25 années à venir, depuis leur base de La Turballe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Coupure d'électricité : un site pour voir si l'on est concerné ?
Vous l'avez remarqué, l'hiver est là et s'annonce particulièrement difficile pour de nombreux pays européens, dont la France. D'après les autorités, il est fort probable que des tensions très importantes aient lieu sur le réseau électrique national dans les prochaines semaines, ce qui pourrait provoquer des coupures de courant. Si certaines zones stratégiques devraient être épargnées par les coupures volontaires, une grande partie du pays reste dans l'ombre. Afin d'aider les habitants à savoir s'ils seront concernés ou pas, un site internet spécifique a été mis en place.En effet, l'électricité risque de manquer en France dans les semaines à venir, notamment à cause d'un parc nucléaire au ralenti avec 30 des 56 réacteurs à l'arrêt. Ajouter à cela un retard dans le développement des énergies renouvelables et les nombreuses tensions sur le marché à cause de la guerre en Ukraine, et l'on obtient une situation compliquée, qui devrait entraîner des délestages volontaires dès le mois de janvier pour soulager le réseau. Certains foyers seraient alors privés d'électricités pendant environ deux heures lors des pics de consommation. Si un particulier devait un jour être concerné par un délestage, RTE (le Réseau de transport d'électricité) devra impérativement le prévenir trois jours auparavant. Plusieurs rappels seront également effectués jusqu'à l'heure fatidique. Par ailleurs, afin d'éviter les mauvaises surprises, le gestionnaire du réseau électrique a aussi mis en ligne le site internet coupures-temporaires.enedis.fr, permettant à n'importe quel usager de vérifier en tapant son adresse s'il sera impacté ou non par une potentielle coupure.À noter que ce site affiche également une carte du pays permettant de recenser les délestages en cours par département. De son côté, l'application mobile Écowatt offre une sorte de météo de l'électricité afin de prendre connaissance des tensions sur le réseau. L'utilisateur est ensuite invité à adopter les bons gestes comme baisser le chauffage, couper certains appareils ou autres, afin de diminuer sa consommation, soulager le réseau, et aussi faire des économies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Près de 240 000 personnes mortes de la pollution de l’air en Europe en 2020 ?
D’après un rapport de l'Agence européenne de l'environnement, la pollution aux particules fines a provoqué 238.000 décès prématurés dans l'Union européenne en 2020. Un chiffre en légère hausse sur un an du fait du Covid-19 et qui contraste avec le recul constant ces vingt dernières années, moins 45% entre 2005 et 2020.Cette hausse s'explique notamment par le fait que le Covid-19 a touché plus durement les personnes présentant des comorbidités liées à la pollution de l'air comme les cancers, maladies pulmonaires ou diabète de type 2. Par ailleurs, je cite le rapport, « si l'on compare 2020 à 2019, le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique a augmenté pour les particules fines, mais a diminué pour le dioxyde d'azote et l'ozone. Pour les particules d'ozone, elles sont notamment issues du trafic routier et des activités industrielles, mais leur tendance en 2020 était à la baisse avec un peu plus de 24.000 morts. Cela représente un recul de 3% sur un an. Pour le dioxyde d'azote, un gaz produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, plus de 49.000 décès prématurés ont été enregistrés, soit une baisse de 22% qui s'explique en partie par la diminution du trafic routier pendant la pandémie de Covid-19.D'après son rapport, l’Agence européenne de l’environnement estime que l'UE est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de réduction de plus de 50% des décès prématurés en 2030 par rapport à 2005. Au début des années 1990, les particules fines provoquaient près d'un million de décès prématurés dans les 27 pays de l'UE. En 2005, ce chiffre est passé à 431.000 personnes. Si le nombre de décès qui lui sont liés diminue constamment à l’exception de 2020, la pollution de l'air reste la menace environnementale la plus importante pour la santé des Européens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cottingham, le plus grand stockage d’énergie par batterie d’Europe ?
