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Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

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Qu’est-ce que la « Green War Room » ?

D’après le ministre de l’environnement indien, "la pollution est une urgence". L’air de la ville de New Delhi et sa région, soit une mégapole de 30 millions d'habitants toujours en pleine expansion, est régulièrement classé parmi les pires que l’on puisse respirer dans le monde, au point que certains responsables politiques locaux parlent d’air-pocalypse. Le niveau de PM 2,5 – microparticules cancérigènes qui pénètrent les poumons et le sang – est souvent plus de 30 fois supérieur au niveau maximum fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), et l'espérance de vie des habitants serait de 12 ans inférieur à la moyenne mondiale d’après l'Energy Policy Institute de l'Université de Chicago.Afin de venir à bout de ce fléau vieux de plusieurs décennies, un centre de coordination de haute technologie a été ouvert en octobre. 17 experts y surveillent l'évolution de la pollution en temps réel grâce aux images satellite de la NASA et à des capteurs. Baptisée "Green War Room" ou "salle de guerre verte", il s’agit d’une plateforme de coordination reliée à 28 agences gouvernementales. Dès que la qualité de l'air se dégrade, le centre alerte ses équipes sur le terrain pour qu’elles agissent immédiatement. Ainsi, une usine polluante peut recevoir un avertissement, ou un feu dans une décharge d'ordures être éteint par exemple. En revanche, la salle de guerre verte ne peut rien faire contre l'une des principales sources de pollution, à savoir les brûlis agricoles, responsables du brouillard jaunâtre et toxique qui, avec les émissions industrielles et automobiles, asphyxient chaque hiver la région de Delhi.En 2020, une étude de la revue médicale britannique The Lancet imputait plus d’un millions et demi de décès prématurés à la pollution de l'air en Inde dont près de 17 500 rien que dans la capitale. En parallèle, les autorités de Delhi ont lancé des pulvérisations biochimiques pour accélérer la décomposition des polluants. Mais malgré une bonne volonté sur le plan environnemental, plus des deux tiers de la pollution atmosphérique que subit la ville sont générés hors des frontières de son territoire, où les autorités locales n'ont pas le pouvoir d'agir. À noter que l’Inde reste fortement dépendante du charbon pour sa production d’énergie. Le pays a vu ses émissions par habitant augmenter de 29 % ces sept dernières années et rechigne à appliquer des politiques afin d'éliminer progressivement les combustibles fossiles polluants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 20232 min

HyperloopTT : une super-vitesse pour le transport de marchandises ?

Hyperloop Transportation Technologies, ou HyperloopTT, a récemment dévoilé des détails supplémentaires sur son système de capsules de fret en "vactrain", ou train à tubes à vide à très grande vitesse, qui promet de transformer l'industrie du transport de marchandises.Conçues pour offrir des niveaux de vitesse, d'efficacité et de durabilité sans précédent, ces capsules de marchandises sont présentées comme une innovation majeure dans un secteur qui cherche encore à concrétiser ses promesses en matière de transition écologique depuis des années. Les capsules d'HyperloopTT promettent de transporter des marchandises à des vitesses rivalisant proches d'un avion, ce qui permettrait de réduire considérablement le temps de transit et les coûts de transport. De plus, leur conception et leur construction en matériaux durables garantiraient, une longue durée de vie et une utilisation rentable sur le long terme.A noter que l'étude de faisabilité de l'Hyperloop des Grands Lacs, relayée par Interesting Engineering, montre la nécessité de respecter certaines conditions, que l'entreprise a hissé au sommet de ses objectifs principaux, à savoir l'intégration avec l'infrastructure déjà existante où l’hyper opère, la maximisation du volume de fret dans les capsules, le chargement rapide du fret et la capacité de s'adapter aux diverses exigences des clients. Si de telles améliorations réussissent à être implémentées, ce système pourrait être adopté rapidement sur un marché du fret qui a quasiment doublé en trois ans, passant de 260 milliards de dollars en 2020 à 484 milliards de dollars en 2023. Si cette technologie fonctionne pour le transport de marchandise, elle pourrait aussi être développée pour notre transport au quotidien. Mais comme l’ont montré divers projets similaires qui n’ont jamais vu le jour, on en est encore très loin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 2, 20231 min

Stocker de l’énergie dans des roches ?

Le stockage de l'énergie renouvelable est un défi majeur pour permettre une transition énergétique réussie. Comme le rapporte Interesting Engineering, une équipe des Sandia National Laboratories et de CSolPower basée au Nouveau-Mexique, collaborent sur un projet visant à développer une méthode abordable de stockage d'énergie produite à partir de sources renouvelables.La solution envisagée n’est autre que le stockage d'énergie dans les roches. Une option prometteuse au principe simple : l'énergie renouvelable, qu’elle soit solaire ou éolienne par exemple, est utilisée pour chauffer des roches, qui stockent cette chaleur. La chaleur est ensuite récupérée grâce à des échangeurs thermiques et transformée en électricité. Parmi les avantages de cette méthode : une longue durée de vie, une faible perte d'énergie, une grande capacité de stockage, et une grande flexibilité d'utilisation.L’objectif des chercheurs est de passer à une énergie solaire et éolienne sans carbone, en ce qui concerne la production d’électricité. Pour stocker l’énergie thermique, les roches sont donc placées dans un conteneur qui peut être chauffé ou refroidi, en utilisant seulement de l’air. Pour effectuer le test, les roches ont été chauffées à 500 degrés Celsius et le conteneur a maintenu cette température pour une durée de vingt heures. Selon les chercheurs, le faible coût engendré par ce type de stockage d'énergie thermique augmenterait son potentiel de déploiement dans l'industrie, et par conséquent, il augmenterait la probabilité d'adopter des énergies renouvelables. De plus, cette méthode est crédible sur la durée, car elle pourrait fournir un stockage d’énergie allant de quelques heures à plusieurs mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 1, 20231 min

L’antarctique cache un paysage de rêve ?

Dans une étude publiée en début de semaine dans la revue Nature Communications, des scientifiques ont détecté un vaste paysage de collines et de vallées verdoyantes, caché depuis des millions d'années sous la glace de l'Antarctique. Ce paysage, plus grand que la Belgique, serait resté intact pendant plus de 34 millions d'années, mais pourrait être libéré par la fonte des glaces due au réchauffement climatique.Je cite, les chercheurs de l’Université d’Exeter en Angleterre, "il y a plusieurs millions d’années, l’Antarctique n’était pas recouvert de glace, mais de forêts et de rivières" fin de citation. Pour détecter ce nouveau paysage, les chercheurs ont simplement survolé la zone en envoyant des ondes radio dans la glace, puis d'analyser les échos, une technique appelée sondage radio-échographique. Réaliser cette opération à l'échelle d’un continent plus grand que l'Europe constituait évidemment un défi de taille. Les chercheurs ont donc utilisé des images satellites existantes de la surface pour "tracer les vallées et les crêtes" à plus de deux kilomètres de profondeur. Difficile toutefois de déterminer précisément quand le paysage a été exposé au Soleil pour la dernière fois, mais selon les estimations, cela remonterait au moins à 14 millions d'années.En combinant ces données avec celles du sondage radio-échographique, l'image d'un paysage creusé par une rivière a émergé, composé de vallées profondes et de collines aux pics abrupts. Cette étendue de 32.000 kilomètres carrés abritait autrefois des forêts et probablement des animaux, avant que la glace ne la recouvre. À noter que ce monde caché n'a pas été touché par le retrait des glaces au cours d'anciennes périodes de réchauffement. Sauf qu’en même temps que la sortie de cette étude, une autre expliquait que la fonte de la calotte glaciaire de l'Antarctique occidental voisin risquait de s'accélérer considérablement dans les décennies à venir, et ce, même si le monde s'engageait à limiter les effets du réchauffement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 20231 min

Tempête Ciara : une « bombe météorologique » ?

Cette semaine, l’ouest de la France va être exposé à une tempête nommée Ciara. Des vents à plus de 100km/h sont attendus dans les terres. Un phénomène particulièrement violent, qualifié de probable "bombe météorologique" par Météo France, ce qui met en lumière la vitesse à laquelle une perturbation se forme, mais pas son intensité.Il est pour l'heure assez difficile de prévoir avec précision à quoi ressemblera cet épisode météorologique. Il est établi qu'il sera potentiellement "dangereux" en raison de potentielles chutes d'arbres, des risques de vagues-submersion et de pluies diluviennes. L'épisode Ciaran s'inscrit dans la lignée de dépressions récentes, à l'image de Céline il y a quelques jours. Ces phénomènes sont favorisés par un "rail des dépressions", un "tube de vent" de 2 à 3 kilomètres d'épaisseur et de plusieurs milliers de kilomètres de long qui borne l'hémisphère nord de notre planète. Ce "rail" fait office d’une autoroute pour les perturbations qui peuvent circuler librement, "comme le wagon d'un train sur un rail", explique l'agence de météorologie française. La cause: de forts écarts de températures entre l'air froid près des pôles et les masses d'air chaud provenant de l'hémisphère Sud. La vitesse du vent est proportionnelle à cet écart de température, précise Météo-France.En matière de pression atmosphérique, le phénomène de cette semaine devrait atteindre un niveau semblable à celui de la tempête Lothar, qui s’était abattue en 1999 sur l’Hexagone, et dont les images ont durablement marqué les Français et le paysage. Ceci dit, Météo France précise que cela ne devrait rien à voir avec cet épisode d’il y a 24 ans. En revanche, comme en 1999, où la tempête Martin avait succédé à Lothar, il n’est pas impossible que Ciaran soit suivi dès le weekend prochain d’un nouvel épisode avec des vents violents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 20231 min

Apple : un kit pour réparer soi-même son téléphone ?

Apple se range du côté de la loi sur le droit de la réparation aux États-Unis. L'entreprise proposera bientôt des kits pour réparer et entretenir soi-même son iPhone et ses autres produits.C'était un virage qu'Apple avait déjà entrepris depuis 2019 : permettre aux réparateurs indépendants de réparer plus facilement leurs téléphones en distribuant des pièces et manuels spécifiques. Cet engagement ne sort pas de nulle part, car Apple s'aligne sur la législation du droit à la réparation présent en Californie. En clair, les entreprises se doivent de fournir un accès aisé aux différents éléments pour l'entretien et la restauration de leurs appareils à des prix équitables. Pour Lael Brainard, directeur du Conseil Économique National, le chemin qu'emprunte Apple pourrait avoir des effets bénéfiques très importants avec une économie de quasiment 50 milliards de dollars chaque année pour les consommateurs américains. Cela réduirait également de 7 millions de tonnes les déchets produits chaque année, tout en stimulant les petits commerces de réparation.Du côté des militants pour le droit à la réparation, le discours est moins optimiste, car pour eux il y a la théorie et la mise en pratique… et un fossé peut tout à fait se creuser entre les deux. Le président américain, Joe Biden, connu pour être un grand promoteur de la concurrence dans son pays, souhaite lutter contre les dépenses superflues pour les consommateurs. La décision d'Apple intervient donc également dans ce contexte. Certains États ont déjà mis en place leurs propres lois sur le droit à la réparation : Minnesota, New York ou le Colorado par exemple. Une trentaine d'autres États envisagent de leur côté d'adopter des législations similaires sur cette thématique. Une tendance qui pourrait redéfinir certains aspects de l'industrie de la tech si d'autres acteurs comme Apple s'engagent de la même manière. Ceci, reste encore à savoir quand ils arriveront en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 20231 min

Les souris capables de vivre sur Mars ?

Rien ne laissait penser que la vie était possible sur les sommets des volcans de la Puna d'Atacama, au Chili et en Argentine. Et pourtant, Jay Storz, biologiste à l’Université du Nebraska, à Lincoln, et ses collègues chercheurs, ont fait une étrange découverte sur ces terres dont la surface avoisine celle de Mars. Ils ont parcouru 21 sommets, dont 18 à plus de 6 000 mètres d'altitudes, et ont trouvé 13 souris momifiées, accompagnées pour certaines de restes squelettiques d'autres congénères.Certaines souris momifiées avaient au plus quelques décennies, selon le communiqué. D'autres auraient maximum 350 ans. Il s'agirait d'une espèce pourtant connue pour vivre à des altitudes plus basses dans la région. Les experts partaient du postulat que la vie des mammifères n’était tout simplement pas possible sur ces terres à plus de 6 000 mètres, rapporte l'université du Nebraska. "Ce qui est le plus surprenant dans notre découverte, c’est que des mammifères pourraient vivre sur les sommets des volcans dans un environnement aussi inhospitalier et semblable à celui de Mars", explique Jay Storz. En effet, l'atmosphère fine et les températures glaciales des volcans de la Puna d'Atacama en font, à ce jour, l'environnement terrestre qui se rapproche le plus de la surface de Mars.Plusieurs expéditions y ont d'ailleurs été entreprises, comme celle du Dr Horodysky, géologue et candidate astronaute américaine, qui avait pour but d'entraîner "des candidats du programme d'astronautes commerciaux PoSSUM et une candidate du projet MARS ONE pré-sélectionnée pour partir définitivement sur Mars dans les dix années à venir". Mais alors, comment les mammifères peuvent-ils vivre dans un monde stérile et rocheux, dominé par la neige et la glace ? Comment peuvent-ils résister à des températures ne dépassant jamais les 0°C et à un taux d'oxygène largement inférieur à la moyenne ? Des travaux sont en cours à l'université du Nebraska pour le découvrir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 26, 20232 min

Bosser en Antarctique ? C’est possible !

