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Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

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Qu'est que l'IA Climate GPT ?

Et si l’intelligence artificielle pouvait contribuer à lutter contre le changement climatique ? Certains en sont convaincus et souhaitent en faire un interlocuteur privilégié des décideurs de ce monde. Ceci dit, ce n'est un secret pour personne que les grands modèles de langage qui alimentent ChatGPT et Bard de Google sont extrêmement gourmands en performances et en ressources. Une caractéristique en complète contradiction avec cette idée que l'IA pourrait sauver le monde donc. Mais c'était sans compter sur une IA spécialement développée pour répondre à cette problématique : ClimateGPT, développé par l'Endowment for Climate Intelligence (ECI), une organisation dont le but est de créer une intelligence artificielle pour lutter contre le changement climatique. Ainsi, ClimateGPT se consacre à résoudre la crise climatique et veut devenir l'interlocuteur privilégié des chercheurs, des décideurs politiques et des chefs d’entreprise d'après AppTek, l’une des organisations derrière l'ECI. Tous ces gens pourront en effet poser des questions à l’IA pour acquérir je cite une « compréhension globale des impacts du changement climatique à travers les sciences naturelles, sociales et économiques », fin de citation, le tout dans le but de prendre les meilleures décisions en faveur de l’environnement.Dans le détail, Climate GPT d'IA n'a pas été formé sur des données arbitraires, mais sur je cite "plus de 10 milliards de pages Web et des millions d'articles scientifiques en libre accès" fin de citation, ces dernier ayant été fournis par Erasmus.IA, une plateforme dédiée à la conception d’une IA capable de répondre aux défis futurs de l’humanité. ClimateGPT devrait donc être assez robuste contre la désinformation, même si ses auteurs préviennent que le chatbot je cite « peut produire des réponses biaisées, offensantes ou inexactes ». Aucune IA n'est parfaite.Pour contribuer à lutter contre le changement climatique, l'ECI a souhaité limiter l'impact de ClimateGPT sur l'environnement. Son premier nœud a été lancé lors de la COP 28 et alimenté par la centrale solaire photovoltaïque géante Al Dhafra Solar d'Abu Dhabi. Pendant ce temps, les 256 GPU utilisés pour la structure informatique sont des Nvidia H100, qui, selon l'organisation, sont je cite « les GPU cloud les plus économes en énergie », tous alimentés par la centrale hydroélectrique de Puyallup dans l'État de Washington. ClimateGPT n’est pas réservé qu’aux politiques et aux patrons du CAC 40. En fait, tout le monde peut y accéder via Hugging Face AI, une plateforme française d’IA open source. Vous pouvez y vérifier les données d'entraînement d'un modèle ECI, analyser son comportement et éviter les erreurs qui pourraient entraver sa tâche principale. L’espoir est que de véritables garanties de confiance rendront cette IA réellement utile et pertinente pour les décideurs. Si vous voulez y jeter un oeil, le lien vers Climate GPT est dans la description de cet épisode.Climate GPT sur Hugging Face : https://huggingface.co/collections/eci-io/climategpt-65a83cd8a92d5908dfffc849 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 28, 20242 min

Quels animaux pour accompagner l’Homme dans l’espace ?

Un jour, les animaux pourraient être d’une grande aide pour les humains afin de survivre sur Mars ou sur la Lune. Dès lors, quelles sont les espèces les plus à même de côtoyer les astronautes ? Une question, bien qu'elle puisse paraître légère, qui est tout de même très importante quand on sait que d'ici la fin de la décennie, la NASA souhaite construire un avant-poste permanent sur la Lune, avant de se lancer à la conquête de Mars.Ainsi, plus on colonise de nouveaux espaces, plus la nécessité d’y implanter un écosystème augmente. La faune joue un rôle primordial car les animaux nous aident à accomplir des tâches importantes. Par exemple, les crevettes et les poissons peuvent être élevés dans de petits espaces et utilisés comme nourriture, les insectes pourraient permettre la pollinisation, tandis que les minuscules oursons d’eau pourraient nous aider à lutter contre la chaleur. Ce qui nous ramène à la question : quel animal sera le premier à poser le pied sur Mars ou sur la Lune ?D'après David Catling, astrobiologiste à l'Université de Washington, la gravité pourrait être un obstacle majeur. Sur Mars, elle correspond à environ 1/3 de celle que l'on connaît sur Terre. De son côté, la Lune a la superficie d'un 1/6 de la superficie de notre planète. En somme, le planétologue estime que le scénario le plus souhaitable serait qu’un jour les animaux se reproduisent sur Mars et sur la Lune comme ils le font sur Terre, plutôt que de les importer. Est-ce possible ? Aucune donnée scientifique ne permet de le confirmer ou de dire le contraire pour l'instant. Cependant, nous savons que si les futurs habitats peuvent s'adapter aux températures, à la pression et aux compositions atmosphériques (pour correspondre à ceux que les Terriens connaissent bien), il est impossible de modifier la gravité. Et vivre dans un environnement avec une gravité si différente de celle que nous connaissons pourrait causer des dommages importants aux animaux, affectant leur développement musculaire ou osseux, les empêchant de se déplacer et de se comporter normalement.Dès lors, si l'on garde cela à l'esprit, les petits animaux – comme les souris et les animaux aquatiques – seraient le choix le plus judicieux d'après les experts de la NASA. Les poissons et autres animaux aquatiques, parce qu'ils flottent dans l'eau, ne sont pas soumis aux changements de gravité. Une étude publiée en 2021 dans la revue Frontiers in Astronomy and Space Sciences mettait aussi en avant le fait qu’ils produisent moins de déchets que leurs homologues terrestres. Un autre rapport de l’Université d’Australie du Sud et de l’Université spatiale internationale en France considérait les insectes comme une autre source de nourriture possible. Pour les chercheurs, le grillon serait l’espèce la plus intéressante, fournissant à l’homme une source suffisante de protéines, tout en utilisant moins d’espace et d’eau que les sources de protéines traditionnelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 25, 20242 min

Des panneaux solaires sur le Pentagone américain ?

Le ministère américain de la Défense vient d'annoncer son intention d'installer des panneaux solaires sur le toit du Pentagone. Même si le projet n’a pas vocation à concurrencer le plus grand parc solaire du monde, l'initiative reste inédite à bien des niveaux.Cela fait partie du plan de l’administration Biden visant à « rétablir le gouvernement fédéral en tant que leader en matière de développement durable ». Si le Pentagone ne peut rivaliser en termes d'échelle avec le New Global Center de Chendgu, en Chine (1,7 million de m2, soit une superficie équivalente à 238 terrains de football), ses 610 000 m2 ne sont pas en reste pour autant. Outre les panneaux photovoltaïques, il est également prévu d'installer une pompe à chaleur pour un objectif zéro émissions nettes. Cumulés, les dispositifs que mettront en place l'administration américaine réduiront de 95 % l'énergie dont le bâtiment a besoin pour le chauffage, actuellement fourni par le fioul et le gaz naturel. Selon leurs calculs, cela permettrait d'économiser plus de 7 millions de kWh d'électricité et plus de 135 000 térajoules de gaz naturel par an, pour une facture énergétique réduite de 1,36 million de dollars.Le projet du Pentagone fait partie d'une liste de 31 installations fédérales du programme AFFECT (Assisting Federal Facilities With Energy Conservation Technologies) du département américain de l'Énergie. Toutes ces installations bénéficieront d’un financement de 104 millions de dollars avec l'objectif de financer la modernisation des infrastructures du pays. D'autres projets sont également en cours, comme l'application d'un film photovoltaïque sur les fenêtres orientées vers le sud du ministère des Transports par exemple. Également, un total de 8000 m2 d'anciens panneaux de verre datant des années 60 seront remplacés par du double vitrage. Prochain sur la liste, le bâtiment abritant le ministère du Commerce et des Transports. De quoi donner quelques idées également en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 24, 20241 min

Nucléaire : des mini-réacteurs alimentés par les déchets des centrales ?

Premiers lauréats de l'appel à projets « réacteurs nucléaires innovants » de France 2030, les deux entreprises Naarea et Newcleo ont dévoilé un partenariat censé permettre d'accélérer le développement de leurs projets de petits réacteurs. Une alliance, qui est en partie motivée et justifiée par la demande croissante des autorités, et qui vise à optimiser la diversité des technologies nucléaires émergentes.L'appel à projets lancé par le gouvernement a suscité un certain enthousiasme, dépassant ainsi toutes les attentes, avec pas moins de 15 dossiers déposés pour 8 lauréats au final. Car la France mise gros sur le nucléaire, comme ne cesse de le rappeler le président Emmanuel Macron lors de chaque prise de parole sur ce sujet, notamment dans le cadre du programme France 2030, un plan d'investissement de 54 milliards d’euros pour développer la compétitivité industrielle et technologique de la France. Ainsi, Naarea et Newcleo ont été distinguées pour leurs travaux, chacune répondant à une demande des pouvoirs publics de mieux maîtriser notre consommation d'énergie.De son côté, Newcleo développe un mini-réacteur nucléaire dit à neutrons rapides et refroidi au plomb, tandis que Naarea se concentre sur un micro-générateur nucléaire à neutrons rapides et sels fondus. Et clairement, les deux start-up veulent aller vite, avec l'objectif de commercialiser leur réacteurs d'ici 2030 justement, et en utilisant des combustibles usagés pour résoudre le défi du stockage des déchets radiaoctifs. À l'avenir des laboratoires communs aux deux start-up pourraient également être construits, ce qui faciliteraient les tests et les démonstrations auprès des autorités de sûreté nucléaire en vue de cette fameuse commercialisation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 23, 20241 min

Une technologie pour rejeter moins de CO2 et créer plus d’eau douce ?

Ces dernières années, certains pays ont décidé de contrer l’impact du carbone en adoptant des technologies de captage et de recyclage du carbone. Une approche qui excluait auparavant la possibilité de réutiliser la saumure, un concentré d'eau très salé issu notamment de la désalinisation de l'eau de mer. Sur ce point, il semblerait que la Corée du Sud ait trouvé une solution. Une entreprise sud-coréenne a récemment annoncé la création d'une usine capable de réduire la quantité de dioxyde de carbone (CO2) de 50 000 tonnes dans son processus de transformation de l'eau salée en eau douce.Si les circuits principaux se concentrent sur la captation du CO2 dans l'atmosphère, dite "direct air capture", l'eau restait un angle mort. Cependant, Capture6, une entreprise spécialisée dans ce domaine, en a profité pour ajouter un nouveau système additionnant le dessalement de l'eau en plus de la séquestration du dioxyde de carbone. Si elle ne donne pas de détails supplémentaire, l’entreprise croit suffisamment en sa technologie pour procéder à un premier grand test sur le complexe pétrochimique géant de Daesan, sur la côte de la mer Jaune.Et clairement, transformer la saumure en eau douce sans faire exploser les gaz à effet de serre est un enjeu majeur pour la Corée du Sud, où de nombreux habitants souffrent de la pollution de l'air et où l'écosystème local est déstabilisé par la pollution. D'ailleurs, dans la capitale Séoul, il est courant que les habitants subissent des épisodes de pollution aux particules fines. Et cela provient justement d'un secteur industriel très important dans le pays, qui représente selon la Banque mondiale, 25 % du produit intérieur brut (PIB) de la Corée du Sud. Il s'agit de l'une des parts les plus élevées parmi les pays développés. Comme le rapportait le journal Le Monde en 2022, la Corée du Sud souffre ces dernières années d’une grave sécheresse. En conséquence, la nappe phréatique diminue, rendant l’approvisionnement en eau difficile. Le pays est donc de plus en plus dépendant de sources extérieures pour son approvisionnement en eau potable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 22, 20242 min

+50% d’énergie renouvelable en 2023 ?

Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), 507 gigawatts d'énergie renouvelable ont été exploités en 2023, ce qui correspond à une augmentation de 50 % par rapport à 2022. Parmi les pays moteurs, on retrouve la Chine, qui a massivement investi dans des équipements destinés à la croissance des énergies renouvelables, avec plus spécifiquement, une augmentation de 66 % du nombre de nouvelles éoliennes. Ainsi, la capacité mondiale de production d'énergie renouvelable a elle aussi augmenté de 50%.A ce soir, environ 75% des installations permettant d'exploiter les énergies renouvelables se trouvent dans le secteur du photovoltaïque. Ceci dit, la production globale d'énergies issues de l'éolien est en augmentation, notamment en Chine. Une tendance qui devrait se poursuivre puisque l'AIE prévoit qu'au cours des cinq prochaines années, l'augmentation globale d'énergie renouvelable, tout secteur confondu, soit multiplié par 5,5 fois par rapport aux chiffres de 2023. À noter que cette tendance rend l'AIE assez positive quant aux objectifs fixés par les différents gouvernements ayant participé à la COP28 il y a quelques semaines. Entre autres : le triplement de la capacité mondiale en énergies renouvelables d'ici 2030. Si la tendance se poursuit, l'objectif serait atteint, voire dépassé, et de fort belle manière. Reste à savoir si les investissements se poursuivront à la même fréquence dans les infrastructures productrices d'énergie renouvelable, ou s'ils connaîtront un ralentissement, voire un coup d'arrêt. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 21, 20241 min

L’IA permet de prédire les inondations ?