Connaissez-vous la petite ville de Cottingham dans l'Est de l'Angleterre ? Avec ses 17 000 habitants, cette bourgade du comté du Yorkshire possède tout simplement le plus grand système de stockage d’énergie par batterie en Europe.Si l'Union européenne bat des records de production dans le domaine des énergies renouvelables, le Royaume-Uni aussi est plutôt bien lancé dans ce domaine au point d'avancer la mise en service de son site de stockage d'énergie de Cottingham avec 4 mois d'avance. Ceci dit, cette solution répond surtout aux gros besoins du pays en matière d'électricité à l'approche d'un hiver qui s'annonce assez rude et qui devrait amplifier la pénurie énergétique déjà existante. Ainsi, le système de stockage de Cottingham a été développé par Harmony Energy, une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables du North Yorkshire, avec l'aide de technologies avancées développées par Tesla.Vous le savez sans doute, ce genre de système de stockage d'énergie par batterie retient l'électricité produite à partir de sources renouvelables comme l'éolien ou le solaire, pour ensuite la libérer sur le réseau électrique en cas de forte demande. Dans le détail, l'installation de Cottingham a la capacité de stocker jusqu'à 196 MWh d'électricité et devrait être connectée à Dogger Bank, le plus grand parc éolien offshore du monde, lorsqu'il sera lancé en mer du Nord dans les prochaines années. Dès lors, ce genre de système de stockage devrait permettre au Royaume-Uni d'entamer sa transition écologique tout en sécurisant l'approvisionnement du pays en électricité décarbonnée, puisque l'objectif est aussi de réduire la dépendance aux gaz importé de l'étranger.Le système de stockage de Cottingham va donc utiliser les technologies d'intelligence artificielle de Tesla pour adapter l'offre d'énergie à la demande. Ce système sera déployé en deux phases. Tout d'abord en ce mois de décembre, puis en mars prochain. Harmony Energy a expliqué je cite « avoir avancé le lancement pour fournir une énergie stable et sûre aux ménages britanniques pendant la période hivernale difficile qui s'annonce » fin de citation. Tout comme le reste du continent Européen, le Royaume-Unis est touché de plein fouet par les perturbations de livraison de gaz en provenance de Russie et d'Ukraine depuis le déclenchement du conflit en février dernier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

(2/2) Qui sont les « Champions de la Terre » 2022 ?
Chaque année, le Programme des Nations Unies pour l’environnement récompense des initiatives visant à arrêter et à inverser la dégradation des écosystèmes. Les récipiendaires sont alors nommés « Champions de la Terre ». Dans l'épisode précédent, vous avez pu en découvrir deux, et bien on poursuit aujourd'hui avec deux nouveaux récompensés.Direction l'Inde, l'oiseau marabout argala, aussi surnommé "avaleur d'os" est un animal qui débarrasse entièrement les carcasses d'animaux morts, quand d'autres charognards ne mangent que la chair la peau. Cette cigogne rend en quelque sorte un précieux service à l'écosystème et à l'être humaine, permettant d'éviter la propagation de maladies. Pourtant, malgré son gabarit imposant (1,50 m de haut pour 2,40 mètres d'envergure, le marabout argala, souffre de multiples persécutions, considéré comme un symbole de mauvais présage. En effet, de nombreux villageois du district de Kamrup où se trouve la plus importante population de l'espèce, coupent les arbres dans lesquels il fait également son nid. Mais d'après les experts, c'est surtout l'assèchement des zones humides pour construire des routes et des réseaux mobiles qui a failli signer son arrêt de mort. Aujourd'hui, l'espèce ne compte que 1200 individus adultes à l'état sauvage, soit moins de 1 % de la population recensée il y a un siècle. C'est donc pour protéger cet oiseau que Purnima Devi Barman a fondé la Hargila Army, une brigade de 10.000 femmes qui s'occupe de soigner les oisillons blessés tombés du nid, ou encore de planter 45.000 arbustes afin d'accueillir de futures populations de marabouts. Pour cet engagement Purnima Devi Barman est devenu Championne de la Terre 2022.Dans un autre registre, l'ouvrage The Economics of Biodiversity publié en 2021 a révolutionné l'économie d'après ses lecteurs. Le texte met en garde contre le fait que des écosystèmes essentiels comme les récifs coralliens ou les forêts tropicales sont en train de disparaître, avec des conséquences catastrophiques pour les économies et le bien-être des populations. Son auteur n'est autre que Partha Dasgupta, Professeur émérite d’économie à l’université de Cambridge, en Angleterre. Son rapport de 600 pages a ouvert la voie aux travaux de recherche dans le domaine de la « comptabilisation du capital naturel », qui consiste à estimer la valeur de la nature. L'économiste est également à l'origine du concept de « richesse inclusive », qui prend en compte non seulement le capital financier et le capital produit - à la base de l'indicateur du PIB - mais aussi les compétences de la main-d’œuvre (capital humain), le capital social et la valeur de l’environnement (capital naturel). Les Nations unies s'en sont inspirées pour élaborer "l'Indice de richesse inclusive", désormais calculé pour environ 163 pays. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

(1/2) Qui sont les « Champions de la Terre » 2022 ?