Que diriez-vous si l’on vous proposait de travailler un an dans une station isolée de l'Antarctique ? Peut-être seriez-vous terrifié à l’idée d’affronter les températures polaires de ce continent de glace, ou bien comme des centaines de candidats, souvent jeunes, peut-être vous précipiteriez-vous pour vivre cette expérience extraordinaire.Ces derniers jours, un "job dating" était organisé à Brest par l'Institut polaire français Paul-Émile Victor (Ipev), qui permet chaque année à 320 scientifiques de mener leurs travaux sur les pôles. Cette année, car oui, cette expérience a lieu chaque année, plus de 200 personnes se sont bousculées pour tenter leur chance. Alors, j’ai dit 320 scientifiques il y a quelques secondes, mais cela vaut pour plusieurs missions. Cette expédition là ne comptera qu’une poignée de personnes triée sur le volet. Je cite Laurence André-Le Marec, l’organisatrice du job dating « on cherche des compétences mais aussi un savoir-être, des gens vraiment motivés qui savent où ils vont mettre les pieds. Ainsi, les plombiers et électrotechniciens sont très recherchés. Mais aussi les conducteurs d'engins, chargés de conduire les dameuses et tracteurs qui parcourent en 15 jours les 1 150 km séparant la station franco-italienne Concordia de la côte.Ceci dit, il faut aussi être sacrément en forme. Les candidats doivent ainsi se soumettre à un examen médical et psychologique. Car à Concordia, les conditions sont particulièrement hostiles avec une température moyenne de -63 °C en hiver et -30 °C en été, sans compter que la nuit est continue durant la période hivernale. Le tout pour une rémunération allant d'à peine mille euros net pour les services civiques... à plus de 5 000 euros brut pour les CDD (cuisinier, mécanicien, électricien, etc.). Ceci dit, la période n’est pas la plus simple pour l’institut qui a connu quelques problèmes. Ainsi, sa marge de manœuvre est limitée avec un budget de 18 millions d'euros en 2022, plombé par la flambée des prix du fioul. Qu’à cela ne tienne, la mission aura bien lieu, pour le plus grand plaisir des candidats sélectionnés qui ne devraient pas tarder à avoir une réponse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 20232 min

COP 28 : Impossible de "débrancher le système énergétique actuel" ?

Sultan Al Jaber, le président de la prochaine COP28, a appelé les gouvernements à renoncer à leurs "fantasmes", comme l'abandon précipité des infrastructures énergétiques existantes pour atteindre les objectifs en matière de climat. Je le cité, "nous ne pouvons pas débrancher le système énergétique d'aujourd'hui avant de construire le système de demain. Ce n'est tout simplement ni pratique ni possible" fin de citation.En effet, c'est une problématique terriblement complexe que pose le Sultan Al Jaber à la communauté internationale. Comment et quand abandonner les combustibles fossiles, alors que les températures mondiales s'approchent du seuil de 1,5°C au-dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle ? Un seuil que les signataires de l'accord de Paris s'étaient engagé en 2015 à ne pas dépasser.D'ailleurs, les militants pour le climat avaient critiqué la nomination de Sultan Al Jaber en tant que président de la COP 28 qui s'ouvrira le 30 novembre à Dubaï, lui qui est également président du géant pétrolier des Émirats arabes unis, ADNOC. En 2022, la COP27 à Charm el-Cheikh, en Égypte, s'est conclue par la création d'un fonds "pertes et dommages" auquel les pays contribueront pour aider les plus pauvres. La prochaine aura lieu au Moyen-Orient, région déjà confrontée à des températures élevées et à une pénurie d'eau, où plus de 60% de la population a "un accès très limité, voire inexistant. Pour Simon Stiell, secrétaire exécutif de l'ONU pour le changement climatique, la région est, je cite "confrontée non seulement aux effets dévastateurs du changement climatique, mais aussi au défi de la transition de ses économies pour assurer la prospérité dans un monde aligné sur 1,5°C". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 20231 min

Train : se faire pister pour ne plus avoir à acheter son billet ?

Avez-vous entendu parler de JustGo ? Probablement pas, à moins que vous viviez en région Nouvelle Aquitaine ou ce système est testé par la SNCF pour payer son TER à l'usage. Si l'idée est séduisante sur le papier, il faut quand même consentir à ce que la SNCF ait un œil sur vos déplacements.Comme le résume la SNCF, « Voyagez d'abord, puis payez en fin de mois le meilleur prix ». Clairement, il s'agit d'une tarification assez inédite au sein de la SNCF, qui pour l'instant ne s'applique que sur les TER, donc pas sur les TGV pour les grand voyages. Pourquoi une telle restriction ? Parce que ce dispositif s'applique, par définition, aux moyens de transport accessibles sans réservation obligatoire.Pour résumer, prenez le train sur les lignes régionales quand vous en avez besoin et ne payer la note qu'en fin de mois, selon votre consommation, et les avantages de votre abonnement si vous en avez un. Alors, pour utiliser le service JustGo, il suffit de se connecter sur son compte SNCF Connect, accepter la géolocalisation , se rendre dans l'onglet « billets » ou « offres », et enfin cliquer sur JustGo quand vous montez et quand vous descendez du TER. En cas de contrôle par un agent à bord du train, il vous suffit de présenter votre « droit à voyager », à retrouver dans la page trajet en cours. Ceci dit, si vous n'acceptez pas la géolocalisation et donc le traçage de votre smartphone, vous n'aurez tout simplement pas accès au service. Entre le respect de sa vie privée, ou se faire pister pour profiter de la formule, il faudra donc choisir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 20231 min

Amazon veut produire de l'électricité pour 3 millions de foyers ?

Fin octobre, Amazon a annoncé renforcer son engagement en faveur des énergies renouvelables en Europe avec 39 nouveaux projets d'énergie sans émission de gaz à effet de serre. Il y aura 15 installations photovoltaïques sur des bâtiments Amazon et 24 parcs éoliens et solaires, dont le premier sera installé en Grèce. Avec ces projets, l'entreprise porte à quasi 6 gigawatts sa capacité totale de production d'électricité en Europe, soir l'équivalent de la consommation électrique de plus de 3 millions de foyers sur un an.Sur le e-commerce comme sur la production d'énergie renouvelables, Amazon fait partie des leaders dans presque tous les secteurs ou l'entreprise se développe. À son actif : plus de 160 projets éoliens et solaires répartis dans 13 pays, dont la France. Si certains crieront au greenwashing, force est de constater que l'entreprise collaborer avec les États, les acteurs économiques locaux et les fournisseurs d'énergie pour alimenter les réseaux électriques locaux en énergie propre.Petit à petit, Amazon devient le plus gros acheteur privé d'énergie renouvelable. Avec ses projets aussi divers que variés en France, en Belgique, en Espagne, en Italie, en Finlande, ou en Grèce pour ne citer qu'eux, me groupe est l'un des rares dans le monde de la tech à se rapprocher véritablement de son objectif ambitieux d'alimenter 100 % de ses activités en Europe avec de l'énergie renouvelable d'ici 2025, soit avec une avance de cinq ans sur son objectif initial. D'après la communication de l'entreprise, 90 % de l'électricité consommée dans ses activités provenaient d'énergie renouvelable en 2022 sur le vieux continent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 20231 min

Le dérèglement climatique parasite votre télé ?

La première quinzaine d'octobre a été particulièrement douce, avec des températures records dans certaines régions. S'il s'agit d'une petite prolongation de l'été qui a dû en réjouir plus d'un, c'est aussi un signal très clair que nos habitudes vont progressivement changer, qu'on le veuille ou non, notamment au niveau des programmes que l’on regarde à la télévision.Lorsqu'elle n'est pas câblée, la réception de la télévision est l’un des plus grands défis de la vie de l’humanité. Car il suffit simplement d’un petit obstacle pour que les antennes ne captent plus rien ! Un coup de vent, un orage, des feuilles ou un nid d’oiseau sur l’installation… voir même : le changement climatique. À mesure que celui-ci s'aggrave, les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents. Parmi eux, les fortes chaleurs touchent régulièrement les habitants de l'Hexagone depuis quelques années, et il s'avère qu'elles ont aussi un impact sur les ondes radio.Je cite l’ANFR, Agence Nationale des Fréquences, « dans certaines conditions climatiques particulières, la réception des ondes de télévision devient possible bien au-delà des distances pour lesquelles les fréquences ont été initialement planifiées. Ainsi, dès que l'on observe une hausse de pression atmosphérique, un ciel bien dégagé, une hausse rapide des températures, ou au contraire une baisse brusque du baromètre, certaines antennes émettrices de la TNT peuvent éprouver des difficultés à remplir correctement leur mission » fin de citation. Selon l'agence, les possesseurs d'antennes râteau sont les plus touchés par ces phénomènes. Ils se retrouvent alors « confrontés à une pixellisation, une perte partielle des chaînes, un son saccadé… Bref, de quoi gâcher un bon moment devant l’écran.Alors, la TNT est-elle en voie de disparition à cause du dérèglement climatique ? Absolument pas, car le service est encore pleinement opérationnel. Il faudra surtout s'habituer à des périodes d'instabilité plus nombreuses, et prendre l'habitude de se renseigner sur les conditions météorologiques avant d'aller bricoler son antenne si elle ne marche pas bien. Bien sûr, la solution pour pallier ce genre de désagrément serait de passer à la réception de la télévision par internet, avec une box notamment. Mais à cause de la fracture numérique, certains ménages ne peuvent pas s’offrir cette option. L'outil idéal résiderait dans des services tels que Starlink, mais cela implique un investissement financier et technique qui n'est tout simplement pas possible pour tout le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 19, 20232 min

Paris-Londres bientôt moins cher que l’Eurostar ?

Depuis 1994, l'Eurostar assure une liaison régulière entre plusieurs villes, notamment Paris, Bruxelles et Londres, à travers le tunnel sous la Manche. Si cette entreprise a un monopole bien établi, elle pourrait bientôt être confrontée à un concurrent de taille : le consortium Evolyn. Récemment formé, ce nouvel acteur vient d'annoncer la commande de 12 trains à grande vitesse à Alstom avec l’objectif de lancer un service commercial sous la Manche d'ici 2026, offrant un temps de trajet de 2 heures et 15 minutes entre Paris et Londres.Getlink, la société gestionnaire du tunnel sous la Manche, cherche depuis longtemps à permettre à de nouveaux opérateurs ferroviaires d'utiliser ses voies. Bien que d'autres entreprises l'utilisent pour le transport de fret, telles que Shenker ou Eurotunnel, l’idée serait de diversifier davantage ses activités. Le consortium Evolyn est composé de divers partenaires industriels et financiers franco-britanniques, bien que la composition exacte de l'organisation ne soit pas publique. À ce jour, un seul acteur est identifié : Mobico, une entreprise de transport britannique dont le principal actionnaire est la famille espagnole Cosmen, qui possède un empire de transport en Espagne et en Chine.Ce projet a été initié il y a trois ans et nécessitera un investissement initial d'environ 1 milliard de livres sterling, soit environ 1,155 milliard d'euros. Selon des informations du journal Le Figaro, Evolyn compte concurrencer l'Eurostar Group en adoptant une politique tarifaire agressive, avec des tarifs plus abordables pour les voyageurs que ceux proposés par l’Eurostar. Et le projet va même plus loin, avec l'ambition d'étendre le réseau à d'autres destinations en Europe, notamment une liaison Paris-Bruxelles. Jusqu'à présent, aucun concurrent sérieux à l'Eurostar n'avait réussi à concrétiser un projet de liaison. Avec un investissement initial solide, Evolyn semble être sur la bonne voie. Reste à connaître désormais en détail les tarifs pratiqués dans le cadre de cette nouvelle offre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 18, 20231 min

NEOM : où en est la mégalopole du futur dans le désert d’Arabie Saoudite ?

