
Choses à Savoir TECH VERTE
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Une éolienne marine en forme de poisson pour produire de l’électricité ?
Voilà une innovation qui place une nouvelle fois la France dans le haut du panier des pays innovateur en termes d’énergie renouvelable. La start-up EEL Energy a lancé la première hydrolienne biomimétique, inspirée de la nature. Après 10 ans de conception, cette hydrolienne prend la forme d’une membrane ondulante qui imite les mouvements des poissons. Grâce à ces mouvements et au courant, l’invention est capable de produire de l'électricité sans émettre la moindre pollution.Cette technologie entièrement renouvelable mesure 8 mètres de large et 16 mètres de long. Une large membrane en plastique est installée en dessous, permettant une déformation périodique provoquée par les ondulations de la structure. Ces déformations sont ensuite converties en électricité par un système électromécanique. Au total, quatre hydroliennes seront installées dans le département du Rhône d'ici la fin de l'année. L'objectif principal du projet est de réaliser des tests techniques grandeur nature sur ces nouvelles hydroliennes avant de les déployer à long terme sur d'autres sites fluviaux, et pourquoi pas en pleine mer.EEL Energy souhaite attirer des investisseurs pour déployer cette technologie, qui est brevetée au niveau international, dans d'autres régions du monde comme le Congo, l'Amazonie, le Chili, ainsi que les États américains de l'Alaska et du Mississippi. Je cite Franck Sylvain, PDG d’EEL Energy, « En général, ce sont des populations autochtones qui n'ont pas accès à l'électricité. S'il y a une rivière à proximité, nous pouvons installer nos machines et leur fournir de l'énergie moins chère et totalement décarbonée » fin de citation. L'électricité produite par cette première mise à l'eau sera injectée dans le réseau électrique français et devrait atteindre 400 MWh, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 100 foyers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Peut-on générer de l’hydrogène depuis nos toits ?
La principale problématique liée à l'hydrogène réside dans sa production largement réalisée grâce aux combustibles fossiles. On appelle ça de l’hydrogène gris, qui comme son nom l’indique entraîne d'importantes émissions de CO2. Il existe également l’hydrogène vert, produit grâce aux énergies renouvelables, mais qui est beaucoup plus coûteuse, et en moins grande quantité. Ceci dit, une équipe de chercheurs de l'Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT) a développé plusieurs solutions innovantes, telles que la création de photoréacteurs à faible coût, capables de produire de l'hydrogène ou de l'eau potable directement dans les parcs solaires, et même depuis votre toit !Ce processus s’appuie sur des réactions chimiques qui se produisent lorsque la lumière solaire entre en contact avec un matériau spécifique. Les chercheurs du KIT ont réussi à identifier plusieurs matériaux photocatalytiques qui absorbent les photons pour en extraire de l'énergie. En d'autres termes, ces matériaux permettraient de décomposer l'eau en hydrogène et en oxygène, tout en étant capables de produire des carburants neutres en CO2 à partir d'eau et de dioxyde de carbone. Cette technologie existait déjà, mais elle était limitée aux laboratoires spécialisés en raison de son coût élevé.Récemment, les chercheurs ont mis au point des réacteurs peu coûteux et efficaces, mieux adaptés à une production à grande échelle. En substance, ces réacteurs sont composés d'un photocatalyseur intégré au cœur même du dispositif. Ce catalyseur contient les réactifs nécessaires à la production d'hydrogène. Et pour que le processus fonctionne, la lumière solaire doit être acheminée vers le photocatalyseur avec une perte minimale, quelle que soit la position du soleil. Pour cela, les chercheurs ont opté pour la conception d'ensembles comprenant des panneaux polymères recouverts d'une couche d'aluminium, augmentant ainsi la réflectivité. Ainsi, le transport de la lumière est optimisé tout au long de la journée. D'autres défis restent à relever, notamment le développement de méthodes de stockage de l'hydrogène et la mise en place d'un réseau de distribution efficace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

No Wash : faire moins de machines pour préserver la planète ?
Le concept du "no wash" ou "low wash" gagne en popularité, incitant de plus en plus de personnes à laver leurs vêtements moins souvent. Les partisans de cette approche, qui font l'objet de nombreux articles dans les médias anglo-saxons, mettent en avant l'impact sur l'environnement ainsi que le coût de l'eau et de l'électricité, sans compter la question de l'hygiène qui elle aussi suscite des débats.Saviez-vous qu'en moyenne, une machine à laver est utilisée plus de 180 fois par an dans les pays occidentaux ? En mai dernier, la BBC a interviewé l'expert Marc Sumner de l'Université de Leeds, au Royaume-Uni, qui a appelé à réduire la fréquence des lavages. Les raisons en faveur de cette approche sont multiples, notamment la préservation de l'environnement et la gestion des ressources naturelles. L'utilisation fréquente de la machine à laver entraîne en effet une consommation importante d'eau et d'électricité, surtout lorsqu'elle est associée à un sèche-linge. Pour ce professeur britannique spécialisé dans le domaine textile depuis 30 ans, il est également crucial de se préoccuper des microfibres rejetées dans les océans et de comprendre comment elles peuvent contaminer les animaux marins.De leur côté, certains experts de l'industrie du textile se sont engagés dans cette cause avec des approches variées. La créatrice de mode Stella McCartney a fait la une du journal britannique The Guardian avec un message fort : "Dans la vie, la règle de base est : si vous n'avez pas besoin de nettoyer quelque chose, ne le nettoyez pas !" Une marque américaine a quant à elle lancé un défi consistant à porter la même robe tous les jours pendant 100 jours. Une autre a développé une ligne de sous-vêtements pouvant être portés plusieurs jours d'affilée sans être lavés. Et c’est là où la question de l'hygiène se pose. Les adeptes du mouvement "no wash" adoptent diverses solutions, telles que l'exposition aux rayons UV, l'aération des jeans ou des chaussettes. Certains vont même jusqu'à ne laver leurs vêtements qu'une fois tous les six mois. Selon le professeur Sumner de l'Université de Leeds, la meilleure approche consiste à trouver un équilibre. Pour lui, si vos vêtements ne dégagent aucune odeur, il n'est pas nécessaire de les laver ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La fin des rats en Nouvelle-Zélande ?
La Nouvelle-Zélande s'engage dans une véritable lutte contre les rats avec un objectif ambitieux : les éradiquer complètement d'ici 2050, et les premiers résultats sont assez encourageants selon les autorités. Ce plan, intitulé "Predator Free New Zealand" (une Nouvelle-Zélande sans prédateur) a été lancé en 2016 par le gouvernement, qui y a investi 17 millions d'euros. Trois espèces de rats ont ainsi été officiellement classées comme des espèces envahissantes et considérées comme une menace pour la biodiversité.Ce n'est pas que les rats soient plus présents en Nouvelle-Zélande qu'ailleurs, mais simplement qu'avant leur arrivée sur l'archipel, leurs proies n'avaient jamais connu de prédateurs comme les oiseaux nichant au ras du sol, ou certaines espèces ayant du mal à voler. Avec leurs amis furets et opossums, les rats dévorent environ 25 millions d'œufs d’oiseaux chaque année. Le kiwi, emblème national, est en conséquence rarement aperçu à l'état sauvage par la plupart des Néo-Zélandais. Et pour cause, il en reste moins de 70 000 dans le pays.L'élimination des rats permettra donc le retour des oiseaux. Un premier bilan encourageant a récemment été réalisé dans la capitale Wellington. Le projet, financé à la fois par des fonds publics et privés, emploie 36 personnes, mais repose principalement sur des centaines de chasseurs bénévoles devenus de véritables exterminateurs. Des caméras ont été installées aux endroits stratégiques, et chaque rat trouvé mort est signalé et envoyé dans un laboratoire pour autopsie. Ainsi, les populations de rats sont en nette diminution, et les oiseaux indigènes font leur retour.La méthode utilisée à Wellington peut-elle fonctionner à l'échelle du pays tout entier ? C'est le défi à relever. Jusqu'à présent, une seule région dans le monde a réussi à éliminer tous les rats : l'île de Géorgie du Sud, située dans l'Atlantique Sud, qui est environ 70 fois plus petite que la Nouvelle-Zélande. Le gouvernement néo-zélandais souhaite avancer par étapes et vise la libération d'un million d'hectares de rats d'ici 2025. Cependant, les défenseurs de l'environnement restent sceptiques. Ils estiment que la lutte contre les rats est trop chère et mobilise trop de ressources. La seule solution serait de mobiliser chaque habitant en tant que chasseur de rats. À ce propos, une expérience a été réalisée en novembre dernier dans une petite école de Stewart Island, une île située à l'extrême sud de l'archipel, où les élèves ont tué plus de 600 rats en 100 jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Sibérie se réchauffe… une aubaine pour la Russie ?
Au début du mois de juin, la Sibérie, cette vaste région du nord-est de la Russie environ 25 fois plus grande que la France, a été frappée par une vague de chaleur dépassant les 40°C, alors qu'elle est connue pour être l'une des régions les plus froides et inhospitalières de la planète. En conséquence, les forêts ont commencé à brûler… un phénomène désormais habituel en cette saison depuis quatre ans.La première conséquence de ce réchauffement rapide et extrême est la fonte du permafrost, considéré comme une bombe à retardement pour le changement climatique. Normalement, ce sol est gelé en permanence, parfois jusqu'à un kilomètre de profondeur. Lorsqu'il commence à fondre, toutes les matières organiques qui y étaient piégées depuis des dizaines de milliers d'années (champignons, plantes, bactéries) se réchauffent, fermentent et finissent par libérer d'énormes quantités de méthane et de CO2, accélérant ainsi le réchauffement climatique. Une autre conséquence est la réapparition de virus qui étaient jusqu'alors soigneusement conservés dans le sol gelé. De plus, la fonte de ce sol menace la stabilité des infrastructures telles que les gazoducs, les routes ou les villages.Cependant, la fonte des glaces permet également l'ouverture de nouvelles routes commerciales. De juillet à octobre, il est désormais possible de relier l'Asie à l'Europe par le nord en longeant les côtes de la Sibérie, ce qui est beaucoup plus rapide que de passer par le canal de Suez. Au final, le trafic maritime pourrait être quadruplé d'ici cinq ans. Et les enjeux commerciaux sont énormes, en particulier pour la Russie, qui possède 20 000 kilomètres de littoral. Moscou, qui cherche à se désenclaver, considère l'Arctique comme son nouvel eldorado. Le réchauffement climatique rend également plus accessibles les gisements d'hydrocarbures et d'uranium. Alors que le réchauffement climatique est une source de malheur pour certains, comme les populations vulnérables du Sud, il fait également le bonheur des Russes dont le portefeuille a été considérablement allégé suite aux sanctions financières imposées par l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine en février 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Naarea, un réacteur qui réutilise les déchets nucléaires ?
Sur le papier, ce réacteur est plus écologique et plus sur que les autres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les entreprises françaises respectent-elles l’Accord de Paris ?
Elsa Chai et Vincent Pappolla sont les cofondateurs de la startup OpenClimat, spécialisée dans l'analyse de l'empreinte carbone des grandes et moyennes entreprises. Et leur constat est simple : il faut une mise à jour du niveau réel de l'action climatique des entreprises. Avec cette approche, les deux entrepreneurs souhaitent aider les consommateurs à prendre connaissance des pratiques environnementales de leurs marques préférées, à lutter contre le greenwashing encore trop répandu ou encore à inciter les entreprises à adopter une transparence nécessaire.Après analyse des 50 principaux acteurs industriels (en termes de chiffre d'affaires, le constat du duo est alarmant. Je cite, « parmi ces multinationales qui réalisent toutes plusieurs milliards de chiffre d'affaires, près de 68 % n'ont pas une trajectoire compatible avec l'Accord de Paris. Leurs niveaux d'action en termes d’engagement contre le changement climatique sont insuffisants, voire inexistants, alors que 70 % d'entre elles affichent des objectifs [en adéquation avec cet accord] ». À noter également que 14 % des entreprises affichent un niveau d'action globale élevé, avec un rythme de décarbonation aligné sur l'objectif de 1,5 °C, et que 18 % se situent à un niveau d'action intermédiaire… autrement dit, ces entreprises-là sont sur la bonne voie pour atteindre leurs engagements.Pour obtenir ces chiffres, OpenClimat réalise un travail minutieux d'analyse des émissions de carbone dans tous les rapports disponibles, en utilisant notamment l'application grand public Nota Climat. Selon Elsa Chai que je cite à nouveau, "nous sommes conscients que c'est un défi pour tous. Jusqu'à présent, les entreprises étaient un peu dissimulées, mais l'impact des consommateurs et de l'image de marque va les pousser à agir lorsque l'initiative ne vient pas d'elles-mêmes » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Numérique : les français pas prêts à réduire leur impact environnemental ?