Vous le savez peut-être, chaque année, le Programme des Nations Unies pour l’environnement récompense des initiatives visant à arrêter et inverser la dégradation des écosystèmes. Les récipiendaires sont alors nommés « Champions de la Terre », et aujourd'hui, on vous propose de découvrir les deux premiers sur les cinq personnes récompensées.Je cite Inger Andersen, Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement, « Les lauréates et lauréats du prix Champions de la Terre de cette année nous donnent l’espoir que notre relation à la nature peut être améliorée [et] démontrent que la restauration des écosystèmes [est] l’affaire de tous : des gouvernements, du secteur privé, des scientifiques, des communautés, ou des ONG » fin de citation. Une phrase d'espoir qui a accompagné la présentation des Champions de cette édition 2022 comme l'ONG Arcenciel.En effet, vous vous souvenez sûrement des deux terribles explosions qui ont soufflé le port de la capitale libanaise Beyrouth durant l'été 2020. Parmi les premières associations à intervenir dans un paysage apocalyptique de débris de métal, de béton et de verre, se trouvait l'ONG Arcenciel. Au total, c'est près de 9000 tonnes de verre brisé qui ont été collecté par le collectif créé en 1985. Du verre, mais aussi des vêtements et des meubles abandonné dans des décharges à ciel ouvert ou enfoui sous une couche de terre. Mais l'ONG ne s'est pas arrêté là, collectant aussi le matériel médical usagé (seringues, compresses, masques, gants, etc.) qui peut en effet véhiculer des infections en contaminant l’eau et polluer les écosystèmes. Ainsi l'ONG a stérilisé de nombreux kilo de ce type de matériel par la vapeur, un système, qui lui permet de traiter 87 % des déchets hospitaliers du Liban chaque année. Leur mobilisation a contribué à l'élaboration de la toute première loi sur la gestion des déchets dans le pays en 2018, imposant notamment aux hôpitaux de traiter leurs déchets.Le deuxième ou plutôt LA deuxième Championne de la Terre se trouve au Cameroun. Comme dans d'autres pays d'Afrique, les terres se transmettent de père en fils. Pourtant, les femmes représentent près de la moitié de la main-d'œuvre agricole du continent. Une injustice que Cécile Bibiane Ndjebet a décidé de réparer en co-fondant le Réseau des femmes africaines pour la gestion communautaire des forêts (la REFACOF), qui vise à promouvoir l'égalité dans ce domaine dans une vingtaine de pays africains. C'est donc dans la catégorie « Inspiration et action » grâce à une autre ONG qu'elle a cofondé, Cameroon Ecology, qu'elle a été récompensé. Son organisation vise à restaurer plus de 600 hectares de terres dégradées et de forêts de mangrove afin de former des femmes pour faire revivre au moins 1000 hectares de forêt d'ici à 2030. Depuis 2005, le prix Champions de la Terre a récompensé 93 lauréats, dont 22 dirigeants mondiaux, 57 individus et 14 groupes ou organisations. On se retrouve demain pour découvrir deux autres Champions de la Terre 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Finis les trottinettes électriques dans Paris ?