Direction Bergen, dans le sud-ouest de la Norvège, pour découvrir la société 7Analytics, spécialisée dans l'analyse de données. Avec une équipe composée principalement d'informaticiens et de géologues, elle est parvenue à mettre au point un système basé sur l'IA permettant de proposer des prévisions d'inondations en temps réel, ce que les gouvernements locaux et les entreprises ont accueillis avec beaucoup d'enthousiasme.Jonas Toland, co-fondateur de l'entreprise, explique je cite, que ses équipes peuvent prévoir les inondations imminentes avec une précision extrême, jusqu'à 7 jours à l'avance. Pour atteindre ce résultat, le logiciel développé par l'entreprise est capable de compiler une quantité extrêmement importante de données, notamment les conditions météorologiques, la géographie des lieux, les réseaux de voies navigables, l'urbanisation et la capacité de drainage des sols. Ainsi, toutes ces données permettent de prévoir les débits d'eau et d'identifier les zones à risque. Par exemple, une rivière va sortir de son lit et monter de 50 centimètres, le système pourra le prédire cinq jours à l'avance.Ceci dit, 7Analytics n'est pas la seule entreprise à proposer ce type de solution. La société londonienne Neara simule virtuellement les inondations pour minimiser les dommages potentiels aux infrastructures électriques. Parallèlement, Google dispose de son propre service d’alerte qui surveille les crues des rivières dans plus de 80 pays, Flood Hub, et est entièrement gratuit. Sauf que l'avantage de l'IA de 7Analytics, est qu'elle peut fournir des prévisions même dans des zones où peu de choses existent. Evidemment, ce n'est pas non plus une solution magique comme l'explique Amy McGovern, de l'Université d'Oklahoma que je cite, "la qualité d'un modèle dépend entièrement de la pertinence des données qu'il collecte (…) Dans une zone où les inondations se produisent rarement, les données y sont limitées, le modèle aura donc beaucoup plus de mal à prédire avec précision les inondations dans ces zones » fin de citation. L’IA représente une avancée significative dans la gestion des risques environnementaux. C'est en effet une arme supplémentaire pour faire des prévisions précises, même si elles ne sont pas infaillibles, et une arme de poids dans la lutte contre les conséquences du changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 11, 20242 min

L’Hyperloop renait de ses cendres ?

La fermeture d’Hyperloop One, l’entreprise à l'origine des recherches principales sur cette technologie de transport à grande vitesse, semblait enterrer définitivement ce rêve théorisé par Elon Musk il y a de longues années. Mais si Hyperloop One n'est plus, une autre entreprise a pris le relais, et croit toujours en cette technologie.C'est en Inde qu'il faut donc se déplacer pour découvrir le nouveau projet Hyperloop avec une entreprise bien connue des français : le géant mondial de l'acier ArcelorMittal. En coopération avec ArcelorMittal Nippon Steel India, mais aussi la start-up TuTr Hyperloop, l'Institut indien de technologie de Madras et des étudiants, le groupe tricolore compte bien développer et donner naissance à cette technologie pouvant en théorie atteindre une vitesse de 1 200 km/h.Les quatre partenaires envisagent donc de construire une machine de démonstration sur le campus de Taiyur, au sud du pays, près de la ville de Madras, et affirment qu’il s’agira de « la première infrastructure de test hyperloop du pays ». Dans les prochains mois, un tube de 400 mètres de long sera construit pour tester une capsule capable de se déplacer à 200 km/h. Si le coût du projet n'a pas été dévoilé, le démonstrateur devrait être en service je cite "d'ici le printemps 2024". Dans le cadre de cette structure de recherche, des solutions de transport seront testées non seulement pour les personnes mais aussi pour les marchandises. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 10, 20241 min

Enorme déception pour le Cybertruck de Tesla ?

Vous souvenez-vous de l'époque où Elon Musk promettait aux fans de Tesla que le Cybertruck aurait une autonomie de plus de 500 km ? Et bien cette époque semble désormais assez lointaine puisque la voiture électrique, dotée de trois moteurs d’une puissance de 845 chevaux, a grandement déçu suite à un test réalisé sur YouTube en ce début d'année.Concrètement, les passagers du Tesla Cybertruck n'ont pu parcourir que 409 kilomètres sur l'autoroute avant de terminer leur course sur le parking d'un centre commercial. Soit quand même, plus de 100 km de moins que ce que promettait Elon Musk en 2019. En fait, le Cybertruck ne pourra atteindre cette autonomie de 515 km qu'avec l'aide d'un « prolongateur d'autonomie », comprenez par-là, une batterie supplémentaire située à l’arrière du véhicule, dont le coût est de quasiment 15 000 euros, qu'il faut donc ajouter aux 92 000 euros de base du Cybertruck, pour une facture totale de 107 000 €.Ceci dit, l’autonomie réelle d’un véhicule est toujours influencée par divers facteurs. Ce test, réalisé sur la chaîne YouTube OutofSpecMotoring, permet de suivre le parcours du pick-up électrique du début à la fin, dans des conditions réelles. Dans le détail, le véhicule roulait à une vitesse de 113 km/h, à une température moyenne de 8 °C. Ce qui pose donc un certain nombre de questions quant aux performances du Cybertruck dans des conditions plus froides. Comment le véhicule se débrouillerait au Canada ou en Europe du Nord par exemple, où les températures sont tombées en ce début d'année à -40 degrés Celsius en Suède ? Certains observateurs vont même jusqu'à dire que les performances du Cybertruck seraient trop limitées pour un usage en tant que véhicule utilitaire, ce qui était quand même la promesse initiale d'Elon Musk quand le milliardaire avait dévoilé le projet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 9, 20242 min

Quel pays d’Europe a le plus adopté la voiture électrique en 2023 ?

En 2023, les Pays-Bas ont été sacrés nouveaux champions européens de l'électromobilité. En effet, les ventes de voitures électriques ont dépassé celles des voitures à essence. Un excellent résultat pour les constructeurs, largement aidés par des politiques soutenant l’électrification. L'année dernière, les véhicules 100 % électriques représentaient près de 31% du marché automobile néerlandais, soit une augmentation de 7,5 points par rapport à 2022. Si l’on y ajoute les ventes d’hybrides et d’hybrides rechargeables, cette part passe à 68 %. En comparaison, les voitures 100 % électriques en France n’ont atteint que 17 % de part de marché l'an dernier. Mais ces bons résultats sont notamment dus à des subventions gouvernementales massives, ainsi que des incitations fiscales qui encouragent les automobilistes à se tourner vers l'électricité. Sans surprise, la Tesla Model Y a tenu son rang de leader et continue d'être la voiture la plus vendue avec 13 758 unités vendues Ce modèle ne figure cependant pas dans le top 5 des véhicules immatriculés. À ce stade, il faut distinguer vente et immatriculations. Comme son nom l'indique, la vente est l'acte d'achat d'une voiture. L'immatriculation elle, est l'étape d'après, qui permet de conduire la voiture sur la route. De son côté, Volkswagen est un constructeur majeur aux Pays-Bas avec un total de 34 958 véhicules immatriculés. Vient ensuite Kia, non loin du géant allemand avec un total de 33 504 immatriculations. Toyota a également vendu 25 576 unités au cours de l'année, suivi de près par BMW et Skoda à 20 500 unités chacun. Les Pays-Bas sont donc un bel exemple du résultat d’une synergie entre une proposition attractive et politique publique adaptée. Autre point très important, il ne faut pas oublier que les automobilistes commencent à accepter de plus en plus l'idée d'acheter des véhicules électriques. Il ne s’agit plus seulement d’une tendance propre à la Hollande, mais plutôt du signe d’une véritable évolution des conscience et de la mobilité en générale, surtout en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 8, 20242 min

Volkswagen a mis au point LA batterie parfaite ?

L’un des problèmes des voitures électriques est la faible durée de vie des batteries et sa perte d'autonomie au fil des années. Les fabricants estiment que la capacité de stockage d'une batterie lithium-ion chutera à environ 70 % de sa capacité initiale après 1 000 cycles, ce qui correspond à environ 10 ans d'utilisation. Un problème qui pourrait être résolu grâce aux batteries à semi-conducteurs signées Volkswagen. QuantumScape, une société américaine dont le principal actionnaire est un groupe allemand, a testé avec succès une batterie à semi-conducteurs, démontrant qu'elle conserve 95 % de sa capacité après 1 000 cycles. Le constructeur automobile explique je cite que "pour un véhicule électrique ayant une autonomie de 500 km à 600 km, cela correspond à une autonomie totale de plus de 500 000 km" fin de citation.Pour arriver à nos résultats, QuantumScape a superposé pas moins de 24 cellules sur une seule ! Et clairement, ce type de batterie pourrait lui donner un avantage non négligeable vis-à-vis de la concurrence. Je cite Jagdeep Singh, fondateur et président de QuantumScape, " à notre connaissance, aucune autre batterie automobile au lithium n'a démontré sa capacité à conserver autant d'énergie pendant un nombre similaire de cycles dans les mêmes conditions". Restons toutefois pragmatiques, il s’agit actuellement d’une expérience en laboratoire. Je cite à nouveau « nous avons encore beaucoup de travail pour amener cette technologie sur le marché ». Dès lors, à quand une Volkswagen ID. équipée de cette batterie ? Peut-être plus tôt qu'on ne pourrait le penser, mais l'adoption massive de ce genre de batterie ne sera sans doute pas pour demain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 7, 20241 min

La France exporte un volume record d’électricité ?

18 680 mégawatts (MW) : c'est le montant record d’électricité exportée par la France sur une journée fin décembre. Une augmentation très importante comparée au précédent record de 17 415 MW établi en février 2019. Cette électricité a été dirigée dans plusieurs pays voisins : Royaume-Uni, Allemagne, Bénélux, Suisse, Italie et Espagne d’après RTE.Pour rappel, la France a connu une période inhabituelle en 2022, confrontée à des problèmes de corrosion sur plusieurs réacteurs nucléaires. Toutefois, l’année 2023 a marqué un tournant, avec un excédent d'électricité exportée, contrairement à la nécessité d'importations qui s'était présentée l'année précédente. C’est la première fois que cela arrive en 42 ans. RTE attribue cette performance à une diminution de la demande liée aux vacances et à des températures exceptionnellement élevées pour la saison, lesquelles ont réduit les besoins énergétiques de la France. Le gestionnaire du réseau met également en lumière la compétitivité des coûts de production, soulignant l'augmentation de la disponibilité de tous les moyens de production, en particulier du nucléaire, avec une large partie du parc de réacteurs désormais réparée.La part de l'éolien dans la production électrique nationale a également été importante, représentant environ 20 % fin décembre, ce qui contribue à la diversification du mix énergétique. Bien que le prix de l'électricité au moment de cette exportation exceptionnelle était d’environ 45 euros le MWh, soit en baisse significative par rapport aux 216 euros de l'année précédente, cela reflète une certaine normalisation des prix après la spéculation induite par la crise en Ukraine et les inquiétudes sur l'approvisionnement en gaz… ce qui signifie que nos factures d’électricité ne devraient pas connaître de hausse des prix majeures ces prochains mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 4, 20241 min

Électrique : un véhicule roule à 6500 mètres d’altitude ?

David Proeschel, David Koller, and Patrick Koller ont accompli un exploit extraordinaire en conduisant le Terren, un camion électrique alimenté par l'énergie solaire, à une altitude de 6 500 mètres. Une prouesse impressionnante qui explose tous les records dans le domaine des véhicules électriques, qui n’est pas sans rappeler la Stella Terra qui a bravé le Sahara marocain. Ces prototypes sont donc les porte étendard des véhicules solaires dans le secteur automobile, qui prouvent bien qu’une motorisation décarbonée de haute technologie est possible.Plus précisément, c’est sur les sommets du volcan Ojos del Salado situé à la frontière entre le Chili et l'Argentine que ce record a eu lieu. Le volcan est d’ailleurs connu pour être encore actif et surtout le plus élevé du monde, avec une altitude de 6 893 mètres. C'est un site à la fois époustouflant de beauté et extrêmement hostile aux véhicules :- Altitude élevée : bien que le Terren, en tant que véhicule électrique, ne soit pas affecté par la raréfaction de l'oxygène, les températures extrêmement basses mettent les batteries à rude épreuve.- Terrain difficile : loin des routes asphaltées, le sol de l'Ojos del Salado est accidenté, rocailleux, souvent enneigé ou glacé, rendant la conduite extrêmement difficile.- Isolation et accès limité : en raison de la situation géographique isolée du volcan, une panne mécanique ou un accident serait une situation redoutable. Cela souligne l'importance de la fiabilité des véhicules qui s'y aventurent.- Activité volcanique : bien que le volcan soit considéré comme dormant, une activité géothermique subsiste, avec des fumerolles et des émissions de gaz toxiques.Le Terren a été entièrement développé par une entreprise spécialisée dans l'ingénierie des machines agricoles et des équipements lourds. Ce véhicule unique peut parcourir 200 kilomètres avec une seule batterie de 90 kWh. Pour la recharge, il intègre des panneaux solaires sur sa structure, étendant ainsi son autonomie, et permettant de profiter pleinement de son moteur de 380 chevaux.Le précédent record d'altitude pour un véhicule était détenu par un Volkswagen ID.4 GTX spécialement aménagé, qui avait réussi à gravir le volcan Uturuncu en Bolivie, culminant à 6 008 mètres. Le SUV avait atteint une altitude remarquable de 5 816 mètres… mais là, le Terren a non seulement surpassé ce record, mais ses panneaux solaires extensibles pouvant atteindre 28 m2 quand ils sont déployés, ont joué un rôle clé dans son succès, lui permet de gagner jusqu'à 150 km d'autonomie après seulement 5 heures d'exposition au soleil à cette altitude, où le soleil est particulièrement puissant. Une avancée technologique qui ouvre la voie à des possibilités extraordinaires dans le domaine des véhicules solaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 3, 20242 min

L’Hyperloop définitivement mort ?

