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Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

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Faut-il exploiter les fonds océaniques pour leurs minerais ?

Si nous extrayons la plupart de nos matériaux directement depuis le sol pour en faire des batteries, des puces ou encore des cartes graphiques par exemple, le fond des océans pourraient également regorger d'importantes quantités de métaux, comme le cuivre, le zinc, l'or, l'argent ou le plomb... Autant de ressources connues depuis déjà une dizaine d'années suite à la découverte des cheminées hydrothermales, à environ 4.000 mètres de profondeur. Face à des besoins toujours plus importants pour construire les technologies vertes de demain, faut-il exploiter les fonds océaniques ? Cela ne risquerait-il pas de détériorer la biodiversité sous-marine ? Tant de questions auxquelles il n'est pas si facile de trouver une réponse ferme et définitive.D'après la communauté scientifique, plus d'un million de tonnes de sulfures de fer sont produites tous les cent ans par ce processus de minéralisation que sont les cheminées hydrothermales. En sommes, ce sont des quantités similaires aux gisements terrestres. On sait aujourd'hui que les plaines abyssales, donc tout au fond des océans sont à cette heure très riches en minerais, et plus particulièrement en manganèse, fer, cuivre, nickel et cobalt. Pourtant, leur origine est assez mal comprise par les scientifiques. Difficile de savoir donc si le processus de formation est rapide ou lent, même si ces derniers optent plutôt pour la deuxième option. Quoiqu'il en soit, c'est une véritable mine d'or qui sommeille au plus profond des océans, et qui intéresse de plus en plus les sociétés minières. En effet, le potentiel commercial est bien réel avec l'augmentation des prix des métaux et la demande croissante des constructeurs. Certaines compagnies se sont d'ailleurs déjà lancées dans la mise au point d'équipements de minage comme des robots capables d'opérer à grande profondeur, dans l'attente d'obtenir une autorisation d'exploitation des fonds océaniques.Cette idée d'exploiter les fonds marins, les scientifiques ne la voient pas d'un très bon œil. D'après le consortium européen chargé d'évaluer les résultats de premiers tests d'exploitation sous-marin, les considérations écologiques sont toutes aussi importantes que l'aspect économique, puisqu'il est encore trop tôt pour savoir si les dommages causés seraient permanents ou non. Les scientifiques estiment que chaque opération minière détruirait chaque année entre 200 à 300 km2 de vie marine. D'après eux, dix ans seraient encore nécessaires pour comprendre le fonctionnement de ces écosystèmes et envisager un début d'exploitation dans des conditions optimales. Pour l'heure, les premières études expliquent que les dommages seraient visibles pendant plusieurs décennies, affectant notamment les éponges, les coraux et les anémones. Qu'à cela ne tienne, Nauru, un petit état au cœur du pacifique vient d'exiger que les conclusions sur les impacts environnementaux soient publiées pour 2024, sans quoi l'exploitation minière des fonds marins pourrait débuter dans moins de 20 mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 20222 min

GIEC : quelles mesures pour limiter le réchauffement climatique ?

Vous en avez sans doute entendu parler, le dernier rapport du GIEC, le groupement des scientifiques pour le climat, annonce qu'il ne nous resterait que 3 ans pour éviter la catastrophe planétaire du dérèglement climatique. Dans ce même rapport, les experts du Giec formulent plusieurs recommandations pour limiter les effets du changement climatique, qui vous allez le voir, pourraient rapidement être mises en œuvre et cassent certaines idées reçues.Dans tous les scénarios, que ce soit pour limiter le réchauffement à 1,5 °C ou à 2°C, des changements rapides et profonds s'imposent pour obtenir des réductions immédiates des émissions de gaz à effet de serre annonce le GIEC. Ces émissions doivent en effet être divisées presque par deux (-43%) d'ici 2030, soit dans 7 ans et demi, avant d'atteindre le zéro émission au début de la décennie 2050... Un changement radical et profond qui serait encore possible à condition d'agir rapidement. Je cite la première option du GIEC, « décarboner la production d'électricité et électrifier les usages pour parvenir à une consommation d'énergie bas carbone ». En effet, d'ici 2050, la quasi-totalité de la production mondiale d'électricité devrait provenir de sources zéro ou bas-carbone si l'on veut changer les choses. Sans surprise, cela passerait pas le développement massif du solaire, de l'hydroélectrique ou encore de l'éolienne. Malgré des hausse spectaculaire (+170% pour le solaire et + 70% pour l'éolien) entre 2015 et 2019, les énergies renouvelables ne pèsent que 8% de la production électrique mondiale totale.Dès lors, quid du nucléaire? En France, 70% de la production d'électricité provient de cette technologie, plaçant l'hexagone parmi les bons élèves terme d'émissions de CO2. À ce propos, le GIEC ne prend pas position et ne formule aucune recommandation. En revanche, les experts insistent sur l’importance des politiques d'urbanisme, puisque d'après eux, toutes les villes pourraient atteindre le zéro émission en intégrant davantage de zones piétonnes pour limiter les besoins de transport, en favorisant les constructions zéro énergie -ces bâtiments qui produisent et consomment la même quantité d'énergie- ou bien en développant les habitats collectifs, d'après eux moins gourmands en ressources que les habitations individuelles.Côté émissions de CO2, le GIEC appelle je cite « au déploiement de dispositifs de captation du dioxyde de carbone, pour contrebalancer les émissions résiduelles », fin de citation. Cela peut prendre plusieurs formes : naturelles, dans un premier temps, avec le reboisement ou l'agroforesterie afin d'optimiser la capture du CO2 par les sols et la biomasse, ou bien de façon artificielle avec les capteurs au dessus des cheminées pour l'industrie. Enfin, le GIEC évoque également nos modes de consommation, préconisant d'intensifier le recyclage et d'adopter des réflexes de sobriété à tous les niveaux. L'alimentaire pourrait également être un levier important peut-on lire dans le rapport avec un régime alimentaire plus sain et durable à base de céréales, légumineuses, fruits et légumes, noix et graines mais aussi de viande, à condition que l'élevage soit je cite « résilient, durable et faiblement émetteur de gaz à effet de serre ». Qui dit alimentation dit aussi gaspillage alimentaire, où là aussi, un vrai effort devrait être fait. Ceci dit, le GIEC conclut en expliquant que cette dernière partie n'est pas la solution la plus efficace, puisque devenir végétarien ou même totalement vegan réduirait moins les émissions de CO2 que d'éviter un seul vol long-courrier par an. En cumulant toutes les solutions évoquées dans le rapport, la réduction potentielle des émissions mondiales de gaz à effet de serre serait de 40 à 70% d'ici 2050. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 20223 min

Agrivoltaïsme : qu'est-ce que la « canopée agricole » ?

Vous souvenez-vous de l'agrivoltaïsme, que l'on vous a déjà présenté dans un précédent épisode ? Si vous ne voyez pas de quoi je parle, il s'agit tout simplement de poser des panneaux solaires dans les champs, au milieu des vaches et des cultures pour produire de l'électricité. Une solution complémentaire qui pourrait modifier, voir moderniser, le visage de l'agriculture. Si le terme agrivoltaïsme n'a pour l'instant aucune définition précise ni réglementaire, les projets se multiplient, signe de la popularité et des opportunités grandissantes que ce système peut offrir. TSE, expert en développement photovoltaïque en France, et l'un des principaux producteurs d'énergie solaire souhaite atteindre le gigawatt d'installations agrivoltaïques d'ici 2025, avec pour commencer, la mise en service de dix sites pilotes d'ici la fin de l'année 2023, qui servira de démonstrateur à son dispositif intitulé : « canopée agricole ».Concrètement, ces dix démonstrateurs se composeront d'ombrières équipées de panneaux photovoltaïques rotatifs. Cela signifie qu'il sera possible, tout comme les tournesol, de les bouger selon la rotation du soleil pour qu'il produisent en permanence de l'électricité de l'aube au crépuscule. Ces panneaux seront accompagnés de 400 capteurs, le tout disposé à cinq mètres au-dessus du sol grâce à des poteaux espacés chacun de 27 mètres. D'après TSE, leur emprise au sol serait très limité, seulement 0,5 % du champ où ils seraient installés. Je cite TSE « cette solution sera compatible avec l'utilisation de la plupart des engins agricoles (moissonneuses-batteuses, tracteurs etc.) et permettra le maintien de toutes les activités de grandes cultures comme le blé, le maïs, etc.) ainsi que l'élevage de vaches, de mouton, de chevaux etc... » fin de citation.Les parcs -de trois mégawatts (MW) chacun- seront installés sur des parcelles agricoles de 6 hectares. Je cite « TSE a sélectionné les exploitations pilotes selon leur capacité d'innovation, leurs cultures et élevages ainsi que la superficie de leurs parcelles, principalement de tailles moyenne afin de pouvoir couvrir davantage de projets et de régions [...] Des essais agronomiques seront menés pendant neuf ans pour comparer les résultats sous l'ombrière et sur la zone témoin » fin de citation. À noter que chaque site permet à l'agriculteur qui l'héberge de percevoir un revenu locatif pendant quarante ans. Le premier site pilote sera inauguré en septembre prochain en Haute-Saône. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 20222 min

Où respire-t-on le plus mal dans le monde ?

D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, près de 99% de la population mondiale respirerait un air pollué. Qu'il s'agisse de particules fines ou de gaz à effet de serre, les polluants sont nombreux et inquiètent grandement les scientifiques. Dès lors, quelles sont les zones les moins respirables possible ? Retenez votre souffle, on part toute suite à leur découverte !Avant toute chose, il est important de noter que l'OMS possède une base de données d'environ 6000 villes dans 117 pays. De quoi faire une synthèse assez fiable de la qualité de l'air dans le monde. Et bien dans la quasi totalité de ces villes, le seuil de pollution fixé par l'organisme serait dépassé. Chaque année, plus de 7 millions de personnes meurent de la pollution de l'air sur la planète, sans compter l'apparition de nombreuses maladies. Dans le détail, l'OMS prend en compte plusieurs critères pour établir ses bilans, dont le principal est la teneur de l'air en dioxyde d'azote. Ce gaz toxique à l'odeur piquante provient principalement des centrales thermiques et des moteurs à combustion comme le diesel et est donc très présent sur les routes fréquentées. Le fait de s'y exposer régulièrement peut déclencher de l'asthme, des difficultés à respirer et de la toux.. trois symptômes que l'on retrouve beaucoup plus souvent à l'hôpital lors des pics de pollution au dioxyde d'azote.En Europe, c'est à Chypre que les proportions de dioxyde d'azote sont les plus importantes, avec des niveaux jusqu'à 4 fois le seuil maximal de 50 microgrammes par mètre carré sur plusieurs jours consécutifs. Le transport, la combustion des déchets et l'industrie et plus étonnant : le sable du désert transporté par les vents, sont quelques unes des raisons avancées pour expliquer cette importante pollution. Dans le reste du monde, l'Inde est également fortement touchée avec 60% des particules fines provenant majoritairement des foyers et de l'industrie. La Chine fait également face à ce problème avec des zones urbaines très denses, où la population côtoie bien souvent l'industrie comme en Inde. D'après l'OMS, les pays riches comme les Etats-Unis ou bien ceux de l'Union Européenne sont moins concernés, car possédant davantage d'outils pour analyser l'air justement et réagir en conséquence. Cependant, l'OMS précise que tous les pays, quel que soit leur niveau de richesse, ont des niveaux trop élevés de dioxyde d'azote dans l'air.En guise de solution, le dernier rapport du GIEC préconise un renforcement des véhicules électriques et une refonte des modes de transport en commençant par abandonner les moteurs thermiques essence et diesel. Le recours aux énergies vertes comme le solaire ou l'hydroélectrique est également plébiscité ainsi qu'une meilleure gestion des déchets, et un changement des modes de consommation pour se tourner davantage vers les circuits courts et le local. Rien de révolutionnaire, mais des solutions visiblement suffisantes pour améliorer la qualité de l'air et faire respirer la planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 20222 min

Coupe du monde 2022 : vertueuse ou dévastatrice pour l'environnement ?

À quelques mois de la Coupe du Monde 2022 de football au Qatar, le pays hôte multiplie les opérations de communication pour mettre en avant l'aspect vertueux de ses stades et le sérieux qu'il porte à la protection de l'environnement. Ceci dit, d'après de nombreux observateurs, ce discours de façade cache une réalité bien plus sombre. Cette Coupe du Monde 2022 de football est-elle une aberration écologique ? Les infrastructures ont-elles réellement été pensées pour n'avoir aucun impact sur l'environnement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.D'après les observateurs ayant eu la chance de visiter les stades flambant neuf qataris, tout est fait pour donner une illusion de grandiose et d'éco-résponsable. Le meilleur emblème n'est autre que le Stade 974, une structure d'acier composée de 974 conteneurs de pêche rouge, bleu ou jaune. Cetteenceinte tout juste sortie de terre accueillera les phases de poule de la Coupe du Monde, et est présentée par le Qatar comme étant je cite « neutre en carbone, avec une durabilité inédite ». Le chef du projet, Mohammad Al Atwaan explique je cite que « l'on peut reconstruire un stade de 40 000 places ici au Qatar ou partout dans le monde. On peut aussi faire deux stades de 20 000 places ou des stades de 10 000 ». Bref, l'enceinte serait démontable et transportable à l'envie. Le stade 974, c'est son nom, est toutefois le seul des 8 stades utilisés lors de cette compétition à ne pas être climatisé, sans doute pour faire office de vitrine verte avec les parcs et les pistes cyclables qui l'entourent.Rien à voir donc avec le stade Al Janoub au sud de Doha, qui tout le long de la pelouse est équipé de bouche d'aération censé climatiser le stade. D'après France Info qui a pu le visiter, je cite « l'idée est d'arriver à 24 degrés au centre de la pelouse et entre 24 et 27 degrés dans les tribunes ». Par ailleurs, d'autres climatisations moins puissantes sont également glissées sous chaque siège mais qui, je cite « ne seront pas mis en marche si ce n'est pas nécessaire. En cas d'activation, le toit du stade sera fermé pour garder l'air frais pour le lendemain », explique les organisateurs qataris. Le pays étant très petit, nombre de fans ont été invités à réserver des hôtels à Bahreïn et aux Emirats Arabes Unis, à 30 minutes de Doha en avion. Entre le coût environnemental des trajets à venir pour acheminer les spectateurs, la dépense énergétique sans doute énorme de la climatisation et plus de 6500 travailleurs migrants morts dans la construction des chantiers, ce mondial n'aura de vert que la pelouse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 20222 min

À quoi ressembleront les trains SNCF de demain ?

