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Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

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Les États-Unis créent des aspirateurs géants à CO2 ?

C’est un investissement considérable d’ 1,2 milliard de dollars qui a été consenti par les États-Unis dans un ambitieux projet de captage de CO2 à l'aide d'immenses aspirateurs déployés dans deux États. Ces colossales machines agissent comme des aspirateurs géants, filtrant l'air pour ne capturer que le dioxyde de carbone.Pour ce projet, les États-Unis sont en partenariat avec plusieurs acteurs, notamment Battelle, une organisation à but non lucratif, l'entreprise américaine Heirloom Carbon Technology, ainsi que la compagnie suisse Climeworks. L'initiative sera lancée en premier lieu au Texas et en Louisiane et selon les estimations, chaque site pourrait capter un million de tonnes de CO2 par an, équivalant aux émissions de 445 000 voitures à essence sur douze mois. Bien que cela puisse sembler modeste dans le contexte américain, c'est néanmoins une contribution significative.La technologie derrière ces aspirateurs est connue sous le nom de Captage Direct de l'Air (DAC). Ces machines aspirent l'ensemble de l'air ambiant à leur proximité. Ce flux d'air passe ensuite par un filtre qui déclenche une série de réactions chimiques afin d'isoler le dioxyde de carbone, lequel est stocké dans d'énormes réservoirs souterrains. Par la suite, ce CO2 peut être réutilisé dans divers domaines tels que la construction, la production de carburants pour l'aviation ou d'autres applications industrielles. Bien que cette technologie soit encore peu répandue, son potentiel est considérable. Bien que les aspirateurs DAC ne soient pas encore largement déployés à travers la planète, leur capacité d'extraction est immense. Bien que leur mise en place actuelle soit coûteuse, ils pourraient jouer un rôle majeur dans l'atténuation des effets du réchauffement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 27, 20231 min

8 pays d’Amérique latine en sauveur de l’Amazonie ?

Une alliance pour lutter contre la déforestation de l'Amazonie a été mise en place début août à l'initiative de huit pays d'Amérique Latine. Elle vise notamment à lutter contre la déforestation.Est-ce une bonne chose que huit pays d’Amérique du Sud se mobilisent pour l’Amazonie ? Evidemment. Cela sera-t-il suffisant pour vraiment sauver l’Amazonie de la déforestation ? C’est moins sûr… car depuis 50 ans, la forêt a vu 17 % de sa surface disparaître. En cause, l’agriculture intensive au Brésil, l’urbanisation et des incendies parfois volontaires. Une déforestation qui concerne surtout le territoire du Brésil, sur les neuf pays qui se partagent la forêt, dont la France avec la Guyane.La déforestation est aussi guidée par des choix politiques. En 2004, 27 millions de km² de forêt ont disparu. Si en 2012, la déforestation a nettement diminué, cette pratique destructrice est de nouveau repartie à la hausse ces dernières années sous l’impulsion de l’ancien gouvernement Bolonaro au Brésil. L’élection du président Lula aura sans doute un nouvel effet de ralentissement puisqu’une diminution de 16 % est prévue cette année. Quoiqu’il en soit, l’Amazonie vit une période cruciale, non seulement pour elle mais aussi pour l’environnement tout entier. Car depuis 1973, la forêt a capté un quart de nos émissions carbone. À noter que l'Amazonie, c'est aussi 20 % de l'eau douce et 10 % de la biodiversité de la planète, sans oublier son rôle de régulateur thermique naturel. Là où la forêt disparaît, la température s'élève en moyenne de 3 degrés.Dès lors, à quoi va servir cette union ? Je cite « à promouvoir la coopération régionale dans le combat contre la déforestation, pour éviter que l’Amazonie n’atteigne le point de non-retour » fin de citation. Si le signal envoyé est positif, les organisations de défense de l’environnement, elles, ne sont pas convaincues, puisque cette déclaration commune ne présente aucun objectif concret pour éradiquer totalement la déforestation. Une promesse que le Brésil compte tenir d’ici 2030. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 24, 20232 min

L’une des plus vieilles plantes du monde sur le point de disparaître ?

On peut la trouver dans des coins reculés de la planète, tels que les falaises glacées du plateau tibétain et les sommets de l'Himalaya, je veux parler de la mousse baptisée "Takakia", la plus ancienne du monde. D’après les scientifiques, cela fait près de 400 millions d’années qu’elle est présente sur Terre, endurant tous les climats possibles. Elle possède d’ailleurs une capacité d'adaptation exceptionnelle qui lui permet de figurer parmi les espèces les plus promptes à évoluer. Cependant, cela pourrait ne pas suffire face au dérèglement climatique d'après une étude publiée dans la revue scientifique Cell.De 2010 à 2021, des chercheurs ont mené 18 expéditions jusqu'à 4 000 mètres d'altitude dans les montagnes de l'Himalaya afin de collecter des échantillons et scruter l'habitat de cette mousse. Malheureusement, leurs conclusions sont alarmantes : la Takakia a connu un déclin d'environ 1,6% par an en seulement 9 ans. Je cite les auteurs de l’étude, « la réduction observée au cours de la dernière décennie est un signal inquiétant des menaces graves du changement climatique ». En effet, avec la fonte des glaciers engendrée par l'augmentation des températures, la mousse subit une plus grande exposition aux rayonnements ultraviolets, un changement auquel elle n'est pas préparée.D'ici à la fin du siècle, les habitats propices à la survie de la Takakia pourraient être réduits à une superficie maximale d'environ 1 000 ou 1 500 km², ce qui signifie que cette mousse extrêmement résistante pourrait bien disparaître complètement de la surface de la Terre d'ici une centaine d'années. Néanmoins, les scientifiques mettent tout en œuvre pour préserver la Takakia en reproduisant certains spécimens en laboratoire, avant de les replanter. Je cite « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et ne rien faire… Après cinq années d'observation, nous avons constaté que certaines des pousses transplantées parvenaient à survivre et à prospérer. Cela pourrait contribuer à la récupération de la Takakia, ou du moins à retarder son extinction » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 23, 20232 min

Tesla : l’entreprise aurait menti sur l’autonomie de ses voitures ?

Des spécialistes de l'industrie automobile ont récemment mis en cause Tesla pour l’autonomie de ses batteries, avec d’après eux des évaluations douteuses fournies aux clients. Il semblerait même que l’entreprise d’Elon Musk ait pris des mesures pour empêcher les clients de formuler des plaintes auprès de son service après-vente.C’est via l’agence de presse Reuters que ce problème a été mis en lumière, ou plus précisément, deux problèmes. Tesla aurait délibérément trompé certains de ses clients en leur fournissant des estimations d'autonomie de leur véhicule inexactes. Pour éviter les retours négatifs, l'entreprise aurait également mis en place une équipe dédiée à l'annulation des rendez-vous avec le service après-vente. Des révélations qui, si elles se révèlent exactes, pourraient sans doute faire trembler le géant des voitures électriques.Concrètement, Tesla est accusé d’avoir artificiellement augmenté les performances de ses voitures en manipulant le logiciel chargé d'estimer l'autonomie. Lors de l'achat, les clients étaient attirés par les chiffres rassurants affichés sur le tableau de bord. En réalité, ces chiffres étaient basés sur des algorithmes qui projetaient de manière optimiste le nombre de kilomètres que le véhicule pouvait parcourir. Cependant, lorsque la batterie descendait en dessous de 50 %, l'algorithme indiquait une autonomie bien moindre que celle initialement prévue. Et selon Reuters, il semblerait que Tesla ait établi une équipe de « diversion » à Las Vegas dont le rôle serait de gérer les clients mécontents de l'autonomie des véhicules en les déroutant. Cette équipe aurait pour objectif d'annuler autant de rendez-vous que possible afin de prévenir toute surcharge des centres de service après-vente. Ainsi, Tesla économisait environ 1 000 dollars à chaque annulation.Selon les informations recueillies, la mise en place de cette équipe par Tesla aurait potentiellement évité à l'entreprise de couvrir les coûts de réparation ou de remplacement des batteries défectueuses. Au lieu de cela, elle aurait encouragé ses clients à conserver leur véhicule et à éviter des dépenses conséquentes. Même si cette affaire n'a pas encore atteint l'ampleur d'un « Teslagate » aux États-Unis, les révélations de Reuters sont tout de même assez préoccupantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 22, 20232 min

Vélos électriques, un vrai problème à New York ?

La ville qui ne dort jamais est célèbre pour de nombreuses choses, notamment ses embouteillages, ce qui fait du vélo électrique une solution privilégiée pour les déplacements. Toutefois, la multiplication croissante de ces engins engendre également une hausse des problèmes de sécurité, poussant la municipalité à prendre des mesures.Aujourd’hui, les batteries lithium-ion qui équipent les vélos électriques sont présentes partout, des téléphones portables jusqu’aux voitures ! Ce qui pose régulièrement souci quand elles s'enflamment, car oui, ces batteries sont facilement inflammables… un véritable casse-tête pour les marques qui cherchent le parfait compromis entre rentabilité et sécurité. À noter qu’il existe des normes garantissant leur bon fonctionnement et surtout leur sécurité, souvent très couteuses, mais que la plupart des marques respectent. Néanmoins, certaines catégories de population n’ont pas les moyens de s’équiper de ce matériel, et optent pour des objets bon marchés de marques peu fiables, notamment en ce qui concerne les vélos électriques. Et cela pose un réel problème.Rien qu'en 2023, la ville de New York a enregistré 13 décès liés à des problèmes de batterie, sur près de 65 000 vélos électriques en circulation. Un chiffre faible, mais qui ne cesse d'augmenter, touchant particulièrement les livreurs pour qui un véhicule à assistance électrique est presque indispensable pour travailler dans des conditions convenables. Face à cette situation, la ville a interdit la vente d'appareils ne répondant pas aux homologations requises sur son territoire, ainsi que l'utilisation et la commercialisation de batteries modifiées ou remises à neuf à partir de cellules lithium-ion récupérées sur des appareils usagés. Une garantie de sécurité, mais qui pose aussi la question du recyclage des batteries, qui dans ce cas est en partie impacté par cette décision.Toutefois, il faudra sans doute aller plus loin pour éradiquer complètement les problèmes de batteries défectueuses. De nombreux experts expliquent que des villes telles que New York présentent des conditions particulièrement difficiles pour les vélos électriques. Les étés torrides d'Amérique du Nord peuvent mettre à l'épreuve les appareils, mais l'hiver n'est pas non plus idéal, et ce n'est pas seulement à cause du froid. En effet, l’Amérique du Nord connaît chaque année d'abondantes chutes de neige et les collectivités ont bien souvent recours au sel pour dégager les routes. Cependant, le sel a tendance à s'infiltrer dans les batteries insuffisamment étanches, ce qui peut provoquer rapidement des courts-circuits, puis une surchauffe et enfin, un incendie. Même les batteries de qualité peuvent être sujettes à ces problèmes, même si ces dernières ont des éléments sensibles à la surchauffe séparés les uns des autres par de la résine, ce qui diminue grandement les risques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 21, 20232 min

Elon Musk craint que le monde manque d’électricité ?

D'ici à 2030, Tesla a pour objectif de fabriquer environ 20 millions de véhicules électriques par an. Un chiffre colossal qui devrait suivre la tendance mondiale, soutenue par des réglementations visant à restreindre puis à interdire la vente de certains véhicules thermiques. Cependant, face à la nécessité d'alimenter des millions de véhicules électriques, Elon Musk est convaincu que l'offre ne pourra pas répondre aux besoins.Selon PG&E, fournisseur d'énergie d’une grande partie de la Californie, la demande pourrait croître de 70 % au cours des 20 prochaines années. De son côté, le cabinet McKinsey prévoit une augmentation de 100 % pour l'ensemble des États-Unis d'ici 2050. Pourtant, la production d'électricité aux États-Unis n'a augmenté que de 1 % par an depuis le début du siècle, un taux que l'on retrouve également dans d'autres pays développés, ce qui pose un véritable défi pour Elon Musk, qui anticipe déjà des pénuries d'électricité.En réalité, les réseaux électriques mondiaux sont déjà soumis à des pressions de plus en plus fortes. Les vagues de chaleur et de froid, sans compter les pénuries de carburant… autant de facteurs qui mettent à rude épreuve nos sociétés de plus en plus dépendantes de l'électricité. Malgré cela, les producteurs d'électricité investissent d'énormes sommes d'argent dans la transition énergétique ainsi que dans la modernisation des centrales existantes. Elon Musk estime toutefois que ces efforts restent insuffisants et appelle à une intensification des initiatives, tant de la part de l'industrie que des régulateurs. À travers Tesla, il contribue déjà activement à cet effort en vendant des panneaux solaires et des batteries de stockage aux particuliers et aux services publics. D’ailleurs, il considère que les batteries pourraient jouer un rôle clé pour augmenter la production électrique, notamment en optimisant le fonctionnement des centrales 24 heures sur 24 et en stockant l'énergie excédentaire dans des fermes de batteries pour une utilisation ultérieure.Il existe un autre domaine qui requerra une importante quantité d'électricité dans les années à venir : l'intelligence artificielle, notamment des programmes tels que ChatGPT. Cette expansion promet de consommer de plus en plus d'énergie et de ressources au fur et à mesure de son développement et de sa généralisation. Pour Elon Musk, ces éventuelles pénuries pourraient entraver la progression de ce secteur, ce qui serait préjudiciable non seulement à ses projets liés à l'IA, mais également à d'autres aspects de ses activités. La question qui se pose est de savoir si l'un des individus les plus influents de la planète saura, à l'instar de ses réussites dans les domaines de l'automobile et de l'aérospatial, impulser une nouvelle dynamique au secteur de l'électricité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 20, 20232 min

L'IA pour lutter contre les feux de forêt ?