Il y a environ dix ans, Elon Musk dévoilait une vision de transport révolutionnaire avec l'Hyperloop, un train se déplaçant sur un coussin d'air à l'intérieur d'un tube sous basse pression. Cependant, après une décennie, ce projet semble sur le point d'être abandonné, marqué par la fermeture de l'entreprise pionnière dans ce domaine, Hyperloop One.C’est un son de cloche qui résonnait ces derniers mois, et qui laissait entrevoir des difficultés croissantes pour l'Hyperloop. La couperet est tombé fin 2023, avec l'annonce par Bloomberg de la cessation d'activité d'Hyperloop One. Les actifs de l'entreprise sont actuellement en vente, les bureaux ferment leurs portes, et les employés sont licenciés. L'Hyperloop, qui promettait de réduire le temps de trajet entre Washington et New York à seulement 29 minutes pour une distance de 500 kilomètres, n'a malheureusement jamais concrétisé cette vision, malgré des levées de fonds atteignant au total environ 450 millions de dollars. Suite à la faillite, les brevets ont été transférés à l'actionnaire majoritaire, le groupe dubaïote DP World, troisième exploitant portuaire mondial.L'histoire de Hyperloop One a été marquée par un seul test habité en 2020, atteignant une vitesse de seulement 160 kilomètres/heure. Des résultats qui ont refroidi les observateurs les plus enthousiastes, qui voyaient en l'Hyperloop le train du futur. Pendant ce temps, d'autres technologies de transport ferroviaire, comme le train à sustentation magnétique maglev ont gagné du terrain, repoussant encore les limites de la vitesse. En Asie, le maglev relie déjà l'aéroport de Pudong à Shanghai, et au Japon, une ligne commerciale utilisant cette technologie est en construction entre Tokyo et Nagoya, avec une mise en service prévue pour 2027. Peut-être est-ce dans cette direction que le transport à grande vitesse compte envisager le futur ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 2, 20241 min

Météo-France rend ses données gratuites et publiques ?

C’est officiel, les données météorologiques de l’institut Météo-France sont désormais publiques et gratuites depuis le 1er janvier 2024 ! C’est donc un champ des possibles quasi infini qui s’ouvre pour les professionnels et les chercheurs. Du côté des curieux comme vous et moi, l'annonce est accueillie avec pas mal d’enthousiasme, sachant que l'accès à ces informations sera désormais à portée de clic. L'initiative a suscité des éloges de la part de Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, ainsi que d'Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.En tant qu'établissement collecteur de données diverses, Météo-France couvre un large éventail tels que les observations terrestres, les prévisions à court terme, les données climatologiques historiques, ou encore les projections futures. Toutes ces données sont désormais librement accessibles. Cette décision d'ouverture vise à faciliter les prises de décision en temps réel, à affiner les prévisions, et à sensibiliser davantage sur les impacts des changements climatiques. En 2022, pas moins de 1 000 To de données ont été diffusées, éliminant ainsi la nécessité de payer pour leur utilisation, une redevance qui a été supprimée fin 2023.Par ailleurs, Météo-France s'engage dans une amélioration technique de l'accès aux données en mettant en place des API offrant un accès en temps réel aux observations et aux relevés des radars pour les développeurs et ingénieurs. Cela inclura notamment les données des modèles de prévisions numériques du temps de l'établissement, ARPEGE et AROME. L'organisme envisage également de créer un espace d'échanges avec les utilisateurs de ses données pour adapter la diffusion à leurs attentes. Quand on sait que les initiatives individuelles de certains internautes ont déjà mené à des innovations et découvertes parfois incroyables, on ne peut qu’être optimiste pour le futur des prévisions climatique avec cette mine d’or immense qui vient de tomber dans le domaine public. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jan 1, 20241 min

Eolien offshore : un parc alimente 3 millions de foyers ?

Alors que les parcs éoliens en mer commencent timidement à émerger en France, nos voisins britanniques connaissent depuis plusieurs années une expansion ininterrompue de ces installations. Le géant danois des énergies renouvelables, Ørsted, vient d’ailleurs de dévoiler un ambitieux projet : la création du parc éolien Hornsea 3, s'ajoutant ainsi aux impressionnants parcs Hornsea 1 et 2 situés sur la côte est de l'Angleterre à 160 kilomètres des côtes du Yorkshire.Le Hornsea 3 s'annonce comme un projet massif et exceptionnel. Ørsted a récemment confirmé son engagement en déclarant que ce parc éolien offshore sera le plus grand au monde, avec une capacité de 2,9 GW et une date de fin de travaux prévue d'ici la fin de 2027. Cette puissance phénoménale lui permettra de fournir de l'électricité à près de 3,3 millions de foyers au Royaume-Uni, mettant ainsi en avant son impact significatif pour combler les besoins énergétiques du pays. D’après Ørsted, la construction de Hornsea 3 générera plusieurs milliers d'emplois, contribuant ainsi au développement économique local. Si on peut allier écologie et économie, pourquoi pas après tout.Avec déjà 12 parcs éoliens en activité au Royaume-Uni, Ørsted est un acteur majeur dans le secteur des énergies renouvelables. L'expansion du site Hornsea, avec l'ajout de Hornsea 3, le propulsera à la première place mondiale en termes de capacité, dépassant les 5 GW une fois tous les parcs opérationnels. Cette intégration permettra de réduire les coûts d'exploitation des parcs, marquant ainsi une avancée majeure dans la viabilité économique de l'énergie éolienne offshore. À noter que, grâce à des contrats établis avant l'envolée des coûts des matériaux, la construction de Hornsea 3 est déjà considérée comme un parc à prix compétitifs. L'efficacité et la planification stratégique d’Ørsted dans la réalisation de projets à grande échelle dans le domaine des énergies renouvelables pourrait bien inspirer d’autres entreprises du secteur et accélérer cette transition vers l’électricité décarbonée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 31, 20231 min

De l’électricité sur la Lune grâce à Rolls-Royce ?

L’un des objectifs de la NASA est de retourner sur la Lune d’ici peu. C’est notamment ce qui se prépare dans le cadre des missions Artemis. On parle là de missions assez longues, où les astronautes devront rester plusieurs mois sur la Lune. Dès lors, comment faire pour assurer leurs besoins en énergies ? Des panneaux solaires ? Pourquoi pas. Mais pas sûr que cela soit suffisant. À ce problème, la solution viendra peut-être d’un acteur que l’on avait pas vraiment imaginé : le constructeur de voitures britannique Rolls-Royce, avec un tout nouveau réacteur nucléaire !Je sais, je viens de vous parler de panneaux solaires, et effectivement, c’est de panneaux solaires que sont équipés la plupart des robots, satellites et autres engins envoyés dans l’espace par l’Homme. Sauf que sur la lune, les conditions de vie sont un peu délicates. En effet, les astronautes y seront plongés deux semaines chaque mois dans le noir. Difficile de faire de l’électricité sans lumière donc. C’est donc pour remédier à cela que Rolls-Royce a mis au monde un réacteur nucléaire miniature transportable par les astronautes. Et quand je dis transportable, c’est vraiment le cas, avec une largeur d'1 mètre et une longueur de 3 mètres. Evidemment, ce réacteur utilise la fission atomique, donc la même technique que les réacteurs nucléaires classiques, et a coûté jusqu’ici environ 3 millions d’euros à l’agence spatiale britannique qui a subventionné le projet.C’est justement lors de la conférence spatiale du Royaume-Uni qui s'était tenue à Belfast en Irlande du Nord en novembre, que le mini-réacteur nucléaire a été présenté, quand bien même il n’était pas encore achevé. Il s’agissait de présenter le concept et la technologie qui seront utilisés. Rolls-Royce espère pouvoir l'achever d'ici six ans, et l'installer pour une mission lunaire à l'horizon 2029. Pour rappel, un réacteur nucléaire classique produit de la chaleur grâce à la fission des atomes, ce qui fait bouillir de l'eau, dont la vapeur fait ensuite tourner une turbine, elle-même reliée à un alternateur, qui produit au final de l'électricité. À noter que même s'il est à la base construit pour les missions lunaires, ce mini-réacteur pourrait, selon Rolls-Royce, être aussi utilisé dans de nombreux autres cas sur la planète Terre, comme je cite « répondre aux besoins commerciaux et militaires tout en offrant une solution pour décarboner l'industrie et fournir une énergie propre » fin de citation. Reste à savoir si la NASA sera effectivement intéressée par ce projet et si le rapport bénéfice risque jouera en faveur de ce mini réacteur nucléaire. Car envoyer du nucléaire dans l’espace n’est pas sans risque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 20, 20232 min

Le sous-sol béarnais regorge d’hydrogène ?

La France est décidément le centre de l’attention dans le monde en ce qui concerne l’hydrogène. Après la découverte de la plus grande réserve mondiale d'hydrogène blanc en Moselle, une autre bonne nouvelle nous vient cette fois-ci du sud-ouest de la France. La société TBH2 Aquitaine, a obtenu un permis officiel d’exploitation pour extraire de l’hydrogène du sous-sol béarnais pendant cinq ans. En clair, c'est la toute première fois qu'un tel permis pour explorer une zone renfermant de l'hydrogène souterrain (plus communément appelé hydrogène blanc) est délivré. Et on ne parle pas d’une petite surface, mais bien de 225 km2, soit un réservoir exploitable à long terme. Conscient de l’or blanc qui sommeille sous nos pieds, le président Emmanuel Macron a promis des « financements massifs pour explorer le potentiel de l’hydrogène blanc ».Le président de l'entreprise Terrensis Vincent Bordmann souligne que ce sous-sol réunit « toutes les conditions nécessaires pour rendre possible la généralisation de l’hydrogène ». La production de l'hydrogène de manière naturelle est un processus complexe, nécessitant que l'eau de pluie interagisse avec la roche située entre la croûte terrestre et le noyau. Cette réaction est semblable à la production d'hydrogène par électrolyse, mais sans intervention humaine ou émission de gaz à effet de serre. Pour le directeur scientifique de RealtimeSeismic (une entreprise spécialisée en géophysique), retenir l'hydrogène est un défi très complexe. Il s’agit en effet de la molécule la plus petite de l'univers (13,5 millions de fois plus petite qu'un grain de sable). Sa capacité à traverser les couches poreuses est très importante. Toutefois, les spécificités de la région où l'exploration se déroulera forment un environnement facilitant le piégeage de l'hydrogène, et donc sa future extraction.La phase d'exploration devrait s'étendre sur deux ou trois ans. Et ce n’est pas rien, puisque c'est à ce moment-là que sont évaluées la quantité d'hydrogène disponible et la faisabilité de son extraction. Si la phase s'avère concluante, l'étape qui suivra sera un forage. D’après les fondateurs de TBH2 Aquitaine le processus de forage sera décarboné. Je cite, « lorsqu’on fore et qu’on arrive au réservoir, l’hydrogène passe de la roche vers le puits et remonte à la surface inutile de pomper quoique soit donc. Ce processus permettrait de capter et d’acheminer l’hydrogène vers des sites industriels sans polluer davantage. Si cette réserve béarnaise et le gigantesque gisement situé en Alsace sont un jour exploités, cela placerait l'Hexagone en position stratégique. Aucune source d'énergie n'est parfaite, mais il convient d’explorer toutes les options pour réduire au plus vite nos émissions d’énergies fossiles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 19, 20232 min

Hydrogène vert : un énorme site industriel en Bretagne ?

Direction Buléon, dans le Morbihan, où l'entreprise Lhyfe vient d'inaugurer son site de production d'hydrogène vert. Il s’agit de son deuxième après celui qu'elle détient en Occitanie. Sobrement intitulé Lhyfe Bretagne, celui-ci a ouvert ses portes vendredi dernier et compte bien se montrer indispensable dans l’adoption de l’hydrogène vert en France. D’ailleurs, cette centrale est la première du genre dans la région, et se place d'ores et déjà comme l'une des plus importantes du pays.Concrètement, l'ouverture de ce site s'inscrit dans le projet Vallée Hydrogène Grand Ouest, qui vise à faire émerger un écosystème régional pour produire de l'hydrogène. D'ici 2026, Lhyfe souhaite développer la capacité de production de son installation à 80 tonnes par jour. Lhyfe Bretagne est de plus situé à proximité du parc éolien de VSB énergies nouvelles, qui lui permet de bénéficier d'une électricité sans CO2, à raison de 5 MW, ce qui lui permet de produire jusqu'à deux tonnes d'hydrogène chaque jour. Si cela peut sembler très peu, force est de constater que l’impact est tout de même significatif, étant donné qu’une seule tonne d’hydrogène permet à un camion de parcourir 25 000 km sans aucune émission de CO2. Selon les promesses de Lhyfe, leur hydrogène sera donc entièrement décarboné. Une approche novatrice, entreprise avec la région Bretagne et Lorient Agglomération, qui pourra dès l'an prochain profiter de cette nouvelle source d'énergie.Grâce à son site, Lhyfe alimentera deux stations de ravitaillement d'hydrogène (opérées par HyGO) en 2024, qui serviront à recharger des bateaux et des bus de passagers dans les zones locales. La première sera située à Lorient, et l’autre sur la rive gauche du Scorff. Sur l'agglomération de Lorient, ce seront ainsi 19 bus et deux bateaux qui fonctionneront entièrement à l'hydrogène d’ici peu. Côté transport public, on parle là d’une petite révolution, puisque cela fait entrer la Bretagne dans une nouvelle ère de l'énergie verte pour. La région se retrouve ainsi en position stratégique dans la production d'énergie décarbonée, rejoignant par la même occasion l'Occitanie avec Lhyfe comme initiateur de ces projets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 18, 20232 min

2023 : y a-t-il eu des victoires écologiques ?

