
Choses à Savoir TECH VERTE
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Microsoft : polluer pour ensuite se verdir ?
Microsoft a récemment fait une nouvelle annonce concernant son projet d'atteindre la neutralité carbone d'ici à 2030. L'entreprise s'est associée à Ørsted, une société énergétique danoise, pour acheter des crédits permettant de capturer 2,76 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans la centrale électrique à copeaux de bois d'Asnæs, au Danemark au cours des 11 prochaines années. Ce contrat est l'un des plus importants jamais conclus pour la capture du carbone.L'accord inclut également Aker, une autre entreprise spécialisée dans le captage du carbone, et la mise en place d'une installation technique combinant un système de captage du carbone et de production d'énergie propre avec une centrale électrique à la biomasse. Si la captation du carbone est une nouvelle technologie en cours de développement dans le monde entier, l'achat de crédits carbone peut être perçu comme un permis de polluer qui retarde la transition écologique. En résumé, ces crédits ne font que compenser par l’argent les émissions de carbone au lieu de les réduire. À noter que l'utilisation de la biomasse à l'usine d'Asnæs est également controversée, car des recherches ont révélé que la combustion de copeaux de bois pouvait produire plus d'émissions que prévu. Malgré cela, la technologie de capture du carbone évolue et le partenariat entre Microsoft et Ørsted constitue une étape importante vers la neutralité carbone.En soi, la technologie de la capture carbone n’est pas une mauvaise chose : les résultats sont bons. Ce sont toutefois les échelles qui peuvent poser problème. Les centrales de captures ne sont pour l’instant pas suffisantes pour empêcher le changement climatique. En très grand nombre, elles pourraient être utilisées pour en limiter les effets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que le sommet ChangeNOW 2023 ?
Si l’on a tous constater que la planète était mal en point, il est désormais l’heure de passer à l’action. Telle est la conviction de ceux qui se retrouveront au Grand Palais Ephémère fin mai à Paris, à l'occasion du sommet ChangeNOW 2023.Avant tout, ChangeNOW, qu’est-ce que c’est ? Comme le résume le site futura-sciences, il s’agit d’une entreprise sociale lancée en 2017 avec pour objectif d’accélérer la transition environnementale et sociale. Ainsi, de nombreuses solutions seront présentées, comme pour prolonger la durée de vie des batteries, ou encore des idées pour le réemploi de déchets non recyclables, ou bien des intelligences artificielles mises au service des personnes en situation de handicap. Au total, plus de 1 000 actions concrètes seront présentées pendant trois jours.Parmi les success-stories du sommet ChangeNOW qui n'en est pas à sa première édition, il y a l'histoire de la start-up slovène, PlanetCare, qui a mis au point une solution pour récupérer les microfibres de plastique rejetées par nos lave-linge. D’ailleurs, ce serait une rencontre entre les responsables de PlanetCare et Brune Poirson, ancienne secrétaire d'État à la transition écologique et sociale, qui est à l'origine d'un article de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Dans l’un des articles de cette loi, chaque lave-linge neuf vendu en France à partir de 2025 devra être équipé de filtres à microplastiques. Une première mondiale. Cette année, le sommet ChangeNOW 2023 sera aussi l'occasion d'écouter des prises de paroles inspirantes de femmes qui façonnent l’avenir de notre société et de rencontrer celles qui devraient avoir un impact positif majeur sur notre monde dans les 10 années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le désert, terrain d’expériences pour l’environnement et la santé ?
Vingt français volontaires ont récemment participé à une expérience hors du commun : traverser un désert dans le nord de l'Arabie Saoudite. Une expérience scientifique dans le but de voir les effets du changement climatique.Le parcours de ces français à dos de chameau n’était tracé sur aucune carte. Dans l’un des déserts les plus chauds du monde, le groupe de 20 personnes a traversé sous 45 degrés des terres hostiles et arides du nord de l'Arabie Saoudite. Pour se diriger, le groupe n’a qu’une boussole et une carte satellite. Je cite l’une des participantes, « des grandes distances comme ça, on n'arrive pas à évaluer si c'est à un kilomètre, dix kilomètres », explique-t-elle en pointant l’horizon du doigt.Et cette escapade à l’aveugle à travers les dunes est prévue pour durer 40 jours sans assistance. Une expérience est hors norme, mais a pour but de comprendre les effets du changement climatique. Et pour mener tout cela à bien, encore faut-il un équipement adéquat : vêtements anti-UV, casquettes, nourritures lyophilisées et quelques médicaments de survie, comme des gélules de sel. Je cite l’un des participants « on va transpirer énormément donc en plus de perdre de l'eau, on va perdre du sodium ». Si ces aventuriers ne sont pas aguerris, ils ont tout de même la notion du danger, et ont accepté pour la science de tester leurs limites. À voir quel sera le résultat de leur expérience hors du commun et si certains n’abandonneront pas en cours de route. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Notre nouveau podcast: La rumeur
Pour écouter le podcast La rumeur:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bGoogle Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3DDeezer:https://deezer.com/show/3871907 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Youtube finance la désinformation sur le climat ?
D’après la coalition Climate Action Against Disinformation (CAAD), qui regroupe plus de 50 organisations à but non lucratif, Youtube, comme d’autres réseaux sociaux, peinerait à modérer leur plateforme, permettant à un certain nombre de vidéos indésirables d’être monétisées.Si l’on est tous d’accord pour dire que les gaz à effet de serre comme le CO2 ou le méthane sont la cause du réchauffement climatique, nombreux sont les complotistes à remettre ces connaissances scientifiques en doute et à le faire savoir sur les réseaux. Face à ce constat, Google annonçait fin 2021 qu'il actualisait les règles de monétisation sur YouTube. L'entreprise s'engageait à interdire je cite « les publicités et la monétisation de contenus qui contredisent le consensus scientifique bien établi sur l'existence et les causes du changement climatique » fin de citation. Conclusion, finis les revenus issus des discours conspirationnistes et de toute désinformation… Et bien force est de constater que ce n’est pas vraiment le cas deux ans plus tard d’après la CAAD, qui estime que le géant américain n'a pas encore tenu parole.Dans son rapport publié début mai, elle a découvert de nombreuses vidéos qui ne respectent pas les nouvelles règles en vigueur sur YouTube. Pourtant, l'approche de la coalition n'a pas été particulièrement élaborée. En menant des recherches avec des mots clés tels que « climate hoax » (canular climatique) ou « climate scam » (escroquerie climatique), elle a découvert pas moins de 200 vidéos niant plus ou moins directement le changement climatique. Celles-ci totalisaient 73,8 millions de vues au 17 avril 2023. Pour la CAAD, que je cite, « Google soutient la désinformation climatique qu'il dit vouloir arrêter [...]. La désinformation persiste parce qu'elle est rentable » fin de citation. En effet, certains de ces contenus sont accompagnés de publicités de marques telles que Costco, Tommy Hilfiger, Nike et Hyundai, garantissant ainsi un revenu à la plateforme, voire peut-être aux auteurs eux-mêmes.Depuis la publication du rapport, Google a déclaré au média en ligne The Verge qu'il avait examiné les vidéos mentionnées et qu'il avait pris des mesures adéquates. Je cite, « bien que nous appliquons rigoureusement cette politique, notre exécution n'est pas toujours parfaite et nous travaillons constamment à l'amélioration de nos systèmes afin de mieux détecter et supprimer les contenus qui violent notre politique ». Pas sûr que cette réponse convienne à tout le monde. D'autant que, pour l'un des auteurs du rapport, il ne s'agit peut-être que de « la partie émergée de l'iceberg ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Nord, terre promise pour rendre la France écolo ?
La région Hauts-de-France et plus précisément le département du Nord, sont une terre de prédilection pour les sites de production moderne du XXIe siècle. En effet, on y compte déjà trois grands projets portés par Stellantis, Renault et Akror. Mais pour la première fois, c'est un groupe étranger qui a décidé d’y poser ses valises.Plus précisément, tout cela se passe du côté de Dunkerque, qui s'impose définitivement comme la ville des gigafactory ! Après Verkor et ses batteries électriques, c'est un nouvel acteur, le Taïwanais Prologium, qui confirme sa volonté d'installer une usine de production… de batteries également ! Des batteries bénéficiant d'une technologie avancée les dotant d'une capacité de recharge plus rapide et d'une autonomie plus longue par ailleurs. Pour mener à bien ce projet, dont l'officialisation a eu lieu en présence du président de la République Emmanuel Macron, Prologium compte investir 4,5 milliards d'euros. Avec cette somme, la gigafactory devrait équiper entre 500 et 750 000 véhicules électriques chaque année, permettant ainsi la création de 3000 emplois.Et clairement, la France peut être fière de son pouvoir d’attraction. En effet, le groupe taiwanais réfléchissait au départ à une possible implantation aux États-Unis. Après avoir longuement hésité entre deux autre pays voisins que sont les Pays-Bas et l'Allemagne, c’est finalement dans l’hexagone qu’il a jeté son dévolu, sans doute aussi parce que Dunkerque possède à la fois une situation géographique stratégique en étant au carrefour de l’Union Européenne, et un savoir-faire certain de par son passé industriel. À noter que l’énergie nucléaire, donc décarbonée, à proximité avec la centrale de Gravelines a aussi été un atout majeur pour la ville portuaire face à la concurrence allemande et néerlandaise. Les travaux du site de production dunkerquois devraient débuter en 2024 et s’étendre sur 180 hectares, pour une mise en service de la gigafactory d’ici 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l’empreinte carbone de ChatGPT ?
Avez-vous succombé à la frénésie ChatGPT ou bien parvenez-vous à y résister ? Si vous avez réussi à vous en tenir éloigné, alors la planète vous en remerciera. Car si l’IA est fascinante, elle n’en reste pas moins très énergivore. En effet, l'empreinte carbone du modèle GPT3 d’OpenAI, soit la base de ChatGPT dans sa version gratuite, équivaut à celle de 136 allers-retours en avion entre Paris et New York, selon les estimations de la plateforme Greenly. Depuis son lancement fin 2022, ChatGPT est au centre de tous les sujets tech, ou presque. Car cette nouvelle IA dite générative est capable de produire des contenus aussi divers que variés, au point de carrément menacer certains métiers.Mais c’est en mars dernier que l'intérêt pour ChatGPT a véritablement explosé grâce à son nouveau modèle GPT-4, encore plus performant. Ceci dit, comme toute innovation, celle-ci aussi a un coût écologique. D’après la plateforme Greenly qui permet aux entreprises d'évaluer leurs émissions de CO2 en temps réel, les résultats de ChatGPT sont plutôt alarmants avec une émission de 240 tonnes de CO2 équivalent lorsque le chatbot tournait sous GPT3, soit l'équivalent de 136 allers-retours entre Paris et New York.Mais le principal contributeur aux émissions n'est pas son utilisation directe, mais plutôt les data centers nécessaires à son fonctionnement. En effet, les systèmes d'apprentissage représentent à eux seuls 99% des émissions totales, soit 240 tonnes de CO2 par an. Je cite le rapport de Greenly à ce sujet, « la consommation électrique représente les trois quarts de l'empreinte carbone, soit 158 tonnes, suivie de la fabrication des serveurs, environ 70 tonnes de CO2, puis les émissions de gaz réfrigérants avec 10 tonnes de CO2 » fin de citation. Les deux tonnes restantes de l'empreinte carbone concernent la conception de l'outil et son utilisation. Dans le détail, ce calcul se base sur le scénario selon lequel une entreprise utiliserait ChatGPT pour envoyer automatiquement un million d'e-mails par mois pendant un an. Je cite, « malgré les performances fascinantes de ChatGPT, il est légitime de se demander si cela en vaut la peine d'un point de vue environnemental. À chaque avancée technologique, les émissions de carbone augmentent de manière significative » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fusion nucléaire : une commercialisation dès 2028 ?
Vous commencez à le savoir tant on traite régulièrement de ce sujet dans ce podcast, la quête de la fusion nucléaire est considérée comme l'objectif ultime de la production d'électricité propre et écologique. Comme à la fission nucléaire elle génère aucun rejet de CO2, mais là où elle se démarque vraiment, c’est par le fait qu’elle ne génère pas de déchet radioactif. De nombreux chercheurs, y compris des entreprises privées, travaillent actuellement sur cette technologie, avec des résultats de plus en plus intéressant, au point que Microsoft vient d'annoncer la conclusion d'un accord avec la société Helion Energy pour l'achat d'électricité issue de la fusion nucléaire en 2028, soit dans moins de 5 ans !Il s'agit probablement du premier accord de ce genre dans le monde, étant donné que la fusion nucléaire n’est pas encore au point. C’est comme acheter un billet pour Mars, sans savoir si l’on pourra réellement s’y rendre. Quoiqu’il en soit, cette annonce traduit une chose : la confiance de Helion Energy dans sa capacité à mettre en service son premier réacteur à fusion nucléaire dans un délai aussi serré. Selon les termes de l'accord, Microsoft achètera 50 mégawatts d'électricité générée par fusion nucléaire à partir de 2028, avec une période d'une année pour atteindre la pleine capacité opérationnelle du réacteur. Des pénalités seraient d’ailleurs prévues si Helion Energy ne parvenait pas à produire cette électricité.Mais ne parlez pas de défi insurmontable pour l’entreprise qui a carrément des ambitions en gigawatt ! Pour financer ses recherches sur la fusion nucléaire, Helion Energy a réussi à lever plus de 570 millions de dollars auprès d'investisseurs privés. L'un des principaux investisseurs n’est autre que Sam Altman, l'un des cofondateurs d'OpenAI, connu pour ChatGPT, qui en 2021, avait révélé avoir investi 375 millions de dollars. Avant de passer à la production commerciale, Helion Energy prévoit de mettre en service l'année prochaine son réacteur de septième génération, appelé Polaris, qui utilise des champs magnétiques et de l'hélium comme combustible, contrairement à la concurrence qui privilégie le tritium. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’écrivain Charles Dickens était-il le 1er écolo ?