Après des années à fermer les yeux sur les problèmes liés aux trottinettes électriques, la ville de Paris réfléchit à des sanctions afin d'assurer davantage de sécurité pour les piétons. Ainsi, les 15 000 trottinettes actuellement en libre-service dans la capitale pourraient être interdites à la circulation.D'après l'agence de presse Reuters, la mairie de Paris réfléchit à bannir de ses rues les 15 000 trottinettes électriques actuellement proposées en libre-service. Une mesure radicale afin de régler un souci de sécurité majeur pour les piétons. Rien qu'à Paris, les autorités ont dénombré 337 accidents liés à des moyens de locomotion entre janvier et août 2022 (contre 247 sur la même période en 2021). Toujours d'après Reuteurs, les trois opérateurs de trottinettes que sont Lime, Dott et Tier ont déjà proposé une série de mesures pour améliorer la sécurité des piétons, étant donné que leurs licences d'exploitations de la voie publique prennent toutes les trois fin dans deux mois, en février 2023. Un vote du Conseil municipal doit avoir lieu dans les prochaines semaines, mais il n'aura qu'une valeur consultative puisque la décision finale sera prise par la Maire de Paris, Anne Hidalgo.À l'heure actuelle, le sentiment général est plus à la fin des trottinettes dans Paris plutôt qu'au renouvellement de ces licences. Lancées à Paris en 2018, les trottinettes électriques en libre-service se sont rapidement retrouvées en page fait-divers des média pour leur déploiement anarchique. Pour rappel, la mairie de Paris avait déjà été contrainte en 2020 de prendre des mesures pour recadrer la situation comme des espaces de stationnement imposés et une limitation de vitesse à 20 km/h maximum. Cette même année, le nombre d'opérateurs ayant le droit d'installer des trottinettes avait également été réduit à trois. Pour éviter d'être interdit d'exploitation à Paris, ces derniers proposent plusieurs mesures comme des contrôles d'identité des utilisateurs, la mise en place de plaques d'immatriculation sur les trottinettes ou encire l'interdiction de transporter plus d'un passager. À voir si cette bonne foi apparente des opérateurs suffira pour convaincre la Maire de Paris de laisser les trottinettes circuler librement dans la capitale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Streaming, liseuses, DVD : quel impact environnemental pour notre consommation de culture ?
Intéressons-nous aujourd’hui à l’impact environnemental de nos habitudes culturelles… Cela inclut donc le streaming, les liseuses, les CD et autres objets de consommation de culture. Récemment, une étude menée par l'ADEME, Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, nous a donné quelques informations sur ce fameux impact environnemental, en prenant en compte les émissions de CO2, les matières premières nécessaires pour fabriquer ces objets etc…Côté livre, l’Ademe estime que si vous achetez moins de 10 livres neufs par an, alors il serait préférable de les acheter en version papier que sur liseuse. Et cela vaut le coup pour tous les types de livres jusqu’au roman de 300 pages. Vous l’avez compris, si vous êtes un gros lecteur et que vous faites attention à votre empreinte environnementale, alors privilégiez les livres sur liseuse électronique. Côté film ou musique, de façon générale, acheter un CD ou un DVD pour une ou deux utilisations n’est pas pertinent d’un point de vue environnemental comme le précise l’Ademe. Mieux vaut leur préférer une version numérique.Ceci dit, il convient de ne pas oublier que le bilan carbone d’un film ou d’une musique en ligne dépend aussi de la connexion et de l'équipement utilisé. L’ADEME estime qu’il faudrait quatre fois plus de CO2 pour fabriquer un ordinateur portable qu’un smartphone. Ensuite, reste à voir si vous téléchargez votre contenu grâce au Wifi plutôt que via la 4G ou la 5G, qui sont clairement plus énergivores. Bref, pour faire court et un peu simpliste, regarder un film ou écouter de la musique avec un smartphone en étant connecté à son Wifi est meilleur pour la planète que d’utiliser la 4G ou la 5G puis consommer son contenu sur ordinateur ou télévision d’après l’ADEME.Si ces détails vous surprennent, l’ADEME estime qu’appliquer ces conseils ferait une grosse différence. D’après ses projections, consommer sept heures de streaming vidéo par semaine sur une tablette le tout en basse définition et en wifi correspondrait à un parcours de 20km en voiture en termes de pollution. À contrario, 7h de stream vidéo par semaine en haute définition et en 4G reviendrait à 133km en voiture, soit un bilan carbone multiplié par sept. Vous pouvez vous aussi faire votre propre calcul sur le site de l’ADEME, dont le lien est dans la description de cet épisode.Calculateur ADEME : https://longuevieauxobjets.gouv.fr/impact-co2-du-numerique Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que retenir de la COP 27 ?