C’est un projet que l’on pourrait croire tout droit sorti d’un film de science-fiction tellement il paraît irréaliste : la construction d'une mégalopole de 26 000 m2 à plus de 500 milliards de dollars. L'idée de faire naître une ville en plein désert relève déjà d'un rêve, ou d’un cauchemar, selon comment vous voyez les choses, mais imaginer que celle-ci soit à faibles émissions carbone et alimentées par l’IA pourrait presque passer pour une blague. Et pourtant, NEOM avance à grand pas.Dans une vidéo promotionnelle, le projet montre que son avancée semble se dérouler à merveille. Des centaines, voire des milliers de pelleteuses s'affaire à creuser le sable, ce qui, il faut bien l’avouer, a énormément fait avancer le projet depuis l'an dernier. Là où il n’y avait que des crevasses, on peut désormais apercevoir les premières traces de béton, des champs de panneaux solaires et même des bâtiments industriels.En plus de The Line, qui sera la ville du futur où la population vivra sur plus de 100 kilomètres de long avec tous les services que peut offrir une mégalopole, la vidéo révèle également un projet colossal de zone économique spéciale. Celle-ci s'intègre dans l'initiative « Vision 2030 » de l’Arabie Saoudite, un projet visant à diversifier suffisamment son économie pour survivre lorsque les réserves de pétrole seront épuisées. Et clairement, le projet NEOM est l’une des clés de cette transformation. D'autres secteurs économiques sont actuellement en développement pour assurer leur futur : comme les technologies de l'information, le tourisme ou industrie manufacturière.NEOM est donc prévue pour devenir un point névralgique du pays, où l’on devrait retrouver d'autres projets comme un port industriel, une ville flottante, le centre d'industries « propres » Oxagon ou encore Sindalah, une île artificielle de luxe située en pleine Mer Rouge destinée aux touristes fortunés. Il sera également possible également de skier à Trojena, une station construite dans les hautes montagnes, et sur laquelle le pays compte organiser les jeux olympiques d’hiver 2029. Pour le moment, The Line est presque une ville fantôme et très peu d'habitants la peuplent. Mais elle sera capable d'accueillir 9 millions de personnes quand elle sera terminée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 17, 20232 min

Des coupures d'électricité à prévoir cet hiver ?

L'année dernière, Enedis avait obtenu une autorisation du gouvernement pour couper temporairement l’électricité des logements équipés d'un compteur Linky. Une mesure prise lors d'un hiver 2022 où la situation énergétique en France était particulièrement complexe, en grande partie due à une gestion hasardeuse du calendrier de relance du parc nucléaire par EDF. Dans ce contexte, la production d'électricité s'était avérée insuffisante, incitant les fournisseurs à prévoir des mesures de délestage en cas de besoin. Malgré cela, le système de production avait tenu bon, et cette année, le gouvernement compte adopter une approche différente : limiter la consommation électrique dans certaines zones plutôt que d'opter pour des coupures totales. Cette précaution vise d’ailleurs à anticiper une éventuelle demande élevée qui pourrait lourdement peser sur le réseau électrique. Le ministère de la Transition écologique et solidaire a déclaré que la situation actuelle était bien meilleure que celle de l'hiver précédent, et que la tension sur le réseau électrique était moindre.L'objectif est en effet de garantir que des coupures d'électricité géantes ne soient pas nécessaires, même en cas d'augmentation soudaine de la demande électrique. Les délestages qui étaient envisagés pour 2022 étaient perçus comme une menace réelle, et le gouvernement cherche à éviter cette situation à l'avenir. Avec cette nouvelle mesure, il s'agit de tester la capacité de notre système de production à faire face à des situations de forte contrainte.Concrètement, les foyers concernés verront la puissance électrique allouée à leur compteur Linky considérablement réduite, laissant juste la capacité d'alimenter des équipements essentiels tels qu'un réfrigérateur, un radiateur et un ordinateur en charge. Cette expérience, pour le moment, ne sera réalisée qu'une seule fois et concernera 200 000 personnes. Les participants seront informés à l'avance, et la limitation de la puissance électrique ne durera que quelques heures. Cette mesure de sauvegarde ne serait envisagée qu'en dernier recours et serait activée seulement si tous les autres moyens s'avèrent insuffisants pour éviter une coupure généralisée de l'électricité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 16, 20231 min

La voiture solaire est enfin là ?

L'idée de conduire une voiture propulsée par l'énergie solaire n'est pas nouvelle, mais ce concept rencontre de nombreux défis techniques qui compliquent souvent sa réalisation. Cependant, l'équipe de Stella Terra, issue de Solar Team Eindhoven et composée d'étudiants spécialisés dans l'énergie solaire, semble avoir relevé ce défi avec succès.Stella Terra combine une propulsion solaire avec une conception tout-terrain. Selon le directeur de projet de l'Université Technologique d'Eindhoven, leur projet est en avance de « cinq à dix ans sur le marché actuel ». Sur le plan esthétique, cette voiture solaire est un peu inhabituelle… à l’image de ce que l’on pouvait imaginer dans les années 60 quand on évoquait les voitures du futur, mais là avec une touche de Mustang de l’époque. Bref, une silhouette à la croisée du kitch et du rétro. Ceci dit, ce choix esthétique n’a pas été fait par hasard, puisque cela rend le véhicule plus aérodynamique pour maximiser son efficacité. En termes de performances, elle peut parcourir 630 kilomètres en conditions ensoleillées et ne pèse que 1,2 tonne.Pour prouver sa robustesse, Stella Terra a été testée dans le désert du Sahara occidental, et roule actuellement au Maroc. Un contexte environnemental hostile qui met à l'épreuve la résistance de Stella Terra. À noter que la conception de cette voiture solaire a nécessité des ajustements au niveau de la suspension, de l'optimisation du poids et des onduleurs des panneaux solaires. Et tous ces défis ont été brillamment relevés aux Pays-Bas avant que la voiture ne parte à l'aventure en Afrique du Nord.L'équipe derrière Stella Terra n'en est pas à son premier succès dans le domaine de la mobilité durable. Ils ont déjà développé des véhicules comme Eterna, une voiture sobre qui permettait d'économiser 20 tonnes de CO2 par rapport à un véhicule conventionnel, ou encore le projet ZEM, une voiture capable de filtrer environ 2 kilogrammes de CO2 tous les 20 000 kilomètres. Reste désormais à savoir si cette voiture trouvera sa place sur le marché chez nous, où si elle sera davantage utilisée dans les régions du globe les plus ensoleillées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 15, 20232 min

L’IA consommera autant d’énergie qu’un pays ?

Après une étude récente qui estimait que les IA génératives de Microsoft consommaient 6,4 milliards de litres d'eau, de nouvelles recherches mettent en lumière l'impact énergétique de ces technologies dans les années à venir. Un article signé du fondateur de la plateforme de recherche Digicomist, Alex de Vries, publié dans la revue Joule, alerte sur le fait que l'adoption à grande échelle de l'IA pourrait engloutir plus d'électricité qu'un pays entier.Depuis 2022, l'IA générative a connu une croissance rapide, notamment avec des outils tels que ChatGPT développé par OpenAI. Pour former les modèles de chaque IA, une quantité considérable de données est nécessaire, ce qui, selon l'auteur, entraîne une consommation énergétique significative. Hugging Face, une entreprise spécialisée dans l’IA, a déclaré que son outil "BLOOM", conçu pour générer des textes multilingues, a consommé environ 433 mégawattheures (MWh) pendant la phase d'entraînement, soit l'équivalent de la consommation électrique de 40 foyers américains moyens sur une année.De même, Google travaille sur son propre système d'IA appelé BARD, avec l'ambition de l'intégrer derrière chaque recherche. Si cela se concrétise, la consommation d'électricité quotidienne d'un Google propulsé par l'IA atteindrait 564 MWh, d'après les estimations d'Alex de Vries. Il estime également que la consommation totale de cette technologie atteindrait 29,2 térawattheures (TWh) par an, équivalant à la consommation annuelle totale d'électricité de l'Irlande. Cependant, de Vries souligne qu’il s’agit là d’une estimation maximale, car déployer l'IA derrière chaque recherche Google nécessiterait plus de 500 000 serveurs, alors que le principal fabricant NVIDIA, prévoit d’en produire seulement 100 000 cette année.Bien que les grandes entreprises de la tech affirment qu'elles s'efforcent d'améliorer l'efficacité énergétique de leur matériel et de leurs logiciels IA, Alex de Vries met en garde contre le fait que de telles améliorations de l'efficacité peuvent paradoxalement accroître la demande en énergie. Ainsi, d'ici 2027, la demande d'électricité liée à l'IA pourrait augmenter de 85 à 134 TWh par an, soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de pays tels que les Pays-Bas, l'Argentine et la Suède. Par conséquent, il préconise une utilisation prudente de l'IA et de restreindre son déploiement dans des domaines où son utilité est limitée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 12, 20232 min

Une maison en sacs plastiques recyclés à Bali ?

Bali… Un nom qui, rien qu’à l’entendre, évoque les plages paradisiaques d’Asie. Cependant, derrière cette facette magique se cache une toute autre réalité. Celle que l’on surnomme "l'île des dieux" est submergée par le plastique. En effet, Bali génère 300 000 tonnes de déchets par an… autant de détritus qui s'amoncellent sur les plages, car il n’existe pas à Bali de service de collecte des ordures. Un vrai souci structurel qui pousse de nombreux habitants à jeter leurs déchets directement dans les rivières...Dès lors, pour empêcher ces détritus d'atteindre l'océan, il faut nettoyer les plages. Une tâche tout simplement immense, mais qui n’a pas effrayé trois frères et sœurs ayant grandi à Bali. À travers leur association Sungai Watch, Gary, Kelly et Sam Bencheghib ont mis en place un système de barrages le long des rivières pour filtrer les déchets, ainsi que des centres de tri pour gérer les détritus collectés. Dans leur entrepôt, on trouve des bacs rouges, bleus et verts, tous remplis de morceaux de plastique. Une fois triés, les plastiques sont déchiquetés en morceaux pour faciliter le nettoyage par des machines. Quant aux sacs à rayures noires et blanches, courants sur les marchés et dans les bazars de l’île, le recyclage est un peu plus compliqué. Ceci dit, la fratrie a réussi à les recycler en plaques de matériaux conservant les rayures zébrées ainsi que le contour du sac. Une fois découpées, ces plaques servent à fabriquer des meubles de rangement, des tables et des chaises, car elles peuvent être travaillées de la même manière que le bois.L'un des trois frères, Gary, a même réussi à construire une maison en utilisant ces planches de bois issues des sacs plastiques. Une petite maison de douze mètres carrés avec vue sur la mer, qui a quand même nécessité trois mois de travail. Elle est entièrement conçue à partir de "35 000 sacs en plastique blancs", à l'exception des murs intérieurs et de l'isolation, pour lesquels du carton, de l'aluminium et du bambou ont été utilisés. Tout, du mobilier à la douche en passant par les meubles de cuisine, est réalisé en planches de plastique recyclé. Les murs sont recouverts d'une sorte de contreplaqué fabriqué à partir de gobelets en plastique, créant l'effet de carrelage, tout ça, pour un prix total de 15 000€. Si la démarche est incroyablement vertueuse, reste à savoir si vivre dans du plastique recyclé au quotidien ne pose pas de problème pour la santé à long terme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 11, 20232 min

Vers la fin des déchets dans l'espace ?

C’est un phénomène invisible à l'œil nu, mais ses répercussions sont déjà dévastatrices. La pollution spatiale engendrée par l'essor de la technologie satellitaire fait des ravages, mais cette problématique est désormais prise très au sérieux, à l’instar de la start-up suisse ClearSpace, qui en collaboration avec l’ESA compte mener des missions pour nettoyer l’orbite terrestre. Car conserver un espace propre est devenu un enjeu majeur du XXIe siècle, et aujourd'hui, même les autorités américaines élèvent la voix.L'opérateur de télévision par satellite américain, Dish, s'est récemment vu infliger une amende de 150 000 dollars en raison d'une mauvaise désorbitation de son satellite EchoStar-7, dans l’espace depuis 2002. Ce satellite est une sorte de relais de communication géostationnaire pour la diffusion de la télévision. Cette décision de la FCC, Commission fédérale des communications, témoigne de sa fermeté face au comportement irresponsable de l'opérateur. En effet, bien que Dish ait promis de déplacer EchoStar-7 à environ 300 kilomètres au-dessus de son orbite de travail, et bien rien n’a été fait. Finalement, l'entreprise l'a positionné à seulement 120 kilomètres, ce qui constitue une violation grave pour la FCC, pouvant avec des répercussions significatives sur d'autres engins spatiaux.L'ONU estime qu'il existe près d'un demi-million de débris spatiaux d'environ un millimètre en orbite autour de la Terre. Au total, ce sont plus de 100 millions de déchets de différentes tailles qui errent dans l'espace proche de notre planète. Une situation alarmante étant donné que ces débris représentent une menace majeure pour les engins spatiaux en orbite. En 2021, un satellite chinois a frôlé une collision avec les débris d'un satellite russe. La prolifération des lancements satellitaires à faible coût, notamment la constellation Starlink de SpaceX, aggrave considérablement la situation. Car l'espace se remplit rapidement et se transforme peu à peu en une vaste décharge. La FCC et sa sanction contre Dish marquent le premier pas sur la longue route vers le nettoyage de l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 10, 20231 min

Le trou dans la couche d’ozone plus grand que jamais ?