La COP28 vient de se terminer à Dubaï aux Emirats Arabes Unis, et pour l’occasion. Si cette COP était clivante de part l’identité de son organisateur qui est aussi le patron d’un immense groupe pétrolier, cette COP a été le théâtre de nombreuses mises aux points. Et justement, on a appris que certaines victoires écologiques avaient eu lieu en 2023 malgré les records de pollution ou de chaleur.Pour commencer, revenons en octobre dernier, quand la coalition internationale « Initiative internationale pour les récifs coralliens » (ICRI) composée de 45 pays a annoncé officiellement son engagement de lever plus de 11 milliards d'euros de fonds publics et privés d'ici à 2030 pour préserver et restaurer les récifs coralliens. Baptisé Coral reef breakthrough, le projet prévoit de restaurer environ 10 500 km2 de récifs, ainsi que « d'assurer l'avenir » d'au moins 125 000 km2 de récifs coralliens tropicaux en eaux peu profondes.Ensuite, retour début août, quand huit pays se sont réunis à Belém au Brésil, à l'initiative du président Lula da Silva. Le sommet s'est achevé par la signature d'un accord ambitieux entre le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l'Équateur, le Pérou, le Guyana, le Suriname et le Venezuela, pour lutter contre la déforestation en Amazonie. D’ailleurs, le 23 novembre dernier, le nouveau chef d'État brésilien a indiqué son intention de proposer la création d'un fonds international pour la préservation des forêts tropicales, dont les grandes lignes devraient être présentées lors de la COP28.D’ailleurs, deux votes historiques ont eu lieu cet été. Le premier, le 19 juin quand les États membres des Nations unies ont procédé à un vote historique : celui du premier traité de protection de la haute mer. Un texte ambitieux visant à protéger les eaux internationales, notamment avec la création d'aires marines protégées dans ces eaux internationales qui font actuellement l'objet de seulement 1 % de mesures de conservation. Le second, a eu lieu un mois après, le 12 juillet, quand la loi sur la restauration de la nature a été adoptée au Parlement européen. Conformément à un accord entre le Parlement européen et les États membres de l'UE conclu à la mi-novembre, le dispositif prévoit notamment de restaurer au moins 30 % des surfaces terrestres et marines dégradées d'ici à 2030, 60 % d'ici à 2040 et 90 % d'ici à 2050.Enfin, le 29 juin dernier, la province des îles Loyauté en Nouvelle-Calédonie a pris une mesure législative forte et totalement inattendue en matière de droits de la nature : accorder des droits juridiques aux tortues marines et aux requins. Plus précisément, les tortues et les requins de cette province pourront bénéficier du statut d'entité juridique naturelle. Leur cause pourra être plaidée devant les tribunaux administratifs et judiciaires de Nouvelle-Calédonie en première instance (les appels se feront à Paris), par le biais de porte-parole d'associations de défense des animaux et de l'environnement ou directement par le président des îles Loyauté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 17, 20232 min

Êtes-vous certain de maîtriser la langue française ?

Pour écouter le nouveau podcast "Franc-parler":Apple: https://podcasts.apple.com/us/podcast/franc-parler/id1719737952Spotify: https://open.spotify.com/show/4ebaP6J0tjC8QTJaYHiUbuDeezer: https://deezer.com/show/1000488492 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 16, 20231 min

Quelles sont les nouvelles espèces en danger dans le monde ?

Si je vous parle du saumon atlantique, de la tortue verte ou de l'oryx algazelle... Sans doute que cela ne vous dira probablement pas grand-chose… Et bien figurez-vous que ces espèces sont désormais sur la liste rouge mondiale des espèces menacées d’extinction. Cette dernière a été mise à jour par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en début de semaine lors de la COP28 à Dubaï aux Emirats Arabes Unis avec l’ambition de mettre en lumière les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité et les effets des efforts pour les protéger. Au total, on compte désormais 157 190 espèces dont 44 016 menacées d'extinction à l'échelle mondiale.Parmi les modifications apportées, le saumon atlantique - jusqu'alors classé dans la catégorie « préoccupation mineure » - est désormais considéré comme « quasi menacé ». Sa population à l'échelle mondiale a reculé de 23 % entre 2006 et 2020, en raison de la raréfaction de ses proies liée au changement climatique et aux conséquences des activités humaines. Dans la nouvelle liste, les tortues vertes du de l'est de l'océan Pacifique sont respectivement classées « en danger » et « vulnérables », également touchées par les effets du réchauffement climatique ou les captures accidentelles pendant la pêche.Du côté des plantes, le mahogany grandes feuilles, aussi connu sous le nom de bois d'acajou - utilisé pour fabriquer des meubles, des éléments décoratifs ou des instruments de musique - passe de « vulnérable» à « en danger ». Sa population en Amérique centrale et latine a diminué d'au moins 60 % ces 180 dernières années, à cause des modes de culture non durables, de la croissance urbaine et de la déforestation au profit des terres agricoles.Deux espèces d'antilopes ont quant à elles vu leur situation s'améliorer à l'occasion de cette mise à jour. Ainsi, l'oryx algazelle est désormais classée « en danger » grâce aux efforts faits pour sa conservation par sa réintroduction au Tchad… L’espèce avait en effet été considérée comme éteinte à l'état sauvage vers la fin des années 1990. L'UICN précise cependant que sa survie « dépend d'une protection continue contre le braconnage ». Les antilopes saïgas, principalement présentes au Kazakhstan, ne sont plus « en danger critique » mais considérées comme « quasi menacées », avec une population qui a augmenté de 1 100 % entre 2015 et 2022. La liste rouge des espèces menacées établie par l'UICN vient par ailleurs compléter une première étude mondiale réalisée sur l'état des poissons d'eau douce, montrant que qu’un quart des espèces évaluées courent aujourd'hui un risque d'extinction… En cas de disparition, même la technologie est bien en peine de ressusciter une espèce éteinte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 14, 20232 min

Solaire : une tour produit de l’électricité la nuit ?

Les sources d'énergie renouvelable ont chacune leurs défauts, comme les panneaux solaires qui ne fonctionnent que le jour, ou les éoliennes qui ne tournent pas quand le vent ne souffle pas. En attendant de trouver la technologie ultime qui serait exempte de tout reproche, ou un système de stockage d’énergie écologique et bon marché, la meilleure solution reste de mélanger les sources, ce que l’on appelle plus communément, le mixte énergétique. Dans un article publié dans la revue Energy Reports, des chercheurs du Qatar et de la Jordanie expliquent avoir mis au point un nouveau système basé sur une technologie plus ancienne : la tour solaire. Combinée à une seconde technologie, elle permet de générer plus du double de l'électricité d'une tour solaire classique, et fonctionne même la nuit ! Son nom : la TTSS (Twin-Technology Solar System).La toute première tour solaire a été inventée en 1897 par Alfred Rosling Bennett. Elle consistait en une grande cheminée entourée d'une construction avec un toit en pente qui montait vers le centre. L'air sous la construction était chauffé par le soleil comme dans une serre, et montait dans la cheminée pour sortir en haut, actionnant des turbines. La version créée par les chercheurs utilise une cheminée de 200 mètres de hauteur et de 10 mètres de diamètre, entourée à sa base d'une construction en verre de 250 mètres de diamètre. La cheminée est entourée d'une seconde cheminée de 13 mètres de diamètre, et l'espace entre les deux est divisé en 10 sections. Un mécanisme vaporise de l'eau en haut de chaque section afin de refroidir et alourdir l'air, dans le but qu'il descende et actionne des turbines. Cette seconde cheminée fonctionne mieux vers midi, mais continue de produire tout au long de la journée, et même la nuit.Les chercheurs ont simulé le fonctionnement et obtenu une production deux fois supérieure à une tour solaire classique, avec 350 MWh produits par an par la cheminée centrale, celle où l'air monte pour actionner les turbines, et 400 MWh produits par la cheminée extérieure ou l’air descend. Cependant, la performance de la cheminée extérieure est réduite dans un climat humide, et nécessite donc d'être placée dans un climat chaud et aride, tout en ayant accès à une source d'eau. Les chercheurs comptent explorer l'intégration d'autres technologies renouvelables à la tour pour améliorer encore plus ses performances. Ceci dit, on est encore assez loin des rendements de certaines installations, même si la multiplication de ces tours pourraient rapidement faire grimper les chiffres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 13, 20232 min

L’océan stocke plus de carbone que prévu ?

Ce n’est pas un secret, les océans sont capables de stocker énormément de carbone. Ce processus naturel vaut pour l’ensemble des océans de la planète. En retirant du carbone de l’atmosphère et en le stockant dans les profondeurs, ce processus participe à la régulation du climat. Mais d’après une nouvelle étude, la capacité de stockage des océans serait encore plus grande que ce que l’on imaginait ! Ceci dit, pas sûr que cela change grand-chose pour l’avenir de la planète…Dans son rapport de 2021, le GIEC, Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat avait évalué la capacité de stockage des océans du globe à 11 gigatonnes par an. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature, révèle que ce chiffre aurait été sous-estimé… et d’après l’analyse des auteurs, la capacité de stockage serait 20 % plus élevée, soit 15 gigatonnes de carbone par an. Une révision conséquente qui ne devrait toutefois pas impacter les prévisions climatiques sur le court terme. Car si ce processus de pompe à carbone se joue tous les jours, son impact n'est significatif que sur de longues périodes de temps, de l'ordre de la dizaine de milliers d'années.Quoiqu’il en soit, c’est une bonne nouvelle qui n’est pas à jeter. Les océans stockent encore plus de carbone qu’on l’imaginait ! En effet, les organismes photosynthétiques présents en surface, comme le phytoplancton, absorbent du CO2 provenant de l'atmosphère. Le carbone est alors converti en tissu organique, permettant à ces organismes de grandir. À leur mort, leur enveloppe organique coule et se dépose dans les profondeurs participant à la sédimentation marine. Le carbone organique qu’ils contiennent est alors stocké dans les sédiments, où une partie va être dégradée par les bactéries et les petits organismes peuplant les fonds océaniques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 12, 20231 min

Ports : bientôt un aspirateur à déchets flottant ?

Afin d’éviter que 10 millions de tonnes de déchets finissent dans l’océan, dont 80 % proviennent de la terre et 20 % d’activités maritimes, la société Ekkopol a mis au point un « aspirateur » à déchets. Je cite le cofondateur de l’entreprise Éric Dupont, « de la même manière qu'il existe des balayeuses pour les trottoirs, pourquoi n'y aurait-il pas des sortes de balayeuses pour les ports ? » fin de citation. Et c'est en partant de ce constat que la jeune entreprise a inventé le « DPOL », une pompe qui crée un fort courant pour aspirer les déchets flottants et les hydrocarbures afin de les stocker dans un filet. Placé dans les endroits des ports où les déchets s'accumulent sous l'effet des courants et des vents, il peut fonctionner en continu jusqu’à collecter 150 litres de déchets.Je cite à nouveau, « 80 % des déchets marins proviennent des activités sur terre, donc nous voulons les recueillir avant qu'ils n'arrivent dans l’océan » fin de citation. On parle là de 8 millions de tonnes de déchets rejetés par an quand même, la plupart étant issus des villes et transportés par les réseaux pluviaux et les rivières. Pour la faire courte, c’est l'équivalent d'un camion-poubelle par minute au niveau mondial. En ce qui concerne les hydrocarbures, qui proviennent souvent des yachts et des vidanges d'eau de cale, il s’agit là aussi de 300 000 tonnes par an.À noter qu’Ekkopol dispose aussi d'un bateau dépollueur, le Waste Cleaner, avec une « bouche » de quatre mètres de large pour absorber tous types de déchets flottants, hydrocarbures, méduses, végétaux, rejets d'égouts. La société propose aussi des sondes pour surveiller la qualité des eaux selon des paramètres physico-chimiques prédéterminés : pH, oxygène dissous, salinité, etc. D’après l’entreprise, l’engin ne consommerait que très peu d’énergie et disposerait de neuf mois d'autonomie pour une mesure toutes les 15 minutes. Avec autant de solution, l’eau des ports pourrait peut-être enfin redevenir propre et sans déchet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 11, 20231 min

Un concurrent à Tesla arrive en Europe ?

Connaissez-vous Zeekr ? Il s’agit d’une nouvelle marque de voiture électrique haut de gamme lancée en 2021 par le groupe Geely, propriétaire des marques Polestar et Volvo notamment. D’ailleurs, en 2021, Zeekr présentait son premier véhicule, la 001 à l’allure très similaire aux modèles de chez Tesla, mais avec un côté plus orienté crossover. En un peu plus de deux ans, la marque a bien grandi et s’apprête à débarquer en Europe.À noter que le tout premier exemplaire de Zeekr 001 a été livré aux Pays-Bas, suivi immédiatement de l'ouverture du premier Zeekr Centre dans la ville de Stockholm en Suède. Dommage pour le premier acheteur qui devra donc traverser une partie de l’Europe s’il veut que l’entretien de sa voiture se fasse par le constructeur… Enfin, pas pour longtemps, puisque l’entreprise compte aussi s’installer à Amsterdam, ce qui sera plus pratique. Bref, une stratégie commune à d'autres marques comme Xpeng ou Nio qui ont eux aussi attaqué le marché européen en s’implantant dans les pays nordiques. À noter que Zeekr prévoit de s'étendre jusqu'en Norvège et au Danemark, avant de s'attaquer à l'Allemagne. Mais pour réussir son coup, l’entreprise compte lancer un nouveau modèle : le Zeekr X.Ainsi, 2024 s’annonce comme étant une année charnière pour Zeekr. Afin d’assurer ses arrières, la marque prévoit de lancer une berline à placer en face de la Tesla Model 3, la Zeekr 007. Pour le moment, la France ne semble pas faire partie de ses priorités, Zeekr souhaitant se concentrer sur les marchés considérés comme plus réceptifs aux véhicules haut-de-gamme. Prochaine étape : faire son entrée sur le marché américain ainsi qu'à la bourse de New York. Bien que très jeune, la marque a passé la barre des 100 000 véhicules vendus, soit un résultat plus qu'acceptable étant donné que ses voitures se vendent entre 40 et 70 000 euros selon le modèle, pour 450 à 650 km d’autonomie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 10, 20231 min

EDF veut construire un réacteur nucléaire par an ?