Connaissez-vous le « fog » ? Il s’agit de ce brouillard épais que l’on retrouve dans pas mal de capitales du monde, mais qui est surtout associé à celui de Londres, notamment le Londres du 19ème siècle. Mais n’y voyez pas là qu’un décors, car dans les œuvres du célèbre écrivain Charles Dickens, ce Fog est un personnage à part entière, et qui d’après les interprétations d’observateurs du 21ème siècle, ferait de Dickens un écolo convaincu avant l’heure que dont on aurait pas su interpréter les écrits.Que ce soit dans des romans tels que La Maison d'Âpre-Vent, Un Chant de Noël ou encore Le Magasin d'antiquités, l'écrivain accorde toujours une place au "pea souper", c’était son nom à l’époque, ou en français, « purée de pois ». Ce brouillard qui n’était pas qu’une simple brume de la Tamise était bien souvent chargé de pollution comme on peut le voir dans l'exposition « Une ville grande et sale : Dickens et le fog londonien », à découvrir jusqu'à fin octobre au musée Dickens de Londres.Dépeint comme étant noir, jaune, lourd, dense et suffocant, ce "fog" effrayant pincait les orteils des enfants frigorifiés par l’air glacial londonien comme l’explique Dickens avec le lyrisme qu’on lui connait si bien. Mais comme je vous le disais, cette brume n'avait rien de naturel, puisqu’elle provenait déjà à l'époque victorienne des fumées des usines, ainsi que des cheminées et des poêles à charbon individuels. Ces derniers constituaient les seuls moyens de chauffage abordables pour la population. Force est de constater que c’est bien avant que l’on commence à se préoccuper du dérèglement climatique que Charles Dickens alertait déjà ce danger bien réel de la pollution de l’air et du charbon. Comme l’explique Frankie Debicki, conservatrice du musée Dickens que je cite, « l'un de ses articles de presse s'intitule 'Spitalfields' et traite de ce quartier de l'est de Londres au 19e siècle. C'est là que se trouvaient les ouvriers du textile. Dans ce texte, il décrit l'environnement malsain dans lequel ils vivaient à cause de la fumée. En ce sens, il a réellement milité contre la pollution ».Il aura fallu attendre 1952 - soit 82 ans après le décès de Dickens - pour qu'une loi mette fin à l'utilisation du charbon pour le chauffage individuel au Royaume-Uni. Car au 19e siècle, la couronne anglaise redoutait de véritables émeutes similaires à celle de la révolution française si la population était privée d'un moyen aussi simple et économique que le charbon pour se chauffer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’IA peut-elle mettre fin au changement climatique ?
Depuis l’automne 2022 et la démocratisation de l’intelligence artificielle, le grand public place de grands espoirs en cette technologie. Dans les sciences du climat, les scientifiques sont déjà largement coutumiers de ces modèles mathématiques. Mais en cette période cruciale pour l’avenir de la planète, la question est de savoir si l’IA peut à elle seule résoudre, ou a minima être une aide précieuse pour les scientifiques, afin de mettre fin au changement climatique ?À ce jour, la réponse est claire et nette : c’est un non… notamment à cause des méconnaissances et des biais humains. Comme l’explique Christophe Denis, maître de conférence en informatique à Sorbonne Université et chercheur associé à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, dans une interview pour le site numerama, je cite « pour l’instant, la vérification humaine est nécessaire pour comprendre les biais des algorithmes […] La difficulté, c’est que sur le climat, il faut connaître tout l’historique pour bien analyser un phénomène, mais ce n’est pas toujours possible, alors on adopte des méthodes hybrides, entre machine learning et théorie scientifique classique. On connaît mal le fonctionnement des turbulences, par exemple, mais on connaît très bien d’autres phénomènes, qui peuvent être modélisés par des équations mathématiques, grâce à quoi on peut faire des prédictions » fin de citation.Concernant l’influence des découvertes scientifiques réalisées à l’aide de l’IA sur les politiques publiques environnementales, Christophe Denis explique que la difficulté réside dans le fait d’expliquer les méthodes de calcul des algorithmes. En effet, il est parfois difficile d’appréhender un résultat quand on ne connaît pas la méthode pour l’obtenir en amont, mais il est bien souvent tout aussi difficile de vulgariser suffisamment pour qu’une personne étrangère à la communauté scientifique puisse comprendre en détail. S’ajoute à cela, je cite, « l’importance du principe de garantie humaine. Cela signifie qu’en médecine, lors d’un traitement thérapeutique, un humain doit approuver chacune des étapes. Imaginons qu’un médecin soit assisté d’un système informatique performant à 99,99 % sur le diagnostic d’une maladie. Le médecin va-t-il interroger suffisamment sur le résultat final ? Il y a deux cas de figure : soit le système a raison et le médecin devient un héros, soit il a tort et le médecin est quand même… un peu mal barré. En définitive, dès que le système se trompera, on voudra le débrancher » fin de citation. Vous l’avez compris, l’IA ne sera jamais infaillible et ne pourra jamais résoudre tous nos problèmes par elle-même, mais se destine quand même à être une aide formidable pour accélérer notre combat contre le changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Été : la future saison des pénuries d’eau et d’électricité ?
Après avoir fait des efforts importants cet hiver pour limiter leur consommation électrique, les Français pourraient être amenés à renouveler l’exercice cet été, mais cette fois avec l’eau. Car même si on n’y pense pas spontanément, l’eau est indispensable dans de nombreux domaines, dont l'énergie. Sauf qu’avec les multiples sécheresses et épisodes de canicule, une question se pose, doit-on craindre des coupures à la fois d’eau et d’électricité cet été ?En France, le nucléaire et l'hydraulique représentent respectivement 63% et 11% de la production électrique nationale. Le problème, c’est que ces deux méthodes sont exposées aux effets du réchauffement climatique. Certes, c’est en hiver que la consommation d’électricité est la plus élevée avec le chauffage, en comparaison à l’été qui est une période creuse. Malgré le développement de la climatisation, il faudrait attendre encore au moins 10 ans avant que la demande d’électricité dû au rafraîchissement des foyers ne soit l’égal de celle engendrée par le chauffage.Ceci dit, avec le réchauffement climatique, les vagues de chaleurs sont de plus en plus longues et de plus en plus intenses. Dès lors, sécheresses et canicules vont forcément affecter le débit et la température des cours d'eau pendant l'été, tandis que la demande en électricité ne va cesser d'augmenter. D’après les experts de la transition énergétique, l'économie française sera demain, bien plus électrifiée qu'elle ne l'est aujourd'hui. La consommation électrique sera plus lissée, moins saisonnière et surtout, bien plus importante. D’après les scénarios imaginés par le gestionnaire du réseau RTE, la consommation électrique passera de 460 TWh en 2022 à une fourchette allant au minimum de 555 TWh jusqu’à 745 TWh d'ici 2050.Côté eau, le parc nucléaire français consomme entre 400 et 500 millions de mètres cubes d'eau chaque année, soit un dixième de la consommation nationale. Mais pour fonctionner, les centrales tricolores en prélèvent beaucoup plus : 13 milliards de mètres cubes d’après Nicolas Garnier, délégué général de l'association Amorce, qui accompagne les collectivités territoriales. Pour les sites en bord de fleuve, je cite « les risques d'indisponibilité des tranches devraient augmenter », prévient pour sa part RTE, qui recommande d'installer les nouvelles centrales en bord de mer, où elles ne seront pas exposées aux problèmes d'assèchement des cours d'eau. C’est donc un appel à la sobriété permanente qui est lancé par les experts, tant sur l’eau que l’électricité, deux sources indispensables à notre vie quotidienne, et dont il ne faut pas oublier qu’elles sont étroitement liées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vider les océans de leur CO2 pour en absorber davantage ?
Si l’on connaît déjà bien la technique de captation du carbone directement dans l’atmosphère, une entreprise a développé une technologie capable de retirer le carbone de l’eau des océans pour leur permettre d’en capturer davantage. Cette technique toute récente s’appelle "capture directe de l'océan" (ou l’acronyme DOC en anglais) et est portée par la start-up Captura.Pour l’historique, Captura a été fondée en 2021, avant de remporter l’an dernier un million de dollars lors de la compétition XPrize d'Elon Musk. Avec ce financement, ainsi que le soutien de la plus grande compagnie de gaz des Etats-Unis, les ingénieurs de Captura ont développé un projet pilote au Port de Los Angeles. L'idée est de pouvoir filtrer le CO2 dans l'eau de mer afin de permettre aux océans d'absorber plus du gaz à effet de serre, et donc limiter les effets du réchauffement climatique. Car les océans du monde ont absorbé près d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre des humains depuis la révolution industrielle.La technologie de Captura consiste en résumé à bombarder l'eau d'électricité dans des cuves pour réorganiser les molécules, créant ainsi une réaction chimique permettant de libérer le CO2, capté par un filtre. Ce CO2 est ensuite stocké, et la startup envisage éventuellement de pouvoir en commercialiser une partie par la suite. L’eau désormais déficiente en CO2 subit ensuite un léger traitement puis est rejetée à la mer pour de nouveau absorber du dioxyde de carbone. Captura a d’ailleurs lancé sa première base pilote à Newport Beach, en Californie, en août dernier, qui serait capable de retirer environ 100 tonnes de CO2 de l'océan par an, soit l'équivalent de la pollution engendrée par 22 voitures thermiques. L'objectif est de tester le bon fonctionnement de la technologie et de surveiller la présence de potentiels effets secondaires indésirables.À l’avenir, Captura prévoit de filtrer l'eau pour empêcher les animaux marins d'être aspirés dans l'installation DOC. Ceci dit, ces filtres seront-ils suffisamment fins pour empêcher le plancton d'y pénétrer ? C’est la question à laquelle certains scientifiques attendent une réponse, car le plancton forme la base de toute la chaîne alimentaire marine, ce qui signifie que de nombreux animaux dépendent de ces organismes microscopiques pour se nourrir. En tout cas, sur le papier, une telle technologie ne peut clairement pas faire de mal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un transistor en bois pour révolutionner la tech ?
Un tout premier transistor en bois, capable de réguler un flux électrique, a été mis au point dans un laboratoire suédois. Plus écologique que les transistors classiques, cette innovation décrite dans la revue scientifique PNAS, pourrait tout simplement révolutionner le secteur en permettant d’autres développements de composants électroniques dans cette matière naturelle et écologique qu’est le bois.Concrètement, ce transistor en bois est l’œuvre de chercheurs de l'université de Linköping, associés à l'École royale polytechnique de Stockholm. Comme ils le rappellent, il s’agit du tout premier transistor en bois au monde. Si vous ne savez pas ce qu’est un transistor, il s’agit tout simplement d’un composant électronique en silicium, permettant de contrôler ou d'amplifier des tensions et des courants électriques. Et clairement, vous en trouverez absolument partout autour de vous si vous avez des objets électroniques, et cela en immense quantité puisqu’ils sont parfois à l’échelle microscopique. Ainsi, la prouesse consistait à rendre le bois conducteur d’électricité au même titre que le silicium.Pour vous la faire courte et de façon très condensée, les chercheurs ont utilisé du bois de balsa, un matériau dont la structure est quasiment identique au bois classique. C’est en y ajoutant un petit peu de plastique conducteur que le bois pouvait ensuite faire passer l’électricité ! Cela dit, ce premier transistor en bois est assez lent et, surtout, plutôt imposant. Mais le principal, c'est qu'il soit fonctionnel et capable de réguler un flux d'électricité sans se détériorer. Et les atouts de ce transistor en bois sont nombreux ! Comparé au silicium, le bois est un matériau durable et renouvelable, ce qui signifie que cette alternative est bien plus respectueuse de l'environnement. Par ailleurs, si le bois a une plus faible conductivité électrique, cela signifie qu'il est moins énergivore. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un robot qui s’enracine automatiquement comme une plante ?
Des chercheurs ont mis au point un nouveau type de robot inspiré des plantes. Ce dernier utilise le principe des imprimantes 3D à filaments pour créer des racines qui poussent dans le sol. Ces racines sont composées d'une extrémité montée sur roulements qui peut tourner indépendamment du reste. Si cette innovation peut paraître curieuse et difficilement compréhensible, sachez qu’elle a déjà un énorme potentiel en ce qui concerne l’exploration spatiale !À l’origine de cette invention, on retrouve Barbara Mazzolai, biologiste et ingénieure à l'Institut italien de technologie. Concrètement, son robot utilise deux moteurs pour envoyer un filament plastique chauffé à travers une résistance, ce qui le rend souple et collant, puis le force à sortir par un petit trou. Chaque nouvelle couche de filament est enroulée derrière l'extrémité pour former un tube qui se colle à la couche précédente avant de se solidifier. D’après la biologiste, la pression force l'extrémité à avancer petit à petit dans le sol, créant ainsi une « racine » qui suit les fissures du sol plutôt que de les forcer. Cette technologie pourrait être utilisée pour la surveillance environnementale en mesurant les concentrations de produits toxiques dans le sol ou pour trouver de l'eau dans les sols arides, par exemple.Mais comme je vous le disais, l'objectif principal de Barbara Mazzolai est l'exploration spatiale. Elle espère que sa technologie pourra être utilisée pour ancrer les robots d'exploration au sol sur Mars ou sur une comète. Ainsi, l’analyse d’autres sols dans notre système solaire voir même leur fertilisation ouvrirait de nouvelles perspectives pour la colonisation de nouveaux territoires dans l’espace par l’être humain. Les robots-plantes pourraient également être utilisés pour créer un réseau de tuyaux dans lesquels il serait possible de faire passer des câbles ou du liquide, permettant par exemple de poser les bases d’une infrastructure en amont de l'arrivée des premiers astronautes sur Mars. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Simuler votre futur climatique ? C’est possible !