Vous avez sûrement remarqué, ces dernières semaines le Canada, le Midwest américain et quelques pays d'Europe sont touchés par des incendies de forêt. En raison de sécheresses et d'une diminution marquée des précipitations, ces régions sont de plus en plus vulnérables aux incendies. Dans cette optique, Pano AI vise à résoudre cette problématique en établissant des modèles prédictifs pour anticiper les départs de feu et en restreindre la propagation grâce à l'utilisation de l'intelligence artificielle.Le réseau de détection d'incendie déployé par Pano AI est le plus vaste au monde, couvrant plus de 2,4 millions d'hectares à travers plusieurs États américains : l'Oregon, le Montana, l'Idaho, l'état de Washington et la Californie. À l'aide d'un système de surveillance opérationnel 24 heures sur 24, ce réseau identifie rapidement les signes précurseurs d'incendies et alerte les équipes d'intervention. Le système repose sur des caméras puissantes placées en altitude et capables de réaliser une rotation à 360°. Ces caméras balayent en permanence les zones à risque et ont une portée pouvant atteindre 24 km, tout en enregistrant des images en haute définition. La deuxième technologie fondamentale du système est l'apprentissage profond (deep learning), permettant aux caméras de détecter les anomalies avec une grande précision. Si un incendie est suspecté, le modèle d'IA évalue le risque potentiel et détermine précisément l'origine du foyer, permettant ensuite de prédire la vitesse et la direction de propagation du feu.Les conséquences environnementales de ces incendies sont considérables. Rien qu'aux États-Unis, plus de 1,5 million d'incendies de forêt ont été recensés depuis l'an 2000. Cet été, plus de 18 000 incendies ont été répertoriés, ayant ravagé plus de 200 000 hectares de végétation, et engendreraient des coûts annuels estimés à 50 milliards de dollars à l'échelle mondiale. L'intelligence artificielle pourrait ainsi devenir un outil crucial pour prévenir ces incendies en identifiant les risques avant qu'ils ne se transforment en catastrophes. Toutefois, elle ne saurait être utilisée qu'en complément des méthodes traditionnelles de lutte contre les incendies et ne peut se substituer à elles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 17, 20232 min

Vin : la NASA veut soigner les vignes depuis l’espace ?

La NASA compte appliquer une technologie spatiale à l'agriculture pour faciliter la détection précoce des maladies affectant les vignes. Cette initiative permettrait aux viticulteurs d'intervenir avant que les récoltes ne subissent des pertes.Chaque année, entre 15 et 30 % de la production mondiale de vin est perdue en raison de bactéries, de virus et de divers pathogènes végétaux qui bien souvent, sont détectés trop tard. C'est pourquoi la NASA explore une approche novatrice de détection à distance qui faciliterait la surveillance au sol des vignobles et pourrait générer des économies potentielles de plusieurs milliards de dollars. Concrètement, une équipe de chercheurs a réussi à identifier une infection dans des vignobles de Cabernet Sauvignon avant que les symptômes ne soient visibles à l'œil nu. Il s'agit de l'"enroulement de la vigne", une maladie redoutée par les viticulteurs qui n'entraîne pas la mort de la plante, mais limite considérablement son rendement à l'hectare.Cette technologie développée par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie a permis de repérer des signes subtils de cette maladie. Son fonctionnement repose en partie sur l'apprentissage automatique et sur un spectromètre d'imagerie infrarouge appelé AVIRIS NG. Cet instrument, une fois déployé dans les airs, est capable de mesurer et de surveiller de nombreuses données telles que les incendies de forêt, les émissions de gaz à effet de serre et les marées noires. Intégré à un avion, cet appareil a pu scruter minutieusement plus de 4 400 hectares de vignobles californiens. Les données visuelles collectées ont ensuite été intégrées de manière approfondie à des modèles informatiques capables de distinguer une vigne infectée d'une vigne saine. Le fonctionnement de cette technologie repose sur la puissance de l'intelligence artificielle, ce qui en fait un instrument inégalé en termes de précision pour la surveillance des cultures. Bien que son application soit pour l'instant concentrée sur les vignes, rien n'empêche d'envisager une extension de ce dispositif à d'autres types de cultures à l'avenir, voire même pour d’autres besoins de surveillance de l’environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 16, 20232 min

Pause estivale 2023

Choses à Savoir Tech Verte prend quelques jours de vacances, mais nous vous donnons rendez-vous le 21 août pour une toute nouvelle saison !Bonnes vacances et bel été ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 20, 20230 min

La recharge « en roulant » des camions électriques bientôt en France ?

En France, l'autoroute A10 en région parisienne sera bientôt le théâtre d'une vaste expérimentation. Un consortium dirigé par VINCI Autoroutes mettra en place un protocole de tests pour deux technologies de recharge dynamique pour poids lourds, à savoir, la recharge par induction et celle par rail, permettant aux véhicules de se recharger en roulant.Bien que l'électrification soit une solution prometteuse pour réduire la pollution des poids lourds, un obstacle majeur subsiste : la taille des batteries lithium-ion nécessaires pour que ces véhicules puissent se déplacer. Ces batteries sont inévitablement massives et requièrent des infrastructures de recharge puissantes. En effet, une batterie de semi-remorque électrique peut peser jusqu'à 5 tonnes, ce qui n'est pas viable en termes de coûts de production et de consommation de ressources. C'est pourquoi VINCI Autoroutes, qui s'était déjà penché sur l'électrique par le passé, se tourne désormais vers la recharge dynamique. Concrètement, les camions pourront se recharger pendant leur trajet.Cette expérimentation d'envergure aura lieu aux alentours du péage de Saint-Arnoult, avec deux tronçons distincts destinés à tester les deux technologies de recharge. La recharge par induction fonctionnera de manière similaire à celle des téléphones, mais les bobines magnétiques responsables du transfert d'énergie seront intégrées sous le bitume. Ainsi, en roulant au-dessus, les batteries des camions se rechargeront. Quant à la recharge par rail conductif, elle suit le même principe, à la différence que les camions seront physiquement connectés à la route pour maintenir la charge de leurs batteries. Les essais débuteront en septembre 2023, d'abord sur piste fermée, avant d'être installés sur deux tronçons de l'A10. Cela permettra d'évaluer l'efficacité de ces technologies de recharge à grande vitesse, avant que VINCI ne les déploie progressivement sur l'ensemble du territoire.Dans sa globalité, l'expérimentation durera trois ans et représente un budget total de 26 millions d'euros. Si le système fonctionne, VINCI a souligné que la recharge dynamique permettra une réduction massive des émissions de CO2, une solution sans équivalent à ce jour. Cependant, un défi majeur subsiste : le coût des installations, estimé entre 4 et 5 millions d'euros par kilomètre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 19, 20232 min

Depuis la Lune, un satellite serait capable d’alimenter la Terre en énergie ?

L'Agence Spatiale Européenne (ESA) a lancé le Projet Solaris, qui vise à exploiter l'énergie solaire directement depuis l'espace en utilisant des satellites et des stations spatiales spécialement conçus. L'objectif est de transférer cette énergie sur Terre pour alimenter nos villes et infrastructures. Si cela peut sembler relever de la science-fiction, c'est en réalité plus facile à faire qu'il n'y paraît. La société suisse Astrostrom, prévoit de construire la "Greater Earth Lunar Power Station" ou GEO-LPS, que l'on pourrait traduire par "Grande Centrale Électrique Terre Lune".Derrière ce nom se cache un satellite innovant, dont la conception s'inspire de la forme d'un papillon, équipé de panneaux solaires en forme de "V" couvrant une surface de plus d'un kilomètre carré. Et ce qui est encore plus surprenant, c'est que ce satellite serait fabriqué sur la Lune à partir de ressources locales. L'étude de faisabilité réalisée par Astrostrom montre que les technologies nécessaires pour ce projet existent déjà sur Terre. Les adapter à l'environnement lunaire et les contrôler depuis la Terre est tout à fait envisageable, selon l'ESA.Une fois construite, la GEO-LPS serait positionnée dans l'espace sur un point de Lagrange situé à environ 61 350 km de la Lune. Un point de Lagrange est un endroit stable autour de l'orbite d'une planète. L'idée est que la station alimente d'abord des activités lunaires, telles que les équipes scientifiques présentes sur place, avant de fournir de l'énergie à la Terre elle-même, avec une puissance constante estimée à 23 mégawatts, soit un peu plus du double de la puissance électrique de la centrale Solar One aux États-Unis, qui est la deuxième plus grande du monde. D’ailleurs, l'Agence Spatiale Européenne remarque que construire un tel dispositif sur la Lune serait moins coûteux que de le faire sur Terre. Mieux encore, l'énergie générée pour la Terre ne serait pas plus coûteuse que les alternatives terrestres. Forte de ces constats, l'ESA imagine déjà la mise en place d'un écosystème industriel sur la Lune et son orbite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 18, 20232 min

Qu’est-ce que la loi « restauration de la nature » ?

Avec 336 voix pour, 300 contre, et 13 abstentions, les eurodéputés ont donné in extremis leur approbation à un projet de loi visant à restaurer les écosystèmes. À un an des élections européennes, cette législation phare du Pacte vert de l'UE est devenue le symbole d'une bataille politique.En effet, le texte, proposé mi-2022 par Bruxelles, vise à imposer aux États des objectifs contraignants de restauration des terres et des espaces marins endommagés par la pollution ou l'exploitation intensive. L’objectif est ainsi de préserver la biodiversité, en accord avec les termes énoncés lors de la COP15 à Montréal. Une première victoire pour de nombreux eurodéputés écologistes qui précise que l’adoption de ce texte a eu lieu au terme d’une lutte acharnée.En effet, le texte a été combattu par les élus de droite et d'extrême droite qui cherchaient à le bloquer. Tout comme d'autres textes du Pacte vert, les conservateurs exprimaient leurs inquiétudes quant à l'impact sur l'agriculture, la pêche ou les énergies renouvelables. Je cite la député Les Républicains Anne Sander, « restaurer la nature ne doit pas signifier la fin de toute production économique, industrielle, forestière et agricole en Europe » fin de citation. De leur côté, une centaine de militants pour le climat emmenés par Greta Thunberg ont tenu à défendre le projet. Je cite les propos de la jeune militante suédoise à l’AFP, « pour atténuer la crise climatique et la perte de biodiversité, nous devons restaurer davantage la nature. La science l'a prouvé » fin de citation. Les eurodéputés devront maintenant négocier le contenu de cette loi avec les États membres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 17, 20232 min

Température : comment ont-elles augmentées depuis 1789 ?

Il y a quelques jours, nous fêtions le 14 juillet, prise de la Bastille et fête nationale française. Mais vous êtes-vous déjà demandé quelle était la météo en ce jour de révolution de 1789 ? Et bien figurez-vous que cette année-là, Paris vivait un été frais, bien différent de ceux que nous connaissons aujourd'hui. En juillet 1789, la température moyenne dans les rues de la capitale était de 17,8°C, alors qu'elle était de 23°C en 2022.Cette évolution climatique est clairement visible sur les graphiques du réchauffement climatique créée par un scientifique britannique. Visuellement, les températures moyennes sont chaque année représentées par une ligne. Les années plus froides que la moyenne de référence – à savoir la période 1961-1990 - sont en bleu, tandis que les années les plus chaudes sont en rouge. Pour reconstituer les températures annuelles de ces siècles passés, les climatologues utilisent les premiers relevés de température - le thermomètre ayant été inventé au XVIIe siècle - ainsi qu'une multitude d'archives climatiques naturelles telles que les cernes d'arbres ou les stalactites. Le "petit âge glaciaire", une période de refroidissement du XVe au XIXe siècle, est clairement visible jusqu'en 1850. Ce refroidissement était principalement dû à des causes naturelles comme de nombreuses éruptions volcaniques dont les fines particules se dispersent dans l'atmosphère, masquant la lumière du soleil, une activité solaire réduite et un possible ralentissement des courants marins dans l'Atlantique Nord. Ce froid a progressivement cédé la place au réchauffement climatique causé par notre consommation croissante de charbon, de pétrole et de gaz au cours du XXe siècle. Pour le climatologue Christophe Cassou que je cite, « ce qui est frappant, c'est la rapidité extrême du réchauffement à partir des années 1970 »fin de citation. En effet, il s’agit d’un rythme inédit depuis au moins 2 000 ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 16, 20232 min

L’air humide transformée en énergie renouvelable ?