Les grands plans sont de retour chez EDF. C'est en tout cas ce qu'affirme son patron Luc Rémont, avec un objectif clair : accroître significativement les capacités de production du groupe. Plus précisément, il s’agira pour EDF de construire entre « 1 et 2 réacteurs nucléaires par an » sur le continent européen, son marché le plus important. Un chiffre qui doit être atteint dès 2030 et qui va demander un effort extrêmement important pour le groupe français. Car à l'heure actuelle, il serait plutôt sur un rythme de réalisation de un à deux réacteurs de grande taille par décennie.D'après des propos rapportés par le journal Le Figaro, il devrait s'agir d'une montée en puissance « progressive ». Luc Rémont se veut d'autant plus confiant qu'il rappelle que durant les années 70-80, EDF réalisait quatre réacteurs par an. Alors quel est le véritable objectif derrière tout ça ? Chercher « l'effet de massification pour améliorer la compétitivité » fin de citation. Et au passage changer l’image pas forcément très populaire qui colle à la peau de l’entreprise depuis les années 2000, en se transformant en sauveur de l’énergie, dans un contexte où il en faut toujours plus, sans polluer davantage. Je cite le patron d’EDF, « à partir du moment où on sait qu'on va en faire un certain nombre, on organise la supply chain, la chaîne d’approvisionnement en français… on organise les travaux pour réaliser cette série, et on y arrivera… on montera en cadence, comme dans toute industrie » fin de citation.L'énergie nucléaire connaît effectivement un retour en grâce depuis la guerre en Ukraine et l'abandon du gaz russe par l'Union Européenne. Elle a ainsi été à la fin du mois de novembre reconnue par le Parlement européen, en parallèle des énergies renouvelables, comme une industrie verte. Ce qui devrait permettre de soutenir son développement pour avancer sur la décarbonation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 7, 20231 min

Nucléaire : le plus grand réacteur à fusion est au Japon ?

Le plus grand réacteur nucléaire à fusion du monde vient de prendre vie au Japon ! Dans le détail, ce monstre mesure 15 mètres de haut et de 13 mètres de diamètre, et a été installé dans la ville de Naka, sur la côte Est du pays, au Nord de Tokyo. Le réacteur de type Tokamak produit depuis fin octobre je cite « sa première campagne révisée de plasmas chauds à très haute énergie ». Car c’est en produisant du plasma que le réacteur génère plus d’électricité qu’il n’en consomme, le tout sans rejeter le moindre grâce de CO2. Un succès bien entendu japonais, mais aussi un peu européen !En réalité, le JT-60 de son nom de code est un réacteur dédié à la recherche. Son processus de fabrication d’énergie un petit peu particulier, puisqu’il n’utilise pas les isotopes les plus propices de l'hydrogène, à savoir : le deutérium et le tritium, mais seulement de l'hydrogène et très peu de deutérium, ce qui permet d'avoir des installations beaucoup moins exposées à de la radioactivité, et donc de pouvoir les modifier plus vite d’après les experts qui en assure la maintenance. Le JT-60 a donc été modifié et amélioré plusieurs fois en presque 40 ans, et en attendant ITER, il est le plus grand réacteur Tokamak au monde.Sa dernière amélioration a un lien direct avec le réacteur ITER, dont la construction a lieu en France. D'abord, le réacteur est partiellement financé par des organismes européens et implique les travaux de nombreux chercheurs du Vieux Continent. Ensuite, l'essence même de cette modification vise à former des plasmas à haute énergie qui auront la même forme que ceux d'ITER, avec qui il partage ses aimants conducteurs, la façon de refroidir le réacteur, la gestion des flux, le système de contrôle, et même les logiciels de conception et à la gestion de la documentation. De quoi mesurer, préparer et optimiser à plus petite échelle les réactions de fusion qui auront lieu sur ITER d'ici la fin de la décennie. Mais ce petit bijou de technologie a connu de nombreux écueils, notamment en mars 2021 quand lors d'un test avec son puissant champ magnétique, un court-circuit avait provoqué des dégâts, une enquête et 25 mois de travaux. Si la recherche sur la fusion nucléaire avance à grand pas, sa maîtrise est encore loin d’être actée, ce qui pose un vrai souci niveau préservation de l’environnement, étant donné que les années sont désormais comptée pour décarboner nos société, avant d’atteindre un éventuel point de non-retour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 6, 20232 min

Google : l’IA Deepmind découvre les matériaux du futur ?

Deepmind, la filiale de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle, sait faire beaucoup de choses. Développer des modèles météorologiques plus fiables, ou battre les meilleurs joueurs d'échecs avec un logiciel, et même mettre au monde les matériaux de demain, comme le rapporte le média américain Wired.Comme vous le savez, les innovations technologiques font souvent l'objet d'intenses débats que ce soit au niveau économique, où certains considèrent que le progrès technologique est le pilier centrale du système économique d’aujourd’hui, ou encore au niveau écologique puisque les nouveautés ont souvent besoin d’énormément de ressources pour naître, avant de s’affiner avec le temps. Si l’on ne sait pas dans quel camp se sont rangés les ingénieurs de Deepmind, ces derniers ont tout de même réussi à prédire les futurs matériaux qui pourraient inonder le marché à l’avenir, des matériaux qui n’existent tout simplement pas encore à ce jour.C’est donc dans une étude publiée dans la prestigieuse revue Nature que la société a estimé à plus de 2 millions, le nombre de matières inédites qui pourraient être bientôt employées dans la vie quotidienne. Une hypothèse difficilement vérifiable, mais qui s'appuie sur une compilation de données du Materials Project, un laboratoire composé de plusieurs chercheurs du monde entier. Ce labo scientifique implanté au Lawrence Berkeley National Laboratory travaille sur 50 000 matériaux existants. Mais, dans le cadre de la transition énergétique et de l'explosion de la demande mondiale, la découverte de nouveaux matériaux est primordiale, ce qui fait dire à Google Deepmind que 400 000 nouveaux matériaux pourraient voir le jour dans les décennies à venir, mais sous certaines conditions.Mais avant de crier victoire, le processus pour donner naissance à ces matériaux pourrait s'avérer long et coûteux. Par le passé, la fabrication des batteries lithium-ion a été un vrai parcours du combattant durant 20 ans. Aujourd’hui, on en retrouve l’association lithium-ion dans quasiment tous les objets électroniques. Je cite la directrice du projet, Kristin Persson, "si nous parvenons à réduire ce délai encore, nous pourrions parvenir à une véritable percée". Mais comme on a pu le vérifier par le passé, impossible n’est pas Deepmind, ce qui a de quoi nous rendre optimiste dans ce projet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 5, 20232 min

La Russie à l’origine du premier écocide en Ukraine ?

À Tchornobaïvka, dans la banlieue nord de Kherson, se déroule une enquête pas comme les autres : la première plainte pour écocide liée à l'invasion russe. En cause, les conséquences de la destruction par des explosions du barrage de Kakhovka, sur le fleuve Dniepr, le 6 juin… La rupture d'une partie de l'édifice avait provoqué d'importantes inondations et fait des dizaines de morts, et plus de 13 milliards d'euros de dégâts selon l'ONU. Si Moscou et Kiev se sont rejetés la responsabilité de cette catastrophe, il faut noter que le barrage se trouve en zone contrôlée par les Russes. L’armée Ukrainienne avait pointé du doigt selon eux une stratégie militaire de la Russie visant à freiner la contre-offensive en inondant la région.A la tête d'une équipe composée d'écologistes et supervisée par la police scientifique se trouve le procureur ukrainien Vladyslav Ignatenko. Pour rappel, le chef d'accusation d'écocide est intégré au code pénal ukrainien depuis 2001. Pour enquêter sur les conséquences de la destruction du barrage, Maksym Popov, conseiller spécial pour les crimes environnementaux auprès du procureur général ukrainien, a déployé "172 procureurs et 285 enquêteurs" et a l'intention de poursuivre la Russie "dans les juridictions ukrainiennes et internationales". Cependant, aucune loi internationale ne prévoir le crime d'écocide dans ses textes. Ceci dit, l’article 8 du statut de Rome, qui régit les lois de la Cour pénale internationale, définit des crimes de guerre dommageables à l'environnement, ce qui signifie malheureusement que cette plainte aboutira difficilement, étant donné qu’il faudrait prouver que la Russie voulait intentionnellement détruire l'environnement.Pour le professeur associé à l'université de Zaporijjia, Vadym Maniouk, il n’y a pas que les inondations dont je viens de vous parler qui sont la preuve d’un écocide. Il y a aussi l’assèchement d’une zone en amont du Dniepr où 4 mètres ont tout simplement disparu. Pour lui, l'écocide est indéniable, je le cite, "des milliards d'organismes vivants ont été soudainement tués en quelques jours" fin de citation, même s’il concède que la vie a repris ces droits sur cette zone avec de nouvelles pousses d’arbres. L’enquête devrait durer encore plusieurs mois, mais au vu du manque de texte sur les écocides dans le droit international, ne devrait malheureusement pas avoir de véritables conséquences, si ce n’est avertir le monde entier de l’état de la nature dans une zone de guerre comme l’Ukraine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 4, 20232 min

UE : fini les destructions de vêtements invendus ?

Le Parlement européen et les Etats membres de l'UE ont annoncé en ce début du mois de décembre, qu’un accord avait été trouvé pour interdire la destruction des vêtements neufs invendus, et renforcer l'écoconception des biens afin qu'ils soient plus faciles à réparer et à recycler. Cet accord est profondément lié à la nouvelle législation proposée par la Commission européenne en mars 2022, qui fixe de nouvelles exigences dans la conception des produits pour limiter leur impact sur l'environnement.Parmi les mesures concrètes, la destruction de vêtements et chaussures invendus sera désormais interdite. La mesure prendra effet deux ans après l'entrée en vigueur de la loi, avec un délai de six ans accordé aux entreprises de taille moyenne, tandis que les petites entreprises seront exemptées de cette mesure… Comprenez par-là que les géants du textile devront se mettre au diapason très rapidement, et devront aussi dévoiler chaque année le volume de produits mis à la poublle et expliquer les raisons de cette pratique. La Commission aura le pouvoir d'élargir cette interdiction à d'autres catégories de produits. Concernant l'écoconception, la Commission définira des exigences spécifiques pour certains biens de consommation afin d'encourager l'économie circulaire.Dans le détail, le texte introduit un "passeport numérique" sous la forme d'un QR code, contenant des informations qui permettront aux consommateurs et aux entreprises de connaître l'incidence de leurs achats sur l'environnement et ainsi d'éclairer leurs choix. Ce QR code apportera aussi des informations sur la traçabilité et les matériaux utilisés qui faciliteront la réparation et le recyclage. De son côté, le patronat européen a salué cet accord tout se montrant inquiet concernant de nouvelles contraintes administratives. Je cite, "le règlement sur l'écoconception a le potentiel de créer un marché solide pour les produits circulaires et d'accélérer la transition pour Markus Beyrer, directeur général de BusinessEurope, mais « les exigences en matière d'information risquent d’être irréalisables et pourraient surcharger les entreprises » fin de citation. Le texte devra encore être formellement approuvé par les eurodéputés et par les États membres dans les semaines à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dec 3, 20232 min

Nucléaire : des grands changements apportés par l’UE ?

C’est officiel au niveau européen, les députés du parlement ont voté pour que le nucléaire soit considéré comme une énergie renouvelable, pointant du doigt je cite « son rôle crucial dans la décarbonation de l'Europe ». Si l’objectif pour 2030 fixé par les eurodéputés est de produire 40 % des besoins en énergie chaque année grâce aux énergies renouvelables, cela se fera désormais avec le nucléaire, qui en était exclu jusqu’à présent.Le Parlement européen vient de voter en faveur de l'inclusion du nucléaire parmi les technologies vertes à soutenir. Ce scrutin, qui intervient dans le cadre de l'« Acte sur l'industrie Zéro-Net », fixe l’objectif de produire 40 % des besoins annuels de l'UE sur le sol européen afin de renforcer la compétitivité du continent face à la Chine et les États-Unis. Si le nucléaire est déjà largement régulé nationalement, cette décision est vue comme un soutien important à l'industrie. Dans le détail, l'« Acte sur l'industrie Zéro-Net », permet aux États membres de choisir les technologies à favoriser parmi une liste élargie.Les eurodéputés ont innové en ajoutant des critères environnementaux aux appels d'offres publics, qui pourraient avantager les fournisseurs européens. La simplification des procédures et des financements mais aussi l'accélération des octrois de permis pour les implantations industrielles, sont également prévues. Cette législation a d'ailleurs été assez nettement adoptée avec 376 voix pour, 139 contre et 116 abstentions. Reste désormais à discuter de la forme finale de cette loi… une étape qui débutera une fois que le Conseil de l’UE aura pris position dans cette affaire. Pour de nombreux observateurs, la décision de reconnaître le nucléaire comme une technologie verte souligne en tout cas la nécessité pour l'Europe de soutenir d'un point de vue réglementaire ces industries pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Maintenant que le nucléaire est positionné au même niveau que les énergies renouvelables, cette décision ne modifie pas fondamentalement les règles au niveau national, chaque pays restant libre de ses choix en matière d’énergie renouvelable. Il s’agit simplement d’un soutien symbolique à une industrie qui pour beaucoup, joue un rôle essentiel dans la transition énergétique, pas certainement pas une révolution énergétique comme beaucoup l’annonçaient… ou tout du moins, pas pour l’instant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 30, 20232 min

Avion : de l’hydrogène à la place du kérosène ?