Au chapitre des moyens de transport propres de demain, la France mise à la fois sur la voiture électrique mais aussi et surtout sur le train avec la SNCF. Le groupe ferroviaire développe d'ailleurs de nouveaux trains légers et modulables dont l'objectif sera de relier les petits villages de campagne isolés, et ce, dans seulement quelques années. À quoi ressembleront-ils et comment vont-ils fonctionner ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.D'après la SNCF, le train de demain devrait permettre je cite « une mobilité pour tous, décarbonée ». Si l'aspect zéro émissions de CO2 a longtemps été mis en avant avec l'arrivée de trains à hydrogènes en région, celui de la mobilité pour tous avec la réouverture de petites lignes en campagne notamment a pour sa part été laissé au placard. Ceci dit, il semblerait que la SNCF ait changé d'avis avec la mise en place prochainement de nouvelle petites lignes rurales afin de mieux relier les territoires tout en proposant une alternative à la voiture. Le noms des trains qui les parcourront sont d'ailleurs tout trouvés : Flexy et Draisy, développé dans le cadre du programme Tech4Mobility, dédié aux innovations en matière de transport. Concrètement, ils arpenteront les très petites lignes pas toujours desservies par le TER. À noter qu'un véhicule similaire rail-route mais fonctionnant avec un moteur hybride a déjà été mis en place au japon avec jusqu'à présent des résultats très prometteurs dans la réduction des coût d'exploitation ferroviaires.Si l'on s'attarde plus en détail sur chacun d'entre eux, Flexy est une navette électrique d’une capacité de neuf places assises, capable de rouler à la fois sur rail et sur route. Elle pourrait être déployée en libre-service sur les petites lignes ferroviaires fermées dont la longueur varie entre 10 et 30 km. Sa mise en service est prévue pour 2025, après une première expérimentation sur une ligne pilote prévue courant 2024. De son côté, Draisy devrait redynamiser les petites lignes d'une centaine de kilomètres dès 2027. Ce train très léger d'après l'entreprise devrait être en mesure d’embarquer 80 voyageurs, dont 30 places assises, et promet d'être 60% moins cher qu’un TER classique d'après la SNCF. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 20222 min

Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming

Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-gaming/id1614359335Spotify:https://open.spotify.com/show/5BzWe50r3lOSY5cOsFj5oj?si=2e765f85c9e7482eDeezer:https://deezer.com/show/3505927Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vY2hvc2VzYXNhdm9pcmdhbWluZw%3D%3D Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 20220 min

Innovation du Pexe : quels sont les lauréats ?

Parmi les différents concours visant à faire émerger les technologies propres de demain se trouve celui du réseau Pexe. Cette année, cinq éco-entreprises se sont vu décerner un prix. De quoi parle-t-on ? Tous les détails dans cet épisode.Fin mars, c'est à Bercy, donc au cœur du ministère de l'économie qu'une poignée d'éco-entreprises du réseau Pexe a été récompensée à l'occasion du 13e forum annuel. Sur 80 dossiers de candidature reçus, les membres experts du Pexe ont sélectionné dix finalistes par thématique : gestion durable de l'eau et de la biodiversité ; déchets et économie circulaire ; efficacité énergétique et énergies renouvelables ainsi que bâtiments et constructions durables. Dans le domaine de l'eau et de la biodiversité, c'est Acwa Robotics qui a été primé pour ses robots autonomes en forme de torpille conçus pour explorer et cartographier les réseaux d'eau potable. Ces derniers sont aussi capables de repérer des traces de corrosion ou une réduction de l'épaisseur des tuyaux. L'objectif est donc de lutter contre l'obsolescence des réseaux d'eaux, et d'éviter tout renouvellement de canalisation inutile. Le lancement commercial d'Acwa est prévu pour l'année prochaine.De son côté, le projet AlgX de la société Eranova a remporté le 1er prix en terme de traitement des déchets. L'idée de l'entreprise est de collecter des algues vertes pour les transformer en sacs poubelle. Un processus qui émettrait dix fois moins de CO2 qu'en plasturgie traditionnelle. Environ 10 000 tonnes de plastiques biosourcés devraient être produit d'ici 2023 d'après Eranova. Vient ensuite Airseas, la filiale maritime d'Airbus qui a été distingué dans la catégorie énergie pour sa propulsion à vent nouvelle génération. Plus précisément, on parle ici de sa voile de kite géante nommé « Seawing ». Lors de ses premiers essaies, la toile de 500m² avait permis de réduire de 20% la consommation de carburant des navires.Dans le domaine du bâtiment, c'est la société Néolithe qui a été récompensée pour son granulat de déchets en forme de cube, qu'elle a nommé « anthropocite ». En clair, les déchets de la construction non recyclable, soit environ 50% des déchets du secteurs sont broyés pour être réutilisés dans la fabrication de béton ou pour la construction de routes. Une première plateforme de tri devrait voir le jour en septembre prochain avec l'objectif de produire 500 000 tonnes de granulat par an dès 2026. Pour terminer, la solution Wall E+ a reçu la récompense « coup de cœur » du réseau de Eco-masterclass et de l'Ademe, agence de la transition écologique. S'inspirant des constructions Lego, Wall E+ propose des bâtiments à monter en kit, en fibre de verre, résistant, légers et sans risque de corrosion. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 20222 min

Un double numérique de la Terre pour sauver l'environnement ?

L'un des projets porté par l'Union Européenne dans sa stratégie digitale est de développer un double numérique de la Terre pour simuler les effets du changement climatique et tester différentes solutions. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour l'historique, la Commission européenne a lancé le 30 mars le programme « Destination Terre » afin je cite « d'améliorer notre compréhension du changement climatique [et de] trouver des solutions aux niveaux mondial, régional et local » fin de citation. Parmi les outils utilisés, on trouve notamment une modélisation digitale de la Terre dont l'objectif sera d'être parfaitement identique pour simuler le changement climatique et tester différents scénarios de lutte. Pour se faire une enveloppe de 150 millions d'euros sera allouée à son développement. D'ici fin 2024, le système final dit « DestinE » comprendra une plateforme de services centrale gérée par l'Agence spatiale européenne. Elle fournira des outils, des applications et des services d'aide à la décision fondés sur un système informatique hébergé sur un cloud je cite « ouvert, flexible et sécurisé ». Le tout s'appuiera sur des données scientifiques du programme Copernicus, complétés par d'autres sources comme les données environnementales fondées sur les capteurs et les données socio-économiques.Concrètement, deux types de simulation seront menés, la première concernant les risques induits par les conditions météorologiques ainsi que ceux liés aux inondations, aux sécheresses, aux tremblements de terre, éruptions volcaniques et tsunamis. Pour prendre l'exemple des inondations, ce double virtuel de la terre aidera les villes à tester des actions plus précises pour sauver limiter les dégâts. La deuxième simulation portera quant à elle sur l'adaptation au changement climatique et fournira des capacités d'observation et de simulation dans le but d'atténuer le changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 4, 20222 min

Refashion : quelles solutions pour recycler le textile ?

Ce n’est pas la première fois que l’on vous parle de ça dans ce podcast, mais le recyclage du textile est à la fois une solution et une nécessité pour une filière assez polluante. C’est pourquoi L’éco-organisme Refashion organise depuis 2010 le Challenge Innovation, qui soutient des projets visant à renforcer la place de l’économie circulaire dans l’industrie textile. L’an dernier, cinq projets ont été identifiés et soutenus financièrement par Refashion. C’est justement d’eux dont il est question aujourd’hui.Mais avant de commencer, il faut savoir que 47% des vêtements et chaussures usagés non réutilisables sont recyclés à ce jour en France... des matières premières qui sont ensuite réutilisées par exemple dans l’isolation de maison. Mais ce secteur reste bien entendu perfectible. C’est pourquoi Refashion a sélectionné 5 projets sur 110 venus de 25 pays différents l’an dernier pour faire avancer ce domaine. Avec en premier lieu, TISSIUM INDUSTRIE, d’un projet de la société Maximum, qui produit du mobilier à partir de déchets industriels. Maximum a développé un matériau composite rigide, le Tissium, entièrement constitué de déchets textiles. L’objectif est de produire ce Tissium à grande échelle pour le marché de l’ameublement et de l’aménagement.Vient ensuite REVIVAL, une entreprise implantée dans le nord de la France qui souhaite se positionner comme la première plateforme industrielle de recyclage de chaussures en France. Leur projet : créer un démonstrateur d’utilisation de l’EVA issu du recyclage des semelles de sneakers pour en faire des sous-couches de parquet pour habitations. Le troisième lauréat n’est autre que MISTERY, un projet collaboratif visant à réaliser un prototype capable d’utiliser des capteurs optiques pour la caractérisation des textiles ménagers usagés. GREENCOSE est pour sa part un procédé de recyclage chimique développé par l’entreprise franco-britannique INDUO, et permet de recycler les textiles à base de coton. Le projet est notamment appuyé par le Gemtex de l’ENSAIT et le CETI. Pour finir, AURAreFIL, un projet développé par Recyc’Elit, et qui a pour vocation de mettre au point un procédé de recyclage chimique pour transformer des textiles polyesters usagés non-réutilisables en fils polyester recyclés dans la région Auvergne Rhône-Alpes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 20222 min

Que recommande l'AIE pour réduire la dépendance au pétrole ?

Vous le voyez à la pompe, le prix de l'essence et du gazole a explosé ces derniers mois. Si le coup de pouce de 15 à 18 centimes décrété par le gouvernement devrait faire baisser la facture d'une dizaine d'euro en moyenne sur un plein, cette envolée des carburants a fait éclater une vérité que de nombreuses personnes refusaient d'admettre : notre dépendance au pétrole. C'est donc avec l'honorable intention d'aider le grand public que l'Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a établi une liste d'une dizaine de recommandations pour dans un premier temps réduire, et à terme sortir du pétrole. Que peut-on faire ? Est-ce simplement des conseils du quotidiens déjà entendu des centaines de fois ou de vraies solutions de fond ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.C'est sur fond de guerre en Ukraine et dans un contexte ou le baril de pétrole a largement dépassé la barre des 100$ unité, que l'Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a publié mi-mars cette fameuse liste pour réduire notre consommation de pétrole. Si ces mesures étaient mises en place, l'agence estime que près de 3 millions de barils de pétroles pourraient être économisées chaque jour dans les quatre mois, soit une économie globale de 329,4 millions de barils en un trimestre, ce qui représente une grande quantité d'énergie fossile. Si l'on rentre dans le détail, l'AIE propose de :-Réduire la vitesse maximale sur les autoroutes d’au moins 10 km/h,-Réinstaurer le télétravail jusqu’à trois jours par semaine partout où c’est possible,-Interdire la circulation des voitures en ville le dimanche,-Rendre l’utilisation des transports en commun moins chère et encourager encore plus les mobilité douces comme la marche ou le vélo,-Rendre systématique la circulation alternée en ville,-Inciter au covoiturage,-Promouvoir une conduite souple pour les camions de marchandises,-Encourager le train plutôt que l'avion,-Éviter les voyages en avion si une alternative existe,-et renforcer l’adoption de véhicules électriques et de véhicules à faible consommationComme vous avez pu l'entendre, rien de véritablement nouveau à première vu. Mais peut-être est-ce parce qu'un certain nombre de ces mesures sont déjà mises en place ou en cours de développement en France ? En effet, ces recommandations valent pour le monde entier et pas seulement pour l'Hexagone. Certaines villes ont déjà interdit la voiture en ville le dimanche, de nombreuses politiques de renforcement des transports en commun sont mises en place, le covoiturage s'est imposé de lui même avec l'explosion des prix du carburant, la promotion du train est également mise en place depuis un certain nombre d'année et la voiture électrique a le vent en poupe.Ceci dit, d'après l'AIE, si ces mesures visent à nous faire économiser de l'argent, elles sont beaucoup mieux reçues que si elles sont présentées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Un paradoxe assez étonnant qui démontre que le pouvoir d'achat reste la priorité de nombreux citoyens. En France, le pétrole représente un peu moins d'un tiers de notre consommation totale d’énergie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 1, 20222 min

Qu'est-ce que l'Heure de la Terre ?

Avez-vous déjà entendu parler du concept d'Heure de la Terre ou Earth Hour en anglais ? Concrètement, il s'agit d'une grande opération davantage symbolique que véritablement efficace consistant à éteindre les lumières pendant une heure. Avec cette description, je suis sur que ça vous évoque quelque chose. Pour sa 15e édition cette année, l'opération a eu lieu le samedi 26 mars à l'initiative de WWF. De quoi s'agit-il concrètement ? Quelle solution pouvons-nous mettre en place pour davantage de sobriété énergétique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Comme l'explique Arnaud Gauffier, chargé de programme du WWF France que je cite « cette initiative vise à nous faire prendre conscience de l'impact qu'on a sur le climat ». Si de nombreuses municipalités à travers le monde ont suivi cette initiative, WWF rappelle je cite à nouveau « que l'éclairage public ou privé représente à peine 10% de la consommation d'électricité. Ce n'est donc pas en éteignant la lumière une heure qu'on va avoir un impact fort sur le climat. C'est surtout un moyen de sensibiliser et de ne pas oublier des enjeux comme la biodiversité » fin de citation. En parlant de biodiversité, l'ONG ajoute que la pollution lumineuse est un vrai enjeu puisqu'elle perturbe les animaux. Une question à laquelle de plus en plus de ville sont sensibles, qui ont décidé d'éteindre les éclairages à partir d'une certaine heure pour je cite « préserver les zones noir. Dans une bonne partie de l'Europe occidentale aujourd'hui, l'être humain ne voit plus les étoiles la nuit » fin de citation.Comme on vient de le préciser, cette initiative est purement symbolique. Elle vise donc à pousser les gens à revoir leur modes de consommation et à s'impliquer dans davantage de sobriété énergétique. Pour Arnaud Gauffier, Le meilleur moyen de limiter sa consommation d'électricité, c'est de limiter sa consommation de données et je cite « de ne pas trop regarder de vidéos en streaming. Netflix, Amazon ou Disney+ en 4K, ce n'est vraiment pas l'idéal pour limiter les rejets de gaz à effet de serre » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 20222 min

Un train électrique qui se recharge en roulant ?