Des chercheurs de l'université du Massachusetts Amherst prétendent avoir découvert une méthode permettant de produire de l'électricité à partir de l'humidité de l'air. Grâce à un dispositif de la taille d'un ongle, mesurant un cinquième de la largeur d'un cheveu humain, les scientifiques ont réussi à générer un courant électrique continu, de faible intensité, évidemment.Alors que l'énergie solaire atteint désormais un rendement de plus de 30 %, les chercheurs du monde entier travaillent sur de nouvelles sources d'énergie renouvelable. Cependant, il est rare qu'ils parviennent à en découvrir une nouvelle. Dans ce cas précis, la découverte est en réalité le résultat d'un accident survenu en laboratoire. Pour reprendre les mots du professeur Jun Yao : "Nous souhaitions créer un simple capteur d'humidité de l'air, mais pour une raison inconnue, l'étudiant qui travaillait dessus a omis de le brancher. L'équipe a été surprise de constater que le dispositif, composé d'un réseau de tubes microscopiques appelés nanofils, produisait quand même un signal électrique [...] chaque nanofil avait un diamètre inférieur à un millième de celui d'un cheveu humain, suffisamment large pour permettre à une molécule d'eau en suspension dans l'air de pénétrer, mais suffisamment étroit pour que la molécule se heurte à l'intérieur du tube. L'équipe a découvert que chaque collision conférait une petite charge au matériau et, à mesure que la fréquence des collisions augmentait, une extrémité du tube se chargeait différemment de l'autre. C'est un peu comme une batterie" fin de citation.Dans une nouvelle étude, l'équipe de chercheurs a abandonné les nanofils au profit de matériaux comportant des millions de nanopores minuscules. Le résultat est un dispositif capable de générer environ un microwatt, ce qui est suffisant pour allumer un pixel sur un grand écran LED. La possibilité d'utiliser cette technologie pour alimenter nos appareils actuels est donc encore lointaine, mais les chercheurs sont sur la bonne voie pour découvrir une nouvelle source d'énergie renouvelable de grande envergure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 13, 20232 min

Des anti-douleurs fabriqués à base de déchets papier ?

La majorité de nos analgésiques, donc nos anti-douleurs légers comme le paracétamol, sont fabriqués à partir d'un dérivé du pétrole. Autrement dit, le processus est loin d'être respectueux de l'environnement et sujet à des fluctuations de prix importantes. C'est pourquoi un groupe de chercheurs de l'université de Bath, au Royaume-Uni, s'est intéressé aux déchets générés par l'industrie du papier.Ils ont en effet récupéré de grandes quantités de β-pinène, un composant de la térébenthine. Car il faut savoir que chaque année, l'industrie du papier produit 350 000 tonnes de térébenthine, dont elle ne sait pas que faire. Cela ne signifie pas pour autant que cette substance est inutilisable, bien au contraire, car elle peut remplacer le pétrole dans la synthèse de divers composés chimiques, qui servent ensuite à la fabrication de bêta-bloquants, de médicaments contre l'asthme et même de produits ménagers.Et cette découverte présente deux grands avantages. Le premier est principalement d'ordre environnemental. En se débarrassant du pétrole, ce processus de synthèse devient beaucoup plus écologique, ce qui est crucial pour l'industrie pharmaceutique qui est 13 % plus polluante que le secteur automobile. De plus, cela permettrait d'obtenir une plus grande stabilité des prix, qui ne seraient plus dépendants de la situation géopolitique du moment, contrairement au pétrole. Toutefois, il convient de noter que, pour l'instant, ce processus de synthèse est plus coûteux que celui traditionnel. La question est donc de savoir si, dans le cas où cette nouvelle technique de production se généralise, il vaut mieux accepter de payer plus cher pour les médicaments afin de garantir un prix fixe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 12, 20231 min

Une éolienne marine en forme de poisson pour produire de l’électricité ?

Voilà une innovation qui place une nouvelle fois la France dans le haut du panier des pays innovateur en termes d’énergie renouvelable. La start-up EEL Energy a lancé la première hydrolienne biomimétique, inspirée de la nature. Après 10 ans de conception, cette hydrolienne prend la forme d’une membrane ondulante qui imite les mouvements des poissons. Grâce à ces mouvements et au courant, l’invention est capable de produire de l'électricité sans émettre la moindre pollution.Cette technologie entièrement renouvelable mesure 8 mètres de large et 16 mètres de long. Une large membrane en plastique est installée en dessous, permettant une déformation périodique provoquée par les ondulations de la structure. Ces déformations sont ensuite converties en électricité par un système électromécanique. Au total, quatre hydroliennes seront installées dans le département du Rhône d'ici la fin de l'année. L'objectif principal du projet est de réaliser des tests techniques grandeur nature sur ces nouvelles hydroliennes avant de les déployer à long terme sur d'autres sites fluviaux, et pourquoi pas en pleine mer.EEL Energy souhaite attirer des investisseurs pour déployer cette technologie, qui est brevetée au niveau international, dans d'autres régions du monde comme le Congo, l'Amazonie, le Chili, ainsi que les États américains de l'Alaska et du Mississippi. Je cite Franck Sylvain, PDG d’EEL Energy, « En général, ce sont des populations autochtones qui n'ont pas accès à l'électricité. S'il y a une rivière à proximité, nous pouvons installer nos machines et leur fournir de l'énergie moins chère et totalement décarbonée » fin de citation. L'électricité produite par cette première mise à l'eau sera injectée dans le réseau électrique français et devrait atteindre 400 MWh, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 100 foyers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 11, 20232 min

Peut-on générer de l’hydrogène depuis nos toits ?

La principale problématique liée à l'hydrogène réside dans sa production largement réalisée grâce aux combustibles fossiles. On appelle ça de l’hydrogène gris, qui comme son nom l’indique entraîne d'importantes émissions de CO2. Il existe également l’hydrogène vert, produit grâce aux énergies renouvelables, mais qui est beaucoup plus coûteuse, et en moins grande quantité. Ceci dit, une équipe de chercheurs de l'Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT) a développé plusieurs solutions innovantes, telles que la création de photoréacteurs à faible coût, capables de produire de l'hydrogène ou de l'eau potable directement dans les parcs solaires, et même depuis votre toit !Ce processus s’appuie sur des réactions chimiques qui se produisent lorsque la lumière solaire entre en contact avec un matériau spécifique. Les chercheurs du KIT ont réussi à identifier plusieurs matériaux photocatalytiques qui absorbent les photons pour en extraire de l'énergie. En d'autres termes, ces matériaux permettraient de décomposer l'eau en hydrogène et en oxygène, tout en étant capables de produire des carburants neutres en CO2 à partir d'eau et de dioxyde de carbone. Cette technologie existait déjà, mais elle était limitée aux laboratoires spécialisés en raison de son coût élevé.Récemment, les chercheurs ont mis au point des réacteurs peu coûteux et efficaces, mieux adaptés à une production à grande échelle. En substance, ces réacteurs sont composés d'un photocatalyseur intégré au cœur même du dispositif. Ce catalyseur contient les réactifs nécessaires à la production d'hydrogène. Et pour que le processus fonctionne, la lumière solaire doit être acheminée vers le photocatalyseur avec une perte minimale, quelle que soit la position du soleil. Pour cela, les chercheurs ont opté pour la conception d'ensembles comprenant des panneaux polymères recouverts d'une couche d'aluminium, augmentant ainsi la réflectivité. Ainsi, le transport de la lumière est optimisé tout au long de la journée. D'autres défis restent à relever, notamment le développement de méthodes de stockage de l'hydrogène et la mise en place d'un réseau de distribution efficace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 10, 20232 min

No Wash : faire moins de machines pour préserver la planète ?

Le concept du "no wash" ou "low wash" gagne en popularité, incitant de plus en plus de personnes à laver leurs vêtements moins souvent. Les partisans de cette approche, qui font l'objet de nombreux articles dans les médias anglo-saxons, mettent en avant l'impact sur l'environnement ainsi que le coût de l'eau et de l'électricité, sans compter la question de l'hygiène qui elle aussi suscite des débats.Saviez-vous qu'en moyenne, une machine à laver est utilisée plus de 180 fois par an dans les pays occidentaux ? En mai dernier, la BBC a interviewé l'expert Marc Sumner de l'Université de Leeds, au Royaume-Uni, qui a appelé à réduire la fréquence des lavages. Les raisons en faveur de cette approche sont multiples, notamment la préservation de l'environnement et la gestion des ressources naturelles. L'utilisation fréquente de la machine à laver entraîne en effet une consommation importante d'eau et d'électricité, surtout lorsqu'elle est associée à un sèche-linge. Pour ce professeur britannique spécialisé dans le domaine textile depuis 30 ans, il est également crucial de se préoccuper des microfibres rejetées dans les océans et de comprendre comment elles peuvent contaminer les animaux marins.De leur côté, certains experts de l'industrie du textile se sont engagés dans cette cause avec des approches variées. La créatrice de mode Stella McCartney a fait la une du journal britannique The Guardian avec un message fort : "Dans la vie, la règle de base est : si vous n'avez pas besoin de nettoyer quelque chose, ne le nettoyez pas !" Une marque américaine a quant à elle lancé un défi consistant à porter la même robe tous les jours pendant 100 jours. Une autre a développé une ligne de sous-vêtements pouvant être portés plusieurs jours d'affilée sans être lavés. Et c’est là où la question de l'hygiène se pose. Les adeptes du mouvement "no wash" adoptent diverses solutions, telles que l'exposition aux rayons UV, l'aération des jeans ou des chaussettes. Certains vont même jusqu'à ne laver leurs vêtements qu'une fois tous les six mois. Selon le professeur Sumner de l'Université de Leeds, la meilleure approche consiste à trouver un équilibre. Pour lui, si vos vêtements ne dégagent aucune odeur, il n'est pas nécessaire de les laver ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 9, 20232 min

La fin des rats en Nouvelle-Zélande ?

La Nouvelle-Zélande s'engage dans une véritable lutte contre les rats avec un objectif ambitieux : les éradiquer complètement d'ici 2050, et les premiers résultats sont assez encourageants selon les autorités. Ce plan, intitulé "Predator Free New Zealand" (une Nouvelle-Zélande sans prédateur) a été lancé en 2016 par le gouvernement, qui y a investi 17 millions d'euros. Trois espèces de rats ont ainsi été officiellement classées comme des espèces envahissantes et considérées comme une menace pour la biodiversité.Ce n'est pas que les rats soient plus présents en Nouvelle-Zélande qu'ailleurs, mais simplement qu'avant leur arrivée sur l'archipel, leurs proies n'avaient jamais connu de prédateurs comme les oiseaux nichant au ras du sol, ou certaines espèces ayant du mal à voler. Avec leurs amis furets et opossums, les rats dévorent environ 25 millions d'œufs d’oiseaux chaque année. Le kiwi, emblème national, est en conséquence rarement aperçu à l'état sauvage par la plupart des Néo-Zélandais. Et pour cause, il en reste moins de 70 000 dans le pays.L'élimination des rats permettra donc le retour des oiseaux. Un premier bilan encourageant a récemment été réalisé dans la capitale Wellington. Le projet, financé à la fois par des fonds publics et privés, emploie 36 personnes, mais repose principalement sur des centaines de chasseurs bénévoles devenus de véritables exterminateurs. Des caméras ont été installées aux endroits stratégiques, et chaque rat trouvé mort est signalé et envoyé dans un laboratoire pour autopsie. Ainsi, les populations de rats sont en nette diminution, et les oiseaux indigènes font leur retour.La méthode utilisée à Wellington peut-elle fonctionner à l'échelle du pays tout entier ? C'est le défi à relever. Jusqu'à présent, une seule région dans le monde a réussi à éliminer tous les rats : l'île de Géorgie du Sud, située dans l'Atlantique Sud, qui est environ 70 fois plus petite que la Nouvelle-Zélande. Le gouvernement néo-zélandais souhaite avancer par étapes et vise la libération d'un million d'hectares de rats d'ici 2025. Cependant, les défenseurs de l'environnement restent sceptiques. Ils estiment que la lutte contre les rats est trop chère et mobilise trop de ressources. La seule solution serait de mobiliser chaque habitant en tant que chasseur de rats. À ce propos, une expérience a été réalisée en novembre dernier dans une petite école de Stewart Island, une île située à l'extrême sud de l'archipel, où les élèves ont tué plus de 600 rats en 100 jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 6, 20232 min

La Sibérie se réchauffe… une aubaine pour la Russie ?