L'aviation civile est aujourd'hui à un carrefour de son existence. Souvent pointée du doigt pour sa pollution, elle se doit de se verdir le plus vite possible. Alors que la recherche d'alternatives écologiques plus durables devient urgente, l'hydrogène émerge comme une possibilité envisageable. Si certains prototypes comme l’avion H2FLY semblent convaincants, peut-on réellement considérer ce carburant comme une solution viable ?Certains aéroports, comme celui d'Heathrow en Angleterre se retrouvent au cœur de cette réflexion. Pour Matt Prescott, le chef de la stratégie carbone au sein du gigantesque, je cite, « la quantité de carburant qui passe par Heathrow est énorme. C'est environ la moitié des besoins en kérosène du Royaume-Uni ». Dans le pays, le « Jet Zero Plan » a pour ambition d'atteindre le zéro émission d'ici 2040 pour l'aviation civile. Aux États-Unis, même objectif, mais pour l'année 2050. De même pour l'Union européenne avec le plan « Destination 2050 ». C'est pourquoi aujourd'hui l'industrie aérienne planche sur l'exploration de diverses alternatives de carburants d'aviations durables, les SAF (Sustainable Aviation Fuel), des carburants qui ne proviennent pas d'énergie fossile, dont l’hydrogène.Contrairement au kérosène, l'hydrogène ne produit pas de CO2 lorsqu'il est utilisé comme carburant. En revanche, c’est lors de sa production qu’il faut être vigilant ! En effet, l’hydrogène vert est produit à partir d’électricité issue des énergies renouvelables. Or, l’hydrogène gris utilise de l’électricité issue de combustibles fossiles, ce qui est en réalité une fausse bonne idée, doublée d’une part d’hypocrisie. Quoiqu’il en soit, les défis techniques pour faire passer l’hydrogène à l’état liquide sont considérables. Il faut en effet le refroidir à -253°C. L'entreprise de renom Air Liquide (qui a travaillé sur les fusées Ariane de l'ESA) collabore actuellement avec Group ADP et Airbus pour que la technologie soit adaptée à l'aviation. Même si l'exemple du H2Fly est encourageant, ce n'est pour l’instant qu'un prototype. Car installer des infrastructures de stockage et de distribution d'hydrogène dans les grands aéroports, ce n’est pas la même histoire, étant donné que le coût global est estimé à un milliard de dollars par aéroport.Si le défi semble difficilement surmontable en l’état, des start-up travaillent déjà sur l’élaboration de nouvelles alternatives plus économiques. C'est le cas d'Universal Hydrogen par exemple, avec des modules de stockage d'hydrogène liquide transportables par camion, et que l'on peut directement intégrer aux avions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 29, 20232 min

Solaire : du travail forcé pour des panneaux à bas coût ?

En septembre 2022, la Commission européenne avait présenté un texte visant à interdire l'entrée sur le territoire de l'Union des produits issus du travail forcé. Une mesure qui, dans le principe, fait évidemment l'unanimité, mais qui pourtant est bloquée par certains acteurs économiques. C'est le cas du monde de l'énergie solaire, qui tente de proposer à la place des mesures moins fermes contre ledit travail forcé.D’après le Global Slavery Index, la production de panneaux photovoltaïques serait le quatrième type de produits le plus touché par le travail forcé cette année dans les importations des pays du G20. Une situation causée notamment par la domination de la Chine dans le secteur, où l’on trouve un tiers des matériaux de base servant à leur fabrication comme le polysilicium, provenant du Xinjiang, là où la minorité ouïgoure serait astreinte à du travail forcé.Le lobby du solaire, représenté par l'association SolarPower Europe, regroupe quasiment 600 sociétés du secteur, et critique cette initiative de l’Union Européenne. Plus précisément, elle s'en est prise à l’ajout du Parlement européen, qui inverse la charge de la preuve dans les situations les plus dangereuses. Concrètement, dans ces cas particuliers, ce serait aux entreprises de montrer qu'elles n'intègrent pas dans leurs chaînes d'approvisionnement des produits issus du travail forcé.Je cite l’association, « on ne sait pas clairement comment les entreprises peuvent légalement démontrer que leur produit est conforme […] Nous craignons que cela ralentisse injustement le déploiement de l'énergie solaire » fin de citation. À la place, SolarPower Europe plaide plutôt pour des mesures déjà présentes dans son programme Solar Stewardship Initiative, qui consiste en la mise en place d'efforts « ciblés » de la part des entreprises du secteur. Ces entreprises souhaitent davantage être plutôt l'objet d'une « vérification par un tiers indépendant. » Problème, pour le cas de régions comme le Xinjiang, les autorités ne laissent pas entrer d'observateurs extérieurs. Ce genre de procédure est donc impossible à déployer. Reste maintenant à savoir si l'activisme du lobby du solaire aura des effets sur la législation, à l'heure où le photovoltaïque fait l'objet de grands projets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 28, 20232 min

Voitures électriques : un volcan pour les alimenter indéfiniment ?

Dans une étude publiée dans la revue Science Advance, des scientifiques de Lithium Americas Corporation, de GNS Science et de l'université d'État de l’Oregon affirment avoir découvert le plus grand gisement de lithium au monde à l'intérieur d'un très vieux volcan éteint aux États-Unis. Ce dernier aurait explosé il y a environ 16 millions d'années, formant une importante quantité de ce métal rare à l'intérieur de sa roche volcanique.Selon l’équipe de volcanologues et de géologues, ce supervolcan nommé Caldeira de McDermitt, situé à la frontière du Nevada et de l'Oregon, contiendrait plus de 100 millions de tonnes de lithium. De quoi répondre à la demande mondiale de batteries pendant des décennies, mais aussi perturber la dynamique des prix et de l'offre de lithium à l'échelle planétaire. Les batteries lithium-ion sont connues aujourd’hui pour alimenter un très grand nombre d’appareils, des smartphones aux véhicules électriques. Mais les grandes quantités de lithium nécessaires à leur production ont entraîné une réelle "ruée vers le lithium", selon les chercheurs.Les prévisions actuelles indiquent qu’il faudra environ 1 million de tonnes de lithium pour répondre à la demande mondiale d'ici 2040, soit huit fois plus que la production mondiale totale de l'année passée. D’après les calculs des experts, le Caldeira de McDermitt pourrait contenir jusqu'à 120 millions de tonnes de lithium, ce qui la rendrait douze fois plus importante que la quantité de lithium contenue dans les salines de Bolivie, qui étaient auparavant considérées comme le plus grand gisement de lithium sur Terre. Je cite l’étude, les ressources de lithium sédimentaires volcaniques sont susceptibles de répondre à cette exigence, car il s'agit généralement de gisements peu profonds, à fort tonnage et à faible rapport déchets/masse de minerai » fin de citation. Ainsi, l'exploitation minière de ce supervolcan pourrait, selon eux, commencer dès 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 27, 20231 min

Capter et stocker les gaz d’échappements sous forme liquide ?

Dans un article publié mi-novembre dans la revue Interesting Engineering, on apprend qu’une startup suisse du nom de Qaptis a mis au point une solution innovante pour réduire l’empreinte carbone des camions transportant des marchandises. Pour ce faire, la société a créé un système de décarbonation capable de capter le CO2 émis par un pot d’échappement, puis de le stocker sous forme liquide.Cette initiative est née d’un constat. Les camions qui transportent des marchandises à travers la Suisse rejettent chaque année plus d’un million de tonnes de dioxyde de carbone, d’après les données de l’Office fédéral de la statistique. Concrètement, la startup s’est intéressée à une technologie qui a vu le jour au sein de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Le but est d’avoir recours à une quantité minimale d’énergie externe pour convertir le CO2. Initialement présent sous forme de gaz, celui-ci va devenir liquide. L’objectif final est de créer une boucle je cite « de rétroaction positive ». Dans le détail, le CO2 présent dans le tuyau d’échappement est collecté, puis refroidi. Par la suite, le dioxyde de carbone est isolé des autres gaz (tels que l’oxygène et l’azote), puis, le mélange transite sur une "poudre spéciale" qui fait office d’absorbant. Une fois saturée en CO2, la poudre est chauffée au moyen de la chaleur perdue du moteur. Le dioxyde de carbone, alors libéré, est comprimé par des compresseurs, qui lui donnent ensuite sa forme liquide.Au-delà de son action sur les émissions de CO2, le système développé par Qaptis pourrait être associé à une source de revenus pour les propriétaires de camions. En effet, le dioxyde de carbone capté pourrait être utilisé dans la fabrication de matériaux de construction et de carburants synthétiques, d’énergie, d’engrais et d’aliments. La société aurait même conclu un partenariat avec un transporteur local, et le premier véhicule d’essai pourrait être exploité d’ici la fin 2024. Pour l’heure, bien que des demandes lui soient parvenues d’Asie, la startup souhaite se concentrer sur les marchés suisse, autrichien et allemand. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 26, 20231 min

Nuages : pleuvoir ou stopper la grêle sur commande ?

En Australie, la compagnie d'électricité Snowy Hydro termine fin novembre sa traditionnelle campagne d'ensemencement dans les Snowy Mountains, la chaîne de montagne la plus haute du pays. Son objectif : augmenter les chutes de neige grâce à des générateurs de particules d'iodure d'argent. Snowy Hydro compte ainsi alimenter des réserves d'eau pour produire davantage d'hydroélectricité.Que ce soit pour l'agriculture, la consommation humaine ou l'électricité, les besoins en eau sont particulièrement aggravés par le réchauffement climatique. D’après l'ONU, 2,3 milliards de personnes vivent déjà dans des États où le manque d'eau pose problème. Dans ces conditions, nombre de pays tentent de contrôler la météo comme l'Inde, la Thaïlande, les États-Unis, mais aussi la Chine. En 2020, une document publié par Pékin, la Chine disposera d'un système de modification de la météo d'ici 2025, tout comme les Émirats arabes unis qui s’affairent également dans ce domaine.Depuis le début du 20e siècle, les techniques pour faire tomber la pluie ont un peu évolué, et ne cessent de s’améliorer grâce à de multiples recherches. Les techniques les plus courantes consistent globalement à disperser des particules d’iodure d'argent ou de sel hygroscopique dans les nuages, soit par avion, soit par des générateurs ou des fusées depuis le sol. Les mini-particules introduites dans le nuage vont alors en modifier la structure et potentiellement, créer des précipiter. C’est ce qu’on appelle l’ensemencement, ce que fait l’Australie. Sauf que cette technique présente un certain nombre de problèmes. Il est en effet difficile d'évaluer son efficacité réelle.En France, l'association nationale d'étude et de lutte contre les fléaux atmosphériques (Anelfa), créée dans les années 50, pratique cette technique pour tenter de diminuer la grêle qui endommage les cultures agricoles. Je cite la directrice de l’Anelfa, « l'efficacité reste difficile à évaluer car il y a une grande variabilité de ce phénomène naturel […] Mais nos relevés montrent une corrélation entre les zones qui ont reçu de l'iodure d'argent et celles qui ont reçu le moins de grêle » fin de citation. En Australie, Snowy Hydro parle de 14% de neige en plus dans les Snowy Mountains lors des campagnes d'ensemencement. Les techniques présentées comme pouvant forcer un nuage à précipiter alors qu'il aurait normalement pris plusieurs heures pour le faire vont devenir l’objet de plus en plus de conflit dans le monde d’après l’Anelfa… et cela aurait déjà commencé puisqu’en 2018, un haut cadre iranien aurait accusé Israël d'avoir volé ses nuages iraniens. Hormis la notion de propriété des nuages, qui par définition est un bien commun, la guerre de l’eau est annoncée depuis des décennies, et cela passera sans doute par le contrôle des nuages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 23, 20232 min

Au lieu du Black Friday, optez pour le Green Friday ?

Initialement une tradition américaine le lendemain de Thanksgiving, le quatrième vendredi du mois de novembre est aujourd’hui, plus qu’un jour, une période de solde intensive dans le monde entier, avec des promotions de -60 %, -70 %, -80 %.... Arrivé en France il y a une dizaine d'années, cet événement a dès le départ attiré des critiques de la part des défenseurs de l'environnement... Car comme ont pu l’observer certaines associations, peu de temps après ce Black Friday, les poubelles sont anormalement pleines, générant un surplus de déchets.Si certaines marques ont choisi de boycotter le Black Friday, d'autres ont préféré "retourner" l'événement pour faire de cette date la promotion des modes de consommation alternatifs. Ainsi, la fédération Envie s'est associée à des acteurs associatifs tels qu'Altermundi, Emmaüs ou encore le Réseau national des ressourceries pour créer le "Green Friday". Je cite Guillaume Balas, Délégué général du réseau Envie, « à la place de ce qui aurait pu être une promotion, le client, lui, paye le même prix que d'habitude. Sauf que pour nous, les ventes du jour servent à financer des associations de la transition écologique » fin de citation.Il ne faut donc pas être étonné si en "vitrine" du Green Friday, on retrouve essentiellement des produits reconditionnés… à ne pas confondre avec l’occasion. D’après Guillaume Balas, que je cite « l'occasion, c'est un produit qui a déjà été utilisé, mais dont on ne sait pas s'il a été remis à neuf ou non, ni même s'il a été ne serait-ce que nettoyé… en revanche, le reconditionné passe par un processus d'analyse de l'objet qui consiste à vérifier s'il y a des pannes qui nécessiteraient réparation, s'il faut changer des composants de cet objet pour qu'il puisse fonctionner et pour allonger sa durée de vie » fin de citation. Ce processus de reconditionnement est d’ailleurs assorti d’une garantie pour le client. Par exemple, chez Envie, la garantie est de 2 ans.Si 4 Français sur 10 sont sensibles aux promotions du Black Friday, un sur trois se reconnaît déjà davantage dans le Green Friday, selon un sondage OpinionWay pour le réseau Envie. Reste encore à le faire connaître, je cite Guillaume Balas « quand vous avez des multinationales qui font le Black Friday, il est certain qu'elles ont un capital à investir dans la communication que nous n'avons pas. Malgré tout, il me semble que l'on se débrouille pas mal ! » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 22, 20232 min

Nasa : un premier satellite en bois avec le Japon en 2024 ?