Direction l'Australie aujourd'hui où la société Fortescue Metal Group développe un train électrique capable de recharger ses batteries en roulant ! L'occasion de décarboner un secteur encore gourmand en carburant, bien que beaucoup plus propre que l'avion ou la voiture. Tous les détails de ce projet dans cet épisode.Baptisé Infinity, ce train nouvelle génération serait essentiellement destiné au transport de minerai de fer. Son fonctionnement est simple, tout du moins sur le papier : utiliser la force gravitationnelle générée lorsqu'il se trouve en descente par exemple pour produire de l'électricité et recharger ses batteries. À terme, l'idée serait de supprimer l'étape de la recharge pour le trajet retour, ou pour être plus clair, le train n'aurait besoin que d'une seule recharge pour faire un aller retour. Une sacré économie financière mais aussi énergétique pour la compagnie puisque le groupe Fortescue compte aujourd'hui une flotte de 54 locomotives diesel. En 2021, l'entreprise aurait même consommé 82 millions de litres de carburant à elle seule.En France, le gouvernement mise pour sa part sur le train hydrogène avec une commande de 12 rames pour les TER de quatre régions, Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie dans la mise en circulation est prévue pour fin 2025. Un projet dont la facture s'élève à 231 millions d'euros et dont l'intérêt réside surtout dans l'autonomie de ce carburant vert, puisqu'il permet de rouler même sur les lignes qui ne sont pas ou plus électrifiées. D'après la SNCF, le train à hydrogène dispose d’une autonomie allant jusqu’à 600 kilomètres, en transportant 220 passagers à 160 km/h. À noter que l'objectif de la compagnie et de l'Etat est d'atteindre je cite « zéro émission nette » d'ici 2050. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 20221 min

Le Metaverse au service de la nature ?

Vous commencez à le savoir tant on vous en parle régulièrement dans ce podcast, le secteur de la tech se met au service de la nature ou tout du moins tente de réduire son empreinte environnementale depuis de longue années. Aujourd'hui, direction la Corée du Sud qui proposait la semaine dernière de participer au reboisement d'une forêt près de la ville d'Andong au centre-est du pays, et ce grâce au Metaverse. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans et épisode.L'objectif assumé de cette initiative menée par le gouvernement Coréen : atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, ou tout du moins, s'en rapprocher. Concrètement, c'est via un partenariat avec la société Dunamu, notamment gérante de la plateforme de cryptomonnaie Upbit que ce projet a pu voir le jour. Dans le détail, 5000 participants ont eu l'occasion de faire un geste pour la planète depuis le Metaverse. En clair, il fallait tout simplement planter un arbre virtuel sur la plateforme pour que le Service Forestier d'Andong en plante deux dans le monde réel. L'occasion de participer au reboisement d'un écosystème ravagé par les flammes ces derniers temps... En effet, ladite forêt a été victime du quatrième incendie le plus dévastateur répertorié en Corée du Sud, pour des dégâts estimés à plus de 57 millions de dollars et des dizaines d'hectares de forêts en cendre.Pourtant, sur le principe, le Metaverse tel qu'il est conceptualisé, à savoir un monde virtuel façon Matrix ou Ready Player One n'est pas vraiment compatible avec la protection de la nature. Cette notion est au cœur des conversations depuis la fin de l'été dernier, notamment grâce à l'intérêt que lui porte Mark Zuckerberg, patron de Facebook, qui a d'ailleurs décidé de rebaptiser son groupe en Meta, acronyme de Metaverse, marquant ainsi dans son ADN l'importance et la place prépondérante que prendra ce concept d'univers virtuel dans ses futurs projets. En effet, qu'il s'agisse des réseaux sociaux, des casques de réalité virtuelles, des ordinateurs et surtout des serveurs toujours plus énergivores pour offrir la puissance nécessaire pour créer cet univers, l'impact écologique est très important. Et pourtant... cette technologie pourrait bien faire respirer la planète ! Car si son usage venait à devenir professionnel et surtout à domicile, permettrait de réduire drastiquement l'impact écologique lié aux transports pour se rendre sur son lieu de travail. Idem pour les conférences, séminaires et rencontre qui imposent de se déplacer parfois de loin. Bref, le Metaverse pourrait bien être une solution, ne serait-ce que sur la problématique des transports, puisque d'après le Breakthrough Institute spécialisé dans ce type de comparaison, le Metaverse serait dans tous les cas de figure moins polluant qu'un véhicule, même électrique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 29, 20222 min

Qu'est-ce que l'application « Scan4Chem » ?

Nombreux sont les lanceurs d'alertes qui depuis un certain temps maintenant dénoncent la présence de substances chimiques potentiellement dangereuses dans des articles de sports, des équipements de cuisine, des joueurs ou encore des objets pour bébés. Bonne nouvelle, les consommateurs pourront dorénavant identifier si tel ou tel article est mauvais pour la santé grâce à l'application Scan4Chem. Tous les détails de cet outil dans cet épisode.Tout d'abord, il faut savoir que cette application est née dans le cadre du projet européen « Life Ask Reach » dont le but est d'inciter les industriels à abandonner les substances chimiques dans leurs produits. Dans le détail, le règlement européen « Reach » précise l'existence d'un « droit de savoir » dans son article 33 obligeant les fournisseurs et fabricants à informer les consommateurs, à leur demande, sur la présence de substances extrêmement préoccupantes (SVHC). Vous l'avez compris, les industriels ne sont tenus de communiquer ces infos que si le consommateur les demandent. Pour faciliter l’accès, l’application Scan4Chem a été déployée dans quinze pays européens dont la France, l’Allemagne, la Serbie, le Luxembourg, la Croatie, la république Tchèque, l’Autriche, la Lettonie, l’Estonie, la Lituanie, la Grèce, le Portugal, le Danemark, la Suède, et la Pologne). Objectif : atteindre les 30 millions de requêtes.Dans le détail, l’application est connectée à une base de données européenne contenant des informations sur les SVHC, les substances extrêmement préoccupantes présentes dans les articles. En France, 440 marques sont renseignées dans cette base depuis un an. Mais d'après Lifa Ask Reach que je cite « un effort reste à fournir pour nombre d’entre elles afin de confirmer leur engagement dans le projet, en enregistrant leurs articles dans la base ». Pour l'heure, l’application compte déjà 28,900 articles recensés en Europe, dont 3200 rien qu'en France. Pour les curieux, Scan4Chem est complètement gratuite sur IOS et Android. Le mode d'emploi est d'ailleurs très simple, il vous suffit de scanner le code-barres de l'article grâce à l’appareil photo du smartphone pour obtenir les informations sur les substances qu’il contient. Et si jamais l’information n’est pas indiquée dans la base de données, l'utilisateur peut envoyer une requête au fabricant. En cas d'absence de réponse de la part du fabricant sous 30 jours, une relance de l'application lui sera automatiquement envoyé. Concernant les achats en ligne ou quand l’article n'a pas de code-barres, le client peut utiliser la fonction « recherche manuelle », pour trouver un article grâce à son nom et sa marque. Cela peut aller d'un vêtement aux jouets, en passant par les articles de sport, l'électronique, l'alimentaire, le bricolage et même les matelas, à l'exception je cite « des produit ménagers, des cosmétiques et des produits d'hygiène » d'après l'application. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 28, 20222 min

Le vélo électrique, nouvel eldorado des start-ups françaises ?

Avec une augmentation régulière de 30% chaque année, le marché du vélo à assistance électrique est en plein essor... En France, ce marché est même évalué à un milliard d'euro et devrait poursuivre sa croissance sur les cinq prochaines années. Seulement, la production de vélo électrique provient majoritairement d'Asie. Un véritable problème en ces temps de pandémie et de guerre où les chaînes d'assemblages tournent au ralenti et où les importations sont perturbées. Ceci dit, nombreuses sont les entreprises à ne plus vouloir être dépendantes de l'Asie, préférant relocaliser leur activité en France avec une valeur ajouté écologique. De quoi parle-t-on concrètement ? Quelles sont les start-ups françaises capable de relancer une industrie du vélo en France ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Commençons tout d'abord par Cyclik. Cette jeune entreprise lyonnaise a fait de pari de lancer des vélos conçus en bambou et en lin dans l'hexagone. Deux matériaux écologiques produit localement et qui permettent donc de réduire drastiquement l'impact sur l'environnement et les ressources au moment de la production. Je cite le fondateur de Cyclick Félix Hébert, « le bambou est une plante à la croissance très rapide qui ne nécessite aucun engrais et consomme très peu d’eau. Cela en fait un des matériaux les plus renouvelables et les moins énergivores qui existent. Il possède également des propriétés mécaniques exceptionnelles, puisque sa capacité de résistance est largement supérieure à celle de l’acier » fin de citation. Baptisés Relief, la fabrication de ces vélos électriques émettraient 35 fois moins de CO2 que pour les vélo en carbone ou en acier, dont la quasi intégralité sont fabriqués en Asie. L'entreprise espère en vendre 500 exemplaires d'ici la fin de l'année 2022 à la fois sur leur site, mais aussi grâce à Décathlon, leur distributeur principal.Autre strat-up française innovantes : WhaTT, dont la particularité est de proposer je cite « une double transmission », ou encore Teebike ou Virvolt qui elles se concentrent sur le retrofit. Comprenez par là, la conversion des vieux vélos en vélos électrique sans en fabriquer de nouveau. Du côté de Bordeaux, on retrouve Gouach qui pour sa part construit des batteries pour vélo 100% réparables, faisant ainsi chuter le bilan carbone des batterie de plus de 70%. Au total, toutes ces innovations devraient permettre de créer plus de 100 000 emplois sur le long terme, voir le très long terme puisque l'horizon annoncé est 2050. La France pourra également compter sur l'essor du vélo tourisme dans le années à venir avec un marché qui dépasse aujourd'hui les 5 milliards d'euros par an et qui fait de l'hexagone le deuxième pays le plus apprécié des cyclotouristes en Europe, juste derrière l’Allemagne. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 20222 min

Qu'est-ce que le BEREC, régulateur européen des télécoms ?

C'est l'un des sujet principaux quand on parle d'environnement et de consommation excessive : l'empreinte carbone du numérique. Si l'on vous en a déjà parlé à de nombreuses reprises dans ce podcast, nous n'avons jusqu'à présent encore jamais évoqué le BEREC, le groupe des régulateurs télécoms européens. À quoi sert-il ? Est-ce vraiment une institution capable d'aider à limiter l'empreinte carbone du numérique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Avant tout, il faut savoir que le BEREC est un organisme indépendant dont le siège se trouve à Riga en Lettonie, et réunit en son sein les régulateurs des 27 pays de l'Union européenne. Si le BEREC existe, c'est parce que les régulateurs télécoms de l'UE considèrent qu'ils ont un rôle à jouer dans l'amélioration de la fiabilité des données ainsi que la robustesse et l'harmonisation de toutes les méthodologies qui permettent d'évaluer aujourd'hui l'empreinte environnementale du numérique. C'est un peu obscure dit comme ça, je vous l'accorde, mais dès le mois de juin, le BEREC lancera un flux de travail dédié à évaluer la soutenabilité des réseaux et des services de télécoms sur la base de critères bien précis et communs pour tous les régulateurs.Autre priorité fixée par le BEREC, je cite « encourager la transparence et mener une régulation par la donnée au bénéfice des utilisateurs » fin de citation. Que ce soit sur les produits ou les servies numériques, la transparence environnementale sera déterminante pour offrir aux utilisateurs ce que l'institution appelle « le pouvoir du choix », avec l'espoir de créer des incitations positives dans le secteur. En ce sens, le BEREC mettra ses outils de régulation au service de l'environnement, comme la gestion du spectre, la coordination du génie civil ou encore la mutualisation de certaines parties des réseaux. À noter que le régulateur français ARCEP fait partie des pionniers en matière de soutenabilité du numérique avec le représentant irlandais (ComReg) et finlandais (Traficom). Reste à savoir si ce travail conjoint portera ses fruits dans les prochains mois ou s'il faudra attendre plusieurs années pour voir les choses évoluer. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 20222 min

Un plastique recyclable à l'infini est-il possible ?

Connaissez-vous Carbios ? Il y a fort à parier que non, mais pas pour longtemps, étant donné que cette entreprise promet tout simplement de créer un plastique recyclable l'infini. Comment est-ce possible ? Est-ce une vrai avancée ou simplement de la poudre aux yeux ? Tous les détails de ce projets dans cet épisode.Pour être clair, des chercheurs ont mélangé deux enzymes d'une bactérie dévoreuse de plastique pour créer une super-enzyme capable de dégrader le PET, de son nom scientifique polyéthylène téréphtalate, qui représente environ 18% de la consommation de plastique dans le monde. On l'utilise notamment pour fabriquer des bouteilles d'eaux, de soda, de gel douche, des barquettes alimentaires et même les vêtements étiquetés polyester. Pour le directeur scientifique de Carbios Alain Marty que je cite « nous projetons la construction de la première usine au monde de biorecyclage de PET […] Grâce au soutien de nos actionnaires, de l'État et de la région Grand-Est, elle ouvrira en 2025 en Meurthe-et-Moselle pour traiter 50.000 tonnes de déchets PET par an » fin de citation.Comparé aux 82 millions de tonnes de PET produites chaque année dans le monde, cela semble bien peu. Ceci dit, il s'agit là d'un premier pas et carrément d'une première si le PET pouvait être recyclé plus de 6 fois comme c'est le cas à l'heure actuelle. Dans le détail, je cite « le procédé déconstruit le plastique […] nous séparons tous les types de polymères qui constituent le PET afin de retrouver les constituants de base sous forme de paillettes blanches que les plasturgistes peuvent réutiliser, repolymériser pour concevoir de nouveaux produits en PET, de qualité équivalente au matériau vierge issu de la pétrochimie » fin de citation. Le tout grâce à cette super-enzyme baptisée C-ZYME dont je vous parlais en préambule capable de scinder avec précision les différents composants, un peu à l'image des ciseaux génétiques utilisés en médecine. Si les résultats sont à la hauteur des attentes de Carbios, ce procédé devrait être exploité dans une vingtaine d'autres sites de plasturgie, notamment ceux de son partenaire thaïlandais Indorama Ventures, l'un des principaux fabricant de plastique dans le monde. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 22, 20222 min

Des vers de farine pour recycler le polystyrène ?