Bilan mitigé pour la COP27... Voilà le sentiment général des différents observateurs réunis à Charm el-Cheikh, en Égypte ces deux dernières semaines. Alors que les émissions de gaz à effet de serre ont de nouveau atteint des sommets en 2022, force est de constater qu'aucune mesure supplémentaire pour les diminuer n'a été prise. Une posture étonnante quand on sait que l'objectif de rester sous 1,5 °C de réchauffement reste toujours d'actualité.Pour résumer, la COP27 a semblé étrangement vide cette année, malgré la présence de l'élite politique mondiale. Après plus de deux semaines de négociations, le texte sur les réductions d'émissions n'a pas accouché d'engagement révolutionnaire. Pire, de nombreux pays dénoncent un recul sur les ambitions définies lors des précédentes conférences. Je cite François Gemenne, co-auteur du dernier rapport du GIEC au micro de BFM TV, « malheureusement on reprend grosso modo l'accord de l'an dernier de la COP26, il n'y a pas de progrès de ce côté-là » fin de citation. Au chapitre des idées refusées pour accélérer le verdissement de notre société, on retrouve j'ai presque envie de dire « évidemment » la sortie des énergies fossiles, balayée d'un revers de main par plus de 600 lobbyistes du gaz, du pétrole et du charbon invités à la COP 27. Ce qui apparaît comme une mesure bien utile et réellement efficace n'a donc pas été retenue par les participants, préférant se concentrer sur les conséquences terribles du réchauffement climatique comme les catastrophes engendrées par les phénomènes météorologiques extrêmes. Ce fut notamment le cas pour le Pakistan qui a subi les pires inondations de son histoire cet été.Au menu des discussions, le sujet des catastrophes climatiques a donné lieu à l'adoption d'un texte mentionnant la création d'un fond je cite « pour les pertes et préjudices ». Ce sont les pays les plus riches qui devraient alimenter ce programme d'aide, qualifié de décision « historique », et saluée par le secrétaire général de l'ONU António Guterres. « Cette COP a fait un pas important vers la justice. De toute évidence, cela ne suffira pas, mais c'est un signal politique indispensable pour reconstruire la confiance brisée » fin de citation. Mais comme le résume François Gemenne, que je cite « l'accord de la COP27 est un peu schizophrénique parce que d'un côté on s'engage à payer pour les dégâts, de l'autre on refuse d'en faire davantage pour essayer de limiter ces dégâts » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eco Wave Power : produire de l'électricité grâce aux vagues ?