Les français ont bien conscience que le numérique a un impact colossal sur l’environnement. Ceci dit, sont-ils prêts à changer radicalement leur quotidien pour réduire leur empreinte carbone ? La réponse est quelque peu nuancée à en croire l’opérateur Orange qui, en collaboration avec la plateforme Make.org, a lancé une vaste consultation citoyenne en janvier dernier, et donc les conclusions ont été rendues publiques début juillet. Au total, 170 000 citoyens ont donné leur avis sur la question, assorti de plus de 6 000 propositions et environ 2,6 millions de votes.Pour le contexte, l'empreinte carbone du numérique représentait 2,5 % des émissions totales de GES en 2020. De leur côté, l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et l'ARCEP (régulateur des télécoms) ont récemment expliqué que cette empreinte carbone devrait augmenter de 45 % d'ici 2030 si aucune mesure concrète n'est prise. Et selon l'étude mentionnée précédemment, seuls 4 Français sur 10 estiment qu'il faudrait « limiter l'achat d'équipements numériques au sein d'un même foyer et les partager, et ils sont presque aussi nombreux à se déclarer « contre » cette proposition. D’ailleurs, les réticences sont multiples, notamment en ce qui concerne la fin des forfaits illimités ou la limitation de l'usage des smartphones à certaines fonctionnalités que près de la moitié des sondés refusent. Orange souligne je cite que « les citoyens préfèrent ne pas bouleverser leurs habitudes, ou du moins souhaitent que les changements de pratiques restent optionnels » fin de citation. Enfin, les solutions les plus contraignantes rencontrent une nette opposition, surtout lorsqu'elles impliquent une obligation ou une taxation.Cependant, les sondés sont plutôt d’accord sur la question de la durabilité des appareils. L'augmentation de la durée de vie des produits et la lutte contre l'obsolescence programmée recueille près de 60% d’opinion favorable, et a été enrichie de quasiment 700 propositions complémentaires listées dans l’étude. 84 % des votants souhaitent également que leur smartphone « dure au moins 8 ans », alors qu'en moyenne, on le remplace tous les deux ans. En ce qui concerne les autres thématiques, comme les e-mails, les spams et les publicités, une vaste majorité se prononce en faveur d’une lutte active contre les spams, d’une interdiction des écrans publicitaires numériques, d’une suppression automatique des e-mails ou encore de la mise en place d’une limite de taille pour l’envoi de ces courriers électroniques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des batteries à 1000 km d’autonomie qui se rechargent en 6 min ?
Cette année, plusieurs sociétés chinoises ont annoncé des avancées dans le domaine des batteries. En mai dernier, Gotion a dévoilé sa batterie offrant une autonomie pouvant atteindre 1 000 kilomètres. Un mois plus tard, Greater Bay a également annoncé le lancement de sa batterie nommée Phoenix, capable de se recharger à 80 % en moins de 6 minutes...Récemment, l'entreprise chinoise Gotion High-Tech a dévoilé sa batterie reposant sur la technologie chimique LMFP (lithium-manganèse-phosphate de fer). Cette batterie prétend pouvoir atteindre une autonomie allant jusqu'à 1 000 kilomètres, sans recourir à des matériaux coûteux. Elle utilise une structure sandwich avec une technologie de refroidissement liquide à double face et une conception minimaliste, le tout lui permettant de réduire le nombre de pièces structurelles de 45 % et le poids des composants de 32 %.De son côté, la start-up chinoise Greater Bay a également présenté sa batterie Phoenix, affirmant qu'elle peut se recharger à 80 % de sa capacité en seulement 6 minutes. Grâce aux dernières innovations de Greater Bay en termes de matériaux, de contrôles et d'électrochimie, la batterie Phoenix a été conçue pour permettre la recharge des véhicules électriques dans toutes les conditions météorologiques et sur toutes les plateformes de tension, de 300 à 1 000 V. Elle intègre une technologie de gestion thermique qui lui permet de se réchauffer de -20 à 25 °C en 5 minutes ! La société affirme également que la batterie Phoenix, en plus de sa charge extrêmement rapide, a une durée de vie relativement longue, estimée à 10 ans ou 800 000 kilomètres.Il ne faudra pas attendre longtemps pour voir ces nouvelles batteries arriver sur le marché. Chez Gotion, la batterie devrait être produite en masse dès 2024. Quant à la batterie Phoenix, elle sera fabriquée en série l'année prochaine et devrait être utilisée dans les véhicules électriques dès la fin de l'année 2024. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Centre Spatial Guyanais prépare un avenir vert ?
Le Centre Spatial Guyanais (CSG) est actuellement en pleine transformation. Trois start-up européennes du secteur spatial, appartenant au mouvement NewSpace, ont signé des accords pour utiliser le nouveau complexe de lancement à partir de 2025. Dans le même temps, les équipes se renforcent, le tout au cœur de la jungle, sur un site préservé.Depuis 2020, la plus ancienne zone de lancement du site guyanais, qui était autrefois dédiée à la fusée Diamant dans les années 70, est en cours de transition. Des démolitions, des rénovations et des travaux sont en cours pour transformer cette zone en un vaste complexe multi-utilisateur destiné à l'ESA et au CNES, qui y testeront les démonstrateurs réutilisables Callisto et Thémis, ainsi qu'aux entreprises du NewSpace.Dans sa transformation, le CSG veut se démarquer en tant que zone naturelle protégée, ce qui peut sembler paradoxal étant donné que le lancement de fusées n'est pas particulièrement écologique. Cependant, sur les 700 km² du site, seule 5 %, soit 35 km² serait impactée par cette activité industrielle polluante. Le reste est divisé en vastes zones protégées et en réserves naturelles. Plusieurs études tendent à démontrer que les animaux sont relativement peu perturbés par les lancements, et des caméras installées sur le site ont déjà capturé des images de paresseux et même de jaguars dans la zone. Des recherches sont actuellement menées avec des abeilles pour étudier la pollution. Du côté des nouveaux systèmes d'extinction des feux, l’eau est filtrée puis réinjectée dans un petit lac artificiel. De plus, d'anciennes zones déjà défrichées abritent des installations solaires pour produire de l’électricité décarbonée.La nouvelle vie du Centre Spatial Guyanais implique donc un défi de taille : préserver l'équilibre entre technologie et nature, tout en préparant une montée en puissance sans précédent pour le centre, et attirer les jeunes entreprises tout en assurant des campagnes de lancement rapides pour tous. En effet, aux États-Unis et sur les sites de lancement privés, la concurrence est féroce. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le CO2 du plastique transformé en carburant vert ?
De nombreux chercheurs rêvent de s'inspirer de la photosynthèse naturelle pour produire des carburants durables sans émission de carbone. Une équipe de l'université de Cambridge au Royaume-Uni travaille justement sur le sujet depuis plusieurs années, et a réussi à développer des "feuilles artificielles" capables de convertir le dioxyde de carbone (CO2) en carburants grâce à l'énergie solaire.Jusqu'à présent, leurs expériences étaient limitées aux feuilles artificielles alimentées par du CO2 pur et concentré, ce qui ne correspond pas du tout aux conditions actuelles de notre environnement, car le CO2 n'est qu'une des nombreuses molécules présentes dans l’air. Les chercheurs se sont donc tournés vers les technologies de capture et de stockage du carbone (CSC) et ont réussi à adapter leur feuille artificielle pour qu'elle fonctionne avec des gaz provenant d'usines ou directement de l'air ambiant.Comment fonctionne concrètement leur invention ? C'est assez simple... Un système enrichi d'une solution alcaline permet de piéger sélectivement le CO2 lorsque l'air passe à travers. Mais pour que le processus fonctionne pleinement, un autre élément entre en jeu : le plastique ! Selon Motiar Rahaman, l'un des chercheurs impliqués dans cette invention de l'université de Cambridge, "si nous ajoutons des déchets plastiques au système, le plastique cède des électrons au CO2. Cela facilite les réactions et le plastique se décompose en acide glycolique, qui est largement utilisé dans l'industrie cosmétique. Le CO2 est converti en gaz de synthèse, un carburant simple." Tout cela uniquement alimenté par la lumière du soleil. En résumé, l'université de Cambridge a mis au point un système capable de se débarrasser à la fois le CO2 et les déchets plastiques en une seule opération !Les chercheurs travaillent maintenant sur la création d'un démonstrateur de laboratoire. Selon eux, "cette technologie pourrait nous aider à éliminer les combustibles fossiles du processus de fabrication des carburants." Cela ouvre la voie à une réduction drastique de nos émissions de CO2 et pourrait même inverser le réchauffement climatique en capturant le dioxyde de carbone dans l'air pour revenir à des niveaux de concentration comparables à ceux de l'ère préindustrielle. Reste maintenant à déterminer si cette invention pourra être déployée à grande échelle dans les années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un ballon captif pour surveiller la terre, le ciel et l’espace ?
L'histoire de Julie Dautel est celle d'une jeune femme qui rêve depuis son enfance de voyager dans l'espace et sur la Lune. Un rêve désormais à sa portée puisque sa start-up vient d'annoncer le lancement des ballons captifs Stratolab. Ces ballons, peu gonflés d'hélium au sol, atteignent près de cinq mètres d'envergure à quelques dizaines de kilomètres d'altitude, offrant ainsi une solution de surveillance et de suivi environnemental à moindre coût, avec une empreinte carbone quasi nulle par rapport à un lancement de fusée.Tout a commencé avec un projet portant sur les énergies futures et l'accès à l'énergie dans les zones touchées par une catastrophe. C'est ainsi qu'est née EONEF en 2014, avec pour objectif de développer des ballons captifs pour la détection précoce des incendies, le suivi de la faune sauvage et la protection des sites isolés sensibles. Ces ballons permettent d'obtenir une vue d'ensemble sur de vastes territoires pendant de longues périodes. Reliés en permanence à un câble, les ballons présentent de nombreux avantages par rapport aux autres solutions disponibles dans ce domaine. Ils peuvent atteindre une hauteur de 150 mètres, alors qu'un drone captif atteint au maximum 70 mètres. Ils sont également plus résistants au vent et offrent une autonomie bien supérieure, permettant des temps de vol longs, quatre fois plus longs que ceux d'un avion de reconnaissance, par exemple, tout en étant 13 fois moins coûteux. De plus, les ballons ont été conçus pour être compacts, ce qui réduit leur besoin en hélium lors du gonflage.EONEF a notamment collaboré avec l'ONG Hackers Against Natural Disasters (HAND) pour identifier les meilleures technologies utiles en cas de crise. Après une catastrophe naturelle ou un accident, le ballon EONEF est déployé au centre de crise local et embarque différentes technologies de communication et de collecte de données. La capacité du ballon à prendre de la hauteur augmente la portée des systèmes de communication, évitant ainsi le déploiement de multiples infrastructures au sol et facilitant les opérations de secours. À noter que la start-up a choisi de devenir une entreprise de l'économie sociale et solidaire (ESS) afin de s'engager en faveur d'un monde plus résilient, en améliorant la connectivité des zones isolées. Au début de l'année 2023, EONEF est devenue la filiale environnementale de l'entreprise industrielle aéronautique A-NSE, et après avoir touché la stratosphère, elle travaille désormais à proposer le transport de personnes dans le futur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Paris-New York en 90 minutes sans polluer ?
Une start-up suisse appelée Destinus vient de présenter un démonstrateur hypersonique, une sorte de super Concorde, qui pourrait prendre son envol dès 2040. Cette technologie semblait avoir été laissée de côté en raison de son coût énergétique élevé, de sa faible rentabilité et du drame de juillet 2000. Cependant, l'entreprise dispose d'un argument convaincant : l'aéronef peut voler en utilisant de l'hydrogène.Sur le papier, le projet Destinus vise à créer un avion supersonique capable de voler à une vitesse pouvant atteindre 6 000 km/h (soit deux à trois fois plus rapide que le Concorde) à une altitude de 30 kilomètres. Ainsi, il n'encombrerait pas les voies empruntées par les avions traditionnels qui volent à une altitude au moins trois fois plus basse. Avec Destinus, un vol Paris-New York ne prendrait que 1h30, un Paris-Singapour environ 3h15 et un Paris-Sydney environ 4h30. De quoi faire rêver. La start-up suisse affirme que son avion pourrait voler en utilisant une énergie décarbonée : l'hydrogène liquide. Le premier appareil, le Destinus S, pourrait être exploité commercialement dès 2030. Le plus grand modèle, le Destinus L (qui pourrait transporter entre 300 et 400 passagers, comme un Airbus A330), pourrait prendre son envol en 2040.Bien que l'hydrogène possède un potentiel certain et soit considéré comme un vecteur énergétique d'avenir, la manière dont il est actuellement produit n'est tout simplement pas écologique. En effet, l'hydrogène gris, la méthode la plus courante de production d'hydrogène, présente la pire empreinte carbone. La majeure partie de l'hydrogène produit à l'échelle mondiale repose sur l'utilisation d'énergies fossiles. Pour que cet avion soit véritablement décarboné, il faudrait le faire voler à l'hydrogène vert et donc utiliser un électrolyseur d'eau. Selon Daniel Hissel, directeur-adjoint de la Fédération de recherche sur l'hydrogène que je cite, « il s'agit d'un dispositif alimenté par de l'électricité, capable de séparer l'hydrogène de l'oxygène dans l'eau » fin de citation. Cependant, cette méthode ne répond qu'à 5 % de la demande actuelle. L'industrie de l'hydrogène devra donc considérablement se développer pour répondre aux besoins croissants de ce carburant vert, sans recourir aux énergies fossiles pour le produire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À quoi ressemblerait la journée de la Terre si c’était un humain ?