Quels seront les risques de canicule, de sécheresse, de feux de forêts, d'inondations, de cyclones ou encore de pénuries agricoles que vous allez connaître au cours de votre vie ? Pour répondre à ces questions, un collectif de scientifiques européens a mis au point le site interactif MyClimateFuture, basé sur les données d’une étude publiée dans la revue Science, et complétée par une rapport de l’ONG Save the Children.Concrètement, une fois sur le site, il suffit de préciser votre année de naissance, votre zone géographique de résidence, et de choisir parmi les trois scénarios de réchauffement climatique proposés : soit un scénario à+1,5 °C de réchauffement, un autre à +2 °C, ou encore le plus pessimiste mais néanmoins réaliste à +3,5 °C. Et les résultats, proposés sous forme de graphiques, sont assez édifiants. Petite précision, importante sur la véracité des infos proposées, les données sont calculées à partir de cinq modèles informatiques de simulations climatiques et des prévisions du Giec.Dès lors, avec un réchauffement qui atteindra +1,5 °C, une personne âgée de 30 ans vivant en Europe expérimentera 9 fois plus de canicules, 3 fois plus de sécheresses, ou encore 1,5 fois plus de feux de forêts et d'inondations que dans un monde sans réchauffement lié aux gaz à effet de serre. Dans un monde à +3,5 °C, cette même personne connaîtra 14 fois plus de canicules, quasiment 4 fois plus de sécheresses, et près de 2 fois plus de feux de forêts. Evidemment, les résultats changent en fonction de l'âge et de la zone géographique. Prenons l’exemple d’un bébé européen né cette année en 2023, et bien ce dernier pourrait vivre 33 fois plus de canicules et 8 fois plus de sécheresses d’ici 2100 si le monde se réchauffe de 3,5°C. Si les conclusions de ce simulateur climatique doivent être prises avec quelques précautions, car il ne s’agit que de simulations, force est de constater qu’elles ne sont pas réjouissantes, voire carrément effrayantes. Reste à savoir si cet outil pourrait être plus efficace pour aider le grand public et les décideurs politiques à prendre conscience du futur très défavorable qui nous attend. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voiture électriques : moins de matériaux rares et une meilleure autonomie ?
D’après la Harvard International Review de 2021, il faudrait trois tonnes de déchets toxiques pour produire les aimants nécessaires pour le moteur d'un véhicule électrique. Un chiffre amené à augmenter étant donné que les ventes de véhicules électriques progressent et que les gouvernements soutiennent ce mode de transport sans émission de CO2. Or, l'exploitation des matériaux rares utilisées pour la fabrication des véhicules électriques engendre une lourde pollution, qui d’ailleurs s'accroît avec l'augmentation des besoins. Alors pour réduire cette dépendance aux terres rares, la société américaine Tula a trouvé la solution avec sa technologie Dynamic Motor Drive (DMD).Pour se débarrasser des aimants sans perdre en performance, l'idée de Tula est de reproduire le principe de désactivation des cylindres des moteurs thermiques sous forme électrique. Autrement dit, on coupe le moteur de façon alternative durant de courts intervalles, puis on injecte d'énormes impulsions sur un temps équivalent. Evidemment, le moteur fait ça lui-même, sans que le conducteur n’ait à intervenir, et cela grâce à des algorithmes. Au final, ces moteurs sont sans aucun aimant. En France, Renault travaille également sur ce genre de moteur et compterait en équiper ses voitures vers 2027.Mais à la différence de Renault, le système DMD de Tula vient améliorer les performances de ce type de motorisation, avec des gains même supérieurs à ceux des moteurs à aimants permanents. L'autre atout du DMD, c'est son efficacité énergétique. Si les voitures électriques enregistrent des pertes d’énergie importantes, le procédé de Tula augmente l'efficacité du moteur de 2 à 3%... autant d’économie qui, cumulées, pourraient atteindre l'équivalent de la production d'environ cinq centrales électriques au charbon d’ici 2030 d’après l’entreprise… encore faut-il que toutes les voitures électriques en soient équipées à cette date, ce qui n’est pas gagné. Concernant la tenue de route, les premiers testeurs affirment que les impulsions et coupures du moteur sont totalement imperceptibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des bouées géantes pour convertir l’énergie des vagues en électricité ?
S’il y a bien une chose que l’on sous-estime, ou bien dont le grand public n’a pas conscience, c’est l’énergie phénoménale que peuvent produire les océans. Une énergie qui plus est renouvelable, et qui pourrait bien jouer un rôle clé dans la transition énergétique. D’ailleurs, depuis plus de dix ans déjà, une entreprise européenne du nom de CorPower Ocean y croit. Et il y a quelques mois, elle a lancé une sorte de bouée permettant d’exploiter l’énergie des vagues.D’après les spécialistes, cette énergie des vagues, aussi appelée énergie houlomotrice, représenterait 10 à 15 GW rien que sur notre façade atlantique. Autre atout, l’énergie houlomotrice est complémentaire de l’énergie éolienne, car son pic est décalé de celui du vent. Ainsi, cela permettrait en théorie une production d’électricité plus importante en fin de journée et en hiver, deux périodes justement où les besoins en électricité sont les plus importants.Concrètement, pour récupérer l’énergie des vagues, CorPower Ocean propose une solution amarrée au fond marin. Il s'agit d'une bouée qui convertit l’énergie mécanique des vagues — en gros la bouée monte et descend en fonction des vagues —et cette énergie est convertie en électricité grâce à des générateurs intégrés. Un système de contrôle permet d’assurer un fonctionnement optimal, quelles que soient les conditions en désynchronisant la bouée du mouvement des vagues lors de tempêtes, ou, au contraire, en les synchronisant par temps calme pour amplifier l’effet des vagues et multiplier l’effet de la houle par trois. Pour l’heure les bouées mesure 19 mètres de haut pour 9 mètres de diamètre, et ont une puissance max de 300 kW. Avec le temps, cette puissance sera sûrement amenée à augmenter, ce qui donne déjà l’idée à CorPower Ocean de déployer des fermes houlomotrices allant jusqu’à plusieurs centaines de mégawatts dans l’océan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

De l’IA pour éviter les tsunamis ?
Des chercheurs britanniques ont mis au point un système d’alerte pour prévenir la population d’éventuels tsunami en utilisant une IA pour analyser les ondes sonores produites par les séismes. Les scientifiques peuvent ainsi déterminer beaucoup plus rapidement leurs caractéristiques et le risque de tsunami.Actuellement, les systèmes d’alerte de tsunami utilisent des capteurs sismiques pour détecter les tremblements de terre. Or, tous les tremblements de terre ne génèrent pas nécessairement des tsunamis. C’est surtout grâce à un réseau de marégraphes que l’on peut détecter l’arrivée de la vague, ce qui ne laisse que peu de temps pour évacuer les populations affectées. Dans un article publié dans la revue Physics of Fluids, des chercheurs de l’université de Cardiff au Pays de Galles ont mis au point une nouvelle approche qui détermine le risque de tsunami dès qu’un séisme est détecté.En clair, les chercheurs ont utilisé des hydrophones, autrement dit, des microphones qui fonctionnent sous l’eau. En temps normal, ils servent à détecter d’éventuelles explosions nucléaires. Concrètement, ces derniers ont enregistré plus de 200 ondes sonores produites par les tremblements de terre, avant de les transmettre à des algorithmes d’apprentissage automatique pour en déterminer la signature acoustique. Grâce à ces données, l’IA a été en mesure de localiser l’épicentre du séisme et de classifier le type de glissement, la magnitude, ainsi que de calculer la largeur et la longueur, la vitesse verticale et la durée. Tout cela permet de déterminer la taille du tsunami, et de réduire le risque de fausses alertes. Je cite l’un des auteurs de l’étude, « les événements tectoniques avec un fort glissement vertical sont plus susceptibles d'élever ou d'abaisser la colonne d'eau que les glissements horizontaux » fin de citation. Ce modèle d’alerte précoce sera utilisé en parallèle du système d’alerte traditionnel, et sera intégré dans un logiciel installé dans des centres d’alerte plus tard cette année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Location de véhicules à 100€ par mois, que faut-il savoir ?
Lors de sa campagne pour l’élection présidentielle l’an dernier, Emmanuel Macron avait promis de rendre accessible les véhicules électriques aux ménages modestes, grâce à un système de location longue durée à 100 euros par mois. Attendue pour début 2023, force est de constater que le projet se fait attendre… et d’après le gouvernement, cette attente durera jusqu’à la fin de l’année !D’après le gouvernement, ce retard s’explique par le fait que l'État souhaite privilégier les constructeurs français, et que ceux-ci ne proposent que trop peu de modèles électriques jusqu’à présent. La petite Spring de Dacia, qui est la voiture la moins chère, ne pourrait d’ailleurs pas bénéficier du soutien de l'État car elle est produite en Chine. Et si la mesure était mise en place aujourd'hui en autorisant les marques hors de l'Union européenne, ce seraient certainement les voitures chinoises qui seraient les plus subventionnées en raison de leur faible tarif. Ainsi, pour forcer la main aux constructeurs français, l'État s'est donc engagé à financer 100 000 véhicules par an pour la somme de 50 millions d'euros.Mais pour parvenir à ce forfait de 100 euros par mois, le loyer du véhicule serait forcément pris en partie en charge par l'État. Pour bénéficier de cette aide, il va falloir remplir quelques conditions, comme un seuil de revenu maximum. Ce seuil pourrait correspondre à celui permettant d'obtenir le bonus écologique de 7 000 euros, soit 14 089 euros de revenu fiscal. Ceci dit, le dispositif n'est pas ouvert qu'aux particuliers et concerne aussi les indépendants. Parmi les autres critères, qui n’ont pas encore été dévoilés pour l’instant ; pourrait se trouver l'obligation d'un engagement sur trois ans avec un maximum de 15 000 kilomètres par an. À noter que cette aide a été calibrée pour des petites citadines d'entrée de gamme qui coûtent autour de 25 000 euros. En clair, il n'y a aucune chance de pouvoir s’offrir une Tesla à 100€ par mois, d'autant que seules les marques françaises et européennes seront soutenues. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A-t-on déjà perdu le combat contre la fonte des glaces ?
Dans son rapport annuel sur l'état du climat mondial, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) met en lumière les bouleversements subis à l'échelle planétaire sur terre, dans les océans et dans l'atmosphère, en raison des niveaux records de gaz à effet de serre piégeant la chaleur. Le rapport confirme que la température moyenne de la planète en 2022 était supérieure de 1,15 °C à celle de l'époque préindustrielle (1850-1900) et que les huit dernières années ont été les plus chaudes observées.L'OMM souligne que la glace de l'Antarctique a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré et que la fonte de certains glaciers européens a littéralement dépassé les records. Selon le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, que je cite, « la partie est déjà perdue pour les glaciers car la concentration de CO2 est déjà très élevée et l'élévation du niveau de la mer risque de se poursuivre pendant les milliers d'années à venir » fin de citation. Il a également ajouté que la fonte ne pourrait être stoppée qu'en créant un moyen d'éliminer le CO2 de l'atmosphère. Depuis 1970, la perte d'épaisseur cumulée des glaciers s'élève à près de 30 m.En Europe, la situation des glaciers suisses est particulièrement dramatique, avec une perte de 6 % de leur volume de glace entre 2021 et 2022, contre un tiers entre 2001 et 2022. Pour la première fois, aucune neige n'a survécu à la fonte estival. Petteri Taalas alerte également sur le fait que, je cite, « si les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de croître, le climat continuera de changer et les populations du monde entier sont toujours durement touchées par les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes » fin de citation, prenant en exemple la sécheresse prolongée en Afrique de l'Est, ou encore les précipitations record au Pakistan et des vagues de chaleur sans précédent en Chine et en Europe.Ceci dit, il y a quand même de l'espoir. En effet, les énergies vertes deviennent moins chères que les combustibles fossiles, et la planète ne se dirigerait plus vers un réchauffement de 3 à 5 °C comme prévu en 2014, mais plutôt vers un réchauffement de 2,5 à 3 °C d’après l’OMM. Je cite, « dans le meilleur des cas, nous pourrions encore atteindre un réchauffement de 1,5°C, ce qui serait le moins pire à la fois pour le bien-être de l'humanité, de la biosphère et de l'économie mondiale » fin de citation. Enfin, Petteri Taalas termine en soulignant que de nombreux pays ont déjà commencé à agir et que les entreprises privées et multinationales du monde entier semblent vouloir faire partie de la solution. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mangerons-nous des légumes cultivés sur Mars ?