Après les verres en verre puis en plastique, le future consiste-t-il en des verres fait à base de vers de farine ? Oui, je sais, dis comme ça c'est assez confus avec tous ces homonymes. Mais c'est pourtant une vrai solution si vous avez compris où je voulais en venir. Dans le cas contraire, ne vous en faites pas, je vous explique tout ça dans cet épisode.Pour l'historique, ces verres, donc les récipients, à base de vers de farine, l'animal, ont été développé par deux designers américaines, Charlotte Böhning et Mary Lempres. Plus précisément, ces vers de farine sont des larves de ténébrions meuniers, et possède un certain talent pour le recyclage : la digestion du polystyrène. À noter qu'en 2015, des chercheurs de la précieuse Université de Stanford aux Etats-Unis ont démontré que 100 vers de farine pouvaient manger jusqu'à 40 milligrammes de mousse de polystyrène chaque jour, sans impact sur leur santé. C'est donc en partant de ce constat que les deux designers ont commencé à élever des vers en les soumettant à ce régime alimentaire. La phase suivante est somme toute un peu moins sympathique puisque qu'une fois les vers arrivés à maturité, elles prélèvent leur exosquelette dans le but d'en extraire un biopolymère appelé chitine, c'est ça qui confère notamment aux insectes et crustacés la solidité et la souplesse de leur carapace. Cette chitine est ensuite traitée pour donner une mousse résistante à l'eau et aux chocs, mais aussi plus flexible et élastique que le polystyrène produit à base de pétrole, tout en ayant des propriétés antifongiques et antimicrobiennes naturelles, la toxicité en moins.Cette mousse baptisée Chitofoam peut ensuite être chauffée puis réutilisée pour façonner de nouveaux produits ou enterrée pour une décomposition totale en trois semaines seulement. À noter que les designers ont déjà mis aux point des gobelets et des emballages de cacahuètes grâce à ce procédé et sont dans l'attente d'une production à grande échelle. Cette invention pourrait en effet représenter une bonne solution pour les utilisateurs de polystyrène, notamment France, qui ont signé l'été dernier une charte dans laquelle ils s'engageait à développer une filière visant à recycler en 2025 100% des emballages composés de polystyrène, contre seulement 4% aujourd'hui. Pour atteindre cet objectif, l'industrie misera avant tout sur les solutions chimiques, mais le potentiel des vers de farine a déjà séduit plusieurs spécialistes comme la start-up lorraine Worm Generation, qui prévoit d'ouvrir d'ici 2023 une ferme dans laquelle elle produira des farines animales avec des vers nourris au polystyrène. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 21, 20222 min

L’économie circulaire et l’eau pour produire de l’énergie ?

Connaissez-vous le 3DEXPERIENCE Lab ? Il est fort possible que non, et pourtant, il s’agit là d’un incubateur de startup très intéressant financé par Dassault Systèmes avec l’objectif de produire de l’énergie verte de façon innovante. Aujourd’hui, focus sur deux des entreprises qu’ils soutiennent : EEL Energy et AES. Si le premier s’inspire du mouvement des vagues, le second mise davantage sur l’économie circulaire et le recyclage. Tous les détails dans cet épisode.Commençons par EEL Energie, qui depuis 2011 travaille sur un système de membrane ondulante imitant le mouvement du poisson afin de produire de l'électricité. D’après le directeur général de l’entreprise Franck Sylvain que je cite : « L'ondulation est le meilleur moyen pour avancer […] le poisson voilier [est d’ailleurs l’animal le plus rapide du monde avec une vitesse qui] peut atteindre 110 km/h. Partis de ce constat, il nous semblait logique de travailler à récolter l'énergie créée par le pouvoir d'ondulation. » fin de citation. Rien de spectaculaire sur la forme, la membrane ondule sous la pression du fluide en mouvement. Ces déformations sont ensuite transformées en électricité via un système électromécanique placé sur la surface de la membrane. Ce système offre d’ailleurs plusieurs avantages comme le fait de quantifier l’énergie produite par une source qui n’est pas intermittente, mais aussi l’absence de nuisance sonore et visuelle contrairement aux éoliennes. La start-up cherche aujourd’hui à lever environ 15 millions d’euros pour poursuivre son développement.Autre invention, celle des allemands d’AES qui prend la forme d'une mini-usine de recyclage, complètement autonome et pilotable à distance, en conception depuis deux ans et demi. En clair, une fois le processus de recyclage effectué, une huile est récoltée et pourra ensuite être utilisée dans de multiples cas. D’après Marco Karber, managing partner de l’entreprise que je cite : « l'huile produite peut ensuite être utilisée pour générer de l'électricité ou de la chaleur, ou pour fabriquer de nouveaux plastiques. ». Pour l’instant AES ne récolte que les déchets des maisons de retraite et des producteurs de plastique, mais comptent également se rapprocher d’entreprises engagées dans le nettoyage des océans. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 20222 min

Peut-on rouler à l'huile végétale ?

À l'heure ou le prix des carburants n'a jamais été aussi haut (malgré un légère baisse ces derniers jours) vous êtes sans doute nombreux à vous intéresser aux autres modes de transport à la fois pour pouvoir faire des économies mais aussi sans doute par envie de préserver la planète. Aujourd'hui, je vous propose de vous intéresser à un carburant dont on parle peu et qui pourtant pourrait être une alternative assez intéressante : l'huile végétale. Cela peut-il réellement fonctionner, et si oui, comment ? Toutes les réponses dans cet épisode.Vous l'ignorez peut-être, mais rouler uniquement à l'huile végétale est illégale en France. L'hexagone est d'ailleurs le seul pays du continent à l'interdire puisque partout ailleurs sur les routes européennes, il est en effet possible d'utiliser ce type de carburant. Enfin, pour être précis, la France interdit l'usage de 100% l'huile végétale pour se déplacer sur les routes. Car pour les travaux agricoles et bien ce liquide écologique est parfaitement toléré. En fait, cette interdiction de déplacement à l'huile végétale est dû à de possible ennuis mécaniques qui pourraient survenir dans un moteur diesel et donc créer des accidents. Car oui, l'huile végétale ne fonctionne correctement que dans un moteur diesel. C'est en effet un liquide assez visqueux qui provoque parfois des dépôts dans les injecteurs ainsi que dans les chambres à combustions. Ceci dit, il est tout à fait possible de mélanger huile végétale et diesel pour réduire son empreinte carbone et limiter les risques.Pour être encore plus précis, dans le cas d'un moteur diesel à injection indirecte (je ne vais pas vous détailler ses spécificités et son fonctionnement, mais en gros, cette méthode permet d'améliorer la combustion du diesel malgré l'emploi d'une injection basse pression), donc dans le cas d'un moteur diesel à injection indirecte, il est possible de choisir un système approprié type Bosch qui permet de rouler avec un carburant composé à moitié d'huile végétale. Pour les moteurs diesel à injection directe type TDI, HDI ou DCI, ce sont les sigles que vous retrouvez parfois à l'arrière des voitures, et bien dans ce cas, vous ne pouvez mettre que 30% d'huile végétale maximum dans votre réservoir. À noter que les portions d'huiles végétales que je viens de vous présenter sont parfaite pour l'été, mais qu'au fur et à mesure où l'on rentre dans l'hiver, il faut impérativement diminuer la part d'huile végétale. D'ailleurs, les huiles pouvant servir de carburant et donc mélangées avec du gasoil sont l'huile de colza, de tournesol, de lin, d'amandes, et même l'huile de friture. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 20222 min

2021 : année record pour les rejets de CO2 ?

Si 2020 a été une année de recul en terme d'émissions de CO2 dans le monde, il semblerait que la tendance ne se soit malheureusement pas poursuivi l'an dernier. D'après l'Agence Internationale de l’Énergie, les émissions de dioxyde de carbone auraient même atteint un niveau record en 2021. De quoi s'agit-il concrètement et quelles seront les conséquences d'un tel pic ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Il faut bien l'avouer, le timing de cette annonce est assez curieux. En pleine crise énergétique en Europe ou le gaz et l'électricité battent des records mais aussi dans le reste du monde avec l'envolée des prix pour le baril de pétrole, l'Agence Internationale de l'Energie a annoncé que les émissions de CO2 de l'humanité ont tout simplement atteint un niveau record à 36,3 milliards de tonnes. Du jamais vu, et une augmentation qui compense largement la baisse observée en 2020 du fait de la crise sanitaire. Selon les experts de l'agence, ces mauvais chiffres s'expliquent par trois facteurs : tout d'abord un rebond de l'économie, ensuite des conditions météorologiques défavorables, et pour finir la flambée des prix du gaz qui a eu pour effet d'augmenter les consommations de charbon, ce qui n'est clairement pas une bonne nouvelle puisque brûler du charbon émet deux fois plus de CO2 que le gaz.Si l'on s'intéresse aux pays en particulier, c'est la Chine qui a contribué le plus à cette hausse avec près de 12 milliards de tonnes CO2 émises en plus, soit un tiers de la hausse mondiale, et ce à la faveur d'une économie qui a poursuivi sa croissance malgré la pandémie de la Covid-19. À noter que cette croissance chinoise était assortie d'une demande énergétique toujours plus importante, et qui, comme je vous le disais précédemment, a fait bondir l'utilisation du charbon dans les centrales électrique du pays. Bonne nouvelle toutefois, la part des énergies renouvelables et du nucléaire a été supérieur à celle de l'électricité issue du charbon, atteignant un niveau record de 8.000 térawattheures, soit 500 TWh de plus qu'en 2020. Si elle pollue beaucoup de part son industrie, la Chine enregistre également une forte percée des énergies renouvelable notamment grâce aux panneaux solaires et aux éoliennes. L'hydraulique qui fait habituellement la force du pays n'a malheureusement pas suivit en 2021 à cause de nombreux épisodes de sécheresses. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 20222 min

Deux voitures mythiques de retour en 100% électrique ?

Les amateurs de voitures et d'environnement seront ravi d'apprendre que ces derniers jours, deux voitures iconiques du 20e siècles ont été dévoilées en version électriques. En effet, la fameuse Ford Mustang Fastback de 1967 signera bientôt son retour sans le moindre rejet de gaz à effet de serre, tout comme le célèbre Combi Volkswagen dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast il y a quelques temps. Tous les détails sur ces come-back sans émission de CO2 sur route dans cet épisode.Si la plupart des constructeurs automobiles n'ont pas d'autres choix que de tout miser sur de nouveaux modèles de véhicules électriques ou hydrogènes à cause de l'interdiction de commercialiser des voitures essence et diesel d'ici 2035 en Europe, d'autres compagnies ont activé la carte nostalgie en remettant au goût du jour des véhicules ultra populaires auprès des automobilistes et passionnés d'auto de manière générale. À commencer par la firme britannique Charge qui la semaine dernière a présenté une toute nouvelle Ford Mustang Fastback de 1967 100% électriques. Que les fans les plus pointilleux se rassure, le châssis de ce nouveau modèle est bel et bien celui de la célèbre marque au cheval.Si tous les détails techniques n'ont pas encore été révélés, on sait toutefois qu'elle disposera d'une batterie de 64 kWh et d'une transmission intégrale, sans oublier une puissance de 544 ch obtenue grâce à deux moteurs électriques. La marque Charge promet ainsi une autonomie de 320 kilomètres seulement... c'est assez décevant en effet, mais explique pouvoir atteindre le 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes, ce qui reste une excellente performance pour une voiture électrique. Alors vous vous doutez bien que ce modèle de collection ne revient pas sur le devant de scène sans quelques petites contraintes. Le nombre d'exemplaires tout d'abord, limités à 499, chacun affiché au prix astronomique de 420 000 euros.Mais laissons la Mustang Fastback électrique de côté pour s'intéresser au véhicule préféré des baroudeurs, le Combi Volkswagen qui fera son retour en fin d'année sous le nom de ID Buzz. Cinq ans après l'annonce de son retour en version électrique, Volkswagen a présenté la semaine dernière les caractéristiques de ce véhicule de 4 mètres 71 de long pour 2 mètres de larges et 3 mètres d'empattement. En jargon automobile, l'empattement est la distance entre les axes des roues avant et arrière. Deux versions seront disponibles, une familiale pour les particuliers et une cargo pour les professionnels. Sous le capot trônera un moteur de 150 kw alimenté par une batterie lithium-ion de 77 kwh pour une vitesse maximale de 145 km/h. Reste encore à connaître l'autonomie du véhicule qui n'a pas été précisée par le constructeur.Désireux de relancer son véhicule phare en version 100% écolo, Volkswagen n'y est pas allé par quatre chemin puisque la quasi intégralité des pièces de l’habitacle seront faites en matériaux recyclés, 10% de plastique récupéré dans les océans et 90% de bouteilles en plastiques recyclées. Autre touche modernité, un écran 10 pouces placé au centre du poste de conduite équipé d'Apple CarPlay et d'Android Auto. Enfin, et tout comme la Mustang Fastback, le prix aura sans doute de quoi refroidir de nombreux automobilistes, puisqu'il faudra débourser 60 000 euros environ pour la version familiale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 15, 20223 min

Un calculateur d’empreinte carbone pour la pub ?

Après le calculateur d'empreinte carbone des sites internet dont on vous a parlé l'an dernier, focus aujourd'hui sir l'adOOhcc, un outil de l'Union de la Publicité Extérieure pour mesurer les émissions de CO2 des campagnes de pub papier et digitale. De quoi s'agit-il concrètement et comment fonctionne-t-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Au-delà de la pollution visuelle, les affiches publicitaires peuvent également être une source de pollution à plusieurs égards. Au niveau de l'impression, pour les flyers, tracs et magazines que l'on ne regarde pas et qui sont jeté à la poubelle par exemple. Ou encore à la surconsommation d'électricité, et même aux modes de tournage quand il s'agit d'un clip vidéo pour la télévision ou les plateformes. Bref, les formes de pub sont aussi diverses que variées, et ce constat s'applique aussi à leurs coût pour l'environnement. C'est pourquoi l’Union de la Publicité Extérieure a mis en place adOOHcc (pour advertising Out Of Home calculateur carbone), développé avec le cabinet Axionable.En clair, cet outil permet de mesurer les émissions de CO2 des campagnes de pub en toute simplicité. Concrètement, il intègre tous les formats et calcul l’ensemble du cycle de vie d'une campagne, des matières premières utilisés pour la fabrication, au transport en passant par l'installation, l'exploitation et la fin de vie. Ceci dit, l'outil est davantage pensé pour les professionnels ou collaborateurs désireux de garder un œil sur le côté pollution d'une campagne de pub. Les internautes curieux peuvent eux aussi s'amuser à estimer l'impact d'une campagne de pub à proximité de chez eux pas exemple pour se faire une idée. Mais en l'absence de certaines données, le résultat ne sera qu'approximatif. D'ailleurs, adOOHcc a pour vocation de s'intégrer dans les futurs contrats climat introduits par la loi Climat et Résilience. Ces contrats ont pour objectif de concrétiser les engagements des professionnels de la publicité en faveur d’une réduction des émissions de CO2. Grâce à cet outil gratuit en ligne, les membres de l’UPE pourront répondre je cite « aux attentes des annonceurs et des agences en matière de mesure des émissions de CO2 pour les accompagner dans leur stratégie environnementale » fin de citation. Pour les curieux, le lien du site est dans la description du podcast.Calculateur : http://carbone-calculateur-adoohcc.upe.fr/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 14, 20222 min

Qui sont les lauréats 2022 du prix européen Startup for Mobility ?