Des chercheurs de l'université McGill au Canada se sont posé une question assez inattendue, mais néanmoins intéressante : si le monde était une personne, à quoi ressemblerait sa journée type ? Pour y répondre, ils ont examiné une quantité considérable de données, comprenant des emplois du temps et des informations statistiques recueillies entre 2000 et 2019 dans environ 140 pays à travers le monde. Au total, ces données représentaient les activités de près de 90 % de la population de la planète.Pour classifier les activités que nous réalisons au cours d'une journée, les chercheurs ont établi trois grandes catégories :- Les activités visant à modifier le monde, telles que l'alimentation, l'énergie, les bâtiments, la préservation de l'environnement...- Les activités spirituelles ou centrées sur l'humain, comme l'éducation, la religion, le sport, le repos, le bien-être...- et enfin les activités sociales, telles que le commerce, la finance, le droit...Tout d'abord, les chercheurs ont constaté que la majeure partie de la journée d'une personne est consacrée... à des activités centrées sur l'humain ! Nous y passons plus de 9 heures par jour, et la plus grande partie, environ 6,5 heures, est consacrée à des activités que nous aimons d’après leurs conclusions. À cela s'ajoutent 9 heures de sommeil ou simplement passées au lit. Sur les 6 heures restantes, nous consacrons environ 1 heure à cultiver, récolter et préparer notre nourriture - dont seulement 5 minutes pour préparer nos repas -, 1 heure pour les déplacements et 1 heure pour les activités sociales. Environ 45 minutes sont consacrées au rangement et au ménage de nos maisons. Et seulement 1 minute à la gestion de nos déchets. Environ 7 minutes au total, si l'on y ajoute l'extraction de matériaux et l'approvisionnement en énergie.Les chercheurs remarquent que le temps consacré chaque jour à des activités telles que l'hygiène, les déplacements ou les repas reste constant, quel que soit le niveau de vie. En revanche, les populations les plus riches ont tendance à consacrer plus d'une heure à la culture, tandis que les moins aisées y consacrent moins de 5 minutes. Une autre analyse montre que les activités économiques, donc liées au travail, représentent en moyenne 2 heures et demi d'une journée humaine, ce qui peut sembler faible, mais qui ramené à la population en âge de travailler entre 15 et 64 ans, équivaut à environ 41 heures de travail par semaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apple : son fournisseur historique mise sur la voiture électrique ?
Si vous possédez un iPhone, alors il est quasiment certain que ce dernier sort des usines de Foxconn, le principal fabricant des produits Apple, dont le modèle d’entreprise repose sur des conceptions américaines et une fabrication chinoise. Sauf que ces derniers temps, l’entreprise met tout en place pour diversifier ses activités, en se tournant progressivement vers l'assemblage de voitures électriques. Et cela passe par la relocalisation de sa chaîne d'approvisionnement, notamment en raison du contexte géopolitique de Taïwan, son pays d'origine.Dans une interview accordée à la BBC, le président de Foxconn, Young Liu, a déclaré que les véhicules électriques seraient le moteur de la croissance de l'entreprise dans les décennies à venir. Il est convaincu que son entreprise possède l'expertise nécessaire pour produire ces voitures, qu'il qualifie de "gros iPhone". Il a également révélé que certaines lignes de production, notamment celles liées aux "produits de sécurité nationale", avaient déjà été transférées de la Chine vers le Mexique et le Viêt Nam. Ces dernières années, Foxconn a également délocalisé la production de l'iPhone vers l'Inde.Il est important de comprendre que Foxconn est coincé entre les États-Unis et la Chine, engagés dans une guerre commerciale qui s'intensifie depuis plusieurs mois. Washington fait pression sur ses entreprises pour qu'elles se délocalisent de la Chine, ce qui a des répercussions directes sur Foxconn. L'un des principaux points de conflit entre les deux plus grandes puissances mondiales est Taïwan, où se trouve le siège de Foxconn. Les États-Unis craignent une éventuelle invasion de l'île par Pékin dans les années à venir, ce qui aurait d'énormes conséquences sur la chaîne d'approvisionnement mondiale. Les acteurs de l'industrie technologique se préparent à cette éventualité, d'où les nombreux efforts déployés pour produire en dehors de la Chine. De plus, Foxconn cherche à réduire sa dépendance à l'égard du pays en raison de la politique anti-COVID radicale mise en place en 2022, qui a entraîné des troubles dans ses usines.À l’avenir, Foxconn espère conquérir environ 5 % du marché mondial des véhicules électriques. Ses usines automobiles seront implantées dans l'Ohio aux États-Unis, en Thaïlande, en Indonésie et éventuellement en Inde. L'objectif de l'entreprise est de rester un important fabricant pour les géants de la technologie tout en devenant un acteur sérieux dans le secteur des véhicules électriques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le pompage des eaux souterraines a déplacé l’axe de rotation de la Terre ?
En seulement 17 ans, environ 2 150 gigatonnes d'eau auraient été extraites du sous-sol, soit l'équivalent d’une hausse du niveau des océans de six millimètres. Si cette échelle peut paraître peu impressionnante, force est de constater que plus de 2000 gigatonnes d’eau, c’est extrêmement lourd, au point de modifier l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre. Ces résultats ont été publiés dans la revue Geophysical Research Letters, qui mentionne un déplacement de l'axe d'environ 80 centimètres entre 1993 et 2010.En effet, la Terre tourne autour d'un axe incliné par rapport à la verticale qui relie le pôle nord au pôle sud. La position précise de cet axe dépend de la répartition des masses à l'intérieur et à la surface de la Terre. Ainsi, de nombreux phénomènes peuvent affecter cette inclinaison comme les mouvements du fer liquide dans le noyau externe, les courants océaniques, les ouragans, les tsunamis, ainsi que les masses d'eau. En somme, la construction de barrages et la fonte des glaciers ne suffiraient pas à expliquer le déplacement de l'axe de rotation. Il manquait une pièce au puzzle, que les chercheurs pensent enfin avoir trouvé : la redistribution des eaux souterraines. Sur la période étudiée, le fait que les eaux souterraines se retrouvent à la surface aurait même eu un effet supérieur à celui de la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique !Cet effet serait même amplifié par le fait que la majorité de l'eau pompée du sous-sol provient de l'hémisphère nord. Selon les chercheurs, si le pompage avait principalement eu lieu près de l'équateur ou des pôles, l'effet aurait été moins visible. Il est important de noter que ce phénomène a une amplitude trop faible pour avoir un impact sur les saisons ou le climat. Cependant, les chercheurs soulignent qu’il s’agit une fois de plus de l'impact global et à grande échelle des activités humaines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La ville du futur sera flottante et autonome ?
Le cabinet d'architecture japonais N-ARK a partagé sa vision de l'urbanisme en dévoilant Dogen City. Contrairement à d'autres concepts similaires développés au cours des dernières décennies, ce cabinet d'architecture propose une vision personnelle qui tente de se concrétiser dans un futur de plus en plus réaliste.Ici, on s'éloigne de l'image des mégapoles où vivront la majorité de la population mondiale. Dogen City serait une petite ville délimitée par un anneau d'un diamètre de 1,58 km et d'une circonférence de 4 km. À l'intérieur de cet anneau, diverses structures autonomes constitueraient les éléments essentiels au bon fonctionnement de la ville : installations pour la production alimentaire, cimetières et lieux de culte, bureaux, hôpitaux, écoles, parcs, gymnases, ainsi que des complexes résidentiels. Cette ville flottante pourrait accueillir jusqu'à 10 000 résidents permanents ainsi que 30 000 visiteurs en simultanés. Tous seraient protégés des tsunamis et des intempéries par l'anneau extérieur, qui agirait comme une barrière contre les éléments. Il convient de rappeler que Dogen City est conçue dans un pays exposé aux catastrophes naturelles et préoccupé par l'élévation du niveau de la mer, tout comme de nombreuses grandes agglomérations situées sur le littoral pacifique.De plus, un tel ensemble se doit d'être autosuffisant, notamment en combinant l'agriculture urbaine, les panneaux solaires, les éoliennes modernes et les systèmes de recyclage des eaux usées. De plus, les concepteurs ont choisi d'immerger les centres de données gérant l'ensemble du complexe en mer, afin qu'ils soient refroidis naturellement. Enfin, le futur envisagé par Elon Musk a été pris en compte : cette ville flottante sera équipée d'un site de lancement et d'atterrissage de fusées. Les villes flottantes telles que Dogen City pourront-elles réellement voir le jour ? Rien ne semble s’y opposer, mais pas sur que ce changement radical soit facilement adopté par la population mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une armée de bots pour discréditer la COP 28 ?
Après les publicités politiques et les faux comptes certifiés, place à de faux agents pro-Émirats arabes unis, qui depuis plusieurs mois sévissent sur Twitter afin de promouvoir l'action environnementale du pays qui accueillera la COP 28 en fin d’année. À ce jour, plus de 100 profils Twitter ont été identifiés, notamment par le Climate Action Against Disinformation (CAAD), un collectif d'organisations non gouvernementales luttant contre la désinformation sur le changement climatique. Ces profils sont accusés de faire la promotion de l'action climatique des EAU sans fondement réel.Concrètement, ces profils ont en commun d'être principalement féminins, prétendent être de nationalité américaine tout en résidant aux Émirats arabes unis. Leurs photos de profil sont proviendraient de banques d'images ou auraient été générées par intelligence artificielle. D’après Diego Pacheco, chercheur en informatique à l'université d'Exeter en Angleterre, ces profils étaient d'autant plus « inauthentiques » que les biographies changeaient fréquemment dès qu'ils étaient signalés.Ces centaines de profils ont toutefois été très actifs avec plus de 30 000 tweets publiés. Le réseau social a finalement suspendu certains d'entre eux, mais d'autres ont réussi à échapper à la détection en modifiant leur nom d'utilisateur et leur biographie. Cependant, selon un porte-parole de la COP 28, cette campagne ne serait pas initiée par les organisateurs de l'événement. Je cite, « ces faux comptes sont créés par des acteurs extérieurs sans lien avec la COP 28 et sont clairement conçus pour discréditer la COP 28 et le processus de changement climatique » fin de citation. Reste à savoir dans quel but réel une telle campagne a été mise en place, étant donné que l’Arabie Saoudite n’est pas considérée non plus comme le pays faisant le plus d’effort pour la planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le réchauffement climatique est pire que ce qu’on pensait ?
Vous le savez, l'accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique à 2 °C, voire 1,5 °C dans les meilleurs scénarios, par rapport à la période préindustrielle. Cependant, cela semble être quasiment impossible selon les chercheurs de la revue Earth System Science Data, qui ont présenté des données alarmantes sur le sujet.Au cours de la période de 2013 à 2022, le réchauffement climatique d'origine humaine a atteint 1,14 °C. Pire encore, cette donnée atteint 1,26 °C en 2022. Les scientifiques estiment que le seuil critique de 1,5 °C devrait être atteint "dans la première moitié des années 2030". Ainsi, l'activité humaine est clairement remise en question, car l'utilisation des technologies, l'émergence de l'intelligence artificielle et l'utilisation de combustibles fossiles tels que le pétrole, le gaz et le charbon ne font qu'aggraver continuellement les émissions de gaz à effet de serre.Les chercheurs avancent plusieurs arguments pour expliquer cette augmentation du réchauffement. Ils déplorent notamment le déséquilibre énergétique croissant de la Terre, qui entraîne la fonte des glaces et contribue à une élévation à long terme du niveau de la mer. Les conséquences sont déjà visibles dans certaines régions du monde, y compris en France, avec des problèmes d'accès à l'eau, entre autres. À l'échelle mondiale, les scientifiques évoquent la diminution de la sécurité alimentaire, la perturbation de la faune et de la flore avec l'extinction de nombreuses espèces, ainsi que l'augmentation des maladies et des traumatismes. Les chercheurs s'accordent également sur l'augmentation des températures maximales dans le monde, exacerbée par des vagues de chaleur qui, selon eux, se produisent avec une plus grande intensité. Il n’y a qu’à voir l’intensité des incendies qui ravagent actuellement le Canada et le Québec pour s’en convaincre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Stationnement en ville : grosse voiture, facture salée ?