Après avoir exprimé son inquiétude face au développement exponentiel de l’intelligence artificielle, notamment ChatGPT qui a considérablement amélioré son modèle de langage en moins d’un an, mais aussi cosigné une lettre ouverte demandant une pause de six mois dans le développement des IA afin de mieux les réglementer et de les encadrer sur le plan éthique… Surprise ! Elon Musk lance à son tour une société dédiée au développement d'IA, nommée : X.AI.Concrètement, Elon Musk a été nommé directeur de la société début mars est épaulé par Jared Birchall, dirigeant de Neuralink et Family Office. Si l’annonce de cette nouvelle société a de quoi étonner vu la défiance qu’Elon Musk a pu exprimer sur le progrès des IA, le média Business Insider avait déjà révélé il y a quelques mois que le patron de Tesla avait acheté des milliers de puces graphiques pour animer une future IA générative. Interrogé à ce sujet, le milliardaire a évité la question en disant que tout le monde, y compris les chiens, achetaient des GPU. Dans le nom de sa société, le X vient de la marque X Corp développée par Elon Musk, comme c'est le cas avec SpaceX, par exemple.Il faut tout de même se souvenir qu'Elon Musk avait contribué au développement initial d'OpenAI en 2015, avant de s’en éloigner en 2018. Ainsi, le fait que le milliardaire s’intéresse aux IA est loin d’être étonnant, mais en revanche, c’est le timing de cette annonce publique qui interroge. Car la montée en puissance de GPT-3 auprès du grand public semble avoir dérangé le propriétaire de Twitter. Il a réagi en dénigrant OpenAI et les IA en général, bien que le système de conduite autonome des Tesla soit justement alimenté par une IA. D’ailleurs, le fait que Google ait été poussé à sortir précipitamment son propre chatbot Bard et que Microsoft ait investi massivement dans OpenAI pour intégrer GPT et Dall.E à son moteur de recherche Bing a certainement incité Elon Musk à lancer cette initiative pour ne pas manquer le virage des IA génératives. Sans doute voudra-t-il investir massivement dans cette nouvelle entreprise pour développer une IA capable de rivaliser avec GPT. Une première levée de fonds auprès des investisseurs de SpaceX et de Tesla a déjà été engagée… à voir si cela sera suffisant pour rattraper son retard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La mer du Nord va-t-elle devenir la "centrale énergétique verte" de l'Europe ?
Fin avril, le président Emmanuel Macron s’est rendu au sommet de la mer du Nord en Belgique, en compagnie des dirigeants de l’Allemagne, du Danemark, de l’Irlande, du Luxembourg, des Pays-Bas, ainsi que de la Norvège et du Royaume-Uni. Leur objectif commun : décupler le nombre d'éoliennes en mer du Nord pour faire de cette dernière la "centrale énergétique verte" de l'Europe.En clair, le but est d’augmenter la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité européenne pour répondre aux enjeux du changement climatique, et de sortir de la dépendance énergétique liée à la Russie, dont la guerre avec l’Ukraine affecte profondément le continent. Concrètement, la mer du Nord est considérée comme un lieu idéal pour atteindre cet objectif. Sa moitié sud est peu profonde (environ 50 mètres), permettant d'implanter des éoliennes directement dans les fonds marin. De plus, elle est balayée par des vents réguliers, offrant ainsi une meilleure production d'électricité. C'est d'ailleurs en mer du Nord que le premier parc éolien offshore a été construit en 1991.À l'heure actuelle, la capacité de production d'électricité de la mer du Nord est de 30 gigawatts. Les Européens souhaitent la multiplier par 10 d'ici 2050. Actuellement, la France n'est pas très bien classée en termes de production éolienne avec un seul parc offshore en activité au large de Saint-Nazaire, et dont la capacité est d'un demi-gigawatt. La France est donc loin derrière le Royaume-Uni et ses 14 gigawatts d'énergie éolienne en mer, ou encore l'Allemagne. Toutefois, l’Hexagone souhaite atteindre une capacité de 40 gigawatts d'ici 30 ans, et a déjà une quinzaine de projets d'éoliennes en mer fixes ou flottantes en attente d'être mis en service. Pour ce faire, l'Union européenne s'est engagée à accélérer les procédures d'autorisation pour la construction des infrastructures, et Bruxelles souhaite également alléger les réglementations pour les industries vertes.Actuellement, l'équivalent de sept gigawatts sont construits chaque année dans l'Union européenne. Il faudrait en faire trois fois plus avec trois fois plus de personnel pour atteindre les objectifs souhaités, sans compter que les fabricants de composants devront suivre la cadence, ce qui ne sera pas une mince affaire. Ajoutez à cela les éventuelles oppositions des pêcheurs et des défenseurs de l’environnement, et on se rend vite compte que si la volonté est là, la réalisation de tels projets ne sera pas si simple dans les faits. Reste à savoir si le développement de l'éolien en mer restera une priorité pour les gouvernements successifs, jusqu'à 2050. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fini les produits issus de la déforestation en Europe ?
Grande nouvelle, les produits importés dans l’Union Européenne comme le chocolat, le café, le bois et le caoutchouc, ne pourront plus provenir de la déforestation. Le Parlement européen a en effet adopté mi-avril un règlement afin de ralentir la disparition des forêts à travers le monde, de combattre le changement climatique et de protéger la biodiversité.Dans le détail, ce nouveau règlement interdira l'importation de cacao, de café, d'huile de palme, de soja, de bois, de caoutchouc, de charbon de bois et de viande bovine dans l'UE si ces produits proviennent de terres déboisées après décembre 2020. Les entreprises importatrices devront également veiller à ce que ces produits soient produits dans le respect des droits humains. Car si vous ne le saviez pas, l'Union Européenne est responsable de 16 % de la déforestation mondiale uniquement par le biais de ses importations (principalement du soja et de l’huile de palme), soit en deuxième place d’un triste classement dominé par la chine et édité par l’ONG WWF. Pour l'eurodéputé Pascal Canfin que je cite, il s’agit de « la première loi au monde qui va mettre fin à la déforestation importée […] toutes les études d'opinion montrent que les Européens ne veulent pas contribuer à la déforestation, mais ils n'avaient pas la possibilité de savoir, lorsqu'ils prenaient une tasse de café le matin ou un tasse de chocolat, qu'en fait, ils étaient complices de la déforestation importée » fin de citation.De son côté, Greenpeace souligne que le texte n’est qu'un « premier pas » et qu'il présente des « failles », notamment en excluant des écosystèmes tels que la savane et en omettant de viser les banques européennes qui financent des projets destructeurs de forêts. Trois révisions du texte sont prévues pour inclure éventuellement d'autres zones et d'autres produits. Pour Luciana Téllez Chávez, chercheuse en environnement pour l'ONG Human Rights watch, l’efficacité de ce texte dépendra de sa mise en œuvre stricte par chaque État membre de l'UE » fin de citation. La Commission européenne classera également les pays selon un risque faible ou élevé dans les 18 mois suivant l'entrée en vigueur de la législation. Les produits provenant de pays à risque faible seront soumis à une procédure simplifiée, tandis que les contrôles seront renforcés dans les pays à risque élevé. Les entreprises devront fournir des informations telles que les coordonnées de géolocalisation pour déterminer le lieu de production exact. Des contrôles seront aussi effectués par le biais d'outils de surveillance satellite et des analyses ADN. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le « biochar » est-il si prisé ?
Peut-être avez-vous déjà entendu parler du biochar, ce composé naturel utilisé dans les vignes, les forêts et les grandes cultures, et dont les nombreuses vertus font le bonheur les connaisseurs. En fait, le biochar, du charbon végétal en somme, agit comme une éponge en absorbant l'eau et les nutriments. Son efficacité dépend du type de sol sur lequel il est appliqué, mais il peut redonner vie aux plus abîmés en améliorant leur fertilité grâce à l'aération et au développement d’une microbienne, réduisant ainsi de recourir aux engrais.L’un des atouts principaux du biochar, c’est qu’il est considéré par le GIEC comme une "technologie à émissions négatives" ou "puits de carbone". En effet, il permet de séquestrer le carbone et de le stocker pendant des centaines d'années pour lutter contre le réchauffement climatique. En France, plusieurs entreprises comme Sylva Fertilis s’attellent à produire du biochar dans des fours à pyrolyse, où quatre tonnes de résidus forestiers et agricoles deviennent une tonne de biochar une fois brûlés. Plus précisément, la biomasse est carbonisée à environ 500 degrés et sans oxygène. En résulte du charbon sous forme de petits grains ou paillettes. Ainsi, une tonne de biochar permettrait de séquestrer l’équivalent de deux à trois tonnes de CO2.Cependant, le coût de production est un obstacle majeur au développement du biochar. En effet, les agriculteurs, qui seraient les premiers bénéficiaires de son utilisation, devraient en consommer plusieurs centaines de kilos par hectare pour bénéficier de ses effets… Or, le biochar se vend près de 800 euros la tonne en Europe. Pour l’entreprise française NetZero, une production à grande échelle en zones tropicales, comme au Brésil où elle a ouvert une usine, permettrait de remédier à ce problème. En effet, là-bas la biomasse y est abondante, peu valorisée et bon marché.D’après le groupement des producteurs et industriels européens (European Biochar Industry) plus de 130 projets, principalement en Allemagne et dans les pays nordiques, ont été recensés avec une capacité de 53.000 tonnes par an. Pour faire baisser les coûts, l’entreprise Carbonloop veut adosser la production de biochar à la production d'énergie pour des sites industriels. Car la transformation de la biomasse par la pyrolyse permet aussi d'obtenir du biogaz renouvelable et neutre en carbone, qui peut ensuite être transformé en électricité et en chaleur. Sur le papier, le biochar permettrait d’améliorer les sols et donc l'agriculture de manière significative, tout en décarbonant massivement la planète. Reste à savoir si les dirigeants politiques seront convaincus par cette démonstration au point de soutenir massivement le développement de la filière du biochar. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’IA va-t-elle faire exploser la pollution liée au numérique ?
Ce n’est pas un secret, la téléphonie, la vidéo, le livestream ou encore le metaverse contribuent à faire du numérique l'un des secteurs les plus énergivores et les plus polluants. Selon un nouveau rapport publié mi-avril par l'Arcep et l'Arcom, le numérique aurait généré 17,2 millions de tonnes de CO2 en 2020, soit 2,5 % du total des émissions de CO2 de la France cette année-là. Un chiffre qui pourrait atteindre 25 millions de tonnes en 2030 et 49,4 millions de tonnes en 2050 si rien n’est fait. D’ailleurs, d'ici 2030, on estime que le trafic de données sera multiplié par six et que le nombre d'équipements sera 65 % supérieur par rapport à 2020.Dans le détail, les téléphones portables sont responsables de la plus grande empreinte carbone, puisque seulement 13 % des smartphones vendus en 2020 étaient reconditionnés. De son côté, le développement de la 5G a des effets positifs, en consommant 10 fois moins d’énergies que la 3G, mais il est peu probable qu'ils soient durables, car cette économie d'énergie risque d'être compensée par une augmentation du nombre d'utilisateurs. Mais actuellement, c’est surtout l'intelligence artificielle qui est au cœur des discussions. Tout comme les monnaies virtuelles comme le Bitcoin ou le metaverse, l'empreinte écologique de l’IA devient de plus en plus importante. Par exemple, ChatGPT nécessite une grande quantité d’électricité. Selon la plateforme Hellowatt, l'entraînement seul de l'IA pour GPT-3 aurait consommé 1 287 MWh, et généré 552 tonnes de CO2, soit plus de 205 allers-retours entre Paris et New York.Par ailleurs, une étude réalisée par le média Medium indique que l'empreinte carbone journalière de ChatGPT serait de 23,04 kilos de CO2, ce qui équivaut à 8,4 tonnes de CO2 par an, soit 12 ans de chauffage électrique pour une maison française de 110 m² en France, d’après l'Ademe. Pour sa part, l'université du Massachusetts explique que l'apprentissage d'un seul modèle d'IA peut générer autant de carbone que les émissions combinées de cinq voitures thermiques pendant toute leur vie. Sur ce point, l’entraînement du modèle GPT-3 aurait rejeté 502 tonnes d'émissions carbone. À cela s’ajoute l’eau, une ressource rare et précieuse, utilisée pour le refroidissement des serveurs. D’après les universités de Riverside au Colorado et d'Arlington au Texas, l'entraînement de GPT-3 aurait consommé 700 mètres cubes d'eau, et le fait de poser une cinquantaine de questions à ChatGPT nécessiterait un demi-litre d'eau. En comparaison, un moteur de recherche traditionnel comme Google est beaucoup moins énergivore. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

100 jours consécutifs au fond de la mer pour la science et l'environnement ?