C’était une prévision optimiste qui a finalement été balayée ces dernières semaines. Souvenez-vous, en début d’année, des experts des Nations Unies avaient exprimé leur optimisme quant à la reconstitution de la couche d'ozone dans les quatre décennies à venir. Cependant, selon des observations du satellite Sentinel 5P de l'Agence spatiale européenne (ESA), datant du 16 septembre dernier, le trou dans cette couche, actuellement situé au-dessus de l'Antarctique, est l'un des plus vastes jamais enregistrés depuis le début des observations dans les années 1970, couvrant une superficie de 26 millions de kilomètres carrés.Selon un communiqué de l'ESA, ce trou serait trois fois plus grand que le Brésil ou près de cinquante fois la France, mais connaît des variations régulières. En général, d’août à octobre, sa taille augmente au-dessus des régions polaires pour atteindre son maximum entre mi-septembre et mi-octobre, et de commencer à se refermer par la suite. Cependant, il n'a jamais été aussi grand à cette période de l'année, avec un début de formation dès le mois d'août, ce qui est particulièrement inhabituel pour les observateurs de l’ESA.L'explication à cette inquiétante expansion pourrait se trouver au cœur de l'océan Pacifique. Il y a plus d’un an et demi, l'éruption du volcan Hunga Tonga en janvier 2022 aurait libéré une grande quantité de vapeur d'eau dans la stratosphère, qui n'a atteint les régions polaires du sud qu'après la fin de la saison de destruction de la couche d'ozone en 2022. Cette vapeur d'eau peut favoriser la formation accrue de nuages stratosphériques polaires, où les chlorofluorocarbones peuvent contribuer à l'agrandissement du trou. Rappelons que le trou de la couche d'ozone a été causé par la pollution d'origine humaine, en particulier par les CFC, autrefois utilisés, par exemple, dans les réfrigérateurs. Ainsi, au cours des dernières décennies, la coopération internationale a adopté plusieurs mesures pour réduire l’impact de ces polluants, comme dans le Protocole de Montréal, signé en 1987 et ratifié par 195 pays, qui a considérablement réduit la présence de CFC dans l'atmosphère, laissant espérer une complète régénération de la couche d'ozone dans les années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 9, 20232 min

Un énorme projet Tesla pleinement écolo ?

Suite au projet d'expansion du Vegas Loop et à l'échec de l'Hyperloop, Elon Musk envisage de lancer, avec Tesla, un projet baptisé « Giga Water Loop ». Pour l’heure, aucun détail n’a été communiqué, ni par le milliardaire, ni par sa société... mais certains détaillent permettent d’en savoir un peu plus sur la nature du projet, ou tout du moins d’émettre certaines hypothèses très solides.Déjà, l’implantation du « Giga Water Loop » ne sera pas faite au hasard. Un permis de construire lié au campus de la Gigafactory d'Austin, au Texas, laisse penser que le « Giga Water Loop » pourrait tout à fait être un système intégré dans le processus industriel de Tesla afin de réduire la consommation d'eau de la Gigafactory, en recyclant l'eau à l'intérieur d'un circuit fermé, d'où l'utilisation du terme « loop » (boucle). Cette initiative pourrait s'inscrire dans le cadre du « Master Plan Part 3 » de Tesla, visant à atteindre des objectifs environnementaux ambitieux. Car si vous ne le saviez pas déjà, la GigaFactory d’Austin est un site clé de Tesla, où l'entreprise a commencé à déplacer son siège social il y a deux ans. Cette installation abrite les lignes de production de la Model Y et du très attendu Cybertruck.Cependant, il existe un autre projet autour du site d'Austin qui pourrait inclure le « Giga Water Loop ». Elon Musk a exprimé sa volonté de d’aménager les environs de sa Gigafactory avec « une promenade, des sentiers de randonnée et des pistes cyclables, ainsi qu'un accès à un cours d'eau ». Tesla et Elon Musk parlent même d'un « paradis écologique » ouvert au public, servant de vitrine pour les ambitions technologiques de l'entreprise et sa vision de la mobilité future. Il se peut que la nouvelle structure liée à l'eau soit un élément majeur de ce projet, voire qu'elle soit au final ce fameux cours d'eau. Pour en savoir plus, il faudra probablement attendre qu'Elon Musk communique à ce sujet sur son compte X.com. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 8, 20231 min

L’Europe bientôt indépendante en lithium ?

L'extraction de lithium en Europe semble prendre de l'ampleur, avec de nouvelles sources en France et ailleurs chez nos voisins. Si vous ne le saviez pas déjà, le lithium est essentiel pour l'Union européenne dans le cadre de sa transition énergétique, et suscite un intérêt très important pour de nombreuses entreprises.Récemment, la découverte de traces de lithium dans la région d'Anvers, en Belgique, par l’entreprise spécialisée dans la géothermie Hita, a secoué le secteur. Le dirigeant de l'entreprise annonce que cette région renferme du lithium extrait de l'eau pompée à plus de 1 000 mètres sous la surface belge. La concentration en lithium y serait d'environ 100 mg par litre d'eau, un chiffre jugé "très correct" par l'institut de recherche VITO, bien que le seuil de rentabilité soit fixé à 150 mg par litre d'eau. Cependant, le potentiel de ces gisements est considérable, car une centrale géothermique en Flandre pourrait produire chaque année 500 tonnes d'hydroxyde de lithium. Si l'on multiplie ce chiffre par les 30 centrales prévues d'ici 2050, cela représenterait 15 000 tonnes d'hydroxyde de lithium. D'ici 2030, une dizaine de centrales géothermiques devraient être opérationnelles, ce qui permettrait de produire 5 000 tonnes de ce composé par an, une quantité suffisante pour alimenter la fabrication de 125 000 voitures électriques.Cela signifie-t-il que l'Europe pourrait devenir indépendante en lithium, ou tout du moins réduire sa dépendance à l'égard de la Chine pour la production de batteries ? C’est possible, mais dans une certaine mesure. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la demande mondiale de lithium pourrait être multipliée par 9 d'ici à 2050. De tels gisements répondront difficilement à eux seuls aux attentes des européens. De plus, les besoins en lithium seront élevés sur le continent en raison de la croissance des véhicules électriques, et surtout à cause de l'interdiction de la vente de voitures thermiques d'ici 2035.En ce qui concerne l'impact environnemental, il s'agit d'une question délicate. Les activités minières sont bien connues pour leur fort impact sur la nature, et une intensification de l'extraction de lithium en Europe soulèverait bien des questions, même si à partir de la géothermie, cette extraction est considérée comme moins nocive pour la planète que les méthodes minières traditionnelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 5, 20232 min

IA : Microsoft sait comment verdir la consommation d’énergie ?

Ce n'est pas un secret, les technologies numériques ont un impact significatif sur l'environnement, que ce soit en termes d'émissions de CO2 ou de l'utilisation de ressources précieuses telles que l'eau et les métaux rares. Et ce constat s'aggrave encore davantage depuis l'essor de l'intelligence artificielle, dont l'empreinte énergétique est considérable. Cela survient alors que des institutions telles que l'Union européenne nous encouragent à réduire notre consommation énergétique. Cependant, Microsoft n'a pas l'intention de ralentir le développement de ses services d'IA et cherche activement à résoudre le problème des ressources. Sa solution : l'énergie nucléaire.À mesure que la demande en intelligence artificielle augmente, la pression sur les centres de données devient de plus en plus forte. L'entraînement des modèles d'IA nécessite de nombreuses ressources, toutes synonymes d'une consommation énergétique élevée. Les infrastructures requises pour l'entraînement, comme les centres de données, comprennent d'énormes serveurs et systèmes de stockage, qui consomment une quantité considérable d'électricité, à la fois pour leur fonctionnement et pour la régulation de la température. Dans ces centres de données, le matériel utilisé, souvent des GPU puissants ou des unités de traitement tensoriel (TPU), fonctionne en continu pour optimiser les modèles d'IA. La facture énergétique est donc exorbitante et aucun acteur de ce secteur ne peut nier cette réalité, y compris Microsoft.Une récente offre d'emploi publiée par l'entreprise laisse penser que Microsoft envisage d'utiliser l'énergie nucléaire pour alimenter ses centres de données. Cette offre évoque un poste de "Principal Program Manager Nuclear Technology" qui serait responsable de l'intégration des petits réacteurs modulaires (SMR) et des microréacteurs dans le processus de production. Les SMR ne sont pas encore disponibles sur le marché, mais il s'agit de réacteurs plus compacts que les réacteurs conventionnels, produisant moins d'énergie et étant sérieusement envisagés comme une alternative viable. À ce jour, leur utilisation principale est à des fins militaires, notamment pour équiper des sous-marins et des porte-avions.Cependant, rien n'est encore définitif, et Microsoft devra surmonter de nombreux défis, notamment sur le plan réglementaire, avant de pouvoir envisager l'intégration de ces SMR. L'installation de modules nucléaires à proximité des centres de données soulève également des questions de sécurité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 4, 20232 min

Des prévisions météo plus fiables grâce à l’IA ?

Les prévisions météorologiques bénéficient désormais de l'intelligence artificielle pour anticiper les trajectoires des ouragans et autres phénomènes climatiques extrêmes. En effet, les modèles d'intelligence artificielle, développés par des géants technologiques tels que NVIDIA, Huawei et Google DeepMind, affichent des performances prometteuses en améliorant la précision des prévisions et en accélérant le processus.Actuellement, la saison des tempêtes et des ouragans sert de terrain d’expérimentation pour faire entrer le monde de la prévision météorologique dans une nouvelle ère. Par exemple, des modèles d'IA ont été utilisés pour prédire la trajectoire de l'ouragan Lee, classé en catégorie 5, qui a balayé le nord des Antilles avec des vents atteignant 270 km/h au cours du mois de septembre. Ces essais ont donné des résultats d'une précision remarquable. Lorsque l'ouragan se dirigeait vers la Nouvelle-Écosse, l'intelligence artificielle avait déjà anticipé sa trajectoire. Contrairement aux méthodes traditionnelles qui s'appuient sur des modèles de physique atmosphérique pour prédire les mouvements des ouragans, les nouvelles générations de modèles basés sur l'IA adoptent une approche différente.Au lieu de se concentrer sur la physique, ces modèles apprennent et évoluent à partir de décennies de données atmosphériques en possession des scientifiques, ce qui leur permet de produire des prévisions plus rapides et plus précises, même si des améliorations sont encore nécessaires. Cependant, il convient de noter que les modèles d'IA ont leurs limites, avec une fâcheuse tendance à minimiser les valeurs extrêmes, et éprouvent des difficultés à prédire les précipitations.Les experts saluent l'efficacité de ces modèles, car ils peuvent générer rapidement plusieurs scénarios, améliorant ainsi la capacité d'anticipation des ouragans en quelques minutes seulement. Cependant, en ce qui concerne la fiabilité et la précision, les modèles d'IA peinent encore à rivaliser avec leurs homologues basés sur la physique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 3, 20231 min

Un robot conçu par un étudiant pour aider les pompiers ?

Ces vingt dernières années, les incendies de forêt ont été multipliés par deux en raison des dérèglements climatiques. La France n’a pas été épargnée, avec on s’en souvient des feux massifs en 2022 en Bretagne, en Gironde et dans les Landes. Cette année encore, de nombreuses destinations européennes y ont été exposées comme le Portugal.Dans d’autres pays, des initiatives voient le jour pour faire face aux incendies et aider les pompiers. C’est ainsi que Siddharth Thakur, un étudiant en génie électrique et informatique à l’université du Texas a mis au point un robot qui pourrait changer le quotidien des pompiers. Baptisé FireBot, celui-ci est extrêmement résistant aux hautes températures et se contrôle sans fil via un smartphone ou une tablette, ce qui lui permet d’épauler les soldats du feu dans leurs opérations de recherche et de sauvetage.Concrètement, FireBot va pénétrer dans des bâtiments en feu, où il partira en quête de victimes tout en évaluant les potentiels dangers. Au moment de pénétrer dans les flammes, les pompiers devraient donc être plus à même de jauger la situation et les écueils qui se présentent à eux. L’intérêt de ce robot, c’est surtout son prix. Contrairement à d’autres engins professionnels qui coûtent environ 300 000 $, FireBot ne coûte que 90 000 $. D’autre part, la durée de vie de cette machine a été évaluée à dix ans, ce qui en fait une solution plutôt rentable.Dans le détail, FireBot est fabriqué à partir d’un certain nombre d’alliages spéciaux, mais aussi doté de technologies de refroidissement. Ces dernières viennent garantir une bonne résistance aux flammes (jusqu’à 3 m de haut) et aux températures élevées (jusqu’à 1 000 °C). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 2, 20231 min

Les nuages contiennent aussi des microplastiques ?