Il y a peu, le European Startup Prize for Mobility a dévoilé les dix startup innovantes dans le secteur de la mobilité durable sélectionnés pour son édition 2022. Si l'on parle ici de mobilité, les champs d'actions sont bien plus large qu'on peut le penser, s'étendant jusqu'à l’accessibilité et les data par exemple. Quelles startup sortent du lot ? Petit tout d'horizon dans cet épisode.Il aura fallu attendre près de six mois pour que l'initiative ne dévoile les projets retenus pour son édition 2022. Créée en 2017 sous l’impulsion de la Présidente de la Commission des transports et du tourisme au Parlement européen Karima Delli, le prix European Startup for Mobility mélange à la fois public et privé et à pour objectif de soutenir le développement des startups les plus innovantes dans le secteur de la mobilité durable sur le continent. Cette année, seul dix projets ont été retenu sur les 500 candidatures, et cela sur la base de trois critères : le modèle d’affaires de l’entreprise, son impact environnemental et social ainsi que sa portée à l’échelle européenne.Du côté des mobilités partagées et des véhicules électriques, on retrouve BAQME. Cette startup hollandaise a créé une plateforme de partage de vélos-cargos électriques pour réduire l’usage de la voiture en ville sur de courtes distances. Avec plus de 200 vélos en libre service, elle opère pour l'instant à Rotterdam et La Hague. Niveau recharge intelligente, on retrouve Bia Power avec sa plateforme pour recharger les véhicules électriques donc, et surtout optimiser les recharges. Un outil pratique qui pourra peut-être être couplé avec GO Sharing qui propose depuis son application mobile des scooters, vélos et voitures électriques à louer. Enfin en bout de chaîne, on retrouve Nowos qui est spécialisé dans la réparation de batteries lithium ainsi que le recyclage des matières premières qu’elles contiennent.Pour les innovations des secteurs ferroviaire et de l'aviation, on retrouve OTIV, et ses systèmes d’assistance et d’autonomie pour les trains qui circulent en ville ou en zone industrielles. Zeleros Hyperloop, comme son nom l'indique développe pour sa part un hyperloop européen capable de relier différentes villes qui n'ont pas encore été citées à plus de 1000 km/h sans aucune émission de gaz à effet de serre. Pour le secteur de l'aviation, Storkjet développe un logiciel développé afin d'aider les compagnies aériennes à réduire leurs émissions de CO2 tout en économisant du carburant.Dernière catégorie, les data avec Heex dont l'objectif est d'extraire des données jugées pertinentes afin d’aider les constructeurs automobiles et entreprises spécialisées dans l’IA à développer des voitures autonomes. Une innovation qui là encore pourrait être complété par Vianova qui, en utilisant les données des véhicules connectées aide les villes et les opérateurs à construire des systèmes de transport plus efficaces et durables. Et enfin, Revolve-wheel dont le travail en matière d’accessibilité a suscité l'intérêt du jury. À noter que les startups lauréates recevront leur prix le 19 mai prochain à l'occasion du sommer ChangeNow. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 20223 min

Qu'est-ce que le Global Digital Power Forum ?

Il y a peu, près de 200 acteurs des technologies vertes se sont réunies à Barcelone pour le Global Digital Power Forum. Cette grand messe de la tech verte avait cette année pour thème Lighting Up a Low-Carbon Smart Future (mettre en avant un futur intelligent bas-carbone). Tout ça s'est tenu en parallèle du Mobile World Congress avec Huawei comme meneur de jeu. De quoi s'agit-il ? Toutes les réponses dans cet épisode.Je cite Fang Liangzhou, vice-président de Huawei Digital Power, « les leaders de l’industrie ont partagé leurs idées sur la façon d’innover dans les réseaux et les centres de données verts à faible émission de carbone et la manière de promouvoir le développement des énergies propres […] Huawei soutient activement et participe aux actions de lutte contre le changement climatique pour aider ses clients à devenir neutres en carbone. Nous innovons continuellement dans la production d’énergie propre, la numérisation de l’énergie, le transport électrique, les infrastructures énergétiques TIC vertes et l’énergie intelligente intégrée » fin de citation. Si Huawei se congratule sur ses initiatives, que signifie énergie intelligente intégrée ? Et bien difficile de le savoir précisément.Les précisions de Huawei nous apprenne je cite que « l’efficacité énergétique des salles d’équipement peut être améliorée de 55% à 75% après l’expansion et la reconstruction des capacités. En outre, des technologies innovantes, telles que le refroidissement précis et l’augmentation intelligente de la tension, éliminent la nécessité d’ajouter des salles d’équipement, de remplacer les câbles et d’ajouter des climatiseurs » fin de citation. Alors si ces différentes innovations sont à saluer, il est toutefois peu probable qu’elles compensent nos besoins en électricité. La solution semble désormais évidente : la sobriété énergétique. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 20222 min

Des mini-réacteur nucléaire pour verdir l'industrie ?

Et si le secteur industriel pouvait se décarbonner grâce à des mini-réacteur nucléaires ? C'est en tout cas ce que pense Jimmy, startup française spécialisée dans cette technologie. En quoi le nucléaire pourrait permettre d'éviter les gaz à effet de serre émis par l'industrie ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour l'historique, Jimmy a été fondée l'an dernier par Antoine Guyot et Mathilde Grivet avec pour ambition de contribuer à la décarbonation de l’industrie grâce à une nouvelle application de la fission nucléaire. En clair, Jimmy veut proposer une alternative durable aux industries nécessitant beaucoup de chaleur. De la chaleur qui comme vous le savez provient souvent d'énergie fossiles, qui quand elles sont brûlées produisent énormément de gaz à effet de serre. L'idée de Jimmy est donc de concevoir des générateurs thermiques sur la base de mini-réacteurs nucléaires, puis de les vendre aux industriels pour créer de la chaleur décarbonée.Côté technique, la startup utilise la fission nucléaire, donc avec de l’uranium, dans des mini réacteurs nucléaires qui se branchent directement aux installations existantes. Je cite les fondateurs « avec Jimmy et notre offre unique, nous souhaitons apporter le savoir-faire nucléaire français pour créer la première industrie décarbonée compétitive mondiale. Mettre le pragmatisme technologique au service de l’écologie, décarboner l’industrie tout en augmentant sa performance ». Si un tel positionnement ne manquera pas de leur attirer les foudres des anti-nucléaires, le plan de la startup est déjà bien établi. Jimmy compte installer ses premiers mini-réacteurs fin 2025 et devrait également recruter une dizaine d’ingénieurs pour finaliser la conception de sa solution. Reste également à mettre en place des partenariats avec des fournisseurs industriels pour la production de son générateur. À noter que l’entreprise va également débuter les premières procédures réglementaires auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire afin de se conformer au cadre réglementaire existant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 20222 min

Météo France, au secours des villes face au changement climatique ?

Il y a quelques jours, le GIEC publiait un nouveau rapport sur l'état toujours plus alarmant du changement climatique et des phénomènes météos extrêmes. Si ce rapport est tristement passé sous les radars auprès du grand public en raison de l'actualité internationale, Météo France semble pour sa part se l'être approprié, au point de s'engager à aider ville et entreprises à anticiper les caprices de la natures. Tous les détails dans cet épisode.Concrètement, Météo France a signé un contrat avec le ministère de la Transition Écologique pour la période 2022-2026. Trois priorités ont été fixées, la première consistant je cite « à contribuer à la connaissance du climat, mieux comprendre son évolution, et collaborer aux exercices de simulation climatique internationaux ainsi qu'aux rapports menés par le GIEC. Deuxièmement, éclairer les décideurs et acteurs économiques dans leurs démarches d'adaptation au changement climatique grâce à de nouveaux services. Et enfin, poursuivre la sensibilisation de tous les publics aux conséquences du changement climatique » fin de citation.Dans les fait, comment cela va-t-il se traduire ? Météo France veut tout d'abord améliorer ses prévisions concernant les phénomènes météorologiques dangereux. Dès lors, les vigilances et alertes en cas d'intempérie seront mis en place deux jours à l'avance contre seulement 24 heures aujourd'hui. Pour rentrer dans le détail, Météo France compte recourir davantage à l'intelligence artificielle et utiliser des données issues de systèmes d'observation participatifs, mais aussi des réseaux sociaux, de webcams et même d'objets connectés, en complément des systèmes d'observation traditionnels. Cela permettra d'après eux de mieux observer le temps qu'il fait et d'améliorer ses prévisions.Parmi les autres outils développés et qui seront mis à disposition des collectivités et des entreprises, on retrouve Climadiag, un outil de sensibilisation pour aider les entreprises à prendre conscience de du changement climatique. En clair, Climadiag permet d'identifier les stratégies que doivent développer les entreprise pour faire face aux risques climatiques qui les concernent. Dans un autre registre, Climsnow, destiné aux stations de ski, permet pour sa part de quantifier la fiabilité de l'enneigement, entre neige naturelle damée et neige de culture. L'idée est je cite de « permettre aux stations de ski d'utiliser les informations fournies par Climsnow pour ensuite planifier des choix d'investissement en se basant sur des projections de l'état futur du manteau neigeux » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 8, 20222 min

Des microalgues pour capter le CO2 ?

Au chapitre des technologies pour capter le CO2, il se trouve que la nature est sans doute l'une des machines les plus aboutie qui soit. C'est en tout cas le constat de l'entreprise CarbonWorks qui développe un processus pour capter des milliers de tonnes de dioxyde de carbone grâce à des micros algues ! Tous les détails dans cet épisode !CarbonWorks est le fruit du travail conjoint de Suez et Fermentalg avec pour objectif d’accélérer le développement et la commercialisation des solutions de capture et de bioconversion du CO2 par la « photosynthèse microalgale ». Traduction : capter le CO2 grâce à de minuscules algues. En septembre dernier, CarbonWorks installait son premier démonstrateur en Gironde. Cette plateforme permet notamment des pollutions émanant d'une unité de méthanisation agricole attenante et de produire un biocomposant à base d'algue pouvant ensuite être réemployé en tant que fongicide naturel pour les vignobles. Je cite Guillaume Charpy, président de l'entreprise :« nous disposons d’une technologie unique au monde qui nous permet de transformer le CO2 en bio composant pouvant être valorisé en tant que fongicide naturel mais aussi en produit d’alimentation pour l’animal et l’homme » fin de citation.Face à l'engouement de cette technologie ainsi que les nombreuses opportunités qu'elle représente, un tour de table a été mené par plusieurs société dont BNP Paribas, Bpifrance, Demeter Investment Managers et même la région Nouvelle-Aquitaine. C'est donc 11 millions d'euros au total qui ont été levés et qui permettra à la deeptech de renforcer son développement, notamment en construisant je cite : « un photobioréacteur de taille semi-industrielle en Gironde, dont la mise en service est prévue en 2023 » fin de citation. Cette récolte permettra également à CarbonWorks de tripler ses effectifs au cours des deux prochaines années pour intensifier son développement technique et commercial. Pour Guillaume Charpy que je cite à nouveau : « Une fois que nous aurons trouvé notre modèle économique, nous viserons l’installation de notre technologie auprès d’industries qui souhaitent réduire leurs émissions de CO2 et nous chercherons à nouer des partenariats avec des industriels de l’agriculture et de l’alimentation durable » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 20222 min

Qu’est-ce qu’Interxion France, première société « Ocean Approved » ?

Aujourd’hui, focus sur une entreprise qui vient tout simplement de devenir la première de France à recevoir le label « Ocean Approved », qui récompense les actions menées pour réduire l’impact des data centers sur les écosystèmes marins. De quoi s’agit-il concrètement ? Quel est l’intérêt de ce label ? En quoi Interxion est-elle différente ? Toutes les réponses à ces questions dans cet épisode.Lancé l’an dernier par la Fondation de la Mer en partenariat avec Bureau Veritas et le ministère de la Mer, ce label « Ocean Approved » distingue les entreprises engagées dans la préservation des écosystèmes marins. Concrètement, ce label fait renvoie à un référentiel fondé sur l’Objectif de développement durable n°14 des Nations Unies, comprenant 10 leviers d’action et 44 indicateurs. Avec cet outil, les entreprises peuvent ainsi calculer leur impact sur les océans et donc se fixer des objectifs pour améliorer leurs résultats. De son côté, Interxion France avait déjà conscience de son impact sur l’environnement, et a rapidement décidé de limiter son empreinte carbone en fournissant des data centers éco-responsables alimenté par des énergies renouvelables produites en France. Je cite « Interxion est ainsi le premier opérateur de data centers à avoir atteint la neutralité carbone en France en 2020 ». L’entreprise a ensuite commencé à identifier ses points faibles. À l’issue d’une évaluation de la matérialité, de la cartographie des impacts directs et indirects et du plan d’action mis en place, Interxion a été certifiée Ocean Approved ce qui je cite « vient reconnaître son engagement en faveur des océans. Nous avons utilisé le Référentiel Océan pour structurer notre engagement et agir concrètement. […] Cette initiative vient concrètement soutenir nos engagements en nous intégrant dans un processus pour la préservation des océans basé sur des indicateurs concrets et fiables » fin de citation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 20222 min

Qu’est-ce que l’application Good Habits ?