Depuis le 1er mars, un américain du nom de Dituri, s'est isolé dans un bâtiment sous-marin situé au large des côtes de Floride pour une période de 100 jours. Si son objectif est de battre le record actuel de 73 jours, Dituri est avant tout motivé par des raisons scientifiques multiples.Et clairement, ce n’est pas pour rien que Joe s’est lancé dans cette expérience du nom de Projet Neptune 100. Ancien plongeur de la marine américaine mais aussi docteur en biomédecine, il passera 100 jours sous la surface de l'océan à bord d'un petit module appelé Jules' Undersea Lodge. L'objectif de cette expérience est d'étudier les effets d'une exposition prolongée à une forte pression sur l'organisme humain. En surface, le chercheur s'intéresse aux accidents barotraumatiques qui affectent les plongeurs. En effet, la pression en surface est de 1 bar, mais elle augmente rapidement avec la profondeur, atteignant déjà 2 bars à une profondeur de seulement 10 mètres. Ces variations peuvent avoir de multiples impacts sur le corps lors de la descente, tels que la compression des organes et des cavités comme les sinus, ou une pression sur les tympans. Cependant, l'augmentation de la pression favorise surtout la dissolution de l'azote dans le sang, ce qui est le véritable danger. Au-delà de dix mètres de profondeur, mais surtout au-delà de 30 mètres, cet azote dans le sang peut affecter le système nerveux et provoquer des troubles du comportement graves, appelés narcose des profondeurs, avec comme risque principal : la noyade.Autre danger, celui de la remontée. Si celle-ci est trop rapide, l'azote n'aura pas le temps d'être évacué par les poumons et retournera à son état gazeux à l'intérieur des vaisseaux sanguins ou des organes, ce qui peut entraîner des dommages irréversibles, voire la mort. Bien sûr, il existe une série de protocoles à respecter pour éviter ces accidents et profiter pleinement de la plongée, mais comprendre exactement les processus physiologiques liés à la pression est essentiel pour mieux traiter les victimes de ce type d'accident. En particulier, les scientifiques ne comprennent pas encore très bien comment fonctionne la narcose des profondeurs, qui pourrait être liée à une modification de la façon dont les neurotransmetteurs envoient des signaux entre les neurones et le cerveau.Malgré le fait que Joe Dituri soit emprisonné à seulement 10 mètres de profondeur, il ne devrait pas souffrir de ces problèmes. Cependant, son corps sera soumis pendant plusieurs mois à une pression double de celle à laquelle nous sommes habitués. Dans son habitat sous-marin de 55 mètres carrés, l’ancien soldat effectuera de multiples expériences physiologiques pour déterminer exactement quelles sont les modifications subies par son corps. Ces expériences porteront sur la pression bien mais également l’exposition réduite à la lumière du soleil. Cela pourrait en effet entraîner un dérèglement de son horloge interne mais aussi un déficit en vitamine D qu’il lui faudra compenser d’une autre manière afin d’éviter une réduction de son système immunitaire et une perte de masse osseuse. En parallèle de ces études sur la physiologie, Joe Dituri souhaite promouvoir la protection et la préservation de l’environnement marin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une startup suisse pour nettoyer l’espace ?
La startup suisse Clearspace s'est donné une mission pour le moins ambitieuse : nettoyer l'espace des nombreux débris qui flottent au-dessus de nos têtes. Fondée en janvier 2018 par Luc Piguet à Lausanne, cette entreprise souhaite notamment enlever les corps de fusées abandonnées, des pièces métalliques et même des satellites entiers en panne. Selon l'Agence spatiale européenne (ESA), il y aurait plus de 30 000 objets en orbite actuellement autour de la terre sous surveillance, ainsi que 130 millions d'objets de petite taille intraçable entre 1 mm et 1 cm… Des chiffres sont en constante augmentation en raison de la multiplication des lancements de satellites.Dans l’espace, le moindre objet file à une vitesse phénoménale. Par exemple, une pièce de métal d’une dizaine de centimètres possède autant d'énergie cinétique qu'un camion de 35 tonnes fonçant à 190 km/h sur l’autoroute d’après l'association de scientifiques canadiens Spacesecurity.org. D’ailleurs, plus un objet est envoyé loin, plus il mettra de temps à se "désorbiter", c'est-à-dire à se consumer en réintégrant l'atmosphère. Il faut compter quelques années pour un déchet situé à 500 km au-dessus de nos têtes, des dizaines d'années pour ceux à 800 km et même des siècles au-delà des 1 000 km. Et concrètement, les spécialistes craignent le syndrome de Kessler. Une théorie nommée d’après un consultant de la NASA qui, dans les années 1980, a envisagé un scénario dans lequel l'espace deviendrait inexploitable du fait de sa dangerosité et de la réaction en chaîne des nuages de débris provoqués par les collisions.Pour l’historique, en septembre 2018, l'Agence spatiale européenne (ESA) a lancé son premier appel d'offres pour mener une mission de désorbitage d'un débris spatial. ClearSpace s'est retrouvé en compétition avec douze autres entreprises, dont des mastodontes du secteur comme Airbus ou Thalès. Six mois plus tard, bonne nouvelle, Clearspace est sélectionné... seul ! C'est donc une lourde tâche qui attend l'entreprise. L’accès à l'espace étant devenu abordable pour de nombreuses entreprises, sans compter qu’aucune loi mondiale ne s’y applique, les projets de constellations de satellites en orbite basse se multiplient, notamment pour apporter un Internet très haut débit avec peu de latence. C’est notamment le cas du projet controversé de Starlink qui dispose déjà de 2 000 satellites, et qui s'apprête à en envoyer 12 000 de plus dans les prochaines années, et demande actuellement l'autorisation pour en envoyer 30 000 supplémentaires !Avec l’expertise qu’elle est en train de développer aux côtés de l’ESA, Clearspace entend bien se faire une place dans ce marché du nettoyage de l’espace. Elle a même signé en septembre dernier, un contrat avec l’agence spatiale anglaise pour étudier l’enlèvement de deux débris avec une seule et même “dépanneuse”. Concernant les satellites, actuellement, ils sont bien souvent hors service par manque de carburant d’après Clearspace. Sur ce point, l’idée de l’entreprise serait d’opérer comme une sorte de station-service spatiale. Bref, quelle que soit la forme, les idées pour nettoyer l’espace sont nombreuses et clairement indispensables pour éviter le tant redouté syndrome Kessler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un cap historique franchi pour la fusion nucléaire ?
Vous le savez peut-être, la fusion nucléaire reproduit les mécanismes chimiques et physiques au cœur des étoiles, dans le but de produire une grande quantité d’énergie, et donc de l’électricité 100% propre. Pour y parvenir, il faut que les réacteurs produisent davantage d’énergie qu’ils n’en consomment. Cette étape s’appelle le seuil d’ignition. Début 2022, des scientifiques s’en étaient approchés, sans l’atteindre ou le dépasser. C’est désormais chose faite depuis la fin de l’année dernière au National Ignition Facility basé aux États-Unis.Durant l’expérience datée du 5 décembre 2022, 192 rayons laser ont émis une énergie de 2 mégajoules vers leur cible, dont il a résulté une énergie de 3,15 mégajoules. Cela signifie que le seuil d’ignition est franchi : le réacteur a produit plus d’énergie, à partir de la fusion nucléaire, que l’énergie laser utilisée pour l’alimenter. Ce seuil d’ignition est donc un seuil de « rentabilité » énergétique. En l’occurrence, la rentabilité est de 150 % — et une chaleur atteint 3 millions de degrés Celsius.Je cite le CEA (Commissariat français à l’Énergie Atomique), « c’est la preuve que cela fonctionne et qu’on peut obtenir de l’énergie par ce biais. Mais on est loin d’une application industrielle pour produire de l’énergie », fin de citation. D’après les experts que je cite « le seuil d’ignition est atteint à l’échelle de la pastille d’hydrogène visée par les lasers… mais pas de toute l’installation. Et cette distinction est déterminante, car, à l’échelle de toute la chaîne de fusion nucléaire, le rendement n’est que de 1 % au total. Les lasers demandent bien plus d’énergie totale que celle obtenue à la fin si l’on voulait pouvoir s’en servir. Par ailleurs, il faudrait produire « cette fusion 10x par seconde environ pour imaginer produire de l’électricité » fin de citation. D’autres projets très différents sont également en cours — comme l’immense collaboration internationale ITER qui repose sur un autre type de technologie de fusion nucléaire. Ce type d’installations pourrait en tout cas, un jour, contribuer à fournir une énergie zéro carbone, en plus des autres solutions comme les éoliennes, les panneaux solaires, l’hydroélectrique etc… Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paris, pire ville d’Europe en cas de canicule ?
Dans le but de mieux se préparer aux risques climatiques actuels et futurs, une équipe de chercheurs anglais a étudié une base de données portant sur 854 villes européennes, entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2019. Cette base de données comprenait des relevés météo, des chiffres démographiques sur les adultes de plus de 20 ans, des informations sur le type d'infrastructures présentes, ainsi que des facteurs socio-économiques, topographiques et environnementaux. Ces données proviennent de différentes sources, telles qu'Eurostat, le MCC (Multi-city Collaborative Research Network) un outil collaboratif international, le réseau de satellites de la Nasa et l'organisme de surveillance du climat en Europe Copernicus. Au final, les chercheurs ont pu estimer les risques liés aux températures extrêmes en fonction de la position géographique des Européens.L'objectif de cette étude était d'avoir une idée précise des villes où les extrêmes de températures (chauds ou froids) peuvent avoir la plus grande incidence sur la santé et la mortalité de ses habitants. Les résultats sont assez impressionnants : l'Europe de l'Ouest, étant une région qui se réchauffe déjà trois à quatre fois plus vite que le reste du monde, est également celle qui subit la plus grande surmortalité liée à la chaleur et au froid. Selon l'étude publiée dans The Lancet Planetary Health, Paris et Londres sont les deux grandes villes européennes les plus à risque : Paris étant celle où le risque de mourir de chaleur est le plus grand, et Londres est la ville où le risque de mourir de froid est le plus fort !Mais pourquoi Paris arrive-t-elle en haut du classement des villes d'Europe où la chaleur est la plus dangereuse, devançant les villes espagnoles et italiennes où les températures peuvent monter plus haut ? Cette situation s'explique par les vulnérabilités de sa population, mais surtout de son urbanisation complètement inadaptée à la chaleur. En effet, Paris est l'une des villes les plus exposées au phénomène d'îlot de chaleur urbain. Selon l'Institut Paris Région que je cite « on peut observer des écarts importants de température entre Paris et les zones rurales (jusqu'à 10 °C lors de la canicule exceptionnelle de 2003) ». Les 2e et 9e arrondissements sont ceux présentant le plus haut degré d'inconfort en cas de canicule, d'après le site Construction21, en raison de la densité de sol imperméable et de bâti, mais aussi à cause du manque de végétaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que vaut Tempo, le nouvel outil spatial anti-pollution ?
La semaine dernière, un satellite a été lancé depuis la Floride avec un outil nommé Tempo à son bord. Pour Marie-Ange Sanguy, rédactrice en chef du magazine Espace et Exploration, ce nouvel outil spatial n'est pas un gadget. En fait, cet instrument de la Nasa permettra de mesurer la pollution de l'air au-dessus de l'Amérique du Nord, heure par heure et quartier par quartier. Pour elle, il s’agit d’un outil scientifique qui aidera à protéger et à analyser les terres, à anticiper les pollutions et à éviter que la population ne souffre.Concrètement, Tempo fait partie d'une future constellation qui surveillera l'ensemble de l'hémisphère Nord. Il se concentrera sur la partie Amérique du Nord, de Cuba et du Mexique jusqu'au Canada, et surveillera en permanence les niveaux d'ozone, de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote. En 2020, une partie de cette constellation a été lancée pour surveiller l'Asie depuis la Corée du Sud. Pour l'Europe et l'Afrique du Nord, il y a l'outil Sentinel-4 qui sera envoyé à bord de la future Fusée Ariane 6 pour faire la même chose. C'est une petite constellation qui devrait avoir une grande portée sur l'ensemble de l'hémisphère Nord.Lorsqu'on lui demande si l'envoi de satellites pour surveiller la pollution ne fait pas que déplacer la pollution vers l'espace, Marie-Ange Sanguy répond que ces satellites sont très utiles. Ceux qui ne servent plus sont soit mis sur une orbite poubelle qui ne gêne plus personne, soit redescendus sur Terre, ou encore détruits dans l'atmosphère. De nombreuses entreprises cherchent d’ailleurs à savoir comment récupérer des satellites dans le futur avec des débouchés très lucratifs. Mais comme le rappelle Marie-Ange Sanguy que je cite « au début, on envoyait n'importe quoi, n'importe comment, mais la situation a changé et le problème est maintenant pris en compte » fin de citation. Reste à savoir si les géants de la tech voulant créer leurs propres constellations de satellites seront d'accord, et si les données de Tempo seront vraiment utiles dans la lutte contre la pollution et le changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le recyclage des textiles encore trop faible en Europe ?
Un rapport du bureau d'études Terra pour l'organisme français Refashion indique que le recyclage des textiles en Europe "est encore limité", et cela, malgré l'augmentation des quantités collectées. Intitulée "Veille européenne sur les technologies de tri optique et de reconnaissance, de tri et de délissage des matières textiles", l’étude menée de juin à décembre 2022, a révélé que sur le Vieux continent, moins de 60 % des textiles, du linge de maison et des chaussures (TLC) collectés sont réutilisés.On peut se dire, 60% c’est déjà pas mal. Certes, sauf que d’après Refashion, seul 4 % de ces 58 % de textiles réutilisés en Europe le sont en France (notamment dans des friperies) et 96 % sont exportés à l'étranger, surtout l’Afrique qui, je cite, serait « le premier destinataire » des exportations françaises de textiles et chaussures réutilisables ». Ensuite, ces textiles sont vendus sur des marchés de seconde main. C’est ainsi que le bureau d’étude Terra a recommandé dans sa synthèse, je cite, que "l'exportation d'une partie des textiles pour recyclage et réutilisation (soit) plus restreinte à l'avenir". Selon Terre, la part réutilisable des vêtements collectés au niveau européen diminue depuis plusieurs années. Cette situation serait due, entre autres, à "la baisse de la qualité des vêtements" mis sur le marché et au "développement de la revente entre particuliers en amont, ce qui augmente le niveau d'usure des pièces collectées".En effet, l'essor des plateformes de revente a conduit les Français à donner moins à Emmaüs et à ne donner que des objets de moindre qualité, selon une déclaration de l'association au mois de mars dernier. En Europe, ces textiles recyclés sont notamment réemployés en tant que matériaux non-tissés pour le bâtiment, l'automobile, utilisés pour le rembourrage, transformés en chiffons à usage ménager ou industriel, ou encore en fils pour de nouvelles étoffes. Ceci dit, Terra déplore que les vêtements d’aujourd’hui soient de plus en plus difficiles à recycler avec la présence, je cite « de perturbateurs comme des boutons, fermetures éclair etc », qui a priori seraient des freins au développement du recyclage à l’échelle industrielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des satellites pour lutter contre la sécheresse ?