Sur le littoral de Gibraltar, d’étranges flotteurs métalliques fixés à une ancienne jetée datant de la Seconde Guerre mondiale transforment la houle en électricité. Une technologie mise au point par l'entreprise Eco Wave Power, qui exploite les structures comme les brise-lames et les modifie pour les exploiter en tant que sources d'énergie renouvelables.Concrètement, les flotteurs sont conçus pour s'adapter aux conditions spécifiques de houle. En cas de petites vagues, il est préférable de déployer plusieurs petits flotteurs. À l'inverse, une poignée de gros flotteurs sont privilégiés en cas de vagues imposantes. Dans le détail, le mouvement des flotteurs actionne un circuit hydraulique dont la pression actionne des accumulateurs basés sur terre dans de grands conteneurs. Cette pression provoquée par les vagues fait tourner un moteur, qui ensuite active un générateur, qui enfin produit de l'électricité envoyée sur le réseau.Ceci dit, quid des moments de tempête ? En cas d’intempéries violent, le système se verrouille automatiquement en position verticale pour se protéger, puis redescend dans l'eau une fois le gros de la tempête passé. D'après Eco Wave Power, le système parviendrait à convertir environ 50 % de l'énergie des vagues en électricité. Un chiffre quand même bien supérieur au rendement de la plupart des panneaux solaires (qui eux sont entre 15 et 20 %), ou bien les éoliennes (entre 20 et 40 % du vent) et même qu'une centrale électrique au charbon (avec 33 % de conversion de chaleur en électricité).La quantité d'énergie produite par flotteur dépend des conditions des vagues dans une zone donnée. D'après la cofondatrice et directrice générale de l'entreprise Inna Braverman, chacun des flotteurs (installés sur un deuxième chantier en passe de se terminer à Jaffa, à Tel Aviv en Israël) peuvent produire jusqu'à 10 kWh, soit l'énergie nécessaire pour une dizaine de foyers. D'après elle, ces flotteurs n'auraient aucun impact négatif sur l'environnement. Le fluide qui crée la pression hydraulique dans le système serait également biodégradable. À noter que la première station Eco Wave Power connectée au réseau a été inaugurée à Gibraltar en 2016. Une troisième installation à Los Angeles, devrait également être opérationnelle début 2023. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que l'Energy Dome, cette batterie au CO2 ?
Saviez-vous qu'il était possible de stocker l'énergie grâce au dioxyde de carbone ? C'est en tout cas ce que propose la start-up Energy Dome avec une batterie au CO2. Si ce système fonctionne réellement et peut être étendu dans tous les secteurs, alors peut-être tenons-nous une solution viable permettant de répondre à une partie du problème des émissions de CO2 ainsi que l'épineuse question du stockage de l'électricité.C'est à Milan en Italie que l'entreprise est installée. Mais clairement, l'entreprise est prête à partir à la conquête des États-Unis après avoir fabriqué la première batterie CO2 du monde ! Une première à mettre au crédit du continent Européen sur le chemin de la décarbonation. Concrètement, l'installation imaginée par Energy Dome prend la forme d'un... dôme comme son nom l'indique, où du CO2 sous forme de gaz permet de stocker l'électricité. À noter que l'entreprise a débuté ses opérations seulement en 2020 avant d'installer sa toute première batterie au CO2 dans une zone industrielle en Sardaigne et à la rattacher à une connexion électrique existante, prouvant l'efficacité de son système.Pour grossièrement résumer le fonctionnement du Dome d'après les explications de l'entreprise, quand elle se charge grâce à de l'électricité issue du solaire ou de l'éolien, la batterie comprime le gaz sous forme liquide grâce à une turbine. La chaleur générée par ce processus est stockée. Par la suite, pour décharger la batterie, le CO2 liquide est chauffé grâce à la chaleur précédemment stockée, puis reconvertie en un gaz venant alimenter la turbine, qui produit alors de l'électricité en retour. En clair, le CO2 est toujours contenu, et l'ensemble du système est scellé d'après les explications du fondateur de l'entreprise auprès du média spécialisé Bloomberg. A priori, cette solution ne dépendrait pas de métaux rares comme le lithium, nécessaire à la construction des batteries actuellement comme dans les véhicules électriques. À la fin du mois de septembre, Energy Dome a conclu un partenariat avec Ørsted, géant danois du solaire et de l'éolien offshore et terrestre qui ambitionne d'utiliser Energy Dome comme son fournisseur de batteries géantes. Ensemble, les deux entreprises veulent bâtir un complexe de stockage de CO2 d'une capacité de 20 MW, dont la construction devrait démarrer à partir de l'été 2024 en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les alertes rouges EcoWatt bientôt activée ?