La semaine dernière, 163 conseillers du conseil de Paris se sont réunis pour voter sur divers projets, dont une réglementation qui ne va pas plaire à tout le monde. Proposée par les élus écologistes et adoptée le jeudi 8 juin, elle prévoit d'augmenter le tarif de stationnement pour les propriétaires de voitures les plus lourdes.Ainsi, les voitures les plus lourdes et les plus imposantes devront payer un tarif de stationnement plus élevé à Paris. Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2024, avec une tarification progressive. Dans quelques mois, plusieurs facteurs seront pris en compte pour déterminer le tarif de stationnement dans la capitale, dont la durée du stationnement ; la motorisation du véhicule ; sa taille et son poids. Un tarif "solidaire" sera également appliqué, bénéficiant aux familles nombreuses ainsi qu'aux familles modestes qui paieront un tarif réduit pour leur stationnement.Sans grande surprise, ce sont les SUV qui sont dans le viseur de la municipalité en raison de leur encombrement, de leur poids élevé et de leur impact environnemental. Le groupe écologiste de la mairie de Paris estime je cite qu'il est "essentiel d'associer à l'électrification du parc automobile d'autres mesures, telles que la réduction du poids des véhicules". Il y a quelques jours, Lyon avait également fait parler d'elle pour les mêmes raisons, avec un tarif passant de 20 à 45 euros pour les SUV. Ceci dit, d’autres alternatives similaires et sacrément efficaces pour limiter la présence de la voiture en ville et donc la pollution de l’air ont été appliquée, comme à Lille, où le stationnement dans les différents quartiers devient progressivement de plus en plus cher, sauf pour les habitants qui eux bénéficient d’un tarif spécial avec différents niveaux selon les revenus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La banquise fond de plus en plus vite ?
Une récente étude, dirigée par Seung-Ki Min de l'université de Pohang en Corée du Sud, propose de nouvelles estimations sur la fonte de l’arctique, en se basant sur de nouvelles données. Si l’observation n’est pas nouvelle, elle corrobore, voire confirme les propos du GIEC, (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) qui avait prédit que la région perdrait sa glace estivale d'ici les années 2040. Sauf que cette nouvelle étude est encore plus pessimiste, et suggère que cela pourrait se produire dix ans plus tôt, soit en 2030.Un tel impact de l’activité humaine sur la fonte des glaces sous-entend que les efforts nécessaires pour ralentir le réchauffement climatique ont peut-être été sous-estimés jusqu'à présent. Pour Seung-Ki Min que je cite « nous devons réduire de manière plus ambitieuse les émissions de CO₂ et nous préparer à nous adapter à ce réchauffement plus rapide dans l'Arctique ». En effet, son étude indique que même si la hausse de la température mondiale est limitée à 2 °C, la glace estivale aura disparu d'ici 2050. Parmi les conséquences que cela aura sur notre climat, le chercheur cite notamment "une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes que nous connaissons déjà, tels que les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les inondations". Car la fonte des glaces entraîne des modifications de courant, notamment ceux qui contribuent à réguler le climat en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.Pour Mark Serreze, directeur du National Snow and Ice Data Center de l'université du Colorado, je cite « le message clé est que nous perdons le contrôle de la banquise » fin de citation. Lui et Min partagent la même vision des choses, la planète se réchauffe beaucoup plus vite que prévu, et dépasser + 2 °C aurait des conséquences encore plus catastrophiques que ce que l’on peut imaginer aujourd’hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La ville de New York s'enfonce dans le sol ?
Les gratte-ciel sont indissociables de l'identité de New York. Cependant, ces immeubles emblématiques contribueraient à enfoncer progressivement la ville dans le sol. Le risque est particulièrement élevé sur l'île de Manhattan, où se trouvent des bâtiments emblématiques tels que l'Empire State Building ou le Chrysler Building. C'est ce que révèle une étude publiée dans la revue Earth's Future. Des chercheurs de l'université de Rhode Island aux États-Unis ont calculé la masse de tous les bâtiments de la ville de New York, soit 1 084 954 immeubles, pour arriver à une estimation de 764 millions de tonnes.Les chercheurs ont ensuite modélisé l'affaissement causé par la pression exercée par ces gratte-ciel en fonction des types de sols sur lesquels ils reposent. Les auteurs de l'étude précisent : "Nous avons évalué l'affaissement pour des conditions de surface allant du socle rocheux aux sols meubles, afin de tenir compte des incertitudes liées à la géologie locale et aux styles de fondations." Les données recueillies lors de cette recherche, présentées sous forme d'images satellites, montrent un affaissement continu de New York, d'environ 1 à 2 mm par an en moyenne. Les chercheurs concluent que "New York illustre bien le phénomène d'affaissement observé dans les villes côtières en expansion à travers le monde, ce qui signifie qu'il existe un défi mondial commun pour atténuer les risques croissants d'inondation." Cet enjeu est d'autant plus crucial que la ville de New York, avec plus de huit millions d'habitants, est menacée par la montée des eaux et l'intensification des ouragans et des tempêtes liées au changement climatique. Malheureusement, New York n'est pas la seule ville confrontée à la menace de submersion.Selon le Forum économique mondial, plusieurs villes dans le monde pourraient être partiellement ou totalement submergées d'ici 2050-2100, telles que Jakarta (Indonésie), Dacca (Bangladesh), Venise (Italie) ou Londres (Angleterre). Les experts du Giec parviennent à des conclusions similaires dans le premier volet de leur sixième rapport, publié en août 2021. Selon eux, pas moins de 570 villes dans le monde sont confrontées à cette menace. Parmi elles, on retrouve Calcutta (Inde), La Nouvelle-Orléans (États-Unis), Alexandrie (Égypte) et Bordeaux (France). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Encore des économies d'énergie à prévoir cet été et dans le futur ?
Au début du mois de juin, le Réseau de transport d'électricité (RTE) a publié une étude intitulée "Comprendre et piloter l'électrification d'ici 2035", qui offre une perspective sur l'évolution de la consommation d'électricité en France au cours des 12 prochaines années. Le gestionnaire du réseau tire la sonnette d'alarme et appelle le gouvernement, EDF et les utilisateurs à redoubler d'efforts afin de ne pas être pris au dépourvu d'ici là. D'ici 2035, la consommation d'électricité augmentera considérablement en France, avec des estimations comprises entre 580 et 640 TWh. Des scénarios envisageant une consommation plus faible ont également été étudiés, chiffrés à 500 TWh.La raison de cette augmentation attendue de la consommation électrique réside dans l'intérêt de la France à remplacer les énergies fossiles. Selon RTE, l'Hexagone peut faire face à ce défi à condition d'accélérer le développement des énergies renouvelables. Les pistes évoquées par le gestionnaire incluent la production nucléaire des réacteurs existants, une amélioration de l'efficacité énergétique et surtout une démocratisation de la sobriété énergétique. L'analyse de RTE tient compte des récentes évolutions de notre société, telles que le conflit en Ukraine, la relocalisation et la réindustrialisation (notamment dans le domaine des batteries), ainsi que la volonté de l'Europe de sortir plus rapidement des énergies fossiles.Les consommateurs prennent progressivement conscience du dérèglement climatique en tant que réalité. Ils estiment à leur tour qu'il est nécessaire de changer nos modes de vie pour atteindre l'objectif de neutralité carbone. Cet effort de sobriété est aujourd'hui compris et soutenu par les Français, qui y voient également une opportunité de réduire leur facture énergétique. D'autres transformations sont envisagées, mais elles rencontrent plus de difficultés, comme la réduction de l'utilisation de la voiture ou la rénovation des bâtiments (l'interdiction potentielle des chaudières à gaz d'ici 2026 semble être, pour l'instant, une idée à remettre en question). La route à parcourir est encore longue, mais RTE exerce une certaine pression à sa manière sur tous les acteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que le Club de Rome qui veut sauver la Terre ?
Reconnu pour son célèbre rapport Meadows, une étude publiée en 1972 qui a été la première à alerter le monde sur les dangers de la croissance économique et démographique pour l'environnement, le Club de Rome intensifie ses actions pour faire face aux scénarios les plus sombres prédits il y a cinq décennies.Pour bien comprendre, commençons par faire le portrait de Sandrine Dixson-Declève, co-présidente du Club de Rome. Sensibilisé très jeune aux problématiques environnementales, ces études la mènent vers les sciences de l'environnement, convaincue que les changements nécessaires devaient être entrepris à l'échelle mondiale. Au sortir de la fac, elle collabore avec des personnalités telles qu'Al Gore, John Kerry, le prince de Galles, les Nations unies et des acteurs industriels.En 2018, elle est devenue la première femme à diriger le Club de Rome depuis 50 ans, ainsi que la plus jeune et la première Belge. Ce groupe de réflexion rassemble depuis 1968 des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires internationaux et des industriels de nombreux pays afin d'identifier des solutions aux problèmes mondiaux et de promouvoir des initiatives permettant à l'humanité de sortir des situations de crise planétaire.Dans cette optique, cinq domaines d'action ont été créés :- L'urgence pour la planète, qu'il s'agisse du changement climatique, de la disparition de la biodiversité et de leur impact sur l'humanité.- Repenser l'économie en adoptant "une économie régénératrice et axée sur le bien-être pour tous, qui valorise le capital naturel et social dans ses calculs grâce à des indicateurs appropriés".- Repenser la finance.- Favoriser l'émergence d'une nouvelle civilisation grâce à une révolution humaine.- Donner le leadership à la jeunesse et encourager les dialogues intergénérationnels pour façonner l'avenir.De leur travail est né un ouvrage publié en 2022, "Earth for All - A Survival Guide for Humanity". Il actualise le célèbre rapport Meadows dans le contexte actuel du monde. Conçu avec un groupe de scientifiques et d'économistes de renom, il présente deux scénarios alternatifs - "Trop peu, trop tard" et "Le bond de géant" - ainsi que cinq étapes de changement systémique pouvant mettre fin à la pauvreté et aux inégalités, transformer nos systèmes alimentaires et énergétiques d'ici 2050. L'organisation ne ménage pas ses efforts, répondant aux demandes de pays tels que Singapour, l'Ukraine ou les îles du Pacifique. Elle organise des assemblées citoyennes, produit des documentaires bientôt disponibles sur Netflix et Arte, ainsi que des conférences dans le monde entier pour présenter en détail les possibilités de changement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Biocarburants : vous roulez peut-être sans le savoir à la graisse animale.
La consommation de biocarburants issus en partie de la biomasse est devenue très répandue, au point que de nombreux secteurs de l'industrie navale et de l'aviation y ont recours. Cependant, leur production suscite souvent des interrogations et leur impact sur l'environnement peut être plus préjudiciable que prévu.Selon le ministère français de la Transition écologique, les principales ressources utilisées pour produire de l'éthanol d'origine agricole sont la betterave à sucre et les céréales telles que le blé et le maïs. C'est en effet l'image la plus répandue des biocarburants. Cependant, l'ONG Transport & Environment (T&E) révèle que cette filière utilise également une grande quantité de graisses animales, une pratique peu connue mais autorisée en Europe. Ces graisses animales proviennent des parties de l'animal qui ne sont pas utilisées dans l'industrie alimentaire et sont classées en trois catégories : les catégories 1 et 2 peuvent être utilisées dans la fabrication de carburants, tandis que la catégorie 3, de meilleure qualité, est destinée à l'alimentation animale et aux cosmétiques.Cependant, T&E souligne que la consommation de sous-produits animaux joue un rôle de plus en plus important dans la production de biocarburants. Elle est passée de 30 000 tonnes en Europe en 2006 à 1,4 million de tonnes en 2021, et l'organisation prévoit même une augmentation à 3,9 millions de tonnes d'ici 2030. Selon le rapport, "l'Europe brûle déjà 46 % des graisses animales sous forme de biodiesel, ce qui en fait le plus grand utilisateur de ces matières premières". Cette hausse est due à un climat favorable pour ce secteur, fortement subventionné et en pleine croissance. Les industries lui emboîtent le pas, à l'instar d'Airbus, en s'engageant à utiliser de plus en plus de biocarburants présentés comme renouvelables. Toutefois, T&E signale qu'un vol transatlantique entre Paris et New York consommerait les restes de près de 8 800 porcs.Les producteurs de carburants peuvent utiliser des graisses de catégorie 3, bien qu'ils soient encouragés à donner la priorité aux graisses de catégories 1 et 2. Et ils ne s'en privent pas, selon l'ONG. En effet, l'utilisation des graisses de catégorie 3 pour le biodiesel aurait augmenté de 160 % depuis 2014, tandis que l'utilisation des autres catégories n'aurait augmenté que de 36 % sur la même période. De plus, les fournisseurs manqueraient d'honnêteté. Étant donné que seules les graisses des catégories 1 et 2 bénéficient de subventions publiques, l'utilisation des graisses restantes pourrait être sous-évaluée. T&E rapporte que "les pays européens déclarent consommer deux fois plus de biocarburants dérivés des catégories 1 et 2 que ce que l'industrie des graisses animales produit réellement". Si cela est fait délibérément, il s'agit d'une fraude à grande échelle, détournant des fonds qui pourraient être utilisés pour soutenir d'autres acteurs de la transition énergétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Costa Rica : un trésor naturel disparaît à cause du changement climatique ?