Avec la préoccupation croissante de la protection de l’environnement, plusieurs gestes simples se sont imposés dans notre quotidien comme le tri, le recyclage ou tout simplement le fait de privilégier les moyens de transports doux comme le vélo par exemple. Ceci dit, comment faire pour se retrouver parmi toutes les initiatives à mettre en place ? C’est la question que pose l’application The Good Habits dont une version bêta est actuellement disponible sur la plateforme EDF Pulse & You. Toutes les informations sur cette application dans cet épisode.Pour commencer, la plateforme EDF Pulse & You réunit depuis plus de 5 ans maintenant, des chefs d’entreprise et des start-ups ainsi que des particuliers désireux de s’engager pour créer un monde meilleur en échangeant des idées et en votant pour les meilleures contributions. C’est donc sur cette base que l’application The Good Habits a été développée par Cassandre Milius que je cite « en allant rencontrer les gens, je me suis rendue compte que chaque individu a ses propres moteurs pour changer. Certains le font pour préserver leur santé, d’autres pour alléger leur esprit, ou encore pour faire des économies à la fin du mois. […] Avec The Good Habits, vous allez par exemple découvrir qu’il y a plein de raisons de choisir d’utiliser des cotons lavables. Parce que c’est moins cher. Parce que c’est meilleur pour la peau. Ou parce que c'est bon pour la planète. Et ce que j’espère, c’est que chacun pourra y trouver sa propre motivation » fin de citation.Vous l’avez compris, l’application accompagne ceux qui veulent changer sans culpabiliser, en tenant compte de leurs envies et de leurs rythmes et en mettant en avant ce que de nouvelles habitudes peuvent leur apporter dans l’immédiat. Autre levier sur lequel la fondatrice compte beaucoup : la bienveillance. Parce que je cite « l’écoresponsabilité c’est un chemin fait d’essais et d’erreurs où l’on progresse par l’expérience et surtout en s’entraidant les uns les autres » fin de citation. The Good Habits se veut donc un lieu où l’on partage son expérience et ses recettes maisons qui peuvent vous aider et préserver la planète. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 20222 min

Des haies solaires pour l’agriculture française ?

Connaissez-vous l’agrivoltaïsme ? Pour être honnête, il y a peu de chance que vous en ayez entendu parler tant cette pratique n’en est qu’à ses débuts, mais si jamais c’est le cas, alors vous savez qu’il s’agit d’un moyen assez intéressant pour aider les agriculteurs à tirer profit des panneaux solaires pour les aider à s’adapter au changement climatique tout en produisant de l’énergie renouvelable. Récemment, l’INRAE et Engie ont lancé un démonstrateur de haies agrivoltaïques avec l’objectif de généraliser ces haies panneaux-solaires au plus d’exploitation possible. En quoi cela consiste-t-il et est-ce vraiment intéressant pour les agriculteurs ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Aujourd’hui, la plupart des projets agrivoltaïques se basent sur des ombrières pilotées par de l’intelligence artificielle. Concrètement, ces dispositifs permettent d’orienter les panneaux solaires en fonction de plusieurs paramètres météo afin de protéger les cultures des intempéries ou des fortes chaleurs. Or, ce n’est pas cette approche qu'ont suivi l’INRAE (l’institut national de recherche pour l’agriculture) et le fournisseur d’énergie ENEGIE. Leur projet baptisé « Camelia va étudier durant 3 ans les bénéfices de haies solaires, composées de panneaux solaires bifaciaux verticaux. Je cite Aline Chapulliot, Responsable des nouvelles offres chez Engie Green : « l’objectif premier de ce démonstrateur sera d’étudier la performance agronomique du système […] de mesurer les impacts et les bénéfices que ces haies solaires vont avoir sur les cultures » fin de citation.Cette performance agronomique sera ensuite évaluée par INRAE sur l’une de leur plateforme regroupant des bovins, vaches et taureaux donc, dans le Puy-de-Dôme. Je cite : « l’INRAE va étudier l’effet des haies sur le micro-climat de la parcelle, sur des paramètres comme le vent, l’ombre, l’évapotranspiration ou l’humidité dans le sol, mais aussi leur effet sur la quantité et la qualité de biomasse » fin de citation. Autre objectif : étudier le fonctionnement de ces haies solaires et permettre d’anticiper son déploiement à plus grande échelle. Car l’un des dangers inhérents à l’agrivoltaïsme est de voir des parcelles agricoles où la production d’électricité deviendrait prioritaire sur la production agricole. Un problème rapidement mis en avant par la filière et qui est en train de trouver son cadre juridique grâce au parlement français et à l’AFNOR qui fournira une certification pour assurer un développement responsable. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 20222 min

Une batterie fabriquée avec des citrons ?

C’est une info qui va en faire sourire plus d’un mais qui pourrait quand même nous inspirer dans pas mal de domaines. Des scientifiques britanniques ont tout simplement mis au point une batterie capable de générer de l’électricité, et ce grâce à des citrons ! Une performance unique au monde qui leur a même valu un certificat du prestigieux Guiness World Records. Tous les détails dans cet épisode.Dans le détail, c’est grâce aux scientifiques de la Royal Society of Chemistry de Manchester en Angleterre que je peux vous parler de cette histoire aujourd’hui. Cela remonte tout de même à plusieurs mois, le 15 octobre dernier pour être précis, mais ces derniers ont réussi à créer une batterie électrique grâce à 2 923 citrons ! Leur méthode consistait à insérer une bande de cuivre et une bande de zinc à chaque extrémité afin je cite le « le jus de citron agisse comme un électrolyte tandis que le zinc et le cuivre étaient les électrodes » fin de citation. Mesurée à l'aide d'un voltmètre, la tension électrique générée par cette batterie atteignait 2 307,8 volts, surpassant ainsi le précédent record établi en 2020 de 1 521 volts avec 1 964 citrons.Pour être honnête, la puissance de la batterie ne dépassait pas les 2W, ce qui serait largement insuffisant pour faire fonctionner la majorité des appareils électriques. Mais a visiblement été suffisamment puissant pour actionner un système de feu d’artifice, symbolisant le début d'une course de karting. Si jamais vous vous demandez ce qu’il est advenu des citrons, et bien sachez qu’ils ont été récupérés pour faire du biogaz. D’après les scientifiques les batteries tout solides font partie des plus prometteuses, mais de leur aveu, il reste encore un long parcours avant une éventuelle commercialisation. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 28, 20222 min

Les 63 français les plus riches polluent autant que la moitié du pays ?

D’après un rapport des ONG Oxfam et Greenpeace France la semaine dernière, les 63 français les plus riches émettraient autant de gaz à effet de serre à eux seuls que la moitié des français. On ne parle bien entendu par d’eux en tant que personne, mais davantage de leur patrimoine, leurs entreprises, les actions dans des compagnies polluantes qu’ils peuvent posséder etc… Qu’est-ce que cette statistique peut bien vouloir dire dans les faits ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Clairement, ce qui distingue cette étude des autres, c’est qu’elle prend en compte l’intégralité du patrimoine financier des personnes concernées. En ressort une empreinte carbone globale qui n’est donc pas très envieuse pour les 63 personnalités françaises les plus riches. Je cite l’étude, « Avec au moins 152 millions de tonnes équivalent CO2 en une année, le patrimoine financier de ces 63 milliardaires émet autant que le Danemark, la Finlande et la Suède réunis. Trois milliardaires français émettent, via leur patrimoine financier, plus qu'un cinquième des Français » fin de citation. Encore plus éloquent, le rapport pointe du doigt la famille propriétaire des magasins Auchan qui émet à elle seule je cite « autant que 11 % des ménages français, soit plus que tous les habitants de la région Nouvelle-Aquitaine » fin de citation.À titre de comparaison, d’après le rapport de l'organisation World Inequality en 2022, un humain émet en moyenne 6,6 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. En Europe, 50 % de la population du continent émet 5 tonnes par an, contre 3 tonnes pour l'Asie de l'Est, et 10 tonnes pour l'Amérique du Nord. En conséquence, Greenpeace France et Oxfam préconisent l'instauration d'un ISF climatique et d’une autre taxe sur les dividendes pour les entreprises qui ne respectent pas l'Accord de Paris. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 20222 min

Qu'est-ce que le prix national du génie écologique ?

Parmi les nombreuses compétitions organisées en France, en Europe et sur les autres continents pour créer les technologie vertes de demain, on trouve le prix du génie écologique. Concrètement, les candidats sont invités à concourir sur des projets liés à l’écovégétalisation et à la restauration d’écosystèmes dégradés. Leurs travaux seront présentés fin avril. De quoi s'agit-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Respecter la biodiversité, restaurer les milieux naturels, améliorer les trames écologiques... Voilà en trois exemples résumé l'esprit de cette compétition et les quelques solutions que peut apporter le génie écologique dans sa gestion des espaces naturels. Cette édition 2022 est co-organisé par l’association fédérative des acteurs de l’ingénierie et du génie écologique (A-IGÉco), le centre de ressources génie écologique de l’Office français de la biodiversité (OFB), le ministère de la Transition écologique ainsi que l'organisme Plante & Cité. Objectif : partager les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité et mettre l’accent sur une discipline encore méconnue. Cette année, focus sur les milieux urbains en montrant justement ce que peuvent apporter ces techniques dans les villes.Un mot également sur le Prix spécial "Milieux urbains" qui récompensera un projet portant spécifiquement sur un ou des milieux urbains (restauration écologique de berges urbaines, désartificialisation et restauration des fonctions des sols etc...). Pour ce prix, les projets seront jugés sur leur aspect exemplaire, mais également dans l’intégration des acteurs locaux dans leur élaboration et leur mise en œuvre. Au total, cinq catégories seront récompensées : restauration d’écosystèmes, de populations ; gestion des espèces envahissantes ; amélioration des trames écologiques ; réhabilitation des services liés aux écosystèmes et au sol ; pratiques de gestion des espaces naturels. La remise des prix et la présentation des lauréats aura lieu quant à elle à l'automne prochain. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 20222 min

Comment l'Allemagne s'approprie le train à hydrogène ?

Tandis que la ministre de la Transition Ecologique Barbara Pompili a inauguré en début de semaine l'usine Alstom qui fabriquera le Coradia iLint, c'est le nom de ce train à hydrogène français, l'Allemagne elle possède déjà une usine de ce calibre qui pour sa part tourne à plein régime. Tous les détails dans cet épisode.Concrètement, c'est à Salzgitter en Basse-Saxe que l'on trouve cette usine allemande. Son carnet de commande : 14 trains en cours de construction pour la région de Francfort, 27 pour la région Basse-Saxe, où devrait être inauguré, et c'est une première mondiale, une ligne commerciale emprunté uniquement par des trains à hydrogène. Au vu des capacités de productions assez importantes, les demandes arrivent des quatre coins de l'Europe comme l'explique le chef du projet Stefan Schrank que je cite : « Les essais que nous menons dans d'autres pays européens, comme les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède, la Pologne, ou encore la France ont au moins permis aux autorités locales et aux opérateurs locaux de constater que cette nouvelle technologie fonctionne, et qu'elle offre un bon niveau de fiabilité et de disponibilité. » fin de citation.Effectivement, l'hydrogène est au cœur des discussions ces derniers temps, et suscite l'admiration des décideurs politiques comme Emmanuel Macron. Ceci dit, les achats de ce genre de train sans émission de CO2 son ralenti par les coûts assez important. Le train produit en Allemagne est en effet plus cher d'un tiers que les trains classiques. Mais d'après le constructeur, la rentabilité d'un tel investissement se fait entre 10 et 12 ans et ses trains auraient une durée de vie trois fois plus importante.À noter cependant que ce train utilise encore trop souvent de l'hydrogène gris, c'est à dire l'hydrogène généré via des combustibles fossiles sans que des gaz à effet de serre soient captés. Ce dernier génère tout de même 10 tonnes de CO2 pour chaque tonne d'hydrogène produit. Ainsi, pour le ministre écologiste des Transports de Bade-Wurtemberg, Winfried Hermann, je cite « la technologie des piles à combustible présente dans les trains à hydrogène est une option permettant d'être techniquement neutre pour le climat. La condition est que l'hydrogène doit être produit à partir d'énergie renouvelable (l'hydrogène vert donc). Il y en a encore trop peu aujourd'hui et nous devrons l’importer de pays où il y a beaucoup de soleil et de vent. » fin de citation. Dès lors, pour sécuriser ses approvisionnements en hydrogène vert, l’Allemagne a conclu des accords avec des pays comme le Chili, le Maroc et la Namibie... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 22, 20222 min

Plaxtil : des objets fabriqués avec des masques usagés ?

Vous vous êtes sûrement demandé au moins une fois ces deux dernière années : que faire de nos masques usagés ? La réponse logique serait le recyclage. Sauf que le recyclage en matière de santé, c'est délicat. Ceci dit, il est une entreprise du département de la Vienne, plus précisément à Châtellerault, qui a tout simplement mis au point un système pour créer des objets à partir de nos millions de masques usagés, et cela en toute sécurité. Toute les explications dans cet épisode.Plaxtil, c'est son nom, a été lancé en 2020 dès que les français se sont mis à consommer de grandes quantités de masques. Rapidement, l'entreprise a su créer autour d'elle un véritable circuit notamment grâce à la complicité des lieux publics et privés pour accueillir leur boîtes de collecte dans toute la France. Derrière cette idée, Jean-Marc Neveu et Olivier Civil pour qui le recyclage de ces masques devait être une priorité. Je les cites : « on a des centaines de petites PME, d'artisans, de commerçants, de cabinets médicaux, cabinets dentaires, qui jouent le jeu, des coiffeurs... qui commandent leur boîte et qui participent aussi au recyclage à leur niveau » fin de citation. Au total, plus de 25 millions de masques usagés à travers le pays ont été transformés en de nouveau objets ces deux dernières années.Alors comment cela fonctionne-t-il ? Les masques sont d'abord désinfectés grâce à des rayons UV, puis broyés pour en faire des confettis, eux mêmes transformés en une pâte. Cette dernière est ensuite découpée en petites billes de plastique qui seront fondues puis moulée pour façonner un cendrier, un pot à crayons, un rapporteur, ou encore un support photo pour ne citer que cela. À noter que les charlottes pour cheveux ou encore les surblouses du personnel soignant sont également recyclées et s'intègrent pleinement dans cette initiative de Plaxtil. Et aujourd'hui, l'entreprise attire de nombreux partenaires, comme la marque de vêtement Kiabi ainsi que d’autres acteurs majeurs du luxe. En 2021, Plaxtil a réalisé un million d'euros de chiffre d'affaire, et avec une croissance en pleine expansion, pense le doubler l'année prochaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 20221 min

Quels sont les bénéfices de la betterave ?