Dans sa dernière publication, RTE alerte à nouveau les Français sur la probable activation du signal rouge EcoWatt. En clair, ce signal signifie qu'une forte tension est attendue sur le réseau électrique en France cet hiver. Si la période de vigilance a commencé cet automne, on se dirige de plus en plus vers une pénurie partielle d'électricité comme évoqué dans le podcast et dans de nombreux autres médias depuis cet été.Dans le détail, cette période de tension énergétique, plus particulièrement électrique, devrait s'étendre jusqu'à l'été. Dans ce contexte, le gestionnaire du réseau électrique RTE confirme qu'un recours au dispositif EcoWatt est plus que probable. Si vous ne connaissez pas EcoWatt, je vous invite à écouter l'épisode publié à ce sujet il y a quelques semaines. Pour résumer, il s'agit d'un indicateur permettant de connaître « l'état de santé » du système électrique français selon trois couleurs : vert, tout va bien ; orange, la situation est sous surveillance et on risque de manquer d'électricité ; rouge, la situation est très délicate et sans effort des citoyens pour réduire leur consommation, il y aura à coup sûr des coupures.Ceci dit, dans la plupart des scénario étudiés par RTE, aucun ne devrait comporter beaucoup de signaux rouges dans les prochains mois. RTE précise que le risque de coupure peut être atténué voire totalement écarté dès lors que la consommation nationale diminue de 1 à 5 %. D'ici la fin du mois de novembre, il semble quasi certain que RTE n'aura pas recours à l'alerte rouge... ce qui n'est pas vraiment le cas pour décembre. Pour éviter cela, le gestionnaire du réseau invite les Français à faire attention, pour que le pic de consommation attendu en janvier soit limité. Sans réduction de la consommation, RTE estime que les risques de coupures sont très importants, même je cite « s'ils dépendront largement des conditions climatiques et de la possible survenu d'une vague de froid, même modérée » fin de citation. Vous l'avez compris, la situation devrait être moins tendue fin février. Reste à savoir si l'avancée des travaux et de la maintenance du parc nucléaire sera suffisante pour répondre à la demande d'électricité dès le début d'année 2023. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Octobre 2022, le plus chaud jamais enregistré ?
Ça ne vous a pas échappé, le mois d'octobre 2022 a particulièrement doux dans toute la France avec des températures souvent au-dessus des 15 degrés en moyenne. Et bien d'après le service Européen sur le changement climatique Copernicus, ce mois d'octobre a tout simplement été le plus chaud jamais enregistré en Europe.Dans un communiqué, Copernicus explique que les températures moyennes ont été je cite « près de 2°C au-dessus de la période de référence 1991-2020 […] Les graves conséquences du changement climatique sont aujourd'hui manifestes et nous avons besoin d'une action climatique ambitieuse lors de la COP27 pour garantir la réduction des émissions afin de stabiliser les températures à un niveau proche de l'objectif de 1,5 degré fixé par l'accord de Paris » fin de citation. Globalement, le continent européen est celui qui se réchauffe le plus rapidement sur la Terre. Sur les trente dernières années, le Vieux continent a enregistré une hausse des températures plus de deux fois supérieure à la moyenne planétaire, pour un réchauffement d'environ +0,5°C par décennie d'après l'OMM, l'Organisation météorologique mondiale et Copernicus. D'ailleurs, au mois d'octobre, certaines régions d'Europe ont été touchées par la double peine « fortes chaleurs / manque d'eau ». Je cite une nouvelle fois Copernicus, « Le temps était plus sec que la moyenne sur la majeure partie de l'Europe du Sud et du Caucase. [Mais partout ailleurs, notamment] la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Scandinavie et une grande partie de l'Europe, le temps était plus humide que la moyenne » fin de citation.En comparaison avec le reste du monde, ce mois d'octobre a également affiché des températures record au Canada [...] au Groenland et en Sibérie. En revanche, les températures les plus froides par rapport à la moyenne ont été enregistrées en Australie, dans l'extrême est de la Russie et dans certaines parties de l'Antarctique occidental » fin de citation. À noter que depuis la fin du 19e siècle, la Terre s'est réchauffée de près de 1,2°C. La moitié de cette augmentation se serait produite au cours des 30 dernières années. Ainsi, 2022 devrait devenir la cinquième ou la sixième plus chaude jamais enregistrée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qatar: la Coupe du Monde bien plus polluante que prévue ?