D’après une étude publiée dans la revue Environmental Chemistry Letters, des scientifiques se sont rendus sur le Mont Fuji et le Mont Oyama au japo, afin de collecter de l'eau issue des nuages qui entourent leur sommet. Et d’après ces chercheurs, je cite « c'est la première fois que des microplastiques en suspension sont confirmés dans l'eau des nuages ».Ces derniers ont identifié neuf différents types de polymères et un de caoutchouc dans les microplastiques transportés dans l'air – allant de 7 à 94 micromètres. Les polymères hydrophiles, c'est-à-dire ceux attirant l'eau, ont été retrouvés en abondance, suggérant un rôle possible dans la formation des nuages et donc sur le climat. Je cite l’auteur principal de l’étude Hiroshi Okochi, « si on ne s'attaque pas de façon proactive au problème de la "pollution plastique de l'air", des changements dans le climat et des risques écologiques pourraient devenir une réalité, causant des dommages environnementaux graves et irréversibles à l'avenir ».Car comme l’explique Hiroshi Okochi, lorsque les microplastiques atteignent la partie supérieure de l'atmosphère, et sont exposés aux ultraviolets du Soleil, ils se dégradent, ce qui relâche des gaz à effet de serre et contribue au changement climatique. Ces microplastiques proviennent de rejets industriels, de textiles, ou encore de pneus de voitures. S’ils ont été retrouvés dans la banquise arctique ou encore la neige des Pyrénées, la façon dont ils sont transportés reste assez méconnue, avec notamment peu de recherches sur leur transport dans l'air. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 1, 20231 min

Voiture électrique : enfin une baisse massive des prix ?

Les panneaux solaires ne sont pas les seuls équipements à bénéficier de baisses de prix significatives quand on pense décarbonation. Les batteries au lithium-ion, largement utilisées dans les voitures électriques, connaissent également une réduction de leur coût d'achat, malgré la pression sur les matériaux nécessaires à leur fabrication.Autrefois très élevés, les tarifs des batteries ont connu une baisse importante au cours de la dernière décennie, avec une accélération notable en août. Selon Benchmark Mineral Intelligence, une agence d'information basée à Londres, le coût moyen des batteries est tombé à 98,20 dollars par kilowattheure. C'est la première fois en deux ans que les prix passent en dessous de la barre des 100 dollars/kWh. Si cette tendance se maintient, cela signifierait que les tarifs des véhicules électriques seraient quasiment similaires à celui des véhicules à combustion. Et entre le début de la décennie et mars 2022, la chute est encore plus spectaculaire, avec une baisse des prix de 78 %. Une baisse qui s’explique par plusieurs facteurs.Tout d'abord, les subventions gouvernementales pour le développement de la mobilité électrique ont considérablement augmenté dans le monde entier, offrant un soutien essentiel aux constructeurs automobiles. La concurrence dans le secteur s'est également intensifiée, en particulier avec l'entrée remarquée de la Chine sur le marché, devenant ainsi un pays capable de produire une quantité astronomique de véhicules électriques à des prix très compétitifs.D'un autre côté, l'industrie de la fabrication des composants de batteries a réalisé d'importantes avancées, notamment dans la chimie des batteries, ce qui a logiquement entraîné une baisse des coûts. De plus, les matières premières comme le lithium, le cobalt et le nickel ont également vu leurs prix diminuer. De plus, une demande moins forte que prévu, notamment aux États-Unis, a conduit certains constructeurs à avoir un stock de véhicules électriques invendus équivalant à 100 jours de vente. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 28, 20232 min

Hydrogène vert : la moitié de la production vient de Chine ?

La Chine joue un rôle majeur dans de nombreux domaines d'avenir, qu'il s'agisse des métaux rares, des batteries pour les véhicules électriques, ou, comme récemment signalé par l'Agence internationale de l'énergie atomique, dans le secteur de l'hydrogène vert. En effet, selon cette institution, la Chine semble être largement en avance sur la concurrence.L'hydrogène vert suscite un vif intérêt au sein de nombreuses entreprises. On le produit grâce à des unités appelées électrolyseurs, qui séparent les atomes d'hydrogène et d'oxygène présents dans l'eau en utilisant de l'électricité provenant de sources renouvelables telles que le solaire ou l’éolien, ou toute autre source dite verte, à condition qu'elle ne produise pas de gaz à effet de serre. D'après l'AIEA, la Chine a réalisé d'importants investissements, et d'ici la fin de l'année, sa capacité installée d'électrolyseurs devrait atteindre 1,2 gigawatt, soit 50 % de la capacité mondiale de production d’hydrogène vert. Ceci dit, encore faut-il que les sources d’où proviennent l’électricité soient vraiment verte, la Chine étant encore adepte du charbon, ce qui dans ce cas donnerait lieu à de l’hydrogène gris.Bien que la Chine devrait maintenir sa position de leader, d'autres acteurs sont également en passe de développer des capacités significatives. Selon l'AIEA, si tous les projets en cours aboutissent, la production mondiale d'hydrogène bas carbone pourrait atteindre 38 millions de tonnes par an d'ici 2030, ce qui contribuerait à soutenir la transition énergétique. Cependant, l'AIEA souligne que l'augmentation des coûts dans ce secteur au cours des derniers mois, parfois jusqu'à 50 %, pourrait ralentir cette dynamique. De plus, l'utilisation d'hydrogène bas carbone reste encore loin de répondre pleinement aux objectifs climatiques nécessaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 27, 20231 min

Presque tous les Européens respirent un air toxique ?

Pratiquement tous les citoyens européens seraient exposés à un air pollué. Une récente étude financée par l'Union européenne met en lumière l'ampleur de la pollution atmosphérique, responsable de 400 000 décès annuels, et qui s’avère très préoccupante. Grâce à l'agrégation de données provenant de plus de mille stations météo, le journal The Guardian a révélé que 98 % des habitants du continent vivent dans des zones où les niveaux de pollution par les particules fines dépassent les directives fixées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Si la pollution touche pratiquement l'ensemble de l'Europe, d'importantes disparités existent entre l'ouest et l'est du continent. Parmi tous les pays touchés, c’est la Macédoine du Nord qui souffre le plus de cette situation, avec des concentrations de particules fines quatre fois supérieure aux normes de l'OMS. Au total, 5 % des Européens, soit environ 30 millions de personnes, sont confrontés à des niveaux de dépassement similaires. L'Allemagne ne fait pas exception, car les trois quarts des habitants de la première économie européenne et du pays le plus peuplé respirent un air pollué.L'étude souligne également les inégalités socio-économiques en matière d'exposition à la pollution. "Les pays les plus touchés sont généralement ceux dont le revenu moyen est le plus bas. Sans compter que l'Union européenne est sous pression pour réduire la pollution causée par les particules fines. Dans cette optique, le Parlement a adopté une proposition de loi alignée sur les directives de l'OMS. D'ici 2035, les États membres devront respecter des concentrations annuelles de PM2,5 de 5 microgrammes par mètre cube, soit cinq fois moins que les seuils actuels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 26, 20231 min

Pearl Harbor : une source de données sur le climat de la Seconde Guerre mondiale ?

Grâce à la contribution de milliers de volontaires, des chercheurs vont désormais pouvoir examiner les impacts de la Seconde Guerre mondiale sur le climat. Ils disposent à présent d'une importante quantité de données provenant des épaves des navires américains coulés par l'aviation japonaise le 7 décembre 1941 près de l'île d'Hawaï, dans l'océan Pacifique. Une révélation provenant d'une étude publiée mi-septembre dans la revue RMets.Historiquement, l'attaque japonaise sur Pearl Harbor a entraîné l'entrée en guerre des États-Unis, mais peu d'informations étaient disponibles sur ses conséquences environnementales de cet événement. Les dix-neuf cuirassés coulés recèlent pourtant une mine de données météorologiques recueillies principalement dans l'océan Pacifique pendant la guerre, comme des relevés de température de l'eau, pression atmosphérique, direction du vent, etc. Autant d’éléments essentiels pour comprendre l'évolution climatique lors d'un conflit mondial.Et la collecte de ces données s'est avérée être une tâche très complexe, mobilisant un grand nombre de bénévoles. En tout, 28 000 images de journaux de bord stockées dans les systèmes électroniques des cuirassés ont été analysées, sans oublier les enregistrements issus des systèmes de communication, qui ont ajouté des millions de données à cette gigantesque base. La fiabilité et la véracité de ces données ont été minutieusement vérifiées par les scientifiques. Jusqu'à récemment, ces archives étaient classifiées par les autorités américaines depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le Pentagone n'autorisé leur déclassification que récemment.Les méthodes de collecte des données climatiques de l'époque étaient également conditionnées par les nécessités de la guerre. Les observations étaient effectuées de jour, lorsque le risque d'être repéré par des navires ennemis était moindre, ce qui pouvait faire apparaître des températures légèrement plus élevées. Des études antérieures ont suggéré que les années de guerre avaient connu des températures anormalement élevées. Les nouvelles données obtenues contribueront à éclaircir cette incertitude quant à l'impact du conflit sur l'élévation des températures et, plus généralement, à améliorer la compréhension des chercheurs sur l'évolution climatique depuis le début du XXe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 25, 20232 min

Fini le charbon en France en 2027 ?

Pour la transition écologique, "la première étape, c'est de sortir du charbon, une source d'énergie fossile extrêmement polluante". Ces mots, ce sont ceux du président Emmanuel Macron dimanche 24 septembre à la télévision, avant de dévoiler les détails de la feuille de route écologique à l'Élysée. Car d'ici à 2027, l’idée serait de fermer les centrales au charbon de Cordemais à l’Ouest du Pays, et de Saint-Avold dans l’Est, avec l’objectif de les convertir en centrale de biomasse. Vous vous en souvenez peut—être, Emmanuel Macron avait déjà promis de fermer toutes les centrales à charbon, d'ici la fin de son mandat. Greenpeace a toutefois exprimé sa déception qualifiant cette annonce de "recul". L'organisation a rappelé qu'Emmanuel Macron avait initialement promis cela lors de son premier mandat, soit la fin du charbon en France en 2022.Autre dossier important dans son interview télé, les nouvelles chaudières à gaz ne seront pas interdites. Je cite le président, « nous ne pouvons pas laisser nos concitoyens, en particulier dans les zones rurales les plus reculées, sans solution » fin de citation. Cependant, le chef de l'État a plaidé en faveur de l'accompagnement des ménages pour l'installation de pompes à chaleur, je cite « une solution intelligente, économique en termes d'énergie, et qui réduisent considérablement les émissions de gaz à effet de serre » fin de citation. À noter que la production de ces pompes à chaleur devrait tripler dans les années à venir d’après le président.En somme, je cite « la France réalise une réindustrialisation grâce à l'écologie » fin de citation, mentionnant également le secteur des véhicules électriques, que la France prévoit de produire sur son territoire au moins un million de véhicules d’ici 2027 là encore. En attendant, face à la hausse des prix des carburants, le président a aussi appelé son gouvernement à rétablir une indemnité pouvant atteindre 100 euros par voiture et par an, destinée aux travailleurs les plus modestes et ayant besoin de se déplacer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 24, 20232 min

Textile : une technique française de recyclage unique au monde ?

Alors que seulement 1% des textiles en Europe sont recyclés à l'échelle industrielle, plusieurs acteurs s'engagent pour développer cette filière encore naissante, à l'exemple du Cetia qui innove dans la préparation au recyclage des chaussures. Actuellement, en Europe, les chaussures sont soit désassemblées manuellement, soit simplement broyées. À l'origine, le Cetia était une chaire de recherche de l'école d'ingénieurs Estia. Désormais, c’est une vraie entreprise travaillant en partenariat avec le centre privé de recherche CETI, et elle propose des prototypes novateurs pour le recyclage du textile et du cuir avec son projet baptisé Re-shoes.Un projet crucial pour de nombreux observateurs puisque tant que nous n'aurons pas de solution de préparation de la matière en vue de son recyclage, nous n'aurons pas de filière de recyclage française d’après eux. Actuellement, la majeure partie du petit pourcentage des textiles recyclés en Europe ne permet pas de produire de nouvelles fibres, mais est transformée en isolants, rembourrage, bitume, etc. Concrètement, la machine du Cetia identifie la couleur et la composition du tissu lors du mélange de deux matériaux grâce à une technologie infrarouge. Les vêtements triés passent ensuite dans une autre machine qui sépare les éléments durs (fermetures à glissière, boutons, etc). La matière ainsi obtenue a une composition connue et peut être réutilisée plus facilement.Pour faciliter le recyclage, certaines marques, dont Decathlon - l'un des premiers soutiens du Cetia - intègrent dès la conception des éléments tels que le nombre de matériaux utilisés et les éléments perturbateurs. Decathlon vise 100% de produits écoconçus d'ici 2026. Le recyclage est également une question politique puisque chaque année, 200 000 tonnes de déchets textiles français sont exportées dans d’autres pays faute de solution dans notre pays. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 21, 20231 min

Des rocades « centrales solaire » à Bordeaux ?