Le programme spatial du Kenya vit un moment historique. En effet, le pays a lancé son tout premier satellite depuis la Californie, grâce à une fusée Falcon-9 de Space X. L’objet a été baptisé Taifa-1, qui signifie « Nation-1 » en dialecte swahili.Le directeur de l'Agence spatiale kényane se réjouit de cette réalisation, qualifiée de « moment de fierté ». D’ailleurs, le satellite a été intégralement conçu et développé par des ingénieurs kényans du SayariLabs et de la Kenya Space Agency, avec la participation d’EnduroSat, un fabricant aérospatial bulgare. Le satellite Taifa-1 est un engin d'observation équipé notamment d'une caméra hyperspectrale capable de produire des images sur une large bande spectrale, allant de plusieurs dizaines de longueurs d'onde, et donc de capter un maximum d’informations.Avec ce lancement, le Kenya peut ainsi développer son industrie aérospatiale, entamée en 2018 avec un nanosatellite expérimental. À noter que le satellite Taifa-1, qui pèse une tonne, aura une utilité particulière dans le domaine agricole, en contribuant à la sécurité alimentaire du pays. Les autorités kényanes auront accès à des données satellitaires environnementales régulières et précises, qui faciliteront la gestion des ressources. Il permettra également une surveillance écologique, ainsi que la mise en place d’un système d'alerte, car comme toute la région Est de l'Afrique, le pays souffre d'une sécheresse sans précédent, entraînant une insécurité alimentaire grave qui menace la survie de milliers de personnes, et décime la biodiversité. Sur les cinq saisons de pluie précédentes, les précipitations étaient systématiquement en dessous de la normale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fin des pubs lumineuses la nuit en gare et aéroports ?
Afin de réaliser des économies d'énergie, un décret a été pris en octobre dernier pour obliger l'extinction des dispositifs de publicité lumineuse la nuit entre 01h00 et 06h00. Pour contribuer à la "sobriété énergétique" prônée par le gouvernement, les opérateurs de ces infrastructures (notamment SNCF et Aéroports de Paris) ainsi que les régies publicitaires (JCDecaux et Médiatransports) ont signé une "charte d'engagement".Dans ce document consulté par l'AFP, les signataires s'engagent à éteindre ou mettre en veille les écrans numériques et les affiches rétroéclairées pendant les horaires de fermeture au public d'ici le 1er janvier 2024. Je cite Clément Beaune, ministre délégué aux Transports, "cela commence dès maintenant, mais il faut installer de nombreux dispositifs d'extinction ou de mise en veille qui n'existent souvent pas". Pour traduire, installer des interrupteurs. Dans une annexe de cette charte, la SNCF s'engage par exemple à réduire de 71 % la consommation électrique de son parc de publicités lumineuses d'ici 2031 par rapport à 2022, et à diminuer de 45 % les émissions de carbone liées à ces dispositifs pendant la même période. L'Agence nationale de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a révélé en 2020 que les 1 400 écrans publicitaires numériques parisiens présents dans le métro et les gares consommaient "autant d'électricité en un an que 21 écoles de 10 classes". L’agence a également ajouté que les émissions annuelles de gaz à effet de serre de ces 1 400 écrans représentaient "autant que les émissions dues à l'utilisation du métro parisien par 20 millions de passagers".En amont de la signature de cette charte, la députée Delphine Batho avait déposé un projet de loi à l'Assemblée nationale interdisant toute forme de publicité numérique et lumineuse dans l'espace public. Du côté du gouvernement, je cite la ministre de la transition écologique Agnès Pannier-Runacher, "nous faisons le pari de l'incitation et de la confiance, plutôt que celui de la coercition". Satisfaite de l'"acte I" du plan de sobriété lancé l'année dernière, la ministre appelle à poursuivre et à amplifier les efforts entrepris. Reste à savoir si les engagements de cette charte seront tenus en temps et en heure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Elon Musk aide l’Australie à abandonner le charbon ?
Tesla et ses unités de stockage d'électricité issues des énergies renouvelables permettent à l'Australie de tourner la page du charbon. Cette transformation est en grande partie due à Elon Musk, le PDG de Tesla. Selon le média spécialisé Bloomberg, tout a commencé en 2016 lorsque la province d'Australie-Méridionale, où vivent près de 2 millions d'Australiens, a subi un black-out sans précédent. Bien que la région ait investi dans les énergies renouvelables en développant des parcs éoliens, elle ne parvenait pas à produire suffisamment d'électricité pour remplacer sa dernière centrale à charbon, fermée quelques mois plus tôt. Pour satisfaire ses besoins en électricité, la province importait de l'électricité des régions voisines et réfléchissait aux différentes options pour être moins dépendante, et c’est là qu'Elon Musk est intervenu. Concrètement, le milliardaire a proposé de construire la plus grande batterie au monde pour stocker la production d’électricité issue d’énergies renouvelables. Mike Cannon-Brookes, milliardaire australien spécialisé dans les logiciels et militant pour le climat, a interpellé le PDG de Tesla pour savoir s'il était sérieux. Elon Musk a répondu que Tesla installerait le système et le ferait fonctionner 100 jours après la signature du contrat, sinon ce serait gratuit. À la grande surprise de tous, Tesla a tenu sa promesse et a installé l'unité de stockage d'électricité dans les temps, ce qui a permis à l'Australie de bénéficier d'une production d'électricité moins polluante que le charbon dans la région. D'autres systèmes similaires ont suivi, et toutes les régions du pays seraient depuis en train de fermer leurs centrales à charbon à en croire Bloomberg. La Nouvelle-Galles du Sud, l'État le plus peuplé, perdra une centrale en avril. La plus grande du pays fermera en 2025, et une des unités les plus anciennes devrait cesser de fonctionner en 2028. Sur les 15 principales centrales à charbon qui alimentent le réseau électrique australien, un tiers doit officiellement fermer d'ici à 2030. Dans moins de 20 ans, toutes les centrales au charbon du pays pourraient être fermées.Mais comment remplacer ces centrales, sachant que le pays ferme également ses centrales à gaz et que le nucléaire n'est pas une option ? Des unités de production d'énergie solaire, éolienne et hydraulique ont donc été créées. On estime aujourd’hui qu'une maison sur trois dispose de panneaux solaires, et cette proportion pourrait augmenter dans les années à venir, seulement si d’autres investissement du gouvernement australien dans la production d'énergie renouvelable et le stockage sont consentis. Selon des experts, cela pourrait coûter jusqu'à 215 milliards de dollars. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Google : les alertes canicules affichées en première page ?
Face à la multiplication des événements météorologiques extrêmes, Google veut mettre sa technologie et son savoir-faire à profit pour aider le plus grand nombre. Pour limiter les risques liés aux vagues de chaleur de très forte intensité, aux tempêtes et aux inondations, le géant d’internet vient de dévoiler plusieurs initiatives pour aider la population à mieux se préparer, mais surtout à s’adapter à ces changements.Tout est parti d’un simple constat. L’été dernier, au cours de la vague de chaleur extrême qui a frappé tous les continents, Google a remarqué que le nombre de requêtes concernant la canicule avait atteint un record mondial. Ainsi, Google va intégrer de nouvelles alertes dans son moteur de recherche et va s’appuyer sur l’intelligence artificielle. Les alertes canicule seront affichées en haut des résultats de recherche. Dès qu’un utilisateur lancera une requête concernant une vague de chaleur, il verra s’afficher en premier des informations détaillées sur l’épisode météorologique ainsi que des conseils pour y faire face.Parmi les infos affichées, on retrouvera notamment la nature exacte de la chaleur en cours ; la date de début et la date anticipée de fin ; des « conseils pour rester au frais et des informations sur les problèmes de santé à prendre en compte ». Ceci dit, d’où viendront ces infos ? Afin que tout soit le plus fiable possoible, et non pas une simple agrégation de contenu, Google collaborera avec le GHHIN — Réseau mondial d’information sur la chaleur et la santé. Pour l’instant, il n’est pas possible de voir à quoi cela va ressembler, puisque Google ne déploiera ce système que dans quelques semaines au plus tôt, ou bien durant l’été si les chaleurs n’ont pas débuté avant.L’entreprise a annoncé, en parallèle des « alertes chaleur extrême », une application nommée Tree Canopy. Combinant intelligence artificielle et prises de vue aérienne, elle est censée permettre aux villes, je cite de « comprendre leur couverture arborée actuelle et mieux planifier les initiatives de foresterie urbaine » fin de citation... Bref, mieux utiliser leurs arbres et végétation afin de lutter contre les îlots de chaleur. En raison des matériaux (comme le bitume) et des structures (comme les immeubles, certains lieux peuvent voir leur température augmenter bien au-dessus de la normale. Ce qui augmente d’autant plus les risques en cas de vague de chaleur. La végétalisation fait partie des stratégies d’adaptation aux fortes chaleurs croissantes, mais elle n’est clairement pas la seule. La peinture blanche, par exemple, fait partie des pistes puisqu’elle réfléchit bien plus les rayons du soleil vers le ciel qu’elle ne les absorbe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La vapeur d’eau est-elle un gaz à effet de serre ?
Je ne vous apprends rien, plus il y a de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, plus ce dernier se réchauffe, entraînant un dérèglement du climat. Si l’on connaît le CO2 ou le méthane, la vapeur d’eau officie également comme gaz à effet de serre, mais dans d’autres proportions et de manière différente. C’est ce qu’explique le physicien-climatologue François-Marie Bréon sur le site futura-sciences.Pour commencer, la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère est à peu près 10 fois supérieure à celle du CO2 ou du méthane. Ceci dit, les émissions humaines de vapeur d'eau ne contribuent pas à augmenter l'effet de serre. Les émissions humaines de vapeur d'eau depuis la surface de la Terre n'ont pas d'impact significatif sur le climat car la capacité de l'air à dissoudre de l'eau est physiquement limitée. Toute quantité additionnelle de vapeur d'eau injectée dans l'atmosphère depuis la surface va donc condenser puis précipiter, conduisant à un impact climatique négligeable puisque la concentration n'est pas modifiée significativement sur le long terme. Contrairement au CO2, la concentration de vapeur d'eau est régulée dans les couches basses de l'atmosphère, ce qui fait que les émissions additionnelles ont peu d'impact sur l'effet de serre. C’est donc pour cette raison que de nombreux scientifiques considèrent les centrales nucléaires comme énergie verte. Au-delà des radiations et des déchets nucléaires, c’est un autre sujet, elles ne rejettent pas de gaz à effet de serre à proprement parler.Il y a toutefois un bémol à cela : la vapeur d'eau injectée en altitude, en particulier par le trafic aérien mais aussi par l'oxydation du méthane. Cette vapeur d’eau là en altitude a un impact climatique mesurable car elle se retrouve dans des couches atmosphériques souvent loin de la « saturation » et n'est pas éliminée rapidement sous forme de pluie. C’est notamment le cas de la vapeur d'eau apportée par les avions qui peut conduire à la formation de nuages élevés. Ces nuages contribuent à l'effet de serre et renforcent ainsi l'impact de l'aviation sur le climat, s'ajoutant à l'impact des émissions de CO₂ liées à la combustion du kérosène. Si la température augmente à cause d'émissions anthropiques de CO2, donc une émission causée par l’homme, l'air peut ainsi contenir plus de vapeur d'eau, ce qui va contribuer à l'effet de serre et renforcer le réchauffement initial. Ainsi, la vapeur d'eau va contribuer à amplifier l'effet initial (hausse de la température), même si elle n'en est pas à l'origine. C'est ce que l'on appelle une « rétroaction positive ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les animaux des villes mieux préparés au changement climatique ?
Ce n’est pas un secret, l'urbanisation entraîne la disparition de la biodiversité à un rythme alarmant. Ceci dit, certaines espèces parviennent à survivre en se développant en plein cœur des villes, prouvant ainsi leur capacité à s'adapter à des environnements hostiles tels que les îlots de chaleurs liée à la concentration des bâtiments, la pollution due à l'industrie et aux transports, ainsi que le bruit et l'activité humaine. Selon l'Université Concordia au Québec, si ces espèces sont capables de proliférer dans des environnements aussi dégradés, alors c’est qu’elles sont de véritables championnes de l'adaptation, les villes devenant de véritables écosystèmes à part entière.Pour mieux comprendre comment les animaux et les insectes se transforment pour résister aux conditions de la vie citadine, l’Université Concordia a étudié la biodiversité de 160 villes à travers le monde. Au Canada et aux États-Unis, les écureuils roux, les coyotes et les mésanges se sont parfaitement adaptés à la vie en ville, tandis qu'à travers le monde, les mouches ont amélioré leurs capacités physiques, en grandissant plus rapidement et en tolérant des températures plus élevées que leurs homologues de la campagne.Les lézards anolis de Porto Rico se sont également adaptés progressivement à la ville, en développant des pattes plus grandes et plus de doigts que leurs homologues vivant en pleine nature, probablement pour mieux escalader les murs et les vitres des bâtiments. Les espèces qui se transforment le plus rapidement, que ce soit au niveau de leur corps ou de leur comportement, sont les seules à ne pas voir leur population s'effondrer malgré l'urbanisation, la pollution et le réchauffement climatique. Si l’on peut lire cette nouvelle avec un prisme positif, il n’en reste pas moins que l’activité humaine a modifié la biologie et la vie de certaines espèces animales. Pas sur que cela soit une bonne chose, mais quoiqu’il en soit, ces bêtes là ont visiblement beaucoup à nous apprendre sur le concept d’adaptation au changement, notamment climatique et environnemental. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que contient le plan européen pour les voitures électriques ?