Le bois est un matériau dont le succès ne se dément pas. On le voit revenir en force autour de nous sans surprise, mais ce qui l’est davantage, c’est qu’il pourrait être envoyé dans l’espace à l’avenir ! Après toute une série de tests à bord de la Station spatiale internationale cette année, la Nasa et l'Agence spatiale japonaise (Jaxa) travailleraient sur le premier satellite en bois au monde, avec un lancement prévu courant de 2024 d’après les chercheurs de l'université de Kyoto.Concrètement, trois essences de bois ont en effet été envoyées à bord de l'ISS, et n’auraient montré aucune déformation après avoir été exposées au vide spatial. Les résultats de l’expérience auraient également confirmé l’absence de changement de masse pour chaque spécimen de bois d’après les chercheurs. Et le satellite qui découlera de cette expérience, portera le nom de LignoSat. Il sera construit avec du magnolia et ne sera pas plus grand qu'une tasse à café. Pourquoi le magnolia, et bien parce que ce type serait beaucoup plus maniable, stable et résistant que les autres. Pour développer ce satellite écolo en quelque sorte, les ingénieurs de l'université de Kyoto peuvent compter sur l’expertise de charpentiers et de menuisiers travaillant habituellement sur la restauration de vieux temples shintoïstes ou sur la réparation d'anciens costumes de samouraï.Et en effet, l’enjeu écologique en ce qui concerne les satellites est important. En juin 2022, le nombre d’objets de plus de 10 cm en orbite autour de la Terre était estimé à environ 36 500 par la revue Nature. Et selon le dernier décompte de l'association UCS (Union of Concerned Scientists), plus de 6 700 satellites fonctionnels seraient actuellement en orbite autour de la planète, dont une immense majorité aurait été fabriqué avec des matériaux non biodégradables. A contrario, le bois ne brûle pas et ne pourrit pas dans le vide spatial, mais il peut facilement brûler lors de son retour dans l'atmosphère terrestre. Au final, LignoSat constitue un premier pas vers une conquête spatiale plus responsable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 21, 20231 min

Avion : pas plus de 4 fois dans une vie pour la planète ?

Le secteur de l’aviation est très souvent l'un des premiers à être pointé du doigt quand il faut trouver un responsable pour la pollution de l’air. Et malgré la croissance rapide de ce secteur, son accès reste limité à une petite partie de la population mondiale. Face à cet enjeu, Greenpeace France a chargé le cabinet BL évolution d'évaluer la fréquence à laquelle chaque individu peut prendre des vols long-courriers d'ici 2050 sans pour autant détruire la planète. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que certains vont devoir drastiquement baisser le nombre de leurs voyages s’ils souhaitent contribuer à la limitation du réchauffement climatique de 1,5°C.Dans le détail, un Français embarque aujourd’hui pour un vol long-courrier aller-retour tous les cinq ans en moyenne. Selon Greenpeace, c'est beaucoup trop, d'autant plus que la part des émissions des long-courriers pèserait pour 61 % des émissions totales du secteur, et qu'elle serait « amenée à augmenter dans les années à venir » d’après l'ONG. Pour rappel, est considéré comme un vol dit « long-courrier », un voyage en avion dont la durée est supérieure à 4h30. Généralement, cela concerne les trajets qui nous font voyager en dehors de l'Europe. Et d’après Greenpeace France, le nombre total de vols par personne entre le 1er janvier 2023 et le 1er janvier 2050 pour respecter l’accord de Paris sur le climat, devrait se limiter à 4.Si l'on prend en compte le scénario permettant de limiter l'augmentation des températures à 1,5°C maximum, un Français devrait se limiter à 4 vols long-courriers jusqu'en 2050, soit deux allers-retours long-courriers. Dans le cas d’un scénario plus pessimiste, c’est-à-dire pour limiter le réchauffement en dessous des 2°C, ce chiffre grimpe à 5 aller-retours. Pour obtenir ces résultats, Greenpeace s’est basé sur ce qu’elle une « convergence progressive de l'option inégalitaire vers l'option égalitaire », autrement dit le nombre de vols par Français dans leur ensemble. Si chaque être humain vivant sur Terre avait la possibilité de prendre l'avion, on tomberait à moins d'un vol aller-retour long-courrier d'ici 2050 pour le scénario limitant la hausse à 1,5°C. Greenpeace a aussi pris en compte les réflexions de l'Agence de la Transition écologique, l'ADEME, qui n'oublie pas le scénario de rupture technologique, qui pourrait offrir un gain d'efficacité énergétique que l'ONG estime pour sa part à environ 3 % par an. Les progrès techniques, le remplacement des carburants et le renouvellement de flottes pourraient ainsi limiter la hausse des émissions du secteur aéronautique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 20232 min

La plus grande ferme solaire au monde désormais opérationnelle ?

Saviez-vous que la plus grande ferme de panneaux solaires du monde se trouve aux Émirats arabes unis ? Plus précisément, il s’agit de la ferme solaire d’Al Dhafra, composée de 4 millions de panneaux solaires, et capable d’alimenter 160 000 habitations en électricité décarbonée. À quelques jours de l’ouverture de la COP 28 qui se tient à Dubaï, cette annonce est le signe d’une grande avancée dans le domaine des énergies renouvelables, mais qui pour certains n’a pas vraiment de sens.Concrètement, cette ferme est située dans le désert à 35 km de la capitale d'Abu Dhabi. La centrale Al Dhafra a une capacité de 2 gigawatts et peut alimenter 160 000 foyers. Ses 4 millions de panneaux solaires mobiles double face s’étendent sur une surface totale de 20 kilomètres carrés. Pour l’historique, cette infrastructure est le fruit d’une collaboration internationale dans laquelle sont impliqués EDF Renouvelables et le Chinois Jinko Power Technologie. Selon les opérateurs TAQA et Masdar, qui détiennent 60 % du projet, la ferme solaire d’Al Dhafra éliminera plus de 2,4 millions de tonnes d'émissions de carbone par an.En somme, cette immense ferme solaire agit comme un déclencheur pour les Émirats arabes unis qui comptent tripler leur capacité de production d'énergies renouvelables pour atteindre 14 GW d'ici 2030 et visent la neutralité carbone pour 2050. Mais dans le même temps, le pays qui est l'un des principaux exportateurs de pétrole compte augmenter sa production de trois à cinq millions de barils de brut par jour d’ici 2027. Un paradoxe qui alimente la polémique autour de la tenue de la COP 28 à Dubaï. En effet, la conférence internationale de l’ONU sur le climat qui réunit 70 000 participants sera présidée par le ministre de l’Industrie Sultan Ahmed al-Jaber qui se trouve être le directeur général de Masdar, mais aussi d’Adnoc, la plus grande compagnie pétrolière des Émirats arabes unis. Un choix qui a suscité une vague de protestations parmi les défenseurs de la cause environnementale et de responsables politiques. Plusieurs objectifs ont été fixés pour cette COP 28, notamment d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables et de garantir le financement des pays pauvres les plus touchés par le dérèglement climatique par les pays riches les plus pollueurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 20, 20232 min

Que contient l’accord de l’UE pour protéger la biodiversité ?

Le Parlement européen et les États membres de l'Union européenne (UE) sont parvenus début novembre à un accord sur un projet clé pour la restauration de la nature et la biodiversité. Le texte imposera aux pays membres de mettre en œuvre des mesures pour restaurer la nature sur au moins 20% des terres et des espaces marins de l'Union d'ici 2030, selon un communiqué du Conseil européen.Concrètement, la législation imposera aux Vingt-Sept de restaurer d'ici 2030 au moins 30% des habitats abîmés, puis 60% d'ici 2040 et 90% d'ici 2050. Selon Bruxelles, 80% des habitats naturels dans l'UE sont dans un état de conservation "mauvais ou médiocre" comme les dunes et les prairies particulièrement, et jusqu'à 70% des sols sont en mauvaise santé. Tout cela à cause de la pollution, de l’urbanisation, et de l’exploitation intensive de la nature. Pour parvenir à ces niveaux de restauration, le texte se base sur de nombreux indices comme celui des papillons dans les prairies, le stock de carbone organique dans les sols minéraux des terres cultivées ou encore le nombre d'oiseaux forestiers. Le Parlement européen a également convenu que les États membres devraient veiller à ce qu'il n'y ait pas de perte nette d'espaces verts dans les villes, entre l'entrée en vigueur du règlement et la fin de l'année 2030.Il aura quand même fallu plus de 10 heures de négociations pour arriver à cet accord. La plus importante formation au Parlement européen, le Parti populaire européen ancré à droite, avait tenté de le faire abandonner plus tôt cette année, alors que la Commission européenne avait proposé le texte en 2022. Avec leurs alliés, ils exigeaient le retrait pur et simple de ce texte, dont ils affirmaient qu’il mettrait en danger la sécurité alimentaire de l'Union européenne (UE) et compromettrait le développement des énergies renouvelables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 16, 20231 min

Dessaler l’eau de mer grâce au mouvement des vagues ?

L’une des questions majeures de ce siècle sera l’accès à l’eau potable, ce qui est quand même une belle ironie quand on sait que la majorité de la planète est composée d’eau. D’après l'OMS, 2,2 milliards de personnes n'y ont pas accès sur Terre. Un constat qui ira forcément en s'aggravant avec le changement climatique, la croissance démographique, la dégradation des écosystèmes, la pollution de l'eau et la surconsommation de la ressource. Ceci dit, l’une des solutions les plus efficaces semble être la désalinisation de l'eau de mer, d’autant plus si cette technique est couplée aux énergies renouvelables. C’est justement ce qu’étudie Oneka Technologies, en projetant d’utiliser le mouvement des vagues pour produire de l'eau douce. Actuellement, plus de 300 millions de personnes dépendent de l'eau dessalée pour survivre.D’après la directrice de l'innovation chez Oneka Technologies, que je cite « les installations conventionnelles servant à désaliniser l'eau de mer sont alimentées par des combustibles fossiles, mais nous sommes arrivés à un point charnière. Il faut nous éloigner de la désalinisation traditionnelle et des énergies fossiles » fin de citation. Oneka fabrique donc des unités de désalinisation flottantes que seules les vagues alimentent. Ce principe des bouées de désalinisation d'Oneka est simple, mais redoutablement bien pensé, car en flottant en surface, elles convertissent l'énergie des vagues pour activer un système de membranes, qui filtrent l'eau de mer. Tout cela, sans la moindre consommation d'électricité. Un système 100 % mécanique, qui peut même fonctionner par faible houle, avec de petites. Concrètement, trois tailles de bouées existent, la plus grande mesurant huit mètres de large sur cinq de long et peut fournir jusqu'à 49 000 litres d'eau potable par jour.Ceci dit, le gros problème de la désalinisation, c’est le rejet de saumure dans la nature, les déchets de cette désalinisation, qui vient fortement perturber les écosystèmes. Un souci dont a parfaitement connaissance Oreka, qui a conçu cette solution en connaissance de cause. Concrètement, la saumure produite lors du processus est mélangée de nouveau avec les trois quarts de l'eau qui n'ont pas été traités par la membrane. Ce mélange est ensuite rejeté à la mer, mais est à peine 25 % plus salée que l'eau de mer naturelle d’après Oreka. De ce fait, l'impact environnemental du dispositif serait considérablement réduit. Reste à savoir si Oreka pourra développer son dispositif à l’avenir pour fournir davantage d’eau douce au plus grand nombre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 15, 20232 min

Transport : l’électrique de plus en plus cher à l’avenir ?

Une étude publiée ce début novembre par le très sérieux cabinet britannique IDTechEx s’intéresse de près à l'électrification des véhicules terrestres, maritimes et aériens. Et les premiers enseignement que l’on peut en tirer, c’est que le marché de l’électrique, d’ici 20 ans (soit en 2044), devrait dépasser la barre des 1 000 milliards d'euros, sans compter les voitures électriques… ce qui devrait également faire bondir le coût de l’électricité.Pour tout comprendre, un petit état des lieux de chaque mode de transport s’impose. Pour commencer, les camions, autobus et camionnettes jouent un rôle essentiel dans la réduction des émissions mondiales. Si les bus électriques ont connu une croissance précoce en Chine, le marché mondial devrait atteindre un nouveau sommet après 2040, stimulé par une adoption accrue en Europe. Les géants de l'automobile tels que Tesla, Daimler, Volkswagen et Volvo investissent massivement dans les camions électriques à batterie, tandis que Toyota et Hyundai se tournent vers les camions à pile à combustible. Malgré les défis liés à l'hydrogène, ces camions à pile restent une option intéressante pour le transport longue distance. Enfin, les ventes de camions électriques ont carrément doublé entre 2021 et 2022, ce qui signifie que tous les feux sont au vert dans ce domaine.La navigation électrique, elle, a vu son marcher tripler depuis la pandémie, alimentée par l'intérêt croissant pour la navigation de plaisance, malgré le coût élevé des batteries. Pour les navires commerciaux électriques et hybrides de plus grande taille, l'industrie se porte également très bien, le ferry étant le navires électriques les plus courants, puisqu'il est bien plus facile à recharger. Dans le secteur aérien, les taxis volants électriques représenteraient le futur du transport d’après le rapport. Ceci dit, les défis posés sont nombreux, tant au niveau technologique que financier dans ce domaine, ce qui ralenti la commercialisation de ces taxis aériens. Évidemment, il y a d’autres moyens de transports, hors voitures électriques, que l’on pourrait citer, mais rien qu’avec ceux-là, vous avez une photo assez précise de la situation.On le voit, l'électrification progresse à des rythmes différents, mais sa croissance est constante dans chaque secteur. En combinant les marchés des deux-roues, des fourgonnettes, des camions, de la marine, de la construction, des bus et des taxis aériens, le rapport d'IDTechEx prévoit un marché mondial des véhicules électriques dépassant les 1 000 milliards d'euros 2044. Mais malheureusement, le prix de l’électricité devrait continuer à augmenter lui aussi. En 2024, les tarifs augmenteront de 10 %, et d’ici 2030, le prix du kWh devrait prendre +50%. Une tendance confirmée par l’Union française de l’électricité ainsi que le Commissariat général au développement durable du ministère de l'Environnement. Passer au tout électrique a un coût certain, mais cela vaut sans doute le coup pour notre santé, ainsi que celle de l’environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 14, 20232 min

Une usine allemande va révolutionner le marché de l’hydrogène ?