Alors que la saison des récoltes de betterave vient de s'achever, saviez-vous que cette dernière peut être utile dans bien des domaine, notamment technologiques ? Et avec plus de 3,4 millions de tonnes ramassées en 2020-2021 en France, soit le deuxième rendement le plus important en Europe derrière l’Allemagne, le potentiel est bien là. De quoi parle-t-on concrètement, c'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Outre la production de sucre qui est l'une des principales options pour transformer une betterave, ce légume est une matière première présente dans de nombreuses choses, comme l'alcool pour les gels hydroalcoolique, les cosmétiques, les parfums, ou encore le bioéthanol carburant. En effet, les résidus de sucre sont fermenté puis distillé afin de produire du bioéthanol. Ce carburant liquide est ensuite incorporé dans l'essence, jusqu'à 10% dans le Sans Plomb 95-E10 et entre 60% et 85% dans le Superéthanol-E85. Ce dernier permet notamment de réduire d'environ 50% les émissions de CO2 et de 90% celles de particules fines par rapport à l'essence. C'est aussi l'un des carburant les plus économiques du marché avec un prix moyen à la pompe de 75 centimes le litre. Cela permet ainsi d'économiser plus de 500 € pour 13 000 km parcourus, malgré une surconsommation de 25% par rapport à l'essence.Ceci dit, si vous êtes tenté par le bioéthanol pour faire rouler votre véhicule, sachez qu'il est impératif de le convertir ! Si vous n'avez pas de modèle type « flexifuel », un simple boîtier de conversion monté sur votre voiture essence suffit. En effet, les diesels ne sont pas concernés. Concrètement, il suffit d'installer dans votre moteur un boîtier spécifique permettant de mélanger dans un même réservoir l’E85 avec n’importe quelle essence, dans n’importe quelles proportions. Pour éviter les arnaques, optez pour un dispositif homologué par l’État et installé en moins de deux heures par un professionnel agréé. À noter que la conversion doit également s’accompagner d’une modification de la carte grise pour rester dans le cadre légal. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 20222 min

Un réservoir à hydrogène plat ?

Et si les véhicules hydrogènes de demain avaient des réservoirs plat ? C'est l'idée lancée par la marque Bosch et le constructeur BMW afin de les rendre moins encombrants. Qu'est-ce que ça pourrait bien changer ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Plus précisément, c'est le consortium baptisé FlatHyStorn qui est derrière cette idée de réservoir plat, et qui est d'ailleurs soutenu par le gouvernement fédéral allemand. Objectif : qu'il soit moins encombrant et qu'il permette de développer des véhicules plus confortables, dont les premiers prototypes devraient être construit avant la fin de l'année. Alors pour être précis, l'idée est que ces nouveaux réservoirs d'hydrogène occupent le même espace que celui dédié habituellement aux batteries dans les voitures électriques. Dès lors, cela implique des réservoirs à hydrogène beaucoup plus plats qu'aujourd'hui afin d'être placés entre les essieux de la voiture, ce qui est tout bonnement impossible aujourd'hui avec les modèles cylindriques utilisés. Et clairement, l'avenir n'est pas radieux pour ces derniers, puisque leur forme circulaire est une véritable contrainte pour les ingénieurs ayant en charge la conception de l'habitacle des voitures hydrogènes.Il se pourrait bien que les réservoirs plat soient donc l'avenir en quelques sorte... tout du moins quand on parle de l'hydrogène. Un tel système permettrait de démocratiser un peu plus encore les voitures propulsé avec ce carburant. De son côté, BMW n'a pour l'instant présenté qu'un seul véhicule hydrogène : l'iX5 Hydrogen, dont la commercialisation doit démarrer cette année. Cela signifie-t-il que la marque compte produire d'autres véhicules du genre ? Affaire à suivre.Quoiqu'il en soit, une voiture hydrogène permet de parcourir de grandes distances sans produire la moindre émission de CO2 puisque le véhicule ne rejette que de la vapeur d'eau. De plus, leur plein ne prend que quelques minutes contrairement à une recharge électrique. Toyota, Honda et Hyundai sont aujourd'hui les constructeurs les plus impliqués dans le développement de ce type de voitures. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 17, 20222 min

Les bouchons parisien responsable de 13% des GES ?

D'après le célèbre éditeur de carte GPS TomTom, les embouteillages liés au trafic routier à Paris seraient responsable de 13% des émissions de CO2 liés aux véhicules. Outre Paris, cette étude s'intéresse également à d'autres capitales comme Londres, Berlin et Amsterdam. Quels enseignements retirer de cette étude ? Le trafic routier est-il réellement responsable de la pollution de l'air à Paris ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.L'équation n'a rien de compliqué : plus de bouchon = plus de pollution. Ceci dit, d'après une étude menée chaque année par TomTom, la conséquence de ces embouteillages sur la qualité de l'air est assez lourde. Le spécialiste des cartes GPS a analysé la situation dans plusieurs capitales européennes, dont Paris, Londres, Berlin et Amsterdam en s'intéressant plus précisément au CO2. Concernant Paris, le trafic routier a donc généré 13,8 mégatonnes de CO2 l'an dernier, dont 13,4% proviennent directement des embouteillages, soit 1,85 mégatonne. Je cite l'étude, « en moyenne, le trafic routier produit 28 000 tonnes de CO2 au cours d’une journée de circulation fluide, tandis qu’au cours d’une journée de circulation encombrée, ce chiffre atteint 45.500 tonnes ». L'étude pointe également du doigt le poids du diesel dans ces émissions, puisque ces véhicules représentent je cite « près des trois-quarts (71%) du volume de trafic en Ile-de-France... ce qui contribue chaque année à l’émission de 11,1 Mt de CO2 dans l’atmosphère, soit 81% des émissions totales du trafic en région parisienne. » fin de citation.Concrètement, l'interdiction du diesel en 2024 dans le Grand Paris suite à la mise en place de Zones à faibles émissions devrait permettre de réduire sensiblement les émissions de CO2. Autre chiffre intéressant, l'étude annonce je cite « qu'une augmentation de seulement 1% de la proportion des véhicules électriques dans le trafic permettrait d'éliminer 143.000 tonnes d'émissions de CO2, soit environ l'équivalent de la quantité de CO2 absorbée en un an par une forêt de la taille de la capitale (à savoir 125 km2) » fin de citation. D'après les données de AAA Data, c'est près de la moitié des voitures immatriculées en Île-de-France qui ne pourront plus circuler.Chez nos voisins, à Londres par exemple, le trafic automobile a émis 14,8 Mt de CO2 en 2021, soit 7% de plus que Paris, mais avec un parc automobile plus important et un réseau routier beaucoup plus étendu d'après TomTom. À Berlin, le trafic n'a émis que 4 Mt de CO2 et à Amsterdam, que 840.000 tonnes en 2021. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 16, 20222 min

Comment les abysses absorbent le carbone ?

Décidément, il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir et à comprendre sur notre belle planète bleu. Une étude publiée dans la revue Science Advances et menée par une équipe de chercheurs internationaux venus de Norvège, Suisse, France, Royaume-Unis, Allemagne, Espagne et Etats-Unis met en lumière le rôle des écosystèmes marins profonds dans le processus de captage du carbone par les océans. De quoi s'agit-il réellement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, les chercheurs ont séquencé en très grand nombre l'ADN de centaines d'échantillons de sédiments récoltés dans les profondeurs des océans au cours de 15 campagnes réalisées autour du monde entre 2010 et 2016. Ces analyses ont ensuite été intégrées à d'autres données issus d'expéditions parallèles cette fois sur les couches d'eau photiques (la zone marine traversée par la lumière et où les végétaux peuvent vivre) et aphotiques (là où la lumière ne pénètre pas) dans l'Océan. Sans rentrer dans le détail, les analyses montrent que les sédiments marins prélevés dans les abysses contiennent au moins trois fois plus de biodiversité. Ainsi, la biodiversité est un facteur principal du transfert et du stockage du carbone atmosphérique au fond de l'Océan pour des millénaires. Si les abysses venaient à être dénaturés, polluées ou exploité par l'Homme, c'est donc la capacité de tous les océans à capter le CO2 qui serait menacée. Autrement dit, sans les abysses, le réchauffement climatique serait terriblement pire qu'aujourd'hui.Si vous ne le saviez pas, le gaz carbonique présent dans l’atmosphère se dissout dans les océans, puis est capté par les algues microscopiques qui se développent à la surface des mers, et fait la photosynthèse avec la lumière. Le carbone, l’azote et le phosphate dans l’eau sont ainsi transformés en particules de matière. À la mort des algues, ces particules chutent dans les profondeurs, formant des sédiments renfermant du carbone. C’est ce qu'on appelle la séquestration du carbone par la « pompe biologique ». En mettant de côté les activités humaines, on estime ainsi que l’atmosphère contiendrait deux fois plus de gaz carbonique sans cette pompe biologique des océans. Au même titre que les forêts séquestrent du carbone, la biologie marine contribue à la régulation de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère.Pour résumer, ce travail révèle l'importance immense des fonds marins, en tant que réservoir de biodiversité et d'après les chercheurs, la nécessité de les protéger. Ces derniers mois, des discussions avaient lieu pour légiférer sur l'exploitation minière en haute mer, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur cette fameuse séquestration du carbone. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 15, 20222 min

À quoi à servi le One Ocean Summit ?

La semaine dernière se tenait à Brest le One Ocean Summit censé trouver des solutions pour protéger les océans. Trois jours de discussions entre chefs d'états, entreprises et ONG qui se sont soldé par plusieurs engagements assez concret. De quoi parle-t-on ? Cela sera-t-il suffisant pour préserver les océans ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Pour commencer, ce sont une trentaine de chefs d'états et de gouvernement qui ont promis vendredi dernier d'en faire plus pour protéger les océans. Tout d'abord, au niveau continental, l a présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le lancement d'une coalition comptant les 27 Etats membres de l'UE et 16 autres pays pour conclure un traité destiné à protéger la haute mer. Parmi les pays engagés, on retrouve des pays très importants comme la Chine, les Etats-Unis et je viens de le dire, l'ensemble de l'union européenne. Côté définition, la haute mer commence où s'arrêtent les zones économiques exclusives des Etats, soit à 200 milles nautiques des côtes, et représente près de la moitié de la superficie de la planète. Reste désormais à savoir ce que contiendra ce traité puisqu'aucune ligne de son futur contenu n'a été évoqué.La lutte contre le plastique est également au cœur des initiatives avec la mise en place d'un accord international contre la pollution plastique... Pollution estimée à 8,3 milliards de tonnes depuis les années 50. De plus, France, Grèce, Italie, Colombie, Corée du Sud et États-Unis ont rappelé leur ambition de 100% de réutilisation ou de recyclage des matières plastiques ainsi que l'abandon de toutes les utilisations à usage unique, ce qui permettra je cite « l'engagement mondial pour une nouvelle économie des plastiques ».Autre objectif et non des moindres, le lancement d'une coalition pour le carbone bleu. Vous le savez, l'océan a une grande capacité de captation du CO2 notamment grâce aux mangroves qui constituent de véritables prairies sous-marines. Le One Ocean Summit souhaite dès lors protéger ces écosystème... un appel lancé par la France et la Colombie au travers d'une coalition internationale qui devrait prochainement financer la restauration des mangroves abîmées. Ce sommet a également abordés la question des fonds marins, en promettant d'intensifier leur cartographie, ainsi que de lutter contre la surpêche et la pêche illicite, ou bien encore de créer plus d'aires protégés. Reste à savoir si les paroles sont assortis des actes attendus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 14, 20222 min

L’éolien en mer, un atout pour la France ?

Vous le savez, le vent est une formidable source d’énergie renouvelable pour produire de l’électricité. En Europe, de nombreux pays dont la France misent sur les éoliennes, que ce soit sur terre ou en mer. Ceci dit, l’Hexagone est plutôt à la traîne par rapport à ses voisins dans ce domaine. Qu’est-ce que cela signifie ? Où en est-on réellement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.La semaine dernière, Emmanuel Macron annonçait depuis Belfort une hausse des capacités renouvelables, soit 100 GW pour le photovoltaïque, 40 GW pour l’éolien terrestre et 40 GW pour l’éolien offshore. Mais à bien y regarder, ce dernier chiffre est très inférieur au potentiel réel de la France estimé à environ une soixantaine de GW, ce qui n’est pas anodin puisque les experts estiment que 10 GW d’éolien correspond à la puissance de 6 réacteurs nucléaires. Par ailleurs, en 2022, la France ne compte qu’une seule éolienne en mer en exploitation intitulée Floatgen au large du Croisic en Loire-Atlantique depuis 2018.Sur les trois prochaines années, sept parcs éoliens offshore d’une capacité de 3,6 GW au total devraient voir le jour, 80 éoliennes au large de Saint-Nazaire, 62 éoliennes au large de Saint-Brieuc et 71 éoliennes au large de Fécamp… Un total de 214 éoliennes qui fait bien pâle figure en comparaison avec les 5560 éoliennes en mer déjà mises en service en Europe, essentiellement au Royaume-Unis qui est d’ailleurs le leader européen en la matière avec 42% du total. L’Allemagne n’est pas loin derrière avec 1500 éoliennes, ce qui représente un peu plus de 30%, suivi des Pays-Bas (10%) la Belgique (9%) et le Danemark (7%).Ceci dit, si la France bénéficie de la seconde capacité en matière de vent et de la seconde puissance maritime mondiale en termes de surface, force est de constater que les objectifs ne sont clairement pas ambitieux. D’ici la fin de l’année, l’Hexagone devrait avoir 4 usines de fabrication d’éoliennes en mer, soit un tiers des usines du continent. Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire du vent un atout majeur dans la transition écologique française. Mais autre bémol, la France serait d’après la Commission Européenne le seul pays des 27 à ne pas avoir atteint ses objectifs fixés à 23% d’énergie renouvelable en 2020. Ce total était d’à peine 20%. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 20222 min

Un moteur électrique de 335 chevaux pour seulement 30 kg ?

Connaissez-vous la marque Koenigsegg ? Il s'agit d'un constructeur automobile suédois spécialisé dans les supercar... Et bien depuis peu, la marque a annoncé avoir conçu un moteur électrique innovant qui allie puissance et légèreté puisqu'il ne pèse que 30 kg. De quoi parle-t-on précisément ? Est-ce fiable ? Et puis, est-ce que ça marche ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.C'est un tour de force très impressionnant que vient de réaliser Koenigsegg avec son moteur électrique intitulé Quark. Le constructeur suédois a en effet mis au point un moteur électrique avec rapport poids/puissance encore jamais vu, en utilisant une technologie inédite baptisée « Flux Raxial ».Concrètement, le constructeur annonce 335 ch, avec une puissance de crête de 250 kW et 600 Newton mètre de couple, le tout pour seulement 30 kg de poids total. Une légèreté obtenu grâce à l'utilisation d' acier de qualité aérospatiale, de fibre de carbone et d'un refroidissement direct.Dans le détail, le terme « raxial » est la contraction de « radial » et « axial », et parvient à concilier le meilleur des deux technologies. On pourra notamment le retrouver sous le capot de la supercar hybride Gemera, annoncé à 1.700 ch et alimenté par du superéthanol E85. À noter que Koenigsegg a couplé deux moteurs Quark via un convertisseur « Terrier » et qui développe un total de 670 ch. Outre la Gemera et d'autres modèles à venir, Koenigsegg compte également proposer son moteur électrique sous licence à d'autres constructeurs. Il n'est donc pas impossible de le voir arriver sur certains modèles en France dans les années à venir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 20222 min

Des maisons vertes en plein milieu du désert aux USA ?