Densifier le réseau de bornes de recharges pour véhicules électriques est une étape incontournable dans l'adoption de ces mobilités sans rejet de CO2, et pour la transition écologique européenne. C'est pourquoi, le Parlement européen a approuvé le projet d'expansion proposé par l’AFIR, soit le réseau d’infrastructures pour carburants alternatifs.Concrètement, les eurodéputés ont adopté un texte prévoyant une densification massive du réseau de recharge électrique (avec une borne tous les 60 à 100 km), mais aussi le déploiement de stations à hydrogène tous les 200 km. Le texte stipule également que les infrastructures de recharge doivent suivre le rythme du nombre de voitures électriques dans chaque pays de l’Union européenne (UE).L'objectif de ce plan n'est pas seulement de rassurer les utilisateurs qui souhaitent passer à l'électrique, mais aussi de donner des garanties aux entreprises de transport en leur démontrant que les limites d'autonomie de leurs véhicules peuvent être contrebalancées par un réseau suffisamment dense. Au niveau européen, l'objectif est de mettre en place, avant 2030, une infrastructure capable de délivrer 3 600 kW le long des principales autoroutes de l'Union européenne. Pour les autoroutes secondaires, cette capacité devrait atteindre 1 500 kW et équivaut à une borne tous les 100 km environ.Le plan de l'UE est ambitieux, surtout pour l'hydrogène, une technologie encore peu développée pour la plupart des constructeurs. Toutefois, deux questions demeurent et devront être résolues pour que ce plan puisse être mis en œuvre. Premièrement, le financement de cette nouvelle infrastructure n'a pas été mentionné par le Parlement européen. Reste à savoir s'il s'agira d’argent public ou d'investissements privés, qu'ils soient subventionnés ou non. Deuxièmement, il faut convaincre de nombreux pays membres de l'intérêt de tels investissements. En effet, si le réseau est déjà relativement structuré aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, il est bien moins fourni dans de nombreux autres pays, notamment à l'est de l'Europe, où le marché de l'automobile électrique est également moins développé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fin des trottinettes à Paris pour tout le monde ?
Le week-end dernier, les habitants de Paris ont été invités à exprimer leur opinion sur le maintien ou non des trottinettes en libre-service dans la ville. Sans grande surprise, le vote a été clairement en faveur de leur interdiction, avec un score de 90 % contre leur présence dans les rues parisiennes. Cette décision fait suite aux déclarations de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui avait exprimé en janvier dernier son souhait de limiter la présence des trottinettes des opérateurs privés dans la ville.Malgré une offre gratuite proposée tout au long de la journée du vote par les opérateurs de trottinettes, la participation à cette consultation citoyenne inédite a été très faible, avec seulement 7,46 % de Parisiens s'étant déplacés pour donner leur avis, soit environ 103 000 électeurs. L'interdiction des trottinettes en libre-service aura également des conséquences économiques sur de nombreux emplois, notamment chez les opérateurs les plus connus tels que Lime, Dott ou Tier, où plus de 800 emplois sont menacés par cette décision.Dans un communiqué conjoint publié hier soir, les opérateurs ont exprimé leur déception quant au faible taux de participation et ont souligné que les résultats auraient pu être différents si les modalités de la votation avaient été différentes, notamment avec davantage de bureaux de vote, un scrutin électronique et une meilleure information municipale. Ils ont également confirmé que leur service ne serait pas renouvelé à partir du 1er septembre prochain dans la capitale. Cependant, il est important de souligner que cette décision n'aura aucun impact sur les utilisateurs de trottinettes électriques personnelles, car elle s'applique uniquement aux deux-roues motorisés en libre-service. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Attention, il y a du changement pour le DPE de votre logement ?
Depuis sa création en 2006, le diagnostic de performance énergétique évalue, comme son nom l’indique, la performance énergétique d'une maison ou d'un appartement en prenant en compte la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre que l’habitation génère. Des données de plus importantes pour les locataires et acheteurs, et qui depuis le 1er janvier 2023, est devenue un critère déterminant pour la location des lieux à forte consommation énergétique.Les changements entourant le DPE sont passés un peu inaperçus en ce début d’année. Ceci dit, ce diagnostic a désormais des conséquences concrètes en plus de son rôle d’information : les logements dont la consommation est supérieure à 450 kWh/m² ne peuvent désormais plus être proposés à la location. En dessous de ce seuil, on estime que le bien est louable et « énergétiquement décent ». Le DPE prend la forme d'une étiquette allant de A à G. En parlant d’interdiction, il ne sera plus possible de louer des logements de classe G à partir de 2025. En 2028, ce sera au tour des classés F puis des classés E dans 11 ans, soit en 2034. Une restriction progressive qui vise à mettre fin aux passoires thermiques dans un contexte environnemental pressant où la sobriété énergétique est importante, mais aussi pour permettre au budget des ménages de respirer en évitant des dépenses d’électricité et de gaz inutiles.Si vous ne le saviez pas déjà, voilà une info qui vous sera utile un jour ou l’autre : un diagnostic de performance énergétique est une formalité obligatoire pour toutes les ventes et locations. Il est à la charge du bailleur ou du propriétaire du logement. Ce DPE est ensuite intégré au dossier de diagnostic technique qui doit être annexé à l'avant-contrat de location ou de vente. Enfin, la dernière étape consiste à remettre le DPE au locataire ou à l'acquéreur, afin qu'il puisse estimer son budget logement puisque le diagnostic indique, en euros, les frais énergétiques annuels théoriques du logement. Un bon DPE est noté A ou B, tandis qu'un mauvais DPE est classé F ou G. En 2021, l'État avait introduit une nouvelle version du DPE logement, plus lisible et complète. À noter que toute personne qui ferait figurer de fausses informations sur le document encourt jusqu'à 15 000 euros d'amende. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La pollution spatiale devient-elle catastrophique ?
L'espace est de plus en plus encombré depuis 2019 et l'envoi de milliers de satellites par Space X, en grande partie pour fournir un accès Internet haut débit depuis l'espace. La congestion de l'orbite basse, jusqu'à 2000 kilomètres d'altitude, augmente le risque de collisions, créant ainsi un effet domino de débris qui grossissent le nuage de déchets gravitant autour de la Terre. Une étude publiée fin mars dans la revue Nature Astronomy décrit les conséquences considérées comme dramatiques de cette pollution de l'espace pour l'astronomie professionnelle, car elle change le ciel nocturne de manière "sans précédent".Les satellites réfléchissent la lumière du soleil, ce qui amplifie les effets de la pollution lumineuse existante. Certaines entreprises, telles que Space X, ont tenté de réduire la luminosité de leurs satellites, mais les effets des petits débris sont encore plus problématiques. Les télescopes terrestres ne peuvent pas détecter individuellement les débris de petite taille. Cependant, leurs images sont polluées par la multitude de traînées lumineuses qu'ils produisent, et la lumière réfléchie par ces débris continue d'augmenter la luminosité du ciel. John Barentine, co-auteur de l'étude, explique que cela pose un problème, en particulier lorsqu'il s'agit de détecter des phénomènes astrophysiques rares et inconnus. Par exemple, les météorites sont si fugaces qu'un ciel totalement pur est nécessaire pour les observer. Même depuis un lieu exempt de pollution lumineuse, une augmentation de 7,5% de la luminosité du ciel réduira le nombre d'étoiles observables.Mais cette situation va au-delà de la science et touche je cite la "relation ancestrale" de l'humanité avec le ciel nocturne, qui doit être considéré comme un "patrimoine immatériel" de l'humanité pour Aparna Venkatesan, astrophysicienne à l'Université de San Francisco. Les astronomes lancent un appel à la communauté scientifique pour mettre fin à ce qu'ils considèrent être une "folie". Ils appellent à limiter considérablement, voire interdire les méga-constellations, soulignant que toutes les autres mesures "d'atténuation" seront inefficaces. Ils concluent toutefois leur étude en expliquant qu’il serait naïf de penser que le marché des lanceurs va se réguler sans contraintes, étant donné les intérêts économiques en jeu. Je les cite « les conséquences de cette pollution spatiale sont une menace pour l'environnement et notre héritage culturel » fin de citation. On le sent, les astronomes sont alarmés et espèrent que leur appel sera entendu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une agriculture européenne sans pesticides en 2050 ?
À la question « une agriculture européenne sans pesticides est-elle possible en 2050 ? », une étude prospective menée par l'Institut national de la recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae), explore trois scénarios montrant que cette transition est envisageable, mais à condition d'apporter de profonds changements via les politiques publiques.En ligne avec les objectifs européens de réduction de l'utilisation des pesticides de 50 % d'ici 2030 par rapport à 2015-17, l’Inrae a rassemblé pendant deux ans 144 experts, scientifiques et acteurs du monde agricole pour je cite « explorer les chemins possibles ». Olivier Mora, chercheur à l'Inrae et coordinateur de l'étude, a déclaré à l'AFP : « nous avons cherché à savoir comment une transition pourrait être mise en place, avec quelles évolutions des systèmes agricoles et alimentaires européens, et quel serait l'impact sur les productions, l'environnement et les émissions de gaz à effet de serre ».À la suite de ces travaux, trois scénarios ont été établis, et tous impliquent une diversification des cultures, le développement du biocontrôle, des dispositifs d'épidémiosurveillance et l'utilisation de la numérisation et de la robotique. Le premier scénario, appelé « Marché global », nécessite l'harmonisation des normes du marché agricole européen et mondial, des investissements dans des technologies de pointe et le renforcement du biocontrôle, largement piloté par l'intelligence artificielle. Le deuxième scénario, intitulé « Microbiomes sains », vise également à promouvoir un régime alimentaire sain, en produisant plus de légumineuses, de céréales secondaires (comme l’orge ou l’avoine...), plus de fruits et légumes, et en réduisant la consommation de viande et de produits ultratransformés. Le troisième scénario, « Paysages emboîtés », implique une modification profonde des paysages agricoles, fournissant non seulement des aliments sains et locaux, mais renforçant également la biodiversité à l'échelle des territoires. Il nécessite une diversité de paysages, avec une augmentation de 20 % d'habitat semi-naturel (haies, bois, mares…) prélevée dans les prairies notamment.Pour construire un paysage dit « mosaïque », les cultures doivent être plus variées sur des surfaces plus petites, ce qui est bénéfique dans la lutte contre les bioagresseurs, qui auront plus de difficulté à s'implanter et à se répandre. Selon les scénarios, la production en calories à l'horizon 2050 varie de -5 % (scénario 1) à +12 % (scénario 3). Les deux derniers modèles permettent à l'Europe de rester exportatrice. Les trois voies permettent une réduction des gaz à effet de serre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quesque la « roche plastique » qui énerve profondément les géologues ?
On le savait déjà, la pollution plastique altère durablement l’environnement. Mais la découverte que vient de faire la géologue Fernanda Avelar Santos est des plus inquiétante : un plasticomérat, soit une formation rocheuse dont le plastique est l'un des principaux ingrédients. Fernanda Avelar Santos a publié sa découverte dans le Marine Pollution Bulletin en 2022, mais a récemment détaillé ses caractéristiques dans un communiqué de mars 2023.Dans ce communiqué, Fernanda Avelar Santos affirme que sa découverte s'inscrit dans l'Anthropocène, une ère géologique marquée par l'influence humaine sur les processus naturels de la planète. La roche a été découverte sur l'île isolée de Trindade, au Brésil, dans une zone censée être vierge de toute présence ou activité humaine, à proximité de la réserve protégée de Turtle Beach. Visuellement, la roche se distingue par sa couleur unique : un mélange de bleu et de vert, suffisamment inhabituel pour attirer l'attention de la géologue.Fernanda Avelar Santos et son équipe ont alors constaté que cette roche s'était formée selon les processus géologiques habituels… à ceci près que le plastique en était l'ingrédient principal. Cela a conduit la géologue à conclure que l'activité humaine peut désormais agir comme un agent biologique influençant les processus naturels. En effet, Fernanda Avelar Santos a également pu identifier ce qu’elle appelle des plastigomérats dans d'autres endroits du monde, tels que Hawaï, au Royaume-Uni, en Italie et au Japon. Pour elle ces roches présentent un risque réel. Car en s'érodant, elles peuvent libérer des microplastiques en grande quantité dans les océans, une pollution très problématique qui se retrouverait jusque dans la pluie, voir dans notre sang. La géologue se dit perturbée et en colère face à cette découverte, car elle montre la vulnérabilité du monde face aux déchets. Et l’avenir ne devrait pas apaiser ses craintes, puisque les estimations prévoient que la pollution plastique devrait tripler d'ici 2040. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Microsoft passe un nouveau cap dans son verdissement ?
Microsoft, la société fondée par Bill Gates, est très impliquée dans les efforts environnementaux et mène plusieurs projets, notamment pour économiser l'eau destinée à refroidir ses centres de données et réduire son empreinte carbone. Dans cette optique, elle vient d'acquérir CarbonCapture, une entreprise américaine qui développe une technologie de capture du CO2.Concrètement, la technologie de CarbonCapture repose sur des modules rectangulaires empilables, qui capturent environ 75 % du CO2 rejetés dans l'air, puis le stocke sous terre à 3600 mètres de profondeur, dans des réservoirs contenant d’importantes quantités de sel. Les premiers modules destinés à Microsoft entreront en service en 2024 et permettront de retirer 10 000 tonnes de CO2 de l'air chaque année. Comme l’explique le BRGM, à savoir l’établissement public français de référence dans les applications des sciences de la Terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol, recourir à la séquestration géologique de CO2 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre est une nécessité. Or, les conditions de mise en œuvre, de sécurisation et de suivi des stockages massifs posent des questions scientifiques, techniques, économiques et sociétales qui freinent un déploiement à court terme. La mise en place de stockages de petite taille près des sources d'émissions constitue donc une solution complémentaire sinon alternative.Concernant la transition écologique de Microsoft, les objectifs de l'entreprise sont assez ambitieux : comme atteindre une empreinte carbone négative d'ici 2030. Sur ce point précis, le GAFAM veut retirer plus de CO2 de l'environnement qu'il n'en émet. D'ici 2050, la société veut même retirer de l'atmosphère tout le CO2 qu'elle y a émis depuis sa fondation. Pour cela, CarbonCapture jouera donc un rôle primordial. En effet, la start-up souhaite être en mesure de capturer 5 millions de tonnes de CO2 chaque année dans les 7 prochaines années. À titre de comparaison, en 2021, Microsoft avait rejeté 14 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de l'activité annuelle de 35 centrales thermiques à gaz. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pollution : qui finance les énergies fossiles dans le monde ?