Au début du mois de juin, la Sibérie, cette vaste région du nord-est de la Russie environ 25 fois plus grande que la France, a été frappée par une vague de chaleur dépassant les 40°C, alors qu'elle est connue pour être l'une des régions les plus froides et inhospitalières de la planète. En conséquence, les forêts ont commencé à brûler… un phénomène désormais habituel en cette saison depuis quatre ans.La première conséquence de ce réchauffement rapide et extrême est la fonte du permafrost, considéré comme une bombe à retardement pour le changement climatique. Normalement, ce sol est gelé en permanence, parfois jusqu'à un kilomètre de profondeur. Lorsqu'il commence à fondre, toutes les matières organiques qui y étaient piégées depuis des dizaines de milliers d'années (champignons, plantes, bactéries) se réchauffent, fermentent et finissent par libérer d'énormes quantités de méthane et de CO2, accélérant ainsi le réchauffement climatique. Une autre conséquence est la réapparition de virus qui étaient jusqu'alors soigneusement conservés dans le sol gelé. De plus, la fonte de ce sol menace la stabilité des infrastructures telles que les gazoducs, les routes ou les villages.Cependant, la fonte des glaces permet également l'ouverture de nouvelles routes commerciales. De juillet à octobre, il est désormais possible de relier l'Asie à l'Europe par le nord en longeant les côtes de la Sibérie, ce qui est beaucoup plus rapide que de passer par le canal de Suez. Au final, le trafic maritime pourrait être quadruplé d'ici cinq ans. Et les enjeux commerciaux sont énormes, en particulier pour la Russie, qui possède 20 000 kilomètres de littoral. Moscou, qui cherche à se désenclaver, considère l'Arctique comme son nouvel eldorado. Le réchauffement climatique rend également plus accessibles les gisements d'hydrocarbures et d'uranium. Alors que le réchauffement climatique est une source de malheur pour certains, comme les populations vulnérables du Sud, il fait également le bonheur des Russes dont le portefeuille a été considérablement allégé suite aux sanctions financières imposées par l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine en février 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 5, 20232 min

Naarea, un réacteur qui réutilise les déchets nucléaires ?

Sur le papier, ce réacteur est plus écologique et plus sur que les autres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 4, 20232 min

Les entreprises françaises respectent-elles l’Accord de Paris ?

Elsa Chai et Vincent Pappolla sont les cofondateurs de la startup OpenClimat, spécialisée dans l'analyse de l'empreinte carbone des grandes et moyennes entreprises. Et leur constat est simple : il faut une mise à jour du niveau réel de l'action climatique des entreprises. Avec cette approche, les deux entrepreneurs souhaitent aider les consommateurs à prendre connaissance des pratiques environnementales de leurs marques préférées, à lutter contre le greenwashing encore trop répandu ou encore à inciter les entreprises à adopter une transparence nécessaire.Après analyse des 50 principaux acteurs industriels (en termes de chiffre d'affaires, le constat du duo est alarmant. Je cite, « parmi ces multinationales qui réalisent toutes plusieurs milliards de chiffre d'affaires, près de 68 % n'ont pas une trajectoire compatible avec l'Accord de Paris. Leurs niveaux d'action en termes d’engagement contre le changement climatique sont insuffisants, voire inexistants, alors que 70 % d'entre elles affichent des objectifs [en adéquation avec cet accord] ». À noter également que 14 % des entreprises affichent un niveau d'action globale élevé, avec un rythme de décarbonation aligné sur l'objectif de 1,5 °C, et que 18 % se situent à un niveau d'action intermédiaire… autrement dit, ces entreprises-là sont sur la bonne voie pour atteindre leurs engagements.Pour obtenir ces chiffres, OpenClimat réalise un travail minutieux d'analyse des émissions de carbone dans tous les rapports disponibles, en utilisant notamment l'application grand public Nota Climat. Selon Elsa Chai que je cite à nouveau, "nous sommes conscients que c'est un défi pour tous. Jusqu'à présent, les entreprises étaient un peu dissimulées, mais l'impact des consommateurs et de l'image de marque va les pousser à agir lorsque l'initiative ne vient pas d'elles-mêmes » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 3, 20231 min

Numérique : les français pas prêts à réduire leur impact environnemental ?

Les français ont bien conscience que le numérique a un impact colossal sur l’environnement. Ceci dit, sont-ils prêts à changer radicalement leur quotidien pour réduire leur empreinte carbone ? La réponse est quelque peu nuancée à en croire l’opérateur Orange qui, en collaboration avec la plateforme Make.org, a lancé une vaste consultation citoyenne en janvier dernier, et donc les conclusions ont été rendues publiques début juillet. Au total, 170 000 citoyens ont donné leur avis sur la question, assorti de plus de 6 000 propositions et environ 2,6 millions de votes.Pour le contexte, l'empreinte carbone du numérique représentait 2,5 % des émissions totales de GES en 2020. De leur côté, l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et l'ARCEP (régulateur des télécoms) ont récemment expliqué que cette empreinte carbone devrait augmenter de 45 % d'ici 2030 si aucune mesure concrète n'est prise. Et selon l'étude mentionnée précédemment, seuls 4 Français sur 10 estiment qu'il faudrait « limiter l'achat d'équipements numériques au sein d'un même foyer et les partager, et ils sont presque aussi nombreux à se déclarer « contre » cette proposition. D’ailleurs, les réticences sont multiples, notamment en ce qui concerne la fin des forfaits illimités ou la limitation de l'usage des smartphones à certaines fonctionnalités que près de la moitié des sondés refusent. Orange souligne je cite que « les citoyens préfèrent ne pas bouleverser leurs habitudes, ou du moins souhaitent que les changements de pratiques restent optionnels » fin de citation. Enfin, les solutions les plus contraignantes rencontrent une nette opposition, surtout lorsqu'elles impliquent une obligation ou une taxation.Cependant, les sondés sont plutôt d’accord sur la question de la durabilité des appareils. L'augmentation de la durée de vie des produits et la lutte contre l'obsolescence programmée recueille près de 60% d’opinion favorable, et a été enrichie de quasiment 700 propositions complémentaires listées dans l’étude. 84 % des votants souhaitent également que leur smartphone « dure au moins 8 ans », alors qu'en moyenne, on le remplace tous les deux ans. En ce qui concerne les autres thématiques, comme les e-mails, les spams et les publicités, une vaste majorité se prononce en faveur d’une lutte active contre les spams, d’une interdiction des écrans publicitaires numériques, d’une suppression automatique des e-mails ou encore de la mise en place d’une limite de taille pour l’envoi de ces courriers électroniques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 2, 20232 min

Des batteries à 1000 km d’autonomie qui se rechargent en 6 min ?

Cette année, plusieurs sociétés chinoises ont annoncé des avancées dans le domaine des batteries. En mai dernier, Gotion a dévoilé sa batterie offrant une autonomie pouvant atteindre 1 000 kilomètres. Un mois plus tard, Greater Bay a également annoncé le lancement de sa batterie nommée Phoenix, capable de se recharger à 80 % en moins de 6 minutes...Récemment, l'entreprise chinoise Gotion High-Tech a dévoilé sa batterie reposant sur la technologie chimique LMFP (lithium-manganèse-phosphate de fer). Cette batterie prétend pouvoir atteindre une autonomie allant jusqu'à 1 000 kilomètres, sans recourir à des matériaux coûteux. Elle utilise une structure sandwich avec une technologie de refroidissement liquide à double face et une conception minimaliste, le tout lui permettant de réduire le nombre de pièces structurelles de 45 % et le poids des composants de 32 %.De son côté, la start-up chinoise Greater Bay a également présenté sa batterie Phoenix, affirmant qu'elle peut se recharger à 80 % de sa capacité en seulement 6 minutes. Grâce aux dernières innovations de Greater Bay en termes de matériaux, de contrôles et d'électrochimie, la batterie Phoenix a été conçue pour permettre la recharge des véhicules électriques dans toutes les conditions météorologiques et sur toutes les plateformes de tension, de 300 à 1 000 V. Elle intègre une technologie de gestion thermique qui lui permet de se réchauffer de -20 à 25 °C en 5 minutes ! La société affirme également que la batterie Phoenix, en plus de sa charge extrêmement rapide, a une durée de vie relativement longue, estimée à 10 ans ou 800 000 kilomètres.Il ne faudra pas attendre longtemps pour voir ces nouvelles batteries arriver sur le marché. Chez Gotion, la batterie devrait être produite en masse dès 2024. Quant à la batterie Phoenix, elle sera fabriquée en série l'année prochaine et devrait être utilisée dans les véhicules électriques dès la fin de l'année 2024. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 29, 20231 min

Le Centre Spatial Guyanais prépare un avenir vert ?

Le Centre Spatial Guyanais (CSG) est actuellement en pleine transformation. Trois start-up européennes du secteur spatial, appartenant au mouvement NewSpace, ont signé des accords pour utiliser le nouveau complexe de lancement à partir de 2025. Dans le même temps, les équipes se renforcent, le tout au cœur de la jungle, sur un site préservé.Depuis 2020, la plus ancienne zone de lancement du site guyanais, qui était autrefois dédiée à la fusée Diamant dans les années 70, est en cours de transition. Des démolitions, des rénovations et des travaux sont en cours pour transformer cette zone en un vaste complexe multi-utilisateur destiné à l'ESA et au CNES, qui y testeront les démonstrateurs réutilisables Callisto et Thémis, ainsi qu'aux entreprises du NewSpace.Dans sa transformation, le CSG veut se démarquer en tant que zone naturelle protégée, ce qui peut sembler paradoxal étant donné que le lancement de fusées n'est pas particulièrement écologique. Cependant, sur les 700 km² du site, seule 5 %, soit 35 km² serait impactée par cette activité industrielle polluante. Le reste est divisé en vastes zones protégées et en réserves naturelles. Plusieurs études tendent à démontrer que les animaux sont relativement peu perturbés par les lancements, et des caméras installées sur le site ont déjà capturé des images de paresseux et même de jaguars dans la zone. Des recherches sont actuellement menées avec des abeilles pour étudier la pollution. Du côté des nouveaux systèmes d'extinction des feux, l’eau est filtrée puis réinjectée dans un petit lac artificiel. De plus, d'anciennes zones déjà défrichées abritent des installations solaires pour produire de l’électricité décarbonée.La nouvelle vie du Centre Spatial Guyanais implique donc un défi de taille : préserver l'équilibre entre technologie et nature, tout en préparant une montée en puissance sans précédent pour le centre, et attirer les jeunes entreprises tout en assurant des campagnes de lancement rapides pour tous. En effet, aux États-Unis et sur les sites de lancement privés, la concurrence est féroce. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 28, 20232 min

Le CO2 du plastique transformé en carburant vert ?

De nombreux chercheurs rêvent de s'inspirer de la photosynthèse naturelle pour produire des carburants durables sans émission de carbone. Une équipe de l'université de Cambridge au Royaume-Uni travaille justement sur le sujet depuis plusieurs années, et a réussi à développer des "feuilles artificielles" capables de convertir le dioxyde de carbone (CO2) en carburants grâce à l'énergie solaire.Jusqu'à présent, leurs expériences étaient limitées aux feuilles artificielles alimentées par du CO2 pur et concentré, ce qui ne correspond pas du tout aux conditions actuelles de notre environnement, car le CO2 n'est qu'une des nombreuses molécules présentes dans l’air. Les chercheurs se sont donc tournés vers les technologies de capture et de stockage du carbone (CSC) et ont réussi à adapter leur feuille artificielle pour qu'elle fonctionne avec des gaz provenant d'usines ou directement de l'air ambiant.Comment fonctionne concrètement leur invention ? C'est assez simple... Un système enrichi d'une solution alcaline permet de piéger sélectivement le CO2 lorsque l'air passe à travers. Mais pour que le processus fonctionne pleinement, un autre élément entre en jeu : le plastique ! Selon Motiar Rahaman, l'un des chercheurs impliqués dans cette invention de l'université de Cambridge, "si nous ajoutons des déchets plastiques au système, le plastique cède des électrons au CO2. Cela facilite les réactions et le plastique se décompose en acide glycolique, qui est largement utilisé dans l'industrie cosmétique. Le CO2 est converti en gaz de synthèse, un carburant simple." Tout cela uniquement alimenté par la lumière du soleil. En résumé, l'université de Cambridge a mis au point un système capable de se débarrasser à la fois le CO2 et les déchets plastiques en une seule opération !Les chercheurs travaillent maintenant sur la création d'un démonstrateur de laboratoire. Selon eux, "cette technologie pourrait nous aider à éliminer les combustibles fossiles du processus de fabrication des carburants." Cela ouvre la voie à une réduction drastique de nos émissions de CO2 et pourrait même inverser le réchauffement climatique en capturant le dioxyde de carbone dans l'air pour revenir à des niveaux de concentration comparables à ceux de l'ère préindustrielle. Reste maintenant à déterminer si cette invention pourra être déployée à grande échelle dans les années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 27, 20232 min

Un ballon captif pour surveiller la terre, le ciel et l’espace ?