Alors que Bordeaux est renommée pour ses vins exceptionnels, la ville se fixe désormais d'autres ambitions. Son célèbre boulevard périphérique de 45 kilomètres suscite l'intérêt du maire écologiste Pierre Hurmic, qui envisage de le métamorphoser en une véritable centrale solaire pour produire une quantité considérable d'électricité. Cette structure innovante sera conçue pour convertir l'énergie solaire en électricité grâce à des panneaux solaires installés au-dessus de la chaussée. Outre sa production électrique, cette immense ombrière photovoltaïque répondra à divers enjeux environnementaux, offrant ainsi un impact écologique global. Elle pourra collecter les eaux de pluie, capturer le dioxyde de carbone grâce à des dispositifs spécifiques, fournir de l'ombre aux conducteurs pour réduire l'utilisation de la climatisation de leurs véhicules, et atténuer les nuisances sonores du trafic grâce à sa conception.Bien que ce projet soit prometteur, sa réalisation dépendra d'une coopération fructueuse entre la municipalité et l'État. En effet, l'État détient la propriété du boulevard périphérique de Bordeaux, et aucune avancée significative ne pourra se faire sans son accord. Ce qui distingue ce projet des autres initiatives déjà envisagées, c'est qu'il tire parti d'une infrastructure préexistante. Cette approche permet de minimiser la conversion des terres agricoles en champs de panneaux solaires, réduisant ainsi l'empiétement urbain sur les zones rurales. Si ce projet voit le jour, l'ombrière pourrait générer suffisamment d'énergie pour alimenter 40 000 foyers, soit l'équivalent d'une ville comme Aubagne. Plus largement, cette initiative pourrait ouvrir la voie à la transformation d'autres routes et structures artificielles en sources d'énergie solaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 19, 20231 min

Batterie : une pénurie de lithium dès 2025 ?

Le lithium figure parmi les matières essentielles pour soutenir la transition énergétique. Des smartphones aux voitures électriques en passant par les "mégapacks" et les batteries géantes destinées à alimenter les réseaux électriques et à stocker les énergies renouvelables, le lithium est la solution privilégiée par les industries du monde entier afin d’alimenter les objets qui font partie intégrante de nos vies. En conséquence, le lithium est omniprésent et son utilisation devrait encore augmenter au cours des prochaines années. Cependant, cette croissance pourrait être compromise si les réserves mondiales ne sont pas suffisantes. Selon une analyse de Fitch relayée par CNBC, et confirmant des inquiétudes déjà présentes depuis plusieurs années, la demande croissante de lithium pourrait conduire à une pénurie mondiale dès 2025.Comme le souligne CNBC, Fitch fait partie des observateurs les plus pessimistes en la matière. Bien que la perspective d'une pénurie soit envisagée depuis un certain temps, d'autres analystes estiment qu'elle pourrait survenir plus tard. Cependant, selon Fitch, la Chine, qui semble insatiable en matière « d'or blanc", joue un rôle crucial dans cette situation. Grâce à sa politique commerciale très agressive et à des subventions publiques massives qui suscitent désormais des préoccupations au sein de l'Union européenne, la Chine exerce une forte influence sur un marché déjà en difficulté.En inondant le monde de lithium, la Chine pourrait contribuer à faire chuter les prix, notamment dans le secteur de l'automobile électrique, où l'adoption connaît une croissance exponentielle dans de nombreux marchés. Une bonne nouvelle pour le portefeuille des consommateurs… Mais en augmentant la demande de batteries, et donc de lithium, cette hypothétique pénurie mondiale pourrait réellement arriver dans moins de deux ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 19, 20231 min

Eclairage écolo : et pourquoi pas des arbres bioluminescents ?

En matière d'urbanisme, l'éclairage public représente souvent un défi de taille. Cependant, une start-up strasbourgeoise nommée Woodlight, fondée par Rose-Marie et Ghislain Auclair, deux biologistes, se penche sur une solution innovante : les arbres bioluminescents.Mais en quoi consiste précisément cette idée ? Fondamentalement, elle vise à permettre à certains arbres adaptés à la vie en milieu urbain de produire leur propre lumière. Pour simplifier, la bioluminescence découle d'une réaction chimique entre une enzyme et le substrat d'un organisme. La luciférine, une molécule du substrat, s'associe à la luciférase, une enzyme, pour former de l'oxyluciférine, une molécule capable d'émettre une lumière bleu-verte. Cette explication est concise, mais c'est le principe que souhaite exploiter Woodlight. Pour concrétiser cette idée, les deux biologistes doivent désormais identifier les gènes responsables de la bioluminescence chez certains organismes afin de les introduire dans les arbres.En cas de réussite, ce projet offrirait plusieurs avantages. Tout d'abord, ces arbres pourraient émettre de la lumière sans nécessiter d'électricité pour leur éclairage, ce qui constituerait une avancée considérable. De plus, leur éclairage n'engendrerait ni chaleur excessive ni pollution lumineuse. Cependant, il est important de noter qu'un organisme bioluminescent ne peut pas éclairer aussi intensément qu'un lampadaire. Pour cette raison, Woodlight envisage que son système vienne compléter les éclairages urbains existants, plutôt que de les remplacer. Par exemple, il pourrait être utilisé dans les parcs ou pour baliser les pistes cyclables. Le duo espère que son innovation sera prête pour une éventuelle commercialisation aux alentours de 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 18, 20231 min

Recycler les batteries électriques avec du CO2 ?

Lorsqu'on évoque la décarbonation, on a souvent en tête les voitures électriques... mais il est essentiel de rappeler que les voitures électriques impliquent des batteries, et donc le recyclage, un domaine encore en pleine évolution en raison de sa complexité. Cependant, une petite start-up basée à Lyon semble avoir résolu ce défi.La méthode mise au point par cette start-up est à la fois écologique, avec une empreinte carbone minime, et respectueuse de l'environnement : elle n'implique pas l'utilisation d'acides ni de rejets industriels liquides. De plus, elle utilise des équipements de petite taille. Sans donner tous les détails de son procédé, le fondateur Julien Leclaire explique qu'en utilisant le CO2, il est parvenu à séparer tous les métaux et matériaux rares. Ces métaux ainsi traités sont transformés en poudre, que Julien Leclaire et ses partenaires réutilisent ensuite pour fabriquer des électrodes et des batteries. Le prochain objectif de cette entreprise est de passer de l'innovation à la production à grande échelle. Grâce au Plan France 2030, Julien Leclaire et son équipe bénéficient d'un soutien financier de 23 millions d'euros pour concrétiser leur projet.Ils prévoient donc d'établir une unité opérationnelle dans la Vallée des Batteries, un pôle industriel spécialisé en cours de développement dans les Hauts-de-France. Les ambitions de Julien Leclaire sont audacieuses mais réalisables : construire deux usines entre 2026 et 2028 (une pour le traitement des batteries et une autre pour les déchets de production), ainsi qu'au moins cinq usines en Europe d'ici 2030. La recherche de nouvelles méthodes de recyclage des cellules électriques est devenue essentielle, compte tenu de l'accélération de la transition vers cette source d'énergie. Bien que la capture du dioxyde de carbone représente un atout majeur dans ce processus, son déploiement à grande échelle nécessite également une réflexion approfondie. Des initiatives telles que les aspirateurs géants de CO2 aux États-Unis pourraient compléter efficacement la solution proposée par Julien Leclaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 17, 20232 min

Pollution : la France n'a pas respecté ses objectifs ?

L'an dernier, la France n'a pas atteint ses objectifs en matière d'émissions nettes de gaz à effet de serre, principalement en raison d'une absorption de CO2 moindre que prévu par les forêts et les sols, selon les dernières données de l'Observatoire climat-énergie. Les émissions brutes du pays se sont élevées à près de 404 millions de tonnes équivalent CO2 l'an dernier.Cependant, le chiffre des émissions nettes est en deçà des attentes. Cela s'explique en grande partie par une absorption de CO2 moins importante que prévu par les forêts et les sols, deux puits de carbone naturels, qui n'ont atteint que la moitié des prévisions. L'observatoire souligne que la diminution de l'efficacité des puits de carbone ces dernières années, en particulier dans les forêts, est due aux sécheresses (aggravées par le changement climatique), aux incendies et aux maladies. Il note également que l'évaluation des données dans ce secteur est complexe. La question de la diminution des puits de carbone en France est déjà connue, le Haut conseil pour le climat (HCC) ayant souligné en juin que les puits de carbone forestiers avaient fortement diminué récemment, en raison de la mortalité des arbres, plus élevée que prévu, et de la réduction de la croissance des arbres.En ce qui concerne l'énergie, l'Observatoire, dans son rapport publié jeudi, considère que la situation de la France est "critique", avec un retard dans la réalisation des objectifs de réduction de la consommation d'énergie et de promotion des énergies renouvelables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 14, 20231 min

Avions : fini les traînées de condensation dans le ciel ?

Moteurs à hydrogène, biocarburants, cockpits intelligents... Pour réduire le mauvais bilan carbone de nos avions et construire les appareils de demain, les spécialistes rivalisent d’ingéniosité, notamment dans le but de mettre un terme aux trainées de condensations après le passage des avions, qui accélère en partie le changement climatique.Le problème des traînées de condensations, c’est qu’elles sont constituées de cristaux de glace qui vont ensuite former des nuages artificiels autour des particules contenues dans les gaz d’échappement des avions. Ces nuages que sèment les aéronefs vont emprisonner la chaleur dans l’atmosphère terrestre. Des scientifiques estiment que les réduire pourrait donc permettre de ralentir la progression du changement climatique.Récemment, le site économique Quartz s’est fait l’écho d’une initiative portée par la compagnie American Airlines qui a testé une technologie développée par Google et par l’organisation Breakthrough Energy, de Bill Gates. Les deux entreprises ont développé des modèles basés sur les données du satellite météorologique GOES-16 de la NASA, mais aussi sur d’autres indicateurs météorologiques. Dans un premier temps, l’objectif de ses modèles sera d’identifier les traînées de condensation, puis ensuite, de prédire dans quelles régions du monde ses trainées seraient susceptibles de se former.Afin de tester la viabilité de cette initiative, les deux sociétés ont sollicité American Airlines. Les différentes prévisions ont été intégrées dans le logiciel de planification de vol des pilotes qui ont réalisé 70 vols entre janvier et mars 2023, sur des itinéraires standards et modifiés, pour que des comparaisons puissent être effectuées. Après analyse des données satellite, les chercheurs ont estimé que leur logiciel réduisait la création de traînées de condensation à hauteur de 54%. Néanmoins, des axes d’amélioration ont été mis en évidence. En effet, les manœuvres supplémentaires effectuées par les pilotes ont entraîné l’augmentation de la consommation de carburant d’environ 2%. Un chiffre bas, certes, mais tout de même jugé "significatif" par la compagnie aérienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 13, 20232 min

L’Allemagne va finalement investir dans le nucléaire ?

Avec la guerre en Ukraine et la fin du gaz russe à prix bas, l'Allemagne doit de toute urgence trouver de nouvelles sources d'énergie pour alimenter son réseau électrique. Pour ce faire, toutes les idées sont bonnes, même le recours au nucléaire. Si la France ne se souvient que trop bien du ressentiment Allemand envers l’énergie nucléaire, Berlin semble avoir retourné sa veste en annonçant la mise en place d'un programme d’un milliard d'euros afin de soutenir la recherche dans le domaine de la fusion nucléaire sur les 5 prochaines années. Une première partie de cette enveloppe, soit 370 millions d'euros, vient dans ce cadre d'être allouée à trois centres de recherche.Après avoir fermé l’an dernier l'ensemble de son parc nucléaire suite à la catastrophe japonaise de Fukushima, l'Allemagne semble faire volte-face. Enfin, à moitié seulement car au lieu de revenir à la fission nucléaire, la technologie utilisée dans le parc nucléaire français, le pays vise davantage la maîtrise de la fusion nucléaire. Comme on en a déjà parlé à plusieurs reprises dans ce podcast, les avancées dans la fusion nucléaire sont prometteuses, mais le process pour qu’un réacteur produise plus d’énergie qu’il n’en consomme n’est pas encore maîtrisé, par aucune nation. Et ce n’est pas faute de projets d’envergure aux quatre coins du monde comme le réacteur ITER au sud de la France, ou celui de la National Ignition Facility aux Etat-Unis .Et si l'Allemagne fonce sur la fusion, c’est parce que contrairement à la fission, cette technique ne produit pas de déchets nucléaires. Dans le détail, l’Allemagne souhaite privilégier l'approche du développement par les lasers, contrairement aux technologies magnétiques d'ITER. Pour la ministre fédérale de la recherche allemande, la fusion est une chance énorme de résoudre tous les problèmes énergétiques. Une technique dont le parti écologiste allemand n’est pas fan, mais qui semble faire davantage l’unanimité dans la classe politique que les seuls éoliennes et panneaux solaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 12, 20231 min

Bientôt des panneaux pluvio-voltaïques ?