Le secteur de l’hydrogène vert est en plein essor à travers le monde. Si la plus grande usine d'Amérique du Nord d'hydrogène vert vient d'ouvrir ses portes aux États-Unis, la capitale allemande Berlin a elle aussi inauguré un outil d’exception pour le continent européen. Pour l’occasion, le chancelier Olaf Scholtz a fait le déplacement dans cette gigafactory détenue à 75% par Siemens et à 25% par Air Liquide.Concrètement, cette usine produira des électrolyseurs utilisant la technologie de membrane échangeuse de protons. Une technique signée Siemens, et qui permet grâce à l'utilisation d'un courant électrique, de séparer la molécule d'eau entre ses atomes d'oxygène et ses atomes d'hydrogène, qui peut ensuite être récupéré et traité par les solutions d'Air Liquide, afin de servir de source d'énergie. Au total, 30 millions d'euros, dont 15 millions fournis par des subventions du gouvernement allemand, ont été nécessaires pour créer cet établissement, qualifié par Olaf Scholtz de « conte de fées industriel. »La production d'électrolyseurs pour la première année devant représenter une capacité totale de 1 GW. C’est certes assez modestes, mais Siemens et Air Liquide veulent rapidement accroître leur capacité de production, pour atteindre les 3 GW à l'horizon 2025, puis plus de 20 GW en 2030, ce qui représente quand même deux fois plus que l’objectif allemand, et la moitié des objectifs européens d’ici la fin de la décennie. Pour François Jackow, directeur général d’Air Liquide que je cite, « la production en série d'électrolyseurs à une échelle industrielle est la clef pour faire de l'hydrogène renouvelable compétitif une réalité » fin de citation. Et les perspectives sont belles pour les partenaires, qui seront les deux seuls clients de la gigafactory. Ils auraient ainsi déjà réussi à s'imposer de l'autre côté de l'Atlantique, où l'Inflation Reduction Act fait la part belle aux énergies renouvelables, avec des contrats représentant plus de 1 GW déjà sur la table. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 13, 20231 min

Un nez artificiel pour détecter de nouvelles substances dans l’océan ?

Qui a dit que l’eau de mer, ce n’était que de l’eau pure et du sel ? En réalité, sa composition est bien plus complexe que cela. Selon de nombreux biologistes marins, il s'agirait d’une véritable "soupe" de molécules dissoutes, émises par les êtres vivants, visibles ou microscopiques. Il s’agit à la fois de déchets rejetés par les organismes ou encore de messages chimiques d’une espèce destinés à ses congénères pour ne citer que ça, mais en tout cas, certaines substances ont un potentiel majeur pour le développement de nouveaux médicaments ou de procédés industriels révolutionnaires. Reste à savoir comment les détecter…À cette question, une équipe de chercheurs a répondu « I smell », je sens en français. Il s’agit du dispositif présenté dans la revue ACS Central Science début novembre, ou de son nom complet : In Situ Marine moleculE Logger. Concrètement, l’appareil est étanche, tenu en mains par un plongeur et pompe l'eau de mer à travers des disques semblables à des cotons démaquillants qui "adsorbent", ou plutôt piègent en surface les molécules, analysées ensuite en laboratoire. Les chercheurs ne l’ont pas testé en pleine mer mais dans des grottes sous-marines de la mer Méditerranée, profondes d'une vingtaine de mètres et peuplées notamment par des éponges. Et d'après leurs résultats, I-SMEL a capté des "structures moléculaires inconnues". Les plus perspicaces se demanderont sans doute pourquoi ne pas avoir prélevé directement des échantillons d'éponges et d'autres animaux marins qui se trouvaient dans les grottes sous-marines ? Et bien parce que les chercheurs ont souhaité développer un outil "non-invasif", qui n'abîme pas les écosystèmes fragiles. Autre raison un peu plus surprenante : les substances sont parfois plus concentrées dans l'eau que dans l'organisme qui les a produites ! Ainsi, l'aéroplysinine-1 – connue pour ses puissants effets antibiotiques – était environ 20 fois plus abondante dans l'eau de mer que dans un échantillon de l’éponge qui la synthétise d’après les chercheurs.Ces derniers soulignent également le fait que I-SMEL représente selon eux non seulement un moyen non-invasif de détecter de nouvelles molécules afin de découvrir de futurs médicaments, mais aussi d'obtenir des informations sur la santé d'un écosystème. Prochaine étape : adapter le dispositif pour qu'il puisse fonctionner de façon autonome, qu’il soit pilotable à distance et puisse fonctionner sur de longs trajets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 20232 min

Après le gaz, les géants du pétrole foncent sur l’hydrogène ?

Selon les estimations du GIEC, le pic de consommation du pétrole sera atteint en 2028. Cette ressource, on le sait tous, n’est pas inépuisable. Ainsi, les géants pétroliers cherche des alternatives, et auraient jeté leur dévolu sur l’hydrogène, soit l’élément chimique le plus abondant de l’univers d’après les scientifiques.Le potentiel de l'hydrogène géologique, donc sous terre, réside principalement dans le fait qu'il soit présent en quantités très importantes. On le présente souvent comme une source d'énergie « inépuisable » contrairement au pétrole, ce qui est vrai si son extraction se fait de manière durable et écologique et si les processus géologiques qui le produisent se maintiennent en continu. Pour Doug Wicks de l’Advanced Research Projects Agency-Energy, une agence publique chargée de soutenir la recherche dans le domaine des énergies renouvelables aux USA, ce serait ainsi 150 trillions de tonne d'hydrogène qui seraient potentiellement exploitables sur notre planète, sachant qu'un seul milliard pourrait alimenter l'ensemble des États-Unis pendant une année.En clair, imaginez le potentiel que représente une usine souterraine, alimentée par la nature elle-même et capable de fournir un approvisionnement renouvelable d'énergie propre. Cet or blanc, tel qu'on le surnomme désormais, est particulièrement présent dans certaines zones, comme les rifts tectoniques, aux États-Unis, en Europe et en Australie. Les enjeux énergétiques qui se cachent derrière l'hydrogène géologique sont colossaux. D’après les experts, une exploitation efficace de cet élément pourrait satisfaire je cite « toute la demande mondiale, qui est d'environ 500 millions de tonnes par an, sur des centaines d'années » fin de citation. Reste désormais à savoir si l’hydrogène représente l’avenir de l’énergie et si les politiques décideront de foncer sur cette voie ou non. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 9, 20231 min

100% d’énergie renouvelable ? Le Portugal l’a fait !

C’est un défi, voire un fantasme assez fou pour l’instant, mais que le Portugal est parvenu à réaliser le weekend dernier : produire toute l'électricité dont le pays a besoin et se passer des combustibles fossiles ou du nucléaire. Selon PV Magazine, entre le vendredi 27 octobre au soir et le lundi 30 octobre au matin, le Portugal a produit au total 172,5 GWh d'électricité à partir d'énergies renouvelables. Un chiffre impressionnant, surtout si on le compare à la quantité d’électricité consommée sur la même période par les citoyens du pays, à savoir 131,1 GWh… On peut donc constater qu’en 48h, le pays a produit quasiment 40 GWh décarbonée en excès et n’a donc pas rejeté le moins gramme de CO2 pour assurer ses besoins en électricité.Ces chiffres à peine croyables ont été possibles grâce à des conditions météorologiques optimales. Le vent a en effet assez soufflé pour permettre aux parcs éoliens de produire 97,6 GWh, alors que les centrales hydroélectriques du pays ont produit 68,3 GWh. Les 6,6 GWh restants sont eux dues aux installations photovoltaïques. La réussite est telle que le Portugal a non seulement pu se contenter uniquement des énergies renouvelables pour assurer sa consommation, mais le pays a aussi pu exporter son surplus chez son voisin espagnol. De quoi pousser cette nation d'une dizaine de millions d'habitants à continuer ses investissements dans le secteur, dont elle est à l'heure actuelle un des leaders européens, et peut-être même au monde si cela continue… car les projections de l'Agence internationale de l'énergie (AIEA) annoncent que les énergies renouvelables devraient être la première source d'électricité à l'horizon 2025. Reste à savoir dans le détail quelles seront les productions de chaque pays dans un peu plus d’un an… En tout cas à cette heure, le Portugal dispose d’une capacité de plus de 16 300 MW, dont plus de 7 500 MW d’énergie hydroélectrique, environ 5 500 MW d’énergie éolienne et plus de 2 500 MW d’énergie photovoltaïque d’après les données de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 8, 20232 min

Une nouvelle Tesla européenne à 25 000€ seulement ?

Bonjour à toutes et à tous… Elon Musk était début novembre en visite dans son usine de Gruenheide, dans la banlieue de Berlin, et a profité de son passage en Allemagne pour rencontrer le personnel de cette structure et leur annoncer une grande nouvelle. D’après l’agence de presse Reuters, le milliardaire a expliqué aux employés du site qu'un nouveau modèle de Tesla allait voir le jour sur leurs lignes de production, et qu'il coûterait « seulement » 25 000 euros. À ce prix, il s’agit simplement d’une révolution dans le business model du constructeur. Car jusqu’à aujourd’hui, la voiture la moins chère de la marque est la Tesla Model 3 Propulsion, affichée à 42 990 euros, hors bonus écologique.Si cette nouvelle a de quoi ravir les amateurs de voiture électrique et poussera peut-être les hésitant à franchir le pas pour abandonner les véhicules diesel ou essence, la source de Reuters n’a pas précisé quand cette nouvelle Tesla arrivera sur le marché. L'idée de construire un véhicule à ce prix n'est pas nouvelle du côté de chez Tesla. On se souvient que des croquis de prototypes avaient fuités sur internet il y a quelque temps, et même Elon Musk n’a pas manqué d’entretenir cette rumeur à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux et dans les médias. D’ailleurs, produire une voiture à moins de 30 000€, plus précisément 25 000 dans le cas de Tesla, est carrément une nécessité pour le groupe, qui souhaite augmenter sa production de façon significative pour atteindre les 20 millions de voitures fabriquées chaque année d’ici la fin de la décennie.À noter que le prix des véhicules électriques est considéré comme l’un des principaux freins à leur achat par les particuliers, sans compter une autonomie trop faible pour un certain nombre de modèles, ce qui n’est pas trop le cas de Tesla pour le coup. Ceci dit, les constructeurs ont dû mal à baisser les coûts, à cause des entreprises chinoises perfusées aux aides publiques de l’état. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 20231 min

Chine : des cimetières de voitures électriques abandonnées ?

En quelques années, la Chine est devenue la principale usine mondiale de véhicules électriques avec des ventes toujours à la hausse et des carnets de commandes qui ne désemplissent pas. Cependant, à bien y regarder, la Chine a sur les bras des parkings entiers, à perte de vue, de véhicules électriques indésirables produits par certains constructeurs aujourd’hui disparus. Et les récentes révélations du média américain Bloomberg, ne vont pas redorer l’image du pays en la matière.Dans une enquête, Bloomberg explique que si plusieurs villes chinoises voient des centaines, voire des milliers de véhicules rouiller sur des parkings au milieu de mauvaises herbes, c’est parce que l'État chinois a multiplié les incitations financières à destination de startup ces dix dernières années, dont un certain nombre auraient mis la clé sous la porte.Au début des années 2010, la Chine a opéré un virage radical dans le secteur automobile. Autrefois nation importatrice, notamment de véhicules européens et américains, la deuxième puissance économique mondiale a fortement investi dans le domaine des véhicules électriques.À raison de plusieurs centaines de milliards d'euros d'incitations financières, l'État a permis à des centaines d'entreprises déjà établies et de nouveaux acteurs, notamment des start-ups, de se lancer dans la fabrication de voitures électriques. Avec près de 6 millions de véhicules électriques et hybrides produits en 2022, la Chine a réussi son pari de devenir la première nation exportatrice. Globalement, six voitures sur 10 sont assemblées dans le pays, mais en parallèle, des centaines d'entreprises ont fait faillite. Leurs modèles bas de gamme, incarnés par des batteries à faible autonomie, ne correspondaient pas aux attentes des consommateurs. Quoiqu’il en soit, la Chine continue d'investir fortement dans le secteur, avec un coup de pouce annoncé en juin par le gouvernement de 520 milliards de yuans, soit 66 milliards d'euros. Reste à savoir si cette stratégie sera payante ou si la surproduction de véhicules électriques mettra le pays dans le rouge. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 20232 min