L'histoire de Julie Dautel est celle d'une jeune femme qui rêve depuis son enfance de voyager dans l'espace et sur la Lune. Un rêve désormais à sa portée puisque sa start-up vient d'annoncer le lancement des ballons captifs Stratolab. Ces ballons, peu gonflés d'hélium au sol, atteignent près de cinq mètres d'envergure à quelques dizaines de kilomètres d'altitude, offrant ainsi une solution de surveillance et de suivi environnemental à moindre coût, avec une empreinte carbone quasi nulle par rapport à un lancement de fusée.Tout a commencé avec un projet portant sur les énergies futures et l'accès à l'énergie dans les zones touchées par une catastrophe. C'est ainsi qu'est née EONEF en 2014, avec pour objectif de développer des ballons captifs pour la détection précoce des incendies, le suivi de la faune sauvage et la protection des sites isolés sensibles. Ces ballons permettent d'obtenir une vue d'ensemble sur de vastes territoires pendant de longues périodes. Reliés en permanence à un câble, les ballons présentent de nombreux avantages par rapport aux autres solutions disponibles dans ce domaine. Ils peuvent atteindre une hauteur de 150 mètres, alors qu'un drone captif atteint au maximum 70 mètres. Ils sont également plus résistants au vent et offrent une autonomie bien supérieure, permettant des temps de vol longs, quatre fois plus longs que ceux d'un avion de reconnaissance, par exemple, tout en étant 13 fois moins coûteux. De plus, les ballons ont été conçus pour être compacts, ce qui réduit leur besoin en hélium lors du gonflage.EONEF a notamment collaboré avec l'ONG Hackers Against Natural Disasters (HAND) pour identifier les meilleures technologies utiles en cas de crise. Après une catastrophe naturelle ou un accident, le ballon EONEF est déployé au centre de crise local et embarque différentes technologies de communication et de collecte de données. La capacité du ballon à prendre de la hauteur augmente la portée des systèmes de communication, évitant ainsi le déploiement de multiples infrastructures au sol et facilitant les opérations de secours. À noter que la start-up a choisi de devenir une entreprise de l'économie sociale et solidaire (ESS) afin de s'engager en faveur d'un monde plus résilient, en améliorant la connectivité des zones isolées. Au début de l'année 2023, EONEF est devenue la filiale environnementale de l'entreprise industrielle aéronautique A-NSE, et après avoir touché la stratosphère, elle travaille désormais à proposer le transport de personnes dans le futur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 26, 20232 min

Paris-New York en 90 minutes sans polluer ?

Une start-up suisse appelée Destinus vient de présenter un démonstrateur hypersonique, une sorte de super Concorde, qui pourrait prendre son envol dès 2040. Cette technologie semblait avoir été laissée de côté en raison de son coût énergétique élevé, de sa faible rentabilité et du drame de juillet 2000. Cependant, l'entreprise dispose d'un argument convaincant : l'aéronef peut voler en utilisant de l'hydrogène.Sur le papier, le projet Destinus vise à créer un avion supersonique capable de voler à une vitesse pouvant atteindre 6 000 km/h (soit deux à trois fois plus rapide que le Concorde) à une altitude de 30 kilomètres. Ainsi, il n'encombrerait pas les voies empruntées par les avions traditionnels qui volent à une altitude au moins trois fois plus basse. Avec Destinus, un vol Paris-New York ne prendrait que 1h30, un Paris-Singapour environ 3h15 et un Paris-Sydney environ 4h30. De quoi faire rêver. La start-up suisse affirme que son avion pourrait voler en utilisant une énergie décarbonée : l'hydrogène liquide. Le premier appareil, le Destinus S, pourrait être exploité commercialement dès 2030. Le plus grand modèle, le Destinus L (qui pourrait transporter entre 300 et 400 passagers, comme un Airbus A330), pourrait prendre son envol en 2040.Bien que l'hydrogène possède un potentiel certain et soit considéré comme un vecteur énergétique d'avenir, la manière dont il est actuellement produit n'est tout simplement pas écologique. En effet, l'hydrogène gris, la méthode la plus courante de production d'hydrogène, présente la pire empreinte carbone. La majeure partie de l'hydrogène produit à l'échelle mondiale repose sur l'utilisation d'énergies fossiles. Pour que cet avion soit véritablement décarboné, il faudrait le faire voler à l'hydrogène vert et donc utiliser un électrolyseur d'eau. Selon Daniel Hissel, directeur-adjoint de la Fédération de recherche sur l'hydrogène que je cite, « il s'agit d'un dispositif alimenté par de l'électricité, capable de séparer l'hydrogène de l'oxygène dans l'eau » fin de citation. Cependant, cette méthode ne répond qu'à 5 % de la demande actuelle. L'industrie de l'hydrogène devra donc considérablement se développer pour répondre aux besoins croissants de ce carburant vert, sans recourir aux énergies fossiles pour le produire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 25, 20232 min

À quoi ressemblerait la journée de la Terre si c’était un humain ?

Des chercheurs de l'université McGill au Canada se sont posé une question assez inattendue, mais néanmoins intéressante : si le monde était une personne, à quoi ressemblerait sa journée type ? Pour y répondre, ils ont examiné une quantité considérable de données, comprenant des emplois du temps et des informations statistiques recueillies entre 2000 et 2019 dans environ 140 pays à travers le monde. Au total, ces données représentaient les activités de près de 90 % de la population de la planète.Pour classifier les activités que nous réalisons au cours d'une journée, les chercheurs ont établi trois grandes catégories :- Les activités visant à modifier le monde, telles que l'alimentation, l'énergie, les bâtiments, la préservation de l'environnement...- Les activités spirituelles ou centrées sur l'humain, comme l'éducation, la religion, le sport, le repos, le bien-être...- et enfin les activités sociales, telles que le commerce, la finance, le droit...Tout d'abord, les chercheurs ont constaté que la majeure partie de la journée d'une personne est consacrée... à des activités centrées sur l'humain ! Nous y passons plus de 9 heures par jour, et la plus grande partie, environ 6,5 heures, est consacrée à des activités que nous aimons d’après leurs conclusions. À cela s'ajoutent 9 heures de sommeil ou simplement passées au lit. Sur les 6 heures restantes, nous consacrons environ 1 heure à cultiver, récolter et préparer notre nourriture - dont seulement 5 minutes pour préparer nos repas -, 1 heure pour les déplacements et 1 heure pour les activités sociales. Environ 45 minutes sont consacrées au rangement et au ménage de nos maisons. Et seulement 1 minute à la gestion de nos déchets. Environ 7 minutes au total, si l'on y ajoute l'extraction de matériaux et l'approvisionnement en énergie.Les chercheurs remarquent que le temps consacré chaque jour à des activités telles que l'hygiène, les déplacements ou les repas reste constant, quel que soit le niveau de vie. En revanche, les populations les plus riches ont tendance à consacrer plus d'une heure à la culture, tandis que les moins aisées y consacrent moins de 5 minutes. Une autre analyse montre que les activités économiques, donc liées au travail, représentent en moyenne 2 heures et demi d'une journée humaine, ce qui peut sembler faible, mais qui ramené à la population en âge de travailler entre 15 et 64 ans, équivaut à environ 41 heures de travail par semaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 22, 20232 min

Apple : son fournisseur historique mise sur la voiture électrique ?

Si vous possédez un iPhone, alors il est quasiment certain que ce dernier sort des usines de Foxconn, le principal fabricant des produits Apple, dont le modèle d’entreprise repose sur des conceptions américaines et une fabrication chinoise. Sauf que ces derniers temps, l’entreprise met tout en place pour diversifier ses activités, en se tournant progressivement vers l'assemblage de voitures électriques. Et cela passe par la relocalisation de sa chaîne d'approvisionnement, notamment en raison du contexte géopolitique de Taïwan, son pays d'origine.Dans une interview accordée à la BBC, le président de Foxconn, Young Liu, a déclaré que les véhicules électriques seraient le moteur de la croissance de l'entreprise dans les décennies à venir. Il est convaincu que son entreprise possède l'expertise nécessaire pour produire ces voitures, qu'il qualifie de "gros iPhone". Il a également révélé que certaines lignes de production, notamment celles liées aux "produits de sécurité nationale", avaient déjà été transférées de la Chine vers le Mexique et le Viêt Nam. Ces dernières années, Foxconn a également délocalisé la production de l'iPhone vers l'Inde.Il est important de comprendre que Foxconn est coincé entre les États-Unis et la Chine, engagés dans une guerre commerciale qui s'intensifie depuis plusieurs mois. Washington fait pression sur ses entreprises pour qu'elles se délocalisent de la Chine, ce qui a des répercussions directes sur Foxconn. L'un des principaux points de conflit entre les deux plus grandes puissances mondiales est Taïwan, où se trouve le siège de Foxconn. Les États-Unis craignent une éventuelle invasion de l'île par Pékin dans les années à venir, ce qui aurait d'énormes conséquences sur la chaîne d'approvisionnement mondiale. Les acteurs de l'industrie technologique se préparent à cette éventualité, d'où les nombreux efforts déployés pour produire en dehors de la Chine. De plus, Foxconn cherche à réduire sa dépendance à l'égard du pays en raison de la politique anti-COVID radicale mise en place en 2022, qui a entraîné des troubles dans ses usines.À l’avenir, Foxconn espère conquérir environ 5 % du marché mondial des véhicules électriques. Ses usines automobiles seront implantées dans l'Ohio aux États-Unis, en Thaïlande, en Indonésie et éventuellement en Inde. L'objectif de l'entreprise est de rester un important fabricant pour les géants de la technologie tout en devenant un acteur sérieux dans le secteur des véhicules électriques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 21, 20232 min

Le pompage des eaux souterraines a déplacé l’axe de rotation de la Terre ?

En seulement 17 ans, environ 2 150 gigatonnes d'eau auraient été extraites du sous-sol, soit l'équivalent d’une hausse du niveau des océans de six millimètres. Si cette échelle peut paraître peu impressionnante, force est de constater que plus de 2000 gigatonnes d’eau, c’est extrêmement lourd, au point de modifier l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre. Ces résultats ont été publiés dans la revue Geophysical Research Letters, qui mentionne un déplacement de l'axe d'environ 80 centimètres entre 1993 et 2010.En effet, la Terre tourne autour d'un axe incliné par rapport à la verticale qui relie le pôle nord au pôle sud. La position précise de cet axe dépend de la répartition des masses à l'intérieur et à la surface de la Terre. Ainsi, de nombreux phénomènes peuvent affecter cette inclinaison comme les mouvements du fer liquide dans le noyau externe, les courants océaniques, les ouragans, les tsunamis, ainsi que les masses d'eau. En somme, la construction de barrages et la fonte des glaciers ne suffiraient pas à expliquer le déplacement de l'axe de rotation. Il manquait une pièce au puzzle, que les chercheurs pensent enfin avoir trouvé : la redistribution des eaux souterraines. Sur la période étudiée, le fait que les eaux souterraines se retrouvent à la surface aurait même eu un effet supérieur à celui de la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique !Cet effet serait même amplifié par le fait que la majorité de l'eau pompée du sous-sol provient de l'hémisphère nord. Selon les chercheurs, si le pompage avait principalement eu lieu près de l'équateur ou des pôles, l'effet aurait été moins visible. Il est important de noter que ce phénomène a une amplitude trop faible pour avoir un impact sur les saisons ou le climat. Cependant, les chercheurs soulignent qu’il s’agit une fois de plus de l'impact global et à grande échelle des activités humaines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 20, 20231 min

La ville du futur sera flottante et autonome ?