Si les toutes premières cellules photovoltaïques ont vu le jour en 1913, le véritable panneau solaire a été créé en 1954 par des chercheurs du laboratoire Bell, dans le New Jersey. À l'époque, ces panneaux affichaient un rendement très modeste aux alentours de 6 %. Cependant, cette technologie a connu des avancées significatives, en grande partie grâce à son utilisation dans le domaine spatial. Aujourd'hui, l'industrie photovoltaïque est solidement établie et suscite un vif intérêt. Récemment, des chercheurs de l'Université de Tsinghua en Chine mis au des panneaux capables de produire de l'électricité à partir de l'énergie de la pluie.Si l’idée peut sembler surprenante, mais elle est pourtant bien réelle. Il est en effet connu que la friction des gouttes d'eau peut être convertie en électricité. Le principal obstacle résidait jusqu'ici dans le rendement très limité du processus, qui représentait à peine quelques microwatts, ce qui est à peine suffisant pour allumer une petite ampoule. Cependant, les chercheurs ont découvert une technique de fabrication novatrice permettant d’obtenir une puissance remarquable de 200 watts par mètre carré grâce à leurs panneaux pluvio-voltaïques, se rapprochant ainsi des panneaux solaires traditionnels.L'avantage majeur de cette innovation réside dans sa capacité à produire de l'énergie aussi bien par temps ensoleillé que pluvieux, ce qui est absolument fantastique, puisqu’il serait possible de produire de l’électricité par tous les temps, sans se soucier des conditions météos. L'efficacité de ces panneaux variera bien sûr en fonction de l'intensité de la pluie, car plus les gouttes seront grosses, plus la friction sera forte et donc l'énergie produite sera plus importante. Si la fabrication des cellules photovoltaïques n'est pas particulièrement respectueuse de l'environnement, cette innovation pourrait au moins permettre d’augmenter largement le rendement de ses équipements. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 11, 20231 min

Une nouvelle méthode pour produire facilement de l’hydrogène ?

Un groupe de chercheurs en chimie de l'université de Münster en Allemagne, prétend avoir mis au point une méthode photocatalyse révolutionnaire, ou pour résumer, une méthode permettant de simplifier la production d'hydrogène. Les conclusions de cette étude, publiées dans la revue Nature, mettent en avant la "division de l'eau" comme principal domaine d'application. Une découverte qui ouvre potentiellement la voie à de nouvelles avancées dans le domaine de la chimie.Si vous ne le saviez pas, la division de l'eau consiste à séparer ses différents constituants élémentaires, soit l'hydrogène et l'oxygène. De son côté, la photocatalyse exploite la puissance de la lumière pour déclencher des réactions chimiques. Et contrairement aux autres méthodes, la séparation de l'eau serait d’une impressionnante efficacité pour produire de l'hydrogène. Mais si l'hydrogène vert est considéré comme une source d'énergie, la séparation des atomes d'hydrogène et d'oxygène demeure un défi majeur pour les industriels et les scientifiques.L'équipe de chercheurs, dirigée par le professeur Armido Studer, a développé un processus photocatalytique novateur pour activer l'eau. Ils ont opté pour l'utilisation de triarylphosphines, un composant qui facilite le transfert des atomes d'hydrogène. Une fois séparés, les atomes d'hydrogène deviennent manipulables par les chercheurs. Le professeur Studer a souligné que ce nouveau système fournissait je cite "une plateforme idéale pour étudier les processus chimiques peu explorés qui utilisent l'atome d'hydrogène comme réactif en synthèse." Cette avancée prometteuse présente de nombreuses implications potentielles, notamment dans les domaines de la science des matériaux, de la recherche pharmaceutique et même de l'agriculture. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 10, 20232 min

Exploiter les océans pour lutter contre le changement climatique ?

Parmi toutes les solutions technologiques existantes pour lutter contre le dérèglement climatique, on trouve le stockage du CO2. Si les forêts et océans le capture naturellement, plusieurs centaines de scientifiques militent en faveur d’une expérimentation sur le stockage du CO2 dans les fonds marins.On ne cesse de le répéter dans ce podcast, les gaz sont les ennemis numéro 1 de l’humanité quand on parle de réchauffement climatique, en particulier le CO2. Pour réduire au maximum l'impact de l'activité humaine sur le climat, il faut donc réduire le plus possible les rejets de cette molécule dans l'atmosphère. Mais face à nos modes de consommation, cette réduction est quelque peu compliquée… ou tout du moins, tous les pays ne sont pas forcément prêts à jouer le jeu. Ainsi, plusieurs solutions tournant autour du stockage du carbone sont explorées. Jusque-là, c'est l'enfouissement de cuves pleines de CO2 qui était privilégié. Mais d’après plus de 200 scientifiques, plutôt que de le stocker sous terre, il faudrait regarder du côté du côté des océans.Dans une lettre ouverte, ces 200 scientifiques appellent à mener des essais sur le rejet de dioxyde de carbone directement dans les eaux afin de voir si une telle chose pourrait entraîner des problèmes pour la vie marine. Je cite, « si les méthodes d'élimination du dioxyde de carbone à partir des océans présentent un potentiel énorme, elles comportent également des risques », expliquent-ils. En clair, ces scientifiques veulent savoir si l'on peut exploiter le potentiel énorme d'absorption de l'océan, qui capture 50 fois plus de CO2 que l'atmosphère, sans créer une nouvelle catastrophe environnementale en parallèle du dérèglement climatique. Je cite à nouveau, « l’humanité ne dispose pas encore de suffisamment d'informations sur l'efficacité ou l'impact d'une telle approche, et ne peut donc pas prendre de décisions éclairées sur une utilisation à grande échelle » fin de citation. À noter que plusieurs grands noms se sont joints à l'initiative, comme David King, conseiller scientifique du gouvernement britannique entre 2000 et 2007, ou encore l'ancien climatologue de la NASA James Hansen. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 7, 20232 min

Un an de transport gratuit contre un tatouage ?

Cet été, le ministère de l’environnement autrichien a proposé d'offrir un an de transport gratuit en échange d’un vrai tatouage. Pour profiter de cette offre singulière, il fallait impérativement se faire graver à l'encre sous la peau le mot "KlimaTicket", qui signifie billet climatique en français, et qui correspond à un abonnement annuel mis en place il y a deux ans pour inciter les Autrichiens à prendre davantage les transports en commun. S’il coûte quand même 1095€, il permet de prendre le bus, le métro, le train ou le tramway à volonté ! Et peu importe la localisation du tatouage, que ce soit sur l’avant-bras ou sous le pied, le simple fait de se faire tatouer ce mot donne droit à un an d’abonnement gratuit. À ce jour, environ 245 000 personnes possèdent un KlimaTicket. L'objectif de cette opération est d'attirer plus de monde, notamment les jeunes. C’est donc sur les festivals de musique que la société qui distribue le KlimaTicket s’est installée cet été pour informer les jeunes sur cette démarche, et leur permettre s’ils le souhaitaient de se faire tatouer. L’initiative a même été soutenue en personne par la ministre de l’environnement qui avait fait le déplacement au festival "Frequency" de Sankt Pölten, l'un des plus importants d'Autriche. D'après les médias locaux, une trentaine de personnes auraient accepté de se faire tatouer lors de l’événement.Sauf que vous vous en doutez, cette initiative ne plaît pas à tout le monde. En effet, beaucoup de jeunes se sont indignés en expliquant, je cite un commentaire, que « le train et les tatouages ne renvoient pas à la période la plus glorieuse de notre histoire », ou bien, « se servir de sa peau pour faire de la pub et gratter un peu d'argent parce qu'on n’a pas les moyens ? Notre société est tombée bien bas » fin de citation. Les médias et élus de l’opposition ne sont pas en reste non plus, certains jugeant l'initiative comme « cynique à l'état pur », quand d’autres estiment que la ministre de l’environnement est complètement à côté de la plaque avec un procédé pointé du doigt comme étant « indigne »… je cite, « de l'argent pour de la publicité sous la peau - qui plus est de la part d'une ministre - révèle une image de l'être humain qui dépasse l'entendement » fin de citation.Pour autant Leonore Gewessler, c’est le nom de la ministre de l’environnement en Autriche, n'a pas reculé. Les représentants de la société qui gère le Klimaticket ont pour leur part assuré que les réactions des festivaliers avaient été "extrêmement positives" et que la campagne a été bien accueillie. Elle s'est donc contentée d'expliquer sur une chaîne de télévision que le tatouage n’était proposé qu’aux plus de 18 ans et uniquement en journée, insinuant que les festivaliers n'avaient pas pris leur décision dans un moment d'euphorie alcoolisée. Elle a également précisé que la plupart avaient déjà des tatouages, ce qui signifie, si l’on lit entre les lignes, qu’un de plus pour eux, ça ne change pas grand-chose. Il est toutefois peu probable que l'offre soit reconduite l'an prochain vu l’accueil mitigé qu’elle a reçu cette année. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 6, 20232 min

La "langue froide du Pacifique" est-elle la solution contre le réchauffement ?

Les océans sont considérés au même titre que les forêts comme les poumons de la Terre, piégeant le CO2 et rejetant de l’oxygène. Ceci dit, le plus grand d’entre tous, l’océan Pacifique, a enregistré une baisse de 0,5 °C de sa température sur les 30 dernières années, ce qui préoccupe les experts. En effet, dans un contexte de réchauffement global, cette tendance au refroidissement suscite des interrogations. Et visiblement, il ne s'agit pas d'une simple fluctuation à court terme, mais d’une constance qui se renforce chaque année depuis plusieurs décennies, que les scientifiques appellent la "langue froide du Pacifique".Et clairement, cela a un réel impact sur la météorologie et les prévisions climatiques. Pour certains instituts de recherche climatique, comme l'Université du Colorado, il s'agit même je cite, de "la question la plus importante sans réponse de la science climatique" fin de citation. Si la langue froide du pacifique qui donc refroidi les eaux près de l'Équateur persiste pendant de nombreuses années, cela aura des répercussions sur la météo en Californie, qui deviendrait alors plus sèche, mais aussi sur le manque de précipitations dans la Corne de l'Afrique, sur les incendies en Australie, et même sur la mousson en Inde.D’après les scientifiques, la température du Pacifique a une influence directe sur la température moyenne mondiale. Ce phénomène de refroidissement mystérieux pourrait donc contribuer partiellement à atténuer l'augmentation des températures due au changement climatique. D’après leurs explications, la présence d'une masse d'air froide au milieu d'un océan chaud génère de la condensation et de la convection, produisant ainsi davantage de nuages. Plus il y a de nuages, plus les rayons UV sont renvoyés vers l'atmosphère puisqu’ils ne parviennent pas à pénétrer. Ce scénario entraîne naturellement une diminution de la chaleur. Mais actuellement, ce phénomène de "langue froide" n'est pas pris en compte dans les calculs des modèles de prévision climatique, car il demeure largement incompris.Inutile de penser qu’il pourrait s’agir d’une solution naturelle face au réchauffement climatique, car ce n’est absolument pas le cas. En effet, à ce stade de leur connaissances, les scientifiques sont bien en peine d’expliquer le rôle de la langue froide du pacifique dans le climat mondial. En revanche, on peut au moins se demander quelle est donc la cause de ce refroidissement ? D’après les hypothèses des climatologues, il pourrait s'agir d'une variabilité naturelle due à des vents qui remontent des eaux froides des profondeurs des régions nordiques pour les ramener en surface, un mécanisme qu’ils ont nommé upwelling. Ce processus peut être ou bien naturel ou bien perturbé par le changement climatique. Autre hypothèse, il pourrait s’agir d’une conséquence dramatique du réchauffement climatique : la fonte des glaces en Antarctique. Ce qui pouvait paraitre comme un signe positif au premier abord n’a au final absolument rien de réjouissant comme vous pouvez le constater. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 5, 20232 min

Être payé pour moins prendre la voiture ?

C’est une première en France : être rémunéré pour laisser sa voiture au garage pendant les heures de pointe. La Métropole de Lille a lancé un système d'écobonus qui se déroulera sur neuf mois à partir de ce mois de Septembre. L'objectif est de dédommager les usagers qui optent pour le covoiturage, le télétravail ou les transports en commun afin de désengorger l'autoroute A1 et A23 lors des heures de pointe matinales et en fin de journée. Parmi les 3 000 volontaires inscrits, on retrouve notamment Kevin, un professeur de lettres, qui a accepté de témoigner auprès de France Info. Pour sa rentrée scolaire, il a choisi de ne pas prendre sa voiture, bien qu'il réside à Templeuve, à une vingtaine de kilomètres de son lieu de travail. Je le cite, "j'ai décidé de faire du covoiturage avec un collègue. Nous partons un peu plus tôt le matin, mais cela nous procure plus de confort. C'est surtout le stress des embouteillages qui est fatigant. Et là, nous l'évitons complètement" fin de citation.Ainsi, Kevin reçoit deux euros pour chaque trajet qu'il n'effectue pas en voiture pendant les heures de pointe. Pour Sébastien Le Prêtre, vice-président de la Métropole européenne de Lille en charge des mobilités et des transports publics, il s’agit d’une vraie nouveauté. Je le cite « nous ne sommes pas les premiers à le mettre en place en Europe, car notre source d'inspiration vient des Pays-Bas, où le dispositif a fait ses preuves. À notre échelle, nous serons la première métropole de France à lancer cette expérimentation qui durera neuf mois » fin de citation.Cette mesure, qualifiée d'écologique, suscite néanmoins des critiques de la part des Verts, notamment qui déplore que tout le monde ne peut pas télétravailler, ou trouver du covoiturage, ni même utiliser les transports en commun qui ne desservent pas tous les recoins de la métropole. Pour eux, rien ne permet d'affirmer que cela réduira la circulation globale. Cependant, la Métropole de Lille affirme le contraire et prévoit la réduction de 600 véhicules aux heures de pointe sur l'A1 et la moitié sur l'A23 grâce à cette initiative. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 4, 20231 min

Les influenceurs à la rescousse des compagnies pétrolières ?