La "forêt des nuages" de Monteverde, située au centre du Costa Rica, risque de perdre son appellation caractéristique en raison du changement climatique. Sous un ciel bleu, ce milieu unique est confronté à la menace du changement climatique qui commence déjà à avoir des répercussions sur sa faune et sa flore.Située à une altitude de 1 400 mètres, à environ 140 km au nord-ouest de la capitale San José, la réserve naturelle de Monteverde s'étend sur 14 200 hectares et abrite une centaine d'espèces de mammifères, dont 440 espèces d'oiseaux et 1 200 espèces d'amphibiens. Ces forêts d'altitude sont tout bonnement exceptionnelles et ne représentent qu’1 % des zones tropicales et subtropicales dans le monde. Ana Maria Duran, une chercheuse de 38 ans de l'Université du Costa Rica, explique à l'AFP que la couverture nuageuse à proximité du sol se forme lorsque l'humidité atteint un taux supérieur à 90 % avec des températures comprises entre 14 et 18 degrés Celsius. Elle visite régulièrement cette région depuis plus de vingt ans, et normalement, le brouillard y est presque constant, créant l'impression de "marcher pratiquement au milieu des nuages", limitant la visibilité à moins d'un mètre.Cependant, l'augmentation des températures, la diminution de l'humidité et l'accroissement de l'ensoleillement affectent la forêt. Les mousses se dessèchent sur les troncs d'arbres, les rivières ne sont plus que des ruisseaux et les amphibiens sont les premières victimes du changement climatique. Andrea Vincent, biologiste et enseignante à l'Université du Costa Rica, met en garde contre le déclin des amphibiens dans les forêts des nuages, qui constitue un signal d'alarme. L'espèce connue sous le nom de grenouille dorée, ou de Monteverde, est déjà considérée comme éteinte depuis 2019 selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

ChatGPT : arme préférée des climatosceptiques ?
L'utilisation répandue de l'intelligence artificielle répond à de nombreux besoins, mais elle est également exploitée par certains climato-sceptiques pour justifier leurs propos.Récemment, Daniel Brisson, représentant du Parti Populaire du Canada pour le Québec, un parti politiquement situé à droite, a affirmé dans son programme qu'il n'existait « aucun consensus scientifique sur la théorie affirmant que le CO2 produit par l'activité humaine » - une fausse déclaration. Malgré cela, Daniel Brisson a avancé cette croyance sur son compte Twitter le 31 mai 2023 et a même tenté de s'appuyer sur ChatGPT pour lui donner de la crédibilité. Tout d'abord, il est important de souligner que les chiffres avancés par ChatGPT posent problème. Comme le précise France Info, le CO2 ne représente que 0,04 % de la composition totale de l'atmosphère, mais cela ne suffit pas à conclure que les êtres humains n'ont aucun lien avec le réchauffement climatique. De plus, on sait que cette augmentation est due aux activités humaines, en particulier la consommation de combustibles fossiles pour la production d'énergie, les transports, la déforestation et la modification des terres.En France, le compte Twitter L'Aile à Stick, qui propage des fake news et des théories complotistes sur le Covid depuis mars 2021, a également utilisé ChatGPT pour étayer ses propos. Le 1er juin 2023, quelques heures après Daniel Brisson, il a publié sur Twitter une capture d'écran d'une conversation qu'il a eue avec le chatbot. La discussion portait sur le taux de CO2 dans l'atmosphère, mais cette fois la question concernait la comparaison entre le taux actuel et celui qui prévalait « à l'époque des dinosaures ». Les commentateurs de la publication ont conclu que cela prouvait que l'augmentation du CO2 n'était pas un problème et qu'elle pouvait même être bénéfique. Outre le fait que la période décrite comme « l'époque des dinosaures » est bien trop longue pour être réduite à une seule donnée, cette démonstration n'est pas pertinente pour affirmer qu'il n'y a pas de problème. Tout d'abord, parce que les dinosaures étaient des créatures très différentes de nous en termes de fonctionnement, et surtout parce que le dérèglement climatique actuel se produit beaucoup plus rapidement que les précédentes périodes de réchauffement de l'histoire.Certains voient en ChatGPT la preuve ultime que les scientifiques ont tort et qu'ils ont raison. Cependant, cela est loin d'être vrai : ChatGPT a été formé sur un vaste corpus de textes qu'il a appris à « régurgiter » lors de son entraînement. L'IA n'est donc pas en mesure d'invalider ou de valider des consensus scientifiques. De plus, il arrive que ChatGPT mente. Le chatbot n'est pas un outil fiable à tous les égards : il peut parfois délirer, c'est-à-dire inventer des données totalement fausses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bientôt une centrale solaire dans l’espace ?
D'après le journal Nikkei, un partenariat public-privé a été établi pour envoyer de petits satellites dans l'espace afin de collecter les rayons du soleil et transmettre l'énergie récoltée sur de longues distances.Ce projet ambitieux est mené par l'équipe dirigée par Naoki Shinohara, professeur à l'université de Kyoto. Ils ont pour objectif de concrétiser leur idée d'ici 2025, ce qui en fait un projet exceptionnel tant par son but que par sa date de lancement. Les chercheurs travaillent sur cette idée depuis 2009, ce qui leur confère une certaine expertise.À première vue, cette mission peut sembler relever de la science-fiction. Cependant, le Japon est à la pointe dans ce domaine, malgré les défis techniques indéniables. En effet, en 2015, l'agence aérospatiale nationale du Japon, la JAXA, a réussi à transmettre 1,8 kilowatt d'énergie par micro-ondes sur une distance de 50 mètres, suffisamment pour alimenter une bouilloire électrique. Avec cette mission, le Japon espère étendre cette technologie de transmission à une plus grande échelle. Le Japon n'est pas le seul pays à envisager l'utilisation des rayons solaires dans l'espace comme source d'énergie. Les États-Unis, où l'idée est née en 1968, développent également des équipements au sein de l'université de Caltech pour réaliser cette tâche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oceanbird, l’entreprise qui veut rendre les porte-conteneurs propres ?
Le secteur du transport maritime est responsable de l'acheminement d'environ 90 % des marchandises à travers le monde, principalement grâce à l'utilisation de moteurs diesel massifs. Par conséquent, cette industrie consomme 300 millions de tonnes de combustibles fossiles par an, un chiffre qui devrait doubler, voire tripler d'ici à 2050. Dans cette optique, l'Organisation maritime internationale s'est fixé pour objectif de réduire considérablement les émissions de ce secteur au cours des deux prochaines décennies, rejoignant ainsi de nombreuses autres industries dans cette démarche.C'est dans ce contexte que se positionne l’entreprise Oceanbird. Lancé en 2010 en tant que projet de recherche au sein de Wallenius Marine, un géant suédois de la construction navale, Oceanbird est devenu une entité commerciale indépendante spécialisée dans la conception et la production de voiles de navires. Cependant, il ne s'agit pas de voiles ordinaires. Ces voiles, appelées "wingsail", se composent d'une voile principale et d'un volet, s'inspirant des systèmes déjà présents sur les voiliers de course haute performance. Le dernier modèle annoncé par Oceanbird, le Wing 560, mesure 40 mètres de hauteur, pèse 200 tonnes et offre une surface de voile de 560 mètres carrés.Ces chiffres impressionnants montrent clairement que ces voiles ne sont pas destinées à équiper n'importe quel navire. Après des essais grandeur nature dès cet été, un Wing 560 devrait être installé l'année prochaine sur un transporteur de voitures en service depuis 14 ans, dans le but de réduire sa consommation moyenne de carburant d'environ 10 %. Cependant, l'objectif d'Oceanbird ne se limite pas à équiper uniquement d'anciens navires de transport, car certains navires ne peuvent pas accueillir ces voiles, notamment les porte-conteneurs qui transportent leur cargaison sur le pont et qui manquent donc d'espace. Ensuite, la consommation de carburant peut être considérablement réduite en construisant de nouveaux navires de charge spécialement conçus pour fonctionner avec ces voiles. C'est pourquoi Oceanbird a déjà imaginé l'Orcelle Wind, un navire transporteur capable d'accueillir 7 000 voitures et de consommer 60 % de diesel en moins qu'un navire de même capacité. Ajoutez à cela des optimisations au niveau des itinéraires et de la vitesse de croisière, et l’on peut espérer une réduction de la consommation jusqu’à 90 %. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vol intérieurs : combien faut-il en supprimer pour avoir un vrai effet ?
Les vols intérieurs courts sans alternative en train de moins de 2h30 sont désormais interdits. Après avoir été validée sous condition par la Commission européenne fin 2022, cette mesure a été officialisée par un décret fin mai, publié au Journal officiel. Cependant, de nombreuses exceptions sont prévues. La question se pose donc de savoir si cette mesure est à la hauteur des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre qu’elle promet.Concrètement, si 22 lignes devaient initialement être concernées, ces exceptions réduisent le nombre de lignes interdites à trois. Certains observateurs ont noté que le décret du gouvernement semblait être "vidé de sa substance". En 2020, le Réseau Action Climat avait analysé le plan aérien du gouvernement et identifié trois situations où les vols courts devraient être interdits au profit des trajets en train :-lorsque le trajet en train dure 2h30 : cela réduirait les émissions de CO2 des vols intérieurs (hors Corse et Outre-mer) de 11 % et les émissions de tous les vols au départ de la France de 0,8 %.-suppression des vols lorsque le trajet en train dure 5 heures : cela réduirait les émissions de CO2 des vols intérieurs de 60,6 % et les émissions de tous les vols au départ de la France de 4,5 %.-suppression des vols lorsque le trajet en train dure 6 heures : cela réduirait les émissions de CO2 des vols intérieurs de 83,5 % et les émissions de tous les vols au départ de la France de 6,2 %.Il semble donc que le décret pris par le gouvernement passe largement à côté de son objectif principal, qui est de changer les habitudes et de réduire concrètement les émissions de gaz à effet de serre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Une « pluie de plastique » prévue à Paris ?
Une nouvelle "météo du plastique" annonce un temps "nuageux avec des averses éparses de plastique" à Paris. Ce bulletin météo n'est pas lié à un événement météorologique inhabituel, mais accompagne les négociations du traité mondial contre la pollution plastique qui se déroulent fin mai/début juin à Paris.L'initiative d'un traité mondial contre la pollution plastique découle d'une résolution de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement en mars 2022. Depuis, des négociations ont été entamées impliquant 193 États et devraient durer 2 ans. L'objectif est de parvenir à un texte couvrant l'ensemble du cycle de vie des plastiques, de leur production à leur consommation et à leur fin de vie, selon le ministère de la Transition Écologique.Dans ce contexte, la "météo du plastique" est une initiative de sensibilisation réalisée à travers des affichages à Paris et sur un site appelé "The Plastic Forecast". Elle est organisée par les chercheurs de la Fondation Minderoo, une organisation philanthropique australienne. Selon ce bulletin météo, des milliards de particules de microplastiques (de taille inférieure à 5 mm) vont tomber du ciel à Paris. Selon les scientifiques cités par l'AFP, entre 40 et 48 kg de plastique flottant dans l'air recouvrent la ville chaque jour. La véritable pluie aggrave la situation en décuplant ces chutes de plastique.Pour obtenir ces prévisions, le "Plastic Forecast" combine des études sur la dynamique du plastique dans l'atmosphère avec des prévisions météorologiques traditionnelles pour anticiper les "pluies de plastique" quotidiennes. Le plastique est le troisième matériau le plus produit au monde, après le ciment et l'acier. Environ 460 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, selon le ministère de la Transition Écologique. Les microplastiques sont très envahissants, au point de pénétrer même dans l'organisme humain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Plus de 5000 nouvelles espèces marines découvertes ?