Le cabinet d'architecture japonais N-ARK a partagé sa vision de l'urbanisme en dévoilant Dogen City. Contrairement à d'autres concepts similaires développés au cours des dernières décennies, ce cabinet d'architecture propose une vision personnelle qui tente de se concrétiser dans un futur de plus en plus réaliste.Ici, on s'éloigne de l'image des mégapoles où vivront la majorité de la population mondiale. Dogen City serait une petite ville délimitée par un anneau d'un diamètre de 1,58 km et d'une circonférence de 4 km. À l'intérieur de cet anneau, diverses structures autonomes constitueraient les éléments essentiels au bon fonctionnement de la ville : installations pour la production alimentaire, cimetières et lieux de culte, bureaux, hôpitaux, écoles, parcs, gymnases, ainsi que des complexes résidentiels. Cette ville flottante pourrait accueillir jusqu'à 10 000 résidents permanents ainsi que 30 000 visiteurs en simultanés. Tous seraient protégés des tsunamis et des intempéries par l'anneau extérieur, qui agirait comme une barrière contre les éléments. Il convient de rappeler que Dogen City est conçue dans un pays exposé aux catastrophes naturelles et préoccupé par l'élévation du niveau de la mer, tout comme de nombreuses grandes agglomérations situées sur le littoral pacifique.De plus, un tel ensemble se doit d'être autosuffisant, notamment en combinant l'agriculture urbaine, les panneaux solaires, les éoliennes modernes et les systèmes de recyclage des eaux usées. De plus, les concepteurs ont choisi d'immerger les centres de données gérant l'ensemble du complexe en mer, afin qu'ils soient refroidis naturellement. Enfin, le futur envisagé par Elon Musk a été pris en compte : cette ville flottante sera équipée d'un site de lancement et d'atterrissage de fusées. Les villes flottantes telles que Dogen City pourront-elles réellement voir le jour ? Rien ne semble s’y opposer, mais pas sur que ce changement radical soit facilement adopté par la population mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 19, 20232 min

Une armée de bots pour discréditer la COP 28 ?

Après les publicités politiques et les faux comptes certifiés, place à de faux agents pro-Émirats arabes unis, qui depuis plusieurs mois sévissent sur Twitter afin de promouvoir l'action environnementale du pays qui accueillera la COP 28 en fin d’année. À ce jour, plus de 100 profils Twitter ont été identifiés, notamment par le Climate Action Against Disinformation (CAAD), un collectif d'organisations non gouvernementales luttant contre la désinformation sur le changement climatique. Ces profils sont accusés de faire la promotion de l'action climatique des EAU sans fondement réel.Concrètement, ces profils ont en commun d'être principalement féminins, prétendent être de nationalité américaine tout en résidant aux Émirats arabes unis. Leurs photos de profil sont proviendraient de banques d'images ou auraient été générées par intelligence artificielle. D’après Diego Pacheco, chercheur en informatique à l'université d'Exeter en Angleterre, ces profils étaient d'autant plus « inauthentiques » que les biographies changeaient fréquemment dès qu'ils étaient signalés.Ces centaines de profils ont toutefois été très actifs avec plus de 30 000 tweets publiés. Le réseau social a finalement suspendu certains d'entre eux, mais d'autres ont réussi à échapper à la détection en modifiant leur nom d'utilisateur et leur biographie. Cependant, selon un porte-parole de la COP 28, cette campagne ne serait pas initiée par les organisateurs de l'événement. Je cite, « ces faux comptes sont créés par des acteurs extérieurs sans lien avec la COP 28 et sont clairement conçus pour discréditer la COP 28 et le processus de changement climatique » fin de citation. Reste à savoir dans quel but réel une telle campagne a été mise en place, étant donné que l’Arabie Saoudite n’est pas considérée non plus comme le pays faisant le plus d’effort pour la planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 18, 20232 min

Le réchauffement climatique est pire que ce qu’on pensait ?

Vous le savez, l'accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique à 2 °C, voire 1,5 °C dans les meilleurs scénarios, par rapport à la période préindustrielle. Cependant, cela semble être quasiment impossible selon les chercheurs de la revue Earth System Science Data, qui ont présenté des données alarmantes sur le sujet.Au cours de la période de 2013 à 2022, le réchauffement climatique d'origine humaine a atteint 1,14 °C. Pire encore, cette donnée atteint 1,26 °C en 2022. Les scientifiques estiment que le seuil critique de 1,5 °C devrait être atteint "dans la première moitié des années 2030". Ainsi, l'activité humaine est clairement remise en question, car l'utilisation des technologies, l'émergence de l'intelligence artificielle et l'utilisation de combustibles fossiles tels que le pétrole, le gaz et le charbon ne font qu'aggraver continuellement les émissions de gaz à effet de serre.Les chercheurs avancent plusieurs arguments pour expliquer cette augmentation du réchauffement. Ils déplorent notamment le déséquilibre énergétique croissant de la Terre, qui entraîne la fonte des glaces et contribue à une élévation à long terme du niveau de la mer. Les conséquences sont déjà visibles dans certaines régions du monde, y compris en France, avec des problèmes d'accès à l'eau, entre autres. À l'échelle mondiale, les scientifiques évoquent la diminution de la sécurité alimentaire, la perturbation de la faune et de la flore avec l'extinction de nombreuses espèces, ainsi que l'augmentation des maladies et des traumatismes. Les chercheurs s'accordent également sur l'augmentation des températures maximales dans le monde, exacerbée par des vagues de chaleur qui, selon eux, se produisent avec une plus grande intensité. Il n’y a qu’à voir l’intensité des incendies qui ravagent actuellement le Canada et le Québec pour s’en convaincre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 15, 20231 min

Stationnement en ville : grosse voiture, facture salée ?

La semaine dernière, 163 conseillers du conseil de Paris se sont réunis pour voter sur divers projets, dont une réglementation qui ne va pas plaire à tout le monde. Proposée par les élus écologistes et adoptée le jeudi 8 juin, elle prévoit d'augmenter le tarif de stationnement pour les propriétaires de voitures les plus lourdes.Ainsi, les voitures les plus lourdes et les plus imposantes devront payer un tarif de stationnement plus élevé à Paris. Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2024, avec une tarification progressive. Dans quelques mois, plusieurs facteurs seront pris en compte pour déterminer le tarif de stationnement dans la capitale, dont la durée du stationnement ; la motorisation du véhicule ; sa taille et son poids. Un tarif "solidaire" sera également appliqué, bénéficiant aux familles nombreuses ainsi qu'aux familles modestes qui paieront un tarif réduit pour leur stationnement.Sans grande surprise, ce sont les SUV qui sont dans le viseur de la municipalité en raison de leur encombrement, de leur poids élevé et de leur impact environnemental. Le groupe écologiste de la mairie de Paris estime je cite qu'il est "essentiel d'associer à l'électrification du parc automobile d'autres mesures, telles que la réduction du poids des véhicules". Il y a quelques jours, Lyon avait également fait parler d'elle pour les mêmes raisons, avec un tarif passant de 20 à 45 euros pour les SUV. Ceci dit, d’autres alternatives similaires et sacrément efficaces pour limiter la présence de la voiture en ville et donc la pollution de l’air ont été appliquée, comme à Lille, où le stationnement dans les différents quartiers devient progressivement de plus en plus cher, sauf pour les habitants qui eux bénéficient d’un tarif spécial avec différents niveaux selon les revenus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 14, 20231 min

La banquise fond de plus en plus vite ?

Une récente étude, dirigée par Seung-Ki Min de l'université de Pohang en Corée du Sud, propose de nouvelles estimations sur la fonte de l’arctique, en se basant sur de nouvelles données. Si l’observation n’est pas nouvelle, elle corrobore, voire confirme les propos du GIEC, (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) qui avait prédit que la région perdrait sa glace estivale d'ici les années 2040. Sauf que cette nouvelle étude est encore plus pessimiste, et suggère que cela pourrait se produire dix ans plus tôt, soit en 2030.Un tel impact de l’activité humaine sur la fonte des glaces sous-entend que les efforts nécessaires pour ralentir le réchauffement climatique ont peut-être été sous-estimés jusqu'à présent. Pour Seung-Ki Min que je cite « nous devons réduire de manière plus ambitieuse les émissions de CO₂ et nous préparer à nous adapter à ce réchauffement plus rapide dans l'Arctique ». En effet, son étude indique que même si la hausse de la température mondiale est limitée à 2 °C, la glace estivale aura disparu d'ici 2050. Parmi les conséquences que cela aura sur notre climat, le chercheur cite notamment "une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes que nous connaissons déjà, tels que les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les inondations". Car la fonte des glaces entraîne des modifications de courant, notamment ceux qui contribuent à réguler le climat en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.Pour Mark Serreze, directeur du National Snow and Ice Data Center de l'université du Colorado, je cite « le message clé est que nous perdons le contrôle de la banquise » fin de citation. Lui et Min partagent la même vision des choses, la planète se réchauffe beaucoup plus vite que prévu, et dépasser + 2 °C aurait des conséquences encore plus catastrophiques que ce que l’on peut imaginer aujourd’hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 13, 20232 min

La ville de New York s'enfonce dans le sol ?

Les gratte-ciel sont indissociables de l'identité de New York. Cependant, ces immeubles emblématiques contribueraient à enfoncer progressivement la ville dans le sol. Le risque est particulièrement élevé sur l'île de Manhattan, où se trouvent des bâtiments emblématiques tels que l'Empire State Building ou le Chrysler Building. C'est ce que révèle une étude publiée dans la revue Earth's Future. Des chercheurs de l'université de Rhode Island aux États-Unis ont calculé la masse de tous les bâtiments de la ville de New York, soit 1 084 954 immeubles, pour arriver à une estimation de 764 millions de tonnes.Les chercheurs ont ensuite modélisé l'affaissement causé par la pression exercée par ces gratte-ciel en fonction des types de sols sur lesquels ils reposent. Les auteurs de l'étude précisent : "Nous avons évalué l'affaissement pour des conditions de surface allant du socle rocheux aux sols meubles, afin de tenir compte des incertitudes liées à la géologie locale et aux styles de fondations." Les données recueillies lors de cette recherche, présentées sous forme d'images satellites, montrent un affaissement continu de New York, d'environ 1 à 2 mm par an en moyenne. Les chercheurs concluent que "New York illustre bien le phénomène d'affaissement observé dans les villes côtières en expansion à travers le monde, ce qui signifie qu'il existe un défi mondial commun pour atténuer les risques croissants d'inondation." Cet enjeu est d'autant plus crucial que la ville de New York, avec plus de huit millions d'habitants, est menacée par la montée des eaux et l'intensification des ouragans et des tempêtes liées au changement climatique. Malheureusement, New York n'est pas la seule ville confrontée à la menace de submersion.Selon le Forum économique mondial, plusieurs villes dans le monde pourraient être partiellement ou totalement submergées d'ici 2050-2100, telles que Jakarta (Indonésie), Dacca (Bangladesh), Venise (Italie) ou Londres (Angleterre). Les experts du Giec parviennent à des conclusions similaires dans le premier volet de leur sixième rapport, publié en août 2021. Selon eux, pas moins de 570 villes dans le monde sont confrontées à cette menace. Parmi elles, on retrouve Calcutta (Inde), La Nouvelle-Orléans (États-Unis), Alexandrie (Égypte) et Bordeaux (France). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 12, 20232 min

Encore des économies d'énergie à prévoir cet été et dans le futur ?

Au début du mois de juin, le Réseau de transport d'électricité (RTE) a publié une étude intitulée "Comprendre et piloter l'électrification d'ici 2035", qui offre une perspective sur l'évolution de la consommation d'électricité en France au cours des 12 prochaines années. Le gestionnaire du réseau tire la sonnette d'alarme et appelle le gouvernement, EDF et les utilisateurs à redoubler d'efforts afin de ne pas être pris au dépourvu d'ici là. D'ici 2035, la consommation d'électricité augmentera considérablement en France, avec des estimations comprises entre 580 et 640 TWh. Des scénarios envisageant une consommation plus faible ont également été étudiés, chiffrés à 500 TWh.La raison de cette augmentation attendue de la consommation électrique réside dans l'intérêt de la France à remplacer les énergies fossiles. Selon RTE, l'Hexagone peut faire face à ce défi à condition d'accélérer le développement des énergies renouvelables. Les pistes évoquées par le gestionnaire incluent la production nucléaire des réacteurs existants, une amélioration de l'efficacité énergétique et surtout une démocratisation de la sobriété énergétique. L'analyse de RTE tient compte des récentes évolutions de notre société, telles que le conflit en Ukraine, la relocalisation et la réindustrialisation (notamment dans le domaine des batteries), ainsi que la volonté de l'Europe de sortir plus rapidement des énergies fossiles.Les consommateurs prennent progressivement conscience du dérèglement climatique en tant que réalité. Ils estiment à leur tour qu'il est nécessaire de changer nos modes de vie pour atteindre l'objectif de neutralité carbone. Cet effort de sobriété est aujourd'hui compris et soutenu par les Français, qui y voient également une opportunité de réduire leur facture énergétique. D'autres transformations sont envisagées, mais elles rencontrent plus de difficultés, comme la réduction de l'utilisation de la voiture ou la rénovation des bâtiments (l'interdiction potentielle des chaudières à gaz d'ici 2026 semble être, pour l'instant, une idée à remettre en question). La route à parcourir est encore longue, mais RTE exerce une certaine pression à sa manière sur tous les acteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 11, 20232 min

Qu’est-ce que le Club de Rome qui veut sauver la Terre ?