Les déclarations de bonne intention des entreprises et des États sur la transition écologique ne correspondent pas vraiment à la réalité. Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), huit ans après l'accord de Paris, les financements publics et privés pour les énergies fossiles continuent d'être plus importants que ceux pour l'atténuation et l'adaptation au changement climatique.La première cause du changement climatique provoqué par les activités humaines est la consommation de charbon, de pétrole et de gaz. Cependant, personne n'exige que l'on arrête d'utiliser ces énergies fossiles du jour au lendemain. Sur ce point, les gouvernements préfèrent que l’argent soit investi dans des projets compatibles avec les objectifs climatiques et que les entreprises se dotent d’un plan de transition. Et selon l'Agence internationale de l'énergie, il n'est pas nécessaire de lancer de nouveaux projets d'exploitation de gaz, de charbon ou de pétrole pour réaliser cette transition énergétique, ce qui parait logique, mais bon… pas pour tout le monde visiblement.Quoiqu’il en soit, les banques continuent d'injecter des sommes importantes dans l'industrie des énergies fossiles. Les 60 plus grandes banques du monde ont fourni en moyenne 764 milliards de dollars chaque année aux entreprises productrices d'énergies fossiles depuis 2015, selon les calculs de la coalition d'ONG Banking on climate chaos. Les subventions publiques pour la consommation de charbon, de pétrole ou de gaz sont également à la hausse, triplant pour le charbon, avec 1 000 milliards de dollars distribués en 2022 selon l'AIE. Qu’il s’agisse des banques ou des États, tout le monde semble encore compter sur les énergies fossiles.Ceci dit, le financement privé des énergies fossiles ne se limite pas aux banques. Les gestionnaires d'actifs, les fonds de pension et les compagnies d'assurance fournissent également leurs services pour la réalisation de projets liés aux énergies fossiles. Cependant, il n'existe aucun chiffre à ce sujet faute d'obligation légale. Comme je vous le disais, les gouvernements sont aussi concernés. En France, en 2023, le gouvernement prévoit 19,6 milliards d'euros de dépenses dites "défavorables" au climat, un chiffre largement minoré selon certains experts, qui pointent également des financements des énergies fossiles tels que le différentiel de fiscalité entre le diesel et l'essence ou la TVA minorée sur les billets d'avion qui ne sont pas pris en compte dans les calculs de l'État. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Est-ce un bon plan de chauffer des piscines grâce aux data centers ?
Les data centers sont connus pour leur consommation énergétique élevée, ce qui pose un problème dans le contexte que l’on connaît de réchauffement climatique et d’explosion de la consommation de données. Cependant, la chaleur produite par ces centres pourrait tout à fait être un atout, et donc être utilisée pour des activités qui souffrent de coûts de l’électricité et du gaz. C’est notamment le cas des piscines municipales.En Angleterre dans la ville d’Exmouth, une start-up nommée Deep Green a installé un petit data center sous une piscine. Cette dernière utilise l'énergie dégagée par l’infrastructure pour chauffer le bassin, créant ainsi une solution rentable et durable pour l’équipement municipal. Par ailleurs, si le transfert de chaleur permet de chauffer la piscine, l’eau, elle, permet de refroidir les serveurs ! C’est en quelque sorte un pacte gagnant-gagnant. Cette technique devait à l'origine être utilisée pour sept piscines, mais en raison de son succès, elle sera finalement déployée dans une vingtaine de piscines au Royaume-Uni.En France, des solutions similaires émergent, comme la récupération de la chaleur du prochain data center d'Equinix pour alimenter le réseau de chaleur du SMIREC (Syndicat mixte des réseaux d'énergie calorifique). La chaleur produite par le refroidissement des serveurs sera utilisée pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire de la Zone d’activité Commerciale de la Plaine Saulnier, ainsi que le centre aquatique des Jeux olympiques de Paris 2024. Cette récupération de chaleur profitera également aux futurs résidents du quartier, avec une production d’environ 10 000 MWh de chaleur par an. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La menace des coupures d’électricité définitivement éloignées ?
Il y a quelques mois, les spécialistes de l’énergie et le gouvernement français craignaient que l'hiver 2022-2023 ne soit marqué par des coupures de courant dans tout l’Hexagone en raison de la pénurie d'électricité. Cependant, force est de constater qu’il n’y en a pas eu. En effet, le pays a réussi à traverser cette période sans avoir recours à de telles mesures, comme l’explique un récent rapport de RTE, le gestionnaire du réseau électrique.Selon RTE, la France était initialement considérée comme étant plus vulnérable aux coupures de courant que les autres pays européens en raison de la pénurie d'électricité. En effet, l’arrêt de plus de la moitié des centrales nucléaires du pays avait entraîné de nombreuses inquiétudes, ce qui au passage, a fait ouvrir les yeux sur la nécessité de diversifier encore davantage le mix énergétique français, en y incorporant davantage de solaire, d’éolien et d’hydroélectrique par exemple. Mais arrivé à la fin du mois de mars, le constat est sans appel : RTE n’a lancé aucune alerte EcoWatt, un dispositif censé avertir le grand public en cas de trop forte demande sur le réseau électrique durant l’hiver. Cette réussite s'explique notamment par une forte baisse de la consommation d'électricité dans le pays, ainsi que par les importations d'électricité provenant des pays voisins.En effet, le rapport de RTE précise que la consommation d'électricité en France a diminué de 9% entre octobre et février. Une forte baisse qui, là, s'explique en partie par la hausse des prix et l'appel à la sobriété énergétique lancé aux Français. Par ailleurs, l’importation de 15 GW d'électricité depuis des pays voisins a aussi joué un rôle de premier plan pour équilibrer la demande. Ces facteurs combinés ont permis d'économiser 20 térawatts-heures au total sur cinq mois. À noter également le rôle primordial de la météo, dont un hiver plus doux que d'habitude, qui a permis sur ce point précis d’économiser 7 térawatts-heures d’électricité en chauffage. Par contre, on ne sait pas encore si cette tendance à la baisse de la consommation d'électricité se maintiendra ou si elle repartira à la hausse quand le parc nucléaire français pourra à nouveau produire à pleine intensité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le stade du FC Barcelone, refuge pour la biodiversité ?
À Barcelone, ce sont une trentaine d’oiseaux, de mammifères et de reptiles que Jordi Portabella, biologiste de formation et nouveau conseiller environnement du mythique club catalan de football a pu recenser dans un guide pour montrer que même dans un tel lieu, il y a de la vie à protéger.Le stade de football Camp Nou est le plus grand d’Europe avec une capacité de plus de 99 000 places. Ici, Jordi Portabella y observe quotidiennement la faune et notamment les oiseaux qui y vivent. Récemment, les dirigeants du stade lui ont demandé de créer une stratégie écologique pour le bâtiment. C’est ainsi que ce dernier a rédigé un document de 50 pages, rempli de photos des véritables habitants du stade.Et clairement, il y a bien plus que des pigeons au Camp Nou. Si vous regardez attentivement, vous pouvez voir trois espèces de pinsons, deux martinets, trois mésanges, des hirondelles, des pies et des étourneaux. Il y a aussi des bergeronnettes et des tourterelles ainsi qu’un couple de crécelles et même un faucon pèlerin qui niche à proximité et chasse dans le stade. En tant que ville portuaire, Barcelone abrite également des mouettes et des goélands ainsi que trois espèces de perruches anciennement domestiquées, échappés ou relâchés par leurs propriétaires.Au-dessus de la tribune présidentielle se trouve une colonie de chauves-souris et dans les gradins on peut trouver des geckos et des lézards. Jordi Portabella suggère aux dirigeants du stade d’améliorer l’édifice et ses environs pour protéger la biodiversité en suivant l’exemple du club anglais de Dartford qui tout simplement arrêté le bétonnage, commencé à végétaliser autant que possible toit et parking, et collecter aussi l’eau de pluie pour arroser le terrain. Avec la disparition de 70% des populations d’animaux vertébrés depuis 1970 selon un rapport récent du WWF, même le monde du sport est concerné par la question de l’écologie. Cela commence par montrer toute cette vie qui nous entoure afin que nous puissions mieux la protéger dans nos villes et ailleurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Giec publie un « guide de survie » pour l'humanité ?
En cette fin mars, le Giec vient de publier une synthèse de ses travaux, aussi appelé « guide de survie », regroupant neuf années d’études sur le climat. Un texte qui sonne comme un rappel à l’ordre brutal concernant la nécessité pour l'humanité d’agir radicalement au cours de cette 2020, qui sera semble-t-il cruciale pour s'assurer "un futur vivable".Tout d’abord, il ne semble plus faire aucun doute que le réchauffement climatique atteindra 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle dès 2030. En effet, la température a déjà grimpé de près de 1,2°C en moyenne d’après les données du Giec. Cette projection est valable dans presque tous les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre de l'humanité à court terme, compte tenu de leur accumulation depuis un siècle et demi. Je cite le président du Giec, Hoesung Lee, « Ce rapport de synthèse souligne l'urgence à prendre des mesures plus ambitieuses et montre que, si nous agissons maintenant, nous pouvons toujours assurer un futur vivable pour tous » fin de citation.Pour Friederike Otto, coautrice de la synthèse que je cite, « les années les plus chaudes que nous avons vécues jusqu'à présent seront parmi les plus fraîches d'ici une génération » fin de citation. En effet, les huit dernières années ont déjà été les plus chaudes jamais enregistrées au niveau mondial. D’autres experts expliquent pour leur part je cite, que « les bénéfices économiques et sociaux d'une limitation du réchauffement climatique à 2 °C dépassent le coût des mesures à mettre en place pallier les conséquences de cette augmentation de 2° » fin de citation. Le Giec note aussi que plus les gouvernements attendront pour lutter contre le réchauffement, plus il sera difficile de pour maintenir un climat stade. Ainsi, le développement des énergies renouvelables est un grand pas en ce sens, je cite « De 2010 à 2019, les coûts ont diminué durablement pour l'énergie solaire (-85 %), éolienne (-55 %) et les batteries au lithium (-85 %) » fin de citation. Outre l'effet sur le climat, des efforts accélérés et soutenus apporteraient je cité « de nombreux avantages connexes, en particulier pour la qualité de l'air et la santé » estiment les scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que le « cimetière de CO2 » de la mer du Nord ?
Le Danemark a inauguré un site de stockage de dioxyde de carbone à Esbjerg, dans le sud-ouest du pays. Ce projet, appelé "Greensand", permettra de stocker le CO2 sous la mer du Nord, via un ancien gisement de pétrole. Le captage et la séquestration du carbone ou CSC pour l’acronyme, est une technique permettant de capter le CO2, puis de l'enfouir je cite « dans une formation géologique pour éviter qu'il ne soit présent dans l'atmosphère » fin de citation.Depuis environ 20 ans, la technologie de stockage de CO2 connaît une accélération importante en réponse au réchauffement de la planète. Ainsi, le Danemark inaugure le premier "cimetière de CO2" au monde, appelé "Greensand". Bien que le CCS soit encore balbutiant et très coûteux, le Giec le considère comme un outil essentiel pour freiner le réchauffement climatique, et la Commission européenne a annoncé en décembre dernier son intention de déployer cette technique partout où ce sera possible.Dans le détail, le CO2 provient d'une usine du géant de la chimie Ineos, située en Belgique. Dans un premier temps, le CO2 est liquéfié et acheminé par la mer vers la plateforme Nini West, située en mer du Nord. Le dioxyde de carbone est ensuite stocké de manière permanente à 1 800 mètres de profondeur sous la mer du Nord, dans un réservoir de grès. Les acteurs du projet prévoient de stocker 1,5 million de tonnes de CO2 par an, et l'objectif est d'atteindre un stockage de 8 millions de tonnes de CO2 par an en 2030, soit environ 13% des émissions de CO2 annuelles du Danemark.Le stockage de CO2 permet d'emprisonner le carbone directement capté depuis les usines très émettrices telles que les cimenteries ou les centrales à charbon. Si plus de 200 projets sont aujourd'hui opérationnels ou en développement à travers le monde, Greensand se distingue en séquestrant le carbone d’autres pays. Et clairement, le Danemark dispose d'un endroit idéal pour le stockage de CO2 grâce aux gazoducs et aux réservoirs géologiques vides après des décennies d'exploitation du pétrole et du gaz. Cependant, les quantités stockées sont encore très faibles par rapport aux émissions annuelles. L'impact sur les émissions de gaz à effet de serre devrait donc rester limité, même si le marché du CSC devrait quadrupler d'ici 2025 pour atteindre 50 milliards de dollars et que la filière devrait être en mesure de séquestrer 150 millions de tonnes par an en 2024 dans le monde, contre 40 millions l’an dernier 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.