Il existe une zone nommée Clarion-Clipperton (CCZ) s'étendant sur plusieurs milliers de kilomètres entre les îles d’Hawaï et la côte mexicaine, profonde de quatre kilomètres. En raison de son isolement, c'est l'un des endroits les plus vierges de la planète, et sa biodiversité est tout simplement spectaculaire comme ont pu le remarquer des scientifiques qui ont compilé des décennies de données sur les espèces animales de cette plaine sous-marine.Les chercheurs ont identifié pas moins de 5 578 espèces différentes, dont plus de 90 % sont totalement nouvelles pour la science. D'après une étude menée par Muriel Rabone, écologiste spécialisée dans les grands fonds au Natural History Museum de Londres, la majorité des espèces présentes sont des crustacés et des crevettes, suivis par des vers, des oursins et des éponges. Bien que les habitats de cette région soient observés depuis de nombreuses années, les recherches se sont intensifiées récemment grâce aux nouvelles techniques de séquençage de l'ADN et à la multiplication des expéditions de recherche. Des expéditions notamment encouragées par l'industrie minière.En effet, la CCZ est en passe de devenir l'une des plus grandes zones d'exploration minière au monde. Elle renferme de nombreux métaux précieux tels que le cuivre, le nickel, le cobalt, le fer, le manganèse et des terres rares, qui sont essentiels au fonctionnement des appareils électroniques. Cependant, leur extraction est néfaste pour l'environnement et représente un danger considérable pour les fonds marins. Malgré cela, l'industrie minière a déjà déposé de nombreuses revendications dans la région, sous l'égide de l'Autorité Internationale des Fonds Marins (AIFM), l'organisme intergouvernemental qui régit l'exploitation de ces ressources. Cette activité est appelée à se développer davantage dans les années à venir, ce que Muriel Rabone et son équipe cherchent à limiter.Les fonds marins sont extrêmement sensibles aux perturbations physiques causées par l'exploitation minière, et la mise en suspension de grandes quantités de sédiments nuit à de nombreux organismes, même en dehors des zones directement touchées. De plus, une autre étude publiée dans Frontiers in Marine Science révèle que les sons produits par de telles opérations, y compris les véhicules télécommandés, interfèrent avec les fréquences de communication des cétacés. Cette étude souligne que ces perturbations, quelle que soit leur ampleur, risquent d'avoir des conséquences durables et irréversibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Lidl lance ses propres panneaux solaires ?
Avis à tous les fans de Lidl, et notamment de sa gamme d'outils de jardinage et de bricolage, l’enseigne de hardiscount commercialise désormais son propre kit de panneau solaire, le Parkside PBKW 300 A1 Smart. La promesse, un panneau photovoltaïque au prix très compétitif de 199 euros.Petite subtilité, ce kit solaire n’est disponible que dans les magasins Lidl allemands pour l’instant, mais suscite déjà beaucoup d'intérêt, notamment en raison de son prix très abordable, moins de 200€. Concrètement, l'acheteur peut obtenir un panneau photovoltaïque mesurant 107 cm x 77,5 cm, ainsi qu'un micro-onduleur de 300 W, sans oublier tout le nécessaire pour l’installer sur un balcon par exemple.L'enseigne assure que son panneau peut produire jusqu’à 100 kWh d’électricité chaque année et garantit une performance de 80 % pendant 25 ans, assortie d'une garantie technique de 10 ans. Une telle quantité d’électricité serait a priori suffisante pour couvrir la consommation électrique d’un réfrigérateur, d’une box Internet, ou d’une télévision en veille, c'est-à-dire les consommations électriques dites "bruits de fond". Évidemment, ce panneau solaire ne rivalisera pas avec les grandes fermes solaires comme celles de Terabase Energy que l’on vous a présenté tout récemment dans un autre épisode de Choses à Savoir Tech Verte… Ceci dit, ce kit constitue une option d’appoint intéressante d’autant qu’il a été conçu pour résister aux intempéries et propose de visualiser en direct la production d'électricité et les économies réalisées sur l'application Lidl Home. Pour l'instant, le panneau solaire Parkside de Lidl n'est disponible qu'en Allemagne, et soulève déjà des interrogations. Tout d’abord, la qualité de son onduleur, qui pourrait présenter des signes de faiblesse et représenter un potentiel danger. Reste à voir si ce kit solaire sera également commercialisé chez Lidl en France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Des centrales solaires construites automatiquement ?
L’entreprise Terabase Energy, basée en Californie, a développé un système numérique automatisé permettant de construire des fermes solaires à grande échelle. Financée par Breakthrough Energy Ventures, la société de capital-risque spécialisée dans le climat et dirigée par Bill Gates, Terabase met en avant les nombreux avantages de cette technologie.Ce nouveau système appelé Terafab, utilise des bras robotiques pour soulever et connecter les panneaux solaires aux dispositifs de suivi. Grâce à son automatisation, Terafab peut fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il est également doté d'un système de gestion logistique et d'un centre de commandement numérique sans fil. De plus, le dispositif intègre un jumeau numérique de la ferme solaire en cours de construction, c'est-à-dire une représentation virtuelle de celle-ci, ce qui permet aux concepteurs et aux opérateurs d'obtenir une vision claire et détaillée de la ferme solaire avant même sa construction.En étant modulaire et évolutif, Terafab permettrait une construction plus rapide des champs solaires d’après l’entreprise, réduisant au passage de manière considérable les délais de mise en œuvre des projets. Terafab contribuerait également à réduire les risques physiques pour les travailleurs qui doivent habituellement manipuler des panneaux solaires lourds et des structures en acier, souvent dans des conditions météo difficiles.Pour le PDG et cofondateur de Terabase Energy Matt Campbell, je cite « le dispositif a été testé avec succès l'année dernière, lors de la construction de 10 mégawatts sur un site destiné à en produire 400 au Texas […]Terafab révolutionne la construction des centrales solaires en combinant une automatisation de pointe avec un système numérique sophistiqué » fin de citation. Le système Terafab devrait être commercialisé à partir de septembre prochain… reste à savoir si ce sera uniquement aux Etats-Unis ou dans le reste du monde également. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’explosion de Starship, une menace pour la nature ?
Peut-être l’avez-vous suivi, le premier lancement expérimental de la fusée Starship s’est soldé par une explosion en plein vol. Un revers pour SpaceX, mais pas un échec total pour autant. Ceci dit, outre les enjeux aérospatiaux, cette situation entraîne de lourdes conséquences écologiques.Dans le détail, le complexe de Starbase, d’où la fusée Starship a décollée, se trouve à proximité de deux réserves naturelles nationales : la plage de Boca Chica et la réserve nationale de Lower Rio Grande Valley. Des zones qui abritent environ 2 500 espèces animales et végétales, dont certaines sont protégées. Les préoccupations environnementales liées à Starbase existent depuis longtemps. Alors qu’Elon Musk avait décidé en 2022 d’agrandir cette base, le Fish and Wildlife Service, un organisme fédéral américain, avait soulevé plusieurs problèmes concernant les risques pour les espèces en danger. De son côté, le média CNBC avait obtenu un rapport indiquant que le lancement de la Starship aurait je cite "un impact sur certaines espèces protégées par la loi sur les espèces en danger, ainsi que sur des centaines d'hectares de leur habitat essentiel, même si cela ne conduirait pas à leur extinction complète", fin de citation.En somme, l'impact le plus préoccupant concerne l'accouplement, la migration, la santé et l'habitat de nombreuses espèces d'oiseaux. La tortue de Kemp, qui réside sur la plage de Boca Chica, est également en danger critique d'extinction. L'American Bird Conservancy avait déjà exprimé ses inquiétudes, dénonçant des installations qui, selon l'organisation, n'auraient pas dû être autorisées par la Federal Aviation Administration (FAA. Quelques jours avant le lancement de la fusée Starship, un reportage de Texas Public Radio avait montré que les tests préliminaires avaient déjà eu un impact notable sur l'écosystème local. En effet, les plages abritant les tortues en voie d'extinction étaient déjà jonchées de nombreux débris.Certaines images relayées sur les réseaux sociaux suggèrent que de nombreux oiseaux auraient pu périr dès la phase de lancement. De plus, l'explosion en plein vol de la fusée Starship a entraîné une pluie de poussières et de débris, pointés du doigt dans les médias par les habitants des villages voisins. Reste à savoir quelle est réellement l’étendue des dégâts suite à cette explosion, et si SpaceX sera forcé de faire quelque chose pour limiter les conséquences néfastes de ses prochains lancements. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Microsoft : polluer pour ensuite se verdir ?
Microsoft a récemment fait une nouvelle annonce concernant son projet d'atteindre la neutralité carbone d'ici à 2030. L'entreprise s'est associée à Ørsted, une société énergétique danoise, pour acheter des crédits permettant de capturer 2,76 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans la centrale électrique à copeaux de bois d'Asnæs, au Danemark au cours des 11 prochaines années. Ce contrat est l'un des plus importants jamais conclus pour la capture du carbone.L'accord inclut également Aker, une autre entreprise spécialisée dans le captage du carbone, et la mise en place d'une installation technique combinant un système de captage du carbone et de production d'énergie propre avec une centrale électrique à la biomasse. Si la captation du carbone est une nouvelle technologie en cours de développement dans le monde entier, l'achat de crédits carbone peut être perçu comme un permis de polluer qui retarde la transition écologique. En résumé, ces crédits ne font que compenser par l’argent les émissions de carbone au lieu de les réduire. À noter que l'utilisation de la biomasse à l'usine d'Asnæs est également controversée, car des recherches ont révélé que la combustion de copeaux de bois pouvait produire plus d'émissions que prévu. Malgré cela, la technologie de capture du carbone évolue et le partenariat entre Microsoft et Ørsted constitue une étape importante vers la neutralité carbone.En soi, la technologie de la capture carbone n’est pas une mauvaise chose : les résultats sont bons. Ce sont toutefois les échelles qui peuvent poser problème. Les centrales de captures ne sont pour l’instant pas suffisantes pour empêcher le changement climatique. En très grand nombre, elles pourraient être utilisées pour en limiter les effets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu’est-ce que le sommet ChangeNOW 2023 ?
Si l’on a tous constater que la planète était mal en point, il est désormais l’heure de passer à l’action. Telle est la conviction de ceux qui se retrouveront au Grand Palais Ephémère fin mai à Paris, à l'occasion du sommet ChangeNOW 2023.Avant tout, ChangeNOW, qu’est-ce que c’est ? Comme le résume le site futura-sciences, il s’agit d’une entreprise sociale lancée en 2017 avec pour objectif d’accélérer la transition environnementale et sociale. Ainsi, de nombreuses solutions seront présentées, comme pour prolonger la durée de vie des batteries, ou encore des idées pour le réemploi de déchets non recyclables, ou bien des intelligences artificielles mises au service des personnes en situation de handicap. Au total, plus de 1 000 actions concrètes seront présentées pendant trois jours.Parmi les success-stories du sommet ChangeNOW qui n'en est pas à sa première édition, il y a l'histoire de la start-up slovène, PlanetCare, qui a mis au point une solution pour récupérer les microfibres de plastique rejetées par nos lave-linge. D’ailleurs, ce serait une rencontre entre les responsables de PlanetCare et Brune Poirson, ancienne secrétaire d'État à la transition écologique et sociale, qui est à l'origine d'un article de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Dans l’un des articles de cette loi, chaque lave-linge neuf vendu en France à partir de 2025 devra être équipé de filtres à microplastiques. Une première mondiale. Cette année, le sommet ChangeNOW 2023 sera aussi l'occasion d'écouter des prises de paroles inspirantes de femmes qui façonnent l’avenir de notre société et de rencontrer celles qui devraient avoir un impact positif majeur sur notre monde dans les 10 années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le désert, terrain d’expériences pour l’environnement et la santé ?
Vingt français volontaires ont récemment participé à une expérience hors du commun : traverser un désert dans le nord de l'Arabie Saoudite. Une expérience scientifique dans le but de voir les effets du changement climatique.Le parcours de ces français à dos de chameau n’était tracé sur aucune carte. Dans l’un des déserts les plus chauds du monde, le groupe de 20 personnes a traversé sous 45 degrés des terres hostiles et arides du nord de l'Arabie Saoudite. Pour se diriger, le groupe n’a qu’une boussole et une carte satellite. Je cite l’une des participantes, « des grandes distances comme ça, on n'arrive pas à évaluer si c'est à un kilomètre, dix kilomètres », explique-t-elle en pointant l’horizon du doigt.Et cette escapade à l’aveugle à travers les dunes est prévue pour durer 40 jours sans assistance. Une expérience est hors norme, mais a pour but de comprendre les effets du changement climatique. Et pour mener tout cela à bien, encore faut-il un équipement adéquat : vêtements anti-UV, casquettes, nourritures lyophilisées et quelques médicaments de survie, comme des gélules de sel. Je cite l’un des participants « on va transpirer énormément donc en plus de perdre de l'eau, on va perdre du sodium ». Si ces aventuriers ne sont pas aguerris, ils ont tout de même la notion du danger, et ont accepté pour la science de tester leurs limites. À voir quel sera le résultat de leur expérience hors du commun et si certains n’abandonneront pas en cours de route. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Notre nouveau podcast: La rumeur
Pour écouter le podcast La rumeur:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bGoogle Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3DDeezer:https://deezer.com/show/3871907 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Youtube finance la désinformation sur le climat ?