Qui a dit que les déserts étaient hostile et qu'on ne pouvaient pas y habiter confortablement ? Aux Etats-Unis, plus précisément dans le désert du Nouveau-Mexique se dressent des maisons écolo nées au tout début des années 1970. Était-ce un mouvement éphémère ou une véritable tendance de fond ? Comment ces maisons fonctionnent-elles ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Sur la forme, ce sont de drôles de maisons tout droit sortie d'un film de science fiction. Pourtant, elle sont bien réelles et n'ont rien de fictif. Les Américains les appellent les "earthship" ou "vaisseau terrestre" en français. Ces habitations auto-suffisantes pourraient clairement ressembler aux maisons du futur. D'ailleurs, une grande partie de l'ossature est fabriquée à partir de déchets, qu'il s'agisse de pneus, de canettes, de bouteilles en plastique... bref, tous les matériaux employés sont aussi efficaces que ceux que l'on utilise habituellement pour isoler une maison. Si la forme des murs est incurvée façon igloo, c'est justement pour conserver la chaleur.À l’extérieur, de la terre et des plaques d’isolants recyclés viennent sceller les murs de la maison. Côté énergie, l’électricité est entièrement produite par des panneaux solaires et sert uniquement pour l’éclairage. Pour ce qui est de l'eau, les maisons sont équipées d’une citerne pour stocker les eaux de pluie. Pour réduire encore plus le gaspillage, les toilettes sont généralement sèches. Enfin pour l'alimentation, il est également possible de produire sa propre nourriture sur place, les maisons comprenant généralement des serres où l’on peut faire pousser des fruits et des légumes, et certains Earthships intègrent même un espace réservé à l’élevage. À ce jour, plus d’un millier de maisons de ce genre existent déjà aux Etats-Unis, ce qui intrigue de plus en plus de personnes à l'étranger. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 9, 20221 min

Comment l'Etat veut décarboner ArcelorMittal ?

La semaine dernière, le premier ministre, Jean Castex confirmait qu'une enveloppe d'1,7 milliards d'euros allait être alloué au site sidérurgique d'ArcelorMittal à Dunkerque. Le premier producteur d'acier au monde a pour objectif de diminuer ses émissions de 4 millions de tonnes de CO2 d'ici 2030, autrement dit, passer de 12 millions actuellement à moins de 8 millions. Une telle enveloppe est-elle suffisante ? Comment sera-t-elle employée ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Concrètement, deux des trois hauts-fourneaux du site de Dunkerque seront remplacés avant 2030 par des unités capables de fonctionner à partir d'hydrogène, ce qui devrait permettre une réduction de 35% des émissions de CO2. Ainsi, dès 2027, l'acier y sera produit à partir d'hydrogène et non plus de charbon. Autre champ d'action, l'utilisation d'acier recyclé. À terme, un kilo d’acier produit par ArcelorMittal contiendra jusqu’à un quart d’acier recyclé. Mais au-delà des innovations technologiques, cet investissement devrait également entraîner des changements au sein du personnel. La direction annonce en effet des reconversions ainsi que des départs sur les nouvelles installations en exploitation et en maintenance. A noter qu'ArcelorMittal travaille déjà à une deuxième phase d'innovations visant à atteindre la neutralité carbone en 2050.A noter que le dunkerquois entame une mutation profonde, pas uniquement menée par ArcelorMittal. En effet, l'installation prochaine d'une gigafactory de batterie électrique de la marque Verkor, jeune startup Grenobloise, d'ici 2024, montre bien qu'après avoir été l'épicentre de l'industrie française, le Nord se convertit désormais en centre névralgique de l'industrie électrique à la fois française mais aussi européenne. En effet, Verkor fournira les batteries des futurs modèles de l'alliance Renault – Nissan – Mitsubishi installé non loin, tout comme le groupe ACC qui fournira le groupe Stellantis, comprenez les constructeurs Peugeot et Citroën entre autre. Au total, ce sont plusieurs milliers d'emploi qui seront créé dans tout le département grâce à la construction de cette nouvelle filière. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 20222 min

Sobriété et consommation responsable, les clés de notre avenir ?

Peut-être avez-vous entendu cet appel de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) que je cite, « il faut changer nos habitudes pour une consommation plus sobre et plus responsable ». Début février, l'agence présentait les résultats d'une opération de sensibilisation pour désencombrer son logement, afin de tendre vers une consommation plus sobre. Quel est le résultat de cette opération ? Quelle conclusion en tirer ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.Dans le détail, 21 familles ont été accompagnées par un coach pendant 7 mois pour faire le tri dans leurs affaires. Objectif : prendre conscience de leur surconsommation. Cette opération baptisée "Osez changer : mieux consommer et vivre plus léger" visait en effet à promouvoir une consommation plus responsable. Dans l'ensemble, les familles participantes se sont aperçues qu'elles avaient beaucoup de choses en double. D'après l'Ademe, cette accumulation est particulièrement vraie en ce qui concerne les jouets, les appareils électriques et les vêtements. Si certaines familles pensaient posséder une trentaine d’appareils électrique dans leur foyer, elles en possédaient en réalité près d'une centaine, dont certains jamais utilisés. En moyenne, une famille française détiendrait entre 4 et 28 écrans, ordinateurs, tablettes, smartphones et télévisions confondus. Côté chaussures, les adultes ayant participé à l'opération ont découvert qu'ils avaient à peu près deux fois plus de paires que ce qu'ils pensaient et trois fois plus que ce dont ils estimaient avoir besoin.Au terme de l'expérience, les familles participantes se sont séparées d'environ 30% de leurs objets toutes catégories confondues et de 35 % de leurs textiles, soit plus de 280 objets dont 176 vêtements en moyenne par foyer. Au terme de cette étude, l'Ademe affirme qu'il y a eu un "électrochoc" des foyers face à l'accumulation d'objets... Une opération jugée "bénéfique" par la plupart des participants qui auraient changé leurs habitudes de vie pour une consommation plus responsable et bienveillante envers l'environnement. Pour l'Ademe que je cite « donner une seconde vie aux objets, soit par la vente, soit par le don, a un fort impact social et environnemental. Cela permet de prendre du recul sur les raisons de l'accumulation d'objet, en parvenant à distinguer les achats de nécessité et les achats de plaisir », fin de citation. Et vous, êtes vous déjà engagé dans cette démarche ou allez-vous vous laisser tenter ? N'hésitez pas à nous le dire en laissant un commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 7, 20222 min

Les Superchargeurs Tesla ouverts aux autres voitures ?

C'est une promesse qui est enfin tenue, les conducteurs de voitures électriques hors modèles Tesla pourront désormais utiliser les Superchargeurs de la marque. Initié au Pays-Bas, ce programme d'ouverture aux autres voitures électriques reste pour l'instant limité à seulement 16 stations à travers la France. Détails et explications dans cet épisode.Pour expliquer cette ouverture timide, Tesla explique qu'il s’agit de réaliser les derniers calibrages du réseau avant de l'ouvrir de manière plus étendue. Tout d'abord, qui pourra aller charger son véhicule sur un Superchargeur ? Réponse simple : tous les véhicules disposant d’un connecteur de charge rapide de type Combo. Ensuite, pour savoir si un Superchargeur près de chez vous fait partie des 16 déjà ouvert au grand public, vous pouvez consulter l’application Tesla et regarder sur la carte en utilisant le filtre « Superchargeurs ouverts aux véhicules non-Tesla ». Côté paiement, il faudra quand même avoir un compte Tesla et régler sa recharge via l’application. À ce niveau là, le tarif en vigueur est logiquement plus élevé que pour les propriétaires de Model X et autres Model Y, aux alentours de 57 centimes d'euro le kWh, variable d'une station à l'autre. À noter que Tesla propose également un abonnement de 13€ par mois permettant de faire fait baisser le tarif du kWh sous les 40 centimes. Enfin comme pour les propriétaires de Tesla, le constructeur applique une pénalité si vous laissez votre véhicule complètement chargé sur une borne, entre 50 centimes et jusqu'à 1 euro la minute.À noter également que la Supercharge sera gratuite dans 27 stations en France, Allemagne, Norvège et Suède durant certaines plages horaires. Concrètement, Tesla a ciblé les routes de montagnes menant aux stations de ski des Alpes. Les charges gratuites auront lieu je cite « avant 10 heures et après 18 heures, du vendredi au dimanche entre le 11 février et le 27 février ». A ce niveau là, aucun de ces sites n’est ouvert aux véhicules électriques non Tesla. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 20222 min

L'IA peut-elle devenir verte ?

Quand on parle d'intelligence artificielle, c'est un peu la foire d'empoigne, entre les pros IA qui ne jurent que par le progrès technologique, et ceux qui prônent la sobriété énergétique. Pourtant, d'après certains observateurs, développer l'IA à fond maintenant permettrait de nous faire gagner beaucoup de temps à l'avenir... Plus précisément, on va parler aujourd'hui d'intelligence artificielle prédictive.Vous le savez, l’intelligence artificielle a montré de belles capacités en matière d'écologie, notamment le fait de mieux surveiller les systèmes de production, détecter de manière anticipée des feux de forêt ou encore reconnaître les déchets plastique dans les océans pour guider les bateaux de récupération…Bref, vous avez compris la logique... Mais bien entendu, une IA puissante est également très gourmande en électricité et en ressources non renouvelables. Et c'est là ou l'IA prédictive entre en jeu ! Car au lieu de voir cette technologie avec des œillères pour le meilleur ou pour le pire, l'IA prédictive propose d'élargir nos horizons et d'essayer d'anticiper le futur avec une précision démentielle, permettant à l'humanité de faire de meilleurs choix.Concrètement, qu'est-ce que ça signifie ? Si on l'applique à la réduction du gaspillage alimentaire, l’intelligence artificielle prédictive peut tout simplement faire des merveilles. D'après certains observateurs, elle permettrait à un magasin de 1000 m2 d'économiser 10 tonnes de déchet chaque mois. Dans les chaînes de restauration, l'IA permettrait d’anticiper la quantité de plats nécessaire à chaque service... Idem pour le secteur du transport alimentaire qui permettrait d'optimiser les trajets, mais aussi d’économiser l’énergie liée à la conservation des aliments etc... Car clairement, l'alimentaire a profondément besoin de solution, puisque ce secteur représente à lui seul 26% des émissions mondiales de gaz à effet de serre...Autre domaine d'action possible : détecter des pollutions avant qu’elles ne s’étendent, ajuster les politiques d’urbanisme, prédire les catastrophes météorologiques... Les cas d’usage sont nombreux, et je vous accorde qu'il est encore assez difficile d’en mesurer les impacts concret, mais cette ia s’inscrit pleinement dans la transition écologique. Combinée à une consommation responsable et raisonnée, il ne fait aucun doute que l'IA prédictive pourrait officiellement devenir une technologie verte à part entière. Reste à savoir si certaines grandes entreprises comme les GAFAM se saisiront du sujet pour la développer. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 3, 20222 min

Du lithium français neutre en carbone ?

Connaissez-vous le projet EuGeLi ? Pour une grande majorité d'entre vous, j'imagine que non... Nos auditeurs alsaciens eux, peut-être. Il s'agit d'une unité d'extraction de lithium construite sur une centrale géothermique d'Alsace et qui a délivrée ses premiers cristaux en fin d'année dernière via un procédé presque neutre en carbone. Tous les détails dans cet épisode.Vous le savez peut-être, l'une des priorités de la France sur la question de la transition écologique est de s'assurer une certaine forme de souveraineté énergétique, afin de pallier à la demande d'électricité notamment avec l'avènement à venir de la voiture électrique. Mais qui dit voiture électrique, dit batteries, et donc lithium. Pour se faire, un nouveau plan de sécurisation de l'approvisionnement de l'industrie en matières premières minérales a été mis en place, et les premiers effets se font déjà ressentir, puisqu'il y a quelques jours, le Bureau national de recherche géologiques et minières a annoncé la production, en décembre dernier, je cite « des premiers kilogrammes de carbonate de lithium de qualité batterie » issus d'eau géothermale européenne. Dans le détail, ce lithium provient du traitement des saumures d'une unité pilote de la centrale d'Électricité de Strasbourg. D'après le BRGM, que je cite à nouveau, « l'Alsace constitue un important réservoir pour ces saumures, lesquelles sont actuellement exploitées pour la production d'électricité et de chaleur. Elles sont très souvent enrichies en lithium grâce aux interactions eau-roches qui se produisent en profondeur. Elles constituent une ressource de lithium dormante en Europe et qui attend d'être valorisée ».Ce lithium est le résultat de deux ans de travail mené dans le cadre du projet européen EuGeLi (pour European Geothermal Lithium Brine). Alors, pour extraire le précieux métal sans massacrer la nature, il suffit de puiser de l'eau salée très chaude (jusqu'à 180 °C) et concentrée en « lithium dilué » entre 2 600 et 5 000 mètres de profondeur. Le procédé d'extraction s'appuie ensuite sur un matériau qui je cite « capte de façon sélective le lithium de la saumure ». Une fois le lithium dilué et précipité, la saumure puisée est réinjectée dans le sous-sol. D'après les estimations du BRGM et d'Eramet, 90 % du lithium est ainsi extrait de l'eau souterraine avec une concentration avoisinant 180 milligrammes par litre. À terme, la cadence de production d'une telle unité d'extraction est estimée à 3 800 tonnes par an. Avec cette technique innovante, les responsables du projet EuGeLi affirme je cite « que la technologie d'extraction directe permet de traiter directement la saumure sans la dépressuriser, et donc sans relâcher de CO2 ». Reste à savoir si cette filière française aura un avenir et trouvera des débouchés dans l'industrie à l'avenir. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 2, 20222 min