Reconnu pour son célèbre rapport Meadows, une étude publiée en 1972 qui a été la première à alerter le monde sur les dangers de la croissance économique et démographique pour l'environnement, le Club de Rome intensifie ses actions pour faire face aux scénarios les plus sombres prédits il y a cinq décennies.Pour bien comprendre, commençons par faire le portrait de Sandrine Dixson-Declève, co-présidente du Club de Rome. Sensibilisé très jeune aux problématiques environnementales, ces études la mènent vers les sciences de l'environnement, convaincue que les changements nécessaires devaient être entrepris à l'échelle mondiale. Au sortir de la fac, elle collabore avec des personnalités telles qu'Al Gore, John Kerry, le prince de Galles, les Nations unies et des acteurs industriels.En 2018, elle est devenue la première femme à diriger le Club de Rome depuis 50 ans, ainsi que la plus jeune et la première Belge. Ce groupe de réflexion rassemble depuis 1968 des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires internationaux et des industriels de nombreux pays afin d'identifier des solutions aux problèmes mondiaux et de promouvoir des initiatives permettant à l'humanité de sortir des situations de crise planétaire.Dans cette optique, cinq domaines d'action ont été créés :- L'urgence pour la planète, qu'il s'agisse du changement climatique, de la disparition de la biodiversité et de leur impact sur l'humanité.- Repenser l'économie en adoptant "une économie régénératrice et axée sur le bien-être pour tous, qui valorise le capital naturel et social dans ses calculs grâce à des indicateurs appropriés".- Repenser la finance.- Favoriser l'émergence d'une nouvelle civilisation grâce à une révolution humaine.- Donner le leadership à la jeunesse et encourager les dialogues intergénérationnels pour façonner l'avenir.De leur travail est né un ouvrage publié en 2022, "Earth for All - A Survival Guide for Humanity". Il actualise le célèbre rapport Meadows dans le contexte actuel du monde. Conçu avec un groupe de scientifiques et d'économistes de renom, il présente deux scénarios alternatifs - "Trop peu, trop tard" et "Le bond de géant" - ainsi que cinq étapes de changement systémique pouvant mettre fin à la pauvreté et aux inégalités, transformer nos systèmes alimentaires et énergétiques d'ici 2050. L'organisation ne ménage pas ses efforts, répondant aux demandes de pays tels que Singapour, l'Ukraine ou les îles du Pacifique. Elle organise des assemblées citoyennes, produit des documentaires bientôt disponibles sur Netflix et Arte, ainsi que des conférences dans le monde entier pour présenter en détail les possibilités de changement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 8, 20232 min

Biocarburants : vous roulez peut-être sans le savoir à la graisse animale.

La consommation de biocarburants issus en partie de la biomasse est devenue très répandue, au point que de nombreux secteurs de l'industrie navale et de l'aviation y ont recours. Cependant, leur production suscite souvent des interrogations et leur impact sur l'environnement peut être plus préjudiciable que prévu.Selon le ministère français de la Transition écologique, les principales ressources utilisées pour produire de l'éthanol d'origine agricole sont la betterave à sucre et les céréales telles que le blé et le maïs. C'est en effet l'image la plus répandue des biocarburants. Cependant, l'ONG Transport & Environment (T&E) révèle que cette filière utilise également une grande quantité de graisses animales, une pratique peu connue mais autorisée en Europe. Ces graisses animales proviennent des parties de l'animal qui ne sont pas utilisées dans l'industrie alimentaire et sont classées en trois catégories : les catégories 1 et 2 peuvent être utilisées dans la fabrication de carburants, tandis que la catégorie 3, de meilleure qualité, est destinée à l'alimentation animale et aux cosmétiques.Cependant, T&E souligne que la consommation de sous-produits animaux joue un rôle de plus en plus important dans la production de biocarburants. Elle est passée de 30 000 tonnes en Europe en 2006 à 1,4 million de tonnes en 2021, et l'organisation prévoit même une augmentation à 3,9 millions de tonnes d'ici 2030. Selon le rapport, "l'Europe brûle déjà 46 % des graisses animales sous forme de biodiesel, ce qui en fait le plus grand utilisateur de ces matières premières". Cette hausse est due à un climat favorable pour ce secteur, fortement subventionné et en pleine croissance. Les industries lui emboîtent le pas, à l'instar d'Airbus, en s'engageant à utiliser de plus en plus de biocarburants présentés comme renouvelables. Toutefois, T&E signale qu'un vol transatlantique entre Paris et New York consommerait les restes de près de 8 800 porcs.Les producteurs de carburants peuvent utiliser des graisses de catégorie 3, bien qu'ils soient encouragés à donner la priorité aux graisses de catégories 1 et 2. Et ils ne s'en privent pas, selon l'ONG. En effet, l'utilisation des graisses de catégorie 3 pour le biodiesel aurait augmenté de 160 % depuis 2014, tandis que l'utilisation des autres catégories n'aurait augmenté que de 36 % sur la même période. De plus, les fournisseurs manqueraient d'honnêteté. Étant donné que seules les graisses des catégories 1 et 2 bénéficient de subventions publiques, l'utilisation des graisses restantes pourrait être sous-évaluée. T&E rapporte que "les pays européens déclarent consommer deux fois plus de biocarburants dérivés des catégories 1 et 2 que ce que l'industrie des graisses animales produit réellement". Si cela est fait délibérément, il s'agit d'une fraude à grande échelle, détournant des fonds qui pourraient être utilisés pour soutenir d'autres acteurs de la transition énergétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 7, 20233 min

Costa Rica : un trésor naturel disparaît à cause du changement climatique ?

La "forêt des nuages" de Monteverde, située au centre du Costa Rica, risque de perdre son appellation caractéristique en raison du changement climatique. Sous un ciel bleu, ce milieu unique est confronté à la menace du changement climatique qui commence déjà à avoir des répercussions sur sa faune et sa flore.Située à une altitude de 1 400 mètres, à environ 140 km au nord-ouest de la capitale San José, la réserve naturelle de Monteverde s'étend sur 14 200 hectares et abrite une centaine d'espèces de mammifères, dont 440 espèces d'oiseaux et 1 200 espèces d'amphibiens. Ces forêts d'altitude sont tout bonnement exceptionnelles et ne représentent qu’1 % des zones tropicales et subtropicales dans le monde. Ana Maria Duran, une chercheuse de 38 ans de l'Université du Costa Rica, explique à l'AFP que la couverture nuageuse à proximité du sol se forme lorsque l'humidité atteint un taux supérieur à 90 % avec des températures comprises entre 14 et 18 degrés Celsius. Elle visite régulièrement cette région depuis plus de vingt ans, et normalement, le brouillard y est presque constant, créant l'impression de "marcher pratiquement au milieu des nuages", limitant la visibilité à moins d'un mètre.Cependant, l'augmentation des températures, la diminution de l'humidité et l'accroissement de l'ensoleillement affectent la forêt. Les mousses se dessèchent sur les troncs d'arbres, les rivières ne sont plus que des ruisseaux et les amphibiens sont les premières victimes du changement climatique. Andrea Vincent, biologiste et enseignante à l'Université du Costa Rica, met en garde contre le déclin des amphibiens dans les forêts des nuages, qui constitue un signal d'alarme. L'espèce connue sous le nom de grenouille dorée, ou de Monteverde, est déjà considérée comme éteinte depuis 2019 selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 6, 20231 min

ChatGPT : arme préférée des climatosceptiques ?

L'utilisation répandue de l'intelligence artificielle répond à de nombreux besoins, mais elle est également exploitée par certains climato-sceptiques pour justifier leurs propos.Récemment, Daniel Brisson, représentant du Parti Populaire du Canada pour le Québec, un parti politiquement situé à droite, a affirmé dans son programme qu'il n'existait « aucun consensus scientifique sur la théorie affirmant que le CO2 produit par l'activité humaine » - une fausse déclaration. Malgré cela, Daniel Brisson a avancé cette croyance sur son compte Twitter le 31 mai 2023 et a même tenté de s'appuyer sur ChatGPT pour lui donner de la crédibilité. Tout d'abord, il est important de souligner que les chiffres avancés par ChatGPT posent problème. Comme le précise France Info, le CO2 ne représente que 0,04 % de la composition totale de l'atmosphère, mais cela ne suffit pas à conclure que les êtres humains n'ont aucun lien avec le réchauffement climatique. De plus, on sait que cette augmentation est due aux activités humaines, en particulier la consommation de combustibles fossiles pour la production d'énergie, les transports, la déforestation et la modification des terres.En France, le compte Twitter L'Aile à Stick, qui propage des fake news et des théories complotistes sur le Covid depuis mars 2021, a également utilisé ChatGPT pour étayer ses propos. Le 1er juin 2023, quelques heures après Daniel Brisson, il a publié sur Twitter une capture d'écran d'une conversation qu'il a eue avec le chatbot. La discussion portait sur le taux de CO2 dans l'atmosphère, mais cette fois la question concernait la comparaison entre le taux actuel et celui qui prévalait « à l'époque des dinosaures ». Les commentateurs de la publication ont conclu que cela prouvait que l'augmentation du CO2 n'était pas un problème et qu'elle pouvait même être bénéfique. Outre le fait que la période décrite comme « l'époque des dinosaures » est bien trop longue pour être réduite à une seule donnée, cette démonstration n'est pas pertinente pour affirmer qu'il n'y a pas de problème. Tout d'abord, parce que les dinosaures étaient des créatures très différentes de nous en termes de fonctionnement, et surtout parce que le dérèglement climatique actuel se produit beaucoup plus rapidement que les précédentes périodes de réchauffement de l'histoire.Certains voient en ChatGPT la preuve ultime que les scientifiques ont tort et qu'ils ont raison. Cependant, cela est loin d'être vrai : ChatGPT a été formé sur un vaste corpus de textes qu'il a appris à « régurgiter » lors de son entraînement. L'IA n'est donc pas en mesure d'invalider ou de valider des consensus scientifiques. De plus, il arrive que ChatGPT mente. Le chatbot n'est pas un outil fiable à tous les égards : il peut parfois délirer, c'est-à-dire inventer des données totalement fausses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 5, 20232 min

Bientôt une centrale solaire dans l’espace ?

D'après le journal Nikkei, un partenariat public-privé a été établi pour envoyer de petits satellites dans l'espace afin de collecter les rayons du soleil et transmettre l'énergie récoltée sur de longues distances.Ce projet ambitieux est mené par l'équipe dirigée par Naoki Shinohara, professeur à l'université de Kyoto. Ils ont pour objectif de concrétiser leur idée d'ici 2025, ce qui en fait un projet exceptionnel tant par son but que par sa date de lancement. Les chercheurs travaillent sur cette idée depuis 2009, ce qui leur confère une certaine expertise.À première vue, cette mission peut sembler relever de la science-fiction. Cependant, le Japon est à la pointe dans ce domaine, malgré les défis techniques indéniables. En effet, en 2015, l'agence aérospatiale nationale du Japon, la JAXA, a réussi à transmettre 1,8 kilowatt d'énergie par micro-ondes sur une distance de 50 mètres, suffisamment pour alimenter une bouilloire électrique. Avec cette mission, le Japon espère étendre cette technologie de transmission à une plus grande échelle. Le Japon n'est pas le seul pays à envisager l'utilisation des rayons solaires dans l'espace comme source d'énergie. Les États-Unis, où l'idée est née en 1968, développent également des équipements au sein de l'université de Caltech pour réaliser cette tâche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 4, 20231 min

Oceanbird, l’entreprise qui veut rendre les porte-conteneurs propres ?

Le secteur du transport maritime est responsable de l'acheminement d'environ 90 % des marchandises à travers le monde, principalement grâce à l'utilisation de moteurs diesel massifs. Par conséquent, cette industrie consomme 300 millions de tonnes de combustibles fossiles par an, un chiffre qui devrait doubler, voire tripler d'ici à 2050. Dans cette optique, l'Organisation maritime internationale s'est fixé pour objectif de réduire considérablement les émissions de ce secteur au cours des deux prochaines décennies, rejoignant ainsi de nombreuses autres industries dans cette démarche.C'est dans ce contexte que se positionne l’entreprise Oceanbird. Lancé en 2010 en tant que projet de recherche au sein de Wallenius Marine, un géant suédois de la construction navale, Oceanbird est devenu une entité commerciale indépendante spécialisée dans la conception et la production de voiles de navires. Cependant, il ne s'agit pas de voiles ordinaires. Ces voiles, appelées "wingsail", se composent d'une voile principale et d'un volet, s'inspirant des systèmes déjà présents sur les voiliers de course haute performance. Le dernier modèle annoncé par Oceanbird, le Wing 560, mesure 40 mètres de hauteur, pèse 200 tonnes et offre une surface de voile de 560 mètres carrés.Ces chiffres impressionnants montrent clairement que ces voiles ne sont pas destinées à équiper n'importe quel navire. Après des essais grandeur nature dès cet été, un Wing 560 devrait être installé l'année prochaine sur un transporteur de voitures en service depuis 14 ans, dans le but de réduire sa consommation moyenne de carburant d'environ 10 %. Cependant, l'objectif d'Oceanbird ne se limite pas à équiper uniquement d'anciens navires de transport, car certains navires ne peuvent pas accueillir ces voiles, notamment les porte-conteneurs qui transportent leur cargaison sur le pont et qui manquent donc d'espace. Ensuite, la consommation de carburant peut être considérablement réduite en construisant de nouveaux navires de charge spécialement conçus pour fonctionner avec ces voiles. C'est pourquoi Oceanbird a déjà imaginé l'Orcelle Wind, un navire transporteur capable d'accueillir 7 000 voitures et de consommer 60 % de diesel en moins qu'un navire de même capacité. Ajoutez à cela des optimisations au niveau des itinéraires et de la vitesse de croisière, et l’on peut espérer une réduction de la consommation jusqu’à 90 %. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 1, 20232 min

Vol intérieurs : combien faut-il en supprimer pour avoir un vrai effet ?