D’après la coalition Climate Action Against Disinformation (CAAD), qui regroupe plus de 50 organisations à but non lucratif, Youtube, comme d’autres réseaux sociaux, peinerait à modérer leur plateforme, permettant à un certain nombre de vidéos indésirables d’être monétisées.Si l’on est tous d’accord pour dire que les gaz à effet de serre comme le CO2 ou le méthane sont la cause du réchauffement climatique, nombreux sont les complotistes à remettre ces connaissances scientifiques en doute et à le faire savoir sur les réseaux. Face à ce constat, Google annonçait fin 2021 qu'il actualisait les règles de monétisation sur YouTube. L'entreprise s'engageait à interdire je cite « les publicités et la monétisation de contenus qui contredisent le consensus scientifique bien établi sur l'existence et les causes du changement climatique » fin de citation. Conclusion, finis les revenus issus des discours conspirationnistes et de toute désinformation… Et bien force est de constater que ce n’est pas vraiment le cas deux ans plus tard d’après la CAAD, qui estime que le géant américain n'a pas encore tenu parole.Dans son rapport publié début mai, elle a découvert de nombreuses vidéos qui ne respectent pas les nouvelles règles en vigueur sur YouTube. Pourtant, l'approche de la coalition n'a pas été particulièrement élaborée. En menant des recherches avec des mots clés tels que « climate hoax » (canular climatique) ou « climate scam » (escroquerie climatique), elle a découvert pas moins de 200 vidéos niant plus ou moins directement le changement climatique. Celles-ci totalisaient 73,8 millions de vues au 17 avril 2023. Pour la CAAD, que je cite, « Google soutient la désinformation climatique qu'il dit vouloir arrêter [...]. La désinformation persiste parce qu'elle est rentable » fin de citation. En effet, certains de ces contenus sont accompagnés de publicités de marques telles que Costco, Tommy Hilfiger, Nike et Hyundai, garantissant ainsi un revenu à la plateforme, voire peut-être aux auteurs eux-mêmes.Depuis la publication du rapport, Google a déclaré au média en ligne The Verge qu'il avait examiné les vidéos mentionnées et qu'il avait pris des mesures adéquates. Je cite, « bien que nous appliquons rigoureusement cette politique, notre exécution n'est pas toujours parfaite et nous travaillons constamment à l'amélioration de nos systèmes afin de mieux détecter et supprimer les contenus qui violent notre politique ». Pas sûr que cette réponse convienne à tout le monde. D'autant que, pour l'un des auteurs du rapport, il ne s'agit peut-être que de « la partie émergée de l'iceberg ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Nord, terre promise pour rendre la France écolo ?
La région Hauts-de-France et plus précisément le département du Nord, sont une terre de prédilection pour les sites de production moderne du XXIe siècle. En effet, on y compte déjà trois grands projets portés par Stellantis, Renault et Akror. Mais pour la première fois, c'est un groupe étranger qui a décidé d’y poser ses valises.Plus précisément, tout cela se passe du côté de Dunkerque, qui s'impose définitivement comme la ville des gigafactory ! Après Verkor et ses batteries électriques, c'est un nouvel acteur, le Taïwanais Prologium, qui confirme sa volonté d'installer une usine de production… de batteries également ! Des batteries bénéficiant d'une technologie avancée les dotant d'une capacité de recharge plus rapide et d'une autonomie plus longue par ailleurs. Pour mener à bien ce projet, dont l'officialisation a eu lieu en présence du président de la République Emmanuel Macron, Prologium compte investir 4,5 milliards d'euros. Avec cette somme, la gigafactory devrait équiper entre 500 et 750 000 véhicules électriques chaque année, permettant ainsi la création de 3000 emplois.Et clairement, la France peut être fière de son pouvoir d’attraction. En effet, le groupe taiwanais réfléchissait au départ à une possible implantation aux États-Unis. Après avoir longuement hésité entre deux autre pays voisins que sont les Pays-Bas et l'Allemagne, c’est finalement dans l’hexagone qu’il a jeté son dévolu, sans doute aussi parce que Dunkerque possède à la fois une situation géographique stratégique en étant au carrefour de l’Union Européenne, et un savoir-faire certain de par son passé industriel. À noter que l’énergie nucléaire, donc décarbonée, à proximité avec la centrale de Gravelines a aussi été un atout majeur pour la ville portuaire face à la concurrence allemande et néerlandaise. Les travaux du site de production dunkerquois devraient débuter en 2024 et s’étendre sur 180 hectares, pour une mise en service de la gigafactory d’ici 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l’empreinte carbone de ChatGPT ?
Avez-vous succombé à la frénésie ChatGPT ou bien parvenez-vous à y résister ? Si vous avez réussi à vous en tenir éloigné, alors la planète vous en remerciera. Car si l’IA est fascinante, elle n’en reste pas moins très énergivore. En effet, l'empreinte carbone du modèle GPT3 d’OpenAI, soit la base de ChatGPT dans sa version gratuite, équivaut à celle de 136 allers-retours en avion entre Paris et New York, selon les estimations de la plateforme Greenly. Depuis son lancement fin 2022, ChatGPT est au centre de tous les sujets tech, ou presque. Car cette nouvelle IA dite générative est capable de produire des contenus aussi divers que variés, au point de carrément menacer certains métiers.Mais c’est en mars dernier que l'intérêt pour ChatGPT a véritablement explosé grâce à son nouveau modèle GPT-4, encore plus performant. Ceci dit, comme toute innovation, celle-ci aussi a un coût écologique. D’après la plateforme Greenly qui permet aux entreprises d'évaluer leurs émissions de CO2 en temps réel, les résultats de ChatGPT sont plutôt alarmants avec une émission de 240 tonnes de CO2 équivalent lorsque le chatbot tournait sous GPT3, soit l'équivalent de 136 allers-retours entre Paris et New York.Mais le principal contributeur aux émissions n'est pas son utilisation directe, mais plutôt les data centers nécessaires à son fonctionnement. En effet, les systèmes d'apprentissage représentent à eux seuls 99% des émissions totales, soit 240 tonnes de CO2 par an. Je cite le rapport de Greenly à ce sujet, « la consommation électrique représente les trois quarts de l'empreinte carbone, soit 158 tonnes, suivie de la fabrication des serveurs, environ 70 tonnes de CO2, puis les émissions de gaz réfrigérants avec 10 tonnes de CO2 » fin de citation. Les deux tonnes restantes de l'empreinte carbone concernent la conception de l'outil et son utilisation. Dans le détail, ce calcul se base sur le scénario selon lequel une entreprise utiliserait ChatGPT pour envoyer automatiquement un million d'e-mails par mois pendant un an. Je cite, « malgré les performances fascinantes de ChatGPT, il est légitime de se demander si cela en vaut la peine d'un point de vue environnemental. À chaque avancée technologique, les émissions de carbone augmentent de manière significative » fin de citation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fusion nucléaire : une commercialisation dès 2028 ?
Vous commencez à le savoir tant on traite régulièrement de ce sujet dans ce podcast, la quête de la fusion nucléaire est considérée comme l'objectif ultime de la production d'électricité propre et écologique. Comme à la fission nucléaire elle génère aucun rejet de CO2, mais là où elle se démarque vraiment, c’est par le fait qu’elle ne génère pas de déchet radioactif. De nombreux chercheurs, y compris des entreprises privées, travaillent actuellement sur cette technologie, avec des résultats de plus en plus intéressant, au point que Microsoft vient d'annoncer la conclusion d'un accord avec la société Helion Energy pour l'achat d'électricité issue de la fusion nucléaire en 2028, soit dans moins de 5 ans !Il s'agit probablement du premier accord de ce genre dans le monde, étant donné que la fusion nucléaire n’est pas encore au point. C’est comme acheter un billet pour Mars, sans savoir si l’on pourra réellement s’y rendre. Quoiqu’il en soit, cette annonce traduit une chose : la confiance de Helion Energy dans sa capacité à mettre en service son premier réacteur à fusion nucléaire dans un délai aussi serré. Selon les termes de l'accord, Microsoft achètera 50 mégawatts d'électricité générée par fusion nucléaire à partir de 2028, avec une période d'une année pour atteindre la pleine capacité opérationnelle du réacteur. Des pénalités seraient d’ailleurs prévues si Helion Energy ne parvenait pas à produire cette électricité.Mais ne parlez pas de défi insurmontable pour l’entreprise qui a carrément des ambitions en gigawatt ! Pour financer ses recherches sur la fusion nucléaire, Helion Energy a réussi à lever plus de 570 millions de dollars auprès d'investisseurs privés. L'un des principaux investisseurs n’est autre que Sam Altman, l'un des cofondateurs d'OpenAI, connu pour ChatGPT, qui en 2021, avait révélé avoir investi 375 millions de dollars. Avant de passer à la production commerciale, Helion Energy prévoit de mettre en service l'année prochaine son réacteur de septième génération, appelé Polaris, qui utilise des champs magnétiques et de l'hélium comme combustible, contrairement à la concurrence qui privilégie le tritium. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’écrivain Charles Dickens était-il le 1er écolo ?
Connaissez-vous le « fog » ? Il s’agit de ce brouillard épais que l’on retrouve dans pas mal de capitales du monde, mais qui est surtout associé à celui de Londres, notamment le Londres du 19ème siècle. Mais n’y voyez pas là qu’un décors, car dans les œuvres du célèbre écrivain Charles Dickens, ce Fog est un personnage à part entière, et qui d’après les interprétations d’observateurs du 21ème siècle, ferait de Dickens un écolo convaincu avant l’heure que dont on aurait pas su interpréter les écrits.Que ce soit dans des romans tels que La Maison d'Âpre-Vent, Un Chant de Noël ou encore Le Magasin d'antiquités, l'écrivain accorde toujours une place au "pea souper", c’était son nom à l’époque, ou en français, « purée de pois ». Ce brouillard qui n’était pas qu’une simple brume de la Tamise était bien souvent chargé de pollution comme on peut le voir dans l'exposition « Une ville grande et sale : Dickens et le fog londonien », à découvrir jusqu'à fin octobre au musée Dickens de Londres.Dépeint comme étant noir, jaune, lourd, dense et suffocant, ce "fog" effrayant pincait les orteils des enfants frigorifiés par l’air glacial londonien comme l’explique Dickens avec le lyrisme qu’on lui connait si bien. Mais comme je vous le disais, cette brume n'avait rien de naturel, puisqu’elle provenait déjà à l'époque victorienne des fumées des usines, ainsi que des cheminées et des poêles à charbon individuels. Ces derniers constituaient les seuls moyens de chauffage abordables pour la population. Force est de constater que c’est bien avant que l’on commence à se préoccuper du dérèglement climatique que Charles Dickens alertait déjà ce danger bien réel de la pollution de l’air et du charbon. Comme l’explique Frankie Debicki, conservatrice du musée Dickens que je cite, « l'un de ses articles de presse s'intitule 'Spitalfields' et traite de ce quartier de l'est de Londres au 19e siècle. C'est là que se trouvaient les ouvriers du textile. Dans ce texte, il décrit l'environnement malsain dans lequel ils vivaient à cause de la fumée. En ce sens, il a réellement milité contre la pollution ».Il aura fallu attendre 1952 - soit 82 ans après le décès de Dickens - pour qu'une loi mette fin à l'utilisation du charbon pour le chauffage individuel au Royaume-Uni. Car au 19e siècle, la couronne anglaise redoutait de véritables émeutes similaires à celle de la révolution française si la population était privée d'un moyen aussi simple et économique que le charbon pour se chauffer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L’IA peut-elle mettre fin au changement climatique ?