Les géants de l'industrie pétrolière commencent tout juste à réaliser qu’ils ne sont pas particulièrement populaires parmi les jeunes générations. Afin de remédier à cette situation et de sécuriser leur avenir, ils ont décidé de s'associer à des influenceurs qui présentent avec enthousiasme leurs initiatives et leurs programmes de fidélité. Bien que l'impact de cette campagne de communication sur le public visé reste incertain, ces partenariats peuvent avoir des conséquences néfastes à bien des niveaux.Une enquête de l'AFP a révélé que de nombreux influenceurs concluent des accords rémunérés avec des entreprises de l'industrie pétrolière sur des plateformes telles que TikTok, Twitch et Instagram. Et ce phénomène s’observe partout sur Terre, que ce soit en Inde, au Mexique, aux États-Unis et ailleurs. Ces influenceurs, qu'ils comptent des millions d'abonnés ou un public plus restreint, semblent véritablement ravis de promouvoir les programmes de fidélité et les services des géants pétroliers tels qu'Exxon, Total et Shell. L'objectif est clair : toucher les jeunes générations, qui sont les plus sensibilisées aux impacts du changement climatique, et tenter de redorer le blason de cette industrie polluante.Cependant, l'effet positif sur l'image de ces marques reste à prouver, mais les répercussions sur les influenceurs qui y participent sont déjà visibles. Pour les influenceurs qui acceptent ces partenariats, la motivation est essentiellement financière, car l'industrie pétrolière, bien que peut-être en déclin, dispose encore de ressources considérables pour rémunérer ceux qui sont prêts à parler d’elle en bien.Cependant, ce choix pourrait rapidement se révéler préjudiciable pour les créateurs de contenu. Pour un certain nombre d’entre eux, le mode de vie qu’il affiche est bien souvent à l’opposé de ce qu’on pourrait considérer comme écologique. Par conséquent, promouvoir des marques à la réputation controversée, surtout si elles sont directement liées au changement climatique, est mal perçu par de nombreux abonnés. Reste à savoir si cette tendance restera circonscrite à un petit groupe d'influenceurs à travers le monde, ou si l’industrie pétrolière finira par atteindre ses objectifs grâce à sa puissance financière. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 3, 20232 min

Les festivals se transforment pour offrir une fête plus verte ?

Lorsqu'ils organisent des festivals, les responsables ne se contentent plus seulement de proposer des spectacles. Ils transforment ces événements en véritables laboratoires pour expérimenter de nouveaux modes de vie, plus respectueux de l’environnement, ce qui est nécessaire au vu des ressources consommées.Parmi toutes les résolutions prises par les festivals, We Love Green, qui se déroule au Bois de Vincennes à Paris, a décidé de ne proposer que des menus végétariens afin de réduire davantage l'empreinte carbone de l'événement. Dans cette même optique, de nombreux festivals ont opté pour des sources d'énergie plus propres, comme l'hydrogène vert. Autre expérience, devenue une tendance marquante ces dernières années, la fin des pièces et des billets. Une approche adoptée par le festival Le Cabaret Vert à Charleville-Mézières dans les Ardennes, ainsi que par Rock en Seine au Domaine national de Saint-Cloud.Concernant les sources d’énergies, l'hydrogène semble aujourd’hui avoir supplanté le gazole afin de générer l’électricité, notamment dans les endroits isolés. Dès l'été 2022, le festival Futur 2 à Hambourg, en Allemagne, se vantait d'être le "premier festival au monde" à être électrifié grâce à de l'hydrogène produit à partir d'énergie éolienne. Et l'approvisionnement en énergie verte est l'un des défis majeurs auxquels font face les festivals. De plus, les générateurs verts sont "quatre fois plus chers" que les générateurs diesel classiques. En effet, produire 1 kWh d'électricité à partir d'hydrogène coûte 2 euros, contre seulement 30 centimes pour l'électricité du réseau, et entre 1 et 1,20 euro à partir d'un groupe électrogène diesel classique. Ainsi, pour que cet enthousiasme soit durable, le véritable enjeu réside dans la réduction du coût de l'hydrogène vert.Côté nourriture, lors de la 13e édition du festival éco responsable We Love Green, le menu était entièrement végétarien. Une option culinaire inhabituelle pour un événement de cette envergure en Europe mais dont l'objectif était de réduire encore davantage l'empreinte carbone du festival, sachant que la production de viande représente environ 15% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Cette transition vers une offre 100% végétarienne a d’ailleurs demandé beaucoup d'efforts, mais avec la collaboration d'une cinquantaine de restaurateurs, le défi a été relevé et semble avoir été un succès pour le festival. Reste à savoir si ce verdissement se généralisera ou restera l’apanage de certains événements de niche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 31, 20232 min

Les experts du climat désertent en masse Twitter/X ?

Alors que Twitter était autrefois une plateforme prometteuse pour les scientifiques afin de partager leurs connaissances, ces derniers la désertent en masse en raison du cyberharcèlement dont ils sont victimes. Ces derniers mois, et plus précisément depuis l'acquisition de Twitter par Elon Musk en l’année dernière, cet acharnement contre les experts en climat a tout simplement explosé.Une étude publiée dans la revue Trends in Ecology & Evolution démontre que la moitié des militants en faveur du climat et de la biodiversité ont quitté Twitter au cours des dix derniers mois. Dans cette étude, les chercheurs ont comparé deux groupes d'utilisateurs de Twitter. D'un côté, un groupe constitué d'environ 450 000 internautes plutôt favorable à la lutte contre le changement climatique, et de l'autre, 380 000 comptes qui contestent les observations scientifiques liées au changement climatique. Dans leurs conclusions, les chercheurs estiment que 47,5 % des comptes du premier groupe sont devenus inactifs six mois après l'arrivée de Musk à la tête de la plateforme, contre seulement 21 % des comptes relayant leur scepticisme envers le changement climatique.Et cela s’explique en partie par le fait que depuis son acquisition, Elon Musk a considérablement réduit les effectifs de modération sur la plateforme. Il a également rétabli des comptes qui avaient été suspendus auparavant en raison de discours haineux et de théories conspirationnistes. À présent, il envisage de désactiver la fonction de blocage de compte. D’ailleurs, une enquête publiée par la revue Nature confirme cette tendance à l'augmentation du cyberharcèlement, en interrogeant près de 9200 scientifiques. Plus de la moitié d'entre eux ont déclaré avoir réduit leur temps sur Twitter au cours des six derniers mois, et un peu moins de 7 % ont complètement cessé de l'utiliser.Pour saisir l’ampleur de ce phénomène de harcèlement, il est intéressant de se pencher sur les profils des auteurs de messages haineux. C'est ce qu'a entrepris le chercheur David Chavalarias dans son étude intitulée "Les nouveaux fronts du dénialisme et du climato-scepticisme", publiée en février dernier. Concrètement, l'étude se fonde sur une analyse sémantique de millions de tweets liés au climat, tout en décortiquant les méthodes de désinformation utilisées. Ainsi, il ressort que les comptes climato-sceptiques sont étroitement associés aux comptes anti-vaccins qui ont prospéré pendant la pandémie. Une augmentation des messages haineux a notamment été constatée en juillet 2022, durant une période de fortes chaleurs. De nombreux comptes automatiques, des bots, sont également à l'origine de ces campagnes de dénigrement. L'étude affirme je cite, que "la communauté du déni du changement climatique présente une surreprésentation de comptes au comportement inauthentique de +71 % par rapport aux communautés favorables au climat, avec 6 % de comptes 'probablement des bots'" fin de citation. Aujourd’hui de nombreux scientifiques ont changé de plateforme pour diffuser leurs pensées et travaux, comme LinkedIn, Thread, Mastodon ou encore TikTok. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 30, 20233 min

Paris, ville d’Europe la plus mortelle durant les canicules ?

Ce n’est pas la première fois que l’on aborde ce sujet dans ce podcast, mais il semble que le constat se confirme : Paris est l’une des villes les moins préparées à la hausse des températures, et qui serait aussi la ville la plus mortelle par temps de canicule. Mais alors, qui affirme cela ? Il s’agit d’un groupe de chercheurs anglais étudiant les meilleures façons pour se préparer aux risques climatiques.Ces derniers ont analysé un ensemble de données portant sur 854 villes européennes entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2019, à savoir des relevés météo, des chiffres démographiques, les types d'infrastructures présentes, mais aussi des facteurs socioéconomiques, topographiques, et environnementaux. À noter que ces données sont plutôt fiables puisqu’elles proviennent à la fois d’Eurostat, du MCC (Multi-city Collaborative Research Network), du réseau de satellites de la Nasa Moderate-Resolution Imaging Spectroradiometer, et de l'organisme de surveillance du climat Européen Copernicus. Grâce à tous ces outils, les chercheurs ont pu estimer les risques des températures extrêmes en fonction de la position géographique des Européens. Objectif : avoir une idée précise des villes où les extrêmes de températures (chauds ou froids) ont la plus grande incidence sur la santé et la mortalité des habitants. Et les résultats sont édifiants : l'Europe de l'Ouest, qui se réchauffe déjà trois à quatre fois plus vite que le reste du monde, est également celle qui subit la plus grande surmortalité liée à la chaleur et au froid. Et selon l'étude publiée dans The Lancet Planetary Health, Paris et Londres sont les deux grandes villes européennes les plus à risque. Paris est la ville où le risque de mourir de chaleur est le plus grand, et Londres est la ville où le risque de mourir de froid est le plus fort !Mais pourquoi Paris arrive-t-elle en haut de ce triste classement ? Et bien à cause des vulnérabilités de sa population, mais surtout de son urbanisation complètement inadaptée à la chaleur. Paris est l'une des villes les plus exposées au phénomène d'îlot de chaleur urbain, avec des écarts jusqu’à 10° en comparaison avec les zones rurales. Plus précisément, ce sont les 2e et 9e arrondissements qui présenteraient le plus haut degré d'inconfort en cas de canicule en raison de son sol imperméable omniprésent et du manque de végétaux. Le froid reste tout de même plus mortel que la chaleur en Europe avec plus de 203 000 décès sur la période étudiée, contre 20 000 pour la chaleur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 29, 20232 min

Les murs et routes en béton bientôt transformés en batteries géantes ?

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) mène une expérimentation à la fois originale et très ambitieuse : transformer les infrastructures en béton telles que les routes et les murs en batteries géantes. Cette innovation pourrait fournir une solution novatrice pour le stockage d'énergie et jouer un rôle de premier plan dans l'adoption mondiale de nouvelles formes d'énergie renouvelable.Pour ce faire, les chercheurs n'ont pas eu à chercher bien loin en termes de matériaux pour concevoir ces « super-batteries ». En combinant du ciment et du noir de carbone, qui est une forme inerte du carbone souvent présente dans les suies, l'équipe de chercheurs a découvert un moyen de créer des supercondensateurs. Ces supercondensateurs pourraient servir d'alternative aux batteries traditionnelles, telles que les batteries au lithium-ion, en offrant un potentiel de stockage considérable. L'avantage majeur de cette approche est qu'elle permettrait d'intégrer ces dispositifs à des structures en béton existantes, comme les fondations ou les murs des bâtiments, sans compromettre leur stabilité… et cette technologie pourrait également être appliquée dans la construction de nouvelles routes, par exemple.Dans le détail, la conception de ces supercondensateurs ne diffère pas fondamentalement de celle des condensateurs classiques. Ils consistent en deux plaques conductrices immergées dans un liquide conducteur. En ajoutant du noir de carbone au mélange eau-béton, un réseau conducteur se forme, créant une surface étendue. Le noir de carbone possède une conductivité élevée, se déployant à l'intérieur de la structure durcie, ce qui, pour simplifier, crée un espace pour le passage de l’électricité. En résulte un supercondensateur conçu à partir de matériaux simples.Cette avancée du MIT est prometteuse pour deux raisons. Premièrement, la construction de ces supercondensateurs réduirait l'utilisation de matériaux rares et polluants. Deuxièmement, cela faciliterait l'intégration des sources d'énergie renouvelable dans le réseau électrique, car cela ne nécessiterait pas la construction d'infrastructures massives comme c'est le cas pour la géothermie ou l'éolien. Reste à savoir si cette technique sera adoptée à grande échelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 28, 20232 min