C'est sans doute l'événement sportif le plus attendu et le plus suivi de la planète : la Coupe du Monde de Football. D'après le comité d'organisation et la FIFA, il s'agira de la toute première édition vraiment écoresponsable, dont le coup d'envoi sera donné à la fin du mois de novembre. Une communication bien rôdé, mais que les opposant le manquent pas de déconstruire en rappelant l’aberration écologique de cette édition qatari et les milliers de travailleurs étrangers morts sur les chantiers de construction des stades.Dans le détail, la Qatar use d'un mécanisme lui permettant d'étaler les émissions carbones des chantiers de ces stades -car c'est bien ces chantiers qui ont pollués à outrance depuis plus de quatre ans afin de préparer le pays à cet événement planétaire- ... je disais donc que le Qatar va étaler le bilan carbone de ces chantiers sur... 60 ans ! Sept des huit stades construits pour l'occasion devraient continuer de servir après la Coupe du monde, ce qui fait dire au comité d'organisation que leur construction individuelle aurait produit 200 000 tonnes de CO2 seulement. D'après les calculs de l’ONG Carbon Market Watch, ce chiffre serait plutôt de 1,6 million de tonnes de CO2 par stade. Si l'on fait rapidement le calcul, le Qatar estime la pollution totale de ses chantiers à 1,6 million de tonnes de CO2, quand l'ONG avance quant à elle 13 millions de tonnes, et cela sans prendre en compte l'empreinte carbone difficilement chiffrable de leur climatisation, même si une partie sera alimentée par de l'électricité provenant du photovoltaïque. À noter que le Qatar ne prend pas non plus en compte dans ses calculs, la construction des réseaux routiers, hôtels, centres commerciaux ou encore parcs d'attractions sortis de terre spécialement pour l'occasion.Autre détail, si l'on peut le qualifier ainsi, qui ne rentre pas en compte dans les calculs du Qatar, c'est celui du transport. D'après l'ONG Greenly, le transport des supporters depuis les pays voisins avec des navettes en avion toutes les 10 minutes devrait générer une pollution de 2,4 millions de tonnes de CO2. En effet, tous ne pourront pas être logé sur place. Ceci dit, ces estimations totales sont bien dessous de la réalité pour Alexis Normand, directeur général de Greenly, qui précise qu'il est impossible de connaître avec précision l'empreinte carbone totale de cette Coupe du monde au Qatar. Dernier point de ce bilan, le poids de la pollution numérique. Selon les chiffres de la FIFA, la dernière Coupe du monde en Russie avait généré près de 35 milliards d'heures de visionnage. En se basant sur la consommation moyenne d'un écran LCD et sur l'intensité carbone moyenne de l'électricité dans le monde, Greenly estime que l'empreinte carbone de la retransmission des matchs se situera entre 1 et 2 millions de tonnes de CO2 !Mais pour compenser tout cela, le Qatar avance qu'il investira dans des crédits carbone, ces tickets qui permettent de polluer en échange de grosses sommes d'argent. S'il fallait ne retenir qu'un chiffre, imprécis certes et loin de la véritable empreinte carbone en prenant en compte tous les éléments énoncés plus tôt, cette Coupe du Monde au Qatar devrait générer au minimum 17 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent, au minimum des émissions totales sur l'année 2021 d'un pays comme la Croatie d'après les données du Global Carbon Atlas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.