Depuis l’automne 2022 et la démocratisation de l’intelligence artificielle, le grand public place de grands espoirs en cette technologie. Dans les sciences du climat, les scientifiques sont déjà largement coutumiers de ces modèles mathématiques. Mais en cette période cruciale pour l’avenir de la planète, la question est de savoir si l’IA peut à elle seule résoudre, ou a minima être une aide précieuse pour les scientifiques, afin de mettre fin au changement climatique ?À ce jour, la réponse est claire et nette : c’est un non… notamment à cause des méconnaissances et des biais humains. Comme l’explique Christophe Denis, maître de conférence en informatique à Sorbonne Université et chercheur associé à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, dans une interview pour le site numerama, je cite « pour l’instant, la vérification humaine est nécessaire pour comprendre les biais des algorithmes […] La difficulté, c’est que sur le climat, il faut connaître tout l’historique pour bien analyser un phénomène, mais ce n’est pas toujours possible, alors on adopte des méthodes hybrides, entre machine learning et théorie scientifique classique. On connaît mal le fonctionnement des turbulences, par exemple, mais on connaît très bien d’autres phénomènes, qui peuvent être modélisés par des équations mathématiques, grâce à quoi on peut faire des prédictions » fin de citation.Concernant l’influence des découvertes scientifiques réalisées à l’aide de l’IA sur les politiques publiques environnementales, Christophe Denis explique que la difficulté réside dans le fait d’expliquer les méthodes de calcul des algorithmes. En effet, il est parfois difficile d’appréhender un résultat quand on ne connaît pas la méthode pour l’obtenir en amont, mais il est bien souvent tout aussi difficile de vulgariser suffisamment pour qu’une personne étrangère à la communauté scientifique puisse comprendre en détail. S’ajoute à cela, je cite, « l’importance du principe de garantie humaine. Cela signifie qu’en médecine, lors d’un traitement thérapeutique, un humain doit approuver chacune des étapes. Imaginons qu’un médecin soit assisté d’un système informatique performant à 99,99 % sur le diagnostic d’une maladie. Le médecin va-t-il interroger suffisamment sur le résultat final ? Il y a deux cas de figure : soit le système a raison et le médecin devient un héros, soit il a tort et le médecin est quand même… un peu mal barré. En définitive, dès que le système se trompera, on voudra le débrancher » fin de citation. Vous l’avez compris, l’IA ne sera jamais infaillible et ne pourra jamais résoudre tous nos problèmes par elle-même, mais se destine quand même à être une aide formidable pour accélérer notre combat contre le changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Été : la future saison des pénuries d’eau et d’électricité ?
Après avoir fait des efforts importants cet hiver pour limiter leur consommation électrique, les Français pourraient être amenés à renouveler l’exercice cet été, mais cette fois avec l’eau. Car même si on n’y pense pas spontanément, l’eau est indispensable dans de nombreux domaines, dont l'énergie. Sauf qu’avec les multiples sécheresses et épisodes de canicule, une question se pose, doit-on craindre des coupures à la fois d’eau et d’électricité cet été ?En France, le nucléaire et l'hydraulique représentent respectivement 63% et 11% de la production électrique nationale. Le problème, c’est que ces deux méthodes sont exposées aux effets du réchauffement climatique. Certes, c’est en hiver que la consommation d’électricité est la plus élevée avec le chauffage, en comparaison à l’été qui est une période creuse. Malgré le développement de la climatisation, il faudrait attendre encore au moins 10 ans avant que la demande d’électricité dû au rafraîchissement des foyers ne soit l’égal de celle engendrée par le chauffage.Ceci dit, avec le réchauffement climatique, les vagues de chaleurs sont de plus en plus longues et de plus en plus intenses. Dès lors, sécheresses et canicules vont forcément affecter le débit et la température des cours d'eau pendant l'été, tandis que la demande en électricité ne va cesser d'augmenter. D’après les experts de la transition énergétique, l'économie française sera demain, bien plus électrifiée qu'elle ne l'est aujourd'hui. La consommation électrique sera plus lissée, moins saisonnière et surtout, bien plus importante. D’après les scénarios imaginés par le gestionnaire du réseau RTE, la consommation électrique passera de 460 TWh en 2022 à une fourchette allant au minimum de 555 TWh jusqu’à 745 TWh d'ici 2050.Côté eau, le parc nucléaire français consomme entre 400 et 500 millions de mètres cubes d'eau chaque année, soit un dixième de la consommation nationale. Mais pour fonctionner, les centrales tricolores en prélèvent beaucoup plus : 13 milliards de mètres cubes d’après Nicolas Garnier, délégué général de l'association Amorce, qui accompagne les collectivités territoriales. Pour les sites en bord de fleuve, je cite « les risques d'indisponibilité des tranches devraient augmenter », prévient pour sa part RTE, qui recommande d'installer les nouvelles centrales en bord de mer, où elles ne seront pas exposées aux problèmes d'assèchement des cours d'eau. C’est donc un appel à la sobriété permanente qui est lancé par les experts, tant sur l’eau que l’électricité, deux sources indispensables à notre vie quotidienne, et dont il ne faut pas oublier qu’elles sont étroitement liées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vider les océans de leur CO2 pour en absorber davantage ?
Si l’on connaît déjà bien la technique de captation du carbone directement dans l’atmosphère, une entreprise a développé une technologie capable de retirer le carbone de l’eau des océans pour leur permettre d’en capturer davantage. Cette technique toute récente s’appelle "capture directe de l'océan" (ou l’acronyme DOC en anglais) et est portée par la start-up Captura.Pour l’historique, Captura a été fondée en 2021, avant de remporter l’an dernier un million de dollars lors de la compétition XPrize d'Elon Musk. Avec ce financement, ainsi que le soutien de la plus grande compagnie de gaz des Etats-Unis, les ingénieurs de Captura ont développé un projet pilote au Port de Los Angeles. L'idée est de pouvoir filtrer le CO2 dans l'eau de mer afin de permettre aux océans d'absorber plus du gaz à effet de serre, et donc limiter les effets du réchauffement climatique. Car les océans du monde ont absorbé près d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre des humains depuis la révolution industrielle.La technologie de Captura consiste en résumé à bombarder l'eau d'électricité dans des cuves pour réorganiser les molécules, créant ainsi une réaction chimique permettant de libérer le CO2, capté par un filtre. Ce CO2 est ensuite stocké, et la startup envisage éventuellement de pouvoir en commercialiser une partie par la suite. L’eau désormais déficiente en CO2 subit ensuite un léger traitement puis est rejetée à la mer pour de nouveau absorber du dioxyde de carbone. Captura a d’ailleurs lancé sa première base pilote à Newport Beach, en Californie, en août dernier, qui serait capable de retirer environ 100 tonnes de CO2 de l'océan par an, soit l'équivalent de la pollution engendrée par 22 voitures thermiques. L'objectif est de tester le bon fonctionnement de la technologie et de surveiller la présence de potentiels effets secondaires indésirables.À l’avenir, Captura prévoit de filtrer l'eau pour empêcher les animaux marins d'être aspirés dans l'installation DOC. Ceci dit, ces filtres seront-ils suffisamment fins pour empêcher le plancton d'y pénétrer ? C’est la question à laquelle certains scientifiques attendent une réponse, car le plancton forme la base de toute la chaîne alimentaire marine, ce qui signifie que de nombreux animaux dépendent de ces organismes microscopiques pour se nourrir. En tout cas, sur le papier, une telle technologie ne peut clairement pas faire de mal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un transistor en bois pour révolutionner la tech ?
Un tout premier transistor en bois, capable de réguler un flux électrique, a été mis au point dans un laboratoire suédois. Plus écologique que les transistors classiques, cette innovation décrite dans la revue scientifique PNAS, pourrait tout simplement révolutionner le secteur en permettant d’autres développements de composants électroniques dans cette matière naturelle et écologique qu’est le bois.Concrètement, ce transistor en bois est l’œuvre de chercheurs de l'université de Linköping, associés à l'École royale polytechnique de Stockholm. Comme ils le rappellent, il s’agit du tout premier transistor en bois au monde. Si vous ne savez pas ce qu’est un transistor, il s’agit tout simplement d’un composant électronique en silicium, permettant de contrôler ou d'amplifier des tensions et des courants électriques. Et clairement, vous en trouverez absolument partout autour de vous si vous avez des objets électroniques, et cela en immense quantité puisqu’ils sont parfois à l’échelle microscopique. Ainsi, la prouesse consistait à rendre le bois conducteur d’électricité au même titre que le silicium.Pour vous la faire courte et de façon très condensée, les chercheurs ont utilisé du bois de balsa, un matériau dont la structure est quasiment identique au bois classique. C’est en y ajoutant un petit peu de plastique conducteur que le bois pouvait ensuite faire passer l’électricité ! Cela dit, ce premier transistor en bois est assez lent et, surtout, plutôt imposant. Mais le principal, c'est qu'il soit fonctionnel et capable de réguler un flux d'électricité sans se détériorer. Et les atouts de ce transistor en bois sont nombreux ! Comparé au silicium, le bois est un matériau durable et renouvelable, ce qui signifie que cette alternative est bien plus respectueuse de l'environnement. Par ailleurs, si le bois a une plus faible conductivité électrique, cela signifie qu'il est moins énergivore. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un robot qui s’enracine automatiquement comme une plante ?
Des chercheurs ont mis au point un nouveau type de robot inspiré des plantes. Ce dernier utilise le principe des imprimantes 3D à filaments pour créer des racines qui poussent dans le sol. Ces racines sont composées d'une extrémité montée sur roulements qui peut tourner indépendamment du reste. Si cette innovation peut paraître curieuse et difficilement compréhensible, sachez qu’elle a déjà un énorme potentiel en ce qui concerne l’exploration spatiale !À l’origine de cette invention, on retrouve Barbara Mazzolai, biologiste et ingénieure à l'Institut italien de technologie. Concrètement, son robot utilise deux moteurs pour envoyer un filament plastique chauffé à travers une résistance, ce qui le rend souple et collant, puis le force à sortir par un petit trou. Chaque nouvelle couche de filament est enroulée derrière l'extrémité pour former un tube qui se colle à la couche précédente avant de se solidifier. D’après la biologiste, la pression force l'extrémité à avancer petit à petit dans le sol, créant ainsi une « racine » qui suit les fissures du sol plutôt que de les forcer. Cette technologie pourrait être utilisée pour la surveillance environnementale en mesurant les concentrations de produits toxiques dans le sol ou pour trouver de l'eau dans les sols arides, par exemple.Mais comme je vous le disais, l'objectif principal de Barbara Mazzolai est l'exploration spatiale. Elle espère que sa technologie pourra être utilisée pour ancrer les robots d'exploration au sol sur Mars ou sur une comète. Ainsi, l’analyse d’autres sols dans notre système solaire voir même leur fertilisation ouvrirait de nouvelles perspectives pour la colonisation de nouveaux territoires dans l’espace par l’être humain. Les robots-plantes pourraient également être utilisés pour créer un réseau de tuyaux dans lesquels il serait possible de faire passer des câbles ou du liquide, permettant par exemple de poser les bases d’une infrastructure en amont de l'arrivée des premiers astronautes sur Mars. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Simuler votre futur climatique ? C’est possible !
Quels seront les risques de canicule, de sécheresse, de feux de forêts, d'inondations, de cyclones ou encore de pénuries agricoles que vous allez connaître au cours de votre vie ? Pour répondre à ces questions, un collectif de scientifiques européens a mis au point le site interactif MyClimateFuture, basé sur les données d’une étude publiée dans la revue Science, et complétée par une rapport de l’ONG Save the Children.Concrètement, une fois sur le site, il suffit de préciser votre année de naissance, votre zone géographique de résidence, et de choisir parmi les trois scénarios de réchauffement climatique proposés : soit un scénario à+1,5 °C de réchauffement, un autre à +2 °C, ou encore le plus pessimiste mais néanmoins réaliste à +3,5 °C. Et les résultats, proposés sous forme de graphiques, sont assez édifiants. Petite précision, importante sur la véracité des infos proposées, les données sont calculées à partir de cinq modèles informatiques de simulations climatiques et des prévisions du Giec.Dès lors, avec un réchauffement qui atteindra +1,5 °C, une personne âgée de 30 ans vivant en Europe expérimentera 9 fois plus de canicules, 3 fois plus de sécheresses, ou encore 1,5 fois plus de feux de forêts et d'inondations que dans un monde sans réchauffement lié aux gaz à effet de serre. Dans un monde à +3,5 °C, cette même personne connaîtra 14 fois plus de canicules, quasiment 4 fois plus de sécheresses, et près de 2 fois plus de feux de forêts. Evidemment, les résultats changent en fonction de l'âge et de la zone géographique. Prenons l’exemple d’un bébé européen né cette année en 2023, et bien ce dernier pourrait vivre 33 fois plus de canicules et 8 fois plus de sécheresses d’ici 2100 si le monde se réchauffe de 3,5°C. Si les conclusions de ce simulateur climatique doivent être prises avec quelques précautions, car il ne s’agit que de simulations, force est de constater qu’elles ne sont pas réjouissantes, voire carrément effrayantes. Reste à savoir si cet outil pourrait être plus efficace pour aider le grand public et les décideurs politiques à prendre conscience du futur très défavorable qui nous attend. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.