Les vols intérieurs courts sans alternative en train de moins de 2h30 sont désormais interdits. Après avoir été validée sous condition par la Commission européenne fin 2022, cette mesure a été officialisée par un décret fin mai, publié au Journal officiel. Cependant, de nombreuses exceptions sont prévues. La question se pose donc de savoir si cette mesure est à la hauteur des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre qu’elle promet.Concrètement, si 22 lignes devaient initialement être concernées, ces exceptions réduisent le nombre de lignes interdites à trois. Certains observateurs ont noté que le décret du gouvernement semblait être "vidé de sa substance". En 2020, le Réseau Action Climat avait analysé le plan aérien du gouvernement et identifié trois situations où les vols courts devraient être interdits au profit des trajets en train :-lorsque le trajet en train dure 2h30 : cela réduirait les émissions de CO2 des vols intérieurs (hors Corse et Outre-mer) de 11 % et les émissions de tous les vols au départ de la France de 0,8 %.-suppression des vols lorsque le trajet en train dure 5 heures : cela réduirait les émissions de CO2 des vols intérieurs de 60,6 % et les émissions de tous les vols au départ de la France de 4,5 %.-suppression des vols lorsque le trajet en train dure 6 heures : cela réduirait les émissions de CO2 des vols intérieurs de 83,5 % et les émissions de tous les vols au départ de la France de 6,2 %.Il semble donc que le décret pris par le gouvernement passe largement à côté de son objectif principal, qui est de changer les habitudes et de réduire concrètement les émissions de gaz à effet de serre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 31, 20232 min

Une « pluie de plastique » prévue à Paris ?

Une nouvelle "météo du plastique" annonce un temps "nuageux avec des averses éparses de plastique" à Paris. Ce bulletin météo n'est pas lié à un événement météorologique inhabituel, mais accompagne les négociations du traité mondial contre la pollution plastique qui se déroulent fin mai/début juin à Paris.L'initiative d'un traité mondial contre la pollution plastique découle d'une résolution de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement en mars 2022. Depuis, des négociations ont été entamées impliquant 193 États et devraient durer 2 ans. L'objectif est de parvenir à un texte couvrant l'ensemble du cycle de vie des plastiques, de leur production à leur consommation et à leur fin de vie, selon le ministère de la Transition Écologique.Dans ce contexte, la "météo du plastique" est une initiative de sensibilisation réalisée à travers des affichages à Paris et sur un site appelé "The Plastic Forecast". Elle est organisée par les chercheurs de la Fondation Minderoo, une organisation philanthropique australienne. Selon ce bulletin météo, des milliards de particules de microplastiques (de taille inférieure à 5 mm) vont tomber du ciel à Paris. Selon les scientifiques cités par l'AFP, entre 40 et 48 kg de plastique flottant dans l'air recouvrent la ville chaque jour. La véritable pluie aggrave la situation en décuplant ces chutes de plastique.Pour obtenir ces prévisions, le "Plastic Forecast" combine des études sur la dynamique du plastique dans l'atmosphère avec des prévisions météorologiques traditionnelles pour anticiper les "pluies de plastique" quotidiennes. Le plastique est le troisième matériau le plus produit au monde, après le ciment et l'acier. Environ 460 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, selon le ministère de la Transition Écologique. Les microplastiques sont très envahissants, au point de pénétrer même dans l'organisme humain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 30, 20232 min

Plus de 5000 nouvelles espèces marines découvertes ?

Il existe une zone nommée Clarion-Clipperton (CCZ) s'étendant sur plusieurs milliers de kilomètres entre les îles d’Hawaï et la côte mexicaine, profonde de quatre kilomètres. En raison de son isolement, c'est l'un des endroits les plus vierges de la planète, et sa biodiversité est tout simplement spectaculaire comme ont pu le remarquer des scientifiques qui ont compilé des décennies de données sur les espèces animales de cette plaine sous-marine.Les chercheurs ont identifié pas moins de 5 578 espèces différentes, dont plus de 90 % sont totalement nouvelles pour la science. D'après une étude menée par Muriel Rabone, écologiste spécialisée dans les grands fonds au Natural History Museum de Londres, la majorité des espèces présentes sont des crustacés et des crevettes, suivis par des vers, des oursins et des éponges. Bien que les habitats de cette région soient observés depuis de nombreuses années, les recherches se sont intensifiées récemment grâce aux nouvelles techniques de séquençage de l'ADN et à la multiplication des expéditions de recherche. Des expéditions notamment encouragées par l'industrie minière.En effet, la CCZ est en passe de devenir l'une des plus grandes zones d'exploration minière au monde. Elle renferme de nombreux métaux précieux tels que le cuivre, le nickel, le cobalt, le fer, le manganèse et des terres rares, qui sont essentiels au fonctionnement des appareils électroniques. Cependant, leur extraction est néfaste pour l'environnement et représente un danger considérable pour les fonds marins. Malgré cela, l'industrie minière a déjà déposé de nombreuses revendications dans la région, sous l'égide de l'Autorité Internationale des Fonds Marins (AIFM), l'organisme intergouvernemental qui régit l'exploitation de ces ressources. Cette activité est appelée à se développer davantage dans les années à venir, ce que Muriel Rabone et son équipe cherchent à limiter.Les fonds marins sont extrêmement sensibles aux perturbations physiques causées par l'exploitation minière, et la mise en suspension de grandes quantités de sédiments nuit à de nombreux organismes, même en dehors des zones directement touchées. De plus, une autre étude publiée dans Frontiers in Marine Science révèle que les sons produits par de telles opérations, y compris les véhicules télécommandés, interfèrent avec les fréquences de communication des cétacés. Cette étude souligne que ces perturbations, quelle que soit leur ampleur, risquent d'avoir des conséquences durables et irréversibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 29, 20232 min

Lidl lance ses propres panneaux solaires ?

Avis à tous les fans de Lidl, et notamment de sa gamme d'outils de jardinage et de bricolage, l’enseigne de hardiscount commercialise désormais son propre kit de panneau solaire, le Parkside PBKW 300 A1 Smart. La promesse, un panneau photovoltaïque au prix très compétitif de 199 euros.Petite subtilité, ce kit solaire n’est disponible que dans les magasins Lidl allemands pour l’instant, mais suscite déjà beaucoup d'intérêt, notamment en raison de son prix très abordable, moins de 200€. Concrètement, l'acheteur peut obtenir un panneau photovoltaïque mesurant 107 cm x 77,5 cm, ainsi qu'un micro-onduleur de 300 W, sans oublier tout le nécessaire pour l’installer sur un balcon par exemple.L'enseigne assure que son panneau peut produire jusqu’à 100 kWh d’électricité chaque année et garantit une performance de 80 % pendant 25 ans, assortie d'une garantie technique de 10 ans. Une telle quantité d’électricité serait a priori suffisante pour couvrir la consommation électrique d’un réfrigérateur, d’une box Internet, ou d’une télévision en veille, c'est-à-dire les consommations électriques dites "bruits de fond". Évidemment, ce panneau solaire ne rivalisera pas avec les grandes fermes solaires comme celles de Terabase Energy que l’on vous a présenté tout récemment dans un autre épisode de Choses à Savoir Tech Verte… Ceci dit, ce kit constitue une option d’appoint intéressante d’autant qu’il a été conçu pour résister aux intempéries et propose de visualiser en direct la production d'électricité et les économies réalisées sur l'application Lidl Home. Pour l'instant, le panneau solaire Parkside de Lidl n'est disponible qu'en Allemagne, et soulève déjà des interrogations. Tout d’abord, la qualité de son onduleur, qui pourrait présenter des signes de faiblesse et représenter un potentiel danger. Reste à voir si ce kit solaire sera également commercialisé chez Lidl en France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 28, 20231 min

Des centrales solaires construites automatiquement ?

L’entreprise Terabase Energy, basée en Californie, a développé un système numérique automatisé permettant de construire des fermes solaires à grande échelle. Financée par Breakthrough Energy Ventures, la société de capital-risque spécialisée dans le climat et dirigée par Bill Gates, Terabase met en avant les nombreux avantages de cette technologie.Ce nouveau système appelé Terafab, utilise des bras robotiques pour soulever et connecter les panneaux solaires aux dispositifs de suivi. Grâce à son automatisation, Terafab peut fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il est également doté d'un système de gestion logistique et d'un centre de commandement numérique sans fil. De plus, le dispositif intègre un jumeau numérique de la ferme solaire en cours de construction, c'est-à-dire une représentation virtuelle de celle-ci, ce qui permet aux concepteurs et aux opérateurs d'obtenir une vision claire et détaillée de la ferme solaire avant même sa construction.En étant modulaire et évolutif, Terafab permettrait une construction plus rapide des champs solaires d’après l’entreprise, réduisant au passage de manière considérable les délais de mise en œuvre des projets. Terafab contribuerait également à réduire les risques physiques pour les travailleurs qui doivent habituellement manipuler des panneaux solaires lourds et des structures en acier, souvent dans des conditions météo difficiles.Pour le PDG et cofondateur de Terabase Energy Matt Campbell, je cite « le dispositif a été testé avec succès l'année dernière, lors de la construction de 10 mégawatts sur un site destiné à en produire 400 au Texas […]Terafab révolutionne la construction des centrales solaires en combinant une automatisation de pointe avec un système numérique sophistiqué » fin de citation. Le système Terafab devrait être commercialisé à partir de septembre prochain… reste à savoir si ce sera uniquement aux Etats-Unis ou dans le reste du monde également. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 25, 20231 min

L’explosion de Starship, une menace pour la nature ?

Peut-être l’avez-vous suivi, le premier lancement expérimental de la fusée Starship s’est soldé par une explosion en plein vol. Un revers pour SpaceX, mais pas un échec total pour autant. Ceci dit, outre les enjeux aérospatiaux, cette situation entraîne de lourdes conséquences écologiques.Dans le détail, le complexe de Starbase, d’où la fusée Starship a décollée, se trouve à proximité de deux réserves naturelles nationales : la plage de Boca Chica et la réserve nationale de Lower Rio Grande Valley. Des zones qui abritent environ 2 500 espèces animales et végétales, dont certaines sont protégées. Les préoccupations environnementales liées à Starbase existent depuis longtemps. Alors qu’Elon Musk avait décidé en 2022 d’agrandir cette base, le Fish and Wildlife Service, un organisme fédéral américain, avait soulevé plusieurs problèmes concernant les risques pour les espèces en danger. De son côté, le média CNBC avait obtenu un rapport indiquant que le lancement de la Starship aurait je cite "un impact sur certaines espèces protégées par la loi sur les espèces en danger, ainsi que sur des centaines d'hectares de leur habitat essentiel, même si cela ne conduirait pas à leur extinction complète", fin de citation.En somme, l'impact le plus préoccupant concerne l'accouplement, la migration, la santé et l'habitat de nombreuses espèces d'oiseaux. La tortue de Kemp, qui réside sur la plage de Boca Chica, est également en danger critique d'extinction. L'American Bird Conservancy avait déjà exprimé ses inquiétudes, dénonçant des installations qui, selon l'organisation, n'auraient pas dû être autorisées par la Federal Aviation Administration (FAA. Quelques jours avant le lancement de la fusée Starship, un reportage de Texas Public Radio avait montré que les tests préliminaires avaient déjà eu un impact notable sur l'écosystème local. En effet, les plages abritant les tortues en voie d'extinction étaient déjà jonchées de nombreux débris.Certaines images relayées sur les réseaux sociaux suggèrent que de nombreux oiseaux auraient pu périr dès la phase de lancement. De plus, l'explosion en plein vol de la fusée Starship a entraîné une pluie de poussières et de débris, pointés du doigt dans les médias par les habitants des villages voisins. Reste à savoir quelle est réellement l’étendue des dégâts suite à cette explosion, et si SpaceX sera forcé de faire quelque chose pour limiter les conséquences néfastes de ses prochains lancements. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 24, 20232 min